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15.02.2026 à 15:57

Le Français Michel Portal, pionnier du free jazz européen, est mort à 90 ans

FRANCE 24
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Clarinettiste virtuose, saxophoniste, compositeur pour le cinéma et figure majeure du jazz contemporain, Michel Portal est décédé à 90 ans, a annoncé dimanche une agente. Artiste inclassable, lauréat de multiples récompenses, il avait contribué dès les années 1960 à affranchir le jazz européen des canons américains.
Clarinettiste virtuose, saxophoniste, compositeur pour le cinéma et figure majeure du jazz contemporain, Michel Portal est décédé à 90 ans, a annoncé dimanche une agente. Artiste inclassable, lauréat de multiples récompenses, il avait contribué dès les années 1960 à affranchir le jazz européen des canons américains.

15.02.2026 à 15:41

Gaza : 12 morts dans des frappes israéliennes à travers le territoire, selon la Défense civile

FRANCE 24
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La Défense civile de Gaza a fait état de 12 morts, dimanche, dans des frappes israéliennes à travers le territoire palestinien, tandis que l’armée israélienne affirme avoir riposté à une "violation flagrante" du cessez-le-feu. Israël et le Hamas s’accusent mutuellement de rompre la trêve, alors que la crise humanitaire se poursuit dans l’enclave.
La Défense civile de Gaza a fait état de 12 morts, dimanche, dans des frappes israéliennes à travers le territoire palestinien, tandis que l’armée israélienne affirme avoir riposté à une "violation flagrante" du cessez-le-feu. Israël et le Hamas s’accusent mutuellement de rompre la trêve, alors que la crise humanitaire se poursuit dans l’enclave.

15.02.2026 à 15:39

Le musicien Michel Portal, figure inclassable du jazz contemporain, est mort à 90 ans

