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16.05.2022 à 18:18

L’amère Baltique 🇫🇮🇸🇪

L’amère Baltique 🇫🇮🇸🇪
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Bonjour,

En observant une carte de l’Europe, hier soir, j’ai soudain compris en quoi l’adhésion probable de la Finlande et de la Suède à l’Otan avait de quoi exaspérer Vladimir Poutine. Du Danemark, qui la ferme à l’ouest, la mer Baltique étale ses 365 000 kilomètres carrés entre l’Allemagne, la Pologne et les pays baltes au sud, la Suède et la Finlande la tenant en tenaille au nord. Ah, et puis à l’est, tout au fond du golfe de Finlande, il y aussi la Russie, avec Saint-Pétersbourg – la ville natale de Poutine. Quand la Finlande, avec ses 1 300 kilomètres de frontière avec la Russie, et la Suède, deux pays bien armés et entraînés, rejoindront l’Alliance atlantique, la mer Baltique ne sera rien de plus, pour l’Otan, qu’une mare aux canards.

Quand on sait la passion que le même Vladimir Vladimirovitch voue à l’histoire, on imagine encore mieux sa fureur. La Suède et la Finlande ne sont pas n’importe quels riverains pour l’Empire russe. C’est en menant une longue guerre à la première, de 1700 à 1721, que Pierre le Grand modernisa à marche forcée la vieille Russie patriarcale et paysanne, sur les recommandations de son conseiller Leibniz. Or Poutine adore Pierre le Grand. Et les Russes connaissent par cœur les vers de Pouchkine sur Saint-Pétersbourg : “D’ici, nous menacerons le Suédois. Ici, une ville sera bâtie qui enragera notre hautain voisin. Ici, la nature nous commande de tailler une fenêtre sur l’Europe.” Quant à la Finlande, agressée par l’armée soviétique en 1939, elle a tenu tête à son voisin et lui a fait subir des pertes phénoménales. L’adhésion à l’Otan de la vieille rivale suédoise et des farouches Finlandais est une torture pour le président russe.

On peut alors se demander si c’est une bonne idée de mettre de l’huile sur le feu en plein conflit. Nous avons discuté ferme ce matin à la rédaction de Philosophie magazine. Deux choses semblent incontestables. Tout d’abord, Vladimir Poutine aboutit au résultat inverse de celui qu’il annonçait chercher à atteindre en attaquant l’Ukraine : empêcher l’Otan de se rapprocher des frontières de la Russie – même si aucune adhésion prochaine de l’Ukraine n’était à l’ordre du jour. Il va maintenant se retrouver avec deux rivaux de plus dans une Alliance redynamisée comme jamais. Objectivement, ce processus isole et affaiblit la Russie. D’un autre côté, cet événement apporte de l’eau au moulin de Poutine, qui ne cesse de dénoncer une Alliance géographiquement de plus en plus proche de la Russie. C’est évidemment spécieux, puisque les candidatures finlandaises ne précèdent pas, mais suivent la terrible invasion russe de l’Ukraine. Or quand on connaît le talent rhétorique des dirigeants russes, qui intervertissent volontiers les agresseurs et les agressés, l’avant et l’après, on peut être certain que Vladimir Poutine justifiera ses prochaines actions guerrières en disant : “Je vous avais bien dit que l’Otan cherchait à nous encercler.”

Faut-il donc admettre dans l’Otan, alors que Poutine brandit régulièrement la menace nucléaire, les deux pays nordiques ? À mon avis, oui. D’abord parce que leurs habitants le réclament instamment, craignant d’être les prochains sur la liste de cibles du Kremlin. Je pense qu’à leur place, nous demanderions la même chose, c’est-à-dire la protection d’une alliance de démocraties bien armées. N’oublions pas que ce n’est pas l’Otan qui s’étend, mais des États souverains qui cherchent à la rejoindre. Ensuite parce qu’à force d’avoir peur de “narguer l’ours russe” en aidant les peuples qui se sentent menacés ou sont attaqués par lui, nous finirons par plier devant ses exactions – comme nous l’avons fait en Géorgie en 2008, en Syrie en 2013 et en Ukraine en 2014. Vladimir Poutine, homme formé à l’époque soviétique, ne recule que devant la force.

Dans tous les cas, que nous soyons pour ou contre cette adhésion, il est garanti que Vladimir Poutine va s’en servir pour son discours. Montaigne remarquait déjà, dans son “art de conférer” (Essais, III, 8), que si le plus intéressant, dans une discussion, était “d’être repris” et de modifier son opinion en écoutant autrui, “il est malaisé d’y attirer les hommes de [son] temps”, tant toute discussion est teintée d’orgueil. Aucune raison de désespérer, continue Schopenhauer dans son Art d’avoir toujours raison (1864) : ce comportement est “la base même de la nature humaine”. Notre “vanité innée […] ne souffre pas que notre position soit fausse et celle de l’adversaire correcte”. Il suffit, ajoute le philosophe, d’un peu de mauvaise foi. Le plaisir d’avoir raison l’emporte sur toute autre considération.

