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Chaîne de service public - Actualité internationale.

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01.05.2026 à 15:29

Crise énergétique: faute de gaz, des Indiens cuisinent à la bouse de vache sacrée

FRANCE24
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Depuis le blocage du détroit d’Ormuz, par lequel transitent 60 % des besoins du pays en gaz naturel liquéfié (GNL), les Indiens peinent à se procurer des bonbonnes. Depuis les années 1980, New Delhi encourage la production de biogaz dans les zones rurales et a subventionné plus de cinq millions de méthaniseurs qui transforment les déchets agricoles en gaz pour la cuisson et en boues riches en azote pour les engrais. Dans le contexte actuel, Gauri Devi, 25 ans, se félicite plus que jamais d'en posséder un. L’Inde consomme plus de 30 millions de tonnes de GNL par an et en importe plus de la moitié. Le gouvernement assure qu’il n’y a pas de pénurie mais, en raison de retards d’approvisionnement, d’achats de panique et du marché noir, les habitants doivent parfois patienter des heures pour obtenir une bonbonne. Un engrais précieux Dans son étable, Mme Devi mélange des seaux de bouses avec de l’eau, puis verse le mélange dans un réservoir souterrain de la taille d’une voiture, surmonté d’un ballon de stockage. Acheminé par canalisation, le méthane lui permet de se passer de bonbonne, sauf en cas de problème ou de grandes tablées. Les boues résiduelles servent ensuite d’engrais. "Le fumier est vraiment excellent", affirme Pramod Singh, un agriculteur qui possède depuis en 2025 une unité de biogaz pour six personnes, alimentée chaque jour par 30 à 45 kilos de bouses provenant de quatre vaches. Un fertilisant maison d'autant plus précieux que le commerce mondial des engrais est touché de plein fouet par la guerre au Moyen-Orient. "La boue, c’est de l’or noir", va jusqu'à affirmer Pritam Singh, un responsable agricole. Le secteur agricole emploie plus de 45% de la main-d'œuvre indienne, et le pays le plus peuplé de la planète, avec 1,4 milliard d’habitants, possède l’un des plus grands cheptels bovins au monde. Le géant asiatique, troisième pollueur de la planète, derrière la Chine et les Etats-Unis, encourage la production de biogaz à grande échelle après avoir promis d’atteindre la neutralité carbone en 2070. Des dizaines d'immenses usines de méthanisation sont en cours de construction à travers l'Inde pour des millions de dollars d'investissements. Un intérêt accru Mais de petites unités continuent de voir le jour dans les régions rurales, pour un coût compris entre 25.000 et 30.000 roupies (225 à 270 euros), souvent largement subventionnées par l’Etat. Dans ce pays à majorité hindoue, où la bouse et l'urine des vaches vénérées servent à enduire les murs, de combustible et lors de rituels, convaincre de passer au biogaz a été facile, souligne le fermier. Après avoir construit sa première unité en 2007, il a contribué à en installer quinze autres dans son village rien que l’an dernier, confie‑t‑il, notant un intérêt encore accru depuis l’offensive des Etats‑Unis et d’Israël contre l’Iran. A ce jour, le biogaz ne représente encore qu’une faible part du combustible de cuisson, le GNL étant jugé plus pratique. "Les unités de biogaz ne sont pas de simples équipements, ce sont des mini-usines", explique A.R. Shukla, président de l’Association indienne du biogaz. "Elles nécessitent une installation, un fonctionnement régulier et de la maintenance", ajoute-t-il. Et même subventionnées, le coût initial est pour beaucoup un frein. "Nous travaillons toute la journée sur les terres des autres, nous n’avons pas de terrain pour ça", explique Ramesh Kumar Singh, un journalier attendant avec une centaine de personnes d'obtenir une bonbonne de gaz dans le village voisin de Madalpur. "Je suis debout sous une chaleur accablante, affamée et assoiffée", se désole Mahendri, 77  ans, qui attend désespérément depuis trois jours de repartir avec une bonbonne.

01.05.2026 à 15:16

Exercice militaire d'Orion-26 : démonstration de force en présence d'Emmanuel Macron

FRANCE24
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Emmanuel Macron a pris la parole ce jeudi à Suippes pour saluer les militaires qui ont participé à l'exercice de combat de haute intensité "Orion-26" qui s'achève ce jeudi. L'exercice a été lancé en février pour entraîner l’armée française et l’OTAN aux nouvelles guerres de haute intensité. Un succès, selon le chef de l'État, qui en a profité pour avertir ses adversaires. Récit de Natalia Odisharia.
Texte intégral (657 mots)
Emmanuel Macron a pris la parole ce jeudi à Suippes pour saluer les militaires qui ont participé à l'exercice de combat de haute intensité "Orion-26" qui s'achève ce jeudi. L'exercice a été lancé en février pour entraîner l’armée française et l’OTAN aux nouvelles guerres de haute intensité. Un succès, selon le chef de l'État, qui en a profité pour avertir ses adversaires. Récit de Natalia Odisharia.

01.05.2026 à 15:15

Guerre au Moyen-Orient : quel impact sur les travailleurs ?

