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Chaîne de service public - Actualité internationale.

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03.02.2026 à 13:45

Dans les campagnes indiennes, les premières révolutions de l'IA

FRANCE24
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De son village au Jharkhand (est), la jeune femme supervise le travail de fourmi d'une équipe d'annotateurs, ces petites mains qui nourrissent les machines de l'IA des textes, sons et images qui leurs sont indispensables pour s'entraîner. Chandmani Kerketta ne disposait que des quelques notions de codage informatique enseignées à l'école lorsqu'elle a rejoint, il y a quelques années, le grand chambardement technologique en cours. "Ce travail m'a permis de finir mes études et de donner un coup de main à la maison pour l'exploitation", explique-t-elle devant les plants de tomates et de pois familiaux. "Après mon travail sur écran pendant la nuit, je dors un petit peu et je m'empresse de venir aider la famille", poursuit cette récente diplômée en histoire. "Ici, rien n'est possible sans agriculture". Comme Chandmani Kerketta, de nombreuses jeunes femmes des environs de Ranchi, la capitale du Jharkhand, ont rejoint la piétaille de l'IA, qui leur offre l'occasion d'une carrière inattendue sans avoir à migrer dans une grande ville. Selon l'entreprise américaine ScryAI, l'Inde, qui accueille en février un sommet international sur l'IA, héberge au moins 200.000 annotateurs sur son territoire - la moitié des effectifs mondiaux de la spécialité. Pas étonnant dans le pays le plus peuplé de la planète - près de 1,5 milliard d'habitants - dont la main d'œuvre abondante, formée et bon marché en a déjà fait un champion de la sous-traitance informatique. Rester au village Ces dernier mois, plusieurs grands noms de la "tech" américaine comme Google, Microsoft ou Amazon ont annoncé des dizaines de milliards de dollars d'investissements pour y construire des centres de données aussi gigantesques qu'énergivores. En attendant qu'ils sortent de terre, l'IA indienne se développe surtout dans les petites villes et les villages, où des cohortes d'anonymes décrivent des données brutes (texte, audio, photo, vidéo) pour les rendre compréhensibles par un modèle d'apprentissage automatique. Dans l'Etat du Tamil Nadu (sud), Indu Nadarajan télétravaille pour l'entreprise indienne NextWealth. Sa spécialité ? Annoter des images de phares, d'animaux, de lampadaires ou de passages pour piétons pour alimenter l'ordinateur de bord des voitures sans chauffeur. Le faire depuis son village du district de Nammakal la satisfait pleinement. "Beaucoup vont à Chennai ou Bangalore pour se former à l'IA", dit cette titulaire d'un master en mathématiques, "je suis particulièrement fière de pouvoir le faire en restant dans mon village natal". Son patron Sridhar Mitta, fondateur de l'entreprise, ne doutait pas du succès de cette recette. "La distance ne compte plus (...) n'importe qui peut accomplir sa tâche où qu'il soit, car les données transitent par internet", détaille cet ancien dirigeant du géant indien des services informatiques Wipro. "Si je suis capable de concevoir un produit pour une entreprise américaine éloignée de 5.000 miles", poursuit l'octogénaire, "je ne vois pas ce qui m'empêcherait d'employer des gens à seulement 200 miles d'ici". Le PDG ne regrette pas de son choix d'avoir recruté des annotateurs dotés d'un bagage technique minimal, qu'il paie de 274 à 550 dollars par mois. "Nous avons changé d'approche en allant dans les petites villes, en retenant les gens qui étaient disponibles, en déterminant les fonctions qu'ils pouvaient remplir et en les formant pour ça", résume Sridhar Mitta. Emancipation Une recette qui, pronostique-t-il, créera les emplois de demain, qui compenseront ceux supprimés par la généralisation de l'intelligence artificielle. "Les microentreprises sont l'avenir des petites villes", veut croire le PDG de NextWealth. "Ce ne sont pas des géants qui valent un milliard de dollars mais elles seront utiles à leur région ou à leur ville en termes d'emplois". Même fastidieux et répétitif, le travail d'annotation éveille en outre chez ceux qui s'y collent la curiosité pour les choses de l'IA, et l'envie de les partager. "Je conseille à mes proches d'apprendre à utiliser les outils de l'IA", témoigne une autre employée de NextWealth, Amala Dhanapal. "Cela peut leur être très utile dans leur carrière", ajoute la jeune femme. En irriguant les campagnes indiennes, aux mentalités encore conservatrices, les nouvelles technologies peuvent aussi constituer un outil d'émancipation. "C'est un sacré truc", juge Amala Dhanapal. "La plupart des filles ont du mal à faire des études à cause de leur famille. Et même si la famille l'accepte, il faut ensuite qu'elle les autorise à travailler. Ici, ce n'est pas évident". Pas à pas, l'introduction de l'IA pourrait donc faire évoluer quelques vieilles habitudes, espère Chandmani Kerketta. Elle a gardé en tête les "moqueries" dont elle a fait l'objet quand elle a commencé à annoter. Certains l'accusaient aussi de vouloir "s'enfuir pour se marier" avec un garçon de la ville... "Maintenant, elles sont fières de me voir partir sur mon scooter. Et moi aussi !"

03.02.2026 à 13:35

Guerre en Ukraine : la Russie a repris ses frappes sur Kiev

FRANCE24
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La Russie a lancé pendant la nuit sa plus grosse attaque de drones et missiles sur l'Ukraine depuis le début de l'année, laissant des centaines de milliers de personnes sans chauffage par des températures glaciales, à la veille de négociations destinées à mettre fin à quatre ans de guerre. 
Texte intégral (816 mots)
La Russie a lancé pendant la nuit sa plus grosse attaque de drones et missiles sur l'Ukraine depuis le début de l'année, laissant des centaines de milliers de personnes sans chauffage par des températures glaciales, à la veille de négociations destinées à mettre fin à quatre ans de guerre. 

