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03.05.2026 à 19:41

Religieuse agressée à Jérusalem: des fidèles inquiets mais "pas étonnés"

FRANCE24
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La scène, captée par une caméra de vidéosurveillance de la ville sainte, est d'une grande violence: dans une ruelle pavée, un homme se précipite en courant derrière la religieuse en habit blanc et voile noir, la pousse dans le dos. Elle est projetée au sol, sa tête heurte un bloc de pierre. L'homme s'en va, puis revient pointer vers la femme au sol un index menaçant, avant de lui asséner un coup de pied au ventre. Des passants interviennent. A la sortie de la messe - en français - dans l'église de la religieuse, l'affaire est sur toutes les lèvres. On partage son désarroi, on apporte un petit cadeau de réconfort, on demande des nouvelles de la soeur, qui n'est pas venue ce matin. "Elle a encore des douleurs" mais elle est "entourée", témoigne le frère Olivier Catel, qui a célébré la messe. Lui est arrivé à Jérusalem il y a une dizaine d'années. A l'époque, dit-il, les incidents étaient rares. Une fois par an environ, "quand je sortais en habit religieux, des juifs, ultra-orthodoxes en général, crachaient à côté de nous". "On n'y faisait pas attention parce que c'était tellement isolé". Mais depuis trois-quatre ans selon lui, c'est devenu quotidien: "quand on sort, les gens crachent à côté de nous". Le Rossing Center, association pour le dialogue interreligieux basée à Jérusalem, a documenté le "harcèlement croissant" des chrétiens en Israël et à Jérusalem Est dans une étude parue en mars. En 2025, il a recensé 61 attaques physiques (crachats, spray au poivre, coups...), 28 cas de harcèlement, 52 dégradations sur des propriétés de l'Eglise (graffitis, jets de pierre ou de poubelles) et 14 panneaux de signalisation dégradés. Devant la basilique, un prêtre britannique, qui ne sort jamais sans son habit religieux noir et préfère rester anonyme confirme: les crachats en sa direction, insultes, "rentre chez toi !" sont son quotidien. redoute le pire "Tout le monde se disait que ça arriverait un jour", assure sur le parvis Pierre, un fidèle de 30 ans "pas étonné" et qui redoute le pire. Le jour de l'agression de la soeur, raconte-t-il, un religieux parmi ses connaissances était dans un supermarché quand un homme s'est arrêté devant lui. "Il a dit à son enfant, en hébreu, +lui, il faut le tuer+. Si rien n'est fait, un jour (...) quelqu'un va franchir le pas", s'inquiète-t-il. L'agression a eu lieu sur le Mont Sion, à deux pas de la Vieille ville de Jérusalem, épicentre des tensions du conflit israélo-palestinien, en contrebas de l'abbaye de la Dormition. En face du Cénacle, lieu du dernier repas du Christ pour les chrétiens et tombeau du roi David pour les juifs. Un jeune israélien assure avoir assisté à la scène de loin. "C'est un fou", assure-il au sujet de l'assaillant - un militant d'extrême-droite avec des antécédents psychiatriques selon les médias israéliens. "C'est très choquant", abonde Ouriel Levisohn, rabbin de 28 ans, qui dit peiner à croire que les incidents soient réguliers. "Avec l'aide de Dieu, ça va être la dernière fois que quelque chose comme ça arrive ici", espère-t-il. Les fidèles de la messe sont moins optimistes, et disent attendre des actes de la part des autorités israéliennes. Ils évoquent des discours de plus en plus "véhéments" et "suprématistes" dans le pays, parfois de la part de hauts responsables. Rappellent les incidents récents dans le sud du Liban, où Israël affronte le Hezbollah pro-iranien: un soldat filmé en train de frapper à l'aide d'une masse une statue de Jésus et un couvent endommagé par l'armée. Le frère Catel refuse de "vivre dans la peur". "Je continue d'aller dans la vieille ville en habit" - tout en évitant certains quartiers - mais "globalement, je n'ai pas changé mes habitudes".

