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01.04.2026 à 15:09

Artémis 2: En Floride, l'impatience de touristes venus assister à un "moment historique"

FRANCE24
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"On a hâte de voir ça", s'exclame Jason Heath, 40 ans, venu du Maine (nord-est) avec sa famille pour des vacances au soleil. "C'est vraiment génial de savoir que des humains vont aller plus loin qu'on l'a jamais fait, à quelques milliers de kilomètres de la surface de la Lune", insiste ce professionnel de la construction navale depuis la plage de Cocoa Beach, à quelques kilomètres du complexe de tir de la Nasa d'où doit s'élancer la gigantesque fusée blanche et orange. Après plusieurs années de retard, la mission Artémis 2 doit en effet emmener trois Américains et un Canadien à battre le record des missions Apollo en allant plus loin dans l'espace qu'aucun équipage ne s'est à présent aventuré. "C'est vraiment chouette" d'être là pour le voir, confie M. Health, épaules rougies par le soleil, se disant également ravi pour sa fille et son neveu, accrochés à ces jambes, puissent être témoins de ce lancement pas comme les autres. Comme eux, 400.000 personnes devraient venir assister au décollage, prévu à partir de 18H24 locales, rapportent des journaux locaux. - "Rien vu de tel"- Un enthousiasme partagé par Alyx Coster, 38 ans, installée un peu plus loin sur le sable lors de cette journée printanière où le mercure frôle les 25 degrés. Ses enfants, âgés de 10, 11 et 18 ans "ont vraiment hâte", explique cette mère de famille qui se dit "très fière qu'ils puissent être témoins d'un tel moment historique". Leur présence en Floride pour le lancement relève toutefois du hasard, reconnaît-elle dans un rire, expliquant qu'elle n'avait pas entendu parler de la mission Artémis 2 "avant d'arriver ici". Un témoignage loin de faire exception. Malgré les communications de la Nasa insistant sur le caractère historique de ce vol, de nombreux Américains interrogés ces dernières semaines par l'AFP disaient en effet ne pas être au courant de la mission. Car dans un contexte d'actualité surchargé, avec notamment la guerre en Iran, ce vol lunaire ne bénéficie de la même attention du public que ceux de l'époque Apollo, regrette Melinda Schuerfranz, 76 ans. La féroce compétition que se livraient les Etats-Unis et l'Union soviétique rendait les choses "bien plus excitantes" mais c'était "aussi plus médiatisé", pointe cette retraitée de l'Ohio, venue avec son mari. Installé confortablement sur la plage dans ses chaises de camping, le couple n'en demeure pas moins très enthousiaste. "On a jamais rien vu de tel", lance Melinda, qui promet d'être "tôt" sur la plage pour s'assurer un bon emplacement. Son époux John opine et se veut lui confiant: "plus cela approche, plus cela va attirer l'attention" du public, assure-t-il à propos de la mission lunaire, qui doit durer environ 10 jours.

