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23.03.2026 à 12:28

Nouvel accord de libre‑échange : Ursula von der Leyen en Australie pour boucler les négociations

Manon Mazuir
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"Rendez-vous aux antipodes pour Ursula von der Leyen" [L'Opinion]. "La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, est arrivée lundi en Australie pour trois jours de visite destinés à conclure un accord de libre-échange", rapporte France 24. "Accompagnée du commissaire [européen] au Commerce, Maroš Šefčovič", elle doit notamment se rendre à Sydney et "rencontrer […]

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Texte intégral (2287 mots)
Ursula von der Leyen, accueillie ce lundi à Sydney par une cérémonie de tabagisme autochtone, aux côtés de la gouverneure générale d'Australie Sam Mostyn, du commissaire européen au Commerce Maroš Šefcovic et du ministre australien du Commerce et du Tourisme Don Farrell - Crédits : Christophe Licoppe / Commission européenne
Ursula von der Leyen, accueillie ce lundi à Sydney par une cérémonie de tabagisme autochtone, aux côtés de la gouverneure générale d'Australie Sam Mostyn, du commissaire européen au Commerce Maroš Šefcovic et du ministre australien du Commerce et du Tourisme Don Farrell - Crédits : Christophe Licoppe / Commission européenne

"Rendez-vous aux antipodes pour Ursula von der Leyen" [L'Opinion]. "La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, est arrivée lundi en Australie pour trois jours de visite destinés à conclure un accord de libre-échange", rapporte France 24.

"Accompagnée du commissaire [européen] au Commerce, Maroš Šefčovič", elle doit notamment se rendre à Sydney et "rencontrer à Canberra le Premier ministre Anthony Albanese, mardi, et espère y signer un accord de libre-échange", précise Le Figaro.

"Cet accord mettra fin aux droits de douane sur la plupart des échanges entre l’UE et l’Australie et pourrait faire augmenter le PIB européen de 4 milliards d’euros d’ici à 2030", affirme la cheffe de l’exécutif européen, dans une tribune publiée ce matin dans plusieurs journaux européens, dont Ouest-France.

"Les partenariats renforcent la souveraineté au lieu de l’affaiblir"

Le texte prévoit en effet de "supprimer des droits de douane sur les importations vers l'Europe de lithium, de terres rares ou d'hydrogène" [France info]. La présidente de la Commission européenne insiste "sur le rôle stratégique de l’Australie dans les matières premières critiques, en particulier le lithium, essentiel pour fabriquer des batteries de véhicules électriques", explique France 24.

Ursula von der Leyen, dans sa tribune, entend démontrer le potentiel du partenariat UE-Australie : "avec une économie de 1 700 milliards d’euros, ce pays est déjà le troisième partenaire commercial de l’UE et sa deuxième destination d’investissement" [Ouest-France]. Canberra suggère de son côté "qu'elle pourrait supprimer sa taxe de voiture de luxe sur les véhicules européens en échange d'un meilleur accès agricole", indique RFI.

La dirigeante de l’UE ne s’étend pas en revanche "sur les produits agricoles, pourtant au cœur du bras de fer entre Bruxelles et Canberra autour de ce projet d’accord jusqu’ici", souligne Sud Ouest. "L'Australie souhaite un meilleur accès à ses exportations agricoles, en particulier le bœuf et l'agneau, sur le marché de l'UE" [RFI]. Mais ces dernières semaines, les négociations "butaient encore sur les quotas détaxés de bœuf australien importé. L’Union européenne ne voulait pas aller au-delà de 30 000 tonnes quand l’Australie réclamait 40 000 tonnes par an", relève Sud Ouest.

C'est d'ailleurs à cause du volet agricole que les négociations "avaient été suspendues en octobre 2023, en raison de désaccords considérés alors comme insolubles. Sur le fond, rien n'a changé", constate Le Figaro. "En revanche, le contexte international et géopolitique, lui n'est plus du tout le même", note le média. Ce qui explique le retour des négociations entre l'UE et l'Australie : "dans un monde incertain, les partenariats renforcent la souveraineté au lieu de l’affaiblir", justifie la cheffe de l'exécutif européen [Ouest-France].

"L’agressivité du président américain sur le plan commercial, relevant unilatéralement les droits de douane y compris avec ses alliés, a incité Canberra, comme Bruxelles, à mettre de l’eau dans leur vin", relève Le Figaro.

Crainte des éleveurs européens

"Bruxelles espère éviter une nouvelle levée de boucliers des agriculteurs, déjà en colère contre un autre accord commercial, celui signé mi-janvier avec les pays latino-américains du Mercosur", analyse BFM TV. Ce qui semble déjà compromis puisque "le Copa-Cogeca, qui rassemble les principaux syndicats agricoles européens, a haussé le ton à propos des négociations avec l'Australie", explique le média.

Le puissant lobby agricole met en garde : "accorder des concessions disproportionnées risque de nuire aux agriculteurs européens, de fausser les marchés et d'affaiblir l'engagement de longue date de l'UE en faveur de normes de production élevées" [BFM TV]. Même inquiétude du côté de l'Interbev, l'interprofession française du bétail et des viandes, qui craint, bien que "Bruxelles n'indique pas les quantités négociées", que cet accord "permette l'importation sans droits de douane de 20 000 tonnes de viande ovine australienne, élevées dans des conditions aux antipodes des normes européennes" [France info].

"Les dimensions d'exploitation ne sont pas les mêmes, le coût de la main-d'œuvre n'est pas le même", s'inquiète Patrick Soury, vice-président de la Fédération nationale ovine, cité par France info. Les Australiens "pratiquent […] le 'mulesing', qui est la scarification à vif des agneaux pour limiter le parasitisme. Et on vient nous parler de bien-être animal dans notre pays ?", s'indigne l'éleveur en Charente. "Avec ses collègues éleveurs bovins, l'autre filière concernée, ils se mobilisent en signant, par exemple, une lettre ouverte à Emmanuel Macron pour lui demander d'agir", rapporte le média.

Selon le Canberra Times, l'accord devrait toutefois "être signé mardi à la suite de pourparlers entre Mme von der Leyen et le Premier ministre Anthony Albanese."

