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Humans Right Watch enquête sur les violations des droits humains commises à travers le monde

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27.03.2025 à 17:20

Burkina Faso : Des journalistes arrêtés lors d’une vague de répression des médias

Human Rights Watch

Click to expand Image Guezouma Sanogo (à gauche) et Boukari Ouoba. © Privé

(Nairobi) – La junte militaire du Burkina Faso a arrêté trois journalistes le 24 mars 2025 pour avoir couvert la répression gouvernementale contre les médias, a déclaré Human Rights Watch aujourd'hui.

Les autorités ont arrêté Guezouma Sanogo et Boukari Ouoba, respectivement président et vice-président de l'Association des journalistes du Burkina (AJB), et Luc Pagbelguem, journaliste à la chaîne de télévision privée BF1, dans la capitale, Ouagadougou. Le lieu actuel où se trouvent les trois hommes demeure inconnu, ce qui suscite des inquiétudes quant à de possibles cas de disparitions forcées.

« L'arrestation arbitraire et la disparition des trois journalistes montrent que la junte du Burkina Faso cherche désespérément à contrôler la vérité et à s’assurer que les autorités militaires puissent commettre des abus en toute impunité », a déclaré Ilaria Allegrozzi, chercheuse senior sur le Sahel à Human Rights Watch. « La junte militaire devrait prendre des mesures immédiates pour localiser et libérer les trois journalistes. »

Depuis sa prise de pouvoir lors d’un coup d'État en 2022, la junte militaire du président Ibrahim Traoré a systématiquement réprimé les médias, l'opposition politique et la dissidence pacifique. Dans un contexte d'insurrection islamiste croissante, la junte militaire a eu recours à une loi d'urgence de grande ampleur pour faire taire la dissidence et enrôler illégalement dans l'armée des détracteurs, des journalistes, des activistes de la société civile et des magistrats.

Le 21 mars, l’AJB a tenu une conférence de presse pour dénoncer les restrictions à la liberté d'expression imposées par la junte militaire et demander aux autorités de libérer les journalistes arbitrairement détenus. Le 24 mars, des hommes en civil se présentant comme des policiers travaillant pour les services de renseignements burkinabè ont arrêté Guezouma Sanogo et Boukari Ouoba. Deux membres des services de renseignement ont arrêté Luc Pagbelguem pour avoir couvert la conférence de presse de l’AJB. Le lendemain, le ministre de l'Administration territoriale et la Mobilité a dissous l’AJB.

Les collègues de Guezouma Sanogo et de Boukari Ouoba ont déclaré que des avocats les avaient cherchés en vain dans plusieurs commissariats de police et gendarmeries de la capitale, et que les autorités n'avaient pas répondu officiellement à leurs demandes d'information. Le 25 mars, les services de renseignement ont emmené Guezouma Sanogo et Boukari Ouboa à leurs domiciles pour faciliter les recherches de la police, puis les ont de nouveau emmenés dans un lieu inconnu, selon leurs collègues.

La chaîne BF1 a déclaré que des agents du Conseil national de Sécurité avaient assuré « qu'ils [souhaitaient] seulement entendre notre confrère », mais on ignore toujours où se trouve Luc Pagbelguem. La chaîne s'est formellement excusée d'avoir diffusé la conférence de presse.

Dans un autre cas récent d'arrestation, le 18 mars, des hommes prétendant être des gendarmes ont arrêté le célèbre militant politique et journaliste Idrissa Barry à Ouagadougou. Le lieu où il se trouve reste également inconnu. Idrissa Barry est membre du groupe politique Servir et Non se Servir (SENS) qui, quatre jours avant son arrestation, a publié une déclaration dénonçant les « attaques meurtrières » menées par les forces gouvernementales et les milices alliées contre les civils autour de Solenzo, dans l'ouest du Burkina Faso, le 11 mars.

En juin 2024, des membres des forces de sécurité ont arrêté l'éminent journaliste Serge Oulon, directeur du journal d'investigation L'Événement, ainsi que les commentateurs de télévision Adama Bayala et Kalifara Séré. Les autorités ont nié leur détention jusqu'en octobre 2024, quand elles ont fini par reconnaître que les trois hommes avaient été enrôlés dans le service militaire. Le lieu où ils se trouvent reste également inconnu.

