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Chaîne de service public - Actualité internationale.

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09.02.2026 à 20:35

Gaza: Israël dit avoir tué quatre combattants palestiniens qui sortaient d'un tunnel à Rafah

FRANCE24
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Israël et le mouvement islamiste Hamas s'accusent mutuellement de violer ce cessez-le-feu, entré en vigueur le 10 octobre après deux ans de guerre. Outre les combattants à Rafah, six Palestiniens ont été tués lundi dans des attaques israéliennes, selon la Défense civile de Gaza, dont quatre dans un bombardement sur un appartement de Gaza-ville. Le même jour, "quatre terroristes armés sont sortis d'un tunnel et ont ouvert le feu en direction de soldats", avant d'être "éliminés", a déclaré de son côté l'armée israélienne, en dénonçant "une violation flagrante" du cessez-le-feu. Les soldats "continuent à opérer dans le secteur afin de localiser et éliminer tous les terroristes se trouvant à l'intérieur du réseau de tunnels", a ajouté l'armée. La branche armée du Hamas, les Brigades Ezzedine al-Qassam, a salué "une résistance héroïque" de la part de combattants qui ont "choisi la mort plutôt que la reddition". Le Hamas avait annoncé fin novembre que des dizaines de ses combattants restaient coincés dans des tunnels de Rafah, sous une partie de la bande de Gaza encore occupée par l'armée. En vertu de l'accord de cessez-le-feu, celle-ci s'est retirée de près de la moitié du territoire. 20.000 combattants Ce secteur se trouve à proximité du passage de Rafah avec l'Egypte, seul accès vers le monde extérieur pour les habitants de la bande de Gaza assiégée par Israël, qui était largement fermé depuis mai 2024. Israël a accepté de rouvrir le 2 février, mais de manière très limitée, ce poste-frontière par lequel environ 200 Palestiniens de Gaza seulement ont transité en une semaine dans les deux sens, essentiellement des malades ou blessés évacués vers l'Egypte ou des habitants de retour après avoir reçu des soins. Selon des responsables israéliens, le Hamas dispose encore de 20.000 combattants et de dizaines de milliers d'armes à Gaza. Malgré les violences qui se poursuivent, les Etats-Unis ont annoncé à la mi-janvier le passage à la deuxième phase du plan du président Donald Trump, destiné à mettre fin définitivement à la guerre déclenchée par l'attaque sans précédent du Hamas sur le sol israélien le 7 octobre 2023. La deuxième phase du "plan Trump" comprend notamment le désarmement du Hamas et le retrait de l'armée israélienne de la bande de Gaza. Mais le Hamas, qui a pris le pouvoir à Gaza en 2007, a fait de son désarmement une ligne rouge, tout en n'excluant pas de remettre ses armes à une future autorité aux mains des Palestiniens. "Trouver une tente" La gouvernance du territoire doit être confiée dans une phase transitoire à un comité de 15 technocrates palestiniens, toujours attendus à Gaza, qui seront placés sous l'autorité du "Conseil de paix" présidé par Donald Trump. Les Palestiniens de Gaza continuent pendant ce temps de survivre dans leur territoire en ruines. "Notre plus grand souhait aujourd'hui est de trouver une tente où vivre, de trouver une miche de pain pour nourrir nos enfants. Notre plus grand souhait est de passer une nuit sans peur, en sécurité", a confié à l'AFP un père de famille de 58 ans, Akram Atiya Jaradeh, déplacé dans le nord du territoire. Un total de 581 Palestiniens ont été tués depuis le début de la trêve, selon le ministère de la Santé de Gaza, placé sous l'autorité du Hamas, dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU. L'armée israélienne a fait état de quatre soldats tués. Compte tenu des restrictions imposées aux médias à Gaza et des difficultés d'accès sur le terrain, l'AFP n'est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les informations et bilans des différentes parties.

