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23.05.2026 à 22:47

FRANCE 24
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Le Roumain Cristian Mungiu a décroché samedi sa deuxième Palme d'or pour "Fjord", portrait d'une société progressiste aux dérives autoritaires. Un palmarès marqué par le politique, du réquisitoire anti-guerre d'Andrei Zviaguintsev, vainqueur du Grand prix avec "Minotaure" à la polémique Bolloré qui a hanté la Croisette.
Le Roumain Cristian Mungiu a décroché samedi sa deuxième Palme d'or pour "Fjord", portrait d'une société progressiste aux dérives autoritaires. Un palmarès marqué par le politique, du réquisitoire anti-guerre d'Andrei Zviaguintsev, vainqueur du Grand prix avec "Minotaure" à la polémique Bolloré qui a hanté la Croisette.

23.05.2026 à 22:09

FRANCE24
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Ce film est "un message pour la tolérance, pour l'inclusion, pour l'empathie. Ce sont des termes magnifiques que nous aimons tous, mais il faut les appliquer plus souvent", a-t-il déclaré en recevant la Palme d'or. Inspiré de faits réels, "Fjord" résonne avec l'histoire personnelle de Cristian Mungiu, devenu samedi le dixième réalisateur à cumuler deux Palmes d'or aux côtés de Francis Ford Coppola, Ken Loach ou Michael Haneke. Né en 1968 à Iasi (nord-est de la Roumanie), le cinéaste de 58 ans a grandi sous le joug du dictateur roumain Nicolae Ceausescu qui a régné d'une main de fer sur le pays au nom d'un communisme vantant l'émancipation mais opprimant les peuples. "J'ai grandi sous un régime qui savait mieux que nous, les citoyens, ce dont on avait besoin", a-t-il déclaré à l'AFP pendant la quinzaine cannoise. "Nous avons cru que ça s'était arrêté avec la chute du communisme et aujourd'hui on découvre que ça peut arriver, même avec les meilleures intentions, dans les sociétés démocratiques", ajoutait-il. C'est en plongeant dans cette période sombre de son pays que Cristian Mungiu avait connu la consécration à Cannes. Palme d'or en 2007, son deuxième long-métrage "Quatre mois, trois semaines et deux jours", livrait le récit glaçant d'un avortement clandestin sous le joug de Nicolae Ceausescu. Vingt ans après, Cristian Mungiu n'a rien perdu de sa détermination à gratter là où ça fait mal. "Le cinéma doit rester polémique", a-t-il dit à l'AFP. "Je trouve que, dans le cinéma, nous avons commencé un peu à perdre la liberté de vraiment exprimer ce qu'on pense. Il y a trop de films polis qui te confirment que l'idéologie du jour est la bonne et ce n'est pas ce que le cinéma devrait faire". Certificat de qualité Encore récemment, dans "R.M.N" (2022), Mungiu avait disséqué les angles morts de la tolérance en faisant le récit de la révolte d'un village de Transylvanie contre l'embauche de deux Sri-Lankais par la boulangerie locale, une histoire là aussi inspirée d'un fait réel. "À travers de petits évènements, dans de petits villages, j'essaie de parler de la nature humaine (...) qui ne change pas comme ça... Il suffit de 24 heures pour identifier un ennemi (...) et libérer des instincts animaux qui sont en nous. Des gens qui sont voisins sont capables, demain, de violer, torturer et tuer", avait-il expliqué alors. Dans ses jeunes années, le polyglotte Cristian Mungiu avait étudié la littérature anglaise et américaine avant de se former à la réalisation cinématographique à l'école du film de Bucarest. Pendant ses études de cinéma, il travaille comme assistant réalisateur sur des productions étrangères tournées en Roumanie, notamment "Capitaine Conan" de Bertrand Tavernier ou encore "Train de vie" de Radu Mihaileanu. Son diplôme en poche, il réalise plusieurs courts-métrages. Son premier long-métrage, "Occident", est remarqué en 2002 à la Quinzaine des réalisateurs, section parallèle du festival de Cannes. Le festival n'aura de cesse d'occuper une place à part dans son parcours, en tant que cinéaste et membre des différents jurys. Dans un pays où le cinéma souffre d'une pénurie chronique de fonds et d'un désintérêt des spectateurs, une récompense sur la Croisette est "une légitimation", un "certificat de qualité.
