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07.05.2026 à 22:22

FRANCE 24
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Le ​président américain Donald Trump a indiqué jeudi avoir signalé à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, que Bruxelles avait jusqu'au 4 juillet pour respecter l'accord commercial conclu entre les deux parties. Passé ce délai, les droits de douane imposés par Washington à l'UE "bondiraient immédiatement".
Le ​président américain Donald Trump a indiqué jeudi avoir signalé à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, que Bruxelles avait jusqu'au 4 juillet pour respecter l'accord commercial conclu entre les deux parties. Passé ce délai, les droits de douane imposés par Washington à l'UE "bondiraient immédiatement".

07.05.2026 à 22:09

FRANCE24
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Le Dow Jones a cédé 0,63%, l'indice Nasdaq a perdu 0,13% et l'indice élargi S&P 500 a reculé de 0,38%. "Le marché est un peu fatigué après une hausse assez soutenue depuis la fin du mois de mars", résume auprès de l'AFP Tom Cahill, de Ventura Wealth Management. En début de journée, le Nasdaq et le S&P 500 avaient même atteint de nouveaux sommets pour la troisième séance d'affilée "avant de basculer dans le rouge alors que les États-Unis attendent la réponse de l'Iran à la proposition (...) de la Maison Blanche" sur une trêve durable, souligne Jose Torres, d'Interactive Brokers. Parlant de "très bonnes discussions dans les dernières 24 heures", Donald Trump a jugé mercredi "très possible" un accord de paix avec la République islamique, même s'il a de nouveau agité la menace d'une reprise des bombardements. L'Iran a affirmé le même jour qu'il "examinait" le plan américain tout en jugeant que Washington cherchait à forcer sa "reddition". Les marchés s'étaient montrés très enthousiastes mercredi mais l'absence d'annonce sur une quelconque avancée a refroidi les ardeurs. Les cours du pétrole ont d'ailleurs seulement reculé légèrement jeudi. Et les taux obligataires sont remontés. Vers 20H20 GMT, le rendement à dix ans des emprunts de l'État américain évoluait autour de 4,38% contre 4,35% la veille en clôture. Des inquiétudes commencent aussi à poindre sur le marché concernant les conséquences économiques du conflit au Moyen-Orient. "Les résultats des entreprises ont été solides, mais à un moment donné, si la situation dans le détroit d'Ormuz n'est pas résolue, cela finira par peser sur les bénéfices des entreprises", assure Tom Cahill. Le fabricant d'électroménager Whirlpool a plongé de près de 12% après avoir fait état d'une baisse de son chiffre d'affaires lors du premier trimestre. L'entreprise a imputé le repli de la demande américaine aux répercussions de la guerre au Moyen-Orient. "À mesure que les consommateurs continuent de ressentir les effets de la hausse des prix, ils vont devoir faire des choix concernant d'autres produits qui refléteront leurs difficultés", ce qui viendra percuter les résultats de nombreuses entreprises, prévient M. Cahill. Parmi les autres mouvements d'ampleur du jour, les salles de sport Planet Fitness ont dévissé de plus de 31% après que l'entreprise a revu à la baisse ses projections pour l'année. La chaîne de fast-food Shake Shack (-28,26% à 69,24 dollars) a aussi connu une très mauvaise séance. Le chiffre d'affaires du début d'année est ressorti en deçà des attentes et le bénéfice net par action était égal à zéro, là où les analystes tablaient sur 12 cents. Côté indicateurs, les inscriptions hebdomadaires au chômage aux Etats-Unis sont ressorties légèrement en deçà des attentes, à 200.000. Les investisseurs seront attentifs à la publication vendredi d'un rapport officiel sur l'emploi américain pour le mois d'avril.
