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25.02.2026 à 09:51

Un ramadan plein d'amertume pour les survivants des inondations en Indonésie

FRANCE24
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Nombre des 32.000 habitants encore dans des abris temporaires vivent un mois sacré dans le dénuement et l'incertitude, hantés par la catastrophe d'il y a trois mois qui a fait plus de 1.000 morts au total dont une grande partie dans la province d'Aceh, à l'extrémité occidentale de la grande île de Sumatra, majoritairement musulmane. "Je suis encore traumatisée. Dès qu'il pleut, je suis angoissée. Je pense sans cesse aux enfants, à la façon dont je les sauverais plus tard", confie Rauzah, qui comme beaucoup d'Indonésiens ne porte qu'un seul nom. La maison de cette femme de 42 ans est recouverte d'une boue durcie, la contraignant à vivre dans un abri temporaire du district de Pidie Jaya avec 500 autres personnes qui ont également perdu leur maison. La catastrophe est l'une des pires ayant frappé Aceh, où un tsunami avait semé la désolation en 2004 et fait, dans cette seule province, plus de 170.000 morts. Les inondations et glissements de terrain de la fin novembre, accentuées par la déforestation, ont également endommagé 94.000 hectares de rizières dans trois provinces de Sumatra, selon le ministre de l'Agriculture, Amran Sulaiman, privant ainsi de nombreuses familles d'une ressource essentielle. Trois mois après le sinistre, 13.000 personnes vivent encore sous des tentes, principalement à Aceh, a indiqué la semaine dernière devant le Parlement le ministre de l'Intérieur, Tito Karnavian. Celui-ci dirige un groupe de travail gouvernemental pour la réhabilitation et la reconstruction à Sumatra, dont le coût est estimé à plus de 3 milliards de dollars (2,5 milliards d'euros). "J'espère vraiment que les abris temporaires seront bientôt terminés. Parce que dans la tente, on ne peut pas se reposer. Il fait tellement chaud qu'on ne peut pas dormir", témoigne encore Rauzah. Malgré les efforts des autorités, la frustration grandit face à la lenteur des secours, alors que Jakarta a résisté aux appels à décréter l'état de catastrophe nationale et à autoriser l'aide internationale dans les zones sinistrées. Des étudiants et représentants de la société civile ont manifesté devant le Parlement provincial à Banda Aceh pour réclamer une plus grande mobilisation des autorités. "Les programmes gouvernementaux sont lents, nous ne savons pas d'où vient le problème", déplore Fakhri, un imam local, autre évacué. Juste avant le début du ramadan la semaine dernière, les dons se sont taris, explique-t-il, alors qu'avec les rizières détruites, "beaucoup de gens se retrouvent sans emploi". Promesses "non tenues" "Pour moi, ce ramadan est moins festif que les années précédentes. En raison de l'état des lieux de culte et de nos maisons, qui sont encore recouvertes de boue", expose Fakhri, qui vit à Aceh. Le gouvernement a construit plus de 1.200 logements permanents pour remplacer les maisons fortement endommagées ou détruites, soit moins de 10% des 16.300 logements promis à Sumatra, a indiqué le ministre Tito. Quelque 8.300 logements temporaires ont également été construits, soit environ la moitié de ceux prévus. Reni confie qu'elle était heureuse de déménager le mois dernier dans un logement temporaire à Pidie Jaya avec ses deux filles. Mais elle se demande si l'Etat continuera ou non de fournir de l'aide sur le long terme. "Nous sommes reconnaissants d'avoir au moins un endroit comme celui-ci maintenant, mais malgré tout, beaucoup de promesses n'ont pas été tenues", affirme cette femme de 37 ans. Ainsi, elle n'a jamais reçu une allocation journalière de 15.000 roupies (75 centimes d'euros). "Ne nous dites rien (...) sans pouvoir le prouver. Ne nous donnez pas de (faux) espoirs", lance-t-elle. "C'est notre destin à nous les habitants d'Aceh", constate Fakhri, fataliste. "Pour l'instant, nous nous contentons de faire au mieux avec le peu que nous avons."

