Lien du flux RSS
Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

08.02.2026 à 10:05

La guerre en Ukraine, des "maisons russes" et la bureaucratie berlinoise

FRANCE24
img
Ces bâtiments de trois étages des années 1930 logeaient, pendant la Guerre froide, les forces soviétiques dans ce quartier de Berlin-Est, Karlshorst, où la capitulation nazie fut actée. Depuis le départ de ces troupes d'occupation en 1994 à la suite de la réunification allemande et de l'effondrement de l'URSS, les édifices sont à l'abandon, se détériorant un peu plus chaque année. Les édifices aux vitres brisées sont entourés de barrières de chantiers, et ne fournissent de toit qu'à des ratons laveurs de passage, tandis que des petits arbres et des herbes folles percent des balcons et des façades. Lilia Usik, une conseillère municipale originaire d'Ukraine, mène donc campagne depuis deux ans pour faire saisir ces immeubles pour l'éventuel bénéfice de Kiev, même s'ils ne sont pas sur une liste d'avoirs sanctionnés par les Occidentaux. L'élue note d'ailleurs que Berlin, au-delà de la guerre et de l'accueil de milliers d'Ukrainiens, manque trop cruellement de logements pour laisser des immeubles entiers en déshérence. Les habitants "demandent encore et encore: qu'est-ce qui se passe avec ces bâtiments? Est-ce que politiquement vous pouvez faire quelque chose?", raconte Mme Usik. Droit de la propriété, procédures administratives complexes, prudence diplomatique... Tout se conjugue, si bien qu'aucune procédure d'expropriation n'a même été envisagée. L'élue assure taper à toutes les portes. Botter en touche Ces tergiversations ne sont pas sans rappeler celles des Européens, qui ont mis près de quatre ans pour trouver un compromis complexe pour faire bénéficier l'Ukraine de dizaines de milliards d'euros d'avoir russes gelés, sans pour autant saisir cet argent. En cause, la crainte de représailles russes. Kiev reproche aussi aux Européens leur frilosité sur d'autres dossiers, comme la saisie des pétroliers de la flotte fantôme russe dont les chargements financent l'effort de guerre du Kremlin, contournant les sanctions. En Allemagne, le gouvernement n'a lui toujours pas trouvé de solution pérenne pour des filiales allemandes du géant pétrolier Rosneft, vestige de la vaste coopération énergétique russo-allemande d'avant-guerre. S'agissant des "Maisons russes" de Karlshorst, à chaque échelon, on botte en touche. Une solution serait une expropriation car le propriétaire, la Russie donc, ne respecterait pas une obligation d'entretien des lieux. Autre idée: mettre à profit le fait qu'un des édifices est classé monument historique. "Je n'ai jamais pu découvrir la raison pour laquelle aucune solution n'a été trouvée pour ces bâtiments", poursuit Mme Usik, originaire de la région de Donetsk, ravagée par les combats et dont Vladimir Poutine revendique l'annexion. Interrogée par l'AFP, la mairie de Berlin assure avoir besoin de l'accord de la Russie pour utiliser ces bâtiments, "ce qui n’est pas le cas à ce jour ", note-t‑elle, précisant avoir sollicité l'ambassade en 2020 pour un rachat, sans jamais recevoir de réponse. Quant à une éventuelle procédure d'expropriation ? La mairie de la capitale renvoie vers celle de l'arrondissement de Lichtenberg, qui englobe Karlshorst. Et celle-ci en retour se borne à assurer "se coordonner avec les autorités municipales et le ministère des Affaires étrangères". Du côté de la diplomatie allemande, sollicitée elle aussi par l'AFP, on se juge incompétent, relevant que ces édifices n'ont pas de statut diplomatique, et que donc la Russie "a les mêmes droits et obligations que tout autre propriétaire" privé. Statu quo donc. Et un sujet sur lequel l'ambassade russe, sollicitée par l'AFP, ne veut pas s'exprimer. jsk-alf/clp/lpt

08.02.2026 à 10:01

Dans un village sénégalais, le surf pour inciter les filles à retourner à l'école

