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15.08.2026 à 16:57

FRANCE24
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Les investigations ont été confiées à l'Office anticybercriminalité (Ofac), a indiqué samedi le parquet de Paris, sollicité par l'AFP. L'enquête a été notamment ouverte pour "extraction frauduleuse de données contenues dans un système de traitement automatisé de données à caractère personnel mis en oeuvre par l'Etat". Il est aussi question, entre autres, d'une "participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un délit puni d'au moins cinq ans d'emprisonnement". Cette retentissante cyberattaque contre le système d'information du fisc a permis d'extraire des données de contribuables et d'entreprises lors d'une opération "plus sophistiquée" que "par le passé", a déploré l'administration fiscale vendredi. Cette nouvelle attaque informatique d'ampleur pourrait relancer le débat sur la sécurité des systèmes d'informations de l'Etat, alors que de précédents épisodes ont émaillé l'actualité ces dernières semaines (ANTS, Insee...). "Décomplexés", "autodidactes" Au total, 678.000 usagers, particuliers et entreprises sont concernés. Pour les particuliers, les données dérobées concernent notamment les noms et prénoms, le quotient familial, le revenu fiscal de référence et le taux de prélèvement à la source, a détaillé la directrice générale des finances publiques Amélie Verdier. Les données dérobées "ne permettent pas l'accès au compte sécurisé sur impots.gouv.fr" a toutefois voulu rassurer le fisc, précisant que les usagers concernés seraient contactés en début de semaine prochaine, notamment pour les avertir des risques d'usurpation d'identité. Matignon a confirmé samedi soir que "les usagers concernés par l'incident" seront "contactés à compter de lundi". La justice parisienne voit les cyberattaques intensives se multiplier ces derniers mois en France. Avec, à la clé, des hackers démasqués derrière leur écran, comme ces deux pirates présumés, âgés de 22 ans et 15 ans, mis en examen en juin après le démantèlement du groupe "Dumpsec", qui avait ciblé notamment l'Assemblée nationale. Cette bande s'était spécialisée dans l'extraction et la revente de données informatiques sensibles, avec, à leur tableau de chasse présumé, plusieurs dizaines de millions de données et plus de 1.500 sociétés ou entités (l'enseigne de bricolage Leroy Merlin, diverses fédérations sportives ou des sites médicaux, etc). "Ce sont de jeunes hackers français en quête de notoriété et se croyant hors d'atteinte", avait présenté à l'époque à l'AFP la commissaire Julie Benoit, cheffe du pôle des enquêtes cyber à l'OFAC. Et de décrire ces suspects comme "totalement décomplexés", "souvent des autodidactes". La jeunesse des membres de la cellule "Dumpsec" correspond souvent au CV des pirates qui tombent dans les filets de la justice. Armes volées Fin janvier 2026, deux de ces hackers présumés avaient été mis en examen pour s'en être pris, dans une autre affaire, aux interfaces des académies de La Réunion, Reims et Clermont-Ferrand, notamment, à l'automne 2025. À l'époque de leur mise en examen, le plus jeune avait 17 ans, tandis que le plus âgé, 20 ans, était déjà connu des services de police pour des faits similaires, d'après le parquet de Paris. En tout début d'année 2026, un jeune majeur, né en 2007, avait également été mis en examen pour son implication présumée dans le piratage massif de données de la Fédération française de tir, utilisées pour dérober des armes en France. Cette cyberattaque avait ainsi été suivie d'agressions et de vols d'armes à feu - par effraction ou par usage de fausse qualité, comme celle de faux policiers, par exemple - au préjudice de plusieurs adhérents de la fédération en différents points du pays. Enfin, en avril, un jeune hacker présumé, âgé de 21 ans et caché derrière l'alias "HexDex", avait été mis en examen et écroué. La section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris le relie à une centaine de signalements concernant des piratages de sites internet à partir du 19 décembre 2025. Parmi ses cibles présumées, se trouverait une multitude de fédérations sportives françaises (voile, athlétisme, sport automobile, gymnastique, ski, rugby à XIII, aïkido, sport universitaire, montagne, escalade ou encore handisport). Sans oublier des serveurs sensibles comme le Système d'information sur les armes qui répertorie les particuliers détenteurs d'armes.

