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14.04.2026 à 12:59

État de droit, Ukraine, migration… les annonces européennes de Péter Magyar après sa victoire en Hongrie

Manon Mazuir
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"Pour sa première conférence de presse, longue de presque trois heures, au lendemain de son écrasante victoire contre le Fidesz de Viktor Orbán, Péter Magyar s’est engagé à mener une politique européenne constructive, en opposition totale avec celle du Premier ministre sortant", constate Courrier international. Il a "appelé à la formation rapide d'un nouveau gouvernement, […]

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Texte intégral (2516 mots)
Avec plus de 53 % des voix et une très large majorité à l'Assemblée nationale, Péter Magyar et son parti Tisza ont largement remporté les élections législatives hongroises dimanche 12 avril face à Viktor Orbán - Crédits : Laurie DIEFFEMBACQ / Parlement européen
Avec plus de 53 % des voix et une très large majorité à l'Assemblée nationale, Péter Magyar et son parti Tisza ont largement remporté les élections législatives hongroises dimanche 12 avril face à Viktor Orbán - Crédits : Laurie Dieffembacq / Parlement européen

"Pour sa première conférence de presse, longue de presque trois heures, au lendemain de son écrasante victoire contre le Fidesz de Viktor Orbán, Péter Magyar s’est engagé à mener une politique européenne constructive, en opposition totale avec celle du Premier ministre sortant", constate Courrier international.

Il a "appelé à la formation rapide d'un nouveau gouvernement, dans le but d'une passation officielle des pouvoirs le 5 mai prochain" [Euronews]. "Le peuple hongrois n'a pas voté pour un simple changement de gouvernement, mais pour un changement complet de régime", a-t-il déclaré.

État de droit et fonds européens

"En ce qui concerne les nombreux litiges qui ont opposé Budapest à la Commission européenne dans le passé, Péter Magyar dit vouloir obtenir le dégel des fonds européens bloqués par Bruxelles", rapportent Les Echos. Car les enjeux sont de taille, explique Politico : "la Hongrie passe à côté d’environ 10,4 milliards d’euros de prêts au titre de la Facilité pour la reprise et la résilience, de 7 milliards d’euros de fonds de cohésion et de 16 milliards d’euros de prêts SAFE destinés à la défense". Budapest verse également "un million d’euros par jour à la Cour de justice de l’Union européenne pour avoir enfreint les politiques migratoires de l’Union. À cela s’ajoutent les fonds suspendus dans le cadre des programmes Erasmus+ et Horizon Europe", énumère le média.

"Péter Magyar a besoin que la Commission débloque les fonds d'ici la fin du mois d'août, sans quoi la Hongrie pourrait [les] perdre" [Politico]. Dans cette optique, le chef du parti Tisza "a affirmé disposer d’un plan en quatre points pour parvenir à un accord avec Bruxelles, et a indiqué avoir déjà été en négociations avec la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen" [Euronews]. "Il s'agit de mesures de lutte contre la corruption, y compris l'adhésion au Parquet européen", a déclaré le futur Premier ministre, cité par le média européen.

Sont également prévus "le renforcement de l’indépendance du pouvoir judiciaire et des autorités d’enquête, la garantie de la liberté de la presse, ainsi que l’autonomie des universités et la protection de la liberté académique", liste Euronews.

Péter Magyar a "annoncé qu’il était de l''intérêt' de son pays de rejoindre la zone euro", ajoute Courrier international. "Nous étudierons le budget, nos engagements internationaux, et nous aurons un débat public. Cela fait, nous prendrons une décision sur la date et les moyens par lesquels la Hongrie pourra satisfaire aux critères de Maastricht [nécessaires pour l’adhésion à la zone euro]", a-t-il déclaré.

Déblocage du prêt à l'Ukraine

Au cours d'une conférence de presse, le vainqueur des élections "a affirmé vouloir entretenir des relations constructives avec l’ensemble des voisins de la Hongrie, y compris l’Ukraine, et s’est dit prêt à rencontrer le président Volodymyr Zelensky", relate Euronews. Il a souligné "que l'Ukraine ne pouvait être contrainte d'accepter un accord de paix qui l'obligerait à céder des territoires".

En ce qui concerne le prêt de 90 milliards d'euros accordé par l'UE à l'Ukraine, Péter Magyar "a indiqué qu’il était prêt à lever le veto de Budapest" [Politico]. Viktor Orbán, qui avait initialement donné son feu vert "après avoir obtenu de ne pas participer financièrement à ce prêt, […] avait repris sa parole en début d'année", rappellent Les Echos. Son successeur, invoquant la mauvaise situation budgétaire du pays, a toutefois "précisé qu'il comptait rester en dehors de la contribution financière au prêt. La présidence chypriote a indiqué qu'elle remettrait le sujet sur la table des représentants permanents des États membres 'aussi vite que possible'".

Quant au 20e paquet de sanctions contre la Russie, également objet du veto de Viktor Orbán, il "pourrait être prochainement levé, avec un futur gouvernement hostile à Moscou", précise RTL. "Gare toutefois à ne pas surestimer l'enthousiasme du prochain dirigeant hongrois à l'égard de l'Ukraine", tempère un diplomate auprès de l'AFP : "Magyar voudra […] ne pas se laisser caricaturer comme étant la chose de Bruxelles".

D'ailleurs, le chef du parti Tisza a souligné que son parti "avait toujours déclaré ne pas soutenir une adhésion accélérée de l’Ukraine : 'il s’agit d’un pays en guerre, il est totalement exclu que l’Union européenne admette un pays en guerre'", a-t-il confirmé hier [20 Minutes]. "Si l’Ukraine devait être admise, il y aura un référendum en Hongrie. […] Mais je ne pense pas que cela se produira dans un avenir proche, ni dans les dix prochaines années", a-t-il poursuivi.

Une opposition maintenue au pacte européen sur les migrations

"L'erreur serait de [voir le nouveau leader hongrois] comme un anti-Orbán absolu. Péter Magyar a des positions assez conservatrices. Il partage notamment la vision de son prédécesseur sur les questions d'immigration", complète Radio France. "La Hongrie adopte une position très stricte à l'égard de l'immigration clandestine. Elle n'acceptera aucun pacte ou mécanisme de répartition, et nous conserverons la clôture de la frontière méridionale - et nous colmaterons les brèches qui s'y trouvent actuellement", a-t-il précisé, cité par Euronews.

Le conservateur pro-européen a néanmoins "exprimé sa volonté de trouver une solution aux amendes quotidiennes d’un million d’euros infligées par la CJUE pour non-respect des règles en matière d’asile", tempère le média européen : "il y a d'autres pays qui ont réussi à se conformer à la législation de l'UE sans permettre aux migrants irréguliers d'entrer. Si la Slovaquie et la Pologne ont pu résoudre ce problème, nous le pouvons aussi", a assuré Péter Magyar.

