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08.09.2026 à 05:11

FRANCE24
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Repêché dans le tableau final grâce à un forfait après sa défaite au troisième tour des qualifications, le Français de 21 ans (87e) a été battu 3-6, 6-7 (0-7), 7-6 (9/7), 7-6 (7/3), 6-4 au bout d'un match étouffant de plus de cinq heures. Le coup est d'autant plus cruel pour le Provençal qu'il aurait pu entrer dans l'histoire du tennis moderne en devenant le premier lucky-loser (repêché) à atteindre les quarts de finale d'un Grand Chelem depuis le début de l'ère Open, inaugurée en 1968. Malgré tout, ce premier huitième de finale en Grand Chelem conclut avec brio l'été fantastique d'Arthur Gea après son premier titre sur le circuit ATP à Los Cabos (Mexique) début août. "Je veux juste continuer dans cette voie, comme je l'ai fait depuis que je suis petit, je pense que ça paiera encore plus dans le futur. Essayer de jouer le plus possible dans des gros tournois comme ça, à ce niveau-là et aller de plus en plus loin", espère-t-il Pour son septième match à New York - trois tours de qualifications puis quatre tours dans le tableau principal, le natif de Carpentras (Vaucluse) retrouvait donc Botic van de Zandschulp (70e), qu'il n'avait jamais affronté sur le circuit ATP mais il l'avait battu fin novembre lors des championnats de France interclubs. L'ex-N.22 mondial avait déjà brillé à New York en 2021, quand il s'était extrait des qualifications et n'avait été stoppé qu'en quarts de finale par le Russe Daniil Medvedev, futur gagnant du tournoi. Il défiera en quarts l'Allemand Alexander Zverev, N.2 mondial et tête de série N.1 de l'US Open, ou l'Italien Luciano Darderi (22e). "Claquer mieux ma volée" Le match s'est joué en deux temps: Gea a d'abord dominé les débats en s'offrant les deux premières manches, au moment où "VDZ" enchaînait les fautes directes (87 au total sur le match). Le duel est devenu irrespirable au troisième set, quand Gea a mené 4-1 dans le jeu décisif puis s'est procuré une balle de match. Mais il a payé cher sa montée au filet hasardeuse puisque van de Zandschulp a décroché les trois jeux suivants pour revenir à deux manches à une. "J'aurais pu peut-être claquer un petit peu mieux ma volée. Ca fait partie des améliorations dans mon jeu, aller vers l'avant. C'est les premières fois que je le fais aussi bien", résume le Français. Nouveau tie-break dans le quatrième, largement dominé par le Néerlandais, puis ce dernier s'est mis à tout réussir, défendant comme un damné après des courses fantastiques. Il a breaké au bout d'un jeu interminable pour mener 4 jeux à 3. "C'était surprenant de le voir courir comme ça à la fin, je pensais qu'il serait un peu plus fatigué. Je le voyais souffler beaucoup", raconte Gea. Gea a eu une occasion de débreaker lorsque "VDZ" a servi pour le match mais une dernière faute en coup droit du Français (la 28e sur le match) a délivré le Néerlandais au bout de 5h13, à 22 minutes d'égaler le match le plus long de l'histoire de l'US Open.

