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29.07.2026 à 19:03

FRANCE24
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Très impopulaire après un peu plus d'un an au pouvoir, Friedrich Merz, le chef des conservateurs, a promis "une nouvelle impulsion" et "une nouvelle dynamique", à quelques semaines de trois scrutins régionaux cruciaux, à Berlin et dans l'est de l'Allemagne, à l'occasion desquels l'extrême droite, l'AfD, le principal parti d'opposition, pourrait battre de nouveaux records. Au cours d'un point presse dans la capitale allemande, le chancelier a tenté de tourner la page de la fronde qui le menace dans son propre parti, la CDU, où il est accusé d'avoir mal géré le remaniement de son gouvernement dans la foulée de la démission du chef du groupe parlementaire conservateur, Jens Spahn, emporté par une controverse sur la gestation pour autrui. Friedrich Merz, un ancien avocat d'affaires âgé de 70 ans, a avant tout promis de mieux communiquer, s'engageant à "expliquer davantage, transmettre davantage et consacrer également plus de temps à cette tâche". "Je partage l'avis de nombreux collègues qui se sont exprimés aujourd'hui : nous devons faire mieux. Et c'est l'exigence que nous nous imposons à nous-mêmes et que la population nous impose à juste titre", a-t-il déclaré après une réunion des députés conservateurs destinée à élire le successeur de Jens Spahn, Thorsten Frei. Ce dernier, un proche du chancelier et qui était jusqu'ici son chef de cabinet, a recueilli 91,9% des voix, un score meilleur que celui obtenu par M. Spahn en mai dernier (86,5%). Un peu plus tôt dans la matinée, les trois nouveaux ministres (Carsten Linnemann à la Santé, Steffen Bilger aux Transports et Nina Warken, chef de cabinet de Merz) ont reçu leur lettre de nomination du président allemand. Ils ne prêteront toutefois serment devant le Parlement qu'en septembre après la pause estivale. "Frustration" La grogne contre Friedrich Merz ne semble toutefois pas totalement terminée, comme en témoignent les déclarations d'un vice-président du groupe parlementaire, Günter Krings. A la chaîne de télévision Welt TV, il a confirmé que des critiques avaient été émises pendant la réunion des députés conservateurs consacrée à l'élection de M. Frei qui a d'ailleurs duré deux heures de plus que prévu. Selon M. Krings, ils ont exprimé leur "frustration" sur les décisions liées au remaniement. De plus, le ministre des Transports, Patrick Schnieder, limogé par M. Merz, a reçu un tonnerre d'applaudissements de la part de ses collaborateurs, tous debout, après son discours de départ, selon une vidéo diffusée par le quotidien allemand Bild. Son éviction avait provoqué la colère de nombreux parlementaires conservateurs, irrités par la manière embarrassante dont le chancelier s'était conduit. L'intention de Friedrich Merz de limoger M. Schnieder avait fuité la semaine dernière mais le ministre s'est retrouvé dans l'incertitude après que le candidat initialement choisi par le chef du gouvernement pour le remplacer s'est désisté. "Je ne veux pas dire que l'ambiance est catastrophique. Mais ça va clairement dans ce sens. De nombreux membres (du parti, ndlr) sont mécontents du chancelier", avait affirmé Heiko Strohmann, le chef des chrétiens-démocrates (CDU) de l'Etat régional de Brême (nord), dans un entretien avec le quotidien Tagesspiegel, paru mercredi. "Le président (de la CDU, ndlr) doit écouter et débattre. (...) La CDU repose sur des bénévoles, sur des députés librement élus. On ne peut pas leur donner des ordres", avait-il asséné. L'hebdomadaire Stern qui s'était déjà fait l'écho fin mai d'un éventuel départ du chancelier était revenu à la charge mercredi. Le magazine citait un membre du comité directeur de la CDU, sans le nommer, bouillonnant de rage : "Friedrich Merz n'est pas un éléphant dans un magasin de porcelaine. (...) C'est un mammouth".

