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12.03.2026 à 10:30

Crise humanitaire au Liban : les déplacés à bout de souffle

Chloé DOMAT
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Au Liban, la guerre, qui n’avait jamais vraiment quitté le pays depuis 2023, connaît une nouvelle escalade. Le cessez-le-feu de novembre 2024 entre le Hezbollah et Israël a été violé plus de 14 000 fois par l'État hébreu d’après la FINUL, la Force intérimaire des Nations unies au Liban. Alors que Ali Khamenei, le guide suprême iranien vient d’être assassiné dans des bombardements israélo-américain, le Hezbollah décide de répliquer, quitte à prendre le risque de revenir à une guerre totale au Liban. Depuis, les ordres d’évacuation israéliens ont poussé près d’un habitant sur quatre à fuir vers Beyrouth ou le Nord.

12.03.2026 à 10:21

Iran : la guerre du pétrole a-t-elle commencé ?

Raphael KAHANE
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En Iran, le terrain d'affrontement est en train de glisser irrémédiablement vers le détroit d'Ormuz, où transite un cinquième de la consommation mondiale de pétrole. Le pouvoir iranien est-il en mesure de "détruire" l'économie mondiale, comme il le menace ? On va plus loin avec Patricia Allémonière, Bruno Daroux et Siavosh Ghazi à Téhéran.
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En Iran, le terrain d'affrontement est en train de glisser irrémédiablement vers le détroit d'Ormuz, où transite un cinquième de la consommation mondiale de pétrole. Le pouvoir iranien est-il en mesure de "détruire" l'économie mondiale, comme il le menace ? On va plus loin avec Patricia Allémonière, Bruno Daroux et Siavosh Ghazi à Téhéran.

12.03.2026 à 10:15

Attaque contre une salle de concert en Russie en 2024: quinze hommes condamnés à la perpétuité

FRANCE24
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Les quatre auteurs, Chamsidine Faridouni, Dalerdjon Mirzoïev, Makhammadsobir Faïzov et Saïdakrami Ratchabolizoda, tous citoyens du Tadjikistan, ont été condamnés à la prison à vie lors d'une audience à Moscou, selon une journaliste de l'AFP sur place. Onze hommes poursuivis pour complicité ont été condamnés à la même peine. Ce verdict est conforme aux réquisitions du parquet. Lors du verdict, plusieurs hommes sont apparus, la tête baissée, dans la cage en verre réservée aux accusés, devant des agents des forces de sécurité. Des hommes armés avaient fait irruption le 22 mars 2024 dans la salle de concert avant de tirer sur la foule et d'y mettre le feu, une attaque qui a été revendiquée par le groupe Etat islamique (EI) - sa plus sanglante sur le territoire européen. Chamsidine Faridouni, Dalerdjon Mirzoïev, Makhammadsobir Faïzov et Saïdakrami Ratchabolizoda avaient ouvert le feu au Crocus City Hall peu avant un concert de rock, et avaient incendié le bâtiment, piégeant de nombreuses personnes à l'intérieur. L'attaque, qui a fait 150 morts et plus de 600 blessés, dont des enfants, avait provoqué une onde de choc en Russie, alors que le pays était à l'époque engagé depuis deux ans dans un conflit militaire meurtrier en Ukraine. Le Kremlin avait pointé du doigt une implication de Kiev dans cet attentat mais n'a jamais étayé ses accusations. Les autorités ukrainiennes ont démenti toute responsabilité. La Russie avait renforcé après cette attaque ses lois et son discours anti-migrants, alors que de très nombreux ressortissants d'Asie centrale vivent et travaillent dans le pays. Ce virage avait conduit à des tensions entre Moscou et les pays de la région.
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Les quatre auteurs, Chamsidine Faridouni, Dalerdjon Mirzoïev, Makhammadsobir Faïzov et Saïdakrami Ratchabolizoda, tous citoyens du Tadjikistan, ont été condamnés à la prison à vie lors d'une audience à Moscou, selon une journaliste de l'AFP sur place. Onze hommes poursuivis pour complicité ont été condamnés à la même peine. Ce verdict est conforme aux réquisitions du parquet. Lors du verdict, plusieurs hommes sont apparus, la tête baissée, dans la cage en verre réservée aux accusés, devant des agents des forces de sécurité. Des hommes armés avaient fait irruption le 22 mars 2024 dans la salle de concert avant de tirer sur la foule et d'y mettre le feu, une attaque qui a été revendiquée par le groupe Etat islamique (EI) - sa plus sanglante sur le territoire européen. Chamsidine Faridouni, Dalerdjon Mirzoïev, Makhammadsobir Faïzov et Saïdakrami Ratchabolizoda avaient ouvert le feu au Crocus City Hall peu avant un concert de rock, et avaient incendié le bâtiment, piégeant de nombreuses personnes à l'intérieur. L'attaque, qui a fait 150 morts et plus de 600 blessés, dont des enfants, avait provoqué une onde de choc en Russie, alors que le pays était à l'époque engagé depuis deux ans dans un conflit militaire meurtrier en Ukraine. Le Kremlin avait pointé du doigt une implication de Kiev dans cet attentat mais n'a jamais étayé ses accusations. Les autorités ukrainiennes ont démenti toute responsabilité. La Russie avait renforcé après cette attaque ses lois et son discours anti-migrants, alors que de très nombreux ressortissants d'Asie centrale vivent et travaillent dans le pays. Ce virage avait conduit à des tensions entre Moscou et les pays de la région.

