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27.05.2026 à 19:21

FRANCE24
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L'annonce pourrait intervenir dès lundi, a appris l'AFP mercredi auprès de plusieurs sources proches du dossiers. L'une d'elles a qualifié de "sombre" la situation de l'entreprise qui emploie 243 salariés, dans son unique usine, à La Chapelle-Saint-Mesmin, près d'Orléans (Loiret), estimant qu'une gestion "catastrophique" l'avait conduite à une "impasse". "Les caisses sont vides et les salariés n'ont touché que 50% de leur dernière paie" en mai, a-t-elle ajouté. Environ 60% d'entre eux ont investi dans la coopérative. Si le tribunal de commerce d'Orléans accepte de placer l'entreprise sous sa protection, Duralex connaîtrait son cinquième redressement judiciaire en une vingtaine d'années. Le ministère de l'Economie avait indiqué vendredi qu'un audit de l'entreprise était en cours, à la demande de l'Etat, en raison d'une situation de trésorerie "tendue". Contacté mercredi par l'AFP, il n'a pas souhaité faire de commentaire. "Intenable" Duralex, fondée en 1945, a inventé le verre trempé et les fameux verres, réputés incassables et vendus dans le monde entier. Très populaire, la marque avait reçu à l'automne dernier en quelques heures plus de 20 millions d'euros de promesses d'investissement dans le cadre d'une levée de fonds de 5 millions, destinée à assurer la poursuite de son redressement. Mais depuis l'officialisation mi-avril du départ de son directeur général, François Marciano, figure emblématique de la reprise de la marque en société coopérative et participative (Scop), de nombreuses incertitudes entourent la situation de l'entreprise, qui avait déjà failli disparaître en avril 2024. Remplacé par Peggy Sadier, qui occupait jusque-là les fonctions de directrice marketing et commerciale, M. Marciano aurait été "mis à pied" d'après la CGT. Son fils Antoine, qu'il avait nommé au poste de directeur financier et dont les compétences "n'ont pas été démontrées" selon une source proche du dossier, a connu le même sort. François Marciano avait annoncé que le chiffre d'affaires de Duralex devait atteindre cette année ou en 2027 la barre des 35 millions d'euros pour retrouver l'équilibre financier, avant d'espérer viser 39 millions d'euros en 2030. Ces objectifs étaient difficiles à atteindre, voire "intenables" pour plusieurs observateurs. "Il ne semble pas qu'il y ait eu des malversations mais plutôt une gestion hasardeuse", a par ailleurs expliqué une source. Le précédent Brandt Duralex "est une usine, qui a besoin de produire à très gros volume", avait expliqué en avril un salarié sous couvert d'anonymat auprès de l'AFP, alors que seulement deux lignes de production sur cinq tournaient. Une seule était encore active récemment. Les partenariats noués avec l'animateur Stéphane Bern ou encore la marque Le Slip Français étaient, selon lui, simplement des "pansements sur des jambes de bois". En 2022, après l'invasion de l'Ukraine par la Russie, Duralex avait été durement touchée par la flambée des prix de l'énergie, dont elle est dépendante. Cette fois, les prix du gaz et de l'électricité ne sont pas en cause, car les contrats d'énergie avaient été bloqués pour 2026 et 2027. Le projet de Scop avait été soutenu, y compris financièrement, par la région Centre-Val de Loire et Orléans Métropole. Les difficultés de Duralex rappellent celles du groupe Brandt, ancien fleuron de l'électroménager français, liquidé en décembre dernier. Sa principale usine, qui employait 350 salariés sur les quelques 700 que comptait du groupe, se trouvait à sept kilomètres de celle de Duralex.

