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Chaîne de service public - Actualité internationale.

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20.06.2026 à 15:07

FRANCE24
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La collision a eu lieu vendredi en fin d'après-midi au sud de Bedford, ville située à environ 90 kilomètres au nord de la capitale britannique, selon la compagnie East Midlands Railway (EMR). L'accident a impliqué deux trains d'EMR, dont l'un a percuté l'arrière de l'autre. Des images montrent la locomotive du deuxième train encastrée dans le dernier wagon du premier train. "Malheureusement, le conducteur de l'un des trains est décédé dans la collision", a déclaré samedi lors d'une conférence de presse Lucy D'Orsi, cheffe de la police des transports britannique. "Plus de 80 personnes ont été prises en charge à l'hôpital hier (vendredi) soir. Ce (samedi) matin, 28 d'entre elles sont toujours hospitalisées, dont neuf dans un état critique", a-t-elle ajouté. Les raisons de l'accident ne sont pas connues. Lucy D'Orsi a appelé à s'abstenir "de toute spéculation". Des enquêteurs spécialisés de la police des transports britannique travaillent en collaboration avec leurs collègues de la Direction des enquêtes sur les accidents ferroviaires afin de "déterminer ce qui s'est passé", a-t-elle dit. "Réseau ferroviaire ancien" La ministre des Transports Heidi Alexander a déclaré dans la nuit de vendredi à samedi qu'il était "trop tôt" pour connaître les causes de l'accident, affirmant que les trains britanniques étaient "parmi les plus sûrs du monde". "Nous veillerons à ce qu'une enquête approfondie soit menée afin de (...) tirer les leçons qui s'imposent pour qu'un tel incident ne se reproduise plus jamais", a-t-elle ajouté. Un passager, Brett Byatt, a fait part de sa colère à la BBC. "Le problème, c’est que nous avons l'un des réseaux ferroviaires les plus anciens et que les pannes de signalisation sont fréquentes", a-t-il critiqué. Il a raconté avoir entendu "un boum" puis des "cris et gémissements de douleur". Lui n'a pas été blessé, contrairement à "probablement 90% des personnes" dans son wagon. Il a décrit des passagers qui "ne pouvaient pas se tenir debout ou ne pouvaient pas bouger le cou" et a raconté avoir vu une femme avec la jambe cassée. "Nous étions à l'arrêt quand, soudain, nous avons été violemment percutés par l'arrière", a témoigné auprès de la BBC un autre passager, Paul Calvin. Son train roulait à destination de la gare de St Pancras à Londres. Le roi Charles III est "profondément attristé" par cet accident, a indiqué un porte-parole du palais de Buckingham. "Ses pensées vont à la famille de la victime ainsi qu'à toutes les personnes blessées ou touchées par cet événement tragique", a-t-il ajouté. "C’est une journée profondément triste pour la communauté ferroviaire", a déclaré le directeur d'EMR, Will Rogers, lors de la conférence de presse. En septembre 2023, plusieurs personnes avaient été blessées après la collision de deux trains en gare d'Aviemore, dans les Highlands écossais. Trois ans plus tôt, en août 2020, un train matinal reliant Aberdeen à Glasgow avait déraillé, tuant trois personnes près de la ville de Stonehaven, dans le nord-est de l'Ecosse, après un glissement de terrain provoqué par de fortes pluies.