Texte intégral (506 mots)
Le Dow Jones a cédé 0,63%, l'indice Nasdaq a perdu 0,13% et l'indice élargi S&P 500 a reculé de 0,38%. "Le marché est un peu fatigué après une hausse assez soutenue depuis la fin du mois de mars", résume auprès de l'AFP Tom Cahill, de Ventura Wealth Management. En début de journée, le Nasdaq et le S&P 500 avaient même atteint de nouveaux sommets pour la troisième séance d'affilée "avant de basculer dans le rouge alors que les États-Unis attendent la réponse de l'Iran à la proposition (...) de la Maison Blanche" sur une trêve durable, souligne Jose Torres, d'Interactive Brokers. Parlant de "très bonnes discussions dans les dernières 24 heures", Donald Trump a jugé mercredi "très possible" un accord de paix avec la République islamique, même s'il a de nouveau agité la menace d'une reprise des bombardements. L'Iran a affirmé le même jour qu'il "examinait" le plan américain tout en jugeant que Washington cherchait à forcer sa "reddition". Les marchés s'étaient montrés très enthousiastes mercredi mais l'absence d'annonce sur une quelconque avancée a refroidi les ardeurs. Les cours du pétrole ont d'ailleurs seulement reculé légèrement jeudi. Et les taux obligataires sont remontés. Vers 20H20 GMT, le rendement à dix ans des emprunts de l'État américain évoluait autour de 4,38% contre 4,35% la veille en clôture. Des inquiétudes commencent aussi à poindre sur le marché concernant les conséquences économiques du conflit au Moyen-Orient. "Les résultats des entreprises ont été solides, mais à un moment donné, si la situation dans le détroit d'Ormuz n'est pas résolue, cela finira par peser sur les bénéfices des entreprises", assure Tom Cahill. Le fabricant d'électroménager Whirlpool a plongé de près de 12% après avoir fait état d'une baisse de son chiffre d'affaires lors du premier trimestre. L'entreprise a imputé le repli de la demande américaine aux répercussions de la guerre au Moyen-Orient. "À mesure que les consommateurs continuent de ressentir les effets de la hausse des prix, ils vont devoir faire des choix concernant d'autres produits qui refléteront leurs difficultés", ce qui viendra percuter les résultats de nombreuses entreprises, prévient M. Cahill. Parmi les autres mouvements d'ampleur du jour, les salles de sport Planet Fitness ont dévissé de plus de 31% après que l'entreprise a revu à la baisse ses projections pour l'année. La chaîne de fast-food Shake Shack (-28,26% à 69,24 dollars) a aussi connu une très mauvaise séance. Le chiffre d'affaires du début d'année est ressorti en deçà des attentes et le bénéfice net par action était égal à zéro, là où les analystes tablaient sur 12 cents. Côté indicateurs, les inscriptions hebdomadaires au chômage aux Etats-Unis sont ressorties légèrement en deçà des attentes, à 200.000. Les investisseurs seront attentifs à la publication vendredi d'un rapport officiel sur l'emploi américain pour le mois d'avril.

