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31.03.2026 à 12:50

Pêche : malgré l'alerte des scientifiques, l’UE relève les quotas de maquereaux pour 2026

Manon Mazuir
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"Le maquereau, poisson très apprécié des consommateurs pour sa grande teneur en oméga 3 et son prix démocratique, est-il en train de vivre son chant du cygne ?", s'interroge La Libre. Lors d'une réunion du Conseil de l'Union européenne à Bruxelles lundi 30 mars, les ministres de la pêche ont "revu à la hausse [les] […]

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Texte intégral (1913 mots)
Alors que les scientifiques préconisaient pour 2026 174 000 tonnes de captures de maquereaux, l'UE a acté 299 000 tonnes, soit le double - Crédits : marc chesneau / iStock
Alors que les scientifiques préconisaient pour 2026 174 000 tonnes de captures de maquereaux, l'UE a acté 299 000 tonnes, soit près du double - Crédits : Marc Chesneau / iStock

"Le maquereau, poisson très apprécié des consommateurs pour sa grande teneur en oméga 3 et son prix démocratique, est-il en train de vivre son chant du cygne ?", s'interroge La Libre. Lors d'une réunion du Conseil de l'Union européenne à Bruxelles lundi 30 mars, les ministres de la pêche ont "revu à la hausse [les] quotas de pêche de maquereaux [de l'UE] en 2026 dans l’Atlantique nord" [Le Huffington Post].

Conformément à "une recommandation du Conseil international pour l'exploration de la mer (Ciem), un organisme scientifique" qui fait autorité [France 24], l'UE avait provisoirement "prévu une baisse de 70 % des captures de maquereaux en décembre" par rapport aux niveaux de 2025 [Le Monde]. Elle "a finalement décidé de s’en tenir à une baisse de 48 %".

Une décision contraire aux avis scientifiques

Le maquereau, "poisson emblématique de tout le littoral européen, se porte mal, victime de surpêche depuis des années" [Ouest-France]. Fuyant le réchauffement climatique et les océans en surchauffe, "le maquereau de l’Atlantique a migré ces dernières années vers le nord pour se retrouver pris au piège de la surpêche", rappelle Le Huffington Post.

"De près de 13 millions de tonnes en 2014, la biomasse du maquereau d’âge de frai [en âge de se reproduire, ndlr] a chuté à moins de 3 millions de tonnes en 2025", contextualise France 24. Pour 2026, le Ciem "recommandait de diviser par quatre la pêche de maquereaux dans l’Atlantique nord, pour atteindre environ 174 000 tonnes en 2026, pour les pays de l’UE et hors UE. Le but : éviter un effondrement de l’espèce", poursuit Le Huffington Post.

Mais la baisse de 48 % actée lundi "correspond à environ 299 000 tonnes de captures, soit près du double" [Le Monde]. "Une décision irresponsable" et "une honte absolue", a dénoncé auprès de Libération l'association de protection de l'océan Bloom, qui "regrette que depuis quinze ans les recommandations scientifiques sur les captures de maquereaux ne soient pas suivies".

Compétition atlantique

Car la pêche au maquereau est aussi au cœur de frictions entre l'UE et ses voisins. En pratique, ceux-ci cherchent à se coordonner pour les stocks partagés en Atlantique nord, mais l'alignement n'est ni automatique ni contraignant. Dans le cas présent, l'UE accuse "le Royaume-Uni, la Norvège, les îles Féroé et l’Islande de trop puiser dans la ressource. La pêche est d’ailleurs l’un des points les plus inflammables des discussions entre Bruxelles et l’Islande, qui pourrait reprendre ses négociations d’adhésion à l’UE, si le oui l’emporte lors d’un référendum fin août dans le pays" [Le Monde].

"Plus tôt ce mois-ci, Bruxelles s'était plainte de l'absence de progrès dans les pourparlers avec ses voisins côtiers", selon France 24. "L'UE a été la seule partie à constamment susciter des inquiétudes quant à la nécessité de respecter les avis scientifiques fournis par le Ciem", justifie la Commission européenne.

"Faute de parvenir à un accord avec eux sur la réduction drastique de la pêche, les pays européens se sont alignés sur leur scénario alternatif : une réduction de 48 % des captures", précise BFM TV. L'Union répond ainsi "aux alertes des pêcheurs français qui réclamaient 'd’harmoniser l’effort de réduction avec celui des pays nordiques' et de 'limiter la brutalité de la baisse' des quotas" [Le Monde].

"La France ne s’est pas opposée à cette révision à la hausse des quotas", précise d'ailleurs Le Monde, laquelle entre en vigueur aujourd'hui. Mais à plus long terme, la ministre française chargée de la Mer et de la Pêche, Catherine Chabaud, réclame que l'UE se "remette autour de la table pour négocier un accord multilatéral" avec les pays voisins sur le maquereau, afin "d’éviter la surpêche", car il "est urgent de ne pas trop pressuriser la ressource".

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30.03.2026 à 12:03

Guerre en Iran : en tournée dans les pays du Golfe, Volodymyr Zelensky vend l'expertise ukrainienne et cherche du renfort face à la Russie

Florian Chaaban
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"Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a indiqué dimanche 29 mars se trouver en visite en Jordanie, dernière étape d'une tournée au Moyen-Orient lors de laquelle il a signé des accords de défense avec des pays du Golfe, notamment sur les drones", résume France 24. Une tournée "surprise" [TF1], entamée le 26 mars en Arabie saoudite. […]

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Texte intégral (1696 mots)
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky (ici lors d'une réunion du Conseil européen en décembre 2025) a signé des accords avec des monarchies du Golfe, qui font face aux attaques aériennes de l'Iran - Crédits : Conseil européen
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky (ici lors d'une réunion du Conseil européen en décembre 2025) a signé des accords avec des monarchies du Golfe, qui font face aux attaques aériennes de l'Iran - Crédits : Conseil européen

"Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a indiqué dimanche 29 mars se trouver en visite en Jordanie, dernière étape d'une tournée au Moyen-Orient lors de laquelle il a signé des accords de défense avec des pays du Golfe, notamment sur les drones", résume France 24.

