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02.07.2026 à 18:13

FRANCE24
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"Les régions actuelles sont des régions de l'ancien monde", a campé le fondateur de LFI lors d'une allocution devant la presse. "Les reliefs, la géographie sont fondateurs de cultures locales, de manières de vivre et de s'organiser", a-t-il expliqué. "La structure écorégion est une structure qui inscrit dans l'organisation de l'État le fait que l'on prenne en charge dans la durée la gestion de la crise climatique", a-t-il développé. "Nous tiendrons compte d'abord de la centralité de la question de l'eau, car à la fin, tout revient à l'eau. L'air est pollué, oui, mais comme il pleut, la pollution de l'air finit dans la rivière", a encore rappelé Jean-Luc Mélenchon. Le quadruple candidat à la présidentielle avait déjà rapidement évoqué cette idée début mai lors de son meeting de lancement de campagne. Le projet est actuellement encore en travail et le nombre d'"écorégions" prévues et leur découpage n'est pas encore arrêté. "On est ouvert à toutes les critiques (...) nous ne déposons pas un label sur cette idée", a reconnu le patriarche insoumis. "Si on pouvait avoir un peu de bazar autour du tracé des régions, ça ferait du buzz", a-t-il ajouté dans un sourire après avoir reconnu "l'échec" de LFI à introduire "le débat sur l'eau dans la présidentielle de 2022". "C'était le débat avec lequel on avait commencé la présidentielle avec un meeting en réalité augmentée. Nous étions extrêmement satisfaits de la manière avec laquelle nous avions présenté nos thèses, mais ça n'a pas eu d'effet et c'est très dommage", a-t-il appuyé. D'un point de vue plus politique, "nous aurons besoin de l'appui des Ecologistes pour cette idée", a noté Jean-Luc Mélenchon, qui s'enorgueillit souvent d'avoir introduit le terme de "planification écologique" dans le débat politique français. Les Insoumis multiplient depuis le début de leur campagne les mains tendues vers les Ecologistes, où de plus en plus d'élus sont tentés de se tourner vers Jean-Luc Mélenchon.

02.07.2026 à 18:04

FRANCE24
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Des centaines de pompiers luttent jeudi dans le Sud contre des incendies attisés par le vent, la sécheresse et la chaleur, le plus important dans l'Aude, mais aussi au nord de Marseille, où le Premier ministre Sébastien Lecornu est arrivé pour présider une nouvelle cellule interministérielle de crise.
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Des centaines de pompiers luttent jeudi dans le Sud contre des incendies attisés par le vent, la sécheresse et la chaleur, le plus important dans l'Aude, mais aussi au nord de Marseille, où le Premier ministre Sébastien Lecornu est arrivé pour présider une nouvelle cellule interministérielle de crise.

