Lien du flux RSS
Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

09.02.2026 à 07:35

JO : Valentin Foubert, "artiste" et perfectionniste de la voltige

FRANCE24
img
Dans la tête du voltigeur de 23 ans, c'est un combat perpétuel contre une tendance "à la négativité". Fils d'une enseignante-chercheuse en psychologie, il a lui même entrepris un travail avec un préparateur mental pour chasser les mauvaises ondes. "C'est plus un travail de confiance en soi, de positivité, puisque je suis une personne assez négative dans la vie de tous les jours aussi", explique-t-il dans un entretien accordé à l'AFP, avant les JO. Car en haut du tremplin, "le mental est aussi important que le physique" assure le membre du club de Courchevel, site qui accueillera dans quatre ans les épreuves des JO organisés dans les Alpes françaises. Dans la tête, il peut y avoir de la peur, explique-t-il, mais pas d'une chute, plutôt une peur de l'échec dans son cas. "A la barre (de départ, en haut du tremplin, ndlr), je ne suis pas tout le temps bien parce que c'est ce moment de stress de savoir si je suis mentalement prêt. Il y a toutes ces idées qui vont arriver, qui me disent que je n'ai pas assez bossé, que ça ne va pas le faire", explique Foubert. "Donc, pour moi, à ce moment-là, c'est plus un combat mental. Mais à partir du moment où je lâche la barre, généralement, c'est quand même assez agréable", dit-il. Ces mauvaises ondes rendent "un peu fou mon coach", Nicolas Dessum, l'entraîneur de l'équipe de France, dit-il. "C'est un peu compliqué, sachant que c'est une personne très positive, qui va chercher plutôt les bonnes que les mauvaises choses", poursuit Foubert. "Du coup, c'est sûr que c'est toujours un peu compliqué des fois quand je suis têtu et que je vais d'abord voir le côté négatif", ajoute ce petit gabarit (1,65 m). Saut "au feeling" Dessum dit de son poulain qu'il a "un petit côté artiste" dans le sens où "ce n'est pas le sportif de haut niveau qu'on peut imaginer, standard, qui fait tout bien tout le temps, qui maîtrise tout, qui calcule tout". Foubert, lui, saute "un peu au feeling" (à l'instinct) mais "quand il fait les choses, il les fait à fond", poursuit le premier Français lauréat d'une étape de Coupe du monde, à Sapporo en 1995. "Et puis après, humainement, c'est quelqu'un qui, quand il a décidé quelque chose, est capable d'aller au bout de ce qu'il entreprend" et de "réussir des choses impressionnantes". Comme en novembre à Ruka (Finlande) où cet amateur de jeux vidéos, en particulier des simulateurs de vol, a décroché une inattendue cinquième place, meilleur résultat pour un Français en Coupe du monde depuis neuf ans. Foubert a fait encore mieux en décembre à Klingenthal (Allemagne) en échouant au pied du podium. Depuis, il n'a plus autant briller. Mais, pour le directeur des équipes de France Etienne Gouy, il reste "le maillon fort" de Bleus, devant Jules Chervet et Enzo Milesi, qui vivent eux aussi leurs premiers Jeux à 22 ans. Lundi lors de l'épreuve sur petit tremplin, Foubert espère au mieux figurer dans le Top 10. Pour y arriver, l'essentiel sera avant tout "de ne pas trop réfléchir" avant le grand saut.

09.02.2026 à 07:35

JO: Cizeron et Fournier Beaudry, un couple en "Vogue"

