26.05.2026 à 12:05

"L'Europe suffoque", titre Politico. "Une partie de l'Europe est traversée cette semaine par une vague de chaleur exceptionnelle pour un mois de mai", écrit Ouest-France. Un phénomène "dû à l'afflux d'air chaud en provenance d'Afrique du Nord qui se retrouve piégé sous les hautes pressions d'un puissant anticyclone", développe Le Temps. "Il s’agit d’un événement […]
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"L'Europe suffoque", titre Politico. "Une partie de l'Europe est traversée cette semaine par une vague de chaleur exceptionnelle pour un mois de mai", écrit Ouest-France. Un phénomène "dû à l'afflux d'air chaud en provenance d'Afrique du Nord qui se retrouve piégé sous les hautes pressions d'un puissant anticyclone", développe Le Temps. "Il s’agit d’un événement sans précédent, millénaire, avec de l'ordre d'une chance sur 1 000 de survenir à cette période de l’année par rapport au climat de 1979-2025", analyse Christophe Cassou, climatologue [Le Monde].
"L'Espagne et le Portugal devraient connaître les températures les plus extrêmes cette semaine, certaines régions du Portugal enregistrant des températures proches de 40 degrés Celsius et certaines zones du sud de l'Espagne prévoyant d'atteindre 38°C", pointe Politico. Selon le service météorologique britannique, "le record absolu de température pour le mois de mai [a] été battu avec une température de 34,8 °C enregistrée aux jardins botaniques royaux de Kew, à Londres", note The Guardian. "Un feu de végétation s'est même déclaré sur le célèbre mont Arthur's Seat à Édimbourg, alors que la température a grimpé jusqu'à 25°C, a indiqué lundi [25 mai] soir le service national d'incendie et de secours d'Écosse, sur X" [Le Temps].
En France, la hausse des températures a eu des conséquences humaines. "Sept personnes ont trouvé la mort en France lors de l’épisode caniculaire, a annoncé mardi 26 mai le gouvernement", écrit La Croix, citant une interview de Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement sur TF1. "Cinq noyades ont été recensées dans quatre départements et deux décès liés au sport à Paris et Lyon", poursuit le quotidien. "Tout ça méritera d’être précisé à la fin de l’épisode que l’on connaît aujourd’hui", a précisé la porte-parole.
Au total, "huit départements de l’ouest du pays - le Finistère, le Morbihan, la Manche, l’Ille-et-Vilaine, le Maine-et-Loire, la Mayenne, la Vendée et la Loire-Atlantique - ont été placés en vigilance orange canicule par Météo-France à [minuit] dans la nuit de lundi à mardi", souligne Ouest-France. "Une première pour un mois de mai", relève La Croix.
"Le dôme de chaleur qui affecte actuellement l'Europe centrale agit comme un couvercle sur une casserole : il emprisonne l'air chaud à tous les niveaux inférieurs, formant des couches descendantes vers le sol", explique La Repubblica. Ce phénomène est la "traduction du changement climatique sur un continent qui se réchauffe plus vite qu’ailleurs", poursuit Ouest-France. Un rapport publié fin avril par le service européen Copernicus sur le changement climatique (C3S) et l'Organisation météorologique mondiale (OMM) rappelait que depuis les années 1980, "l'Europe s'est réchauffée deux fois plus vite que la moyenne mondiale" et que les "vagues de chaleur deviennent de plus en plus fréquentes et graves" sur au moins 95 % du territoire européen [Le Temps].
"Selon le consensus scientifique, le changement climatique d’origine humaine rend les phénomènes météorologiques extrêmes comme les vagues de chaleur, les sécheresses et les inondations plus intenses", rappelle Ouest-France.
Ces prochains jours, "de nouveaux records devraient être enregistrés en France, en Espagne et au Royaume-Uni, avec des températures dépassant les moyennes saisonnières de 12 à 13 °C", relaie The Guardian. "Un scénario qui, avertissent les experts, risque de poser de graves problèmes pour les ressources essentielles comme l'eau et l'alimentation", déplore La Repubblica.
"Ces vagues de chaleur anormales ont en effet un coût, certains spécialistes n'hésitant pas à parler de 'choc macroéconomique'", s'inquiète La Tribune. "Les vagues de chaleur, les sécheresses et inondations de l’été 2025 auraient coûté 43 milliards d’euros à l’économie européenne", selon une étude de 2025 menée par des chercheurs de l’université de Mannheim et de la Banque centrale européenne. "L'impact économique pourrait persister, avec une facture qui pourrait monter à 126 milliards d’euros d’ici 2029", conclut La Tribune.
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22.05.2026 à 12:05

"Les images des membres de la flottille humiliés en Israël déclenchent un incident diplomatique", titre Courrier international. "Le ministre de la sécurité nationale israélien, Itamar Ben Gvir, a provoqué un tollé au sein même de son gouvernement et à l'étranger en publiant [le 20 mai] une vidéo de militants de la dernière flottille pour Gaza […]
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"Les images des membres de la flottille humiliés en Israël déclenchent un incident diplomatique", titre Courrier international. "Le ministre de la sécurité nationale israélien, Itamar Ben Gvir, a provoqué un tollé au sein même de son gouvernement et à l'étranger en publiant [le 20 mai] une vidéo de militants de la dernière flottille pour Gaza agenouillés et les mains liées, après leur interception en pleine mer [lundi près de Chypre]" [Le Monde]. Des mauvais traitements perpétrés "à l'encontre de 430 militants (dont 37 Français)" [Libération].
Les premières réactions ne se sont pas fait attendre. Mercredi, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, "a annoncé une première décision" [Libération]. "Les agissements de M. Ben Gvir à l'égard des passagers de la flottille Global Sumud, dénoncés par ses propres collègues au gouvernement israélien, sont inadmissibles", a-t-il fait savoir sur X, réclamant dans le même message "que l'ambassadeur d'Israël en France soit convoqué pour obtenir des explications". "La Belgique, l'Espagne, les Pays-Bas et l'Italie" ont pris la même décision [Le Monde], cette dernière ayant demandé à l'UE, par la voix de son ministre des Affaires étrangères le 21 mai, "d'imposer des sanctions au ministre israélien d'extrême droite" [Le Figaro]. "L'Irlande et l'Espagne font également pression" dans ce sens, selon Euronews.