27.05.2026 à 19:09

FRANCE24
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Première favorite hors-jeu Battue 3-6, 6-1, 7-6 (10/4) par l'Ukrainienne Yuliia Starodubtseva (55e), Rybakina est la première des favorites à quitter Paris. Lauréate de deux titres du Grand Chelem, dont le dernier Open d'Australie, la Kazakhstanaise n'avait plus perdu aussi tôt en Majeur depuis l'US Open 2024. A Roland-Garros, elle restait sur un huitième en 2025, après avoir atteint les quarts en 2021 et en 2024. "Elena est une des meilleures joueuses au monde, je suis tellement fière de ce que j'ai réussi à faire", s'est émerveillée Starodubtseva, qui à 26 ans n'avait encore jamais battu de membre du top 10. Sur un court Suzanne-Lenglen écrasé de chaleur (33°C à l'ombre), comme chaque jour depuis le début du tournoi, Rybakina a connu une brutale baisse de régime en début de deuxième set. Sortie du court pour reprendre ses esprits, elle a accroché le super tie-break, sans parvenir à y exister. "Je n'avais clairement pas l'énergie nécessaire", a-t-elle expliqué. "J'ai commis trop de fautes, ce n'est pas vraiment la chaleur qui m'a affecté physiquement, c'était plutôt le fait que je n'arrivais pas à trouver l'équilibre ni les bons coups". A l'inverse, d'autres favorites, la Polonaise Iga Swiatek, 3e mondiale et quatre fois titrée à Roland-Garros, et l'Ukrainienne Elina Svitolina, 7e mondiale et tout juste victorieuse du WTA 1000 de Rome, sont passées sans accroc. Swiatek a dominé la Tchèque Sara Bejlek (35e) 6-2, 6-3. Victorieuse en 2020, 2022, 2023 et 2024, demi-finaliste l'an dernier, elle affrontera au prochain tour sa compatriote Magda Linette (73e), qui lui a retiré une épine du pied en écartant la Lettonne Jelena Ostapenko (31e), sa bête noire. Svitolina, après une entrée en lice difficile, s'est cette fois qualifiée bien plus aisément 6-0, 6-4 contre l'Espagnole Kaitlin Quevedo (126e), issue des qualifications. L'Ukrainienne affrontera vendredi l'Allemande Tamara Korpatsch (95e) pour une place en huitièmes. Des quatre tournois du Grand Chelem, Roland-Garros est le seul où l'Ukrainienne n'a jamais atteint les demi-finales. Elle s'est arrêtée en quarts en 2015, 2017, 2020, 2023 et 2025. Djokovic bousculé L'ombre grandissante a finalement eu le temps de coloniser le Central avant que Djokovic ne s'impose. Car s'il était parti pour une victoire nette contre le Français Valentin Royer, 74e mondial, le Serbe a dû attendre un quatrième set pour l'emporter 6-3, 6-2, 6-7 (7-9), 6-3. En quête d'un 25e titre du Grand Chelem, "Djoko" a été touché dans le troisième set, breaké à deux reprises puis battu dans un très disputé jeu décisif, mais pas coulé. Dans une ambiance devenue électrique en fin de match, quand le Français a sauvé quatre balles de match, le Serbe a fait taire les supporters de Royer: d'abord avec un doigt sur la bouche, puis en concluant sur une faute directe de son adversaire. "J'espère ne plus jouer contre des Français jusqu'à la fin du tournoi", s'est-il amusé lors de l'interview sur le court, alors qu'il en avait déjà joué au premier tour avec Giovanni Mpetshi Perricard, lâchant là aussi une manche au passage. Venu à Paris sans victoire sur terre battue, pour une défaite, fragilisé par une blessure à l'épaule droite, Djokovic engrange de la confiance et du rythme, primordiaux s'il veut aller au bout. Mais tout n'a pas été parfait pour "Nole", surtout dans le troisième set, quand il s'est agacé, du public parfois et de ses erreurs aussi, avant de perdre, chose rare pour l'homme le plus titré de l'histoire, un tie-break. Sous la canicule parisienne - "des conditions pas faciles", a-t-il soufflé - le triple vainqueur à Paris (2016, 2021, 2023) a remis les pendules à l'heure dans le quatrième set pour s'imposer en 3h44. L'actuel 4e mondial affrontera au 3e tour le Brésilien Joao Fonseca (30e)ou le Croate Dino Prizmic (72e).

