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25.02.2026 à 15:45

Trump critique des sondages

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Les sondages sont mauvais pour Donald Trump apprend-on au fil des jours et avec l'horizon des mid terms. Peut-être le plus mauvais signe est-il qu'ils sont convergents. Ils paraissent accablant pour ceux qui se fient aux sondages et presqu'autant pour les sceptiques. Pas pour Donald Trump. A cet égard, il se révèle un critique particulièrement radical comme nul autre n'oserait le lui disputer. On sait la propension des candidats et autres politiques à récuser les chiffres lorsqu'ils sont mauvais et (...)

- L'opinion « ça se travaille » / , , ,
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Les sondages sont mauvais pour Donald Trump apprend-on au fil des jours et avec l'horizon des mid terms. Peut-être le plus mauvais signe est-il qu'ils sont convergents. Ils paraissent accablant pour ceux qui se fient aux sondages et presqu'autant pour les sceptiques. Pas pour Donald Trump. A cet égard, il se révèle un critique particulièrement radical comme nul autre n'oserait le lui disputer. On sait la propension des candidats et autres politiques à récuser les chiffres lorsqu'ils sont mauvais et à les souligner lorsqu'il sont « bons ».

En l'occurrence ils sont mauvais pour lui. Sondage Ipsos Washington Post et ABC, 60 % ont une opinion négative, 64% désapprouvent sa politique douanière, 64% l'estiment déconnecté ; 65 % qu'il n'agit pas contre l'inflation. Un sondage CNN va dans le même sens avec un taux d'approbation de 36%. Un record (cf. Huffpost, 24 février 2026). Comment Trump réagit-il ? La veille de son discours sur l'état de l'Union, il en donne un avant-goût : « Je suis sidéré par le manque de soutien mais nous bénéficions d'un soutien discret, un soutien silencieux ». La fameuse majorité silencieuse en somme. Et de parier sur des vrais sondages qui disent que je les écraserait tous ». Des sondages aux élections, il n'y a qu'un pas. Un pas inquiétant. A cette occasion Trump a précisé son interprétation des élections. Comment concilier en effet ses dénonciations des triches électorales démocrates et le fait qu'il soit vainqueur ? Il faut croire que la contradiction lui a été signalée pour apporter cette interprétation des élections de 2024. « Ils ont triché aussi, elle était tout simplement trop importante pour être truquée ». Et de s'accorder 85 millions de voix au lieu de 77. Avec cette arithmétique, on peut tout simplement se passer d'élections.

18.02.2026 à 18:22

Sondages « bidons » pour les élections municipales

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Les sondages pour les élections municipales se suivent à un rythme soutenu. Certains retiennent plus volontiers l'attention car ils interviennent dans des compétitions tendues. Le duel entre Christian Estrosin, maire sortant de Nice et candidat Horizon, et Eric Ciotti son ancien ami candidat Union des droites pour la République, augure une campagne propice aux coups bas et ficelles tactiques.
Le 17 février 2026, la publication d'un sondage Cluster 17 pour Politico donnait une avance large à Eric (...)

- La fabrique des sondages / , , ,
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Les sondages pour les élections municipales se suivent à un rythme soutenu. Certains retiennent plus volontiers l'attention car ils interviennent dans des compétitions tendues. Le duel entre Christian Estrosin, maire sortant de Nice et candidat Horizon, et Eric Ciotti son ancien ami candidat Union des droites pour la République, augure une campagne propice aux coups bas et ficelles tactiques.

Le 17 février 2026, la publication d'un sondage Cluster 17 pour Politico donnait une avance large à Eric Ciotti crédité de 41 % des intentions de vote contre 31% pour Christian Estrosi. Les sondage s'avère providentiel pour le premier tandis que le second a dénoncé la « manipulation » et annoncé un recours à la commission des sondages.

Le plaignant a raison sur le premier point réserve faite sur le terme de « manipulation ». Selon la notice technologique déposée par le sondeur auprès de la commission des sondages, le sondage a été effectué sur un échantillon de 580 répondants sur 684 personnes inscrites sur les listes électorales et sur un échantillon représentatif de la population niçoise. L'échantillon dit « utile » est notoirement insuffisant. Ce n'est certes pas un défaut isolé car sur les élections municipales les sondeurs ne trouvent pas assez de personnes pour répondre à leur questions sauf dans de grandes villes comme Paris. Le même "institut" faisait un sondage sur Strasbourg avec 580 répondants, un autre sur Clichy avec 415 répondants, un autre sur Amiens avec 408 répondants. Ce sondeur n'est pas seul en cause comme il suffit de s'en convaincre avec le sondage Ifop sur Nimes sur 607 personnes inscrites sur les listes électorales.

