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15.05.2026 à 08:17

FRANCE 24
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Au moins 78 personnes sont mortes en Haïti dans des affrontements violents entre plusieurs gangs de Port-au-Prince ces six derniers jours selon l'ONU, dans un bilan provisoire communiqué jeudi. Une nouvelle force multinationale est en cours de déploiement, mais à ce stade, seul un contingent de 400 soldats tchadiens est arrivé à Port-au-Prince.
Au moins 78 personnes sont mortes en Haïti dans des affrontements violents entre plusieurs gangs de Port-au-Prince ces six derniers jours selon l'ONU, dans un bilan provisoire communiqué jeudi. Une nouvelle force multinationale est en cours de déploiement, mais à ce stade, seul un contingent de 400 soldats tchadiens est arrivé à Port-au-Prince.

15.05.2026 à 07:26

Assiya HAMZA
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Le congrès général du Fatah, mouvement du président palestinien Mahmoud Abbas, vient de s'ouvrir pour trois jours à Ramallah, en Cisjordanie occupée. Il doit élire le comité central, organe exécutif du mouvement. Au pouvoir depuis plus de 20 ans, le raïs, dont la succession n'est pas encore à l'ordre du jour, entend propulser son fils, Yasser Abbas, au sein du Fatah et de l'Autorité palestinienne.
Le congrès général du Fatah, mouvement du président palestinien Mahmoud Abbas, vient de s'ouvrir pour trois jours à Ramallah, en Cisjordanie occupée. Il doit élire le comité central, organe exécutif du mouvement. Au pouvoir depuis plus de 20 ans, le raïs, dont la succession n'est pas encore à l'ordre du jour, entend propulser son fils, Yasser Abbas, au sein du Fatah et de l'Autorité palestinienne.

15.05.2026 à 05:27

FRANCE24
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Le blocage du détroit d'Ormuz a fait grimper les prix mondiaux du gaz et des carburants, mettant sous pression les économies fortement dépendantes des importations énergétiques du Golfe, dont l'Inde. Le Premier ministre Modi a appelé la population la semaine dernière à restreindre ses achats d'or et la consommation de carburant, qui nécessitent des devises, face à la chute de la roupie, au plus bas contre le dollar. Cette tournée traduit également la volonté de New Delhi de diversifier ses partenariats économiques et stratégiques, tout en se positionnant comme un pôle industriel et technologique majeur. Au cours de cette tournée de six jours, M.  Modi se rendra aussi aux Pays-Bas, en Suède, en Norvège et en Italie. La visite du Premier ministre permettra d'"approfondir le partenariat de l’Inde avec l'Europe (...) en particulier les liens commerciaux et d’investissement à la lumière du récent accord de libre-échange", a déclaré le ministère indien des Affaires étrangères. L'Inde et l'UE ont signé en janvier un large accord de libre-échange qualifié de "mère de tous les accords". Diversifier les partenariats Vis à vis des pays nordiques, l'Inde veut "se positionner comme un partenaire fiable sur les plans économique, technologique et des énergies propres", a déclaré à l'AFP Anil Wadhwa, ancien ambassadeur indien, notamment en Italie et en Pologne. M. Modi débute sa tournée vendredi aux Emirats arabes unis, où vit une communauté indienne forte de 4,5 millions de personnes. La région du Golfe est la principale source des importations indiennes de pétrole et de gaz de naturel, et les discussions "se concentreront sur le renforcement de notre sécurité énergétique", a indiqué le ministère indien des Affaires étrangères. Mais le dirigeant entend également consolider la position de son pays dans cette région. Sécurité énergétique "Les dissenssions au sein du Conseil de coopération du Golfe, qui