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10.04.2026 à 04:14

Guerre au Moyen-Orient : Washington va accueillir des pourparlers entre Israël et le Liban

FRANCE 24
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Un responsable américain a affirmé jeudi que Washington accueillerait la semaine prochaine une réunion "pour discuter des négociations de cessez-le-feu avec Israël et le Liban". En attendant, les frappes israéliennes contre le Hezbollah continuent. Ce vendredi, c'est le Pakistan qui accueille des pourparlers diplomatiques, cette fois entre l'Iran et les États-Unis.
Un responsable américain a affirmé jeudi que Washington accueillerait la semaine prochaine une réunion "pour discuter des négociations de cessez-le-feu avec Israël et le Liban". En attendant, les frappes israéliennes contre le Hezbollah continuent. Ce vendredi, c'est le Pakistan qui accueille des pourparlers diplomatiques, cette fois entre l'Iran et les États-Unis.

10.04.2026 à 04:13

Moody's rend sa décision sur la France, les économistes penchent pour un statu quo

FRANCE24
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Moody's classe encore la France parmi les dettes de bonne qualité, avec une note Aa3, quand Fitch et Standard & Poor's lui accordent seulement A+ depuis l'automne, ce qui caractérise une dette "de qualité moyenne supérieure". Fin octobre, néanmoins, Moody's a abaissé sa perspective à négative, ouvrant la voie à une future rétrogradation. Elle évoquait alors "la fragmentation du paysage politique français" qui empêche de prendre des mesures vigoureuses de réduction de la dette — la plus importante en masse de la zone euro, et la troisième en pourcentage derrière celles de la Grèce et de l'Italie — et du déficit public, le plus important de la zone euro. En "logique", soutient auprès de l'AFP Eric Dor, directeur des études économiques de l'Ieseg, Moody's abaissera sa note vendredi, d'autant que la guerre pourrait engendrer un ralentissement défavorable aux finances publiques. La Banque de France a récemment abaissé sa prévision de croissance pour 2026 de 1% à 0,9%, et l'Insee a diminué ses prévisions pour chacun des deux premiers trimestres à 0,2% au lieu de 0,3%. "Un peu clair" M. Dor juge par ailleurs "absurde" que Moody's classe encore des pays comme l'Espagne et le Portugal trois crans sous la France, alors que leurs finances publiques sont en bien meilleur état. Mais d'autres économistes pensent que Moody's verra cette fois au-delà des chiffres, pour tenir compte de la confusion économique mondiale créée par la guerre menée par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran. "Les agences de notation aiment faire leur travail dans un environnement où elles voient un peu clair, ce qui n'est absolument pas le cas en ce moment", remarque Anthony Morlet-Lavidalie, de Rexecode. Moody's pourrait juger "qu'il n'est pas nécessaire d'ajouter de l'huile sur le feu et un peu de stress sur les marchés obligataires" en abaissant la note de la France, considère aussi Paul Chollet, chef économiste chez Crédit Mutuel Arkéa. D'autant que la croissance de l'économie française, modérée mais résistante, et les prévisions prudentes du gouvernement sur les taux d'intérêt de la dette à dix ans éloignent le risque d'une aggravation brutale des finances publiques, remarque-t-il. Moody's pourrait aussi être tentée d'attendre le résultat du comité d'alerte des finances publiques, le 21 avril, au cours duquel Bercy dévoilera une éventuelle adaptation de ses prévisions macroéconomiques. Latitude Les partisans du statu quo soulignent aussi l'amélioration du déficit public l'an dernier, passé de 5,8% du produit intérieur brut (PIB) en 2024 à 5,1%. "Bercy a en la matière un savoir-faire reconnu par les agences de notation", relevait jeudi Alain Trannoy, directeur d'études à l'EHESS, lors d'une réunion de presse du Cercle des économistes à Paris. Pour l'instant, Bercy a seulement pour ambition de ramener le déficit à 5% du PIB cette année, un très petit pas sur la voie du retour promis sous les 3% en 2029. "Je pense qu'on peut faire un peu mieux mais (Bercy) a raison de ne pas s'engager au-delà de 5% car il pourrait y avoir d'autres secteurs d'activité à aider", dans le cadre de la guerre, outre les 70 millions d'euros déjà distribués aux transporteurs, pêcheurs et agriculteurs victimes de la hausse du carburant, estime M. Chollet. La question de l'instabilité politique qui tracasse les agences reviendra sans doute "à partir de l'été" avec les préparatifs d'un budget "qui promet d'être très compliqué" avant la présidentielle de 2027, souligne-t-il. "Moody's aura alors plus de latitude pour dégrader la France à l'automne", selon lui. Xavier Ragot, le président de l'OFCE, ne l'espère pas. "Si j'étais une agence de notation, je ne changerais pas la note avant la présidentielle et la clarification du débat" économique qu'elle apportera, a-t-il indiqué jeudi.
