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03.02.2026 à 07:12

League Cup : vainqueur à l'aller, Arsenal reçoit Chelsea en demi-finale retour

L'Equipe TV
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Les Gunners s'étaient imposés (3-2) à Chelsea. Ils n'ont perdu qu'un seul de leurs 14 derniers matchs.
Les Gunners s'étaient imposés (3-2) à Chelsea. Ils n'ont perdu qu'un seul de leurs 14 derniers matchs.

03.02.2026 à 05:21

Japon: des chutes de neige exceptionnelles font 30 morts

FRANCE24
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Le gouvernement japonais a déployé des militaires pour aider les habitants du département d'Aomori, le plus touché, où jusqu'à 4,5 mètres de neige se sont accumulés au sol dans des zones isolées. La Première ministre Sanae Takaichi a tenu mardi une réunion extraordinaire du gouvernement pour demander aux ministres de tout mettre en œuvre pour protéger les vies humaines. Une puissante masse d'air froid a entraîné de fortes chutes de neige ces dernières semaines le long de la côte de la mer du Japon, certaines zones enregistrant plus du double des volumes habituels. Depuis le 20 janvier et jusqu'à mardi, 30 personnes sont décédées en raison de ces intempéries, selon l'Agence de gestion des incendies et des catastrophes. Parmi elles figure Kina Jin, 91 ans, dont le corps a été retrouvé sous trois mètres de neige à son domicile d'Aomori, a indiqué à l'AFP un responsable de la police locale. La police pense que la neige tombée de son toit l'a ensevelie. Elle est décédée par suffocation, a précisé ce responsable. Une pelle a été retrouvée à côté de son corps. Le gouverneur d'Aomori, Soichiro Miyashita, a déclaré lundi qu'il avait demandé à l'armée d'offrir son aide en cas de catastrophe, et pour venir en aide aux personnes âgées pour déneiger devant chez elles. Des murs de neige atteignant 183 cm recouvrent le sol de la capitale du département --également nommée Aomori--, a-t-il ajouté, soulignant que les agents chargés du déblaiement étaient dépassés. "Le risque d'accidents potentiellement mortels, par exemple dus à des chutes de neige depuis les toits ou à des effondrements de bâtiments, est imminent", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.
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Le gouvernement japonais a déployé des militaires pour aider les habitants du département d'Aomori, le plus touché, où jusqu'à 4,5 mètres de neige se sont accumulés au sol dans des zones isolées. La Première ministre Sanae Takaichi a tenu mardi une réunion extraordinaire du gouvernement pour demander aux ministres de tout mettre en œuvre pour protéger les vies humaines. Une puissante masse d'air froid a entraîné de fortes chutes de neige ces dernières semaines le long de la côte de la mer du Japon, certaines zones enregistrant plus du double des volumes habituels. Depuis le 20 janvier et jusqu'à mardi, 30 personnes sont décédées en raison de ces intempéries, selon l'Agence de gestion des incendies et des catastrophes. Parmi elles figure Kina Jin, 91 ans, dont le corps a été retrouvé sous trois mètres de neige à son domicile d'Aomori, a indiqué à l'AFP un responsable de la police locale. La police pense que la neige tombée de son toit l'a ensevelie. Elle est décédée par suffocation, a précisé ce responsable. Une pelle a été retrouvée à côté de son corps. Le gouverneur d'Aomori, Soichiro Miyashita, a déclaré lundi qu'il avait demandé à l'armée d'offrir son aide en cas de catastrophe, et pour venir en aide aux personnes âgées pour déneiger devant chez elles. Des murs de neige atteignant 183 cm recouvrent le sol de la capitale du département --également nommée Aomori--, a-t-il ajouté, soulignant que les agents chargés du déblaiement étaient dépassés. "Le risque d'accidents potentiellement mortels, par exemple dus à des chutes de neige depuis les toits ou à des effondrements de bâtiments, est imminent", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.

03.02.2026 à 04:53

Jugé en Malaisie pour trafic de drogue, le Français Tom Félix espère être acquitté

