03.04.2025 à 12:19
"La planète entière retenait son souffle. Le trublion à la Maison-Blanche, si fier de sa posture jacksonienne, un savant mélange de populisme et de chauvinisme, allait-il mettre ses menaces à exécution et décréter une guerre commerciale tous azimuts ? Le 'jour de la libération' tant annoncé par Donald Trump est arrivé et il n'a pas déçu […]
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"La planète entière retenait son souffle. Le trublion à la Maison-Blanche, si fier de sa posture jacksonienne, un savant mélange de populisme et de chauvinisme, allait-il mettre ses menaces à exécution et décréter une guerre commerciale tous azimuts ? Le 'jour de la libération' tant annoncé par Donald Trump est arrivé et il n'a pas déçu les plus anxieux", entame Maurin Picard, correspondant du Soir aux Etats-Unis.
"Donald Trump déclare la guerre commerciale au monde", titre purement et simplement RFI. Ce mercredi 2 avril en fin de journée, le président américain a dévoilé les nouveaux droits de douane drastiques imposés à 185 pays et territoires à travers le monde. Une mesure qui risque de bouleverser "des décennies de politique commerciale américaine" et qui menace "de déclencher une guerre commerciale mondiale", alerte The Guardian.
"Il l'annonçait depuis des semaines, il l'a fait" [RFI]. "Dans quelques instants, je signerai un décret historique instituant des droits de douane réciproques sur [les importations] des pays du monde entier", a déclaré Donald Trump hier, en fin d'après-midi, depuis les jardins de la Maison-Blanche. Devant les journalistes, le milliardaire a célébré l'"un des jours les plus importants de l'histoire américaine".
Ce dernier a finalement décidé d'imposer un tarif douanier universel de 10 % sur les importations de 185 pays et territoires des quatre coins de la planète. "Un coup dur porté au libre marché, qui vise notamment à promouvoir la production locale, à forcer les sociétés à rapatrier les usines outre-Atlantique, ainsi qu'à punir les partenaires économiques qui 'maltraitent' Washington, argumente depuis des mois le dirigeant républicain", explique Le Figaro.
Sont concernées les plus grandes puissances mondiales comme les endroits les plus reculés, telles que les îles Heard-et-MacDonald, territoire australien situé dans l'océan Indien, "dépourvu d'êtres humains, mais habité par des colonies de phoques et de pingouins", ironise (à moitié) Euronews.
"Le tarif universel de 10 % entrera en vigueur le 5 avril tandis que les tarifs réciproques débuteront le 9 avril", précise The Guardian.
Donald Trump a donc "également imposé des droits de douane supplémentaires individualisés à une soixantaine de pays, qu'il considère comme les plus grands contrevenants commerciaux", rapporte Politico. Parmi eux, l'Union européenne et ses 27 Etats membres, visés par des droits de douane supplémentaires à hauteur de 20 %.
"Nous allons maintenant faire payer l'Union européenne. Ils sont des commerçants très, très durs. Vous pensez que l'Union européenne est très amicale, mais ils nous arnaquent. C'est tellement triste à voir. C'est pathétique", a déclaré le président américain hier pour justifier cette mesure [Politico].
Dans le reste du monde, les droits de douane supplémentaires sur les importations aux Etats-Unis s'élèvent à 34 % pour la Chine, 24 % pour le Japon, 30 % pour l'Afrique du Sud, 32 % pour la Turquie, 26 % pour l'Inde ou encore 24 % pour l'Australie. Côté européen (hors UE), ils atteignent 10 % pour le Royaume-Uni, l'Ukraine et l'Islande, 31 % pour la Suisse et 15 % pour la Norvège.
A noter que la Russie fait partie des rares pays qui ne figurent pas dans cette longue liste, tout comme la Corée du Nord, la Biélorussie ou encore Cuba. La raison ? Ces Etats sont "déjà confrontés à des tarifs douaniers extrêmement élevés" et concernés par des "sanctions imposées précédemment qui empêchent tout commerce significatif" entre eux et les Etats-Unis, a expliqué un responsable de la Maison-Blanche au New York Times.
"A peine assenés, les droits de douane extrêmement lourds imposés mercredi 2 avril dans le monde entier par le président Donald Trump, que les réactions, outrées, ont commencé à tomber", rapporte Libération. "L'Europe est prête à réagir", a déclaré la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, ajoutant : "Nous défendrons toujours nos intérêts et nos valeurs. Nous sommes prêts à passer de la confrontation à la négociation", rapporte Euronews.
"Cela fait des semaines que la Commission européenne, compétente en matière de commerce, prépare sa riposte", indique Le Monde. Le journal du soir explique que les dirigeants européens "misent encore sur un accord avec Washington, qui leur permettrait d'éviter le pire", pensant qu'il existe "un espace pour négocier […] tant le jeu de la Maison-Blanche est dangereux pour la croissance des deux côtés de l'Atlantique".
Pour contrer ces nouveaux droits de douane, l'exécutif européen prépare deux documents, nous apprend le quotidien français. "Le premier est une liste de mesures de rétorsion qui pourraient entrer en vigueur fin avril ou début mai, le second énumère les sujets sur lesquels les Vingt-Sept seraient prêts à négocier avec Washington si les nouveaux droits de douane américains étaient finalement suspendus. Ils seront communiqués aux Etats membres et à la Maison-Blanche à la mi-avril."
Par ailleurs, la Commission devrait, d'ici à une semaine, envoyer aux Vingt-Sept, pour une validation avant la mi-avril, la liste des produits américains qu'elle entend surtaxer en réponse aux droits de douane sur l'acier et l'aluminium imposés depuis le 12 mars par Washington et qui concernent 26 milliards d'euros d'exportations européennes.
Pour rappel, les échanges commerciaux annuels entre les Etats-Unis et l'Union européenne atteignent environ 1 500 milliards d'euros, avec un excédent de 150 milliards d'euros pour ce côté-ci de l'Atlantique. Mais le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a tenu à rappeler que les géants américains du numérique "réalisent 25 % de leurs revenus en Europe, [soit] plusieurs centaines de milliards d'euros chaque année". Une donnée que la Commission a évidemment en tête dans la préparation de sa riposte.
Parmi les nombreuses annonces de Donald Trump, les ultramarins français ont eu la surprise de voir leur territoire figurer dans le tableau récapitulatif des nouvelles surtaxes douanières américaines. Ainsi "les départements et territoires ultramarins français vont être soumis dans les prochains jours à des niveaux de taxation individuels, bien différents des 20 % qui vont s'appliquer à l'UE", annonce La 1ere.
La Guadeloupe, la Martinique, la Guyane et Mayotte, qui sont "parties intégrantes du territoire douanier de l'UE mais considérées fiscalement comme des territoires tiers […] verront leurs produits imposés à hauteur de 10 % supplémentaires par les autorités américaines", et non 20 % comme pour l'ensemble de l'UE, poursuit le média ultramarin. "En revanche, la Réunion, qui bénéficie pourtant du même statut légal, verra ses produits taxés à hauteur de 37 %".
"Le gouvernement américain prévoit aussi d'imposer des droits de douane de 50 % sur les produits importés depuis l'archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon mais de 10 % sur ceux arrivant de la Polynésie française, deux territoires qui ne font pas partie de l'Union européenne aux yeux des douanes", abonde La 1ere.
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03.04.2025 à 11:54
C'est ce qui s'appelle frapper fort. Mercredi 2 avril, tard dans la soirée, Donald Trump a mis ses menaces à exécution en annonçant une série de mesures protectionnistes visant les importations en provenance de l’Union européenne et du reste du monde. Depuis les jardins de la Maison-Blanche et devant un parterre de chefs d’entreprise et […]
L’article Quels sont les droits de douane imposés par les Etats-Unis à l'UE et au reste du monde ? est apparu en premier sur Touteleurope.eu.
C'est ce qui s'appelle frapper fort. Mercredi 2 avril, tard dans la soirée, Donald Trump a mis ses menaces à exécution en annonçant une série de mesures protectionnistes visant les importations en provenance de l’Union européenne et du reste du monde.
Depuis les jardins de la Maison-Blanche et devant un parterre de chefs d’entreprise et de membres de son gouvernement, il a proclamé l’entrée en vigueur imminente de "droits de douane réciproques", avec des taxes spécifiques par pays et par secteur.
