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15.08.2026 à 06:49

FRANCE24
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Des journalistes de l'AFP ont vu des résidents du nord de l'île de Flores se hâter de s'éloigner du littoral, craignant une montée destructrice des eaux. Sur certaines habitations, des pans entiers de façades s'étaient effondrés. L'épicentre du séisme, qui s'est produit à 05H58 locales (21H58 GMT) à une faible profondeur, se trouve à 68 kilomètres de la ville d'Ende, dans la province du Nusa Tenggara Oriental, selon l'Institut d'études géologiques des Etats-Unis (USGS). "Soudain, ça a commencé à secouer et j'ai paniqué", a témoigné auprès de l'AFP Lukas Lotar, responsable de service de gestion des patients dans un hôpital. "Des patients ont aussi fui l'hôpital, le séisme était fort. J'ai vu que des murs s'étaient fissurés", a-t-il dit. Plusieurs répliques ont frappé, dont une de magnitude 6,1. "D'après les informations que nous avons reçues, 20 personnes sont mortes, six sont blessées et deux sont toujours ensevelies", a déclaré au téléphone Fathur Rahman, un responsable des opérations de recherche et de sauvetage de la ville de Maumere. Le vaste archipel indonésien connaît une activité sismique et volcanique fréquente en raison de sa position sur la "ceinture de feu du Pacifique". Après avoir mis en garde contre un risque de tsunami avec des vagues d'un demi-mètre à trois mètres dans les provinces du Nusa Tenggara oriental, occidental, et du Sulawesi du Sud, les autorités ont levé l'alerte. "Mais nous allons continuer de surveiller le niveau de la mer", a assuré en conférence de presse Wijayanto, directeur du département séismes et tsunamis à l'agence de météorologie, de climatologie et de géophysique nationale. Les habitants de la zone avaient été auparavant appelés à s'éloigner des côtes, ou à rejoindre les hauteurs. "Nous exhortons les populations du long de la côte nord de Florès et des zones du Sud, des îles méridionales et de la région Sud, à évacuer de manière autonome immédiatement", a déclaré Abdul Muhari, un responsable de l'agence nationale de gestion des catastrophes. "Les gens paniquaient" Sur l'île de Florès, un correspondant de l'AFP a vu des habitants du village de Maumere en train de quitter les lieux. "La secousse était forte. Heureusement, nous étions déjà à l'extérieur", a raconté à l'AFP Yohanes Babo, qui était au marché quand la terre s'est mise à trembler. "Les gens paniquaient, couraient dans tous les sens. Nous évacuons pour le moment (...) et essayons de rejoindre les hauteurs", a ajouté cet homme de 56 ans, habitant de Nagekeo. "Ma famille est saine et sauve. Personne n'a été blessé". Un séisme de magnitude 6,2 avait déjà frappé l'est de l'archipel indonésien début juillet, sans faire de victimes ni de dégâts majeurs. En 2018, 2.200 personnes avaient été tuées à Palu, ville d'environ 400.000 habitants et capitale de la province de Sulawesi central (centre), par un séisme de magnitude 7,5 suivi d'un tsunami. La même année, plusieurs secousses avaient fait quelque 550 morts sur l'île touristique de Lombok et dans la région de Sumbawa (centre-sud). Et en 2004, l'Indonésie a connu l'une des pires catastrophes sismiques de son histoire avec le séisme de magnitude 9,1 qui avait frappé au large de la grande île de Sumatra (ouest), déclenchant un terrible tsunami responsable de la mort de 170.000 personnes dans le pays et d'environ 50.000 autres dans des pays voisins.

15.08.2026 à 06:40

Grégoire SAUVAGE
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Cinq ans après leur retour au pouvoir en Afghanistan, les Taliban sont parvenus à fissurer une partie de leur isolement diplomatique mais sans obtenir la reconnaissance internationale qu'ils réclamaient. 
Texte intégral (587 mots)
Cinq ans après leur retour au pouvoir en Afghanistan, les Taliban sont parvenus à fissurer une partie de leur isolement diplomatique mais sans obtenir la reconnaissance internationale qu'ils réclamaient. 

