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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

06.03.2026 à 13:15

Lufthansa mise sur l'Asie et l'Afrique face à la guerre au Moyen-Orient

FRANCE24
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"La forte concentration des flux de trafic mondiaux via les hubs du Golfe constitue un talon d'Achille géopolitique de plus en plus préoccupant", a jugé le président du directoire de Lufthansa, Carsten Spohr, lors d'une conférence de presse à Francfort, où l'entreprise a son siège social. Au moment où le conflit militaire avec l'Iran se poursuit et menace l'économie mondiale, Lufthansa prévoit d'augmenter ses capacités longs courriers, notamment vers et depuis l'Afrique et l'Asie, où la demande a "fortement augmenté" depuis le début des hostilités. Des augmentations de fréquences ou de nouvelles capacités sont prévues pour Singapour, Bangkok, Delhi et Shanghai, tandis que le groupe a relancé des vols vers Kuala Lumpur (Malaisie), marquant un retour en Asie du Sud-Est après plusieurs années de réduction. En Afrique, des vols supplémentaires sont notamment prévus vers Le Cap. Les combats en cours dans le Golfe ont conduit à l'arrêt des flux commerciaux dans le détroit d'Ormuz, où transite quelque 20% de la production mondiale de pétrole, entraînant une montée rapide des cours du brut, essentiel pour la production de kérosène. Le directeur financier de Lufthansa, Till Streichert, a assuré que le groupe était bien couvert contre les fluctuations du prix du kérosène, à hauteur de plus de 80% des besoins annuels, permettant "lorsque les prix baissent, de profiter de cette situation, mais aussi de nous couvrir dans un environnement de prix plus élevés". Il a cependant concédé qu'il faudrait bien "faire face à une facture de carburant plus élevée", en plus de la pression exercée par les nombreuses annulations de vols en cours et à prévoir. Parallèlement à ces ajustements commerciaux, Lufthansa organise des vols d'évacuation depuis le Moyen-Orient : dix ont déjà été effectués et d'autres sont en préparation. Flotte modernisée En 2025, Lufthansa a fait état d'un bénéfice net en légère baisse à 1,34 milliards d'euros, essentiellement en raison d'effets comptables, tandis que son chiffre d'affaires a atteint un plus haut historique, à 39,6 milliards d'euros, porté par une augmentation du nombre de passagers et de ses capacités. Son bénéfice d'exploitation ajusté (EBIT) a bondi de 19% à 1,96 milliards d'euros, au-delà des attentes des analystes, en partie grâce à la réduction des perturbations sur les vols par rapport à 2024 mais aussi grâce à la "forte disposition des passagers à payer pour des services annexes". Le groupe anticipe pour 2026 une poursuite de cette tendance avec un chiffre d'affaires en progression et un EBIT en "hausse significative". Par ailleurs, l'entreprise prévoit cette année une modernisation massive de sa flotte avec 45 nouveaux avions, soit presque un reçu par semaine. Cette décision s'inscrit dans un plus large plan de redressement de la principale compagnie du groupe allemand, Lufthansa Airlines, qui a retrouvé la rentabilité en 2025, avec un EBIT ajusté de 148 millions d'euros après une perte nette l'année précédente, signe que le programme commence à porter ses fruits. Selon Lufthansa, il a généré une contribution brute au profit de la compagnie de plus de 500 millions d'euros l'année dernière. Ce plan implique une réduction des coûts afin de renforcer la rentabilité: l'entreprise, qui fête cette année son 100e anniversaire, a annoncé fin septembre supprimer 4.000 postes d'ici à 2030, essentiellement en Allemagne. A l'horizon 2028-2030, Lufthansa vise une marge opérationnelle dans une fourchette située entre 8 et 10% et veut porter la part des avions de nouvelle génération à 58% de la flotte d'ici 2030, contre 27% en 2025.

06.03.2026 à 13:05

Municipales à Paris: Chikirou, l'obstacle persistant pour Grégoire dans sa course à l'Hôtel de ville

