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01.04.2026 à 22:35

Les États-Unis lèvent leurs sanctions contre la présidente par intérim du Venezuela Delcy Rodriguez

FRANCE 24
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Washington a annoncé mercredi la levée des sanctions contre la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez. Une nouvelle étape dans le rapprochement entre les deux pays alors que Delcy Rodriguez multiplie les gestes d'apaisement envers les États-Unis.
Washington a annoncé mercredi la levée des sanctions contre la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez. Une nouvelle étape dans le rapprochement entre les deux pays alors que Delcy Rodriguez multiplie les gestes d'apaisement envers les États-Unis.

01.04.2026 à 22:29

Burundi : l'armée annonce 13 morts, tous civils, dans l'explosion d'un dépôt de munitions

Meriem AMELLAL
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Mardi soir, Bujumbura, la capitale économique du Burundi, avait des allures de chaos. Un incendie déclenché dans l'arsenal d'un camp militaire de Bujumbura a provoqué des explosions en série. Le bilan est lourd : 13 morts, selon l'armée, et des centaines de blessés. Si les autorités évoquent un court-circuit, ces déflagrations ont semé l'effroi dans les quartiers sud de la ville.
Mardi soir, Bujumbura, la capitale économique du Burundi, avait des allures de chaos. Un incendie déclenché dans l'arsenal d'un camp militaire de Bujumbura a provoqué des explosions en série. Le bilan est lourd : 13 morts, selon l'armée, et des centaines de blessés. Si les autorités évoquent un court-circuit, ces déflagrations ont semé l'effroi dans les quartiers sud de la ville.

01.04.2026 à 22:29

Wall Street termine en hausse, espère une fin du conflit au Moyen-Orient

FRANCE24
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Le Dow Jones a pris 0,48%, l'indice Nasdaq a avancé de 1,16% et l'indice élargi S&P 500 a gagné 0,72%. Wall Street "a traversé une période de baisse excessive, (...) un rebond s'imposait", commente auprès de l'AFP Tom Cahill, de Ventura Wealth Management. "Et l'annonce d'une éventuelle trêve dans la guerre au Moyen-Orient a été le catalyseur qui a fait grimper le marché", ajoute l'analyste. Le président américain a dit mardi que les Etats-Unis partiront "très bientôt" de l'Iran, parlant d'un délai de "deux, peut-être trois semaines". Il a aussi assuré mercredi que le président iranien réclamait un cessez-le-feu, mais a conditionné toute trêve à une réouverture du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le pétrole du Moyen-Orient, actuellement bloqué par l'Iran. Ces propos ont fait monter les Bourses et ont apaisé la flambée des prix du pétrole. "Mais les informations qui circulent sont assez contradictoires", remarque Tom Cahill. Le pouvoir iranien a rejeté les affirmations de Donald Trump et a réaffirmé que le détroit d'Ormuz resterait fermé aux "ennemis" du pays. Et du côté des opérations militaires, l'armée iranienne a annoncé mercredi soir avoir mené une nouvelle vague de frappes contre Israël et des bases américaines dans le Golfe. "Tout cela contribue à créer un climat très déroutant pour les investisseurs", résume M. Cahill, qui ajoute que "nous en saurons plus ce soir grâce à l'allocution du président." Donald Trump doit prendre la parole à 21H00 (01H00 GMT jeudi) pour "donner de nouvelles informations importantes sur l'Iran", selon la Maison Blanche. Sur le marché obligataire, vers 20H15 GMT, le rendement à dix ans des emprunts de l'Etat américain restait stable par rapport à la clôture la veille, à 4,32%. Côté indicateurs, les investisseurs ont notamment salué la hausse des ventes au détail en février aux Etats-Unis. Les chiffres, publiés mercredi, sont meilleurs qu'anticipé. Toutefois, "en cette période d'incertitude, des données datant de plusieurs semaines ou de plusieurs mois n'ont pratiquement plus aucune pertinence", relève Tom Cahill. Au tableau des valeurs, le constructeur automobile américain General Motors (+0,72% à 75,03 dollars) - numéro un aux Etats-Unis en termes de part de marché - est parvenu à garder la tête hors de l'eau malgré des ventes en net recul au premier trimestre (-9,7%) du fait des grosses tempêtes qui ont balayé le pays en janvier et février. Nike (-15,52% à 44,62 dollars) a dégringolé, pâtissant notamment du repli de son bénéfice net sur un an et de prévisions jugées décevantes. Le groupe américain de vêtements et d'équipements sportifs a annoncé mardi un chiffre d'affaires stable à 11,28 milliards de dollars pour le 3e trimestre de son exercice décalé (-3% à taux de change constants) mais son bénéfice net a chuté de 35% à 520 millions de dollars. Le spécialiste des services pour l'industrie pétrolière américain Halliburton (-2,55% à 37,99 dollars) a perdu du terrain après l'annonce mercredi de l'acquisition de Sekal, un groupe spécialisé dans le forage autonome.
Texte intégral (527 mots)
Le Dow Jones a pris 0,48%, l'indice Nasdaq a avancé de 1,16% et l'indice élargi S&P 500 a gagné 0,72%. Wall Street "a traversé une période de baisse excessive, (...) un rebond s'imposait", commente auprès de l'AFP Tom Cahill, de Ventura Wealth Management. "Et l'annonce d'une éventuelle trêve dans la guerre au Moyen-Orient a été le catalyseur qui a fait grimper le marché", ajoute l'analyste. Le président américain a dit mardi que les Etats-Unis partiront "très bientôt" de l'Iran, parlant d'un délai de "deux, peut-être trois semaines". Il a aussi assuré mercredi que le président iranien réclamait un cessez-le-feu, mais a conditionné toute trêve à une réouverture du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le pétrole du Moyen-Orient, actuellement bloqué par l'Iran. Ces propos ont fait monter les Bourses et ont apaisé la flambée des prix du pétrole. "Mais les informations qui circulent sont assez contradictoires", remarque Tom Cahill. Le pouvoir iranien a rejeté les affirmations de Donald Trump et a réaffirmé que le détroit d'Ormuz resterait fermé aux "ennemis" du pays. Et du côté des opérations militaires, l'armée iranienne a annoncé mercredi soir avoir mené une nouvelle vague de frappes contre Israël et des bases américaines dans le Golfe. "Tout cela contribue à créer un climat très déroutant pour les investisseurs", résume M. Cahill, qui ajoute que "nous en saurons plus ce soir grâce à l'allocution du président." Donald Trump doit prendre la parole à 21H00 (01H00 GMT jeudi) pour "donner de nouvelles informations importantes sur l'Iran", selon la Maison Blanche. Sur le marché obligataire, vers 20H15 GMT, le rendement à dix ans des emprunts de l'Etat américain restait stable par rapport à la clôture la veille, à 4,32%. Côté indicateurs, les investisseurs ont notamment salué la hausse des ventes au détail en février aux Etats-Unis. Les chiffres, publiés mercredi, sont meilleurs qu'anticipé. Toutefois, "en cette période d'incertitude, des données datant de plusieurs semaines ou de plusieurs mois n'ont pratiquement plus aucune pertinence", relève Tom Cahill. Au tableau des valeurs, le constructeur automobile américain General Motors (+0,72% à 75,03 dollars) - numéro un aux Etats-Unis en termes de part de marché - est parvenu à garder la tête hors de l'eau malgré des ventes en net recul au premier trimestre (-9,7%) du fait des grosses tempêtes qui ont balayé le pays en janvier et février. Nike (-15,52% à 44,62 dollars) a dégringolé, pâtissant notamment du repli de son bénéfice net sur un an et de prévisions jugées décevantes. Le groupe américain de vêtements et d'équipements sportifs a annoncé mardi un chiffre d'affaires stable à 11,28 milliards de dollars pour le 3e trimestre de son exercice décalé (-3% à taux de change constants) mais son bénéfice net a chuté de 35% à 520 millions de dollars. Le spécialiste des services pour l'industrie pétrolière américain Halliburton (-2,55% à 37,99 dollars) a perdu du terrain après l'annonce mercredi de l'acquisition de Sekal, un groupe spécialisé dans le forage autonome.