Lors d’une allocution soigneusement mise en scène, le président américain a dénoncé les déséquilibres commerciaux qui, selon lui, nuisent aux Etats-Unis depuis des décennies. "Ce qu’ils nous font, nous leur faisons", a-t-il martelé, affirmant que ces mesures marquaient "le jour de la libération" pour l’économie américaine.
L’Union européenne est particulièrement visée. Le milliardaire a ainsi annoncé une taxe de 20 % sur tous les produits européens entrant aux Etats-Unis. "L’Europe nous arnaque, eux, c’est 39 % qu’ils prennent. On va leur en demander à peine la moitié", a-t-il justifié.
En l'état actuel des choses, le taux moyen des droits de douane appliqués par l’UE au pays de l'Oncle Sam avoisine les 4 %, soit un niveau légèrement supérieur à celui pratiqué par les Etats-Unis sur leurs importations (3,5 %). L’administration américaine semble donc avoir obtenu le chiffre de 39 % en y intégrant ses propres estimations des coûts engendrés par la TVA – qui s’élève par exemple à 20 % en France – ainsi que par diverses barrières non tarifaires, telles que les réglementations environnementales et sanitaires.
Les produits chinois, eux, seront frappés d’une taxe encore plus lourde, à hauteur de 34 %, tandis que le Royaume-Uni verra ses exportations soumises à un minimum de 10 %.
Si l’ensemble des produits européens sont touchés par ces nouvelles taxes, certains secteurs seront plus durement impactés. L’industrie automobile en tête : les voitures fabriquées à l’étranger seront désormais taxées à 25 %. Une mesure qui vise directement les constructeurs allemands tels que BMW, Mercedes et Audi, très présents sur le marché américain.
L’aéronautique, les produits pharmaceutiques et les vins et spiritueux français sont également dans le viseur. En 2023, ces secteurs ont exporté respectivement 7,9 milliards, 4,1 milliards et 3,9 milliards d’euros outre-Atlantique. Un marché crucial qui risque d’être lourdement affecté par cette guerre commerciale.
Pour le reste, Donald Trump annonce également que les produits étrangers seront par défaut frappés d'au moins 10 % de droits de douane. En précisant les objectifs : réindustrialiser son pays et y créer des emplois, tout en augmentant les recettes fiscales.
Avec seulement 6,2 % de ses exportations destinées aux Etats-Unis, la France semble moins exposée que d’autres pays européens aux nouvelles taxes américaines, bien que sujette aux 20 % de taxes annoncées. Selon Le Parisien, les secteurs les plus touchés seraient l’aéronautique (7,9 milliards d’euros d’exportations en 2023), l’industrie pharmaceutique (4,1 milliards) et les boissons (3,9 milliards), qui pourraient subir un impact significatif.
L'heure est toutefois à la vigilance. Alors que la ministre du Travail, Astrid Panosyan-Bouvet, a déjà fait part de son inquiétude, le président de la République Emmanuel Macron a annoncé qu'il allait réunir à l'Elysée, dès ce jeudi après-midi, "les représentants des filières impactées par les mesures tarifaires annoncées par les Etats-Unis".
Par ailleurs, les nouveaux plans du gouvernement américain prévoient des droits de douane différenciés et plus sévères vis-à-vis des territoires d’Outre-mer par rapport au reste de l’UE. Ainsi, la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane et Mayotte seront soumises à une taxe supplémentaire de 10 %, tandis que La Réunion, bien qu’ayant le même statut légal, verra ses exportations taxées à 37 %.
Les Etats-Unis comptent imposer des droits de douane de 50 % sur les produits en provenance de Saint-Pierre-et-Miquelon - taxation la plus élevée à l'échelle du globe avec le Lesotho - contre seulement 10 % pour ceux issus de la Polynésie française, ces deux territoires n’étant pas considérés comme faisant partie de l’Union européenne aux yeux des douanes américaines.
L’Union européenne n’a pas tardé à réagir. Depuis un sommet en Ouzbékistan, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a dénoncé "un coup dur pour l’économie mondiale", avertissant que ces mesures entraîneraient une montée de l’inflation.
Toutefois, Bruxelles veut encore croire à une issue négociée. "Il n’est pas trop tard pour répondre aux préoccupations par les négociations", poursuivi la cheffe de l'exécutif européen, précisant que des discussions étaient en cours avec les autorités américaines.
En cas d’échec des pourparlers cependant, la riposte sera inévitable. L’UE prévoit déjà d’appliquer, à partir de mi-avril, des droits de douane ciblés sur certains produits américains comme les motos, les bateaux ou encore le bourbon. "Nous nous préparons maintenant à d’autres contre-mesures pour protéger nos intérêts et nos entreprises", a averti l'Allemande.
Cette nouvelle salve de mesures protectionnistes, sans précédent depuis les années 1930, pourrait en tout cas avoir des conséquences majeures sur le commerce international. "Notre pays a été pillé, saccagé, violé et dévasté par des nations proches et lointaines, des alliés comme des ennemis", a asséné sans détour Donald Trump. Avec ces annonces, le risque de voir l’inflation grimper et la compétitivité des entreprises américaines s’éroder existe pourtant.
L’entrée en vigueur des taxes américaines est prévue en deux temps : le 5 avril pour les droits de douane minimaux de 10 %, et le 9 avril pour les mesures spécifiques visant l’Europe, la Chine et d’autres partenaires commerciaux.
La guerre commerciale est bel et bien déclarée.
Territoire | Nouveaux droits de douane |
Albanie ![]() | 10 % |
Andorre ![]() | 10 % |
Arménie ![]() | 10 % |
Azerbaïdjan ![]() | 10 % |
Bosnie-Herzégovine ![]() | 35 % |
Géorgie ![]() | 10 % |
Gibraltar ![]() | 10 % |
Groenland ![]() | 0 % |
Guernesey ![]() | 0 % |
Île de Man ![]() | 0 % |
Îles Féroé ![]() | 0 % |
Islande ![]() | 10 % |
Jersey ![]() | 0 % |
Kosovo ![]() | 10 % |
Liechtenstein ![]() | 37 % |
Macédoine du Nord ![]() | 33 % |
Moldavie ![]() | 31 % |
Monaco ![]() | 10 % |
Norvège ![]() | 30 % |
Royaume-Uni ![]() | 10 % |
Russie ![]() | 0 % |
Saint-Marin ![]() | 10 % |
Serbie ![]() | 37 % |
Suisse ![]() | 31% |
Svalbard et Jan Mayen ![]() | 10 % |
Turquie ![]() | 10 % |
Ukraine ![]() | 10 % |
Vatican ![]() | 0 % |
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03.04.2025 à 10:05
D'un côté, le président américain Donald Trump frappe l'Europe de taxes supplémentaires sur ses exportations : 25 % sur l'acier et l'aluminium depuis le mois de mars 2025, 20 % sur la plupart des produits européens à partir du 9 avril… De l'autre, le Premier ministre britannique Keir Starmer appelle à rapprocher les systèmes douaniers […]
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D'un côté, le président américain Donald Trump frappe l'Europe de taxes supplémentaires sur ses exportations : 25 % sur l'acier et l'aluminium depuis le mois de mars 2025, 20 % sur la plupart des produits européens à partir du 9 avril… De l'autre, le Premier ministre britannique Keir Starmer appelle à rapprocher les systèmes douaniers du Royaume-Uni et de l'Union européenne. Outils économiques et potentielles armes politiques, les droits de douane participent à fluidifier ou à réguler les échanges commerciaux.
Ce qui explique aussi leur rôle moteur dans la construction européenne. Dès 1968, une union douanière supprime tous les obstacles tarifaires entre les six pays fondateurs de la Communauté économique européenne. Les droits de douane, ces impôts prélevés sur les produits dès lors qu'ils franchissent une frontière, sont ainsi abolis entre l'Allemagne, la Belgique, la France, l'Italie, le Luxembourg et les Pays-Bas. En contrepartie, un tarif douanier commun est mis en place aux frontières extérieures de l'Union, appliqué aux marchandises importées de pays tiers.
L’union douanière européenne inclut aujourd’hui les 27 pays de l’UE ainsi que Monaco. Le Royaume-Uni en est quant à lui sorti le 1er janvier 2021, conséquence du Brexit. L’Union européenne a par ailleurs conclu des unions douanières spécifiques avec la Turquie, Andorre et Saint-Marin.
