17.03.2026 à 12:41

"Les Européens refusent d'être entraînés par Donald Trump dans sa guerre contre l'Iran", titre Le Monde. C'est en substance le message adressé par les ministres européens de l'Énergie et des Affaires étrangères à Bruxelles, lundi 16 mars. "Les pays européens ont exclu l'envoi de navires de guerre dans le détroit d'Ormuz, malgré les menaces de […]
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"Les Européens refusent d'être entraînés par Donald Trump dans sa guerre contre l'Iran", titre Le Monde. C'est en substance le message adressé par les ministres européens de l'Énergie et des Affaires étrangères à Bruxelles, lundi 16 mars. "Les pays européens ont exclu l'envoi de navires de guerre dans le détroit d'Ormuz, malgré les menaces de Donald Trump", note The Guardian.
Fermant le golfe Persique, cette voie maritime stratégique est désormais exposée aux tirs iraniens, "en représailles aux frappes menées par Israël et les États-Unis depuis le 28 février", rappelle Ouest-France. "Environ 20 % du trafic maritime mondial d'hydrocarbures transitaient [jusque-là] par ce passage, et sa fermeture a fait grimper les prix du pétrole et du gaz depuis le début du conflit".
Lundi, "Donald Trump avait appelé les autres pays à intervenir dans le conflit en envoyant des navires dans le détroit afin de protéger les navires marchands et de débloquer les livraisons de pétrole", retrace The Guardian. "Il est tout à fait normal que les pays qui tirent profit de ce détroit contribuent à faire en sorte qu'aucun incident ne s'y produise", affirmait dimanche le président américain, qui avait promis "des conséquences très néfastes pour l'avenir de l'Otan" en cas de réponse négative ou d'absence de réponse [Le Monde].
C'est pourtant la voie choisie hier par les Vingt-Sept. "Il n'y a pas d'appétit" pour une intervention, a résumé,"par un bel euphémisme", la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas, qui préside le Conseil des Affaires étrangères [France info]. "Le vice-Premier ministre luxembourgeois, Xavier Bettel, est allé encore plus loin, soulignant que son pays ne céderait pas au 'chantage' de Washington. 'Ne nous demandez pas ' d'envoyer des troupes", a-t-il déclaré aux journalistes [Politico].
L'une des principales interrogations porte sur la finalité de l'intervention américano-israélienne, y compris chez les États membres traditionnellement proches de Washington. En marge de la réunion à Bruxelles, le ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul, a déclaré que les États-Unis et Israël devaient préciser "à quel moment ils considèrent que les objectifs militaires de leur déploiement ont été atteints. Nous avons besoin de plus de clarté sur ce point'" [AP News]. "Quel sera le plan ?" s'interroge également son homologue estonien Margus Tsahkna.
Les Européens souhaitent avant tout éviter de mettre les pieds dans une zone extrêmement dangereuse. "La crainte d'empirer la situation et de provoquer une escalade guerrière paralyse les débats", confirme Le Temps. "Aujourd'hui, la menace des drones et des missiles reste trop forte. Longer les côtes iraniennes et parcourir les centaines de kilomètres séparant le détroit de la pointe nord du Golfe persique, c'est devenir la cible d'un stand de tir au pigeon", compare France info. La chaîne rappelle également qu'Emmanuel Macron "a en plus été refroidi par la mort d'un soldat victime d'un tir de drone en Irak vendredi 13 mars".
L'Union européenne dispose pourtant de moyens dans la région. "Dans l'immédiat, Kaja Kallas a […] suggéré de renforcer la mission maritime européenne 'Aspides', présente dans la mer Rouge pour protéger la circulation des cargos face aux menaces des rebelles houthistes au large du Yémen", relève Le Monde. Selon la cheffe de la diplomatie européenne, les ministres présents à Bruxelles lundi souhaitent bien "renforcer cette opération (Aspides), mais pour l'instant, personne ne semblait disposé à modifier le mandat" pour qu'elle puisse être opérationnelle également dans le golfe Persique [Ouest-France].
Autre option évoquée le 9 mars dernier par Emmanuel Macron lors de son déplacement à Chypre : "une coalition ad hoc de pays volontaires pour mener une mission 'purement défensive' afin de rouvrir le détroit d'Ormuz et d'escorter les navires 'après la sortie de la phase la plus chaude du conflit' au Moyen-Orient" [Le Monde].
En vue de cette éventuelle mission, "la France a indiqué qu'elle collaborait avec plusieurs pays", évoquant notamment "des partenaires en Europe, en Inde et en Asie", souligne AP News. Tout en insistant sur le fait que cette intervention ne "pourrait avoir lieu que lorsque 'les circonstances le permettront', c'est-à-dire lorsque les combats se seront apaisés".
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16.03.2026 à 13:24

S’exprimant samedi devant un groupe de journalistes, le président ukrainien Volodymyr Zelensky "a accusé ses alliés européens de faire du chantage en pressant Kiev de réparer l’oléoduc Droujba qui transporte du pétrole russe" [Sud Ouest]. "L’oléoduc, endommagé selon Kiev par une frappe russe en janvier sur l’ouest de l’Ukraine, est depuis au cœur d’une dispute […]
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S’exprimant samedi devant un groupe de journalistes, le président ukrainien Volodymyr Zelensky "a accusé ses alliés européens de faire du chantage en pressant Kiev de réparer l’oléoduc Droujba qui transporte du pétrole russe" [Sud Ouest]. "L’oléoduc, endommagé selon Kiev par une frappe russe en janvier sur l’ouest de l’Ukraine, est depuis au cœur d’une dispute entre ce pays et la Hongrie voisine", explique le quotidien régional.
