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23.06.2026 à 13:22

Manon Mazuir
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"C’est un anniversaire occulté par l’actualité et la démission du Premier ministre Keir Starmer" lundi 22 juin [La Tribune]. Il y a dix ans jour pour jour, "le 23 juin 2016, les Britanniques choisissaient à 51,89 % des voix de quitter l'UE" [TF1]. Le "Brexit", contraction des mots "British exit", "n’est toutefois officiellement instauré que près […]

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Texte intégral (2876 mots)
D'après les sondages d'opinion publiés ces derniers mois, 57 % des Britanniques considèrent que le Brexit était une erreur. Ici, le Premier ministre démissionnaire, Keir Starmer et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen le 2 octobre 2024 - Crédits : Dati Bendo/ Commission européenne
D'après les sondages d'opinion publiés ces derniers mois, 57 % des Britanniques considèrent que le Brexit était une erreur. Ici le Premier ministre aujourd'hui démissionnaire, Keir Starmer, et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, le 2 octobre 2024 - Crédits : Dati Bendo/ Commission européenne

"C’est un anniversaire occulté par l’actualité et la démission du Premier ministre Keir Starmer" lundi 22 juin [La Tribune]. Il y a dix ans jour pour jour, "le 23 juin 2016, les Britanniques choisissaient à 51,89 % des voix de quitter l'UE" [TF1].

Le "Brexit", contraction des mots "British exit", "n’est toutefois officiellement instauré que près de quatre ans plus tard, le 31 janvier 2020, date de retrait du Royaume-Uni [de l'Union européenne] qui compte depuis vingt-sept membres" [La Tribune].

Un anniversaire au goût amer

"Dix ans après ce vote décisif marquant le début du divorce du Royaume-Uni d'avec l'Union européenne, […] les Britanniques font l’amère expérience de la désillusion", analyse 20 Minutes. D'après les sondages d'opinion publiés ces derniers mois, "une nette majorité des Britanniques sont aujourd’hui convaincus que quitter l’UE a été une erreur", relate La Tribune. "Ils sont ainsi près de six sur dix (57 %) à penser que le pays a fait le mauvais choix, selon les données agrégées par YouGov au fil des ans", détaille le média.

Le pourcentage est encore légèrement supérieur auprès des jeunes. "60 % [des 18-28 ans] voteraient pour rejoindre [l'UE] si on leur en donnait l'occasion, contre 9 % qui voteraient pour rester en dehors", selon un sondage mené par le groupe de réflexion More in Common [The Guardian].

En cause : le fait que les principaux artisans du 'Leave' "faisaient miroiter des jours meilleurs qui ne [se] sont pas matérialisés partout au Royaume-Uni. Pêle-mêle, ils promettaient des zones de pêche maîtrisées, […] moins d’immigration, plus d’investisseurs, et surtout plus d’argent pour le NHS, le système de santé britannique en souffrance" [20 Minutes].

Immigration, économie, santé comme points de discorde

"Si l'immigration européenne a plongé depuis, celle en provenance de pays hors UE a explosé", constate TF1. Et de détailler : "l'immigration nette venue de l'UE a chuté pour atteindre 70 000 [personnes] en 2020, [tandis que] l'immigration nette de pays hors UE a elle au contraire doublé de 90 000 en 2016 à 186 000 en 2019". Après 2021 et l'entrée en vigueur du Brexit, "la tendance s'est accentuée", poursuit le média.

S'agissant de l'économie, "selon une étude américaine qui s’appuie sur des données de la Banque d’Angleterre, le PIB britannique est aujourd’hui inférieur de 6 à 8 % à ce qu’il aurait été sans le Brexit" [20 Minutes]. Pourtant, selon l'eurosceptique "Telegraph" dont se fait l'écho Courrier international, bien que "les partisans du maintien du Royaume-Uni dans l’UE prédisaient un effondrement économique", après dix ans, "un constat s’impose : la catastrophe n’a jamais eu lieu".

Ce constat ne fait pas l'unanimité. "Il y a un consensus clair sur le fait que le Brexit a fait des dégâts importants", estime Jonathan Portes, professeur d'économie et de politique publique au King's College de Londres, cité par France 24. Et ce même si "le Brexit n’[a] jamais été le seul problème [économique] du Royaume-Uni".

"Le commerce de marchandises du Royaume-Uni – en particulier les voitures et les produits agroalimentaires – a été particulièrement touché, le Brexit ayant alourdi les formalités administratives, rendant les procédures quotidiennes plus longues et plus coûteuses pour les entreprises", décrypte France 24.

"Un point positif, néanmoins, le Royaume-Uni reste attractif pour les investisseurs", observe RFI. "Ces investissements se concentrent notamment dans les services financiers, la technologie et l'intelligence artificielle. Des secteurs dans lesquels la réglementation britannique est plus souple que celle de l'UE".

Autre exemple de ces lendemains qui déchantent cités par la radio française : "le sort du National Health Service (NHS), le service de santé publique britannique [qui était] l'argument phare de la campagne pro-Brexit : récupérer des millions de livres sterling versés au budget européen pour financer plutôt le NHS". Pourtant, ce dernier souffre aujourd'hui "de sous-financement chronique, manque de personnel et les délais d'attente s'allongent". 

Un rapprochement relatif avec l'Union européenne

Plus largement, "entre le ralentissement de la croissance britannique, la hausse des tensions avec Donald Trump et la guerre en Ukraine, un rapprochement avec l’UE est progressivement redevenu une évidence à Londres" [Le Monde]. "Il est de plus en plus clair, si le monde continue sur cette voie instable, que notre intérêt national à long terme exige un partenariat plus étroit avec nos alliés en Europe", assurait, le 1er avril dernier, le Premier ministre démissionnaire Keir Starmer.

En février dernier, le travailliste avait plaidé pour "des liens plus étroits dans la défense, l'industrie, les technologies, la politique et l'économie" [France info]. "Un 'nouveau partenariat stratégique' a été acté au printemps 2025, et Londres rejoindra l'emblématique programme Erasmus dès 2027".

Toutefois, "le rapprochement est plus qu’aléatoire, tant le sujet est politiquement miné outre-Manche. Car Keir Starmer lui a fixé une limite, en promettant de maintenir le Royaume-Uni hors du marché unique et de l’union douanière européenne, en refusant de rétablir la liberté de circulation entre les deux territoires, et en refusant de reconnaître les jugements de la Cour de justice de l’UE", nuance Le Monde.

Les relations UE-Royaume-Uni au cœur de l'agenda politique intérieur

Qui plus est, "la volatilité politique britannique n'entrave-t-elle pas les nouvelles négociations avec l'UE, lancées par Starmer, dans une tentative déclarée de réduire les formalités administratives après le Brexit et de stimuler l'économie britannique en difficulté ?", s'interroge la BBC. Après que Keir Starmer a annoncé sa démission lundi, le débat sur le rapprochement entre Londres et Bruxelles "est de retour sur l'agenda politique intérieur du Royaume-Uni".

