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22.05.2026 à 10:49

FRANCE24
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Ce que le public entrevoit l'espace de quelques secondes sur le tapis rouge est l'aboutissement d'un processus minutieux où rien n'est laissé au hasard. Robe, accessoires, coiffure et maquillage... Chaque élément est choisi avec une précision millimétrée. Et à la tête de cette machine bien huilée se trouvent les stylistes, véritables architectes de l'image. Pour mettre forme un look cannois, Ilya Vanzato réfléchit pendant de longs mois. "Tout ça pour une photo, et une photo dure 10-20 secondes!" ironise auprès de l'AFP le styliste français, artisan de certaines des apparitions commentées du festival. Le processus créatif débute par une réflexion commune entre le styliste et son client. Sobre, élégant ou au contraire du waouh ou du buzz. Pour Ilya Vanzato, formé dans les ateliers de haute couture de Dior à Paris puis aux côtés du créateur Zac Posen à New York, une tenue mémorable n'est pas seulement une question d'esthétisme. De Madonna dévoilant le soutien-gorge conique de Gaultier à Cate Blanchett laissant apparaître les couleurs du drapeau palestinien dans la doublure de sa robe Haider Ackermann, le tapis rouge de Cannes sert aussi de tribune. "Une des choses les plus intéressantes de notre métier c’est de trouver la robe parfaite pour le client. Il faut trouver une robe qui raconte une histoire", abonde Alexandra Pavlova, styliste russe présente à Cannes depuis six ans. Mode et stratégie A Cannes, la mode se négocie aussi. Derrière chaque robe se cachent des stratégies et des alliances tissées bien avant qu'une célébrité ne foule le tapis rouge. "Un styliste propose des looks et habille un talent mais aussi, surtout, crée, construit des ponts entre une artiste ou une actrice et les maisons. Il les aide à s'élever au statut de +bankable+ au niveau de la mode", explique la Française Coline Bach, qui a habillé Christina Aguilera, Angèle ou DJ Snake. Une seule apparition remarquée suffit parfois à décrocher des campagnes publicitaires ou à sceller des collaborations avec les plus grandes maisons de mode. Pendant le festival, les marques installent des showrooms privés dans les grands hôtels de luxe. Là, entre bijoux, portants et équipes de relations publiques, les stars essaient des pièces exclusives que l'on verra rarement en dehors de ces espaces feutrés. La pression s'est accentuée avec l'essor des réseaux sociaux, qui démultiplient la visibilité. - Glamour et chaos - Trois heures avant que les flashs ne crépitent sur le tapis rouge, c'est l'effervescence dans les chambres d'hôtels où se préparent les stars: "le glam est lancé, coiffure et maquillage", avance Coline Bach. Mais des mois de travail ne mettent pas à l'abri des coups du sort. À Cannes, chaque édition charrie son lot d'anecdotes : une robe retenue en douane, des talons qui lâchent, un tissu qui trahit sous la lumière méditerranéenne. Alexandra Pavlova se souvient d'un moment de panique. Dans le hall de l'hôtel Martinez, célèbre palace de la Croisette, un inconnu piétine accidentellement la tenue de son client et la déchire. "Là, il faut être très réactif, c’est pour cela que je sors jamais sans mon kit couture", confie la styliste tout-terrain. Elle s'exécute sur place, aiguille en main, entourée de touristes et de l'agitation du lobby. Pour la styliste, la réalité est bien loin des clichés: "Les gens pensent qu'on va à Cannes siroter des cocktails sur la Croisette, alors qu'en fait, les stylistes en particulier, on passe notre temps à courir avec des valises, à éteindre des incendies".

22.05.2026 à 10:42

Antoine FENAUX
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A la une de la presse ce vendredi : des jeux pas très propres, une controverse mondiale et des cafards populaires
Texte intégral (624 mots)
A la une de la presse ce vendredi : des jeux pas très propres, une controverse mondiale et des cafards populaires

22.05.2026 à 10:39

FRANCE 24
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Soixante-cinq personnes ont été placées en garde à vue après des incidents qui ont fait six blessés, dont un grièvement, jeudi soir à Paris, impliquant des supporters de l'OGC Nice à la veille de la finale de la Coupe de France où l'équipe affrontera le RC Lens.
Texte intégral (624 mots)
Soixante-cinq personnes ont été placées en garde à vue après des incidents qui ont fait six blessés, dont un grièvement, jeudi soir à Paris, impliquant des supporters de l'OGC Nice à la veille de la finale de la Coupe de France où l'équipe affrontera le RC Lens.

