Lien du flux RSS
Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

19.03.2026 à 18:59

La Bourse de Paris termine en forte baisse, emportée par les prix de l'énergie

FRANCE24
img
L'indice vedette CAC 40 a perdu en clôture 162,01 points, pour s'établir à 7.807,87 points. Mercredi, la Bourse de Paris avait cédé 0,06% à 7.969,88 points. Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, "ce sont les prix de l'énergie qui sont la seule boussole des marchés financiers et des actions", commente Nathalie Benatia, économiste chez BNP Paribas Asset Management, interrogée par l'AFP. "Le choc sur les prix de l'énergie résulte du passage d'une crise du transport maritime à une crise d'approvisionnement, les deux camps visant désormais des infrastructures énergétiques", commente Kathleen Brooks, directrice de la recherche chez XTB. Ces dernières 24 heures, les grands sites pétroliers et gaziers du Moyen-Orient autour du Golfe ont été pris pour cible. Au Koweït jeudi matin, deux raffineries ont aussi été incendiées après une attaque de drones. Mercredi soir, Ras Laffan, premier site de production de gaz naturel liquéfié (GNL) du Qatar, a fait l'objet d'une attaque iranienne provoquant des "dommages considérables", selon Doha. Le baril américain WTI est brièvement repassé au-dessus de 100 dollars jeudi après-midi et le Brent de la mer du Nord, référence du marché mondial, évoluait autour de 110 dollars. Les marchés continuent "de s'interroger sur les conséquences du blocage du détroit d'Ormuz", passage stratégique pour l'approvisionnement en hydrocarbures, devenu central dans la guerre au Moyen-Orient, note Nathalie Benatia. L'Organisation maritime internationale (OMI) a demandé jeudi la création d'"un corridor maritime sûr" pour évacuer les navires bloqués dans le Golfe, condamnant la fermeture du détroit d'Ormuz par l'Iran, dans une déclaration adoptée par ses Etats membres. Juste avant cet appel, le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas et le Japon s'étaient dit prêts dans un communiqué conjoint "à contribuer aux efforts appropriés visant à garantir la sécurité de la traversée du détroit". Conséquence de la hausse des prix du brut, TotalEnergies a tiré son épingle du jeu jeudi, prenant largement la tête du CAC 40. Le titre a grimpé de 4,20% à 78,59 euros. A contrario, les valeurs industrielles comme ArcelorMittal (-6,21% à 42,76 euros) ou Saint-Gobain (-4,47% à 68,32 euros) ont dévissé en Bourse, les énergies fossiles restant un gros poste de dépenses pour ce secteur. Accor sombre Traite d'enfants en Russie, prostitution dans d'autres pays, affaires Epstein et DSK... Accor a été la cible jeudi d'un rapport virulent du fonds spéculatif Grizzly, qui l'a fait chuter en Bourse, des accusations fermement démenties par le géant hôtelier français. Accor "dément fermement toute implication dans l’exploitation systémique supposée liée à la traite d’êtres humains ou d’enfants. A ce stade, et à la suite de la publication de ce rapport, le groupe mène une enquête interne approfondie" pour vérifier les "allégations" de Grizzly, a-t-il indiqué dans un communiqué. Après avoir dévissé de plus de 10% en séance, l'action Accor a terminé sur une baisse de 5,97% à 39,50 euros à la clôture.

19.03.2026 à 18:53

"Autorévélation": quand les entreprises se dénoncent à la justice pour corruption

