09.01.2026 à 11:58

"Après 25 ans de négociations, enfin le dénouement. Les pays membres de l’Union européenne (UE) ont approuvé ce vendredi la signature du traité de libre-échange avec les pays du Mercosur, malgré l’opposition de la France" [Le Parisien]. "Une procédure écrite va être lancée pour confirmer formellement ce vote", précise Le Monde. En dépit des "concessions […]
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"Après 25 ans de négociations, enfin le dénouement. Les pays membres de l’Union européenne (UE) ont approuvé ce vendredi la signature du traité de libre-échange avec les pays du Mercosur, malgré l’opposition de la France" [Le Parisien]. "Une procédure écrite va être lancée pour confirmer formellement ce vote", précise Le Monde.
En dépit des "concessions 'incontestables' de Bruxelles, la France votera 'contre' l'accord commercial entre l'Union européenne (UE) et quatre pays du Mercosur, vendredi 9 janvier", avait déjà tranché Emmanuel Macron [Le Monde]. "La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, [pourrait se rendre] au Paraguay [le 12 janvier] pour signer l'accord" [Politico].
"L’Autriche, la Hongrie, la Pologne et l’Irlande ont également suivi la position de la France, votant contre la signature du traité", indique Le Parisien. L'Humanité précisait déjà ce matin que ces États seraient trop "peu nombreux pour pouvoir constituer une minorité de blocage (quatre États représentant au moins 35 % de la population de l'UE)".
Pour rappel, "l'accord Mercosur a été conclu en décembre 2024 par la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, avec l'Argentine, le Brésil, le Paraguay et l'Uruguay, dans le but de créer une zone de libre-échange d'environ 700 millions de personnes de part et d'autre de l'Atlantique après plus de 25 ans de négociations" [Euronews].
Sur X, Emmanuel Macron avait annoncé dès hier que "la France a décidé de voter contre la signature de l'accord entre l'Union européenne et les pays du Mercosur". "Face à la pression [des agriculteurs], Emmanuel Macron a fini par céder", avance L'Humanité.
Une majorité qualifiée soutenant l'accord, c'est désormais "la première fois que la France est mise en minorité au Conseil […] un nouveau coup dur pour le président Macron, aux prises avec une profonde crise politique dans son pays, et sous la pression des syndicats d'agriculteurs depuis plusieurs jours", explique Euronews. France 24 reconnaît que "la France s'est isolée en disant que cet accord était 'épouvantable'".
Lâchée par l'Italie "prête à donner son aval, potentiellement décisif" insiste Le Monde, la France a échoué à former une minorité de blocage "après une série de concessions de la part de la Commission européenne, notamment des garanties renforcées pour surveiller les perturbations du marché et des paiements anticipés en espèces pour les agriculteurs" [Euronews].
"Et si la France ne s'avouait pas vaincue ?", s'interroge Le Parisien. Selon le média régional, "la France serait [toutefois] en mesure de saisir, seule, la Cour de justice de l'Union européenne pour vérifier la conformité du controversé traité avec le droit de l'UE", notamment sur "la méthode de ratification choisie par Bruxelles.".
Un point de tension déjà appuyé par "quelque 150 eurodéputés issus de cinq groupes politiques rassemblant 21 nationalités différentes [qui] ont déposé l'an dernier une résolution demandant un avis juridique de la Cour sur l'accord UE-Mercosur" [Les Échos]. "Ils estiment que la Commission européenne a outrepassé son mandat 'en divisant l'accord entre ses parties commerciales et politiques, afin de contourner l'approbation des Parlements nationaux au cours du processus de ratification'".
"Cette proposition de saisine des juges européens, qui devait être inscrite à l'ordre du jour du Parlement en novembre dernier, avait été recalée pour des raisons de procédure. Mais le Parlement va néanmoins devoir l'adopter ou la repousser lors d'une prochaine session plénière", complète le quotidien économique. Car l'institution aura quoi qu'il arrive son mot à dire dans le processus final de décision.
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08.01.2026 à 12:59

"Des tracteurs d'agriculteurs membres de la Coordination rurale sont entrés dans Paris ce jeudi 8 janvier avant l'aube, certains présents à la tour Eiffel, afin de porter les revendications de la profession", annonce TF1 Info. "Ils sont une centaine à être entrés par le sud de la capitale" mais "'la plupart sont bloqués aux portes […]
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"Des tracteurs d'agriculteurs membres de la Coordination rurale sont entrés dans Paris ce jeudi 8 janvier avant l'aube, certains présents à la tour Eiffel, afin de porter les revendications de la profession", annonce TF1 Info.
"Ils sont une centaine à être entrés par le sud de la capitale" mais "'la plupart sont bloqués aux portes de la [ville]', a indiqué le ministère de l’Intérieur" [Ouest-France], qui précise que "seule une vingtaine de tracteurs ont pénétré dans Paris intra-muros. Le reste des tracteurs est aux portes de Paris".
En cause : "l'adoption prochaine par l'Union européenne du Mercosur, le traité de libre-échange avec l'Amérique du Sud, qui cristallise le ressentiment" [France info].
"La situation qu'on voit depuis cette nuit, ce matin, n'est pas acceptable, […] je n'ai qu'une chose à dire, tout ça est illégal, nous ne laissons pas faire et nous ne laisserons pas faire", s'est indignée Maud Bregeon, la porte-parole du gouvernement, relaie France info dans un autre article. Témoin de cette tension, "un accueil hostile a été réservé [ce matin] à la présidente de l'Assemblée, sortie [du Palais Bourbon] sous les huées et les sifflets des agriculteurs", quelques heures avant sa rencontre avec les syndicats [Le Monde].