Une tournée "surprise" [TF1], entamée le 26 mars en Arabie saoudite. "Après avoir rencontré jeudi le prince héritier Mohammed ben Salmane, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé, vendredi 27 mars, sur les réseaux sociaux, la signature d'un 'accord important' avec l'Arabie saoudite sur la coopération 'en matière de défense'" [France info].

L'enjeu pour Kiev : "vendre son expertise, alors que les équipements iraniens sont dotés d'une technologie également utilisée par la Russie, d'après l'Ukraine", observe BFM TV.

De nombreux accords signés

Au total, trois accords ont été signés. Outre l'Arabie saoudite, "les Émirats arabes unis et le Qatar" ont également paraphé des accords avec l'Ukraine [Le Parisien]. Autant de pays qui "font face aux drones et missiles iraniens [Shahed]". Ces partenariats, décrits comme "mutuellement avantageux", doivent muscler le secteur de la défense "pour une durée d'au moins dix ans", souligne Politico. "Au cours de [cette période], nous nous sommes engagés dans la construction d'usines, avec des chaînes de production en Ukraine et dans ces pays [du Golfe, ndlr]", a déclaré Volodymyr Zelensky [Le Parisien].

"Aujourd’hui, l'Ukraine n'a pas seulement besoin d'aide, elle est aussi prête à soutenir ceux qui nous soutiennent", a déclaré le président ukrainien, dans des propos relayés par La Nouvelle République. Si les regards sont braqués sur le Moyen-Orient, l'ombre de la guerre avec la Russie continue de planer. L'Ukraine "a proposé d'échanger ses intercepteurs de drones contre des missiles de défense antiaérienne, beaucoup plus coûteux, que les pays du Golfe utilisent pour abattre les drones iraniens. Kiev affirme avoir besoin de davantage de ces missiles pour contrer les frappes de missiles de la Russie", poursuit le quotidien régional.

Car pour Kiev, "il ne fait aucun [doute] que les drones qui frappent quotidiennement l'Ukraine sont d'origine iranienne" [RFI].

Obtenir des moyens que ni Trump ni l'UE n'accordent à l'Ukraine

Le rapprochement de l'Ukraine avec les pays arabes intervient alors que son éloignement vis-à-vis des États-Unis "est à son paroxysme, en raison de la guerre en Iran et de l'entente entre le Kremlin et la Maison-Blanche", écrit le quotidien espagnol Diario Público. "Elle intervient également à un moment où l'Union européenne, principal contributeur à l'effort de guerre ukrainien, rencontre de nombreuses difficultés pour faire parvenir à Kiev l'aide de [90] milliards d'euros qu'elle a accordée et que la Hongrie bloque, après que l'Ukraine a coupé l'approvisionnement en pétrole russe de ce pays", complète le média. 

En Jordanie, l'objectif est le même. "Le plus important, c'est la sécurité, et il est essentiel que tous les partenaires déploient les efforts nécessaires pour la garantir", a indiqué le chef d'État ukrainien dans un message sur Telegram [The Kyiv Independent].

L'Ukraine recherche un parapluie, alors que l'incertitude demeure sur l'avenir du conflit qui l'oppose à la Russie. Vendredi dernier, "le secrétaire d'État américain Marco Rubio a nié l'affirmation faite plus tôt dans la semaine par Volodymyr Zelensky selon laquelle l'administration Trump subordonnait son offre de garanties de sécurité en vue d'un accord de paix en Ukraine à la cession par Kiev de l'ensemble de la région orientale du Donbass à la Russie", écrit Politico. Les accords conclus avec les pays du Golfe sont une consolation pour Kiev, qui espère ne plus naviguer en eaux troubles encore très longtemps.

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27.03.2026 à 12:05

Otan : les dépenses militaires des pays membres en forte hausse en 2025

Léa Deseille
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"La première année où tous les alliés de l'Otan ont atteint les objectifs de dépenses de défense fixés il y a plus de dix ans", note Euractiv. Lors de la présentation du bilan annuel de l'Alliance, jeudi 26 mars, "le secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, a déclaré que [l'organisation] abordait l'année 2026 en position […]

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Le secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, a présenté le rapport annuel de l'Alliance atlantique nord, jeudi 26 mars à Bruxelles - Crédits : Otan
Le secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, a présenté le rapport annuel de l'Alliance atlantique nord, jeudi 26 mars à Bruxelles - Crédits : Otan

"La première année où tous les alliés de l'Otan ont atteint les objectifs de dépenses de défense fixés il y a plus de dix ans", note Euractiv. Lors de la présentation du bilan annuel de l'Alliance, jeudi 26 mars, "le secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, a déclaré que [l'organisation] abordait l'année 2026 en position de force après que tous les alliés ont atteint l'an dernier le seuil fixé de longue date pour les dépenses de défense, soit 2 % du PIB", retrace le réseau d'information polonais TVP.

"Sur la seule année 2025, les alliés européens et le Canada ont investi au total 574 milliards de dollars dans la défense", détaille la RTBF. "Entre 2014 et fin 2025, ils ont plus que doublé le budget qu’ils consacrent chaque année à la défense (une hausse de 106 % en valeur réelle)", ajoute La Libre.

"Sur l'année, les dépenses des pays de l'Otan strictement liées à la défense devraient dépasser les 1 400 milliards de dollars", poursuit le média belge. "Parallèlement, les dépenses de l'Europe et du Canada en gros équipements ont augmenté de 34 % l'an dernier, selon le rapport" [Politico].

Tous les pays ont augmenté leurs dépenses militaires

"L'Otan 'est plus forte que jamais', a assuré Mark Rutte, qui s'est réjoui d'un 'vrai changement dans les mentalités'. Pendant 'trop longtemps', les Européens se sont reposés sur 'la puissance militaire des États-Unis'", citent Les Échos. Désormais, la surpuissance américaine dans le budget de l'Otan est en recul. "La part des États-Unis dans les dépenses globales de défense de l'Otan a chuté de 64 % à 59 % l'an dernier", pointe Politico.

