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▸ les 15 dernières parutions

15.02.2026 à 17:57

Mort de Quentin: le parquet cherche à identifier les "auteurs directs"

FRANCE24
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"Les services de police ont recueilli plusieurs témoignages significatifs. L’enquête s’oriente à présent sur l’identification des auteurs directs des violences correctionnelles et criminelles", annonce le parquet dans un communiqué. Le procureur de Lyon tiendra un point presse lundi à 15H00. Le parquet avait auparavant indiqué avoir ouvert une enquête du chef de coups mortels aggravés et de violences aggravées après la mort de l'étudiant Quentin Deranque, âgé de 23 ans. Ces violences sont aggravées par les circonstances de réunion, d’usage d’arme, et de dissimulation du visage des auteurs des faits. Selon le collectif identitaire Némésis, proche de l'extrême droite, Quentin aurait été agressé jeudi soir par des militants antifascistes, alors qu'il faisait partie du service d'ordre chargé d'assurer la sécurité de ses militantes qui manifestaient contre une conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon. Selon l'avocat de la famille, Me Fabien Rajon, Quentin a été victime d'un "crime", d'"un guet-apens méthodiquement préparé". Tempête politique L'affaire a provoqué une tempête politique avec notamment une forte pression exercée sur La France insoumise, accusée d'avoir nourri la "violence politique" à l'origine de l'agression. "C'est manifestement l'ultragauche qui a tué" le jeune Quentin, a déclaré le ministre de la Justice Gérald Darmanin. Le président Emmanuel Macron, après avoir lancé samedi un appel "au calme, à la retenue et au respect", et souhaité que soient condamnés "les auteurs de cette ignominie", a dénoncé dimanche les "expressions antisémites" d'un parti selon lui "à l'extrême gauche". "Tous les récits qui ont été faits dans les heures qui ont suivi n'ont aucun rapport avec la réalité", a répliqué depuis Montpellier le leader des Insoumis Jean-Luc Mélenchon, qui a également exprimé la "sidération", l'"empathie" et la "compassion" des Insoumis après l'agression du jeune homme. La présence supposée de membres du groupe se revendiquant antifasciste la Jeune Garde - fondé par le député LFI Raphaël Arnault - parmi ses agresseurs a été pointée dans les rangs de l'extrême droite sans que le parquet n'ait établi pour sa part un tel lien à ce stade. La Jeune Garde "ne saurait être tenue pour responsable" de la mort de Quentin à Lyon, "ayant suspendu toutes ses activités", a-t-elle assuré dimanche dans un communiqué. Mis en cause sur les réseaux sociaux, l’assistant parlementaire de M. Arnault, Jacques-Elie Favrot, a indiqué dimanche via son avocat Me Bertrand Sayn qu'il "dément formellement être responsable de ce drame". Il s'est également déclaré "menacé de mort par l'extrême droite dans tout le pays et en Europe". Plusieurs dizaines de personnes se sont par ailleurs rassemblées dimanche après-midi devant l'université de la Sorbonne à Paris pour demander "justice pour Quentin" parmi lesquels des élus et cadres du Rassemblement national, et des personnalités d'extrême droite, dont Marion Maréchal et Eric Zemmour. "Tragédie" Plusieurs des candidats au scrutin municipal de Lyon ont fait part de leur émotion à l'annonce de la mort du jeune homme et indiqué qu'ils suspendaient leur campagne électorale. "J'étais vers chez moi, au bout de la rue, j'entends des cris, ça se frappait avec des barres en fer, etc. Quand je suis venu sur place, j'ai vu des individus en sang", a relaté dimanche pour l'AFP un témoin de l'agression, qui s'est présenté sous le seul prénom de Adem. "D'où j'étais, si on entendait les cris jusque là, c'est que c'était vraiment violent", a-t-il ajouté. Une vidéo présumée de l'agression diffusée par TF1, filmée depuis un immeuble, montre une dizaine de personnes portant des coups à trois personnes gisant à terre, dont deux parviennent à s'échapper. A l'église Saint-Georges, que fréquentait le jeune homme et où il était bénévole pour des oeuvres caritatives, le recteur Laurent Spriet a appelé dimanche à "prier pour le repos de l'âme de Quentin" et à "laisser faire la police et la justice".