"L’éviction de Keir Starmer par les dirigeants travaillistes remet en question le 'reset' engagé par le Premier ministre. Le sommet UE-UK programmé le 22 juillet est annulé" et le leader du parti Reform UK, Nigel Farage, "réclame des élections générales", alerte La Matinale européenne.

Eurosceptique assumé, Nigel Farage ne manque par ailleurs pas de soutiens, comme le relate France info. "Beaucoup de gens ne le voient pas comme l’artisan du Brexit. Pour eux, le Brexit a échoué, mais la responsabilité est attribuée aux gouvernements suivants". Un vote protestataire qui pourrait bien remettre en cause le rapprochement UE-Royaume-Uni…

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22.06.2026 à 12:02

Florian Chaaban
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"L'Europe frappée par une deuxième canicule en un mois", titre le journal québécois La Presse. Partout sur le continent, "les autorités multiplient les alertes concernant des conditions météorologiques extrêmes" [Deutsche Welle]. L'Europe, qui se réchauffe environ deux fois plus vite que la moyenne mondiale, subit de plein fouet l'intensification des épisodes de chaleur. "Depuis les […]

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Texte intégral (2306 mots)
Ces prochains jours, la France et Paris vont connaître des températures exceptionnelles, avec un mercure avoisinant les 40 degrés - Crédits : Marc Bruxelle / iStock
Ces prochains jours, la France et Paris vont connaître des températures exceptionnelles, avec un mercure avoisinant les 40 degrés - Crédits : Marc Bruxelle / iStock

"L'Europe frappée par une deuxième canicule en un mois", titre le journal québécois La Presse. Partout sur le continent, "les autorités multiplient les alertes concernant des conditions météorologiques extrêmes" [Deutsche Welle].

L'Europe, qui se réchauffe environ deux fois plus vite que la moyenne mondiale, subit de plein fouet l'intensification des épisodes de chaleur. "Depuis les années 1980, on est passé de deux à trois jours de canicule à sept à dix jours par an en moyenne, avec des seuils fréquemment explosés − le record à Paris est de 42,6 degrés", relate Telerama dans un article présentant un documentaire d'Arte sur le sujet. "Quant aux décès liés à la chaleur, ils ont doublé entre 2018 et 2023".

Un phénomène qui traverse les frontières

"La situation météorologique à laquelle nous faisons face actuellement est exceptionnelle. Exceptionnelle, par son intensité, sa précocité et son étendue spatiale", alerte la RTBF. Depuis plusieurs jours, "de la chaleur venue de l'Afrique du Nord est entraînée en direction de l'Espagne, de la France, du Benelux. Cette vague de chaleur [qui forme un dôme], tout comme l'ensemble des phénomènes météorologiques, quels qu'ils soient, ne s'arrête pas aux frontières des pays", poursuit la radio-télévision belge.

En France, "les chaleurs étouffantes qui frappent le pays depuis près d'une semaine 'montent d'un cran' ce lundi avec 49 départements et 35 millions de Français placés en vigilance rouge canicule par Météo-France" [France 24]. Ce jour "pourrait être la journée la plus chaude jamais mesurée en France depuis 1947, tous les mois confondus", prévient Ouest-France. "C'est du côté de Bordeaux que la température maximale pourrait être atteinte, le mercure avoisinant les 43 °C dans l’après-midi. Plus au nord, les températures pourraient atteindre 41 °C à Saumur et à Chinon et jusqu'à 40 °C à Rennes, Alençon et au Mans".

Au Royaume-Uni, "les températures devraient augmenter lundi et mardi dans certaines régions" [BBC]. "Le Meteorological Office a émis une alerte 'orange' pour certaines zones, les experts estimant que les températures pourraient atteindre 36 ou 37 °C (97-99 °F) [et battre le record de chaleur pour le mois de juin de 35,6 degrés, datant de 1957 et 1976]. Les températures les plus élevées sont attendues dans le sud et l'est de l'Angleterre, ainsi que dans certaines régions du sud du Pays de Galles" [Sky News].

L'Allemagne, l'Espagne, le Portugal, la Suisse ou encore l'Italie ne sont pas non plus épargnés. Selon le Conseil national de la recherche italien, "les données montrent que certains étés sont désormais plus chauds en juin qu'en août", écrit la Rai. Et les prévisions confirment que l'été 2026 "sera plus chaud que la moyenne, avec des écarts compris entre 1 et 2 degrés sur l'ensemble du pays".

Incendies, santé, économie : des effets déjà visibles

Cette vague de chaleur a d'abord des conséquences environnementales. Elle "assèche les sols et renforce le risque d'incendies de forêt", rappelle 20 minutes. "Les premiers départs de feu ont déjà été signalés dans plusieurs pays". En Corse, "un incendie s'est déclaré jeudi dernier dans la commune de Castello-di-Rostino. En Espagne, les localités de Badajoz et Peraleda del Zaucejo ont été touchées, nécessitant l'intervention d'hélicoptères pour appuyer les secours, [tandis qu'en] Italie, un incendie s'est déclaré près du site archéologique de Longola, rapidement maîtrisé", énumère le média.

Le coût humain est lui aussi lourd. "La chaleur a tué plus de 60 000 personnes en Europe par an en 2023 comme en 2024, selon les estimations de référence", analyse La Presse. "Les chiffres de 2025 ne sont pas encore [connus], car ces estimations, publiées par la revue Nature Medicine, sont longues et complexes à mener", précise le quotidien. En France, "trois personnes, âgées de 80 à 95 ans, sont décédées [dimanche 21 juin] en Gironde, probablement en raison des fortes chaleurs" [Le Parisien].

Quant aux incidences économiques, "la France, l'Espagne et l'Italie figurent parmi les économies européennes les plus exposées aux coûts de la chaleur extrême, qui pourraient réduire la production de 7 % d'ici 2030, selon Allianz Trade" [Euronews]. L'Hexagone "arrive en tête du classement européen, avec des pertes potentielles de 240 milliards de dollars (209 milliards d'euros) au cours des cinq prochaines années", poursuit le média. Parmi les raisons de ce déclin : "la fatigue physique, [les] troubles cognitifs et la dégradation du sommeil provoqués par la chaleur", entraînant une baisse de productivité.

