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11.07.2026 à 10:39

FRANCE24
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"C’est le premier jour où nous allons pouvoir intervenir en attaque sur l’incendie. Les circonstances, tant météorologiques que liées à la réalité même du feu, jusqu’à présent ne nous avaient tout simplement permis que de travailler en défense", a-t-il ajouté. Plusieurs centaines de pompiers et de militaires continuent sur le terrain à lutter contre le sinistre, appuyés par des moyens aériens. Près de 1.500 personnes ont été évacuées de la zone. "La meilleure nouvelle que nous pouvions avoir, c’est qu’il n’y ait pas de nouveauté en ce qui concerne de nouvelles victimes", a insisté M. Sanz. "La Garde civile a ratissé toutes les zones et nous a informé qu’elle n’avait trouvé aucune personne supplémentaire. Cela ne signifie pas que cela ne puisse pas arriver. Mais logiquement, il est encourageant qu'après le travail de ratissage effectué par la Garde civile, en plus sur des zones qui étaient encore des points chauds, (on n'ait pas découvert de nouvelle victime), au moins cela nous laisse l’espoir", a-t-il souligné. Comme le ministre de l'Intérieur Fernando Grande-Marlaska, il s'est également montré très prudent quant au chiffre de disparus. "Nous devons faire preuve de prudence quand nous évoquons le fait qu’il y aurait 23 disparus, ce n’est pas le cas. Nous parlons de personnes avec lesquelles leurs familles ne parviennent pas à entrer en contact, mais qui peuvent se trouver dans un centre d’hébergement", a-t-il ajouté. Sept déclarations officielles de disparition ont été faites, a-t-il aussi souligné, mais dans l'attente de l'autopsie et de l'identification des corps retrouvés, les autorités ne peuvent pas encore établir de bilan définitif, et ces sept personnes déclarées disparues peuvent faire partie des 12 victimes piégées par les flammes.

11.07.2026 à 10:35

FRANCE24
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Depuis mardi les hostilités ont repris entre l'Iran et les Etats-Unis avec des échanges de frappes après l'attaque de navires par les Iraniens dans le détroit d'Ormuz. Les Etats Unis auraient visé plus de 170 cibles iraniennes, des frappes parmi les plus intenses depuis le début de la guerre selon le Pentagone. Donald Trump a confirmé que le cessez-le-feu signé entre les deux pays le 17 juin était rompu.
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Depuis mardi les hostilités ont repris entre l'Iran et les Etats-Unis avec des échanges de frappes après l'attaque de navires par les Iraniens dans le détroit d'Ormuz. Les Etats Unis auraient visé plus de 170 cibles iraniennes, des frappes parmi les plus intenses depuis le début de la guerre selon le Pentagone. Donald Trump a confirmé que le cessez-le-feu signé entre les deux pays le 17 juin était rompu.

11.07.2026 à 10:23

FRANCE24
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Dès février à Milan, plusieurs membres de l'organisation olympique s'étaient inquiétés: "comment garantir une opportunité égale" pour que les spectateurs des JO-2028 "accèdent aux services de visas ?", avait demandé l'Ethiopienne Dagmawit Girmay Berhane. Gene Sykes, patron du comité olympique américain (USOPC), avait alors fait du Mondial de foot, coorganisé par les Etats-Unis avec le Canada et le Mexique, "un test, à plus petite échelle", de la capacité à accueillir "des visiteurs d'autres pays". Six mois plus tard, les stades pleins n'ont éclipsé ni le renoncement en amont de nombreux supporters face aux délais et cautions extravagantes, ni le refoulement de l'arbitre somalien Omar Artan, ni les multiples trajets imposés à l'équipe iranienne entre sa base mexicaine et ses matches aux Etats-Unis. Si la politique migratoire a affecté un tournoi à 48 équipes, qu'en sera-t-il de JO rassemblant près de 11.200 sportifs du monde entier, où les épreuves d'athlétisme à elles seules incluent pratiquement tous les pays visés par des restrictions majeures ? "Valorisation de la corruption" "Pour 2028, la question n'est pas de savoir si le pouvoir fédéral américain s'imposera aux opérations olympiques - mais à quel point ce sera visible", prédisait en juin sur X Philippe Blanchard, ancien directeur au CIO devenu consultant. L'affaire Folarin Balogun a depuis apporté une réponse éclatante: non seulement Donald Trump a appelé le patron de la Fifa Gianni Infantino pour faire rééxaminer le carton rouge infligé à l'attaquant américain en seizièmes de finale, mais il l'a assumé publiquement. "Ce n'est pas seulement une banalisation de la corruption, c'est une valorisation: le message, c'est +je suis un bon dirigeant