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05.01.2026 à 12:37

Ukraine: des frappes russes touchent une clinique à Kiev et font deux morts

FRANCE24
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Des alertes antiaériennes ont retenti au cours de la nuit sur tout le territoire ukrainien, visé par 165 drones selon le président Volodymyr Zelensky, qui a rapporté de nouvelles coupures d'électricité. A Kiev, une clinique privée a été touchée, provoquant un incendie et faisant un mort et trois blessés, selon les services de secours qui ont diffusé des images montrant l'évacuation de patients sur des brancards. Margaryta Maliovana, la directrice de la clinique, a témoigné auprès de l'AFP d'une "nuit terrible". Selon elle, 26 patients se trouvaient sur place au moment de l'impact et un homme de 30 ans a trouvé la mort. "Il y a des blessés légers, mais ils ont été soignés à la clinique – quelques égratignures ici et là, quelques personnes étaient stressées", a-t-elle ajouté. "Nous dormions, comme d'habitude. Et soudain, il y a eu une explosion. Nous nous sommes réveillés, sans comprendre (...) Puis nous avons vu de la fumée", a rapporté Vitaly Chliaïev, un retraité 81 ans qui habite à proximité. Dans la périphérie de la capitale, les bombardements ont touché plusieurs habitations et infrastructures essentielles, tuant un homme dans la localité de Fastiv, a indiqué le gouverneur Mykola Kalachnyk sur Telegram. Les frappes ont provoqué des coupures de courant, nécessitant le déclenchement de systèmes de secours pour maintenir l'approvisionnement en eau et chauffage, a précisé le responsable, alors que les températures nocturnes sont tombées à -8°C. Guerre ou diplomatie Ces attaques interviennent à la veille d'une réunion à Paris de pays soutenant Kiev pour tenter d'avancer en vue d'un règlement du conflit qui entrera bientôt dans sa cinquième année. Pour préparer la rencontre, des conseillers à la sécurité de 15 pays, dont la France, l'Allemagne et le Canada, ainsi que des représentants de l'UE et de l'Otan, se sont réunis à Kiev samedi. L'émissaire de Donald Trump, Steve Witkoff, a participé à distance aux discussions, consacrées aux détails de la dernière mouture du plan de sortie du conflit présenté par les Etats-Unis et négocié avec Kiev. Une autre réunion, préparatoire, entre chefs d'état-major, est prévue lundi. Cette série de discussions vise à "apporter une contribution supplémentaire à la défense (ukrainienne) et à accélérer la fin de la guerre", a déclaré dimanche soir le président Volodymyr Zelensky. "L'Ukraine sera prête pour les deux voies possibles: la diplomatie, que nous recherchons, ou la poursuite d'une défense active si la pression exercée par nos partenaires sur la Russie s'avère insuffisante", a-t-il ajouté. Le président russe Vladimir Poutine a lui aussi répété ces dernières semaines que Moscou atteindrait ses objectifs en Ukraine, soit par la voie des négociations, soit par celle des armes. Trump met en doute Moscou Le Kremlin a annoncé son intention de "durcir" sa position dans les pourparlers après avoir accusé l'Ukraine d'avoir voulu viser avec des drones une résidence de Vladimir Poutine, ce que Kiev dément. Après s'être dans un premier temps dit choqué par l'annonce de cette attaque présumée, le président américain Donald Trump a finalement indiqué dimanche ne pas croire "que cette frappe ait eu lieu". Face aux doutes exprimés par les Européens sur la véracité de l'attaque, Moscou avait diffusé une vidéo montrant des débris d'un drone, une carte montrant la trajectoire des engins et le témoignage d'un homme présenté comme un habitant d'un village situé près de cette résidence. Sur le terrain, la Russie a poursuivi ses avancées lundi, revendiquant la capture de la localité de Grabovské dans la région de Soumy, dans le nord-est de l'Ukraine, où M. Poutine avait ordonné à ses troupes de conquérir une "zone tampon" à la frontière entre les deux pays. L'armée russe a réalisé en Ukraine sa plus forte progression sur le front en 2025 depuis la première année de l'invasion, s'emparant de plus de 5.600 km2 de territoire ukrainien, selon l'analyse par l'AFP de l'Institut pour l'étude de la guerre (ISW), qui travaille avec le Critical Threats Project (CTP), deux centres de réflexion américains spécialisés dans l'étude des conflits. La Russie a indiqué pendant le week-end avoir abattu plusieurs centaines de drones ukrainiens, un nombre inhabituellement élevé, dont plusieurs autour de la capitale.

