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04.05.2026 à 13:47

Emirats arabes unis: le retrait de l'Opep "n'est pas dirigé contre qui que ce soit"

FRANCE24
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Le pays a créé la surprise en annonçant la semaine dernière quitter l'Opep, posant un important défi à l'alliance menée par l'Arabie saoudite et à son extension de l'Opep+, comptant aussi la Russie. "La décision souveraine des Emirats de se repositionner au sein du paysage énergétique mondial, et de quitter l'Opep et l'Opep+, n'est pas une décision dirigée contre qui que ce soit", a déclaré le dirigeant lors d'une conférence à Abou Dhabi. Le retrait, effectif depuis début mai, "sert nos intérêts nationaux et nos objectifs stratégiques à long terme", a-t-il ajouté, soulignant que cette initiative donnait aux Emirats "une plus grande capacité (...) pour nous développer". "Elle fait partie d'un effort plus large visant à remodeler notre économie et notre base industrielle" dans le but de la rendre "plus résiliente", a encore expliqué Sultan al-Jaber. La décision intervient alors que les différends entre les Emirats et l'Arabie saoudite, longtemps alliés, ont éclaté au grand jour ces derniers mois. Fondée en 1960, l'Opep, qui réunit désormais 12 membres, a noué en 2016 une alliance avec dix autres pays, dont Moscou, sous la forme d'un accord appelé Opep+, dans l'optique de limiter l'offre et de soutenir les cours face aux défis posés par la concurrence américaine. Pour le cartel, le départ des Emirats arabes unis, qui en étaient membres depuis 1967, est une secousse bien plus importante que la défection du Qatar en 2019 puis de l'Angola, selon les analystes. En plus d'être le quatrième producteur de l'Opep+ en volume, Abou Dhabi dispose de très importantes capacités inexploitées, un levier essentiel du groupe quand il doit réguler le marché. Les Emirats figurent parmi les pays plus touchés par les attaques menées par l'Iran en représailles à l'offensive israélo-américaine lancée le 28 février contre la République islamique. Et ils ne veulent plus être contraints par les quotas de l'Opep une fois le conflit terminé. Le pays a investi massivement dans ses infrastructures ces dernières années. Sa compagnie pétrolière Adnoc prévoit une capacité de production de 5 millions de barils par jour d'ici 2027, très au-delà de son dernier quota fixé à moins de 3,5 millions de barils par jour. En augmentant leurs revenus pétroliers, les Emirats veulent aussi développer d'autres secteurs, dont l'intelligence artificielle et l'industrie de défense locale. Selon Fayçal al-Bannaï, président du conglomérat militaro-industriel EDGE Group, les Emirats sont désormais autosuffisants en dispositifs de brouillage, capitaux dans la lutte anti-aérienne. Quand l'Iran a lancé des représailles après l'attaque américano-israélienne, 85% des drones lancés contre le pays "ont été interceptés grâce à des brouilleurs développés et produits aux Emirats", s'est félicité M. al-Bannaï. "Dans les prochaines années, nous sommes déterminés à ce que tout ce qui aura trait à la défense anti-aérienne sera (...) totalement produit" dans le pays, a-t-il ajouté.