FRANCE24
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Depuis qu'elle s'est lancée dans la course à l'Hôtel de ville à l'automne, la députée LFI est créditée d'au moins 10% des intentions de vote dans les sondages, seuil nécessaire pour se qualifier au second tour. Avec une tendance à la baisse, "comme chez les autres candidats LFI dans la plupart des villes", relève pour l'AFP Jean-Yves Dormagen, président de l'institut Cluster 17. Le parti de Jean-Luc Mélenchon "pâtit de la logique du vote utile à mesure qu'on se rapproche de l'échéance car il y a très peu de villes où il est en situation de gagner", précise le politologue. Sophia Chikirou est aujourd'hui en-dessous du score de LFI aux élections européennes dans la capitale, mais se maintient suffisamment haut pour fragiliser Emmanuel Grégoire, à la tête d'une alliance inédite à gauche. Lui qui répète son refus d'alliance avec elle n'a pour l'instant "pas réussi son pari de la faire tomber sous les 10% en captant une partie de son opposition", à savoir les ex-Insoumis de l'Après, constate Anne-France Taiclet, enseignante chercheuse en sciences politiques. Le député PS fait la course en tête au premier tour dans les sondages, mais le second tour s'annonce au coude-à-coude avec sa rivale LR et MoDem Rachida Dati, dont le sort dépend de deux concurrents, Pierre-Yves Bournazel (centre-droit) et Sarah Knafo (Reconquête!). "L'électorat LFI est très loyal. Avec un score à plus de 10% il y aura forcément une fuite en faveur de Grégoire pour battre la droite mais sans doute limité. Si elle est en-dessous, ce sera plus massif", anticipe Stéphane Zumsteeg de l'institut Ipsos-BVA. - "Nazis à petits pieds" - Et si elle se maintient, "le choix implicite sera clair: faire battre Grégoire, même si les Insoumis ne le reconnaîtront jamais", pense le sondeur. "Il ne faut pas qu'un socialiste soit maire de Paris", déclarait-t-elle en début de campagne, où elle a multiplié les attaques contre l'ex-premier adjoint d'Anne Hidalgo, responsable à ses yeux d'une "gentrification" de la capitale. "C'est une candidature d'attaque, avec d'autres enjeux que parisiens", en l'occurrence la présidentielle, analyse Anne-France Taiclet. L'Insoumise a publié un visuel accusant la maire sortante Anne Hidalgo et Emmanuel Grégoire de la noyade d'un enfant et de violences sexuelles dans le périscolaire. Jean-Luc Mélenchon, dont elle est souvent décrite comme la compagne, a qualifié le député PS "d'infâme". Personnalité clivante, Sophia Chikirou a multiplié les polémiques. En février, elle a parlé de faire un "sourire kabyle" à un humoriste - terme se référant à une méthode d'égorgement pendant la guerre d'Algérie - et traité les journalistes de "nazis à petits pieds". "LFI parie sur une radicalisation qui va faire la différence avec l'électorat de gauche traditionnel", surtout dans les quartiers populaires de l'est où l'abstention est élevée, décrypte Philippe Moreau-Chevrolet, professeur en communication à Sciences Po. Et où la députée de 46 ans est bien implantée. Sur le terrain, la polémique sur la position des Insoumis après la mort du militant d'extrême droite radicale Quentin Deranque à Lyon ne semble pas avoir eu d'impact, à en croire les enquêtes d'opinion. "Ca a même remotivé les gens de gauche", témoigne une colistière de Danièle Obono, tête de liste dans le XVIIIe arrondissement. "La minute de silence à l'Assemblée a beaucoup heurté, ils ont eu le sentiment d'une inversion des valeurs", raconte sous couvert d'anonymat cette militante. "Le PS ne perçoit pas assez à quel point la montée du racisme est ressentie dans les quartiers populaires", ajoute Emile Meunier, élu écologiste qui a rallié LFI. L'impact des nouveaux écarts de Jean-Luc Mélenchon sur Epstein ou Glucksmann, qui ont renforcé les accusations d'antisémitisme à son égard, n'a pas encore été captés dans les sondages. "Dans cette élection, c'est plus la personnalité de Chikirou que celle de Mélenchon qui me pose problème", confie Mathieu, un habitant du XIXe arrondissement encore hésitant sur son vote, évoquant notamment sa mise en examen pour "escroquerie aggravée" dans l'enquête sur les comptes de campagne 2017 de Jean-Luc Mélenchon.

