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30.01.2026 à 08:11

Trump menace les pays vendant du pétrole à Cuba, qui dénonce un "acte brutal d'agression"

FRANCE 24
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Donald Trump a signé jeudi un décret indiquant que les États-Unis "pourraient" frapper de droits de douane les pays vendant du pétrole à Cuba. Le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodriguez, a dénoncé dans la foulée un "acte brutal d'agression" de la part de Washington, qui maintient l'île sous embargo depuis 1962.
Donald Trump a signé jeudi un décret indiquant que les États-Unis "pourraient" frapper de droits de douane les pays vendant du pétrole à Cuba. Le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodriguez, a dénoncé dans la foulée un "acte brutal d'agression" de la part de Washington, qui maintient l'île sous embargo depuis 1962.

30.01.2026 à 08:09

Quatre mois de débats pour un 49.3: les députés s'interrogent sur le parlementarisme

FRANCE24
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Sur le perron de Matignon début octobre, Sébastien Lecornu solennise le contexte de son renoncement au 49.3: "Je pense que nous sommes dans le moment le plus parlementaire de la Ve République". Quatre mois plus tard, s'il considère que cet outil constitutionnel ne "pourra plus être un réflexe", le Premier ministre sera pourtant contraint d'y recourir comme ses prédécesseurs pour faire passer le budget de l'État à la faveur d'une non-censure négociée avec le Parti socialiste. Ce scénario n'avait jamais vraiment quitté la table faute de majorité, sur un texte qui détermine traditionnellement qui soutient ou non le gouvernement. Mais la conclusion est amère pour tout le monde, après "350 heures" de débats. "Sclérose" "C'était un drôle de pari, et ça n'a rien changé ensuite sur la nature des discussions", se remémore Frédéric Valletoux, président Horizons de la commission des Affaires sociales. S'il reconnaît que le Premier ministre a hérité d'une situation "impossible", le député regrette une "méthode" qui a trop laissé le stylo au Parlement sur le budget: "La commission des Finances c'est vingt administrateurs, celle des Affaires sociales, quinze. Comment voulez-vous qu'on fasse un budget satisfaisant ?". "À ce moment-là on pouvait se dire que le Parlement a réussi à s'imposer et à changer ses pratiques", mais les concessions des oppositions "cachaient une volonté de n'en trouver aucune sur le budget de l'État", déplore Erwan Balanant, député MoDem. Dès lors deux questions taraudent: le Parlement va-t-il trouver une manière plus satisfaisante de débattre des budgets ? Et comment ? "Ce que démontre cette séquence c'est que le parlementarisme est incompatible avec la Ve République", tranche l'écologiste Sandrine Rousseau pour qui les "postures" liées à la présidentielle ont engendré "une sclérose parlementaire". Un constat en partie partagé par Philippe Brun, député PS. "Si vous voulez vraiment du parlementarisme il faut supprimer l'élection présidentielle et renoncer au 49.3", analyse-t-il, plaidant dans ce cas-là pour "interdire" les gouvernements minoritaires en rendant obligatoire le vote de confiance. "Acteurs" Coordinateur de LFI, Manuel Bompard ne croit pas à une "tripartition politique" qui durera "pour toujours", mais réfléchit à un mode de scrutin qui renouvelle le Parlement. Comme sur une proportionnelle "avec un système d'apparentement", permettant à chaque formation politique de concourir sous ses couleurs, mais en annonçant au préalable avec qui elle va additionner ses sièges pour former une coalition. Autre réflexion: "une prime majoritaire pour la coalition arrivée en tête, si elle atteint un score minimal, par exemple 40%. Si elle fait moins, vous ne pouvez pas considérer que le pays a voulu une majorité", élabore le député. Toujours est-il qu'une réforme constitutionnelle, ou même un changement du mode de scrutin par une loi simple, seraient une gageure d'ici 2027, tant les positions divergent. "Le problème n'est pas la Constitution, c'est d'abord l'état d'esprit politique", relève Renaud Labaye, secrétaire général du groupe RN à l'Assemblée. S'il estime qu'en cas d'entrée de l'extrême droite à l’Élysée, les électeurs à la recherche d'une "rupture" pourraient redonner à l'Assemblée une majorité nécessaire, il plaide pour ne "surtout pas écraser les oppositions". "Même si vous êtes en majorité absolue il faut considérer que les lignes politiques entrant au Parlement sont représentatives de la population" et "même stratégiquement ce n'est pas bon de chercher à écraser", poursuit ce proche conseiller de Marine Le Pen. Il juge toutefois impératif de "tout revoir" sur la procédure budgétaire. En marge de l'un des recours au 49.3 en janvier, la présidente de l'Assemblée Yaël Braun-Pivet avait déclaré: "C'est la démocratie (...) qui perd aujourd'hui". La députée Renaissance a ainsi lancé une mission de réflexion à l'Assemblée pour que ce budget soit "le dernier discuté de cette façon-là", souhaitant réformer le règlement ou les lois régissant la procédure budgétaire. Un député se montre toutefois circonspect: "la loi est bien écrite, le problème ce sont les acteurs".
