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19.06.2026 à 07:46

Barbara GABEL
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Plus de 6 000 témoignages en quelques jours, des milliers de plaintes "ignorées" et une carte de France couverte de points rouges. Lancée après la mort de Lyhanna, la plateforme "Classés sans suite" est devenue un symbole de la colère des victimes de violences sexistes et sexuelles (VSS). Un succès fulgurant qui suscite aussi de vives controverses.
Plus de 6 000 témoignages en quelques jours, des milliers de plaintes "ignorées" et une carte de France couverte de points rouges. Lancée après la mort de Lyhanna, la plateforme "Classés sans suite" est devenue un symbole de la colère des victimes de violences sexistes et sexuelles (VSS). Un succès fulgurant qui suscite aussi de vives controverses.

19.06.2026 à 07:37

FRANCE24
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"Le tribunal l'a initialement condamné à trois ans de prison, mais la peine a été réduite de moitié parce qu'il a reconnu les faits", a déclaré à l'AFP Noppol Achamas, porte-parole de Thai Lawyers for Human Rights. L'homme de 43 ans, dont le nom n'a pas été communiqué pour protéger sa vie privée, a été libéré sous caution de 100.000 bahts (environ 2.700 euros) en attendant son appel, a précisé l'organisation. La sévère loi thaïlandaise sur le crime de lèse-majesté protège le roi et sa famille de toute critique, avec des peines pouvant aller jusqu'à 15 ans de prison par infraction. Le quadragénaire condamné avait écrit un commentaire dans le groupe Facebook privé "Royalist Marketplace", qui compte plus de 2,2 millions de membres. Fondé par l'universitaire en exil Pavin Chachavalpongpun, ce groupe se veut comme un forum de discussion sur la monarchie, rare espace d'expression sur le sujet dans le pays. Il est devenu actif à la suite d'un mouvement de protestation mené par la jeunesse en 2020 et 2021 pour réclamer des réformes de la monarchie. Le mouvement a progressivement perdu de son élan, de nombreux militants faisant face à des accusations de lèse-majesté et à d'autres poursuites pénales. Selon Thai Lawyers for Human Rights, près de 300 personnes ont été poursuivies depuis 2020 en vertu de la loi sur l'outrage à la royauté, connue sous le nom d'article 112. Des voix la dénoncent comme un instrument pour étouffer la dissidence et réduire au silence les opposants politiques dans le royaume.
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"Le tribunal l'a initialement condamné à trois ans de prison, mais la peine a été réduite de moitié parce qu'il a reconnu les faits", a déclaré à l'AFP Noppol Achamas, porte-parole de Thai Lawyers for Human Rights. L'homme de 43 ans, dont le nom n'a pas été communiqué pour protéger sa vie privée, a été libéré sous caution de 100.000 bahts (environ 2.700 euros) en attendant son appel, a précisé l'organisation. La sévère loi thaïlandaise sur le crime de lèse-majesté protège le roi et sa famille de toute critique, avec des peines pouvant aller jusqu'à 15 ans de prison par infraction. Le quadragénaire condamné avait écrit un commentaire dans le groupe Facebook privé "Royalist Marketplace", qui compte plus de 2,2 millions de membres. Fondé par l'universitaire en exil Pavin Chachavalpongpun, ce groupe se veut comme un forum de discussion sur la monarchie, rare espace d'expression sur le sujet dans le pays. Il est devenu actif à la suite d'un mouvement de protestation mené par la jeunesse en 2020 et 2021 pour réclamer des réformes de la monarchie. Le mouvement a progressivement perdu de son élan, de nombreux militants faisant face à des accusations de lèse-majesté et à d'autres poursuites pénales. Selon Thai Lawyers for Human Rights, près de 300 personnes ont été poursuivies depuis 2020 en vertu de la loi sur l'outrage à la royauté, connue sous le nom d'article 112. Des voix la dénoncent comme un instrument pour étouffer la dissidence et réduire au silence les opposants politiques dans le royaume.

