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15.09.2021 à 15:40

L’éco-anxiété : 75% des jeunes de 16 à 25 ans estiment l’avenir effrayant

La Rédaction Issues.fr
Une nouvelle étude sur 10 000 personnes de 16 à 25 ans a été réalisée dans 10 pays différents afin de mesurer l’éco-anxiété chez les jeunes. Les résultats montrent la détresse des nouvelles générations. L’éco-anxiété chez les jeunes Les nouvelles générations sont beaucoup plus impliquées que leurs ainés quant à la question climatique. Cette prise […]

Texte intégral 978 mots

Une nouvelle étude sur 10 000 personnes de 16 à 25 ans a été réalisée dans 10 pays différents afin de mesurer l’éco-anxiété chez les jeunes. Les résultats montrent la détresse des nouvelles générations.

L’éco-anxiété chez les jeunes

Les nouvelles générations sont beaucoup plus impliquées que leurs ainés quant à la question climatique. Cette prise de conscience écologiste provoque chez de nombreux jeunes une dépression, un désespoir, face au manque de perspectives d’avenir du à l’urgence climatique.

Le sondage, réalisé auprès d’environ 10 000 personnes, a permis d’interroger des jeunes d’Australie, du Brésil, de Finlande, de France, d’Inde, du Nigeria, des Philippines, du Portugal, du Royaume-Uni et des États-Unis.

La solastalgie touche les jeunes du monde entier

Cette éco-anxiété, également appelée solastalgie, provoque un manque de confiance dans l’avenir jugé « effrayant » par les jeunes. Près de la moitié des personnes interrogées déclarent ressentir de la détresse ou de l’anxiété à propos du climat d’une manière qui affecte leur vie quotidienne.

La détresse des jeunes est associée à des perceptions d’actions inadéquates de la part des adultes et des gouvernements, des sentiments de trahison, d’abandon et de blessure morale.

La passivité des gouvernements mise en cause

Parmi les jeunes sondés victimes d’éco-anxiété, près de six sur dix se déclarent très ou extrêmement inquiets du changement climatique. Ils sont autant à déclarer que les gouvernements ne les protègent pas, ni la planète, ni les générations futures et se sentent trahis par l’ancienne génération.

 » À la base, notre anxiété climatique provient de ce sentiment profond de trahison dû à l’inaction du gouvernement. Pour répondre véritablement à notre anxiété climatique croissante, nous avons besoin de justice », explique Mitzi Tan, 23 ans, originaire des Philippines.

L’ éco-anxiété, les jeunes et les enfants

Quatre jeunes sur dix hésitent à avoir des enfants en raison de la crise climatique et craignent que les gouvernements n’agissent pas suffisamment pour assurer un avenir correct aux prochaines générations.

« Je rencontre beaucoup de jeunes filles qui me demandent si c’est encore bien d’avoir des enfants. C’est une question simple, mais qui en dit long sur la réalité climatique dans laquelle nous vivons », explique Luisa Neubauer, une activiste climatique de 25 ans, coorganisatrice du mouvement de grève des écoles en Allemagne.

Le changement climatique et l’inaction gouvernementale ont des répercutions directes sur la santé des jeunes. Le manque de perspectives d’avenir, le refus d’avoir des enfants ou encore le stress qui les habite ne permettent pas d’envisager une vie normale.

Le militantisme pour lutter contre la solastalgie

Face à la solastalgie, les spécialistes proposent aux jeunes de s’investir dans le combat contre le dérèglement climatique afin de donner du sens à leur vie. La complexité de la situation et les mauvaises nouvelles des scientifiques sont parfois difficiles à gérer.

« Nous, les jeunes, avons compris qu’il ne suffisait pas de s’inquiéter de la crise climatique pour l’arrêter. Nous avons donc transformé notre anxiété individuelle en action collective. Et maintenant, nous nous battons partout : dans les rues, devant les tribunaux, dans et hors des institutions du monde entier », explique une militante du climat interrogée.

En France, l’exemple le plus flagrant fût le rétropédalage d’Emmanuel Macron sur les propositions de la Convention Citoyenne pour le Climat. Le Président de la République avait déclaré que la quasi-totalité des mesures proposées allaient être mises en œuvre ou débattues à l’Assemblée avant de reculer. Cette nouvelle défaite avait provoqué la colère des militants qui avaient beaucoup d’espoir dans cette initiative démocratique. Une nouvelle démonstration de leur impuissance.