compte six membres, et l’affrontement ouvert entre l’Iran et les Emirats arabes unis ont modifié la géopolitique", a déclaré à l’AFP K.C. Singh, ancien ambassadeur indien en Iran et aux Emirats arabes unis. Les Emirats arabes unis se sont rapprochés des Etats-Unis et d'Israël depuis le début du conflit, tandis que l’Arabie saoudite s'est tournée vers le Pakistan, l'Egypte et la Turquie, a-t-il observé. L'Inde, troisième importateur mondial de pétrole, s'approvisionne habituellement pour environ la moitié de son brut via le détroit d’Ormuz, qui est en grande partie bloqué depuis le début des frappes américano-israéliennes contre l'Iran le 28 février. "La priorité de l’Inde (...) devrait être de passer d’une relation énergétique classique acheteur-vendeur à un partenariat plus large de sécurité énergétique stratégique", selon M. Singh, avec des accords de livraisons de gaz naturel liquéfié et sur ses réserves stratégiques de pétrole pour limiter les disruptions à l'avenir. M. Modi se rendra aux Pays-Bas vendredi soir, pour la deuxième fois depuis 2017, avec au programme des discussions visant à augmenter les échanges bilatéraux (23,7 milliards d’euros l’an dernier), ainsi que sur la défense, les semi-conducteurs, l’eau, l’agriculture et la santé. Dimanche, M. Modi sera en Suède pour s’adresser à un forum de dirigeants d’entreprises européennes aux côtés de la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, avant de se rendre en Norvège le lendemain pour un sommet entre l’Inde et les pays nordiques. New Delhi, qui dispose d’une base de recherche arctique sur l’île norvégienne de Svalbard, suit de près les conséquences de l’ouverture des routes maritimes liée à la fonte des glaces due au changement climatique pour son trafic. "L’intérêt de l’Inde pour l’Arctique n’est pas simplement académique, la fonte des glaces a des conséquences directes sur la mousson en Inde et notre sécurité alimentaire", souligne le député indien Shashi Tharoor, dans le quotidien Indian Express. La dernière étape sera l’Italie, le 19 mai, où M. Modi rencontrera la Première ministre Giorgia Meloni – avec laquelle il entretient une relation étroite.
Texte intégral (718 mots)
Le blocage du détroit d'Ormuz a fait grimper les prix mondiaux du gaz et des carburants, mettant sous pression les économies fortement dépendantes des importations énergétiques du Golfe, dont l'Inde. Le Premier ministre Modi a appelé la population la semaine dernière à restreindre ses achats d'or et la consommation de carburant, qui nécessitent des devises, face à la chute de la roupie, au plus bas contre le dollar. Cette tournée traduit également la volonté de New Delhi de diversifier ses partenariats économiques et stratégiques, tout en se positionnant comme un pôle industriel et technologique majeur. Au cours de cette tournée de six jours, M.  Modi se rendra aussi aux Pays-Bas, en Suède, en Norvège et en Italie. La visite du Premier ministre permettra d'"approfondir le partenariat de l’Inde avec l'Europe (...) en particulier les liens commerciaux et d’investissement à la lumière du récent accord de libre-échange", a déclaré le ministère indien des Affaires étrangères. L'Inde et l'UE ont signé en janvier un large accord de libre-échange qualifié de "mère de tous les accords". Diversifier les partenariats Vis à vis des pays nordiques, l'Inde veut "se positionner comme un partenaire fiable sur les plans économique, technologique et des énergies propres", a déclaré à l'AFP Anil Wadhwa, ancien ambassadeur indien, notamment en Italie et en Pologne. M. Modi débute sa tournée vendredi aux Emirats arabes unis, où vit une communauté indienne forte de 4,5 millions de personnes. La région du Golfe est la principale