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06.05.2026 à 20:39

Les prix de l'essence à un record, le gouvernement tente de rassurer le secteur aérien

FRANCE24
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Entamée fin février, avec le déclenchement de la guerre dans le Golfe, la flambée des prix à la pompe ne s'est pas démentie depuis, en raison de la quasi-paralysie du détroit d'Ormuz et de nombreuses frappes sur les infrastructures énergétiques. Mercredi, les essences SP95-E10 et SP98 ont atteint en France leur plus haut niveau depuis le début de la guerre. Le litre de SP95-E10 s'affichait en moyenne à 2,038 euros, 32 centimes de plus (+18,47%) en moyenne que le 27 février - veille des premières frappes israélo-américaines sur l'Iran -, d'après un calcul de l'AFP réalisé sur les prix rapportés par quelque 7.299 stations à un site gouvernemental. Le SP98 atteignait 2,123 euros le litre, selon une moyenne sur 7.473 stations, une hausse de près de 30 centimes (+16,29%). Pas de marge abusive Quant au gazole, carburant le plus consommé en France, il était à des niveaux élevés, à 2,227 euros, d'après le calcul de l'AFP à partir d'une moyenne sur 9.394 stations, soit 50 centimes de plus qu'avant la guerre (+29,46%), mais légèrement en deçà de son record de mi-avril, au-delà des 2,30 euros. Face à cette flambée, la consommation de carburants routiers a chuté de 11% sur un an en avril, traduisant "une adaptation des comportements", selon Bercy. Cependant, les distributeurs de carburants n'ont pas réalisé de marges abusives dans cette crise, a assuré la ministre déléguée chargée de l'Énergie, Maud Bregeon: "ce n'est pas ce que montre la formule de calcul avec laquelle nous avons travaillé avec les distributeurs", a-t-elle déclaré à la sortie du Conseil des ministres. Le gouvernement a présenté l'évolution des marges brutes, par typologie de distributeurs (grande et moyenne distribution, stations indépendantes), et "une actualisation sera faite chaque semaine", a détaillé la ministre. Cet état des lieux fait apparaître pour le gazole des marges brutes de distribution de 26,7 centimes par litre entre le 1er mars et le 4 mai, contre 28,1 centimes en moyenne entre le 1er janvier et le 28 février. Ces marges "sont restées globalement au niveau d'avant la crise – elles ont même légèrement diminué", a souligné Bercy. La marge brute est la différence entre le prix auquel le distributeur achète le carburant en sortie de raffinerie et le prix auquel il le vend à la pompe. Elle comprend les frais d'acheminement et de fonctionnement. Préparer l'été dans l'aérien Le gouvernement s'est également voulu rassurant face aux inquiétudes quant à une éventuelle pénurie de kérosène pour les voyages en avion. "Les cas d'annulation" de vols "sont pour l'instant assez exceptionnels", a précisé son collègue des Transports Philippe Tabarot, à l'issue d'une réunion gouvernementale avec les acteurs du secteur. Le ministre du Tourisme Serge Papin a de son côté estimé que "la saison touristique" estivale s'annonçait "plutôt bien" en France. Les principales compagnies aériennes desservant la France, les gestionnaires d'aéroports, les fédérations professionnelles du secteur ainsi que les énergéticiens ont pris part à cette réunion. Concernant l'indemnité carburant de 50 euros pour les travailleurs modestes grands rouleurs, via une plateforme ouverte à partir du 27 mai, la direction générale des finances publiques (DGFiP) a assuré qu'elle se ferait via un formulaire sécurisé et avec des contrôles pour éviter les fraudes. "Une collaboration avec les assureurs" sera mise en place pour "vérifier que la personne qui déclare le fait à partir d'un véhicule que nous savons être assuré par lui", et "qu'il y a un seul véhicule", a précisé la directrice générale des finances publiques, Amélie Verdier. "On sait qu'à chaque fois qu'il y a un nouveau guichet, il y a un nouvel écosystème de fraude qui s'organise", a-t-elle ajouté. slb-nal-jul-dlm/abb/lrb

06.05.2026 à 20:09

Guerre en Ukraine : Poutine fragilisé ?

