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21.04.2026 à 11:58

France : le procès de l'adolescent accusé du meurtre de l'enseignante Agnès Lassalle s'ouvre

FRANCE24
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Plus de trois ans après la mort de la professeure Agnès Lassalle, tuée par un élève en plein cours, le procès de l'adolescent accusé s'ouvre. Reportage France 2.
Plus de trois ans après la mort de la professeure Agnès Lassalle, tuée par un élève en plein cours, le procès de l'adolescent accusé s'ouvre. Reportage France 2.

21.04.2026 à 11:57

Sur le front ukrainien, un couple de soignants panse la guerre

FRANCE24
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Inséparable au travail comme dans la vie, le duo s'active dans une salle d'opération étriquée, prodiguant des soins au militaire blessé, selon une routine bien rodée après des années de pratique commune depuis le début de l'invasion russe. "On connaît nos forces et aussi... nos imperfections", confie à l'AFP Anastassia, 27 ans, à l'intérieur de leur poste médical avancé au sein de la 56e brigade, près de la ligne de front dans l'est de l'Ukraine. "On travaille ensemble depuis si longtemps qu'on n'a presque plus besoin de parler, un simple regard suffit", renchérit Mykola, de quatre ans son aîné. Le combat contre l'assaillant russe imprègne tous les aspects de la vie en Ukraine, si bien que des membres d'une même famille et des personnes en couple servent souvent côte à côte. Un peu de réconfort au milieu des douleurs et de l'épuisement. Tous deux richement tatoués aux bras, Anastassia Podobaïlo et Mykola Iassinenko se sont rencontrés en 2021, juste avant le début de la guerre. Lui, originaire de la ville portuaire de Marioupol aujourd'hui occupée par les Russes, a été affecté à la base où elle, native de Kharkiv, dans le nord-est, exerçait. "On a compris dès le départ qui on était l'un et l'autre. C'est difficile de porter un masque à la guerre", raconte Mykola en évoquant les débuts de leur romance. Apaiser les blessés Dans un environnement professionnel de haute intensité, leurs personnalités se complètent. Barbu à la crinière brune tirée en queue de cheval, Mykola est d'un naturel réservé. Fluette, le visage pâle encadré par des cheveux auburn, Anastassia se charge en général d'apaiser les blessés, parfois agressifs du fait de la douleur. Au point de stabilisation, où les blessés les plus graves sont d'abord pris en charge, le couple dort dans des lits superposés, dans une pièce attenante à la salle d'opération. En haut, la couchette d'Anastassia est recouverte de peluches et décorée de posters de capybaras, son animal préféré et son nom de guerre. Mykola dort en dessous. Tous deux passent plusieurs journées à leur poste avant de pouvoir faire une pause, dans le cadre de rotations, pendant quelques jours. Mais même là, ils se tiennent prêts à intervenir si quelqu'un à proximité venait à être blessé dans une attaque. "Je garde en permanence un oeil sur la voiture, les sacs, où que je sois. (...) C'est devenu une sorte d'obsession", dit Mykola. L'automne dernier, ils ont tout de même pu vraiment souffler. Avec une quarantaine d'autres soignants, ils ont participé à une retraite de dix jours dans les Carpates occidentales ukrainiennes, où l'AFP les a rencontrés pour la première fois. L'idée était d'aider ces soignants à gérer l'immense fardeau psychologique lié à leur travail. Garder la douleur en soi "J'ai eu des soldats dont les derniers mots étaient pour dire qu'ils voulaient un autre enfant, qu'ils aimaient leur épouse", avait alors confié Anastassia. Elle déclarait aussi porter le deuil de personnes de sa connaissance, tuées sur le front. "On garde la douleur en soi, on vit avec", expliquait-elle. Il n'existe pas de statistiques officielles sur le nombre des soignants tués en Ukraine. Un après-midi pendant la retraite, Anastassia et Mykola avaient rejoint un groupe pour un concert. Les grandes baies vitrées de l'auditorium donnaient sur des montagnes plongées dans le brouillard. "Ici, on se sent libre et à l'aise parce que tout le monde est comme nous", disait-elle alors. "On se rend compte qu'il y a des gens aussi cabossés que nous", ajoutait-il. L'armée russe a ravagé la ville natale d'Anastassia, occupé celle de Mykola et s'est emparée d'autres endroits marquants de leur idylle. Karlivka, ce petit village de l'est où ils ont commencé à flirter, est sous contrôle russe depuis près de deux ans. La localité où Anastassia a refusé la demande en mariage de Mykola - avant de se raviser et de lui demander à son tour sa main dans un discours si maladroit qu'il les fait encore rire - est aussi tombée. "Si un jour on a des enfants, je pourrai leur montrer des cartes, la ville où on s'est rencontré, celle où on s'est mis en couple, celle où on s'est tous les deux demandé en mariage", dit Anastassia. "Mais je ne pourrai pas les y emmener", regrette-t-elle.
