Lien du flux RSS
Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

24.04.2026 à 11:01

Géothermie, panneaux solaires: comment vivre avec moins de gaz et de pétrole

FRANCE24
img
Dès les premières semaines du conflit les fumées noires du charbon de bois brûlé ont envahi le ciel de New Delhi. Sous les casseroles dans les cuisines ou dans les centrales électriques, de nombreux pays, de l'Italie à la Thaïlande, ont eu un recours accru au charbon pour éviter les coupures d'électricité et limiter les coûts, grâce à un approvisionnement régional ou local. Avec l'impact que l'on connaît sur la santé et l'environnement. D'autres ont choisi d'accélérer leur politique en faveur de l'électrification ou les renouvelables, comme la France ou les Philippines. Mais cela va prendre du temps. Alors que cette crise énergétique consécutive au blocage du détroit d'Ormuz par l'Iran est appelée à durer, les journalistes vidéo de l'AFP ont exploré des alternatives au gaz et au pétrole. En France, se chauffer avec la géothermie Longtemps, des copropriétaires ont rejeté l'idée de passer du chauffage au gaz à la géothermie dans la résidence où habite Anne Chatelain près de Paris. Par peur du coût sans doute. Depuis le 1e janvier finalement, ils se chauffent grâce à des circuits qui captent la chaleur naturelle du sous-sol. "Notre syndic nous annonce une baisse de 20% des charges de chauffage et d'eau chaude pour les exercices de 2026 et 2027", se réjouit cette retraitée de 69 ans alors que partout dans le monde la facture énergétique augmente. Cette technique "permet d'une part de décarboner la chaleur pour les habitants et d'autre part d'avoir une énergie compétitive car on utilise une ressource locale" qui n'est pas "assujettie à la fiscalité et à tous les dérèglements géopolitiques" comme en Iran, explique Grégory Mascarau, directeur des relations institutionnelles ENGIE pour la région parisienne. La géothermie de surface permet de faire du chaud et du froid en utilisant la température du sous-sol à moins de 200 mètres de profondeur. La géothermie profonde consiste à aller chercher de l'eau chaude à 1.000 ou 2.000 mètres de profondeur où sa température varie de 80 à 150°C. Selon Ludovic Feron, de la direction du pilotage stratégique des infrastructures immobilières de l'Université Gustave Eiffel, "depuis 2023, c'est à peu près entre 25 et 30% d'économies" par rapport au coût de la chaleur procurée par des énergies fossiles. Mais il faut un sous-sol approprié. Et la géothermie profonde "reste pénalisée par des investissements initiaux très élevés et des incertitudes sur la ressource géologique", relevait récemment la Cour des comptes. En France, ce type de chauffage ne représente qu'environ 1% de la consommation finale de chaleur. Au Tchad, cuisiner avec du charbon issu de déchets Il ressemble à du charbon de bois mais il est fabriqué avec des déchets végétaux, tiges de mil et de sésame, rafles et palmes de rônier. Les résidus sont triés, broyés, mélangés à une macération de gomme arabique, afin de faciliter l'allumage, et à de l'argile, pour ralentir la combustion. "Ca ne fume pas, ça dure et c'est économique. Et je vois que ça ne noircit pas la marmite et il n'y a même pas d'effet secondaire", montre Sophie Saboura, 24 ans, habitante de N'Djaména. Les briquettes noires qui chauffent sa marmite de haricots durent jusqu'à trois fois plus longtemps que le charbon traditionnel, selon Ousmane Alhadj Oumarou, directeur technique de l'usine de l'Association pour le développement socio-économique Raikina (Adser). "Sur le plan environnemental, le charbon écologique contribue à l'assainissement. Et ça réduit aussi les effets des changements climatiques. Ca aide également contre la déforestation", dit M. Oumarou. L'avantage climatique est que les arbres qui n'ont pas été abattus pour faire ce charbon continuent d'absorber du CO2. Environ 10 tonnes de briquettes, utilisées pour cuisiner, sont produites chaque par jour par l'Adser. Mais on ne peut pas les trouver partout. "Il y a des limites pour l'utilisation. Parce que dans la fabrication même déjà, ça prend du temps (...) ça peut prendre une semaine", dit Pierre Garba, spécialiste en énergie renouvelable. "Le seul problème, c'est qu'il faut qu'il y ait des points de vente partout. Parce que parfois, quand il y a la demande, tu essaies d'appeler, tu attends, attends, attends", confirme Mme Saboura. Au Pakistan, s'éclairer avec des panneaux solaires La vue aérienne d'Islamabad est impressionnante: sur les toits des maisons, des panneaux solaires à perte de vue. La conversion au solaire du Pakistan est "l'une des transitions énergétiques menées par les consommateurs les plus rapides jamais enregistrées", selon une étude récente du groupe de réflexion pakistanais Renewables First et le Centre pour la recherche sur l'énergie et la propreté de l'air (Crea). Contrairement aux économies occidentales, le Pakistan n'a pas imposé de tarifs douaniers sur les technologies solaires chinoises de 2013 à 2025. Les importations ont bondi de 1 gigawatt en 2018 à 51 gigawatts cette année. La hausse des prix du pétrole et du gaz après l'invasion de l'Ukraine par la Russie en février 2022 a également incité les consommateurs à se tourner vers le solaire. Dans les ruelles animées de Lahore (nord-ouest), Aftab Ahmed, commerçant de 49 ans, est à la recherche de panneaux à installer chez lui pour réduire sa facture énergétique. "C'est devenu tellement cher qu'un habitant moyen ne peut plus se permettre d'acheter de l'essence pour sa moto ou sa voiture. Le prix du carburant a aussi un impact sur la facture d'électricité", dit-il. Le solaire, c'est la possibilité de "faire au moins quelques économies". De fait, cette énergie est devenue ces dernières années la source d'électricité la moins chère à peu près partout dans le monde.

