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27.05.2026 à 04:05

FRANCE24
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Le désignant comme l'"instigateur" d'un pacte de corruption avec la Libye du dictateur Mouammar Kadhafi, au "plus haut niveau de gravité que la République puisse connaître", le parquet général a réclamé sept ans de prison contre Nicolas Sarkozy, 71 ans, pour association de malfaiteurs, corruption et financement illégal de sa campagne victorieuse avec de l'argent public libyen détourné. C'est la peine la plus lourde réclamée contre les dix prévenus, y compris l'ancien secrétaire général Claude Guéant, 81 ans (six années). La défense de l'ancien chef de l'Etat va réclamer sa relaxe. Le président de la cour d'appel, Olivier Géron, rendra son arrêt le 30 novembre. Au fil des 15 années d'une affaire déclenchée par des accusations non étayées du fils de Kadhafi, Saïf al-Islam, Nicolas Sarkozy a évoqué une "fable", une "calomnie", une "manipulation" ourdie "sans l'ombre d'une preuve", ou encore fustigé "la haine" des juges, qui en première instance l'ont condamné à cinq ans de prison, l'envoyant 20 jours à la prison parisienne de la Santé, une incarcération inédite pour un ancien président de la République. Depuis le 16 mars et l'ouverture du procès en appel, l'ancien chef de l'Etat s'est montré bien plus sobre dans la forme, moins disert dans l'expression publique. Sur le fond, toutefois, il n'a pas varié: "pas un centime" d'argent libyen n'a atterri dans sa campagne, il n'a jamais envisagé et encore moins préparé un tel financement qui, selon la thèse de l'accusation aurait eu diverses contreparties, notamment un examen de la situation pénale du N.2 du régime, Abdallah Senoussi, condamné à la perpétuité en France pour avoir commandité l'attentat contre le DC-10 d'UTA en 1989 (170 morts dont 54 citoyens français). Pas plus que le parquet général, sa proclamation d'innocence n'a convaincu les parties civiles, associations anticorruption et familles des victimes de l'attentat. Leurs avocats ont dénoncé la "défense de voyous" des prévenus, derrière "le patron, M. Sarkozy" qui, face aux "questions qui l'embarrassent", a répondu "je ne me souviens pas" ou "les autres se trompent". "C'est pas moi, c'est les autres!" L'ancien chef de l'Etat a aussi dû affronter la spectaculaire défection de son ancien plus proche collaborateur, Claude Guéant, alors qu'ils avaient présenté un front uni en première instance. Empêché par sa santé d'assister aux débats, l'ex-secrétaire général de l'Elysée n'a pas supporté d'apprendre que son ancien patron mettait en cause sa probité à la barre. Sans incriminer explicitement Nicolas Sarkozy, il a d'abord pour la première fois contredit son ancien patron dans deux écrits à la cour. Il a surtout envoyé son avocat livrer en guise de plaidoirie une charge assassine mardi: Me Philippe Bouchez El Ghozi a dénoncé "la cruauté", le "cynisme" de l'ancien chef de l'Etat. Pour "éloigner la suspicion que des fonds aient été demandés" pour sa campagne présidentielle victorieuse, il aurait présenté celui qui fut son indispensable bras droit comme "un voyou qui aurait reçu pour sa consommation personnelle des fonds libyens". Le tout en tablant sur l'absence d'un homme "au crépuscule de sa vie" et "sur le fait que les absents ont nécessairement toujours tort". La ligne de défense de Nicolas Sarkozy se résume à "C'est pas moi, c'est les autres!", a-t-il cinglé. Certes, par la voix de son avocat, Claude Guéant nie toujours tout pacte de corruption ou toute association de malfaiteurs. Mais en le contredisant, son ancien homme lige a incontestablement fragilisé l'ancien chef de l'Etat qui, autant que sa liberté, joue sa postérité. En cas de condamnation, il lui restera un recours, un pourvoi devant la Cour de cassation. Celle-ci ne se penchera toutefois pas sur le fond du dossier mais sur le respect des règles de droit. Une condamnation qui sanctionnerait le 30 novembre un pacte de corruption avec une puissance étrangère, qui plus est une dictature criminelle, laisserait un stigmate plus profond que celles, définitives, dans les affaires dites des écoutes et Bygmalion.