Texte intégral (580 mots)
Ce film est "un message pour la tolérance, pour l'inclusion, pour l'empathie. Ce sont des termes magnifiques que nous aimons tous, mais il faut les appliquer plus souvent", a-t-il déclaré en recevant la Palme d'or. Inspiré de faits réels, "Fjord" résonne avec l'histoire personnelle de Cristian Mungiu, devenu samedi le dixième réalisateur à cumuler deux Palmes d'or aux côtés de Francis Ford Coppola, Ken Loach ou Michael Haneke. Né en 1968 à Iasi (nord-est de la Roumanie), le cinéaste de 58 ans a grandi sous le joug du dictateur roumain Nicolae Ceausescu qui a régné d'une main de fer sur le pays au nom d'un communisme vantant l'émancipation mais opprimant les peuples. "J'ai grandi sous un régime qui savait mieux que nous, les citoyens, ce dont on avait besoin", a-t-il déclaré à l'AFP pendant la quinzaine cannoise. "Nous avons cru que ça s'était arrêté avec la chute du communisme et aujourd'hui on découvre que ça peut arriver, même avec les meilleures intentions, dans les sociétés démocratiques", ajoutait-il. C'est en plongeant dans cette période sombre de son pays que Cristian Mungiu avait connu la consécration à Cannes. Palme d'or en 2007, son deuxième long-métrage "Quatre mois, trois semaines et deux jours", livrait le récit glaçant d'un avortement clandestin sous le joug de Nicolae Ceausescu. Vingt ans après, Cristian Mungiu n'a rien perdu de sa détermination à gratter là où ça fait mal. "Le cinéma doit rester polémique", a-t-il dit à l'AFP. "Je trouve que, dans le cinéma, nous avons commencé un peu à perdre la liberté de vraiment exprimer ce qu'on pense. Il y a trop de films polis qui te confirment que l'idéologie du jour est la bonne et ce n'est pas ce que le cinéma devrait faire". Certificat de qualité Encore récemment, dans "R.M.N" (2022), Mungiu avait disséqué les angles morts de la tolérance en faisant le récit de la révolte d'un village de Transylvanie contre l'embauche de deux Sri-Lankais par la boulangerie locale, une histoire là aussi inspirée d'un fait réel. "À travers de petits évènements, dans de petits villages, j'essaie de parler de la nature humaine (...) qui ne change pas comme ça... Il suffit de 24 heures pour identifier un ennemi (...) et libérer des instincts animaux qui sont en nous. Des gens qui sont voisins sont capables, demain, de violer, torturer et tuer", avait-il expliqué alors. Dans ses jeunes années, le polyglotte Cristian Mungiu avait étudié la littérature anglaise et américaine avant de se former à la réalisation cinématographique à l'école du film de Bucarest. Pendant ses études de cinéma, il travaille comme assistant réalisateur sur des productions étrangères tournées en Roumanie, notamment "Capitaine Conan" de Bertrand Tavernier ou encore "Train de vie" de Radu Mihaileanu. Son diplôme en poche, il réalise plusieurs courts-métrages. Son premier long-métrage, "Occident", est remarqué en 2002 à la Quinzaine des réalisateurs, section parallèle du festival de Cannes. Le festival n'aura de cesse d'occuper une place à part dans son parcours, en tant que cinéaste et membre des différents jurys. Dans un pays où le cinéma souffre d'une pénurie chronique de fonds et d'un désintérêt des spectateurs, une récompense sur la Croisette est "une légitimation", un "certificat de qualité.

