20.02.2026 à 18:19
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20.02.2026 à 16:00
Le camp nationaliste, raciste et sexiste s'est saisi des outils d'intelligence artificielle pour propager à bas coût ses idées sur le Web. Cette tendance, qui ne semble pas près de s'arrêter, est remarquée par les médias indés internationaux.
Qui sont ces jeunes influenceuses qui, le même jour, à la même heure, se sont postées en portant des uniformes qui ressemblaient à ceux des SS nazis ? Dans son podcast hebdomadaire, *Expo* part de ce mystère pour décrypter l'usage des contenus (…)
Le camp nationaliste, raciste et sexiste s'est saisi des outils d'intelligence artificielle pour propager à bas coût ses idées sur le Web. Cette tendance, qui ne semble pas près de s'arrêter, est remarquée par les médias indés internationaux.
Qui sont ces jeunes influenceuses qui, le même jour, à la même heure, se sont postées en portant des uniformes qui ressemblaient à ceux des SS nazis ? Dans son podcast hebdomadaire, Expo part de ce mystère pour décrypter l'usage des contenus générés par intelligence artificielle pour promouvoir des idées nationalistes.
« L'IA peut être un outil utile, un divertissement amusant ou, pour certains, même un interlocuteur. Mais entre les mains de l'extrême droite, elle est également devenue un outil de propagande important », résume le magazine suédois spécialisé dans l'observation de ce champ politique.
Le journal britannique The Guardian a également remarqué cette tendance, plutôt récente d'après lui : « Selon les experts, les élections parlementaires européennes de cette année ont servi de tremplin au lancement d'une campagne électorale générée par l'IA par l'extrême droite européenne, qui n'a cessé de se développer depuis. »
Cette « vague de contenus de droite générés par l'IA sur les réseaux sociaux » est spécifique à ce camp politique, qui ne s'embarrasse pas des considérations éthiques liées à l'usage de l'IA et ne dépeint pas la réalité. Pour les nationalistes en France, en Allemagne, au Royaume-Uni comme en Italie, l'IA sert à modeler une réalité fantasmée, à décrédibiliser des adversaires, ou simplement à créer du contenu facilement, sans avoir besoin de compétences préalables.
Après les élections européennes de 2024, « le rapport postélectoral de la Commission européenne a corroboré cette tendance, avertissant que les acteurs politiques avaient utilisé ce type de contenu pour “diffuser des discours trompeurs et amplifier les divisions sociales” », complète EUobserver. Et les conséquences sont toujours là, écrit le média européen : « 37 députés européens actuellement en fonction ont été élus sous la bannière de partis reconnus pour avoir utilisé des contenus générés ou manipulés par l'IA pendant la campagne : 29 issus du Rassemblement national, 8 de la Ligue [de Salvini, en Italie] et un de Reconquête. »
La professeure d'histoire Michelle Lynn Kahn, de l'Université du Richmond (États-Unis), voit dans cet usage récent le résultat d'une longue histoire : « Des décennies avant l'intelligence artificielle, Telegram et les livestreams du nationaliste blanc Nick Fuentes, les extrémistes d'extrême droite ont adopté les débuts de l'informatique domestique et d'Internet. Ces nouvelles technologies leur ont offert un bastion de liberté d'expression et une plateforme mondiale. Ils pouvaient partager leur propagande, répandre la haine, inciter à la violence et gagner des adeptes internationaux comme jamais auparavant. »
Mais cela ne se limite pas aujourd'hui à la création de chatbots d'Hitler sur d'obscurs réseaux sociaux d'extrême droite, ou à des partages d'images racistes sur des comptes personnels. Certains modèles eux-mêmes sont teintés des idées d'extrême droite, note l'historienne : « Grok, le chatbot sur X d'Elon Musk, s'est récemment qualifié de “MechaHitler”, a tenu des propos antisémites haineux et a nié l'Holocauste. »
Ce même Grok a servi récemment à revictimiser des personnes, notamment des enfants, effacés des « Epstein files », remarque Bellingcat. Le média d'enquête en open source a dénombré au moins deux dizaines de tweets demandant explicitement à Grok de désanonymiser « notamment des photos montrant les corps visibles d'enfants ou de jeunes femmes, dont les visages étaient recouverts de cases noires ».
