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06.03.2026 à 22:33

Une position de l'armée près de Karimama attaquée au Bénin, au moins 15 soldats tués

Fatimata WANE
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Au Bénin, nouvelle attaque meurtrière dans le nord du pays. Une position de l’armée a été visée mercredi dans la commune de Karimama, près de la frontière avec le Niger. Le bilan officiel reste provisoire.  
Au Bénin, nouvelle attaque meurtrière dans le nord du pays. Une position de l’armée a été visée mercredi dans la commune de Karimama, près de la frontière avec le Niger. Le bilan officiel reste provisoire.  

06.03.2026 à 22:29

Deux frères soupçonnés d'avoir séquestré leur mère et caché sa mort pendant des années

FRANCE24
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Une enquête pour disparition inquiétante avait été déclenchée après le signalement, le 28 janvier, de l'absence de Liliane Coinchelin, habitante de Saint-Michel-sur-Meurthe, une commune de 1.700 habitants proche de Saint-Dié-des-Vosges. Les deux fils de cette femme née en 1953 et placée sous tutelle, ainsi que la compagne de l'aîné, avaient donné "des versions peu crédibles sur la disparition, indiquant notamment qu'ils l'avaient vue en début d'année 2026, alors que les témoins entendus indiquaient n'avoir pas vu l'intéressée depuis plusieurs années", a indiqué le procureur d'Epinal, Frédéric Nahon, dans un communiqué. Le trio a alors été placé en garde à vue. Le plus jeune des fils, 39 ans, a gardé le silence, mais l'aîné, 45 ans, et sa compagne de 40 ans ont reconnu que Liliane Coinchelin "avait été séquestrée" au domicile du cadet "pendant plusieurs mois en étant enfermée dans sa chambre, sans aucun soin et peu de nourriture". "Elle y était privée de liberté" derrière une "glace sans tain" et "surveillée en permanence par une caméra reliée aux téléphones de ses deux fils". Le fils aîné a affirmé que son frère avait "poussé sa mère à plusieurs reprises sur le lit" et que l'état de santé de la vieille dame "s'était dégradé", celle-ci ne pesant plus que 30 kg. Lors de sa dernière audition, il a avoué "avoir vu son frère secouer sa mère", décédée "juste après ce geste". Les faits se seraient déroulés entre octobre 2022 et fin janvier 2023, alors que la victime avait un peu moins de 70 ans. Selon l'aîné, son frère a ensuite entreposé le cadavre de leur mère dans le garage, puis l'a enterrée dans un bois. "Il était mauvais" Le plus jeune a été mis en examen pour actes de torture et de barbarie ayant entraîné la mort, et atteintes à la dignité d'un cadavre. Son aîné, 45 ans, et sa compagne, 40 ans, sont eux poursuivis pour complicité d'actes de torture et de barbarie ayant entraîné la mort. Les trois sont en outre poursuivis pour séquestration et escroquerie, le tout en bande organisée. La détention provisoire des trois mis en examen, sans casier judiciaire, a été requise. Selon le maire de Saint-Michel, William Mathis, Liliane Coinchelin était issue d'une "bonne famille" de mécaniciens du village. Son fils qui l'a séquestrée "était mauvais avec tout le monde, il insultait, faisait des doigts d'honneur", a témoigné un de ses voisins, Pierre Glay. Les trois suspects "se sont concertés depuis plusieurs années pour dissimuler la séquestration de la victime, ses conditions inhumaines d'hébergement, les actes subis et son décès", a souligné le procureur. Ils ont continué "à percevoir ses revenus et faire fonctionner ses comptes". De "nombreux prêts" avaient ainsi été souscrits par les deux frères. Battue Devant policiers, commerçants, voisins et services chargés de la tutelle, ils ont maintenu leur version, affirmant même qu'ils avaient "passé les fêtes de Noël avec elle", a observé le procureur. Ils ont, en outre, organisé récemment une battue à laquelle ont pris part une quarantaine de personnes, dont la plupart n'habitaient pas le village, selon le maire. "Il y avait déjà quelque chose de palpable, de façon un peu subliminale... pour se dire que c'était peut-être une +mise en scène+", s'est rappelé l'élu. "Je n'imaginais jamais une issue pareille", a-t-il dit, confiant sa "surprise" et sa "douleur". L'enquête va se poursuivre notamment pour retrouver le corps de la victime. Les abords de la maison ont été récemment fouillés et des traces de ces opérations étaient toujours visibles vendredi, a constaté un photographe de l'AFP. Des scellés étaient également visibles sur la porte d'entrée du pavillon entouré de verdure, ainsi que sur celle du garage. A la nuit tombée, une lumière était restée allumée à l'intérieur. "Mon souhait le plus cher, maintenant, c'est qu'on retrouve le corps et qu'on puisse lui donner une sépulture digne", a confié le maire du village.
