19.06.2026 à 12:02

"Quarante petites minutes pour balayer tous les sujets de l’actualité", attaque Libération. "Le président de la République était interrogé dans l’émission 'L’Événement', au lendemain du sommet du G7 à Évian [jeudi 18 juin]" [Le Monde]. "Il a évoqué, pêle-mêle, la situation au Proche-Orient, la guerre en Ukraine et les débats autour de la mort de […]
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"Quarante petites minutes pour balayer tous les sujets de l’actualité", attaque Libération. "Le président de la République était interrogé dans l’émission 'L’Événement', au lendemain du sommet du G7 à Évian [jeudi 18 juin]" [Le Monde]. "Il a évoqué, pêle-mêle, la situation au Proche-Orient, la guerre en Ukraine et les débats autour de la mort de Lyhanna", résume le journal du soir.
"Face à Caroline Roux, le président de la République est notamment revenu sur le protocole d’accord entre l’Iran et les États-Unis, signé mercredi soir à Versailles (Yvelines)", relate Le Parisien. "Mais interrogé sur le conflit déclenché il y a près de quatre mois par Washington, il a surtout répété une chose : la France n’a jamais vraiment compris quels étaient les objectifs poursuivis par les États-Unis", analyse le HuffPost. "Lorsqu’on lui demande qui a gagné cette guerre après 108 jours de combats, Macron refuse d’ailleurs d’entrer dans 'cette logique'", ajoute le pureplayer.
"Alors que des voix critiques s’élèvent, notamment outre-Atlantique, pour dénoncer une 'capitulation' américaine, en référence aux reculades des États-Unis dans plusieurs dossiers, le chef de l’État a refusé d’utiliser ce terme" [Le Monde].
"C'est toujours mieux d'avoir un accord que la guerre, surtout quand il peut y avoir des risques d'escalade", a ajouté le président français [La Libre]. "On rentre dans une nouvelle phase qui est celle de la coopération, du dialogue, qui est mieux que la guerre". "Malgré tout, le locataire de l’Élysée ne veut pas être utopiste, expliquant ne 'pas croire du tout' que la guerre 'soit totalement terminée'", cite Libération.
"Pour [que les négociations] se finissent, la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni sont indispensables", considère le président [France info]. "Macron, qui n'a pas participé aux négociations sur la guerre en Iran, ne peut s'attribuer le mérite de la décision de Trump de signer l'accord. Mais il a permis d'obtenir ce moment historique, replaçant ainsi l'Europe au cœur d'une guerre que les États-Unis et Israël ont lancée conjointement sans consulter leurs alliés occidentaux", analyse le média américain Greenwich Time.
Le président a tout de même "noté une conséquence : une baisse progressive des prix à la pompe. Concernant le Liban, il a appelé Benyamin Netanyahou à 'faire preuve de responsabilité et de rationalité'" [Ouest France].
"Le président de la République a également évoqué la situation en Ukraine, abordée lors du sommet [du G7], où était invité Volodymyr Zelensky", explique Le Parisien. "Le chef de l’État s’est montré optimiste quant au retour de Washington à la table de négociations", observe le quotidien. "Je suis convaincu que le président Trump va […] mettre plus d’engagement pour qu’on puisse collectivement aider l’Ukraine", a-t-il expliqué sur France 2, estimant que Donald Trump pourrait "mettre plus de pression sur la Russie".
"Habituellement réticent à soutenir Kiev, Donald Trump a assuré lors de ce sommet que la Russie 'devrait conclure un accord'. Il a aussi affirmé que Washington pourrait rétablir les sanctions contre le pétrole russe, alors que les cours du brut sont en baisse depuis l’annonce d’un accord entre l’Iran et les États-Unis", développe Libération. "Une victoire pour les dirigeants européens et pour le président ukrainien Volodymyr Zelensky après son désastre diplomatique à la Maison-Blanche en mars 2025", retrace le Greenwich Time.
Enfin, Emmanuel Macron a également évoqué la politique intérieure. "À propos de l’affaire Lyhanna, cette jeune fille de 11 ans retrouvée morte dans le Gers, [il] a estimé que 'nos sociétés vivent dans une violence avec des situations inacceptables'. Selon lui, 'si on veut qu’elle soit féconde, [l’indignation générale, ndlr] doit se traduire par des gestes utiles'", cite L'Opinion.
"La mort de la jeune fille a soulevé une immense émotion dans le pays en raison notamment du profil du suspect, jamais poursuivi alors qu’il a été visé par plusieurs plaintes pour agressions et viols sur mineurs", rappelle Libération. "Je l'ai dit dès le premier jour, il y a des choses qui n'ont pas été bien faites", a-t-il ajouté [France info]. "Un travail d'inspection a été demandé. Il sera rendu le 22 juin", conclut le média.
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18.06.2026 à 12:02

"Les nouveaux OGM ont le champ libre en Europe", titre Mediapart. Le 17 juin, l'institution a donné son ultime feu vert à "des nouvelles techniques génomiques (NGT) dans l'agriculture" [Le Temps]. Celles-ci "peuvent rendre des plantations plus résistantes à la sécheresse ou aux maladies mais inquiètent des défenseurs de l'environnement et des petits exploitants", poursuit […]
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"Les nouveaux OGM ont le champ libre en Europe", titre Mediapart. Le 17 juin, l'institution a donné son ultime feu vert à "des nouvelles techniques génomiques (NGT) dans l'agriculture" [Le Temps]. Celles-ci "peuvent rendre des plantations plus résistantes à la sécheresse ou aux maladies mais inquiètent des défenseurs de l'environnement et des petits exploitants", poursuit le média suisse.
"Variétés moins gourmandes en eau ou en pesticides, blé pauvre en gluten… Ces NGT permettent de modifier le génome d'une plante mais sans introduire d'ADN étranger, contrairement aux OGM de première génération", observe La République des Pyrénées. "Les semences obtenues par NGT sont donc bien des organismes génétiquement modifiés mais ne sont pas 'transgéniques'", précise Sud Ouest.
Le débat sur ces biotechnologies divise le monde agricole européen. "C'est peut-être l'un des textes les plus clivants de cette mandature concernant l'agriculture", avance Public Sénat. "Au Parlement, la rapporteuse de la loi, l'eurodéputée suédoise Jessica Polfjärd (PPE, droite), vante une technologie qui 'permettra de cultiver des plantes résistantes au changement climatique et d'obtenir des rendements plus élevés sur des surfaces plus réduites'" [Le Monde]. Leur autorisation "était réclamée par la puissante organisation agricole Copa Cogeca ainsi que les grands semenciers, au nom de la compétitivité européenne face aux États-Unis et à la Chine, qui y ont déjà recours", complète le journal du soir.
En face, "nombre de scientifiques, syndicats paysans et associations écologistes pointent des risques importants pour l'environnement, la viabilité de l'agriculture biologique (qui interdit les organismes génétiquement modifiés – OGM) ou encore l'information des consommateurs" [Vert].
Ces dernières semaines, la société civile s'était fortement mobilisée, "avec des manifestations devant le Parlement européen à Strasbourg, des centaines de milliers de signatures recueillies [sur une pétition] et des dizaines d'organisations engagées pour défendre la transparence alimentaire", rapporte le magazine italien TerraNuova.