parce que je défends les intérêts américains+", décrypte auprès de l'AFP Pim Verschuuren, spécialiste de géopolitique du sport à l'Université Rennes-II. Rien de surprenant pour l'économiste Daron Acemoglu, du Massachusetts Institute of Technology: "Le mépris répété du président Trump pour les règles et les institutions a des effets dans tous les domaines", en politique intérieure comme en diplomatie, et "empoisonne à présent le plus beau des sports". Or le foot ne sera, en 2028, que l'un des 36 sports au menu. Et l'ajout du cricket, du baseball/softball et du flag football renforce le poids des sports d'équipe, particulièrement propices aux enjeux de fierté nationale. Coventry reste à distance Pour l'heure, le CIO maintient avec le dirigeant républicain une distance aux antipodes de l'extrême proximité cultivée par Gianni Infantino - au point de compromettre durablement son instance, selon ses nombreux détracteurs. A l'inverse, la patronne de l'olympisme Kirsty Coventry n'a toujours pas prévu de rencontrer Donald Trump, dont elle avait pourtant plaisanté juste après son élection en mars 2025: "Depuis l'âge de 20 ans, j'ai été confrontée à des hommes difficiles occupant de hautes fonctions", avait lancé la septuple médaillée olympique de natation, alors ministre des Sports au Zimbabwe. Le ton bravache a fait long feu. "J'ai confiance dans le fait que, dans deux ans, nous serons en mesure de surmonter un certain nombre des défis auxquels la Coupe du monde est confrontée aujourd'hui", déclarait-elle sobrement le 10 juin. A la différence de la Fifa, le CIO s'appuie sur deux intermédiaires essentiels: les organisateurs californiens des JO-2028 ainsi que l'USOPC, chargés à leur tour de traiter avec l'administration fédérale. Mais l'histoire olympique rappelle que de nombreux sujets peuvent surgir en deux ans - nouvelles guerres et jeux d'alliance, épidémies, scandales sportifs -, obligeant à composer avec le pays hôte. Le dopage, en particulier, demeure une source de conflit: Washington refuse depuis deux ans de payer sa contribution à l'Agence mondiale antidopage, alors que le CIO avait menacé de retirer les JO-2034 à Salt Lake City si "l'autorité suprême de l'AMA" n'était pas "pleinement respectée".
Texte intégral (649 mots)
Dès février à Milan, plusieurs membres de l'organisation olympique s'étaient inquiétés: "comment garantir une opportunité égale" pour que les spectateurs des JO-2028 "accèdent aux services de visas ?", avait demandé l'Ethiopienne Dagmawit Girmay Berhane. Gene Sykes, patron du comité olympique américain (USOPC), avait alors fait du Mondial de foot, coorganisé par les Etats-Unis avec le Canada et le Mexique, "un test, à plus petite échelle", de la capacité à accueillir "des visiteurs d'autres pays". Six mois plus tard, les stades pleins n'ont éclipsé ni le renoncement en amont de nombreux supporters face aux délais et cautions extravagantes, ni le refoulement de l'arbitre somalien Omar Artan, ni les multiples trajets imposés à l'équipe iranienne entre sa base mexicaine et ses matches aux Etats-Unis. Si la politique migratoire a affecté un tournoi à 48 équipes, qu'en sera-t-il de JO rassemblant près de 11.200 sportifs du monde entier, où les épreuves d'athlétisme à elles seules incluent pratiquement tous les pays visés par des restrictions majeures ? "Valorisation de la corruption" "Pour 2028, la question n'est pas de savoir si le pouvoir fédéral américain s'imposera aux opérations olympiques - mais à quel point ce sera visible", prédisait en juin sur X Philippe Blanchard, ancien directeur au CIO devenu consultant. L'affaire Folarin Balogun a depuis apporté une réponse éclatante: non seulement Donald Trump a appelé le patron de la Fifa Gianni Infantino pour faire rééxaminer le carton rouge infligé à l'attaquant américain en seizièmes de finale, mais il l'a assumé publiquement. "Ce n'est pas seulement une banalisation de la corruption, c'est une valorisation: le message, c'est +je suis un bon dirigeant parce que je défends les intérêts américains+", décrypte auprès de l'AFP Pim Verschuuren, spécialiste de géopolitique du sport à l'Université Rennes-II. Rien de surprenant pour l'économiste Daron Acemoglu, du Massachusetts Institute of Technology: "Le mépris répété du président Trump pour les règles et les institutions a des effets dans tous les domaines", en politique intérieure comme en diplomatie, et "empoisonne à présent le plus beau des sports". Or le foot ne sera, en 2028, que l'un des 36 sports au menu. Et l'ajout du cricket, du baseball/softball et du flag football renforce le poids des sports d'équipe, particulièrement propices aux enjeux de fierté nationale. Coventry