FRANCE24
img
Vingt-trois filles de 7 à 17 ans et qui vivent près de l'océan - parmi lesquelles 17 n'étaient pas scolarisées - ont participé à cette première édition du programme "Surf Academy", d'octobre à janvier, et qui impose aux participantes de suivre des cours. Originaires de la petite communauté de Xataxely, un village de pêcheurs aux rues étroites dans le quartier de Ngor dans la capitale sénégalaise, la plupart de ces jeunes filles avaient été déscolarisées à un jeune âge, ou n'avaient même jamais été à l'école. Ce village est un des fiefs des Lébous, un peuple de pêcheurs qui entretient des liens étroits avec l'océan, vivant dans la région de Dakar. Ces filles ont toutes grandi face à la mythique "droite de Ngor", une vague prisée des surfeurs du monde entier. Le programme Surf Academy est une initiative de l'organisme américain "Black Girls Surf", qui souhaite permettre à plus de femmes noires de pratiquer le surf, sport largement dominé par des hommes, souvent blancs. Estime de soi Codirigé par la première surfeuse professionnelle du Sénégal, Khadjou Sambe, ce programme de quatre mois incite non seulement les filles à reprendre leurs études, mais aussi à développer leur estime de soi. Dans le cadre de ce programme, Seynabou Tall, a bénéficié gratuitement de leçons de surf, et de cours du soir cinq jours par semaine pour rattraper ses lacunes scolaires. Les cours de surf se sont terminés fin janvier, mais le programme scolaire se poursuivra jusqu'en juillet. Comme de nombreux Lébous, le père de Seynabou est un plongeur, qui pêche des poissons devenus de plus en plus rares à cause de la surpêche de chalutiers étrangers dans les eaux sénégalaises. Après qu'elle ait quitté l'école, Seynabou était "restée à la maison" seulement, témoigne auprès de l'AFP sa mère, Marième Wade, 43 ans. Elle qui n'a pu aller qu'à l'école primaire a conseillé à sa fille de "continuer le surf", espérant que ça lui ouvrirait "peut-être des portes". "Nous n'avons pas les moyens de payer ses études...", confie Marième depuis la cour familiale où de jeunes enfants jouent. Selon l'Institut international de l'Unesco pour le renforcement des capacités en Afrique, le taux d'achèvement du cycle primaire au Sénégal n'était que de 60% pour les filles et de 55% pour les garçons en 2022. La plupart des filles de l'académie débutent le surf: "je n'avais jamais surfé avant ce programme", raconte Seynabou. Plus qu'un enseignement académique, l'académie offre un "programme de développement personnel", explique à l'AFP Rhonda Harper, fondatrice et directrice de "Black Girl Surf". Soukeye Ndoye, 16 ans, qui entraîne à son tour des filles, se félicite "d'occuper une place importante qu'(elle) ne croyait pouvoir assumer un jour". "Au début, je savais rien du surf... je tombais toujours et me blessais souvent. Mais maintenant, j'y vais seule et j'ai de bon appuis". - "Ma passion" Elle a aussi vaincu la réticence de ses parents, qui espèrent qu'elle pourra évoluer professionnellement dans ce sport. "Le surf a changé beaucoup de choses dans ma vie. Ça me permet d'oublier les problèmes familiaux... J'oublie tout dès que j'entre dans l'eau", lance Soukeye. "Quand je suis dans l'eau, c'est comme si j'étais un dauphin. J'oublie tous les problèmes et je me concentre sur la mer...", renchérit Khady Mbemgue, 17 ans, qui est également coach et a déjà participé à plusieurs compétitions. Elle espère voyager à l'étranger et gagner un jour sa vie avec ce sport. "Au début, mes parents disaient que le surf est un sport pour les hommes... Mais ils ont finalement compris que c'est ma passion", lance-t-elle. Khadjou Sambe, 30 ans, qui a grandi à quelques mètres de l'océan, commencera bientôt l'entraînement avec l'espoir de participer aux Jeux Olympiques qui auront lieu à Los Angeles en 2028. Enfant, ses parents lui interdisaient d'aller surfer, un sport qu'ils considéraient réservé aux hommes. Pour retrouver les vagues, Khadjou Sambe raconte qu'elle devait faire le mur, ou quitter la maison en habits de tous les jours pour qu'on ne devine pas qu'elle allait à la plage... Mais la tendance change, note-t-elle. Plusieurs filles qui ont suivi des cours avec Black Girls Surf ces dernières années rejoignent désormais les compétitions nationales. Parmi les femmes de la communauté de Xataxely, le surf pourrait bien enfin devenir populaire.

08.02.2026 à 09:52

Affaire Epstein : acculé, Jack Lang démissionne de l'Institut du monde arabe

FRANCE24
img
Pressé depuis plusieurs jours de quitter la présidence de l'Institut du monde arabe, l'ancien ministre de la Culture Jack Lang a finalement présenté samedi sa démission, après l'ouverture d'une enquête financière visant ses liens avec Jeffrey Epstein.
Texte intégral (759 mots)
Pressé depuis plusieurs jours de quitter la présidence de l'Institut du monde arabe, l'ancien ministre de la Culture Jack Lang a finalement présenté samedi sa démission, après l'ouverture d'une enquête financière visant ses liens avec Jeffrey Epstein.