En avril 2024, le Conseil supérieur de la communication (CSC), qui supervise les médias du Burkina Faso, a suspendu la chaîne de télévision française TV5 Monde et plusieurs autres médias pendant deux semaines après qu'ils aient rendu compte d'un rapport de Human Rights Watch selon lequel l'armée avait commis des crimes contre l'humanité à l'encontre de civils dans la province du Yatenga. Le CSC a également bloqué le site web de Human Rights Watch dans le pays.

Des dizaines de journalistes ont été contraints de fuir le Burkina Faso sous la menace d'emprisonnement, de torture, de disparition forcée et d'enrôlement forcé en raison de leur travail.

« J'ai quitté Ouagadougou et je n'ai pas l'intention d'y revenir », a déclaré un journaliste à Human Rights Watch après l'arrestation d'Idrissa Barry. « Les médias libres sont morts dans ce pays – tout ce qu'on entend, c'est la propagande du gouvernement. »

La dernière vague de répression à l'encontre des médias indépendants a coïncidé avec une escalade des combats dans tout le pays. Au cours des deux dernières semaines, le Groupe pour le soutien de l'islam et des musulmans (GSIM, ou Jama'at Nusrat al-Islam wa al-Muslimeen, JNIM), lié à Al-Qaïda, a attaqué des positions de l'armée dans plusieurs régions, tuant des soldats et des civils. Des sources locales ont rapporté que le 15 mars, des combattants du GSIM ont attaqué la base militaire de Séguénéga, dans le nord du pays, et ont tué sept civils ainsi qu'au moins quatre soldats qui se battaient aux côtés des milices locales. Human Rights Watch a vérifié une vidéo montrant des combattants du GSIM prenant d'assaut un complexe fortifié sur une colline au centre de Séguénéga.

« La descente inexorable du Burkina Faso dans la violence à grande échelle ne reçoit pas l'attention et la couverture médiatique qu'elle mérite au niveau national, parce que les médias indépendants ont été réduits au silence », a déclaré un journaliste burkinabè en exil. « Les récents événements, tels que l'attaque meurtrière contre des civils à Solenzo et ailleurs, ne sont jamais couverts par les médias pro-gouvernementaux ou le sont de manière biaisée. »

Le droit international relatif aux droits humains interdit les restrictions arbitraires aux droits à la liberté d'expression, y compris par la détention ou la disparition forcée de journalistes. La Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées, à laquelle le Burkina Faso est un État partie, définit les disparitions forcées comme l'arrestation ou la détention d'une personne par des fonctionnaires de l'État ou leurs agents, suivie d'un refus de reconnaître la privation de liberté ou de révéler le sort réservé à la personne ou l'endroit où elle se trouve.

« Le besoin de médias indépendants au Burkina Faso n'a jamais été aussi important », a déclaré Ilaria Allegrozzi. « Les autorités devraient changer de cap et mettre fin à leur répression brutale à l’encontre des journalistes, des dissidents et des opposants politiques ».

27.03.2025 à 12:33

Les discussions entre les États-Unis et la Russie devraient inclure la question des violations des droits humains

Human Rights Watch

Click to expand Image Le président des États-Unis Donald Trump et le président de la Russie Vladimir Poutine se serrent la main lors de leur rencontre à Helsinki, en Finlande, le 16 juillet 2018. © 2018 Reuters

(Washington, le 18 mars 2025) – L’administration Trump devrait, dans le cadre des discussions avec le président russe, Vladimir Poutine, accorder la priorité à la libération des civils ukrainiens détenus et des Russes injustement emprisonnés pour avoir exercé leur droit à la liberté d'expression et de religion, a déclaré aujourd'hui Human Rights Watch dans une lettre adressée au président des États-Unis, Donald Trump.