08.09.2026 à 04:53

FRANCE24
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De fortes explosions ont été entendues tôt mardi dans la capitale ukrainienne par des journalistes de l'AFP, qui ont vu des panaches de fumée ainsi que les lueurs d'un incendie. L'alerte aérienne aux missiles, déclenchée dans la nuit avec ordre à la population de gagner les abris, a été levée au petit matin. L'armée de la Pologne voisine avait également mis ses forces aériennes en alerte. Selon un bilan provisoire de l'administration militaire locale, au moins deux personnes ont été tuées et sept blessées. Des bâtiments ont été touchés dans plusieurs districts de la ville et de sa banlieue, selon les autorités. Cette attaque russe est la première visant Kiev depuis trois nuits, après l'expiration d'une trève réciproque annoncée par Moscou et Kiev le temps d'une visite des émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner dans ces deux villes. Lundi, M. Witkoff a estimé que sa tournée a permis des "progrès substantiels" en vue de l'organisation de pourparlers tripartites pour mettre fin au conflit déclenché par l'invasion russe en février 2022. "Le président Trump travaille dur pour arrêter la tuerie et oeuvrer à une paix durable", a-t-il assuré sur X. "Désescalade" Selon le président ukrainien Volodymyr Zelensky, cité par le média américain Axios, son homologue russe Vladimir Poutine a signalé aux émissaires être disposé à entamer des négociations en vue d'une "désescalade" cet hiver. Celle-ci pourrait se traduire par une suspension par les deux camps des frappes sur des secteurs stratégiques. "Il y a des idées autour de l'énergie, des céréales, de l'électricité et autour du pétrole et du gaz", a indiqué M. Zelensky à Axios. M. Poutine "a besoin de Trump" et ne veut pas le "contrarier", a fortiori avant les élections américaines de mi-mandat début novembre, a estimé le président ukrainien dans cette interview. Steve Witkoff et Jared Kushner ont rencontré le dirigeant russe à Moscou samedi, puis se sont rendus pour la toute première fois dimanche à Kiev, où ils se sont entretenus avec M. Zelensky. Des représentants européens — français, britanniques et allemands — ont également participé à ces négociations dimanche à Kiev. Un haut responsable de la présidence ukrainienne avait dit à l'AFP que les émissaires de Donald Trump avaient présenté de nouvelles propositions "plus efficaces" pour mettre fin à la guerre, sans autre précision dans un premier temps. Lundi, le Kremlin avait annoncé "ne pas exclure" une reprise des pourparlers tripartites. Le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, avait toutefois affirmé qu'il était "encore trop tôt pour parler du lieu et des dates précis". Lors des négociations précédentes, Moscou et Kiev étaient globalement restés sur leurs positions, les discussions achoppant notamment sur la question des territoires de l'est de l'Ukraine dont la Russie revendique l'annexion. Le président ukrainien a affirmé sur Facebook se préparer activement en vue de nouvelles négociations. "Les propositions de l'Ukraine sont constructives et le seront toujours", a-t-il assuré. A l'occasion de la tournée de MM. Witkoff et Kushner, Vladimir Poutine avait décrété une cessation des frappes sur Kiev pour trois jours, de samedi jusqu'à lundi inclus. Volodymyr Zelensky avait lui aussi annoncé un arrêt des attaques visant Moscou pendant la même période.

08.09.2026 à 04:53

FRANCE24
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L'ouvrage traverse le fleuve Tumen, connu aussi comme le fleuve Toumannaïa, qui marque la frontière entre la Corée du Nord et la Russie sur 17 km. "L'achèvement de ce pont est un événement important qui insuffle un nouvel élan à la coopération bilatérale dans son ensemble", a applaudi un haut responsable nord-coréen, Pak Thae-song, selon l'agence officielle KCNA. La Russie et la Corée du Nord étaient jusqu'ici reliées uniquement par des une voie ferrée et des lignes aériennes. Construit en environ 16 mois, ce pont d'un kilomètre de long "symbolise l'aspiration à renforcer les relations amicales et de bon voisinage" entre la Russie et la Corée du Nord, selon un communiqué du gouvernement russe. Le poste-frontière de Khassan, qui pourra "accueillir 300 véhicules et 2.325 personnes par jour", a également été construit dans le cadre de ce projet lancé le 30 avril 2025, selon la même source. "Les relations entre la Russie et la Corée du Nord sont aujourd'hui à un niveau de partenariat stratégique global sans précédent", a souligné le Premier ministre russe, Mikhaïl Michoustine, lors de la cérémonie de l'inauguration du pont par visioconférence. D'après l'agence nord-coréenne KCNA, cette nouvelle infrastructure doit renforcer "la coopération économique entre la Corée du Nord et la Russie". Pyongyang et Moscou se sont rapprochées depuis 2022 et le début de l'offensive russe à grande échelle en Ukraine. La Corée du Nord avait envoyé des soldats dans la région russe de Koursk pour combattre l'armée ukrainienne et a fourni du matériel pour soutenir l'effort de guerre russe en Ukraine. En échange, le pays, reclus et exposé aux catastrophes naturelles, reçoit une aide financière, des denrées alimentaires et de l'énergie en plus de technologies militaires de la part de Moscou, selon les analystes. Durant l'été, l'organisation ukrainienne de défense des droits humains Truth Hounds avait affirmé que le pont, alors en développement, était susceptible de constituer "une artère directe pour le transport de troupes nord-coréennes", d'ouvriers du bâtiment et de responsables militaires vers la Russie et, dans le sens inverse, "de technologies russes et de ressources". La banque centrale sud-coréenne a estimé en juillet que le PIB du Nord s'était accru de plus de 3% en 2025 pour la troisième année consécutive, qualifiant de "moteur important" la coopération économique entre Moscou et Pyongyang. Une responsable de l'institution a par ailleurs indiqué que le revenu national brut du Nord avait été stimulé par une hausse des apports de "devises étrangères", liés au déploiement de soldats en Russie.