15.02.2026 à 17:21

JO: Jacquelin offre le record au biathlon français, Jeanmonnot au pied du podium

FRANCE24
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Avec huit médailles au compteur (trois en or, trois en argent et deux en bronze) après les sept première courses (sur onze), le biathlon français réalise d'ores et déjà ses meilleurs JO, effaçant le record de 2022, qui avait culminé à sept (trois en or, quatre en argent). Pour laisser Pékin derrière, Emilien Jacquelin a eu une occasion en or de décrocher le titre olympique de la poursuite, lui qui a été double champion du monde de la spécialité (à Anterselva en 2020 et à Pokljuka en 2021), et qui a été privé vendredi du podium du sprint pour 2/10e de seconde. Le Grenoblois a assuré le spectacle sur la piste et le pas de tir, pour arriver avant son dernier passage derrière la carabine avec une trentaine de secondes d'avance. Mais en manquant deux cibles, il a ouvert une porte, dans laquelle le Suédois Martin Ponsiluoma et le Norvégien Sturla Laegreid se sont engouffrés. "Quand Sturla me passe, je me suis dit que j'allais finir 4e ou 6e. Il est passé tellement vite, que je me suis dit que je n'étais plus du tout dans le rythme. Et finalement, j'ai réussi à +switcher+ (basculer) et me servir de lui pour aller de l'avant", a expliqué Emilien Jacquelin. "Pour moi, c'était son jour. J'y ai cru dur comme fer à cette médaille d'or, mais c'est son jour quand même. Ca fait très longtemps qu'il court après cette médaille Emilien, et je suis tellement heureux pour lui aujourd'hui", a apprécié son entraîneur Simon Fourcade, ému aux larmes. "Peu de regret" pour Jacquelin En fin d'après-midi, Jacquelin est monté sur son premier podium d'une course individuelle aux Jeux olympiques, alors qu'en 2022, il avait pris deux médailles d'argent en relais (mixte et masculin). "Bien sûr, on peut dire que la médaille d'or m'échappe. Mais en finissant 4e à 2/10e de seconde en sprint, la médaille de bronze, on prend. Je suis fier de la manière dont j'ai abordé cette course, l'avant-course, les premiers tours, les tirs. Donc, peu de regret", a-t-il ajouté, portant comme depuis le début des JO-2026 la boucle d'oreille du cycliste italien Marco Pantani, décédé le 14 février 2004 à Rimini. Des regrets, Lou Jeanmonnot et Océane Michelon pourront en nourrir, car elles se sont présentées sur le pas de tir lors du dernier passage debout les cartes en mains pour aller chercher un nouveau podium après le bronze et l'argent du sprint samedi. Devant elles, l'Italienne Lisa Vittozzi a été impériale derrière la carabine avec un 20/20 pour décrocher à 31 ans un premier titre olympique à domicile, mais la Norvégienne Maren Kirkeeide, championne olympique du sprint, a laissé le suspense entier avec deux fautes. Jeanmonnot et Michelon ont malheureusement toutes les deux manqué une cible, contrairement à la Finlandaise Suvi Minkkinen, qui est allée prendre le bronze derrière Kirkeeide, plus rapide sur les skis. Jeanmonnot a finalement fini à la 4e place, une peu "abasourdie", juste devant Michelon, pour la première course de biathlon des JO-2026 sans médaille française. "J'ai vraiment envie de faire une belle course, parce que là sur le pas de tir, ce n'est pas chouette. Sur les skis, ça va très bien, mais je sais que je peux mieux faire sur ce pas de tir", a estimé Jeanmonnot, le regard tourné vers la mass start (12,5 km), la dernière course des Jeux dans six jours (samedi 21 février à 14h15). Les Français seront prétendants au podium sur les quatre dernières courses aux JO, les deux relais et les deux mass starts.

15.02.2026 à 16:05

Ligue 1: Après De Zerbi, Benatia: l'OM s'enfonce dans la crise

FRANCE24
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Tout est parti il y a trois semaines du but insensé d'Anatoli Troubine, gardien de but du Benfica Lisbonne, face au Real Madrid, qui a précipité l'élimination de Marseille de la Ligue des champions. Les Marseillais venaient d'être corrigés à Bruges (3-0) et depuis, dans un étrange effet papillon, le club tombe en morceaux: après la raclée infligée par le Paris SG (5-0), Roberto De Zerbi est parti et, dimanche, Medhi Benatia en a fait de même. "Je pars avec le sentiment d'avoir fait le maximum sur le plan professionnel, mais avec le regret de ne pas avoir réussi à apaiser l'environnement autour du groupe qui, selon moi, a largement les capacités d'atteindre les objectifs demandés", a écrit Benatia sur Instagram et sur X pour expliquer sa démission. "Malgré les récentes déconvenues et certains scénarios cruels sportivement, le projet avance. Mais je ne peux ignorer le climat actuel. Je ressens une insatisfaction croissante, une rupture que je regrette profondément. À Marseille, le résultat est le seul juge de paix", a ajouté Benatia. Le dirigeant franco-marocain était arrivé à l'OM en novembre 2023 en tant que conseiller sportif du président Pablo Longoria. En janvier 2025, il avait ensuite pris le titre de directeur du football, chargé de tout le secteur sportif du club. épargné par les supporters Il était aux côtés de Longoria l'architecte des derniers mercatos, souvent frénétiques. Il a à son crédit quelques beaux succès, notamment les arrivées en début de saison dernière de Mason Greenwood ou Adrien Rabiot. Mais il y a eu des échecs aussi, avec la gestion discutable du départ de ce même Rabiot en août dernier après une bagarre dans le vestiaire, ou les passages express de plusieurs joueurs choisis par lui et qui ne se sont pas imposés (Wahi, O'Riley, Gomes, Brassier...). Benatia (38 ans) restait malgré tout soutenu par les supporters, qui l'ont d'ailleurs épargné samedi avant le match contre Strasbourg au Vélodrome, où des banderoles ont visé Longoria et le propriétaire du club Frank McCourt. Les fans appréciaient notamment son discours récurrent sur la nécessaire professionnalisation d'un club qu'il jugeait encore loin du Bayern Munich ou de la Juventus Turin, deux clubs fréquentés lors de sa remarquable carrière de joueur. Cette volonté de "défendre l'institution" l'a poussé à écarter plusieurs employés du club et à placer des proches à tous les échelons (direction sportive, direction de la communication...). Son départ marque donc une nouvelle aggravation de la crise que vit l'OM, club à l'instabilité chronique, pour ne pas dire structurelle. "C’est un métier épuisant, où l’on laisse beaucoup de soi. Je ne sais pas si je pourrais le faire sur le long terme", avait-il d'ailleurs prévenu au mois de décembre. un coach attendu Puis en janvier, il avait de nouveau laissé entendre qu'il ne s'accrocherait pas indéfiniment. "Dans pas longtemps, vous verrez qu’il y aura d’autres personnes à notre place. Il faudra encore leur laisser le temps de travailler", avait-il dit. Pendant l'automne, plusieurs médias avaient par ailleurs évoqué une relation devenue moins idyllique entre Benatia et Longoria, sans que cela soit confirmé au sein du club. Le président espagnol a en tous cas pris un peu de recul cette saison sur les dossiers sportifs, pilotés en priorité par Benatia. Il se retrouve à nouveau en première ligne, seul, même si l'influence du directeur général italien Alessandro Antonello a grandi ces dernières semaines. Alors que l'OM est 4e du championnat, toujours en course pour une nouvelle qualification en Ligue des champions et encore en lice en Coupe de France, il faut en priorité doter l'équipe d'un entraîneur. Une source interrogée dimanche par l'AFP a estimé que le dossier pourrait aboutir "en milieu de semaine" et a confirmé que l'une des pistes explorées menait à Habib Beye, ancien capitaine de l'OM récemment écarté de son poste d'entraîneur à Rennes.

