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17.01.2026 à 23:03

Angleterre: Arsenal rate le coche, Manchester City et Liverpool n'avancent plus

FRANCE24
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Accroché par Burnley (1-1), Liverpool ne s'est lui pas rassuré avant son déplacement à Marseille, mercredi en Ligue des champions. L'ancien entraîneur de Strasbourg, Liam Rosenior, est sorti vainqueur de son premier match de Premier League, avec Chelsea contre Brentford (2-0). Des regrets pour Arsenal Les "Gunners" (1er, 50 pts) n'ont "que" sept points d'avance sur Manchester City (2e, 43 pts) après avoir buté sur le premier non-relégable, Nottingham Forest (17e, 22 pts). Au City Ground, les joueurs de Mikel Arteta ont rarement été mis en danger, comme souvent. Mais ils ont aussi échoué à convertir plusieurs occasions franches, à l'image de Declan Rice (17e), Vikto Gyökeres (28e) puis Gabriel Martinelli dans la foulée, ou encore Bukayo Saka et Mikel Merino peu après l'heure de jeu. Bien qu'ils prennent un peu plus d'avance sur City, ils risquent de voir Aston Villa (3e, 43 pts) revenir à quatre points dimanche si le club de Birmingham prolonge sa belle dynamique actuelle face à Everton. City en panne sèche Si les joueurs de Manchester City espéraient passer devant Arsenal dans la course au titre, le début d'année a douché leurs espoirs, avec trois matches nuls et une défaite en championnat. Rien n'a fonctionné pour les joueurs de Pep Guardiola à Old Trafford, apathiques comme rarement, y compris depuis le début du déclin, il y a dix-huit mois. Un certain mérite peut être attribué à Manchester United, qui a abordé ce match en roue libre avec son entraîneur intérimaire, Michael Carrick, probablement là jusqu'en fin de saison après avoir succédé à Ruben Amorim cette semaine. Bryan Mbeumo a trouvé l'ouverture après une longue domination (65e, 1-0), puis Patrick Dorgu a fini de décourager les Citizens (76e, 2-0). En l'absence de Ruben Dias, pour encore un mois, les errances défensives ont été frappantes. "Nous savions que United était une équipe de transition et nous n'avons pas réussi à contrôler cela", a reconnu Pep Guardiola. Cinquième du classement, Manchester United reste dans la course pour la Ligue des Champions. Liverpool maladroit Quatre jours avant son déplacement à Marseille en Ligue des Champions, Liverpool (4e, 36 pts) a de nouveau enregistré une sérieuse contre-performance, face à l'avant-dernier, Burnley (1-1). Les Reds avaient fait le plus dur en ouvrant le score juste avant la pause par Florian Wirtz (42e), mais ils ont été rejoints par un but de Marcus Edwards (65e). Les coéquipiers d'Hugo Ekitiké, titularisé pour la première fois depuis le 1er janvier mais dont aucun des six tirs n'a pu faire la différence, voient tous leurs poursuivants revenir menacer leur place qualificative pour la prochaine Ligue des Champions (cinq équipes en trois points). Ils n'ont remporté aucun de leurs matches de championnat en 2026. Première victoire pour Rosenior Logiquement battu 3-2 par Arsenal mercredi en demi-finale aller de Coupe de la Ligue, Chelsea et son nouvel entraîneur Liam Rosenior sont péniblement venus à bout de Brentford (2-0). Les Blues, sixièmes de Premier League, ont fait preuve d'une efficacité maximale en marquant sur leurs deux seuls tirs cadrés, ceux de Joao Pedro (26e) et Cole Palmer, sur pénalty (76e). Malgré le premier match du milieu de terrain Connor Gallagher, venu de l'Atlético Madrid, Tottenham s'est incliné 2-1 devant West Ham grâce à but de Callum Wilson dans le temps additionnel. L'avenir de son entraîneur Thomas Frank, arrivé l'été dernier, est plus que jamais menacé, comme l'ont chanté les supporters des Spurs, actuellement quatorzièmes.