Stéphanie ANTOINE
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La Russie poursuit ses attaques contre l’Ukraine, malgré la proposition de cessez-le-feu de Kiev entrée en vigueur mercredi à 00h00. Le Président ukrainien, Volodymyr Zelensky dénonce un "refus évident" de la Russie d’accepter cette trêve. Cette initiative ukrainienne faisait suite à une trêve unilatérale annoncée par Moscou pour les commémorations du 9 mai marquant la victoire soviétique sur l'Allemagne nazie en 1945. 
Texte intégral (642 mots)
La Russie poursuit ses attaques contre l’Ukraine, malgré la proposition de cessez-le-feu de Kiev entrée en vigueur mercredi à 00h00. Le Président ukrainien, Volodymyr Zelensky dénonce un "refus évident" de la Russie d’accepter cette trêve. Cette initiative ukrainienne faisait suite à une trêve unilatérale annoncée par Moscou pour les commémorations du 9 mai marquant la victoire soviétique sur l'Allemagne nazie en 1945. 

06.05.2026 à 20:05

Accès VIP au port de Saint-Tropez: 10 personnes poursuivies pour corruption

FRANCE24
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Maîtres de port, employés ou intermédiaires en contact avec les capitaines ou propriétaires des bateaux, ils sont soupçonnés d'avoir mis en place un "système de corruption" pour l'accès aux emplacements les plus prisés, a indiqué mercredi le procureur de Draguignan (Var), Pierre Couttenier. Mis en place "depuis quelques années", le système "affecterait le fonctionnement du vieux port de Saint-Tropez, lequel ne compte que 30 places de passage pour des bateaux mesurant plus de 18 m, ce qui attise la convoitise des propriétaires de yachts de luxe souhaitant obtenir les meilleures places dans ce lieu emblématique", a-t-il ajouté. Si Saint-Tropez compte plus de 730 emplacements ou anneaux d'amarrage pour les bateaux, la moitié sont occupés par des plaisanciers locaux, et beaucoup sont assez éloignés du centre névralgique du bourg qui se métamorphose en repaire de célébrités durant l'été. Pour les places convoitées sur le vieux port, face aux restaurants branchés et à proximité des boutiques de luxe, la municipalité a choisi de limiter les escales à trois jours par bateau, pour favoriser le flux et l'animation. Mais ce mouvement perpétuel attise aussi la demande, contrairement par exemple au "quai des milliardaires" à Antibes, où les yachts peuvent rester quasiment à l'année: en haute saison, il y a 50 à 90 bateaux sur liste d'attente pour chaque emplacement du vieux port tropézien, précise Benoît Ravix, directeur général des services de la mairie. Dans ce contexte, les mis en cause sont soupçonnés d'avoir "contourné le système informatique de réservation mis en place pour attribuer directement, ou par l'intermédiaire d'agents maritimes privés, des places de passages pour les bateaux mesurant plus de 18 m, moyennant une contrepartie financière occulte", selon le procureur. Jusqu'à 15.000 euros C'est un ancien agent portuaire qui a dénoncé plusieurs de ses collègues au printemps 2024. Il avait alors expliqué à la radio RMC que ces collègues réclamaient entre 1.000 et 15.000 euros en liquide, en plus du coût officiel des emplacements qui peut monter à 5.000 euros la nuit. Les enquêteurs, qui ont procédé à des saisies d'une valeur de 856.000 euros, estiment que le montant total des sommes perçues s'élève à deux millions d'euros. Les dix mis en cause sont convoqués pour être jugés devant le tribunal correctionnel de Draguignan le 23 novembre. Contactée par l'AFP, la mairie a assuré avoir collaboré pleinement à l'enquête et annoncé son intention de se constituer partie civile. "On est victime, avec un préjudice d'image important", a déploré M. Ravix. Parallèlement, la mairie a engagé des démarches en interne: départ négocié de six agents suspects sur la quarantaine employés par la mairie, réorganisation totale du service, commande d'un audit permanent, création d'une direction administrative et financière du port, création d'un contrôle de gestion... "On a fait une petite révolution sur le port", a résumé M. Ravix. Les réservations se font désormais uniquement sur une plateforme baptisée Magellan, sur la base du premier arrivé/premier servi. Les paiements se font à l'avance et les contrôles sur place ne portent que sur les documents des bateaux et la vérification que leurs caractéristiques correspondent à celles de l'emplacement réservé, a assuré M. Ravix. Petit port de pêche prisé des artistes mais longtemps confidentiel, Saint-Tropez a connu une renommée mondiale à la sortie de "Et Dieu... créa la femme" de Roger Vadim avec Brigitte Bardot. Chaque été, la presqu'île est prise d'assaut par la jet-set et les curieux.