24.04.2026 à 10:42

Guerre au Soudan : les civils soudanais affluent à Koufra, en Libye

Lilia BLAISE
img
Depuis trois ans, la guerre fait rage au Soudan entre les forces armées du pays, l’armée régulière et un groupe de paramilitaires, les Forces de soutien rapide, causant le déplacement de millions de Soudanais. La Libye est leur second pays d’accueil derrière le Tchad. A Kufra, au sud-est libyen, à 250 kilomètres de la frontière soudanaise, entre 40 000 et 60 000 migrants soudanais sont installés, dans des campements ou dans la ville. Nos reporters Lilia Blaise et Hamdi Tlili sont allés sur place. 

24.04.2026 à 10:39

Tokyo invite les salariés à venir travailler en short pour réduire la facture énergétique

FRANCE 24
img
Face à la flambée des coûts de l’énergie liée à la guerre au Moyen-Orient, la ville de Tokyo encourage les salariés à adopter un style vestimentaire plus décontracté. Objectif : limiter le recours à la climatisation, alors que le thermomètre devrait grimper dans les prochaines semaines.
Lire plus (92 mots)
Face à la flambée des coûts de l’énergie liée à la guerre au Moyen-Orient, la ville de Tokyo encourage les salariés à adopter un style vestimentaire plus décontracté. Objectif : limiter le recours à la climatisation, alors que le thermomètre devrait grimper dans les prochaines semaines.