"Le Parlement européen, la droite et l'extrême droite se sont couchés face aux lobbys agrochimiques américains et chinois, c'est une véritable capitulation", a réagi dans les colonnes de Vert Christophe Clergeau (S&D) à l'issue du scrutin. Le député européen avait "déposé une quinzaine d'amendements – tous rejetés". "Nous avons créé un modèle européen souverain des nouvelles techniques génomiques qui servira nos agriculteurs. […] Il ne s'agit pas d'importer le modèle américain ou brésilien", fait quant à lui valoir l'eurodéputé centriste Pascal Canfin [La République des Pyrénées].
Jusqu'à présent, "les contrôles environnementaux étaient si complexes et coûteux que l'autorisation de mise sur le marché n'en valait souvent pas la peine. Les variétés génétiquement modifiées devaient faire l'objet d'analyses approfondies afin d'évaluer leurs risques potentiels pour l'environnement. Après la réforme, ces évaluations de risques devraient disparaître", analyse la Tagesschau.
Concrètement, "l'accord voté par le Parlement européen sépare les NTG en deux catégories : la première, où les végétaux modifiés sont autorisés au même titre que toute plante conventionnelle ; la deuxième, pour les mutations complexes (plus de 20 opérations), où les plantes sont considérées comme des OGM 'classiques', avec un processus de surveillance, de traçabilité et d'étiquetage" [Vert].
"Les NGT résistantes aux herbicides ou produisant des insecticides ne seront pas autorisées sur le marché, au nom de la durabilité. Et dans l'agriculture biologique, aucune NGT ne sera autorisée", souligne le quotidien suisse Le Temps, qui rappelle que "l'autorité européenne de sécurité alimentaire (EFSA) s'était montrée favorable à l'approche de Bruxelles visant à autoriser une partie des NGT".
S'agissant de la propriété, "l'Union européenne souhaite à l'avenir autoriser les brevets sur ces nouvelles variétés et technologies, contrairement aux semences conventionnelles", explique la Tagesschau. Ses institutions tablent sur "une base de données publique dans laquelle tous les brevets portant sur les méthodes de génie génétique et les semences seront enregistrés".
Par ailleurs, "entre la phase de test des nouvelles variétés et leur commercialisation, il faudra plusieurs années avant que des aliments produits avec des NGT arrivent dans les assiettes des Européens", tempère Sud Ouest. Mais des organisations environnementales comme Pollinis s'alarment déjà "de l’absence d'étiquetage sur les produits finaux, le moment venu", ajoute le quotidien régional.
Selon le média espagnol Demócrata, "le règlement entrera en vigueur 20 jours après sa publication au Journal officiel de l'Union européenne, mais son application effective sera reportée de deux ans ; les nouvelles dispositions devraient donc s'appliquer à partir de 2028".
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17.06.2026 à 12:10

"C’est une déclaration de Donald Trump, étrangement publiée dans le tabloïd américain New York Post en plein combat de MMA à la Maison-Blanche, qui a réchauffé le conflit technologique entre les États-Unis et la France, et plus largement l’Union européenne", rapporte Libération. "J’ai demandé [à Emmanuel Macron] de ne pas taxer les entreprises américaines, et […]
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"C’est une déclaration de Donald Trump, étrangement publiée dans le tabloïd américain New York Post en plein combat de MMA à la Maison-Blanche, qui a réchauffé le conflit technologique entre les États-Unis et la France, et plus largement l’Union européenne", rapporte Libération.
"J’ai demandé [à Emmanuel Macron] de ne pas taxer les entreprises américaines, et si [il] le fait, je n’aurai d’autre choix que d’appliquer un droit de douane de 100 % sur tous les champagnes et tous les vins provenant de France", a déclaré le président américain, mardi 16 juin, juste avant de s'envoler pour Évian où il assiste à la réunion du G7 sous présidence française. "On a connu meilleure entrée en matière entre un hôte et un invité", ironise le quotidien.
La Croix rappelle qu'en début de semaine, l'administration Trump "a ordonné à la start-up américaine d’intelligence artificielle Anthropic de suspendre à 'tout ressortissant étranger' l’accès à ses deux modèles les plus puissants, Claude Fable 5 et Mythos 5". Cité par le journal, le ministre français des Affaires européennes, Benjamin Haddad, constate que "les États-Unis assument désormais ouvertement l’IA comme un instrument stratégique relevant de la sécurité nationale. Une arme de domination à ne pas mettre entre toutes les mains".
Dans The Conversation, Johan Linåker, maître de conférences en informatique à l'Université de Lund en Suède, illustre l'absence de maîtrise des Européens sur les infrastructures numériques critiques. "Le contexte est sans appel. Environ 80 % des infrastructures et des technologies numériques européennes proviennent de pays extérieurs à l'UE". Et cette situation est similaire pour d'autres technologies devenues cruciales. D'une part, "l'Europe ne produit qu'environ 10 % des semi-conducteurs mondiaux (la technologie à la base des puces informatiques)". D'autre part, les fournisseurs européens "détiennent environ 15 % du marché" dans le domaine du cloud computing (informatique en nuage), "tandis que trois entreprises américaines en représentent environ 70 %" [The Conversation].
"Ces déséquilibres ont longtemps été considérés comme une conséquence naturelle de la mondialisation. Mais dans un contexte de tensions géopolitiques, ils constituent de plus en plus une vulnérabilité stratégique", affirme Johan Linåker dans le média en ligne.
En réponse à ces difficultés, la Commission européenne a présenté le 3 juin dernier son "paquet souveraineté", une proposition "très attendue pour stimuler les technologies européennes locales et protéger l'UE des interférences étrangères", note The Guardian. Pour Max von Thun, directeur d'un groupe de réflexion spécialisé dans la lutte contre les monopoles, ce paquet "constitue une reconnaissance bienvenue, quoique tardive, du fait que la dépendance vis-à-vis des entreprises technologiques américaines n’est pas seulement un problème économique : il s’agit d’une menace directe pour l’indépendance, la résilience et la sécurité du continent", rapporte le journal britannique.
La proposition de l'exécutif européen veut notamment permettre de "réserver certains contrats aux groupes européens. Une manière, sans le dire frontalement, d’effacer autant que possible Microsoft ou Amazon des administrations du Vieux Continent", souligne Libération. La proposition est notamment défendue par Paris. "Comme en matière de politique industrielle ou de défense, la France s’est fait l’avocat le plus ardent de l’idée consistant à diriger prioritairement les dépenses européennes et la commande publique des 27 vers des fournisseurs européens" [La Croix].
Mardi 16 juin, le gouvernement français est passé à l'acte en faisant une "annonce hautement symbolique", relève France Inter. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a indiqué que le contrat liant les services de renseignement français, la DGSI, "à la société américaine Palantir serait rompu et attribué à une startup française, Chapsvision", poursuit la radio. Un peu plus tôt, c'est l'Allemagne qui avait également "choisi [l'entreprise française] pour éviter […} Palantir dans l’analyse de données de ses services secrets", complète France Culture.
Pour France Inter, l'entreprise américaine, dont "[le] fondateur, Peter Thiel, est un libertarien qui soutient Donald Trump depuis la première heure", "fait les frais de la quête de souveraineté numérique française".
Ces récents épisodes ne manqueront pas d'alimenter les discussions du déjeuner de travail à Évian. Pour Blick, il ne fait aucun doute que "ce déjeuner au sommet du G7 aura bel et bien l’allure d’un duel entre les quatre pays européens (Italie, France, Royaume-Uni, Allemagne, plus l’Union européenne) et les États-Unis". Le journal suisse estime en effet que "cette guerre numérique est celle que Trump, enlisé dans le conflit au Moyen-Orient, ne peut pas perdre".