source des importations indiennes de pétrole et de gaz de naturel, et les discussions "se concentreront sur le renforcement de notre sécurité énergétique", a indiqué le ministère indien des Affaires étrangères. Mais le dirigeant entend également consolider la position de son pays dans cette région. Sécurité énergétique "Les dissenssions au sein du Conseil de coopération du Golfe, qui compte six membres, et l’affrontement ouvert entre l’Iran et les Emirats arabes unis ont modifié la géopolitique", a déclaré à l’AFP K.C. Singh, ancien ambassadeur indien en Iran et aux Emirats arabes unis. Les Emirats arabes unis se sont rapprochés des Etats-Unis et d'Israël depuis le début du conflit, tandis que l’Arabie saoudite s'est tournée vers le Pakistan, l'Egypte et la Turquie, a-t-il observé. L'Inde, troisième importateur mondial de pétrole, s'approvisionne habituellement pour environ la moitié de son brut via le détroit d’Ormuz, qui est en grande partie bloqué depuis le début des frappes américano-israéliennes contre l'Iran le 28 février. "La priorité de l’Inde (...) devrait être de passer d’une relation énergétique classique acheteur-vendeur à un partenariat plus large de sécurité énergétique stratégique", selon M. Singh, avec des accords de livraisons de gaz naturel liquéfié et sur ses réserves stratégiques de pétrole pour limiter les disruptions à l'avenir. M. Modi se rendra aux Pays-Bas vendredi soir, pour la deuxième fois depuis 2017, avec au programme des discussions visant à augmenter les échanges bilatéraux (23,7 milliards d’euros l’an dernier), ainsi que sur la défense, les semi-conducteurs, l’eau, l’agriculture et la santé. Dimanche, M. Modi sera en Suède pour s’adresser à un forum de dirigeants d’entreprises européennes aux côtés de la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, avant de se rendre en Norvège le lendemain pour un sommet entre l’Inde et les pays nordiques. New Delhi, qui dispose d’une base de recherche arctique sur l’île norvégienne de Svalbard, suit de près les conséquences de l’ouverture des routes maritimes liée à la fonte des glaces due au changement climatique pour son trafic. "L’intérêt de l’Inde pour l’Arctique n’est pas simplement académique, la fonte des glaces a des conséquences directes sur la mousson en Inde et notre sécurité alimentaire", souligne le député indien Shashi Tharoor, dans le quotidien Indian Express. La dernière étape sera l’Italie, le 19 mai, où M. Modi rencontrera la Première ministre Giorgia Meloni – avec laquelle il entretient une relation étroite.

15.05.2026 à 05:09

FRANCE24
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LVMH, dirigé par Bernard Arnault, et WHP Global ont fait part dans un communiqué commun jeudi soir d'un accord définitif de cession de la marque de prêt-à-porter américaine, sans divulguer de montant. WHP Global a conclu parallèlement un partenariat avec le holding de prêt-à-porter G-III - propriétaire de DKNY, Donna Karan, Karl Lagerfeld, Sonia Rykiel, Vilebrequin - qui valorise ces actifs à environ un milliard de dollars. La marque Marc Jacobs conservera son styliste américain de 63 ans comme directeur de la création une fois la transaction finalisée. Elle devrait l'être d'ici la fin de l'année, une fois obtenus les feux verts réglementaires nécessaires. "Je serai toujours reconnaissant envers Bernard Arnault pour son soutien, sa conviction et sa confiance en moi au cours des trente dernières années", a réagi Marc Jacobs, qui a fondé sa marque en 1984, cité dans le communiqué commun. Avant de se consacrer exclusivement à sa marque, le designer américain a été durant 16 ans, de 1997 à 2013, le directeur artistique à succès de Louis Vuitton, marque phare de LVMH et