Lien du flux RSS
Site institutionnel de référence sur les questions européennes

▸ les 12 dernières parutions

18.02.2026 à 13:13

L'Union européenne participera à la réunion du "Conseil de la paix" de Donald Trump, sans en devenir membre

Agathe Grinon
img

"L'UE participera à la réunion du 'Conseil de la paix' de Trump, sans en devenir membre", titre La Libre. Plusieurs pays membres de l'Union européenne et "la Commission européenne ont décidé de faire le déplacement en tant qu''observateurs'". Les délégations des pays "ont rendez-vous jeudi 19 février à Washington", résume France 24. La chaîne d'information internationale […]

L’article L'Union européenne participera à la réunion du "Conseil de la paix" de Donald Trump, sans en devenir membre est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

Texte intégral (1829 mots)
Donald Trump à Davos durant une session sur le "Conseil de la paix" - Crédits :  Jason Alden /  Flick R World Economic Forum  CC BY-NC-SA 4.0
Donald Trump à Davos en janvier 2026 durant une session sur le "Conseil de la paix" - Crédits : Jason Alden / Flickr World Economic Forum CC BY-NC-SA 4.0

"L'UE participera à la réunion du 'Conseil de la paix' de Trump, sans en devenir membre", titre La Libre. Plusieurs pays membres de l'Union européenne et "la Commission européenne ont décidé de faire le déplacement en tant qu''observateurs'".

Les délégations des pays "ont rendez-vous jeudi 19 février à Washington", résume France 24. La chaîne d'information internationale souligne que le lieu de rencontre semble avoir une portée symbolique car il s'agit "des locaux de l'Institut des États-Unis pour la paix, récemment rebaptisé par le département d'État 'Institut Donald J. Trump pour la paix'".

Le "Board of Peace", une version payante du Conseil de sécurité de l'ONU ?

"Depuis l'adhésion d'Israël le 11 février, l'organisateur revendique 27 États qualifiés de 'membres fondateurs'" du Conseil de la paix [France 24].

Les aspirations de ce Conseil et de son créateur restent encore floues car s'il a d'abord été conçu "pour discuter du sort de la bande de Gaza, [il] se veut désormais une instance ayant vocation à contourner l'ONU", commente Le Monde.

Pour l'heure, la situation au Proche-Orient semble toujours au cœur des discussions car le versement de plus "de 5 milliards de dollars pour la reconstruction et l'aide humanitaire à Gaza" sera demandé aux membres du Conseil de la paix, précisent Les Echos

Les récentes déclarations de Donald Trump sur son média Truth Social reflètent cependant une autre ambition pour cette instance : "le Conseil de paix s'imposera comme l'organisme international le plus influent de l'histoire, et c'est un honneur pour moi d'en être le président". Cette déclaration alimente les réserves d'alliés occidentaux, "d'autant que l'adhésion comme membre permanent s'accompagne d'un ticket d'entrée à un milliard de dollars" [France 24].

Ce système de paiement à l'entrée suscite des critiques selon lesquelles le Conseil de la paix pourrait "devenir une version 'payante' du Conseil de sécurité de l'ONU", rapporte France info.

Une poignée d'Européens membres du Conseil

Malgré un coût d'entrée important, certains pays européens ont accepté l'invitation du président américain. "Derrière le refus de participer d’abord exprimé par Londres, Paris, Madrid ou Berlin, au moins deux capitales européennes ont ouvertement décidé d’adhérer à cette initiative", rapporte Le Monde. C'est le cas de Budapest, capitale de la Hongrie de Viktor Orbán, proche de Donald Trump et soutien au projet. "Il avait déjà annoncé en janvier, à Davos (Suisse), vouloir rejoindre cette instance, 'car la Hongrie a besoin de la paix pour continuer à croître et à se développer'", rappelle le journal.

Le média français considère l'adhésion de la Bulgarie à ce Conseil "plus surprenant[e]", et la corrèle avec une place de choix réservée au Bulgare "Nickolay Mladenov, choisi par l’administration américaine comme haut représentant pour Gaza" au sein de l'organe.

Le Kosovo et l'Albanie, deux pays candidats à l'adhésion à l'Union européenne, "ont aussi annoncé leur choix de rejoindre le Conseil de la paix, arguant de leur alignement inconditionnel sur les États-Unis" [Le Monde].

Les Européens en observateurs

La plupart des partenaires européens ont refusé l'invitation de Donald Trump mais, malgré ces réticences, l'Union européenne "a décidé de s'assurer d'une présence à la réunion inaugurale", notent Les Echos.

Ainsi, l'UE "enverra jeudi la commissaire [européenne] à la Méditerranée", Dubravka Šuica, participer à la première réunion du Conseil de la paix de Donald Trump, mais sans y adhérer [Euronews].

"L'Europe se rapproche en douce du Conseil de la paix de Trump", titre le journal belge L'Echo. Cette participation de la Commission à la séance inaugurale "alimente les polémiques" à Bruxelles, cette initiative n'ayant pas "fait l’objet de concertations avec les États membres", souligne Le Monde. Selon le journal du soir, ce déplacement à Washington traduirait surtout un souci européen "de ne pas froisser l’administration américaine".

L'exécutif européen souligne d'ailleurs "avoir toujours 'un certain nombre de questions' vis-à-vis de cet organe", notamment concernant sa compatibilité avec la charte des Nations unies [France info].

Les autres sujets du jour

Agriculture et pêche

Défense et sécurité

Économie et euro

France

Relations extérieures

L’article L'Union européenne participera à la réunion du "Conseil de la paix" de Donald Trump, sans en devenir membre est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

17.02.2026 à 12:22

Hongrie : à deux mois d'élections législatives décisives, l'administration Trump confirme son soutien à Viktor Orbán

Valentin Ledroit
img

"Lorsque le département d’État a annoncé que Marco Rubio se rendrait à Munich samedi, puis en Slovaquie et en Hongrie dimanche et lundi, quelques naïfs ont voulu y voir un signal positif pour l’Europe", entame L'Opinion. "En réalité, Marco Rubio est venu en Europe avec le même message que celui du vice-président l’année dernière : l’Europe […]

L’article Hongrie : à deux mois d'élections législatives décisives, l'administration Trump confirme son soutien à Viktor Orbán est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

Texte intégral (1911 mots)
"Votre réussite est la nôtre", a notamment adressé le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio (à gauche), au Premier ministre hongrois
"Votre réussite est la nôtre", a notamment adressé le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio (à gauche), au Premier ministre hongrois - Crédits : US Department of State / Flickr

"Lorsque le département d’État a annoncé que Marco Rubio se rendrait à Munich samedi, puis en Slovaquie et en Hongrie dimanche et lundi, quelques naïfs ont voulu y voir un signal positif pour l’Europe", entame L'Opinion. "En réalité, Marco Rubio est venu en Europe avec le même message que celui du vice-président l’année dernière : l’Europe va mal et elle doit changer. Et au cas où certains en douteraient encore, son passage en Hongrie suffit à le prouver".

