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08.08.2026 à 09:59

FRANCE24
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"Les records tombent. Ca va vite": en près de quarante ans de carrière de vigneron, Marc Sangoy, président de la Cave de Lugny (Saône-et-Loire), n'avait jamais expérimenté des vendanges aussi précoces. "Alors que le dernier record ne datait que de 2022, le 13 août, on démarre cette année un 8 août pour les crémants", traditionnellement récoltés en premier, a déclaré à l'AFP le patron de la coopérative qui regroupe 1.250 hectares de vignes. Pour les vins "tranquilles" (non-effervescents), les vendanges devraient débuter "en fin de semaine prochaine, probablement", a estimé M. Sangoy. En moyenne sur l'ensemble de la Bourgogne et pour les vins tranquilles, les blancs devraient être récoltés "autour du 18-20" août et les rouges "vers le 20-25", estime Thiébault Huber, président de la Confédération des appellations et des vignerons de Bourgogne (CAVB). "On tablait sur des vendanges avant le 15 août mais on prévoit plutôt maintenant vers le 25" car "la sécheresse et la canicule ont bloqué la vigne et freiné la maturité des raisins", explique-t-il. Le record historique de vendanges des rouges, établi à Beaune (Côte d'Or) le 15 août 1556, ne devrait donc pas être battu. Ailleurs en France, les vendanges ont elles aussi connu une précocité historique, après avoir démarré dès jeudi en Champagne, et dans le Bordelais pour les crémants. Le Languedoc-Roussillon a, lui, commencé dès juillet. Selon une étude réalisée par l'historien du climat Thomas Labbé sur sept siècles de dates de vendanges des rouges à Beaune, la récolte se déroulait autour du 27 septembre en moyenne entre la fin du Moyen Age et 1988. Puis "tout s'est accéléré depuis 1988", dit-il. La moyenne pour le début des vendanges a ainsi atteint le 6 septembre en 2019. Quant aux rendements, ils seront largement inférieurs, les raisins ayant peu grossi pour cause de sécheresse, prédisent les vignerons en Bourgogne. "Ils dépasseront à peine les 30%", évalue Olivier Fichet, vigneron à Igé (Saône-et-Loire) qui vendangera ses 30 hectares "vers le 15 août". "La récolte sera très moyenne en quantité mais bonne en qualité", ajoute Michel Barraud, coprésident du Comité des vins de Bourgogne (l'interprofession).

