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06.02.2026 à 06:46

Iran en direct : Téhéran et les États-Unis négocient à Oman après la répression sanglante

FRANCE 24
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L'Iran et les États-Unis entament vendredi des négociations à Oman, que Téhéran veut limiter strictement à son programme nucléaire, Washington laissant pour sa part planer la menace militaire en cas d'échec. Ces discussions sont pilotées par l'émissaire du président américain pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, et le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi. Suivez notre direct.
L'Iran et les États-Unis entament vendredi des négociations à Oman, que Téhéran veut limiter strictement à son programme nucléaire, Washington laissant pour sa part planer la menace militaire en cas d'échec. Ces discussions sont pilotées par l'émissaire du président américain pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, et le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi. Suivez notre direct.

06.02.2026 à 06:39

Téhéran et Washington négocient à Oman après la répression sanglante en Iran

FRANCE24
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"L'égalité, le respect mutuel et l'intérêt réciproque ne sont pas de vaines paroles, mais des conditions indispensables et les piliers d'un accord durable", a déclaré dans un message en anglais sur X le ministre des Affaires étrangères iranien Abbas Araghchi, depuis Mascate où il représentera son pays à ces pourparlers. Ces discussions sont les premières depuis les frappes sur des sites nucléaires iraniens menées en juin par les Etats-Unis lors de la guerre de 12 jours déclenchée par une attaque israélienne contre l'Iran. Elle doivent se dérouler alors que le président américain Donald Trump a déployé une armada navale dans la région et n'a pas exclu de recourir une nouvelle fois à la force en cas d'échec. "L'Iran s'engage dans la voie diplomatique en toute lucidité et en gardant à l'esprit les événements de l'année écoulée", a souligné M. Araghchi, ajoutant: "Nous agissons de bonne foi et défendons fermement nos droits". Côté américain, les pourparlers seront pilotés par l'émissaire du président américain pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff. Ils interviennent après la répression par le pouvoir iranien d'un vaste mouvement de contestation né fin décembre, faisant des milliers de morts. Les Iraniens "négocient", s'est félicité jeudi Donald Trump. "Ils ne veulent pas que nous les frappions", a-t-il ajouté, rappelant que les Etats-Unis avaient envoyé "une grande flotte" de guerre dans le Golfe. Après avoir menacé de frapper l'Iran en soutien aux contestataires, le président américain centre désormais sa rhétorique sur le contrôle du programme nucléaire iranien. "Le président a clairement exprimé ses exigences envers le régime iranien. Il a été très explicite sur le fait qu'il souhaitait une capacité nucléaire nulle", a rappelé jeudi soir la porte-parole de M. Trump, Karoline Leavitt, soulignant qu'il est "le commandant en chef de l'armée la plus puissante de l'histoire". Les pays occidentaux et Israël accusent l'Iran de chercher à se doter de l'arme atomique, ce que Téhéran dément tout en faisant valoir son droit à développer une filière nucléaire civile. Risque d'escalade L'Iran et les Etats-Unis avaient déjà mené des négociations au printemps notamment dans le sultanat d'Oman, gelées par la guerre des 12 jours. Elles achoppaient notamment sur la question de l'enrichissement d'uranium par Téhéran. L'Iran a martelé ne vouloir discuter que du dossier nucléaire, pour obtenir la levée des sanctions internationales qui asphyxient l'économie, rejetant toute négociation sur son programme balistique ou son soutien à diverses formations hostiles à Israël, notamment le Hezbollah libanais et le Hamas palestinien. "Les pourparlers portent sur le nucléaire", a encore insisté jeudi soir la télévision d'Etat, citant un responsable de la délégation iranienne. Mais le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, est lui aussi catégorique: pour aboutir, les négociations devront "inclure certains éléments, notamment la portée de leurs missiles balistiques, leur soutien aux organisations terroristes (...) et le traitement réservé à leur population". Mais "l'Iran continue de faire preuve d'inflexibilité face aux demandes des Etats-Unis, ce qui réduit la probabilité (...) d'une solution diplomatique", estime l’Institute for the Study of War, basé aux Etats-Unis. Face au maintien par Washington des menaces d'action militaire, Téhéran a répété qu'il riposterait contre les bases américaines de la région en cas d'attaque, brandissant le risque d'une escalade dans la région. "Nous sommes prêts à nous défendre, et c'est au président américain de choisir entre le compromis ou la guerre", a déclaré jeudi le porte-parole de l'armée, le général Mohammad Akraminia, cité par la télévision d’État. L'Iran, a-t-il averti, a un accès "facile" aux bases américaines dans le Golfe. "L'Iran est pleinement prêt à faire face à toute menace et à tout ennemi étranger", a aussi déclaré l'ancien ministre des Affaires étrangères, Ali Akbar Velayati, conseiller de l'ayatollah Khamenei, cité par l'agence iranienne Isna.
