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31.01.2026 à 10:42

États-Unis-Iran : Téhéran veut des négociations "justes et équitables"

FRANCE24
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Les États-Unis ont annoncé vendredi avoir approuvé plusieurs ventes importantes d'armes à Israël et l'Arabie Saoudite, deux de ses plus proches alliés au Moyen-Orient, alors que Donald Trump souffle le chaud et le froid quant à une éventuelle intervention militaire américaine en Iran.
Les États-Unis ont annoncé vendredi avoir approuvé plusieurs ventes importantes d'armes à Israël et l'Arabie Saoudite, deux de ses plus proches alliés au Moyen-Orient, alors que Donald Trump souffle le chaud et le froid quant à une éventuelle intervention militaire américaine en Iran.

31.01.2026 à 10:38

Élections législatives en Birmanie : l'illusion des urnes ?

FRANCE24
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La Birmanie, en pleine guerre civile, vient d'organiser des élections législatives. Les résultats officiels publiés hier confirment la victoire de la junte au pouvoir depuis le coup d'Etat de 2021 qui remporte ces élections avec 80% des voix. À quoi faut-il s'attendre ? “L’opposition birmane a besoin d’une sorte de Zelensky” explique David Camroux, chercheur spécialiste de l'Asie du sud-est.
La Birmanie, en pleine guerre civile, vient d'organiser des élections législatives. Les résultats officiels publiés hier confirment la victoire de la junte au pouvoir depuis le coup d'Etat de 2021 qui remporte ces élections avec 80% des voix. À quoi faut-il s'attendre ? “L’opposition birmane a besoin d’une sorte de Zelensky” explique David Camroux, chercheur spécialiste de l'Asie du sud-est.

