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Humans Right Watch enquête sur les violations des droits humains commises à travers le monde

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24.02.2026 à 11:29

Iran : Tsunami d’arrestations arbitraires et de disparitions forcées

Human Rights Watch

Click to expand Image © 2026 John Holmes pour Human Rights Watch Depuis le 28 décembre 2025 en Iran, les services de renseignement et les forces de sécurité ont procédé à des arrestations et détentions massives, arbitraires et violentes de manifestants, y compris d’enfants. Des dizaines de milliers de personnes auraient été arrêtées à travers le pays. À la suite des massacres perpétrés les 8 et 9 janvier 2026, les vagues d’arrestations se sont poursuivies.Les autorités ont soumis les détenus à la torture et à d’autres mauvais traitements. Ces derniers courent un grave risque de mort en détention, de procès manifestement inéquitables et d’exécutions secrètes, sommaires et arbitraires. Les autorités ont systématiquement refusé de fournir toute information sur le sort et le lieu de détention des détenus, ce qui constitue des disparitions forcées.Les États membres de l’ONU devraient exiger des autorités iraniennes la libération immédiate de toutes les personnes en détention arbitraire, la divulgation du sort et du lieu de détention des personnes disparues de force, l’arrêt de toute exécution prévue et l’autorisation, pour les organes et observateurs internationaux indépendants, notamment la Mission d’établissement des faits des Nations Unies sur l’Iran, d’un accès sans entrave au pays, notamment à toutes les prisons et tous les centres de détention. Les autorités judiciaires des autres pays devraient ouvrir des enquêtes pénales, notamment en vertu du principe de compétence universelle. Les gouvernements ayant une ambassade en Iran devraient dépêcher des observateurs de haut niveau à tous les procès pour crimes passibles de la peine capitale et demander d’urgence à visiter tous les centres de détention.

(Beyrouth) – Les autorités en Iran ont mené une campagne brutale de terreur contre la population, recourant à des détentions arbitraires massives, à la torture et à des disparitions forcées, à la suite des massacres perpétrés à travers le pays par les forces de sécurité contre des manifestants et des passants les 8 et 9 janvier 2026, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui.

Click to expand Image Une femme a décrit à Human Rights Watch comment plusieurs membres des forces de sécurité iraniennes l’ont immobilisée, puis violemment battue dans la rue. © 2026 John Holmes pour Human Rights Watch

Les éléments de preuve examinés par Human Rights Watch montrent que de hauts responsables, les services de sécurité et de renseignement iraniens, notamment la police (FARAJA), le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) et son service de renseignement, le ministère du Renseignement, ainsi que des représentants du parquet et du système judiciaire, ont orchestré une répression massive, coordonnée et brutale afin d’étouffer toute dissidence et de dissimuler leurs atrocités. Outre des arrestations massives, ils ont détenu des personnes au secret, notamment dans des centres de détention non officiels, diffusé des centaines d’« aveux » extorqués, y compris ceux d’enfants, et procédé à des disparitions forcées à grande échelle, tout en imposant des restrictions sévères s’apparentant à la loi martiale dans de nombreuses villes.

« Alors que le pays tout entier reste sous le choc, horrifié et en deuil, et que des familles recherchent toujours leurs proches après les massacres des 8 et 9 janvier, les autorités continuent de terroriser la population. Les arrestations se poursuivent et les détenus sont soumis à la torture, à des ‘‘aveux’’ extorqués et à des exécutions secrètes, sommaires et arbitraires », a déclaré Bahar Saba, chercheuse senior sur l’Iran à Human Rights Watch. « Compte tenu des immenses dangers auxquels sont confrontées les personnes détenues et les victimes de disparition forcée, les observateurs internationaux devraient exiger immédiatement un accès sans entrave à tous les lieux de détention et prisons. »

Un prisonnier dont l’enregistrement vocal a été écouté par Human Rights Watch a souligné l’importance du maintien de la surveillance internationale, déclarant : « N’oubliez pas les détenus… Soyez notre voix, si vous ne vous exprimez pas, ils nous élimineront tous. »

Parmi les disparus de force, figurent des individus arrêtés et vraisemblablement des personnes ayant participé aux manifestations mais qui ne sont jamais rentrées chez elles. Certaines familles ont reçu des appels les informant que leurs proches avaient été tués mais n’ont toujours pas récupéré leurs corps ni reçu la moindre information à leur sujet malgré leurs demandes répétées.