FRANCE24
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Agé de 34 ans, cet ancien cadre au sein du groupe français Veolia, diplômé en aquaculture et biologie marine et sur le point d'ouvrir un restaurant à Langkawi, a été arrêté le 9 août 2023 sur cette île du nord-ouest de la Malaisie. Dans la maison où il était hébergé par son associé malaisien, la police a trouvé plusieurs centaines de grammes de cannabis dans les pièces communes. Les deux hommes ont été interpellés. Sa famille assure que, durant l'enquête, Tom Félix a été "disculpé" par son associé. Après une précédente audience le 14 janvier, durant laquelle le procureur a présenté ses arguments, le jeune Français va de nouveau comparaître mardi à partir de 14H00 locales (06H00 GMT) devant la Haute cour criminelle de Alor Setar, la ville il est détenu, située à 500 km au nord-ouest de la capitale Kuala Lumpur, près de la frontière thaïlandaise. Selon son avocat malaisien Collin Andrew, il existe deux décisions possibles: "Le tribunal peut considérer que l'accusation n'a pas réussi à prouver sa culpabilité et alors Tom Félix sera acquitté et libéré". Mais le tribunal peut aussi décider de poursuivre la procédure. "Il appellera alors la défense" à présenter sa plaidoirie à une date ultérieure, avant une décision finale, a ajouté l'avocat. "L'étude du dossier m'a donné la conviction absolue de l'innocence de Tom", a déclaré à l'AFP François Zimeray, avocat français de M. Félix. Ex-diplomate et spécialiste des droits de l'Homme, l'avocat, qui défend par ailleurs l'opposante birmane Aung San Suu Kyi devant le Haut-Commissariat aux droits de l'Homme de l'ONU, dénonce, comme la famille du jeune homme, les conditions de détention de celui-ci: "chaque jour dans cette prison grouillante, où il n'est pas question d'intimité, est un enfer". "entre espoir et angoisse" S'il est reconnu coupable, le jeune Français encourt soit la peine de mort, soit 104 années de détention cumulées, 54 coups de bâton et une amende de 27.000 euros, avait indiqué à l'AFP sa mère, enseignante au Lycée français de Singapour, tout comme son mari. "A la veille de l'audience, nous sommes partagés entre l'espoir et l'angoisse. Nous espérons de tout notre coeur que la juge prononcera un acquittement", a déclaré Mme Félix à l'AFP. "Mais nous redoutons aussi que la juge décide de poursuivre le procès, en demandant à entendre la défense, ce qui voudrait dire de nouvelles audiences (...) et un cauchemar qui continuerait pour Tom", a-t-elle ajouté. "Nous espérons de toutes nos forces que la justice malaisienne reconnaîtra enfin l'innocence de notre fils et mettra un terme à 909 jours d'emprisonnement, afin qu'il puisse retrouver sa liberté, sa dignité et sa vie", a encore lancé sa mère. La possession et le trafic de drogue sont des crimes graves en Malaisie, passibles de la peine de mort si les quantités dépassent un certain seuil. Les condamnations à mort ne sont toutefois plus systématiquement prononcées et aucune exécution n'a eu lieu en Malaisie depuis 2018. Les parents de Tom Félix ont été reçus le 30 mai 2025 par Emmanuel Macron, alors en visite officielle à Singapour. Le président Macron "nous a entendus et il a dit que cette situation est effectivement inacceptable et qu'il allait tout mettre en place pour que Tom soit libéré", avait indiqué Mme Félix à l'issue de cet entretien.
Texte intégral (588 mots)
Agé de 34 ans, cet ancien cadre au sein du groupe français Veolia, diplômé en aquaculture et biologie marine et sur le point d'ouvrir un restaurant à Langkawi, a été arrêté le 9 août 2023 sur cette île du nord-ouest de la Malaisie. Dans la maison où il était hébergé par son associé malaisien, la police a trouvé plusieurs centaines de grammes de cannabis dans les pièces communes. Les deux hommes ont été interpellés. Sa famille assure que, durant l'enquête, Tom Félix a été "disculpé" par son associé. Après une précédente audience le 14 janvier, durant laquelle le procureur a présenté ses arguments, le jeune Français va de nouveau comparaître mardi à partir de 14H00 locales (06H00 GMT) devant la Haute cour criminelle de Alor Setar, la ville il est détenu, située à 500 km au nord-ouest de la capitale Kuala Lumpur, près de la frontière thaïlandaise. Selon son avocat malaisien Collin Andrew, il existe deux décisions possibles: "Le tribunal peut considérer que l'accusation n'a pas réussi à prouver sa culpabilité et alors Tom Félix sera acquitté et libéré". Mais le tribunal peut aussi décider de poursuivre la procédure. "Il appellera alors la défense" à présenter sa plaidoirie à une date ultérieure, avant une décision finale, a ajouté l'avocat. "L'étude du dossier m'a donné la conviction absolue de l'innocence de Tom", a déclaré à l'AFP François Zimeray, avocat français de M. Félix. Ex-diplomate et spécialiste des droits de l'Homme, l'avocat, qui défend par ailleurs l'opposante birmane Aung San Suu Kyi devant le Haut-Commissariat aux droits de l'Homme de l'ONU, dénonce, comme la famille du jeune homme, les conditions de détention de celui-ci: "chaque jour dans cette prison grouillante, où il n'est pas question d'intimité, est un enfer". "entre espoir et angoisse" S'il est reconnu coupable, le jeune Français encourt soit la peine de mort, soit 104 années de détention cumulées, 54 coups de bâton et une amende de 27.000 euros, avait indiqué à l'AFP sa mère, enseignante au Lycée français de Singapour, tout comme son mari. "A la veille de l'audience, nous sommes partagés entre l'espoir et l'angoisse. Nous espérons de tout notre coeur que la juge prononcera un acquittement", a déclaré Mme Félix à l'AFP. "Mais nous redoutons aussi que la juge décide de poursuivre le procès, en demandant à entendre la défense, ce qui voudrait dire de nouvelles audiences (...) et un cauchemar qui continuerait pour Tom", a-t-elle ajouté. "Nous espérons de toutes nos forces que la justice malaisienne reconnaîtra enfin l'innocence de notre fils et mettra un terme à 909 jours d'emprisonnement, afin qu'il puisse retrouver sa liberté, sa dignité et sa vie", a encore lancé sa mère. La possession et le trafic de drogue sont des crimes graves en Malaisie, passibles de la peine de mort si les quantités dépassent un certain seuil. Les condamnations à mort ne sont toutefois plus systématiquement prononcées et aucune exécution n'a eu lieu en Malaisie depuis 2018. Les parents de Tom Félix ont été reçus le 30 mai 2025 par Emmanuel Macron, alors en visite officielle à Singapour. Le président Macron "nous a entendus et il a dit que cette situation est effectivement inacceptable et qu'il allait tout mettre en place pour que Tom soit libéré", avait indiqué Mme Félix à l'issue de cet entretien.