02.07.2026 à 18:03

FRANCE24
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Le décret et l'arrêté, que le gouvernement prévoit de publier sous peu, réduisent à peau de chagrin les travaux éligibles aux aides à la rénovation dites "par geste", c'est-à-dire qui subventionnent les travaux réalisés de façon isolée, à la différence des aides dédiées aux rénovations globales de logement, qui cumulent plusieurs types de travaux. Ces textes visent à sortir de la liste des travaux éligibles l'installation de poêles à bois ou à granulés, de chauffe-eau et chauffages solaires (sauf en Outre-mer), de pompes à chaleur dédiées à la production d'eau chaude sanitaire, de systèmes de ventilation, ainsi que les travaux d'isolation des toits, des combles et le changement des fenêtres. Il resterait dans la liste des équipements subventionnés l'installation de pompes à chaleur utilisées pour se chauffer (air/eau, géothermique, solarothermique), le raccordement aux réseaux de chaleur, la réalisation d'audit énergétique, la dépose de cuve à fioul, les gestes de travaux spécifiques pour les immeubles situés en Outre-mer. Les aides MaPrimeRénov' dédiées aux rénovations globales de logement sont elles inchangées et continuent de subventionner ces travaux. Le CNH a rejeté cette réforme par 25 voix contre, six voix pour et sept abstentions, selon l'avis consulté par l'AFP. Ce vote n'est cependant pas contraignant pour le gouvernement. Le ministère du Logement avait assumé "un choix de responsabilité: concentrer l'argent public sur les rénovations les plus efficaces", et privilégie ainsi les rénovations globales de logement, "dans un contexte budgétaire contraint et en cohérence avec le "plan électrification" annoncé en avril. Mais pour le secteur, c'est un "nouveau signal désastreux envoyé à la rénovation énergétique", selon Audrey Zermati, directrice stratégie d'Effy, spécialisé dans la rénovation de maisons. La Fédération française du bâtiment accuse le gouvernement de "renoncer à la rénovation énergétique" avec cette "décision incompréhensible et à contre-sens des ambitions environnementales affichées". "Le pire ennemi de la rénovation, ce n'est pas le monogeste, c'est l'absence de travaux. Si l'on demande aux Français de tout faire d'un coup, beaucoup renonceront tout simplement à rénover leur logement", prévient Jean-Christophe Repon, président de la Confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment (Capeb), qui s'inquiète aussi des conséquences de cette décisions sur les entreprises.
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Le décret et l'arrêté, que le gouvernement prévoit de publier sous peu, réduisent à peau de chagrin les travaux éligibles aux aides à la rénovation dites "par geste", c'est-à-dire qui subventionnent les travaux réalisés de façon isolée, à la différence des aides dédiées aux rénovations globales de logement, qui cumulent plusieurs types de travaux. Ces textes visent à sortir de la liste des travaux éligibles l'installation de poêles à bois ou à granulés, de chauffe-eau et chauffages solaires (sauf en Outre-mer), de pompes à chaleur dédiées à la production d'eau chaude sanitaire, de systèmes de ventilation, ainsi que les travaux d'isolation des toits, des combles et le changement des fenêtres. Il resterait dans la liste des équipements subventionnés l'installation de pompes à chaleur utilisées pour se chauffer (air/eau, géothermique, solarothermique), le raccordement aux réseaux de chaleur, la réalisation d'audit énergétique, la dépose de cuve à fioul, les gestes de travaux spécifiques pour les immeubles situés en Outre-mer. Les aides MaPrimeRénov' dédiées aux rénovations globales de logement sont elles inchangées et continuent de subventionner ces travaux. Le CNH a rejeté cette réforme par 25 voix contre, six voix pour et sept abstentions, selon l'avis consulté par l'AFP. Ce vote n'est cependant pas contraignant pour le gouvernement. Le ministère du Logement avait assumé "un choix de responsabilité: concentrer l'argent public sur les rénovations les plus efficaces", et privilégie ainsi les rénovations globales de logement, "dans un contexte budgétaire contraint et en cohérence avec le "plan électrification" annoncé en avril. Mais pour le secteur, c'est un "nouveau signal désastreux envoyé à la rénovation énergétique", selon Audrey Zermati, directrice stratégie d'Effy, spécialisé dans la rénovation de maisons. La Fédération française du bâtiment accuse le gouvernement de "renoncer à la rénovation énergétique" avec cette "décision incompréhensible et à contre-sens des ambitions environnementales affichées". "Le pire ennemi de la rénovation, ce n'est pas le monogeste, c'est l'absence de travaux. Si l'on demande aux Français de tout faire d'un coup, beaucoup renonceront tout simplement à rénover leur logement", prévient Jean-Christophe Repon, président de la Confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment (Capeb), qui s'inquiète aussi des conséquences de cette décisions sur les entreprises.

02.07.2026 à 17:59

Les Observateurs
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Des images montreraient la destruction, par les forces ukrainiennes, d'un système russe visant à brouiller les signaux Starlink, qui serait actuellement déployé sur le front. Ce réseau, particulièrement difficile à neutraliser, est devenu crucial pour fournir un accès à Internet à haut débit à l'Ukraine.
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Des images montreraient la destruction, par les forces ukrainiennes, d'un système russe visant à brouiller les signaux Starlink, qui serait actuellement déployé sur le front. Ce réseau, particulièrement difficile à neutraliser, est devenu crucial pour fournir un accès à Internet à haut débit à l'Ukraine.

