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Tout reconstruire, tout réinventer - Info politique et générale. Tendance de gauche souverainiste

▸ les 10 dernières parutions

18.10.2026 à 18:58

Arthur Pouliquen
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« “Devenir autonome”, cela pourrait vouloir dire, aussi bien : apprendre à se battre dans la rue, à s’accaparer des maisons vides, à ne pas travailler, à s’aimer follement et à voler dans les magasins », pouvait-on lire dans L'insurrection qui vient (2007, La Fabrique). Apologie du désordre pour le désordre, esthétisation petite-bourgeoise de la violence, maquillage pseudo-révolutionnaire du pillage : les autonomes ont encouru les critiques d'une large majorité de la gauche, qui rappelle que « tout ce qui bouge n'est pas rouge ». Pour autant, cette nébuleuse n'a cessé de croître ces dernières années, agrégeant des individualités déçues par l'horizon des partis et syndicats traditionnels... jusqu'à déteindre sur les manifestations du dimanche 17 octobre ? Si elles ont été émaillées de multiples actions para-légales dépourvues de signification politique, d'autres ont été accompagnées de slogans, pratiques et références culturelles qui résonnent avec la culture des « autonomes ». Dans Le monde ou rien. Histoire du mouvement autonome en France (Cerf, 2025), Arthur Pouliquen revient sur cette mouvance. Dans cet extrait, rédigé il y a plus d'un an, il notait une démocratisation des pratiques « autonomes », aux dépens d'une cohérence, idéologique ou organisationnelle, de toutes manières refusée par le mouvement depuis ses prémices.
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« “Devenir autonome”, cela pourrait vouloir dire, aussi bien : apprendre à se battre dans la rue, à s’accaparer des maisons vides, à ne pas travailler, à s’aimer follement et à voler dans les magasins », pouvait-on lire dans L'insurrection qui vient (2007, La Fabrique). Apologie du désordre pour le désordre, esthétisation petite-bourgeoise de la violence, maquillage pseudo-révolutionnaire du pillage : les autonomes ont encouru les critiques d'une large majorité de la gauche, qui rappelle que « tout ce qui bouge n'est pas rouge ». Pour autant, cette nébuleuse n'a cessé de croître ces dernières années, agrégeant des individualités déçues par l'horizon des partis et syndicats traditionnels... jusqu'à déteindre sur les manifestations du dimanche 17 octobre ? Si elles ont été émaillées de multiples actions para-légales dépourvues de signification politique, d'autres ont été accompagnées de slogans, pratiques et références culturelles qui résonnent avec la culture des « autonomes ». Dans Le monde ou rien. Histoire du mouvement autonome en France (Cerf, 2025), Arthur Pouliquen revient sur cette mouvance. Dans cet extrait, rédigé il y a plus d'un an, il notait une démocratisation des pratiques « autonomes », aux dépens d'une cohérence, idéologique ou organisationnelle, de toutes manières refusée par le mouvement depuis ses prémices.

17.10.2026 à 16:03

Daniel Finn
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« Les Palestiniens n’ont pas l’air si maigres sur les photos ». La formule, prêtée au conseiller à la sécurité nationale Jake Sullivan et à l’émissaire Brett McGurk, résume à elle seule la façon dont l’administration Biden a géré, pendant quinze mois, le massacre de Gaza. Alors que les artisans de cette politique - Antony Blinken en tête - multiplient aujourd’hui les tournées médiatiques pour réécrire leur rôle dans le désastre, le journaliste Akbar Shahid Ahmed publie Crossing the Red Line (Norton and Company, 2026), une contre-enquête qui démonte un à un leurs éléments de langage. Washington, montre-t-il, a disposé dès les premières heures d’un levier réel sur Israël - preuve en a été faite quand Biden a dissuadé Netanyahou d’ouvrir un second front au Liban, dès le 11 octobre 2023. Mais ce levier, l’administration a choisi, à de multiples reprises et en toute connaissance de cause, de ne pas l’actionner : en laissant filer les chiffres de victimes civiles, en coupant les financements de l’UNRWA sur la foi d’accusations israéliennes non vérifiées, en laissant filer sans conséquence le franchissement de la « ligne rouge » de Rafah, en réprimant les mobilisations étudiantes plutôt que d’en écouter les alertes. Jusque dans ses derniers jours, l’exécutif démocrate a préféré enterrer les conclusions juridiques qui qualifiaient ces actes de crimes de guerre.
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« Les Palestiniens n’ont pas l’air si maigres sur les photos ». La formule, prêtée au conseiller à la sécurité nationale Jake Sullivan et à l’émissaire Brett McGurk, résume à elle seule la façon dont l’administration Biden a géré, pendant quinze mois, le massacre de Gaza. Alors que les artisans de cette politique - Antony Blinken en tête - multiplient aujourd’hui les tournées médiatiques pour réécrire leur rôle dans le désastre, le journaliste Akbar Shahid Ahmed publie Crossing the Red Line (Norton and Company, 2026), une contre-enquête qui démonte un à un leurs éléments de langage. Washington, montre-t-il, a disposé dès les premières heures d’un levier réel sur Israël - preuve en a été faite quand Biden a dissuadé Netanyahou d’ouvrir un second front au Liban, dès le 11 octobre 2023. Mais ce levier, l’administration a choisi, à de multiples reprises et en toute connaissance de cause, de ne pas l’actionner : en laissant filer les chiffres de victimes civiles, en coupant les financements de l’UNRWA sur la foi d’accusations israéliennes non vérifiées, en laissant filer sans conséquence le franchissement de la « ligne rouge » de Rafah, en réprimant les mobilisations étudiantes plutôt que d’en écouter les alertes. Jusque dans ses derniers jours, l’exécutif démocrate a préféré enterrer les conclusions juridiques qui qualifiaient ces actes de crimes de guerre.