03.02.2026 à 04:33

Après les invectives, le dialogue? Trump reçoit le président colombien

FRANCE24
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La rencontre a lieu peu après que le président américain, qui considère ouvertement l'Amérique latine comme sa chasse gardée, a mis de facto sous tutelle le Venezuela, pays voisin de la Colombie. Le président colombien "est très sympa depuis un mois ou deux. Avant, il était critique mais depuis le raid au Venezuela, il est très sympa. Il a beaucoup changé son attitude", a commenté Donald Trump lundi sur un ton teinté d'ironie, pendant un échange avec la presse, en prédisant une "bonne rencontre." La relation entre les deux hommes s'est détendue le 7 janvier, quand ils ont eu leur premier échange téléphonique, peu après la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro par les forces américaines. Cette opération des Etats-Unis avait d'abord conduit Gustavo Petro, ancien guerillero, à parler de "reprendre les armes" contre Washington, tandis que le président américain lui avait conseillé de "faire gaffe à ses fesses". Migrants et glyphosate Bogota a fait un geste de bonne volonté à l'égard du républicain de 79 ans en annonçant soudainement vendredi la reprise des vols d'expulsion de migrants depuis les États-Unis à bord d'appareils colombiens, après huit mois de suspension. La Colombie a aussi accepté de reprendre les épandages de glyphosate sur les camps de coca, une pratique abandonnée depuis 2015 et critiquée pour ses conséquences sanitaires et environnementales néfastes. Gustavo Petro s'y était fortement opposé en tant que sénateur. Washington comme Bogota envoient donc des signaux d'apaisement, mais l'issue de la réunion de mardi dépendra aussi de l'alchimie entre le dirigeant républicain, notoirement impatient, et son invité, porté sur les longues digressions théoriques. "Les deux sont éruptifs", explique Felipe Botero, politologue à l'Université des Andes, selon qui "la rencontre pourrait facilement dérailler". D'autant que Donald Trump n'a pas hésité depuis son retour au pouvoir à tendre des embuscades publiques à ses invités: le président ukrainien Volodymyr Zelensky et sud-africain Cyril Ramaphosa ont gardé de cuisants souvenirs de leurs passages dans le Bureau ovale. La réunion de mardi sera en grande partie consacrée au trafic de stupéfiants, que Donald Trump s'est promis d'éradiquer, n'hésitant pas pour cela à lancer des frappes contre des embarcations en mer des Caraïbes ou dans le Pacifique. Cocaïne La Colombie est le plus gros producteur de cocaïne au monde, tandis que les Etats-Unis en sont le premier consommateur. Pendant des années, Washington s'est appuyé sur Bogota pour lutter contre le narcotrafic, en finançant les forces de l'ordre et les services colombiens de renseignement à coups de milliards de dollars. Depuis que Gustavo Petro est arrivé au pouvoir, la production et les exportations de cocaïne ont augmenté. Et en 2025, les Etats-Unis ont retiré la Colombie de la liste des pays alliés dans la lutte antidrogue. L'entretien de mardi sera suivi de très près par les candidats à l’élection présidentielle de mai en Colombie. Le candidat de gauche Ivan Cepeda est pour l'heure favori dans les sondages, et il a récemment accusé les Etats-Unis de tenter de peser sur le scrutin. Donald Trump estime avoir un droit de regard sur la vie politique des pays d'Amérique latine et a par exemple pris position publiquement pour ses alliés dans des élections en Argentine et au Honduras, en rupture totale avec tous les usages diplomatiques en vigueur jusqu'ici.
Texte intégral (586 mots)
La rencontre a lieu peu après que le président américain, qui considère ouvertement l'Amérique latine comme sa chasse gardée, a mis de facto sous tutelle le Venezuela, pays voisin de la Colombie. Le président colombien "est très sympa depuis un mois ou deux. Avant, il était critique mais depuis le raid au Venezuela, il est très sympa. Il a beaucoup changé son attitude", a commenté Donald Trump lundi sur un ton teinté d'ironie, pendant un échange avec la presse, en prédisant une "bonne rencontre." La relation entre les deux hommes s'est détendue le 7 janvier, quand ils ont eu leur premier échange téléphonique, peu après la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro par les forces américaines. Cette opération des Etats-Unis avait d'abord conduit Gustavo Petro, ancien guerillero, à parler de "reprendre les armes" contre Washington, tandis que le président américain lui avait conseillé de "faire gaffe à ses fesses". Migrants et glyphosate Bogota a fait un geste de bonne volonté à l'égard du républicain de 79 ans en annonçant soudainement vendredi la reprise des vols d'expulsion de migrants depuis les États-Unis à bord d'appareils colombiens, après huit mois de suspension. La Colombie a aussi accepté de reprendre les épandages de glyphosate sur les camps de coca, une pratique abandonnée depuis 2015 et critiquée pour ses conséquences sanitaires et environnementales néfastes. Gustavo Petro s'y était fortement opposé en tant que sénateur. Washington comme Bogota envoient donc des signaux d'apaisement, mais l'issue de la réunion de mardi dépendra aussi de l'alchimie entre le dirigeant républicain, notoirement impatient, et son invité, porté sur les longues digressions théoriques. "Les deux sont éruptifs", explique Felipe Botero, politologue à l'Université des Andes, selon qui "la rencontre pourrait facilement dérailler". D'autant que Donald Trump n'a pas hésité depuis son retour au pouvoir à tendre des embuscades publiques à ses invités: le président ukrainien Volodymyr Zelensky et sud-africain Cyril Ramaphosa ont gardé de cuisants souvenirs de leurs passages dans le Bureau ovale. La réunion de mardi sera en grande partie consacrée au trafic de stupéfiants, que Donald Trump s'est promis d'éradiquer, n'hésitant pas pour cela à lancer des frappes contre des embarcations en mer des Caraïbes ou dans le Pacifique. Cocaïne La Colombie est le plus gros producteur de cocaïne au monde, tandis que les Etats-Unis en sont le premier consommateur. Pendant des années, Washington s'est appuyé sur Bogota pour lutter contre le narcotrafic, en finançant les forces de l'ordre et les services colombiens de renseignement à coups de milliards de dollars. Depuis que Gustavo Petro est arrivé au pouvoir, la production et les exportations de cocaïne ont augmenté. Et en 2025, les Etats-Unis ont retiré la Colombie de la liste des pays alliés dans la lutte antidrogue. L'entretien de mardi sera suivi de très près par les candidats à l’élection présidentielle de mai en Colombie. Le candidat de gauche Ivan Cepeda est pour l'heure favori dans les sondages, et il a récemment accusé les Etats-Unis de tenter de peser sur le scrutin. Donald Trump estime avoir un droit de regard sur la vie politique des pays d'Amérique latine et a par exemple pris position publiquement pour ses alliés dans des élections en Argentine et au Honduras, en rupture totale avec tous les usages diplomatiques en vigueur jusqu'ici.

