07.04.2026 à 13:01

"Penser ensemble la préservation de la santé et la protection de la nature", tel est le mot d'ordre d'Emmanuel Macron alors que se tient le sommet "One Health" (une seule santé) à Lyon du 5 au 7 avril, à l'occasion de la présidence française du G7 [TF1 info]. Un rendez-vous qui culmine ce mardi, avec […]
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"Penser ensemble la préservation de la santé et la protection de la nature", tel est le mot d'ordre d'Emmanuel Macron alors que se tient le sommet "One Health" (une seule santé) à Lyon du 5 au 7 avril, à l'occasion de la présidence française du G7 [TF1 info].
Un rendez-vous qui culmine ce mardi, avec la présence de "représentants d’une cinquantaine de pays […] dont une vingtaine au niveau ministériel (dont 5-6 ministres français) et cinq chefs d’État (Ghana, Botswana, Cambodge, Mongolie et France), détaille Le Progrès. Sont également attendus "des ONG, scientifiques, industriels, représentants de la société civile, de la jeunesse, des collectivités territoriales, des banques de développement, des [organisations de philanthropie], etc".
Le "One Health Summit" est "le 9e [sommet] de la série des 'One Planet Summit' consacrés à la lutte contre le réchauffement climatique", poursuit le quotidien local. Ces sommets internationaux "ont été lancés en 2017 à Paris, à l’initiative d’Emmanuel Macron, de la Banque mondiale et de l’ONU, après que les États-Unis ont annoncé leur retrait de l’Accord de Paris sur le climat", explique Le Dauphiné libéré. "Après les forêts tropicales, l’eau, les glaciers et les pôles, c’est le premier consacré à la santé globale", souligne Le Progrès.
"Quatre grandes thématiques seront abordées : les réservoirs zoonotiques et vecteurs [maladies infectieuses transmises aux humains par les animaux], les expositions aux pollutions, les systèmes alimentaires durables et les résistances antimicrobiennes", précise TF1 info.
"La santé, dans tous ses états : humaine, animale, environnementale, sera au centre du sommet" [Le Progrès]. "Ce principe d’une seule santé - ou de santé globale - reconnaît que la santé des humains, des animaux domestiques et sauvages, des plantes et de l’environnement en général (y compris des écosystèmes) est étroitement liée et interdépendante", relève Le Dauphiné libéré.
"La pandémie de Covid nous l'a enseigné : notre santé dépend de la protection du vivant", a lancé Emmanuel Macron dans un communiqué, cité par TF1 info. Les zoonoses et maladies à transmission vectorielle "se sont multipliées ces dernières décennies. Dengue, paludisme, chikungunya… avec le changement climatique, ces infections se répandent sur des territoires de plus en plus vastes", précise le média.
Autre thème au rendez-vous : la résistance aux traitements antibiotiques. "Car à force de les utiliser massivement, parfois à tort, certaines bactéries [y] deviennent insensibles", détaille France Culture. La question de la malnutrition est également au programme : les discussions visent à "promouvoir des pratiques agricoles bénéfiques pour les êtres vivants, le climat et la nature" et à agir "tout au long de la chaîne alimentaire" [TF1 info].
"La pollution figure aussi parmi les préoccupations de ce rendez-vous mondial" [France Culture]. Selon les chiffres de l'Organisation mondiale de la santé, "neuf personnes sur dix dans le monde respirent un air contenant des niveaux élevés de polluants et sept millions de décès prématurés sont attribuables aux effets de la pollution de l'air extérieure et intérieure", précise TF1 info.
Ce sommet "sera avant tout un sommet d’action", a promis Emmanuel Macron, cité par Le Dauphiné libéré. Des actions "destinées à renforcer la capacité des systèmes de santé à faire face aux crises sanitaires, note le quotidien régional. Les chefs d'État et de gouvernement pourraient ainsi annoncer des "engagements internationaux qui viseront à prévenir les risques sanitaires, alimentaires et environnementaux auxquels sont confrontées les populations du monde entier" [TF1 info], souligne, dans le dossier de presse, le président de la République.
Mais pour un collectif d'ONG et de personnalités, "cette ambition louable se heurte à une réalité alarmante : en France comme en Europe, l’action publique contredit frontalement ces objectifs" [Libération]. "Des coalitions entre la droite et l’extrême droite affaiblissent nos normes sanitaires et environnementales", dénonce leur tribune. "Ces dernières années ont été marquées par des scandales sanitaires, le blocage de mesures favorisant une alimentation plus saine et des reculs environnementaux révélant les failles d’un État qui néglige son rôle de protecteur", ajoutent-t-il.
Dans une autre tribune publiée dans les colonnes du Monde, plus de 700 scientifiques, personnalités politiques et membres de la société civile appellent quant à eux "à des décisions ambitieuses, à la hauteur des enjeux aujourd’hui bien documentés par la science, en particulier concernant les pesticides". "Dans ce domaine, le déni des réalités mises en évidence par la science semble faire office de solution sur le plan politique", signale le collectif. Un exemple parmi d'autres : "en Europe, le paquet législatif 'omnibus' [qui] vise à simplifier les procédures de mise sur le marché des pesticides, sous prétexte de gains économiques pour les entreprises". Et qui pourrait ainsi "supprimer la réévaluation régulière des pesticides dans l’Union européenne, en accordant des autorisations sans limite de durée à de nombreuses substances" [France Culture].
