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09.01.2026 à 17:00
Les États-Unis de Trump ont commencé 2026 avec la capture du leader vénézuélien Nicolas Maduro. Ce tournant dans la politique internationale étasunienne ne menace pas que le Venezuela, craignent des médias du monde entier. Revue de presse.
Dans la nuit du 2 au 3 janvier, à Caracas, les lumières s'éteignent. Dans le noir, Nicolas Maduro et son épouse, Cilia Flores, sont enlevés par des forces armées étasuniennes et mis dans un avion en direction de New-York.
Sur place au Venezuela, (…)
Les États-Unis de Trump ont commencé 2026 avec la capture du leader vénézuélien Nicolas Maduro. Ce tournant dans la politique internationale étasunienne ne menace pas que le Venezuela, craignent des médias du monde entier. Revue de presse.
Dans la nuit du 2 au 3 janvier, à Caracas, les lumières s'éteignent. Dans le noir, Nicolas Maduro et son épouse, Cilia Flores, sont enlevés par des forces armées étasuniennes et mis dans un avion en direction de New-York.
Sur place au Venezuela, l'opération étasunienne a « plongé le pays dans l'incertitude », écrit la plateforme d'information sur l'Amérique latine Connetas. « À 3 heures du matin, une heure après les attaques américaines dans la capitale, des dizaines de Vénézuéliens se sont rassemblés devant les pharmacies, les supermarchés et les commerces qui n'avaient pas encore ouvert leurs portes. D'autres faisaient la queue dans les stations-service pour faire le plein d'essence », rapporte le média.
Hors du pays, des rassemblements de la diaspora vénézuélienne ont eu lieu dans plusieurs grandes villes du monde. « Pour certains Vénézuéliens demandeurs d'asile à New York, cette nouvelle a suscité toute une gamme d'émotions : espoir, doute, joie et peur », décrit par le média local états-unien Documented. « Je voulais qu'il parte, mais pas comme ça », dit par exemple une manifestante à New-York.
En 2024, Nicolas Maduro, successeur d'Hugo Chavez et président du Venezuela depuis 2013, avait annoncé avoir à nouveau remporté les élections présidentielles. Mais l'opposition, réprimée et en partie en exil, avait dénoncé de vastes fraudes, tout comme plusieurs dirigeants internationaux, dont l'ancien président de gauche du Chili Gabriel Boric.
Depuis son retour à la Maison Blanche, Donald Trump n'a de son côté pas caché sa volonté de faire tomber le leader vénézuélien, l'accusant de mener un trafic de drogue. Depuis septembre, les États-Unis ont bombardé des bateaux accusés de narcotrafic en mer des Caraïbes.
Mais ce que veulent avant tout les États-Unis ici, c'est le pétrole, dénonce l'édition argentine d'elDiario le 5 janvier. Le média rappelle que le président américain a désigné la vice-présidente du Venezuela Delcy Rodríguez à la tête du pays à condition qu'elle coopère pleinement avec les États-Unis. Surtout, Trump « a réaffirmé que les grandes compagnies pétrolières américaines viendraient au Venezuela pour réparer les infrastructures qu'elles avaient construites et que, selon lui, le chavisme avait volées à Washington ».
L'intérêt de Donald Trump irait même « au-delà du pétrole : le sous-sol vénézuélien regorge d'or, de coltan et d'autres minéraux stratégiques », titre le média espagnol infoLibre.
Cette situation suscite la crainte d'un retour du conflit armé au sein même du Venezuela, note The Conversation. « Les dirigeants chavistes sont désormais confrontés à un dilemme cornélien : céder aux pressions et aux mesures coercitives des États-Unis concernant les décisions économiques et politiques nationales, ou résister ? Les deux options risquent d'entraîner un conflit armé plus ou moins grave, avec des conséquences considérables pour la stabilité future du pays », y affirment les chercheuses Rebecca Hanson et Verónica Zubillaga.
Mais le comportement de Donald Trump engendre aussi une grande inquiétude ailleurs dans le monde. Suite à la capture de Maduro, le président américain a confirmé son ambition de s'approprier le Groenland. Trump y a désigné comme envoyé spécial Jeff Landry, gouverneur de Louisiane « sans expérience diplomatique » et « obsédé par les terres rares », décrit Frihedsbrevet.
« Passée presque inaperçue, une nouvelle chaîne d'approvisionnement de terres rares se met en place entre le Groenland et l'État de la Louisiane, avec l'administration américaine comme source de financement », ajoute le magazine danois. En parallèle, « la Maison Blanche déclare que le recours à l'armée américaine est “toujours une option” pour acquérir le Groenland », rappelle The Guardian.
Durant la conférence de presse suivant l'enlèvement du président vénézuélien, « Trump a également affirmé que cette attaque concrétisait sa nouvelle doctrine Monroe (qu'il a baptisée Donroe), faisant référence à la politique américaine vieille de plus de 200 ans qui revendique la domination des États-Unis sur l'Amérique latine », souligne Mutante. « Ce contexte éclaire ses nouvelles menaces contre la Colombie et le Mexique », complète le média colombien.
« Trump menace le Mexique, cela ne fait aucun doute », assure le chercheur Mark Weisbrot dans le média brésilien Agência Pública. Et le secrétaire d'État Rubio considère probablement la présidente du Mexique Claudia Sheinbaum « comme un problème, car elle est une présidente indépendante et reconnaît, tout comme les autres gouvernements indépendants restants de la région, l'importance de la souveraineté nationale », ajoute-t-il. « Encore une fois, c'est une question de pouvoir. »