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11.02.2026 à 21:07

Colombie: le favori de la droite à la présidentielle promet de bombarder les narcotrafiquants avec le soutien des Etats-Unis

FRANCE24
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Depuis son quartier général de campagne ultra-sécurisé à Bogota, Abelardo de la Espriella promet la mise en oeuvre d'un "plan choc" pour reprendre le contrôle des larges zones du pays sous l'emprise des guérillas et des narcotrafiquants, avec "des bombardements sur les camps narcoterroristes et des fumigations" des champs de coca. Avocat de profession de 47 ans, il entend "doter la force publique d'armes de première génération, d'intelligence artificielle, de drones et, bien sûr, de budget, afin d'augmenter les effectifs". Mais "cela ne peut se faire sans une alliance stratégique avec les Etats-Unis et l'Etat d'Israël", a-t-il estimé. Sans aucune expérience politique ni mandat électif, Abelardo de la Espriella, également homme d'affaires millionnaire, se présente en "outsider" qui n'appartient "pas à la caste politique" mais qui a "les couilles" (sic) pour faire appliquer sa ligne dure et chasser la gauche du pouvoir. Il se définit plus volontiers comme un avocat-entrepreneur de la construction et des boissons alcoolisées. Sur certaines photos, il apparaît en train de fumer un cigare ou de promouvoir son business de vins et de rhums à bord de jets luxueux. Il possède par ailleurs sa propre marque de vêtements, "De la Espriella Style". Dans sa carrière d'avocat, ses adversaires lui reprochent d'avoir défendu des personnalités controversées, comme des paramilitaires, des narcotrafiquants et Alex Saab, prête-nom de l'ex-président vénézuélien Nicolas Maduro. Des relations strictement professionnelles, balaie-t-il. Auteur du livre "Mort au tyran", dans lequel il éreinte plusieurs "dictateurs", dont le président vénézuélien déchu Nicolas Maduro, il estime que l'actuelle présidente par intérim Delcy Rodriguez est un "pion" de Trump. "Delcy coopère ou elle finit plus mal que Maduro", a-t-il assuré, confiant dans une transition "au plus vite", car "le Venezuela va devenir notre premier partenaire commercial". Le tigre En campagne, Abelardo de la Espriella fait ostensiblement référence à "la patrie" et au "tigre" (son surnom) qui la défendra. Il dit être un ami personnel d'Alvaro Uribe Velez, l'homme fort de la droite colombienne, deux fois président entre 2002 et 2010, qui a son propre candidat. Son slogan de campagne: "La fermeté pour la patrie". Le dernier sondage le donne dans un duel serré avec le candidat de la gauche, Ivan Cepeda, un proche de l'actuel président, Gustavo Petro, qui ne peut se représenter. De double nationalité colombienne et américaine, Abelardo de la Espriella se dit admirateur des présidents du Salvador, Nayib Bukele, d'Argentine, Javier Milei, et de Donald Trump. Il est comme ce dernier amateur de golf. Chemise blanche au col ouvert, veste droite, barbe finement taillée et casquette vissée sur la tête avec une effigie de tigre et les couleurs de la Colombie, il affiche un style très similaire à celui de Nayib Bukele, le président salvadorien au look décontracté qui a lancé une "guerre" contre les gangs, fait renouveler un état d'exception pour des arrestations sans mandat, et ouvert une méga-prison de haute sécurité. Dans une Colombie fortement imprégnée de catholicisme, De la Espriella qui se considérait comme athée affirme aujourd'hui vivre "en accord avec les principes judéo-chrétiens" après un processus de transformation spirituelle qui l'a rapproché de Dieu. Il a réitéré son souhait de mener une "contre-révolution culturelle" face aux idées de gauche dans le pays pour "revenir à Dieu". Il défend le port d’armes, la réduction de 40% de la taille de l'Etat et veut construire des méga-prisons où les détenus seraient "dix étages sous terre" nourris uniquement d’eau et de pain. Il assure que ses prises de position font de lui un homme "excessivement menacé et en grand danger".

11.02.2026 à 21:05

De quoi les français ont-ils peur ?

