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30.07.2026 à 08:09

FRANCE24
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Selon un communiqué, le résultat net du groupe s'est établi à 1,2 milliard d'euros entre avril et juin, en baisse de 34,9% sur un an, à cause d'une concurrence accrue "dans la région Asie-Pacifique" et particulièrement en Chine, et "des conséquences du conflit qui perdure au Moyen-Orient". Ce niveau est toutefois légèrement supérieur au consensus établi par les analystes de la plateforme Factset qui tablaient sur un bénéfice net de 1,134 milliard d'euros. Dans ce contexte, le président du directoire de BMW, Milan Nedeljković, cité dans le communiqué, a dit "travailler à la refonte" de l'organisation et des processus, "afin de positionner l'entreprise pour qu'elle reste compétitive à l'avenir". Cela passe notamment par un "accord" conclu avec le comité d'entreprise "concernant un vaste programme de restructuration des effectifs comprenant des plans de départs volontaires". Selon une source au sein de BMW, quelque 40.000 des 85.000 salariés du constructeur en Allemagne, hors personnels de production, recevront à partir d'octobre une offre de départ volontaire. "Les effectifs seront au final réduits d'environ 8.000 personnes d'ici la fin 2027. Nous travaillons sur cette base", a indiqué mercredi à l'AFP une personne informée de ce plan. Comme ses concurrents allemands Volkswagen et Mercedes-Benz, le groupe de Munich voit ses résultats se dégrader de mois en mois à cause de la concurrence sur le marché chinois où ses livraisons de véhicules ont plongé de 30,2% sur un an au deuxième trimestre. La pression exercée sur les prix par les constructeurs locaux pèse lourdement sur la rentabilité de BMW dont la marge opérationnelle du segment automobile s'est établie à 2,3%, contre 5,4% un an plus tôt. Pour l'année 2026, le groupe prévoit une rentabilité pour son activité automobile comprise entre 1 et 3%, un niveau historiquement bas pour un constructeur de véhicules haut de gamme.

30.07.2026 à 08:07

FRANCE24
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30.07.2026 à 07:57

FRANCE24
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La déflagration, qui a provoqué la mort d'au moins quatre personnes, a détruit une grande partie du vaste complexe qui abritait un cinéma, une zone de restauration et des enseignes internationales de mode. Fumihiko Matsuura, un homme d'affaires de 56 ans, a raconté à l'AFP être allé voir le dernier film "Toy Story" dans ce centre commercial il y a à peine une semaine. "J'étais juste là (...). C'est comme si j'avais échappé de justesse au danger." Jeudi, les habitants du département de Kumamoto demeuraient en état d'alerte, deux jours après le séisme de magnitude 7,1 qui a provoqué d'importants dégâts, avec un bilan provisoire de 30 morts. Les souvenirs des catastrophes de 2016 restent vifs. Cette année-là, un séisme de magnitude 7,3 avait frappé deux jours après une première secousse de magnitude 6,5, faisant au total 273 morts et plus de 2.800 blessés. Après la secousse de mardi, des répliques continuent de secouer la région, plusieurs fois par heure. "J'ai de l'eau en bouteille et d'autres provisions", a déclaré M. Matsuura. "Je vais rester inquiet et prudent pendant les prochains jours" car "vous connaissez le dicton: +jamais deux sans trois+". Chaleur épuisante Après le séisme, il a choisi de rester chez lui avec sa mère et son frère. Mais une coupure de courant dans la nuit de mercredi à jeudi a poussé la famille à rejoindre un centre d'hébergement d'urgence afin d'échapper à la chaleur accablante. Même si les magasins de proximité restent ouverts et éclairés à Kumamoto, certains rayons de produits frais étaient déjà vides. Plus de 22.600 foyers et installations restaient privés