29.06.2026 à 12:37

"Le pavé de Berlin, brûlant comme jamais", des pompiers "déployés dans les rues [de Prague] pour brumiser la vieille ville", des "problèmes cardiaques et de déshydratation [qui] s'accumulent [à Liège]" énumère France info. Le week-end dernier, "le Vieux Continent [a une nouvelle fois été] en surchauffe". "Au moins 193 millions d’habitants en Europe, dont 75 millions en […]
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"Le pavé de Berlin, brûlant comme jamais", des pompiers "déployés dans les rues [de Prague] pour brumiser la vieille ville", des "problèmes cardiaques et de déshydratation [qui] s'accumulent [à Liège]" énumère France info. Le week-end dernier, "le Vieux Continent [a une nouvelle fois été] en surchauffe".
"Au moins 193 millions d’habitants en Europe, dont 75 millions en Allemagne, ont connu des températures supérieures à 35 °C à un moment de la journée" samedi 27 juin, selon les calculs de l’Agence France-Presse [Le Monde].
"Les records se sont accumulés : le Danemark n’a jamais eu aussi chaud depuis la création des relevés météo en 1874, avec une température montant jusqu’à 37 °C. La République tchèque a, elle, enregistré son record de température à 40,6 °C. L’Allemagne a aussi battu, samedi, un nouveau record, avec 41,5 °C", liste le journal du soir.
Mais ce n'est pas tout. Aux Pays-Bas aussi, pays pourtant au nord de l'Europe,"une alerte rouge inédite est [entrée] en vigueur" vendredi dernier. "La plupart des écoles sont restées fermées vendredi et les autorités ont demandé de limiter les déplacements", explique Libération. La Pologne a également "battu son record historique de chaleur avec des températures atteignant 40,5 °C à Słubice, à la frontière polono-allemande", de même que la Hongrie "avec 40,7 °C enregistrés à Budakalász" [The Guardian].
"La canicule se déplace désormais vers le sud-est. Les Balkans sont en alerte rouge, notamment sur toute la côte Adriatique croate. Des températures de 39 °C sont attendues jusqu’à [aujourd'hui] en Serbie, en Macédoine du Nord, en Bosnie et au Monténégro", relate Libération.
Des températures qui ont déjà un impact sanitaire considérable : "déjà 1 300 morts [sont] imputables à la canicule en Europe", d'après le bilan provisoire de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), informe RFI. Avec un nombre élevé en France : selon Santé publique France, entre le 24 et le 28 juin "environ 1 000 décès supplémentaires ont été observés par rapport aux décès enregistrés les mois précédents" [Euronews].
"Dans plusieurs pays, le phénomène climatique et son cortège de pollution ont mis les systèmes de santé sous tension. […] Personnes âgées, malades chroniques, enfants, adolescents, personnes à la rue… la chaleur tue, par noyade, hyperthermie [ou] crise cardiaque", constate Le Monde. Selon les estimations, le nombre de décès en Europe est “disproportionnellement élevé par rapport à d’autres régions du monde”, avance Politico.
Plusieurs raisons peuvent être invoquées. Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur général de l'OMS, a souligné dimanche que "les maisons, les lieux de travail et les écoles européens n'étaient pas construits pour ces températures", rapporte Euronews. Un constat corroboré par Politico : "les mesures prises pour protéger les Européens face à des étés de plus en plus chauds sont bien en deçà de ce qu’elles devraient être". "Le quotidien suisse Le Temps rappelle 'l’inadaptation des logements' en France, où budgets contraints et politique 'court-termiste' risquent d’entraîner, par exemple, la remise en location de 'passoires thermiques'", décrypte Courrier international.
Par ailleurs, "la climatisation reste peu répandue en Europe, y compris dans les établissements de santé. Or, selon une étude de 2007, [elle] permettrait de réduire de 75 % les décès liés à la chaleur", relaie Courrier international se faisant l'écho de CBS News,"alors que seulement 20 % des Européens en sont équipés, contre 90 % des Américains" à ce jour. Surtout, l'Europe a une population vieillissante, et donc plus à risque.
Au-delà des conséquences sanitaires, les répercussions économiques de ces épisodes de très fortes chaleurs "sont de plus en plus documentées, et loin d'être négligeables", alerte France Culture. Selon une étude récente publiée par l'assureur Allianz Trade, "les pertes cumulées dans les économies les plus exposées pourraient atteindre 5 à 7% du PIB sur la période 2026-2030, ce qui représente 210 milliards d'euros pour la France", détaille le média français. Et de poursuivre : "l'impact économique est particulièrement prononcé pour la France, y compris au sein de l'Europe" .
L'agriculture n'y échappe pas. Exemple représentatif de ce phénomène : le fleuve Pô en Italie qui "irrigue la plaine du même nom, inquiète. Celui-ci n’est jamais descendu aussi bas, aussi tôt dans la saison, et la chaleur précoce fait craindre une sécheresse destructrice pour les cultures dès le mois de juillet" [RFI]. Résultat : "les agriculteurs pourraient abandonner une partie de leurs récoltes".
"Les canicules à répétition sont un marqueur sans équivoque du changement climatique", rappelle Le Monde. "Le Vieux Continent se réchauffe deux fois plus vite, en moyenne, que le reste du monde. En 2025 - la troisième année la plus chaude depuis qu’il existe des relevés -, la quasi-totalité de l’Europe (au moins 95 % du territoire) a connu des températures annuelles supérieures à la moyenne calculée sur la période 1991-2020", s'alarme Courrier international.
La position géographique de l'Europe l'expose "à des modifications des courants de l’atmosphère induites par le changement climatique. La partie nord du continent est aussi proche de l’Arctique, une région qui se réchauffe encore plus vite, avec des conséquences pour le climat européen", fait valoir RFI. Autre explication de la radio française : "le continent est également celui où la qualité de l’air s’est le plus améliorée. Une bonne nouvelle pour la santé, mais la réduction des particules polluantes - qui renvoient une partie de la chaleur du soleil vers l’espace – accentue paradoxalement le réchauffement".