01.04.2026 à 22:09

Wall Street termine en hausse, espère une fin du conflit au Moyen-Orient

FRANCE24
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Le Dow Jones a pris 0,48%, l'indice Nasdaq a avancé de 1,16% et l'indice élargi S&P 500 a gagné 0,72%.
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Le Dow Jones a pris 0,48%, l'indice Nasdaq a avancé de 1,16% et l'indice élargi S&P 500 a gagné 0,72%.

01.04.2026 à 22:01

Guerre en Iran et transition énergétique

Audrey RACINE
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Les compagnies pétrolières profiteraient de la guerre en Iran pour réaliser des profits supplémentaires en augmentant leurs marges. L'accusation est portée par l'ONG Greenpeace. Elle recommande aux Etats européens de taxer ces profits pour financer leur transition énergétique et alléger les factures d'énergie. La France confrontée à une augmentation des prix des carburants a d'ailleurs annoncé un plan de décarbonation de son économie financée par les recettes des taxes à la pompe à essence. 
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Les compagnies pétrolières profiteraient de la guerre en Iran pour réaliser des profits supplémentaires en augmentant leurs marges. L'accusation est portée par l'ONG Greenpeace. Elle recommande aux Etats européens de taxer ces profits pour financer leur transition énergétique et alléger les factures d'énergie. La France confrontée à une augmentation des prix des carburants a d'ailleurs annoncé un plan de décarbonation de son économie financée par les recettes des taxes à la pompe à essence. 

