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11.05.2026 à 12:03

Florian Chaaban
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"De Rome, à New York en passant par Londres, le constat [était] le même samedi 9 mai. La célèbre parade annuelle [organisée] à Moscou pour célébrer la victoire de l'URSS sur l'Allemagne nazie a été en demi-teinte cette année" [Courrier international]. "Un symptôme des difficultés actuelles auxquelles fait face le Kremlin", estime le média. "Le défilé […]

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Texte intégral (2412 mots)
Le 9 mai, le président russe a assuré que la guerre en Ukraine "touchait à sa fin", fustigeant au passage les pays occidentaux pour leur soutien à Kiev - Crédits : Kremlin.ru / Wikimedia Commons CC BY 4.0
Le 9 mai, le président russe a assuré que la guerre en Ukraine "touchait à sa fin", fustigeant au passage les pays occidentaux pour leur soutien à Kiev - Crédits : Kremlin.ru / Wikimedia Commons CC BY 4.0

"De Rome, à New York en passant par Londres, le constat [était] le même samedi 9 mai. La célèbre parade annuelle [organisée] à Moscou pour célébrer la victoire de l'URSS sur l'Allemagne nazie a été en demi-teinte cette année" [Courrier international]. "Un symptôme des difficultés actuelles auxquelles fait face le Kremlin", estime le média.

"Le défilé s'est déroulé sans le déploiement habituel de chars et de missiles, en raison de préoccupations sécuritaires : les autorités craignaient en effet que l'Ukraine ne prenne pour cible la place Rouge à l'aide de drones", relate la BBC. "Un cessez-le-feu de dernière minute entre Moscou et Kiev, négocié par le président américain Donald Trump, a permis de réduire le risque d'attaque et [la parade] s'est déroulée sans incident", poursuit la radio publique britannique.

Le même jour, le président russe "a assuré que la guerre en Ukraine 'touchait à sa fin', fustigeant les pays occidentaux pour leur soutien à Kiev" [Le Figaro]. Mais le dirigeant a rappelé que "la situation reste grave".

L'Europe et l'Otan toujours dans le viseur du Kremlin

Fidèle à sa rhétorique, "[Vladimir] Poutine a accusé les pays occidentaux d'aggraver le conflit avec la Russie, affirmant qu'une 'aile mondialiste des élites occidentales nous combat par l'intermédiaire des Ukrainiens'" [The Kyiv Independent]. Le chef du Kremlin "a déclaré que la Russie menait une guerre 'juste' et qualifié l'Ukraine de 'force agressive' qui était 'armée et soutenue par l'ensemble du bloc de l'Otan'", abonde la BBC. "Une affirmation qui fait abstraction du fait que c'est la Russie qui a lancé une invasion à grande échelle de l'Ukraine en 2022" [The Kyiv Independent].

"Loin d’avoir piégé l'Occident, c'est Moscou qui se retrouve enlisé dans une guerre interminable", écrit Le Point, se faisant l'écho du média ukrainien. "Cette guerre, qui en est désormais à sa cinquième année, a fait des centaines de milliers de morts et est devenue la plus meurtrière qu'ait connue l'Europe depuis la Seconde Guerre mondiale" [France 24].

Une médiation toujours possible ?

Dans ce contexte, une question se pose : l'UE peut-elle encore avoir sa place dans les négociations visant à trouver une issue au conflit ? La semaine dernière, "le président du Conseil européen, António Costa, a déclaré qu'il estimait qu'il existait un 'potentiel' pour que l'UE négocie avec la Russie et discute de l'avenir de l'architecture de sécurité en Europe" [The Guardian].

"Lorsqu'on a demandé à Poutine s'il était disposé à entamer un dialogue avec les Européens, il a répondu que la personnalité qu'il préférait était l'ancien chancelier allemand Gerhard Schröder", relaie la RTVE. "En Ukraine comme en Europe, nombreux sont ceux qui verront d'un mauvais œil la participation de Schröder, compte tenu de ses liens étroits avec Poutine et de ses antécédents en matière de relations avec des entreprises et des projets russes, tels que les gazoducs Nord Stream" [The Guardian].

Hier, Berlin "a rejeté [cette] proposition" de médiation [Le Monde], laquelle constitue selon des sources gouvernementales "'une offre de façade' et fait partie de la 'stratégie hybride russe'". D'après ces sources, "l'option de négociation n'est pas crédible, la Russie n'ayant pas modifié ses conditions. Un premier test de crédibilité serait une prolongation du cessez-le-feu", complète le journal du soir. Certains membres du SPD, "parti minoritaire de la coalition de Friedrich Merz […] traversé par un courant pacifiste, se montrent plus ouverts à la proposition de Vladimir Poutine", nuance Le Parisien. Selon le magazine d'actualité allemand Der Spiegel cité par Le Monde, l'Allemagne envisagerait plutôt "la candidature du président, Frank-Walter Steinmeier, au poste de négociateur".

Ce lundi matin, c'est la "cheffe de la diplomatie de l'Union européenne, Kaja Kallas, [qui] s'est montrée sceptique" [Le Figaro]. "'Avant de discuter avec la Russie, nous devrions discuter entre nous de ce dont nous souhaitons parler avec eux'", estime-t-elle.

Preuve que l'ouverture est encore lointaine, Vladimir Poutine a par ailleurs "déclaré le 9 mai qu'une rencontre avec Volodymyr Zelensky dans un pays tiers était envisageable - mais uniquement pour signer un accord déjà finalisé, pas pour ouvrir des négociations", souligne L'Indépendant, citant le média ukrainien Hromadske. "Une position qui réduit de facto tout sommet bilatéral à une simple cérémonie de clôture". "Côté ukrainien, [Volodymyr] Zelensky s'était dit prêt dès avril 2026 à rencontrer [son homologue] en Azerbaïdjan", note L'Indépendant, qui précise que "Kiev n'a posé aucune condition préalable sur le contenu d'un éventuel accord".

Le sort des enfants ukrainiens, autre priorité européenne

Ces déclarations interviennent dans un contexte sensible. Alors que Russie et Ukraine s'accusent mutuellement "de violer le cessez-le-feu en vigueur depuis samedi et pour trois jours" [Ouest-France], un autre sujet préoccupe directement l'UE et l'Ukraine : l'avenir des enfants ukrainiens.

Ce lundi après-midi à Bruxelles, l'UE et le Canada "[coprésideront] une réunion de la Coalition internationale pour le rapatriement des enfants ukrainiens, où des représentants de haut niveau discuteront de la façon […] [d']accélérer les efforts visant à identifier et à contacter les enfants enlevés" [Radio-Canada]. "L'Ukraine estime que la Russie a kidnappé 20 000 enfants, bien qu'un groupe de l'Université de Yale, aux États-Unis, estime ce nombre à 35 000".