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20.03.2026 à 12:58

Détroit d'Ormuz : sept États, dont cinq européens,"prêts à contribuer" à la sécurisation de la zone

Manon Mazuir
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Dans un communiqué commun publié jeudi 19 mars, "la France, le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas et le Japon, [rejoints par le Canada], ont annoncé être 'prêts à contribuer' à sécuriser le détroit d'Ormuz, bloqué en raison de la guerre entre l'Iran, Israël et les États-Unis" [France info]. Le président américain Donald Trump avait "exhorté […]

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Texte intégral (1934 mots)
En temps de paix, un cinquième du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié mondial transite par le détroit d'Ormuz - Crédits : 35007 / iStock
En temps de paix, un cinquième du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié mondial transite par le détroit d'Ormuz - Crédits : 35007 / iStock

Dans un communiqué commun publié jeudi 19 mars, "la France, le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas et le Japon, [rejoints par le Canada], ont annoncé être 'prêts à contribuer' à sécuriser le détroit d'Ormuz, bloqué en raison de la guerre entre l'Iran, Israël et les États-Unis" [France info].

Le président américain Donald Trump avait "exhorté [samedi] les autres puissances mondiales, ainsi que l'Otan, à aider à rouvrir le détroit d'Ormuz à la navigation commerciale, mais celles-ci [avaient] rejeté son appel à court terme tout en affirmant rester ouvertes aux discussions et à la planification" [Euronews]. Un refus que le président américain avait qualifié mardi d'"erreur vraiment stupide", rappelle France info.

Pas d'actions offensives

Les États signataires "précisent être 'prêts à contribuer aux efforts appropriés' : une façon de rappeler qu’il n’est pas question, pour eux, de s’inscrire dans des actions offensives menées par les États-Unis vis-à-vis de l’Iran", analyse L'Opinion.

C'est également le sens des propos d'Emmanuel Macron, jeudi devant la presse, à l'issue d'un sommet européen à Bruxelles. Le chef de l'État a assuré que la France ne participera "à aucune ouverture de force du détroit d'Ormuz" [BFM TV], mais qu'elle était toutefois "prête, avec d'autres nations, à prendre la responsabilité d'un système d'escorte de navires dans le détroit" [Le Figaro].

Le président français a par ailleurs "évoqué la possibilité d’un 'cadre onusien' pour une future mission visant à sécuriser la navigation dans [le détroit], une fois que les armes se seront tues, estimant que cela 'pourrait aider'", informe Le Parisien. Le locataire de l’Élysée "a expliqué en avoir parlé avec le secrétaire général de l'ONU António Guterres, avec le Premier ministre indien Narendra Modi et plusieurs dirigeants européens", selon Le Figaro. "Il y a une démarche exploratoire que nous avons commencée et nous verrons dans les prochains jours si elle a une chance d'aboutir", a-t-il ajouté.

Même son de cloche du côté des voisins européens. "Londres travaille avec des partenaires européens, du Golfe et les États-Unis à un plan pour rétablir la circulation maritime. Mais cette perspective reste conditionnée à une désescalade du conflit", précise 20 Minutes. En Allemagne, Boris Pistorius, le ministre de la Défense, "a indiqué que toute participation dépendrait 'de la situation après un cessez-le-feu' et nécessiterait un mandat international ainsi qu’un accord du Bundestag". Son homologue italien, Guido Crosetto, "a insisté sur l’absence de 'mission de guerre' et sur la nécessité d’une 'trêve' et d’une 'initiative multilatérale'".

Un moratoire sur les frappes visant des infrastructures civiles

Les sept pays condamnent également "les récentes attaques menées par l'Iran contre des navires commerciaux non armés dans le Golfe, les attaques contre les infrastructures civiles, notamment les installations pétrolières et gazières, et la fermeture de facto du détroit d'Ormuz par les forces iraniennes", souligne TF1 Info.

Ils demandent "un moratoire immédiat et général sur les attaques contre les infrastructures civiles, notamment les installations pétrolières et gazières" dans le Golfe [La Libre].

Cette déclaration intervient après les frappes de Téhéran "sur le plus grand champ gazier du Qatar voisin, Ras Laffan, causant selon Doha des 'dommages significatifs' et provoquant une rupture diplomatique entre les deux pays", explique Euronews. L'opération iranienne est une "réponse à une attaque israélienne sur South Pars, le plus grand gisement de gaz naturel au monde partagé entre l'Iran et le Qatar", poursuit le média européen.

3 200 navires bloqués

Le blocus iranien du détroit "paralyse le trafic maritime commercial à travers ce goulet d'étranglement crucial, par lequel transite en temps de paix un cinquième du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié mondiaux" [Euronews]. L'Organisation maritime internationale, qui estime qu'environ "20 000 marins patientent aujourd'hui à bord de 3 200 navires" près du détroit, a demandé jeudi "la création d'un 'corridor maritime sûr' pour évacuer les navires bloqués dans le Golfe" [BFM TV].

Ces attaques ne font "qu'exacerber la crise mondiale des prix du pétrole". Avant les frappes contre les champs énergétiques de l'Iran et du Qatar, "le prix du baril de Brent oscillait autour de 100 dollars, déjà en hausse de 40 % par rapport à avant-guerre. […] Le prix a grimpé jusqu'à 108 dollars le baril" ensuite, note Euronews.

Face aux tensions, les États membres de l'Agence internationale de l’énergie (AIE) ont déjà "puisé 400 millions de barils" dans leurs réserves stratégiques pour tenter de stabiliser les marchés [France info].

