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07.06.2026 à 04:01

FRANCE24
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Les parents ont annoncé leur présence à cette marche, qui commencera à 15H00, et "remercient le maire de Fleurance de son initiative", par l'intermédiaire d'un communiqué de leur avocat, François Roujou de Boubée. Ils prient "les maires présents à leurs côtés depuis le début des recherches de bien vouloir les accompagner". La mairie attend 5.000 personnes dans ses rues. Dans ce bourg du Gers de 6.000 habitants, à 80 km de Toulouse, l'ambiance était encore lourde samedi, deux jours après la découverte du corps de Lyhanna dans le silo d'un site agricole désaffecté. A la sortie du marché, qui se tient dans une halle à l'architecture typique de la région, Florence Arnaud a invité "des amis" à se rendre à la marche avec elle, raconte-t-elle à l'AFP. "C'est important d'être là, pour être avec ces personnes (...), c'est rassurant, pour comprendre que ça peut tous nous toucher", ajoute-t-elle très émue, sacs de courses à la main. Comme de très nombreux habitants, elle est en colère contre le traitement des plaintes pour violences sexuelles sur mineures visant le principal suspect, mis en examen et incarcéré lundi pour enlèvement et séquestration. "Reconnaître qu'il y a de grosses fautes, c'est le minimum", souligne-t-elle, évoquant les excuses présentées à la famille par le garde des Sceaux, Gérald Darmanin. "Il faudrait des actes", tance Marilou Dedes, croisée alors qu'elle se rend au marché. Elle ne pense pas aller à la marche blanche, "je ne peux pas, je suis trop remontée", glisse-t-elle, la voix brisée par les larmes. "Dysfonctionnement inacceptable" Quatre plaintes et deux signalements pour violences sexuelles sur des mineures visent le principal suspect, Jérôme B., 41 ans. Malgré des soupçons de pédocriminalité, il n'a jamais été entendu par les enquêteurs. Selon la procureure de la République d'Auch, Jérôme B. avait fait l'objet de plaintes pour viol en 2022 et 2025. La première a été classée sans suite. Une enquête est en cours pour la seconde. Cette seconde plainte suscite la colère dans le Gers et au-delà: déposée en août 2025, le parquet de Toulouse l'a ensuite transmise au parquet d'Auch, les faits s'étant produits à Montestruc-sur-Gers, où habitait Jérôme B. Selon la procureure d'Auch, elle n'a été reçue qu'en décembre 2025, puis transmise à la gendarmerie en janvier 2026. Jérôme B. n'a jamais été entendu dans cette affaire, un ratage suscitant l'ire des habitants de Fleurance. Ces dysfonctionnements ont été pointés du doigt jusqu'au plus haut sommet de l'Etat, qui accable l'institution judiciaire. Gérald Darmanin, "furieux" du traitement du suspect par la justice, a présenté vendredi ses "excuses au nom de la Justice" à la famille de Lyhanna. "Il est clair qu'il y a un dysfonctionnement (...) et c'est inacceptable", a déclaré depuis le Monténégro le président Emmanuel Macron, qui ne veut "entendre aucun argument de moyens dans cette affaire". Mais pour l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire), demeure "l'impression qu'il faut des boucs émissaires et vite. Il y a peut-être eu des dysfonctionnements, mais il n'y a que les rapports d'inspection qui peuvent dire ça", a indiqué son secrétaire général adjoint, Aurélien Martini. Il pointe, auprès de l'AFP, la multiplication des circulaires "sans se poser la question de savoir si les services ont la capacité de les intégrer".

07.06.2026 à 03:57

FRANCE24
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Le roi Felipe VI et la reine Letizia, qui ont accueilli le pape samedi à son arrivée dans la capitale espagnole, se joindront aux fidèles sur l'emblématique place de Cibeles, où se rassemblent habituellement les fans du Real Madrid pour célébrer les titres du club. Les autorités ont préparé un vaste dispositif logistique et sécuritaire pour la messe, après laquelle Léon XIV conduira la procession du Corpus Christi sur quelques centaines de mètres. Plus de 30.000 œillets, majoritairement jaunes et blancs — les couleurs du drapeau du Vatican — orneront le parcours de la procession. Des milliers de fidèles, dont des pèlerins venus de toute l'Espagne et de l'étranger, devaient se presser dans les rues du centre de Madrid dimanche pour voir le pontife à bord de la papamobile après la messe. Le pape doit participer à d'autres grands rassemblements au cours de sa visite de sept jours en Espagne, bastion historique du catholicisme en Europe où la pratique religieuse a considérablement diminué ces dernières décennies. Dimanche après-midi, Léon XIV rencontrera des personnalités du monde de la culture, du sport et de l’économie. Samedi, plusieurs centaines de milliers de participants, en majorité des jeunes, se sont rassemblés devant le stade Bernabéu du Real Madrid pour une veillée de prière avec le pape. Le pontife a été reçu samedi au Palais royal de Madrid, où il a appelé à mettre fin aux "discours qui divisent" la société et aux "simplifications stériles" lors de la première journée de sa visite en Espagne qui sera notamment centrée sur la question des migrants, un sujet qui polarise le débat dans de nombreux pays, dont l'Espagne. Lors du vol vers Madrid, le pontife a aussi évoqué la question des violences sexuelles au sein de l'Église. "Les abus sont une plaie toujours ouverte", a déclaré Léon XIV, qui rencontrera des victimes lors de son séjour en Espagne. Mardi, Léon XIV se rendra à Barcelone, où il célébrera une messe à la Sagrada Família, devenue depuis quelques mois l’église la plus haute du monde. Le pape achèvera sa visite jeudi et vendredi aux îles Canaries, principale porte d'entrée en Espagne des migrants en situation irrégulière, où il rendra hommage aux milliers d'entre eux qui ont péri lors de la dangereuse traversée de l’Atlantique.