Ce n'est pas un phénomène isolé. À la fin de l'année dernière, « une analyse réalisée par le Center for Countering Digital Hate a révélé que Grok avait généré publiquement environ trois millions d'images à caractère sexuel, dont 23 000 représentant des enfants, en seulement 11 jours ». Que ce soit pour perpétrer des violences en ligne contre les femmes et les enfants ou pour partager au plus grand nombre une propagande raciste et mensongère, les modèles d'IA sont des outils de rêve pour l'extrême droite et les masculinistes.
20.02.2026 à 13:10
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20.02.2026 à 09:40
C'est un modèle innovant pour encadrer l'attribution des subventions des mairies aux associations : la création de « commissions mixtes associant élus, techniciens et acteurs de la société civile » afin d'éviter « les risques de clientélisme » et de censure envers les structures les plus critiques de la majorité municipale. La revue *Mouvements* se penche sur deux approches de cette idée, mise en pratique par « deux collectivités pionnières » : Rennes et Grenoble. Dans ce double entretien, (…)
- Économie et social / Auvergne-Rhône-Alpes, Bretagne, National, Politiques économiques, Solidarités, Bonnes nouvelles !
C'est un modèle innovant pour encadrer l'attribution des subventions des mairies aux associations : la création de « commissions mixtes associant élus, techniciens et acteurs de la société civile » afin d'éviter « les risques de clientélisme » et de censure envers les structures les plus critiques de la majorité municipale. La revue Mouvements se penche sur deux approches de cette idée, mise en pratique par « deux collectivités pionnières » : Rennes et Grenoble. Dans ce double entretien, le média interroge Rozenn Andro, adjointe rennaise à la vie associative, et Diego Fernandez Varas, responsable du service « vie associative et citoyenne » de la mairie de Grenoble.
La plus en avance, c'est « Rennes, forte d'une "vieille histoire" de partenariat et de cogestion avec son tissu associatif », résume Mouvements en préambule. Dès 2006, la métropole bretonne a signé une charte avec une importante fédération locale d'associations, explique Rozenn Andro : la ville et les associations s'engagent depuis à répartir les enveloppes selon des objectifs communs. « Le débat ne porte pas sur "qui prend l'argent ?", mais sur "est-ce que ce projet sert nos priorités collectives ?". Cela déplace la discussion vers la coresponsabilité territoriale et donne une voix aux plus petites associations. »
À une échelle plus modeste, Grenoble expérimente un « comité d'avis consultatif [...] qui se concentre exclusivement sur le secteur de la culture » et émet un avis sur les dossiers de subventions, précise Diego Fernandez Varas. Même si « la décision finale revient aux élus », le fonctionnaire assure qu'il « est très rare que les élus aillent frontalement contre l'avis du comité. [...] Ces comités ont plutôt tendance à réduire la conflictualité. » Ces deux approches placent ainsi les mairies dans une démarche de négociation, plutôt que de confrontation, même avec les acteurs locaux qu'elles n'apprécient pas.
20.02.2026 à 09:40
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En marge d'un rassemblement d'extrême droite, à Lyon, le 12 février 2026, l'étudiant néofasciste Quentin Deranque, 23 ans, a été tué après une violente agression entre identitaires et militants d'extrême gauche. Alors que sept personnes sont mises en examen, les représailles violentes se multiplient.
L'affaire secoue la classe politique française, en pleine campagne pour les élections municipales. Samedi 14 février, la famille du militant d'extrême droite Quentin Deranque, 23 ans, a (…)
En marge d'un rassemblement d'extrême droite, à Lyon, le 12 février 2026, l'étudiant néofasciste Quentin Deranque, 23 ans, a été tué après une violente agression entre identitaires et militants d'extrême gauche. Alors que sept personnes sont mises en examen, les représailles violentes se multiplient.
L'affaire secoue la classe politique française, en pleine campagne pour les élections municipales. Samedi 14 février, la famille du militant d'extrême droite Quentin Deranque, 23 ans, a annoncé son décès à la suite d'une agression survenue à Lyon deux jours plus tôt. Une enquête est désormais en cours pour « homicide volontaire », « violences aggravées » et « association de malfaiteurs dans l'intention de commettre un délit ».
