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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

09.02.2026 à 08:45

Enseignante poignardée à Sanary: son état "s'améliore un petit peu", selon Geffray

FRANCE24
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"Aux dernières nouvelles, sa situation s'améliore un petit peu", a dit le ministre interrogé sur RTL. "Il faut attendre en réalité une semaine pour être sûr. On croise les doigts jusqu'à demain soir. Si demain soir, son état est resté identique, on aura de bonnes raisons d'espérer son rétablissement rapide", a-t-il ajouté. Cette professeure d'arts plastiques a été poignardée lors d'une pause en classe par un élève de 14 ans. Cet élève de 3e a été mis en examen et placé en détention provisoire jeudi après avoir reconnu les faits et expliqué avoir "voulu se venger" après plusieurs incidents relevés par l'enseignante. Celui-ci avait pris un couteau le matin dans sa cuisine avec l'intention de la "planter" car il avait "trop de haine" envers l'enseignante la jugeant "injuste avec lui". Edouard Geffray va réunir ce lundi à 14H00 en "visio" tous les recteurs d'académie pour s'assurer que "toutes les mesures de sécurisation des établissements peuvent être prises". "Il y a un tabou absolu, c'est qu'on ne touche jamais un professeur", a-t-il affirmé, appelant à un "sursaut collectif". "On ne peut pas tout demander à l'école", a-t-il encore dit, demandant "aux parents de parler à leurs enfants, de leur dire qu'on ne part pas de chez soi le matin avec un couteau".

09.02.2026 à 08:31

Ligue 1 : le PSG étrille l'OM (5-0) avec un Dembélé des grands soirs

L'Equipe TV
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Le Paris Saint-Germain a battu dimanche l'Olympique de Marseille (5-0) en Ligue 1, avec notamment un doublé d'Ousmane Dembélé.
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Le Paris Saint-Germain a battu dimanche l'Olympique de Marseille (5-0) en Ligue 1, avec notamment un doublé d'Ousmane Dembélé.

09.02.2026 à 07:47

"Quand des soldats israéliens laissent agoniser sous leurs yeux un enfant palestinien"

Hélène FRADE
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A la Une de la presse, ce lundi 9 février, les réactions à la nette victoire, hier, du socialiste Antonio José Seguro, à la présidentielle au Portugal. Le Premier ministre britannique dans la tourmente, dans le sillage de l’affaire Epstein. Le grignotage de la Cisjordanie par Israël, dont l’armée est accusée d’avoir sciemment laissé mourir un Palestinien de Cisjordanie de 14 ans, après l’avoir abattu. Et les JO d’hiver.
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A la Une de la presse, ce lundi 9 février, les réactions à la nette victoire, hier, du socialiste Antonio José Seguro, à la présidentielle au Portugal. Le Premier ministre britannique dans la tourmente, dans le sillage de l’affaire Epstein. Le grignotage de la Cisjordanie par Israël, dont l’armée est accusée d’avoir sciemment laissé mourir un Palestinien de Cisjordanie de 14 ans, après l’avoir abattu. Et les JO d’hiver.

09.02.2026 à 07:44

Ukraine en direct : des attaques russes font plusieurs morts dans la région de Kharkiv et à Odessa

FRANCE 24
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Des attaques aériennes russes ont tué au moins trois personnes dans la nuit de dimanche à lundi dans la région de Kharkiv (dans l'est de l'Ukraine) et à Odessa (dans le Sud). Ces frappes meurtrières interviennent après deux cycles de négociations entre Russes, Ukrainiens et Américains à Abu Dhabi, aux Émirats arabes unis. Suivez notre direct.
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Des attaques aériennes russes ont tué au moins trois personnes dans la nuit de dimanche à lundi dans la région de Kharkiv (dans l'est de l'Ukraine) et à Odessa (dans le Sud). Ces frappes meurtrières interviennent après deux cycles de négociations entre Russes, Ukrainiens et Américains à Abu Dhabi, aux Émirats arabes unis. Suivez notre direct.

09.02.2026 à 07:35

JO : Valentin Foubert, "artiste" et perfectionniste de la voltige

FRANCE24
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Dans la tête du voltigeur de 23 ans, c'est un combat perpétuel contre une tendance "à la négativité". Fils d'une enseignante-chercheuse en psychologie, il a lui même entrepris un travail avec un préparateur mental pour chasser les mauvaises ondes. "C'est plus un travail de confiance en soi, de positivité, puisque je suis une personne assez négative dans la vie de tous les jours aussi", explique-t-il dans un entretien accordé à l'AFP, avant les JO. Car en haut du tremplin, "le mental est aussi important que le physique" assure le membre du club de Courchevel, site qui accueillera dans quatre ans les épreuves des JO organisés dans les Alpes françaises. Dans la tête, il peut y avoir de la peur, explique-t-il, mais pas d'une chute, plutôt une peur de l'échec dans son cas. "A la barre (de départ, en haut du tremplin, ndlr), je ne suis pas tout le temps bien parce que c'est ce moment de stress de savoir si je suis mentalement prêt. Il y a toutes ces idées qui vont arriver, qui me disent que je n'ai pas assez bossé, que ça ne va pas le faire", explique Foubert. "Donc, pour moi, à ce moment-là, c'est plus un combat mental. Mais à partir du moment où je lâche la barre, généralement, c'est quand même assez agréable", dit-il. Ces mauvaises ondes rendent "un peu fou mon coach", Nicolas Dessum, l'entraîneur de l'équipe de France, dit-il. "C'est un peu compliqué, sachant que c'est une personne très positive, qui va chercher plutôt les bonnes que les mauvaises choses", poursuit Foubert. "Du coup, c'est sûr que c'est toujours un peu compliqué des fois quand je suis têtu et que je vais d'abord voir le côté négatif", ajoute ce petit gabarit (1,65 m). Saut "au feeling" Dessum dit de son poulain qu'il a "un petit côté artiste" dans le sens où "ce n'est pas le sportif de haut niveau qu'on peut imaginer, standard, qui fait tout bien tout le temps, qui maîtrise tout, qui calcule tout". Foubert, lui, saute "un peu au feeling" (à l'instinct) mais "quand il fait les choses, il les fait à fond", poursuit le premier Français lauréat d'une étape de Coupe du monde, à Sapporo en 1995. "Et puis après, humainement, c'est quelqu'un qui, quand il a décidé quelque chose, est capable d'aller au bout de ce qu'il entreprend" et de "réussir des choses impressionnantes". Comme en novembre à Ruka (Finlande) où cet amateur de jeux vidéos, en particulier des simulateurs de vol, a décroché une inattendue cinquième place, meilleur résultat pour un Français en Coupe du monde depuis neuf ans. Foubert a fait encore mieux en décembre à Klingenthal (Allemagne) en échouant au pied du podium. Depuis, il n'a plus autant briller. Mais, pour le directeur des équipes de France Etienne Gouy, il reste "le maillon fort" de Bleus, devant Jules Chervet et Enzo Milesi, qui vivent eux aussi leurs premiers Jeux à 22 ans. Lundi lors de l'épreuve sur petit tremplin, Foubert espère au mieux figurer dans le Top 10. Pour y arriver, l'essentiel sera avant tout "de ne pas trop réfléchir" avant le grand saut.
Texte intégral (550 mots)
Dans la tête du voltigeur de 23 ans, c'est un combat perpétuel contre une tendance "à la négativité". Fils d'une enseignante-chercheuse en psychologie, il a lui même entrepris un travail avec un préparateur mental pour chasser les mauvaises ondes. "C'est plus un travail de confiance en soi, de positivité, puisque je suis une personne assez négative dans la vie de tous les jours aussi", explique-t-il dans un entretien accordé à l'AFP, avant les JO. Car en haut du tremplin, "le mental est aussi important que le physique" assure le membre du club de Courchevel, site qui accueillera dans quatre ans les épreuves des JO organisés dans les Alpes françaises. Dans la tête, il peut y avoir de la peur, explique-t-il, mais pas d'une chute, plutôt une peur de l'échec dans son cas. "A la barre (de départ, en haut du tremplin, ndlr), je ne suis pas tout le temps bien parce que c'est ce moment de stress de savoir si je suis mentalement prêt. Il y a toutes ces idées qui vont arriver, qui me disent que je n'ai pas assez bossé, que ça ne va pas le faire", explique Foubert. "Donc, pour moi, à ce moment-là, c'est plus un combat mental. Mais à partir du moment où je lâche la barre, généralement, c'est quand même assez agréable", dit-il. Ces mauvaises ondes rendent "un peu fou mon coach", Nicolas Dessum, l'entraîneur de l'équipe de France, dit-il. "C'est un peu compliqué, sachant que c'est une personne très positive, qui va chercher plutôt les bonnes que les mauvaises choses", poursuit Foubert. "Du coup, c'est sûr que c'est toujours un peu compliqué des fois quand je suis têtu et que je vais d'abord voir le côté négatif", ajoute ce petit gabarit (1,65 m). Saut "au feeling" Dessum dit de son poulain qu'il a "un petit côté artiste" dans le sens où "ce n'est pas le sportif de haut niveau qu'on peut imaginer, standard, qui fait tout bien tout le temps, qui maîtrise tout, qui calcule tout". Foubert, lui, saute "un peu au feeling" (à l'instinct) mais "quand il fait les choses, il les fait à fond", poursuit le premier Français lauréat d'une étape de Coupe du monde, à Sapporo en 1995. "Et puis après, humainement, c'est quelqu'un qui, quand il a décidé quelque chose, est capable d'aller au bout de ce qu'il entreprend" et de "réussir des choses impressionnantes". Comme en novembre à Ruka (Finlande) où cet amateur de jeux vidéos, en particulier des simulateurs de vol, a décroché une inattendue cinquième place, meilleur résultat pour un Français en Coupe du monde depuis neuf ans. Foubert a fait encore mieux en décembre à Klingenthal (Allemagne) en échouant au pied du podium. Depuis, il n'a plus autant briller. Mais, pour le directeur des équipes de France Etienne Gouy, il reste "le maillon fort" de Bleus, devant Jules Chervet et Enzo Milesi, qui vivent eux aussi leurs premiers Jeux à 22 ans. Lundi lors de l'épreuve sur petit tremplin, Foubert espère au mieux figurer dans le Top 10. Pour y arriver, l'essentiel sera avant tout "de ne pas trop réfléchir" avant le grand saut.