Pour Politico toutefois, si "la victoire de [l'opposant à Viktor Orbán] ne doit pas être interprétée comme le rejet d’une forme de conservatisme national suscitant des inquiétudes dans certains cercles de l’UE, […] Bruxelles et Magyar y voient tous deux une occasion de redéfinir fondamentalement les relations de la Hongrie avec [l'UE]".

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13.04.2026 à 10:16

Hongrie : "triomphe pour la démocratie", "immense soulagement pour l'UE"… la presse européenne réagit à la sévère défaite de Viktor Orbán aux élections législatives

Florian Chaaban
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"La démocratie a triomphé" en Hongrie, résume l'hebdomadaire allemand Die Zeit. Dimanche 12 avril, "le conservateur pro-européen Péter Magyar [a détrôné] le nationaliste Viktor Orbán" lors d'élections législatives particulièrement scrutées en Europe [Le Figaro]. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, "n'a attendu que 17 minutes pour se réjouir de la lourde […]

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Le parti de Péter Magyar (à gauche), Tisza, a remporté plus de 53 % des voix, loin devant le Fidesz du Premier ministre, qui en décroche à peine 38 % - Crédits : Alain Rolland / Parlement européen
Le parti de Péter Magyar (à gauche), Tisza, a remporté plus de 53 % des voix, loin devant le Fidesz du Premier ministre sortant, qui en décroche à peine 38 % - Crédits : Alain Rolland / Parlement européen

"La démocratie a triomphé" en Hongrie, résume l'hebdomadaire allemand Die Zeit. Dimanche 12 avril, "le conservateur pro-européen Péter Magyar [a détrôné] le nationaliste Viktor Orbán" lors d'élections législatives particulièrement scrutées en Europe [Le Figaro].

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, "n'a attendu que 17 minutes pour se réjouir de la lourde défaite d'Orbán", relève Politico. "La Hongrie a choisi l'Europe. L'Europe a toujours choisi la Hongrie. L'Union s'en trouve renforcée", a réagi l'Allemande.

Les résultats sont sans appel. "Le parti de Péter Magyar, Tisza, a remporté plus de 53 % des voix, loin devant le Fidesz du Premier ministre, qui en décroche à peine 38 %. Tisza devrait obtenir 138 des 199 sièges du Parlement [contre 55 pour le Fidesz, ndlr], ce qui lui assure une supermajorité constitutionnelle", écrit Le Monde ce lundi matin. Et de souligner : "ce résultat est d'autant plus spectaculaire qu'il intervient après une participation record de près de 80 % des électeurs, du jamais-vu depuis la chute du communisme".

La Hongrie a choisi "entre l’autoritarisme et la démocratie"

"Fidèle à sa réputation de ville libérale et fêtarde, Budapest a dansé et exulté jusqu'au bout de la nuit" à l'annonce des résultats [Le Monde]. Ces dernières semaines, le scrutin "s'était transformé en un vaste référendum pour M. Orbán et sa diplomatie prorusse", contraint de tirer "sa révérence après 16 ans au pouvoir" [Le Figaro].

"Concrètement, la Hongrie avait le choix entre l'autoritarisme et la démocratie, entre le regard tourné vers Moscou ou vers Bruxelles. Un enjeu crucial, qui s'est avéré mobilisateur", analyse l'envoyée spéciale du Temps à Budapest, Valérie de Graffenried. "Les urnes ont parlé : la majorité des Hongrois ne veulent plus de la 'démocratie illibérale' revendiquée par Viktor Orbán, plus des affaires de connivences avec la Russie".

Celui qui briguait un cinquième mandat consécutif (le sixième au total) n'a pas tardé à "appeler Magyar pour le féliciter de sa victoire. Il s'est ensuite présenté devant ses partisans pour reconnaître sa 'douloureuse' défaite", souligne El País. "Un résultat déterminant non seulement pour la Hongrie, mais aussi pour l'ensemble de l'Union européenne", poursuit le quotidien espagnol.

Soulagement pour les pays de l'UE, désaveu pour la Russie

Le départ d'Orbán "sera un immense soulagement pour l'UE, dont il a mis en évidence et exploité les faiblesses systémiques pendant des années, notamment en aidant récemment [Vladimir] Poutine à bloquer une aide européenne de 90 milliards d'euros destinée à l'Ukraine", écrit Politico dans un autre article. "Péter Magyar n'a pas précisé s'il lèverait le veto hongrois sur cette aide financière à l’Ukraine, mais il a évoqué de manière plus générale, dimanche soir, la nécessité de clarifier les 'questions en suspens' avec les voisins européens", ajoute le média européen.

Pour rappel, "le prêt à l'Ukraine est bloqué depuis des mois en raison d'un différend entre le président ukrainien Volodymyr Zelenskyy et Viktor Orbán au sujet de l'oléoduc Droujba, que la Hongrie accuse Kiev de refuser de réparer après qu'il a été endommagé lors d'une attaque russe" [Politico]. 

De manière générale, "les dirigeants de l'UE se réjouissent de la victoire de Péter Magyar" [The Guardian], eurodéputé rattaché au groupe du Parti populaire européen. "Les félicitations affluent de toute l'Union européenne, les dirigeants d'Espagne, de Pologne, de France, de Grande-Bretagne, du Danemark, de Roumanie, de Suède et d'ailleurs saluant l'ouverture d'un nouveau chapitre". "La défaite de Viktor Orbán est au contraire une mauvaise nouvelle pour la Russie, qui comptait [notamment] sur Budapest pour bloquer ou ralentir les sanctions contre le Kremlin" [Les Echos].

Selon Die Zeit, ces élections marquent un tournant. "Une nouvelle ère s'ouvre pour les Hongrois, qui offrent à l'Europe un cadeau inestimable. Il est temps à présent d'en tirer pleinement parti".

Quel avenir pour la Hongrie ?

Fraîchement élu, Péter Magyar s'est exprimé dans le centre de Budapest devant des milliers de partisans : "la Hongrie sera à nouveau un allié solide représentant les intérêts hongrois, car la place de notre pays est en Europe", a-t-il prononcé [Euronews], "donnant le ton de la nouvelle législature". "Avec plus des deux tiers des députés, la nouvelle majorité devrait avoir les mains libres pour modifier la Constitution. Cette dernière a été systématiquement réformée, ces dernières années, pour favoriser le parti de Viktor Orbán", observent Les Échos.

Si l'identité du vainqueur ne "fait guère de doute" [hvg 360], le résultat du scrutin n'est pas définitif. "Les votes des électeurs ayant changé de circonscription et ceux déposés dans les bureaux de vote à l'étranger puis rapatriés ne seront comptabilisés que le 18 avril. Dans les circonscriptions individuelles où les résultats sont serrés, cela pourrait même […] modifier quelques sièges sur les 199", précise le média hongrois. Il faudra ensuite "épuiser toutes les voies de recours, les résultats de chaque circonscription pouvant être contestés".