27.05.2026 à 03:42

FRANCE 24
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Pyongyang dit avoir testé mardi un nouveau système lance-missile polyvalent léger ainsi qu'un dispositif multiple de missiles de croisière tactique. Ces nouveaux lancements interviennent alors que le président chinois Xi Jinping pourrait se rendre en Corée du Nord cette semaine.
Texte intégral (700 mots)
Pyongyang dit avoir testé mardi un nouveau système lance-missile polyvalent léger ainsi qu'un dispositif multiple de missiles de croisière tactique. Ces nouveaux lancements interviennent alors que le président chinois Xi Jinping pourrait se rendre en Corée du Nord cette semaine.

27.05.2026 à 00:33

FRANCE24
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Elle sera examinée le 1er juin dans l'hémicycle. Plusieurs de ses mesures ont été étendues au champ du périscolaire, marqué par plusieurs scandales de violences sexuelles, notamment à Paris, où s'est ouvert mardi un premier procès public contre un animateur. L'objectif de ce texte "est clair: que les agressions n'arrivent plus, que la parole de l'enfant soit entendu et que l'Etat les protège", a lancé Violette Spillebout, la rapporteure macroniste du texte. Car "pendant des décennies l'Etat a failli", a rappelé à sa suite Paul Vannier, député LFI avec qui Mme Spillebout a rédigé cette proposition de loi soumise une première fois, avant de la redéposer seule face au refus de son groupe de soutenir l'examen d'un texte porté par un Insoumis. "Nous portons ce texte ensemble", a toutefois déclaré Mme Spillebout au début de l'examen en commission des affaires culturelles et de l'éducation, estimant qu'il incombe à l'Assemblée de montrer qu'elle "sait se réunir pour protéger les enfants". Le texte comprend un volet symbolique, avec la condamnation par la Nation de ces violences et la reconnaissance des défaillances de l'Etat qui leur ont permis de perdurer. La création d'une journée d'hommage, le 19 novembre, a été votée. Sur le volet judiciaire, le texte allonge le délai de prescription du délit de non-dénonciation de faits de violences sur un mineur, et grave dans la loi l'interdiction absolue de toute violence, y compris les châtiments corporels. L'objectif, est d'en finir "avec un prétendu droit de correction encore invoqué dans les jurisprudences", selon la rapporteure. Les députés ont longuement débattu des mesures concernant le contrôle des personnels intervenants dans les établissements, en renforçant leur contrôle avec l'obligation au moment du recrutement, puis tous les trois ans, de présenter un "certificat d'honorabilité". Secret de la confession Certains ont souhaité étendre plus largement ces certificats à toutes les personnes s'occupant d'enfants, par exemple dans le milieu médical, citant notamment l'affaire Le Scouarnec, mais la rapporteure s'y est opposée, souhaitant circonscrire le texte au seul milieu scolaire et périscolaire. Mme Spillebout s'est par ailleurs dite "confiante" qu'une telle mesure figurera dans le projet de loi sur la protection de l'enfance, présenté mercredi en conseil des ministres. En outre, son texte renforce le suivi des sanctions disciplinaires, afin d'"éviter qu'un adulte dangereux passe d'un établissement à un autre sans laisser de trace", comme plusieurs scandales récents l'ont révélé. Les trois derniers articles, concernant l'enseignement privé, sont ceux cristallisant les tensions avec la droite et l'extrême droite. Ils réforment les relations entre l'Etat et les établissement privés, avec notamment des contrôles réguliers au moins tous les cinq ans. Pour le député RN Roger Chudeau, "ces mesures ne concernent pas la protection des enfants mais simplement la mise sous contrôle du seul enseignement privé", estimant que M. Vannier tentait de dessiner une "sorte de cible", sur l'enseignement diocésain, comme "responsable des maltraitrances". Enfin, une disposition prévoit explicitement que les ministres du culte soient soumis aux obligations de dénonciation des faits de violences sur mineurs, même révélés lors d'une confession. Le RN y est opposé, "y voyant une attaque brutale et anticléricale". Ce texte fait suite à une commission d'enquête qui avait notamment entendu François Bayrou, alors Premier ministre, sur la connaissance qu'il aurait pu avoir des sévices infligés aux élèves de l'établissement Notre-Dame de Bétharram, près de Pau. Il sera examiné lundi prochain, lors de la journée annuelle réservée aux textes du groupe de Gabriel Attal qui l'a placé à l'ordre du jour. Mais Paul Vannier a dénoncé le refus du candidat Renaissance à la présidentielle de soutenir son examen en début d'année lors de semaines réservées aux initiatives transpartisanes. "Au-delà du sectarisme anti-LFI l'emportant sur l'intérêt supérieur des enfants qu'elle exprime, cette manœuvre met en péril l'adoption de notre texte en nous contraignant à un débat de quelques heures", a accusé le député LFI alors que les débats devront obligatoirement se terminer lundi à minuit.
