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12.06.2026 à 12:55

FRANCE24
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Un an après une première salve de 109 milliards d'euros d'investissements dans l'IA, la France a engrangé la semaine dernière une nouvelle moisson de 93 milliards d'euros, tirée par les projets de giga data centers dans les Hauts-de-France. Le gouvernement avait estimé en janvier que la puissance électrique recherchée par les projets de ce type atteignait 28,6 GW - soit près de la moitié du total de la puissance nucléaire aujourd'hui installée en France - dont 5,8 GW déjà sécurisés par un site et faisant l'objet d'engagements de raccordement. "On assiste à une fuite en avant sur l'implantation des centres de données, sans réelle stratégie autre que de reproduire le gigantisme du modèle américain", déplore Lou Welgryn, coprésidente de Data for Good, une association qui plaide pour un "numérique d'intérêt général". Selon l'Agence de la transition écologique (Ademe), les usages numériques des Français pourraient faire quadrupler la consommation électrique des data centers d'ici 2035. Un changement d'échelle doublé d'un saut technologique pour accompagner l'essor de l'intelligence artificielle et l'explosion des besoins en stockage de données. Mais sur le terrain, l'accueil est parfois réservé, voire franchement hostile. Selon le collectif marseillais "Le nuage était sous nos pieds", une trentaine de groupes d'opposants seraient aujourd'hui mobilisés. Aux Pennes-Mirabeau, commune de 23.000 habitants située à deux pas de Marseille, l'opérateur japonais Telehouse compte implanter "Cézanne", un data center de 70MW. Philippe Chabeaudy fait partie des habitants qui, en 2016, y ont échappé à un feu dévastateur. "Le choix d'implantation est incompréhensible. Pour refroidir les serveurs, le data center va rejeter l'équivalent de la chaleur produite par 70.000 chauffages électriques de 1.000 watts alors qu'il se trouve à 85 mètres d'une pinède", souligne-t-il, craignant le risque d'incendies. Extension géographique Jusqu'ici concentrés en Île-de-France, à Marseille ou dans le Nord, les projets s'étendent géographiquement. "Avec la vague des data centers liés à l'IA, il n'y a pas forcément besoin d'être proche des métropoles pour entraîner des modèles et on voit arriver des projets de plusieurs centaines de mégawatts sur des sites de plusieurs dizaines d'hectares, souvent en zone rurale ou périurbaine, avec des émissions carbone qui viennent contrecarrer les stratégies environnementales locales", observe l'urbaniste Cécile Diguet. Si l'électricité française est décarbonée à 95%, les data centers disposent, en cas de panne, de groupes électrogènes de forte puissance alimentés notamment au gazole, particulièrement polluant. Dans l'Indre, le maire DVD de Châteauroux Gil Avérous accueille lui avec enthousiasme le possible premier centre de données détenu en propre par Google en France. "Les données, on les produit, qu'on le veuille ou non, elles seront stockées quelque part. Pour nous ce sera l'occasion de renforcer notre desserte électrique et de permettre l'implantation de nouvelles industries", argumente l'ex-ministre. Un investissement de 300 millions d'euros pour RTE, gestionnaire du réseau haute tension, qui devrait construire 90 kilomètres de ligne électrique. "Législation permissive" Mais pour l'élu régional écologiste Jérémie Godet, ce projet de 195 ha, l'équivalent de "279 terrains de football", n'est "pas compatible avec la transition écologique", d'autant que "la puissance d'1,2 à 1,3 GW attendue représente plus que la consommation électrique de l'Indre en un an". Il pointe aussi la "contradiction majeure" à vouloir "construire la souveraineté numérique en accueillant Google à bras ouverts". Elus et habitants ont aussi parfois l'impression d'être trop tardivement informés d'un projet, ce qui favorise les recours. A Wissous (Essonne), trois associations bataillent en justice contre le "saucissonnage" artificiel d'un vaste data center, destiné selon elles à contourner la règlementation environnementale. "L'impulsion politique très forte pour attirer les investissements se traduit par une législation de plus en plus permissive", juge Maxime Colin, de France Nature Environnement Île-de-France, pour qui de récents décrets retirent aussi des possibilités d'information du public. Pour Michaël Reffay, délégué général de l'association France Datacenter, "il n'y a jamais eu de volonté de la filière de forcer la main des élus, qui sont très désireux d'accueillir des milliards d'investissements". Un data center est selon lui "bien moins contraignant qu'une usine de méthanisation et EDF en a besoin comme relais de croissance". Mais pour Maxime Efoui-Hess, du Shift Project, la trajectoire suivie "revient à "prioriser l'électricité pour les centres de données alors même que d'autres usages comme les véhicules électriques sont appelés à se développer".