20.06.2026 à 14:49

FRANCE24
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Les joueurs et le sélectionneur se sont succédé devant les médias pour afficher leur sérénité malgré l'immense contre-performance inaugurale contre le Cap-Vert (0-0), 64e nation Fifa. "On n'a jamais de doutes. On connaît le niveau qu'ont l'effectif et le staff et il faut toujours faire confiance", a assuré vendredi Pau Cubarsi. Et le défenseur central du FC Barcelone d'insister: "on ne sort pas d'un grand match, mais on a les batteries rechargées, on a très envie de montrer un bon niveau". Fidèle à sa ligne consistant à défendre ses joueurs, contre vents et marées, le sélectionneur Luis de la Fuente a livré le même message dès lundi: "nous n'avons pas eu la justesse dans les dernières passes et il s'est passé cela, mais rien qui doive susciter des doutes ou une inquiétude excessive". Contre l'Arabie saoudite à Atlanta, la Roja aura seulement "besoin d'un peu plus de grinta, plus de hargne devant le but, mais surtout de donner un peu plus de vitesse au ballon pour fatiguer davantage l'adversaire, pour trouver plus d'espaces. On doit faire la même chose, mais avec un tout petit peu plus d'intensité", a listé Cubarsi. Infirmerie et transferts Derrière les discours bien calibrés, se cache une pression bien réelle pour les favoris de cette Coupe du monde, tenus de se relancer pour éviter la crise. Ne pas parvenir à marquer face à un si faible adversaire que le Cap-Vert, avec l'armada dont dispose la Roja même sans Lamine Yamal au coup d'envoi, reste un sacré accroc. Mardi, au lendemain du match, les visages étaient plus fermés que les jours précédents. L'ambiance était davantage détendue vendredi lors d'une séance sous la chaleur et l'humidité de Chattanooga (Tennessee). Mais deux éléments troublent la quiétude de l'Espagne dans le bois verdoyant qui entoure les terrains de la Baylor School, son camp de base: les joueurs diminués physiquement et le marché des transferts. Depuis le début du Mondial, il y a déjà eu la signature de Marc Cucurella au Real Madrid, celle de Victor Munoz à Liverpool, et c'est désormais Alex Grimaldo qui pourrait quitter le Bayer Leverkusen, selon plusieurs médias. Mais le sélectionneur l'affirme: ses hommes ont l'habitude et ne sont pas perturbés par cette actualité. Yamal pas à 100% L'autre sujet de discussion, voire d'inquiétude, c'est la forme physique de plusieurs des cadres espagnols, à commencer par celle du prodige Lamine Yamal, indispensable à l'équipe du haut de ses 18 ans. Malgré sa vingtaine de minutes prometteuses en fin de match contre le Cap-Vert, qui avait fait du bien à l'attaque amorphe de la Roja, le Barcelonais n'est pas assez remis d'une blessure à la cuisse pour jouer un match entier. "C'est très tôt, c'est inutile, je suis en pleine période d'adaptation, ce n'est pas le moment de disputer un match entier, mais je peux jouer les minutes que le coach voudra", a déclaré l'ailier, qui n'avait plus joué depuis le 22 avril, à la télévision publique espagnole (RTVE). Dimanche, il pourrait jouer "une heure", a indiqué Luis de la Fuente à la radio Cope, sans préciser s'il débuterait comme titulaire ou entrerait en cours de match. La situation de Nico Williams, l'autre ailier percutant, est identique. De retour d'une blessure au pied, Mikel Merino ne s'est pas entraîné mardi et Victor Munoz a rechuté après une blessure musculaire.

