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06.06.2026 à 07:23

FRANCE24
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Voilà San Antonio en bien mauvaise posture, de celles qui cèdent inévitablement sous le poids des statistiques gravées dans le marbre. Tout du moins jusqu'ici, puisque jamais une équipe ayant perdu ses deux premiers matches sur son parquet n'est ensuite parvenue à renverser la situation. Wembanyama, qui répète à l'envi vouloir écrire l'histoire avec ses Spurs, deuxième équipe la plus jeune à disputer une finale NBA, va être servi avec ce défi immense. Il a tout fait cependant pour s'éviter cette situation qui consiste de son propre aveu à "creuser notre propre trou". A la peine lors de la défaite au match N.1, Wembanyama a en effet montré un bien meilleur visage, avec 29 points (11/21 aux tirs) inscrits dont 22 en seconde période (9 rebonds, 4 contres, 2 interceptions). Mais il a raté le panier de la victoire. "J'ai encore manqué de clairvoyance et c'est là tout le problème. Je dois avoir plus de sang-froid, mieux contrôler le match", a commenté, visage fermé, le Français, qui, sur la possession précédente, s'était précipité en donnant une passe dans le mauvais tempo à Stephon Castle, le ballon heurtant le dos de son coéquipier. "J'ai raté mon coup" "C'est ce qu'il y a de plus frustrant, de tout gâcher après tout ce travail accompli. J'ai gâché cette passe, j'ai raté mon coup (...) On devait gagner ce match, on tenait la victoire", a-t-il ajouté. A ce moment-là, les Knicks étaient tout tremblotants, eux qui venaient de dilapider 14 unités d'avance à six minutes du terme, en encaissant un 14-0 comme on se voit infliger un K.O. Mais à un peu plus de neuf secondes du buzzer, Jalen Brunson a réussi le lancer-franc qu'il fallait pour en redonner une avance suffisante au bonheur de New York. Ses 20 points ajoutés aux 20 de Mikal Bridges et aux 21 de Karl-Anthony Towns ont été déterminants pour les Knicks. En n'inscrivant que 70% des lancers francs tentés et en concédant dix rebonds offensifs à leurs adversaires, les Texans se sont mis en difficulté permanente, qui aurait rendu une égalisation miraculeuse au regard du scénario du match. D'autant que la défense new-yorkaise a été d'une intensité et d'une dévotion à décourager les plus grands. Même ceux mesurant 2,24 m comme Wembanyama, muselé en première période avant son probant mais vain réveil. "Ca fait un bail que +Wemby+ ne s'est pas fait botter les fesses de la sorte. Towns est tout simplement en train de le massacrer", constatait quelque peu stupéfait Charles Barkley au micro d'ESPN, à la mi-temps, tout en arguant que le jeune âge du pivot français (22 ans) ne pouvait pas tout expliquer. "Quel match fantastique" Il avait raison, mais c'était sans compter sur la réaction d'orgueil de l'intéressé dans un second acte où il s'est fait violence et a sonné la révolte, aidé par De'Aaron Fox enfin redevenu efficace (20 pts, 8/12) quoi qu'encore un peu trop intermittent. Wembanyama "est un grand joueur, de ces joueurs comme on n'en voit qu'un par génération. j'ai juste utilisé ma taille, mon expérience pour lui rendre la partie difficile", a commenté à chaud "KAT", l'intérieur de 30 ans des Knicks. Il fut une époque, pas si lointaine, où son équipe aurait craqué face à ce scénario renversant qui a mis en fusion le Frost Bank Center. Mais ces New-Yorkais version 2026 semblent faits d'un autre bois et animés par la foi de chercheurs d'or, plus rassasiés depuis 53 ans et leur deuxième sacre de champions. "Quel match fantastique. Ça a été un va-et-vient constant tout au long du match. On aurait pu baisser les bras à plusieurs reprises. Mais nos gars ont continué à se battre", a apprécié leur coach Mike Brown. Voilà son équipe plus que jamais en position de force pour aller décrocher le troisième titre de la franchise. Le match N.3 aura lieu lundi, dans un Madison Square Garden qui s'annonce volcanique comme jamais.