09.02.2026 à 07:35

JO: Cizeron et Fournier Beaudry, un couple en "Vogue"

FRANCE24
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"Il y a eu un moment où j'ai dit: +Est-ce qu'on n'aurait pas placé la barre trop haut?+", reconnaît à l'AFP Guillaume Cizeron en souriant. Lundi sur la glace milanaise, les deux patineurs entrent dans les choses sérieuses en présentant leur danse rythmique lors du premier acte de la compétition de danse sur glace. La danse libre est ensuite programmée mercredi pour le couple, qui tente le pari fou de décrocher l'or olympique alors qu'il patine ensemble depuis à peine un an. Le voguing, une danse d'inspiration urbaine née dans les communautés queer de New York, a été popularisé par Madonna avec son tube "Vogue" accompagné de son clip iconique signé David Fincher. Et c'est justement sur le célèbre refrain de la reine de la pop, idéal pour illustrer le thème imposé des années 1990, que les Français évolueront lundi, dans un programme qu'ils ont eu l'occasion de répéter vendredi lors de l'épreuve par équipes et qui leur a valu 89,98 points, record personnel à la clé. "Aspect intellectuel" Sur la glace milanaise, ils se présentent au public et aux juges lui dans une combinaison noire sans manche, elle dans un corset rose évoquant le bustier conique de Madonna façon Jean-Paul Gaultier, et pour les deux, les bras couverts de longs gants noirs qui accentuent visuellement les mouvements de bras, un élément central du voguing. "C'est une danse qui est basée sur un contrôle total et une dissociation des bras", explique Cizeron. "Ça vient chercher soit des angles, soit une ondulation, un peu toutes les possibilités graphiques que tu peux faire avec tes bras." Cet "aspect intellectuel" de la danse a été particulièrement "satisfaisant" à explorer, estime le couple. "On trouvait ça intéressant de ne pas seulement faire un thème des années 90 et juste bouger dessus. On voulait choisir un style de danse que le commun des mortels n'est pas capable de faire", poursuit le champion olympique 2022. "On est quand même des danseurs professionnels, donc on voulait un challenge", Laurence Fournier Beaudry, sa nouvelle partenaire depuis un an, confirme: "C'était un gros challenge technique, mais on est très contents. Je pense que ça va donner un peu un +edge+. Ça donne quelque chose de très différent de tous les autres couples, parce qu'on a mis un autre thème à l'intérieur du thème qui nous a été donné." "On a un peu amplifié le thème pour aller chercher quelque chose de raffiné aussi, quelque chose de réfléchi et d'artistiquement intéressant." "Complexité" Pour le couple, le défi principal a été d'incorporer les mouvements de bras dans une chorégraphie percutante lors des déplacements sur la glace. Pour cela, ils ont fait appel à un spécialiste, le Brésilien Bieel Morales. "Bieel a chorégraphié les bras, (notre entraîneuse) Marie-France (Dubreuil) a chorégraphié les pieds, et on a mis ça ensemble." "C'est toute la complexité de la chose", complète leur autre entraîneur Romain Haguenauer. "Le voguing, c'est une danse qui a un effet de manière en deux dimensions. Dès que tu fais du voguing en tournant, ça devient un petit peu moins impactant. Donc c'est pour ça qu'on a fait des choix pour placer les mouvements de bras vraiment marquants à bon escient." Pour viser l'or à Milan, Cizeron et Fournier Beaudry, récemment sacrés champions d'Europe, vont devoir produire une danse rythmique de haut niveau face à ceux qui sont largement considérés comme leurs principaux rivaux, les Américains Madison Chock et Evan Bates, triples champions du monde en titre. Vendredi, lors de l'épreuve par équipes, Chock et Bates, qui proposent une danse électrique sur la voix sensuelle de Lenny Kravitz, ont devancé les Français d'un peu plus d'un point.
Texte intégral (652 mots)
"Il y a eu un moment où j'ai dit: +Est-ce qu'on n'aurait pas placé la barre trop haut?+", reconnaît à l'AFP Guillaume Cizeron en souriant. Lundi sur la glace milanaise, les deux patineurs entrent dans les choses sérieuses en présentant leur danse rythmique lors du premier acte de la compétition de danse sur glace. La danse libre est ensuite programmée mercredi pour le couple, qui tente le pari fou de décrocher l'or olympique alors qu'il patine ensemble depuis à peine un an. Le voguing, une danse d'inspiration urbaine née dans les communautés queer de New York, a été popularisé par Madonna avec son tube "Vogue" accompagné de son clip iconique signé David Fincher. Et c'est justement sur le célèbre refrain de la reine de la pop, idéal pour illustrer le thème imposé des années 1990, que les Français évolueront lundi, dans un programme qu'ils ont eu l'occasion de répéter vendredi lors de l'épreuve par équipes et qui leur a valu 89,98 points, record personnel à la clé. "Aspect intellectuel" Sur la glace milanaise, ils se présentent au public et aux juges lui dans une combinaison noire sans manche, elle dans un corset rose évoquant le bustier conique de Madonna façon Jean-Paul Gaultier, et pour les deux, les bras couverts de longs gants noirs qui accentuent visuellement les mouvements de bras, un élément central du voguing. "C'est une danse qui est basée sur un contrôle total et une dissociation des bras", explique Cizeron. "Ça vient chercher soit des angles, soit une ondulation, un peu toutes les possibilités graphiques que tu peux faire avec tes bras." Cet "aspect intellectuel" de la danse a été particulièrement "satisfaisant" à explorer, estime le couple. "On trouvait ça intéressant de ne pas seulement faire un thème des années 90 et juste bouger dessus. On voulait choisir un style de danse que le commun des mortels n'est pas capable de faire", poursuit le champion olympique 2022. "On est quand même des danseurs professionnels, donc on voulait un challenge", Laurence Fournier Beaudry, sa nouvelle partenaire depuis un an, confirme: "C'était un gros challenge technique, mais on est très contents. Je pense que ça va donner un peu un +edge+. Ça donne quelque chose de très différent de tous les autres couples, parce qu'on a mis un autre thème à l'intérieur du thème qui nous a été donné." "On a un peu amplifié le thème pour aller chercher quelque chose de raffiné aussi, quelque chose de réfléchi et d'artistiquement intéressant." "Complexité" Pour le couple, le défi principal a été d'incorporer les mouvements de bras dans une chorégraphie percutante lors des déplacements sur la glace. Pour cela, ils ont fait appel à un spécialiste, le Brésilien Bieel Morales. "Bieel a chorégraphié les bras, (notre entraîneuse) Marie-France (Dubreuil) a chorégraphié les pieds, et on a mis ça ensemble." "C'est toute la complexité de la chose", complète leur autre entraîneur Romain Haguenauer. "Le voguing, c'est une danse qui a un effet de manière en deux dimensions. Dès que tu fais du voguing en tournant, ça devient un petit peu moins impactant. Donc c'est pour ça qu'on a fait des choix pour placer les mouvements de bras vraiment marquants à bon escient." Pour viser l'or à Milan, Cizeron et Fournier Beaudry, récemment sacrés champions d'Europe, vont devoir produire une danse rythmique de haut niveau face à ceux qui sont largement considérés comme leurs principaux rivaux, les Américains Madison Chock et Evan Bates, triples champions du monde en titre. Vendredi, lors de l'épreuve par équipes, Chock et Bates, qui proposent une danse électrique sur la voix sensuelle de Lenny Kravitz, ont devancé les Français d'un peu plus d'un point.

