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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

30.04.2026 à 20:51

Au moins cinq incendies de forêt font rage à travers les Pays-Bas

FRANCE24
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Au lendemain d'un incendie déclenché sur un champ de tir d'artillerie de l'armée néerlandaise, dans la localité de 't Harde (est), deux incendies se sont déclarés en début d'après-midi sur d'autres terrains d'entraînement militaire près de Weert (sud-est) et d'Oirschot (sud). L'incendie de 't Harde n'était pas encore totalement contenu jeudi soir, bien que fortement diminué. D'autres incendies de moindre ampleur se sont également déclenchés dans l'après-midi près des localités de Noordwijk (ouest) et de Kessel (sud-est). L'aéroport civil de Kempen, situé dans la commune de Budel près de la frontière belge, à proximité de Weert, était en cours d'évacuation durant l'après-midi selon les autorités locales, qui ont classé l'incendie au niveau d'alerte 3, "une situation plus grave, ayant un impact sur la région". Le général Onno Eichelsheim, commandant des forces armées néerlandaises, a déclaré lors d'une conférence de presse avoir pris des mesures supplémentaires pour les entraînements militaires, en raison de la sécheresse actuelle dans le pays. Il a toutefois précisé que les exercices en cours ne seraient pas interrompus et qu'il était encore trop tôt pour affirmer que des militaires étaient responsables, selon l'agence de presse locale ANP. Le coordinateur national de la lutte contre les feux de forêt de l'Institut néerlandais de la sécurité publique (NIPV), Edwin Kok, a quant à lui déclaré que les moyens s'épuisaient. "Nous avons plusieurs incendies importants et une seule équipe d'hélicoptères disponible", a-t-il affirmé auprès du média publique NOS. "Avec cinq incendies simultanément, c'est une situation sans précédent, même pour nous", a-t-il ajouté.

30.04.2026 à 20:33

Birmanie : Aung San Suu Kyi purgera le reste de sa peine assignée à résidence

FRANCE24
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Dans un communiqué de son bureau, le nouveau chef de l'Etat, Min Aung Hlaing, qui avait été à la tête du coup d'Etat de 2021 contre le gouvernement de la lauréate du prix Nobel de la Paix, a déclaré qu'il commuait le reste de la peine "en assignation à résidence". A 80 ans, Aung San Suu Kyi reste populaire en Birmanie et sa famille alerte régulièrement sur la dégradation de son état de santé. Le document officiel est accompagné d'une photographie semblant montrer Mme Suu Kyi assise, flanquée de deux hommes – l'un en chemise kaki et l'autre en uniforme de police. Le nombre d'années qu'il lui reste à purger n'est pas précisé dans le communiqué officiel, pas plus que son lieu de résidence. Mais une source dans son parti dissous, la Ligue nationale pour la Démocratie (LND), a dit à l’AFP qu’elle serait probablement maintenue à l’isolement dans la capitale Naypyidaw. "Nous ne savons pas exactement où", a reconnu cette source, qui s’est exprimée sous couvert d’anonymat pour des raisons de sécurité. Selon une source policière, les forces de sécurité ont reçu l'ordre de mettre en place "des restrictions" jeudi soir dans certains quartiers de Naypyidaw. "Le +lieu de résidence désigné+ mentionné dans cet ordre restera sous leur garde et leur contrôle directs", a-t-elle confié, elle aussi sous couvert d'anonymat. L'ONU salue une "étape importante" L'ONU s'est félicitée de la commutation de peine accordée à Aung San Suu Kyi. "C'est une étape importante vers des conditions propices à un processus politique crédible", a réagi Stéphane Dujarric, le porte-parole du secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres, appelant à nouveau à la libération de "tous les prisonniers politiques" en Birmanie. Réaction positive aussi des avocats français de l'ex-dirigeante birmane. "Aung San Suu Kyi a vécu l'enfer dans les prisons birmanes pendant plus de cinq ans. Nous saluons l'évolution de sa situation tout en soulignant qu’elle demeure injustement privée de liberté", ont commenté Mes François Zimeray et Catalina de la Sota. En mai 2022, ils avaient dénoncé, auprès du Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire, la privation continue et illégale de liberté qui lui était infligée. "A mon avis, ils (les chefs de la junte) jouent leur jeu habituel", a quant à lui dit au téléphone auprès de l'AFP Kim Aris, le fils de Mme Suu Kyi. "Ils tentent de se légitimer auprès des médias internationaux et des gouvernements du monde entier", a-t-il poursuivi. "Si elle a effectivement été assignée à résidence, j'espère qu'elle sera autorisée à communiquer avec moi et ses avocats, entre autres", a ajouté Kim Aris, avant de lâcher : "personne ne m'a contacté". Un état de santé préoccupant Aung San Suu Kyi, détenue depuis le putsch, avait d'abord été reconnue coupable au cours de procès à huis clos et condamnée à plus de 30 ans de prison pour des chefs d'accusation allant de la corruption à la violation des réglementations liées au Covid-19. Une grâce accordée en 2023 pour certains des crimes retenus contre elle a abouti à réduire sa peine à 27 ans. Aung San Suu Kyi demeure extrêmement populaire en Birmanie mais elle est maintenue dans un isolement quasi-total et sa famille a alerté sur son état de santé préoccupant. Min Aung Hlaing a accédé à la présidence au début du mois à l'issue d'un processus électoral qualifié à l'étranger de manoeuvre pour prolonger le régime militaire sous une apparence de pouvoir civil et excluant la LND d'Aung San Suu Kyi. Cette transition s'est accompagnée de l'assouplissement de certaines mesures répressives prises par la junte au cours des cinq dernières années. Les défenseurs de la démocratie estiment que ceci ne constitue qu'un changement de façade destiné à redorer l'image du gouvernement, composé en majorité d'anciens militaires.