Les pouvoirs publics contraints de s'adapter

"À l'issue d'une réunion de crise, le Premier ministre Sébastien Lecornu a pris la décision préventive d'interdire la consommation d'alcool dimanche lors des festivités annuelles de la Fête de la Musique et des autres événements publics dans 35 régions" [Reuters]. Hier, le ministre de l'Éducation nationale a quant à lui annoncé "la fermeture de 845 écoles et collèges" à travers le pays ce lundi [La Provence]. Quelque 1 800 autres établissements, sur les 60 000 que compte la France, devaient aménager leurs horaires.

"Les températures élevées constituent un risque pour l'ensemble de la population, mais surtout pour les personnes les plus vulnérables", rappelle par ailleurs la RTVE. "C'est pourquoi il est essentiel de prendre des mesures de prévention pour éviter la déshydratation, l'épuisement dû à la chaleur ou les redoutables coups de chaleur". Le média espagnol redonne quelques conseils de base, parmi lesquels "réduire l'utilisation des appareils électroménagers" chez soi, "utiliser une protection solaire" ou encore "éviter de pratiquer une activité physique intense ou d'effectuer des travaux exigeants en plein air pendant les heures les plus chaudes de la journée".

Certaines villes adaptent aussi leurs équipements à la demande de fraîcheur. À Paris, la Ville a annoncé mardi dernier "autoriser [dès le 17 juin] la baignade dans une portion du canal Saint-Martin, dans l'est de la capitale, une ouverture anticipée face aux fortes chaleurs attendues et pour faire de ce point d'eau un 'véritable outil de rafraîchissement'" [Le Figaro].

En France, "une nouvelle cellule interministérielle de crise sur la canicule est attendue dans la journée de lundi, a annoncé dimanche soir le président de la République, Emmanuel Macron" [Le Monde].

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19.06.2026 à 12:02

Léa Deseille
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"Quarante petites minutes pour balayer tous les sujets de l’actualité", attaque Libération. "Le président de la République était interrogé dans l’émission 'L’Événement', au lendemain du sommet du G7 à Évian [jeudi 18 juin]" [Le Monde]. "Il a évoqué, pêle-mêle, la situation au Proche-Orient, la guerre en Ukraine et les débats autour de la mort de […]

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Le président Emmanuel Macron prononce un discours lors du Conseil européen, le jeudi 19 mars à Bruxelles - Crédits : Conseil européen
Le président Emmanuel Macron prononce un discours lors du Conseil européen, le jeudi 19 mars à Bruxelles - Crédits : Conseil européen

"Quarante petites minutes pour balayer tous les sujets de l’actualité", attaque Libération. "Le président de la République était interrogé dans l’émission 'L’Événement', au lendemain du sommet du G7 à Évian [jeudi 18 juin]" [Le Monde]. "Il a évoqué, pêle-mêle, la situation au Proche-Orient, la guerre en Ukraine et les débats autour de la mort de Lyhanna", résume le journal du soir.

"Face à Caroline Roux, le président de la République est notamment revenu sur le protocole d’accord entre l’Iran et les États-Unis, signé mercredi soir à Versailles (Yvelines)", relate Le Parisien. "Mais interrogé sur le conflit déclenché il y a près de quatre mois par Washington, il a surtout répété une chose : la France n’a jamais vraiment compris quels étaient les objectifs poursuivis par les États-Unis", analyse le HuffPost. "Lorsqu’on lui demande qui a gagné cette guerre après 108 jours de combats, Macron refuse d’ailleurs d’entrer dans 'cette logique'", ajoute le pureplayer.

"Alors que des voix critiques s’élèvent, notamment outre-Atlantique, pour dénoncer une 'capitulation' américaine, en référence aux reculades des États-Unis dans plusieurs dossiers, le chef de l’État a refusé d’utiliser ce terme" [Le Monde].

Renforcer le rôle de l'Europe

"C'est toujours mieux d'avoir un accord que la guerre, surtout quand il peut y avoir des risques d'escalade", a ajouté le président français [La Libre]. "On rentre dans une nouvelle phase qui est celle de la coopération, du dialogue, qui est mieux que la guerre". "Malgré tout, le locataire de l’Élysée ne veut pas être utopiste, expliquant ne 'pas croire du tout' que la guerre 'soit totalement terminée'", cite Libération.

"Pour [que les négociations] se finissent, la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni sont indispensables", considère le président [France info]. "Macron, qui n'a pas participé aux négociations sur la guerre en Iran, ne peut s'attribuer le mérite de la décision de Trump de signer l'accord. Mais il a permis d'obtenir ce moment historique, replaçant ainsi l'Europe au cœur d'une guerre que les États-Unis et Israël ont lancée conjointement sans consulter leurs alliés occidentaux", analyse le média américain Greenwich Time.

Le président a tout de même "noté une conséquence : une baisse progressive des prix à la pompe. Concernant le Liban, il a appelé Benyamin Netanyahou à 'faire preuve de responsabilité et de rationalité'" [Ouest France].

Washington pourrait rétablir les sanctions contre la Russie

"Le président de la République a également évoqué la situation en Ukraine, abordée lors du sommet [du G7], où était invité Volodymyr Zelensky", explique Le Parisien. "Le chef de l’État s’est montré optimiste quant au retour de Washington à la table de négociations", observe le quotidien. "Je suis convaincu que le président Trump va […] mettre plus d’engagement pour qu’on puisse collectivement aider l’Ukraine", a-t-il expliqué sur France 2, estimant que Donald Trump pourrait "mettre plus de pression sur la Russie".

"Habituellement réticent à soutenir Kiev, Donald Trump a assuré lors de ce sommet que la Russie 'devrait conclure un accord'. Il a aussi affirmé que Washington pourrait rétablir les sanctions contre le pétrole russe, alors que les cours du brut sont en baisse depuis l’annonce d’un accord entre l’Iran et les États-Unis", développe Libération. "Une victoire pour les dirigeants européens et pour le président ukrainien Volodymyr Zelensky après son désastre diplomatique à la Maison-Blanche en mars 2025", retrace le Greenwich Time.

La politique intérieure également évoquée

Enfin, Emmanuel Macron a également évoqué la politique intérieure. "À propos de l’affaire Lyhanna, cette jeune fille de 11 ans retrouvée morte dans le Gers, [il] a estimé que 'nos sociétés vivent dans une violence avec des situations inacceptables'. Selon lui, 'si on veut qu’elle soit féconde, [l’indignation générale, ndlr] doit se traduire par des gestes utiles'", cite L'Opinion.

"La mort de la jeune fille a soulevé une immense émotion dans le pays en raison notamment du profil du suspect, jamais poursuivi alors qu’il a été visé par plusieurs plaintes pour agressions et viols sur mineurs", rappelle Libération. "Je l'ai dit dès le premier jour, il y a des choses qui n'ont pas été bien faites", a-t-il ajouté [France info]. "Un travail d'inspection a été demandé. Il sera rendu le 22 juin", conclut le média.