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03.04.2026 à 12:57

"Une sorte de résistance", titre Die Zeit. Jeudi 2 avril, Yvette Cooper, la ministre britannique des Affaires étrangères, a convié ses homologues de plus de 40 pays ainsi que des représentants d'organisations internationales comme l’Union européenne à une première discussion exploratoire sur le détroit d'Ormuz. Ce dernier, par où transite habituellement un cinquième du pétrole […]
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"Une sorte de résistance", titre Die Zeit. Jeudi 2 avril, Yvette Cooper, la ministre britannique des Affaires étrangères, a convié ses homologues de plus de 40 pays ainsi que des représentants d'organisations internationales comme l’Union européenne à une première discussion exploratoire sur le détroit d'Ormuz. Ce dernier, par où transite habituellement un cinquième du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondial, est actuellement bloqué par l'Iran en raison des frappes israélo-américaines sur le pays.
"Quelque 2 000 navires marchands et près de 20 000 marins restent bloqués par le blocus iranien", détaille El País. "Soulignant l'importance du détroit, [Yvette] Cooper a fait référence aux prévisions de la Banque mondiale selon lesquelles un blocage persistant pourrait plonger 9 millions de personnes dans le monde dans l'insécurité alimentaire", écrit The Guardian.
"Nous avons constaté que l'Iran a détourné une voie maritime internationale pour prendre en otage l'économie mondiale", a déclaré la ministre en ouverture de la réunion [The Telegraph]. Organisés "à distance, sans les États-Unis, sans Israël et bien sûr sans l'Iran", ces échanges ont réuni surtout "des pays qui ne sont pas impliqués dans la guerre mais qui en subissent les effets" [Radio France] comme "la France, l'Allemagne, l'Australie et certains pays du Golfe", note The Guardian.
Si le rendez-vous "peut sans conteste être interprété comme une réunion de crise" [Die Zeit], il "a été principalement consacré à l'évaluation de la situation et au resserrement des rangs, plutôt qu'à la prise de décisions opérationnelles. Aucune déclaration commune n'a été publiée", poursuit Euronews.
"Les partenaires ont appelé aujourd'hui à la réouverture immédiate et inconditionnelle du détroit et au respect des principes fondamentaux de la liberté de navigation et du droit de la mer", a déclaré la ministre dans un communiqué [La République des Pyrénées]. Celui-ci précise qu’ils ont commencé à "explorer des mesures politiques et économiques coordonnées, telles que d’éventuelles sanctions contre l’Iran, si le détroit reste bloqué", complète El País.
"Il est urgent de rétablir la liberté de navigation dans le détroit, en toute sécurité et sans frais, dans le respect du droit de la mer", a déclaré de son côté la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas avant l'appel. "L'UE soutient tous les efforts diplomatiques déployés à cette fin" [Euronews].
Cette réunion s'inscrit dans un contexte tout particulier. Elle se tient "après que le président américain Donald Trump a clairement indiqué que, selon lui, la sécurisation de cette voie maritime n'était pas de la responsabilité des États-Unis", rappelle The Telegraph. Le milliardaire "a également critiqué les alliés européens de l'Amérique pour leur manque de soutien à la guerre et a réitéré ses menaces de retirer les États-Unis de l'Otan", ajoute le quotidien britannique.
Toutefois, "nombre de pays membres de l'initiative lancée mi-mars par le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas et le Japon, ont insisté sur le fait qu'une mission de sécurisation du détroit ne pourrait s'envisager qu'une fois le conflit terminé", retrace La République des Pyrénées. S'exprimant jeudi depuis la Corée du Sud, le président français Emmanuel Macron a notamment jugé "irréaliste" la prise de contrôle militaire du détroit [Reuters].
Les partenaires prévoient de se retrouver prochainement. "Le gouvernement britannique a déjà indiqué qu'après la réunion de jeudi, une autre réunion réunira dans une semaine des représentants militaires des pays participants, afin de commencer à planifier la stratégie de sécurité dans le détroit, une fois que l'Iran aura cessé ses attaques et qu'un cessez-le-feu sera instauré dans la région", explique El Pais. En outre, "le G7 et les pays membres du Conseil de coopération du Golfe vont organiser une réunion la semaine prochaine pour discuter de la situation dans le détroit d'Ormuz, a annoncé le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Pascal Confavreux" [BFMTV].
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02.04.2026 à 13:53

"J'envisage sérieusement de me retirer de l'Otan". Ces quelques mots, sous la forme d'une menace, ont été prononcés par Donald Trump au Telegraph, le 1er avril. Et de poursuivre : "J’ai toujours su qu'il s’agissait d’un tigre de papier et Poutine le sait aussi, d’ailleurs ". Cette déclaration, loin d'être inédite, survient dans un contexte […]
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"J'envisage sérieusement de me retirer de l'Otan". Ces quelques mots, sous la forme d'une menace, ont été prononcés par Donald Trump au Telegraph, le 1er avril. Et de poursuivre : "J’ai toujours su qu'il s’agissait d’un tigre de papier et Poutine le sait aussi, d’ailleurs ".
Cette déclaration, loin d'être inédite, survient dans un contexte de guerre au Moyen-Orient où le président américain "n’a pas réussi à convaincre ses alliés de se joindre aux forces américaines dans la sécurisation du détroit d’Ormuz", observe Libération. Zone névralgique du globe, ce dernier voit transiter un cinquième du pétrole et du gaz naturel liquéfié du monde.