d'électricité jeudi matin, tandis que 84.000 ménages étaient touchés mercredi soir par des perturbations de l'approvisionnement en eau. "L'absence de services essentiels comme l'eau et l'électricité pèse lourdement sur les habitants", a expliqué Hiroyuki Matsushima, employé d'un supermarché à Yatsushiro, l'une des zones les plus touchées. "Avec cette chaleur, sans électricité ni climatisation, c'est très difficile", a ajouté ce père de quatre enfants âgé de 53 ans. Le Japon possède la deuxième population la plus âgée du monde. Avec des températures attendues à 35°C à Kumamoto jeudi et jusqu'à 38°C ce week-end, de nombreuses personnes âgées ou fragiles ont trouvé refuge dans des gymnases scolaires et des bâtiments municipaux. "Se reproduire ici" Dans un centre communautaire de la ville d'Uki, des centaines de personnes âgées dormaient sur de fins matelas installés sur le sol du hall, tandis que d'autres regardaient les informations ou faisaient la queue pour obtenir un repas chaud. "Merci à Dieu pour ces centres d'hébergement", a confié une femme âgée qui a refusé de donner son nom. Elle avait tenté de rester chez elle puis de passer la nuit dans sa voiture, "mais il fait trop chaud et il y a trop de moustiques". Sachi Nishiyama, 30 ans, a effectué à deux reprises mercredi un aller-retour de 30 minutes jusqu'à la mairie d'Uki pour obtenir de l'eau potable. Soucieuse de rester auprès de son chat, elle ne souhaitait pas rejoindre un centre d'hébergement avec son animal. La nuit suivant le séisme, elle a comme de nombreux habitants préféré dormir dans sa voiture garée devant son appartement, où elle vit depuis qu'elle a quitté le logement temporaire qu'elle avait occupé pendant deux ans après la catastrophe de 2016. "Quand ce séisme s'est produit, j'ai immédiatement su que l'épicentre était proche", a-t-elle expliqué. "Je ne pensais pas que cela pouvait se reproduire ici." "Dans les centres, il y a des centaines de personnes autour de vous et aucune séparation. C'est très bondé et c'est épuisant d'y rester", poursuit Sachi Nishiyama. Sa voiture lui procure un peu d'intimité et la climatisation, mais peu de confort. "Je dors mal dans la voiture. C'est épuisant."
Texte intégral (652 mots)
La déflagration, qui a provoqué la mort d'au moins quatre personnes, a détruit une grande partie du vaste complexe qui abritait un cinéma, une zone de restauration et des enseignes internationales de mode. Fumihiko Matsuura, un homme d'affaires de 56 ans, a raconté à l'AFP être allé voir le dernier film "Toy Story" dans ce centre commercial il y a à peine une semaine. "J'étais juste là (...). C'est comme si j'avais échappé de justesse au danger." Jeudi, les habitants du département de Kumamoto demeuraient en état d'alerte, deux jours après le séisme de magnitude 7,1 qui a provoqué d'importants dégâts, avec un bilan provisoire de 30 morts. Les souvenirs des catastrophes de 2016 restent vifs. Cette année-là, un séisme de magnitude 7,3 avait frappé deux jours après une première secousse de magnitude 6,5, faisant au total 273 morts et plus de 2.800 blessés. Après la secousse de mardi, des répliques continuent de secouer la région, plusieurs fois par heure. "J'ai de l'eau en bouteille et d'autres provisions", a déclaré M. Matsuura. "Je vais rester inquiet et prudent pendant les prochains jours" car "vous connaissez le dicton: +jamais deux sans trois+". Chaleur épuisante Après le séisme, il a choisi de rester chez lui avec sa mère et son frère. Mais une coupure de courant dans la nuit de mercredi à jeudi a poussé la famille à rejoindre un centre d'hébergement d'urgence afin d'échapper à la chaleur accablante. Même si les magasins de proximité restent ouverts et éclairés à Kumamoto, certains rayons de produits frais étaient déjà vides. Plus de 22.600 foyers et installations