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18.06.2026 à 12:02

Florian Chaaban
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"Les nouveaux OGM ont le champ libre en Europe", titre Mediapart. Le 17 juin, l'institution a donné son ultime feu vert à "des nouvelles techniques génomiques (NGT) dans l'agriculture" [Le Temps]. Celles-ci "peuvent rendre des plantations plus résistantes à la sécheresse ou aux maladies mais inquiètent des défenseurs de l'environnement et des petits exploitants", poursuit […]

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Les nouvelles techniques génomiques modifient le génome des plantes sans introduction d'ADN étranger - Crédits : AlexRaths / iStock
Les nouvelles techniques génomiques modifient le génome des plantes sans introduction d'ADN étranger - Crédits : AlexRaths / iStock

"Les nouveaux OGM ont le champ libre en Europe", titre Mediapart. Le 17 juin, l'institution a donné son ultime feu vert à "des nouvelles techniques génomiques (NGT) dans l'agriculture" [Le Temps]. Celles-ci "peuvent rendre des plantations plus résistantes à la sécheresse ou aux maladies mais inquiètent des défenseurs de l'environnement et des petits exploitants", poursuit le média suisse.

"Variétés moins gourmandes en eau ou en pesticides, blé pauvre en gluten… Ces NGT permettent de modifier le génome d'une plante mais sans introduire d'ADN étranger, contrairement aux OGM de première génération", observe La République des Pyrénées. "Les semences obtenues par NGT sont donc bien des organismes génétiquement modifiés mais ne sont pas 'transgéniques'", précise Sud Ouest.

Débat tendu en Europe

Le débat sur ces biotechnologies divise le monde agricole européen. "C'est peut-être l'un des textes les plus clivants de cette mandature concernant l'agriculture", avance Public Sénat. "Au Parlement, la rapporteuse de la loi, l'eurodéputée suédoise Jessica Polfjärd (PPE, droite), vante une technologie qui 'permettra de cultiver des plantes résistantes au changement climatique et d'obtenir des rendements plus élevés sur des surfaces plus réduites'" [Le Monde]. Leur autorisation "était réclamée par la puissante organisation agricole Copa Cogeca ainsi que les grands semenciers, au nom de la compétitivité européenne face aux États-Unis et à la Chine, qui y ont déjà recours", complète le journal du soir.

En face, "nombre de scientifiques, syndicats paysans et associations écologistes pointent des risques importants pour l'environnement, la viabilité de l'agriculture biologique (qui interdit les organismes génétiquement modifiés – OGM) ou encore l'information des consommateurs" [Vert].

Ces dernières semaines, la société civile s'était fortement mobilisée, "avec des manifestations devant le Parlement européen à Strasbourg, des centaines de milliers de signatures recueillies [sur une pétition] et des dizaines d'organisations engagées pour défendre la transparence alimentaire", rapporte le magazine italien TerraNuova.

"Le Parlement européen, la droite et l'extrême droite se sont couchés face aux lobbys agrochimiques américains et chinois, c'est une véritable capitulation", a réagi dans les colonnes de Vert Christophe Clergeau (S&D) à l'issue du scrutin. Le député européen avait "déposé une quinzaine d'amendements – tous rejetés". "Nous avons créé un modèle européen souverain des nouvelles techniques génomiques qui servira nos agriculteurs. […] Il ne s'agit pas d'importer le modèle américain ou brésilien", fait quant à lui valoir l'eurodéputé centriste Pascal Canfin [La République des Pyrénées].

Des évaluations réduites à néant ?

Jusqu'à présent, "les contrôles environnementaux étaient si complexes et coûteux que l'autorisation de mise sur le marché n'en valait souvent pas la peine. Les variétés génétiquement modifiées devaient faire l'objet d'analyses approfondies afin d'évaluer leurs risques potentiels pour l'environnement. Après la réforme, ces évaluations de risques devraient disparaître", analyse la Tagesschau.

Concrètement, "l'accord voté par le Parlement européen sépare les NTG en deux catégories : la première, où les végétaux modifiés sont autorisés au même titre que toute plante conventionnelle ; la deuxième, pour les mutations complexes (plus de 20 opérations), où les plantes sont considérées comme des OGM 'classiques', avec un processus de surveillance, de traçabilité et d'étiquetage" [Vert].

"Les NGT résistantes aux herbicides ou produisant des insecticides ne seront pas autorisées sur le marché, au nom de la durabilité. Et dans l'agriculture biologique, aucune NGT ne sera autorisée", souligne le quotidien suisse Le Temps, qui rappelle que "l'autorité européenne de sécurité alimentaire (EFSA) s'était montrée favorable à l'approche de Bruxelles visant à autoriser une partie des NGT".

Pas d'incidence à court terme

S'agissant de la propriété, "l'Union européenne souhaite à l'avenir autoriser les brevets sur ces nouvelles variétés et technologies, contrairement aux semences conventionnelles", explique la Tagesschau. Ses institutions tablent sur "une base de données publique dans laquelle tous les brevets portant sur les méthodes de génie génétique et les semences seront enregistrés".

Par ailleurs, "entre la phase de test des nouvelles variétés et leur commercialisation, il faudra plusieurs années avant que des aliments produits avec des NGT arrivent dans les assiettes des Européens", tempère Sud Ouest. Mais des organisations environnementales comme Pollinis s'alarment déjà "de l’absence d'étiquetage sur les produits finaux, le moment venu", ajoute le quotidien régional.

Selon le média espagnol Demócrata, "le règlement entrera en vigueur 20 jours après sa publication au Journal officiel de l'Union européenne, mais son application effective sera reportée de deux ans ; les nouvelles dispositions devraient donc s'appliquer à partir de 2028".

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17.06.2026 à 12:10

Valentin Ledroit
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"C’est une déclaration de Donald Trump, étrangement publiée dans le tabloïd américain New York Post en plein combat de MMA à la Maison-Blanche, qui a réchauffé le conflit technologique entre les États-Unis et la France, et plus largement l’Union européenne", rapporte Libération. "J’ai demandé [à Emmanuel Macron] de ne pas taxer les entreprises américaines, et […]

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Donald Trump en compagnie du chancelier allemand, Friedrich Merz, du président du Conseil européen, António Costa, et de la cheffe du gouvernement italien, Giorgia Meloni, mardi 16 juin
Donald Trump en compagnie du chancelier allemand, Friedrich Merz, du président du Conseil européen, António Costa, et de la cheffe du gouvernement italien, Giorgia Meloni, mardi 16 juin - Crédits : Conseil européen

"C’est une déclaration de Donald Trump, étrangement publiée dans le tabloïd américain New York Post en plein combat de MMA à la Maison-Blanche, qui a réchauffé le conflit technologique entre les États-Unis et la France, et plus largement l’Union européenne", rapporte Libération.

