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Chaîne de service public - Actualité internationale.

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14.01.2026 à 09:11

Le patron de presse Matthieu Pigasse veut "peser" sur la présidentielle 2027

FRANCE24
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"Mon ambition, c'est de ne pas rester le long du chemin, indifférent, les bras ballants. Et donc en effet, c'est de peser le plus possible sur la présidentielle de 2027, parce que je considère que c'est un enjeu central", a-t-il déclaré au micro de France Inter. "Il est trop tôt aujourd'hui pour dire à quelle place ou dans quel rôle peser", a-t-il ajouté. Interrogé sur une éventuelle candidature de sa part à cette élection, M. Pigasse n'a pas donné de réponse tranchée. "Moi par principe, je n'exclus jamais rien", a-t-il dit. Le banquier d'affaires milliardaire de 57 ans a estimé que la gauche incarnait la "seule alternative possible au Rassemblement national" et qu'elle pouvait gagner, à condition de s'unir et de "se réapproprier les valeurs qui sont des siennes" comme "protéger les plus vulnérables". Il avait déjà appelé à voter pour le Nouveau Front Populaire lors des législatives de 2024. Matthieu Pigasse revendique mener une "bataille culturelle" face notamment à d'autres médias comme CNews, Europe 1 et le JDD, dans le giron du milliardaire conservateur Vincent Bolloré. Son groupe, Combat, est propriétaire de Radio Nova, du magazine Les Inrockuptibles, de plusieurs festivals de musique majeurs dont Rock en Seine et actionnaire du géant de la production audiovisuelle Mediawan.

14.01.2026 à 09:05

Face au péril climatique, l'écrivain indien Amitav Ghosh écrit pour demain

FRANCE24
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Régulièrement cité dans la liste des "nobélisables", l'auteur renoue avec la tension narrative qui caractérise son œuvre, mêlant angoisse existentielle face à la catastrophe écologique en cours et détermination à ne pas céder au désespoir.  "Malheureusement, au lieu de changer de cap, nous fonçons à toute allure vers l'abîme", déplore Amitav Ghosh lors d'un entretien accordé à l'AFP à New Delhi. "C'est comme si les gens avaient perdu la raison", souligne le prix Médicis étranger en 1990 pour "Les Feux du Bengale". Dans "Le grand dérangement" (2021), qui explore le changement climatique, et "Ghost-Eye", à paraître en 2026, il décrit la course effrénée de l'humanité vers la catastrophe, de la déforestation à l'extinction des espèces.  "Nous fonçons sur cette voie de l'extractivisme", regrette cet anthropologue diplômé de l'université britannique d'Oxford. "Les politiques ont complètement adopté la rhétorique du greenwashing, ils sont devenus très habiles". Sous son tempérament doux et affable, il enrage contre les Etats-Unis climatosceptiques mais aussi contre l'Europe, qui selon lui "ne fait qu'investir dans l'armement", et contre l'Asie. "Tout s'effondre" Amitav Ghosh fulmine contre ceux qui traitent la Terre comme une ressource inerte plutôt qu'un monde vivant. Né à Calcutta, celui qui se décrit comme "d'un tempérament enjoué", refuse "d'écrire uniquement sur un ton désespérément tragique". "Il faut essayer de saisir les petites joies que le monde offre", note-t-il. Parmi celles-ci, ses rencontres, chaque semaine, avec son petit-fils de neuf mois. C'est à lui qu'il pense en rédigeant l'ouvrage qu'il destine à la "bibliothèque du futur", un ensemble d'œuvres inédites qui ne pourront pas être lues avant 2114. "Je pense que ce que je finirai par faire, c'est écrire une lettre à mon petit-fils ", confie-t-il, évoquant "plusieurs tentatives" de brouillon. Autrefois, "les jeunes demandaient à leurs parents +que faisiez-vous pendant la guerre ?+", se souvient le sexagénaire. "Je pense que la génération de mon petit-fils demandera +que faisiez-vous pendant que le monde brûlait ?+" Amitav Ghosh doit soumettre cette année son manuscrit dans le cadre du projet de bibliothèque du futur à Oslo, lancé en 2014 et qui rassemblera 100 écrits inédits de différents auteurs, comme Margaret Atwood, Han Kang ou encore Elif Shafak. " C'est un défi extrêmement difficile", relève-t-il, car ses lignes ne seront lues quand son petit-fils sera plus âgé qu'il ne l'est en les écrivant et que le monde "ne ressemblera en rien" à celui d'aujourd'hui. Quand "nous voyons à quelle vitesse tout s'effondre autour de nous", dit l'écrivain, "je n'arrive pas vraiment à croire" que le modèle "dont nous dépendons survivra jusqu'au XXIIe siècle". "Anxiété extrême" Ce changement alimente les peurs des jeunes générations, et nourrit la "politique de plus en plus dysfonctionnelle", estime l'auteur, qui a reçu en 2024 le prix Erasme aux Pays-Bas pour son œuvre sur la crise climatique. "Elles voient leurs horizons s'effondrer autour d'elles", ce qui génère à ses yeux "une anxiété extrême" qui alimente "d'un côté l'émergence de mouvements de droite nourris par la nostalgie du passé" et, de l'autre, "une forme de désespérance à gauche". L'auteur des titres "Les lignes d'ombre" (1992), "Le chromosome de Calcutta" puis de la trilogie de l'Ibis, publiée entre 2008 et 2015, sur la culture du pavot et les guerres de l'opium en Chine au XIXe siècle, se garde de surestimer la capacité de la littérature à changer l’histoire. "En tant qu'écrivain, ce serait vraiment vain (...) d'imaginer que nous pouvons changer les choses dans le monde", estime Amitav Ghosh, tout en admettant que de jeunes militants lui disent être "galvanisés" par ses livres. Il continue donc inlassablement d'écrire, en pensant que ces mots peuvent inspirer d'autres manières de penser. "Nous devons restaurer des voies alternatives, des façons de penser le monde (...) de reconnaître que c'est un monde rempli de mystère", selon lui. "Le monde est bien, bien plus étrange que nous ne l'imaginons".