Texte intégral (719 mots)
Elle sera examinée le 1er juin dans l'hémicycle. Plusieurs de ses mesures ont été étendues au champ du périscolaire, marqué par plusieurs scandales de violences sexuelles, notamment à Paris, où s'est ouvert mardi un premier procès public contre un animateur. L'objectif de ce texte "est clair: que les agressions n'arrivent plus, que la parole de l'enfant soit entendu et que l'Etat les protège", a lancé Violette Spillebout, la rapporteure macroniste du texte. Car "pendant des décennies l'Etat a failli", a rappelé à sa suite Paul Vannier, député LFI avec qui Mme Spillebout a rédigé cette proposition de loi soumise une première fois, avant de la redéposer seule face au refus de son groupe de soutenir l'examen d'un texte porté par un Insoumis. "Nous portons ce texte ensemble", a toutefois déclaré Mme Spillebout au début de l'examen en commission des affaires culturelles et de l'éducation, estimant qu'il incombe à l'Assemblée de montrer qu'elle "sait se réunir pour protéger les enfants". Le texte comprend un volet symbolique, avec la condamnation par la Nation de ces violences et la reconnaissance des défaillances de l'Etat qui leur ont permis de perdurer. La création d'une journée d'hommage, le 19 novembre, a été votée. Sur le volet judiciaire, le texte allonge le délai de prescription du délit de non-dénonciation de faits de violences sur un mineur, et grave dans la loi l'interdiction absolue de toute violence, y compris les châtiments corporels. L'objectif, est d'en finir "avec un prétendu droit de correction encore invoqué dans les jurisprudences", selon la rapporteure. Les députés ont longuement débattu des mesures concernant le contrôle des personnels intervenants dans les établissements, en renforçant leur contrôle avec l'obligation au moment du recrutement, puis tous les trois ans, de présenter un "certificat d'honorabilité". Secret de la confession Certains ont souhaité étendre plus largement ces certificats à toutes les personnes s'occupant d'enfants, par exemple dans le milieu médical, citant notamment l'affaire Le Scouarnec, mais la rapporteure s'y est opposée, souhaitant circonscrire le texte au seul milieu scolaire et périscolaire. Mme Spillebout s'est par ailleurs dite "confiante" qu'une telle mesure figurera dans le projet de loi sur la protection de l'enfance, présenté mercredi en conseil des ministres. En outre, son texte renforce le suivi des sanctions disciplinaires, afin d'"éviter qu'un adulte dangereux passe d'un établissement à un autre sans laisser de trace", comme plusieurs scandales récents l'ont révélé. Les trois derniers articles, concernant l'enseignement privé, sont ceux cristallisant les tensions avec la droite et l'extrême droite. Ils réforment les relations entre l'Etat et les établissement privés, avec notamment des contrôles réguliers au moins tous les cinq ans. Pour le député RN Roger Chudeau, "ces mesures ne concernent pas la protection des enfants mais simplement la mise sous contrôle du seul enseignement privé", estimant que M. Vannier tentait de dessiner une "sorte de cible", sur l'enseignement diocésain, comme "responsable des maltraitrances". Enfin, une disposition prévoit explicitement que les ministres du culte soient soumis aux obligations de dénonciation des faits de violences sur mineurs, même révélés lors d'une confession. Le RN y est opposé, "y voyant une attaque brutale et anticléricale". Ce texte fait suite à une commission d'enquête qui avait notamment entendu François Bayrou, alors Premier ministre, sur la connaissance qu'il aurait pu avoir des sévices infligés aux élèves de l'établissement Notre-Dame de Bétharram, près de Pau. Il sera examiné lundi prochain, lors de la journée annuelle réservée aux textes du groupe de Gabriel Attal qui l'a placé à l'ordre du jour. Mais Paul Vannier a dénoncé le refus du candidat Renaissance à la présidentielle de soutenir son examen en début d'année lors de semaines réservées aux initiatives transpartisanes. "Au-delà du sectarisme anti-LFI l'emportant sur l'intérêt supérieur des enfants qu'elle exprime, cette manœuvre met en péril l'adoption de notre texte en nous contraignant à un débat de quelques heures", a accusé le député LFI alors que les débats devront obligatoirement se terminer lundi à minuit.