reste à distance Pour l'heure, le CIO maintient avec le dirigeant républicain une distance aux antipodes de l'extrême proximité cultivée par Gianni Infantino - au point de compromettre durablement son instance, selon ses nombreux détracteurs. A l'inverse, la patronne de l'olympisme Kirsty Coventry n'a toujours pas prévu de rencontrer Donald Trump, dont elle avait pourtant plaisanté juste après son élection en mars 2025: "Depuis l'âge de 20 ans, j'ai été confrontée à des hommes difficiles occupant de hautes fonctions", avait lancé la septuple médaillée olympique de natation, alors ministre des Sports au Zimbabwe. Le ton bravache a fait long feu. "J'ai confiance dans le fait que, dans deux ans, nous serons en mesure de surmonter un certain nombre des défis auxquels la Coupe du monde est confrontée aujourd'hui", déclarait-elle sobrement le 10 juin. A la différence de la Fifa, le CIO s'appuie sur deux intermédiaires essentiels: les organisateurs californiens des JO-2028 ainsi que l'USOPC, chargés à leur tour de traiter avec l'administration fédérale. Mais l'histoire olympique rappelle que de nombreux sujets peuvent surgir en deux ans - nouvelles guerres et jeux d'alliance, épidémies, scandales sportifs -, obligeant à composer avec le pays hôte. Le dopage, en particulier, demeure une source de conflit: Washington refuse depuis deux ans de payer sa contribution à l'Agence mondiale antidopage, alors que le CIO avait menacé de retirer les JO-2034 à Salt Lake City si "l'autorité suprême de l'AMA" n'était pas "pleinement respectée".

11.07.2026 à 10:19

FRANCE24
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Le limogeage décidé par le président républicain intervient au moment où il accentue la pression sur les parlementaires de son camp pour adopter le "SAVE America Act". Cette proposition de loi -- dans l'impasse au Congrès -- vise à imposer des restrictions sur les modalités de vote en amont des élections de mi-mandat de novembre, lors desquelles les républicains pourraient perdre leur majorité à la Chambre des représentants, voire au Sénat. La Maison Blanche a défendu la décision de Donald Trump de renvoyer les membres démocrates de la Commission d'aide aux élections, en la justifiant par une décision de la Cour suprême le mois dernier qui a étendu les pouvoirs du président pour révoquer le mandat de responsables d'agences fédérales indépendantes. "Le président, à la tête du pouvoir exécutif, se réserve le droit de renvoyer des individus qui ne seraient pas totalement alignés avec la mission importante de sécurisation des élections de l'Amérique", a déclaré un responsable de la Maison Blanche dans un communiqué transmis à l'AFP. "Coup de force" Le responsable a ajouté que le gouvernement Trump "travaillait avec toutes les agences et tous ses partenaires locaux pour préserver les élections de la fraude et des abus" avant les élections de mi-mandat. Plusieurs élus démocrates ont promis de s'opposer à ce qu'ils qualifient de "coup de force" de Donald Trump au sein de cette agence électorale, qui certifie la sécurité des équipements de vote et distribue des centaines de millions de dollars d'aide fédérale pour l'organisation des scrutins. Le chef de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer, a condamné sur X une "tentative flagrante de s'emparer du contrôle des élections". Pour le sénateur démocrate Mark Warner, cette décision "inouïe requiert une explication immédiate de la part du gouvernement". Donald Trump a accentué ses accusations sans fondement de fraude électorale en amont des scrutins de novembre, faisant ainsi écho à ses propres allégations -- jamais prouvées -- que l'élection de 2020 lui avait été volée face à Joe Biden. Mais au-delà de l'obsession du président pour cette supposée fraude électorale, les républicains craignent que son impopularité, qui atteint des niveaux presque record, ainsi que le coût de la vie toujours aussi haut aux Etats-Unis, ne leur coûtent la majorité au Congrès en novembre. Frustration Donald Trump avait précédemment bataillé avec la Commission d'aide électorale à propos d'un de ses décrets exécutifs. Celui-ci prévoyait que l'agence impose une preuve de citoyenneté américaine pour s'inscrire sur les listes électorales. Une exigence finalement retoquée dans une large mesure par les tribunaux. Pour approuver toute nouvelle mesure, l'accord de trois des quatre responsables de l'agence est requis. Après le limogeage des deux démocrates, un troisième membre républicain a démissionné. Leur remplacement pourrait prendre plusieurs mois, et les exigences de Donald Trump risquent de ne pas être appliquées avant les prochaines élections. Le président