Texte intégral (639 mots)
Moody's classe encore la France parmi les dettes de bonne qualité, avec une note Aa3, quand Fitch et Standard & Poor's lui accordent seulement A+ depuis l'automne, ce qui caractérise une dette "de qualité moyenne supérieure". Fin octobre, néanmoins, Moody's a abaissé sa perspective à négative, ouvrant la voie à une future rétrogradation. Elle évoquait alors "la fragmentation du paysage politique français" qui empêche de prendre des mesures vigoureuses de réduction de la dette — la plus importante en masse de la zone euro, et la troisième en pourcentage derrière celles de la Grèce et de l'Italie — et du déficit public, le plus important de la zone euro. En "logique", soutient auprès de l'AFP Eric Dor, directeur des études économiques de l'Ieseg, Moody's abaissera sa note vendredi, d'autant que la guerre pourrait engendrer un ralentissement défavorable aux finances publiques. La Banque de France a récemment abaissé sa prévision de croissance pour 2026 de 1% à 0,9%, et l'Insee a diminué ses prévisions pour chacun des deux premiers trimestres à 0,2% au lieu de 0,3%. "Un peu clair" M. Dor juge par ailleurs "absurde" que Moody's classe encore des pays comme l'Espagne et le Portugal trois crans sous la France, alors que leurs finances publiques sont en bien meilleur état. Mais d'autres économistes pensent que Moody's verra cette fois au-delà des chiffres, pour tenir compte de la confusion économique mondiale créée par la guerre menée par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran. "Les agences de notation aiment faire leur travail dans un environnement où elles voient un peu clair, ce qui n'est absolument pas le cas en ce moment", remarque Anthony Morlet-Lavidalie, de Rexecode. Moody's pourrait juger "qu'il n'est pas nécessaire d'ajouter de l'huile sur le feu et un peu de stress sur les marchés obligataires" en abaissant la note de la France, considère aussi Paul Chollet, chef économiste chez Crédit Mutuel Arkéa. D'autant que la croissance de l'économie française, modérée mais résistante, et les prévisions prudentes du gouvernement sur les taux d'intérêt de la dette à dix ans éloignent le risque d'une aggravation brutale des finances publiques, remarque-t-il. Moody's pourrait aussi être tentée d'attendre le résultat du comité d'alerte des finances publiques, le 21 avril, au cours duquel Bercy dévoilera une éventuelle adaptation de ses prévisions macroéconomiques. Latitude Les partisans du statu quo soulignent aussi l'amélioration du déficit public l'an dernier, passé de 5,8% du produit intérieur brut (PIB) en 2024 à 5,1%. "Bercy a en la matière un savoir-faire reconnu par les agences de notation", relevait jeudi Alain Trannoy, directeur d'études à l'EHESS, lors d'une réunion de presse du Cercle des économistes à Paris. Pour l'instant, Bercy a seulement pour ambition de ramener le déficit à 5% du PIB cette année, un très petit pas sur la voie du retour promis sous les 3% en 2029. "Je pense qu'on peut faire un peu mieux mais (Bercy) a raison de ne pas s'engager au-delà de 5% car il pourrait y avoir d'autres secteurs d'activité à aider", dans le cadre de la guerre, outre les 70 millions d'euros déjà distribués aux transporteurs, pêcheurs et agriculteurs victimes de la hausse du carburant, estime M. Chollet. La question de l'instabilité politique qui tracasse les agences reviendra sans doute "à partir de l'été" avec les préparatifs d'un budget "qui promet d'être très compliqué" avant la présidentielle de 2027, souligne-t-il. "Moody's aura alors plus de latitude pour dégrader la France à l'automne", selon lui. Xavier Ragot, le président de l'OFCE, ne l'espère pas. "Si j'étais une agence de notation, je ne changerais pas la note avant la présidentielle et la clarification du débat" économique qu'elle apportera, a-t-il indiqué jeudi.