ultra rentable. "Je reste déterminé dans mon rôle de directeur de la création de Marc Jacobs International et j'ai hâte de ce nouveau chapitre", a ajouté Marc Jacobs dans le communiqué. De son côté, Bernard Arnault a rendu hommage à la "rare créativité et à la vision unique" du styliste américain, dont "l'impact sur le monde de la mode est indéniable". En vogue au tournant des années 2000, la maison Marc Jacobs, en perte de vitesse, a opéré plusieurs évolutions stratégiques pour tenter de trouver un modèle économique viable. Selon plusieurs médias, elle est redevenue bénéficiaire. Elle avait été acquise par LVMH en 1997. WHP Global précise que son chiffre d'affaires dépassera les 9,5 milliards de dollars avec ce nouveau venu dans son portefeuille. Société commune Le groupe formera de manière concomitante avec G-III une société commune à parité, qui détiendra la propriété intellectuelle de Marc Jacobs, a indiqué G-III Apparel Group dans un communiqué distinct, précisant que son investissement serait d'environ 500 millions de dollars financés en liquidités disponibles et par un emprunt. Selon le communiqué de LVMH et WHP Global, l'accord prévoit aussi que G-III "achète et gère certaines parties de l'activité" (vente directe et de gros). "Cette transaction souligne notre engagement de long terme de bâtir un portefeuille diversifié de marques emblématiques et majeures au niveau mondial", a indiqué Morris Goldfarb, patron de G-III, cité dans le communiqué de son entreprise. "Cette opportunité accélère nos efforts de transformation et nous place en position pour dégager de la valeur pour nos actionnaires sur le long terme", a-t-il relevé. Dans les échanges électroniques après la fermeture de la Bourse de New York, l'action G-III cédait 0,10%. Le Wall Street Journal, citant des sources proches du dossier, avait écrit en juillet que LVMH était en discussions pour vendre Marc Jacobs. Selon le journal américain, le groupe français discutait avec plusieurs acheteurs potentiels, notamment les groupes américains Authentic, propriétaire de Reebok, et WHP Global. Numéro un mondial du luxe (Louis Vuitton, Dior, Céline, Moët Hennessy...), LVMH a publié pour 2025 un bénéfice net en repli de 13% (à 10,9 milliards d'euros) pour des ventes en recul de 5% à près de 81 milliards. Le géant français s'était délesté en septembre 2024 de Off-White, maison fondée en 2012 par l'ancien directeur artistique des collections homme de Louis Vuitton, Virgil Abloh - décédé en 2021. En janvier 2025, la créatrice britannique Stella McCartney a racheté la participation minoritaire (49%) détenue par LVMH dans sa société. Un an plus tard, en janvier 2026, il a vendu ses activités Duty Free Shops (DFS) en Chine à CTG Duty-Free, un important opérateur du "travel retail" (vente dans les lieux de transport), dont le siège est à Pékin.
Texte intégral (676 mots)
LVMH, dirigé par Bernard Arnault, et WHP Global ont fait part dans un communiqué commun jeudi soir d'un accord définitif de cession de la marque de prêt-à-porter américaine, sans divulguer de montant. WHP Global a conclu parallèlement un partenariat avec le holding de prêt-à-porter G-III - propriétaire de DKNY, Donna Karan, Karl Lagerfeld, Sonia Rykiel, Vilebrequin - qui valorise ces actifs à environ un milliard de dollars. La marque Marc Jacobs conservera son styliste américain de 63 ans comme directeur de la création une fois la transaction finalisée. Elle devrait l'être d'ici la fin de l'année, une fois obtenus les feux verts réglementaires nécessaires. "Je serai toujours reconnaissant envers Bernard Arnault pour son soutien, sa conviction et sa confiance en moi au cours des trente dernières années", a réagi Marc Jacobs, qui a fondé