"Un arrêté de la préfecture de police mercredi soir avait en effet interdit aux tracteurs l'accès à certaines zones sensibles de la capitale, notamment l’Élysée, Matignon, le Parlement, les ministères de l'Agriculture et de la Transition écologique, ou le marché de Rungis, entre autres", rapportent Les Echos.
François Walraet, secrétaire général de la Coordination rurale, assure "qu'en France, on ne peut discuter et obtenir des choses que quand on arrive sur un rapport de force […] Sinon, tant qu'on n'est pas dans un rapport de force intense, on n'a toujours que des réponses vagues, des réponses floues.", relate France info.
"Une cellule interministérielle de crise a été activée, mercredi en fin de journée, 'pour faire le point' sur les actions des agriculteurs", a appris Le Monde auprès de l'entourage du ministre de l'Intérieur.
Les agriculteurs protestent en premier lieu "contre l’accord de libre-échange entre l’UE et des pays du Mercosur" [Ouest-France]. Source de vives tractations, ce dernier "permettrait notamment à l’UE d’exporter davantage de voitures, machines, vins et spiritueux. Dans le sens inverse, il faciliterait l’entrée en Europe de viande, sucre, riz, miel et soja sud-américains, ce qui alarme les filières concernées", rappelle Le Huffington Post.
Les agriculteurs protestent aussi "contre la gestion par l'État de l'épizootie de dermatose nodulaire bovine (DNC) qui a attisé la colère agricole début décembre dans le sud-ouest de la France", souligne Ouest-France.
Face à la colère des agriculteurs, le gouvernement tente de temporiser : "le Premier ministre Sébastien Lecornu a notamment reçu les syndicats lundi et mardi et promis des annonces 'concrètes' d'ici vendredi", notent Les Echos. "Mercredi soir, Emmanuel Macron s'est également montré ferme sur le dossier de la taxe carbone européenne aux frontières. Le chef de l’État plaide pour l'exclusion des engrais de ce mécanisme qui augmenterait drastiquement les coûts pour les agriculteurs".
Ces derniers jours, et notamment au terme d'une réunion des ministres de l'Agriculture des Vingt-Sept mercredi 8 janvier, "la Commission européenne a multiplié les annonces financières et réglementaires […] pour amadouer les agriculteurs et faire passer la pilule du traité commercial avec les pays du Mercosur" [Les Echos].
Elle s'est notamment "engagée à baisser les droits de douane sur l’engrais azoté et l’ammoniac, le temps de mener à bien le parcours législatif qui lui permettra, a-t-elle annoncé, de suspendre la taxe carbone aux frontières sur les engrais, avec effet rétroactif au 1er janvier" [Le Monde]. "Sur la question des pesticides interdits en Europe, la Commission a rappelé qu’elle travaillait déjà à une possible révision des règles sur les résidus de pesticides dans les produits importés". L'exécutif européen a également proposé "une rallonge budgétaire dans la future PAC, en débloquant 45 milliards d’euros de manière anticipée dès 2028" [BFM TV].
La signature de l'accord sur le Mercosur "devrait aboutir, vendredi 9 janvier, à l’issue d’une réunion des ambassadeurs de l’UE, qui précède une signature formelle programmée le 12 janvier. Le front commun des opposants à ce traité de libre-échange n'aura tenu que le temps de la trêve des confiseurs. L’espoir de la France de coaliser autour d’elle une minorité de blocage a fait long feu, l’Italie ayant finalement choisi de soutenir l’accord" [Le Monde].
D'après Ouest-France, "la France devrait voter vendredi à Bruxelles contre l’accord de libre-échange avec le Mercosur […] selon un ministre. Mais la position française définitive sera donnée par le Premier ministre et le président, selon la porte-parole du gouvernement". "La possibilité d’une abstention de la France […] est également évoquée". Ce jeudi matin, le vice-Premier ministre irlandais a quant à lui assuré "que son pays allait voter contre l'accord" [BFM TV].
Toutefois, "le traité de libre-échange doit encore être approuvé par le Parlement européen", rappelle Le Monde. "Et tous les experts de l’hémicycle strasbourgeois le disent : s’il y a une majorité pour, elle sera très serrée". Ce n’est pas tout. "À plus court terme, le Parlement européen pourrait ''saisir la Cour de justice de l’Union européenne' et ainsi 'interrompre la procédure d’adoption du Mercosur'", rappelle la porte-parole du gouvernement citée par Le Monde.
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07.01.2026 à 12:15

"L'Europe et les États-Unis ont montré un front uni pour l'Ukraine à Paris", note Politico. Rassemblés dans la capitale française ce mardi 6 janvier, "les 35 pays de la Coalition des volontaires ont validé la 'déclaration de Paris', détaillant des garanties de sécurité robustes pour une paix solide et durable" [Le Parisien]. La présidente de […]
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"L'Europe et les États-Unis ont montré un front uni pour l'Ukraine à Paris", note Politico. Rassemblés dans la capitale française ce mardi 6 janvier, "les 35 pays de la Coalition des volontaires ont validé la 'déclaration de Paris', détaillant des garanties de sécurité robustes pour une paix solide et durable" [Le Parisien].
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a salué sur X une "forte démonstration d'unité pour l'Ukraine […] des États membres de l'UE, des alliés de l'Otan et des amis de l'Ukraine". Libération souligne que les "deux émissaires de Donald Trump sur l'Ukraine, Steve Witkoff et Jared Kushner", étaient également présents.
