Lien du flux RSS
Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

21.05.2026 à 08:11

FRANCE24
img
La Cour internationale de Justice (CIJ) a été saisie d'une demande d'avis consultatif visant à déterminer si un traité élaboré en 1948 par l'Organisation internationale du travail (OIT) comprend implicitement le droit de grève. Ce traité, connu sous le nom de Convention n°87, est un accord entre les syndicats et les employeurs qui reconnaît notamment le droit des deux parties "d'organiser leur gestion et leur activité". Les syndicats représentés à l'OIT affirment que le traité inclut le droit de grève, tandis que les employeurs ne sont pas de cet avis. Le collège de 15 juges de la CIJ, qui siège à La Haye, rendra donc son arrêt qui, dans la pratique, clarifiera la question du droit de grève en droit international, bien qu'il n'aura pas de caractère contraignant. La CIJ a été saisie de la question suivante : "Le droit de grève des travailleurs et de leurs organisations est-il protégé par la convention (n°87) sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical de 1948 ?" Derrière l'interprétation juridique laborieuse d'un traité vieux de plusieurs décennies se cache une bataille acharnée entre syndicats et organisations patronales au sein de l'OIT, qui s'est révélée lors d'audiences en octobre 2025. "Cette affaire va au-delà des abstractions juridiques", a déclaré aux juges le représentant de la Confédération syndicale internationale (CSI), Harold Koh. "Elle aura des répercussions sur les droits concrets de dizaines de millions de travailleurs à travers le monde", a ajouté M. Koh, avertissant que si la CIJ statuait que le droit de grève n'était pas inhérent à la Convention, les entreprises et les gouvernements pourraient commencer à remettre en cause les accords sociaux partout dans le monde. "Les organisations patronales nationales contesteraient le droit de grève pays par pays, en ciblant d'abord les nations dotées de tribunaux complaisants, d'une société civile faible et de médias inefficaces", a-t-il poursuivi. "Provocateurs et alarmistes" De l'autre côté du débat, Roberto Suarez Santos, de l'Organisation internationale des employeurs, a déclaré que la convention de 1948 "ne couvre ni explicitement ni implicitement le droit de grève". M. Santos a fait remarquer que les règles régissant les actions collectives variaient considérablement d'un pays à l'autre. "Ces divergences ne peuvent être résolues en se contentant d'interpréter la Convention n°87 comme consacrant un droit abstrait à la grève et en tentant de l'imposer aux employeurs, aux travailleurs et aux gouvernements", a-t-il ajouté. Rita Yip, qui représentait également les organisations patronales, a quant à elle rejeté les arguments syndicaux, les qualifiant de "provocateurs et alarmistes". "Le droit de grève reste protégé par les législations nationales", a fait valoir Mme Yip, ajoutant qu'il n'a "pas besoin d'être inscrit dans des normes standardisées, imposées au plus haut niveau". Exhortant la Cour à répondre "non" à la question qui lui est posée, Mme Yip a déclaré que cette affaire "touche à la crédibilité de l'ensemble du système international du travail".

21.05.2026 à 08:10

Hélène FRADE
img
A la Une de la presse, ce jeudi 21 mai, le tollé provoqué par la publication d’une vidéo humiliante, par un ministre d’extrême-droite israélien, de militants de la flottille pour Gaza détenus. La condamnation, en France, de six jeunes pour un projet de départ collectif vers le Mozambique, en proie à une insurrection djihadiste. Le tsunami des plaintes pour violences sexuelles déposées contre Patrick Bruel, et les réactions très tranchées qu’elles suscitent.