17.01.2026 à 22:58

Iran : face au black-out et aux tueries dans le pays, la diaspora se mobilise

FRANCE24
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La diaspora iranienne se mobilise à Paris ce week-end pour donner une voix à ses proches en Iran, privés de communication Internet avec le reste du monde, dans un contexte de contestation brutalement réprimée.
Texte intégral (590 mots)
La diaspora iranienne se mobilise à Paris ce week-end pour donner une voix à ses proches en Iran, privés de communication Internet avec le reste du monde, dans un contexte de contestation brutalement réprimée.

17.01.2026 à 22:43

Budget: le PS ne devrait pas censurer le gouvernement, le dénouement approche

FRANCE24
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Invité du JT de TF1 samedi soir, le Premier secrétaire du PS Olivier Faure a annoncé qu'il proposerait à ses députés "de ne pas censurer" le gouvernement à deux conditions : "la première, c'est d'avoir la copie (budgétaire, ndlr) complète, qu'il n'y ait pas de flou"; "La deuxième, c'est que le financement de toutes ces victoires obtenues ne se fasse pas sur le dos des Français". "Nous avons cherché à avancer, à ne pas être dans la posture, mais être de ceux qui proposent des solutions. Et nous avons bien fait", s'est réjoui M. Faure. En quête d'un compromis sur le budget 2026 pour éviter la censure, Sébastien Lecornu a annoncé vendredi soir plusieurs mesures en faveur du pouvoir d'achat (hausse de la prime d'activité notamment), des étudiants (repas à un euro) et sur le logement (400 millions de plus sur le logement social), comme le réclamait le Parti socialiste. Le Premier ministre devrait détailler ces mesures "dans un courrier adressé à tous les parlementaires lundi pour que chacun puisse se positionner", a précisé la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin dans un entretien à Ouest-France. Mais le locataire de Matignon est resté évasif sur leur financement, au grand dam de plusieurs de ses soutiens. "Les concessions annoncées par le Premier ministre représentent plusieurs milliards de moindres économies, en grande partie issues de la surenchère des socialistes, sans que leurs financements ne soient encore clairement établis", a ainsi déploré Paul Christophe, chef des députés Horizons, le parti d'Edouard Philippe. Le chef des députés du MoDem Marc Fesneau a dit attendre de l'exécutif "des clarifications, en particulier sur le respect des objectifs de réduction du déficit" de 5% du PIB au maximum en 2026 comme s'y est engagé le Premier ministre. "L’effort reposera de manière égale sur des baisses de dépenses et sur des hausses de recettes (...) sans jamais faire porter l’effort sur les ménages", leur a répondu samedi soir Mme de Montchalin. "il est temps d'en finir" En dépit de l'opposition du Sénat et d'une partie de sa propre majorité, le gouvernement maintiendra ainsi la surtaxe sur les 400 plus grandes entreprises, comme le réclame la gauche. Avant que les discussions budgétaires ne soient suspendues jeudi, le gouvernement avait proposé un amendement pour porter le rendement de la surtaxe à 6,3 milliards d'euros, contre 8 milliards en 2025 et 4 milliards dans le projet de loi initial du gouvernement pour 2026. Et l'effort demandé aux collectivités locales sera "d'un ordre de grandeur compris entre 2 et 2,5 milliards d’euros nets", selon Mme de Montchalin. Les discussions budgétaires sont censées reprendre mardi après-midi et le Premier ministre va donc, faute de majorité pour aller au vote, avoir d'ici là choisi de recourir à l'article 49.3 ou à une ordonnance (article 47 de la Constitution), possiblement à l'occasion d'un Conseil des ministres lundi. L'article 49.3, auquel il avait solennellement renoncé en octobre à la demande du PS, permettrait au gouvernement de faire passer un budget en retenant les amendements de son choix. Mais il devrait l'utiliser trois fois (sur les dépenses, les recettes puis l'ensemble du texte), s'exposant à chaque fois à une censure. L'ordonnance, soit l'inscription du budget dans un texte sans passer devant le Parlement, serait inédite mais permettrait elle de doter le pays d'un budget même si le gouvernement devait être censuré par la suite. M. Faure a laissé entendre que l'attitude du PS ne dépendrait pas du moyen retenu par le gouvernement. "Aucun de ces moyens n'a en réalité ma préférence ou mon soutien", a-t-il dit. Faisant contre mauvaise fortune bon coeur, le patron de Renaissance Gabriel Attal juge dans un entretien au Parisien "qu'il est temps d'en finir avec le budget" même s'il ne lui trouve guère de positif. "À ce stade, la qualité principale de ce budget est d’avoir un budget", a-t-il résumé.