06.06.2026 à 07:05

FRANCE24
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Cette affiche aussi inattendue qu'imprévisible boucle une quinzaine riche en surprises, mise sens dessus dessous par la canicule qui a accablé la porte d'Auteuil durant les premiers tours. Si la température a baissé en deuxième semaine, les bourrasques qui ont balayé le Central ont emporté la N.1 mondiale Aryna Sabalenka et l'Ukrainienne Marta Kostyuk (15e), invaincue sur terre battue en 2026 jusqu'à sa défaite jeudi en demi-finale à Paris. Dans des styles différents, tout en puissance pour Andreeva et davantage dans la variété pour la gauchère Chwalinska, les deux finalistes ont fait étalage d'incontestables qualités physiques, mentales et tennistiques pour déjouer les attentes et se hisser en finale. La Polonaise de 24 ans, pour sa première apparition dans le tableau final de Roland-Garros, a réalisé un parcours jamais vu dans l'histoire du tournoi parisien dans l'ère Open débutée en 1968. Inconnue il y a trois semaines, elle a survécu aux trois tours de qualifications avant d'enchaîner six victoires dans le tableau final. "Elle est fatiguée, c'est normal, mais elle se bat", l'a complimentée son entraîneur, Jaroslav Machowsky. Une telle réussite était inenvisageable pour Chwalinska elle-même, pas certaine de savoir financer quelques nuits d'hôtels supplémentaires à Paris après sa victoire au troisième tour. "Dans une bulle" "Je suis dans une bulle. Je ne sais pas ce qu'il se passe", a-t-elle répété jeudi, après sa demi-finale remportée en 2h10 contre la Russe Diana Shnaider (23e), qui lui a valu les félicitations du Premier ministre polonais Donald Tusk. "Après le tournoi, j'aurai le temps de digérer, d'expirer, d'inspirer", a lancé celle qui a failli renoncer au tennis durant une dépression entre 2019 et 2021. Depuis le début de l'ère Open, seule Emma Raducanu a réussi l'exploit de se hisser en finale en étant issue des qualifications, en 2021 à l'US Open. La Britannique s'était même imposée face à la Canadienne Leylah Fernandez, dans une finale opposant deux adolescentes de 18 ans. Andreeva est presque aussi jeune, mais présente des garanties bien plus solides. A 19 ans, la Sibérienne est plutôt du genre prodige habituée à brûler les étapes et programmée pour atteindre les sommets. Demi-finaliste à Roland-Garros en 2024, elle a remporté en 2025 les WTA 1000 de Dubaï et d'Indian Wells pour s'installer durablement dans le top 10. Mais elle a aussi connu son lot de déceptions: l'an dernier porte d'Auteuil, elle avait complètement perdu pied en quarts de finale, sur un court Philippe-Chatrier entièrement acquis à la cause de son adversaire, la demi-finaliste surprise Loïs Boisson (361e à l'époque). "Montrer du courage" "Je grandis, je gagne un peu en maturité à chaque match que je joue, un peu plus d'expérience", a-t-elle expliqué. Gagner un tournoi majeur, dit-elle, "c'est l'objectif numéro un de ma vie, la chose la plus importante, et mon plus grand rêve". Contre Kostyuk, la joueuse entraînée par Conchita Martinez (finaliste à Paris en 2000) ne s'est ainsi laissée décontenancer ni par la fermeture du toit à 6-1, 4-1, ni par le débreak de l'Ukrainienne qui lui a permis de revenir à 4-3. De Chwalinska, qu'elle n'a encore jamais affrontée, elle dit: "Je ne sais pas vraiment comment elle joue." Mais Shnaider, sa partenaire en double, lui a conseillé en priorité de garder son service, et de "montrer du courage en montant au filet", a-t-elle relaté. Le jeu de Chwalinska, a-t-elle poursuivi, "correspond très bien à la terre battue. Son classement est sans importance". La révélation du tournoi grimpera au moins jusqu'à la 21e place mondiale après Roland-Garros, mais un sacre pourrait l'immortaliser dans le palmarès d'un tournoi qui n'a sacré qu'une seule Polonaise, la quadruple lauréate et N.3 mondiale Iga Swiatek. Un épilogue de moins en moins invraisemblable, au terme d'une quinzaine qui a défié la logique.