15.08.2026 à 05:15

FRANCE24
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"Nous avons annulé à titre préventif une centaine de vols au départ de la France samedi et dimanche afin d'aider les passagers à s'organiser avant leur départ, notamment en leur proposant un transfert gratuit vers un autre vol", a annoncé vendredi la compagnie britannique à bas coût à l'AFP. Plus de la moitié de quelque 900 PNC (personnel navigant commercial) d'EasyJet en France se sont déclarés grévistes, a pour sa part déclaré vendredi à l'AFP William Bourdon, un responsable du syndicat SNPNC-FO en ajoutant que la moitié des vols prévus samedi au départ de la France seraient annulés. "Notre revendication principale, c'est la stabilité des plannings. Par exemple sur des bases comme Lyon, on a certains PNC qui vont avoir 50 voire 60 changements de planning par semaine", a résumé William Bourdon. Jeu de chaises musicales "infernal" "Pour tout ce qui est vie personnelle ou garde d'enfants, c'est extrêmement compliqué de s'organiser parce que la plupart de ces changements interviennent au dernier moment, c'est à dire 24-48 heures avant" les départs, a-t-il ajouté. L'intersyndicale d'Easyjet France a appelé mercredi à la grève les 14 et 15 août après l'échec de discussions avec la direction sur l'amélioration des conditions de travail. Les trois syndicats avaient préalablement déposé un préavis de grève couvrant la période du 7 août au 2 septembre en mettant en cause une "dégradation continue" des conditions de travail. "EasyJet fonctionne en termes de réseau (...) et on joue aux chaises musicales en permanence", explique William Bourdon. Lorsqu'il manque du personnel sur une base, la compagnie envoie des salariés depuis une autre, puis doit à son tour déplacer d'autres personnels pour compenser, créant un système de réaffectations permanentes. Il cite le cas d'une hôtesse qui après avoir prévu une rotation Lyon-Bordeaux, peut apprendre la veille qu'elle devra partir quatre jours depuis Porto, avant de voir son programme une nouvelle fois modifié au dernier moment pour enchaîner des vols entre Lyon, Nantes et Marrakech. "Au bout d'un moment, cela devient infernal", déplore-t-il. Primes pour casser la grève? Dans une réaction transmise mercredi à l'AFP, EasyJet avait appelé les syndicats "à renoncer à cette action opportuniste à une période aussi importante de l'année" que le week-end du 15 août, très chargé. La compagnie a déclaré avoir soumis des "propositions d'ajustements" visant à répondre aux demandes des syndicats en soulignant que des négociations étaient prévues en septembre. Le précédent appel à la grève au sein d'EasyJet France pour le lundi de Pâques, en avril, avait eu des conséquences très limitées sur le trafic aérien. Le syndicat UNAC qui avait appelé à cette grève avait accusé la direction d'utiliser, comme par le passé, "l'arme" de "primes exceptionnelles" allant de 600 à 700 euros "par personnels qui vont accepter de travailler sur cette journée". Interrogé par l'AFP, EasyJet a décliné tout commentaire "à ce sujet". "Avant qu'on mette en place le préavis de grève, j'ai appelé la compagnie et je leur ai dit +attention, c'est strictement illégal. Il y aura un contentieux immédiat", a affirmé William Bourdon du FO en assurant que ce scénario ne se reproduirait pas ce week-end. "Cette fois, la prime leur aurait coûté deux fois plus que la grève. C'est l'aspect financier qui les a freinés", avance-t-il. Deuxième compagnie aérienne en France en nombre de passagers derrière Air France, EasyJet transporte chaque année des millions de personnes au départ et à destination de la France. La France constitue l'un de ses principaux marchés en Europe continentale, où EasyJet a fortement développé ses activités ces dernières années, face au recul d'autres acteurs du secteur et à la reprise du trafic aérien après la crise du Covid-19.