22.05.2026 à 10:39

FRANCE24
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Probablement originaires du Maghreb, les singes de cette enclave britannique de 30.000 habitants située au sud de l'Espagne en sont une des principales attractions; ils vivent sur le "Rocher" en totale liberté, rappelle la Société d'histoire ornithologique et naturelle de Gibraltar (GONHS). "On est venu pour les singes, pour les voir, parce que c'est le seul endroit en Europe où il y a des singes", indique à l'AFP Elish, un touriste danois de 29 ans. "Mais bon, les nourrir..., je ne sais pas. Je ne pense pas que ce soit une très bonne idée, parce qu'on peut leur faire du mal en leur donnant n'importe quoi" à manger. Et en effet, partout de nombreux panneaux rappellent qu'il est interdit de nourrir les macaques de Barbarie, aussi appelés magots, et que les amendes peuvent aller jusqu’à 4.000 livres (plus de 4.600 euros). "Forme d'automédication" Pour autant, que ce soit volontairement ou involontairement en laissant traîner des restes, les touristes ont contribué à modifier au moins partiellement le régime alimentaire de certains de ces primates hauts de 40 à 70 cm, pesant entre une dizaine et une quinzaine de kilos. Habitués à finir les sandwiches qu'on leur tend, les chips qu'ils retrouvent dans les poubelles, quand ils ne se servent pas directement dans les sacs à dos des visiteurs, ils ont développé une nouvelle habitude pour calmer les douleurs causées par cette alimentation, bien éloignée des fruits, des légumes et des graines qu'ils ingurgitent normalement. Une étude récemment parue, réalisée entre août 2022 et avril 2024 par des chercheurs des universités de Cambridge, d'Oxford, de Paris-Sorbonne et par le Département de l'Environnement du gouvernement de Gibraltar, met ainsi en avant "pour la première fois de la géophagie, la consommation délibérée de terre, au sein de la population de macaques de Barbarie" de Gibraltar. Barres chocolatées, chips ou même glaces sont citées comme les responsables de cette nouvelle attitude par les chercheurs qui y voient une "forme précoce d'automédication". "Nous avons découvert que les macaques qui mangent de la terre le plus fréquemment sont aussi les macaques qui ont le plus accès à la nourriture des touristes et des visiteurs, ce que l'on peut appeler de la malbouffe", résume pour l'AFP Sylvain Lemoine, maître de conférences en anthropologie biologique à l'Université de Cambridge. Ces primates auraient ainsi un régime alimentaire "très riche en sucre, en sel, en produits laitiers que les macaques ne peuvent pas digérer", poursuit-il. Rééquilibrage "Nous formulons donc l'hypothèse selon laquelle la terre peut apporter des microchampignons et des micro-organismes qui pourraient rééquilibrer le microbiome perturbé par l'ingestion de malbouffe", explique le chercheur à l'AFP. "Nous savions que les primates consommaient de la terre, notamment pour se détoxifier ou pour un apport en nutriments. Mais cette étude a montré qu'ils le faisaient aussi parce qu'ils avaient eu une consommation excessive de malbouffe, ce qui est assez nouveau en soi", renchérit auprès de l'AFP Bethany Maxwell, une agente technique se consacrant aux jardins botaniques de Gibraltar. Le phénomène a été constaté à "des taux exceptionnellement élevés par rapport à d'autres espèces de macaques et à d'autres sites et elle était plus fréquente en été, lorsque le nombre des touristes atteint un pic", souligne l'étude. A contrario, Sylvain Lemoine évoque le cas d'un groupe de primates qui n'est plus en contact avec des visiteurs : "nous n’avons pas observé de consommation de terre" chez eux, relève-t-il, évoquant "un argument solide en faveur de cette association entre la consommation de terre et la nourriture humaine". "Il est interdit de nourrir les macaques sur le site et il est très important de le rappeler", conclut-il. "Mais, malgré ces règles, il est très difficile de faire respecter l’interdiction parce qu’il y a énormément de visiteurs chaque jour et que les macaques sont un peu partout".