Texte intégral (716 mots)
Une enquête pour disparition inquiétante avait été déclenchée après le signalement, le 28 janvier, de l'absence de Liliane Coinchelin, habitante de Saint-Michel-sur-Meurthe, une commune de 1.700 habitants proche de Saint-Dié-des-Vosges. Les deux fils de cette femme née en 1953 et placée sous tutelle, ainsi que la compagne de l'aîné, avaient donné "des versions peu crédibles sur la disparition, indiquant notamment qu'ils l'avaient vue en début d'année 2026, alors que les témoins entendus indiquaient n'avoir pas vu l'intéressée depuis plusieurs années", a indiqué le procureur d'Epinal, Frédéric Nahon, dans un communiqué. Le trio a alors été placé en garde à vue. Le plus jeune des fils, 39 ans, a gardé le silence, mais l'aîné, 45 ans, et sa compagne de 40 ans ont reconnu que Liliane Coinchelin "avait été séquestrée" au domicile du cadet "pendant plusieurs mois en étant enfermée dans sa chambre, sans aucun soin et peu de nourriture". "Elle y était privée de liberté" derrière une "glace sans tain" et "surveillée en permanence par une caméra reliée aux téléphones de ses deux fils". Le fils aîné a affirmé que son frère avait "poussé sa mère à plusieurs reprises sur le lit" et que l'état de santé de la vieille dame "s'était dégradé", celle-ci ne pesant plus que 30 kg. Lors de sa dernière audition, il a avoué "avoir vu son frère secouer sa mère", décédée "juste après ce geste". Les faits se seraient déroulés entre octobre 2022 et fin janvier 2023, alors que la victime avait un peu moins de 70 ans. Selon l'aîné, son frère a ensuite entreposé le cadavre de leur mère dans le garage, puis l'a enterrée dans un bois. "Il était mauvais" Le plus jeune a été mis en examen pour actes de torture et de barbarie ayant entraîné la mort, et atteintes à la dignité d'un cadavre. Son aîné, 45 ans, et sa compagne, 40 ans, sont eux poursuivis pour complicité d'actes de torture et de barbarie ayant entraîné la mort. Les trois sont en outre poursuivis pour séquestration et escroquerie, le tout en bande organisée. La détention provisoire des trois mis en examen, sans casier judiciaire, a été requise. Selon le maire de Saint-Michel, William Mathis, Liliane Coinchelin était issue d'une "bonne famille" de mécaniciens du village. Son fils qui l'a séquestrée "était mauvais avec tout le monde, il insultait, faisait des doigts d'honneur", a témoigné un de ses voisins, Pierre Glay. Les trois suspects "se sont concertés depuis plusieurs années pour dissimuler la séquestration de la victime, ses conditions inhumaines d'hébergement, les actes subis et son décès", a souligné le procureur. Ils ont continué "à percevoir ses revenus et faire fonctionner ses comptes". De "nombreux prêts" avaient ainsi été souscrits par les deux frères. Battue Devant policiers, commerçants, voisins et services chargés de la tutelle, ils ont maintenu leur version, affirmant même qu'ils avaient "passé les fêtes de Noël avec elle", a observé le procureur. Ils ont, en outre, organisé récemment une battue à laquelle ont pris part une quarantaine de personnes, dont la plupart n'habitaient pas le village, selon le maire. "Il y avait déjà quelque chose de palpable, de façon un peu subliminale... pour se dire que c'était peut-être une +mise en scène+", s'est rappelé l'élu. "Je n'imaginais jamais une issue pareille", a-t-il dit, confiant sa "surprise" et sa "douleur". L'enquête va se poursuivre notamment pour retrouver le corps de la victime. Les abords de la maison ont été récemment fouillés et des traces de ces opérations étaient toujours visibles vendredi, a constaté un photographe de l'AFP. Des scellés étaient également visibles sur la porte d'entrée du pavillon entouré de verdure, ainsi que sur celle du garage. A la nuit tombée, une lumière était restée allumée à l'intérieur. "Mon souhait le plus cher, maintenant, c'est qu'on retrouve le corps et qu'on puisse lui donner une sépulture digne", a confié le maire du village.