03.05.2026 à 19:09

C1 féminine: l'OL Lyonnes retrouve la finale et remet en lumière le foot français

FRANCE24
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Arrivée en 2023 à la tête du club huit fois vainqueur de la C1, un record, la femme d'affaires américaine et les Lyonnaises courent après un nouveau sacre européen depuis 2022. Le 23 mai à Oslo, elles disputeront leur deuxième finale de Ligue des champions depuis son arrivée, lors de retrouvailles avec le FC Barcelone qui les avaient battues en finale en 2024 (2-0). "Je ne prends pas à la légère le fait de nous qualifier pour une finale de Ligue des champions. Le club le mérite, Michele Kang, notre présidente, le mérite aussi", a souligné la Norvégienne Ada Hegerberg, après la victoire (3-1) face aux Gunners samedi, venue effacer le revers 2-1 du match aller. Ballon d'Or en 2018 et déjà six fois titrée en C1 avec l'OL, elle se réjouit de disputer ce match pour le sacre continental sur ses terres: "la Norvège, c'est un petit pays qui n'accueille pas souvent de finales de Ligue des champions. Pour moi, c'est grandiose de venir avec notre belle équipe et montrer au pays ce que nous sommes capables de faire". En demi-finales la saison dernière, les Rhodaniennes avaient été éliminées par les joueuses d'Arsenal, devenues championnes d'Europe quelques semaines plus tard. Mais, comme l'indiquait avant la double confrontation l'entraineur espagnol Jonatan Giraldez, arrivé en début de saison, neuf joueuses sont venues étoffer les rangs de l'OL. Et parmi elles, la virevoltante Jule Brand. Déjà buteuse au match aller, l'internationale allemande de 23 ans a libéré les 22.500 spectateurs du Groupama Stadium à la 86e minute du match retour pour éviter une prolongation à ses partenaires, dans une partie que les Lyonnaises ont dominée. Eclaircie Comme face à Wolfsburg en quart de finale, elles ont su renverser la vapeur après une défaite au match aller. Déjà titré en Coupe de la Ligue, invaincu en championnat et qualifié pour la finale de la Coupe de France, l'OL Lyonnes est encore en lice pour un fabuleux quadruplé. "Ce n'était pas le cas l'an dernier à la même époque. Mais nous n'avons rien réussi encore, hormis d'avoir gagné la Coupe de la Ligue. C'est le moment. Nous sommes ici pour gagner de grands matches", soulignait Giraldez, qui était à la tête du Barça tombeur des Lyonnaises en finale en 2024. Le retour de l'OL en finale européenne vient aussi redonner le sourire aux suiveurs d'un football féminin français en proie à plusieurs difficultés ces derniers mois. Battue puis tenue en échec par les Pays-Bas mi-avril, l'équipe de France n'a plus son destin en main pour une qualification directe à la Coupe du monde 2027 et pourrait bien devoir passer par les barrages. Surtout, les Bleues de Laurent Bonadei peinent à fédérer autour d'elles avec seulement 8.300 spectateurs à Auxerre, près de trois fois moins qu'à Lyon samedi. Du côté des clubs, les capitaines des équipes du championnat de France féminin ont récemment dénoncé l'absence d'avancées dans les négociations sur la convention collective des footballeuses professionnelles, espérée depuis déjà trois saisons. Des revendications qui interviennent dans un contexte où plusieurs équipes féminines françaises sont plombées par la crise économique que traversent les clubs masculins à cause de l'effondrement des droits TV, à l'image de celle de Dijon. Le DFCO a annoncé début avril que sa section féminine, sixième de Première Ligue, pourrait abandonner le professionnalisme et repartir à un échelon inférieur si le club ne trouve pas de repreneur.