Un communiqué en date du 26 janvier de l’Organisation du renseignement des Gardiens de la révolution islamique indiquait qu’au moins 11 000 personnes avaient été convoquées par les services de renseignement et de sécurité à cette date. Selon le porte-parole du pouvoir judiciaire, 10 538 ont été déférées devant la justice et 8 843 actes d’accusation prononcés au 17 février.

Click to expand Image Un manifestant a décrit comment les forces de sécurité ont battu un jeune homme qui était sans défense, les mains liées : elles l’ont placé sur une moto, et l’ont frappé à plusieurs reprises à la tête avec des matraques. © 2026 John Holmes pour Human Rights Watch

Human Rights Watch s’est entretenu avec 23 personnes, en Iran et à l’étranger, parmi lesquelles des manifestants détenus, des proches de personnes tuées, détenues ou disparues de force, des participants aux manifestations, des avocats, des défenseurs des droits humains, des professionnels de santé et des journalistes. Ces sources ont fourni des informations sur la situation dans différentes régions du pays, notamment les provinces d’Alborz, d’Azerbaïdjan oriental, de Fars, de Golestan, d’Hormozgan, d’Ilam, de Kermanshah, de Khuzestân, du Kurdistan, du Lorestan, du Māzandarān, du Khorasan-e Razavi et de Téhéran.

Human Rights Watch a également analysé des vidéos montrant les forces de sécurité procéder à des arrestations violentes de manifestants et leur présence accrue dans les rues après les massacres. Au 6 février, l’organisation a examiné 139 vidéos de « confessions » forcées diffusées par la radio-télévision nationale (IRIB) et des médias affiliés à l’État. Human Rights Watch a par ailleurs passé en revue des déclarations officielles, des rapports et des publications de médias indépendants et d’organisations de défense des droits humains.

Les autorités ont promis à maintes reprises des « procès rapides » et une « réponse sévère » sans « aucune clémence » tout en qualifiant les manifestants de « criminels », d’« ennemis de Dieu » et de « terroristes ». Le 3 février, un tribunal pénal à Qom a condamné à mort Saleh Mohammadi, un champion de lutte âgé de 19 ans, pour son implication présumée dans la mort d’un membre des forces de sécurité. Mohammadi a été reconnu coupable à l’issue d’une procédure sommaire qui a duré moins d’un mois et reposant sur des « aveux » extorqués sous la torture, selon lui. Le tribunal a ordonné que l’exécution de Mohammadi ait lieu publiquement.

Le 19 février, Amnesty International a révélé que des enfants figuraient parmi les 30 personnes condamnées à mort dont l’organisation avait documenté les cas. Dans une démarche rappelant les simulacres de procès diffusés en 2022 qui avaient conduit à l’exécution arbitraire de plusieurs hommes, l’IRIB a commencé à diffuser des extraits de procès, y compris celui de deux enfants, pour des infractions présumées liées aux manifestations.

Le nombre exact de personnes arrêtées depuis le début des manifestations demeure inconnu, mais les organisations de défense des droits humains font état de plusieurs dizaines de milliers d’arrestations. Au 13 février, le Comité des volontaires surveillant la situation des détenus, un réseau d’activistes basé hors d’Iran, avait publié les noms de plus de 2 800 personnes arrêtées et des informations les concernant.

Click to expand Image En Iran, de nombreuses familles inquiètes se sont rassemblées devant des prisons, des bureaux de procureurs et des commissariats, à la recherche de leurs proches. © 2026 John Holmes pour Human Rights Watch

Selon des témoignages recueillis, les procureurs et les responsables pénitentiaires refusent systématiquement aux détenus l’accès à leurs familles et à leurs avocats, et dissimulent leur sort et leur lieu de détention, ce qui constitue des disparitions forcées. Celles-ci constituent un crime grave au regard du droit international et sont considérées comme des disparitions continues tant que les autorités refusent de reconnaître le sort ou le lieu de détention des personnes disparues.

