
13.10.2026 à 17:16
À l’occasion de la parution de « Le Triangle du pouvoir » (éditions Tallandier), Pascal Boniface revient sur la vision géopolitique du président finlandais Alexander Stubb, qui distingue trois grands pôles de puissance : l’Occident, la Chine et le Sud global. Il analyse en particulier les erreurs stratégiques des États-Unis, de la « guerre contre le terrorisme » aux échecs en Irak et en Afghanistan, ainsi que les conséquences de l’invasion russe de l’Ukraine. Selon lui, face à un Sud global qui conteste les incohérences occidentales, notamment à propos des sanctions contre la Russie et de la question israélienne, l’Occident doit repenser son approche s’il veut préserver son influence. Pour Stubb, défendre un ordre international fondé sur des règles suppose de les appliquer avec cohérence, d’écouter le reste du monde et de montrer l’exemple plutôt que d’imposer ses valeurs.C’est donc une réflexion lucide, portée par un dirigeant occidental conscient des limites de la puissance de son propre camp et du rôle déterminant que le Sud global sera appelé à jouer dans la définition du nouvel ordre mondial.
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À l’occasion de la parution de « Le Triangle du pouvoir » (éditions Tallandier), Pascal Boniface revient sur la vision géopolitique du président finlandais Alexander Stubb, qui distingue trois grands pôles de puissance : l’Occident, la Chine et le Sud global.
Il analyse en particulier les erreurs stratégiques des États-Unis, de la « guerre contre le terrorisme » aux échecs en Irak et en Afghanistan, ainsi que les conséquences de l’invasion russe de l’Ukraine. Selon lui, face à un Sud global qui conteste les incohérences occidentales, notamment à propos des sanctions contre la Russie et de la question israélienne, l’Occident doit repenser son approche s’il veut préserver son influence.
Pour Stubb, défendre un ordre international fondé sur des règles suppose de les appliquer avec cohérence, d’écouter le reste du monde et de montrer l’exemple plutôt que d’imposer ses valeurs.
C’est donc une réflexion lucide, portée par un dirigeant occidental conscient des limites de la puissance de son propre camp et du rôle déterminant que le Sud global sera appelé à jouer dans la définition du nouvel ordre mondial.
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13.10.2026 à 12:53
Chaque mardi, Pascal Boniface reçoit un membre de l’équipe de recherche de l’IRIS pour décrypter un fait d’actualité internationale. Aujourd’hui, échange avec Marie-Cécile Naves, directrice de recherche à l’IRIS, autour des élections de mi-mandat du 3 novembre aux États-Unis. Alors que Donald Trump et les républicains sont en baisse dans les sondages notamment à la suite de la guerre en Iran et ses conséquences sur le coût de la vie, les élections à la Chambre des représentants et au Sénat pourraient rebattre les cartes au Congrès.
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Chaque mardi, Pascal Boniface reçoit un membre de l’équipe de recherche de l’IRIS pour décrypter un fait d’actualité internationale. Aujourd’hui, échange avec Marie-Cécile Naves, directrice de recherche à l’IRIS, autour des élections de mi-mandat du 3 novembre aux États-Unis. Alors que Donald Trump et les républicains sont en baisse dans les sondages notamment à la suite de la guerre en Iran et ses conséquences sur le coût de la vie, les élections à la Chambre des représentants et au Sénat pourraient rebattre les cartes au Congrès.
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13.10.2026 à 10:35
Since the European Commission announced its intention to revive the project of an internal market for defence, Member States have been on alert. The issue is particularly sensitive. Using the EU budget to strengthen the European Defence Technological and Industrial Base (EDTIB) is one thing, regulating defence markets — and public procurement in particular — is quite another. Some countries are supportive, others remain sceptical, while others are still weighing up what position to take. The idea of an internal market for defence does, after all, raise major issues. This is no longer simply a matter of supporting industry: it touches on the very exercise of national sovereignty, as governments decide which weapons and military equipment their security will ultimately depend on. These questions have therefore been the subject of intense debate within the EU institutions for several months. In Brussels, even the terminology remains contested: a Defence Single Market? An Internal Market for Defence? A Defence Equipment Market? But what is the view from European capitals? How are these issues perceived at national level? And what positions do the main Member States intend to defend in Brussels? To answer these questions, the ARES Group asked nine of its researchers, based in nine EU capitals, to examine the debate from their respective national perspectives. The picture that emerges is a nuanced one. National positions certainly diverge, but they are far from set in stone, and several areas of convergence are beginning to emerge. More importantly, some of these disagreements appear to stem from misunderstandings that could be clarified, potentially opening the way to compromise. Analysing national perspectives Conclusion
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Since the European Commission announced its intention to revive the project of an internal market for defence, Member States have been on alert. The issue is particularly sensitive. Using the EU budget to strengthen the European Defence Technological and Industrial Base (EDTIB) is one thing, regulating defence markets — and public procurement in particular — is quite another. Some countries are supportive, others remain sceptical, while others are still weighing up what position to take.
The idea of an internal market for defence does, after all, raise major issues. This is no longer simply a matter of supporting industry: it touches on the very exercise of national sovereignty, as governments decide which weapons and military equipment their security will ultimately depend on.
These questions have therefore been the subject of intense debate within the EU institutions for several months. In Brussels, even the terminology remains contested: a Defence Single Market? An Internal Market for Defence? A Defence Equipment Market?
But what is the view from European capitals? How are these issues perceived at national level? And what positions do the main Member States intend to defend in Brussels? To answer these questions, the ARES Group asked nine of its researchers, based in nine EU capitals, to examine the debate from their respective national perspectives. The picture that emerges is a nuanced one. National positions certainly diverge, but they are far from set in stone, and several areas of convergence are beginning to emerge. More importantly, some of these disagreements appear to stem from misunderstandings that could be clarified, potentially opening the way to compromise.
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