31.01.2026 à 10:33

Dans les Alpes italiennes, l'hermine, mascotte olympique, joue sa survie

FRANCE24
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Avec son pelage blanc en hiver, le mammifère, qui vit à l'abri des regards, devient de plus en plus visible, et donc vulnérable, à mesure que la couverture neigeuse fond sous l'effet du changement climatique. Depuis 2022, Marco Granata, doctorant à l’Université de Turin, est le seul chercheur d'Italie à étudier ces prédateurs qui vivent sur les sommets enneigés où se dérouleront les Jeux, dans les Alpes italiennes. "L'hermine, c'est comme un fantôme sauvage. C’est un petit animal furtif" qui "risque de disparaître de montagnes entières", explique-t-il à l'AFP. Pour le chercheur, la capacité de ce petit animal à muer — son pelage brun devient blanc en novembre — est un "super-pouvoir" qui lui a permis de survivre pendant des milliers d’années. Mais aujourd’hui, sa couleur est devenue un handicap. "L'hermine se retrouve en décalage en étant complètement blanche dans un monde qui devrait l’être mais ne l’est plus", souligne M. Granata. Cibles faciles La couverture neigeuse dans les Alpes italiennes a diminué de moitié au cours du dernier siècle, selon une étude publiée en décembre 2024 dans l’International Journal of Climatology. Privées de leur camouflage, la neige, les hermines blanches se détachent désormais nettement sur le paysage montagneux, ce qui en fait des proies faciles pour les prédateurs tels que buses, chouettes ou renards. Contraintes de monter en altitude à la recherche de neige, elles sont aussi confrontées à un autre problème: le manque de proies. Les campagnols des neiges et les souris dont elles se nourrissent ne changeant pas de couleur, ces derniers peuvent évoluer à une altitude plus basse. Les pistes de ski empiètent également sur l'habitat des hermines en raison de la "concurrence pour les zones où il neige le plus", note M. Granata. Selon ses recherches, l'habitat des hermines dans les Alpes italiennes diminuera de 40 % d’ici 2.100. Longtemps chassées pour leurs pelages blancs destinés à orner les robes cérémonielles royales, les hermines ne suscitent guère l'intérêt des scientifiques en Italie, compte tenu de la difficulté à documenter la vie de ces créatures furtives. L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), le plus grand réseau environnemental au monde, a mentionné pour la dernière fois l’hermine en 2015 comme "préoccupation mineure" sur une liste d'espèces potentiellement menacées. Mais cette liste est dépassée, soutient M. Granata, qui espère que ses recherches conduiront à leur protection. "Le fait qu'un doctorant soit l’expert d’une espèce montre le peu d'attention qu'on lui accorde", se désole-t-il. "Monde invisible" Chaque automne, le chercheur parcourt l'ouest des Alpes italiennes en installant des pièges photographiques — des boîtiers en plastique contenant une caméra déclenchée par le mouvement — qui l’aident à analyser les comportements saisonniers de l’animal. "Il faut penser comme une hermine", dit-il en plaçant les boîtiers dans des zones où le mammifère curieux pourrait s'aventurer à la recherche de nourriture. Lorsque la neige fond, M. Granata récupère les données et visionne une saison entière de vidéos et de photos. "C'est comme déballer un cadeau, parce qu’on ne sait pas ce qu’il y a à l’intérieur… on découvre un monde invisible", explique-t-il. Dans une vidéo d’août, une hermine énergique au pelage brun se tortille, renifle et bondit tandis qu'elle explore la boîte. En octobre, après avoir appris que l'animal avait été choisi comme mascotte des Jeux, M. Granata a demandé aux organisateurs de Milan Cortina une aide pour financer les recherches universitaires. Cette semaine, il a reçu une lettre de refus, ce qu'il considère comme une "énorme occasion manquée". L'hermine n’est "pas seulement un petit animal mignon qui parcourt nos montagnes, mais un animal sauvage en danger d’extinction", relève-t-il.
Texte intégral (659 mots)
Avec son pelage blanc en hiver, le mammifère, qui vit à l'abri des regards, devient de plus en plus visible, et donc vulnérable, à mesure que la couverture neigeuse fond sous l'effet du changement climatique. Depuis 2022, Marco Granata, doctorant à l’Université de Turin, est le seul chercheur d'Italie à étudier ces prédateurs qui vivent sur les sommets enneigés où se dérouleront les Jeux, dans les Alpes italiennes. "L'hermine, c'est comme un fantôme sauvage. C’est un petit animal furtif" qui "risque de disparaître de montagnes entières", explique-t-il à l'AFP. Pour le chercheur, la capacité de ce petit animal à muer — son pelage brun devient blanc en novembre — est un "super-pouvoir" qui lui a permis de survivre pendant des milliers d’années. Mais aujourd’hui, sa couleur est devenue un handicap. "L'hermine se retrouve en décalage en étant complètement blanche dans un monde qui devrait l’être mais ne l’est plus", souligne M. Granata. Cibles faciles La couverture neigeuse dans les Alpes italiennes a diminué de moitié au cours du dernier siècle, selon une étude publiée en décembre 2024 dans l’International Journal of Climatology. Privées de leur camouflage, la neige, les hermines blanches se détachent désormais nettement sur le paysage montagneux, ce qui en fait des proies faciles pour les prédateurs tels que buses, chouettes ou renards. Contraintes de monter en altitude à la recherche de neige, elles sont aussi confrontées à un autre problème: le manque de proies. Les campagnols des neiges et les souris dont elles se nourrissent ne changeant pas de couleur, ces derniers peuvent évoluer à une altitude plus basse. Les pistes de ski empiètent également sur l'habitat des hermines en raison de la "concurrence pour les zones où il neige le plus", note M. Granata. Selon ses recherches, l'habitat des hermines dans les Alpes italiennes diminuera de 40 % d’ici 2.100. Longtemps chassées pour leurs pelages blancs destinés à orner les robes cérémonielles royales, les hermines ne suscitent guère l'intérêt des scientifiques en Italie, compte tenu de la difficulté à documenter la vie de ces créatures furtives. L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), le plus grand réseau environnemental au monde, a mentionné pour la dernière fois l’hermine en 2015 comme "préoccupation mineure" sur une liste d'espèces potentiellement menacées. Mais cette liste est dépassée, soutient M. Granata, qui espère que ses recherches conduiront à leur protection. "Le fait qu'un doctorant soit l’expert d’une espèce montre le peu d'attention qu'on lui accorde", se désole-t-il. "Monde invisible" Chaque automne, le chercheur parcourt l'ouest des Alpes italiennes en installant des pièges photographiques — des boîtiers en plastique contenant une caméra déclenchée par le mouvement — qui l’aident à analyser les comportements saisonniers de l’animal. "Il faut penser comme une hermine", dit-il en plaçant les boîtiers dans des zones où le mammifère curieux pourrait s'aventurer à la recherche de nourriture. Lorsque la neige fond, M. Granata récupère les données et visionne une saison entière de vidéos et de photos. "C'est comme déballer un cadeau, parce qu’on ne sait pas ce qu’il y a à l’intérieur… on découvre un monde invisible", explique-t-il. Dans une vidéo d’août, une hermine énergique au pelage brun se tortille, renifle et bondit tandis qu'elle explore la boîte. En octobre, après avoir appris que l'animal avait été choisi comme mascotte des Jeux, M. Granata a demandé aux organisateurs de Milan Cortina une aide pour financer les recherches universitaires. Cette semaine, il a reçu une lettre de refus, ce qu'il considère comme une "énorme occasion manquée". L'hermine n’est "pas seulement un petit animal mignon qui parcourt nos montagnes, mais un animal sauvage en danger d’extinction", relève-t-il.

