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▸ les 15 dernières parutions

14.07.2026 à 16:37

FRANCE24
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Quelques heures plus tard, le dernier coup d'Etat en Turquie échouait. Depuis, Alper Kalin, 34 ans, purge une peine de prison à vie incompressible à mille km de chez lui. Dans l'appartement sur les hauteurs d'Ankara où ils reçoivent l'AFP, sous une reproduction du "Guernica" de Picasso, ses parents Kerban, 55 ans et Ali, 59 ans commentent les dernières photos du jeune homme, s'élançant hilare en deltaplane: "Nos dernières vacances ensemble", précise sa mère. Aujourd'hui, l'horizon de leur fils se heurte aux murs de sa cellule de 12m2 dans la prison de Diyarbakir (sud-est). Le piège s'est refermé sur cet apprenti pilote de l'Armée de l'air tout juste sélectionné pour se former sur F-16 à la base d'Akinci, près d'Ankara. Selon les autorités, Akinci fut le centre-nerveux de la tentative de coup d'Etat contre le président Recep Tayyip Erdogan. C'est de là qu'ont été donnés les ordres de bombarder le palais présidentiel et le Parlement turcs, dans la nuit du 15 au 16 juillet 2016. "Les 60 candidats retenus ont été divisés en quatre groupes, de A à D pour les entraînements. Parce que le A, celui de mon frère, avait commencé à Akinci, il a été envoyé en enfer. Pas les autres", relève Ilker Kalin, 35 ans, son aîné. "Un destin à pile ou face". Au prétexte de l'exercice antiterroriste, justifiable par la succession d'attentats qui frappent alors la Turquie, les commandants confisquent les téléphones des élèves-officiers et démontent les écrans de télé du mess. coupé du monde Coupés du monde, ils sont les derniers à apprendre la tentative de putsch à laquelle une partie de l'armée et la population ont fait échec, laissant plus de 250 morts et des milliers de blessés, à Ankara et Istanbul. Anxieux face à leur téléviseur, les parents de Alper essaient vainement de le joindre. Il réapparaît vers 7h00 le 16, "livide, effrayé", se souvient sa mère. "Un officier est venu leur dire de partir, de sauver leur peau". Dans la répression qui s'ensuit plus de 50.000 personnes sont arrêtées la première année, soupçonnées d'être liées aux réseaux du prédicateur islamiste en exil Fethullah Gülen, considéré par le pouvoir comme l'instigateur du putsch. Le 27 juillet, Alper est appelé à Akinci pour sa déposition. Ali Kalin est confiant: ancien militaire, retraité depuis un an, il ne doute pas de l'institution. Alper se rend sur la base, pensant y passer une nuit. A ce moment du récit, Kerban Kalin, sa mère, laisse couler ses larmes: menotté dans le dos dès son arrivée, Alper n'est jamais rentré. Après quatre ans de procédure, le 26 novembre 2020, Alper Kalin et le groupe A - sauf le futur marié, dispensé le soir du putsch - sont condamnés à perpétuité pour avoir tenté de "renverser l'ordre constitutionnel". Les déclarations des officiers jurant que les jeunes n'étaient pas au courant n'y font rien. "L'armée de l'air a pris la part la plus active (au coup). Hélas pour nous, la base d’Akinci a été présentée comme le cerveau: tous ceux qui se trouvaient là ont été punis collectivement, peu importe leur grade et ce qu'elles savaient", explique Ilker. 1.000 pompes par jour Trouver un avocat est ardu, la plupart se défilent. Le procès est devenu celui d'Akinci: près de 500 personnes comparaissent, 484 sont condamnées à vie, dont 114 élèves-officiers. "Des centaines de cadets sont sortis dans la rue sur ordre des commandants. Ils ne savaient absolument pas pourquoi, évidemment", confirme le politiste Ahmet Insel à l'AFP. Fin 2023, la Cour de cassation confirme une peine de détention à vie aggravée: soit un confinement stricte, à l'isolement, avec deux visites par mois, uniquement parents et fratrie. Chaque condamné est expédié le plus loin possible de chez lui, Alper échoue à Diyarbakir. Même la promenade quotidienne se fait dans la courette sans soleil attachée à sa cellule, avec des règles absurdes. "Il n'a pas le droit de garder plus de cinq tee-shirts, ni de porter de bleu ou de vert", les couleurs de la police et de l'armée, note son frère. "Mais il fait jusqu'à 1.000 pompes par jour pour se garder en forme et lit beaucoup." A Diyarbakir, la plus grande ville kurde du pays, les prisonniers sont souvent politiques et la bibliothèque parmi les mieux garnies du pays. A la veille du 10e anniversaire du 15 juillet, qui a permis à Erdogan d'affermir son pouvoir et sera célébré mercredi en grande pompe, la famille Kalin n'espère rien. "Nous voulons que ce gouvernement change. Qu’il corrige ses injustices qui nous ont déchirés. Ils ont décidé du destin de mon enfant, ils doivent résoudre le problème", martèle Kerban Kalin, femme au foyer, épouse et mère de militaires devenue passionaria des droits civils. "Pas seulement pour nous : pour tous les autres", insiste-t-elle.