FRANCE24
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Reconnu pour sa polyvalence de genres et d'instruments - il jouait aussi du saxophone, du bandonéon argentin, du taragot hongrois -, ce natif de Bayonne excellait en musique classique, sa formation initiale, mais il était aussi considéré comme l'un des pionniers du free jazz et composait pour le cinéma. Il était "un monument immense pour le jazz moderne, pour le jazz européen, totalement ouvert sur énormément de musiques et d'expériences", a salué pour l'AFP l'une de ses agentes artistiques, Marion Piras, qui a précisé que son décès est survenu jeudi. "Cet immense clarinettiste, ami des plus grands musiciens de son temps, excellait dans le classique comme le jazz", lui a aussi rendu hommage sur les réseaux sociaux le maire de Bayonne, Jean-René Etchegaray. "Je suis un dispersé", admettait pour sa part le musicien aux cheveux blancs, regard perçant et tout de noir vêtu sur scène. Pas de routine Lauréat de trois César de la meilleure musique de film ("Le retour de Martin Guerre" en 1983, "Les cavaliers de l'orage" en 1985, "Champ d'honneur" en 1988), deux Sept d'or de musiques de films, du grand prix national 1983 de la musique, et de Victoires du jazz en 2007 et 2021, entre autres prix, il revendiquait l'idée de mouvement perpétuel à travers les genres musicaux et les influences. Amoureux des métissages, chercheur d'une "nouvelle sorte de langage", il se disait ennemi de "la routine", privilégiant la musique festive à l'harmonie. "J'ai beaucoup travaillé, jusqu'à devenir dingue", rappelait le compositeur, reconnu aussi pour ses talents d'improvisation, dans un entretien à l'AFP en 2021, à l'occasion de la sortie du dernier opus d'une longue discographie, MP85. Né le 27 novembre 1935 à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), il pratique assidûment la clarinette dès huit ans. Les groupes de folklore local et orchestres de chambre font alors son quotidien. Du free jazz au tango Premier prix de clarinette au conservatoire de Paris en 1959, il acquiert une solide réputation de soliste et participe aux créations de musique contemporaine de Pierre Boulez, Luciano Berio ou Karlheinz Stockhausen. En 1965, il pose les fondations d'un jazz nouveau avec le disque "Free Jazz", libérant le jazz européen des canons américains. Avec son propre groupe, le "Michel Portal Unit", il triomphe lors de concerts mémorables, à Châteauvallon ou Uzeste. Mais il se passionne aussi pour le tango, et se frotte aux musiciens funk de Prince pour un disque qui fait date, "Minneapolis". "Enfant, j'étais toujours en train de penser aux gens qui allaient au fin fond du monde pour voir comment on vivait là-bas", disait-il. "Qu'on l'étiquette instrumentiste classique et il s'empresse de souffler jazzy. Qu'on le définisse jazzman et le voilà parti en rhythm'n'blues, en world, en fusion", saluait Libération en 2006. Pour réaliser son dernier disque, "MP 85", Bojan Z, son pianiste depuis les années 1990, avait monté un groupe de musiciens de diverses origines et générations. "Moi, je suis Basque, lui (Bojan Z) il est Serbe, l'autre (le tromboniste Nils Wogram) Allemand, l'autre encore (le batteur Lander Gyselinck) Belge. Chevillon (Bruno, contrebassiste), il est du Sud", s'amusait Michel Portal. "On a du mal à comprendre l'état de fraîcheur dans lequel il est à 85 ans", confiait alors Bojan Z. Le disque avait été couronné du titre de meilleur album jazz instrumental aux Victoires du jazz.