09.02.2026 à 20:31

BCE et Bundesbank plaident pour une politique monétaire prudente malgré l'incertitude

FRANCE24
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"Dans l'environnement incertain actuel", marqué par des "tensions géopolitiques accrues" et "et une incertitude persistante en matière de politiques", "notre approche de la politique monétaire, guidée par les données et décidée au fil des réunions, nous est bien utile", a déclaré la présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, lors d'une audition devant le Parlement européen à Strasbourg. Face au recul de l'inflation en zone euro, revenue proche de la cible de 2%, la BCE a abaissé pour la dernière fois ses taux directeurs en juin dernier: le principal d'entre eux, sur les dépôts, a été maintenu lors des cinq dernières réunions à 2%, la dernière fois jeudi. "L'immobilisme monétaire inquiète", a déploré le président du Rassemblement national Jordan Bardella, s'exprimant dans l'hémicycle après Mme Lagarde, parmi d'autres députés européens. La BCE n'a plus réduit ses taux "alors même que la croissance demeure fragile et que l'inflation ralentit dans plusieurs États membres, notamment en France" à 0,3% en janvier, a-t-il poursuivi, demandant à la BCE de ne pas "agir trop tard". Dans une zone euro marquée par une grande hétérogénéité des taux de croissance et d'inflation entre les 21 pays de l'UE qui la composent, "nous portons une attention très détaillée à ce que les gens paient réellement, et nous savons que cela varie d'un État membre à l'autre", a répondu en fin de session Mme Lagarde, s'adressant à "ceux qui pensent que je n'ai aucune idée de ce qui se passe dans le monde réel, ce qui n'est pas le cas". "Notre but est de maintenir cette stabilité des prix et de préserver la crédibilité de l'euro" qui "est apprécié par environ 80% de nos concitoyens européens", a-t-elle martelé. De son côté, le président de la Bundesbank Joachim  Nagel a estimé que la politique monétaire actuelle de la BCE, qualifiée de "main tranquille" et suivie depuis l'été 2025, s'était "révélée efficace et devrait être poursuivie", dans un discours en Allemagne, à Karlsruhe (sud). "Même si l'inflation venait à se situer légèrement en dessous de notre objectif au cours des prochains trimestres, il n'y a pas de besoin immédiat d'agir", a estimé M. Nagel.

09.02.2026 à 20:23

Les parents de la "petite martyre de l'A10" jugés 39 ans après sa mort

FRANCE24
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La mère de la petite Inass, surnommée "la martyre de l'A10" en raison des marques de violences retrouvées sur son corps, doit être jugée pour "torture et actes de barbarie ayant entraîné la mort" sans intention de la donner, tandis que le père sera jugé pour "complicité". Ils sont respectivement âgés de 71 et 74 ans. Ce procès marquera l'aboutissement d'un des plus anciens cold cases en France, objet de plusieurs séries documentaires. Il doit s'étaler sur trois semaines du 9 au 27 novembre, a appris l'AFP auprès d'avocats. La découverte, le 11 août 1987, de la dépouille mutilée de cette fillette dans un fossé de l'A10 par deux agents de l'autoroute, à hauteur de Suèvres, village du Loir-et-Cher situé entre Orléans et Tours, a alimenté pendant des décennies la chronique judiciaire. L'affaire a été marquée par de multiples rebondissements. Le corps portait des marques de violences, dont des traces de brûlures dues à un fer à repasser et des cicatrices dues à des morsures humaines, attribuées à une femme, selon les médecins légistes et des rapports consultés par l'AFP. A court de pistes, la gendarmerie avait lancé le plus grand appel à témoin jamais initié en France pour tenter d'identifier la victime. Son signalement avait été diffusé dans plus de 30 pays et sa photographie placardée dans 65.000 écoles et 30.000 mairies. Non résolu Deux ordonnances de non-lieu rendues en 1991 et 1997 après des recherches infructueuses avaient laissé cette affaire non résolue. Ce n'est qu'environ 30 ans plus tard, en 2018, que les enquêteurs sont parvenus à remonter jusqu'aux parents, grâce à un prélèvement ADN effectué sur le frère de la victime dans une affaire de violence. La comparaison avec le fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG) révèle une correspondance avec des traces ADN retrouvées sur les vêtements et la couverture dans laquelle était enveloppé le corps de l'enfant, permettant enfin d'identifier le corps, puis d'interpeller les parents en juin 2018. Mais plusieurs recours des parents et du parquet de Blois contre l'ordonnance de mise en accusation du juge d'instruction ont retardé la tenue d'un procès. En septembre 2024, la Cour de cassation a finalement ouvert la voie à un procès et validé les chefs d'accusations initiaux. Halima El Bakhti, la mère, devra répondre de ces actes "volontaires, nombreux et échelonnés dans le temps" ayant conduit à la mort de sa fille, selon un rapport des enquêteurs consulté par l'AFP. "Procès sensible" Son mari, Ahmed Touloub, est lui soupçonné d'avoir eu "connaissance des violences" exercées par sa femme et sera jugé pour "complicité". Pendant leur garde à vue, aucun des parents n'avait reconnu être l'auteur des violences ayant entraîné la mort de la petite Inass, s'accusant mutuellement de violences conjugales. Prévue pour une durée de trois semaines, l'audience va bénéficier du label "procès sensible". Ce dispositif doit offrir à la cour d'appel d'Orléans, qui avait sollicité le dépaysement du procès en janvier 2025, un soutien "organisationnel et financier". "C'est une première étape pour redonner un peu de dignité à cette fillette qui a perdu son identité", a estimé auprès de l'AFP Agathe Morel, avocate de l'association Enfance et partage. La fillette a été enterrée au cimetière de Suèvres, près du lieu de la découverte du corps. Pour l'avocat de la commune, Me Jean Sannier, "chaque jour de plus" sans justice rendue "est un coup de plus donné à cette petite" à laquelle "tout une petite commune" s'est liée.