03.05.2026 à 19:03

Challenge Cup: Montpellier dompte Newport et accède à la finale

FRANCE24
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Dix ans après avoir défloré son palmarès, le MHR s’apprête à disputer le 22 mai à Bilbao sa troisième finale de la Challenge Cup devant un ancien vainqueur de la Champions Cup : les Irlandais de l’Ulster, vainqueur (29-12) samedi des Anglais d’Exeter dans l'autre demi-finale. Le MHR, troisième du Top 14, poursuit sa saison du renouveau sous l’autorité de Caudullo, intronisé à l’été 2024, et entretient sa belle dynamique avec cette qualification difficile. Après avoir écarté Perpignan (53-13) et la province irlandaise du Connacht (45-22), au bout d’un parcours sans-faute, Montpellier est venu à bout de Gallois qui lui ont opposé un cœur énorme et une résistance jusqu’au bout. Avec une équipe remaniée et privée de plusieurs cadres (Vunipola, Price, Uelese, Verhaeghe) laissés au repos en vue des échéances en Top 14, le MHR a peiné à mettre son jeu en place. Montpellier a maîtrisé la première période sans jamais décramponner des Gallois, qui ont mis de la vitesse autour de leur demi d’ouverture Tinus De Beer. Le MHR a inscrit son premier essai (25) par le seconde ligne international Tyler Duguid au bout d’un mouvement à plusieurs temps. Seulement, les héraultais ont été piégés sur un contre de Newport et une erreur de l’arrière australien Tom Banks, qui a relâché le ballon dans son en-but sous l’oeil du centre Aneurin Owen (31). Montpellier menait néanmoins à la pause (13-5) grâce à la relative efficacité de son buteur Thomas Vincent. Contrarié sur les ballons portés, moins dominateur en conquête, Montpellier, réduit à quatorze à la suite de l’avertissement du pilier géorgien Nika Abuladze, a manqué d’efficacité sur plusieurs occasions. Il a attendu le second essai de son demi de mêlée Alexis Bernardet (67) pour se donner un peu de l’air. A la 73e, le centre gallois Owen a inscrit un doublé (73) sur un trou d'air de la défense. Et Montpellier resté sous pression, avec six points seulement d'avance jusqu’au bout d’un succès laborieux.

03.05.2026 à 18:55

Champions Cup: Maxime Lucu, la panoplie complète pour porter l'UBB face à Bath

FRANCE24
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C'est un choc qui lui tenait à cœur, face à un adversaire qui l'a marqué il y a 20 ans quand il était ado du côté de Biarritz. Le BO, référence nationale à l'époque, qu'il n'avait pas encore rejoint, avait dompté Bath (18-9) au stade Anoeta de Saint-Sébastien, déjà en demi-finale de la compétition dans la liesse basque. "Oui j'y étais" comme supporter, s'est souvenu samedi Lucu auprès de l'AFP et cela lui a donné des idées ce dimanche pour à son tour s'offrir ce cador anglais, cornaqué par l'international Ben Spencer, 33 ans comme lui, décisif sur ses premières initiatives (transversale gagnante vers Will Muir, 7) avant de rentrer dans le rang. Âme de l'UBB depuis son arrivée en Gironde en 2019 en provenance de Pro D2, Lucu s'est démultiplié et toute la panoplie du parfait demi de mêlée y est passée, avec, +cherry on the pudding+, ou cerise sur le gâteau en VF, le titre d'homme du match décerné sous les vivats de la foule girondine aux anges. "Vous nous avez beaucoup poussés quand on était dans le dur, a-t-il remercié les 42.000 spectateurs à la fin du match, micro du stade dans les mains. "On avait peur avec le temps (la pluie et l'orage avant le match), maintenant, en route pour Bilbao, j'espère qu'on va aller chercher quelque chose de grand!", en référence au rendez-vous pris au Pays basque, le 23 mai, pour une finale face au Leinster. "C'était très important pour lui de gagner ce match parce qu'il va jouer le prochain à la maison, à Bilbao", a souligné son entraîneur Yannick Bru en conférence de presse, au coeur d'une prise de parole en forme de déclaration d'amour pour le trentenaire basque. "Son leadership est fantastique, pour moi, c'est comme si vous aviez un autre coach sur le terrain", a lancé Bru. Car Lucu a encore été grand, comme souvent dans cette compétition. Au pied, il n'a pas son pareil avec une grande justesse dans ses sorties de camp ou ses par-dessus pour mettre la pression. Même pas peur Et si son taux de réussite avait flanché ces derniers mois, son 6 sur 6 dominical a rappelé qu'il demeurait un buteur performant, avec deux transformations en coin saluées par le Stade Atlantique, connaisseur dès qu'il s'agit de ballon au pied. Autour des rucks, Lucu a joué un rôle aussi essentiel, en premier défenseur ou en grattant ce ballon dans les mains du pilier droit champion du monde sud-africain Thomas Du Toit (21e) dans un gros temps fort anglais. Derrière sa mêlée, privée de Jefferson Poirot suspendu, chahutée initialement mais qui s'est bien reprise, il a déclenché un une-deux après la demi-heure petit côté avec son compère de la charnière Matthieu Jalibert, qu'il a récupéré en jonglant. De quoi s'offrir un trou qu'il a pris pour une avancée fatale, conclue entre les poteaux après un passage au sol de Pierre Bochaton (21-12, 35e). Rare faute de goût à signaler dans sa partition du jour, un en-avant, presque à froid, à la reprise, qui ne l'a pas sorti du match, tout comme le raffut qu'il a subi au visage du chevelu Alfie Barbeary sur la charge suivante. Même pas peur. A l'instar, de son équipe, certes percée quatre fois, il a sorti les barbelés à de multiples reprises et a enclenché la révolte en inversant la tendance après un rapproché des coéquipiers de Finn Russell au score. Il n'a pas lâché le morceau à la fin, malgré quelques courbatures bien légitimes, et a été enfin précieux dans les derniers rushes des siens qui ont franchi au final cinq fois la ligne visiteuse, portant à 21 leur nombre de matches consécutifs avec au moins quatre essais inscrits.

