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17.06.2026 à 22:17

FRANCE24
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Chemise à fleurs, cheveux blancs relevés en chignon et lunettes en verre fumé, l'accusée de 79 ans s'est montrée disserte pour répondre aux questions de la cour sur son parcours de vie. Elle comparaît depuis lundi pour l'enlèvement, la séquestration et le meurtre de son ex belle-soeur Corinne Di Dio, dont le corps démembré avait été retrouvé fin juin 1995 dans une malle métallique dérivant sur la Seine près de La Roquette, dans l'Eure. Le caractère bien trempé de Mme Garcia, que plusieurs membres de son entourage disent capable de violences verbales et physiques, lui a valu le sobriquet de "Ma Dalton", en référence à la cheffe de gang autoritaire de la BD Lucky Luke. D'autres soutiens familiaux soulignent au contraire sa générosité et sa volonté d'aider ses proches, au point de la surnommer "Mamie trésor". "Je suis pas toute rose, j'ai fait des erreurs dans ma vie et j'ai le verbe haut", a reconnu depuis son box l'accusée, en détention provisoire à la maison d'arrêt de Versailles depuis plus de trois ans. Avant d'assurer un peu plus tard, d'une voix gouailleuse, n'avoir jamais été "hors ligne". Marie-Thérèse Garcia est revenue sur ses relations sentimentales qui l'ont fait côtoyer plusieurs figures du grand banditisme, notamment le braqueur Antonio Gomez Marquez, coaccusé du meurtre de Corinne Di Dio. Recherché pour trafic de stupéfiants, il est visé par un mandat d'arrêt et jugé en son absence. Née à Montrouge dans les Hauts-de-Seine en 1946, Marie-Thérèse Garcia a vécu de longues années à Saint-Hilarion, dans les Yvelines, où elle avait pour habitude de garder des enfants du cercle familial élargi parmi lesquels Romain, le fils de Corinne Di Dio et Antonio Marquez Gomez. C'est dans cette commune, située entre Versailles et Chartres, que la victime aurait été tuée, un crime que nie vigoureusement l'accusée. "Ca fait 30 ans que je clame mon innocence, je n'en peux plus", s'est-elle emportée. Deux non-lieux ont été rendus dans ce dossier, en 2000 et 2008 avant que l'enquête ne soit relancée en 2012 à la suite d'exploitations téléphoniques d'une petite-fille de Marie-Thérèse Garcia disant avoir vu dans sa jeunesse "une bonne femme se faire couper en morceaux". Martinet Il a aussi été question de l'environnement familial complexe de l'accusée, notamment ses rapports délétères avec sa fille cadette Nancy, qu'elle soupçonne d'avoir cherché à l'assassiner en 2004 en posant une grenade sous sa voiture, des faits contestés par l'intéressée. A l'origine de la rivalité entre les deux femmes, la liaison qu'a entretenue Nancy avec Francisco Marquez Gomez, frère d'Antonio et ancien compagnon de Marie-Thérèse. Une autre relation adultérine, celle entre Francisco et Corinne Di Dio, a été avancée au cours de l'enquête, plaçant la jalousie de Marie-Thérèse Garcia comme possible mobile du crime. La présidente de la cour l'a aussi questionnée sur son père, décédé en 2008 et accusé par plusieurs membres de la famille d'attouchements sexuels, des abus que l'accusée a assuré ignorer. "Il était assez sévère et nous a appris le respect", s'est-elle contentée de décrire, ajoutant que son père utilisait le martinet "avec douceur". Interrogée sur ses conditions de détention, Marie-Thérèse Garcia a affirmé aller "moralement très mal et physiquement encore plus mal", dressant une longue liste de pathologies: hypertension, arthrose, vertiges, paralysie d'une partie du corps et multiples accidents cardio-vasculaires. Elle comparaît le bras gauche en écharpe, à la suite d'une fracture du poignet. Ses avocats, qui alertent depuis plusieurs années sur son état de santé et la présentent comme la détenue la plus âgée de France, ont formulé plusieurs demandes de remise en liberté avant son procès, toutes rejetées.