Libération confirme en écrivant que "ce déjeuner sera un sacré billard à trois bandes, avec le duel global entre l’UE et les États-Unis, la bataille commerciale relancée par Trump contre la France et la présence dans une même pièce du président américain et du patron d’Anthropic".
Côté français et européen, "c’est aussi l’occasion de dire à tous ces grands patrons de l’IA et de la tech que ce côté de l’Atlantique veut de la régulation dans cette révolution qui s’empare de pans entiers de la société, de la vie privée jusqu’aux entreprises les plus sensibles" [Libération].
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16.06.2026 à 13:34

La guerre en Ukraine devrait dominer "les débats du sommet G7 mardi à Évian, en présence de Volodymyr Zelensky", résume Libération. Au cœur des tractations : "la capacité des alliés de Washington à convaincre Donald Trump", qui, jusque-là, "s’est montré réticent à afficher un soutien ferme au président ukrainien face à Vladimir Poutine". Les dirigeants présents doivent notamment "discuter […]
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La guerre en Ukraine devrait dominer "les débats du sommet G7 mardi à Évian, en présence de Volodymyr Zelensky", résume Libération. Au cœur des tractations : "la capacité des alliés de Washington à convaincre Donald Trump", qui, jusque-là, "s’est montré réticent à afficher un soutien ferme au président ukrainien face à Vladimir Poutine".
Les dirigeants présents doivent notamment "discuter des moyens de relancer des négociations avec Vladimir Poutine pour mettre fin au conflit en Ukraine" [Le Monde].
Hôte du sommet, le président français Emmanuel Macron a notamment affirmé hier qu'il souhaitait entendre le message suivant de la part des États-Unis : "nous sommes à vos côtés, nous continuerons à soutenir l’Ukraine et nous intensifierons la pression sur la Russie afin de parvenir à des négociations constructives… Les bonnes négociations sont celles où l’Ukraine et la Russie sont à la table des pourparlers, mais en présence également des Européens et des Américains" [The Guardian].
La veille, certains d'entre eux ont annoncé des mesures concrètes pour soutenir Kiev et affaiblir Moscou. C'est le cas du Premier ministre britannique Keir Starmer, qui souhaite sanctionner plus de 600 navires de la "flotte fantôme utilisée pour transporter le pétrole et le gaz russes" [The Independent]. Dimanche, le ministère de la Défense du Royaume-Uni avait annoncé l'interception par les forces britanniques de l'un de ces pétroliers dans la Manche, en "étroite collaboration" avec la France [Le Parisien].
Le Premier ministre britannique a également annoncé "fournir de l’uranium enrichi à l’Ukraine pour ses centrales nucléaires" [Ouest-France]. Concrètement, "210 millions de livres sterling (243 millions d'euros)" permettront à la société britannique Urenco de livrer cet uranium "au producteur d'électricité nucléaire ukrainien Energoatom", qui fournit plus de 50 % de l'électricité du pays [Le Figaro]. De quoi donner "de l'énergie à l'Ukraine pour les hivers à venir", a précisé Keir Starmer.
Les positions britanniques vont de pair avec celles défendues par l'Union européenne. Selon The Kyiv Independent, Ursula von der Leyen veut que les autres membres du G7 financent "le tiers restant" des besoins budgétaires ukrainiens sur 2026-2027, l'UE ayant déjà validé un prêt de 90 milliards d'euros censé couvrir environ les deux tiers des besoins de Kiev.
La Commission européenne ajoute également un volet cybersécurité. Depuis hier, l'Ukraine peut activer un soutien d'urgence européen en cas d'incident numérique "significatif ou de grande ampleur", explique Reuters. Un dispositif devant permettre à Kiev d'accéder à des prestataires privés de confiance pour répondre à des cyberattaques majeures.
Côté sanctions, l'UE a aussi élargi ses listes en marge du sommet. The Brussels Times rappelle que 34 personnes et 47 entités ont été ajoutées, notamment autour des exportations énergétiques russes, des fournisseurs militaires, des réseaux de propagande et des atteintes aux droits humains. "Le bloc [européen] prépare également un 21e paquet […], qui devrait être finalisé en juillet", précise The Kyiv Independent.
Ces aides à l'Ukraine et ces sanctions contre la Russie surviennent en parallèle des discussions sur une éventuelle issue diplomatique au conflit. "La Russie devrait conclure un accord", a affirmé le président américain mardi 16 juin lors du sommet du G7, après avoir eu une "très bonne" rencontre avec Volodymyr Zelensky le matin [Le Monde]. Une déclaration scrutée par les Européens, qui cherchent à maintenir l'attention du président américain sur l'Ukraine tout en évitant une paix jugée trop favorable à Moscou.
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15.06.2026 à 12:39

"La journée est historique pour l’Ukraine et la Moldavie", entame La Matinale européenne. "L’Union européenne réunira aujourd’hui [lundi 15 juin] la conférence intergouvernementale pour lancer formellement les négociations sur le premier ensemble de chapitres de négociation - le premier 'cluster' consacré aux fondamentaux (état de droit, démocratie, lutte contre la corruption)", poursuit la lettre d'information […]
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"La journée est historique pour l’Ukraine et la Moldavie", entame La Matinale européenne. "L’Union européenne réunira aujourd’hui [lundi 15 juin] la conférence intergouvernementale pour lancer formellement les négociations sur le premier ensemble de chapitres de négociation - le premier 'cluster' consacré aux fondamentaux (état de droit, démocratie, lutte contre la corruption)", poursuit la lettre d'information quotidienne sur l'Europe.
Le feu vert a été décrété vendredi 12 juin lorsque "les ambassadeurs des 27 à Bruxelles ont entériné une position commune pour passer à la phase suivante des négociations", relate Euronews. "C'est une reconnaissance de la détermination, du courage et du travail acharné dont ont fait preuve les deux pays pour faire progresser les réformes, malgré d'immenses défis", ont déclaré le président du Conseil européen, António Costa, et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, cités par France 24. Tous deux ont salué "une étape majeure" en vue de l'élargissement du bloc.
"Le processus avait été freiné pendant des mois. La Hongrie de Viktor Orbán s’opposait à la poursuite des discussions, bloquant toute avancée depuis 2024", rappelle 20 Minutes. Mais "la situation a changé après l’élection de son opposant Péter Magyar, [ce qui] a permis de lever le veto et de débloquer l’ouverture des négociations. Une condition indispensable, car chaque étape nécessite l’accord unanime des 27 États membres", explique le quotidien français.
Péter Magyar avait déclaré "qu'il ne donnerait pas son feu vert […] à moins que Kiev ne renforce les droits de la minorité hongroise de 70 000-80 000 personnes dans l'oblast de Zakarpattia, dans l'ouest du pays" [The Kyiv Independent]. Or le Premier ministre hongrois a annoncé le 3 juin être parvenu "à un accord global avec l'Ukraine concernant l'extension des droits linguistiques, éducatifs, culturels et politiques de la minorité hongroise".
"Comme nous l'avons dit, l'Ukraine fait ce qui est nécessaire, et il est important que l'UE tienne également sa parole. L'ouverture du premier 'cluster' représente un soutien politique et moral significatif pour notre État et notre peuple", a réagi le président ukrainien Volodymyr Zelensky sur son compte X, cité par RTL.