03.02.2026 à 13:13

Affaire Epstein: l'UE va examiner si Peter Mandelson a enfreint ses règles

FRANCE24
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"Comme vous le savez, nous avons des règles émanant de traités et du code de conduite que les commissaires, y compris les anciens commissaires, doivent respecter", a affirmé un porte-parole de l'exécutif européen, Balazs Ujvari. Or, "nous avons reçu des informations selon lesquelles certaines de ces règles n'auraient pas été respectées", a-t-il assuré lors d'un point de presse. Conseils donnés à Jeffrey Epstein pour obtenir la réduction d'une taxe, relevés bancaires attestant de virements par le financier américain de 75.000 dollars à son bénéfice et une photo le montrant en sous-vêtements aux côtés d'une femme en peignoir: les derniers documents rendus publics par le ministère américain de la Justice pourraient constituer un coup de grâce pour cet ancien commissaire européen, en poste de 2004 à 2008. Mi-janvier, le septuagénaire avait dû présenter publiquement ses excuses pour avoir maintenu son amitié avec Jeffrey Epstein après la condamnation de ce dernier en Floride en 2008 pour avoir recouru à des prostituées mineures. L'affaire Epstein l'avait déjà obligé à abandonner le poste d'ambassadeur à Washington en septembre.
Lire plus (191 mots)
"Comme vous le savez, nous avons des règles émanant de traités et du code de conduite que les commissaires, y compris les anciens commissaires, doivent respecter", a affirmé un porte-parole de l'exécutif européen, Balazs Ujvari. Or, "nous avons reçu des informations selon lesquelles certaines de ces règles n'auraient pas été respectées", a-t-il assuré lors d'un point de presse. Conseils donnés à Jeffrey Epstein pour obtenir la réduction d'une taxe, relevés bancaires attestant de virements par le financier américain de 75.000 dollars à son bénéfice et une photo le montrant en sous-vêtements aux côtés d'une femme en peignoir: les derniers documents rendus publics par le ministère américain de la Justice pourraient constituer un coup de grâce pour cet ancien commissaire européen, en poste de 2004 à 2008. Mi-janvier, le septuagénaire avait dû présenter publiquement ses excuses pour avoir maintenu son amitié avec Jeffrey Epstein après la condamnation de ce dernier en Floride en 2008 pour avoir recouru à des prostituées mineures. L'affaire Epstein l'avait déjà obligé à abandonner le poste d'ambassadeur à Washington en septembre.

03.02.2026 à 13:09

Wang Bing, l'envers de la Chine contemporaine sur grand écran

FRANCE24
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Cheveux longs qui grisonnent, barbe de plusieurs jours, le cinéaste semble épuisé par sa mission de raconter les années de chaos de la période Mao Tsé-toung (1949-1976). "Ce qui peut constituer un récit historique est très rare à l'échelle d'un pays aussi vaste, d'un régime qui a traversé trois décennies", confie-t-il lors d'un entretien accordé à l'AFP au Festival international des cinémas d'Asie (Fica) de Vesoul (Haute-Saône) dont il préside le jury. C'est lui qui remet mardi soir le grand prix du festival, le Cyclo d'or. Diplômé en 1997 de l'Académie du cinéma de Pékin, le réalisateur a mis à profit dans les années 2000 la relative libéralisation induite par l'adhésion de la Chine à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) pour surfer sur la vague du film indépendant, aidé par l'apparition du numérique et des logiciels de montage libres, hors de tout contrôle étatique. "Je ne savais pas combien de temps durerait ce relâchement politique. Je me disais qu'il fallait saisir ce moment historique. J'ai donc beaucoup filmé, sur des sujets particulièrement délicats qui demandaient énormément de temps." C'est de cette période que datent ses recherches sur le camp de rééducation par le travail de Jiabiangou, dans le nord-ouest de la Chine, où des milliers de prisonniers ont succombé à la famine au début des années 1960. Le résultat sera "Les Ames mortes" (2018), un documentaire de plus de huit heures, où des témoins racontent en longs plans fixes leur survie dans l'univers concentrationnaire. Une partie d'un ensemble qui pourrait approcher les 50 heures, prévient Wang Bing, qui se considère "chanceux" d'avoir pu convaincre de témoigner une centaine de survivants, "victimes de persécutions extrêmes", et retrouvés à travers toute la Chine. Aux antipodes de l'histoire officielle rédigée à la gloire du Parti communiste au pouvoir, les documentaires du réalisateur témoignent ainsi de la ruine des vieilles industries ("A l'Ouest des Rails", 2002), de l'abandon des malades psychiatriques ("A la Folie", 2013) ou encore de l'esclavage moderne des ouvriers d'usine (avec sa trilogie "Jeunesse", 2023/24). "Besoin de vérité " Après l'arrivée au pouvoir de Xi Jinping fin 2012, la période de relative liberté et de créativité a pris fin et Wang Bing n'a plus remis les pieds dans son pays depuis 2021. Installé à Paris, il s'absorbe dans le travail. Sélectionner et monter des heures de témoignages est très chronophage: "Je peux rester 10 ou 15 jours sans voir personne", confie-t-il. "Pour l'Asie en général, le problème majeur, c'est l'absence de loi, le chaos, les massacres, la brutalité infligée à ceux qui pensent autrement... Mais c'est selon moi l'endroit où l'on trouve à la fois le meilleur et le pire de l'humanité", dit-il. "J'ai besoin de vérité, de ce qui se trouve dans le cœur des gens". Malgré l'aspect subversif des sujets qu'il aborde, le cinéaste assure qu'il ne fait "pas de politique", mais "de l'art", alors que sa production n'est pas diffusée au grand jour dans son pays. "Je sais qu'il y a des gens qui regardent mes films. Ils contournent la grande muraille informatique pour les voir. Mais rapporté à la population chinoise, c'est très peu", reconnaît le cinéaste de 58 ans. Et contrairement à lui, "dans toute l'histoire du cinéma chinois, il n'y a jamais eu un seul réalisateur dont tous les films ont été faits selon sa propre volonté, qui ait tourné exactement les films qu'il voulait", assure Wang Bing. Et s'il vit aujourd'hui à Paris, ce n'est pas qu'il n'a pas peur du pouvoir chinois: il l'ignore. "Si tu penses à lui tous les jours, c'est là qu'il te contrôle", explique le réalisateur. "Dans quelques siècles, on pourra encore voir mes films pour comprendre ce qui s'est passé. Mais personne n'écoutera plus ce que le pouvoir a dit."
Texte intégral (664 mots)
Cheveux longs qui grisonnent, barbe de plusieurs jours, le cinéaste semble épuisé par sa mission de raconter les années de chaos de la période Mao Tsé-toung (1949-1976). "Ce qui peut constituer un récit historique est très rare à l'échelle d'un pays aussi vaste, d'un régime qui a traversé trois décennies", confie-t-il lors d'un entretien accordé à l'AFP au Festival international des cinémas d'Asie (Fica) de Vesoul (Haute-Saône) dont il préside le jury. C'est lui qui remet mardi soir le grand prix du festival, le Cyclo d'or. Diplômé en 1997 de l'Académie du cinéma de Pékin, le réalisateur a mis à profit dans les années 2000 la relative libéralisation induite par l'adhésion de la Chine à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) pour surfer sur la vague du film indépendant, aidé par l'apparition du numérique et des logiciels de montage libres, hors de tout contrôle étatique. "Je ne savais pas combien de temps durerait ce relâchement politique. Je me disais qu'il fallait saisir ce moment historique. J'ai donc beaucoup filmé, sur des sujets particulièrement délicats qui demandaient énormément de temps." C'est de cette période que datent ses recherches sur le camp de rééducation par le travail de Jiabiangou, dans le nord-ouest de la Chine, où des milliers de prisonniers ont succombé à la famine au début des années 1960. Le résultat sera "Les Ames mortes" (2018), un documentaire de plus de huit heures, où des témoins racontent en longs plans fixes leur survie dans l'univers concentrationnaire. Une partie d'un ensemble qui pourrait approcher les 50 heures, prévient Wang Bing, qui se considère "chanceux" d'avoir pu convaincre de témoigner une centaine de survivants, "victimes de persécutions extrêmes", et retrouvés à travers toute la Chine. Aux antipodes de l'histoire officielle rédigée à la gloire du Parti communiste au pouvoir, les documentaires du réalisateur témoignent ainsi de la ruine des vieilles industries ("A l'Ouest des Rails", 2002), de l'abandon des malades psychiatriques ("A la Folie", 2013) ou encore de l'esclavage moderne des ouvriers d'usine (avec sa trilogie "Jeunesse", 2023/24). "Besoin de vérité " Après l'arrivée au pouvoir de Xi Jinping fin 2012, la période de relative liberté et de créativité a pris fin et Wang Bing n'a plus remis les pieds dans son pays depuis 2021. Installé à Paris, il s'absorbe dans le travail. Sélectionner et monter des heures de témoignages est très chronophage: "Je peux rester 10 ou 15 jours sans voir personne", confie-t-il. "Pour l'Asie en général, le problème majeur, c'est l'absence de loi, le chaos, les massacres, la brutalité infligée à ceux qui pensent autrement... Mais c'est selon moi l'endroit où l'on trouve à la fois le meilleur et le pire de l'humanité", dit-il. "J'ai besoin de vérité, de ce qui se trouve dans le cœur des gens". Malgré l'aspect subversif des sujets qu'il aborde, le cinéaste assure qu'il ne fait "pas de politique", mais "de l'art", alors que sa production n'est pas diffusée au grand jour dans son pays. "Je sais qu'il y a des gens qui regardent mes films. Ils contournent la grande muraille informatique pour les voir. Mais rapporté à la population chinoise, c'est très peu", reconnaît le cinéaste de 58 ans. Et contrairement à lui, "dans toute l'histoire du cinéma chinois, il n'y a jamais eu un seul réalisateur dont tous les films ont été faits selon sa propre volonté, qui ait tourné exactement les films qu'il voulait", assure Wang Bing. Et s'il vit aujourd'hui à Paris, ce n'est pas qu'il n'a pas peur du pouvoir chinois: il l'ignore. "Si tu penses à lui tous les jours, c'est là qu'il te contrôle", explique le réalisateur. "Dans quelques siècles, on pourra encore voir mes films pour comprendre ce qui s'est passé. Mais personne n'écoutera plus ce que le pouvoir a dit."