"J’ai demandé [à Emmanuel Macron] de ne pas taxer les entreprises américaines, et si [il] le fait, je n’aurai d’autre choix que d’appliquer un droit de douane de 100 % sur tous les champagnes et tous les vins provenant de France", a déclaré le président américain, mardi 16 juin, juste avant de s'envoler pour Évian où il assiste à la réunion du G7 sous présidence française. "On a connu meilleure entrée en matière entre un hôte et un invité", ironise le quotidien.

Une dépendance stratégique

La Croix rappelle qu'en début de semaine, l'administration Trump "a ordonné à la start-up américaine d’intelligence artificielle Anthropic de suspendre à 'tout ressortissant étranger' l’accès à ses deux modèles les plus puissants, Claude Fable 5 et Mythos 5". Cité par le journal, le ministre français des Affaires européennes, Benjamin Haddad, constate que "les États-Unis assument désormais ouvertement l’IA comme un instrument stratégique relevant de la sécurité nationale. Une arme de domination à ne pas mettre entre toutes les mains".

Dans The Conversation, Johan Linåker, maître de conférences en informatique à l'Université de Lund en Suède, illustre l'absence de maîtrise des Européens sur les infrastructures numériques critiques. "Le contexte est sans appel. Environ 80 % des infrastructures et des technologies numériques européennes proviennent de pays extérieurs à l'UE". Et cette situation est similaire pour d'autres technologies devenues cruciales. D'une part, "l'Europe ne produit qu'environ 10 % des semi-conducteurs mondiaux (la technologie à la base des puces informatiques)". D'autre part, les fournisseurs européens "détiennent environ 15 % du marché" dans le domaine du cloud computing (informatique en nuage), "tandis que trois entreprises américaines en représentent environ 70 %" [The Conversation].

"Ces déséquilibres ont longtemps été considérés comme une conséquence naturelle de la mondialisation. Mais dans un contexte de tensions géopolitiques, ils constituent de plus en plus une vulnérabilité stratégique", affirme Johan Linåker dans le média en ligne.

La préférence européenne en débat

En réponse à ces difficultés, la Commission européenne a présenté le 3 juin dernier son "paquet souveraineté", une proposition "très attendue pour stimuler les technologies européennes locales et protéger l'UE des interférences étrangères", note The Guardian. Pour Max von Thun, directeur d'un groupe de réflexion spécialisé dans la lutte contre les monopoles, ce paquet "constitue une reconnaissance bienvenue, quoique tardive, du fait que la dépendance vis-à-vis des entreprises technologiques américaines n’est pas seulement un problème économique : il s’agit d’une menace directe pour l’indépendance, la résilience et la sécurité du continent", rapporte le journal britannique.

La proposition de l'exécutif européen veut notamment permettre de "réserver certains contrats aux groupes européens. Une manière, sans le dire frontalement, d’effacer autant que possible Microsoft ou Amazon des administrations du Vieux Continent", souligne Libération. La proposition est notamment défendue par Paris. "Comme en matière de politique industrielle ou de défense, la France s’est fait l’avocat le plus ardent de l’idée consistant à diriger prioritairement les dépenses européennes et la commande publique des 27 vers des fournisseurs européens" [La Croix].

Mardi 16 juin, le gouvernement français est passé à l'acte en faisant une "annonce hautement symbolique", relève France Inter. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a indiqué que le contrat liant les services de renseignement français, la DGSI, "à la société américaine Palantir serait rompu et attribué à une startup française, Chapsvision", poursuit la radio. Un peu plus tôt, c'est l'Allemagne qui avait également "choisi [l'entreprise française] pour éviter […} Palantir dans l’analyse de données de ses services secrets", complète France Culture.

Pour France Inter, l'entreprise américaine, dont "[le] fondateur, Peter Thiel, est un libertarien qui soutient Donald Trump depuis la première heure", "fait les frais de la quête de souveraineté numérique française".

Un déjeuner sous tension

Ces récents épisodes ne manqueront pas d'alimenter les discussions du déjeuner de travail à Évian. Pour Blick, il ne fait aucun doute que "ce déjeuner au sommet du G7 aura bel et bien l’allure d’un duel entre les quatre pays européens (Italie, France, Royaume-Uni, Allemagne, plus l’Union européenne) et les États-Unis". Le journal suisse estime en effet que "cette guerre numérique est celle que Trump, enlisé dans le conflit au Moyen-Orient, ne peut pas perdre".

Libération confirme en écrivant que "ce déjeuner sera un sacré billard à trois bandes, avec le duel global entre l’UE et les États-Unis, la bataille commerciale relancée par Trump contre la France et la présence dans une même pièce du président américain et du patron d’Anthropic".

Côté français et européen, "c’est aussi l’occasion de dire à tous ces grands patrons de l’IA et de la tech que ce côté de l’Atlantique veut de la régulation dans cette révolution qui s’empare de pans entiers de la société, de la vie privée jusqu’aux entreprises les plus sensibles" [Libération].

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16.06.2026 à 13:34

Amélie Philotas
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La guerre en Ukraine devrait dominer "les débats du sommet G7 mardi à Évian, en présence de Volodymyr Zelensky", résume Libération. Au cœur des tractations : "la capacité des alliés de Washington à convaincre Donald Trump", qui, jusque-là, "s’est montré réticent à afficher un soutien ferme au président ukrainien face à Vladimir Poutine". Les dirigeants présents doivent notamment "discuter […]

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Au G7, à Évian, la journée du 16 juin est consacrée à la guerre en Ukraine - Crédits : Conseil européen
Au G7, à Évian, la journée du 16 juin est en partie consacrée à la guerre en Ukraine - Crédits : Conseil européen

La guerre en Ukraine devrait dominer "les débats du sommet G7 mardi à Évian, en présence de Volodymyr Zelensky", résume Libération. Au cœur des tractations : "la capacité des alliés de Washington à convaincre Donald Trump", qui, jusque-là, "s’est montré réticent à afficher un soutien ferme au président ukrainien face à Vladimir Poutine".

Les dirigeants présents doivent notamment "discuter des moyens de relancer des négociations avec Vladimir Poutine pour mettre fin au conflit en Ukraine" [Le Monde].

Hôte du sommet, le président français Emmanuel Macron a notamment affirmé hier qu'il souhaitait entendre le message suivant de la part des États-Unis : "nous sommes à vos côtés, nous continuerons à soutenir l’Ukraine et nous intensifierons la pression sur la Russie afin de parvenir à des négociations constructives… Les bonnes négociations sont celles où l’Ukraine et la Russie sont à la table des pourparlers, mais en présence également des Européens et des Américains" [The Guardian].