restaient privés d'électricité jeudi matin, tandis que 84.000 ménages étaient touchés mercredi soir par des perturbations de l'approvisionnement en eau. "L'absence de services essentiels comme l'eau et l'électricité pèse lourdement sur les habitants", a expliqué Hiroyuki Matsushima, employé d'un supermarché à Yatsushiro, l'une des zones les plus touchées. "Avec cette chaleur, sans électricité ni climatisation, c'est très difficile", a ajouté ce père de quatre enfants âgé de 53 ans. Le Japon possède la deuxième population la plus âgée du monde. Avec des températures attendues à 35°C à Kumamoto jeudi et jusqu'à 38°C ce week-end, de nombreuses personnes âgées ou fragiles ont trouvé refuge dans des gymnases scolaires et des bâtiments municipaux. "Se reproduire ici" Dans un centre communautaire de la ville d'Uki, des centaines de personnes âgées dormaient sur de fins matelas installés sur le sol du hall, tandis que d'autres regardaient les informations ou faisaient la queue pour obtenir un repas chaud. "Merci à Dieu pour ces centres d'hébergement", a confié une femme âgée qui a refusé de donner son nom. Elle avait tenté de rester chez elle puis de passer la nuit dans sa voiture, "mais il fait trop chaud et il y a trop de moustiques". Sachi Nishiyama, 30 ans, a effectué à deux reprises mercredi un aller-retour de 30 minutes jusqu'à la mairie d'Uki pour obtenir de l'eau potable. Soucieuse de rester auprès de son chat, elle ne souhaitait pas rejoindre un centre d'hébergement avec son animal. La nuit suivant le séisme, elle a comme de nombreux habitants préféré dormir dans sa voiture garée devant son appartement, où elle vit depuis qu'elle a quitté le logement temporaire qu'elle avait occupé pendant deux ans après la catastrophe de 2016. "Quand ce séisme s'est produit, j'ai immédiatement su que l'épicentre était proche", a-t-elle expliqué. "Je ne pensais pas que cela pouvait se reproduire ici." "Dans les centres, il y a des centaines de personnes autour de vous et aucune séparation. C'est très bondé et c'est épuisant d'y rester", poursuit Sachi Nishiyama. Sa voiture lui procure un peu d'intimité et la climatisation, mais peu de confort. "Je dors mal dans la voiture. C'est épuisant."

30.07.2026 à 07:55

FRANCE24
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L'ancien dictateur, mort en exil en 2003, a dirigé l'Ouganda d'une main de fer entre 1971 et 79. Et il s'était autoproclamé "Roi d'Ecosse" en 1976 après avoir développé une fascination pour ce pays. Le film "Le dernier roi d'Ecosse", qui avait valu à l'acteur américain Forest Whitaker l'Oscar du meilleur acteur en 2007, avait d'ailleurs été inspiré de son histoire. En clin d'oeil, son petit-fils Aziz Abdul était arrivé à Glasgow en affirmant qu'il rêvait de devenir "le nouveau roi d'Ecosse". Mais le boxeur a finalement été éliminé dès les quarts de finale de la compétition dans la catégorie des super-lourds (+90 kilos) après un combat houleux contre l'Anglais Damar Thomas. Après un bon début et notamment trois crochets du gauche dans le premier round, Aziz Abdul a été contré par un direct du gauche de Thomas qui l'a énervé. Il a ensuite été pénalisé une première fois pour avoir continué à frapper son adversaire alors que les deux hommes étaient séparés par l'arbitre. Et finalement, alors que le combat était déjà perdu aux points, l'Ougandais a été disqualifié pour un second coup de tête donné au menton de son adversaire, sous les huées des spectateurs. "Cette décision de l'arbitre n'est pas juste et je ne suis pas content", a déclaré un Aziz Abdul excédé après le combat. "Bien sûr que c'est injuste. Quand vous regardez les précédents combats avec des Anglais, leurs boxeurs font provoquent beaucoup de fautes." Débutés le 23 juillet à Glasgow, les Jeux du Commonwealth se poursuivent jusqu'à dimanche.
