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10.06.2026 à 18:44

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Donald trump affirme que Téhéran a été trop lent dans les négociations et que le pays va en payer le prix, alors que l'Iran a revendiqué des attaques contre des bases américaines notamment au Bahrein. Les explications avec Jonathan Piron, historien, conseiller au centre de recherche Etopia de Bruxelles, spécialiste des relations internationales et du Moyen-Orient
Donald trump affirme que Téhéran a été trop lent dans les négociations et que le pays va en payer le prix, alors que l'Iran a revendiqué des attaques contre des bases américaines notamment au Bahrein. Les explications avec Jonathan Piron, historien, conseiller au centre de recherche Etopia de Bruxelles, spécialiste des relations internationales et du Moyen-Orient

10.06.2026 à 18:41

FRANCE24
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Face aux "dysfonctionnements" judiciaires pointés dans l'affaire Lhyanna, des experts rappellent notamment l'importance de recueillir le plus tôt possible la parole des victimes. "Les enfants parlent ou bien des signes peuvent alerter: hypersexualisation, scarification, addiction", explique à l'AFP Me Carine Durrieu-Diebolt, ex-membre de la Ciivise, la commission chargée de conseiller le gouvernement sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants. Dans certains dossiers de cette avocate spécialisée, des enfants de maternelle agressés dans le cadre du périscolaire n'ont pas été entendus avant plusieurs mois. Dans une affaire, "l'audition a eu lieu deux ans après les faits, après de multiples relances", explique-t-elle. Or plus le délai est long, plus les souvenirs s'estompent d'autant que le cerveau peut refouler des souvenirs traumatiques pour se protéger. En l'absence d'éléments matériels, le recueil de cette parole est déterminant pour la suite de la procédure. Au moment du dépôt de plainte, l’audition conditionne la qualification juridique des faits — viol ou agression sexuelle — et oriente l’enquête. "Il faut mettre l’enfant en confiance tout en respectant un protocole très strict", souligne Jérôme Moreau, porte-parole de France Victimes, fédération de 130 associations qui accompagnent quelque 77.000 victimes mineures. Protocole dédié Les questions doivent être ouvertes, non culpabilisantes, neutres et dénuées de toute suggestion. "Si l’adulte induit une réponse, les avocats de la défense peuvent s’engouffrer dans la faille ", avertit-il. Un enfant intimidé face à une figure d'autorité livrera un récit lacunaire, aboutissant à un dossier fragile ouvrant la voie à un classement sans suite, observe Solène Podevin, présidente de Face à l'Inceste. "Il faut parfois accepter de reprendre l’audition un autre jour, respecter son rythme et sa capacité à dire", renchérit Jérôme Moreau. Ces fragilités contribuent à un taux élevé de classements sans suite, dénoncé par la Ciivise: 73% des plaintes de violences sexuelles sur mineurs sont classées et 3% des plaintes pour viols contre des enfants aboutissent à une condamnation. Pour limiter ces écueils, a été développé le protocole NICHD, reconnu internationalement: il prévoit une phase de mise en confiance, des questions ouvertes, progressives, une approche bienveillante. Certains commissariats ou gendarmeries disposent de "salles Mélanie" conçues pour rassurer les enfants. Observés à travers une vitre sans tain, les enfants peuvent dessiner ou mimer les faits avec des poupées. Les auditions d'enfants doivent être filmées pour éviter les répétitions traumatisantes et capter gestes et émotions. "Il est recommandé aux procureurs de les visionner car les mimiques, les émotions sont un faisceau d'indices", souligne Me Durrieu-Diebolt. La question de la formation Autre dispositif clé, les Unités d’accueil pédiatrique enfants en danger (Uaped) dans les hôpitaux, comme celle de Paris qu'a visitée le président Macron mercredi. Dans un même lieu, peuvent être conduits l’audition, les examens médico-légaux et la prise en charge médicale du mineur. Les enquêteurs parlent avec l'enfant de façon naturelle, sans ordinateur. Certaines gendarmeries utilisent aussi des chiens d’assistance judiciaire. " L’animal apaise, réduit le stress, et parfois, l’enfant se confie à lui", observe France Victimes, qui a mobilisé treize chiens pour accompagner les victimes au procès du chirurgien Joël Le Scouarnec. Mais associations et avocats estiment insuffisant le nombre d'enquêteurs formés au recueil de la parole des enfants. Me Durrieu-Diebolt évoque des "auditions où on a demandé à des enfants de 11 ans s’ils avaient eu du plaisir". Dans ses préconisations de novembre 2023, la Ciivise avait recommandé que toute audition d'enfant soit conduite par des policiers formés selon le protocole NICHD et que soient généralisées les salles Mélanie et les unités Uaped. Quelque 400 salles Mélanie existent sur le territoire, selon le ministère de l'Intérieur. Quelque 2.100 gendarmes et 800 policiers ont été formés au protocole NICHD. Cent-dix Uaped ont été créées mais beaucoup souffrent de pénuries de personnels et d'horaires limités, faute de moyens, souligne Martine Brousse, présidente de la Voix de l'Enfant, à l'origine du dispositif. "En termes de délais et de savoir-faire des enquêteurs, c'est une loterie", relève Me Durrieu-Diebolt.