03.02.2026 à 13:03

Universités: nouvelle offensive de Trump qui réclame un milliard de dollars à Harvard

FRANCE24
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"Nous réclamons maintenant un milliard de dollars de dommages et ne voulons plus avoir affaire, à l'avenir, à l'université de Harvard", a écrit Donald Trump sur son réseau Truth Social. Les enquêtes à l'encontre de l'institution mondialement connue devront désormais être considérées comme des "affaires criminelles et non civiles", a-t-il ajouté. "Harvard devra assumer les conséquences de ses actes répréhensibles". Donald Trump accuse Harvard et d'autres universités américaines de promouvoir une idéologie dite "woke" qui promeut une forte sensibilité aux injustices liées au racisme, sexisme et autres formes de discriminations, et de ne pas protéger suffisamment les étudiants juifs lors des manifestations pro-palestiniennes. Son administration a déposé des plaintes judiciaires et exigé des indemnités exorbitantes contre des dizaines universités - au moins 75 selon une récente enquête du New York Times. Une politique qu'avait dénoncée en septembre l'ex-présidente de l'université. "Il s'agit de détruire les institutions de la connaissance parce que ce sont des centres de pensée et d'information indépendantes," avait affirmé Claudine Gay. "Rien ne le justifie ni ne l'explique. Hormis le fait que les pouvoirs autoritaires n'aiment pas les centres indépendants de réflexion et d'information", avait ajouté la première femme noire à la tête d'Harvard en 368 ans, démissionnaire en janvier 2024. La dernière colère du président américain contre Harvard a éclaté après que le New York Times a affirmé lundi qu'il avait fait "marche arrière", en renonçant à sa demande initiale d'obtenir 200 millions de dollars de l'université. "L'université de Harvard, fortement antisémite, a fourni beaucoup +d'absurdités+ au défaillant New York Times", a dénoncé le chef de l'Etat, six heures après la publication de l'article. "Harvard se comporte très mal depuis longtemps!", a-t-il encore martelé. "Alan Garber, le président de Harvard, a fait un travail abominable (...). Il a été embauché après que les accusations d'antisémitisme aient été portées, je me demande pourquoi ???". En septembre, Donald Trump avait déclaré que les négociations avec Harvard étaient sur le point d'aboutir à un accord de 500 millions de dollars, et qu'une partie de cette somme serait destinée à ouvrir des écoles professionnelles. Mais dans un long message publié peu avant minuit sur le sujet, le président a changé de ton et doublé la mise. Depuis son retour au pouvoir il y a un an, il a pris pour cible des universités de la prestigieuse "Ivy League". Il leur a retiré des subventions fédérales et les a accusé de laisser prospérer sur leurs campus les mouvements étudiants contre la guerre à Gaza ou, plus généralement, d'être des foyers de contestation progressiste. Des universités négocient Plus généralement, l'administration Trump insiste pour que les universités prennent en compte ses priorités en matière d'éducation. Elle leur demande d'adhérer aux définitions "biologiques" du masculin et du féminin. Et de cesser la discrimination positive liée à des facteurs comme "le sexe, l'ethnicité, la race, la nationalité, les opinions politiques, l'orientation sexuelle, l'identité de genre, les affiliations religieuses" dans les processus d'admission et d'attribution des bourses. Plusieurs universités ont choisi de négocier. Columbia a ainsi accepté de verser 200 millions de dollars pour mettre fin aux enquêtes à son encontre et récupérer 1,7 milliard de dollars de subventions et financements fédéraux. Elle s'est engagée notamment à "éliminer les préférences raciales" et à "mettre fin" à la promotion de la diversité, bête noire des conservateurs. L'université de Pennsylvanie a également cédé, annonçant qu'elle interdirait aux femmes transgenres de participer à des compétitions féminines. Deux autres universités de l'Ivy League, Brown et Cornell, ont conclu des accords en déboursant respectivement 50 et 60 millions de dollars. L'administration Trump réclame aussi un milliard de dollars à l'université de Californie (UC), pour sa gestion des manifestations pro-palestiniennes en 2024 sur son campus de Los Angeles.
Texte intégral (679 mots)
"Nous réclamons maintenant un milliard de dollars de dommages et ne voulons plus avoir affaire, à l'avenir, à l'université de Harvard", a écrit Donald Trump sur son réseau Truth Social. Les enquêtes à l'encontre de l'institution mondialement connue devront désormais être considérées comme des "affaires criminelles et non civiles", a-t-il ajouté. "Harvard devra assumer les conséquences de ses actes répréhensibles". Donald Trump accuse Harvard et d'autres universités américaines de promouvoir une idéologie dite "woke" qui promeut une forte sensibilité aux injustices liées au racisme, sexisme et autres formes de discriminations, et de ne pas protéger suffisamment les étudiants juifs lors des manifestations pro-palestiniennes. Son administration a déposé des plaintes judiciaires et exigé des indemnités exorbitantes contre des dizaines universités - au moins 75 selon une récente enquête du New York Times. Une politique qu'avait dénoncée en septembre l'ex-présidente de l'université. "Il s'agit de détruire les institutions de la connaissance parce que ce sont des centres de pensée et d'information indépendantes," avait affirmé Claudine Gay. "Rien ne le justifie ni ne l'explique. Hormis le fait que les pouvoirs autoritaires n'aiment pas les centres indépendants de réflexion et d'information", avait ajouté la première femme noire à la tête d'Harvard en 368 ans, démissionnaire en janvier 2024. La dernière colère du président américain contre Harvard a éclaté après que le New York Times a affirmé lundi qu'il avait fait "marche arrière", en renonçant à sa demande initiale d'obtenir 200 millions de dollars de l'université. "L'université de Harvard, fortement antisémite, a fourni beaucoup +d'absurdités+ au défaillant New York Times", a dénoncé le chef de l'Etat, six heures après la publication de l'article. "Harvard se comporte très mal depuis longtemps!", a-t-il encore martelé. "Alan Garber, le président de Harvard, a fait un travail abominable (...). Il a été embauché après que les accusations d'antisémitisme aient été portées, je me demande pourquoi ???". En septembre, Donald Trump avait déclaré que les négociations avec Harvard étaient sur le point d'aboutir à un accord de 500 millions de dollars, et qu'une partie de cette somme serait destinée à ouvrir des écoles professionnelles. Mais dans un long message publié peu avant minuit sur le sujet, le président a changé de ton et doublé la mise. Depuis son retour au pouvoir il y a un an, il a pris pour cible des universités de la prestigieuse "Ivy League". Il leur a retiré des subventions fédérales et les a accusé de laisser prospérer sur leurs campus les mouvements étudiants contre la guerre à Gaza ou, plus généralement, d'être des foyers de contestation progressiste. Des universités négocient Plus généralement, l'administration Trump insiste pour que les universités prennent en compte ses priorités en matière d'éducation. Elle leur demande d'adhérer aux définitions "biologiques" du masculin et du féminin. Et de cesser la discrimination positive liée à des facteurs comme "le sexe, l'ethnicité, la race, la nationalité, les opinions politiques, l'orientation sexuelle, l'identité de genre, les affiliations religieuses" dans les processus d'admission et d'attribution des bourses. Plusieurs universités ont choisi de négocier. Columbia a ainsi accepté de verser 200 millions de dollars pour mettre fin aux enquêtes à son encontre et récupérer 1,7 milliard de dollars de subventions et financements fédéraux. Elle s'est engagée notamment à "éliminer les préférences raciales" et à "mettre fin" à la promotion de la diversité, bête noire des conservateurs. L'université de Pennsylvanie a également cédé, annonçant qu'elle interdirait aux femmes transgenres de participer à des compétitions féminines. Deux autres universités de l'Ivy League, Brown et Cornell, ont conclu des accords en déboursant respectivement 50 et 60 millions de dollars. L'administration Trump réclame aussi un milliard de dollars à l'université de Californie (UC), pour sa gestion des manifestations pro-palestiniennes en 2024 sur son campus de Los Angeles.