Des nouveaux records donnent raison aux jeunes

Les nouvelles sur le climat sont rarement positives. Le GIEC, groupe interdisciplinaire d’experts sur le climat, vient de dévoiler son nouveau rapport. Selon le rapport, la situation s’est aggravée tandis que les Etats ne respectent pas les accords sur le climat.

L’Humanité est actuellement sur une trajectoire de +4 à +5°C si rien n’est fait pour enrayer la machine. L’été 2021 a été le plus chaud jamais observé en Europe depuis que les enregistrements de températures existent. Une étude scientifique publiée récemment montre que le nombre de jours au-dessus de 50°C a doublé en 40 ans. La Banque mondiale a également dévoilé la deuxième partie de son rapport sur les migrants climatiques qui pourraient dépassé les 200 millions d’ici 2050. Et vu que l’injustice n’était pas suffisante, une information passée inaperçue (mais pas pour nous) a révélé que le milliardaire Peter Thiel est en train de construire un palace en guise de bunker en Nouvelle Zélande.


14.09.2021 à 15:32

Chaleurs extrêmes : le nombre de jours au-dessus de 50°C a doublé en 40 ans

La Rédaction Issues.fr
Le nombre de jours où la température atteint 50°C a doublé depuis les années 1980 selon une analyse de la BBC. Au cours de la même période, les chaleurs extrêmes supérieures à 45°C se sont produites en moyenne deux semaines supplémentaires par an. Toujours plus de chaleurs extrêmes Chaque décennie, le nombre total de jours […]

Texte intégral 826 mots

Le nombre de jours où la température atteint 50°C a doublé depuis les années 1980 selon une analyse de la BBC. Au cours de la même période, les chaleurs extrêmes supérieures à 45°C se sont produites en moyenne deux semaines supplémentaires par an.

Toujours plus de chaleurs extrêmes

Chaque décennie, le nombre total de jours au-dessus de 50°C augmente. En moyenne, entre 1980 et 2009, les températures ont dépassé les 50°C environ 14 jours dans l’année. Ce nombre est passé à 26 jours par an entre 2010 et 2019.

« L’augmentation peut être attribuée à la combustion de combustibles fossiles à 100 % », explique le Dr Friederike Otto, directrice associée de l’Environmental Change Institute de l’Université d’Oxford.

Selon l’agence européenne Copernicus sur le changement climatique, l’été 2021 a été le plus jamais enregistré en Europe tandis que le mois d’août est le troisième plus chaud jamais enregistré au niveau mondial.

Les chaleurs extrêmes touchent de plus en plus de pays

Si les températures extrêmes se produisent principalement au Moyen-Orient, elles sont de plus en plus régulières en Amérique. Les Etats-Unis constatent que les températures au-dessus de 50°C deviennent plus fréquentes avec des pics à 55°C.

Ces températures extrêmes provoquent des incendies géants sur toute la côte ouest des Etats-Unis. Les forêts sont dévastées et n’ont pas le temps de se reconstituer tandis que les sécheresses provoquent la diminution du niveau des cours d’eau et la désertification des sols.

Si le réchauffement climatique se poursuit, de nouveaux pays devraient être frappés par ces températures extrêmes. Cet été, l’Italie a battu son record avec 48,8 °C et le Canada également avec 49,6 °C. Dans la région de Vancouver, près de 700 personnes sont mortes à cause de la vague de chaleur intense.

La chaleur élevée peut être mortelle pour les humains et la nature, et causer des problèmes majeurs aux bâtiments, aux routes et aux systèmes électriques. Les infrastructures n’ont pas été pensées pour des températures aussi élevées.

« Avec les émissions continues et le manque d’action, non seulement ces épisodes de chaleur extrême deviendront plus graves et plus fréquents, mais les interventions d’urgence et leur rétablissement deviendront plus difficiles », prévient le Dr Li, chercheur en climatologie à la School of Geography and the Environment de l’Université d’Oxford.

Le réchauffement climatique n’est pas ressenti de la même manière à travers le globe. L’Europe de l’Est, l’Afrique australe et le Brésil ont vu certaines températures maximales augmenter de plus de 1 °C, et certaines parties de l’Arctique et du Moyen-Orient ont enregistré des augmentations de plus de 2 °C.

Les migrants climatiques face à la désertification

Les chaleurs extrêmes provoquent une désertification toujours plus importante dans les régions comme le Moyen Orient. Les paysans voient leurs terres devenir incultivables.

