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Chaîne de service public - Actualité internationale.

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07.04.2026 à 13:35

A l'ouverture d'un nouveau procès, Patrick Balkany dénonce une "parodie de justice"

FRANCE24
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Vêtu d'un costume, d'une cravate et de chaussettes bleus, d'une chemise bleu clair et de chaussures noires bien cirées, l'ancien maire de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), âgé de 77 ans, a fait son retour au tribunal au côté de son avocat, Me Robin Binsard. Dès l'ouverture de l'audience, la défense a d'abord réclamé un renvoi en solidarité avec une grève du barreau local, une requête immédiatement rejetée par la présidente. Me Binsard a ensuite exigé l'annulation de la procédure, dénonçant un délai "déraisonnable" et une "mascarade judiciaire". L'avocat a pointé une enquête ouverte il y a dix ans, émaillée de sept années d'inactivité policière au total. Il a souligné que le principal protagoniste, l'ancien directeur du développement économique Renaud Guillot-Corail, était décédé en août 2020 sans avoir jamais été auditionné. "Je trouve ça invraisemblable de me retrouver ici, face à cette parodie de justice", a réagi Patrick Balkany à la barre, citant même l'ancien président Georges Pompidou pour appuyer son agacement: "Arrêtons d'emmerder les Français". Les débats se sont concentrés sur l'association communale Codeeil. La justice soupçonne l'ancien baron francilien d'avoir utilisé cette structure, qualifiée de "satellite" sans autonomie, pour continuer à rémunérer M. Guillot-Corail après son départ à la retraite en 2012, grâce à 855.000 euros de subventions municipales. "On est en train de juger du travail de quelqu'un qui est mort en 2020, (...) c'est carnavalesque", s'est emporté le prévenu, assurant ne s'être "jamais occupé de cette association". Il a loué le travail "considérable" de son collaborateur pour attirer des investisseurs étrangers et organiser la coopération avec l'Afrique. Et M. Balkany de préciser: "son salaire était loin d'être exagéré compte tenu du travail qu'il fournissait". "Des ministres disent qu'il faut travailler après la retraite et vous me convoquez pour me dire qu'il ne fallait pas faire travailler un retraité, il vous a fallu des années pour me dire ça", a-t-il lancé. Face à lui, la présidente a lu les auditions d'anciennes collaboratrices décrivant une association à l'autonomie "proche de zéro".

07.04.2026 à 13:23

Turquie: fusillade devant le consulat israélien à Istanbul, un assaillant tué

FRANCE24
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Deux policiers en faction devant les locaux ont été "légèrement" atteints, l'un à une oreille, l'autre à une jambe, a précisé le ministère de l'Intérieur. Deux autres personnes "en relation avec l'attaque" ont été interpellées peu après les faits et placées en garde à vue, a rapporté la chaine de télévision publique TRT. Selon le gouvernorat d'Istanbul, "des individus non identifiés ont ouvert le feu sur des policiers en service" aux alentours de 12H15 (09H15 GMT) avant d'être visés par des tirs de riposte. Aucun diplomate israélien "ne se trouve actuellement sur le sol turc", a précisé à l'AFP une source proche du dossier. Les représentations diplomatiques israéliennes avaient été évacuées "non seulement en Turquie mais dans toute la région pour raisons de sécurité", peu après les attaques du 7 octobre 2023 conduites par le Hamas palestinien sur le sol israélien, selon cette source. "J'ai vu une fusillade éclater soudainement de l'autre côté. Ça a duré un bon moment. J'ai vu un policier s'effondrer. Les gens ont paniqué", a raconté à l'AFP un marchand de rue qui a souhaité l'anonymat. Un autre commerçant, qui a lui aussi préféré taire son nom, a estimé que "les tirs ont duré entre huit et dix minutes", affirmant avoir "eu peur qu'une balle n'atteigne [son] kiosque". "Organisation terroriste" Le ministre de l'Intérieur, Mustafa Çiftçi, a précisé que les assaillants étaient arrivés mardi matin de la province voisine d'Izmit (nord-ouest), à bord d'une voiture de location. Les autorités ont identifié les trois assaillants et, selon le ministère de l'Intérieur, celui qui est décédé était "lié à une organisation terroriste qui instrumentalise la religion". Les deux autres, des frères, sont actuellement interrogés par la police. Selon les images diffusées sur les réseaux sociaux, les trois suspects qui se cachent derrière des voitures garées pour tirer, étaient armés de fusils d'assaut; tous trois portaient des hauts et des gants noirs, un pantalon beige et un sac à dos. Des dizaines de policiers casqués et équipés de gilets pare-balles ont été déployés devant le consulat, situé dans le quartier d'affaires de Levent, sur la rive européenne d'Istanbul, ont constaté des journalistes de l'AFP qui ont vu plusieurs ambulances quitter les lieux. Les journalistes ont également vu des traces de sang au sol sur un parking adjacent. Les accès au consulat, situé dans une haute tour de bureaux, sont filtrés même en temps normal, le périmètre étant encadré par des barrières de police. Des images diffusées par la chaîne NTV montrent des policiers, certains en civil, ouvrir le feu près d'un axe très fréquenté ainsi qu'une personne blessée évacuée sur un brancard. Une enquête a été ouverte par le parquet d'Istanbul et trois procureurs ont été chargés des investigations, a indiqué sur X le ministre turc de la Justice, Akin Gürlek. "Attaque perfide" "La terreur ne nous intimidera pas", a réagi sur X le ministère israélien des Affaires étrangères, "saluant l'action rapide des forces de sécurité turques qui ont déjoué cette attaque". "Les États-Unis condamnent dans les termes les plus forts l'attaque d'aujourd'hui contre le consulat israélien à Istanbul", a également écrit sur X l'ambassadeur des Etats-Unis à Ankara, Tom Barrack. Fin décembre, trois policiers avaient été tués ainsi que six suspects lourdement armés accusés d'appartenir au groupe Etat islamique (EI) lors d'une affrontement dans la province de Yalova, au sud d'Istanbul. Les autorités avaient annoncé peu après l'arrestation de 125 personnes soupçonnées d'être affiliées aux jihadistes de l'EI. L'EI a perpétré dans le passé plusieurs attaques meurtrières dans le pays - dont l'une, dans une discothèque d'Istanbul, a fait 39 morts en 2017. Le directeur de la communication à la présidence turque, Burhanettin Duran, a dénoncé mardi sur X une "attaque perfide (qui) n'ébranlera jamais notre foi et notre détermination à atteindre notre objectif d'une +Turquie sans terrorisme+".