08.08.2026 à 09:57

FRANCE24
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Bateaux de récolte de sargasses, barrières, nettoyage manuel des plages... Les efforts se poursuivent dans la principale destination touristique internationale du pays, durement touchée par cette invasion, même si le gouvernement minimise son impact. Une équipe de l'AFP a visité la Riviera Maya et Tulum - sur la côte du Yucatan, dans l'est du pays - à bord de l'un des 27 navires déployés par la Marine mexicaine depuis 2019 dans le cadre des efforts déployés pour contenir la prolifération de ces algues, apparues en 2011. Le navire se déplace comme dans un jeu vidéo, à la recherche de concentrations d'algues pour les aspirer. Une rampe inclinée située à l'avant est équipée d'un grand tapis roulant qui collecte les sargasses à la surface et les achemine dans une trémie à bord. "Saison intense" Les opérations de collecte des sargasses sont menées au large à l'aide d'un navire capable d'en ramasser 300 tonnes, puis complétées par des embarcations plus petites et des bâtiments amphibies. La dernière étape est une collecte manuelle. "C'est une saison intense qui a véritablement exigé des efforts accrus", a expliqué le contre-amiral Topiltzin Flores, responsable de l'opération. Il a précisé que l'objectif est de concentrer le plus grand volume possible au large et d'empêcher qu'il n'atteigne les côtes. Au cours du premier semestre, le personnel de la Marine et les autorités locales ont collecté quelque 100.000 tonnes de sargasses, dépassant déjà les 92.782 tonnes ramassées sur l'ensemble de 2025. Malgré cela, les algues sont omniprésentes sur les plages des Caraïbes mexicaines, et rares sont les touristes qui osent se prélasser au soleil face à une odeur nauséabonde, semblable à celle des oeufs pourris. Les entreprises qui vivent du tourisme, quant à elles, réduisent leurs effectifs au minimum. "Ce restaurant ne reçoit pas plus de 50 clients par jour", explique Azul Lucero, une Argentine de 26 ans qui travaille comme serveuse à Playa del Carmen et dont le revenu provient principalement des pourboires. Lorsque la mer est propre et claire, ce nombre peut atteindre 400 couverts. "Odeur insupportable" Le gouvernement, quant à lui, insiste sur le fait que le Mexique bat des records d'afflux de touristes étrangers. S'il y a pu y avoir moins de monde, "c'est le prix du kérosène qui est en cause, pas les sargasses", a affirmé jeudi la présidente Claudia Sheinbaum lors de la présentation d'une stratégie ambitieuse menée conjointement par le gouvernement et les hôteliers pour lutter contre cette invasion. "Il n'y a pas eu de pertes importantes", a-t-elle insisté. Les chiffres de la profession sont moins brillants: le taux d'occupation des hôtels cet été se situe entre 55% et 70% selon les destinations, alors qu'il atteignait jusqu'à 90% en haute saison il y a quinze ans. A côté d'un amas de sargasses se trouve, par exemple, l'hôtel de Playa del Carmen où Tere May, 47 ans, travaille comme cuisinière. Elle se plaint de "l'odeur insupportable" qui rend l'établissement désert: les 24 chambres sont vides. "Il n'y a personne ici en ce moment", soupire-t-elle. Les sargasses "nous ont affectés à tous les niveaux". "On ne peut pas profiter des vacances", déplore Bianca Ibañez, 33 ans, qui passait quelques jours en famille dans cette station et a été surprise par la quantité d'algues amassées sur la plage.