08.09.2026 à 03:27

FRANCE 24
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De fortes explosions ont été entendues tôt mardi à Kiev, ont constaté des journalistes de l'AFP, alors qu'a expiré dans la nuit une suspension de trois jours des frappes russes sur la capitale ukrainienne. Elles ont fait au moins deux morts et sept blessés dans la nuit de lundi à mardi, selon les autorités militaires locales. Suivez notre direct.
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De fortes explosions ont été entendues tôt mardi à Kiev, ont constaté des journalistes de l'AFP, alors qu'a expiré dans la nuit une suspension de trois jours des frappes russes sur la capitale ukrainienne. Elles ont fait au moins deux morts et sept blessés dans la nuit de lundi à mardi, selon les autorités militaires locales. Suivez notre direct.

08.09.2026 à 02:31

FRANCE24
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Les frères Jake et Callum Robinson, âgés respectivement de 30 et 33 ans, ont été abattus en avril 2024 avec leur ami américain Jack Carter Rhoad, 30 ans, tandis qu'ils campaient sur une plage isolée d'Ensenada, une localité de Basse-Californie (nord-ouest) située sur le Pacifique. Trois Mexicains sont accusés d'homicides. Les parents des frères Robinson, Martin et Debra, étaient présents dans la salle d'audience, accompagnés de l'ambassadeur d'Australie au Mexique et d'un interprète qui leur rendait compte des débats pendant les suspensions de séance, le tribunal n'ayant pas autorisé la traduction simultanée. "Il s'agit de représenter nos fils, d'être ici pour eux", a déclaré aux journalistes le père des deux Australiens, Martin Robinson. "Je sais qu'ils veulent que nous soyons ici (...) Nous voulons savoir ce qu'il s'est passé, nous voulons savoir pourquoi", a-t-il ajouté, même s'il "se peut que nous ne le sachions jamais". Pendant cette première audience, Debra Robinson a fixé les accusés du regard à plusieurs reprises avant d'éclater en sanglots. Les trois hommes avaient été déclarés disparus le 27 avril 2024 et leurs corps retrouvés le 3 mai, cachés dans une falaise, avec des impacts de balles dans la tête. La petite amie de l'un des accusés a été condamnée à 20 ans de prison l'an dernier après avoir reconnu avoir été l'instigatrice du vol. "Bons téléphones" Ary Gisell Silva, 23 ans, avait avoué avoir incité son compagnon, connu sous le surnom de "El Kekas", et deux autres hommes à dévaliser les surfeurs car ils avaient "de bons téléphones et de bons pneus". Le procès, qui a commencé après 16H30 GMT lundi, devrait durer environ un mois et demi, a indiqué le tribunal. La première audience a été essentiellement consacrée à fixer les 54 dépositions prévues, dont 49 à la charge du ministère public, entre témoins du crime, experts, policiers et amis des victimes. Le premier témoin à comparaître, prénommé Ramon et beau-fils d'"El Kekas", a été entendu depuis une pièce voisine, le visage dissimulé. Il a déclaré avoir accompagné en voiture les trois meurtriers présumés jusque sur le lieu du crime, mais être resté à bord du véhicule en écoutant de la musique pendant les meurtres. "J'ai entendu du grabuge, je suis descendu du pick-up et j'ai filé à toute vitesse jusqu'à la maison de mon oncle, où je me suis caché dans la salle de bain", a-t-il raconté. Les trois meurtriers présumés l'ont ensuite rejoint et menacé, affirmant qu'"il lui arriverait la même chose qu’aux gringos" s'il parlait. Il a décrit "El Kekas" comme un homme violent qui s'en était déjà pris à sa mère, également attendue à la barre des témoins. Les deux autres accusés avaient initialement été arrêtés pour possession de métamphétamine, avant que des éléments ne les relient au triple meurtre. Les crimes ont suscité une forte émotion dans les pays de ces surfeurs, où une intense campagne de recherche avait été lancée dans les médias et sur les réseaux sociaux à la suite de leur disparition. Callum Robinson était un joueur professionnel de lacrosse aux Etats-Unis. Son frère Jake était sur le point de devenir médecin. Jack Carter Rhoad, un entrepreneur résidant en Californie, devait se marier quelques mois plus tard. La Basse-Californie, l'un des Etats du Mexique connaissant le plus de violences, est minée par le crime organisé et le trafic de drogue. Mais les activités des cartels y affectent rarement les touristes. D'autres visiteurs étrangers ont toutefois été pris pour cible par des criminels sur la côte Pacifique mexicaine ces dernières années. En novembre 2015, deux surfeurs australiens qui voyageaient dans l'Etat de Sinaloa (nord-ouest), Dean Lucas et Adam Coleman, avaient été assassinés et leurs corps brûlés.