25.02.2026 à 09:51

Iran : Trump dit que sa préférence va à une solution par "la diplomatie"

FRANCE24
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Donald Trump a accusé l'Iran de concevoir des armes capables de frapper les Etats-Unis, affirmant toutefois lors de son discours de politique générale devant le Congrès qu'il privilégiait la voie diplomatique avec Téhéran. Récit d'Olivier Faissolle
Texte intégral (620 mots)
Donald Trump a accusé l'Iran de concevoir des armes capables de frapper les Etats-Unis, affirmant toutefois lors de son discours de politique générale devant le Congrès qu'il privilégiait la voie diplomatique avec Téhéran. Récit d'Olivier Faissolle

25.02.2026 à 09:45

Près du Capitole, des élus démocrates boudent Trump avec leur contre-discours

FRANCE24
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Le rassemblement, baptisé "l'état de l'Union du peuple", s'est tenu dans la nuit froide, sur l'immense esplanade du National Mall, près du bâtiment emblématique de la capitale américaine. Premier élu à prendre la parole sur la petite estrade éclairée, le sénateur du Connecticut Chris Murphy a estimé que Donald Trump "se moque de cette grande institution (le Congrès) et ne mérite pas de public". "Je ne suis pas présent au discours sur l'état de l'Union ce soir parce que nous ne vivons pas une période normale et les démocrates doivent arrêter de se comporter normalement" et "parce que vous n'entendrez pas parler de l'état de l'Union" mais "mensonge sur mensonge, et attaque sur attaque", a-t-il poursuivi. Au total, environ la moitié des parlementaires démocrates ont boudé le discours, selon le média Axios. "Nous refusons de rester les bras croisés quand notre pays est précipité au bord du gouffre", a défendu la jeune représentante de Pennsylvanie Summer Lee, devant un parterre de dizaines de personnes. "Ce discours va n'être que mensonges et insultes et il va prétendre qu'il (Trump) sait ce qu'il fait (...) mais il n'est pas du côté du peuple américain", a déclaré à l'AFP Doris Marlin, une retraitée de 66 ans, pour expliquer son soutien à ce boycott inhabituel mené par des élus de l'opposition. "Je crois au respect de la fonction", a-t-elle souligné, "mais Donald Trump est irrespectueux envers quiconque consacre ne serait-ce qu'une minute de son temps à l'écouter." "Tout s'écroule" Venue de Virginie voisine avec sa fille de 18 ans, qui s'apprête à voter pour la première fois lors des élections législatives de mi-mandat en novembre, Jennifer valide aussi l'initiative "parce que tout s'écroule". La quinquagénaire qui travaille dans le milieu culturel en "veut énormément aux républicains du Congrès". "Parce qu'ils ne font pas leur travail, Trump se permet tout, sans avoir de comptes à rendre." Sur les pancartes, s'affichent "Pas d'argent pour ICE", la police de l'immigration, "Pas de guerre avec l'Iran", "Publiez TOUS les documents", en référence au tentaculaire dossier Epstein. A 23 heures locales, quand Donald Trump achevait un discours de près de deux heures, une quinzaine d'élus démocrates avaient pris la parole, dont les sénateurs de Californie Adam Schiff et du Maryland Chris Van Hollen, et d'autres devaient suivre. A leurs côtés au micro, se succédaient également des intervenants présentés comme "affectés par les politiques dangereuses de Donald Trump": une victime du criminel sexuel Jeffrey Epstein, des chercheurs en santé publique licenciés au moment des coupes budgétaires menées dans l'administration américaine, des personnes - parfois citoyens américains - prises dans la nasse de la police de l'immigration. Un autre événement organisé à Washington accueillait d'autres élus démocrates, ainsi que des célébrités comme les acteurs Robert De Niro et Mark Ruffalo.
