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03.03.2026 à 23:15

Encore très peu de vols au Moyen-Orient, évacuations en cours

FRANCE24
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La situation reste très perturbée et potentiellement dangereuse, le Qatar ayant affirmé mardi avoir déjoué des attaques iraniennes visant son aéroport, l'une des principales plateformes de correspondance de la région. Faible reprise Après l'attaque israélo-américaine contre l'Iran samedi et des représailles de la République islamique contre des monarchies du Golfe et Israël, les espaces aériens de nombreux pays ont été fermés. Cirium estime que les vols à destination ou au sein de cette région représentent environ 900.000 sièges d'avions par jour. Le nombre de passagers affectés pourrait donc déjà s'approcher de deux millions. Le taux d'annulation a atteint 80% en moyenne aux Emirats arabes unis, où se trouve le deuxième aéroport mondial en nombre de passagers, Dubaï (DXB). Les exploitants de DXB et de l'aéroport d'Abou Dhabi voisin ont annoncé une reprise "limitée" de leur activité lundi soir, et de fait, quelques vols ont décollé des Émirats mardi, selon la carte en ligne du site Flightradar24, même s'ils ont immédiatement piqué vers le sud, s'éloignant du Golfe. Le tableau des départs et des arrivées à DXB montre toujours une grande majorité de vols annulés. Parmi des avions en mouvement depuis ou vers l'aéroport figurent des appareils d'Emirates et de la low-cost FlyDubai. En Jordanie, de nombreux avions de la compagnie Royal Jordanian ont décollé et atterri mardi de l'aéroport d'Amman, mais emprunté le sud du pays pour éviter l'espace aérien israélien. Des vols desservent toujours l'Arabie saoudite et Oman, et les espaces de ces pays sont utilisés par de nombreux long-courriers reliant l'Europe ou les Amériques à l'Asie et l'Océanie. En revanche, aucun appareil civil ne circulait mardi après-midi au-dessus de l'Irak, du Qatar, de Bahreïn, du Koweït ou d'Israël. Un appareil de la MEA a toutefois quitté Beyrouth pour Paris. Des évacuations en cours, d'autres prévues Plusieurs pays et compagnies aériennes ont déjà organisé des évacuations, et d'autres s'y préparent. Pour la France, Emmanuel Macron a annoncé mardi soir dans une allocution télévisée l'arrivée proche de deux "premiers vols" rapatriant à Paris des Français du Moyen-Orient. Un premier a atterri à l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle en provenance d'Oman mercredi un peu avant 03H00 (02H00 GMT). British Airways a dit avoir "réussi à mettre en place un vol de Mascate à Londres" censé partir jeudi après-midi, appelant les personnes intéressées par un rapatriement à prendre contact avec elle. L'Allemagne avait annoncé lundi l'envoi "dès que possible" d'appareils en Arabie saoudite et à Oman afin de ramener des touristes "vulnérables". Son chef de la diplomatie Johann Wadephul a annoncé mardi à Welt TV qu'un vol affrété par le gouvernement allemand quittera Oman mercredi. Un vol confirmé par la Lufthansa. Le voyagiste