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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

09.02.2026 à 22:59

L’armement, une industrie sur le pied de guerre en France

Laure MANENT
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Le groupe français Thalès, leader mondial des hautes technologies de défense, vient d’annoncer qu’il allait recruter 9000 personnes en 2026, dont 3300 en France ; la moitié le seront dans ses activités de défense. Le secteur se porte bien, et même de mieux en mieux depuis février 2022 et l’invasion à grande échelle de l’Ukraine. Depuis, la France est entrée dans une phase de réarmement accéléré, des mastodontes de la défense aux entreprises de taille plus modeste. L'entreprise KNDS a ainsi triplé ses cadences de production, passant de deux canons Caesar par mois en 2022 à six en 2024. De son côté, France Travail a annoncé la création d'un pôle consacré de l'industrie de défense, un secteur où 10 000 postes restent à pourvoir.  

09.02.2026 à 22:15

Au Liban, l'effondrement d'un immeuble révèle la déliquescence d'une ville

FRANCE24
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Dimanche, ce commerçant de 54 ans a fermé comme d'habitude son magasin du rez-de chaussée, où il travaille depuis trois décennies, avant de rentrer chez lui. Il a échappé de peu à la catastrophe. "Nos voisins, nos proches sont morts... Des gens ont perdu leur gagne-pain", explique ce père de quatre enfants, désormais sans revenus. "On sentait bien que l'immeuble n'était pas en très bon état. Nous avons sollicité la mairie, mais nous n'avons eu aucune réponse", regrette-t-il auprès de l'AFP. Seulement huit personnes ont pu être extraites vivantes des débris de cet immeuble qui comptait 12 appartements, dans le quartier de Bab el-Tabbaneh. Au lendemain du drame, les habitants oscillent entre colère et tristesse. Certains se penchent sur les balcons pour observer les secouristes déblayer les lieux. "Les politiques viennent, font leur numéro et repartent. Ce sont tous des menteurs. Personne ne se soucie des pauvres", déplore Adnan Mardash. "Si un officiel avait vécu dans cet immeuble, ça aurait été réglé en un claquement de doigts". Un peu plus loin, Naser Fadel, 60 ans, regarde la scène, en larmes, devant sa boutique. Il a toujours vécu dans le quartier. "Ici, nous vivons dans l'extrême pauvreté. Nous avons traversé les guerres... il n'y a pas de mots pour dire ce que nous avons enduré", témoigne-t-il. "Ceux qui sont morts étaient des gens formidables. Pauvres et humbles". Avant même le début de la crise économique qui a frappé le Liban à partir de 2019, plus de la moitié de la population de la ville vivait sous le seuil de pauvreté, selon l'ONU. -114 immeubles évacués- L'immeuble qui s'est effondré se trouve dans la rue qui sépare le quartier sunnite de Bab el-Tabbaneh du quartier alaouite de Jabal Mohsen, théâtres de fréquents affrontements communautaires entre 2007 et 2014. Impacts de balles, trous d'obus... certains bâtiments en portent encore des stigmates. Et le tremblement de terre de 2023 qui a frappé la Turquie et la Syrie voisine, et a été ressenti jusqu'ici, a encore aggravé la situation. Dimanche, la mairie de Tripoli a déclaré la ville "sinistrée" et a exhorté l'Etat à assumer ses responsabilités. A l'issue d'une réunion d'urgence du gouvernement lundi, le Premier ministre Nawaf Salam a annoncé l'évacuation de 114 immeubles menaçant de s'effondrer, et le versement d'une allocation logement d'un an pour les familles affectées. Le maire de Tripoli, Abdel Hamid Karimeh, confie à l'AFP qu'au moins 600 autres bâtiments nécessitent "une intervention immédiate pour les consolider", tout en suggérant que ce nombre pourrait être beaucoup plus élevé. Il précise que la mairie a récemment procédé à l'évacuation de 12 immeubles et relogé les habitants. Yousef Ahmed, 80 ans, a lui déménagé dans le quartier de Qubbah, non loin de Bab el-Tabbaneh, après avoir perdu son logement dans l'effondrement de son immeuble, fin janvier à Tripoli - un autre drame qui avait fait deux morts. "Personne ne nous a aidés... Il y a des élus, des gens riches" dans la ville, mais "personne ne se soucie de notre situation", déplore-t-il. -"Absence de contrôle"- Le pays est parsemé d'immeubles abandonnés, et de nombreux bâtiments habités sont dans un état de délabrement avancé. Plusieurs d'entre eux se sont écroulés ces dernières années, à Tripoli comme ailleurs, et les autorités peinent à prendre les mesures nécessaires pour garantir la sécurité. De nombreux édifices ont été construits illégalement, particulièrement au cours de la guerre civile des années 1975-1990. Certains propriétaires ont parfois ajouté des étages, sans aucun permis de construire. Selon Abir Saksouk, co-fondatrice de l'agence de recherche et d'urbanisme Public Works Studio, les autorités libanaises ont laissé les bâtiments se dégrader. Elle pointe "l'absence de contrôle" des chantiers de construction, la faiblesse des textes règlementaires, et des politiques de logement "injustes" qui laissent bien des résidents dans des appartements en piteux état. Mohammed al-Sayed, 56 ans, reste ainsi dans le logement où il a vécu toute sa vie, malgré la chute de morceaux du balcon du deuxième étage. Il reconnait que la mairie l'a mis en garde sur l'apparition de fissures depuis que quatre niveaux supplémentaires ont été rajoutés aux deux étages initiaux. "Mais je n'ai aucun autre endroit où vivre", confie-t-il.