03.02.2026 à 04:31

Norvège: le fils de la princesse Mette-Marit jugé pour viols

FRANCE24
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Né d'une relation antérieure au mariage de sa mère avec le prince héritier Haakon, M. Høiby doit faire face à 38 chefs d'accusation, y compris le viol de quatre femmes, des violences physiques et psychologiques, et une infraction à la législation sur les stupéfiants. Le jeune homme de 29 ans a été de nouveau arrêté dimanche soir sur la base de nouveaux soupçons --atteinte à l'intégrité physique, menaces avec un couteau et violation d'une interdiction de contact-- et placé en détention provisoire pour quatre semaines à la demande de la police "en raison du risque de récidive". Il a jusqu'à présent nié les faits les plus graves qui, combinés, sont passibles de 16 ans de prison. Son procès, qui s'annonce hautement médiatisé et doit durer sept semaines, débutera à 09H30 (08H30 GMT) au tribunal d'Oslo. La matinée sera consacrée à la lecture de l'acte d'accusation sur lequel M. Høiby sera prié de s'exprimer, et l'après-midi à la déposition d'une première victime présumée de viol. En amont de la procédure, le procureur Sturla Henriksbø a affirmé à l'AFP que Marius Borg Høiby ne serait traité "ni avec plus d'indulgence ni plus de sévérité" en raison de ses liens avec la famille royale. La défense, elle, n'a pas voulu s'exprimer. Le jeune homme aux allures de "bad boy" avec ses tatouages et ses boucles d'oreille avait été arrêté le 4 août 2024, soupçonné d'avoir agressé sa compagne au cours de la nuit précédente. Quelques jours plus tard, il dira avoir agi "sous l'influence de l'alcool et de la cocaïne après une dispute", et précisera souffrir de "troubles mentaux" et lutter "depuis longtemps contre la dépendance" à la drogue. L'enquête de la police a permis d'exhumer d'autres délits et crimes présumés, dont les viols de quatre femmes alors qu'elles n'étaient pas en état de se défendre, et qu'il a, pour certains, filmés. En janvier, la police a annoncé six nouveaux chefs d'accusation, dont une infraction de la loi sur les stupéfiants: en 2020, Høiby a transporté, apparemment sans contrepartie, 3,5 kg de marijuana, des faits qu'il a reconnus. Coups de poing Au total, sept personnes sont considérées comme des victimes présumées. Leur identité est protégée, à l'exception de Nora Haukland, mannequin et influenceuse, qui s'est exprimée publiquement sur des violences qu'elle dit avoir subies. Entre l'été 2022 et l'automne 2023, alors qu'ils entretenaient une relation, Høiby l'a frappée au visage à plusieurs reprises, lui a asséné coups de pied et coups de poing, l'a saisie à la gorge, projetée contre un réfrigérateur et insultée, selon l'acte d'accusation. Pire scandale qu'ait connu la famille royale jusqu'à présent, l'affaire a contribué à écorner l'image de l'institution pourtant populaire grâce aux figures rassembleuses mais vieillissantes du roi Harald et de la reine Sonja, tous deux âgés de 88 ans. Dans les rues d'Oslo, les avis sont partagés. Pour Philip Wilson, vigile et étudiant de 35 ans, le Palais a très mal géré les choses. "Je pense que les équipes de communication du palais ne vont pas chômer dans les jours qui viennent", a-t-il dit à l'AFP. Au contraire, Jostein Grosås, avocat de 66 ans, affirme que cette affaire "n'a pas du tout changé (son) opinion de la famille royale". Le couple princier n'assistera pas au procès. Tiraillée entre ses rôles de mère et de future reine, Mette-Marit mène déjà d'autres combats. A 52 ans, elle lutte contre une maladie pulmonaire incurable qui risque de lui valoir bientôt une transplantation périlleuse. Suite à la publication de nouveaux documents aux États-Unis, elle doit aussi depuis ce week-end répondre de ses liens passés --et apparemment étroits-- avec le criminel sexuel américain Jeffrey Epstein. Le verdict à l'encontre de son fils est attendu plusieurs semaines après la fin du procès, prévue le 19 mars.
Texte intégral (680 mots)
Né d'une relation antérieure au mariage de sa mère avec le prince héritier Haakon, M. Høiby doit faire face à 38 chefs d'accusation, y compris le viol de quatre femmes, des violences physiques et psychologiques, et une infraction à la législation sur les stupéfiants. Le jeune homme de 29 ans a été de nouveau arrêté dimanche soir sur la base de nouveaux soupçons --atteinte à l'intégrité physique, menaces avec un couteau et violation d'une interdiction de contact-- et placé en détention provisoire pour quatre semaines à la demande de la police "en raison du risque de récidive". Il a jusqu'à présent nié les faits les plus graves qui, combinés, sont passibles de 16 ans de prison. Son procès, qui s'annonce hautement médiatisé et doit durer sept semaines, débutera à 09H30 (08H30 GMT) au tribunal d'Oslo. La matinée sera consacrée à la lecture de l'acte d'accusation sur lequel M. Høiby sera prié de s'exprimer, et l'après-midi à la déposition d'une première victime présumée de viol. En amont de la procédure, le procureur Sturla Henriksbø a affirmé à l'AFP que Marius Borg Høiby ne serait traité "ni avec plus d'indulgence ni plus de sévérité" en raison de ses liens avec la famille royale. La défense, elle, n'a pas voulu s'exprimer. Le jeune homme aux allures de "bad boy" avec ses tatouages et ses boucles d'oreille avait été arrêté le 4 août 2024, soupçonné d'avoir agressé sa compagne au cours de la nuit précédente. Quelques jours plus tard, il dira avoir agi "sous l'influence de l'alcool et de la cocaïne après une dispute", et précisera souffrir de "troubles mentaux" et lutter "depuis longtemps contre la dépendance" à la drogue. L'enquête de la police a permis d'exhumer d'autres délits et crimes présumés, dont les viols de quatre femmes alors qu'elles n'étaient pas en état de se défendre, et qu'il a, pour certains, filmés. En janvier, la police a annoncé six nouveaux chefs d'accusation, dont une infraction de la loi sur les stupéfiants: en 2020, Høiby a transporté, apparemment sans contrepartie, 3,5 kg de marijuana, des faits qu'il a reconnus. Coups de poing Au total, sept personnes sont considérées comme des victimes présumées. Leur identité est protégée, à l'exception de Nora Haukland, mannequin et influenceuse, qui s'est exprimée publiquement sur des violences qu'elle dit avoir subies. Entre l'été 2022 et l'automne 2023, alors qu'ils entretenaient une relation, Høiby l'a frappée au visage à plusieurs reprises, lui a asséné coups de pied et coups de poing, l'a saisie à la gorge, projetée contre un réfrigérateur et insultée, selon l'acte d'accusation. Pire scandale qu'ait connu la famille royale jusqu'à présent, l'affaire a contribué à écorner l'image de l'institution pourtant populaire grâce aux figures rassembleuses mais vieillissantes du roi Harald et de la reine Sonja, tous deux âgés de 88 ans. Dans les rues d'Oslo, les avis sont partagés. Pour Philip Wilson, vigile et étudiant de 35 ans, le Palais a très mal géré les choses. "Je pense que les équipes de communication du palais ne vont pas chômer dans les jours qui viennent", a-t-il dit à l'AFP. Au contraire, Jostein Grosås, avocat de 66 ans, affirme que cette affaire "n'a pas du tout changé (son) opinion de la famille royale". Le couple princier n'assistera pas au procès. Tiraillée entre ses rôles de mère et de future reine, Mette-Marit mène déjà d'autres combats. A 52 ans, elle lutte contre une maladie pulmonaire incurable qui risque de lui valoir bientôt une transplantation périlleuse. Suite à la publication de nouveaux documents aux États-Unis, elle doit aussi depuis ce week-end répondre de ses liens passés --et apparemment étroits-- avec le criminel sexuel américain Jeffrey Epstein. Le verdict à l'encontre de son fils est attendu plusieurs semaines après la fin du procès, prévue le 19 mars.