"'Ils me forcent à rétablir le Droujba' en liant ce dossier à un prêt européen de 90 milliards d'euros bloqué par Budapest et qui sert notamment à acheter des armes pour l’Ukraine", a déclaré Volodymyr Zelensky "dont les propos étaient sous embargo jusqu’à dimanche", rapporte 20 Minutes dans son Récap du week-end. "J’ai dit à nos amis en Europe que cela s’appelle du chantage", a-t-il lancé [Le Soir].
Faute d’accord européen sur l'utilisation des avoirs russes gelés, les dirigeants européens avaient décidé en décembre dernier l'octroi d'un prêt de 90 milliards d'euros à l'Ukraine. Mais la Commission européenne se heurte désormais aux vétos hongrois et slovaque en raison de la suspension des livraisons de pétrole via l'oléoduc Droujba. Les ministres des Affaires étrangères des Vingt-Sept qui se réunissent ce jour "espèrent qu'un accord pourra être conclu avant le sommet du Conseil européen" jeudi et vendredi [Politico].
Le président ukrainien a également formulé d'autres critiques, cette fois à l'encontre des États-Unis. "En quoi cela est-il différent de la levée des sanctions contre les Russes?" s'est interrogé Volodymyr Zelensky, comme le relaie Courrier International, "en référence à la décision américaine d'assouplir les sanctions sur les ventes de pétrole russe en raison de la crise pétrolière déclenchée par la guerre en Iran".
Selon le président ukrainien, "le dossier a également été soulevé par Emmanuel Macron lors de son voyage à Paris vendredi [13 mars]" [Courrier International]. "Si l'on me pose comme condition que l'Ukraine ne recevra pas d'armes, alors, excusez-moi, je suis impuissant… Je ne peux pas laisser l'armée sans armes", s'est-il insurgé.
"L'Ukraine affirme que les réparations de l'oléoduc pourraient prendre jusqu'à six semaines, ce qui met en colère la Hongrie et la Slovaquie, qui en dépendent pour leurs besoins énergétiques", rapporte BFM TV qui note que "la Commission européenne a proposé d'envoyer une mission pour l'inspecter".
"L'inspection pourrait inclure des représentants des services de l'énergie de la Commission, des États membres, de l'Ukraine et du secteur privé. Il n'est pas certain que le président ukrainien Volodymyr Zelensky l'approuvera", indique Euronews.
Le chef d'État ukrainien a par ailleurs "accusé le gouvernement actuel de Viktor Orbán, l’un des rares dirigeants européens proches du Kremlin de 'diffuser un sentiment antiukrainien' dans son pays", et a également affirmé que "des conseillers en communication russes se trouvaient en Hongrie pour aider ce dernier dans sa campagne électorale pour les législatives d’avril", relate Sud Ouest.
"L’Ukraine est toutefois prête à travailler avec tout dirigeant hongrois qui 'n’est pas un allié' de Vladimir Poutine, a déclaré Volodymyr Zelensky à quelques semaines d’élections législatives en Hongrie qui pourraient entraîner un changement de gouvernement" [La Croix].
Le même jour de la dénonciation du "chantage" européen par Volodymyr Zelensky, le Premier ministre belge Bart de Wever a affirmé dans un entretien avec le journal L'Écho que "l'Union européenne n'est actuellement pas en mesure de faire plier la Russie dans sa guerre contre l'Ukraine et [qu'] elle devrait bénéficier d'un mandat de ses pays membres pour négocier avec Moscou" [TFI Info].
Bart de Wever affirme également "qu'un règlement négocié [avec la Russie est] nécessaire pour rétablir l'accès à une énergie bon marché", selon Euronews. "La double stratégie de l'Europe, qui consiste à soutenir militairement l'Ukraine et à comprimer l'économie russe, est devenue intenable sans le soutien des États-Unis", a-t-il affirmé.
Ce à quoi a répondu, ce lundi, le commissaire européen à l’Énergie, Dan Jorgensen : "l’Union européenne n’importera plus une seule molécule d’énergie de Russie" [RTL info]. Kaja Kallas, cheffe de la diplomatie de l'UE, considère que "les Européens doivent d'abord s'entendre entre eux sur ce qu'ils attendent de la Russie, avant de parler à son président" [La Libre], mais "l'Union européenne reste divisée sur la question. Le président français Emmanuel Macron, la Première ministre italienne Giorgia Meloni et le Premier ministre hongrois Viktor Orbán ont appelé à des pourparlers directs avec Moscou, tandis que la Pologne et les trois États baltes s'y opposent fermement" [Euronews].
L’Ukraine pourra toutefois compter sur Paris, puisque Kiev devrait "recevoir cette année de France un nouveau système de défense SAMP/T et le testera contre des missiles balistiques russes comme 'alternative' au système américain Patriot", a annoncé Volodymyr Zelensky [BFM TV].
Côté alliés américains, "l’Ukraine ne veut pas perdre le soutien [des Etats-Unis] en raison de la crise au Moyen-Orient", a déclaré le président ukrainien, cité par la RTBF. Alors que des représentants américains ont demandé "de l'aide de Kiev pour contrer les attaques de drones iraniens dans les pays du Golfe, selon Volodymyr Zelensky", Kiev a envoyé la semaine dernière "ses spécialistes au Qatar, aux Émirats arabes unis, en Arabie saoudite et en Jordanie pour partager leur expertise de lutte contre les drones iraniens Shahed, que la Russie utilise contre Kiev depuis plusieurs années" [BFM TV]. "'Nous démontrons notre volonté d'aider les États-Unis et leurs alliés au Moyen-Orient' en leur offrant l'expertise ukrainienne en drones", a-t-il déclaré [Courrier International].
