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Chaîne de service public - Actualité internationale.

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20.02.2026 à 11:33

Accord ou force : Trump se donne "dix jours" pour prendre une décision sur l'Iran

FRANCE24
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Donald Trump a indiqué jeudi se donner "dix" à "quinze jours" pour décider si un accord avec l'Iran est possible, ou s'il recourt au contraire à la force contre Téhéran. "Nous devrons peut-être aller plus loin, ou peut-être pas, nous allons peut-être conclure un accord. Vous le saurez probablement dans les dix prochains jours", a déclaré le président américain dans un discours à Washington devant son "Conseil de paix", qui tenait sa première réunion. Récit de David Gilberg.

20.02.2026 à 11:27

L'excision, une souffrance à vie qui pourrait redevenir légale en Gambie

FRANCE24
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Les mutilations génitales féminines (MGF) - qui incluent l'ablation partielle ou totale du clitoris, ou plus largement des organes génitaux externes - font l'objet d'un débat sensible en Gambie, où cette pratique reste ancrée dans la société. Malgré l'interdiction en vigueur, la Gambie fait partie des dix pays au monde où le taux de MGF est le plus élevé: 73% des jeunes filles et femmes âgées de 15 à 49 ans avaient subi cette pratique en 2020, selon l'Unicef. En 2025, les morts de deux nourrissons récemment excisés avaient provoqué l'indignation dans le pays. La question des MGF est au centre d'une affaire devant la Cour suprême qui examine une plainte visant à revenir sur leur interdiction dans ce pays à majorité musulmane. La Gambie deviendrait l'un des seuls pays au monde à prendre cette décision. En 2024, le Parlement avait rejeté une proposition de loi présentée par le député Almameh Gibba, qui entendait dépénaliser la pratique, arguant du respect de la tradition. En avril 2025, le député et des associations religieuses ont alors déposé une plainte devant la Cour suprême. L'examen par la Cour, qui a démarré en décembre, a été interrompu, mais devrait reprendre bientôt. "Cris" C'est à l'âge de six ans que Fatou, 30 ans, a été excisée. Elle s'est retrouvée dans un lieu inconnu en compagnie de "plusieurs vieilles femmes", celles que l'on appelle les "coupeuses". Les yeux bandés, elle n'a pas tout de suite compris ce qu'il se passait, mais pouvait "entendre les cris des autres filles" prises au piège dans le même lieu, explique-t-elle à l'AFP depuis sa maison, dans la ville de Brikima, à 40 km de la capitale Banjul. Aujourd'hui encore, elle "a très mal à chaque fois" qu'elle a ses règles. "Et quand j'ai des relations intimes avec mon mari, à un moment donné, j'ai l'impression qu'on déverse de l'eau brûlante sur moi...". Les victimes de MGF sont pour la plupart des fillettes ou préadolescentes. Outre la douleur, le traumatisme et les conséquences sur la sexualité future des femmes, ces mutilations peuvent provoquer la mort, des infections, saignements et plus tard stérilité et complications lors de l'accouchement ou après. Malgré l'interdiction en vigueur depuis 2015, moins d'une dizaine de cas ont été poursuivis devant la justice et les premières condamnations ont été prononcées seulement en 2023. Membre du Conseil islamique suprême de Gambie qui encadre les questions islamiques, l'imam Kalipha Dampha soutient pour sa part la dépénalisation. "L'excision fait partie de nos croyances religieuses. L'interdire, cela revient à entraver notre liberté religieuse", a-t-il déclaré à un journaliste de l'AFP venu le rencontrer au siège du Conseil à Kanifing, à l'ouest de Banjul. "Tout dans l'islam est basé sur la pureté" et cela inclut selon lui "la circoncision, que ce soit pour les hommes ou les femmes". De son côté, Oumie Jagne, coordinatrice de programme à l'ONG gambienne "Think Young Women", réplique que les "MGF ne sont pas une exigence, ni un impératif religieux". Selon elle, l'une des raisons de la persistance de cette pratique douloureuse est qu'elle est vue comme un rite de passage pour être acceptée dans la communauté. Refuser de s'y soumettre peut entraîner des difficultés d'intégration, un isolement social, des pressions. Même si l'interdiction des MGF est peu appliquée en Gambie, la loi "a permis de créer un précédent clair que cette pratique n'est pas acceptable", estime-t-elle. - "Traumatisme" - Jaha Dukureh a enduré nombre de traumatismes à cause de l'excision. Devenue ambassadrice régionale d'ONU Femmes pour l'Afrique, elle a fondé l'ONG "Safe Hands for Girls" venant en aide aux victimes de MGF en Afrique et travaille désormais dans le secteur de la tech aux Etats-Unis. Alors qu'elle n'était qu'une enfant dans les années 1990, elle a vu mourir sa soeur qui n'avait qu'une semaine. Le nourrisson s'est vidé de son sang après avoir subi une excision. Puis Jaha Dukureh a été mariée à l'âge de 15 ans, à un homme beaucoup plus âgé qu'elle. Issue de la communauté soninké - qui pratique cette mutilation en raison de valeurs centrées sur la virginité - elle a subi une "infibulation", un rétrécissement de l'orifice vaginal par recouvrement, en sectionnant et en repositionnant les petites lèvres, ou les grandes lèvres, parfois par suture. Au moment du mariage, les femmes sont "réouvertes sans anesthésie", puis on dit à leurs maris d'avoir un rapport le jour même, pour "ne pas que cela se referme", déplore Mme Dukureh. Mariama Fatajo, 28 ans, a elle aussi été victime d'excision. La jeune femme dit avoir tellement souffert lors de l'accouchement de ses deux enfants qu'elle a décidé de ne pas en avoir d'autres, témoigne-t-elle auprès de l'AFP. Elle a très peur d'une dépénalisation. "Ce sera choquant pour nous, les survivantes, mais aussi pour les petites filles que nous essayons de protéger", craint-elle. "Parce les MGF peuvent être un traumatisme dont on souffre toute une vie".