Texte intégral (661 mots)
Invité du JT de TF1 samedi soir, le Premier secrétaire du PS Olivier Faure a annoncé qu'il proposerait à ses députés "de ne pas censurer" le gouvernement à deux conditions : "la première, c'est d'avoir la copie (budgétaire, ndlr) complète, qu'il n'y ait pas de flou"; "La deuxième, c'est que le financement de toutes ces victoires obtenues ne se fasse pas sur le dos des Français". "Nous avons cherché à avancer, à ne pas être dans la posture, mais être de ceux qui proposent des solutions. Et nous avons bien fait", s'est réjoui M. Faure. En quête d'un compromis sur le budget 2026 pour éviter la censure, Sébastien Lecornu a annoncé vendredi soir plusieurs mesures en faveur du pouvoir d'achat (hausse de la prime d'activité notamment), des étudiants (repas à un euro) et sur le logement (400 millions de plus sur le logement social), comme le réclamait le Parti socialiste. Le Premier ministre devrait détailler ces mesures "dans un courrier adressé à tous les parlementaires lundi pour que chacun puisse se positionner", a précisé la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin dans un entretien à Ouest-France. Mais le locataire de Matignon est resté évasif sur leur financement, au grand dam de plusieurs de ses soutiens. "Les concessions annoncées par le Premier ministre représentent plusieurs milliards de moindres économies, en grande partie issues de la surenchère des socialistes, sans que leurs financements ne soient encore clairement établis", a ainsi déploré Paul Christophe, chef des députés Horizons, le parti d'Edouard Philippe. Le chef des députés du MoDem Marc Fesneau a dit attendre de l'exécutif "des clarifications, en particulier sur le respect des objectifs de réduction du déficit" de 5% du PIB au maximum en 2026 comme s'y est engagé le Premier ministre. "L’effort reposera de manière égale sur des baisses de dépenses et sur des hausses de recettes (...) sans jamais faire porter l’effort sur les ménages", leur a répondu samedi soir Mme de Montchalin. "il est temps d'en finir" En dépit de l'opposition du Sénat et d'une partie de sa propre majorité, le gouvernement maintiendra ainsi la surtaxe sur les 400 plus grandes entreprises, comme le réclame la gauche. Avant que les discussions budgétaires ne soient suspendues jeudi, le gouvernement avait proposé un amendement pour porter le rendement de la surtaxe à 6,3 milliards d'euros, contre 8 milliards en 2025 et 4 milliards dans le projet de loi initial du gouvernement pour 2026. Et l'effort demandé aux collectivités locales sera "d'un ordre de grandeur compris entre 2 et 2,5 milliards d’euros nets", selon Mme de Montchalin. Les discussions budgétaires sont censées reprendre mardi après-midi et le Premier ministre va donc, faute de majorité pour aller au vote, avoir d'ici là choisi de recourir à l'article 49.3 ou à une ordonnance (article 47 de la Constitution), possiblement à l'occasion d'un Conseil des ministres lundi. L'article 49.3, auquel il avait solennellement renoncé en octobre à la demande du PS, permettrait au gouvernement de faire passer un budget en retenant les amendements de son choix. Mais il devrait l'utiliser trois fois (sur les dépenses, les recettes puis l'ensemble du texte), s'exposant à chaque fois à une censure. L'ordonnance, soit l'inscription du budget dans un texte sans passer devant le Parlement, serait inédite mais permettrait elle de doter le pays d'un budget même si le gouvernement devait être censuré par la suite. M. Faure a laissé entendre que l'attitude du PS ne dépendrait pas du moyen retenu par le gouvernement. "Aucun de ces moyens n'a en réalité ma préférence ou mon soutien", a-t-il dit. Faisant contre mauvaise fortune bon coeur, le patron de Renaissance Gabriel Attal juge dans un entretien au Parisien "qu'il est temps d'en finir avec le budget" même s'il ne lui trouve guère de positif. "À ce stade, la qualité principale de ce budget est d’avoir un budget", a-t-il résumé.