Texte intégral (756 mots)
Inséparable au travail comme dans la vie, le duo s'active dans une salle d'opération étriquée, prodiguant des soins au militaire blessé, selon une routine bien rodée après des années de pratique commune depuis le début de l'invasion russe. "On connaît nos forces et aussi... nos imperfections", confie à l'AFP Anastassia, 27 ans, à l'intérieur de leur poste médical avancé au sein de la 56e brigade, près de la ligne de front dans l'est de l'Ukraine. "On travaille ensemble depuis si longtemps qu'on n'a presque plus besoin de parler, un simple regard suffit", renchérit Mykola, de quatre ans son aîné. Le combat contre l'assaillant russe imprègne tous les aspects de la vie en Ukraine, si bien que des membres d'une même famille et des personnes en couple servent souvent côte à côte. Un peu de réconfort au milieu des douleurs et de l'épuisement. Tous deux richement tatoués aux bras, Anastassia Podobaïlo et Mykola Iassinenko se sont rencontrés en 2021, juste avant le début de la guerre. Lui, originaire de la ville portuaire de Marioupol aujourd'hui occupée par les Russes, a été affecté à la base où elle, native de Kharkiv, dans le nord-est, exerçait. "On a compris dès le départ qui on était l'un et l'autre. C'est difficile de porter un masque à la guerre", raconte Mykola en évoquant les débuts de leur romance. Apaiser les blessés Dans un environnement professionnel de haute intensité, leurs personnalités se complètent. Barbu à la crinière brune tirée en queue de cheval, Mykola est d'un naturel réservé. Fluette, le visage pâle encadré par des cheveux auburn, Anastassia se charge en général d'apaiser les blessés, parfois agressifs du fait de la douleur. Au point de stabilisation, où les blessés les plus graves sont d'abord pris en charge, le couple dort dans des lits superposés, dans une pièce attenante à la salle d'opération. En haut, la couchette d'Anastassia est recouverte de peluches et décorée de posters de capybaras, son animal préféré et son nom de guerre. Mykola dort en dessous. Tous deux passent plusieurs journées à leur poste avant de pouvoir faire une pause, dans le cadre de rotations, pendant quelques jours. Mais même là, ils se tiennent prêts à intervenir si quelqu'un à proximité venait à être blessé dans une attaque. "Je garde en permanence un oeil sur la voiture, les sacs, où que je sois. (...) C'est devenu une sorte d'obsession", dit Mykola. L'automne dernier, ils ont tout de même pu vraiment souffler. Avec une quarantaine d'autres soignants, ils ont participé à une retraite de dix jours dans les Carpates occidentales ukrainiennes, où l'AFP les a rencontrés pour la première fois. L'idée était d'aider ces soignants à gérer l'immense fardeau psychologique lié à leur travail. Garder la douleur en soi "J'ai eu des soldats dont les derniers mots étaient pour dire qu'ils voulaient un autre enfant, qu'ils aimaient leur épouse", avait alors confié Anastassia. Elle déclarait aussi porter le deuil de personnes de sa connaissance, tuées sur le front. "On garde la douleur en soi, on vit avec", expliquait-elle. Il n'existe pas de statistiques officielles sur le nombre des soignants tués en Ukraine. Un après-midi pendant la retraite, Anastassia et Mykola avaient rejoint un groupe pour un concert. Les grandes baies vitrées de l'auditorium donnaient sur des montagnes plongées dans le brouillard. "Ici, on se sent libre et à l'aise parce que tout le monde est comme nous", disait-elle alors. "On se rend compte qu'il y a des gens aussi cabossés que nous", ajoutait-il. L'armée russe a ravagé la ville natale d'Anastassia, occupé celle de Mykola et s'est emparée d'autres endroits marquants de leur idylle. Karlivka, ce petit village de l'est où ils ont commencé à flirter, est sous contrôle russe depuis près de deux ans. La localité où Anastassia a refusé la demande en mariage de Mykola - avant de se raviser et de lui demander à son tour sa main dans un discours si maladroit qu'il les fait encore rire - est aussi tombée. "Si un jour on a des enfants, je pourrai leur montrer des cartes, la ville où on s'est rencontré, celle où on s'est mis en couple, celle où on s'est tous les deux demandé en mariage", dit Anastassia. "Mais je ne pourrai pas les y emmener", regrette-t-elle.