12.06.2026 à 12:51

FRANCE24
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Le président de la FIFA, Gianni Infantino, a multiplié les gestes de proximité envers le président Donald Trump, de sa présence à son investiture en 2025 à la remise d'une distinction présentée comme un « prix de la paix » de la FIFA. Une relation jugée trop étroite par certains observateurs, qui estiment qu'elle entre en contradiction avec le principe de neutralité politique que la FIFA est censée respecter.
Texte intégral (772 mots)
Le président de la FIFA, Gianni Infantino, a multiplié les gestes de proximité envers le président Donald Trump, de sa présence à son investiture en 2025 à la remise d'une distinction présentée comme un « prix de la paix » de la FIFA. Une relation jugée trop étroite par certains observateurs, qui estiment qu'elle entre en contradiction avec le principe de neutralité politique que la FIFA est censée respecter.

12.06.2026 à 12:51

FRANCE24
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Sur une parcelle surplombant le cimetière principal de Haret Saïda, qui abrite une importante communauté chiite dans la banlieue de Saïda, ville côtière du Liban, des dizaines de tombes ont été creusées dans la terre caillouteuse. Bon nombre d'entre elles, bordées de parpaings, contiennent des cercueils fabriqués avec des panneaux de construction, recouverts de terre. Ici, toutes les dépouilles ne sont pas celles de combattants du Hezbollah. Mais Mohammed Tufayli, tué le mois dernier, apparaît sur une photo avec l'uniforme militaire du groupe pro-iranien. Une autre image le montre en civil, avec son titre d'ingénieur. Le jeune trentenaire s'était marié en début d'année. "Mon être le plus cher est parti... J'ai fait tout mon possible pour l'élever", explique sa mère, 60 ans, assise sur un carré de gazon synthétique soigneusement disposé sur sa tombe. "Je lui ai dit +viens avec nous+. Mais il m'a répondu +non, je ne quitterai pas le village+", raconte Ghada Hussein, originaire de Kfar Tibnit, près de la frontière israélienne, et déplacée à plusieurs reprises ces derniers mois. "Notre village est détruit", déplore-t-elle, tout en promettant que la dépouille de son fils y "retournera, même si cela doit prendre 10 ans". "Il sera près de moi. Je pourrai venir le voir matin et soir", assure-t-elle, la voix empreinte de douleur. "Creuser des tombes" Selon les autorités libanaises, les attaques israéliennes ont fait plus de 3.700 morts et plus d'un million de déplacés depuis le début des hostilités, le 2 mars, lorsque le Hezbollah a tiré des roquettes contre Israël en soutien à l'allié iranien visé par des frappes israélo-américaines. Les autorités libanaises accusent l'armée israélienne d’avoir rasé des villes et des villages près de la frontière. Le cessez-le-feu mis en place le 17 avril n'a pas permis de mettre fin au conflit: Israël continue de bombarder le sud du Liban et le Hezbollah poursuit ses attaques contre les troupes israéliennes. Dans le cimetière, des plaques improvisées font office de pierres tombales, sur lesquelles a été écrit à la main le nom du défunt ou la date d'inhumation. Certaines sont ornées de fleurs et de plantes, parfois de photos présentant des personnes en civil ou en tenue de combat. Les rites chiites prévoient une inhumation temporaire lorsque les circonstances empêchent de véritables funérailles, ou lorsque le défunt ne peut être enterré à l'endroit souhaité. Selon Hassan Saleh, le responsable des inhumations au cimetière, cette parcelle supplémentaire avait été aménagée lors du précédent conflit entre Israël et le Hezbollah, qui avait débuté en 2023. Malgré le cessez-le-feu de novembre 2024, certaines familles endeuillées n'avaient toujours pas pu enterrer leurs proches dans leurs villages lorsque le conflit a repris