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15.08.2026 à 14:41

FRANCE24
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Auréolé d'un statut de vedette après avoir inscrit le but victorieux des Espagnols en finale de la Coupe du monde face aux Argentins, le joueur de 26 ans vient compléter un secteur offensif déjà fourni et remplacer numériquement Gonçalo Ramos, parti à l'AC Milan contre 75 millions d'euros. Pour s'attacher les services de Ferran Torres jusqu'en 2031, le PSG a versé 45 millions d'euros au FC Barcelone selon une source proche du club français, concrétisant un intérêt qui datait d'avant le Mondial-2026. C'est la quatrième recrue estivale des quintuples champions de France en titre, après les arrivées des internationaux français Maghnes Akliouche et Lucas Digne, ainsi que du jeune gardien italien Alessandro Longoni. Polyvalent Formé en tant qu'ailier mais utilisé depuis deux saisons comme avant-centre au Barça, le "Tiburon" (requin en espagnol) semble avoir le profil idéal pour s'intégrer à l'effectif de Luis Enrique. Il portera le numéro 9, qui était auparavant sur le dos de Gonçalo Ramos. L'entraîneur espagnol, adulé dans la capitale, aime s'appuyer sur des joueurs polyvalents, notamment en attaque où Désiré Doué, Ousmane Dembélé ou encore Khvicha Kvaratskhelia sont habitués à permuter. "Ferran est un joueur de niveau international, que nous connaissons très bien et je pense qu'il s'adapte parfaitement à ce que nous voulons: un joueur qui peut jouer partout dans l'attaque, a commenté Luis Enrique en conférence de presse. On a des joueurs qui partent, et c'est important de retrouver ce type de joueur." L'Asturien avait lancé Ferran Torres sur la scène internationale alors que le joueur formé à Valence n'avait que 20 ans. Les deux hommes sont aussi liés sur le plan personnel, puisque Ferran Torres a été pendant deux ans le compagnon de Sira Martinez, la fille de Luis Enrique. Sous les ordres de Luis de la Fuente, qui a remplacé Luis Enrique à la tête de la sélection espagnole, l'attaquant formé à Valence a remporté l'Euro-2024 et le Mondial-2026, aux côtés notamment de Fabian Ruiz, son nouveau coéquipier au PSG. Capable de prendre la profondeur et de jouer entre les lignes, l'Espagnol de 26 ans (65 sélections, 25 buts) a aussi l'avantage d'être habitué à la rotation, une méthode utilisée par Enrique pour ménager ses hommes qui visent la victoire sur tous les tableaux. Ferran Torres, co-meilleur buteur du Barça en Liga la saison passée (16 buts) quitte le club catalan au moment où un statut de titulaire lui tendait les bras, après le départ de Robert Lewandowski à Chicago. Mais, ces derniers jours, il avait prévenu les dirigeants catalans qu'il ne souhaitait pas prolonger son contrat, qui arrivait à échéance l'été prochain. Lors d'une tournée promotionnelle aux États-Unis, il avait admis avoir une destination "de rêve", sans la révéler. But libérateur C'est aussi de l'autre côté de l'Atlantique qu'il a écrit la plus belle page de son histoire, en inscrivant le but victorieux des Espagnols lors de la finale du Mondial-2026 remportée contre l'Argentine (1-0). Un match lors duquel Torres était remplaçant au coup d'envoi, et qui a illustré les progrès du joueur dans son efficacité face aux cages, domaine où il a parfois été critiqué par les suiveurs du club catalan. Ce but libérateur a également augmenté la côte de l'attaquant et fait grimper son prix, élevé pour un joueur à qui il ne restait qu'une année de contrat en Catalogne. Recruté en 2021 en provenance de Manchester City contre environ 55 millions d'euros, Ferran Torres ne s'est jamais pleinement imposé au Barça. Lors de ce mercato estival, le FC Barcelone s'est renforcé dans le secteur offensif avec les arrivées de deux ailiers: l'Anglais Anthony Gordon et l'Allemand Karim Adeyemi. Pour le club de la capitale, il s'agit d'un renfort d'expérience dans un secteur qui pourrait encore connaître des changements. Mercredi, le PSG a débuté sa saison par un premier trophée, la Supercoupe d'Europe, et pourrait en soulever un autre, le Trophée des champions, dès dimanche soir à Lens.