20.02.2026 à 11:25

L'ex-prince Andrew, accusé d'avoir fourni des documents confidentiels à Epstein, est relâché

FRANCE24
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L'ex-prince Andrew a été arrêté et placé des heures durant en garde à vue jeudi, à la suite d'allégations de "manquement dans l'exercice de fonctions officielles" liées à l'affaire Epstein, du jamais vu dans l'histoire moderne de la monarchie britannique. Le prince déchu a finalement été relâché en soirée "en attendant la suite de l'enquête", a indiqué dans un communiqué la police de Windsor.
Texte intégral (858 mots)
L'ex-prince Andrew a été arrêté et placé des heures durant en garde à vue jeudi, à la suite d'allégations de "manquement dans l'exercice de fonctions officielles" liées à l'affaire Epstein, du jamais vu dans l'histoire moderne de la monarchie britannique. Le prince déchu a finalement été relâché en soirée "en attendant la suite de l'enquête", a indiqué dans un communiqué la police de Windsor.

20.02.2026 à 11:25

JO: derrière les médailles des fondeurs, un semi-remorque qui carbure

FRANCE24
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Dans un espace lumineux d'une soixantaine de mètres carrés qui sent le neuf, ces travailleurs de l'ombre veillent au fartage, une mission essentielle pour la réussite des Bleus, facilitée par l'acquisition d'un semi-remorque aménagé spécialement pour leurs besoins et opérationnel depuis décembre 2024. Sur leurs bureaux de bois clair, ils appliquent, préparent et optimisent les couches de cires spéciales (ou fart) sous les skis pour en améliorer la glisse ou l'accroche selon les conditions de neige et de température. Dans l'atelier aménagé dans le semi-remorque, les membres de cette première équipe - huit personnes au total - ont chacun "une mission spécifique", indique Guillaume de Nardin, responsable de l'atelier. Trois à quatre personnes oeuvrent au fartage des skis de style classique, les "glisseurs", eux, sont astreints aux produits de glisse et les "structureurs" passent les skis aux rouleaux pour la finition. - "cristaux de neige" - Dans un camion plus petit situé à côté, une seconde équipe de trois personnes passe les équipements sur une "structureuse", machine sophistiquée dédiée à la première finition. Elle sert à "changer la texture des semelles de skis pour les adapter aux différentes conditions de piste", dit Jean Hérody, chargé de cette étape. "Sur une saison, on rencontre des tailles de cristaux de neige et des hygrométries très différentes. Et pour chaque piste, on doit trouver la friction optimale pour générer les conditions de glisse maximales", développe-t-il. Troisième pièce du puzzle, une tente sert de lieu de stockage supplémentaire pour les skis, tous étiquetés du nom du fondeur à qui ils sont destinés. Au plus fort de leur activité, les techniciens "sortent 10 à 15 skis par athlètes". Quinze fondeurs français - huit hommes, sept femmes - étaient rassemblés dans le Val di Fiemme au début des Jeux. Mais la vraie révolution, c'est l'imposante remorque bleue avec son atelier de fartage, qui fait de l'oeil au massif camion de la Norvège de Johannes Klaebo, garé non loin de là. Ce poids lourd a coûté "près d'un million d'euros" aménagement intérieur inclus, indique Olivier Michaud, directeur des équipes de France de ski de fond. Une acquisition permise grâce à un partenariat entre la Fédération française (FFS), la région Auvergne Rhône Alpes et l'Agence nationale du sport (ANS). Cet outil de travail "majeur" fait "complètement partie de la performance", insiste le dirigeant des Bleus en répondant à nos questions depuis la salle de réunion attenante à l'atelier. "C'est là que l'on débriefe entre membres du staff et avec les athlètes. C'est aussi là qu'on pleure quand ça gagne et quand ça perd", souligne Olivier Michaud, une machine à café et une plaque de cuisson derrière lui. 750 paires de ski Dans ce semi-remorque dont le tracteur est, lui, loué, "la surface de travail est deux fois plus grande que dans l'ancien camion", qui avait duré une dizaine d'années, précise Guillaume de Nardin en poursuivant la visite guidée. "L'espace permet de stocker plus de skis au lieu de les avoir toujours à l'extérieur dans des housses", ajoute-t-il. Doté de deux grands tiroirs latéraux, le poids lourd peut ainsi contenir jusqu'à 750 paires de skis. Sur une saison complète, avec les étapes de Coupe du monde organisée de novembre à mars en Norvège, Suède, Italie, Finlande, Suisse... "c'est énormément de fatigue en moins sur le travail quotidien", fait remarquer Guillaume de Nardin. Car les horaires de ces travailleurs de l'ombre sont déjà très élastiques: pendant les Jeux, ils peuvent usiner dans l'atelier "de 8h du matin à 22h", souligne Olivier Michaud. Les techniciens passent aussi beaucoup de temps sur les pistes à tester eux-mêmes les skis et... sur la route! Après les Jeux, la Coupe du monde reprend dès le 28 février à Falun, en Suède, suivi de quatre autres étapes en trois semaines, dont les finales à Lake Placid, aux Etats-Unis du 20 au 22 mars. Cela méritait bien de trouver le bon "truck".
