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Chaîne de service public - Actualité internationale.

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26.02.2026 à 13:05

Le cinéma français crève-t-il l'écran ? Parlons-en avec L. André-Sarreau, F. Ganzo et A. de Gouville

Pauline PACCARD
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À quelques heures de l’ouverture de la 51ème cérémonie des César, on se penche sur le cinéma tricolore : que nous a raconté le cinéma français ces derniers mois ? Dans quelle forme se trouve-t-il après une année 2024 record ? Sait-il se renouveler ? Que pèse-t-il face aux géants américains ? Sait-il encore rayonner dans le monde ? Un film primé est-il forcément gage de qualité ?... Parlons-en avec Léa André-Sarreau, journaliste à Troiscouleurs, Fernando Ganzo, rédacteur en chef adjoint aux Cahiers du Cinéma, et Alberic de Gouville, journaliste à France 24.

26.02.2026 à 13:01

Foot: le PSG a perdu son lustre de champion d'Europe, peut-il le regagner ?

FRANCE24
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Pressing mollasson, circuits de passe peu inspirés, intermittence dans les duels, difficulté à conclure: la copie rendue contre Monaco mercredi au Parc des Princes est l'une des plus ternes de la saison du PSG, en particulier en première période. Et ce malgré l'enjeu de tenir son rang, de ne pas vivre une infamante élimination contre le 8e de Ligue 1 et de se qualifier pour les huitièmes de finale. Malgré aussi une soirée mouvementée à l'aller (le PSG était mené 2-0 en moins de 20 minutes) qui aurait dû servir de signal d'alarme, après déjà des matches décevants depuis janvier (défaites à Lisbonne et Rennes, nul contre Newcastle). Mais l'entraîneur Luis Enrique et ses hommes n'ont en réalité pas besoin de signal d'alarme: ils savent bien qu'ils ne sont pas sur les standards de la saison passée, conclue par le titre suprême, ni même sur le début de saison assuré par un effectif pourtant surmené. "C'est compliqué cette saison", a soufflé Luis Enrique. "On a exploité leurs faiblesses par rapport à leurs énormes qualités, on l'a plutôt bien fait", a aussi dit son homologue sur le banc monégasque, Sébastien Pocognoli. "Pas d'excuse" Effectif surmené, car le PSG n'a eu que trois semaines de vacances entre la finale du Mondial des clubs mi-juillet (perdue 3-0 contre Chelsea) et la Supercoupe d'Europe contre Tottenham en août (gagnée aux tirs aux buts). C'est l'explication la plus logique du sévère ralentissement observé depuis le début de 2026. Les blessures contractées par plusieurs joueurs cadres (Ousmane Dembélé, Désiré Doué, Joao Neves, Marquinhos...) en première partie de saison, qui peuvent être vues comme une conséquence de la fatigue, ont aussi en retour empêché le staff de répartir les temps de jeu et de rôder convenablement la machine avant les échéances du printemps. "C'est une saison particulière. On a eu beaucoup de joueurs blessés, c'est important d'avoir toute l'équipe", a souligné Luis Enrique. Il ajoutait tout de go: "Dans notre cas ce n'est pas une excuse". Car lui-même, en parlant des ambitions du PSG, avait placé la barre haut avant même la fin de saison dernière: étendre sur la durée la domination du PSG, établir un règne comme l'AC Milan d'Arrigo Sacchi au tournant des années 90 ou le FC Barcelone de Pep Guardiola au tournant des années 2010. "Apprendre" Cette saison 2025-26 ressemble à un contre-coup incontournable de la précédente et il va falloir que le PSG puise dans ses ressources pour en inverser la dynamique. L'entraîneur a parlé de "résilience", principale qualité de ses troupes cette saison. Les titres en Supercoupe d'Europe, Coupe intercontinentale et Trophée des champions, au bout du suspense, ont en effet montré le caractère de l'équipe. Mais cela suffira-t-il au moment de retrouver soit le FC Barcelone, soit Chelsea ? Le tirage de vendredi donnera un gros morceau quoi qu'il arrive au PSG. "Si une équipe a eu le pire groupe (de phase de ligue) c'est nous, s'il y a une équipe prête pour le prochain tour, c'est nous", a lancé Luis Enrique. Les motifs d'espoir existent, comme la bonne volonté d'une jeune équipe qui veut apprendre, à écouter Joao Neves: "On va apprendre de nos erreurs. On va réparer ça". Mais aussi la qualité intrinsèque de l'entraîneur et de l'effectif, et les bonnes relations en interne malgré la remontrance d'Ousmane Dembélé pour certains solistes, après la défaite à Rennes (3-1). Ousmane Dembélé, justement, concentre l'attention. Du complet rétablissement du Ballon d'Or, encore gêné à un mollet ces dernières semaines, dépend en partie le destin européen du PSG, tant le numéro 10 a encore manqué mercredi soir aux avants-postes du pressing et de l'attaque. Nul doute qu'il manquerait aussi énormément s'il devait être absent pour aller chercher la qualification à Stamford Bridge ou au Camp Nou.