09.02.2026 à 21:48

Non, Jeffrey Epstein n'a pas été aperçu vivant en Israël

Jules BOITEAU
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C'est la mère de toutes les théories complotistes : et si Jeffrey Epstein était toujours vivant ? C'est ce que prétendent certains internautes sur les réseaux sociaux, sur la base de photographies supposément volées ou du jeu vidéo Fortnite. Décryptage de Jules Boiteau dans Info Intox. 
Texte intégral (746 mots)
C'est la mère de toutes les théories complotistes : et si Jeffrey Epstein était toujours vivant ? C'est ce que prétendent certains internautes sur les réseaux sociaux, sur la base de photographies supposément volées ou du jeu vidéo Fortnite. Décryptage de Jules Boiteau dans Info Intox. 

09.02.2026 à 21:31

Amélie de Montchalin va prendre les rênes de la Cour des comptes

FRANCE24
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La ministre âgée de 40 ans, qui sort tout juste d'un long marathon parlementaire dédié à l'adoption du budget pour 2026, a été choisie par le président de la République, a affirmé à l'AFP une source au sein de l'exécutif lundi, confirmant une information du Figaro. Elle deviendra la première femme à occuper le poste prestigieux de Première présidente de cette institution plus que bicentenaire, chargée de vérifier la régularité des comptes publics. Sa nomination est attendue mercredi lors d'un Conseil des ministres. Ce mandat étant irrévocable, seulement borné par une limite d'âge théorique fixée à 68 ans, la jeune quadragénaire aura de quoi s'inscrire dans le temps long si elle le souhaite, même si cette macroniste historique n'a pas traîné, ces dernières années, aux postes clés qu'elle a successivement occupés. A peine la page budgétaire refermée, Amélie de Montchalin va donc quitter le gouvernement, alors qu'un léger remaniement est attendu dans les prochains jours avant les élections municipales. Cet "ajustement" sera donc finalement un peu plus conséquent qu'attendu, avec ce poste important à pourvoir dans l'équipe de Sébastien Lecornu, en plus du départ de Rachida Dati, notamment. Contexte instable Amélie de Montchalin récupère les rênes de cette institution à un moment crucial, alors que la France peine à redresser la barre après plusieurs années de dérapage budgétaire, dans un contexte politique extrêmement instable qui ne facilite pas l'adoption du budget du pays. Le déficit public doit être ramené à 5% du PIB en 2026, après 5,4% en 2025, un objectif que de nombreux observateurs et parlementaires jugent très ambitieux compte tenu du contenu du projet de loi de finances actuellement revu par le Conseil constitutionnel. Mme de Montchalin elle-même avait rappelé ces derniers jours l'importance de revenir au plus vite sous les 3% pour rentrer dans les règles de l'Union européenne. "Ca doit être au plus tard (en) 2029", a-t-elle estimé ces derniers jours, qualifiant cet objectif non pas de "comptable" mais "de puissance, de souveraineté". La Cour des comptes n'a eu de cesse de rappeler l'exécutif à cet impératif d'assainissement budgétaire ces derniers mois, au fil des quelque 200 rapports produits annuellement et qui épinglent régulièrement la sphère publique. La nomination d'Amélie de Montchalin en tant que Première présidente de la Cour des comptes est uniquement du ressort du