FRANCE24
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Comment les travailleurs sont-ils affectés par les bouleversements actuels ? Situation géopolitique, pression climatique, progrès vertigineux de l’intelligence artificielle… Rémi Bourgeot, économiste et chercheur associé à l’IRIS fait le point sur les pressions sur les travailleurs à travers le monde.
Texte intégral (657 mots)
Comment les travailleurs sont-ils affectés par les bouleversements actuels ? Situation géopolitique, pression climatique, progrès vertigineux de l’intelligence artificielle… Rémi Bourgeot, économiste et chercheur associé à l’IRIS fait le point sur les pressions sur les travailleurs à travers le monde.

01.05.2026 à 15:15

Inflation: des hausses des taux de la Fed ne doivent pas être exclues, selon un responsable

FRANCE24
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A l'avenir, "une hausse des taux directeurs, potentiellement une série d'entre elles, pourrait se justifier, même au risque d'affaiblir davantage le marché du travail", écrit le président de la Fed de Minneapolis Neel Kashkari, dans un communiqué. M. Kashkari est l'un des responsables monétaires régionaux qui votent cette année sur les taux. Avec ses collègues de Dallas (Lorie Logan) et Cleveland (Beth Hammack), il a voté mercredi contre le résultat de la dernière réunion de la Fed. Tous trois étaient favorables au statu quo monétaire qui a été décidé, mais ils jugeaient que le communiqué final laissait trop entendre que la banque centrale était plus encline à baisser ses taux par la suite qu'à les relever. Vendredi, M. Kashkari explique qu'il s'agit de défendre la crédibilité de l'institution en matière de lutte contre l'inflation, qui repart avec la guerre au Moyen-Orient. Dans un communiqué séparé publié le même jour, plus laconique, Mme Hammack met aussi en avant les "pressions inflationnistes", notant qu'elles ne sont pas limitées au secteur de l'énergie. La réunion de mercredi était la dernière présidée par Jerome Powell. La nomination de successeur désigné par le président Donald Trump, Kevin Warsh, est sur les rails. Le locataire de la Maison Blanche ne cache pas attendre de lui une politique monétaire plus accommodante. Mais douze personnes en tout votent sur les taux.
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A l'avenir, "une hausse des taux directeurs, potentiellement une série d'entre elles, pourrait se justifier, même au risque d'affaiblir davantage le marché du travail", écrit le président de la Fed de Minneapolis Neel Kashkari, dans un communiqué. M. Kashkari est l'un des responsables monétaires régionaux qui votent cette année sur les taux. Avec ses collègues de Dallas (Lorie Logan) et Cleveland (Beth Hammack), il a voté mercredi contre le résultat de la dernière réunion de la Fed. Tous trois étaient favorables au statu quo monétaire qui a été décidé, mais ils jugeaient que le communiqué final laissait trop entendre que la banque centrale était plus encline à baisser ses taux par la suite qu'à les relever. Vendredi, M. Kashkari explique qu'il s'agit de défendre la crédibilité de l'institution en matière de lutte contre l'inflation, qui repart avec la guerre au Moyen-Orient. Dans un communiqué séparé publié le même jour, plus laconique, Mme Hammack met aussi en avant les "pressions inflationnistes", notant qu'elles ne sont pas limitées au secteur de l'énergie. La réunion de mercredi était la dernière présidée par Jerome Powell. La nomination de successeur désigné par le président Donald Trump, Kevin Warsh, est sur les rails. Le locataire de la Maison Blanche ne cache pas attendre de lui une politique monétaire plus accommodante. Mais douze personnes en tout votent sur les taux.

01.05.2026 à 15:03

Italie : quelque 3.500 personnes évacuées en Toscane en raison d'un incendie

FRANCE24
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Plus de 800 hectares ont été ravagés par le feu dans les montagnes situées entre les cités de Lucques et Pise. "Environ 3.500 personnes sont concernées", a souligné la municipalité de San Giuliano Terme dans un communiqué. "Le vent (..) a poussé les flammes plus bas sur le versant" en direction du village d'Asciano, a-t-elle précisé. Selon le communiqué, trois avions bombardiers d'eau Canadair et un hélicoptère continuent d'arroser la zone où s'est déclaré l'incendie. Dix-neuf véhicules de pompiers sont déployés et l'armée et la police participent aux opérations d'évacuation. Deux gymnases de la région, équipés pour accueillir les personnes évacuées, hébergent environ 107 personnes. Les feux de forêt sont fréquents en Italie, mais généralement plutôt pendant les mois d'été, même si la saison commence de plus en plus tôt en raison de la hausse des températures due au réchauffement climatique.
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Plus de 800 hectares ont été ravagés par le feu dans les montagnes situées entre les cités de Lucques et Pise. "Environ 3.500 personnes sont concernées", a souligné la municipalité de San Giuliano Terme dans un communiqué. "Le vent (..) a poussé les flammes plus bas sur le versant" en direction du village d'Asciano, a-t-elle précisé. Selon le communiqué, trois avions bombardiers d'eau Canadair et un hélicoptère continuent d'arroser la zone où s'est déclaré l'incendie. Dix-neuf véhicules de pompiers sont déployés et l'armée et la police participent aux opérations d'évacuation. Deux gymnases de la région, équipés pour accueillir les personnes évacuées, hébergent environ 107 personnes. Les feux de forêt sont fréquents en Italie, mais généralement plutôt pendant les mois d'été, même si la saison commence de plus en plus tôt en raison de la hausse des températures due au réchauffement climatique.
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