Un défenseur des droits humains, qui a rencontré plusieurs proches de détenus dans les provinces d’Ilam et de Kermanshah, a indiqué que les autorités répondaient aux demandes des familles par des insultes et des injures. Des vidéos authentifiées, mises en ligne et vérifiées par Human Rights Watch, montrent de nombreuses familles inquiètes rassemblées devant les prisons, les parquets et les commissariats à la recherche de leurs proches.

Human Rights Watch a également documenté des cas de torture et autres mauvais traitements, notamment des passages à tabac perpétrés à l’aide de matraques, ou à coups de pied et de poing, des violences sexuelles et sexistes, la privation de nourriture et des tortures psychologiques, telles que des menaces d’exécution et le refus de soins médicaux aux personnes blessées. Ces cas, qui peuvent constituer des crimes internationaux graves, ne représenteraient qu’une infime partie de l’ampleur réelle des violations flagrantes des droits des personnes détenues, étant donné que de nombreuses personnes demeurent en détention au secret.

À la suite des massacres, les autorités iraniennes ont imposé et maintenu une forte présence militaire, appliquant des restrictions draconiennes à la population dans de nombreuses villes. Plusieurs témoins ont décrit des mesures s’apparentant à des couvre-feux et à la loi martiale, notamment l’établissement de points de contrôle dans les villes et sur les routes intra-urbaines, ainsi que le déploiement d’agents armés procédant régulièrement à des contrôles et à des fouilles de voitures et de téléphones portables. Ces descriptions ont été corroborées par des vidéos authentifiées par Human Rights Watch.

Les forces de sécurité et de renseignement ont continué d’arrêter des dissidents, réels ou présumés. Parmi les personnes ciblées, figurent des manifestants, des avocats, des professionnels de santé, des défenseurs des droits humains, des étudiants, des écoliers, des athlètes, des journalistes, des militants politiques, des écologistes et des membres de minorités ethniques et religieuses, notamment des bahaïs.

Depuis le début des manifestations, l’IRIB et les médias affiliés aux Gardiens de la révolution ont diffusé des centaines d’« aveux » extorqués à des manifestants. Ces diffusions nourrissent les craintes que des personnes soumises à ces « aveux » forcés seront condamnées à mort ou exécutées de manière arbitraire.

Click to expand Image Depuis le début des manifestations en décembre 2025, les médias d’État iraniens ont diffusé des centaines de vidéos d’« aveux » extorqués à des manifestants, y compris des enfants. Ces vidéos suscitent des craintes que des personnes dont les « aveux » forcés ont été diffusés soient condamnées à mort, et fassent l’objet d’exécutions sommaires et arbitraires. © 2026 John Holmes pour Human Rights Watch

Les « aveux » extorqués à la télévision constituent une violation flagrante de l’interdiction absolue de la torture et autres mauvais traitements, du droit à la présomption d’innocence et du droit à un procès équitable. La République islamique d’Iran recourt de longue date aux « aveux » extorqués pour étouffer la dissidence et dans le cadre d’affaires aboutissant à des condamnations à mort et à des exécutions arbitraires à l’issue de procès de toute évidence inéquitables.

La crainte d’une vague de condamnations à mort et d’exécutions arbitraires, sommaires et secrètes s’accroît au vu des déclarations officielles et de la multiplication des exécutions de ces dernières années. Depuis le début des manifestations, les autorités ont diffamé les manifestants, les qualifiant régulièrement de « criminels » et de « mohareb », un individu « menant une guerre contre Dieu », un crime passible de la peine capitale.

Les États membres de l’ONU devraient exiger des autorités iraniennes la libération immédiate de toutes les personnes détenues arbitrairement, la divulgation du sort et du lieu de détention des personnes disparues de force, l’arrêt de toute exécution prévue et l’autorisation, pour les organes internationaux indépendants tels que la Mission d’établissement des faits des Nations Unies sur l’Iran, d’accéder sans entrave au pays, notamment aux prisons et centres de détention, aux hôpitaux, aux morgues et aux cimetières.