Après son discours lors de la Conférence de Munich sur la sécurité, le secrétaire d'État américain a donc conclu son tour d'Europe à Budapest lundi 16 février, "où il a assuré Viktor Orbán du soutien de l'administration Trump", relève Le Grand Continent. "Votre réussite est la nôtre", a adressé le chef de la diplomatie américaine au dirigeant hongrois.

En réponse, le Premier ministre magyar n'a pas caché sa satisfaction. "Un âge d’or s’est ouvert dans les relations entre les États-Unis et la Hongrie. Avec un niveau de confiance que nous n’avions pas connu depuis la visite du président Bush à la veille du changement de régime" en 1989, a salué le dirigeant nationaliste [Le Figaro].

Une forte connexion

Ces échanges d'amabilité ne sont pas surprenants. "La Hongrie de Viktor Orbán – anti-immigration, anti-woke, anti-UE et pro-Trump – est exactement l’exemple que le reste du continent doit suivre, selon [l'administration américaine], pour fonder cette alliance 'civilisationnelle' défendue à deux reprises à Munich", estime L'Opinion.

D'autant qu'"entre Washington et Budapest, les sujets de convergence ne manquent pas : arrêt aussi tôt que possible de la guerre russo-ukrainienne, quelle qu’en soit l’issue, soutien indéfectible à Israël dirigé par [Benyamin] Netanyahou, Conseil de la paix sous l’égide de Donald Trump inauguré jeudi en présence du dirigeant hongrois…", énumère Le Figaro. "La droite hongroise applaudit à toutes ces initiatives américaines et à la fin annoncée du multilatéralisme et de l’ordre international post-Seconde Guerre mondiale", souligne le quotidien français.

La presse hongroise réputée proche du pouvoir confirme cette attitude. "La visite de [Marco] Rubio s'inscrit parfaitement dans le tournant qui caractérise les relations américano-hongroises depuis […] Donald Trump. La détérioration des relations sous le gouvernement Biden a été remplacée par une coopération fondée sur des valeurs communes", écrit par exemple le Magyar Nemzet. En outre, "la proximité idéologique et les efforts diplomatiques déployés depuis une décennie par Budapest pour se rapprocher du mouvement Maga ont permis au gouvernement Orbán d’obtenir la tolérance de l’Amérique pour ses liens commerciaux avec la Russie et avec la Chine" [Le Figaro].

Une "bouée de sauvetage" pour Viktor Orbán

"Officiellement, les rencontres entre [Marco] Rubio et les dirigeants des gouvernements […] slovaque et hongrois [visaient] à discuter d'énergie, d'engagements militaires de l'Otan et d''intérêts bilatéraux et régionaux communs'. Mais ce n'est pas un hasard si le secrétaire américain a choisi de se rendre dans les deux capitales les plus proches de la vision de la Maison-Blanche", pointe Le Grand Continent.

"Les États-Unis entrent en campagne pour Orbán en Hongrie", résume Courrier international. Le chef de la diplomatie américaine a cherché "à lancer une bouée de sauvetage politique à Viktor Orbán, alors que le Premier ministre hongrois est en retard dans la plupart des sondages à l'approche des élections de ce printemps, qui pourraient voir le [chef de gouvernement] le plus pro-russe et le plus ancien d'Europe être évincé du pouvoir", note The Washington Post. En poste depuis 2010 après un premier mandat de 1998 à 2002, Viktor Orbán apparaît devancé "par la formation d’opposition TISZA [emmenée par l'eurodéputé Péter Magyar], également conservatrice", précise Courrier international.

Dans ce contexte, l'exécutif américain multiplie ses prises de position en faveur du chef de file de la droite nationaliste européenne. "Dans un message publié la semaine dernière sur Truth Social, Trump a apporté son soutien à Orbán pour les élections d'avril, le qualifiant de 'leader véritablement fort et puissant' et de 'véritable ami, combattant et VAINQUEUR'" [The Washington Post].

Le quotidien américain relève que "le soutien apporté par Rubio à Orbán est le dernier exemple en date des efforts déployés par l'administration Trump pour maintenir au pouvoir des dirigeants populistes de droite qui ont fait l'éloge du président Donald Trump et sont considérés comme partageant la même idéologie. Cet été, Karol Nawrocki, novice en politique, a remporté de justesse le second tour de l'élection présidentielle en Pologne". Grand admirateur de l'actuel président américain, le candidat avait été reçu à la Maison-Blanche peu de temps avant le premier tour du scrutin. Une attitude qui avait soulevé en Pologne des accusations d’ingérence américaine.

Les autres sujets du jour

Défense

Élargissement

Environnement

Institutions

Numérique

Relations extérieures

L’article Hongrie : à deux mois d'élections législatives décisives, l'administration Trump confirme son soutien à Viktor Orbán est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

16.02.2026 à 13:11

Conférence de Munich : le discours de Marco Rubio, un apaisement de façade ?

Lou Caubet
img

"Samedi [14 février], dans son discours à la conférence de Munich sur la sécurité, [Marco] Rubio a déclaré que les États-Unis et l'Europe partageaient un destin commun, mais il a averti que le déclin culturel et économique de l'Europe devait être inversé et que les migrations massives devaient être stoppées", relate Euronews. Durant la même […]

L’article Conférence de Munich : le discours de Marco Rubio, un apaisement de façade ? est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

Texte intégral (2200 mots)
Le secrétaire d'État, Marco Rubio, a tenu un discours plus policé que son compatriote J.D. Vance l'an passé lors de la Conférence de Munich, de quoi rassurer un peu les Européens - Crédits : US Department of State - Flickr

"Samedi [14 février], dans son discours à la conférence de Munich sur la sécurité, [Marco] Rubio a déclaré que les États-Unis et l'Europe partageaient un destin commun, mais il a averti que le déclin culturel et économique de l'Europe devait être inversé et que les migrations massives devaient être stoppées", relate Euronews. Durant la même allocution, le secrétaire d’État américain "[a] appelé une Europe 'forte' à se ranger derrière la vision du président américain quant à l'ordre mondial" [Courrier international]. Les propos du chef de la diplomatie américaine ont longuement été commentés par la presse française et européenne.

