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12.01.2023 à 14:24

Les services de renseignement craignent une “explosion sociale”

La Rédaction Issues.fr

Les services de renseignement annoncent, dans une note confidentielle, craindre une “explosion sociale” face à la situation économique et sociale du pays. Une “nouvelle mobilisation citoyenne d’ampleur” pourrait surgir “dans le prolongement des annonces du gouvernement”. Une explosion sociale dans les prochains mois ? Les services de renseignement territorial se disent préoccupés par la colère […]
Texte intégral (1224 mots)

Les services de renseignement annoncent, dans une note confidentielle, craindre une “explosion sociale” face à la situation économique et sociale du pays. Une “nouvelle mobilisation citoyenne d’ampleur” pourrait surgir “dans le prolongement des annonces du gouvernement”.

Une explosion sociale dans les prochains mois ?

Les services de renseignement territorial se disent préoccupés par la colère qui monte au sein de la population française, mais également par la manière dont ce mécontentement pourrait se traduire.

Cette information révélée par BFM TV confirme un récent sondage IFOP qui indique qu’à l’approche de la réforme des retraites, 48% des français se déclarent “révoltés” face à la situation économique et sociale du pays et 79% pensent que la France peut connaître une explosion sociale dans les prochains mois.

Selon la note du renseignement territorial publiée le 6 janvier, de nombreuses circonstances font augmenter la menace.

“La hausse des prix de l’énergie pénalise de nombreuses activités, dont la rentabilité est aujourd’hui menacée”, écrivent les policiers, estimant que “l’année 2023 s’annonce difficile, avec de fortes revendications salariales dans le public comme dans le privé.”

Salariés et artisans victimes de la hausse des prix

Les français sont touchés de plein fouet par la hausse des prix de l’énergie et des denrées alimentaires. Les grandes usines ferment tout comme les restaurants et boulangeries. Les prix de l’électricité et du gaz sont trop élevés pour permettre aux patrons de continuer à travailler.

Dans la note confidentielle, les policiers indiquent que “la hausse des prix de l’énergie pénalise de nombreuses activités, dont la rentabilité est aujourd’hui menacée”.

“Le désarroi de nombreux professionnels, particulièrement les petits artisans de l’alimentaire, est désormais palpable”.

Dans le même temps, les salariés voient leur pouvoir d’achat s’effriter un peu plus chaque mois. Contrairement à de nombreux pays, le gouvernement français a refusé toute hausse significative des salaires.

“L’année 2023 s’annonce difficile, avec de fortes revendications salariales dans le public comme dans le privé”, ajoutent les agents.

Des revendications autonomes en dehors des syndicats traditionnels

Des collectifs de travailleurs en dehors de tout cadre syndical se mettent en place pour exiger du changement dans leur entreprise. Ce n’est pas la première fois puisque la France a connu ces dernières années plusieurs mouvements de protestation autonomes notamment les gilets jaunes ou encore celui des grèves dans les raffineries qui avaient lieu parfois contre l’avis des intersyndicales.

Les artisans boulangers se mettent en relation pour organiser des manifestations comme celle qui aura lieu le 23 janvier.

“Des initiatives de corporations, pourtant peu habituées à se mobiliser, en agissant sous forme de collectifs, voient désormais le jour”, notent les renseignements.

Corinne Butard, gérante de trois boulangeries, a annoncé récemment qu’elle allait défiler dans les rues de Paris pour la première fois de sa vie. Une dernière bouteille à la mer avant l’explosion ?

Le gouvernement Macron veut passer en force

La Première ministre Elisabeth Borne a déclenché le 49.3 une dizaine de fois en seulement deux mois fin 2022. Le passage en force orchestré par le gouvernement empêche tout débat à l’Assemblée Nationale et les députés de l’opposition sont désarmés.

Elisabeth Borne a présenté ce 10 janvier 2023 son projet de réforme des retraites. Un “projet pour l’équilibre du système” selon la cheffe du gouvernement qui ressemble davantage à une position idéologique.

Selon les spécialistes, le système des retraites n’est pas en danger. Il s’agit plutôt de réaliser des économies massives sur la population pour continuer de baisser les impôts sur les entreprises appelés également “cadeaux fiscaux aux grands groupes”.