15.08.2026 à 14:35

FRANCE24
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La secousse s'est produite peu après 01H00 (23H00 GMT vendredi), avec un épicentre situé dans la commune d'Alhendin, à 10 kilomètres au sud de Grenade, selon l'Institut géographique national (IGN). "Aucune victime ni aucun dommage structurel grave et généralisé n'ont été signalés. Des dégâts isolés sont en cours d'évaluation, notamment dans les bâtiments vulnérables", a écrit sur X la maire de Grenade, Marifran Carazo. Les pompiers ont reçu 300 appels et effectué 85 interventions, principalement dans le sud de Grenade et son agglomération, a indiqué Antonio Sanz, responsable des services d'urgence de la région d'Andalousie. "Il n'y a pas de dégâts structurels graves, pas de dégâts matériels importants et aucune victime", a déclaré M. Sanz, précisant que "l'Alhambra n'avait été affectée d'aucune manière". Mais "nous devons rester vigilants", car les bâtiments sont en cours d'inspection et des répliques restent possibles, a-t-il souligné, rappelant que le dernier séisme de cette magnitude en Andalousie remontait à 1955. Des images diffusées par les médias espagnols montraient des décombres éparpillés dans les rues de Grenade et des voitures aux vitres brisées. "Nous avons vraiment senti les secousses, elles étaient si fortes qu'elles nous ont réveillés", a raconté Marta Mayorga Fernandez à la chaîne publique RTVE depuis la ville de Huetor Vega, située aux portes de Grenade. "Nous étions ici, chez nous, un peu paniqués. Physiquement, mes bras tremblent encore", a-t-elle poursuivi. M. Sanz a indiqué qu'une ligne téléphonique a été mise en place pour "nous permettre de gérer immédiatement ces crises d’angoisse, cette nervosité au sein de la population". Les petits séismes ne sont pas rares en Andalousie, la région la plus peuplée d'Espagne, mais ils atteignent rarement une magnitude de 5. Grenade est notamment célèbre pour l'Alhambra, palais inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco et joyau de l'architecture islamique médiévale, qui fut la résidence des souverains du dernier royaume musulman d'Espagne.

15.08.2026 à 14:15

FRANCE24
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Le 15 août est "un jour très douloureux" pour cette femme de 34 ans, qui vit à Londres, où l'AFP l'a interviewée vendredi. C'est le jour "où j'ai tout perdu dans mon pays", dit-elle, évoquant le "choc", la "peur" et le "chaos" qui avaient entouré la prise de Kaboul le 15 août 2021 par les insurgés talibans. Alors que quelques jours plus tôt, elle déjeunait avec une amie au restaurant et faisait son travail de journaliste, elle a tout à coup perdu sa "liberté" et s'est retrouvée "en prison" chez elle. Elle, qui ne s'était jamais vue quitter son pays, s'est envolée peu après vers le Royaume-Uni. "Aux yeux des talibans, tout ce qui me définissait était mauvais. (...) Le fait même d'être une femme, mon métier de journaliste, mais aussi mon origine ethnique en tant que femme hazara", détaille-t-elle. Zahra Joya avait fondé en 2020 Rukhshana Media, afin de faire entendre la voix des femmes afghanes et raconter leurs histoires. Depuis le Royaume-Uni, elle poursuit ce travail, avec des journalistes restées dans le pays qui exercent dans le plus grand secret en raison des risques pour leur sécurité. "A mes yeux, ce sont les journalistes les plus courageuses qui soient", dit-elle. "A main nue" Le gouvernement dirige le pays en se fondant sur une interprétation ultra-rigoriste de la loi islamique, excluant les femmes de nombreux secteurs d'activité ainsi que de l'éducation secondaire et universitaire. L'Afghanistan est le seul pays au monde où l'éducation des filles est interdite après le primaire. Zahra Joya et ses collaboratrices ont récemment demandé à des Afghanes de raconter leur quotidien: "Elles ont dit qu'elles restaient enfermées entre quatre murs", résume-t-elle. "Les femmes afghanes se battent seules. (...) Elles mènent cette guerre contre leur genre les mains nues, car elles ne disposent d'aucun moyen pour se défendre", a-t-elle dénoncé. "Nous avons l'impression que le monde nous a abandonnées", a ajouté Zahra Joya, appelant à l'aide et à "la solidarité". Zahra Joya, qui est une chercheuse associée à l'université de Cambridge et collabore régulièrement avec le quotidien britannique The Guardian, a publié en juillet un livre, "The Vanishing Girl of Kabul" (La jeune fille disparue de Kaboul, non traduit), dans lequel elle raconte sa vie et le sort réservé aux Afghanes. Elle y relate notamment comment, dans les années 1990, lors du premier passage au pouvoir des autorités talibanes (1996-2001), sa mère l'a faite passer pour un garçon, quand elle était enfant, afin qu'elle puisse aller à l'école. A l’époque, les filles étaient bannies de tous les niveaux d’éducation. Les dirigeants talibans s’étaient ensuite fait chasser du pouvoir en 2001 suite à l'intervention militaire menée par les États-Unis après les attentats du 11 septembre. "Elle m'a simplement transformée en garçon. Elle m'a coupé les cheveux et a changé mon prénom. Je suis devenue Muhammad", raconte-t-elle. Zahra Joya est ainsi devenue la première femme de sa famille et de son village "à être allée à l'école, à l'université et à être devenue journaliste".
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