09.02.2026 à 07:25

"Je veux rentrer": abandonnés au Cap-Vert, les marins indonésiens veulent leur salaire

FRANCE24
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A 47 ans, ce mécanicien de marine fait partie d'un nombre croissant de travailleurs migrants abandonnés par les armateurs, qui bafouent leurs obligations et abandonnent les équipages sans les payer. "Ma famille pleure parce que je n'arrive pas à gagner d'argent. Mes enfants et ma femme en ont besoin pour manger", se lamente Surono, joint par l'AFP sur le navire. "Nous avons travaillé sans relâche en mer. Comment pouvons-nous être abandonnés comme ça ?", déplore cet homme qui comme beaucoup d'Indonésiens ne porte qu'un seul nom. Surono a pris l'avion depuis l'Indonésie pour la Namibie en mars 2025 afin d'embarquer sur le Novo Ruivo, un thonier battant pavillon portugais. Mais peu après avoir accosté à Porto Grande, au Cap-Vert, en septembre, pour décharger le produit de la pêche, le propriétaire du navire a pris la fuite, emportant les passeports de l'équipage et sans régler les salaires. Après la campagne de pêche et les cinq mois bloqué à Porto Grande, dans la baie de Mindelo, l'armateur a désormais une dette de 13.200 dollars affirme Surono, dont le salaire mensuel est de 1.200 dollars. Sans cet argent, sa famille qui vit à Tegal, sur l'île de Java, fait face à de graves difficultés financières. "Pour survivre, je suis obligée de m'endetter", a confié à l'AFP son épouse Kiki Andriani, 38 ans. "Je veux que mon mari rentre, mais s'il revient sans son salaire, une année entière de travail aura été perdue". - 6.200 marins abandonnés - Selon l'Organisation internationale du Travail (OIT), un navire est considéré comme abandonné en fonction de certains critères, notamment lorsque l'armateur ne prend pas en charge les frais de rapatriement de l'équipage, rompt tout contact avec celui-ci et ne verse pas les salaires pendant au moins deux mois. Selon des chiffres de la Fédération internationale des ouvriers du transport (ITF) publiés le mois dernier, le nombre d'abandons a fortement augmenté ces dernières années, bondissant de plus de 30% en 2025, avec quelque 6.200 marins de toutes nationalités bloqués à bord de 410 navires. Surono a contacté l'ITF qui a signalé le navire abandonné aux autorités. "Nous leur avons proposé de les rapatrier dès le premier jour, mais ils ont refusé car ils craignent de ne pas recevoir leur argent", explique à l'AFP Gonzalo Galan, l'inspecteur de l'ITF chargé de l'affaire. Le dernier recours de l'équipage consiste à obtenir une ordonnance du tribunal pour saisir et vendre le bateau afin de couvrir les dettes du propriétaire, une option que l'ITF étudie actuellement. armateur espagnol Contacté par l'AFP en Espagne, l'armateur espagnol Javier Martinez, assure qu'il ne dispose pas des fonds nécessaires pour régler les salaires mais qu'il s'efforce de résoudre le problème. "Ils n'ont pas été abandonnés. Ils ont tout ce dont ils ont besoin à bord du bateau : électricité, eau potable et nourriture", affirme-t-il. "Vous croyez que je ne suis pas encore plus pressé qu'eux de résoudre ce problème ? Le fait que le bateau soit stationné là me coûte énormément d'argent", ajoute-t-il, assurant verser 50 euros de temps en temps à chaque marin, ce qui permet de payer les appels téléphoniques et un peu de nourriture. Selon Surono, l'équipage, composé de six Indonésiens et de six Angolais, se nourrit principalement de riz et d'aliments surgelés. Les travailleurs du secteur de la pêche sont couverts par la convention n°188 de l'OIT, une réglementation très faible et mal appliquée, juge M. Galan. "En substance, cela prévoit simplement qu'un pêcheur doit avoir un contrat de travail écrit et que les salaires doivent être versés à intervalles réguliers, mais cela ne précise pas la fréquence de ces versements", précise-t-il. L'agence de recrutement indonésienne qui a embauché Surono a accepté la semaine dernière de lui verser la moitié de son salaire, mais il est peu probable qu'il touche un centime de plus s'il quitte le navire, ajoute M. Galan. "Je veux faire respecter mes droits. Nous avons travaillé et nous réclamons nos salaires car nous avons des familles", confie encore Surono.
Texte intégral (702 mots)
A 47 ans, ce mécanicien de marine fait partie d'un nombre croissant de travailleurs migrants abandonnés par les armateurs, qui bafouent leurs obligations et abandonnent les équipages sans les payer. "Ma famille pleure parce que je n'arrive pas à gagner d'argent. Mes enfants et ma femme en ont besoin pour manger", se lamente Surono, joint par l'AFP sur le navire. "Nous avons travaillé sans relâche en mer. Comment pouvons-nous être abandonnés comme ça ?", déplore cet homme qui comme beaucoup d'Indonésiens ne porte qu'un seul nom. Surono a pris l'avion depuis l'Indonésie pour la Namibie en mars 2025 afin d'embarquer sur le Novo Ruivo, un thonier battant pavillon portugais. Mais peu après avoir accosté à Porto Grande, au Cap-Vert, en septembre, pour décharger le produit de la pêche, le propriétaire du navire a pris la fuite, emportant les passeports de l'équipage et sans régler les salaires. Après la campagne de pêche et les cinq mois bloqué à Porto Grande, dans la baie de Mindelo, l'armateur a désormais une dette de 13.200 dollars affirme Surono, dont le salaire mensuel est de 1.200 dollars. Sans cet argent, sa famille qui vit à Tegal, sur l'île de Java, fait face à de graves difficultés financières. "Pour survivre, je suis obligée de m'endetter", a confié à l'AFP son épouse Kiki Andriani, 38 ans. "Je veux que mon mari rentre, mais s'il revient sans son salaire, une année entière de travail aura été perdue". - 6.200 marins abandonnés - Selon l'Organisation internationale du Travail (OIT), un navire est considéré comme abandonné en fonction de certains critères, notamment lorsque l'armateur ne prend pas en charge les frais de rapatriement de l'équipage, rompt tout contact avec celui-ci et ne verse pas les salaires pendant au moins deux mois. Selon des chiffres de la Fédération internationale des ouvriers du transport (ITF) publiés le mois dernier, le nombre d'abandons a fortement augmenté ces dernières années, bondissant de plus de 30% en 2025, avec quelque 6.200 marins de toutes nationalités bloqués à bord de 410 navires. Surono a contacté l'ITF qui a signalé le navire abandonné aux autorités. "Nous leur avons proposé de les rapatrier dès le premier jour, mais ils ont refusé car ils craignent de ne pas recevoir leur argent", explique à l'AFP Gonzalo Galan, l'inspecteur de l'ITF chargé de l'affaire. Le dernier recours de l'équipage consiste à obtenir une ordonnance du tribunal pour saisir et vendre le bateau afin de couvrir les dettes du propriétaire, une option que l'ITF étudie actuellement. armateur espagnol Contacté par l'AFP en Espagne, l'armateur espagnol Javier Martinez, assure qu'il ne dispose pas des fonds nécessaires pour régler les salaires mais qu'il s'efforce de résoudre le problème. "Ils n'ont pas été abandonnés. Ils ont tout ce dont ils ont besoin à bord du bateau : électricité, eau potable et nourriture", affirme-t-il. "Vous croyez que je ne suis pas encore plus pressé qu'eux de résoudre ce problème ? Le fait que le bateau soit stationné là me coûte énormément d'argent", ajoute-t-il, assurant verser 50 euros de temps en temps à chaque marin, ce qui permet de payer les appels téléphoniques et un peu de nourriture. Selon Surono, l'équipage, composé de six Indonésiens et de six Angolais, se nourrit principalement de riz et d'aliments surgelés. Les travailleurs du secteur de la pêche sont couverts par la convention n°188 de l'OIT, une réglementation très faible et mal appliquée, juge M. Galan. "En substance, cela prévoit simplement qu'un pêcheur doit avoir un contrat de travail écrit et que les salaires doivent être versés à intervalles réguliers, mais cela ne précise pas la fréquence de ces versements", précise-t-il. L'agence de recrutement indonésienne qui a embauché Surono a accepté la semaine dernière de lui verser la moitié de son salaire, mais il est peu probable qu'il touche un centime de plus s'il quitte le navire, ajoute M. Galan. "Je veux faire respecter mes droits. Nous avons travaillé et nous réclamons nos salaires car nous avons des familles", confie encore Surono.