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13.03.2026 à 12:08

"Élections locales d'importance nationale", titre Die RheinPflaz. "Un test pour la course présidentielle de 2027", avance de son côté le site web d'actualité italien Notizie Tiscali. Dimanche 15 mars, le premier tour des élections municipales se déroulera en France "dans environ 35 000 communes" [IL Post]. "Les urnes devraient fournir l'indication la plus claire à […]
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"Élections locales d'importance nationale", titre Die RheinPflaz. "Un test pour la course présidentielle de 2027", avance de son côté le site web d'actualité italien Notizie Tiscali. Dimanche 15 mars, le premier tour des élections municipales se déroulera en France "dans environ 35 000 communes" [IL Post]. "Les urnes devraient fournir l'indication la plus claire à ce jour du climat politique à l'approche de l'élection présidentielle", note The Guardian.
"Les élections municipales françaises […] auront certes une portée locale, mais leurs implications sont indéniablement nationales - et européennes", estime Politico. "Un bon résultat pour le Rassemblement national (RN) de Marine Le Pen serait un atout pour la droite nationaliste, alors même qu'elle attend une décision de justice sur sa capacité à se présenter à la présidence de l'État en 2027”, rappelle la BBC.
"La vie politique en France, comme dans une grande partie de l'Europe, est devenue de plus en plus polarisée, et les partis traditionnels ont plus de mal à remporter les élections sans le soutien tacite des formations situées aux extrêmes", poursuit le radiodiffuseur public britannique.
"Les résultats des partis aux prochaines élections locales seront assurément suivis de près", considère Die Zeit, notamment car les résultats sont difficiles à prévoir. "Toute liste de candidats qui obtient 10 % ou plus au premier tour accède au second tour. De plus, les listes obtenant au moins 5 % des voix peuvent fusionner avec des listes plus importantes", détaille The Guardian. Ce système favorise "ainsi les alliances électorales visant à soutenir ou à nuire à certains partis et rendant le second tour extrêmement imprévisible".
Un des scénarios envisagés est une percée de l'extrême droite dans plusieurs municipalités. "Le Rassemblement National demeure faible au niveau local. Il ne gouverne actuellement qu'une quinzaine de communes, dont une seule grande ville : Perpignan", rappelle Il Post. Mais pour ce nouveau scrutin, le RN "semble être [la formation politique] la plus combative", selon Notizie Tiscali.
"Nice, Marseille et Toulon sont trois villes à surveiller pour évaluer si le RN parviendra à transformer son élan national en un véritable pouvoir local", explique Il Post. "À Nice, une lutte fratricide à droite oppose le président sortant Christian Estrosi, du parti Horizons, à Éric Ciotti, dont le petit parti UDR est allié au RN", assure la BBC.
Le résultat sorti des urnes donnera une idée des potentiels candidats à la prochaine élection présidentielle selon les médias étrangers. "Une élection à suivre de près est celle du Havre, ville portuaire où le résultat pourrait s'avérer crucial pour l'élection présidentielle de 2027", écrit The Guardian. "Le maire sortant et ancien Premier ministre, Édouard Philippe, demeure l'une des figures politiques les plus crédibles et capables de rivaliser avec l'extrême droite l'année prochaine", poursuit Politico.
"Une défaite au Havre, cependant, anéantirait les chances présidentielles de Philippe avant même qu'elles ne se concrétisent", ajoute le média. "L'ancien Premier ministre d'Emmanuel Macron a déjà prévenu que s'il n'était pas reconduit dans ses fonctions, il n'aurait pas le courage de se présenter à l'Élysée" [Notizie Tiscali]. "Preuve en est que nombre de personnalités politiques de renommée nationale possèdent au moins un fief en province, auquel ils doivent souvent leur propre carrière, voire, dans certains cas, leur ascension politique", ajoute le quotidien italien.
Néanmoins, les municipales se distinguent des autres élections, analyse la presse étrangère. "Même lorsque des candidats dans les grandes villes se présentent sous l'étiquette d'un parti national, ce qui compte, ce sont les personnes, leur notoriété et le lien qu'elles ont tissé avec leurs communautés locales", juge le média franco-italo-suisse Nos Alpes. "Les maires sont considérés par les Français comme des personnalités politiques parmi les plus importantes, car ils sont au plus près de leur quotidien", estime Notizie Tiscali.
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12.03.2026 à 13:11

Washington a annoncé, ce mercredi "lancer une série d’enquêtes destinées à documenter des préjudices économiques subis par les Etats-Unis, première étape pour imposer de nouveaux droits de douane après ceux annulés par la Cour suprême" le 20 février [Le Monde]. Les premières concernent "16 partenaires économiques", notent Les Échos. Il s'agit pour l'administration américaine "de faire […]
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Washington a annoncé, ce mercredi "lancer une série d’enquêtes destinées à documenter des préjudices économiques subis par les Etats-Unis, première étape pour imposer de nouveaux droits de douane après ceux annulés par la Cour suprême" le 20 février [Le Monde].
Les premières concernent "16 partenaires économiques", notent Les Échos. Il s'agit pour l'administration américaine "de faire la chasse aux subventions, aux politiques industrielles, aux barrières à l'accès au marché mises en place ou aux normes relatives au travail ou à l'environnement qui permettent à certains pays de réduire leurs coûts de production".
Parmi les cibles figure l'Union européenne. Les Vingt-Sept sont accusés par le représentant au Commerce américain Jamieson Greer d'avoir respecté "environ zéro pour cent" de l'accord commercial bilatéral de Turnberry, conclu en juillet dernier [Deutsche Welle]. "Les excédents commerciaux de l'Allemagne et de l'Irlande avec les États-Unis" sont pour lui "une preuve de la capacité excédentaire de l'UE".