06.03.2026 à 22:18

Football : Mohamed Ouahbi remplace Walid Regragui à la tête de la sélection marocaine

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Le Belgo-Marocain Mohamed Ouahbi remplace Walid Regragui à la tête de la sélection marocaine de football. Est-il l'homme de la situation ? Est-ce un pari risqué à trois mois de la Coupe du monde ?
Texte intégral (716 mots)
Le Belgo-Marocain Mohamed Ouahbi remplace Walid Regragui à la tête de la sélection marocaine de football. Est-il l'homme de la situation ? Est-ce un pari risqué à trois mois de la Coupe du monde ?

06.03.2026 à 22:09

Face au RN à Perpignan, "évidemment un combat national", selon Glucksmann

FRANCE24
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Le scrutin dans la cité catalane "est un combat d'abord pour Perpignan, mais ensuite évidemment un combat national", a déclaré l'eurodéputé social-démocrate et co-président de Place publique. C'est un combat pour "alerter l'ensemble du pays sur ce qu'est l'extrême-droite au pouvoir", a-t-il expliqué à la presse, avant de participer à un meeting réunissant plusieurs centaines de personnes, au coté de Carole Delga, présidente PS de la région Occitanie, et de Boris Vallaud, chef des députés PS, venus également soutenir la liste de Mme Langevine, alliée avec la centriste Annabelle Brunet. "Quand on prend comme vecteur de l'expression de son indignation et de sa colère le bulletin de vote Rassemblement national (...) ce qu'on a c'est une ville sous cloche et un laboratoire qui est un échec", a déclaré M. Glucksmann. "Il faut que l'échec du RN au pouvoir et de M. Aliot se traduise en échec dans les urnes", a-t-il souhaité, se disant sûr que le premier tour des municipales apportera à Perpignan une "surprise démocratique d'ampleur" qui sera "un message d'espoir à tout le pays". "Perpignan est au coeur d'un enjeu politique majeur", a également déclaré M. Vallaud, lançant aux habitants de la ville: "nous sommes venus chercher votre soutien, votre énergie, votre esprit de résistance". Carole Delga a de son côté appelé les électeurs à "redonner un rang national à Perpignan la catalane" en privilégiant le vote Langevine, alors que deux autres candidatures à gauche sont également en lice: la liste LFI de Mickaël Idrac et celle menée par le socialiste Mathias Blanc qui n'a pas reçu le soutien de son parti. A la tribune, M. Glucksmann, tout comme Mme Delga, ont de nouveau exclu toute union avec LFI aux municipales, à Perpignan comme dans d'autres villes françaises. "On ne lutte pas contre l'extrême-droite avec celles et ceux qui jouent avec les noms de famille à consonance juive ou étrangère", a notamment lancé M. Glucksmann, alors qu'en meeting la semaine passée à Perpignan, Jean-Luc Mélenchon avait déformé le nom du leader de Place publique, ce dont le chef des Insoumis s'était dit "désolé" après coup.
Lire plus (371 mots)
Le scrutin dans la cité catalane "est un combat d'abord pour Perpignan, mais ensuite évidemment un combat national", a déclaré l'eurodéputé social-démocrate et co-président de Place publique. C'est un combat pour "alerter l'ensemble du pays sur ce qu'est l'extrême-droite au pouvoir", a-t-il expliqué à la presse, avant de participer à un meeting réunissant plusieurs centaines de personnes, au coté de Carole Delga, présidente PS de la région Occitanie, et de Boris Vallaud, chef des députés PS, venus également soutenir la liste de Mme Langevine, alliée avec la centriste Annabelle Brunet. "Quand on prend comme vecteur de l'expression de son indignation et de sa colère le bulletin de vote Rassemblement national (...) ce qu'on a c'est une ville sous cloche et un laboratoire qui est un échec", a déclaré M. Glucksmann. "Il faut que l'échec du RN au pouvoir et de M. Aliot se traduise en échec dans les urnes", a-t-il souhaité, se disant sûr que le premier tour des municipales apportera à Perpignan une "surprise démocratique d'ampleur" qui sera "un message d'espoir à tout le pays". "Perpignan est au coeur d'un enjeu politique majeur", a également déclaré M. Vallaud, lançant aux habitants de la ville: "nous sommes venus chercher votre soutien, votre énergie, votre esprit de résistance". Carole Delga a de son côté appelé les électeurs à "redonner un rang national à Perpignan la catalane" en privilégiant le vote Langevine, alors que deux autres candidatures à gauche sont également en lice: la liste LFI de Mickaël Idrac et celle menée par le socialiste Mathias Blanc qui n'a pas reçu le soutien de son parti. A la tribune, M. Glucksmann, tout comme Mme Delga, ont de nouveau exclu toute union avec LFI aux municipales, à Perpignan comme dans d'autres villes françaises. "On ne lutte pas contre l'extrême-droite avec celles et ceux qui jouent avec les noms de famille à consonance juive ou étrangère", a notamment lancé M. Glucksmann, alors qu'en meeting la semaine passée à Perpignan, Jean-Luc Mélenchon avait déformé le nom du leader de Place publique, ce dont le chef des Insoumis s'était dit "désolé" après coup.