Texte intégral (509 mots)
Le rassemblement, baptisé "l'état de l'Union du peuple", s'est tenu dans la nuit froide, sur l'immense esplanade du National Mall, près du bâtiment emblématique de la capitale américaine. Premier élu à prendre la parole sur la petite estrade éclairée, le sénateur du Connecticut Chris Murphy a estimé que Donald Trump "se moque de cette grande institution (le Congrès) et ne mérite pas de public". "Je ne suis pas présent au discours sur l'état de l'Union ce soir parce que nous ne vivons pas une période normale et les démocrates doivent arrêter de se comporter normalement" et "parce que vous n'entendrez pas parler de l'état de l'Union" mais "mensonge sur mensonge, et attaque sur attaque", a-t-il poursuivi. Au total, environ la moitié des parlementaires démocrates ont boudé le discours, selon le média Axios. "Nous refusons de rester les bras croisés quand notre pays est précipité au bord du gouffre", a défendu la jeune représentante de Pennsylvanie Summer Lee, devant un parterre de dizaines de personnes. "Ce discours va n'être que mensonges et insultes et il va prétendre qu'il (Trump) sait ce qu'il fait (...) mais il n'est pas du côté du peuple américain", a déclaré à l'AFP Doris Marlin, une retraitée de 66 ans, pour expliquer son soutien à ce boycott inhabituel mené par des élus de l'opposition. "Je crois au respect de la fonction", a-t-elle souligné, "mais Donald Trump est irrespectueux envers quiconque consacre ne serait-ce qu'une minute de son temps à l'écouter." "Tout s'écroule" Venue de Virginie voisine avec sa fille de 18 ans, qui s'apprête à voter pour la première fois lors des élections législatives de mi-mandat en novembre, Jennifer valide aussi l'initiative "parce que tout s'écroule". La quinquagénaire qui travaille dans le milieu culturel en "veut énormément aux républicains du Congrès". "Parce qu'ils ne font pas leur travail, Trump se permet tout, sans avoir de comptes à rendre." Sur les pancartes, s'affichent "Pas d'argent pour ICE", la police de l'immigration, "Pas de guerre avec l'Iran", "Publiez TOUS les documents", en référence au tentaculaire dossier Epstein. A 23 heures locales, quand Donald Trump achevait un discours de près de deux heures, une quinzaine d'élus démocrates avaient pris la parole, dont les sénateurs de Californie Adam Schiff et du Maryland Chris Van Hollen, et d'autres devaient suivre. A leurs côtés au micro, se succédaient également des intervenants présentés comme "affectés par les politiques dangereuses de Donald Trump": une victime du criminel sexuel Jeffrey Epstein, des chercheurs en santé publique licenciés au moment des coupes budgétaires menées dans l'administration américaine, des personnes - parfois citoyens américains - prises dans la nasse de la police de l'immigration. Un autre événement organisé à Washington accueillait d'autres élus démocrates, ainsi que des célébrités comme les acteurs Robert De Niro et Mark Ruffalo.