26.02.2026 à 12:59

Accord sur les ruptures conventionnelles: le gouvernement satisfait, la CGT remontée

FRANCE24
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"Le dialogue social fonctionne quand on lui laisse du temps", a réagi le Premier ministre Sébastien Lecornu sur X après l'accord conclu entre les trois organisations patronales (Medef, CPME, U2P) et deux syndicats, la CFDT et la CFTC. FO réserve encore sa réponse tandis que la CGT et la CFE-CGC ont indiqué qu'elles ne signeraient pas. "Le dialogue social, ça marche (...) et ça prouve que les organisations, qu'elles soient sociales ou patronales, ont le sens des responsabilités", a abondé le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou sur Francetvinfo. Avec l'accord trouvé mercredi soir, les salariés qui perdront leur emploi après un accord amiable avec leur employeur verront leur durée maximale d'indemnisation réduite de 18 à 15 mois s'ils ont moins de 55 ans, et à 20,5 mois à partir de cet âge contre 22,5 mois aujourd'hui pour les 55-56 ans, et 27 mois pour les 57 et plus. Pour pouvoir entrer en vigueur, le projet d'avenant à la convention chômage doit encore être avalisé par les instances de ces organisations, au plus tard le 23 mars, puis transposé par voie législative. Les économies estimées sont de l'ordre de "500 millions d'euros par an en moyenne, soit près d’1 milliard d’euros en régime de croisière", a indiqué Sébastien Lecornu, saluant des "économies solides" et des "effets réels sur l’emploi." Pour Jean-Pierre Farandou, "les partenaires sociaux ont rempli pleinement la feuille de route qu'on leur avait proposée puisqu'ils sont même au-delà de l'économie qu'on avait demandée", qui s'élevait à au moins 400 millions d'euros par an. Dans un communiqué, la CGT a dénoncé un accord qui "fait reposer les économies uniquement sur les salariés ayant connu une rupture conventionnelle et se retrouvant au chômage", sans nouvelle contribution patronale. "Ce sera la double peine: perte d'emploi, la plupart du temps un licenciement déguisé, et baisse de la durée des droits", estime le syndicat. "Comme (cet accord) nécessite des évolutions législatives, nous allons fermement discuter avec les parlementaires, hors extrême droite, pour éviter des baisses de droits", a souligné mercredi soir le négociateur de la CGT, Denis Gravouil. Dans un communiqué, les trois organisations patronales ont, elles, dit réaffirmer à travers ce projet d'accord "leur attachement au pilotage paritaire de l’Unédic", qui gère le régime d'assurance chômage. Elles soulignent qu'il "s'inscrit dans un contexte financier dégradé pour l'Unédic, avec près de 61 milliards d’euros d'endettement en 2026". Au-delà de la mesure de raccourcissement de la durée maximale d'indemnisation post-rupture conventionnelle, le projet d'accord demande que l'Etat "cesse tout prélèvement financier sur le régime d'assurance chômage" et que le supplément de contribution des entreprises sur les ruptures conventionnelles, intégré dans le budget 2026, soit affecté à l'Unédic.