Texte intégral (706 mots)
Sur le perron de Matignon début octobre, Sébastien Lecornu solennise le contexte de son renoncement au 49.3: "Je pense que nous sommes dans le moment le plus parlementaire de la Ve République". Quatre mois plus tard, s'il considère que cet outil constitutionnel ne "pourra plus être un réflexe", le Premier ministre sera pourtant contraint d'y recourir comme ses prédécesseurs pour faire passer le budget de l'État à la faveur d'une non-censure négociée avec le Parti socialiste. Ce scénario n'avait jamais vraiment quitté la table faute de majorité, sur un texte qui détermine traditionnellement qui soutient ou non le gouvernement. Mais la conclusion est amère pour tout le monde, après "350 heures" de débats. "Sclérose" "C'était un drôle de pari, et ça n'a rien changé ensuite sur la nature des discussions", se remémore Frédéric Valletoux, président Horizons de la commission des Affaires sociales. S'il reconnaît que le Premier ministre a hérité d'une situation "impossible", le député regrette une "méthode" qui a trop laissé le stylo au Parlement sur le budget: "La commission des Finances c'est vingt administrateurs, celle des Affaires sociales, quinze. Comment voulez-vous qu'on fasse un budget satisfaisant ?". "À ce moment-là on pouvait se dire que le Parlement a réussi à s'imposer et à changer ses pratiques", mais les concessions des oppositions "cachaient une volonté de n'en trouver aucune sur le budget de l'État", déplore Erwan Balanant, député MoDem. Dès lors deux questions taraudent: le Parlement va-t-il trouver une manière plus satisfaisante de débattre des budgets ? Et comment ? "Ce que démontre cette séquence c'est que le parlementarisme est incompatible avec la Ve République", tranche l'écologiste Sandrine Rousseau pour qui les "postures" liées à la présidentielle ont engendré "une sclérose parlementaire". Un constat en partie partagé par Philippe Brun, député PS. "Si vous voulez vraiment du parlementarisme il faut supprimer l'élection présidentielle et renoncer au 49.3", analyse-t-il, plaidant dans ce cas-là pour "interdire" les gouvernements minoritaires en rendant obligatoire le vote de confiance. "Acteurs" Coordinateur de LFI, Manuel Bompard ne croit pas à une "tripartition politique" qui durera "pour toujours", mais réfléchit à un mode de scrutin qui renouvelle le Parlement. Comme sur une proportionnelle "avec un système d'apparentement", permettant à chaque formation politique de concourir sous ses couleurs, mais en annonçant au préalable avec qui elle va additionner ses sièges pour former une coalition. Autre réflexion: "une prime majoritaire pour la coalition arrivée en tête, si elle atteint un score minimal, par exemple 40%. Si elle fait moins, vous ne pouvez pas considérer que le pays a voulu une majorité", élabore le député. Toujours est-il qu'une réforme constitutionnelle, ou même un changement du mode de scrutin par une loi simple, seraient une gageure d'ici 2027, tant les positions divergent. "Le problème n'est pas la Constitution, c'est d'abord l'état d'esprit politique", relève Renaud Labaye, secrétaire général du groupe RN à l'Assemblée. S'il estime qu'en cas d'entrée de l'extrême droite à l’Élysée, les électeurs à la recherche d'une "rupture" pourraient redonner à l'Assemblée une majorité nécessaire, il plaide pour ne "surtout pas écraser les oppositions". "Même si vous êtes en majorité absolue il faut considérer que les lignes politiques entrant au Parlement sont représentatives de la population" et "même stratégiquement ce n'est pas bon de chercher à écraser", poursuit ce proche conseiller de Marine Le Pen. Il juge toutefois impératif de "tout revoir" sur la procédure budgétaire. En marge de l'un des recours au 49.3 en janvier, la présidente de l'Assemblée Yaël Braun-Pivet avait déclaré: "C'est la démocratie (...) qui perd aujourd'hui". La députée Renaissance a ainsi lancé une mission de réflexion à l'Assemblée pour que ce budget soit "le dernier discuté de cette façon-là", souhaitant réformer le règlement ou les lois régissant la procédure budgétaire. Un député se montre toutefois circonspect: "la loi est bien écrite, le problème ce sont les acteurs".

