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Chaîne de service public - Actualité internationale.

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27.01.2026 à 09:55

Ottawa donne un accord conditionnel pour le transfert de bélugas vers les Etats-Unis

FRANCE24
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Marineland, autrefois une attraction touristique lucrative près des chutes du Niagara, affirme être en grande difficulté financière, ne plus pouvoir assumer les coûts de prise en charge des cétacés et être contraint de les euthanasier s'il ne leur trouve pas un lieu d’accueil. Le parc est au coeur de controverses depuis des années. Vingt animaux, dont 19 bélugas, y sont morts depuis 2019, selon un décompte de l'agence La Presse canadienne. Marineland, fermé au public depuis 2024, pensait avoir trouvé une solution l'an dernier en élaborant un plan visant à vendre les bélugas au Chimelong Ocean Kingdom, un somptueux parc à thème en Chine. La ministre des Pêches, Joanne Thompson, a rejeté ce projet, estimant qu'il perpétuerait l’exploitation des cétacés. Marineland a présenté à Ottawa la semaine dernière un nouveau plan visant à vendre les 30 bélugas à plusieurs parcs aux États-Unis. "Aujourd'hui, j'ai rencontré Marineland au sujet de leur proposition d'exporter les bélugas restants vers des installations aux États-Unis ", a déclaré Mme Thompson dans un communiqué. "J'ai accordé une approbation conditionnelle ", a-t-elle ajouté, précisant que les permis définitifs seront délivrés une fois que Marineland aura fourni des informations supplémentaires. Marineland affirme que tous les décès de bélugas au parc sont dus à des causes naturelles, mais des responsables du bien-être animal de la province de l’Ontario enquêtent sur le parc depuis plusieurs années.

27.01.2026 à 09:55

En Moselle, recherches et espoirs après la découverte "unique au monde" d'hydrogène naturel

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Pourra-t-on prochainement exploiter en Lorraine des millions de tonnes d'hydrogène naturel, possible source d'énergie décarbonée? Les recherches s'intensifient autour de ce gisement sous-terrain potentiellement unique au monde, dont les retombées économiques pourraient profiter à toute la région.
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Pourra-t-on prochainement exploiter en Lorraine des millions de tonnes d'hydrogène naturel, possible source d'énergie décarbonée? Les recherches s'intensifient autour de ce gisement sous-terrain potentiellement unique au monde, dont les retombées économiques pourraient profiter à toute la région.