Dans le viseur également du locataire de la Maison-Blanche, les Européens. "Washington reproche à plusieurs pays notamment la France, l’Espagne et l’Italie d’avoir refusé d’autoriser le survol de leur territoire ou l’usage de bases américaines pour acheminer du matériel militaire vers Israël, dans le cadre de la guerre déclenchée contre l’Iran" [France 24].
"Assaillie par les invectives de Donald Trump, l’Alliance atlantique est à nouveau plongée dans une crise existentielle […], quelques semaines après avoir frôlé la catastrophe avec le Groenland", résume le média belge RTBF. "Alors que de nombreux officiels européens ont pris l’habitude de faire profil bas à chaque nouvelle diatribe du président américain, l’ancien ambassadeur des États-Unis auprès de l’Otan Ivo Daalder considère qu’il y a là un tournant [et qu'] il s’agit, de loin, de la pire crise à laquelle l’Otan ait jamais été confrontée", rapporte Le Monde.
Toutefois, "il est peu probable que Trump quitte purement et simplement l'Otan", nuance Politico. "Même s'il ne quitte pas officiellement l'organisation, cela ne signifie pas pour autant que l'Otan sortira indemne d'un second mandat de [Donald] Trump", poursuit le média.
Face aux nouvelles critiques exprimées par Donald Trump, "Keir Starmer, le Premier ministre britannique, a rapidement réagi pour tenter de redorer le blason de l’Otan", relève Libération. Après avoir réaffirmé son profond engament au sein de l'Alliance atlantique, le Royaume-Uni, conjointement à la France, a également annoncé "l’organisation d’une réunion d’une trentaine de pays sur la sécurisation du détroit d’Ormuz", précise le quotidien national.
De son côté, la ministre française déléguée aux Armées, Alice Ruffo, a évoqué que les Européens devaient prendre "davantage leur part dans la défense collective de l'Europe. […] C'est un message qui est répété par les États-Unis de plus en plus brutalement. Donc il faut l'entendre", relaie la RTBF.
Quelques heures après ces déclarations, le président américain a livré sa première allocution à la nation américaine depuis l'éclatement de la guerre en Iran, le 28 février. Une prise de parole qui a provoqué une hausse du prix du pétrole, bien que le républicain n'a "rien annoncé de nouveau" [Radio France]. "Trump n’a fait aucune allusion [à son intention de sortir de l'Otan], […] se bornant à rappeler la nécessité, selon lui, de l’opération 'Fureur épique' et à en souligner les progrès" [Le Monde].
Connu pour son imprévisibilité, le président américain n'a pas donné "de calendrier précis pour la fin des hostilités" [Radio France]. "On reste sur un horizon de deux à trois semaines, toujours flou, mais il assure avoir atteint ses objectifs vis-à-vis de l'Iran", ajoute le média.
Une nouvelle journée qui aura permis de confirmer un constat simple : "dès que Donald Trump est frustré avec les Européens, il s’en prend à l’Otan", résume Le Monde, citant Camille Grand, ancien secrétaire général adjoint de l'Alliance.
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01.04.2026 à 12:23

"Si la Hongrie est suspectée depuis longtemps d’agir comme un cheval de Troie de la Russie dans l’Union européenne, c’est la première fois qu’un enregistrement aussi accablant est rendu public", entame Le Monde. Mardi 31 mars, le média d'investigation russe basé en Lettonie The Insider a dévoilé une conversation téléphonique dans laquelle "le ministre hongrois […]
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"Si la Hongrie est suspectée depuis longtemps d’agir comme un cheval de Troie de la Russie dans l’Union européenne, c’est la première fois qu’un enregistrement aussi accablant est rendu public", entame Le Monde. Mardi 31 mars, le média d'investigation russe basé en Lettonie The Insider a dévoilé une conversation téléphonique dans laquelle "le ministre hongrois des Affaires étrangères, Péter Szijjártó, affiche sa déférence envers son homologue russe, Sergueï Lavrov, en discutant des sanctions prises au niveau européen en représailles de l’invasion de l’Ukraine" [Le Monde].
L'extrait publié mardi indique que "[Péter] Szijjártó a agi pour le compte du Kremlin, notamment en faisant pression pour que des oligarques visés par des sanctions soient retirés des listes noires de l'UE, parmi lesquels la sœur du milliardaire Alisher Ousmanov", souligne The Insider.
Ce nouvel épisode corrobore les premières révélations faites le 21 mars dernier par le Washington Post qui dévoilait l'existence d'une "Kremlin hotline", autrement dit d'échanges entre Moscou et Budapest sur des sujets particulièrement sensibles, notamment durant les sommets des chefs d'État et de gouvernement.
En réponse à ces nouvelles révélations, le gouvernement hongrois, qui rejette ces accusations, "a ouvert une enquête contre le journaliste qui a révélé l'affaire. [Ce dernier] est soupçonné d'espionnage au profit de l'Ukraine", précise La Libre.
L'extrait dévoilé par The Insider démontre la possible implication d'un autre État membre dans cette affaire. La télévision polonaise TVP note que les Hongrois sont parvenus à leurs fins le 14 mars dernier lors du renouvellement de la liste des sanctions à l'encontre de la Russie, avec l'aide d'un de leurs voisins. "Avec les Slovaques, nous soumettons une proposition à l’UE pour retirer [la sœur d'Alisher Ousmanov] de la liste. […] Elle sera inscrite à l’ordre du jour. Nous ferons tout notre possible pour obtenir son retrait", indique une voix attribuée à Péter Szijjártó dans l'enregistrement.