Stéphanie ANTOINE
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Pascal Perrineau, politologue et professeur des universités à Sciences Po Paris (Cevipof) est co-auteur, avec Anne Muxel, de l’ouvrage "Inventaire des peurs françaises". Ensemble, ils ont menés une enquête inédite sur les peurs individuelles et collectives des Français, à partir d’un échantillon représentatif de plus de 3 000 personnes.
Texte intégral (646 mots)
Pascal Perrineau, politologue et professeur des universités à Sciences Po Paris (Cevipof) est co-auteur, avec Anne Muxel, de l’ouvrage "Inventaire des peurs françaises". Ensemble, ils ont menés une enquête inédite sur les peurs individuelles et collectives des Français, à partir d’un échantillon représentatif de plus de 3 000 personnes.

11.02.2026 à 20:59

Avalanche: vigilance rouge en Savoie, des routes menacées, des domaines skiables fermés

FRANCE24
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Le prévisionniste a placé la Savoie en vigilance rouge "avalanches" pour la journée de jeudi, évoquant une "situation avalancheuse remarquable, et même exceptionnelle jeudi sur la Haute-Tarentaise et près du Mont-Blanc", selon son bulletin de 20H00. La vigilance rouge, qui concerne le massif de Haute Tarentaise, court de 06H00 à 22H00 jeudi et nécessite "une vigilance accrue, plus particulièrement autour des villages de Villaroger, de Tignes et de Val d'Isère", où sont basées des stations de ski très fréquentées. Certaines d'entre elles ont annoncé une fermeture totale de leur domaine pour la journée de jeudi comme La Plagne, ou partielle comme Courchevel ou encore Chamonix. Des plans d’intervention de déclenchement des avalanches (PIDA) "seront mis en place autant que nécessaire par les communes et les gestionnaires afin de sécuriser le réseau routier, ainsi que par les services des pistes pour assurer la sécurité des domaines skiables", indique de son côté la préfecture de Savoie dans un communiqué. A Val d'Isère, certaines routes pourront être coupées et des consignes de sécurités sur les bâtiments mises en place, a averti la municipalité sur son site. Méteo-France a par ailleurs placé les départements voisins de la Haute-Savoie, l'Isère et les Hautes-Alpes en vigilance orange, également pour les avalanches. Le précédent bulletin de Météo-France faisait déjà état d'un indice de risque d'avalanche maximum, soit 5/5 sur l'échelle européenne dans les massifs du Mont-Blanc, des Aravis et du Chablais (Haute-Savoie), ainsi que sur le Beaufortain, la Haute-Tarentaise et la Vanoise (Savoie). L'activité avalancheuse y sera "remarquable", tout comme dans la Haute-Maurienne (Savoie), l'Oisans et les Grandes Rousses (Isère), ainsi que dans les massifs du Champsaur, du Pelvoux et du Thabor (pour les hautes-Alpes), selon le bulletin. Fonds de vallées Des avalanches "pourront atteindre des routes et des infrastructures de montagne, voire des habitations, généralement au dessus de 1.800 m d'altitude. Mais en raison du manteau neigeux en place particulièrement instable, certaines avalanches de grande ampleur sont à craindre et pourront descendre plus bas dans les fonds de vallées", avertit le bulletin, selon lequel des coulées ont déjà atteint mercredi des fonds de vallées, vers 1.400 m et 1.700 m d'altitude. Un "pic d'activité (est) possible dès le début de matinée au moment des plus fortes intensités neigeuses", souligne-t-il. Cet avertissement intervient alors que la saison du ski bat son plein dans les stations alpines, où les autorités n'ont de cesse de mettre en garde les pratiquants contre le danger du ski hors-piste lorsque les conditions sont avalancheuses. La préfecture de Haute-Savoie a ainsi appelé mercredi à "une extrême prudence (...) pour la pratique de toutes les activités de montagne et principalement les randonnées à ski ou en raquettes". "Même si pelles, sondes, détecteurs de victimes d'avalanches sont indispensables, ces outils ne protègent aucunement du risque d'avalanche. Pour ces prochains jours, les pratiques hors-piste sont donc vivement déconseillées", a-t-elle indiqué dans un communiqué. Plus d'une vingtaine de skieurs ou raquettistes ont déjà péri cette année dans des avalanches survenues dans différents massifs des Alpes en Autriche, Italie, France et Suisse.