"La canicule actuelle montre une nouvelle fois que le réchauffement produit déjà des dégâts appelés à s’aggraver. Malgré cela, les mesures d’adaptation adoptées par le continent sont insuffisantes", a estimé récemment le Conseil scientifique consultatif européen sur le climat, conclut RFI.
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26.06.2026 à 12:00

"L’Italie et la France sont des partenaires indispensables", titre Quotidiano Nazionale. "Le premier entretien bilatéral officiel entre Emmanuel Macron et Giorgia Meloni était attendu depuis quatre ans, tout comme le premier sommet intergouvernemental entre l’Italie et la France depuis le traité conclu en 2021, qui renforçait la coopération bilatérale traditionnelle", rappelle Euronews. Les deux chefs […]
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"L’Italie et la France sont des partenaires indispensables", titre Quotidiano Nazionale. "Le premier entretien bilatéral officiel entre Emmanuel Macron et Giorgia Meloni était attendu depuis quatre ans, tout comme le premier sommet intergouvernemental entre l’Italie et la France depuis le traité conclu en 2021, qui renforçait la coopération bilatérale traditionnelle", rappelle Euronews.
Les deux chefs d'État ont fait plusieurs annonces lors de cette réunion attendue. "La France et l’Italie veulent mettre en place une 'coalition' multinationale à la fin du mandat de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) en décembre pour renforcer la 'souveraineté au Liban'", note Le Monde. "Nous avons décidé conjointement de lancer une coalition pour soutenir le Liban après la fin de la Finul et pourrions prochainement envisager la tenue d'une conférence internationale pour initier ce projet", a déclaré la Première ministre italienne, Giorgia Meloni, cite Le Spiegel.
Le président français Emmanuel Macron souhaite lancer ce projet "naturellement en collaboration avec l'Union européenne et les Nations unies, afin de renforcer la souveraineté du Liban et d'empêcher que son territoire ne devienne le point de départ d'une nouvelle escalade régionale", rapporte l'agence de presse italienne Ansa.
"La Finul compte actuellement 7 500 Casques bleus, provenant d'une cinquantaine de pays. Ils sont déployés dans le sud du Liban, le long de la Ligne bleue qui s'étend sur 120 kilomètres, traçant une frontière de facto entre le Liban et Israël", rappelle L'Orient-Le Jour. "Le mandat de la Finul prend fin en décembre et elle ne sera pas renouvelée en tant que telle. Rome et Paris sont d'importants contributeurs à cette mission et veulent donc préparer le relais", poursuit le quotidien francophone libanais.
"'L'Italie et la France peuvent absolument faire la différence. […] Il est nécessaire, de notre point de vue, de garantir une présence internationale qui évite un vide sécuritaire extrêmement dangereux', a renchéri la Première ministre italienne Giorgia Meloni" [RFI]. "Bien sûr, un cadre juridique international est nécessaire. Et il lui faut un mandat qui puisse réellement faire la différence – ce qui a peut-être en partie fait défaut à la mission de la Finul ces dernières années"', a précisé la Première ministre italienne, poursuit Le Spiegel.
"Cette annonce intervient deux jours après un entretien téléphonique entre Emmanuel Macron et le président libanais, Joseph Aoun, au cours duquel le chef de l'État français avait indiqué qu'il mènerait des consultations avec plusieurs pays", écrit L'Orient-Le Jour. "Cette initiative bénéficie du soutien de plusieurs pays de l'Union européenne, dont la France, l'Italie et l'Espagne", ajoute le quotidien.
Les discussions lors du sommet à Antibes ne se sont pas arrêtées au Liban. "Les deux pays ont signé au total sept accords, entre le sommet intergouvernemental d’Antibes et le Forum économique qui s’est tenu en parallèle", note Euronews. "Les accords signés entre les deux pays dans plusieurs secteurs, à commencer par la défense et l’espace, sont bien là."
Les chefs d'État sont également revenus sur les rumeurs autour de leur relation. "Je crois que la coopération entre l'Italie et la France démontre que nos relations n'ont pas été glaciales, mais plutôt entre des personnes sérieuses qui discutent de politique", a lancé Giorgia Meloni, rapporte Quotidiano Nazionale. "J’avoue être un peu amusée par toutes les histoires qui circulent sur les coulisses de notre relation. Nous sommes deux personnes, comme l’a justement dit le président Macron, qui défendent leurs intérêts nationaux, mais qui savent travailler ensemble", a-t-elle ajouté.
"En esquivant les divergences sur l’Ukraine […], sujet déjà abordé à Berlin, les deux dirigeants ont préféré insister sur leurs principaux points d’accord", analyse Euronews. "Le sommet organisé jeudi à Antibes a donné lieu à des déclarations d’entente des deux dirigeants sur les principaux points, mais il faudra voir ce qu’il en restera lors des prochains rendez-vous internationaux qui les attendent", conclut le média européen.
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25.06.2026 à 13:44

"Un pistolet dans chaque main et des coups de feu qui fusent" [El Mundo]. C’est ainsi que l'un des principaux quotidiens espagnols décrit l’intervention du chef du gouvernement espagnol, confronté à la multiplication des affaires judiciaires visant son entourage et le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE). Après l'affaire des masques et l'affaire Zapatero, les scandales […]
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"Un pistolet dans chaque main et des coups de feu qui fusent" [El Mundo]. C’est ainsi que l'un des principaux quotidiens espagnols décrit l’intervention du chef du gouvernement espagnol, confronté à la multiplication des affaires judiciaires visant son entourage et le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE). Après l'affaire des masques et l'affaire Zapatero, les scandales se succèdent et fragilisent l’exécutif.
Alors que mercredi 24 juin, Pedro Sánchez tentait de défendre son gouvernement au Parlement, son épouse Begoña Gómez, inculpée pour détournement de fonds, trafic d’influence, corruption dans des opérations commerciales et malversations, remettait son passeport aux autorités. Un nouveau coup dur pour le Premier ministre socialiste qui, un peu plus encore, se voit sommé de donner sa démission.
Pour le chef du gouvernement espagnol, "l'un des rares dirigeants de gauche en Europe" [Le Monde], l'ambiance n'est pas au beau fixe. Mercredi, le dirigeant européen a nié toute "corruption générale" au sein de son gouvernement et a assuré qu'il n'aurait pas "toléré" de pratiques illicites, rapporte Perfil. Les affaires touchent son mentor José Luis Rodríguez Zapatero, son frère David Sánchez, son ancien ministre des Transports José Luis Ábalos, et désormais son épouse.