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L'ancien dictateur, mort en exil en 2003, a dirigé l'Ouganda d'une main de fer entre 1971 et 79. Et il s'était autoproclamé "Roi d'Ecosse" en 1976 après avoir développé une fascination pour ce pays. Le film "Le dernier roi d'Ecosse", qui avait valu à l'acteur américain Forest Whitaker l'Oscar du meilleur acteur en 2007, avait d'ailleurs été inspiré de son histoire. En clin d'oeil, son petit-fils Aziz Abdul était arrivé à Glasgow en affirmant qu'il rêvait de devenir "le nouveau roi d'Ecosse". Mais le boxeur a finalement été éliminé dès les quarts de finale de la compétition dans la catégorie des super-lourds (+90 kilos) après un combat houleux contre l'Anglais Damar Thomas. Après un bon début et notamment trois crochets du gauche dans le premier round, Aziz Abdul a été contré par un direct du gauche de Thomas qui l'a énervé. Il a ensuite été pénalisé une première fois pour avoir continué à frapper son adversaire alors que les deux hommes étaient séparés par l'arbitre. Et finalement, alors que le combat était déjà perdu aux points, l'Ougandais a été disqualifié pour un second coup de tête donné au menton de son adversaire, sous les huées des spectateurs. "Cette décision de l'arbitre n'est pas juste et je ne suis pas content", a déclaré un Aziz Abdul excédé après le combat. "Bien sûr que c'est injuste. Quand vous regardez les précédents combats avec des Anglais, leurs boxeurs font provoquent beaucoup de fautes." Débutés le 23 juillet à Glasgow, les Jeux du Commonwealth se poursuivent jusqu'à dimanche.

30.07.2026 à 07:37

FRANCE24
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Depuis dimanche, le plus grave incendie en France depuis 1949 a cessé de progresser en superficie et même la journée de fortes chaleurs de mercredi, avec plus de 40°C enregistrés, n'a pas relancé sa dynamique, poussant les autorités à se dire "raisonnablement optimistes" sur le fait qu'il soit bientôt fixé, après huit jours de lutte. Les services de l'Etat ont dit s'attendre à une "météo plutôt favorable aujourd'hui: quelques averses attendues sur le littoral entre 5 heures et 9 heures qui pourraient toucher la zone du feu", avec une baisse du mercure attendue entre 27°C et 34°C, contre jusqu'à 41°C mercredi. La vigilance orange canicule a été levée à 6H00 jeudi. "On peut raisonnablement être plus optimiste pour demain (jeudi) et pour les jours qui viennent, parce que la météo, enfin, va nous être un peu plus favorable avec une baisse des températures. Et si cela se confirme, nous pourrons envisager le retour à une vie plus normale pour les habitants", en particulier les plus de 200.000 personnes évacuées, avait souligné mercredi soir la préfète Sophie Brocas. Le patron du Sdis 33, Marc Vermeulen, a cependant prévenu : "traiter toutes les lisières et traiter tous les points chauds à l'intérieur est une opération qui va encore durer plusieurs jours". Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez doit faire un point de situation sur les incendies au centre opérationnel de gestion interministérielle des crises (Cogic) jeudi vers 10H00, a annoncé à l'AFP son entourage. Dans la nuit, deux interpellations sont intervenues pour "suspicion de mise à feu", a fait savoir la préfecture, sans plus de précisions. Au même moment, en forêt de Claouey dans le nord de la presqu'île du Cap-Ferret, les pompiers se sont activés pour éviter toute reprise de feu, a constaté une équipe de l'AFP. "Il faut surveiller: il suffit d'une aiguille de pain et hop, ça repart", a indiqué le lieutenant Xavier, qui préfère ne pas donner son nom. Arrivé vendredi de Mayenne pour garnir les rangs des pompiers girondins, le soldat du feu se dit "ému" par le "dévouement extraordinaire" des bénévoles