06.06.2026 à 06:53

Jean-Luc MOUNIER
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L'Iran a tiré sept missiles contre le Koweït et Bahreïn, a annoncé samedi l'armée américaine, précisant que six avaient été interceptés et que le dernier n'avait pas atteint sa cible. Suivez notre direct.
Texte intégral (661 mots)
L'Iran a tiré sept missiles contre le Koweït et Bahreïn, a annoncé samedi l'armée américaine, précisant que six avaient été interceptés et que le dernier n'avait pas atteint sa cible. Suivez notre direct.

06.06.2026 à 04:49

FRANCE24
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L'ambassadeur américain en Turquie, Tom Barrack, et le département d'Etat ont annoncé vendredi que les joueurs iraniens et le "personnel d'encadrement nécessaire" avaient obtenu leurs visas pour les Etats-Unis, où ils doivent disputer leurs trois matches du premier tour du Mondial-2026. L'agence iranienne Fars a toutefois indiqué que "plus d'une dizaine de membres du personnel de soutien" sportif et médical de la sélection s'étaient vu refuser leurs visas, de même que le président de la Fédération iranienne de football, Mehdi Taj, un ancien commandant des Gardiens de la Révolution. L'Iran a été l'un des premiers pays qualifiés pour le Mondial mais sa participation a été remise en question après le déclenchement de frappes israélo-américaines sur le pays le 28 février. Les incertitudes quant à l'obtention de visas ont forcé la sélection à déplacer son camp de base de Tucson (Arizona) à Tijuana, au Mexique, où elle doit arriver dimanche. L'Iran disputera son premier match le 15 juin à Los Angeles contre la Nouvelle-Zélande. Quelques heures après avoir confirmé qu'ils accueilleraient les footballeurs iraniens, les Etats-Unis ont annoncé de nouvelles frappes contre l'Iran, malgré le cessez-le-feu théoriquement en vigueur depuis le 8 avril. L'armée américaine a "abattu quatre drones (...) lancés en direction du détroit d'Ormuz", qui "représentaient une menace immédiate pour le trafic maritime régional", a écrit sur X le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom). "Les forces américaines ont ensuite frappé des sites de radars de surveillance côtière iraniens à Goruk et sur l'île de Qeshm afin de se défendre contre de nouvelles attaques," a ajouté le Centcom. Koweït et Bahreïn attaqués Selon les Gardiens de la Révolution cités par la télévision d'Etat iranienne Irib, deux tours de communication ont été touchées à Sirik et à Qeshm, île déjà frappée mardi par l'armée américaine. En riposte, les Gardiens ont dit avoir tiré des missiles balistiques vers la base aérienne Ali Al-Salem au Koweït, où sont stationnés des appareils américains, et le quartier général de la Ve flotte américaine à Bahreïn. Des journalistes de l'AFP dans ces deux pays ont dit avoir entendu des explosions, notamment près de l'aéroport de Koweït, où une attaque attribuée à l'Iran avait fait un mort et une soixantaine de blessés mercredi. "Nous avons été réveillés par des explosions assourdissantes. Les déflagrations étaient extrêmement bruyantes. Mes enfants étaient terrifiés, et je n'arrivais pas à les calmer", a témoigné Reem, une Egyptienne habitant au Koweït, auprès de l'AFP. Le Centcom a dit avoir intercepté "plusieurs missiles et drones lancés par l'Iran vers le détroit d'Ormuz et ses voisins du Golfe". Selon lui, six missiles ont été détruits et un a raté sa cible. Depuis le cessez-le-feu du 8 avril, les hostilités avaient quasiment cessé entre les Etats-Unis et l'Iran. Mais elles ont repris ces derniers jours, en particulier autour du détroit d'Ormuz, stratégique voie maritime pour les hydrocarbures verrouillée par Téhéran. Les Gardiens de la Révolution ont affirmé samedi matin, via Irib, que quatre pétroliers avaient tenté de franchir le détroit "illégalement", mais que l'un avait été "ciblé et stoppé" et que les autres avaient rebroussé chemin. Le conseiller militaire du guide suprême iranien, Mohsen Rezaï, a affirmé dans une interview à la chaîne américaine CNN que "les négociations sont dans l'impasse" pour mettre fin de la guerre. Il a appelé le président américain Donald Trump à "sortir de