14.01.2026 à 09:01

Une communauté bédouine de Cisjordanie chassée par le harcèlement de colons israéliens

FRANCE24
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"Ce qui se passe aujourd'hui, c'est l'effondrement total de la communauté à la suite des attaques continues et répétées des colons, jour et nuit, depuis deux ans", déclare à l'AFP Farhan Jahaleen, un habitant de cette communauté. La menace de déplacement planait sur le hameau bédouin palestinien depuis l'installation de colons israéliens dans la région. Elle a atteint son paroxysme ces derniers mois et près de la moitié des 130 familles de la communauté ont quitté les lieux. "Environ 50 familles ont commencé à démonter leurs maisons afin de partir. Vingt familles du clan Ka’abneh sont parties le 8 janvier", assure Farhan Jahaleen. Les hommes se sont entraidés pour démonter les enclos, charger les effets sur des camions et sauver tout ce qui pouvait l'être. Dans la zone, les caravanes des colons ont progressivement laissé place à des maisons en dur avec fondations, certaines construites à seulement 100 mètres des habitations bédouines. En mai 2025, des colons ont détourné la ressource la plus précieuse du village: la source qui lui a donné son nom. "Colonialisme pastoral" Blottie entre des collines rocheuses à l'ouest et la plaine du Jourdain qui monte vers le plateau jordanien à l'est, la source avait permis à la communauté de rester autosuffisante. Mais ce qui a poussé les familles à partir, c'est la nécessité constante de monter la garde pour empêcher les colons de couper les conduites d'électricité et d'irrigation, ou d'amener leurs propres troupeaux paître près des maisons des habitants. "Si vous défendez votre maison, la police ou l'armée (israéliennes) viennent vous arrêter. Nous ne pouvons rien faire", déplore Naïf Zayed, un autre habitant du hameau. "Il n'y a pas d'endroit où les gens puissent aller. Chacun agit de son côté, comme il peut". Naaman Ehrizat, un berger de Ras Ein al-Auja, explique qu'il a déjà déplacé ses brebis vers la ville d'Hébron, dans le sud de la Cisjordanie, où il compte s'installer. Farhan Jahaleen souligne que déménager vers d'autres zones rurales de la zone C de Cisjordanie occupée, entièrement sous contrôle israélien, expose les bergers à de nouveaux déplacements à l'avenir. A l'image de ces familles expulsées du village voisin de Jiftlik, de nouveau déplacées après avoir déménagé dans un autre village de la vallée du Jourdain. La plupart des Bédouins palestiniens sont des éleveurs, ce qui les rend particulièrement vulnérables à la violence lorsque des colons israéliens amènent des troupeaux qui rivalisent pour les pâturages dans des zones très isolées. Une stratégie que les organisations de surveillance des colonies appellent "colonialisme pastoral". Interrogée sur les incidents dans le secteur, l'armée israélienne a déclaré que ceux-ci étaient "bien connus". Les forces israéliennes "entrent dans le secteur conformément aux appels et aux besoins opérationnels, afin de prévenir les frictions entre les populations et de maintenir l'ordre et la sécurité", a-t-elle dit. L'armée a ajouté avoir accru sa présence dans la zone "en raison des nombreux incidents récents". "Mode de vie bédouin" Les colonies se sont étendues depuis qu'Israël a occupé la Cisjordanie en 1967, avec plus de 500.000 colons vivant désormais sur le territoire, pour quelque trois millions de Palestiniens. Une minorité de colons se livrent à des violences dans le but de les faire partir. Mais leur capacité de nuisance est énorme. Des slogans peints à la bombe en arabe ont fleuri le long des principales routes de Cisjordanie ces derniers mois, affirmant "Pas d'avenir en Palestine". Farhan Jahaleen, dont la famille vit à Ras Ein al-Auja depuis 1991, a déclaré que ce qui avait été perdu allait bien au delà de quelques maisons bédouines. "Les colons ont complètement détruit le mode de vie bédouin, ont annihilé sa culture et son identité et utilisé tous les moyens pour transformer d'une manière globale le mode de vie bédouin, entraînant la destruction totale de la vie".

