C'est à la Monnaie, institution d'art lyrique de la capitale belge, que son nom sera à jamais associé.
José van Dam a été l'une des voix les plus applaudies de cette salle d'opéra, surtout à partir des années 1980.
Philippe II dans "Don Carlo", Golaud dans "Pelléas et Mélisande" de Debussy, Falstaff de Verdi, ses plus brillantes interprétations ont eu lieu sur cette grande scène bruxelloise.
Jusqu'au "Don Quichotte" de Jules Massenet, son spectacle d'adieux retransmis en direct sur la Grand Place de la capitale belge en 2010. Après 50 ans de carrière, l'artiste est alors à l'apogée de son art.
"La voix miroir de l'âme"
Né à Bruxelles le 25 août 1940, ce fils d'ébéniste est dès l'âge de 11 ans soliste dans une église, puis il se met à l'apprentissage du solfège.
C'est sa professeure de piano qui le présente au grand ténor belge Frédéric Anspach. La rencontre s'avère déterminante. Anspach, son mentor, le convainc d'étudier le chant sous sa direction au conservatoire de Bruxelles, d'où le jeune van Dam sort diplômé en art lyrique.
Vient l'époque des concours, qui lui permet de collectionner les récompenses et de passer les frontières.
Il commence sa carrière dans la troupe de l'Opéra de Paris avant de rejoindre Genève, puis Berlin, où il travaille dès les années 1960 avec le chef d'orchestre Herbert von Karajan.
"La voix est le miroir de l'âme, cela va de pair avec la simplicité, la liberté et le naturel", confiait le chanteur, à l'aise dans tous les répertoires.
"Humble et plein d'humour"
Célébré comme l'un des meilleurs barytons-basses de son temps, José van Dam a été récompensé de nombreuses distinctions et anobli en 1998 par le roi des Belges Albert II.
"On est là pour servir la musique", avait coutume de dire José van Dam.
"La plupart des chanteurs ont un don sinon ils seraient employés de bureau ou chauffeurs de poids lourds, mais sans générosité ils n'iront nulle part".
En cinquante ans de carrière, José van Dam a inscrit son nom sur une longue liste de rôles titres de grands opéras: outre "Falstaff", ce fut le cas pour "Boris Goudounov", "Wozzeck", "Don Giovanni" etc.
Il a aussi été pendant une vingtaine d'années l'interprète du "Saint François d'Assise" d'Olivier Messiaen.
Au cinéma, il a incarné "Le Maître de musique", nominé aux Oscars en 1989.
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C'est à la Monnaie, institution d'art lyrique de la capitale belge, que son nom sera à jamais associé.
José van Dam a été l'une des voix les plus applaudies de cette salle d'opéra, surtout à partir des années 1980.
Philippe II dans "Don Carlo", Golaud dans "Pelléas et Mélisande" de Debussy, Falstaff de Verdi, ses plus brillantes interprétations ont eu lieu sur cette grande scène bruxelloise.
Jusqu'au "Don Quichotte" de Jules Massenet, son spectacle d'adieux retransmis en direct sur la Grand Place de la capitale belge en 2010. Après 50 ans de carrière, l'artiste est alors à l'apogée de son art.
"La voix miroir de l'âme"
Né à Bruxelles le 25 août 1940, ce fils d'ébéniste est dès l'âge de 11 ans soliste dans une église, puis il se met à l'apprentissage du solfège.
C'est sa professeure de piano qui le présente au grand ténor belge Frédéric Anspach. La rencontre s'avère déterminante. Anspach, son mentor, le convainc d'étudier le chant sous sa direction au conservatoire de Bruxelles, d'où le jeune van Dam sort diplômé en art lyrique.
Vient l'époque des concours, qui lui permet de collectionner les récompenses et de passer les frontières.
Il commence sa carrière dans la troupe de l'Opéra de Paris avant de rejoindre Genève, puis Berlin, où il travaille dès les années 1960 avec le chef d'orchestre Herbert von Karajan.
"La voix est le miroir de l'âme, cela va de pair avec la simplicité, la liberté et le naturel", confiait le chanteur, à l'aise dans tous les répertoires.
"Humble et plein d'humour"
Célébré comme l'un des meilleurs barytons-basses de son temps, José van Dam a été récompensé de nombreuses distinctions et anobli en 1998 par le roi des Belges Albert II.
"On est là pour servir la musique", avait coutume de dire José van Dam.
"La plupart des chanteurs ont un don sinon ils seraient employés de bureau ou chauffeurs de poids lourds, mais sans générosité ils n'iront nulle part".
En cinquante ans de carrière, José van Dam a inscrit son nom sur une longue liste de rôles titres de grands opéras: outre "Falstaff", ce fut le cas pour "Boris Goudounov", "Wozzeck", "Don Giovanni" etc.
Il a aussi été pendant une vingtaine d'années l'interprète du "Saint François d'Assise" d'Olivier Messiaen.
Au cinéma, il a incarné "Le Maître de musique", nominé aux Oscars en 1989.