"Toutefois, le rapport annuel de l'Alliance révèle de fortes disparités de dépenses entre les pays membres", nuance Politico. "Tous les pays de l'Otan ont augmenté leurs dépenses militaires l'an dernier, mais trois d'entre eux ont vu légèrement baisser la part consacrée à ces dépenses par rapport à leur PIB. Les États-Unis sont passés de 3,30 % en 2024 à 3,19 % l'an dernier, la République tchèque de 2,07 % à 2,01 % et la Hongrie de 2,21 % à 2,07 %. La France est restée stable à 2,05 % en 2025 contre 2,04 % l'année précédente", énumère France 24. "L'Espagne, le Portugal, le Canada, la Belgique ont atteint à la décimale près l'objectif de 2 %", poursuit le média.

Des hausses liées aux pressions américaines

"Cette annonce intervient au moment où Donald Trump accentue ses attaques contre l'Alliance" [Les Échos], alors que le chef d'État américain a enjoint à ses alliés occidentaux d'aider au déblocage du détroit d'Ormuz. "Un refus d’entrer dans le conflit qui a suscité chantage et violentes attaques du président américain. Il a traité ses alliés de 'lâches' et accusé l’Otan d’être un 'tigre de papier'", rapporte Le Figaro.

Ce n'est pas la première fois que ce dernier attaque directement l'Alliance atlantique. "L'année 2025 a été marquée par le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche. Le Républicain, habitué des déclarations coup de poing a, dès le début de son second mandat, exigé une augmentation des dépenses des pays alliés de l'Otan, laissant même planer le doute sur une éventuelle sortie des États-Unis de l'organisation", rappelle La Libre.

"Depuis, sous la pression [du locataire de la Maison-Blanche], l'Otan s'est fixé l'an dernier, lors du sommet de La Haye, un nouvel objectif : 3,5 % de dépenses militaires d'ici 2035 ainsi que 1,5 % consacré à des dépenses liés à la sécurité, soit un total de 5 %", écrit France 24. "Les pays [s'étaient] engagés à consacrer 3,5 % de leur PIB à la défense de base, comme les troupes et les armes, et 1,5 % à des mesures plus générales liées à la défense, telles que la cybersécurité, la protection des pipelines et l'adaptation des voies de circulation pour permettre le passage de véhicules militaires lourds", développe BFMTV.

"Malgré les augmentations budgétaires, Rutte a réaffirmé que les industries européennes devaient continuer à accroître leur production", précise Euractiv. "J’attends du sommet de l’Otan qui se tiendra à Ankara en juillet prochain qu’il s’appuie sur nos acquis de 2025. Il n’y a pas lieu de se reposer sur ses lauriers et nous n’avons pas de temps à perdre", conclut le Néerlandais [Politco].

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26.03.2026 à 13:35

Ouverture du G7 : la guerre au Moyen-Orient et en Ukraine au programme des discussions

Amélie Philotas
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Les ministres des Affaires étrangères des grandes puissances démocratiques (Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni) ainsi que des représentants de l'Union européenne se réunissent jeudi 26 et vendredi 27 mars à l'Abbaye des Vaux-de-Cernay, située à 50 kilomètres de Paris. Des ministres du Brésil, de l'Inde, de la Corée du Sud, de l'Arabie saoudite […]

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Texte intégral (1826 mots)
La chef de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, et le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot (ici à Bruxelles en janvier 2026) seront présents à la réunion du G7, en France.
La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, et le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot (ici à Bruxelles en janvier 2026), seront présents à la réunion du G7 en France - Crédits : Conseil de l'UE

Les ministres des Affaires étrangères des grandes puissances démocratiques (Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni) ainsi que des représentants de l'Union européenne se réunissent jeudi 26 et vendredi 27 mars à l'Abbaye des Vaux-de-Cernay, située à 50 kilomètres de Paris. Des ministres du Brésil, de l'Inde, de la Corée du Sud, de l'Arabie saoudite et de l’Ukraine, “tous des poids lourds économiques dont l'alignement est déterminant pour la sécurité mondiale, l'énergie et les crises diplomatiques, seront également présents”, complète Reuters. La France préside le groupe du G7 depuis janvier 2026, avec pour point d’orgue "un sommet […] à Évian mi-juin", rappelle Le Soir.

"Le site [des Vaux-de-Cernay] n’a pas été choisi par hasard", remarque Le Parisien. "Il se situe à une quinzaine de kilomètres seulement du château de Rambouillet, là même où il y a 50 ans se retrouvaient à l’initiative du président français de l’époque, Valéry Giscard d’Estaing, les chefs d’État et de gouvernement des six pays démocratiques les plus industrialisés (Allemagne, États-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni)". Les dirigeants avaient alors évoqué “la crise économique consécutive au choc pétrolier de 1973. Le G6 était né. Il deviendra l’année suivante le G7 avec l’entrée du Canada".

Précisions attendues

Dans le contexte géopolitique actuel, les guerres au Moyen-Orient et en Ukraine font partie des grands sujets abordés par les ministres. Dans un climat de forte nervosité, l’objectif des alliés est d’obtenir “davantage de précisions sur les opérations militaires menées par les États-Unis et Israël contre l'Iran, ainsi que sur l'existence éventuelle d'une voie diplomatique viable pour mettre fin au conflit” [Reuters]. Les discussions porteront notamment “sur le détroit d'Ormuz, que l'Iran a de fait fermé, paralysant ainsi environ un cinquième de l'approvisionnement mondial en pétrole”.

"Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, retenu à Washington selon une source diplomatique, ne rejoindra [ses homologues] que vendredi matin", rapporte Le Parisien. Il tentera de convaincre les alliés "d'adhérer à la stratégie de guerre contre l'Iran qui a fait flamber les prix mondiaux du carburant, a annoncé mardi 24 mars le département d'État américain” [Le Monde]. Un objectif cependant ambitieux : presque tous "ont réagi au mieux avec froideur à l'opération militaire américano-israélienne contre l'Iran et ont refusé d'y participer, s'attirant les foudres de Trump alors même qu'il affirme que les États-Unis n'ont pas besoin de leur aide", rappelle le quotidien français.

Au sujet de l’Ukraine, les responsables européens craignent que les États-Unis “ne poussent Kiev à accepter un accord de paix défavorable avant les élections de mi-mandat américaines de novembre. Les responsables européens ont déclaré qu'ils insisteraient auprès de Rubio sur le fait qu'un tel résultat serait inacceptable, plaidant plutôt en faveur de sanctions plus sévères contre la Russie et d'efforts immédiats pour préparer l'Ukraine à un nouvel hiver de guerre” [Reuters].

Un G7 finances contre la hausse des prix de l’énergie

L'Hexagone a également convoqué, pour le lundi 30 mars, un G7 finances au format inédit : il réunira les ministres de l’Économie, de l’Énergie et les gouverneurs des banques centrales. Il s'agit là d'une "tentative de réponse coordonnée à une crise désormais systémique, à la croisée des chocs énergétiques, inflationnistes et géopolitiques", observe La Tribune.

L’initiative doit notamment faire face à "la fragmentation des réponses nationales face à l’envolée des prix de l’énergie et à la persistance de l’inflation, [qui] montre ses limites", résume La Tribune. "En fusionnant ces trois cercles, la présidence française entend [ainsi] accélérer les arbitrages [entre les trois acteurs convoqués], alors que les tensions sur les marchés pétroliers et gaziers menacent de raviver un cycle inflationniste déjà difficile à contenir."

Affirmant convoquer ce format "pour la première fois depuis 50 ans", le ministre de l’Économie Roland Lescure joue aussi une carte stratégique, à quelques mois du sommet d’Évian du 15 au 17 juin [BFM TV]. Il s'agit de "démontrer que, malgré les fractures géopolitiques, le G7 reste capable de produire des réponses opérationnelles face à une crise globale" [La Tribune].

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25.03.2026 à 12:03

Élections législatives au Danemark : malgré leur "plus mauvais résultat depuis plus d'un siècle", les sociaux-démocrates sortent vainqueurs du scrutin

Florian Chaaban
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Un "scrutin [qui] redessine le paysage politique du pays, avec une percée historique du Parti populaire socialiste, une montée de l'extrême droite et une place décisive des Modérés dans la formation du futur gouvernement", résume Le Monde. Tels sont les principaux enseignements à retenir des élections législatives au Danemark, organisées mardi 24 mars. "Malgré un […]

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Texte intégral (2173 mots)
Mette Frederiksen est devenue Première ministre le 27 juin 2019 à la tête d'un gouvernement minoritaire composé uniquement de membres sociaux-démocrates - Crédits : Conseil européen
Mette Frederiksen est devenue Première ministre du Danemark le 27 juin 2019, à la tête d'un gouvernement minoritaire - Crédits : Conseil européen

Un "scrutin [qui] redessine le paysage politique du pays, avec une percée historique du Parti populaire socialiste, une montée de l'extrême droite et une place décisive des Modérés dans la formation du futur gouvernement", résume Le Monde. Tels sont les principaux enseignements à retenir des élections législatives au Danemark, organisées mardi 24 mars.

"Malgré un net recul et sans atteindre la majorité absolue avec les autres partis de gauche, selon les résultats définitifs" [Le Parisien], "le groupe des sociaux-démocrates de la Première ministre danoise Mette Frederiksen est arrivé en tête" [Ouest-France].

La formation de la cheffe du gouvernement, qui a présenté - comme l'exige la procédure en vigueur - sa démission formelle au roi ce mercredi selon l'AFP, a "enregistré [son] plus mauvais résultat depuis plus d'un siècle", pointe la BBC. Toutefois, "avec 21,9 % des voix" et 38 sièges au Folketing (le Parlement danois), les sociaux-démocrates, au pouvoir depuis 2019 "[restent] de loin le parti le plus important ", complète le média britannique. Ils devancent le Parti populaire socialiste (11,6 % des suffrages) et Venstre, parti libéral de centre-droit (10,1 %).

Écologie, société et Groenland au cœur du scrutin

"Dans le pays prospère de 6 millions d'habitants, la campagne a surtout tourné autour de questions intérieures comme le coût de la vie, l'État providence et l'environnement", observe Euronews. "Le modèle de l'agriculture intensive danoise, particulièrement l'élevage porcin, a été au centre de la campagne." "Face à une extrême droite puissante depuis la fin des années 1990, il a aussi été question d'immigration, les sociaux-démocrates plébiscitant un nouveau tour de vis en la matière" [Le Monde].

Mais un autre sujet a aussi animé les débats : le Groenland. Face aux multiples menaces de Donald Trump ces dernières semaines, Mette Frederiksen "avait tenu tête [au président américain] et sa volonté d'annexer [l'île], territoire autonome du royaume du Danemark", retracent Les Echos.

"À Nuuk, la capitale du Groenland, les électeurs ont fait la queue pour voter dès l'ouverture des bureaux" [Le Parisien]. "Il s'agit des élections les plus importantes pour le Parlement danois et pour le Groenland de l'Histoire", a déclaré à l'AFP le Premier ministre groenlandais, Jens-Frederik Nielsen.

Une leçon pour l'Union européenne ?

Ce scrutin "a redessiné la carte du Danemark et laissé des traces historiques chez plusieurs des partis concernés", relate la chaîne de télévision généraliste nationale, TV2. Mais pas seulement. "Les résultats obtenus par Mette Frederiksen au Danemark - où les sociaux-démocrates ont perdu du terrain mais ont tout de même réussi à se maintenir - reflètent également une tendance plus générale observée à travers l'Europe, où le centre-gauche fait preuve d'un regain de combativité", décrit Politico.