A noter qu’à 62 ans, 25% des plus précaires sont déjà morts contre 5% des plus riches. Le recul de l’âge de départ en retraite va une fois encore pénaliser la population dont la vie est déjà difficile.

La résistance sociale s’organise..

Les prochaines semaines risquent de se transformer en conflit social de grande ampleur. La décision de lancer la réforme des retraites alors que la population souffre déjà de l’inflation et de la hausse des prix de l’énergie sonne comme une ultime défiance de la part du gouvernement.

Les gilets jaunes pourraient voir leur nombre augmenter lors des prochains rassemblements. Ils étaient autour de 5 000 le week-end du 7 janvier 2023. Les artisans, dont les factures énergétiques explosent, organisent également leur survie en manifestant le 23 janvier 2023 à Paris.

Sur les réseaux sociaux et dans les entreprises, la résistance s’organise également puisque des grèves et manifestations sont déjà prévues. L’ensemble des organisations syndicales ont appelé à manifester le 19 janvier contre la réforme des retraites ainsi que plusieurs partis dont la coalition NUPES.

Le secrétaire général CGT Cheminots de Versailles, Matthieu Bolle-Reddat, a déjà fait savoir face caméra qu’il était prêt à faire 50-60 jours de grève pour dire stop au gouvernement..

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18.09.2022 à 19:37

Plus d’un tiers du Pakistan submergé par les eaux suite à des inondations apocalyptiques

La Rédaction Issues.fr

Les images satellites de l’Agence spatiale européenne (ESA) sont formelles : plus d’un tiers du Pakistan est actuellement sous les eaux. Les inondations apocalyptiques que vit le pays pourraient provoquer d’autres catastrophes en cascade. Le Pakistan sous les eaux après des inondations apocalyptiques Depuis huit semaines, des pluies torrentielles frappent le pays provoquant des inondations […]
Texte intégral (1287 mots)

Les images satellites de l’Agence spatiale européenne (ESA) sont formelles : plus d’un tiers du Pakistan est actuellement sous les eaux. Les inondations apocalyptiques que vit le pays pourraient provoquer d’autres catastrophes en cascade.

Le Pakistan sous les eaux après des inondations apocalyptiques

Depuis huit semaines, des pluies torrentielles frappent le pays provoquant des inondations meurtrières, un manque de nourriture et d’eau potable ainsi qu’un exode massif de réfugiés. Les inondations dites “apocalyptiques” ont détruit un million de maisons et environ 3 000 km de routes. Près de 500 000 personnes se trouvent dans des camps de déplacés, et beaucoup d’autres n’ont nulle part où aller.

Les pluies de la mousson sont dix fois plus importantes que d’habitude, ce qui provoque un débordement des lacs notamment l’Indus. Plus d’un millier de personnes sont déjà mortes.

“Tout n’est qu’un grand océan, il n’y a pas de terre ferme pour pomper l’eau”, a déclaré Sherry Rehman, Ministre du changement climatique du Pakistan, qualifiant la situation de “crise aux proportions inimaginables”.

Les autorités estiment que plus de 33 millions de Pakistanais, soit une personne sur sept, ont été touchés par ces inondations apocalyptiques.

“Littéralement, un tiers du Pakistan est sous l’eau en ce moment, ce qui a dépassé toutes les limites, que nous avons connues dans le passé”, a déclaré Mme Rehman à l’agence de presse AFP.

Les autorités pakistanaises ont averti qu’il pourrait s’écouler jusqu’à six mois avant que les eaux mortelles ne se retirent des zones les plus durement touchées du pays, alors que les craintes augmentent face à la menace posée par les maladies, notamment le choléra et la dengue.

LIRE AUSSI : Climat : les six catastrophes mondiales qui pourraient frapper la civilisation humaine

Les inondations apocalyptiques provoquent la faim et les maladies

L’eau a recouvert les millions d’hectares de culture et fait disparaître des centaines de milliers de têtes de bétail. Le Premier ministre Shehbaz Sharif a déclaré le 30 août que la population était confrontée à des pénuries alimentaires et que le prix des produits de base tels que les tomates et les oignons avait “monté en flèche”.