21.04.2026 à 11:53

Crise de l'énergie: au Bangladesh, les files d'attente devant les stations-service s'allongent encore

FRANCE24
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"J'étais affamé cette nuit. Heureusement que j'ai pu acheter du pain et des bananes à un vendeur de rue", soupire-t-il les yeux rougis de fatigue. Mais pas le temps de se plaindre, Shamsuddin doit vite rejoindre son patron, avocat, qui l'attend pour aller plaider ce matin au tribunal. "Je vais encore être occupé toute la journée", ronchonne le chauffeur. Près de deux mois après le début de la guerre au Moyen-Orient, le Bangladesh vit toujours sous la menace d'une pénurie de carburant, dont il importe 95% de ses besoins essentiellement dans les pays du Golfe. Le gouvernement a tout fait pour réduire sa consommation et protéger ses réserves. Rationnement, hausses des prix, réduction des heures d'ouverture des bureaux, des commerces ou des écoles... Mais rien n'y a fait, la situation reste inquiétante. Faute d'électricité et de diesel en quantité suffisante, les opérateurs locaux commencent même à agiter le spectre d'une panne des réseaux téléphoniques et internet. Pour les usagers de la route, abreuver son véhicule a viré depuis plusieurs semaines déjà au calvaire. Et le fragile cessez-le-feu observé par l'Iran, les Etats-Unis et Israël n'a rien changé, le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz, point de passage obligé des "tankers" qui ravitaillent le Bangladesh, reste largement paralysé. "On a vu des images de navires, mais ils ne flottaient que sur Facebook", ironise Shariful Islam au milieu des automobilistes et des motards qui assiègent cette station-service du centre de la capitale. "J'ai attendu pendant trois heures et là, alors que je n'avais plus que sept motos devant moi, les pompes se sont arrêtées car les cuves étaient vides", peste-t-il. "Pas suffisant" Contre toutes les images de queues interminables et d'usagers en colère qui inondent les réseaux sociaux, le gouvernement et le Parti nationaliste du Bangladesh (BNP) au pouvoir continuent à nier la pénurie. "Il n'y pas de crise du pétrole dans le pays", a répété dimanche un des dirigeants du BNP, Iqbal Hasan Mahmud. "Les quantités d'essence livrées en mars sont les mêmes que celles de l'année dernière". Les responsables du ministère de l'Energie soutiennent eux mordicus disposer de réserves de pétrole équivalentes à deux mois de consommation. Et même que les livraisons aux distributeurs ont augmenté. Rafiqul Islam Jamal en doute. "Ce qui sort des dépôts n'est pas suffisant", clame, chiffres en main, ce patron d'une station-service de Dacca. Mère de deux enfants scolarisés, Farhana Zannat approuve. Ce matin, elle dit avoir dû implorer ceux qui attendaient leur tour de la laisser passer pour obtenir quelques précieux litres pour sa moto. "Ma fille passe un examen ce matin", plaide-t-elle, "je n'avais pas d'autre choix pour qu'elle arrive à l'heure". Les difficultés de ravitaillement en carburant ont plongé de nombreuses professions dans la crise. A commencer par celles des chauffeurs de motos-taxis. Habitué à des journées à 1.500 courses, Mizanur Rahman, 40 ans, a dû sérieusement ralentir son rythme. "Je ne peux pas prendre de clients les jours où je dois faire le plein de ma moto, ça me prend dix à douze heures (...) j'évite aussi les longues courses car je ne suis pas sûr de pouvoir faire le plein pour rentrer", énumère-t-il, inquiet. "Je perds de l'argent". A l'inverse, certains ont vu dans cette crise une belle opportunité de faire des affaires. "De 9h00 du matin à 9h00 du soir, nous proposons à ceux qui en ont besoin de leur envoyer un chauffeur qui fera le plein de leur véhicule", explique ainsi Mujahid Islam Tanim, de la plateforme de services Sheba XYZ. Le tout pour l'équivalent de moins d'un euro et demi.