Texte intégral (699 mots)
"L'égalité, le respect mutuel et l'intérêt réciproque ne sont pas de vaines paroles, mais des conditions indispensables et les piliers d'un accord durable", a déclaré dans un message en anglais sur X le ministre des Affaires étrangères iranien Abbas Araghchi, depuis Mascate où il représentera son pays à ces pourparlers. Ces discussions sont les premières depuis les frappes sur des sites nucléaires iraniens menées en juin par les Etats-Unis lors de la guerre de 12 jours déclenchée par une attaque israélienne contre l'Iran. Elle doivent se dérouler alors que le président américain Donald Trump a déployé une armada navale dans la région et n'a pas exclu de recourir une nouvelle fois à la force en cas d'échec. "L'Iran s'engage dans la voie diplomatique en toute lucidité et en gardant à l'esprit les événements de l'année écoulée", a souligné M. Araghchi, ajoutant: "Nous agissons de bonne foi et défendons fermement nos droits". Côté américain, les pourparlers seront pilotés par l'émissaire du président américain pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff. Ils interviennent après la répression par le pouvoir iranien d'un vaste mouvement de contestation né fin décembre, faisant des milliers de morts. Les Iraniens "négocient", s'est félicité jeudi Donald Trump. "Ils ne veulent pas que nous les frappions", a-t-il ajouté, rappelant que les Etats-Unis avaient envoyé "une grande flotte" de guerre dans le Golfe. Après avoir menacé de frapper l'Iran en soutien aux contestataires, le président américain centre désormais sa rhétorique sur le contrôle du programme nucléaire iranien. "Le président a clairement exprimé ses exigences envers le régime iranien. Il a été très explicite sur le fait qu'il souhaitait une capacité nucléaire nulle", a rappelé jeudi soir la porte-parole de M. Trump, Karoline Leavitt, soulignant qu'il est "le commandant en chef de l'armée la plus puissante de l'histoire". Les pays occidentaux et Israël accusent l'Iran de chercher à se doter de l'arme atomique, ce que Téhéran dément tout en faisant valoir son droit à développer une filière nucléaire civile. Risque d'escalade L'Iran et les Etats-Unis avaient déjà mené des négociations au printemps notamment dans le sultanat d'Oman, gelées par la guerre des 12 jours. Elles achoppaient notamment sur la question de l'enrichissement d'uranium par Téhéran. L'Iran a martelé ne vouloir discuter que du dossier nucléaire, pour obtenir la levée des sanctions internationales qui asphyxient l'économie, rejetant toute négociation sur son programme balistique ou son soutien à diverses formations hostiles à Israël, notamment le Hezbollah libanais et le Hamas palestinien. "Les pourparlers portent sur le nucléaire", a encore insisté jeudi soir la télévision d'Etat, citant un responsable de la délégation iranienne. Mais le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, est lui aussi catégorique: pour aboutir, les négociations devront "inclure certains éléments, notamment la portée de leurs missiles balistiques, leur soutien aux organisations terroristes (...) et le traitement réservé à leur population". Mais "l'Iran continue de faire preuve d'inflexibilité face aux demandes des Etats-Unis, ce qui réduit la probabilité (...) d'une solution diplomatique", estime l’Institute for the Study of War, basé aux Etats-Unis. Face au maintien par Washington des menaces d'action militaire, Téhéran a répété qu'il riposterait contre les bases américaines de la région en cas d'attaque, brandissant le risque d'une escalade dans la région. "Nous sommes prêts à nous défendre, et c'est au président américain de choisir entre le compromis ou la guerre", a déclaré jeudi le porte-parole de l'armée, le général Mohammad Akraminia, cité par la télévision d’État. L'Iran, a-t-il averti, a un accès "facile" aux bases américaines dans le Golfe. "L'Iran est pleinement prêt à faire face à toute menace et à tout ennemi étranger", a aussi déclaré l'ancien ministre des Affaires étrangères, Ali Akbar Velayati, conseiller de l'ayatollah Khamenei, cité par l'agence iranienne Isna.