Selon la Commission européenne, "l'événement réunira des ministres et des hauts représentants d'une cinquantaine de pays et d'organisations internationales", avec pour objectif "de soutenir davantage les efforts déployés par l'Ukraine pour retrouver, rapatrier et réintégrer les enfants qui ont été transférés de force et expulsés illégalement par la Russie, tout en veillant à ce que [Moscou] réponde de [ses] actes".

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07.05.2026 à 13:22

Amélie Philotas
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"Faire étalage de sa puissance militaire sans prendre part à la guerre" [Le Monde] et donner "du poids diplomatique" à la position des Européens [Le Figaro]. Mercredi 6 mai, le ministère français des Armées a annoncé que le porte-avions Charles de Gaulle et ses escorteurs franchissaient le canal de Suez en direction du golfe d'Aden. […]

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La France déploie le porte-avions à proximité du détroit d'Ormuz - Crédits : aurigadesign / iStock
La France déploie le porte-avions à proximité du détroit d'Ormuz - Crédits : aurigadesign / iStock

"Faire étalage de sa puissance militaire sans prendre part à la guerre" [Le Monde] et donner "du poids diplomatique" à la position des Européens [Le Figaro]. Mercredi 6 mai, le ministère français des Armées a annoncé que le porte-avions Charles de Gaulle et ses escorteurs franchissaient le canal de Suez en direction du golfe d'Aden. Dans une semaine, le groupe aéronaval pourrait être en mesure de contribuer à une éventuelle mission dans le détroit d'Ormuz.

Ce mouvement accompagne les efforts de "Paris et Londres [pour] monter une mission 'neutre' afin de rétablir la navigation dans le détroit d'Ormuz" [France 24], dont le blocage a entraîné une envolée des prix du pétrole et du gaz. Depuis plusieurs semaines, la France et le Royaume-Uni travaillent sur une proposition visant à y sécuriser le transit maritime "une fois que la situation se sera stabilisée ou que le conflit aura été résolu" [Reuters]. Une proposition qui aurait, selon Emmanuel Macron, "le soutien d'une quarantaine de pays et des États riverains" [L'Express], une douzaine ayant "fait part de leur volonté de participer" d'après l'agence Reuters.

"Ne plus attendre"

Outre la préparation d'une éventuelle mission, le déploiement doit permettre à la France de mieux observer la situation dans la région et d'être prête à coordonner les moyens des pays qui voudraient y participer, explique le ministère français des Armées. Il vise aussi à rassurer les "acteurs du commerce maritime", inquiets pour la sécurité de cette route stratégique [20 Minutes].

Si le détroit d'Ormuz est bloqué depuis le début du conflit, le 28 février, "le déplacement du Charles de Gaulle s'inscrit dans un timing précis", observe Le Parisien. "Mardi en fin d'après-midi, un porte-conteneurs de la compagnie française CMA CGM a été touché par un projectile iranien à proximité du détroit". Un navire pourtant "sous escorte américaine au moment de son franchissement du détroit, dans le cadre de l'opération 'Projet liberté' lancée par Donald Trump la veille" et suspendue dès le lendemain.

Or "Paris et ses partenaires disent ne plus attendre un cessez-le-feu complet entre Washington et Téhéran" pour sécuriser le détroit, précise Le Monde. "La France prétend pouvoir agir afin de faire baisser les primes exigées par les assureurs dès qu’elle obtiendra une forme de 'clarté politique' de la part des deux protagonistes garantissant que les tirs ne viseraient pas les bateaux".

Traiter la question d'Ormuz "à part"

En outre, la France a proposé aux États-Unis et à l'Iran de "traiter la question d'Ormuz à part" du reste du conflit et des négociations, car "elle est d'intérêt commun", a déclaré mercredi l’Élysée [Ouest France]. Elle a également présenté ses "exigences" pour lancer une mission multinationale de sécurisation du détroit.

Plus exactement, l'Iran devra "s'engager à négocier sur son programme nucléaire et balistique et son rôle dans la région, en échange de quoi nous laisserons passer leurs tankers", indique l'Élysée. Et à Washington, les États-Unis devront "empocher un accord de l'Iran à s'asseoir à la table des négociations", afin que Téhéran lève son blocus sur le détroit [Le Parisien].

Selon les spécialistes interrogés par Le Monde, ces exigences ont toutefois de faibles chances d'aboutir. "L'Iran pourrait être incité à autoriser un passage limité vers l'Europe. Mais le détroit reste l'un des rares outils dont dispose le régime pour dissuader de nouvelles attaques israéliennes et américaines. Sans cela, il ne lui resterait plus grand-chose compte tenu des dommages subis par ses capacités militaires et ceux infligés à ses affidés". En outre, "il est peu probable [que la France] soit en mesure de forcer Washington à modifier les fondements de sa stratégie". Entre les exigences iraniennes, les priorités américaines et les risques militaires, la sortie de crise reste donc très incertaine.

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06.05.2026 à 12:29

Valentin Ledroit
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"Friedrich Merz avait rêvé toute sa vie de devenir chancelier, mais il n’avait sans doute pas imaginé qu’au terme de sa première année d’exercice il serait le plus impopulaire de tous ceux qui ont dirigé le pays depuis la fondation de la République fédérale d’Allemagne, en 1949", constate Le Monde. Un an jour pour jour […]

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Friedrich Merz (ici en mars  à Bruxelles) a succédé au social-démocrate Olaf Scholz en mai 2025 - Crédits : Conseil européen
Friedrich Merz (ici en mars à Bruxelles) a succédé au social-démocrate Olaf Scholz en mai 2025 - Crédits : Conseil européen

"Friedrich Merz avait rêvé toute sa vie de devenir chancelier, mais il n’avait sans doute pas imaginé qu’au terme de sa première année d’exercice il serait le plus impopulaire de tous ceux qui ont dirigé le pays depuis la fondation de la République fédérale d’Allemagne, en 1949", constate Le Monde. Un an jour pour jour après son élection, le 6 mai 2025, le leader conservateur est au plus bas dans les sondages. Selon une enquête publiée mardi 5 mai, "la proportion d'Allemands qui se disent insatisfaits de leur chancelier atteint le chiffre de 85 %", relève RFI.

"Il n’y a pas vraiment de raison de célébrer [le premier] anniversaire" de la coalition "noire-rouge", formée par les conservateurs de la CDU et les sociaux-démocrates du SPD, tant ses débuts ont été "chaotiques", estime le média allemand MDR. "Avec l'élection du chancelier, la coalition noire-rouge avait connu sa première crise avant même d'avoir prêté serment en tant que gouvernement", poursuit la Tagesschau. "Ce n'est qu'au deuxième tour que le chef de la CDU, Friedrich Merz, a été élu au Bundestag le 6 mai 2025 – un événement sans précédent", rappelle le journal télévisé.