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19.03.2026 à 12:20

Conseil européen : la guerre en Iran et la crise énergétique bousculent le programme

Léa Deseille
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"C'est une tradition qui a bien du mal à être respectée à Bruxelles", constate RFI. "Le Conseil européen, qui s'ouvre ce jeudi 19 mars à Bruxelles en présence des 27 dirigeants de l'Union européenne, devait initialement être consacré à l'Ukraine et aux questions économiques". Or "Ursula von der Leyen ne devrait pas présenter […] sa […]

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Texte intégral (1803 mots)
António Costa, le président du Conseil européen, arrive au sommet du Conseil européen, le jeudi 19 mars 2026 - Crédits : Conseil européen
António Costa, le président du Conseil européen, arrive au sommet des chefs d'État et de gouvernement, jeudi 19 mars 2026 - Crédits : Conseil européen

"C'est une tradition qui a bien du mal à être respectée à Bruxelles", constate RFI. "Le Conseil européen, qui s'ouvre ce jeudi 19 mars à Bruxelles en présence des 27 dirigeants de l'Union européenne, devait initialement être consacré à l'Ukraine et aux questions économiques".

Or "Ursula von der Leyen ne devrait pas présenter […] sa ‘One Europe, One Market Roadmap’" (feuille de route Une Europe, un Marché, en français), poursuit Euractiv. "Donald Trump avait d’autres projets", ironise Politico. "La guerre au Moyen-Orient et la hausse des factures énergétiques risquent d'éclipser les discussions prévues sur une économie plus compétitive", écrit le Financial Times. "Les dirigeants européens devraient appeler à la désescalade et à la plus grande retenue […], condamner les frappes militaires menées par l'Iran dans la région" et afficher leur préoccupation concernant "l'escalade des hostilités au Liban", avance The Guardian.

Toutefois, "l'Europe reste divisée sur la manière de répondre à Donald Trump", estime Politico. "Un camp mené par le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez fait pression […] pour appeler au respect du droit international, ce qui équivaudrait à une réprimande indirecte de Donald Trump et du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou", explique le média. Un autre "hésite à franchir cette étape susceptible d’irriter le président américain".

La question énergétique au cœur des discussions

Les Vingt-Sept devront également traiter de la flambée des prix du pétrole et du gaz, une conséquence directe du conflit. "Le blocage du détroit d'Ormuz, en réponse aux frappes américano-israéliennes en Iran, confronte l'UE à un second choc énergétique en quelques années", développe RFI

"Les 27 dirigeants conviennent que les prix de l'énergie, qui sont restés obstinément élevés depuis le bouleversement de 2022 [lié à l'invasion russe de l'Ukraine], constituent un problème majeur, mais ils ne sont pas d'accord sur la manière de s'y attaquer", pointe Euronews. "Les prix de l'électricité varient considérablement d'un État membre à l'autre, ce qui rend encore plus difficile la recherche d'un terrain d'entente".

La révision du marché carbone (ETS) de l'UE, qui taxe les émissions de CO2 des industries polluantes, est notamment "au centre de vifs débats" [RFI]. "Dix États membres, menés par l'Autriche, souhaitent davantage de quotas […] gratuits et une révision du système d'ici la fin du mois de mai", développe le Financial Times. Tandis qu'au nord et à l'ouest de l'Europe, neuf autres le jugent "indispensable pour réduire les émissions de CO2 et encourager les industries lourdes à adopter des sources d'énergie plus respectueuses de l'environnement" [Euronews].

Pression sur Viktor Orbán

"Éclipsée" par l’Iran, la guerre en Ukraine n'en reste pas moins un enjeu important du sommet [RFI]. D'une part car elle "apparaît comme une victime indirecte de cette nouvelle crise au Moyen-Orient". De l'autre parce que Viktor Orbán menace toujours de bloquer un prêt de 90 milliards d'euros, indispensable pour financer l'effort de guerre de Kiev à partir du 1er avril.

Le Premier ministre hongrois devrait ainsi "faire face à des pressions" des autres dirigeants, avance The Guardian. Avec un "raisonnement […] simple : il faut respecter ses engagements", Budapest ayant validé ce prêt dès le mois de décembre dernier [Politico]. "Le fait qu'Orbán soit dans la dernière ligne droite d'une campagne de réélection éprouvante - en présentant Kiev et Bruxelles comme étant de connivence pour soutenir le leader de l'opposition Péter Magyar - n'est pas passé inaperçu dans d'autres capitales, ce qui a contribué à alimenter l'exaspération” [Euronews].

Parmi les autres sujets à l'ordre du jour figurent le prochain cadre financier pluriannuel, la défense et la sécurité, les migrations, et un échange avec le secrétaire général de l'ONU, António Guterres.

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18.03.2026 à 12:09

Guerre en Iran : la presse européenne réagit à la mort d’Ali Larijani

Léa Deseille
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"Le chef de la sécurité iranienne, Ali Larijani, a été tué dans une frappe aérienne", titre la BBC. "Le ministre de la Défense israélien a annoncé, mardi 17 mars 2026, [sa mort] dans des frappes menées dans la nuit de lundi à mardi", note RFI. Il était la "figure clef du pouvoir iranien", ajoute le média. […]

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Texte intégral (1668 mots)
Ali Larijani (à droite), président du Parlement iranien, et Martin Schulz, président du Parlement européen, lors d'une conférence de presse à l'issue d'une rencontre à Téhéran, le 7 novembre 2015 - Crédits : Aref Taherkenareh / Parlement européen
Ali Larijani (à droite), alors président du Parlement iranien, et Martin Schulz, président du Parlement européen, lors d'une conférence de presse à l'issue d'une rencontre à Téhéran, le 7 novembre 2015 - Crédits : Aref Taherkenareh / Parlement européen

"Le chef de la sécurité iranienne, Ali Larijani, a été tué dans une frappe aérienne", titre la BBC. "Le ministre de la Défense israélien a annoncé, mardi 17 mars 2026, [sa mort] dans des frappes menées dans la nuit de lundi à mardi", note RFI. Il était la "figure clef du pouvoir iranien", ajoute le média.

"Téhéran confirme l'assassinat, le plus important de la guerre depuis celui du Guide suprême Ali Khamenei", estime El País. "Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a déclaré qu'une frappe distincte avait tué le commandant des forces paramilitaires Bassidj, Gholamreza Soleimani, ainsi que d'autres hauts responsables de ces forces", relate The Guardian. "Les funérailles de son puissant chef de la sécurité Ali Larijani" se tiendront ce mercredi [L'Opinion].