01.04.2026 à 15:09

Scaf: Dassault défie Airbus malgré la médiation franco-allemande

FRANCE24
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"On se donne encore un petit peu de temps, 2-3 semaines pour essayer de trouver un accord entre Français et Allemands, entre Dassault et Airbus, pour trouver un équilibre qui permettrait de continuer le projet", a-t-il déclaré lors d'une intervention au forum Guerres et Paix organisé par le magazine Le Point. "Je ne suis pas un homme de cogestion", a-t-il lancé alors qu'une médiation voulue par le président français Emmanuel Macron et rejointe par le chancelier allemand Friedrich Merz est en cours pour tenter de sauver le plus important projet de coopération dans le domaine de la défense européenne. "Je ne suis pas pour qu'un projet industriel ambitieux qui va servir à nos armées soit cogéré. Il faut un chef", a-t-il poursuivi. Dassault Aviation, qui représente la France dans ce programme, refuse depuis des mois d'être simplement l'un des "co-co-co" face à Airbus, qui agit pour le compte de l'Allemagne et de l'Espagne, dans ce projet de construction de l'avion de chasse destiné à remplacer les Rafale et Eurofighter. "On va faire un avion qui succédera au Rafale, il faut qu'il conduise des missions et qu'il aille sur un porte-avions (...) Ce sont des conditions majeures", a insisté Eric Trappier. "La France sait faire" Il a été soutenu plus tard dans la journée par la ministre déléguée des Armées, Alice Rufo, interrogée sur le Scaf au cours d'un grand entretien au forum Guerres et paix. "Il faut être capable de reconnaître que la France sait faire des avions de chasse, que cela marche et sert à quelque chose et que c'est plutôt demandé à l'export. Rafale est un bon avion", a-t-elle déclaré en soulignant que la France avait un porte-avions et besoin de chasseurs performants pour assurer la dissuasion nucléaire. Elle a également estimé qu'il fallait "un travail de reconvergence" sur ce projet dans un monde qui a profondément changé après la guerre en Ukraine. "Le Scaf a été lancé à une époque où il n'y avait pas la guerre en Ukraine (...), on était encore dans un état d'esprit où il y avait en Europe l'idée des dividendes de la paix", a-t-elle souligné. Alice Rufo a toutefois mis en garde contre une solution à deux avions, évoquée à plusieurs reprises par industriels et politiques allemands au début de l'année. "Si on fait tous la même chose, tout seuls, on va dépendre des autres, à un moment donné. Et surtout, on ne va pas être compétitifs à l'extérieur", a-t-elle souligné. Achats européens de F-35 "Rafale, on l'a fait tout seul, on sait faire tout seul et Eurofighter, ils l'ont fait à quatre", a ajouté M. Trappier, en faisant référence au Royaume-Uni ainsi qu'à l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne. "Sur ces quatre pays, trois ont acheté des F-35" américains, a-t-il dit, en se demandant si cette situation avait "contribué à l'Europe de la défense". Le 19 mars, le président français Emmanuel Macron avait annoncé qu'il avait décidé avec le chancelier allemand Friedrich Merz de lancer une "mission de rapprochement" pour tenter de réconcilier Airbus et Dassault. M. Merz s'est dit vendredi déterminé à sauver le Scaf avec la France, tout en admettant qu'il avait failli abandonner ce projet en difficulté. Le programme Scaf a été lancé en 2017 par Emmanuel Macron et Angela Merkel, alors chancelière. L'Espagne avait rejoint ce programme plus tard. Il est considéré comme un symbole de la coopération en matière de défense et de sécurité entre la France et l'Allemagne, les deux puissances européennes cherchant à présenter un front uni face à une Russie hostile et à un engagement américain de plus en plus hésitant en matière de sécurité européenne.

01.04.2026 à 15:04

Aux États-Unis, les médias publics dans le viseur des autorités

Fanny ALLARD
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Attaques verbales ciblées et répétées, volonté de contrôle de l’information, des accréditations et chantage financier.... Depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, les médias font face à une pression plus frontale encore que lors du premier mandat. Comment les journalistes résistent-ils ? Reportage de Fanny Allard
Texte intégral (640 mots)
Attaques verbales ciblées et répétées, volonté de contrôle de l’information, des accréditations et chantage financier.... Depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, les médias font face à une pression plus frontale encore que lors du premier mandat. Comment les journalistes résistent-ils ? Reportage de Fanny Allard

01.04.2026 à 14:47

Coupe du monde 2026 : le geste fort des joueurs iraniens devant Gianni Infantino, patron de la Fifa

FRANCE 24
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Les joueurs iraniens ont porté mardi des photos avant leur match amical face au Costa Rica pour dénoncer la frappe aérienne attribuée aux États-Unis contre une école de leur pays voilà un mois. Elle aurait tué, selon les sources iraniennes, au moins 170 personnes, dont de nombreux élèves. Les footballeurs ont effectué ce geste devant le président de la Fifa, Gianni Infantino, qui affirme que l'Iran ira bien au Mondial 2026 cet été et jouera bien ces trois matches aux États-Unis.
Lire plus (86 mots)
Les joueurs iraniens ont porté mardi des photos avant leur match amical face au Costa Rica pour dénoncer la frappe aérienne attribuée aux États-Unis contre une école de leur pays voilà un mois. Elle aurait tué, selon les sources iraniennes, au moins 170 personnes, dont de nombreux élèves. Les footballeurs ont effectué ce geste devant le président de la Fifa, Gianni Infantino, qui affirme que l'Iran ira bien au Mondial 2026 cet été et jouera bien ces trois matches aux États-Unis.