sa marque en 1984, cité dans le communiqué commun. Avant de se consacrer exclusivement à sa marque, le designer américain a été durant 16 ans, de 1997 à 2013, le directeur artistique à succès de Louis Vuitton, marque phare de LVMH et ultra rentable. "Je reste déterminé dans mon rôle de directeur de la création de Marc Jacobs International et j'ai hâte de ce nouveau chapitre", a ajouté Marc Jacobs dans le communiqué. De son côté, Bernard Arnault a rendu hommage à la "rare créativité et à la vision unique" du styliste américain, dont "l'impact sur le monde de la mode est indéniable". En vogue au tournant des années 2000, la maison Marc Jacobs, en perte de vitesse, a opéré plusieurs évolutions stratégiques pour tenter de trouver un modèle économique viable. Selon plusieurs médias, elle est redevenue bénéficiaire. Elle avait été acquise par LVMH en 1997. WHP Global précise que son chiffre d'affaires dépassera les 9,5 milliards de dollars avec ce nouveau venu dans son portefeuille. Société commune Le groupe formera de manière concomitante avec G-III une société commune à parité, qui détiendra la propriété intellectuelle de Marc Jacobs, a indiqué G-III Apparel Group dans un communiqué distinct, précisant que son investissement serait d'environ 500 millions de dollars financés en liquidités disponibles et par un emprunt. Selon le communiqué de LVMH et WHP Global, l'accord prévoit aussi que G-III "achète et gère certaines parties de l'activité" (vente directe et de gros). "Cette transaction souligne notre engagement de long terme de bâtir un portefeuille diversifié de marques emblématiques et majeures au niveau mondial", a indiqué Morris Goldfarb, patron de G-III, cité dans le communiqué de son entreprise. "Cette opportunité accélère nos efforts de transformation et nous place en position pour dégager de la valeur pour nos actionnaires sur le long terme", a-t-il relevé. Dans les échanges électroniques après la fermeture de la Bourse de New York, l'action G-III cédait 0,10%. Le Wall Street Journal, citant des sources proches du dossier, avait écrit en juillet que LVMH était en discussions pour vendre Marc Jacobs. Selon le journal américain, le groupe français discutait avec plusieurs acheteurs potentiels, notamment les groupes américains Authentic, propriétaire de Reebok, et WHP Global. Numéro un mondial du luxe (Louis Vuitton, Dior, Céline, Moët Hennessy...), LVMH a publié pour 2025 un bénéfice net en repli de 13% (à 10,9 milliards d'euros) pour des ventes en recul de 5% à près de 81 milliards. Le géant français s'était délesté en septembre 2024 de Off-White, maison fondée en 2012 par l'ancien directeur artistique des collections homme de Louis Vuitton, Virgil Abloh - décédé en 2021. En janvier 2025, la créatrice britannique Stella McCartney a racheté la participation minoritaire (49%) détenue par LVMH dans sa société. Un an plus tard, en janvier 2026, il a vendu ses activités Duty Free Shops (DFS) en Chine à CTG Duty-Free, un important opérateur du "travel retail" (vente dans les lieux de transport), dont le siège est à Pékin.

15.05.2026 à 04:59

FRANCE24
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Le patron d'OpenAI Sam Altman et son plus fidèle compagnon de route, Greg Brockman, présents presque tous les jours depuis le 27 avril, ont encore fait le déplacement devant la cour fédérale d'Oakland, sur l'autre rive de la baie de San Francisco où se trouvent leurs bureaux. Elon Musk, qui s'était dépeint à l'ouverture du procès en protecteur de l'humanité contre les dangers de l'intelligence artificielle, est en Chine avec le président Trump. Pour OpenAI, un des favoris de la course mondiale à l'IA, cette procédure est un boulet au pied, à un moment