Bref, Vladimir Poutine, qui soliloque au lieu de dialoguer, qui ose affirmer que le président ukrainien est un nazi et que ce sont les soldats ukrainiens qui ont détruit Marioupol, va continuer de profiter de toute occasion pour expliquer à qui veut l’entendre que son pays est la victime de la malfaisance occidentale. Qu’il le fasse donc, mais autant que ses voisins soient protégés de ses prochaines “guerres préventives”.

 

On entend néanmoins parfois des discours sincères. C’est le cas de celui des étudiants d’AgroParisTech, qui refusent de servir d’alibi vert aux grandes entreprises de l’industrie agroalimentaire et choisissent de “bifurquer”. Nous l’analysons pour vous.


À lire aujourd’hui sur
LE FIL DE PHILOMAG.COM
 

“Nous avons décidé de bifurquer, de chercher d’autres voies”

➤ Lors de la soirée de remise des diplômes du grand institut d’agronomie AgroParisTech, huit étudiants ont fait part, devant une audience médusée, de leur volonté de rompre avec le destin tout tracé qui les attendait dans l’industrie agroalimentaire. Un appel à rompre avec le système, qui a fait le buzz sur la toile. C’est qu’il résonne avec ce que le philosophe Karl Jaspers appelait la prise de conscience de “l’exigence absolue”.

Pourquoi d’aucuns ne veulent surtout pas devenir chef

➤ Alors qu’Emmanuel Macron semble avoir quelque peu peiné à trouver son Premier ministre, comment comprendre le refus de certains d’exercer le pouvoir ? Quatre philosophes nous expliquent pourquoi on peut ne pas vouloir monter trop haut dans la hiérarchie…

Une relation amoureuse peut-elle (bien) finir ?

➤ Nous avons tendance à qualifier une relation qui se termine de “ratée” – et à entretenir en conséquence de mauvais rapports avec nos ex-partenaires. Pour Quill R. Kukla, professeur de philosophie à l’université de Georgetown, aux États-Unis, il est temps de prendre soin de la conclusion de nos histoires d’amour, en assumant leur finitude intrinsèque. Une proposition à méditer.

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14.05.2022 à 09:44

Notre nouveau hors-série en kiosque : Vivre et penser comme un arbre 🌳

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Avec Florence Burgat, Emanuele Coccia, Vinciane Despret, Francis Hallé, Baptiste Morizot, Jacques Tassin, Joëlle Zask… ✚ CAHIER CULTURE
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Notre nouveau hors-série :
Vivre et penser comme un arbre

Et pourtant, ils pensent ! Mémoire, apprentissage, anticipation, décision, reconnaissance, communication… Dans tous les domaines, les plantes en général et les arbres en particulier témoignent d’étonnantes capacités. Au point de les rapprocher de nous ?

C’est tout l’enjeu de ce hors-série que de présenter les grandes avancées du « tournant végétal », dont Baptiste Morizot, Emanuele Coccia, Vinciane Despret, et avant eux Francis Hallé – tous présents dans ce numéro – sont les éclaireurssans ignorer l’altérité radicale des plantes.

Une invitation à réviser nos catégories de pensée, qui s’ouvre sur une découverte de la dernière forêt primaire d’Europe et se poursuit avec une exploration des manières, spécifiques aux végétaux, d'être au monde.

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13.05.2022 à 18:38

Jour de chance… 🔮

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Bonjour,

Et joyeux vendredi 13 ! J’espère que ce jour ne vous a pas trop porté la poisse, comme le veut la croyance. Superstition ? Foutaise que cette peur ? Sans doute. Reste que ce matin, en lisant au réveil un article sur cette date iconique, un chiffre m’a redressée d’un coup : 43% des 25-34 ans “croient” au chiffre 13. Ils y croient au sens où ils lui accordent une attention particulière et pensent que ce chiffre peut avoir une influence singulière, bonne ou mauvaise, sur leur vie. “La croyance dans le paranormal et le superstitieux constitue un phénomène en hausse constante, particulièrement chez les jeunes”, précise l’étude. Une partie du panel jouera donc au loto aujourd’hui, une autre refusera de s’asseoir à la table de la cantine auprès de douze collègues, une dernière fera en sorte de payer pour 13 euros de courses, pensant peut-être que la tomme de Savoie n’en sera que meilleure ou qu’elle croisera son âme sœur en sortant du magasin…

Ayant quitté cette catégorie de la population depuis quelques années, et faisant partie de la frange ultra-rationaliste de la société (je ne crois en rien d’autre que la science, misère…), je me désolidarise fièrement de ces superstitieux. Mais un événement survenu la semaine dernière a quelque peu chamboulé mes positions. Un ami cher qui venait de perdre son père m’a appris, au cours d’une conversation survenue trois semaines après l’enterrement, qu’il avait fait appel à une médium pour “communiquer avec lui”. Il assure lui avoir parlé pendant quelques minutes, depuis l’au-delà. “Tu n’es pas obligée de le croire, mais c’est bien arrivé.” Quinze ans que je fréquente et que j’aime cette personne, profondément, et voilà qu’elle basculait d’un coup dans la catégorie “Zinzin qui croit aux extraterrestres”. Ou à peu près.