Il n'empêche. "Cette élection a remodelé l'intégralité de l'élite politique, analyse Rudolf Metz, chercheur en sciences politiques à l'université ELTE de Budapest", dans les colonnes des Échos. "Il n'y a jamais eu autant de nouveaux députés entrant au Parlement depuis 1990".

L'avenir dira si Péter Magyar propose une réelle politique de rupture avec son prédécesseur, notamment sur l'état de droit ou la question des minorités. Une chose est néanmoins certaine, selon Le Monde : "avec la victoire de Péter Magyar, Budapest va désormais perdre son statut de phare de l'internationale réactionnaire, que Viktor Orbán avait patiemment bâti à coups de groupes de réflexion et d'invitations de figures de l'extrême droite mondiale".

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10.04.2026 à 12:04

La Commission européenne exhorte la Hongrie à s'expliquer sur des échanges téléphoniques avec la Russie

Léa Deseille
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"Une 'taupe' au sein de l'UE", alerte 20 Minutes. "La Commission européenne a réclamé jeudi [9 avril] dans les 'plus brefs délais' des explications à la Hongrie, après des informations faisant état de conversations téléphoniques avec la Russie au sujet de documents internes de l’Union européenne", détaille Le Devoir. "Depuis quelques jours, des médias révèlent des […]

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Texte intégral (2070 mots)
Péter Szijjártó, ministre hongrois des Affaires étrangères et du Commerce, lors d'une réunion informelle des ministres des Affaires étrangères de l'UE à New York en 2021 - Crédits : Andrea Renault - Commission européenne
Péter Szijjártó, ministre hongrois des Affaires étrangères et du Commerce, lors d'une réunion informelle des ministres des Affaires étrangères de l'UE à New York, en 2021 - Crédits : Andrea Renault / Commission européenne

"Une 'taupe' au sein de l'UE", alerte 20 Minutes. "La Commission européenne a réclamé jeudi [9 avril] dans les 'plus brefs délais' des explications à la Hongrie, après des informations faisant état de conversations téléphoniques avec la Russie au sujet de documents internes de l’Union européenne", détaille Le Devoir.

"Depuis quelques jours, des médias révèlent des conversations téléphoniques qui attestent du soutien apporté par le ministre hongrois des Affaires étrangères, Péter Szijjártó, à son homologue russe, Sergueï Lavrov, quand il siège à Bruxelles", écrit Le Parisien. "Ils ont publié une conversation téléphonique entre les deux hommes datant de juillet 2024 et dans laquelle le Hongrois assure au Russe qu’il va 'immédiatement' lui transmettre un document concernant les négociations d’adhésion de l’Ukraine à l’UE", rapporte 20 Minutes.

Plusieurs accusations de fuites d'informations à la Russie

Le consortium de médias "composé de The Insider, Vsquare et Delfi" ainsi que le "Washington Post avant lui" [Le Parisien] avaient déjà fait des révélations sur ce sujet. "[Les médias ont] affirmé le mois dernier que le ministre hongrois des Affaires étrangères, Péter Szijjártó, avait fourni à Moscou un accès 'direct' à des 'informations stratégiques sur des questions cruciales'", relate la chaîne de télévision et de radio nationale irlandaise RTÉ. Selon les médias, le chef de la diplomatie hongroise a notamment "agi à la demande de Sergueï Lavrov pour obtenir la radiation de la sœur du milliardaire russe Alicher Ousmanov des listes de sanctions de l’Union européenne" [Le Parisien].

Ces révélations ont provoqué de vives réactions au sein de l'Union européenne. "Ursula von der Leyen prévoit de soulever la question des allégations de fuites d'informations de la Hongrie vers la Russie au plus haut niveau de la direction européenne", a annoncé Paula Pinho, porte-parole de la Commission européenne [Euronews]. "Ces informations sont 'extrêmement préoccupantes' avec la 'possibilité alarmante qu'un gouvernement d'un État membre ait coordonné ses actions avec la Russie […] contre la sécurité et les intérêts de l'Union européenne'", a-t-elle ajouté, selon France info. "L'implication directe de la présidente de la Commission européenne met en lumière l'indignation et le malaise généralisés suscités par les liens exceptionnellement étroits de Budapest avec Moscou, de plus en plus perçus comme une menace pour la sécurité intérieure", estime Euronews.

De potentielles ingérences dans les élections

À la suite des premières révélations le mois dernier, la Hongrie avait tout de suite réagi. "Péter Szijjártó avait nié ces affirmations, évoquant des 'fake news', ainsi qu’un 'très grand scandale'. Il avait aussi fustigé 'l’interception de ses appels par des services secrets étrangers, qui les ont rendus publics', estimant que c’était 'dans l’intérêt de l’Ukraine'", rappelle Le Parisien. En plus de "Bruxelles", le gouvernement de Viktor Orbán a fait de "Kiev" l'une de ses cibles préférées ces dernières semaines, maintenant son veto sur un prêt exceptionnel de 90 milliards d'euros destiné à l'Ukraine et s'opposant à l'ouverture de toute nouvelle étape dans le processus d'adhésion du pays à l'UE.

Face aux nouvelles révélations, Péter Szijjártó a choisi une autre stratégie. Le ministre hongrois "n'a pas nié le contenu des révélations. Il a en revanche présenté le flot de témoignages comme une tentative clandestine d'ingérence dans les élections du 12 avril", raconte Euronews. Dimanche, les Hongrois sont appelés aux urnes pour des élections législatives sous tensions. Le Premier ministre actuel, Viktor Orbán pourrait briguer un cinquième mandat, mais son opposant conservateur Péter Magyar est en tête dans les sondages.

Par ailleurs d'autres scandales sous-jacents entourent cette élection. "Durant l’été 2025, révèle le média d’investigation Direkt36, les services secrets hongrois ont tenté de 'paralyser les systèmes informatiques du parti Tisza' de l’opposant Peter Magyar et des policiers ont 'effectué une descente sur de fausses accusations' de pédopornographie 'chez deux informaticiens proches du parti qui avaient programmé de divulguer cette affaire'", expliquait Courrier international fin mars.

"Des eurodéputés s'inquiètent d'une possible ingérence russe dans les élections hongroises", note The Guardian. Un groupe de parlementaires transpartisan "souhaite une évaluation urgente 'avant et immédiatement après' le jour du scrutin, afin de déterminer si les conditions d'une concurrence libre et loyale sont compromises par la désinformation, la manipulation étrangère, le détournement des ressources de l'État", ajoute le quotidien britannique.

