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26.05.2026 à 05:05

FRANCE 24
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Sonny Rollins, le "colosse du saxophone" aux œuvres aussi impétueuses que contemplatives, était le dernier des grands de l'âge d'or du jazz. Il est mort, lundi, dans l'État de New York à l'âge de 95 ans.
Sonny Rollins, le "colosse du saxophone" aux œuvres aussi impétueuses que contemplatives, était le dernier des grands de l'âge d'or du jazz. Il est mort, lundi, dans l'État de New York à l'âge de 95 ans.

26.05.2026 à 04:29

FRANCE24
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Ce sommet à New Delhi intervient dix jours après la visite d'Etat en Chine du président américain Donald Trump, qui a vanté une coopération entre les deux puissances en tant que "G2", concept faisant craindre aux alliés des Etats-Unis, inquiets de la montée en puissance de Pékin, d'être marginalisés. M. Rubio a pris la mesure symbolique de réunir les ministres des Affaires étrangères du Quad (Australie, Inde, Japon et Etats-Unis) - Dialogue quadrilatéral pour la sécurité - à Washington quelques heures après sa prestation de serment l'an dernier, et ils se sont de nouveau retrouvés à Washington en juillet 2025. Mais un sommet du Quad attendu l'an dernier n'a pas eu lieu, M. Trump ne s'étant pas engagé à se rendre en Inde pour y participer, malgré la promesse de son prédécesseur Joe Biden que les sommets des dirigeants des quatre pays étaient "là pour durer". Rencontrant mardi ses homologues à New Delhi, M. Rubio a estimé que le Quad était "encore plus pertinent et encore plus important en raison des événements récents dans le monde". "Notre objectif collectif au cours de l'année écoulée a été de transformer ce forum, où nous nous contentions de nous réunir et de parler des problèmes, en un cadre où nous faisons réellement quelque chose", a-t-il dit, ajoutant que la coopération progressait "de manière assez agressive". Il a jugé que le Quad devait coopérer pour sécuriser l'approvisionnement en minéraux critiques, l'un des rares domaines dans lesquels l'administration Trump s'est tournée vers une diplomatie plus traditionnelle consistant à bâtir des réseaux avec des alliés, alarmée par la domination de la Chine sur des ressources clés pour le secteur des technologies de pointe. Il a cité d'autres domaines de coopération comme la liberté de navigation, l'humanitaire et la sécurité énergétique. Désaccords sur l'Iran La liberté de navigation est depuis longtemps le terme employé par Washington pour s'opposer aux revendications maritimes de la Chine, une préoccupation particulière pour le Japon. Mais les Etats-Unis ont récemment invoqué ce principe en tentant de rallier leurs alliés contre l'Iran, qui a quasiment bloqué le détroit stratégique d'Ormuz en réponse à la guerre déclenchée par des frappes israélo-américaines le 28 février. Aucun allié des Etats-Unis autre qu'Israël n'a soutenu fermement la décision américaine d'attaquer l'Iran, provoquant la colère de M. Trump, lequel a remis en cause la fiabilité de ses partenaires, qu'il n'avait pourtant pas consultés. Le ministre indien des Affaires étrangères, Subrahmanyam Jaishankar, a indiqué que les discussions porteraient principalement sur "l'Indo-Pacifique, qui constitue le champ spécifique du Quad". Outre l'Iran, l'Inde se démarque des autres pays du Quad sur l'invasion de l'Ukraine par la Russie, en refusant de rompre sa relation de longue date avec Moscou. La ministre australienne des Affaires étrangères, Penny Wong, a déclaré qu'il y avait beaucoup à traiter en Asie, compte tenu de la "dégradation de l'environnement stratégique et des tensions économiques aiguës". Le Premier ministre australien Anthony Albanese est l'un des rares dirigeants à avoir exprimé une certaine compréhension à l'égard de la guerre, sans toutefois apporter l'assistance de Canberra, s'attirant des critiques de M. Trump. Japon et Inde entretiennent traditionnellement des relations cordiales avec Téhéran, bien qu'ils se soient pliés à contrecœur aux sanctions américaines visant les achats de pétrole iranien. Le ministre japonais des Affaires étrangères Toshimitsu Motegi, qui s'est entretenu lundi avec son homologue indien Subrahmanyam Jaishankar, a estimé qu'il était important de se pencher sur une situation de sécurité mondiale "de plus en plus préoccupante".
