Selon un nouveau bilan établi à 19H00 par la préfecture, les forces de l'ordre ont procédé à 97 interpellations, dont quarante-six gardes à vue, de militants d'ultradroite comme d'ultragauche, dans différents secteurs de la capitale, à République, Pyramides, Saint-Michel et Montparnasse.
Le parquet, sollicité par l'AFP, a fait état de 43 personnes majeures et trois mineures (dont deux non domiciliées à Paris).
Elles ont été placées en garde à vue pour participation à un groupement en vue de commettre des violences/dégradations, violences volontaires en réunion et port d'armes prohibées, a ajouté la préfecture de police (PP) de Paris.
Le parquet a également mentionné, entre autres, "outrage" et "dissimulation volontaire du visage, sans motif légitime, lors d'une manifestation sur la voie publique accompagnée de troubles à l'ordre public".
Par ailleurs, 182 personnes ont été verbalisées pour non respect d'un arrêté d'interdiction, a précisé la PP, ajoutant que les forces de l'ordre restaient vigilantes pour "prévenir tout trouble à l'ordre public" et "éviter d'éventuelles confrontations entre militants antagonistes".
Une manifestation, à l'appel du Comité du 9-Mai, groupe classé à l'ultradroite, a été initialement interdite par la préfecture de police, ainsi que sa contre-manifestation antifasciste, intitulée "Pas de nazis dans Paris", également programmée samedi après-midi.
Saisis par le Comité du 9-Mai, le tribunal administratif puis le Conseil d'Etat ont confirmé l'interdiction, en raison du risque de trouble à l'ordre public que la manifestation pouvait engendrer.
Dans ses arguments, la préfecture de police avait invoqué la mort du militant d'extrême droite radicale Quentin Deranque à Lyon, en février, et souligné que, en 2025, plusieurs saluts nazis avaient été observés dans le cortège du Comité du 9-Mai.
"Si les manifestants doivent pouvoir se rassembler en toute sécurité, les arrêtés d'interdiction doivent être respectés et les confrontations entre militants d'ultradroite et d'ultragauche ne sauraient être tolérées", a expliqué la PP à l'AFP.
Dès le milieu de journée, neuf personnes avaient déjà été interpellées et placées en garde à vue, certaines en possession de couteaux ou matraques télescopiques.
Selon une source policière, ces premières gardes à vue concernaient des militants d'ultradroite.
Les militants du Comité du 9-Mai ne se sont finalement pas réunis au pied de la statue de Jeanne d'Arc place des Pyramides à Paris, comme ils l'avaient annoncé à leurs soutiens, un rassemblement des partisans de Florian Philippot s'y tenant déjà.
"Si jamais il y a des débordements, la seule faute, elle incombe à la préfecture", a déclaré un des porte-parole du Comité du 9-Mai, Raphaël Ayma, également chef de file d'un groupe néofasciste du sud de la France, lors d'une conférence de presse improvisée devant le ministère de la Justice. "Ca m'inquiète pour la liberté de manifester dans ce pays", a-t-il ajouté.
Le Comité du 9-Mai manifeste tous les ans pour l'anniversaire de la mort d'un militant d'extrême droite, Sébastien Deyzieu, décédé accidentellement en 1994. Le jeune homme s'était réfugié sur le toit d'un immeuble de Paris pour échapper à la police avant de faire une chute mortelle.
L'année dernière, la manifestation avait été initialement interdite par la PP, mesure ensuite suspendue par le tribunal administratif. Un millier de militants d'ultradroite avaient défilé dans la capitale, la plupart le visage masqué et arborant des symboles associés à l'idéologie néonazie.
Texte intégral (575 mots)
Selon un nouveau bilan établi à 19H00 par la préfecture, les forces de l'ordre ont procédé à 97 interpellations, dont quarante-six gardes à vue, de militants d'ultradroite comme d'ultragauche, dans différents secteurs de la capitale, à République, Pyramides, Saint-Michel et Montparnasse.
Le parquet, sollicité par l'AFP, a fait état de 43 personnes majeures et trois mineures (dont deux non domiciliées à Paris).
Elles ont été placées en garde à vue pour participation à un groupement en vue de commettre des violences/dégradations, violences volontaires en réunion et port d'armes prohibées, a ajouté la préfecture de police (PP) de Paris.
Le parquet a également mentionné, entre autres, "outrage" et "dissimulation volontaire du visage, sans motif légitime, lors d'une manifestation sur la voie publique accompagnée de troubles à l'ordre public".
Par ailleurs, 182 personnes ont été verbalisées pour non respect d'un arrêté d'interdiction, a précisé la PP, ajoutant que les forces de l'ordre restaient vigilantes pour "prévenir tout trouble à l'ordre public" et "éviter d'éventuelles confrontations entre militants antagonistes".
Une manifestation, à l'appel du Comité du 9-Mai, groupe classé à l'ultradroite, a été initialement interdite par la préfecture de police, ainsi que sa contre-manifestation antifasciste, intitulée "Pas de nazis dans Paris", également programmée samedi après-midi.
Saisis par le Comité du 9-Mai, le tribunal administratif puis le Conseil d'Etat ont confirmé l'interdiction, en raison du risque de trouble à l'ordre public que la manifestation pouvait engendrer.
Dans ses arguments, la préfecture de police avait invoqué la mort du militant d'extrême droite radicale Quentin Deranque à Lyon, en février, et souligné que, en 2025, plusieurs saluts nazis avaient été observés dans le cortège du Comité du 9-Mai.
"Si les manifestants doivent pouvoir se rassembler en toute sécurité, les arrêtés d'interdiction doivent être respectés et les confrontations entre militants d'ultradroite et d'ultragauche ne sauraient être tolérées", a expliqué la PP à l'AFP.
Dès le milieu de journée, neuf personnes avaient déjà été interpellées et placées en garde à vue, certaines en possession de couteaux ou matraques télescopiques.
Selon une source policière, ces premières gardes à vue concernaient des militants d'ultradroite.
Les militants du Comité du 9-Mai ne se sont finalement pas réunis au pied de la statue de Jeanne d'Arc place des Pyramides à Paris, comme ils l'avaient annoncé à leurs soutiens, un rassemblement des partisans de Florian Philippot s'y tenant déjà.
"Si jamais il y a des débordements, la seule faute, elle incombe à la préfecture", a déclaré un des porte-parole du Comité du 9-Mai, Raphaël Ayma, également chef de file d'un groupe néofasciste du sud de la France, lors d'une conférence de presse improvisée devant le ministère de la Justice. "Ca m'inquiète pour la liberté de manifester dans ce pays", a-t-il ajouté.
Le Comité du 9-Mai manifeste tous les ans pour l'anniversaire de la mort d'un militant d'extrême droite, Sébastien Deyzieu, décédé accidentellement en 1994. Le jeune homme s'était réfugié sur le toit d'un immeuble de Paris pour échapper à la police avant de faire une chute mortelle.
L'année dernière, la manifestation avait été initialement interdite par la PP, mesure ensuite suspendue par le tribunal administratif. Un millier de militants d'ultradroite avaient défilé dans la capitale, la plupart le visage masqué et arborant des symboles associés à l'idéologie néonazie.