15.08.2026 à 15:35

FRANCE24
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Cinq ans après la reprise de Kaboul par les Taliban, quelle est la situation en Afghanistan ? Le retour à une sécurité relative qui exclut la moitié de la population. Plus d'une centaine de décrets ont été adoptés par le nouveau régime pour restreindre les droits des femmes : apparence, éducation, circulation, travail. Décryptage avec Mélina Huet, grand reporter pour France 24.
Texte intégral (747 mots)
Cinq ans après la reprise de Kaboul par les Taliban, quelle est la situation en Afghanistan ? Le retour à une sécurité relative qui exclut la moitié de la population. Plus d'une centaine de décrets ont été adoptés par le nouveau régime pour restreindre les droits des femmes : apparence, éducation, circulation, travail. Décryptage avec Mélina Huet, grand reporter pour France 24.

15.08.2026 à 15:32

FRANCE24
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Cinq ans après la reprise de Kaboul par les Taliban, quelle est la situation en Afghanistan ? Le retour à une sécurité relative qui exclut la moitié de la population. Plus d'une centaine de décrets ont été adoptés par le nouveau régime pour restreindre les droits des femmes : apparence, éducation, circulation, travail.
Texte intégral (747 mots)
Cinq ans après la reprise de Kaboul par les Taliban, quelle est la situation en Afghanistan ? Le retour à une sécurité relative qui exclut la moitié de la population. Plus d'une centaine de décrets ont été adoptés par le nouveau régime pour restreindre les droits des femmes : apparence, éducation, circulation, travail.

15.08.2026 à 15:29

FRANCE24
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Par centaines, ils se pressent sur un rond-point, tout près de l'ex-ambassade des Etats-Unis, fermée depuis le retrait des forces armées américaines, deux semaines après l'entrée des insurgés talibans dans la capitale afghane le 15 août 2021. "Nous sommes heureux et nous avons beaucoup d'espoir pour le futur de l'Afghanistan", confie à l'AFPTV Mohammad Daud Rahmani, patron d'une société de construction originaire de Kandahar, berceau du mouvement taliban dans le sud de l'Afghanistan. "On célèbre à Kandahar aujourd'hui et dans d'autres provinces, mais c'est une joie différente pour nous d'être à Kaboul", poursuit-il en appelant les pays du monde entier à nouer des relations avec le gouvernement taliban. Massés à l'arrière de pick-up, de motos, ou le corps à moitié penché à l'extérieur depuis les fenêtres de voitures, hommes et enfants agitent des drapeaux noir et blanc de l'Emirat islamique d'Afghanistan. Depuis quelques jours, des vendeurs de rue en proposent de toutes tailles dans différents points de la ville. Certains membres des forces armées talibanes, avec leur longue barbe, dansent avec des grenades. Une femme vêtue d'un tchador vert et d'un voile noir a été rapidement priée d'arrêter de prendre la pose pour des selfies et a quitté les lieux. Des enfants paradent en tenue militaire avec des pistolets en plastique. Tank et Humvee Des hommes ont aussi apporté des bidons en plastique jaune, comme ceux bourrés d'explosifs utilisés contre les forces de l'ex-République afghane et de la coalition occidentale. "Je me sens heureux, mais triste aussi", confie Mohammad Alim, 23 ans, qui a perdu son père, un combattant taliban, lors de la guerre avec les Etats-unis et leurs alliés. Si la musique profane est officiellement interdite, les partisans des talibans ont fait résonner