cette impasse" en débloquant les 24 milliards de dollars de fonds iraniens à l'étranger gelés à cause des sanctions américaines. "S'il souhaite parvenir à un accord avec l'Iran, ces 24 milliards de dollars constituent un test de confiance (...) que les Etats-Unis doivent réussir pour que la voie s'ouvre", a-t-il dit. "C'est notre argent à nous, pas celui des Etats-Unis". Sommation à l'Iran Au Liban, Israël continue de bombarder le sud du pays, avec cinq nouveaux morts recensés vendredi par le ministère de la Santé. Les dirigeants libanais ont sommé vendredi l'Iran de cesser d'interférer dans les affaires de leur pays, face à l'échec d'une nouvelle trêve annoncée par Washington entre Israël et le mouvement chiite Hezbollah soutenu par Téhéran. "Ce n'est pas votre pays, c'est le nôtre (...) Vous n'avez pas à intervenir dans notre pays", a lancé le président libanais Joseph Aoun à l'adresse de l'Iran. Le Premier ministre Nawaf Salam a lui aussi exhorté l'Iran à cesser d'utiliser son pays comme "moyen de pression" dans les discussions avec les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient. "D'après les propos de M. Aoun, on pourrait croire que c'est l'Iran qui a occupé un cinquième du Liban, déplacé un quart des Libanais et bombarde son pays quotidiennement. Si le Liban avait été une monnaie d'échange pour l'Iran, nous aurions conclu un accord depuis longtemps. Sauvez le Liban de votre véritable ennemi, Monsieur le président", a répondu sur X le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi. Le Hezbollah a entraîné début mars le Liban dans la guerre, en attaquant Israël pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei dans l'attaque israélo-américaine. Téhéran exige que tout accord avec Washington englobe la fin des hostilités sur le front libanais, avec un retrait des forces israéliennes. Les frappes israéliennes sur le Liban ont fait plus de 3.560 morts depuis le début du conflit, selon le dernier bilan des autorités. Côté israélien, 27 soldats et un contractuel civil ont été tués au Liban. burx-roc/jnd
Texte intégral (986 mots)
L'ambassadeur américain en Turquie, Tom Barrack, et le département d'Etat ont annoncé vendredi que les joueurs iraniens et le "personnel d'encadrement nécessaire" avaient obtenu leurs visas pour les Etats-Unis, où ils doivent disputer leurs trois matches du premier tour du Mondial-2026. L'agence iranienne Fars a toutefois indiqué que "plus d'une dizaine de membres du personnel de soutien" sportif et médical de la sélection s'étaient vu refuser leurs visas, de même que le président de la Fédération iranienne de football, Mehdi Taj, un ancien commandant des Gardiens de la Révolution. L'Iran a été l'un des premiers pays qualifiés pour le Mondial mais sa participation a été remise en question après le déclenchement de frappes israélo-américaines sur le pays le 28 février. Les incertitudes quant à l'obtention de visas ont forcé la sélection à déplacer son camp de base de Tucson (Arizona) à Tijuana, au Mexique, où elle doit arriver dimanche. L'Iran disputera son premier match le 15 juin à Los Angeles contre la Nouvelle-Zélande. Quelques heures après avoir confirmé qu'ils accueilleraient les footballeurs iraniens, les Etats-Unis ont annoncé de nouvelles frappes contre l'Iran, malgré le cessez-le-feu théoriquement en vigueur depuis le 8 avril. L'armée américaine a "abattu quatre drones (...) lancés en direction du détroit d'Ormuz", qui "représentaient une menace immédiate pour le trafic maritime régional", a écrit sur X le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom). "Les forces américaines ont ensuite frappé des sites de radars de surveillance côtière iraniens à Goruk et sur l'île de Qeshm afin de se défendre contre de nouvelles attaques," a ajouté le Centcom. Koweït et Bahreïn attaqués Selon les Gardiens de la Révolution cités par la télévision d'Etat iranienne Irib, deux tours de communication ont été touchées à Sirik et à Qeshm, île déjà frappée mardi par l'armée américaine. En riposte, les Gardiens ont dit avoir tiré des missiles balistiques vers la base aérienne Ali Al-Salem au Koweït, où sont stationnés des appareils