L'UE n'est pas la seule à avoir créé une union douanière : les pays membres de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ASEAN) ont par exemple créé une zone de libre-échange. Pourtant, le système européen reste un cas à part. Il garantit non seulement la libre circulation des biens au sein du marché unique, mais aussi celle des services, des capitaux et des personnes, une dimension absente d’autres unions douanières. Surtout, dans l’Union européenne, la Commission gère la politique commerciale commune pour les Etats membres qui lui ont délégué cette compétence. Contrairement aux pays de l’ASEAN qui possèdent un tarif extérieur commun, mais restent libres de négocier des accords bilatéraux avec des pays tiers.
Ainsi, pour l'Union européenne les droits du tarif douanier commun sont fixés par le Conseil de l'UE, sur proposition de la Commission (article 31 du TFUE).
Avec 450 millions de consommateurs potentiels, le marché européen est attrayant pour les pays exportateurs. D'autant que la libre circulation en vigueur permet aux marchandises transitant via un pays de l'UE de circuler ensuite librement à l'intérieur du marché, sans subir de nouveaux droits de douane. L'Europe garde donc un œil sur les marchandises entrant dans son marché pour protéger les producteurs européens. Les droits de douane sont aussi une importante source de revenus : ils représentent environ 15 % du budget de l'UE, au titre de ses "ressources propres traditionnelles".
Puisque les Vingt-Sept ne paient plus de droits de douane entre eux, un tarif douanier commun ceint les pays membres de l'union douanière européenne. En l’absence de droits de douane entre les membres de l’Union, le tarif extérieur permet d’éviter une concurrence entre les pays.
L’union douanière avec la Turquie
La Turquie a conclu une union douanière avec l'Union européenne en 1995. Celle-ci supprime les droits de douane et instaure la libre circulation des marchandises entre les deux parties, sauf pour les produits agricoles et les produits issus du charbon et de l’acier.
Concrètement, les tarifs sont fixés par le Conseil sur proposition de la Commission européenne, tout en veillant au respect des règles de l’OMC (Organisation mondiale du commerce). Ils sont réajustés chaque année, en fonction des décisions commerciales (accords commerciaux, mesures de défense commerciale…). La dernière révision s'applique officiellement depuis le 1er janvier 2025. Mais face à la forte hausse de droits de douane annoncée par Donald Trump le 2 avril, l'UE devrait prochainement en place ses propres contre-mesures, notamment en relevant ses propres taux vis-à-vis de certains produits américains.
Trois critères entrent en jeu pour déterminer le montant des droits : la classification du produit, son origine (les pays en développement bénéficiant de préférences tarifaires), et la présence d'éventuels accords commerciaux, quotas ou restrictions.
Les droits de douane sont calculés en fonction de la valeur du produit. Autrement dit son coût d’achat, auquel on ajoute l'assurance et le coût du transport. Pour connaître le niveau de taxation en vigueur, les autorités s'appuient sur le Tarif intégré de l'Union européenne (TARIC). Il s'agit d'une base de données spécifique à l'Union européenne bien que fondée sur celle de l'Organisation mondiale des douanes. Cette dernière est notamment utilisée lors des négociations sur les accords commerciaux.
L'UE dispose d'un tarif douanier commun. Pour une même marchandise, quel que soit son pays d'origine, c'est le même taux qui s'applique uniformément à tous les pays importateurs. Ainsi, un long manteau de laine de plus d'1 kg sera taxé à hauteur de 12 % à son entrée dans l'UE, quelle que soit sa provenance.
Certains cas font toutefois exception :
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02.04.2025 à 17:52
Avec 40 millions de touristes internationaux accueillis chaque année, le Royaume-Uni pointe au 7e rang des pays les plus visités au monde, selon les données récoltées par l'Organisation mondiale du tourisme. Parmi ces vacanciers, près des deux tiers (25 millions) viennent du reste de l'Europe. Les séjours au Royaume-Uni représentent 12 % des voyages internationaux réalisés […]
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Avec 40 millions de touristes internationaux accueillis chaque année, le Royaume-Uni pointe au 7e rang des pays les plus visités au monde, selon les données récoltées par l'Organisation mondiale du tourisme. Parmi ces vacanciers, près des deux tiers (25 millions) viennent du reste de l'Europe.
Les séjours au Royaume-Uni représentent 12 % des voyages internationaux réalisés par les citoyens de l'Union européenne, faisant du pays la troisième destination touristique hors UE la plus prisée des Européens, derrière la Suisse (14 %) et la Turquie (13 %).
Par leur proximité géographique avec une bonne partie du continent, comme par leur histoire commune, les îles Britanniques demeurent ainsi, malgré les aléas politiques, une destination de choix pour bon nombre d'Européens. Mais pour pouvoir profiter de ses vacances outre-Manche en toute quiétude, certaines démarches administratives, logistiques et financières sont à prévoir.
Sommaire
Depuis le 1er octobre 2021, présenter une carte nationale d'identité n'est plus suffisant pour permettre aux Français, comme au reste des citoyens de l'Union européenne de voyager au Royaume-Uni. Cette mesure découle directement du Brexit, la sortie définitive du Royaume-Uni de l'UE, le 31 décembre 2020, ayant mis fin à la liberté de circulation entre le pays et le reste de l'Union.
Il existe toutefois quelques exceptions, par exemple pour les Français disposant d'un statut de résident, qu'il soit provisoire ou non, appelé "Settled Status" ou "Pre-Settled Status". Ces personnes peuvent continuer à circuler vers le Royaume-Uni jusqu'au 31 décembre 2025 en présentant seulement une carte d'identité valide. Sont également concernées jusqu'à cette date les personnes titulaires d'un permis de travail frontalier, les patients bénéficiant de soins de santé planifiés au Royaume-Uni ("S2 Healthcare Visitor") ainsi que certains prestataires de services suisses.
Une autre exception concerne les voyages scolaires. Une nouvelle règle, entrée en vigueur le 28 décembre 2023, autorise les élèves âgés de moins de 18 ans et inscrits dans un établissement reconnu par l'Education nationale française à se rendre au Royaume-Uni munis seulement de leur carte nationale d'identité, à condition que sa validité couvre toute la durée du séjour (six mois au maximum).
Cette règle s'applique aux écoliers français, suisses, ainsi qu'à ceux issus de l'Espace économique européen (les 27 Etats membres de l'UE, l'Islande, la Norvège et le Liechtenstein), s'ils sont scolarisés en France. Pour les ressortissants de pays tiers scolarisés en France, un passeport valide suffit, sans qu’un visa ne soit nécessaire, contrairement aux règles habituelles liées à leur nationalité. Le groupe d'élèves participant au voyage devra être enregistré via un formulaire, disponible ici. Les professeurs et accompagnateurs adultes devront, quant à eux, se plier aux démarches administratives classiques (lire plus bas). Les écoliers scolarisés dans d'autres pays européens ne bénéficient pas de cette exception aujourd'hui.
Si elle ne permet pas à elle seule d'entrer au Royaume-Uni, il est toutefois vivement recommandé d'être toujours en possession de sa carte nationale d'identité, même à l'étranger, pour éviter tout désagrément.
Les voyageurs français et du reste de l'Union européenne doivent obligatoirement disposer d'un passeport valide pour voyager au Royaume-Uni. La validité du passeport doit couvrir la totalité du séjour (six mois au maximum). C'est la règle en vigueur depuis le 1er octobre 2021, conséquence directe du Brexit, ayant acté la fin de la liberté de circulation entre le pays et le reste de l'Union.
Certaines exceptions existent toutefois pour des ressortissants européens ayant un statut bien précis. Celles-ci sont précisées plus haut.
Le passeport devant être valide pendant toute la durée du séjour, s'il doit être créé ou refait, prenez en compte les délais administratifs habituels, qui peuvent parfois prendre plusieurs semaines ou mois, afin de ne pas être pris de court.
Depuis le 2 avril 2025, en plus de leur passeport, les ressortissants français ont obligatoirement besoin d'une autorisation de voyage électronique (ETA) pour voyager au Royaume-Uni, le séjour ne pouvant pas excéder six mois. Ces dispositions s'appliquent également à tous les citoyens de l'Union européenne, de l'Espace économique européen et de la Suisse. Sans ETA, l'entrée au Royaume-Uni vous sera purement et simplement refusée.