Texte intégral (566 mots)
Reconnu pour sa polyvalence de genres et d'instruments - il jouait aussi du saxophone, du bandonéon argentin, du taragot hongrois -, ce natif de Bayonne excellait en musique classique, sa formation initiale, mais il était aussi considéré comme l'un des pionniers du free jazz et composait pour le cinéma. Il était "un monument immense pour le jazz moderne, pour le jazz européen, totalement ouvert sur énormément de musiques et d'expériences", a salué pour l'AFP l'une de ses agentes artistiques, Marion Piras, qui a précisé que son décès est survenu jeudi. "Cet immense clarinettiste, ami des plus grands musiciens de son temps, excellait dans le classique comme le jazz", lui a aussi rendu hommage sur les réseaux sociaux le maire de Bayonne, Jean-René Etchegaray. "Je suis un dispersé", admettait pour sa part le musicien aux cheveux blancs, regard perçant et tout de noir vêtu sur scène. Pas de routine Lauréat de trois César de la meilleure musique de film ("Le retour de Martin Guerre" en 1983, "Les cavaliers de l'orage" en 1985, "Champ d'honneur" en 1988), deux Sept d'or de musiques de films, du grand prix national 1983 de la musique, et de Victoires du jazz en 2007 et 2021, entre autres prix, il revendiquait l'idée de mouvement perpétuel à travers les genres musicaux et les influences. Amoureux des métissages, chercheur d'une "nouvelle sorte de langage", il se disait ennemi de "la routine", privilégiant la musique festive à l'harmonie. "J'ai beaucoup travaillé, jusqu'à devenir dingue", rappelait le compositeur, reconnu aussi pour ses talents d'improvisation, dans un entretien à l'AFP en 2021, à l'occasion de la sortie du dernier opus d'une longue discographie, MP85. Né le 27 novembre 1935 à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), il pratique assidûment la clarinette dès huit ans. Les groupes de folklore local et orchestres de chambre font alors son quotidien. Du free jazz au tango Premier prix de clarinette au conservatoire de Paris en 1959, il acquiert une solide réputation de soliste et participe aux créations de musique contemporaine de Pierre Boulez, Luciano Berio ou Karlheinz Stockhausen. En 1965, il pose les fondations d'un jazz nouveau avec le disque "Free Jazz", libérant le jazz européen des canons américains. Avec son propre groupe, le "Michel Portal Unit", il triomphe lors de concerts mémorables, à Châteauvallon ou Uzeste. Mais il se passionne aussi pour le tango, et se frotte aux musiciens funk de Prince pour un disque qui fait date, "Minneapolis". "Enfant, j'étais toujours en train de penser aux gens qui allaient au fin fond du monde pour voir comment on vivait là-bas", disait-il. "Qu'on l'étiquette instrumentiste classique et il s'empresse de souffler jazzy. Qu'on le définisse jazzman et le voilà parti en rhythm'n'blues, en world, en fusion", saluait Libération en 2006. Pour réaliser son dernier disque, "MP 85", Bojan Z, son pianiste depuis les années 1990, avait monté un groupe de musiciens de diverses origines et générations. "Moi, je suis Basque, lui (Bojan Z) il est Serbe, l'autre (le tromboniste Nils Wogram) Allemand, l'autre encore (le batteur Lander Gyselinck) Belge. Chevillon (Bruno, contrebassiste), il est du Sud", s'amusait Michel Portal. "On a du mal à comprendre l'état de fraîcheur dans lequel il est à 85 ans", confiait alors Bojan Z. Le disque avait été couronné du titre de meilleur album jazz instrumental aux Victoires du jazz.