Cette trentaine de dirigeants a signé une déclaration d'intention conjointe qui se résume en un projet pour l'après-guerre, en formulant notamment "des garanties de sécurité pour soutenir l'Ukraine en cas d'accord de paix avec la Russie", explique Politico. Le média détaille ce plan qui comporterait "la surveillance et la vérification d'un futur cessez-le-feu" dirigées par les États-Unis, avec l'Allemagne et le Royaume-Uni en appui. Néanmoins, La Croix souligne que s'ils "ont affiché leur volonté d'être en 'soutien', les États-Unis ne sont pas signataires de la déclaration et les contours de leur engagement militaire demeurent flous".
La déclaration d'intention conjointe mentionne par ailleurs le "déploiement d'une force multinationale après un cessez-le-feu en Ukraine" [France info]. Mais comme le rappelle Euronews, "la Russie ne montre aucun signe de compromis pour conclure un accord de paix et mettre fin à la guerre".
La force multinationale évoquée serait dirigée par la France et le Royaume-Uni. The Guardian souligne que les deux pays "ont déclaré [qu'ils] étaient [prêts] à déployer des troupes en Ukraine au lendemain d'un accord de paix".
Le président français "a affirmé que l'armée française prendra part aux opérations de contrôle de la frontière russo-ukrainienne après la signature d'un cessez-le-feu", rapporte France info, qui rappelle qu'Emmanuel Macron a insisté sur le caractère dissuasif de ce déploiement, affirmant sur France 2 que "ce ne sont pas des forces qu'on engage au combat".
De son côté, le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a détaillé ce déploiement, expliquant qu'il s'agissait de mettre "en place des centres militaires à travers l'Ukraine et [de construire] des installations protégées pour les armes et l'équipement militaire pour soutenir les besoins de défense de l'Ukraine" [Politico].
Le média précise que la "France, le Royaume-Uni et l'Ukraine ont signé mardi [6 janvier] une déclaration distincte exposant ces engagements".
Si la France et le Royaume-Uni sont impliqués dans le déploiement de forces armées, d'autres pays européens se montrent plus réservés. Les Echos soulignent notamment "que certains pays préféreront apporter un appui logistique, comme l'Italie, la Pologne ou la Roumanie, plutôt que des soldats".
Le chancelier allemand Friedrich Merz, "a précisé que la contribution de son pays nécessiterait l'accord du Bundestag et [qu'il] limiterait le déploiement de troupes aux seuls pays voisins de l'Ukraine" [Euronews]. La contribution espagnole n'est pas encore fixée mais le Premier ministre, Pédro Sánchez, s'est réjoui des avancées : "la porte est ouverte pour que 2026 soit l'année de la fin de la guerre. C’est une très bonne nouvelle" [Euronews].
D'autres pays européens, mais aussi voisins, ont affirmé leur collaboration par des contributions spécifiques. Le Premier ministre belge a indiqué sur X que l'aide de son pays "portera en particulier sur la mise à disposition de capacités aériennes et maritimes ainsi que sur des efforts dans le domaine de la formation". Euronews souligne que la Turquie "participera à l'opération en apportant un soutien maritime".
Politico note la retenue d'autres États européens : le "Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis a répété que la Grèce ne participerait pas à une force militaire européenne en Ukraine". "Giorgia Meloni a de son côté rappelé dans un communiqué son refus d'envoyer des troupes au sol en Ukraine" [France info].
Les discussions se poursuivent aujourd'hui à Paris entre l'émissaire américain Steve Witkoff et Volodymyr Zelensky, avant que ce dernier rejoigne Chypre, pour assister "à une cérémonie marquant le début de la présidence semestrielle [chypriote] du Conseil de l'UE" [Le Monde].
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06.01.2026 à 13:23

"Pas moins de 27 chefs d'État ou de gouvernement, essentiellement européens, sont attendus dans la capitale française. En tout, 35 pays seront représentés" aujourd'hui pour discuter des garanties de sécurité de l'Ukraine [TF1]. "Les dirigeants de l’Otan et de l'Union européenne" font également le déplacement [Le Monde]. En amont du sommet, Emmanuel Macron doit déjeuner […]
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"Pas moins de 27 chefs d'État ou de gouvernement, essentiellement européens, sont attendus dans la capitale française. En tout, 35 pays seront représentés" aujourd'hui pour discuter des garanties de sécurité de l'Ukraine [TF1]. "Les dirigeants de l’Otan et de l'Union européenne" font également le déplacement [Le Monde]. En amont du sommet, Emmanuel Macron doit déjeuner avec "son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky et les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner" [France 24].
La réunion vise à afficher la "convergence" des alliés de l'Ukraine sur les garanties de sa sécurité, précise l'Élysée [France 24]. La discussion, qui vise à prévenir toute nouvelle attaque ou invasion de la part de la Russie en cas d'accord de cessez-le-feu, "prolongera le thème abordé dans la déclaration commune publiée par un groupe de dirigeants européens après leur réunion à Berlin le mois dernier" [Euronews].
Plus précisément, la coalition souhaite trouver un terrain d'entente sur cinq points, explique un responsable de l'Élysée à Politico : "les modalités de surveillance d'un cessez-le-feu […] ; le soutien militaire aux forces armées ukrainiennes ; la 'force de réassurance' multinationale en Ukraine après la guerre ; les engagements à soutenir Kiev en cas de violation du cessez-le-feu par Moscou ; et les accords de coopération à long terme en matière de défense avec l'Ukraine".