05.01.2026 à 12:33

"Meilleur que Drogba et les Touré" : Amad Diallo, l'attaquant qui emballe la CAN et Manchester

Stéphanie TROUILLARD
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Pour sa première participation à la Coupe d'Afrique des nations, Amad Diallo brille depuis le début de la compétition. L'attaquant ivoirien, âgé de 23 ans, a déjà été plusieurs fois décisifs. Absent lors du sacre des Élephants en 2024 pour cause de blessure, il a lui aussi envie de soulever le trophée.
Texte intégral (755 mots)
Pour sa première participation à la Coupe d'Afrique des nations, Amad Diallo brille depuis le début de la compétition. L'attaquant ivoirien, âgé de 23 ans, a déjà été plusieurs fois décisifs. Absent lors du sacre des Élephants en 2024 pour cause de blessure, il a lui aussi envie de soulever le trophée.

05.01.2026 à 12:29

Soumission chimique: huis clos au procès d'un "hypnothérapeute" accusé de viols

FRANCE24
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Après une courte suspension d'audience dès l'ouverture du procès lundi devant la Cour criminelle des Bouches-du-Rhône à Aix-en-Provence, le président Roger Arata a ordonné le huis clos. C'est ce même magistrat qui avait présidé en 2024 à Avignon le premier procès des viols de Mazan, devenu un symbole international des violences sexuelles faites aux femmes, notamment suite au refus de la victime, Gisèle Pelicot, qu'il se tienne à huis clos, refus validé par la cour malgré les demandes contraires de l'accusation et de plusieurs accusés. Gisèle Pelicot avait notamment expliqué son refus du huis clos par sa volonté que "la honte change de camp" et passe du côté des violeurs. Dans ce nouveau procès, M. Arata a rappelé lundi que le huis clos est une décision "de droit" que la cour ne peut refuser à une victime partie civile dans les affaires de viols. Toutes "les personnes publiques", dont la presse, ont donc été invitées à quitter la salle d'audience. Seules les parties civiles et les témoins peuvent désormais assister aux débats. Leurs proches pourront être autorisés, sur demande, par la personne qui a demandé le huis clos, au cas par cas, à les accompagner. A la sortie du tribunal, la mère d'une des parties civiles, qui a souhaité rester anonyme, disait comprendre cette décision: "On dit que la honte a changé de camp mais ça n'est pas toujours vrai... Imaginez aller retravailler après un procès comme ça..." "Dignité" C'est l'avocate d'une des parties civiles, Me Caroline Kazanchi, qui a demandé le huis clos dès l'ouverture de l'audience, pour assurer "la dignité" à sa cliente. "Le huis clos est là justement pour libérer la parole des victimes", avait elle déclaré à l'AFP avant le procès. Au contraire, Me Marylou Diamantara, qui représente six victimes, avait plaidé pour la publicité des débats, réclamant un huis clos partiel. "L'ensemble de mes clientes souhaite une publicité des débats parce qu'elles veulent être accompagnées de leur entourage sans limitation de nombre. Elles veulent que leur voix soit entendue du plus grand nombre, être un peu un lanceur d'alerte aussi pour de potentielles autres victimes", a-t-elle expliqué à l'AFP avant l'audience. Cyril Zattara, petites lunettes et cheveux ras, a estimé depuis le box des accusés que "le droit revient aux victimes, je n'ai rien à dire à ce niveau-là". L'affaire a commencé en 2019, quand une étudiante de 24 ans porte plainte contre Cyril Zattara. La jeune femme, qui l'a rencontré lors d'une soirée de danse, l'avait revu pour une séance d'hypnose. Après avoir consommé partiellement un verre de vin qu'il lui avait servi, elle est prise de bouffées de chaleur, puis se réveille avec des souvenirs confus, se rappelant avoir vomi et avoir été pénétrée contre son gré par le quadragénaire. Son ADN a été retrouvé sur les ongles et la culotte de la jeune femme. Aujourd'hui âgé de 47 ans et en détention provisoire depuis presque cinq ans, Cyril Zattara est accusé d'avoir violé 14 femmes, sur une dizaine d'années. Il est aussi renvoyé pour des atteintes à la vie privée, ayant filmé des femmes à leur insu. L'homme avait un mode opératoire bien rodé, selon les enquêteurs: il glissait un somnifère dans un verre de vin ou d'eau qu'il servait aux femmes qu'il recevait, en général chez lui. Ensuite, profitant de l'état second de la victime, il la violait. Cet aspect de soumission chimique fait lui aussi écho au procès des viols de Mazan, dans lequel 51 hommes ont été condamnés définitivement, la plupart pour viols aggravés sur Gisèle Pelicot, alors que celle-ci était assommée de médicaments par son mari.