09.02.2026 à 20:13

Logement social: un décret fige les obligations des communes au grand dam du secteur

FRANCE24
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Ce décret publié fin janvier au Journal officiel permet à des métropoles comme Toulouse, Caen ou Dijon d'échapper à un durcissement de leurs obligations. Avec l'aggravation de la pénurie, la pression locative a grimpé dans la "Ville rose", dépassant le ratio de cinq demandes pour une attribution. Elle aurait dû basculer vers un objectif de 25% de parc social pour la période 2026-2028, contre 20% actuellement. Grâce à la révision de la règle de calcul, elle se maintient au taux plancher, un niveau proche de son parc existant (22%), s'épargnant un rattrapage forcé des constructions. Le texte modifie le "seuil de tension", le ratio entre demandes et attributions annuelles. Fixé jusqu'ici à 4, ce taux déclenchant l'obligation majorée dans la loi Solidarité et renouvellement urbain (SRU) passe désormais à 5,5. Ce changement de paramètre fige la situation pour des territoires où les besoins ont pourtant augmenté. "En bougeant ce taux, de fait, ils disent +c'est bon, on est dans les clous+. Mais la réalité, c'est qu'il y a besoin de logements sociaux à Toulouse", s'indigne Emmanuelle Cosse, ancienne ministre du Logement, auprès de l'AFP. Pour la présidente de l'Union sociale pour l'habitat (USH), cette mesure masque l'aggravation de la pénurie alors qu'il "y a moins de logements aujourd'hui disponibles qu'il y a trois ans". Elle s'alarme pour les demandeurs face à des "listes d'attente de 15, 20 ans" qui "doivent s'allonger". L'entourage du ministère du Logement justifie cette révision par la nécessité de s'adapter aux "réalités locales", estimant que les communes concernées manqueraient de foncier pour atteindre des cibles plus élevées. Une logique contestée par l'USH, dont la majorité des membres a voté contre ce décret en commission nationale, dénonçant l'absence d'"explication scientifique". Sans cette modification, des dizaines d'agglomérations auraient vu leurs contraintes durcies. Au niveau national, ce sont 87 agglomérations et 144 intercommunalités qui restent soumises au taux de 20%, selon la liste annexée au décret.

09.02.2026 à 20:09

Iran : après l'effroi, quel espoir ?

Stéphanie ANTOINE
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Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a appelé lundi ses compatriotes à faire preuve de "résilience". Un message de fermeté quelques jours après une première session de discussions entre Téhéran et Washington et alors que le pouvoir maintient la pression sur les voix critiques. Plusieurs personnalités ont été arrêtées ces derniers jours pour leur contribution à un message critique du pouvoir, écrit dans la foulée des manifestations.
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Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a appelé lundi ses compatriotes à faire preuve de "résilience". Un message de fermeté quelques jours après une première session de discussions entre Téhéran et Washington et alors que le pouvoir maintient la pression sur les voix critiques. Plusieurs personnalités ont été arrêtées ces derniers jours pour leur contribution à un message critique du pouvoir, écrit dans la foulée des manifestations.
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