"La Moldavie est prête à ouvrir tous les chapitres de négociations. Nous avons fait le travail, et nous continuerons à mettre en œuvre des réformes", a salué de son côté la présidente moldave, Maia Sandu [France 24].
"L'adhésion à l'UE est un travail immense, minutieux et intense, qui repose sur deux piliers", souligne toutefois France info. "Le pays candidat doit d'abord respecter les critères de Copenhague, c'est-à-dire être une démocratie stable, qui respecte l'état de droit et dispose d'une économie de marché fonctionnelle", décrypte le média. "Vient ensuite l'adoption des 'acquis communautaires', l'ensemble des lois et des règles européennes". Cela implique de "négocier 35 'chapitres' couvrant tous les domaines, de l'environnement et l'agriculture à la justice et la sécurité, regroupés en six 'groupes thématiques'", détaille le Kyiv Post.
L'agriculture pourrait être l'un des points les plus épineux, rappelle RTL, l'Ukraine étant parfois qualifiée de "grenier à blé de l'Europe". "Son adhésion à l'UE pourrait donc représenter un véritable séisme pour les agriculteurs européens, car cela signifie la fin des droits de douane et des contrôles douaniers aux frontières". D'autres "sujets d'inquiétude" seront aussi mis sur la table, comme "[l']arrivée d'Ukrainiens dans les États membres" ou les "aides européennes redirigées vers Kiev", poursuit France info. En tout état de cause, "tous les gouvernements ne sont pas convaincus par l'arrivée de Kiev".
"Si Kiev souhaite une entrée dans l'Union européenne pour 2027" [RTL], "cela ne signifie pas pour autant que ce pays déchiré par la guerre va rejoindre l’Union européenne de sitôt", nuance le Kyiv Post. Il a "fallu six ans à la Croatie pour clore tous les chapitres avant son entrée en 2013, tandis que le Monténégro, qui travaille son dossier depuis 15 ans, n'a toujours pas intégré le bloc européen", rappelle RTL.
D'ailleurs, les éloges des "responsables européens" sur "les efforts de réforme menés par l'Ukraine et la Moldavie" sont tempérés "par la déception que Kiev n'ait pas avancé plus rapidement sur les 10 réformes prioritaires convenues en décembre dernier", commente The Guardian. "Dans les couloirs de Bruxelles, on fait miroiter 2030 aux Ukrainiens, mais le processus pourrait même se terminer en 2040" [RTL].
Cependant, "les Ukrainiens et leurs soutiens préviennent que Bruxelles pourrait perdre la bataille morale avec Moscou si elle ne respectait pas sa promesse" [France info]. "L'un des atouts de l'UE est son pouvoir d'attraction. Ne pas répondre aux aspirations du peuple ukrainien – qui se bat pour cela – serait une faute morale et ternirait son image", avance Tinatin Akhvlediani, du groupe de réflexion Centre for European Policy Studies.
Quant au dossier moldave, il comporte "une difficulté de taille", rappelle RFI : "une partie de son territoire, la Transnistrie, échappe complètement au contrôle de la capitale, Chisinau, depuis plus de trente ans. Ainsi, les réformes ne s’appliqueront pas à cette région séparatiste, soutenue par la Russie, qui couvre un peu plus de 10% du territoire".
Quoi qu'il en soit, "la reprise des négociations marque […] un véritable progrès pour l'Ukraine. Avec sa guerre, Vladimir Poutine a réussi le contraire de ce qu'il souhaitait : il voulait que l'Ukraine redevienne un satellite de la Russie, mais aujourd'hui Kiev toque à la porte de l'Otan et de l'Union européenne" [RTL].
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12.06.2026 à 12:07

"Kaja Kallas, sous pression en raison de la réforme du service diplomatique européen promue par la France et l'Allemagne", titre Demócrata. Ancienne Première ministre estonienne, la cheffe de la diplomatie européenne est "devenue l'une des personnalités les plus suivies à Bruxelles après que plusieurs États membres ont ouvert un débat sur l'avenir du Service européen […]
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"Kaja Kallas, sous pression en raison de la réforme du service diplomatique européen promue par la France et l'Allemagne", titre Demócrata. Ancienne Première ministre estonienne, la cheffe de la diplomatie européenne est "devenue l'une des personnalités les plus suivies à Bruxelles après que plusieurs États membres ont ouvert un débat sur l'avenir du Service européen pour l'action extérieure (SEAE), l'organisme chargé de coordonner la politique étrangère de l'UE" qu'elle dirige.
Selon le Financial Times, la France et l'Allemagne discutent notamment de propositions de réforme en profondeur du SEAE, "afin d'améliorer la réponse du bloc aux crises géopolitiques" [Agenzia Nova].
Également consulté par Reuters, un document élaboré par des responsables français présente trois scénarios : "placer l'ensemble de la politique étrangère de l'UE sous l'égide de la Commission, transférer les fonctions du service diplomatique au Conseil de l'UE, qui représente les États membres, et renforcer le rôle de Kallas dans le cadre d'une réorganisation institutionnelle plus large".
"Dans le cadre de la troisième option, Kallas gagnerait en pouvoir au sein de la Commission, devenant son 'premier vice-président exécutif', ainsi que le chef des commissaires et des départements responsables d'un large éventail de politiques telles que les relations extérieures, le commerce et le développement économique" [Internazionale]. Elle entretiendrait également "des liens plus étroits avec les dirigeants des gouvernements nationaux de l'UE, tandis que le service diplomatique se verrait confier un rôle plus restreint, axé sur la stratégie" [Reuters].
D'après l'agence, "ce document reflète l'opinion de nombreux responsables et diplomates de l'UE selon laquelle l'Union a réagi trop lentement et de manière trop disparate face à la guerre à Gaza et à d'autres situations d'urgence, dans un contexte de divisions entre ses institutions, ses dirigeants et les 27 gouvernements des États membres". Ils remettent notamment en cause "la capacité du SEAE à réagir efficacement à des crises géopolitiques telles que la guerre en Ukraine, les tensions avec l’Iran ou la politique du président américain Donald Trump", développe le quotidien helvétique Weltwoche.
"Plusieurs États membres critiquent les chevauchements entre le SEAE, les ministères nationaux des Affaires étrangères ainsi que les services compétents de la Commission et du Conseil des ministres", poursuit le média. En outre, "Kallas est engagée dans une lutte territoriale acharnée avec Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission, concernant la question de savoir qui devrait diriger la politique étrangère de l'UE", rappelle Euractiv.
À ce stade, les discussions se tiennent principalement entre la France et l'Allemagne. "Pour l'instant, aucune proposition formelle n'a été soumise au vote et les Vingt-Sept n'ont pris aucune décision. Toute modification significative nécessiterait un large consensus politique entre les États membres", note Demócrata. D'ailleurs, "selon un diplomate européen, ce document interne, non approuvé par le ministre français des Affaires étrangères ni ses conseillers, ne reflète pas la position officielle de la France", souligne Politico.
La cheffe de la diplomatie européenne a néanmoins répondu à ces propositions. Dans un courriel consulté par Politico, elle s'adresse "aux 5 000 employés du SEAE, insistant sur la 'valeur ajoutée' apportée par ce service à l'Union". Elle y déclare qu'il y a "toujours place pour l'amélioration du fonctionnement du système et la réduction des doublons, tout en rappelant que les compétences de chaque institution sont définies par les traités de l'Union européenne" [Demócrata].