Une figure centrale de la politique iranienne

Ali Larijani a occupé des postes clés au cœur de la République islamique d’Iran. "Après un doctorat en philosophie occidentale, il a servi durant la guerre Iran-Irak au sein des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique", raconte RFI. "Ministre de la Culture de 1992 à 1994, il a ensuite dirigé l'audiovisuel d'État […] orchestrant ainsi la propagande et la censure", détaille la radio.

"Il a également été le principal négociateur iranien sur le dossier nucléaire avec l'Occident et le président du Parlement iranien" [BBC]. "Il est soupçonné d'avoir supervisé la répression sans précédent menée par les Bassidj et d'autres forces de sécurité contre les manifestations qui ont secoué l'Iran en décembre et janvier", pointe le radiodiffuseur.

Une accélération du conflit ?

Ces derniers mois, il était devenu de plus en plus important au sein du régime. "Les douze jours de bombardements israéliens en juin dernier ont accru la notoriété de cet homme bien informé", rapporte France 24. "Après la mort d'Ali Khamenei, son conseiller à la sécurité nationale était considéré comme l'homme le plus puissant d'Iran", raconte Der Spiegel. En effet, "bien que le fils de Khamenei, Mojtaba, ait été choisi comme son successeur, il n'a pas été vu en public ni n'est apparu sur aucune photo ou vidéo récente depuis le début de la guerre", précise la BBC. Ali Larijani était donc la figure clé du pays. "Sa mort prive le régime d'une figure centrale de son appareil politique et sécuritaire à un moment de crise aiguë et représente un coup dévastateur", observe The Guardian.

Ali Larijani "était de facto l'artisan de la survie du régime, de sa politique régionale et de sa stratégie de défense. Cet assassinat adresse également un message à la population iranienne. Larijani a joué un rôle absolument central dans la répression de janvier", déclare David Khalfa, codirecteur de l'Observatoire du Moyen-Orient de la Fondation Jean-Jaurès, cité par France 24. Maintenant que "le cerveau de l'opération, Larijani, est mort ; le régime iranien pourrait désormais devenir encore plus agressif", estime pour sa part Der Spiegel. En effet, "le chef de l'armée iranienne, Amir Hatami, a menacé de lancer une riposte ‘décisive et regrettable’ pour ce meurtre", indique The Guardian.

"Les Gardiens de la Révolution ont annoncé dans un communiqué que des frappes qui ont fait au moins deux morts dans la région de Tel-Aviv mercredi à l’aube avaient été lancées 'pour venger le sang' d’Ali Larijani et des autres responsables iraniens", écrit L'Opinion. Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi "a promis [quant à lui] un conflit long et dévastateur", rapporte La Libre. "La vague de répercussions mondiales ne fait que commencer et frappera tout le monde, sans distinction de richesse, de croyance ou de race", a-t-il écrit sur X.

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17.03.2026 à 12:41

Guerre au Moyen-Orient : malgré le "chantage" de Donald Trump, l'Europe exclut à ce stade de s'engager dans le conflit

Valentin Ledroit
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"Les Européens refusent d'être entraînés par Donald Trump dans sa guerre contre l'Iran", titre Le Monde. C'est en substance le message adressé par les ministres européens de l'Énergie et des Affaires étrangères à Bruxelles, lundi 16 mars. "Les pays européens ont exclu l'envoi de navires de guerre dans le détroit d'Ormuz, malgré les menaces de […]

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"L'Europe n'a aucun intérêt à ce que cette guerre s'éternise", a déclaré la cheffe de la diplomatie européenne
"L'Europe n'a aucun intérêt à ce que cette guerre s'éternise", a déclaré la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas - Crédits : Conseil de l'UE

"Les Européens refusent d'être entraînés par Donald Trump dans sa guerre contre l'Iran", titre Le Monde. C'est en substance le message adressé par les ministres européens de l'Énergie et des Affaires étrangères à Bruxelles, lundi 16 mars. "Les pays européens ont exclu l'envoi de navires de guerre dans le détroit d'Ormuz, malgré les menaces de Donald Trump", note The Guardian.

Fermant le golfe Persique, cette voie maritime stratégique est désormais exposée aux tirs iraniens, "en représailles aux frappes menées par Israël et les États-Unis depuis le 28 février", rappelle Ouest-France. "Environ 20 % du trafic maritime mondial d'hydrocarbures transitaient [jusque-là] par ce passage, et sa fermeture a fait grimper les prix du pétrole et du gaz depuis le début du conflit".

Réponse au "chantage" de Donald Trump

Lundi, "Donald Trump avait appelé les autres pays à intervenir dans le conflit en envoyant des navires dans le détroit afin de protéger les navires marchands et de débloquer les livraisons de pétrole", retrace The Guardian. "Il est tout à fait normal que les pays qui tirent profit de ce détroit contribuent à faire en sorte qu'aucun incident ne s'y produise", affirmait dimanche le président américain, qui avait promis "des conséquences très néfastes pour l'avenir de l'Otan" en cas de réponse négative ou d'absence de réponse [Le Monde].

C'est pourtant la voie choisie hier par les Vingt-Sept. "Il n'y a pas d'appétit" pour une intervention, a résumé,"par un bel euphémisme", la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas, qui préside le Conseil des Affaires étrangères [France info].  "Le vice-Premier ministre luxembourgeois, Xavier Bettel, est allé encore plus loin, soulignant que son pays ne céderait pas au 'chantage' de Washington. 'Ne nous demandez pas ' d'envoyer des troupes", a-t-il déclaré aux journalistes [Politico].

Éviter l'escalade militaire

L'une des principales interrogations porte sur la finalité de l'intervention américano-israélienne, y compris chez les États membres traditionnellement proches de Washington. En marge de la réunion à Bruxelles, le ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul, a déclaré que les États-Unis et Israël devaient préciser "à quel moment ils considèrent que les objectifs militaires de leur déploiement ont été atteints. Nous avons besoin de plus de clarté sur ce point'" [AP News]. "Quel sera le plan ?" s'interroge également son homologue estonien Margus Tsahkna.