"Un bouc émissaire pour tout ce qui va mal"

"Certes, [Friedrich Merz] a réussi à faire adopter des fonds spéciaux de plusieurs centaines de milliards d'euros pour l'armée et les infrastructures et mis à l'ordre du jour des réformes sociales importantes", reconnaît RFI. "Mais les frictions incessantes entre chrétiens et sociaux-démocrates, des erreurs commises par manque d'expérience, un style parfois cassant, ainsi que quelques dérapages verbaux conjugués aux inquiétudes de la population l'ont conduit à un sommet d'impopularité qui profite à l'extrême droite, en tête dans les sondages", souligne la radio internationale.

"Le climat au sein de la coalition est particulièrement dégradé", confirme Le Monde. "À l’occasion du 1er mai, la ministre du Travail sociale-démocrate, Bärbel Bas, a ainsi jugé 'cyniques' et 'méprisantes' les réformes sociales voulues par le chancelier conservateur, tandis que le vice-chancelier et ministre des finances, Lars Klingbeil (SPD), prêchait pour une taxation des hauts revenus".

Autre source d'impopularité du chancelier : "ses déclarations malheureuses laissant entendre que les Allemands sont des fainéants et qu'ils devraient travailler davantage s'ils veulent préserver la prospérité du pays", relève El País. Le quotidien espagnol affirme que Friedrich Merz "est devenu une sorte de bouc émissaire pour tout ce qui va mal, qu'il en soit responsable ou non : de la perte de compétitivité à l'éducation en passant par les infrastructures déficitaires, même si cela résulte de politiques erronées du passé".

"Il y a moins d’Allemands qui apprécient le chancelier, que de personnes aimant l’hiver en Allemagne, les choux de Bruxelles, le dentiste ou même le Bayern Munich", plaisante en Une Die Tageszeitung, cité par Courrier international.

Un manque de clarté sur la scène internationale

Friedrich Merz ambitionnait de "repositionner l’Allemagne sur la scène européenne d’abord, puis internationale", note Paul Maurice, du Comité d'études des relations franco-allemandes, cité par Ouest-France. Une ambition qui "lui a valu le surnom de 'Aussenkanzler', c’est-à-dire de 'Chancelier des Affaires étrangères'".

Dans un contexte international particulièrement instable, "les conséquences que Berlin en tire ne se condensent, aux yeux de nombreux observateurs, en aucune image claire", affirme la FAZ. Le journal allemand note que Friedrich Merz multiplie les rencontres avec ses voisins et cherche à composer avec Donald Trump, "mais ces ajustements presque haletants sont marqués par des contradictions". "En janvier, au Bundestag, Merz disait que l’Europe devait apprendre 'la langue de la politique de puissance' ; en février, dans la revue Foreign Affairs, il mettait en garde contre la 'tragédie de la politique de grande puissance'" [FAZ]. Un paradoxe également relevé par Paul Maurice : Friedrich Merz "souligne le besoin pour l’Allemagne de s’autonomiser vis-à-vis des États-Unis, tout en faisant le dos rond face à Donald Trump et en promouvant le 'Germany first'", l'Allemagne d'abord [Ouest-France].

Sur la scène européenne enfin, Ouest-France rappelle que le chancelier allemand "a relancé et obtenu le traité de libre-échange avec les cinq pays sud-américains du Mercosur. Un texte favorable aux [secteurs pharmaceutique et] automobile de l’Europe, notamment en Allemagne, mais désavantageux pour l’agriculture". Le média régional fait également état d'un rapprochement avec la cheffe du gouvernement italien d'extrême droite, Giorgia Meloni. Le 23 janvier dernier, les deux dirigeants ont signé "un traité, notamment sur les questions militaires, le lendemain de la traditionnelle journée de l’amitié franco-allemande. Tout un symbole".

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05.05.2026 à 12:38

Manon Mazuir
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"La Commission européenne franchit un pas supplémentaire dans le renforcement de la souveraineté industrielle européenne", entame France info. "L’Union européenne a indiqué lundi [4 mai] qu’elle ne subventionnerait plus des projets énergétiques recourant à des technologies chinoises, susceptibles de présenter des risques pour le fonctionnement de son réseau électrique" [Sud Ouest]. "La mesure vise les […]

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Texte intégral (2152 mots)
Les onduleurs sont notamment utilisés dans les installations photovoltaïques. La Chine représente près de 80 % du marché mondial des onduleurs solaires - Crédits : Marcus Lindstrom / iStock
Les onduleurs sont notamment utilisés dans les installations photovoltaïques. La Chine représente près de 80 % du marché mondial des onduleurs solaires - Crédits : Marcus Lindstrom / iStock

"La Commission européenne franchit un pas supplémentaire dans le renforcement de la souveraineté industrielle européenne", entame France info. "L’Union européenne a indiqué lundi [4 mai] qu’elle ne subventionnerait plus des projets énergétiques recourant à des technologies chinoises, susceptibles de présenter des risques pour le fonctionnement de son réseau électrique" [Sud Ouest].

"La mesure vise les onduleurs", poursuit le quotidien régional. "Véritable 'cerveau' des systèmes énergétiques, l'onduleur est un petit dispositif, souvent invisible, régulant le flux d'électricité entre la production renouvelable - solaire, éolienne, batteries - et le réseau. Sans lui, pas d'énergie verte opérationnelle", expliquent Les Échos.

"L’interdiction de subvention est en vigueur depuis début avril, a indiqué la Commission" [Le Figaro]. "Elle s’applique immédiatement aux nouveaux projets. Une période transitoire est en revanche prévue pour les projets déjà à un stade avancé", détaille le média. Les fournisseurs déjà impliqués dans des projets financés par l’UE pourront en effet "demander une exception, et la Commission décidera d’ici au 1er novembre s’ils peuvent continuer sans restriction" [La Tribune].

Sécurisation des infrastructures énergétiques

Si la mesure "s'applique aux onduleurs venant de Chine, notamment d'entreprises telles que Huawei et Sungrow", d'autres États sont aussi visés, comme "la Russie, l'Iran et la Corée du Nord" [Le Monde]. "La technologie des États jugés 'à haut risque' représente de nombreuses menaces, selon l'UE", ajoute le journal du soir. Les groupes chinois sont toutefois prépondérants, puisqu'ils "représentent près de 80 % du marché mondial des onduleurs solaires" [La Tribune].