14.01.2026 à 08:55

Le parquet britannique conteste l'abandon des poursuites contre un rappeur de Kneecap

FRANCE24
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Cette démarche, qui doit se tenir lors d'une audience devant la Royal Courts of Justice à Londres, fait suite à la décision d'un juge, le 26 septembre dernier, d'abandonner les poursuites en raison d'un vice de procédure. Mo Chara, de son vrai nom Liam O'Hanna (ou Liam Og O Hannaidh en gaélique), a été inculpé d'"infraction terroriste" en mai pour avoir arboré sur scène un drapeau du Hezbollah, mouvement islamiste chiite libanais classé terroriste au Royaume-Uni, lors d'un concert en novembre 2024 à Londres. Mais le juge Paul Goldspring a estimé que le délai légal d'inculpation de six mois n'avait pas été respecté -- à un jour près -- rendant l'accusation "illégale et nulle". Le parquet soutient, lui, qu'un "point important du droit" doit être "clarifié" en appel. Mo Chara, 28 ans, a toujours démenti tout soutien à ce groupe pro-iranien, assurant ignorer qu'il s'agissait d'un drapeau du Hezbollah. Il a en outre dénoncé son inculpation comme une décision "politique", après les critiques formulées par le trio contre Israël et la guerre dans la bande de Gaza. "Chasse aux sorcières" "Si quelqu'un sur cette planète est coupable de terrorisme, c'est l'État britannique", a accusé le groupe lundi soir sur les réseaux sociaux. Il fustige une "chasse aux sorcières" et appelle ses fans à se rassembler devant le tribunal, comme lors des précédentes audiences, dans un court texte accompagnant un visuel. Précédemment, Kneecap avait estimé que l'appel du parquet "gaspille l'argent des contribuables", avant de prévenir sur X: "Nous vous affronterons à nouveau devant vos tribunaux. Nous gagnerons à nouveau". Provocateurs audacieux pour leurs fans, extrémistes dangereux pour leurs détracteurs, les membres du groupe ont attiré l'attention médiatique et politique ces derniers mois au Royaume-Uni en prenant fait et cause pour les Palestiniens. Leur notoriété est montée en flèche dans la foulée de l'inculpation de Mo Chara. Ils ont subi plusieurs annulations de concerts en Allemagne ou en Autriche. Le trio a également été empêché d'aller en Hongrie, où il devait se produire au festival Sziget en août, et a été interdit d'entrée au Canada. Dans ce contexte, le groupe a renoncé à une tournée aux Etats-Unis, même s'il a pu se produire au prestigieux festival californien de Coachella en avril. Kneecap a d'abord attiré l'attention en rappant en gaélique irlandais et en dénonçant la domination britannique en Irlande du Nord. Le trio a accédé à la notoriété en 2024 avec son album "Fine Art" et un docu-fiction survolté, "Kneecap", primé notamment au festival du film de Sundance, aux Etats-Unis. Le nom du groupe (kneecap veut dire rotule en anglais) vient de la pratique des groupes paramilitaires qui tiraient sur leurs victimes au niveau des genoux pendant le conflit nord-irlandais.