Londres cible l'énergie et la flotte fantôme

La veille, certains d'entre eux ont annoncé des mesures concrètes pour soutenir Kiev et affaiblir Moscou. C'est le cas du Premier ministre britannique Keir Starmer, qui souhaite sanctionner plus de 600 navires de la "flotte fantôme utilisée pour transporter le pétrole et le gaz russes" [The Independent]. Dimanche, le ministère de la Défense du Royaume-Uni avait annoncé l'interception par les forces britanniques de l'un de ces pétroliers dans la Manche, en "étroite collaboration" avec la France [Le Parisien].

Le Premier ministre britannique a également annoncé "fournir de l’uranium enrichi à l’Ukraine pour ses centrales nucléaires" [Ouest-France]. Concrètement, "210 millions de livres sterling (243 millions d'euros)" permettront à la société britannique Urenco de livrer cet uranium "au producteur d'électricité nucléaire ukrainien Energoatom", qui fournit plus de 50 % de l'électricité du pays [Le Figaro]. De quoi donner "de l'énergie à l'Ukraine pour les hivers à venir", a précisé Keir Starmer.

L'UE pousse le G7 à financer Kiev

Les positions britanniques vont de pair avec celles défendues par l'Union européenne. Selon The Kyiv Independent, Ursula von der Leyen veut que les autres membres du G7 financent "le tiers restant" des besoins budgétaires ukrainiens sur 2026-2027, l'UE ayant déjà validé un prêt de 90 milliards d'euros censé couvrir environ les deux tiers des besoins de Kiev.

La Commission européenne ajoute également un volet cybersécurité. Depuis hier, l'Ukraine peut activer un soutien d'urgence européen en cas d'incident numérique "significatif ou de grande ampleur", explique Reuters. Un dispositif devant permettre à Kiev d'accéder à des prestataires privés de confiance pour répondre à des cyberattaques majeures.

Une ligne diplomatique encore fragile

Côté sanctions, l'UE a aussi élargi ses listes en marge du sommet. The Brussels Times rappelle que 34 personnes et 47 entités ont été ajoutées, notamment autour des exportations énergétiques russes, des fournisseurs militaires, des réseaux de propagande et des atteintes aux droits humains. "Le bloc [européen] prépare également un 21e paquet […], qui devrait être finalisé en juillet", précise The Kyiv Independent.

Ces aides à l'Ukraine et ces sanctions contre la Russie surviennent en parallèle des discussions sur une éventuelle issue diplomatique au conflit. "La Russie devrait conclure un accord", a affirmé le président américain mardi 16 juin lors du sommet du G7, après avoir eu une "très bonne" rencontre avec Volodymyr Zelensky le matin [Le Monde]. Une déclaration scrutée par les Européens, qui cherchent à maintenir l'attention du président américain sur l'Ukraine tout en évitant une paix jugée trop favorable à Moscou.

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15.06.2026 à 12:39

Manon Mazuir
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"La journée est historique pour l’Ukraine et la Moldavie", entame La Matinale européenne. "L’Union européenne réunira aujourd’hui [lundi 15 juin] la conférence intergouvernementale pour lancer formellement les négociations sur le premier ensemble de chapitres de négociation - le premier 'cluster' consacré aux fondamentaux (état de droit, démocratie, lutte contre la corruption)", poursuit la lettre d'information […]

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Texte intégral (2562 mots)
L'Ukraine et la Moldavie sont candidates depuis juin 2022, quelques mois seulement après l'invasion russe en Ukraine. Ici Ursula von der Leyen, Volodymyr Zelensky et António Costa en avril 2026 - Crédits : Conseil européen
L'Ukraine et la Moldavie sont candidates depuis juin 2022, quelques mois seulement après l'invasion russe en Ukraine. Ici, Ursula von der Leyen, Volodymyr Zelensky et António Costa, en avril 2026 - Crédits : Conseil européen

"La journée est historique pour l’Ukraine et la Moldavie", entame La Matinale européenne. "L’Union européenne réunira aujourd’hui [lundi 15 juin] la conférence intergouvernementale pour lancer formellement les négociations sur le premier ensemble de chapitres de négociation - le premier 'cluster' consacré aux fondamentaux (état de droit, démocratie, lutte contre la corruption)", poursuit la lettre d'information quotidienne sur l'Europe.

Le feu vert a été décrété vendredi 12 juin lorsque "les ambassadeurs des 27 à Bruxelles ont entériné une position commune pour passer à la phase suivante des négociations", relate Euronews. "C'est une reconnaissance de la détermination, du courage et du travail acharné dont ont fait preuve les deux pays pour faire progresser les réformes, malgré d'immenses défis", ont déclaré le président du Conseil européen, António Costa, et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, cités par France 24. Tous deux ont salué "une étape majeure" en vue de l'élargissement du bloc.

"Le processus avait été freiné pendant des mois. La Hongrie de Viktor Orbán s’opposait à la poursuite des discussions, bloquant toute avancée depuis 2024", rappelle 20 Minutes. Mais "la situation a changé après l’élection de son opposant Péter Magyar, [ce qui] a permis de lever le veto et de débloquer l’ouverture des négociations. Une condition indispensable, car chaque étape nécessite l’accord unanime des 27 États membres", explique le quotidien français.

Péter Magyar avait déclaré "qu'il ne donnerait pas son feu vert […] à moins que Kiev ne renforce les droits de la minorité hongroise de 70 000-80 000 personnes dans l'oblast de Zakarpattia, dans l'ouest du pays" [The Kyiv Independent]. Or le Premier ministre hongrois a annoncé le 3 juin être parvenu "à un accord global avec l'Ukraine concernant l'extension des droits linguistiques, éducatifs, culturels et politiques de la minorité hongroise".

Six groupes thématiques et trente-cinq chapitres

"Comme nous l'avons dit, l'Ukraine fait ce qui est nécessaire, et il est important que l'UE tienne également sa parole. L'ouverture du premier 'cluster' représente un soutien politique et moral significatif pour notre État et notre peuple", a réagi le président ukrainien Volodymyr Zelensky sur son compte X, cité par RTL.

"La Moldavie est prête à ouvrir tous les chapitres de négociations. Nous avons fait le travail, et nous continuerons à mettre en œuvre des réformes", a salué de son côté la présidente moldave, Maia Sandu [France 24].

"L'adhésion à l'UE est un travail immense, minutieux et intense, qui repose sur deux piliers", souligne toutefois France info. "Le pays candidat doit d'abord respecter les critères de Copenhague, c'est-à-dire être une démocratie stable, qui respecte l'état de droit et dispose d'une économie de marché fonctionnelle", décrypte le média. "Vient ensuite l'adoption des 'acquis communautaires', l'ensemble des lois et des règles européennes". Cela implique de "négocier 35 'chapitres' couvrant tous les domaines, de l'environnement et l'agriculture à la justice et la sécurité, regroupés en six 'groupes thématiques'", détaille le Kyiv Post.