08.02.2026 à 09:49

Présidentielle au Portugal : un modéré favori face à l'extrême droite

FRANCE24
img
Depuis la victoire de M. Seguro au premier tour, la campagne a été totalement perturbée par les tempêtes meurtrières qui ont balayé le Portugal ces deux dernières semaines, poussant au moins 14 circonscriptions parmi les plus touchées à reporter le scrutin d'une semaine. Contre l'avis de M. Ventura, qui a défendu un report au niveau national que la loi ne prévoit pourtant pas, le second tour aura bien lieu dimanche et les résultats seront annoncés dans la soirée. "Je suis certain que tout sera fait pour garantir la sécurité et la normalité de l'acte électoral", a déclaré samedi le Premier ministre Luis Montenegro. Sous une météo déjà plus clémente, le scrutin a donc commencé à 08H00 (locale et GMT) pour 11 millions d'électeurs au Portugal et à l'étranger et des projections de sortie des bureaux de vote seront diffusées par les chaînes de télévision à 20H00. Un dernier sondage publié mercredi créditait M. Seguro, un homme politique expérimenté de 63 ans qui a toutefois passé la dernière décennie en retrait de la vie publique, de 67% des intentions de vote. L'abstention pour "grand adversaire" M. Ventura, un député de 43 ans, pourrait ainsi obtenir 33% des suffrages, selon la même enquête. Tandis que cette victoire annoncée lui faisait déjà craindre une démobilisation du corps électoral pour ce second tour, les intempéries des derniers jours ont poussé le candidat socialiste à désigner l'abstention comme son "grand adversaire". "Il faut aller voter dimanche", a-t-il insisté vendredi soir, pendant son dernier meeting de campagne, après avoir répété à l'envi que le pays se retrouverait lundi "dans un cauchemar" si le candidat d'extrême droite finissait par l'emporter. "Il y en a qui font tout pour que les Portugais n'aillent pas voter", a-t-il lancé dans une allusion à la demande de report formulée par M. Ventura. Le président du parti antisystème Chega ("Assez" en portugais), qui promet une "rupture" avec les formations qui dirigent le Portugal depuis 50 ans, s'est plaint d'avoir dû faire campagne selon un scénario "tous contre un", qui a rendu son élection "beaucoup plus difficile". M. Seguro a remporté le premier tour il y a trois semaines, avec 31,1% des suffrages, et s'est assuré depuis le soutien de nombreuses personnalités politiques issues de l'extrême gauche, du centre et même de la droite, mais pas celui du Premier ministre Luis Montenegro. "Le vrai leader de la droite" Le chef du gouvernement minoritaire de droite, qui s'appuie au Parlement tantôt sur les socialistes, tantôt sur l'extrême droite, a refusé de donner une consigne de vote pour le second tour après l'élimination du candidat soutenu par son parti. M. Ventura a quant à lui déjà franchi un nouveau palier en se qualifiant pour le second tour avec 23,5% des voix et ainsi confirmé la progression électorale de Chega, un parti devenu la première force d'opposition à l'issue des législatives de mai 2025. Cette personnalité d'extrême droite cherche à "consolider sa base électorale" mais aussi à "s'affirmer comme le vrai leader de la droite portugaise", a expliqué à l'AFP José Santana Pereira, professeur de Sciences politiques à l'Institut universitaire de Lisbonne ISCTE. Le prochain président succèdera début mars au conservateur Marcelo Rebelo de Sousa, qui a appelé au vote samedi soir "afin de vaincre la catastrophe et reconstruire l'avenir". Si le rôle du chef de l'Etat portugais est surtout symbolique, il est appelé à jouer un rôle d'arbitre en cas de crise et dispose du pouvoir de dissoudre le Parlement pour convoquer des législatives anticipées.
Texte intégral (619 mots)
Depuis la victoire de M. Seguro au premier tour, la campagne a été totalement perturbée par les tempêtes meurtrières qui ont balayé le Portugal ces deux dernières semaines, poussant au moins 14 circonscriptions parmi les plus touchées à reporter le scrutin d'une semaine. Contre l'avis de M. Ventura, qui a défendu un report au niveau national que la loi ne prévoit pourtant pas, le second tour aura bien lieu dimanche et les résultats seront annoncés dans la soirée. "Je suis certain que tout sera fait pour garantir la sécurité et la normalité de l'acte électoral", a déclaré samedi le Premier ministre Luis Montenegro. Sous une météo déjà plus clémente, le scrutin a donc commencé à 08H00 (locale et GMT) pour 11 millions d'électeurs au Portugal et à l'étranger et des projections de sortie des bureaux de vote seront diffusées par les chaînes de télévision à 20H00. Un dernier sondage publié mercredi créditait M. Seguro, un homme politique expérimenté de 63 ans qui a toutefois passé la dernière décennie en retrait de la vie publique, de 67% des intentions de vote. L'abstention pour "grand adversaire" M. Ventura, un député de 43 ans, pourrait ainsi obtenir 33% des suffrages, selon la même enquête. Tandis que cette victoire annoncée lui faisait déjà craindre une démobilisation du corps électoral pour ce second tour, les intempéries des derniers jours ont poussé le candidat socialiste à désigner l'abstention comme son "grand adversaire". "Il faut aller voter dimanche", a-t-il insisté vendredi soir, pendant son dernier meeting de campagne, après avoir répété à l'envi que le pays se retrouverait lundi "dans un cauchemar" si le candidat d'extrême droite finissait par l'emporter. "Il y en a qui font tout pour que les Portugais n'aillent pas voter", a-t-il lancé dans une allusion à la demande de report formulée par M. Ventura. Le président du parti antisystème Chega ("Assez" en portugais), qui promet une "rupture" avec les formations qui dirigent le Portugal depuis 50 ans, s'est plaint d'avoir dû faire campagne selon un scénario "tous contre un", qui a rendu son élection "beaucoup plus difficile". M. Seguro a remporté le premier tour il y a trois semaines, avec 31,1% des suffrages, et s'est assuré depuis le soutien de nombreuses personnalités politiques issues de l'extrême gauche, du centre et même de la droite, mais pas celui du Premier ministre Luis Montenegro. "Le vrai leader de la droite" Le chef du gouvernement minoritaire de droite, qui s'appuie au Parlement tantôt sur les socialistes, tantôt sur l'extrême droite, a refusé de donner une consigne de vote pour le second tour après l'élimination du candidat soutenu par son parti. M. Ventura a quant à lui déjà franchi un nouveau palier en se qualifiant pour le second tour avec 23,5% des voix et ainsi confirmé la progression électorale de Chega, un parti devenu la première force d'opposition à l'issue des législatives de mai 2025. Cette personnalité d'extrême droite cherche à "consolider sa base électorale" mais aussi à "s'affirmer comme le vrai leader de la droite portugaise", a expliqué à l'AFP José Santana Pereira, professeur de Sciences politiques à l'Institut universitaire de Lisbonne ISCTE. Le prochain président succèdera début mars au conservateur Marcelo Rebelo de Sousa, qui a appelé au vote samedi soir "afin de vaincre la catastrophe et reconstruire l'avenir". Si le rôle du chef de l'Etat portugais est surtout symbolique, il est appelé à jouer un rôle d'arbitre en cas de crise et dispose du pouvoir de dissoudre le Parlement pour convoquer des législatives anticipées.