Texte intégral (614 mots)
Maîtres de port, employés ou intermédiaires en contact avec les capitaines ou propriétaires des bateaux, ils sont soupçonnés d'avoir mis en place un "système de corruption" pour l'accès aux emplacements les plus prisés, a indiqué mercredi le procureur de Draguignan (Var), Pierre Couttenier. Mis en place "depuis quelques années", le système "affecterait le fonctionnement du vieux port de Saint-Tropez, lequel ne compte que 30 places de passage pour des bateaux mesurant plus de 18 m, ce qui attise la convoitise des propriétaires de yachts de luxe souhaitant obtenir les meilleures places dans ce lieu emblématique", a-t-il ajouté. Si Saint-Tropez compte plus de 730 emplacements ou anneaux d'amarrage pour les bateaux, la moitié sont occupés par des plaisanciers locaux, et beaucoup sont assez éloignés du centre névralgique du bourg qui se métamorphose en repaire de célébrités durant l'été. Pour les places convoitées sur le vieux port, face aux restaurants branchés et à proximité des boutiques de luxe, la municipalité a choisi de limiter les escales à trois jours par bateau, pour favoriser le flux et l'animation. Mais ce mouvement perpétuel attise aussi la demande, contrairement par exemple au "quai des milliardaires" à Antibes, où les yachts peuvent rester quasiment à l'année: en haute saison, il y a 50 à 90 bateaux sur liste d'attente pour chaque emplacement du vieux port tropézien, précise Benoît Ravix, directeur général des services de la mairie. Dans ce contexte, les mis en cause sont soupçonnés d'avoir "contourné le système informatique de réservation mis en place pour attribuer directement, ou par l'intermédiaire d'agents maritimes privés, des places de passages pour les bateaux mesurant plus de 18 m, moyennant une contrepartie financière occulte", selon le procureur. Jusqu'à 15.000 euros C'est un ancien agent portuaire qui a dénoncé plusieurs de ses collègues au printemps 2024. Il avait alors expliqué à la radio RMC que ces collègues réclamaient entre 1.000 et 15.000 euros en liquide, en plus du coût officiel des emplacements qui peut monter à 5.000 euros la nuit. Les enquêteurs, qui ont procédé à des saisies d'une valeur de 856.000 euros, estiment que le montant total des sommes perçues s'élève à deux millions d'euros. Les dix mis en cause sont convoqués pour être jugés devant le tribunal correctionnel de Draguignan le 23 novembre. Contactée par l'AFP, la mairie a assuré avoir collaboré pleinement à l'enquête et annoncé son intention de se constituer partie civile. "On est victime, avec un préjudice d'image important", a déploré M. Ravix. Parallèlement, la mairie a engagé des démarches en interne: départ négocié de six agents suspects sur la quarantaine employés par la mairie, réorganisation totale du service, commande d'un audit permanent, création d'une direction administrative et financière du port, création d'un contrôle de gestion... "On a fait une petite révolution sur le port", a résumé M. Ravix. Les réservations se font désormais uniquement sur une plateforme baptisée Magellan, sur la base du premier arrivé/premier servi. Les paiements se font à l'avance et les contrôles sur place ne portent que sur les documents des bateaux et la vérification que leurs caractéristiques correspondent à celles de l'emplacement réservé, a assuré M. Ravix. Petit port de pêche prisé des artistes mais longtemps confidentiel, Saint-Tropez a connu une renommée mondiale à la sortie de "Et Dieu... créa la femme" de Roger Vadim avec Brigitte Bardot. Chaque été, la presqu'île est prise d'assaut par la jet-set et les curieux.