14.07.2026 à 16:33

FRANCE24
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Arrivés des Etats-Unis deux heures plus tôt, le sélectionneur national Murat Yakin, le capitaine Granit Xhaka, l'étoile montante Johan Manzambi et leurs coéquipiers se sont relayés en tribune pour remercier leurs supporteurs massés sous le soleil sur la Turbinenplatz, vaste agora entourée d'immeubles modernes. "Nous aurions adoré rester une semaine de plus. Mais c'est aussi merveilleux de retrouver nos supporters dans une telle ambiance", a déclaré au micro d'une animatrice Murat Yakin, se dirant "extrêmement fier du travail accompli". Aux Etats-Unis, la sélection de ce pays de quelque 9 millions d'habitants s'est qualifiée pour les quarts de finale d'un Mondial pour la première fois depuis 1954. Mais comme en huitièmes de finale du Mondial-2014 au Brésil, elle s'est inclinée en prolongation contre l'Argentine de Lionel Messi. La rencontre, jouée dimanche à 3h00 du matin pour la Suisse, avait conduit de nombreux fans à passer une nuit blanche, alors que de nombreux bars et restaurants étaient restés ouverts. "C'est fou que des gens se lèvent à 3 heures du matin pour regarder notre match. C'est incroyable. Les vidéos qu'on a vues, celles que tout le monde a reçues, étaient dingues", a commenté devant la foule le gardien titulaire Gregor Kobel. "Malheureusement, cela n'a pas suffi au final. Avec un peu plus de chance, nous aurions pu aller encore plus loin. Mais c'est le jeu, et nous acceptons le résultat", a déclaré de son côté Granit Xhaka, arborant comme les autres un tee-shirt rouge estampillé "History". "C'était super de faire la fête ici avec tous les supporters et d'accueillir l'équipe qui nous a fait tant plaisir. Nous savons bien qu'ils auraient dû se qualifier, mais c'était bien de pouvoir les fêter", a déclaré à l'AFP Roman, supporter de la Nati venu de la banlieue de Zurich. "C'était génial, on se levait tôt tous les jours pour regarder le match à la télé. C'était émouvant, c'était super !", a réagi de son côté Jernnine, venue de Bâle (nord) en famille. Le prochain rassemblement de l'équipe de Suisse est prévu dans deux mois, avec deux rencontres en Macédoine du Nord (26 septembre) puis en Écosse (29 septembre) dans le cadre de la Ligue des nations.