15.02.2026 à 15:57

Le Français Michel Portal, pionnier du free jazz européen, est mort à 90 ans

FRANCE 24
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Clarinettiste virtuose, saxophoniste, compositeur pour le cinéma et figure majeure du jazz contemporain, Michel Portal est décédé à 90 ans, a annoncé dimanche une agente. Artiste inclassable, lauréat de multiples récompenses, il avait contribué dès les années 1960 à affranchir le jazz européen des canons américains.
Texte intégral (687 mots)
Clarinettiste virtuose, saxophoniste, compositeur pour le cinéma et figure majeure du jazz contemporain, Michel Portal est décédé à 90 ans, a annoncé dimanche une agente. Artiste inclassable, lauréat de multiples récompenses, il avait contribué dès les années 1960 à affranchir le jazz européen des canons américains.

15.02.2026 à 15:41

Gaza : 12 morts dans des frappes israéliennes à travers le territoire, selon la Défense civile

FRANCE 24
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La Défense civile de Gaza a fait état de 12 morts, dimanche, dans des frappes israéliennes à travers le territoire palestinien, tandis que l’armée israélienne affirme avoir riposté à une "violation flagrante" du cessez-le-feu. Israël et le Hamas s’accusent mutuellement de rompre la trêve, alors que la crise humanitaire se poursuit dans l’enclave.
Texte intégral (687 mots)
La Défense civile de Gaza a fait état de 12 morts, dimanche, dans des frappes israéliennes à travers le territoire palestinien, tandis que l’armée israélienne affirme avoir riposté à une "violation flagrante" du cessez-le-feu. Israël et le Hamas s’accusent mutuellement de rompre la trêve, alors que la crise humanitaire se poursuit dans l’enclave.

15.02.2026 à 15:39

Le musicien Michel Portal, figure inclassable du jazz contemporain, est mort à 90 ans