américains, et le quartier général de la Ve flotte américaine à Bahreïn. Des journalistes de l'AFP dans ces deux pays ont dit avoir entendu des explosions, notamment près de l'aéroport de Koweït, où une attaque attribuée à l'Iran avait fait un mort et une soixantaine de blessés mercredi. "Nous avons été réveillés par des explosions assourdissantes. Les déflagrations étaient extrêmement bruyantes. Mes enfants étaient terrifiés, et je n'arrivais pas à les calmer", a témoigné Reem, une Egyptienne habitant au Koweït, auprès de l'AFP. Le Centcom a dit avoir intercepté "plusieurs missiles et drones lancés par l'Iran vers le détroit d'Ormuz et ses voisins du Golfe". Selon lui, six missiles ont été détruits et un a raté sa cible. Depuis le cessez-le-feu du 8 avril, les hostilités avaient quasiment cessé entre les Etats-Unis et l'Iran. Mais elles ont repris ces derniers jours, en particulier autour du détroit d'Ormuz, stratégique voie maritime pour les hydrocarbures verrouillée par Téhéran. Les Gardiens de la Révolution ont affirmé samedi matin, via Irib, que quatre pétroliers avaient tenté de franchir le détroit "illégalement", mais que l'un avait été "ciblé et stoppé" et que les autres avaient rebroussé chemin. Le conseiller militaire du guide suprême iranien, Mohsen Rezaï, a affirmé dans une interview à la chaîne américaine CNN que "les négociations sont dans l'impasse" pour mettre fin de la guerre. Il a appelé le président américain Donald Trump à "sortir de cette impasse" en débloquant les 24 milliards de dollars de fonds iraniens à l'étranger gelés à cause des sanctions américaines. "S'il souhaite parvenir à un accord avec l'Iran, ces 24 milliards de dollars constituent un test de confiance (...) que les Etats-Unis doivent réussir pour que la voie s'ouvre", a-t-il dit. "C'est notre argent à nous, pas celui des Etats-Unis". Sommation à l'Iran Au Liban, Israël continue de bombarder le sud du pays, avec cinq nouveaux morts recensés vendredi par le ministère de la Santé. Les dirigeants libanais ont sommé vendredi l'Iran de cesser d'interférer dans les affaires de leur pays, face à l'échec d'une nouvelle trêve annoncée par Washington entre Israël et le mouvement chiite Hezbollah soutenu par Téhéran. "Ce n'est pas votre pays, c'est le nôtre (...) Vous n'avez pas à intervenir dans notre pays", a lancé le président libanais Joseph Aoun à l'adresse de l'Iran. Le Premier ministre Nawaf Salam a lui aussi exhorté l'Iran à cesser d'utiliser son pays comme "moyen de pression" dans les discussions avec les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient. "D'après les propos de M. Aoun, on pourrait croire que c'est l'Iran qui a occupé un cinquième du Liban, déplacé un quart des Libanais et bombarde son pays quotidiennement. Si le Liban avait été une monnaie d'échange pour l'Iran, nous aurions conclu un accord depuis longtemps. Sauvez le Liban de votre véritable ennemi, Monsieur le président", a répondu sur X le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi. Le Hezbollah a entraîné début mars le Liban dans la guerre, en attaquant Israël pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei dans l'attaque israélo-américaine. Téhéran exige que tout accord avec Washington englobe la fin des hostilités sur le front libanais, avec un retrait des forces israéliennes. Les frappes israéliennes sur le Liban ont fait plus de 3.560 morts depuis le début du conflit, selon le dernier bilan des autorités. Côté israélien, 27 soldats et un contractuel civil ont été tués au Liban. burx-roc/jnd

06.06.2026 à 04:03

FRANCE 24
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Le pape Léon XIV arrive en Espagne, samedi, pour une visite de sept jours. Le souverain pontife mettra l'accent sur les questions migratoires et sociales et rencontrera notamment le Premier ministre socialiste Pedro Sanchez.
Texte intégral (986 mots)
Le pape Léon XIV arrive en Espagne, samedi, pour une visite de sept jours. Le souverain pontife mettra l'accent sur les questions migratoires et sociales et rencontrera notamment le Premier ministre socialiste Pedro Sanchez.
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