03.02.2026 à 13:03

Ryanair condamnée en Belgique pour des pratiques commerciales "illicites"

FRANCE24
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Sont notamment ciblées l'incitation à acheter rapidement un billet, en donnant l'impression que le vol sera bientôt complet, et celle d'opter pour des formules tarifaires groupées (intégrant le type de siège, volume du bagage, etc.) sans être transparent sur le tarif de chaque option, est-il précisé. Cette action en justice était portée devant le tribunal de l'entreprise de Bruxelles par l'association de défense des consommateurs Testachats. L'organisation pointait du doigt au total une dizaine de pratiques de Ryanair sur son site internet ou son application mobile, qu'elle qualifiait de "trompeuses, agressives ou déloyales". Dans son jugement rendu le 28 janvier, le tribunal a retenu quatre pratiques "illicites", principalement sur les affichages de prix. L'une d'elles consiste à offrir "une réduction de prix au consommateur en annonçant un faux prix de référence". Il est ordonné à la compagnie irlandaise à bas coûts de cesser ces pratiques dans un délai de trois mois suivant la signification du jugement, "sous peine d'une astreinte de 5.000 euros par infraction et par jour d'infraction", souligne le texte. Sollicité par l'AFP, Ryanair n'a pas immédiatement donné suite. Le jugement est susceptible d'appel. Testachats a indiqué qu'il ne devrait pas faire appel. "On va essayer de fixer un calendrier de discussions avec la compagnie pour aborder l'amélioration de la transparence, ce qui est le point le plus important pour nous", a déclaré à l'AFP un porte-parole de l'association, Jean-Philippe Ducart. Testachats regrette une forme de pression à l'achat de la part de Ryanair, qui empêcherait le consommateur de prendre le temps de comparer les offres tarifaires des compagnies concurrentes. "Nous voulons que les prix soient clairement affichés, séparément pour chaque service. Les consommateurs ont le droit d'être informés correctement, sans manipulation, pour pouvoir prendre des décisions en plein connaissance de cause", a encore dit M. Ducart.
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Sont notamment ciblées l'incitation à acheter rapidement un billet, en donnant l'impression que le vol sera bientôt complet, et celle d'opter pour des formules tarifaires groupées (intégrant le type de siège, volume du bagage, etc.) sans être transparent sur le tarif de chaque option, est-il précisé. Cette action en justice était portée devant le tribunal de l'entreprise de Bruxelles par l'association de défense des consommateurs Testachats. L'organisation pointait du doigt au total une dizaine de pratiques de Ryanair sur son site internet ou son application mobile, qu'elle qualifiait de "trompeuses, agressives ou déloyales". Dans son jugement rendu le 28 janvier, le tribunal a retenu quatre pratiques "illicites", principalement sur les affichages de prix. L'une d'elles consiste à offrir "une réduction de prix au consommateur en annonçant un faux prix de référence". Il est ordonné à la compagnie irlandaise à bas coûts de cesser ces pratiques dans un délai de trois mois suivant la signification du jugement, "sous peine d'une astreinte de 5.000 euros par infraction et par jour d'infraction", souligne le texte. Sollicité par l'AFP, Ryanair n'a pas immédiatement donné suite. Le jugement est susceptible d'appel. Testachats a indiqué qu'il ne devrait pas faire appel. "On va essayer de fixer un calendrier de discussions avec la compagnie pour aborder l'amélioration de la transparence, ce qui est le point le plus important pour nous", a déclaré à l'AFP un porte-parole de l'association, Jean-Philippe Ducart. Testachats regrette une forme de pression à l'achat de la part de Ryanair, qui empêcherait le consommateur de prendre le temps de comparer les offres tarifaires des compagnies concurrentes. "Nous voulons que les prix soient clairement affichés, séparément pour chaque service. Les consommateurs ont le droit d'être informés correctement, sans manipulation, pour pouvoir prendre des décisions en plein connaissance de cause", a encore dit M. Ducart.