12.03.2026 à 10:05

La hausse du prix du pétrole pèse sur le marché de la dette des Etats et sur les Bourses mondiales

FRANCE24
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Vers 08H30 GMT, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, la référence mondiale du brut, grimpait de 5,33% à 96,88 dollars, après avoir flambé à plus de 100 dollars pendant la séance asiatique. Son équivalent américain, le WTI, gagnait 4,65% à 91,31 dollars. Les prix du pétrole évoluent toujours à la hausse, et ce, malgré la décision mercredi des 32 pays membres de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) - dont les Etats-Unis - de débloquer 400 millions de barils - un record - dans leurs réserves stratégiques pour apaiser les inquiétudes sur l'approvisionnement. "Dans le langage des salles de marché, la libération de réserves par l'AIE équivaut à pointer un tuyau d’arrosage vers un incendie de raffinerie", estime Stephen Innes, gérant chez SPI AM. "Le marché fléchit brièvement, puis revient immédiatement à l'évaluation du véritable problème." Pour lui, il existe également "un problème subtil de signal envoyé par ces interventions". "Lorsque les gouvernements puisent dans les réserves stratégiques, le message implicite transmis au marché est que la situation est suffisamment grave pour nécessiter des munitions d'urgence." L'Iran a lancé jeudi une nouvelle vague d'attaques contre les infrastructures pétrolières des pays du Golfe, après avoir frappé deux tankers. La guerre qui a débuté le 28 février avec des attaques américano-israéliennes contre l'Iran a pris une échelle régionale et menace l'approvisionnement en pétrole de l'économie mondiale, le trafic étant paralysé dans le détroit d'Ormuz, un point de passage stratégique. Or, "près de 20% du pétrole mondial transite normalement par le détroit d'Ormuz, ce qui signifie que le véritable problème reste logistique et non uniquement lié au niveau des stocks", précise John Plassard, responsable de la stratégie d'investissement de Cité Gestion Private Bank. "Le conflit s’est intensifié cette semaine et, plus le prix du pétrole restera élevé longtemps, plus le choc inflationniste sera dommageable et durable pour l’économie mondiale", résume Kathleen Brooks, directrice de la recherche chez XTB. Le taux allemand au plus haut depuis 2023 En Europe, les taux d'emprunt sur le marché de la dette des Etats continuent de monter, signe de la nervosité des marchés face aux risques de pressions inflationnistes. "L'Europe est particulièrement dépendante des importations d'énergie", rappelle Andreas Lipkow, de CMC Markets. "La hausse des prix entraîne des charges supplémentaires importantes pour les entreprises et les ménages", poursuit-il. "Cela risque de peser fortement sur la population et de freiner la consommation privée." Le taux de l'emprunt allemand a échéance 10 ans frôlait les 2,94% vers 08H30 GMT, un sommet depuis octobre 2023, contre 2,93% en clôture mercredi Son équivalent français atteignait 3,59%, contre 3,57% mercredi soir. Hors zone euro, le taux d'intérêt britannique à échéance dix ans atteignait 4,72%, contre 4,69% mercredi. "La hausse des prix du pétrole entraîne un changement notable dans les anticipations concernant les banques centrales", souligne par ailleurs Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote. La Banque centrale européenne (BCE), qui a laissé ses taux directeurs inchangés depuis la dernière baisse opérée en juin 2025, se réunira quant à elle le 19 mars, au lendemain de la décision de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine. Les Bourses mondiales flanchent "La réaction des marchés actions a été relativement modérée, surtout comparée (au mouvement) plus marqué observé sur les marchés obligataires", plus sensibles aux craintes inflationnistes, note Kathleen Brooks. En Europe, dans les premiers échanges, la Bourse de Paris perdait 0,58%, Francfort 0,39%, Londres cédait 0,56% et Milan 0,17%. Du côté des Bourses asiatiques, l'indice Nikkei 225 de la Bourse de Tokyo a fini en repli de 1,04%. Le Hang Seng hongkongais perdait 0,70% dans les derniers échanges. Les places de Sydney, Séoul, Bombay, Wellington, Singapour, Taipei, Manille et Jakarta étaient elles aussi en berne jeudi. "Même si les actions restent dans le rouge, les événements au Moyen-Orient n'ont pas encore provoqué de débâcle sur les marchés mondiaux", souligne Mme Brooks.