06.02.2026 à 04:51

Amazon brille par ses résultats mais inquiète avec des dépenses records pour l'IA

FRANCE24
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Le géant de la distribution et de l'informatique en ligne a publié jeudi des résultats solides au quatrième trimestre 2025, avec un bénéfice net de 21,2 milliards de dollars, notamment tiré par une nette hausse de son activité dans les serveurs et les centres de données. Sur l'ensemble de l'année 2025, le géant américain voit son bénéfice net atteindre 77,7 milliards de dollars (+31,2% comparé à 2024) et son chiffre d'affaires progresser de plus de 12% à 716,9 milliards de dollars. C'est toutefois une autre annonce qui a retenu l'attention, celle d'une forte révision à la hausse de ses investissements, désormais prévus à 200 milliards de dollars en 2026 là où les marchés s'attendaient à ce que le chiffre reste sous la barre des 150 milliards. Le patron, Andy Jassy, a annoncé ce montant astronomique jeudi en le justifiant par "la forte demande pour nos offres actuelles et compte tenu des importantes opportunités qui se présentent dans l'IA, les puces, la robotique". Rentabilité de l'IA? Cette annonce est similaire à celle d'Alphabet, maison mère de Google, qui a annoncé mercredi entre 175 et 185 milliards de dépenses d'investissements pour l'année en cours. Microsoft, autre membre du trio qui domine l'informatique en ligne, investit aussi des montants records du même ordre de grandeur, en hausse de 66% au dernier trimestre. Ces chiffres, qui inquiètent les investisseurs faute de signaux assez solides que la rentabilité va suivre, s'inscrivent dans la compétition que ces trois géants se livrent sur ce marché du cloud, colonne vertébrale du développement de l'IA. Ce secteur est en pleine frénésie de constructions de centres de données pour accompagner la révolution de l'IA, qui nécessite toujours plus de puces coûteuses et énergivores. Amazon reste le numéro un mondial de ce secteur du cloud avec sa filiale Amazon Web Services (AWS), dont les ventes se sont établies à 128,7 milliards de dollars en 2025 (+20% par rapport à 2024). Mais cette progression reste toutefois moins forte que ses deux rivaux, qui refont un peu leur retard. Les résultats records d'Amazon ne semblent d'ailleurs pas convaincre les investisseurs: le titre, qui avait déjà reculé de plus de 4 points en séance, perdait plus de 9% dans les échanges après la clôture de Wall Street. Sky Canaves, analyste chez eMarketer reste toutefois optimiste: "l'unité cloud a réalisé l'exploit rare de croître plus rapidement que l'activité publicitaire au quatrième trimestre, avec des marges d'exploitation améliorées". L'analyste voit d'un bon oeil qu'Amazon se montre "prêt à dépenser plus que ses concurrents". Il salue aussi les performances sur le coeur de métier d'Amazon, le commerce en ligne, qui a maintenu une croissance solide sur le dernier trimestre, celui crucial des fêtes de fin d'année, grâce à l'efficacité de ses livraisons malgré des promesses de délais toujours plus rapides. Amazon a par ailleurs complété fin janvier la 2e partie de son plan de suppression de 30.000 emplois, soit près de 10% des 350.000 salariés des fonctions de support ou stratégiques (ressources humaines, publicité, cadres, etc.). Le géant a justifié ces coupes franches, qui ne touchent pas le gros de ses salariés en entrepôt, par la nécessité de réduire les coûts au nom de la lutte contre la bureaucratie plutôt qu'en raison, pour l'instant du moins, des conséquences de la révolution de l'IA.els-bl/eml