14.10.2026 à 18:28

Ertuğrul Kürkçü
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467 voix pour, 87 contre : le 10 août dernier, le Parlement turc a voté à une majorité écrasante la loi censée solder, après quatre décennies de guerre, le conflit entre l’État et la guérilla kurde du PKK. Libération conditionnelle des militants emprisonnés, désarmement déjà engagé, reconnaissance d’Abdullah Öcalan comme interlocuteur incontournable : le processus engagé par la coalition Erdoğan-Bahçeli avance à un rythme que personne n’aurait anticipé voilà deux ans. Mais la même main qui desserre l’étau sur le mouvement kurde le resserre sur l’opposition turque : depuis l’arrestation du maire d’Istanbul Ekrem İmamoğlu, des dizaines d’édiles du CHP ont été destitués ou emprisonnés, selon des méthodes d’abord éprouvées contre les municipalités kurdes. Loin d’annoncer une démocratisation du pays, la pacification en cours pourrait bien signer une nouvelle configuration de l’autoritarisme d’Erdoğan. Décryptage par Ertuğrul Kürkçü, traduction par Alexandra Knez.
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467 voix pour, 87 contre : le 10 août dernier, le Parlement turc a voté à une majorité écrasante la loi censée solder, après quatre décennies de guerre, le conflit entre l’État et la guérilla kurde du PKK. Libération conditionnelle des militants emprisonnés, désarmement déjà engagé, reconnaissance d’Abdullah Öcalan comme interlocuteur incontournable : le processus engagé par la coalition Erdoğan-Bahçeli avance à un rythme que personne n’aurait anticipé voilà deux ans. Mais la même main qui desserre l’étau sur le mouvement kurde le resserre sur l’opposition turque : depuis l’arrestation du maire d’Istanbul Ekrem İmamoğlu, des dizaines d’édiles du CHP ont été destitués ou emprisonnés, selon des méthodes d’abord éprouvées contre les municipalités kurdes. Loin d’annoncer une démocratisation du pays, la pacification en cours pourrait bien signer une nouvelle configuration de l’autoritarisme d’Erdoğan. Décryptage par Ertuğrul Kürkçü, traduction par Alexandra Knez.