04.05.2026 à 13:41

La candidature Mélenchon met la pression sur le reste de la gauche

FRANCE24
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Pas de réaction d'Olivier Faure ni de Boris Vallaud... "Un non-événement" pour le député PS Jérôme Guedj (sur TF1). Les socialistes tentaient lundi de minimiser la quatrième candidature du chef insoumis avec qui les ponts sont rompus. Mais derrière l'indifférence affichée, la gauche non LFI se retrouve renvoyée à ses divisions internes, notamment sur l'organisation d'une primaire pour désigner un seul candidat de ses rangs. "Mélenchon, il va y aller à fond, il va avoir ses signatures, ses trucs, l'argent, les militants, les réseaux sociaux. Et nous on va faire quoi ?", s'alarmait dès vendredi la patronne des Ecologistes Marine Tondelier, candidate à cette primaire. "Nous avons une responsabilité de nous rassembler et de ne plus être la gauche la plus bête du monde", a admis lundi le secrétaire général du PS Pierre Jouvet sur Franceinfo. Pour autant, pas d'urgence selon lui. "A partir de la rentrée de septembre, trouvons le chemin pour désigner notre candidat commun", a-t-il plaidé, que ce soit "par une primaire, un conclave, une convention citoyenne..." De fait, la gauche est complètement empêtrée sur le sujet. Multitude de candidatures Si le premier secrétaire du PS Olivier Faure est favorable à la primaire, le patron des députés Boris Vallaud est contre, tout comme Raphaël Glucksmann (Place Publique), le mieux placé selon les sondages, et François Hollande qui "se prépare". A gauche du PS, les ex-Insoumis François Ruffin et Clémentine Autain sont candidats à cette primaire mais pourraient porter leurs propres couleurs si ce processus n'aboutissait pas, tout comme Marine Tondelier. Jean-Luc Mélenchon ne s'y est pas trompé. "Les divisions internes dans les partis font qu'il y a une multitude de candidatures et c'est la confusion. Nous, c'est carré, il y a une équipe, un programme, un seul candidat", a-t-il fait valoir dimanche soir. Et les Insoumis d'appuyer sur leur avantage de notoriété. "Dans les quartiers populaires, on me parle beaucoup plus d'un Jean-Luc Mélenchon que de tout autre candidat. Aucun ne me cite Olivier Faure, aucun ne cite le nom de +je ne sais qui+ du Parti communiste ou des écologistes", a assuré sur Public Sénat Bally Bagayoko, le maire de Saint-Denis où se déroulera le premier meeting de campagne le 7 juin. "Pour gagner une campagne électorale, il faut un programme, puis une incarnation. Et lui, il a tout ça à la fois et c'est vrai que par effet de contraste il peut jouer là-dessus", souligne auprès de l'AFP Adélaïde Zulfikarpasic de l'institut Ipsos-BVA. Vote utile Mais les Insoumis doivent désormais convaincre les électeurs de gauche de ne pas se fier aux sondages qui le donnent pour l'instant autour de 11-12% au premier tour et surtout comme le plus mauvais candidat dans un éventuel second tour face au RN. Car "la question qui va structurer la campagne, c'est +est-ce que le RN prendra le pouvoir ?+", pense Jean-Yves Dormagen de l'institut Cluster 17. "Du coup, quand vous êtes un mauvais candidat de second tour, vous risquez de le payer dès le premier tour", juge-t-il Et les socialistes d'appuyer sur ce point. "S’il se qualifie au second tour, c’est la certitude de la victoire du RN", a martelé Jérôme Guedj. "Jean-Luc Mélenchon est l'homme politique le plus détesté de ce pays et le meilleur épouvantail pour la droite et l'extrême droite", a renchéri Pierre Jouvet. Un argument balayé dimanche soir par Jean-Luc Mélenchon qui compte battre le RN "à plates coutures". Le coordinateur Insoumis Manuel Bompard renvoie aux campagnes de 2017 et de 2022 où Jean-Luc Mélenchon, parti bas dans les sondages, a bénéficié du vote utile à gauche et fini aux portes du second tour. "On a fait la démonstration à chaque élection présidentielle qu'on est en mesure de déclencher une dynamique de mobilisation. Il faut mettre des gens en mouvement, c'est comme ça qu'on peut contrer les scénarios écrits", a-t-il affirmé sur France Inter.

04.05.2026 à 13:36

Croisière dans l’Atlantique : trois morts liés à un possible foyer de hantavirus

FRANCE24
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Trois personnes sont décédées et ⁠trois autres sont malades ​après qu'un navire de croisière basé aux Pays-Bas a été touché par ce qui semble être une épidémie ​de hantavirus.
Texte intégral (685 mots)
Trois personnes sont décédées et ⁠trois autres sont malades ​après qu'un navire de croisière basé aux Pays-Bas a été touché par ce qui semble être une épidémie ​de hantavirus.