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11.06.2026 à 12:29

"Coup d'envoi d'une compétition attendue tous les quatre ans par des dizaines de millions de passionnés, grande fête planétaire et populaire dont on espère qu'elle tournera effectivement rond", entame Ouest-France. Organisée par le Mexique, le Canada et les États-Unis, la Coupe du monde débute ce jeudi 11 juin. Jusqu'au 19 juillet prochain, les fans de […]
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"Coup d'envoi d'une compétition attendue tous les quatre ans par des dizaines de millions de passionnés, grande fête planétaire et populaire dont on espère qu'elle tournera effectivement rond", entame Ouest-France. Organisée par le Mexique, le Canada et les États-Unis, la Coupe du monde débute ce jeudi 11 juin. Jusqu'au 19 juillet prochain, les fans de foot auront les yeux rivés sur les 104 matchs disputés durant la compétition.
Mais cette nouvelle édition du mondial sur le continent nord-américain suscite de nombreuses controverses, pointées par L'Équipe. "À part les prix scandaleux des places, le chaos des visas, l'interdiction faite aux Iraniens de dormir dans la ville américaine où ils jouent et à un arbitre somalien de participer à la Coupe du monde à laquelle il avait été sélectionné, le coût écologique exorbitant, la menace de voir la police anti-immigration aux portes des enceintes sportives […] et le sentiment qu'en étant prête à toutes les compromissions avec Donald Trump, la Fifa a perdu à la fois son pouvoir et son honneur, la Coupe du monde, vraiment, va être une belle fête", ironise le journal sportif.
"D'un côté, il y a plus d'équipes que jamais qui participent. De l'autre, à cause des politiques de l'administration Trump, cela ressemble plus à une Coupe du monde d'exclusion que d'inclusion", affirme Jules Boykoff, professeur à la Pacific University de l'Oregon et ancien footballeur professionnel pour NPR.
Le cas d'Omar Abdulkadir Artan en est la parfaite illustration. Ce dernier "aurait dû entrer dans l'histoire cette semaine en devenant le premier arbitre somalien à officier lors d'une Coupe du monde. Au lieu de cela, il suit les événements depuis l'étranger, s'étant vu refuser l'entrée sur le territoire américain sans aucune explication par l'administration Trump", retrace The Guardian. Pour le journal britannique, "cet épisode semble symbolique d'une Coupe du monde où le jeu mondial a été sacrifié au profit de la machine à fric cynique de la Fifa et des caprices de Trump".
L'arbitre somalien n'est pas la seule victime de la politique migratoire américaine. Selon une analyse des données de voyage réalisée par la BBC, "les supporters de plus d'un quart des pays participant à la Coupe du monde sont confrontés à des interdictions de voyager, à des restrictions plus strictes ou à des taux élevés de refus de visa".
Les mesures autoritaires instaurées par l'administration américaine sont pointées du doigt. Pour Deutschlandfunk, Donald Trump pourrait ainsi profiter de l'événement pour "suivre un scénario similaire à celui adopté par [Vladimir] Poutine lors de la Coupe du monde de football en Russie en 2018". Sous prétexte de garantir la sécurité, le pays a instauré de "nouvelles méthodes de surveillance qui pourraient subsister par la suite".
"Bien que le sport le plus populaire du monde puisse déconcerter nombre de soutiens du président, la relation qu'entretient Trump avec le football n'entre pas en contradiction avec sa politique, elle en est une émanation. Car ce sport est le terrain de jeu de ses semblables : les oligarques russes, les monarques moyen-orientaux et les magnats latino-américains", confirme The Atlantic, relayé par Courrier international.
El Mundo revient pour sa part sur les tensions géopolitiques qui entourent ce mondial. Dans un contexte de "pur désordre mondial", la compétition pourrait devenir "la vitrine indésirable des fractures du système international", analyse le quotidien espagnol.
"La participation de l'Iran à la Coupe du monde est [par exemple] éclipsée par le conflit qui a éclaté" entre Washington et Téhéran en février dernier, illustre AS. Comme le rapporte le journal sportif madrilène, les autorités iraniennes ont déjà menacé de boycotter les rencontres en cas de contestation politique : "Nous avons informé la Fifa que les membres de la sélection quitteraient le match dès que nous entendrions des slogans politiques dans les stades". La sélection iranienne a également dû délocaliser son camp de base au Mexique et ne se rendra aux États-Unis que les jours de matchs.
Face aux agissements de l'administration américaine, la Fifa, qui organise le tournoi, reste silencieuse. "Depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, en janvier 2025, Gianni Infantino, le président de [l'instance], n'a eu de cesse de le glorifier. Le grotesque prix de la paix attribué, le jour du tirage au sort du Mondial, à celui qui a, depuis, notamment déclenché un nouveau conflit au Moyen-Orient, en est le symbole", dénonce L'Équipe.
Cette Coupe du monde 2026 pourrait devenir celle de tous les records, mais aussi "de tous les excès", titre Courrier international. Une chose est sûre : elle sera "la plus lucrative de l'histoire", ajoute l'hebdomadaire. Le tournoi s'impose en effet comme une opération financière massive : la Fifa prévoit des revenus records de "8,9 milliards de dollars […], soit près du double de ce que les Jeux olympiques de 2024 ont rapporté", relate The Guardian.
À cette pression financière s'ajoute un défi logistique et environnemental sans précédent. D'après El Mundo, le passage à 48 équipes pourrait transformer la compétition en "tournoi du chaos" en raison des risques pesant sur la sécurité et la gestion des flux de supporters. Le risque climatique est également pointé du doigt. The Independent estime même que des "conditions météorologiques extrêmes menacent la Coupe du monde 2026, alors que les joueurs et les supporters se préparent à affronter une chaleur étouffante".
Face à toutes ces polémiques, L'Équipe s'interroge : "le football peut-il sauver la Coupe du monde ?".
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10.06.2026 à 13:18

Mettre en place "une stratégie diplomatique claire pour faire en sorte que la Russie ne pense plus que la guerre peut encore lui apporter le moindre bénéfice" [Euronews]. Tels ont été les mots du président ukrainien, Volodymyr Zelensky, lors du sommet nordico-balte, qui s'est tenu dans la capitale estonienne, mardi 9 juin. Deux jours après […]
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Mettre en place "une stratégie diplomatique claire pour faire en sorte que la Russie ne pense plus que la guerre peut encore lui apporter le moindre bénéfice" [Euronews]. Tels ont été les mots du président ukrainien, Volodymyr Zelensky, lors du sommet nordico-balte, qui s'est tenu dans la capitale estonienne, mardi 9 juin.
Deux jours après la rencontre à Londres entre les dirigeants français, allemand, britannique et ukrainien, les discussions se sont poursuivies à Tallinn avec ceux de huit pays nordiques et baltes. Parmi les sujets abordés : une réaffirmation du soutien à l'Ukraine pour son adhésion à l'Otan et à l'UE et la signature d'un accord de coproduction de drones. En parallèle, la Commission européenne a annoncé la préparation d'un 21e paquet de sanctions contre la Russie.
L'un des points forts de ce sommet, qui a réuni le Danemark, la Norvège, la Suède, la Finlande, l'Islande, la Lituanie, la Lettonie et l'Estonie : le renouvellement commun du soutien à l'intégration de l'Ukraine dans l'Union européenne et l'Otan.