L'ETA est une forme de visa numérique pour les séjours de courte durée, qui fonctionne de la même manière que l'ESTA aux Etats-Unis ou l'AVE au Canada. Il était déjà en vigueur depuis longtemps pour les voyageurs originaires des pays du Golfe, puis étendu au reste des citoyens du monde le 8 janvier 2025, avant que ce ne soit au tour des Européens.
Sont exemptés de l'ETA pour entrer au Royaume-Uni : les détenteurs de visa britannique, les citoyens britanniques et irlandais, les personnes disposant d'un titre de séjour au Royaume-Uni (statut de résident permanent ou temporaire), les passagers aériens transitant via un aéroport britannique, mais qui ne passent pas par le contrôle aux frontières, les écoliers européens âgés de moins de 18 ans effectuant un voyage scolaire depuis la France.
Pour demander une autorisation de voyage électronique (ETA), la démarche s'effectue rapidement et entièrement en ligne, via le site officiel du gouvernement britannique, ou l'application "UK ETA", disponible sur l'App Store et Google Play.
La procédure de demande d'ETA consiste à remplir un formulaire avec ses informations personnelles et celles figurant sur son passeport valide, à fournir une photo d'identité récente, à répondre à un questionnaire de sécurité et à payer les frais requis (voir ci-après).
La réponse se fait généralement dans les trois jours ouvrés qui suivent la demande. Une fois obtenu, l'ETA est valable durant deux ans ou jusqu'à la date de l'expiration de votre passeport. Pendant cette période, vous pouvez vous rendre au Royaume-Uni autant de fois que vous le souhaitez, sans avoir à faire une nouvelle demande d’ETA, pour des séjours de 6 mois maximum par visite.
Pour demander une autorisation de voyage électronique (ETA) pour se rendre au Royaume-Uni, il faut débourser 10 livres sterling (environ 12 €). A compter du 9 avril 2025, le prix de la demande d'ETA passera à 16 livres sterling (environ 19 €).
Le prix des demandes d'ETA est fixé par le gouvernement anglais. Pour payer ce montant, il est vivement recommandé d'effectuer ses démarches via le site officiel du gouvernement ou les applications "UK ETA". En passant par des sites faisant office d'intermédiaire, des frais supplémentaires pourraient vous être imposés par ces derniers.
Un visa de longue durée est obligatoire au Royaume-Uni pour tout séjour d'une durée supérieure à six mois. Ce visa est nécessaire pour étudier, travailler ou s'installer outre-Manche.
Les démarches varient selon la durée et l’objectif du séjour, parmi lesquelles le pays d'origine de la personne, son motif de séjour en territoire britannique, la durée de ce déplacement ou encore sa situation personnelle. Pour préparer au mieux votre demande de visa, le gouvernement britannique recommande de vérifier les conditions d'éligibilité aux visas, sur le site Internet officiel.
Il existe ensuite différentes démarches en fonction de la durée et de l'objectif des séjours de longue durée au Royaume-Uni, telles que :
Il est recommandé d'effectuer ses démarches de demande de visa de longue durée longtemps à l'avance, au moins trois mois avant la date d'arrivée prévue sur le sol britannique. La rapidité avec laquelle vous recevrez une décision sur votre demande de visa dépend du type de visa demandé. Des frais plus ou moins élevés seront facturés pour chaque demande de visa. Toutes les informations détaillées concernant ces procédures de demande de visa pour le Royaume-Uni sont à retrouver sur le site officiel du gouvernement britannique.
La livre sterling (£) est la monnaie officielle utilisée dans l'ensemble du Royaume-Uni (Angleterre, Ecosse, pays de Galles et Irlande du Nord). Elle est également utilisée dans d'autres territoires britanniques en Europe, comme les îles de Man, de Guernesey et de Jersey, ou à Gibraltar.
Ces dernières années, le taux de change entre la livre sterling et l'euro est resté assez stable. En moyenne, 1 £ équivaut à 1,20 €.
Pour échanger son argent liquide en euros contre des livres sterling, vous pouvez le faire auprès de votre banque ou bien de bureaux de change, généralement situés dans des zones touristiques. Cela est également possible directement à l'aéroport, mais les taux de change sont régulièrement moins avantageux qu'en passant par des banques traditionnelles. Comme pour toute démarche de ce genre, s'y prendre le plus tôt possible est vivement conseillé.
Les frais de paiement par carte bancaire au Royaume-Uni varient souvent d'une banque à l'autre, ainsi qu'en fonction de l'offre souscrite. Ces coûts se composent généralement de frais fixes, d’environ un euro, ainsi que de frais variables représentant entre 2 et 3 % du montant total de la transaction. Il en va de même pour les retraits d'argent liquide, auxquels s'ajoutent parfois des frais et des taux de change peu avantageux. Si vous effectuez de nombreux paiements et retraits par carte bancaire au Royaume-Uni, ces frais peuvent rapidement s’accumuler.
Face à ces frais, de plus en plus de voyageurs se tournent vers les néo-banques en ligne, telles que N26, Wise ou Revolut. Elles proposent d'ouvrir rapidement des comptes sans frais, qui permettent notamment de payer avec des cartes bancaires multidevises dans de nombreux pays et avec des frais bancaires peu élevés, voire inexistants.
Si vous utilisez votre téléphone mobile lorsque vous êtes à l'étranger, vous êtes en situation d'itinérance (ou de "roaming") sur le réseau d'un opérateur mobile étranger. Chaque SMS, appel ou utilisation d'Internet utilise ainsi les ressources du réseau de cet opérateur, qui facture des frais d'utilisation à l'opérateur français dont vous êtes le client. C'est pourquoi l'utilisation de votre téléphone portable à l'étranger peut faire l'objet d'une tarification supplémentaire.
Depuis le 15 juin 2017, les frais d’itinérance ont été supprimés dans l’Espace économique européen (EEE). Les appels et SMS sont donc facturés "comme à la maison". Par exemple, si vous disposez d'une offre avec appels ou SMS illimités chez un opérateur français, ceux-ci seront également illimités lors de vos déplacements dans l'EEE.
L'usage d'Internet sur mobile doit aussi être accessible en itinérance dans l'EEE "comme à la maison", mais les opérateurs peuvent définir une limite d'utilisation d'internet à l'étranger. Cette limite est toutefois strictement encadrée et doit offrir un usage confortable d'internet sur son téléphone portable à l'étranger. Ainsi, pour un client payant un forfait mobile mensuel d'une vingtaine d'euros, son opérateur doit lui offrir environ 18 Go d'internet utilisable sur son téléphone dans les pays de l'EEE.
Mais le Royaume-Uni ayant quitté l'UE le 31 décembre 2020, l'abolition des frais d'itinérance dans ce pays n'est plus obligatoire pour les opérateurs téléphoniques. Néanmoins, certains d'entre eux continuent d'appliquer une absence de frais d'itinérances au Royaume-Uni, comme pour les pays de l'EEE. Les règles y sont donc les mêmes que celles citées précédemment. Soyez vigilants cependant, car tous les opérateurs ne procèdent pas ainsi. Renseignez-vous auprès de votre opérateur français avant de vous rendre sur place, afin de ne pas avoir de mauvaises surprises.
Au Royaume-Uni, le 999 est un numéro d'urgence gratuit, commun aux secours, aux pompiers, à la police ou aux gardes-côtes. Le 101 est un numéro de contact direct avec la police, qui n'est pas destiné aux urgences. Le 111 est un numéro de contact avec le NHS (National Health Service, système de santé public du Royaume-Uni), destiné aux conseils médicaux gratuits par téléphone).
Lorsque vous revenez en France en provenance du Royaume-Uni, des franchises douanières et fiscales en quantités et en valeurs sont applicables selon les catégories de marchandises que vous transportez, si vous avez effectué des achats outre-Manche. Le Royaume-Uni étant considéré comme un pays tiers, car non-membre de l'Union européenne, des limites sont donc applicables.
Ainsi, si vous voyagez par avion ou bateau, vous pouvez transporter des marchandises légales sans les déclarer à la douane ou être taxé tant que leur valeur totale n'excède pas 430 euros, ou 300 euros si vous voyagez par d'autres moyens de transport (voiture, bus, train…). Tout objet dont la valeur dépasse la franchise doit être déclaré, et vous devrez payer la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) ainsi que les droits de douane applicables.