"Un an après [le discours] de J.D. Vance, beaucoup plus agressif, la prudence reste tout de même de mise", souligne France info. La Croix rappelle que "tout juste investi [en février 2025], le numéro deux de l’administration américaine avait sidéré l’audience en affirmant que la principale menace sur l’Europe n’était ni la Russie ni la Chine, mais la manière dont elle aurait trahi ses valeurs en étouffant supposément les libertés civiques et politiques".

"Nous ne voulons pas que nos alliés soient faibles, car cela nous affaiblit. Nous voulons des alliés capables de se défendre afin qu'aucun adversaire ne soit jamais tenté de tester notre force collective", a cette fois expliqué Marco Rubio lors de la conférence [Le Monde].

Peu de temps après le discours du secrétaire d’État américain, "la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a rejeté [quant à elle] ce dimanche les propos de responsables américains tendant à dénigrer l'UE, tout en saluant le changement de ton" de Marco Rubio, rapporte Sud Ouest.

Un discours en trompe-l'œil ?

Mais France Inter s'interroge : "s'agissait-il du discours de la réconciliation transatlantique, ou d'une version 'light', enrobée de sucre, de la même détestation de l'Union européenne telle qu'elle existe par l'administration Trump ?". Même ton du côté du HuffPost qui se demande s'il s'agit d'"une accalmie réelle ou de façade ?".

France Inter va plus loin : "ceux qui se sont dit 'soulagés' par les propos du chef de la diplomatie américaine, comme la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, ou le secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, y croient-ils vraiment, ou sont-ils simplement diplomates, pour ne pas aggraver les tensions transatlantiques ?". Car si le continent européen a été cité, "pas une seule fois, Rubio n'a prononcé le nom de l'Union européenne" [France Inter] et "pas un mot sur la menace russe" [La Croix].

Le chef de la diplomatie américaine a en revanche "abordé des thèmes chers au président américain" allant de "l'immigration massive à la désindustrialisation de l'Europe" et "a […] vivement critiqué les Nations unies" [France info].

Dans son discours un peu plus tard, Kaja Kallas a directement fait allusion à Donald Trump affirmant que "contrairement à ce que diraient certains, l'Europe n'est pas décadente et woke, et menacée d'un effacement civilisationnel", rapporte L'Union. Enfin, "la responsable de la diplomatie européenne a […] prôné la fermeté face à la Russie dans les négociations visant à mettre fin au conflit en Ukraine, insistant sur la nécessité d'arracher des concessions à Moscou", conclut Sud Ouest.

Un tour d'Europe

"[Marco] Rubio poursuit sa tournée en Europe chez les alliés de Trump", titre Le Figaro. Après Munich, le secrétaire d’État américain s'est d'abord rendu à Bratislava dimanche "où il [a rencontré] le Premier ministre Robert Fico, [avant de s'envoler] à Budapest où il s’entretiendra avec Viktor Orbán".

Selon l'hebdomadaire slovaque Tyzden cité par Courrier international, "les discussions [à Bratislava] ont surtout porté sur 'la coopération nucléaire, l'approvisionnement en pétrole et en gaz de la Slovaquie, le conflit en Ukraine et l'Otan'". "Tout comme en Slovaquie, la question énergétique [fait] partie des discussions en Hongrie, qui a obtenu, lors d'une visite de M. Orbán à la Maison Blanche l'année dernière, une exemption de sanctions américaines sur les importations de pétrole et de gaz russes", indique France 24.

Le Figaro souligne également que "Donald Trump ne fait aucun mystère de son soutien pour le dirigeant nationaliste hongrois, qu'il qualifie d''homme fort et puissant', en vue des élections législatives prévues le 12 avril". "Le Premier ministre [magyar] a également fait part de son intention de se rendre à Washington pour assister cette semaine à la réunion inaugurale du 'Conseil de paix' du président américain", ajoute France 24.

Malgré l'apaisement affiché samedi à Munich, France Inter reste prudente. Pour la radio, "le fait que Marco Rubio se soit ensuite envolé pour la Hongrie d'Orbán et la Slovaquie de Fico, deux eurosceptiques déclarés, amis de Poutine et hostiles à l’aide à l'Ukraine, devrait […] alerter" les Européens.

Les autres sujets du jour

Agriculture

Commerce international

Défense

Guerre en Ukraine

Hongrie

Industrie

Migration

L’article Conférence de Munich : le discours de Marco Rubio, un apaisement de façade ? est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

13.02.2026 à 13:06

Conférence de Munich : un an après les attaques de J.D. Vance à l'encontre de l'UE, un rendez-vous très attendu

Lou Caubet
img

"La conférence sur la sécurité de Munich, qui débute ce vendredi 13 février et réunira plus de 60 chefs d'État et de gouvernement, permettra de tester l'état de la relation fragilisée entre les États-Unis et l'Europe, après une année de Trump 2" annonce Libération. Une relation apparentée à une"crise de crédibilité et de confiance sans précédent", […]

L’article Conférence de Munich : un an après les attaques de J.D. Vance à l'encontre de l'UE, un rendez-vous très attendu est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

Texte intégral (1811 mots)
JD Vance dans son discours avait décrit l’Europe comme infestée de l’intérieur, renonçant à ces "valeurs fondamentales"
Dans son discours en 2025, J.D. Vance avait décrit l’Europe comme "infestée de l’intérieur", renonçant à ses "valeurs fondamentales" - Crédits : Preiss/MSC

"La conférence sur la sécurité de Munich, qui débute ce vendredi 13 février et réunira plus de 60 chefs d'État et de gouvernement, permettra de tester l'état de la relation fragilisée entre les États-Unis et l'Europe, après une année de Trump 2" annonce Libération. Une relation apparentée à une"crise de crédibilité et de confiance sans précédent", selon les mots du président de la conférence, Wolfgang Ischinger [DW].

"Voilà un an, [le discours du vice-président américain J.D. Vance] avait choqué l'assemblée et révélé l'ampleur du fossé entre les États-Unis et le Vieux Continent" rappellent Les Échos. Si "cette année, les États-Unis seront représentés par le secrétaire d'État Marco Rubio, l'ombre de J. D. Vance planera sur l'événement" [Libération].

Alors que "les désaccords sur l'Ukraine, le Groenland, les tarifs douaniers et les ingérences ont creusé davantage le fossé" entre les deux puissances [RTBF], la réponse européenne aux menaces américaines sera particulièrement scrutée. Parmi les principaux enjeux : "la nécessité pour l'Union européenne de développer une plus grande autonomie stratégique sans pour autant affaiblir le pilier de l'Otan", relate l'agence italienne Agenzia Nova.

Des relations transatlantiques en recomposition

Le rapport de Munich sur la sécurité, publié en amont de la conférence, est sans appel et "pointe la nécessité pour l'Europe de se montrer plus indépendante militairement vis-à-vis d'une administration étasunienne autoritaire qui ne partage plus son attachement aux normes et valeurs démocratiques libérales", rapporte Libération.