On ne développera pas l'analyse des biais de ces échantillons manifestement pas représentatifs comme cela apparaît immédiatement : par exemple comment vérifier certaines réponses, comme l'inscription sur les listes électorales ou encore comment ne pas voir que la proportion minime de non réponses est bien éloignée dues taux habituels d'abstention ? Les échantillons en ligne basés sur le volontariat retiennent donc ceux qui savent qu'ils vont voter ou du moins le disent. Pour un statisticien, c'est une tâche un peu honteuse d'avoir à critiquer des sondages aussi bancals.

L'équipe de Christian Estrosi a donc raison sur le fonds mais pourrait étendre sa contestation à l'ensemble des sondages sur les élections municipales. Par contre, on ne lui accorde guère de chances d'être entendue par une commission des sondages qui a enregistré tous les sondages des municipales sans ciller. Comme d'habitude.

18.02.2026 à 01:38

A quoi servent les cotes de popularité ?

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L'"institut" Gallup arrête de mesurer la popularité (The Hill, 12 février 2026, Le Monde, 12 février 2026). On est enclin à y voir la conséquence des menaces de Donald Trump, contempteur habituel de sondages « truqués » qui, en janvier a franchi un pas en jugeant que les « sondages faux et frauduleux « devraient constituer un « crime ». Donald Trump a de quoi être mécontent d'une baisse de popularité passée en un an de 47 % à 36 % d'opinions favorables en un an. D'autres que lui manifestent le même mécontentement (...)

- La fabrique des sondages / , , , ,
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L'"institut" Gallup arrête de mesurer la popularité (The Hill, 12 février 2026, Le Monde, 12 février 2026). On est enclin à y voir la conséquence des menaces de Donald Trump, contempteur habituel de sondages « truqués » qui, en janvier a franchi un pas en jugeant que les « sondages faux et frauduleux « devraient constituer un « crime ». Donald Trump a de quoi être mécontent d'une baisse de popularité passée en un an de 47 % à 36 % d'opinions favorables en un an. D'autres que lui manifestent le même mécontentement mais sans menaces assorties.

La décision de Gallup revêt une portée symbolique quand on se souvent que l'"institut" fit beaucoup pour imposer la crédibilité des sondages en annonçant la réélection de Franklin D. Roosevelt en 1936 alors qu'il était donné vaincu par les journaux sur la fois des votes de paille. Du coup la décision invite à s'interroger sur la portée d'une telle décision. Les cotes de popularité ne sont pas des intentions de vote. Pas besoin d'être candidat pour y figurer ais seulement de bénéficier d'une certaine notoriété préalable. Sans qu'on puisse ignorer des coups de pouce discrets. Et contrairement aux intentions de vote, pas de redressement faute de pouvoir les faire. Autant qu'à leur niveau, la valeur des cotes de popularité tient à leur évolution : la cote d'untel monte celle d'un autre descend. A cet égard, l'intérêt est bien réel puisque, comme les mesures préalables des intentions de vote, ils servent aux politiques à se mettre en avant et en ordre de bataille.

Dans ses explications sommaires, Gallup ne cite pas le Président des Etats Unis mais des préoccupations de « priorité de recherche ». On n'est pas obligé d'y croire mais il est vrai que les cotes de popularité n'ont aucun intérêt scientifique. Sauf pour les politiques, elles sont des pièces du spectacle politique. La décision de Gallup annonce-t-elle d'autres replis de l'industrie des sondages ? On sait que les sondages politiques sont une activité mineure dans le chiffres d'affaires des entreprises de sondages (5 à 10%), peu rentables financièrement et cibles des critiques. Mais la politique est le produit d'appel que sans lequel on ne connaitrait le nom d'aucune entreprise. Il en va manifestement autrement pour Gallup.

06.01.2026 à 09:05

Goldman « à jamais »

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On ne compte plus les années, on devrait dire les décennies, où, le chanteur de variétés de J. J. Goldman est « la personnalité préférée des Français ». Inutile donc de revenir sur les billevesées de ce sondage, il suffit pour cela de se reporter aux articles que lui a consacrés l'Observatoire (voir infra). Petite « nouveauté » cependant le JDD sort lui aussi son sondage de la « personnalité préférée des Français » mais avec CSA. Le résultat est presque, le même (du moins pour l'instant). Cela ne change guère (...)