25.02.2026 à 09:39

Ukraine : au cœur des combats dans la région de Dnipro

FRANCE24
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Dans la région de Dnipro, en Ukraine, les combats redoublent d’intensité. France 24 a suivi les soldats ukrainiens en première ligne pour témoigner de leur quotidien sur le front. Un reportage signé Gulliver Cragg, correspondant de France 24 en Ukraine.
Texte intégral (509 mots)
Dans la région de Dnipro, en Ukraine, les combats redoublent d’intensité. France 24 a suivi les soldats ukrainiens en première ligne pour témoigner de leur quotidien sur le front. Un reportage signé Gulliver Cragg, correspondant de France 24 en Ukraine.

25.02.2026 à 09:39

Le cyberharcèlement est une "mise à mort", dénonce Magali Berdah

FRANCE24
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Le harcèlement en ligne est une "vraie mise à mort". "Comme une massue qui vous écrase tous les jours. (...) Ça vous tue petit à petit, parce que vous n'arrivez plus à respirer. Cette violence est invisible à l'oeil nu, du coup, les gens ne s'en rendent pas compte". Au début de l'entretien accordé à l'AFP, le téléphone de Magali Berdah sonne. Numéro masqué. Elle décroche. "Sale pute! tu m'entends? Sale pute!" Elle raccroche. "Je reçois des appels anonymes toute la journée. Malheureusement, je l'ai intégré. Ce n'est pas normal de dire ça", mais "le +sale pute+, c'est vraiment le plus gentil message que j'ai pu recevoir" parmi l'avalanche de tweets et d'appels reçus depuis le premier post publié par Booba. Le harcèlement imputé au rappeur s'est étalé de mai 2022 à juin 2025, selon le parquet de Paris, qui vient de requérir un renvoi en correctionnelle contre lui. De son vrai nom Elie Yaffa, le monument du rap s'est lancé en 2022 dans une croisade contre les influenceurs et leurs pratiques commerciales qu'il présente comme trompeuses. Avec l'appui de ses "pirates", une communauté numérique relayant ses publications ou trollant les personnes qu'il ciblait, il lançait des "malédictions". Dans son viseur, notamment: Magali Berdah, fondatrice de Shauna Events, et qui compte quelque 1,8 million d'abonnés sur Instagram. Mais Booba s'est toujours défendu de la harceler, comparant ses publications à une activité de "lanceur d'alerte". Mais le parquet a dénoncé, dans ses réquisitions dont l'AFP a eu connaissance, une "volonté de nuire" de Booba: critiques sur son physique, mise en cause de sa religion juive, comparaison à un animal, à un "démon"... Ces attaques virtuelles se confondent vite avec le réel. "Le cyberharcèlement ne se limite pas au web. Il entre dans votre vie. J'allais dans la rue, je me faisais insulter. Donc je ne sortais plus", retrace Mme Berdah. La plaignante décrit une angoisse continue, qui pèse sur ses proches. "Je me suis dit: +OK il faut mourir (...) parce que je veux arrêter de vivre avec cette angoisse, je veux libérer ma famille+". Ce qui la "protège": ses proches, justement. "Mon mari a caché toutes les boîtes de médicaments". Magali Berdah décrit "un isolement" abyssal. Et "des murs" quand elle cherche du soutien. "Plein de personnes m'ont dit: +Quitte les réseaux sociaux+. (...) Mais vous êtes sérieux? À quel moment vous osez me dire de couper mes réseaux sociaux? Est-ce que vous pouvez lui dire à lui d'arrêter, par contre, s'il vous plaît?", s'indigne Magali Berdah, qui rappelle que son téléphone est son "outil de travail". "On m'a aussi dit: +T'aurais pas dû te mettre dans la lumière+", mais "j'aime bosser". "Pas la +bonne+ victime" Entrepreneure, ancienne animatrice de téléréalité, "je n'étais absolument pas la +bonne+ victime", constate Magali Berdah. "Parce que je représente un monde que les gens aiment regarder, mais aiment détester", poursuit-elle, au sujet du "beau métier" d'influenceur. Magali Berdah n'était pas "la +bonne+ victime" non plus, aux yeux de la société, car elle a eu affaire à la justice. En 2019, elle a été condamnée à un an d'emprisonnement avec sursis pour abus de faiblesse, des faits antérieurs à la création de son agence Shauna Events. "J'ai payé, remboursé et assumé", balaie Magali Berdah, soulignant que les faits datent "d'il y a plus de dix ans". Le soutien, elle raconte toutefois l'avoir trouvé auprès des enquêteurs. À l'Office central de lutte contre la haine en ligne (OCLCH), elle s'est sentie entourée de "gens qui se battaient" pour la "sauver". "Si je n'avais pas eu le PNLH (le pôle national de la lutte contre la haine en ligne au parquet de Paris, NDLR) et l'OCLCH, je ne serais pas en face de vous aujourd'hui". "Sincèrement, je leur dois la vie". "J'ai tenu, et je me sens aujourd'hui comme une guerrière", dit-elle. Aux victimes, elle conseille de porter plainte. "Parce qu'un harceleur ne s'arrête jamais". Aux plateformes, elle demande de mieux "réguler". Et à la société, de faire preuve "d'empathie". Pour aider les victimes devenues paria et briser leur ostracisation, il suffit parfois de leur adresser "un mot de réconfort".
