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Directrice de publication : Aude Lancelin

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06.07.2026 à 21:05

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Il y a des drames qui, au-delà de l’horreur qu’ils inspirent, agissent comme des révélateurs de l’état de nos institutions. L’affaire Lyhanna est de ceux-là. Le principal suspect, Jérôme Barella, déjà mis en cause dans d’autres procédures, a immédiatement été placé en détention provisoire. Alors qu’une émotion légitime s’emparait du pays, le pouvoir exécutif s’empressait … Continued
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Il y a des drames qui, au-delà de l’horreur qu’ils inspirent, agissent comme des révélateurs de l’état de nos institutions. L’affaire Lyhanna est de ceux-là. Le principal suspect, Jérôme Barella, déjà mis en cause dans d’autres procédures, a immédiatement été placé en détention provisoire. Alors qu’une émotion légitime s’emparait du pays, le pouvoir exécutif s’empressait de mettre en cause l’institution judiciaire, accusée d’inaction. Gérald Darmanin pointait du doigt des « fautes professionnelles » avant même les conclusions des inspections. Emmanuel Macron balayait la question du manque de moyens en invoquant des hausses de budget sous sa présidence. Les violentes charges contre les magistrats se succèdent, la justice française est devenue un bouc émissaire pour les politiques. Pour en parler, François Boulo a reçu Aurélien Martini, magistrat et secrétaire général adjoint de l’Union Syndicale des Magistrats (l’USM)

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