19.06.2026 à 07:37

FRANCE24
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L'ancien avocat a accédé en mars à la présidence avec la promesse d'expulser quelque 340.000 migrants en situation irrégulière, de lutter fermement contre la criminalité et de relancer l'économie. Mais Franklin Prieto, 19 ans, se dit "déçu". "Tout ce qu'on achète, comme la nourriture, a beaucoup augmenté", déplore-t-il, en sillonnant les rues du quartier populaire d'Independencia avec son chariot de chicha, boisson traditionnelle andine. Son quartier est toujours "gangrené par la délinquance", ajoute-t-il. Le jeune homme n'est pas le seul à exprimer sa déception : selon plusieurs sondages, la cote de désapprobation de M. Kast dépasse les 50%. La première grande décision du chef de l'Etat a été de modifier un fonds destiné à amortir la volatilité des carburants. La mesure a provoqué une flambée des prix à la pompe et alimenté l'inflation. Le gouvernement a accusé son prédécesseur de gauche, Gabriel Boric, d'avoir laissé des finances publiques fragilisées et a fait de la réduction du déficit budgétaire sa priorité. Solange Molina, employée administrative de 44 ans, en a ressenti les effets. "Je dépense moins pour les loisirs ou les sorties. J'ai davantage peur de dépasser mon budget", explique-t-elle. Pour relancer l'économie, M. Kast a proposé une vaste réforme visant à stimuler l'activité via notamment des réductions progressives de l'impôt sur les grandes entreprises. Mais le gouvernement a finalement reconnu qu'il n'atteindrait pas ses objectifs. Il a révisé sa prévision de déficit budgétaire de 0 à 1,5% et abaissé sa projection de croissance de 4% à 3,5% pour 2030, date de la fin de son mandat. "Nous avions toujours envisagé que la situation puisse être complexe, mais pas dans les proportions que nous avons découvertes", a récemment déclaré le ministre des Finances, Jorge Quiroz. Premiers revers La lutte contre l'insécurité, autre grande promesse de José Antonio Kast, s'est aussi heurtée à des obstacles. Si le Chili reste l'un des pays les plus sûrs de la région, les homicides et les enlèvements ont augmenté au cours de la dernière décennie avec l'arrivée notamment de groupes criminels transnationaux. Dans ce contexte, la ministre de la Sécurité a été limogée après seulement 69 jours en fonction, un record depuis le retour de la démocratie au Chili en 1990. Avant son départ, elle avait reconnu devant le Parlement ne pas s'attendre à devoir présenter aussi rapidement un plan de sécurité "structuré et concret". Quelques jours plus tard, José Antonio Kast a tenté de reprendre l'initiative en annonçant un renforcement de la présence policière dans 50 quartiers, un durcissement des peines contre le crime organisé et un registre des "vandales" susceptible de priver certains contrevenants d'avantages publics. Mais c'est sur le terrain de l'immigration irrégulière, en grande majorité vénézuélienne, que les promesses de campagne de Kast se sont heurtées aux plus grandes difficultés. En trois mois, 639 personnes ont été expulsées, a indiqué le gouvernement à l'AFP. A ce rythme, il faudrait environ 130 ans pour atteindre l'objectif annoncé d'expulser 340.000 migrants. Le Chili et le Venezuela n'entretiennent plus de relations diplomatiques depuis 2024. L'organisation de vols de rapatriement est donc compliquée. "Le président savait parfaitement que cette promesse n'avait aucun fondement technique ni réelle possibilité d'être appliquée", critique Constanza Schönhaut, députée du Frente Amplio, principal parti d'opposition. Comme solution, le président entend désormais encourager les départs volontaires. Pour Roberto Morales, un prédicateur de 69 ans, le gouvernement fait face à de "nombreux obstacles" et il convient d'attendre avant d'évaluer son action. "Il faut laisser passer du temps avant de pouvoir donner une réponse définitive sur la manière dont ils gouvernent ou sur les promesses qu'ils ont faites", estime-t-il.
Texte intégral (644 mots)
L'ancien avocat a accédé en mars à la présidence avec la promesse d'expulser quelque 340.000 migrants en situation irrégulière, de lutter fermement contre la criminalité et de relancer l'économie. Mais Franklin Prieto, 19 ans, se dit "déçu". "Tout ce qu'on achète, comme la nourriture, a beaucoup augmenté", déplore-t-il, en sillonnant les rues du quartier populaire d'Independencia avec son chariot de chicha, boisson traditionnelle andine. Son quartier est toujours "gangrené par la délinquance", ajoute-t-il. Le jeune homme n'est pas le seul à exprimer sa déception : selon plusieurs sondages, la cote de désapprobation de M. Kast dépasse les 50%. La première grande décision du chef de l'Etat a été de modifier un fonds destiné à amortir la volatilité des carburants. La mesure a provoqué une flambée des prix à la pompe et alimenté l'inflation. Le gouvernement a accusé son prédécesseur de gauche, Gabriel Boric, d'avoir laissé des finances publiques fragilisées et a fait de la réduction du déficit budgétaire sa priorité. Solange Molina, employée administrative de 44 ans, en a ressenti les effets. "Je dépense moins pour les loisirs ou les sorties. J'ai davantage peur de dépasser mon budget", explique-t-elle. Pour relancer l'économie, M. Kast a proposé une vaste réforme visant à stimuler l'activité via notamment des réductions progressives de l'impôt sur les grandes entreprises. Mais le gouvernement a finalement reconnu qu'il n'atteindrait pas ses objectifs. Il a révisé sa prévision de déficit budgétaire de 0 à 1,5% et abaissé sa projection de croissance de 4% à 3,5% pour 2030, date de la fin de son mandat. "Nous avions toujours envisagé que la situation puisse être complexe, mais pas dans les proportions que nous avons découvertes", a récemment déclaré le ministre des Finances, Jorge Quiroz. Premiers revers La lutte contre l'insécurité, autre grande promesse de José Antonio Kast, s'est aussi heurtée à des obstacles. Si le Chili reste l'un des pays les plus sûrs de la région, les homicides et les enlèvements ont augmenté au cours de la dernière décennie avec l'arrivée notamment de groupes criminels transnationaux. Dans ce contexte, la ministre de la Sécurité a été limogée après seulement 69 jours en fonction, un record depuis le retour de la démocratie au Chili en 1990. Avant son départ, elle avait reconnu devant le Parlement ne pas s'attendre à devoir présenter aussi rapidement un plan de sécurité "structuré et concret". Quelques jours plus tard, José Antonio Kast a tenté de reprendre l'initiative en annonçant un renforcement de la présence policière dans 50 quartiers, un durcissement des peines contre le crime organisé et un registre des "vandales" susceptible de priver certains contrevenants d'avantages publics. Mais c'est sur le terrain de l'immigration irrégulière, en grande majorité vénézuélienne, que les promesses de campagne de Kast se sont heurtées aux plus grandes difficultés. En trois mois, 639 personnes ont été expulsées, a indiqué le gouvernement à l'AFP. A ce rythme, il faudrait environ 130 ans pour atteindre l'objectif annoncé d'expulser 340.000 migrants. Le Chili et le Venezuela n'entretiennent plus de relations diplomatiques depuis 2024. L'organisation de vols de rapatriement est donc compliquée. "Le président savait parfaitement que cette promesse n'avait aucun fondement technique ni réelle possibilité d'être appliquée", critique Constanza Schönhaut, députée du Frente Amplio, principal parti d'opposition. Comme solution, le président entend désormais encourager les départs volontaires. Pour Roberto Morales, un prédicateur de 69 ans, le gouvernement fait face à de "nombreux obstacles" et il convient d'attendre avant d'évaluer son action. "Il faut laisser passer du temps avant de pouvoir donner une réponse définitive sur la manière dont ils gouvernent ou sur les promesses qu'ils ont faites", estime-t-il.