à plein volume de la musique patriotique, couverte par moments par le son des hélicoptères militaires survolant la ville ou par des pétards. Parfois, des hommes se lancent dans une danse traditionnelle pachtoune, la communauté principale en Afghanistan dont sont issus la plupart des dirigeants talibans. Sur le rond-point des Chevaux, les autorités ont disposé un Humvee, véhicules abandonnés par l'armée américaine et ses alliés afghans lors de leur retrait en 2021. Mais aussi un char russe, symbole de la déroute des Soviétiques après leur occupation de l'Afghanistan en 1989. Les autorités ont aussi organisé une parade d'athlètes masculins, les femmes ayant l'interdiction de fréquenter tout club de sport. D'autres quartiers de Kaboul étaient plus calmes en ce jour déclaré férié par les autorités. ash-ba-rsc-iw/thm
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Par centaines, ils se pressent sur un rond-point, tout près de l'ex-ambassade des Etats-Unis, fermée depuis le retrait des forces armées américaines, deux semaines après l'entrée des insurgés talibans dans la capitale afghane le 15 août 2021. "Nous sommes heureux et nous avons beaucoup d'espoir pour le futur de l'Afghanistan", confie à l'AFPTV Mohammad Daud Rahmani, patron d'une société de construction originaire de Kandahar, berceau du mouvement taliban dans le sud de l'Afghanistan. "On célèbre à Kandahar aujourd'hui et dans d'autres provinces, mais c'est une joie différente pour nous d'être à Kaboul", poursuit-il en appelant les pays du monde entier à nouer des relations avec le gouvernement taliban. Massés à l'arrière de pick-up, de motos, ou le corps à moitié penché à l'extérieur depuis les fenêtres de voitures, hommes et enfants agitent des drapeaux noir et blanc de l'Emirat islamique d'Afghanistan. Depuis quelques jours, des vendeurs de rue en proposent de toutes tailles dans différents points de la ville. Certains membres des forces armées talibanes, avec leur longue barbe, dansent avec des grenades. Une femme vêtue d'un tchador vert et d'un voile noir a été rapidement priée d'arrêter de prendre la pose pour des selfies et a quitté les lieux. Des enfants paradent en tenue militaire avec des pistolets en plastique. Tank et Humvee Des hommes ont aussi apporté des bidons en plastique jaune, comme ceux bourrés d'explosifs utilisés contre les forces de l'ex-République afghane et de la coalition occidentale. "Je me sens heureux, mais triste aussi", confie Mohammad Alim, 23 ans, qui a perdu son père, un combattant taliban, lors de la guerre avec les Etats-unis et leurs alliés. Si la musique profane est officiellement interdite, les partisans des talibans ont fait résonner à plein volume de la musique patriotique, couverte par moments par le son des hélicoptères militaires survolant la ville ou par des pétards. Parfois, des hommes se lancent dans une danse traditionnelle pachtoune, la communauté principale en Afghanistan dont sont issus la plupart des dirigeants talibans. Sur le rond-point des Chevaux, les autorités ont disposé un Humvee, véhicules abandonnés par l'armée américaine et ses alliés afghans lors de leur retrait en 2021. Mais aussi un char russe, symbole de la déroute des Soviétiques après leur occupation de l'Afghanistan en 1989. Les autorités ont aussi organisé une parade d'athlètes masculins, les femmes ayant l'interdiction de fréquenter tout club de sport. D'autres quartiers de Kaboul étaient plus calmes en ce jour déclaré férié par les autorités. ash-ba-rsc-iw/thm