29.07.2026 à 18:55

FRANCE24
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Dénonçant "l'obsession manifeste" du conservateur Rand Paul présidant cette commission à le poursuivre en justice, l'immunologue a surpris en indiquant qu'il invoquerait sur conseil de ses avocats son droit à ne pas s'auto-incriminer, garanti par le Cinquième amendement de la Constitution. "Après la pandémie de Covid, j'ai comparu à de multiples reprises lors d'auditions au Sénat et à la Chambre des représentants, généralement sous serment (...) au cours desquelles j'ai répondu à des questions portant précisément sur les sujets qui font aujourd'hui l'objet de cette audition", a-t-il rappelé aux parlementaires. "La seule raison pour laquelle il me convoque devant cette commission est de me pousser à dire quelque chose, n'importe quoi, qui pourrait justifier ses promesses publiques répétées selon lesquelles je finirai, je cite, +derrière les barreaux+", a-t-il ajouté. Lors de cette audition de trois heures, plusieurs sénateurs démocrates ont également dénoncé une "croisade" du chef de la commission à son encontre. "Nous sommes ici pour tenter de vous piéger", a regretté la sénatrice Maggie Hassan. Le sénateur républicain Rand Paul accuse depuis plusieurs années M. Fauci de mensonges et a publié ces derniers jours des extraits de son journal privé qui selon lui contredisent certains de ses propos passés. "Désespéré" Si ces derniers ne fournissent pas de preuves sur l'origine du Covid, ils donnent à voir l'inquiétude croissante du médecin, qui conseillait alors Donald Trump, vis-à-vis de la pandémie mais aussi sa fascination pour sa notoriété grandissante et son agacement à l'encontre du républicain. "Trump perd les pédales en faisant pression pour rouvrir le pays et relancer l'économie avant le jour du scrutin. Il est désespéré. Tout cela n'a pour but que sa réélection", peut-on notamment lire. Longtemps directeur de l'Institut national américain des maladies infectieuses (NIAID), Anthony Fauci était devenu lors de la pandémie l'expert le plus visible des Etats-Unis sur le sujet et avait souvent contredit Donald Trump. Il est honni par une partie de la droite mais aussi par des mouvements complotistes et antivax et a fait l'objet de menaces de mort. En amont de son audition, le président républicain s'était fendu d'un nouveau message accusatoire sur sa plateforme Truth Social, lui reprochant d'avoir "cherché à protéger la Chine" et d'avoir pris "trop de mauvaises décisions". "Accusations absurdes" Une partie de la droite américaine accuse le médecin d'avoir dissimulé les origines du Covid. Anthony Fauci a nié à plusieurs reprises que les Etats-Unis aient financé des recherches en virologie dites de "gain de fonction" dans le laboratoire de Wuhan en Chine, ce que dénonce Rand Paul, qui y voit un "débat sémantique" malhonnête. "Le peuple américain mérite franchement des excuses", a-t-il tonné mercredi. Plus de six ans après le début de la pandémie, la question de savoir si le virus s'est échappé de ce site ou s'est propagé d'un animal à l'être humain reste largement débattue. Plus de 150 scientifiques, médecins ou experts en santé publique ont dénoncé mardi dans une lettre ouverte les "accusations absurdes" ciblant Anthony Fauci et appelé les élus à mettre fin à la "diffamation et au harcèlement" visant de nombreux scientifiques américains. Pour Tracey Maclin, professeur de droit à l'université de Floride, cette audition "ne visait pas à établir la vérité" et l'invocation du Cinquième amendement semble justifiée. "Trop de gens pensent que le Cinquième amendement n'est invoqué que par ceux qui sont coupables. Ce n'est pas vrai", insiste-t-il auprès de l'AFP. Anthony Fauci a fait partie des élus et anciens fonctionnaires à avoir été graciés préventivement par Joe Biden juste avant qu'il ne quitte la Maison Blanche. Une procédure justifiée par le démocrate pour leur épargner des enquêtes ou des poursuites "partisanes", et vivement critiquée par Donald Trump. Tout en remerciant Joe Biden pour son geste, M. Fauci avait assuré n'avoir "commis aucun crime" susceptible de motiver "une enquête ou des poursuites pénales".