17.06.2026 à 22:11

FRANCE24
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Le comité central du Parti communiste cubain a convoqué une session plénière extraordinaire pour examiner une vingtaine de projets visant à ouvrir davantage de secteurs à l'investissement privé, à attirer plus de capitaux provenant de Cubains résidant à l'étranger et à réduire la taille de l'Etat. Ces réformes pourraient être approuvées par l'Assemblée nationale dès jeudi, soit moins d'une semaine après leur annonce par le président Miguel Diaz-Canel. Rien n'assure toutefois qu'elles satisfassent le président américain Donald Trump, qui ne cache pas son souhait de voir un changement de régime sur l'île située à environ 150 kilomètres des côtes de la Floride. Le blocus pétrolier imposé par M. Trump en janvier a poussé l'économie cubaine, déjà affaiblie, au bord de l'effondrement, provoquant des coupures de courant généralisées pouvant durer plus d'une journée, ainsi que des pénuries de nourriture, de carburant, d'eau potable et de médicaments. Washington a également décrété récemment plusieurs vagues de sanctions visant l'économie cubaine, aggravant la crise économique, sociale et énergétique que traverse depuis plusieurs années La Havane, sous embargo américain depuis 1962. Le gouvernement cubain, qui mène des discussions avec Washington, a affirmé que ces réformes doivent permettre d'atténuer la crise. Le président Diaz-Canel a indiqué vendredi que la gamme d'activités ouvertes au secteur privé serait "la plus large possible". Les entreprises privées, jusqu'à 100 salariés, sont autorisées sur l'île communiste depuis 2021. Quelque 10.000 entreprises occupent une place croissante dans le tissu économique cubain. Le président cubain a également annoncé que les Cubains, qu'ils vivent sur l'île ou à l'étranger, bénéficieraient des mêmes conditions que les investisseurs étrangers, dont plusieurs se sont récemment désengagés du pays par crainte de sanctions américaines. Il a également annoncé "une restructuration de l'appareil d'Etat", avec une réduction de nombre de ministères et de fonctionnaires. Cependant, certaines des réformes annoncées reprennent des propositions antérieures, comme l'octroi d'une plus grande autonomie aux entreprises publiques, qui représentent environ 80% de l'activité économique. "J'accueille favorablement tout changement qui contribue à ranimer le patient mourant", a déclaré à l'AFP le propriétaire d'un petit supermarché privé à La Havane, qui a demandé à garder l'anonymat, dans une allusion à l'économie cubaine.

17.06.2026 à 22:06

Anthony SAINT-LÉGER
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Tulsi Gabbard, la directrice démissionnaire du renseignement américain l’assure : l’Ukraine possède des laboratoires de recherche biologique dangereux. Elle affirme avoir déclassifié des documents qui en confirment l'existence. Sauf qu'ils ne prouvent rien. De quoi relancer une rumeur propagée par la Russie dès 2022
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Tulsi Gabbard, la directrice démissionnaire du renseignement américain l’assure : l’Ukraine possède des laboratoires de recherche biologique dangereux. Elle affirme avoir déclassifié des documents qui en confirment l'existence. Sauf qu'ils ne prouvent rien. De quoi relancer une rumeur propagée par la Russie dès 2022

17.06.2026 à 21:44

FRANCE 24
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Le préfet de police de Paris a interdit mercredi le concert gratuit organisé dimanche prochain par La France insoumise à l'occasion de la Fête de la musique, invoquant notamment la participation du Comité Adama, de sa fondatrice Assa Traoré et du rappeur Médine. Le parti a immédiatement annoncé un recours en justice, tandis que le candidat insoumis à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, a dénoncé "un scandale démocratique grave".
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Le préfet de police de Paris a interdit mercredi le concert gratuit organisé dimanche prochain par La France insoumise à l'occasion de la Fête de la musique, invoquant notamment la participation du Comité Adama, de sa fondatrice Assa Traoré et du rappeur Médine. Le parti a immédiatement annoncé un recours en justice, tandis que le candidat insoumis à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, a dénoncé "un scandale démocratique grave".