Texte intégral (580 mots)
Le géant de la distribution et de l'informatique en ligne a publié jeudi des résultats solides au quatrième trimestre 2025, avec un bénéfice net de 21,2 milliards de dollars, notamment tiré par une nette hausse de son activité dans les serveurs et les centres de données. Sur l'ensemble de l'année 2025, le géant américain voit son bénéfice net atteindre 77,7 milliards de dollars (+31,2% comparé à 2024) et son chiffre d'affaires progresser de plus de 12% à 716,9 milliards de dollars. C'est toutefois une autre annonce qui a retenu l'attention, celle d'une forte révision à la hausse de ses investissements, désormais prévus à 200 milliards de dollars en 2026 là où les marchés s'attendaient à ce que le chiffre reste sous la barre des 150 milliards. Le patron, Andy Jassy, a annoncé ce montant astronomique jeudi en le justifiant par "la forte demande pour nos offres actuelles et compte tenu des importantes opportunités qui se présentent dans l'IA, les puces, la robotique". Rentabilité de l'IA? Cette annonce est similaire à celle d'Alphabet, maison mère de Google, qui a annoncé mercredi entre 175 et 185 milliards de dépenses d'investissements pour l'année en cours. Microsoft, autre membre du trio qui domine l'informatique en ligne, investit aussi des montants records du même ordre de grandeur, en hausse de 66% au dernier trimestre. Ces chiffres, qui inquiètent les investisseurs faute de signaux assez solides que la rentabilité va suivre, s'inscrivent dans la compétition que ces trois géants se livrent sur ce marché du cloud, colonne vertébrale du développement de l'IA. Ce secteur est en pleine frénésie de constructions de centres de données pour accompagner la révolution de l'IA, qui nécessite toujours plus de puces coûteuses et énergivores. Amazon reste le numéro un mondial de ce secteur du cloud avec sa filiale Amazon Web Services (AWS), dont les ventes se sont établies à 128,7 milliards de dollars en 2025 (+20% par rapport à 2024). Mais cette progression reste toutefois moins forte que ses deux rivaux, qui refont un peu leur retard. Les résultats records d'Amazon ne semblent d'ailleurs pas convaincre les investisseurs: le titre, qui avait déjà reculé de plus de 4 points en séance, perdait plus de 9% dans les échanges après la clôture de Wall Street. Sky Canaves, analyste chez eMarketer reste toutefois optimiste: "l'unité cloud a réalisé l'exploit rare de croître plus rapidement que l'activité publicitaire au quatrième trimestre, avec des marges d'exploitation améliorées". L'analyste voit d'un bon oeil qu'Amazon se montre "prêt à dépenser plus que ses concurrents". Il salue aussi les performances sur le coeur de métier d'Amazon, le commerce en ligne, qui a maintenu une croissance solide sur le dernier trimestre, celui crucial des fêtes de fin d'année, grâce à l'efficacité de ses livraisons malgré des promesses de délais toujours plus rapides. Amazon a par ailleurs complété fin janvier la 2e partie de son plan de suppression de 30.000 emplois, soit près de 10% des 350.000 salariés des fonctions de support ou stratégiques (ressources humaines, publicité, cadres, etc.). Le géant a justifié ces coupes franches, qui ne touchent pas le gros de ses salariés en entrepôt, par la nécessité de réduire les coûts au nom de la lutte contre la bureaucratie plutôt qu'en raison, pour l'instant du moins, des conséquences de la révolution de l'IA.els-bl/eml