Texte intégral (640 mots)
Ce sommet à New Delhi intervient dix jours après la visite d'Etat en Chine du président américain Donald Trump, qui a vanté une coopération entre les deux puissances en tant que "G2", concept faisant craindre aux alliés des Etats-Unis, inquiets de la montée en puissance de Pékin, d'être marginalisés. M. Rubio a pris la mesure symbolique de réunir les ministres des Affaires étrangères du Quad (Australie, Inde, Japon et Etats-Unis) - Dialogue quadrilatéral pour la sécurité - à Washington quelques heures après sa prestation de serment l'an dernier, et ils se sont de nouveau retrouvés à Washington en juillet 2025. Mais un sommet du Quad attendu l'an dernier n'a pas eu lieu, M. Trump ne s'étant pas engagé à se rendre en Inde pour y participer, malgré la promesse de son prédécesseur Joe Biden que les sommets des dirigeants des quatre pays étaient "là pour durer". Rencontrant mardi ses homologues à New Delhi, M. Rubio a estimé que le Quad était "encore plus pertinent et encore plus important en raison des événements récents dans le monde". "Notre objectif collectif au cours de l'année écoulée a été de transformer ce forum, où nous nous contentions de nous réunir et de parler des problèmes, en un cadre où nous faisons réellement quelque chose", a-t-il dit, ajoutant que la coopération progressait "de manière assez agressive". Il a jugé que le Quad devait coopérer pour sécuriser l'approvisionnement en minéraux critiques, l'un des rares domaines dans lesquels l'administration Trump s'est tournée vers une diplomatie plus traditionnelle consistant à bâtir des réseaux avec des alliés, alarmée par la domination de la Chine sur des ressources clés pour le secteur des technologies de pointe. Il a cité d'autres domaines de coopération comme la liberté de navigation, l'humanitaire et la sécurité énergétique. Désaccords sur l'Iran La liberté de navigation est depuis longtemps le terme employé par Washington pour s'opposer aux revendications maritimes de la Chine, une préoccupation particulière pour le Japon. Mais les Etats-Unis ont récemment invoqué ce principe en tentant de rallier leurs alliés contre l'Iran, qui a quasiment bloqué le détroit stratégique d'Ormuz en réponse à la guerre déclenchée par des frappes israélo-américaines le 28 février. Aucun allié des Etats-Unis autre qu'Israël n'a soutenu fermement la décision américaine d'attaquer l'Iran, provoquant la colère de M. Trump, lequel a remis en cause la fiabilité de ses partenaires, qu'il n'avait pourtant pas consultés. Le ministre indien des Affaires étrangères, Subrahmanyam Jaishankar, a indiqué que les discussions porteraient principalement sur "l'Indo-Pacifique, qui constitue le champ spécifique du Quad". Outre l'Iran, l'Inde se démarque des autres pays du Quad sur l'invasion de l'Ukraine par la Russie, en refusant de rompre sa relation de longue date avec Moscou. La ministre australienne des Affaires étrangères, Penny Wong, a déclaré qu'il y avait beaucoup à traiter en Asie, compte tenu de la "dégradation de l'environnement stratégique et des tensions économiques aiguës". Le Premier ministre australien Anthony Albanese est l'un des rares dirigeants à avoir exprimé une certaine compréhension à l'égard de la guerre, sans toutefois apporter l'assistance de Canberra, s'attirant des critiques de M. Trump. Japon et Inde entretiennent traditionnellement des relations cordiales avec Téhéran, bien qu'ils se soient pliés à contrecœur aux sanctions américaines visant les achats de pétrole iranien. Le ministre japonais des Affaires étrangères Toshimitsu Motegi, qui s'est entretenu lundi avec son homologue indien Subrahmanyam Jaishankar, a estimé qu'il était important de se pencher sur une situation de sécurité mondiale "de plus en plus préoccupante".