17.06.2026 à 21:41

FRANCE24
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"Les Etats-Unis d'Amérique et la République islamique d'Iran sont convenus de bonne foi, le [Insérer la date], de ce qui suit:" 1. Les Etats-Unis d'Amérique et la République islamique d'Iran, ainsi que leurs alliés dans la guerre en cours, en signant ce protocole d'accord, déclarent la cessation immédiate et permanente des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban, et s'engagent, à compter de maintenant, à ne pas initier de guerre ou d'opération militaire l'un contre l'autre et à s'abstenir de la menace ou de l'usage de la force l'un contre l'autre, tout en garantissant l'intégrité territoriale et la souveraineté du Liban. L'accord final confirmera la cessation permanente de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban, ainsi que les autres dispositions du présent paragraphe. 2. Les Etats-Unis d'Amérique et la République islamique d'Iran s'engagent à respecter la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'autre et à s'abstenir de toute ingérence dans les affaires intérieures de l'autre. 3. Les Etats-Unis d'Amérique et la République islamique d'Iran s'engagent à négocier et à conclure l'accord final dans un délai maximum de 60 jours, extensible d'un commun accord. 4. Dès la signature du présent protocole d'accord, les Etats-Unis d'Amérique commenceront à lever leur blocus naval et toute perturbation ou entrave visant la République islamique d'Iran, et mettront complètement fin au blocus naval dans un délai de 30 jours. Pendant cette période, le trafic des navires sera proportionnel au volume de trafic d'avant-guerre rétabli par la République islamique d'Iran. Les Etats-Unis d'Amérique s'engagent en outre à retirer leurs forces des abords de la République islamique d'Iran dans les 30 jours suivant l'accord final. 5. Dès la signature du présent protocole d'accord, la République islamique d'Iran prendra des dispositions, en déployant ses meilleurs efforts, pour assurer la sécurité du passage des navires commerciaux, sans frais pendant 60 jours uniquement, du golfe Persique vers la mer d'Oman, et inversement. Le trafic des navires commerciaux commencera immédiatement et, compte tenu de la nécessité de lever les obstacles techniques et militaires, et du déminage par la République islamique d'Iran, sera pleinement rétabli dans un délai de 30 jours. La République islamique d'Iran engagera un dialogue avec le Sultanat d'Oman afin de définir l'administration future et les services maritimes dans le détroit d'Ormuz, en concertation avec les autres Etats riverains du golfe Persique, conformément au droit international applicable et aux droits souverains des Etats côtiers du détroit d'Ormuz. 6. Les Etats-Unis s'engagent, avec leurs partenaires régionaux, à élaborer un plan définitif, convenu d'un commun accord, d'un montant d'au moins 300 milliards de dollars, destiné à la reconstruction et au développement économique de la République islamique d'Iran. Le mécanisme de mise en œuvre de ce plan sera finalisé dans le cadre de l'accord final dans un délai de 60 jours. Toutes les licences, dérogations et autorisations nécessaires aux transactions financières pertinentes seront accordées par les Etats-Unis d'Amérique. 7. Les Etats-Unis d'Amérique s'engagent à mettre fin à tous les types de sanctions contre la République islamique d'Iran, y compris les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies, les résolutions du Conseil des gouverneurs de l'AIEA, ainsi que toutes les sanctions unilatérales américaines, primaires et secondaires, selon un calendrier convenu dans le cadre de l'accord final. La République islamique d'Iran et les Etats-Unis d'Amérique reconnaissent l'importance cruciale de la question de la levée des sanctions susmentionnée et expriment leur intention de traiter immédiatement ces questions dans les négociations afin de parvenir à un accord mutuel à leur sujet. 8. La République islamique d'Iran réaffirme qu'elle ne se procurera ni ne développera d'armes nucléaires. Les Etats-Unis d'Amérique et la République islamique d'Iran ont convenu de régler le sort des matières enrichies accumulées selon un mécanisme qui sera convenu mutuellement et conforme au calendrier mentionné au paragraphe 7, la méthodologie a minima consistant en une méthode de dilution sur place sous la supervision de l'AIEA. Les deux parties ont également convenu de discuter de la question de l'enrichissement et d'autres sujets convenus conjointement liés aux besoins nucléaires de la République islamique d'Iran, sur la base d'un cadre satisfaisant devant être arrêté dans l'accord final. L'accord final confirmera les dispositions du présent paragraphe. Les Etats-Unis d'Amérique et la République islamique d'Iran reconnaissent l'importance cruciale des questions nucléaires susmentionnées et expriment leur intention de traiter immédiatement ces questions dans la négociation afin de parvenir à un accord mutuel à leur sujet. 