06.03.2026 à 22:03

Obama s'en prend à l'administration Trump lors d'un hommage à la figure des droits civiques Jesse Jackson

FRANCE24
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C'est dans cette ville que vivait le révérend Jackson, qui a pris sa vie durant une place considérable dans la lutte pour l'égalité raciale aux Etats-Unis, devenant une figure de l'histoire récente du pays. Alors que "chaque jour, nous nous réveillons face à une nouvelle attaque contre nos institutions démocratiques, un nouveau recul de l'idée d'État de droit", Barack Obama, dont Chicago a été le berceau politique, a appelé à être, à l'instar de Jesse Jackson, "des hérauts du changement, des messagers d'espoir". Un peu plus tôt, il avait décrit le révérend comme "un homme qui, lorsque les pauvres et les démunis avaient besoin d'un défenseur et le pays besoin de guérison, s'est proposé encore et encore et encore." "Il nous a invités à croire en notre pouvoir de changer l'Amérique pour le meilleur", a clamé M. Obama. Deux autres anciens présidents démocrates, Joe Biden et Bill Clinton, devaient s'exprimer lors de cette cérémonie publique inter-religieuse, ainsi que Kamala Harris, première vice-présidente noire des Etats-Unis, ou encore le président colombien Gustavo Petro. Campagnes présidentielles marquantes Né en Caroline du Sud en 1941, Jesse Jackson était un excellent élève dans son lycée ségrégué avant d'intégrer l'université au moment où le mouvement pour les droits civiques prenait son envol. Il n'avait pas 20 ans quand il a participé à son premier sit-in et a été de ceux qui, en 1965, ont marché entre Selma et Montgomery, dans le Sud profond, pour défendre l'accès au vote des Afro-Américains. Présent à Memphis lorsque Martin Luther King y a été assassiné en 1968, il a assisté, les larmes aux yeux, 40 ans plus tard, à la victoire de Barack Obama, premier Afro-Américain à accéder à la Maison Blanche. En 1984 et 1988, ce pasteur baptiste avait lui-même tenté d'emporter la primaire démocrate pour l'élection présidentielle, deux campagnes dépourvues de succès, mais marquantes. Ce père de six enfants s'était ensuite imposé comme médiateur et envoyé spécial dans plusieurs conflits internationaux majeurs. Fervent militant de la lutte contre l'apartheid en Afrique du Sud, il avait servi dans les années 1990 d'émissaire de Bill Clinton pour l'Afrique. Et s'était investi en Syrie, en Serbie ou en Irak, notamment pour faire libérer des prisonniers américains. Il s'était tenu aux côtés de la famille de George Floyd, tué en 2020 par un policier blanc et devenu un des symboles du mouvement antiraciste "Black Lives Matter". Fondateur de la Rainbow PUSH Coalition, une ONG basée à Chicago oeuvrant pour la justice sociale, il avait révélé en 2017 être atteint de la maladie de Parkinson, qu'il avait qualifiée de "défi physique" tout en poursuivant ses activités.