15.08.2026 à 15:03

FRANCE24
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"On voit plus rien, il y a de la fumée partout", a déploré David Rodolfs, un restaurateur près de Waimes, dans l'est du pays, auprès de l'AFP. "Mes collègues ont vu démarrer le feu hier. Il y avait des cendres qui tombaient sur les tables, et puis on a demandé à nos clients de partir, pas de dessert", décrit cet homme de 38 ans, qualifiant la situation "d'extrêmement triste". Le brasier ravage les Fagnes, une grande réserve boisée en Belgique, prisée des randonneurs et proche de l'Allemagne. Le feu s'y est déclaré vendredi en milieu de journée et s'est rapidement propagé. De 80 hectares brûlés vendredi soir, il a bondi à 850, puis 2.000 en début de soirée samedi, selon Nicolas Yernaux, un porte-parole des autorités wallonnes. De premiers habitants des villages de Sourbrodt et de Bütgenbach ont reçu l'ordre d'évacuer autour de 16H00, selon un message publié par les autorités locales sur Facebook. Le gymnase d'une commune voisine a été mis à leur disposition. "Il y a un risque que le feu atteigne les habitations mais on déploie tous les moyens pour les protéger", a expliqué le porte-parole des autorités wallonnes. Un journaliste de l'AFP escorté dans la zone incendiée a vu une vaste étendue de végétation calcinée, tandis qu'un épais nuage de fumée jaunie stagnait encore dans l'air. L'incendie est le plus gros de l'histoire belge récente -- un brasier en 1911 avait également ravagé la zone. Il n'est pas encore fixé. La situation est d'autant plus périlleuse qu'il se propage dans une zone très accidentée, ce qui complique le travail des pompiers. Hélicoptères et bombardiers d'eau Tous les moyens sont bons: la Belgique a rapidement activé le mécanisme européen de protection civile afin de réclamer des renforts humains et matériels à travers le continent. Un hélicoptère des Pays-Bas est déjà en train de prêter main forte. Deux autres arriveront sur place dans la soirée, ainsi que deux bombardiers d'eau suédois. "Ils seront opérationnels à partir de demain", a expliqué la commissaire européenne Hadja Lahbib, notamment chargée de l'état de préparation et de la gestion des crises, à l'AFP, déplorant le "bouleversement climatique" à l’œuvre sur le continent. "Jamais la saison des incendies n'a commencé aussi tôt dans l'année et aussi haut géographiquement", a-t-elle martelé. Sur les réseaux sociaux, de nombreux agriculteurs se sont également photographiés en route vers le lieu de l'incendie pour venir en aide aux pompiers. Le ministre de l'Intérieur Bernard Quintin a salué leur mobilisation "impressionnante". "Quand on voit comment c'était ce matin et comment c'est maintenant on ne peut être que choqué", a-t-il regretté auprès de l'AFP. Comme une grande partie de l'Europe, la Belgique a souffert ces derniers jours d'un nouvel épisode de fortes chaleurs. Le mercure est monté jusqu'à 37°C dans certaines parties du pays vendredi. Cet incendie ne se situe qu'à quelques dizaines de kilomètres à vol d'oiseau d'un autre brasier, dans l'ouest de l'Allemagne. Celui-ci a provoqué l'évacuation vendredi d'environ 1.800 personnes, les flammes se trouvant alors toutes proches des premières maisons de la ville de Hürtgenwald.
Texte intégral (561 mots)
"On voit plus rien, il y a de la fumée partout", a déploré David Rodolfs, un restaurateur près de Waimes, dans l'est du pays, auprès de l'AFP. "Mes collègues ont vu démarrer le feu hier. Il y avait des cendres qui tombaient sur les tables, et puis on a demandé à nos clients de partir, pas de dessert", décrit cet homme de 38 ans, qualifiant la situation "d'extrêmement triste". Le brasier ravage les Fagnes, une grande réserve boisée en Belgique, prisée des randonneurs et proche de l'Allemagne. Le feu s'y est déclaré vendredi en milieu de journée et s'est rapidement propagé. De 80 hectares brûlés vendredi soir, il a bondi à 850, puis 2.000 en début de soirée samedi, selon Nicolas Yernaux, un porte-parole des autorités wallonnes. De premiers habitants des villages de Sourbrodt et de Bütgenbach ont reçu l'ordre d'évacuer autour de 16H00, selon un message publié par les autorités locales sur Facebook. Le gymnase d'une commune voisine a été mis à leur disposition. "Il y a un risque que le feu atteigne les habitations mais on déploie tous les moyens pour les protéger", a expliqué le porte-parole des autorités wallonnes. Un journaliste de l'AFP escorté dans la zone incendiée a vu une vaste étendue de végétation calcinée, tandis qu'un épais nuage de fumée jaunie stagnait encore dans l'air. L'incendie est le plus gros de l'histoire belge récente -- un brasier en 1911 avait également ravagé la zone. Il n'est pas encore fixé. La situation est d'autant plus périlleuse qu'il se propage dans une zone très accidentée, ce qui complique le travail des pompiers. Hélicoptères et bombardiers d'eau Tous les moyens sont bons: la Belgique a rapidement activé le mécanisme européen de protection civile afin de réclamer des renforts humains et matériels à travers le continent. Un hélicoptère des Pays-Bas est déjà en train de prêter main forte. Deux autres arriveront sur place dans la soirée, ainsi que deux bombardiers d'eau suédois. "Ils seront opérationnels à partir de demain", a expliqué la commissaire européenne Hadja Lahbib, notamment chargée de l'état de préparation et de la gestion des crises, à l'AFP, déplorant le "bouleversement climatique" à l’œuvre sur le continent. "Jamais la saison des incendies n'a commencé aussi tôt dans l'année et aussi haut géographiquement", a-t-elle martelé. Sur les réseaux sociaux, de nombreux agriculteurs se sont également photographiés en route vers le lieu de l'incendie pour venir en aide aux pompiers. Le ministre de l'Intérieur Bernard Quintin a salué leur mobilisation "impressionnante". "Quand on voit comment c'était ce matin et comment c'est maintenant on ne peut être que choqué", a-t-il regretté auprès de l'AFP. Comme une grande partie de l'Europe, la Belgique a souffert ces derniers jours d'un nouvel épisode de fortes chaleurs. Le mercure est monté jusqu'à 37°C dans certaines parties du pays vendredi. Cet incendie ne se situe qu'à quelques dizaines de kilomètres à vol d'oiseau d'un autre brasier, dans l'ouest de l'Allemagne. Celui-ci a provoqué l'évacuation vendredi d'environ 1.800 personnes, les flammes se trouvant alors toutes proches des premières maisons de la ville de Hürtgenwald.
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