10.04.2026 à 04:09

Les Djiboutiens votent pour une présidentielle sans vrai suspense

FRANCE24
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Certains bureaux de vote de la capitale Djbouti-Ville, qui devaient ouvrir à 06H00 (03H00 GMT), ont ouvert avec retard, quand d'autres n'ont toujours pas commencé le scrutin, ont constaté des journalistes de l'AFP. A la mairie, où le président doit voter dans la matinée, seulement quelques électeurs ont fait le déplacement à l'ouverture. A la tête depuis 1999 de l'un des pays les moins peuplés du continent (un peu plus d'un million d'habitants), celui que tout le monde appelle par ses initiales IOG a su faire fructifier cette position géographique, dans une Corne de l'Afrique par ailleurs troublée et théâtre de luttes d'influences étrangères. Sur ses seulement 23.000 km2, Djibouti accueille des bases militaires et des contingents de cinq puissances (France, Etats-Unis, Chine, Japon, Italie), engendrant d'importants bénéfices financiers, mais aussi sécuritaires et politiques. Cette ancienne colonie française où l'islam est religion d'Etat borde le détroit de Bab-el-Mandeb donnant accès à la mer Rouge depuis le golfe d'Aden et par lequel transite une grande part du commerce entre Asie et Occident. Un peu plus de 256.000 électeurs sont appelés aux urnes. Face à IOG, un seul adversaire, Mohamed Farah Samatar, président du Centre démocrate unifié (CDU) - parti sans élu au Parlement - et personnalité peu connue de ses concitoyens. Les bureaux fermeront à 18H00 et les premiers résultats sont attendus dans la soirée. Lors de la précédente présidentielle en 2021, largement boycottée par l'opposition, le chef de l'Etat a été réélu avec plus de 97% des voix. Dans les rues de la capitale Djibouti-Ville, les affiches électorales vantent toutes les mérites d'IOG. Le visage de son adversaire est invisible. "Je vais voter pour Ismaël Omar Guelleh, car il a un bon programme pour les jeunes, je ne connais même pas le visage" de son adversaire, indique Deka Aden Mohamed, chômeuse de 38 ans. Chômage et dette Alors qu'IOG a multiplié les déplacements dans le pays, réunissant des milliers de personnes, M. Samatar a peiné à mobiliser. La TV nationale a diffusé des images d'un de ses meetings réunissant péniblement quelques dizaines de personnes. Même si le scrutin semble acquis, aucun Djiboutien rencontré n'entend s'abstenir. "C'est un devoir d'aller voter", explique Yussuf Mohamed Hussein, ajoutant lui aussi: "Je vais voter pour le président, Samatar, je ne le connais même pas". Les autorités djiboutiennes sont régulièrement pointées du doigt pour la répression des voix dissidentes. L'opposition, fragmentée et "muselée" selon la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH), est inaudible. Djibouti pointe au 168e rang sur 180 du classement 2025 sur la liberté de la presse de Reporters sans frontières (RSF), qui décrit un "paysage médiatique (...) complètement verrouillé" et se limitant "presque exclusivement aux médias d'Etat". Ismaïl Omar Guelleh avait annoncé qu'il passerait la main en 2026, mais une révision constitutionnelle en novembre a levé la limitation d'âge des candidats à la présidentielle, lui permettant de se représenter. Son entourage présente cette nouvelle candidature comme justifiée par une nécessaire "stabilité" dans une région troublée, mais des analystes estiment qu'elle est surtout motivée par les risques de fracturation du régime que fait peser l'absence de successeur faisant l'unanimité. Diplomates et analystes s'interrogent néanmoins sur l'état de santé du président, âgé de 78 ans. Pénalisé par un climat aride peu propice à l'agriculture (environ 1% du PIB), Djibouti a misé sur le développement des activités portuaires qui assurent désormais 70% de son PIB, mais le rendent dépendant des soubresauts régionaux, notamment de la situation en Ethiopie dont les marchandises représentent l'écrasante majorité du trafic. Quelque 70% des jeunes sont au chômage et le développement des infrastructures du pays s'est fait au prix d'une importante dette, surtout vis-à-vis de la Chine. Le chef de l'Etat est également accusé de favoriser sa communauté, les Issa, majoritaires, au détriment de la minorité afar qui s'estime marginalisée.