cette année. Depuis mars, "nous avons enterré environ 120 personnes", dont "des secouristes ou des gens désarmés, tués chez eux". "Nous continuons de creuser des tombes supplémentaires", indique-t-il. - "Scènes terribles" - "Si les corps d'une famille de quatre ou cinq personnes arrivent, nous les enterrons ensemble, chacun dans un cercueil", explique-t-il, en dénonçant des "scènes terribles". D'autres sites d'inhumation temporaires sont apparus ailleurs au Liban, notamment à Tyr, dans le sud du pays, et à la périphérie sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah. Au cimetière de Haret Saïda, une femme vêtue de noir pousse un cri déchirant lorsque s'approchent les porteurs d'un cercueil recouvert d'un drapeau jaune du Hezbollah. D'autres commencent à prier. Le cercueil, portant une photo d'Hassan Ali Kallas, un combattant du groupe pro-iranien, est ensuite transporté en haut de la colline jusqu'à une tombe provisoire. Là, des hommes retirent précautionneusement le corps, enveloppé dans un tissu rouge, et le déposent dans la tombe. "Les avions israéliens nous empêchent de retourner au village", explique Bassem Yassine, un proche du combattant tué, pour justifier cette inhumation au cimetière temporaire plutôt qu'à Nabatiyé al Fawqa, plus au sud, ville bombardée depuis quelques semaines. Cette inhumation, "c'est mieux que de le laisser à la morgue", ajoute ce quinquagénaire, résigné.
Texte intégral (723 mots)
Sur une parcelle surplombant le cimetière principal de Haret Saïda, qui abrite une importante communauté chiite dans la banlieue de Saïda, ville côtière du Liban, des dizaines de tombes ont été creusées dans la terre caillouteuse. Bon nombre d'entre elles, bordées de parpaings, contiennent des cercueils fabriqués avec des panneaux de construction, recouverts de terre. Ici, toutes les dépouilles ne sont pas celles de combattants du Hezbollah. Mais Mohammed Tufayli, tué le mois dernier, apparaît sur une photo avec l'uniforme militaire du groupe pro-iranien. Une autre image le montre en civil, avec son titre d'ingénieur. Le jeune trentenaire s'était marié en début d'année. "Mon être le plus cher est parti... J'ai fait tout mon possible pour l'élever", explique sa mère, 60 ans, assise sur un carré de gazon synthétique soigneusement disposé sur sa tombe. "Je lui ai dit +viens avec nous+. Mais il m'a répondu +non, je ne quitterai pas le village+", raconte Ghada Hussein, originaire de Kfar Tibnit, près de la frontière israélienne, et déplacée à plusieurs reprises ces derniers mois. "Notre village est détruit", déplore-t-elle, tout en promettant que la dépouille de son fils y "retournera, même si cela doit prendre 10 ans". "Il sera près de moi. Je pourrai venir le voir matin et soir", assure-t-elle, la voix empreinte de douleur. "Creuser des tombes" Selon les autorités libanaises, les attaques israéliennes ont fait plus de 3.700 morts et plus d'un million de déplacés depuis le début des hostilités, le 2 mars, lorsque le Hezbollah a tiré des roquettes contre Israël en soutien à l'allié iranien visé par des frappes israélo-américaines. Les autorités libanaises accusent l'armée israélienne d’avoir rasé des villes et des villages près de la frontière. Le cessez-le-feu mis en place le 17 avril n'a pas permis de mettre fin au conflit: Israël continue de bombarder le sud du Liban et le Hezbollah poursuit ses attaques contre les troupes israéliennes. Dans le cimetière, des plaques improvisées font office de pierres tombales, sur lesquelles a été écrit à la main le nom du défunt ou la date d'inhumation. Certaines sont ornées de fleurs et de plantes, parfois de photos présentant des personnes en civil ou en tenue de combat. Les rites chiites prévoient une inhumation temporaire lorsque les circonstances empêchent de véritables funérailles, ou