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On ne compte plus les années, on devrait dire les décennies, où, le chanteur de variétés de J. J. Goldman est « la personnalité préférée des Français ». Inutile donc de revenir sur les billevesées de ce sondage, il suffit pour cela de se reporter aux articles que lui a consacrés l'Observatoire (voir infra). Petite « nouveauté » cependant le JDD sort lui aussi son sondage de la « personnalité préférée des Français » mais avec CSA. Le résultat est presque, le même (du moins pour l'instant). Cela ne change guère les choses, sauf à vouloir faire dans la surenchère biaisée.

La supercherie n'effraie pas l'Ifop, mais CSA non plus. Il fallait marquer comme tous les ans la fin de l'année et la début la nouvelle. Petite « nouveauté » donc le tandem Jdd-Csa sort lui aussi son sondage de la « personnalité préférée des Français ». Comme pour l'Ifop avec son panel de « sondés préférés » [1]. Les résultats de Csa donnent respectivement à la 4e et la 7e places J. Bardella et M. Le Pen mais aussi M. Maréchal (37e) et P. de Villiers (40e). Doit on s'en étonner ? Bolloré oblige !

Et encore Goldman : le ridicule ne tue pas

Impostures de l'année, et maintenant l'effet Goldman

J.J. Goldman encore et toujours

Attal versus Goldman

Sarkozy, Goldman et l'abbé Pierre

Le « mystère » Jean-Jacques Goldman

Le drôle de féminisme de l'Ifop

La farce des personnalités préférées


[1] On notera pour la petite histoire que la presse annonce pour l'occasion la « rupture » du Jdd avec l'Ifop. Dans la pratique cette « rupture » avec remonte à plusieurs années déjà. Depuis le Jdd est passé dans les mains du groupe Bolloré.

28.12.2025 à 17:09

Infotox à Nice

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Est-ce ce qu'il faut appeler infotox ? A Nice où un duel entre les anciens amis Christian Estrosi et Eric Ciotti (UDR) a commencé pour les municipales de mars 2026, le quotidien régional Nice matin (28 décembre 2026) se fait l'écho d'un « sondage » dont les guillemets et les qualificatifs « mystérieux » ou « nébuleux » soulignent les efforts de prudence du journal.
Ce « sondage » « donne gagnant le candidat UDR dans (presque ) tous les cas de figure ». Rien que de dorénavant banal dans les manœuvres de campagne. (...)

- Municipales 2026
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Est-ce ce qu'il faut appeler infotox ? A Nice où un duel entre les anciens amis Christian Estrosi et Eric Ciotti (UDR) a commencé pour les municipales de mars 2026, le quotidien régional Nice matin (28 décembre 2026) se fait l'écho d'un « sondage » dont les guillemets et les qualificatifs « mystérieux » ou « nébuleux » soulignent les efforts de prudence du journal.

Ce « sondage » « donne gagnant le candidat UDR dans (presque ) tous les cas de figure ». Rien que de dorénavant banal dans les manœuvres de campagne. Sauf le mystère qui l'entoure. Comme le précise Nice Matin, « Tout le monde ou presque, l'a eu entre les mains mais personne ne sait qui l'a commandé, ni même réalisé ». Rappelons que la notice technique d'un sondage doit être communiquée à la commission des sondages dès lors que le sondage a été publié et même seulement évoqué dans la presse (Loi 77-808 du 19 juillet 1977, modifiée par la loi n°2016-508 du 25 avril 2016). Quand cette notice n'est pas communiquée, il revient à la commission d'en trouver l'auteur et le commanditaire. Laisser passer de telles pratiques reviendrait à ruiner tout l'édifice législatif de contrôle. Une lettre de rappel est censée suffire. Mais à qui l'adresser quand tout est secret sinon le résultat du sondage ?

« D'où vient ce document de 35 pages qui ne mentionne aucun institut, ni le nom et la qualité du commanditaire et dont tout le monde parle » questionne Nice Matin. A la commission des sondages de faire le travail. Seul indice pour elle, ce serait Le Figaro qui aurait révélé ce sondage et qu'il faudrait donc interroger. Imaginons encore, comme le soutient une autre rumeur à Nice, qu'il n'y ait pas de sondage, sinon une invention dont les auteurs ont su – par quelle voie ? – transformer la rumeur en fake new, le mystère n'en est pas moins intéressant.