06.05.2026 à 19:45

Le Sénat adopte en commission le projet de loi Ripost du gouvernement

FRANCE24
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Porté par le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, le texte a passé sans encombre le cap de la commission au Sénat, dominé par la droite et ses alliés centristes. Il sera examiné dans l'hémicycle à partir du 18 mai, avec un vote solennel sur l'ensemble du projet prévu le 26 mai. Sa date d'examen à l'Assemblée nationale par la suite reste encore inconnue. Sanctions renforcées, moyens d'investigations supplémentaires pour les forces de l'ordre... Le projet de loi visant à apporter des "réponses immédiates aux phénomènes troublant l'ordre public" est présenté par le gouvernement comme un "choc d'autorité" et un "choc d'efficacité". La majorité sénatoriale l'a jugé bienvenu, adoptant la totalité des 33 articles contenus dans le texte, avec diverses modifications apportées à l'initiative des rapporteures Lauriane Josende (Les Républicains) et Isabelle Florennes (MoDem). "Sur le choc d'autorité, il n'y a pas de débat: le texte nous permet d'aller plus loin sur les sanctions, il propose un durcissement bienvenu sur les rave parties. On y est tout à fait favorable", a assuré à l'AFP Isabelle Florennes. Tout en faisant part de son "inquiétude" sur l'aboutissement effectif du processus, notamment en raison de l'agenda surchargé de l'Assemblée nationale, privée de majorité. La commission des Lois a profité de l'examen du texte pour intégrer les recommandations issues d'un rapport transpartisan sur les rodéos motorisés et les rave parties illégales présenté ces derniers jours. Après un week-end marqué par une free party organisée sur un terrain militaire près de Bourges, les sénateurs ont approuvé le durcissement de la répression des rassemblements musicaux illégaux, en abaissant à 250 participants le seuil au-dessus duquel une déclaration en préfecture est requise (contre 500 actuellement). Ils ont adopté la mesure créant un nouveau délit pour l'organisation d'une free party, puni de deux ans de prison et 30.000 euros d'amende. Pour les participants, ils privilégient néanmoins une contravention de cinquième classe (entre 1.500 euros et 3.000 euros en cas de récidive) et non la création d'un nouveau délit, même si cela fera débat dans l'hémicycle. Sur le protoxyde d'azote, "gaz hilarant" dont le détournement et les risques sanitaires et sécuritaires inquiètent, le Sénat s'est prononcé pour une interdiction généralisée de la vente et de la détention, sauf exception pour certains professionnels. Sur la répression des rodéos motorisés, le Sénat a approuvé en commission la création d'une amende forfaitaire délictuelle (AFD), tout en en renforçant la portée. Un dispositif pour faciliter la destruction des véhicules saisis, lorsqu'ils ne sont pas déclarés, a été intégré.
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Porté par le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, le texte a passé sans encombre le cap de la commission au Sénat, dominé par la droite et ses alliés centristes. Il sera examiné dans l'hémicycle à partir du 18 mai, avec un vote solennel sur l'ensemble du projet prévu le 26 mai. Sa date d'examen à l'Assemblée nationale par la suite reste encore inconnue. Sanctions renforcées, moyens d'investigations supplémentaires pour les forces de l'ordre... Le projet de loi visant à apporter des "réponses immédiates aux phénomènes troublant l'ordre public" est présenté par le gouvernement comme un "choc d'autorité" et un "choc d'efficacité". La majorité sénatoriale l'a jugé bienvenu, adoptant la totalité des 33 articles contenus dans le texte, avec diverses modifications apportées à l'initiative des rapporteures Lauriane Josende (Les Républicains) et Isabelle Florennes (MoDem). "Sur le choc d'autorité, il n'y a pas de débat: le texte nous permet d'aller plus loin sur les sanctions, il propose un durcissement bienvenu sur les rave parties. On y est tout à fait favorable", a assuré à l'AFP Isabelle Florennes. Tout en faisant part de son "inquiétude" sur l'aboutissement effectif du processus, notamment en raison de l'agenda surchargé de l'Assemblée nationale, privée de majorité. La commission des Lois a profité de l'examen du texte pour intégrer les recommandations issues d'un rapport transpartisan sur les rodéos motorisés et les rave parties illégales présenté ces derniers jours. Après un week-end marqué par une free party organisée sur un terrain militaire près de Bourges, les sénateurs ont approuvé le durcissement de la répression des rassemblements musicaux illégaux, en abaissant à 250 participants le seuil au-dessus duquel une déclaration en préfecture est requise (contre 500 actuellement). Ils ont adopté la mesure créant un nouveau délit pour l'organisation d'une free party, puni de deux ans de prison et 30.000 euros d'amende. Pour les participants, ils privilégient néanmoins une contravention de cinquième classe (entre 1.500 euros et 3.000 euros en cas de récidive) et non la création d'un nouveau délit, même si cela fera débat dans l'hémicycle. Sur le protoxyde d'azote, "gaz hilarant" dont le détournement et les risques sanitaires et sécuritaires inquiètent, le Sénat s'est prononcé pour une interdiction généralisée de la vente et de la détention, sauf exception pour certains professionnels. Sur la répression des rodéos motorisés, le Sénat a approuvé en commission la création d'une amende forfaitaire délictuelle (AFD), tout en en renforçant la portée. Un dispositif pour faciliter la destruction des véhicules saisis, lorsqu'ils ne sont pas déclarés, a été intégré.