Lors d’un point presse téléphonique, ce dernier a également cité "la Chine […], le Japon, l’Inde ou le Mexique" parmi les pays visés [Le Figaro]. La Suisse en fait également partie, note Le Temps. À l'inverse, "le Canada, deuxième partenaire commercial des États-Unis et à l'égard duquel Donald Trump a pourtant toujours des griefs", semble épargné par cette première série, constatent Les Échos.
D'autres enquêtes "porteront sur les pays soupçonnés de recourir au travail forcé dans la fabrication de biens envoyés aux États-Unis", poursuit Le Parisien. "Elles devraient débuter jeudi et pourraient entraîner, une fois [bouclées], l'interdiction d’importer les produits concernés".
"Les États-Unis, notamment durant le mandat de Joe Biden, avaient déjà pris une série de mesures visant les produits chinois issus du travail forcé des Ouïghours", rappelle La Tribune. Mais "il ne s’agit pas de cibler des conditions locales dans un pays en particulier" cette fois, a insisté Jamieson Greer : "nous pensons que l’enquête va concerner une soixantaine de pays".
Pour Les Échos, "le but de l'administration américaine est relativement clair : préparer l''après' du camouflet imposé par la Cour suprême américaine". Le 20 février, celle-ci avait invalidé de nombreux tarifs douaniers imposés aux partenaires des États-Unis dont l'Union européenne, arguant que Donald Trump "avait dépassé son autorité" [Deutsche Welle].
Le président américain s'était ensuite empressé d'imposer un nouveau "tarif mondial" de 10 % mais que le droit limite à "150 jours", soit jusqu'au 24 juillet prochain. [CNBC]. C'est donc pour trouver une solution avant cette échéance que l'administration fédérale redouble d'efforts.
Les anciennes taxes avaient "généré 166 milliards de dollars de revenus pour l’État fédéral, qui pourraient désormais" devoir être remboursés auprès des entités concernées [Le Temps]. Et l'administration Trump "a clairement indiqué qu'elle cherchait à remplacer [ces] milliards de dollars de revenus perdus […] en utilisant différentes lois pour établir de nouveaux tarifs douaniers", note The Guardian.
En outre, si Jamieson Greer argue qu'il s'agit "de protéger les emplois américains" [The Guardian], cette nouvelle série "pourrait s'inscrire dans le contexte d'une guerre en Iran et d'élections de mi-mandat [prévues en novembre] au cours desquelles les démocrates [soulignent] que le public a droit à des remboursements".
"Ces enquêtes, prévues dans le cadre d’une loi sur le commerce datant de 1974, doivent s’étaler sur plusieurs mois et débuter par l’ouverture d’un appel à commentaires de la part des parties prenantes, avant que des auditions publiques ne soient menées" [Le Figaro].
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11.03.2026 à 12:57

"Le 5 mars, la police hongroise contrôlait deux véhicules d’un convoi blindé en transit entre l’Autriche et l’Ukraine, transportant sept Ukrainiens. Elle confisquait les fonds que ceux-ci convoyaient, à savoir : 40 millions de dollars en espèces, 35 millions d’euros en espèces et environ 9 kg d’or", résume l'Indépendant. Cette nouvelle crise diplomatique entre les deux pays survient peu de temps après […]
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"Le 5 mars, la police hongroise contrôlait deux véhicules d’un convoi blindé en transit entre l’Autriche et l’Ukraine, transportant sept Ukrainiens. Elle confisquait les fonds que ceux-ci convoyaient, à savoir : 40 millions de dollars en espèces, 35 millions d’euros en espèces et environ 9 kg d’or", résume l'Indépendant.
Cette nouvelle crise diplomatique entre les deux pays survient peu de temps après le refus du Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, de soutenir le prêt européen de 90 milliards d'euros à destination de l'Ukraine, "en raison de différends concernant l'oléoduc Droujba, qui a interrompu les livraisons de pétrole russe en janvier" [Euronews].
Le 6 mars, le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andrii Sybiha, avait affirmé que les autorités hongroises avaient "pris en otage sept citoyens ukrainiens", rapporte l'agence de presse ukrainienne Ukrinform.
Le ministre hongrois des Affaires étrangères, Péter Szijjártó, a justifié cette mesure en affirmant "que les fonds pourraient être liés à des activités criminelles" [L'Indépendant].
Si les sept employés de banque "qui avaient été arrêtés par les autorités hongroises ont été libérés", affirme Libération, les tensions persistent au sujet des fonds confisqués par les autorités hongroises. "La banque ukrainienne Oschadbank réclame le remboursement des fonds saisis par la Hongrie", confirme Euronews. De son côté, Viktor Orbán "a ordonné au gouvernement de conserver l'argent et l'or saisis […] pendant une période pouvant aller jusqu'à 60 jours".
"Cet épisode marque une nouvelle escalade dans les relations déjà tendues entre les deux pays" [Euronews].
Les tensions entre la Hongrie et l'Ukraine portent aussi sur l'ambition ukrainienne de rejoindre l'Union européenne. Bien que sa candidature ait progressé, l'adhésion de Kiev est mise à mal par l'opposition hongroise.
Ce mardi 10 mars, "[l'Assemblée nationale de Hongrie] a adopté […] une résolution rejetant l'adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne", note The Budapest Times. Cette résolution a été approuvée "par 142 voix pour, 28 contre et quatre abstentions".
Dans un message publié sur Facebook en réaction à cette décision, l'ambassade ukrainienne en Hongrie a affirmé qu'aucune "de ces étapes n'est une surprise pour la partie ukrainienne : de telles positions honteuses des autorités hongroises sont connues depuis longtemps".
Le Parlement hongrois a par ailleurs rejeté l'idée d'un "soutien financier et militaire supplémentaire à la guerre", approuvant ainsi la décision du gouvernement de ne pas soutenir le prêt européen de 90 milliards [The Budapest Times].
