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02.09.2026 à 08:19

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Une image symbolique et l'amorce d'un dialogue: Emmanuel Macron se rend mercredi à Londres afin de dévoiler la tapisserie de Bayeux prêtée au British Museum et faire la connaissance du nouveau Premier ministre Andy Burnham pour consolider le récent rapprochement franco-britannique.
Une image symbolique et l'amorce d'un dialogue: Emmanuel Macron se rend mercredi à Londres afin de dévoiler la tapisserie de Bayeux prêtée au British Museum et faire la connaissance du nouveau Premier ministre Andy Burnham pour consolider le récent rapprochement franco-britannique.

02.09.2026 à 07:53

FRANCE24
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Tel est le cas de Dolma Newar Tamang dans la région de Nuwakot, qui s'y est résolue après avoir passé plusieurs jours à fouiller les refuges et les morgues à la recherche de son mari. "Nous devions le faire pour libérer son âme, afin qu'il soit en paix et heureux où qu'il soit", a-t-elle expliqué à l'occasion de ces funérailles, entourée de son fils en larmes. Son époux était en route pour la Chine et devait passer par le poste-frontière de Gyirong, épicentre de la catastrophe, lorsque la catastrophe s'est produite. "J'ai vu les informations et je l'ai appelé", a raconté Dolma Newar Tamang à l'AFP. "J'ai appelé à plusieurs reprises, mais il n'a jamais répondu." Les secours ont récupéré plus de 1.100 corps sans vie, et près de 4.500 personnes sont portées disparues une semaine après qu'une gigantesque vague d'eau glacée, de roche et de boue a déferlé suite à l'effondrement d'un glacier en haute altitude à la frontière entre le Népal et le Tibet en Chine. Les secours gardent l'espoir de retrouver des survivants, en particulier dans les nombreux tunnels des centrales hydroélectriques de la région, où ils n'ont pour l'heure retrouvé que des corps inanimés. "Les miracles existent", a déclaré le ministre népalais des Affaires étrangères, Shisir Khanal, lors d'une interview à l'AFP mardi, disant ne "pas perdre complètement espoir". "Responsabilité mondiale" La colère grandit face à l'ampleur des destructions qui ont frappé le Népal, un pays essentiellement rural de 30 millions d'habitants qui contribue peu aux émissions responsables du réchauffement climatique générées par les nations riches et industrialisées, mais en subit de lourdes conséquences. "Le changement climatique résulte d'une action mondiale, et la réponse aux catastrophes relève également d'une responsabilité mondiale", a asséné le Premier ministre Balendra Shah sur Facebook, rappelant que la région himalayenne est particulièrement vulnérable. Les scientifiques relèvent que la plus haute chaîne de montagnes du monde se réchauffe plus rapidement que la moyenne, avec à la clé une fonte accélérée des glaciers qui fait planer la menace d'une multiplication des catastrophes. Le bilan de celle du 26 août s'est encore alourdi mercredi, à 1.114 morts et 3.916 disparus pour le seul côté népalais, où les morgues sont saturées et où les autorités ont dû faire enterrer des centaines de corps non identifiés après avoir procédé à des prélèvements d'ADN. Il s'agit pour le Népal de la pire catastrophe depuis le séisme de 2015, qui avait fait quelque 9.000 victimes dans la région de Katmandou. Côté chinois, les médias d'Etat chinois ont fait état de 16 morts et 546 disparus, un bilan que des Tibétains en exil jugent sous-évalué. Cela porte le total provisoire des victimes de la catastrophe à 1.130 morts et 4.462 disparus. Au moins 17 corps ont été repêchés en Inde, dans des rivières en aval. Plusieurs pays ont offert leur aide, mais Katmandou a souligné que les coûts de reconstruction pourraient s'élever à "plusieurs milliards de dollars". Mercredi, après "plusieurs jours de travaux de réparations menés 24 heures sur 24", l'accès routier au poste-frontière de Gyirong a été rétabli côté chinois, ont indiqué les médias d'Etat de ce pays. Les journalistes étrangers ne sont pas autorisés à travailler au Tibet, territoire chinois, et Pékin contrôle étroitement les sources d'information dans la région. En réponse aux groupes de défense de la cause tibétaine qui accusent la Chine de largement sous-estimer le bilan des inondations, Pékin a assuré que les informations ont été diffusées de manière "ouverte, transparente et rapide". burs/hmn/ega/phs