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09.04.2026 à 13:35

"L'Otan n’était pas là quand nous avions besoin d'eux" : Donald Trump maintient la pression malgré la visite de Mark Rutte

Vincent Lequeux
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"Mark Rutte est arrivé discrètement en milieu d'après-midi et en est reparti tout aussi discrètement deux heures et demie plus tard", souligne la chaîne d'information BFM TV. Prévue "de longue date" selon un responsable de l'Alliance atlantique, la rencontre entre le secrétaire général de l'Otan et le président américain ce mercredi visait à "tirer parti […]

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Texte intégral (1789 mots)
Rencontre entre le secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, et le président des Etats-Unis, Donald Trump, le 22 octobre 2025 à Washington - Crédits : NATO North Atlantic Treaty Organization / Flickr
Le secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, et le président des États-Unis, Donald Trump, lors d'une précédente rencontre le 22 octobre 2025 à Washington - Crédits : Otan / Flickr CC BY-NC-ND 4.0

"Mark Rutte est arrivé discrètement en milieu d'après-midi et en est reparti tout aussi discrètement deux heures et demie plus tard", souligne la chaîne d'information BFM TV. Prévue "de longue date" selon un responsable de l'Alliance atlantique, la rencontre entre le secrétaire général de l'Otan et le président américain ce mercredi visait à "tirer parti du succès du sommet de l'Otan à La Haye" l'an dernier. Les pays membres s'y étaient engagés, sous la pression de Donald Trump, à augmenter fortement leurs dépenses militaires.

Or dans le nouveau contexte de la guerre au Moyen-Orient, ce dernier a réitéré ses critiques vis-à-vis des alliés européens. "L'Otan n'était pas là quand nous avions besoin d'eux, et ils ne seront pas là si nous avons de nouveau besoin d'eux. Rappelez-vous du Groenland, ce gros morceau de glace mal géré", a-t-il écrit sur sa plateforme Truth Social dans la soirée [RFI]. Le milliardaire avait notamment réclamé l'aide des Européens pour sécuriser le stratégique détroit d'Ormuz, bloqué par l'Iran en réponse aux attaques israélo-américaines depuis le 28 février.

"Ils ont échoué"

En amont de la rencontre, la porte-parole de la Maison-Blanche Karoline Leavitt avait déclaré que les Européens "ont été mis à l'épreuve, et ils ont échoué", citant directement le président [France 24]. "J'ajouterais qu'il est assez triste que l'Otan ait tourné le dos aux Américains au cours des six dernières semaines, quand ce sont les Américains qui financent leur défense".

Interrogée sur la perspective d'un retrait américain de l'Otan, dont Donald Trump menace les Européens depuis des mois, Karoline Leavitt a confirmé que "[c'est] quelque chose dont [il] discute et je pense qu’il en discutera tout à l’heure avec le secrétaire général" [Le Monde]. Selon le Wall Street Journal, l'administration Trump réfléchirait notamment à "retirer des troupes américaines" stationnées dans des pays qui n'ont pas soutenu l'offensive militaire contre l'Iran, pour les déplacer "vers des pays jugés plus coopératifs".

Le secrétaire général de l'Otan a également rencontré le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio. D'après un communiqué du département d'État américain, leurs discussions "ont porté sur les opérations militaires contre l’Iran, la guerre en Ukraine et le renforcement de la coordination et du 'transfert de charges' avec les alliés de l’Otan", résume Le Devoir.

"Exercice d'équilibriste"

Interrogé sur la chaîne CNN à l'issue de son entrevue, Mark Rutte s'est quant à lui livré à un "exercice d'équilibriste" [BFM TV] pour ne pas froisser les Américains sans causer de tort aux Européens. Au journaliste lui demandant si les pays de l'Otan avaient failli à leur mission dans la guerre au Moyen-Orient, le Néerlandais a répondu : "Quelques-uns, oui, mais une large majorité de pays européens, et c’est ce dont nous avons discuté aujourd’hui, ont fait ce qu’ils avaient promis" [La Presse].

Également questionné pour savoir si le monde était plus sûr aujourd'hui qu'avant le début de la guerre, Mark Rutte a affirmé : "Absolument, parce que - et c'est grâce au leadership du président Trump - il est très, très important de dégrader [les capacités militaires de l'Iran]" [BFM TV].

Mais "la 'daddy diplomacy' de [Mark] Rutte s’essouffle, même après le recul de Trump sur l’Iran", estime Euractiv. En effet, "cet exercice est devenu particulièrement difficile avec le lancement des frappes américano-israéliennes contre l'Iran fin février, en raison de la frustration du président américain face à ce qu'il considère comme une dérobade des Européens en Iran", poursuit RFI. Et ce bien que Mark Rutte soit toujours perçu par le locataire de la Maison-Blanche comme "un type formidable, génial" [Le Soir].

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08.04.2026 à 11:49

Hongrie : avant des élections législatives très attendues, J.D. Vance vole au secours de Viktor Orbán

Florian Chaaban
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"Une croisade anti-UE et pro-Orbán", résume Le Soir. En déplacement à Budapest mardi 7 avril, "le vice-président américain [J.D. Vance] est venu soutenir le Premier ministre ultraconservateur hongrois à quelques jours d'élections législatives au résultat incertain, mettant en lumière le rôle central de la Hongrie dans l'internationale Maga" [Les Echos]. Alors que "Viktor Orbán brigue […]

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Texte intégral (2238 mots)
Au cours d'un grand meeting organisé par le Fidesz, le parti de Viktor Orbán, dans le palais des sports de la capitale hongroise, J.D. Vance a directement appelé les Hongrois à "soutenir" le Premier ministre sortant - Crédits : Gage Skidmore / Flickr CC BY-SA 4.0
Au cours d'un grand meeting organisé par le Fidesz, le parti de Viktor Orbán, dans le palais des sports de la capitale hongroise, J.D. Vance a directement appelé les Hongrois à "soutenir" le Premier ministre sortant - Crédits : Gage Skidmore / Flickr CC BY-SA 4.0

"Une croisade anti-UE et pro-Orbán", résume Le Soir. En déplacement à Budapest mardi 7 avril, "le vice-président américain [J.D. Vance] est venu soutenir le Premier ministre ultraconservateur hongrois à quelques jours d'élections législatives au résultat incertain, mettant en lumière le rôle central de la Hongrie dans l'internationale Maga" [Les Echos].

Alors que "Viktor Orbán brigue un cinquième mandat consécutif [le sixième au total, ndlr] à la tête du gouvernement hongrois" [Le Parisien], cette visite "est le signal d'une prise de position de plus en plus affichée de l'administration américaine aux côtés des dirigeants jugés compatibles avec ses priorités diplomatiques", écrit Libération. Or, "l'effort américain a peu de chances d'aider le Premier ministre hongrois, vu la maigre popularité de l'administration Trump en Europe", nuance L'Express.