Les Européens souhaitent avant tout éviter de mettre les pieds dans une zone extrêmement dangereuse. "La crainte d'empirer la situation et de provoquer une escalade guerrière paralyse les débats", confirme Le Temps. "Aujourd'hui, la menace des drones et des missiles reste trop forte. Longer les côtes iraniennes et parcourir les centaines de kilomètres séparant le détroit de la pointe nord du Golfe persique, c'est devenir la cible d'un stand de tir au pigeon", compare France info. La chaîne rappelle également qu'Emmanuel Macron "a en plus été refroidi par la mort d'un soldat victime d'un tir de drone en Irak vendredi 13 mars".

Une réponse européenne sous conditions

L'Union européenne dispose pourtant de moyens dans la région. "Dans l'immédiat, Kaja Kallas a […] suggéré de renforcer la mission maritime européenne 'Aspides', présente dans la mer Rouge pour protéger la circulation des cargos face aux menaces des rebelles houthistes au large du Yémen", relève Le Monde. Selon la cheffe de la diplomatie européenne, les ministres présents à Bruxelles lundi souhaitent bien "renforcer cette opération (Aspides), mais pour l'instant, personne ne semblait disposé à modifier le mandat" pour qu'elle puisse être opérationnelle également dans le golfe Persique [Ouest-France].

Autre option évoquée le 9 mars dernier par Emmanuel Macron lors de son déplacement à Chypre : "une coalition ad hoc de pays volontaires pour mener une mission 'purement défensive' afin de rouvrir le détroit d'Ormuz et d'escorter les navires 'après la sortie de la phase la plus chaude du conflit' au Moyen-Orient" [Le Monde].

En vue de cette éventuelle mission, "la France a indiqué qu'elle collaborait avec plusieurs pays", évoquant notamment "des partenaires en Europe, en Inde et en Asie", souligne AP News. Tout en insistant sur le fait que cette intervention ne "pourrait avoir lieu que lorsque 'les circonstances le permettront', c'est-à-dire lorsque les combats se seront apaisés".

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16.03.2026 à 13:24

Volodymyr Zelensky dénonce un "chantage" européen sur la réouverture de l'oléoduc Droujba

Manon Mazuir
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S’exprimant samedi devant un groupe de journalistes, le président ukrainien Volodymyr Zelensky "a accusé ses alliés européens de faire du chantage en pressant Kiev de réparer l’oléoduc Droujba qui transporte du pétrole russe" [Sud Ouest]. "L’oléoduc, endommagé selon Kiev par une frappe russe en janvier sur l’ouest de l’Ukraine, est depuis au cœur d’une dispute […]

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Texte intégral (2242 mots)
António Costa, président du Conseil européen, Volodymyr Zelensky, et Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne lors de la conférence de presse à l'occasion des 4 ans de l'invasion russe en Ukraine, le 24 février 2026 - Crédits : Union européenne
António Costa, président du Conseil européen, Volodymyr Zelensky et Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, lors de la conférence de presse à l'occasion des quatre ans de l'invasion russe en Ukraine, le 24 février 2026 - Crédits : Union européenne

S’exprimant samedi devant un groupe de journalistes, le président ukrainien Volodymyr Zelensky "a accusé ses alliés européens de faire du chantage en pressant Kiev de réparer l’oléoduc Droujba qui transporte du pétrole russe" [Sud Ouest]. "L’oléoduc, endommagé selon Kiev par une frappe russe en janvier sur l’ouest de l’Ukraine, est depuis au cœur d’une dispute entre ce pays et la Hongrie voisine", explique le quotidien régional.

"'Ils me forcent à rétablir le Droujba' en liant ce dossier à un prêt européen de 90 milliards d'euros bloqué par Budapest et qui sert notamment à acheter des armes pour l’Ukraine", a déclaré Volodymyr Zelensky "dont les propos étaient sous embargo jusqu’à dimanche", rapporte 20 Minutes dans son Récap du week-end. "J’ai dit à nos amis en Europe que cela s’appelle du chantage", a-t-il lancé [Le Soir].

Faute d’accord européen sur l'utilisation des avoirs russes gelés, les dirigeants européens avaient décidé en décembre dernier l'octroi d'un prêt de 90 milliards d'euros à l'Ukraine. Mais la Commission européenne se heurte désormais aux vétos hongrois et slovaque en raison de la suspension des livraisons de pétrole via l'oléoduc Droujba. Les ministres des Affaires étrangères des Vingt-Sept qui se réunissent ce jour "espèrent qu'un accord pourra être conclu avant le sommet du Conseil européen" jeudi et vendredi [Politico].

Le président ukrainien a également formulé d'autres critiques, cette fois à l'encontre des États-Unis. "En quoi cela est-il différent de la levée des sanctions contre les Russes?" s'est interrogé Volodymyr Zelensky, comme le relaie Courrier International, "en référence à la décision américaine d'assouplir les sanctions sur les ventes de pétrole russe en raison de la crise pétrolière déclenchée par la guerre en Iran".

Selon le président ukrainien, "le dossier a également été soulevé par Emmanuel Macron lors de son voyage à Paris vendredi [13 mars]" [Courrier International]. "Si l'on me pose comme condition que l'Ukraine ne recevra pas d'armes, alors, excusez-moi, je suis impuissant… Je ne peux pas laisser l'armée sans armes", s'est-il insurgé.

Conflit avec la Hongrie

"L'Ukraine affirme que les réparations de l'oléoduc pourraient prendre jusqu'à six semaines, ce qui met en colère la Hongrie et la Slovaquie, qui en dépendent pour leurs besoins énergétiques", rapporte BFM TV qui note que "la Commission européenne a proposé d'envoyer une mission pour l'inspecter".

"L'inspection pourrait inclure des représentants des services de l'énergie de la Commission, des États membres, de l'Ukraine et du secteur privé. Il n'est pas certain que le président ukrainien Volodymyr Zelensky l'approuvera", indique Euronews.