TUI a indiqué mardi qu'il avait commencé à rapatrier depuis l'aéroport de Dubaï des touristes parmi ses 5.000 clients en croisière actuellement au Moyen-Orient. Trois avions rapatriant des Italiens, deux depuis Abou Dhabi et un de Mascate, doivent atterrir à Rome ou Milan mardi, de source aéroportuaire. Plus de 300 Roumains ont été ramenés dans leur pays via l'Egypte entre lundi et mardi, selon la ministre des Affaires étrangères Oana Toiu. Selon son homologue espagnol José Manuel Albares, "un peu plus de 175 Espagnols sont déjà en route vers Madrid depuis Abou Dhabi, sur un vol commercial d'Etihad dont l'arrivée à Madrid est prévue vers 19H00". De son côté, le chef de la diplomatie néerlandaise Tom Berendsen a révélé qu'un premier vol de KLM était prévu mardi soir pour ramener des Néerlandais du Moyen-Orient, sans précision sur le pays d'origine. La ministre irlandaise des Affaires étrangères Helen McEntee a indiqué que le gouvernement allait contacter ses ressortissants mercredi pour rapatrier 280 d'entre eux sur un vol affrété par le gouvernement qui partirait d'Oman. En République tchèque, deux vols de rapatriement exploités par Smartwings ont atterri mardi matin à Prague, avec 200 passagers à bord chacun, selon un journaliste de l'AFP. Et la Russie a envoyé mardi un avion-cargo Il-76 en Azerbaïdjan, pour évacuer des ressortissants russes ayant fui l'Iran, a annoncé le ministère des Situations d'urgence. Lundi, un autre appareil cargo avait rapatrié 84 Russes évacués d'Israël via l'Égypte. L'Union européenne doit apporter une aide financière à l'Italie, l'Autriche et la Slovaquie pour rapatrier leurs ressortissants, a dit à l'AFP sa responsable pour les situations de crise humanitaire Hadja Lahbib. Deux vols ont rapatrié 100 Slovaques mardi. Trois compagnies aériennes indiennes (IndiGo, Air India Express et Akasa Air) ont en outre annoncé la reprise mardi d'un nombre limité de vols à destination et en provenance du Moyen‑Orient, afin de rapatrier là aussi des milliers de passagers bloqués. Prolongation des suspensions De nombreuses compagnies basées en dehors du Moyen-Orient ont cessé leurs liaisons vers la région. Parmi celles-ci, Air France a prolongé jusqu'à au moins jeudi la suspension des dessertes de quatre destinations (Tel-Aviv, Beyrouth, Dubaï et Ryad), tandis que sa filiale low-cost Transavia a pris la même décision pour ses vols de et vers Tel-Aviv et Beyrouth, ainsi que les villes saoudiennes de Djeddah et Médine. British Airways a également cessé au moins jusqu'à jeudi ses liaisons vers Amman, Abou Dhabi, Bahreïn, Dubaï, Doha et Tel-Aviv. De son côté, Norwegian a annoncé mardi prolonger la suspension de ses vols avec Dubaï jusqu'au 10 mars, tandis que Finnair a fait de même avec Doha jusqu'au 29 mars et Dubaï jusqu'au 28. La compagnie scandinave SAS a annulé ses vols vers Tel-Aviv et Beyrouth jusqu’au 16 mars inclus. Enfin, la compagnie polonaise LOT a annoncé qu'elle ne desservirait plus Dubaï, Ryad ni Tel-Aviv au moins jusqu'aux 4, 8 et 15 mars, respectivement.