30.01.2026 à 07:49

Gifi, en difficulté, écarte son patron cinq mois après sa nomination

FRANCE24
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Christophe Mistou, ancien de Castorama et de Mr. Bricolage, avait été placé le 1er septembre à la tête de Gifi pour tenter de redresser le groupe, qui a essuyé deux années de pertes consécutives et avait initié un plan social avant de l'interrompre en juillet. Il sera remplacé par Rémy Lecomte, l'ancien dirigeant par interim du groupe, a annoncé, sans détail supplémentaire, le conseil de surveillance aux salariés, dans un courriel consulté par l'AFP. Depuis la mise en retrait du fondateur de l'enseigne Philippe Ginestet fin 2024, plusieurs dirigeants se sont succédé à la tête de Gifi, sans parvenir à redresser l'enseigne. "La santé financière est inquiétante. M. Mistou nous disait dernièrement qu'on avait quatre mois de visibilité devant nous...", a commenté Pierre Laffore délégué CFDT du groupe. Les problèmes de Gifi ont commencé avec un changement de système informatique raté en 2023, auquel s'est ajoutée la concurrence d'autres magasins (Action, Maxibazar) ou de plateformes internet comme Temu. L'an dernier, l'enseigne, fondée en 1981, a envisagé de réduire ses effectifs de 5% sur un total de 6.000 personnes en France, avant d'interrompre ce plan social au cours de l'été. Elle s'est depuis rapprochée du distributeur alimentaire Grand Frais pour lui céder une trentaine de magasins au cours de l'année 2026.
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Christophe Mistou, ancien de Castorama et de Mr. Bricolage, avait été placé le 1er septembre à la tête de Gifi pour tenter de redresser le groupe, qui a essuyé deux années de pertes consécutives et avait initié un plan social avant de l'interrompre en juillet. Il sera remplacé par Rémy Lecomte, l'ancien dirigeant par interim du groupe, a annoncé, sans détail supplémentaire, le conseil de surveillance aux salariés, dans un courriel consulté par l'AFP. Depuis la mise en retrait du fondateur de l'enseigne Philippe Ginestet fin 2024, plusieurs dirigeants se sont succédé à la tête de Gifi, sans parvenir à redresser l'enseigne. "La santé financière est inquiétante. M. Mistou nous disait dernièrement qu'on avait quatre mois de visibilité devant nous...", a commenté Pierre Laffore délégué CFDT du groupe. Les problèmes de Gifi ont commencé avec un changement de système informatique raté en 2023, auquel s'est ajoutée la concurrence d'autres magasins (Action, Maxibazar) ou de plateformes internet comme Temu. L'an dernier, l'enseigne, fondée en 1981, a envisagé de réduire ses effectifs de 5% sur un total de 6.000 personnes en France, avant d'interrompre ce plan social au cours de l'été. Elle s'est depuis rapprochée du distributeur alimentaire Grand Frais pour lui céder une trentaine de magasins au cours de l'année 2026.

