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18.08.2026 à 11:45

FRANCE24
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"Un jour vos enfants tomberont sur votre question dégoûtante et inhumaine. Ils seront écoeurés", a attaqué sur X un compte de l'administration américaine, Rapid Response 47, à l'intention de Kristen Holmes. Dans un autre message, ce même compte accuse cette correspondante de la chaîne à la Maison Blanche d'avoir asséné un "coup bas contre l'une des assistantes du président Trump" pendant une séance de questions-réponses dans le Bureau ovale. "Les responsables publics sont libres de contester des informations avec lesquelles ils ne sont pas d'accord, mais attaquer personnellement des journalistes pour leurs questions est indigne de la fonction et contraire à la liberté de la presse", a réagi CNN dans un communiqué de soutien à la journaliste. Kristen Holmes avait interrogé le président américain sur des propos tenus pendant un meeting par le sénateur démocrate de Géorgie Jon Ossoff, qui a reproché à Donald Trump de privilégier ses centres d'intérêt personnels à son travail de président. "Il veut construire sa salle de bal et voyager avec Natalie", a dit cet élu, en référence à Natalie Harp, une assistante dont plusieurs médias soulignent l'omniprésence auprès de Donald Trump. Le président américain n'a pas réellement répondu quand Kristen Holmes lui a demandé de réagir à ces propos. Un peu plus tard, alors que l'échange entre les journalistes et le président américain se poursuivait, ce dernier s'en est pris frontalement à la correspondante de CNN, qui tentait cette fois de l'interroger sur le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un. "Tais-toi!", lui a dit plusieurs fois le milliardaire de 80 ans, connu pour attaquer les femmes journalistes avec une virulence particulière. "Vous êtes une personne bruyante et turbulente", a-t-il poursuivi, en attaquant également la chaîne CNN, accusée de propager de "fausses informations." Les commentaires de Jon Ossoff ont piqué à vif l'équipe de communication de l'exécutif. Plus tôt dans la journée, le directeur de la communication de la Maison Blanche Steven Cheung avait posté sur X l'extrait du discours évoquant l'assistante de Donald Trump et insulté le sénateur démocrate, en l'accusant d'être une "pauvre mauviette" qui "hait son pays." Un porte-parole de l'exécutif, Davis Ingle, a lui traité Jon Ossoff de "poids plume" et de "théâtreux efféminé" sur la même plateforme.

18.08.2026 à 11:16

FRANCE 24
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Wassim al-Assad, cousin du président syrien déchu Bachar al-Assad, a été condamné à mort mardi par la justice syrienne. Il a été reconnu coupable d'actes qualifiés de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre.
Lire plus (404 mots)
Wassim al-Assad, cousin du président syrien déchu Bachar al-Assad, a été condamné à mort mardi par la justice syrienne. Il a été reconnu coupable d'actes qualifiés de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre.