La colère ne se limite pas aux États de l'UE. "La Turquie, d'où était partie la flottille, s'est montrée la plus virulente en dénonçant la 'mentalité barbare' du gouvernement israélien", observe Le Monde, qui se fait également l'écho de l'indignation exprimée par "Berlin [et] Dublin". "'Nul ne devrait être sanctionné' pour sa défense des droits humains, a écrit, de son côté, sur X la commissaire européenne Hadja Lahbib, responsable de l'UE pour les situations de crise humanitaire, en relayant les images".
Si des militants "de plus de 40 pays se trouvaient à bord" du navire [BBC], les ressortissants européens y étaient nombreux. La radio britannique mentionne, outre les 37 Français et sur la base des chiffres communiqués par les pays concernés, "quelque 44 membres espagnols et 15 citoyens irlandais", tandis que Le Monde indique un total de "19 Grecs détenus lors de l'opération". Le chef de la diplomatie grecque, Giorgos Gerapetritis, a d'ailleurs annoncé dans un communiqué avoir déposé "une protestation officielle".
Une situation qui a provoqué des remous "jusqu'au gouvernement israélien" [Le Monde]. "Le Premier ministre, Benyamin Netanyahou, a ainsi jugé que de telles images n'étaient 'pas conformes avec les valeurs d'Israël'", appelant toutefois "à expulser les militants dès que possible". Hier, "le ministère israélien des Affaires étrangères a déclaré que les militants étrangers de la flottille arrêtés par les forces israéliennes avaient été expulsés [vers la Turquie], alors que la communauté internationale continue de dénoncer leur traitement par les autorités", note Euronews. "Les 37 ressortissants français ont aussi été expulsés par ces vols, mis à disposition par les autorités turques, et pris en charge à leur arrivée à Istanbul par l'ambassade de France pour un rapatriement dès que possible" [Le Monde].
Les Européens n'étaient pas parvenus, lors du Conseil Affaires étrangères du 21 avril, à se rallier à une suspension de l'accord d'association entre l'UE et Israël. Depuis, ils ont débloqué des sanctions visant des colons et organisations de colons israéliens en Cisjordanie. Reste à savoir s'ils iront plus loin.
"Dans une lettre adressée au président du Conseil européen, António Costa, et divulguée jeudi à l'AFP par une source gouvernementale anonyme, [le Premier ministre irlandais] Micheál Martin [l'exhorte] à prendre de 'nouvelles mesures' contre Israël concernant le traitement réservé aux militants" [France 24]. Il y appelle notamment "à un débat sur cette question lors de la prochaine réunion du Conseil européen en juin".
Avec une ligne claire : ces sanctions doivent selon lui "au minimum inclure l'interdiction des produits provenant des colonies israéliennes et la suspension d'une partie, voire de la totalité, de l'accord d'association entre l'UE et Israël […] qui comprend une clause exigeant le respect des droits de l'homme".
Bien qu'elle continue comme l'Allemagne à "s'opposer à la suspension de l'accord d'association entre l'UE et Israël" [Euractiv], l'Italie a comme l'Irlande "officiellement demandé à l'UE d'envisager des sanctions à l'encontre d'Itamar Ben-Gvir". L'Espagne, la Suède et la Belgique poussent aussi dans ce sens.
Or comme l'explique Politico, cette "campagne de plus en plus soutenue en faveur de nouvelles sanctions contre Israël […] se heurte à deux obstacles : le gouvernement tchèque et la crainte que de telles mesures ne renforcent la position des partisans de la ligne dure lors des prochaines élections en Israël". Selon un diplomate de l'UE souhaitant rester anonyme, "la vidéo [publiée par M. Ben Gvir] était un coup médiatique honteux, mais un coup médiatique électoral".
Le média européen résume les choses ainsi : si "la Hongrie n'est plus le défenseur indéfectible d'Israël sur la scène européenne, d'autres pays continuent de le soutenir fermement - et la confiance dans la capacité des électeurs israéliens à sanctionner les ministres extrémistes aux urnes apparaît comme un sujet de discussion récurrent en coulisses à Bruxelles".
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21.05.2026 à 13:15

"Les tensions autour du Groenland sur le point de revenir sur le devant de la scène ?", s'interroge France Info. "Après sa première visite au Groenland depuis sa nomination en décembre 2025", l'envoyé spécial de Donald Trump pour le territoire arctique, Jeff Landry, a déclaré qu'il était "temps que les États-Unis remettent leur empreinte sur le […]
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"Les tensions autour du Groenland sur le point de revenir sur le devant de la scène ?", s'interroge France Info. "Après sa première visite au Groenland depuis sa nomination en décembre 2025", l'envoyé spécial de Donald Trump pour le territoire arctique, Jeff Landry, a déclaré qu'il était "temps que les États-Unis remettent leur empreinte sur le Groenland" [La Croix]. Et d'ajouter : "je pense que vous voyez le président parler de renforcer les opérations de sécurité nationale et de réaffecter du personnel dans certaines bases [sur l'île]", relaie le quotidien national.
"À Nuuk, les États-Unis gardent leur ligne", résume France Inter. Un discours qui, malgré la désapprobation qu'il suscite, oblige les dirigeants groenlandais à "trouver une solution" [The Guardian].
"Au plus fort de la guerre froide, les États-Unis disposaient de 17 installations militaires au Groenland, mais ils les ont fermées au fil des années et n'en possèdent plus qu'une seule aujourd'hui : la base de Pituffik, située au nord de l'île" [The Guardian]. Une perte de contrôle qui inquiète Washington. "Donald Trump a fait valoir à plusieurs reprises que les États-Unis devaient contrôler le Groenland […] en raison de préoccupations de sécurité nationale, affirmant que si ce n’est pas le cas, l’île risque de tomber entre les mains de la Chine ou de la Russie", complète le média britannique.
Le territoire autonome danois représente des avantages stratégiques majeurs : "le Groenland se trouve sur la route la plus courte pour les missiles entre la Russie et les États-Unis. Il recèle des gisements inexploités de terres rares et pourrait jouer un rôle essentiel à mesure que la glace polaire fond et que de nouvelles voies maritimes apparaissent", rappelle La Croix.