Fin mai, José Luis Rodríguez Zapatero, "icône de la gauche" pour avoir légalisé le mariage homosexuel et réhabilité les victimes du franquisme, avait été mis en examen pour "trafic d’influence" et "blanchiment" [Le Point]. "Il est soupçonné d’être intervenu de façon irrégulière dans le sauvetage à 53 millions d’euros d’une compagnie aérienne en 2021" [Le Monde] et d'entretenir des contacts avec des entrepreneurs véreux au Venezuela.
Le 22 juin, la Cour suprême a condamné José Luis Ábalos "[à 24 ans de prison] pour association de malfaiteurs, corruption, détournement de fonds et trafic d’influence, dans une affaire liée à l’achat de masques pendant la pandémie de Covid-19." [La Nación]. "L'ancien conseiller ministériel, Koldo García, et l'homme d'affaires Víctor de Aldama ont également été condamnés dans la même affaire, à 19 ans et huit mois et quatre ans et demi, respectivement", précise le journal espagnol.
Nouveau rebondissement mercredi : alors que Pedro Sánchez s'expliquait devant l’hémicycle espagnol, son épouse, Begoña Gómez, "a remis son passeport […] au tribunal de la Plaza de Castilla (Madrid), conformément à la décision du juge Juan Carlos Peinado" [El Mundo].
Elle est désormais interdite de quitter l’Espagne jusqu’à son procès. "Cette décision s’inscrit dans une enquête ouverte en avril 2024", rappelle Ouest-France. En avril 2026, l'épouse du chef du gouvernement a été formellement inculpée pour plusieurs délits financiers.
La mesure a provoqué de vives réactions. Le ministre de la Justice, Félix Bolaños, a dénoncé sur X "un jour funeste pour ceux d’entre nous qui [croient] en la justice", estimant que "la raison et la vérité finiront par l’emporter".
Face à ces scandales, les appels à la démission se multiplient. Selon le politologue Pablo Simón, Pedro Sánchez a une capacité "à tenir bon [pendant que] beaucoup d'autres leaders auraient flanché" [Le Point]. Toutefois, la fébrilité gouvernementale se fait toujours plus persistante et les voix se lèvent en faveur de sa démission, ou au moins, d'élections anticipées.
Le leader du parti d’extrême droite Vox, Santiago Abascal, a quant à lui déclaré : "Nous ne supportons plus tous ces scandales. […] La corruption, c’est vous ! […]. Vous n’éprouvez même pas un minimum de honte", avant d'exiger la convocation d'élections "dès maintenant" [Le Monde]. Une position reprise par le parti indépendantiste catalan Junts, ce dernier appelant le Premier ministre à faire comme son homologue britannique, Keir Starmer, qui a démissionné en début de semaine.
Sans budget depuis trois ans, à la tête d’un exécutif minoritaire, le leader socialiste doit bientôt annoncer la date des prochaines élections générales. "Avec tout ce qu’il se passe, il est indécent qu’il reste un jour de plus", lui a lancé le chef de l’opposition libérale Alberto Núñez Feijóo. Même Gabriel Rufián, allié de gauche du leader socialiste, appelle de ses vœux "la fin de cette agonie" [Le Point].
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24.06.2026 à 12:24

"La visite n'était plus un secret depuis que la Commission européenne avait reconnu avoir envoyé une lettre, début mai, au régime taliban, au pouvoir à Kaboul, pour inviter une délégation officielle à Bruxelles", entame Le Monde. Pour autant, cette rencontre avec l'exécutif européen ne manque pas de soulever la "polémique", souligne L'Express. "Une équipe de […]
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"La visite n'était plus un secret depuis que la Commission européenne avait reconnu avoir envoyé une lettre, début mai, au régime taliban, au pouvoir à Kaboul, pour inviter une délégation officielle à Bruxelles", entame Le Monde. Pour autant, cette rencontre avec l'exécutif européen ne manque pas de soulever la "polémique", souligne L'Express.
"Une équipe de la Commission européenne et des représentants de 15 États membres - dont le Danemark, la Belgique et la Suède", ont échangé avec une délégation de talibans dans la capitale belge, mardi 23 juin, "afin d'avancer sur des 'questions techniques' relatives à l'augmentation des expulsions vers l'Afghanistan", relate El País. Cet événement est une "première" depuis "la prise du pouvoir par les talibans en Afghanistan en 2021", poursuit le journal espagnol.
L'UE ne reconnaît pas formellement le régime des talibans comme autorité du pays. Pour L'Express, cette visite "vis[ait] [d'ailleurs] uniquement à traiter des questions migratoires 'techniques', et non des questions diplomatiques". Pour permettre cette rencontre, tenue dans un lieu secret, la Belgique a dû délivrer cinq visas d'une durée exceptionnelle de 24 heures, restreints au territoire belge.
Cette invitation répond à une pression croissante de certaines capitales. En octobre 2025, 20 États membres de l'UE avaient adressé un courrier à la Commission européenne, lui demandant "de les aider à expulser les migrants 'en situation irrégulière' vers l'Afghanistan", rappelle la taz. Pour justifier cette démarche, les signataires invoquent un argument, relayé par le journal allemand : "en 2024, 22 870 expulsions ont été ordonnées dans toute l'UE, mais seuls 435 Afghans sont retournés dans leur pays - soit un taux de deux pour cent". La taz note par ailleurs que la Commission européenne "ne dispose d'aucun mandat officiel" pour mener ces discussions.
Pour El País, ce geste aurait été impensable il y a encore peu de temps, car "l'ONU a défini l'Afghanistan comme un 'cimetière pour les droits de l'homme'". Le journal espagnol affirme que cet épisode "symbolise […] le durcissement de la politique migratoire en Europe".
Les défenseurs de cette initiative y voient au contraire une opportunité de renforcer la politique européenne dans ce domaine. "La capacité de renvoyer les personnes qui n'ont un droit de séjour légal est une pierre angulaire d'un système d'asile et de migration crédible et efficace, tant pour la Suède que pour l'Union européenne", a ainsi affirmé le ministre suédois chargé de la Migration, Johan Forssell [Courrier international].