18.08.2026 à 11:15

FRANCE24
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- BALLON D'ESSAI ? Jeudi dernier, le ministre de l'Economie, Roland Lescure, a estimé que "la question de la contribution des retraités aisés à l'effort de redressement, par exemple par une indexation plus modérée de leurs pensions, méritait d'être posée", à condition de "préserver les retraités les plus modestes". Le mécanisme de sous-indexation consiste à revaloriser les pensions de retraite de base à un niveau inférieur à celui de l'inflation, contrairement à ce qui est normalement prévu dans la loi. Ce dispositif peut être ciblé sur les pensions de retraite les plus élevées. Du fait de l'inflation, les pensions de retraite de base ont été revalorisées de quelque 15% entre janvier 2022 et janvier 2026. - UNE IDEE RECURRENTE Le sujet n'est pas nouveau et figure dans de nombreux rapports. En juillet, le comité de suivi des retraites (CSR) a réitéré sa préconisation de 2025 de sous-indexer les pensions pour revenir à l'équilibre du système. Avant lui, la Cour des comptes a aussi critiqué l'indexation des pensions sur l'inflation, jugée coûteuse. L'an dernier, le gouvernement de Sébastien Lecornu avait déjà tenté de geler ces pensions afin de dégager près de 3,6 milliards d'euros, mais avait dû renoncer face à l’opposition du Parlement. Même la proposition plus modérée de Michel Barnier, qui consistait en un report de six mois de la revalorisation des retraites, avait largement contribué à la fronde du RN et de la gauche qui avait conduit à la censure de son gouvernement. - QUEL GAIN ECONOMIQUE ? La mesure pourrait faire économiser plusieurs milliards d'euros -jusqu'à 6 - selon les seuils retenus et le choix d'une sous-indexation ou d'une désindexation totale. Le seuil de 3.000 euros brut mensuels a circulé, sans aucune confirmation officielle. "Si on a un seuil élevé, on ne touchera effectivement que des retraités aisés mais du coup ça rapportera peu, si on a un seuil bas ça rapportera plus mais ça touchera finalement des retraités pas si aisés que cela", résume Patrick Aubert, économiste à l’Institut des politiques publiques. Quoi qu'il en soit, ne pas revaloriser une partie des pensions de retraite en 2027, alors que l'inflation en 2026 est attendue en hausse, proche de 2%, pourrait permettre de générer d'importantes économies. En 2024 par exemple, l’institut économique OFCE avait chiffré à 3,4 milliards d’euros économisés le report de six mois préconisé par Michel Barnier. En juillet, le CSR a estimé qu’une sous-indexation de deux points au total d’ici à 2030 permettrait de ramener à l’équilibre le système de retraites à cette date, au lieu du déficit de 6,8 milliards actuellement anticipé par le Conseil d’orientation des retraites (COR). Il faudrait toutefois, selon le CSR, "donner de la visibilité" aux retraités pour éviter des comportements d’épargne nuisibles au contraire aux finances publiques. - SUJET HAUTEMENT SENSIBLE Politiquement, le sujet est inflammable. Les retraités votant beaucoup plus que les actifs, toucher aux pensions peut provoquer la colère de cet électorat clé. L'ancien commissaire européen Thierry Breton, dont le nom circule au centre pour l'élection présidentielle, s'est dit opposé à une désindexation partielle, jugeant que l'exécutif devait "assumer" la suspension de la réforme des retraites. Le député socialiste et candidat déclaré à la présidentielle Jérôme Guedj n'a de son côté pas fermé la porte, à condition qu'elle s'intègre dans un effort plus large ciblant également les héritages, les "niches sociales" des entreprises et les géants de l'intelligence artificielle. "La moyenne des retraites est plutôt à 1.710 euros donc on est en train de tenter toujours la même recette en essayant de baisser les niveaux de pensions en commençant par, entre guillemets, les plus hautes pour ensuite s'attaquer à toutes les pensions", a fustigé auprès de l'AFP Denis Gravouil, membre du bureau confédéral de la CGT. Contrairement à une idée reçue, "le pouvoir d'achat des retraités est en baisse depuis plusieurs années en raison notamment de la désindexation déjà effective des retraites complémentaires", souligne Michael Zemmour, économiste et chercheur associé à Sciences Po. "La seule catégorie de retraités qui ont vu leurs revenus protégés sont ceux avec du patrimoine", ajoute-t-il. "Si l'idée est de faire contribuer cette catégorie de population, il serait plus efficace de cibler directement ces revenus", selon lui.