9. Dans l'attente de l'accord final, les Etats-Unis d'Amérique et la République islamique d'Iran conviennent de maintenir le statu quo. La République islamique d'Iran maintiendra le statu quo actuel de son programme nucléaire, et les Etats-Unis d'Amérique n'imposeront aucune nouvelle sanction et ne déploieront pas de forces supplémentaires dans la région. 10. Les Etats-Unis d'Amérique s'engagent à ce que, dès la signature du présent protocole d'accord et jusqu'à la levée des sanctions, le département du Trésor américain délivre des dérogations pour l'exportation de pétrole brut iranien, de produits pétroliers et dérivés, ainsi que pour tous les services associés, y compris les transactions bancaires, les assurances, le transport, etc. 11. Les Etats-Unis d'Amérique s'engagent à rendre pleinement disponibles et utilisables les fonds et avoirs de la République islamique d'Iran gelés ou soumis à des restrictions dès la mise en œuvre du présent protocole d'accord. Les Etats-Unis d'Amérique et la République islamique d'Iran se mettront d'accord d'un commun accord sur les procédures relatives à la libération de ces fonds au cours des négociations. Ces fonds, qu'ils soient conservés sur le compte d'origine ou transférés, devront être pleinement utilisables pour tout paiement en faveur de tout bénéficiaire final désigné par la Banque centrale de la République islamique d'Iran. Les Etats-Unis d'Amérique s'engagent à délivrer toutes les licences et autorisations nécessaires en conséquence. 12. Les Etats-Unis d'Amérique et la République islamique d'Iran conviennent qu'un mécanisme d'exécution sera établi pour surveiller la bonne mise en œuvre du présent protocole d'accord et le respect futur de l'accord final. 13. Après la signature du présent protocole d'accord et sous réserve du début de la mise en œuvre des paragraphes 1, 4, 5, 10 et 11 du protocole d'accord, ainsi que de la poursuite de la mise en œuvre de ces mesures, les Etats-Unis d'Amérique et la République islamique d'Iran entameront des négociations relatives à l'accord final exclusivement sur les autres paragraphes. 14. L'accord final sera entériné par une résolution contraignante du Conseil de sécurité de l'ONU.
Texte intégral (1164 mots)
"Les Etats-Unis d'Amérique et la République islamique d'Iran sont convenus de bonne foi, le [Insérer la date], de ce qui suit:" 1. Les Etats-Unis d'Amérique et la République islamique d'Iran, ainsi que leurs alliés dans la guerre en cours, en signant ce protocole d'accord, déclarent la cessation immédiate et permanente des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban, et s'engagent, à compter de maintenant, à ne pas initier de guerre ou d'opération militaire l'un contre l'autre et à s'abstenir de la menace ou de l'usage de la force l'un contre l'autre, tout en garantissant l'intégrité territoriale et la souveraineté du Liban. L'accord final confirmera la cessation permanente de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban, ainsi que les autres dispositions du présent paragraphe. 2. Les Etats-Unis d'Amérique et la République islamique d'Iran s'engagent à respecter la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'autre et à s'abstenir de toute ingérence dans les affaires intérieures de l'autre. 3. Les Etats-Unis d'Amérique et la République islamique d'Iran s'engagent à négocier et à conclure l'accord final dans un délai maximum de 60 jours, extensible d'un commun accord. 4. Dès la signature du présent protocole d'accord, les Etats-Unis d'Amérique commenceront à lever leur blocus naval et toute perturbation ou entrave visant la République islamique d'Iran, et mettront complètement fin au blocus naval dans un délai de 30 jours. Pendant cette période, le trafic des navires sera proportionnel au volume de trafic d'avant-guerre rétabli par la République islamique d'Iran. Les Etats-Unis d'Amérique s'engagent en outre à retirer leurs forces des abords de la République islamique d'Iran dans les 30 jours suivant l'accord final. 5. Dès la signature du présent protocole d'accord, la République islamique d'Iran prendra des dispositions, en déployant ses meilleurs efforts, pour assurer la sécurité du passage des navires commerciaux, sans frais pendant 60 jours uniquement, du golfe Persique vers la mer d'Oman, et inversement. Le trafic des navires commerciaux commencera immédiatement et, compte tenu de la nécessité de lever les obstacles techniques et militaires, et du déminage par la République islamique d'Iran, sera pleinement rétabli dans un délai de 30 jours. La République islamique d'Iran engagera un dialogue avec le Sultanat d'Oman afin de définir l'administration future et les services maritimes dans le détroit d'Ormuz, en concertation avec les autres Etats riverains du golfe Persique, conformément au droit international applicable et aux droits souverains des Etats côtiers du détroit d'Ormuz. 