22.12.2025 à 01:07

Elections municipales de Bordeaux

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Comment semble s'être terminée la « Guerre des sondages » préalable aux élections municipales de Bordeaux ? Rappelons que deux rivaux du camp présidentiel s'affrontaient – Thomas Cazenave (Renaissance,) et Nathalie Delattre (Parti radical, Modem, Horizons) – pour déterminer lequel était le mieux placé pour vaincre le maire sortant Pierre Hurmic. En début d'année, ils s'étaient entendus pour se départager par les sondages. Sans prévenir, Thomas Cazenave faisait effectuer un sondage par l'IFOP en avril 2025 où il (...)

- Municipales 2026 / , , ,
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Comment semble s'être terminée la "Guerre des sondages " [1] préalable aux élections municipales de Bordeaux ? Rappelons que deux rivaux du camp présidentiel s'affrontaient – Thomas Cazenave (Renaissance,) et Nathalie Delattre (Parti radical, Modem, Horizons) – pour déterminer lequel était le mieux placé pour vaincre le maire sortant Pierre Hurmic. En début d'année, ils s'étaient entendus pour se départager par les sondages. Sans prévenir, Thomas Cazenave faisait effectuer un sondage par l'IFOP en avril 2025 où il apparaissait en meilleure position. Accusé de coup bas, les équipes des deux adversaires négociaient un sondage commun. Avec insuccès car la candidate voulait négocier l'hypothèse de deux listes au premier tour pour parvenir à une alliance au second. Refus de Thomas Cazenave. Chacun son enquête.

Cette fois encore, Thomas Cazenave, peut-être inspiré par son travail de président de la commission d'enquête parlementaire sur les sondages, fut à nouveau le plus rapide en commandant à Opinionway un nouveau sondage où il apparaissait avec quelques points d'avance sur sa rivale. Il fallait en principe attendre le second sondage pour départager. Etrangement commandé à IFOP, le sondeur ne se déjugea pas en donnant des résultats proches de son sondage précédent. Du coup Nathalie Delattre s'effaça – sans qu'on connaisse les résultats – en devenant présidente du comité de soutien de son allié et en regardant du côté des élections sénatoriales. On peut juger que les sondages ne sont pas une plus mauvaise procédure de sélection des candidats que le vote des militants et autre négociations de couloir. Encore que celles-ci ne disparaissent pas pour autant. On avait souvent remarqué combien les sondages étaient devenus dans les élections présidentielles un mécanisme de sélection des candidats. Au-delà de la péripétie locale, l'exemple de Bordeaux témoigne qu'ils sont encore plus devenus un mécanisme légal mais non institutionnel de lutte électorale. En témoignent aussi la multiplication des sondages locaux et l'apparition de nouveaux sondeurs.


[1] Nathalie Segaunes, « Municipales ; la droite et le centre réunis à Bordeaux », Le Monde, 21 décembre 2025.

13.12.2025 à 17:48

Sondages pour les municipales

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Les sondages se sont emparés des élections municipales avant que les candidats soient connus. Cela est parfaitement conforme à la réalité de sondages qui servent surtout de primaires pour désigner les candidats. Des candidats à la candidature se sont donc engagés dans cette voie en commandant (et payant) des sondages, d'abord confidentiels et publiés s'ils montrent le commanditaire dans une position favorable. Il est possible a priori de savoir qui est avantagé par cette procédure de sélection des (...)

- Municipales 2026 / , ,
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Les sondages se sont emparés des élections municipales avant que les candidats soient connus. Cela est parfaitement conforme à la réalité de sondages qui servent surtout de primaires pour désigner les candidats. Des candidats à la candidature se sont donc engagés dans cette voie en commandant (et payant) des sondages, d'abord confidentiels et publiés s'ils montrent le commanditaire dans une position favorable. Il est possible a priori de savoir qui est avantagé par cette procédure de sélection des candidats.

Ce sont en effet moins des intentions de vote qui sont produites que des niveaux de notoriété. Dans les grandes communes, tout le monde ne connaît pas les candidats pressentis mais le sondage opérant souvent dans ces cas comme une espèce de test scolaire – il est dévalorisant de ne pas savoir – les sondés se replient sur les personnes qui leur sont vaguement connues, comme un ancienne maire de retour (Catherine Trautmann à Strasbourg), comme un ancien Président de club de football (Jean-Michel Aulas à Lyon) et vers le maire sortant (Pierre Hurmic à Bordeaux).