lorsque le défunt ne peut être enterré à l'endroit souhaité. Selon Hassan Saleh, le responsable des inhumations au cimetière, cette parcelle supplémentaire avait été aménagée lors du précédent conflit entre Israël et le Hezbollah, qui avait débuté en 2023. Malgré le cessez-le-feu de novembre 2024, certaines familles endeuillées n'avaient toujours pas pu enterrer leurs proches dans leurs villages lorsque le conflit a repris cette année. Depuis mars, "nous avons enterré environ 120 personnes", dont "des secouristes ou des gens désarmés, tués chez eux". "Nous continuons de creuser des tombes supplémentaires", indique-t-il. - "Scènes terribles" - "Si les corps d'une famille de quatre ou cinq personnes arrivent, nous les enterrons ensemble, chacun dans un cercueil", explique-t-il, en dénonçant des "scènes terribles". D'autres sites d'inhumation temporaires sont apparus ailleurs au Liban, notamment à Tyr, dans le sud du pays, et à la périphérie sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah. Au cimetière de Haret Saïda, une femme vêtue de noir pousse un cri déchirant lorsque s'approchent les porteurs d'un cercueil recouvert d'un drapeau jaune du Hezbollah. D'autres commencent à prier. Le cercueil, portant une photo d'Hassan Ali Kallas, un combattant du groupe pro-iranien, est ensuite transporté en haut de la colline jusqu'à une tombe provisoire. Là, des hommes retirent précautionneusement le corps, enveloppé dans un tissu rouge, et le déposent dans la tombe. "Les avions israéliens nous empêchent de retourner au village", explique Bassem Yassine, un proche du combattant tué, pour justifier cette inhumation au cimetière temporaire plutôt qu'à Nabatiyé al Fawqa, plus au sud, ville bombardée depuis quelques semaines. Cette inhumation, "c'est mieux que de le laisser à la morgue", ajoute ce quinquagénaire, résigné.

12.06.2026 à 12:49

FRANCE24
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"C'est un grand soulagement pour nos familles", a déclaré le dirigeant indépendantiste de 58 ans devant la presse à Nouméa. "On sait que le combat n'est pas fini", a-t-il toutefois ajouté, le parquet ayant fait appel de l'ordonnance, rendue en faveur des quatorze mis en examen du dossier. Christian Tein, interpellé en juin 2024 puis transféré à 17.000 km de chez lui pour une détention provisoire de près d'un an dans l'Hexagone, a évoqué les "périodes très difficiles" traversées depuis son arrestation. L'enquête visait la Cellule de coordination des actions de terrain (CCAT) dirigée par M. Tein, à l'origine de la mobilisation contre un projet de dégel du corps électoral. La justice la soupçonnait à l'époque d'avoir commandité les violences qui ont fait 14 morts et plus de deux milliards d'euros de dégâts dans l'archipel du Pacifique sud. Parmi les chefs de poursuites figuraient la complicité de tentative de meurtre sur personne dépositaire de l'autorité publique ou l'association de malfaiteurs, mais les juges ont estimé qu'il n'existait pas de "charges suffisantes" contre les mis en examen. Son avocat, Me Pierre Ortet, s'est dit "serein" sur l'examen de l'appel. La défense souhaite obtenir rapidement les écritures du ministère public et n'entend pas solliciter de renvoi, afin que la chambre de l'instruction se prononce au plus vite, possiblement à l'automne. Les conseils de M. Tein disent en revanche ne pas comprendre les investigations supplémentaires invoquées par le parquet. "Ils ont eu deux ans pour demander les actes en question", a déclaré Me Florian Medico, rappelant que l'instruction a donné lieu à plus de 800 auditions et produit près de 11.500 pièces. Interrogé sur une éventuelle action contre l'État, M. Tein a indiqué qu'aucune décision n'avait été prise à ce stade. "On regardera déjà l'appel, comment les choses se présenteront", a-t-il dit.
