Avec l'assèchement des exportations pétrolières vers Cuba, l'embargo change de nature. La pénurie d'or noir paralyse désormais les transports, déstabilise le système électrique et grève la mince production de l'île. Tandis que l'horizon de La Havane s'assombrit, les États-Unis multiplient les menaces d'intervention militaire. Ils ont déjà remporté une victoire conséquente : le monde s'aligne désormais sur leurs sanctions, dirigées contre les entreprises qui échangent avec Cuba. Il n'en a pas toujours été ainsi : plusieurs décennies en amont, durant la « période spéciale » (qui fait suite à la chute de l'Union soviétique et à l'isolement de Cuba), investisseurs et gouvernements contournaient l'embargo américain. Pour imposer son respect, les États-Unis ont eu recours à un arsenal de mesures coercitives contre leurs alliés. Peu médiatisée, cette guerre de l'ombre est pourtant responsables de la suffocation de l'île, qui génère des dommages sociaux sans précédent.
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Avec l'assèchement des exportations pétrolières vers Cuba, l'embargo change de nature. La pénurie d'or noir paralyse désormais les transports, déstabilise le système électrique et grève la mince production de l'île. Tandis que l'horizon de La Havane s'assombrit, les États-Unis multiplient les menaces d'intervention militaire. Ils ont déjà remporté une victoire conséquente : le monde s'aligne désormais sur leurs sanctions, dirigées contre les entreprises qui échangent avec Cuba. Il n'en a pas toujours été ainsi : plusieurs décennies en amont, durant la « période spéciale » (qui fait suite à la chute de l'Union soviétique et à l'isolement de Cuba), investisseurs et gouvernements contournaient l'embargo américain. Pour imposer son respect, les États-Unis ont eu recours à un arsenal de mesures coercitives contre leurs alliés. Peu médiatisée, cette guerre de l'ombre est pourtant responsables de la suffocation de l'île, qui génère des dommages sociaux sans précédent.