26.05.2026 à 03:55

FRANCE24
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Un mois après la publication d'un plan d'électrification des usages par le gouvernement, comportant 22 mesures destinées à doper la consommation d'électricité en France, Emmanuel Macron reçoit mardi l'ensemble des acteurs de la filière, du géant EDF aux plombiers-chauffagistes de quartier. L'objectif est double: réduire les émissions de CO2 de secteurs comme le transport routier, et rendre ménages et entreprises moins dépendants de carburants issus de pétrole importé, alors que la guerre au Moyen-Orient fait flamber les cours du brut. Car les énergies fossiles représentent encore aujourd'hui 60% de la consommation d'énergie de la France, une part que l'exécutif souhaite faire tomber en dessous de 50% d'ici 2050, qu'elle soit d'origine nucléaire ou renouvelable, dans les transports, l'industrie et les bâtiments. L'objectif du plan est de faire en sorte que l'électricité représente 34% de la consommation finale d'énergie en 2030 et 38% en 2035 dans le pays, contre 27% en 2024, a détaillé auprès de l'AFP Michel Gioria, directeur général du Serce, le syndicat professionnel qui regroupe des entreprises comme Equans (Bouygues), Vinci Energie, Eiffage Energies, Spie ou des PME et TPE chargées d'intégrer l'électricité dans les infrastructures et les transports. Le mouvement d'électrification passe par une myriade de mesures, à commencer par des engagements pris par le premier électricien du pays, EDF, qui fête ses 80 ans cette année. L'entreprise devrait confirmer qu'elle va y consacrer 240 millions d'euros, a-t-elle indiqué à l'AFP. "Un programme sur trente ans" Ainsi 80 millions d'euros seront consacrés à l'accompagnement des particuliers pour acquérir des pompes à chaleur (PAC) en remplacement d'une chaudière gaz ou fioul, 80 millions pour l'aide à l'achat de poids lourds électriques ou l'installation de bornes de recharge, et 80 millions pour la préparation de terrains industriels visant à accueillir en France de grands consommateurs d'électricité. EDF compte notamment se mobiliser sur l'électrification du parc de logement social aussi bien que sur celle des Ehpad, dont 8% sont encore au fioul, et sur l'installation de bornes électriques dans les copropriétés, via sa filiale Logivolt. Pour l'industrie, l'entreprise publique prévoit un "coup de pouce chaudière électrique" à hauteur de 30 millions d'euros. Pour les transporteurs, il annonce le lancement du premier réseau de recharge en itinérance pour les poids lourds, Izivia Trucks, avec un premier objectif de près de 200 bornes d'une puissance de charge supérieure à 400 kVA. De leur côté, les entreprises du Serce, qui installent les équipements énergétiques dans les bâtiments, électrifient les usines ou raccordent les centrales au réseau, s'engagent à embaucher "12.000 personnes et 3.000 apprentis par an" pour mener à bien ce plan d'électrification. "Nous nous engageons dans le temps, l'électrification du pays est un programme sur trente ans", a déclaré lundi à l'AFP M. Gioria. "Il faut aussi bien installer des bornes de recharge sur les quais des ports comme Marseille, Saint-Nazaire, Le Havre ou La Rochelle que relier des serres agricoles au réseau en Bretagne, ou des +data centers+ en Ile-de-France et en Provence-Alpes-Côte d'Azur", a-t-il souligné. Les entreprises du secteur ont mis à disposition de quelque 150 lycées professionnels en France des équipements spécialisés pour la pratique. "Nous souhaitons attirer des jeunes vers ces métiers, et les former aux métiers de la haute tension et de la grande puissance", a-t-il ajouté. "C'est un voyage de transformation profond qui va durer 25 ou 30 ans", a souligné M. Gioria.