29.07.2026 à 18:31

FRANCE24
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Son bénéfice net a bondi de 47% à 2,2 milliards d'euros au premier semestre et son chiffre d'affaires a progressé de 12% à 33,2 milliards d'euros. C'est principalement l'amélioration du rythme des livraisons d'avions commerciaux au deuxième trimestre par rapport au premier au cours duquel l'avionneur avait été pénalisé par la pénurie de moteurs de l'américain Pratt & Whitney, qui a permis à Airbus de redresser la barre. "Nos bons résultats au premier semestre reflètent principalement le niveau plus élevé des livraisons d’avions commerciaux et les solides performances de nos activités défense et espace, dans un environnement complexe et en rapide évolution", a déclaré le directeur général d'Airbus Guillaume Faury cité dans un communiqué. "Confiance" Sur le seul deuxième trimestre, entre avril et juillet, le bénéfice net a plus que doublé (+126%) à 1,7 milliard d'euros, et le chiffre d'affaires a progressé de 28% à 20,5 milliards par rapport à la même période de l'année dernière. Le flux de trésorerie disponible a été positif à 1,3 milliard d'euros au deuxième trimestre mais négatif de 1,2 milliard d'euros sur l'ensemble du premier semestre. L'avionneur avait annoncé le 8 juillet avoir livré 351 appareils au premier semestre, soit 15% de plus que l'année précédente. Le bilan des livraisons des avionneurs est toujours scruté de près car il préfigure les résultats financiers, les compagnies aériennes acquittant la majorité du prix d'achat lorsqu'elles reçoivent leurs appareils. "Notre attention portée à une exécution rigoureuse porte ses fruits, comme l’illustrent les solides livraisons du deuxième trimestre. Cela renforce notre confiance dans nos performances futures", a souligné mercredi Guillaume Faury. Airbus prévoit de porter cette année à 870 son record de livraisons annuelles, mieux qu'en 2019 où il l'avait établi avec 863 appareils. Le mois de juin a été marqué par l'inauguration dans l'usine de Blagnac, à côté de Toulouse, d'une seconde chaîne d'assemblage pour l'A320, son avion monocouloir le mieux vendu. Airbus qui emploie près de 170.000 personnes assemble des avions sur huit autres chaînes dans le monde, en Allemagne, en Chine et aux États-Unis. Le groupe reste dépendant des livraisons de ses fournisseurs motoristes: si le problème semble résolu pour les moteurs Leap de la CFM, coentreprise du français Safran et de l'américain GE qui équipent 60% de ses monocouloirs, il persiste pour les moteurs de Pratt & Whitney. Ces derniers mois, "on a eu moins de moteurs de la part de Pratt & Whitney que ce dont on avait besoin", relevait le patron d'Airbus Guillaume Faury en juin. 42.000 avions à livrer d'ici 2045 Airbus a estimé début juillet que le trafic aérien mondial de passagers allait plus que doubler dans les 20 années à venir. Alors que 23.310 appareils de plus de 100 places étaient en service dans le monde en 2025, Airbus prévoit qu'ils seront 45.550 en 2045. Près de 20.000 avions devraient être remplacés, et plus de 22.000 s'ajouter à la flotte actuelle, soit quelque 42.000 avions à livrer au total. Le marché est actuellement partagé entre deux constructeurs, qui en ont livré un peu moins de 1.400 en 2025: 793 pour Airbus, et 600 pour son rival américain Boeing. Après des années de crises dues au problèmes de qualité de sa production, Boeing redresse la tête. Il a encore achevé le dernier trimestre dans le rouge mais il a réussi à améliorer son chiffre d'affaires (+8% sur un an à 24,56 milliards de dollars) et à dégager un flux positif de trésorerie de 631 millions de dollars. Depuis le début de l'année l'américain a remis à ses clients 314 avions, en progression de 12% sur un an. Côté commandes, au salon aéronautique de Farnborough qui s'est achevé la semaine dernière au Royaume-Uni, Boeing s'est imposé face à Airbus, avec 173 commandes fermes et options exercées contre 154 pour le géant européen.