L'agriculture pourrait être l'un des points les plus épineux, rappelle RTL, l'Ukraine étant parfois qualifiée de "grenier à blé de l'Europe". "Son adhésion à l'UE pourrait donc représenter un véritable séisme pour les agriculteurs européens, car cela signifie la fin des droits de douane et des contrôles douaniers aux frontières". D'autres "sujets d'inquiétude" seront aussi mis sur la table, comme "[l']arrivée d'Ukrainiens dans les États membres" ou les "aides européennes redirigées vers Kiev", poursuit France info. En tout état de cause, "tous les gouvernements ne sont pas convaincus par l'arrivée de Kiev".

Un long processus

"Si Kiev souhaite une entrée dans l'Union européenne pour 2027" [RTL], "cela ne signifie pas pour autant que ce pays déchiré par la guerre va rejoindre l’Union européenne de sitôt", nuance le Kyiv Post. Il a "fallu six ans à la Croatie pour clore tous les chapitres avant son entrée en 2013, tandis que le Monténégro, qui travaille son dossier depuis 15 ans, n'a toujours pas intégré le bloc européen", rappelle RTL.

D'ailleurs, les éloges des "responsables européens" sur "les efforts de réforme menés par l'Ukraine et la Moldavie" sont tempérés "par la déception que Kiev n'ait pas avancé plus rapidement sur les 10 réformes prioritaires convenues en décembre dernier", commente The Guardian. "Dans les couloirs de Bruxelles, on fait miroiter 2030 aux Ukrainiens, mais le processus pourrait même se terminer en 2040" [RTL].

Cependant, "les Ukrainiens et leurs soutiens préviennent que Bruxelles pourrait perdre la bataille morale avec Moscou si elle ne respectait pas sa promesse" [France info]. "L'un des atouts de l'UE est son pouvoir d'attraction. Ne pas répondre aux aspirations du peuple ukrainien – qui se bat pour cela – serait une faute morale et ternirait son image", avance Tinatin Akhvlediani, du groupe de réflexion Centre for European Policy Studies.

Quant au dossier moldave, il comporte "une difficulté de taille", rappelle RFI : "une partie de son territoire, la Transnistrie, échappe complètement au contrôle de la capitale, Chisinau, depuis plus de trente ans. Ainsi, les réformes ne s’appliqueront pas à cette région séparatiste, soutenue par la Russie, qui couvre un peu plus de 10% du territoire".

Quoi qu'il en soit, "la reprise des négociations marque […] un véritable progrès pour l'Ukraine. Avec sa guerre, Vladimir Poutine a réussi le contraire de ce qu'il souhaitait : il voulait que l'Ukraine redevienne un satellite de la Russie, mais aujourd'hui Kiev toque à la porte de l'Otan et de l'Union européenne" [RTL].

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12.06.2026 à 12:07

Léa Deseille
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"Kaja Kallas, sous pression en raison de la réforme du service diplomatique européen promue par la France et l'Allemagne", titre Demócrata. Ancienne Première ministre estonienne, la cheffe de la diplomatie européenne est "devenue l'une des personnalités les plus suivies à Bruxelles après que plusieurs États membres ont ouvert un débat sur l'avenir du Service européen […]

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Texte intégral (1960 mots)
La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, lors du Conseil des affaires étrangères défense, le 12 mai 2026 à Bruxelles - Crédits : Conseil européen
La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, lors du Conseil des Affaires étrangères organisé le 12 mai 2026 à Bruxelles - Crédits : Conseil européen

"Kaja Kallas, sous pression en raison de la réforme du service diplomatique européen promue par la France et l'Allemagne", titre Demócrata. Ancienne Première ministre estonienne, la cheffe de la diplomatie européenne est "devenue l'une des personnalités les plus suivies à Bruxelles après que plusieurs États membres ont ouvert un débat sur l'avenir du Service européen pour l'action extérieure (SEAE), l'organisme chargé de coordonner la politique étrangère de l'UE" qu'elle dirige.

Selon le Financial Times, la France et l'Allemagne discutent notamment de propositions de réforme en profondeur du SEAE, "afin d'améliorer la réponse du bloc aux crises géopolitiques" [Agenzia Nova].

Également consulté par Reuters, un document élaboré par des responsables français présente trois scénarios : "placer l'ensemble de la politique étrangère de l'UE sous l'égide de la Commission, transférer les fonctions du service diplomatique au Conseil de l'UE, qui représente les États membres, et renforcer le rôle de Kallas dans le cadre d'une réorganisation institutionnelle plus large".

"Dans le cadre de la troisième option, Kallas gagnerait en pouvoir au sein de la Commission, devenant son 'premier vice-président exécutif', ainsi que le chef des commissaires et des départements responsables d'un large éventail de politiques telles que les relations extérieures, le commerce et le développement économique" [Internazionale]. Elle entretiendrait également "des liens plus étroits avec les dirigeants des gouvernements nationaux de l'UE, tandis que le service diplomatique se verrait confier un rôle plus restreint, axé sur la stratégie" [Reuters].

L'UE trop lente face aux situations d'urgence

D'après l'agence, "ce document reflète l'opinion de nombreux responsables et diplomates de l'UE selon laquelle l'Union a réagi trop lentement et de manière trop disparate face à la guerre à Gaza et à d'autres situations d'urgence, dans un contexte de divisions entre ses institutions, ses dirigeants et les 27 gouvernements des États membres". Ils remettent notamment en cause "la capacité du SEAE à réagir efficacement à des crises géopolitiques telles que la guerre en Ukraine, les tensions avec l’Iran ou la politique du président américain Donald Trump", développe le quotidien helvétique Weltwoche.

"Plusieurs États membres critiquent les chevauchements entre le SEAE, les ministères nationaux des Affaires étrangères ainsi que les services compétents de la Commission et du Conseil des ministres", poursuit le média. En outre, "Kallas est engagée dans une lutte territoriale acharnée avec Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission, concernant la question de savoir qui devrait diriger la politique étrangère de l'UE", rappelle Euractiv.

Kaja Kallas défend le bilan du SEAE

À ce stade, les discussions se tiennent principalement entre la France et l'Allemagne. "Pour l'instant, aucune proposition formelle n'a été soumise au vote et les Vingt-Sept n'ont pris aucune décision. Toute modification significative nécessiterait un large consensus politique entre les États membres", note Demócrata. D'ailleurs, "selon un diplomate européen, ce document interne, non approuvé par le ministre français des Affaires étrangères ni ses conseillers, ne reflète pas la position officielle de la France", souligne Politico.