Bruxelles fait notamment valoir un "risque 'de perturbation des infrastructures critiques de l’UE par des acteurs étrangers', comme des pirates informatiques" [Sud Ouest]. Les onduleurs et autres équipements "peuvent être pilotés à distance grâce à différents moyens de connexion", explicite France info. "Cela pourrait se traduire par un arrêt à distance des réseaux des États membres, entraînant des coupures d'électricité à l'échelle nationale", a affirmé une porte-parole de la Commission européenne, Siobhan McGarry, citée par Politico.

"Cette décision fait suite aux avertissements d'analystes", précise Euronews. Les conclusions indiquent que "certains pays pourraient, dans le pire des cas, saper l'infrastructure énergétique européenne, voire déclencher des pannes d'électricité", alerte un fonctionnaire de l'UE, cité par le média européen. "D'autant plus que l'Europe s'appuie de plus en plus sur les énergies renouvelables telles que le solaire et l'éolien".

En novembre dernier déjà, "30 députés européens spécialistes de l'énergie ont demandé à la Commission d'empêcher les fournisseurs de technologies 'à risque' d'accéder aux infrastructures européennes", relate en outre le média.

La Chambre de commerce chinoise auprès de l'UE (CCCEU) a réagi lundi, accusant Bruxelles de "mener 'une chasse aux sorcières' contre les entreprises chinoises sur l'ensemble des marché de la transition écologique" et avertissant que "de telles politiques risquaient de déclencher des contre-mesures de la part de Pékin" [South China Morning Post].

Souveraineté européenne

"Bruxelles craint également que la domination chinoise du marché ne devienne, à long terme, une menace pour la sécurité d'approvisionnement", analyse BFM TV. "L'UE prévoit de donner la priorité aux onduleurs fabriqués en Europe, ou d'utiliser des fournisseurs de pays [producteurs] comme le Japon, la Corée du Sud, les États-Unis ou la Suisse" [Le Monde], estimant "qu'il existe une capacité d'approvisionnement alternative suffisante" parmi ces pays [Euronews].

L'exécutif européen "veut articuler cette mesure avec le Net-Zero Industry Act", le règlement européen pour une industrie à zéro émission nette, avance La Tribune. L’objectif de cette législation est "d’atteindre 40 % de production locale dans les technologies clés. Cela suppose de financer des usines européennes capables de produire en volume", contextualise le média.

À moyen terme, Bruxelles "mise sur la révision du Cybersecurity Act (règlement sur la cybersécurité) pour traiter durablement ces risques" et identifier "les fournisseurs à haut risque". Ce texte permettra "d’exclure certains acteurs du marché, alors que Pékin a déjà menacé de riposter à toute mesure jugée discriminatoire", poursuit le journal économique. Et de résumer les choses ainsi : "derrière la bataille des onduleurs solaires chinois, c’est l’équilibre entre prix de l’énergie, dépendance vis-à-vis de Pékin et renaissance d’une base industrielle européenne qui se joue".

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04.05.2026 à 12:05

Florian Chaaban
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"Le coup de pression destiné au Vieux Continent est, une nouvelle fois, de sortie", entame Le Parisien. "Vendredi 1er mai, Donald Trump a annoncé vouloir porter [à compter de cette semaine] à 25 % les droits de douane sur les voitures et camions importés depuis l'Union européenne, contre 15 % actuellement. Une nouvelle salve protectionniste […]

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Texte intégral (2339 mots)
Le président américain vise à la fois les voitures et véhicules plus lourds, sans préciser quelles catégories sont exactement concernées - Crédits : Daniel Torok / Flickr The White House
Le président américain vise à la fois les voitures et véhicules plus lourds, sans préciser quelles catégories sont exactement concernées - Crédits : Daniel Torok / Flickr The White House

"Le coup de pression destiné au Vieux Continent est, une nouvelle fois, de sortie", entame Le Parisien. "Vendredi 1er mai, Donald Trump a annoncé vouloir porter [à compter de cette semaine] à 25 % les droits de douane sur les voitures et camions importés depuis l'Union européenne, contre 15 % actuellement. Une nouvelle salve protectionniste qui vise directement l'industrie automobile européenne, et surtout allemande", complète le quotidien.

En cause selon le locataire de la Maison-Blanche, le fait que "le bloc [des 27] ne [respecte] pas ses engagements dans le cadre d'un accord commercial conclu l'été dernier" [Politico]. "Je suis heureux d'annoncer que, compte tenu du fait que l'Union européenne ne respecte pas l'accord commercial que nous avons pleinement approuvé, j'augmenterai la semaine prochaine [cette semaine, ndlr.] les droits de douane imposés à l'Union européenne sur les voitures et les camions entrant aux États-Unis", a déclaré le milliardaire sur son réseau Truth Social, sans toutefois détailler précisément ses griefs.

"Protéger les intérêts de l'UE"

"Cette décision intervient moins d'un an après que l'UE et les États-Unis ont conclu un accord sur le terrain de golf de Trump à Turnberry, en Écosse, qui fixait à 15 % les droits de douane sur la plupart des produits européens" dont les voitures et les pièces détachées, rappelle la BBC. "Cela avait permis à l'UE d'échapper aux droits de douane de 30 % que Trump avait menacé d'imposer dans le cadre de ses mesures tarifaires radicales du 'Jour de la libération'. En échange, l'Europe avait accepté d'investir aux États-Unis et d'apporter des changements censés stimuler les exportations américaines", poursuit la radio britannique.

Plus surprenant, selon Politico, "la menace de Trump intervient une semaine après que le haut responsable européen chargé du commerce, Maroš Šefčovič, s'est rendu à Washington pour rencontrer des responsables de l'administration [américaine] et en est reparti rassuré quant à la solidité de l'accord entre les deux [parties]".

Si cette menace se concrétise, "elle frappera lourdement une industrie déjà fragilisée", écrit Le Monde. Selon les chiffres de l'Association des constructeurs européens d'automobiles, les États-Unis représentaient "22 % des exportations européennes en 2024 – avec 750 000 véhicules pour une valeur totale de 38,9 milliards d'euros, soit le deuxième marché derrière le Royaume-Uni", ajoute le journal du soir, qui précise que "les voitures sorties des usines de constructeurs européens situées sur le territoire américain seraient épargnées par cette surtaxe".

La Commission européenne a répondu à cette annonce en déclarant que "l'UE respectait ses engagements, mais qu'elle attendait également des États-Unis qu'ils clarifient leurs propres engagements" [BBC]. Et d'indiquer, par la voix de l'un de ses porte-parole, qu'elle garde "toutes les options ouvertes pour protéger les intérêts de l'UE".

L'Allemagne en première ligne

Ces nouvelles sanctions douanières voulues par le président américain s'inscrivent “dans un contexte de tensions accrues entre les États-Unis et les pays de l'Union européenne, sur fond de guerre en Iran”, observe la Deutsche Welle. Avec une cible toute trouvée.