La Hongrie peut en principe bloquer la livraison de ce prêt, qui requiert l'approbation de tous les pays membres de l'Union européenne. Néanmoins, le commissaire européen à l'Économie, Valdis Dombrovskis a affirmé à Politico : "nous allons livrer ce prêt d'une manière ou d'une autre".
Le Premier ministre slovaque Robert Fico a déclaré "qu'il allait prendre le relais de la Hongrie pour bloquer le prêt de l'UE à l'Ukraine si le Fidesz ne l'emportait pas le 12 avril prochain lors des élections générales en Hongrie", souligne Euronews.
Selon le média slovaque STVR, à l'instar de la Hongrie, Robert Fico utilise ce prêt comme "un moyen de pression pour rétablir les livraisons de pétrole" russe via l'oléoduc Droujba passant par l'Ukraine.
Après une rencontre ce mardi 10 mars, le dirigeant slovaque a "déclaré être parvenu à un accord avec […] Ursula von der Leyen, sur la nécessité de restaurer l'oléoduc" [Euronews].
"Les dirigeants de l'UE se réuniront pour un sommet à Bruxelles la semaine prochaine, dans l'espoir de convaincre le Premier ministre hongrois Viktor Orbán et son homologue slovaque Robert Fico de s'en tenir à leur promesse [initiale] d'approuver le prêt", rappelle Politico.
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10.03.2026 à 12:24

"La pièce manquante du laborieux Pacte migratoire européen vient enfin de trouver sa place, mais au prix d’une rupture politique et institutionnelle majeure", avance Le Point. Lundi 9 mars, les eurodéputés de la commission des Libertés civiles ont approuvé le règlement "retour" (41 voix pour, 32 contre, 1 abstention), qui encadre les expulsions des personnes en […]
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"La pièce manquante du laborieux Pacte migratoire européen vient enfin de trouver sa place, mais au prix d’une rupture politique et institutionnelle majeure", avance Le Point. Lundi 9 mars, les eurodéputés de la commission des Libertés civiles ont approuvé le règlement "retour" (41 voix pour, 32 contre, 1 abstention), qui encadre les expulsions des personnes en séjour irrégulier.
Ce vote a été le théâtre d'un retournement de situation, qualifié de "putsch" par Mediapart. Le site explique que le "texte initial, porté par le rapporteur libéral Malik Azmani", a été écarté au profit d'un compromis de dernière minute, "présenté par la droite et François-Xavier Bellamy avant d’être adopté avec le soutien de l’extrême droite".
Cet épisode "marque un tournant profond à Bruxelles", juge Le Point. "Pour faire passer ce texte stratégique, le Parti populaire européen (PPE, droite conservatrice) a assumé de s’allier avec l’ensemble des droites souverainistes et nationalistes, calquant ainsi la position du Parlement sur la ligne de grande fermeté déjà adoptée par le Conseil des États membres".
Pour Mediapart, "la fusion des droites européennes a connu un sacré coup d’accélérateur" avec le vote d'hier. Le constat est similaire pour le média suisse Blick, qui estime que "le centre de gravité politique de l'Union a glissé à droite, poussant ses dirigeants à serrer la vis sur l'immigration".
Le texte validé hier doit encore être adopté par l'ensemble des eurodéputés en séance plénière, avant de faire l'objet de négociations avec les États membres.
"Un net durcissement de la politique migratoire de l’Union européenne (UE) et la possibilité d’envoyer les migrants vers des 'plateformes de retour', des centres de rétention situés dans des pays hors de l’UE. Telle est la teneur du texte validé lundi 9 mars par les eurodéputés", résume Le Monde.
Le chiffre avancé par les défenseurs du règlement "est connu", affirme Le Point : "actuellement, sur l’ensemble des décisions de retour (les obligations de quitter le territoire) émises en Europe, seules 20 % sont effectivement mises en œuvre, un taux qui stagne depuis des années et plonge à 9,6 % pour la France".
Pour tenter d'y remédier, "le règlement 'retour' a été proposé par la Commission européenne en mars 2025 et approuvé par les États membres en décembre dernier", retrace Euronews. Le texte doit permettre "aux pays de l'UE de renvoyer les migrants en situation irrégulière vers des pays tiers sans lien avec leur pays d'origine, à condition qu'ils aient conclu des accords bilatéraux avec un État hors-UE pour construire sur son territoire des centres de détention", complète la chaîne de télévision.
Le dispositif doit aussi "faire sauter plusieurs verrous procéduraux. Fini, par exemple, l’effet suspensif automatique et généralisé pour tous les recours, une mesure qui permettait souvent de multiplier les procédures afin de gagner du temps et d'empêcher les expulsions" [Le Point]. De plus, "si les personnes refusent de quitter le territoire européen, [elles] risquent d’être détenues dans des centres de rétention, et ce, jusqu’à vingt-quatre mois", complète Le Monde.
"Après des mois de négociations, ce vote va nous permettre de reprendre le contrôle sur la politique migratoire, afin de faire en sorte que ceux qui sont irrégulièrement sur le sol de nos pays soient enfin reconduits", s'est rapidement réjoui François-Xavier Bellamy [Le Monde].
Les "centres de retours" souhaités par plusieurs États membres ont "vocation à dissuader les migrants de refuser tout retour dans leur pays d'origine", complète le journal du soir. "Un noyau de cinq pays [Allemagne, Autriche, Danemark, Grèce et Pays-Bas, ndlr] a lancé ces discussions sur les retours. Nous sommes encore dans une phase exploratoire, qui implique des discussions avec des pays hors d’Europe", confirme Bart van den Brink, le vice-Premier ministre néerlandais, cité par Le Monde. "Alors que l’Italie dispose déjà de centres installés en Albanie, où 90 personnes attendent leur sort, d’autres pays réfléchissent à l’établissement de tels centres, à l’image de la Finlande ou de la Suède, au grand dam des ONG".