Texte intégral (743 mots)
- BALLON D'ESSAI ? Jeudi dernier, le ministre de l'Economie, Roland Lescure, a estimé que "la question de la contribution des retraités aisés à l'effort de redressement, par exemple par une indexation plus modérée de leurs pensions, méritait d'être posée", à condition de "préserver les retraités les plus modestes". Le mécanisme de sous-indexation consiste à revaloriser les pensions de retraite de base à un niveau inférieur à celui de l'inflation, contrairement à ce qui est normalement prévu dans la loi. Ce dispositif peut être ciblé sur les pensions de retraite les plus élevées. Du fait de l'inflation, les pensions de retraite de base ont été revalorisées de quelque 15% entre janvier 2022 et janvier 2026. - UNE IDEE RECURRENTE Le sujet n'est pas nouveau et figure dans de nombreux rapports. En juillet, le comité de suivi des retraites (CSR) a réitéré sa préconisation de 2025 de sous-indexer les pensions pour revenir à l'équilibre du système. Avant lui, la Cour des comptes a aussi critiqué l'indexation des pensions sur l'inflation, jugée coûteuse. L'an dernier, le gouvernement de Sébastien Lecornu avait déjà tenté de geler ces pensions afin de dégager près de 3,6 milliards d'euros, mais avait dû renoncer face à l’opposition du Parlement. Même la proposition plus modérée de Michel Barnier, qui consistait en un report de six mois de la revalorisation des retraites, avait largement contribué à la fronde du RN et de la gauche qui avait conduit à la censure de son gouvernement. - QUEL GAIN ECONOMIQUE ? La mesure pourrait faire économiser plusieurs milliards d'euros -jusqu'à 6 - selon les seuils retenus et le choix d'une sous-indexation ou d'une désindexation totale. Le seuil de 3.000 euros brut mensuels a circulé, sans aucune confirmation officielle. "Si on a un seuil élevé, on ne touchera effectivement que des retraités aisés mais du coup ça rapportera peu, si on a un seuil bas ça rapportera plus mais ça touchera finalement des retraités pas si aisés que cela", résume Patrick Aubert, économiste à l’Institut des politiques publiques. Quoi qu'il en soit, ne pas revaloriser une partie des pensions de retraite en 2027, alors que l'inflation en 2026 est attendue en hausse, proche de 2%, pourrait permettre de générer d'importantes économies. En 2024 par exemple, l’institut économique OFCE avait chiffré à 3,4 milliards d’euros économisés le report de six mois préconisé par Michel Barnier. En juillet, le CSR a estimé qu’une sous-indexation de deux points au total d’ici à 2030 permettrait de ramener à l’équilibre le système de retraites à cette date, au lieu du déficit de 6,8 milliards actuellement anticipé par le Conseil d’orientation des retraites (COR). Il faudrait toutefois, selon le CSR, "donner de la visibilité" aux retraités pour éviter des comportements d’épargne nuisibles au contraire aux finances publiques. - SUJET HAUTEMENT SENSIBLE Politiquement, le sujet est inflammable. Les retraités votant beaucoup plus que les actifs, toucher aux pensions peut provoquer la colère de cet électorat clé. L'ancien commissaire européen Thierry Breton, dont le nom circule au centre pour l'élection présidentielle, s'est dit opposé à une désindexation partielle, jugeant que l'exécutif devait "assumer" la suspension de la réforme des retraites. Le député socialiste et candidat déclaré à la présidentielle Jérôme Guedj n'a de son côté pas fermé la porte, à condition qu'elle s'intègre dans un effort plus large ciblant également les héritages, les "niches sociales" des entreprises et les géants de l'intelligence artificielle. "La moyenne des retraites est plutôt à 1.710 euros donc on est en train de tenter toujours la même recette en essayant de baisser les niveaux de pensions en commençant par, entre guillemets, les plus hautes pour ensuite s'attaquer à toutes les pensions", a fustigé auprès de l'AFP Denis Gravouil, membre du bureau confédéral de la CGT. Contrairement à une idée reçue, "le pouvoir d'achat des retraités est en baisse depuis plusieurs années en raison notamment de la désindexation déjà effective des retraites complémentaires", souligne Michael Zemmour, économiste et chercheur associé à Sciences Po. "La seule catégorie de retraités qui ont vu leurs revenus protégés sont ceux avec du patrimoine", ajoute-t-il. "Si l'idée est de faire contribuer cette catégorie de population, il serait plus efficace de cibler directement ces revenus", selon lui.