08.08.2026 à 09:55

FRANCE24
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"Quand j'étais petit, je ne pouvais même pas rentrer dans un magasin pour acheter un produit de première nécessité. Ils refusaient de nous servir. Il y avait tellement de préjugés et de racisme, mais c'est toujours le cas, ça ne change pas", raconte-t-il. Le récent redécoupage électoral n'est rien d'autre qu'un "recyclage des vieilles politiques" républicaines, dénonce, costume beige et foulard en soie noué autour du cou, Jadu Ben Ahmed Ben Hassan. L'AFP l'a rencontré au Centre islamique de Memphis, écrin de verdure en banlieue de la ville, où sont présentés schémas de la nouvelle carte électorale et QR codes à scanner pour connaître sa nouvelle circonscription. Le vaste redécoupage imposé en mai par les républicains du Tennessee leur donne un avantage décisif pour remporter des sièges supplémentaires au Congrès à Washington. Memphis, traditionnellement l'une des seules poches démocrates dans un Etat très conservateur, est désormais fractionnée en trois circonscriptions étendues à travers l'Etat. Colère Les Afro-Américains, qui constituent plus de 60% de la population de cette ville où a été assassiné Martin Luther King, craignent ainsi que leur voix ne compte pas lors des prochaines élections de mi-mandat, en novembre. Fin avril, la Cour suprême des Etats-Unis a affaibli les protections garanties par le Voting Rights Act, une loi phare adoptée en 1965, en plein mouvement des droits civiques, visant à empêcher les anciens Etats ségrégationnistes du Sud de porter atteinte au droit de vote des Afro-Américains. Cette décision a permis à plusieurs Etats de redessiner leurs circonscriptions, de la Louisiane au Tennessee. "Il y a beaucoup de colère, car nous savons qu'il s'agit d'une tentative de diluer le vote noir à Memphis", témoigne le révérend Earle Fisher, pasteur de l'Abyssinian Baptist Church, l'église "la plus noire de Memphis". Ce fondateur de l'organisation Up the Vote 901 organise des sessions d'éducation civique, perçues comme plus précieuses encore depuis le redécoupage du Tennessee ayant créé de la confusion parmi les habitants de Memphis. Le clergé noir de la ville redouble d'efforts pour mobiliser les électeurs afro-américains, ancrés à gauche, dans l'espoir d'envoyer un député qui saura les représenter au Congrès. Voix "étouffées" Jusqu'à présent, "nous avions le pouvoir de choisir un député qui nous représentait", détaille un autre révérend, Lawrence Turner, lunettes rondes et veste de costume, depuis la Mississippi Boulevard Christian Church, dans le centre-ville. Mais "aujourd'hui, nos circonscriptions s'étendent loin vers l'est et nos intérêts sont mélangés à ceux de personnes vivant dans d'autres comtés, dont les réalités sont très différentes de celles que nous connaissons à Memphis", regrette le pasteur, fondateur du Black Clergy Collaborative. Au sud de la ville, Brenn Scott fait du porte-à-porte avec sa fille et des bénévoles de cette alliance d'églises afro-américaines pour informer les habitants du quartier noir de Whitehaven sur les scrutins à venir ; d'abord les primaires démocrates et les élections du comté début août, puis les législatives en novembre. Ici, c'est la neuvième circonscription, tandis qu'elle habite dans la cinquième circonscription, dans un autre quartier du sud de Memphis, explique-t-elle. A l'annonce de la nouvelle carte électorale, "il y avait de la confusion", se souvient Brenn Scott. Ce matin du dernier jour du vote anticipé pour les primaires, nombre des habitants qui lui ont ouvert la porte se sont déjà rendus aux urnes. Une résidente porte un tee-shirt "Voting is my black job", ("voter est ma mission en tant que personne noire"), tandis qu'une autre, qui dit avoir déjà voté, se sert en prospectus pour les distribuer à ses proches. Pour Lee Kendrick Harris, qui vient de déposer un bulletin dans une église du quartier reconvertie en bureau de vote, le redécoupage est "un véritable test de résilience. Il montre comment nous pouvons nous serrer les coudes et survivre". Pour lui, il est important de voter, car "nos voix risquent d'être complètement étouffées, et nos besoins d'être complètement ignorés". "Le combat" sera "difficile à mener", prédit le jeune homme de 34 ans, vêtu d'un tee-shirt floqué "Memphis". Mais "comme tous ceux qui nous ont précédés, nos aînés, nos ancêtres, nous savons retrousser nos manches et nous battre. C'est donc ce que nous allons faire".