"Un pacte de défense de 1951, mis à jour en 2004, permet d’ores et déjà aux États-Unis de déployer davantage de troupes et de renforcer leurs installations militaires au Groenland, à condition d’en informer au préalable le Danemark et [son territoire autonome]"[20 Minutes]. Aussi, "depuis plusieurs mois, Washington souhaite renforcer sa présence militaire dans l'Arctique en obtenant un aval pour ouvrir de nouvelles bases militaires dans le sud du Groenland […]. Les États-Unis espèrent pouvoir y ouvrir trois nouvelles bases", rapportent Les Échos.
Lundi, Jeff Landry a rencontré le Premier ministre groenlandais, Jens-Frederik Nielsen, et le ministre des Affaires étrangères, Múte Egede. Une rencontre qui s'est, selon le chef du gouvernement groenlandais, avérée "constructive", soulignant toutefois qu'il n'y avait "aucun signe […] que quoi que ce soit ait changé" dans la position des États-Unis. [France 24]
Bien que Donald Trump se soit récemment moins exprimé sur sa volonté de s’emparer du Groenland, la déclaration de Jeff Landry relative à la nécessité américaine de "remettre [son] empreinte sur le Groenland" [La Croix] démontre que Washington n'a pas renoncé à ses ambitions.
Cette attitude oblige les Groenlandais à adapter leur ligne de conduite face aux Américains : "même si le désir du 'maître' de 'sécuriser le contrôle du Groenland […] est totalement irrespectueux, […] nous sommes obligés de trouver une solution', a lancé mardi […] le Premier ministre groenlandais Jens-Frederik Nielsen" [20 Minutes].
Si les déclarations américaines sur le Groenland inquiètent les dirigeants européens, elles nourrissent aussi les désirs d'indépendance de la population groenlandaise, à laquelle une majorité semble favorable. "Les autorités groenlandaises et danoises ont martelé à plusieurs reprises que seul le Groenland pouvait décider de son avenir", retrace France 24. Et de rappeler que "dans un entretien publié mercredi par le quotidien groenlandais Sermitsiaq, Jeff Landry a [lui-même] tenté de raviver les espoirs d'indépendance de ce territoire".
Le gouvernement danois, lui, "n'a pas de projet immédiat en ce sens, car de nombreuses questions restent en suspens, notamment concernant l'économie de cette île, fortement dépendante du Danemark", poursuit la chaîne d'information internationale.
Face à cette énième démonstration de l'impérialisme américain, l'Union européenne cherche aussi à faire entendre sa voix. En visite à Nuuk le même jour que Jeff Landry, le commissaire européen chargé des partenariats internationaux, Jozef Síkela, a déclaré être persuadé que "l’avenir du Groenland appartient aux Groenlandais, et le rôle de l’Europe est de les soutenir" [Eunews].
Le dirigeant européen a par ailleurs rappelé que la Commission européenne "avait proposé de presque doubler le financement de l'UE en faveur du Groenland lors du prochain cycle budgétaire, le faisant passer de 225 millions d'euros à 530 millions d'euros, et que l'Union disposait d'un bureau permanent à Nuuk, ouvert en 2024", conclut The Brussels Times.
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20.05.2026 à 12:04

"Le Brexit revient au cœur de la vie politique britannique, sur fond de crise interne au sein du Parti travailliste et de recomposition du paysage électoral face à la montée de [la formation d'extrême droite] Reform UK", souligne La Tribune. Dix ans après le vote des Britanniques en faveur d'un départ du Royaume-Uni de l'Union […]
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"Le Brexit revient au cœur de la vie politique britannique, sur fond de crise interne au sein du Parti travailliste et de recomposition du paysage électoral face à la montée de [la formation d'extrême droite] Reform UK", souligne La Tribune. Dix ans après le vote des Britanniques en faveur d'un départ du Royaume-Uni de l'Union européenne, le sujet "a repris le centre du débat" mais reste "un vrai tabou" [RFI].
"La séquence a été déclenchée par la sortie de l’ex-ministre de la Santé Wes Streeting, désormais candidat potentiel à la succession [du Premier ministre Keir] Starmer", rapporte La Tribune. Après avoir qualifié le Brexit d'"erreur catastrophique", Wes Streeting "a fait valoir ce week-end que le Royaume-Uni devrait réintégrer l'Union européenne à l'avenir", complète The Guardian.
L'ancien ministre de la Santé ne cache pas son envie de remplacer Keir Starmer à la tête du pays, d'autant que celui-ci est particulièrement fragilisé après un revers subi lors des dernières élections locales. "La crise est d’autant plus visible au Royaume-Uni post-Brexit, qui avec cinq chefs de gouvernement en six ans change aussi souvent de Premier ministre que Chelsea d’entraîneur. Il ne reste que Larry, le chat de Downing Street, pour assurer un semblant de stabilité", ironise The Economist, relayé par Courrier international.
"Pour certains observateurs, cette offensive vise aussi à compliquer la trajectoire d’autres prétendants", explique La Tribune. Les propos de Wes Streeting "ont ravivé des dissensions sur l'Europe, restées longtemps en sommeil, au sein de la direction du Parti travailliste au pouvoir" [The Guardian].
Le quotidien britannique rappelle qu'"Andy Burnham, maire du Grand Manchester, qui brigue un retour à Westminster pour défier le Premier ministre, a déjà déclaré qu'il souhaitait que la Grande-Bretagne réintègre l'Union européenne de son vivant. Il a toutefois précisé lundi qu'il ne tenterait pas de concrétiser ce projet s'il devenait Premier ministre à court terme".
Quant à Keir Starmer, sa position sur l'UE "a déjà évolué à plusieurs reprises", note Politico. Le média rappelle que l'actuel Premier ministre avait défendu, en 2019, "la libre circulation des personnes", avant d'en faire "une ligne rouge, au même titre que le refus de rester dans l'union douanière et le marché unique de l'UE". "Une fois au pouvoir, il a incontestablement encore changé de cap, faisant d'un rapprochement avec l'Europe l'un des traits marquants de son mandat de Premier ministre".
Pour le Financial Times, "l'attitude du Parti travailliste vis-à-vis du Brexit est comparable à celle du pays envers l'Église". "Oui, la plupart des gens marmonneront qu’ils essaient de mener une vie vaguement chrétienne, mais très peu sont suffisamment engagés pour aller à l’église le dimanche. Il en va de même pour le Parti travailliste et l'UE".