23.05.2026 à 22:05

FRANCE24
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En 18 mois, les manifestations n'ont jamais vraiment cessé en Serbie, avec des pics – 300.000 personnes le 15 mars 2025 - et des reflux. Les étudiants qui ont rapidement pris la tête du mouvement espèrent que la manifestation de samedi relancera le mouvement, et poussera le président Aleksandar Vucic (SNS, droite nationaliste) à convoquer des élections anticipées. Le dernier grand rassemblement avait eu lieu le 1er novembre 2025 à Novi Sad, quand environ 100.000 personnes s'étaient réunies pour marquer le premier anniversaire de l'effondrement de l'auvent en béton de la gare, tout juste rénové. La tragédie a fait 16 morts, et les manifestants y voient le résultat d'une corruption qu'ils jugent endémique. Samedi, après la dispersion de la manifestation, des heurts ont éclaté autour d'un parc où des soutiens du gouvernement se rassemblent depuis des mois. Des hommes masqués ont jeté des pierres, des bouteilles, des pétards sur les forces de l'ordre qui ont répliqué avec des gaz lacrymogènes. Plusieurs personnes ont été arrêtées, a constaté un journaliste de l'AFP, et des dizaines de véhicules de gendarmerie ont repoussé les manifestants loin des immeubles de la présidence et du Parlement. "Tout ceux qui, à la fin de la manifestation, ont attaqué les policiers qui assuraient la sécurité du rassemblement seront identifiés et jugés", a commenté dans un communiqué le bureau du procureur général. Aleksandar Vucic a, sur Instagram, évoqué des images "mauvaises pour la Serbie". "Rien ne va changer, l'Etat fonctionne et continuera à faire son travail selon la Constitution et les loi, et sera en mesure de préserver l'ordre et la paix", a ajouté le président, en partance pour un voyage d'Etat en Chine. 'Les étudiants gagnent' Sous le slogan "les étudiants gagnent", qui a fleuri sur tous les murs de la capitale serbe ces derniers jours, les étudiants avaient appelé à se rassembler de 18h00 (16H00 GMT) à 20h00 sur la place Slavija, dans le centre-ville, lieu des plus grandes manifestations de ces 18 derniers mois. Des dizaines de milliers de personnes ont répondu à l'appel ont constaté les journalistes de l'AFP sur place et grâce à des images aériennes. "Nous estimons qu'environ 34.300 citoyens sont présents à ce rassemblement", a déclaré en conférence de presse le directeur de la police, Dragan Vasiljevic. Aucun décompte indépendant n'était disponible dans la soirée – Arhiv javnih skupova, un groupe indépendant spécialisé depuis plusieurs années dans le comptage de manifestations, a annoncé dès le début de la manifestation sur X qu'il ne fournirait pas d'estimation avant dimanche, estimant toutefois que "les images indiquent que le rassemblement à Slavija sera l'un des plus importants". "Le propos de la manifestation d'aujourd'hui consiste simplement à nous compter", expliquait, au milieu de la foule, Vuk Vucin, 22 ans, étudiant en philologie. "Nous n'avons pas connu un rassemblement aussi important depuis très longtemps. Cela se déroulera dans le calme et avec dignité". Andjela, 24 ans, étudiante en architecture, estimait aussi que "le but de la manifestation aujourd'hui est de nous rassembler tous ensemble, à nouveau, et de montrer à tout le monde que nous sommes encore là, que nous nous battons, que nous travaillons, et que nous n'arrêterons pas". Pour Ivan Milosavljevic, venu de l'est de la Serbie, la foule démontre que "les gens n'ont pas abandonné, n'ont pas perdu leur force. La force de cette manifestation, c'est le nombre". "Nous allons continuer jusqu'à ce que ce régime tombe", assurait-il dans la foule. Comme samedi, plusieurs manifestations ont été marquées ces derniers mois par des heurts et au moins plusieurs dizaines de manifestants ont affirmé avoir été attaqués par des hommes proches du pouvoir. Vendredi, le Conseil de l'Europe - dont la Serbie, 6,6 millions d'habitants, est membre - a dit sa préoccupation face à la "réponse violente" des autorités lors des manifestations, évoquant "de multiples informations [qui] font état d'un usage excessif de la force par la police, d'arrestations de manifestants pacifiques et de traitements dégradants en garde à vue".