Texte intégral (723 mots)
Face aux "dysfonctionnements" judiciaires pointés dans l'affaire Lhyanna, des experts rappellent notamment l'importance de recueillir le plus tôt possible la parole des victimes. "Les enfants parlent ou bien des signes peuvent alerter: hypersexualisation, scarification, addiction", explique à l'AFP Me Carine Durrieu-Diebolt, ex-membre de la Ciivise, la commission chargée de conseiller le gouvernement sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants. Dans certains dossiers de cette avocate spécialisée, des enfants de maternelle agressés dans le cadre du périscolaire n'ont pas été entendus avant plusieurs mois. Dans une affaire, "l'audition a eu lieu deux ans après les faits, après de multiples relances", explique-t-elle. Or plus le délai est long, plus les souvenirs s'estompent d'autant que le cerveau peut refouler des souvenirs traumatiques pour se protéger. En l'absence d'éléments matériels, le recueil de cette parole est déterminant pour la suite de la procédure. Au moment du dépôt de plainte, l’audition conditionne la qualification juridique des faits — viol ou agression sexuelle — et oriente l’enquête. "Il faut mettre l’enfant en confiance tout en respectant un protocole très strict", souligne Jérôme Moreau, porte-parole de France Victimes, fédération de 130 associations qui accompagnent quelque 77.000 victimes mineures. Protocole dédié Les questions doivent être ouvertes, non culpabilisantes, neutres et dénuées de toute suggestion. "Si l’adulte induit une réponse, les avocats de la défense peuvent s’engouffrer dans la faille ", avertit-il. Un enfant intimidé face à une figure d'autorité livrera un récit lacunaire, aboutissant à un dossier fragile ouvrant la voie à un classement sans suite, observe Solène Podevin, présidente de Face à l'Inceste. "Il faut parfois accepter de reprendre l’audition un autre jour, respecter son rythme et sa capacité à dire", renchérit Jérôme Moreau. Ces fragilités contribuent à un taux élevé de classements sans suite, dénoncé par la Ciivise: 73% des plaintes de violences sexuelles sur mineurs sont classées et 3% des plaintes pour viols contre des enfants aboutissent à une condamnation. Pour limiter ces écueils, a été développé le protocole NICHD, reconnu internationalement: il prévoit une phase de mise en confiance, des questions ouvertes, progressives, une approche bienveillante. Certains commissariats ou gendarmeries disposent de "salles Mélanie" conçues pour rassurer les enfants. Observés à travers une vitre sans tain, les enfants peuvent dessiner ou mimer les faits avec des poupées. Les auditions d'enfants doivent être filmées pour éviter les répétitions traumatisantes et capter gestes et émotions. "Il est recommandé aux procureurs de les visionner car les mimiques, les émotions sont un faisceau d'indices", souligne Me Durrieu-Diebolt. La question de la formation Autre dispositif clé, les Unités d’accueil pédiatrique enfants en danger (Uaped) dans les hôpitaux, comme celle de Paris qu'a visitée le président Macron mercredi. Dans un même lieu, peuvent être conduits l’audition, les examens médico-légaux et la prise en charge médicale du mineur. Les enquêteurs parlent avec l'enfant de façon naturelle, sans ordinateur. Certaines gendarmeries utilisent aussi des chiens d’assistance judiciaire. " L’animal apaise, réduit le stress, et parfois, l’enfant se confie à lui", observe France Victimes, qui a mobilisé treize chiens pour accompagner les victimes au procès du chirurgien Joël Le Scouarnec. Mais associations et avocats estiment insuffisant le nombre d'enquêteurs formés au recueil de la parole des enfants. Me Durrieu-Diebolt évoque des "auditions où on a demandé à des enfants de 11 ans s’ils avaient eu du plaisir". Dans ses préconisations de novembre 2023, la Ciivise avait recommandé que toute audition d'enfant soit conduite par des policiers formés selon le protocole NICHD et que soient généralisées les salles Mélanie et les unités Uaped. Quelque 400 salles Mélanie existent sur le territoire, selon le ministère de l'Intérieur. Quelque 2.100 gendarmes et 800 policiers ont été formés au protocole NICHD. Cent-dix Uaped ont été créées mais beaucoup souffrent de pénuries de personnels et d'horaires limités, faute de moyens, souligne Martine Brousse, présidente de la Voix de l'Enfant, à l'origine du dispositif. "En termes de délais et de savoir-faire des enquêteurs, c'est une loterie", relève Me Durrieu-Diebolt.

