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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

07.08.2026 à 10:53

FRANCE24
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"Compte tenu du caractère peu marqué et non grave des symptômes ainsi que de la très faible charge virale observée, les experts de l’ANRS-MIE et Santé publique France recommandent un isolement à domicile des personnes contacts, notamment les plus proches", a indiqué vendredi le ministère de la Santé dans un communiqué. Un cas positif à la souche Andes de l'hantavirus, la seule transmissible entre humains, a été confirmé jeudi chez un citoyen franco-argentin, actuellement isolé avec sa famille en Galice (nord-est de l'Espagne) après un séjour touristique en France pendant la deuxième quinzaine du mois de juillet, et désormais asymptomatique. Les autorités sanitaires estiment que la période durant laquelle le patient a pu être contagieux s’étend du 18 au 28 juillet, selon le communiqué. "Le risque de transmission est toutefois jugé faible. Il concerne uniquement les contacts les plus étroits", indique le ministère, ajoutant que le traçage d'éventuels contacts à risque "se poursuit". Ces contacts incluent principalement "les personnes vivant sous le même toit ; les personnes ayant partagé une chambre ; les contacts prolongés et étroits, notamment dans les transports ; ainsi que les professionnels de santé ayant réalisé des soins sans protection adaptée". "Au moment de son diagnostic, alors qu’il présentait des symptômes, le patient avait déjà une charge virale très faible, traduisant un potentiel de transmission très limité", souligne le ministère. Ce cas isolé est, a-t-il rappelé,"sans aucun lien avec les patients du (navire de croisière) MV Hondius de mai 2026", qui avait conduit à l'identification de 13 cas liés à cet épisode, dont trois mortels. L'hantavirus Andes, initialement transmis à l'humain par des animaux comme les rongeurs, peut causer de graves problèmes pulmonaires et occasionner la mort dans 30 à 40% des cas.

07.08.2026 à 10:31

FRANCE24
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Sur le domaine Saint-Andrieu à Correns, commune la plus touchée par les derniers incendies, Grégory Guibergia, le responsable d’exploitation, s'estime chanceux : il n'a perdu dans les flammes "que le premier rang, les vignes en lisière". Mais "la grosse interrogation, c'est de savoir si on va avoir des goûts brûlés ou pas pendant la vinification. On est dans l'inconnu", confie le viticulteur avec 25 ans de métier derrière lui. Depuis deux semaines que brûle le massif du Gros Bessillon, dans l'arrière-pays provençal, le feu s'est dangereusement approché de ses 25 hectares de vignes. Grégory Guibergia a décidé d'opter pour une "vendange parcellaire", c'est-à-dire récolter et vinifier chaque parcelle indépendamment, pour tenter de sauver ce qui peut l'être. Prélèvements Depuis plusieurs jours, des prélèvements sur les baies de raisin sont effectués autour du massif Gros Bessillon où le feu a parcouru plus de 6.000 hectares depuis le 21 juilet et n'est pas encore fixé, même s'il est sous contrôle des pompiers. "Un contact d'une heure ou deux suffit pour engendrer un phénomène de glycosylation, liant la fumée aux sucres du raisin, et ce goût de fumée va se révéler uniquement après la fermentation", explique le consultant œnologue Clément Prélat. "Il y a très peu de moyens de traiter ces goûts de fumée mis à part certains traitements qui sont assez brutaux pour le vin", poursuit l'expert au sein du cabinet d'agronomie provençale, une structure qui conseille la plupart des domaines de Correns. "Gel, grêle, on sait faire, mais pas l'incendie ", soupire Lucie Demirdjian, à la tête du Domaine de Mercandine, dans le village voisin de Pontevès. Avant d'envisager les vendanges, vers le 12 août, elle est dans l'attente des résultats du laboratoire d’oenologie qu'elle a mandaté pour effectuer des prélèvements. "On peut détecter le précurseur de goût de fumée en amont", explique l'ingénieure agronome. Avec les feux, elle a perdu "11 hectares sur 18" et ne souhaite pas engager de frais inutiles si sa récolte est vouée à la destruction. Selon les taux relevés, "le charbon actif peut lever le goût de fumée sur le rosé et le blanc" contrairement au vin rouge où "le jus macère", assure le président de la coopérative des Vignerons de Correns, Fabien Mistre, s'appuyant sur des techniques testés par des viticulteurs en Occitanie après le mégafeu dans le massif des Corbières l'été dernier. - Jambon fumé - Le vigneron, qui possède 35 hectares de vignes, toutes cultivées en bio se dit "confiant pour le millésime", mais attend les résultats de la vinification pour être fixé. Car si les vignes détruites par les flammes sont prises en charge par les assurances, les pertes liées aux goûts de fumée ne bénéficient d'aucune couverture, alerte M. Mistre. Au Centre du Rosé, pôle de recherche et d'expérimentation situé à Vidauban (Var), les experts rappellent que seuls une centaines d'hectares de vignes ont été touchés, principalement sur les communes de Cotignac, Pontevès et Correns, alors que le Var compte plus de 30.000 hectares de vignoble. Sixième département viticole de France et premier producteur de rosé, la vigne y constitue la première richesse agricole. Les parcelles déclarées "impropres à la consommation" sont uniquement celles contaminées par le retardant, ce produit chimique rouge utilisé pour freiner la propagation des flammes, explique Grégori Lanza, ingénieur agronome chargé de projets en œnologie au Centre du rosé. D'autres vignes pourront produire des vins marqués par un goût de fumée en raison du simple contact avec l'air saturé d'odeurs de bois brûlé. "C'est un goût qu'on ne recherche pas dans les vins, donc même s’ils sont consommables, il ne seront pas commercialisés", prédit-il. En "termes dégustatifs, c'est comme du jambon fumé", explique Fabien Mistre. Le vigneron bio exclut, pour le moment, l'idée de mettre de tels breuvages en vente.