Texte intégral (697 mots)
Dans un espace lumineux d'une soixantaine de mètres carrés qui sent le neuf, ces travailleurs de l'ombre veillent au fartage, une mission essentielle pour la réussite des Bleus, facilitée par l'acquisition d'un semi-remorque aménagé spécialement pour leurs besoins et opérationnel depuis décembre 2024. Sur leurs bureaux de bois clair, ils appliquent, préparent et optimisent les couches de cires spéciales (ou fart) sous les skis pour en améliorer la glisse ou l'accroche selon les conditions de neige et de température. Dans l'atelier aménagé dans le semi-remorque, les membres de cette première équipe - huit personnes au total - ont chacun "une mission spécifique", indique Guillaume de Nardin, responsable de l'atelier. Trois à quatre personnes oeuvrent au fartage des skis de style classique, les "glisseurs", eux, sont astreints aux produits de glisse et les "structureurs" passent les skis aux rouleaux pour la finition. - "cristaux de neige" - Dans un camion plus petit situé à côté, une seconde équipe de trois personnes passe les équipements sur une "structureuse", machine sophistiquée dédiée à la première finition. Elle sert à "changer la texture des semelles de skis pour les adapter aux différentes conditions de piste", dit Jean Hérody, chargé de cette étape. "Sur une saison, on rencontre des tailles de cristaux de neige et des hygrométries très différentes. Et pour chaque piste, on doit trouver la friction optimale pour générer les conditions de glisse maximales", développe-t-il. Troisième pièce du puzzle, une tente sert de lieu de stockage supplémentaire pour les skis, tous étiquetés du nom du fondeur à qui ils sont destinés. Au plus fort de leur activité, les techniciens "sortent 10 à 15 skis par athlètes". Quinze fondeurs français - huit hommes, sept femmes - étaient rassemblés dans le Val di Fiemme au début des Jeux. Mais la vraie révolution, c'est l'imposante remorque bleue avec son atelier de fartage, qui fait de l'oeil au massif camion de la Norvège de Johannes Klaebo, garé non loin de là. Ce poids lourd a coûté "près d'un million d'euros" aménagement intérieur inclus, indique Olivier Michaud, directeur des équipes de France de ski de fond. Une acquisition permise grâce à un partenariat entre la Fédération française (FFS), la région Auvergne Rhône Alpes et l'Agence nationale du sport (ANS). Cet outil de travail "majeur" fait "complètement partie de la performance", insiste le dirigeant des Bleus en répondant à nos questions depuis la salle de réunion attenante à l'atelier. "C'est là que l'on débriefe entre membres du staff et avec les athlètes. C'est aussi là qu'on pleure quand ça gagne et quand ça perd", souligne Olivier Michaud, une machine à café et une plaque de cuisson derrière lui. 750 paires de ski Dans ce semi-remorque dont le tracteur est, lui, loué, "la surface de travail est deux fois plus grande que dans l'ancien camion", qui avait duré une dizaine d'années, précise Guillaume de Nardin en poursuivant la visite guidée. "L'espace permet de stocker plus de skis au lieu de les avoir toujours à l'extérieur dans des housses", ajoute-t-il. Doté de deux grands tiroirs latéraux, le poids lourd peut ainsi contenir jusqu'à 750 paires de skis. Sur une saison complète, avec les étapes de Coupe du monde organisée de novembre à mars en Norvège, Suède, Italie, Finlande, Suisse... "c'est énormément de fatigue en moins sur le travail quotidien", fait remarquer Guillaume de Nardin. Car les horaires de ces travailleurs de l'ombre sont déjà très élastiques: pendant les Jeux, ils peuvent usiner dans l'atelier "de 8h du matin à 22h", souligne Olivier Michaud. Les techniciens passent aussi beaucoup de temps sur les pistes à tester eux-mêmes les skis et... sur la route! Après les Jeux, la Coupe du monde reprend dès le 28 février à Falun, en Suède, suivi de quatre autres étapes en trois semaines, dont les finales à Lake Placid, aux Etats-Unis du 20 au 22 mars. Cela méritait bien de trouver le bon "truck".