"Pour les plus optimistes", la conférence permettra "avant tout de se parler, afin de rapprocher un peu les deux rives de l'Atlantique" expliquent Les Échos. Mais "pour les États-Unis de Donald Trump, la sécurité de l'Europe n'est plus au cœur des intérêts américains", poursuit le média. "Le rapport classe Donald Trump parmi les 'demolition men' […] : un chef d'État qui brise les règles en vigueur par le biais d'une politique 'de la boule de démolition'" [Libération].

La Croix souligne que "le président de la [conférence de Munich] ose aussi croire que Marco Rubio 'parlera de politique étrangère' sur scène, contrairement au vice-président J.D. Vance". Or "on ignore ce que l'Américain va dire à la tribune" [RFI]. La radio internationale s'avance toutefois en affirmant que "les Européens ont bien compris que l’alliance atlantique ne sera plus comme avant".

Quelle cohésion européenne ?

Les Échos posent le cadre : "si les débats porteront sur l'Ukraine, Gaza ou l'effort de défense européen, l'événement sera également l'occasion de voir si l'Europe peut afficher une démonstration d'unité, en se confrontant à la pensée américaine". Mais RFI avance qu'"entre un Emmanuel Macron offensif et une Giorgia Meloni conciliante, l'Europe reste divisée et donc une proie facile".

Le média allemand DW s'interroge : "comment l'Europe doit-elle se réorienter dans ce nouveau contexte mondial ? Et quel rôle l'Allemagne peut-elle jouer ?". En effet, "puisque la France et le Royaume-Uni n'ont pas d'argent, c'est de l'Allemagne qu'on attend des annonces dans la défense" [Les Échos]. Et de rappeler que "l'impact du désengagement américain est bien plus fort en Allemagne qu'en France".

RFI souligne que "les dirigeants et les ministres vont essayer, en coulisses, d'avancer sur certains dossiers, notamment sur l'Ukraine". "L'une des innovations majeures de l'édition 2026 est la création de la 'Maison de l'Ukraine'", explique l'Agenzia Nova,"un espace entièrement dédié aux discussions sur l'avenir de l'Ukraine".

Si les États-Unis, de plus en plus imprévisibles, peuvent encore surprendre leurs alliés, une chose est certaine : les "Européens seront sur le qui-vive" [Ouest-France].

Les autres sujets du jour

Compétitivité

Industrie

Relations franco-allemandes

Santé

L’article Conférence de Munich : un an après les attaques de J.D. Vance à l'encontre de l'UE, un rendez-vous très attendu est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

12.02.2026 à 12:53

L’Otan lance “Arctic Sentry” pour mieux coordonner la sécurité dans le Grand Nord

Lou Caubet
img

"L'Otan annonce ce mercredi 11 février le lancement de sa mission Arctic Sentry (sentinelle arctique) dédiée au renforcement de la sécurité au Groenland" et dans l'ensemble du Grand Nord, relate TF1. Cette nouvelle initiative doit permettre de "mettre à profit la puissance de l’Otan pour protéger notre territoire et garantir que l’Arctique et le Grand […]

L’article L’Otan lance “Arctic Sentry” pour mieux coordonner la sécurité dans le Grand Nord est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

Texte intégral (1724 mots)
Mark Rutte, le secrétaire général de l'Otan, a mené les discussions avec Donald Trump concernant la sécurité de la zone arctique, en partenariat avec les Européens - Crédits : Conseil de l'UE

"L'Otan annonce ce mercredi 11 février le lancement de sa mission Arctic Sentry (sentinelle arctique) dédiée au renforcement de la sécurité au Groenland" et dans l'ensemble du Grand Nord, relate TF1.

Cette nouvelle initiative doit permettre de "mettre à profit la puissance de l’Otan pour protéger notre territoire et garantir que l’Arctique et le Grand Nord restent sûrs", a assuré, mercredi, le général Alexus Grynkewich, commandant suprême des forces alliées en Europe [Le Monde].

"Pour la première fois, nous allons désormais rassembler tout ce que nous faisons dans l’Arctique sous un seul commandement", a expliqué le secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte.

Meilleure coordination

On ne sait "pas clairement si l'opération […] implique l'envoi de moyens militaires supplémentaires dans la région", note la Deutsche Welle (DW). Pour Les Échos, elle "ne prévoit à ce stade pas d'augmentation des moyens militaires au Groenland, mais se propose de mieux coordonner les manœuvres et exercices déjà existants". Notamment les "actions conjointes menées par les sept alliés arctiques : les États-Unis, le Canada, le Danemark, la Norvège, la Suède, la Finlande et l'Islande", explique DW.

De son côté, Le Monde parle aussi de "nouveaux moyens de surveillance envoyés dans le Grand Nord", coordonnés au niveau du commandement otanien de Norfolk, en Virginie. "Certains pays ont déjà annoncé de tels moyens pour l’Arctique, comme le Royaume-Uni", ajoute le quotidien du soir.

Apaiser Donald Trump

Arctic Sentry "a été décidée à la suite d'une rencontre entre le président américain Donald Trump et […] Mark Rutte à Davos, le mois dernier", rappelle RTS. À cette occasion, "les deux dirigeants ont convenu que l'Otan devrait assumer collectivement davantage de responsabilités" dans cette région face aux visées russes et à "l'intérêt croissant" de la Chine, selon un communiqué du Shape, le commandement suprême des forces alliées en Europe.

Cette nouvelle "activité" de l'Otan, "sur le modèle de celles lancées en mer Baltique ou sur le front oriental de l'Alliance, était l'une des options évoquées pour renforcer la sécurité en Arctique, une des raisons pour lesquelles Donald Trump a dit vouloir annexer le Groenland", poursuit La Libre. Le président américain semble depuis avoir "renoncé à s'emparer par la force de cette immense île arctique, territoire autonome du Danemark, pays membre de l'Otan".

Une opération de façade ?

De son côté, l'Otan "dément que 'Arctic Sentry' soit une opération de façade rebaptisée pour ménager Donald Trump" [Euronews]. Selon des diplomates cités par Politico, elle pourrait "servir d'avertissement précoce à la Russie et à la Chine afin qu'elles restent à l'écart du Groenland à l'avenir, en particulier si l'île arctique décidait de devenir indépendante". La Russie a d'ailleurs réagi, "annonçant qu'elle prendra quant à elle des 'contre-mesures', y compris de 'nature militaire', si les pays occidentaux renforcent leur propre présence militaire au Groenland" [Sud Ouest].