Le cessez-le-feu pourrait notamment être "vérifié" par "des moyens techniques, des drones, des satellites" plutôt que par un déploiement militaire terrestre, poursuit France 24. Encore doit-il advenir. En décembre, les conversations entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky puis son homologue russe Vladimir Poutine "n'ont pas permis d'avancer sur les concessions territoriales exigées par Moscou et le statut de la centrale nucléaire de Zaporijjia", rappelle également la chaîne d'information internationale.
"Les tractations se sont poursuivies au niveau des négociateurs, en particulier ukrainiens, européens et américains" pour remédier aux blocages. Mais aujourd'hui, "les discussions achoppent sur deux points : les garanties de sécurité au profit de Kiev et l’avenir du territoire ukrainien passé sous contrôle russe", observe Ouest-France.
Prévue par l'actuel plan de paix soumis en décembre à la Russie, "l'adhésion de l’Ukraine à l'Union européenne représente un autre niveau de garantie", note Euronews. Pour Kiev, "l'inscription d'une date d'adhésion dans le texte final constitue une priorité absolue, car elle pourrait contribuer à atténuer le coût des concessions territoriales et favoriser un résultat positif lors d'un éventuel référendum".
"Les Européens font tout pour essayer de peser sur la résolution du conflit, eux qui restent toujours cantonnés au rôle de spectateur des négociations de paix amorcées entre Washington et Moscou", souligne RFI. Le bloc "vient de conclure, avec beaucoup de difficulté, un accord visant à prêter 90 milliards d'euros à l'Ukraine. Son objectif principal est de mettre fin à la guerre en Ukraine de manière équitable et rapide", rappelle Politico.
Or les "nouvelles tensions transatlantiques" menacent "de faire s'effondrer toute cette structure fragile" [Politico]. Moins de deux jours après l'enlèvement du président vénézuélien Nicolás Maduro, Donald Trump a affirmé dimanche que les États-Unis avaient "besoin du Groenland du point de vue de la sécurité nationale" [Le Monde]. De quoi susciter de vives protestations du Danemark, à qui appartient ce territoire, et de ses alliés européens.
Euronews souligne que "les documents [discutés ce mardi] devraient être approuvés 'au niveau de tous les dirigeants', et qu'une rencontre avec Donald Trump et les dirigeants européens ne serait programmée qu'ensuite". "Tout ne sera pas divulgué […], secret militaire oblige", précise en revanche RFI.
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19.12.2025 à 12:23

Ce jeudi 18 décembre, les négociations au cœur du Conseil européen se résumaient à deux points. D'une part, "convaincre les Vingt-Sept d’utiliser les actifs russes immobilisés pour financer l’effort de guerre ukrainien". De l'autre, faire en sorte que les États membres "mandatent la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, afin qu’elle puisse signer, […]
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Ce jeudi 18 décembre, les négociations au cœur du Conseil européen se résumaient à deux points. D'une part, "convaincre les Vingt-Sept d’utiliser les actifs russes immobilisés pour financer l’effort de guerre ukrainien". De l'autre, faire en sorte que les États membres "mandatent la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, afin qu’elle puisse signer, samedi 20 décembre au Brésil, l’accord de libre-échange avec quatre pays du Mercosur" [Le Monde].
Sur le premier point, "après des heures de discussions à huis clos, les Vingt-Sept ont approuvé un prêt à taux zéro de 90 milliards d’euros, financé directement par le budget de l’UE" [Ouest-France]. Il s'agit d'un "accord essentiel pour éviter une rupture de financement" de l'Ukraine, dont les besoins sont "estimés à 137 milliards d'euros" [France Info]. Prévu pour 2026 et 2027, ce prêt est "le moyen le plus rapide et le plus efficace de couvrir les besoins financiers de l'Ukraine à un moment critique pour le pays" [Euractiv].
Mais ce n'était pas le projet initial : "la Commission européenne et le chancelier allemand Friedrich Merz défendaient depuis septembre un mécanisme fondé sur les 210 milliards d’euros d’avoirs de la banque centrale russe immobilisés dans l'UE" [Ouest France]. Or le Premier ministre belge Bart de Wever "a exigé qu'on lui offre des 'garanties non plafonnées' pour protéger la Belgique et Euroclear, le dépositaire qui détient la majeure partie des actifs russes, [de potentiels représailles russes]" [Euronews]. Ce qui n'a pas été accepté par les autres dirigeants.
De plus, "la Hongrie, la République tchèque et la Slovaquie ne participeront pas à ce programme", précise Euronews. Le Monde souligne que "jamais jusqu’ici, les Vingt-Sept ne s’étaient désolidarisés sur la question de l’assistance financière" à l'Ukraine. Ainsi, "Kiev aura son argent, mais pas tout le symbolisme qui lui était destiné", notamment celui de voir la Russie payer pour l'effort de guerre ukrainien, souligne El País.
Si la décision finale constitue "un revers politique pour Ursula von der Leyen et Friedrich Merz, les deux principaux promoteurs du projet" [Euractiv], elle permet néanmoins à l'Ukraine "de conserver l’un de ses principaux leviers dans les négociations", estime Emmanuel Macron [Le Monde]. Un élément clé, "à l’heure où les États-Unis de Donald Trump tentent de négocier un accord de paix en Ukraine sans y associer les Européens".