"Certes, l'action de Trump vise l'Union européenne, car la politique douanière relève de sa compétence, et non de celle des États membres. Mais ces mesures pourraient être interprétées comme visant spécifiquement l'Allemagne", explique Ferdinand Dudenhöffer, directeur du centre de recherche CAR à Bochum dans les colonnes de la Tagesschau. La semaine dernière, "une critique de Friedrich Merz sur l’absence de stratégie américaine en Iran [avait] irrité Donald Trump, qui a [en parallèle] décidé de retirer 5 000 soldats américains d'Allemagne" [Le Huffington Post].

"Le relèvement des droits de douane sur les voitures et les camions importés de l'Union européenne annoncé par le président américain Donald Trump pourrait coûter près de 15 milliards d’euros de [pertes] de production à l'Allemagne", a déclaré le 2 mai à Reuters l'Institut de Kiel pour l'économie mondiale [BFM TV]. "Le taux de croissance déjà poussif de l'Allemagne serait durement touché […]. D'autres économies européennes dotées d'un secteur automobile important, notamment l'Italie, la Slovaquie et la Suède, devraient également subir des pertes significatives", note le média, se faisant l’écho du centre de réflexion.

Des menaces réellement mises à exécution ?

Pour Bernd Lange, président de la commission du commerce international du Parlement européen, la déclaration de Donald Trump montre "à quel point les États-Unis sont peu fiables" en tant que partenaire commercial [BBC]. "Trump a déjà souvent menacé d'imposer des droits de douane qui n'ont finalement pas été appliqués", tempère cependant la Tagesschau.

En outre, "on ne sait pas exactement sur quelle base juridique Trump pourrait s'appuyer pour augmenter les taxes à l'importation en provenance de l'UE", souligne la Deutsche Welle. "La Cour suprême des États-Unis a estimé plus tôt cette année que [le président américain] avait outrepassé ses pouvoirs en invoquant une loi datant des années 1970 pour imposer unilatéralement ses droits de douane 'réciproques' à des pays du monde entier". 

Côté européen, "bien que le Parlement européen ait approuvé en mars [2026] une loi visant à réduire les droits de douane sur les produits américains [en ajoutant une série de garde-fous au cas où les États-Unis ne respecteraient pas l'accord, ndlr.], l'Union européenne doit encore négocier cet accord avec les gouvernements de ses États membres et la Commission européenne" [Politico]. Selon le média européen, des pourparlers "tripartites [sont] prévus mercredi", avant un vote final du Parlement européen espéré "dès le mois prochain".

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30.04.2026 à 13:09

Amélie Philotas
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"De Santa Marta ne sortira pas de décision contraignante… Mais émerge la volonté d’envoyer un message formel au reste du globe : dans un monde traversé par les crises, il est urgent d’accélérer la transition énergétique", résume Ouest-France, non sans faire allusion aux lourdes conséquences énergétiques liées au blocus du détroit d'Ormuz. Mardi 28 et mercredi […]

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Texte intégral (1843 mots)
Le président colombien, Gustavo Petro, était l'hôte de la conférence de Santa-Marta - Crédits : Party of European Socialists / Flickr
Le président colombien, Gustavo Petro, était l'hôte de la conférence de Santa Marta - Crédits : Party of European Socialists / Flickr CC BY-NC-SA 2.0

"De Santa Marta ne sortira pas de décision contraignante… Mais émerge la volonté d’envoyer un message formel au reste du globe : dans un monde traversé par les crises, il est urgent d’accélérer la transition énergétique", résume Ouest-France, non sans faire allusion aux lourdes conséquences énergétiques liées au blocus du détroit d'Ormuz.

Mardi 28 et mercredi 29 avril se sont réunis, à Santa Marta (Colombie), cinquante-six pays issus de plusieurs continents dont la France pour assister au tout premier sommet spécifiquement consacré à la sortie des énergies fossiles. Une conférence "au cours de laquelle [les] pays ont débattu des moyens d'abandonner le pétrole, le gaz et le charbon, principaux responsables du réchauffement climatique, au profit d'une énergie plus propre" [Euronews].

Bien qu'il reste en marge des conférences onusiennes et ne réunisse qu'une cinquantaine de pays, le rendez-vous vise "à créer des ponts avec les COP" sur le climat [Le Monde]. Il avait été annoncé l'an dernier après la COP30 au Brésil, "qui n'a pas réussi à inclure une référence explicite aux combustibles fossiles dans son accord final", rappelle Euronews.

Une transition "non contraignante"

Le sommet a cependant été rattrapé par l'actualité, dans le contexte de la crise énergétique provoquée par le blocus du détroit d'Ormuz. "Tous considèrent que la guerre au Moyen-Orient et le blocage des exportations du Golfe, qui ont fait grimper les prix des pleins d'essence et des billets d'avion partout dans le monde, leur donnent raison pour accélérer la sortie du pétrole, du gaz et du charbon. Un objectif adopté universellement à Dubaï en 2023 mais dans l'impasse politique depuis" [France 24].

La conférence n'a toutefois débouché que sur des mesures volontaires. "Les textes adoptés à Santa Marta n’ont aucun caractère contraignant. Un rapport, fruit de débats et de contributions écrites, détaille des solutions et des mesures", relève Le Monde. Parmi elles, "la création d’un panel de scientifiques dédié à la sortie des énergies fossiles, le développement de feuilles de route par chaque pays pour planifier sa transition énergétique, et l’analyse des obstacles financiers, notamment la dette et les subventions aux énergies fossiles", résume RFI.

Des avancées timides qui n'en demeurent pas moins "un premier pas vers la sortie des énergies fossiles", titre Ouest-France.

Réduction "progressive" et "équitable"

"Pas de sortie - une réduction progressive. Tel est le message", résume cependant Onuoha Magnus Chidi, conseiller auprès du ministre nigérian du développement régional, cité par France 24. "Il faut que ce soit équitable", poursuit-il. "Des gens vont perdre leur emploi… Comment allez-vous les réinsérer dans d'autres secteurs ?", demande-t-il, plaidant pour davantage d'aides financières.

D'autres pays africains maintiennent également leur intention de poursuivre le forage du pétrole, "illustrant les tensions entre les impératifs climatiques et les besoins du développement" [Le Monde]. Tel le Sénégal, qui "ne veut pas sacrifier son développement au nom du climat", explique le représentant du pays Serigne Momar Sarr, pourtant "conscient qu’on est dans des enjeux planétaires qui nécessitent la transition".