octogénaire a déjà montré une frustration évidente envers les élus du Congrès, où le "SAVE America Act" ne parvient pas à avancer. Cette proposition de loi vise notamment à restreindre fortement le vote par correspondance et à imposer de nouvelles exigences pour l'inscription sur les listes électorales. Des mesures dénoncées comme liberticides par de nombreuses associations de défense des droits civiques. Vendredi, Donald Trump a déclaré qu'il refuserait de promulguer une loi phare sur le logement, pourtant vantée par les républicains comme une victoire législative importante contre le coût de la vie, "en signe de PROTESTATION car le Sénat américain n'est pas capable d'adopter le SAVE AMERICA ACT". Le texte doit tout de même entrer automatiquement en vigueur samedi à minuit, heure locale.
Texte intégral (659 mots)
Le limogeage décidé par le président républicain intervient au moment où il accentue la pression sur les parlementaires de son camp pour adopter le "SAVE America Act". Cette proposition de loi -- dans l'impasse au Congrès -- vise à imposer des restrictions sur les modalités de vote en amont des élections de mi-mandat de novembre, lors desquelles les républicains pourraient perdre leur majorité à la Chambre des représentants, voire au Sénat. La Maison Blanche a défendu la décision de Donald Trump de renvoyer les membres démocrates de la Commission d'aide aux élections, en la justifiant par une décision de la Cour suprême le mois dernier qui a étendu les pouvoirs du président pour révoquer le mandat de responsables d'agences fédérales indépendantes. "Le président, à la tête du pouvoir exécutif, se réserve le droit de renvoyer des individus qui ne seraient pas totalement alignés avec la mission importante de sécurisation des élections de l'Amérique", a déclaré un responsable de la Maison Blanche dans un communiqué transmis à l'AFP. "Coup de force" Le responsable a ajouté que le gouvernement Trump "travaillait avec toutes les agences et tous ses partenaires locaux pour préserver les élections de la fraude et des abus" avant les élections de mi-mandat. Plusieurs élus démocrates ont promis de s'opposer à ce qu'ils qualifient de "coup de force" de Donald Trump au sein de cette agence électorale, qui certifie la sécurité des équipements de vote et distribue des centaines de millions de dollars d'aide fédérale pour l'organisation des scrutins. Le chef de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer, a condamné sur X une "tentative flagrante de s'emparer du contrôle des élections". Pour le sénateur démocrate Mark Warner, cette décision "inouïe requiert une explication immédiate de la part du gouvernement". Donald Trump a accentué ses accusations sans fondement de fraude électorale en amont des scrutins de novembre, faisant ainsi écho à ses propres allégations -- jamais prouvées -- que l'élection de 2020 lui avait été volée face à Joe Biden. Mais au-delà de l'obsession du président pour cette supposée fraude électorale, les républicains craignent que son impopularité, qui atteint des niveaux presque record, ainsi que le coût de la vie toujours aussi haut aux Etats-Unis, ne leur coûtent la majorité au Congrès en novembre. Frustration Donald Trump avait précédemment bataillé avec la Commission d'aide électorale à propos d'un de ses décrets exécutifs. Celui-ci prévoyait que l'agence impose une preuve de citoyenneté américaine pour s'inscrire sur les listes électorales. Une exigence finalement retoquée dans une large mesure par les tribunaux. Pour approuver toute nouvelle mesure, l'accord de trois des quatre responsables de l'agence est requis. Après le limogeage des deux démocrates, un troisième membre républicain a démissionné. Leur remplacement pourrait prendre plusieurs mois, et les exigences de Donald Trump risquent de ne pas être appliquées avant les prochaines élections. Le président octogénaire a déjà montré une frustration évidente envers les élus du Congrès, où le "SAVE America Act" ne parvient pas à avancer. Cette proposition de loi vise notamment à restreindre fortement le vote par correspondance et à imposer de nouvelles exigences pour l'inscription sur les listes électorales. Des mesures dénoncées comme liberticides par de nombreuses associations de défense des droits civiques. Vendredi, Donald Trump a déclaré qu'il refuserait de promulguer une loi phare sur le logement, pourtant vantée par les républicains comme une victoire législative importante contre le coût de la vie, "en signe de PROTESTATION car le Sénat américain n'est pas capable d'adopter le SAVE AMERICA ACT". Le texte doit tout de même entrer automatiquement en vigueur samedi à minuit, heure locale.

