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28.09.2026 à 19:00

Au Poste
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« Faites mieux ! » La consigne date de 2022. À quelques mois de la présidentielle, les sondages installent Marine Le Pen et l’union des droites se rebaptise « arc républicain », avec la bénédiction des grands médias. Au Poste et Diagrammes prennent la consigne au mot. Premier round, au Point Ephémère à Paris, le Club de la presse indépendante : StreetPress, On Rembobine et Blast. Deuxième round : à quand un internationalisme de gauche affranchi du campisme ? Avec Chowra Makaremi, Somayeh Rostampour et Hamad Gamal, animé par Michel Feher. Et le concert de Zeid Hamdan et Salwa Jaradat
Texte intégral (958 mots)

« Faites mieux ! » L’invitation lancée en 2022 par Jean-Luc Mélenchon n’a rien perdu de son actualité. Même si le chef de file des Insoumis a par la suite renoncé à prendre sa retraite, on ne peut qu’adhérer à sa conviction que, faute de nous améliorer, nous ne serons pas en mesure de barrer la route du pouvoir à l’extrême-droite.

À quelques mois de l’élection présidentielle, l’inquiétude ne procède pas seulement des sondages qui annoncent la victoire de Marine Le Pen. Elle se nourrit surtout de la perspective d’une entente, parrainée par le patronat et validée par les grands médias, entre toutes les composantes des droites et du centre. Appelé « arc républicain », ce partenariat en formation se donne pour mission de faire passer un basculement inédit depuis 1940 pour une transition à peine perceptible et, ce faisant, de jeter un soupçon de sédition sur celles et ceux qui auront le front de s’en émouvoir.

Dans ce contexte, il ne suffit pas d’espérer que la gauche s’unisse ou que son électorat se reporte sur le candidat le mieux placé pour la représenter. Conjurer le sort que l’air du temps semble nous réserver engage chacun d’entre nous à défier le sens commun que nos adversaires sont parvenus à imposer. Or, pour espérer reprendre la main, on ne peut se borner à dénoncer les injustices et la cruauté distinctives du programme de l’union des droites, et encore moins s’abaisser à transiger avec les phobies qu’il agite au motif qu’un électorat réputé populaire y serait sensible : l’enjeu consiste plutôt à montrer que ce qui nous semble digne d’être revendiqué est aussi plus attirant que l’alliage de morgue et de ressentiment constitutif de l’arc républicain.

Désireux d’apporter leur contribution à cette tâche, Au Poste et Diagrammes se sont associés pour réunir des journalistes, des chercheurs/euses et des activistes dont le travail est de nature à nous permettre de faire mieux.

Rendez-vous au Point Ephémère, 28 septembre 2026

19h30 - Club de la presse indépendante

Avec Mathieu Molard (StreetPress), Céline Massin (Rembobine), Ibrahim Benaissa (Blast), Elsa Gautier (Rédactrice en chef Socialter), animé par David Dufresne

21h - À quand un internationalisme de gauche affranchi du campisme ?

Avec Chowra Makaremi, Somayeh Rostampour et Hamad Gamal, animé par Michel Feher

L’internationalisme a-t-il besoin de nouvelles lunettes ? Jusqu’à une date récente, il en existait deux modèles concurrents. Le premier, d’inspiration libérale, orientait le regard vers les résistances à la mainmise des États sur les sociétés civiles. Le second, porté par les gauches radicales, ouvrait les yeux sur les luttes des peuples contre les bénéficiaires de leur exploitation et le pillage de leurs ressources. Conçus lors de la Guerre froide, ces prismes rivaux offraient un confortable sentiment de continuité à leurs usagers : les uns y puisaient la conviction que la dissolution de l’Union soviétique ne dispensait aucunement de traquer les résurgences du totalitarisme, les autres la certitude que la mondialisation néolibérale ne modifiait en rien les enjeux du combat contre l’impérialisme. En outre, tant les lunettes antitotalitaires que leurs rivales antiimpérialistes étaient taillées pour occulter les causes qui ne correspondaient pas à leurs priorités. Ainsi s’explique leur remarquable longévité.

Cependant, toutes deux peinent désormais à remplir leur office. Que reste-t-il en effet de l’internationalisme libéral lorsque Washington et ses alliés sponsorisent un génocide à Gaza, autorisent leur protégé émirati à en commanditer un autre au Soudan et s’accordent avec Moscou pour promouvoir l’extrême droitisation de Europe ? Et qui défend le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes à l’heure où Vladimir Poutine nie l’existence de l’Ukraine, où Recep Tayyip Erdogan prive les Kurdes de toute autonomie, où Narendra Modi réserve la nationalité indienne aux Hindous, où le régime iranien tire parti des assauts israélo-américains pour réprimer toute contestation du nationalisme persan et où Xi Jinping attend patiemment l’issue des « opérations spéciales » russe et israélienne pour décider de l’opportunité d’une invasion de Taïwan ?

