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Chaîne de service public - Actualité internationale.

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10.02.2026 à 10:23

La pomme de terre, en crise de croissance à l'échelle européenne

FRANCE24
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Mi-janvier, une petite colline s'est formée sur le pont de la Concorde, devant l'Assemblée nationale française: 20 tonnes de pommes de terre ont été déversées comme autant de cris de colère. "Ça nous coûte moins cher d'offrir ces pommes de terre aux Parisiens que de les stocker chez nous", expliquait Denis Lavenant, venu des Yvelines. En Belgique, c'est sur une autoroute de Flandres que des agriculteurs ont distribué tracts et pommes de terre, dénonçant des prix en berne et un marché fragilisé par les accords de libre-échange passés par l'Union européenne. Comment en est-on arrivé là ? Le secteur en Europe "fait face cette année à une vraie difficulté, dont la raison principale est le déséquilibre entre l'offre et la demande", estime François-Xavier Broutin, directeur des affaires économiques au CNIPT, l'interprofession de la pomme de terre en France, premier exportateur mondial. Les frites en concurrence Depuis des mois, le réseau North-Western European Potato Growers (NEPG), qui regroupe les quatre premiers producteurs européens (Allemagne, France, Belgique et Pays-Bas), alerte quant aux risques d'une surproduction sur le Vieux continent. Dans ces pays, qui représentent les deux tiers de la production européenne, les volumes récoltés en 2025 approchent 30 millions de tonnes, soit une hausse de 10% sur un an. "Ce qui est particulier dans cette campagne, c'est que la récolte est abondante dans tous les gros pays producteurs": l'Allemagne, premier producteur européen, fait sa "meilleure récolte depuis 25 ans" et la France a vu ses surfaces cultivées "augmenter de 10%", souligne M. Broutin. Or, alors que l'offre gonflait, la demande industrielle faiblissait. Le réseau NEPG avance plusieurs raisons: "une contraction du marché des frites surgelées" en réaction à la hausse des droits de douanes américains (finalement de 15%); "un euro fort par rapport au dollar" qui pénalise les exportations européennes; et la concurrence accrue des "produits transformés venus de Chine, d'Inde, d'Egypte et de Turquie". Ces deux dernières années, selon la même source, la Chine et l'Inde, les deux premiers producteurs mondiaux, ont "multiplié par dix leurs exportations de frites congelées vers les pays voisins", tandis que l'UE voyait ses exportations diminuer - jusqu'à -6% pour la Belgique, premier exportateur mondial de frites. Pour François-Xavier Broutin, cette crise n'est sans doute que conjoncturelle car "la demande mondiale continue d'augmenter". En France notamment, "les surfaces ont augmenté trop vite: on a eu en 2025 les volumes dont on aura besoin en 2030, avec les usines en cours de construction". Une usine a en effet récemment ouvert près de Dunkerque (Nord), avec une capacité initiale de 1.400 tonnes de frites par jour, et deux autres sont en chantier, dans la Somme et le Nord. Chute des prix contractuels Si la filière n'est pas menacée à long terme, le coup est rude pour les producteurs, qui voient les prix dégringoler. Car si l'essentiel des volumes achetés par l'industrie est contractualisé (à 80% en France), ce qui garantit à l'agriculteur un prix négocié à l'avance, certains ont été touchés de plein fouet par les aléas du marché libre. Fin 2025, les cours étaient toujours extrêmement bas: "entre 0,50 et 4 euros les 100 kg selon les pays", selon le réseau NEPG, qui demandait très frontalement aux agriculteurs européens s'ils étaient prêts à "produire tout en perdant de l'argent". Deux mois plus tard, alors qu'approche la date des semis (mars-avril), les signaux se multiplient pour inciter les agriculteurs à réfléchir avant de décider des surfaces à consacrer au tubercule. En France, l'UNPT, principale association de producteurs, dénonce à la fois un recul de la contractualisation - du fait de la frilosité des industriels dans un contexte de surproduction - et une "baisse de 25%" des prix contractuels proposés. La tonne de pommes de terre Fontane, une des principales variétés cultivées, est proposée "autour de 130 euros" en 2026 contre "180 euros" l'an dernier, selon l'UNPT. Un prix qui pourrait inciter à réduire les surfaces cultivées.

10.02.2026 à 10:21

Elle est où ma loi? Les députés interrogent le gouvernement sur l'application des textes