chef de l'Etat et ne nécessitera pas d'approbation par les commissions des Finances du Parlement, comme c'est le cas pour d'autres nominations. Harvard, OCDE, ministères Les prestations de la ministre à l'Assemblée nationale et au Sénat l'avaient en tout cas propulsée en première ligne au sein de l'équipe gouvernementale. Ses compétences techniques, sa répartie notamment vis-à-vis des oppositions et son ton didactique au fil de dizaines d'heures de débat avaient notamment été saluées par de nombreux parlementaires. Le profil de cette économiste passée par quatre fonctions ministérielles est donc sorti du lot, alors que d'autres noms étaient avancés comme celui de l'ex-Première ministre Elisabeth Borne, du patron de l'Agence française de développement, Rémy Rioux, ou de la présidente de la Commission de régulation de l'énergie, Emmanuelle Wargon. Diplômée de HEC et de Harvard, passée par le secteur bancaire (BNP Paribas) et l'assurance (Axa), Amélie de Montchalin avait été représentante permanente de la France auprès de l'OCDE après sa défaite aux législatives dans l'Essonne en 2022. Elle a été rappelée au gouvernement à la surprise générale fin décembre 2024 par l'ex-Premier ministre, François Bayrou, avant que Sébastien Lecornu ne la confirme à l'automne. Sa nomination rue Cambon fait suite au mandat de deux personnalités plutôt issues de l'opposition à l'exécutif en place: Didier Migaud, nommé par Nicolas Sarkozy en 2010, puis Pierre Moscovici, choisi par Emmanuel Macron en 2020. L'ancien ministre de l'Economie sous François Hollande a quitté la Cour des comptes fin 2025 pour rejoindre à Luxembourg la Cour des comptes de l'Union européenne. C'est Carine Camby qui assurait l'intérim depuis le 1er janvier.
Texte intégral (715 mots)
La ministre âgée de 40 ans, qui sort tout juste d'un long marathon parlementaire dédié à l'adoption du budget pour 2026, a été choisie par le président de la République, a affirmé à l'AFP une source au sein de l'exécutif lundi, confirmant une information du Figaro. Elle deviendra la première femme à occuper le poste prestigieux de Première présidente de cette institution plus que bicentenaire, chargée de vérifier la régularité des comptes publics. Sa nomination est attendue mercredi lors d'un Conseil des ministres. Ce mandat étant irrévocable, seulement borné par une limite d'âge théorique fixée à 68 ans, la jeune quadragénaire aura de quoi s'inscrire dans le temps long si elle le souhaite, même si cette macroniste historique n'a pas traîné, ces dernières années, aux postes clés qu'elle a successivement occupés. A peine la page budgétaire refermée, Amélie de Montchalin va donc quitter le gouvernement, alors qu'un léger remaniement est attendu dans les prochains jours avant les élections municipales. Cet "ajustement" sera donc finalement un peu plus conséquent qu'attendu, avec ce poste important à pourvoir dans l'équipe de Sébastien Lecornu, en plus du départ de Rachida Dati, notamment. Contexte instable Amélie de Montchalin récupère les rênes de cette institution à un moment crucial, alors que la France peine à redresser la barre après plusieurs années de dérapage budgétaire, dans un contexte politique extrêmement instable qui ne facilite pas l'adoption du budget du pays. Le déficit public doit être ramené à 5% du PIB en 2026, après 5,4% en 