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15.06.2026 à 10:18

FRANCE24
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La Coupe du monde 2026 marque un tournant pour le football africain. Dix sélections du continent participent à la compétition, un record historique porté par l’élan du parcours exceptionnel du Maroc en 2022.
La Coupe du monde 2026 marque un tournant pour le football africain. Dix sélections du continent participent à la compétition, un record historique porté par l’élan du parcours exceptionnel du Maroc en 2022.

15.06.2026 à 10:15

FRANCE24
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Vêtus du maillot des "Blue samouraïs", les spectateurs nippons sont restés après le match nul 2-2 pour méticuleusement ramasser tous les déchets qui trainaient dans les tribunes et les entasser dans des sacs-poubelles en plastique bleu. "On nous a appris que lorsque nous utilisons un lieu, il faut le laisser plus propre en partant qu’il ne l'était en arrivant", explique Eita Tanaka, une bière et quelques gobelets à la main, vêtu du maillot bleu de son équipe. "Par exemple, à l’école, nous faisons le ménage nous-mêmes dans nos salles de classe sans que notre professeur ait besoin de nous le dire", ajoute Tanaka du haut de ses 20 ans. La propreté des supporters nippons, dont l'équipe participe à sa huitième Coupe du monde, est devenue sa marque de fabrique à l'international. "Démarche spirituelle" "C’est notre culture, partout où nous allons, nous devons nettoyer derrière nous, c’est notre démarche spirituelle, notre attitude", raconte Futo Hagiwara, fier de ce comportement collectif. Et il fait des émules. Le quarterback de l'équipe de football américain des New York Giants Jameis Winston a ainsi été aperçu en train de se joindre aux fans nippons après le match de dimanche, portant un maillot bleu du Japon avec son nom inscrit au dos. Le sociologue et philosophe Masachi Ohsawa estime qu’un mélange de sens des responsabilités sociales et de pression du groupe est à l'origine du comportement des supporteurs. "Les Japonais ont tendance à peu s’intéresser à la justice à grande échelle -les questions comme les inégalités mondiales, les conflits ou le changement climatique- mais ils sont extrêmement sensibles aux considérations morales à petite échelle," explique-t-il. "Lorsqu’ils interagissent avec des personnes dans le même espace ou avec lesquelles ils ont un contact personnel direct, ils éprouvent un fort désir de ne pas leur causer de souci ni de les mettre mal à l’aise", ajoute-t-il. L’école de la vie Les tâches ménagères font partie de l’éducation japonaise dès le plus jeune âge et l’on peut voir des enfants récurer les sols et les tables des écoles tous les jours. Les poubelles publiques sont rares dans le pays et les gens doivent donc ramener leurs déchets chez eux. Se débarrasser des déchets ménagers dans l'espace public au Japon relève d'ailleurs du parcours du combattant. Professeur émérite de sociologie à l'Université d’Osaka, Scott North indique que ces groupes de supporteurs sont organisés avec des leaders et des suiveurs. "Puisque tout le monde se rassemble, on s’attend à ce qu’ils agissent en groupe, explique cet Américain qui vit au Japon depuis environ quarante ans. Et quand les leaders sortent les sacs et disent +allons-y+, personne ne va dire non." "Au Japon, dès qu’une personne commence à ramasser les déchets, ceux qui l'entourent ont le sentiment qu'ils ne peuvent tout simplement pas faire autrement que de l’imiter," insiste Ohsawa. "Dans ce cas, la motivation première n’est pas tant le désir de garder le stade propre ou d’éviter de causer du travail à ceux qui doivent le nettoyer ensuite, précise-t-il. C’est davantage le désir de ne pas être perçu comme une nuisance au sein de son propre groupe." Quelles qu’en soient les motivations, les supporteurs japonais présents à cette Coupe du monde continueront de faire le ménage tant qu’ils seront dans le tournoi et ce, dès le prochain match contre la Tunisie, samedi à Mexico. Et Hagiwara sera heureux de continuer à montrer l’exemple.