Avant de déclarer que "l'adhésion de l'Ukraine à l'UE devrait être achevée dès que possible", les leaders ont salué les "progrès réalisés" par Kiev et ont plaidé pour l'ouverture "sans retard" des négociations avec l'Ukraine "en juin-juillet 2026" [La Dépêche].
Concernant son adhésion à l'Otan, les huit pays affirment soutenir la demande de Kiev "dans sa marche irréversible vers une intégration euro-atlantique complète", d'autant que le pays est "un partenaire de sécurité stratégique pour l'Otan, contribuant directement à la sécurité euro-atlantique", rapporte Le Figaro.
Ces déclarations vont de concert avec celles du dirigeant estonien, Alar Karis, lors d'une rencontre avec Volodymyr Zelensky, précédant le sommet. Au cours de cette entrevue, l'Estonien a notamment déclaré que "l'adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne et à l'Otan n'est pas un espoir lointain pour le peuple ukrainien mais une attente justifiée" [Estonian World].
En marge du sommet, une discussion entre les dirigeants ukrainien et letton a également débouché sur la signature d'un accord en matière de drones "afin de renforcer le secteur de la défense des deux pays et d'échanger leurs expertises respectives et leurs expériences" [La Libre], a annoncé Volodymyr Zelensky sur le réseau social X.
Selon le président ukrainien, "ce sont des mesures concrètes pour renforcer notre défense et notre coproduction communes. C'est précisément le type de collaboration que nous construisons avec ceux qui nous soutiennent depuis toutes ces années face à la guerre de la Russie", relève le média belge.
Cet accord est d'autant plus pertinent pour les Lettons que leur pays est régulièrement la cible d'incursions de drones russes. Comme le rapporte L'Express, "un drone a été abattu ce lundi [8 juin] après être entré en Lettonie en provenance de Russie".
La rencontre entre les huit dirigeants nordiques et baltes a aussi permis à Volodymyr Zelensky de réitérer sa volonté d'imposer des sanctions plus sévères vis-à-vis de la Russie.
Le même jour, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a proposé la mise en place du 21e paquet de sanctions de l'UE contre la Russie, justifiant que "le conflit au Moyen-Orient et les perturbations des chaînes d'approvisionnement énergétiques mondiales ont assoupli une certaine pression sur la Russie" [The Kyiv Independent].
Ce nouveau paquet inclut "de nouvelles mesures visant le pétrole russe et des sanctions dans le domaine de la pêche. L'UE propose aussi d'interdire l'entrée dans son espace à toute personne ayant servi dans les forces armées russes depuis le début de la guerre en Ukraine", résume RFI.
Volodymyr Zelensky le sait : ce sommet nordico-balte pose les bases des négociations des semaines et mois à venir. The Kyiv Independent rappelle que "les principaux rassemblements internationaux [qui se tiendront] plus tard cet été, y compris les sommets de l'UE [les 18 et 19 juin], du G7 [du 15 au 17 juin] et de l'Otan [les 7 et 8 juillet]" seront déterminants.
Plus que jamais, il s'agit donc pour le président ukrainien de poursuivre ses efforts diplomatiques, tout d'abord pour "intensifier la pression sur la Russie pour l'amener à la table des négociations" [Euronews], mais aussi dans l'objectif de se rapprocher de son adhésion, tant convoitée, à l'UE et à l'Otan.
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09.06.2026 à 12:44

Fin de partie pour le pilier central du Système de combat aérien du futur (Scaf). "La France et l’Allemagne ont décidé d’abandonner le projet d’avion de combat commun Scaf", entame Le Monde, qui se fait l'écho d'informations communiquées par le gouvernement allemand lundi 8 juin. Le chancelier allemand, Friedrich Merz, "devrait annoncer mercredi lors de […]
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Fin de partie pour le pilier central du Système de combat aérien du futur (Scaf). "La France et l’Allemagne ont décidé d’abandonner le projet d’avion de combat commun Scaf", entame Le Monde, qui se fait l'écho d'informations communiquées par le gouvernement allemand lundi 8 juin. Le chancelier allemand, Friedrich Merz, "devrait annoncer mercredi lors de l'inauguration du salon aéronautique de Berlin (ILA) la fin du programme franco-allemand", selon La Tribune.
"Lancé en 2017 par Emmanuel Macron et la chancelière Angela Merkel, rejoint par l’Espagne deux ans plus tard, le Scaf est un système qui comprend non seulement un avion mais aussi des drones reliés entre eux par un système de communication numérique innovant, 'un cloud de combat'", rappelle Sud Ouest. Il avait "pour ambition de remplacer le Rafale en France et l’Eurofighter en Allemagne et en Espagne à l’horizon 2040, dans l’objectif de renforcer l’autonomie stratégique du continent européen", explique Le Huffington Post.
"Ce projet de plus de 100 milliards d'euros […] était autrefois présenté comme un symbole de l'unité militaire franco-allemande. Mais il a été miné par des années de conflits politiques et industriels", constate la Deutsche Welle. "Depuis des mois, le projet d'avion de combat franco-germano-espagnol était en panne, sur fond de tensions germano-françaises et entre Airbus et Dassault", contextualise France info, qui souligne qu'en février, "Friedrich Merz, avait déjà ouvertement douté de son avenir".
"Bien que Dassault soit maître d’œuvre du futur avion de combat, Airbus, qui représente à la fois l’Allemagne et l’Espagne, disposait d’un poids équivalent aux deux tiers du programme. Dassault refusait cette gouvernance qu’il jugeait incompatible avec une direction efficace du projet", explique BFM TV.
"L'impasse s'est aggravée l'été dernier lorsque Dassault […] a insisté pour prendre la tête du programme de construction du chasseur", relate Politico. "Airbus serait considéré comme un sous-traitant ayant une visibilité limitée sur la conception, tandis que Dassault serait en mesure de sélectionner les fournisseurs, de décider de la répartition des tâches du projet et d'agir en tant qu'unique interlocuteur auprès des clients", décrypte le média européen. "Ces tensions ont empêché le passage à la phase suivante du développement. Le programme est resté bloqué au stade des études technologiques (phase 1B), sans parvenir à lancer la conception d’un démonstrateur", commente BFM TV.
Au-delà du différend industriel, Friedrich Merz avait également souligné que "le problème principal résidait dans le fait que les Français avaient besoin d'un avion de combat différent de celui de la Bundeswehr [l'armée allemande, ndlr.]", selon la Süddeutsche Zeitung. Soit "un appareil capable de transporter des armes nucléaires et d'opérer à partir d'un porte-avions, ce dont la Bundeswehr n'a pas besoin pour l'instant", avance Der Spiegel.
En début de soirée lundi, "l’Élysée a confirmé que les deux dirigeants avaient 'chacun regretté l’impossibilité pour les industriels de s’entendre sur la continuation de ce projet'" [Le Monde]. Et pour cause : ceux-ci "se sont longuement et souvent entretenus des moyens de faire avancer ce projet important pour la défense européenne", précise la présidence française, citée par BFM TV.
"Deux médiateurs, un de chaque pays, [avaient] été chargés en mars de présenter des propositions pour sauver l’initiative, mais ils n’y sont pas parvenus, tandis que le directeur de Dassault a insisté sur le fait que l’entreprise pouvait mener à bien le projet seule et ne souhaitait pas qu’il soit 'cogéré'", relaie The Guardian.