Pakistan inondations apocalyptiques
Une route immergée au milieu des eaux

Selon l’organisation caritative Action contre la faim, 27 millions de personnes dans le pays n’avaient pas accès à suffisamment de nourriture avant les inondations, et maintenant le risque de famine généralisée est encore plus imminent, a rapporté CNN.

“Notre priorité en ce moment est d’aider à sauver et à protéger des vies alors que les eaux continuent de monter. L’ampleur de ces inondations a causé un niveau de destruction choquant – les cultures ont été balayées et le bétail tué sur d’immenses étendues du pays, ce qui signifie que la faim va suivre”, a déclaré l’organisation humanitaire.

Pendant ce temps, les agences d’aide ont mis en garde contre une augmentation des maladies infectieuses, laissant des millions de personnes vulnérables aux maladies causées par ce que les Nations Unies ont appelé une “mousson aux stéroïdes”.

Depuis la mi-juin, au moins 400 enfants sont morts suite aux inondations apocalyptiques, tandis que des millions de personnes ont été déplacées, selon l’ Autorité nationale pakistanaise de gestion des catastrophes.

LIRE AUSSI : Pour cet ancien trader de la City, des banques « parient sur l’effondrement » de la planète

Le Pakistan pointe du doigt le réchauffement climatique provoqué par occidentaux

Les autorités pakistanaises ont déclaré mardi que le pays a connu une série d’événements météorologiques anormaux cette année. Quatre vagues de chaleur sont survenues immédiatement après l’hiver, ce qui a donné lieu à une année “sans printemps”. La chaleur a brûlé les cultures. Mais ces dernières semaines, certaines parties du pays ont connu des précipitations environ quatre fois supérieures à la moyenne sur 30 ans.

Le Premier Ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a annoncé que le pays fera prochainement un nouveau prêt au Fonds monétaire international, qui a approuvé la demande lundi et débloqué 1,1 milliard de dollars pour le pays.

Les autorités pakistanaises s’inquiètent du dérèglement climatique et pointent du doigt l’inaction des pays occidentaux qu’elles jugent responsables des événements météorologiques extrêmes.

“Nous voulons montrer cela au monde développé en particulier. La qualité de vie dont jouissent les Occidentaux aujourd’hui, quelqu’un en paie le prix dans le monde en développement”, a déclaré Ahsan Iqbal, ministre du Plan et du Développement.

Le Pakistan qui compte 220 millions d’habitants est l’un des pays du monde les plus touchés par le dérèglement climatique pourtant il émet moins de 1 % des gaz à effets de serre qui réchauffent la planète. Les sécheresses et les inondations rythment désormais la vie du pays déjà fragilisé par une crise politique et économique. Les prochaines semaines pourraient voir apparaître la famine, des épidémies et des révoltes..

LIRE AUSSI : Les 4 facteurs majeures qui vont déclencher une crise alimentaire mondiale

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16.09.2022 à 22:10

Le DG de JPMorgan Chase prévient que “quelque chose de pire” qu’une récession pourrait se produire

La Rédaction Issues.fr

Le directeur général de la plus grande banque des Etats-Unis, Jamie Dimon, a déclaré à des clients que l’économie américaine pourrait faire face à “quelque chose de pire” qu’une récession. Des propos qui rejoignent d’autres acteurs importants de la finance. 1. Les prévisions économiques du directeur de la plus grande banque des Etats-Unis Le directeur […]
Texte intégral (1939 mots)

Le directeur général de la plus grande banque des Etats-Unis, Jamie Dimon, a déclaré à des clients que l’économie américaine pourrait faire face à “quelque chose de pire” qu’une récession. Des propos qui rejoignent d’autres acteurs importants de la finance.

1. Les prévisions économiques du directeur de la plus grande banque des Etats-Unis

Le directeur général de JPMorgan Chase a indiqué, lors d’une conférence téléphonique avec des clients, que même si l’économie américaine est encore solide, des “orages étaient à venir”.