Bruxelles dans le viseur

Lors d'une conférence de presse, "le vice-président américain a dénoncé les interférences dans les élections hongroises des 'bureaucrates de Bruxelles' qui auraient, selon lui, cherché à faire monter les prix [avant le scrutin du 12 avril], qualifiant cela de 'pire exemple d'ingérence étrangère'" [Le Figaro].

Selon Politico, J.D. Vance accuse notamment l'UE de "détruire l'économie de la Hongrie" et de saper les "efforts visant à 'réduire l'indépendance énergétique du pays'". En cause d'après lui, une simple affaire personnelle. "[Les dirigeants européens, ndlr] ont fait tout cela parce qu'ils détestent ce type", a-t-il argué sans détour [El País]. "La Commission européenne a réagi en soulignant construire avec les États membres 'une Europe plus forte et plus indépendante'" [Le Monde], se faisant l'écho des propos de l'un de ses porte-parole.

L'Ukraine comme pomme de discorde

Auprès de "son allié le plus fidèle en Europe" [El País], J.D. Vance a par ailleurs décrit "Viktor Orbán comme un 'partenaire important et constructif pour la paix' en Ukraine", observe Le Monde. La guerre en Ukraine justement, point de friction central entre l'UE et la Hongrie de Viktor Orbán.

"Les décisions prises à l'unanimité continuent de lui accorder un droit de veto. C'est le cas pour le prêt de 90 milliards d'euros accordé par l'UE à l'Ukraine. [Les dirigeants européens ont approuvé ce prêt] en décembre 2025 [avec certaines concessions faites à la Hongrie, à la République tchèque et la Slovaquie], mais lors du Conseil européen du 19 mars, le Premier ministre hongrois a bloqué le versement de l'aide promise à Kiev", retrace Blick. Et d'ajouter que ce dernier "a conditionné son feu vert à la reprise des livraisons de pétrole russe via l'oléoduc Droujba". De son côté, "Bruxelles a retenu des milliards de fonds européens en raison de préoccupations liées à la corruption et à l'État de droit [en Hongrie]" [Euronews].

Outre les dossiers économique et ukrainien, l'UE a fait l'objet d'autres griefs de la part du vice-président américain lors de cette visite. "Il s'en est également pris aux règles numériques de l'Union, notamment à la loi sur les services numériques, qui oblige les plateformes à lutter contre la désinformation et les contenus préjudiciables" [Euronews].

Viktor Orbán en difficulté dans les sondages

Cette rencontre s'inscrit dans un moment charnière. "Au pouvoir depuis 16 ans, Viktor Orbán fait face à une opposition renforcée. Le leader du parti Tisza, Péter Magyar, a réussi en moins de deux ans à bâtir une alternative crédible, capable de menacer l'hégémonie du dirigeant hongrois", note la Deutsche Welle.

En l'état, "le Premier ministre [illibéral] est donné largement perdant du scrutin de dimanche par les instituts de sondage indépendants. Même si le système électoral, qu'il a façonné pour lui être largement favorable, pourrait atténuer son éventuelle défaite" [Le Monde]. "Proche du président russe, Vladimir Poutine, Viktor Orbán bénéficierait, selon les observateurs, de l'aide secrète de la Russie pour accroître ses chances de victoire face au parti du conservateur pro-européen Péter Magyar", relate Le Parisien. Ces derniers jours, le risque de collusion entre Budapest et le Kremlin a pris de l'épaisseur, marqué par la révélation de l'existence d'un enregistrement sonore compromettant pour Budapest.

Un appui russe, et américain donc. "Bien qu'il ait exprimé son soutien à M. Orbán, M. Vance a déclaré que Washington serait prêt à travailler avec le vainqueur de l'élection, quel qu'il soit", note Euronews. Un scénario que les États-Unis de Donald Trump n'envisagent pas. "C'est Viktor qui va gagner, je n'ai aucun doute là-dessus, pas vrai ?", a déclaré J.D. Vance [Le Figaro]. Et le dirigeant hongrois de rétorquer : "c'est le plan".

"Ce n'est pas la première fois que l'administration Trump s'immisce dans les élections européennes pour soutenir les candidats de droite radicale ou extrême. J.D. Vance avait rencontré en Allemagne la cheffe de l'AfD, Alice Weidel, peu avant les législatives de l'an dernier outre-Rhin", concluent Les Echos.

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07.04.2026 à 13:01

"One Health Summit" : un sommet mondial sur la santé ce mardi à Lyon pour mieux se préparer aux futures crises sanitaires

Manon Mazuir
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"Penser ensemble la préservation de la santé et la protection de la nature", tel est le mot d'ordre d'Emmanuel Macron alors que se tient le sommet "One Health" (une seule santé) à Lyon du 5 au 7 avril, à l'occasion de la présidence française du G7 [TF1 info]. Un rendez-vous qui culmine ce mardi, avec […]

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Texte intégral (2079 mots)
"L'approche "One Health", une seule santé, doit aujourd'hui être notre réflexe, notre boussole pour l'élaboration de nos politiques publiques de santé, en incluant systématiquement les enjeux de santé animale et de santé de nos écosystèmes", a déclaré Emmanuel Macron lors de son annonce sur la tenue du sommet qui a lieu du 5 au 7 avril - Capture d'écran One Planet Summit
"L'approche 'One Health', une seule santé, doit aujourd'hui être notre réflexe, notre boussole pour l'élaboration de nos politiques publiques de santé, en incluant systématiquement les enjeux de santé animale et de santé de nos écosystèmes", a déclaré Emmanuel Macron lors de son annonce sur la tenue du sommet organisé du 5 au 7 avril - Crédits : capture d'écran One Planet Summit

"Penser ensemble la préservation de la santé et la protection de la nature", tel est le mot d'ordre d'Emmanuel Macron alors que se tient le sommet "One Health" (une seule santé) à Lyon du 5 au 7 avril, à l'occasion de la présidence française du G7 [TF1 info].

Un rendez-vous qui culmine ce mardi, avec la présence de "représentants d’une cinquantaine de pays […] dont une vingtaine au niveau ministériel (dont 5-6 ministres français) et cinq chefs d’État (Ghana, Botswana, Cambodge, Mongolie et France), détaille Le Progrès. Sont également attendus "des ONG, scientifiques, industriels, représentants de la société civile, de la jeunesse, des collectivités territoriales, des banques de développement, des [organisations de philanthropie], etc".