03.03.2026 à 23:06

L'USS Lincoln frappé par l'Iran : des images entretiennent l'infox

Anthony SAINT-LÉGER
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Vidéos à l'appui, des publications sur les réseaux sociaux cherchent à amplifier les succès militaires de l'Iran contre Israël et les Etats-Unis. Parmi elles, des images laissant faussement penser à la destruction du porte-avions américain USS Abraham Lincoln.
Texte intégral (986 mots)
Vidéos à l'appui, des publications sur les réseaux sociaux cherchent à amplifier les succès militaires de l'Iran contre Israël et les Etats-Unis. Parmi elles, des images laissant faussement penser à la destruction du porte-avions américain USS Abraham Lincoln.

03.03.2026 à 23:01

Guerre au Moyen-Orient: les derniers développements

FRANCE24
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L'Iran continue en représailles de lancer des missiles contre Israël et sur le Golfe. L'impact grandissant du conflit régional fait flamber le prix du pétrole et effraie les marchés, notamment en Asie où la Bourse de Séoul a été suspendue après une forte chute. Le point sur les derniers développements: - Vague d'attaques contre l'Iran L'armée israélienne a dit avoir lancé une nouvelle "large vague de frappes" sur l'Iran visant "des sites de lancement (de projectiles), des systèmes de défense aérienne et d'autres infrastructures" du pays. Elle avait annoncé plus tôt avoir visé un centre militaire souterrain secret dans la région de Téhéran, détruisant "un élément clé de la capacité du régime iranien à développer des armes atomiques". Les Etats-Unis ont frappé "près de 2.000 cibles" depuis le début de la guerre avec l'Iran, a indiqué mardi un responsable de l'armée américaine, assurant que les frappes des premières 24 heures étaient "deux fois" plus importantes que celles menées au début de l'invasion de l'Irak en 2003. Six morts au Liban Des frappes israéliennes sur deux villes situées au sud de la capitale libanaise Beyrouth - Aramoun et Saadiyat - ont fait six morts, a annoncé mercredi le ministère libanais de la Santé. L'armée israélienne, qui a demandé l'évacuation de 16 localités du sud du Liban mercredi, avait indiqué plus tôt qu'elle frapperait le groupe pro-iranien Hezbollah jusqu'à son désarmement. Tôt mercredi, une frappe israélienne a touché un hôtel dans la banlieue de Beyrouth, a indiqué l'agence nationale, faisant état d'ambulances déployées autour du site. Des frappes aériennes ont aussi frappé mercredi "un immeuble de quatre étages à l'aube" dans la ville de Baalbek, une ville à majorité chiite de l'est du pays, selon cette source, faisant état d'un nombre indéterminé de morts. Selon les autorités libanaises, la guerre a déjà entraîné le déplacement de plus de 58.000 personnes dans le pays. - Pluies de débris en Israël De nombreux missiles iraniens ont visé Israël dans la nuit de mardi à mercredi, déclenchant des tirs d'interception. Des débris sont tombés à Tel Aviv et des explosions ont été entendues depuis Jérusalem. Le Hezbollah a dit avoir ciblé la base navale de Haïfa, dans le nord d'Israël, sa douzième attaque de la journée de mardi. - Impact financier Les prix du pétrole ont continué de grimper mercredi en Asie. En Corée du Sud, l'opérateur de la Bourse de Séoul a suspendu les échanges après que les deux indices principaux ont dévissé de plus de 8%. Les bourses européennes avaient terminé mardi en net recul: Paris -3,46%, Francfort -3,44% et Londres - 2,75%. - Base américaine touchée Un missile iranien a frappé mardi la base militaire américaine d'Al-Udeid au Qatar "sans faire de victimes", a indiqué le ministère de la Défense qatari dans un communiqué. - Espionnage au Qatar Le Qatar a dit avoir démantelé deux cellules d'espionnage affiliées aux Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique d'Iran. - Aéroport de Bagdad Un drone a été abattu près de l'aéroport international de Bagdad, qui comprend une base militaire accueillant des conseillers américains, selon les autorités irakiennes qui n'ont pas précisé son origine. Au sud de la capitale, c'est le camp militaire d'une