20.02.2026 à 11:23

L'ultimatum de Donald Trump à l'Iran : "dix jours" pour trouver un accord

FRANCE24
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Le président américain Donald Trump a dit jeudi se donner "dix jours" pour décider si un accord avec l'Iran était possible, avertissant que dans le cas contraire, "de mauvaises choses" se produiraient. Washington et Téhéran, qui ont renoué le dialogue début février pour la première fois depuis la guerre de 12 jours en juin 2025, ont tenu deux sessions de pourparlers pour tenter de régler leurs différends. Mais les deux pays ennemis continuent à échanger des menaces sur fond d'escalade militaire: les Etats-Unis ont intensifié leur déploiement dans le Golfe et l'Iran mène des exercices en mer d'Oman avec la Russie. Analyse d'Anne Corpet, chroniqueuse internationale France 24.
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Le président américain Donald Trump a dit jeudi se donner "dix jours" pour décider si un accord avec l'Iran était possible, avertissant que dans le cas contraire, "de mauvaises choses" se produiraient. Washington et Téhéran, qui ont renoué le dialogue début février pour la première fois depuis la guerre de 12 jours en juin 2025, ont tenu deux sessions de pourparlers pour tenter de régler leurs différends. Mais les deux pays ennemis continuent à échanger des menaces sur fond d'escalade militaire: les Etats-Unis ont intensifié leur déploiement dans le Golfe et l'Iran mène des exercices en mer d'Oman avec la Russie. Analyse d'Anne Corpet, chroniqueuse internationale France 24.
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