"Après mûre réflexion et après en avoir discuté avec toutes les personnes concernées, j'ai décidé, avec une grande tristesse, qu'il était préférable que l'exposition n'ait pas lieu pour le moment", a écrit le créateur de 65 ans sur son compte Instagram.
"Je continue d'assumer pleinement la responsabilité de la douleur causée par mes propos dans le passé, et en particulier du mal que j'ai fait aux communautés juive et asiatique, et je le regrette profondément", a-t-il ajouté.
"Après de longues discussions, je soutiens la décision de ne pas donner suite au projet", a réagi Andrew Bolton, conservateur en chef de l'Institut du Costume du prestigieux Met, se disant conscient de "la douleur et les inquiétudes suscitées par cette exposition".
Anna Wintour, figure de la mode et administratrice du Met, une proche du styliste, a salué une décision "très courageuse, (qui) témoigne de l'homme qu'il est".
Directeur artistique de Christian Dior de 1996 à 2011, John Galliano, considéré comme l'un des créateurs de mode les plus brillants de sa génération, avait vu sa carrière connaître un brutal coup d'arrêt après avoir proféré des injures antisémites contre les clients d'un bar parisien.
Il avait été condamné pour ces propos par un tribunal français.
Après une cure de désintoxication et un long travail personnel effectué notamment auprès de religieux et responsables de la communauté juive, il avait trouvé refuge dans la discrète mais influente Maison Margiela, en tant que directeur artistique, durant dix ans, jusqu'en 2024.
Dans sa déclaration sur Instagram, il exprime sa "plus profonde gratitude à tous ceux qui (l)'ont guidé, soutenu et accompagné au cours de ces quinze années de sobriété et de rétablissement après l'alcoolisme et l'addiction".
L'exposition consacrée à son travail devait durer neuf mois, à partir de mai 2027, au sein de l'Institut du Costume, financé en grande partie par le gala annuel du Met, rendez-vous du gratin de la mode internationale à New York.
De nombreux responsables de la communauté juive, des politiques et des administrateurs du musée avaient jugé cette rétrospective hautement inopportune.
"A une époque où l'antisémitisme fait rage dans notre ville, je pense qu'honorer John Galliano est une grave erreur", avait notamment estimé la présidente du Conseil municipal de New York, la démocrate Julie Menin.
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"Après mûre réflexion et après en avoir discuté avec toutes les personnes concernées, j'ai décidé, avec une grande tristesse, qu'il était préférable que l'exposition n'ait pas lieu pour le moment", a écrit le créateur de 65 ans sur son compte Instagram.
"Je continue d'assumer pleinement la responsabilité de la douleur causée par mes propos dans le passé, et en particulier du mal que j'ai fait aux communautés juive et asiatique, et je le regrette profondément", a-t-il ajouté.
"Après de longues discussions, je soutiens la décision de ne pas donner suite au projet", a réagi Andrew Bolton, conservateur en chef de l'Institut du Costume du prestigieux Met, se disant conscient de "la douleur et les inquiétudes suscitées par cette exposition".
Anna Wintour, figure de la mode et administratrice du Met, une proche du styliste, a salué une décision "très courageuse, (qui) témoigne de l'homme qu'il est".
Directeur artistique de Christian Dior de 1996 à 2011, John Galliano, considéré comme l'un des créateurs de mode les plus brillants de sa génération, avait vu sa carrière connaître un brutal coup d'arrêt après avoir proféré des injures antisémites contre les clients d'un bar parisien.
Il avait été condamné pour ces propos par un tribunal français.
Après une cure de désintoxication et un long travail personnel effectué notamment auprès de religieux et responsables de la communauté juive, il avait trouvé refuge dans la discrète mais influente Maison Margiela, en tant que directeur artistique, durant dix ans, jusqu'en 2024.
Dans sa déclaration sur Instagram, il exprime sa "plus profonde gratitude à tous ceux qui (l)'ont guidé, soutenu et accompagné au cours de ces quinze années de sobriété et de rétablissement après l'alcoolisme et l'addiction".
L'exposition consacrée à son travail devait durer neuf mois, à partir de mai 2027, au sein de l'Institut du Costume, financé en grande partie par le gala annuel du Met, rendez-vous du gratin de la mode internationale à New York.
De nombreux responsables de la communauté juive, des politiques et des administrateurs du musée avaient jugé cette rétrospective hautement inopportune.
"A une époque où l'antisémitisme fait rage dans notre ville, je pense qu'honorer John Galliano est une grave erreur", avait notamment estimé la présidente du Conseil municipal de New York, la démocrate Julie Menin.