Afin de desserrer l’emprise des brutes qui dominent le monde, l’internationalisme est plus nécessaire que jamais. Mais encore faut-il que celles et ceux qui s’en réclament le délivrent des œillères héritées d’un âge révolu. Il en va de notre lucidité mais surtout de la construction de solidarités entre tous les mouvements de résistance à la dystopie planétaire. Dira-t-on que ce travail de tissage a peu à voir avec une campagne présidentielle ? Il n’est certes pas question d’attendre la lumière d’un nouveau chef de file du « monde libre » ou projeter ses espoirs sur on ne sait quelle « patrie du socialisme ». Pour autant, face au nombre sans cesse croissant de dirigeants aussi hostiles à l’autodétermination des populations tombées sous leur joug qu’aux libertés de leurs propres citoyens, être en mesure de compter sur un gouvernement favorable à la refondation de l’internationalisme ne serait pas du luxe.

22h30 - Concert Zeid Hamdan et Salwa Jaradat

Entrée libre !

28.09.2026 à 12:00

Au Poste
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Pour cette grande première, Julien Le Guet (Bassines non merci), assigné à résidence reçoit Caroline Proust (Cancer Colère 86) et Pétra Bernus (étudiante infirmière, militante Révolution permanente, ex candidate aux élections municipales de Bordeaux)
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Le teaser de l'émission

Six mois fermes - chronique d'une peine politique sous bracelet

Julien le Guet, l'un des porte-parole de Bassines non merci, mouvement de lutte contre les bassines et pour un autre modèle d'irrigation, s'apprête à subir une peine d'enfermement sous bracelet, de six mois vous l'aurez deviné. Face à cela, une équipe s'est montée pour ne pas laisser prise à l'isolement et à la silenciation que charie la répression avec elle. Nous, membres des mouvements BNM, antifa, Soulèvements... allons accompagner notre camarade dans cette peine.

Durant ces six mois, Julien vous accueillera en direct depuis son grenier, pour parler et faire parler des invités de peines politiques, de l'actualité de nos luttes et de luttes alliées, de répression, mais aussi n'en doutons pas, faire des jeux de mots et de la flûte.

L'émission durera 55mn, sera accueillie par le média Au poste, et sera diffusée en direct sur Peertube (avec chat pour celleux qui souhaiterons participer à l'écrit), retransmise sur youtube et twitch. Puis elle sera accessible en rediffusion, en vidéo et audio, sur les plateformes de diffusion direct et chez des radios associatives alliées (liste en constitution). Une "rallonge" est envisagée, pour une deuxième heure de discussion plus libre (vous verrez, on a prévu un programme de chroniques variées et rythmées), avec invité·es et/ou échanges par le chat.

Alors pour six mois, à compter de la pose du bracelet, nous nous dirons À lundi!

28.09.2026 à 07:00

Au Poste
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A 7h30 : Dix ans après sa panthéonisation, Jean Zay revient hanter l’actualité française. Il a fallu dix ans à l’historien et cinéaste Laurent Véray, notre invité, pour obtenir l’accès aux archives privées de ce ministre du Front populaire, emprisonné quatre ans par Vichy avant d'être assassiné par la Milice en 1944. Son documentaire, Haute Solitude, refusé par France Télévisions qui jugeait la figure "pas assez connue", sort en salles en pleine remontée de l’extrême droite qu’il entend précisément éclairer par le passé. A 8h30 : Sept mois avant la présidentielle, un rapport de dix juristes alerte : la France est vulnérable à un « choc autoritaire ». Léa Balage El Mariky l’a commandé avec deux autres élues écologistes. Elle est au Poste.
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Chaque lundi matin, Au Poste tente de mettre un peu de trouble dans l’ordre médiatique dominant.

"France Déter" accueille des invité·e·s, tient des revues de presse particulières, donne le temps des nuages et des luttes, explore le passé, étrille le présent.

Sans oublier la météo des luttes, notre revue de presse antifa, les convocations de la semaine, radio police, revue de presse de la maison poulaga.

C’est en direct, c’est fait maison. Préparez le café !