"Pas de dignité humaine, pas de liberté, pas d'égalité, pas d'état de droit pour les personnes envoyées dans des centres de retour. Juste un avenir incertain dans un pays inconnu", s'alarme pour sa part l'eurodéputée socialiste Murielle Laurent, relayée par Blick.
Enfin, une autre disposition inquiète les pourfendeurs du texte approuvé hier. Elle permettrait "aux autorités de fouiller le lieu de résidence ou 'd'autres lieux pertinents' où pourrait se trouver un ressortissant d'un pays tiers faisant l'objet d'une mesure d'éloignement" [Euronews]. Le Parlement européen rappelle néanmoins que la proposition initiale prévoyait l'obligation pour les États membres de procéder à de telles recherches.
Pour Sarah Chander, directrice de l'organisation Equinox Initiative for Racial Justice, interrogée par Le Monde, "l’ironie de la situation actuelle est que l’Union européenne met discrètement en place un cadre d’expulsion similaire à celui de l’ICE", le service américain de l'immigration et des douanes.
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09.03.2026 à 13:42

"Emmanuel Macron se rend au chevet de Chypre, alors que la petite île de la Méditerranée […] a été la cible de tirs de missiles et de drones depuis le déclenchement de la guerre en Iran", annonce Le Huffington Post. Ce lundi 9 mars, le chef de l'État "rencontrera à Paphos le président chypriote Níkos […]
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"Emmanuel Macron se rend au chevet de Chypre, alors que la petite île de la Méditerranée […] a été la cible de tirs de missiles et de drones depuis le déclenchement de la guerre en Iran", annonce Le Huffington Post.
Ce lundi 9 mars, le chef de l'État "rencontrera à Paphos le président chypriote Níkos Christodoulídis ainsi que le Premier ministre grec Kyriákos Mitsotákis", explique France info qui rappelle que l'île est située à 200 km des côtes du Liban. L’objectif de ce déplacement : "témoigner la solidarité de la France vis-à-vis de Chypre" et "renforcer la sécurité autour de Chypre et en Méditerranée orientale", explique Ouest-France, qui précise qu'"une prise de parole conjointe est prévue à 13h50".
"Chypre et la France sont liées par un partenariat stratégique solide et durable. En ces temps de crise, ce partenariat se reflète concrètement dans une coopération étroite et une solidarité active", a déclaré le président chypriote sur les réseaux sociaux en amont de la rencontre [Cyprus Mail].
Dans la nuit du dimanche 1er au lundi 2 mars, "la piste de la base britannique d'Akrotiri [avait] notamment été touchée par une frappe de drone", rappelle BFM TV. "Quelques heures plus tôt, Londres avait annoncé autoriser Washington à utiliser certaines de ses infrastructures militaires dans sa campagne contre l'Iran. Deux autres drones se dirigeant vers la base [la plus grande de la Royal Air Force, l'aviation britannique, hors du Royaume-Uni,] ont également été interceptés un peu plus tard le même jour" [France info]. Enfin, "mercredi [4 mars], la Turquie a intercepté un missile balistique tiré depuis l’Iran et se dirigeant vers son espace aérien. Mais la cible était vraisemblablement une base militaire de Chypre", a précisé un responsable turc, cité par BFM TV.
"Au cours de ce bref déplacement, les dirigeants chypriote, grec et français vont pouvoir 'évaluer la coordination de haut niveau entre les trois pays'", a souligné le porte-parole du gouvernement chypriote Konstantinos Letymbiotis [Le Figaro].
"Il s'agira de renforcer avec nos partenaires européens la sécurité autour de Chypre et en Méditerranée orientale, en vue de contribuer à la désescalade dans la région", a déclaré de son côté la présidence française [L'Orient-Le Jour]. "La frégate française Languedoc est ainsi arrivée à Chypre" la semaine dernière [BFM TV], tandis que des "moyens antiaériens" français ont également été envoyés "au large de Chypre" [Le Huffington Post].
Au-delà du seul cas de l'île, la France "a dépêché dans la région d’importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle et un porte-hélicoptères", informe Le Parisien. Paris insiste cependant "sur [la] posture 'strictement défensive' [de la France] depuis le déclenchement le 28 février de la guerre par Israël et les États-Unis contre l’Iran".
Cette visite à Chypre "permettra également au chef de l'État de souligner l'importance de garantir la liberté de navigation et la sécurité maritime de la mer Rouge au détroit d'Ormuz, notamment grâce à l'opération maritime Aspides de l'Union européenne", a précisé l’Élysée [L'Orient-Le Jour]. "Un point névralgique, que l’Iran a décidé de bloquer afin d’empêcher l’approvisionnement mondial en hydrocarbures, en réponse à l’offensive menée par les États-Unis et Israël", note Le Huffington Post. "Ces perturbations ont de fortes conséquences sur le marché mondial, et affectent tous les pays sans distinction", observe le média.
La présidence française a ajouté que ce déplacement "sera aussi l’occasion de coordonner [les] efforts pour assurer la sécurité des ressortissants européens dans la région et accompagner les opérations de rapatriement", relate Le Parisien. Le quotidien indique que "près de 400 000 Français résident ou sont actuellement de passage dans la douzaine de pays affectés par l’extension du conflit à la région du Golfe et au Liban", selon le ministère des Affaires étrangères.
Plusieurs autres pays européens "se sont engagés à fournir une aide militaire à Chypre", résume France info. "La Première ministre italienne Giorgia Meloni a annoncé ce samedi l'envoi de la frégate Federico Martinengo pour protéger l'île" [BFM TV]. De même que "l'Espagne [qui a aussi déclaré jeudi envoyer une] frégate pour des missions de 'protection'".