19.06.2026 à 07:37

FRANCE24
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Si la "beauty tech" n'est pas le secteur le plus représenté au salon VivaTech - qui se déroule porte de Versailles à Paris jusqu'à samedi -, elle n'a rien à envier aux robots et autres nouveautés en terme de popularité, à en croire la foule qui patiente devant ses stands. Chez L'Oréal, le mastodonte français des cosmétiques présente le "K-scan" (K pour Kérastase, la marque de produits capillaires phare du groupe), un petit appareil scanne les cheveux. L'intelligence artificielle, entraînée sur quelque 12.000 images de cheveux, analyse le cuir chevelu pour en dévoiler tous les secrets (et les besoins) et notamment prédire le risque de chute de cheveux. A quelques mètres, un appareil de Lancôme (autre marque phare de L'Oréal), le "cell bioprint", qui sera lancé commercialement cet été, promet de déterminer l'âge biologique de votre peau à partir d'un simple prélèvement sur sa surface... et de vous proposer, bien sûr, les soins adaptés. Là aussi, la technologie a pris un virage prédictif. "Pour attirer les clients en boutique, il faut être dans la personnalisation. Aujourd'hui, la personnalisation, c'est définir son âge biologique. Et sans IA, ce n'est pas possible", souligne Eric Briones, auteur du livre "Luxe renaissance", spécialiste du secteur. A condition d'avoir une plateforme technologique, ce qui nécessite des investissements importants et des collaborations avec les grands acteurs de la tech. Mercredi, au premier jour de VivaTech, L'Oréal, qui a investi en 2025 1,5 milliard d'euros dans la tech et environ 1,4 milliard pour la recherche et l'innovation, a annoncé un partenariat avec OpenAI, l'entreprise californienne derrière ChatGPT. "Réponses hyper personnalisées" "Nous nous intéressons en permanence aux avancées de la science et de la technologie et cherchons à trouver les façons de les utiliser pour bâtir un avantage concurrentiel", explique à l'AFP Guive Balooch, vice-président "technologie et open innovation" chez L'Oréal. "Cet avantage peut se trouver dans nos laboratoires, comme notre partenariat en IA avec NVidia qui nous permet de découvrir des molécules plus rapidement. Il peut concerner les chimistes qui cherchent à élaborer des formules (...) Il peut aller jusqu'au marketing et même aux interactions avec les clients, comme notre partenariat avec OpenAI autour des services", énumère-t-il. Chez Sephora aussi, l'IA fait partie de l'expérience. Le leader mondial de la distribution de cosmétiques, qui appartient au géant français du luxe LVMH, a récemment lancé aux Etats-Unis son application sur ChatGPT. "Vous allez converser avec l'agent qui va pouvoir répondre à toutes vos questions, avec des réponses hyper personnalisées. Et plus le système vous connaît, plus les réponses sont pertinentes", explique Gonzague de Pirey, directeur "data et omnicanal" chez LVMH. "La technologie qui vient va permettre aux clients de faire de l'essayage virtuel, va permettre de scanner votre peau (...) On a une beauté qui est en train de se digitaliser, de plus en plus une beauté qui se rapproche d'une certaine forme de santé cosmétique", souligne Franck Le Moal, directeur des systèmes d'information de LVMH. Signe des temps, les acteurs de la tech eux-mêmes se sont rendu compte de l'intérêt d'investir ce secteur, à mi-chemin entre beauté et santé. A VivaTech, le coréen Samsung présente plusieurs innovations, dont une solution d'analyse de la peau et du cuir chevelu basée sur l'IA, créée par Becon, startup issue du programme d’innovation interne du groupe. "Je pense que les acteurs de l'IA ont compris que pour trouver une rentabilité économique, la beauté était fondamentale", juge Eric Briones.
Texte intégral (614 mots)
Si la "beauty tech" n'est pas le secteur le plus représenté au salon VivaTech - qui se déroule porte de Versailles à Paris jusqu'à samedi -, elle n'a rien à envier aux robots et autres nouveautés en terme de popularité, à en croire la foule qui patiente devant ses stands. Chez L'Oréal, le mastodonte français des cosmétiques présente le "K-scan" (K pour Kérastase, la marque de produits capillaires phare du groupe), un petit appareil scanne les cheveux. L'intelligence artificielle, entraînée sur quelque 12.000 images de cheveux, analyse le cuir chevelu pour en dévoiler tous les secrets (et les besoins) et notamment prédire le risque de chute de cheveux. A quelques mètres, un appareil de Lancôme (autre marque phare de L'Oréal), le "cell bioprint", qui sera lancé commercialement cet été, promet de déterminer l'âge biologique de votre peau à partir d'un simple prélèvement sur sa surface... et de vous proposer, bien sûr, les soins adaptés. Là aussi, la technologie a pris un virage prédictif. "Pour attirer les clients en boutique, il faut être dans la personnalisation. Aujourd'hui, la personnalisation, c'est définir son âge biologique. Et sans IA, ce n'est pas possible", souligne Eric Briones, auteur du livre "Luxe renaissance", spécialiste du secteur. A condition d'avoir une plateforme technologique, ce qui nécessite des investissements importants et des collaborations avec les grands acteurs de la tech. Mercredi, au premier jour de VivaTech, L'Oréal, qui a investi en 2025 1,5 milliard d'euros dans la tech et environ 1,4 milliard pour la recherche et l'innovation, a annoncé un partenariat avec OpenAI, l'entreprise californienne derrière ChatGPT. "Réponses hyper personnalisées" "Nous nous intéressons en permanence aux avancées de la science et de la technologie et cherchons à trouver les façons de les utiliser pour bâtir un avantage concurrentiel", explique à l'AFP Guive Balooch, vice-président "technologie et open innovation" chez L'Oréal. "Cet avantage peut se trouver dans nos laboratoires, comme notre partenariat en IA avec NVidia qui nous permet de découvrir des molécules plus rapidement. Il peut concerner les chimistes qui cherchent à élaborer des formules (...) Il peut aller jusqu'au marketing et même aux interactions avec les clients, comme notre partenariat avec OpenAI autour des services", énumère-t-il. Chez Sephora aussi, l'IA fait partie de l'expérience. Le leader mondial de la distribution de cosmétiques, qui appartient au géant français du luxe LVMH, a récemment lancé aux Etats-Unis son application sur ChatGPT. "Vous allez converser avec l'agent qui va pouvoir répondre à toutes vos questions, avec des réponses hyper personnalisées. Et plus le système vous connaît, plus les réponses sont pertinentes", explique Gonzague de Pirey, directeur "data et omnicanal" chez LVMH. "La technologie qui vient va permettre aux clients de faire de l'essayage virtuel, va permettre de scanner votre peau (...) On a une beauté qui est en train de se digitaliser, de plus en plus une beauté qui se rapproche d'une certaine forme de santé cosmétique", souligne Franck Le Moal, directeur des systèmes d'information de LVMH. Signe des temps, les acteurs de la tech eux-mêmes se sont rendu compte de l'intérêt d'investir ce secteur, à mi-chemin entre beauté et santé. A VivaTech, le coréen Samsung présente plusieurs innovations, dont une solution d'analyse de la peau et du cuir chevelu basée sur l'IA, créée par Becon, startup issue du programme d’innovation interne du groupe. "Je pense que les acteurs de l'IA ont compris que pour trouver une rentabilité économique, la beauté était fondamentale", juge Eric Briones.