Les gouvernements ayant une ambassade en Iran devraient dépêcher des observateurs de haut niveau à tous les procès pour crimes passibles de la peine capitale et demander d’urgence à pouvoir se rendre dans tous les centres de détention.

« L’impunité systématique a permis aux autorités iraniennes de commettre à maintes reprises des crimes de droit international », a conclu Bahar Saba. « Les autorités judiciaires des autres pays devraient ouvrir des enquêtes pénales pour crimes internationaux, conformément au principe de compétence universelle et à leurs législations nationales, afin de poursuivre les personnes soupçonnées d’actes criminels. »

Pour de plus amples détails, veuillez consulter notre communiqué en anglais.

Fil sur X : https://x.com/hrw_fr/status/2026403690588811614

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Articles

Ouest-France

24.02.2026 à 06:00

La guerre russe contre l'Ukraine, quatre ans après son lancement

Human Rights Watch

Click to expand Image Un homme et une femme s’étreignaient parmi les décombres, près d’un immeuble résidentiel touché par une frappe de missile russe à Kiev, en Ukraine, le 17 juin 2025.  © 2025 Efrem Lukatsky/AP Photo

Le 24 février 2022, la Russie a lancé son invasion à grande échelle de l'Ukraine. Cette guerre – caractérisée par une série incessante de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité apparents – a fait des dizaines de milliers de victimes civiles et déclenché la plus grande crise de personnes déplacées depuis la Seconde Guerre mondiale.

Tout au long de la guerre, les forces russes ont démontré à répétition leur mépris pour le droit international humanitaire et la vie des civils. Ciblant de nombreuses villes – dont Kiev, Kharkiv, Izioum, Marioupol, Tchernihiv et Kherson – elles ont frappé des hôpitaux, des écoles et des immeubles résidentiels, dévastant des quartiers entiers, souvent lors d'attaques indiscriminées utilisant des armes explosives dans des zones peuplées.

Dans les zones tombées sous occupation russe, notamment à Boutcha, Izioum et Kherson, les forces russes ont procédé à des exécutions sommaires, des disparitions forcées, des violences sexuelles et des actes de torture. Des civils ont été détenus dans des caves et des lieux de détention improvisés, battus, soumis à des décharges électriques et à des simulacres d'exécution. Les prisonniers de guerre ukrainiens et les détenus civils qui se trouvent toujours sous la garde des forces russes risquent quotidiennement d’être victimes de violences physiques et psychologiques. Des milliers d'enfants ukrainiens ont été déportés ou transférés de force vers la Russie, ou vers des zones occupées par la Russie.

Les autorités russes continuent de commettre des abus systématiques dans les territoires occupés, y imposant des lois russes, saisissant illégalement des biens et contraignant les Ukrainiens à adopter la citoyenneté russe et à effectuer leur service militaire sous commandement russe. Les autorités d'occupation ont imposé la langue russe et le programme scolaire russe dans les écoles dans le cadre d'une campagne systématique visant à supprimer l'identité, la langue et la culture ukrainiennes.

Depuis 2022, les forces russes ont également pris pour cible à plusieurs reprises le réseau énergétique ukrainien, une infrastructure indispensable à la survie des civils. La dernière vague de frappes a privé plus d'un million d'Ukrainiens de chauffage, d'eau et d'électricité pendant les mois d'hiver. Alors que les négociations de paix menées par les États-Unis se poursuivent, des Ukrainiens observent après chaque nuit brutale, sur le ton de l’humour noir, que ces missiles sont les véritables « offrandes de paix » du Kremlin.