Texte intégral (619 mots)
Vêtus du maillot des "Blue samouraïs", les spectateurs nippons sont restés après le match nul 2-2 pour méticuleusement ramasser tous les déchets qui trainaient dans les tribunes et les entasser dans des sacs-poubelles en plastique bleu. "On nous a appris que lorsque nous utilisons un lieu, il faut le laisser plus propre en partant qu’il ne l'était en arrivant", explique Eita Tanaka, une bière et quelques gobelets à la main, vêtu du maillot bleu de son équipe. "Par exemple, à l’école, nous faisons le ménage nous-mêmes dans nos salles de classe sans que notre professeur ait besoin de nous le dire", ajoute Tanaka du haut de ses 20 ans. La propreté des supporters nippons, dont l'équipe participe à sa huitième Coupe du monde, est devenue sa marque de fabrique à l'international. "Démarche spirituelle" "C’est notre culture, partout où nous allons, nous devons nettoyer derrière nous, c’est notre démarche spirituelle, notre attitude", raconte Futo Hagiwara, fier de ce comportement collectif. Et il fait des émules. Le quarterback de l'équipe de football américain des New York Giants Jameis Winston a ainsi été aperçu en train de se joindre aux fans nippons après le match de dimanche, portant un maillot bleu du Japon avec son nom inscrit au dos. Le sociologue et philosophe Masachi Ohsawa estime qu’un mélange de sens des responsabilités sociales et de pression du groupe est à l'origine du comportement des supporteurs. "Les Japonais ont tendance à peu s’intéresser à la justice à grande échelle -les questions comme les inégalités mondiales, les conflits ou le changement climatique- mais ils sont extrêmement sensibles aux considérations morales à petite échelle," explique-t-il. "Lorsqu’ils interagissent avec des personnes dans le même espace ou avec lesquelles ils ont un contact personnel direct, ils éprouvent un fort désir de ne pas leur causer de souci ni de les mettre mal à l’aise", ajoute-t-il. L’école de la vie Les tâches ménagères font partie de l’éducation japonaise dès le plus jeune âge et l’on peut voir des enfants récurer les sols et les tables des écoles tous les jours. Les poubelles publiques sont rares dans le pays et les gens doivent donc ramener leurs déchets chez eux. Se débarrasser des déchets ménagers dans l'espace public au Japon relève d'ailleurs du parcours du combattant. Professeur émérite de sociologie à l'Université d’Osaka, Scott North indique que ces groupes de supporteurs sont organisés avec des leaders et des suiveurs. "Puisque tout le monde se rassemble, on s’attend à ce qu’ils agissent en groupe, explique cet Américain qui vit au Japon depuis environ quarante ans. Et quand les leaders sortent les sacs et disent +allons-y+, personne ne va dire non." "Au Japon, dès qu’une personne commence à ramasser les déchets, ceux qui l'entourent ont le sentiment qu'ils ne peuvent tout simplement pas faire autrement que de l’imiter," insiste Ohsawa. "Dans ce cas, la motivation première n’est pas tant le désir de garder le stade propre ou d’éviter de causer du travail à ceux qui doivent le nettoyer ensuite, précise-t-il. C’est davantage le désir de ne pas être perçu comme une nuisance au sein de son propre groupe." Quelles qu’en soient les motivations, les supporteurs japonais présents à cette Coupe du monde continueront de faire le ménage tant qu’ils seront dans le tournoi et ce, dès le prochain match contre la Tunisie, samedi à Mexico. Et Hagiwara sera heureux de continuer à montrer l’exemple.