01.04.2026 à 21:53

La Banque mondiale s'inquiète des conséquences économiques de la guerre en Iran

FRANCE24
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"Nous sommes très inquiets des conséquences que cela va avoir sur l'inflation, les emplois et la sécurité alimentaire, c'est la raison pour laquelle nous nous préparons à pouvoir apporter de l'aide" aux pays qui en demanderaient, a déclaré M. Donohoe, dans un entretien accordé à l'AFP. L'institution, basée à Washington, garde en particulier un oeil sur la situation des pays africains et asiatiques, particulièrement vulnérables aux hausses de prix de l'énergie et à un choc d'offre. "Nous interrogeons de nombreux gouvernements et pays afin de connaître leurs besoins, je m'attends à ce que nous en sachions plus durant les prochaines semaines", a-t-il ajouté. "Ils appellent concernant le choc d'approvisionnement, et ce que cela va entraîner en termes de disponibilité (...) et forcément les conséquences sur l'alimentation et la disponibilité des engrais sont mises en avant dans nos échanges", a détaillé M. Donohoe. La Banque devrait en particulier profiter de ses Réunions de printemps, qui se tiendront à Washington du 12 au 17 avril, "pour faire le point sur l'ampleur de la réponse potentielle". Dans l'immédiat, "nous cherchons à déterminer quels sont les fonds disponibles et quelles interventions pourraient être nécessaires afin d'aider les pays à faire face aux effets à court terme du conflit en Iran". "Réponse coordonnée" L'aide pourrait ne pas seulement être financière mais également technique, notamment en mettant en avant des réformes à réaliser pour aider à soutenir la reprise économique à moyen terme. "Nous savons qu'au-delà de l'importance d'une intervention (financière) dans la phase intense de la crise, la réponse politique ensuite sera extrêmement importante, nous réfléchissons donc aux conseils que nous pourrons offrir aux pays", a poursuivi Paschal Donohoe. Dans cet esprit, la Banque mondiale a publié mercredi un communiqué commun avec le Fonds monétaire international (FMI) et l'Agence internationale de l'énergie (AIE) annonçant la création d'"un groupe de coordination afin de s'assurer d'une réponse la plus efficace possible" de ces institutions à la crise en cours. Une approche qui pourrait s'étendre à d'autres institutions afin d'apporter une expertise dans différents domaines. "C'est le type de réponse coordonnée dont les pays vont avoir besoin", assure l'ancien ministre irlandais des Finances. L'Iran a de facto bloqué la traversée du détroit d'Ormuz aux Etats-Unis et à Israël, ses adversaires, ainsi qu'à toute personne faisant des affaires avec eux, réduisant quasi à zéro le trafic via cet axe essentiel, où transitent 20% des hydrocarbures mondiaux.
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"Nous sommes très inquiets des conséquences que cela va avoir sur l'inflation, les emplois et la sécurité alimentaire, c'est la raison pour laquelle nous nous préparons à pouvoir apporter de l'aide" aux pays qui en demanderaient, a déclaré M. Donohoe, dans un entretien accordé à l'AFP. L'institution, basée à Washington, garde en particulier un oeil sur la situation des pays africains et asiatiques, particulièrement vulnérables aux hausses de prix de l'énergie et à un choc d'offre. "Nous interrogeons de nombreux gouvernements et pays afin de connaître leurs besoins, je m'attends à ce que nous en sachions plus durant les prochaines semaines", a-t-il ajouté. "Ils appellent concernant le choc d'approvisionnement, et ce que cela va entraîner en termes de disponibilité (...) et forcément les conséquences sur l'alimentation et la disponibilité des engrais sont mises en avant dans nos échanges", a détaillé M. Donohoe. La Banque devrait en particulier profiter de ses Réunions de printemps, qui se tiendront à Washington du 12 au 17 avril, "pour faire le point sur l'ampleur de la réponse potentielle". Dans l'immédiat, "nous cherchons à déterminer quels sont les fonds disponibles et quelles interventions pourraient être nécessaires afin d'aider les pays à faire face aux effets à court terme du conflit en Iran". "Réponse coordonnée" L'aide pourrait ne pas seulement être financière mais également technique, notamment en mettant en avant des réformes à réaliser pour aider à soutenir la reprise économique à moyen terme. "Nous savons qu'au-delà de l'importance d'une intervention (financière) dans la phase intense de la crise, la réponse politique ensuite sera extrêmement importante, nous réfléchissons donc aux conseils que nous pourrons offrir aux pays", a poursuivi Paschal Donohoe. Dans cet esprit, la Banque mondiale a publié mercredi un communiqué commun avec le Fonds monétaire international (FMI) et l'Agence internationale de l'énergie (AIE) annonçant la création d'"un groupe de coordination afin de s'assurer d'une réponse la plus efficace possible" de ces institutions à la crise en cours. Une approche qui pourrait s'étendre à d'autres institutions afin d'apporter une expertise dans différents domaines. "C'est le type de réponse coordonnée dont les pays vont avoir besoin", assure l'ancien ministre irlandais des Finances. L'Iran a de facto bloqué la traversée du détroit d'Ormuz aux Etats-Unis et à Israël, ses adversaires, ainsi qu'à toute personne faisant des affaires avec eux, réduisant quasi à zéro le trafic via cet axe essentiel, où transitent 20% des hydrocarbures mondiaux.