Texte intégral (690 mots)
Certains bureaux de vote de la capitale Djbouti-Ville, qui devaient ouvrir à 06H00 (03H00 GMT), ont ouvert avec retard, quand d'autres n'ont toujours pas commencé le scrutin, ont constaté des journalistes de l'AFP. A la mairie, où le président doit voter dans la matinée, seulement quelques électeurs ont fait le déplacement à l'ouverture. A la tête depuis 1999 de l'un des pays les moins peuplés du continent (un peu plus d'un million d'habitants), celui que tout le monde appelle par ses initiales IOG a su faire fructifier cette position géographique, dans une Corne de l'Afrique par ailleurs troublée et théâtre de luttes d'influences étrangères. Sur ses seulement 23.000 km2, Djibouti accueille des bases militaires et des contingents de cinq puissances (France, Etats-Unis, Chine, Japon, Italie), engendrant d'importants bénéfices financiers, mais aussi sécuritaires et politiques. Cette ancienne colonie française où l'islam est religion d'Etat borde le détroit de Bab-el-Mandeb donnant accès à la mer Rouge depuis le golfe d'Aden et par lequel transite une grande part du commerce entre Asie et Occident. Un peu plus de 256.000 électeurs sont appelés aux urnes. Face à IOG, un seul adversaire, Mohamed Farah Samatar, président du Centre démocrate unifié (CDU) - parti sans élu au Parlement - et personnalité peu connue de ses concitoyens. Les bureaux fermeront à 18H00 et les premiers résultats sont attendus dans la soirée. Lors de la précédente présidentielle en 2021, largement boycottée par l'opposition, le chef de l'Etat a été réélu avec plus de 97% des voix. Dans les rues de la capitale Djibouti-Ville, les affiches électorales vantent toutes les mérites d'IOG. Le visage de son adversaire est invisible. "Je vais voter pour Ismaël Omar Guelleh, car il a un bon programme pour les jeunes, je ne connais même pas le visage" de son adversaire, indique Deka Aden Mohamed, chômeuse de 38 ans. Chômage et dette Alors qu'IOG a multiplié les déplacements dans le pays, réunissant des milliers de personnes, M. Samatar a peiné à mobiliser. La TV nationale a diffusé des images d'un de ses meetings réunissant péniblement quelques dizaines de personnes. Même si le scrutin semble acquis, aucun Djiboutien rencontré n'entend s'abstenir. "C'est un devoir d'aller voter", explique Yussuf Mohamed Hussein, ajoutant lui aussi: "Je vais voter pour le président, Samatar, je ne le connais même pas". Les autorités djiboutiennes sont régulièrement pointées du doigt pour la répression des voix dissidentes. L'opposition, fragmentée et "muselée" selon la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH), est inaudible. Djibouti pointe au 168e rang sur 180 du classement 2025 sur la liberté de la presse de Reporters sans frontières (RSF), qui décrit un "paysage médiatique (...) complètement verrouillé" et se limitant "presque exclusivement aux médias d'Etat". Ismaïl Omar Guelleh avait annoncé qu'il passerait la main en 2026, mais une révision constitutionnelle en novembre a levé la limitation d'âge des candidats à la présidentielle, lui permettant de se représenter. Son entourage présente cette nouvelle candidature comme justifiée par une nécessaire "stabilité" dans une région troublée, mais des analystes estiment qu'elle est surtout motivée par les risques de fracturation du régime que fait peser l'absence de successeur faisant l'unanimité. Diplomates et analystes s'interrogent néanmoins sur l'état de santé du président, âgé de 78 ans. Pénalisé par un climat aride peu propice à l'agriculture (environ 1% du PIB), Djibouti a misé sur le développement des activités portuaires qui assurent désormais 70% de son PIB, mais le rendent dépendant des soubresauts régionaux, notamment de la situation en Ethiopie dont les marchandises représentent l'écrasante majorité du trafic. Quelque 70% des jeunes sont au chômage et le développement des infrastructures du pays s'est fait au prix d'une importante dette, surtout vis-à-vis de la Chine. Le chef de l'Etat est également accusé de favoriser sa communauté, les Issa, majoritaires, au détriment de la minorité afar qui s'estime marginalisée.