La cheffe de la diplomatie européenne a néanmoins répondu à ces propositions. Dans un courriel consulté par Politico, elle s'adresse "aux 5 000 employés du SEAE, insistant sur la 'valeur ajoutée' apportée par ce service à l'Union". Elle y déclare qu'il y a "toujours place pour l'amélioration du fonctionnement du système et la réduction des doublons, tout en rappelant que les compétences de chaque institution sont définies par les traités de l'Union européenne" [Demócrata].

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11.06.2026 à 12:29

Valentin Ledroit
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"Coup d'envoi d'une compétition attendue tous les quatre ans par des dizaines de millions de passionnés, grande fête planétaire et populaire dont on espère qu'elle tournera effectivement rond", entame Ouest-France. Organisée par le Mexique, le Canada et les États-Unis, la Coupe du monde débute ce jeudi 11 juin. Jusqu'au 19 juillet prochain, les fans de […]

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Texte intégral (2185 mots)
Le président de la FIFA, Gianni Infantino (à droite), présentant le trophée de la Coupe du monde à Donald Trump en août 2025
Le président de la Fifa, Gianni Infantino (à droite), présentant le trophée de la Coupe du monde à Donald Trump en août 2025 - Crédits : Joyce N. Boghosi / Flickr The White House

"Coup d'envoi d'une compétition attendue tous les quatre ans par des dizaines de millions de passionnés, grande fête planétaire et populaire dont on espère qu'elle tournera effectivement rond", entame Ouest-France. Organisée par le Mexique, le Canada et les États-Unis, la Coupe du monde débute ce jeudi 11 juin. Jusqu'au 19 juillet prochain, les fans de foot auront les yeux rivés sur les 104 matchs disputés durant la compétition.

Mais cette nouvelle édition du mondial sur le continent nord-américain suscite de nombreuses controverses, pointées par L'Équipe. "À part les prix scandaleux des places, le chaos des visas, l'interdiction faite aux Iraniens de dormir dans la ville américaine où ils jouent et à un arbitre somalien de participer à la Coupe du monde à laquelle il avait été sélectionné, le coût écologique exorbitant, la menace de voir la police anti-immigration aux portes des enceintes sportives […] et le sentiment qu'en étant prête à toutes les compromissions avec Donald Trump, la Fifa a perdu à la fois son pouvoir et son honneur, la Coupe du monde, vraiment, va être une belle fête", ironise le journal sportif.

"Une Coupe du monde d'exclusion"

"D'un côté, il y a plus d'équipes que jamais qui participent. De l'autre, à cause des politiques de l'administration Trump, cela ressemble plus à une Coupe du monde d'exclusion que d'inclusion", affirme Jules Boykoff, professeur à la Pacific University de l'Oregon et ancien footballeur professionnel pour NPR.

Le cas d'Omar Abdulkadir Artan en est la parfaite illustration. Ce dernier "aurait dû entrer dans l'histoire cette semaine en devenant le premier arbitre somalien à officier lors d'une Coupe du monde. Au lieu de cela, il suit les événements depuis l'étranger, s'étant vu refuser l'entrée sur le territoire américain sans aucune explication par l'administration Trump", retrace The Guardian. Pour le journal britannique, "cet épisode semble symbolique d'une Coupe du monde où le jeu mondial a été sacrifié au profit de la machine à fric cynique de la Fifa et des caprices de Trump".

L'arbitre somalien n'est pas la seule victime de la politique migratoire américaine. Selon une analyse des données de voyage réalisée par la BBC, "les supporters de plus d'un quart des pays participant à la Coupe du monde sont confrontés à des interdictions de voyager, à des restrictions plus strictes ou à des taux élevés de refus de visa".

"Vitrine des fractures du système international"

Les mesures autoritaires instaurées par l'administration américaine sont pointées du doigt. Pour Deutschlandfunk, Donald Trump pourrait ainsi profiter de l'événement pour "suivre un scénario similaire à celui adopté par [Vladimir] Poutine lors de la Coupe du monde de football en Russie en 2018". Sous prétexte de garantir la sécurité, le pays a instauré de "nouvelles méthodes de surveillance qui pourraient subsister par la suite".

"Bien que le sport le plus populaire du monde puisse déconcerter nombre de soutiens du président, la relation qu'entretient Trump avec le football n'entre pas en contradiction avec sa politique, elle en est une émanation. Car ce sport est le terrain de jeu de ses semblables : les oligarques russes, les monarques moyen-orientaux et les magnats latino-américains", confirme The Atlantic, relayé par Courrier international.

El Mundo revient pour sa part sur les tensions géopolitiques qui entourent ce mondial. Dans un contexte de "pur désordre mondial", la compétition pourrait devenir "la vitrine indésirable des fractures du système international", analyse le quotidien espagnol.

La Fifa reste silencieuse

"La participation de l'Iran à la Coupe du monde est [par exemple] éclipsée par le conflit qui a éclaté" entre Washington et Téhéran en février dernier, illustre AS. Comme le rapporte le journal sportif madrilène, les autorités iraniennes ont déjà menacé de boycotter les rencontres en cas de contestation politique : "Nous avons informé la Fifa que les membres de la sélection quitteraient le match dès que nous entendrions des slogans politiques dans les stades". La sélection iranienne a également dû délocaliser son camp de base au Mexique et ne se rendra aux États-Unis que les jours de matchs.

Face aux agissements de l'administration américaine, la Fifa, qui organise le tournoi, reste silencieuse. "Depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, en janvier 2025, Gianni Infantino, le président de [l'instance], n'a eu de cesse de le glorifier. Le grotesque prix de la paix attribué, le jour du tirage au sort du Mondial, à celui qui a, depuis, notamment déclenché un nouveau conflit au Moyen-Orient, en est le symbole", dénonce L'Équipe.

Risques sécuritaires et climatiques

Cette Coupe du monde 2026 pourrait devenir celle de tous les records, mais aussi "de tous les excès", titre Courrier international. Une chose est sûre : elle sera "la plus lucrative de l'histoire", ajoute l'hebdomadaire. Le tournoi s'impose en effet comme une opération financière massive : la Fifa prévoit des revenus records de "8,9 milliards de dollars […], soit près du double de ce que les Jeux olympiques de 2024 ont rapporté", relate The Guardian.

À cette pression financière s'ajoute un défi logistique et environnemental sans précédent. D'après El Mundo, le passage à 48 équipes pourrait transformer la compétition en "tournoi du chaos" en raison des risques pesant sur la sécurité et la gestion des flux de supporters. Le risque climatique est également pointé du doigt. The Independent estime même que des "conditions météorologiques extrêmes menacent la Coupe du monde 2026, alors que les joueurs et les supporters se préparent à affronter une chaleur étouffante".

Face à toutes ces polémiques, L'Équipe s'interroge : "le football peut-il sauver la Coupe du monde ?".

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