En plus des franchises en valeur, des franchises en quantités peuvent être applicables selon les catégories de marchandises que vous transportez. Vous pouvez être affranchis de déclarations de douane, de droits et de taxes si vous transportez au plus :
Notez donc que les quantités maximales de tabac ne sont pas cumulables et que si vous dépassez le plafond autorisé, ces marchandises seront soumises au paiement des droits de douane, de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et des droits d'accises exigibles. Le détail de ces autorisations de marchandises est à retrouver sur le site officiel de la douane française.
Depuis le 1er janvier 2021, il existe de nombreuses règles pour voyager au Royaume-Uni avec son animal de compagnie. Celui-ci doit être un chien, un chat ou un furet, âgé de plus de 15 semaines. Il doit être identifié avec une puce électronique ou un tatouage et vacciné contre la rage. Les chiens doivent être soumis à l'obligation de traitement contre l'échinococcose qui doit être effectué entre 24 heures et 120 heures avant le passage de frontière.
Enfin, n'oubliez pas le passeport européen de votre animal de compagnie, qui contient une description de l'animal et des informations concernant la puce électronique ou le numéro de tatouage, la vaccination antirabique, ainsi que les coordonnées du vétérinaire ayant délivré le passeport. Toutes les informations détaillées sont à retrouver sur le site Internet officiel, service-public.fr.
A l'issue du Sommet franco-britannique du 10 mars 2023, les deux pays se sont engagés à faciliter les voyages scolaires organisés depuis la France vers le Royaume-Uni. Ainsi, depuis le 1er janvier 2024, l'inscription sur un formulaire dédié, validé en préfecture, suffit pour que les élèves scolarisés en France et âgés de moins de 18 ans puissent entrer au Royaume-Uni avec une simple carte d'identité. Pour les élèves scolarisés en France et ressortissants d'un pays tiers, la présentation d'un passeport valide suffit.
En utilisant le formulaire dédié, tous ces élèves sont ainsi exemptés de l'autorisation de voyage électronique (ETA), qui s'applique depuis le 2 avril 2025 pour les ressortissants de l'UE, de l'EEE et de la Suisse souhaitant voyager au Royaume-Uni.
En ce qui concerne les professeurs et les adultes accompagnateurs lors de voyages scolaires, ils doivent obligatoirement disposer d'un passeport valide pour voyager au Royaume-Uni dans ce cadre, et doivent faire une demande d'ETA.
Le Royaume-Uni a une heure de décalage avec la France. Le Royaume-Uni est aligné sur l'heure de Greenwich (GMT), tandis que la France est alignée sur le fuseau GMT+1. Ainsi, quand il est 13 heures outre-Manche, il est 14 heures en France.
Au Royaume-Uni, les prises de courant sont de type G, alors qu'elles sont de type C ou E en France. Un adaptateur est donc indispensable pour pouvoir brancher vos appareils électroniques outre-Manche. En revanche, il n'y a pas besoin de convertisseur de tension pour utiliser les prises électriques au Royaume-Uni puisque la tension du réseau (230 V) correspond au niveau de tension selon lequel vos appareils fonctionnent généralement en France.
Le Royaume-Uni est un Etat composé de quatre nations constitutives : l'Angleterre, l'Ecosse, le pays de Galles et l'Irlande du nord. Géographiquement, le Royaume-Uni comprend l'île de Grande-Bretagne, qui abrite les trois premières nations précitées, la partie au nord-est de l'île d'Irlande (appelée Irlande du nord) et de nombreuses petites îles attenantes. Ainsi, d'une nation à l'autre, les règles peuvent varier. C'est particulièrement le cas pour l'Irlande du nord, dont la frontière terrestre avec la république d'Irlande, pays membre de l'Union européenne, peut donner lieu à quelques exceptions.
Toutes les règles citées auparavant pour le Royaume-Uni dans son ensemble s'appliquent à l'Angleterre.
Toutes les règles citées précédemment pour le Royaume-Uni dans son ensemble s'appliquent à l'Ecosse. Pour toute information complémentaire, rendez-vous sur le site officiel visitscotland.com.
Toutes les règles citées préalablement pour le Royaume-Uni dans son ensemble s'appliquent au pays de Galles. Pour toute information complémentaire, rendez-vous sur le site officiel visitwales.com.
Bien que la frontière terrestre entre la république d'Irlande, Etat membre de l'UE, et l'Irlande du Nord, nation constitutive du Royaume-Uni, soit ouverte, tous les voyageurs européens qui souhaitent la franchir doivent se conformer aux exigences de voyage du Royaume-Uni, citées précédemment. Ainsi, la carte d'identité ne suffit pas pour entrer en Irlande du Nord, contrairement à l'Irlande. Le passeport et l'ETA sont indispensables aux ressortissants français et de l'Espace économique européen pour se rendre en Irlande du Nord.
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02.04.2025 à 17:34
Depuis le 2 avril 2025, les démarches administratives sont plus longues pour les Français et les Européens souhaitant voyager au Royaume-Uni. Désormais, en plus d'un passeport en cours de validité, les ressortissants des pays membres de l'Espace économique européen (Etats membres de l'UE, Islande, Norvège et Liechtenstein) ainsi que de la Suisse doivent obligatoirement obtenir […]
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Depuis le 2 avril 2025, les démarches administratives sont plus longues pour les Français et les Européens souhaitant voyager au Royaume-Uni. Désormais, en plus d'un passeport en cours de validité, les ressortissants des pays membres de l'Espace économique européen (Etats membres de l'UE, Islande, Norvège et Liechtenstein) ainsi que de la Suisse doivent obligatoirement obtenir un visa numérique de courte durée pour voyager outre-Manche. Ce visa dématérialisé et payant est une autorisation de voyage électronique, intitulée ETA, pour "Electronic Travel Authorisation".
Sommaire
Depuis le 2 avril 2025, en plus de leur passeport, les ressortissants français et européens ont obligatoirement besoin d'une autorisation de voyage électronique (ETA) pour voyager au Royaume-Uni, le séjour ne pouvant pas excéder six mois.
Ces dispositions s'appliquent à tous les citoyens de l'Union européenne, de l'Espace économique européen (UE + Islande, Norvège et Liechtenstein) et de la Suisse. Sans ETA, l'entrée au Royaume-Uni vous sera purement et simplement refusée.
L'ETA est une forme de visa numérique pour les séjours de courte durée, qui fonctionne de la même manière que l'ESTA aux Etats-Unis ou l'AVE au Canada. Au Royaume-Uni, il était déjà en vigueur depuis longtemps pour les voyageurs originaires des pays du Golfe et a été étendu au reste des citoyens du monde le 8 janvier 2025, avant que ce ne soit au tour des Européens le 2 avril 2025.
Le ministère de l'Intérieur du Royaume-Uni avait annoncé la mise en place de cette mesure en septembre 2024, la justifiant par la nécessité de "renforcer la sécurité grâce à la nouvelle technologie et de moderniser le système d’immigration".
Il s'agissait aussi de répondre à une mesure similaire adoptée par l'UE, qui entend exiger des Britanniques souhaitant voyager au sein de l'espace Schengen qu'ils se munissent d'un ETIAS ("European Travel Information and Authorisation System"). Ce visa de courte durée devait entrer en vigueur au printemps 2025, mais cette échéance a été repoussée à la fin de l'année 2026, pour l'instant.
Sont exemptés de l'ETA (et de passeport) pour entrer au Royaume-Uni : les détenteurs de visa britannique de longue durée, les citoyens britanniques et irlandais, les personnes disposant d'un titre de séjour au Royaume-Uni (statut de résident permanent ou temporaire) ainsi que les écoliers européens âgés de moins de 18 ans, scolarisés dans une école française et effectuant un voyage scolaire (lire plus bas).
Pour demander une autorisation de voyage électronique (ETA), la démarche s'effectue rapidement et entièrement en ligne, via le site officiel du gouvernement britannique, ou l'application "UK ETA", disponible sur l'App Store et Google Play.