08.02.2026 à 08:53

Iran en direct : la pression militaire américaine "n'effraie pas" Téhéran, assure Abbas Araghtchi

FRANCE 24
img
Le déploiement militaire américain dans le Golfe "ne nous effraie pas", a déclaré dimanche le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, deux jours après des pourparlers sur le nucléaire avec Washington qui maintient la pression sur Téhéran. L'Iran ne renoncera pas à l'enrichissement d'uranium, objet de contentieux avec les États-Unis, "même si une guerre nous est imposée", a-t-il ajouté. Suivez notre direct.
Texte intégral (619 mots)
Le déploiement militaire américain dans le Golfe "ne nous effraie pas", a déclaré dimanche le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, deux jours après des pourparlers sur le nucléaire avec Washington qui maintient la pression sur Téhéran. L'Iran ne renoncera pas à l'enrichissement d'uranium, objet de contentieux avec les États-Unis, "même si une guerre nous est imposée", a-t-il ajouté. Suivez notre direct.
10 / 15

 

  GÉNÉRALISTES
Le Canard Enchaîné
La Croix
Le Figaro
France 24
France-Culture
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP / Public Senat
Le Media
La Tribune
Time France
 
  EUROPE ‧ RUSSIE
Courrier Europe Centrale
Desk-Russie
Euractiv
Euronews
Toute l'Europe
 
  Afrique du Nord ‧ Proche-Orient
Haaretz
Info Asie
Inkyfada
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
L'Orient - Le Jour
Orient XXI
Rojava I.C
 
  INTERNATIONAL
CADTM
Courrier International
Equaltimes
Global Voices
I.R.I.S
The New-York Times
 
  OSINT ‧ INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
Global.Inv.Journalism
 
  MÉDIAS D'OPINION
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
Hors-Serie
L'Insoumission
Là-bas si j'y suis
Les Jours
LVSL
Politis
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Reseau Bastille
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Catastrophes naturelles
Conspis
Culture
Curation IA
Extrême-droite
Human Rights Watch
Inégalités
Information
Justice fiscale
Liberté de création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie
🌞