03.02.2026 à 04:31

Les pouvoirs des policiers municipaux au coeur d'un projet de loi au Sénat

FRANCE24
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Ils sont plus de 28.000 en France à sécuriser les écoles, patrouiller dans les rues, lutter contre les nuisances sonores ou réguler la circulation. Placés sous l'autorité des maires dans une logique de proximité, les policiers municipaux vont bientôt voir leurs prérogatives étendues, pour adapter leur statut à un rôle de plus en plus incontournable dans les collectivités locales. Le cadre législatif relatif aux polices municipales remonte en effet à la loi "Chevènement" de 1999, sans réforme d'ampleur depuis. "La France de 2026 dans les territoires n'a plus rien à voir. La situation est plus violente, plus inquiétante et elle expose les policiers municipaux à des méfaits réels, à la délinquance, au narcotrafic", explique la sénatrice Les Républicains Jacqueline Eustache-Brinio, corapporteure sur ce projet de loi qu'elle perçoit comme une "boîte à outils" à disposition des communes. L'exécutif s'est grandement nourri, pour bâtir ce texte, du "Beauvau des polices municipales", lancé en avril 2024 après les émeutes en réaction à la mort d'un adolescent de 17 ans, Nahel Merzouk, tué par un policier en juin 2023 dans les Hauts-de-Seine. Préparé sous la houlette de Bruno Retailleau au ministère de l'Intérieur (redevenu sénateur depuis), puis repris en main par l'actuel ministre Laurent Nunez, le projet de loi arrive à point nommé au Parlement, en pleine campagne des élections municipales, marquée par certains thèmes-clé comme la lutte contre le narcotrafic. Vente à la sauvette "Ce projet revêt une importance capitale, car il permettra de renforcer le +continuum+ de sécurité qui existe déjà entre les forces de sécurité intérieure et les policiers municipaux", a insisté M. Nunez en audition au Sénat, prenant l'exemple des Jeux olympiques de Paris 2024, durant lesquels "les polices municipales ont joué un rôle déterminant". La mesure phare du projet de loi est la création d'un dispositif de police municipale à "compétence judiciaire élargie", qui serait facultatif et à la main des communes. Celles qui choisiraient cette option verraient leurs policiers municipaux dotés de pouvoirs étendus, notamment pour établir des "amendes forfaitaires" pour les délits du quotidien comme la vente à la sauvette, l'usage de stupéfiants, l'occupation illicite de halls d'immeuble... Dans l'état actuel du droit, ils n'y sont pas autorisés, ce pouvoir revenant à la police nationale ou à la gendarmerie. Attachés à ce dispositif, les sénateurs en ont renforcé la portée en commission, ajoutant de nouvelles infractions comme la conduite sans permis ou le port ou le transport d'armes blanches. Le texte prévoit aussi d'habiliter ces agents à procéder à des relevés d'identité sous conditions. Le Sénat plaide pour qu'ils en aient la possibilité pour tout crime ou délit "flagrant", là où le gouvernement proposait de cantonner le mécanisme aux seules infractions que les agents de police municipale sont déjà habilités à constater. Gardes champêtres Le Sénat a opté en commission pour permettre aux agents l'inspection visuelle des coffres des véhicules ou encore la fouille de bagage dans les transports. Le projet de loi leur octroie aussi la possibilité d'utiliser des drones, dans des conditions strictes. "Cela peut s'avérer très utile, pour mettre fin à des rodéos urbains par exemple", apprécie la sénatrice MoDem Isabelle Florennes, corapporteure de ce texte. L'ensemble de ce régime concerne aussi les quelque 600 gardes champêtres, qui exercent des fonctions similaires dans les zones les plus rurales du pays. Si les syndicats de police ont regretté un projet de loi sans volet social ni salarial, le texte semble promis à un large soutien au Sénat. "Il est nécessaire de réactualiser le cadre juridique pour prendre acte de l'évolution des missions des policiers municipaux", reconnaît le socialiste Hussein Bourgi. Les écologistes et les communistes ont eux émis plus de réserves sur le texte, craignant des "dérives" dans la judiciarisation du rôle des agents. Un vote solennel est prévu le mardi 10 février au Sénat sur l'ensemble du projet de loi. Il sera ensuite transmis à l'Assemblée nationale.
Texte intégral (690 mots)
Ils sont plus de 28.000 en France à sécuriser les écoles, patrouiller dans les rues, lutter contre les nuisances sonores ou réguler la circulation. Placés sous l'autorité des maires dans une logique de proximité, les policiers municipaux vont bientôt voir leurs prérogatives étendues, pour adapter leur statut à un rôle de plus en plus incontournable dans les collectivités locales. Le cadre législatif relatif aux polices municipales remonte en effet à la loi "Chevènement" de 1999, sans réforme d'ampleur depuis. "La France de 2026 dans les territoires n'a plus rien à voir. La situation est plus violente, plus inquiétante et elle expose les policiers municipaux à des méfaits réels, à la délinquance, au narcotrafic", explique la sénatrice Les Républicains Jacqueline Eustache-Brinio, corapporteure sur ce projet de loi qu'elle perçoit comme une "boîte à outils" à disposition des communes. L'exécutif s'est grandement nourri, pour bâtir ce texte, du "Beauvau des polices municipales", lancé en avril 2024 après les émeutes en réaction à la mort d'un adolescent de 17 ans, Nahel Merzouk, tué par un policier en juin 2023 dans les Hauts-de-Seine. Préparé sous la houlette de Bruno Retailleau au ministère de l'Intérieur (redevenu sénateur depuis), puis repris en main par l'actuel ministre Laurent Nunez, le projet de loi arrive à point nommé au Parlement, en pleine campagne des élections municipales, marquée par certains thèmes-clé comme la lutte contre le narcotrafic. Vente à la sauvette "Ce projet revêt une importance capitale, car il permettra de renforcer le +continuum+ de sécurité qui existe déjà entre les forces de sécurité intérieure et les policiers municipaux", a insisté M. Nunez en audition au Sénat, prenant l'exemple des Jeux olympiques de Paris 2024, durant lesquels "les polices municipales ont joué un rôle déterminant". La mesure phare du projet de loi est la création d'un dispositif de police municipale à "compétence judiciaire élargie", qui serait facultatif et à la main des communes. Celles qui choisiraient cette option verraient leurs policiers municipaux dotés de pouvoirs étendus, notamment pour établir des "amendes forfaitaires" pour les délits du quotidien comme la vente à la sauvette, l'usage de stupéfiants, l'occupation illicite de halls d'immeuble... Dans l'état actuel du droit, ils n'y sont pas autorisés, ce pouvoir revenant à la police nationale ou à la gendarmerie. Attachés à ce dispositif, les sénateurs en ont renforcé la portée en commission, ajoutant de nouvelles infractions comme la conduite sans permis ou le port ou le transport d'armes blanches. Le texte prévoit aussi d'habiliter ces agents à procéder à des relevés d'identité sous conditions. Le Sénat plaide pour qu'ils en aient la possibilité pour tout crime ou délit "flagrant", là où le gouvernement proposait de cantonner le mécanisme aux seules infractions que les agents de police municipale sont déjà habilités à constater. Gardes champêtres Le Sénat a opté en commission pour permettre aux agents l'inspection visuelle des coffres des véhicules ou encore la fouille de bagage dans les transports. Le projet de loi leur octroie aussi la possibilité d'utiliser des drones, dans des conditions strictes. "Cela peut s'avérer très utile, pour mettre fin à des rodéos urbains par exemple", apprécie la sénatrice MoDem Isabelle Florennes, corapporteure de ce texte. L'ensemble de ce régime concerne aussi les quelque 600 gardes champêtres, qui exercent des fonctions similaires dans les zones les plus rurales du pays. Si les syndicats de police ont regretté un projet de loi sans volet social ni salarial, le texte semble promis à un large soutien au Sénat. "Il est nécessaire de réactualiser le cadre juridique pour prendre acte de l'évolution des missions des policiers municipaux", reconnaît le socialiste Hussein Bourgi. Les écologistes et les communistes ont eux émis plus de réserves sur le texte, craignant des "dérives" dans la judiciarisation du rôle des agents. Un vote solennel est prévu le mardi 10 février au Sénat sur l'ensemble du projet de loi. Il sera ensuite transmis à l'Assemblée nationale.