Le "One Health Summit" est "le 9e [sommet] de la série des 'One Planet Summit' consacrés à la lutte contre le réchauffement climatique", poursuit le quotidien local. Ces sommets internationaux "ont été lancés en 2017 à Paris, à l’initiative d’Emmanuel Macron, de la Banque mondiale et de l’ONU, après que les États-Unis ont annoncé leur retrait de l’Accord de Paris sur le climat", explique Le Dauphiné libéré. "Après les forêts tropicales, l’eau, les glaciers et les pôles, c’est le premier consacré à la santé globale", souligne Le Progrès.

"Quatre grandes thématiques seront abordées : les réservoirs zoonotiques et vecteurs [maladies infectieuses transmises aux humains par les animaux], les expositions aux pollutions, les systèmes alimentaires durables et les résistances antimicrobiennes", précise TF1 info.

Une seule santé

"La santé, dans tous ses états : humaine, animale, environnementale, sera au centre du sommet" [Le Progrès]. "Ce principe d’une seule santé - ou de santé globale - reconnaît que la santé des humains, des animaux domestiques et sauvages, des plantes et de l’environnement en général (y compris des écosystèmes) est étroitement liée et interdépendante", relève Le Dauphiné libéré.

"La pandémie de Covid nous l'a enseigné : notre santé dépend de la protection du vivant", a lancé Emmanuel Macron dans un communiqué, cité par TF1 info. Les zoonoses et maladies à transmission vectorielle "se sont multipliées ces dernières décennies. Dengue, paludisme, chikungunya… avec le changement climatique, ces infections se répandent sur des territoires de plus en plus vastes", précise le média.

Autre thème au rendez-vous : la résistance aux traitements antibiotiques. "Car à force de les utiliser massivement, parfois à tort, certaines bactéries [y] deviennent insensibles", détaille France Culture. La question de la malnutrition est également au programme : les discussions visent à "promouvoir des pratiques agricoles bénéfiques pour les êtres vivants, le climat et la nature" et à agir "tout au long de la chaîne alimentaire" [TF1 info].

"La pollution figure aussi parmi les préoccupations de ce rendez-vous mondial" [France Culture]. Selon les chiffres de l'Organisation mondiale de la santé, "neuf personnes sur dix dans le monde respirent un air contenant des niveaux élevés de polluants et sept millions de décès prématurés sont attribuables aux effets de la pollution de l'air extérieure et intérieure", précise TF1 info.

"Un sommet d’action"

Ce sommet "sera avant tout un sommet d’action", a promis Emmanuel Macron, cité par Le Dauphiné libéré. Des actions "destinées à renforcer la capacité des systèmes de santé à faire face aux crises sanitaires, note le quotidien régional. Les chefs d'État et de gouvernement pourraient ainsi annoncer des "engagements internationaux qui viseront à prévenir les risques sanitaires, alimentaires et environnementaux auxquels sont confrontées les populations du monde entier" [TF1 info], souligne, dans le dossier de presse, le président de la République.

Mais pour un collectif d'ONG et de personnalités, "cette ambition louable se heurte à une réalité alarmante : en France comme en Europe, l’action publique contredit frontalement ces objectifs" [Libération]. "Des coalitions entre la droite et l’extrême droite affaiblissent nos normes sanitaires et environnementales", dénonce leur tribune. "Ces dernières années ont été marquées par des scandales sanitaires, le blocage de mesures favorisant une alimentation plus saine et des reculs environnementaux révélant les failles d’un État qui néglige son rôle de protecteur", ajoutent-t-il.

Dans une autre tribune publiée dans les colonnes du Monde, plus de 700 scientifiques, personnalités politiques et membres de la société civile appellent quant à eux "à des décisions ambitieuses, à la hauteur des enjeux aujourd’hui bien documentés par la science, en particulier concernant les pesticides". "Dans ce domaine, le déni des réalités mises en évidence par la science semble faire office de solution sur le plan politique", signale le collectif. Un exemple parmi d'autres : "en Europe, le paquet législatif 'omnibus' [qui] vise à simplifier les procédures de mise sur le marché des pesticides, sous prétexte de gains économiques pour les entreprises". Et qui pourrait ainsi "supprimer la réévaluation régulière des pesticides dans l’Union européenne, en accordant des autorisations sans limite de durée à de nombreuses substances" [France Culture].

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03.04.2026 à 12:57

Détroit d'Ormuz : plus de 40 pays exigent sa réouverture "immédiate et inconditionnelle"

Léa Deseille
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"Une sorte de résistance", titre Die Zeit. Jeudi 2 avril, Yvette Cooper, la ministre britannique des Affaires étrangères, a convié ses homologues de plus de 40 pays ainsi que des représentants d'organisations internationales comme l’Union européenne à une première discussion exploratoire sur le détroit d'Ormuz. Ce dernier, par où transite habituellement un cinquième du pétrole […]

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Texte intégral (1940 mots)
L'actuelle secrétaire d’État britannique aux Affaires étrangères, Yvette Cooper, lors d'un sommet à Londres le 19 novembre 2024 - Crédits : ministère de l'Intérieur / Flickr CC BY 2.0
L'actuelle secrétaire d’État britannique aux Affaires étrangères, Yvette Cooper, lors d'un sommet à Londres le 19 novembre 2024 - Crédits : ministère de l'Intérieur / Flickr CC BY 2.0

"Une sorte de résistance", titre Die Zeit. Jeudi 2 avril, Yvette Cooper, la ministre britannique des Affaires étrangères, a convié ses homologues de plus de 40 pays ainsi que des représentants d'organisations internationales comme l’Union européenne à une première discussion exploratoire sur le détroit d'Ormuz. Ce dernier, par où transite habituellement un cinquième du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondial, est actuellement bloqué par l'Iran en raison des frappes israélo-américaines sur le pays.

"Quelque 2 000 navires marchands et près de 20 000 marins restent bloqués par le blocus iranien", détaille El País. "Soulignant l'importance du détroit, [Yvette] Cooper a fait référence aux prévisions de la Banque mondiale selon lesquelles un blocage persistant pourrait plonger 9 millions de personnes dans le monde dans l'insécurité alimentaire", écrit The Guardian.

"Nous avons constaté que l'Iran a détourné une voie maritime internationale pour prendre en otage l'économie mondiale", a déclaré la ministre en ouverture de la réunion [The Telegraph]. Organisés "à distance, sans les États-Unis, sans Israël et bien sûr sans l'Iran", ces échanges ont réuni surtout "des pays qui ne sont pas impliqués dans la guerre mais qui en subissent les effets" [Radio France] comme "la France, l'Allemagne, l'Australie et certains pays du Golfe", note The Guardian.

Une réunion de crise sans conclusion précise

Si le rendez-vous "peut sans conteste être interprété comme une réunion de crise" [Die Zeit], il "a été principalement consacré à l'évaluation de la situation et au resserrement des rangs, plutôt qu'à la prise de décisions opérationnelles. Aucune déclaration commune n'a été publiée", poursuit Euronews.