06.03.2026 à 13:03

Législatives au Népal: le parti du rappeur devenu maire de Katmandou en tête

FRANCE24
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Vingt-quatre heures après la clôture des bureaux de vote, le Rastriya Swatantra Party (RSP, centriste) menait la course dans plus de la moitié des 265 circonscriptions du pays, selon les premiers résultats partiels livrés au compte-gouttes par la commission électorale. Candidat au poste de Premier ministre, "Balen" Shah, 35 ans, était ainsi crédité d'une large avance dans celle, emblématique, de Jhapa 5, où il défie le chef du gouvernement contraint à la démission en septembre, le marxiste KP Sharma Oli, 74 ans. Avec le dirigeant du Congrès népalais, Gagan Thapa, 49 ans, les deux hommes se disputent la tête du pays et leur parti la majorité des 385 sièges de la Chambre des représentants, attribués selon un panachage de vote majoritaire et de scrutin proportionnel. Malgré ces premières indications, l'issue du scrutin, présenté comme le plus ouvert disputé au Népal depuis la fin de la guerre civile (1996-2006), reste indécise. La composition de la nouvelle chambre basse du Parlement et le nom du nouveau chef du gouvernement ne pourraient être connus que dans plusieurs jours, anticipent la plupart des analystes politiques. A Jhapa, les partisans de Balendra Shah se sont rassemblés devant le centre de dépouillement, protégé par des véhicules blindés de l'armée, pour suivre en direct le lent décompte des bulletins de vote. "Vieux dirigeants" "De toute ma vie, je n'ai jamais vu une élection pareille, avec autant d'énergie, d'enthousiasme et d'espoir", a confié un électeur, Ganesh Timsina, 68 ans. "Nos vieux dirigeants protégeaient les corrompus, il serait désormais bon que tout cela change." "Je veux que mes enfants aient leur chance ici au Népal et j'espère que le nouveau gouvernement pourra la leur offrir", a renchéri Ramesh Baniya, un mécanicien de 40 ans contraint, comme plus de deux millions de Népalais, de s'expatrier pour trouver un emploi. L'accès à l'emploi et la fin de la corruption des élites constituaient les principales exigences de la "révolution" qui a agité le pays les 8 et 9 septembre derniers, partie du refus du blocage des réseaux sociaux. Au moins 77 personnes y ont été tuées, des centaines d'autres blessées et de nombreux bâtiments publics ou commerces incendiés ou pillés, selon le bilan officiel. La cheffe du gouvernement provisoire nommée dans la foulée, l'ancienne magistrate Sushila Karki, s'est réjouie jeudi du bon déroulement du scrutin. "Félicitations au peuple du Népal pour le succès de cette élection pacifique (...) qui offre au pays une issue démocratique et constitutionnelle", a-t-elle soulignée après la clôture des bureaux de vote. Près de 19 millions d'électeurs, dont près d'un million de nouveaux inscrits, étaient appelés aux urnes pour ces législatives. Le taux de participation a atteint 59%, a indiqué la commission électorale. D'importants effectifs de la police et de l'armée ont été déployés dans tout le pays pour assurer la sécurité des opérations électorales.

06.03.2026 à 12:57

Charente-Maritime: l'érosion d’une plage engendre la coupe d'une centaine d'arbres

FRANCE24
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Dans la zone, le trait de côte recule d'environ 10 à 15 mètres par an et les tempêtes hivernales ont abimé les arbres de la forêt des Combots d'Ansoine qui bordent la plage de la Lède fréquentée par des milliers d'estivants chaque année. "Nous devons couper et évacuer les arbres pour sécuriser les usagers, car ils menacent de tomber sur la plage", a expliqué mercredi Samuel Gendrillon, technicien forestier de l'Office national des forêts (ONF), lors d'un point-presse devant la dune "totalement anéantie par les tempêtes successives". Une "centaine" de pins maritimes sont ainsi en train de disparaître du paysage sur une "bande de 900 mètres de long et 20 mètres de profondeur", composée également d'un sous-étage de chênes verts et autres végétaux. "Il s'agit aussi d'empêcher qu'ils partent à l'océan, ce qui pourrait créer des chocs avec les bateaux ou les parcs ostréicoles", dans cette zone proche de Marennes-Oléron, a ajouté M. Gendrillon. Pour Jean-Michel Laloue, technicien au Conservatoire du littoral, propriétaire de la forêt, "c'est un crève-cœur d'évacuer ces arbres mais nous n'avons pas le choix". "C'est de l'adaptation au changement climatique. Nous ne réglons pas le problème, mais ses conséquences", ajoute-t-il, précisant garder les racines des arbres coupés afin de "retenir le sable". Selon l'ONF, "cette mise en lumière va permettre à la végétation de réapparaître sur la dune grise", qui fait office de zone tampon entre la plage et la forêt, "d'où l'importance de ne pas piétiner les dunes". "C'est un lieu que nous voyons changer. Nous suivons ces problématiques d'érosion de très près mais nous constatons qu'à chaque fois, c'est la mer qui gagne", a déclaré Isabelle Prud'homme, adjointe au maire de Saint-Palais-sur-Mer venue constater l'avancée du chantier, qui modifie le panorama du site, en le dénudant d'une partie de bordure forestière. Selon l'élue, une piste cyclable voisine a également "perdu 12 mètres" au cours de l'hiver, nécessitant une déviation.

06.03.2026 à 12:47

Venezuela : "La nuit, l’est du pays brille plus que Caracas à cause du torchage de gaz"

Chloé LAUVERGNIER
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C’est un manque à gagner considérable pour l’économie du Venezuela : le torchage de gaz. Il consiste à brûler le gaz naturel émis lors de l’extraction du pétrole, sans le valoriser, un procédé massif dans le nord-est du pays. C’est ce que déplorent nos Observateurs, qui soulignent aussi l’impact de cette pratique pour l'environnement et la santé.
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C’est un manque à gagner considérable pour l’économie du Venezuela : le torchage de gaz. Il consiste à brûler le gaz naturel émis lors de l’extraction du pétrole, sans le valoriser, un procédé massif dans le nord-est du pays. C’est ce que déplorent nos Observateurs, qui soulignent aussi l’impact de cette pratique pour l'environnement et la santé.
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