La procédure de demande d'ETA consiste à remplir un formulaire avec ses informations personnelles et celles figurant sur son passeport valide, à fournir une photo d'identité récente, à répondre à un questionnaire de sécurité et à payer les frais requis (voir ci-après).
Pour demander une autorisation de voyage électronique (ETA) pour se rendre au Royaume-Uni, il faut débourser 10 livres sterling (environ 12 €). A compter du 9 avril 2025, ce prix passera à 16 livres sterling (environ 19 €).
Le prix des demandes d'ETA est fixé par le gouvernement anglais. Pour payer ce montant, il est vivement recommandé d'effectuer ses démarches via le site officiel du gouvernement ou les applications mobiles "UK ETA". En passant par des sites faisant office d'intermédiaire, des frais supplémentaires pourraient vous être imposés par ces derniers.
La réponse se fait généralement dans les trois jours ouvrés qui suivent la demande.
Une fois obtenu, l'ETA est valable durant deux ans ou jusqu'à la date de l'expiration de votre passeport. Pendant cette période, vous pouvez vous rendre au Royaume-Uni autant de fois que vous le souhaitez, sans avoir à faire de nouvelle demande d’ETA, pour des séjours de 6 mois maximum par visite.
Les voyageurs français et du reste de l'Union européenne doivent obligatoirement disposer d'un passeport valide pour voyager au Royaume-Uni. La validité du passeport doit couvrir la totalité du séjour. C'est la règle en vigueur depuis le 1er octobre 2021, conséquence directe du Brexit, ayant acté la fin de la liberté de circulation entre le pays et le reste de l'Union.
Certaines exceptions existent toutefois pour des ressortissants européens ayant un statut bien précis. Celles-ci sont précisées plus haut.
Le passeport devant être valide pendant toute la durée du séjour, s'il doit être créé ou refait, prenez en compte les délais administratifs habituels, qui peuvent parfois prendre plusieurs semaines ou mois, afin de ne pas être pris de court.
Depuis l'automne 2021, présenter une carte nationale d'identité n'est plus suffisant pour permettre aux Français, comme au reste des citoyens de l'Union européenne, de voyager au Royaume-Uni. Cette mesure découle directement du Brexit, la sortie définitive du Royaume-Uni de l'UE, le 31 décembre 2020, qui a mis fin à la liberté de circulation entre le pays et les Etats membres de l'Union.
Il existe toutefois quelques exceptions, par exemple pour les Européens disposant d'un statut de résident, qu'il soit provisoire ou non, appelé "Settled Status" ou "Pre-Settled Status". Ces personnes peuvent continuer à circuler vers le Royaume-Uni jusqu'au 31 décembre 2025 en présentant seulement une carte d'identité valide. Sont également concernés jusqu'à cette date les personnes titulaires d'un permis de travail frontalier, les patients bénéficiant de soins de santé planifiés au Royaume-Uni ("S2 Healthcare Visitor") ainsi que certains prestataires de services suisses.
Une autre exception concerne les voyages scolaires. Une nouvelle règle, entrée en vigueur le 28 décembre 2023, autorise les élèves âgés de moins de 18 ans et inscrits dans un établissement reconnu par l'Education nationale française à se rendre au Royaume-Uni munis seulement de leur carte nationale d'identité, à condition que sa validité couvre toute la durée du séjour (six mois au maximum).
Cette règle s'applique aux écoliers français, suisses, ainsi qu'à ceux issus de l'Espace économique européen (les 27 Etats membres de l'UE, l'Islande, la Norvège et le Liechtenstein), s'ils sont scolarisés en France. Pour les ressortissants de pays tiers scolarisés en France, un passeport valide suffit, sans qu'un visa ne soit nécessaire, contrairement aux règles habituelles liées à leur nationalité. Le groupe d'élèves participant au voyage devra être enregistré via un formulaire, disponible ici. Les professeurs et accompagnateurs adultes devront, quant à eux, se plier aux démarches administratives classiques. Les écoliers scolarisés dans d'autres pays européens ne bénéficient pas de cette exception aujourd'hui.
Si elle ne permet pas à elle seule d'entrer au Royaume-Uni, il est toutefois vivement recommandé d'être toujours en possession de sa carte nationale d'identité, même à l'étranger, pour éviter tout désagrément.
Si vous êtes en possession d'un passeport et d'une autorisation de voyage électronique valides, vos séjours au Royaume-Uni ne peuvent pas excéder six mois consécutifs. Un visa de longue durée est obligatoire au Royaume-Uni pour tout séjour d'une durée supérieure à un semestre complet. Ce visa est nécessaire pour étudier, travailler ou s'installer outre-Manche.
Oui, l'ETA est indispensable aux Français et Européens pour voyager en Angleterre. Toutes les règles et exceptions précitées s'appliquent à l'Angleterre, nation constitutive du Royaume-Uni.
Oui, l'ETA est indispensable aux Français et Européens pour voyager en Ecosse. Toutes les règles et exceptions précitées s'appliquent à l'Ecosse, nation constitutive du Royaume-Uni.
Oui, l'ETA est indispensable aux Français et Européens pour voyager au pays de Galles. Toutes les règles et exceptions précitées s'appliquent au pays de Galles, nation constitutive du Royaume-Uni.
Oui, l'ETA est indispensable aux Français et Européens pour voyager en Irlande du nord. Toutes les règles et exceptions précitées s'appliquent à l'Irlande du nord, nation constitutive du Royaume-Uni.
Depuis 1921, l'île d'Irlande est divisée en deux territoires distincts : l'Irlande du Nord au nord-est, l'une des quatre nations constitutives du Royaume-Uni, et la république d'Irlande qui recouvre le reste de l'île, un Etat indépendant, membre de l'Union européenne.
Toutefois l'Irlande n'est pas membre de l'espace Schengen, en raison de l'absence de frontière terrestre avec l'Irlande du nord. Ainsi, tout Européen souhaitant se rendre en Irlande pourra le faire en étant muni uniquement de sa carte d'identité et non obligatoirement de son passeport, mais un contrôle aux frontières s'imposera à lui, ce qui n'est pas le cas lorsqu'on voyage d'un pays de l'espace Schengen à l'autre. Quant à l'ETA, il ne concerne pas les voyages en république d'Irlande.
Quelle est la monnaie utilisée au Royaume-Uni ? Quels sont les frais de paiement par carte bancaire au Royaume-Uni ? Quels sont les frais de téléphonie mobile au Royaume-Uni ? Quels sont les numéros d'urgence au Royaume-Uni ? Quelles sont les quantités de tabac, d'alcool et d'autres marchandises que l'on peut ramener du Royaume-Uni ? Comment voyager au Royaume-Uni avec son animal de compagnie ? Quelles sont les règles pour les voyages scolaires au Royaume-Uni ? Quel est le décalage horaire avec le Royaume-Uni ?
Pour retrouver toutes les règles et informations pratiques pour voyager au Royaume-Uni, découvrez notre article dédié : Comment voyager au Royaume-Uni depuis la France et l'Europe ?
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02.04.2025 à 16:32
Réaliser des rapports, gérer des agendas avec discrétion, transcrire des amendements… Souvent qualifiés de "couteau suisse", les assistants parlementaires européens jouent un rôle clé en épaulant les députés européens dans leurs missions législatives et politiques. Leur travail est essentiel, mais il est aussi encadré par des règles précises. Voici cinq points essentiels à retenir. Quel […]
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Réaliser des rapports, gérer des agendas avec discrétion, transcrire des amendements… Souvent qualifiés de "couteau suisse", les assistants parlementaires européens jouent un rôle clé en épaulant les députés européens dans leurs missions législatives et politiques. Leur travail est essentiel, mais il est aussi encadré par des règles précises. Voici cinq points essentiels à retenir.
Le travail de l'assistant parlementaire européen est similaire à celui exercé au niveau d'un Parlement national. Il aide l'eurodéputé dans la gestion des dossiers administratifs, dans la rédaction des rapports en mobilisant son expertise technique et juridique et réalise une veille législative.
Son rôle est avant tout de seconder le député européen dans la réalisation de son mandat. Il peut aussi gérer la communication et les relations avec les électeurs. Mais il ne peut pas représenter officiellement un député lors de votes ou de réunions officielles.