Cette forme de pragmatisme se heurte à une vague d'indignation de la part de la société civile. The Guardian relaie la vive émotion de la lauréate du prix Nobel de la paix, Malala Yousafzai, qui rappelle que le régime taliban "a effacé les femmes et les filles de la vie publique". "C'est absolument scandaleux et cela représente une perte totale de confiance et de crédibilité pour l'Union européenne, qui fait preuve d'un tel deux poids, deux mesures", s'indigne également l'eurodéputé socialiste Juan Fernando López Aguilar dans les colonnes du journal britannique.
Celui-ci relève également que "la volonté des responsables de l'UE de coopérer avec les talibans […] contraste fortement avec le message du Parlement européen, où les députés ont à plusieurs reprises soutenu des résolutions condamnant le régime".
Pour Malala Yousafzai, citée cette fois par El País, "l'Europe ne doit pas légitimer un régime responsable de l'une des pires crises des droits humains au monde". Une crainte partagée par de nombreux militants des droits humains, relayés par The Guardian, qui craignent que la rencontre ne "normalise un régime qui a interdit aux filles de poursuivre leur scolarité au-delà de la sixième et qui a cherché à faire disparaître les femmes de la vie publique, alors que ses rangs comptent deux dirigeants accusés de crimes contre l'humanité".
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23.06.2026 à 13:22

"C’est un anniversaire occulté par l’actualité et la démission du Premier ministre Keir Starmer" lundi 22 juin [La Tribune]. Il y a dix ans jour pour jour, "le 23 juin 2016, les Britanniques choisissaient à 51,89 % des voix de quitter l'UE" [TF1]. Le "Brexit", contraction des mots "British exit", "n’est toutefois officiellement instauré que près […]
L’article Dix ans du référendum sur le Brexit : entre regrets, rapprochement avec l'UE et instabilité politique est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

"C’est un anniversaire occulté par l’actualité et la démission du Premier ministre Keir Starmer" lundi 22 juin [La Tribune]. Il y a dix ans jour pour jour, "le 23 juin 2016, les Britanniques choisissaient à 51,89 % des voix de quitter l'UE" [TF1].
Le "Brexit", contraction des mots "British exit", "n’est toutefois officiellement instauré que près de quatre ans plus tard, le 31 janvier 2020, date de retrait du Royaume-Uni [de l'Union européenne] qui compte depuis vingt-sept membres" [La Tribune].
"Dix ans après ce vote décisif marquant le début du divorce du Royaume-Uni d'avec l'Union européenne, […] les Britanniques font l’amère expérience de la désillusion", analyse 20 Minutes. D'après les sondages d'opinion publiés ces derniers mois, "une nette majorité des Britanniques sont aujourd’hui convaincus que quitter l’UE a été une erreur", relate La Tribune. "Ils sont ainsi près de six sur dix (57 %) à penser que le pays a fait le mauvais choix, selon les données agrégées par YouGov au fil des ans", détaille le média.
Le pourcentage est encore légèrement supérieur auprès des jeunes. "60 % [des 18-28 ans] voteraient pour rejoindre [l'UE] si on leur en donnait l'occasion, contre 9 % qui voteraient pour rester en dehors", selon un sondage mené par le groupe de réflexion More in Common [The Guardian].
En cause : le fait que les principaux artisans du 'Leave' "faisaient miroiter des jours meilleurs qui ne [se] sont pas matérialisés partout au Royaume-Uni. Pêle-mêle, ils promettaient des zones de pêche maîtrisées, […] moins d’immigration, plus d’investisseurs, et surtout plus d’argent pour le NHS, le système de santé britannique en souffrance" [20 Minutes].
"Si l'immigration européenne a plongé depuis, celle en provenance de pays hors UE a explosé", constate TF1. Et de détailler : "l'immigration nette venue de l'UE a chuté pour atteindre 70 000 [personnes] en 2020, [tandis que] l'immigration nette de pays hors UE a elle au contraire doublé de 90 000 en 2016 à 186 000 en 2019". Après 2021 et l'entrée en vigueur du Brexit, "la tendance s'est accentuée", poursuit le média.
S'agissant de l'économie, "selon une étude américaine qui s’appuie sur des données de la Banque d’Angleterre, le PIB britannique est aujourd’hui inférieur de 6 à 8 % à ce qu’il aurait été sans le Brexit" [20 Minutes]. Pourtant, selon l'eurosceptique "Telegraph" dont se fait l'écho Courrier international, bien que "les partisans du maintien du Royaume-Uni dans l’UE prédisaient un effondrement économique", après dix ans, "un constat s’impose : la catastrophe n’a jamais eu lieu".
Ce constat ne fait pas l'unanimité. "Il y a un consensus clair sur le fait que le Brexit a fait des dégâts importants", estime Jonathan Portes, professeur d'économie et de politique publique au King's College de Londres, cité par France 24. Et ce même si "le Brexit n’[a] jamais été le seul problème [économique] du Royaume-Uni".
"Le commerce de marchandises du Royaume-Uni – en particulier les voitures et les produits agroalimentaires – a été particulièrement touché, le Brexit ayant alourdi les formalités administratives, rendant les procédures quotidiennes plus longues et plus coûteuses pour les entreprises", décrypte France 24.
"Un point positif, néanmoins, le Royaume-Uni reste attractif pour les investisseurs", observe RFI. "Ces investissements se concentrent notamment dans les services financiers, la technologie et l'intelligence artificielle. Des secteurs dans lesquels la réglementation britannique est plus souple que celle de l'UE".
Autre exemple de ces lendemains qui déchantent cités par la radio française : "le sort du National Health Service (NHS), le service de santé publique britannique [qui était] l'argument phare de la campagne pro-Brexit : récupérer des millions de livres sterling versés au budget européen pour financer plutôt le NHS". Pourtant, ce dernier souffre aujourd'hui "de sous-financement chronique, manque de personnel et les délais d'attente s'allongent".