Pour autant, l'opération est "largement perçue comme une démarche politique plutôt que comme une réponse à un risque sécuritaire immédiat", relate Euractiv. "Pour l'instant, [elle] n'existe que sur le papier", abonde EU Observer. En outre, "si le soulagement prévaut à Bruxelles, personne n'est dupe. Donald Trump peut revenir sur le sujet très rapidement ou trouver d'autres angles d'attaque contre l'Europe", souligne Le Monde. Réunis aujourd'hui à Bruxelles, les ministres de la Défense de l'Otan doivent notamment aborder "la reprise en main par les Européens de la défense de leur continent" [Les Échos].

Les autres sujets du jour

Commerce internationale

Défense

Guerre en Ukraine

JO d'Hiver

Kosovo

Logement

L’article L’Otan lance “Arctic Sentry” pour mieux coordonner la sécurité dans le Grand Nord est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

11.02.2026 à 12:44

Compétitivité : dirigeants européens et industriels réunis cette semaine en Belgique

Agathe Grinon
img

"L'Europe est devenue un marché d'ajustement pour la Chine et un objet de coercition pour les États-Unis", affirment Les Échos. Face à cette position difficile, l'Union européenne affiche sa volonté de se saisir des enjeux de compétitivité. Selon Euractiv, Ursula von der Leyen a adressé une lettre aux chefs d'État et de gouvernement lundi 9 […]

L’article Compétitivité : dirigeants européens et industriels réunis cette semaine en Belgique est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

Texte intégral (1960 mots)
Le président Emmanuel Macron et le chancelier Friedrich Merz divergent sur la question de la compétitivité européenne. - Crédits : Présidence ukrainienne / Flick R
Le chancelier allemand, Friedrich Merz, et le président français, Emmanuel Macron, divergent sur la question de la compétitivité européenne - Crédits : Présidence ukrainienne / Flickr PDM 1.0

"L'Europe est devenue un marché d'ajustement pour la Chine et un objet de coercition pour les États-Unis", affirment Les Échos. Face à cette position difficile, l'Union européenne affiche sa volonté de se saisir des enjeux de compétitivité.

Selon Euractiv, Ursula von der Leyen a adressé une lettre aux chefs d'État et de gouvernement lundi 9 février. Dans ce texte, la présidente de la Commission européenne souligne "que la fragmentation règlementaire entre pays membres équivaut à des barrières commerciales comparables à des droits de douane de 45 % sur les biens et de 110 % sur les services".

Une première rencontre avec les industriels

Ce mercredi 11 février, Ursula von der Leyen, Emmanuel Macron et le chancelier allemand Friedrich Merz, sont attendus au troisième sommet européen de l'industrie qui se déroule à la Bourse d'Anvers. Le journal belge Le Soir indique qu'un rapport "du cabinet Deloitte fera également le point sur les progrès de la Déclaration d’Anvers, deux ans après sa publication". "L’Europe doit d’urgence soutenir et relancer son industrie", devrait être le message porté par les 600 chefs d'entreprise réunis à cette occasion [RTBF].

Euractiv rapporte que le Premier ministre belge, Bart de Wever, a récemment interpellé les chefs d'industrie : "donnez-nous vos Dix Commandements […] Qu'est-ce qui vous empêche d'être compétitif aujourd'hui ?". Selon le média, lors de cette rencontre, "les entreprises exigeront que les dirigeants restent sur le même chemin en matière de déréglementation, augmentent les subventions de fonds pour l’industrie et modifient les règles climatiques qu’ils estiment commencer à nuire à leurs résultats financiers".

Cette écoute des industriels est critiquée par certains militants pour l'environnement, qui accusent la rencontre de n'être "rien de plus qu’un entretien d’évaluation, au cours duquel nos dirigeants politiques demandent aux CEO s’ils ont bien appliqué leurs exigences" [Le Soir].

Une "retraite" compétitive ?

"Briques rouges, tours, douves, jardin géométrique : le château d’Alden Biesen sera 'l'hôte limbourgeois des leaders européens'" annonce la RTBF dans sa revue de presse européenne ce matin.

Cette "retraite" sur la compétitivité devrait comprendre un "diagnostic géopolitique avec Mario Draghi, [un] déjeuner à 27 sur la compétitivité, [des] échanges avec Enrico Letta sur le renforcement du marché unique […] puis une session finale sur les outils à mobiliser pour renforcer la compétitivité européenne", détaillent Les Échos.

Au cœur des préoccupations de ce sommet informel : "simplification des normes, soutien à l'industrie et indépendance stratégique", note le journal. Le rapport Draghi, devenu le fer de lance dans la stratégie européenne en termes de compétitivité, devrait être au centre des discussions car il "soutient fermement le financement de la croissance européenne à l'aide des Eurobonds", c'est-à-dire la mutualisation des dettes publiques et l'emprunt en commun [Euronews]. "Dans un entretien accordé, lundi 9 février, à plusieurs journaux européens, dont Le Monde, Emmanuel Macron a défendu le recours à [ce] nouvel emprunt commun des Vingt-Sept" [Le Monde].

Le "Made in Europe" au cœur des dissensions

Au-delà de la question d'une dette commune, la "préférence européenne, soutenue par Ursula von der Leyen [et Emmanuel Macron], sera au cœur des discussions" du sommet informel sur la compétitivité [La Croix]. Cette clause de préférence européenne prendrait la forme d'une obligation pour "les entreprises bénéficiant de fonds publics d’acheter des composants 'Made in Europe'", explique Le Figaro.

Cette proposition conjointe de la Commission européenne et du président français fait néanmoins débat. "L’Italie, l’Allemagne et les pays nordiques ont déjà averti que [cela] pourrait effrayer les investisseurs", souligne Euronews. Ces derniers défendent plutôt "un focus sur la dérégulation et le libre échange", poursuit le média.

Politico rapporte qu'en parallèle, les gouvernements allemand, italien et belge ont rassemblé d'autres propositions dans un document de travail "qui pousse l'Union européenne à achever le marché unique, réduire la bureaucratie et poursuivre de nouveaux accords commerciaux".