15.02.2026 à 15:07

JO: Federica Brignone, c'est géant!

FRANCE24
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Un double statut auquel aspire sans doute Mikaela Shiffrin, souvent considérée comme la meilleure skieuse de l'histoire mais qui n'a pas retrouvé la clé du succès lors de JO: l'Américaine aux 108 victoires en Coupe du monde a terminé 11e et voit se rapprocher le spectre d'un nouveau zéro pointé, comme à Pékin-2022, avant sa discipline de prédilection, le slalom, mercredi. Dix mois après une grave blessure, à peine revenue à la compétition, la "tigresse" Federica Brignone croule, elle, sous les lauriers. Et c'est amplement mérité. A 35 ans, elle a survolé le slalom géant, remporté avec 62/100e d'avance sur un duo ex-aequo composé de la Suédoise Sara Hector, tenante du titre, et de la Norvégienne Thea Louise Stejernesund. Toutes deux en argent, elles se sont aussitôt inclinées devant la patronne dans l'aire d'arrivée. "Pas seulement pour cette médaille d'or, mais aussi pour le super-G, et pour son retour" de blessure, a argué la Norvégienne. "Elle occupe tellement une grande place sur le circuit. Et c'est une telle personnalité." Brignone, elle, a livré aux médias son "secret pour réussir". "Ne pas avoir de pression, être simplement heureuse d'être aux JO", a-t-elle déclaré. "Quand j'ai vu sur le grand écran que j'étais encore en tête, je me suis dit +Mama mia!+", avait d'abord commenté à chaud la championne olympique -pardon double championne olympique!- la plus âgée de l'histoire de son sport. "Sur sa planète" Son doublé apparait d'autant plus insensé que la skieuse du Val d'Aoste a reconnu au début des Jeux avoir encore de vives douleurs, dix mois après une double fracture du tibia-péroné de la jambe gauche. "Parfois, le matin je lui demande si ça va, elle me dit +oui+, et je la vois partir en boitant!", avait expliqué son frère et entraîneur Davide après son sacre en super-G. Championnats du monde, gros globe, petits globes, et désormais (double) championne olympique... "Elle a tout gagné!", s'était encore exclamé Davide. Que dire de plus? Que Brignone, porte-drapeau de la délégation italienne lors de la cérémonie d'ouverture du 6 février a aussi été celle qui a permis dimanche à l'Italie d'égaler -avant de le battre- son record de 20 médailles pour des Jeux d'hiver, qui datait de 1994. Pour cela, "Fede" a encore fait parler sa classe avec un ski soyeux dès la première manche qui lui a permis de refermer le portillon avec une solide avance pour la seconde. "Elle était sur sa planète", a résumé Stejernesund. "Tellement cool à regarder" L'Italienne, qui a notamment reçu les félicitations d'Alberto Tomba, autre légende du ski italien, irradie et ses rivales sont reléguées dans son ombre. Pas tant Sara Hector et Thea Louise Stejernesund, qui font de belles dauphines ex aequo, mais toutes les autres stars de la discipline, éjectées du podium. L'Autrichienne Julia Scheib, quatre succès cet hiver en géant, est 5e à 69/100e, la Néo-Zélandaise Alice Robinson, 8e à 80/100e... Il est vrai que ce géant olympique a été d'une densité incroyable, un point relevé par Mikaela Shiffrin, seulement 11e, malgré un second tracé dessiné par son entraîneuse. "Le plus beau spectacle de slalom géant qu'on ait eu depuis très longtemps", a argué l'Américaine. "Quand j'y pense, je suis à trois dixièmes du podium, 10e ou quelque chose comme ça. C'était tellement du haut niveau", a souligné la skieuse de Vail, qui va tout de même avoir du mal à ne pas ressasser son cauchemar de Pékin d'ici sa dernière chance, le slalom de mercredi. L'Américaine de 30 ans est devenue championne olympique de slalom dès 2014 à Sotchi, puis de géant en 2018 à Pyeongchang. Mais aucune autre médaille olympique depuis. Mercredi, elle retrouvera sa discipline de prédilection, où elle compte sept succès en huit épreuves de Coupe du monde cette saison. Mais elle reste sur une très mauvaise impression avec son gros raté du combiné mardi, où elle n'a réalisé que le 15e temps entre les piquets serrés. "Je sais ce qui m'attend. Je vais continuer de pousser", a-t-elle juré. En attendant, Mikaela Shiffrin a été reléguée au rang de spectatrice des exploits de "Fede". "Sa blessure était tellement grave (...). Elle a skié de manière incroyable. C'était tellement +cool+ à regarder", a-t-elle salué. Pour les Françaises, après l'argent de Romane Miradoli en super-G, le géant n'a donné lieu à aucune heureuse surprise. Seule Doriane Escané a terminé, à la 22e place.