09.02.2026 à 07:23

NBA: les Knicks s'imposent largement chez les Celtics, Leonard grandiose avec 41 points

FRANCE24
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. Les Knicks frappent fort à Boston Ce choc de haut de tableau de la conférence Est a rapidement et largement tourné en faveur des Knicks, vainqueurs 111 à 89. Les visiteurs ont été portés par leur meneur Jalen Brunson, auteur de 31 points et 8 passes, face aux 26 points de Jaylen Brown. Les "C's", qui restaient sur cinq succès, sont dépassés à la deuxième place à l'Est par les Knicks, qui possèdent désormais le même bilan (34v-19d). Le Français Mohamed Diawara a inscrit 10 points en sortie de banc et été élu "meilleur défenseur du match" pour son travail face à Jaylen Brown. . Kawhi Leonard en grande forme Régulier depuis deux semaines, Kawhi Leonard a brillé avec 41 points, 8 rebonds et 4 interceptions pour mener les Los Angeles Clippers au succès 115 à 96 sur le parquet des Minnesota Timberwoles. S'ils ont envoyé un signal fort en direction d'une reconstruction en transférant James Harden et Ivica Zubac cette semaine, les Clippers voient qu'ils peuvent encore compter sur leur double champion NBA, aux saisons gâchées par des blessures ces dernières années. Les Clippers grimpent ainsi au 9e rang à l'Ouest (25v-27d) en position de barragiste. Leonard a notamment réussi trois interceptions de suite en début de partie. "Je voulais commencer fort et donner le ton en défense", a-t-il déclaré. Face à lui, Anthony Edwards a dû se contenter de 23 points. Le pivot français Rudy Gobert a compilé 10 points et 7 rebonds pour les Wolves, Nicolas Batum inscrivant 3 points pour les visiteurs.
Lire plus (259 mots)
. Les Knicks frappent fort à Boston Ce choc de haut de tableau de la conférence Est a rapidement et largement tourné en faveur des Knicks, vainqueurs 111 à 89. Les visiteurs ont été portés par leur meneur Jalen Brunson, auteur de 31 points et 8 passes, face aux 26 points de Jaylen Brown. Les "C's", qui restaient sur cinq succès, sont dépassés à la deuxième place à l'Est par les Knicks, qui possèdent désormais le même bilan (34v-19d). Le Français Mohamed Diawara a inscrit 10 points en sortie de banc et été élu "meilleur défenseur du match" pour son travail face à Jaylen Brown. . Kawhi Leonard en grande forme Régulier depuis deux semaines, Kawhi Leonard a brillé avec 41 points, 8 rebonds et 4 interceptions pour mener les Los Angeles Clippers au succès 115 à 96 sur le parquet des Minnesota Timberwoles. S'ils ont envoyé un signal fort en direction d'une reconstruction en transférant James Harden et Ivica Zubac cette semaine, les Clippers voient qu'ils peuvent encore compter sur leur double champion NBA, aux saisons gâchées par des blessures ces dernières années. Les Clippers grimpent ainsi au 9e rang à l'Ouest (25v-27d) en position de barragiste. Leonard a notamment réussi trois interceptions de suite en début de partie. "Je voulais commencer fort et donner le ton en défense", a-t-il déclaré. Face à lui, Anthony Edwards a dû se contenter de 23 points. Le pivot français Rudy Gobert a compilé 10 points et 7 rebonds pour les Wolves, Nicolas Batum inscrivant 3 points pour les visiteurs.

09.02.2026 à 06:55

Au Bangladesh, dernier jour de campagne avant les législatives de jeudi

FRANCE24
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Plus de 127 millions d'électeurs sont appelés jeudi aux urnes pour élire les 350 membres du Parlement, au terme d'une transition d'un an et demi agitée par les difficultés économiques et les tensions politiques. Le parti de Mme Hasina déclaré hors-la-loi, ses deux principaux rivaux, le Parti nationaliste du Bangladesh (BNP) et les islamistes du Jamaat-e-Islami, sont présentés comme les grands favoris du scrutin. Dans un quartier de la capitale Dacca au cœur des émeutes qui ont fait tomber la "bégum de fer", le chef du Jamaat, Shafiqur Rahman, a repris dimanche le flambeau des manifestants et promis d'éradiquer la corruption. "Une partie des opprimés s'est changée en oppresseurs dès le lendemain du 5 août (2024)", a-t-il lancé devant des milliers de partisans. "Les gens ordinaires, les commerçants et même les mendiants en ont assez!" Longue barbe blanche débordant sur son qamis de même couleur, Shafiqur Rahman, 67 ans, a connu la prison sous le règne autocratique de Sheikh Hasina (2009-2024) et espère profiter du retour en force de son parti sur la scène politique bangladaise. En cas de victoire, il espère prendre la tête du premier gouvernement islamiste de l'histoire du pays. Le Jamaat-e-Islami a pris la tête d'une coalition qui inclut le nouveau Parti national des citoyens (NCP), fondé par une des figures de la contestation, Nahid Islam. "Si vous m'élisez, je me consacrerai entièrement au développement de ce quartier", a-t-il lancé dimanche sur la même estrade que le Dr Rahman. "Vive la révolution!", "Liberté, liberté!", a répondu la foule. "L'un des nôtres" Au milieu de cette assemblée presqu'entièrement masculine, Mohammed Harun, 65 ans, dit ne plus avoir voté depuis 17 ans. "Nous voulons vivre en paix et heureux. Et ça, je crois que seul un gouvernement du Jamaat peut nous l'assurer." "On a vu passer beaucoup de dirigeants d'autres partis", a renchéri Abdullah al-Rahat, un étudiant de 21 ans, "ceux du Jamaat sont les seuls honnêtes et humbles". Même ferveur, même sonorisation assourdissante et même joyeuse cohue quelques heures plus tard à Mirpur, un autre quartier de la capitale, lorsque le chef du BNP Tarique Rahman fait son entrée sur scène, protégé par l'unité d'élite de la police bangladaise. Micro en main, il a refusé de s'en prendre à son rival islamiste, dont des propos sur la place des femmes ont nourri l'inquiétude pendant la campagne. "Ca ne changera rien au sort des Bangladais", a plaidé le candidat. Tarique Rahman, 60 ans, a préféré dérouler ses plans sur l'éducation des filles, l'aide sociale ou le soutien aux agriculteurs ou aux travailleurs migrants. Fils de l'ex-Première ministre Khaleda Zia, il a quitté prestement son exil britannique - il vivait à Londres depuis 17 ans - à sa mort le mois dernier pour reprendre le flambeau de la dynastie politique familiale, et la tête de la campagne du BNP. "Son candidat (dans cette circonscription) est l'un des nôtres", a souligné, enthousiaste, l'un de ses partisans, M.A. Rahman, un fonctionnaire à la retraite de 76 ans. "Il sait nos espoirs et nos peines, il comprend les problèmes auxquels nous sommes confrontés au quotidien". Les deux principaux prétendants au poste de Premier ministre doivent multiplier les réunions publiques tout au long de la journée de lundi à Dacca, et s'exprimer en soirée une dernière fois à la télévision nationale. De son exil indien, Sheikh Hasina n'a donné aucune consigne de vote aux électeurs de son parti, la Ligue Awami, qui détenait l'écrasante majorité des sièges dans le Parlement dissous à sa chute. Leur participation et leur choix constituent l'une des principales inconnues du scrutin de jeudi.
Texte intégral (641 mots)
Plus de 127 millions d'électeurs sont appelés jeudi aux urnes pour élire les 350 membres du Parlement, au terme d'une transition d'un an et demi agitée par les difficultés économiques et les tensions politiques. Le parti de Mme Hasina déclaré hors-la-loi, ses deux principaux rivaux, le Parti nationaliste du Bangladesh (BNP) et les islamistes du Jamaat-e-Islami, sont présentés comme les grands favoris du scrutin. Dans un quartier de la capitale Dacca au cœur des émeutes qui ont fait tomber la "bégum de fer", le chef du Jamaat, Shafiqur Rahman, a repris dimanche le flambeau des manifestants et promis d'éradiquer la corruption. "Une partie des opprimés s'est changée en oppresseurs dès le lendemain du 5 août (2024)", a-t-il lancé devant des milliers de partisans. "Les gens ordinaires, les commerçants et même les mendiants en ont assez!" Longue barbe blanche débordant sur son qamis de même couleur, Shafiqur Rahman, 67 ans, a connu la prison sous le règne autocratique de Sheikh Hasina (2009-2024) et espère profiter du retour en force de son parti sur la scène politique bangladaise. En cas de victoire, il espère prendre la tête du premier gouvernement islamiste de l'histoire du pays. Le Jamaat-e-Islami a pris la tête d'une coalition qui inclut le nouveau Parti national des citoyens (NCP), fondé par une des figures de la contestation, Nahid Islam. "Si vous m'élisez, je me consacrerai entièrement au développement de ce quartier", a-t-il lancé dimanche sur la même estrade que le Dr Rahman. "Vive la révolution!", "Liberté, liberté!", a répondu la foule. "L'un des nôtres" Au milieu de cette assemblée presqu'entièrement masculine, Mohammed Harun, 65 ans, dit ne plus avoir voté depuis 17 ans. "Nous voulons vivre en paix et heureux. Et ça, je crois que seul un gouvernement du Jamaat peut nous l'assurer." "On a vu passer beaucoup de dirigeants d'autres partis", a renchéri Abdullah al-Rahat, un étudiant de 21 ans, "ceux du Jamaat sont les seuls honnêtes et humbles". Même ferveur, même sonorisation assourdissante et même joyeuse cohue quelques heures plus tard à Mirpur, un autre quartier de la capitale, lorsque le chef du BNP Tarique Rahman fait son entrée sur scène, protégé par l'unité d'élite de la police bangladaise. Micro en main, il a refusé de s'en prendre à son rival islamiste, dont des propos sur la place des femmes ont nourri l'inquiétude pendant la campagne. "Ca ne changera rien au sort des Bangladais", a plaidé le candidat. Tarique Rahman, 60 ans, a préféré dérouler ses plans sur l'éducation des filles, l'aide sociale ou le soutien aux agriculteurs ou aux travailleurs migrants. Fils de l'ex-Première ministre Khaleda Zia, il a quitté prestement son exil britannique - il vivait à Londres depuis 17 ans - à sa mort le mois dernier pour reprendre le flambeau de la dynastie politique familiale, et la tête de la campagne du BNP. "Son candidat (dans cette circonscription) est l'un des nôtres", a souligné, enthousiaste, l'un de ses partisans, M.A. Rahman, un fonctionnaire à la retraite de 76 ans. "Il sait nos espoirs et nos peines, il comprend les problèmes auxquels nous sommes confrontés au quotidien". Les deux principaux prétendants au poste de Premier ministre doivent multiplier les réunions publiques tout au long de la journée de lundi à Dacca, et s'exprimer en soirée une dernière fois à la télévision nationale. De son exil indien, Sheikh Hasina n'a donné aucune consigne de vote aux électeurs de son parti, la Ligue Awami, qui détenait l'écrasante majorité des sièges dans le Parlement dissous à sa chute. Leur participation et leur choix constituent l'une des principales inconnues du scrutin de jeudi.