11.10.2026 à 19:22

Bálint Demers
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« Cela ne pourra pas toujours ne pas arriver, nous entrerons là où nous sommes déjà ». C’est avec les mots du poète Gaston Miron que Paul Saint-Pierre Plamondon (PSPP) a conclu son discours de victoire à Montréal, quelques heures après la fermeture des bureaux de vote. Chef du Parti Québécois (PQ, centre gauche souverainiste), il prend la tête d’un gouvernement minoritaire, avec 59 députés sur 127 et 28,02% des votes. S’étant engagé à être « le premier ministre de tous les Québécois » et à gouverner en collaboration avec les autres partis, il a réitéré son engagement de tenir, d’ici la fin de son mandat de 4 ans, un référendum sur l’indépendance nationale. Il ne pourra y arriver sans l’appui parlementaire des 9 députés de Québec solidaire (QS, gauche radicale indépendantiste, 12,43% des suffrages). Une collaboration qui s’annonce pleine de défis, compte tenu de l’inimitié profonde des deux partis et de leurs écueils respectifs.
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« Cela ne pourra pas toujours ne pas arriver, nous entrerons là où nous sommes déjà ». C’est avec les mots du poète Gaston Miron que Paul Saint-Pierre Plamondon (PSPP) a conclu son discours de victoire à Montréal, quelques heures après la fermeture des bureaux de vote. Chef du Parti Québécois (PQ, centre gauche souverainiste), il prend la tête d’un gouvernement minoritaire, avec 59 députés sur 127 et 28,02% des votes. S’étant engagé à être « le premier ministre de tous les Québécois » et à gouverner en collaboration avec les autres partis, il a réitéré son engagement de tenir, d’ici la fin de son mandat de 4 ans, un référendum sur l’indépendance nationale. Il ne pourra y arriver sans l’appui parlementaire des 9 députés de Québec solidaire (QS, gauche radicale indépendantiste, 12,43% des suffrages). Une collaboration qui s’annonce pleine de défis, compte tenu de l’inimitié profonde des deux partis et de leurs écueils respectifs.

10.10.2026 à 17:06

Paolo Gerbaudo
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L'occupation de la Puerta del Sol à Madrid par des manifestants pour le droit au logement a ravivé le souvenir de la révolte contre l'austérité qui a débuté en 2011. Mais alors que les « Indignados » utilisaient un discours populiste généraliste, ce nouveau mouvement affiche clairement une orientation de gauche axée sur les questions de classe. Affaibli au Parlement, le Premier ministre Pedro Sánchez a convoqué des élections pour la fin novembre.
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L'occupation de la Puerta del Sol à Madrid par des manifestants pour le droit au logement a ravivé le souvenir de la révolte contre l'austérité qui a débuté en 2011. Mais alors que les « Indignados » utilisaient un discours populiste généraliste, ce nouveau mouvement affiche clairement une orientation de gauche axée sur les questions de classe. Affaibli au Parlement, le Premier ministre Pedro Sánchez a convoqué des élections pour la fin novembre.

08.10.2026 à 20:51

François-Xavier Nérard
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À l’aube de la révolution, le pouvoir bolchévique voit dans le développement de la restauration collective un formidable moteur de progrès. Celle-ci doit permettre de rationaliser la production en substituant aux méthodes artisanales de préparation de la nourriture une organisation plus moderne, d’améliorer l’alimentation des travailleurs, de libérer du temps de travail et, last but not least, d'émanciper la femme en réalisant la « séparation de la cuisine et du mariage » . Une décennie plus tard, le pouvoir soviétique tient toujours ce discours, mais présente désormais comme réalisé ce qui n’était qu’un horizon. Comme souvent sous le stalinisme, le hiatus avec la réalité est conséquent : cantines sales et mal aérées, nourriture en quantité insuffisante et de qualité médiocre, elles sont le lieu d'expression d'une violence sourde.C’est à ces cantines que François-Xavier Nérard, spécialiste d'histoire sociale de l'Union soviétique, consacre son dernier ouvrage, Les cantines bolchéviques : une histoire du stalinisme vécu (CNRS Éditions, 2026). Cet objet d’étude a priori anodin lui sert d’« ouvroir d’histoire potentielle». Outre le rappel bienvenu du caractère inopérant du concept de totalitarisme, l’ouvrage permet de préciser ce que fut le « stalinisme vécu ». La violence du stalinisme ne réside pas uniquement dans les crimes de masse mais aussi dans la gestion ordinaire de la société. En se privant de la possibilité de résoudre les problèmes auxquels il est confronté, ne disposant pour les expliquer que des catégories de l’« incompétence » et du « sabotage », en assignant aux individus des objectifs inatteignables, le pouvoir soviétique les condamne à l’inverse de la vie « meilleure » et « plus gaie » qu’il leur promet . Nous en publions ici la conclusion.
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À l’aube de la révolution, le pouvoir bolchévique voit dans le développement de la restauration collective un formidable moteur de progrès. Celle-ci doit permettre de rationaliser la production en substituant aux méthodes artisanales de préparation de la nourriture une organisation plus moderne, d’améliorer l’alimentation des travailleurs, de libérer du temps de travail et, last but not least, d'émanciper la femme en réalisant la « séparation de la cuisine et du mariage » . Une décennie plus tard, le pouvoir soviétique tient toujours ce discours, mais présente désormais comme réalisé ce qui n’était qu’un horizon. Comme souvent sous le stalinisme, le hiatus avec la réalité est conséquent : cantines sales et mal aérées, nourriture en quantité insuffisante et de qualité médiocre, elles sont le lieu d'expression d'une violence sourde.C’est à ces cantines que François-Xavier Nérard, spécialiste d'histoire sociale de l'Union soviétique, consacre son dernier ouvrage, Les cantines bolchéviques : une histoire du stalinisme vécu (CNRS Éditions, 2026). Cet objet d’étude a priori anodin lui sert d’« ouvroir d’histoire potentielle». Outre le rappel bienvenu du caractère inopérant du concept de totalitarisme, l’ouvrage permet de préciser ce que fut le « stalinisme vécu ». La violence du stalinisme ne réside pas uniquement dans les crimes de masse mais aussi dans la gestion ordinaire de la société. En se privant de la possibilité de résoudre les problèmes auxquels il est confronté, ne disposant pour les expliquer que des catégories de l’« incompétence » et du « sabotage », en assignant aux individus des objectifs inatteignables, le pouvoir soviétique les condamne à l’inverse de la vie « meilleure » et « plus gaie » qu’il leur promet . Nous en publions ici la conclusion.