07.05.2026 à 21:33

FRANCE24
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La Russie a unilatéralement décrété un cessez-le-feu de vendredi à dimanche - du 8 au 10 mai -, mais a appelé la population et les diplomates à quitter Kiev pour éviter d'y subir d'éventuelles frappes russes si l'Ukraine venait à perturber les festivités du 9 mai. "Nous avons également reçu des messages de certains Etats proches de la Russie, indiquant que leurs représentants prévoyaient de se rendre à Moscou. Une étrange envie (...) par les temps qui courent. Nous ne le recommandons pas", a déclaré M. Zelensky dans la soirée. L'Ukraine avait fait une contre-proposition de trêve à compter du 6 mai, qualifiant la démarche russe de mesure de propagande. Les Russes "veulent de l'Ukraine un permis pour organiser leur défilé, afin de pouvoir sortir en toute sécurité sur la place (Rouge) pendant une heure, une fois par an, et ensuite reprendre leurs tueries", a ajouté le président ukrainien. Fébrilité à Moscou "Nous rappelons à la population civile de Kiev et au personnel des missions diplomatiques étrangères la nécessité de quitter la ville en temps voulu", avait, quelques minutes plus tôt, a écrit le ministère russe de la Défense dans un communiqué. La veille, le ministère russe des Affaires étrangères avait exhorté les ambassades en Ukraine à évacuer leur personnel et leurs ressortissants en raison de l'"inévitabilité de frappes de représailles" si l'Ukraine cherchait à troubler samedi, notamment par une attaque de drones, le déroulement du défilé dans la capitale russe. La Russie a promis que, pendant la trêve, les tirs russes seraient "complètement" interrompus le long de la ligne de front ainsi que contre les infrastructures militaires situées plus loin à l'intérieur du territoire ukrainien. Mais que, si l'Ukraine ne suivait pas cet exemple, il y aurait une riposte adéquate. Les Russes célèbrent chaque année, le 9 mai, la Journée de la Victoire par un grand défilé militaire sur la place Rouge. Vladimir Poutine a fait du souvenir de la Deuxième Guerre mondiale un élément central du récit de ses 25 ans de règne. L'Ukraine, quant à elle, célèbre désormais la fin de la Deuxième Guerre mondiale le 8 mai, comme les pays occidentaux. Ces dernières semaines, l'armée ukrainienne, qui a renforcé ses capacités en matière de drones, a intensifié ses frappes sur Moscou et en profondeur sur le sol russe, atteignant des cibles situées à des centaines de kilomètres de l'Ukraine. Ces attaques ont créé un malaise en Russie à l'approche du défilé du 9 mai, qui est traditionnellement une grande démonstration de force mettant en scène chars et missiles. La Russie a annoncé que des équipements militaires n'y figureraient pas, pour la première fois en près de 20 ans. Le nombre des invités étrangers a également diminué: seuls les dirigeants du Bélarus, de la Malaisie et du Laos assisteront à l'événement, outre ceux des deux républiques séparatistes géorgiennes soutenues par Moscou et non reconnues par l'ONU, selon le Kremlin. Des coupures intermittentes d'internet jusqu'à samedi ont en outre été ordonnées par les autorités à l'échelle de la capitale russe. Les pourparlers visant à mettre fin au conflit, qui a dégénéré en conflit le plus sanglant en Europe depuis 1945, n'ont guère progressé et ont été reléguées au second plan par la guerre au Moyen-Orient. Des discussions doivent néanmoins s'ouvrir jeudi à Miami, en Floride, entre négociateurs ukrainiens et américains. Ces échanges visent à faire progresser "la libération des prisonniers" ukrainiens détenus en Russie et à favoriser "la relance du processus diplomatique", selon Volodymyr Zelensky, qui a envoyé aux Etats-Unis son négociateur Roustem Oumerov.
Texte intégral (637 mots)