faction pro-Iran qui a été visé par une frappe aérienne. - Le consulat américain de Dubaï visé Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio a confirmé mardi qu'une frappe de drone avait eu lieu à proximité du consulat américain à Dubaï et a déclaré que tout le personnel était sain et sauf. Une attaque du même type avait visé la veille l'ambassade des Etats-Unis en Arabie saoudite, fermée jusqu'à nouvel ordre comme celles du Koweït et du Liban. - Possible escorte américaine à Ormuz Donald Trump a dit que la marine américaine pourrait escorter "si nécessaire" des pétroliers à travers le détroit d'Ormuz, passage stratégique entre l'Iran et Oman où la navigation est aujourd'hui paralysée. - Renforts français et britanniques Paris a annoncé envoyer au Moyen-Orient des renforts militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle et des avions Rafale. Londres envoie un navire de guerre et des moyens antidrones pour protéger les bases britanniques à Chypre. Deux bases françaises de la région ont subi des "frappes limitées" depuis le début du conflit, selon le président français Macron, qui estime que l'Iran porte la "responsabilité première" de cette guerre. Evacuations Un premier vol organisé par les autorités pour rapatrier des ressortissants français du Moyen-Orient est arrivé tôt mercredi matin à l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle en provenance d'Oman, a constaté l'AFP. Les Etats-Unis ont indiqué qu'environ 9.000 de leurs ressortissants avaient quitté le Moyen-Orient en raison de l'insécurité. - L'Iran aurait frappé le premier, affirme Trump Le président américain a assuré que l'Iran aurait attaqué "en premier" si Israël et les Etats-Unis n'avaient pas lancé samedi leur opération, qui a "presque tout détruit" en Iran. "J'ai peut-être forcé la main d'Israël", a-t-il ajouté, contredisant son chef de la diplomatie, Marco Rubio, selon qui l'initiative était revenue à ce pays. Selon M. Trump, la plupart des responsables iraniens auxquels pensait Washington pour diriger l'Iran après la guerre sont morts. - Funérailles de Khamenei Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, tué dans les frappes israélo-américaines samedi, sera inhumé dans la ville sainte de Machhad (nord-est). La date n'a pas encore été communiquée. Sa mort "ne signifie pas automatiquement la fin d'un système", a prévenu mardi la veuve de l'ex-chah d'Iran, Farah Pahlavi, dans une interview à l'AFP. burs-cha/ph/lgo/phs
Texte intégral (1018 mots)
L'Iran continue en représailles de lancer des missiles contre Israël et sur le Golfe. L'impact grandissant du conflit régional fait flamber le prix du pétrole et effraie les marchés, notamment en Asie où la Bourse de Séoul a été suspendue après une forte chute. Le point sur les derniers développements: - Vague d'attaques contre l'Iran L'armée israélienne a dit avoir lancé une nouvelle "large vague de frappes" sur l'Iran visant "des sites de lancement (de projectiles), des systèmes de défense aérienne et d'autres infrastructures" du pays. Elle avait annoncé plus tôt avoir visé un centre militaire souterrain secret dans la région de Téhéran, détruisant "un élément clé de la capacité du régime iranien à développer des armes atomiques". Les Etats-Unis ont frappé "près de 2.000 cibles" depuis le début de la guerre avec l'Iran, a indiqué mardi un responsable de l'armée américaine, assurant que les frappes des premières 24 heures étaient "deux fois" plus importantes que celles menées au début de l'invasion de l'Irak en 2003. Six morts au Liban Des frappes israéliennes sur deux villes situées au sud de la capitale libanaise Beyrouth - Aramoun et Saadiyat - ont fait six morts, a annoncé mercredi le ministère libanais de la Santé. L'armée israélienne, qui a demandé l'évacuation de 16 localités du sud du Liban mercredi, avait indiqué plus tôt qu'elle frapperait le groupe pro-iranien Hezbollah jusqu'à son désarmement. Tôt mercredi, une frappe israélienne a touché un hôtel dans la banlieue de Beyrouth, a indiqué l'agence nationale, faisant état d'ambulances déployées autour du site. Des frappes aériennes