Texte intégral (559 mots)
Le prévisionniste a placé la Savoie en vigilance rouge "avalanches" pour la journée de jeudi, évoquant une "situation avalancheuse remarquable, et même exceptionnelle jeudi sur la Haute-Tarentaise et près du Mont-Blanc", selon son bulletin de 20H00. La vigilance rouge, qui concerne le massif de Haute Tarentaise, court de 06H00 à 22H00 jeudi et nécessite "une vigilance accrue, plus particulièrement autour des villages de Villaroger, de Tignes et de Val d'Isère", où sont basées des stations de ski très fréquentées. Certaines d'entre elles ont annoncé une fermeture totale de leur domaine pour la journée de jeudi comme La Plagne, ou partielle comme Courchevel ou encore Chamonix. Des plans d’intervention de déclenchement des avalanches (PIDA) "seront mis en place autant que nécessaire par les communes et les gestionnaires afin de sécuriser le réseau routier, ainsi que par les services des pistes pour assurer la sécurité des domaines skiables", indique de son côté la préfecture de Savoie dans un communiqué. A Val d'Isère, certaines routes pourront être coupées et des consignes de sécurités sur les bâtiments mises en place, a averti la municipalité sur son site. Méteo-France a par ailleurs placé les départements voisins de la Haute-Savoie, l'Isère et les Hautes-Alpes en vigilance orange, également pour les avalanches. Le précédent bulletin de Météo-France faisait déjà état d'un indice de risque d'avalanche maximum, soit 5/5 sur l'échelle européenne dans les massifs du Mont-Blanc, des Aravis et du Chablais (Haute-Savoie), ainsi que sur le Beaufortain, la Haute-Tarentaise et la Vanoise (Savoie). L'activité avalancheuse y sera "remarquable", tout comme dans la Haute-Maurienne (Savoie), l'Oisans et les Grandes Rousses (Isère), ainsi que dans les massifs du Champsaur, du Pelvoux et du Thabor (pour les hautes-Alpes), selon le bulletin. Fonds de vallées Des avalanches "pourront atteindre des routes et des infrastructures de montagne, voire des habitations, généralement au dessus de 1.800 m d'altitude. Mais en raison du manteau neigeux en place particulièrement instable, certaines avalanches de grande ampleur sont à craindre et pourront descendre plus bas dans les fonds de vallées", avertit le bulletin, selon lequel des coulées ont déjà atteint mercredi des fonds de vallées, vers 1.400 m et 1.700 m d'altitude. Un "pic d'activité (est) possible dès le début de matinée au moment des plus fortes intensités neigeuses", souligne-t-il. Cet avertissement intervient alors que la saison du ski bat son plein dans les stations alpines, où les autorités n'ont de cesse de mettre en garde les pratiquants contre le danger du ski hors-piste lorsque les conditions sont avalancheuses. La préfecture de Haute-Savoie a ainsi appelé mercredi à "une extrême prudence (...) pour la pratique de toutes les activités de montagne et principalement les randonnées à ski ou en raquettes". "Même si pelles, sondes, détecteurs de victimes d'avalanches sont indispensables, ces outils ne protègent aucunement du risque d'avalanche. Pour ces prochains jours, les pratiques hors-piste sont donc vivement déconseillées", a-t-elle indiqué dans un communiqué. Plus d'une vingtaine de skieurs ou raquettistes ont déjà péri cette année dans des avalanches survenues dans différents massifs des Alpes en Autriche, Italie, France et Suisse.