FRANCE24
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Si tous les articles n'appellent pas forcément de décret du gouvernement, le vote d'une loi est rarement la dernière étape avant que ses effets ne se fassent ressentir. Le plus souvent le gouvernement doit d'abord prendre des décrets d'application la retranscrivant. La pratique veut qu'ils soient pris "au maximum six mois après la promulgation de la loi", comme l'a rappelé jeudi le ministre des Relations avec le Parlement, Laurent Panifous, qui devrait répondre à nombre de questions mardi. Mais parfois des années se passent sans prise de décret. Un "enjeu démocratique" pour la présidente de l'Assemblée Yaël Braun-Pivet, qui présidera cette séance de "débat" à partir de 17H00. Si la pratique est relativement courante au Sénat, la présidente de l'Assemblée s'était engagée à la mi-janvier à tenir une séance de ce type à la chambre basse, face à des agriculteurs venus manifester devant ses murs. Les commissions de l'Assemblée se relaieront pour interroger le gouvernement, avant de laisser place aux groupes politiques, dans une séance qui devrait justement faire la part belle à l'agriculture. La "loi d'orientation agricole", promulguée en mars 2025 et censée répondre à une partie des problèmes, va être invoquée par plusieurs intervenants, alors que l'essentiel des décrets n'ont pas été pris (de 80 à 90%, selon un document parlementaire ou un baromètre consultable sur le site de l'Assemblée). La désormais célèbre "loi Duplomb", sera aussi abordée, alors que seulement un tiers des décrets ont été pris. Autre texte emblématique des derniers mois, la loi pour lutter contre le narcotrafic, largement brandie comme un succès par le gouvernement, sera aussi un point-clé du débat, avec seulement 16% de décrets parus, selon le baromètre de l'Assemblée. "On est plutôt à un bon niveau d'application des lois en réalité, il n'y a pas un mal français", tempère toutefois Florent Boudié (Renaissance), président de la commission des Lois, qui note par exemple que certaines publications de décrets en Conseil d'Etat se heurtent parfois à des incompatibilités avec le droit européen. "Il y a un manque, il faut le reconnaître", estime M. Panifous, qui note toutefois plusieurs pistes d'explications: "une multiplication considérable de la production des lois", de "plus en plus de renvois à des décrets" plutôt que de préciser l'écriture de la loi au Parlement, mais aussi l'instabilité politique et la succession des gouvernements. De fait, le taux d'application des lois s'est dégradé depuis la dissolution: d'environ 90% entre les mois de juin 2022 et 2024, il est tombé à environ 70% depuis, selon le baromètre de l'Assemblée.

10.02.2026 à 10:21

Braun-Pivet opposée à une commission d'enquête parlementaire sur l'affaire Epstein

FRANCE24
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"La commission d'enquête parlementaire ne doit pas être en concurrence avec la justice", a estimé Yaël Braun-Pivet sur Europe 1. "Il faut que la justice puisse être saisie" pour "faire toute la lumière" s'il y a "des ramifications françaises" dans les millions de pages publiées fin janvier par le ministère américain de la Justice, concernant ce financier et criminel sexuel américain Jeffrey Epstein. La France insoumise (LFI) avait appelé la semaine dernière à la création d'une commission d'enquête parlementaire transpartisane pour donner la possibilité à des victimes, connues ou nouvelles, de témoigner, et enquêter sur d'éventuelles "ingérences" ou "financement" de partis politiques. Premier nom à apparaître, l'ancien ministre de la Culture de François Mitterrand, Jack Lang, a démissionné dimanche de la présidence de l'Institut du Monde arabe (IMA) après l'ouverture d'une enquête du parquet national financier pour ses liens d'intérêt financier avec Jeffrey Epstein. "C'est assez terrifiant. Tout en reconnaissant la qualité de l'engagement et l'œuvre de Jack Lang en tant que ministre, je ne veux plus voir d'hommes et de femmes politiques qui profitent des largesses de personnes privées", s'est indignée Yaël Braun-Pivet. "Ces hommes et ces femmes politiques qui profitent du jet privé, qui vont se faire payer des vacances, c'est inacceptable", a-t-elle insisté. "C'est inadmissible parce que non seulement c'est condamnable moralement, mais vous devenez peu ou prou les obligés des personnes qui vous entretiennent", a-t-elle encore lancé, affirmant que ça la "choque profondément en tant que femme politique". Pour autant, a-t-elle argumenté, la constitution d'une commission d'enquête parlementaire "entraînerait de la confusion des pouvoirs", là où la France est "fondée sur une séparation des pouvoirs entre le législatif et la justice".