Texte intégral (697 mots)
Vers 08H30 GMT, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, la référence mondiale du brut, grimpait de 5,33% à 96,88 dollars, après avoir flambé à plus de 100 dollars pendant la séance asiatique. Son équivalent américain, le WTI, gagnait 4,65% à 91,31 dollars. Les prix du pétrole évoluent toujours à la hausse, et ce, malgré la décision mercredi des 32 pays membres de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) - dont les Etats-Unis - de débloquer 400 millions de barils - un record - dans leurs réserves stratégiques pour apaiser les inquiétudes sur l'approvisionnement. "Dans le langage des salles de marché, la libération de réserves par l'AIE équivaut à pointer un tuyau d’arrosage vers un incendie de raffinerie", estime Stephen Innes, gérant chez SPI AM. "Le marché fléchit brièvement, puis revient immédiatement à l'évaluation du véritable problème." Pour lui, il existe également "un problème subtil de signal envoyé par ces interventions". "Lorsque les gouvernements puisent dans les réserves stratégiques, le message implicite transmis au marché est que la situation est suffisamment grave pour nécessiter des munitions d'urgence." L'Iran a lancé jeudi une nouvelle vague d'attaques contre les infrastructures pétrolières des pays du Golfe, après avoir frappé deux tankers. La guerre qui a débuté le 28 février avec des attaques américano-israéliennes contre l'Iran a pris une échelle régionale et menace l'approvisionnement en pétrole de l'économie mondiale, le trafic étant paralysé dans le détroit d'Ormuz, un point de passage stratégique. Or, "près de 20% du pétrole mondial transite normalement par le détroit d'Ormuz, ce qui signifie que le véritable problème reste logistique et non uniquement lié au niveau des stocks", précise John Plassard, responsable de la stratégie d'investissement de Cité Gestion Private Bank. "Le conflit s’est intensifié cette semaine et, plus le prix du pétrole restera élevé longtemps, plus le choc inflationniste sera dommageable et durable pour l’économie mondiale", résume Kathleen Brooks, directrice de la recherche chez XTB. Le taux allemand au plus haut depuis 2023 En Europe, les taux d'emprunt sur le marché de la dette des Etats continuent de monter, signe de la nervosité des marchés face aux risques de pressions inflationnistes. "L'Europe est particulièrement dépendante des importations d'énergie", rappelle Andreas Lipkow, de CMC Markets. "La hausse des prix entraîne des charges supplémentaires importantes pour les entreprises et les ménages", poursuit-il. "Cela risque de peser fortement sur la population et de freiner la consommation privée." Le taux de l'emprunt allemand a échéance 10 ans frôlait les 2,94% vers 08H30 GMT, un sommet depuis octobre 2023, contre 2,93% en clôture mercredi Son équivalent français atteignait 3,59%, contre 3,57% mercredi soir. Hors zone euro, le taux d'intérêt britannique à échéance dix ans atteignait 4,72%, contre 4,69% mercredi. "La hausse des prix du pétrole entraîne un changement notable dans les anticipations concernant les banques centrales", souligne par ailleurs Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote. La Banque centrale européenne (BCE), qui a laissé ses taux directeurs inchangés depuis la dernière baisse opérée en juin 2025, se réunira quant à elle le 19 mars, au lendemain de la décision de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine. Les Bourses mondiales flanchent "La réaction des marchés actions a été relativement modérée, surtout comparée (au mouvement) plus marqué observé sur les marchés obligataires", plus sensibles aux craintes inflationnistes, note Kathleen Brooks. En Europe, dans les premiers échanges, la Bourse de Paris perdait 0,58%, Francfort 0,39%, Londres cédait 0,56% et Milan 0,17%. Du côté des Bourses asiatiques, l'indice Nikkei 225 de la Bourse de Tokyo a fini en repli de 1,04%. Le Hang Seng hongkongais perdait 0,70% dans les derniers échanges. Les places de Sydney, Séoul, Bombay, Wellington, Singapour, Taipei, Manille et Jakarta étaient elles aussi en berne jeudi. "Même si les actions restent dans le rouge, les événements au Moyen-Orient n'ont pas encore provoqué de débâcle sur les marchés mondiaux", souligne Mme Brooks.