Plus largement, "entre le ralentissement de la croissance britannique, la hausse des tensions avec Donald Trump et la guerre en Ukraine, un rapprochement avec l’UE est progressivement redevenu une évidence à Londres" [Le Monde]. "Il est de plus en plus clair, si le monde continue sur cette voie instable, que notre intérêt national à long terme exige un partenariat plus étroit avec nos alliés en Europe", assurait, le 1er avril dernier, le Premier ministre démissionnaire Keir Starmer.
En février dernier, le travailliste avait plaidé pour "des liens plus étroits dans la défense, l'industrie, les technologies, la politique et l'économie" [France info]. "Un 'nouveau partenariat stratégique' a été acté au printemps 2025, et Londres rejoindra l'emblématique programme Erasmus dès 2027".
Toutefois, "le rapprochement est plus qu’aléatoire, tant le sujet est politiquement miné outre-Manche. Car Keir Starmer lui a fixé une limite, en promettant de maintenir le Royaume-Uni hors du marché unique et de l’union douanière européenne, en refusant de rétablir la liberté de circulation entre les deux territoires, et en refusant de reconnaître les jugements de la Cour de justice de l’UE", nuance Le Monde.
Qui plus est, "la volatilité politique britannique n'entrave-t-elle pas les nouvelles négociations avec l'UE, lancées par Starmer, dans une tentative déclarée de réduire les formalités administratives après le Brexit et de stimuler l'économie britannique en difficulté ?", s'interroge la BBC. Après que Keir Starmer a annoncé sa démission lundi, le débat sur le rapprochement entre Londres et Bruxelles "est de retour sur l'agenda politique intérieur du Royaume-Uni".
"L’éviction de Keir Starmer par les dirigeants travaillistes remet en question le 'reset' engagé par le Premier ministre. Le sommet UE-UK programmé le 22 juillet est annulé" et le leader du parti Reform UK, Nigel Farage, "réclame des élections générales", alerte La Matinale européenne.
Eurosceptique assumé, Nigel Farage ne manque par ailleurs pas de soutiens, comme le relate France info. "Beaucoup de gens ne le voient pas comme l’artisan du Brexit. Pour eux, le Brexit a échoué, mais la responsabilité est attribuée aux gouvernements suivants". Un vote protestataire qui pourrait bien remettre en cause le rapprochement UE-Royaume-Uni…
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22.06.2026 à 12:02

"L'Europe frappée par une deuxième canicule en un mois", titre le journal québécois La Presse. Partout sur le continent, "les autorités multiplient les alertes concernant des conditions météorologiques extrêmes" [Deutsche Welle]. L'Europe, qui se réchauffe environ deux fois plus vite que la moyenne mondiale, subit de plein fouet l'intensification des épisodes de chaleur. "Depuis les […]
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"L'Europe frappée par une deuxième canicule en un mois", titre le journal québécois La Presse. Partout sur le continent, "les autorités multiplient les alertes concernant des conditions météorologiques extrêmes" [Deutsche Welle].
L'Europe, qui se réchauffe environ deux fois plus vite que la moyenne mondiale, subit de plein fouet l'intensification des épisodes de chaleur. "Depuis les années 1980, on est passé de deux à trois jours de canicule à sept à dix jours par an en moyenne, avec des seuils fréquemment explosés − le record à Paris est de 42,6 degrés", relate Telerama dans un article présentant un documentaire d'Arte sur le sujet. "Quant aux décès liés à la chaleur, ils ont doublé entre 2018 et 2023".
"La situation météorologique à laquelle nous faisons face actuellement est exceptionnelle. Exceptionnelle, par son intensité, sa précocité et son étendue spatiale", alerte la RTBF. Depuis plusieurs jours, "de la chaleur venue de l'Afrique du Nord est entraînée en direction de l'Espagne, de la France, du Benelux. Cette vague de chaleur [qui forme un dôme], tout comme l'ensemble des phénomènes météorologiques, quels qu'ils soient, ne s'arrête pas aux frontières des pays", poursuit la radio-télévision belge.
En France, "les chaleurs étouffantes qui frappent le pays depuis près d'une semaine 'montent d'un cran' ce lundi avec 49 départements et 35 millions de Français placés en vigilance rouge canicule par Météo-France" [France 24]. Ce jour "pourrait être la journée la plus chaude jamais mesurée en France depuis 1947, tous les mois confondus", prévient Ouest-France. "C'est du côté de Bordeaux que la température maximale pourrait être atteinte, le mercure avoisinant les 43 °C dans l’après-midi. Plus au nord, les températures pourraient atteindre 41 °C à Saumur et à Chinon et jusqu'à 40 °C à Rennes, Alençon et au Mans".
Au Royaume-Uni, "les températures devraient augmenter lundi et mardi dans certaines régions" [BBC]. "Le Meteorological Office a émis une alerte 'orange' pour certaines zones, les experts estimant que les températures pourraient atteindre 36 ou 37 °C (97-99 °F) [et battre le record de chaleur pour le mois de juin de 35,6 degrés, datant de 1957 et 1976]. Les températures les plus élevées sont attendues dans le sud et l'est de l'Angleterre, ainsi que dans certaines régions du sud du Pays de Galles" [Sky News].
L'Allemagne, l'Espagne, le Portugal, la Suisse ou encore l'Italie ne sont pas non plus épargnés. Selon le Conseil national de la recherche italien, "les données montrent que certains étés sont désormais plus chauds en juin qu'en août", écrit la Rai. Et les prévisions confirment que l'été 2026 "sera plus chaud que la moyenne, avec des écarts compris entre 1 et 2 degrés sur l'ensemble du pays".
Cette vague de chaleur a d'abord des conséquences environnementales. Elle "assèche les sols et renforce le risque d'incendies de forêt", rappelle 20 minutes. "Les premiers départs de feu ont déjà été signalés dans plusieurs pays". En Corse, "un incendie s'est déclaré jeudi dernier dans la commune de Castello-di-Rostino. En Espagne, les localités de Badajoz et Peraleda del Zaucejo ont été touchées, nécessitant l'intervention d'hélicoptères pour appuyer les secours, [tandis qu'en] Italie, un incendie s'est déclaré près du site archéologique de Longola, rapidement maîtrisé", énumère le média.