02.07.2026 à 17:59

FRANCE24
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"La violence de ce qu'on vient de vivre nous a surpris", a confié au cours d'une conférence de presse Franck Lagarde, coordinateur du réseau d'observations des huîtres creuses Ecoscopa. "Même si on savait que ça allait venir (...), on a été pris de court. Je vois des choses qui m'alarment à titre individuel et qui concernent une filière toute entière qui représente à peu près 10.000 à 20.000 emplois en France", a-t-il ajouté, décrivant la canicule marine de mai comme "la plus impactante qu'on ait jamais enregistrée depuis 1960". S'il est encore trop tôt pour en connaître les effets, il a rappelé que dans l'Atlantique et la Manche, les vagues de chaleur se sont accompagnées de diminutions des taux de croissance des naissains, les jeunes huîtres, de 14% à 62% depuis cinq ans. "Cimetière marin" Disant craindre une "hécatombe invisible sous l'eau", Nathaniel Bensoussan, océanographe et écologue, fait le rapprochement avec "un feu de forêt" pour décrire la mortalité massive des gorgones rouges, "coraux mous de Méditerranée" qui abritent une riche biodiversité. Le chercheur en a fait l'expérience directe lors d'une plongée en 2022, après un été déjà marqué par des canicules marines. "Ça donne vraiment l'impression de plonger dans un cimetière marin ou sur l'équivalent d'une forêt qui a brûlé", a-t-il décrit, se disant alarmé par "les mortalités récurrentes qui affectent plus d'une cinquantaine d'espèces entre la surface et 50 mètres de fond". Mer semi-fermée, la Méditerranée a connu depuis le début de l'année des vagues de chaleur sur la quasi totalité de sa surface (98%), et un record de température en juin à 24,34°C, selon le service européen Copernicus Marine. Disparition d'algues Plus au Nord, dans la baie de Granville (Manche), c'est la population de bulots qui a été décimée sous l'effet de la chaleur. La pêche côtière de ce coquillage emblématique a chuté de 80% depuis 2017. "Longtemps, ça a été la seconde espèce pêchée en Normandie, avec quasiment une centaine de bateaux qui ont exploité cette ressource, et des niveaux de captures de 10.000 tonnes pendant plus de 20 ans", a souligné Hubert du Pontavice, chercheur en écologie halieutique à Port-en-Bessin (Calvados). Avec les canicules marines de cette année, "sans commune mesure" avec celle de 2022, "on s'attend encore à des impacts très forts, malheureusement, sur la pêcherie et sur les populations de bulot", a-t-il dit. Des sondes fixées à des casiers ont ainsi enregistré 4 degrés d'augmentation de la température en une semaine, "ce qui est considérable", selon le chercheur. Sur la pointe bretonne, Martial Laurans, chercheur en halieutique, a lui décrit la disparition des forêts de laminaires, ces grandes algues brunes exploitées par les goémoniers. En leur sein, des poissons comme le lieu jaune grandissent et se développent. "La disparition des laminaires ou la diminution forte de leur densité peut entraîner des conséquences sur d'autres espèces", a-t-il expliqué. "Derrière, c'est une flottille, des bateaux, des familles, plusieurs usines et tout un réseau économique le long de la côte". Depuis le début de l'année, les quatre cinquièmes (82%) de l'océan mondial ont connu des vagues de chaleur marines, selon Copernicus Marine. Près de la moitié de la surface océanique a souffert de canicules fortes à extrême.
Texte intégral (583 mots)
"La violence de ce qu'on vient de vivre nous a surpris", a confié au cours d'une conférence de presse Franck Lagarde, coordinateur du réseau d'observations des huîtres creuses Ecoscopa. "Même si on savait que ça allait venir (...), on a été pris de court. Je vois des choses qui m'alarment à titre individuel et qui concernent une filière toute entière qui représente à peu près 10.000 à 20.000 emplois en France", a-t-il ajouté, décrivant la canicule marine de mai comme "la plus impactante qu'on ait jamais enregistrée depuis 1960". S'il est encore trop tôt pour en connaître les effets, il a rappelé que dans l'Atlantique et la Manche, les vagues de chaleur se sont accompagnées de diminutions des taux de croissance des naissains, les jeunes huîtres, de 14% à 62% depuis cinq ans. "Cimetière marin" Disant craindre une "hécatombe invisible sous l'eau", Nathaniel Bensoussan, océanographe et écologue, fait le rapprochement avec "un feu de forêt" pour décrire la mortalité massive des gorgones rouges, "coraux mous de Méditerranée" qui abritent une riche biodiversité. Le chercheur en a fait l'expérience directe lors d'une plongée en 2022, après un été déjà marqué par des canicules marines. "Ça donne vraiment l'impression de plonger dans un cimetière marin ou sur l'équivalent d'une forêt qui a brûlé", a-t-il décrit, se disant alarmé par "les mortalités récurrentes qui affectent plus d'une cinquantaine d'espèces entre la surface et 50 mètres de fond". Mer semi-fermée, la Méditerranée a connu depuis le début de l'année des vagues de chaleur sur la quasi totalité de sa surface (98%), et un record de température en juin à 24,34°C, selon le service européen Copernicus Marine. Disparition d'algues Plus au Nord, dans la baie de Granville (Manche), c'est la population de bulots qui a été décimée sous l'effet de la chaleur. La pêche côtière de ce coquillage emblématique a chuté de 80% depuis 2017. "Longtemps, ça a été la seconde espèce pêchée en Normandie, avec quasiment une centaine de bateaux qui ont exploité cette ressource, et des niveaux de captures de 10.000 tonnes pendant plus de 20 ans", a souligné Hubert du Pontavice, chercheur en écologie halieutique à Port-en-Bessin (Calvados). Avec les canicules marines de cette année, "sans commune mesure" avec celle de 2022, "on s'attend encore à des impacts très forts, malheureusement, sur la pêcherie et sur les populations de bulot", a-t-il dit. Des sondes fixées à des casiers ont ainsi enregistré 4 degrés d'augmentation de la température en une semaine, "ce qui est considérable", selon le chercheur. Sur la pointe bretonne, Martial Laurans, chercheur en halieutique, a lui décrit la disparition des forêts de laminaires, ces grandes algues brunes exploitées par les goémoniers. En leur sein, des poissons comme le lieu jaune grandissent et se développent. "La disparition des laminaires ou la diminution forte de leur densité peut entraîner des conséquences sur d'autres espèces", a-t-il expliqué. "Derrière, c'est une flottille, des bateaux, des familles, plusieurs usines et tout un réseau économique le long de la côte". Depuis le début de l'année, les quatre cinquièmes (82%) de l'océan mondial ont connu des vagues de chaleur marines, selon Copernicus Marine. Près de la moitié de la surface océanique a souffert de canicules fortes à extrême.
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