24.04.2026 à 10:37

Drones ukrainiens: comment le front exporte son savoir-faire en France

FRANCE24
img
Une urgence magnifiée depuis mars par le surgissement des drones dans une autre guerre, au Moyen-Orient. L'AFP a rencontré trois fabricants ukrainiens en avril, en marge d'un forum de défense franco-ukrainien très confidentiel et destiné à nouer des partenariats - dans une ambiance digne d’un film d'espionnage: anonymat ou prête-nom requis, entretien sur un banc près des Champs-Elysées, changement de salon dans un hôtel au moindre mot de russe entendu. "Nous voulons voir comment les pays qui nous ont soutenus comme la France peuvent bénéficier de notre expérience", explique à l'AFP Olexandre, un ingénieur de Bavovna qui depuis 2022 produit des drones d'attaque dont "le plus grand drone de frappe" en Ukraine, Perun Max. L’Ukraine cherche à valoriser son expertise dans les drones afin d'obtenir davantage de financements et de soutien politique, mais peine à ouvrir ses exportations sans compromettre la protection de ses technologies et les retombées sur l'Etat. "Quand j'échange avec des Européens ou des Américains, ils savent très peu de choses" sur ces drones, s'étonne Olexandre. Perun Max peut "emporter trois projectiles, les larguer sur des cibles, revenir, se recharger et repartir à nouveau". Jusqu'à 30 sorties par nuit. L'engin peut emporter 32 kg à 25 km: nourriture, eau, médicaments pour des soldats dans les tranchées... ou des tracts expliquant aux Ukrainiens "comment se rendre correctement et rester en vie" dans les zones où les Russes progressent. Quelque 400 salariés dont 70 ingénieurs répartis en dix équipes basées "quelque part en Ukraine" produisent plus de 1.000 drones par mois, qui coûtent entre 7.000 et 20.000 euros. Le système peut passer du GPS à une navigation optique dès que le signal est brouillé: grâce à une caméra, des capteurs et un réseau neuronal, le drone se repère et vole même avec l’antenne coupée, jusqu'à 20 km. Deux bataillons "neutralisés" par 10 dronistes L'histoire d'une autre start-up, Skyfall, a commencé après l'invasion russe en 2022 avec quatre ingénieurs ukrainiens réunis dans un garage pour créer un drone d'observation de ce qui passe au-dessus de Kiev. Rapidement ils décident d'y ajouter une capacité à "larguer". Ainsi naît Vampire, qui bombarde, pose des mines à distance et transporte sang ou générateurs. Vampire aurait participé aux exercices de l’Otan en mai 2025 en Estonie, au cours desquels, selon les informations du Wall Street Journal dévoilées en février, dix opérateurs de drones ukrainiens auraient "neutralisé" 17 blindés et deux bataillons ennemis. Le "ciel de drones" rend transparent le champ de bataille où hommes et blindés deviennent des cibles dès qu'ils s'aventurent dans "un no man's land" d'une vingtaine de kilomètres, ont souligné début avril militaires et experts français au forum Guerres et paix organisé par Le Point. Une situation inédite engendrée par la course technologique entre les belligérants ukrainiens et russes. "Une unité française qui serait engagée aujourd'hui sur le front ukrainien face à l'armée russe se ferait étriller. Il faut imiter l'armée ukrainienne si on veut rester dans le coup", souligne le colonel Michel Goya, ancien officier des troupes de marine et analyste des conflits modernes. Une transformation est certes en cours en France: 5.000 des 77.000 hommes des forces opérationnelles terrestres doivent être réorientés vers des spécialités liées aux drones, selon le général Bruno Baratz, commandant du combat futur. Face aux produits de masse "qui ont vocation à user notre dispositif", "il faut des systèmes tout aussi massifs, peu chers et faciles à produire", ajoute-t-il en pointant le retard de la France et les réticences d'une partie de la hiérarchie militaire. Pour Bastien Mancini, patron du fabricant français de drones Delair, qui a créé une société en Ukraine et "retranscrit" son expérience dans les drones qu'il livre à l'armée française, l’enjeu est de réduire les coûts pour éviter l'asymétrie. "Il y a trois ans, nos drones se faisaient tirer dessus par des missiles russes qui coûtaient beaucoup plus cher, aujourd'hui ils sont abattus par des systèmes beaucoup moins chers", explique-t-il à l'AFP. D’autres start-up comme Alta Ares ou Harmattan AI s’appuient également sur les retours du front ukrainien pour améliorer leurs technologies. Un million par an, 500 dollars pièce Shrike, un autre petit drone FPV (piloté à distance via une caméra embarquée) de Skyfall, coûte 500 dollars et a