Qu'est-ce que cela vaut se demandent les intéressés, acteurs ou simples spectateurs de la vie politique. On devine que pour les acteurs, ces sondages fonctionnent localement comme ils le font nationalement, d'autant plus crédibles qu'ils sont favorables. Bien sûr il existe des différences significatives. Ils sont administrés par téléphone, et non en ligne comme la plupart des sondages nationaux, afin d'obtenir des échantillons dits représentatifs . Ils affichent entre 600 et 800 personnes, c'est un peu « court » et cela ne dit pas quel est l'échantillon « utile », celui des sondés qui ont accepté de répondre. Conclusion : les échantillons sont insuffisants ou au mieux « limites ». La taille des communes importe puisqu'il n'est pas sérieux de prétendre faire un sondage sur de petites communes. Pour en donner une image simple, s'il faut un échantillon d'un millier de personnes pour une population de plusieurs millions, il faut le même effectif pour une population cent fois plus petite. Le questionnement par téléphone a l'avantage d'une certaine interactivité qui permet à l'enquêteur d'insister pour obtenir une réponse. Par ailleurs, les hypothèses de candidatures offertes au choix des sondés, problématiques dans tous les cas puisqu'elles offrent en quelque sorte plusieurs votes successifs, sont plus difficiles à maîtriser par oral que par écrit. Dans le sillage des élections nationales, ce sont aussi les polémiques sur les sondages qui s'annoncent.

10.12.2025 à 17:33

Une lecture calamiteuse

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Le sondage Cevipof-Ifop sur l'Islam a connu un nouveau rebondissement. Un article de l'Express donne toute la mesure de cette histoire tant il est caricatural d'une lecture pour le moins calamiteuse. « Ecrit », et publié à la suite d'un communiqué commun du 25 novembre 2025 de l'Association Française de Science Politique (AFSP), de l'Association Française de Sociologie (AFS), de l'Observatoire des atteintes à la liberté académique (OALA) et de l'Association pour la Liberté Académique (ALIA). Ce communiqué (...)

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Texte intégral (648 mots)

Le sondage Cevipof-Ifop sur l'Islam a connu un nouveau rebondissement. Un article de l'Express [1] donne toute la mesure de cette histoire tant il est caricatural d'une lecture pour le moins calamiteuse. « Ecrit », et publié à la suite d'un communiqué commun du 25 novembre 2025 de l'Association Française de Science Politique (AFSP), de l'Association Française de Sociologie (AFS), de l'Observatoire des atteintes à la liberté académique (OALA) et de l'Association pour la Liberté Académique (ALIA). Ce communiqué est le bienvenu et émane d'institutions universitaires qui dénoncent « le sondage Cevipof-Ifop » en des termes qui ne laissent aucun doute à l'équivoque. Pour le lire voir infra Communiqué AFSP/AFS/OALA/ALIA — Non à l'enquête sur l'antisémitisme à l'Université [2].

Réaction sommaire à une mobilisation universitaire l'article de l'Express est au croisement entre une méthodologie désastreuse et une lecture politique biaisée et, particulièrement simpliste. Pour en juger encore faut-il avoir lu ce communiqué, à moins qu'il ne soit ne soit trop subtile pour ces deux auteurs. On se demande, en fait, où ont-ils pu fait leurs études voire même s'ils en ont fait.

La connivence en général qui lie des journalistes aux sondeurs et qui prend ici allure d'information atteint manifestement un nouveau stade.

Communiqué

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Notes de bas de pages du communiqué.
[1]https://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/fr/discours-de-philippe-baptiste-l-occasion-du-lancement-du-programme-de-recherche-sur-l-antisemitisme-99393
[2]https://rogueesr.fr/trumpisation-de-luniversite-et-fichage-politique/
[3]https://www.lemonde.fr/societe/article/2025/11/19/islam-en-france-un-sondage-de-l-ifop-qui-met-en-lumiere-un-rigorisme-croissant-fait-debat_6654053_3224.html
et https://www.mediapart.fr/journal/france/201125/musulmans-de-france-les-failles-d-un-sondage-choc?utm_source=global&utm_medium=social&utm_campaign=SharingApp&xtor=CS3-5


08.12.2025 à 12:27

Cluster 17, sondeur, comme les autres

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Les critiques de la commission de sondages n'ont finalement pas empêché le sondeur de prendre également une part dans le bruit quotidien des sondages. Si cette dernière a refusé un temps de considérer ses « enquêtes » comme des sondages, elle publie consciencieusement les notices détaillées que le sondeur ne manque pas de lui faire parvenir.
Les « enquêtes » de Cluster17 sont toujours aussi biaisées mais reprend aussi pour les municipales de vieilles méthodes des autres sondeurs : des échantillons et des (...)