27.01.2026 à 09:53

Ligue des champions: Hojbjerg, point fixe du milieu de l'OM

FRANCE24
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Après la victoire marseillaise samedi contre Lens (3-1), les deux entraîneurS, Pierre Sage et Roberto De Zerbi, ont chacun eu quelques mots pour souligner l'influence du Danois tout au long du match. "On a laissé trop d'espace et de liberté à Hojbjerg, ce qui les a autorisés à ensuite nous fixer et à jouer entre les lignes", a relevé le technicien nordiste, pour expliquer les 20 premières minutes où les Sang et Or n'ont fait que courir après le ballon. "Je pense que c'était important de se positionner comme on l'a fait, avec Hojbjerg qui a fait, je crois, sa meilleure prestation depuis que nous travaillons ensemble", a de son côté expliqué le coach phocéen, qui avait installé l'ancien joueur de Tottenham à la pointe basse d'un inédit milieu en losange. L'intéressé a accueilli les éloges avec placidité, modestie et sens du collectif. "On joue tous les trois jours depuis septembre. Il faut rester équilibrés quand on gagne, comme quand on ne gagne pas. On s'est bien repris après Liverpool (défaite 3-0) et là, il ne faut pas monter trop haut après un bon match. On doit faire les choses bien à Bruges, passer le cap et rester dans la compétition. C'est ça la mentalité", a-t-il expliqué. "Je suis content qu'on ait gagné. Il faut juste aider et être disponible pour l'équipe. Je suis très content de la façon dont tout le monde se met au service de l'équipe, que ce soit moi ou un autre. C'est notre travail", a-t-il ensuite ajouté. Pas de départ au mercato Lui ou un autre, mais tout de même plus souvent lui que les autres, en tous cas au milieu de terrain, où De Zerbi cherche en permanence la bonne formule, entre adaptation à l'adversaire et caractéristiques et états de forme de ses joueurs. Depuis le mois d'août, le Danois de 30 ans a ainsi évolué aux côtés de Geoffrey Kondogbia, Angel Gomes, Arthur Vermeeren, Matt O'Riley, Darryl Bakola, Bilel Nadir, désormais Quinten Timber et même Adrien Rabiot en tout de début de saison, avant l'exfiltration du Français... La liste est longue et traduit la grande instabilité du milieu de terrain, qui ressemble à un manège qui tourne sans cesse autour du même axe: Pierre-Emile Hojbjerg. Derrière le buteur Mason Greenwood et le gardien Geronimo Rulli, le Danois francophone -- sa grand-mère maternelle était française -- est en effet le joueur le plus utilisé par De Zerbi, très loin devant les autres milieux, près de deux fois plus que O'Riley ou Gomes, les deux joueurs qui le suivent dans ce classement. Après un début de saison où il a parfois semblé à la peine au plan athlétique, et où le départ de Rabiot lui a sans doute pesé, l'ancien joueur du Bayern Munich est donc redevenu l'élément fort du milieu marseillais. Au point que l'hypothèse d'un départ au mercato, évoqué par la presse sportive italienne qui l'imaginait à la Juventus en janvier, a été vigoureusement balayée par De Zerbi. "Il a parlé et son agent, qui est lui aussi une personne sérieuse, a parlé. Il n'a jamais été question dans nos esprits de le voir partir. C'est un des joueurs les plus importants de l'effectif, un des leaders. Je ne vois pas pourquoi il devrait partir", a tranché l'entraîneur marseillais.
Texte intégral (584 mots)
Après la victoire marseillaise samedi contre Lens (3-1), les deux entraîneurS, Pierre Sage et Roberto De Zerbi, ont chacun eu quelques mots pour souligner l'influence du Danois tout au long du match. "On a laissé trop d'espace et de liberté à Hojbjerg, ce qui les a autorisés à ensuite nous fixer et à jouer entre les lignes", a relevé le technicien nordiste, pour expliquer les 20 premières minutes où les Sang et Or n'ont fait que courir après le ballon. "Je pense que c'était important de se positionner comme on l'a fait, avec Hojbjerg qui a fait, je crois, sa meilleure prestation depuis que nous travaillons ensemble", a de son côté expliqué le coach phocéen, qui avait installé l'ancien joueur de Tottenham à la pointe basse d'un inédit milieu en losange. L'intéressé a accueilli les éloges avec placidité, modestie et sens du collectif. "On joue tous les trois jours depuis septembre. Il faut rester équilibrés quand on gagne, comme quand on ne gagne pas. On s'est bien repris après Liverpool (défaite 3-0) et là, il ne faut pas monter trop haut après un bon match. On doit faire les choses bien à Bruges, passer le cap et rester dans la compétition. C'est ça la mentalité", a-t-il expliqué. "Je suis content qu'on ait gagné. Il faut juste aider et être disponible pour l'équipe. Je suis très content de la façon dont tout le monde se met au service de l'équipe, que ce soit moi ou un autre. C'est notre travail", a-t-il ensuite ajouté. Pas de départ au mercato Lui ou un autre, mais tout de même plus souvent lui que les autres, en tous cas au milieu de terrain, où De Zerbi cherche en permanence la bonne formule, entre adaptation à l'adversaire et caractéristiques et états de forme de ses joueurs. Depuis le mois d'août, le Danois de 30 ans a ainsi évolué aux côtés de Geoffrey Kondogbia, Angel Gomes, Arthur Vermeeren, Matt O'Riley, Darryl Bakola, Bilel Nadir, désormais Quinten Timber et même Adrien Rabiot en tout de début de saison, avant l'exfiltration du Français... La liste est longue et traduit la grande instabilité du milieu de terrain, qui ressemble à un manège qui tourne sans cesse autour du même axe: Pierre-Emile Hojbjerg. Derrière le buteur Mason Greenwood et le gardien Geronimo Rulli, le Danois francophone -- sa grand-mère maternelle était française -- est en effet le joueur le plus utilisé par De Zerbi, très loin devant les autres milieux, près de deux fois plus que O'Riley ou Gomes, les deux joueurs qui le suivent dans ce classement. Après un début de saison où il a parfois semblé à la peine au plan athlétique, et où le départ de Rabiot lui a sans doute pesé, l'ancien joueur du Bayern Munich est donc redevenu l'élément fort du milieu marseillais. Au point que l'hypothèse d'un départ au mercato, évoqué par la presse sportive italienne qui l'imaginait à la Juventus en janvier, a été vigoureusement balayée par De Zerbi. "Il a parlé et son agent, qui est lui aussi une personne sérieuse, a parlé. Il n'a jamais été question dans nos esprits de le voir partir. C'est un des joueurs les plus importants de l'effectif, un des leaders. Je ne vois pas pourquoi il devrait partir", a tranché l'entraîneur marseillais.