17.01.2026 à 22:39

CAN 2025 : action de soutien à l'activiste marocaine Betty Lachgar au musée Grévin à Paris

FRANCE 24
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À la veille de la finale de la CAN 2025 au Maroc, un collectif féministe s'en est pris samedi à la statue du roi Mohammed VI au musée Grévin. Une brève action pour alerter sur l'état de santé de la militante marocaine Betty Lachgar emprisonnée à Rabat pour blasphème.
Texte intégral (661 mots)
À la veille de la finale de la CAN 2025 au Maroc, un collectif féministe s'en est pris samedi à la statue du roi Mohammed VI au musée Grévin. Une brève action pour alerter sur l'état de santé de la militante marocaine Betty Lachgar emprisonnée à Rabat pour blasphème.

17.01.2026 à 22:39

Grégory Doucet, un meeting pour "déjouer les pronostics"

FRANCE24
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Rendez-vous donné en soirée au "Sucre", salle de concert dans le quartier en transformation de Confluences. La plupart des participants sont debout, sous les spots multicolores. Il est venu chercher l'"énergie" qui se dégage de la foule -- 800 personnes selon l'organisation. L'énergie d'un rassemblement des familles "écologistes, socialistes, communistes, social-démocrate" qui "lorsqu'elles s'unissent déjouent tous les pronostics", affirme le maire sortant, sans mentionner la dissidence de LFI qui fait liste à part. "Quel plaisir de me présenter devant vous en candidat", lance d'emblée Grégory Doucet. De son principal adversaire soutenu par le centre et la droite, qui ne cesse de l'attaquer, il ne dit quasiment rien. Mis à part une pique sur la promesse phare de Jean-Michel Aulas: un projet de double-voies routières sous Lyon visant à désengorger le tristement célèbre tunnel de Fourvière, des travaux estimés par leurs défenseurs à deux milliards d'euros, largement raillé par la salle. La députée socialiste Sandrine Runel, qui l'a précédé sur scène, a en revanche mené la charge contre celui qu'elle qualifie d'"homme de l'ancien monde". "Tout est possible" Dans un sondage réalisé en décembre par OpinionWay, Jean-Michel Aulas apparaît largement en tête dès le premier tour, sa liste recueillant 60% des intentions de vote au second face à celle de Grégory Doucet. Mais samedi, personne ne veut croire en ces prophéties. "Ca ne nous inquiète pas forcément parce que les sondages sont encore à deux mois des élections, donc tout est possible. En 2020, ça s'était déjà vérifié", puisque les écologistes avaient emporté la ville et l'agglomération contre toute attente, avance Arthur Duvivier, adjoint dans le 3e arrondissement de Lyon. Fabrice Tavel, 30 ans, qui est candidat dans la commune voisine de Oullins-Pierre-Bénite, relève de son côté que "la victoire totale" de la gauche aux dernières législatives "n'était pas vraiment annoncée par les sondages". "Ils sont faits sur une période où Aulas a une lumière médiatique", balaie de son côté Matéo Chichet, 26 ans, collaborateur parlementaire de la députée écologiste Marie-Charlotte Garin. Sur scène, Grégory Doucet déroule ses annonces, qui ont ponctué tout le mois de janvier avec l'accélération de la campagne lyonnaise en ce début d'année. Si les premiers mots du maire écologiste sont pour le climat, la suite se concentre sur la "sécurité des Lyonnais", un thème sur lequel les oppositions l'attaquent régulièrement. "Il se bat pour" "Toutes les sécurités", répond Grégory Doucet, celle du logement en premier lieu. "Personne à Lyon ne désencadrera les loyers", lance-t-il, son principal adversaire ayant promis d'abolir cette mesure prise par les écologistes pour contenir la flambée des loyers. Sous les hourras du public, il poursuit en promouvant la création d'une garantie municipale des loyers. Après avoir reçu le soutien du militant antidrogue marseillais Amine Kessaci, il s'attarde sur la sécurité "des biens et des personnes" et promet un "plan ambitieux de prévention et de lutte contre le trafic de stupéfiants". "Grégory, quand il se bat, il ne se bat pas contre, il se bat pour la dignité", avait souligné auparavant le jeune militant marseillais, dont un frère a été assassiné en novembre. "Il se bat pour l'égalité, il se bat pour l'équité, il se bat pour les transports qui accompagnent tout le monde, il se bat pour la justice sociale et la justice environnementale dans ses quartiers. En bref, il se bat pour notre vie !" "En tant que militante j'en ressors boostée", dit Eline, 28 ans, qui travaille pour une association. "Ca fait du bien de montrer qu'il y a une dynamique, qu'on est ensemble, de se rappeler aussi le projet qu'on défend et qu'on va continuer de défendre, cette vision de la ville et cette vision de société".