30.01.2026 à 07:45

Dans le Minnesota, des visites médicales à domicile pour une communauté somalienne apeurée

FRANCE24
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La paranoïa suscitée par les hommes masqués de la police de l'immigration (ICE) qui quadrillent Minneapolis, la plus grande ville de cet Etat du Midwest, a conduit nombre d'immigrés, en situation régulière ou non, à rester renfermés chez eux. Pour échapper aux contrôles, ils renoncent à aller travailler, à se soigner, à aller acheter des produits essentiels, ou à envoyer leurs enfants à l'école. Hafsa, une jeune Américaine d'origine somalienne, a eu le déclic quand une femme qu'elle connaissait a tardé à chercher de l'aide médicale pour son enfant, si bien que la santé de celui-ci s'était dégradée quand il a finalement consulté un médecin. "J’ai reçu l’appel d’une mère immigrée qui avait peur d’aller à l’hôpital, et son enfant est maintenant en soins intensifs", explique cette étudiante en santé mentale qui, comme tous les bénévoles interrogés par l'AFP, ne donne que son prénom par crainte de représailles. Le gouvernement s'est saisi d'une vaste affaire de fraude aux aides publiques qui éclabousse depuis plusieurs mois la communauté somalienne du Minnesota, la plus importante du pays avec environ 80.000 membres, pour s'en prendre violemment à elle. Donald Trump lui-même a multiplié les assauts verbaux à son encontre, déclarant que la Somalie était "pourrie" et qualifiant "d'ordure" Ilhan Omar, élue de Minneapolis au Congrès et fervente démocrate d'origine somalienne. Des membres de la police de l'immigration ont été vus dans des hôpitaux ou cliniques, attendant des patients pour vérifier leur statut légal, selon un article récent de l'American Journal of Managed Care. "Bouche à oreille" Cela a entraîné une hausse du nombre d'immigrants d'origine somalienne ou hispanique qui ont renoncé à se faire soigner, a noté cette revue professionnelle. Hafsa et les volontaires qui l'entourent à Saint-Paul, ville jumelle de Minneapolis, ont trouvé du personnel de santé prêt à effectuer des visites à domicile. "C’est beaucoup de travail, car vous voulez être sûrs que la personne que vous envoyez chez quelqu’un n’a pas de mauvaise intention", raconte la jeune femme, âgée de 25 ans. Des précautions sont prises pour s'assurer que ces personnes ne sont pas suivies par des membres de l'ICE quand ils rendent visite aux immigrés. La petite équipe de volontaires passe plus de 12 heures par jour à répondre au téléphone, trouver la personne adaptée à chaque cas et vérifier qu'elle ait les compétences requises. "Vous leur demandez leurs qualifications puis (…) il y a un formulaire d'admission où ils répertorient tout ça ainsi que leurs disponibilités", décrit Cass, 43 ans, qui travaille dans le secteur de la santé. Les bénévoles s'appuient d'abord sur leurs contacts au sein de la communauté pour sensibiliser les gens et identifier les besoins. "Ca marche surtout par le bouche à oreille", constate Musab, un entrepreneur de 34 ans. "Je pleure de gratitude" "Nous sommes une communauté très soudée, donc nous connaissons la situation de chacun", dit-il. Hafsa compare la manière dont la communauté fait face à la répression policière aux soins de premiers secours portés à un patient blessé. "On a besoin d'autant de mains que possible sur notre corps, pour panser toutes les plaies". Après avoir reçu un appel urgent, Musab se lève et enfile sa parka pour se protéger du froid glacial de dehors. "On dirait qu'un enfant est malade, alors je vais aller voir ce que je peux faire et ce dont ils ont besoin", annonce-t-il. L'espace qui les accueille a été prêté par une femme d'affaires somalienne, qui fait du thé sucré pour l'équipe. A l'étage, une pièce sert de réserve pour les fournitures médicales et de l'équipement pour le froid provenant de dons. Les messages de soutien accompagnant ces dons sont une aide précieuse pour Hafsa. "Je pleure de gratitude", dit-elle.