"Les récents scrutins, de Castille-et-León en Espagne à Marseille et Paris, en passant par la Slovénie et désormais le Danemark, montrent que s'opposer à une politique à la Trump, ou lutter contre Trump lui-même, peut s'avérer une stratégie gagnante", poursuit le média.

Dans un monde "plein d'insécurité" [Le Parisien], l'Union européenne et ses pays membres doivent affronter de nombreux défis. "Les Danois sont anxieux : il y a le Groenland, l'Ukraine, les drones qui ont survolé le royaume", rappelait avant le scrutin Elisabet Svane, analyste politique pour le quotidien national Politiken.

D'âpres négociations à venir

En interne, le plus dur commence maintenant. "Le Danemark est divisé entre un 'bloc rouge' de partis de gauche mené par les sociaux-démocrates et un 'bloc bleu' de droite, mené par [Troels Lund] Poulsen", note Politico.

"Avec un total de 84 sièges, le 'bloc rouge' des partis de gauche a pris une légère avance sur le 'bloc bleu' de droite, qui totalise 77 sièges. Aucun des deux blocs n'a atteint les 90 sièges nécessaires pour obtenir la majorité au Parlement danois, qui en compte 179" [BBC]. "Le parti centriste des Modérés de l'actuel ministre des Affaires étrangères, Lars Løkke Rasmussen devrait avoir le dernier mot dans les négociations de coalition", estime le média.

Le quotidien national Jyllands-Posten va plus loin. Ce mardi 24 mars, "l'avenir de la politique danoise a été confié au président du Parti modéré, Lars Løkke Rasmussen. Les Danois ne souhaitant ni une majorité rouge ni une majorité bleue au Parlement, ils ont ainsi confié à Løkke le rôle clé dans la formation du prochain gouvernement, dont il rêvait depuis si longtemps". "Les Modérés ont obtenu un bon résultat électoral avec 7,7 % des voix et disposent des mandats décisifs, mais cela 'ne signifie pas pour autant' que Lars Løkke Rasmussen doive devenir Premier ministre", a tempéré ce matin le ministre de la Culture, Jakob Engel-Schmidt, relaie TV2.

Une tendance se dégage néanmoins. "Il est peu probable que le prochain gouvernement soit une réplique de la coalition actuelle, un gouvernement multipartite qui a rompu avec la division traditionnelle entre rouges et bleus de la politique danoise pour inclure les sociaux-démocrates de centre-gauche, le Venstre de centre-droit et les Modérés centristes", conclut Politico. Le roi va recevoir les partis en vue des négociations sur la formation d'un futur gouvernement de coalition, qui s'annoncent compliquées.

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24.03.2026 à 12:23

Référendum en Italie : Giorgia Meloni en difficulté après l’échec de sa réforme judiciaire

Léa Deseille
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"Giorgia Meloni se trouvait face à un défi politique capital. Les Italiens lui ont infligé un revers cuisant", tacle Le Monde. "Lundi [23 mars], le 'non' l'a emporté lors d'un référendum sur la justice poussé par la Première ministre italienne", développe L’Express. "Lors d'un référendum de deux jours, près de 54 % des électeurs ont […]

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Giorgia Meloni, la présidente du Conseil des ministres italiens, lors d'un Conseil européen à Bruxelles, le 26 juin 2023 - Crédits : Christophe Licoppe / Commission européenne
Giorgia Meloni, la présidente du Conseil des ministres italiens, lors d'un Conseil européen à Bruxelles, le 26 juin 2023 - Crédits : Christophe Licoppe / Commission européenne

"Giorgia Meloni se trouvait face à un défi politique capital. Les Italiens lui ont infligé un revers cuisant", tacle Le Monde. "Lundi [23 mars], le 'non' l'a emporté lors d'un référendum sur la justice poussé par la Première ministre italienne", développe L’Express. "Lors d'un référendum de deux jours, près de 54 % des électeurs ont dit non aux projets de réorganisation du système judiciaire, contre environ 46 % pour le oui", précise The Guardian.

"La réforme entendait séparer les carrières des juges et des procureurs et modifier le fonctionnement du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), l’organe qui supervise tous les magistrats", explique le Huffington Post. Elle prévoyait par ailleurs une "modification de la Constitution" et "l’instauration d’une nouvelle 'Haute Cour disciplinaire' composée de 15 membres", détaille RFI. Giorgia Meloni avait fait de ce projet "l'un des points majeurs de son programme lors de son arrivée au pouvoir en 2022" [L’Express].

Participation plus forte qu'attendu

"Cette victoire du 'No' est un revers inédit pour la dirigeante d'extrême droite", estime L’Express, tant le résultat était difficilement prévisible. "Ce fut une campagne caractérisée par un ton dur et plusieurs déclarations scandaleuses qui ont conduit à une plus grande mobilisation des électeurs de centre-droit, initialement moins engagés", analyse le Corriere della Sera.

"C'est parmi les étudiants que l'on observe le taux de participation le plus élevé et, d'une manière générale, c'est chez les plus jeunes que l'abstention est la plus faible : la génération Z, âgée de 18 à 28 ans, affiche un taux de participation de 67 %, dont 58,5 % en faveur du ’non’", poursuit le média italien. "Le taux de participation a atteint un niveau record de 58,5 %, selon les données du ministère italien de l'Intérieur, contredisant les prévisions qui tablaient sur un faible taux", avance The Guardian.

"Le contexte international, lourd de menaces, était aussi défavorable à la cheffe du gouvernement, remettant en question le positionnement d’une présidente du Conseil qui avait […] fait le choix initial de l’alignement sur l’administration Trump", écrit Le Monde. "Enfin, à quelques jours du scrutin, les révélations de presse sur les connexions mafieuses, personnelles comme commerciales, entretenues avec des représentants de la mafia calabraise par le sous-secrétaire d’État à la justice, Andrea Delmastro Delle Vedove, n’ont pas joué en faveur du camp du ‘oui’", ajoute le journal du soir.