Texte intégral (669 mots)
Probablement originaires du Maghreb, les singes de cette enclave britannique de 30.000 habitants située au sud de l'Espagne en sont une des principales attractions; ils vivent sur le "Rocher" en totale liberté, rappelle la Société d'histoire ornithologique et naturelle de Gibraltar (GONHS). "On est venu pour les singes, pour les voir, parce que c'est le seul endroit en Europe où il y a des singes", indique à l'AFP Elish, un touriste danois de 29 ans. "Mais bon, les nourrir..., je ne sais pas. Je ne pense pas que ce soit une très bonne idée, parce qu'on peut leur faire du mal en leur donnant n'importe quoi" à manger. Et en effet, partout de nombreux panneaux rappellent qu'il est interdit de nourrir les macaques de Barbarie, aussi appelés magots, et que les amendes peuvent aller jusqu’à 4.000 livres (plus de 4.600 euros). "Forme d'automédication" Pour autant, que ce soit volontairement ou involontairement en laissant traîner des restes, les touristes ont contribué à modifier au moins partiellement le régime alimentaire de certains de ces primates hauts de 40 à 70 cm, pesant entre une dizaine et une quinzaine de kilos. Habitués à finir les sandwiches qu'on leur tend, les chips qu'ils retrouvent dans les poubelles, quand ils ne se servent pas directement dans les sacs à dos des visiteurs, ils ont développé une nouvelle habitude pour calmer les douleurs causées par cette alimentation, bien éloignée des fruits, des légumes et des graines qu'ils ingurgitent normalement. Une étude récemment parue, réalisée entre août 2022 et avril 2024 par des chercheurs des universités de Cambridge, d'Oxford, de Paris-Sorbonne et par le Département de l'Environnement du gouvernement de Gibraltar, met ainsi en avant "pour la première fois de la géophagie, la consommation délibérée de terre, au sein de la population de macaques de Barbarie" de Gibraltar. Barres chocolatées, chips ou même glaces sont citées comme les responsables de cette nouvelle attitude par les chercheurs qui y voient une "forme précoce d'automédication". "Nous avons découvert que les macaques qui mangent de la terre le plus fréquemment sont aussi les macaques qui ont le plus accès à la nourriture des touristes et des visiteurs, ce que l'on peut appeler de la malbouffe", résume pour l'AFP Sylvain Lemoine, maître de conférences en anthropologie biologique à l'Université de Cambridge. Ces primates auraient ainsi un régime alimentaire "très riche en sucre, en sel, en produits laitiers que les macaques ne peuvent pas digérer", poursuit-il. Rééquilibrage "Nous formulons donc l'hypothèse selon laquelle la terre peut apporter des microchampignons et des micro-organismes qui pourraient rééquilibrer le microbiome perturbé par l'ingestion de malbouffe", explique le chercheur à l'AFP. "Nous savions que les primates consommaient de la terre, notamment pour se détoxifier ou pour un apport en nutriments. Mais cette étude a montré qu'ils le faisaient aussi parce qu'ils avaient eu une consommation excessive de malbouffe, ce qui est assez nouveau en soi", renchérit auprès de l'AFP Bethany Maxwell, une agente technique se consacrant aux jardins botaniques de Gibraltar. Le phénomène a été constaté à "des taux exceptionnellement élevés par rapport à d'autres espèces de macaques et à d'autres sites et elle était plus fréquente en été, lorsque le nombre des touristes atteint un pic", souligne l'étude. A contrario, Sylvain Lemoine évoque le cas d'un groupe de primates qui n'est plus en contact avec des visiteurs : "nous n’avons pas observé de consommation de terre" chez eux, relève-t-il, évoquant "un argument solide en faveur de cette association entre la consommation de terre et la nourriture humaine". "Il est interdit de nourrir les macaques sur le site et il est très important de le rappeler", conclut-il. "Mais, malgré ces règles, il est très difficile de faire respecter l’interdiction parce qu’il y a énormément de visiteurs chaque jour et que les macaques sont un peu partout".