Le chef d'État ukrainien a par ailleurs "accusé le gouvernement actuel de Viktor Orbán, l’un des rares dirigeants européens proches du Kremlin de 'diffuser un sentiment antiukrainien' dans son pays", et a également affirmé que "des conseillers en communication russes se trouvaient en Hongrie pour aider ce dernier dans sa campagne électorale pour les législatives d’avril", relate Sud Ouest.

"L’Ukraine est toutefois prête à travailler avec tout dirigeant hongrois qui 'n’est pas un allié' de Vladimir Poutine, a déclaré Volodymyr Zelensky à quelques semaines d’élections législatives en Hongrie qui pourraient entraîner un changement de gouvernement" [La Croix].

Inquiétude sur le soutien des alliés de l'Ukraine

Le même jour de la dénonciation du "chantage" européen par Volodymyr Zelensky, le Premier ministre belge Bart de Wever a affirmé dans un entretien avec le journal L'Écho que "l'Union européenne n'est actuellement pas en mesure de faire plier la Russie dans sa guerre contre l'Ukraine et [qu'] elle devrait bénéficier d'un mandat de ses pays membres pour négocier avec Moscou" [TFI Info].

Bart de Wever affirme également "qu'un règlement négocié [avec la Russie est] nécessaire pour rétablir l'accès à une énergie bon marché", selon Euronews. "La double stratégie de l'Europe, qui consiste à soutenir militairement l'Ukraine et à comprimer l'économie russe, est devenue intenable sans le soutien des États-Unis", a-t-il affirmé.

Ce à quoi a répondu, ce lundi, le commissaire européen à l’Énergie, Dan Jorgensen : "l’Union européenne n’importera plus une seule molécule d’énergie de Russie" [RTL info]. Kaja Kallas, cheffe de la diplomatie de l'UE, considère que "les Européens doivent d'abord s'entendre entre eux sur ce qu'ils attendent de la Russie, avant de parler à son président" [La Libre], mais "l'Union européenne reste divisée sur la question. Le président français Emmanuel Macron, la Première ministre italienne Giorgia Meloni et le Premier ministre hongrois Viktor Orbán ont appelé à des pourparlers directs avec Moscou, tandis que la Pologne et les trois États baltes s'y opposent fermement" [Euronews].

L’Ukraine pourra toutefois compter sur Paris, puisque Kiev devrait "recevoir cette année de France un nouveau système de défense SAMP/T et le testera contre des missiles balistiques russes comme 'alternative' au système américain Patriot", a annoncé Volodymyr Zelensky [BFM TV].

Côté alliés américains, "l’Ukraine ne veut pas perdre le soutien [des Etats-Unis] en raison de la crise au Moyen-Orient", a déclaré le président ukrainien, cité par la RTBF. Alors que des représentants américains ont demandé "de l'aide de Kiev pour contrer les attaques de drones iraniens dans les pays du Golfe, selon Volodymyr Zelensky", Kiev a envoyé la semaine dernière "ses spécialistes au Qatar, aux Émirats arabes unis, en Arabie saoudite et en Jordanie pour partager leur expertise de lutte contre les drones iraniens Shahed, que la Russie utilise contre Kiev depuis plusieurs années" [BFM TV]. "'Nous démontrons notre volonté d'aider les États-Unis et leurs alliés au Moyen-Orient' en leur offrant l'expertise ukrainienne en drones", a-t-il déclaré [Courrier International].

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13.03.2026 à 12:08

"Un test pour la course présidentielle de 2027" : les élections municipales vues par la presse européenne

Léa Deseille
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"Élections locales d'importance nationale", titre Die RheinPflaz. "Un test pour la course présidentielle de 2027", avance de son côté le site web d'actualité italien Notizie Tiscali. Dimanche 15 mars, le premier tour des élections municipales se déroulera en France "dans environ 35 000 communes" [IL Post]. "Les urnes devraient fournir l'indication la plus claire à […]

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Les Français éliront leur nouveau maire pour les six prochaines années, les dimanches 15 et 22 mars - Crédits : Gregory DUBUS / iStock
Les Français éliront leur nouveau maire pour les six prochaines années, les dimanches 15 et 22 mars - Crédits : Gregory DUBUS / iStock

"Élections locales d'importance nationale", titre Die RheinPflaz. "Un test pour la course présidentielle de 2027", avance de son côté le site web d'actualité italien Notizie Tiscali. Dimanche 15 mars, le premier tour des élections municipales se déroulera en France "dans environ 35 000 communes" [IL Post]. "Les urnes devraient fournir l'indication la plus claire à ce jour du climat politique à l'approche de l'élection présidentielle", note The Guardian.

"Les élections municipales françaises […] auront certes une portée locale, mais leurs implications sont indéniablement nationales - et européennes", estime Politico. "Un bon résultat pour le Rassemblement national (RN) de Marine Le Pen serait un atout pour la droite nationaliste, alors même qu'elle attend une décision de justice sur sa capacité à se présenter à la présidence de l'État en 2027”, rappelle la BBC.

"La vie politique en France, comme dans une grande partie de l'Europe, est devenue de plus en plus polarisée, et les partis traditionnels ont plus de mal à remporter les élections sans le soutien tacite des formations situées aux extrêmes", poursuit le radiodiffuseur public britannique.

Certaines villes particulièrement scrutées

"Les résultats des partis aux prochaines élections locales seront assurément suivis de près", considère Die Zeit, notamment car les résultats sont difficiles à prévoir. "Toute liste de candidats qui obtient 10 % ou plus au premier tour accède au second tour. De plus, les listes obtenant au moins 5 % des voix peuvent fusionner avec des listes plus importantes", détaille The Guardian. Ce système favorise "ainsi les alliances électorales visant à soutenir ou à nuire à certains partis et rendant le second tour extrêmement imprévisible".

Un des scénarios envisagés est une percée de l'extrême droite dans plusieurs municipalités. "Le Rassemblement National demeure faible au niveau local. Il ne gouverne actuellement qu'une quinzaine de communes, dont une seule grande ville : Perpignan", rappelle Il Post. Mais pour ce nouveau scrutin, le RN "semble être [la formation politique] la plus combative", selon Notizie Tiscali.