19.06.2026 à 07:35

FRANCE24
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Doté de longues oreilles orange et de grands yeux bleus, le robot Mirokai de la start-up française Enchanted Tools peut s'exprimer en plus de 50 langues, présente le directeur de la communication de l'entreprise, Richard Malterre, sur la scène du plus grand rendez-vous de la tech en Europe. La jeune pousse, basée à Paris, dont les prototypes sont déployés dans des hôpitaux et des aéroports pour accueillir le public, espère livrer ses premiers modèles commerciaux d'ici la fin de l'année. "Au moins 60% du robot est fabriqué en Europe et on se bat pour que cela dure", détaille M. Malterre à l'AFP. Il déplore le fait que certains savoir-faire ne sont "pas forcément disponibles" en Europe, à l'image des cartes graphiques du géant américain Nvidia qui donnent vie à Mirokai et alimentent tout le secteur de l'intelligence artificielle. Main-d'œuvre Mais c'est surtout la Chine qui règne en maître en termes de capacité de production avec des entreprises comme Unitree ou Agibot, dont les robots aux chorégraphies élaborées ont fasciné les visiteurs de VivaTech. La Chine a fabriqué 87% des 13.000 robots humanoïdes déployés dans le monde en 2025, selon une étude du cabinet britannique Omdia. "La Chine est à la pointe", avec l'apparition d'usines complètement robotisées sans humains, appelées "dark factories", souligne Joern Buss, expert en robotique du cabinet de conseil Arthur D. Little. Mais l'Europe "rattrape son retard et possède de bons acteurs". En juin, la start-up allemande Neura Robotics qui fabrique des robots industriels, domestiques et humanoïdes ainsi qu'une plateforme d'entraînement est parvenue à lever 1,4 milliard de dollars. "Nous recevons des requêtes de toute part, même de dentistes. Tous nous demandent s'ils peuvent avoir un robot pour les aider car ils n'arrivent pas à recruter des personnes", lance à l'AFP son patron David Reger. L'Europe est confrontée à un vieillissement de sa population susceptible de causer des pénuries de main-d'oeuvre dans l'industrie manufacturière ou les services. Les robots constituent pour le dirigeant "la dernière chance" pour le continent qui a besoin de ce "pilier économique pour perdurer". S'il regrette la lourdeur des réglementations européennes et la difficulté à trouver des financements par rapport aux États-Unis, il n'envisage pas son avenir ailleurs. "Nous voulons rester en Europe et construire ici", insiste M. Reger, dont l'entreprise collabore avec les équipementiers allemands Bosch et Schaeffler. Son carnet de commandes et ses projets de déploiement stratégique dépassent déjà le milliard de dollars. Souveraineté "Si toute la production de robots part au Japon ou en Chine (...) cela peut être un très grand problème au niveau de la souveraineté", note pour sa part Francesco Ferro, directeur général de Pal Robotics. La start-up espagnole présentait à VivaTech ses derniers modèles entièrement fabriqués à Barcelone: le robot bipède noir Kangaroo et celui aux bras articulés Tiago, utilisés pour des tâches logistiques mais aussi en agriculture pour la récolte du raisin. Ces automates sont entraînés grâce à une grande quantité de données et ils en collectent également lorsqu'ils fonctionnent. Pour M. Ferro, il est donc essentiel de créer "une chaîne de production totalement européenne et pas seulement regarder les prix", plus compétitifs, des robots chinois, pour éviter que ces données partent "entre de mauvaises mains". La start-up franco-américaine Genesis, qui a dévoilé son premier robot polyvalent Eno mardi, fabriqué en Chine, envisage de son côté de rapatrier sa production en Europe dès 2027. En termes de clientèle, il y a "une grosse base industrielle en France, en Italie et en Allemagne", remarque auprès de l'AFP son cofondateur Théophile Gervet. "Je suis confiant sur notre capacité et notre créativité à résister. Il faut être combatif et ne pas baisser les bras", conclut Richard Malterre d'Enchanted Tools.
Texte intégral (663 mots)
Doté de longues oreilles orange et de grands yeux bleus, le robot Mirokai de la start-up française Enchanted Tools peut s'exprimer en plus de 50 langues, présente le directeur de la communication de l'entreprise, Richard Malterre, sur la scène du plus grand rendez-vous de la tech en Europe. La jeune pousse, basée à Paris, dont les prototypes sont déployés dans des hôpitaux et des aéroports pour accueillir le public, espère livrer ses premiers modèles commerciaux d'ici la fin de l'année. "Au moins 60% du robot est fabriqué en Europe et on se bat pour que cela dure", détaille M. Malterre à l'AFP. Il déplore le fait que certains savoir-faire ne sont "pas forcément disponibles" en Europe, à l'image des cartes graphiques du géant américain Nvidia qui donnent vie à Mirokai et alimentent tout le secteur de l'intelligence artificielle. Main-d'œuvre Mais c'est surtout la Chine qui règne en maître en termes de capacité de production avec des entreprises comme Unitree ou Agibot, dont les robots aux chorégraphies élaborées ont fasciné les visiteurs de VivaTech. La Chine a fabriqué 87% des 13.000 robots humanoïdes déployés dans le monde en 2025, selon une étude du cabinet britannique Omdia. "La Chine est à la pointe", avec l'apparition d'usines complètement robotisées sans humains, appelées "dark factories", souligne Joern Buss, expert en robotique du cabinet de conseil Arthur D. Little. Mais l'Europe "rattrape son retard et possède de bons acteurs". En juin, la start-up allemande Neura Robotics qui fabrique des robots industriels, domestiques et humanoïdes ainsi qu'une plateforme d'entraînement est parvenue à lever 1,4 milliard de dollars. "Nous recevons des requêtes de toute part, même de dentistes. Tous nous demandent s'ils peuvent avoir un robot pour les aider car ils n'arrivent pas à recruter des personnes", lance à l'AFP son patron David Reger. L'Europe est confrontée à un vieillissement de sa population susceptible de causer des pénuries de main-d'oeuvre dans l'industrie manufacturière ou les services. Les robots constituent pour le dirigeant "la dernière chance" pour le continent qui a besoin de ce "pilier économique pour perdurer". S'il regrette la lourdeur des réglementations européennes et la difficulté à trouver des financements par rapport aux États-Unis, il n'envisage pas son avenir ailleurs. "Nous voulons rester en Europe et construire ici", insiste M. Reger, dont l'entreprise collabore avec les équipementiers allemands Bosch et Schaeffler. Son carnet de commandes et ses projets de déploiement stratégique dépassent déjà le milliard de dollars. Souveraineté "Si toute la production de robots part au Japon ou en Chine (...) cela peut être un très grand problème au niveau de la souveraineté", note pour sa part Francesco Ferro, directeur général de Pal Robotics. La start-up espagnole présentait à VivaTech ses derniers modèles entièrement fabriqués à Barcelone: le robot bipède noir Kangaroo et celui aux bras articulés Tiago, utilisés pour des tâches logistiques mais aussi en agriculture pour la récolte du raisin. Ces automates sont entraînés grâce à une grande quantité de données et ils en collectent également lorsqu'ils fonctionnent. Pour M. Ferro, il est donc essentiel de créer "une chaîne de production totalement européenne et pas seulement regarder les prix", plus compétitifs, des robots chinois, pour éviter que ces données partent "entre de mauvaises mains". La start-up franco-américaine Genesis, qui a dévoilé son premier robot polyvalent Eno mardi, fabriqué en Chine, envisage de son côté de rapatrier sa production en Europe dès 2027. En termes de clientèle, il y a "une grosse base industrielle en France, en Italie et en Allemagne", remarque auprès de l'AFP son cofondateur Théophile Gervet. "Je suis confiant sur notre capacité et notre créativité à résister. Il faut être combatif et ne pas baisser les bras", conclut Richard Malterre d'Enchanted Tools.