"Les partenaires ont appelé aujourd'hui à la réouverture immédiate et inconditionnelle du détroit et au respect des principes fondamentaux de la liberté de navigation et du droit de la mer", a déclaré la ministre dans un communiqué [La République des Pyrénées]. Celui-ci précise qu’ils ont commencé à "explorer des mesures politiques et économiques coordonnées, telles que d’éventuelles sanctions contre l’Iran, si le détroit reste bloqué", complète El País.

"Il est urgent de rétablir la liberté de navigation dans le détroit, en toute sécurité et sans frais, dans le respect du droit de la mer", a déclaré de son côté la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas avant l'appel. "L'UE soutient tous les efforts diplomatiques déployés à cette fin" [Euronews].

La coalition poursuit ses travaux

Cette réunion s'inscrit dans un contexte tout particulier. Elle se tient "après que le président américain Donald Trump a clairement indiqué que, selon lui, la sécurisation de cette voie maritime n'était pas de la responsabilité des États-Unis", rappelle The Telegraph. Le milliardaire "a également critiqué les alliés européens de l'Amérique pour leur manque de soutien à la guerre et a réitéré ses menaces de retirer les États-Unis de l'Otan", ajoute le quotidien britannique.

Toutefois, "nombre de pays membres de l'initiative lancée mi-mars par le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas et le Japon, ont insisté sur le fait qu'une mission de sécurisation du détroit ne pourrait s'envisager qu'une fois le conflit terminé", retrace La République des Pyrénées. S'exprimant jeudi depuis la Corée du Sud, le président français Emmanuel Macron a notamment jugé "irréaliste" la prise de contrôle militaire du détroit [Reuters].

Les partenaires prévoient de se retrouver prochainement. "Le gouvernement britannique a déjà indiqué qu'après la réunion de jeudi, une autre réunion réunira dans une semaine des représentants militaires des pays participants, afin de commencer à planifier la stratégie de sécurité dans le détroit, une fois que l'Iran aura cessé ses attaques et qu'un cessez-le-feu sera instauré dans la région", explique El Pais. En outre, "le G7 et les pays membres du Conseil de coopération du Golfe vont organiser une réunion la semaine prochaine pour discuter de la situation dans le détroit d'Ormuz, a annoncé le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Pascal Confavreux" [BFMTV].

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02.04.2026 à 13:53

Donald Trump ravive la menace d'un retrait américain de l'Otan

Amélie Philotas
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"J'envisage sérieusement de me retirer de l'Otan". Ces quelques mots, sous la forme d'une menace, ont été prononcés par Donald Trump au Telegraph, le 1er avril. Et de poursuivre : "J’ai toujours su qu'il s’agissait d’un tigre de papier et Poutine le sait aussi, d’ailleurs ". Cette déclaration, loin d'être inédite, survient dans un contexte […]

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Texte intégral (1750 mots)
Mercredi 1er avril, le président américain Donald Trump a une fois encore brandi la menace d'un retrait des États-Unis de l'Otan - Crédits : Maison-Blanche / Flickr
Mercredi 1er avril, le président américain Donald Trump a une fois encore brandi la menace d'un retrait des États-Unis de l'Otan - Crédits : Maison-Blanche / Flickr

"J'envisage sérieusement de me retirer de l'Otan". Ces quelques mots, sous la forme d'une menace, ont été prononcés par Donald Trump au Telegraph, le 1er avril. Et de poursuivre : "J’ai toujours su qu'il s’agissait d’un tigre de papier et Poutine le sait aussi, d’ailleurs ".

Cette déclaration, loin d'être inédite, survient dans un contexte de guerre au Moyen-Orient où le président américain "n’a pas réussi à convaincre ses alliés de se joindre aux forces américaines dans la sécurisation du détroit d’Ormuz", observe Libération. Zone névralgique du globe, ce dernier voit transiter un cinquième du pétrole et du gaz naturel liquéfié du monde.

L'Alliance atlantique de nouveau mise à mal

Dans le viseur également du locataire de la Maison-Blanche, les Européens. "Washington reproche à plusieurs pays notamment la France, l’Espagne et l’Italie d’avoir refusé d’autoriser le survol de leur territoire ou l’usage de bases américaines pour acheminer du matériel militaire vers Israël, dans le cadre de la guerre déclenchée contre l’Iran" [France 24].

"Assaillie par les invectives de Donald Trump, l’Alliance atlantique est à nouveau plongée dans une crise existentielle […], quelques semaines après avoir frôlé la catastrophe avec le Groenland", résume le média belge RTBF. "Alors que de nombreux officiels européens ont pris l’habitude de faire profil bas à chaque nouvelle diatribe du président américain, l’ancien ambassadeur des États-Unis auprès de l’Otan Ivo Daalder considère qu’il y a là un tournant [et qu'] il s’agit, de loin, de la pire crise à laquelle l’Otan ait jamais été confrontée", rapporte Le Monde.

Toutefois, "il est peu probable que Trump quitte purement et simplement l'Otan", nuance Politico. "Même s'il ne quitte pas officiellement l'organisation, cela ne signifie pas pour autant que l'Otan sortira indemne d'un second mandat de [Donald] Trump", poursuit le média.

Un réveil occidental ?

Face aux nouvelles critiques exprimées par Donald Trump, "Keir Starmer, le Premier ministre britannique, a rapidement réagi pour tenter de redorer le blason de l’Otan", relève Libération. Après avoir réaffirmé son profond engament au sein de l'Alliance atlantique, le Royaume-Uni, conjointement à la France, a également annoncé "l’organisation d’une réunion d’une trentaine de pays sur la sécurisation du détroit d’Ormuz", précise le quotidien national.

De son côté, la ministre française déléguée aux Armées, Alice Ruffo, a évoqué que les Européens devaient prendre "davantage leur part dans la défense collective de l'Europe. […] C'est un message qui est répété par les États-Unis de plus en plus brutalement. Donc il faut l'entendre", relaie la RTBF.

Un discours à la nation sans réelles annonces

Quelques heures après ces déclarations, le président américain a livré sa première allocution à la nation américaine depuis l'éclatement de la guerre en Iran, le 28 février. Une prise de parole qui a provoqué une hausse du prix du pétrole, bien que le républicain n'a "rien annoncé de nouveau" [Radio France]. "Trump n’a fait aucune allusion [à son intention de sortir de l'Otan], […] se bornant à rappeler la nécessité, selon lui, de l’opération 'Fureur épique' et à en souligner les progrès" [Le Monde].

Connu pour son imprévisibilité, le président américain n'a pas donné "de calendrier précis pour la fin des hostilités" [Radio France]. "On reste sur un horizon de deux à trois semaines, toujours flou, mais il assure avoir atteint ses objectifs vis-à-vis de l'Iran", ajoute le média.