La presse française s'amuse à penser que ce trait de caractère est propre aux Britanniques dans leur ensemble. "Les Anglais ont toujours eu un rapport compliqué avec l’Union européenne. Ils ont toujours voulu en faire partie, et en même temps, ils ont passé tout leur temps à s’en plaindre. Un 'je t’aime moi non plus' perpétuel", résume RMC.
Interrogé par The Guardian, Georg Riekeles estime que la situation a bien changé depuis le référendum de 2016 lors duquel les Britanniques ont voté en faveur du "leave". "Le monde du Brexit n’existe plus", explique-il, faisant allusion "au militarisme russe, à la coercition économique chinoise et à la politique 'America first' de Donald Trump". "Je pense que toute personne sensée devrait comprendre que le Royaume-Uni et l’UE font partie du même espace stratégique", ajoute-t-il.
Mais "pour beaucoup à Bruxelles, pour véritablement progresser dans ce rapprochement avec l’UE, le Royaume-Uni devra abandonner ses lignes rouges actuelles – sur les relations économiques et commerciales ou sur les normes agricoles par exemple", avance RFI. L'ancien commissaire européen britannique entre 2016 et 2019, Julian King, estime également que "la porte est ouverte, mais [qu'il] ne faut pas s'attendre à une offre spéciale" similaire aux exceptions dont bénéficiait le pays avant son départ [The Telegraph].
Symbole de cette perte de privilèges, le Royaume-Uni devrait renoncer définitivement au fameux rabais budgétaire obtenu autrefois par Margaret Thatcher. Par conséquent, le Royaume-Uni "devrait payer au moins 5 milliards de livres sterling de plus par an pour son adhésion qu'avant le Brexit", selon Julian King [The Telegraph]. Et ce n'est pas tout. En plus de cette ristourne budgétaire, "le Royaume-Uni bénéficiait [durant ses 47 ans d'appartenance à l'UE] de dérogations concernant l'adhésion à l'euro, à l'espace Schengen à la politique d'asile", poursuit le journal britannique.
Georg Riekeles estime que les États membres pourraient donc accueillir une nouvelle demande d'adhésion du Royaume-Uni de manière "très chaleureuse", mais aussi "très ferme". En d'autres termes : "le prix à payer pour une réintégration serait une adhésion à des conditions normales".
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19.05.2026 à 12:42

"Le locataire de la Maison-Blanche venait à peine d’achever vendredi sa visite, la première d’un président américain en Chine depuis neuf ans, que la venue du chef du Kremlin a été officialisée", attaque Sud Ouest. "Vladimir Poutine est attendu ce mardi soir à Pékin, pour deux jours de visite chez son homologue chinois Xi Jinping", […]
L’article Vladimir Poutine en visite à Pékin pour renforcer le partenariat entre la Russie et la Chine est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

"Le locataire de la Maison-Blanche venait à peine d’achever vendredi sa visite, la première d’un président américain en Chine depuis neuf ans, que la venue du chef du Kremlin a été officialisée", attaque Sud Ouest. "Vladimir Poutine est attendu ce mardi soir à Pékin, pour deux jours de visite chez son homologue chinois Xi Jinping", informe Le Soir.
Vladimir Poutine cherche-t-il à "se mettre dans la roue de son homologue américain" ? "Pas du tout, a rappelé l’agence [russe] Tass, selon laquelle le choix de la date [est lié] au 25e anniversaire de la signature du traité de bon voisinage et d’amitié" [Le Monde]. "Il s'agit de la vingt-cinquième visite en Chine de Poutine, a rappelé la diplomatie chinoise, pointant un déplacement presque de routine sous le signe de la connivence stratégique entre deux dirigeants qui se sont rencontrés à plus de quarante reprises", poursuit Le Figaro.
Les présidents russe et chinois vont discuter des moyens de "renforcer" le partenariat stratégique bilatéral et "échanger leurs opinions sur les grandes questions internationales et régionales", selon la présidence russe citée par Sud Ouest. Élément révélateur des enjeux de la rencontre : "la Russie envoie une délégation fournie, avec ministres adjoints et dirigeants d'entreprises publiques comme privées", précisent Les Échos.
Cette visite d'État de deux jours consacre "l’ascendant du géant chinois face à un Kremlin anxieux du pas de deux sino-américain", analyse Le Figaro. Xi Jinping peut tirer bénéfice de la "rivalité de l’image entre Trump et Poutine. Recevoir à Pékin, chez lui, coup sur coup, le président des États-Unis et le président de la Russie, donne au leader chinois l’aura de celui que les puissants se relayent pour saluer", décrypte la RTBF.
Les discussions à venir "comprendront un important volet de politique internationale, compte tenu des répercussions de la guerre en Iran et en Ukraine pour les deux pays", selon Le Grand Continent. Et de poursuivre : "l’aspect le plus confidentiel de ces négociations concernera sans doute la contribution chinoise à l’effort de guerre russe, au-delà d’achats de gaz dont Moscou espère qu’ils compenseront la fermeture du marché européen".
"La visite de Vladimir Poutine à Pékin peut lui servir à afficher symboliquement le soutien chinois et à tenter de le renforcer", complète la RTBF. "Un soutien que la Chine n’a jamais explicitement exprimé. Elle n’a jamais condamné la Russie pour son offensive en février 2022 et elle se présente comme neutre face au conflit", explique le média belge. Mais dans les faits, "la Russie dépend du soutien économique de la Chine pour maintenir son effort de guerre en Ukraine" [Sud Ouest].
Depuis l’invasion de l’Ukraine, en 2022, "la Chine est devenue le principal partenaire commercial de la Russie sous sanctions occidentales, s’affirmant comme le plus gros acheteur de ses hydrocarbures", relève Le Monde. "Renforcer le rôle de fournisseur fiable d’énergie de son pays auprès du partenaire chinois au moment où la fermeture du détroit d’Ormuz bouleverse les approvisionnements mondiaux en pétrole et en gaz naturel : tel est l’objectif du président russe", fait valoir le quotidien du soir.