03.02.2026 à 13:01

L'Iran se prépare à des pourparlers avec Washington, Trump maintient la menace d'une intervention

FRANCE24
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Une source arabe proche du dossier a indiqué à l'AFP que ces discussions, organisées grâce à la médiation de l'Egypte, du Qatar, d'Oman et de la Turquie, auraient "probablement" lieu vendredi, en Turquie. Si le dialogue aboutit, "super". Mais si non, "de mauvaises choses se produiraient probablement", a prévenu lundi le président américain, qui a envoyé des navires de guerre dans la région et échange ces derniers jours les menaces avec la République islamique. Selon le site américain Axios et l'agence iranienne Tasnim, M. Araghchi ferait face à Steve Witkoff, l'émissaire de M. Trump. Les pays médiateurs aident notamment à finaliser le cadre de pourparlers entre les Etats-Unis et l'Iran - qui n'ont pas relation diplomatique directe depuis quatre décennies -, a expliqué lundi le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï. "Les efforts diplomatiques se "poursuivent de manière très intense", a affirmé le Qatar mardi. "Libérer les prisonniers" La pression s'accentue sur la République islamique depuis qu'elle a écrasé dans le sang début janvier un vaste mouvement de contestation, déclenché au départ par des manifestations contre le coût de la vie. Mardi, Paris a estimé que les discussions irano-américaines devraient viser d'abord à "mettre fin à cette répression", qui a fait des milliers de morts selon les ONG de défense des droits. La diplomatie française a aussi appelé à "libérer les prisonniers, rétablir les communications, rendre sa liberté au peuple iranien" avant de "traiter des questions du nucléaire, des missiles, du soutien aux organisations terroristes". L'ONG Human Rights Activists News Agency (HRANA), établie aux Etats-Unis, a recensé plus de 50.000 personnes arrêtées, et a pu confirmer 6.854 morts dans la mobilisation, en grande majorité des manifestants. "Pas d'armes nucléaires" Les pays occidentaux accusent l'Iran de chercher à se doter de l'arme nucléaire, ce que Téhéran dément. Des négociations entre les deux pays s'étaient tenues au printemps 2025, avant la guerre de 12 jours déclenchée en juin par Israël, mais avaient notamment achoppé sur la question de l'enrichissement d'uranium. "Le président Trump dit +pas d'armes nucléaires+ et nous sommes tout à fait d'accord avec ce point. (...) en contrepartie, nous attendons une levée des sanctions. Cet accord est donc possible. Ne parlons pas de choses impossibles", a insisté dimanche sur CNN M. Araghchi, dont le pays a aussi exclu de discuter de ses capacités de défense et balistiques. La République islamique avait conclu en 2015 un accord encadrant strictement ses activités nucléaires, mais celui-ci était devenu caduc après un retrait unilatéral américain ordonné par Donald Trump lors de son premier mandat en 2018. Mardi matin, un important incendie s'est par ailleurs déclaré dans un bazar de l'ouest de Téhéran selon un média local, mais sa cause n'est pour l'heure pas connue.
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Une source arabe proche du dossier a indiqué à l'AFP que ces discussions, organisées grâce à la médiation de l'Egypte, du Qatar, d'Oman et de la Turquie, auraient "probablement" lieu vendredi, en Turquie. Si le dialogue aboutit, "super". Mais si non, "de mauvaises choses se produiraient probablement", a prévenu lundi le président américain, qui a envoyé des navires de guerre dans la région et échange ces derniers jours les menaces avec la République islamique. Selon le site américain Axios et l'agence iranienne Tasnim, M. Araghchi ferait face à Steve Witkoff, l'émissaire de M. Trump. Les pays médiateurs aident notamment à finaliser le cadre de pourparlers entre les Etats-Unis et l'Iran - qui n'ont pas relation diplomatique directe depuis quatre décennies -, a expliqué lundi le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï. "Les efforts diplomatiques se "poursuivent de manière très intense", a affirmé le Qatar mardi. "Libérer les prisonniers" La pression s'accentue sur la République islamique depuis qu'elle a écrasé dans le sang début janvier un vaste mouvement de contestation, déclenché au départ par des manifestations contre le coût de la vie. Mardi, Paris a estimé que les discussions irano-américaines devraient viser d'abord à "mettre fin à cette répression", qui a fait des milliers de morts selon les ONG de défense des droits. La diplomatie française a aussi appelé à "libérer les prisonniers, rétablir les communications, rendre sa liberté au peuple iranien" avant de "traiter des questions du nucléaire, des missiles, du soutien aux organisations terroristes". L'ONG Human Rights Activists News Agency (HRANA), établie aux Etats-Unis, a recensé plus de 50.000 personnes arrêtées, et a pu confirmer 6.854 morts dans la mobilisation, en grande majorité des manifestants. "Pas d'armes nucléaires" Les pays occidentaux accusent l'Iran de chercher à se doter de l'arme nucléaire, ce que Téhéran dément. Des négociations entre les deux pays s'étaient tenues au printemps 2025, avant la guerre de 12 jours déclenchée en juin par Israël, mais avaient notamment achoppé sur la question de l'enrichissement d'uranium. "Le président Trump dit +pas d'armes nucléaires+ et nous sommes tout à fait d'accord avec ce point. (...) en contrepartie, nous attendons une levée des sanctions. Cet accord est donc possible. Ne parlons pas de choses impossibles", a insisté dimanche sur CNN M. Araghchi, dont le pays a aussi exclu de discuter de ses capacités de défense et balistiques. La République islamique avait conclu en 2015 un accord encadrant strictement ses activités nucléaires, mais celui-ci était devenu caduc après un retrait unilatéral américain ordonné par Donald Trump lors de son premier mandat en 2018. Mardi matin, un important incendie s'est par ailleurs déclaré dans un bazar de l'ouest de Téhéran selon un média local, mais sa cause n'est pour l'heure pas connue.