FRANCE24
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Reconnu pour sa polyvalence de genres et d'instruments - il jouait aussi du saxophone, du bandonéon argentin, du taragot hongrois -, ce natif de Bayonne excellait en musique classique, sa formation initiale, mais il était aussi considéré comme l'un des pionniers du free jazz et composait pour le cinéma. Il était "un monument immense pour le jazz moderne, pour le jazz européen, totalement ouvert sur énormément de musiques et d'expériences", a salué pour l'AFP l'une de ses agentes artistiques, Marion Piras, qui a précisé que son décès est survenu jeudi. "Cet immense clarinettiste, ami des plus grands musiciens de son temps, excellait dans le classique comme le jazz", lui a aussi rendu hommage sur les réseaux sociaux le maire de Bayonne, Jean-René Etchegaray. "Je suis un dispersé", admettait pour sa part le musicien aux cheveux blancs, regard perçant et tout de noir vêtu sur scène. Pas de routine Lauréat de trois César de la meilleure musique de film ("Le retour de Martin Guerre" en 1983, "Les cavaliers de l'orage" en 1985, "Champ d'honneur" en 1988), deux Sept d'or de musiques de films, du grand prix national 1983 de la musique, et de Victoires du jazz en 2007 et 2021, entre autres prix, il revendiquait l'idée de mouvement perpétuel à travers les genres musicaux et les influences. Amoureux des métissages, chercheur d'une "nouvelle sorte de langage", il se disait ennemi de "la routine", privilégiant la musique festive à l'harmonie. "J'ai beaucoup travaillé, jusqu'à devenir dingue", rappelait le compositeur, reconnu aussi pour ses talents d'improvisation, dans un entretien à l'AFP en 2021, à l'occasion de la sortie du dernier opus d'une longue discographie, MP85. Né le 27 novembre 1935 à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), il pratique assidûment la clarinette dès huit ans. Les groupes de folklore local et orchestres de chambre font alors son quotidien. Du free jazz au tango Premier prix de clarinette au conservatoire de Paris en 1959, il acquiert une solide réputation de soliste et participe aux créations de musique contemporaine de Pierre Boulez, Luciano Berio ou Karlheinz Stockhausen. En 1965, il pose les fondations d'un jazz nouveau avec le disque "Free Jazz", libérant le jazz européen des canons américains. Avec son propre groupe, le "Michel Portal Unit", il triomphe lors de concerts mémorables, à Châteauvallon ou Uzeste. Mais il se passionne aussi pour le tango, et se frotte aux musiciens funk de Prince pour un disque qui fait date, "Minneapolis". "Enfant, j'étais toujours en train de penser aux gens qui allaient au fin fond du monde pour voir comment on vivait là-bas", disait-il. "Qu'on l'étiquette instrumentiste classique et il s'empresse de souffler jazzy. Qu'on le définisse jazzman et le voilà parti en rhythm'n'blues, en world, en fusion", saluait Libération en 2006. Pour réaliser son dernier disque, "MP 85", Bojan Z, son pianiste depuis les années 1990, avait monté un groupe de musiciens de diverses origines et générations. "Moi, je suis Basque, lui (Bojan Z) il est Serbe, l'autre (le tromboniste Nils Wogram) Allemand, l'autre encore (le batteur Lander Gyselinck) Belge. Chevillon (Bruno, contrebassiste), il est du Sud", s'amusait Michel Portal. "On a du mal à comprendre l'état de fraîcheur dans lequel il est à 85 ans", confiait alors Bojan Z. Le disque avait été couronné du titre de meilleur album jazz instrumental aux Victoires du jazz.
Texte intégral (566 mots)
Reconnu pour sa polyvalence de genres et d'instruments - il jouait aussi du saxophone, du bandonéon argentin, du taragot hongrois -, ce natif de Bayonne excellait en musique classique, sa formation initiale, mais il était aussi considéré comme l'un des pionniers du free jazz et composait pour le cinéma. Il était "un monument immense pour le jazz moderne, pour le jazz européen, totalement ouvert sur énormément de musiques et d'expériences", a salué pour l'AFP l'une de ses agentes artistiques, Marion Piras, qui a précisé que son décès est survenu jeudi. "Cet immense clarinettiste, ami des plus grands musiciens de son temps, excellait dans le classique comme le jazz", lui a aussi rendu hommage sur les réseaux sociaux le maire de Bayonne, Jean-René Etchegaray. "Je suis un dispersé", admettait pour sa part le musicien aux cheveux blancs, regard perçant et tout de noir vêtu sur scène. Pas de routine Lauréat de trois César de la meilleure musique de film ("Le retour de Martin Guerre" en 1983, "Les cavaliers de l'orage" en 1985, "Champ d'honneur" en 1988), deux Sept d'or de musiques de films, du grand prix national 1983 de la musique, et de Victoires du jazz en 2007 et 2021, entre autres prix, il revendiquait l'idée de mouvement perpétuel à travers les genres musicaux et les influences. Amoureux des métissages, chercheur d'une "nouvelle sorte de langage", il se disait ennemi de "la routine", privilégiant la musique festive à l'harmonie. "J'ai beaucoup travaillé, jusqu'à devenir dingue", rappelait le compositeur, reconnu aussi pour ses talents d'improvisation, dans un entretien à l'AFP en 2021, à l'occasion de la sortie du dernier opus d'une longue discographie, MP85. Né le 27 novembre 1935 à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), il pratique assidûment la clarinette dès huit ans. Les groupes de folklore local et orchestres de chambre font alors son quotidien. Du free jazz au tango Premier prix de clarinette au conservatoire de Paris en 1959, il acquiert une solide réputation de soliste et participe aux créations de musique contemporaine de Pierre Boulez, Luciano Berio ou Karlheinz Stockhausen. En 1965, il pose les fondations d'un jazz nouveau avec le disque "Free Jazz", libérant le jazz européen des canons américains. Avec son propre groupe, le "Michel Portal Unit", il triomphe lors de concerts mémorables, à Châteauvallon ou Uzeste. Mais il se passionne aussi pour le tango, et se frotte aux musiciens funk de Prince pour un disque qui fait date, "Minneapolis". "Enfant, j'étais toujours en train de penser aux gens qui allaient au fin fond du monde pour voir comment on vivait là-bas", disait-il. "Qu'on l'étiquette instrumentiste classique et il s'empresse de souffler jazzy. Qu'on le définisse jazzman et le voilà parti en rhythm'n'blues, en world, en fusion", saluait Libération en 2006. Pour réaliser son dernier disque, "MP 85", Bojan Z, son pianiste depuis les années 1990, avait monté un groupe de musiciens de diverses origines et générations. "Moi, je suis Basque, lui (Bojan Z) il est Serbe, l'autre (le tromboniste Nils Wogram) Allemand, l'autre encore (le batteur Lander Gyselinck) Belge. Chevillon (Bruno, contrebassiste), il est du Sud", s'amusait Michel Portal. "On a du mal à comprendre l'état de fraîcheur dans lequel il est à 85 ans", confiait alors Bojan Z. Le disque avait été couronné du titre de meilleur album jazz instrumental aux Victoires du jazz.

15.02.2026 à 15:07

JO: Federica Brignone, c'est géant!

