09.03.2026 à 12:41
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La recette n'est pas nouvelle chez les influenceurs masculinistes s'autoproclamant experts en drague de rue : « Des compliments lourds aux techniques farfelues pour arracher un baiser ou un numéro de téléphone, tout est filmé, monté et diffusé. » Cette description du média *Synth* correspondant pourtant à une nouvelle tendance qui aggrave cette banalisation du harcèlement de rue : l'usage de lunettes connectées, équipées de petites caméras invisibles pour les femmes abordées dans la rue. (…)
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La recette n'est pas nouvelle chez les influenceurs masculinistes s'autoproclamant experts en drague de rue : « Des compliments lourds aux techniques farfelues pour arracher un baiser ou un numéro de téléphone, tout est filmé, monté et diffusé. » Cette description du média Synth correspondant pourtant à une nouvelle tendance qui aggrave cette banalisation du harcèlement de rue : l'usage de lunettes connectées, équipées de petites caméras invisibles pour les femmes abordées dans la rue.
Semblable à des lunettes classiques, seule une discrète lumière rouge (facilement masquable) prévient l'interlocuteur que les binocles filment ou diffusent en direct la discussion. Le piège se referme alors : « Que la femme sourit par politesse ou soit gênée au plus haut point, cet échange n'est déjà plus le sien. Elle ne le sait pas encore, mais elle vient de devenir le personnage principal d'un contenu viral qu'elle n'a jamais consenti à tourner. En clair, elle est victime d'une agression à caractère sexiste. »
Bien que ce gadget soit commercialisé auprès du grand public par le géant étasunien Meta depuis 2021, « le lancement des Ray-Ban Meta Display fin 2025 » a popularisé cette pratique dans les sphères anglophones des réseaux sociaux, rapporte Synth. En France, « la diffusion de vidéos sans consentement constituent des délits passibles de deux ans d'emprisonnement et 60 000 euros d'amende », rappelle un avocat. Mais pour ce juriste, « pour protéger nos libertés, la seule réponse cohérente n'est pas la régulation, mais l'interdiction pure et simple de ces produits sur le marché ».
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06.03.2026 à 17:06
L'attaque conjointe des États-Unis et d'Israël contre l'Iran plonge le monde entier dans l'inquiétude, alors que le conflit s'élargit. La déflagration est globale, rendent compte les médias indépendants internationaux.
« Nous sommes dans l'ignorance totale, alors que la télévision d'État annonce que l'Iran est sur le point de conquérir Tel-Aviv et Washington. » Milad Alavi est journaliste et vit en Iran. Mercredi 4 mars, sur X (ex-Twitter), il relate comment il a passé six heures à tenter (…)
L'attaque conjointe des États-Unis et d'Israël contre l'Iran plonge le monde entier dans l'inquiétude, alors que le conflit s'élargit. La déflagration est globale, rendent compte les médias indépendants internationaux.
« Nous sommes dans l'ignorance totale, alors que la télévision d'État annonce que l'Iran est sur le point de conquérir Tel-Aviv et Washington. » Milad Alavi est journaliste et vit en Iran. Mercredi 4 mars, sur X (ex-Twitter), il relate comment il a passé six heures à tenter de se connecter à Internet. Il y est finalement parvenu à l'aide d'un fichier VPN envoyé par un ami, peut-on lire sur le média iranien en exil Iran Wire. Alors que l'attaque militaire menée par les États-Unis et Israël sur l'Iran dure depuis samedi 28 février, en Iran, « nous sommes dans le noir », rapporte le journaliste.
Un autre média iranien en exil, Zamaneh, basé à Amsterdam, faisait le point, le 1er mars, sur les événements, après la mort, la veille, du guide suprême iranien Ali Khamenei. « Après l'annonce de l'assassinat de Khamenei, le corps des gardiens de la révolution a promis que son offensive “la plus dévastatrice” allait débuter immédiatement. Ce message laisse présager une escalade plutôt qu'un apaisement. »
Et cette nouvelle guerre au Moyen-Orient s'est étendue au-delà de l'Iran. Israël vise à nouveau le Hezbollah au Liban, dont à Beyrouth. Des frappes documentées par le média libanais L'Orient-Le Jour. L'Iran a lancé des attaques aériennes sur Doha, Dubaï, en Arabie saoudite, en Azerbaïdjan, et jusqu'à une base militaire britannique qui se trouve à Chypre.
Les forces iraniennes bloquent aussi le détroit d'Ormuz, un point de passage central du commerce mondial, faisant craindre une explosion des prix du pétrole et du gaz, ainsi que des denrées alimentaires. « La chaîne d'approvisionnement mondiale en engrais pourrait être gravement perturbée si l'Iran maintient la fermeture du détroit d'Ormuz, ce qui suscite des inquiétudes quant à la production agricole et la sécurité alimentaire », alerte le média britannique The Guardian.
Le conflit a déjà fait un millier de morts en Iran depuis le début des frappes, selon les estimations internationales, dont des écolières dans un bâtiment bombardé dans le sud du pays. Il y a aussi des victimes au Liban, et dans les pays du Golfe. « À ce jour, au moins douze pays ont été bombardés, et un missile iranien approchant l'espace aérien turc a été intercepté », détaille Turkey Recap. « Les dissidents iraniens vivant en Turquie ont des sentiments mitigés à propos de la guerre, constate aussi le média turc. Beaucoup se sont réjouis de la mort de Khamenei, mais ils et elles s'inquiètent pour leurs familles et leurs amis qui vivent sous les bombardements. »
En outre, certains dissidents réfugiés en Turquie sont menacés d'expulsion. C'est le cas de Saeid, qui a accepté d'être envoyé en Azerbaïdjan pour ne pas être expulsé vers l'Iran, où il risque la prison, voire même une exécution. L'homme n'est pas optimiste quant à la suite des événements. « Supposons que seulement 10 % de la population soutienne le régime. Cela représente 9 millions de personnes. Elles sont toutes armées. Si les manifestations reprennent, elles iront tirer sur tout le monde », s'inquiète-t-il.
Mais de Los Angeles à Londres en passant par Berlin ou Paris, des Iraniennes et Iraniens en exil ont fêté l'attaque à ses débuts, alors qu'en janvier encore, le régime tuait des milliers, peut-être des dizaines de milliers, de personnes qui protestaient contre le pouvoir.
« Beaucoup ne comprennent pas pourquoi nous célébrons les frappes », disait, le 1er mars au média allemand Taz, un Iranien de Berlin. « Les derniers mois ont été politiquement les pires de ma vie, ajoutait une Iranienne. Avec cette attaque, la coalition américano-israélienne a imposé à notre peuple un nouvel acte de violence brutale. Je suis contre l'intervention militaire, mais aussi contre le régime qui tue des gens. Cette guerre n'est pas la nôtre. » Elle est en train de devenir celle du monde entier.