10.06.2026 à 18:35

FRANCE24
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Une vidéo montrant les joueurs du #Sénégal engagés dans la #CoupeduMonde passant un contrôle de sécurité sur le tarmac d'un aéroport aux #ÉtatsUnis avait suscité des accusations de #racisme. Mais selon la fédération, il s'agissait bien de contrôles réglementaires visant à accélérer le déplacement de la sélection.
Texte intégral (723 mots)
Une vidéo montrant les joueurs du #Sénégal engagés dans la #CoupeduMonde passant un contrôle de sécurité sur le tarmac d'un aéroport aux #ÉtatsUnis avait suscité des accusations de #racisme. Mais selon la fédération, il s'agissait bien de contrôles réglementaires visant à accélérer le déplacement de la sélection.

10.06.2026 à 18:31

FRANCE24
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Les données publiées mercredi montrent une spectaculaire poussée des prix dans la foulée des premiers bombardements israélo-américains contre l'Iran, le 28 février. Téhéran a rétorqué en bloquant notamment le trafic d'hydrocarbures dans le détroit d'Ormuz, propulsant les prix du pétrole et des produits qui en sont dérivés comme le plastique et les engrais. L'indice officiel des prix à la consommation (CPI) avait entamé une décrue en fin d'année 2025 et s'était stabilisé autour de 2,4% début 2026. Il a décollé dès mars. Il faut remonter à avril 2023 pour trouver une inflation plus élevée que les 4,2% enregistrés en ce mois de mai. En parallèle, les salaires ont progressé en moyenne de 3,4% sur la période, selon un rapport publié la semaine dernière. Les Américains perdent donc du pouvoir d'achat - sujet au coeur de la campagne en vue des élections de mi-mandat, en novembre. Interrogé sur le sujet à la Maison Blanche, le président Donald Trump ne s'est pas montré inquiet: "Les chiffres étaient supers", a-t-il lancé, avant d'assurer que l'inflation allait "tomber comme une pierre" une fois la guerre terminée. La hausse des prix de l'essence (+40,5% sur un an) découlant de la guerre explique largement l'accélération de l'inflation. Un indice montre toutefois que les augmentations tarifaires sont plus largement répandues dans l'économie. Ainsi, l'inflation sous-jacente (hors variations des coûts de l'énergie et de l'alimentation) est désormais de 2,9% sur un an (contre 2,5% en février). Les billets d'avion connaissent un renchérissement spectaculaire (+26,7% sur un an). Il coûte aussi nettement plus cher de faire entretenir sa voiture (+6,1%) ou de se faire soigner à l'hôpital (+5,7%). "Pic"? Selon un outil en ligne d'un service statistique gouvernemental, les Américains doivent désormais débourser un peu plus de 130 dollars pour avoir l'équivalent de ce qui leur coûtait 100 dollars six ans plus tôt. La pandémie de Covid-19 avait ensuite commencé à tirer les prix vers le haut (jusqu'à quasiment 9% d'inflation en juin 2022). Plusieurs analystes estiment que la situation devrait s'améliorer dans les mois qui viennent. "Nous considérons que l'inflation a atteint un sommet et devrait ralentir au cours du second semestre, à condition qu'un accord soit trouvé rapidement avec l'Iran pour rouvrir le détroit d'Ormuz", écrit Kathy Bostjancic, économiste de l'assureur Nationwide, dans une note. Nancy Vanden Houten, du cabinet Oxford Economics, pense aussi qu'un "pic" pourrait être passé "compte tenu de la forte baisse des prix de l'essence" observée ces derniers jours. L'inflation mettra toutefois "du temps à reculer", pronostique-t-elle. Malgré une inflation nettement supérieure à celle de la zone euro, la Réserve fédérale américaine (Fed) n'est pas prête à emboîter le pas de la Banque centrale européenne (BCE) qui devrait relever ses taux d'intérêt jeudi. La Fed - dont les taux sont plus élevés que ceux de la BCE - veut croire en un choc inflationniste de courte durée et optera sans doute la semaine prochaine pour un quatrième statu quo d'affilée. Ce sera la première réunion de l'ère Kevin Warsh, désigné par Donald Trump pour succéder à Jerome Powell. Le chef de l'Etat ne cache pas attendre de lui une politique plus accommodante pour stimuler l'économie. Cette perspective s'éloigne néanmoins, la Fed étant chargée de contenir l'inflation autour de 2%.