Texte intégral (640 mots)
Tel est le cas de Dolma Newar Tamang dans la région de Nuwakot, qui s'y est résolue après avoir passé plusieurs jours à fouiller les refuges et les morgues à la recherche de son mari. "Nous devions le faire pour libérer son âme, afin qu'il soit en paix et heureux où qu'il soit", a-t-elle expliqué à l'occasion de ces funérailles, entourée de son fils en larmes. Son époux était en route pour la Chine et devait passer par le poste-frontière de Gyirong, épicentre de la catastrophe, lorsque la catastrophe s'est produite. "J'ai vu les informations et je l'ai appelé", a raconté Dolma Newar Tamang à l'AFP. "J'ai appelé à plusieurs reprises, mais il n'a jamais répondu." Les secours ont récupéré plus de 1.100 corps sans vie, et près de 4.500 personnes sont portées disparues une semaine après qu'une gigantesque vague d'eau glacée, de roche et de boue a déferlé suite à l'effondrement d'un glacier en haute altitude à la frontière entre le Népal et le Tibet en Chine. Les secours gardent l'espoir de retrouver des survivants, en particulier dans les nombreux tunnels des centrales hydroélectriques de la région, où ils n'ont pour l'heure retrouvé que des corps inanimés. "Les miracles existent", a déclaré le ministre népalais des Affaires étrangères, Shisir Khanal, lors d'une interview à l'AFP mardi, disant ne "pas perdre complètement espoir". "Responsabilité mondiale" La colère grandit face à l'ampleur des destructions qui ont frappé le Népal, un pays essentiellement rural de 30 millions d'habitants qui contribue peu aux émissions responsables du réchauffement climatique générées par les nations riches et industrialisées, mais en subit de lourdes conséquences. "Le changement climatique résulte d'une action mondiale, et la réponse aux catastrophes relève également d'une responsabilité mondiale", a asséné le Premier ministre Balendra Shah sur Facebook, rappelant que la région himalayenne est particulièrement vulnérable. Les scientifiques relèvent que la plus haute chaîne de montagnes du monde se réchauffe plus rapidement que la moyenne, avec à la clé une fonte accélérée des glaciers qui fait planer la menace d'une multiplication des catastrophes. Le bilan de celle du 26 août s'est encore alourdi mercredi, à 1.114 morts et 3.916 disparus pour le seul côté népalais, où les morgues sont saturées et où les autorités ont dû faire enterrer des centaines de corps non identifiés après avoir procédé à des prélèvements d'ADN. Il s'agit pour le Népal de la pire catastrophe depuis le séisme de 2015, qui avait fait quelque 9.000 victimes dans la région de Katmandou. Côté chinois, les médias d'Etat chinois ont fait état de 16 morts et 546 disparus, un bilan que des Tibétains en exil jugent sous-évalué. Cela porte le total provisoire des victimes de la catastrophe à 1.130 morts et 4.462 disparus. Au moins 17 corps ont été repêchés en Inde, dans des rivières en aval. Plusieurs pays ont offert leur aide, mais Katmandou a souligné que les coûts de reconstruction pourraient s'élever à "plusieurs milliards de dollars". Mercredi, après "plusieurs jours de travaux de réparations menés 24 heures sur 24", l'accès routier au poste-frontière de Gyirong a été rétabli côté chinois, ont indiqué les médias d'Etat de ce pays. Les journalistes étrangers ne sont pas autorisés à travailler au Tibet, territoire chinois, et Pékin contrôle étroitement les sources d'information dans la région. En réponse aux groupes de défense de la cause tibétaine qui accusent la Chine de largement sous-estimer le bilan des inondations, Pékin a assuré que les informations ont été diffusées de manière "ouverte, transparente et rapide". burs/hmn/ega/phs

02.09.2026 à 07:33

L'Equipe TV
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L’international sénégalais Iliman Ndiaye s’est engagé pour Manchester City. Il a signé un contrat jusqu'en 2031.
Texte intégral (640 mots)
L’international sénégalais Iliman Ndiaye s’est engagé pour Manchester City. Il a signé un contrat jusqu'en 2031.