10.04.2026 à 04:07

Les océans proches de leur record de chaleur

FRANCE24
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Le bulletin mensuel de Copernicus, publié vendredi, est un signal d'alarme: après les trois années les plus chaudes jamais mesurées sur Terre, le retour de plus en plus probable d'El Niño dans la seconde partie de l'année fait craindre aux climatologues que l'humanité ne se dirige vers de nouvelles chaleurs extrêmes. La température de surface des océans a été de 20,97°C en mars (hors zones polaires), un dixième de degré sous le record de mars 2024. Et la moyenne continue d'augmenter en avril, selon le tableau de bord en temps réel de Copernicus. Le dernier épisode El Niño, en 2023 et 2024, avait fait de ces années les deux plus chaudes jamais enregistrées. Le phénomène cyclique correspond au réchauffement périodique à grande échelle des eaux d'une partie du Pacifique, qui affecte par effet domino le climat mondial pendant plusieurs mois. La température des océans "témoigne d'une transition probable vers des conditions El Niño", juge Copernicus. L'Organisation météorologique mondiale (OMM) de l'ONU a déjà estimé que le retour était possible cette année, tandis que s'estompe le phénomène inverse La Niña, associé à des températures plus fraîches. L'OMM estimait début mars à 40% la probabilité qu'il apparaisse d'ici juillet. Le réchauffement des océans dilate l'eau, ce qui élève le niveau de la mer. Il renforce les vagues de chaleur marines qui affaiblissent les coraux et aggrave des phénomènes météorologiques extrêmes comme les pluies intenses ou les cyclones. Terres et mers confondues, le mois de mars se situe au quatrième rang pour les températures à la surface du globe, à 1,48°C au-dessus des valeurs estimées pour la période préindustrielle (1850-1900), avant que la combustion massive du charbon, du pétrole et du gaz ne réchauffe durablement le climat. Pressions "de plus en plus fortes" Presque toute l'Europe - le continent qui se réchauffe plus vite - a connu des températures supérieurs aux normales de saison, en particulier dans les pays nordiques, les Etats baltes et le nord-ouest de la Russie. Le mois a également été marqué par une vague de chaleur précoce "sans précédent" dans l'ouest des Etats-Unis, où le thermomètre a dépassé 40°C et atteint par endroits 44°C. "Les données de Copernicus pour mars 2026 nous donnent à réfléchir", a commenté Carlo Buontempo, directeur du service Copernicus sur le changement climatique, cité dans le bulletin. "Chaque chiffre est frappant en soi, mais ensemble, ils offrent un tableau d'un système climatique soumis à des pressions soutenues et de plus en plus fortes", a-t-il jugé. Copernicus a aussi confirmé que l'étendue de la banquise de l'Arctique avait atteint cet hiver sa plus faible superficie jamais enregistrée, à un niveau similaire au record de l'an dernier, comme l'avait déjà annoncé un institut américain de référence dans ce domaine, le NSIDC. La banquise, glace formée par le gel de l'eau de mer, fond naturellement en été et se reforme en hiver. Mais en raison du réchauffement, la proportion dans laquelle elle se reforme chaque hiver est en déclin.