06.02.2026 à 04:41

Avec l'ouverture de consulats, France et Canada marquent leur soutien au Groenland

FRANCE24
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"C'est une victoire pour les Groenlandais de voir deux pays alliés ouvrir des représentations diplomatiques à Nuuk", estime Jeppe Strandsbjerg, politologue rattaché à l'Université du Groenland. "Les Groenlandais apprécient énormément le soutien face aux remarques de Trump". La récente crise a débouché sur la conclusion entre le président américain et le secrétaire général de l'Otan d'un "cadre" en vue d'un accord sur l'avenir de l'île arctique, aux contours encore flous tandis qu'Américains, Groenlandais et Danois se retrouvent au sein d'un groupe de travail. Le contenu de l'accord et la teneur des discussions n'ont pas été rendus publics. Danemark et Groenland, qui partagent les préoccupations de Donald Trump sur la sécurité arctique, refusent tout transfert de souveraineté. La décision française d'ouvrir un consulat est antérieure aux récentes tensions. Elle avait été annoncée en juin lors d'une visite du président Emmanuel Macron à Nuuk où il était venu exprimer la "solidarité européenne" pour l'île, critiquant déjà les velléités de Donald Trump de l'annexer. Jean-Noël Poirier, ancien ambassadeur de France au Vietnam, a été nommé consul général. Le Canada avait lui indiqué fin 2024 qu'il allait ouvrir un consulat général sur l'immense territoire arctique pour affermir la coopération avec les Groenlandais. L'ouverture de ces représentations diplomatiques permet de dire "à Donald Trump que son agressivité envers le Groenland et le Danemark n'est pas seulement une question pour le Groenland et le Danemark, c'est aussi une affaire pour les alliés européens, mais également pour le Canada", souligne à l'AFP Ulrik Pram Gad, spécialiste de l'Arctique à l'Institut danois des études internationales. "C'est un petit pas, cela fait partie de la stratégie de rendre le problème européen", insiste Christine Nissen, analyste du think-tank Europa, experte en questions de sécurité et de défense. "Ses conséquences ne sont évidemment pas seulement danoises, c'est un problème européen et global". Reconnaissance Pour la diplomatie groenlandaise, l'ouverture de consulats - qui dépendent formellement des ambassades de France et du Canada à Copenhague - c'est aussi "l'occasion de s'entraîner à l'indépendance en ayant des relations directes", note M. Strandsbjerg. C'est une forme de reconnaissance pour leur autonomie grandissante, définie dans la loi-cadre de 2009. "Les Groenlandais penseront, dans le cadre de leur propre quête de souveraineté, à avoir des contacts plus directs avec d'autres pays européens", dit Mme Nissen. Cela permet de "réduire l'importance du rôle du Danemark en diversifiant la dépendance du Groenland vis-à-vis du monde extérieur, pour que tout ne vienne plus uniquement du Danemark, mais qu'il y ait davantage de relations sur les plans économique, commercial, des investissements, politique, etc.", abonde M. Pram Gad. Le Groenland a des représentations diplomatiques auprès de l'Union européenne depuis 1992, à Washington depuis 2014 et à Reykjavik depuis 2017. A Nuuk, l'Islande a ouvert son consulat général en 2013 et les Etats-Unis en 2020. Entre 1940 et 1953, les Américains avaient eu un premier consulat dans la paisible capitale groenlandaise. La Commission européenne a elle ouvert un bureau en 2024.