« Toute discussion sur la fin de la guerre en Ukraine devrait inclure la libération des civils détenus et l’ouverture de voies pour assurer la justice concernant les crimes de guerre », a déclaré Sarah Yager, directrice de Human Rights Watch à Washington. « Malheureusement, rien n'indique jusqu’à présent que les violations en cours seront à l’ordre du jour. »

Il est prévu que Trump et Poutine s'entretiennent par téléphone le 18 mars 2025, à la suite d'une rencontre entre l'envoyé spécial américain Steve Witkoff et Poutine le 14 mars, et d'une réunion entre des responsables américains et ukrainiens à Djeddah le 11 mars.

Dans sa lettre, Human Rights Watch exhorte Trump à faire de la libération immédiate et inconditionnelle de tous les civils ukrainiens détenus par la Russie une priorité et le point de départ de toute négociation concernant l'Ukraine. Tout accord devrait également inclure la justice pour les crimes graves commis par les autorités russes, notamment la torture de civils détenus et de prisonniers de guerre, les exécutions sommaires, le transfert forcé ou la déportation de civils, y compris d'enfants, ainsi que les bombardements et les tirs d'artillerie indiscriminés contre des civils et des infrastructures civiles.

Trump devrait également exiger du gouvernement russe qu'il mette fin aux violations du droit international humanitaire dans les régions d'Ukraine occupées par les forces russes, a déclaré Human Rights Watch. Selon les données du gouvernement ukrainien, au moins six millions de civils vivent actuellement dans des territoires occupés par la Russie.

Les autorités russes contraignent les habitants à servir dans l'armée russe, imposent la citoyenneté russe, procèdent à des transferts forcé de civils vers d'autres régions, imposent le programme scolaire de l'État russe dans les écoles et autres établissements d'enseignement, et soumettent les écoliers à un endoctrinent politique pour les empêcher d'apprendre et d'exprimer leur identité ukrainienne. Elles appliquent également des mesures discriminatoires en matière de religion, notamment à l'encontre des Témoins de Jéhovah, de l'Église grecque-catholique et de trois communautés protestantes.

Trump devrait également exhorter Poutine à libérer les personnes emprisonnées pour avoir exercé leur droit à la liberté d'expression et de religion, a déclaré Human Rights Watch. La répression en Russie s'est considérablement intensifiée depuis le premier mandat de Trump et après l'invasion à grande échelle de l'Ukraine en 2022. L'État de droit en Russie a été gravement affaibli : les autorités russes ont instrumentalisé le système judiciaire pour réprimer les dissidents, en adoptant de nouvelles lois criminalisant la liberté d'expression et en abusant de lois existantes.

L’ONG Memorial, l'une des principales organisations russes de défense des droits humains, recense actuellement 883 prisonniers politiques, dont 222 détenus pour leur opposition à la guerre.

Par ailleurs, au moins 151 Témoins de Jéhovah sont actuellement incarcérés en Russie pour avoir pratiqué leur religion, selon leur organisation.

La persécution par les autorités russes des avocats défendant des personnes critiques du pouvoir devrait alerter les responsables américains qui envisagent de renouer des liens commerciaux avec la Russie, a déclaré Human Rights Watch. En janvier, trois avocats de l'opposant décédé Alexeï Navalny ont été condamnés à des peines de prison pour avoir assuré sa défense. L'État a assimilé leur travail juridique auprès de Navalny à une participation à une « organisation extrémiste ».

« Trump a réussi par le passé à convaincre Poutine de libérer des personnes détenues à tort », a déclaré Sarah Yager. « L'engagement actuel de l'administration avec Poutine et le gouvernement russe est une occasion de renouveler ces efforts. »

27.03.2025 à 05:00

Maroc : Un militant condamné pour des opinions exprimées pacifiquement

Human Rights Watch

Click to expand Image Fouad Abdelmoumni (à gauche) et deux autres membres de la coalition « Monarchie parlementaire maintenant » s'adressaient aux médias marocains lors d’une conférence de presse à Rabat, le 28 juin 2011.  © 2011 Abdelhak Senna/AFP via Getty Images

(Beyrouth, le 27 mars 2025) – Le 3 mars 2025, un tribunal de Casablanca a condamné Fouad Abdelmoumni, un militant marocain de premier plan, à six mois de prison et à une amende pour un post publié sur Facebook, ont déclaré aujourd’hui Human Rights Watch et Democracy for the Arab World Now (DAWN). Les autorités marocaines devraient d’urgence mettre fin à leur répression grandissante contre les militants, les journalistes et les défenseurs des droits humains uniquement en raison de l’exercice de leur droit à la liberté d’expression, et annuler sa condamnation. 