06.05.2026 à 19:39

"Flottille pour Gaza": les deux militants restent en prison en Israël

FRANCE24
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"La cour de Beersheva a rejeté notre appel et accepté tous les arguments de l'État", a déclaré à l'AFP Hadeel Abu Salih, l'avocate de l'Espagnol Saïf Abu Keshek et du Brésilien Thiago Avila, à la sortie de l'audience. Saïf Abu Keshek, d'origine palestinienne, et Thiago Avila y ont comparu à tour de rôle, arrivés les pieds entravés et entourés de deux gardiens. Aucune question ne leur a été posée. Saïf Abu Keshek, l'air épuisé selon la journaliste de l'AFP sur place, s'est assis mains jointes sur les genoux, tandis que Thiago Avila paraissait calme. Tous deux contestaient devant la justice la prolongation de leur détention, décidée la veille par le tribunal d'Ashkelon, sur la côte méditerranéenne, après une demande de la police qui réclamait plus de temps pour les interroger. Ils ne sont pour l'heure pas inculpés mais Israël les accuse de liens avec le Hamas et donc d'"affiliation avec une organisation terroriste". Les deux hommes contestent fermement et assurent avoir uniquement voulu apporter de l'aide humanitaire à Gaza, dévastée par plus de deux ans de guerre. Selon l'Espagne, Israël n'a fourni "aucune preuve" d'un quelconque lien de son ressortissant avec mouvement islamiste palestinien. Le Brésil et l'Espagne ont réclamé à plusieurs reprises leur libération, notamment par la voix du président Lula et du chef de la diplomatie espagnole, qui s'est insurgé d'une action israélienne "complètement illégale", en dehors de "toute juridiction". "Carte blanche" Les deux hommes font partie des quelques 175 militants propalestiniens de la "flottille pour Gaza" arrêtés jeudi dernier à des centaines de kilomètres d'Israël, au large de la Grèce. Ils étaient en route pour tenter de briser, selon les organisateurs, le blocus israélien du territoire palestinien, où l'accès de l'aide humanitaire reste fortement restreint. Tous les autres ont été relâchés en Grèce, mais Saïf Abu Keshek et Thiago Avila ont été emmenés en Israël. Il s'agit d'une "arrestation illégale, qui a eu lieu dans les eaux internationales, où les militants ont été enlevés par la marine israélienne sans aucune autorité", a redit leur avocate après la décision. Elle a qualifié celle-ci de "carte blanche" donnée aux autorités, la jugeant "très préoccupante". Cela pourrait conférer au pays "la légitimité de recommencer encore et encore et de kidnapper des ressortissants internationaux", a-t-elle poursuivi. L'interception de la flottille par l'armée israélienne avait entraîné des condamnations de nombreux pays, y compris de l'Italie, l'Allemagne et la Turquie, qui comptaient des ressortissants à bord. Mercredi avant l'audience, l'ONU a réclamé la libération "immédiate" et "sans condition" de Thiago Avila et Saïf Abu Keshek. Les deux hommes sont en en grève de la faim depuis leur arrestation, selon l'ONG israélienne Adalah qui les représente. L'ONG a dénoncé les "mauvais traitements" et "abus psychologiques" infligés selon elle à Saïf Abu Keshek et Thiago Avila en prison, évoquant des interrogatoires de huit heures, un éclairage puissant en cellule 24 heures sur 24, un isolement total et des déplacements systématiquement les yeux bandés, même durant les visites médicales. Israël conteste tout mauvais traitement.