Texte intégral (633 mots)
"J'étais affamé cette nuit. Heureusement que j'ai pu acheter du pain et des bananes à un vendeur de rue", soupire-t-il les yeux rougis de fatigue. Mais pas le temps de se plaindre, Shamsuddin doit vite rejoindre son patron, avocat, qui l'attend pour aller plaider ce matin au tribunal. "Je vais encore être occupé toute la journée", ronchonne le chauffeur. Près de deux mois après le début de la guerre au Moyen-Orient, le Bangladesh vit toujours sous la menace d'une pénurie de carburant, dont il importe 95% de ses besoins essentiellement dans les pays du Golfe. Le gouvernement a tout fait pour réduire sa consommation et protéger ses réserves. Rationnement, hausses des prix, réduction des heures d'ouverture des bureaux, des commerces ou des écoles... Mais rien n'y a fait, la situation reste inquiétante. Faute d'électricité et de diesel en quantité suffisante, les opérateurs locaux commencent même à agiter le spectre d'une panne des réseaux téléphoniques et internet. Pour les usagers de la route, abreuver son véhicule a viré depuis plusieurs semaines déjà au calvaire. Et le fragile cessez-le-feu observé par l'Iran, les Etats-Unis et Israël n'a rien changé, le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz, point de passage obligé des "tankers" qui ravitaillent le Bangladesh, reste largement paralysé. "On a vu des images de navires, mais ils ne flottaient que sur Facebook", ironise Shariful Islam au milieu des automobilistes et des motards qui assiègent cette station-service du centre de la capitale. "J'ai attendu pendant trois heures et là, alors que je n'avais plus que sept motos devant moi, les pompes se sont arrêtées car les cuves étaient vides", peste-t-il. "Pas suffisant" Contre toutes les images de queues interminables et d'usagers en colère qui inondent les réseaux sociaux, le gouvernement et le Parti nationaliste du Bangladesh (BNP) au pouvoir continuent à nier la pénurie. "Il n'y pas de crise du pétrole dans le pays", a répété dimanche un des dirigeants du BNP, Iqbal Hasan Mahmud. "Les quantités d'essence livrées en mars sont les mêmes que celles de l'année dernière". Les responsables du ministère de l'Energie soutiennent eux mordicus disposer de réserves de pétrole équivalentes à deux mois de consommation. Et même que les livraisons aux distributeurs ont augmenté. Rafiqul Islam Jamal en doute. "Ce qui sort des dépôts n'est pas suffisant", clame, chiffres en main, ce patron d'une station-service de Dacca. Mère de deux enfants scolarisés, Farhana Zannat approuve. Ce matin, elle dit avoir dû implorer ceux qui attendaient leur tour de la laisser passer pour obtenir quelques précieux litres pour sa moto. "Ma fille passe un examen ce matin", plaide-t-elle, "je n'avais pas d'autre choix pour qu'elle arrive à l'heure". Les difficultés de ravitaillement en carburant ont plongé de nombreuses professions dans la crise. A commencer par celles des chauffeurs de motos-taxis. Habitué à des journées à 1.500 courses, Mizanur Rahman, 40 ans, a dû sérieusement ralentir son rythme. "Je ne peux pas prendre de clients les jours où je dois faire le plein de ma moto, ça me prend dix à douze heures (...) j'évite aussi les longues courses car je ne suis pas sûr de pouvoir faire le plein pour rentrer", énumère-t-il, inquiet. "Je perds de l'argent". A l'inverse, certains ont vu dans cette crise une belle opportunité de faire des affaires. "De 9h00 du matin à 9h00 du soir, nous proposons à ceux qui en ont besoin de leur envoyer un chauffeur qui fera le plein de leur véhicule", explique ainsi Mujahid Islam Tanim, de la plateforme de services Sheba XYZ. Le tout pour l'équivalent de moins d'un euro et demi.
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