11.05.2026 à 12:00
(Beyrouth, le 11 mai 2026) – Cinq employés du Conseil tunisien pour les réfugiés (CTR) seront rejugés le 13 mai après avoir fait appel des condamnations pénales prononcées contre eux à cause de leur travail d’assistance aux demandeurs d’asile et aux réfugiés en Tunisie, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui. Les autorités tunisiennes devraient mettre fin aux poursuites judiciaires abusives à l’encontre de ces employés, les indemniser pour leur détention illégale et cesser la répression généralisée contre les organisations de la société civile.
En mai 2024, les autorités ont fermé le Conseil tunisien pour les réfugiés et arrêté son directeur fondateur, Mustapha Djemali, ainsi que son chef de projet, Abderrazek Krimi, avant de lancer des poursuites judiciaires contre eux et quatre autres employés. Le 24 novembre 2025, le Tribunal de première instance de Tunis a condamné Mustapha Djemali et Abderrazek Krimi à deux ans de prison, dont six mois avec sursis ; ils ont ensuite été libérés le jour même, ayant déjà purgé leur peine. Le tribunal a acquitté trois autres accusés, tandis que le quatrième était poursuivi dans le cadre d’une procédure distincte. Mustapha Djemali et Abderrazek Krimi ont tous deux fait appel du verdict ; le parquet a également interjeté appel.
« La Tunisie a déployé de gros efforts pour éliminer presque toute l’aide et les protections auxquelles les réfugiés et demandeurs d’asile pourraient accéder », a déclaré Bassam Khawaja, directeur adjoint de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch. « Les autorités devraient mettre fin aux poursuites abusives qui adressent un message effrayant aux organisations effectuant un travail humanitaire. »
Le Conseil tunisien pour les réfugiés, fondé en 2016, apportait une aide au Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) en assurant l’examen initial des demandes d’asile. Il fournissait par ailleurs des hébergements d’urgence et des soins médicaux aux réfugiés et aux demandeurs d’asile. Le 2 mai 2024, le CTR a publié un appel d’offres afin que des hôtels tunisiens proposent des services d’hébergement, ce qui a provoqué une vive polémique sur les réseaux sociaux, dans un contexte de répression contre des migrants. Le lendemain, la police perquisitionnait le siège du CTR à Tunis, fermait l’organisation et arrêtait Djemali. Le 4 mai, elle arrêtait Krimi.
Le 7 mai 2024, un juge d’instruction a ordonné que Djemali et Krimi soient détenus pendant toute la durée de l’enquête portant sur les accusations, qui découlaient des articles 38, 39 et 41 de la Loi n°40 de 1975 relative aux passeports et aux documents de voyage : avoir « renseigné, conçu, facilité ou aidé […] l’entrée ou la sortie clandestine d’une personne du territoire tunisien », « hébergé les personnes entrant dans le territoire tunisien ou le quittant clandestinement » et « participé à une entente ou formé une organisation » dans le but de commettre ces infractions. Le 30 avril 2025, le juge d’instruction a officiellement inculpé les six employés aux termes de la loi de 1975. Le 3 juin 2025, la Chambre d’accusation a alourdi les inculpations en y intégrant les dispositions de l’article 42 de la loi, qui, à elles seules, sont passibles d’une peine pouvant aller jusqu’à dix ans de prison.
Entre mai et juin 2024, les autorités ont par ailleurs gelé les comptes bancaires du Conseil tunisien pour les réfugiés, mais aussi de Djemali et de Krimi, a déclaré à Human Rights Watch un des avocats de la défense. Le CTR a depuis cessé toutes ses activités et le gel de ses comptes l’a empêché de régler ses employés, ses fournisseurs, son loyer ou ses factures d’électricité, ce qui fait qu’il est endetté, a précisé un avocat. Les comptes de Djemali et de Krimi demeurent gelés, ce qui les prive d’accès à leur argent et les met en difficulté économique. Djemali n’a pas pu retirer sa pension de retraite depuis 2024, a confié sa famille à Human Rights Watch.
Le 25 novembre 2025, le tribunal de première instance a reconnu Djemali et Krimi coupables aux termes de l’article 39 de la Loi n°40 de 1975, qui punit « quiconque aura hébergé les personnes entrant dans le territoire tunisien ou le quittant clandestinement » ou « aura affecté un lieu à leur hébergement », a déclaré à Human Rights Watch un des avocats de la défense.