Texte intégral (665 mots)
La paranoïa suscitée par les hommes masqués de la police de l'immigration (ICE) qui quadrillent Minneapolis, la plus grande ville de cet Etat du Midwest, a conduit nombre d'immigrés, en situation régulière ou non, à rester renfermés chez eux. Pour échapper aux contrôles, ils renoncent à aller travailler, à se soigner, à aller acheter des produits essentiels, ou à envoyer leurs enfants à l'école. Hafsa, une jeune Américaine d'origine somalienne, a eu le déclic quand une femme qu'elle connaissait a tardé à chercher de l'aide médicale pour son enfant, si bien que la santé de celui-ci s'était dégradée quand il a finalement consulté un médecin. "J’ai reçu l’appel d’une mère immigrée qui avait peur d’aller à l’hôpital, et son enfant est maintenant en soins intensifs", explique cette étudiante en santé mentale qui, comme tous les bénévoles interrogés par l'AFP, ne donne que son prénom par crainte de représailles. Le gouvernement s'est saisi d'une vaste affaire de fraude aux aides publiques qui éclabousse depuis plusieurs mois la communauté somalienne du Minnesota, la plus importante du pays avec environ 80.000 membres, pour s'en prendre violemment à elle. Donald Trump lui-même a multiplié les assauts verbaux à son encontre, déclarant que la Somalie était "pourrie" et qualifiant "d'ordure" Ilhan Omar, élue de Minneapolis au Congrès et fervente démocrate d'origine somalienne. Des membres de la police de l'immigration ont été vus dans des hôpitaux ou cliniques, attendant des patients pour vérifier leur statut légal, selon un article récent de l'American Journal of Managed Care. "Bouche à oreille" Cela a entraîné une hausse du nombre d'immigrants d'origine somalienne ou hispanique qui ont renoncé à se faire soigner, a noté cette revue professionnelle. Hafsa et les volontaires qui l'entourent à Saint-Paul, ville jumelle de Minneapolis, ont trouvé du personnel de santé prêt à effectuer des visites à domicile. "C’est beaucoup de travail, car vous voulez être sûrs que la personne que vous envoyez chez quelqu’un n’a pas de mauvaise intention", raconte la jeune femme, âgée de 25 ans. Des précautions sont prises pour s'assurer que ces personnes ne sont pas suivies par des membres de l'ICE quand ils rendent visite aux immigrés. La petite équipe de volontaires passe plus de 12 heures par jour à répondre au téléphone, trouver la personne adaptée à chaque cas et vérifier qu'elle ait les compétences requises. "Vous leur demandez leurs qualifications puis (…) il y a un formulaire d'admission où ils répertorient tout ça ainsi que leurs disponibilités", décrit Cass, 43 ans, qui travaille dans le secteur de la santé. Les bénévoles s'appuient d'abord sur leurs contacts au sein de la communauté pour sensibiliser les gens et identifier les besoins. "Ca marche surtout par le bouche à oreille", constate Musab, un entrepreneur de 34 ans. "Je pleure de gratitude" "Nous sommes une communauté très soudée, donc nous connaissons la situation de chacun", dit-il. Hafsa compare la manière dont la communauté fait face à la répression policière aux soins de premiers secours portés à un patient blessé. "On a besoin d'autant de mains que possible sur notre corps, pour panser toutes les plaies". Après avoir reçu un appel urgent, Musab se lève et enfile sa parka pour se protéger du froid glacial de dehors. "On dirait qu'un enfant est malade, alors je vais aller voir ce que je peux faire et ce dont ils ont besoin", annonce-t-il. L'espace qui les accueille a été prêté par une femme d'affaires somalienne, qui fait du thé sucré pour l'équipe. A l'étage, une pièce sert de réserve pour les fournitures médicales et de l'équipement pour le froid provenant de dons. Les messages de soutien accompagnant ces dons sont une aide précieuse pour Hafsa. "Je pleure de gratitude", dit-elle.