19.06.2026 à 07:35

FRANCE24
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Le fils de Deborah et les deux garçons d’Abosede font partie des 46 enfants âgés de 2 à 16 ans et membres du personnel enlevés le 15 mai dans les écoles de deux localités voisines situées en bordure du parc national Old Oyo. L’armée nigériane a attribué ce kidnapping aux jihadistes de Boko Haram. "Hannah me demande sans cesse où sont ses frères et son cousin", indique Abosede en berçant sa fille de trois ans dans ses bras. "Elle ne comprend pas pourquoi elle ne les voit plus", ajoute-t-elle. Les enlèvements contre rançon constituent un problème récurrent dans le nord du Nigeria. Mais ils sont inhabituels dans le sud du pays, où se situe l’État d’Oyo, l’un des plus peuplés du pays, dont la capitale Ibadan est un important pôle éducatif. — Remords — Les rapts de Yawota et Ahoro-Esinele ont profondément choqué l'opinion publique nigériane, notamment dans la moitié sud du pays, suscitant de vives inquiétudes quant à la sécurité des enfants dans les établissements scolaires. Épuisée, Abosede Ojedele confie à l’AFP ne plus vouloir envoyer ses enfants à l’école pour le moment, du moins pas dans la localité. "Il n’y aura plus d’école pour eux ici", affirme-t-elle. "Aucun parent n’enverrait volontairement son enfant dans une école où des bandits ont enlevé des élèves", ajoute-t-elle. La mère de Deborah et Abosede, Funmilayo Ojo, est pleine de remords. C'est elle qui avait encouragé sa belle-fille Mary à accepter un poste d’enseignante à Yawota et lui avait fait quitter la ville d'Ogbomoso, à 41 kilomètres de là. Mary et son enfant de deux ans comptent parmi les 25 personnes enlevées à l’école maternelle et primaire baptiste de Yawota. "Je ne pourrai plus lui conseiller de continuer à enseigner", déplore la grand-mère qui garde espoir de retrouver ses quatre petits-enfants et sa belle fille sains et saufs. Depuis le début de l’insurrection de Boko Haram en 2009 dans le nord-est du pays, des groupes jihadistes ont établi leurs campements dans les zones forestières et parcs nationaux du Nigeria, profitant d'une présence de l’État limitée. Plusieurs ont peu à peu gagné du terrain dans la moitié nord du Nigeria. Le lendemain des attaques des écoles, une équipe de soldats, de membres d'une force paramilitaire et de chasseurs a affronté les assaillants pendant environ deux heures. "Nous avons pris environ 40 motos et roulé pendant cinq heures dans la réserve", décrit Waliu Aje, un chasseur qui a participé à la traque. "Ils ont ouvert le feu en entendant le bruit de nos motos", se remémore-t-il. Une personne a été tuée et plusieurs blessées par une bombe dissimulée dans une moto abandonnée, selon lui. Rues silencieuses Les localités de Yawota et Ahoro-Esinele ne disposaient d’aucun dispositif de sécurité avant les attaques. Une unité militaire a depuis été déployée dans l’une des écoles visées pour protéger les habitants. Mais les villages ont été désertés, de nombreuses maisons et commerces gardent porte close, a constaté l'AFP. À quelques kilomètres, dans le village d’Oko Ile, des enfants travaillent dans les champs, dans un joyeux chahut qui contraste avec le silence pesant des zones attaquées. "Toutes les forces sont mobilisées pour s’assurer que ces enfants et leurs enseignants soient bientôt ramenés sains et saufs", a affirmé à l'AFP Fayoade Adegoke, le directeur adjoint de la police. L’attaque, inédite dans l’État d’Oyo, suscite des craintes d’expansion jihadiste vers des régions jusque-là considérées comme plus sûres. Elle représente aussi un défi politique pour le président Bola Tinubu, qui briguera un second mandat en janvier. Le syndicat national des enseignants a demandé au début du mois le retrait des professeurs des écoles jusqu’à nouvel ordre dans l’État d'Oyo. "Nous ne nous sentons pas en sécurité. Si cela a pu leur arriver là-bas, personne n’est en sécurité", explique Gbeko Fatai, enseignant à Iseyin, à environ 55 kilomètres de Yawota qui craint une baisse des inscriptions scolaires. Le président du syndicat dans l’État d’Oyo, Hassan Ajibola Fatai, affirme que des discussions sont en cours sur de nouvelles mesures de sécurité pour les zones rurales vulnérables. "Le gouvernement a pris la sécurité des écoles très au sérieux, et lorsque ces mesures seront mises en œuvre, nous lèverons la grève", assure-t-il. Au Nigeria, seuls 61 % des enfants âgés de 6 à 11 ans fréquentent régulièrement l’école primaire, selon l'Unicef.
Texte intégral (787 mots)
Le fils de Deborah et les deux garçons d’Abosede font partie des 46 enfants âgés de 2 à 16 ans et membres du personnel enlevés le 15 mai dans les écoles de deux localités voisines situées en bordure du parc national Old Oyo. L’armée nigériane a attribué ce kidnapping aux jihadistes de Boko Haram. "Hannah me demande sans cesse où sont ses frères et son cousin", indique Abosede en berçant sa fille de trois ans dans ses bras. "Elle ne comprend pas pourquoi elle ne les voit plus", ajoute-t-elle. Les enlèvements contre rançon constituent un problème récurrent dans le nord du Nigeria. Mais ils sont inhabituels dans le sud du pays, où se situe l’État d’Oyo, l’un des plus peuplés du pays, dont la capitale Ibadan est un important pôle éducatif. — Remords — Les rapts de Yawota et Ahoro-Esinele ont profondément choqué l'opinion publique nigériane, notamment dans la moitié sud du pays, suscitant de vives inquiétudes quant à la sécurité des enfants dans les établissements scolaires. Épuisée, Abosede Ojedele confie à l’AFP ne plus vouloir envoyer ses enfants à l’école pour le moment, du moins pas dans la localité. "Il n’y aura plus d’école pour eux ici", affirme-t-elle. "Aucun parent n’enverrait volontairement son enfant dans une école où des bandits ont enlevé des élèves", ajoute-t-elle. La mère de Deborah et Abosede, Funmilayo Ojo, est pleine de remords. C'est elle qui avait encouragé sa belle-fille Mary à accepter un poste d’enseignante à Yawota et lui avait fait quitter la ville d'Ogbomoso, à 41 kilomètres de là. Mary et son enfant de deux ans comptent parmi les 25 personnes enlevées à l’école maternelle et primaire baptiste de Yawota. "Je ne pourrai plus lui conseiller de continuer à enseigner", déplore la grand-mère qui garde espoir de retrouver ses quatre petits-enfants et sa belle fille sains et saufs. Depuis le début de l’insurrection de Boko Haram en 2009 dans le nord-est du pays, des groupes jihadistes ont établi leurs campements dans les zones forestières et parcs nationaux du Nigeria, profitant d'une présence de l’État limitée. Plusieurs ont peu à peu gagné du terrain dans la moitié nord du Nigeria. Le lendemain des attaques des écoles, une équipe de soldats, de membres d'une force paramilitaire et de chasseurs a affronté les assaillants pendant environ deux heures. "Nous avons pris environ 40 motos et roulé pendant cinq heures dans la réserve", décrit Waliu Aje, un chasseur qui a participé à la traque. "Ils ont ouvert le feu en entendant le bruit de nos motos", se remémore-t-il. Une personne a été tuée et plusieurs blessées par une bombe dissimulée dans une moto abandonnée, selon lui. Rues silencieuses Les localités de Yawota et Ahoro-Esinele ne disposaient d’aucun dispositif de sécurité avant les attaques. Une unité militaire a depuis été déployée dans l’une des écoles visées pour protéger les habitants. Mais les villages ont été désertés, de nombreuses maisons et commerces gardent porte close, a constaté l'AFP. À quelques kilomètres, dans le village d’Oko Ile, des enfants travaillent dans les champs, dans un joyeux chahut qui contraste avec le silence pesant des zones attaquées. "Toutes les forces sont mobilisées pour s’assurer que ces enfants et leurs enseignants soient bientôt ramenés sains et saufs", a affirmé à l'AFP Fayoade Adegoke, le directeur adjoint de la police. L’attaque, inédite dans l’État d’Oyo, suscite des craintes d’expansion jihadiste vers des régions jusque-là considérées comme plus sûres. Elle représente aussi un défi politique pour le président Bola Tinubu, qui briguera un second mandat en janvier. Le syndicat national des enseignants a demandé au début du mois le retrait des professeurs des écoles jusqu’à nouvel ordre dans l’État d'Oyo. "Nous ne nous sentons pas en sécurité. Si cela a pu leur arriver là-bas, personne n’est en sécurité", explique Gbeko Fatai, enseignant à Iseyin, à environ 55 kilomètres de Yawota qui craint une baisse des inscriptions scolaires. Le président du syndicat dans l’État d’Oyo, Hassan Ajibola Fatai, affirme que des discussions sont en cours sur de nouvelles mesures de sécurité pour les zones rurales vulnérables. "Le gouvernement a pris la sécurité des écoles très au sérieux, et lorsque ces mesures seront mises en œuvre, nous lèverons la grève", assure-t-il. Au Nigeria, seuls 61 % des enfants âgés de 6 à 11 ans fréquentent régulièrement l’école primaire, selon l'Unicef.