03.02.2026 à 04:31

Procès RN: l'heure des réquisitions pour Marine Le Pen, qui joue une quatrième candidature à l'Elysée

FRANCE24
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Après onze jours de débats, les deux avocats généraux ont prévu près de six heures pour, sauf surprise, démontrer la culpabilité des mis en cause de détournement de fonds publics entre 2004 et 2016. En l'espèce, les enveloppes du Parlement européen pour rémunérer les assistants des eurodéputés du Front national (devenu Rassemblement national) dont l'activité n'aurait été qu'au seul bénéfice du parti. Les deux représentants de l'accusation, Stéphane Madoz-Blanchet et Thierry Ramonatxo, auront ensuite à réclamer des peines à l'endroit de chacun des prévenus. Le 31 mars, le tribunal correctionnel a condamné Marine Le Pen à quatre ans d'emprisonnement dont deux ferme et 100.000 euros d'amende, et surtout à cinq ans d'inéligibilité avec exécution immédiate. La cheffe de file de l'extrême droite pourrait concourir à l'élection présidentielle de 2027 à la condition qu'une éventuelle peine d'inéligibilité prononcée contre elle soit inférieure à deux ans et que la cour d'appel, qui rendra sa décision "d'ici l'été", ne la condamne pas au port d'un bracelet électronique, perçu comme incompatible avec la possibilité de mener une campagne. "Grand désordre" Dans la manche des deux représentants de l'accusation, un dossier qui a mis au jour l'indigence des preuves du travail que les assistants auraient effectué pour leurs élus, par ailleurs lesté de correspondances équivoques, voire accablantes. Marine Le Pen le considère "déséquilibré". Les débats sur le fond, achevés lundi, ont confirmé le fonctionnement pour le moins chaotique du parti et de ses eurodéputés vis-à-vis de ces "assistants". Premier à déposer à la barre il y a trois semaines, l'ancien élu Fernand Le Rachinel a expliqué que ces collaborateurs "travaillaient vraiment, mais pas dans les bonnes cases", et que c'était Jean-Marie Le Pen, président du parti jusqu'à ce que sa fille Marine lui succède en 2011, "qui décidait". Puis l'eurodéputé Nicolas Bay, qui a "reconnu" que son assistant, Timothée Houssin, l'a "aidé" dans ses "activités politiques nationales"; ou le député Julien Odoul, qui a admis "ne pas avoir travaillé" les premiers mois de mandat pour l'eurodéputée Mylène Troszczynski dont il était supposément l'assistant. Le maire de Perpignan Louis Aliot a lui fait état d'un "grand désordre" dans le parti à l'époque des faits, quand Bruno Gollnisch a consenti qu'il y avait à redire sur cette "organisation" - mais pas "un système", "ça fait délictueux". "Pas volontaire" Marine Le Pen a pour sa part dès l'entame du procès contesté toute "intention" de commettre une infraction, protestant de sa "bonne foi" et mettant au passage en cause "l'administration du Parlement européen", selon elle "beaucoup plus coulante" à l'époque, que ce qu'elle est aujourd'hui. Le 21 janvier, à l'issue de son interrogatoire de treize heures commencé la veille, elle avait résumé: "Est-ce que c'était lié à la désorganisation (du parti)? Peut-être. Est-ce que les uns et les autres ont eu le sentiment de commettre un délit? Je suis convaincue que non. Est-ce que le parti a commis un délit de manière intentionnelle? Je crois que non", et s'"il y a des assistants qui ont fait bénéficier leur force de travail au parti, je ne dis pas que c'était volontaire de leur part". Mais depuis, la leader d'extrême droite s'interroge sur sa capacité à avoir "cranté", c'est-à-dire imprimé sa marque lors de ce procès. Singulièrement vis-à-vis de ces deux avocats généraux, certes à la courtoisie égale et la parole économe, mais dont elle doute qu'elles emporteront mansuétude. La triple candidate malheureuse à la présidentielle a assuré qu'elle assisterait aux réquisitions, de même qu'aux plaidoiries des avocats du Parlement européen, mardi matin. "Je boirai le calice jusqu'à la lie", a-t-elle soufflé lundi à plusieurs journalistes. Elle n'entend en revanche pas reprendre la parole d'ici la fin du procès, le 12 février, après les plaidoiries de la défense.