Texte intégral (655 mots)
"Nous avons annulé à titre préventif une centaine de vols au départ de la France samedi et dimanche afin d'aider les passagers à s'organiser avant leur départ, notamment en leur proposant un transfert gratuit vers un autre vol", a annoncé vendredi la compagnie britannique à bas coût à l'AFP. Plus de la moitié de quelque 900 PNC (personnel navigant commercial) d'EasyJet en France se sont déclarés grévistes, a pour sa part déclaré vendredi à l'AFP William Bourdon, un responsable du syndicat SNPNC-FO en ajoutant que la moitié des vols prévus samedi au départ de la France seraient annulés. "Notre revendication principale, c'est la stabilité des plannings. Par exemple sur des bases comme Lyon, on a certains PNC qui vont avoir 50 voire 60 changements de planning par semaine", a résumé William Bourdon. Jeu de chaises musicales "infernal" "Pour tout ce qui est vie personnelle ou garde d'enfants, c'est extrêmement compliqué de s'organiser parce que la plupart de ces changements interviennent au dernier moment, c'est à dire 24-48 heures avant" les départs, a-t-il ajouté. L'intersyndicale d'Easyjet France a appelé mercredi à la grève les 14 et 15 août après l'échec de discussions avec la direction sur l'amélioration des conditions de travail. Les trois syndicats avaient préalablement déposé un préavis de grève couvrant la période du 7 août au 2 septembre en mettant en cause une "dégradation continue" des conditions de travail. "EasyJet fonctionne en termes de réseau (...) et on joue aux chaises musicales en permanence", explique William Bourdon. Lorsqu'il manque du personnel sur une base, la compagnie envoie des salariés depuis une autre, puis doit à son tour déplacer d'autres personnels pour compenser, créant un système de réaffectations permanentes. Il cite le cas d'une hôtesse qui après avoir prévu une rotation Lyon-Bordeaux, peut apprendre la veille qu'elle devra partir quatre jours depuis Porto, avant de voir son programme une nouvelle fois modifié au dernier moment pour enchaîner des vols entre Lyon, Nantes et Marrakech. "Au bout d'un moment, cela devient infernal", déplore-t-il. Primes pour casser la grève? Dans une réaction transmise mercredi à l'AFP, EasyJet avait appelé les syndicats "à renoncer à cette action opportuniste à une période aussi importante de l'année" que le week-end du 15 août, très chargé. La compagnie a déclaré avoir soumis des "propositions d'ajustements" visant à répondre aux demandes des syndicats en soulignant que des négociations étaient prévues en septembre. Le précédent appel à la grève au sein d'EasyJet France pour le lundi de Pâques, en avril, avait eu des conséquences très limitées sur le trafic aérien. Le syndicat UNAC qui avait appelé à cette grève avait accusé la direction d'utiliser, comme par le passé, "l'arme" de "primes exceptionnelles" allant de 600 à 700 euros "par personnels qui vont accepter de travailler sur cette journée". Interrogé par l'AFP, EasyJet a décliné tout commentaire "à ce sujet". "Avant qu'on mette en place le préavis de grève, j'ai appelé la compagnie et je leur ai dit +attention, c'est strictement illégal. Il y aura un contentieux immédiat", a affirmé William Bourdon du FO en assurant que ce scénario ne se reproduirait pas ce week-end. "Cette fois, la prime leur aurait coûté deux fois plus que la grève. C'est l'aspect financier qui les a freinés", avance-t-il. Deuxième compagnie aérienne en France en nombre de passagers derrière Air France, EasyJet transporte chaque année des millions de personnes au départ et à destination de la France. La France constitue l'un de ses principaux marchés en Europe continentale, où EasyJet a fortement développé ses activités ces dernières années, face au recul d'autres acteurs du secteur et à la reprise du trafic aérien après la crise du Covid-19.

15.08.2026 à 02:49

FRANCE24
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Les planches colorées de l'album d'estampes "Jazz", que l'artiste moderniste avait présenté en 1947 en France et dont la valeur est estimée à près de 173.000 euros, ont été retrouvées jeudi chez un proche du commanditaire présumé du vol. La police accuse Laéssio Rodrigues, un bibliothécaire de 53 ans au long casier judiciaire pour des affaires similaires, d'avoir planifié et ordonné le vol. Le 7 décembre 2025, deux hommes armés ont fait irruption dans la bibliothèque Mário de Andrade de São Paulo, ont maîtrisé un couple de personnes âgées et un gardien, puis ont emporté les Matisse et d’autres oeuvres par la porte principale. "Un narcissique" M. Rodrigues a