11.07.2026 à 10:19

FRANCE24
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La convocation a été avancée de 30 minutes pour éviter que les soldats du feu ne s'entraînent sous le soleil brûlant au zénith, alors que le mercure frôle 35°C en Île-de-France. Tant que les "bipers" ne sonnent pas - signe qu'il faut partir en intervention - les matinées en caserne sont consacrées aux activités physiques. Après la vérification des véhicules, les pompiers enchaînent généralement une séance de sport et plusieurs exercices de mises en situation. Un rituel exigeant, que les responsables de la caserne ont décidé d'alléger pour "préserver les capacités interventionnelles des équipes" pendant la vague de chaleur qui sévit en France - la troisième en deux mois. "On ne peut par exemple pas leur demander de s'entraîner en tenue de feu, parce qu'instantanément, ils transpirent et ça les épuise", explique le lieutenant Geoffroy Mercier, chef de la caserne. "Puis, quand on passe en alerte rouge, là, on ne fait plus grand chose", lâche le lieutenant. Quelques tâches administratives, tout au plus, pour passer le temps. Paris et sa banlieue ont basculé en vigilance rouge canicule samedi, selon les prévisions de Météo-France. Alors, si l'activité de la caserne est plutôt calme vendredi matin, les pompiers de Ferrières-en-Brie se préparent à un week-end chargé: généralement, plus les jours de chaleur s'accumulent, plus le nombre d'interventions quotidiennes a tendance à augmenter. Au plus fort de la canicule exceptionnelle du mois de juin, Santé publique France a fait état d'une hausse de +29,1% du nombre de décès, soit 2.025 supplémentaires par rapport à la semaine précédente. "Insoutenable" A la caserne, les pompiers sont exceptionnellement autorisés, lors des périodes de fortes chaleurs, à revêtir une tenue plus légère -- un polo, un short et des baskets. Mais, sur le terrain, le code vestimentaire reste le même qu'à l'accoutumée. Sur les incendies, les tenues peuvent "vite devenir insoutenables" à porter car "les matériaux utilisés pour empêcher les brûlures empêchent aussi le corps de se refroidir. Ca peut mener à des coups de chaud", souligne le lieutenant Mercier. Afin d'éviter des malaises sur le terrain, le service départemental d'incendie et de secours de Seine-et-Marne (Sdis 77) a équipé récemment la caserne d'un "kit glace", un congélateur rempli de glaçons permettant aux pompiers de prendre un bain glacé en cas de besoin. Pour l'instant, les équipes n'y ont pas encore eu recours. En intervention, "on est toujours attentif à ce qu'ils font, on est toujours avec eux, au moyen radio", rappelle l'adjudant-chef Davy Mathiaux, qui vérifie systématiquement que les membres de son équipe "récupèrent", vont "se réhydrater" et "soufflent", avant de repartir. Outre des interventions éprouvantes, ce qui "pose le plus problème" en période de canicule, selon le sapeur Terry Sarloutte, "c'est la nuit". La caserne, construite en 2007, n'a pas été pensée pour conserver la fraîcheur. Dans les chambres, sous les toits et sans climatisation, où dorment les pompiers de garde, la température a dépassé les 35°C fin juin. "On prenait les matelas des lits et on les mettait ailleurs, là où il faisait le plus frais", dans la salle de sport, au foyer, dehors ou dans les voitures, se souvient le pompier volontaire. Certains ont apporté leur propre ventilateur, d'autres se réfugient au standard, seule petite salle fraîche de la caserne. C'est "le système D", résume le lieutenant Mercier. "Les nuits ne sont pas terribles. Et le lendemain, je dois prendre ma garde. Donc forcément, j'arrive un petit peu diminué", abonde l'adjudant-chef Mathiaux. Le "travail de nuit, quand vous ne vous reposez pas chez vous (...), ça atteint les corps et les esprits", a abondé lors d'une conférence de presse Sébastien Delavoux, du collectif CGT des Sdis, qui pointe un "manque de moyens". Pas de "droit de retrait", "pas de congé intempéries": pour les pompiers, "le service ne s'arrête jamais", souligne le syndicaliste.