07.04.2026 à 13:23

"L'heure des crocs", le réquisitoire de Philippe Bilger contre CNews, son ancienne chaîne

FRANCE24
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"CNews n'est absolument pas légitime pour donner des leçons de pluralisme et de liberté intellectuelle", assène M. Bilger dans un entretien à l'AFP avant la parution de "L'heure des crocs" (éditions l'Archipel). Ce titre fait référence à l'émission "L'heure des pros" de Pascal Praud, vedette de la chaîne dans le giron du milliardaire conservateur Vincent Bolloré. Première chaîne info de France en 2025, CNews est fréquemment accusée à gauche de promouvoir des thèses d'extrême droite, ce qu'elle conteste, à l'image de la polémique qui l'oppose au maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko. Ce dernier a porté plainte après des propos prononcés à son sujet en plateau, et une enquête pour "injure publique" à caractère raciste a été ouverte. La chaîne, elle, "conteste formellement que de quelconques propos racistes aient été tenus" à l'antenne. "Pensée conservatrice" Homme de droite revendiqué, Philippe Bilger souligne qu'il "adhère à 90% de la pensée conservatrice de CNews". Mais il lui reproche de préférer "le simplisme" et la "détestation des personnes" à "la nuance, la contradiction, la complexité". "On sait immédiatement ce qu'il faut aimer, ce qu'il ne faut pas aimer: Trump est formidable, Sarkozy est forcément innocent, Israël a toujours raison, Sandrine Rousseau est une imbécile", développe l'ancien avocat général, 82 ans. A ses yeux, cela dénote un fonctionnement "totalitaire", alors que CNews "se vante d'incarner la liberté d'expression": "On veut en permanence l'instauration d'une pensée unique, parce qu'on considère que c'est la seule qui peut s'imprimer dans la tête des gens". "Il est important que ce livre ait été écrit par un réactionnaire, dans la définition très particulière que je donne à ce mot, plutôt que par un adversaire compulsif de CNews, qui ne regarde même pas la chaîne", fait-il valoir. Sollicitée par l'AFP, CNews estime que M. Bilger "a été un intervenant de grande qualité", avec "850 interventions à l'antenne en 8 ans". "Nous regrettons qu'il soit dans une telle aigreur, de notre côté il n'y en a pas du tout", commente la chaîne. "Heureux" Philippe Bilger était chroniqueur régulier dans "L'heure des pros" depuis 2023, jusqu'à son éviction soudaine le 23 janvier. Elle lui a été annoncée par un programmateur, selon lui. "Je n'ai jamais eu l'ombre d'une explication officielle", déplore-t-il, en visant le directeur général de CNews, Serge Nedjar, et Pascal Praud. Il voit deux raisons principales à son exclusion: son rejet de la "partialité" affichée à l'antenne en faveur de Nicolas Sarkozy après sa condamnation à cinq ans de prison dans l'affaire du financement libyen de sa campagne de 2007, et ses critiques envers Israël. La chaîne, elle, assure qu'il n'en est rien: "D'autres intervenants sont partis, d'autres arriveront, c'est la vie d'une collaboration". Le jour de son éviction, Philippe Bilger était en outre cité dans un article du Monde où il disait avoir "été traité comme de la merde" par CNews, qui avait déjà réduit ses collaborations. "C'est une familiarité que je regrette", avoue-t-il, en reconnaissant qu'elle a pu jouer dans son exclusion. Pour autant, l'ancien magistrat jure que ce départ forcé l'a rendu "heureux": "Je n'aurais jamais eu la résolution de le faire moi-même, pour des raisons utilitaires", alors que "j'étais de moins en moins heureux d'aller sur le plateau". Et il se défend de mordre la main qui l'a nourri: "Je ne crache pas dans la soupe, c'est la soupe qui a craché sur moi, alors que j'avais participé à son élaboration et, modestement, favorisé son succès".