01.04.2026 à 21:47

Presse: nouvelles économies en vue au journal Sud Ouest, 50 départs envisagés

FRANCE24
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Visant 1,5 million d'euro d'économies par an sur les trois années à venir, la direction a dévoilé mardi les mesures envisagées, "sans départs contraints", entre départs naturels (retraites...), non-renouvellements de CDD et réorganisation de services. "On veut anticiper les sujets, adapter les organisations et les outils de production à la réalité du marché", a déclaré à l'AFP un membre de la direction, soulignant la "baisse structurelle" de la vente du quotidien papier. Selon le Syndicat national des journalistes (SNJ), la diffusion quotidienne de Sud Ouest est retombée à 115.000 exemplaires, en baisse moyenne de 10.000 à 12.000 exemplaires par an. Les suppressions concerneraient 15 postes à la rédaction et 38 dans les services techniques, dont 28 postes à l'imprimerie avec la fermeture d'une des trois rotatives, ont précisé le SNJ et le syndicat SOM-CGT dans deux communiqués distincts. "La direction prévoit aussi pour tous les salariés la suppression de 7 jours de RTT et de travailler le lundi de Pentecôte", a déploré le SNJ. Le syndicat SOM-CGT, majoritaire parmi les personnels de l'imprimerie, a lancé mardi un appel à la grève et les journaux papier du groupe ne sont pas parus mercredi. Les deux syndicats admettent "la nécessité" de faire des économies mais sont en désaccord sur les catégories de postes à supprimer. Dans son communiqué, SOM-CGT réclame davantage "d'équité dans la répartition des efforts demandés aux salariés". "Le mouvement de grève exprime une demande de rééquilibrage", a insisté le syndicat, disant s'interroger sur "les modalités retenues, leur intensité et leur concentration répétée sur les mêmes équipes". "La rédaction ne sera pas la variable d'ajustement pour le maintien d'emplois sans activité", a répliqué le SNJ dans son communiqué. "La valeur de Sud Ouest repose d'abord et avant tout sur les informations produites par ses journalistes." En 2024, un plan d'économies, présenté par le SNJ comme le "quatrième plan social en onze ans", avait entraîné 81 départs dans l'entreprise, dont 22 journalistes. La Sapeso, société éditrice de Sud Ouest incluant sa régie, a essuyé en 2024 une perte d'exploitation de 3,16 millions d'euros.
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Visant 1,5 million d'euro d'économies par an sur les trois années à venir, la direction a dévoilé mardi les mesures envisagées, "sans départs contraints", entre départs naturels (retraites...), non-renouvellements de CDD et réorganisation de services. "On veut anticiper les sujets, adapter les organisations et les outils de production à la réalité du marché", a déclaré à l'AFP un membre de la direction, soulignant la "baisse structurelle" de la vente du quotidien papier. Selon le Syndicat national des journalistes (SNJ), la diffusion quotidienne de Sud Ouest est retombée à 115.000 exemplaires, en baisse moyenne de 10.000 à 12.000 exemplaires par an. Les suppressions concerneraient 15 postes à la rédaction et 38 dans les services techniques, dont 28 postes à l'imprimerie avec la fermeture d'une des trois rotatives, ont précisé le SNJ et le syndicat SOM-CGT dans deux communiqués distincts. "La direction prévoit aussi pour tous les salariés la suppression de 7 jours de RTT et de travailler le lundi de Pentecôte", a déploré le SNJ. Le syndicat SOM-CGT, majoritaire parmi les personnels de l'imprimerie, a lancé mardi un appel à la grève et les journaux papier du groupe ne sont pas parus mercredi. Les deux syndicats admettent "la nécessité" de faire des économies mais sont en désaccord sur les catégories de postes à supprimer. Dans son communiqué, SOM-CGT réclame davantage "d'équité dans la répartition des efforts demandés aux salariés". "Le mouvement de grève exprime une demande de rééquilibrage", a insisté le syndicat, disant s'interroger sur "les modalités retenues, leur intensité et leur concentration répétée sur les mêmes équipes". "La rédaction ne sera pas la variable d'ajustement pour le maintien d'emplois sans activité", a répliqué le SNJ dans son communiqué. "La valeur de Sud Ouest repose d'abord et avant tout sur les informations produites par ses journalistes." En 2024, un plan d'économies, présenté par le SNJ comme le "quatrième plan social en onze ans", avait entraîné 81 départs dans l'entreprise, dont 22 journalistes. La Sapeso, société éditrice de Sud Ouest incluant sa régie, a essuyé en 2024 une perte d'exploitation de 3,16 millions d'euros.

01.04.2026 à 20:39

A la frontière libanaise, l'armée syrienne se renforce et découvre des tunnels attribués au Hezbollah