30.04.2026 à 20:13

Canons, drones et hélicoptères: l'armée française en démonstration de force

FRANCE24
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Dans les vastes camps militaires de Champagne, l'armée de Terre française achève la phase de reconquête du territoire d'un pays allié face à un ennemi fictif, semblable à ce que les forces russes pourraient opposer dans l'hypothèse d'un "choc violent" auquel les Européens se préparent. Casque sur la tête à bord d'un blindé ou en vol tactique à bord d'un hélicoptère, le chef des Armées a pu constater la modernisation des matériels permise par l'augmentation du budget de la Défense, passé de 32 milliards d'euros en 2017 à 57,1 cette année. "J’ai pu voir les derniers équipements que vous avez touchés", se félicite-t-il devant la troupe. Environ 12.500 militaires sont engagés dans cette dernière phase de l'exercice avec 1.800 véhicules et blindés, 30 hélicoptères et 800 drones de combat. Six autres pays y participent, Belgique, Italie, Espagne, Grèce, Pays-Bas et Luxembourg. "Cet exercice nous a montré la crédibilité qu'ont les Européens à pouvoir déployer ensemble une opération de cette ampleur. Et la France à être une nation-cadre dans ce contexte", déclare le président. C'est "un signal clair envoyé tout à la fois à nos alliés et à nos adversaires", argue-t-il. Pour le chef d'état-major de l'armée de Terre, le général Pierre Schill, Orion est aussi "un succès parce que ça nous a obligés à travailler à grande échelle et qu'on en a tiré énormément de retour d'expérience". Le poste de commandement avancé de la division, dissimulé sous des filets de camouflage, témoigne des enseignements du conflit en Ukraine, où les PC sont des cibles privilégiées: pour être le plus discret possible, il a changé cinq fois de position au cours de l'exercice, ne comporte que 50 personnes et utilise autant que possible les réseaux de communication civils pour éviter d'être repéré. L'armée de Terre disposait de 3.000 drones en début d'année, elle en aura 15.000 fin 2026, explique-t-on au président. "On a tiré tous le enseignements de l'Ukraine?", interroge Emmanuel Macron, mettant en avant les "7 millions" de drones utilisés par Kiev. Drone largué par hélico "Notre effort, c'est de rester au niveau de la technologie et que chaque soldat soit un opérateur" de drone, lui répond le général Philippe de Montenon, commandant la force opérationnelle terrestre. Mais "un effort reste à faire" sur la lutte antidrones, concède-t-il. Un autre général met en avant le "manque de moyens de franchissement" pour traverser les nombreuses rivières qu'il a fallu passer lors de la phase de reconquête de l'exercice Orion. Survolant à grande vitesse et basse altitude les champs verts de blé et jaunes de colza, un raid d'hélicoptères franchit la ligne de contact avec l'ennemi pour aller le frapper sur ses arrières. A bord de l'un d'eux, Emmanuel Macron assiste à des tirs de missiles Hellfire par des hélicoptères de combat Tigre et au largage d'un drone FPV (piloté en immersion) pour frapper des cibles. Le président survole ensuite un réseau de tranchées, utilisé pour l'entraînement à une forme de combat que l'armée de Terre réapprend à maîtriser. "Il faut passer à une artillerie de masse et la brancher à un maximum de capteurs", plaide le général Schill. Comme par exemple au drone de reconnaissance DT-46 servant à détecter des cibles pour l'artillerie, "en service opérationnel depuis un an", explique un artilleur au président. Avant que le chef de l'Etat ne prononce à la radio le "finex" signalant la fin d'exercice, Emmanuel Macron est descendu dans une tranchée, d'où des militaires tirent à la mitrailleuse à proximité de blindés VBCI et de chars Leopard grecs tirant eux-aussi avec leurs canons. Simulant la riposte de l'artillerie ennemie, des explosions secouent le sol à quelques mètres devant eux. Au milieu, un lièvre, paniqué, cherche une échappatoire.