été le premier à "abattre en vol un hélicoptère Mi-8 à 10 millions". "Ces drones ont détruit des équipements ennemis pour plusieurs milliards (...) Nous avons la capacité d'en produire plus d'un million par an", explique un porte-parole de Skyfall qui requiert l'anonymat. Le troisième, l'intercepteur P1-Sun surnommé Pissioun (zizi) et fabriqué à 50.000 unités par mois, "a déjà détruit quelque 2.500 Shahed et 1.500 autres cibles aériennes", ajoute-t-il. Si "la priorité reste la défense de l'Ukraine" et si toute collaboration internationale doit faire l'objet du feu vert de Kiev, il laisse cependant entendre que le groupe est capable de répondre à la fois aux besoins du front et à d'éventuels partenariats. "Ce serait bien que le monde entier voie que les solutions ukrainiennes ne fonctionnent pas seulement en Ukraine. C'est notre valeur ajoutée", déclare le porte-parole de Skyfall. "Mitrailleuse intelligente" Le module Khyjak (Prédateur), système d’arme télécommandé équipé d'une mitrailleuse de 7,62 mm, a été initialement développé par l'Ukrainien UGV Robotics pour équiper les drones navals de surface Magura. Ces derniers ont coulé et endommagé plusieurs navires de guerre russes en mer Noire. Le principe est de "rendre une simple mitrailleuse intelligente" pour qu'elle abatte un drone en vol, raconte Dmytro Bourakov, responsable des relations internationales d'UGV Robotics. "Nous avons installé le système sur des hélicoptères Mi-8 et Airbus, et c'est ainsi que nous abattons maintenant les Shahed", dit-il. Après un échange avec l’AFP, il court rencontrer Airbus Helicopters, qui développe ses propres drones plus sophistiqués de surveillance et de renseignement, avec une trentaine d’appareils prévus cette année et le double en 2027. "Ere des femmes au foyer" Le patron du géant allemand des chars Rheinmetall Armin Papperger a créé la polémique en qualifiant de peu "innovants" les drones ukrainiens fabriqués selon lui "à la cuisine par des femmes au foyer", dans un entretien au magazine américain The Atlantic en mars. En Ukraine, cette sortie révélatrice d'un certain regard des poids lourds industriels a fait sourire. "Si les drones ukrainiens fabriqués par des femmes au foyer détruisent des chars, c'est que l’ère des femmes au foyer est arrivée", ironise le porte-parole de Skyfall.
Texte intégral (1138 mots)
Une urgence magnifiée depuis mars par le surgissement des drones dans une autre guerre, au Moyen-Orient. L'AFP a rencontré trois fabricants ukrainiens en avril, en marge d'un forum de défense franco-ukrainien très confidentiel et destiné à nouer des partenariats - dans une ambiance digne d’un film d'espionnage: anonymat ou prête-nom requis, entretien sur un banc près des Champs-Elysées, changement de salon dans un hôtel au moindre mot de russe entendu. "Nous voulons voir comment les pays qui nous ont soutenus comme la France peuvent bénéficier de notre expérience", explique à l'AFP Olexandre, un ingénieur de Bavovna qui depuis 2022 produit des drones d'attaque dont "le plus grand drone de frappe" en Ukraine, Perun Max. L’Ukraine cherche à valoriser son expertise dans les drones afin d'obtenir davantage de financements et de soutien politique, mais peine à ouvrir ses exportations sans compromettre la protection de ses technologies et les retombées sur l'Etat. "Quand j'échange avec des Européens ou des Américains, ils savent très peu de choses" sur ces drones, s'étonne Olexandre. Perun Max peut "emporter trois projectiles, les larguer sur des cibles, revenir, se recharger et repartir à nouveau". Jusqu'à 30 sorties par nuit. L'engin peut emporter 32 kg à 25 km: nourriture, eau, médicaments pour des soldats dans les tranchées... ou des tracts expliquant aux Ukrainiens "comment se rendre correctement et rester en vie" dans les zones où les Russes progressent. Quelque 400 salariés dont 70 ingénieurs répartis en dix équipes basées "quelque part en Ukraine" produisent plus de 1.000 drones par mois, qui coûtent entre 7.000 et 20.000 euros. Le système peut passer du GPS à une navigation optique dès que le signal est brouillé: grâce à une caméra, des capteurs et un réseau neuronal, le drone se repère et vole même avec l’antenne coupée, jusqu'à 20 km. Deux bataillons "neutralisés" par 10 dronistes L'histoire d'une autre start-up, Skyfall, a commencé après l'invasion russe en 2022 avec quatre ingénieurs ukrainiens réunis dans un garage pour créer un drone d'observation de ce qui passe au-dessus de Kiev. Rapidement ils décident d'y ajouter une capacité à "larguer". Ainsi naît Vampire, qui