09.02.2026 à 06:31

Thaïlande: vers des négociations de coalition après la victoire surprise des conservateurs

FRANCE24
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Le Bhumjaithai qu'il dirige est crédité de près de 200 sièges à la Chambre basse, selon les projections à la sortie des urnes des médias locaux vers 10H00 (03H00 GMT), devançant nettement le Parti du peuple qui obtiendrait un peu plus de 100 sièges, quand le parti Pheu Thai, longtemps dominant sur la scène politique thaïlandaise, arrive troisième. Sans obtenir la majorité absolue à la Chambre basse qui compte 500 députés, le parti d'Anutin devra chercher des alliés. Pheu Thai pourrait être l'un d'eux; les deux partis formaient une coalition avant qu'Anutin ne s'en défasse à l'été 2025, sur fond de différend sur la gestion du conflit frontalier avec la Première ministre issue du Pheu Thai, Paetongtarn Shinawatra, fille de l'ancien dirigeant Thaksin. Ce dernier, présent depuis le début du siècle dans la politique thaïlandaise, est désormais emprisonné pour corruption, mais de nombreux observateurs s'attendent à ce qu'il soit libéré plus tôt que prévu dans le cadre d'un potentiel accord politique. Nationalisme et monarchie Le parti pro-militaire et pro-monarchie a réalisé sa meilleure performance électorale à ce jour. Les analystes ont noté qu'il a tiré parti des faiblesses de ses principaux rivaux et de la montée du nationalisme. Bhumjaithai "a remporté des victoires en mettant l’accent sur son engagement envers le nationalisme et le roi", a déclaré à l’AFP Paul Chambers, chercheur senior associé à l’ISEAS–Yusof Ishak Institute à Singapour. Les conservateurs ont également bénéficié de la "persistance de l'impopularité du Pheu Thai" après la fuite d'un enregistrement téléphonique dans lequel l'ancienne première ministre Paetongtarn qualifiait l’ancien dirigeant cambodgien Hun Sen d'"oncle", une marque de politesse courante en Asie, mais jugée inappropriée dans une discussion au plus haut niveau de l'Etat. Elle a par ailleurs décrit un commandant militaire thaïlandais comme son "adversaire". Le politologue Napon Jatusripitak prévoit que le parti "agisse rapidement" pour former un gouvernement. "Compte tenu de la répartition des sièges, Bhumjaithai est susceptible de diriger un gouvernement dans lequel son influence sera prédominante et déterminante dans l'orientation et la mise en œuvre des politiques", a-t-il déclaré à l'AFP. - "Rien ne changera" - Quel qu'il soit, le prochain gouvernement de ce royaume d'Asie du Sud-Est devra gérer une économie morose, concurrencée par le Vietnam en pleine expansion, et dont le secteur touristique vital n'a pas retrouvé son niveau d'avant la pandémie. Les électeurs ont aussi confié leur préoccupation vis à vis du conflit frontalier avec le Cambodge, qui a dégénéré à deux reprises en affrontements meurtriers l'année passée, faisant souffler un vent de nationalisme chez les électeurs Une touche sur laquelle Anutin, saxophoniste et pianiste à ses heures, a su appuyer pour s'octroyer la victoire. C'est "la première fois depuis très longtemps qu'un parti conservateur remporte le plus grand nombre de sièges", a souligné Napon Jatusripitak. Avec ce résultat dans les urnes, "la Thaïlande évoluera comme elle l'a fait au cours des trois derniers mois. Nous verrons du nationalisme, une position forte sur le Cambodge et des mesures économiques. Rien ne changera", a déclaré Virot Ali, professeur de sciences politiques à l'université Thammasat. Peu après avoir été choisi comme Premier ministre par le Parlement en septembre 2025, suite à la destitution de ses deux prédécesseurs du Pheu Thai, Anutin a autorisé les forces armées à prendre toutes les mesures qu'elles jugeaient appropriées à la frontière, sans en référer au gouvernement au préalable. L'armée thaïlandaise a pris le contrôle de plusieurs zones contestées lors des derniers combats en décembre et un cessez-le-feu fragile est en vigueur. Pour Paul Chambers, une victoire de Bhumjaithai dans les urnes "permettra à l'armée de devenir encore plus autonome par rapport au contrôle civil". La vie démocratique thaïlandaise est déjà contrainte par des institutions conservatrices dotées d'importants pouvoirs par la Constitution, héritée du coup d'Etat militaire de 2014 et des cinq années de régime militaire qui ont suivi.
Texte intégral (702 mots)
Le Bhumjaithai qu'il dirige est crédité de près de 200 sièges à la Chambre basse, selon les projections à la sortie des urnes des médias locaux vers 10H00 (03H00 GMT), devançant nettement le Parti du peuple qui obtiendrait un peu plus de 100 sièges, quand le parti Pheu Thai, longtemps dominant sur la scène politique thaïlandaise, arrive troisième. Sans obtenir la majorité absolue à la Chambre basse qui compte 500 députés, le parti d'Anutin devra chercher des alliés. Pheu Thai pourrait être l'un d'eux; les deux partis formaient une coalition avant qu'Anutin ne s'en défasse à l'été 2025, sur fond de différend sur la gestion du conflit frontalier avec la Première ministre issue du Pheu Thai, Paetongtarn Shinawatra, fille de l'ancien dirigeant Thaksin. Ce dernier, présent depuis le début du siècle dans la politique thaïlandaise, est désormais emprisonné pour corruption, mais de nombreux observateurs s'attendent à ce qu'il soit libéré plus tôt que prévu dans le cadre d'un potentiel accord politique. Nationalisme et monarchie Le parti pro-militaire et pro-monarchie a réalisé sa meilleure performance électorale à ce jour. Les analystes ont noté qu'il a tiré parti des faiblesses de ses principaux rivaux et de la montée du nationalisme. Bhumjaithai "a remporté des victoires en mettant l’accent sur son engagement envers le nationalisme et le roi", a déclaré à l’AFP Paul Chambers, chercheur senior associé à l’ISEAS–Yusof Ishak Institute à Singapour. Les conservateurs ont également bénéficié de la "persistance de l'impopularité du Pheu Thai" après la fuite d'un enregistrement téléphonique dans lequel l'ancienne première ministre Paetongtarn qualifiait l’ancien dirigeant cambodgien Hun Sen d'"oncle", une marque de politesse courante en Asie, mais jugée inappropriée dans une discussion au plus haut niveau de l'Etat. Elle a par ailleurs décrit un commandant militaire thaïlandais comme son "adversaire". Le politologue Napon Jatusripitak prévoit que le parti "agisse rapidement" pour former un gouvernement. "Compte tenu de la répartition des sièges, Bhumjaithai est susceptible de diriger un gouvernement dans lequel son influence sera prédominante et déterminante dans l'orientation et la mise en œuvre des politiques", a-t-il déclaré à l'AFP. - "Rien ne changera" - Quel qu'il soit, le prochain gouvernement de ce royaume d'Asie du Sud-Est devra gérer une économie morose, concurrencée par le Vietnam en pleine expansion, et dont le secteur touristique vital n'a pas retrouvé son niveau d'avant la pandémie. Les électeurs ont aussi confié leur préoccupation vis à vis du conflit frontalier avec le Cambodge, qui a dégénéré à deux reprises en affrontements meurtriers l'année passée, faisant souffler un vent de nationalisme chez les électeurs Une touche sur laquelle Anutin, saxophoniste et pianiste à ses heures, a su appuyer pour s'octroyer la victoire. C'est "la première fois depuis très longtemps qu'un parti conservateur remporte le plus grand nombre de sièges", a souligné Napon Jatusripitak. Avec ce résultat dans les urnes, "la Thaïlande évoluera comme elle l'a fait au cours des trois derniers mois. Nous verrons du nationalisme, une position forte sur le Cambodge et des mesures économiques. Rien ne changera", a déclaré Virot Ali, professeur de sciences politiques à l'université Thammasat. Peu après avoir été choisi comme Premier ministre par le Parlement en septembre 2025, suite à la destitution de ses deux prédécesseurs du Pheu Thai, Anutin a autorisé les forces armées à prendre toutes les mesures qu'elles jugeaient appropriées à la frontière, sans en référer au gouvernement au préalable. L'armée thaïlandaise a pris le contrôle de plusieurs zones contestées lors des derniers combats en décembre et un cessez-le-feu fragile est en vigueur. Pour Paul Chambers, une victoire de Bhumjaithai dans les urnes "permettra à l'armée de devenir encore plus autonome par rapport au contrôle civil". La vie démocratique thaïlandaise est déjà contrainte par des institutions conservatrices dotées d'importants pouvoirs par la Constitution, héritée du coup d'Etat militaire de 2014 et des cinq années de régime militaire qui ont suivi.

