Présenté lors de la Summer Game Fest, rendez-vous annuel du secteur pour montrer ses nouveautés, et prévu le 27 août sur PC, PlayStation 5 et XBOX Series, "Resonance: A Plague Tale Legacy" prend place plusieurs années avant les événements racontés dans les deux premiers volets.
Exit donc Amicia et son petit frère Hugo fuyant l'Inquisition dans des villes envahies par les rats: "Resonance" met en scène Sophia, une pirate au grand cœur rencontrée dans l'épisode précédent.
Sorti en 2019, "A Plague Tale: Innocence" avait reçu six récompenses aux Pégases, les équivalents des César pour le jeu vidéo, dont celle de meilleur jeu, avant de connaître une suite trois ans plus tard avec "A Plague Tale: Requiem".
Après cette dernière, "on était fatigués émotionnellement (...) donc on a un peu clos une partie de cette histoire", confie à l'AFP Eric Chort, producteur du jeu qui oeuvre sur la série depuis ses débuts.
"Le but, c'était vraiment de faire cette cassure pour aller chercher autre chose, quelque chose de vraiment différent", ajoute-t-il.
Ce nouveau jeu embarque ainsi Sophia dans une Grèce empreinte de références mythologiques, dont celle du Minotaure, et propose aussi des séquences se déroulant aux prémisses de l'Antiquité, à l'époque minoenne.
Mais l'évolution ne concerne pas seulement le décor puisque le studio met aussi en avant des changements dans les mécaniques.
Studio en croissance
"Sophia, c'est une pillarde: elle voyage beaucoup, elle est en bateau, donc c'est un personnage qui est beaucoup plus dynamique que ce qu'était Amicia. (...). Et, surtout, le plus qu'on amène, c'est le combat à l'épée", appuie le producteur, qui évoque un "gros challenge" pour le studio.
Créé en 2002 à Bordeaux, Asobo a enchaîné de nombreux projets de commande avant de se faire un nom avec la sortie du premier "A Plague Tale".
Il s'est aussi fait connaître du grand public en reprenant pour le compte de Microsoft le simulateur de vol "Flight Simulator", ce qui lui a valu un autre Pégase du meilleur jeu français, en 2021.
Le studio n'a pas dévoilé le budget d'"A Plague Tale: Resonance", indiquant seulement qu'il était "équivalent" à celui de son prédécesseur.
L'équipe de développement a par ailleurs continué à se renforcer pour atteindre 80 personnes durant les trois ans de travail nécessaires pour créer ce nouveau volet, une dynamique rare dans une industrie qui voit se multiplier les suppressions d'emplois, et parfois les fermetures de studios.
"Dans ce contexte, on sait qu'on a de la chance", commente Eric Chort.
Face à la montée en puissance de l'intelligence artificielle, et aux possibilités offertes par cette technologie, le studio préfère toutefois rester prudent et ne pas y avoir recours, craignant une perte de créativité et une uniformisation des productions.
Pour s'inspirer, Asobo préfère regarder du côté des succès français, notamment celui de "Clair Obscur: Expedition 33", sacré en décembre meilleur jeu de l'année aux Game Awards, cérémonie majeure du secteur organisée aux Etats-Unis. "C'était la preuve que, nous aussi, on est dans la bonne voie et qu'il y a de la place aussi pour des jeux différents", se félicite le producteur.
Texte intégral (569 mots)
Présenté lors de la Summer Game Fest, rendez-vous annuel du secteur pour montrer ses nouveautés, et prévu le 27 août sur PC, PlayStation 5 et XBOX Series, "Resonance: A Plague Tale Legacy" prend place plusieurs années avant les événements racontés dans les deux premiers volets.
Exit donc Amicia et son petit frère Hugo fuyant l'Inquisition dans des villes envahies par les rats: "Resonance" met en scène Sophia, une pirate au grand cœur rencontrée dans l'épisode précédent.
Sorti en 2019, "A Plague Tale: Innocence" avait reçu six récompenses aux Pégases, les équivalents des César pour le jeu vidéo, dont celle de meilleur jeu, avant de connaître une suite trois ans plus tard avec "A Plague Tale: Requiem".
Après cette dernière, "on était fatigués émotionnellement (...) donc on a un peu clos une partie de cette histoire", confie à l'AFP Eric Chort, producteur du jeu qui oeuvre sur la série depuis ses débuts.
"Le but, c'était vraiment de faire cette cassure pour aller chercher autre chose, quelque chose de vraiment différent", ajoute-t-il.
Ce nouveau jeu embarque ainsi Sophia dans une Grèce empreinte de références mythologiques, dont celle du Minotaure, et propose aussi des séquences se déroulant aux prémisses de l'Antiquité, à l'époque minoenne.
Mais l'évolution ne concerne pas seulement le décor puisque le studio met aussi en avant des changements dans les mécaniques.
Studio en croissance
"Sophia, c'est une pillarde: elle voyage beaucoup, elle est en bateau, donc c'est un personnage qui est beaucoup plus dynamique que ce qu'était Amicia. (...). Et, surtout, le plus qu'on amène, c'est le combat à l'épée", appuie le producteur, qui évoque un "gros challenge" pour le studio.
Créé en 2002 à Bordeaux, Asobo a enchaîné de nombreux projets de commande avant de se faire un nom avec la sortie du premier "A Plague Tale".
Il s'est aussi fait connaître du grand public en reprenant pour le compte de Microsoft le simulateur de vol "Flight Simulator", ce qui lui a valu un autre Pégase du meilleur jeu français, en 2021.
Le studio n'a pas dévoilé le budget d'"A Plague Tale: Resonance", indiquant seulement qu'il était "équivalent" à celui de son prédécesseur.
L'équipe de développement a par ailleurs continué à se renforcer pour atteindre 80 personnes durant les trois ans de travail nécessaires pour créer ce nouveau volet, une dynamique rare dans une industrie qui voit se multiplier les suppressions d'emplois, et parfois les fermetures de studios.
"Dans ce contexte, on sait qu'on a de la chance", commente Eric Chort.
Face à la montée en puissance de l'intelligence artificielle, et aux possibilités offertes par cette technologie, le studio préfère toutefois rester prudent et ne pas y avoir recours, craignant une perte de créativité et une uniformisation des productions.
Pour s'inspirer, Asobo préfère regarder du côté des succès français, notamment celui de "Clair Obscur: Expedition 33", sacré en décembre meilleur jeu de l'année aux Game Awards, cérémonie majeure du secteur organisée aux Etats-Unis. "C'était la preuve que, nous aussi, on est dans la bonne voie et qu'il y a de la place aussi pour des jeux différents", se félicite le producteur.