04.05.2026 à 13:35

Tennis: "Je sens que c'est encore compliqué", admet Loïs Boisson avant Rome

FRANCE24
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"Je n'étais pas forcément prête" pour Madrid, où elle a été balayée par l'Américaine Peyton Stearns (6-1, 6-3), a reconnu la Dijonnaise qui, depuis, a pu s'entraîner "à 100%" et "pendant deux heures" pour la première fois depuis plus de six mois. Q: Avec le recul, quel bilan tirez-vous de votre tournoi de reprise à Madrid ? R: "On a fait le choix d'y aller. Mais honnêtement, on y est allé sans vraiment savoir comment ça allait se passer. Je n'avais pas pu faire d'entraînement à 100% avant. Généralement, quand on va en tournoi, on s'entraîne un peu plus avant. J'y suis allée parce que j'avais besoin de retourner sur le circuit. Mais je n'étais pas forcément prête. C'est pour ça qu'après, j'ai fait le choix de rentrer pour vraiment commencer des entraînements à 100%". Q: Avant votre match du 1er tour contre la Tchèque Katerina Siniakova (39e), vous sentez vous plus prête qu'à Madrid ? R: "La différence, c'est qu'il y a eu des vrais entraînements pour la première fois depuis plusieurs mois. Je me sens forcément plus prête parce qu'il y a eu ces entraînements derrière moi. Plus les semaines vont passer, plus je serai prête (...) Je me sens à 100%. Je peux avoir encore une certaine limite de temps. Mais je peux jouer à 100% , après pour combien de temps ? Pour l'instant, on adapte forcément par rapport au bras. La blessure reste encore un peu complexe. J'espère que ça va passer assez vite. Le but, c'était de pouvoir être deux heures sur un cours à 100% sans réfléchir. J'ai pu valider des entraînements. C'est déjà bien, ce que je n'avais pas pu faire avant Madrid". Q: Après votre élimination à Madrid, avez-vous pensé vous aligner sur un autre tournoi ? R: "J'étais prévue sur un autre tournoi (un ATP 125 en Espagne, NDLR) entre Madrid et Rome . J'ai dit non, je n'y vais pas. On se rend compte que c'est débile de faire des matches quand on est à 50%. Là, on va voir comment ça se passera. Si le corps va bien, il n'y a plus de soucis. Ce sera juste un temps d'adaptation, de rejouer, de refaire des matchs. Après, ça va s'aligner". Q: Et bientôt, vous allez retrouver Roland-Garros (24 mai-7 juin) où le grand public vous a découvert... R: "Je ne vais pas mentir, c'est un peu mitigé en ce moment dans ma tête, dans le sens où je n'ai qu'une envie, c'est d'être sur les courts, jouer. Je sais qu'en fait, quand ce moment-là va arriver, presque tout sera OK pour moi, je sais que j'ai le niveau, je sais que je peux faire de belles choses, mais c'est mitigé dans le sens où je sens que c'est encore compliqué. Et c'est un peu dur d'avoir vécu ça l'année dernière et d'arriver cette année dans des conditions complètement différentes, pas dans le bon sens. Après, je sais que c'est une question de temps et qu'un jour ou l'autre, tout se passera bien, mais c'est sûr que j'aurais préféré que ça ne se passe pas comme ça." Propos recueillis en zone mixte