14.01.2026 à 08:47

Procès de la brioche de Noël: l'influenceuse Chiara Ferragni face à son jugement

FRANCE24
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Figure de la mode italienne, première femme influenceuse d'Italie avec ses 28 millions d'abonnés, Chiara Ferragni, 38 ans, est jugée depuis septembre pour fraude aggravée avec deux associés. L'influenceuse avait parrainé à Noël 2022 un pandoro (une sorte de panettone sans fruits), laissant entendre qu'une partie des recettes serait reversée à un hôpital, au profit d'enfants souffrant de cancer des os. Mais fin 2024, une journaliste avait découvert que les acheteurs de ce pandoro "Pink Christmas", vendu 9 euros au lieu de 3,70 habituellement, avaient été induits en erreur. La vente de cette brioche caritative avait rapporté plus d'un million d'euros aux sociétés détenues par Chiara Ferragni. Mais le fabricant des brioches, Balocco, s'était limité à faire une donation forfaitaire de 50.000 euros à l'hôpital avant l'opération. Des œufs de Pâques vendus en 2021 et 2022 avaient également été visés dans ce scandale qui avait fait les gros titres en Italie. "Pandoro gate" Le gendarme italien de la concurrence (AGCM) a infligé fin 2023 une amende d'un million d'euros à deux sociétés de Chiara Ferragni pour pratiques commerciales déloyales dans le cadre de l'opération pandoro – soit une somme équivalente aux bénéfices réalisés. La société Balocco avait, elle, été condamnée à une amende de 420.000 euros. Côté judiciaire, le parquet de Milan a requis en novembre 2025 une peine d'un an et huit mois de prison contre Chiara Ferragni et son bras droit Fabio Damato, ainsi qu'un an de prison pour le patron de la marque qui a fabriqué les œufs de Pâques. Face au tribunal, à huis clos, l'influenceuse a nié les accusations, ajoutant avoir toujours agi "de bonne foi", selon l'un de ses avocats, Giuseppe Iannaccone. Les défenseurs de Chiara Ferragni ont demandé sa relaxe, plaidant des erreurs de communication et au maximum de la publicité mensongère. Entre amendes et dons, les sociétés incriminées ont déjà reversé environ 3,4 millions d'euros, selon les fans de Mme Ferragni. En Italie, la fraude aggravée est passible d'un à cinq ans de prison mais Chiara Ferragni a opté pour un procès accéléré, qui offre aux accusés une réduction de peine. Si l'influenceuse est reconnue coupable, il est peu probable qu'elle aille en prison, l'incarcération pour des peines inférieures à deux ans étant exceptionnelle. Etoile déchue Chiara Ferragni a débuté sa carrière sur internet en 2009 avec un blog de mode, "The Blonde Salad", alors qu'elle était étudiante en droit. La jeune blonde aux yeux bleus a ensuite surfé sur l'explosion des réseaux sociaux pour devenir la reine des influenceuses italiennes, collaborer avec Lancôme, Dior ou Chanel, et lancer ses propres marques de vêtements et de maquillage. En Italie et au-delà, ses abonnés suivaient aussi sa vie de couple à Milan avec la star du rap italien Fedez, leurs deux enfants et leur bouledogue. La boîte de Pandore une fois ouverte, sa réputation salie, la chute de l'influenceuse a été dure et rapide. La marque de maroquinerie Tod's ne l'a pas renouvelée à son conseil d'administration. Coca-Cola a annulé la diffusion d'un spot de publicité. Et sa société TBS a enregistré une perte de 2,3 millions d'euros en 2025, contre 4,4 millions de bénéfice net en 2023. Chiara Ferragni s'est également séparée de Fedez en 2024, après six ans de mariage et une histoire d'infidélité. L'omniprésente influenceuse s'est faite plus rare pendant un temps, avant de revenir fin 2025 avec des vêtements (siglés "club des éternels naïfs" en italien) et une bougie parfumée, ainsi que des images de ses vacances au Brésil ou en Colombie. Le gouvernement italien a aussi sauté sur cette affaire pour serrer la vis aux influenceurs. Ceux qui comptent plus de 500.000 abonnés doivent désormais s'enregistrer auprès de l'Autorité italienne en charge des communications (AGCOM) et respecter des règles de transparence.
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