Contrairement aux fonctionnaires européens, les assistants parlementaires européens sont des employés contractuels. Ils sont recrutés directement par les députés qu’ils assistent et leur contrat est lié au mandat de l’élu. Deux types d’assistants parlementaires peuvent être engagés par les députés européens : les assistants “accrédités” qui travaillent à Bruxelles et Strasbourg (ou dans de rares cas à Luxembourg) et les assistants locaux, basés dans l’Etat membre de l’élu. Un règlement de 2009 différencie clairement les deux statuts.
Les assistants parlementaires accrédités (APA) bénéficient des mêmes conditions d’emploi que les agents temporaires des institutions de l’Union européenne. Ils secondent l’eurodéputé dans sa tâche législative. Quatre peuvent être engagés au maximum, sauf exceptions (notamment lorsqu’un groupement de parlementaires partagent les mêmes assistants). Ses missions consistent notamment à rédiger des dossiers thématiques à propos des grands sujets politiques dont son député a la charge ainsi qu'à préparer les projets de rapports, avis et amendements, que son élu présente ensuite au Parlement européen. Il peut aussi écrire les discours de son député, répondre aux questions des citoyens ou encore accueillir des groupes de visiteurs.
Les assistants locaux travaillent dans la circonscription du député européen. Ils sont gérés d’un point de vue administratif par des payeurs délégués, selon les règles nationales encadrant le marché du travail. Il n’y a pas de limite quant à leur nombre pour chaque député. Les assistants locaux accompagnent l'eurodéputé dans son travail de proximité en circonscription.
Le salaire des assistants parlementaire européen est financé par le budget du Parlement européen, mais chaque député dispose d’une enveloppe budgétaire spécifique pour rémunérer son équipe. En 2025, les parlementaires européens disposent de 30 769 euros par mois pour payer leurs assistants et d'éventuels stagiaires. Cet argent n’est cependant pas versé aux eurodéputés : les assistants sont directement rémunérés par les services du Parlement européen. Au moins 40 % de cette enveloppe budgétaire est destiné aux assistants parlementaires accrédités. La rémunération d'un APA est déterminée selon une grille salariale et un nombre de grades. Il n'existe pas de différence d'un Etat membre à l'autre.
En revanche, pour les assistants locaux, le montant maximum autorisé dépend de l'Etat membre : de 4 606 euros pour les assistants parlementaires européens bulgares à 10 509 euros pour les Français.
Les assistants parlementaires locaux bénéficient d'un contrat de de travail "conformément au droit national applicable", sa rémunération et ses conditions de travail varient donc en fonction de son Etat membre d'origine.
Le règlement du Parlement européen indique qu'un assistant parlementaire ne peut être rémunéré que pour des tâches directement liées à l’activité de l’eurodéputé qu’il assiste. Ce budget ne peut donc pas être utilisé à d’autres fins, et toute fraude ou mauvaise gestion peut entraîner des sanctions.
Depuis 2009, il existe un "statut des députés" européens, encadrant également "l’assistance des collaborateurs personnels". Ce texte précise que les eurodéputés ont la liberté de recruter leurs assistants, leur permettant ainsi de faire appel à des militants de leur parti. Cependant, le règlement précise que seuls les frais liés à une assistance strictement nécessaire et directement en rapport avec l’exercice du mandat parlementaire peuvent être pris en charge.
Il n'est pas interdit de cumuler plusieurs fonctions. Le Parlement précise simplement que les assistants ne doivent pas exercer d’activités susceptibles de créer un conflit d’intérêts.
Le règlement de 2009 ne fait part d'aucune obligation d'exclusivité entre l'assistant parlementaire et le Parlement européen (pour un assistant accrédité) ou l'eurodéputé (pour un assistant local).
En revanche, un assistant parlementaire ne peut être rémunéré que pour des tâches directement liées à l'activité de l'eurodéputé qu'il assiste. L'article 33 du code de bonne conduite du Parlement européen le mentionne clairement : "Seules les dépenses nécessaires et directement liées à l'exercice du mandat parlementaire peuvent être défrayées" .
Pour éviter les conflits d’intérêts, un député européen ne peut pas employer des membres de sa famille proche (conjoint, enfants, parents). Cette règle, introduite après plusieurs scandales, vise à garantir la transparence et l’éthique dans l’utilisation des fonds publics.
Les assistants parlementaires ne sont pas tenus d’être membre du parti de l’eurodéputé. D’après le site du Parlement européen, la liste des assistants parlementaires, assistants locaux et tiers payants (organismes chargés de la gestion des contrats et du versement des salaires) est publiée en ligne pendant toute la durée de leur contrat. Toutefois, une dérogation peut être accordée pour des raisons de sécurité dûment justifiées.
Les assistants parlementaires, bien que sous la responsabilité de leur député, doivent respecter le code de conduite du Parlement européen. Toute violation des règles éthiques, comme des conflits d’intérêts ou des abus de ressources, peut entraîner des sanctions, y compris la résiliation de leur contrat.
Lorsqu’un eurodéputé est soupçonné de mauvaise gestion des fonds alloués à ses assistants parlementaires, le Parlement européen peut diligenter un contrôle administratif interne. En cas d’irrégularités avérées, il émet un avis de recouvrement et exige le remboursement des sommes indûment utilisées. Si le doute persiste ou qu’une fraude est suspectée, les autorités européennes et nationales compétentes peuvent être saisies.
L’Office européen de lutte antifraude (OLAF) peut également intervenir de son propre chef après avoir reçu une information. Après une première analyse, l’organisme décide ou non d’ouvrir une enquête, comme cela fut le cas pour Marine Le Pen. Lorsque l’OLAF estime qu’une infraction a été commise, il transmet ses conclusions au Parlement européen. Celui-ci doit alors décider des suites à donner au dossier, avec des implications politiques et judiciaires potentielles.
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02.04.2025 à 16:13
La situation internationale évolue rapidement et la politique régionale avec. A travers un plan présenté mardi 1er avril, l'exécutif européen souhaite encourager les pays de l'UE et leurs régions à investir davantage dans de nouvelles priorités : la décarbonation, le logement, la gestion de l'eau, l'énergie et la défense. C'est ce dernier point qui a soulevé […]
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La situation internationale évolue rapidement et la politique régionale avec. A travers un plan présenté mardi 1er avril, l'exécutif européen souhaite encourager les pays de l'UE et leurs régions à investir davantage dans de nouvelles priorités : la décarbonation, le logement, la gestion de l'eau, l'énergie et la défense. C'est ce dernier point qui a soulevé le plus d'interrogations de la part des députés européens, lors d'un débat au cours de la session plénière du Parlement, réuni cette semaine à Strasbourg.
"La politique régionale est et restera une composante majeure du prochain cadre financier pluriannuel. Mais nous devons la moderniser et […] redéfinir de nouvelles priorités", tenait à rassurer hier le vice-président de la Commission en charge de la Cohésion et des Réformes, Raffaele Fitto, à la tribune de l'hémicycle.
A l'approche des négociations sur le prochain cadre financier pluriannuel (CFP, le budget à long terme de l'Union) après 2027, l'inquiétude monte quant à une possible réorientation des fonds européens au profit de la défense. En ce qui concerne la programmation actuelle, "il n'y a pas de transfert de fonds, je tiens à clarifier ce point", a souligné le commissaire italien. "Il s'agit d'un choix volontaire de la part des Etats membres", a-t-il ajouté.
"L'objectif de cette initiative est de rendre la politique de cohésion plus efficace, en encourageant les Etats membres et les régions à investir dans les priorités stratégiques européennes, tout en maintenant l'accent de la politique de cohésion sur la réduction des disparités économiques, sociales et territoriales", explique la Commission européenne dans un communiqué.
L'objectif premier de la politique de cohésion (ou politique régionale) est d'endiguer les écarts de richesse et de développement entre les régions du Vieux Continent. Elle est dotée de 392 milliards d'euros pour la période 2021-2027, soit la manne financière la plus importante de l'UE, après la politique agricole commune (PAC).
Les Etats membres pourront ainsi choisir de mobiliser le Fonds européens de développement régional (FEDER) dans le financement d'infrastructures stratégiques. Dans le domaine des transports, par exemple, l'investissement dans le ferroviaire peut à la fois stimuler le secteur du tourisme et la mobilité militaire (transport d'équipements de défense).