critique. Son rival Anthropic, fondé par des dissidents, est en discussion avec des investisseurs et pourrait le dépasser en valorisation, à 900 milliards de dollars. Le procès a étalé les querelles intestines de la genèse d'OpenAI et mis en doute la sincérité de sa mission philanthropique. "Une organisation à but non lucratif dédiée au développement sûr de l'intelligence artificielle dont le code sera rendu public autant que possible, pour le bien de l'humanité... on essaye de nous faire avaler ça", a ironisé Steven Molo, l'avocat de Musk, devant les neuf jurés. "Si vous braquez une banque et prenez 100 millions de dollars, ce n'est pas une défense de dire: +J'en ai laissé dix dans le coffre", a ajouté l'avocat. Au contraire, a rétorqué William Savitt, l'avocat d'OpenAI: "a-t-on jamais entendu parler d'un braquage où les voleurs ont inventé la banque et y ont déposé 200 milliards de dollars?". La fondation OpenAI, créée fin 2015, reste un actionnaire minoritaire - environ 25% - de sa structure commerciale lancée en 2019. Ses dirigeants se félicitent d'en avoir fait l'une des fondations à but non lucratif les mieux dotées au monde, qu'Elon Musk accuse d'être une coquille vide. La fondation, qui n'avait distribué que 7,6 millions de dollars en 2024, a annoncé un milliard de dons pour 2026, un mois avant le procès. "Culture toxique" Pour le jury, a reconnu la juge Yvonne Gonzalez Rogers, l'affaire se résume à une question principale: qui croire entre ces puissants milliardaires? Chez Elon Musk "même ses collaborateurs, même la mère de ses enfants, ne soutiennent pas sa version des faits", a attaqué Sarah Eddy, autre avocate d'OpenAI, en référence à Shivon Zilis, sa collaboratrice, longtemps administratrice d'OpenAI, avec qui il a eu quatre enfants. L'homme le plus riche du monde "ne s'est jamais soucié de la structure non lucrative ; ce qui lui importait, c'était de gagner", a-t-elle ajouté: battre Google DeepMind dans la course à l'IA, quitte à débaucher les ingénieurs d'OpenAI pour mener un projet concurrent secret au sein de Tesla, son constructeur automobile. En face, l'accusation a exploité en priorité les doutes persistants sur la probité de Sam Altman. Viré par surprise en novembre 2023 par le conseil d'administration d'OpenAI pour manque de transparence, il avait été réintégré sous la pression des employés, mais les accusations de manipulation et de "culture toxique" ont laissé des traces. Le jury devra d'abord trancher une question préalable: Elon Musk, qui a lancé la procédure en 2024, quatre ans après la fin de son dernier soutien matériel, a-t-il attaqué dans les délais légaux? Si non, l'affaire s'arrête là. La magistrate a décidé que le verdict du jury serait consultatif, mais a annoncé qu'elle suivrait probablement leurs avis sur ce point. Si les faits ne sont pas prescrits, les jurés, puis la juge, devront déterminer si les cofondateurs d'OpenAI ont détourné les dons du multimilliardaire (38 millions de dollars) et trahi une promesse envers lui, pour prendre leur virage commercial et s'enrichir. Elon Musk exige le retour d'OpenAI à son statut de fondation, ce qui le contraindrait à renoncer à son entrée en Bourse et à ses investisseurs - Microsoft, Amazon, Softbank - essentiels dans la ruée vers l'IA. Le jury devra aussi déterminer si Microsoft, premier investisseur privé de la start-up avec 13 milliards de dollars engagés, a sciemment facilité cette dérive. Au total, ce grand déballage aura vu défiler cinq milliardaires, dont les moindres emails et SMS liés à l'affaire ont été décortiqués: Elon Musk, Sam Altman, Greg Brockman, le PDG de Microsoft Satya Nadella et, Ilya Sutskever, l'un des ingénieurs-clés derrière la naissance de ChatGPT.