08.08.2026 à 09:55

FRANCE24
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Après la fin de l'URSS, Iabloko (La pomme, en russe) a porté les espoirs des libéraux tournés vers l'Occident. Mais, accusé d'être rigide, voire donneur de leçons, ce parti a plongé dans les urnes. Depuis les élections de 2003, il n'a plus de groupe parlementaire à la Douma, la сhambre basse du Parlement. A quelques semaines des législatives, Iabloko dit pourtant sentir un frémissement alimenté par le ras-le-bol de jeunes Russes excédés par les restrictions dans l'usage d'internet et la propagande omniprésente du gouvernement de Vladimir Poutine et de son parti Russie unie, largement majoritaire dans la Douma sortante. "Notre bulletin de vote est la seule possibilité légale de se prononcer pour la paix (...). Arrêter de tuer des gens, voilà tout", dit à l'AFP Nikolaï Rybakov, le chef de Iabloko, âgé de 47 ans. Cette formation politique a reçu le soutien de Ioulia Navalnaïa, la veuve du défunt opposant Alexeï Navalny, considérée comme "extrémiste" en Russie. "On veut vivre" Iabloko est le seul parti en lice qui appelle à la fin du conflit le plus sanglant en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale, avec des dizaines de milliers de morts et de blessés en Russie et en Ukraine. Ses dirigeants présentent même les législatives comme "un référendum qui montrera au pouvoir que des millions de Russes s’opposent" à la guerre. Dans les sondages réalisés en juin par l'institut russe Levada, désigné "agent de l’étranger" par les autorités, 64% des Russes se prononçaient pour des négociations de paix avec Kiev (78% chez les jeunes), contre 29% qui préconisaient la poursuite des combats. Pour l'heure, toutes les initiatives destinées à mettre fin au conflit ont échoué, le chef de l'Etat russe répétant qu'il entend s'emparer par la force du reste de l'est de l'Ukraine qui échappe au contrôle de Moscou. Or, explique M. Rybakov, "selon nos meilleurs experts, nous sommes plus proches d'une guerre nucléaire que nous ne l'avons jamais été". "Pourquoi quelqu’un devrait-il décider si je dois vivre ou non ? On veut vivre, tout simplement. Donnez aux gens cette possibilité !", résume le patron de Iabloko dans son bureau moscovite. Ses appels à la paix peuvent passer pour un acte de "discrédit" de l'armée russe et lui valoir une peine de prison. Néanmoins, Iabloko a réussi à obtenir le feu vert de la Commission électorale centrale, d'ordinaire prompte à museler les oppositions, pour concourir aux législatives de septembre. Une décision qui a poussé les détracteurs de ce parti — principalement des opposants en exil — à dénoncer une "collusion" avec le Kremlin. Selon eux, la participation de l'opposition ne fait que légitimer ce scrutin et permettre au pouvoir de feindre le pluralisme. La Cour suprême russe va cependant examiner lundi un recours d'un parti nationaliste en vue d'exclure Iabloko des élections. Par ailleurs, en vertu de la législation en vigueur, si un parti recueille au moins 3% des suffrages, il bénéficie d'un financement public, sans même siéger à la Douma, où il faut avoir obtenu au moins 5% des voix pour être représenté. "Bâtir notre avenir" Dans un sondage de VTsIOM datant de mars, le score de Iabloko était tout juste de 3%. Cette formation n'est donc pas un danger pour Vladimir Poutine, confirme auprès de l'AFP l'analyste indépendant Konstantin Kalatchev. Il "a des canaux de communication trop faibles pour faire connaître son programme pacifiste dans tout le pays", dit-il. "Une quarantaine de nos militants font l'objet de poursuites", rétorque Nikolaï Rybakov, qui s'est lui-même vu infliger une amende pour avoir publié une photo de l'opposant Alexeï Navalny, déclaré "extrémiste" par le pouvoir avant sa mort en 2024 en prison. Cette condamnation l'a empêché de se porter candidat aux législatives. Huit membres de Iabloko sont en détention, dont Maxime Krouglov, l'adjoint de M. Rybakov condamné fin juin à sept ans de prison pour diffusion de "fausses informations" sur l'armée russe. Autrefois parti de quadragénaires, Iabloko "a désormais le vent en poupe, justement auprès des moins de 20 ans", affirme à l'AFP Marijat Ramazanova, 28 ans, chargée de sa promotion sur les réseaux sociaux. Près d’un tiers des 400 candidats de Iabloko au scrutin de septembre, dont Marijat fait partie, ont à cet égard moins de 30 ans. "On veut vivre dans un pays libre et normal et y bâtir notre avenir", souligne-t-elle. Les restrictions sur internet sont le principal moteur poussant les jeunes vers la politique, estime auprès de l'AFP son collègue Ivan Dorofeïev, 26 ans. "Vivre nos meilleures années dans la peur n’est pas normal", ajoute ce militant, présent pour réinstaller une plaque commémorative vandalisée honorant la mémoire de la journaliste Anna Politkovskaïa, qui dénonçait des crimes de guerre en Tchétchénie et a été assassinée à Moscou en 2006. "Une bonne moitié des Russes partagent notre position pacifiste", assure-t-il.