Texte intégral (531 mots)
"C'est une victoire pour les Groenlandais de voir deux pays alliés ouvrir des représentations diplomatiques à Nuuk", estime Jeppe Strandsbjerg, politologue rattaché à l'Université du Groenland. "Les Groenlandais apprécient énormément le soutien face aux remarques de Trump". La récente crise a débouché sur la conclusion entre le président américain et le secrétaire général de l'Otan d'un "cadre" en vue d'un accord sur l'avenir de l'île arctique, aux contours encore flous tandis qu'Américains, Groenlandais et Danois se retrouvent au sein d'un groupe de travail. Le contenu de l'accord et la teneur des discussions n'ont pas été rendus publics. Danemark et Groenland, qui partagent les préoccupations de Donald Trump sur la sécurité arctique, refusent tout transfert de souveraineté. La décision française d'ouvrir un consulat est antérieure aux récentes tensions. Elle avait été annoncée en juin lors d'une visite du président Emmanuel Macron à Nuuk où il était venu exprimer la "solidarité européenne" pour l'île, critiquant déjà les velléités de Donald Trump de l'annexer. Jean-Noël Poirier, ancien ambassadeur de France au Vietnam, a été nommé consul général. Le Canada avait lui indiqué fin 2024 qu'il allait ouvrir un consulat général sur l'immense territoire arctique pour affermir la coopération avec les Groenlandais. L'ouverture de ces représentations diplomatiques permet de dire "à Donald Trump que son agressivité envers le Groenland et le Danemark n'est pas seulement une question pour le Groenland et le Danemark, c'est aussi une affaire pour les alliés européens, mais également pour le Canada", souligne à l'AFP Ulrik Pram Gad, spécialiste de l'Arctique à l'Institut danois des études internationales. "C'est un petit pas, cela fait partie de la stratégie de rendre le problème européen", insiste Christine Nissen, analyste du think-tank Europa, experte en questions de sécurité et de défense. "Ses conséquences ne sont évidemment pas seulement danoises, c'est un problème européen et global". Reconnaissance Pour la diplomatie groenlandaise, l'ouverture de consulats - qui dépendent formellement des ambassades de France et du Canada à Copenhague - c'est aussi "l'occasion de s'entraîner à l'indépendance en ayant des relations directes", note M. Strandsbjerg. C'est une forme de reconnaissance pour leur autonomie grandissante, définie dans la loi-cadre de 2009. "Les Groenlandais penseront, dans le cadre de leur propre quête de souveraineté, à avoir des contacts plus directs avec d'autres pays européens", dit Mme Nissen. Cela permet de "réduire l'importance du rôle du Danemark en diversifiant la dépendance du Groenland vis-à-vis du monde extérieur, pour que tout ne vienne plus uniquement du Danemark, mais qu'il y ait davantage de relations sur les plans économique, commercial, des investissements, politique, etc.", abonde M. Pram Gad. Le Groenland a des représentations diplomatiques auprès de l'Union européenne depuis 1992, à Washington depuis 2014 et à Reykjavik depuis 2017. A Nuuk, l'Islande a ouvert son consulat général en 2013 et les Etats-Unis en 2020. Entre 1940 et 1953, les Américains avaient eu un premier consulat dans la paisible capitale groenlandaise. La Commission européenne a elle ouvert un bureau en 2024.

06.02.2026 à 04:33

Les Japonais attendus aux urnes, Trump soutient la Première ministre en quête de majorité

FRANCE24