FRANCE24
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Un double statut auquel aspire sans doute Mikaela Shiffrin, souvent considérée comme la meilleure skieuse de l'histoire mais qui n'a pas retrouvé la clé du succès lors de JO: l'Américaine aux 108 victoires en Coupe du monde a terminé 11e et voit se rapprocher le spectre d'un nouveau zéro pointé, comme à Pékin-2022, avant sa discipline de prédilection, le slalom, mercredi. Dix mois après une grave blessure, à peine revenue à la compétition, la "tigresse" Federica Brignone croule, elle, sous les lauriers. Et c'est amplement mérité. A 35 ans, elle a survolé le slalom géant, remporté avec 62/100e d'avance sur un duo ex-aequo composé de la Suédoise Sara Hector, tenante du titre, et de la Norvégienne Thea Louise Stejernesund. Toutes deux en argent, elles se sont aussitôt inclinées devant la patronne dans l'aire d'arrivée. "Pas seulement pour cette médaille d'or, mais aussi pour le super-G, et pour son retour" de blessure, a argué la Norvégienne. "Elle occupe tellement une grande place sur le circuit. Et c'est une telle personnalité." Brignone, elle, a livré aux médias son "secret pour réussir". "Ne pas avoir de pression, être simplement heureuse d'être aux JO", a-t-elle déclaré. "Quand j'ai vu sur le grand écran que j'étais encore en tête, je me suis dit +Mama mia!+", avait d'abord commenté à chaud la championne olympique -pardon double championne olympique!- la plus âgée de l'histoire de son sport. "Sur sa planète" Son doublé apparait d'autant plus insensé que la skieuse du Val d'Aoste a reconnu au début des Jeux avoir encore de vives douleurs, dix mois après une double fracture du tibia-péroné de la jambe gauche. "Parfois, le matin je lui demande si ça va, elle me dit +oui+, et je la vois partir en boitant!", avait expliqué son frère et entraîneur Davide après son sacre en super-G. Championnats du monde, gros globe, petits globes, et désormais (double) championne olympique... "Elle a tout gagné!", s'était encore exclamé Davide. Que dire de plus? Que Brignone, porte-drapeau de la délégation italienne lors de la cérémonie d'ouverture du 6 février a aussi été celle qui a permis dimanche à l'Italie d'égaler -avant de le battre- son record de 20 médailles pour des Jeux d'hiver, qui datait de 1994. Pour cela, "Fede" a encore fait parler sa classe avec un ski soyeux dès la première manche qui lui a permis de refermer le portillon avec une solide avance pour la seconde. "Elle était sur sa planète", a résumé Stejernesund. "Tellement cool à regarder" L'Italienne, qui a notamment reçu les félicitations d'Alberto Tomba, autre légende du ski italien, irradie et ses rivales sont reléguées dans son ombre. Pas tant Sara Hector et Thea Louise Stejernesund, qui font de belles dauphines ex aequo, mais toutes les autres stars de la discipline, éjectées du podium. L'Autrichienne Julia Scheib, quatre succès cet hiver en géant, est 5e à 69/100e, la Néo-Zélandaise Alice Robinson, 8e à 80/100e... Il est vrai que ce géant olympique a été d'une densité incroyable, un point relevé par Mikaela Shiffrin, seulement 11e, malgré un second tracé dessiné par son entraîneuse. "Le plus beau spectacle de slalom géant qu'on ait eu depuis très longtemps", a argué l'Américaine. "Quand j'y pense, je suis à trois dixièmes du podium, 10e ou quelque chose comme ça. C'était tellement du haut niveau", a souligné la skieuse de Vail, qui va tout de même avoir du mal à ne pas ressasser son cauchemar de Pékin d'ici sa dernière chance, le slalom de mercredi. L'Américaine de 30 ans est devenue championne olympique de slalom dès 2014 à Sotchi, puis de géant en 2018 à Pyeongchang. Mais aucune autre médaille olympique depuis. Mercredi, elle retrouvera sa discipline de prédilection, où elle compte sept succès en huit épreuves de Coupe du monde cette saison. Mais elle reste sur une très mauvaise impression avec son gros raté du combiné mardi, où elle n'a réalisé que le 15e temps entre les piquets serrés. "Je sais ce qui m'attend. Je vais continuer de pousser", a-t-elle juré. En attendant, Mikaela Shiffrin a été reléguée au rang de spectatrice des exploits de "Fede". "Sa blessure était tellement grave (...). Elle a skié de manière incroyable. C'était tellement +cool+ à regarder", a-t-elle salué. Pour les Françaises, après l'argent de Romane Miradoli en super-G, le géant n'a donné lieu à aucune heureuse surprise. Seule Doriane Escané a terminé, à la 22e place.