La Russie a unilatéralement décrété un cessez-le-feu de vendredi à dimanche - du 8 au 10 mai -, mais a appelé la population et les diplomates à quitter Kiev pour éviter d'y subir d'éventuelles frappes russes si l'Ukraine venait à perturber les festivités du 9 mai. "Nous avons également reçu des messages de certains Etats proches de la Russie, indiquant que leurs représentants prévoyaient de se rendre à Moscou. Une étrange envie (...) par les temps qui courent. Nous ne le recommandons pas", a déclaré M. Zelensky dans la soirée. L'Ukraine avait fait une contre-proposition de trêve à compter du 6 mai, qualifiant la démarche russe de mesure de propagande. Les Russes "veulent de l'Ukraine un permis pour organiser leur défilé, afin de pouvoir sortir en toute sécurité sur la place (Rouge) pendant une heure, une fois par an, et ensuite reprendre leurs tueries", a ajouté le président ukrainien. Fébrilité à Moscou "Nous rappelons à la population civile de Kiev et au personnel des missions diplomatiques étrangères la nécessité de quitter la ville en temps voulu", avait, quelques minutes plus tôt, a écrit le ministère russe de la Défense dans un communiqué. La veille, le ministère russe des Affaires étrangères avait exhorté les ambassades en Ukraine à évacuer leur personnel et leurs ressortissants en raison de l'"inévitabilité de frappes de représailles" si l'Ukraine cherchait à troubler samedi, notamment par une attaque de drones, le déroulement du défilé dans la capitale russe. La Russie a promis que, pendant la trêve, les tirs russes seraient "complètement" interrompus le long de la ligne de front ainsi que contre les infrastructures militaires situées plus loin à l'intérieur du territoire ukrainien. Mais que, si l'Ukraine ne suivait pas cet exemple, il y aurait une riposte adéquate. Les Russes célèbrent chaque année, le 9 mai, la Journée de la Victoire par un grand défilé militaire sur la place Rouge. Vladimir Poutine a fait du souvenir de la Deuxième Guerre mondiale un élément central du récit de ses 25 ans de règne. L'Ukraine, quant à elle, célèbre désormais la fin de la Deuxième Guerre mondiale le 8 mai, comme les pays occidentaux. Ces dernières semaines, l'armée ukrainienne, qui a renforcé ses capacités en matière de drones, a intensifié ses frappes sur Moscou et en profondeur sur le sol russe, atteignant des cibles situées à des centaines de kilomètres de l'Ukraine. Ces attaques ont créé un malaise en Russie à l'approche du défilé du 9 mai, qui est traditionnellement une grande démonstration de force mettant en scène chars et missiles. La Russie a annoncé que des équipements militaires n'y figureraient pas, pour la première fois en près de 20 ans. Le nombre des invités étrangers a également diminué: seuls les dirigeants du Bélarus, de la Malaisie et du Laos assisteront à l'événement, outre ceux des deux républiques séparatistes géorgiennes soutenues par Moscou et non reconnues par l'ONU, selon le Kremlin. Des coupures intermittentes d'internet jusqu'à samedi ont en outre été ordonnées par les autorités à l'échelle de la capitale russe. Les pourparlers visant à mettre fin au conflit, qui a dégénéré en conflit le plus sanglant en Europe depuis 1945, n'ont guère progressé et ont été reléguées au second plan par la guerre au Moyen-Orient. Des discussions doivent néanmoins s'ouvrir jeudi à Miami, en Floride, entre négociateurs ukrainiens et américains. Ces échanges visent à faire progresser "la libération des prisonniers" ukrainiens détenus en Russie et à favoriser "la relance du processus diplomatique", selon Volodymyr Zelensky, qui a envoyé aux Etats-Unis son négociateur Roustem Oumerov.

07.05.2026 à 21:11

Stéphanie ANTOINE
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Emmanuel Macron se rendra en Afrique à l’occasion du sommet « Africa Forward », co-organisé par la France et le Kenya, qui se tiendra du 11 au 12 mai à Nairobi. Le sommet vise à répondre aux enjeux communs entre la France et les pays africains. Les explications avec Eleonore Caroit, ministre déléguée chargée de la Francophonie, des Partenariats internationaux et des Français de l’étranger.
Texte intégral (637 mots)
Emmanuel Macron se rendra en Afrique à l’occasion du sommet « Africa Forward », co-organisé par la France et le Kenya, qui se tiendra du 11 au 12 mai à Nairobi. Le sommet vise à répondre aux enjeux communs entre la France et les pays africains. Les explications avec Eleonore Caroit, ministre déléguée chargée de la Francophonie, des Partenariats internationaux et des Français de l’étranger.