Texte intégral (579 mots)
Un mois après la publication d'un plan d'électrification des usages par le gouvernement, comportant 22 mesures destinées à doper la consommation d'électricité en France, Emmanuel Macron reçoit mardi l'ensemble des acteurs de la filière, du géant EDF aux plombiers-chauffagistes de quartier. L'objectif est double: réduire les émissions de CO2 de secteurs comme le transport routier, et rendre ménages et entreprises moins dépendants de carburants issus de pétrole importé, alors que la guerre au Moyen-Orient fait flamber les cours du brut. Car les énergies fossiles représentent encore aujourd'hui 60% de la consommation d'énergie de la France, une part que l'exécutif souhaite faire tomber en dessous de 50% d'ici 2050, qu'elle soit d'origine nucléaire ou renouvelable, dans les transports, l'industrie et les bâtiments. L'objectif du plan est de faire en sorte que l'électricité représente 34% de la consommation finale d'énergie en 2030 et 38% en 2035 dans le pays, contre 27% en 2024, a détaillé auprès de l'AFP Michel Gioria, directeur général du Serce, le syndicat professionnel qui regroupe des entreprises comme Equans (Bouygues), Vinci Energie, Eiffage Energies, Spie ou des PME et TPE chargées d'intégrer l'électricité dans les infrastructures et les transports. Le mouvement d'électrification passe par une myriade de mesures, à commencer par des engagements pris par le premier électricien du pays, EDF, qui fête ses 80 ans cette année. L'entreprise devrait confirmer qu'elle va y consacrer 240 millions d'euros, a-t-elle indiqué à l'AFP. "Un programme sur trente ans" Ainsi 80 millions d'euros seront consacrés à l'accompagnement des particuliers pour acquérir des pompes à chaleur (PAC) en remplacement d'une chaudière gaz ou fioul, 80 millions pour l'aide à l'achat de poids lourds électriques ou l'installation de bornes de recharge, et 80 millions pour la préparation de terrains industriels visant à accueillir en France de grands consommateurs d'électricité. EDF compte notamment se mobiliser sur l'électrification du parc de logement social aussi bien que sur celle des Ehpad, dont 8% sont encore au fioul, et sur l'installation de bornes électriques dans les copropriétés, via sa filiale Logivolt. Pour l'industrie, l'entreprise publique prévoit un "coup de pouce chaudière électrique" à hauteur de 30 millions d'euros. Pour les transporteurs, il annonce le lancement du premier réseau de recharge en itinérance pour les poids lourds, Izivia Trucks, avec un premier objectif de près de 200 bornes d'une puissance de charge supérieure à 400 kVA. De leur côté, les entreprises du Serce, qui installent les équipements énergétiques dans les bâtiments, électrifient les usines ou raccordent les centrales au réseau, s'engagent à embaucher "12.000 personnes et 3.000 apprentis par an" pour mener à bien ce plan d'électrification. "Nous nous engageons dans le temps, l'électrification du pays est un programme sur trente ans", a déclaré lundi à l'AFP M. Gioria. "Il faut aussi bien installer des bornes de recharge sur les quais des ports comme Marseille, Saint-Nazaire, Le Havre ou La Rochelle que relier des serres agricoles au réseau en Bretagne, ou des +data centers+ en Ile-de-France et en Provence-Alpes-Côte d'Azur", a-t-il souligné. Les entreprises du secteur ont mis à disposition de quelque 150 lycées professionnels en France des équipements spécialisés pour la pratique. "Nous souhaitons attirer des jeunes vers ces métiers, et les former aux métiers de la haute tension et de la grande puissance", a-t-il ajouté. "C'est un voyage de transformation profond qui va durer 25 ou 30 ans", a souligné M. Gioria.

26.05.2026 à 03:53

FRANCE 24
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Le record de température a été enregistré, lundi, pour un mois de mai à l'échelle de la France, a fait savoir Météo-France, qui prévoit une journée de mardi encore plus chaude. Huit départements de l'ouest de la France sont placés en vigilance orange canicule. Cette tendance devrait continuer pendant le reste de la semaine.
Texte intégral (579 mots)
Le record de température a été enregistré, lundi, pour un mois de mai à l'échelle de la France, a fait savoir Météo-France, qui prévoit une journée de mardi encore plus chaude. Huit départements de l'ouest de la France sont placés en vigilance orange canicule. Cette tendance devrait continuer pendant le reste de la semaine.