27.01.2026 à 09:49

Nevers, laboratoire désenchanté du macronisme

FRANCE24
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"Moi, je ne vote pas pour un parti. Mais, vous, vous avez fait de bonnes choses pour la ville", lance une retraitée dans l'entrebâillement de sa porte, qu'elle vient d'ouvrir à Denis Thuriot. "Vous voyez, les gens savent faire la différence", assure le maire de 59 ans, distribuant des tracts qui ne font aucune mention de son appartenance au parti présidentiel Renaissance. "Ici, l'étiquette, c'est +Nevers à venir+", lance le candidat à sa réélection en mars. Emmanuel Macron, il lui arrive de le mentionner: "Ma proximité avec le président, je m'en sers pour Nevers", dit-il ainsi à une mère inquiète pour son fils étudiant, lui expliquant que c'est grâce à l'État qu'il peut développer l'Université. En 2013, Denis Thuriot, avocat issu du PS, déchire sa carte et créé une liste rassemblant société civile, droite et centre. La recette réussit et, en 2014, il met fin à 43 ans de socialisme à Nevers, ancien fief du Premier ministre Pierre Bérégovoy. Plus tard, il devient l'un des premiers à rejoindre le parti En Marche du futur président. C'est d'ailleurs à Nevers, ville de 33.000 habitants, qu'Emmanuel Macron tiendra un de ses premiers meetings. En 2020, Denis Thuriot est réélu dès le premier tour, offrant à la macronie un de ses rares succès dans ces municipales. -"Infidèles"- "Historique", titrait alors Le Journal du Centre, dont la Une est encore accrochée dans le local de campagne du "candidat" Thuriot. Y figure également une photo de 2014 du petit groupe parti à la conquête de Nevers: les représentants de la droite mais aussi deux soutiens de la première heure: Xavier Morel, un entrepreneur, et Amandine Boujlilat, fille d'une figure du PS jamais encartée. Aujourd'hui, chacun d'eux présente sa liste contre le maire. "Ils sont devenus infidèles", raille Denis Thuriot, amer. "Le macronisme est fini. Ca a été un essai loupé", se justifie Amandine Boujlilat, 41 ans. Ancienne Première adjointe de M. Thuriot et ex-référente départementale de La République en marche, elle mène dorénavant une liste "vraiment indépendante". "J'ai été séduite par Macron, par sa nouvelle façon de faire de la politique, mais j'ai fait le constat que son parti fonctionne comme tous les partis", lâche-t-elle. "Denis Thuriot est devenu le porte-parole du gouvernement, mais les gens nous disent +le macronisme, on en a marre+". "Thuriot utilise sa ville comme un strapontin", renchérit Xavier Morel. Ancien adjoint au maire, cet entrepreneur de 62 ans a fait partie de la "société civile" attirée par l'ambition de "faire de la politique autrement". "C'est moi qui suis allé chercher Thuriot en 2013 pour créer un mouvement sans étiquette. Il a rejoint Macron en 2017. C'est lui qui m'a trahi", accuse-t-il, assurant mener une liste réellement apolitique. Le réveil des partis Face à l'implosion de la macronie, les partis "traditionnels" croient en leur résurrection. "C'est une réinvention", estime Wilfrid Séjeau, à la tête de la seule liste de gauche (PS, écologistes et PCF). En 2020, il y en avait eu cinq. "Certains à gauche ont voté pour Denis Thuriot mais ils se sont sentis trahis quand il a pris un virage à droite", juge ce libraire de 46 ans, vice-président du département et conseiller régional. La droite aussi se sent pousser des ailes: après avoir soutenu Denis Thuriot en 2020, elle présente aujourd'hui sa propre liste. "Le macronisme est impossible. Dans la vie, on n'est pas sans étiquette", croit le LR Baptiste Dubost, 28 ans. Ce pharmacien dénonce "l'insécurité en hausse" et les "nombreux immigrés", des thèmes à prendre alors que le RN ne présentera aucun candidat, malgré sa percée aux législatives de 2024. Malgré cette concurrence, Denis Thuriot ne sonne pas la fin du macronisme. "L'esprit de rassembler hors des partis, je continue à le porter. Ici, les décisions du conseil municipal sont prises à l'unanimité à 94%".