Texte intégral (730 mots)
Le patron d'OpenAI Sam Altman et son plus fidèle compagnon de route, Greg Brockman, présents presque tous les jours depuis le 27 avril, ont encore fait le déplacement devant la cour fédérale d'Oakland, sur l'autre rive de la baie de San Francisco où se trouvent leurs bureaux. Elon Musk, qui s'était dépeint à l'ouverture du procès en protecteur de l'humanité contre les dangers de l'intelligence artificielle, est en Chine avec le président Trump. Pour OpenAI, un des favoris de la course mondiale à l'IA, cette procédure est un boulet au pied, à un moment critique. Son rival Anthropic, fondé par des dissidents, est en discussion avec des investisseurs et pourrait le dépasser en valorisation, à 900 milliards de dollars. Le procès a étalé les querelles intestines de la genèse d'OpenAI et mis en doute la sincérité de sa mission philanthropique. "Une organisation à but non lucratif dédiée au développement sûr de l'intelligence artificielle dont le code sera rendu public autant que possible, pour le bien de l'humanité... on essaye de nous faire avaler ça", a ironisé Steven Molo, l'avocat de Musk, devant les neuf jurés. "Si vous braquez une banque et prenez 100 millions de dollars, ce n'est pas une défense de dire: +J'en ai laissé dix dans le coffre", a ajouté l'avocat. Au contraire, a rétorqué William Savitt, l'avocat d'OpenAI: "a-t-on jamais entendu parler d'un braquage où les voleurs ont inventé la banque et y ont déposé 200 milliards de dollars?". La fondation OpenAI, créée fin 2015, reste un actionnaire minoritaire - environ 25% - de sa structure commerciale lancée en 2019. Ses dirigeants se félicitent d'en avoir fait l'une des fondations à but non lucratif les mieux dotées au monde, qu'Elon Musk accuse d'être une coquille vide. La fondation, qui n'avait distribué que 7,6 millions de dollars en 2024, a annoncé un milliard de dons pour 2026, un mois avant le procès. "Culture toxique" Pour le jury, a reconnu la juge Yvonne Gonzalez Rogers, l'affaire se résume à une question principale: qui croire entre ces puissants milliardaires? Chez Elon Musk "même ses collaborateurs, même la mère de ses enfants, ne soutiennent pas sa version des faits", a attaqué Sarah Eddy, autre avocate d'OpenAI, en référence à Shivon Zilis, sa collaboratrice, longtemps administratrice d'OpenAI, avec qui il a eu quatre enfants. L'homme le plus riche du monde "ne s'est jamais soucié de la structure non lucrative ; ce qui lui importait, c'était de gagner", a-t-elle ajouté: battre Google DeepMind dans la course à l'IA, quitte à débaucher les ingénieurs d'OpenAI pour mener un projet concurrent secret au sein de Tesla, son constructeur automobile. En face, l'accusation a exploité en priorité les doutes persistants sur la probité de Sam Altman. Viré par surprise en novembre 2023 par le conseil d'administration d'OpenAI pour manque de transparence, il avait été réintégré sous la pression des employés, mais les accusations de manipulation et de "culture toxique" ont laissé des traces. Le jury devra d'abord trancher une question préalable: Elon Musk, qui a lancé la procédure en 2024, quatre ans après la fin de son dernier soutien matériel, a-t-il attaqué dans les délais légaux? Si non, l'affaire s'arrête là. La magistrate a décidé que le verdict du jury serait consultatif, mais a annoncé qu'elle suivrait probablement leurs avis sur ce point. Si les faits ne sont pas prescrits, les jurés, puis la juge, devront déterminer si les cofondateurs d'OpenAI ont détourné les dons du multimilliardaire (38 millions de dollars) et trahi une promesse envers lui, pour prendre leur virage commercial et s'enrichir. Elon Musk exige le retour d'OpenAI à son statut de fondation, ce qui le contraindrait à renoncer à son entrée en Bourse et à ses investisseurs - Microsoft, Amazon, Softbank - essentiels dans la ruée vers l'IA. Le jury devra aussi déterminer si Microsoft, premier investisseur privé de la start-up avec 13 milliards de dollars engagés, a sciemment facilité cette dérive. Au total, ce grand déballage aura vu défiler cinq milliardaires, dont les moindres emails et SMS liés à l'affaire ont été décortiqués: Elon Musk, Sam Altman, Greg Brockman, le PDG de Microsoft Satya Nadella et, Ilya Sutskever, l'un des ingénieurs-clés derrière la naissance de ChatGPT.
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