"À bien des égards, la Russie, contrainte de vendre son pétrole et son gaz à prix cassés, est devenue l’otage d’une relation déséquilibrée", note Le Monde. Pékin est "désormais son unique bouée de sauvetage, représentant à elle seule 30 % des revenus russes à l’exportation et 40 % des importations, entre autres celles de biens technologiques destinés à alimenter la machine de guerre du Kremlin".
"Les deux présidents devraient aborder le projet 'Force de Sibérie 2', un gazoduc qui relierait la Sibérie au nord-est de la Chine et qui permettrait à la Chine d’absorber plus massivement encore le gaz extrait en Russie" [RTBF]. Ce pipeline "avait été présenté en 2023 comme 'l’affaire du siècle' pour la Russie par Vladimir Poutine. Mais depuis lors, la Chine semble traîner des pieds", Pékin cherchant "à diversifier ses sources d’approvisionnement" [France 24]. "Les deux pays ont signé en septembre dernier un mémorandum, mais selon un observateur à Moscou il ne faut pas s'attendre à un premier coup de pioche avant environ deux ans", complètent Les Échos.
"En attendant, d'autres accords bilatéraux doivent être signés et une rencontre avec le Premier ministre chinois Li Qiang [est également prévue] pour discuter de la coopération économique et commerciale entre Moscou et Pékin" [Les Échos].
"Vladimir Poutine peut voir, dans ses contacts répétés avec cet autre régime autoritaire, la poursuite de ses intérêts politiques, de sa vision des relations internationales" et "l’idée d’une alliance autoritaire et antidémocratique" [RTBF]. "Moscou, comme Pékin, considère l’Iran comme un partenaire crucial pour contrebalancer l’influence occidentale au Moyen-Orient. Vladimir Poutine met l’accent, pour sa part, sur l’existence d’un axe émergent Russie-Chine-Corée du Nord", explique Le Monde.
"Il est impossible de séparer la Chine et la Russie. Les deux pays se font davantage confiance qu’ils ne font confiance à l’Occident. Ils ont des intérêts stratégiques communs", prévient un haut diplomate cité par Le Figaro. Pour autant, comme sur le plan économique, c'est à nouveau "un mouvement asymétrique, la Chine ne cherchant pas à entrer dans les alliances régionales russes", avance la RTBF.
"Il n’empêche que si Vladimir Poutine peut repartir de Pékin mercredi 20 mai avec un engagement un tant soit peu concret sur l’un ou l’autre des sujets qui seront abordés - militaire ou économique -, il aura déjà fait mieux que Donald Trump", conclut France 24. "Le Kremlin a d’ores et déjà annoncé que cette rencontre devrait se conclure par la signature d’une déclaration commune et de documents bilatéraux dont la nature et le contenu concret restent encore inconnus" [Le Grand Continent].
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18.05.2026 à 12:05

"Les ministres des Finances du G7 en quête d'unité à Paris face au chaos mondial", titrent Les Echos. Ces derniers "se réunissent à Paris lundi [18 mai] pour deux jours de discussions visant à former un front uni alors que la guerre au Moyen-Orient perturbe les perspectives économiques mondiales", commente France 24. "Une réunion [qui […]
L’article G7 : les ministres des Finances, réunis à Paris, tentent de faire renaître le multilatéralisme est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

"Les ministres des Finances du G7 en quête d'unité à Paris face au chaos mondial", titrent Les Echos. Ces derniers "se réunissent à Paris lundi [18 mai] pour deux jours de discussions visant à former un front uni alors que la guerre au Moyen-Orient perturbe les perspectives économiques mondiales", commente France 24. "Une réunion [qui rassemble] des ministres de l'Économie allemand, britannique, canadien, états-unien, français, italien et japonais" [RFI].
"Cette [rencontre] fait suite à un sommet à Pékin [le 15 mai dernier] entre le président américain Donald Trump et le président chinois Xi Jinping, qui n'a abouti qu'à peu de percées économiques concrètes", estime Reuters. "Roland Lescure [ministre de l'Économie et des Finances, ndlr], hôte du sommet, veut éviter que chaque pays négocie seul avec Pékin, au risque de torpiller le front occidental", note La Tribune. "L'objectif affiché : démontrer que 'le multilatéral peut fonctionner', selon les mots du [ministre français], même si [ce dernier] reconnaît que 'les discussions ne sont pas faciles, y compris évidemment avec nos amis américains'", rapporte le journal.
"Tous plancheront sur le creusement des grands déséquilibres économiques mondiaux, un constat établi par le Fonds monétaire international dès 2025", rappelle Le Monde. "La façon dont l’économie mondiale s’est développée au cours des dix dernières années est clairement insoutenable", estime le locataire de Bercy, cité par Reuters, "soulignant une tendance dans laquelle la Chine sous-consomme, les États-Unis sur-consomment et l’Europe sous-investit". "L’approche combative et transactionnelle de Trump vis-à-vis de ses alliés comme de ses rivaux a déstabilisé les dirigeants du G7, déjà aux prises avec la menace d’une croissance stagnante et d’une inflation galopante découlant de la guerre au Moyen-Orient", insiste France 24. "Les discussions s'annoncent compliquées, les Européens n'ont toujours pas bien digéré de se voir imposer de nouveaux droits de douane par l'administration Trump", ajoute RFI.
L'objectif de ces échanges pendant deux jours est de "trouver des positions communes sur les tensions commerciales ou les approvisionnements en terres rares", écrit Le Figaro. "Sur ce plan, le consensus est quasiment assuré. 'Il faut qu'on fasse, pour les matériaux critiques, ce qu'on a fait sur l'énergie dans les années 1970. Être capable de comprendre les marchés de manière à pouvoir répondre en cas de bouleversement potentiel', a expliqué Roland Lescure", citent Les Echos.
"La France espère créer une 'boîte à outils commune' pour lutter contre les perturbations du marché des matières premières essentielles, a déclaré [le ministre de l'Économie], via des accords commerciaux stratégiques ou des mesures interventionnistes telles que des prix planchers, des quotas ou des droits de douane", dévoile France 24. "Elle souhaite également promouvoir des 'projets multilatéraux' entre les pays afin de développer leurs propres capacités d'extraction et de raffinage", ajoute le média.