18.08.2026 à 11:01

FRANCE24
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En trois mois, l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo a fait 2 325 morts et près de 5 000 cas confirmés, devenant la plus meurtrière jamais enregistrée dans le pays. Le virus tue désormais près d’une personne toutes les 30 minutes. Comment en est-on arrivé là ? Les explications de Sylvie Briand, scientifique en chef de l'OMS.
Texte intégral (743 mots)
En trois mois, l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo a fait 2 325 morts et près de 5 000 cas confirmés, devenant la plus meurtrière jamais enregistrée dans le pays. Le virus tue désormais près d’une personne toutes les 30 minutes. Comment en est-on arrivé là ? Les explications de Sylvie Briand, scientifique en chef de l'OMS.

18.08.2026 à 11:01

FRANCE24
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"L'objectif du jour c'est vraiment de faire cette jonction entre la ligne de défense nord et est, et d'encercler définitivement le feu", a expliqué à l'AFP Nicolas Yernaux, porte-parole des autorités de la région de Wallonie où se trouve cet incendie. Les pompiers ont travaillé dans la nuit de lundi à mardi à cette jonction indispensable entre le front est et nord, dans des conditions d'accès très difficiles. "On parle d'un ou deux kilomètres, et on est en passe d'y arriver", a toutefois assuré ce porte-parole. Cette jonction permettra alors de progresser et d'éteindre enfin cet incendie, l'un des plus importants de l'histoire récente de la Belgique, a-t-il encore expliqué. La journée s'annonce décisive pour les 500 soldats du feu mobilisés pour éteindre cet incendie dans le parc naturel des Hautes-Fagnes, tout proche de la frontière avec l'Allemagne. "Une fois qu'on l'a vraiment encerclé, on pourra définitivement progresser et avoir des objectifs encore un peu plus définitifs", a ainsi expliqué Nicolas Yernaux. Etrépage dans la nuit Dès la nuit de lundi à mardi, les pompiers ont procédé à de l'étrépage, une tactique consistant à retirer la partie superficielle du sol pour le mettre à nu et retirer toute la charge inflammable, combustible. Ils comptent aussi sur les moyens aériens, dont deux hélicoptères norvégiens arrivés sur place lundi soir. Encore faut-il que les conditions météorologiques permettent leur décollage. "Il y a peut-être déjà des fenêtres d'opportunité ce matin (mardi), mais ce ne sera peut-être finalement que cette nuit", a indiqué Nicolas Yernaux. Les conditions météorologiques sont plus favorables avec de la pluie attendue, mais un vent fort soufflant vers l'est complique la situation et oblige impérativement les pompiers à renforcer la ligne de défense orientale sur le front de l'incendie, a encore expliqué ce porte-parole. Les autorités belges demeurent toutefois confiantes. "A ce stade, le feu demeure contenu", ont-elles assuré mardi dans un communiqué. Lundi soir, des habitants de Sourbrodt, commune proche des Hautes-Fagnes, qui avaient été évacués de manière préventive, ont été autorisés à réintégrer leur domicile, selon ce communiqué. En revanche, les conditions actuelles ne permettent pas encore le retour des habitants de Küchelscheid et Leykaul, deux hameaux peu peuplés proches de la frontière allemande. "Cette mesure est maintenue afin de garantir leur sécurité", ont affirmé les autorités belges. La Belgique, comme une grande partie de l'Europe a souffert l'été durant d'épisodes de fortes chaleurs et de sécheresse. Le mercure est monté jusqu'à 37°C dans certaines parties du pays en fin de semaine dernière. Autant de conditions propices au départ de ce grand incendie.
Lire plus (470 mots)
"L'objectif du jour c'est vraiment de faire cette jonction entre la ligne de défense nord et est, et d'encercler définitivement le feu", a expliqué à l'AFP Nicolas Yernaux, porte-parole des autorités de la région de Wallonie où se trouve cet incendie. Les pompiers ont travaillé dans la nuit de lundi à mardi à cette jonction indispensable entre le front est et nord, dans des conditions d'accès très difficiles. "On parle d'un ou deux kilomètres, et on est en passe d'y arriver", a toutefois assuré ce porte-parole. Cette jonction permettra alors de progresser et d'éteindre enfin cet incendie, l'un des plus importants de l'histoire récente de la Belgique, a-t-il encore expliqué. La journée s'annonce décisive pour les 500 soldats du feu mobilisés pour éteindre cet incendie dans le parc naturel des Hautes-Fagnes, tout proche de la frontière avec l'Allemagne. "Une fois qu'on l'a vraiment encerclé, on pourra définitivement progresser et avoir des objectifs encore un peu plus définitifs", a ainsi expliqué Nicolas Yernaux. Etrépage dans la nuit Dès la nuit de lundi à mardi, les pompiers ont procédé à de l'étrépage, une tactique consistant à retirer la partie superficielle du sol pour le mettre à nu et retirer toute la charge inflammable, combustible. Ils comptent aussi sur les moyens aériens, dont deux hélicoptères norvégiens arrivés sur place lundi soir. Encore faut-il que les conditions météorologiques permettent leur décollage. "Il y a peut-être déjà des fenêtres d'opportunité ce matin (mardi), mais ce ne sera peut-être finalement que cette nuit", a indiqué Nicolas Yernaux. Les conditions météorologiques sont plus favorables avec de la pluie attendue, mais un vent fort soufflant vers l'est complique la situation et oblige impérativement les pompiers à renforcer la ligne de défense orientale sur le front de l'incendie, a encore expliqué ce porte-parole. Les autorités belges demeurent toutefois confiantes. "A ce stade, le feu demeure contenu", ont-elles assuré mardi dans un communiqué. Lundi soir, des habitants de Sourbrodt, commune proche des Hautes-Fagnes, qui avaient été évacués de manière préventive, ont été autorisés à réintégrer leur domicile, selon ce communiqué. En revanche, les conditions actuelles ne permettent pas encore le retour des habitants de Küchelscheid et Leykaul, deux hameaux peu peuplés proches de la frontière allemande. "Cette mesure est maintenue afin de garantir leur sécurité", ont affirmé les autorités belges. La Belgique, comme une grande partie de l'Europe a souffert l'été durant d'épisodes de fortes chaleurs et de sécheresse. Le mercure est monté jusqu'à 37°C dans certaines parties du pays en fin de semaine dernière. Autant de conditions propices au départ de ce grand incendie.
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