EU Observer souligne que "le gouvernement de [Robert] Fico a tenté à plusieurs reprises de faire retirer Ousmanov de la liste des sanctions" et "dénoncé le fait que [sa sœur] se soit également retrouvée sur les listes de sanctions". "Cela s'est produit environ neuf mois après que le ministre hongrois des Affaires étrangères eut promis à Lavrov qu'elle serait retirée de la liste", précise le média.
The Insider affirme que cet exemple est loin d'être un cas isolé. Le site d'investigation explique avoir eu accès à d'autres enregistrements indiquant que la Hongrie a tout fait pour bloquer le 18e paquet de sanctions à l'encontre de Moscou, proposé par la Commission européenne le 10 juin 2025. "Je fais tout mon possible pour que [le paquet de sanctions] soit abrogé. Le fait est que j'ai déjà retiré 72 [entités] de la liste, mais il y en avait 128. J'essaie de poursuivre dans cette voie, mais je dois dire que c'est dans l'intérêt de la Hongrie [pour justifier cette position, ndlr]", aurait ainsi expliqué Péter Szijjártó au vice-ministre de l'Énergie Pavel Sorokin.
Le ministre hongrois aurait même demandé au membre du gouvernement russe "de lui fournir des arguments pour démontrer qu’un tel retrait serait dans l’intérêt de la Hongrie" [Courrier international].
Le Premier ministre polonais, Donald Tusk, est l'un des premiers à avoir réagi à ces révélations. "Ce que nous avons entendu aujourd’hui et ce que nous soupçonnions ne fait que confirmer la dépendance politique très inquiétante du gouvernement de Viktor Orbán […] vis-à-vis des autorités de Moscou", a indiqué l'ancien président du Conseil européen [TVP]. "Nous sommes heureux de faire partie, aux côtés de la Hongrie, de la communauté européenne. Il est regrettable que le gouvernement de Viktor Orbán [ait] depuis longtemps quitté l’Union européenne" a-t-il également ajouté.
"Ces révélations interviennent douze jours avant les élections législatives du 12 avril, qui s’annoncent très compliquées pour Viktor Orbán", rappelle Le Monde. Après 16 ans au pouvoir, l'hégémonie du chef du gouvernement hongrois n'a jamais été aussi menacée. Acculé, le Premier ministre sortant a donc durci le ton. "Jamais campagne électorale n’aura été aussi houleuse en Hongrie", alerte ainsi Libération. Celle de Viktor Orbán "s'articule presque exclusivement autour de discours sur la politique étrangère", analyse The Guardian."L'Ukraine, en particulier, a été présentée comme une menace existentielle pour la Hongrie. Les slogans du gouvernement laissent entendre que Kiev cherche à 'coloniser' la Hongrie", poursuit le quotidien britannique.
Enfin, Libération revient également sur "une nouvelle affaire d’espionnage [qui] secoue le pays. Les services secrets hongrois auraient tenté de saper le système informatique du parti Tisza (centre droit) de l’opposant Péter Magyar, afin de paralyser la formation et miner ses chances aux élections". "Cet 'Orbángate' rappelle les pires périodes de l’ère communiste ! C’est encore plus grave que le Watergate", s'est indigné le candidat qui, pour l'instant, fait la course en tête dans les sondages.
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31.03.2026 à 12:50

"Le maquereau, poisson très apprécié des consommateurs pour sa grande teneur en oméga 3 et son prix démocratique, est-il en train de vivre son chant du cygne ?", s'interroge La Libre. Lors d'une réunion du Conseil de l'Union européenne à Bruxelles lundi 30 mars, les ministres de la pêche ont "revu à la hausse [les] […]
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"Le maquereau, poisson très apprécié des consommateurs pour sa grande teneur en oméga 3 et son prix démocratique, est-il en train de vivre son chant du cygne ?", s'interroge La Libre. Lors d'une réunion du Conseil de l'Union européenne à Bruxelles lundi 30 mars, les ministres de la pêche ont "revu à la hausse [les] quotas de pêche de maquereaux [de l'UE] en 2026 dans l’Atlantique nord" [Le Huffington Post].
Conformément à "une recommandation du Conseil international pour l'exploration de la mer (Ciem), un organisme scientifique" qui fait autorité [France 24], l'UE avait provisoirement "prévu une baisse de 70 % des captures de maquereaux en décembre" par rapport aux niveaux de 2025 [Le Monde]. Elle "a finalement décidé de s’en tenir à une baisse de 48 %".
Le maquereau, "poisson emblématique de tout le littoral européen, se porte mal, victime de surpêche depuis des années" [Ouest-France]. Fuyant le réchauffement climatique et les océans en surchauffe, "le maquereau de l’Atlantique a migré ces dernières années vers le nord pour se retrouver pris au piège de la surpêche", rappelle Le Huffington Post.
"De près de 13 millions de tonnes en 2014, la biomasse du maquereau d’âge de frai [en âge de se reproduire, ndlr] a chuté à moins de 3 millions de tonnes en 2025", contextualise France 24. Pour 2026, le Ciem "recommandait de diviser par quatre la pêche de maquereaux dans l’Atlantique nord, pour atteindre environ 174 000 tonnes en 2026, pour les pays de l’UE et hors UE. Le but : éviter un effondrement de l’espèce", poursuit Le Huffington Post.