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Première femme cheffe de gouvernement dans l'archipel, la dirigeante ultra-nationaliste mise sur ses bons sondages d'opinion pour doper les scores de son Parti libéral-démocrate (PLD, droite nationaliste), sa coalition gouvernementale n'étant majoritaire que de justesse à la chambre basse. Les sondages prédisent une large victoire du PLD, et le président américain Donald Trump, que Mme Takaichi avait accueilli en fanfare en novembre à Tokyo, a fait connaître son appui jeudi. "Les résultats sont très importants pour le futur du pays. La Première ministre Takaichi a déjà prouvé qu'elle était une dirigeante solide, puissante et sage", a-t-il écrit sur Truth Social, ajoutant qu'il était "impatient" de la recevoir à la Maison Blanche le 19 mars. Figure de l'archi‑conservatisme admiratrice de Margaret Thatcher, Mme Takaichi, 64 ans, est devenue en octobre la cinquième personne à la tête du gouvernement en autant d'années, alors que le PLD avait perdu sa majorité aux deux chambres du Parlement. Elle a dissous en janvier la chambre basse pour tenter d'y renforcer sa coalition. Populaire auprès du grand public et en particulier des jeunes en dépit de ses positions conservatrices, elle est devenue un phénomène sur les réseaux sociaux. Son discours musclé sur l'immigration pourrait aussi avoir coupé l'herbe sous le pied du parti populiste Sanseito, adepte d'une politique pour les "Japonais d'abord". "Les mots qu'elle utilise sont faciles à comprendre", relève Mikitaka Masuyama, de l'Institut national d'études politiques. Le prédécesseur de Mme Takaichi, Shigeru Ishiba, "réfléchissait beaucoup mais parlait comme un universitaire". "Mandat fort" Bien qu'en léger recul récemment, son gouvernement oscille autour de 70% d'approbation. Selon les sondages, le PLD devrait aisément dépasser les 233 sièges nécessaires pour retrouver la majorité à la Chambre basse. Avec son allié, le Parti de l'innovation, la coalition pourrait dépasser les 300 sièges sur 465, près des deux tiers des sièges. Dans l'opposition, l'Alliance réformatrice centriste, rassemblant le Parti démocrate constitutionnel (PDC) et l'ancien allié du PLD, Komeito, pourrait perdre la moitié de ses 167 sièges. "Le pari de Takaichi portera ses fruits, car elle obtiendra un mandat fort et probablement une majorité absolue qui lui permettra de mettre en œuvre un ensemble ambitieux de réformes économiques et de sécurité", juge à l'AFP Jeff Kingston, professeur à l'Université Temple du Japon. "Trump se félicitera de l'élection d'une dirigeante conservatrice dotée d'un mandat fort (...) Il aime les gagnants et elle a tenu ses promesses en augmentant les dépenses de défense et en soutenant l'accord d'investissement" vers les Etats-Unis, ajoute-t-il. Les élections interviennent aussi à l'ombre de vives tensions diplomatiques entre Tokyo et Pékin. Avant d'être en fonctions, Mme Takaichi se rendait régulièrement au sanctuaire shinto Yasukuni, symbole sensible de l'expansionnisme passé du Japon. Et moins de deux semaines après son arrivée au pouvoir, elle a suggéré que Tokyo pourrait intervenir militairement si la Chine tentait de prendre Taïwan, provoquant la colère de Pékin, qui revendique la souveraineté de l'île. La Chine a riposté en déconseillant à ses ressortissants les voyages au Japon, en durcissant ses contrôles commerciaux et en menant des manœuvres aériennes conjointes avec la Russie autour de l'archipel. Pression des marchés Pour Yee Kuang Heng, de l'Université de Tokyo, les tensions pourraient toutefois s'apaiser en cas de large victoire car "Pékin reconnaît la force, et pourrait estimer qu'elle a plus d'endurance que prévu, qu'il faudra composer avec elle." La politique économique du gouvernement Takaichi, qui a déjà annoncé un plan de relance de plus de 110 milliards d'euros, inquiète par ailleurs les investisseurs, sur fond d'endettement pharaonique du pays. Pour endiguer l'inflation, préoccupation majeure des électeurs, Mme Takaichi a promis d'exempter les produits alimentaires de la taxe sur la consommation pour deux ans. Un colossal cadeau fiscal sans source claire de financement qui a alarmé les marchés et fait bondir les rendements de la dette nippone à des records. La dirigeante a aussi déstabilisé les marchés en vantant les avantages d'un yen faible. Abhijit Surya, de Capital Economics, ne croit cependant pas à une dérive budgétaire: "Si le gouvernement tentait de jouer avec les finances publiques, les marchés obligataires le ramèneraient vite à l'ordre."