été arrêté en avril et attend son procès pour cette affaire et d'autres procédures. "Laéssio a déjà été condamné dans d'autres dossiers, il passe son temps à faire des allers-retours en prison pour des vols de livres et d'oeuvres d'art" pour lesquels "il n'utilise ni violence ni menaces", a déclaré à l'AFP le commissaire Ronald Quene, responsable de l'enquête au sein de la police civile. "C'est un narcissique qui répète à tout le monde qu'il est le plus grand voleur d'oeuvres d'art et de livres rares du Brésil", ajoute-t-il. Sa notoriété a d'ailleurs inspiré un documentaire brésilien sorti en 2017 sur son parcours, intitulé "Cartas para um Ladrão de Livros" (Cartes à un voleur de livres). "Partage du butin" Peu après le vol des œuvres de Matisse (1869-1954), la police a identifié les deux auteurs grâce aux caméras de surveillance urbaines. L'un d'eux a été arrêté et l'autre a pris la fuite. L'interception de leurs communications a révélé des interactions avec M. Rodrigues. "Nous avons découvert plusieurs enregistrements audio de Laéssio dans lesquels il organisait le vol avec ses complices", a déclaré le commissaire. "Ces conversations abordent tous les sujets: le partage du butin, la part que chacun allait toucher", a-t-il précisé. Le mari de Laéssio Rodrigues ainsi qu'une femme ont également été arrêtés pour complicité. Finalement, l'expertise du téléphone de M. Rodrigues a mis les enquêteurs sur la piste d'un autre suspect. En perquisitionnant la maison de ce dernier près de São Paulo, les agents ont découvert jeudi les planches cachées dans une armoire. L'homme a affirmé qu'il ignorait la provenance de ces oeuvres et que M. Rodrigues lui avait simplement demandé de les garder. "Nombreux contacts" Selon le commissaire Quene, M. Rodrigues "a étudié la bibliothéconomie pour savoir ce qu'un livre vaut ou ne vaut pas". Il avait même effectué un stage à la bibliothèque Mário de Andrade il y a quelques années. Un rapport de police auquel l'AFP a eu accès montre que M. Rodrigues avait effectué plusieurs recherches sur internet concernant les Matisse et la bibliothèque quelques heures seulement avant le vol. Lors des préparatifs, Laéssio Rodrigues avait prévenu ses complices "qu'il ne pourrait pas se rendre sur place en personne car il était trop connu". À tel point qu'en mars, l'Institut historique et géographique de São Paulo avait fermé ses portes pendant plusieurs semaines après l'avoir repéré en train de rôder autour du bâtiment, selon la presse locale. M. Rodrigues dispose de "nombreux contacts" dans le milieu des ventes aux enchères et des collectionneurs, où il comptait écouler les oeuvres avant que l'affaire ne fasse trop de bruit, a précisé le commissaire. "Parfois, les institutions ne savent même pas qu'elles ont été volées. Elles passent des mois sans mettre à jour leurs catalogues, et Laéssio Rodrigues en profite pour récidiver", a déploré l'enquêteur. En Argentine L'AFP n'a pas pu joindre les avocats de M. Rodrigues dans l'immédiat. Les estampes sont désormais de retour à la bibliothèque et semblent intactes, bien qu'elles fassent l'objet d'examens minutieux pour vérifier l'absence de dégradations, a indiqué à l'AFP le secrétaire à la Culture de São Paulo, José Silva Parente. D'après la police, ces œuvres avaient déjà été volées par le passé et avaient été récupérées après avoir disparu pendant plusieurs années en Argentine. Cinq illustrations du peintre moderniste brésilien Candido Portinari (1903-1962) avaient également été dérobées en même temps que les Matisse, mais elles n'ont pas encore été retrouvées.
Texte intégral (757 mots)
Les planches colorées de l'album d'estampes "Jazz", que l'artiste moderniste avait présenté en 1947 en France et dont la valeur est estimée à près de 173.000 euros, ont été retrouvées jeudi chez un proche du commanditaire présumé du vol. La police accuse Laéssio Rodrigues, un bibliothécaire de 53 ans au long casier judiciaire pour des affaires similaires, d'avoir planifié et ordonné le vol. Le 7 décembre 2025, deux hommes armés ont fait irruption dans la bibliothèque Mário de Andrade de São Paulo, ont maîtrisé un couple de personnes âgées et un gardien, puis ont emporté les Matisse et d’autres oeuvres par la porte principale. "Un narcissique" M. Rodrigues a été arrêté en avril et attend son procès pour cette affaire et d'autres procédures. "Laéssio a déjà été condamné dans d'autres dossiers, il passe son temps à faire des allers-retours en prison pour des vols de livres et d'oeuvres d'art" pour lesquels "il n'utilise ni violence ni menaces", a déclaré à