02.09.2026 à 06:17

FRANCE24
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Au Venezuela, l'Assemblée nationale, où le pouvoir dispose de la majorité, mais aussi l'armée ont apporté leur soutien à l'accord. M. Wright est arrivé vers 20H30 (00H30 GMT) à l'aéroport international de Maiquetia, qui dessert Caracas. "Plusieurs accords" seront annoncés mercredi, et "entraîneront plus qu'un doublement de la production pétrolière du Venezuela dans les prochaines années", a-t-il déclaré aux médias à son arrivée. "Je pense que de très bonnes années s'annoncent, avec l'arrivée de vastes investissements dans ce pays qui créent davantage d'emplois, augmentent la pression à la hausse sur les salaires, offrent des opportunités aux Vénézuéliens", a estimé le ministre. Le sous-sol vénézuélien renferme les plus grosses réserves de pétrole au monde (plus de 300 milliards de barils estimés), mais sa production reste très limitée, à environ 1,2 million de barils par jour. A son pic historique, elle atteignait plus de 3 millions de barils par jour. Donald Trump a annoncé le 28 août avoir conclu avec le Venezuela un accord qui verrait les Etats-Unis prendre le contrôle majoritaire de plus de 65 milliards de barils des réserves du pays. D'après lui, il s'agit du "plus grand accord pétrolier de l'histoire mondiale" et celui-ci aura vocation à doubler les réserves des Etats-Unis. La présidente vénézuélienne par intérim, Delcy Rodriguez, avait assuré face aux doutes que son pays conserverait sa souveraineté sur les champs pétroliers exploités par les Etats-Unis. Mardi, l'Assemblée nationale du Venezuela a voté son soutien à l'accord. "Le Venezuela possède les premières réserves de pétrole et c'est le 20e pays à l'exporter. Le 20e ! Et il y en a qui veulent que cet état de choses se poursuive", a dit le président de l'Assemblée Jorge Rodriguez, frère de la présidente par intérim. Le député de l'opposition Luis Emilio Rondon a lui demandé plus de transparence: "Nous avons besoin de connaître ce qui est écrit en petites lettres (...), les clauses. Nous exigeons qu'on nous remette le texte intégral". En soirée, l'armée, qui joue un rôle prépondérant dans le pays, a aussi approuvé le texte: "Nous accompagnons, approuvons et sommes d'accord avec l'ensemble des termes du récent accord stratégique (...) En un seul mot, je dirais que c'est la prospérité et le bien-être pour le pays, tout comme pour nous", a déclaré le ministre de la Défense, le général Gustavo Gonzalez Lopez, lors d'un discours télévisé. L'accord vise à "normaliser" l'économie du Venezuela, a affirmé le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio dans une interview sur YouTube avec le journaliste vénézuélien Sergio Novelli. M. Wright avait dit mardi que l'accord avait été conçu "avant tout pour renforcer la souveraineté nationale des Etats-Unis", tout en assurant qu'il s'agissait également de "placer le Venezuela en position de réussite à long terme". "Opportunité géopolitique" Il permet aussi, a-t-il reconnu, de damer le pion aux grandes puissances rivales des Etats-Unis. "Cet accord est une opportunité géopolitique pour protéger des gisements qui pour l'essentiel se trouvaient largement sous l'influence d'entreprises chinoises et russes", a expliqué le responsable américain. L'accord prévoit une prise de participation de 35% dans North American Blue Energy Partners, deuxième plus importante société pétrolière privée du Venezuela et propriété de l'homme d'affaires Alejandro Betancourt, d'après des éléments fournis par la Maison Blanche. Cette entreprise accordera en échange à Washington la possibilité d'acheter à prix coûtant 20% de sa production, qui sera ensuite traitée dans des raffineries aux Etats-Unis spécifiquement conçues pour ce pétrole visqueux. Depuis le raid militaire américain qui a permis début janvier la capture de l'ex-président Nicolas Maduro, Donald Trump veut relancer l'exploitation des ressources pétrolières et gazières vénézuéliennes sous son propre patronage. L'embargo sur le pétrole brut du Venezuela est entré en vigueur en 2019. Depuis l'intervention, Trump assouplit graduellement les sanctions. Le groupe Chevron, pilier de la production au Venezuela, s'apprête à faire mercredi une "annonce importante", a affirmé mardi à l'AFP une source proche des négociations. En juillet, la compagnie pétrolière a produit 270.000 barils par jour dans le pays. Sollicitée par l'AFP, Chevron n'a pas souhaité commenter. Donald Trump cherche à limiter la hausse des prix à la pompe, enjeu crucial pour les élections de mi-mandat début novembre, mal engagées pour son camp.