ont aussi frappé mercredi "un immeuble de quatre étages à l'aube" dans la ville de Baalbek, une ville à majorité chiite de l'est du pays, selon cette source, faisant état d'un nombre indéterminé de morts. Selon les autorités libanaises, la guerre a déjà entraîné le déplacement de plus de 58.000 personnes dans le pays. - Pluies de débris en Israël De nombreux missiles iraniens ont visé Israël dans la nuit de mardi à mercredi, déclenchant des tirs d'interception. Des débris sont tombés à Tel Aviv et des explosions ont été entendues depuis Jérusalem. Le Hezbollah a dit avoir ciblé la base navale de Haïfa, dans le nord d'Israël, sa douzième attaque de la journée de mardi. - Impact financier Les prix du pétrole ont continué de grimper mercredi en Asie. En Corée du Sud, l'opérateur de la Bourse de Séoul a suspendu les échanges après que les deux indices principaux ont dévissé de plus de 8%. Les bourses européennes avaient terminé mardi en net recul: Paris -3,46%, Francfort -3,44% et Londres - 2,75%. - Base américaine touchée Un missile iranien a frappé mardi la base militaire américaine d'Al-Udeid au Qatar "sans faire de victimes", a indiqué le ministère de la Défense qatari dans un communiqué. - Espionnage au Qatar Le Qatar a dit avoir démantelé deux cellules d'espionnage affiliées aux Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique d'Iran. - Aéroport de Bagdad Un drone a été abattu près de l'aéroport international de Bagdad, qui comprend une base militaire accueillant des conseillers américains, selon les autorités irakiennes qui n'ont pas précisé son origine. Au sud de la capitale, c'est le camp militaire d'une faction pro-Iran qui a été visé par une frappe aérienne. - Le consulat américain de Dubaï visé Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio a confirmé mardi qu'une frappe de drone avait eu lieu à proximité du consulat américain à Dubaï et a déclaré que tout le personnel était sain et sauf. Une attaque du même type avait visé la veille l'ambassade des Etats-Unis en Arabie saoudite, fermée jusqu'à nouvel ordre comme celles du Koweït et du Liban. - Possible escorte américaine à Ormuz Donald Trump a dit que la marine américaine pourrait escorter "si nécessaire" des pétroliers à travers le détroit d'Ormuz, passage stratégique entre l'Iran et Oman où la navigation est aujourd'hui paralysée. - Renforts français et britanniques Paris a annoncé envoyer au Moyen-Orient des renforts militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle et des avions Rafale. Londres envoie un navire de guerre et des moyens antidrones pour protéger les bases britanniques à Chypre. Deux bases françaises de la région ont subi des "frappes limitées" depuis le début du conflit, selon le président français Macron, qui estime que l'Iran porte la "responsabilité première" de cette guerre. Evacuations Un premier vol organisé par les autorités pour rapatrier des ressortissants français du Moyen-Orient est arrivé tôt mercredi matin à l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle en provenance d'Oman, a constaté l'AFP. Les Etats-Unis ont indiqué qu'environ 9.000 de leurs ressortissants avaient quitté le Moyen-Orient en raison de l'insécurité. - L'Iran aurait frappé le premier, affirme Trump Le président américain a assuré que l'Iran aurait attaqué "en premier" si Israël et les Etats-Unis n'avaient pas lancé samedi leur opération, qui a "presque tout détruit" en Iran. "J'ai peut-être forcé la main d'Israël", a-t-il ajouté, contredisant son chef de la diplomatie, Marco Rubio, selon qui l'initiative était revenue à ce pays. Selon M. Trump, la plupart des responsables iraniens auxquels pensait Washington pour diriger l'Iran après la guerre sont morts. - Funérailles de Khamenei Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, tué dans les frappes israélo-américaines samedi, sera inhumé dans la ville sainte de Machhad (nord-est). La date n'a pas encore été communiquée. Sa mort "ne signifie pas automatiquement la fin d'un système", a prévenu mardi la veuve de l'ex-chah d'Iran, Farah Pahlavi, dans une interview à l'AFP. burs-cha/ph/lgo/phs