Texte intégral (555 mots)
"Je n'étais pas forcément prête" pour Madrid, où elle a été balayée par l'Américaine Peyton Stearns (6-1, 6-3), a reconnu la Dijonnaise qui, depuis, a pu s'entraîner "à 100%" et "pendant deux heures" pour la première fois depuis plus de six mois. Q: Avec le recul, quel bilan tirez-vous de votre tournoi de reprise à Madrid ? R: "On a fait le choix d'y aller. Mais honnêtement, on y est allé sans vraiment savoir comment ça allait se passer. Je n'avais pas pu faire d'entraînement à 100% avant. Généralement, quand on va en tournoi, on s'entraîne un peu plus avant. J'y suis allée parce que j'avais besoin de retourner sur le circuit. Mais je n'étais pas forcément prête. C'est pour ça qu'après, j'ai fait le choix de rentrer pour vraiment commencer des entraînements à 100%". Q: Avant votre match du 1er tour contre la Tchèque Katerina Siniakova (39e), vous sentez vous plus prête qu'à Madrid ? R: "La différence, c'est qu'il y a eu des vrais entraînements pour la première fois depuis plusieurs mois. Je me sens forcément plus prête parce qu'il y a eu ces entraînements derrière moi. Plus les semaines vont passer, plus je serai prête (...) Je me sens à 100%. Je peux avoir encore une certaine limite de temps. Mais je peux jouer à 100% , après pour combien de temps ? Pour l'instant, on adapte forcément par rapport au bras. La blessure reste encore un peu complexe. J'espère que ça va passer assez vite. Le but, c'était de pouvoir être deux heures sur un cours à 100% sans réfléchir. J'ai pu valider des entraînements. C'est déjà bien, ce que je n'avais pas pu faire avant Madrid". Q: Après votre élimination à Madrid, avez-vous pensé vous aligner sur un autre tournoi ? R: "J'étais prévue sur un autre tournoi (un ATP 125 en Espagne, NDLR) entre Madrid et Rome . J'ai dit non, je n'y vais pas. On se rend compte que c'est débile de faire des matches quand on est à 50%. Là, on va voir comment ça se passera. Si le corps va bien, il n'y a plus de soucis. Ce sera juste un temps d'adaptation, de rejouer, de refaire des matchs. Après, ça va s'aligner". Q: Et bientôt, vous allez retrouver Roland-Garros (24 mai-7 juin) où le grand public vous a découvert... R: "Je ne vais pas mentir, c'est un peu mitigé en ce moment dans ma tête, dans le sens où je n'ai qu'une envie, c'est d'être sur les courts, jouer. Je sais qu'en fait, quand ce moment-là va arriver, presque tout sera OK pour moi, je sais que j'ai le niveau, je sais que je peux faire de belles choses, mais c'est mitigé dans le sens où je sens que c'est encore compliqué. Et c'est un peu dur d'avoir vécu ça l'année dernière et d'arriver cette année dans des conditions complètement différentes, pas dans le bon sens. Après, je sais que c'est une question de temps et qu'un jour ou l'autre, tout se passera bien, mais c'est sûr que j'aurais préféré que ça ne se passe pas comme ça." Propos recueillis en zone mixte