2025, un objectif que de nombreux observateurs et parlementaires jugent très ambitieux compte tenu du contenu du projet de loi de finances actuellement revu par le Conseil constitutionnel. Mme de Montchalin elle-même avait rappelé ces derniers jours l'importance de revenir au plus vite sous les 3% pour rentrer dans les règles de l'Union européenne. "Ca doit être au plus tard (en) 2029", a-t-elle estimé ces derniers jours, qualifiant cet objectif non pas de "comptable" mais "de puissance, de souveraineté". La Cour des comptes n'a eu de cesse de rappeler l'exécutif à cet impératif d'assainissement budgétaire ces derniers mois, au fil des quelque 200 rapports produits annuellement et qui épinglent régulièrement la sphère publique. La nomination d'Amélie de Montchalin en tant que Première présidente de la Cour des comptes est uniquement du ressort du chef de l'Etat et ne nécessitera pas d'approbation par les commissions des Finances du Parlement, comme c'est le cas pour d'autres nominations. Harvard, OCDE, ministères Les prestations de la ministre à l'Assemblée nationale et au Sénat l'avaient en tout cas propulsée en première ligne au sein de l'équipe gouvernementale. Ses compétences techniques, sa répartie notamment vis-à-vis des oppositions et son ton didactique au fil de dizaines d'heures de débat avaient notamment été saluées par de nombreux parlementaires. Le profil de cette économiste passée par quatre fonctions ministérielles est donc sorti du lot, alors que d'autres noms étaient avancés comme celui de l'ex-Première ministre Elisabeth Borne, du patron de l'Agence française de développement, Rémy Rioux, ou de la présidente de la Commission de régulation de l'énergie, Emmanuelle Wargon. Diplômée de HEC et de Harvard, passée par le secteur bancaire (BNP Paribas) et l'assurance (Axa), Amélie de Montchalin avait été représentante permanente de la France auprès de l'OCDE après sa défaite aux législatives dans l'Essonne en 2022. Elle a été rappelée au gouvernement à la surprise générale fin décembre 2024 par l'ex-Premier ministre, François Bayrou, avant que Sébastien Lecornu ne la confirme à l'automne. Sa nomination rue Cambon fait suite au mandat de deux personnalités plutôt issues de l'opposition à l'exécutif en place: Didier Migaud, nommé par Nicolas Sarkozy en 2010, puis Pierre Moscovici, choisi par Emmanuel Macron en 2020. L'ancien ministre de l'Economie sous François Hollande a quitté la Cour des comptes fin 2025 pour rejoindre à Luxembourg la Cour des comptes de l'Union européenne. C'est Carine Camby qui assurait l'intérim depuis le 1er janvier.

09.02.2026 à 21:31

Meta et Google sur le banc des accusés pour avoir "fabriqué l'addiction" de jeunes utilisateurs

FRANCE 24
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Le procès de Meta et YouTube s'est ouvert, lundi, devant un tribunal de Los Angeles, où douze jurés devront déterminer si les deux groupes ont sciemment conçu leur plateforme pour rendre les enfants dépendants de leurs plateformes. 
Texte intégral (715 mots)
Le procès de Meta et YouTube s'est ouvert, lundi, devant un tribunal de Los Angeles, où douze jurés devront déterminer si les deux groupes ont sciemment conçu leur plateforme pour rendre les enfants dépendants de leurs plateformes. 
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