03.03.2026 à 23:01

Iran : l'armement au cœur des relations avec ses partenaires russe et chinois

Laure MANENT
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La Russie et la Chine gardent leur place en coulisses alors que l’Iran est en guerre. Malgré de vives condamnations des bombardements américains et russes contre le régime de Téhéran, ni Moscou ni Pékin n’ont l’intention d’intervenir militairement. En revanche, l’Iran compte – ou a pu compter sur leur soutien en termes d’armement.  Entre Moscou et Téhéran, c’est un accord armes-contre-armes. Le Financial Times a révélé qu'un accord secret prévoyait la livraison de 500 millions € d'armement russe à Téhéran, étalonné entre 2027 et 2029, comprenant 500 « Verba » (un système de défense aérienne portable), 2 500 missiles sol-air 9M336 et 500 viseurs nocturnes Mowgli-2. De son côté, Téhéran fournit la Russie en drones Shahed et en missiles balistiques Fateh-360 que Moscou utilise pour sa guerre contre l’Ukraine. La Chine a elle un accord de type pétrole-contre-armes : elle achète à prix bradé 80% de ses exportations de pétrole à l’Iran et lui fournit en échange des armes. Depuis deux ans, un accord était en cours de négociation pour que l'Iran achète des missiles supersoniques chinois CM-302. L'accord n’a pas été finalisé avant les bombardements de samedi mais en novembre, l’armée américain a saisi la cargaison d’un navire en provenance de Chine et à destination de l’Iran contenant des éléments pour aider à rebâtir le stock de missiles iraniens.
Lire plus (244 mots)
La Russie et la Chine gardent leur place en coulisses alors que l’Iran est en guerre. Malgré de vives condamnations des bombardements américains et russes contre le régime de Téhéran, ni Moscou ni Pékin n’ont l’intention d’intervenir militairement. En revanche, l’Iran compte – ou a pu compter sur leur soutien en termes d’armement.  Entre Moscou et Téhéran, c’est un accord armes-contre-armes. Le Financial Times a révélé qu'un accord secret prévoyait la livraison de 500 millions € d'armement russe à Téhéran, étalonné entre 2027 et 2029, comprenant 500 « Verba » (un système de défense aérienne portable), 2 500 missiles sol-air 9M336 et 500 viseurs nocturnes Mowgli-2. De son côté, Téhéran fournit la Russie en drones Shahed et en missiles balistiques Fateh-360 que Moscou utilise pour sa guerre contre l’Ukraine. La Chine a elle un accord de type pétrole-contre-armes : elle achète à prix bradé 80% de ses exportations de pétrole à l’Iran et lui fournit en échange des armes. Depuis deux ans, un accord était en cours de négociation pour que l'Iran achète des missiles supersoniques chinois CM-302. L'accord n’a pas été finalisé avant les bombardements de samedi mais en novembre, l’armée américain a saisi la cargaison d’un navire en provenance de Chine et à destination de l’Iran contenant des éléments pour aider à rebâtir le stock de missiles iraniens.