29.07.2026 à 18:23

FRANCE24
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Cuba réduit ainsi drastiquement le nombre d'activités interdites aux entreprises privées, quelques semaines après l'approbation par le Parlement d'un paquet de 176 mesures en faveur d'une ouverture à l'économie de marché. La nouvelle réglementation "élargit de manière considérable le champ d'action des entrepreneurs et des entreprises privées sur l'île", ont indiqué les médias d’État, relayant ces mesures édictées par décret. Distribution d'essence, services pharmaceutiques et optiques, maisons de retraites, terminaux de passagers et de fret, installations portuaires, importations de véhicules, énergies renouvelables, gestions de certaines infrastructures touristiques et sportives, exploitation pétrolière et minière sous conditions, productions d'énergies renouvelables, gestion des déchets : des pans entiers de l'économie sont désormais ouverts au secteur privé. "Ça me paraît une bonne chose, parce qu'il n'y a presque jamais de médicaments à la pharmacie. Quand on va en chercher, il n'y en a pas. Du coup les gens les vendent dans la rue" au marché noir à des prix élevés, réagit auprès de l'AFP Maria Luisa Pérez, 77 ans. "Tout le monde sait qu'actuellement nous survivons grâce aux petites entreprises privées", souligne Ana Diago, 66 ans, une retraitée qui a dû reprendre un emploi pour pouvoir survivre. Dans le domaine de la santé, les soins médicaux restent cependant une "responsabilité de l’État" et "l'activité médicale (...) continue d’être garantie à la population cubaine avec des services hospitaliers gratuits", ont cependant fait savoir les autorités. L'éducation reste aussi l'apanage du secteur public, avec une timide ouverture pour les gardes d'enfants, cours de langues et soutien scolaire. La santé et l'éducation gratuites sont deux piliers de la révolution menée par Fidel Castro en 1959, même si la crise économique a considérablement détérioré, ces dernières années, les services de base destinés à la population. Autres secteurs qui restent aux mains de l'État : le tabac et la production de cigares, un produit d'exportation majeur pour l'île, les médias, les télécommunications, les secteurs de la sécurité et les domaines stratégiques de la défense. Virage historique Le 18 juin, le Parlement avait approuvé 176 mesures prévoyant d'ouvrir quasiment tous les secteurs d'activités aux acteurs privés, notamment l'agriculture et les banques. Ces annonces en faveur de l'économie de marché marquent un virage historique pour l'île communiste et son économie socialiste centralisée en proie depuis plusieurs années à une profonde crise et mise sous pression depuis des mois par Washington. Elles interviennent alors que le président américain Donald Trump applique une politique de pression maximale sur l'île de 9,4 millions d'habitants, soumise depuis près de six mois à un blocus pétrolier. Ce blocus a poussé l'économie cubaine, sous embargo depuis 1962, au bord de l'effondrement, provoquant des coupures de courant généralisées, ainsi que des pénuries encore plus aiguës de nourriture, de carburant, d'eau potable et de médicaments. Lors de l'annonce des réformes, le gouvernement avait également assuré qu'il allait accélérer et décentraliser l'approbation de la création de petites et moyennes entreprises, autorisées depuis 2021. Selon les autorités mercredi, elles sont désormais plus de 15.000, un chiffre qui montre une accélération dans le processus d'approbation ces dernières semaines. Ces acteurs privés n'ont cessé de gagner du terrain dans le tissu économique. Ils ont représenté plus de la moitié du commerce de détails en 2025 et emploie désormais plus d'un tiers de la population active. Mercredi, l'Assemblé nationale du pouvoir populaire doit également examiner plusieurs projets de loi concernant l'agriculture, le logement, la réorganisation de l'administration et la législation du travail. En matière agricole, la propriété de l’État sur les terres doit être conservée, mais les conditions d'usufruit devraient être considérablement élargies pour les agriculteurs, les coopératives, les entreprises privées, qu'elles soient nationales ou étrangères. Concernant le logement, les Cubains vont pouvoir posséder deux maisons en ville, contre une actuellement, et l'hypothèque va être autorisée.

29.07.2026 à 18:13

FRANCE24
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"Il s'agit de la première détection de la circulation du virus chikungunya en France hexagonale, en 2026", indique l'agence sanitaire nationale dans son bilan hebdomadaire, précisant qu'il a été identifié dans le Tarn (Occitanie). Jusque-là, les autres cas recensés étaient des cas "importés", concernant des personnes ayant voyagé dans des régions du monde où ces virus circulent de manière endémique. Un deuxième cas autochtone d'infection par le virus du Nil occidental a, de son côté, été détecté dans les Bouches-du-Rhône (Provence-Alpes-Côte d'Azur), après un premier cas mi-juillet, dans les Pyrénées-Orientales (Occitanie). Le virus du Nil Occidental (ou West Nile Virus) est un arbovirus principalement transmis par des moustiques, pouvant provoquer des atteintes neurologiques chez l'Homme. C'est un virus des oiseaux, qui peut aussi infecter l'homme et le cheval. En France, il est régulièrement mis en évidence sur le bassin méditerranéen. Ces cas de contamination locale s'ajoutent à deux autres cas de dengue, "sans lien entre eux", recensés la semaine dernière dans le Tarn et dans l'Hérault (Occitanie). Dans le détail, 87 cas importés de chikungunya, 261 de dengue et 9 de Zika, trois maladies transmises par le moustique tigre, ont été identifiés par l'agence sanitaire entre le 1er mai et le 26 juillet. L'an dernier, plus de 800 cas autochtones de chikungunya et 29 cas autochtones de dengue avaient été recensés en France hexagonale, ainsi que 62 cas autochtones de fièvre "West Nile", dans 17 départements métropolitains, avec des cas en Ile-de-France ou Normandie pour la première fois.
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