FRANCE24
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La Syrie oeuvre à se maintenir à l'écart du conflit régional aspirant depuis un mois le Liban, où le Hezbollah pro-iranien et Israël se livrent à une nouvelle guerre. Dans la province de Qousseir, où le Hezbollah était autrefois implanté, des soldats montrent à un correspondant de l'AFP plusieurs tunnels, récemment découverts par l'armée. "En ratissant les zones frontalières", elle a découvert "un réseau de tunnels reliant les deux pays et servant au trafic d'armes et de drogues", déclare à l'AFP le responsable des postes entre la Syrie et le Liban, Mohammad Hammoud. Selon un commandant syrien, ces tunnels ont servi au Hezbollah. Le ministère de la Défense a autorisé mercredi un journaliste de l'AFP à documenter le déploiement des renforts militaires, pour la première fois depuis qu'ils ont été dépêchés il y a un mois dans ces zones, où des bulldozers jaunes érigent des barricades de sable. Le correspondant a observé au moins cinq tunnels. L'un d'eux s'ouvre dans le sous-sol d'une maison, avec des marches en béton menant à des passages étroits et sombres. D'autres, dans des zones montagneuses et escarpées, disposent du courant électrique et de systèmes de ventilation sur tout le tronçon. Dans l'une des maisons, subsistent encore sur le mur une vieille photo de l'ancien chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, et une autre du commandant militaire iranien Qassem Soleimani. L'est du Liban, de l'autre côté, est un bastion du Hezbollah. Le mouvement chiite, qui était intervenu aux côtés des forces gouvernementales syriennes contre les rebelles lors de la guerre civile (2011-2024), s'était emparé en 2013 de la ville clé de Qousseir. Il a évacué cette région à la hâte lors de la chute du président Bachar al-Assad, renversé fin 2024 par une coalition islamiste hostile à l'organisation libanaise. Depuis, ses routes d'approvisionnement à partir de la Syrie ont été coupées et les autorités libanaises et syriennes tentent de combattre la contrebande à travers la frontière poreuse. Pas d'engagement militaire Israël a par le passé bombardé des points de passage, dans le but de couper les voies d'approvisionnement du Hezbollah. Le correspondant de l'AFP a vu des sites endommagés par d'anciennes frappes, dont des bâtiments détruits à proximité de l'un des tunnels. Des soldats syriens patrouillent à pied la zone et un autre surveille de loin un poste de l'armée libanaise. Damas avait annoncé le 4 mars, peu après le début de la guerre dans la région, que l'armée avait renforcé son déploiement le long des frontières avec le Liban et l'Irak. La mission des forces déployées est de "contrôler la sécurité aux frontières", indique Mohammad Hammoud. Selon une source diplomatique, "le gouvernement syrien a subi des pressions pour intervenir au Liban afin de neutraliser la menace du Hezbollah dans la région", ce qu'il refuse jusqu'à nouvel ordre de faire. "L'armée syrienne n'a aucune intention d'agir militairement, sa mission se limitant actuellement à la surveillance des frontières", a affirmé mercredi à l'AFP une source militaire syrienne. Les renforts incluent des canons, des blindés, des automitrailleuses et des soldats d'infanterie, a-t-elle précisé. Bien que se tenant à l'écart des hostilités, la Syrie n'a pas été à l'abri de tensions. Elle a dénoncé le 10 mars des tirs d'artillerie du Hezbollah vers son territoire, tirés à partir du Liban. Les présidents libanais et syrien, Joseph Aoun et Ahmad al-Chareh, avaient alors décidé de mieux "contrôler" leur frontière. "Tant que la Syrie n'est pas directement visée par une partie, elle restera à l'écart du conflit", a répété mardi le président syrien, en visite à Londres. "Quatorze ans de guerre, cela suffit".
Texte intégral (635 mots)
La Syrie oeuvre à se maintenir à l'écart du conflit régional aspirant depuis un mois le Liban, où le Hezbollah pro-iranien et Israël se livrent à une nouvelle guerre. Dans la province de Qousseir, où le Hezbollah était autrefois implanté, des soldats montrent à un correspondant de l'AFP plusieurs tunnels, récemment découverts par l'armée. "En ratissant les zones frontalières", elle a découvert "un réseau de tunnels reliant les deux pays et servant au trafic d'armes et de drogues", déclare à l'AFP le responsable des postes entre la Syrie et le Liban, Mohammad Hammoud. Selon un commandant syrien, ces tunnels ont servi au Hezbollah. Le ministère de la Défense a autorisé mercredi un journaliste de l'AFP à documenter le déploiement des renforts militaires, pour la première fois depuis qu'ils ont été dépêchés il y a un mois dans ces zones, où des bulldozers jaunes érigent des barricades de sable. Le correspondant a observé au moins cinq tunnels. L'un d'eux s'ouvre dans le sous-sol d'une maison, avec des marches en béton menant à des passages étroits et sombres. D'autres, dans des zones montagneuses et escarpées, disposent du courant électrique et de systèmes de ventilation sur tout le tronçon. Dans l'une des maisons, subsistent encore sur le mur une vieille photo de l'ancien chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, et une autre du commandant militaire iranien Qassem Soleimani. L'est du Liban, de l'autre côté, est un bastion du Hezbollah. Le mouvement chiite, qui était intervenu aux côtés des forces gouvernementales syriennes contre les rebelles lors de la guerre civile (2011-2024), s'était emparé en 2013 de la ville clé de Qousseir. Il a évacué cette région à la hâte lors de la chute du président Bachar al-Assad, renversé fin 2024 par une coalition islamiste hostile à l'organisation libanaise. Depuis, ses routes d'approvisionnement à partir de la Syrie ont été coupées et les autorités libanaises et syriennes tentent de combattre la contrebande à travers la frontière poreuse. Pas d'engagement militaire Israël a par le passé bombardé des points de passage, dans le but de couper les voies d'approvisionnement du Hezbollah. Le correspondant de l'AFP a vu des sites endommagés par d'anciennes frappes, dont des bâtiments détruits à proximité de l'un des tunnels. Des soldats syriens patrouillent à pied la zone et un autre surveille de loin un poste de l'armée libanaise. Damas avait annoncé le 4 mars, peu après le début de la guerre dans la région, que l'armée avait renforcé son déploiement le long des frontières avec le Liban et l'Irak. La mission des forces déployées est de "contrôler la sécurité aux frontières", indique Mohammad Hammoud. Selon une source diplomatique, "le gouvernement syrien a subi des pressions pour intervenir au Liban afin de neutraliser la menace du Hezbollah dans la région", ce qu'il refuse jusqu'à nouvel ordre de faire. "L'armée syrienne n'a aucune intention d'agir militairement, sa mission se limitant actuellement à la surveillance des frontières", a affirmé mercredi à l'AFP une source militaire syrienne. Les renforts incluent des canons, des blindés, des automitrailleuses et des soldats d'infanterie, a-t-elle précisé. Bien que se tenant à l'écart des hostilités, la Syrie n'a pas été à l'abri de tensions. Elle a dénoncé le 10 mars des tirs d'artillerie du Hezbollah vers son territoire, tirés à partir du Liban. Les présidents libanais et syrien, Joseph Aoun et Ahmad al-Chareh, avaient alors décidé de mieux "contrôler" leur frontière. "Tant que la Syrie n'est pas directement visée par une partie, elle restera à l'écart du conflit", a répété mardi le président syrien, en visite à Londres. "Quatorze ans de guerre, cela suffit".