30.04.2026 à 20:11

En Iran, retour à une routine devenue hors de prix

FRANCE24
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Sur des vidéos tournées par l'AFP, de nombreux jeunes flânaient ou sirotaient un mocktail dans des bars des quartiers chics du nord de la capitale mercredi soir, veille de week-end. La plupart des femmes et serveuses ne portaient pas le voile. Ces scènes masquent l'inflation qui explose tout comme le chômage, conséquences directes de la guerre déclenchée par Israël et les Etats-Unis fin février et du double blocus imposé désormais par l'Iran et les Etats-Unis dans le détroit d'Ormuz. "Pour beaucoup d'entre nous, payer le loyer et même acheter de la nourriture est devenu difficile, et certains n'ont plus rien", témoigne Mahyar, 28 ans, interrogé par un journaliste de l'AFP basé à Paris. "Seuls ceux qui possédaient des biens immobiliers, de grandes entreprises et un patrimoine important ont encore une situation normale", observe-t-il. Son entreprise a déjà licencié près de 40% de son personnel. Plus de 190.000 Iraniens ont déposé une demande d'allocations chômage depuis le début de la guerre, selon des chiffres donnés mercredi par le vice-ministre iranien du Travail. Et pour ceux qui travaillent, les salaires stagnent en dépit d'une inflation déjà supérieure à 45% avant la guerre, qui atteint maintenant près de 54%, d'après le Centre national des statistiques. "Même les riches se plaignent", raconte Tonekabon, 49 ans, face à des locataires — y compris les siens — qui peinent à payer leur loyer. Dans ce contexte, "tout le monde répare ce qu'il a ou achète d'occasion". "Malgré tout" Au 28 avril, environ un litre d'huile de cuisson coûtait quatre millions de rials, un oeuf 240.000 rials, la viande de 7 à 23 millions de rials le kilogramme, pour un salaire minimum quotidien de quelque 5,5 millions de rials (3 dollars jeudi, selon des sites de suivi des changes sur le marché noir). "Nos tables sont moins garnies", note Shahin Nampoor, étudiant de 18 ans, interrogé par l'AFP à Téhéran. "Depuis la guerre, tout est devenu dix fois plus cher, il n'y plus de prix fixe et chacun impose les siens", des cigarettes à la nourriture, rapporte le jeune homme. "Même en temps de guerre, les prix n'augmentaient pas autant, désormais ils montent tous les jours", se désole Fatemeh, 29 ans, qui habite à Zahedan (sud-est). Son mari est au chômage et elle passe ses journées à coudre des vêtements et faire de la broderie. Elle n'a plus les moyens d'acheter du lait infantile pour le plus jeune de ses deux enfants. Et elle repousse sans cesse depuis trois mois un rendez-vous pour aller chez le dentiste. "Beaucoup de nos proches et voisins ne se font plus soigner parce que c'est devenu trop cher", assure-t-elle. La vertigineuse dépréciation de la monnaie depuis la guerre de juin 2025, déjà avec les Etats-Unis et Israël, a joué un rôle clé dans les plus grandes manifestations contre le pouvoir de l'histoire récente, lancées fin décembre par des grèves de commerçants dans le célèbre bazar de Téhéran. Des milliers de personnes ont été tuées en janvier dans la répression qui a suivi, selon des groupes de défense des droits humains. Partout dans le pays, les bazars ont réduit leurs horaires d'ouverture tandis que le secteur du bâtiment licencie massivement, touchant en grande partie des migrants afghans. Shervin, photographe, a lui perdu son travail en ligne et a dû payer pour la première fois son loyer en retard, la coupure d'internet imposée par les autorités pénalisant de nombreux secteurs. Mais il veut garder le moral, profitant des parcs et cafés de la capitale: "j'essaie de voir la beauté de la vie et de continuer malgré tout". burs-sw/san/anb/vl

30.04.2026 à 20:11

Musk / Altman : une guerre de pouvoir ?

Stéphanie ANTOINE
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Un duel au sommet de la tech. Elon Musk et Sam Altman se retrouvent côte à côte pour la première fois depuis longtemps, au procès dans lequel le patron de SpaceX accuse celui d'OpenAI d'avoir trahi la vocation non lucrative de la start-up d'intelligence artificielle qu'ils ont cofondée avant de se fâcher.
Texte intégral (636 mots)
Un duel au sommet de la tech. Elon Musk et Sam Altman se retrouvent côte à côte pour la première fois depuis longtemps, au procès dans lequel le patron de SpaceX accuse celui d'OpenAI d'avoir trahi la vocation non lucrative de la start-up d'intelligence artificielle qu'ils ont cofondée avant de se fâcher.
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