Texte intégral (784 mots)
Un double statut auquel aspire sans doute Mikaela Shiffrin, souvent considérée comme la meilleure skieuse de l'histoire mais qui n'a pas retrouvé la clé du succès lors de JO: l'Américaine aux 108 victoires en Coupe du monde a terminé 11e et voit se rapprocher le spectre d'un nouveau zéro pointé, comme à Pékin-2022, avant sa discipline de prédilection, le slalom, mercredi. Dix mois après une grave blessure, à peine revenue à la compétition, la "tigresse" Federica Brignone croule, elle, sous les lauriers. Et c'est amplement mérité. A 35 ans, elle a survolé le slalom géant, remporté avec 62/100e d'avance sur un duo ex-aequo composé de la Suédoise Sara Hector, tenante du titre, et de la Norvégienne Thea Louise Stejernesund. Toutes deux en argent, elles se sont aussitôt inclinées devant la patronne dans l'aire d'arrivée. "Pas seulement pour cette médaille d'or, mais aussi pour le super-G, et pour son retour" de blessure, a argué la Norvégienne. "Elle occupe tellement une grande place sur le circuit. Et c'est une telle personnalité." Brignone, elle, a livré aux médias son "secret pour réussir". "Ne pas avoir de pression, être simplement heureuse d'être aux JO", a-t-elle déclaré. "Quand j'ai vu sur le grand écran que j'étais encore en tête, je me suis dit +Mama mia!+", avait d'abord commenté à chaud la championne olympique -pardon double championne olympique!- la plus âgée de l'histoire de son sport. "Sur sa planète" Son doublé apparait d'autant plus insensé que la skieuse du Val d'Aoste a reconnu au début des Jeux avoir encore de vives douleurs, dix mois après une double fracture du tibia-péroné de la jambe gauche. "Parfois, le matin je lui demande si ça va, elle me dit +oui+, et je la vois partir en boitant!", avait expliqué son frère et entraîneur Davide après son sacre en super-G. Championnats du monde, gros globe, petits globes, et désormais (double) championne olympique... "Elle a tout gagné!", s'était encore exclamé Davide. Que dire de plus? Que Brignone, porte-drapeau de la délégation italienne lors de la cérémonie d'ouverture du 6 février a aussi été celle qui a permis dimanche à l'Italie d'égaler -avant de le battre- son record de 20 médailles pour des Jeux d'hiver, qui datait de 1994. Pour cela, "Fede" a encore fait parler sa classe avec un ski soyeux dès la première manche qui lui a permis de refermer le portillon avec une solide avance pour la seconde. "Elle était sur sa planète", a résumé Stejernesund. "Tellement cool à regarder" L'Italienne, qui a notamment reçu les félicitations d'Alberto Tomba, autre légende du ski italien, irradie et ses rivales sont reléguées dans son ombre. Pas tant Sara Hector et Thea Louise Stejernesund, qui font de belles dauphines ex aequo, mais toutes les autres stars de la discipline, éjectées du podium. L'Autrichienne Julia Scheib, quatre succès cet hiver en géant, est 5e à 69/100e, la Néo-Zélandaise Alice Robinson, 8e à 80/100e... Il est vrai que ce géant olympique a été d'une densité incroyable, un point relevé par Mikaela Shiffrin, seulement 11e, malgré un second tracé dessiné par son entraîneuse. "Le plus beau spectacle de slalom géant qu'on ait eu depuis très longtemps", a argué l'Américaine. "Quand j'y pense, je suis à trois dixièmes du podium, 10e ou quelque chose comme ça. C'était tellement du haut niveau", a souligné la skieuse de Vail, qui va tout de même avoir du mal à ne pas ressasser son cauchemar de Pékin d'ici sa dernière chance, le slalom de mercredi. L'Américaine de 30 ans est devenue championne olympique de slalom dès 2014 à Sotchi, puis de géant en 2018 à Pyeongchang. Mais aucune autre médaille olympique depuis. Mercredi, elle retrouvera sa discipline de prédilection, où elle compte sept succès en huit épreuves de Coupe du monde cette saison. Mais elle reste sur une très mauvaise impression avec son gros raté du combiné mardi, où elle n'a réalisé que le 15e temps entre les piquets serrés. "Je sais ce qui m'attend. Je vais continuer de pousser", a-t-elle juré. En attendant, Mikaela Shiffrin a été reléguée au rang de spectatrice des exploits de "Fede". "Sa blessure était tellement grave (...). Elle a skié de manière incroyable. C'était tellement +cool+ à regarder", a-t-elle salué. Pour les Françaises, après l'argent de Romane Miradoli en super-G, le géant n'a donné lieu à aucune heureuse surprise. Seule Doriane Escané a terminé, à la 22e place.