15.06.2026 à 10:14

FRANCE24
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Dans l'est de la République démoratique du Congo, où l'épidémie d'Ebola continue de se propager dans la province de l'Ituri, le dernier bilan fait du ministère congolais de la Santé fait état de 689 cas confirmés et 139 décès.
Texte intégral (619 mots)
Dans l'est de la République démoratique du Congo, où l'épidémie d'Ebola continue de se propager dans la province de l'Ituri, le dernier bilan fait du ministère congolais de la Santé fait état de 689 cas confirmés et 139 décès.

15.06.2026 à 10:09

FRANCE24
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Invité par RFI et France 24, Ousmane #Sonko affirme qu’il peut y avoir des divergences politiques mais qu’elle ne menacent pas l’unité nationale et que le peuple sénégalais est "plus grand" que les tensions du moments.
Texte intégral (619 mots)
Invité par RFI et France 24, Ousmane #Sonko affirme qu’il peut y avoir des divergences politiques mais qu’elle ne menacent pas l’unité nationale et que le peuple sénégalais est "plus grand" que les tensions du moments.

15.06.2026 à 09:49

FRANCE24
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"Si l'un d'eux vous mord, il peut vous sectionner un doigt!", s'exclame le pêcheur de 43 ans. "Ils sont la destruction de la mer!". Les ravages de ce poisson toxique invasif, Lagocephalus sceleratus, sont visibles un peu plus loin : une raie, un pagre commun et un autre poisson gisent sur le pont d'une autre embarcation de pêche, à moitié dévorés. "Ils ne laissent rien derrière eux!", se désespère Alexis Charlambakis face à cette espèce parmi les plus destructrices de la Méditerranée orientale. Présents en mer Rouge et dans les océans Indien et Pacifique, les poissons-ballons à bande argentée sont entrés en Méditerranée par le Canal de Suez, selon l'Université française Côte d'Azur qui recense les espèces non-indigènes de Méditerranée. Leur multiplication dans les eaux grecques est un exemple de la manière dont le réchauffement des mers et océans modifie les écosystèmes et bouleverse les économies qui en dépendent. Au large de la plus grande île de Grèce, les pêcheurs voient leurs prises se réduire à cause de ces poissons qui mesurent de 40 à 60 cm. "C’est un poisson omnivore qui mange tout ce qu’il rencontre", souligne Giannis Giankakis, un pêcheur de 65 ans. "Rien ne semble le déranger car il n’a pas de prédateurs naturels". Toxine dangereuse Il réduit également les filets en lambeaux. "Nous laissons nos filets dans l’eau une heure, pas plus, et ils les déchiquettent", déplore un autre pêcheur, Babis Doriakis, âgé de 25 ans. Les poissons-ballons, qui se nourrissent de poissons, de crustacés et de calmars, causent chaque année quelque 8.500 euros de dégâts et de pertes de revenus aux bateaux de pêche, évalue Nota Peristeraki, biologiste marine au Centre hellénique de recherche marine (HCMR), basé près d'Héraklion, la plus grande ville de Crète. "Le boulot est de pire en pire chaque année", martèle Kostis Zevelekakis, pêcheur de 53 ans. "L’État n’en fait pas assez pour nous aider à gérer ces poissons (...) Nous pouvons contrôler leur nombre si l’on nous donne le cadre adéquat pour les chasser", assure-t-il. Outre leurs redoutables dents, ces prédateurs sont une menace pour la santé humaine en raison de leur chair toxique. Elle contient de la tétrodotoxine, "une toxine extrêmement dangereuse en cas d'ingestion", alerte Thekla Anastasiou, biologiste marine du HCMR. "Elle provoque une insuffisance cardiaque et un arrêt du fonctionnement des poumons". Parmi les près de 200 espèces de poissons-ballons vivant dans les eaux chaudes du globe, trois se trouvent actuellement dans l’est de la mer Méditerranée. Les scientifiques du HCMR les ont recensées pour la première fois en Grèce en juin 2005, précise Nota Peristeraki. Initialement localisés au large de la Crète et de l'archipel du Dodécanèse en Egée (sud-est), ils se sont depuis propagés à d’autres zones, précise la biologiste. "Il est impératif de réduire leur population", affirme-t-elle. "Déchets de classe 1" Le Fonds mondial pour la nature (WWF) a récemment présenté plus d’une centaine d’espèces de poissons disponibles sur le marché grec. Parmi elles, figurent 13 espèces invasives qui ne figuraient pas dans le précédent guide datant de 2015. "La mer est pleine de rascasses volantes, de poissons-ballons et de poissons-flûtes, toutes invasives", énumère Lambis Atzarakis, président de l’association des pêcheurs de Iérapetra. La crevette atlantique (Penaeus aztecus) et le crabe bleu (Callinectes sapidus) sont présents dans le nord de la mer Égée et la rascasse volante (Pterois miles) dans les eaux plus au sud. "À l’heure actuelle, les poissons-ballons sont considérés comme des déchets de classe 1", l’équivalent de déchets industriels potentiellement dangereux, explique le chimiste du HCMR, Manolis Mandalakis. Selon la réglementation européenne, le traitement approprié pour ces déchets est l’incinération, précise-t-il. Mais "nous essayons de trouver d’autres moyens (...) moins énergivores". Des scientifiques tentent par ailleurs de neutraliser la toxine mortelle de ce poisson afin de le rendre commercialisable. Jusqu’à présent, les experts du HCMR sont parvenus à la neutraliser à 90% grâce à un procédé chimique mais des recherches supplémentaires sont nécessaires, précise M. Mandalakis. Parmi les utilisations possibles figurent les engrais ou les aliments pour poissons, selon l'expert. "Le poisson-ballon reste un poisson. Il contient des protéines de haute valeur nutritionnelle", conclut-il.