Texte intégral (564 mots)
"La cour de Beersheva a rejeté notre appel et accepté tous les arguments de l'État", a déclaré à l'AFP Hadeel Abu Salih, l'avocate de l'Espagnol Saïf Abu Keshek et du Brésilien Thiago Avila, à la sortie de l'audience. Saïf Abu Keshek, d'origine palestinienne, et Thiago Avila y ont comparu à tour de rôle, arrivés les pieds entravés et entourés de deux gardiens. Aucune question ne leur a été posée. Saïf Abu Keshek, l'air épuisé selon la journaliste de l'AFP sur place, s'est assis mains jointes sur les genoux, tandis que Thiago Avila paraissait calme. Tous deux contestaient devant la justice la prolongation de leur détention, décidée la veille par le tribunal d'Ashkelon, sur la côte méditerranéenne, après une demande de la police qui réclamait plus de temps pour les interroger. Ils ne sont pour l'heure pas inculpés mais Israël les accuse de liens avec le Hamas et donc d'"affiliation avec une organisation terroriste". Les deux hommes contestent fermement et assurent avoir uniquement voulu apporter de l'aide humanitaire à Gaza, dévastée par plus de deux ans de guerre. Selon l'Espagne, Israël n'a fourni "aucune preuve" d'un quelconque lien de son ressortissant avec mouvement islamiste palestinien. Le Brésil et l'Espagne ont réclamé à plusieurs reprises leur libération, notamment par la voix du président Lula et du chef de la diplomatie espagnole, qui s'est insurgé d'une action israélienne "complètement illégale", en dehors de "toute juridiction". "Carte blanche" Les deux hommes font partie des quelques 175 militants propalestiniens de la "flottille pour Gaza" arrêtés jeudi dernier à des centaines de kilomètres d'Israël, au large de la Grèce. Ils étaient en route pour tenter de briser, selon les organisateurs, le blocus israélien du territoire palestinien, où l'accès de l'aide humanitaire reste fortement restreint. Tous les autres ont été relâchés en Grèce, mais Saïf Abu Keshek et Thiago Avila ont été emmenés en Israël. Il s'agit d'une "arrestation illégale, qui a eu lieu dans les eaux internationales, où les militants ont été enlevés par la marine israélienne sans aucune autorité", a redit leur avocate après la décision. Elle a qualifié celle-ci de "carte blanche" donnée aux autorités, la jugeant "très préoccupante". Cela pourrait conférer au pays "la légitimité de recommencer encore et encore et de kidnapper des ressortissants internationaux", a-t-elle poursuivi. L'interception de la flottille par l'armée israélienne avait entraîné des condamnations de nombreux pays, y compris de l'Italie, l'Allemagne et la Turquie, qui comptaient des ressortissants à bord. Mercredi avant l'audience, l'ONU a réclamé la libération "immédiate" et "sans condition" de Thiago Avila et Saïf Abu Keshek. Les deux hommes sont en en grève de la faim depuis leur arrestation, selon l'ONG israélienne Adalah qui les représente. L'ONG a dénoncé les "mauvais traitements" et "abus psychologiques" infligés selon elle à Saïf Abu Keshek et Thiago Avila en prison, évoquant des interrogatoires de huit heures, un éclairage puissant en cellule 24 heures sur 24, un isolement total et des déplacements systématiquement les yeux bandés, même durant les visites médicales. Israël conteste tout mauvais traitement.
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