Fouad Abdelmoumni, qui se trouvait alors à l’extérieur du pays, a été condamné par contumace à six mois de prison et à une amende de 2 000 dirhams (208 dollars), pour un message publié sur Facebook lors de la visite d’État du président Emmanuel Macron. Fouad Abdelmoumni, qui est membre du Comité consultatif de Human Rights Watch pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, a déclaré qu’il ferait appel de cette condamnation.

« Traîner un énième militant marocain devant un tribunal et le condamner à une peine de prison simplement parce qu’il a exprimé une opinion sur les relations entre le Maroc et un autre pays montre à quel point cette répression de la liberté d’expression est scandaleuse », a déclaré Balkees Jarrah, Directrice par intérim de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch. « Le président Macron devrait faire pression sur le roi du Maroc, son allié, pour qu’il mette fin à ses pratiques répressives et qu’il libère toutes les personnes détenues pour s'être exprimé pacifiquement. » 

La police marocaine a arrêté Fouad Abdelmoumni le 30 octobre 2024 à Temara. Le 1er novembre, un procureur du tribunal pénal d’Ain Sebaa l’a inculpé pour « outrage à des corps constitués » et « signalement d'un crime fictif dont il sait l'inexistence ». Ces accusations font référence à un message publié le 28 octobre sur Facebook qui critiquait les relations maroco-françaises et prétendait que le gouvernement utilisait un logiciel espion pour cibler les dissidents. Fouad Abdelmoumni a été remis en liberté provisoire le 1er novembre.

Le 31 octobre, le procureur général de Casablanca a déclaré que les allégations selon lesquelles les autorités marocaines seraient « impliquées dans la traite d’êtres humains, l’organisation de l’immigration clandestine et l’espionnage à l’aide du logiciel Pegasus » ne reposaient pas sur des preuves suffisantes et étaient fausses.

Une pétition signée par près de 300 activistes et défenseurs des droits humains a appelé les autorités marocaines à annuler la condamnation de Fouad Abdelmoumni, et a aussi demandé « la libération de tous les détenus d’opinion au Maroc et dans les autres pays du Maghreb ».

Fouad Abdelmoumni est le coordinateur de l’Association marocaine de soutien aux prisonniers politiques, et a ouvertement critiqué le système politique marocain. Les autorités le prennent pour cible depuis des années, notamment au moyen de la surveillance numérique, en portant atteinte à sa vie privée et en le harcelant de manière répétée via des médias liés aux services de sécurité marocains, a-t-il déclaré à Human Rights Watch. Il a été prisonnier politique en 1977 et en 1982, période durant laquelle il dit avoir été sujet à la torture et à la disparition forcée.

Fouad Abdelmoumni a appris en 2019 que son téléphone était infecté par Pegasus, un logiciel espion développé et vendu par la société NSO Group, basée en Israël. Ce logiciel donne un accès complet à l’appareil photo, au micro, aux appels vocaux, supports, courriels, messages texte et à d’autres fonctions d’un téléphone, permettant une surveillance étendue de la personne ciblée et de ses contacts. Les enquêtes menées par Amnesty International et Forbidden Stories ont révélé que les autorités marocaines étaient à l’origine, à l’aide de Pegasus, du piratage des smartphones de plusieurs journalistes et défenseurs des droits, ainsi que, probablement, de milliers d’autres personnes entre 2019 et 2021.

En décembre 2020, Fouad Abdelmoumni ainsi que d’autres victimes du logiciel espion ont déposé une demande d’enquête auprès de la Commission nationale marocaine de contrôle de la protection des données à caractère personnel. La Commission n’a pas donné suite à la plainte, affirmant qu’elle « n’était pas compétente pour ce type d’affaires », selon Abdelmoumni. Les autorités marocaines ont nié à plusieurs reprises avoir utilisé Pegasus pour espionner des dissidents.