De son côté, la délégation française a "déjà publié sa feuille de route, 18 pages récapitulant ses engagements pour en finir avec le charbon d’ici à 2030, le pétrole d’ici à 2045 et le gaz d’ici à 2050 à des fins énergétiques", note Challenges.

Prochain rendez-vous à Tuvalu en 2027

"Les pays ont aussi décidé que ce rendez-vous serait renouvelé. La deuxième conférence sur la sortie des énergies fossiles aura lieu en 2027 dans le minuscule archipel de Tuvalu dans le Pacifique, organisée en duo avec l'Irlande", rapporte Courrier International.

"D’ici là, tous ces pays porteront ce message structuré aux prochaines négociations onusiennes sur le climat, en novembre à Antalya, en Turquie (COP31), où le Brésil, hôte de la COP30, espère toujours formaliser l’idée de feuilles de route pour sortir des énergies fossiles." [Challenges]

Au terme de ce premier sommet informel en Colombie, RFI estime en tout cas que "Santa Marta a tenu son rang. Les mots sont posés. Reste à leur donner corps — d'ici 2027 et au-delà".

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29.04.2026 à 12:13

Valentin Ledroit
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"Faut-il une définition commune du viol au sein de l'Union européenne ? Oui, répond le Parlement européen réuni cette semaine à Strasbourg" [France Culture]. Après une première tentative manquée en 2023, les eurodéputés ont décidé de relancer le débat en adoptant, mardi 28 avril, une résolution sur ce sujet. L'objectif : pousser la Commission européenne […]

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Texte intégral (2300 mots)
(De gauche à droite) Les eurodéputés sociales-démocrates Joanna Scheuring-Wielgus (Pologne) et Evin Incir (Suède) lors d'un point presse après le vote du rapport, mardi 28 avri
(De gauche à droite) Les eurodéputées sociales-démocrates Joanna Scheuring-Wielgus (Pologne) et Evin Incir (Suède) lors d'un point presse après le vote du rapport, mardi 28 avril - Crédits : Alexis Haulot / Parlement européen

"Faut-il une définition commune du viol au sein de l'Union européenne ? Oui, répond le Parlement européen réuni cette semaine à Strasbourg" [France Culture]. Après une première tentative manquée en 2023, les eurodéputés ont décidé de relancer le débat en adoptant, mardi 28 avril, une résolution sur ce sujet. L'objectif : pousser la Commission européenne à "légiférer 'dans les plus brefs délais' pour intégrer la notion de consentement dans la définition du viol", poursuit la radio.

"Le silence, l'absence de résistance, l'absence d'un 'non', un consentement antérieur, le comportement sexuel passé ou toute relation actuelle ou antérieure ne doivent pas être interprétés comme un consentement", affirment les eurodéputés dans un communiqué publié après l'adoption du rapport [Reuters]. "Seul le 'oui' veut dire oui. Tout le reste, c'est non !", résume l'eurodéputée Evin Incir (social-démocrate), rapporteuse du texte, dans les colonnes de L'Humanité.

Un "signal politique fort"

L'adoption du texte par une majorité de députés (447 voix pour, 160 contre et 43 abstentions) "a suscité une salve d'applaudissements dans l'hémicycle à Strasbourg", rapporte The Guardian. Pour l'Écologiste Mélissa Camara, interrogée par l'AFP, il s'agit d'"un signal politique fort envoyé aux victimes de violence et à la Commission européenne" [Le Nouvel Obs]. De son côté, Ouest-France rapporte que "la commissaire européenne [en charge de l'Égalité], Hadja Lhabib, s’est déclarée favorable à avoir un texte sur le sujet d’ici la fin de la mandature, en 2029".

Le quotidien régional relève que le rapport fait consensus, sauf du côté de "l’extrême droite [qui] en fait une ligne rouge […]. Dans les différentes interventions des députés issus des trois groupes d’extrême droite, on entendait que le problème venait des migrants, des femmes trans, de l’idéologie 'woke' et des féministes radicales qui veulent détruire l’hétérosexualité", poursuit le média. Et de citer l'eurodéputée centriste Laurence Farreng (Renew Europe), selon qui "les droits des femmes sont encore un problème non réglé au sein des Patriotes, le groupe politique du Rassemblement national".

Des législations nationales disparates

Derrière cette mobilisation parlementaire se cache une réalité statistique alarmante. Selon un rapport du Parlement européen cité par The Guardian et basé sur des entretiens menés auprès de 42 000 femmes dans toute l'Union européenne, "une femme sur dix a subi une forme de violence sexuelle depuis l'âge de 15 ans, et une sur vingt a été violée". Malgré ce constat, la réponse pénale demeure dérisoire : "seuls 0,5 % des viols en Europe débouchent sur une condamnation", déplore Evin Incir auprès du quotidien britannique.

Cette impunité est alimentée par un ensemble de lois nationales disparates. "Jusqu'à présent, les définitions pénales de ce qui est considéré comme un viol variaient considérablement d'un pays à l'autre en Europe", constate Deutsche Welle. Plusieurs pays appliquent aujourd'hui le principe du "seul un 'oui' est un oui", promu par les eurodéputés dans leur rapport. D'abord "mis en place en Suède", il s'est étendu à "de nombreux autres pays de l'Union européenne, tels que la Belgique, le Danemark, la Croatie, la Grèce, l'Espagne et les Pays-Bas", puis la France plus récemment, poursuit le média allemand.

D'autres pays, comme l'Allemagne, l'Autriche et la Pologne appliquent quant à eux le principe du "non veut dire non" : "le viol est considéré comme un délit si l'acte est commis contre la volonté manifeste de la victime, c'est-à-dire si celle-ci refuse activement de donner son consentement" [Deutsche Welle]. Plus grave encore, "huit pays, allant de l'Italie à la Hongrie en passant par la Roumanie, font encore figure d'exceptions, puisqu'ils exigent toujours des victimes qu'elles prouvent, dans une certaine mesure, qu'elles ont manifesté une résistance verbale, qu'elles ont été contraintes ou qu'elles se sont défendues physiquement", complète The Guardian.

Une première tentative manquée

Le Parlement européen n'en est pas à sa première tentative de légiférer sur le sujet. "Ce nouvel appel du pied intervient trois ans après l’échec d’une telle harmonisation législative", retrace Libération. Dans le cadre d'une directive sur les violences faites aux femmes, finalement adoptée en 2024, "le Conseil avait entravé l’adoption de cette mesure. Plus précisément, douze pays avaient fait barrage, dont l’Allemagne, les Pays-Bas, la République tchèque, la Roumanie, la Hongrie ou encore… la France", souligne le quotidien. "Les États opposés à cette mesure assuraient que l’UE n’avait pas la compétence d’intervenir dans le domaine du droit pénal. Ce que des juristes, ONG et universitaires avaient contredit" [Libération].

