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Ghorban Behzadian-Nejad, figure du militantisme en Iran, a été arrêté à son tour pour sa contribution à un message critique du pouvoir écrit dans la foulée des manifestations réprimées dans le sang en janvier, a rapporté samedi le quotidien iranien Shargh.
Plusieurs personnalités, qui ont apporté leur soutien et signé ce texte, ont été arrêtées ces derniers jours, dont le cinéaste iranien, Mehdi Mahmoudian, co-scénariste du film « Un simple accident », Palme d'or à Cannes en 2025.
« Nous demandons l'organisation d'un référendum libre et transparent (...) dans le but d'établir un gouvernement national et inclusif et de permettre une transition démocratique », appelait cette déclaration de Mir Hossein Moussavi, figure de l'opposition iranienne et ancien Premier ministre, assigné à résidence depuis 2011.
Ghorban Behzadian-Nejad, qui a fait partie en 2009 de la campagne de Mir Hossein Moussavi, « a été arrêté à son domicile cet après-midi », écrit samedi Shargh.
Selon Shargh, il est l'un des signataires du texte « connu sous le nom de +Déclaration des 17+ ».
Les cinéastes iraniens Jafar Panahi et Mohammad Rasoulof ainsi que Narges Mohammadi, prix Nobel de la paix en 2023 et emprisonnée depuis décembre, sont également signataires du texte.
Le leader étudiant Abdollah Momeni et la journaliste et militante des droits des femmes Vida Rabbani ont été arrêtés ces derniers jours, selon l'agence iranienne Fars.
Ces arrestations interviennent après la répression meurtrière par la République islamique d'une vague de manifestations qui a éclaté en décembre et culminé les 8 et 9 janvier.
L'ONG Human Rights Activists News Agency (HRANA), basée aux Etats-Unis, a dit avoir confirmé 6.955 morts, pour la plupart des manifestants, et a recensé plus de 51.000 arrestations.
Les autorités iraniennes reconnaissent la mort de milliers de personnes mais affirment que la grande majorité étaient des forces de sécurité ou des passants tués par des « terroristes » agissant pour le compte des Etats-Unis et d'Israël.
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Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsUn jour après que les douanes syriennes ont interdit aux camions non syriens d’entrer dans le pays par voie terrestre, le président du syndicat des transporteurs routiers, Bassam Tleiss, ainsi que le président de l’Union nationale des agriculteurs, Ibrahim Tarchichi, ont appelé à des discussions urgentes entre Beyrouth et Damas, dénonçant l'impact direct et négatif de cette décision sur le secteur.
L’Autorité générale syrienne des passages frontaliers et des douanes avait publié vendredi une décision régulant le trafic de marchandises et de transport via les frontières terrestres et les ports maritimes. Conformément à cette mesure, « les camions non syriens ne seront pas autorisés à entrer en territoire syrien via les passages terrestres ». « Le transfert des marchandises entre les camions syriens et non syriens doit avoir lieu dans l’enceinte douanière de chaque passage, selon les procédures établies, à l’exception des camions en transit. Les autorités douanières seront responsables de leur escorte entre les passages conformément aux procédures applicables », ajoute le texte.
Réagissant à cette décision, Bassam Tleiss a estimé que « cette décision a un impact direct et négatif sur le secteur du transport terrestre. Elle touche un large segment de conducteurs, industriels, commerçants et travailleurs de ce secteur, en particulier ceux impliqués dans le transport de denrées alimentaires et de produits périssables, qui ne peuvent tolérer de retards ». Le syndicaliste a également souligné que cette problématique est d'autant plus critique que les « camions syriens continuent d'entrer en territoire libanais et d’y circuler normalement et sans obstacle ».
Après avoir mené des contacts avec le ministre des Travaux publics Fayez Rassamny et le directeur général du transport terrestre et maritime, M. Tleiss a indiqué avoir été informé que la question faisait l’objet d’un suivi sérieux auprès des autorités syriennes « dans le but de résoudre le problème existant et de parvenir à des solutions appropriées garantissant les intérêts des deux pays et empêchant toute répercussion négative sur le commerce et le transport ». Il a également appelé à une réunion urgente réunissant les autorités concernées au Liban et en Syrie, ainsi que les syndicats impliqués, afin d’établir un « mécanisme clair et complet pour organiser le mouvement du transport terrestre entre les deux pays ». « Cela inclut les camions, le transport en transit, le transport touristique et toutes les activités connexes, afin d’assurer le bon déroulement des opérations et de protéger les droits des travailleurs dans ce secteur vital », a-t-il précisé.
De son côté, Ibrahim Tarchichi a appelé les autorités syriennes à exclure les camions libanais de leur décision en raison de ses « répercussions directes sur les secteurs agricole et des transports au Liban ». Il a aussi appelé à la tenue d'une réunion urgente de la commission libano-syrienne chargée des questions de transport, afin de traiter ce dossier et de trouver des solutions pratiques garantissant la fluidité du trafic routier et facilitant l'écoulement des produits agricoles.
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Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsLe chef de la diplomatie italienne Antonio Tajani a définitivement exclu la participation au « Conseil de paix » du président américain Donald Trump en raison de problèmes constitutionnels « insurmontables ».
Ce « Conseil de paix » a été initialement conçu pour superviser la trêve à Gaza et la reconstruction du territoire mais il s'est transformé en organe censé oeuvrer à la résolution des conflits dans le monde.
Or la constitution italienne ne permet pas au pays de se joindre à une organisation dirigée par un seul leader.
« Nous ne pouvons pas participer au Conseil de paix car il existe une limite constitutionnelle. Nous sommes toujours disposés à discuter d'initiatives concernant la paix, nous sommes prêts à faire notre part à Gaza également avec la formation de la police », a déclaré M. Tajani.
Il a évoqué « un obstacle insurmontable d'un point de vue juridique » au lendemain d'une rencontre avec le vice-président américain JD Vance et le secrétaire d'Etat Marco Rubio à l'occasion de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques Milano Cortina.
Il y a deux semaines, la cheffe du gouvernement utraconservateur italien Giorgia Meloni avait déjà déclaré que « la configuration actuelle » de ce conseil « pose objectivement des problèmes, notamment d'ordre constitutionnel ».
D'autres alliés américains, dont la France et le Royaume Uni, ont également exprimé des doutes sur ce « Conseil de paix ».
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