25.09.2026 à 09:00

Au Poste
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95 000 : c’est le nombre estimé de femmes qui auraient participé au génocide des Tutsis du Rwanda (un million de victimes entre avril et juillet 1994).
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Dans Comme des hommes, femmes politiques génocidaires au Rwanda, l’historienne Juliette Bour retrace la trajectoire de quinze femmes dirigeantes politiques, toutes condamnées pour leur participation au génocide. Une plongée le Rwanda pré génocide qui permet de comprendre les mécanismes qui les ont menées à ces violences extrêmes.

24.09.2026 à 19:00

Au Poste
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L’été 2026 est-il celui de la bascule ? La France a connu cinq canicules entre les mois de mai et d’août. Plus de 7000 morts, à domicile, mais aussi au travail, sur des chantiers. Nos infrastructures ont lâché : les réseaux électriques n’ont pas tenu, causant des coupures de courant, la SNCF a dû annuler des trains, devenus trop dangereux sans climatisation, des réacteurs nucléaires ont été mis à l’arrêt, des festivals ont été annulés. On s’est rendu compte que dans ce monde à presque +1,5 °, la vie ne pouvait pas continuer comme avant.
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Les animaux d’élevage sont morts par millions, au point que les services d’équarrissage ont été saturés, la sécheresse a frappé dès le mois de mai. L’agriculture a pris de plein fouet la vague, avec des chutes de rendement parfois catastrophiques.
Bien sûr, les feux, dans le Diois, à Fontainebleau, en Gironde et ailleurs, ont ravagé de manière inédite une partie des forêts françaises. La catastrophe n’a jamais été aussi visible pour nous.

Alors maintenant, que faire ? Cet été dantesque nous permet-il d’espérer au moins un sursaut général ? Comment faire face à la catastrophe, individuellement, mais aussi – surtout - collectivement?

On en parle avec nos deux invité.e.s.
Corinne Morel-Darleux est autrice et militante écosocialiste. Elle a entre autres publié Plutôt couler en beauté que flotter sans grâce (2019), Alors nous irons trouver la beauté ailleurs (2023) ou encore Du fond des océans les montagnes sont plus belles (2025) aux éditions Libertalia.

Thomas Wagner est le fondateur et rédacteur en chef du média indépendant Bon Pote, consacré au changement climatique.

23.09.2026 à 09:00

Au Poste
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Derrière la déflagration Grasset du printemps dernier, une autre crise couvait : celle d’une édition indépendante ô combien salutaire mais fragile. Un distributeur en cessation de paiement, Makassar, et ce sont des dizaines d'éditeurs en panne. Avec nous : Marina Simonin des Éditions sociales et La Dispute ; Arnaud Viviant, critique et auteur de L’art d’avoir toujours raison en littérature (à paraitre ces jours ci aux éditions du Rocher) et Anaïs Massola, libraire (Le Rideau rouge à Paris) et membre du Syndicat de la librairie.
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L'éditrice Marina Simonin (La Dispute, éditions sociales) démonte la mécanique du marché du livre : le distributeur, acteur de l'ombre, encaisse à l'aller comme au retour, que le livre se vende ou finisse au pilon. D'où la surproduction. Et un chiffre qui dit tout : «il y a quatre gros groupes, qui se partagent 90% du marché de l'édition». Bolloré en est «la face la plus hideuse de tout ce qu'on combat politiquement et matériellement», mais pas la seule : Madrigall, alias Gallimard, a jadis éjecté ses maisons de sa distribution. Pour elle, les livres sont «des armes, des outils», et il faut s'attaquer au pouvoir de l'argent sur la culture. Aux auteurs de gauche, elle conseille de parier sur les indépendants, car quand le vent tourne, les éditeurs bourgeois, prévient-elle, «ils vont nous tourner le dos, ils vont pactiser avec la droite, avec l'extrême droite». Sa réponse : «il faudrait exproprier les gros groupes de l'édition» et mutualiser la distribution.

Arnaud Viviant, pilier du Masque et la Plume, qui publie L'Art d'avoir toujours raison en littérature, joue les francs-tireurs. La chaîne du livre ? «Evidemment, tout le monde est enchaîné», et «Celui qui est tout en bas, c'est l'auteur». Il bouscule le label «indépendant», rappelle que selon lui le libraire reste un commerçant, et soutient que la lecture ne baisse pas : c'est le livre neuf qui recule. Bolloré ? La culture est une marchandise, «mais c'était une propagande comme les autres, pour lui». Sa solution, sur le modèle de Jack Lang cassant le cartel du cinéma en 1981 : «il faudrait démanteler Bolloré».