"Mais les temps ont changé", affirme l'eurodéputée polonaise Joanna Scheuring-Wielgus (social-démocrate), car "la question du consentement a fait irruption sur le devant de la scène publique en 2024" [The Guardian]. "L’onde de choc de l’affaire Gisèle Pelicot, victime de viols commis par des dizaines d’hommes recrutés par son ex-mari et devenue une figure mondiale de la lutte contre les violences sexuelles, avait [notamment] poussé la France à adopter par la suite, en novembre 2025, une législation au niveau national incluant la notion de consentement", explique ainsi Ouest-France.

"Son courage et sa prise de parole ont ouvert les yeux même aux opposants les plus conservateurs à ce changement", salue Joanna Scheuring-Wielgus [The Guardian].

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28.04.2026 à 12:44

Manon Mazuir
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"Regain de tension entre l'Ukraine et Israël", attaque Euronews. "L'ambassadeur d'Israël en Ukraine [Michael Brodsky] a été convoqué ce mardi matin après l'arrivée au port de Haïfa d'un navire chargé selon Kiev de grain ukrainien volé par la Russie, a indiqué lundi le chef de la diplomatie ukrainienne", Andrii Sybiha [20 Minutes]. Un épisode qui […]

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Texte intégral (1996 mots)
L'agriculture est la principale source de revenus de l'Ukraine, qui, selon les estimations des Nations unies, représente 20 % du PIB. Ici, le chargement du grain dans les cales d’un cargo maritime en Ukraine - Crédits : elena_larina / iStock
L'agriculture est la principale source de revenus de l'Ukraine qui, selon les estimations des Nations unies, représente 20 % du PIB. Ici, le chargement du grain dans les cales d'un cargo maritime en Ukraine - Crédits : elena_larina / iStock

"Regain de tension entre l'Ukraine et Israël", attaque Euronews. "L'ambassadeur d'Israël en Ukraine [Michael Brodsky] a été convoqué ce mardi matin après l'arrivée au port de Haïfa d'un navire chargé selon Kiev de grain ukrainien volé par la Russie, a indiqué lundi le chef de la diplomatie ukrainienne", Andrii Sybiha [20 Minutes].

Un épisode qui n'est pas isolé : "Kiev avait déjà informé Israël mi-avril de l'arrivée au port d'Haïfa d'un […] navire transportant selon elle du grain en provenance de territoires ukrainiens occupés par Moscou" [Le Figaro]. Affirmant hier qu'un "autre navire de ce genre est arrivé à Haïfa", Andrii Sybiha a également déploré le "manque de réponse appropriée d'Israël à la requête légitime de l'Ukraine en ce qui concerne le navire précédent" [Le Monde]. "Nous mettons une fois de plus en garde Israël contre l'acceptation de ce grain volé et contre toute atteinte à nos relations", a-t-il ajouté, selon Le Figaro.

Ce à quoi son homologue israélien Gideon Sa'ar a répliqué, lundi soir sur X, que "les relations diplomatiques, en particulier entre nations amies, ne se mènent pas sur Twitter ou dans les médias" [Politico]. Le chef de la diplomatie a également ajouté que "les allégations ne [constituaient] pas des preuves" [Le Monde] et que Kiev n'avait "même pas soumis une demande d'assistance juridique avant de se tourner vers les médias et les réseaux sociaux" [Euronews]. Et de conclure que "la question [serait] examinée" par les autorités israéliennes, qui "agiront conformément à la loi" [Le Monde].

Des céréales provenant des territoires occupés déjà livrées à Israël

Selon les services de surveillance du trafic maritime, le navire désormais incriminé, le Panormitis, "transporterait plus de 6 200 tonnes de blé et 19 000 tonnes d'orge" [Euronews]. Selon le journal israélien Haaretz, le cargo attendait dimanche "l'autorisation d'accoster dans le port de Haïfa" [Kyiv Post]. La journaliste d'investigation ukrainienne Kateryna Yaresko, du projet SeaKrime, précise que "le Panormitis a été chargé de céréales provenant des territoires ukrainiens occupés par le biais de transferts d'autres navires et a quitté le port de Kavkaz dans la région russe de Krasnodar" [Euronews].

Cette dernière rapporte également qu'"Israël a autorisé le vraquier russe Abinsk à entrer dans le port de Haïfa début avril, avec à son bord 43 700 tonnes de blé provenant des territoires ukrainiens occupés", note le Kyiv Post. Selon les autorités ukrainiennes, ce dernier "pourrait être impliqué dans les activités de la 'flotte fantôme', que l'État agresseur utilise pour exporter, transporter et vendre illégalement des céréales ukrainiennes volées dans les territoires temporairement occupés et, en fin de compte, pour financer la guerre contre l'Ukraine" [Euronews].

Au début du mois, le chef de la diplomatie ukrainienne avait d'ailleurs "abordé la question directement avec son homologue israélien Gideon Sa'ar", selon le média ukrainien. Mais "malgré les informations fournies et les contacts entre les parties, le navire [avait] été autorisé à décharger dans le port de Haïfa les 12 et 14 avril", explique Kiev [Euronews]. Israël aurait alors "informé Kiev qu'il était trop tard pour intercepter le navire, celui-ci ayant déjà quitté le port" [Kyiv Post].

Outre le chargement du Panormitis, "quatre cargaisons de céréales provenant de l'Ukraine occupée ont déjà été déchargées en Israël cette année", d'après le journal Haaretz [The Times of Israel].

La Commission européenne évoque de possibles mesures ciblées

Le porte-parole de l'Union européenne (UE) pour les Affaires étrangères, Anouar El Anouni, a déclaré au journal israélien Haaretz que l'UE "a pris note des informations selon lesquelles un navire de la flotte secrète russe transportant des céréales ukrainiennes volées a été autorisé à décharger au port de Haïfa en Israël, et ce malgré des contacts antérieurs entre l'Ukraine et les autorités israéliennes à ce sujet", relate Le Monde. "Nous condamnons toutes les actions qui contribuent à financer l'effort de guerre illégal de la Russie et à contourner les sanctions de l'UE, et nous restons prêts à cibler de telles actions", a-t-il ajouté.

En mai 2024 déjà, le Conseil européen avait indiqué qu'il existait "des preuves que la Russie s'approprie […] illégalement de grandes quantités (de céréales et oléagineux) dans les territoires ukrainiens qu'elle occupe, et les exporte comme produits prétendument russes", souligne Ouest-France. À ce jour, les troupes russes occupent "un peu plus de 19 % du territoire ukrainien", précise le quotidien régional.

"Selon les estimations de Kiev, au moins 15 millions de tonnes de céréales ukrainiennes ont été volées par la Russie depuis le début de l'invasion à grande échelle en 2022" [Euronews].