07.05.2026 à 21:03

FRANCE24
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"À ce jour, plus de 75 survivantes ont reçu une indemnisation complète dans le cadre du dispositif" mis en place par Harrods en mars 2025, a annoncé le magasin jeudi à l'AFP. Elles font partie des 259 personnes qui ont déposé une demande d'indemnisation dans le cadre de ce dispositif, qui était ouvert jusqu'au 31 mars. Les dossiers des autres victimes sont toujours en cours d'examen, a précisé Harrods dans un communiqué. Plus tôt jeudi, l'inspection de la police britannique avait annoncé avoir ouvert une enquête sur un policier et quatre anciens agents, soupçonnés d'avoir échoué à donner suite à des signalements d'agressions sexuelles visant Mohamed Al-Fayed de son vivant. Après la diffusion d'un documentaire de la BBC sur cette affaire en septembre 2024, la police de Londres avait reconnu avoir reçu 21 témoignages de femmes contre le milliardaire égyptien avant son décès à l'âge de 94 ans en 2023. Mais l'homme d'affaires n'a jamais fait l'objet de poursuites. Abus de pouvoir Les accusations de viols, agressions sexuelles et de traite d'êtres humains contre Mohamed Al-Fayed, qui possédait aussi le club anglais de Fulham, mais également contre ses deux frères, Ali et Salah, se sont multipliées après la diffusion de ce documentaire. Les victimes de violences sexuelles engagées dans la procédure d'Harrods peuvent être indemnisée jusqu'à 400.000 livres (462.000 euros), avec des montants qui s'additionnent en fonction du préjudice subi. Figure par exemple une indemnisation de 10.000 livres si elles ont subi des examens gynécologiques intrusifs pour s'assurer qu'elles étaient vierges ou n'avaient pas de maladies sexuellement transmissibles. Elles doivent pour cela attester d'un "lien suffisamment étroit" avec le magasin de luxe, au Royaume-Uni ou à l'étranger, et accepter de faire l'objet d'une évaluation psychologique. Harrods avait présenté ses "excuses sans réserve pour les violences sexuelles infligées par Fayed, qui a abusé de son pouvoir partout où il opérait". En parallèle, la police des polices britannique IOPC a annoncé jeudi que "cinq personnes – un agent en service de la police métropolitaine (de Londres) et quatre anciens agents" étaient visés par une enquête "pour des soupçons de faute professionnelle". L'investigation de cet organisme indépendant porte sur la façon dont les agents ont répondu aux signalements faits par quatre victimes de Mohamed Al-Fayed de son vivant, et permettra de déterminer s'ils doivent ou auraient dû faire l'objet d'une procédure disciplinaire. La police londonienne a affirmé apporter son concours à l'enquête. "Véritable enquête" La "Met" a en février et mars interrogé quatre personnes - trois femmes et un homme - soupçonnées de complicité de viols et agressions sexuelles et de traite d'êtres humains à des fins d'exploitation sexuelle dans l'affaire Al-Fayed. Aucune arrestation n'a eu lieu. La police a précisé que 154 victimes s'étaient manifestées auprès d'elle depuis la diffusion du documentaire de la BBC. Justine, ancienne employée de Harrods et membre du collectif de victimes "No One Above" (NOA), a indiqué à l'AFP que son "dossier n'a pas été correctement traité" lorsqu'elle a parlé à la police en 2018. Même si elle juge l'investigation de l'IOPC bienvenue, elle déplore l'absence d'une "véritable enquête sur la traite" d'être humains mise en place par les Al Fayed. La justice française enquête aussi depuis l'été dernier sur un vaste système présumé de traite de femmes qui aurait été mis en place par Al-Fayed, propriétaire du Ritz. Rachael Louw, une ancienne vendeuse chez Harrods qui a été entendue par l'office français spécialisé dans la répression de la traite des êtres humains, l'OCRTEH, a affirmé à l'AFP avoir été officiellement reconnue comme victime d'esclavage moderne en avril par les autorités britanniques. Cette mère de famille, qui a porté plainte auprès de la police londonienne en 2024, a estimé que cette décision "valide et légitime" son témoignage et celui "de nombreuses autres survivantes".