"En marge de ce sommet européen entre chefs d’État et de gouvernement jeudi à Bruxelles, des milliers d'agriculteurs sont venus faire entendre leur colère" [Radio France]. Une colère sur laquelle s'appuie aussi le président français, qui a obtenu le report de "la signature en début d’année prochaine [du traité avec le Mercosur]" [Libération].
"Alors que Bruxelles était paralysée par les agriculteurs, la France et la Pologne se sont opposées au Mercosur, mais c'est finalement l'Italienne Giorgia Meloni qui a poussé à retarder l'accord jusqu'en janvier", explique El País. Emmanuel Macron "n’a pas ménagé ses efforts pour garder [la Première ministre italienne] à ses côtés et empêcher ainsi Ursula von der Leyen de s’envoler vers le Brésil" [Le Monde ]. Mais le chef d'État "avait surtout bien conscience que l’affaire pouvait être fatale au gouvernement de Sébastien Lecornu", et il "ne [voulait] pas paraître en perte d’influence à Bruxelles".
"Au Brésil, le président Luiz Inacio Lula da Silva, qui menaçait de rompre les discussions si l’Union n’était pas au rendez-vous prévu, […] a finalement accepté de patienter après que Giorgia Meloni lui eut assuré qu’elle consentirait à l’accord entre l’UE et le Mercosur" conclut Le Monde. Ainsi, "l'affaire est renvoyée à janvier 2026" [Le Monde]. Or "même avec ce délai, il est douteux que le président puisse l'accepter, ce qui va l'isoler sur la scène continentale", juge Libération. Car alors que "la patience du Brésil est à bout, et [que] le Chili vient de basculer à l’extrême droite", cet accord permettrait à l'UE de "concurrencer [enfin] la Chine".
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18.12.2025 à 12:41

"Le sommet européen le plus important depuis le Covid pour l’aide à l’Ukraine", titre Le Parisien ce jeudi 18 décembre pour résumer l'un des principaux enjeux du Conseil européen qui s'est ouvert aujourd’hui et s'achèvera demain, vendredi. Pour le journal, l'UE fait face "à son moment de vérité". Ursula von der Leyen a appuyé la gravité de l’enjeu, […]
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"Le sommet européen le plus important depuis le Covid pour l’aide à l’Ukraine", titre Le Parisien ce jeudi 18 décembre pour résumer l'un des principaux enjeux du Conseil européen qui s'est ouvert aujourd’hui et s'achèvera demain, vendredi. Pour le journal, l'UE fait face "à son moment de vérité".
Ursula von der Leyen a appuyé la gravité de l’enjeu, rapporte Ouest-France : "les dirigeants de l’Union européenne ne quitteront pas le sommet organisé jeudi à Bruxelles sans accord pour financer l’Ukraine". Cette réunion se déroule alors que "Kiev risque d’être à court d’argent dès le printemps", écrit le quotidien régional dans un autre article. Le média allemand Die Welt explique que les besoins financiers de l'Ukraine "pour les deux prochaines années s'élèvent à au moins 134 milliards d'euros".
Deux options s’offrent aux Vingt-Sept pour soutenir leur voisin ukrainien, qu’Euronews résume ainsi : "Plan A : émettre un prêt de réparation sans intérêt basé sur des actifs russes immobilisés. Et plan B : emprunter l'argent conjointement".
Selon Politico, "l'Allemagne ainsi que les pays d'Europe nordique et orientale disent qu'il n'y a pas d'alternative" à l’utilisation des avoirs russes. "Mais ils se heurtent à une résistance de la Belgique et de l'Italie, qui visent un plan B. […] La Bulgarie, Malte, la Hongrie et la Slovaquie sont également contre l'utilisation des actifs".
La Belgique s’oppose notamment à l’utilisation des avoirs russes car "la grande majorité est détenue par Euroclear, basé en Belgique" [Euractiv]. L’État belge est soutenu par Rome, rappelle The Guardian car selon la présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, "l'utilisation des actifs de la Russie gelés en Europe […] sans base juridique solide offrirait à Moscou sa première victoire depuis le début de la guerre".
Viktor Orbán est lui plus vindicatif. Selon ses mots, "l'utilisation des actifs russes est une idée stupide" qui ne bénéficie pas du "soutien [nécessaire]". Le Premier ministre hongrois considère cette épineuse question comme "réglée" [Corriere Della Sera]. Cette prise de position illustre son refus "d'approuver toute nouvelle aide à l'Ukraine, quelle que soit la méthode" [Euronews].
Le média international poursuit en expliquant que le plan des avoirs russes "pourrait aller de l'avant avec une majorité qualifiée : un minimum de 15 États membres représentant au moins 65 % de la population totale [de l'UE]. Cela signifie que les sept sceptiques […] - la Belgique, l'Italie, la Bulgarie, Malte, la République tchèque, la Hongrie et la Slovaquie - ne suffisent pas à faire dérailler le plan".
Selon le journal italien, Corriere Della Sera, Kaja Kallas, la cheffe de la diplomatie européenne, a affirmé avant le sommet que Vladimir "Poutine compte sur l’échec [européen]" et que l'UE ne devrait "donc pas lui donner cette satisfaction".
De leur côté, les États-Unis "s’agacent de l’attitude européenne, entité qui parle trop et n’agit pas assez, disent-ils, alors que la Maison Blanche entend accélérer. Le président américain veut une paix avant les élections de mi-mandat (les midterms) en novembre 2026, présume une source ukrainienne", note Le Monde.