Texte intégral (682 mots)
En 18 mois, les manifestations n'ont jamais vraiment cessé en Serbie, avec des pics – 300.000 personnes le 15 mars 2025 - et des reflux. Les étudiants qui ont rapidement pris la tête du mouvement espèrent que la manifestation de samedi relancera le mouvement, et poussera le président Aleksandar Vucic (SNS, droite nationaliste) à convoquer des élections anticipées. Le dernier grand rassemblement avait eu lieu le 1er novembre 2025 à Novi Sad, quand environ 100.000 personnes s'étaient réunies pour marquer le premier anniversaire de l'effondrement de l'auvent en béton de la gare, tout juste rénové. La tragédie a fait 16 morts, et les manifestants y voient le résultat d'une corruption qu'ils jugent endémique. Samedi, après la dispersion de la manifestation, des heurts ont éclaté autour d'un parc où des soutiens du gouvernement se rassemblent depuis des mois. Des hommes masqués ont jeté des pierres, des bouteilles, des pétards sur les forces de l'ordre qui ont répliqué avec des gaz lacrymogènes. Plusieurs personnes ont été arrêtées, a constaté un journaliste de l'AFP, et des dizaines de véhicules de gendarmerie ont repoussé les manifestants loin des immeubles de la présidence et du Parlement. "Tout ceux qui, à la fin de la manifestation, ont attaqué les policiers qui assuraient la sécurité du rassemblement seront identifiés et jugés", a commenté dans un communiqué le bureau du procureur général. Aleksandar Vucic a, sur Instagram, évoqué des images "mauvaises pour la Serbie". "Rien ne va changer, l'Etat fonctionne et continuera à faire son travail selon la Constitution et les loi, et sera en mesure de préserver l'ordre et la paix", a ajouté le président, en partance pour un voyage d'Etat en Chine. 'Les étudiants gagnent' Sous le slogan "les étudiants gagnent", qui a fleuri sur tous les murs de la capitale serbe ces derniers jours, les étudiants avaient appelé à se rassembler de 18h00 (16H00 GMT) à 20h00 sur la place Slavija, dans le centre-ville, lieu des plus grandes manifestations de ces 18 derniers mois. Des dizaines de milliers de personnes ont répondu à l'appel ont constaté les journalistes de l'AFP sur place et grâce à des images aériennes. "Nous estimons qu'environ 34.300 citoyens sont présents à ce rassemblement", a déclaré en conférence de presse le directeur de la police, Dragan Vasiljevic. Aucun décompte indépendant n'était disponible dans la soirée – Arhiv javnih skupova, un groupe indépendant spécialisé depuis plusieurs années dans le comptage de manifestations, a annoncé dès le début de la manifestation sur X qu'il ne fournirait pas d'estimation avant dimanche, estimant toutefois que "les images indiquent que le rassemblement à Slavija sera l'un des plus importants". "Le propos de la manifestation d'aujourd'hui consiste simplement à nous compter", expliquait, au milieu de la foule, Vuk Vucin, 22 ans, étudiant en philologie. "Nous n'avons pas connu un rassemblement aussi important depuis très longtemps. Cela se déroulera dans le calme et avec dignité". Andjela, 24 ans, étudiante en architecture, estimait aussi que "le but de la manifestation aujourd'hui est de nous rassembler tous ensemble, à nouveau, et de montrer à tout le monde que nous sommes encore là, que nous nous battons, que nous travaillons, et que nous n'arrêterons pas". Pour Ivan Milosavljevic, venu de l'est de la Serbie, la foule démontre que "les gens n'ont pas abandonné, n'ont pas perdu leur force. La force de cette manifestation, c'est le nombre". "Nous allons continuer jusqu'à ce que ce régime tombe", assurait-il dans la foule. Comme samedi, plusieurs manifestations ont été marquées ces derniers mois par des heurts et au moins plusieurs dizaines de manifestants ont affirmé avoir été attaqués par des hommes proches du pouvoir. Vendredi, le Conseil de l'Europe - dont la Serbie, 6,6 millions d'habitants, est membre - a dit sa préoccupation face à la "réponse violente" des autorités lors des manifestations, évoquant "de multiples informations [qui] font état d'un usage excessif de la force par la police, d'arrestations de manifestants pacifiques et de traitements dégradants en garde à vue".