30.01.2026 à 07:43

La drogue et l'extorsion, fléaux dans les 5 Etats les plus violents du Mexique

FRANCE24
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Des hommes armés ont fait irruption dans un stade de quartier à la fin d'une rencontre à Salamanca, ville de 160.000 habitants, tuant 11 personnes et en blessant une dizaine. Selon une enquête préliminaire, cinq des victimes travaillaient pour une société de sécurité liée au Cartel de Jalisco Nouvelle génération (CJNG), dont la rivalité sanglante avec le cartel de Santa Rosa de Lima a fait de Guanajuato l'un des Etats les plus violents des 32 que compte le Mexique. Dans les cinq Etats les plus dangereux du pays, les statistiques dépassent largement le taux national de 17,5 homicides pour 100.000 habitants en 2025, un plus bas en dix ans dont se vante le gouvernement de la présidente Claudia Sheinbaum. La moyenne mondiale était d'environ 5 homicides pour 100.000 personnes en 2023, selon la Banque mondiale. Voici le profil des Etats les plus meurtriers du Mexique : 1. Colima Sur la côte pacifique, Colima abrite l'un des plus grands ports du Mexique, Manzanillo, point d'entrée majeur pour les drogues et les précurseurs utilisés dans leur fabrication en provenance d'Asie et d'Amérique du Sud, destinés in fine aux Etats-Unis et à d'autres pays riches. Ce petit Etat affiche le taux d'homicides le plus élevé du Mexique, 81,08 pour 100.000 habitants, pour une population d'un peu plus de 730.000 personnes. "De nombreux produits issus d'industries légales et illégales transitent par les ports du Pacifique", souligne l'analyste David Mora, du groupe de réflexion International Crisis Group, interrogé par l'AFP. L'extorsion constitue également une autre source de revenus illégaux à Colima, qui abrite des usines de fabrication de voitures et de chaussures, ainsi que d'importants secteurs de l'agriculture, des hydrocarbures et du tourisme. 2. Morelos Situé dans le centre du Mexique, Morelos compte 1,9 million d'habitants et un taux d'homicides de 54,42 pour 100.000. Cet Etat se trouve sur un itinéraire du trafic de drogues et d'armes, très disputé par les groupes criminels, allant de l'Etat de Guerrero sur le Pacifique, producteur d'héroïne, jusqu'à Mexico et au-delà. Morelos est également en proie à des niveaux élevés d'extorsion. 3. Sinaloa Tristement célèbre pour le cartel de drogue qui porte son nom, le Sinaloa est le troisième Etat le plus violent du Mexique, avec un taux de 52,17 homicides pour 100.000 habitants. Sur la côte pacifique, dans le nord-ouest du Mexique, cet Etat a été secoué par des luttes internes au sein du cartel de Sinaloa qui ont fait des centaines de morts depuis septembre 2024 et terrorisé la population civile. Le conflit a commencé après l'arrestation du chef du cartel, Ismael Zambada dit "El Mayo", trahi et livré aux Etats-Unis par un fils de son ancien associé Joaquin "El Chapo" Guzman. 4. Basse-Californie La Basse-Californie compte de nombreuses villes, telles que Tijuana et Mexicali, qui bordent la frontière avec les Etats-Unis et servent de points de transit de la drogue. Elle abrite "de nombreux groupes locaux (...) qui travaillent en alliance avec de plus grandes organisations criminelles qui ont des conflits très ouverts dans ces municipalités", indique M. Mora. Dans ce territoire, les "marchés criminels sont très fragmentés, de nombreux groupes se font concurrence", ajoute-t-il. L'Etat affiche un taux d'homicides de 41,48 pour 100.000. 5. Guanajuato Pôle industriel florissant, notamment dans le secteur automobile, Guanajuato compte aussi plusieurs destinations touristiques populaires. Il est également le théâtre de guerres de territoires entre gangs, notamment pour la drogue et le pétrole volé. Les cartels CJNG et Santa Rosa de Lima, en particulier, se disputent l'Etat "en raison de sa position stratégique", explique l'analyste en sécurité David Saucedo. "Guanajuato se trouve au cœur du pays. Les principales routes qui relient les ports du Pacifique sud aux villes frontalières le traversent", relève-t-il. Cet Etat affiche un taux d'homicides de 38,84 pour 100.000 habitants.