FRANCE24
img
Pascal Prache, patron du parquet national financier (PNF), a salué ces deux dossiers de "révélation spontanée" de deux groupes français, qui ont débouché sur des collaborations avec les autorités de Malaisie pour l'un et les justices américaine et belge pour l'autre. Il s'agit de Colas Rail Asia (filiale du groupe français Colas Rail, dans le giron de Bouygues) et de Balt USA, filiale de Balt, groupe français fabricant d'outils de neuroradiologie interventionnelle. Les amendes acceptées jeudi permettent aux sociétés d'échapper aux poursuites en tant que personnes morales. Mais ce n'est pas un point final, puisque les procédures judiciaires se poursuivent pour les personnes physiques, c'est-à-dire les responsables ou intermédiaires impliqués. Le président du tribunal judiciaire de Paris, Peimane Ghaleh-Marzban, a d'ailleurs relevé "la détermination" du PNF dans ce domaine. Pour en revenir aux amendes, ce type de règlement est monnaie courante via une convention judiciaire d'intérêt public (Cjip), signée entre une société et le PNF et validée lors d'une audience publique au tribunal de Paris. Mais c'est donc la première fois que le mot "autorévélation" a été prononcé dans ce cadre, dans deux dossiers distincts. "Secteur sensible" Dans le premier, Colas Rail Asia a accepté de payer une amende de près de 30 millions d'euros, pour des pots-de-vin dans deux marchés ferroviaires de 150 millions d'euros chacun remportés en Malaisie dans les années 2010. M. Ghaleh-Marzban a décrit un "schéma classique" de surfacturation pour soudoyer des intermédiaires locaux, constituant des "faits de corruption d'un agent public étranger". Un contrôle comptable en interne en 2016 a révélé plus de 18 millions d'euros de versements illicites. Le directeur général de la filiale, ainsi que le PDG ont été licenciés dans la foulée. Et Colas Rail a porté plainte en 2017 auprès du PNF. "On doit reconnaître à Colas Rail d'avoir choisi la transparence et non la dissimulation", a commenté Claire Le Maner, procureure du PNF. "Quand Colas Rail s'en est rendu compte, elle a stoppé l'hémorragie, mis fin aux contrats litigieux et coupé les liens avec les personnes corrompues", a souligné la magistrate, saluant la "qualité des investigations internes". "Effet de surprise" Le second dossier touche au "secteur sensible" du médical, a insisté Céline Guillet, procureure du PNF. Balt USA a accepté de payer près de deux millions d'euros d'amende pour des fausses factures via une société écran belge. Il s'agit là aussi d'un schéma classique qui a permis de rétribuer sous le manteau deux médecins, un dans un centre hospitalier français, un autre dans un hôpital belge, pour que ces établissements privilégient l'appareillage médical de Balt USA. Un courrier anonyme a été pris au sérieux par Balt qui s'est tourné vers le PNF en 2023. Céline Guillet a loué une "autorévélation très précoce". "Balt n'a pas attendu de dérouler toute son investigation en interne pour venir vers nous. Nous leur avons demandé de s'arrêter pour laisser place à nos investigations et grâce à l'effet de surprise, nous avons mis la main sur des données qui, dans un autre cas de figure, auraient été effacées", a dévoilé la magistrate. Là aussi, les procédures judiciaires contre les personnes impliquées vont se poursuivre des deux côtés de l'Atlantique. Via les Cjip, le PNF a récupéré au cours des 10 dernières années plus de 4,8 milliards d'euros au total. Les amendes sont aussi accompagnées d'un programme de mise en conformité de trois ans, sous le contrôle de l'Agence française anticorruption, à la charge des sociétés, à hauteur de 1,9 million pour Colas Rail et 700.000 euros pour Balt.

19.03.2026 à 18:43

Guerre au Moyen-Orient : la facture très salée des frappes contre les champs gaziers au Qatar

Sébastian SEIBT
img
Les bombardements d'infrastructures gazières en Iran puis au Qatar ont fait entrer la guerre au Moyen-Orient dans une nouvelle dimension. Les conséquences risquent de se faire sentir pendant longtemps, de l’Asie à l’Europe.
Texte intégral (650 mots)
Les bombardements d'infrastructures gazières en Iran puis au Qatar ont fait entrer la guerre au Moyen-Orient dans une nouvelle dimension. Les conséquences risquent de se faire sentir pendant longtemps, de l’Asie à l’Europe.