FRANCE24
img
"Il y a eu un moment où j'ai dit: +Est-ce qu'on n'aurait pas placé la barre trop haut?+", reconnaît à l'AFP Guillaume Cizeron en souriant. Lundi sur la glace milanaise, les deux patineurs entrent dans les choses sérieuses en présentant leur danse rythmique lors du premier acte de la compétition de danse sur glace. La danse libre est ensuite programmée mercredi pour le couple, qui tente le pari fou de décrocher l'or olympique alors qu'il patine ensemble depuis à peine un an. Le voguing, une danse d'inspiration urbaine née dans les communautés queer de New York, a été popularisé par Madonna avec son tube "Vogue" accompagné de son clip iconique signé David Fincher. Et c'est justement sur le célèbre refrain de la reine de la pop, idéal pour illustrer le thème imposé des années 1990, que les Français évolueront lundi, dans un programme qu'ils ont eu l'occasion de répéter vendredi lors de l'épreuve par équipes et qui leur a valu 89,98 points, record personnel à la clé. "Aspect intellectuel" Sur la glace milanaise, ils se présentent au public et aux juges lui dans une combinaison noire sans manche, elle dans un corset rose évoquant le bustier conique de Madonna façon Jean-Paul Gaultier, et pour les deux, les bras couverts de longs gants noirs qui accentuent visuellement les mouvements de bras, un élément central du voguing. "C'est une danse qui est basée sur un contrôle total et une dissociation des bras", explique Cizeron. "Ça vient chercher soit des angles, soit une ondulation, un peu toutes les possibilités graphiques que tu peux faire avec tes bras." Cet "aspect intellectuel" de la danse a été particulièrement "satisfaisant" à explorer, estime le couple. "On trouvait ça intéressant de ne pas seulement faire un thème des années 90 et juste bouger dessus. On voulait choisir un style de danse que le commun des mortels n'est pas capable de faire", poursuit le champion olympique 2022. "On est quand même des danseurs professionnels, donc on voulait un challenge", Laurence Fournier Beaudry, sa nouvelle partenaire depuis un an, confirme: "C'était un gros challenge technique, mais on est très contents. Je pense que ça va donner un peu un +edge+. Ça donne quelque chose de très différent de tous les autres couples, parce qu'on a mis un autre thème à l'intérieur du thème qui nous a été donné." "On a un peu amplifié le thème pour aller chercher quelque chose de raffiné aussi, quelque chose de réfléchi et d'artistiquement intéressant." "Complexité" Pour le couple, le défi principal a été d'incorporer les mouvements de bras dans une chorégraphie percutante lors des déplacements sur la glace. Pour cela, ils ont fait appel à un spécialiste, le Brésilien Bieel Morales. "Bieel a chorégraphié les bras, (notre entraîneuse) Marie-France (Dubreuil) a chorégraphié les pieds, et on a mis ça ensemble." "C'est toute la complexité de la chose", complète leur autre entraîneur Romain Haguenauer. "Le voguing, c'est une danse qui a un effet de manière en deux dimensions. Dès que tu fais du voguing en tournant, ça devient un petit peu moins impactant. Donc c'est pour ça qu'on a fait des choix pour placer les mouvements de bras vraiment marquants à bon escient." Pour viser l'or à Milan, Cizeron et Fournier Beaudry, récemment sacrés champions d'Europe, vont devoir produire une danse rythmique de haut niveau face à ceux qui sont largement considérés comme leurs principaux rivaux, les Américains Madison Chock et Evan Bates, triples champions du monde en titre. Vendredi, lors de l'épreuve par équipes, Chock et Bates, qui proposent une danse électrique sur la voix sensuelle de Lenny Kravitz, ont devancé les Français d'un peu plus d'un point.

09.02.2026 à 07:25

"Je veux rentrer": abandonnés au Cap-Vert, les marins indonésiens veulent leur salaire