Par respect pour les circonstances douloureuses où cet événement surnaturel m’était annoncé, je n’ai pas bronché. Je n’en demeurais pas moins désemparée. Comment peut-on croire pareille chose ? Surtout que tout le reste avait l’air de bien “fonctionner” : depuis que nous nous connaissons, je n’ai jamais eu droit à une quelconque remarque sur la platitude de la Terre, les complots pharmaceutiques ou le pouvoir magique des trèfles à quatre feuilles. J’étais visiblement passée à côté de quelque chose. “Je respecte les gens qui n’y croient pas. Mais moi, j’y crois, c’est tout”, a conclu mon ami, qui devait bien déceler dans mon regard une forme de gêne ou de réprobation. Depuis, j’ai totalement oublié ce que son père lui a (censément) dit lors de leur échange paranormal, comme si mon esprit avait refusé d’imprimer ces propos. “Surnaturel ? Poubelle.” Mais il a certainement transmis à son fils un mot tendre et apaisant.

Cette disposition au merveilleux renvoie plus généralement à la question de la croyance, qu’elle soit jugée légitime, comme la religion, ou davantage regardée de travers, comme le spiritisme. Pourquoi les êtres humains croient-ils ? Pourquoi la croyance semble-t-elle accompagner l’espèce humaine, qu’on appelle Homo Sapiens et non Homo Credens, depuis des millénaires ? Comme si “croire” était un donné social, au même titre que la fabrication d’outils ou la maîtrise du langage. La philosophie se pose la question depuis ses origines, mais un courant de pensée y a répondu de manière me semble-t-il assez convaincante, au tournant du XXe siècle : le pragmatisme. Son chef de file William James montre que la croyance n’a pas tant trait au régime de la vérité qu’à celui de l’action. On croit une chose car on en escompte un résultat maintes fois éprouvé, ou parce que cette croyance nous pousse à agir. “Le vrai est ce qui est payant”, écrit-il dans Le Pragmatisme (1907). À l’idée d’une vérité unique, le penseur substitue celle de vérités complémentaires et opératoires, qui évoluent en fonction de nos expériences et de nos attentes, à l’image d’une maison que l’on rénove un peu chaque année. La croyance, qui n’est ici plus distincte de la vérité, permet de clarifier nos choix et d’orienter notre vie. Si elle mène parfois à des catastrophes, comme des guerres, elle permet en temps normal de fluidifier l’existence, de la rendre plus vivable et prospère.

Tant que la croyance “marche”, alors la personne a intérêt à continuer de croire. Précisons que William James, qui était lui-même croyant, ne porte pas de jugement de valeur sur ce mécanisme psychologique. Il tente plutôt de comprendre pourquoi, à une époque où les découvertes scientifiques pleuvent et où les “philosophes du soupçon” remettent en cause l’idée de Dieu, il n’existe pas un mouvement de conversion massif vers l’athéisme. Dieu est mort ? Peut-être. Mais l’idée de Dieu reste utile et efficace. “La vérité complète est la vérité qui donne de l’énergie et livre des batailles”, écrit encore William James. Le deuil que traverse mon ami n’est pas le moindre des combats à mener.

 

Une autre vérité, pragmatique elle aussi, dit que le pouvoir corrompt. Octave Larmagnac-Matheron nous explique l’origine et le sens de cet adage. Et si vous révisez votre bac philo et voulez être vraiment super-pragmatique, consultez donc notre fiche de révision consacrée à la rédaction d’une (excellente) introduction.


À lire aujourd’hui sur
LE FIL DE PHILOMAG.COM
 

Tous pourris ?

➤ D’après l’association Anticor, en France, la corruption est systémique, notamment au niveau local. Est-il donc vrai que, comme dit l’adage, le pouvoir corrompt ? Réponses avec l’essayiste Lord Acton, inventeur de la formule, mais aussi Montesquieuet Tolkien.

Bac philo : soigne ton intro !

➤ Le top départ des révisions du bac philo, qui aura lieu le 15 juin prochain, est donné. Pour vous aider, aujourd’hui, nous commençons par le commencement… et nous vous expliquons simplement comment rédiger une bonne introduction de dissertation ou d’explication de texte. Essentiel, et pas si sorcier !

Sauver le climat, oui mais comment ?

➤ C’est la question que nous posons dans notre revue de presse des idées de la semaine. Certains croient encore dans nos capacités à inventer des technologies pour endiguer la crise. Mais d’autres considèrent que nous devons radicalement changer notre relation aux autres formes du vivant. Le débat fait rage : faites-vous votre idée. Bon week-end !

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