19.03.2026 à 18:43

TikTok, premier réseau social pour s'informer chez les adolescents

FRANCE24
img
69% des 16-18 ans déclarent que c'est sur les réseaux sociaux qu'ils sont le plus exposés aux informations. Quand ils cherchent activement à s'informer, 40% se tournent vers les médias classiques, 38% vers les réseaux sociaux, et 32% vers l'IA conversationnelle. Chez ceux qui se tournent vers les réseaux sociaux, quatre sur cinq choisissent TikTok dans cette tranche d'âge. Chez les 11-18 ans, 28% recherchent de l’information sur les réseaux sociaux, dont 70% sur TikTok. Les trois quarts des jeunes disent repérer régulièrement des fausses informations (produits miracles, théories de complot, informations politiques...), selon ce sondage réalisé en janvier auprès de 1.049 jeunes, par l’Institut Toluna Harris Interactive. À force d'être exposé à de fausses informations, quatre sur cinq ne savent plus à qui faire confiance, relève l'association de protection des enfants sur internet. Par ailleurs, 56% des adolescents ont confiance dans les informations fournies par des intelligences artificielles génératives comme ChatGPT. Et 40% remettent rarement, voire jamais, en cause une information provenant d’une IA. "Entre désinformation, circulation rapide de contenus sur les réseaux sociaux et outils d’intelligence artificielle capables de produire des images, textes ou vidéos difficilement distinguables du réel, les adolescents évoluent dans un contexte où les repères traditionnels de fiabilité se fragilisent", commente l'association. À peine un jeune de 16-18 ans sur deux déclare faire confiance au Président de la République et au gouvernement, une proportion qui tombe à 37% chez les 11-13 ans.
Lire plus (253 mots)
69% des 16-18 ans déclarent que c'est sur les réseaux sociaux qu'ils sont le plus exposés aux informations. Quand ils cherchent activement à s'informer, 40% se tournent vers les médias classiques, 38% vers les réseaux sociaux, et 32% vers l'IA conversationnelle. Chez ceux qui se tournent vers les réseaux sociaux, quatre sur cinq choisissent TikTok dans cette tranche d'âge. Chez les 11-18 ans, 28% recherchent de l’information sur les réseaux sociaux, dont 70% sur TikTok. Les trois quarts des jeunes disent repérer régulièrement des fausses informations (produits miracles, théories de complot, informations politiques...), selon ce sondage réalisé en janvier auprès de 1.049 jeunes, par l’Institut Toluna Harris Interactive. À force d'être exposé à de fausses informations, quatre sur cinq ne savent plus à qui faire confiance, relève l'association de protection des enfants sur internet. Par ailleurs, 56% des adolescents ont confiance dans les informations fournies par des intelligences artificielles génératives comme ChatGPT. Et 40% remettent rarement, voire jamais, en cause une information provenant d’une IA. "Entre désinformation, circulation rapide de contenus sur les réseaux sociaux et outils d’intelligence artificielle capables de produire des images, textes ou vidéos difficilement distinguables du réel, les adolescents évoluent dans un contexte où les repères traditionnels de fiabilité se fragilisent", commente l'association. À peine un jeune de 16-18 ans sur deux déclare faire confiance au Président de la République et au gouvernement, une proportion qui tombe à 37% chez les 11-13 ans.

19.03.2026 à 18:39

Saisie record de drogue: "J'ai fait des erreurs", admet l'ex-chef des stups au tribunal