- Élections / , , ,
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Les critiques de la commission de sondages n'ont finalement pas empêché le sondeur de prendre également une part dans le bruit quotidien des sondages. Si cette dernière a refusé un temps de considérer ses « enquêtes » comme des sondages, elle publie consciencieusement les notices détaillées que le sondeur ne manque pas de lui faire parvenir.

Les « enquêtes » de Cluster17 sont toujours aussi biaisées mais reprend aussi pour les municipales de vieilles méthodes des autres sondeurs : des échantillons et des sous-échantillons non représentatifs notamment pour des raisons d'effectifs (très) nettement insuffisants.

Exemple à Grenoble (2 octobre 2025, date publication), 389 personnes ont répondu dans le cadre de l'hypothèse 1 quand 409 ont répondu à hypothèse 2. Où à Lorient (21 novembre 2025, date de publication) 405 personnes ont répondu pour le premier tour et 393 personnes au second.

On pourrait citer en fait toutes les notices, le critique avisé n'aura que l'embarras cf. https://www.commission-des-sondages.fr/notices/.

Rappelons enfin que Cluster17 est dirigé par J-Y Dormagen, « universitaire professeur à l'université de Montpellier » (Dauphiné libéré, 2 octobre, 2025), ce qu'il ne manque jamais dire et et redire. La trahison des clercs dans toute sa magnificence. Qui pourrait, à part lui, se vanter d'une telle trahison ?

03.12.2025 à 20:16

Vigilance scientifique en défaut : le sondage sur l'antisémitisme à l'Université

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L'Observatoire des sondages ne peut que complimenter ceux qui relèvent les dérives sondagières. C'est le mérite du syndicat des enseignants FSU d'avoir signalé un sondage IFOP-Cevipof pour le ministère des Universités sur l'antisémitisme à l'université. En l'occurrence, sans doute naïvement, le sondage s'engageait un peu plus dans l'opération de renseignement politique à la fois du fait de questions intrusives posées, certaines approchant la délation, et de données d'identification protégeant mal l'anonymat des (...)

- Actualité
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L'Observatoire des sondages ne peut que complimenter ceux qui relèvent les dérives sondagières. C'est le mérite du syndicat des enseignants FSU d'avoir signalé un sondage IFOP-Cevipof pour le ministère des Universités sur l'antisémitisme à l'université. En l'occurrence, sans doute naïvement, le sondage s'engageait un peu plus dans l'opération de renseignement politique à la fois du fait de questions intrusives posées, certaines approchant la délation, et de données d'identification protégeant mal l'anonymat des sondés. L'alerte a eu un large écho dans la presse. Le soutien institutionnel du directeur de Sciences Po et du ministre des Universités n'a pas convaincu les Présidents d'Université qui ont annoncé qu'ils ne relieraient pas les questionnaires. Le questionnaire a disparu des sites de publication. Fin de partie ?

L'Observatoire se félicite du dénouement et de l'exemple. Faut-il appeler cela une démocratisation de la critique ? Celle-ci gagne en tout cas à ne pas être cantonnée à ses spécialistes. N'y a-t-il rien à ajouter ? La presse n'a pas semblé remarquer l'association entre une entreprise de sondage et une institution universitaire. Certes, Sciences Po et son laboratoire le Cevipof sont étroitement associés depuis longtemps au point de nourrir des connivences personnelles et épistémologiques comme l'avait souligné Patrick Champagne [1], il y a déjà longtemps. Mais si l'on voit ce que gagne un sondeur à se prévaloir de science, que gagne un laboratoire scientifique à se compromettre dans des opérations aussi peu scientifiques ? Comment des chercheurs ont-ils pu être pris en défaut sinon par une longue histoire qui réduit la vigilance ?


[1] Patrick Champagne, Faire l'opinion, Le nouveau jeu politique, Paris,, Editions de Minuit, 1990.

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