07.06.2026 à 02:03

FRANCE24
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Popularisée au Mexique lors de la Coupe du monde 1986, la "ola" consiste à se mettre debout en levant les bras, puis à se rasseoir quand ses voisins reproduisent le geste à leur tour, mimant une vague dont elle tire son nom. Il n'est pas encore 9 heures du matin et déjà des milliers de personnes en maillots de la sélection nationale sont rassemblés à Mexico sur le Paseo de la Reforma, avenue de la capitale, bien décidés à entrer dans le livre Guiness des records. Leur "ola" doit s'étendre sur deux kilomètres. "Je dis qu'on va le battre: on est déjà nombreux et c'est possible, on va y arriver comme nous l'avons toujours fait, à chaque match, dans chaque stade", s'enthousiasme Sally Avilés, créatrice de contenu de 31 ans. Maquillés, déguisés, en musique, les participants suivent avec attention les consignes du meneur. "Attention! On se met à genoux, on se penche et on se relève le plus vite possible sur la pointe des pieds, les mains bien en l'air!", crie celui-ci. La foule se met alors onduler, et la houle prend forme. "Je ne pouvais pas manquer cet événement merveilleux, montrer au monde ce que le Mexique est réellement, l'ambiance, l'amour, l'union, la paix", réagit Gloria Fragoso, employée dans le privé de 55 ans, venue avec une coiffe traditionnelle. "Nous sommes un pays qui accueille, qui rayonne", se réjouit-t-elle, affirmant que Mexico est "plus que prête" à accueillir le Mondial de foot, que le pays coorganise avec les Etats-Unis et le Canada à partir de jeudi. Les autorités culturelles mexicaines ont annoncé ensuite que le record avait bel et bien été battu, sans donner de détails sur la performance.

07.06.2026 à 02:03

FRANCE24
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"Notre statut de puissance nucléaire est absolument non-négociable. Nous ne tolérerons aucune menace", a déclaré Kim Yo Jong dans une tribune datée de samedi et publiée par le quotidien officiel Rodong Sinmun dans son édition de dimanche. La soeur de Kim Jong Un n'est officiellement que la directrice du département des affaires générales du Parti des travailleurs de Corée au pouvoir. Mais elle est considérée comme le bras droit et la confidente de son frère, et comme une actrice-clé de la communication et de la politique étrangère du pays. La Corée du Nord a gravé en 2023 dans sa Constitution le caractère irréversible de son statut de puissance nucléaire, un principe proclamé un an plus tôt par Kim Jong Un, alors que le pays est sous le coup de lourdes sanctions internationales pour ses programmes d'armes atomiques et de missiles balistiques. La Corée du Sud, les Etats-Unis et d'autres membres de la communauté internationale posent la dénucléarisation de la Corée du Nord comme la condition préalable à toute levée des sanctions. Mais Pyongyang considère son arsenal nucléaire, estimé à quelques dizaines d'ogives, comme une assurance-vie contre toute tentative d'invasion ou de renversement de son régime. Une conviction renforcée par les interventions militaires menées ces derniers mois par les Etats-Unis contre l'Iran et le Venezuela. "Rêves anachroniques" La tribune de Kim Yo Jong réagissait à un texte publié le 17 mai par la Maison Blanche, qui assurait qu'au cours d'une visite d'Etat à Pékin, le président américain Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping avaient "réaffirmé leur objectif commun de dénucléarisation de la Corée du Nord". "Certains responsables aux Etats-Unis ne se sont pas encore réveillés de leurs rêves irréalistes et anachroniques", a fustigé Mme Kim dans sa tribune. "Ce n'est rien d'autre qu'une vieille pratique des États-Unis visant à diffuser de fausses informations". "Toute tentative des Etats-Unis visant à nier ou à contester le statut de puissance nucléaire de la République populaire démocratique de Corée n'a aucune valeur juridique, et personne ne sera lié par les déclarations rhétoriques unilatérales de Washington", a-t-elle poursuivi, désignant la Corée du Nord par son nom officiel. "La politique de renforcement continu de la force de dissuasion nucléaire défensive du pays, telle que définie par le dirigeant de la nation, est une voie irréversible qui doit être mise en œuvre sans faillir", a-t-elle ajouté. Les déclarations de Kim Yo Jong sont publiées à la veille de l'arrivée en Corée du Nord de Xi Jinping, dont le pays est l'allié et le principal soutien économique de Pyongyang. Dans le passé, la Chine, préoccupée par la possibilité d'un conflit régional à ses portes, a soutenu le principe de dénucléarisation de la Péninsule coréenne, et a même voté plusieurs résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU sanctionnant Pyongyang entre 2006 et 2017. Sa position à l'égard du programme nucléaire nord-coréen s'est cependant adoucie depuis, la première priorité de Pékin étant, selon les analystes, la stabilité du régime en Corée du Nord, Etat-tampon face aux forces américaines en Corée du Sud. Selon Hong Min, analyste à l'Institut coréen pour l'unification nationale, la réaction de Kim Yo Jong illustre la sensibilité extrême de la Corée du Nord face à toute allusion à une entente entre la Chine et les Etats-Unis la concernant. "Le message central de Kim est un rejet catégorique des informations faisant état de discussions entre les États-Unis et la Chine sur la dénucléarisation de la Corée du Nord, qu'elle a qualifiées de fausses", a-t-il estimé. M. Hong a jugé probable que Pyongyang ait "confirmé auprès de Pékin", lors du processus de coordination de la visite de M. Xi, qu'aucune discussion de ce type n'avait eu lieu.