01.04.2026 à 20:37

L'ex-plumassier du Lido condamné à dix ans de prison pour viols et agressions sexuelles sur mineurs

FRANCE24
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A l'issue de trois jours de procès, Jean-Claude de Roo, 77 ans, a été déclaré coupable de viols et agressions sexuelles sur mineur de moins de 15 ans et par personne ayant autorité, ainsi que corruption de mineur, des faits survenus à l'égard d'une première victime présumée, Baptiste, de janvier 2007 à octobre 2010. M. de Roo a également été reconnu coupable d'une agression sexuelle commise en 2016 sur une deuxième victime, Louison, 16 ans au moment des faits. A la fin du verdict, les deux hommes se sont fait une discrète tape dans le dos, accueillant avec soulagement la décision. Interrogé par l'AFP, Louison s'est dit "soulagé que la cour ait pris la mesure de la gravité des faits". Plus tôt dans la journée, le ministère public avait requis douze ans de réclusion criminelle. Outre la peine de prison avec mandat de dépôt à effet différé, la cour a aussi condamné l'accusé à un suivi socio-judiciaire de cinq ans, une injonction de soin ainsi que son inscription au fichier des auteurs d'infractions sexuelles. Jean-Claude de Roo a également interdiction de rencontrer ses deux victimes et d'exercer une activité professionnelle ou bénévole impliquant un contact avec des mineurs. "Emprise" En 2007, Jean-Claude de Roo, surnommé "Dominique", fait la connaissance de Baptiste, un adolescent qui rêve de devenir danseur, par l'intermédiaire d'une connaissance commune. Le garçon évolue alors dans un environnement familial compliqué à Nice, avec un père absent et une mère dépressive. " Je me suis dit que c'était peut-être la bonne étoile qui veillait sur moi", a raconté à la barre Baptiste, aujourd'hui âgé de 33 ans. D'après l'enquête, une relation "sous emprise" s'est rapidement installée entre l'adolescent de 14 ans et le plumassier qui a contribué aux costumes féeriques du Lido, mythique cabaret des Champs-Elysées. "Pas capable de qualifier les faits" dont il était victime à l'époque, Baptiste a affirmé que "D." - il refuse de prononcer son prénom - "a exercé son emprise par chaque acte, chaque viol". "Et une fois l'emprise acquise, il y a eu beaucoup de chantage affectif". Selon la cour, le sexagénaire avait "sciemment mis en place des mécanismes pernicieux d'emprise sur Baptiste". Autre victime dans cette affaire, Louison, 16 ans à l'époque et en CAP plumasserie, a lui raconté que lors d'une visite à Jean‑Claude de Roo dans sa boutique-atelier à Paris, il a subi des "attouchements". "Je n'ai pas compris pourquoi il a dit ça", s'était défendu l'accusé, avançant l'idée d'une machination de la part de "concurrents" pour le "faire tomber". Dans son verdict, la cour a noté "l'absence de griefs" de Louison "qui aurait pu le conduire à mettre faussement en cause Jean-Claude de Roo". "Pluralité de victimes" ? Invité lundi à l'ouverture de son procès à dire s'il reconnaissait les faits qui lui étaient reprochés, l'accusé avait invariablement répondu "non". A la barre mercredi, il a assuré "regrette(r) vraiment, sincèrement tout ça". Il n'a pas souhaité davantage s'exprimer à l'issue des débats. L'enquête a par ailleurs permis de confirmer l'attirance de Jean‑Claude de Roo pour les jeunes hommes. Interrogé sur le sujet, l'accusé, en couple avec un homme de 51 ans son cadet, a indiqué "ne pas pouvoir l'expliquer". Durant son procès, certains de ses proches ont souligné son "côté Peter Pan" ou "Pygmalion". La cour a pointé dans son verdict le comportement "global plus problématique" de Jean-Claude de Roo "avec les mineurs et les jeunes majeurs, sur lequel celui-ci ne semble pas avoir commencé la moindre réflexion". Pour le ministère public, "en toile de fond de cette procédure", il y a "ce doute qui plane sur une pluralité de victimes". Mardi, un témoin que l'accusé appelait son "fils" (M. de Roo n'a, en réalité, pas de fils) a, à la surprise générale, révélé à la barre avoir subi "des rapports sexuels non consentis" de ses 14 ans à ses 18 ans. Aucune plainte n'a été déposée à ce jour concernant ces faits.
Texte intégral (686 mots)
A l'issue de trois jours de procès, Jean-Claude de Roo, 77 ans, a été déclaré coupable de viols et agressions sexuelles sur mineur de moins de 15 ans et par personne ayant autorité, ainsi que corruption de mineur, des faits survenus à l'égard d'une première victime présumée, Baptiste, de janvier 2007 à octobre 2010. M. de Roo a également été reconnu coupable d'une agression sexuelle commise en 2016 sur une deuxième victime, Louison, 16 ans au moment des faits. A la fin du verdict, les deux hommes se sont fait une discrète tape dans le dos, accueillant avec soulagement la décision. Interrogé par l'AFP, Louison s'est dit "soulagé que la cour ait pris la mesure de la gravité des faits". Plus tôt dans la journée, le ministère public avait requis douze ans de réclusion criminelle. Outre la peine de prison avec mandat de dépôt à effet différé, la cour a aussi condamné l'accusé à un suivi socio-judiciaire de cinq ans, une injonction de soin ainsi que son inscription au fichier des auteurs d'infractions sexuelles. Jean-Claude de Roo a également interdiction de rencontrer ses deux victimes et d'exercer une activité professionnelle ou bénévole impliquant un contact avec des mineurs. "Emprise" En 2007, Jean-Claude de Roo, surnommé "Dominique", fait la connaissance de Baptiste, un adolescent qui rêve de devenir danseur, par l'intermédiaire d'une connaissance commune. Le garçon évolue alors dans un environnement familial compliqué à Nice, avec un père absent et une mère dépressive. " Je me suis dit que c'était peut-être la bonne étoile qui veillait sur moi", a raconté à la barre Baptiste, aujourd'hui âgé de 33 ans. D'après l'enquête, une relation "sous emprise" s'est rapidement installée entre l'adolescent de 14 ans et le plumassier qui a contribué aux costumes féeriques du Lido, mythique cabaret des Champs-Elysées. "Pas capable de qualifier les faits" dont il était victime à l'époque, Baptiste a affirmé que "D." - il refuse de prononcer son prénom - "a exercé son emprise par chaque acte, chaque viol". "Et une fois l'emprise acquise, il y a eu beaucoup de chantage affectif". Selon la cour, le sexagénaire avait "sciemment mis en place des mécanismes pernicieux d'emprise sur Baptiste". Autre victime dans cette affaire, Louison, 16 ans à l'époque et en CAP plumasserie, a lui raconté que lors d'une visite à Jean‑Claude de Roo dans sa boutique-atelier à Paris, il a subi des "attouchements". "Je n'ai pas compris pourquoi il a dit ça", s'était défendu l'accusé, avançant l'idée d'une machination de la part de "concurrents" pour le "faire tomber". Dans son verdict, la cour a noté "l'absence de griefs" de Louison "qui aurait pu le conduire à mettre faussement en cause Jean-Claude de Roo". "Pluralité de victimes" ? Invité lundi à l'ouverture de son procès à dire s'il reconnaissait les faits qui lui étaient reprochés, l'accusé avait invariablement répondu "non". A la barre mercredi, il a assuré "regrette(r) vraiment, sincèrement tout ça". Il n'a pas souhaité davantage s'exprimer à l'issue des débats. L'enquête a par ailleurs permis de confirmer l'attirance de Jean‑Claude de Roo pour les jeunes hommes. Interrogé sur le sujet, l'accusé, en couple avec un homme de 51 ans son cadet, a indiqué "ne pas pouvoir l'expliquer". Durant son procès, certains de ses proches ont souligné son "côté Peter Pan" ou "Pygmalion". La cour a pointé dans son verdict le comportement "global plus problématique" de Jean-Claude de Roo "avec les mineurs et les jeunes majeurs, sur lequel celui-ci ne semble pas avoir commencé la moindre réflexion". Pour le ministère public, "en toile de fond de cette procédure", il y a "ce doute qui plane sur une pluralité de victimes". Mardi, un témoin que l'accusé appelait son "fils" (M. de Roo n'a, en réalité, pas de fils) a, à la surprise générale, révélé à la barre avoir subi "des rapports sexuels non consentis" de ses 14 ans à ses 18 ans. Aucune plainte n'a été déposée à ce jour concernant ces faits.