Jamie Dimon a expliqué qu’il ne voyait que 10% de chances de voir le ralentissement économique ne pas se transformer en récession, tout en avertissant de manière inquiétante qu’il y a 20 à 30 % de chances que “quelque chose de bien pire” ne se produise.

De nombreux éléments tels que la hausse des taux directeurs des banques centrales, les chocs énergétiques, la guerre en Ukraine ou encore les tensions avec la Chine font craindre une récession légère, avec un risque de 20 à 30 % que ce scénario se réalise, et le même pourcentage d’avoir une récession plus dure.

Pour les pourcentages restants… “peut-être quelque chose de pire”, a-t-il ajouté.

LIRE AUSSI : L’effondrement économique au Liban fait redécouvrir des métiers disparus

2. Colère et inflation après la pandémie de COVID-19

Le directeur de la plus grande banque des Etats-Unis insiste sur le fait qu’il est erroné de se fier à une prévision unique sur l’évolution de l’économie américaine, et indique qu’il y a de nombreuses raisons d’être pessimiste.

L’une des principales raisons, explique Jamie Dimon, est la baisse de confiance “à cause de l’inflation, des politiques partisanes et d’une grande partie de la colère laissée par le COVID-19”.

Au sujet de l’inflation, le Directeur Général de JPMorgan Chase est moins optimiste que la FED, qualifiant de “hautement improbable l’objectif de la ramener de 8 % à 4 % d’ici la fin de l’année.”

LIRE AUSSI : Krach boursier, inflation et récession : un tsunami économique en approche

3. Une récession potentielle alimente les débats aux Etats-Unis

Les acteurs financiers n’ont pas tous la même opinion quant au futur des marchés financiers mais la politique de hausse des taux directeurs par la Banque Fédéral Américaine pour faire baisser l’inflation fait craindre une crise économique.

David Salomon, directeur général de Goldman Sachs, l’autre grosse banque américaine, a également prévenu qu’une récession approchait et que l’inflation ne baisserait pas aussi vite que l’indique la FED.

De son côté, le directeur général de BlackRock, Larry Fink, a souhaité se montrer rassurant malgré les risques.

” Bien sûr qu’il y a un risque de récession. Et même si nous y entrons, elle sera assez légère”, a déclaré Fink dans l’émission Mad Money de Jim Cramer sur CNBC.

Mike Novogratz, PDG de Galaxy Investment Partners, qui se concentre sur les investissements dans la crypto-monnaie, a donné l’une des prédictions les plus pessimistes, déclarant à MarketWatch que les États-Unis se dirigeaient vers une “récession vraiment rapide”, concluant que “l’économie va s’effondrer”.

Le PDG de Meta, Mark Zuckerberg, est également persuadé que l’économie mondiale se dirige vers une crise économique majeure.

“Si je devais parier, je dirais que cela pourrait être l’un des pires ralentissements que nous ayons vus dans l’histoire récente”, a déclaré le patron de Meta à ses employés dans une conférence téléphonique.

Ray Dalio, patron du plus grand hedge fund du monde, Bridgewater, s’attend à une inflation autour des 5% pour les prochaines années et une nouvelle chute de Wall Street de 20 %. Le fond spéculatif a averti les investisseurs sur la perspective d’un effondrement massif du marché et une grave récession.

« L’inflation va rester nettement au-dessus de ce que les gens et la FED souhaitent, les taux d’intérêt vont augmenter et les marchés baisser », a écrit Ray Dalio sur LinkedIn.

Le PDG de FedEx, Raj Subramaniam, a déclaré jeudi à Jim Cramer sur CNBC qu’il pense qu’une récession est imminente pour l’économie mondiale.

“Je le pense. Mais vous savez, ces chiffres, ils ne sont pas de très bon augure”, a déclaré Subramaniam en réponse à la question de Cramer qui demandait si l’économie allait “entrer en récession mondiale”.

LIRE AUSSI : Ray Dalio : « Le monde va changer de manière choquante au cours des cinq prochaines années »

4. L’Europe se prépare à l’effondrement économique

Si les américains s’interrogent sur une possible récession, en Europe, on se prépare à un effondrement de l’économie du continent.