03.02.2026 à 12:59

La Bulgarie rejoint la zone euro

Charlotte PRUDHOMME
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Le 1er janvier 2026, la Bulgarie est entrée dans la zone euro. Elle est devenue le 21ᵉ pays à utiliser l’euro comme monnaie officielle après avoir rempli les critères de Maastricht. À la suite d'un mois de transition, le samedi 31 janvier a marqué le dernier jour d’utilisation du lev, la monnaie du pays depuis 1881.
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Le 1er janvier 2026, la Bulgarie est entrée dans la zone euro. Elle est devenue le 21ᵉ pays à utiliser l’euro comme monnaie officielle après avoir rempli les critères de Maastricht. À la suite d'un mois de transition, le samedi 31 janvier a marqué le dernier jour d’utilisation du lev, la monnaie du pays depuis 1881.

03.02.2026 à 12:54

En plein hiver à Gaza, "la moitié des habitants vivent dans des tentes délabrées”

Djamel BELAYACHI
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Malgré le cessez-le-feu entré en vigueur le 10 octobre 2025, des frappes israéliennes continuent de toucher la bande de Gaza. La population tente de survivre dans des conditions très précaires, que l’hiver a aggravées : les pluies ont inondé de nombreux abris et le froid a déjà causé la mort d’au moins dix enfants, faute de chauffage ou de vêtements adaptés. Des ONG comme celle d'Ismaïl al‑Khalili aident comme elles peuvent les Gazaouis. 
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Malgré le cessez-le-feu entré en vigueur le 10 octobre 2025, des frappes israéliennes continuent de toucher la bande de Gaza. La population tente de survivre dans des conditions très précaires, que l’hiver a aggravées : les pluies ont inondé de nombreux abris et le froid a déjà causé la mort d’au moins dix enfants, faute de chauffage ou de vêtements adaptés. Des ONG comme celle d'Ismaïl al‑Khalili aident comme elles peuvent les Gazaouis. 

03.02.2026 à 12:51

Viol d'un enfant de 5 ans sous soumission chimique: 10 mises en examen à Lille

FRANCE24
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L'enquête a été ouverte le 15 février 2025 après un signalement portant sur l'organisation d'une soirée "chemsex" la veille à Lille, a indiqué le parquet mardi. Basé sur la contraction de "chemicals" (produits chimiques) et "sex", le "chemsex" désigne des rapports sexuels démultipliés par la consommation simultanée de produits psychotropes. Selon un communiqué du parquet, le petit garçon de cinq ans aurait été "mis en relation avec des adultes de sexe masculin par son propre père" et aurait subi lors de cette soirée des "violences sexuelles aggravées par l'utilisation de substances chimiques". Une instruction a été ouverte le 22 février 2025, concernant des faits commis à Lille entre le mois de novembre 2024 et le 14 février 2025, notamment pour "viol et agression sexuelle avec administration d'une substance à la victime, à son insu, pour altérer son discernement ou le contrôle de ses actes". L'enquête est aussi menée pour "viol et agression sexuelle avec torture ou acte de barbarie", "administration à un mineur de 15 ans, à son insu, d'une substance de nature à altérer son discernement ou le contrôle de ses actes pour commettre un viol ou une agression sexuelle" ou encore "atteinte sexuelle en réunion sur un animal domestique". Le père aussi mis en examen La peine maximale encourue est la réclusion criminelle à perpétuité pour le crime de viol avec actes de torture ou de barbarie. L'enquête, qui a "confirmé la réalité des faits", a conduit à la mise en examen de dix hommes dont neuf ont été placés en détention provisoire, a précisé le parquet de Lille, sans détailler les dates des mises en examen. L'un des principaux mis en examen a mis fin à ses jours le 21 juin 2025 alors qu'il était détenu provisoirement. Selon un article des Dernières Nouvelles d'Alsace publié vendredi, un chauffeur routier de 30 ans originaire d'Alsace, qui n'était pas présent à la soirée mais a reçu une vidéo de faits qui s'y sont déroulés sans prévenir les autorités, a été mis en examen et écroué en janvier. Le père de l'enfant a lui été mis en examen pour "agression sexuelle incestueuse" et "complicité de viols et agressions sexuelles aggravées au préjudice de son fils", indique le parquet. Selon le procureur de Lille Samuel Finielz, les investigations font en outre apparaître que cet homme "a également été victime de faits de viols et d'agressions sexuelles commis avec une substance chimique, au cours de la même soirée". "L'enfant est confié à sa mère dont le père était séparé avant les faits. Il bénéficie d'une prise en charge spécifique" et "l'autorité parentale du père et ses droits de visite et d'hébergement sur son fils sont suspendus".
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L'enquête a été ouverte le 15 février 2025 après un signalement portant sur l'organisation d'une soirée "chemsex" la veille à Lille, a indiqué le parquet mardi. Basé sur la contraction de "chemicals" (produits chimiques) et "sex", le "chemsex" désigne des rapports sexuels démultipliés par la consommation simultanée de produits psychotropes. Selon un communiqué du parquet, le petit garçon de cinq ans aurait été "mis en relation avec des adultes de sexe masculin par son propre père" et aurait subi lors de cette soirée des "violences sexuelles aggravées par l'utilisation de substances chimiques". Une instruction a été ouverte le 22 février 2025, concernant des faits commis à Lille entre le mois de novembre 2024 et le 14 février 2025, notamment pour "viol et agression sexuelle avec administration d'une substance à la victime, à son insu, pour altérer son discernement ou le contrôle de ses actes". L'enquête est aussi menée pour "viol et agression sexuelle avec torture ou acte de barbarie", "administration à un mineur de 15 ans, à son insu, d'une substance de nature à altérer son discernement ou le contrôle de ses actes pour commettre un viol ou une agression sexuelle" ou encore "atteinte sexuelle en réunion sur un animal domestique". Le père aussi mis en examen La peine maximale encourue est la réclusion criminelle à perpétuité pour le crime de viol avec actes de torture ou de barbarie. L'enquête, qui a "confirmé la réalité des faits", a conduit à la mise en examen de dix hommes dont neuf ont été placés en détention provisoire, a précisé le parquet de Lille, sans détailler les dates des mises en examen. L'un des principaux mis en examen a mis fin à ses jours le 21 juin 2025 alors qu'il était détenu provisoirement. Selon un article des Dernières Nouvelles d'Alsace publié vendredi, un chauffeur routier de 30 ans originaire d'Alsace, qui n'était pas présent à la soirée mais a reçu une vidéo de faits qui s'y sont déroulés sans prévenir les autorités, a été mis en examen et écroué en janvier. Le père de l'enfant a lui été mis en examen pour "agression sexuelle incestueuse" et "complicité de viols et agressions sexuelles aggravées au préjudice de son fils", indique le parquet. Selon le procureur de Lille Samuel Finielz, les investigations font en outre apparaître que cet homme "a également été victime de faits de viols et d'agressions sexuelles commis avec une substance chimique, au cours de la même soirée". "L'enfant est confié à sa mère dont le père était séparé avant les faits. Il bénéficie d'une prise en charge spécifique" et "l'autorité parentale du père et ses droits de visite et d'hébergement sur son fils sont suspendus".