Après avoir consulté l’ordonnance du juge, Human Rights Watch a conclu que les chefs d’accusation étaient uniquement fondés sur le travail légitime du CTR, lequel opérait légalement en Tunisie et était financé presque exclusivement par le HCR. Le juge d’instruction a considéré que les activités de l’organisation consistaient à apporter une aide à des migrants dépourvus de statut légal « pour assurer leur installation dans le pays », alors que les bénéficiaires du travail du CTR étaient des demandeurs d’asile et des réfugiés recensés auprès du HCR en Tunisie. L’ordonnance fait référence à des activités telles que le fait de fournir à des réfugiés et demandeurs d’asile un hébergement et une allocation en espèces , qui sont des prestations ordinaires du HCR dans de nombreux pays, souvent mises en œuvre par l’intermédiaire de partenaires.
Les poursuites judiciaires abusives et les condamnations injustes des employés du Conseil tunisien pour les réfugiés s’inscrivent dans une répression plus large de la société civile en Tunisie et une tendance à criminaliser l’aide humanitaire à destination des réfugiés et des migrants. En 2024, les forces de sécurité ont arrêté au moins six autres employés d’organisations non gouvernementales et entamé des poursuites judiciaires contre d’autres personnes en lien avec leur travail de lutte contre les discriminations ou d’aide aux réfugiés, demandeurs d’asile et migrants.
Depuis janvier 2026, au moins neuf personnes travaillant pour des organisations de la société civile ont été condamnées à des peines de prison à cause de leur travail, pourtant légitime. le 19 mars, un tribunal de Tunis a condamnéSaadia Mosbah, une éminente défenseure des droits humains, présidente de l’association de lutte contre le racisme Mnemty (« Mon rêve »), à huit ans de prison et à une lourde amende, en lien avec des accusations de malversations financières.
Les autorités ont mis fin à quasiment toutes les actions d’assistance et de protection en faveur des réfugiés et demandeurs d’asile en Tunisie. Non seulement elles ciblent et font fermer les organisations d’aide, mais en juin 2024 elles ont intimé au HCR de suspendre le traitement des demandes d’asile. Le pays ne dispose toujours pas de cadre légal national en matière de droit d’asile. Par conséquent, les demandeurs d’asile se retrouvent dans une situation de flou juridique, sans accès à une protection en vertu du droit international, ce qui les expose au risque d’être arbitrairement arrêtés et expulsés.
La Tunisie est un État partie au Pacte international relatif aux droits civils et politiques et à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, qui garantissent le droit à la liberté d’association, à ne pas subir d’arrestation ou de détention arbitraires, ainsi que le droit à un procès équitable. La Charte africaine protège par ailleurs le droit à demander et obtenir l’asile en cas de persécution et la Constitution tunisienne de 2022 garantit le droit à l’asile politique.
La Tunisie est également un État partie à la Convention de 1951 des Nations Unies relative au statut des réfugiés et à la Convention de 1969 de l’Organisation de l’union africaine régissant les aspects propres aux problèmes des réfugiés en Afrique, qui toutes deux protègent les droits des réfugiés et des demandeurs d’asile. Ces textes interdisent en particulier de criminaliser les personnes pour leur entrée ou leur séjour irréguliers sur un territoire, si elles se présentent rapidement aux autorités.
Dans un rapport de 2025, le Comité des Nations Unies pour l’élimination de la discrimination raciale a recommandé que la Tunisie réforme son cadre législatif afin de veiller à ce que les organisations de la société civile disposent d’un espace ouvert, y compris celles qui travaillent avec les groupes ethniques minoritaires, les demandeurs d’asile, les réfugiés et les migrants.
« Les travailleurs humanitaires ne devraient pas vivre dans la crainte d’être arbitrairement arrêtés, poursuivis, voire emprisonnés pendant des années », a conclu Bassam Khawaja. « Les mesures des autorités tunisiennes bloquant le traitement des demandes d’asile et ciblant les organisations d’aide ont un impact dévastateur sur les réfugiés et demandeurs d’asile présents dans le pays. »
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08.05.2026 à 06:00
(Nairobi) – Les autorités rwandaises devraient mener une enquête efficace, indépendante et transparente sur le décès en détention d’Aimable Karasira, un universitaire rwandais et détracteur de premier plan du gouvernement, a déclaré aujourd’hui Human Rights Watch. Il est décédé le jour où il devait être libéré de prison.
Les poursuites contre Aimable Karasira ainsi que son incarcération sont emblématiques de la répression menée par le Rwanda contre la dissidence et la liberté d’expression. Sa mort s’ajoute à la liste des disparitions et des décès suspects de personnes perçues comme des détracteurs et des opposants au gouvernement, et l’incapacité des autorités à rendre justice dans ces affaires envoie un message délibérément intimidant.