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27.04.2026 à 12:04

Florian Chaaban
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"Le moment était historique. Pour la première fois, samedi 25 avril, Donald Trump assistait en tant que président au dîner de gala annuel organisé par l'association des journalistes accrédités à la Maison-Blanche (WHCA)", entame Le Monde. L'événement mondain et politique, organisé à l'hôtel Hilton de Washington, s'est finalement "transformé en scène d'enquête criminelle". Il est […]

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Texte intégral (2284 mots)
Donald Trump avait échappé le 13 juillet 2024 à une tentative d'assassinat lors d'un meeting de campagne avant la dernière élection présidentielle. Il avait été blessé à l'oreille - Crédits : Flickr Maison-Blanche
Donald Trump avait échappé le 13 juillet 2024 à une tentative d'assassinat lors d'un meeting de campagne avant la dernière élection présidentielle. Il avait été blessé à l'oreille - Crédits : Daniel Torok / Flickr Maison-Blanche

"Le moment était historique. Pour la première fois, samedi 25 avril, Donald Trump assistait en tant que président au dîner de gala annuel organisé par l'association des journalistes accrédités à la Maison-Blanche (WHCA)", entame Le Monde. L'événement mondain et politique, organisé à l'hôtel Hilton de Washington, s'est finalement "transformé en scène d'enquête criminelle".

Il est à peu près "20h36 (0h36 en France)" [France 24] samedi soir lorsqu'un individu "[se précipite] dans le bâtiment et [force] le périmètre de sécurité, avant de tirer plusieurs coups de feu" [Ouest-France]. "Une intrusion qui a entraîné la suspension du gala et l'exfiltration du président américain", ajoute le quotidien régional.

Dimanche dans la journée, les réactions européennes se sont succédé, la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, réagissant la première en se disant sur X "soulagée que tous ceux qui ont assisté à l'événement, y compris le président Trump, soient sains et saufs". "La violence politique n'a pas sa place dans une démocratie", ajoute-t-elle.

Le président américain explicitement ciblé ?

"Un membre des forces de l'ordre s'est fait tirer dessus, mais a été protégé par son gilet pare-balles", relate TV5 Monde. "'Ce n'est pas la première fois ces dernières années que notre République est attaquée par un assassin en puissance qui cherchait à tuer', a déclaré le président américain, encore en smoking, pendant une conférence de presse donnée à la Maison-Blanche deux heures environ après l'incident", poursuit la chaîne de télévision francophone. C'est même "la troisième fois, depuis 2024, que le républicain échappe à une tentative d'assassinat" [Le Parisien].

Le suspect se nomme Cole Allen, 31 ans. "Selon une recherche dans les registres, [ce dernier, originaire de Torrance en Californie du Sud] n'a fait l'objet d'aucune poursuite pénale ni d'aucune procédure civile dans le comté de Los Angeles", note The Guardian. "Il se présente sur ses réseaux sociaux comme ingénieur mécanique, développeur de jeux vidéo et professeur. En 2024, il aurait soutenu financièrement la campagne de la démocrate Kamala Harris", décrit France info. D'après la police, "l'assaillant présumé portait deux armes à feu ainsi que de nombreux couteaux, mais n'a pas eu le temps d'atteindre la salle du dîner et n'a pas fait de victime" [Sud Ouest].

"Les enquêteurs estiment que Cole Allen […] visait des personnes liées à l'administration américaine et probablement aussi le président, Donald Trump, selon les déclarations du procureur général par intérim des États-Unis, Todd Blanche", explique El País. "Le procureur a retracé le parcours d'Allen, qui a pris un train de Los Angeles à Chicago, puis s'est rendu de là à Washington, où il a séjourné à l'hôtel Hilton un ou deux jours avant les faits", précise le quotidien espagnol. Le suspect avait par ailleurs "rédigé un manifeste dans lequel il exprimait sa rage envers le gouvernement et raillait le dispositif de sécurité de l'événement" [Le Monde].

Un système de sécurité défaillant ?

Alors que le suspect a été "placé en garde à vue samedi soir" [Politico], une question se pose : le système de sécurité pour l'événement était-il à la hauteur ? "Selon Donald Trump, l'hôtel Hilton de Washington n'est pas 'un bâtiment particulièrement sûr'", relaie TF1. "Des participants ont indiqué qu'un portique de détection de métaux avait été installé à l'extérieur de la salle de bal, mais qu'il n'y avait pas de contrôle de ce type en amont ni à l'entrée même de l'hôtel" [20 minutes].

"Les forces de l'ordre pensent que le suspect s'est enregistré vendredi au Hilton - le lieu qui accueille depuis des années le gala annuel et où un assassin en puissance avait tiré sur l'ancien président Ronald Reagan en 1981" [Politico]. 

"La justice s'est immédiatement mise en action après les faits : l’auteur présumé des tirs comparaîtra [dès ce] lundi, ont annoncé les autorités américaines lors d'une conférence de presse" [Ouest-France]. "Il sera inculpé de deux chefs d'accusation : le premier pour usage d'une arme à feu lors d'un crime violent et le second pour l'agression d'un agent fédéral à l'aide d'une arme dangereuse, a précisé la procureure de la capitale américaine, Jeanine Pirro".

Vague de soutien et Amérique fracturée

"Les dirigeants du monde entier ont réagi" [Euronews] à cet événement qui aurait pu s'avérer plus grave. "La présidente de la Commission européenne, [Ursula von der Leyen], a salué la réaction rapide de la police et des secouristes, qui ont assuré la sécurité des invités", indique le média. Et témoigné sur X de "[sa] solidarité" envers le président américain et sa compagne.

"L'attaque armée visant hier soir le président des États-Unis est inacceptable. La violence n'a jamais sa place en démocratie", a publié le président français Emmanuel Macron [BFM TV], tandis que la présidente du Conseil des ministres italien, Giorgia Meloni, a assuré qu'elle ne "[laissera] pas le fanatisme empoisonner les espaces de libre débat et d'information" [Euronews].

Dans une Amérique divisée, marquée notamment par "les arrestations effectuées par les agents de l'ICE" [la police américaine de l'immigration, ndlr] [La Presse] et les tensions qu'elles suscitent, cet épisode traduit, lui aussi, le mal-être de la société. "Le pays, peu à peu, bascule dans la haine", observe Le Parisien. "L'Amérique n'a jamais été aussi polarisée depuis la Guerre civile", prévient dans les colonnes du quotidien le politologue franco-américain Romuald Sciora. "La violence se libère. On peut déjà prédire qu'il y aura de plus en plus d'épisodes de ce type". Espérons qu'il se trompe.

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