07.08.2026 à 10:11

FRANCE24
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"Tout s'est soudainement asséché", raconte John Pawsey, dont les champs du Suffolk sont frappés par une absence de pluie qui "paraît interminable". L'Angleterre a vécu son mois de juillet le plus sec jamais enregistré, selon l'agence météorologique nationale Met Office, avec des conditions extrêmes qui ont fait fondre les rendements d'avoine ou de blé de cet exploitant et de nombreux autres. De quoi faire naître des craintes pour la sécurité alimentaire du Royaume-Uni, où les vagues de chaleur se succèdent depuis le mois de mai, et où l'agriculture subit des phénomènes météorologiques extrêmes ces cinq dernières années. "Toutes nos craintes se sont confirmées lorsque nous avons commencé les récoltes et constaté que les rendements étaient en baisse de 25 à 30%", raconte John Pawsey à l'AFP. Sa famille cultive ces terres du Suffolk depuis la fin du XIXe siècle. A 62 ans, cet agriculteur confie son inquiétude pour les années à venir. Mais il estime que les agriculteurs doivent s'adapter, et même considérer le réchauffement climatique comme une "occasion" d'évoluer. Petits pois menacés Sur sa ferme biologique, John Pawsey expérimente avec de nouvelles cultures mieux adaptées à un climat sec et chaud, telles que les fèves ou les pois chiches. Il tente aussi de renforcer la résilience des sols, en testant la culture de deux variétés différentes sur une même parcelle en simultané pour stimuler leur croissance. Timothy Benton, expert renommé en sécurité alimentaire, prône une agriculture moins intensive, affirmant qu'un système "plus circulaire et plus diversifié" serait plus sûr. "Nous n'investissons pas suffisamment dans les innovations technologiques qui permettent de faire face à la crise", indique-t-il également. Le changement climatique pourrait forcer les Britanniques à modifier leurs habitudes alimentaires, souligne Nicola Cannon, professeure au Royal Agricultural College. Cette enseignante fait actuellement des tests avec la culture du soja, qu'elle décrit comme rentable et résiliente, dans l'espoir de l'introduire sur davantage d'exploitations britanniques. Certains aliments prisés des Britanniques ont été particulièrement touchés par la sécheresse, comme les petits pois, dont les récoltes ont reçu "très peu de pluie depuis mars" et qui n'ont atteint cette année que "50% des volumes espérés", dit-elle. - Pénuries - Sur l'exploitation de John Pawsey, une récolte entière de quinoa a été perdue. Sans pluie, "les seules plantes qui ont poussé sont l'oseille et le chardon", déplore-t-il. Si la sécheresse persiste, des pénuries pourraient affecter certains produits alimentaires, selon le président du principal syndicat agricole NFU, Tom Bradshaw. "Nous avons pris notre approvisionnement alimentaire pour acquis pendant bien trop longtemps", a-t-il affirmé sur la BBC. D'autant que le Royaume-Uni reste dépendant des importations pour certains produits - notamment fruits frais, légumes ou engrais - ce qui le rend particulièrement vulnérable aux perturbations des chaînes d'approvisionnement. La baisse des rendements affecte également la rentabilité des exploitations, limitant leur capacité à investir pour adapter leurs exploitations et tester des variétés plus résistantes. Une solution est d'acheter des produits britanniques de saison, suggère Nicola Cannon, pour "donner aux agriculteurs davantage de visibilité pour financer ces adaptations". Interrogé sur le sujet, le porte-parole du Premier ministre Andy Burnham a affirmé cette semaine que "la sécurité alimentaire est une question de sécurité nationale". Le gouvernement de Keir Starmer, son prédécesseur, avait promis l'an dernier de construire neuf nouveaux réservoirs d'ici 2050 pour améliorer l'irrigation des cultures. Pour Timothy Benton, l'adaptation du système alimentaire nécessitera une intervention accrue de l'État, car les "choses vont se détériorer dans les décennies à venir". Sans aide gouvernementale pour accompagner les exploitants dans cette "transition", "des agriculteurs vont disparaître", pronostique aussi John Pawsey. "Cela entraînera soit des hausses de prix, soit le gouvernement devra soutenir financièrement les agriculteurs", dit-il.

07.08.2026 à 10:08

Alix LE BOURDON
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En 1894, alors qu'a lieu à Anvers une exposition universelle, la Belgique fait expédier par bateau 144 Congolais pour les exhiber dans le pavillon Congo en plein cœur de la ville. Dans ce "zoo humain", sept Congolais finissent par décéder de maladies. Aujourd'hui, cette terrible histoire hante toujours la Belgique comme l'une des pages les plus sombres de son histoire coloniale.
Texte intégral (675 mots)
En 1894, alors qu'a lieu à Anvers une exposition universelle, la Belgique fait expédier par bateau 144 Congolais pour les exhiber dans le pavillon Congo en plein cœur de la ville. Dans ce "zoo humain", sept Congolais finissent par décéder de maladies. Aujourd'hui, cette terrible histoire hante toujours la Belgique comme l'une des pages les plus sombres de son histoire coloniale.

07.08.2026 à 09:31

FRANCE 24
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