Texte intégral (774 mots)
Au Venezuela, l'Assemblée nationale, où le pouvoir dispose de la majorité, mais aussi l'armée ont apporté leur soutien à l'accord. M. Wright est arrivé vers 20H30 (00H30 GMT) à l'aéroport international de Maiquetia, qui dessert Caracas. "Plusieurs accords" seront annoncés mercredi, et "entraîneront plus qu'un doublement de la production pétrolière du Venezuela dans les prochaines années", a-t-il déclaré aux médias à son arrivée. "Je pense que de très bonnes années s'annoncent, avec l'arrivée de vastes investissements dans ce pays qui créent davantage d'emplois, augmentent la pression à la hausse sur les salaires, offrent des opportunités aux Vénézuéliens", a estimé le ministre. Le sous-sol vénézuélien renferme les plus grosses réserves de pétrole au monde (plus de 300 milliards de barils estimés), mais sa production reste très limitée, à environ 1,2 million de barils par jour. A son pic historique, elle atteignait plus de 3 millions de barils par jour. Donald Trump a annoncé le 28 août avoir conclu avec le Venezuela un accord qui verrait les Etats-Unis prendre le contrôle majoritaire de plus de 65 milliards de barils des réserves du pays. D'après lui, il s'agit du "plus grand accord pétrolier de l'histoire mondiale" et celui-ci aura vocation à doubler les réserves des Etats-Unis. La présidente vénézuélienne par intérim, Delcy Rodriguez, avait assuré face aux doutes que son pays conserverait sa souveraineté sur les champs pétroliers exploités par les Etats-Unis. Mardi, l'Assemblée nationale du Venezuela a voté son soutien à l'accord. "Le Venezuela possède les premières réserves de pétrole et c'est le 20e pays à l'exporter. Le 20e ! Et il y en a qui veulent que cet état de choses se poursuive", a dit le président de l'Assemblée Jorge Rodriguez, frère de la présidente par intérim. Le député de l'opposition Luis Emilio Rondon a lui demandé plus de transparence: "Nous avons besoin de connaître ce qui est écrit en petites lettres (...), les clauses. Nous exigeons qu'on nous remette le texte intégral". En soirée, l'armée, qui joue un rôle prépondérant dans le pays, a aussi approuvé le texte: "Nous accompagnons, approuvons et sommes d'accord avec l'ensemble des termes du récent accord stratégique (...) En un seul mot, je dirais que c'est la prospérité et le bien-être pour le pays, tout comme pour nous", a déclaré le ministre de la Défense, le général Gustavo Gonzalez Lopez, lors d'un discours télévisé. L'accord vise à "normaliser" l'économie du Venezuela, a affirmé le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio dans une interview sur YouTube avec le journaliste vénézuélien Sergio Novelli. M. Wright avait dit mardi que l'accord avait été conçu "avant tout pour renforcer la souveraineté nationale des Etats-Unis", tout en assurant qu'il s'agissait également de "placer le Venezuela en position de réussite à long terme". "Opportunité géopolitique" Il permet aussi, a-t-il reconnu, de damer le pion aux grandes puissances rivales des Etats-Unis. "Cet accord est une opportunité géopolitique pour protéger des gisements qui pour l'essentiel se trouvaient largement sous l'influence d'entreprises chinoises et russes", a expliqué le responsable américain. L'accord prévoit une prise de participation de 35% dans North American Blue Energy Partners, deuxième plus importante société pétrolière privée du Venezuela et propriété de l'homme d'affaires Alejandro Betancourt, d'après des éléments fournis par la Maison Blanche. Cette entreprise accordera en échange à Washington la possibilité d'acheter à prix coûtant 20% de sa production, qui sera ensuite traitée dans des raffineries aux Etats-Unis spécifiquement conçues pour ce pétrole visqueux. Depuis le raid militaire américain qui a permis début janvier la capture de l'ex-président Nicolas Maduro, Donald Trump veut relancer l'exploitation des ressources pétrolières et gazières vénézuéliennes sous son propre patronage. L'embargo sur le pétrole brut du Venezuela est entré en vigueur en 2019. Depuis l'intervention, Trump assouplit graduellement les sanctions. Le groupe Chevron, pilier de la production au Venezuela, s'apprête à faire mercredi une "annonce importante", a affirmé mardi à l'AFP une source proche des négociations. En juillet, la compagnie pétrolière a produit 270.000 barils par jour dans le pays. Sollicitée par l'AFP, Chevron n'a pas souhaité commenter. Donald Trump cherche à limiter la hausse des prix à la pompe, enjeu crucial pour les élections de mi-mandat début novembre, mal engagées pour son camp.