Texte intégral (639 mots)
Après une courte suspension d'audience dès l'ouverture du procès lundi devant la Cour criminelle des Bouches-du-Rhône à Aix-en-Provence, le président Roger Arata a ordonné le huis clos. C'est ce même magistrat qui avait présidé en 2024 à Avignon le premier procès des viols de Mazan, devenu un symbole international des violences sexuelles faites aux femmes, notamment suite au refus de la victime, Gisèle Pelicot, qu'il se tienne à huis clos, refus validé par la cour malgré les demandes contraires de l'accusation et de plusieurs accusés. Gisèle Pelicot avait notamment expliqué son refus du huis clos par sa volonté que "la honte change de camp" et passe du côté des violeurs. Dans ce nouveau procès, M. Arata a rappelé lundi que le huis clos est une décision "de droit" que la cour ne peut refuser à une victime partie civile dans les affaires de viols. Toutes "les personnes publiques", dont la presse, ont donc été invitées à quitter la salle d'audience. Seules les parties civiles et les témoins peuvent désormais assister aux débats. Leurs proches pourront être autorisés, sur demande, par la personne qui a demandé le huis clos, au cas par cas, à les accompagner. A la sortie du tribunal, la mère d'une des parties civiles, qui a souhaité rester anonyme, disait comprendre cette décision: "On dit que la honte a changé de camp mais ça n'est pas toujours vrai... Imaginez aller retravailler après un procès comme ça..." "Dignité" C'est l'avocate d'une des parties civiles, Me Caroline Kazanchi, qui a demandé le huis clos dès l'ouverture de l'audience, pour assurer "la dignité" à sa cliente. "Le huis clos est là justement pour libérer la parole des victimes", avait elle déclaré à l'AFP avant le procès. Au contraire, Me Marylou Diamantara, qui représente six victimes, avait plaidé pour la publicité des débats, réclamant un huis clos partiel. "L'ensemble de mes clientes souhaite une publicité des débats parce qu'elles veulent être accompagnées de leur entourage sans limitation de nombre. Elles veulent que leur voix soit entendue du plus grand nombre, être un peu un lanceur d'alerte aussi pour de potentielles autres victimes", a-t-elle expliqué à l'AFP avant l'audience. Cyril Zattara, petites lunettes et cheveux ras, a estimé depuis le box des accusés que "le droit revient aux victimes, je n'ai rien à dire à ce niveau-là". L'affaire a commencé en 2019, quand une étudiante de 24 ans porte plainte contre Cyril Zattara. La jeune femme, qui l'a rencontré lors d'une soirée de danse, l'avait revu pour une séance d'hypnose. Après avoir consommé partiellement un verre de vin qu'il lui avait servi, elle est prise de bouffées de chaleur, puis se réveille avec des souvenirs confus, se rappelant avoir vomi et avoir été pénétrée contre son gré par le quadragénaire. Son ADN a été retrouvé sur les ongles et la culotte de la jeune femme. Aujourd'hui âgé de 47 ans et en détention provisoire depuis presque cinq ans, Cyril Zattara est accusé d'avoir violé 14 femmes, sur une dizaine d'années. Il est aussi renvoyé pour des atteintes à la vie privée, ayant filmé des femmes à leur insu. L'homme avait un mode opératoire bien rodé, selon les enquêteurs: il glissait un somnifère dans un verre de vin ou d'eau qu'il servait aux femmes qu'il recevait, en général chez lui. Ensuite, profitant de l'état second de la victime, il la violait. Cet aspect de soumission chimique fait lui aussi écho au procès des viols de Mazan, dans lequel 51 hommes ont été condamnés définitivement, la plupart pour viols aggravés sur Gisèle Pelicot, alors que celle-ci était assommée de médicaments par son mari.