03.03.2026 à 22:43

Mondial-2027: secouées, les Bleues renversent l'Irlande grâce à Melvine Malard

FRANCE24
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Avec ce succès, les Bleues prennent la tête de leur groupe avant d'affronter samedi la Pologne, qui a fait match nul face aux Pays-Bas (2-2), mais la manière n'a pas toujours été au rendez-vous à Dublin. Il y a vingt places de différence au classement Fifa entre les Bleues (7e) et les Irlandaises (27e) mais cet écart s'est peu vu mardi soir. Les coéquipières de Grace Geyoro - capitaine du soir en raison de l'absence de Griedge Mbock - ont attendu les vingt dernières minutes pour rentrer dans leur match, la première de leurs six rencontres des qualifications pour le Mondial-2027. Pour voir le Brésil dans un an et demi, il faudra mettre autant d'intensité, de coordination et de mouvements vers l'avant et de précision devant le but que lors des vingt dernières minutes. Deux tirs, deux buts Les Bleues ont attendu la 70e minute pour cadrer leur première frappe. En revanche grâce à un coaching gagnant de Laurent Bonadei, elles ont fait preuve d'une grande efficacité: deux tirs cadrés, deux buts. Sur son premier ballon, l'attaquante française de Manchester United, Melvine Malard, s'est débrouillée toute seule, en crochetant Katie McCabe puis Megan Connolly dans la surface pour égaliser (1-1, 71e). C'est elle encore qui a centré pour Marie-Antoinette Katoto (78e), gênée pour reprendre le ballon. Huit minutes plus tard, c'est aussi la Réunionnaise qui a renversé le match à la suite d'une série de frappes contrées (2-1, 79e) et grâce à beaucoup de réussite. Elle avait déjà marqué un triplé en juin contre la Belgique en match amical. A l'inverse, la gardienne française Constance Picaud - titulaire en raison du forfait de Pauline Peyraud-Magnin - a été obligée de s'employer dès le début de la rencontre, en faisant une première parade sur un coup franc des Irlandaises (4e), puis sur un contrôle-frappe (11e). Elle a aussi été précieuse pour les Bleues lors d'une sortie salvatrice (60e). Mais la gardienne de Fleury n'a rien pu faire sur l'ouverture du score de la capitaine verte Katie McCabe (1-0, 12e), parfaitement décalée par Emily Murphy. En fin de match, les Bleues ont été mises sous pression dans les dernières minutes mais elles ont résisté sur les différents corners, grâce en partie au sauvetage de la tête de Marie-Antoinette Katoto (90+3), qui vaut autant qu'un but. Sur un terrain plus petit (64 mètres de largeur plutôt que 68 mètres) et sans plusieurs cadres (Mbock, Cascarino, Bacha), elles "ont montré un vrai état d'esprit de groupe, les entrantes ont apporté un plus, il n'y a pas de notion de remplaçante, c'est tout un groupe qui avance, il se dégage une atmosphère positive", a réagi Laurent Bonadei, se disant "fier" de ses joueuses. En 45 minutes et surtout en vingt minutes, son discours a changé. A la mi-temps, il s'était dit "pas satisfait" à cause d'une première période "pas acceptable", visiblement agacé.
Texte intégral (519 mots)
Avec ce succès, les Bleues prennent la tête de leur groupe avant d'affronter samedi la Pologne, qui a fait match nul face aux Pays-Bas (2-2), mais la manière n'a pas toujours été au rendez-vous à Dublin. Il y a vingt places de différence au classement Fifa entre les Bleues (7e) et les Irlandaises (27e) mais cet écart s'est peu vu mardi soir. Les coéquipières de Grace Geyoro - capitaine du soir en raison de l'absence de Griedge Mbock - ont attendu les vingt dernières minutes pour rentrer dans leur match, la première de leurs six rencontres des qualifications pour le Mondial-2027. Pour voir le Brésil dans un an et demi, il faudra mettre autant d'intensité, de coordination et de mouvements vers l'avant et de précision devant le but que lors des vingt dernières minutes. Deux tirs, deux buts Les Bleues ont attendu la 70e minute pour cadrer leur première frappe. En revanche grâce à un coaching gagnant de Laurent Bonadei, elles ont fait preuve d'une grande efficacité: deux tirs cadrés, deux buts. Sur son premier ballon, l'attaquante française de Manchester United, Melvine Malard, s'est débrouillée toute seule, en crochetant Katie McCabe puis Megan Connolly dans la surface pour égaliser (1-1, 71e). C'est elle encore qui a centré pour Marie-Antoinette Katoto (78e), gênée pour reprendre le ballon. Huit minutes plus tard, c'est aussi la Réunionnaise qui a renversé le match à la suite d'une série de frappes contrées (2-1, 79e) et grâce à beaucoup de réussite. Elle avait déjà marqué un triplé en juin contre la Belgique en match amical. A l'inverse, la gardienne française Constance Picaud - titulaire en raison du forfait de Pauline Peyraud-Magnin - a été obligée de s'employer dès le début de la rencontre, en faisant une première parade sur un coup franc des Irlandaises (4e), puis sur un contrôle-frappe (11e). Elle a aussi été précieuse pour les Bleues lors d'une sortie salvatrice (60e). Mais la gardienne de Fleury n'a rien pu faire sur l'ouverture du score de la capitaine verte Katie McCabe (1-0, 12e), parfaitement décalée par Emily Murphy. En fin de match, les Bleues ont été mises sous pression dans les dernières minutes mais elles ont résisté sur les différents corners, grâce en partie au sauvetage de la tête de Marie-Antoinette Katoto (90+3), qui vaut autant qu'un but. Sur un terrain plus petit (64 mètres de largeur plutôt que 68 mètres) et sans plusieurs cadres (Mbock, Cascarino, Bacha), elles "ont montré un vrai état d'esprit de groupe, les entrantes ont apporté un plus, il n'y a pas de notion de remplaçante, c'est tout un groupe qui avance, il se dégage une atmosphère positive", a réagi Laurent Bonadei, se disant "fier" de ses joueuses. En 45 minutes et surtout en vingt minutes, son discours a changé. A la mi-temps, il s'était dit "pas satisfait" à cause d'une première période "pas acceptable", visiblement agacé.
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