Texte intégral (547 mots)
Le bulletin mensuel de Copernicus, publié vendredi, est un signal d'alarme: après les trois années les plus chaudes jamais mesurées sur Terre, le retour de plus en plus probable d'El Niño dans la seconde partie de l'année fait craindre aux climatologues que l'humanité ne se dirige vers de nouvelles chaleurs extrêmes. La température de surface des océans a été de 20,97°C en mars (hors zones polaires), un dixième de degré sous le record de mars 2024. Et la moyenne continue d'augmenter en avril, selon le tableau de bord en temps réel de Copernicus. Le dernier épisode El Niño, en 2023 et 2024, avait fait de ces années les deux plus chaudes jamais enregistrées. Le phénomène cyclique correspond au réchauffement périodique à grande échelle des eaux d'une partie du Pacifique, qui affecte par effet domino le climat mondial pendant plusieurs mois. La température des océans "témoigne d'une transition probable vers des conditions El Niño", juge Copernicus. L'Organisation météorologique mondiale (OMM) de l'ONU a déjà estimé que le retour était possible cette année, tandis que s'estompe le phénomène inverse La Niña, associé à des températures plus fraîches. L'OMM estimait début mars à 40% la probabilité qu'il apparaisse d'ici juillet. Le réchauffement des océans dilate l'eau, ce qui élève le niveau de la mer. Il renforce les vagues de chaleur marines qui affaiblissent les coraux et aggrave des phénomènes météorologiques extrêmes comme les pluies intenses ou les cyclones. Terres et mers confondues, le mois de mars se situe au quatrième rang pour les températures à la surface du globe, à 1,48°C au-dessus des valeurs estimées pour la période préindustrielle (1850-1900), avant que la combustion massive du charbon, du pétrole et du gaz ne réchauffe durablement le climat. Pressions "de plus en plus fortes" Presque toute l'Europe - le continent qui se réchauffe plus vite - a connu des températures supérieurs aux normales de saison, en particulier dans les pays nordiques, les Etats baltes et le nord-ouest de la Russie. Le mois a également été marqué par une vague de chaleur précoce "sans précédent" dans l'ouest des Etats-Unis, où le thermomètre a dépassé 40°C et atteint par endroits 44°C. "Les données de Copernicus pour mars 2026 nous donnent à réfléchir", a commenté Carlo Buontempo, directeur du service Copernicus sur le changement climatique, cité dans le bulletin. "Chaque chiffre est frappant en soi, mais ensemble, ils offrent un tableau d'un système climatique soumis à des pressions soutenues et de plus en plus fortes", a-t-il jugé. Copernicus a aussi confirmé que l'étendue de la banquise de l'Arctique avait atteint cet hiver sa plus faible superficie jamais enregistrée, à un niveau similaire au record de l'an dernier, comme l'avait déjà annoncé un institut américain de référence dans ce domaine, le NSIDC. La banquise, glace formée par le gel de l'eau de mer, fond naturellement en été et se reforme en hiver. Mais en raison du réchauffement, la proportion dans laquelle elle se reforme chaque hiver est en déclin.