21.05.2026 à 08:01

FRANCE24
img
L'autrice de 41 ans a reçu mardi soir à Londres ce prestigieux prix littéraire, qui récompense un livre traduit en langue anglaise. "Taiwan Travelogue" est le premier roman en mandarin à remporter ce prix. Il est sorti en 2020 à Taïwan mais n'a pas été publié en Chine. L'ouvrage suit une romancière japonaise tout au long d'un périple culinaire à travers Taïwan sous occupation japonaise dans les années 1930, accompagnée d'une interprète locale qui partage sa passion pour la nourriture. "Taiwan Travelogue", non traduit en français pour l'instant, est une fiction mais aborde des thèmes tels que les déséquilibres de pouvoir et l'effacement culturel, que l'autrice estime d'actualité à Taïwan, île sur laquelle la Chine revendique la souveraineté. "J'ai d'innombrables fois ressenti de l'anxiété, me demandant si la littérature n'était pas trop lente", a dit Yang Shuang-zi à propos de l'avenir de Taïwan. " Je m'inquiète souvent, je me dis parfois que je devrais faire des déclarations politiques, agir d'une certaine façon, ou m'engager dans d'autres formes de militantisme ", a‑t‑elle ajouté. "Mais en réalité, en tant que romancière", Yang Shuang‑zi a "choisi de (...) croire au pouvoir de la littérature". "Si ce livre parvient, d'une manière ou d'une autre, à arriver jusqu'en Chine et à être lu par des lecteurs chinois, je pense que cela pourrait nous offrir une opportunité de dialogue", a-elle encore souligné. Cela "permettrait à davantage de Chinois de comprendre quel genre d'avenir souhaitent les Taïwanais — qui n'est pas celui que beaucoup en Chine imaginent". "Un combat" Pour la traductrice en anglais de "Taiwan Travelogue", Lin King, la littérature taïwanaise et le passé colonial de l'île sont moins connus dans le monde anglophone que l'histoire et des œuvres d'autres anciennes colonies comme Hong Kong. "Pour Taïwan, cela a toujours été un combat d’être traduit en anglais, publié et reconnu. C'est donc évidemment un moment très important pour moi", a expliqué Lin King. " J'espère que dans le monde sinophone cela pourra servir d'exemple : montrer que, dans un pays libre et démocratique comme Taïwan — un pays où je peux assumer ouvertement mon identité queer — nous pouvons écrire des œuvres comme celle‑ci", a ajouté Yang Shuang-zi. L'attribution de l'International Booker Prize à "Taiwan Travelogue" a suscité une vague d'émotion parmi les lecteurs taïwanais sur les réseaux sociaux, qui y voient un moment important pour l'île, habituellement dans l'actualité pour ses relations tendues avec la Chine. Mais pour Yang Shuang-zi, les thèmes universels qu'elle aborde dans le livre — ainsi que ses descriptions alléchantes des spécialités taïwanaises — ont aussi touché les lecteurs. "J'ai intégré dans cette œuvre de nombreux éléments que j'aime personnellement — qu'il s'agisse du voyage, des trains, de la nourriture ou des amitiés féminines. Comme je suis très attachée à toutes ces choses, j'espère que mon enthousiasme sera contagieux pour mes lecteurs". Pour Yang Shuang-zi, qui a dédié ce livre à sa sœur défunte, cette œuvre vise autant à préserver le passé de Taïwan qu'à se battre pour son avenir. "Parfois, l'histoire disparaît brièvement, elle devient une page blanche. Mais tant qu'il y aura des descendants prêts à mener des recherches, je crois que l'histoire peut être reconstituée ", a estimé l'autrice. Ce livre est " un appel aux lecteurs du monde entier : nous pouvons aller chercher les histoires autrefois perdues, les voix de nos mères, celles de nos grands‑mères. Nous devons les retrouver nous‑mêmes".