Texte intégral (722 mots)
Le harcèlement en ligne est une "vraie mise à mort". "Comme une massue qui vous écrase tous les jours. (...) Ça vous tue petit à petit, parce que vous n'arrivez plus à respirer. Cette violence est invisible à l'oeil nu, du coup, les gens ne s'en rendent pas compte". Au début de l'entretien accordé à l'AFP, le téléphone de Magali Berdah sonne. Numéro masqué. Elle décroche. "Sale pute! tu m'entends? Sale pute!" Elle raccroche. "Je reçois des appels anonymes toute la journée. Malheureusement, je l'ai intégré. Ce n'est pas normal de dire ça", mais "le +sale pute+, c'est vraiment le plus gentil message que j'ai pu recevoir" parmi l'avalanche de tweets et d'appels reçus depuis le premier post publié par Booba. Le harcèlement imputé au rappeur s'est étalé de mai 2022 à juin 2025, selon le parquet de Paris, qui vient de requérir un renvoi en correctionnelle contre lui. De son vrai nom Elie Yaffa, le monument du rap s'est lancé en 2022 dans une croisade contre les influenceurs et leurs pratiques commerciales qu'il présente comme trompeuses. Avec l'appui de ses "pirates", une communauté numérique relayant ses publications ou trollant les personnes qu'il ciblait, il lançait des "malédictions". Dans son viseur, notamment: Magali Berdah, fondatrice de Shauna Events, et qui compte quelque 1,8 million d'abonnés sur Instagram. Mais Booba s'est toujours défendu de la harceler, comparant ses publications à une activité de "lanceur d'alerte". Mais le parquet a dénoncé, dans ses réquisitions dont l'AFP a eu connaissance, une "volonté de nuire" de Booba: critiques sur son physique, mise en cause de sa religion juive, comparaison à un animal, à un "démon"... Ces attaques virtuelles se confondent vite avec le réel. "Le cyberharcèlement ne se limite pas au web. Il entre dans votre vie. J'allais dans la rue, je me faisais insulter. Donc je ne sortais plus", retrace Mme Berdah. La plaignante décrit une angoisse continue, qui pèse sur ses proches. "Je me suis dit: +OK il faut mourir (...) parce que je veux arrêter de vivre avec cette angoisse, je veux libérer ma famille+". Ce qui la "protège": ses proches, justement. "Mon mari a caché toutes les boîtes de médicaments". Magali Berdah décrit "un isolement" abyssal. Et "des murs" quand elle cherche du soutien. "Plein de personnes m'ont dit: +Quitte les réseaux sociaux+. (...) Mais vous êtes sérieux? À quel moment vous osez me dire de couper mes réseaux sociaux? Est-ce que vous pouvez lui dire à lui d'arrêter, par contre, s'il vous plaît?", s'indigne Magali Berdah, qui rappelle que son téléphone est son "outil de travail". "On m'a aussi dit: +T'aurais pas dû te mettre dans la lumière+", mais "j'aime bosser". "Pas la +bonne+ victime" Entrepreneure, ancienne animatrice de téléréalité, "je n'étais absolument pas la +bonne+ victime", constate Magali Berdah. "Parce que je représente un monde que les gens aiment regarder, mais aiment détester", poursuit-elle, au sujet du "beau métier" d'influenceur. Magali Berdah n'était pas "la +bonne+ victime" non plus, aux yeux de la société, car elle a eu affaire à la justice. En 2019, elle a été condamnée à un an d'emprisonnement avec sursis pour abus de faiblesse, des faits antérieurs à la création de son agence Shauna Events. "J'ai payé, remboursé et assumé", balaie Magali Berdah, soulignant que les faits datent "d'il y a plus de dix ans". Le soutien, elle raconte toutefois l'avoir trouvé auprès des enquêteurs. À l'Office central de lutte contre la haine en ligne (OCLCH), elle s'est sentie entourée de "gens qui se battaient" pour la "sauver". "Si je n'avais pas eu le PNLH (le pôle national de la lutte contre la haine en ligne au parquet de Paris, NDLR) et l'OCLCH, je ne serais pas en face de vous aujourd'hui". "Sincèrement, je leur dois la vie". "J'ai tenu, et je me sens aujourd'hui comme une guerrière", dit-elle. Aux victimes, elle conseille de porter plainte. "Parce qu'un harceleur ne s'arrête jamais". Aux plateformes, elle demande de mieux "réguler". Et à la société, de faire preuve "d'empathie". Pour aider les victimes devenues paria et briser leur ostracisation, il suffit parfois de leur adresser "un mot de réconfort".
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