l'AFP le commissaire Ronald Quene, responsable de l'enquête au sein de la police civile. "C'est un narcissique qui répète à tout le monde qu'il est le plus grand voleur d'oeuvres d'art et de livres rares du Brésil", ajoute-t-il. Sa notoriété a d'ailleurs inspiré un documentaire brésilien sorti en 2017 sur son parcours, intitulé "Cartas para um Ladrão de Livros" (Cartes à un voleur de livres). "Partage du butin" Peu après le vol des œuvres de Matisse (1869-1954), la police a identifié les deux auteurs grâce aux caméras de surveillance urbaines. L'un d'eux a été arrêté et l'autre a pris la fuite. L'interception de leurs communications a révélé des interactions avec M. Rodrigues. "Nous avons découvert plusieurs enregistrements audio de Laéssio dans lesquels il organisait le vol avec ses complices", a déclaré le commissaire. "Ces conversations abordent tous les sujets: le partage du butin, la part que chacun allait toucher", a-t-il précisé. Le mari de Laéssio Rodrigues ainsi qu'une femme ont également été arrêtés pour complicité. Finalement, l'expertise du téléphone de M. Rodrigues a mis les enquêteurs sur la piste d'un autre suspect. En perquisitionnant la maison de ce dernier près de São Paulo, les agents ont découvert jeudi les planches cachées dans une armoire. L'homme a affirmé qu'il ignorait la provenance de ces oeuvres et que M. Rodrigues lui avait simplement demandé de les garder. "Nombreux contacts" Selon le commissaire Quene, M. Rodrigues "a étudié la bibliothéconomie pour savoir ce qu'un livre vaut ou ne vaut pas". Il avait même effectué un stage à la bibliothèque Mário de Andrade il y a quelques années. Un rapport de police auquel l'AFP a eu accès montre que M. Rodrigues avait effectué plusieurs recherches sur internet concernant les Matisse et la bibliothèque quelques heures seulement avant le vol. Lors des préparatifs, Laéssio Rodrigues avait prévenu ses complices "qu'il ne pourrait pas se rendre sur place en personne car il était trop connu". À tel point qu'en mars, l'Institut historique et géographique de São Paulo avait fermé ses portes pendant plusieurs semaines après l'avoir repéré en train de rôder autour du bâtiment, selon la presse locale. M. Rodrigues dispose de "nombreux contacts" dans le milieu des ventes aux enchères et des collectionneurs, où il comptait écouler les oeuvres avant que l'affaire ne fasse trop de bruit, a précisé le commissaire. "Parfois, les institutions ne savent même pas qu'elles ont été volées. Elles passent des mois sans mettre à jour leurs catalogues, et Laéssio Rodrigues en profite pour récidiver", a déploré l'enquêteur. En Argentine L'AFP n'a pas pu joindre les avocats de M. Rodrigues dans l'immédiat. Les estampes sont désormais de retour à la bibliothèque et semblent intactes, bien qu'elles fassent l'objet d'examens minutieux pour vérifier l'absence de dégradations, a indiqué à l'AFP le secrétaire à la Culture de São Paulo, José Silva Parente. D'après la police, ces œuvres avaient déjà été volées par le passé et avaient été récupérées après avoir disparu pendant plusieurs années en Argentine. Cinq illustrations du peintre moderniste brésilien Candido Portinari (1903-1962) avaient également été dérobées en même temps que les Matisse, mais elles n'ont pas encore été retrouvées.

14.08.2026 à 23:59

FRANCE24
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La mesure, notifiée vendredi soir au club, selon son vice-président Arnaud De Carli - confirmant une information du journal Sud Ouest -, est réputée "acceptée par les parties" et doit être appliquée dès sa notification, selon le Code du Sport. Le sextuple champion de France, qui devait normalement repartir en National 1 (4e échelon), est donc rétrogradé, au mieux, en Régional 1 (6e échelon). Il a quinze jours pour s'opposer à cette mesure et déposer un recours devant le tribunal administratif, mais le championnat de N1 reprend dans une semaine, le samedi 22 août. Les Girondins avaient été sanctionnés faute d'avoir apporté la dizaine de millions nécessaires au bouclage de l'exercice 2025-2026, au financement de celui de 2026-2027 et des échéances de dette lors de leur passage devant la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG) fin juin, puis en appel mi-juillet. Après avoir racheté fin juillet le club pour un euro symbolique à l'homme d'affaires hispano-luxembourgeois Gerard Lopez, le fonds britannique Sparta Capital a réuni ces fonds avant de plaider sa cause devant le CNOSF le 4 août. Giresse, Tigana, Zidane et Lizarazu Dix clubs de N1 avaient dénoncé cette énième procédure des