23.05.2026 à 21:56

Achren VERDIAN
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L'épidémie d'Ebola ne cesse de prendre de l'ampleur: déjà 177 morts selon l'OMS et 750 cas probables. C'est la 17ème flambée du virus en RDC, principal pays concerné. Alors qu'aucun vaccin ou traitement contre la souche Bundibugyo du virus n'existe, le respect des mesures barrières et la détection rapide des cas est cruciale. Grand entretien avec l'épidémiologiste Jean Kaseya, directeur général de l'Africa CDC, le centre africain de contrôle et de prévention des maladies.  
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L'épidémie d'Ebola ne cesse de prendre de l'ampleur: déjà 177 morts selon l'OMS et 750 cas probables. C'est la 17ème flambée du virus en RDC, principal pays concerné. Alors qu'aucun vaccin ou traitement contre la souche Bundibugyo du virus n'existe, le respect des mesures barrières et la détection rapide des cas est cruciale. Grand entretien avec l'épidémiologiste Jean Kaseya, directeur général de l'Africa CDC, le centre africain de contrôle et de prévention des maladies.  

23.05.2026 à 21:41

FRANCE24
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Avec ce prix, le jury cannois a distingué le lien invisible et indéfectible tissé entre les deux femmes dans le film de Ryūsuke Hamaguchi, autour d'une maison de retraite qui accueille des patients atteints de sénilité. "Ryūsuke nous a fait vivre une aventure, pas une aventure, c'est trop petit ce mot, une expérience de vie qui restera gravée à jamais", a déclaré l'actrice belge en recevant son prix. Virginie Efira incarne une directrice cherchant à humaniser son établissement qui croise la route d'une metteuse en scène nippone atteinte d'un cancer incurable, campée par Tao Okamoto. Devenue incontournable dans le cinéma français, Virginie Efira a appris le japonais pour le rôle et élargit une nouvelle fois sa palette de comédienne, elle qui était également à l'affiche d'un autre film en lice pour la Palme d'or, "Histoires parallèles" d'Asghar Farhadi. Nonne lesbienne hallucinée du XVIIe siècle pour Paul Verhoeven ("Benedetta") ou belle-mère en quête de repères pour Rebecca Zlotowski dans "Les Enfants des autres", Virginie Efira peut aussi briller dans le registre tragi-comique devant la caméra de Justine Triet, qui lui a offert deux premiers rôles ("Sybil" et "Victoria"). En 2023, la comédienne avait décroché un César pour son rôle dans "Revoir Paris" où elle incarnait une Parisienne incapable de surmonter le traumatisme des attentats du 13-Novembre. L'ascension semble vertigineuse pour celle qui avait débuté à la télévision belge, puis française dans les années 2000, quand M6 lui avait confié plusieurs émissions dont "Nouvelle Star". Interrogée en 2023 par l'AFP, elle confiait s'être longtemps cachée derrière "un sourire" pour masquer "un manque de confiance en soi". "Rêve" A ses côtés, la Japonaise Tao Okamoto tient, elle, son premier grand rôle au cinéma avec "Soudain". Cette mannequin francophone de 41 ans avait auparavant fait des apparitions dans des films d'action à grand budget comme "Wolverine : Le Combat de l'immortel" (2013); "Batman v Superman: L'aube de la justice" (2016) ou la série japonaise "The Silent Service". "Etre à Cannes était mon rêve le plus grand", a-t-elle récemment déclaré, ajoutant avoir été marquée par le tournage de "Soudain", qui a eu lieu dans un véritable établissement pour personnes âgées. "C'était touchant et émouvant", dit celle qui tournait pour la première fois en français. Avant ces deux comédiennes, le festival de Cannes a déjà plusieurs fois décerné des prix collectifs à des actrices. En 2006, le jury avait distingué le casting féminin de "Volver" de Pedro Almodovar qui comptait notamment Lola Dueñas, Yohana Cobo et Penélope Cruz. Quelques années plus tard, en 2013, la Palme d'or remise à "La Vie d'Adèle" d'Abdellatif Kechiche avait également récompensé ses deux premiers rôles, Adèle Exarchopoulos et Léa Seydoux. Enfin, en 2024, un prix d’interprétation collectif a récompensé les quatre actrices d'"Emilia Perez", Adriana Paz, Zoe Saldana, Karla Sofia Gascon et Selena Gomez.