1. La crise énergétique pèse sur l’économie européenne

L’Allemagne, première puissance économique de l’Union Européenne, vit déjà sous rationnement énergétique depuis la guerre en Ukraine. Les entreprises comme les foyers payent des factures d’énergie mirobolantes fragilisant le tissu social comme économique.

« Si la crise énergétique s’aggrave, une récession semble probable pour l’hiver prochain », avait ainsi estimé le chef de la Bundesbank.

La France devrait suivre son voisin dès 2023. Les petites entreprises (TPE/PME), qui produisent chaque année à peu près 1/3 du chiffre d’affaires total des entreprises françaises, sont déjà en difficulté pour payer les factures d’électricité. L'”électricité”, dont une très grande partie est produite nationalement grâce au nucléaire, s’échange selon les désidératas du marché européen de l’énergie. L’électricité est indexée sur les prix du gaz et les financiers anticipent déjà un déséquilibre offre-demande au cours de l’hiver. Les coûts de livraison pour début 2023 ont culminé à 1 100 euros le mégawattheure fin août pour la France, très loin des 50 euros en temps normal.

Autant dire que les grandes puissances économiques européennes ne pourront pas longtemps tenir face à la concurrence asiatique ou américaine, l’une achète au rabais chez les russes et l’autre est autosuffisante. Les prix des produits étant corrélés au prix de l’énergie, les prix s’envolent à l’export comme dans les supermarchés. Malgré les tentatives de la Banque Centrale Européenne, l’inflation continue de grimper, grapillant toujours un peu plus les budgets des ménages.

Au Royaume-Uni, les produits de première nécessité se retrouvent protéger par des antivols ou des boîtes en plexiglass suite à la montée des “vols pour manger”. Une situation inédite qui démontre la paupérisation des populations en Europe alors que l’inflation atteint des records partout.

LIRE AUSSI : Un courrier secret de l’administration Biden aux raffineurs exige la limitation des exportations de carburant

2. Les pénuries d’énergie coup fatal pour l’économie ?

Le coup fatal pourrait venir des pénuries de gaz et d’électricité qui risquent d’entrainer la fermeture de nombreuses usines. Face au manque d’énergie, les entreprises européennes ont déjà reçu l’ordre de baisser leur consommation énergétique.

Les gouvernement européens ont déjà fait savoir aux patrons que les premières victimes de la crise énergétique seraient les entreprises. Avant d’envisager toute coupure d’électricité ou de gaz pour les particuliers, les autorités seront forcées de stopper la production des usines notamment pendant les heures de pointe.

Certaines associations d’entreprises évoquent déjà la possibilité de faire travailler leurs employés la nuit pour éviter un chômage partiel voire même des faillites en cascade. L’hiver pourrait bien être long et terrible pour l’économie de nombreux pays qui verront le chômage exploser.

LIRE AUSSI : La Suisse se prépare à un « risque concret de pénurie de gaz à l’échelle européenne »

Et contrairement à la période pandémique où les Etats s’étaient endettés sur les marchés pour éviter une crise sociale, emprunter aujourd’hui est bien plus compliqué à cause de la hausse des taux directeurs orchestrée par les banques centrales. Bruno Le Maire, ministre de l’économie et des finances, avait récemment déclaré que “le temps de l’argent gratuit était fini, nous sommes entrés dans une nouvelle ère”.

Cette nouvelle ère semble bien celle de la précarisation généralisée des populations. Les gouvernants n’ont plus que le mot sobriété à la bouche pour ne pas dire “cure d’austérité”. La vraie sobriété, celle proposée notamment par feu Pierre Rabhi n’a jamais été contrainte. Aujourd’hui cette sobriété ressemble davantage à une décroissance forcée voire.. un effondrement économique historique.

Est-ce que les populations européennes sont prêtes à un tel scénario ? Sont-elles même informées sur l’hiver dévastateur que nous pourrions vivre ? Surement pas, le Iphone 14 sorti ce jour est déjà en rupture de stock ! Un signe de plus que notre société de consommation continue de tourner à plein régime même si elle laisse chaque jour un peu plus de monde sur le trottoir..

LIRE AUSSI : Les milieux financiers se préparent à des crises sociales de grande ampleur en Europe

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