bombarde, pose des mines à distance et transporte sang ou générateurs. Vampire aurait participé aux exercices de l’Otan en mai 2025 en Estonie, au cours desquels, selon les informations du Wall Street Journal dévoilées en février, dix opérateurs de drones ukrainiens auraient "neutralisé" 17 blindés et deux bataillons ennemis. Le "ciel de drones" rend transparent le champ de bataille où hommes et blindés deviennent des cibles dès qu'ils s'aventurent dans "un no man's land" d'une vingtaine de kilomètres, ont souligné début avril militaires et experts français au forum Guerres et paix organisé par Le Point. Une situation inédite engendrée par la course technologique entre les belligérants ukrainiens et russes. "Une unité française qui serait engagée aujourd'hui sur le front ukrainien face à l'armée russe se ferait étriller. Il faut imiter l'armée ukrainienne si on veut rester dans le coup", souligne le colonel Michel Goya, ancien officier des troupes de marine et analyste des conflits modernes. Une transformation est certes en cours en France: 5.000 des 77.000 hommes des forces opérationnelles terrestres doivent être réorientés vers des spécialités liées aux drones, selon le général Bruno Baratz, commandant du combat futur. Face aux produits de masse "qui ont vocation à user notre dispositif", "il faut des systèmes tout aussi massifs, peu chers et faciles à produire", ajoute-t-il en pointant le retard de la France et les réticences d'une partie de la hiérarchie militaire. Pour Bastien Mancini, patron du fabricant français de drones Delair, qui a créé une société en Ukraine et "retranscrit" son expérience dans les drones qu'il livre à l'armée française, l’enjeu est de réduire les coûts pour éviter l'asymétrie. "Il y a trois ans, nos drones se faisaient tirer dessus par des missiles russes qui coûtaient beaucoup plus cher, aujourd'hui ils sont abattus par des systèmes beaucoup moins chers", explique-t-il à l'AFP. D’autres start-up comme Alta Ares ou Harmattan AI s’appuient également sur les retours du front ukrainien pour améliorer leurs technologies. Un million par an, 500 dollars pièce Shrike, un autre petit drone FPV (piloté à distance via une caméra embarquée) de Skyfall, coûte 500 dollars et a été le premier à "abattre en vol un hélicoptère Mi-8 à 10 millions". "Ces drones ont détruit des équipements ennemis pour plusieurs milliards (...) Nous avons la capacité d'en produire plus d'un million par an", explique un porte-parole de Skyfall qui requiert l'anonymat. Le troisième, l'intercepteur P1-Sun surnommé Pissioun (zizi) et fabriqué à 50.000 unités par mois, "a déjà détruit quelque 2.500 Shahed et 1.500 autres cibles aériennes", ajoute-t-il. Si "la priorité reste la défense de l'Ukraine" et si toute collaboration internationale doit faire l'objet du feu vert de Kiev, il laisse cependant entendre que le groupe est capable de répondre à la fois aux besoins du front et à d'éventuels partenariats. "Ce serait bien que le monde entier voie que les solutions ukrainiennes ne fonctionnent pas seulement en Ukraine. C'est notre valeur ajoutée", déclare le porte-parole de Skyfall. "Mitrailleuse intelligente" Le module Khyjak (Prédateur), système d’arme télécommandé équipé d'une mitrailleuse de 7,62 mm, a été initialement développé par l'Ukrainien UGV Robotics pour équiper les drones navals de surface Magura. Ces derniers ont coulé et endommagé plusieurs navires de guerre russes en mer Noire. Le principe est de "rendre une simple mitrailleuse intelligente" pour qu'elle abatte un drone en vol, raconte Dmytro Bourakov, responsable des relations internationales d'UGV Robotics. "Nous avons installé le système sur des hélicoptères Mi-8 et Airbus, et c'est ainsi que nous abattons maintenant les Shahed", dit-il. Après un échange avec l’AFP, il court rencontrer Airbus Helicopters, qui développe ses propres drones plus sophistiqués de surveillance et de renseignement, avec une trentaine d’appareils prévus cette année et le double en 2027. "Ere des femmes au foyer" Le patron du géant allemand des chars Rheinmetall Armin Papperger a créé la polémique en qualifiant de peu "innovants" les drones ukrainiens fabriqués selon lui "à la cuisine par des femmes au foyer", dans un entretien au magazine américain The Atlantic en mars. En Ukraine, cette sortie révélatrice d'un certain regard des poids lourds industriels a fait sourire. "Si les drones ukrainiens fabriqués par des femmes au foyer détruisent des chars, c'est que l’ère des femmes au foyer est arrivée", ironise le porte-parole de Skyfall.