FRANCE24
img
Au fil de son interrogatoire devant le tribunal correctionnel de Bordeaux, François Thierry, 57 ans, s'est démené pour démontrer le bien-fondé de la stratégie "Myrmidon" menée lorsqu'il dirigeait l'Ocrtis (2010-2016): infiltrer des filières grâce à des "indics", quitte à laisser entrer la drogue sur le territoire, pour appréhender les têtes de réseau. Une stratégie payante initialement, jusqu'au scandale d'une saisie record par les douanes de sept tonnes de résine de cannabis, boulevard Exelmans (Paris XVIe) en octobre 2015, dans le cadre d'une livraison censée être surveillée par l'Ocrtis. L'accusation estime que l'arrivage a été "commandité" par Sophiane Hambli, informateur directement géré par François Thierry. "Jusqu'où m'a-t-il permis de sortir des affaires ? Je le sais. Jusqu'où m'a-t-il manipulé ou menti ? J'aurai toujours le soupçon. J'ai refait 10.000 fois les opérations dans ma tête et trouvé 20.000 griefs à me faire", s'est défendu le commissaire, haute carrure et fines lunettes, quelques notes disposées devant lui. "Bien sûr que j'ai fait des erreurs", a-t-il reconnu. "Mon avis c'est qu'il a vraisemblablement arrangé les choses à sa sauce, manipulé les choses à son profit." Jamais "voulu dissimuler" "C'est ce qu'il pense, peut-être, mais ce n'est pas une affirmation. Donc ça, c'est le travail des juges", a réagi Me Hugues Vigier, conseil habituel de Sophiane Hambli et avocat de son frère Hakim Hambli au procès. Actuellement détenu au Maroc, Sophiane Hambli, 50 ans, est jugé par défaut dans ce dossier dépaysé à Bordeaux, déclencheur d'une réforme de la lutte antidrogue en France. Au départ, en 2009, le commissaire démarche le trafiquant en prison, en Espagne, où il est "fragilisé par une condamnation en Espagne", a expliqué le policier, qui le recrute contre une remise de peine. Extradé vers la France, il sera libéré début 2015 après avoir collaboré à nombre d'opérations policières. Au mois d'octobre suivant, il assure avoir servi encore de "logisticien" dans le cadre d'une énième livraison surveillée par l'Ocrtis. À l'audience la semaine dernière, son ex-"homme à tout faire", lui aussi prévenu, l'a cependant décrit comme un "chef d'entreprise" gérant un arrivage d'une quarantaine de tonnes, dont seule une quinzaine au total a été saisie. François Thierry, lui, est soupçonné d'avoir favorisé l'importation du cannabis sans avoir informé totalement l'autorité judiciaire. Le commissaire, renvoyé devant le tribunal alors que le parquet avait requis un non-lieu, a martelé jeudi n'avoir jamais "voulu dissimuler quoi que ce soit". "Il s'est pris au jeu" Pour l'accusation, les limites ont été "très largement franchies" dans la relation que François Thierry a développée avec Sophiane Hambli, dont l'avocate était la conjointe du policier à l'époque. "Elle gère son cabinet comme elle veut, en totale autonomie", répond ce dernier, tout en admettant sa "gêne" face à cette situation. Quand la présidente lui demande pourquoi, après sa remise en liberté, Sophiane Hambli continue de travailler avec l'Ocrtis, François Thierry répond qu'il "s'est pris au jeu" et réfute toute "protection" envers son informateur. "C'est un mythe", insiste le commissaire, à l'irritation croissante lorsque la magistrate sous-entend qu'en autorisant le passage de la drogue, il a mis la marchandise entre les mains d'Hambli. "Je ne favorise rien du tout, j'essaie de surveiller un minimum ce qui passe!", s'exclame-t-il, expliquant avoir "donné des lignes" à son informateur "pour rester dans la limite du faisable". Mais "il est fort possible et fort légitime qu'il puisse être poursuivi" si, dans le cadre de sa collaboratoin, "il a développé une activité de trafiquant propre". Me Francis Szpiner, l'un des avocats du policier, a pointé "les difficultés de compréhension" des magistrats sur la réalité des "livraisons surveillées". "La méthode qui consiste à dire: +on laisse passer+ (les arrivages, NDLR), beaucoup de magistrats l'ont pratiquée et quand ça va bien, ils sont très contents. Quand ça va mal, ils deviennent pour certains amnésiques", a-t-il ironisé. Suite de l'interrogatoire vendredi matin.
Texte intégral (684 mots)