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C'est dans cette ville que vivait le révérend Jackson, qui a pris sa vie durant une place considérable dans la lutte pour l'égalité raciale aux Etats-Unis, devenant une figure de l'histoire récente du pays. Alors que "chaque jour, nous nous réveillons face à une nouvelle attaque contre nos institutions démocratiques, un nouveau recul de l'idée d'État de droit", Barack Obama, dont Chicago a été le berceau politique, a appelé à être, à l'instar de Jesse Jackson, "des hérauts du changement, des messagers d'espoir". Un peu plus tôt, il avait décrit le révérend comme "un homme qui, lorsque les pauvres et les démunis avaient besoin d'un défenseur et le pays besoin de guérison, s'est proposé encore et encore et encore." "Il nous a invités à croire en notre pouvoir de changer l'Amérique pour le meilleur", a clamé M. Obama. Deux autres anciens présidents démocrates, Joe Biden et Bill Clinton, devaient s'exprimer lors de cette cérémonie publique inter-religieuse, ainsi que Kamala Harris, première vice-présidente noire des Etats-Unis, ou encore le président colombien Gustavo Petro. Campagnes présidentielles marquantes Né en Caroline du Sud en 1941, Jesse Jackson était un excellent élève dans son lycée ségrégué avant d'intégrer l'université au moment où le mouvement pour les droits civiques prenait son envol. Il n'avait pas 20 ans quand il a participé à son premier sit-in et a été de ceux qui, en 1965, ont marché entre Selma et Montgomery, dans le Sud profond, pour défendre l'accès au vote des Afro-Américains. Présent à Memphis lorsque Martin Luther King y a été assassiné en 1968, il a assisté, les larmes aux yeux, 40 ans plus tard, à la victoire de Barack Obama, premier Afro-Américain à accéder à la Maison Blanche. En 1984 et 1988, ce pasteur baptiste avait lui-même tenté d'emporter la primaire démocrate pour l'élection présidentielle, deux campagnes dépourvues de succès, mais marquantes. Ce père de six enfants s'était ensuite imposé comme médiateur et envoyé spécial dans plusieurs conflits internationaux majeurs. Fervent militant de la lutte contre l'apartheid en Afrique du Sud, il avait servi dans les années 1990 d'émissaire de Bill Clinton pour l'Afrique. Et s'était investi en Syrie, en Serbie ou en Irak, notamment pour faire libérer des prisonniers américains. Il s'était tenu aux côtés de la famille de George Floyd, tué en 2020 par un policier blanc et devenu un des symboles du mouvement antiraciste "Black Lives Matter". Fondateur de la Rainbow PUSH Coalition, une ONG basée à Chicago oeuvrant pour la justice sociale, il avait révélé en 2017 être atteint de la maladie de Parkinson, qu'il avait qualifiée de "défi physique" tout en poursuivant ses activités.
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