11.02.2026 à 20:45

L'OMS demande aux Etats-Unis de partager leurs informations sur l'origine du Covid-19

FRANCE24
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Une journée après son retour à la Maison Blanche en janvier 2025, le président américain Donald Trump avait signé un décret ordonnant le retrait des Etats-Unis de l'OMS. Ce départ est devenu effectif en janvier, après un délai d'un an réglementaire. L'administration Trump avait officiellement adhéré à la théorie selon laquelle le virus s'était échappé d'un laboratoire de virologie à Wuhan en Chine. Mais l'OMS affirme que Washington n'a transmis aucun renseignement sur l'origine du Covid-19. Le directeur général de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus a rappelé, mercredi au cours d'une conférence de presse à Genève, que certains pays avaient publiquement déclaré "détenir des informations sur l'origine (de la pandémie) notamment les Etats-Unis". Il y a plusieurs mois, l'OMS a écrit à de hauts responsables américains, les appelant à "partager toute information en leur possession". "Nous n'avons reçu aucune information", a-t-il déploré. "Nous espérons qu'ils partageront leurs informations, car nous n'avons pas encore déterminé les origines du Covid", a ajouté M. Tedros. Or "savoir ce qui s'est passé pourrait nous aider à prévenir la prochaine" pandémie, a-t-il souligné. M. Tedros a demandé à tous les gouvernements qui possèdent des informations sur les origines de la pandémie de Covid-19 de les partager afin que l'OMS soit en mesure de parvenir à une conclusion, toutes les recherches ayant donné des résultats non concluants, et toutes les hypothèses étant toujours sur la table. "Nous continuerons d'assurer le suivi avec tous les gouvernements qui ont déclaré être en possession de renseignements, y compris les Etats-Unis", a déclaré pour sa part Maria Van Kerkhove, responsable à l'OMS de la gestion des menaces épidémiques et pandémiques. "Nous ne disposons pas de ces rapports à ce jour", hormis ceux qui ont été rendus publics, a-t-elle ajouté. A l'expiration le 22 janvier de l'appartenance des Etats-Unis à l'OMS, le secrétaire à la Santé américain, Robert Kennedy Jr. et le secrétaire d'Etat Marco Rubio avaient accusé l'OMS de nombreuses "défaillances pendant la pandémie de Covid-19" et d'avoir agi "à maintes reprises contre les intérêts des Etats-Unis". Ils avaient affirmé que l'organisation avait "bafoué et terni tout ce que l'Amérique a fait pour elle" et qu'elle avait "entravé le partage ... d'informations qui auraient pu sauver des vies américaines". "C'est l'inverse qui est vrai", avait rétorqué l'OMS.
Lire plus (405 mots)
Une journée après son retour à la Maison Blanche en janvier 2025, le président américain Donald Trump avait signé un décret ordonnant le retrait des Etats-Unis de l'OMS. Ce départ est devenu effectif en janvier, après un délai d'un an réglementaire. L'administration Trump avait officiellement adhéré à la théorie selon laquelle le virus s'était échappé d'un laboratoire de virologie à Wuhan en Chine. Mais l'OMS affirme que Washington n'a transmis aucun renseignement sur l'origine du Covid-19. Le directeur général de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus a rappelé, mercredi au cours d'une conférence de presse à Genève, que certains pays avaient publiquement déclaré "détenir des informations sur l'origine (de la pandémie) notamment les Etats-Unis". Il y a plusieurs mois, l'OMS a écrit à de hauts responsables américains, les appelant à "partager toute information en leur possession". "Nous n'avons reçu aucune information", a-t-il déploré. "Nous espérons qu'ils partageront leurs informations, car nous n'avons pas encore déterminé les origines du Covid", a ajouté M. Tedros. Or "savoir ce qui s'est passé pourrait nous aider à prévenir la prochaine" pandémie, a-t-il souligné. M. Tedros a demandé à tous les gouvernements qui possèdent des informations sur les origines de la pandémie de Covid-19 de les partager afin que l'OMS soit en mesure de parvenir à une conclusion, toutes les recherches ayant donné des résultats non concluants, et toutes les hypothèses étant toujours sur la table. "Nous continuerons d'assurer le suivi avec tous les gouvernements qui ont déclaré être en possession de renseignements, y compris les Etats-Unis", a déclaré pour sa part Maria Van Kerkhove, responsable à l'OMS de la gestion des menaces épidémiques et pandémiques. "Nous ne disposons pas de ces rapports à ce jour", hormis ceux qui ont été rendus publics, a-t-elle ajouté. A l'expiration le 22 janvier de l'appartenance des Etats-Unis à l'OMS, le secrétaire à la Santé américain, Robert Kennedy Jr. et le secrétaire d'Etat Marco Rubio avaient accusé l'OMS de nombreuses "défaillances pendant la pandémie de Covid-19" et d'avoir agi "à maintes reprises contre les intérêts des Etats-Unis". Ils avaient affirmé que l'organisation avait "bafoué et terni tout ce que l'Amérique a fait pour elle" et qu'elle avait "entravé le partage ... d'informations qui auraient pu sauver des vies américaines". "C'est l'inverse qui est vrai", avait rétorqué l'OMS.