27.05.2026 à 18:43

FRANCE24
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L'indice vedette CAC 40 a terminé en hausse de 0,43% à 8.207,89 points. La veille, l'indice des 40 principales valeurs françaises avait perdu 1,03% à 8.173,11 points. "Fidèles à leur optimisme de fond, (les investisseurs) ignorent à la fois le risque d'un nouvel échec des pourparlers de paix (au Moyen-Orient) et les valorisations désormais élevées, surtout dans le secteur technologique", souligne Andreas Lipkow de CMC Markets. La télévision d'Etat iranienne a fait état mercredi d'une ébauche d'accord-cadre avec les États-Unis incluant l'engagement de Washington à lever son blocus naval, ce que la Maison-Blanche nie. "Cette information des médias d'Etat iraniens n'est pas vraie et le projet d'accord-cadre qu'ils ont +publié+ est une totale invention. Personne ne devrait croire un mot de ce que les médias d'Etat iraniens sortent", a répliqué l'exécutif américain via l'un de ses comptes officiels sur X, Rapid Response 47. Pour Grégoire Kounowski, le conseiller en investissement chez Norman K, la séance du jour est un exemple classique de "consolidation" et de "rotation" de valeurs: "on vend ce qui a très bien marché et on achète ce qui a moins marché". "Ce sont des prises de profits classiques sur des noms qui ont eu des envolées aberrantes ces derniers jours", notamment dans le secteur de l'intelligence artificielle (IA), explique-t-il à l'AFP. Les valeurs tech françaises comme Soitec (-7,50% à 154,20 euros) et STMicroelectronics (-3,16% à 57,95 euros) ont terminé en forte baisse mercredi. Même si les cours cèdent du terrain mercredi, "la vague d'euphorie a propulsé les fabricants de semi-conducteurs vers de nouveaux records presque quotidiennement au cours des dernières semaines", rappelle Andreas Lipkow. Le luxe et l'automobile à la fête Les valeurs comme l'automobile et le luxe ont tiré leur épingle du jeu mercredi, les investisseurs se dirigeant vers ces secteurs quelque peu malmenés ces dernirèes semaines. L'Oréal a pris la tête du CAC 40 mercredi, gagnant 4,65% à 385,85 euros, suivi de Kering (+4,44% à 250,40 euros). Le géant du luxe LVMH s'est octroyé 3,14% à 483,95 euros, et Hermes a gagné 2,35% à 1.634 euros l'action. Côté constructeurs dans l'automobile, Renault a terminé en hausse de 4,33% à 29,90 euros et Stellantis a pris 3,83% à 7,02 euros. Eramet augmente son capital Les actionnaires du groupe minier français Eramet, au premier rang desquels l'Etat et la famille industrielle Duval, l'ont autorisé mercredi à lancer une augmentation de capital de 500 millions d'euros pour sortir de l'ornière, prévue au deuxième semestre et qui pourrait rebattre les cartes de l'actionnariat. Le conseil d'administration de l'entreprise est désormais autorisé pour 26 mois à émettre des actions nouvelles pour renforcer les fonds propres d'Eramet, dans une opération pouvant atteindre 500 millions d'euros. Le titre Eramet a terminé en baisse de 2,53% à 53,95 euros.