01.04.2026 à 14:45

Airbus mise sur la coopération hélicoptères-drones pour la guerre de demain

FRANCE24
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Le petit hangar isolé sur l'aérodrome de Pierrelatte porte le nom de Survey Copter, PME française intégrée à Airbus, qui pousse ses murs pour préparer le doublement de ses cadences en 2027. "C'est un axe important" avec "le retour d'expérience de la guerre en Ukraine et le réarmement en Europe. Dans ce cadre-là, il y a un besoin de toutes sortes de drones", explique à l'AFP Emmanuel Huberdeau, porte-parole de la branche Airbus Helicopters, qui gère depuis peu les drones tactiques développés par le géant européen de l'aéronautique. Le site de Pierrelatte fabrique Aliaca, un drone léger de 25 kg avec 6  heures d'autonomie pour la surveillance et le renseignement à courte portée, qui est déjà au service à la marine française, et Capa‑X, plus lourd (120 kg) et endurant (10  heures) pour le même type de missions, mais qui peut coopérer avec des appareils pilotés, en attente de contrats. Vingt Aliaca et dix Capa‑X doivent être produits cette année, et le double est prévu en 2027. Les effectifs passeront de 60 à 80 salariés, avec un investissement de 2  millions d'euros cette année pour construire un nouveau hangar, indique à l'AFP Christophe Canguilhem, directeur du site de Pierrelatte. La démonstration est annulée sur le site mardi, en raison du mistral qui souffle sur la vallée du Rhône, le jour où il accueille la presse pour la première fois. Mais "quand il n'y a pas de vent, ni de tempête, il ne s'écoule pas une semaine sans qu'il y ait des vols ici. La porte du hangar s'ouvre directement sur la piste. (...) C'est un vrai avantage concurrentiel", assure Christophe Canguilhem. "Pas jetable" Ces produits d'Airbus ne sont pas déployés en zones de conflit: ni en Ukraine où les drones ont transformé la guerre, ni au Moyen-Orient, où les forces occidentales se retrouvent vulnérables face aux drones suicides iraniens Shahed, déjà massivement utilisés par les Russes en Ukraine. "L'Ukraine nous a montré qu'il est possible fabriquer des drones low-cost en grande quantité", dit Emmanuel Huberdeau, mais Airbus concentre sa "valeur ajoutée" sur des systèmes plus complexes et intégrés.  "Il y a aussi un besoin pour certaines missions de drones qui ne sont pas jetables, capables d'évoluer dans des milieux difficiles (...) qui vont pouvoir revenir ou faire des missions plus loin", ajoute-t-il. "Cela a du sens pour Airbus Helicopters d'explorer les solutions pour les forces armées", leurs principaux clients, souligne à l'AFP Pascal Fabre, associé gérant du cabinet de conseil AlixPartners. "C'est plus simple quand vous êtes Airbus que quand vous êtes une start-up", ajoute-t-il. "Solution d'avenir" La stratégie drones d'Airbus repose principalement sur la coopération drones-hélicoptères, explique Victor Gerin-Roze, directeur programmes drones d'Airbus Helicopters. "Nous sommes convaincus de la multiplication de la force de l'hélicoptère par les drones (...) C'est une solution d'avenir", dit-il à l'AFP. Testé à Singapour en janvier, le système H-Teaming permet à l'équipage d'un hélicoptère de lancer un drone, d'en prendre le contrôle depuis le cockpit et de recevoir en direct ses images pour repérer une zone ou une cible sans s'exposer. Cette symbiose hélicoptère-drones sera également efficace pour des missions civiles, de lutte anti-incendie, ou de police, souligne Victor Gerin-Roze. Face aux américains Boeing, Sikorsky (Lockheed Martin) ou Bell (filiale de Textron), Airbus met en avant une approche où l'équipage pilote directement des drones depuis l'hélicoptère, quand chez ses concurrents le drone reste un outil relié à l'hélicoptère mais pas réellement intégré. La dronisation des hélicoptères est une autre voie explorée par Airbus. Ainsi le drone VSR700, dérivé du petit hélicoptère Cabri G2, est-il utilisé par la Marine française pour des missions de surveillance et de reconnaissance. Airbus travaille également sur la version sans pilote de l'hélicoptère H145 appelé Lakota aux Etats-Unis pour la marine américaine, dont elle est un important client pour l'appareil conventionnel. Elle doit être livrée d'ici 2030.