Texte intégral (693 mots)
La convocation a été avancée de 30 minutes pour éviter que les soldats du feu ne s'entraînent sous le soleil brûlant au zénith, alors que le mercure frôle 35°C en Île-de-France. Tant que les "bipers" ne sonnent pas - signe qu'il faut partir en intervention - les matinées en caserne sont consacrées aux activités physiques. Après la vérification des véhicules, les pompiers enchaînent généralement une séance de sport et plusieurs exercices de mises en situation. Un rituel exigeant, que les responsables de la caserne ont décidé d'alléger pour "préserver les capacités interventionnelles des équipes" pendant la vague de chaleur qui sévit en France - la troisième en deux mois. "On ne peut par exemple pas leur demander de s'entraîner en tenue de feu, parce qu'instantanément, ils transpirent et ça les épuise", explique le lieutenant Geoffroy Mercier, chef de la caserne. "Puis, quand on passe en alerte rouge, là, on ne fait plus grand chose", lâche le lieutenant. Quelques tâches administratives, tout au plus, pour passer le temps. Paris et sa banlieue ont basculé en vigilance rouge canicule samedi, selon les prévisions de Météo-France. Alors, si l'activité de la caserne est plutôt calme vendredi matin, les pompiers de Ferrières-en-Brie se préparent à un week-end chargé: généralement, plus les jours de chaleur s'accumulent, plus le nombre d'interventions quotidiennes a tendance à augmenter. Au plus fort de la canicule exceptionnelle du mois de juin, Santé publique France a fait état d'une hausse de +29,1% du nombre de décès, soit 2.025 supplémentaires par rapport à la semaine précédente. "Insoutenable" A la caserne, les pompiers sont exceptionnellement autorisés, lors des périodes de fortes chaleurs, à revêtir une tenue plus légère -- un polo, un short et des baskets. Mais, sur le terrain, le code vestimentaire reste le même qu'à l'accoutumée. Sur les incendies, les tenues peuvent "vite devenir insoutenables" à porter car "les matériaux utilisés pour empêcher les brûlures empêchent aussi le corps de se refroidir. Ca peut mener à des coups de chaud", souligne le lieutenant Mercier. Afin d'éviter des malaises sur le terrain, le service départemental d'incendie et de secours de Seine-et-Marne (Sdis 77) a équipé récemment la caserne d'un "kit glace", un congélateur rempli de glaçons permettant aux pompiers de prendre un bain glacé en cas de besoin. Pour l'instant, les équipes n'y ont pas encore eu recours. En intervention, "on est toujours attentif à ce qu'ils font, on est toujours avec eux, au moyen radio", rappelle l'adjudant-chef Davy Mathiaux, qui vérifie systématiquement que les membres de son équipe "récupèrent", vont "se réhydrater" et "soufflent", avant de repartir. Outre des interventions éprouvantes, ce qui "pose le plus problème" en période de canicule, selon le sapeur Terry Sarloutte, "c'est la nuit". La caserne, construite en 2007, n'a pas été pensée pour conserver la fraîcheur. Dans les chambres, sous les toits et sans climatisation, où dorment les pompiers de garde, la température a dépassé les 35°C fin juin. "On prenait les matelas des lits et on les mettait ailleurs, là où il faisait le plus frais", dans la salle de sport, au foyer, dehors ou dans les voitures, se souvient le pompier volontaire. Certains ont apporté leur propre ventilateur, d'autres se réfugient au standard, seule petite salle fraîche de la caserne. C'est "le système D", résume le lieutenant Mercier. "Les nuits ne sont pas terribles. Et le lendemain, je dois prendre ma garde. Donc forcément, j'arrive un petit peu diminué", abonde l'adjudant-chef Mathiaux. Le "travail de nuit, quand vous ne vous reposez pas chez vous (...), ça atteint les corps et les esprits", a abondé lors d'une conférence de presse Sébastien Delavoux, du collectif CGT des Sdis, qui pointe un "manque de moyens". Pas de "droit de retrait", "pas de congé intempéries": pour les pompiers, "le service ne s'arrête jamais", souligne le syndicaliste.
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