20.06.2026 à 14:43

FRANCE24
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L214, association de défense des animaux utilisés comme ressources alimentaires, a mené cette action surprise dans l'hypermarché de Villiers-en-Bière près de Melun. Sa porte-parole, Marine Le Tallec, 27 ans, jointe par l'AFP, a rapporté qu'une centaine de portraits d'animaux avaient été brandis solennellement dans les rayons de viande et charcuterie, tels ceux d'"un cochon mutilé dès sa naissance" ou d'"un lapin enfermé à vie". L214 assure qu'ils ont été photographiés lors de ses enquêtes "dans des élevages approvisionnant directement Carrefour ou des marques vendues par l’enseigne". L'association entendait dénoncer "la mise à mort de plus de 100 millions d’animaux par an" pour les approvisionnements de Carrefour. Pendant l'épisode de canicule en France, Marine Le Tallec a appelé à "ne pas oublier les animaux dans les élevages intensifs, tels les poulets qui supportent mal la chaleur et peuvent mourir par dizaines de milliers". "Diviser de moitié le nombre d'animaux tués permettrait de réduire de 35% les gaz à effet de serre, mesure prioritaire pour lutter contre le réchauffement climatique", a-t-elle argumenté. La directrice de L214, Brigitte Gothiere, 53 ans, a affirmé à l'AFP que "dans cet hypermarché immense, il y a un rayon jambon qui fait une dizaine de mètres, avec l'impression d'un très grand choix, alors que 95% des cochons sont élevés de la même façon, sans aucun accès à l'extérieur, sur les sols ajourés (caillebotis), les truies enfermées dans des cases où les petits tètent à travers les barreaux". Sollicité en réaction, Carrefour a déclaré à l'AFP que "le combat pour le bien-être animal est essentiel pour mieux nourrir les Français mais ne doit pas servir de cheval de Troie pour diaboliser l'élevage ou imposer brutalement la fin de la viande à des millions de citoyens, comme nous le demande L214". Deuxième distributeur français derrière E.Leclerc, le groupe a regretté d'avoir été ciblé par l'association, faisant par exemple valoir "l'affichage du score AEBEA (Association étiquette bien-être animal) sur son offre de poulet Carrefour". Le distributeur s'est cependant dit "prêt à coconstruire un plan global d'amélioration" avec l'association, assurant avoir déjà, "comme lui demandait L214, calculé son ratio de protéines végétales qui représente plus du tiers de ses ventes aujourd’hui".

20.06.2026 à 14:43

FRANCE24
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L'écrivain franco-algérien a pris place au premier rang sous les acclamations, a constaté un journaliste de l'AFP. Il s'est ensuite exprimé à la tribune devant les plus de 4.000 personnes attendues au Parc floral de Paris. Quand j'étais incarcéré, "il y a un nom qui est entré en prison, qui est devenu immédiatement célèbre. Il est devenu même le héros de la prison où j'étais et de toutes les prisons algériennes. Il s'appelait Bruno Retailleau (...), il combattait le régime" algérien, a-t-il relaté. Boualem Sansal "est plus qu'un symbole puisqu'il est devenu une légende", a réagi quelques minutes plus tard Bruno Retailleau qui avait prôné, lorsqu'il était ministre de l'Intérieur, la mise en place d'un "rapport de force" avec Alger pour obtenir sa libération. Vendredi sur LCI, l'écrivain a apporté son soutien au candidat des Républicains dont il vante les mérites: "très probablement, je voterai pour Bruno Retailleau", a-t-il affirmé. "C'est mon ami, je l'aime beaucoup. Il n'a aucune méchanceté. Il n'a pas le sens du complot". La présence de l'auteur de "La Légende", livre paru début juin chez Grasset, maison d'édition appartenant au milliardaire conservateur Vincent Bolloré, devrait permettre à Bruno Retailleau de prendre une fois de plus ses distances lors de son discours avec la macronie et rappeler qu'il n'était pas parvenu à convaincre le chef de l'Etat de hausser le ton avec l'Algérie. Lorsqu'il était à Beauvau, le Vendéen s'en était pris frontalement au régime algérien pour son refus de libérer l'écrivain, présenté comme un symbole de la liberté d'expression en Algérie, et de reprendre ses citoyens sous OQTF (obligation de quitter le territoire français).

