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15.06.2026 à 20:29

FRANCE24
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L'Assemblée nationale a voté à l'unanimité cette proposition de loi transpartisane, déjà adoptée au Sénat et soutenue par le gouvernement, qui veut "réparer une injustice vieille de plus d'un siècle", en permettant leur inhumation sur leur terre natale, explique son rapporteur, le député de Guyane Jean-Victor Castor. Il s'agit de l'une "des pages les plus sombres de l'histoire coloniale française", a-t-il rappelé s'exprimant sous le regard d'une délégation guyanaise présente dans les tribunes. En 1892, 33 Amérindiens des peuples Kali'nas et Arawaks furent emmenés par paquebot vers l'Hexagone sous de fausses promesses par l'explorateur français, François Laveau. Ils furent exhibés vivants dans des "zoos humains" au Jardin d'Acclimatation à Paris. Huit d'entre-eux ne survécurent pas à l'hiver en raison de leurs conditions d'hébergement ignobles. Pire, cinq ans plus tard, les dépouilles de six d'entre eux furent exhumées à des fins anthropologiques: quatre hommes d'une vingtaine d'années, une femme enceinte et un adolescent. Au pupitre, plusieurs députés ont tenu à rappeler leurs noms: Pékapé, Couani, Emo-Marita, Mibipi, Makéré et Miacapo. Depuis lors, leurs restes n'ont jamais quitté les collections publiques. "Des êtres humains réduits à des numéros d'inventaire, des objets de collection", toujours présents dans les "tiroirs du musée à des milliers de kilomètres de leur terre natale", a fustigé Frantz Gumbs (MoDem), une histoire qui continue de "peser sur les épaules" de leurs descendants. "C'est un jour historique, nos ancêtres vont enfin pouvoir rentrer chez eux", s'est exclamée Corinne Toka-Devilliers, émue aux larmes après le vote. Depuis cinq ans, elle mène le combat pour leur rapatriement à la tête de l'association, Moliko Alet+Po, qui souhaite leur offrir des funérailles et une sépulture sur leurs terres. Peu après son entrée en fonction, la ministre de la Culture Catherine Pégard s'était engagée en avril à soutenir cette demande, en poussant cette proposition de loi spécifique. Jusqu'à présent, un tel rapatriement était impossible en raison du principe d'inaliénabilité des collections publiques. - "23.000 restes humains"- Plusieurs lois votées ont récemment instauré des dérogations à ce principe, mais elles ne concernent paradoxalement que les demandes d'Etats étrangers, sans couvrir les restes humains originaires du territoire national. La loi adoptée lundi ne concerne que les dépouilles de ces six Amérindiens. Jean-Victor Castor espère toutefois qu'elle ouvrira "la voie" à toutes les autres demandes de restitutions provenant des territoires ultramarins. Il rappelle que plus "de 23.000 restes humains" sont conservés rien qu'au Musée de l'Homme et appelle à mobiliser les moyens pour les identifier. "Pourquoi acceptons-nous encore que d'autres ancêtres guyanais, caribéens, réunionnais, néo-calédoniens, polynésiens demeurent dans le même état d'abandon au nom de la science? Traiter différemment nos ancêtres, hiérarchiser leurs dépouilles, c'est hiérarchiser leurs descendants", s'est indigné le député Renaissance Christophe Marion, défenseur d'une loi-cadre pour faciliter ces restitutions à plus grande échelle. Au banc, du gouvernement, la ministre a assuré vouloir "donner suite" à cette initiative, sans davantage de précisions. Lors des débats, les députés sont longuement revenus sur ces "zoos humains", organisés en France entre 1877 et 1931. Ces "expositions", qui ont fait près de 30.000 victimes, avaient pour but de promouvoir une prétendue hiérarchie des races. Plusieurs élus de gauche ont estimé que cet héritage colonial continue de produire des effets aujourd'hui, rappelant notamment les attaques racistes qui ont visé plusieurs maires noirs lors des municipales. Les débats ont enfin été l'occasion pour les députés de Guyane de rappeler les promesses non tenues de l'Etat envers les peuples autochtones. En 2017, après trois semaines de mobilisation populaire, l'Etat s'était engagé à attribuer 400.000 hectares à ces peuples. Huit ans plus tard, "aucune restitution n'a été réalisée à ce jour", a souligné M. Castor. "Cette réalité nous rappelle que la reconnaissance des peuples autochtones ne peut se limiter au discours. Elle doit aussi se traduire par des actes".

15.06.2026 à 20:16

Stéphanie ANTOINE
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L’accord entre Washington et Téhéran, qui doit être signé vendredi à Genève, prévoit la réouverture du détroit d’Ormuz et la fin du blocus américain sur les ports iraniens. Il inclut aussi un cessez le feu de 60 jours pendant lequel les deux parties négocieront sur le nucléaire et la levée des sanctions sur l’Iran. Mais cet accord, qui laisse de côté de nombreuses questions dont la fin des opérations israéliennes au Liban voulue par Téhéran, reste bien fragile...