Texte intégral (584 mots)
Les données publiées mercredi montrent une spectaculaire poussée des prix dans la foulée des premiers bombardements israélo-américains contre l'Iran, le 28 février. Téhéran a rétorqué en bloquant notamment le trafic d'hydrocarbures dans le détroit d'Ormuz, propulsant les prix du pétrole et des produits qui en sont dérivés comme le plastique et les engrais. L'indice officiel des prix à la consommation (CPI) avait entamé une décrue en fin d'année 2025 et s'était stabilisé autour de 2,4% début 2026. Il a décollé dès mars. Il faut remonter à avril 2023 pour trouver une inflation plus élevée que les 4,2% enregistrés en ce mois de mai. En parallèle, les salaires ont progressé en moyenne de 3,4% sur la période, selon un rapport publié la semaine dernière. Les Américains perdent donc du pouvoir d'achat - sujet au coeur de la campagne en vue des élections de mi-mandat, en novembre. Interrogé sur le sujet à la Maison Blanche, le président Donald Trump ne s'est pas montré inquiet: "Les chiffres étaient supers", a-t-il lancé, avant d'assurer que l'inflation allait "tomber comme une pierre" une fois la guerre terminée. La hausse des prix de l'essence (+40,5% sur un an) découlant de la guerre explique largement l'accélération de l'inflation. Un indice montre toutefois que les augmentations tarifaires sont plus largement répandues dans l'économie. Ainsi, l'inflation sous-jacente (hors variations des coûts de l'énergie et de l'alimentation) est désormais de 2,9% sur un an (contre 2,5% en février). Les billets d'avion connaissent un renchérissement spectaculaire (+26,7% sur un an). Il coûte aussi nettement plus cher de faire entretenir sa voiture (+6,1%) ou de se faire soigner à l'hôpital (+5,7%). "Pic"? Selon un outil en ligne d'un service statistique gouvernemental, les Américains doivent désormais débourser un peu plus de 130 dollars pour avoir l'équivalent de ce qui leur coûtait 100 dollars six ans plus tôt. La pandémie de Covid-19 avait ensuite commencé à tirer les prix vers le haut (jusqu'à quasiment 9% d'inflation en juin 2022). Plusieurs analystes estiment que la situation devrait s'améliorer dans les mois qui viennent. "Nous considérons que l'inflation a atteint un sommet et devrait ralentir au cours du second semestre, à condition qu'un accord soit trouvé rapidement avec l'Iran pour rouvrir le détroit d'Ormuz", écrit Kathy Bostjancic, économiste de l'assureur Nationwide, dans une note. Nancy Vanden Houten, du cabinet Oxford Economics, pense aussi qu'un "pic" pourrait être passé "compte tenu de la forte baisse des prix de l'essence" observée ces derniers jours. L'inflation mettra toutefois "du temps à reculer", pronostique-t-elle. Malgré une inflation nettement supérieure à celle de la zone euro, la Réserve fédérale américaine (Fed) n'est pas prête à emboîter le pas de la Banque centrale européenne (BCE) qui devrait relever ses taux d'intérêt jeudi. La Fed - dont les taux sont plus élevés que ceux de la BCE - veut croire en un choc inflationniste de courte durée et optera sans doute la semaine prochaine pour un quatrième statu quo d'affilée. Ce sera la première réunion de l'ère Kevin Warsh, désigné par Donald Trump pour succéder à Jerome Powell. Le chef de l'Etat ne cache pas attendre de lui une politique plus accommodante pour stimuler l'économie. Cette perspective s'éloigne néanmoins, la Fed étant chargée de contenir l'inflation autour de 2%.