Par ailleurs, "le ministre allemand des Finances, Lars Klingbeil, a déclaré que le G7 constituait 'le cadre idéal' pour discuter avec les États-Unis de la fin de la guerre en Iran", souligne France 24. "Avec la crise du détroit d’Ormuz, le club des pays riches s’est finalement trouvé une nouvelle raison d’être", pointe Le Monde. "La décision de libérer des stocks stratégiques de pétrole mi-mars, à la suite d’une concertation au sein de ses membres, a en effet permis de calmer la flambée des cours du pétrole pendant quelques jours", poursuit le journal du soir.
"Comme lors de l’édition 2019, la France a choisi d’inviter d’autres pays à participer aux travaux et aux discussions du G7, à savoir l’Inde, le Kenya, le Brésil et la Corée du Sud. Bercy espère que cette initiative fera résonner les propositions du G7 dans d’autres enceintes internationales, et participera ainsi à la construction d’un consensus international", constate Le Monde. "Même une reconnaissance partagée des difficultés serait considérée comme une victoire pour le gouvernement français, qui espère publier deux déclarations communes à l'issue des discussions" [France 24], "dont une avec quatre pays associés (Kenya, Brésil, Inde, Corée du Sud) - pour alimenter le sommet des dirigeants prévu du 15 au 17 juin à Évian" [La Tribune].
"Enfin, le sommet du G7 se penchera sur la réforme de l’aide au développement dont les budgets ont été en chute libre partout dans le monde en 2025, surtout aux États-Unis (-57 %) et en France (-19 %)", indique Le Monde. "Paris veut remplacer l’aide au développement par une logique de partenariat dans lequel le secteur privé jouerait un rôle plus important, au motif que les pays pauvres d’hier se sont enrichis et concurrencent désormais les pays riches", précise le quotidien.
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13.05.2026 à 12:07

"L'Europe a franchi une étape importante dans ses efforts visant à réduire ses fortes vulnérabilités dans un domaine essentiel pour le bien-être et la santé des citoyens", écrit El País en ouverture. "Après plus de douze heures de négociations intenses [dans la nuit du lundi 11 au mardi 12 mai], les colégislateurs européens (Parlement et […]
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"L'Europe a franchi une étape importante dans ses efforts visant à réduire ses fortes vulnérabilités dans un domaine essentiel pour le bien-être et la santé des citoyens", écrit El País en ouverture.
"Après plus de douze heures de négociations intenses [dans la nuit du lundi 11 au mardi 12 mai], les colégislateurs européens (Parlement et Conseil de l'UE) ont fini par s'entendre sur la loi relative aux médicaments critiques" [Les Échos]. Derrière ce terme de "médicaments critiques" se cachent les produits "les plus exposés à des risques de pénurie sur le Vieux-Continent, comme l'amoxicilline, qui a particulièrement manqué pendant les épidémies virulentes de bronchiolite et de grippe en hiver ces dernières années", illustre BFMTV.
Afin d'éviter ces pénuries, l'Union européenne "souhaite renforcer la production pharmaceutique en Europe" mais aussi "réduire les importations de médicaments en provenance d'autres régions du monde" pour être "moins dépendante de certains fabricants", résume Die Zeit.
"Ces dernières années, l'Europe a connu des problèmes récurrents : certains médicaments ont parfois été indisponibles en pharmacie", parmi lesquels "des analgésiques, des antibiotiques ou des sirops contre la fièvre pour enfants", rappelle l'hebdomadaire allemand.
"L'Union européenne ne produit qu'un quart des ingrédients essentiels utilisés dans les produits pharmaceutiques, appelés 'principes actifs pharmaceutiques'", précise le Financial Times. Elle se retrouve donc fortement dépendante d'autres pays. "La Chine fournit plus de 40 % des importations de l'UE en [principes actifs pharmaceutiques] en volume, et l'Inde 20 % supplémentaires", poursuit le journal britannique.
Cette situation expose l'UE à des risques de pénurie. "Pendant la pandémie de coronavirus, les restrictions à l'exportation imposées par certains fournisseurs ont provoqué des pénuries dans l'UE, qui persistent encore aujourd'hui. Quelque 31 médicaments, dont l'insuline et des traitements contre l'asthme, sont actuellement en pénurie", note le Financial Times.
L'annonce européenne intervient également dans un contexte tendu "à un moment où les mesures de fixation du prix des médicaments prises par l’administration Trump aux États-Unis perturbent le secteur pharmaceutique et retardent certains lancements de traitements innovants en Europe", précise L'Usine Nouvelle.
Pour remédier à ces fragilités, la Commission européenne avait proposé un nouveau règlement en mars 2025, sur lequel les représentants des eurodéputés et des États membres se sont entendus mardi 12 mai, au terme d'âpres négociations. "L'article 18, sur les marchés publics et la préférence européenne, a été le point de friction le plus âprement débattu", relatent Les Échos.
Le quotidien résume la position des deux institutions : "Le Parlement défendait l'exigence qu'au moins 50 % de la valeur d'un médicament soit produite dans l'UE pour bénéficier d'une préférence dans les appels d'offres [tandis que] le Conseil […] faisait, lui, valoir les contraintes budgétaires des systèmes de santé nationaux, peu enclins à payer plus cher au nom de la souveraineté industrielle". "Le compromis final donne aux organismes adjudicateurs la possibilité de donner la priorité aux produits fabriqués par l'UE, avec une échelle de récompense progressive [lors des appels d'offre] pour les médicaments avec une plus grande proportion de la production en Europe", souligne Politico.
Autre avancée : le règlement établira des critères permettant de mettre en œuvre des "projets stratégiques" dans le domaine afin de "créer, moderniser et augmenter" la capacité de production de l'Union européenne [El País]. Les entreprises derrière ces projets pourront bénéficier d'aides nationales et européennes et de procédures d'octroi de permis "plus rapides et plus efficaces", à condition de "donner la priorité à l'approvisionnement du marché européen", complète le média espagnol.
Enfin, Les Échos relèvent une autre "avancée notable" : "les médicaments orphelins, thérapies coûteuses contre les maladies rares, sont inclus dans le périmètre du règlement, leur ouvrant l'accès aux projets stratégiques et aux achats groupés".