20.06.2026 à 13:49

FRANCE24
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Lors d'une représentation unique samedi soir, à guichet fermé, l'Opéra national de Grèce revient pour la première fois depuis 65 ans dans cet amphithéâtre du IVe siècle avant Jésus-Christ, à 200 kilomètres d'Athènes, réputé pour son exceptionnelle acoustique. Cette tragédie lyrique qui voit Médée, figure de la mythologie grecque éperdue de fureur et de désespoir, tuer ses enfants, ouvre l'édition 2026 du festival d'Athènes et d'Epidaure. Et c'est la mezzo-soprano italienne Anna Pirozzi qui interprète le rôle-titre de "Médée", de Luigi Cherubini, inspiré de la tragédie d’Euripide et tiré à l'époque de l’oubli grâce à Maria Callas. La chanteuse lyrique marche ainsi dans les pas de "la "diva assoluta" dans cette "production légendaire" qui, en 1961 dans ce même site archéologique, avait "suscité un immense enthousiasme" bien au-delà de la Grèce, rappelle le directeur artistique de l'Opéra national de Grèce, Giorgos Koumendakis. Gestes dramatiques "Je ne veux pas copier, je ne veux pas imiter" Maria Callas, a confié à l'AFP Anna Pirozzi, dans sa loge, peu avant la répétition générale jeudi. Pourtant, ajoute l'artiste, "j'adore (...) comment elle interprète le rôle. J'ai pris quelques gestes qu'elle a fait en 1961 car je pense qu'ils sont très dramatiques". "Maria Callas et Anna Pirozzi ont la même vérité dans le chant, dans le jeu", renchérit le metteur en scène, Panaghis Pagoulatos. "Mais ce n'est pas du tout la même personnalité, ce n'est pas du tout la même voix". Cette époustouflante reconstitution, qui a enthousiasmé le public venu assister à la répétition générale, s’inscrit dans la thématique de l’année de l’institution grecque, "de l’héritage du passé à l’opéra de l’avenir". Des décors aux costumes en passant par la lumière, chaque détail de ce travail de recherches titanesque a été pensé pour restituer le plus fidèlement la production de 1961. "La principale difficulté était de parvenir à saisir l’esthétique de l’époque et à la faire entrer dans le présent sans qu’elle ne paraisse (...) décalée", a expliqué Giorgos Koumendakis. Les équipes artistiques, qui ont travaillé durant trois ans sur ce projet unique, se sont servies des cahiers du metteur en scène grec de l'époque, Alexis Minotis, et des dessins de son compatriote, Yannis Tsarouchis, qui en réalisa les costumes et les décors. Nous disposions ainsi de notes "sur les chœurs, sur la chorégraphie, sur les figurants mais pas sur les solistes", selon Panaghis Pagoulatos qui est également directeur de casting de l'Opéra national de Grèce. Photographies Autre difficulté que souligne M. Koumendakis: "il n’existe absolument aucun" enregistrement vidéo de l'époque. "Nous ne disposons que de photographies en noir et blanc" pour reconstituer les décors, poursuit-il. Chaque pierre de la scène du théâtre, parmi les mieux préservés du monde antique, a dû être recouverte par un caisson en bois pour les protéger. Pour les costumes, d'une richesse exceptionnelle, les équipes se sont appuyées sur les quelque 150 tenues conservées depuis 1961. "Si l'on regarde les costumes (de l'époque) à la lumière du soleil, les couleurs sont incroyables!", s'exclame en coulisses Tota Pritsa, cheffe costumière. Le baryton Tassis Christoyannis, qui interprète Créon, le roi de Corinthe, porte ainsi le costume de 1961. "Le plus difficile, ce fut les étoffes" car certaines ne sont plus fabriquées aujourd'hui, comme par exemple le jersey de soie, a-t-elle détaillé. Et certains tissus ont dû être teints ou lavés de multiples fois afin de leur donner la patine d'antan. Sur la scène d'Epidaure, en cette soirée tiède et étoilée, "les costumes anciens et nouveaux se mélangent mais même moi, je ne peux pas les distinguer!", résume Panaghis Pagoulatos. Le site archéologique accueille également une exposition consacrée aux représentations des 6 et 13 août 1961. Pour la représentation de samedi, seul le nombre de figurants a dû être revu à la baisse. "A l'époque, ils avaient eu recours à des jeunes qui faisaient leur service militaire donc il y avait un monde fou sur scène!", sourit M. Pagoulatos. "Mais aujourd'hui on ne peut pas aller dans les casernes et dire: +allez hop, on va jouer ce soir au théâtre!+".
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