Texte intégral (683 mots)
Après onze jours de débats, les deux avocats généraux ont prévu près de six heures pour, sauf surprise, démontrer la culpabilité des mis en cause de détournement de fonds publics entre 2004 et 2016. En l'espèce, les enveloppes du Parlement européen pour rémunérer les assistants des eurodéputés du Front national (devenu Rassemblement national) dont l'activité n'aurait été qu'au seul bénéfice du parti. Les deux représentants de l'accusation, Stéphane Madoz-Blanchet et Thierry Ramonatxo, auront ensuite à réclamer des peines à l'endroit de chacun des prévenus. Le 31 mars, le tribunal correctionnel a condamné Marine Le Pen à quatre ans d'emprisonnement dont deux ferme et 100.000 euros d'amende, et surtout à cinq ans d'inéligibilité avec exécution immédiate. La cheffe de file de l'extrême droite pourrait concourir à l'élection présidentielle de 2027 à la condition qu'une éventuelle peine d'inéligibilité prononcée contre elle soit inférieure à deux ans et que la cour d'appel, qui rendra sa décision "d'ici l'été", ne la condamne pas au port d'un bracelet électronique, perçu comme incompatible avec la possibilité de mener une campagne. "Grand désordre" Dans la manche des deux représentants de l'accusation, un dossier qui a mis au jour l'indigence des preuves du travail que les assistants auraient effectué pour leurs élus, par ailleurs lesté de correspondances équivoques, voire accablantes. Marine Le Pen le considère "déséquilibré". Les débats sur le fond, achevés lundi, ont confirmé le fonctionnement pour le moins chaotique du parti et de ses eurodéputés vis-à-vis de ces "assistants". Premier à déposer à la barre il y a trois semaines, l'ancien élu Fernand Le Rachinel a expliqué que ces collaborateurs "travaillaient vraiment, mais pas dans les bonnes cases", et que c'était Jean-Marie Le Pen, président du parti jusqu'à ce que sa fille Marine lui succède en 2011, "qui décidait". Puis l'eurodéputé Nicolas Bay, qui a "reconnu" que son assistant, Timothée Houssin, l'a "aidé" dans ses "activités politiques nationales"; ou le député Julien Odoul, qui a admis "ne pas avoir travaillé" les premiers mois de mandat pour l'eurodéputée Mylène Troszczynski dont il était supposément l'assistant. Le maire de Perpignan Louis Aliot a lui fait état d'un "grand désordre" dans le parti à l'époque des faits, quand Bruno Gollnisch a consenti qu'il y avait à redire sur cette "organisation" - mais pas "un système", "ça fait délictueux". "Pas volontaire" Marine Le Pen a pour sa part dès l'entame du procès contesté toute "intention" de commettre une infraction, protestant de sa "bonne foi" et mettant au passage en cause "l'administration du Parlement européen", selon elle "beaucoup plus coulante" à l'époque, que ce qu'elle est aujourd'hui. Le 21 janvier, à l'issue de son interrogatoire de treize heures commencé la veille, elle avait résumé: "Est-ce que c'était lié à la désorganisation (du parti)? Peut-être. Est-ce que les uns et les autres ont eu le sentiment de commettre un délit? Je suis convaincue que non. Est-ce que le parti a commis un délit de manière intentionnelle? Je crois que non", et s'"il y a des assistants qui ont fait bénéficier leur force de travail au parti, je ne dis pas que c'était volontaire de leur part". Mais depuis, la leader d'extrême droite s'interroge sur sa capacité à avoir "cranté", c'est-à-dire imprimé sa marque lors de ce procès. Singulièrement vis-à-vis de ces deux avocats généraux, certes à la courtoisie égale et la parole économe, mais dont elle doute qu'elles emporteront mansuétude. La triple candidate malheureuse à la présidentielle a assuré qu'elle assisterait aux réquisitions, de même qu'aux plaidoiries des avocats du Parlement européen, mardi matin. "Je boirai le calice jusqu'à la lie", a-t-elle soufflé lundi à plusieurs journalistes. Elle n'entend en revanche pas reprendre la parole d'ici la fin du procès, le 12 février, après les plaidoiries de la défense.