14.07.2026 à 16:24

FRANCE24
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Dix ans après l'attentat qui a fait 86 morts et plus de 400 blessés le 14 juillet 2016 sur la Promenade des Anglais, Nice rend hommage aux victimes en présence d'Emmanuel Macron, une commémoration qui coïncide avec la demi-finale des Bleus au Mondial, où une minute de silence sera observée. Pour Céline Viale, qui a perdu sa mère en 2016, "c'est le rôle de l'Etat d'honorer nos morts".
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Dix ans après l'attentat qui a fait 86 morts et plus de 400 blessés le 14 juillet 2016 sur la Promenade des Anglais, Nice rend hommage aux victimes en présence d'Emmanuel Macron, une commémoration qui coïncide avec la demi-finale des Bleus au Mondial, où une minute de silence sera observée. Pour Céline Viale, qui a perdu sa mère en 2016, "c'est le rôle de l'Etat d'honorer nos morts".

14.07.2026 à 16:17

FRANCE24
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Vers 14H00 GMT, l'indice Nasdaq progressait de 0,42%, l'indice élargi S&P 500 prenait 0,25% tandis que le Dow Jones gagnait 0,23%. La place américaine a accueilli mardi "de bonnes nouvelles concernant l'inflation", sous la forme de l'indice des prix à la consommation (CPI), publié peu avant l'ouverture. En juin, l'inflation a ralenti à 3,5% sur un an contre 4,2% en mai, grâce au reflux du coût de l'essence. L'inflation sous-jacente, c'est-à-dire hors prix volatils de l'alimentation et de l'énergie, a aussi perdu du terrain à 2,6% sur un an, contre 2,9% le mois précédent. "Il serait surprenant que la banque centrale américaine (Fed) resserre sa politique monétaire ce mois-ci après la publication de ce rapport favorable", estime Samuel Tombs, chef économiste chez Pantheon Macroeconomics, d'où l'optimisme de Wall Street. La grande majorité des acteurs du marché table désormais sur un statu quo lors de la prochaine réunion de la Réserve fédérale fin juillet, selon l'outil CME FedWatch. Ils étaient bien plus partagés la veille. Dans ce contexte, sur le marché obligataire, le taux d'emprunt de l'Etat américain à échéance dix ans se détendait à 4,57%, contre 4,62% à la clôture lundi. "La Fed prendra son temps, elle suivra de près et analysera les données au fur et à mesure de leur publication", prévient toutefois auprès de l'AFP Sam Stovall, analyste chez CFRA. D'autant que "nous faisons face aujourd'hui à une nouvelle hausse des prix de l'énergie", relève-t-il. Le pétrole accentue sa flambée mardi après de nouvelles frappes américaines en Iran, et à quelques heures du rétablissement du blocus naval des ports iraniens annoncé par Donald Trump. Côté entreprises, le groupe informatique IBM dégringolait de 23,62% à 221,67 dollars après avoir annoncé que ses résultats trimestriels décevraient les attentes, une annonce imprévue qui a surpris le marché. "Ce trimestre, nous avons failli à notre tâche. Nous ne nous sommes pas adaptés et n'avons pas agi assez rapidement, et de nombreuses transactions importantes n'ont pas pu être conclues dans les délais prévus, ce qui explique en grande partie notre déficit", a décrit dans un communiqué Arvind Krishna, patron du groupe. A l'inverse, les investisseurs saluaient les performances trimestrielles des banques, qui ont toutes globalement dépassé les attentes. "Nous pensions que les résultats du deuxième trimestre seraient très bons, mais ils se sont avérés exceptionnels", résume Macrae Sykes, de Gabelli Funds. Goldman Sachs s'envolait de 6,78% à 1.116,80 dollars, le groupe ayant profité au deuxième trimestre de la volatilité des marchés avec la guerre au Moyen-Orient et de l'introduction en Bourse historique de SpaceX. JPMorgan Chase (+1,67% à 340,13 dollars) a pour sa part dépassé des records "dans toutes le branches", en particulier la banque d'affaires et les activités de marché. Citigroup s'octroyait 1,22% et Bank of America prenait 1,64%. Seul Wells Fargo évoluait dans le rouge (-0,14%). "La barre est placée très haut en matière de résultats pour ce trimestre", conclut Sam Stovall.