"Nice, Marseille et Toulon sont trois villes à surveiller pour évaluer si le RN parviendra à transformer son élan national en un véritable pouvoir local", explique Il Post. "À Nice, une lutte fratricide à droite oppose le président sortant Christian Estrosi, du parti Horizons, à Éric Ciotti, dont le petit parti UDR est allié au RN", assure la BBC

Un scrutin différent des autres

Le résultat sorti des urnes donnera une idée des potentiels candidats à la prochaine élection présidentielle selon les médias étrangers. "Une élection à suivre de près est celle du Havre, ville portuaire où le résultat pourrait s'avérer crucial pour l'élection présidentielle de 2027", écrit The Guardian. "Le maire sortant et ancien Premier ministre, Édouard Philippe, demeure l'une des figures politiques les plus crédibles et capables de rivaliser avec l'extrême droite l'année prochaine", poursuit Politico.

"Une défaite au Havre, cependant, anéantirait les chances présidentielles de Philippe avant même qu'elles ne se concrétisent", ajoute le média. "L'ancien Premier ministre d'Emmanuel Macron a déjà prévenu que s'il n'était pas reconduit dans ses fonctions, il n'aurait pas le courage de se présenter à l'Élysée" [Notizie Tiscali]. "Preuve en est que nombre de personnalités politiques de renommée nationale possèdent au moins un fief en province, auquel ils doivent souvent leur propre carrière, voire, dans certains cas, leur ascension politique", ajoute le quotidien italien.

Néanmoins, les municipales se distinguent des autres élections, analyse la presse étrangère. "Même lorsque des candidats dans les grandes villes se présentent sous l'étiquette d'un parti national, ce qui compte, ce sont les personnes, leur notoriété et le lien qu'elles ont tissé avec leurs communautés locales", juge le média franco-italo-suisse Nos Alpes. "Les maires sont considérés par les Français comme des personnalités politiques parmi les plus importantes, car ils sont au plus près de leur quotidien", estime Notizie Tiscali.

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12.03.2026 à 13:11

Après son revers judiciaire, Trump vise l'Union européenne et plus de 60 pays avec de nouvelles enquêtes commerciales

Agathe Grinon
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Washington a annoncé, ce mercredi "lancer une série d’enquêtes destinées à documenter des préjudices économiques subis par les Etats-Unis, première étape pour imposer de nouveaux droits de douane après ceux annulés par la Cour suprême" le 20 février [Le Monde]. Les premières concernent "16 partenaires économiques", notent Les Échos. Il s'agit pour l'administration américaine "de faire […]

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Texte intégral (1699 mots)
Donald Trump redouble d'efforts pour trouver une solution commerciale, avant la fin des tarifs provisoires de 10 %. - Crédits : Daniel Torok / The White House Flick R | Montage Toute l'Europe
Donald Trump redouble d'efforts pour trouver une solution commerciale, avant la fin des droits de douane provisoires de 10 % - Crédits : Daniel Torok / Flickr Maison-Blanche | Montage Toute l'Europe

Washington a annoncé, ce mercredi "lancer une série d’enquêtes destinées à documenter des préjudices économiques subis par les Etats-Unis, première étape pour imposer de nouveaux droits de douane après ceux annulés par la Cour suprême" le 20 février [Le Monde].

Les premières concernent "16 partenaires économiques", notent Les Échos. Il s'agit pour l'administration américaine "de faire la chasse aux subventions, aux politiques industrielles, aux barrières à l'accès au marché mises en place ou aux normes relatives au travail ou à l'environnement qui permettent à certains pays de réduire leurs coûts de production".

L'Union européenne dans le viseur

Parmi les cibles figure l'Union européenne. Les Vingt-Sept sont accusés par le représentant au Commerce américain Jamieson Greer d'avoir respecté "environ zéro pour cent" de l'accord commercial bilatéral de Turnberry, conclu en juillet dernier [Deutsche Welle]. "Les excédents commerciaux de l'Allemagne et de l'Irlande avec les États-Unis" sont pour lui "une preuve de la capacité excédentaire de l'UE".

Lors d’un point presse téléphonique, ce dernier a également cité "la Chine […], le Japon, l’Inde ou le Mexique" parmi les pays visés [Le Figaro]. La Suisse en fait également partie, note Le Temps. À l'inverse, "le Canada, deuxième partenaire commercial des États-Unis et à l'égard duquel Donald Trump a pourtant toujours des griefs", semble épargné par cette première série, constatent Les Échos.

Lutte contre le travail forcé

D'autres enquêtes "porteront sur les pays soupçonnés de recourir au travail forcé dans la fabrication de biens envoyés aux États-Unis", poursuit Le Parisien. "Elles devraient débuter jeudi et pourraient entraîner, une fois [bouclées], l'interdiction d’importer les produits concernés".

"Les États-Unis, notamment durant le mandat de Joe Biden, avaient déjà pris une série de mesures visant les produits chinois issus du travail forcé des Ouïghours", rappelle La Tribune. Mais "il ne s’agit pas de cibler des conditions locales dans un pays en particulier" cette fois, a insisté Jamieson Greer : "nous pensons que l’enquête va concerner une soixantaine de pays".

Préparer l'après

Pour Les Échos, "le but de l'administration américaine est relativement clair : préparer l''après' du camouflet imposé par la Cour suprême américaine". Le 20 février, celle-ci avait invalidé de nombreux tarifs douaniers imposés aux partenaires des États-Unis dont l'Union européenne, arguant que Donald Trump "avait dépassé son autorité" [Deutsche Welle].

Le président américain s'était ensuite empressé d'imposer un nouveau "tarif mondial" de 10 % mais que le droit limite à "150 jours", soit jusqu'au 24 juillet prochain. [CNBC]. C'est donc pour trouver une solution avant cette échéance que l'administration fédérale redouble d'efforts.

Des centaines de milliards perdus

Les anciennes taxes avaient "généré 166 milliards de dollars de revenus pour l’État fédéral, qui pourraient désormais" devoir être remboursés auprès des entités concernées [Le Temps]. Et l'administration Trump "a clairement indiqué qu'elle cherchait à remplacer [ces] milliards de dollars de revenus perdus […] en utilisant différentes lois pour établir de nouveaux tarifs douaniers", note The Guardian.