"Deux frégates et des avions F-16 grecs [ont également été mobilisé] à Chypre" [France info]. "La Turquie voisine a, elle, déployé [ce lundi] six avions de chasse F-16 à Chypre-nord 'pour renforcer la sécurité' de cette partie de l'île, qui abrite une république séparatiste reconnue seulement par Ankara. La République turque de Chypre du Nord occupe moins d'un tiers de l'île méditerranéenne".
Emmanuel Macron s'est par ailleurs "entretenu avec la plupart des dirigeants concernés par la guerre : ceux du Qatar, d’Égypte, du Koweït, de l’Azerbaïdjan, des États-Unis et d'Iran rien que sur la journée de dimanche", relate RFI.
Le président français est le "premier dirigeant occidental à avoir échangé avec le président iranien depuis le déclenchement de l'offensive israélo-américaine en Iran[…] et la riposte iranienne dans toute la région", relève France 24. "J'ai souligné la nécessité que l'Iran cesse immédiatement ses frappes contre les pays de la région", a-t-il insisté sur X [France info]. "Aucune précision n'a [en revanche] été donnée dans l'immédiat sur la nature des échanges avec le président américain", note toutefois le média.
Le chef de l'État "a évoqué avec cheikh Tamim ben Hamad al-Thani [l'émir du Qatar] le soutien militaire défensif, en particulier dans le domaine aérien, que la France déploie actuellement dans la région au profit du Qatar" au travers de ses bases dans plusieurs pays de la zone [L'Orient-Le Jour].
Avec le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, il "a convenu 'de l'importance de sécuriser au plus vite le transport maritime en Mer Rouge', zone clé du commerce mondial, 'notamment pour les ressources énergétiques'" [L'Orient-Le Jour].
A noter enfin, côté chypriote, qu'outre la position géographiquement stratégique de l'île, le pays "assure la présidence tournante de l’Union européenne depuis le début de l’année. Jusqu’au mois de juin, elle est donc au cœur du réacteur et joue un rôle majeur dans les relations diplomatiques", rappelle Le Huffington Post. "Problème : la guerre paralyse l’espace aérien de l’État insulaire, l’obligeant à reporter la plupart des réunions ou à les organiser en distanciel. Tout le programme des prochaines semaines a ainsi dû être revu", souligne le média.
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06.03.2026 à 12:23

"La controverse plane sur les Jeux paralympiques d'hiver de Milan-Cortina", souligne France 24. Alors que la cérémonie d'ouverture se tiendra dans les arènes de Vérone en Italie, ce vendredi 6 mars, "certaines nations n'auront pas d'athlète physiquement présent lors du défilé des délégations dans ce lieu iconique", note France info. "Selon le Comité international, [plusieurs] […]
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"La controverse plane sur les Jeux paralympiques d'hiver de Milan-Cortina", souligne France 24. Alors que la cérémonie d'ouverture se tiendra dans les arènes de Vérone en Italie, ce vendredi 6 mars, "certaines nations n'auront pas d'athlète physiquement présent lors du défilé des délégations dans ce lieu iconique", note France info. "Selon le Comité international, [plusieurs] comités paralympiques boycotteront la cérémonie [dont] l’Ukraine, la République tchèque, la Lettonie, la Lituanie, l’Estonie, la Pologne et la Finlande" [Le Devoir].
"Principal problème, la réintégration des athlètes russes et biélorusses, qui pourront concourir sous leur drapeau respectif", explique La Marseillaise. La Russie avait déjà été sanctionnée en 2017 par le CIO après des révélations sur un système de dopage généralisé. "Depuis le début de la guerre en Ukraine, les sportifs de ces deux nations ont été exclus de toutes compétitions", retrace le quotidien. Les athlètes pouvaient toujours participer, mais devaient se présenter sous bannière neutre. "Le drapeau de la Russie n'a plus été hissé sur la scène paralympique depuis Sotchi en 2014 ; son hymne n'a plus retenti depuis Rio en 2016", rappelle L’Équipe.
La réintroduction des athlètes russes et biélorusses, qui n’avait pas eu lieu lors des Jeux olympiques de Milan-Cortina, fait polémique. "Nous avons été clairs : les États russe et biélorusse ne doivent pas être représentés dans le sport international tant que l'invasion barbare et à grande échelle de l'Ukraine se poursuit", précise The Guardian, se faisant l'écho du gouvernement britannique. La ministre des Sports, Stephanie Peacock, se rendra tout de même sur place pendant les épreuves "uniquement pour soutenir [les] athlètes paralympiques britanniques qui sont une véritable source d’inspiration".
Le gouvernement français a fait le même arbitrage et n’enverra pas de représentant de son gouvernement à la cérémonie prévue ce jour. "C’est une décision que nous avons mûrement réfléchie, qui se veut respectueuse des institutions sportives, de l’IPC (le Comité Paralympique International, ndlr) et de la décision prise, mais c’est un désaccord que nous exprimons par rapport à la position qui a été arrêtée", écrit Le Devoir, citant la ministre française des Sports, Marina Ferrari. "Du côté de l’Union européenne, le commissaire européen à la Jeunesse et aux Sports, Glenn Micallef, a lui aussi renoncé à se rendre à Vérone", ajoute le média québecois.
Le président du CIP, Andrew Parsons, "s'est dit surpris par la réaction suscitée par la participation des athlètes russes et biélorusses", révèle France 24. "Cela m'a surpris car c'était une décision prise il y a quatre ou cinq mois", s’est-il justifié.
Par ailleurs, certaines délégations pourraient également manquer le début des Jeux en raison de la guerre en Iran, initiée par les frappes étasuniennes et israéliennes le 28 février. "Ces conflits ont entraîné des difficultés de déplacement pour certains pays se rendant en Italie, en raison de perturbations importantes du trafic aérien" [The Los Angeles Times]. "L'Iran devait envoyer un skieur à Milan-Cortina, mais sa participation n'était pas encore confirmée", ajoute le quotidien.
