Il y a eu le traumatisme de San Siro, il y a dix ans, déjà: cette finale de C1, marquée par un pénalty de "Grizou" repoussé par la barre et perdue de la manière la plus cruelle aux tirs au but, face au Real Madrid de Cristiano Ronaldo.
Il y aura, désormais, celui de Londres, où le champion du monde français a tout tenté pour guider les siens vers Budapest, lieu de la grande finale prévue le 30 mai, sans y parvenir, avant de sortir par la petite porte dès la 66e minute.
Son équipe était alors menée 1-0, et son rêve de quitter l'Atlético cet été pas seulement comme le meilleur buteur de son histoire, mais avec un trophée majeur, le premier depuis la Ligue Europa en 2018, encore en vie.
Il s'est définitivement éteint, englouti par les célébrations des Gunners, qui vont eux retrouver la finale, vingt ans après.
"J'ai une petite pensée pour lui. C'est une légende, j'ai eu la chance de jouer avec lui en équipe de France. C'est toujours un top joueur, il nous a posé beaucoup de problèmes à l'aller et au retour et je souhaite le meilleur pour la fin de sa carrière", a réagi le défenseur français d'Arsenal William Saliba sur Canal+.
N.8 et latéral droit
Déjà malheureux lors de la demi-finale aller (1-1), avec des décalages géniaux dont ses coéquipiers n'avaient pas su profiter et une reprise du gauche venue s'écraser sur la barre, Griezmann a assisté, impuissant, à l'ouverture du score de l'Anglais Bukayo Saka (45e), punissant une défense trop attentiste.
Il venait, pendant les 45 premières minutes, de faire du Griezmann: aéré, remisé, orienté, toujours avec justesse, et les principales situations des Colchoneros sont venues, comme souvent, de sa vista et de ses déplacements.
Sans jamais oublier de revenir défendre, presque comme second latéral droit (19e, 33e), allant jusqu'à frôler l'irréparable en bousculant par derrière Leandro Trossard dans la surface (35e), puis célébrer comme un but un ballon gratté dans les pieds de Viktor Gyökeres avec l'aide de Giuliano Simeone (40e).
Offensivement, sa première déviation dans la profondeur pour Simeone (8e) et son centre en retrait bien senti (12e) ont poussé Saliba et David Raya à intervenir une première fois. Et il s'est peut-être montré trop altruiste en décalant Marcos Llorente, contré par Gabriel (31e).
L'ex-international français (137 sélections, 44 buts), ressassera sûrement cette dernière situation, dix minutes avant sa sortie, lorsque sa frappe du droit a été repoussée par Raya, et que la semelle de Ricardo Calafiori est venue lui écraser le pied, ce qui aurait pu lui offrir un pénalty, sans la faute préalable de Marc Pubill sur Gabriel (56e).
Aux yeux de la plupart des observateurs, joueurs, entraîneurs ou supporters interrogés ces dernières semaines, le Mâconnais méritait une plus belle sortie, et l'absence de la Coupe aux grandes oreilles - et de la Liga - dans son palmarès, restera une anomalie.
Mais comme l'a répété son entraîneur Diego Simeone, le football "ne doit rien" à personne, même à ses plus grands artistes, et aux coéquipiers les plus exemplaires. C'est ce qu'a été, et restera, Griezmann: un joueur total, unique. "Un génie du football", pour le "Cholo", et beaucoup d'autres.
Texte intégral (590 mots)
Il y a eu le traumatisme de San Siro, il y a dix ans, déjà: cette finale de C1, marquée par un pénalty de "Grizou" repoussé par la barre et perdue de la manière la plus cruelle aux tirs au but, face au Real Madrid de Cristiano Ronaldo.
Il y aura, désormais, celui de Londres, où le champion du monde français a tout tenté pour guider les siens vers Budapest, lieu de la grande finale prévue le 30 mai, sans y parvenir, avant de sortir par la petite porte dès la 66e minute.
Son équipe était alors menée 1-0, et son rêve de quitter l'Atlético cet été pas seulement comme le meilleur buteur de son histoire, mais avec un trophée majeur, le premier depuis la Ligue Europa en 2018, encore en vie.
Il s'est définitivement éteint, englouti par les célébrations des Gunners, qui vont eux retrouver la finale, vingt ans après.
"J'ai une petite pensée pour lui. C'est une légende, j'ai eu la chance de jouer avec lui en équipe de France. C'est toujours un top joueur, il nous a posé beaucoup de problèmes à l'aller et au retour et je souhaite le meilleur pour la fin de sa carrière", a réagi le défenseur français d'Arsenal William Saliba sur Canal+.
N.8 et latéral droit
Déjà malheureux lors de la demi-finale aller (1-1), avec des décalages géniaux dont ses coéquipiers n'avaient pas su profiter et une reprise du gauche venue s'écraser sur la barre, Griezmann a assisté, impuissant, à l'ouverture du score de l'Anglais Bukayo Saka (45e), punissant une défense trop attentiste.
Il venait, pendant les 45 premières minutes, de faire du Griezmann: aéré, remisé, orienté, toujours avec justesse, et les principales situations des Colchoneros sont venues, comme souvent, de sa vista et de ses déplacements.
Sans jamais oublier de revenir défendre, presque comme second latéral droit (19e, 33e), allant jusqu'à frôler l'irréparable en bousculant par derrière Leandro Trossard dans la surface (35e), puis célébrer comme un but un ballon gratté dans les pieds de Viktor Gyökeres avec l'aide de Giuliano Simeone (40e).
Offensivement, sa première déviation dans la profondeur pour Simeone (8e) et son centre en retrait bien senti (12e) ont poussé Saliba et David Raya à intervenir une première fois. Et il s'est peut-être montré trop altruiste en décalant Marcos Llorente, contré par Gabriel (31e).
L'ex-international français (137 sélections, 44 buts), ressassera sûrement cette dernière situation, dix minutes avant sa sortie, lorsque sa frappe du droit a été repoussée par Raya, et que la semelle de Ricardo Calafiori est venue lui écraser le pied, ce qui aurait pu lui offrir un pénalty, sans la faute préalable de Marc Pubill sur Gabriel (56e).
Aux yeux de la plupart des observateurs, joueurs, entraîneurs ou supporters interrogés ces dernières semaines, le Mâconnais méritait une plus belle sortie, et l'absence de la Coupe aux grandes oreilles - et de la Liga - dans son palmarès, restera une anomalie.
Mais comme l'a répété son entraîneur Diego Simeone, le football "ne doit rien" à personne, même à ses plus grands artistes, et aux coéquipiers les plus exemplaires. C'est ce qu'a été, et restera, Griezmann: un joueur total, unique. "Un génie du football", pour le "Cholo", et beaucoup d'autres.