26.05.2026 à 03:41

FRANCE24
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Les négociations sous médiation américaine pour mettre fin au conflit le plus meurtrier en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale sont au point mort depuis l'éclatement le 28 février de la guerre au Moyen-Orient. La diplomatie russe a appelé lundi les ressortissants étrangers vivant à Kiev, dont les personnels diplomatiques, à quitter la capitale ukrainienne avant de nouveaux bombardements russes. Ce qu'a répété son chef Sergueï Lavrov à son homologue américain Marco Rubio lors d'un rare appel. De nouvelles "frappes seront menées sur des centres de décision" et des "entreprises du complexe militaro-industriel" à Kiev, a mis en garde son ministère, sans donner de délai précis avant ces attaques. "Nous avertissons les ressortissants étrangers, y compris le personnel des missions diplomatiques et des représentations d'organisations internationales, de la nécessité de quitter la ville dès que possible, et les habitants de la capitale ukrainienne de ne pas s'approcher des infrastructures militaires et administratives", a-t-il ajouté. Malgré cette mise en garde sur Kiev, le secrétaire d'Etat Marco Rubio, qui effectue un déplacement en Inde, a souligné mardi que "les Etats-Unis (étaient) prêts et disposés à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour faciliter la fin de cette guerre, et nous espérons que l'occasion se présentera à un moment donné". L'administration du président américain Donald Trump a poussé à la fin des combats en organisant des cycles de négociations entre les deux camps à Abou Dhabi, ainsi qu'en février à Genève. Mais depuis, les discussions tripartites sont de facto gelées même si Moscou et Kiev se disent tous deux prêts à les reprendre. Les progrès vers une fin du conflit sont lents, notamment en raison de divergences sur la question territoriale. Chantage russe L'annonce de bombardements russes à venir dans la capitale ukrainienne intervient après des frappes russes particulièrement massives ayant visé l'Ukraine pendant le week-end, notamment la capitale, faisant au moins quatre morts et une centaine de blessés. La Russie a tiré un missile de dernière génération, l'Orechnik, pour la troisième fois depuis le début du conflit. Le chef de la diplomatie ukrainienne, Andriï Sybiga, a pour sa part appelé les partenaires de Kiev à "ne pas céder au chantage russe" et à fournir davantage d'aide et d'armements à l'Ukraine. L'Ukraine où, dans la nuit de lundi à mardi, des frappes russes ont visé Odessa et tué un homme de 45 ans, selon un responsable de l'administration militaire de cette ville du sud du pays. La France a de son côté balayé l'avertissement russe. "On a l'habitude des menaces de Poutine. Hors de question d'évacuer" nos diplomates, a commenté le ministère des Affaires étrangères français, interrogé par des journalistes. La diplomatie russe évoque dans son communiqué la frappe de drones ukrainiens ayant visé dans la nuit de jeudi à vendredi le dortoir d'un lycée à Starobilsk (Starobelsk en russe), dans la région de Lougansk occupée par Moscou dans l'est de l'Ukraine. Selon Moscou, cette frappe a détruit un dortoir où dormaient des dizaines d'adolescents, tuant 21 personnes et blessant plus de 40 autres. Cette "attaque sanglante" et "délibérée" est "la goutte d'eau qui fait déborder le vase", a justifié le ministère russe. L'état-major de l'armée ukrainienne a affirmé que ses forces avaient bombardé cette nuit-là plusieurs sites militaires russes, dont un "quartier général" d'une unité située "dans la zone" de Starobilsk. La presse russe a de son côté publié les témoignages des rescapés et des proches des adolescents tués dans cette attaque. La Russie avait déjà appelé le personnel diplomatique étranger à quitter la capitale ukrainienne avant le défilé du 9-Mai sur la place Rouge à Moscou, menaçant l'Ukraine de représailles si elle venait à perturber les commémorations de la victoire sur l'Allemagne nazie. Le président américain Donald Trump avait alors annoncé in extremis un cessez-le-feu temporaire entre les deux pays.