15.06.2026 à 20:13

FRANCE24
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"C'est un moment décisif pour Fox", a souligné dans un communiqué son directeur général Lachlan Murdoch, sept ans après la vente à Disney d'une grande partie de ses actifs liés au cinéma et à la fiction, afin de se recentrer sur le sport et l'information en direct. Considéré avant tout comme un acteur de la télévision traditionnelle, très axé sur la grande chaîne Fox et plusieurs stations câblées comme Fox News et Fox Sports, le groupe new-yorkais tente d'évoluer, comme ses concurrents, vers la vidéo à la demande. L'acquisition de Roku, dont la finalisation est attendue au premier semestre 2027, est une étape majeure de cette stratégie, la plateforme revendiquant plus de 100 millions d'utilisateurs dans le monde. Différent d'un Netlix ou d'un Disney, le modèle de Roku est celui d'un grossiste du streaming, qui permet l'accès à des dizaines de services, tout en proposant ses propres contenus, pour l'essentiel gratuits. Après avoir initialement pénétré le marché grâce à ses boitiers physiques de connexion pour téléviseur, l'entreprise de San Jose (Californie) tire maintenant la quasi-totalité de ses revenus (87% en 2025) de la publicité et de commissions prélevés sur les abonnements à des services de streaming via sa plateforme. "En contrôlant Roku, Fox va pouvoir diriger les utilisateurs vers ses contenus", décrypte Thomas Martin, gérant de portefeuille à Globalt. Petit poucet du streaming, Fox n'a lancé son offre Fox One qu'en août et ne comptait, fin 2025, qu'un peu plus de deux millions d'abonnés. Lors d'une conférence téléphonique, Lachlan Murdoch a néanmoins pris soin de préciser que Roku resterait une plateforme ouverte à tous les services de vidéo en ligne. Le directeur financier Steve Tomsic a quant à lui parlé de "neutralité". L'offre de Fox atteint 160 dollars par action, dont 96 en numéraire et le solde en titres Fox, selon un communiqué. La télé gratuite paye Analyste spécialiste du secteur, Dan Rayburn souligne que Fox et Roku sont peu endettés, à la différence de certains de leurs concurrents, en particulier Paramount Skydance et Warner Bros Discovery, qui viennent de s'unir. L'acquisition "va donner à Roku le carburant dont il a besoin en matière de financement pour accélérer sa croissance", fait valoir Dan Rayburn. Roku entend capitaliser sur la montée en puissance des TV connectées, dont sont désormais équipés 83% des foyers américains possédant un poste de télévision, selon l'organisation professionnelle CTAM. "Les consommateurs sont aujourd'hui abonnés, en moyenne, à quatre services de streaming, (...) ce qui complexifie la navigation et la recherche de contenus", a expliqué Lachlan Murdoch. Selon lui, les téléspectateurs "veulent quelque chose de simple, de centralisé". Les plateformes d’agrégation comme Roku, Fire TV (Amazon), TIVo ou Google TV sont une cible de choix pour les annonceurs, car elles sont le point d'entrée de nombreux consommateurs dans l'univers du streaming. Elles collectent également une vaste quantité de données sur le profil des utilisateurs et leurs préférences, un autre point fort pour les marques. Protagoniste mineur du streaming payant, Fox joue, par ailleurs, encore un peu plus la carte de la télévision gratuite. Après avoir absorbé, en 2020, la start-up de streaming gratuit Tubi, le groupe longtemps dirigé par Rupert Murdoch (jusqu'en 2023) met la main sur l'offre propre de Roku, qui propose plus de 500 chaînes librement accessibles. Jadis considérés comme des intervenants négligeables face aux géants du payant comme Netflix ou Disney, les grands noms du streaming gratuit occupent désormais une place majeure dans le paysage audiovisuel, à l'instar de Tubi, qui comptent plus de 100 millions d'utilisateurs. Prisés des jeunes téléspectateurs, ils captent des revenus publicitaires conséquents. La nouvelle du rachat a été fraîchement accueilli à Wall Street, l'action abandonnant 15,07% vers 17H30 GMT, en grande partie du fait de la perspective d'une dilution significative des actionnaires de Fox, mais aussi de certaines réserves sur le prix. "Il va leur falloir faire la démonstration qu'une entreprise innovante dans le streaming peut fonctionner au diapason d'un groupe de média ancré dans la télévision traditionnelle", a prévenu Ross Benes, analyste du cabinet Emarketer. "Mais la stratégie a du sens", a-t-il nuancé, "et elle s'inscrit dans la consolidation en cours dans le streaming".

15.06.2026 à 20:01

Cassandre TOUSSAINT
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La Belgique et l'Égypte s'affrontent, lundi à 21 h, pour le premier match du groupe G du Mondial 2026. Les Diables Rouges et leur armada offensive entendent faire bonne impression dès la première rencontre, mais ils devront se frotter aux redoutables Pharaons et à leur solide défense. Suivez la rencontre en live grâce à notre direct commenté.
Texte intégral (743 mots)
La Belgique et l'Égypte s'affrontent, lundi à 21 h, pour le premier match du groupe G du Mondial 2026. Les Diables Rouges et leur armada offensive entendent faire bonne impression dès la première rencontre, mais ils devront se frotter aux redoutables Pharaons et à leur solide défense. Suivez la rencontre en live grâce à notre direct commenté.

15.06.2026 à 19:58

Audrey RACINE
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Un groupe de 70 scientifiques à produit un rapport pour mettre à jour nos connaissances sur l'évolution du changement climatique. Selon leurs calculs, nous allons franchir la barre d'1,5°C de réchauffement climatique autour de 2030. Leur message: il y a urgence à réduire nos émissions de gaz à effet de serre pour préserver un climat vivable et réduire le nombre de catastrophes qui nous attendent si nous restons sur la trajectoire actuelle de +3°C à la fin du XXIè siècle.
Lire plus (82 mots)
Un groupe de 70 scientifiques à produit un rapport pour mettre à jour nos connaissances sur l'évolution du changement climatique. Selon leurs calculs, nous allons franchir la barre d'1,5°C de réchauffement climatique autour de 2030. Leur message: il y a urgence à réduire nos émissions de gaz à effet de serre pour préserver un climat vivable et réduire le nombre de catastrophes qui nous attendent si nous restons sur la trajectoire actuelle de +3°C à la fin du XXIè siècle.
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