05.10.2026 à 21:14

William Bouchardon
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La rentrée scolaire avait à peine débuté que les lycéens de France ont exprimé leur colère face à un sentiment d’abandon et de mépris de la part du gouvernement. Une grogne aux racines profondes, sur fond de conditions d'étude dégradées et de creusement des inégalités entre établissements. Alors que le mouvement tente de s’élargir aux universités, le pouvoir n’a qu’une seule réponse : la répression et les accusations contre La France insoumise.
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La rentrée scolaire avait à peine débuté que les lycéens de France ont exprimé leur colère face à un sentiment d’abandon et de mépris de la part du gouvernement. Une grogne aux racines profondes, sur fond de conditions d'étude dégradées et de creusement des inégalités entre établissements. Alors que le mouvement tente de s’élargir aux universités, le pouvoir n’a qu’une seule réponse : la répression et les accusations contre La France insoumise.

03.10.2026 à 19:06

Fernando Rugitsky
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Castration chimique pour les violeurs, méga-prisons à la salvadorienne, grâce promise à un père putschiste : le programme de Flávio Bolsonaro ne laisse guère de doute sur ses intentions. Un an à peine après la condamnation retentissante de Jair Bolsonaro pour tentative de coup d’État, son fils aîné talonne Lula dans les sondages, à quelques jours du premier tour. Le vieux clivage entre le Nordeste pauvre (fief historique de la gauche) et la ceinture du soja et du bœuf qui s’étend du Rio Grande do Sul à l’Amazonie, continue de structurer la vie politique brésilienne - cette seconde région, désormais acquise à l’extrême droite, pourrait faire basculer l’élection. Pendant ce temps, Washington observe : entre terres rares, pétrole et bras de fer avec Pékin, le sort du Brésil pourrait bien se jouer à l’intersection de la géopolitique et de l’agrobusiness. Dans un continent marqué par un tournant pro-américain radical - « rempli de dirigeants amis de l’Amérique », selon les termes du secrétaire d'Etat Marco Rubio -, le Brésil faisait jusqu'alors exception.
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Castration chimique pour les violeurs, méga-prisons à la salvadorienne, grâce promise à un père putschiste : le programme de Flávio Bolsonaro ne laisse guère de doute sur ses intentions. Un an à peine après la condamnation retentissante de Jair Bolsonaro pour tentative de coup d’État, son fils aîné talonne Lula dans les sondages, à quelques jours du premier tour. Le vieux clivage entre le Nordeste pauvre (fief historique de la gauche) et la ceinture du soja et du bœuf qui s’étend du Rio Grande do Sul à l’Amazonie, continue de structurer la vie politique brésilienne - cette seconde région, désormais acquise à l’extrême droite, pourrait faire basculer l’élection. Pendant ce temps, Washington observe : entre terres rares, pétrole et bras de fer avec Pékin, le sort du Brésil pourrait bien se jouer à l’intersection de la géopolitique et de l’agrobusiness. Dans un continent marqué par un tournant pro-américain radical - « rempli de dirigeants amis de l’Amérique », selon les termes du secrétaire d'Etat Marco Rubio -, le Brésil faisait jusqu'alors exception.
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