24.04.2026 à 10:33

Le salon auto de Pékin ouvre, les électriques chinoises en vedette

FRANCE24
img
Des rangées d'influenceurs posent devant des modèles rutilants, se précipitant vers des valises remplies de tenues pour se changer entre les prises. Des managers survoltés tentent, plantés devant d'immenses écrans dans les halls caverneux du centre international des expositions, de séduire les acheteurs sur un marché impitoyable. Les géants occidentaux comme Volkswagen, Toyota et BMW ont dominé le marché chinois pendant des années. Mais ils ont perdu du terrain face aux constructeurs locaux, plus rapides sur la transition vers l'électrique et aux modèles moins chers. Les firmes chinoises comme BYD, Xiaomi et Xpeng sont désormais également à la pointe de l'intégration des logiciels d'intelligence artificielle (IA) et des technologies de conduite autonome dans leurs véhicules électriques. Le salon automobile de Pékin s'étend sur 380.000 mètres carrés - soit l'équivalent de plus de 50 terrains de football. Plus de 1.400 véhicules de centaines de constructeurs étrangers et chinois seront présentés au grand public du 28 avril au 3 mai. Montée en gamme Les visiteurs ont acclamé He Xiaopeng, le PDG de XPeng, quand il est monté sur scène aux côtés du tout dernier véhicule électrique du constructeur chinois: le GX, un imposant SUV à six places qui intègre des technologies d'intelligence artificielle et vise le marché du luxe. Le GX sera suivi par des robots humanoïdes dès cette année, puis par des voitures volantes que XPeng, fondé il y a une décennie à peine, espère commencer à produire à grande échelle l'année prochaine, a promis M. He. Les marques chinoises devraient ainsi se livrer une concurrence acharnée pendant tout le salon pour impressionner les visiteurs, à coups de fonctions de conduite autonome, de vitesse toujours plus élevée de recharge de batterie ou encore de confort à bord. Les constructeurs étrangers, quant à eux, multiplient les collaborations avec des entreprises chinoises afin de ne pas rester à la traîne en matière de progrès technologiques. BMW s'est par exemple associé au géant chinois des batteries CATL. Son compatriote allemand Audi utilise les systèmes d'aide à la conduite de Huawei et Volkswagen développe des véhicules électriques avec Xpeng. Brian Gu, président de XPeng, a déclaré aux journalistes que les entreprises mettent aujourd'hui "à profit leurs atouts respectifs pour collaborer avec la Chine", en Chine comme à l'étranger. Cette tendance, a-t-il ajouté, ne fera que s'accentuer. L'espace d'exposition fera cette année la part belle aux spacieux SUV, segment de croissance pour des clients chinois à la recherche de confort et d'habitabilité. Fidéliser, réguler La Chine "est devenue un marché axé sur la fidélisation de la clientèle" ainsi que sur "la montée en gamme, et ces gros SUV répondent à ce besoin", a écrit cette semaine l'analyste indépendant Lei Xing dans une note. Les constructeurs chinois de voitures électriques ont conquis le marché intérieur ces dernières années grâce à des offres de reprise, proposant d'importantes remises aux clients qui acceptent de céder leur ancien véhicule pour un neuf. Cette féroce guerre des prix a conduit le gouvernement chinois à demander l'année dernière un renforcement du contrôle des prix et une meilleure régulation à long terme de la concurrence. Cela n'empêche toutefois pas de nouvelles marques de véhicules électriques de se créer en Chine, souligne Lei Xing, qui dit en avoir recensées au moins huit durant les deux dernières années. Les constructeurs de voitures électriques profitent également de la flambée des prix du pétrole liée à la guerre au Moyen-Orient qui rend les modèles essence moins attrayants aux yeux de certains conducteurs. Les entreprises s'emploient également à améliorer la distance pouvant être parcourue avec une seule charge. Lei Jun, le patron de Xiaomi - le géant chinois des smartphones désormais constructeur automobile - a récemment parcouru 1.300 km entre Pékin et Shanghai au volant de sa nouvelle berline électrique SU7 Pro, affirmant ne s'être arrêté qu'une seule fois pour recharger en 15 heures de trajet.
Texte intégral (695 mots)