6. Les Etats-Unis s'engagent, avec leurs partenaires régionaux, à élaborer un plan définitif, convenu d'un commun accord, d'un montant d'au moins 300 milliards de dollars, destiné à la reconstruction et au développement économique de la République islamique d'Iran. Le mécanisme de mise en œuvre de ce plan sera finalisé dans le cadre de l'accord final dans un délai de 60 jours. Toutes les licences, dérogations et autorisations nécessaires aux transactions financières pertinentes seront accordées par les Etats-Unis d'Amérique. 7. Les Etats-Unis d'Amérique s'engagent à mettre fin à tous les types de sanctions contre la République islamique d'Iran, y compris les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies, les résolutions du Conseil des gouverneurs de l'AIEA, ainsi que toutes les sanctions unilatérales américaines, primaires et secondaires, selon un calendrier convenu dans le cadre de l'accord final. La République islamique d'Iran et les Etats-Unis d'Amérique reconnaissent l'importance cruciale de la question de la levée des sanctions susmentionnée et expriment leur intention de traiter immédiatement ces questions dans les négociations afin de parvenir à un accord mutuel à leur sujet. 8. La République islamique d'Iran réaffirme qu'elle ne se procurera ni ne développera d'armes nucléaires. Les Etats-Unis d'Amérique et la République islamique d'Iran ont convenu de régler le sort des matières enrichies accumulées selon un mécanisme qui sera convenu mutuellement et conforme au calendrier mentionné au paragraphe 7, la méthodologie a minima consistant en une méthode de dilution sur place sous la supervision de l'AIEA. Les deux parties ont également convenu de discuter de la question de l'enrichissement et d'autres sujets convenus conjointement liés aux besoins nucléaires de la République islamique d'Iran, sur la base d'un cadre satisfaisant devant être arrêté dans l'accord final. L'accord final confirmera les dispositions du présent paragraphe. Les Etats-Unis d'Amérique et la République islamique d'Iran reconnaissent l'importance cruciale des questions nucléaires susmentionnées et expriment leur intention de traiter immédiatement ces questions dans la négociation afin de parvenir à un accord mutuel à leur sujet. 9. Dans l'attente de l'accord final, les Etats-Unis d'Amérique et la République islamique d'Iran conviennent de maintenir le statu quo. La République islamique d'Iran maintiendra le statu quo actuel de son programme nucléaire, et les Etats-Unis d'Amérique n'imposeront aucune nouvelle sanction et ne déploieront pas de forces supplémentaires dans la région. 10. Les Etats-Unis d'Amérique s'engagent à ce que, dès la signature du présent protocole d'accord et jusqu'à la levée des sanctions, le département du Trésor américain délivre des dérogations pour l'exportation de pétrole brut iranien, de produits pétroliers et dérivés, ainsi que pour tous les services associés, y compris les transactions bancaires, les assurances, le transport, etc. 11. Les Etats-Unis d'Amérique s'engagent à rendre pleinement disponibles et utilisables les fonds et avoirs de la République islamique d'Iran gelés ou soumis à des restrictions dès la mise en œuvre du présent protocole d'accord. Les Etats-Unis d'Amérique et la République islamique d'Iran se mettront d'accord d'un commun accord sur les procédures relatives à la libération de ces fonds au cours des négociations. Ces fonds, qu'ils soient conservés sur le compte d'origine ou transférés, devront être pleinement utilisables pour tout paiement en faveur de tout bénéficiaire final désigné par la Banque centrale de la République islamique d'Iran. Les Etats-Unis d'Amérique s'engagent à délivrer toutes les licences et autorisations nécessaires en conséquence. 12. Les Etats-Unis d'Amérique et la République islamique d'Iran conviennent qu'un mécanisme d'exécution sera établi pour surveiller la bonne mise en œuvre du présent protocole d'accord et le respect futur de l'accord final. 13. Après la signature du présent protocole d'accord et sous réserve du début de la mise en œuvre des paragraphes 1, 4, 5, 10 et 11 du protocole d'accord, ainsi que de la poursuite de la mise en œuvre de ces mesures, les Etats-Unis d'Amérique et la République islamique d'Iran entameront des négociations relatives à l'accord final exclusivement sur les autres paragraphes. 14. L'accord final sera entériné par une résolution contraignante du Conseil de sécurité de l'ONU.
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