Au fil de son interrogatoire devant le tribunal correctionnel de Bordeaux, François Thierry, 57 ans, s'est démené pour démontrer le bien-fondé de la stratégie "Myrmidon" menée lorsqu'il dirigeait l'Ocrtis (2010-2016): infiltrer des filières grâce à des "indics", quitte à laisser entrer la drogue sur le territoire, pour appréhender les têtes de réseau. Une stratégie payante initialement, jusqu'au scandale d'une saisie record par les douanes de sept tonnes de résine de cannabis, boulevard Exelmans (Paris XVIe) en octobre 2015, dans le cadre d'une livraison censée être surveillée par l'Ocrtis. L'accusation estime que l'arrivage a été "commandité" par Sophiane Hambli, informateur directement géré par François Thierry. "Jusqu'où m'a-t-il permis de sortir des affaires ? Je le sais. Jusqu'où m'a-t-il manipulé ou menti ? J'aurai toujours le soupçon. J'ai refait 10.000 fois les opérations dans ma tête et trouvé 20.000 griefs à me faire", s'est défendu le commissaire, haute carrure et fines lunettes, quelques notes disposées devant lui. "Bien sûr que j'ai fait des erreurs", a-t-il reconnu. "Mon avis c'est qu'il a vraisemblablement arrangé les choses à sa sauce, manipulé les choses à son profit." Jamais "voulu dissimuler" "C'est ce qu'il pense, peut-être, mais ce n'est pas une affirmation. Donc ça, c'est le travail des juges", a réagi Me Hugues Vigier, conseil habituel de Sophiane Hambli et avocat de son frère Hakim Hambli au procès. Actuellement détenu au Maroc, Sophiane Hambli, 50 ans, est jugé par défaut dans ce dossier dépaysé à Bordeaux, déclencheur d'une réforme de la lutte antidrogue en France. Au départ, en 2009, le commissaire démarche le trafiquant en prison, en Espagne, où il est "fragilisé par une condamnation en Espagne", a expliqué le policier, qui le recrute contre une remise de peine. Extradé vers la France, il sera libéré début 2015 après avoir collaboré à nombre d'opérations policières. Au mois d'octobre suivant, il assure avoir servi encore de "logisticien" dans le cadre d'une énième livraison surveillée par l'Ocrtis. À l'audience la semaine dernière, son ex-"homme à tout faire", lui aussi prévenu, l'a cependant décrit comme un "chef d'entreprise" gérant un arrivage d'une quarantaine de tonnes, dont seule une quinzaine au total a été saisie. François Thierry, lui, est soupçonné d'avoir favorisé l'importation du cannabis sans avoir informé totalement l'autorité judiciaire. Le commissaire, renvoyé devant le tribunal alors que le parquet avait requis un non-lieu, a martelé jeudi n'avoir jamais "voulu dissimuler quoi que ce soit". "Il s'est pris au jeu" Pour l'accusation, les limites ont été "très largement franchies" dans la relation que François Thierry a développée avec Sophiane Hambli, dont l'avocate était la conjointe du policier à l'époque. "Elle gère son cabinet comme elle veut, en totale autonomie", répond ce dernier, tout en admettant sa "gêne" face à cette situation. Quand la présidente lui demande pourquoi, après sa remise en liberté, Sophiane Hambli continue de travailler avec l'Ocrtis, François Thierry répond qu'il "s'est pris au jeu" et réfute toute "protection" envers son informateur. "C'est un mythe", insiste le commissaire, à l'irritation croissante lorsque la magistrate sous-entend qu'en autorisant le passage de la drogue, il a mis la marchandise entre les mains d'Hambli. "Je ne favorise rien du tout, j'essaie de surveiller un minimum ce qui passe!", s'exclame-t-il, expliquant avoir "donné des lignes" à son informateur "pour rester dans la limite du faisable". Mais "il est fort possible et fort légitime qu'il puisse être poursuivi" si, dans le cadre de sa collaboratoin, "il a développé une activité de trafiquant propre". Me Francis Szpiner, l'un des avocats du policier, a pointé "les difficultés de compréhension" des magistrats sur la réalité des "livraisons surveillées". "La méthode qui consiste à dire: +on laisse passer+ (les arrivages, NDLR), beaucoup de magistrats l'ont pratiquée et quand ça va bien, ils sont très contents. Quand ça va mal, ils deviennent pour certains amnésiques", a-t-il ironisé. Suite de l'interrogatoire vendredi matin.
10 / 15

 

  GÉNÉRALISTES
Le Canard Enchaîné
La Croix
Le Figaro
France 24
France-Culture
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP / Senat
Le Media
La Tribune
Time France
 
  EUROPE ‧ RUSSIE
Courrier Europe Ctrale
Desk-Russie
Euractiv
Euronews
Toute l'Europe
 
  Afrique ‧ Asie ‧ Proche-Orient
Haaretz
Info Asie
Inkyfada
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
L'Orient - Le Jour
Orient XXI
Rojava I.C
 
  INTERNATIONAL
Courrier International
Equaltimes
Global Voices
Infomigrants
I.R.I.S
The New-York Times
 
  OSINT ‧ INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
G.I.J
I.C.I.J
 
  OPINION
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
Hors-Serie
L'Insoumission
Là-bas si j'y suis
Les Jours
LVSL
Politis
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Reseau Bastille
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Catastrophes naturelles
Conspis
Culture
Curation IA
Extrême-droite
Human Rights Watch
Inégalités
Information
Justice fiscale
Liberté de création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie
🌞