qui les logent, les nourrissent ou les fournissent en eau. "Je me suis mis à pleurer" Quelque 230 sapeurs-pompiers ont été blessés, un total en hausse par rapport au chiffre de 216 diffusé la veille, selon la préfecture. Et le travail sur les 240 km de lisière de forêt calcinée est harassant pour des organismes déjà éprouvés. "J'ai 67 ans et j'ai jamais vu ça (...) Le long de la route vers ici, je me suis mis à pleurer", a raconté mercredi Jean-Claude Bonnet, bénévole bordelais. "Le pire, c'est les animaux qu'on voit, brûlés au bord de la route. C'est une catastrophe écologique". Les forêts s'enflamment d'autant plus facilement que la végétation et les sols sont très secs depuis des mois, une sécheresse accentuée par le changement climatique et les récentes canicules exceptionnelles. Un "feu zombie" qui couvera des mois Avec 92.000 hectares détruits sur tout le territoire depuis janvier, l'année 2026 bat déjà le record de surfaces brûlées en France en 20 ans de mesures satellitaires, selon le système européen de surveillance des feux (Effis). Quelle que soit l'évolution des prochains jours en Gironde, "le feu va continuer à couver" pendant des mois en sous-sol, résume pour l'AFP le lieutenant des pompiers Cyril Venière. Qualifié de "zombie", "le feu de Landiras", en 2022 dans le massif des Landes de Gascogne, "est resté chaud pendant deux ans". Un chantier colossal de 127 kilomètres de "coupes tactiques" (pare-feux), quasiment achevé, vise à empêcher la progression des flammes, selon la DFCI (Défense de la forêt contre les incendies). 57.000 retours à la maison Profitant d'une relative accalmie, 57.000 habitants de trois villes proches de Bordeaux évacués la semaine dernière ont été autorisés à rentrer chez eux. Au total, quelque 220.000 personnes ont été évacuées préventivement dans 24 communes. Et pas moins de 62 campings vidés de leurs 50.000 vacanciers en Gironde et dans les Landes. Comme les jours précédents, aucun TGV ne circule jeudi au sud de Bordeaux, hormis ceux desservant Agen et Toulouse, et l'autoroute A63 reste fermée dans les deux sens entre Bordeaux et Bayonne. Le sud-est de la France a lui aussi été touché par plusieurs incendies, en Corse, dans les Hautes-Alpes et dans le Var. Dans ce dernier département, plus de 600 personnes ont dû être évacuées mercredi soir après le départ d'un nouveau feu, au sud-est de Brignoles, qui a parcouru une centaine d'hectares, moins de 24 heures après la fixation de l'incendie du Gros Bessillon. Et en forêt de Fontainebleau, théâtre d'un incendie de plus de 2.000 hectares en juillet, une "importante reprise de feu" a été fixée mercredi soir. lcr-dsa-max-sbk-cl-cas-jed/sla
Texte intégral (829 mots)
Depuis dimanche, le plus grave incendie en France depuis 1949 a cessé de progresser en superficie et même la journée de fortes chaleurs de mercredi, avec plus de 40°C enregistrés, n'a pas relancé sa dynamique, poussant les autorités à se dire "raisonnablement optimistes" sur le fait qu'il soit bientôt fixé, après huit jours de lutte. Les services de l'Etat ont dit s'attendre à une "météo plutôt favorable aujourd'hui: quelques averses attendues sur le littoral entre 5 heures et 9 heures qui pourraient toucher la zone du feu", avec une baisse du mercure attendue entre 27°C et 34°C, contre jusqu'à 41°C mercredi. La vigilance orange canicule a été levée à 6H00 jeudi. "On peut raisonnablement être plus optimiste pour demain (jeudi) et pour les jours qui viennent, parce que la météo, enfin, va nous être un peu plus favorable avec une baisse des températures. Et si cela se confirme, nous pourrons envisager le retour à une vie plus normale pour les habitants", en particulier les plus de 200.000 personnes évacuées, avait souligné mercredi soir la préfète Sophie Brocas. Le patron du Sdis 33, Marc Vermeulen, a cependant prévenu : "traiter toutes les lisières et traiter tous les points chauds à l'intérieur est une opération qui va encore durer plusieurs jours". Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez doit faire un point de situation sur les incendies au centre opérationnel de gestion interministérielle des crises (Cogic) jeudi vers 10H00, a annoncé à l'AFP son entourage. Dans la nuit, deux interpellations sont intervenues pour "suspicion de mise à feu", a fait savoir la préfecture, sans plus de précisions. Au même moment, en forêt de Claouey dans le nord de la presqu'île du Cap-Ferret, les pompiers se sont activés pour éviter toute reprise de feu, a constaté une équipe de l'AFP. "Il faut surveiller: il suffit d'une aiguille de pain et hop, ça repart", a indiqué le lieutenant Xavier, qui préfère ne pas donner son nom. Arrivé vendredi de Mayenne pour garnir les rangs des pompiers girondins, le soldat du feu se dit "ému" par le "dévouement extraordinaire" des bénévoles qui les logent, les nourrissent ou les fournissent en eau. "Je me suis mis à pleurer" Quelque 230 sapeurs-pompiers ont été blessés, un total en hausse par rapport au chiffre de 216 diffusé la veille, selon la préfecture. Et le travail sur les 240 km de lisière de forêt calcinée est harassant pour des organismes déjà éprouvés. "J'ai 67 ans et j'ai jamais vu ça (...) Le long de la route vers ici, je me suis mis à pleurer", a raconté mercredi Jean-Claude Bonnet, bénévole bordelais. "Le pire, c'est les animaux qu'on voit, brûlés au bord de la route. C'est une catastrophe écologique". Les forêts s'enflamment d'autant plus facilement que la végétation et les sols sont très secs depuis des mois, une sécheresse accentuée par le changement climatique et les récentes canicules exceptionnelles. Un "feu zombie" qui couvera des mois Avec 92.000 hectares détruits sur tout le territoire depuis janvier, l'année 2026 bat déjà le record de surfaces brûlées en France en 20 ans de mesures satellitaires, selon le système européen de surveillance des feux (Effis). Quelle que soit l'évolution des prochains jours en Gironde, "le feu va continuer à couver" pendant des mois en sous-sol, résume pour l'AFP le lieutenant des pompiers Cyril Venière. Qualifié de "zombie", "le feu de Landiras", en 2022 dans le massif des Landes de Gascogne, "est resté chaud pendant deux ans". Un chantier colossal de 127 kilomètres de "coupes tactiques" (pare-feux), quasiment achevé, vise à empêcher la progression des flammes, selon la DFCI (Défense de la forêt contre les incendies). 57.000 retours à la maison Profitant d'une relative accalmie, 57.000 habitants de trois villes proches de Bordeaux évacués la semaine dernière ont été autorisés à rentrer chez eux. Au total, quelque 220.000 personnes ont été évacuées préventivement dans 24 communes. Et pas moins de 62 campings vidés de leurs 50.000 vacanciers en Gironde et dans les Landes. Comme les jours précédents, aucun TGV ne circule jeudi au sud de Bordeaux, hormis ceux desservant Agen et Toulouse, et l'autoroute A63 reste fermée dans les deux sens entre Bordeaux et Bayonne. Le sud-est de la France a lui aussi été touché par plusieurs incendies, en Corse, dans les Hautes-Alpes et dans le Var. Dans ce dernier département, plus de 600 personnes ont dû être évacuées mercredi soir après le départ d'un nouveau feu, au sud-est de Brignoles, qui a parcouru une centaine d'hectares, moins de 24 heures après la fixation de l'incendie du Gros Bessillon. Et en forêt de Fontainebleau, théâtre d'un incendie de plus de 2.000 hectares en juillet, une "importante reprise de feu" a été fixée mercredi soir. lcr-dsa-max-sbk-cl-cas-jed/sla
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