26.02.2026 à 12:59

L'accueil de malades psychiatriques par l'orchestre de Toulouse fait des émules en France

FRANCE24
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Le projet est né en 2023 d'un partenariat entre l'orchestre national du Capitole et plusieurs institutions de santé mentale de la région. Son objectif, face à des pathologies susceptibles d'enfermer les malades dans un regard négatif sur eux-mêmes, est de leur permettre d'assister à quatre répétitions par an pour enclencher une dynamique de retour vers l'autre et de favoriser leur rétablissement. Mi-février, environ 25 patients de cliniques et hôpitaux de jour, accompagnés de leurs soignants, s'installent par petits groupes dans la spectaculaire salle de concert toulousaine de la Halle aux grains. Face à eux, les musiciens s'apprêtent à travailler trois mouvements de la Symphonie fantastique d'Hector Berlioz (1803-1869), un monument du romantisme français. Le choix d'assister aux répétitions plutôt qu'aux concerts n'est pas un hasard: voir les musiciens vêtus de T-shirts et sweats à capuche, comme eux, aide les patients à s'identifier. Pendant deux heures, les malades de la vingtaine à la soixantaine écoutent attentivement, prenant parfois des notes. Un jeune homme ferme les yeux quelques instants pour se laisser porter par la musique. Mélancolie Après la répétition, le protocole prévoit un temps d'échange avec des membres de l'orchestre. Patients comme soignants montrent beaucoup de curiosité à l'égard des musiciens présents, l'altiste Claire Pélissier et le hautboïste Serge Krichewsky. Puis la discussion s'attarde sur le troisième mouvement de la Symphonie fantastique, qui s'ouvre sur un dialogue plein de mélancolie entre hautbois et cor anglais. "A partir du moment où vous avez joué le troisième mouvement, j'ai beaucoup pleuré", confie une patiente aux instrumentistes. "Ça m'a permis de lâcher beaucoup d'émotions, j'arrivais très tendue (à la répétition). J'ai été emportée par l'émotion", poursuit-elle. La psychiatre Nathalie Bounhoure, à l'origine du projet, est spécialiste de "réhabilitation psychosociale". Elle a voulu inscrire Résonance(s) dans ce champ de la psychiatrie, qui tente d'aider les patients "à se décaler du fardeau du diagnostic" et "se retrouver en tant que personnes". "Ça m'a vraiment permis de reprendre pied, de m'enraciner, de comprendre que mes émotions viennent, passent... Ce sont des choses qui arrivent tous les jours, tout le temps, mais au moins, avec la musique, on n'est pas seules", a confié à l'AFP Naémi, une patiente de 25 ans. "On se sent légitimes d'être dans cette fluctuation, car la musique fluctue aussi." "Rompre une solitude" "Les personnes malades sont très isolées dans ce qu'elles éprouvent", déplore Mme Bounhoure. Or "c'est très important de pouvoir éprouver la même chose que l'autre". Participer à un projet de groupe dans un domaine, la musique, porteur d'un grand potentiel de "synchronicité émotionnelle", peut donc "les aider à se reconnecter dans la relation à autrui", souligne-t-elle. "Je me suis sentie dans une unité entre le chef d'orchestre, l'orchestre et moi. Je ressentais les tensions, les moments d'admiration; quand le chef d'orchestre veut entraîner l'orchestre, plus loin, plus fort", a confié à l'AFP Danielle, une patiente de 65 ans atteinte d'hypersensibilité. "Ça rompt une solitude, ça permet de se réaffirmer, d'avancer." "C'est comme si ça venait parler à mon inconscient. (...) On se rend compte à quel point la musique est un levier puissant au niveau émotionnel", a analysé Laëtitia, une autre patiente de 44 ans, sujette à des problématiques de dépression et d'addiction. "C'est bien beau de prendre des antidépresseurs et de parler à un psychiatre", mais "heureusement que le suivi ne se limite pas à des médicaments", s'est-elle réjouie. Le succès des trois premières sessions a conduit plusieurs orchestres - de la Philharmonie de Paris, de Limoges et de Rouen - à rallier le projet en janvier 2026, et d'autres ensembles musicaux à Caen, Metz et Bordeaux, ainsi que celui de Radio France, doivent se lancer en septembre, détaille Nathalie Bounhoure.