Mais la baisse de 48 % actée lundi "correspond à environ 299 000 tonnes de captures, soit près du double" [Le Monde]. "Une décision irresponsable" et "une honte absolue", a dénoncé auprès de Libération l'association de protection de l'océan Bloom, qui "regrette que depuis quinze ans les recommandations scientifiques sur les captures de maquereaux ne soient pas suivies".
Car la pêche au maquereau est aussi au cœur de frictions entre l'UE et ses voisins. En pratique, ceux-ci cherchent à se coordonner pour les stocks partagés en Atlantique nord, mais l'alignement n'est ni automatique ni contraignant. Dans le cas présent, l'UE accuse "le Royaume-Uni, la Norvège, les îles Féroé et l’Islande de trop puiser dans la ressource. La pêche est d’ailleurs l’un des points les plus inflammables des discussions entre Bruxelles et l’Islande, qui pourrait reprendre ses négociations d’adhésion à l’UE, si le oui l’emporte lors d’un référendum fin août dans le pays" [Le Monde].
"Plus tôt ce mois-ci, Bruxelles s'était plainte de l'absence de progrès dans les pourparlers avec ses voisins côtiers", selon France 24. "L'UE a été la seule partie à constamment susciter des inquiétudes quant à la nécessité de respecter les avis scientifiques fournis par le Ciem", justifie la Commission européenne.
"Faute de parvenir à un accord avec eux sur la réduction drastique de la pêche, les pays européens se sont alignés sur leur scénario alternatif : une réduction de 48 % des captures", précise BFM TV. L'Union répond ainsi "aux alertes des pêcheurs français qui réclamaient 'd’harmoniser l’effort de réduction avec celui des pays nordiques' et de 'limiter la brutalité de la baisse' des quotas" [Le Monde].
"La France ne s’est pas opposée à cette révision à la hausse des quotas", précise d'ailleurs Le Monde, laquelle entre en vigueur aujourd'hui. Mais à plus long terme, la ministre française chargée de la Mer et de la Pêche, Catherine Chabaud, réclame que l'UE se "remette autour de la table pour négocier un accord multilatéral" avec les pays voisins sur le maquereau, afin "d’éviter la surpêche", car il "est urgent de ne pas trop pressuriser la ressource".
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30.03.2026 à 12:03

"Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a indiqué dimanche 29 mars se trouver en visite en Jordanie, dernière étape d'une tournée au Moyen-Orient lors de laquelle il a signé des accords de défense avec des pays du Golfe, notamment sur les drones", résume France 24. Une tournée "surprise" [TF1], entamée le 26 mars en Arabie saoudite. […]
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"Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a indiqué dimanche 29 mars se trouver en visite en Jordanie, dernière étape d'une tournée au Moyen-Orient lors de laquelle il a signé des accords de défense avec des pays du Golfe, notamment sur les drones", résume France 24.
Une tournée "surprise" [TF1], entamée le 26 mars en Arabie saoudite. "Après avoir rencontré jeudi le prince héritier Mohammed ben Salmane, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé, vendredi 27 mars, sur les réseaux sociaux, la signature d'un 'accord important' avec l'Arabie saoudite sur la coopération 'en matière de défense'" [France info].
L'enjeu pour Kiev : "vendre son expertise, alors que les équipements iraniens sont dotés d'une technologie également utilisée par la Russie, d'après l'Ukraine", observe BFM TV.
Au total, trois accords ont été signés. Outre l'Arabie saoudite, "les Émirats arabes unis et le Qatar" ont également paraphé des accords avec l'Ukraine [Le Parisien]. Autant de pays qui "font face aux drones et missiles iraniens [Shahed]". Ces partenariats, décrits comme "mutuellement avantageux", doivent muscler le secteur de la défense "pour une durée d'au moins dix ans", souligne Politico. "Au cours de [cette période], nous nous sommes engagés dans la construction d'usines, avec des chaînes de production en Ukraine et dans ces pays [du Golfe, ndlr]", a déclaré Volodymyr Zelensky [Le Parisien].
"Aujourd’hui, l'Ukraine n'a pas seulement besoin d'aide, elle est aussi prête à soutenir ceux qui nous soutiennent", a déclaré le président ukrainien, dans des propos relayés par La Nouvelle République. Si les regards sont braqués sur le Moyen-Orient, l'ombre de la guerre avec la Russie continue de planer. L'Ukraine "a proposé d'échanger ses intercepteurs de drones contre des missiles de défense antiaérienne, beaucoup plus coûteux, que les pays du Golfe utilisent pour abattre les drones iraniens. Kiev affirme avoir besoin de davantage de ces missiles pour contrer les frappes de missiles de la Russie", poursuit le quotidien régional.
Car pour Kiev, "il ne fait aucun [doute] que les drones qui frappent quotidiennement l'Ukraine sont d'origine iranienne" [RFI].
Le rapprochement de l'Ukraine avec les pays arabes intervient alors que son éloignement vis-à-vis des États-Unis "est à son paroxysme, en raison de la guerre en Iran et de l'entente entre le Kremlin et la Maison-Blanche", écrit le quotidien espagnol Diario Público. "Elle intervient également à un moment où l'Union européenne, principal contributeur à l'effort de guerre ukrainien, rencontre de nombreuses difficultés pour faire parvenir à Kiev l'aide de [90] milliards d'euros qu'elle a accordée et que la Hongrie bloque, après que l'Ukraine a coupé l'approvisionnement en pétrole russe de ce pays", complète le média.