04.05.2026 à 13:25

Episode d'hantavirus à bord d'une croisière: les passagers pas autorisés à débarquer au Cap-Vert

FRANCE24
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L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a fait état dimanche de trois morts liés à ce présumé foyer d'infection à hantavirus, une maladie qui peut provoquer un syndrome respiratoire aigu, sur un navire de croisière dans l'Atlantique. Ce navire, le MV Hondius, reliait Ushuaïa, en Argentine, à l'archipel du Cap-Vert. "En coordination avec d'autres autorités également compétentes, l'autorisation d'accoster au port de Praia n'a pas été accordée au navire", a déclaré la présidente de l'Institut national de santé publique (INSP), Maria da Luz Lima, dimanche dans la soirée sur la radio publique Radio de Cabo Verde. "L'équipe médicale s'est déjà rendue à bord, où elle a effectué l'évaluation des deux personnes infectées avec les équipements de protection individuelle adéquats", a également indiqué Mme Lima. Une seconde intervention sur le navire s'est déroulée "pour commencer le traitement de certains de ceux qui avaient besoin d'une prise en charge, disons, d'ordre clinique", a-t-elle précisé. L'épisode présente un "faible risque" de propagation, a estimé lundi le directeur régional de l'OMS Europe. "Il n'y a aucune raison de céder à la panique ni d'imposer des restrictions de voyage", a jugé Hans Kluge, soulignant que les infections à hantavirus étaient rares, généralement liées à l'exposition à des rongeurs infectés et ne se transmettaient "pas facilement entre personnes". M. Kluge a souligné que l'OMS Europe collaborait avec les pays concernés afin de soutenir la prise en charge médicale, l'évacuation et les investigations. Un photographe de l'AFP a pu voir le navire lundi matin, le MV Hondius - qui reliait Ushuaïa, en Argentine, au Cap-Vert - mouiller dans le port de Praia, capitale de cet archipel ouest-africain, situé au large du Sénégal. Il peut accueillir environ 170 passagers pour quelque 70 membres d'équipage. Dans son tout premier communiqué, le croisiériste néerlandais Oceanwide Expeditions, spécialiste des expéditions polaires, avait confirmé faire face à "une situation médicale grave" à bord du MV Hondius. Il a ensuite confirmé trois décès, dont deux à bord et un après le débarquement. Deux victimes sont un couple néerlandais, lui âgé de 70 ans, décédé à bord du navire et dont le corps se trouve sur l'île de Saint-Hélène, et son épouse de 69 ans, décédée dans un hôpital sud-africain à Johannesburg. La nationalité de la troisième n'est pas connue, selon les médias néerlandais. Un autre passager se trouve en soins intensifs à Johannesburg et deux autres "ont besoin de soins médicaux urgents", a précisé l'opérateur. D'après l'OMS, un patient britannique a été pris en charge en Afrique du Sud. Rapatriement "Les autorités néerlandaises ont accepté de coordonner une opération conjointe visant à organiser le rapatriement des deux personnes présentant des symptômes à bord du MV Hondius, du Cap-Vert vers les Pays-Bas", a précisé Oceanwide Expeditions. Un tel rapatriement dépendrait de plusieurs facteurs, notamment de l'autorisation des autorités du Cap-Vert, selon le communiqué. Dans un communiqué transmis à l'AFP, le ministère néerlandais des Affaires étrangères a confirmé qu'il "étudiait actuellement les possibilités d'évacuer médicalement quelques personnes du navire". "Si cela s'avère possible, le ministère des Affaires étrangères se chargera de la coordination", a affirmé un porte-parole. "Le débarquement et le dépistage médical de tous les passagers nécessitent une coordination avec les autorités sanitaires locales, avec lesquelles nous sommes en étroite consultation", a affirmé l'opérateur. L'hantavirus, une maladie généralement transmise à l'homme par les rongeurs, a été confirmé chez le passager actuellement en soins intensifs à Johannesburg, a-t-il précisé. Il n'est toutefois pas encore établi si le virus était à l'origine des trois décès, selon Oceanwide Expeditions. Et aucun cas d'hantavirus n'a été officiellement confirmé chez les deux passagers présentant des symptômes requérant encore des soins à bord du navire. "La cause exacte et tout lien éventuel font l'objet d'une enquête", a déclaré l'entreprise. L'OMS, dans ses premières communications dimanche, avait indiqué qu'un cas d'infection par l'hantavirus avait été confirmé et qu'il y avait "cinq autres cas suspects". "Bien que rare, l'hantavirus peut se transmettre d'une personne à l'autre et entraîner des maladies respiratoires graves. Il nécessite une surveillance attentive des patients, un soutien et une prise en charge appropriés", avait-elle précisé. burs-cbw-els/mrb/hba