02.09.2026 à 05:33

FRANCE24
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"Les forces américaines ont frappé des cibles du Corps des Gardiens de la Révolution iranien", notamment des sites de défense aérienne, des systèmes de radar ou encore des installations maritimes, a écrit sur X le Commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom), annonçant la fin de cette vague. L'Iran a affirmé avoir lancé une "opération décisive en riposte", visant "les bases et les intérêts américains dans la région" avec des missiles et des drones, a rapporté l'agence de presse d'Etat Tasnim. Les Gardiens de la Révolution ont ensuite revendiqué des attaques contre des bases militaires américaines en Jordanie, en Irak et à Bahreïn. Si Téhéran "riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement et plus fort", avait menacé le président américain Donald Trump, sur sa plateforme Truth Social. Plus tard, il a dit "préférer" la situation actuelle, assurant que les Etats-Unis avaient un "contrôle quasi-total du détroit d'Ormuz", et que l'économie iranienne était en train de "s'effondrer complètement". "Quand le peuple iranien va-t-il se soulever et se battre ?", a-t-il demandé. L'armée jordanienne a annoncé avoir détruit dix missiles tirés depuis l'Iran, ajoutant que trois autres s'étaient écrasés à l'écart de zones habitées, sans faire de blessés. Le Koweït s'est également déclaré visé par des missiles et des drones, et des sirènes d'alerte ont retenti tôt mercredi matin à Bahreïn, selon des correspondants de l'AFP. Le porte-parole du commandement militaire central de l'Iran, Ebrahim Zolfaghari, a promis des "ripostes plus larges et plus destructrices" en cas de poursuite des attaques américaines, adressant la même mise en garde à "tout pays coopérant avec l'armée américaine agressive". Mariage Les médias d'Etat ont donné un bilan d'au moins 11 morts dans ces frappes américaines: quatre au cours d'un mariage dans la région d'Hormozgan (sud-est), où une cinquantaine de personnes ont été blessées, et sept dans la région du Khouzestan (ouest) lors d'attaques de missiles qui ont aussi fait huit blessés. Les frappes américaines ont commencé peu après que le président iranien Massoud Pezeshkian a appelé à un retour de la diplomatie, aujourd'hui au point mort. Il a assuré que si les Etats-Unis respectaient le protocole d'accord signé en juin, et qui a presque aussitôt volé en éclats, "la République islamique d'Iran prendra(it) immédiatement des mesures réciproques." La télévision d'Etat iranienne a fait état mardi de plusieurs explosions dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz. Elle a aussi rapporté des déflagrations sur l'île de Lavan, située dans le Golfe et qui abrite l'un des terminaux d'exportation de pétrole iranien. Les médias d'Etat iraniens ont également rapporté qu'un aéroport du sud de l'Iran, dans la province de Kerman, avait été visé. Les frappes américaines de mardi arrivent peu après que deux pétroliers ont été touchés par "des projectiles d'origine inconnue" alors qu'ils sortaient de ce détroit hautement stratégique, selon l'agence maritime grecque Marisks. Les cours des hydrocarbures ont bondi après ces nouvelles hostilités, le baril WTI américain repassant le seuil des 90 dollars pour la première fois depuis fin juillet, et le gaz européen se négociant au plus cher depuis plus de trois ans. Escale d'un porte-avions américain Les Etats-Unis avaient déjà mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des cibles militaires situées sur une île iranienne. L'Iran avait riposté en attaquant des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis. L'Iran veut prélever des droits de passage dans le détroit d'Ormuz, où la navigation était libre avant le début du conflit. Le gouvernement américain a lui promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, passant par des sanctions dont les contours restent à préciser. Les autorités iraniennes ont appelé mardi à réduire la consommation d'essence dans le pays, alors que Téhéran est confronté à des difficultés d'importation du fait d'un blocus naval imposé par les Etats-Unis. A des milliers de kilomètres de là, le porte-avions américain USS Abraham Lincoln est arrivé en Thaïlande mercredi matin après plus de neuf mois en mer, selon des journalistes de l'AFP. D'abord envoyé en mer de Chine méridionale, il avait été redéployé au Moyen-Orient au début de la guerre fin février. La dégradation des conditions de vie de ses marins font polémique aux Etats-Unis dernièrement.