Texte intégral (693 mots)
Le petit hangar isolé sur l'aérodrome de Pierrelatte porte le nom de Survey Copter, PME française intégrée à Airbus, qui pousse ses murs pour préparer le doublement de ses cadences en 2027. "C'est un axe important" avec "le retour d'expérience de la guerre en Ukraine et le réarmement en Europe. Dans ce cadre-là, il y a un besoin de toutes sortes de drones", explique à l'AFP Emmanuel Huberdeau, porte-parole de la branche Airbus Helicopters, qui gère depuis peu les drones tactiques développés par le géant européen de l'aéronautique. Le site de Pierrelatte fabrique Aliaca, un drone léger de 25 kg avec 6  heures d'autonomie pour la surveillance et le renseignement à courte portée, qui est déjà au service à la marine française, et Capa‑X, plus lourd (120 kg) et endurant (10  heures) pour le même type de missions, mais qui peut coopérer avec des appareils pilotés, en attente de contrats. Vingt Aliaca et dix Capa‑X doivent être produits cette année, et le double est prévu en 2027. Les effectifs passeront de 60 à 80 salariés, avec un investissement de 2  millions d'euros cette année pour construire un nouveau hangar, indique à l'AFP Christophe Canguilhem, directeur du site de Pierrelatte. La démonstration est annulée sur le site mardi, en raison du mistral qui souffle sur la vallée du Rhône, le jour où il accueille la presse pour la première fois. Mais "quand il n'y a pas de vent, ni de tempête, il ne s'écoule pas une semaine sans qu'il y ait des vols ici. La porte du hangar s'ouvre directement sur la piste. (...) C'est un vrai avantage concurrentiel", assure Christophe Canguilhem. "Pas jetable" Ces produits d'Airbus ne sont pas déployés en zones de conflit: ni en Ukraine où les drones ont transformé la guerre, ni au Moyen-Orient, où les forces occidentales se retrouvent vulnérables face aux drones suicides iraniens Shahed, déjà massivement utilisés par les Russes en Ukraine. "L'Ukraine nous a montré qu'il est possible fabriquer des drones low-cost en grande quantité", dit Emmanuel Huberdeau, mais Airbus concentre sa "valeur ajoutée" sur des systèmes plus complexes et intégrés.  "Il y a aussi un besoin pour certaines missions de drones qui ne sont pas jetables, capables d'évoluer dans des milieux difficiles (...) qui vont pouvoir revenir ou faire des missions plus loin", ajoute-t-il. "Cela a du sens pour Airbus Helicopters d'explorer les solutions pour les forces armées", leurs principaux clients, souligne à l'AFP Pascal Fabre, associé gérant du cabinet de conseil AlixPartners. "C'est plus simple quand vous êtes Airbus que quand vous êtes une start-up", ajoute-t-il. "Solution d'avenir" La stratégie drones d'Airbus repose principalement sur la coopération drones-hélicoptères, explique Victor Gerin-Roze, directeur programmes drones d'Airbus Helicopters. "Nous sommes convaincus de la multiplication de la force de l'hélicoptère par les drones (...) C'est une solution d'avenir", dit-il à l'AFP. Testé à Singapour en janvier, le système H-Teaming permet à l'équipage d'un hélicoptère de lancer un drone, d'en prendre le contrôle depuis le cockpit et de recevoir en direct ses images pour repérer une zone ou une cible sans s'exposer. Cette symbiose hélicoptère-drones sera également efficace pour des missions civiles, de lutte anti-incendie, ou de police, souligne Victor Gerin-Roze. Face aux américains Boeing, Sikorsky (Lockheed Martin) ou Bell (filiale de Textron), Airbus met en avant une approche où l'équipage pilote directement des drones depuis l'hélicoptère, quand chez ses concurrents le drone reste un outil relié à l'hélicoptère mais pas réellement intégré. La dronisation des hélicoptères est une autre voie explorée par Airbus. Ainsi le drone VSR700, dérivé du petit hélicoptère Cabri G2, est-il utilisé par la Marine française pour des missions de surveillance et de reconnaissance. Airbus travaille également sur la version sans pilote de l'hélicoptère H145 appelé Lakota aux Etats-Unis pour la marine américaine, dont elle est un important client pour l'appareil conventionnel. Elle doit être livrée d'ici 2030.
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