01.04.2026 à 20:09

300 tracteurs dans les rues de Vienne pour réclamer l'étiquetage de l'origine des produits

FRANCE24
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"L'absence d’un étiquetage obligatoire de l'origine met en péril l'existence même de nos agricultrices et agriculteurs", selon Hannes Royer, un agriculteur bio d'altitude. Avec plus de 27% de ses exploitations enregistrées sous le label biologique, l'Autriche est une championne européenne de cette production. Mais elle enregistre depuis plusieurs années une inflation plus élevée que la moyenne de la zone euro, qui fragilise sa filière basée sur de petites exploitations de qualité. L'accord UE-Mercosur, la pression climatique, la hausse du coût du diesel et des engrais ainsi que la stagnation des prix des produits agricoles menacent désormais toute la filière, qui dénonce une lourdeur administrative croissante et des revenus trop faibles. Informer le consommateur sur l'origine des aliments est déjà obligatoire au supermarché pour les produits non transformés et depuis 2023 dans la restauration collective. Mais ce n'est pas le cas dans les restaurants ou concernant les produits transformés proposés en grande surface. Masquer le lieu de production des produits importés "fausse massivement la concurrence et pénalise ceux qui fournissent de la qualité", estiment les agriculteurs autrichiens réunis dans une association nommée "Land Schafft Leben" fondée en mars. "Les consommateurs ont droit à la vérité dans leur assiette. Ceux qui cachent l'origine leur ôtent délibérément la liberté de décider", selon M. Royer. Les manifestations sont rares en Autriche et celle des agriculteurs s'inscrit dans une crise agricole européenne plus large.
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"L'absence d’un étiquetage obligatoire de l'origine met en péril l'existence même de nos agricultrices et agriculteurs", selon Hannes Royer, un agriculteur bio d'altitude. Avec plus de 27% de ses exploitations enregistrées sous le label biologique, l'Autriche est une championne européenne de cette production. Mais elle enregistre depuis plusieurs années une inflation plus élevée que la moyenne de la zone euro, qui fragilise sa filière basée sur de petites exploitations de qualité. L'accord UE-Mercosur, la pression climatique, la hausse du coût du diesel et des engrais ainsi que la stagnation des prix des produits agricoles menacent désormais toute la filière, qui dénonce une lourdeur administrative croissante et des revenus trop faibles. Informer le consommateur sur l'origine des aliments est déjà obligatoire au supermarché pour les produits non transformés et depuis 2023 dans la restauration collective. Mais ce n'est pas le cas dans les restaurants ou concernant les produits transformés proposés en grande surface. Masquer le lieu de production des produits importés "fausse massivement la concurrence et pénalise ceux qui fournissent de la qualité", estiment les agriculteurs autrichiens réunis dans une association nommée "Land Schafft Leben" fondée en mars. "Les consommateurs ont droit à la vérité dans leur assiette. Ceux qui cachent l'origine leur ôtent délibérément la liberté de décider", selon M. Royer. Les manifestations sont rares en Autriche et celle des agriculteurs s'inscrit dans une crise agricole européenne plus large.