Lors de sa conférence de presse du 16 février, le procureur de la République Thierry Dran a souligné les circonstances encore floues de la mort de l'étudiant lyonnais, membre du groupuscule néofasciste Allobroges Bourgoin. Les faits se sont déroulés le jeudi 12 février, en fin d'après-midi, alors que le collectif fémonationaliste Némésis organisait une action devant Sciences Po Lyon contre la venue de la députée Rima Hassan (La France insoumise). En marge de ce rassemblement, plusieurs rixes ont éclaté entre la quinzaine de membres du service d'ordre de Némésis, dont Quentin Deranque faisait partie, et « un groupe d'une vingtaine d'individus, cagoulés et masqués », précise sans s'avancer le procureur. Ceux-ci sont toutefois décrits comme « proches des mouvances antifascistes » par Mediapart.
Dans une vidéo récupérée par Le Canard enchaîné, on peut voir les militants d'extrême droite frapper les antifas avec des « gants coqués », « à coups de casque de moto » et de « béquille » métallique. Après s'être dispersés, Quentin Deranque et deux autres membres du service d'ordre sont rattrapés. Une autre vidéo, authentifiée par la justice, semble ensuite montrer le jeune homme à terre, frappé violemment à la tête par plusieurs individus. Quentin Deranque est retrouvé plus tard inconscient, mais en mesure de parler et de marcher. Son état s'aggravera peu de temps après, jusqu'à sa prise en charge par les pompiers. Une autopsie réalisée le 16 février a révélé un « traumatisme crânio-encéphalique majeur » et des « lésions mortelles à brève échéance ».
Bien que le procureur de Lyon n'ait jusqu'ici pas confirmé l'implication du groupe antifasciste La Jeune Garde, le collectif, cofondé par le député Raphaël Arnault (LFI) puis dissous en 2025, est désigné comme responsable par Némésis, ainsi que par de nombreux médias et responsables politiques de droite et d'extrême droite.
Le 17 février, le parquet de Lyon annonce l'arrestation de onze personnes dans le cadre de l'enquête sur cet homicide, dont un assistant parlementaire de Raphaël Arnault : Jacques-Elie Favrot. Celui a depuis été suspendu de ses fonction. Ex-membre de La Jeune Garde, il reconnaît le lendemain sa présence sur place et avoir commis « des violences » à l'encontre de Quentin Deranque, tout en niant être « l'auteur des coups qui ont provoqué le décès ».
Le 19 février, il fait partie des sept personnes, âgées de 20 à 26 ans, mises en examen par le parquet de Lyon : six d'entre eux pour « homicide volontaire », et Jacques-Elie Favrot pour « complicité de meurtre par instigation ». Selon le procureur, cinq personnes du groupe mis en examen ont reconnu avoir été « sur les lieux », « certains ont reconnu avoir porté des coups en contestant toute intention d'homicide », tandis que trois s'identifient comme « proches de la mouvance d'ultra-gauche ». Tous contestent en revanche l'intention de tuer.
En attendant les résultats de l'enquête, la violence politique, verbale comme physique, est exacerbée par l'extrême droite. Après des dégradations à Bordeaux et une attaque du local lyonnais du syndicat de gauche Solidaires dans la nuit du 14 au 15 février, puis l'agression des clients d'un bar identifié à gauche à Toulouse par des hooligans néonazis le 17 février, le siège de La France insoumise a dû être évacué le 18 février après une alerte à la bombe.
19.02.2026 à 12:47
19.02.2026 à 12:47
19.02.2026 à 12:47
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Pérou : chute du président par interim José Jerí, le septième en dix ans
- Politique / Espagnol, Politique, Corruption, Pérou, Crime organisé
Pérou : chute du président par interim José Jerí, le septième en dix ans
19.02.2026 à 12:47
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Blanche Le Goffic (18 ans), Valentin Legros (21 ans), Elouan Racineux (26 ans), Dylan Lemoine (27 ans), Théo Thomas (28 ans)... Pour gagner des mairies bretonnes aux municipales de mars 2026, le Rassemblement national mise sur « une jeunesse disciplinée et du cru », analyse *Splann !*. À l'occasion de la présentation de deux listes RN, le 14 février, le média local s'attarde sur trois profils parmi la demi-douzaine de jeunes prétendantes à la fonction de maire.