Quatre ans après le début de la guerre, l'ampleur des atrocités documentées exige que tous les acteurs de la chaîne de commandement russe, allant des commandants sur le terrain jusqu'aux plus hauts dirigeants politiques et militaires, soient concrètement tenus responsables des abus. Les mandats d'arrêt émis par la Cour pénale internationale (CPI) à l'encontre de hauts responsables russes constituent une étape importante vers la réparation des préjudices subis par les victimes. Les alliés de l'Ukraine, notamment l'Union européenne et ses États membres, devraient soutenir pleinement la quête de justice pour tous les crimes graves par le biais d'enquêtes a l’échelle nationale et de la CPI ; ils devraient agir pour faire exécuter les mandats d'arrêt, et encourager l'extension des poursuites en vertu du principe de compétence universelle. Ils devraient aussi soutenir les groupes de la société civile ukrainienne, forts et résilients, qui documentent les violations et aident les survivants.

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20.02.2026 à 23:20

En Haïti, des groupes criminels impliqués dans la traite d’enfants alors que l’État s’effondre

Human Rights Watch

Click to expand Image Un jeune habitant de Carrefour âgé de 17 ans, ayant des liens avec un groupe criminel, photographié de dos sur une terrasse avec une vue sur Port-au-Prince, en Haïti, en juillet 2024. © 2024 Nathalye Cotrino/Human Rights Watch

Un nouveau rapport des Nations Unies détaille comment des groupes criminels en Haïti exploitent l'absence quasi totale de l'État, ainsi que la famine et la violence généralisées, pour recruter des enfants qui sont ensuite victimes d'abus. Ces groupes criminels se livrent à la traite d'enfants en utilisant des menaces et des incitations matérielles pour les contraindre à participer à des activités criminelles, à les soumettre à des abus sexuels et à de l'esclavage sexuel.

Au moins 26 groupes criminels opèrent dans et autour de la capitale haïtienne, Port-au-Prince, où environ 500 000 enfants vivent dans des zones sous leur contrôle. Le Fonds des Nations Unies pour l'enfance, l'UNICEF, a récemment déclaré que le recrutement d'enfants avait triplé en 2025, les enfants représentant entre 30 et 50 % des membres des groupes criminels.

Selon le nouveau rapport publié par le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme et le Bureau intégré des Nations Unies en Haïti (BINUH), ces groupes utilisent les enfants dans des rôles souvent dangereux qui contribuent à renforcer leur pouvoir et leurs profits. Les garçons sont déployés comme guetteurs pour suivre les mouvements de la police, contraints à transporter des armes et des munitions, de collecter des paiements extorqués et de participer à des enlèvements et à des combats. Certains sont soumis à des rites d'initiation violents, selon le rapport, et sont battus ou forcés à participer à des meurtres et à des viols, des actes qui semblent conçus pour « isoler les enfants de leurs familles et de leur communauté ».

Le rapport révèle que des filles âgées d'à peine 12 ans sont victimes d'exploitation sexuelle et d'esclavage sexuel, notamment sous la forme de « relations » forcées avec des membres de groupes criminels. Si elles sont souvent contraintes d'effectuer des tâches domestiques, certaines sont également utilisées pour recueillir des renseignements, participer à des opérations criminelles et, dans certains groupes, manier des armes. Les enfants qui tentent de s'échapper, ainsi que leurs familles, peuvent faire face à de violentes représailles. 

Ces conclusions concordent avec les informations recueillies par Human Rights Watch sur les graves abus commis contre des enfants par des groupes criminels, et sur l'échec des autorités haïtiennes à prioriser la protection et la réadaptation des enfants. Les programmes de protection sociale ne couvrent qu'un petit nombre de ménages vulnérables. Les écoles, qui devraient être des lieux sûrs, restent fermées dans de nombreuses zones contrôlées par des groupes criminels. 

Les autorités haïtiennes de transition devraient renforcer les programmes de protection sociale destinés aux familles en situation de vulnérabilité, veiller à ce que les écoles puissent fonctionner comme des espaces sûrs, élargir l'accès aux soins psychosociaux et développer des programmes communautaires de réintégration pour les enfants victimes de graves abus.

Sans une action immédiate pour aider les enfants à quitter les groupes criminels et à se réintégrer dans leurs communautés de façon sécuritaire, les groupes criminels continueront à profiter de leur exploitation. Des réformes soutenues et un soutien international fort pourraient permettre à Haïti à commencer à rétablir la confiance dans les institutions étatiques et à briser le cycle des abus.

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