Girondins, habitués de ces recours ces dernières années, soulignant dans un communiqué que le CNSOF "n'est pas censé prendre en compte, dans son analyse, d'éléments nouveaux par rapport à ceux fournis à la DNCG" et que "les fonds qui devaient être versés en garantie ne l'ont pas été avant la date limite fixée par le CNOSF". Depuis son dernier titre de champion de France en 2009, le club où ont brillé Alain Giresse, Jean Tigana, Zinedine Zidane ou encore Bixente Lizarazu, a connu une descente aux enfers financière et sportive. Elle s'est accélérée depuis son rachat en 2021 par Gerard Lopez, évincé quelques mois plus tôt de Lille pour raisons financières. Les Girondins sont descendus en L2 la saison suivante puis ont été rétrogradés de deux échelons en 2024, se plaçant pendant un an sous la protection du tribunal de commerce, jusqu'à l'adoption d'un plan de continuation en juin 2025, prévoyant une importante réduction de leur dette, d'environ 100 millions d'euros à 26 millions d'euros. Ils ont dû abandonner au passage leur statut professionnel et leur très réputé centre de formation. Mais leur situation financière restait alarmante et faute des millions d'euros réclamés par la DNCG, une procédure de liquidation judiciaire pourrait être entamée, scellant probablement la fin d'une histoire plus que centenaire. Or, le versement des fonds réunis par Sparta est lié au maintien en N1, selon Sud Ouest. Les incertitudes autour de l'avenir du club ont entraîné le départ de plusieurs joueurs cet été et celui, soudain, la semaine dernière de Rio Mavuba, qui avait succédé sur le banc bordelais à Bruno Irles au début du printemps.
Texte intégral (501 mots)
La mesure, notifiée vendredi soir au club, selon son vice-président Arnaud De Carli - confirmant une information du journal Sud Ouest -, est réputée "acceptée par les parties" et doit être appliquée dès sa notification, selon le Code du Sport. Le sextuple champion de France, qui devait normalement repartir en National 1 (4e échelon), est donc rétrogradé, au mieux, en Régional 1 (6e échelon). Il a quinze jours pour s'opposer à cette mesure et déposer un recours devant le tribunal administratif, mais le championnat de N1 reprend dans une semaine, le samedi 22 août. Les Girondins avaient été sanctionnés faute d'avoir apporté la dizaine de millions nécessaires au bouclage de l'exercice 2025-2026, au financement de celui de 2026-2027 et des échéances de dette lors de leur passage devant la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG) fin juin, puis en appel mi-juillet. Après avoir racheté fin juillet le club pour un euro symbolique à l'homme d'affaires hispano-luxembourgeois Gerard Lopez, le fonds britannique Sparta Capital a réuni ces fonds avant de plaider sa cause devant le CNOSF le 4 août. Giresse, Tigana, Zidane et Lizarazu Dix clubs de N1 avaient dénoncé cette énième procédure des Girondins, habitués de ces recours ces dernières années, soulignant dans un communiqué que le CNSOF "n'est pas censé prendre en compte, dans son analyse, d'éléments nouveaux par rapport à ceux fournis à la DNCG" et que "les fonds qui devaient être versés en garantie ne l'ont pas été avant la date limite fixée par le CNOSF". Depuis son dernier titre de champion de France en 2009, le club où ont brillé Alain Giresse, Jean Tigana, Zinedine Zidane ou encore Bixente Lizarazu, a connu une descente aux enfers financière et sportive. Elle s'est accélérée depuis son rachat en 2021 par Gerard Lopez, évincé quelques mois plus tôt de Lille pour raisons financières. Les Girondins sont descendus en L2 la saison suivante puis ont été rétrogradés de deux échelons en 2024, se plaçant pendant un an sous la protection du tribunal de commerce, jusqu'à l'adoption d'un plan de continuation en juin 2025, prévoyant une importante réduction de leur dette, d'environ 100 millions d'euros à 26 millions d'euros. Ils ont dû abandonner au passage leur statut professionnel et leur très réputé centre de formation. Mais leur situation financière restait alarmante et faute des millions d'euros réclamés par la DNCG, une procédure de liquidation judiciaire pourrait être entamée, scellant probablement la fin d'une histoire plus que centenaire. Or, le versement des fonds réunis par Sparta est lié au maintien en N1, selon Sud Ouest. Les incertitudes autour de l'avenir du club ont entraîné le départ de plusieurs joueurs cet été et celui, soudain, la semaine dernière de Rio Mavuba, qui avait succédé sur le banc bordelais à Bruno Irles au début du printemps.
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