Un avertissement avant les législatives de 2027

Ainsi, "la campagne pour ou contre cette réforme a viré en un référendum pour ou contre Giorgia Meloni" [Huffington Post]. "Son statut d'invincibilité s'est brisé dans les urnes", considère L’Express. "Le référendum s’est concentré sur sa personne, au risque de la voir subir le même sort que Matteo Renzi. Il y a tout juste dix ans, le président du Conseil de centre gauche avait dû démissionner après avoir perdu un référendum sur un projet de réforme du Parlement", rappelle Le Figaro. Ces résultats ont ainsi donné de l’espoir à l'opposition, qui voit "l'occasion de pousser la dirigeante italienne vers la sortie" [L’Express].

La Première ministre ne compte cependant pas quitter le gouvernement. "À l’approche du vote, la présidente du Conseil avait exclu de démissionner en cas de victoire du ‘non’", rappelle Le Figaro. "Les Italiens ont tranché. Et nous respectons cette décision […]. Mais cela ne change rien à notre engagement de continuer, avec sérieux et détermination, à œuvrer pour le bien de la nation et à honorer le mandat qui nous a été confié", a-t-elle déclaré dans une vidéo publiée sur X à l’issue du vote [RFI].

Pourtant, "le résultat du référendum annonce ce qui pourrait se passer lors des législatives de 2027", anticipe Le Figaro, où Giorgia Meloni "jouera son avenir" [Huffington Post]. "Pour garder le pouvoir, Meloni cherchera sans doute à accélérer une réforme de la loi électorale qui vise à donner une importante prime de majorité au parti qui dépasse les 40 % aux législatives", pressent Le Figaro.

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23.03.2026 à 12:28

Nouvel accord de libre‑échange : Ursula von der Leyen en Australie pour boucler les négociations

Manon Mazuir
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"Rendez-vous aux antipodes pour Ursula von der Leyen" [L'Opinion]. "La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, est arrivée lundi en Australie pour trois jours de visite destinés à conclure un accord de libre-échange", rapporte France 24. "Accompagnée du commissaire [européen] au Commerce, Maroš Šefčovič", elle doit notamment se rendre à Sydney et "rencontrer […]

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Texte intégral (2294 mots)
Ursula von der Leyen, accueillie ce lundi à Sydney par une cérémonie de tabagisme autochtone, aux côtés de la gouverneure générale d'Australie Sam Mostyn, du commissaire européen au Commerce Maroš Šefcovic et du ministre australien du Commerce et du Tourisme Don Farrell - Crédits : Christophe Licoppe / Commission européenne
Ursula von der Leyen, accueillie ce lundi à Sydney par une cérémonie de tabagisme autochtone, aux côtés de la gouverneure générale d'Australie Sam Mostyn, du commissaire européen au Commerce Maroš Šefcovic et du ministre australien du Commerce et du Tourisme Don Farrell - Crédits : Christophe Licoppe / Commission européenne

"Rendez-vous aux antipodes pour Ursula von der Leyen" [L'Opinion]. "La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, est arrivée lundi en Australie pour trois jours de visite destinés à conclure un accord de libre-échange", rapporte France 24.

"Accompagnée du commissaire [européen] au Commerce, Maroš Šefčovič", elle doit notamment se rendre à Sydney et "rencontrer à Canberra le Premier ministre Anthony Albanese, mardi, et espère y signer un accord de libre-échange", précise Le Figaro.

"Cet accord mettra fin aux droits de douane sur la plupart des échanges entre l’UE et l’Australie et pourrait faire augmenter le PIB européen de 4 milliards d’euros d’ici à 2030", affirme la cheffe de l’exécutif européen, dans une tribune publiée ce matin dans plusieurs journaux européens, dont Ouest-France.

"Les partenariats renforcent la souveraineté au lieu de l’affaiblir"

Le texte prévoit en effet de "supprimer des droits de douane sur les importations vers l'Europe de lithium, de terres rares ou d'hydrogène" [France info]. La présidente de la Commission européenne insiste "sur le rôle stratégique de l’Australie dans les matières premières critiques, en particulier le lithium, essentiel pour fabriquer des batteries de véhicules électriques", explique France 24.

Ursula von der Leyen, dans sa tribune, entend démontrer le potentiel du partenariat UE-Australie : "avec une économie de 1 700 milliards d’euros, ce pays est déjà le troisième partenaire commercial de l’UE et sa deuxième destination d’investissement" [Ouest-France]. Canberra suggère de son côté "qu'elle pourrait supprimer sa taxe de voiture de luxe sur les véhicules européens en échange d'un meilleur accès agricole", indique RFI.

La dirigeante de l’UE ne s’étend pas en revanche "sur les produits agricoles, pourtant au cœur du bras de fer entre Bruxelles et Canberra autour de ce projet d’accord jusqu’ici", souligne Sud Ouest. "L'Australie souhaite un meilleur accès à ses exportations agricoles, en particulier le bœuf et l'agneau, sur le marché de l'UE" [RFI]. Mais ces dernières semaines, les négociations "butaient encore sur les quotas détaxés de bœuf australien importé. L’Union européenne ne voulait pas aller au-delà de 30 000 tonnes quand l’Australie réclamait 40 000 tonnes par an", relève Sud Ouest.

C'est d'ailleurs à cause du volet agricole que les négociations "avaient été suspendues en octobre 2023, en raison de désaccords considérés alors comme insolubles. Sur le fond, rien n'a changé", constate Le Figaro. "En revanche, le contexte international et géopolitique, lui n'est plus du tout le même", note le média. Ce qui explique le retour des négociations entre l'UE et l'Australie : "dans un monde incertain, les partenariats renforcent la souveraineté au lieu de l’affaiblir", justifie la cheffe de l'exécutif européen [Ouest-France].

"L’agressivité du président américain sur le plan commercial, relevant unilatéralement les droits de douane y compris avec ses alliés, a incité Canberra, comme Bruxelles, à mettre de l’eau dans leur vin", relève Le Figaro.