01.04.2026 à 20:09

Guerre en Iran : l'Asie ébranlée ?

Stéphanie ANTOINE
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La guerre au Moyen-Orient provoque une crise énergétique mondiale et une hausse de l’inflation. L’Asie est la plus touchée, avec des pénuries aux Philippines et des mesures économiques en Malaisie et en Indonésie. La Chine, elle, résiste mieux. C'est dans ce contexte, qu'Emmanuel Macron est au Japon avant un déplacement en Corée du Sud. Le Président français met en avant une alliance entre puissances moyennes, pour construire une autonomie stratégique.
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La guerre au Moyen-Orient provoque une crise énergétique mondiale et une hausse de l’inflation. L’Asie est la plus touchée, avec des pénuries aux Philippines et des mesures économiques en Malaisie et en Indonésie. La Chine, elle, résiste mieux. C'est dans ce contexte, qu'Emmanuel Macron est au Japon avant un déplacement en Corée du Sud. Le Président français met en avant une alliance entre puissances moyennes, pour construire une autonomie stratégique.

01.04.2026 à 19:59

Kaori Ito, directrice d'un théâtre de Strasbourg, va passer la main

FRANCE24
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"Il m'apparaît que la décision la plus responsable est de ne pas solliciter le renouvellement de mon mandat de directrice", écrit Mme Ito dans un communiqué. Selon le média local Rue89 Strasbourg, l'artiste était accusée de "management toxique" par plusieurs employés, qui ont décrit un "climat pesant", dû à ses "sautes d'humeur" ou "propos humiliants". La "quasi-totalité de l'équipe" du TJP "trouve les conditions de travail éprouvantes sur le plan émotionnel", a pointé, selon Rue89, un récent rapport d'un cabinet de conseil, mandaté pour analyser les risques psychosociaux au sein du théâtre. "Les difficultés rencontrées ont aujourd'hui atteint un niveau qui dépasse ce que je suis en mesure de porter", commente Mme Ito, qui se dit "profondément affectée". L'artiste, formée au ballet classique au Japon et à la danse moderne aux Etats-Unis, et qui a présenté plusieurs spectacles au festival d'Avignon, souligne être "arrivée au TJP dans un contexte particulièrement hostile", et avoir dû composer avec "un héritage bien plus ancien que (son) arrivée". Si elle admet avoir "commis des erreurs", la directrice refuse de "porter seule la responsabilité d'un écosystème entier, alors même que j'ai été nommée, exposée et mise en cause dans plusieurs publications médiatiques". "Ma culture, ma langue, ma manière d'entrer en relation ont constitué des freins bien plus puissants que je ne l'avais imaginé à une communication fluide", ajoute l'artiste japonaise, qui réside en France depuis 20 ans. Pour les artistes "de culture étrangère", il est "encore plus complexe" de "passer du métier d'artiste à celui de directrice et de manageuse d'une institution telle qu'un centre dramatique national", a-t-elle estimé. Mme Ito se dit prête à "accompagner" la transition avec son successeur, prévue à la fin de l'année. Créé en 1974, le TJP a mis à l'honneur des pratiques artistiques alors ignorées par les institutions théâtrales (conte, poésie, mime, arts de la rue, et particulièrement les marionnettes), avec un accent mis sur le jeune public. Il emploie une trentaine de salariés et artistes associés.
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"Il m'apparaît que la décision la plus responsable est de ne pas solliciter le renouvellement de mon mandat de directrice", écrit Mme Ito dans un communiqué. Selon le média local Rue89 Strasbourg, l'artiste était accusée de "management toxique" par plusieurs employés, qui ont décrit un "climat pesant", dû à ses "sautes d'humeur" ou "propos humiliants". La "quasi-totalité de l'équipe" du TJP "trouve les conditions de travail éprouvantes sur le plan émotionnel", a pointé, selon Rue89, un récent rapport d'un cabinet de conseil, mandaté pour analyser les risques psychosociaux au sein du théâtre. "Les difficultés rencontrées ont aujourd'hui atteint un niveau qui dépasse ce que je suis en mesure de porter", commente Mme Ito, qui se dit "profondément affectée". L'artiste, formée au ballet classique au Japon et à la danse moderne aux Etats-Unis, et qui a présenté plusieurs spectacles au festival d'Avignon, souligne être "arrivée au TJP dans un contexte particulièrement hostile", et avoir dû composer avec "un héritage bien plus ancien que (son) arrivée". Si elle admet avoir "commis des erreurs", la directrice refuse de "porter seule la responsabilité d'un écosystème entier, alors même que j'ai été nommée, exposée et mise en cause dans plusieurs publications médiatiques". "Ma culture, ma langue, ma manière d'entrer en relation ont constitué des freins bien plus puissants que je ne l'avais imaginé à une communication fluide", ajoute l'artiste japonaise, qui réside en France depuis 20 ans. Pour les artistes "de culture étrangère", il est "encore plus complexe" de "passer du métier d'artiste à celui de directrice et de manageuse d'une institution telle qu'un centre dramatique national", a-t-elle estimé. Mme Ito se dit prête à "accompagner" la transition avec son successeur, prévue à la fin de l'année. Créé en 1974, le TJP a mis à l'honneur des pratiques artistiques alors ignorées par les institutions théâtrales (conte, poésie, mime, arts de la rue, et particulièrement les marionnettes), avec un accent mis sur le jeune public. Il emploie une trentaine de salariés et artistes associés.
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