En Jordanie, l'objectif est le même. "Le plus important, c'est la sécurité, et il est essentiel que tous les partenaires déploient les efforts nécessaires pour la garantir", a indiqué le chef d'État ukrainien dans un message sur Telegram [The Kyiv Independent].
L'Ukraine recherche un parapluie, alors que l'incertitude demeure sur l'avenir du conflit qui l'oppose à la Russie. Vendredi dernier, "le secrétaire d'État américain Marco Rubio a nié l'affirmation faite plus tôt dans la semaine par Volodymyr Zelensky selon laquelle l'administration Trump subordonnait son offre de garanties de sécurité en vue d'un accord de paix en Ukraine à la cession par Kiev de l'ensemble de la région orientale du Donbass à la Russie", écrit Politico. Les accords conclus avec les pays du Golfe sont une consolation pour Kiev, qui espère ne plus naviguer en eaux troubles encore très longtemps.
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27.03.2026 à 12:05

"La première année où tous les alliés de l'Otan ont atteint les objectifs de dépenses de défense fixés il y a plus de dix ans", note Euractiv. Lors de la présentation du bilan annuel de l'Alliance, jeudi 26 mars, "le secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, a déclaré que [l'organisation] abordait l'année 2026 en position […]
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"La première année où tous les alliés de l'Otan ont atteint les objectifs de dépenses de défense fixés il y a plus de dix ans", note Euractiv. Lors de la présentation du bilan annuel de l'Alliance, jeudi 26 mars, "le secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, a déclaré que [l'organisation] abordait l'année 2026 en position de force après que tous les alliés ont atteint l'an dernier le seuil fixé de longue date pour les dépenses de défense, soit 2 % du PIB", retrace le réseau d'information polonais TVP.
"Sur la seule année 2025, les alliés européens et le Canada ont investi au total 574 milliards de dollars dans la défense", détaille la RTBF. "Entre 2014 et fin 2025, ils ont plus que doublé le budget qu’ils consacrent chaque année à la défense (une hausse de 106 % en valeur réelle)", ajoute La Libre.
"Sur l'année, les dépenses des pays de l'Otan strictement liées à la défense devraient dépasser les 1 400 milliards de dollars", poursuit le média belge. "Parallèlement, les dépenses de l'Europe et du Canada en gros équipements ont augmenté de 34 % l'an dernier, selon le rapport" [Politico].
"L'Otan 'est plus forte que jamais', a assuré Mark Rutte, qui s'est réjoui d'un 'vrai changement dans les mentalités'. Pendant 'trop longtemps', les Européens se sont reposés sur 'la puissance militaire des États-Unis'", citent Les Échos. Désormais, la surpuissance américaine dans le budget de l'Otan est en recul. "La part des États-Unis dans les dépenses globales de défense de l'Otan a chuté de 64 % à 59 % l'an dernier", pointe Politico.
"Toutefois, le rapport annuel de l'Alliance révèle de fortes disparités de dépenses entre les pays membres", nuance Politico. "Tous les pays de l'Otan ont augmenté leurs dépenses militaires l'an dernier, mais trois d'entre eux ont vu légèrement baisser la part consacrée à ces dépenses par rapport à leur PIB. Les États-Unis sont passés de 3,30 % en 2024 à 3,19 % l'an dernier, la République tchèque de 2,07 % à 2,01 % et la Hongrie de 2,21 % à 2,07 %. La France est restée stable à 2,05 % en 2025 contre 2,04 % l'année précédente", énumère France 24. "L'Espagne, le Portugal, le Canada, la Belgique ont atteint à la décimale près l'objectif de 2 %", poursuit le média.
"Cette annonce intervient au moment où Donald Trump accentue ses attaques contre l'Alliance" [Les Échos], alors que le chef d'État américain a enjoint à ses alliés occidentaux d'aider au déblocage du détroit d'Ormuz. "Un refus d’entrer dans le conflit qui a suscité chantage et violentes attaques du président américain. Il a traité ses alliés de 'lâches' et accusé l’Otan d’être un 'tigre de papier'", rapporte Le Figaro.
Ce n'est pas la première fois que ce dernier attaque directement l'Alliance atlantique. "L'année 2025 a été marquée par le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche. Le Républicain, habitué des déclarations coup de poing a, dès le début de son second mandat, exigé une augmentation des dépenses des pays alliés de l'Otan, laissant même planer le doute sur une éventuelle sortie des États-Unis de l'organisation", rappelle La Libre.
"Depuis, sous la pression [du locataire de la Maison-Blanche], l'Otan s'est fixé l'an dernier, lors du sommet de La Haye, un nouvel objectif : 3,5 % de dépenses militaires d'ici 2035 ainsi que 1,5 % consacré à des dépenses liés à la sécurité, soit un total de 5 %", écrit France 24. "Les pays [s'étaient] engagés à consacrer 3,5 % de leur PIB à la défense de base, comme les troupes et les armes, et 1,5 % à des mesures plus générales liées à la défense, telles que la cybersécurité, la protection des pipelines et l'adaptation des voies de circulation pour permettre le passage de véhicules militaires lourds", développe BFMTV.