Texte intégral (806 mots)
"Les forces américaines ont frappé des cibles du Corps des Gardiens de la Révolution iranien", notamment des sites de défense aérienne, des systèmes de radar ou encore des installations maritimes, a écrit sur X le Commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom), annonçant la fin de cette vague. L'Iran a affirmé avoir lancé une "opération décisive en riposte", visant "les bases et les intérêts américains dans la région" avec des missiles et des drones, a rapporté l'agence de presse d'Etat Tasnim. Les Gardiens de la Révolution ont ensuite revendiqué des attaques contre des bases militaires américaines en Jordanie, en Irak et à Bahreïn. Si Téhéran "riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement et plus fort", avait menacé le président américain Donald Trump, sur sa plateforme Truth Social. Plus tard, il a dit "préférer" la situation actuelle, assurant que les Etats-Unis avaient un "contrôle quasi-total du détroit d'Ormuz", et que l'économie iranienne était en train de "s'effondrer complètement". "Quand le peuple iranien va-t-il se soulever et se battre ?", a-t-il demandé. L'armée jordanienne a annoncé avoir détruit dix missiles tirés depuis l'Iran, ajoutant que trois autres s'étaient écrasés à l'écart de zones habitées, sans faire de blessés. Le Koweït s'est également déclaré visé par des missiles et des drones, et des sirènes d'alerte ont retenti tôt mercredi matin à Bahreïn, selon des correspondants de l'AFP. Le porte-parole du commandement militaire central de l'Iran, Ebrahim Zolfaghari, a promis des "ripostes plus larges et plus destructrices" en cas de poursuite des attaques américaines, adressant la même mise en garde à "tout pays coopérant avec l'armée américaine agressive". Mariage Les médias d'Etat ont donné un bilan d'au moins 11 morts dans ces frappes américaines: quatre au cours d'un mariage dans la région d'Hormozgan (sud-est), où une cinquantaine de personnes ont été blessées, et sept dans la région du Khouzestan (ouest) lors d'attaques de missiles qui ont aussi fait huit blessés. Les frappes américaines ont commencé peu après que le président iranien Massoud Pezeshkian a appelé à un retour de la diplomatie, aujourd'hui au point mort. Il a assuré que si les Etats-Unis respectaient le protocole d'accord signé en juin, et qui a presque aussitôt volé en éclats, "la République islamique d'Iran prendra(it) immédiatement des mesures réciproques." La télévision d'Etat iranienne a fait état mardi de plusieurs explosions dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz. Elle a aussi rapporté des déflagrations sur l'île de Lavan, située dans le Golfe et qui abrite l'un des terminaux d'exportation de pétrole iranien. Les médias d'Etat iraniens ont également rapporté qu'un aéroport du sud de l'Iran, dans la province de Kerman, avait été visé. Les frappes américaines de mardi arrivent peu après que deux pétroliers ont été touchés par "des projectiles d'origine inconnue" alors qu'ils sortaient de ce détroit hautement stratégique, selon l'agence maritime grecque Marisks. Les cours des hydrocarbures ont bondi après ces nouvelles hostilités, le baril WTI américain repassant le seuil des 90 dollars pour la première fois depuis fin juillet, et le gaz européen se négociant au plus cher depuis plus de trois ans. Escale d'un porte-avions américain Les Etats-Unis avaient déjà mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des cibles militaires situées sur une île iranienne. L'Iran avait riposté en attaquant des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis. L'Iran veut prélever des droits de passage dans le détroit d'Ormuz, où la navigation était libre avant le début du conflit. Le gouvernement américain a lui promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, passant par des sanctions dont les contours restent à préciser. Les autorités iraniennes ont appelé mardi à réduire la consommation d'essence dans le pays, alors que Téhéran est confronté à des difficultés d'importation du fait d'un blocus naval imposé par les Etats-Unis. A des milliers de kilomètres de là, le porte-avions américain USS Abraham Lincoln est arrivé en Thaïlande mercredi matin après plus de neuf mois en mer, selon des journalistes de l'AFP. D'abord envoyé en mer de Chine méridionale, il avait été redéployé au Moyen-Orient au début de la guerre fin février. La dégradation des conditions de vie de ses marins font polémique aux Etats-Unis dernièrement.
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