Crainte des éleveurs européens

"Bruxelles espère éviter une nouvelle levée de boucliers des agriculteurs, déjà en colère contre un autre accord commercial, celui signé mi-janvier avec les pays latino-américains du Mercosur", analyse BFM TV. Ce qui semble déjà compromis puisque "le Copa-Cogeca, qui rassemble les principaux syndicats agricoles européens, a haussé le ton à propos des négociations avec l'Australie", explique le média.

Le puissant lobby agricole met en garde : "accorder des concessions disproportionnées risque de nuire aux agriculteurs européens, de fausser les marchés et d'affaiblir l'engagement de longue date de l'UE en faveur de normes de production élevées" [BFM TV]. Même inquiétude du côté de l'Interbev, l'interprofession française du bétail et des viandes, qui craint, bien que "Bruxelles n'indique pas les quantités négociées", que cet accord "permette l'importation sans droits de douane de 20 000 tonnes de viande ovine australienne, élevées dans des conditions aux antipodes des normes européennes" [France info].

"Les dimensions d'exploitation ne sont pas les mêmes, le coût de la main-d'œuvre n'est pas le même", s'inquiète Patrick Soury, vice-président de la Fédération nationale ovine, cité par France info. Les Australiens "pratiquent […] le 'mulesing', qui est la scarification à vif des agneaux pour limiter le parasitisme. Et on vient nous parler de bien-être animal dans notre pays ?", s'indigne l'éleveur en Charente. "Avec ses collègues éleveurs bovins, l'autre filière concernée, ils se mobilisent en signant, par exemple, une lettre ouverte à Emmanuel Macron pour lui demander d'agir", rapporte le média.

Selon le Canberra Times, l'accord devrait toutefois "être signé mardi à la suite de pourparlers entre Mme von der Leyen et le Premier ministre Anthony Albanese."

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20.03.2026 à 12:58

Détroit d'Ormuz : sept États, dont cinq européens,"prêts à contribuer" à la sécurisation de la zone

Manon Mazuir
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Dans un communiqué commun publié jeudi 19 mars, "la France, le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas et le Japon, [rejoints par le Canada], ont annoncé être 'prêts à contribuer' à sécuriser le détroit d'Ormuz, bloqué en raison de la guerre entre l'Iran, Israël et les États-Unis" [France info]. Le président américain Donald Trump avait "exhorté […]

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Texte intégral (1934 mots)
En temps de paix, un cinquième du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié mondial transite par le détroit d'Ormuz - Crédits : 35007 / iStock
En temps de paix, un cinquième du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié mondial transite par le détroit d'Ormuz - Crédits : 35007 / iStock

Dans un communiqué commun publié jeudi 19 mars, "la France, le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas et le Japon, [rejoints par le Canada], ont annoncé être 'prêts à contribuer' à sécuriser le détroit d'Ormuz, bloqué en raison de la guerre entre l'Iran, Israël et les États-Unis" [France info].

Le président américain Donald Trump avait "exhorté [samedi] les autres puissances mondiales, ainsi que l'Otan, à aider à rouvrir le détroit d'Ormuz à la navigation commerciale, mais celles-ci [avaient] rejeté son appel à court terme tout en affirmant rester ouvertes aux discussions et à la planification" [Euronews]. Un refus que le président américain avait qualifié mardi d'"erreur vraiment stupide", rappelle France info.

Pas d'actions offensives

Les États signataires "précisent être 'prêts à contribuer aux efforts appropriés' : une façon de rappeler qu’il n’est pas question, pour eux, de s’inscrire dans des actions offensives menées par les États-Unis vis-à-vis de l’Iran", analyse L'Opinion.

C'est également le sens des propos d'Emmanuel Macron, jeudi devant la presse, à l'issue d'un sommet européen à Bruxelles. Le chef de l'État a assuré que la France ne participera "à aucune ouverture de force du détroit d'Ormuz" [BFM TV], mais qu'elle était toutefois "prête, avec d'autres nations, à prendre la responsabilité d'un système d'escorte de navires dans le détroit" [Le Figaro].

Le président français a par ailleurs "évoqué la possibilité d’un 'cadre onusien' pour une future mission visant à sécuriser la navigation dans [le détroit], une fois que les armes se seront tues, estimant que cela 'pourrait aider'", informe Le Parisien. Le locataire de l’Élysée "a expliqué en avoir parlé avec le secrétaire général de l'ONU António Guterres, avec le Premier ministre indien Narendra Modi et plusieurs dirigeants européens", selon Le Figaro. "Il y a une démarche exploratoire que nous avons commencée et nous verrons dans les prochains jours si elle a une chance d'aboutir", a-t-il ajouté.

Même son de cloche du côté des voisins européens. "Londres travaille avec des partenaires européens, du Golfe et les États-Unis à un plan pour rétablir la circulation maritime. Mais cette perspective reste conditionnée à une désescalade du conflit", précise 20 Minutes. En Allemagne, Boris Pistorius, le ministre de la Défense, "a indiqué que toute participation dépendrait 'de la situation après un cessez-le-feu' et nécessiterait un mandat international ainsi qu’un accord du Bundestag". Son homologue italien, Guido Crosetto, "a insisté sur l’absence de 'mission de guerre' et sur la nécessité d’une 'trêve' et d’une 'initiative multilatérale'".

Un moratoire sur les frappes visant des infrastructures civiles

Les sept pays condamnent également "les récentes attaques menées par l'Iran contre des navires commerciaux non armés dans le Golfe, les attaques contre les infrastructures civiles, notamment les installations pétrolières et gazières, et la fermeture de facto du détroit d'Ormuz par les forces iraniennes", souligne TF1 Info.

Ils demandent "un moratoire immédiat et général sur les attaques contre les infrastructures civiles, notamment les installations pétrolières et gazières" dans le Golfe [La Libre].