L’ombre de Washington plane sur la rencontre européenne alors que de nouveaux "pourparlers entre l’Ukraine et les États-Unis auront lieu vendredi et samedi aux États-Unis, a annoncé ce jeudi 18 décembre 2025 le président ukrainien Volodymyr Zelensky" [Ouest-France].
De son côté, Vladimir Poutine a adressé une énième offensive verbale aux Européens, les qualifiant "de 'petits porcelets' de mèche avec la précédente administration américaine de Joe Biden", évoque Libération. De plus, le chef du Kremlin a "renouvelé son intention de conquérir l'Ukraine, 'sans conditions' par la diplomatie, la sienne, ou la force. S’il le faut, 'la Russie libérera ses terres historiques sur le champ de bataille', a-t-il dit". Dans ce contexte sensible, les prochaines heures pourraient s'avérer décisives.
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17.12.2025 à 11:47

"Les 'flexibilités' attendues sont arrivées mardi [16 décembre] par la voix de la Commission européenne", avance TF1. Dans l'élan de sa politique de simplification entamée il y a un an, l'exécutif a "comme prévu, […] proposé des assouplissements à la fin de la vente des véhicules thermiques dans l'Union européenne après 2035". "La sortie du […]
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"Les 'flexibilités' attendues sont arrivées mardi [16 décembre] par la voix de la Commission européenne", avance TF1. Dans l'élan de sa politique de simplification entamée il y a un an, l'exécutif a "comme prévu, […] proposé des assouplissements à la fin de la vente des véhicules thermiques dans l'Union européenne après 2035".
"La sortie du thermique devait pourtant incarner l’un des marqueurs forts du grand 'Pacte vert européen'", note Le Figaro. "Mais le contexte a changé, à mesure que le marché de l’automobile a ralenti. L’industrie automobile européenne est 'en danger de mort', avait alerté en mars dernier Stéphane Séjourné".
"Cette décision, qui fait suite au lobbying du chancelier allemand Friedrich Merz et de la Première ministre italienne Giorgia Meloni, sera considérée comme une victoire pour l'industrie automobile européenne", affirme de son côté The Guardian. Les constructeurs automobiles "sont plombés par des ventes durablement atones, tandis que leurs rivaux chinois, dont BYD, voient leurs parts de marché s'envoler avec leurs modèles électriques aux prix attractifs", complète France 24.
"Si la Commission pourrait sauver la face sur le plan industriel, ses ambitions sont clairement revues à la baisse sur le volet environnemental", déplore par ailleurs Libération.
Concrètement, selon les propositions de la Commission européenne, "les constructeurs ne seront plus tenus de réduire les émissions de gaz à effet de serre de leur flotte de véhicules de 100 %, mais de 90 %" par rapport aux niveaux de 2021 [TF1].
Resteront donc 10 %, "assortis de conditions : les constructeurs peuvent vendre des modèles thermiques, des hybrides rechargeables et des modèles à prolongateur d'autonomie seulement si leurs émissions sont compensées". Comment ? En utilisant "des biocarburants – qui posent problème pour les terres cultivables et la souveraineté – ou des carburants synthétiques, ainsi que de l’acier vert européen pour produire les voitures, chacun pondéré différemment", explique Libération. Pour le journal, "les calculs de ces 'crédits' rendent la révision de la réglementation d’une déconcertante complexité […]. De quoi dérouter alors que la Commission promet de la simplification réglementaire à tout-va".
Enfin, la Commission européenne a annoncé une série de mesures pour booster la production de véhicules électriques "passant par l'encouragement au 'verdissement' des flottes d'entreprises (qui va soutenir la demande de véhicules électriques) et des prêts à taux zéro pour la production de batteries", poursuit France 24. Des dispositions auxquelles s'ajoute "l'instauration d'une 'préférence européenne' dans l'automobile [pour laquelle la France plaidait], c'est-à-dire l'obligation pour les industriels bénéficiant de financements publics de se fournir en composants 'made in Europe'".
"L’Europe remet-elle en cause son objectif climatique ? La réponse est non", a commenté le commissaire européen chargé du Marché intérieur, Stéphane Séjourné, lors d'une conférence de presse [TF1].
Une partie de la presse européenne est pourtant loin de partager l'avis du commissaire français. Politico rappelle que "les voitures représentent 16 % des émissions de l'UE, ce qui fait de cette interdiction un pilier important - et certainement le plus visible - de la politique climatique de l'UE visant à réduire à zéro les émissions nettes de gaz à effet de serre d'ici 2050".
Les propositions formulées par la Commission européenne, "qui doivent être approuvées par les gouvernements de l'UE et le Parlement européen, constituent le plus grand recul [des Vingt-Sept] par rapport aux politiques écologiques mises en œuvre au cours des cinq dernières années", abonde The Guardian.
Libération est encore plus catégorique et affirme que "le 'Green Deal' ('Pacte vert' en français) a vécu". Au-delà de cet exemple symbolique, le quotidien affirme que depuis les dernières élections européennes de juin 2024, "la droite comme l’extrême droite, qui en sont sorties renforcées, ont fait du combat contre les réglementations environnementales, et en particulier le 'Green Deal', un axe majeur de leur action politique et de communication".
Pour certains États membres, ces annonces ont un goût de victoire. "L’Allemagne, soutenue par l’Italie ou la Pologne, a pesé pour rouvrir le débat et autoriser après 2035 la vente de véhicules thermiques", tandis que la France et l'Espagne plaidaient pour un maintien de l'objectif initial [Le Figaro].