10.04.2026 à 04:05

L'équipage d'Artémis à quelques heures du retour sur Terre

FRANCE24
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"Nous pourrons commencer à nous réjouir quand l'équipage sera en sécurité" à bord du navire chargé de le repêcher, a insisté jeudi Amit Kshatriya, administrateur adjoint de la Nasa lors d'une conférence de presse. "C'est vraiment à ce moment-là que nous pourrons laisser les émotions prendre le dessus et commencer à parler de succès." Après s'être aventurés à plus de 406.000 km de nous, soit plus loin que quiconque avant eux, la capsule Orion transportant les Américains Christina Koch, Victor Glover et Reid Wiseman et le Canadien Jeremy Hansen doit se poser au large de San Diego vers 17H07 locales (00:07 GMT samedi). L'amerrissage doit parachever cette mission de dix jours qui s'est déroulée jusqu'ici avec une exécution parfaite. Un retour sain et sauf fournirait à la Nasa le soulagement d'avoir réussi à renvoyer des astronautes loin dans l'espace, pour la première fois depuis la fin du programme Apollo en 1972, après des années de retard et de doutes. Une réussite qui nécessite que le bouclier thermique d'Orion résiste aux 2.700°C générés par le frottement avec l'atmosphère au moment du retour. "Boule de feu" "Traverser l'atmosphère telle une boule de feu" constituera une expérience "marquante", relevait le pilote Victor Glover plus tôt cette semaine, confiant appréhender ce moment depuis sa sélection dans l'équipage en 2023. Si cette étape est toujours délicate pour les astronautes qui rentrent de la Station spatiale internationale, les inquiétudes sont renforcées cette fois par le fait qu'il s'agit du premier vol habité d'Orion, et qu'un problème a été détecté lors d'un test à vide en 2022. Lors du retour sur Terre, le bouclier thermique protégeant le vaisseau s'était altéré d'"une façon inattendue" d'après un rapport technique. Malgré cette anomalie, l'agence spatiale américaine a décidé de continuer avec le même bouclier, en revoyant la trajectoire afin de choisir un angle d'entrée dans l'atmosphère plus direct, pour limiter le rebond qui avait contribué à détériorer le bouclier thermique. Une décision qui a fait couler beaucoup d'encre et qui continue de hanter les plus hauts responsables de la Nasa. "Je vais y penser sans arrêt jusqu'à ce qu'ils soient dans l'eau", a reconnu récemment le chef de la Nasa, Jared Isaacman, dans une interview. "C'est impossible de vous dire qu'il ne subsiste aucune appréhension irrationnelle", a admis son bras droit jeudi, tout en assurant ne pas avoir de peur rationnelle à ce sujet. Insistant sur les multiples tests, simulations et modélisations effectués, les responsables de la Nasa assurent avoir confiance dans les calculs de leurs ingénieurs et disposer d'une marge de sécurité suffisante. Objectif 2028 Tous retiendront néanmoins leur souffle lors des 13 minutes, dont six sans communication possible avec l'équipage, séparant l'entrée dans l'atmosphère du vaisseau qui atteindra les 38.000 km/h, et son amerrissage dans le Pacifique, après avoir été freiné par une série de solides parachutes. Les familles des astronautes seront pour l'occasion présentes au centre spatial de la Nasa à Houston, qui coordonne la mission. Etant avant tout une mission test, Artémis II doit permettre à la Nasa de s'assurer que ses systèmes sont prêts pour permettre un retour des Américains sur la surface lunaire, afin d'y établir une base lunaire et de préparer de futures missions vers Mars. La Nasa ambitionne un premier alunissage en 2028, soit avant la fin du mandat de Donald Trump et la date fixée par leurs rivaux chinois pour marcher sur la Lune en 2030. Mais les experts s'attendent à de nouveaux reports, les alunisseurs étant toujours en cours de développement par les entreprises des milliardaires Elon Musk et Jeff Bezos. En attendant, cette première mission habitée d'un programme qui a coûté des dizaines de milliards de dollars et essuyé de nombreuses déconvenues et retards visait à relancer les passions spatiales des Américains. Mais aussi, espérait l'équipage, à "permettre le temps d'un instant, de faire marquer une pause au monde", confiait le commandant Reid Wiseman cette semaine.