21.05.2026 à 07:59

FRANCE24
img
Deux ans après le début de son examen au Parlement, la décision des Sages, attendue autour de 18H00, doit ouvrir la voie à la promulgation de la loi, véritable serpent de mer du second quinquennat d'Emmanuel Macron. Chose rare: en plus des socialistes et écologistes, 70 députés du camp gouvernemental ont porté le projet de loi devant le Conseil constitutionnel, pour tenter de préserver certains marqueurs environnementaux du premier quinquennat d'Emmanuel Macron. A commencer par les "zones à faibles émissions" (ZFE), absentes du texte initial mais dont la suppression a été introduite par des amendements LR et RN à l'Assemblée. Initiées en 2019, étendues en 2021, ces zones entendent limiter les émissions de particules fines, responsables de maladies respiratoires et de décès, en interdisant certains véhicules en fonction des vignettes Crit'Air. Mais dans tous les groupes, y compris ceux qui y sont favorables, on juge la mesure mal ficelée ou insuffisamment accompagnée en l'état, et potentiellement génératrice d'injustice pour certains ménages qui ne peuvent pas se permettre de changer de véhicule. Les ZFE divisent la gauche, -LFI est favorable à leur suppression-, mais aussi les macronistes. Les Républicains sont eux favorables à leur enterrement, tout comme le Rassemblement national et son allié l'UDR. Et malgré les tentatives du gouvernement, à de multiples reprises, la suppression des ZFE est restée dans le texte jusqu'à son adoption définitive au Parlement mi-avril. Reste à connaître la position du Conseil constitutionnel. Les partisans d'un maintien des ZFE espèrent qu'il supprimera l'article, au nom de la santé publique ou au moins en tant que "cavalier législatif". C'est-à-dire au titre de l'article 45 de la Constitution, qui dispose qu'une mesure doit "présente(r) un lien, même indirect, avec le texte". "C'est sûr et certain", veut croire un cadre du camp gouvernemental. Arguments contre béton Le Haut-Commissaire au Plan Clément Beaune, ex-ministre macroniste des Transports, avait déploré après l'adoption du texte la suppression des ZFE, invoquant quelque "40 à 50.000 morts (par an) de la pollution de l'air". Il avait aussi regretté la stratégie de certains macronistes, consistant à voter le texte tout en espérant qu'il soit censuré sur ce point. Après avoir survécu à trois changements de Premier ministre et une dissolution, le projet de loi n'a cessé de gonfler au gré d'un examen chaotique au Parlement, au point de devenir "fourre-tout" selon ses soutiens comme ses détracteurs. Sans être "le grand soir" de la simplification selon ses propres promoteurs, ce texte doit amputer quelques normes pesant sur les entreprises et supprimer des instances consultatives, tout en facilitant le déploiement de centres de données (datacenters) et en simplifiant la construction de certains projets. Mais, dans l'ombre des ZFE, une autre réforme divisant le camp gouvernemental est portée devant le Conseil constitutionnel par les différents requérants: celle du "zéro artificialisation nette" (ZAN), dispositif national de lutte contre le bétonnage des sols à horizon 2050. Profitant d'un article facilitant l'implantation de centres de données ("datacenters") sur le territoire, LR et RN ont fait approuver un assouplissement des contraintes pesant à ce titre sur les collectivités. La mesure leur permettrait de dépasser jusqu'à 20% leur quota de surfaces aménageables. "Je pense que ça va rester", parie un député en pointe sur le texte. La loi prévoit aussi de circonscrire dans le temps des contentieux autour d'autorisations environnementales pour des projets similaires à la controversée autoroute A69 dans le Tarn. Avec l'objectif de sécuriser leur parcours juridique. Mais les requérants de gauche critiquent une "atteinte disproportionnée au droit à un recours juridictionnel".

21.05.2026 à 07:57

FRANCE 24
img
Le chancelier allemand Friedrich Merz souhaite associer l'Ukraine à l'Union européenne, à défaut d'une adhésion qui prendra du temps, explique-t-il dans une lettre aux dirigeants de l'UE, obtenue jeudi par l'AFP.
Texte intégral (618 mots)
Le chancelier allemand Friedrich Merz souhaite associer l'Ukraine à l'Union européenne, à défaut d'une adhésion qui prendra du temps, explique-t-il dans une lettre aux dirigeants de l'UE, obtenue jeudi par l'AFP.
10 / 15

 

  GÉNÉRALISTES
Le Canard Enchaîné
La Croix
Le Figaro
France 24
France-Culture
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP / Senat
Le Media
La Tribune
Time France
 
  EUROPE ‧ RUSSIE
Courrier Europe Ctrale
Desk-Russie
Euractiv
Euronews
Toute l'Europe
 
  Afrique ‧ Asie ‧ Proche-Orient
Haaretz
Info Asie
Inkyfada
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
L'Orient - Le Jour
Orient XXI
Rojava I.C
 
  INTERNATIONAL
Courrier International
Equaltimes
Global Voices
Infomigrants
I.R.I.S
The New-York Times
 
  OSINT ‧ INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
G.I.J
I.C.I.J
 
  OPINION
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
Hors-Serie
L'Insoumission
Là-bas si j'y suis
Les Jours
LVSL
Politis
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Reseau Bastille
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Conspirationnisme
Culture
Curation IA
Extrême-droite
Human Rights Watch
Inégalités
Justice fiscale
Liberté de création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie
Wokisme
🌞