"Malgré les augmentations budgétaires, Rutte a réaffirmé que les industries européennes devaient continuer à accroître leur production", précise Euractiv. "J’attends du sommet de l’Otan qui se tiendra à Ankara en juillet prochain qu’il s’appuie sur nos acquis de 2025. Il n’y a pas lieu de se reposer sur ses lauriers et nous n’avons pas de temps à perdre", conclut le Néerlandais [Politco].
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26.03.2026 à 13:35

Les ministres des Affaires étrangères des grandes puissances démocratiques (Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni) ainsi que des représentants de l'Union européenne se réunissent jeudi 26 et vendredi 27 mars à l'Abbaye des Vaux-de-Cernay, située à 50 kilomètres de Paris. Des ministres du Brésil, de l'Inde, de la Corée du Sud, de l'Arabie saoudite […]
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Les ministres des Affaires étrangères des grandes puissances démocratiques (Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni) ainsi que des représentants de l'Union européenne se réunissent jeudi 26 et vendredi 27 mars à l'Abbaye des Vaux-de-Cernay, située à 50 kilomètres de Paris. Des ministres du Brésil, de l'Inde, de la Corée du Sud, de l'Arabie saoudite et de l’Ukraine, “tous des poids lourds économiques dont l'alignement est déterminant pour la sécurité mondiale, l'énergie et les crises diplomatiques, seront également présents”, complète Reuters. La France préside le groupe du G7 depuis janvier 2026, avec pour point d’orgue "un sommet […] à Évian mi-juin", rappelle Le Soir.
"Le site [des Vaux-de-Cernay] n’a pas été choisi par hasard", remarque Le Parisien. "Il se situe à une quinzaine de kilomètres seulement du château de Rambouillet, là même où il y a 50 ans se retrouvaient à l’initiative du président français de l’époque, Valéry Giscard d’Estaing, les chefs d’État et de gouvernement des six pays démocratiques les plus industrialisés (Allemagne, États-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni)". Les dirigeants avaient alors évoqué “la crise économique consécutive au choc pétrolier de 1973. Le G6 était né. Il deviendra l’année suivante le G7 avec l’entrée du Canada".
Dans le contexte géopolitique actuel, les guerres au Moyen-Orient et en Ukraine font partie des grands sujets abordés par les ministres. Dans un climat de forte nervosité, l’objectif des alliés est d’obtenir “davantage de précisions sur les opérations militaires menées par les États-Unis et Israël contre l'Iran, ainsi que sur l'existence éventuelle d'une voie diplomatique viable pour mettre fin au conflit” [Reuters]. Les discussions porteront notamment “sur le détroit d'Ormuz, que l'Iran a de fait fermé, paralysant ainsi environ un cinquième de l'approvisionnement mondial en pétrole”.
"Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, retenu à Washington selon une source diplomatique, ne rejoindra [ses homologues] que vendredi matin", rapporte Le Parisien. Il tentera de convaincre les alliés "d'adhérer à la stratégie de guerre contre l'Iran qui a fait flamber les prix mondiaux du carburant, a annoncé mardi 24 mars le département d'État américain” [Le Monde]. Un objectif cependant ambitieux : presque tous "ont réagi au mieux avec froideur à l'opération militaire américano-israélienne contre l'Iran et ont refusé d'y participer, s'attirant les foudres de Trump alors même qu'il affirme que les États-Unis n'ont pas besoin de leur aide", rappelle le quotidien français.
Au sujet de l’Ukraine, les responsables européens craignent que les États-Unis “ne poussent Kiev à accepter un accord de paix défavorable avant les élections de mi-mandat américaines de novembre. Les responsables européens ont déclaré qu'ils insisteraient auprès de Rubio sur le fait qu'un tel résultat serait inacceptable, plaidant plutôt en faveur de sanctions plus sévères contre la Russie et d'efforts immédiats pour préparer l'Ukraine à un nouvel hiver de guerre” [Reuters].
L'Hexagone a également convoqué, pour le lundi 30 mars, un G7 finances au format inédit : il réunira les ministres de l’Économie, de l’Énergie et les gouverneurs des banques centrales. Il s'agit là d'une "tentative de réponse coordonnée à une crise désormais systémique, à la croisée des chocs énergétiques, inflationnistes et géopolitiques", observe La Tribune.
L’initiative doit notamment faire face à "la fragmentation des réponses nationales face à l’envolée des prix de l’énergie et à la persistance de l’inflation, [qui] montre ses limites", résume La Tribune. "En fusionnant ces trois cercles, la présidence française entend [ainsi] accélérer les arbitrages [entre les trois acteurs convoqués], alors que les tensions sur les marchés pétroliers et gaziers menacent de raviver un cycle inflationniste déjà difficile à contenir."
Affirmant convoquer ce format "pour la première fois depuis 50 ans", le ministre de l’Économie Roland Lescure joue aussi une carte stratégique, à quelques mois du sommet d’Évian du 15 au 17 juin [BFM TV]. Il s'agit de "démontrer que, malgré les fractures géopolitiques, le G7 reste capable de produire des réponses opérationnelles face à une crise globale" [La Tribune].
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25.03.2026 à 12:03

Un "scrutin [qui] redessine le paysage politique du pays, avec une percée historique du Parti populaire socialiste, une montée de l'extrême droite et une place décisive des Modérés dans la formation du futur gouvernement", résume Le Monde. Tels sont les principaux enseignements à retenir des élections législatives au Danemark, organisées mardi 24 mars. "Malgré un […]
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Un "scrutin [qui] redessine le paysage politique du pays, avec une percée historique du Parti populaire socialiste, une montée de l'extrême droite et une place décisive des Modérés dans la formation du futur gouvernement", résume Le Monde. Tels sont les principaux enseignements à retenir des élections législatives au Danemark, organisées mardi 24 mars.