À Berlin, Friedrich Merz "salue ce changement de cap", écrit La Tagesschau. "Une plus grande ouverture technologique et une plus grande flexibilité sont des mesures appropriées pour mieux concilier les objectifs climatiques, les réalités du marché, les entreprises et les emplois", a indiqué le chancelier allemand.
Politico ne s'étonne pas de cette réaction favorable outre-Rhin : "un peu plus de deux ans après son adoption, l'interdiction des voitures à essence prévue par l'Union européenne pour 2035 est morte. Ses bourreaux : l'Allemagne, berceau de la plus grande industrie automobile européenne, et le Parti populaire européen (PPE), famille politique de centre-droit favorable aux entreprises, dont font partie Ursula von der Leyen et le chancelier allemand Friedrich Merz".
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16.12.2025 à 12:27

Volodymyr Zelensky "s'est félicité lundi soir [15 décembre] de 'réels progrès' dans les négociations avec les États-Unis pour mettre fin à la guerre avec la Russie" [La Croix]. Une déclaration prononcée après deux jours de négociations à Berlin entre l'envoyé spécial de Donald Trump, Steve Witkoff, son gendre Jared Kushner et le président ukrainien. Peu […]
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Volodymyr Zelensky "s'est félicité lundi soir [15 décembre] de 'réels progrès' dans les négociations avec les États-Unis pour mettre fin à la guerre avec la Russie" [La Croix]. Une déclaration prononcée après deux jours de négociations à Berlin entre l'envoyé spécial de Donald Trump, Steve Witkoff, son gendre Jared Kushner et le président ukrainien.
Peu après, une dizaine de responsables européens "dont le président français, Emmanuel Macron, le Premier ministre polonais, Donald Tusk, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le secrétaire général de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (Otan), Mark Rutte" poursuivaient les discussions lors d'un dîner organisé par le chancelier allemand, Friedrich Merz [Le Monde].
Contre toute attente, Donald Trump y est apparu en visioconférence pour s'entretenir avec eux. Il a alors assuré qu’un accord sur l’Ukraine n’avait "jamais été aussi proche" et que les États-Unis avaient offert des garanties de sécurité "comparables à la protection qu’offrirait l’Otan" [Ouest France].
"Ce que les États-Unis ont offert ici en termes de garanties matérielles et juridiques est vraiment significatif", a déclaré M. Merz [Euronews]. Le "mécanisme à l'étude" serait basé sur le modèle de l'article 5 de l'Otan, d'après Le Monde. Ce dernier prévoit une réponse commune, y compris militaire, en cas d'agression de l'un de ses membres. La délégation américaine a toutefois "refusé de donner plus de détails sur ce que pourraient être ces garanties de sécurité" [Euronews], qui resteraient "acceptables, selon [les États-Unis], pour la Russie" [La Croix].
Comme ils le proposaient, les Européens seraient par ailleurs mobilisés dans le maintien de la paix : "les dirigeants européens ont confirmé leur intention d'envoyer en Ukraine une 'force multinationale' […] soutenue dans leur esprit par les États-Unis, afin de se tenir aux côtés des forces ukrainiennes en premier lieu dans les airs et en mer" [Le Monde].
L'engagement européen figure dans une déclaration commune signée "par les dirigeants allemand, français, britannique, danois, néerlandais, finlandais, norvégien, italien, polonais, suédois et de l'UE", poursuit TF1. L'Ukraine devrait quant à elle "pouvoir maintenir ses forces armées à environ 800 000 soldats afin de pouvoir dissuader tout conflit" [Reuters].
De son côté, "Volodymyr Zelensky est prêt à sacrifier l'adhésion de l'Ukraine à l'Otan pour obtenir de solides garanties de sécurité après un éventuel cessez-le-feu. Mais le président ukrainien a reconnu un point de blocage en particulier : les territoires" [France Info]. "L'Ukraine veut convaincre Washington qu'un cessez-le-feu avec la Russie doit intervenir sans concessions territoriales - prévues dans le plan de paix américain" [L'Opinion].
Plus particulièrement, "aucun accord n'a encore été trouvé sur le sort des territoires contestés de la région du Donbass, dans l'est de l'Ukraine, dont une grande partie est occupée par les troupes russes", une ligne rouge de Vladimir Poutine [Politico]. La Dépêche explique qu'"il s'agirait d'y créer une 'zone économique libre' ou une 'zone démilitarisée'". "Plutôt que de céder une région, Kiev propose un gel de la ligne de front", précise France Info.
Autres zones d'ombre : "la surveillance d'un éventuel cessez-le-feu, les sanctions en cas de violation, et la nation responsable de le superviser" [Le Monde]. Le président ukrainien a ainsi averti "que ces plans n'étaient qu'une 'première ébauche' et que des questions importantes restaient en suspens", souligne Politico.
À ce stade, le Kremlin dit "attendre d'être informé par Washington des résultats de ces pourparlers, tout en émettant d'avance de fortes objections" [France Info]. Pour Le Monde, "il sera dès lors difficile d'arracher un cessez-le-feu d'ici à Noël, d'autant que l'armée russe continue de maintenir la pression militaire sur le terrain". Ce mardi, "la Russie a affirmé avoir le 'contrôle' de Koupiansk, ville-clé du nord-est de l'Ukraine" [France 24].