Texte intégral (513 mots)
Avec ce prix, le jury cannois a distingué le lien invisible et indéfectible tissé entre les deux femmes dans le film de Ryūsuke Hamaguchi, autour d'une maison de retraite qui accueille des patients atteints de sénilité. "Ryūsuke nous a fait vivre une aventure, pas une aventure, c'est trop petit ce mot, une expérience de vie qui restera gravée à jamais", a déclaré l'actrice belge en recevant son prix. Virginie Efira incarne une directrice cherchant à humaniser son établissement qui croise la route d'une metteuse en scène nippone atteinte d'un cancer incurable, campée par Tao Okamoto. Devenue incontournable dans le cinéma français, Virginie Efira a appris le japonais pour le rôle et élargit une nouvelle fois sa palette de comédienne, elle qui était également à l'affiche d'un autre film en lice pour la Palme d'or, "Histoires parallèles" d'Asghar Farhadi. Nonne lesbienne hallucinée du XVIIe siècle pour Paul Verhoeven ("Benedetta") ou belle-mère en quête de repères pour Rebecca Zlotowski dans "Les Enfants des autres", Virginie Efira peut aussi briller dans le registre tragi-comique devant la caméra de Justine Triet, qui lui a offert deux premiers rôles ("Sybil" et "Victoria"). En 2023, la comédienne avait décroché un César pour son rôle dans "Revoir Paris" où elle incarnait une Parisienne incapable de surmonter le traumatisme des attentats du 13-Novembre. L'ascension semble vertigineuse pour celle qui avait débuté à la télévision belge, puis française dans les années 2000, quand M6 lui avait confié plusieurs émissions dont "Nouvelle Star". Interrogée en 2023 par l'AFP, elle confiait s'être longtemps cachée derrière "un sourire" pour masquer "un manque de confiance en soi". "Rêve" A ses côtés, la Japonaise Tao Okamoto tient, elle, son premier grand rôle au cinéma avec "Soudain". Cette mannequin francophone de 41 ans avait auparavant fait des apparitions dans des films d'action à grand budget comme "Wolverine : Le Combat de l'immortel" (2013); "Batman v Superman: L'aube de la justice" (2016) ou la série japonaise "The Silent Service". "Etre à Cannes était mon rêve le plus grand", a-t-elle récemment déclaré, ajoutant avoir été marquée par le tournage de "Soudain", qui a eu lieu dans un véritable établissement pour personnes âgées. "C'était touchant et émouvant", dit celle qui tournait pour la première fois en français. Avant ces deux comédiennes, le festival de Cannes a déjà plusieurs fois décerné des prix collectifs à des actrices. En 2006, le jury avait distingué le casting féminin de "Volver" de Pedro Almodovar qui comptait notamment Lola Dueñas, Yohana Cobo et Penélope Cruz. Quelques années plus tard, en 2013, la Palme d'or remise à "La Vie d'Adèle" d'Abdellatif Kechiche avait également récompensé ses deux premiers rôles, Adèle Exarchopoulos et Léa Seydoux. Enfin, en 2024, un prix d’interprétation collectif a récompensé les quatre actrices d'"Emilia Perez", Adriana Paz, Zoe Saldana, Karla Sofia Gascon et Selena Gomez.
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