03.02.2026 à 12:37

Soldes d'hiver: encore un mauvais cru pour les grandes enseignes de mode

FRANCE24
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Le début de la période des soldes a été particulièrement pénalisé par des épisodes neigeux qui ont freiné le trafic: la première semaine a ainsi été en baisse de 5,7% en boutiques, selon les chiffres du panel Retail Int. pour l'Alliance du commerce, via les données d'environ un tiers du marché représentatif de l'ensemble. Si les deux dernières semaines ont montré un regain de dynamisme, cela n'a pas permis de compenser le retard cumulé. A l'inverse, les ventes en ligne affichent, elles, une légère croissance de 0,8% sur la période. L'Alliance du commerce souligne que les soldes perdent de leur superbe chaque année. Au-delà de la météo, ce phénomène s'explique notamment par l'anticipation des achats lors d'opérations promotionnelles antérieures comme le Black Friday ou les ventes privées mais aussi par la concurrence jugée déloyale des plateformes d'ultra fast-fashion extra-européennes (Amazon, Shein, Temu...). De plus, les enseignes adoptent désormais une gestion plus rigoureuse de leurs stocks, achetant moins en début de saison pour limiter les invendus, ce qui réduit mécaniquement l'offre disponible durant les soldes. Malgré tout, les soldes restent "une opération très forte que les gens attendent", estime Bernard Cherqui, président de l'Alliance du commerce, et "se priver, en tant que commerçant, de cette espèce de communication gratuite, ça serait vraiment une pure folie". Contrairement à d'autres fédérations du secteur, qui souhaitent repousser les soldes de quelques semaines, l'Alliance du commerce se satisfait des dates actuelles, qui "vont plutôt dans le bon sens". Pour Bernard Cherqui, changer de dates pourrait peut-être "optimiser" les ventes mais "pas fondamentalement changer les chiffres". Ce bilan des soldes intervient après une année 2025 difficile. Si le chiffre d'affaires du secteur de l'habillement à périmètre constant a fini l'année sur une quasi-stabilité (-0,2%), il a reculé de 1,9% en valeur globale, plombé par de nombreuses défaillances d'enseignes (liquidations et redressements judiciaires), d'après les chiffres du panel.
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Le début de la période des soldes a été particulièrement pénalisé par des épisodes neigeux qui ont freiné le trafic: la première semaine a ainsi été en baisse de 5,7% en boutiques, selon les chiffres du panel Retail Int. pour l'Alliance du commerce, via les données d'environ un tiers du marché représentatif de l'ensemble. Si les deux dernières semaines ont montré un regain de dynamisme, cela n'a pas permis de compenser le retard cumulé. A l'inverse, les ventes en ligne affichent, elles, une légère croissance de 0,8% sur la période. L'Alliance du commerce souligne que les soldes perdent de leur superbe chaque année. Au-delà de la météo, ce phénomène s'explique notamment par l'anticipation des achats lors d'opérations promotionnelles antérieures comme le Black Friday ou les ventes privées mais aussi par la concurrence jugée déloyale des plateformes d'ultra fast-fashion extra-européennes (Amazon, Shein, Temu...). De plus, les enseignes adoptent désormais une gestion plus rigoureuse de leurs stocks, achetant moins en début de saison pour limiter les invendus, ce qui réduit mécaniquement l'offre disponible durant les soldes. Malgré tout, les soldes restent "une opération très forte que les gens attendent", estime Bernard Cherqui, président de l'Alliance du commerce, et "se priver, en tant que commerçant, de cette espèce de communication gratuite, ça serait vraiment une pure folie". Contrairement à d'autres fédérations du secteur, qui souhaitent repousser les soldes de quelques semaines, l'Alliance du commerce se satisfait des dates actuelles, qui "vont plutôt dans le bon sens". Pour Bernard Cherqui, changer de dates pourrait peut-être "optimiser" les ventes mais "pas fondamentalement changer les chiffres". Ce bilan des soldes intervient après une année 2025 difficile. Si le chiffre d'affaires du secteur de l'habillement à périmètre constant a fini l'année sur une quasi-stabilité (-0,2%), il a reculé de 1,9% en valeur globale, plombé par de nombreuses défaillances d'enseignes (liquidations et redressements judiciaires), d'après les chiffres du panel.