19.06.2026 à 07:35

FRANCE24
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Ils ont pris place, avec leurs épouses Laura Bush, Hillary Clinton et Jill Biden, derrière la famille Obama au complet, avec l'ancienne Première dame Michelle Obama et les deux filles du couple, Malia et Sasha. Avec leur présence à tous les trois, ce sont tous les locataires de la Maison Blanche depuis 1992 qui se trouvaient rassemblés pour l'occasion, à l'exception notable de son occupant actuel, Donald Trump, qui prend régulièrement le premier président noir des Etats-Unis pour cible et a comparé le massif édifice de pierre grise à une poubelle. Barack Obama, aujourd'hui âgé de 64 ans, a entamé son discours en se souvenant de "l'après-midi de fin d'été de 1985, il y a plus de 40 ans", où il est arrivé à Chicago, à une vingtaine d'années. L'ex-président démocrate a récolté des applaudissements nourris quand, évoquant le 250e anniversaire de la Déclaration d'indépendance des Etats-Unis qui approche, il a rappelé qu'elle établissait qu'il n'y aurait "pas de rois". Des mots interprétés comme une allusion au mouvement de contestation anti-Trump "No Kings" qui s'est formé après le retour au pouvoir de son successeur à la Maison Blanche. Bruce Springsteen et Stevie Wonder A la tribune, il a défendu sa vision des Etats-Unis comme une "indéniable force au service du bien dans le monde" plutôt que celle d'une Amérique qui "essaie de dominer, intimider et saisir la moindre occasion juste parce qu'elle le peut". Il a également dit sa conviction que la majorité des Américains "ne cherchent pas division et colère perpétuelles" mais "équité et respect mutuel". "Quand tout a l'air sens dessus dessous, que les faits et la fiction se mélangent, que certains cherchent à museler la liberté d'expression, à restreindre l'accès à l'éducation, à dévaloriser la diversité et à effacer les pages dérangeantes de notre histoire, j'espère que ce lieu peut offrir un répit", a souhaité l'ex-Première dame. Sur scène se sont succédé Christina Aguilera, Bono, Bruce Springsteen ou encore Stevie Wonder. Terrain de basket Des centaines de curieux, certains venus du "South Side" de Chicago, d'autres ayant voyagé depuis l'Afrique pour l'occasion, se sont rassemblés dans un grand parc adjacent pour suivre l'inauguration du complexe culturel à 850 millions de dollars. Ils pourront s'y presser dès vendredi pour le visiter. Barack Obama a bâti son musée présidentiel dans les quartiers sud de Chicago, où il a longtemps vécu avec sa femme Michelle, où leurs filles sont nées et où sa trajectoire politique, qui l'a conduit à la Maison Blanche pour deux mandats, de 2008 à 2016, a débuté. Pièce maîtresse: une tour en granit de 69 mètres, quasiment sans fenêtres, qui abrite les collections exposées. Une statue du couple Obama en train de saluer, légèrement plus grande que nature, accueille les visiteurs. Le musée monolithique, surnommé par certains "Obamalisque" quand d'autres le comparent à un vaisseau de la saga Star Wars, est le point d'ancrage du vaste site installé dans le "South Side" de Chicago. Autour se trouvent un autre bâtiment avec un terrain de basket, une vaste aire de jeux et une bibliothèque numérique, la première dématérialisée parmi les bibliothèques présidentielles. Il est de tradition que les anciens présidents américains fassent édifier un centre culturel après avoir quitté le pouvoir. Donald Trump a déjà évoqué le projet de construire le sien à Miami.
Texte intégral (589 mots)
Ils ont pris place, avec leurs épouses Laura Bush, Hillary Clinton et Jill Biden, derrière la famille Obama au complet, avec l'ancienne Première dame Michelle Obama et les deux filles du couple, Malia et Sasha. Avec leur présence à tous les trois, ce sont tous les locataires de la Maison Blanche depuis 1992 qui se trouvaient rassemblés pour l'occasion, à l'exception notable de son occupant actuel, Donald Trump, qui prend régulièrement le premier président noir des Etats-Unis pour cible et a comparé le massif édifice de pierre grise à une poubelle. Barack Obama, aujourd'hui âgé de 64 ans, a entamé son discours en se souvenant de "l'après-midi de fin d'été de 1985, il y a plus de 40 ans", où il est arrivé à Chicago, à une vingtaine d'années. L'ex-président démocrate a récolté des applaudissements nourris quand, évoquant le 250e anniversaire de la Déclaration d'indépendance des Etats-Unis qui approche, il a rappelé qu'elle établissait qu'il n'y aurait "pas de rois". Des mots interprétés comme une allusion au mouvement de contestation anti-Trump "No Kings" qui s'est formé après le retour au pouvoir de son successeur à la Maison Blanche. Bruce Springsteen et Stevie Wonder A la tribune, il a défendu sa vision des Etats-Unis comme une "indéniable force au service du bien dans le monde" plutôt que celle d'une Amérique qui "essaie de dominer, intimider et saisir la moindre occasion juste parce qu'elle le peut". Il a également dit sa conviction que la majorité des Américains "ne cherchent pas division et colère perpétuelles" mais "équité et respect mutuel". "Quand tout a l'air sens dessus dessous, que les faits et la fiction se mélangent, que certains cherchent à museler la liberté d'expression, à restreindre l'accès à l'éducation, à dévaloriser la diversité et à effacer les pages dérangeantes de notre histoire, j'espère que ce lieu peut offrir un répit", a souhaité l'ex-Première dame. Sur scène se sont succédé Christina Aguilera, Bono, Bruce Springsteen ou encore Stevie Wonder. Terrain de basket Des centaines de curieux, certains venus du "South Side" de Chicago, d'autres ayant voyagé depuis l'Afrique pour l'occasion, se sont rassemblés dans un grand parc adjacent pour suivre l'inauguration du complexe culturel à 850 millions de dollars. Ils pourront s'y presser dès vendredi pour le visiter. Barack Obama a bâti son musée présidentiel dans les quartiers sud de Chicago, où il a longtemps vécu avec sa femme Michelle, où leurs filles sont nées et où sa trajectoire politique, qui l'a conduit à la Maison Blanche pour deux mandats, de 2008 à 2016, a débuté. Pièce maîtresse: une tour en granit de 69 mètres, quasiment sans fenêtres, qui abrite les collections exposées. Une statue du couple Obama en train de saluer, légèrement plus grande que nature, accueille les visiteurs. Le musée monolithique, surnommé par certains "Obamalisque" quand d'autres le comparent à un vaisseau de la saga Star Wars, est le point d'ancrage du vaste site installé dans le "South Side" de Chicago. Autour se trouvent un autre bâtiment avec un terrain de basket, une vaste aire de jeux et une bibliothèque numérique, la première dématérialisée parmi les bibliothèques présidentielles. Il est de tradition que les anciens présidents américains fassent édifier un centre culturel après avoir quitté le pouvoir. Donald Trump a déjà évoqué le projet de construire le sien à Miami.