03.02.2026 à 02:43

Les États-Unis évoquent la nécessité d'une "transition" post-Maduro au Venezuela

FRANCE 24
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La cheffe de mission diplomatique américaine au Venezuela a rencontré lundi la présidente par intérim, avec qui elle dit avoir évoqué la nécessité d'une "transition" politique. La cheffe de l'opposition vénézuélienne Maria Corina Machado a aussi utilisé le mot "transition" en évoquant une possible rencontre avec Delcy Rodriguez. 
Texte intégral (683 mots)
La cheffe de mission diplomatique américaine au Venezuela a rencontré lundi la présidente par intérim, avec qui elle dit avoir évoqué la nécessité d'une "transition" politique. La cheffe de l'opposition vénézuélienne Maria Corina Machado a aussi utilisé le mot "transition" en évoquant une possible rencontre avec Delcy Rodriguez. 

03.02.2026 à 01:49

Affaire Epstein : Bill et Hillary Clinton vont finalement témoigner devant le Congrès

FRANCE 24
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Visés par une procédure d'entrave au Congrès, Bill et Hillary Clinton ont finalement accepté lundi de témoigner devant une commission parlementaire sur les liens passés entre l'ancien président américain démocrate et le criminel sexuel Jeffrey Epstein.
Texte intégral (683 mots)
Visés par une procédure d'entrave au Congrès, Bill et Hillary Clinton ont finalement accepté lundi de témoigner devant une commission parlementaire sur les liens passés entre l'ancien président américain démocrate et le criminel sexuel Jeffrey Epstein.

03.02.2026 à 00:37

Petite histoire du nucléaire iranien

Cécile GALLUCCIO
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Alors qu'une intervention militaire américain plane toujours sur Téhéran, des négociations seraient en cours sur le nucléaire iranien. Le régime a fait savoir son ouverture à "des discussions" sur le sujet. L'occasion de se demander quand et comment la République islamique a-t-elle développé son programme nucléaire ? NB : une erreur s'est glissée dans une infographie. Le drapeau du Liban ne devrait pas apparaître mais bien celui de la Libye, comme on peut l'entendre.
Lire plus (84 mots)
Alors qu'une intervention militaire américain plane toujours sur Téhéran, des négociations seraient en cours sur le nucléaire iranien. Le régime a fait savoir son ouverture à "des discussions" sur le sujet. L'occasion de se demander quand et comment la République islamique a-t-elle développé son programme nucléaire ? NB : une erreur s'est glissée dans une infographie. Le drapeau du Liban ne devrait pas apparaître mais bien celui de la Libye, comme on peut l'entendre.
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