22.05.2026 à 10:35

FRANCE24
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Les deux petites bêtes ont été retrouvées assoiffées et affamées au milieu de leurs excréments. Leur calvaire a duré un mois, après que leur maîtresse les a abandonnées en quittant son logement. Le 13 mai, cette dernière a été condamnée par le tribunal de police de Saint-Etienne pour maltraitance. Fait rare, parmi différents dommages et intérêts, elle a dû verser à la SPA de Lyon, qui s'était constituée partie civile, 800 euros au titre d'un "préjudice animalier". "C'est une très bonne chose", se félicite auprès de l'AFP Orianne Simonet, directrice administrative de la Société protectrice des animaux de Lyon. "Ce préjudice vient reconnaître les souffrances que peuvent ressentir les animaux", explique-t-elle. "Et maintenant qu'on a une jurisprudence sur notre secteur, on va pouvoir le faire valoir dans d'autres affaires." S'il est inédit dans le département, le préjudice animalier émerge depuis près de deux ans dans les tribunaux français. En janvier 2024, le tribunal correctionnel de Lille l'a reconnu pour la première fois au profit de Lanna, une chatte décédée après avoir été frappée à coups de lattes en bois par son propriétaire. Ce dernier avait dû indemniser une association de protection des animaux, à hauteur de 100 euros. "Ricochet" "Ce qui est aberrant, c'est qu'avant on indemnisait seulement l'humain pour avoir vu souffrir son animal", un préjudice par "ricochet", relève Muriel Falaise, maîtresse de conférence en droit privé à Lyon, spécialiste du droit animalier. "Avec cette nouvelle jurisprudence, on se demande si l'animal peut, oui ou non, être considéré comme une victime directe." Pour l'heure, le préjudice animalier n'est pas codifié en Droit. Son application repose uniquement sur l'appréciation des juges. Les animaux sont reconnus comme des êtres sensibles dans le Code civil depuis 2015, mais leur statut demeure soumis au régime des biens meubles. Ils ne possèdent pas de personnalité juridique et ne peuvent donc pas recevoir eux-mêmes d'indemnisations. Celles-ci sont reversées aux parties civiles, qui peuvent aussi être dédommagées pour leur préjudice moral ou matériel. Et les montants en jeu progressent: 1.500 euros en 2025 pour un chiot, Buck, poignardé à mort dans le Nord, ou 2.000 euros début février pour une Jack Russell, Sultane, agressée sexuellement par son maître pendant six ans. "Bien-être animal" "Avant, lorsque les gens ne voulaient plus de leur animal, ils le donnaient ou l'abandonnaient. Maintenant, ils le maltraitent", regrette Orianne Simonet. La SPA de Lyon, qui intervient en Rhône-Alpes, reçoit chaque année près de 1.800 signalements pour maltraitance. Entre 2016 et 2021 en France, les atteintes envers les animaux domestiques ont augmenté de 30%, d'après le ministère de l'Intérieur. Paradoxalement, "les gens sont aussi de plus en plus sensibles au bien-être animal", salue Muriel Falaise. Cette jurisprudence naissante autour du préjudice animalier n'est donc pas un hasard, car "il appartient au législateur de tenir compte de l'évolution de la société". Elle fait aussi le parallèle avec le "préjudice écologique", qui lui aussi fait son chemin dans les tribunaux. Jusqu'à maintenant, les affaires où le préjudice animalier a été reconnu ne concernent que les animaux domestiques. Peut-on imaginer qu'à l'avenir, il puisse être appliqué au profit des animaux d'élevages, destinés à l'abattoir, ou aux animaux sauvages chassés ? "C'est là toute la difficulté", reconnaît Muriel Falaise. "Depuis 1976, le Code rural prévoit qu'un animal doit être élevé dans des conditions compatibles avec ses besoins. Mais pour l'élevage intensif, par exemple, il y a des dérogations." Quant à l'importance pour la justice de se saisir de ce type d'affaires, alors que les tribunaux sont déjà engorgés, Muriel Falaise souligne que la violence est un problème d'ordre général: "Un enfant qui maltraite un animal devient souvent un adulte maltraitant à l'égard des humains".