Par ailleurs, d’autres athlètes seront absents pour des raisons logistiques. "Pour relier Vérone aux autres sites paralympiques, il faut compter entre deux et trois heures de route par trajet, alors même que les épreuves commencent dès le lendemain dans tous les sports", détaille France info. Pour remplacer ces sportifs, "le CIP a déclaré que les nations avaient envoyé des vidéos de 12 secondes de leurs athlètes, qui seront ‘diffusées lors de la cérémonie d'ouverture’, mais a insisté sur le fait qu'’environ 60 % des comités nationaux paralympiques’ enverront au moins deux athlètes au défilé", explique France 24.
"Qu’il s’agisse de boycott ou d’abstention, la cérémonie d’ouverture sera marquée par le chaos", tacle Der Spiegel. Le président du CIP souhaite "recentrer l'attention sur un événement qui sera le plus important de l'histoire des Jeux paralympiques d'hiver, et sur son 50e anniversaire" [The Guardian]. "Les Jeux paralympiques sont le seul événement d'envergure mondiale qui place les personnes en situation de handicap au premier plan", insiste Andrew Parsons.
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05.03.2026 à 12:44

"Il est encore beaucoup trop tôt pour parler de crise économique, mais l’engrenage d’un choc énergétique se profile, avec le risque de provoquer des effets dits 'stagflationnistes' (une combinaison d’inflation et de stagnation économique)", note Le Monde. Depuis lundi 2 mars, "le prix du gaz en Europe a bondi de 50 %, le pétrole de 12 %, […]
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"Il est encore beaucoup trop tôt pour parler de crise économique, mais l’engrenage d’un choc énergétique se profile, avec le risque de provoquer des effets dits 'stagflationnistes' (une combinaison d’inflation et de stagnation économique)", note Le Monde.
Depuis lundi 2 mars, "le prix du gaz en Europe a bondi de 50 %, le pétrole de 12 %, la bourse parisienne a reculé de 4,7 %". France info ajoute que "les États doivent [désormais] payer plus cher pour emprunter sur les marchés".
Pour Euronews, ces tensions ravivent "un redoutable fantôme que l'Union européenne pensait avoir réussi à bannir pour de bon : la crise énergétique".
Depuis le début du conflit, le marché du gaz naturel liquéfié (GNL) est particulièrement affecté. Une exploitation qatarie "a été touchée par des drones iraniens et mise à l'arrêt ce 2 mars", rapporte France info.
Pour l'instant, l'Europe semble relativement protégée car elle "ne s'approvisionne qu'à hauteur d'environ 10 % en GNL auprès du Qatar", souligne le Financial Times. Mais Euronews alerte : si "la production du Qatar reste interrompue, des pays comme la Chine, la Corée du Sud, le Japon et l'Inde, principaux consommateurs de GNL qatari, n'auront d'autre choix que de se tourner vers les États-Unis à la recherche d'un substitut".
Or, depuis la guerre en Ukraine, "l'UE a diversifié ses approvisionnements et ne dépend plus du gaz russe, important plutôt des quantités beaucoup plus importantes de gaz américain", rappelle le Financial Times. "Une concurrence accrue pour le GNL produit aux États-Unis opposerait l'Europe à l'Asie dans une course effrénée et ferait grimper les prix à des niveaux imprévisibles", analyse Euronews.
"Les tensions sur les prix risquent de s’amplifier", écrit Le Figaro, et "'si le conflit se prolonge, le gaz européen pourrait monter à 150 euros par MWh dans six mois, envisage l’économiste et professeur à Sciences Po Thierry Bros". "Les dirigeants européens sont déjà en état d'alerte. Rob Jetten, le nouveau premier ministre des Pays-Bas, a déclaré que son gouvernement serait prêt à prendre des mesures supplémentaires 'si nécessaire"" [Euronews].
Ce qui apparait d'abord comme une crise énergétique concernant le gaz liquéfié semble glisser vers une problématique plus globale. En effet, "l'inflation pourrait augmenter considérablement et freiner la croissance économique, en particulier en Italie et en Allemagne, qui dépendent davantage des importations de GNL" [Financial Times].
Au Royaume-Uni, l'économie pourrait être particulièrement fragilisée par la guerre en Iran. "La chancelière de l’Échiquier voulait faire valoir des signes d'amélioration de la situation. Mais l'impact de la guerre en Iran gâche sa 'déclaration de printemps'", indiquent Les Échos.
"L'ampleur de l'impact et les implications pour l'inflation à moyen terme dépendent de l'étendue et de la durée du conflit", résume Philip Lane, économiste en chef de la Banque centrale européenne [BFM TV].
Le détroit d’Ormuz est au cœur des tensions. "Téhéran a assuré mercredi [4 mars] avoir le contrôle du détroit d’Ormuz, et [a] menacé de frapper tout navire empruntant cette voie maritime vitale", rapporte Le Figaro.
Ce détroit "représente 11 % du volume du commerce maritime mondial", rappellent Les Échos. Un blocage prolongé aura "de lourdes répercussions sur les échanges de biens et de produits, au-delà des seuls hydrocarbures".
Le Monde souligne que le golfe Persique "est aussi le point de jonction d’une route 'sea air', ou 'mer ciel', qui relie l’Asie à l’Europe, où les marchandises sont transférées à mi-chemin depuis des bateaux vers des avions".
Le secteur pétrolier est particulièrement exposé puisque ce point de passage "représente 34 % des exportations de pétrole par voie maritime" [Les Échos]. Une hausse généralisée des prix des produits pétroliers est donc à craindre.
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