12.03.2026 à 10:01

Interrogations en France sur la sécurité des oeuvres prêtées au Louvre Abou Dhabi

FRANCE24
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Projet colossal à la croisée de la culture et de la diplomatie, ce musée inauguré fin 2017 reste ouvert et a, pour l'heure, été épargné par les missiles iraniens qui ont visé les Emirats arabes unis. Mais Paris reste vigilant. Les autorités françaises "sont en liaison étroite et régulière avec les autorités des Emirats arabes unis pour veiller à la protection des œuvres prêtées par la France au Louvre Abu Dhabi", fait savoir le ministère de la Culture, sollicité par l'AFP. "La sécurité de nos visiteurs, de notre personnel, ainsi que de nos collections (celles du musée ou celles en prêt) demeure notre priorité absolue", indique de son côté à l'AFP le musée émirati. Une grande opacité entoure les oeuvres issues des collections publiques françaises provisoirement exposées dans cet écrin de 24.000 m2, fruit d'un partenariat qui doit rapporter à terme près d'un milliard d'euros à la France, dont 400 millions pour l'utilisation de la dénomination Le Louvre. Aucun des établissements français contactés par l'AFP, dont Le Louvre, Versailles, Beaubourg ou Orsay, ne souhaite indiquer quels tableaux ou sculptures sont en prêt à Abou Dhabi, dans le cadre d'un partenariat rémunéré à hauteur de 190 millions sur dix ans selon la Cour des comptes (hors expositions temporaires). Tous renvoient à France Muséums, structure de droit privé qui accompagne le développement du Louvre Abou Dhabi, dont la collection permanente compte quelque 600 pièces. Sollicitée par l'AFP, cette agence consent à indiquer que 250 oeuvres sont actuellement en prêt mais refuse d'en donner le détail. A l'ouverture en 2017, 300 oeuvres avaient été prêtées par la France, dont des toiles de Vinci, Monet, Van Gogh ou Warhol et une statue de Ramses II. Sur son site, le Louvre indique confier "chaque année 100 chefs-d’œuvre de ses collections" à Abou Dhabi. Aléas Avec le début de la guerre au Moyen-Orient le 28 février, certaines voix en France sonnent l'alarme. "Les œuvres du Louvre à Abou Dhabi doivent être sécurisées !", exhorte la revue spécialisée La Tribune de l'art. "Il faut sortir les œuvres du Louvre Abou Dhabi", abonde dans Télérama Didier Selles, ex-négociateur français de l'accord avec les Emirats. Une clause du traité franco-émirati de mars 2007, qui a donné naissance au musée, le permet sous conditions. Son article 13 dispose que "la partie française peut procéder au rapatriement sans délai de l'ensemble des œuvres" si elle "considère qu'un risque pèse sur la sécurité des œuvres". En 2007, lors des débats houleux en France sur la création du musée, l'hypothèse d'un retour précipité des oeuvres avait d'ailleurs été évoquée. "Nous ne prendrons aucun risque avec les oeuvres", assurait Bruno Maquart, alors directeur général de France Muséums. "Nous pourrons faire une opération de repli et retirer les oeuvres en cas de danger". Ce responsable, qui ne souhaite pas s'exprimer aujourd'hui, se référait toutefois aux seuls risques liés à leur conservation (humidité, chaleur...), signe que les aléas géopolitiques étaient alors éclipsés par les débats éthiques. "Bizarrement, on ne s'était pas inquiétés du côté potentiellement explosif de la région", confie à l'AFP une source culturelle haut placée, qui tient à rester anonyme. Sans mentionner spécifiquement le Louvre Abou Dhabi, l'Icom, l'organisation internationale des musées, a d'ailleurs exprimé "sa vive inquiétude" face "aux risques" auxquels "sont exposés les musées et les sites du patrimoine culturel" de la région. Certains se veulent toutefois rassurants s'agissant du Louvre Abou Dhabi. "Il n’y a pas de péril imminent", certifie à l'AFP une source proche du dossier. "C'est un musée moderne dont la conception a pris en compte les risques d’attaques terroristes ou de séisme". Le bâtiment, fait valoir le musée, est équipé "d’espaces sécurisés conçus pour protéger l'ensemble des collections". Un rapatriement, argumente également la source proche, ne serait par ailleurs pas sans danger: "Peut-on imaginer un pont aérien pour acheminer des oeuvres en plein conflit?".