Texte intégral (754 mots)
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a fait état dimanche de trois morts liés à ce présumé foyer d'infection à hantavirus, une maladie qui peut provoquer un syndrome respiratoire aigu, sur un navire de croisière dans l'Atlantique. Ce navire, le MV Hondius, reliait Ushuaïa, en Argentine, à l'archipel du Cap-Vert. "En coordination avec d'autres autorités également compétentes, l'autorisation d'accoster au port de Praia n'a pas été accordée au navire", a déclaré la présidente de l'Institut national de santé publique (INSP), Maria da Luz Lima, dimanche dans la soirée sur la radio publique Radio de Cabo Verde. "L'équipe médicale s'est déjà rendue à bord, où elle a effectué l'évaluation des deux personnes infectées avec les équipements de protection individuelle adéquats", a également indiqué Mme Lima. Une seconde intervention sur le navire s'est déroulée "pour commencer le traitement de certains de ceux qui avaient besoin d'une prise en charge, disons, d'ordre clinique", a-t-elle précisé. L'épisode présente un "faible risque" de propagation, a estimé lundi le directeur régional de l'OMS Europe. "Il n'y a aucune raison de céder à la panique ni d'imposer des restrictions de voyage", a jugé Hans Kluge, soulignant que les infections à hantavirus étaient rares, généralement liées à l'exposition à des rongeurs infectés et ne se transmettaient "pas facilement entre personnes". M. Kluge a souligné que l'OMS Europe collaborait avec les pays concernés afin de soutenir la prise en charge médicale, l'évacuation et les investigations. Un photographe de l'AFP a pu voir le navire lundi matin, le MV Hondius - qui reliait Ushuaïa, en Argentine, au Cap-Vert - mouiller dans le port de Praia, capitale de cet archipel ouest-africain, situé au large du Sénégal. Il peut accueillir environ 170 passagers pour quelque 70 membres d'équipage. Dans son tout premier communiqué, le croisiériste néerlandais Oceanwide Expeditions, spécialiste des expéditions polaires, avait confirmé faire face à "une situation médicale grave" à bord du MV Hondius. Il a ensuite confirmé trois décès, dont deux à bord et un après le débarquement. Deux victimes sont un couple néerlandais, lui âgé de 70 ans, décédé à bord du navire et dont le corps se trouve sur l'île de Saint-Hélène, et son épouse de 69 ans, décédée dans un hôpital sud-africain à Johannesburg. La nationalité de la troisième n'est pas connue, selon les médias néerlandais. Un autre passager se trouve en soins intensifs à Johannesburg et deux autres "ont besoin de soins médicaux urgents", a précisé l'opérateur. D'après l'OMS, un patient britannique a été pris en charge en Afrique du Sud. Rapatriement "Les autorités néerlandaises ont accepté de coordonner une opération conjointe visant à organiser le rapatriement des deux personnes présentant des symptômes à bord du MV Hondius, du Cap-Vert vers les Pays-Bas", a précisé Oceanwide Expeditions. Un tel rapatriement dépendrait de plusieurs facteurs, notamment de l'autorisation des autorités du Cap-Vert, selon le communiqué. Dans un communiqué transmis à l'AFP, le ministère néerlandais des Affaires étrangères a confirmé qu'il "étudiait actuellement les possibilités d'évacuer médicalement quelques personnes du navire". "Si cela s'avère possible, le ministère des Affaires étrangères se chargera de la coordination", a affirmé un porte-parole. "Le débarquement et le dépistage médical de tous les passagers nécessitent une coordination avec les autorités sanitaires locales, avec lesquelles nous sommes en étroite consultation", a affirmé l'opérateur. L'hantavirus, une maladie généralement transmise à l'homme par les rongeurs, a été confirmé chez le passager actuellement en soins intensifs à Johannesburg, a-t-il précisé. Il n'est toutefois pas encore établi si le virus était à l'origine des trois décès, selon Oceanwide Expeditions. Et aucun cas d'hantavirus n'a été officiellement confirmé chez les deux passagers présentant des symptômes requérant encore des soins à bord du navire. "La cause exacte et tout lien éventuel font l'objet d'une enquête", a déclaré l'entreprise. L'OMS, dans ses premières communications dimanche, avait indiqué qu'un cas d'infection par l'hantavirus avait été confirmé et qu'il y avait "cinq autres cas suspects". "Bien que rare, l'hantavirus peut se transmettre d'une personne à l'autre et entraîner des maladies respiratoires graves. Il nécessite une surveillance attentive des patients, un soutien et une prise en charge appropriés", avait-elle précisé. burs-cbw-els/mrb/hba
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