11.02.2026 à 20:41

Au Congrès américain, les démocrates accusent la ministre de la Justice d'"étouffer" le scandale Epstein

FRANCE24
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Cette audition devant la commission judiciaire de la Chambre des représentants survient en pleine tempête provoquée par la publication le 30 janvier par le ministère de la Justice de millions de pages du dossier du criminel sexuel Jeffrey Epstein, mort en prison en août 2019 à New York avant son procès. Mme Bondi a fait état "d'enquêtes en cours", semblant se démarquer du numéro 2 du ministère de la Justice, Todd Blanche, qui avait exclu que ces documents puissent contenir des éléments nouveaux susceptibles d'aboutir à des inculpations supplémentaires. L'administration Trump s'est acquittée avec cette dernière publication massive de son obligation, imposée par une loi adoptée en novembre, de faire toute la transparence sur ce dossier explosif, avait affirmé Todd Blanche. "Vous dirigez du ministère de la Justice un étouffement massif de l'affaire Epstein", a néanmoins lancé Jamie Raskin, principal membre démocrate de cette commission, à Pam Bondi. Plusieurs victimes ou proches de victimes de Jeffrey Epstein assistaient à l'audition. "Demander pardon" aux victimes Les élus démocrates, mais aussi le républicain Thomas Massie, coauteur de la loi, ont concentré leurs critiques sur le fait que les noms de possibles complices de Jeffrey Epstein avaient été caviardés, contrairement à ce qu'exige cette loi. Ils se sont aussi indignés que les noms et coordonnées, voire des photos de victimes d'Epstein jusqu'alors non identifiées publiquement, aient été divulgués fin janvier, avant d'être retirés. La ministre a répliqué à ses contradicteurs par des salves d'attaques personnelles, tout en défendant la manière dont ses services ont publié ces documents compte tenu du délai "serré" fixé par la loi. "Notre taux d'erreur est très bas", a-t-elle assuré, s'engageant à ce que tout caviardage erroné soit supprimé et à veiller à la protection de la vie privée des victimes. L'élue démocrate Pramila Jayapal lui a demandé de se tourner vers les victimes présentes pour leur "demander pardon" de ce que leur a fait subir "cette inacceptable divulgation de leurs coordonnées". Mais la ministre s'y est refusée, l'accusant de "faire du théâtre". "Tout le monde savait" Pendant sa campagne de 2024, Donald Trump avait promis s'il était élu de publier l'intégralité du dossier Epstein. Mais ses atermoiements lui ont valu des accusations de manque de transparence voire de dissimulation, jusque dans sa propre base militante. Donald Trump, proche de Jeffrey Epstein dans les années 1990, assure avoir rompu avec lui avant qu'il ne soit inquiété par la justice et n'avoir pas eu connaissance de ses crimes sexuels. Mais une retranscription d'un ancien chef de la police de Palm Beach, en Floride en 2019 avec le FBI, la police fédérale, publiée dans la récente masse de documents, jette un doute sur cette chronologie. Ce policier, qui enquêtait en 2006 sur les premières accusations de crimes sexuels sur des mineures contre Jeffrey Epstein, y relate un appel téléphonique de Donald Trump dans lequel le milliardaire lui aurait dit à l'époque: "Dieu merci de l'arrêter, tout le monde savait ce qu'il faisait." Bien que la simple mention du nom d'une personne dans le dossier ne suppose aucun acte répréhensible a priori de sa part, de nombreuses personnalités redoutent l'onde de choc des révélations sur leurs liens passés avec le criminel sexuel. Les démocrates ont par ailleurs interpellé la ministre sur les poursuites pénales engagées contre des cibles désignées nommément par le président Trump. Ils se sont néanmoins félicités que des juges les aient annulées, comme pour l'ex-directeur du FBI James Comey ou la procureure générale de New York, Letitia James, en novembre, ou que des jurys de citoyens aient refusé de les inculper, notamment mardi dans le cas de six élus démocrates qui avaient exhorté les militaires à désobéir aux "ordres illégaux" de l'administration. "Vous avez transformé le ministère de la Justice au service du peuple en instrument de vengeance de Trump. Trump commande des inculpations comme il commanderait des pizzas, et vous vous exécutez", a raillé Jamie Raskin.