"En avril encore, Emmanuel Macron avait assuré que le programme n’était 'pas du tout' mort", relève Le Monde. "Il n’y avait plus qu’Emmanuel Macron qui croyait encore à la survie du Scaf", avait réagi Cédric Perrin, le président de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des forces armées au Sénat, cité par le quotidien français.
"L'effondrement souligne la difficulté d'amener les pays européens à coopérer sur des programmes multinationaux complexes et coûteux, malgré les inquiétudes concernant la dissuasion de la Russie et la fiabilité de l'alliance avec les États-Unis", fait valoir Politico.
Une coopération franco-allemande définitivement enterrée ? Pas tout à fait, à en croire Berlin. "D’après le gouvernement allemand, 'le véritable noyau du Scaf doit être poursuivi'", indique Le Parisien. "L'Allemagne et la France prévoient désormais de se concentrer sur un 'cloud de combat' reliant avions, drones et capteurs", avance la Deutsche Welle.
Lors du prochain conseil des ministres franco-allemand, annoncé pour juillet en Allemagne, "les deux ministères de la Défense devront formuler un plan de travail commun centré sur un nombre limité de projets jugés réalistes et pertinents" [Le Monde].
"Paris a tenu à souligner que la France reste attachée à la coopération bilatérale en matière de défense et que ses autorités 'continueront d’encourager' les industriels et les armées 'à rechercher les voies et moyens de projets européens ambitieux'" [Le Monde].
Pour autant, selon BFM TV, "l’Allemagne semble désormais vouloir développer ses capacités de défense de manière plus autonome". Et de poursuivre : "cette orientation s’inscrit dans une forte hausse des dépenses militaires allemandes. […] Berlin paraît ainsi privilégier une stratégie nationale plutôt qu’une coopération complexe avec ses partenaires européens".
Cette analyse corrobore les informations de La Tribune, selon laquelle, au salon aéronautique de Berlin, "huit groupes allemands [devraient annoncer] une alliance industrielle baptisée 'Team Gen 6'". "Objectif : développer un avion de combat européen de 6e génération".
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08.06.2026 à 12:05

"La Grande-Bretagne, la France et l'Allemagne soutiennent la demande de Volodymyr Zelensky visant à entamer des négociations directes avec Vladimir Poutine", entame la Rai. "Réunis dimanche 7 juin à Londres" [BFM TV], "les dirigeants français, allemand et britannique ont [appuyé] la proposition du président ukrainien, avec la 'participation active des États-Unis et de l'Europe' – […]
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"La Grande-Bretagne, la France et l'Allemagne soutiennent la demande de Volodymyr Zelensky visant à entamer des négociations directes avec Vladimir Poutine", entame la Rai.
"Réunis dimanche 7 juin à Londres" [BFM TV], "les dirigeants français, allemand et britannique ont [appuyé] la proposition du président ukrainien, avec la 'participation active des États-Unis et de l'Europe' – afin de parvenir à un cessez-le-feu et de soutenir la poursuite des négociations". Dans un communiqué conjoint, Emmanuel Macron, le chancelier allemand Friedrich Merz et le Premier ministre britannique Keir Starmer, insistent sur le fait que "la ligne de contact actuelle devrait constituer le point de départ des négociations" [Euronews], ajoutant que "les frontières internationales ne doivent pas être modifiées par la force".
"Le président russe a répondu ne pas en voir 'l'intérêt' tant qu'un accord pour mettre fin à la guerre n'aura pas été négocié en amont" [Sud Ouest].
Alors que "les ministres de la Défense de l'UE se réunissent [ce] lundi à Chypre pour des pourparlers sur un soutien militaire supplémentaire à l'Ukraine" [Der Tagesspiegel], les dirigeants français, britannique et allemand ont "souligné l'urgence d'augmenter la production d'intercepteurs et de codévelopper des capacités de missiles antibalistiques et de frappes en profondeur", relate Euronews.
"Volodymyr Zelensky, qui a annoncé qu'il allait rencontrer [aujourd'hui] le roi Charles III, avait appelé sur X avant la réunion à une 'plus grande coopération pour la sécurité de toute l'Europe dans le domaine de la défense aérienne'" [La République des Pyrénées].
Comme le rappelle le Tagesspiegel, "indépendamment des plans de Moscou, l'Ukraine continue de se défendre avec de nouvelles armes". "Même si [Kiev] a reçu moins [de matériel] des États-Unis en plus de quatre ans de guerre que ce qui avait été récemment consommé au Moyen-Orient, le pays [n'est] pas sans défense", poursuit le quotidien allemand. "'Nous avons appris et produit ces dernières années', a déclaré le chef d'État ukrainien à propos des nouvelles capacités de drones de l'Ukraine".
Au-delà de ces engagements, les dirigeants du groupe dit "E3" ont indiqué que les avoirs russes "resteront immobilisés jusqu'à ce que la Russie cesse sa guerre d'agression et indemnise l'Ukraine pour les dommages causés par la guerre" [BFM TV].
En outre, ils ont insisté sur le fait que "les intérêts de sécurité de l'Europe doivent être préservés dans tout accord", écrit la Rai. "Tout élément des négociations relatives à l'UE et à l'Otan doit être soumis à l'accord de l'UE et de ses États membres, ainsi qu'à celui des alliés de l'Otan", précise le communiqué commun.
Ces déclarations interviennent dans un contexte toujours sensible. "Une frappe de drone russe a 'partiellement détruit' [dimanche] un bâtiment sur un site de stockage de combustible nucléaire usagé dans la zone d'exclusion de la centrale accidentée de Tchernobyl, a indiqué l'opérateur nucléaire public ukrainien Energoatom sur Telegram" [Sud Ouest].
"Le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, a déclaré que 'l'incident est profondément inquiétant car il s'est produit sur un site contenant de larges quantités de matériel nucléaire', selon un communiqué de l'agence" [La République des Pyrénées].
Dans le même temps, "l'Ukraine a récemment intensifié ses frappes de drones sur les territoires occupés et la Russie, en représailles aux bombardements russes. Les forces de Kiev ont affirmé hier avoir frappé les territoires ukrainiens occupés par Moscou et la région russe frontalière de Briansk, notamment des dépôts de carburants et un terminal pétrolier en Crimée annexée", conclut Sud Ouest.
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05.06.2026 à 12:05

"Zelensky lance un défi à Poutine", titre The Kyiv Independent. Le président ukrainien "a proposé, jeudi 4 juin dans une lettre ouverte inhabituelle adressée à Vladimir Poutine, une rencontre en face-à-face avec son homologue russe", détaille France 24. "Je propose de fixer une date claire pour une telle rencontre", a affirmé le chef d'État, cité […]
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"Zelensky lance un défi à Poutine", titre The Kyiv Independent. Le président ukrainien "a proposé, jeudi 4 juin dans une lettre ouverte inhabituelle adressée à Vladimir Poutine, une rencontre en face-à-face avec son homologue russe", détaille France 24.
"Je propose de fixer une date claire pour une telle rencontre", a affirmé le chef d'État, cité par le Huffington Post. "L'Ukraine propose de mettre fin à cette guerre via un contact direct entre vous et nous. Je propose une rencontre", a-t-il écrit, suggérant "la Suisse, la Turquie et les pays du monde arabe" comme lieux possibles de discussion, cite RFI. Le président ukrainien écarte en revanche Moscou et Kiev pour cette entrevue.
Volodymyr Zelensky "a également appelé à un cessez-le-feu total pour toute la durée des négociations proposées – une option que Poutine avait exclue plus tôt dans la journée de jeudi", pointe la BBC. Le président ukrainien souhaite également un "échange total de prisonniers de guerre", note le Huffington Post.