03.02.2026 à 12:33

A Saint-Etienne, la gauche veut tourner la page de la sextape et de la droite

FRANCE24
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Dans cette ville de 175.000 habitants, "l'affaire" de la sextape qui vaut à l'ancien maire LR de dormir en prison depuis le 7 janvier, reste sur toutes les lèvres. "Les gens l'abordent mais disent surtout: on veut tourner la page", relève Régis Juanico, candidat de la gauche unie hors LFI, en distribuant des tracts sur un marché. "Ils ont envie de savoir quels seront nos ingrédients et nos outils pour qu'on relève la ville." L'ancien député socialiste liste comme priorités concrètes "l'éducation et l'accès aux soins, notamment via la mise en place d'un médico-bus qui sillonnera les quartiers touchés par des déserts médicaux". Depuis dix ans, le taux de pauvreté a fortement augmenté à Saint-Etienne, pour atteindre plus de 30% chez les moins de 30 ans selon l'Insee. La ville a subi un nouveau coup dur en 2024 avec le démantèlement de son fleuron, le groupe de distribution Casino. Sur le plan du moral, elle a souffert de la relégation de son emblématique équipe de foot, l'ASSE en Ligue 2, et du scandale de la sextape. "Ce n'est pas très agréable que la France parle de nous comme ça", glisse Marie-Sophie, une enseignante qui croise les militants en ce jour de marché. En 2022, Mediapart a révélé que le premier adjoint et rival du maire avait été filmé à son insu avec un prostitué et que la vidéo avait servi à le museler. Gaël Perdriau a toujours nié avoir joué un rôle dans ce complot et refusé de démissionner. Il a fait appel de sa condamnation à 5 ans de prison, dont quatre ferme. Depuis trois ans, il y a une "déconnexion" des habitants avec les élus et les agents de la Ville se "sont démotivés", estime Régis Juanico dans un échange avec un électeur. "La machine va être très très longue à remettre en place..." Dispersion Bien qu'elle soit de tradition ouvrière, Saint-Etienne a toujours plutôt voté à droite ou au centre, avec deux parenthèses: un maire communiste de 1977 à 1983 et un socialiste de 2008 à 2014, qui l'avait emporté grâce aux dissensions du camp opposé. "Cette dynamique nous a fait prendre conscience de la responsabilité particulière à être ensemble dès le 1er tour à cette élection", déclare Olivier Longeon, chef de file des écologistes qui, comme les communistes ou Place Publique, se sont ralliés à Régis Juanico. LFI, conformément à sa politique nationale, fait en revanche course à part derrière Valentine Mercier, collaboratrice de la députée Insoumise stéphanoise Andrée Taurinya. En face, la droite et le centre sont bien plus éparpillés. Dans le camp de ceux qui sont restés fidèles à Gaël Perdriau jusqu'au bout, ils sont deux: l'adjoint à la culture, Marc Chassaubéné, a été adoubé par l'ancien maire et pose en candidat "légitime", tandis que l'adjointe à la politique de la Ville, Siham Labich, part en solo après s'être mise "en retrait du MoDem". Lui promet de lutter contre "la petite délinquance" et de "redynamiser le commerce de centre-ville", quand elle se dit désireuse "d’assumer et de prolonger l’action publique des deux mandats écoulés, qui ont profondément transformé Saint-Etienne". Toujours à droite et au centre, d'autres ont rompu en court de mandat avec la majorité et font aujourd'hui campagne sans avoir à endosser l'héritage Perdriau. L'ancien député LR Dino Cinieri, proche de Laurent Wauquiez, espère rassembler de nombreux électeurs en mettant l'accent sur la lutte contre le narcotrafic. L’ex-président du Medef de la Loire Eric Le Jaouen mène campagne depuis un an sous l'étiquette Horizons. Marc Chassaubéné, qui revendique "la position du sortant", a appelé ces candidats à le rejoindre. Mais "la posture est plutôt de dire que les choses vont se jouer au premier tour et qu'on discutera après...", reconnaît-il. Corentin Jousserand, tête de prou Rassemblement national et collaborateur de Marine Le Pen à l'Assemblée nationale, espère lui maintenir sa liste au second tour.
Texte intégral (685 mots)
Dans cette ville de 175.000 habitants, "l'affaire" de la sextape qui vaut à l'ancien maire LR de dormir en prison depuis le 7 janvier, reste sur toutes les lèvres. "Les gens l'abordent mais disent surtout: on veut tourner la page", relève Régis Juanico, candidat de la gauche unie hors LFI, en distribuant des tracts sur un marché. "Ils ont envie de savoir quels seront nos ingrédients et nos outils pour qu'on relève la ville." L'ancien député socialiste liste comme priorités concrètes "l'éducation et l'accès aux soins, notamment via la mise en place d'un médico-bus qui sillonnera les quartiers touchés par des déserts médicaux". Depuis dix ans, le taux de pauvreté a fortement augmenté à Saint-Etienne, pour atteindre plus de 30% chez les moins de 30 ans selon l'Insee. La ville a subi un nouveau coup dur en 2024 avec le démantèlement de son fleuron, le groupe de distribution Casino. Sur le plan du moral, elle a souffert de la relégation de son emblématique équipe de foot, l'ASSE en Ligue 2, et du scandale de la sextape. "Ce n'est pas très agréable que la France parle de nous comme ça", glisse Marie-Sophie, une enseignante qui croise les militants en ce jour de marché. En 2022, Mediapart a révélé que le premier adjoint et rival du maire avait été filmé à son insu avec un prostitué et que la vidéo avait servi à le museler. Gaël Perdriau a toujours nié avoir joué un rôle dans ce complot et refusé de démissionner. Il a fait appel de sa condamnation à 5 ans de prison, dont quatre ferme. Depuis trois ans, il y a une "déconnexion" des habitants avec les élus et les agents de la Ville se "sont démotivés", estime Régis Juanico dans un échange avec un électeur. "La machine va être très très longue à remettre en place..." Dispersion Bien qu'elle soit de tradition ouvrière, Saint-Etienne a toujours plutôt voté à droite ou au centre, avec deux parenthèses: un maire communiste de 1977 à 1983 et un socialiste de 2008 à 2014, qui l'avait emporté grâce aux dissensions du camp opposé. "Cette dynamique nous a fait prendre conscience de la responsabilité particulière à être ensemble dès le 1er tour à cette élection", déclare Olivier Longeon, chef de file des écologistes qui, comme les communistes ou Place Publique, se sont ralliés à Régis Juanico. LFI, conformément à sa politique nationale, fait en revanche course à part derrière Valentine Mercier, collaboratrice de la députée Insoumise stéphanoise Andrée Taurinya. En face, la droite et le centre sont bien plus éparpillés. Dans le camp de ceux qui sont restés fidèles à Gaël Perdriau jusqu'au bout, ils sont deux: l'adjoint à la culture, Marc Chassaubéné, a été adoubé par l'ancien maire et pose en candidat "légitime", tandis que l'adjointe à la politique de la Ville, Siham Labich, part en solo après s'être mise "en retrait du MoDem". Lui promet de lutter contre "la petite délinquance" et de "redynamiser le commerce de centre-ville", quand elle se dit désireuse "d’assumer et de prolonger l’action publique des deux mandats écoulés, qui ont profondément transformé Saint-Etienne". Toujours à droite et au centre, d'autres ont rompu en court de mandat avec la majorité et font aujourd'hui campagne sans avoir à endosser l'héritage Perdriau. L'ancien député LR Dino Cinieri, proche de Laurent Wauquiez, espère rassembler de nombreux électeurs en mettant l'accent sur la lutte contre le narcotrafic. L’ex-président du Medef de la Loire Eric Le Jaouen mène campagne depuis un an sous l'étiquette Horizons. Marc Chassaubéné, qui revendique "la position du sortant", a appelé ces candidats à le rejoindre. Mais "la posture est plutôt de dire que les choses vont se jouer au premier tour et qu'on discutera après...", reconnaît-il. Corentin Jousserand, tête de prou Rassemblement national et collaborateur de Marine Le Pen à l'Assemblée nationale, espère lui maintenir sa liste au second tour.

03.02.2026 à 12:24

JO d'hiver : quand des binationaux français boostent les délégations africaines

Stéphanie TROUILLARD
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Pour la seconde fois depuis les JO de Pyeongchang en 2018, huit pays africains vont participer aux Jeux olympiques d'hiver lors de l'édition 2026 qui débute le 6 février à Milan-Cortina. Deux nouvelles nations vont prendre part à la compétition : le Bénin et la Guinée-Bissau. Beaucoup de ces sportifs possèdent une binationalité, notamment française.
Texte intégral (685 mots)
Pour la seconde fois depuis les JO de Pyeongchang en 2018, huit pays africains vont participer aux Jeux olympiques d'hiver lors de l'édition 2026 qui débute le 6 février à Milan-Cortina. Deux nouvelles nations vont prendre part à la compétition : le Bénin et la Guinée-Bissau. Beaucoup de ces sportifs possèdent une binationalité, notamment française.
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