15.02.2026 à 14:59

JO: Klaebo refait l'histoire des Jeux, les Bleus écrivent la leur

FRANCE24
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A 23 ans, Desloges monte pour la troisième fois sur la deuxième marche du podium, après ses prouesses dans le skiathlon et le 10 km individuel, une performance inédite pour un fondeur français aux Jeux. "C'est largement la plus belle parce qu'elle est partagée avec les trois coéquipiers qui ont fait le relais mais aussi avec tous ceux qui sont derrière l'équipe de France, le staff, les techniciens qui bossent sur les skis, les coachs... Elle représente beaucoup plus que juste quatre personnes qui font une course", a réagi le skieur de Villard-de-Lans en zone mixte. C'est une performance historique aux Jeux pour les fondeurs français qui, au mieux, avaient remporté deux médailles - en bronze - en une édition lors des JO-2018 en Corée du Sud, avec des troisièmes places dans le sprint par équipes et le relais. "C'est incroyable ce qu'on vit là en ce moment et ça fait tellement plaisir pour le ski de fond français d'être un peu mis en lumière", a souligné Hugo Lapalus, le plus expérimenté des quatre à 27 ans et le seul à avoir déjà participé aux Jeux. Le Haut-Savoyard était de l'aventure il y a quatre ans à Pékin, marquée par une troisième médaille de bronze d'affilée en relais. Mais cette année, les Bleus ont changé de dimension. "Il n'y a plus cette pensée d'avant qui consistait à se dire: +Ok c'est impossible, on va juste se contenter d'être deuxième+", insiste Lapalus qui veut "tout faire" pour battre les Norvégiens en 2030 lors des Jeux dans les Alpes françaises. Pour le fondeur de La Clusaz, les coups d'éclat de Desloges ont "galvanisé" l'équipe. Avec le jeune Isérois, les Bleus se sont trouvé un leader qui a assumé son statut dimanche, en replaçant son équipe de la quatrième à la deuxième position dans le troisième relais. Et ses deux autres partenaires, Théo Schély (26 ans) et Victor Lovera (25 ans), premier et dernier relayeurs, ont apporté leur pierre à l'édifice pour obtenir l'argent, devant l'Italie en bronze. les jambes "dures" de Lovera Lovera, qui avait la responsabilité de finir le boulot, a reconnu avoir "eu peur dans les virages" et "les jambes dures" mais tout s'est bien terminé et il a vécu "beaucoup d'émotions" en portant le drapeau français dans les derniers mètres, après que Klaebo a passé la ligne d'arrivée en premier. Seul désormais au sommet du palmarès des JO, le Norvégien dépasse ses trois compatriotes, les ex-fondeurs Marit Bjoergen et Bjoern Daehlie et l'ancien biathlète Ole Einar Bjoerndalen (huit titres), qu'il avait rejoints vendredi en remportant le 10 km individuel. Sous un ciel radieux, après la pluie de samedi et de nombreuses chutes des athlètes dans le relais féminin, la Norvège a fait la course en tête. Bien aidé par le travail de ses partenaires Emil Iversen, Martin Nyenget et Einar Hedegart, Klaebo, a géré l'avance de son équipe sans prendre de risques. Klaebo loue son grand-père Après cette quatrième médaille d'or en Italie, la "comète" (son surnom) de Trondheim a rendu hommage à son grand-père, qui l'entraîne depuis ses 15 ans et qui reste, à 83 ans, "la personne la plus innovante" dans sa manière d'aborder le ski de fond. "Je ne serais pas ici sans lui", a souligné le Norvégien, qui se rapproche du "Grand Chelem, c'est-à-dire remporter les six courses au programme des JO. Klaebo l'a déjà fait lors des derniers Mondiaux, organisés dans sa ville l'an passé. En Italie, il reste deux épreuves de ski de fond: le sprint par équipes mercredi et le 50 kilomètres samedi. Klaebo peut-il faire une razzia? "Bien sûr qu'il peut y arriver!", assure son coéquipier Martin Nyenget. "Il est sur le bon chemin et en super forme. Rien n'est impossible pour Johannes."