07.06.2026 à 02:01

FRANCE24
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Après avoir prolongé vendredi de 48 heures la période de négociations exclusives ouvertes mi-avril, les quatre acteurs ont finalement trouvé un terrain d'entente le lendemain, avec notamment un potentiel complément de prix pouvant atteindre 650 millions d'euros à la clôture de l'opération - espérée au second semestre 2027 - et l'assurance donnée aux salariés de SFR repris que leur emploi serait garanti jusqu'à début 2029, ont-ils détaillé dans un communiqué commun. Cette transaction représente "l'une des plus importantes opérations industrielles en Europe dans le secteur des télécommunications", soulignent les entreprises, alors que se profile une reconfiguration inédite avec un retour à trois opérateurs en France. Elle reste encore soumise à l'examen des autorités de la concurrence et, "à ce stade, il n'y a aucune certitude que cette opération soit réalisée", précisent les groupes dans leur communiqué. Selon le protocole d'accord, Bouygues Telecom prendra à sa charge 42% du prix de vente, Free-Groupe Iliad 31% et Orange 27%, à travers l'acquisition de titres de la société SFR. En termes de répartition des actifs, la filiale du groupe Bouygues décrocherait notamment le segment "B2B" de SFR, c'est-à-dire les offres dédiées aux professionnels, ainsi qu'une partie de ses activités grand public (soit environ 6,4 millions de clients mobile et fixe). Free hériterait des quelque 6 millions de clients de l'offre RED by SFR, ainsi que de près de deux millions de clients de son activité grand public, tandis qu'Orange se verrait attribuer environ 4,9 millions de clients. Les trois acquéreurs ont également prévu de se partager les fréquences pour le moment exploitées par SFR. Au total, le chiffre d'affaires du périmètre concerné par l'opération a atteint 8 milliards d'euros en 2025. Bouygues Telecom se taillerait la part du lion dans ce montant (52%), devant Iliad (27%) et Orange (21%), qui doit se contenter d'une portion moindre en raison de sa position dominante sur le marché. Migration des abonnés Avant cela, "la migration de millions d'abonnés, des infrastructures et des systèmes constitue un programme industriel pluriannuel", ont fait savoir les opérateurs, qui visent des "synergies significatives" et assurent que ces gains vont permettre de "renforcer (leurs) capacités d'investissement". Dans une réaction séparée, le ministre français de l'Economie, Roland Lescure, a estimé que "cette annonce marque une étape majeure et déterminante pour une opération structurante qui concerne l'ensemble du secteur télécom français et européen". "Elle doit désormais faire l'objet d'un examen approfondi par les autorités de la concurrence compétentes, qui auront la responsabilité d'évaluer avec la plus grande rigueur ses conséquences sur le marché, la diversité de l'offre, ainsi que sur l'équilibre concurrentiel", a-t-il ajouté. "Cette annonce constitue une étape importante" pour SFR, ont pour leur part indiqué le PDG d'Altice France, Arthur Dreyfuss, et le PDG de SFR, Mathieu Cocq, dans un mail interne adressé aux salariés de l'entreprise et consulté par l'AFP. Ils précisent également qu'il s'agit "d'un processus complexe, impliquant des sociétés cotées, qui exige de la patience et beaucoup de rigueur", et que les trois acheteurs se sont engagés à ouvrir un dialogue social avec les organisations syndicales représentatives de SFR. De son côté, le directeur général du groupe Iliad, Thomas Reynaud, a salué dans un communiqué "une bonne nouvelle pour Free, mais aussi pour le marché français des télécommunications", précédemment bouleversé en 2012 par son groupe lorsqu'il était devenu le quatrième opérateur mobile du pays.
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