19.06.2026 à 07:20

FRANCE 24
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Le Canada explosif, la Suisse renaît, le Mexique déjà premier... Retrouvez les résultats des matches disputés dans la nuit, les temps forts et les derniers articles de France 24 sur la Coupe du monde 2026.
Texte intégral (589 mots)
Le Canada explosif, la Suisse renaît, le Mexique déjà premier... Retrouvez les résultats des matches disputés dans la nuit, les temps forts et les derniers articles de France 24 sur la Coupe du monde 2026.

19.06.2026 à 06:19

FRANCE24
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Avec 54,8% des voix soit plus de 9.000 voix d'avance, Andy Burnham, 56 ans, ex-ministre sous Gordon Brown et maire de Manchester depuis 2017, a largement battu Robert Kenyon (34,5%), candidat du parti anti-immigration Reform de Nigel Farage, dans la circonscription de Makerfield proche de Manchester (nord-ouest). Reform, pourtant en tête des sondages nationaux depuis des mois et vainqueur d'élections locales dans cette région début mai, subit ainsi un important revers. Il a pâti de la concurrence d'un nouveau parti, Restore Britain, plus à l'extrême droite encore, dont la candidate Rebecca Shepherd est arrivée troisième avec 6,8% des voix, loin devant le candidat conservateur (2,2%). "Je le dis à mon propre parti: c'est une dernière chance de changer", a lancé Andy Burnham à l'annonce des résultats à Wigan, où se déroulait le dépouillement du scrutin marqué par une forte participation, à la hauteur de son enjeu national. "Tout le monde sait que la politique ne marche pas, tout le monde peut sentir que le pays n'est pas actuellement là où il devrait être. Ce soir pourrait marquer un tournant", a-t-il ajouté sous les applaudissements de ses partisans. "Roi du Nord" Bien qu'il soit le plus populaire des responsables travaillistes selon l'institut YouGov, Andy Burnham, surnommé le "roi du Nord" et déjà candidat malheureux à la tête du Labour en 2010 et 2015, ne pouvait prétendre diriger le parti et devenir Premier ministre sans retrouver préalablement un siège de député. Celui qui prône une politique plus à gauche pour le Labour apparaît désormais idéalement placé pour évincer M. Starmer, très impopulaire et contesté depuis des mois au sein du parti - et plus encore depuis la démission la semaine dernière de son ministre de la Défense et de son secrétaire d'Etat aux Armées. Pourfendeur du "néolibéralisme", Andy Burnham affiche notamment sa volonté de redynamiser les régions en difficulté, à l'image du renouveau qu'il a incarné à Manchester, ex-bastion industriel. Pour rassurer des marchés inquiets, il s'est néanmoins engagé à tenir les objectifs d'équilibre budgétaire fixés par l'actuelle ministre des Finances, Rachel Reeves. Face à Starmer, plusieurs scénarios Au-delà de son investiture comme député attendue lundi, la façon dont il compte maintenant défier Keir Starmer est cependant incertaine, et les médias britanniques comme le Times ou le Guardian spéculaient sur les scénarios possibles. Le plus rapide, selon Andrew Fisher, ex-directeur politique du Labour sous Jeremy Corbyn, serait que le Labour se rassemble largement autour de M. Burnham et que Keir Starmer démissionne. Ce qui pourrait permettre au parti de désigner formellement Andy Burnham à sa tête dans les jours qui viennent, et d'éviter une élection interne au Labour potentiellement fratricide. Mais le Premier ministre n'a montré jusqu'ici aucun signe qu'il pourrait quitter volontairement le pouvoir. "Je ne vais pas partir, je vais me battre", a-t-il répété mercredi sur Sky News. Selon un autre scénario, il accepterait de s'en aller, mais seulement après la conférence annuelle du Labour fin septembre. Au risque de paralyser l'action gouvernementale dans l'intervalle. D'autres hypothèses encore verraient Andy Burnham et ses alliés forcer la main à Keir Starmer, soit en brandissant la menace de démissions de poids-lourds de son gouvernement, soit en déclenchant une élection interne. Dans ce dernier cas, le maire du Grand Manchester devrait réunir le soutien de 81 parlementaires, mais sa popularité parmi les quelque 400 députés travaillistes est telle qu'il y arriverait sans peine. Le scénario d'une bataille électorale interne n'est cependant clairement pas son préféré, qui prendrait des semaines et pourrait éroder sa popularité, L'ancien ministre de la Santé Wes Streeting, autre rival de Keir Starmer qui a démissionné après la défaite du Labour aux élections locales de mai, a lui affirmé dès mercredi avoir les 81 parrainages nécessaires et s'est dit prêt à lancer les hostilités, peut-être dès la semaine prochaine. M. Streeting a cependant estimé qu'il fallait d'abord laisser à M. Starmer le "temps de la réflexion" ce weekend. Avec l'espoir que le Premier ministre en ressorte convaincu de la nécessité de jeter l'éponge...
Texte intégral (712 mots)