Texte intégral (679 mots)
A 23 ans, Desloges monte pour la troisième fois sur la deuxième marche du podium, après ses prouesses dans le skiathlon et le 10 km individuel, une performance inédite pour un fondeur français aux Jeux. "C'est largement la plus belle parce qu'elle est partagée avec les trois coéquipiers qui ont fait le relais mais aussi avec tous ceux qui sont derrière l'équipe de France, le staff, les techniciens qui bossent sur les skis, les coachs... Elle représente beaucoup plus que juste quatre personnes qui font une course", a réagi le skieur de Villard-de-Lans en zone mixte. C'est une performance historique aux Jeux pour les fondeurs français qui, au mieux, avaient remporté deux médailles - en bronze - en une édition lors des JO-2018 en Corée du Sud, avec des troisièmes places dans le sprint par équipes et le relais. "C'est incroyable ce qu'on vit là en ce moment et ça fait tellement plaisir pour le ski de fond français d'être un peu mis en lumière", a souligné Hugo Lapalus, le plus expérimenté des quatre à 27 ans et le seul à avoir déjà participé aux Jeux. Le Haut-Savoyard était de l'aventure il y a quatre ans à Pékin, marquée par une troisième médaille de bronze d'affilée en relais. Mais cette année, les Bleus ont changé de dimension. "Il n'y a plus cette pensée d'avant qui consistait à se dire: +Ok c'est impossible, on va juste se contenter d'être deuxième+", insiste Lapalus qui veut "tout faire" pour battre les Norvégiens en 2030 lors des Jeux dans les Alpes françaises. Pour le fondeur de La Clusaz, les coups d'éclat de Desloges ont "galvanisé" l'équipe. Avec le jeune Isérois, les Bleus se sont trouvé un leader qui a assumé son statut dimanche, en replaçant son équipe de la quatrième à la deuxième position dans le troisième relais. Et ses deux autres partenaires, Théo Schély (26 ans) et Victor Lovera (25 ans), premier et dernier relayeurs, ont apporté leur pierre à l'édifice pour obtenir l'argent, devant l'Italie en bronze. les jambes "dures" de Lovera Lovera, qui avait la responsabilité de finir le boulot, a reconnu avoir "eu peur dans les virages" et "les jambes dures" mais tout s'est bien terminé et il a vécu "beaucoup d'émotions" en portant le drapeau français dans les derniers mètres, après que Klaebo a passé la ligne d'arrivée en premier. Seul désormais au sommet du palmarès des JO, le Norvégien dépasse ses trois compatriotes, les ex-fondeurs Marit Bjoergen et Bjoern Daehlie et l'ancien biathlète Ole Einar Bjoerndalen (huit titres), qu'il avait rejoints vendredi en remportant le 10 km individuel. Sous un ciel radieux, après la pluie de samedi et de nombreuses chutes des athlètes dans le relais féminin, la Norvège a fait la course en tête. Bien aidé par le travail de ses partenaires Emil Iversen, Martin Nyenget et Einar Hedegart, Klaebo, a géré l'avance de son équipe sans prendre de risques. Klaebo loue son grand-père Après cette quatrième médaille d'or en Italie, la "comète" (son surnom) de Trondheim a rendu hommage à son grand-père, qui l'entraîne depuis ses 15 ans et qui reste, à 83 ans, "la personne la plus innovante" dans sa manière d'aborder le ski de fond. "Je ne serais pas ici sans lui", a souligné le Norvégien, qui se rapproche du "Grand Chelem, c'est-à-dire remporter les six courses au programme des JO. Klaebo l'a déjà fait lors des derniers Mondiaux, organisés dans sa ville l'an passé. En Italie, il reste deux épreuves de ski de fond: le sprint par équipes mercredi et le 50 kilomètres samedi. Klaebo peut-il faire une razzia? "Bien sûr qu'il peut y arriver!", assure son coéquipier Martin Nyenget. "Il est sur le bon chemin et en super forme. Rien n'est impossible pour Johannes."