Désormais, le FEDER viendrait aussi en aide aux petites et grandes entreprises de défense. Autre nouveauté de ce plan : l'Europe pourrait financer ces initiatives jusqu'à 100 %, contre un taux de cofinancement maximal de 85 % actuellement dans les régions les moins développées. En outre, les programmes consacrant au moins 15 % de leurs fonds aux cinq nouvelles priorités énoncées bénéficieront d'un taux de paiement anticipé plus élevé.
La Commission souhaite conclure cette révision rapidement, d'ici à la fin de l'année, ce qui permettrait aux Etats membres de mobiliser 16 milliards d'euros supplémentaires dès 2026, a déclaré un haut fonctionnaire à l'Echo. Ces propositions seront examinées prochainement par le Parlement européen et le Conseil.
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02.04.2025 à 11:27
Lundi 5 février 2024, le tribunal de Paris a relaxé François Bayrou dans une affaire de détournement de fonds européens, rapporte l'AFP. En tout, 11 personnes comparaissaient pour des faits commis entre 2005 et 2017, alors que le responsable centriste présidait l’UDF puis le MoDem. L'actuel Premier ministre et maire de Pau était soupçonné d'être le […]
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Cet article a initialement été rédigé le 5 février 2024, date du jugement par le tribunal de Paris. Une mise à jour a été réalisée le 2 avril 2025 pour tenir compte de l'évolution de cette affaire.
Lundi 5 février 2024, le tribunal de Paris a relaxé François Bayrou dans une affaire de détournement de fonds européens, rapporte l'AFP. En tout, 11 personnes comparaissaient pour des faits commis entre 2005 et 2017, alors que le responsable centriste présidait l’UDF puis le MoDem.
L'actuel Premier ministre et maire de Pau était soupçonné d'être le "décideur principal" d'un "système frauduleux" ayant consisté à utiliser des fonds du Parlement européen pour rémunérer des assistants parlementaires qui travaillaient en réalité pour son parti en France. La 11e chambre correctionnelle de Paris a conclu à l'"absence de toute preuve" qu’il était personnellement impliqué dans ce système.
Si le jugement n'a pas retenu ces accusations contre François Bayrou, cinq anciens eurodéputés du MoDem ont toutefois été condamnés à des peines de prison avec sursis. Il s'agit de Jean-Luc Bennahmias, Janelly Fourtou, Thierry Cornillet, Anne Laperrouze et Bernard Lehideux. 11 contrats litigieux étaient concernés par la procédure judiciaire, pour un préjudice de 293 000 euros selon le Parlement européen.
Le 8 février 2024, le parquet de Paris a fait appel de la décision du tribunal correctionnel de relaxer François Bayrou dans cette affaire. "Le parquet conteste ces relaxes, estime que les faits caractérisent les infractions reprochées et que les preuves de ces délits sont réunies contre tous les prévenus", explique la procureure de la République dans un communiqué. A ce jour, aucune date n'a été fixée pour la prochaine audience.
Au Parlement européen, comme dans les parlements nationaux, les députés sont en effet secondés par des assistants. Ces derniers aident le député à amender les textes de loi, à rédiger des rapports, ou encore à préparer toute sorte de réunions. Ils peuvent aussi écrire les discours des eurodéputés et gérer leur communication.
Libre de choisir ses assistants, chaque eurodéputé dispose d'une enveloppe budgétaire de 30 769 euros par mois pour rémunérer ces "petites mains" essentielles à la vie de l'institution. Les élus ne peuvent pas employer de parents proches et le Parlement européen publie la liste de tous les assistants sur son site internet.
Le MoDem n'est pas le seul à connaître des déboires judiciaires en la matière. Marine Le Pen et 23 autres prévenus, anciens eurodéputés et assistants parlementaires du Rassemblement national, ont été reconnus coupables de détournement de fonds publics par le tribunal correctionnel de Paris le 31 mars 2025.
Le Front National (devenu Rassemblement National en 2018) et ses dirigeants de l'époque auraient organisé un système d'emplois fictifs au Parlement européen entre 2004 et 2016 afin de renflouer les caisses du parti. Rémunérés avec les fonds destinés aux assistants parlementaires, plusieurs individus n’auraient ainsi pas (ou très peu) travaillé pour les eurodéputés auxquels ils étaient rattachés, mais plutôt pour le compte des activités du parti. Le Rassemblement national et Marine Le Pen ont fait appel de la décision judiciaire les condamnant dans cette affaire.
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02.04.2025 à 11:18
"Donald Trump montre de quels droits il se chauffe", titre, avec ironie, Libération. Ce mercredi, le président américain a prévu d'annoncer "une nouvelle salve de droits de douane à l'encontre des partenaires commerciaux des Etats-Unis, qui craignent une nouvelle rafale de mesures" [TF1]. Pour le milliardaire, "le droit de douane est non seulement 'le plus […]
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"Donald Trump montre de quels droits il se chauffe", titre, avec ironie, Libération. Ce mercredi, le président américain a prévu d'annoncer "une nouvelle salve de droits de douane à l'encontre des partenaires commerciaux des Etats-Unis, qui craignent une nouvelle rafale de mesures" [TF1].
Pour le milliardaire, "le droit de douane est non seulement 'le plus beau mot du dictionnaire', mais aussi son arme favorite pour obtenir des concessions diplomatiques et économiques", souligne Le Monde.
"Les mesures doivent être indiquées en grande pompe, pendant une cérémonie à 16 heures, heure locale (22 heures à Paris), à la Maison-Blanche. Soit juste après la fermeture de la Bourse de New York", rapporte TF1.
En l'état, "le président américain a déjà annoncé la mise en place de droits de douane de 25 % sur les importations d'automobiles et leurs composants à partir [d'aujourd'hui], qui s'ajoutent aux 25 % sur l'acier et l'aluminium, et aux 20 % supplémentaires sur toutes les marchandises en provenance de Chine", rappelle Le Monde.
"Cette fois-ci et contrairement aux précédentes où il avait ciblé des catégories bien spécifiques de produits […] Donald Trump entretient un certain flou", souligne Le Parisien, qui rappelle que le Républicain a assuré lundi 31 mars que les Américains allaient être "très gentils" et que cette décision commerciale permettrait une "renaissance" de l'Amérique.
"Aujourd'hui, les Etats-Unis importent plus qu'ils n'exportent. Et c'est ce qui obsède Donald Trump […] qui a promis au départ une forme d'œil pour œil, dent pour dent" [Ouest-France]. "Deux pistes semblaient jusqu'ici se dessiner. La première : celle de hausses tarifaires pays par pays, et notamment réciproques envers les Etats jugés comme traitant 'injustement' les Etats-Unis" [L'Express]. La seconde, "bien plus radicale : une hausse généralisée des tarifs douaniers sur toutes les importations, et ce qu'importe les pays d'où celles-ci proviennent".
Si Donald Trump "distille effectivement son poison protectionniste dans les jardins de la Maison-Blanche, il en sera fini de [l']alliance" commerciale avec le Vieux Continent, écrit Blick.
"Jusqu'à présent, Bruxelles a respecté les règles du jeu traditionnelles en matière commerciale, en alignant ses droits de douane sur des marques américaines emblématiques, telles que Harley-Davidson, sur ceux imposés par Trump sur les métaux industriels" [Politico].
Selon la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, l'Europe se tient prête à riposter. "'Nous ne voulons pas nécessairement prendre des mesures de représailles' mais 'nous disposons d'un plan solide pour le faire'", a-t-elle prévenu [Le Parisien]. Politico insiste toutefois sur le fait que la réponse européenne ne sera pas "immédiate" et que "l'UE devrait prendre le temps d'analyser le paquet de mesures".
El País soulève une question importante : "l'UE utilisera-t-elle l'instrument de lutte contre la coercition avec son partenaire traditionnel ?". "La présidente de l'exécutif européen elle-même a fait savoir qu'elle l'envisageait", poursuit le quotidien espagnol. S'il privilégie les négociations dans la résolution de conflits commerciaux, cet instrument permet d'aller plus loin en cas d'attaque.
Toutes les options sont sur la table. "En ciblant les services américains, Bruxelles pourrait avoir en tête les grandes banques, comme J.P. Morgan ou Bank of America, ou les acteurs de la tech, comme le réseau social X d'Elon Musk, le moteur de recherche Google ou Amazon, le plus grand 'retailer' en ligne du monde" [Politico].
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