FRANCE24
img
A 47 ans, ce mécanicien de marine fait partie d'un nombre croissant de travailleurs migrants abandonnés par les armateurs, qui bafouent leurs obligations et abandonnent les équipages sans les payer. "Ma famille pleure parce que je n'arrive pas à gagner d'argent. Mes enfants et ma femme en ont besoin pour manger", se lamente Surono, joint par l'AFP sur le navire. "Nous avons travaillé sans relâche en mer. Comment pouvons-nous être abandonnés comme ça ?", déplore cet homme qui comme beaucoup d'Indonésiens ne porte qu'un seul nom. Surono a pris l'avion depuis l'Indonésie pour la Namibie en mars 2025 afin d'embarquer sur le Novo Ruivo, un thonier battant pavillon portugais. Mais peu après avoir accosté à Porto Grande, au Cap-Vert, en septembre, pour décharger le produit de la pêche, le propriétaire du navire a pris la fuite, emportant les passeports de l'équipage et sans régler les salaires. Après la campagne de pêche et les cinq mois bloqué à Porto Grande, dans la baie de Mindelo, l'armateur a désormais une dette de 13.200 dollars affirme Surono, dont le salaire mensuel est de 1.200 dollars. Sans cet argent, sa famille qui vit à Tegal, sur l'île de Java, fait face à de graves difficultés financières. "Pour survivre, je suis obligée de m'endetter", a confié à l'AFP son épouse Kiki Andriani, 38 ans. "Je veux que mon mari rentre, mais s'il revient sans son salaire, une année entière de travail aura été perdue". - 6.200 marins abandonnés - Selon l'Organisation internationale du Travail (OIT), un navire est considéré comme abandonné en fonction de certains critères, notamment lorsque l'armateur ne prend pas en charge les frais de rapatriement de l'équipage, rompt tout contact avec celui-ci et ne verse pas les salaires pendant au moins deux mois. Selon des chiffres de la Fédération internationale des ouvriers du transport (ITF) publiés le mois dernier, le nombre d'abandons a fortement augmenté ces dernières années, bondissant de plus de 30% en 2025, avec quelque 6.200 marins de toutes nationalités bloqués à bord de 410 navires. Surono a contacté l'ITF qui a signalé le navire abandonné aux autorités. "Nous leur avons proposé de les rapatrier dès le premier jour, mais ils ont refusé car ils craignent de ne pas recevoir leur argent", explique à l'AFP Gonzalo Galan, l'inspecteur de l'ITF chargé de l'affaire. Le dernier recours de l'équipage consiste à obtenir une ordonnance du tribunal pour saisir et vendre le bateau afin de couvrir les dettes du propriétaire, une option que l'ITF étudie actuellement. armateur espagnol Contacté par l'AFP en Espagne, l'armateur espagnol Javier Martinez, assure qu'il ne dispose pas des fonds nécessaires pour régler les salaires mais qu'il s'efforce de résoudre le problème. "Ils n'ont pas été abandonnés. Ils ont tout ce dont ils ont besoin à bord du bateau : électricité, eau potable et nourriture", affirme-t-il. "Vous croyez que je ne suis pas encore plus pressé qu'eux de résoudre ce problème ? Le fait que le bateau soit stationné là me coûte énormément d'argent", ajoute-t-il, assurant verser 50 euros de temps en temps à chaque marin, ce qui permet de payer les appels téléphoniques et un peu de nourriture. Selon Surono, l'équipage, composé de six Indonésiens et de six Angolais, se nourrit principalement de riz et d'aliments surgelés. Les travailleurs du secteur de la pêche sont couverts par la convention n°188 de l'OIT, une réglementation très faible et mal appliquée, juge M. Galan. "En substance, cela prévoit simplement qu'un pêcheur doit avoir un contrat de travail écrit et que les salaires doivent être versés à intervalles réguliers, mais cela ne précise pas la fréquence de ces versements", précise-t-il. L'agence de recrutement indonésienne qui a embauché Surono a accepté la semaine dernière de lui verser la moitié de son salaire, mais il est peu probable qu'il touche un centime de plus s'il quitte le navire, ajoute M. Galan. "Je veux faire respecter mes droits. Nous avons travaillé et nous réclamons nos salaires car nous avons des familles", confie encore Surono.

09.02.2026 à 07:23

NBA: les Knicks s'imposent largement chez les Celtics, Leonard grandiose avec 41 points

FRANCE24
img
. Les Knicks frappent fort à Boston Ce choc de haut de tableau de la conférence Est a rapidement et largement tourné en faveur des Knicks, vainqueurs 111 à 89. Les visiteurs ont été portés par leur meneur Jalen Brunson, auteur de 31 points et 8 passes, face aux 26 points de Jaylen Brown. Les "C's", qui restaient sur cinq succès, sont dépassés à la deuxième place à l'Est par les Knicks, qui possèdent désormais le même bilan (34v-19d). Le Français Mohamed Diawara a inscrit 10 points en sortie de banc et été élu "meilleur défenseur du match" pour son travail face à Jaylen Brown. . Kawhi Leonard en grande forme Régulier depuis deux semaines, Kawhi Leonard a brillé avec 41 points, 8 rebonds et 4 interceptions pour mener les Los Angeles Clippers au succès 115 à 96 sur le parquet des Minnesota Timberwoles. S'ils ont envoyé un signal fort en direction d'une reconstruction en transférant James Harden et Ivica Zubac cette semaine, les Clippers voient qu'ils peuvent encore compter sur leur double champion NBA, aux saisons gâchées par des blessures ces dernières années. Les Clippers grimpent ainsi au 9e rang à l'Ouest (25v-27d) en position de barragiste. Leonard a notamment réussi trois interceptions de suite en début de partie. "Je voulais commencer fort et donner le ton en défense", a-t-il déclaré. Face à lui, Anthony Edwards a dû se contenter de 23 points. Le pivot français Rudy Gobert a compilé 10 points et 7 rebonds pour les Wolves, Nicolas Batum inscrivant 3 points pour les visiteurs.