Le coût humain est lui aussi lourd. "La chaleur a tué plus de 60 000 personnes en Europe par an en 2023 comme en 2024, selon les estimations de référence", analyse La Presse. "Les chiffres de 2025 ne sont pas encore [connus], car ces estimations, publiées par la revue Nature Medicine, sont longues et complexes à mener", précise le quotidien. En France, "trois personnes, âgées de 80 à 95 ans, sont décédées [dimanche 21 juin] en Gironde, probablement en raison des fortes chaleurs" [Le Parisien].
Quant aux incidences économiques, "la France, l'Espagne et l'Italie figurent parmi les économies européennes les plus exposées aux coûts de la chaleur extrême, qui pourraient réduire la production de 7 % d'ici 2030, selon Allianz Trade" [Euronews]. L'Hexagone "arrive en tête du classement européen, avec des pertes potentielles de 240 milliards de dollars (209 milliards d'euros) au cours des cinq prochaines années", poursuit le média. Parmi les raisons de ce déclin : "la fatigue physique, [les] troubles cognitifs et la dégradation du sommeil provoqués par la chaleur", entraînant une baisse de productivité.
"À l'issue d'une réunion de crise, le Premier ministre Sébastien Lecornu a pris la décision préventive d'interdire la consommation d'alcool dimanche lors des festivités annuelles de la Fête de la Musique et des autres événements publics dans 35 régions" [Reuters]. Hier, le ministre de l'Éducation nationale a quant à lui annoncé "la fermeture de 845 écoles et collèges" à travers le pays ce lundi [La Provence]. Quelque 1 800 autres établissements, sur les 60 000 que compte la France, devaient aménager leurs horaires.
"Les températures élevées constituent un risque pour l'ensemble de la population, mais surtout pour les personnes les plus vulnérables", rappelle par ailleurs la RTVE. "C'est pourquoi il est essentiel de prendre des mesures de prévention pour éviter la déshydratation, l'épuisement dû à la chaleur ou les redoutables coups de chaleur". Le média espagnol redonne quelques conseils de base, parmi lesquels "réduire l'utilisation des appareils électroménagers" chez soi, "utiliser une protection solaire" ou encore "éviter de pratiquer une activité physique intense ou d'effectuer des travaux exigeants en plein air pendant les heures les plus chaudes de la journée".
Certaines villes adaptent aussi leurs équipements à la demande de fraîcheur. À Paris, la Ville a annoncé mardi dernier "autoriser [dès le 17 juin] la baignade dans une portion du canal Saint-Martin, dans l'est de la capitale, une ouverture anticipée face aux fortes chaleurs attendues et pour faire de ce point d'eau un 'véritable outil de rafraîchissement'" [Le Figaro].
En France, "une nouvelle cellule interministérielle de crise sur la canicule est attendue dans la journée de lundi, a annoncé dimanche soir le président de la République, Emmanuel Macron" [Le Monde].
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19.06.2026 à 12:02

"Quarante petites minutes pour balayer tous les sujets de l’actualité", attaque Libération. "Le président de la République était interrogé dans l’émission 'L’Événement', au lendemain du sommet du G7 à Évian [jeudi 18 juin]" [Le Monde]. "Il a évoqué, pêle-mêle, la situation au Proche-Orient, la guerre en Ukraine et les débats autour de la mort de […]
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"Quarante petites minutes pour balayer tous les sujets de l’actualité", attaque Libération. "Le président de la République était interrogé dans l’émission 'L’Événement', au lendemain du sommet du G7 à Évian [jeudi 18 juin]" [Le Monde]. "Il a évoqué, pêle-mêle, la situation au Proche-Orient, la guerre en Ukraine et les débats autour de la mort de Lyhanna", résume le journal du soir.
"Face à Caroline Roux, le président de la République est notamment revenu sur le protocole d’accord entre l’Iran et les États-Unis, signé mercredi soir à Versailles (Yvelines)", relate Le Parisien. "Mais interrogé sur le conflit déclenché il y a près de quatre mois par Washington, il a surtout répété une chose : la France n’a jamais vraiment compris quels étaient les objectifs poursuivis par les États-Unis", analyse le HuffPost. "Lorsqu’on lui demande qui a gagné cette guerre après 108 jours de combats, Macron refuse d’ailleurs d’entrer dans 'cette logique'", ajoute le pureplayer.
"Alors que des voix critiques s’élèvent, notamment outre-Atlantique, pour dénoncer une 'capitulation' américaine, en référence aux reculades des États-Unis dans plusieurs dossiers, le chef de l’État a refusé d’utiliser ce terme" [Le Monde].
"C'est toujours mieux d'avoir un accord que la guerre, surtout quand il peut y avoir des risques d'escalade", a ajouté le président français [La Libre]. "On rentre dans une nouvelle phase qui est celle de la coopération, du dialogue, qui est mieux que la guerre". "Malgré tout, le locataire de l’Élysée ne veut pas être utopiste, expliquant ne 'pas croire du tout' que la guerre 'soit totalement terminée'", cite Libération.
"Pour [que les négociations] se finissent, la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni sont indispensables", considère le président [France info]. "Macron, qui n'a pas participé aux négociations sur la guerre en Iran, ne peut s'attribuer le mérite de la décision de Trump de signer l'accord. Mais il a permis d'obtenir ce moment historique, replaçant ainsi l'Europe au cœur d'une guerre que les États-Unis et Israël ont lancée conjointement sans consulter leurs alliés occidentaux", analyse le média américain Greenwich Time.
Le président a tout de même "noté une conséquence : une baisse progressive des prix à la pompe. Concernant le Liban, il a appelé Benyamin Netanyahou à 'faire preuve de responsabilité et de rationalité'" [Ouest France].
"Le président de la République a également évoqué la situation en Ukraine, abordée lors du sommet [du G7], où était invité Volodymyr Zelensky", explique Le Parisien. "Le chef de l’État s’est montré optimiste quant au retour de Washington à la table de négociations", observe le quotidien. "Je suis convaincu que le président Trump va […] mettre plus d’engagement pour qu’on puisse collectivement aider l’Ukraine", a-t-il expliqué sur France 2, estimant que Donald Trump pourrait "mettre plus de pression sur la Russie".