Les autres sujets du jour

Affaire Epstein

Économie

Numérique

Parlement européen

Politique des États membres

Russie

L’article Compétitivité : dirigeants européens et industriels réunis cette semaine en Belgique est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

10.02.2026 à 12:13

L'affaire Epstein continue d'éclabousser plusieurs pays européens

Valentin Ledroit
img

"Un nouveau coup dur pour la Norvège dans l'affaire Epstein", titre Politico. L'ambassadrice de Norvège en Jordanie et en Irak, Mona Juul, a démissionné dimanche 8 février "à la suite d'informations faisant état de liens présumés avec Jeffrey Epstein". Une situation qui fait de la diplomate norvégienne la "dernière victime en date, dans ce pays […]

L’article L'affaire Epstein continue d'éclabousser plusieurs pays européens est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

Texte intégral (1804 mots)
Les révélations des "Epstein Files" concernent notamment l'ex-prince Andrew au Royaume-Uni, l'ambassadrice de Norvège en Jordanie et en Irak, Mona Juul, et l'ancien ministre français de la Culture, Jack Lang
Les révélations des "Epstein Files" concernent notamment l'ex-prince Andrew au Royaume-Uni, l'ambassadrice de Norvège en Jordanie et en Irak, Mona Juul, et l'ancien ministre français de la Culture, Jack Lang - Crédits : Titanic Belfast / Flickr CC BY 2.0 | Norwegian Mission to the UN / Flickr CC BY-NC-ND 2.0 | MEDEF / Flickr CC BY-SA 2.0

"Un nouveau coup dur pour la Norvège dans l'affaire Epstein", titre Politico. L'ambassadrice de Norvège en Jordanie et en Irak, Mona Juul, a démissionné dimanche 8 février "à la suite d'informations faisant état de liens présumés avec Jeffrey Epstein". Une situation qui fait de la diplomate norvégienne la "dernière victime en date, dans ce pays nordique, du scandale qui n'en finit pas de grandir autour du prédateur sexuel" mort en 2019.

"Le 30 janvier 2026, le département de la justice américain a rendu publics plus de 3 millions de documents, mettant au jour les noms et relations d’un réseau tentaculaire qui gravitait autour de Jeffrey Epstein", rappelle France Culture. "Une affaire qui dépasse les États-Unis et éclabousse les élites européennes", constate la radio.

La Norvège dans la tourmente

Dans le cas de la diplomate norvégienne, les documents "semblent indiquer qu'Epstein a légué 10 millions de dollars aux deux enfants de [Mona] Juul et de [son mari Terje] Rød-Larsen". Ce dernier a ensuite "été nommé exécuteur testamentaire d'Epstein en 2017 (avant que cela ne soit révoqué)", détaille The Guardian.

Politico précise que "d'autres personnalités norvégiennes apparaissent dans les dossiers Epstein, notamment la princesse héritière Mette-Marit et le président du Forum économique mondial et ancien ministre des Affaires étrangères Børge Brende". Enfin, l'ancien "président du Comité Nobel" et "ex-Premier ministre norvégien Thorbjørn Jagland est visé par une enquête pour des soupçons de 'corruption aggravée' du fait de ses relations avec Epstein", complète Libération.

Crise politique au Royaume-Uni

"De la famille royale au gouvernement de Keir Starmer, le Royaume-Uni [est lui aussi] secoué par le scandale", écrit Midi Libre. Le Premier ministre travailliste, "fragilisé par les retombées politiques de l’affaire Jeffrey Epstein, a résisté lundi aux appels à la démission". Il lui est reproché d'avoir nommé Peter Mandelson, un ancien commissaire européen, au poste d'"ambassadeur du Royaume-Uni à Washington en décembre 2024 […]. Le chef du gouvernement l'a démis de ses fonctions en septembre 2025, après la publication de documents détaillant l'ampleur de ses liens avec le délinquant sexuel" [France info].

Dimanche 8 février, c'est le chef de cabinet de Keir Starmer, Morgan McSweeney, qui a démissionné. Ce dernier "avait poussé à la nomination de Peter Mandelson. Il était donc particulièrement sur la sellette", précise la télévision française.

La famille royale est aussi directement visée. L'ex-prince Andrew, "qui avait déjà perdu ses titres de prince et de duc d'York en raison de ses liens avec Epstein, s'est retrouvé à nouveau impliqué dans les dernières révélations. Celles-ci comprenaient une photo du frère cadet du roi Charles III d'Angleterre, âgé de 65 ans, penché sur une femme allongée sur le sol", note France 24. La police britannique enquête également "sur une éventuelle faute professionnelle liée à la fuite de documents confidentiels à l'adresse de Jeffrey Epstein alors qu'Andrew était envoyé commercial du gouvernement". Le roi Charles III se dit "profondément inquiet" de cette situation et "se tient prêt à coopérer avec les autorités si celles-ci le sollicitent" [20 Minutes].

L'affaire touche la Suède, la Slovaquie et la France

L'onde de choc ne s'arrête pas à la Norvège et au Royaume-Uni. "Sur le Vieux Continent, de nombreux responsables ont été contraints de quitter leur poste dans le sillage de la mise en ligne de ces documents" [L'Express].

En Slovaquie, le Premier ministre Robert Fico a annoncé le 31 janvier dernier avoir accepté la démission d'un de ses conseillers. "D'après un échange de SMS au ton grivois consulté par la BBC, le criminel sexuel [Jeffrey Epstein] promettait en 2018 des 'filles incroyables' en Russie et 'magnifiques' en Ukraine à Miroslav Lajčák, qui était à l'époque ministre des Affaires étrangères de la Slovaquie" [France info].

En Suède, "la présidente de la fondation Sweden for UNHCR, qui collecte des fonds pour le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés", a renoncé à ses fonctions le 2 février dernier, "après la révélation d'un séjour en famille sur l'île privée de Jeffrey Epstein dans les Caraïbes en 2012" [France info].

Enfin, "l'ex-ministre [français] de la Culture Jack Lang a 'proposé' samedi 7 février sa démission de la présidence de l'Institut du monde arabe, à Paris" [L'Express]. Son nom apparaît plus de 600 fois dans les "Epstein Files", évoquant une correspondance suivie avec le financier américain et des invitations à le rencontrer dans la capitale française.

"Toutes ces répercussions tranchent avec l'impact de l'affaire aux États-Unis", affirme L'Express. "Certes, les médias américains ont largement relayé les nouvelles informations disponibles grâce à la publication des 'Epstein Files'. Et certaines figures ont pâti des dernières révélations […]. Mais la majorité des individus évoqués dans les documents publiés ont échappé à toute conséquence professionnelle".