Texte intégral (635 mots)
Des hommes armés ont fait irruption dans un stade de quartier à la fin d'une rencontre à Salamanca, ville de 160.000 habitants, tuant 11 personnes et en blessant une dizaine. Selon une enquête préliminaire, cinq des victimes travaillaient pour une société de sécurité liée au Cartel de Jalisco Nouvelle génération (CJNG), dont la rivalité sanglante avec le cartel de Santa Rosa de Lima a fait de Guanajuato l'un des Etats les plus violents des 32 que compte le Mexique. Dans les cinq Etats les plus dangereux du pays, les statistiques dépassent largement le taux national de 17,5 homicides pour 100.000 habitants en 2025, un plus bas en dix ans dont se vante le gouvernement de la présidente Claudia Sheinbaum. La moyenne mondiale était d'environ 5 homicides pour 100.000 personnes en 2023, selon la Banque mondiale. Voici le profil des Etats les plus meurtriers du Mexique : 1. Colima Sur la côte pacifique, Colima abrite l'un des plus grands ports du Mexique, Manzanillo, point d'entrée majeur pour les drogues et les précurseurs utilisés dans leur fabrication en provenance d'Asie et d'Amérique du Sud, destinés in fine aux Etats-Unis et à d'autres pays riches. Ce petit Etat affiche le taux d'homicides le plus élevé du Mexique, 81,08 pour 100.000 habitants, pour une population d'un peu plus de 730.000 personnes. "De nombreux produits issus d'industries légales et illégales transitent par les ports du Pacifique", souligne l'analyste David Mora, du groupe de réflexion International Crisis Group, interrogé par l'AFP. L'extorsion constitue également une autre source de revenus illégaux à Colima, qui abrite des usines de fabrication de voitures et de chaussures, ainsi que d'importants secteurs de l'agriculture, des hydrocarbures et du tourisme. 2. Morelos Situé dans le centre du Mexique, Morelos compte 1,9 million d'habitants et un taux d'homicides de 54,42 pour 100.000. Cet Etat se trouve sur un itinéraire du trafic de drogues et d'armes, très disputé par les groupes criminels, allant de l'Etat de Guerrero sur le Pacifique, producteur d'héroïne, jusqu'à Mexico et au-delà. Morelos est également en proie à des niveaux élevés d'extorsion. 3. Sinaloa Tristement célèbre pour le cartel de drogue qui porte son nom, le Sinaloa est le troisième Etat le plus violent du Mexique, avec un taux de 52,17 homicides pour 100.000 habitants. Sur la côte pacifique, dans le nord-ouest du Mexique, cet Etat a été secoué par des luttes internes au sein du cartel de Sinaloa qui ont fait des centaines de morts depuis septembre 2024 et terrorisé la population civile. Le conflit a commencé après l'arrestation du chef du cartel, Ismael Zambada dit "El Mayo", trahi et livré aux Etats-Unis par un fils de son ancien associé Joaquin "El Chapo" Guzman. 4. Basse-Californie La Basse-Californie compte de nombreuses villes, telles que Tijuana et Mexicali, qui bordent la frontière avec les Etats-Unis et servent de points de transit de la drogue. Elle abrite "de nombreux groupes locaux (...) qui travaillent en alliance avec de plus grandes organisations criminelles qui ont des conflits très ouverts dans ces municipalités", indique M. Mora. Dans ce territoire, les "marchés criminels sont très fragmentés, de nombreux groupes se font concurrence", ajoute-t-il. L'Etat affiche un taux d'homicides de 41,48 pour 100.000. 5. Guanajuato Pôle industriel florissant, notamment dans le secteur automobile, Guanajuato compte aussi plusieurs destinations touristiques populaires. Il est également le théâtre de guerres de territoires entre gangs, notamment pour la drogue et le pétrole volé. Les cartels CJNG et Santa Rosa de Lima, en particulier, se disputent l'Etat "en raison de sa position stratégique", explique l'analyste en sécurité David Saucedo. "Guanajuato se trouve au cœur du pays. Les principales routes qui relient les ports du Pacifique sud aux villes frontalières le traversent", relève-t-il. Cet Etat affiche un taux d'homicides de 38,84 pour 100.000 habitants.
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