Les négociations autour du texte démontrent également une certaine frilosité des États membres, soucieux de défendre leurs prérogatives nationales et leurs budgets. "S'inspirant de la stratégie mise en œuvre pour acheter de grandes quantités de vaccins contre le coronavirus pendant la pandémie, cinq États membres de l'UE ou plus pourront demander à la Commission européenne de procéder à des achats groupés de médicaments" [Financial Times]. Mais, sur demande expresse du Conseil, l'exécutif européen ne pourra pas "participer directement à ces achats - une mesure considérée par les capitales comme un empiètement de l'UE sur leurs compétences" [Politico].
La pandémie de Covid-19 avait également mis en lumière quelques frictions entre États membres sur le partage des vaccins et des médicaments. Avec ce nouveau règlement, "les pays devront faire preuve de transparence quant à leurs stocks, mais le partage avec d'autres pays restera facultatif", au grand dam du Parlement européen, relate le Financial Times.
Pour Les Échos, "l'accord illustre une contradiction que les négociations n'ont fait qu'atténuer sans la résoudre : les gouvernements européens réclament davantage d'autonomie pharmaceutique, tout en refusant d'en payer le prix…". Avant d'entrer pleinement en vigueur, le compromis trouvé cette semaine doit encore être formellement validé par les deux colégislateurs. Mais pour le journal économique, "l'Europe a désormais la loi qu'elle s'était promise. Il lui reste à tenir ses promesses".
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12.05.2026 à 12:41

"La Commission européenne a annoncé lundi 11 mai à l'AFP son intention d'inviter prochainement des responsables talibans à Bruxelles", informe France info. Au programme des futures discussions : "le renvoi de migrants vers l'Afghanistan". "Aucune date précise n’a encore été évoquée pour leur venue", mais "de sources proches du dossier, une lettre va être envoyée […]
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"La Commission européenne a annoncé lundi 11 mai à l'AFP son intention d'inviter prochainement des responsables talibans à Bruxelles", informe France info. Au programme des futures discussions : "le renvoi de migrants vers l'Afghanistan".
"Aucune date précise n’a encore été évoquée pour leur venue", mais "de sources proches du dossier, une lettre va être envoyée de façon 'imminente' à Kaboul afin de fixer une date pour un rendez-vous dans la capitale belge" [RTBF].
"Cette visite, coordonnée avec la Suède, fait suite à deux déplacements de responsables européens en Afghanistan", portant sur la question migratoire, précise La Libre. "L'idée est désormais de 'poursuivre ces discussions' au 'niveau technique' à Bruxelles", explique un porte-parole de l'exécutif européen, cité par le média belge. "Cette confirmation met fin à plusieurs semaines de silence de la part de Bruxelles concernant [ce] projet de visite", souligne Euractiv.
"Portés par une volonté commune de durcir leurs politiques migratoires, une vingtaine de pays de l’UE cherchent des voies pour renvoyer des migrants - et, particulièrement, ceux condamnés par la justice - vers l’Afghanistan", explique Le Soir. Dans une lettre envoyée en octobre 2025, plusieurs pays "ont exhorté l'UE à trouver des moyens diplomatiques et concrets pour faire avancer ce dossier", rappelle France 24. "'C'est dans ce contexte' qu'une visite a eu lieu à Kaboul, en janvier" dernier, explique un porte-parole de la Commission cité par France info.
"En 2025, les Afghans étaient encore - de loin - la nationalité la plus représentée parmi les demandes d’asile dans l’UE", relève Le Monde. "Les pays de l'UE ont reçu environ un million de demandes d'asile déposées par des Afghans entre 2013 et 2024. Environ la moitié […] ont été acceptées au cours de cette période", précise France 24.
"Mais après avoir accompagné des centaines de milliers d’entre eux durant la guerre qui a déchiré leur pays pendant des décennies, l’Europe met désormais un frein à l’accueil", ajoute Le Monde.
"Pionnière en la matière, l’Allemagne a déjà brisé ce tabou en procédant, depuis 2024, à l’expulsion groupée d’une centaine d’Afghans, qui avaient tous été condamnés par la justice, par des vols charters facilités par le Qatar", poursuit le journal du soir, qui contextualise : "plusieurs attaques perpétrées par des Afghans, dont une à la voiture bélier en 2025, ont eu un retentissement médiatique très fort dans le pays".
"L’Autriche lui a depuis emboîté le pas. Et a reçu mi-septembre une délégation de représentants talibans, à Vienne. Nombre d’autres États membres de l’UE, dont la Belgique ou la Suède, cherchent désormais à suivre ces exemples, vivement plébiscités par les partisans d’une ligne migratoire plus ferme" [Le Soir].
"Ces visites posent toutefois une avalanche de questions pratiques et éthiques", s'alarme la RTBF. D'abord parce qu’elles "impliquent de dialoguer avec les responsables talibans, au pouvoir depuis 2021, mais que l’Union européenne ne reconnaît pas officiellement", note le média belge. Pour entrer en Belgique, pays hôte des institutions européennes, "ces responsables talibans devraient se voir accorder des exemptions, ce que les autorités belges seraient, en théorie, prêtes à faire" [La Libre].
Cette campagne de rapatriement suscite de "vives critiques de la part des ONG et de la gauche politique" [France 24]. "Renvoyer des Afghans dans un pays où près de la moitié de la population ne parvient pas à se nourrir n’est pas une politique migratoire, c’est une décision qui pourrait coûter des vies", a alerté Lisa Owen de l'ONG International Rescue Committee, citée par France 24.
"D’autres associations de protection des migrants craignent que ce déplacement à Bruxelles permette aux responsables talibans d’identifier certaines personnes qu’ils veulent renvoyer en Afghanistan, au risque de mettre leurs droits fondamentaux en péril", indique Le Monde.
"Plusieurs sources diplomatiques sollicitées par l’AFP rétorquent que cette visite sert avant toute chose à régler des détails d’ordre pratique" [Le Soir]. Lors de leurs déplacements en Afghanistan, les Européens s'étaient ainsi "renseignés sur la capacité d’accueil de l’aéroport de Kaboul, ou d’autres détails techniques, selon des sources proches des discussions".
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11.05.2026 à 12:03

"De Rome, à New York en passant par Londres, le constat [était] le même samedi 9 mai. La célèbre parade annuelle [organisée] à Moscou pour célébrer la victoire de l'URSS sur l'Allemagne nazie a été en demi-teinte cette année" [Courrier international]. "Un symptôme des difficultés actuelles auxquelles fait face le Kremlin", estime le média. "Le défilé […]
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"De Rome, à New York en passant par Londres, le constat [était] le même samedi 9 mai. La célèbre parade annuelle [organisée] à Moscou pour célébrer la victoire de l'URSS sur l'Allemagne nazie a été en demi-teinte cette année" [Courrier international]. "Un symptôme des difficultés actuelles auxquelles fait face le Kremlin", estime le média.