À l'inverse de certaines (…)
Blanche Le Goffic (18 ans), Valentin Legros (21 ans), Elouan Racineux (26 ans), Dylan Lemoine (27 ans), Théo Thomas (28 ans)... Pour gagner des mairies bretonnes aux municipales de mars 2026, le Rassemblement national mise sur « une jeunesse disciplinée et du cru », analyse Splann !. À l'occasion de la présentation de deux listes RN, le 14 février, le média local s'attarde sur trois profils parmi la demi-douzaine de jeunes prétendantes à la fonction de maire.
À l'inverse de certaines têtes de liste RN « parachutées », ces novices en politique ont généralement une attache avec la commune qu'iels aspirent à diriger. Pourtant, ces candidates sont loin d'être aussi bien identifiées localement que les « vieux candidats RN », commente un militant antifa breton. À l'image de Blanche Le Goffic, à Lannion (Côtes-d'Armor), qui, malgré ses années de lycée lannionaises « n'est pas et n'a pas été impliquée dans la vie associative et la vie locale », assure un journaliste.
En revanche, ces jeunes loups RN sont souvent mieux préparés à la chose politique. Blanche Le Goffic s'est ainsi formée au très droitier Institut de formation politique (IFP), et « la plupart d'entre eux sont encore membres du Rassemblement national de la jeunesse (RNJ) » précise Splann !. « On assiste à un schéma d'implantation qui vient d'en haut, estime le docteur en sciences politiques Guillaume Letourneur. À l'image de Jordan Bardella, cela produit des professionnels qui vivent de et pour la politique. »
19.02.2026 à 09:02
19.02.2026 à 09:02
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18.02.2026 à 19:45
18.02.2026 à 13:21
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Les 40 ans de l'accident nucléaire de Tchernobyl ont beau être dans deux mois, *EUobserver* prend les devants sur la classe politique européenne : l'événement « sera commémoré par beaucoup comme une tragédie historique, provoquée par l'incompétence soviétique et la corruption d'un système politique défaillant. Bien que cela soit vrai, l'idée selon laquelle Tchernobyl n'est qu'une “partie de l'histoire” néglige l'héritage complexe [de la catastrophe] ».
Dans cette analyse, le journaliste (…)
Les 40 ans de l'accident nucléaire de Tchernobyl ont beau être dans deux mois, EUobserver prend les devants sur la classe politique européenne : l'événement « sera commémoré par beaucoup comme une tragédie historique, provoquée par l'incompétence soviétique et la corruption d'un système politique défaillant. Bien que cela soit vrai, l'idée selon laquelle Tchernobyl n'est qu'une “partie de l'histoire” néglige l'héritage complexe [de la catastrophe] ».
Dans cette analyse, le journaliste indépendant Daniel Harper revient notamment sur « l'impact actuel » de la gestion de cet incident sur les politiques nucléaires de l'ex-Europe centrale et orientale soviétique. Silence meurtrier en Bulgarie, manque de transparence en Pologne et en Hongrie, révolution puis confiance institutionnelle en Tchéquie... « Les trajectoires ont divergé, mais la découverte sous-jacente était commune : le risque nucléaire n'est pas seulement technique. Il est politique, éthique et inégalitaire. [...] Lorsque ces systèmes posent problème, les États ont recours au secret, protègent de manière inégale et cherchent à limiter les dégâts. »
Au-delà de « la défaillance d'un système particulier » (le communisme soviétique), EUobserver rappelle ainsi que Tchernobyl doit être perçu « comme un avertissement » sur le manque de transparence étatique en cas de crise, y compris dans une Europe plus démocratique, aux technologies et à la sûreté renforcées. « Quarante ans plus tard, [l'Europe] parle du nucléaire comme d'un outil climatique, d'un atout pour la sécurité, d'une question de souveraineté énergétique. Ces débats ne sont pas illégitimes. Mais ils reposent souvent sur une hypothèse tacite, selon laquelle les conditions politiques nécessaires à un fonctionnement sûr du nucléaire sont stables, durables et universelles. Tchernobyl suggère le contraire. »
18.02.2026 à 13:21
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