Cette déclaration intervient après les frappes de Téhéran "sur le plus grand champ gazier du Qatar voisin, Ras Laffan, causant selon Doha des 'dommages significatifs' et provoquant une rupture diplomatique entre les deux pays", explique Euronews. L'opération iranienne est une "réponse à une attaque israélienne sur South Pars, le plus grand gisement de gaz naturel au monde partagé entre l'Iran et le Qatar", poursuit le média européen.

3 200 navires bloqués

Le blocus iranien du détroit "paralyse le trafic maritime commercial à travers ce goulet d'étranglement crucial, par lequel transite en temps de paix un cinquième du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié mondiaux" [Euronews]. L'Organisation maritime internationale, qui estime qu'environ "20 000 marins patientent aujourd'hui à bord de 3 200 navires" près du détroit, a demandé jeudi "la création d'un 'corridor maritime sûr' pour évacuer les navires bloqués dans le Golfe" [BFM TV].

Ces attaques ne font "qu'exacerber la crise mondiale des prix du pétrole". Avant les frappes contre les champs énergétiques de l'Iran et du Qatar, "le prix du baril de Brent oscillait autour de 100 dollars, déjà en hausse de 40 % par rapport à avant-guerre. […] Le prix a grimpé jusqu'à 108 dollars le baril" ensuite, note Euronews.

Face aux tensions, les États membres de l'Agence internationale de l’énergie (AIE) ont déjà "puisé 400 millions de barils" dans leurs réserves stratégiques pour tenter de stabiliser les marchés [France info].

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19.03.2026 à 12:20

Conseil européen : la guerre en Iran et la crise énergétique bousculent le programme

Léa Deseille
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"C'est une tradition qui a bien du mal à être respectée à Bruxelles", constate RFI. "Le Conseil européen, qui s'ouvre ce jeudi 19 mars à Bruxelles en présence des 27 dirigeants de l'Union européenne, devait initialement être consacré à l'Ukraine et aux questions économiques". Or "Ursula von der Leyen ne devrait pas présenter […] sa […]

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António Costa, le président du Conseil européen, arrive au sommet du Conseil européen, le jeudi 19 mars 2026 - Crédits : Conseil européen
António Costa, le président du Conseil européen, arrive au sommet des chefs d'État et de gouvernement, jeudi 19 mars 2026 - Crédits : Conseil européen

"C'est une tradition qui a bien du mal à être respectée à Bruxelles", constate RFI. "Le Conseil européen, qui s'ouvre ce jeudi 19 mars à Bruxelles en présence des 27 dirigeants de l'Union européenne, devait initialement être consacré à l'Ukraine et aux questions économiques".

Or "Ursula von der Leyen ne devrait pas présenter […] sa ‘One Europe, One Market Roadmap’" (feuille de route Une Europe, un Marché, en français), poursuit Euractiv. "Donald Trump avait d’autres projets", ironise Politico. "La guerre au Moyen-Orient et la hausse des factures énergétiques risquent d'éclipser les discussions prévues sur une économie plus compétitive", écrit le Financial Times. "Les dirigeants européens devraient appeler à la désescalade et à la plus grande retenue […], condamner les frappes militaires menées par l'Iran dans la région" et afficher leur préoccupation concernant "l'escalade des hostilités au Liban", avance The Guardian.

Toutefois, "l'Europe reste divisée sur la manière de répondre à Donald Trump", estime Politico. "Un camp mené par le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez fait pression […] pour appeler au respect du droit international, ce qui équivaudrait à une réprimande indirecte de Donald Trump et du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou", explique le média. Un autre "hésite à franchir cette étape susceptible d’irriter le président américain".

La question énergétique au cœur des discussions

Les Vingt-Sept devront également traiter de la flambée des prix du pétrole et du gaz, une conséquence directe du conflit. "Le blocage du détroit d'Ormuz, en réponse aux frappes américano-israéliennes en Iran, confronte l'UE à un second choc énergétique en quelques années", développe RFI

"Les 27 dirigeants conviennent que les prix de l'énergie, qui sont restés obstinément élevés depuis le bouleversement de 2022 [lié à l'invasion russe de l'Ukraine], constituent un problème majeur, mais ils ne sont pas d'accord sur la manière de s'y attaquer", pointe Euronews. "Les prix de l'électricité varient considérablement d'un État membre à l'autre, ce qui rend encore plus difficile la recherche d'un terrain d'entente".

La révision du marché carbone (ETS) de l'UE, qui taxe les émissions de CO2 des industries polluantes, est notamment "au centre de vifs débats" [RFI]. "Dix États membres, menés par l'Autriche, souhaitent davantage de quotas […] gratuits et une révision du système d'ici la fin du mois de mai", développe le Financial Times. Tandis qu'au nord et à l'ouest de l'Europe, neuf autres le jugent "indispensable pour réduire les émissions de CO2 et encourager les industries lourdes à adopter des sources d'énergie plus respectueuses de l'environnement" [Euronews].

Pression sur Viktor Orbán

"Éclipsée" par l’Iran, la guerre en Ukraine n'en reste pas moins un enjeu important du sommet [RFI]. D'une part car elle "apparaît comme une victime indirecte de cette nouvelle crise au Moyen-Orient". De l'autre parce que Viktor Orbán menace toujours de bloquer un prêt de 90 milliards d'euros, indispensable pour financer l'effort de guerre de Kiev à partir du 1er avril.

Le Premier ministre hongrois devrait ainsi "faire face à des pressions" des autres dirigeants, avance The Guardian. Avec un "raisonnement […] simple : il faut respecter ses engagements", Budapest ayant validé ce prêt dès le mois de décembre dernier [Politico]. "Le fait qu'Orbán soit dans la dernière ligne droite d'une campagne de réélection éprouvante - en présentant Kiev et Bruxelles comme étant de connivence pour soutenir le leader de l'opposition Péter Magyar - n'est pas passé inaperçu dans d'autres capitales, ce qui a contribué à alimenter l'exaspération” [Euronews].

Parmi les autres sujets à l'ordre du jour figurent le prochain cadre financier pluriannuel, la défense et la sécurité, les migrations, et un échange avec le secrétaire général de l'ONU, António Guterres.

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