Texte intégral (733 mots)
Première femme cheffe de gouvernement dans l'archipel, la dirigeante ultra-nationaliste mise sur ses bons sondages d'opinion pour doper les scores de son Parti libéral-démocrate (PLD, droite nationaliste), sa coalition gouvernementale n'étant majoritaire que de justesse à la chambre basse. Les sondages prédisent une large victoire du PLD, et le président américain Donald Trump, que Mme Takaichi avait accueilli en fanfare en novembre à Tokyo, a fait connaître son appui jeudi. "Les résultats sont très importants pour le futur du pays. La Première ministre Takaichi a déjà prouvé qu'elle était une dirigeante solide, puissante et sage", a-t-il écrit sur Truth Social, ajoutant qu'il était "impatient" de la recevoir à la Maison Blanche le 19 mars. Figure de l'archi‑conservatisme admiratrice de Margaret Thatcher, Mme Takaichi, 64 ans, est devenue en octobre la cinquième personne à la tête du gouvernement en autant d'années, alors que le PLD avait perdu sa majorité aux deux chambres du Parlement. Elle a dissous en janvier la chambre basse pour tenter d'y renforcer sa coalition. Populaire auprès du grand public et en particulier des jeunes en dépit de ses positions conservatrices, elle est devenue un phénomène sur les réseaux sociaux. Son discours musclé sur l'immigration pourrait aussi avoir coupé l'herbe sous le pied du parti populiste Sanseito, adepte d'une politique pour les "Japonais d'abord". "Les mots qu'elle utilise sont faciles à comprendre", relève Mikitaka Masuyama, de l'Institut national d'études politiques. Le prédécesseur de Mme Takaichi, Shigeru Ishiba, "réfléchissait beaucoup mais parlait comme un universitaire". "Mandat fort" Bien qu'en léger recul récemment, son gouvernement oscille autour de 70% d'approbation. Selon les sondages, le PLD devrait aisément dépasser les 233 sièges nécessaires pour retrouver la majorité à la Chambre basse. Avec son allié, le Parti de l'innovation, la coalition pourrait dépasser les 300 sièges sur 465, près des deux tiers des sièges. Dans l'opposition, l'Alliance réformatrice centriste, rassemblant le Parti démocrate constitutionnel (PDC) et l'ancien allié du PLD, Komeito, pourrait perdre la moitié de ses 167 sièges. "Le pari de Takaichi portera ses fruits, car elle obtiendra un mandat fort et probablement une majorité absolue qui lui permettra de mettre en œuvre un ensemble ambitieux de réformes économiques et de sécurité", juge à l'AFP Jeff Kingston, professeur à l'Université Temple du Japon. "Trump se félicitera de l'élection d'une dirigeante conservatrice dotée d'un mandat fort (...) Il aime les gagnants et elle a tenu ses promesses en augmentant les dépenses de défense et en soutenant l'accord d'investissement" vers les Etats-Unis, ajoute-t-il. Les élections interviennent aussi à l'ombre de vives tensions diplomatiques entre Tokyo et Pékin. Avant d'être en fonctions, Mme Takaichi se rendait régulièrement au sanctuaire shinto Yasukuni, symbole sensible de l'expansionnisme passé du Japon. Et moins de deux semaines après son arrivée au pouvoir, elle a suggéré que Tokyo pourrait intervenir militairement si la Chine tentait de prendre Taïwan, provoquant la colère de Pékin, qui revendique la souveraineté de l'île. La Chine a riposté en déconseillant à ses ressortissants les voyages au Japon, en durcissant ses contrôles commerciaux et en menant des manœuvres aériennes conjointes avec la Russie autour de l'archipel. Pression des marchés Pour Yee Kuang Heng, de l'Université de Tokyo, les tensions pourraient toutefois s'apaiser en cas de large victoire car "Pékin reconnaît la force, et pourrait estimer qu'elle a plus d'endurance que prévu, qu'il faudra composer avec elle." La politique économique du gouvernement Takaichi, qui a déjà annoncé un plan de relance de plus de 110 milliards d'euros, inquiète par ailleurs les investisseurs, sur fond d'endettement pharaonique du pays. Pour endiguer l'inflation, préoccupation majeure des électeurs, Mme Takaichi a promis d'exempter les produits alimentaires de la taxe sur la consommation pour deux ans. Un colossal cadeau fiscal sans source claire de financement qui a alarmé les marchés et fait bondir les rendements de la dette nippone à des records. La dirigeante a aussi déstabilisé les marchés en vantant les avantages d'un yen faible. Abhijit Surya, de Capital Economics, ne croit cependant pas à une dérive budgétaire: "Si le gouvernement tentait de jouer avec les finances publiques, les marchés obligataires le ramèneraient vite à l'ordre."
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