"Bertrand Delanoë, c'est pour nous une référence, celle de la conquête symbolique de Paris" il y a 25 ans, a dit devant les journalistes Emmanuel Grégoire, ex-premier adjoint d'Anne Hidalgo, qui n'a pas apporté son soutien à son ancien dauphin dans la campagne.
"Vous connaissez Emmanuel ? Il est formidable !", a soufflé Bertrand Delanoë à une femme venue saluer l'ancien maire de 75 ans sur un marché du 13e arrondissement (sud-est), où venaient tracter les équipes d'Emmanuel Grégoire et du maire de gauche Jérôme Coumet.
"Il y en a qui sont meilleurs dans le spectacle, le buzz et le fait d'agresser", a taclé Bertrand Delanoë en visant la candidate de droite Rachida Dati.
"Emmanuel a été mon chef de cabinet, il a cet amour de Paris, la compétence et le sérieux. En principe, ce sont les meilleurs atouts pour devenir maire", a ajouté celui qui a fait deux mandats à la tête de Paris (2001-2014). Il s'est depuis retiré de la vie politique et ne vit qu'en partie dans la capitale.
Son apparition sur le marché, en doudoune et en jean dans un froid mordant, a été remarquée, voire davantage que celle du candidat de gauche. "Mais c'est Delanoë, ça faisait un bail !", s'est exclamée une retraitée.
Venue faire campagne pour Emmanuel Grégoire, Séverine Matheus, 54 ans, regrette que son candidat soit "trop discret". "Je lui ai dit qu'il devrait se montrer plus, j'ai croisé plein de gens sur le marché qui ne savent pas qui il est. Tout le monde ne parle que de Dati!", regrette cette virologue.
"Moi j'aimais bien Delanoë, avec lui la ville était bien gérée. Mais je suis mécontent de ce qu'a fait Anne Hidalgo sur la circulation, ça devient horrible", se plaint Gabriel Aboudaya, 71 ans, qui n'exclut pas de voter pour Rachida Dati.
"Il y a chez les Parisiens un certain nombre d'insatisfactions. Ce qu'ils veulent, c'est une nouvelle étape", analyse Bertrand Delanoë.
"Mais qu'ils veuillent tourner la page de 25 ans de gauche, je ne suis pas sûr, car ils sont attachés à une modernité qui passe par une exigence écologique et une volonté de vivre ensemble dans la diversité", estime-t-il.
Selon deux sondages publiés samedi, la liste d'union de la gauche conduite par Emmanuel Grégoire (socialistes, écologistes, ex-Insoumis de l'Après) devancerait légèrement celle de la candidate de droite Rachida Dati au premier tour des municipales le 15 mars, avant un second tour très serré le 22.
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"Bertrand Delanoë, c'est pour nous une référence, celle de la conquête symbolique de Paris" il y a 25 ans, a dit devant les journalistes Emmanuel Grégoire, ex-premier adjoint d'Anne Hidalgo, qui n'a pas apporté son soutien à son ancien dauphin dans la campagne.
"Vous connaissez Emmanuel ? Il est formidable !", a soufflé Bertrand Delanoë à une femme venue saluer l'ancien maire de 75 ans sur un marché du 13e arrondissement (sud-est), où venaient tracter les équipes d'Emmanuel Grégoire et du maire de gauche Jérôme Coumet.
"Il y en a qui sont meilleurs dans le spectacle, le buzz et le fait d'agresser", a taclé Bertrand Delanoë en visant la candidate de droite Rachida Dati.
"Emmanuel a été mon chef de cabinet, il a cet amour de Paris, la compétence et le sérieux. En principe, ce sont les meilleurs atouts pour devenir maire", a ajouté celui qui a fait deux mandats à la tête de Paris (2001-2014). Il s'est depuis retiré de la vie politique et ne vit qu'en partie dans la capitale.
Son apparition sur le marché, en doudoune et en jean dans un froid mordant, a été remarquée, voire davantage que celle du candidat de gauche. "Mais c'est Delanoë, ça faisait un bail !", s'est exclamée une retraitée.
Venue faire campagne pour Emmanuel Grégoire, Séverine Matheus, 54 ans, regrette que son candidat soit "trop discret". "Je lui ai dit qu'il devrait se montrer plus, j'ai croisé plein de gens sur le marché qui ne savent pas qui il est. Tout le monde ne parle que de Dati!", regrette cette virologue.
"Moi j'aimais bien Delanoë, avec lui la ville était bien gérée. Mais je suis mécontent de ce qu'a fait Anne Hidalgo sur la circulation, ça devient horrible", se plaint Gabriel Aboudaya, 71 ans, qui n'exclut pas de voter pour Rachida Dati.
"Il y a chez les Parisiens un certain nombre d'insatisfactions. Ce qu'ils veulent, c'est une nouvelle étape", analyse Bertrand Delanoë.
"Mais qu'ils veuillent tourner la page de 25 ans de gauche, je ne suis pas sûr, car ils sont attachés à une modernité qui passe par une exigence écologique et une volonté de vivre ensemble dans la diversité", estime-t-il.
Selon deux sondages publiés samedi, la liste d'union de la gauche conduite par Emmanuel Grégoire (socialistes, écologistes, ex-Insoumis de l'Après) devancerait légèrement celle de la candidate de droite Rachida Dati au premier tour des municipales le 15 mars, avant un second tour très serré le 22.