Texte intégral (784 mots)
Un double statut auquel aspire sans doute Mikaela Shiffrin, souvent considérée comme la meilleure skieuse de l'histoire mais qui n'a pas retrouvé la clé du succès lors de JO: l'Américaine aux 108 victoires en Coupe du monde a terminé 11e et voit se rapprocher le spectre d'un nouveau zéro pointé, comme à Pékin-2022, avant sa discipline de prédilection, le slalom, mercredi. Dix mois après une grave blessure, à peine revenue à la compétition, la "tigresse" Federica Brignone croule, elle, sous les lauriers. Et c'est amplement mérité. A 35 ans, elle a survolé le slalom géant, remporté avec 62/100e d'avance sur un duo ex-aequo composé de la Suédoise Sara Hector, tenante du titre, et de la Norvégienne Thea Louise Stejernesund. Toutes deux en argent, elles se sont aussitôt inclinées devant la patronne dans l'aire d'arrivée. "Pas seulement pour cette médaille d'or, mais aussi pour le super-G, et pour son retour" de blessure, a argué la Norvégienne. "Elle occupe tellement une grande place sur le circuit. Et c'est une telle personnalité." Brignone, elle, a livré aux médias son "secret pour réussir". "Ne pas avoir de pression, être simplement heureuse d'être aux JO", a-t-elle déclaré. "Quand j'ai vu sur le grand écran que j'étais encore en tête, je me suis dit +Mama mia!+", avait d'abord commenté à chaud la championne olympique -pardon double championne olympique!- la plus âgée de l'histoire de son sport. "Sur sa planète" Son doublé apparait d'autant plus insensé que la skieuse du Val d'Aoste a reconnu au début des Jeux avoir encore de vives douleurs, dix mois après une double fracture du tibia-péroné de la jambe gauche. "Parfois, le matin je lui demande si ça va, elle me dit +oui+, et je la vois partir en boitant!", avait expliqué son frère et entraîneur Davide après son sacre en super-G. Championnats du monde, gros globe, petits globes, et désormais (double) championne olympique... "Elle a tout gagné!", s'était encore exclamé Davide. Que dire de plus? Que Brignone, porte-drapeau de la délégation italienne lors de la cérémonie d'ouverture du 6 février a aussi été celle qui a permis dimanche à l'Italie d'égaler -avant de le battre- son record de 20 médailles pour des Jeux d'hiver, qui datait de 1994. Pour cela, "Fede" a encore fait parler sa classe avec un ski soyeux dès la première manche qui lui a permis de refermer le portillon avec une solide avance pour la seconde. "Elle était sur sa planète", a résumé Stejernesund. "Tellement cool à regarder" L'Italienne, qui a notamment reçu les félicitations d'Alberto Tomba, autre légende du ski italien, irradie et ses rivales sont reléguées dans son ombre. Pas tant Sara Hector et Thea Louise Stejernesund, qui font de belles dauphines ex aequo, mais toutes les autres stars de la discipline, éjectées du podium. L'Autrichienne Julia Scheib, quatre succès cet hiver en géant, est 5e à 69/100e, la Néo-Zélandaise Alice Robinson, 8e à 80/100e... Il est vrai que ce géant olympique a été d'une densité incroyable, un point relevé par Mikaela Shiffrin, seulement 11e, malgré un second tracé dessiné par son entraîneuse. "Le plus beau spectacle de slalom géant qu'on ait eu depuis très longtemps", a argué l'Américaine. "Quand j'y pense, je suis à trois dixièmes du podium, 10e ou quelque chose comme ça. C'était tellement du haut niveau", a souligné la skieuse de Vail, qui va tout de même avoir du mal à ne pas ressasser son cauchemar de Pékin d'ici sa dernière chance, le slalom de mercredi. L'Américaine de 30 ans est devenue championne olympique de slalom dès 2014 à Sotchi, puis de géant en 2018 à Pyeongchang. Mais aucune autre médaille olympique depuis. Mercredi, elle retrouvera sa discipline de prédilection, où elle compte sept succès en huit épreuves de Coupe du monde cette saison. Mais elle reste sur une très mauvaise impression avec son gros raté du combiné mardi, où elle n'a réalisé que le 15e temps entre les piquets serrés. "Je sais ce qui m'attend. Je vais continuer de pousser", a-t-elle juré. En attendant, Mikaela Shiffrin a été reléguée au rang de spectatrice des exploits de "Fede". "Sa blessure était tellement grave (...). Elle a skié de manière incroyable. C'était tellement +cool+ à regarder", a-t-elle salué. Pour les Françaises, après l'argent de Romane Miradoli en super-G, le géant n'a donné lieu à aucune heureuse surprise. Seule Doriane Escané a terminé, à la 22e place.