Texte intégral (660 mots)
"Moi, je ne vote pas pour un parti. Mais, vous, vous avez fait de bonnes choses pour la ville", lance une retraitée dans l'entrebâillement de sa porte, qu'elle vient d'ouvrir à Denis Thuriot. "Vous voyez, les gens savent faire la différence", assure le maire de 59 ans, distribuant des tracts qui ne font aucune mention de son appartenance au parti présidentiel Renaissance. "Ici, l'étiquette, c'est +Nevers à venir+", lance le candidat à sa réélection en mars. Emmanuel Macron, il lui arrive de le mentionner: "Ma proximité avec le président, je m'en sers pour Nevers", dit-il ainsi à une mère inquiète pour son fils étudiant, lui expliquant que c'est grâce à l'État qu'il peut développer l'Université. En 2013, Denis Thuriot, avocat issu du PS, déchire sa carte et créé une liste rassemblant société civile, droite et centre. La recette réussit et, en 2014, il met fin à 43 ans de socialisme à Nevers, ancien fief du Premier ministre Pierre Bérégovoy. Plus tard, il devient l'un des premiers à rejoindre le parti En Marche du futur président. C'est d'ailleurs à Nevers, ville de 33.000 habitants, qu'Emmanuel Macron tiendra un de ses premiers meetings. En 2020, Denis Thuriot est réélu dès le premier tour, offrant à la macronie un de ses rares succès dans ces municipales. -"Infidèles"- "Historique", titrait alors Le Journal du Centre, dont la Une est encore accrochée dans le local de campagne du "candidat" Thuriot. Y figure également une photo de 2014 du petit groupe parti à la conquête de Nevers: les représentants de la droite mais aussi deux soutiens de la première heure: Xavier Morel, un entrepreneur, et Amandine Boujlilat, fille d'une figure du PS jamais encartée. Aujourd'hui, chacun d'eux présente sa liste contre le maire. "Ils sont devenus infidèles", raille Denis Thuriot, amer. "Le macronisme est fini. Ca a été un essai loupé", se justifie Amandine Boujlilat, 41 ans. Ancienne Première adjointe de M. Thuriot et ex-référente départementale de La République en marche, elle mène dorénavant une liste "vraiment indépendante". "J'ai été séduite par Macron, par sa nouvelle façon de faire de la politique, mais j'ai fait le constat que son parti fonctionne comme tous les partis", lâche-t-elle. "Denis Thuriot est devenu le porte-parole du gouvernement, mais les gens nous disent +le macronisme, on en a marre+". "Thuriot utilise sa ville comme un strapontin", renchérit Xavier Morel. Ancien adjoint au maire, cet entrepreneur de 62 ans a fait partie de la "société civile" attirée par l'ambition de "faire de la politique autrement". "C'est moi qui suis allé chercher Thuriot en 2013 pour créer un mouvement sans étiquette. Il a rejoint Macron en 2017. C'est lui qui m'a trahi", accuse-t-il, assurant mener une liste réellement apolitique. Le réveil des partis Face à l'implosion de la macronie, les partis "traditionnels" croient en leur résurrection. "C'est une réinvention", estime Wilfrid Séjeau, à la tête de la seule liste de gauche (PS, écologistes et PCF). En 2020, il y en avait eu cinq. "Certains à gauche ont voté pour Denis Thuriot mais ils se sont sentis trahis quand il a pris un virage à droite", juge ce libraire de 46 ans, vice-président du département et conseiller régional. La droite aussi se sent pousser des ailes: après avoir soutenu Denis Thuriot en 2020, elle présente aujourd'hui sa propre liste. "Le macronisme est impossible. Dans la vie, on n'est pas sans étiquette", croit le LR Baptiste Dubost, 28 ans. Ce pharmacien dénonce "l'insécurité en hausse" et les "nombreux immigrés", des thèmes à prendre alors que le RN ne présentera aucun candidat, malgré sa percée aux législatives de 2024. Malgré cette concurrence, Denis Thuriot ne sonne pas la fin du macronisme. "L'esprit de rassembler hors des partis, je continue à le porter. Ici, les décisions du conseil municipal sont prises à l'unanimité à 94%".