03.05.2026 à 18:53

Tennis: invaincu sur terre battue, l'ogre Sinner écrase Zverev à Madrid

FRANCE24
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A moins d'un mois du Grand Chelem parisien (24 mai-7 juin), l'Italien de 24 ans décroche un deuxième titre d'affilée sur terre battue, faisant de lui l'ultra-favori pour décrocher le seul Majeur qui manque à sa collection (il en a remporté quatre) en l'absence du double tenant du titre Carlos Alcaraz, absent en raison d'une blessure au poignet droit. Après Paris fin 2025, puis Indian Wells, Miami et Monte-Carlo cette année, ce sacre à Madrid constitue donc un record: aucun joueur n'avait remporté cinq Masters 1000 consécutivement jusqu'ici. Sinner compte désormais 28 victoires de rang dans les tournois de cette catégorie, avec seulement deux sets concédés (56-2), mais il assure qu'il ne "joue pas pour les records". Après ses éliminations en demi-finale de l'Open d'Australie (janvier) et en finale à Doha (février), Sinner est désormais invaincu depuis 23 matches et compte déjà quatre titres en Masters 1000 cette année, une performance qui n'avait pas été réalisée depuis Novak Djokovic en 2016 (quatre sur toute la saison). Pour son premier sacre à la Caja Magica, Sinner a battu dimanche pour la 9e fois d'affilée Alexander Zverev, double vainqueur à Madrid (2018 et 2021), et pour la 4e fois de la saison (demi-finale à Indian Wells, Miami et Monte-Carlo). Bête noire Comme souvent, Sinner s'est montré très agressif au retour et Zverev n'a jamais existé. Mené 5 jeux à 0 après seulement 17 minutes, l'Allemand de 29 ans a manqué des points faciles, comme ces deux volées mal jaugées alors que le court était grand ouvert. Face à sa bête noire, Zverev s'est offert un bref sursis en décrochant son premier jeu (5-1) avant que l'Italien ne valide la première manche par un ace (le 4e). Sur le court Manolo-Santana, le langage corporel de l'Allemand montrait toute son impuissance, à l'image de ses mains posées sur les hanches et son regard vide après des coups cliniques de Sinner. Zverev a ensuite permis au N.1 mondial de breaker très vite pour mener 2 jeux à 1 après un revers croisé largement dehors. L'Italien a bouclé son impressionnante démonstration en 57 minutes pour soulever le 28e trophée de sa carrière. "Je suis vraiment désolé pour cette finale, ce n'était pas mon meilleur jour. Félicitations à Jannik, le meilleur joueur du monde en ce moment", a déclaré humblement l'Allemand après une rencontre qu'il a qualifiée ensuite en conférence de presse de "catastrophique". Madrid était le dernier tournoi où l'Italien n'avait aucun point à défendre (il avait été suspendu trois mois par l'antidopage l'an dernier). Il est engagé au Masters 1000 de Rome (6-17 mai), où il avait été battu en finale par Carlos Alcaraz lors de la dernière édition. "Physiquement je vais bien. Il n'y a aucune raison de ne pas jouer Rome, bien sûr. Mais en même temps, j'ai envie de profiter de tout ça. Ça a été très, très long depuis Indian Wells", a affirmé Sinner en conférence de presse.
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