07.04.2026 à 13:19

Carburants: des pêcheurs mobilisés en Corse et au Havre

FRANCE24
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A l'appel du jeune syndicat pour la défense des pêcheurs Corse, plusieurs bateaux de pêche se sont positionnés dans les ports d'Ajaccio, Bastia, Propriano, l'Île-Rousse, Bonifacio et Porto-Vecchio, rendant impossible toute navigation d'autres embarcations. Un bateau de la Corsica Linea transportant passagers et vivres depuis Marseille était à l'arrêt dans le golfe d'Ajaccio tout comme un bateau de croisière qui a fini par être dérouté vers Gênes (Italie). "Notre but est de mettre fin à cette spirale mortifère de cette augmentation du gasoil", a indiqué à l'AFP, Joseph Sanna, porte-parole du syndicat pour la défense des pêcheurs Corse. Au cours de la matinée, des bateaux bloqués en mer ont finalement pu accoster dans plusieurs ports de l'île. Le prix moyen du litre de gazole pêche détaxé s'établissait à 1,09 euro le 2 avril, contre 64 centimes le 2 mars, au début de la crise énergétique générée par la guerre au Moyen-Orient, selon l'observatoire du carburant Amarrée. La préfecture de Corse a indiqué à l'AFP avoir proposé aux pêcheurs qui bloquent les ports insulaires de participer à une table ronde "demain après-midi", mercredi, pour comprendre le prix du gazole marin et "trouver des solutions". Le préalable à la participation à cette table ronde est la levée des blocages qui paralysent en mer "entre 2.500 et 3.000 passagers", selon la préfecture sans compter les passagers du bateau de croisière à Ajaccio. Une mobilisation des pêcheurs méditerranéens avait été envisagée ce mardi par les comités du sud-est de la France (Occitanie, Provence-Alpes-Côte-d'Azur et Corse). Finalement, ils avaient décidé "dans l'intérêt général" d'attendre pour "privilégier les négociations avec le gouvernement français", a expliqué à l'AFP Bernard Perez, président du Comité régional des Pêches Maritimes et des Elevages Marins (CRPMEM) Occitanie. Un mot d'ordre que n'a pas suivi le syndicat pour la défense des pêcheurs corses. "On va mettre les pieds dans le plat une fois pour toutes: il faut rétablir la situation entre la Corse et le continent avec les pêcheurs continentaux qui eux sont à 45 voire 50 centimes moins chers que nous", a réclamé M. Sanna. Au Havre, la quinzaine de patrons de pêche se sont entendus pour rester à quai mardi, a indiqué à l'AFP Mathieu Vimard, directeur adjoint de l'Organisation des Pêcheurs Normands. "Aujourd'hui on devrait arriver à 1,30 euro le litre (de gasoil pêche NDLR) contre 65 centimes avant la guerre", a-t-il précisé. Les matelots, payés en fin de mois après déduction des "frais communs" dont le carburant, pourraient, selon lui, perdre 1.500 euros sur leurs salaires ce mois-ci, soit la moitié de leur rémunération.

07.04.2026 à 12:49

Iran : le gouvernement appelle les jeunes à protéger les infrastructures énergétiques

FRANCE24
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Le vice-ministre iranien de la Jeunesse et des Sports, Alireza Rahimi, a exhorté mardi 7 avril les jeunes Iraniens à former des "chaînes humaines" pour protéger les infrastructures énergétiques, après les nouvelles menaces de Donald Trump la veille.
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Le vice-ministre iranien de la Jeunesse et des Sports, Alireza Rahimi, a exhorté mardi 7 avril les jeunes Iraniens à former des "chaînes humaines" pour protéger les infrastructures énergétiques, après les nouvelles menaces de Donald Trump la veille.
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