Une nouvelle journée qui aura permis de confirmer un constat simple : "dès que Donald Trump est frustré avec les Européens, il s’en prend à l’Otan", résume Le Monde, citant Camille Grand, ancien secrétaire général adjoint de l'Alliance.

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01.04.2026 à 12:23

Russie : un enregistrement sonore accable la Hongrie de Viktor Orbán, accusée de collusion avec le Kremlin

Valentin Ledroit
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"Si la Hongrie est suspectée depuis longtemps d’agir comme un cheval de Troie de la Russie dans l’Union européenne, c’est la première fois qu’un enregistrement aussi accablant est rendu public", entame Le Monde. Mardi 31 mars, le média d'investigation russe basé en Lettonie The Insider a dévoilé une conversation téléphonique dans laquelle "le ministre hongrois […]

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Texte intégral (2019 mots)
Depuis plusieurs jours, le ministre hongrois des affaires étrangères, Péter Szijjarto, est accusé d'avoir divulgué des informations sensibles sur les discussions européennes à son homologue russe, Sergueï Lavrov
Le ministre hongrois des Affaires étrangères, Péter Szijjártó, est accusé d'avoir divulgué des informations sensibles sur les discussions européennes à son homologue russe, Sergueï Lavrov - Crédits : Conseil européen

"Si la Hongrie est suspectée depuis longtemps d’agir comme un cheval de Troie de la Russie dans l’Union européenne, c’est la première fois qu’un enregistrement aussi accablant est rendu public", entame Le Monde. Mardi 31 mars, le média d'investigation russe basé en Lettonie The Insider a dévoilé une conversation téléphonique dans laquelle "le ministre hongrois des Affaires étrangères, Péter Szijjártó, affiche sa déférence envers son homologue russe, Sergueï Lavrov, en discutant des sanctions prises au niveau européen en représailles de l’invasion de l’Ukraine" [Le Monde].

L'extrait publié mardi indique que "[Péter] Szijjártó a agi pour le compte du Kremlin, notamment en faisant pression pour que des oligarques visés par des sanctions soient retirés des listes noires de l'UE, parmi lesquels la sœur du milliardaire Alisher Ousmanov", souligne The Insider.

Ce nouvel épisode corrobore les premières révélations faites le 21 mars dernier par le Washington Post qui dévoilait l'existence d'une "Kremlin hotline", autrement dit d'échanges entre Moscou et Budapest sur des sujets particulièrement sensibles, notamment durant les sommets des chefs d'État et de gouvernement.

En réponse à ces nouvelles révélations, le gouvernement hongrois, qui rejette ces accusations, "a ouvert une enquête contre le journaliste qui a révélé l'affaire. [Ce dernier] est soupçonné d'espionnage au profit de l'Ukraine", précise La Libre.

Un axe Budapest-Bratislava

L'extrait dévoilé par The Insider démontre la possible implication d'un autre État membre dans cette affaire. La télévision polonaise TVP note que les Hongrois sont parvenus à leurs fins le 14 mars dernier lors du renouvellement de la liste des sanctions à l'encontre de la Russie, avec l'aide d'un de leurs voisins. "Avec les Slovaques, nous soumettons une proposition à l’UE pour retirer [la sœur d'Alisher Ousmanov] de la liste. […] Elle sera inscrite à l’ordre du jour. Nous ferons tout notre possible pour obtenir son retrait", indique une voix attribuée à Péter Szijjártó dans l'enregistrement.

EU Observer souligne que "le gouvernement de [Robert] Fico a tenté à plusieurs reprises de faire retirer Ousmanov de la liste des sanctions" et "dénoncé le fait que [sa sœur] se soit également retrouvée sur les listes de sanctions". "Cela s'est produit environ neuf mois après que le ministre hongrois des Affaires étrangères eut promis à Lavrov qu'elle serait retirée de la liste", précise le média.

Sabotage d'un paquet de sanctions à l'encontre de Moscou

The Insider affirme que cet exemple est loin d'être un cas isolé. Le site d'investigation explique avoir eu accès à d'autres enregistrements indiquant que la Hongrie a tout fait pour bloquer le 18e paquet de sanctions à l'encontre de Moscou, proposé par la Commission européenne le 10 juin 2025. "Je fais tout mon possible pour que [le paquet de sanctions] soit abrogé. Le fait est que j'ai déjà retiré 72 [entités] de la liste, mais il y en avait 128. J'essaie de poursuivre dans cette voie, mais je dois dire que c'est dans l'intérêt de la Hongrie [pour justifier cette position, ndlr]", aurait ainsi expliqué Péter Szijjártó au vice-ministre de l'Énergie Pavel Sorokin.

Le ministre hongrois aurait même demandé au membre du gouvernement russe "de lui fournir des arguments pour démontrer qu’un tel retrait serait dans l’intérêt de la Hongrie" [Courrier international].

Le Premier ministre polonais, Donald Tusk, est l'un des premiers à avoir réagi à ces révélations. "Ce que nous avons entendu aujourd’hui et ce que nous soupçonnions ne fait que confirmer la dépendance politique très inquiétante du gouvernement de Viktor Orbán […] vis-à-vis des autorités de Moscou", a indiqué l'ancien président du Conseil européen [TVP]. "Nous sommes heureux de faire partie, aux côtés de la Hongrie, de la communauté européenne. Il est regrettable que le gouvernement de Viktor Orbán [ait] depuis longtemps quitté l’Union européenne" a-t-il également ajouté.

Durcissement de la campagne pour les législatives

"Ces révélations interviennent douze jours avant les élections législatives du 12 avril, qui s’annoncent très compliquées pour Viktor Orbán", rappelle Le Monde. Après 16 ans au pouvoir, l'hégémonie du chef du gouvernement hongrois n'a jamais été aussi menacée. Acculé, le Premier ministre sortant a donc durci le ton. "Jamais campagne électorale n’aura été aussi houleuse en Hongrie", alerte ainsi Libération. Celle de Viktor Orbán "s'articule presque exclusivement autour de discours sur la politique étrangère", analyse The Guardian."L'Ukraine, en particulier, a été présentée comme une menace existentielle pour la Hongrie. Les slogans du gouvernement laissent entendre que Kiev cherche à 'coloniser' la Hongrie", poursuit le quotidien britannique.

Enfin, Libération revient également sur "une nouvelle affaire d’espionnage [qui] secoue le pays. Les services secrets hongrois auraient tenté de saper le système informatique du parti Tisza (centre droit) de l’opposant Péter Magyar, afin de paralyser la formation et miner ses chances aux élections". "Cet 'Orbángate' rappelle les pires périodes de l’ère communiste ! C’est encore plus grave que le Watergate", s'est indigné le candidat qui, pour l'instant, fait la course en tête dans les sondages.

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