Texte intégral (673 mots)
"À ce jour, plus de 75 survivantes ont reçu une indemnisation complète dans le cadre du dispositif" mis en place par Harrods en mars 2025, a annoncé le magasin jeudi à l'AFP. Elles font partie des 259 personnes qui ont déposé une demande d'indemnisation dans le cadre de ce dispositif, qui était ouvert jusqu'au 31 mars. Les dossiers des autres victimes sont toujours en cours d'examen, a précisé Harrods dans un communiqué. Plus tôt jeudi, l'inspection de la police britannique avait annoncé avoir ouvert une enquête sur un policier et quatre anciens agents, soupçonnés d'avoir échoué à donner suite à des signalements d'agressions sexuelles visant Mohamed Al-Fayed de son vivant. Après la diffusion d'un documentaire de la BBC sur cette affaire en septembre 2024, la police de Londres avait reconnu avoir reçu 21 témoignages de femmes contre le milliardaire égyptien avant son décès à l'âge de 94 ans en 2023. Mais l'homme d'affaires n'a jamais fait l'objet de poursuites. Abus de pouvoir Les accusations de viols, agressions sexuelles et de traite d'êtres humains contre Mohamed Al-Fayed, qui possédait aussi le club anglais de Fulham, mais également contre ses deux frères, Ali et Salah, se sont multipliées après la diffusion de ce documentaire. Les victimes de violences sexuelles engagées dans la procédure d'Harrods peuvent être indemnisée jusqu'à 400.000 livres (462.000 euros), avec des montants qui s'additionnent en fonction du préjudice subi. Figure par exemple une indemnisation de 10.000 livres si elles ont subi des examens gynécologiques intrusifs pour s'assurer qu'elles étaient vierges ou n'avaient pas de maladies sexuellement transmissibles. Elles doivent pour cela attester d'un "lien suffisamment étroit" avec le magasin de luxe, au Royaume-Uni ou à l'étranger, et accepter de faire l'objet d'une évaluation psychologique. Harrods avait présenté ses "excuses sans réserve pour les violences sexuelles infligées par Fayed, qui a abusé de son pouvoir partout où il opérait". En parallèle, la police des polices britannique IOPC a annoncé jeudi que "cinq personnes – un agent en service de la police métropolitaine (de Londres) et quatre anciens agents" étaient visés par une enquête "pour des soupçons de faute professionnelle". L'investigation de cet organisme indépendant porte sur la façon dont les agents ont répondu aux signalements faits par quatre victimes de Mohamed Al-Fayed de son vivant, et permettra de déterminer s'ils doivent ou auraient dû faire l'objet d'une procédure disciplinaire. La police londonienne a affirmé apporter son concours à l'enquête. "Véritable enquête" La "Met" a en février et mars interrogé quatre personnes - trois femmes et un homme - soupçonnées de complicité de viols et agressions sexuelles et de traite d'êtres humains à des fins d'exploitation sexuelle dans l'affaire Al-Fayed. Aucune arrestation n'a eu lieu. La police a précisé que 154 victimes s'étaient manifestées auprès d'elle depuis la diffusion du documentaire de la BBC. Justine, ancienne employée de Harrods et membre du collectif de victimes "No One Above" (NOA), a indiqué à l'AFP que son "dossier n'a pas été correctement traité" lorsqu'elle a parlé à la police en 2018. Même si elle juge l'investigation de l'IOPC bienvenue, elle déplore l'absence d'une "véritable enquête sur la traite" d'être humains mise en place par les Al Fayed. La justice française enquête aussi depuis l'été dernier sur un vaste système présumé de traite de femmes qui aurait été mis en place par Al-Fayed, propriétaire du Ritz. Rachael Louw, une ancienne vendeuse chez Harrods qui a été entendue par l'office français spécialisé dans la répression de la traite des êtres humains, l'OCRTEH, a affirmé à l'AFP avoir été officiellement reconnue comme victime d'esclavage moderne en avril par les autorités britanniques. Cette mère de famille, qui a porté plainte auprès de la police londonienne en 2024, a estimé que cette décision "valide et légitime" son témoignage et celui "de nombreuses autres survivantes".
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