"La lettre se conclut sur un avertissement adressé au président russe", poursuit le journal en ligne. "Si vous ne parvenez pas personnellement à la conclusion qu’il est temps de mettre fin à cette guerre, l’Ukraine continuera à se battre pour son existence", peut-on y lire.
"La lettre expose le point de vue de Zelensky sur le conflit qui dure depuis quatre ans et indique que, si la résilience des Ukrainiens reste intacte, la plupart des Russes sont las de ses effets et sont prêts pour la paix", développe The Guardian. "Kiev a fait à plusieurs reprises la proposition d'un cessez-le-feu prolongé pour favoriser des négociations. Mais Moscou rejette cette idée, arguant que cela permettrait à l'armée ukrainienne de se renforcer", rappelle France 24. "Poutine a par le passé exclu toute discussion directe, qualifiant à tort Zelensky de dirigeant 'illégitime' et déclarant qu'il ne le rencontrerait que pour finaliser un accord préalablement conclu", ajoute The Guardian.
"Mais au-delà d’une proposition diplomatique, cette longue lettre est surtout l’occasion pour Zelensky de dresser un réquisitoire contre Poutine, qu’il tient pour personnellement responsable du conflit", relève le Huffington Post. "Quoi que vous disiez de l’Otan, de la géopolitique et de la langue russe, cette guerre est votre choix personnel — une guerre sans véritable raison. C’est ainsi que l’histoire s’en souviendra", accuse le président ukrainien [The Kyiv Independent]. "Le ton de la lettre était provocateur, voire moqueur, attirant l'attention sur les récentes frappes ukrainiennes en territoire russe", juge la BBC. "Après 26 ans au pouvoir, l'âge commence à se faire sentir" chez Vladimir Poutine, tacle par exemple le président ukrainien.
Quelques heures après la publication de cette lettre, le Kremlin a réagi par la voix de son porte-parole Dmitri Peskov. "Zelensky peut venir à tout moment à Moscou", a-t-il déclaré selon La Libre, qui rapporte des propos cités par les médias d'État russes, "ajoutant que le président russe n'avait pas encore vu la lettre en question".
La proposition a été saluée par Donald Trump, qui a mis en avant le rôle des États-Unis dans les efforts de médiation. "Je suis content qu’ils envisagent peut‑être de se rencontrer", a-t-il confié aux journalistes dans le Bureau ovale [France 24]. "J’ai suggéré ces compromis et, vous savez, nous y avons beaucoup contribué", a-t-il ajouté.
RFI rappelle toutefois que "les efforts de négociation sous médiation américaine sont au point mort depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. Moscou exige de Kiev des concessions politiques et territoriales, notamment un retrait complet de la région de Donetsk, partiellement contrôlée par Moscou, que rejette l'Ukraine, les assimilant à une capitulation".
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04.06.2026 à 13:02

"Une étape importante sur leur chemin d'intégration européenne" [Le Parisien]. C'est ainsi qu'un responsable de la présidence chypriote du Conseil de l'UE a qualifié le feu vert donné, mercredi 3 juin, à l'ouverture du premier cluster de négociation avec l'Ukraine et la Moldavie. Ce déblocage intervient après la levée du veto hongrois, qui empêchait jusqu'ici […]
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"Une étape importante sur leur chemin d'intégration européenne" [Le Parisien]. C'est ainsi qu'un responsable de la présidence chypriote du Conseil de l'UE a qualifié le feu vert donné, mercredi 3 juin, à l'ouverture du premier cluster de négociation avec l'Ukraine et la Moldavie.
Ce déblocage intervient après la levée du veto hongrois, qui empêchait jusqu'ici l'ouverture formelle de ce premier groupe de chapitres. Budapest a accepté de mettre fin au blocage après un accord avec Kiev sur les droits de la minorité hongroise en Ukraine. "La conférence intergouvernementale, qui marque le lancement formel de la procédure, devrait [donc] se tenir le 15 ou 16 juin à Luxembourg" [Euronews].
"C'est une étape hautement symbolique, que Volodymyr Zelensky attendait depuis des mois, en fait depuis décembre 2023", résument Les Échos. À cette date, les dirigeants de l'UE avaient décidé d'ouvrir les négociations d'adhésion avec l'Ukraine et la Moldavie. Celles-ci avaient ensuite été formellement lancées en juin 2024, mais l'ouverture des différents groupes de chapitres restait soumise à l'accord unanime des États membres.
Le processus était notamment bloqué par la Hongrie, alors dirigée par Viktor Orbán, régulièrement critiqué pour sa proximité avec Moscou. Avec l'arrivée au pouvoir de Péter Magyar au printemps 2026, Budapest a levé son veto "après accord avec Kiev sur les minorités hongroises", rapportent Les Échos.
Si le différend concernait surtout l'Ukraine, la Moldavie a elle aussi été affectée par le couplage de son dossier avec celui de Kiev. Les deux pays avancent en effet dans un calendrier politique étroitement lié depuis le lancement de leur processus d'adhésion.
La levée du veto hongrois a donc permis aux représentants des Vingt-Sept de donner "un feu vert préliminaire à l'ouverture officielle d'un premier groupe de sujets de négociation avec l'Ukraine et la Moldavie" [La Libre]. Dans le processus d'élargissement, chaque étape majeure requiert l'accord des États membres.
Ce feu vert est une "bonne nouvelle" [RTS], s'est réjouie la Première ministre ukrainienne, Ioulia Svyrydenko, car "nous [les Ukrainiens] nous rapprochons d'une adhésion à l'UE".
Mais le processus reste long. "Pour adhérer à l'UE, un candidat doit ouvrir et refermer avec succès six clusters comprenant au total 33 chapitres", rappellent Les Échos. La prochaine étape, attendue le 15 ou 16 juin à Luxembourg, doit porter sur l'officialisation de l'ouverture du "cluster 1", consacré aux "fondamentaux" : le système judiciaire, l'état de droit, les libertés publiques et le fonctionnement des institutions démocratiques.
D'autres volets s'annoncent plus sensibles encore. Le chapitre agricole, qui sera abordé dans les négociations à venir, devrait donner lieu à des négociations "longues et ardues", avertit Le Parisien. "L'Ukraine est un important producteur agroalimentaire et son poids inquiète certains pays, dont la France", poursuit le média.
Au-delà des discussions techniques, plusieurs États membres entendent éviter toute précipitation. Réunis à Chypre fin avril, les dirigeants européens avaient déjà rappelé que l'adhésion de l'Ukraine ne pourrait pas être immédiate, malgré les demandes répétées de Volodymyr Zelensky.
Le chancelier allemand Friedrich Merz avait notamment déclaré qu'il était "clair pour tout le monde qu'une adhésion immédiate de l'Ukraine à l'UE n'est bien sûr pas possible" [France Info]. Il avait toutefois suggéré "une intégration plus étroite au sein des institutions européennes, par exemple par la participation aux sommets européens […] sans droit de vote".
La levée du veto hongrois marque donc une avancée notable pour l'Ukraine et la Moldavie. Mais elle ne règle pas les nombreuses questions politiques, économiques et institutionnelles que poserait leur adhésion. Elle intervient aussi dans un contexte de regain d'attention pour l'élargissement, à la veille d'un sommet UE-Balkans occidentaux prévu le 5 juin au Monténégro.
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