Texte intégral (704 mots)
Projet colossal à la croisée de la culture et de la diplomatie, ce musée inauguré fin 2017 reste ouvert et a, pour l'heure, été épargné par les missiles iraniens qui ont visé les Emirats arabes unis. Mais Paris reste vigilant. Les autorités françaises "sont en liaison étroite et régulière avec les autorités des Emirats arabes unis pour veiller à la protection des œuvres prêtées par la France au Louvre Abu Dhabi", fait savoir le ministère de la Culture, sollicité par l'AFP. "La sécurité de nos visiteurs, de notre personnel, ainsi que de nos collections (celles du musée ou celles en prêt) demeure notre priorité absolue", indique de son côté à l'AFP le musée émirati. Une grande opacité entoure les oeuvres issues des collections publiques françaises provisoirement exposées dans cet écrin de 24.000 m2, fruit d'un partenariat qui doit rapporter à terme près d'un milliard d'euros à la France, dont 400 millions pour l'utilisation de la dénomination Le Louvre. Aucun des établissements français contactés par l'AFP, dont Le Louvre, Versailles, Beaubourg ou Orsay, ne souhaite indiquer quels tableaux ou sculptures sont en prêt à Abou Dhabi, dans le cadre d'un partenariat rémunéré à hauteur de 190 millions sur dix ans selon la Cour des comptes (hors expositions temporaires). Tous renvoient à France Muséums, structure de droit privé qui accompagne le développement du Louvre Abou Dhabi, dont la collection permanente compte quelque 600 pièces. Sollicitée par l'AFP, cette agence consent à indiquer que 250 oeuvres sont actuellement en prêt mais refuse d'en donner le détail. A l'ouverture en 2017, 300 oeuvres avaient été prêtées par la France, dont des toiles de Vinci, Monet, Van Gogh ou Warhol et une statue de Ramses II. Sur son site, le Louvre indique confier "chaque année 100 chefs-d’œuvre de ses collections" à Abou Dhabi. Aléas Avec le début de la guerre au Moyen-Orient le 28 février, certaines voix en France sonnent l'alarme. "Les œuvres du Louvre à Abou Dhabi doivent être sécurisées !", exhorte la revue spécialisée La Tribune de l'art. "Il faut sortir les œuvres du Louvre Abou Dhabi", abonde dans Télérama Didier Selles, ex-négociateur français de l'accord avec les Emirats. Une clause du traité franco-émirati de mars 2007, qui a donné naissance au musée, le permet sous conditions. Son article 13 dispose que "la partie française peut procéder au rapatriement sans délai de l'ensemble des œuvres" si elle "considère qu'un risque pèse sur la sécurité des œuvres". En 2007, lors des débats houleux en France sur la création du musée, l'hypothèse d'un retour précipité des oeuvres avait d'ailleurs été évoquée. "Nous ne prendrons aucun risque avec les oeuvres", assurait Bruno Maquart, alors directeur général de France Muséums. "Nous pourrons faire une opération de repli et retirer les oeuvres en cas de danger". Ce responsable, qui ne souhaite pas s'exprimer aujourd'hui, se référait toutefois aux seuls risques liés à leur conservation (humidité, chaleur...), signe que les aléas géopolitiques étaient alors éclipsés par les débats éthiques. "Bizarrement, on ne s'était pas inquiétés du côté potentiellement explosif de la région", confie à l'AFP une source culturelle haut placée, qui tient à rester anonyme. Sans mentionner spécifiquement le Louvre Abou Dhabi, l'Icom, l'organisation internationale des musées, a d'ailleurs exprimé "sa vive inquiétude" face "aux risques" auxquels "sont exposés les musées et les sites du patrimoine culturel" de la région. Certains se veulent toutefois rassurants s'agissant du Louvre Abou Dhabi. "Il n’y a pas de péril imminent", certifie à l'AFP une source proche du dossier. "C'est un musée moderne dont la conception a pris en compte les risques d’attaques terroristes ou de séisme". Le bâtiment, fait valoir le musée, est équipé "d’espaces sécurisés conçus pour protéger l'ensemble des collections". Un rapatriement, argumente également la source proche, ne serait par ailleurs pas sans danger: "Peut-on imaginer un pont aérien pour acheminer des oeuvres en plein conflit?".
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