15.02.2026 à 14:59

JO: Klaebo refait l'histoire des Jeux, les Bleus écrivent la leur

FRANCE24
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A 23 ans, Desloges monte pour la troisième fois sur la deuxième marche du podium, après ses prouesses dans le skiathlon et le 10 km individuel, une performance inédite pour un fondeur français aux Jeux. "C'est largement la plus belle parce qu'elle est partagée avec les trois coéquipiers qui ont fait le relais mais aussi avec tous ceux qui sont derrière l'équipe de France, le staff, les techniciens qui bossent sur les skis, les coachs... Elle représente beaucoup plus que juste quatre personnes qui font une course", a réagi le skieur de Villard-de-Lans en zone mixte. C'est une performance historique aux Jeux pour les fondeurs français qui, au mieux, avaient remporté deux médailles - en bronze - en une édition lors des JO-2018 en Corée du Sud, avec des troisièmes places dans le sprint par équipes et le relais. "C'est incroyable ce qu'on vit là en ce moment et ça fait tellement plaisir pour le ski de fond français d'être un peu mis en lumière", a souligné Hugo Lapalus, le plus expérimenté des quatre à 27 ans et le seul à avoir déjà participé aux Jeux. Le Haut-Savoyard était de l'aventure il y a quatre ans à Pékin, marquée par une troisième médaille de bronze d'affilée en relais. Mais cette année, les Bleus ont changé de dimension. "Il n'y a plus cette pensée d'avant qui consistait à se dire: +Ok c'est impossible, on va juste se contenter d'être deuxième+", insiste Lapalus qui veut "tout faire" pour battre les Norvégiens en 2030 lors des Jeux dans les Alpes françaises. Pour le fondeur de La Clusaz, les coups d'éclat de Desloges ont "galvanisé" l'équipe. Avec le jeune Isérois, les Bleus se sont trouvé un leader qui a assumé son statut dimanche, en replaçant son équipe de la quatrième à la deuxième position dans le troisième relais. Et ses deux autres partenaires, Théo Schély (26 ans) et Victor Lovera (25 ans), premier et dernier relayeurs, ont apporté leur pierre à l'édifice pour obtenir l'argent, devant l'Italie en bronze. les jambes "dures" de Lovera Lovera, qui avait la responsabilité de finir le boulot, a reconnu avoir "eu peur dans les virages" et "les jambes dures" mais tout s'est bien terminé et il a vécu "beaucoup d'émotions" en portant le drapeau français dans les derniers mètres, après que Klaebo a passé la ligne d'arrivée en premier. Seul désormais au sommet du palmarès des JO, le Norvégien dépasse ses trois compatriotes, les ex-fondeurs Marit Bjoergen et Bjoern Daehlie et l'ancien biathlète Ole Einar Bjoerndalen (huit titres), qu'il avait rejoints vendredi en remportant le 10 km individuel. Sous un ciel radieux, après la pluie de samedi et de nombreuses chutes des athlètes dans le relais féminin, la Norvège a fait la course en tête. Bien aidé par le travail de ses partenaires Emil Iversen, Martin Nyenget et Einar Hedegart, Klaebo, a géré l'avance de son équipe sans prendre de risques. Klaebo loue son grand-père Après cette quatrième médaille d'or en Italie, la "comète" (son surnom) de Trondheim a rendu hommage à son grand-père, qui l'entraîne depuis ses 15 ans et qui reste, à 83 ans, "la personne la plus innovante" dans sa manière d'aborder le ski de fond. "Je ne serais pas ici sans lui", a souligné le Norvégien, qui se rapproche du "Grand Chelem, c'est-à-dire remporter les six courses au programme des JO. Klaebo l'a déjà fait lors des derniers Mondiaux, organisés dans sa ville l'an passé. En Italie, il reste deux épreuves de ski de fond: le sprint par équipes mercredi et le 50 kilomètres samedi. Klaebo peut-il faire une razzia? "Bien sûr qu'il peut y arriver!", assure son coéquipier Martin Nyenget. "Il est sur le bon chemin et en super forme. Rien n'est impossible pour Johannes."
Texte intégral (679 mots)
A 23 ans, Desloges monte pour la troisième fois sur la deuxième marche du podium, après ses prouesses dans le skiathlon et le 10 km individuel, une performance inédite pour un fondeur français aux Jeux. "C'est largement la plus belle parce qu'elle est partagée avec les trois coéquipiers qui ont fait le relais mais aussi avec tous ceux qui sont derrière l'équipe de France, le staff, les techniciens qui bossent sur les skis, les coachs... Elle représente beaucoup plus que juste quatre personnes qui font une course", a réagi le skieur de Villard-de-Lans en zone mixte. C'est une performance historique aux Jeux pour les fondeurs français qui, au mieux, avaient remporté deux médailles - en bronze - en une édition lors des JO-2018 en Corée du Sud, avec des troisièmes places dans le sprint par équipes et le relais. "C'est incroyable ce qu'on vit là en ce moment et ça fait tellement plaisir pour le ski de fond français d'être un peu mis en lumière", a souligné Hugo Lapalus, le plus expérimenté des quatre à 27 ans et le seul à avoir déjà participé aux Jeux. Le Haut-Savoyard était de l'aventure il y a quatre ans à Pékin, marquée par une troisième médaille de bronze d'affilée en relais. Mais cette année, les Bleus ont changé de dimension. "Il n'y a plus cette pensée d'avant qui consistait à se dire: +Ok c'est impossible, on va juste se contenter d'être deuxième+", insiste Lapalus qui veut "tout faire" pour battre les Norvégiens en 2030 lors des Jeux dans les Alpes françaises. Pour le fondeur de La Clusaz, les coups d'éclat de Desloges ont "galvanisé" l'équipe. Avec le jeune Isérois, les Bleus se sont trouvé un leader qui a assumé son statut dimanche, en replaçant son équipe de la quatrième à la deuxième position dans le troisième relais. Et ses deux autres partenaires, Théo Schély (26 ans) et Victor Lovera (25 ans), premier et dernier relayeurs, ont apporté leur pierre à l'édifice pour obtenir l'argent, devant l'Italie en bronze. les jambes "dures" de Lovera Lovera, qui avait la responsabilité de finir le boulot, a reconnu avoir "eu peur dans les virages" et "les jambes dures" mais tout s'est bien terminé et il a vécu "beaucoup d'émotions" en portant le drapeau français dans les derniers mètres, après que Klaebo a passé la ligne d'arrivée en premier. Seul désormais au sommet du palmarès des JO, le Norvégien dépasse ses trois compatriotes, les ex-fondeurs Marit Bjoergen et Bjoern Daehlie et l'ancien biathlète Ole Einar Bjoerndalen (huit titres), qu'il avait rejoints vendredi en remportant le 10 km individuel. Sous un ciel radieux, après la pluie de samedi et de nombreuses chutes des athlètes dans le relais féminin, la Norvège a fait la course en tête. Bien aidé par le travail de ses partenaires Emil Iversen, Martin Nyenget et Einar Hedegart, Klaebo, a géré l'avance de son équipe sans prendre de risques. Klaebo loue son grand-père Après cette quatrième médaille d'or en Italie, la "comète" (son surnom) de Trondheim a rendu hommage à son grand-père, qui l'entraîne depuis ses 15 ans et qui reste, à 83 ans, "la personne la plus innovante" dans sa manière d'aborder le ski de fond. "Je ne serais pas ici sans lui", a souligné le Norvégien, qui se rapproche du "Grand Chelem, c'est-à-dire remporter les six courses au programme des JO. Klaebo l'a déjà fait lors des derniers Mondiaux, organisés dans sa ville l'an passé. En Italie, il reste deux épreuves de ski de fond: le sprint par équipes mercredi et le 50 kilomètres samedi. Klaebo peut-il faire une razzia? "Bien sûr qu'il peut y arriver!", assure son coéquipier Martin Nyenget. "Il est sur le bon chemin et en super forme. Rien n'est impossible pour Johannes."