« Il y a de nombreuses raisons de s’interroger sur les circonstances entourant la mort en détention d’Aimable Karasira, notamment les années de harcèlement et de persécution qu’il a subies de la part des autorités », a déclaré Clémentine de Montjoye, chercheuse senior sur la région des Grands Lacs à Human Rights Watch. « Le gouvernement a la responsabilité de prouver qu’Aimable Karasira n’a pas été tué illégalement, et les partenaires du Rwanda devraient suivre cela de près. »
Les Services correctionnels du Rwanda (Rwanda Correctional Services) ont annoncé qu’Aimable Karasira était mort d’un surdosage médicamenteux alors qu’il s’apprêtait à être libéré le 6 mai 2026. Un porte-parole de l’agence a déclaré aux médias locaux qu’« il a pris de grandes quantités de médicaments qui lui avaient été prescrits pour une affection préexistante ». Selon les médias, il serait décédé à l’hôpital du district de Nyarugenge à Kigali, la capitale.
Aimable Karasira a commencé à subir des pressions et des menaces après avoir publié une vidéo sur sa chaîne YouTube en 2020 au sujet de la perte de proches lors du génocide de 1994 ainsi qu’aux mains du Front patriotique rwandais (FPR) au pouvoir au lendemain de celui-ci. En août 2020, exprimant craindre pour sa sécurité, il a déclaré à Human Rights Watch : « J’ai reçu des lettres, des menaces. Je reçois des appels provenant de numéros que je ne connais pas. Un représentant du gouvernement a été envoyé pour négocier avec moi et m’a dit d’arrêter de publier mes opinions. »
Alors que les menaces et le harcèlement s’intensifiaient, il a déclaré que des agents des services de renseignement lui avaient ordonné de publier de fausses informations sur des opposants au gouvernement sur sa chaîne YouTube. Aimable Karasira a été arrêté en mai 2021 et inculpé de négation et de justification du génocide ainsi que de divisionnisme, qui constituent des crimes au Rwanda.
Tout au long de sa détention, Aimable Karasira a été victime d’actes de torture, de mauvais traitements et d’une privation de soins médicaux. Lors d’une audience le 30 mai 2022, Aimable Karasira a déclaré au tribunal que les autorités pénitentiaires de Nyarugenge l’avaient torturé – notamment en le privant de sommeil, en l’exposant à une lumière constante et à de la musique forte, et en le frappant — afin de le punir et de le contraindre à assister aux audiences. Aimable Karasira et son avocat ont déclaré à la cour qu’on lui refusait tout traitement médical pour son diabète et ses troubles mentaux, et qu’il avait été conduit de force au tribunal alors qu’il n’était pas en état de participer au procès. Il a également accusé les autorités pénitentiaires de lui fournir une nourriture inadéquate et insuffisante et de lui refuser l’accès à l’argent envoyé par des amis ou des proches, avec lequel il aurait pu acheter des articles en prison.
Le procureur avait fait appel de son acquittement pour plusieurs chefs d’accusation, notamment la négation et la justification du génocide, et avait requis une peine de 30 ans d’emprisonnement, dont le verdict était en attente au moment de son décès. Mais comme Aimable Karasira avait déjà purgé quatre ans de sa peine de cinq ans en détention provisoire, celle-ci touchait à sa fin et il devait être libéré le 6 mai.
Le gouvernement rwandais a depuis longtemps l’habitude de se soustraire à son obligation de garantir des enquêtes transparentes et indépendantes sur les décès de détenus et de détracteurs politiques de premier plan placés en détention par l’État, a déclaré Human Rights Watch.
Le décès d’Aimable Karasira rappelle la mort en détention en 2020 du chanteur et détracteur du gouvernement Kizito Mihigo. Le 17 février 2020, les autorités rwandaises ont annoncé que celui-ci était décédé dans une cellule du commissariat de Remera à Kigali, quatre jours après avoir été arrêté à nouveau alors qu’il tentait de fuir le pays. Avant sa mort, Kizito Mihigo avait déclaré à Human Rights Watch qu’il était menacé et craignait que des agents de l’État ne le tuent.
Tout comme Aimable Karasira, la volonté de Kizito Mihigo de remettre en question certains éléments du récit officiel du gouvernement concernant le génocide avait fait de lui une cible. Les voix et l’autorité morale de ces deux hommes trouvaient un écho auprès du public et alarmaient les représentants de l’État. Dans les deux cas, les autorités rwandaises ont rapidement présenté des explications officielles : un suicide dans le cas de Kizito Mihigo et une suspicion d’un surdosage médicamenteux dans celui d’Aimable Karasira.