Les autres sujets du jour

Commerce

Consommation

Économie

Fonctionnement de l'UE

Institutions

L’article L'affaire Epstein continue d'éclabousser plusieurs pays européens est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

09.02.2026 à 13:34

Orion 26 : la France lance son plus grand exercice militaire depuis la fin de la guerre froide

Manon Mazuir
img

"Alors que s’affirme l’impérialisme des grandes puissances, la France - et derrière elle, l’Europe - cherche à faire entendre sa voix, diplomatiquement et militairement" [Le Parisien]. C'est le sens d'Orion 26, "nom que porte l'exercice militaire d'ampleur exceptionnelle qui [a débuté] dimanche 8 février 2026 en France", annonce RTL. "Du 8 février au 30 avril, […]

L’article Orion 26 : la France lance son plus grand exercice militaire depuis la fin de la guerre froide est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

Texte intégral (2160 mots)
Des militaires de 24 autres pays, dont des Britanniques, doivent également participer à l'opération
Des militaires de 24 autres pays, dont des Britanniques, doivent également participer à l'opération - Crédits : Otan

"Alors que s’affirme l’impérialisme des grandes puissances, la France - et derrière elle, l’Europe - cherche à faire entendre sa voix, diplomatiquement et militairement" [Le Parisien]. C'est le sens d'Orion 26, "nom que porte l'exercice militaire d'ampleur exceptionnelle qui [a débuté] dimanche 8 février 2026 en France", annonce RTL.

"Du 8 février au 30 avril, les armées françaises vont conduire une série d’opérations visant à tester leur préparation en cas de conflit" [TF1 Info]. "Un exercice grandeur nature qui mobilise 12 500 militaires français, ainsi que 25 navires dont le porte-avions Charles-de-Gaulle, 140 avions et hélicoptères et 1 200 drones de tous types. Des moyens cyber et spatiaux seront également impliqués dans l’exercice", précise RMC. "Tous les domaines de l'armée seront mis à contribution : Terre, Air, Marine, espace, cyberespace et électromagnétique. Des opérations amphibies et aéroportées seront menées, ainsi que des combats aériens", complète RTL.

Selon L'Union, "l’exercice Orion 2026 sera organisé dans 15 départements, du Grand Est au littoral atlantique en passant par la Guyane". Tout au long de l’exercice, "12 ministères seront mobilisés pour tester la réactivité et la coordination des acteurs civils et militaires face aux 'rétroactions', les actions hybrides de l’adversaire sur le territoire national, d'après RMC.

"Des militaires de 24 autres pays, essentiellement européens mais aussi américains, canadiens ou émiratis, doivent y participer", précise TF1 Info. "L'objectif de cet exercice militaire, le plus grand en France depuis la guerre froide, est de tester l'armée française et ses partenaires, tester le commandement, les missions, les hommes et le matériel" [RTL]. "Particulièrement exigeant", il doit permettre "de démontrer la capacité de la France à entrer en premier sur un théâtre d'opérations et à mener une coalition internationale", selon le vice-amiral Xavier de Véricourt, chargé de son organisation, cité par TF1 Info.

Scénario inspiré de l'Otan

"Le scénario imaginé par les planificateurs militaires français met en scène Arnland, un pays fictif représentant la France, menacé par son voisin Mercure, une puissance expansionniste située à l’Est cherchant à annexer une partie de son territoire" [La Nouvelle Tribune].

"Voilà le scénario, fictif, que des milliers de soldats vont suivre" [La Tribune]. Une intrigue fictive"mais crédible" [RMC]. "'Orion 2026 s'inspire directement d'un scénario élaboré par l'Otan, il intègre les évolutions récentes du champ de bataille et les nouvelles méthodes de combat', a plaidé le vice-amiral de Véricourt" [TF1 info].

"Après une première en 2023, cette édition se distingue selon [le vice-amiral] par 'un niveau de réalisme particulièrement élevé qui permet de reproduire l'ensemble des phases d'un conflit moderne, de la conflictualité hybride jusqu'à l'engagement de haute intensité'". "Les armées entendent [par exemple] tester des innovations dans les domaines des drones, du brouillage satellite, ou de la guerre électronique", poursuit TF1 Info.

"L'exercice débutera par une simulation de débarquement amphibie et aérien en Bretagne : environ 700 soldats et une centaine de véhicules seront déployés dans les alentours de Quiberon, dans le Morbihan, les 20 et 21 février", détaille Euronews.

Selon TF1 Info, "cette phase durera jusqu’au 1er mars". Ensuite, "du 7 au 30 avril", l’exercice basculera dans les camps de Champagne au sein "d’une opération intégrée à la chaîne de commandement otanienne" destinée à "illustrer la capacité des armées européennes à s’insérer pleinement" dans les structures de l’Alliance, explique le vice-amiral de Véricourt.

"Un conflit de haute intensité pourrait devenir une réalité"

Cette manœuvre militaire intervient à un moment où "les relations entre Paris et Moscou se sont considérablement détériorées" depuis le début du conflit en Ukraine en février 2022, rappelle La Nouvelle Tribune. La France a "multiplié les sanctions économiques contre la Russie et livré du matériel militaire à Kiev, provoquant des menaces répétées du Kremlin. Emmanuel Macron a même évoqué la possibilité d’envoyer des troupes en Ukraine, une déclaration qui a suscité de vives réactions à Moscou", précise le média.

"Pour le ministère des Armées, cet exercice d'ampleur revêt une importance toute particulière 'dans un contexte où un engagement dans un conflit de haute intensité pourrait devenir une réalité'" [Euronews]. L'objectif de cet exercice militaire, "le plus important depuis la guerre froide" comme le souligne plusieurs médias dont La Dépêche, est de "se préparer à une guerre de haute intensité dans un contexte de menace et de guerre en Europe, avec l'invasion russe de l'Ukraine qui dure depuis bientôt quatre ans", explicite RTL.

Orion 26 vise à "éprouver les commandements tout comme les unités de terrain et à s'assurer que les chaînes de transmission et de logistique fonctionnent, de même que l'interopérabilité avec les forces armées des alliés de l'Otan", d'après Euronews.

Car pour Mark Rutte, le secrétaire général de l'Otan, qui "met en garde contre une éventuelle attaque de Moscou contre l'Alliance dans les cinq prochaines années", "il ne fait aucun doute : 'nous sommes la prochaine cible de la Russie'" [Euronews].