Texte intégral (710 mots)
Cette audition devant la commission judiciaire de la Chambre des représentants survient en pleine tempête provoquée par la publication le 30 janvier par le ministère de la Justice de millions de pages du dossier du criminel sexuel Jeffrey Epstein, mort en prison en août 2019 à New York avant son procès. Mme Bondi a fait état "d'enquêtes en cours", semblant se démarquer du numéro 2 du ministère de la Justice, Todd Blanche, qui avait exclu que ces documents puissent contenir des éléments nouveaux susceptibles d'aboutir à des inculpations supplémentaires. L'administration Trump s'est acquittée avec cette dernière publication massive de son obligation, imposée par une loi adoptée en novembre, de faire toute la transparence sur ce dossier explosif, avait affirmé Todd Blanche. "Vous dirigez du ministère de la Justice un étouffement massif de l'affaire Epstein", a néanmoins lancé Jamie Raskin, principal membre démocrate de cette commission, à Pam Bondi. Plusieurs victimes ou proches de victimes de Jeffrey Epstein assistaient à l'audition. "Demander pardon" aux victimes Les élus démocrates, mais aussi le républicain Thomas Massie, coauteur de la loi, ont concentré leurs critiques sur le fait que les noms de possibles complices de Jeffrey Epstein avaient été caviardés, contrairement à ce qu'exige cette loi. Ils se sont aussi indignés que les noms et coordonnées, voire des photos de victimes d'Epstein jusqu'alors non identifiées publiquement, aient été divulgués fin janvier, avant d'être retirés. La ministre a répliqué à ses contradicteurs par des salves d'attaques personnelles, tout en défendant la manière dont ses services ont publié ces documents compte tenu du délai "serré" fixé par la loi. "Notre taux d'erreur est très bas", a-t-elle assuré, s'engageant à ce que tout caviardage erroné soit supprimé et à veiller à la protection de la vie privée des victimes. L'élue démocrate Pramila Jayapal lui a demandé de se tourner vers les victimes présentes pour leur "demander pardon" de ce que leur a fait subir "cette inacceptable divulgation de leurs coordonnées". Mais la ministre s'y est refusée, l'accusant de "faire du théâtre". "Tout le monde savait" Pendant sa campagne de 2024, Donald Trump avait promis s'il était élu de publier l'intégralité du dossier Epstein. Mais ses atermoiements lui ont valu des accusations de manque de transparence voire de dissimulation, jusque dans sa propre base militante. Donald Trump, proche de Jeffrey Epstein dans les années 1990, assure avoir rompu avec lui avant qu'il ne soit inquiété par la justice et n'avoir pas eu connaissance de ses crimes sexuels. Mais une retranscription d'un ancien chef de la police de Palm Beach, en Floride en 2019 avec le FBI, la police fédérale, publiée dans la récente masse de documents, jette un doute sur cette chronologie. Ce policier, qui enquêtait en 2006 sur les premières accusations de crimes sexuels sur des mineures contre Jeffrey Epstein, y relate un appel téléphonique de Donald Trump dans lequel le milliardaire lui aurait dit à l'époque: "Dieu merci de l'arrêter, tout le monde savait ce qu'il faisait." Bien que la simple mention du nom d'une personne dans le dossier ne suppose aucun acte répréhensible a priori de sa part, de nombreuses personnalités redoutent l'onde de choc des révélations sur leurs liens passés avec le criminel sexuel. Les démocrates ont par ailleurs interpellé la ministre sur les poursuites pénales engagées contre des cibles désignées nommément par le président Trump. Ils se sont néanmoins félicités que des juges les aient annulées, comme pour l'ex-directeur du FBI James Comey ou la procureure générale de New York, Letitia James, en novembre, ou que des jurys de citoyens aient refusé de les inculper, notamment mardi dans le cas de six élus démocrates qui avaient exhorté les militaires à désobéir aux "ordres illégaux" de l'administration. "Vous avez transformé le ministère de la Justice au service du peuple en instrument de vengeance de Trump. Trump commande des inculpations comme il commanderait des pizzas, et vous vous exécutez", a raillé Jamie Raskin.
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