En 2020, un compte WhatsApp anonyme a envoyé six vidéos à quelques dizaines de personnes, dont des amis, des activistes et des proches d’Abdelmoumni et de sa compagne, les montrant dans des situations intimes avant leur mariage. Fouad Abdelmoumni pense que des caméras ont été secrètement placées dans son appartement.

Le code pénal marocain punit les relations sexuelles consensuelles entre adultes non mariés de peines pouvant aller jusqu’à un an de prison. La diffusion de ces relations peut exposer les femmes en particulier à une stigmatisation durable. Abdelmoumni a déclaré que la diffusion des vidéos l’avait incité à faire temporairement profil bas pour protéger sa partenaire, sa sécurité et sa vie privée. 

Mais en octobre 2020, suite à de nouvelles critiques exprimées par Fouad Abdelmoumni envers les autorités marocaines, Chouf TV a publiquement identifié sa partenaire, cherchant à jeter l’opprobre sur elle. 

Ces dernières années, les autorités marocaines ont intensifié leur répression à l’encontre de dizaines de journalistes et d’activistes des réseaux sociaux, en les condamnant pour diffamation, publication de « fausses nouvelles », « insultes » ou « diffamation » à l’égard de responsables locaux, d’organes de l’État ou de chefs d’État étrangers, et « atteinte » à la sécurité de l’État ou à l’institution de la monarchie.

Une escalade majeure s’est produite lorsque la brigade nationale de la police judiciaire de Casablanca a arrêté, le 1er mars 2025, quatre membres de la famille du créateur de contenu marocain basé au Canada, Hicham Jerando, en représailles apparentes à ses vidéos YouTube qui dénoncent la corruption présumée de personnalités publiques et de hauts fonctionnaires marocains. Les quatre personnes, la sœur de Jerando, son mari, son neveu et sa nièce de 13 ans, attendent d’être jugées pour complicité présumée de « diffusion de faits erronés après atteinte à la vie privée de personnes » et pour leur participation présumée à des menaces.

Ismail Lghazaoui, un activiste, a été convoqué pour interrogatoire en novembre 2024, suite à des appels à protester contre la facilitation par le Maroc des transferts d’armes américaines vers Israël, et a été accusé d’incitation à commettre des infractions. Un tribunal de Casablanca l’a condamné à un an de prison et à une amende de 5 000 dirhams (520 dollars) le 10 décembre. Le 5 février 2025, la Cour d’appel de Casablanca a réduit cette peine à quatre mois de prison, dont deux mois avec sursis, et ordonné sa libération.

Le 11 novembre 2024, le tribunal de première instance de Rabat a condamné Hamid Elmahdaouy, rédacteur en chef du site Internet Badil et critique fréquent du gouvernement, à 18 mois de prison et à une amende de 1,5 million de dirhams (156 600 dollars) pour avoir prétendument « diffusé et distribué de fausses allégations et des faits erronés dans le but de diffamer des personnes, de calomnier et d’insulter publiquement », après avoir mentionné un ministre dans une vidéo. Il avait déjà été condamné à plusieurs peines de prison pour des propos pacifiques. 

Le Parlement marocain devrait abroger toutes les dispositions qui criminalisent les délits de parole non violents, notamment les insultes à l’égard des fonctionnaires et des institutions de l’État, qui peuvent être punies de peines d’emprisonnement en vertu du code pénal. 

La constitution marocaine garantit la protection de la vie privée et de la pensée, de l’opinion et de l’expression. Le Maroc est aussi un État partie au Pacte international relatif aux droits civils et politiques, qui garantit les droits à la liberté d’expression et à la vie privée.

« Les efforts de la monarchie marocaine pour se présenter comme progressiste contrastent fortement avec les agissements des forces de sécurité répressives du pays », a déclaré Balkees Jarrah. « La seule façon d’aligner ces positions est de mettre fin à la répression des opposants et de veiller à ce que les personnes puissent exprimer leurs opinions de manière pacifique. »

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