27.05.2026 à 18:33

FRANCE24
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Les autorités ont commencé mardi à mettre fin à la coupure d'internet qui avait été mise en place le 28 février, jour de l'attaque américano-israélienne contre la République islamique, qui a déclenché la guerre. Une mesure similaire avait été appliquée début 2026 lors de grandes manifestations. Contactés mercredi par l'AFP, des utilisateurs à travers l'Iran ont confirmé qu'internet était de retour et qu'ils pouvaient se connecter à des services haut débit via le wifi à domicile. Néanmoins, la connectivité reste inégale, les données mobiles étant encore largement coupées, de nombreux sites filtrés et des services de messagerie difficilement accessibles. "La galère" "Ce n'est pas du bonheur ou de la joie (que je ressens, ndlr), j'ai juste l'impression qu'on est passé du pire au mauvais", déclare Bahareh, 32 ans, nutritionniste à Téhéran. "Même avant tout ça, nous n'avions pas vraiment un internet libre". L'accès à la plupart des réseaux sociaux ainsi qu'aux plateformes internationales d'information est depuis longtemps restreint par les autorités, les utilisateurs ayant recours à des logiciels VPN (réseau privé virtuel), parfois coûteux, pour contourner le filtrage. "Il y avait toujours la galère d'acheter un accès, la galère d'essayer de se connecter à n'importe quel site (...) ou d'obtenir n'importe quelle information dont vous aviez besoin, la lenteur, les sanctions, le filtrage, tout le cinéma avec les VPN et les anti-filtres", explique Bahareh. Shiva, 65 ans, femme au foyer à Téhéran, indique que même avec un VPN installé sur son téléphone Samsung, Google Play Store ne s'ouvre pas. "Mon fils, qui a un iPhone, peut ouvrir l'App Store. Mais certaines applications ne s'ouvrent pas pour lui non plus", dit-elle. "J'ai racheté un VPN pour me connecter à WhatsApp afin de rester en contact avec ma fille" qui vit à l'étranger, déclare Mahtab, 62 ans, coiffeuse à Téhéran. "Internet n'a pas encore été reconnecté pour moi, mais pour certaines personnes oui, même si la connexion est coupée sans arrêt". Article 19, une organisation basée au Royaume-Uni qui défend la liberté d'expression, a indiqué qu'il existait des "informations contradictoires" sur l'étendue de l'accès à internet, certaines estimations faisant état d'un taux de connectivité de seulement 39%. "De nombreuses personnes en Iran – y compris celles qui gèrent des entreprises en ligne – signalent des débits lents et un accès toujours impossible aux réseaux sociaux", a-t-elle indiqué. L'ONG Netblocks, qui avait qualifié cette coupure de 88 jours de plus longue de l'histoire moderne à l'échelle d'un pays, affirme que "le service reste fortement filtré, avec de nouvelles restrictions sur les services de messagerie et les portails d'applications par rapport à la période d'avant janvier". "Notre droit" La société suisse Proton a enregistré une explosion de 6.000% des souscriptions à son VPN depuis mardi. Le célèbre rappeur iranien Toomaj, condamné à mort en 2024 après avoir soutenu les manifestations de 2022 puis libéré, a estimé qu'être connecté à internet "n'est pas une faveur qu'on nous fait – c'est notre droit". "Au même titre que les élections libres, la liberté d'expression, la liberté de réunion, la liberté des partis et bien d'autres libertés, ce sont nos droits et non des faveurs", a-t-il écrit sur le réseau social X. La journaliste Elaheh Mohammadi a posté également sur X: "un par un, nous nous reconnectons au réseau que nous connaissions auparavant et nous nous laissons des messages". "Cette vie humiliante n'était pas ce que nous méritions", a écrit Mme Mohammadi, qui a été arrêtée pour sa couverture de la mort en détention en 2022 de Mahsa Amini, arrêtée pour avoir prétendument enfreint le code vestimentaire et dont le décès a déclenché des manifestations de masse.

27.05.2026 à 18:19

FRANCE24
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L'annonce pourrait intervenir dès lundi, selon certaines sources. L'une d'elles a qualifié de "sombre" la situation de l'entreprise qui emploie 243 salariés, estimant qu'une gestion "catastrophique" l'avait conduite à une "impasse". "Les caisses sont vides et les salariés n'ont touché que 50% de leur dernière paie", a-t-elle ajouté. Si le tribunal de commerce d'Orléans accède à cette demande et accepte de placer l'entreprise sous sa protection, l'entreprise connaitrait son cinquième redressement judiciaire en une vingtaine d'années. Le ministère de l'Economie avait indiqué vendredi qu'un audit de l'entreprise était en cours, à la demande de l'Etat, en raison d'une situation de trésorerie "tendue". Duralex, fondée en 1945, a inventé le verre trempé et les fameux verres, réputés incassables et vendus dans le monde entier. Très populaire, la marque avait reçu à l'automne dernier en quelques heures plus de 20 millions d'euros de promesses d'investissement dans le cadre d'une levée de fonds de 5 millions, destinée à assurer la poursuite de son redressement. Mais depuis l'officialisation mi-avril du départ de son directeur général, François Marciano, figure emblématique de la reprise de la marque en société coopérative et participative (Scop), de nombreuses incertitudes entourent la situation de l'entreprise, qui avait déjà failli disparaître en avril 2024. Remplacé par Peggy Sadier, qui occupait jusque-là les fonctions de directrice marketing et commerciale, M. Marciano aurait été "mis à pied" d'après la CGT. Son fils Antoine, qu'il avait nommé au poste de directeur financier et dont les compétences "n'ont pas été démontrées" selon une source proche du dossier, a connu le même sort. François Marciano avait annoncé que le chiffre d'affaires de Duralex devait atteindre cette année ou en 2027 la barre des 35 millions d'euros pour retrouver l'équilibre financier, avant d'espérer viser 39 millions d'euros en 2030. Ces objectifs étaient difficiles à atteindre, voire "intenables" pour plusieurs observateurs. Environ 60% des 243 salariés de l'unique usine de l'entreprise, à La Chapelle-Saint-Mesmin, près d'Orléans, ont investi dans la coopérative. Le projet de Scop avait été soutenu, y compris financièrement, par la région Centre-Val de Loire et Orléans Métropole.
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