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"C'est un grand soulagement pour nos familles", a déclaré le dirigeant indépendantiste de 58 ans devant la presse à Nouméa. "On sait que le combat n'est pas fini", a-t-il toutefois ajouté, le parquet ayant fait appel de l'ordonnance, rendue en faveur des quatorze mis en examen du dossier. Christian Tein, interpellé en juin 2024 puis transféré à 17.000 km de chez lui pour une détention provisoire de près d'un an dans l'Hexagone, a évoqué les "périodes très difficiles" traversées depuis son arrestation. L'enquête visait la Cellule de coordination des actions de terrain (CCAT) dirigée par M. Tein, à l'origine de la mobilisation contre un projet de dégel du corps électoral. La justice la soupçonnait à l'époque d'avoir commandité les violences qui ont fait 14 morts et plus de deux milliards d'euros de dégâts dans l'archipel du Pacifique sud. Parmi les chefs de poursuites figuraient la complicité de tentative de meurtre sur personne dépositaire de l'autorité publique ou l'association de malfaiteurs, mais les juges ont estimé qu'il n'existait pas de "charges suffisantes" contre les mis en examen. Son avocat, Me Pierre Ortet, s'est dit "serein" sur l'examen de l'appel. La défense souhaite obtenir rapidement les écritures du ministère public et n'entend pas solliciter de renvoi, afin que la chambre de l'instruction se prononce au plus vite, possiblement à l'automne. Les conseils de M. Tein disent en revanche ne pas comprendre les investigations supplémentaires invoquées par le parquet. "Ils ont eu deux ans pour demander les actes en question", a déclaré Me Florian Medico, rappelant que l'instruction a donné lieu à plus de 800 auditions et produit près de 11.500 pièces. Interrogé sur une éventuelle action contre l'État, M. Tein a indiqué qu'aucune décision n'avait été prise à ce stade. "On regardera déjà l'appel, comment les choses se présenteront", a-t-il dit.

12.06.2026 à 12:39

FRANCE24
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"Nous croyons savoir que (Min Zin) fait l'objet de la part des autorités compétentes de mesures coercitives pénales, conformément à la loi, pour des activités présumées d'espionnage compromettant la sécurité nationale de la Chine", a dit un porte-parole des Affaires étrangères chinoises, Lin Jian, corroborant des informations de presse sur son interpellation en Chine. Le porte-parole n'a pas précisé la nature des "mesures coercitives", qui signifient communément qu'il n'est pas libre de ses mouvements. "La partie chinoise a informé le consulat général des États-Unis à Canton de cette affaire", a dit Lin Jian. "Les droits légaux (de Min Zin) sont pleinement garantis", a-t-il ajouté. Min Zin est membre fondateur de l'Institute for Strategy and Policy - Myanmar (ISP-M), qui étudie les dynamiques politiques, les ressources et les conflits en Birmanie, pays plongé dans une guerre civile depuis le coup d'État de 2021 qui a renversé le gouvernement démocratiquement élu d'Aung San Suu Kyi. Certaines de ses publications détaillent l'influence dans les régions frontalières de Birmanie de la Chine voisine, où Pékin est accusé de soutenir des factions armées qui servent ses intérêts nationaux. Une personne ayant des liens professionnels avec l'ISP-M a déclaré à l'AFP, sous couvert d'anonymat, que Min Zin avait été arrêté le 3 juin à l'aéroport de Kunming, dans la province du Yunnan, qui partage une longue frontière avec la Birmanie. Visite du nouveau président birman "Il y est allé pour assister à une réunion", a déclaré une autre personne entretenant une relation étroite avec l'universitaire détenu, elle aussi sous couvert d'anonymat. "Sa famille et ses collègues assurent le suivi avec le consulat sur place" à Canton, a précisé la seconde source proche de Zin Min. "Je sais que sa famille est inquiète". Contactés, ni le département d'État américain ni l'ISP-M n'ont répondu à une demande de commentaire. L'institut pour lequel travaille Min Zin est basé dans la ville de Chiang Mai, dans le nord de la Thaïlande, foyer d'exilés politiques de Birmanie depuis le coup d'État de 2021. Les analystes, y compris ceux de l'ISP-M, affirment que la Chine a apporté un soutien variable à la fois à l'armée et aux rebelles dans la guerre civile, en fonction de l'évolution de ses intérêts économiques et sécuritaires. Le nouveau président birman Min Aung Hlaing se rendra en visite officielle en Chine la semaine prochaine "à l'invitation du président Xi Jinping", ont annoncé vendredi les Affaires étrangères à Pékin. La Chine est un important partenaire de la Birmanie, diplomatiquement isolée depuis le coup d'État militaire de 2021 au cours duquel Min Aung Hlaing, alors chef des armées, a renversé le gouvernement élu d'Aung San Suu Kyi. Elle a des investissements importants et pourvoit de l'aide militaire à la Birmanie, avec laquelle elle partage une frontière poreuse de 2.100 kilomètres.