15.02.2026 à 14:52

Mexique : funérailles de mineurs disparus, les recherches se poursuivent

FRANCE24
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Texte intégral (679 mots)

15.02.2026 à 14:44

Asphyxie américaine et régime répressif, les cubains face à des crises multiples

FRANCE24
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Maïlys Khider, journaliste indépendante spécialiste de Cuba, est notre invité.
Texte intégral (679 mots)
Maïlys Khider, journaliste indépendante spécialiste de Cuba, est notre invité.

15.02.2026 à 14:19

Le musicien Michel Portal, figure du jazz contemporain, est mort à 90 ans

FRANCE24
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Reconnu pour sa polyvalence de genres et d'instruments - il jouait aussi du saxophone -, ce natif de Bayonne excellait en musique classique, sa formation initiale, mais il était aussi considéré comme l'un des pionniers du free jazz et composait pour le cinéma. Il était "un monument immense pour le jazz moderne, pour le jazz européen, totalement ouvert sur énormément de musiques et d'expériences", a salué son agente, qui précise que son décès est survenu jeudi. "Cet immense clarinettiste, ami des plus grands musiciens de son temps, excellait dans le classique comme le jazz", lui a aussi rendu hommage sur les réseaux sociaux le maire de Bayonne, Jean-René Etchegaray. Lauréat de trois César et de deux Sept d'or de musiques de films, du grand prix national 1983 de la musique, d'une Victoire du jazz en 2021, entre autres prix, il revendiquait l'idée de ne jamais se fixer sur un style. Amoureux des métissages, chercheur d'une "nouvelle sorte de langage", il se disait ennemi de "la routine", privilégiant la musique festive à l'harmonie. Né le 27 novembre 1935 à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), premier prix de clarinette au conservatoire de Paris en 1959, il acquiert une solide réputation de soliste et participe aux créations de musique contemporaine de Pierre Boulez, Luciano Berio ou Karlheinz Stockhausen. En 1965, il pose les fondations d'un jazz nouveau avec le disque "Free Jazz", libérant le jazz européen des canons américains. Avec son propre groupe, le "Michel Portal Unit", il avait aussi triomphé lors de concerts mémorables, à Châteauvallon ou Uzeste. "Enfant, j'étais toujours en train de penser aux gens qui allaient au fin fond du monde pour voir comment on vivait là-bas", avait-il confié à l'AFP en 2021, à l'occasion de la sortie du dernier opus d'une longue discographie, MP85.
Lire plus (308 mots)
Reconnu pour sa polyvalence de genres et d'instruments - il jouait aussi du saxophone -, ce natif de Bayonne excellait en musique classique, sa formation initiale, mais il était aussi considéré comme l'un des pionniers du free jazz et composait pour le cinéma. Il était "un monument immense pour le jazz moderne, pour le jazz européen, totalement ouvert sur énormément de musiques et d'expériences", a salué son agente, qui précise que son décès est survenu jeudi. "Cet immense clarinettiste, ami des plus grands musiciens de son temps, excellait dans le classique comme le jazz", lui a aussi rendu hommage sur les réseaux sociaux le maire de Bayonne, Jean-René Etchegaray. Lauréat de trois César et de deux Sept d'or de musiques de films, du grand prix national 1983 de la musique, d'une Victoire du jazz en 2021, entre autres prix, il revendiquait l'idée de ne jamais se fixer sur un style. Amoureux des métissages, chercheur d'une "nouvelle sorte de langage", il se disait ennemi de "la routine", privilégiant la musique festive à l'harmonie. Né le 27 novembre 1935 à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), premier prix de clarinette au conservatoire de Paris en 1959, il acquiert une solide réputation de soliste et participe aux créations de musique contemporaine de Pierre Boulez, Luciano Berio ou Karlheinz Stockhausen. En 1965, il pose les fondations d'un jazz nouveau avec le disque "Free Jazz", libérant le jazz européen des canons américains. Avec son propre groupe, le "Michel Portal Unit", il avait aussi triomphé lors de concerts mémorables, à Châteauvallon ou Uzeste. "Enfant, j'étais toujours en train de penser aux gens qui allaient au fin fond du monde pour voir comment on vivait là-bas", avait-il confié à l'AFP en 2021, à l'occasion de la sortie du dernier opus d'une longue discographie, MP85.

15.02.2026 à 13:57

Parier sur l’actualité : l'ascension vertigineuse des "marchés prédictifs"

Diya GUPTA
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Les paris en ligne sur la chute de Nicolas Maduro au Venezuela ont mis en lumière l'essor spectaculaire des marchés prédictifs : des portails où les gens parient sur tout, des événements sportifs aux prochaines frappes militaires de l'administration Trump, en passant par la résurrection de Jésus. Si certains en tirent de juteux profits, d'autres s'inquiètent des répercussions humaines et géopolitiques dans le monde réel.
Lire plus (308 mots)
Les paris en ligne sur la chute de Nicolas Maduro au Venezuela ont mis en lumière l'essor spectaculaire des marchés prédictifs : des portails où les gens parient sur tout, des événements sportifs aux prochaines frappes militaires de l'administration Trump, en passant par la résurrection de Jésus. Si certains en tirent de juteux profits, d'autres s'inquiètent des répercussions humaines et géopolitiques dans le monde réel.
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