26.02.2026 à 12:57

Dans le camp de proches de jihadistes d'al-Hol en Syrie, le "chaos total"

FRANCE24
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Un correspondant de l'AFP est entré dans ce camp du nord-est de la Syrie mercredi et a constaté qu'il était quasiment désert, après la décision des autorités syriennes de l'évacuer. Dans l'Annexe, une section sous haute sécurité, il a vu des jouets d'enfants et des tricycles abandonnés. Des familles sont parties à la hâte, laissant des vêtements, des cahiers et même de la nourriture. Les forces kurdes s'étaient retirées le 20 janvier sous la pression militaire de Damas de ce camp, le plus grand de proches de jihadistes du groupe Etat islamique (EI), qui abritait quelque 23.500 personnes. Les forces de sécurité syriennes affirment en avoir pris le contrôle six heures plus tard. "Les Kurdes se sont retirés, puis des gens et des combattants de tribus locales sont arrivés", déclare Saleh Mahmoud al-Hafez, un habitant du village d'al-Hol attenant au camp. "En un instant, c'était le chaos total", ajoute-t-il. "Des voitures ont commencé à transporter des gens" hors du camp, qui "est resté sans aucun contrôle sécuritaire pendant trois heures". Al-Hol, peuplé notamment de femmes et d'enfants, abritait une majorité de Syriens et d'Irakiens, mais environ 6.500 étrangers de 44 nationalités vivaient dans l'Annexe. L'accès est désormais interdit et des barrages de contrôle sont établis sur la route qui mène au camp, selon le correspondant de l'AFP. Le camp, où les tentes blanches s'étendent à perte de vue, est quasiment désert, et des sacs d'ordures jonchent ses allées. "Evasions collectives" En tout, ce sont des milliers de personnes qui ont disparu. Les autorités ont évacué les familles restantes la semaine dernière, vers le camp d'Akhtarin, au nord d'Alep, estimant que "les conditions essentielles", notamment de sécurité, faisaient défaut à al-Hol. Mercredi, le ministère de l'Intérieur a confirmé des "évasions collectives", accusant les forces kurdes de s'être retirées "de façon soudaine". Ce retrait "était le résultat direct de l'attaque militaire (...) ciblant le camp et ses environs par les forces affiliées à Damas", ont réagi les forces kurdes, assurant que les familles étaient parties après l'arrivée des forces syriennes. Mourhaf al-Olayane, un agriculteur de 43 ans qui habite dans une maison jouxtant le camp, raconte lui aussi qu'après le départ des forces kurdes, "des voitures sont venues, ont pris des familles et sont parties". Ce père de cinq enfants dit avoir vu des "hommes en treillis" parmi ceux qui évacuaient les familles. "Les gens se sont enfuis (...) dans toutes les directions" affirme Farhane Abbas, 86 ans, un autre voisin du camp. "Graves risques" L'Annexe comptait notamment un grand nombre originaires de Russie, du Caucase et des républiques d'Asie centrale, que leurs pays refusent de rapatrier. Des instituteurs de l'ancien bastion rebelle d'Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie, ont indiqué que plusieurs enfants ouzbeks s'étaient enregistrés dans leurs établissements fin janvier. Idleb abritait de nombreux jihadistes étrangers et c'est de cette région qu'une coalition islamiste est partie pour lancer fin 2024 une offensive fulgurante lui ayant permis de prendre le pouvoir en Syrie. La manière "largement imprévue et chaotique" dont les familles retenues à al-Hol ont quitté les lieux "expose les femmes et les enfants à de graves risques, notamment la traite, l'exploitation et le recrutement par des groupes armés", a alerté l'ONG Human Rights Watch (HRW). Les forces kurdes gardent pour le moment le contrôle d'un camp plus petit, Roj, où sont détenus des proches de jihadistes, pour la plupart des étrangers dont des Occidentaux, parmi lesquels des Français. Concernant les jihadistes eux-mêmes, l'armée américaine a achevé le transfert de plus de 5.700 détenus de Syrie vers l'Irak, pour garantir leur surveillance
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