Texte intégral (676 mots)
Rendez-vous donné en soirée au "Sucre", salle de concert dans le quartier en transformation de Confluences. La plupart des participants sont debout, sous les spots multicolores. Il est venu chercher l'"énergie" qui se dégage de la foule -- 800 personnes selon l'organisation. L'énergie d'un rassemblement des familles "écologistes, socialistes, communistes, social-démocrate" qui "lorsqu'elles s'unissent déjouent tous les pronostics", affirme le maire sortant, sans mentionner la dissidence de LFI qui fait liste à part. "Quel plaisir de me présenter devant vous en candidat", lance d'emblée Grégory Doucet. De son principal adversaire soutenu par le centre et la droite, qui ne cesse de l'attaquer, il ne dit quasiment rien. Mis à part une pique sur la promesse phare de Jean-Michel Aulas: un projet de double-voies routières sous Lyon visant à désengorger le tristement célèbre tunnel de Fourvière, des travaux estimés par leurs défenseurs à deux milliards d'euros, largement raillé par la salle. La députée socialiste Sandrine Runel, qui l'a précédé sur scène, a en revanche mené la charge contre celui qu'elle qualifie d'"homme de l'ancien monde". "Tout est possible" Dans un sondage réalisé en décembre par OpinionWay, Jean-Michel Aulas apparaît largement en tête dès le premier tour, sa liste recueillant 60% des intentions de vote au second face à celle de Grégory Doucet. Mais samedi, personne ne veut croire en ces prophéties. "Ca ne nous inquiète pas forcément parce que les sondages sont encore à deux mois des élections, donc tout est possible. En 2020, ça s'était déjà vérifié", puisque les écologistes avaient emporté la ville et l'agglomération contre toute attente, avance Arthur Duvivier, adjoint dans le 3e arrondissement de Lyon. Fabrice Tavel, 30 ans, qui est candidat dans la commune voisine de Oullins-Pierre-Bénite, relève de son côté que "la victoire totale" de la gauche aux dernières législatives "n'était pas vraiment annoncée par les sondages". "Ils sont faits sur une période où Aulas a une lumière médiatique", balaie de son côté Matéo Chichet, 26 ans, collaborateur parlementaire de la députée écologiste Marie-Charlotte Garin. Sur scène, Grégory Doucet déroule ses annonces, qui ont ponctué tout le mois de janvier avec l'accélération de la campagne lyonnaise en ce début d'année. Si les premiers mots du maire écologiste sont pour le climat, la suite se concentre sur la "sécurité des Lyonnais", un thème sur lequel les oppositions l'attaquent régulièrement. "Il se bat pour" "Toutes les sécurités", répond Grégory Doucet, celle du logement en premier lieu. "Personne à Lyon ne désencadrera les loyers", lance-t-il, son principal adversaire ayant promis d'abolir cette mesure prise par les écologistes pour contenir la flambée des loyers. Sous les hourras du public, il poursuit en promouvant la création d'une garantie municipale des loyers. Après avoir reçu le soutien du militant antidrogue marseillais Amine Kessaci, il s'attarde sur la sécurité "des biens et des personnes" et promet un "plan ambitieux de prévention et de lutte contre le trafic de stupéfiants". "Grégory, quand il se bat, il ne se bat pas contre, il se bat pour la dignité", avait souligné auparavant le jeune militant marseillais, dont un frère a été assassiné en novembre. "Il se bat pour l'égalité, il se bat pour l'équité, il se bat pour les transports qui accompagnent tout le monde, il se bat pour la justice sociale et la justice environnementale dans ses quartiers. En bref, il se bat pour notre vie !" "En tant que militante j'en ressors boostée", dit Eline, 28 ans, qui travaille pour une association. "Ca fait du bien de montrer qu'il y a une dynamique, qu'on est ensemble, de se rappeler aussi le projet qu'on défend et qu'on va continuer de défendre, cette vision de la ville et cette vision de société".
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