"Le défilé s'est déroulé sans le déploiement habituel de chars et de missiles, en raison de préoccupations sécuritaires : les autorités craignaient en effet que l'Ukraine ne prenne pour cible la place Rouge à l'aide de drones", relate la BBC. "Un cessez-le-feu de dernière minute entre Moscou et Kiev, négocié par le président américain Donald Trump, a permis de réduire le risque d'attaque et [la parade] s'est déroulée sans incident", poursuit la radio publique britannique.
Le même jour, le président russe "a assuré que la guerre en Ukraine 'touchait à sa fin', fustigeant les pays occidentaux pour leur soutien à Kiev" [Le Figaro]. Mais le dirigeant a rappelé que "la situation reste grave".
Fidèle à sa rhétorique, "[Vladimir] Poutine a accusé les pays occidentaux d'aggraver le conflit avec la Russie, affirmant qu'une 'aile mondialiste des élites occidentales nous combat par l'intermédiaire des Ukrainiens'" [The Kyiv Independent]. Le chef du Kremlin "a déclaré que la Russie menait une guerre 'juste' et qualifié l'Ukraine de 'force agressive' qui était 'armée et soutenue par l'ensemble du bloc de l'Otan'", abonde la BBC. "Une affirmation qui fait abstraction du fait que c'est la Russie qui a lancé une invasion à grande échelle de l'Ukraine en 2022" [The Kyiv Independent].
"Loin d’avoir piégé l'Occident, c'est Moscou qui se retrouve enlisé dans une guerre interminable", écrit Le Point, se faisant l'écho du média ukrainien. "Cette guerre, qui en est désormais à sa cinquième année, a fait des centaines de milliers de morts et est devenue la plus meurtrière qu'ait connue l'Europe depuis la Seconde Guerre mondiale" [France 24].
Dans ce contexte, une question se pose : l'UE peut-elle encore avoir sa place dans les négociations visant à trouver une issue au conflit ? La semaine dernière, "le président du Conseil européen, António Costa, a déclaré qu'il estimait qu'il existait un 'potentiel' pour que l'UE négocie avec la Russie et discute de l'avenir de l'architecture de sécurité en Europe" [The Guardian].
"Lorsqu'on a demandé à Poutine s'il était disposé à entamer un dialogue avec les Européens, il a répondu que la personnalité qu'il préférait était l'ancien chancelier allemand Gerhard Schröder", relaie la RTVE. "En Ukraine comme en Europe, nombreux sont ceux qui verront d'un mauvais œil la participation de Schröder, compte tenu de ses liens étroits avec Poutine et de ses antécédents en matière de relations avec des entreprises et des projets russes, tels que les gazoducs Nord Stream" [The Guardian].
Hier, Berlin "a rejeté [cette] proposition" de médiation [Le Monde], laquelle constitue selon des sources gouvernementales "'une offre de façade' et fait partie de la 'stratégie hybride russe'". D'après ces sources, "l'option de négociation n'est pas crédible, la Russie n'ayant pas modifié ses conditions. Un premier test de crédibilité serait une prolongation du cessez-le-feu", complète le journal du soir. Certains membres du SPD, "parti minoritaire de la coalition de Friedrich Merz […] traversé par un courant pacifiste, se montrent plus ouverts à la proposition de Vladimir Poutine", nuance Le Parisien. Selon le magazine d'actualité allemand Der Spiegel cité par Le Monde, l'Allemagne envisagerait plutôt "la candidature du président, Frank-Walter Steinmeier, au poste de négociateur".
Ce lundi matin, c'est la "cheffe de la diplomatie de l'Union européenne, Kaja Kallas, [qui] s'est montrée sceptique" [Le Figaro]. "'Avant de discuter avec la Russie, nous devrions discuter entre nous de ce dont nous souhaitons parler avec eux'", estime-t-elle.
Preuve que l'ouverture est encore lointaine, Vladimir Poutine a par ailleurs "déclaré le 9 mai qu'une rencontre avec Volodymyr Zelensky dans un pays tiers était envisageable - mais uniquement pour signer un accord déjà finalisé, pas pour ouvrir des négociations", souligne L'Indépendant, citant le média ukrainien Hromadske. "Une position qui réduit de facto tout sommet bilatéral à une simple cérémonie de clôture". "Côté ukrainien, [Volodymyr] Zelensky s'était dit prêt dès avril 2026 à rencontrer [son homologue] en Azerbaïdjan", note L'Indépendant, qui précise que "Kiev n'a posé aucune condition préalable sur le contenu d'un éventuel accord".
Ces déclarations interviennent dans un contexte sensible. Alors que Russie et Ukraine s'accusent mutuellement "de violer le cessez-le-feu en vigueur depuis samedi et pour trois jours" [Ouest-France], un autre sujet préoccupe directement l'UE et l'Ukraine : l'avenir des enfants ukrainiens.
Ce lundi après-midi à Bruxelles, l'UE et le Canada "[coprésideront] une réunion de la Coalition internationale pour le rapatriement des enfants ukrainiens, où des représentants de haut niveau discuteront de la façon […] [d']accélérer les efforts visant à identifier et à contacter les enfants enlevés" [Radio-Canada]. "L'Ukraine estime que la Russie a kidnappé 20 000 enfants, bien qu'un groupe de l'Université de Yale, aux États-Unis, estime ce nombre à 35 000".
Selon la Commission européenne, "l'événement réunira des ministres et des hauts représentants d'une cinquantaine de pays et d'organisations internationales", avec pour objectif "de soutenir davantage les efforts déployés par l'Ukraine pour retrouver, rapatrier et réintégrer les enfants qui ont été transférés de force et expulsés illégalement par la Russie, tout en veillant à ce que [Moscou] réponde de [ses] actes".
L’article Guerre en Ukraine : Vladimir Poutine propose la médiation d'un ex‑chancelier allemand et maintient la pression sur l'UE est apparu en premier sur Touteleurope.eu.