Texte intégral (502 mots)
"Nous croyons savoir que (Min Zin) fait l'objet de la part des autorités compétentes de mesures coercitives pénales, conformément à la loi, pour des activités présumées d'espionnage compromettant la sécurité nationale de la Chine", a dit un porte-parole des Affaires étrangères chinoises, Lin Jian, corroborant des informations de presse sur son interpellation en Chine. Le porte-parole n'a pas précisé la nature des "mesures coercitives", qui signifient communément qu'il n'est pas libre de ses mouvements. "La partie chinoise a informé le consulat général des États-Unis à Canton de cette affaire", a dit Lin Jian. "Les droits légaux (de Min Zin) sont pleinement garantis", a-t-il ajouté. Min Zin est membre fondateur de l'Institute for Strategy and Policy - Myanmar (ISP-M), qui étudie les dynamiques politiques, les ressources et les conflits en Birmanie, pays plongé dans une guerre civile depuis le coup d'État de 2021 qui a renversé le gouvernement démocratiquement élu d'Aung San Suu Kyi. Certaines de ses publications détaillent l'influence dans les régions frontalières de Birmanie de la Chine voisine, où Pékin est accusé de soutenir des factions armées qui servent ses intérêts nationaux. Une personne ayant des liens professionnels avec l'ISP-M a déclaré à l'AFP, sous couvert d'anonymat, que Min Zin avait été arrêté le 3 juin à l'aéroport de Kunming, dans la province du Yunnan, qui partage une longue frontière avec la Birmanie. Visite du nouveau président birman "Il y est allé pour assister à une réunion", a déclaré une autre personne entretenant une relation étroite avec l'universitaire détenu, elle aussi sous couvert d'anonymat. "Sa famille et ses collègues assurent le suivi avec le consulat sur place" à Canton, a précisé la seconde source proche de Zin Min. "Je sais que sa famille est inquiète". Contactés, ni le département d'État américain ni l'ISP-M n'ont répondu à une demande de commentaire. L'institut pour lequel travaille Min Zin est basé dans la ville de Chiang Mai, dans le nord de la Thaïlande, foyer d'exilés politiques de Birmanie depuis le coup d'État de 2021. Les analystes, y compris ceux de l'ISP-M, affirment que la Chine a apporté un soutien variable à la fois à l'armée et aux rebelles dans la guerre civile, en fonction de l'évolution de ses intérêts économiques et sécuritaires. Le nouveau président birman Min Aung Hlaing se rendra en visite officielle en Chine la semaine prochaine "à l'invitation du président Xi Jinping", ont annoncé vendredi les Affaires étrangères à Pékin. La Chine est un important partenaire de la Birmanie, diplomatiquement isolée depuis le coup d'État militaire de 2021 au cours duquel Min Aung Hlaing, alors chef des armées, a renversé le gouvernement élu d'Aung San Suu Kyi. Elle a des investissements importants et pourvoit de l'aide militaire à la Birmanie, avec laquelle elle partage une frontière poreuse de 2.100 kilomètres.
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