Texte intégral (679 mots)
Les négociations sous médiation américaine pour mettre fin au conflit le plus meurtrier en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale sont au point mort depuis l'éclatement le 28 février de la guerre au Moyen-Orient. La diplomatie russe a appelé lundi les ressortissants étrangers vivant à Kiev, dont les personnels diplomatiques, à quitter la capitale ukrainienne avant de nouveaux bombardements russes. Ce qu'a répété son chef Sergueï Lavrov à son homologue américain Marco Rubio lors d'un rare appel. De nouvelles "frappes seront menées sur des centres de décision" et des "entreprises du complexe militaro-industriel" à Kiev, a mis en garde son ministère, sans donner de délai précis avant ces attaques. "Nous avertissons les ressortissants étrangers, y compris le personnel des missions diplomatiques et des représentations d'organisations internationales, de la nécessité de quitter la ville dès que possible, et les habitants de la capitale ukrainienne de ne pas s'approcher des infrastructures militaires et administratives", a-t-il ajouté. Malgré cette mise en garde sur Kiev, le secrétaire d'Etat Marco Rubio, qui effectue un déplacement en Inde, a souligné mardi que "les Etats-Unis (étaient) prêts et disposés à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour faciliter la fin de cette guerre, et nous espérons que l'occasion se présentera à un moment donné". L'administration du président américain Donald Trump a poussé à la fin des combats en organisant des cycles de négociations entre les deux camps à Abou Dhabi, ainsi qu'en février à Genève. Mais depuis, les discussions tripartites sont de facto gelées même si Moscou et Kiev se disent tous deux prêts à les reprendre. Les progrès vers une fin du conflit sont lents, notamment en raison de divergences sur la question territoriale. Chantage russe L'annonce de bombardements russes à venir dans la capitale ukrainienne intervient après des frappes russes particulièrement massives ayant visé l'Ukraine pendant le week-end, notamment la capitale, faisant au moins quatre morts et une centaine de blessés. La Russie a tiré un missile de dernière génération, l'Orechnik, pour la troisième fois depuis le début du conflit. Le chef de la diplomatie ukrainienne, Andriï Sybiga, a pour sa part appelé les partenaires de Kiev à "ne pas céder au chantage russe" et à fournir davantage d'aide et d'armements à l'Ukraine. L'Ukraine où, dans la nuit de lundi à mardi, des frappes russes ont visé Odessa et tué un homme de 45 ans, selon un responsable de l'administration militaire de cette ville du sud du pays. La France a de son côté balayé l'avertissement russe. "On a l'habitude des menaces de Poutine. Hors de question d'évacuer" nos diplomates, a commenté le ministère des Affaires étrangères français, interrogé par des journalistes. La diplomatie russe évoque dans son communiqué la frappe de drones ukrainiens ayant visé dans la nuit de jeudi à vendredi le dortoir d'un lycée à Starobilsk (Starobelsk en russe), dans la région de Lougansk occupée par Moscou dans l'est de l'Ukraine. Selon Moscou, cette frappe a détruit un dortoir où dormaient des dizaines d'adolescents, tuant 21 personnes et blessant plus de 40 autres. Cette "attaque sanglante" et "délibérée" est "la goutte d'eau qui fait déborder le vase", a justifié le ministère russe. L'état-major de l'armée ukrainienne a affirmé que ses forces avaient bombardé cette nuit-là plusieurs sites militaires russes, dont un "quartier général" d'une unité située "dans la zone" de Starobilsk. La presse russe a de son côté publié les témoignages des rescapés et des proches des adolescents tués dans cette attaque. La Russie avait déjà appelé le personnel diplomatique étranger à quitter la capitale ukrainienne avant le défilé du 9-Mai sur la place Rouge à Moscou, menaçant l'Ukraine de représailles si elle venait à perturber les commémorations de la victoire sur l'Allemagne nazie. Le président américain Donald Trump avait alors annoncé in extremis un cessez-le-feu temporaire entre les deux pays.
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