Texte intégral (776 mots)
"Si l'un d'eux vous mord, il peut vous sectionner un doigt!", s'exclame le pêcheur de 43 ans. "Ils sont la destruction de la mer!". Les ravages de ce poisson toxique invasif, Lagocephalus sceleratus, sont visibles un peu plus loin : une raie, un pagre commun et un autre poisson gisent sur le pont d'une autre embarcation de pêche, à moitié dévorés. "Ils ne laissent rien derrière eux!", se désespère Alexis Charlambakis face à cette espèce parmi les plus destructrices de la Méditerranée orientale. Présents en mer Rouge et dans les océans Indien et Pacifique, les poissons-ballons à bande argentée sont entrés en Méditerranée par le Canal de Suez, selon l'Université française Côte d'Azur qui recense les espèces non-indigènes de Méditerranée. Leur multiplication dans les eaux grecques est un exemple de la manière dont le réchauffement des mers et océans modifie les écosystèmes et bouleverse les économies qui en dépendent. Au large de la plus grande île de Grèce, les pêcheurs voient leurs prises se réduire à cause de ces poissons qui mesurent de 40 à 60 cm. "C’est un poisson omnivore qui mange tout ce qu’il rencontre", souligne Giannis Giankakis, un pêcheur de 65 ans. "Rien ne semble le déranger car il n’a pas de prédateurs naturels". Toxine dangereuse Il réduit également les filets en lambeaux. "Nous laissons nos filets dans l’eau une heure, pas plus, et ils les déchiquettent", déplore un autre pêcheur, Babis Doriakis, âgé de 25 ans. Les poissons-ballons, qui se nourrissent de poissons, de crustacés et de calmars, causent chaque année quelque 8.500 euros de dégâts et de pertes de revenus aux bateaux de pêche, évalue Nota Peristeraki, biologiste marine au Centre hellénique de recherche marine (HCMR), basé près d'Héraklion, la plus grande ville de Crète. "Le boulot est de pire en pire chaque année", martèle Kostis Zevelekakis, pêcheur de 53 ans. "L’État n’en fait pas assez pour nous aider à gérer ces poissons (...) Nous pouvons contrôler leur nombre si l’on nous donne le cadre adéquat pour les chasser", assure-t-il. Outre leurs redoutables dents, ces prédateurs sont une menace pour la santé humaine en raison de leur chair toxique. Elle contient de la tétrodotoxine, "une toxine extrêmement dangereuse en cas d'ingestion", alerte Thekla Anastasiou, biologiste marine du HCMR. "Elle provoque une insuffisance cardiaque et un arrêt du fonctionnement des poumons". Parmi les près de 200 espèces de poissons-ballons vivant dans les eaux chaudes du globe, trois se trouvent actuellement dans l’est de la mer Méditerranée. Les scientifiques du HCMR les ont recensées pour la première fois en Grèce en juin 2005, précise Nota Peristeraki. Initialement localisés au large de la Crète et de l'archipel du Dodécanèse en Egée (sud-est), ils se sont depuis propagés à d’autres zones, précise la biologiste. "Il est impératif de réduire leur population", affirme-t-elle. "Déchets de classe 1" Le Fonds mondial pour la nature (WWF) a récemment présenté plus d’une centaine d’espèces de poissons disponibles sur le marché grec. Parmi elles, figurent 13 espèces invasives qui ne figuraient pas dans le précédent guide datant de 2015. "La mer est pleine de rascasses volantes, de poissons-ballons et de poissons-flûtes, toutes invasives", énumère Lambis Atzarakis, président de l’association des pêcheurs de Iérapetra. La crevette atlantique (Penaeus aztecus) et le crabe bleu (Callinectes sapidus) sont présents dans le nord de la mer Égée et la rascasse volante (Pterois miles) dans les eaux plus au sud. "À l’heure actuelle, les poissons-ballons sont considérés comme des déchets de classe 1", l’équivalent de déchets industriels potentiellement dangereux, explique le chimiste du HCMR, Manolis Mandalakis. Selon la réglementation européenne, le traitement approprié pour ces déchets est l’incinération, précise-t-il. Mais "nous essayons de trouver d’autres moyens (...) moins énergivores". Des scientifiques tentent par ailleurs de neutraliser la toxine mortelle de ce poisson afin de le rendre commercialisable. Jusqu’à présent, les experts du HCMR sont parvenus à la neutraliser à 90% grâce à un procédé chimique mais des recherches supplémentaires sont nécessaires, précise M. Mandalakis. Parmi les utilisations possibles figurent les engrais ou les aliments pour poissons, selon l'expert. "Le poisson-ballon reste un poisson. Il contient des protéines de haute valeur nutritionnelle", conclut-il.
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