Texte intégral (703 mots)
"Nous pourrons commencer à nous réjouir quand l'équipage sera en sécurité" à bord du navire chargé de le repêcher, a insisté jeudi Amit Kshatriya, administrateur adjoint de la Nasa lors d'une conférence de presse. "C'est vraiment à ce moment-là que nous pourrons laisser les émotions prendre le dessus et commencer à parler de succès." Après s'être aventurés à plus de 406.000 km de nous, soit plus loin que quiconque avant eux, la capsule Orion transportant les Américains Christina Koch, Victor Glover et Reid Wiseman et le Canadien Jeremy Hansen doit se poser au large de San Diego vers 17H07 locales (00:07 GMT samedi). L'amerrissage doit parachever cette mission de dix jours qui s'est déroulée jusqu'ici avec une exécution parfaite. Un retour sain et sauf fournirait à la Nasa le soulagement d'avoir réussi à renvoyer des astronautes loin dans l'espace, pour la première fois depuis la fin du programme Apollo en 1972, après des années de retard et de doutes. Une réussite qui nécessite que le bouclier thermique d'Orion résiste aux 2.700°C générés par le frottement avec l'atmosphère au moment du retour. "Boule de feu" "Traverser l'atmosphère telle une boule de feu" constituera une expérience "marquante", relevait le pilote Victor Glover plus tôt cette semaine, confiant appréhender ce moment depuis sa sélection dans l'équipage en 2023. Si cette étape est toujours délicate pour les astronautes qui rentrent de la Station spatiale internationale, les inquiétudes sont renforcées cette fois par le fait qu'il s'agit du premier vol habité d'Orion, et qu'un problème a été détecté lors d'un test à vide en 2022. Lors du retour sur Terre, le bouclier thermique protégeant le vaisseau s'était altéré d'"une façon inattendue" d'après un rapport technique. Malgré cette anomalie, l'agence spatiale américaine a décidé de continuer avec le même bouclier, en revoyant la trajectoire afin de choisir un angle d'entrée dans l'atmosphère plus direct, pour limiter le rebond qui avait contribué à détériorer le bouclier thermique. Une décision qui a fait couler beaucoup d'encre et qui continue de hanter les plus hauts responsables de la Nasa. "Je vais y penser sans arrêt jusqu'à ce qu'ils soient dans l'eau", a reconnu récemment le chef de la Nasa, Jared Isaacman, dans une interview. "C'est impossible de vous dire qu'il ne subsiste aucune appréhension irrationnelle", a admis son bras droit jeudi, tout en assurant ne pas avoir de peur rationnelle à ce sujet. Insistant sur les multiples tests, simulations et modélisations effectués, les responsables de la Nasa assurent avoir confiance dans les calculs de leurs ingénieurs et disposer d'une marge de sécurité suffisante. Objectif 2028 Tous retiendront néanmoins leur souffle lors des 13 minutes, dont six sans communication possible avec l'équipage, séparant l'entrée dans l'atmosphère du vaisseau qui atteindra les 38.000 km/h, et son amerrissage dans le Pacifique, après avoir été freiné par une série de solides parachutes. Les familles des astronautes seront pour l'occasion présentes au centre spatial de la Nasa à Houston, qui coordonne la mission. Etant avant tout une mission test, Artémis II doit permettre à la Nasa de s'assurer que ses systèmes sont prêts pour permettre un retour des Américains sur la surface lunaire, afin d'y établir une base lunaire et de préparer de futures missions vers Mars. La Nasa ambitionne un premier alunissage en 2028, soit avant la fin du mandat de Donald Trump et la date fixée par leurs rivaux chinois pour marcher sur la Lune en 2030. Mais les experts s'attendent à de nouveaux reports, les alunisseurs étant toujours en cours de développement par les entreprises des milliardaires Elon Musk et Jeff Bezos. En attendant, cette première mission habitée d'un programme qui a coûté des dizaines de milliards de dollars et essuyé de nombreuses déconvenues et retards visait à relancer les passions spatiales des Américains. Mais aussi, espérait l'équipage, à "permettre le temps d'un instant, de faire marquer une pause au monde", confiait le commandant Reid Wiseman cette semaine.
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