10.06.2026 à 18:27

FRANCE24
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"A l'heure à laquelle nous parlons, malheureusement, dans le projet tel qu'il est proposé, je n'ai pas de réel investisseur industriel", a déclaré le ministre de l'Industrie, Sébastien Martin, à l'Assemblée nationale, lors de la séance des questions au gouvernement. Cette prise de position intervient alors que collectivités locales et syndicats appelaient le Premier ministre Sébastien Lecornu, dans un courrier commun, à agir de façon urgente pour éviter la liquidation de Fibre Excellence. Propriétaire des deux dernières usines de pâte à papier de France, à Saint-Gaudens (Haute-Garonne) et Tarascon (Bouches-du-Rhône), à l'arrêt depuis fin avril, ce groupe a été placé en redressement judiciaire le 27 avril. Il emploie actuellement 670 salariés et sa disparition fragiliserait une filière de plus de 10.000 emplois, selon les collectivités locales et les syndicats. Les régions Occitanie et Provence-Alpes-Côte-d'Azur (Paca), rejointes par les secrétaires généraux de la CGT, de la CFDT et de FO, demandaient donc au Premier ministre de formaliser des "engagements" attendus de l'Etat. Et ce, avant le 17 juin, date d'une nouvelle audience décisive devant le tribunal de commerce de Toulouse. Rachat d'électricité Collectivités et syndicats se faisaient ainsi l'écho de la direction de Fibre Excellence qui, avec son président, Jean-François Guillot, aux commandes depuis 2019, porte le projet de reprise. "La réussite au final dépendra de notre engagement sans faille mais également à un moment de décisions politiques que l'on attend" à cet égard, avait déclaré vendredi à l'AFP Thomas Pétreault, directeur des affaires publiques et de la communication de Fibre Excellence. Un point critique du dossier porte sur l'une des activités secondaires de Fibre Excellence. Outre la pâte à papier, l'entreprise produit de l'électricité à partir de bois et de copeaux, deux matières dont le cours a fortement augmenté ces dernières années, ce qui a rendu déficitaire cette activité annexe, plombant les comptes du groupe. Le gouvernement a proposé de relever le tarif de rachat de l'électricité par EDF à Fibre Excellence mais cette hausse, qui pourrait sous certaines conditions aller jusqu'à 20%, est jugée insuffisante pour la direction du groupe. Est également demandée une sécurisation de l'approvisionnement en bois via l'Office national des forêts (ONF) ou encore un accompagnement du projet de reprise, sous la forme de différentes aides. "tout mis en oeuvre" Mercredi, le ministre n'a pas évoqué devant les députés de nouveaux gestes de l’État. Sébastien Martin a assuré que "l’État a tout mis en œuvre", mettant en avant sa proposition de hausse du prix de rachat de l'électricité. Face aux propositions de l’État, a-t-il poursuivi, "j'ai eu droit à un investisseur qui a fermé la porte, car l'entreprise, il la gère depuis l'Indonésie ou depuis le Canada. Moi, maintenant, je veux un investisseur industriel", a-t-il insisté. L'actionnaire de Fibre Excellence, l'Indonésien Jackson Wijaya, dont la famille dirige le géant indonésien de la papeterie mondiale Asia Pulp and Paper, a jeté l'éponge, faute de rentabilité du groupe, affirmant y avoir investi près de 300 millions d'euros. Vendredi, dans le cas d'un soutien réaffirmé de l'Etat, la direction se voulait confiante, affirmant avoir notamment avancé sur la reconstitution des fonds propres. Dans ce volet, le groupe chiffre à 15 millions d'euros l'enveloppe nécessaire et "on est en train de créer un pacte d'actionnaires public/privé sur lequel on a déjà sécurisé, avec l'engagement des régions Occitanie et Sud, huit millions d'euros", assurait M. Pétreault. Pour ultérieurement relancer l'activité, le besoin de financement est de "45 millions d'euros" et des discussions sont en cours avec des industriels, avait-il déclaré, ajoutant: "on mène tout de front".