31.01.2026 à 10:27

Grammy Awards: Bad Bunny tutoie les sommets aux Etats-Unis... et gêne les trumpistes

FRANCE24
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Découvert sur la plateforme de streaming musical SoundCloud en 2016, alors qu'il travaillait dans un supermarché, Benito Antonio Martinez Ocasio, de son vrai nom, a propulsé en dix ans le reggaeton et la trap latino au sommet de la pop mondiale. L'artiste de 31 ans est né et a grandi près de San Juan, la capitale de Porto Rico, île des Caraïbes sous juridiction des Etats-Unis depuis 1898. C'est comme enfant de choeur qu'il a apprivoisé sa voix, avant de créer des sons sur son ordinateur dès sa préadolescence. Son sixième opus, "Debi Tirar Mas Fotos", lui vaut six nominations aux Grammys, les principales récompenses de la musique aux Etats-Unis, dont la plus prestigieuse: l'album de l'année. Ce n'est que la deuxième fois qu'un disque en espagnol a droit à un tel honneur après... un autre de ses albums, "Un Verano Sin Ti", en 2022. La Recording Academy, qui décerne les Grammys, a longtemps cantonné les musiques latines à des catégories spécifiques et à une cérémonie à part, les Latin Grammys. "Plus digeste" Mais cette année, des milliers de nouveaux votants, dont les membres de la Latin Recording Academy, ont été sollicités, avec l'objectif de "refléter la vitalité du paysage musical diversifié d'aujourd'hui". Cela fait les affaires de Bad Bunny... mais pas autant qu'on serait tenté de le croire, tempère Petra Rivera-Rideau, coautrice d'un livre sur l'artiste et professeure au Wellesley College, aux Etats-Unis. Tout comme les Grammys ont mis du temps à donner sa juste place au hip-hop, les Latin Grammys ont montré une certaine froideur vis-à-vis de l'essor du reggaeton et la trap latino. "Debi Tirar Mas Fotos", qui explore le passé colonial de Porto Rico sur des airs de musiques traditionnelles (salsa, bomba, plena...) infusés de reggaeton, est toutefois plus intergénérationnel et "plus digeste" pour les votants des Grammys, estime Mme Rivera-Rideau. Quel que soit le palmarès, la présence de Bad Bunny parmi les favoris, aux cotés du rappeur Kendrick Lamar (9 nominations) et de la popstar Lady Gaga (7), est "déjà une chose profondément significative", note-t-elle. Et "le moment politique actuel ne fait que hausser les enjeux". Le président américain Donald Trump a fait des opérations de la police de l'immigration (ICE) un axe politique central et "nous voyons chaque jour des vidéos de personnes ciblées parce qu'elles parlent espagnol", développe l'autrice et enseignante. Cela n'a pas échappé à Bad Bunny, citoyen américain, qui a expliqué que sa tournée mondiale, lancée par une trentaine de concerts à Porto Rico à l'été 2025, ne passait pas par les Etats-Unis pour protéger ses spectateurs de potentiels raids d'ICE. "Profondément politique" Sa présence au Super Bowl une semaine après les Grammy Awards est aussi "profondément politique", abonde Jorell Melendez-Badillo, historien à l'Université du Wisconsin-Madison, qui a collaboré avec le musicien sur son dernier album. Son choix de chanter en espagnol se heurte à une "sorte d'idée nationaliste de qui a le droit d'appartenir aux Etats-Unis", explique M. Melendez-Badillo. Les partisans de Donald Trump se sont ainsi insurgés contre son futur spectacle lors de la finale du championnat de football américain, précisément car il ne chante pas en anglais. Certains s'indignent aussi de le voir brouiller les frontières entre les genres à travers ses vêtements ou son maquillage. "La NFL (la ligne de football américain, ndlr) ne comprend donc rien à rien?", s'est interrogé sur X un conseiller du président américain, Sebastian Gorka. Au contraire, répond Jorell Melendez-Badillo, Bad Bunny -- populaire à la fois aux Etats-Unis, qui abritent une des plus importantes populations hispanophones au monde, et ailleurs -- coche toutes les cases pour un événement sportif et culturel de portée mondiale. La NFL, qui délocalise depuis la fin des années 2000 des matchs en Amérique latine et en Europe, "veut devenir globale", rappelle-t-il, et "Benito attire les foules".