"Malgré un net recul et sans atteindre la majorité absolue avec les autres partis de gauche, selon les résultats définitifs" [Le Parisien], "le groupe des sociaux-démocrates de la Première ministre danoise Mette Frederiksen est arrivé en tête" [Ouest-France].
La formation de la cheffe du gouvernement, qui a présenté - comme l'exige la procédure en vigueur - sa démission formelle au roi ce mercredi selon l'AFP, a "enregistré [son] plus mauvais résultat depuis plus d'un siècle", pointe la BBC. Toutefois, "avec 21,9 % des voix" et 38 sièges au Folketing (le Parlement danois), les sociaux-démocrates, au pouvoir depuis 2019 "[restent] de loin le parti le plus important ", complète le média britannique. Ils devancent le Parti populaire socialiste (11,6 % des suffrages) et Venstre, parti libéral de centre-droit (10,1 %).
"Dans le pays prospère de 6 millions d'habitants, la campagne a surtout tourné autour de questions intérieures comme le coût de la vie, l'État providence et l'environnement", observe Euronews. "Le modèle de l'agriculture intensive danoise, particulièrement l'élevage porcin, a été au centre de la campagne." "Face à une extrême droite puissante depuis la fin des années 1990, il a aussi été question d'immigration, les sociaux-démocrates plébiscitant un nouveau tour de vis en la matière" [Le Monde].
Mais un autre sujet a aussi animé les débats : le Groenland. Face aux multiples menaces de Donald Trump ces dernières semaines, Mette Frederiksen "avait tenu tête [au président américain] et sa volonté d'annexer [l'île], territoire autonome du royaume du Danemark", retracent Les Echos.
"À Nuuk, la capitale du Groenland, les électeurs ont fait la queue pour voter dès l'ouverture des bureaux" [Le Parisien]. "Il s'agit des élections les plus importantes pour le Parlement danois et pour le Groenland de l'Histoire", a déclaré à l'AFP le Premier ministre groenlandais, Jens-Frederik Nielsen.
Ce scrutin "a redessiné la carte du Danemark et laissé des traces historiques chez plusieurs des partis concernés", relate la chaîne de télévision généraliste nationale, TV2. Mais pas seulement. "Les résultats obtenus par Mette Frederiksen au Danemark - où les sociaux-démocrates ont perdu du terrain mais ont tout de même réussi à se maintenir - reflètent également une tendance plus générale observée à travers l'Europe, où le centre-gauche fait preuve d'un regain de combativité", décrit Politico.
"Les récents scrutins, de Castille-et-León en Espagne à Marseille et Paris, en passant par la Slovénie et désormais le Danemark, montrent que s'opposer à une politique à la Trump, ou lutter contre Trump lui-même, peut s'avérer une stratégie gagnante", poursuit le média.
Dans un monde "plein d'insécurité" [Le Parisien], l'Union européenne et ses pays membres doivent affronter de nombreux défis. "Les Danois sont anxieux : il y a le Groenland, l'Ukraine, les drones qui ont survolé le royaume", rappelait avant le scrutin Elisabet Svane, analyste politique pour le quotidien national Politiken.
En interne, le plus dur commence maintenant. "Le Danemark est divisé entre un 'bloc rouge' de partis de gauche mené par les sociaux-démocrates et un 'bloc bleu' de droite, mené par [Troels Lund] Poulsen", note Politico.
"Avec un total de 84 sièges, le 'bloc rouge' des partis de gauche a pris une légère avance sur le 'bloc bleu' de droite, qui totalise 77 sièges. Aucun des deux blocs n'a atteint les 90 sièges nécessaires pour obtenir la majorité au Parlement danois, qui en compte 179" [BBC]. "Le parti centriste des Modérés de l'actuel ministre des Affaires étrangères, Lars Løkke Rasmussen devrait avoir le dernier mot dans les négociations de coalition", estime le média.
Le quotidien national Jyllands-Posten va plus loin. Ce mardi 24 mars, "l'avenir de la politique danoise a été confié au président du Parti modéré, Lars Løkke Rasmussen. Les Danois ne souhaitant ni une majorité rouge ni une majorité bleue au Parlement, ils ont ainsi confié à Løkke le rôle clé dans la formation du prochain gouvernement, dont il rêvait depuis si longtemps". "Les Modérés ont obtenu un bon résultat électoral avec 7,7 % des voix et disposent des mandats décisifs, mais cela 'ne signifie pas pour autant' que Lars Løkke Rasmussen doive devenir Premier ministre", a tempéré ce matin le ministre de la Culture, Jakob Engel-Schmidt, relaie TV2.
Une tendance se dégage néanmoins. "Il est peu probable que le prochain gouvernement soit une réplique de la coalition actuelle, un gouvernement multipartite qui a rompu avec la division traditionnelle entre rouges et bleus de la politique danoise pour inclure les sociaux-démocrates de centre-gauche, le Venstre de centre-droit et les Modérés centristes", conclut Politico. Le roi va recevoir les partis en vue des négociations sur la formation d'un futur gouvernement de coalition, qui s'annoncent compliquées.
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