Les autres sujets du jour

Avenir de l'UE

Brexit

Commerce international

Numérique

Parquet européen

L’article Orion 26 : la France lance son plus grand exercice militaire depuis la fin de la guerre froide est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

06.02.2026 à 12:43

Comment l'affaire Epstein met en péril le gouvernement britannique 

Léa Deseille
img

"Au Royaume-Uni, l'affaire Epstein se transforme en scandale d'État", titrait Libération le 4 février. Le 30 janvier, la justice américaine a dévoilé des millions de documents relatifs au pédocriminel Jeffrey Epstein, mort dans une prison de New York en 2019. Une "onde de choc" qui "menace directement le Premier ministre britannique [Keir Starmer]"[Le Monde]. "[L'actuel […]

L’article Comment l'affaire Epstein met en péril le gouvernement britannique  est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

Texte intégral (1767 mots)
Les députés britanniques reprochent à Keir Starmer d'avoir nommé Peter Mandeslon, ambassadeur à Washington, alors qu'il avait connaissance de son amitié avec le pédocriminel Jeffrey Epstein - Crédits : Lauren Hurley / Flickr CC BY-NC-ND 4.0
Les députés britanniques reprochent à Keir Starmer d'avoir nommé Peter Mandeslon, ambassadeur à Washington, alors qu'il avait connaissance de son amitié avec le pédocriminel Jeffrey Epstein - Crédits : Lauren Hurley / Flickr CC BY-NC-ND 4.0

"Au Royaume-Uni, l'affaire Epstein se transforme en scandale d'État", titrait Libération le 4 février. Le 30 janvier, la justice américaine a dévoilé des millions de documents relatifs au pédocriminel Jeffrey Epstein, mort dans une prison de New York en 2019. Une "onde de choc" qui "menace directement le Premier ministre britannique [Keir Starmer]"[Le Monde].

"[L'actuel chef du gouvernement] est accusé d'avoir manqué de discernement en validant la nomination de Peter Mandelson comme ambassadeur à Washington en février 2025, alors que l'amitié au long cours entre cette figure du Labour et le financier américain était déjà connue", complète le journal du soir. Dans les documents publiés par la justice américaine, le nom de Peter Mandelson, ex-membre de la Chambre des Lords et commissaire européen au Commerce, apparaît "plus de 5 600 fois" [France 24].

Ses liens d'amitié avec le pédocriminel "avaient déjà été établis en septembre dernier, lui valant d'être limogé de son poste d'ambassadeur" [France 24]. "Cette fois, c'est la transmission d'informations financières sensibles qui préoccupe la classe politique britannique", poursuit la chaîne de télévision internationale. 

Plusieurs enquêtes ouvertes contre l'ex-commissaire européen 

"Surnommé le 'Prince des Ténèbres' pour son habilité à manœuvrer en coulisses" [El País] Peter Mandelson "aurait partagé des informations sensibles avec Epstein alors qu'il était ministre des Affaires économiques en 2009", avance The Guardian. "Il est accusé d'avoir divulgué des courriels gouvernementaux et des informations confidentielles sur les marchés après la crise financière, notamment en informant Epstein que le gouvernement britannique allait bientôt intervenir pour soutenir l'euro en difficulté", poursuit le quotidien. La police londonienne a ouvert une enquête à son sujet et "Lord Mandelson sera interrogé dans les prochains jours", d'après The Times.

"Autre révélation du dossier Epstein concernant Peter Mandelson : l'ancien ministre et ambassadeur britannique aurait reçu des virements pour un total de 75 000 dollars de la part du pédocriminel américain en 2003-2004", ajoute France 24. "L'Union européenne enquête également sur d'éventuels actes répréhensibles commis par Mandelson lorsqu'il était commissaire au commerce entre 2004 et 2008", relate The Washington Post

Désormais, c'est sur le Premier ministre britannique que retombe ce scandale. "[Keir] Starmer a voulu calmer la colère de son parti en accusant publiquement le vétéran de la politique travailliste d'avoir 'trahi son pays' et de lui avoir 'menti', mais à ce moment-là, l'attention du scandale s'était déjà portée sur le Premier ministre lui-même", analyse El País. "Une fois le choc des révélations passées, c'est sur Keir Starmer et ses conseillers que la colère est retombée", confirme Libération. Les députés lui reprochent d'avoir nommé le "Prince des Ténèbres" comme ambassadeur alors qu'il avait "connaissance de ses liens avec Epstein", note The Guardian

Starmer tente de sauver son gouvernement 

Lors d'un discours à Hastings dans le sud de l'Angleterre, jeudi, Keir Stramer s'est "excusé d'avoir [cru] Lord Mandelson [qui a affirmé] qu'il connaissait à peine' le pédophile Jeffrey Epstein avant de le nommer ambassadeur aux États-Unis", a raconté Harriet Harman, ancienne vice-présidente du parti travailliste [The Times]. Le Premier ministre s'est également adressé directement aux victimes du pédophile. "Je suis désolé de ce qui vous a été fait, je suis désolé que tant de personnes en position de pouvoir vous aient laissé tomber. Les victimes d'Epstein ont 'vécu un traumatisme que la plupart d'entre nous peuvent à peine imaginer'" [Die Zeit]. Néanmoins, il a refusé de démissionner. "J'entends poursuivre ce travail important pour notre pays", a-t-il affirmé, selon le quotidien allemand. 

"Le parti conservateur d'opposition a déclaré que cette explication n'était pas suffisante et a demandé un vote au Parlement pour exiger la publication des courriels et autres documents relatifs à la nomination de Mandelson", écrit The Washington Post. "Même ses propres députés ont averti que le mandat de Starmer comme Premier ministre était compté", dévoile The Guardian

Sans doute pour tenter de sortir indemne de ce scandale et "après des heures de débats tendus à la Chambre des communes mercredi en fin de journée, le Premier ministre britannique a fini par céder sous la pression des parlementaires", relaie Le Figaro. "Il a renoncé à contrôler la publication des documents relatifs à la nomination de Peter Mandelson comme ambassadeur du Royaume-Uni à Washington, et a accepté qu'une commission parlementaire puisse consulter l'intégralité des dossiers, sans exception. Une tentative visant à "apaiser la colère croissante" [The Washington Post]. 

Les autres sujets du jour

Élargissement

Jeux olympiques

Iran - États-Unis

Réseaux sociaux

L’article Comment l'affaire Epstein met en péril le gouvernement britannique  est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

12 / 12

 

  GÉNÉRALISTES
Le Canard Enchaîné
La Croix
Le Figaro
France 24
France-Culture
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP / Public Senat
Le Media
La Tribune
Time France
 
  EUROPE ‧ RUSSIE
Courrier Europe Centrale
Desk-Russie
Euractiv
Euronews
Toute l'Europe
 
  Afrique du Nord ‧ Proche-Orient
Haaretz
Info Asie
Inkyfada
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
L'Orient - Le Jour
Orient XXI
Rojava I.C
 
  INTERNATIONAL
Courrier International
Equaltimes
Global Voices
Infomigrants
I.R.I.S
The New-York Times
 
  OSINT ‧ INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
Global.Inv.Journalism
I.C.I.J
 
  MÉDIAS D'OPINION
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
Hors-Serie
L'Insoumission
Là-bas si j'y suis
Les Jours
LVSL
Politis
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Reseau Bastille
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Catastrophes naturelles
Conspis
Culture
Curation IA
Extrême-droite
Human Rights Watch
Inégalités
Information
Justice fiscale
Liberté de création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie
🌞