Texte intégral (671 mots)
Découvert sur la plateforme de streaming musical SoundCloud en 2016, alors qu'il travaillait dans un supermarché, Benito Antonio Martinez Ocasio, de son vrai nom, a propulsé en dix ans le reggaeton et la trap latino au sommet de la pop mondiale. L'artiste de 31 ans est né et a grandi près de San Juan, la capitale de Porto Rico, île des Caraïbes sous juridiction des Etats-Unis depuis 1898. C'est comme enfant de choeur qu'il a apprivoisé sa voix, avant de créer des sons sur son ordinateur dès sa préadolescence. Son sixième opus, "Debi Tirar Mas Fotos", lui vaut six nominations aux Grammys, les principales récompenses de la musique aux Etats-Unis, dont la plus prestigieuse: l'album de l'année. Ce n'est que la deuxième fois qu'un disque en espagnol a droit à un tel honneur après... un autre de ses albums, "Un Verano Sin Ti", en 2022. La Recording Academy, qui décerne les Grammys, a longtemps cantonné les musiques latines à des catégories spécifiques et à une cérémonie à part, les Latin Grammys. "Plus digeste" Mais cette année, des milliers de nouveaux votants, dont les membres de la Latin Recording Academy, ont été sollicités, avec l'objectif de "refléter la vitalité du paysage musical diversifié d'aujourd'hui". Cela fait les affaires de Bad Bunny... mais pas autant qu'on serait tenté de le croire, tempère Petra Rivera-Rideau, coautrice d'un livre sur l'artiste et professeure au Wellesley College, aux Etats-Unis. Tout comme les Grammys ont mis du temps à donner sa juste place au hip-hop, les Latin Grammys ont montré une certaine froideur vis-à-vis de l'essor du reggaeton et la trap latino. "Debi Tirar Mas Fotos", qui explore le passé colonial de Porto Rico sur des airs de musiques traditionnelles (salsa, bomba, plena...) infusés de reggaeton, est toutefois plus intergénérationnel et "plus digeste" pour les votants des Grammys, estime Mme Rivera-Rideau. Quel que soit le palmarès, la présence de Bad Bunny parmi les favoris, aux cotés du rappeur Kendrick Lamar (9 nominations) et de la popstar Lady Gaga (7), est "déjà une chose profondément significative", note-t-elle. Et "le moment politique actuel ne fait que hausser les enjeux". Le président américain Donald Trump a fait des opérations de la police de l'immigration (ICE) un axe politique central et "nous voyons chaque jour des vidéos de personnes ciblées parce qu'elles parlent espagnol", développe l'autrice et enseignante. Cela n'a pas échappé à Bad Bunny, citoyen américain, qui a expliqué que sa tournée mondiale, lancée par une trentaine de concerts à Porto Rico à l'été 2025, ne passait pas par les Etats-Unis pour protéger ses spectateurs de potentiels raids d'ICE. "Profondément politique" Sa présence au Super Bowl une semaine après les Grammy Awards est aussi "profondément politique", abonde Jorell Melendez-Badillo, historien à l'Université du Wisconsin-Madison, qui a collaboré avec le musicien sur son dernier album. Son choix de chanter en espagnol se heurte à une "sorte d'idée nationaliste de qui a le droit d'appartenir aux Etats-Unis", explique M. Melendez-Badillo. Les partisans de Donald Trump se sont ainsi insurgés contre son futur spectacle lors de la finale du championnat de football américain, précisément car il ne chante pas en anglais. Certains s'indignent aussi de le voir brouiller les frontières entre les genres à travers ses vêtements ou son maquillage. "La NFL (la ligne de football américain, ndlr) ne comprend donc rien à rien?", s'est interrogé sur X un conseiller du président américain, Sebastian Gorka. Au contraire, répond Jorell Melendez-Badillo, Bad Bunny -- populaire à la fois aux Etats-Unis, qui abritent une des plus importantes populations hispanophones au monde, et ailleurs -- coche toutes les cases pour un événement sportif et culturel de portée mondiale. La NFL, qui délocalise depuis la fin des années 2000 des matchs en Amérique latine et en Europe, "veut devenir globale", rappelle-t-il, et "Benito attire les foules".