09.02.2026 à 06:55

Au Bangladesh, dernier jour de campagne avant les législatives de jeudi

FRANCE24
img
Plus de 127 millions d'électeurs sont appelés jeudi aux urnes pour élire les 350 membres du Parlement, au terme d'une transition d'un an et demi agitée par les difficultés économiques et les tensions politiques. Le parti de Mme Hasina déclaré hors-la-loi, ses deux principaux rivaux, le Parti nationaliste du Bangladesh (BNP) et les islamistes du Jamaat-e-Islami, sont présentés comme les grands favoris du scrutin. Dans un quartier de la capitale Dacca au cœur des émeutes qui ont fait tomber la "bégum de fer", le chef du Jamaat, Shafiqur Rahman, a repris dimanche le flambeau des manifestants et promis d'éradiquer la corruption. "Une partie des opprimés s'est changée en oppresseurs dès le lendemain du 5 août (2024)", a-t-il lancé devant des milliers de partisans. "Les gens ordinaires, les commerçants et même les mendiants en ont assez!" Longue barbe blanche débordant sur son qamis de même couleur, Shafiqur Rahman, 67 ans, a connu la prison sous le règne autocratique de Sheikh Hasina (2009-2024) et espère profiter du retour en force de son parti sur la scène politique bangladaise. En cas de victoire, il espère prendre la tête du premier gouvernement islamiste de l'histoire du pays. Le Jamaat-e-Islami a pris la tête d'une coalition qui inclut le nouveau Parti national des citoyens (NCP), fondé par une des figures de la contestation, Nahid Islam. "Si vous m'élisez, je me consacrerai entièrement au développement de ce quartier", a-t-il lancé dimanche sur la même estrade que le Dr Rahman. "Vive la révolution!", "Liberté, liberté!", a répondu la foule. "L'un des nôtres" Au milieu de cette assemblée presqu'entièrement masculine, Mohammed Harun, 65 ans, dit ne plus avoir voté depuis 17 ans. "Nous voulons vivre en paix et heureux. Et ça, je crois que seul un gouvernement du Jamaat peut nous l'assurer." "On a vu passer beaucoup de dirigeants d'autres partis", a renchéri Abdullah al-Rahat, un étudiant de 21 ans, "ceux du Jamaat sont les seuls honnêtes et humbles". Même ferveur, même sonorisation assourdissante et même joyeuse cohue quelques heures plus tard à Mirpur, un autre quartier de la capitale, lorsque le chef du BNP Tarique Rahman fait son entrée sur scène, protégé par l'unité d'élite de la police bangladaise. Micro en main, il a refusé de s'en prendre à son rival islamiste, dont des propos sur la place des femmes ont nourri l'inquiétude pendant la campagne. "Ca ne changera rien au sort des Bangladais", a plaidé le candidat. Tarique Rahman, 60 ans, a préféré dérouler ses plans sur l'éducation des filles, l'aide sociale ou le soutien aux agriculteurs ou aux travailleurs migrants. Fils de l'ex-Première ministre Khaleda Zia, il a quitté prestement son exil britannique - il vivait à Londres depuis 17 ans - à sa mort le mois dernier pour reprendre le flambeau de la dynastie politique familiale, et la tête de la campagne du BNP. "Son candidat (dans cette circonscription) est l'un des nôtres", a souligné, enthousiaste, l'un de ses partisans, M.A. Rahman, un fonctionnaire à la retraite de 76 ans. "Il sait nos espoirs et nos peines, il comprend les problèmes auxquels nous sommes confrontés au quotidien". Les deux principaux prétendants au poste de Premier ministre doivent multiplier les réunions publiques tout au long de la journée de lundi à Dacca, et s'exprimer en soirée une dernière fois à la télévision nationale. De son exil indien, Sheikh Hasina n'a donné aucune consigne de vote aux électeurs de son parti, la Ligue Awami, qui détenait l'écrasante majorité des sièges dans le Parlement dissous à sa chute. Leur participation et leur choix constituent l'une des principales inconnues du scrutin de jeudi.
10 / 15

 

  GÉNÉRALISTES
Le Canard Enchaîné
La Croix
Le Figaro
France 24
France-Culture
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP / Public Senat
Le Media
La Tribune
Time France
 
  EUROPE ‧ RUSSIE
Courrier Europe Centrale
Desk-Russie
Euractiv
Euronews
Toute l'Europe
 
  Afrique du Nord ‧ Proche-Orient
Haaretz
Info Asie
Inkyfada
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
L'Orient - Le Jour
Orient XXI
Rojava I.C
 
  INTERNATIONAL
CADTM
Courrier International
Equaltimes
Global Voices
I.R.I.S
The New-York Times
 
  OSINT ‧ INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
Global.Inv.Journalism
 
  MÉDIAS D'OPINION
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
Hors-Serie
L'Insoumission
Là-bas si j'y suis
Les Jours
LVSL
Politis
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Reseau Bastille
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Catastrophes naturelles
Conspis
Culture
Curation IA
Extrême-droite
Human Rights Watch
Inégalités
Information
Justice fiscale
Liberté de création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie
🌞