26.05.2026 à 23:23

Frédéric RIVIÈRE
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Cyrielle Chatelain, présidente du groupe Écologiste et Social à l’Assemblée nationale, revient sur l’épisode de chaleur en France mais aussi sur la flottille pour Gaza, dont les membres ont été arrêté par les autorités israéliennes. Elle estime que "ce qu’il s’est passé s’apparente à de la torture". Elle juge la réaction de la France face à Israël "trop timide".
Texte intégral (719 mots)
Cyrielle Chatelain, présidente du groupe Écologiste et Social à l’Assemblée nationale, revient sur l’épisode de chaleur en France mais aussi sur la flottille pour Gaza, dont les membres ont été arrêté par les autorités israéliennes. Elle estime que "ce qu’il s’est passé s’apparente à de la torture". Elle juge la réaction de la France face à Israël "trop timide".

26.05.2026 à 23:05

FRANCE24
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La deuxième manche se disputera à l'Allianz Riviera, à huis clos, après les incidents survenus au cours de la rencontre entre les Aiglons et Metz (0-0) comptant pour la dernière journée de L1. Dans un Chaudron à guichets fermés et en ébullition, les Verts, troisièmes de Ligue 2, ont tenté d'emballer la partie, mais sans pouvoir se créer de réelles occasions, pénalisés par leur manque de justesse technique. Seuls en seconde période, Zuriko Davitashvili (58) ou encore Augustine Boakye (61), sur des tentatives lointaines et non cadrées, ont été plus ou moins dangereux pour l'ASSE. De son côté, Nice, 16e de Ligue 1 et battu en finale de la Coupe de France par Lens (3-1) vendredi dernier, malgré une possession du ballon supérieure (54% contre 46%) n'a guère été plus dangereux. Seul Jonathan Clauss, à la 23e minute, s'est créé une opportunité à la réception d'un centre de Tiago Gouveia qui remplaçait Elye Wahi, suspendu. Les entrées des remplaçants n'ont pas apporté l'impact espéré. Mais dans l'ensemble, le bilan offensif des deux formations a été bien maigre. Nice et Saint-Etienne, qui n'ont cadré aucun de leurs douze tirs au total, ont même semblé se satisfaire de ce résultat au cours d'une seconde période bien moins intense que la première. Niçois et Stéphanois joueront donc leur place dans l'élite vendredi.
Lire plus (237 mots)
La deuxième manche se disputera à l'Allianz Riviera, à huis clos, après les incidents survenus au cours de la rencontre entre les Aiglons et Metz (0-0) comptant pour la dernière journée de L1. Dans un Chaudron à guichets fermés et en ébullition, les Verts, troisièmes de Ligue 2, ont tenté d'emballer la partie, mais sans pouvoir se créer de réelles occasions, pénalisés par leur manque de justesse technique. Seuls en seconde période, Zuriko Davitashvili (58) ou encore Augustine Boakye (61), sur des tentatives lointaines et non cadrées, ont été plus ou moins dangereux pour l'ASSE. De son côté, Nice, 16e de Ligue 1 et battu en finale de la Coupe de France par Lens (3-1) vendredi dernier, malgré une possession du ballon supérieure (54% contre 46%) n'a guère été plus dangereux. Seul Jonathan Clauss, à la 23e minute, s'est créé une opportunité à la réception d'un centre de Tiago Gouveia qui remplaçait Elye Wahi, suspendu. Les entrées des remplaçants n'ont pas apporté l'impact espéré. Mais dans l'ensemble, le bilan offensif des deux formations a été bien maigre. Nice et Saint-Etienne, qui n'ont cadré aucun de leurs douze tirs au total, ont même semblé se satisfaire de ce résultat au cours d'une seconde période bien moins intense que la première. Niçois et Stéphanois joueront donc leur place dans l'élite vendredi.
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