27.01.2026 à 09:43

"Nos enfants seront les prochains à mourir": dans le nord-est du Kenya, la sécheresse fait des ravages

FRANCE24
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Bishar Maalim Mohammed raconte avoir dû brûler 130 bêtes déshydratées, toute sa fortune, afin d'éviter que les hyènes ne s'approchent trop de chez lui. "Je me retrouve sans rien", avec quatre poulets comme seul futur, s'attriste-t-il. L'homme de 60 ans vit à Tawakal, village du comté aride de Mandera, qui borde la Somalie à l'est et l'Éthiopie au nord. Depuis mai, pratiquement aucune goutte de pluie n'est tombée. Un désastre pour les communautés locales, essentiellement pastorales. Le seul taureau de Tawakal encore en vie n'arrive plus à se lever et gît au même endroit depuis près d'une semaine. Ses os saillent sous sa peau. Son propriétaire le regarde, impuissant. "Il n'y a plus d'eau", "nous n'avons plus de nourriture", se lamente Bishar Maalim Mohammed. "Nous sommes en danger." Dans la grande ville voisine de Banisa, le grand bassin de rétention d'eau s'est asséché, laissant place à une vaste étendue stérile désormais utilisée par les enfants comme terrain de jeu. Rationnement La ville dépend désormais d'un bassin plus petit, dans le village de Lulis, mais son niveau baisse dangereusement. Des troupeaux de chèvres, de vaches et de chameaux – dont certains ont parcouru jusqu'à 30 kilomètres – se bousculent pour accéder à l'eau qui reste, que les autorités rationnent afin de prolonger les réserves. "Dans deux semaines, cette eau sera finie", observe Aden Hussein, un habitant de Lulis, interrogé par l'AFP. "Nous sommes dans une très mauvaise situation", s'effraie l'homme de 40 ans. Plus de 2 millions de Kényans (sur environ 53 millions) sont confrontés à une insécurité alimentaire croissante après les déficits de pluviométrie entre octobre et décembre, estime l'Autorité nationale de gestion de la sécheresse (NDMA). Selon la Famine early warning systems network (FEWS Net), une organisation de surveillance de la sécurité alimentaire, entre 20 et 25  millions de personnes ont besoin d’une aide alimentaire humanitaire entre Kenya, Somalie et Éthiopie, plus de la moitié d'entre elles du fait de la sécheresse. Face à cette situation, les hôpitaux du comté de Mandera sont débordés. Dans celui de Banisa, l'afflux d'enfants gravement malnutris, dont certains viennent d'Ethiopie, a saturé le service pédiatrique. Lors d'une récente visite de l’AFP, huit enfants admis souffraient de malnutrition sévère. Une fillette de 32  mois ne pesait que 4,5  kg. Un autre enfant venait d'être réadmis après être retourné chez ses parents, où il n'y avait pas de nourriture. "Les cas de malnutrition augmentent" car les enfants dépendaient "uniquement du lait de chèvre et de chameau, mais il n'y en a plus du tout", constate Khalid Ahmed Wethow, nutritionniste hospitalier à Banisa. L'hôpital ne dispose plus que de huit boîtes de lait thérapeutique pour son unité pédiatrique. De quoi tenir à peine une semaine. "Que Dieu les sauve!" Le service dépendait jusqu'à récemment du Programme alimentaire mondial (PAM) pour les suppléments alimentaires destinés aux nourrissons et aux mères allaitantes. Mais les coupes claires ces derniers mois dans l'aide internationale - notamment des Etats-Unis et de l'UE - a contraint l'agence onusienne à réduire ses aides. L'hôpital n'a rien reçu depuis six mois. Si la sécheresse persiste, "nos enfants seront les prochains à mourir", craint Bishar Mohamed, qui n'a rien à voir avec son homonyme précédemment mentionné. Celui-ci, qui a perdu 170 chèvres, a tenté de "fuir à la recherche d'endroits meilleurs, mais sans succès". "Nous avons soif", soupire-t-il, avant de désigner le champ où gisent les carcasses de ses animaux. Dans le village proche de Jabi Bar, plus de la moitié des élèves sont partis, la plupart avec leurs parents, et aujourd'hui, "il n'en reste que 99", souligne le directeur de l'école, Ali Haji  Shabure. Le gouvernement kényan et des organisations humanitaires comme la Croix-Rouge ont intensifié les distributions d'eau par camion, d'aide alimentaire et de transferts en espèces pour soulager les populations, mais les besoins restent immenses. Bishara Maalim attend avec appréhension la prochaine saison des pluies, prévue en avril. Elle prie pour ses dix enfants: "Que Dieu les sauve."