Des rangées d'influenceurs posent devant des modèles rutilants, se précipitant vers des valises remplies de tenues pour se changer entre les prises. Des managers survoltés tentent, plantés devant d'immenses écrans dans les halls caverneux du centre international des expositions, de séduire les acheteurs sur un marché impitoyable. Les géants occidentaux comme Volkswagen, Toyota et BMW ont dominé le marché chinois pendant des années. Mais ils ont perdu du terrain face aux constructeurs locaux, plus rapides sur la transition vers l'électrique et aux modèles moins chers. Les firmes chinoises comme BYD, Xiaomi et Xpeng sont désormais également à la pointe de l'intégration des logiciels d'intelligence artificielle (IA) et des technologies de conduite autonome dans leurs véhicules électriques. Le salon automobile de Pékin s'étend sur 380.000 mètres carrés - soit l'équivalent de plus de 50 terrains de football. Plus de 1.400 véhicules de centaines de constructeurs étrangers et chinois seront présentés au grand public du 28 avril au 3 mai. Montée en gamme Les visiteurs ont acclamé He Xiaopeng, le PDG de XPeng, quand il est monté sur scène aux côtés du tout dernier véhicule électrique du constructeur chinois: le GX, un imposant SUV à six places qui intègre des technologies d'intelligence artificielle et vise le marché du luxe. Le GX sera suivi par des robots humanoïdes dès cette année, puis par des voitures volantes que XPeng, fondé il y a une décennie à peine, espère commencer à produire à grande échelle l'année prochaine, a promis M. He. Les marques chinoises devraient ainsi se livrer une concurrence acharnée pendant tout le salon pour impressionner les visiteurs, à coups de fonctions de conduite autonome, de vitesse toujours plus élevée de recharge de batterie ou encore de confort à bord. Les constructeurs étrangers, quant à eux, multiplient les collaborations avec des entreprises chinoises afin de ne pas rester à la traîne en matière de progrès technologiques. BMW s'est par exemple associé au géant chinois des batteries CATL. Son compatriote allemand Audi utilise les systèmes d'aide à la conduite de Huawei et Volkswagen développe des véhicules électriques avec Xpeng. Brian Gu, président de XPeng, a déclaré aux journalistes que les entreprises mettent aujourd'hui "à profit leurs atouts respectifs pour collaborer avec la Chine", en Chine comme à l'étranger. Cette tendance, a-t-il ajouté, ne fera que s'accentuer. L'espace d'exposition fera cette année la part belle aux spacieux SUV, segment de croissance pour des clients chinois à la recherche de confort et d'habitabilité. Fidéliser, réguler La Chine "est devenue un marché axé sur la fidélisation de la clientèle" ainsi que sur "la montée en gamme, et ces gros SUV répondent à ce besoin", a écrit cette semaine l'analyste indépendant Lei Xing dans une note. Les constructeurs chinois de voitures électriques ont conquis le marché intérieur ces dernières années grâce à des offres de reprise, proposant d'importantes remises aux clients qui acceptent de céder leur ancien véhicule pour un neuf. Cette féroce guerre des prix a conduit le gouvernement chinois à demander l'année dernière un renforcement du contrôle des prix et une meilleure régulation à long terme de la concurrence. Cela n'empêche toutefois pas de nouvelles marques de véhicules électriques de se créer en Chine, souligne Lei Xing, qui dit en avoir recensées au moins huit durant les deux dernières années. Les constructeurs de voitures électriques profitent également de la flambée des prix du pétrole liée à la guerre au Moyen-Orient qui rend les modèles essence moins attrayants aux yeux de certains conducteurs. Les entreprises s'emploient également à améliorer la distance pouvant être parcourue avec une seule charge. Lei Jun, le patron de Xiaomi - le géant chinois des smartphones désormais constructeur automobile - a récemment parcouru 1.300 km entre Pékin et Shanghai au volant de sa nouvelle berline électrique SU7 Pro, affirmant ne s'être arrêté qu'une seule fois pour recharger en 15 heures de trajet.
10 / 15

 

  GÉNÉRALISTES
Le Canard Enchaîné
La Croix
Le Figaro
France 24
France-Culture
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP / Senat
Le Media
La Tribune
Time France
 
  EUROPE ‧ RUSSIE
Courrier Europe Ctrale
Desk-Russie
Euractiv
Euronews
Toute l'Europe
 
  Afrique ‧ Asie ‧ Proche-Orient
Haaretz
Info Asie
Inkyfada
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
L'Orient - Le Jour
Orient XXI
Rojava I.C
 
  INTERNATIONAL
Courrier International
Equaltimes
Global Voices
Infomigrants
I.R.I.S
The New-York Times
 
  OSINT ‧ INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
G.I.J
I.C.I.J
 
  OPINION
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
Hors-Serie
L'Insoumission
Là-bas si j'y suis
Les Jours
LVSL
Politis
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Reseau Bastille
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Catastrophes naturelles
Conspis
Culture
Curation IA
Extrême-droite
Human Rights Watch
Inégalités
Information
Justice fiscale
Liberté de création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie
🌞