Comme le stipule la Version révisée du Manuel des Nations Unies sur la prévention des exécutions extrajudiciaires, arbitraires et sommaires et les moyens d’enquête sur ces exécutions (« Protocole du Minnesota »), les obligations de chaque État de respecter et de protéger le droit à la vie impliquent qu’il est responsable d’un décès en détention sauf preuve du contraire, en particulier dans les cas où « la personne décédée […] était, avant sa mort, un opposant politique au gouvernement ou un défenseur des droits de l’homme ; elle souffrait de problèmes de santé mentale reconnus ; ou elle s’est suicidée dans des circonstances inexpliquées. »
Pour établir la responsabilité de la mort d’Aimable Karasira, les autorités rwandaises devraient inviter un groupe d’experts indépendants à mener une enquête impartiale, approfondie et transparente, a déclaré Human Rights Watch. Parmi ces experts devraient figurer le Rapporteur spécial de l’ONU sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires ainsi que des membres du Groupe de travail de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples sur la peine de mort, les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires et les disparitions forcées en Afrique. Cette enquête devrait inclure une autopsie et ses conclusions devraient être rendues publiques.
Les partenaires régionaux et internationaux du Rwanda, qui sont restés longtemps silencieux face à la répression croissante de ce gouvernement, devraient appeler publiquement à une enquête indépendante.
« Aimable Karasira n’est que le dernier détracteur du gouvernement en date à avoir connu une mort suspecte », a conclu Clémentine de Montjoye. « Les partenaires du Rwanda devraient prendre la défense de hommes et des femmes qui risquent leur vie pour s’exprimer et condamner la répression de plus en plus intense à l’encontre des voix dissidentes dans le pays. »
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Articles
TV5 Monde (+ vidéo)
06.05.2026 à 17:47
Le dernier rapport publié par le Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (Integrated Food Security Phase Classification, IPC), au sujet du Soudan du Sud, dresse un bilan terrible des immenses souffrances infligées aux civils par les parties belligérantes dans ce pays. Publié le 28 avril, ce rapport avertit que la situation est encore pire que prévu : 7,8 millions de personnes ont désespérément besoin d’aide alimentaire.
Le rapport note que 73 000 personnes sont confrontées à la famine et au risque de mort dans les États du Haut-Nil et de Jonglei, où les combats entre les forces gouvernementales et l’Armée populaire de libération du Soudan en opposition (Sudan People's Liberation Army-in-Opposition, SPLA-IO) se sont intensifiés depuis 2025. Plusieurs zones de ces deux États sont menacées par la famine.
Les taux de malnutrition chez les enfants ont atteint des niveaux dramatiques. Environ 2,2 millions d’enfants de moins de cinq ans, notamment à Abiemnhom, souffriraient de malnutrition aiguë ; sans traitement nutritionnel d’urgence, ces enfants risquent de subir des séquelles physiques et cognitives à vie, ou de mourir de faim. Des journalistes souhaitant mettre en lumière les histoires reflétées par ces chiffres ont récemment partagé avec Human Rights Watch des photos d’enfants malnutris d’Akobo, dans l’État de Jonglei.
La crise humanitaire est le résultat des actions des parties belligérantes.
Selon les médias, les forces des deux camps ont commis des meurtres illégaux, des agressions sexuelles, y compris des viols de civiles, des actes de pillage et des incendies de biens civils. Des bombardements menés par les forces gouvernementales ont touché des infrastructures essentielles, y compris des hôpitaux.
Depuis fin 2025, l’armée a émis dans les États du Haut-Nil et de Jonglei de nombreux ordres d’évacuation, qui dans plusieurs cas étaient illégaux en raison de leur portée excessive ; l’opposition a émis au moins trois ordres de ce type. Le 6 mars, l’armée a ordonné aux civils, au personnel de l’ONU et aux organisations humanitaires d’évacuer la ville d’Akobo et son comté, dans l’État de Jonglei ; ceci a contraint le personnel des organisations d’aide humanitaire et une grande partie des 270 000 habitants à fuir cette région.
Ces ordres d’évacuation étaient accompagnés de mesures délibérées du gouvernement visant à bloquer l’accès à l’aide dans les zones contrôlées par l’opposition, ainsi que de mesures administratives coercitives.
Les partenaires du Soudan du Sud ont condamné avec une fréquence accrue les actions du gouvernement, mais ces propos devraient être suivis de sanctions à l’encontre des responsables qui entravent délibérément l’aide humanitaire, ainsi que d’un soutien financier accru à une telle assistance. Les membres du Conseil de sécurité de l’ONU devraient avertir le gouvernement sud-soudanais ainsi que l’opposition que s’ils ne permettent pas aux civils d’accéder immédiatement et en toute sécurité à l’aide humanitaire, ils envisageront des sanctions ou d’autres mesures visant l’obligation de rendre des comptes.
Les dirigeants du Soudan du Sud et de l’opposition devraient garder à l’esprit que ces actes – l’entrave à l’aide humanitaire, la facilitation de la famine et les attaques violentes contre des civils – sont susceptibles de poursuites en tant que crimes au regard du droit international ; ils pourraient donc en être tenus responsables, et le seront.
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