"Habituellement réticent à soutenir Kiev, Donald Trump a assuré lors de ce sommet que la Russie 'devrait conclure un accord'. Il a aussi affirmé que Washington pourrait rétablir les sanctions contre le pétrole russe, alors que les cours du brut sont en baisse depuis l’annonce d’un accord entre l’Iran et les États-Unis", développe Libération. "Une victoire pour les dirigeants européens et pour le président ukrainien Volodymyr Zelensky après son désastre diplomatique à la Maison-Blanche en mars 2025", retrace le Greenwich Time.
Enfin, Emmanuel Macron a également évoqué la politique intérieure. "À propos de l’affaire Lyhanna, cette jeune fille de 11 ans retrouvée morte dans le Gers, [il] a estimé que 'nos sociétés vivent dans une violence avec des situations inacceptables'. Selon lui, 'si on veut qu’elle soit féconde, [l’indignation générale, ndlr] doit se traduire par des gestes utiles'", cite L'Opinion.
"La mort de la jeune fille a soulevé une immense émotion dans le pays en raison notamment du profil du suspect, jamais poursuivi alors qu’il a été visé par plusieurs plaintes pour agressions et viols sur mineurs", rappelle Libération. "Je l'ai dit dès le premier jour, il y a des choses qui n'ont pas été bien faites", a-t-il ajouté [France info]. "Un travail d'inspection a été demandé. Il sera rendu le 22 juin", conclut le média.
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18.06.2026 à 12:02

"Les nouveaux OGM ont le champ libre en Europe", titre Mediapart. Le 17 juin, l'institution a donné son ultime feu vert à "des nouvelles techniques génomiques (NGT) dans l'agriculture" [Le Temps]. Celles-ci "peuvent rendre des plantations plus résistantes à la sécheresse ou aux maladies mais inquiètent des défenseurs de l'environnement et des petits exploitants", poursuit […]
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"Les nouveaux OGM ont le champ libre en Europe", titre Mediapart. Le 17 juin, l'institution a donné son ultime feu vert à "des nouvelles techniques génomiques (NGT) dans l'agriculture" [Le Temps]. Celles-ci "peuvent rendre des plantations plus résistantes à la sécheresse ou aux maladies mais inquiètent des défenseurs de l'environnement et des petits exploitants", poursuit le média suisse.
"Variétés moins gourmandes en eau ou en pesticides, blé pauvre en gluten… Ces NGT permettent de modifier le génome d'une plante mais sans introduire d'ADN étranger, contrairement aux OGM de première génération", observe La République des Pyrénées. "Les semences obtenues par NGT sont donc bien des organismes génétiquement modifiés mais ne sont pas 'transgéniques'", précise Sud Ouest.
Le débat sur ces biotechnologies divise le monde agricole européen. "C'est peut-être l'un des textes les plus clivants de cette mandature concernant l'agriculture", avance Public Sénat. "Au Parlement, la rapporteuse de la loi, l'eurodéputée suédoise Jessica Polfjärd (PPE, droite), vante une technologie qui 'permettra de cultiver des plantes résistantes au changement climatique et d'obtenir des rendements plus élevés sur des surfaces plus réduites'" [Le Monde]. Leur autorisation "était réclamée par la puissante organisation agricole Copa Cogeca ainsi que les grands semenciers, au nom de la compétitivité européenne face aux États-Unis et à la Chine, qui y ont déjà recours", complète le journal du soir.
En face, "nombre de scientifiques, syndicats paysans et associations écologistes pointent des risques importants pour l'environnement, la viabilité de l'agriculture biologique (qui interdit les organismes génétiquement modifiés – OGM) ou encore l'information des consommateurs" [Vert].
Ces dernières semaines, la société civile s'était fortement mobilisée, "avec des manifestations devant le Parlement européen à Strasbourg, des centaines de milliers de signatures recueillies [sur une pétition] et des dizaines d'organisations engagées pour défendre la transparence alimentaire", rapporte le magazine italien TerraNuova.
"Le Parlement européen, la droite et l'extrême droite se sont couchés face aux lobbys agrochimiques américains et chinois, c'est une véritable capitulation", a réagi dans les colonnes de Vert Christophe Clergeau (S&D) à l'issue du scrutin. Le député européen avait "déposé une quinzaine d'amendements – tous rejetés". "Nous avons créé un modèle européen souverain des nouvelles techniques génomiques qui servira nos agriculteurs. […] Il ne s'agit pas d'importer le modèle américain ou brésilien", fait quant à lui valoir l'eurodéputé centriste Pascal Canfin [La République des Pyrénées].
Jusqu'à présent, "les contrôles environnementaux étaient si complexes et coûteux que l'autorisation de mise sur le marché n'en valait souvent pas la peine. Les variétés génétiquement modifiées devaient faire l'objet d'analyses approfondies afin d'évaluer leurs risques potentiels pour l'environnement. Après la réforme, ces évaluations de risques devraient disparaître", analyse la Tagesschau.
Concrètement, "l'accord voté par le Parlement européen sépare les NTG en deux catégories : la première, où les végétaux modifiés sont autorisés au même titre que toute plante conventionnelle ; la deuxième, pour les mutations complexes (plus de 20 opérations), où les plantes sont considérées comme des OGM 'classiques', avec un processus de surveillance, de traçabilité et d'étiquetage" [Vert].
"Les NGT résistantes aux herbicides ou produisant des insecticides ne seront pas autorisées sur le marché, au nom de la durabilité. Et dans l'agriculture biologique, aucune NGT ne sera autorisée", souligne le quotidien suisse Le Temps, qui rappelle que "l'autorité européenne de sécurité alimentaire (EFSA) s'était montrée favorable à l'approche de Bruxelles visant à autoriser une partie des NGT".
S'agissant de la propriété, "l'Union européenne souhaite à l'avenir autoriser les brevets sur ces nouvelles variétés et technologies, contrairement aux semences conventionnelles", explique la Tagesschau. Ses institutions tablent sur "une base de données publique dans laquelle tous les brevets portant sur les méthodes de génie génétique et les semences seront enregistrés".