Texte intégral (512 mots)
Vers 14H00 GMT, l'indice Nasdaq progressait de 0,42%, l'indice élargi S&P 500 prenait 0,25% tandis que le Dow Jones gagnait 0,23%. La place américaine a accueilli mardi "de bonnes nouvelles concernant l'inflation", sous la forme de l'indice des prix à la consommation (CPI), publié peu avant l'ouverture. En juin, l'inflation a ralenti à 3,5% sur un an contre 4,2% en mai, grâce au reflux du coût de l'essence. L'inflation sous-jacente, c'est-à-dire hors prix volatils de l'alimentation et de l'énergie, a aussi perdu du terrain à 2,6% sur un an, contre 2,9% le mois précédent. "Il serait surprenant que la banque centrale américaine (Fed) resserre sa politique monétaire ce mois-ci après la publication de ce rapport favorable", estime Samuel Tombs, chef économiste chez Pantheon Macroeconomics, d'où l'optimisme de Wall Street. La grande majorité des acteurs du marché table désormais sur un statu quo lors de la prochaine réunion de la Réserve fédérale fin juillet, selon l'outil CME FedWatch. Ils étaient bien plus partagés la veille. Dans ce contexte, sur le marché obligataire, le taux d'emprunt de l'Etat américain à échéance dix ans se détendait à 4,57%, contre 4,62% à la clôture lundi. "La Fed prendra son temps, elle suivra de près et analysera les données au fur et à mesure de leur publication", prévient toutefois auprès de l'AFP Sam Stovall, analyste chez CFRA. D'autant que "nous faisons face aujourd'hui à une nouvelle hausse des prix de l'énergie", relève-t-il. Le pétrole accentue sa flambée mardi après de nouvelles frappes américaines en Iran, et à quelques heures du rétablissement du blocus naval des ports iraniens annoncé par Donald Trump. Côté entreprises, le groupe informatique IBM dégringolait de 23,62% à 221,67 dollars après avoir annoncé que ses résultats trimestriels décevraient les attentes, une annonce imprévue qui a surpris le marché. "Ce trimestre, nous avons failli à notre tâche. Nous ne nous sommes pas adaptés et n'avons pas agi assez rapidement, et de nombreuses transactions importantes n'ont pas pu être conclues dans les délais prévus, ce qui explique en grande partie notre déficit", a décrit dans un communiqué Arvind Krishna, patron du groupe. A l'inverse, les investisseurs saluaient les performances trimestrielles des banques, qui ont toutes globalement dépassé les attentes. "Nous pensions que les résultats du deuxième trimestre seraient très bons, mais ils se sont avérés exceptionnels", résume Macrae Sykes, de Gabelli Funds. Goldman Sachs s'envolait de 6,78% à 1.116,80 dollars, le groupe ayant profité au deuxième trimestre de la volatilité des marchés avec la guerre au Moyen-Orient et de l'introduction en Bourse historique de SpaceX. JPMorgan Chase (+1,67% à 340,13 dollars) a pour sa part dépassé des records "dans toutes le branches", en particulier la banque d'affaires et les activités de marché. Citigroup s'octroyait 1,22% et Bank of America prenait 1,64%. Seul Wells Fargo évoluait dans le rouge (-0,14%). "La barre est placée très haut en matière de résultats pour ce trimestre", conclut Sam Stovall.

14.07.2026 à 15:59

FRANCE24
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L'ampleur de l'épidémie d'Ebola en RD Congo pourrait dépasser "de deux à quatre fois" les estimations officielles, a indiqué mardi l'Organisation mondiale de la santé. En RD Congo, des professionnels de la santé, pas payés depuis 45 jours, sont en grève.
Texte intégral (512 mots)
L'ampleur de l'épidémie d'Ebola en RD Congo pourrait dépasser "de deux à quatre fois" les estimations officielles, a indiqué mardi l'Organisation mondiale de la santé. En RD Congo, des professionnels de la santé, pas payés depuis 45 jours, sont en grève.
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