05.01.2026 à 12:26

Venezuela : les images de l’arrivée de Nicolas Maduro à New York

FRANCE24
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Menotté et capuchonné, les premières images de Nicolas Maduro à New York sous escorte américaine. Ces images marquent la chute du président déchu du Venezuela, qui a ensuite été transféré dans une prison de Brooklyn. Il doit être jugé pour narcoterrorisme ce lundi à New York.
Texte intégral (639 mots)
Menotté et capuchonné, les premières images de Nicolas Maduro à New York sous escorte américaine. Ces images marquent la chute du président déchu du Venezuela, qui a ensuite été transféré dans une prison de Brooklyn. Il doit être jugé pour narcoterrorisme ce lundi à New York.

05.01.2026 à 12:23

Assemblée: le débat sur la pétition contre la loi Duplomb reporté à février

FRANCE24
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"Le débat programmé en hémicycle mercredi 7 janvier sur la loi Duplomb est reporté à la semaine de contrôle (de l'Assemblée nationale, NDLR) de février afin de permettre la présence de la ministre (de l'Agriculture Annie) Genevard (qui doit se rendre à Bruxelles mercredi). Sans doute le 10 ou le 11", a annoncé l'entourage de Mme Trouvé. Aucune pétition n'a jamais été débattue jusqu'ici dans l'hémicycle dans l'histoire de la Ve République. Le débat ne donnera toutefois pas lieu à un vote et ne modifiera pas la loi. Doivent s'exprimer lors du débat le président de la commission des Affaires économiques de l'Assemblée Stéphane Travert (apparenté EPR), les deux rapporteures Aurélie Trouvé (LFI) et Hélène Laporte (RN), tous les groupes politiques et le gouvernement. La loi Duplomb, adoptée au Parlement en juillet 2025 avec le soutien des macronistes, LR et l'extrême droite, a fait l'objet d'un vaste mouvement de protestation l'été dernier. Une pétition réclamant son abrogation a réuni plus de 2,1 millions de signatures, franchissant largement la barre des 500.000 signatures permettant un débat à l'Assemblée nationale. Entre-temps, le Conseil constitutionnel a censuré la disposition la plus contestée du texte, qui prévoyait la réintroduction sous conditions de l'acétamipride, un pesticide interdit de la famille des néonicotinoïdes. Restent des mesures concernant des simplifications administratives accordées aux plus gros élevages, ou encore à la construction de certains ouvrages de stockage d'eau.
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"Le débat programmé en hémicycle mercredi 7 janvier sur la loi Duplomb est reporté à la semaine de contrôle (de l'Assemblée nationale, NDLR) de février afin de permettre la présence de la ministre (de l'Agriculture Annie) Genevard (qui doit se rendre à Bruxelles mercredi). Sans doute le 10 ou le 11", a annoncé l'entourage de Mme Trouvé. Aucune pétition n'a jamais été débattue jusqu'ici dans l'hémicycle dans l'histoire de la Ve République. Le débat ne donnera toutefois pas lieu à un vote et ne modifiera pas la loi. Doivent s'exprimer lors du débat le président de la commission des Affaires économiques de l'Assemblée Stéphane Travert (apparenté EPR), les deux rapporteures Aurélie Trouvé (LFI) et Hélène Laporte (RN), tous les groupes politiques et le gouvernement. La loi Duplomb, adoptée au Parlement en juillet 2025 avec le soutien des macronistes, LR et l'extrême droite, a fait l'objet d'un vaste mouvement de protestation l'été dernier. Une pétition réclamant son abrogation a réuni plus de 2,1 millions de signatures, franchissant largement la barre des 500.000 signatures permettant un débat à l'Assemblée nationale. Entre-temps, le Conseil constitutionnel a censuré la disposition la plus contestée du texte, qui prévoyait la réintroduction sous conditions de l'acétamipride, un pesticide interdit de la famille des néonicotinoïdes. Restent des mesures concernant des simplifications administratives accordées aux plus gros élevages, ou encore à la construction de certains ouvrages de stockage d'eau.
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