Texte intégral (667 mots)
Les frères Jake et Callum Robinson, âgés respectivement de 30 et 33 ans, ont été abattus en avril 2024 avec leur ami américain Jack Carter Rhoad, 30 ans, tandis qu'ils campaient sur une plage isolée d'Ensenada, une localité de Basse-Californie (nord-ouest) située sur le Pacifique. Trois Mexicains sont accusés d'homicides. Les parents des frères Robinson, Martin et Debra, étaient présents dans la salle d'audience, accompagnés de l'ambassadeur d'Australie au Mexique et d'un interprète qui leur rendait compte des débats pendant les suspensions de séance, le tribunal n'ayant pas autorisé la traduction simultanée. "Il s'agit de représenter nos fils, d'être ici pour eux", a déclaré aux journalistes le père des deux Australiens, Martin Robinson. "Je sais qu'ils veulent que nous soyons ici (...) Nous voulons savoir ce qu'il s'est passé, nous voulons savoir pourquoi", a-t-il ajouté, même s'il "se peut que nous ne le sachions jamais". Pendant cette première audience, Debra Robinson a fixé les accusés du regard à plusieurs reprises avant d'éclater en sanglots. Les trois hommes avaient été déclarés disparus le 27 avril 2024 et leurs corps retrouvés le 3 mai, cachés dans une falaise, avec des impacts de balles dans la tête. La petite amie de l'un des accusés a été condamnée à 20 ans de prison l'an dernier après avoir reconnu avoir été l'instigatrice du vol. "Bons téléphones" Ary Gisell Silva, 23 ans, avait avoué avoir incité son compagnon, connu sous le surnom de "El Kekas", et deux autres hommes à dévaliser les surfeurs car ils avaient "de bons téléphones et de bons pneus". Le procès, qui a commencé après 16H30 GMT lundi, devrait durer environ un mois et demi, a indiqué le tribunal. La première audience a été essentiellement consacrée à fixer les 54 dépositions prévues, dont 49 à la charge du ministère public, entre témoins du crime, experts, policiers et amis des victimes. Le premier témoin à comparaître, prénommé Ramon et beau-fils d'"El Kekas", a été entendu depuis une pièce voisine, le visage dissimulé. Il a déclaré avoir accompagné en voiture les trois meurtriers présumés jusque sur le lieu du crime, mais être resté à bord du véhicule en écoutant de la musique pendant les meurtres. "J'ai entendu du grabuge, je suis descendu du pick-up et j'ai filé à toute vitesse jusqu'à la maison de mon oncle, où je me suis caché dans la salle de bain", a-t-il raconté. Les trois meurtriers présumés l'ont ensuite rejoint et menacé, affirmant qu'"il lui arriverait la même chose qu’aux gringos" s'il parlait. Il a décrit "El Kekas" comme un homme violent qui s'en était déjà pris à sa mère, également attendue à la barre des témoins. Les deux autres accusés avaient initialement été arrêtés pour possession de métamphétamine, avant que des éléments ne les relient au triple meurtre. Les crimes ont suscité une forte émotion dans les pays de ces surfeurs, où une intense campagne de recherche avait été lancée dans les médias et sur les réseaux sociaux à la suite de leur disparition. Callum Robinson était un joueur professionnel de lacrosse aux Etats-Unis. Son frère Jake était sur le point de devenir médecin. Jack Carter Rhoad, un entrepreneur résidant en Californie, devait se marier quelques mois plus tard. La Basse-Californie, l'un des Etats du Mexique connaissant le plus de violences, est minée par le crime organisé et le trafic de drogue. Mais les activités des cartels y affectent rarement les touristes. D'autres visiteurs étrangers ont toutefois été pris pour cible par des criminels sur la côte Pacifique mexicaine ces dernières années. En novembre 2015, deux surfeurs australiens qui voyageaient dans l'Etat de Sinaloa (nord-ouest), Dean Lucas et Adam Coleman, avaient été assassinés et leurs corps brûlés.
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