08.08.2026 à 09:37

FRANCE24
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A 45 ans, la juriste et ancienne internationale (73 sélections) est intarissable sur les maux qui accablent le football mondial sous la présidence de l'Italo-Suisse, englué dans la crise depuis le vif rejet de son projet d'ouverture de la Coupe du monde à des investisseurs privés et dont elle réclame désormais la démission. Quand il a pris la présidence de la Fifa en 2016, "c'était un candidat qui avait été élu sur un programme de réformes axé sur la bonne gouvernance" , explique-t-elle à l'AFP. "Puis les choses se sont rapidement dégradées: de la prise de distance, on est passé au renoncement, voire au revirement, sur fond de manque d'indépendance vis-à-vis de chefs d'Etat et d'autres personnalités influentes, notamment des pays hôtes des Coupes du monde", assure-t-elle. Ses premières flèches contre Infantino, elle les décoche à peine portée à la présidence de la fédération norvégienne en 2022, sur les conditions d'attribution du Mondial au Qatar. Depuis Doha même, elle déplore publiquement que les droits humains, l'égalité et la démocratie n'aient pas été "dans le onze de départ". L'année suivante, la Norvège refuse d'apporter sa voix à Gianni Infantino lors de sa réélection, pour marquer son mécontentement vis-à-vis de sa gouvernance. Klaveness "a en quelque sorte été la première porte-drapeau d'une grande partie de cette critique que beaucoup d'autres partagent désormais lorsqu'il s'agit de la manière dont Infantino dirige la Fifa", souligne Mina Finsted Berg, commentatrice sportive sur la chaîne norvégienne TV2. Elle "est très attachée à ce que les règles et les décisions soient respectées", ajoute-t-elle. Trump, Balogun et les investisseurs Les motifs d'indignation n'ont pas manqué ces derniers mois: attribution par la Fifa d'un "prix de la paix" à Donald Trump - avec qui Infantino cultive une proximité ostentatoire -, annulation de la suspension de Folarin Balogun lors du Mondial-2026 après une intervention du président américain, puis projet avorté d'ouvrir la Fifa à des investisseurs privés. Des griefs que la fédération norvégienne a décidé de porter devant le Comité d'éthique de l'instance mondiale du football. La voix de Klaveness porte d'autant plus aujourd'hui que la Norvège, longtemps absente des grandes compétitions internationales, a réalisé un beau parcours lors de la dernière Coupe du monde, où elle a été éliminée en quarts de finale par l'Angleterre. A l'étranger, des commentateurs louent sa "solide boussole morale", et voient en elle une sérieuse candidate pour remplacer Infantino, s'il venait à partir -le dirigeant est candidat à sa propre succession en 2027. "Elle a été la seule à toujours prendre clairement position et à ne pas suivre le courant dominant. Et, à la Fifa, le moment est venu pour une femme de prendre les rênes", a estimé l'ex-président de l'instance, Sepp Blatter, sur X. L'épreuve des urnes L'intéressée, elle, insiste pour ne pas réduire la crise du football mondial à un simple "Game of Thrones" et appelle à se recentrer sur les questions de bonne gouvernance plutôt que sur les luttes de pouvoir. "Pour nous, ça n'a jamais été une affaire personnelle contre Gianni Infantino", dit-elle à l'AFP. "Les problèmes dépassent la personne du président". Tout en constatant que son nom circule, elle balaie les questions sur une éventuelle candidature: "Nous n'en sommes pas là". Les obstacles restent en effet nombreux. "En plus d'être considérée comme extrêmement radicale dans de nombreux endroits, notamment hors d'Europe, elle est une femme. Cela risque aussi de jouer contre elle dans beaucoup de régions du monde", estime Mina Finsted Berg. Même au sein de l'instance européenne de l'UEFA, a priori mieux disposée à son égard, Klaveness avait échoué à se faire élire au comité exécutif en 2023. Elle n'y est entrée qu'en 2025, alors qu'elle était seule candidate au siège réservé aux femmes. "Si elle a déjà tant de mal à se faire élire en Europe, comment pourrait-elle convaincre les Africains et les Sud-Américains?", s'interroge Erik Thorstvedt, ancien gardien de la sélection norvégienne devenu lui aussi commentateur.
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