Par ailleurs, "entre la phase de test des nouvelles variétés et leur commercialisation, il faudra plusieurs années avant que des aliments produits avec des NGT arrivent dans les assiettes des Européens", tempère Sud Ouest. Mais des organisations environnementales comme Pollinis s'alarment déjà "de l’absence d'étiquetage sur les produits finaux, le moment venu", ajoute le quotidien régional.
Selon le média espagnol Demócrata, "le règlement entrera en vigueur 20 jours après sa publication au Journal officiel de l'Union européenne, mais son application effective sera reportée de deux ans ; les nouvelles dispositions devraient donc s'appliquer à partir de 2028".
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17.06.2026 à 12:10

"C’est une déclaration de Donald Trump, étrangement publiée dans le tabloïd américain New York Post en plein combat de MMA à la Maison-Blanche, qui a réchauffé le conflit technologique entre les États-Unis et la France, et plus largement l’Union européenne", rapporte Libération. "J’ai demandé [à Emmanuel Macron] de ne pas taxer les entreprises américaines, et […]
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"C’est une déclaration de Donald Trump, étrangement publiée dans le tabloïd américain New York Post en plein combat de MMA à la Maison-Blanche, qui a réchauffé le conflit technologique entre les États-Unis et la France, et plus largement l’Union européenne", rapporte Libération.
"J’ai demandé [à Emmanuel Macron] de ne pas taxer les entreprises américaines, et si [il] le fait, je n’aurai d’autre choix que d’appliquer un droit de douane de 100 % sur tous les champagnes et tous les vins provenant de France", a déclaré le président américain, mardi 16 juin, juste avant de s'envoler pour Évian où il assiste à la réunion du G7 sous présidence française. "On a connu meilleure entrée en matière entre un hôte et un invité", ironise le quotidien.
La Croix rappelle qu'en début de semaine, l'administration Trump "a ordonné à la start-up américaine d’intelligence artificielle Anthropic de suspendre à 'tout ressortissant étranger' l’accès à ses deux modèles les plus puissants, Claude Fable 5 et Mythos 5". Cité par le journal, le ministre français des Affaires européennes, Benjamin Haddad, constate que "les États-Unis assument désormais ouvertement l’IA comme un instrument stratégique relevant de la sécurité nationale. Une arme de domination à ne pas mettre entre toutes les mains".
Dans The Conversation, Johan Linåker, maître de conférences en informatique à l'Université de Lund en Suède, illustre l'absence de maîtrise des Européens sur les infrastructures numériques critiques. "Le contexte est sans appel. Environ 80 % des infrastructures et des technologies numériques européennes proviennent de pays extérieurs à l'UE". Et cette situation est similaire pour d'autres technologies devenues cruciales. D'une part, "l'Europe ne produit qu'environ 10 % des semi-conducteurs mondiaux (la technologie à la base des puces informatiques)". D'autre part, les fournisseurs européens "détiennent environ 15 % du marché" dans le domaine du cloud computing (informatique en nuage), "tandis que trois entreprises américaines en représentent environ 70 %" [The Conversation].
"Ces déséquilibres ont longtemps été considérés comme une conséquence naturelle de la mondialisation. Mais dans un contexte de tensions géopolitiques, ils constituent de plus en plus une vulnérabilité stratégique", affirme Johan Linåker dans le média en ligne.
En réponse à ces difficultés, la Commission européenne a présenté le 3 juin dernier son "paquet souveraineté", une proposition "très attendue pour stimuler les technologies européennes locales et protéger l'UE des interférences étrangères", note The Guardian. Pour Max von Thun, directeur d'un groupe de réflexion spécialisé dans la lutte contre les monopoles, ce paquet "constitue une reconnaissance bienvenue, quoique tardive, du fait que la dépendance vis-à-vis des entreprises technologiques américaines n’est pas seulement un problème économique : il s’agit d’une menace directe pour l’indépendance, la résilience et la sécurité du continent", rapporte le journal britannique.
La proposition de l'exécutif européen veut notamment permettre de "réserver certains contrats aux groupes européens. Une manière, sans le dire frontalement, d’effacer autant que possible Microsoft ou Amazon des administrations du Vieux Continent", souligne Libération. La proposition est notamment défendue par Paris. "Comme en matière de politique industrielle ou de défense, la France s’est fait l’avocat le plus ardent de l’idée consistant à diriger prioritairement les dépenses européennes et la commande publique des 27 vers des fournisseurs européens" [La Croix].
Mardi 16 juin, le gouvernement français est passé à l'acte en faisant une "annonce hautement symbolique", relève France Inter. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a indiqué que le contrat liant les services de renseignement français, la DGSI, "à la société américaine Palantir serait rompu et attribué à une startup française, Chapsvision", poursuit la radio. Un peu plus tôt, c'est l'Allemagne qui avait également "choisi [l'entreprise française] pour éviter […} Palantir dans l’analyse de données de ses services secrets", complète France Culture.
Pour France Inter, l'entreprise américaine, dont "[le] fondateur, Peter Thiel, est un libertarien qui soutient Donald Trump depuis la première heure", "fait les frais de la quête de souveraineté numérique française".
Ces récents épisodes ne manqueront pas d'alimenter les discussions du déjeuner de travail à Évian. Pour Blick, il ne fait aucun doute que "ce déjeuner au sommet du G7 aura bel et bien l’allure d’un duel entre les quatre pays européens (Italie, France, Royaume-Uni, Allemagne, plus l’Union européenne) et les États-Unis". Le journal suisse estime en effet que "cette guerre numérique est celle que Trump, enlisé dans le conflit au Moyen-Orient, ne peut pas perdre".
Libération confirme en écrivant que "ce déjeuner sera un sacré billard à trois bandes, avec le duel global entre l’UE et les États-Unis, la bataille commerciale relancée par Trump contre la France et la présence dans une même pièce du président américain et du patron d’Anthropic".
Côté français et européen, "c’est aussi l’occasion de dire à tous ces grands patrons de l’IA et de la tech que ce côté de l’Atlantique veut de la régulation dans cette révolution qui s’empare de pans entiers de la société, de la vie privée jusqu’aux entreprises les plus sensibles" [Libération].
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