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15.12.2025 à 13:06

Dimanche 14 décembre, "le président de la République a demandé à la présidente de la Commission européenne un 'report de l’examen de l’accord' de libre-échange avec des pays du Mercosur, constatant que 'le compte n'y est pas pour protéger les agriculteurs français'", annonce Le Monde, qui précise que cette échéance doit, selon Matignon, permettre à […]
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Dimanche 14 décembre, "le président de la République a demandé à la présidente de la Commission européenne un 'report de l’examen de l’accord' de libre-échange avec des pays du Mercosur, constatant que 'le compte n'y est pas pour protéger les agriculteurs français'", annonce Le Monde, qui précise que cette échéance doit, selon Matignon, permettre à la France de "continuer le travail et obtenir les mesures de protection légitimes de notre agriculture européenne". Le gouvernement réaffirme que "la France ne transigera pas sur son statut de grande puissance agricole : c’est une priorité stratégique", ajoute le journal.
Emmanuel Macron avait jugé "plutôt positif" l'accord avec le Mercosur lors de la COP30 au Brésil, "juste avant de rétropédaler face au tollé" [Libération]. Un accord qu'il a lui-même jugé "'inacceptable' un an auparavant".
Depuis plus de 25 ans de négociation et "malgré l’opposition des agriculteurs et la réticence d’Emmanuel Macron, l’Union européenne a en effet adopté début septembre [2025] une proposition d’accord avec l’Argentine, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay. Le point de départ d’un processus de ratification", constate Libération. "S’il est approuvé, l’accord UE-Mercosur créerait un marché commun de 722 millions d’habitants" [Le Figaro], un traité qui "est aussi 'une réponse stratégique à l'agressivité de Donald Trump à l'égard de l'UE'" [Les Échos].
Avec cette demande de report, "la France a semé le trouble" [L'Union]. "Ce bras de fer lance une semaine qui s'annonçait déjà agitée à Bruxelles. Les syndicats agricoles promettent jusqu'à 10 000 manifestants dans la capitale belge jeudi, en marge d'un sommet européen entre chefs d’État et de gouvernement", indique le journal. Tandis que "les partisans de l'accord commercial avec l'Amérique latine se disent exaspérés", rapportent Les Échos.
Emmanuel Macron a demandé "le report des 'échéances' prévues cette semaine" [Midi Libre]. En effet, "la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a prévu un voyage au Brésil le 20 décembre pour y signer l'accord de libre-échange avec la zone du Mercosur", précise France info.
Mais "la Commission doit au préalable obtenir l’accord des États membres de l’UE dans la semaine, entre mardi et vendredi" [Le Monde]. De plus "les Vingt-Sept attendent un vote du Parlement européen le 16 décembre sur des mesures de sauvegarde destinées à rassurer les agriculteurs, notamment français, vent debout contre ce traité", complète le journal du soir. "Après le vote sur les clauses de sauvegarde du Parlement européen, qui devrait demander des protections plus fortes, un 'trilogue' pourrait permettre de trouver un compromis dès mercredi" [Les Échos].
La Commission, via sa porte-parole Paula Pinho, "espère avoir toutes les conditions pour une signature le week-end prochain" [L'Union]. Selon un diplomate européen, "s’il n’y a pas de compromis cette semaine, on risque une crise européenne grave. Ce sera un grand échec pour la Commission, pour l’Allemagne et pour l’Espagne" [Sud-Ouest]. L'Union souligne que "le report en 2026 réclamé par la France est balayé par d'autres pays".
"La colère agricole gronde plus fort dans l’Hexagone depuis quelques jours, et [le] dossier brûlant [du Mercosur] pourrait ne pas arranger les choses", annonce Ouest France. En France, "la mobilisation agricole contre les abattages généralisés dans les troupeaux bovins touchés par la dermatose nodulaire contagieuse" renforce la colère des agriculteurs [France info].
"La France exige que l’accord soit accompagné de clauses de sauvegarde afin de protéger 'les filières de production agricole de toute perturbation de marché', mais aussi de 'mesures miroir notamment sur les pesticides et l’alimentation animale, afin que les produits importés entrant sur le marché intérieur respectent impérativement les normes environnementales', a rappelé Matignon" [Le Monde]. Sud-Ouest explique "qu'avec ce dispositif, l’Union européenne promet un 'suivi renforcé' des produits les plus sensibles tels que la viande bovine, la volaille, le riz, le miel, les œufs, l’ail, l’éthanol et le sucre, et une intervention en cas de déstabilisation du marché".
"Le chef de l’État avait fixé trois lignes rouges : les fameuses clauses de sauvegarde, des mesures miroir, qui imposent les mêmes normes que celles en vigueur dans l’UE, et un renforcement des contrôles douaniers", rappelle Libération. Mais "en plus de l’opposition des syndicats, le traité suscite les critiques de tout le spectre politique". Alors que la France attend des mesures concrètes, l'eurodéputé Pascal Canfin (Renew) est plus pessimiste, considérant qu'il n'y a "aucune chance d’avoir quoi que ce soit de concret sur les clauses miroirs et les contrôles douaniers" au Parlement européen [Libération].
"Il restera une ultime étape au Parlement européen : l’adoption définitive de l’accord au début de l’année 2026 a priori. Des sources internes s’attendent à un scrutin serré dans l’hémicycle, où les considérations nationales pèseront", souligne Sud-Ouest. "Les détracteurs du texte espèrent que celui-ci sera bloqué, soit au Parlement européen, où les Verts et l’extrême droite sont contre, soit par les gouvernements, alors que la majorité nécessaire pourrait ne pas être atteinte si la Pologne, l’Italie et la France devaient rejeter l’accord", conclut Midi Libre.
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