09.02.2026 à 06:17

Venezuela : l'opposition dénonce l'enlèvement d'un de ses chefs à peine libéré de prison

FRANCE 24
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Juan Pablo Guanipa, figure de l'opposition et ancien vice-président du Parlement vénézuélien, a été enlevé à Caracas par "des hommes fortement armés" tout juste après sa sortie de prison dimanche, a affirmé la prix Nobel de la paix Maria Corina Machado. 
Texte intégral (702 mots)
Juan Pablo Guanipa, figure de l'opposition et ancien vice-président du Parlement vénézuélien, a été enlevé à Caracas par "des hommes fortement armés" tout juste après sa sortie de prison dimanche, a affirmé la prix Nobel de la paix Maria Corina Machado. 

09.02.2026 à 05:55

Venezuela: trois opposants libérés à l'avant-veille du vote d'une loi d'amnistie générale

FRANCE24
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Depuis l'Espagne où il vit en exil, Edmundo González Urrutia, qui revendique la victoire à la présidentielle de 2024 au Venezuela, a exigé "la libération immédiate" de tous les prisonniers politiques, dans un message sur X. Arrêté en mai 2025, M. Guanipa a montré dans une vidéo publiée sur X ce qui semble être son ordre de mise en liberté. "Caché pendant dix mois, détenu ici pendant presque neuf mois" à Caracas, a-t-il commenté. "Nous sortons, libres, après un an et demi", a ajouté cet ancien vice-président du Parlement, âgé de 61 ans, ajoutant qu'il y a "beaucoup à dire sur le présent et l'avenir du Venezuela, toujours en mettant la vérité au premier plan". Freddy Superlano, un dirigeant de l'opposition vénézuélienne connu pour avoir remporté le poste de gouverneur de l'Etat de Barinas, la terre natale d'Hugo Chávez, et Perkins Rocha, conseiller juridique de Mme Machado, ont également été relâchés par les autorités. "L'accolade à la maison a eu lieu ! Nous avons déjà parlé à nos enfants", a commenté sur X l'épouse de M. Rocha, Maria Constanza Cipriani, déplorant toutefois que son retour chez lui soit assorti de "strictes mesures de précaution" qu'elle n'a pas précisées. Freddy Superlano (49 ans) et Perkins Rocha (63 ans) avaient été arrêtés il y a un an et demi, après la réélection contestée de Nicolas Maduro le 28 juillet 2024. "Très bientôt, nous nous retrouverons et nous nous embrasserons dans un Venezuela libre, et nous remercierons ces héros pour tout ce qu'ils ont donné afin de faire du Venezuela le pays que nous méritons. Que Dieu nous bénisse", a salué Mme Machado dans un message audio publié sur X. Loi d'amnistie Le 8 janvier, le gouvernement intérimaire vénézuélien a promis, sous la pression des Etats-Unis, un processus de libération d'un "nombre significatif" de prisonniers. Depuis, des familles et des ONG dénoncent le fait que cela se fasse au compte-gouttes. Mardi, le Parlement vénézuélien doit entériner une loi d'amnistie générale proposée par la présidente par intérim Delcy Rodriguez, qui occupe ses fonctions depuis la capture de Nicolas Maduro par des militaires américains le 3 janvier. "Des centaines de Vénézuéliens sont encore injustement emprisonnés. Nous exigeons la libération immédiate, totale et inconditionnelle de TOUS les prisonniers politiques", a lancé dimanche Ramon Guanipa après avoir annoncé sur X la libération de son père. "A l'issue de près de plus de huit mois d'emprisonnement injuste et de plus d'un an et demi de séparation, toute notre famille pourra bientôt s'embrasser de nouveau", s'est-il à cette occasion exclamé. Condamné à la clandestinité pendant des mois, la dernière apparition publique de Juan Pablo Guanipa avant sa vidéo de ce week-end remontait au 9 janvier 2025, lorsqu'il avait accompagné Mme Machado à un rassemblement de contestataires rejetant l'investiture de Nicolas Maduro pour un troisième mandat consécutif. Arrêté en mai 2025 sur des accusations de complot électoral, il avait depuis été inculpé de terrorisme, blanchiment d'argent et d'incitation à la violence et à la haine. "Liberté pour TOUS !" L'opposant Edmundo González Urrutia, s'il s'est "réjoui" de la remise en liberté de M. Guanipa, a pour sa part estimé sur X que celle-ci et les autres récemment intervenues n'étaient "pas synonymes de liberté pleine et entière". "Tant que des procédures judiciaires restent ouvertes et que demeurent des mesures restrictives, des menaces ou une surveillance, la persécution continue", a-t-il insisté. María Corina Machado a aussi salué la libération de Juan Pablo Guanipa. "Mon cher Juan Pablo, j'ai tellement hâte de te serrer dans mes bras ! Tu es un héros et l'histoire le reconnaîtra A JAMAIS. Liberté pour TOUS les prisonniers politiques !", a-t-elle écrit sur X. L'ONG Foro Penal a recensé au moins 35 nouvelles libérations ce dimanche. Selon elle, près de 400 personnes détenues pour des raisons politiques ont été remises en liberté depuis le 8 janvier.
Texte intégral (694 mots)
Depuis l'Espagne où il vit en exil, Edmundo González Urrutia, qui revendique la victoire à la présidentielle de 2024 au Venezuela, a exigé "la libération immédiate" de tous les prisonniers politiques, dans un message sur X. Arrêté en mai 2025, M. Guanipa a montré dans une vidéo publiée sur X ce qui semble être son ordre de mise en liberté. "Caché pendant dix mois, détenu ici pendant presque neuf mois" à Caracas, a-t-il commenté. "Nous sortons, libres, après un an et demi", a ajouté cet ancien vice-président du Parlement, âgé de 61 ans, ajoutant qu'il y a "beaucoup à dire sur le présent et l'avenir du Venezuela, toujours en mettant la vérité au premier plan". Freddy Superlano, un dirigeant de l'opposition vénézuélienne connu pour avoir remporté le poste de gouverneur de l'Etat de Barinas, la terre natale d'Hugo Chávez, et Perkins Rocha, conseiller juridique de Mme Machado, ont également été relâchés par les autorités. "L'accolade à la maison a eu lieu ! Nous avons déjà parlé à nos enfants", a commenté sur X l'épouse de M. Rocha, Maria Constanza Cipriani, déplorant toutefois que son retour chez lui soit assorti de "strictes mesures de précaution" qu'elle n'a pas précisées. Freddy Superlano (49 ans) et Perkins Rocha (63 ans) avaient été arrêtés il y a un an et demi, après la réélection contestée de Nicolas Maduro le 28 juillet 2024. "Très bientôt, nous nous retrouverons et nous nous embrasserons dans un Venezuela libre, et nous remercierons ces héros pour tout ce qu'ils ont donné afin de faire du Venezuela le pays que nous méritons. Que Dieu nous bénisse", a salué Mme Machado dans un message audio publié sur X. Loi d'amnistie Le 8 janvier, le gouvernement intérimaire vénézuélien a promis, sous la pression des Etats-Unis, un processus de libération d'un "nombre significatif" de prisonniers. Depuis, des familles et des ONG dénoncent le fait que cela se fasse au compte-gouttes. Mardi, le Parlement vénézuélien doit entériner une loi d'amnistie générale proposée par la présidente par intérim Delcy Rodriguez, qui occupe ses fonctions depuis la capture de Nicolas Maduro par des militaires américains le 3 janvier. "Des centaines de Vénézuéliens sont encore injustement emprisonnés. Nous exigeons la libération immédiate, totale et inconditionnelle de TOUS les prisonniers politiques", a lancé dimanche Ramon Guanipa après avoir annoncé sur X la libération de son père. "A l'issue de près de plus de huit mois d'emprisonnement injuste et de plus d'un an et demi de séparation, toute notre famille pourra bientôt s'embrasser de nouveau", s'est-il à cette occasion exclamé. Condamné à la clandestinité pendant des mois, la dernière apparition publique de Juan Pablo Guanipa avant sa vidéo de ce week-end remontait au 9 janvier 2025, lorsqu'il avait accompagné Mme Machado à un rassemblement de contestataires rejetant l'investiture de Nicolas Maduro pour un troisième mandat consécutif. Arrêté en mai 2025 sur des accusations de complot électoral, il avait depuis été inculpé de terrorisme, blanchiment d'argent et d'incitation à la violence et à la haine. "Liberté pour TOUS !" L'opposant Edmundo González Urrutia, s'il s'est "réjoui" de la remise en liberté de M. Guanipa, a pour sa part estimé sur X que celle-ci et les autres récemment intervenues n'étaient "pas synonymes de liberté pleine et entière". "Tant que des procédures judiciaires restent ouvertes et que demeurent des mesures restrictives, des menaces ou une surveillance, la persécution continue", a-t-il insisté. María Corina Machado a aussi salué la libération de Juan Pablo Guanipa. "Mon cher Juan Pablo, j'ai tellement hâte de te serrer dans mes bras ! Tu es un héros et l'histoire le reconnaîtra A JAMAIS. Liberté pour TOUS les prisonniers politiques !", a-t-elle écrit sur X. L'ONG Foro Penal a recensé au moins 35 nouvelles libérations ce dimanche. Selon elle, près de 400 personnes détenues pour des raisons politiques ont été remises en liberté depuis le 8 janvier.