Texte intégral (706 mots)
Bishar Maalim Mohammed raconte avoir dû brûler 130 bêtes déshydratées, toute sa fortune, afin d'éviter que les hyènes ne s'approchent trop de chez lui. "Je me retrouve sans rien", avec quatre poulets comme seul futur, s'attriste-t-il. L'homme de 60 ans vit à Tawakal, village du comté aride de Mandera, qui borde la Somalie à l'est et l'Éthiopie au nord. Depuis mai, pratiquement aucune goutte de pluie n'est tombée. Un désastre pour les communautés locales, essentiellement pastorales. Le seul taureau de Tawakal encore en vie n'arrive plus à se lever et gît au même endroit depuis près d'une semaine. Ses os saillent sous sa peau. Son propriétaire le regarde, impuissant. "Il n'y a plus d'eau", "nous n'avons plus de nourriture", se lamente Bishar Maalim Mohammed. "Nous sommes en danger." Dans la grande ville voisine de Banisa, le grand bassin de rétention d'eau s'est asséché, laissant place à une vaste étendue stérile désormais utilisée par les enfants comme terrain de jeu. Rationnement La ville dépend désormais d'un bassin plus petit, dans le village de Lulis, mais son niveau baisse dangereusement. Des troupeaux de chèvres, de vaches et de chameaux – dont certains ont parcouru jusqu'à 30 kilomètres – se bousculent pour accéder à l'eau qui reste, que les autorités rationnent afin de prolonger les réserves. "Dans deux semaines, cette eau sera finie", observe Aden Hussein, un habitant de Lulis, interrogé par l'AFP. "Nous sommes dans une très mauvaise situation", s'effraie l'homme de 40 ans. Plus de 2 millions de Kényans (sur environ 53 millions) sont confrontés à une insécurité alimentaire croissante après les déficits de pluviométrie entre octobre et décembre, estime l'Autorité nationale de gestion de la sécheresse (NDMA). Selon la Famine early warning systems network (FEWS Net), une organisation de surveillance de la sécurité alimentaire, entre 20 et 25  millions de personnes ont besoin d’une aide alimentaire humanitaire entre Kenya, Somalie et Éthiopie, plus de la moitié d'entre elles du fait de la sécheresse. Face à cette situation, les hôpitaux du comté de Mandera sont débordés. Dans celui de Banisa, l'afflux d'enfants gravement malnutris, dont certains viennent d'Ethiopie, a saturé le service pédiatrique. Lors d'une récente visite de l’AFP, huit enfants admis souffraient de malnutrition sévère. Une fillette de 32  mois ne pesait que 4,5  kg. Un autre enfant venait d'être réadmis après être retourné chez ses parents, où il n'y avait pas de nourriture. "Les cas de malnutrition augmentent" car les enfants dépendaient "uniquement du lait de chèvre et de chameau, mais il n'y en a plus du tout", constate Khalid Ahmed Wethow, nutritionniste hospitalier à Banisa. L'hôpital ne dispose plus que de huit boîtes de lait thérapeutique pour son unité pédiatrique. De quoi tenir à peine une semaine. "Que Dieu les sauve!" Le service dépendait jusqu'à récemment du Programme alimentaire mondial (PAM) pour les suppléments alimentaires destinés aux nourrissons et aux mères allaitantes. Mais les coupes claires ces derniers mois dans l'aide internationale - notamment des Etats-Unis et de l'UE - a contraint l'agence onusienne à réduire ses aides. L'hôpital n'a rien reçu depuis six mois. Si la sécheresse persiste, "nos enfants seront les prochains à mourir", craint Bishar Mohamed, qui n'a rien à voir avec son homonyme précédemment mentionné. Celui-ci, qui a perdu 170 chèvres, a tenté de "fuir à la recherche d'endroits meilleurs, mais sans succès". "Nous avons soif", soupire-t-il, avant de désigner le champ où gisent les carcasses de ses animaux. Dans le village proche de Jabi Bar, plus de la moitié des élèves sont partis, la plupart avec leurs parents, et aujourd'hui, "il n'en reste que 99", souligne le directeur de l'école, Ali Haji  Shabure. Le gouvernement kényan et des organisations humanitaires comme la Croix-Rouge ont intensifié les distributions d'eau par camion, d'aide alimentaire et de transferts en espèces pour soulager les populations, mais les besoins restent immenses. Bishara Maalim attend avec appréhension la prochaine saison des pluies, prévue en avril. Elle prie pour ses dix enfants: "Que Dieu les sauve."
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