22.09.2026 à 19:00

Au Poste
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Pendant plus d’un siècle, le cinéma reposait sur une technique solide et universelle : la pellicule argentique. Mais en l’espace de quelques années seulement, au début des années 2010, l’industrie argentique est complètement remplacée par celle, pleine de promesses et d’avantages apparents, du numérique, au point que l’on assiste à un effondrement quasi-total de la première.
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Raphaël Martin, doctorant en cinéma à l’École Normale Supérieure, vient nous démontrer que cette transition va bien au-delà d’un simple changement de support. Comment la digitalisation du cinéma a-t-elle restructuré en profondeur le 7ème art et quelles en sont les conséquences sur les plans économique et artistique ? De la « mutation imprévue des métiers » à la « fragilisation de la conservation des films » en passant par une « potentielle standardisation esthétique », nous discuterons des effets de cette transition et des dynamiques idéologiques qui l’ont orientée.

Pour cette rentrée de Silence Plato, nous recevrons également Clément Colliaux, critique et co-créateur de la chaîne cinéphile Prisme Cinéma et Cloé Tralci, critique pour la revue Bref Cinéma, pour faire le point actu sur les films de cette rentrée 2026 qui valent le détour !

21.09.2026 à 07:00

Au Poste
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Un ministre de l’Intérieur qui confirme une drogue imaginaire au wagon-bar, un replay d’Adèle Haenel qui s'évapore : Tristan Waleckx et Anna Arzoumanov disent qui débranche le micro, et comment. Chaque lundi matin, Au Poste tente de mettre un peu de trouble dans l’ordre médiatique dominant.
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La rencontre avec Tristan Waleckx et Anna Arzoumanov

Tristan Waleckx, rédacteur en chef de Complément d'enquête, raconte la scène du wagon-bar. Début avril, jour de la garde à vue de Rima Hassan, Laurent Nuñez, flanqué de Sébastien Lecornu, confirme devant des journalistes politiques une drogue qui n'existe pas. «Tout en haut, le ministre de l'Intérieur lui-même avait contribué à ce que la fuite de cette fausse information circule», celui-là même qui supervise l'enquête de l'IGPN et condamnait les fuites sur BFM. Briser le off? «Bah non, on ne balance pas nos sources.» Place Beauvau annule l'interview au dernier moment: «La caméra était déjà installée, la lumière, etc. Tout était prêt». Puis vient «un démenti du ministre qui n'en est pas vraiment un».

Anna Arzoumanov, chercheuse, autrice de Censure (Anamosa), se méfie du mot brandi pour clore tout débat: «Parce que la censure est toujours du mauvais côté.» Sur Adèle Haenel effacée du replay de La Grande Librairie, aucune hésitation: «cas de censure caractérisée», nourrie par «une sorte de prime à l'agitation». La grève contre Charles Sapin à France Inter? «quand on fait grève, on n'empêche pas la parole d'autrui». Elle démonte la métapolitique réactionnaire, qui cherche à «transformer chaque cas en enjeux civilisationnels», et ses relais inattendus: «des personnes qui ne sont pas convaincues à la cause de l'extrême droite, se mettent en fait à adopter ce vocabulaire».

20.09.2026 à 14:00

Au Poste
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Au Poste sera dans les rues pour vivre la grande manifestation unitaire contre la Loi Permis de tuer examinée au Sénat en octobre. Marche à l’initiative de Stop aux Violences d’Etat (Save) et Justice pour Adama, avec le Syndicat des Avocat·es de France, flagrant déni, Amnesty International et la Ligue des droits de l’Homme.
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17.09.2026 à 19:00

Au Poste
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Le 23 août dernier, nous étions nombreux, nombreuses, à nous souvenir. À refuser d’oublier, surtout. Refuser d’oublier et pardonner l’évacuation, trente ans plus tôt, des sans-papiers de l’église Saint-Bernard. Sa violence. Et les mots du ministre de l’Intérieur, qui osait alors parler d’« humanité et de cœur ».
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Trente ans plus tard, la situation des personnes étrangères s’est encore dégradée. Les lois se succèdent, sans trêve, restreignant les droits, fabriquant toujours plus de sans-papiers, tandis que le racisme gagne du terrain. Mais les luttes des personnes étrangères et de celles et ceux qui les soutiennent ne datent pas d’hier. Elles s’inscrivent dans une histoire longue, faite de mobilisations, de solidarités, de victoires aussi bien que de moments difficiles. Pour raconter cette histoire, j’ai invité, jeudi 17 septembre à 19 heures, l’historienne Delphine Diaz, autrice de Nous sommes tous des enfants d’immigrés!, un livre consacré à ces luttes, qui paraît en cette rentrée. Nous parlerons des mobilisations, des soutiens, des modes d’action, des temps forts comme des temps durs. Une histoire pour comprendre d’où viennent ces combats. Et, peut-être, pour donner envie de les poursuivre.

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