15.02.2026 à 14:52

Mexique : funérailles de mineurs disparus, les recherches se poursuivent

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15.02.2026 à 14:44

Asphyxie américaine et régime répressif, les cubains face à des crises multiples

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Maïlys Khider, journaliste indépendante spécialiste de Cuba, est notre invité.
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Maïlys Khider, journaliste indépendante spécialiste de Cuba, est notre invité.

15.02.2026 à 14:19

Le musicien Michel Portal, figure du jazz contemporain, est mort à 90 ans

FRANCE24
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Reconnu pour sa polyvalence de genres et d'instruments - il jouait aussi du saxophone -, ce natif de Bayonne excellait en musique classique, sa formation initiale, mais il était aussi considéré comme l'un des pionniers du free jazz et composait pour le cinéma. Il était "un monument immense pour le jazz moderne, pour le jazz européen, totalement ouvert sur énormément de musiques et d'expériences", a salué son agente, qui précise que son décès est survenu jeudi. "Cet immense clarinettiste, ami des plus grands musiciens de son temps, excellait dans le classique comme le jazz", lui a aussi rendu hommage sur les réseaux sociaux le maire de Bayonne, Jean-René Etchegaray. Lauréat de trois César et de deux Sept d'or de musiques de films, du grand prix national 1983 de la musique, d'une Victoire du jazz en 2021, entre autres prix, il revendiquait l'idée de ne jamais se fixer sur un style. Amoureux des métissages, chercheur d'une "nouvelle sorte de langage", il se disait ennemi de "la routine", privilégiant la musique festive à l'harmonie. Né le 27 novembre 1935 à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), premier prix de clarinette au conservatoire de Paris en 1959, il acquiert une solide réputation de soliste et participe aux créations de musique contemporaine de Pierre Boulez, Luciano Berio ou Karlheinz Stockhausen. En 1965, il pose les fondations d'un jazz nouveau avec le disque "Free Jazz", libérant le jazz européen des canons américains. Avec son propre groupe, le "Michel Portal Unit", il avait aussi triomphé lors de concerts mémorables, à Châteauvallon ou Uzeste. "Enfant, j'étais toujours en train de penser aux gens qui allaient au fin fond du monde pour voir comment on vivait là-bas", avait-il confié à l'AFP en 2021, à l'occasion de la sortie du dernier opus d'une longue discographie, MP85.
Lire plus (308 mots)
Reconnu pour sa polyvalence de genres et d'instruments - il jouait aussi du saxophone -, ce natif de Bayonne excellait en musique classique, sa formation initiale, mais il était aussi considéré comme l'un des pionniers du free jazz et composait pour le cinéma. Il était "un monument immense pour le jazz moderne, pour le jazz européen, totalement ouvert sur énormément de musiques et d'expériences", a salué son agente, qui précise que son décès est survenu jeudi. "Cet immense clarinettiste, ami des plus grands musiciens de son temps, excellait dans le classique comme le jazz", lui a aussi rendu hommage sur les réseaux sociaux le maire de Bayonne, Jean-René Etchegaray. Lauréat de trois César et de deux Sept d'or de musiques de films, du grand prix national 1983 de la musique, d'une Victoire du jazz en 2021, entre autres prix, il revendiquait l'idée de ne jamais se fixer sur un style. Amoureux des métissages, chercheur d'une "nouvelle sorte de langage", il se disait ennemi de "la routine", privilégiant la musique festive à l'harmonie. Né le 27 novembre 1935 à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), premier prix de clarinette au conservatoire de Paris en 1959, il acquiert une solide réputation de soliste et participe aux créations de musique contemporaine de Pierre Boulez, Luciano Berio ou Karlheinz Stockhausen. En 1965, il pose les fondations d'un jazz nouveau avec le disque "Free Jazz", libérant le jazz européen des canons américains. Avec son propre groupe, le "Michel Portal Unit", il avait aussi triomphé lors de concerts mémorables, à Châteauvallon ou Uzeste. "Enfant, j'étais toujours en train de penser aux gens qui allaient au fin fond du monde pour voir comment on vivait là-bas", avait-il confié à l'AFP en 2021, à l'occasion de la sortie du dernier opus d'une longue discographie, MP85.

15.02.2026 à 13:57

Parier sur l’actualité : l'ascension vertigineuse des "marchés prédictifs"

Diya GUPTA
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Les paris en ligne sur la chute de Nicolas Maduro au Venezuela ont mis en lumière l'essor spectaculaire des marchés prédictifs : des portails où les gens parient sur tout, des événements sportifs aux prochaines frappes militaires de l'administration Trump, en passant par la résurrection de Jésus. Si certains en tirent de juteux profits, d'autres s'inquiètent des répercussions humaines et géopolitiques dans le monde réel.
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Les paris en ligne sur la chute de Nicolas Maduro au Venezuela ont mis en lumière l'essor spectaculaire des marchés prédictifs : des portails où les gens parient sur tout, des événements sportifs aux prochaines frappes militaires de l'administration Trump, en passant par la résurrection de Jésus. Si certains en tirent de juteux profits, d'autres s'inquiètent des répercussions humaines et géopolitiques dans le monde réel.
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