09.02.2026 à 05:49

Ghislaine Maxwell, la complice de Jeffrey Epstein, témoigne à huis clos devant le Congrès

FRANCE24
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Cette audition, qui devrait se dérouler à huis clos en visioconférence de sa prison au Texas (sud), intervient en plein milieu des remous provoqués par la publication le 30 janvier par le ministère de la Justice de masses de documents du dossier Epstein, qui embarrassent de nombreuses personnalités, aux Etats-Unis et à travers le monde. Ces "plus de trois millions de pages" ne contiennent pas d'élément nouveau pouvant aboutir à des poursuites supplémentaires, avait d'emblée prévenu le numéro 2 du ministère, Todd Blanche. Mais bien que la simple mention du nom d'une personne dans le dossier ne suppose aucun acte répréhensible a priori de sa part, de nombreuses personnalités subissent l'onde de choc des révélations sur leurs liens passés avec le criminel sexuel. Le président de la commission des enquêtes de la Chambre des représentants dominée par les républicains, James Comer, avait annoncé le 21 janvier cette audition de Ghislaine Maxwell, 64 ans, attendue depuis de longs mois. Mais les avocats de Ghislaine Maxwell, engagée dans d'ultimes recours contre sa condamnation en 2022 à 20 ans de prison pour exploitation sexuelle, exigeaient du Congrès une immunité pénale en échange de son témoignage. Faute de l'avoir obtenue, ils ont prévenu dans une lettre à M. Comer que si la commission obligeait leur cliente à témoigner, elle invoquerait son droit à ne pas s'auto-incriminer, garanti par le Cinquième amendement de la Constitution américaine. En conséquence, cette audition "n'aurait d'autre but que du pur théâtre politique et un gaspillage de l'argent des contribuables. La commission n'obtiendrait ni témoignage, ni réponses, ni faits nouveaux", écrivaient-ils. Entretien avec le numéro 2 du ministère M. Blanche, ancien avocat personnel de Donald Trump, était allé fin juillet, dans une démarche hautement inhabituelle jusqu'à se rendre en Floride, où elle purgeait sa peine, pour l'interroger pendant une journée et demie. Peu après, elle a été transférée dans une prison au régime de sécurité moins strict au Texas (sud), provoquant l'indignation des victimes et de leurs proches. Dans la la retranscription de cet entretien publiée en août par le ministère de la Justice, Ghislaine Maxwell dit ne pas croire au suicide en prison en août 2019 à New York de Jeffrey Epstein, sans vouloir spéculer sur l'identité de la personne responsable de la mort de son complice et ancien compagnon. Elle confirme également que Jeffrey Epstein ne conservait pas de "liste de clients", et ne pas avoir connaissance d'un quelconque chantage à l'égard de personnalités importantes. La même commission parlementaire a convoqué pour être auditionnés séparément à la fin du mois l'ex-président démocrate Bill Clinton et son épouse Hillary, ancienne secrétaire d'Etat américaine, sur les lien qu'a entretenus Bill Clinton avec Jeffrey Epstein. Mais tous deux ont exigé cette semaine des auditions publiques, disant vouloir éviter une instrumentalisation de leurs propos par les républicains.
Texte intégral (509 mots)
Cette audition, qui devrait se dérouler à huis clos en visioconférence de sa prison au Texas (sud), intervient en plein milieu des remous provoqués par la publication le 30 janvier par le ministère de la Justice de masses de documents du dossier Epstein, qui embarrassent de nombreuses personnalités, aux Etats-Unis et à travers le monde. Ces "plus de trois millions de pages" ne contiennent pas d'élément nouveau pouvant aboutir à des poursuites supplémentaires, avait d'emblée prévenu le numéro 2 du ministère, Todd Blanche. Mais bien que la simple mention du nom d'une personne dans le dossier ne suppose aucun acte répréhensible a priori de sa part, de nombreuses personnalités subissent l'onde de choc des révélations sur leurs liens passés avec le criminel sexuel. Le président de la commission des enquêtes de la Chambre des représentants dominée par les républicains, James Comer, avait annoncé le 21 janvier cette audition de Ghislaine Maxwell, 64 ans, attendue depuis de longs mois. Mais les avocats de Ghislaine Maxwell, engagée dans d'ultimes recours contre sa condamnation en 2022 à 20 ans de prison pour exploitation sexuelle, exigeaient du Congrès une immunité pénale en échange de son témoignage. Faute de l'avoir obtenue, ils ont prévenu dans une lettre à M. Comer que si la commission obligeait leur cliente à témoigner, elle invoquerait son droit à ne pas s'auto-incriminer, garanti par le Cinquième amendement de la Constitution américaine. En conséquence, cette audition "n'aurait d'autre but que du pur théâtre politique et un gaspillage de l'argent des contribuables. La commission n'obtiendrait ni témoignage, ni réponses, ni faits nouveaux", écrivaient-ils. Entretien avec le numéro 2 du ministère M. Blanche, ancien avocat personnel de Donald Trump, était allé fin juillet, dans une démarche hautement inhabituelle jusqu'à se rendre en Floride, où elle purgeait sa peine, pour l'interroger pendant une journée et demie. Peu après, elle a été transférée dans une prison au régime de sécurité moins strict au Texas (sud), provoquant l'indignation des victimes et de leurs proches. Dans la la retranscription de cet entretien publiée en août par le ministère de la Justice, Ghislaine Maxwell dit ne pas croire au suicide en prison en août 2019 à New York de Jeffrey Epstein, sans vouloir spéculer sur l'identité de la personne responsable de la mort de son complice et ancien compagnon. Elle confirme également que Jeffrey Epstein ne conservait pas de "liste de clients", et ne pas avoir connaissance d'un quelconque chantage à l'égard de personnalités importantes. La même commission parlementaire a convoqué pour être auditionnés séparément à la fin du mois l'ex-président démocrate Bill Clinton et son épouse Hillary, ancienne secrétaire d'Etat américaine, sur les lien qu'a entretenus Bill Clinton avec Jeffrey Epstein. Mais tous deux ont exigé cette semaine des auditions publiques, disant vouloir éviter une instrumentalisation de leurs propos par les républicains.