Avec 54,8% des voix soit plus de 9.000 voix d'avance, Andy Burnham, 56 ans, ex-ministre sous Gordon Brown et maire de Manchester depuis 2017, a largement battu Robert Kenyon (34,5%), candidat du parti anti-immigration Reform de Nigel Farage, dans la circonscription de Makerfield proche de Manchester (nord-ouest). Reform, pourtant en tête des sondages nationaux depuis des mois et vainqueur d'élections locales dans cette région début mai, subit ainsi un important revers. Il a pâti de la concurrence d'un nouveau parti, Restore Britain, plus à l'extrême droite encore, dont la candidate Rebecca Shepherd est arrivée troisième avec 6,8% des voix, loin devant le candidat conservateur (2,2%). "Je le dis à mon propre parti: c'est une dernière chance de changer", a lancé Andy Burnham à l'annonce des résultats à Wigan, où se déroulait le dépouillement du scrutin marqué par une forte participation, à la hauteur de son enjeu national. "Tout le monde sait que la politique ne marche pas, tout le monde peut sentir que le pays n'est pas actuellement là où il devrait être. Ce soir pourrait marquer un tournant", a-t-il ajouté sous les applaudissements de ses partisans. "Roi du Nord" Bien qu'il soit le plus populaire des responsables travaillistes selon l'institut YouGov, Andy Burnham, surnommé le "roi du Nord" et déjà candidat malheureux à la tête du Labour en 2010 et 2015, ne pouvait prétendre diriger le parti et devenir Premier ministre sans retrouver préalablement un siège de député. Celui qui prône une politique plus à gauche pour le Labour apparaît désormais idéalement placé pour évincer M. Starmer, très impopulaire et contesté depuis des mois au sein du parti - et plus encore depuis la démission la semaine dernière de son ministre de la Défense et de son secrétaire d'Etat aux Armées. Pourfendeur du "néolibéralisme", Andy Burnham affiche notamment sa volonté de redynamiser les régions en difficulté, à l'image du renouveau qu'il a incarné à Manchester, ex-bastion industriel. Pour rassurer des marchés inquiets, il s'est néanmoins engagé à tenir les objectifs d'équilibre budgétaire fixés par l'actuelle ministre des Finances, Rachel Reeves. Face à Starmer, plusieurs scénarios Au-delà de son investiture comme député attendue lundi, la façon dont il compte maintenant défier Keir Starmer est cependant incertaine, et les médias britanniques comme le Times ou le Guardian spéculaient sur les scénarios possibles. Le plus rapide, selon Andrew Fisher, ex-directeur politique du Labour sous Jeremy Corbyn, serait que le Labour se rassemble largement autour de M. Burnham et que Keir Starmer démissionne. Ce qui pourrait permettre au parti de désigner formellement Andy Burnham à sa tête dans les jours qui viennent, et d'éviter une élection interne au Labour potentiellement fratricide. Mais le Premier ministre n'a montré jusqu'ici aucun signe qu'il pourrait quitter volontairement le pouvoir. "Je ne vais pas partir, je vais me battre", a-t-il répété mercredi sur Sky News. Selon un autre scénario, il accepterait de s'en aller, mais seulement après la conférence annuelle du Labour fin septembre. Au risque de paralyser l'action gouvernementale dans l'intervalle. D'autres hypothèses encore verraient Andy Burnham et ses alliés forcer la main à Keir Starmer, soit en brandissant la menace de démissions de poids-lourds de son gouvernement, soit en déclenchant une élection interne. Dans ce dernier cas, le maire du Grand Manchester devrait réunir le soutien de 81 parlementaires, mais sa popularité parmi les quelque 400 députés travaillistes est telle qu'il y arriverait sans peine. Le scénario d'une bataille électorale interne n'est cependant clairement pas son préféré, qui prendrait des semaines et pourrait éroder sa popularité, L'ancien ministre de la Santé Wes Streeting, autre rival de Keir Starmer qui a démissionné après la défaite du Labour aux élections locales de mai, a lui affirmé dès mercredi avoir les 81 parrainages nécessaires et s'est dit prêt à lancer les hostilités, peut-être dès la semaine prochaine. M. Streeting a cependant estimé qu'il fallait d'abord laisser à M. Starmer le "temps de la réflexion" ce weekend. Avec l'espoir que le Premier ministre en ressorte convaincu de la nécessité de jeter l'éponge...

19.06.2026 à 05:25

FRANCE 24
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Andy Burnham, considéré comme le principal rival travailliste du Premier ministre britannique Keir Starmer, a été élu député jeudi soir lors d'une élection partielle dans le nord-ouest de l'Angleterre. Il a désormais le champ libre pour déclencher une élection interne dans son parti afin de conquérir Downing Street.
Texte intégral (712 mots)
Andy Burnham, considéré comme le principal rival travailliste du Premier ministre britannique Keir Starmer, a été élu député jeudi soir lors d'une élection partielle dans le nord-ouest de l'Angleterre. Il a désormais le champ libre pour déclencher une élection interne dans son parti afin de conquérir Downing Street.
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