« Toute cette terre était verte, mais tout cela a disparu. Maintenant c’est un désert, la sécheresse », déplore Cheikh Kazem Al Kaabi, un producteur de blé d’un village du centre de l’Irak.

Face à la montée des températures, les sécheresses et le stress hydrique, la quasi totalité des habitants de son village ont fui vers d’autres provinces. Des migrants climatiques comme il risque d’y en avoir de plus en plus ces prochaines décennies.

Selon les experts, les populations d’Afrique et d’Asie devront faire face à une hausse des températures rendant certaines zones invivables pendant une partie de l’année. La Banque Mondiale évoque 216 millions de réfugiés climatiques internes d’ici 2050.

Une étude de l’Université Rutgers aux Etats-Unis publiée en 2020 indique que 1,2 milliard de personnes dans le monde pourraient être confrontées aux chaleurs extrêmes d’ici 2100. Soit quatre fois plus que les personnes touchées actuellement.


14.09.2021 à 15:15

Madagascar : premier pays à connaître la faim à cause du réchauffement climatique

La Rédaction Issues.fr
Dépendante du tourisme, l’île de Madagascar subit de plein fouet les conséquences de la crise sanitaire couplées avec celles du changement climatique : la faim. Pourtant, habituée aux inondations, aux cyclones ou aux périodes de sécheresse, l’île vit une situation extrême. Le mélange des deux phénomènes plonge plus d’un million de personnes au bord de […]

Texte intégral 628 mots

Dépendante du tourisme, l’île de Madagascar subit de plein fouet les conséquences de la crise sanitaire couplées avec celles du changement climatique : la faim. Pourtant, habituée aux inondations, aux cyclones ou aux périodes de sécheresse, l’île vit une situation extrême. Le mélange des deux phénomènes plonge plus d’un million de personnes au bord de la famine.

Une famine galopante à Madagascar

Le patron du Programme alimentaire mondial (PAM), David Beasley, s’est récemment rendu sur place et a été choqué par la détresse des habitants. Il a expliqué que « cela ressemblait à ce que vous voyez dans un film d’horreur« .

Afin de leurrer la faim et de survivre, les habitants sont contraints à manger des criquets, des feuilles de cactus voire de la boue, selon un responsable de l’ONU qui pointe la crise climatique comme principale cause de cet enfer, en précisant que Madagascar est le premier pays du monde à connaître la faim en raison du réchauffement de la planète.

Un cocktail irrémédiable

A la crise climatique se conjuguent les relents d’une crise sanitaire irrésolue et une gestion politique déplorable. Pour the Economist, « cette situation résulte d’un cocktail toxique mêlant changement climatique, conséquences de la crise sanitaire et mauvaise gouvernance ».

Les périodes de pluie se font désormais rares ce qui pénalise de plein fouet l’agriculture. La directrice régionale du PAM (Programme Alimentaire Mondial) pour le sud de l’Afrique, Lola Castro, s’est insurgée contre le fait que les habitants ne sont pas responsables du dérèglement climatique et pourtant ce sont eux qui en subissent les conséquences en première ligne. Ce constat ramène à la question des réfugiés climatiques.

En parallèle, le covid a entrainé une diminution du PIB de 4,2% en 2020 accroissant de facto la pauvreté. Le pays est aussi toujours fermé aux touristes alors que ce secteur d’activité fait vivre 1,5 million de personnes.

Cette situation extrême est inquiétante dans la mesure où il n’y a pas de conflits mais le pays demeure dans une instabilité politique constante. L’île Maurice, voisine de Madagascar, a les mêmes caractéristiques : forte dépendance au tourisme et difficultés économiques liées au coronavirus et au changement climatique. Cependant, elle ne dresse pas le même bilan. The Economist pointe du doigt des problèmes de corruption et de sous-investissement régulier dans les infrastructures malgaches.

Les enfants, premières victimes de la faim

Alors que la malnutrition infantile avait diminué, elle a été relancée par la situation actuelle. Elle concerne 47 % des enfants de moins de cinq ans et le constat est encore plus dramatique dans le sud.

Une responsable de l’Unicef s’émeut :

« Les familles les plus pauvres en sont réduites à vendre leurs petites filles en mariage pour limiter le nombre de bouches à nourrir »

Médias et agences humanitaires peinent à sensibiliser sur ce drame car les restrictions liées au covid rendent l’île peu accessible. Cet isolement fait craindre un avenir difficile, la directrice régionale du PAM pour le sud de l’Afrique prédit que « le pire est à venir« .