09.02.2026 à 05:35

Instagram et YouTube rendent-ils les jeunes accros? Début des débats devant des jurés californiens

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L'audience, devant une cour supérieure civile de Los Angeles, s'annonce très suivie. Elle pourrait établir un précédent juridique majeur pour une énorme vague de litiges aux Etats-Unis contre les plateformes, accusées d'avoir volontairement organisé l'addiction pour maximiser leurs revenus publicitaires. En l'absence de TikTok et de Snapchat, qui ont préféré transiger pour un montant confidentiel, seuls YouTube, filiale de Google, et Meta, le géant de la tech derrière Instagram, siègent en défense. Mark Zuckerberg, le créateur de Facebook et patron de Meta, est le plus attendu des dirigeants appelés à la barre dans ce procès prévu sur plus d'un mois. Les 12 jurés, approuvés vendredi après plus d'une semaine d'un scrutin méticuleux, doivent trancher la plainte d'une Californienne de 20 ans, Kelly G.M. Son dossier a été jugé assez représentatif pour constituer une procédure test dont l'issue fixera une référence pour des centaines de plaintes semblables regroupées en Californie. La jeune femme, utilisatrice de YouTube dès six ans puis détentrice d'un compte Instagram à 11 ans, avant Snapchat et TikTok deux-trois ans plus tard, affirme avoir développé une forte addiction aux réseaux sociaux qui l'ont entraînée dans une spirale de dépression, d'anxiété et de troubles de l'image de soi. Algorithme "C'est la première fois que des réseaux sociaux doivent faire face à un jury pour avoir causé du tort à des enfants", a souligné avant le procès Me Matthew Bergman, fondateur du Social Media Victims Law Center, dont l'équipe gère plus de 1.000 dossiers similaires. Les débats ne porteront toutefois pas sur les vidéos toxiques, déprimantes ou manipulatrices que peuvent héberger ces plateformes, car la loi américaine, en particulier la section 230 du Communications Decency Act, les exonère très largement de toute responsabilité pour les contenus publiés chez elles par des tiers. Pour contourner l'obstacle, les plaignants attaquent donc la conception même des réseaux sociaux, c'est-à-dire l'algorithme et les fonctions de personnalisation encourageant au défilement compulsif de vidéos. Les plaignants accusent cette conception d'être négligente et nocive, reprenant une stratégie menée avec succès contre l'industrie du tabac dans les années 1990 et 2000. Vendredi, les avocats de Meta et YouTube ont demandé à la juge Carolyn Kuhl d'interdire dans les débats toute analogie entre leurs outils et les produits addictifs, comme le tabac et les opioïdes. En vain. Hostilité envers Zuckerberg La sélection du jury, entamée le 27 janvier et retardée par des incidents extérieurs à l'affaire, s'est achevée vendredi après six journées de scrutin, sur lesquelles a plané la figure impopulaire de Mark Zuckerberg, a constaté l'AFP. Les avocats de Meta ont dû s'employer pour identifier et écarter les nombreux jurés potentiels risquant d'avoir du mal à mettre de côté leur hostilité envers le puissant créateur de Facebook. En face, les avocats de la plaignante ont révoqué en majorité les citoyens, surtout des hommes, pour qui la mauvaise santé mentale des jeunes est plus imputable aux défaillances d'autorité parentale qu'aux concepteurs des plateformes. Au Nouveau-Mexique, un procès distinct accusant Meta de privilégier le profit à la protection des mineurs contre les prédateurs sexuels, doit également débuter cette semaine. En parallèle du procès de Los Angeles, l'addiction au réseaux sociaux fait l'objet d'une procédure de masse à l'échelle nationale, en cours d'instruction devant une juge fédérale d'Oakland, près de San Francisco.
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L'audience, devant une cour supérieure civile de Los Angeles, s'annonce très suivie. Elle pourrait établir un précédent juridique majeur pour une énorme vague de litiges aux Etats-Unis contre les plateformes, accusées d'avoir volontairement organisé l'addiction pour maximiser leurs revenus publicitaires. En l'absence de TikTok et de Snapchat, qui ont préféré transiger pour un montant confidentiel, seuls YouTube, filiale de Google, et Meta, le géant de la tech derrière Instagram, siègent en défense. Mark Zuckerberg, le créateur de Facebook et patron de Meta, est le plus attendu des dirigeants appelés à la barre dans ce procès prévu sur plus d'un mois. Les 12 jurés, approuvés vendredi après plus d'une semaine d'un scrutin méticuleux, doivent trancher la plainte d'une Californienne de 20 ans, Kelly G.M. Son dossier a été jugé assez représentatif pour constituer une procédure test dont l'issue fixera une référence pour des centaines de plaintes semblables regroupées en Californie. La jeune femme, utilisatrice de YouTube dès six ans puis détentrice d'un compte Instagram à 11 ans, avant Snapchat et TikTok deux-trois ans plus tard, affirme avoir développé une forte addiction aux réseaux sociaux qui l'ont entraînée dans une spirale de dépression, d'anxiété et de troubles de l'image de soi. Algorithme "C'est la première fois que des réseaux sociaux doivent faire face à un jury pour avoir causé du tort à des enfants", a souligné avant le procès Me Matthew Bergman, fondateur du Social Media Victims Law Center, dont l'équipe gère plus de 1.000 dossiers similaires. Les débats ne porteront toutefois pas sur les vidéos toxiques, déprimantes ou manipulatrices que peuvent héberger ces plateformes, car la loi américaine, en particulier la section 230 du Communications Decency Act, les exonère très largement de toute responsabilité pour les contenus publiés chez elles par des tiers. Pour contourner l'obstacle, les plaignants attaquent donc la conception même des réseaux sociaux, c'est-à-dire l'algorithme et les fonctions de personnalisation encourageant au défilement compulsif de vidéos. Les plaignants accusent cette conception d'être négligente et nocive, reprenant une stratégie menée avec succès contre l'industrie du tabac dans les années 1990 et 2000. Vendredi, les avocats de Meta et YouTube ont demandé à la juge Carolyn Kuhl d'interdire dans les débats toute analogie entre leurs outils et les produits addictifs, comme le tabac et les opioïdes. En vain. Hostilité envers Zuckerberg La sélection du jury, entamée le 27 janvier et retardée par des incidents extérieurs à l'affaire, s'est achevée vendredi après six journées de scrutin, sur lesquelles a plané la figure impopulaire de Mark Zuckerberg, a constaté l'AFP. Les avocats de Meta ont dû s'employer pour identifier et écarter les nombreux jurés potentiels risquant d'avoir du mal à mettre de côté leur hostilité envers le puissant créateur de Facebook. En face, les avocats de la plaignante ont révoqué en majorité les citoyens, surtout des hommes, pour qui la mauvaise santé mentale des jeunes est plus imputable aux défaillances d'autorité parentale qu'aux concepteurs des plateformes. Au Nouveau-Mexique, un procès distinct accusant Meta de privilégier le profit à la protection des mineurs contre les prédateurs sexuels, doit également débuter cette semaine. En parallèle du procès de Los Angeles, l'addiction au réseaux sociaux fait l'objet d'une procédure de masse à l'échelle nationale, en cours d'instruction devant une juge fédérale d'Oakland, près de San Francisco.
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