En outre, si Jamieson Greer argue qu'il s'agit "de protéger les emplois américains" [The Guardian], cette nouvelle série "pourrait s'inscrire dans le contexte d'une guerre en Iran et d'élections de mi-mandat [prévues en novembre] au cours desquelles les démocrates [soulignent] que le public a droit à des remboursements".

"Ces enquêtes, prévues dans le cadre d’une loi sur le commerce datant de 1974, doivent s’étaler sur plusieurs mois et débuter par l’ouverture d’un appel à commentaires de la part des parties prenantes, avant que des auditions publiques ne soient menées" [Le Figaro].

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11.03.2026 à 12:57

Saisie de fonds, veto européen : la Hongrie durcit encore le ton face à l'Ukraine

Agathe Grinon
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"Le 5 mars, la police hongroise contrôlait deux véhicules d’un convoi blindé en transit entre l’Autriche et l’Ukraine, transportant sept Ukrainiens. Elle confisquait les fonds que ceux-ci convoyaient, à savoir : 40 millions de dollars en espèces, 35 millions d’euros en espèces et environ 9 kg d’or", résume l'Indépendant. Cette nouvelle crise diplomatique entre les deux pays survient peu de temps après […]

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Texte intégral (1800 mots)
Une nouvelle crise diplomatique entre les deux pays survient peu de temps après le refus du premier ministre hongrois de soutenir le prêt européen de 90 milliards d'euros à destination de l'Ukraine - Crédits : Conseil européen | Ruma Aktar / Istock | Montage de Toute l'Europe
Une nouvelle crise diplomatique entre les deux pays survient peu de temps après le refus du Premier ministre hongrois de soutenir le prêt européen de 90 milliards d'euros à destination de l'Ukraine - Crédits : Conseil européen | Ruma Aktar / iStock | Montage Toute l'Europe

"Le 5 mars, la police hongroise contrôlait deux véhicules d’un convoi blindé en transit entre l’Autriche et l’Ukraine, transportant sept Ukrainiens. Elle confisquait les fonds que ceux-ci convoyaient, à savoir : 40 millions de dollars en espèces, 35 millions d’euros en espèces et environ 9 kg d’or", résume l'Indépendant.

Cette nouvelle crise diplomatique entre les deux pays survient peu de temps après le refus du Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, de soutenir le prêt européen de 90 milliards d'euros à destination de l'Ukraine, "en raison de différends concernant l'oléoduc Droujba, qui a interrompu les livraisons de pétrole russe en janvier" [Euronews].

La Hongrie accusée de confisquer des fonds ukrainiens

Le 6 mars, le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andrii Sybiha, avait affirmé que les autorités hongroises avaient "pris en otage sept citoyens ukrainiens", rapporte l'agence de presse ukrainienne Ukrinform.

Le ministre hongrois des Affaires étrangères, Péter Szijjártó, a justifié cette mesure en affirmant "que les fonds pourraient être liés à des activités criminelles" [L'Indépendant].

Si les sept employés de banque "qui avaient été arrêtés par les autorités hongroises ont été libérés", affirme Libération, les tensions persistent au sujet des fonds confisqués par les autorités hongroises. "La banque ukrainienne Oschadbank réclame le remboursement des fonds saisis par la Hongrie", confirme Euronews. De son côté, Viktor Orbán "a ordonné au gouvernement de conserver l'argent et l'or saisis […] pendant une période pouvant aller jusqu'à 60 jours". 

"Cet épisode marque une nouvelle escalade dans les relations déjà tendues entre les deux pays" [Euronews].

Le Parlement hongrois vote contre l'adhésion de l'Ukraine à l'UE

Les tensions entre  la Hongrie et l'Ukraine portent aussi sur l'ambition ukrainienne de rejoindre l'Union européenne. Bien que sa candidature ait progressé, l'adhésion de Kiev est mise à mal par l'opposition hongroise.

Ce mardi 10 mars, "[l'Assemblée nationale de Hongrie] a adopté […] une résolution rejetant l'adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne", note The Budapest Times. Cette résolution a été approuvée "par 142 voix pour, 28 contre et quatre abstentions".   

Dans un message publié sur Facebook en réaction à cette décision, l'ambassade ukrainienne en Hongrie a affirmé qu'aucune "de ces étapes n'est une surprise pour la partie ukrainienne : de telles positions honteuses des autorités hongroises sont connues depuis longtemps".

Le Parlement hongrois a par ailleurs rejeté l'idée d'un "soutien financier et militaire supplémentaire à la guerre", approuvant ainsi la décision du gouvernement de ne pas soutenir le prêt européen de 90 milliards [The Budapest Times].

La Hongrie peut en principe bloquer la livraison de ce prêt, qui requiert l'approbation de tous les pays membres de l'Union européenne. Néanmoins, le commissaire européen à l'Économie, Valdis Dombrovskis a affirmé à Politico : "nous allons livrer ce prêt d'une manière ou d'une autre".

La Slovaquie prête à bloquer le prêt

Le Premier ministre slovaque Robert Fico a déclaré "qu'il allait prendre le relais de la Hongrie pour bloquer le prêt de l'UE à l'Ukraine si le Fidesz ne l'emportait pas le 12 avril prochain lors des élections générales en Hongrie", souligne Euronews.

Selon le média slovaque STVR, à l'instar de la Hongrie, Robert Fico utilise ce prêt comme "un moyen de pression pour rétablir les livraisons de pétrole" russe via l'oléoduc Droujba passant par l'Ukraine.

Après une rencontre ce mardi 10 mars, le dirigeant slovaque a "déclaré être parvenu à un accord avec […] Ursula von der Leyen, sur la nécessité de restaurer l'oléoduc" [Euronews].

"Les dirigeants de l'UE se réuniront pour un sommet à Bruxelles la semaine prochaine, dans l'espoir de convaincre le Premier ministre hongrois Viktor Orbán et son homologue slovaque Robert Fico de s'en tenir à leur promesse [initiale] d'approuver le prêt", rappelle Politico.

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