10.02.2026 à 10:21

Le taux de chômage en France poursuit sa hausse, surtout chez les jeunes

FRANCE24
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Le nombre de chômeurs en France, hors Mayotte, au sens du Bureau international du travail, c'est-à-dire recherchant un emploi et immédiatement disponibles pour en prendre un, augmente de 0,2 point sur un trimestre et de 0,6 sur un an, selon les chiffres publiés mardi par l'Insee. Il atteint 2,5 millions de personnes, soit +56.000 sur un trimestre. L'Institut national de la statistique souligne que le taux de chômage atteint "son plus haut niveau depuis le troisième trimestre 2021 mais demeure nettement au-dessous de son pic de mi-2015". En baisse quasi-continue de 2015 à 2022 (hors période Covid), le taux de chômage était tombé à 7,1% fin 2022, avant de repartir doucement à la hausse. Ce trimestre, la hausse est portée par le chômage des jeunes. Celui des 15-24 ans augmente nettement, de 2,4 points sur un trimestre et de 2,8 points sur un an, pour atteindre 21,5%. La hausse est plus modérée si l'on considère les 15-29 ans, de 0,5 point sur le trimestre et 1,7 point sur un an. Au quatrième trimestre, la part des jeunes de 15 à 29 ans qui ne sont ni en emploi, ni en formation, ni en études (les "NEET"), une catégorie scrutée, augmente de 0,4 point, à 12,9%. Le taux de chômage des 25-49 ans diminue en revanche de 0,2 point sur le trimestre, à 6,9 %, et demeure sous son niveau d'un an auparavant, tandis que celui des 50 ans ou plus est stable sur le trimestre. - Retournement "mesuré"- Pour le ministère du Travail, "les fondamentaux demeurent solides: niveaux d'emploi et d'activité proches de leurs plus hauts historiques, stabilité du chômage de longue durée, absence de dégradation (...) du sous-emploi". "La situation actuelle traduit ainsi un retournement conjoncturel mesuré, davantage lié à la normalisation du cycle économique et à l'élargissement du marché du travail qu'à une dégradation structurelle", estime le ministère. Le chef du département de l'Emploi et des revenus d'activité de l'Insee, Vladimir Passeron, souligne que les jeunes en formation initiale contribuent fortement à la hausse du chômage des jeunes. Il formule l'hypothèse que le fort développement de l'alternance ces dernières années a conduit à un changement de leur comportement: ils seraient davantage en attente d'un emploi quand ils sont encore en formation que par le passé. "Pour l'instant, on n'a pas de net retournement sur l'emploi pour les jeunes", a-t-il estimé. "On a (...) remporté le combat contre le chômage de long terme. Il y a un vrai défi encore, c'est le chômage des jeunes. Il faut qu'on se batte (...). Il faut leur donner des jobs", a réagi sur France 2 le ministre de l’Économie, Roland Lescure. Emmanuel Macron avait fait du retour au plein emploi - un taux de chômage autour de 5% - une promesse phare de la campagne pour sa réélection en 2022. Le taux de chômage était alors au plus bas depuis près de 15 ans. A un peu plus d'un an de la présidentielle, la perspective du plein emploi s'éloigne. En moyenne, dans l'Union européenne, le taux de chômage s'établissait à 5,9% en décembre 2025. Les chiffres des inscrits à France Travail au quatrième trimestre 2025, publiés fin janvier, ont également montré une augmentation, de 6,8% sur un an, des demandeurs d'emplois sans aucune activité. Une hausse toutefois ramenée à 1,7% si l'on écarte les effets de réformes récentes, notamment l'inscription automatique des bénéficiaires du RSA et un nouveau barème de sanctions qui a fait baisser les radiations. Le gouvernement a souligné ces derniers mois la résistance du marché du travail, ainsi que le niveau élevé du taux d'emploi. Ce taux d'emploi des 15-64 ans avait atteint son plus haut depuis que l'Insee le mesure (1975) aux premier et deuxième trimestres 2025, notamment en raison de la réforme des retraites de 2023 qui tirait le taux d'emploi des seniors vers le haut.

10.02.2026 à 10:19

Janvier 2026 dans le top 5 des mois de janvier les plus chauds malgré une vague de froid, selon Copernicus

FRANCE24
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"Janvier 2026 a été le cinquième mois de janvier le plus chaud au niveau mondial, avec une température moyenne de l'air en surface de 12,95°C, soit 0,51 °C de plus que la moyenne de janvier pour la période 1991-2020", écrit Copernicus dans un bilan mensuel publié mardi. Janvier 2026 est seulement 0,28°C plus frais que le mois de janvier le plus chaud de l'histoire, soit janvier 2025, et 1,47°C au-dessus de la moyenne de 1850 à 1900, définie comme la période préindustrielle. "Janvier 2026 nous a rappelé de manière frappante que le système climatique peut parfois générer simultanément un temps très froid dans une région et une chaleur extrême dans une autre", affirme Samantha Burgess, directrice adjointe du service Copernicus sur le changement climatique, citée dans le communiqué. L'hémisphère sud a connu des records de chaleur au mois de janvier, entraînant des incendies meurtriers, indique Copernicus, citant l'Australie, le Chili et la Patagonie. Les températures les plus élevées par rapport à la moyenne se trouvent dans l'Arctique, au Groenland, en Amérique du Sud, dans le nord de l'Afrique, ainsi qu'en Antarctique, écrit aussi l'observatoire européen. En parallèle, des vagues intenses de froid se sont multipliées ces dernières semaines dans l'hémisphère nord, en particulier en Amérique du Nord, en Sibérie, ainsi qu'en Europe, causant le mois de janvier le plus froid depuis 2010 en Europe avec une température moyenne de -2,34°C sur les terres. Les vagues meurtrières de froid aux Etats-Unis ont entraîné des commentaires moqueurs du président américain, Donald Trump, sur la réalité du réchauffement climatique: "Est-ce que les insurrectionnistes environnementaux pourraient m'expliquer s'il vous plaît: QU'EST CE QUI EST ARRIVE AU RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE?", a-t-il écrit le 23 janvier, sur sa plateforme Truth social.
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