Texte intégral (671 mots)
Les deux petites bêtes ont été retrouvées assoiffées et affamées au milieu de leurs excréments. Leur calvaire a duré un mois, après que leur maîtresse les a abandonnées en quittant son logement. Le 13 mai, cette dernière a été condamnée par le tribunal de police de Saint-Etienne pour maltraitance. Fait rare, parmi différents dommages et intérêts, elle a dû verser à la SPA de Lyon, qui s'était constituée partie civile, 800 euros au titre d'un "préjudice animalier". "C'est une très bonne chose", se félicite auprès de l'AFP Orianne Simonet, directrice administrative de la Société protectrice des animaux de Lyon. "Ce préjudice vient reconnaître les souffrances que peuvent ressentir les animaux", explique-t-elle. "Et maintenant qu'on a une jurisprudence sur notre secteur, on va pouvoir le faire valoir dans d'autres affaires." S'il est inédit dans le département, le préjudice animalier émerge depuis près de deux ans dans les tribunaux français. En janvier 2024, le tribunal correctionnel de Lille l'a reconnu pour la première fois au profit de Lanna, une chatte décédée après avoir été frappée à coups de lattes en bois par son propriétaire. Ce dernier avait dû indemniser une association de protection des animaux, à hauteur de 100 euros. "Ricochet" "Ce qui est aberrant, c'est qu'avant on indemnisait seulement l'humain pour avoir vu souffrir son animal", un préjudice par "ricochet", relève Muriel Falaise, maîtresse de conférence en droit privé à Lyon, spécialiste du droit animalier. "Avec cette nouvelle jurisprudence, on se demande si l'animal peut, oui ou non, être considéré comme une victime directe." Pour l'heure, le préjudice animalier n'est pas codifié en Droit. Son application repose uniquement sur l'appréciation des juges. Les animaux sont reconnus comme des êtres sensibles dans le Code civil depuis 2015, mais leur statut demeure soumis au régime des biens meubles. Ils ne possèdent pas de personnalité juridique et ne peuvent donc pas recevoir eux-mêmes d'indemnisations. Celles-ci sont reversées aux parties civiles, qui peuvent aussi être dédommagées pour leur préjudice moral ou matériel. Et les montants en jeu progressent: 1.500 euros en 2025 pour un chiot, Buck, poignardé à mort dans le Nord, ou 2.000 euros début février pour une Jack Russell, Sultane, agressée sexuellement par son maître pendant six ans. "Bien-être animal" "Avant, lorsque les gens ne voulaient plus de leur animal, ils le donnaient ou l'abandonnaient. Maintenant, ils le maltraitent", regrette Orianne Simonet. La SPA de Lyon, qui intervient en Rhône-Alpes, reçoit chaque année près de 1.800 signalements pour maltraitance. Entre 2016 et 2021 en France, les atteintes envers les animaux domestiques ont augmenté de 30%, d'après le ministère de l'Intérieur. Paradoxalement, "les gens sont aussi de plus en plus sensibles au bien-être animal", salue Muriel Falaise. Cette jurisprudence naissante autour du préjudice animalier n'est donc pas un hasard, car "il appartient au législateur de tenir compte de l'évolution de la société". Elle fait aussi le parallèle avec le "préjudice écologique", qui lui aussi fait son chemin dans les tribunaux. Jusqu'à maintenant, les affaires où le préjudice animalier a été reconnu ne concernent que les animaux domestiques. Peut-on imaginer qu'à l'avenir, il puisse être appliqué au profit des animaux d'élevages, destinés à l'abattoir, ou aux animaux sauvages chassés ? "C'est là toute la difficulté", reconnaît Muriel Falaise. "Depuis 1976, le Code rural prévoit qu'un animal doit être élevé dans des conditions compatibles avec ses besoins. Mais pour l'élevage intensif, par exemple, il y a des dérogations." Quant à l'importance pour la justice de se saisir de ce type d'affaires, alors que les tribunaux sont déjà engorgés, Muriel Falaise souligne que la violence est un problème d'ordre général: "Un enfant qui maltraite un animal devient souvent un adulte maltraitant à l'égard des humains".
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