Texte intégral (634 mots)
"A l'heure à laquelle nous parlons, malheureusement, dans le projet tel qu'il est proposé, je n'ai pas de réel investisseur industriel", a déclaré le ministre de l'Industrie, Sébastien Martin, à l'Assemblée nationale, lors de la séance des questions au gouvernement. Cette prise de position intervient alors que collectivités locales et syndicats appelaient le Premier ministre Sébastien Lecornu, dans un courrier commun, à agir de façon urgente pour éviter la liquidation de Fibre Excellence. Propriétaire des deux dernières usines de pâte à papier de France, à Saint-Gaudens (Haute-Garonne) et Tarascon (Bouches-du-Rhône), à l'arrêt depuis fin avril, ce groupe a été placé en redressement judiciaire le 27 avril. Il emploie actuellement 670 salariés et sa disparition fragiliserait une filière de plus de 10.000 emplois, selon les collectivités locales et les syndicats. Les régions Occitanie et Provence-Alpes-Côte-d'Azur (Paca), rejointes par les secrétaires généraux de la CGT, de la CFDT et de FO, demandaient donc au Premier ministre de formaliser des "engagements" attendus de l'Etat. Et ce, avant le 17 juin, date d'une nouvelle audience décisive devant le tribunal de commerce de Toulouse. Rachat d'électricité Collectivités et syndicats se faisaient ainsi l'écho de la direction de Fibre Excellence qui, avec son président, Jean-François Guillot, aux commandes depuis 2019, porte le projet de reprise. "La réussite au final dépendra de notre engagement sans faille mais également à un moment de décisions politiques que l'on attend" à cet égard, avait déclaré vendredi à l'AFP Thomas Pétreault, directeur des affaires publiques et de la communication de Fibre Excellence. Un point critique du dossier porte sur l'une des activités secondaires de Fibre Excellence. Outre la pâte à papier, l'entreprise produit de l'électricité à partir de bois et de copeaux, deux matières dont le cours a fortement augmenté ces dernières années, ce qui a rendu déficitaire cette activité annexe, plombant les comptes du groupe. Le gouvernement a proposé de relever le tarif de rachat de l'électricité par EDF à Fibre Excellence mais cette hausse, qui pourrait sous certaines conditions aller jusqu'à 20%, est jugée insuffisante pour la direction du groupe. Est également demandée une sécurisation de l'approvisionnement en bois via l'Office national des forêts (ONF) ou encore un accompagnement du projet de reprise, sous la forme de différentes aides. "tout mis en oeuvre" Mercredi, le ministre n'a pas évoqué devant les députés de nouveaux gestes de l’État. Sébastien Martin a assuré que "l’État a tout mis en œuvre", mettant en avant sa proposition de hausse du prix de rachat de l'électricité. Face aux propositions de l’État, a-t-il poursuivi, "j'ai eu droit à un investisseur qui a fermé la porte, car l'entreprise, il la gère depuis l'Indonésie ou depuis le Canada. Moi, maintenant, je veux un investisseur industriel", a-t-il insisté. L'actionnaire de Fibre Excellence, l'Indonésien Jackson Wijaya, dont la famille dirige le géant indonésien de la papeterie mondiale Asia Pulp and Paper, a jeté l'éponge, faute de rentabilité du groupe, affirmant y avoir investi près de 300 millions d'euros. Vendredi, dans le cas d'un soutien réaffirmé de l'Etat, la direction se voulait confiante, affirmant avoir notamment avancé sur la reconstitution des fonds propres. Dans ce volet, le groupe chiffre à 15 millions d'euros l'enveloppe nécessaire et "on est en train de créer un pacte d'actionnaires public/privé sur lequel on a déjà sécurisé, avec l'engagement des régions Occitanie et Sud, huit millions d'euros", assurait M. Pétreault. Pour ultérieurement relancer l'activité, le besoin de financement est de "45 millions d'euros" et des discussions sont en cours avec des industriels, avait-il déclaré, ajoutant: "on mène tout de front".
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