31.01.2026 à 10:25

Accablés par la crise, les Cubains prônent le dialogue face aux menaces de Trump

FRANCE24
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"Le mieux est qu'ils négocient, qu'on parvienne à un accord, que tout le monde s'en sorte du mieux possible et que nous ne soyons pas davantage pénalisés que nous ne le sommes déjà", confie à l'AFP Vivian Valdés dans une rue de La Havane. "Si on ne négocie pas, ce sera encore pire, et le peuple ne vit pas bien", se lamente cette pharmacienne de 60 ans qui raconte, les larmes aux yeux, ses difficultés pour acheter des médicaments pour sa mère, atteinte d'Alzheimer. Donald Trump, qui a déjà tari les livraisons de pétrole vénézuélien à Cuba depuis la capture de Nicolas Maduro début janvier, a signé jeudi un décret stipulant que les Etats-Unis pourraient frapper de droits de douane les pays vendant du pétrole à La Havane. Washington invoque une "menace exceptionnelle" que ferait peser Cuba sur la sécurité nationale américaine. Le montant de ces éventuels droits de douane et les pays concernés ne sont pas précisés, même si le Mexique, qui livre encore du pétrole à l'île communiste, est dans la ligne de mire. Une pression supplémentaire sur Cuba, déjà enferrée depuis six ans dans une grave crise économique qui a provoqué une émigration massive et soumet les habitants à des pénuries de nourriture, de médicaments, de transports. Jorge Grosso, étudiant de 23 ans, est lui aussi partisan du dialogue avec Washington. Il faut "négocier et voir quelles sont les conditions posées (par Donald Trump), parce qu'au final ils sont en train de nous asphyxier", dit-il, dans une file d'attente non loin d'une station-service. En troisième année de comptabilité, il attend depuis "presque 24 heures" pour acheter de l'essence pour sa Lada blanche. Si l'approvisionnement en pétrole est coupé "ça va être dur, très dur", craint-il. Files d'attente Ces derniers jours, les files d'attente devant les stations-service à La Havane n'ont cessé de s'allonger et les délestages électriques peuvent désormais atteindre une dizaine d'heures dans la capitale. Depuis son coup de force au Venezuela, principal allié de Cuba, Donald Trump a multiplié les menaces contre le gouvernement de l'île. Le magnat républicain a exhorté La Havane à accepter "un accord avant qu'il ne soit trop tard", sans préciser lequel. "Il n'y aura plus de pétrole ou d'argent à destination de Cuba - zéro!", a-t-il menacé. Il a également assuré que des discussions étaient en cours entre son pays et Cuba, ce qu'a démenti le président cubain, Miguel Diaz-Canel, qui réitéré sa disposition à dialoguer avec Washington, mais sans faire "aucune concession politique". Au cours de plus de soixante ans d'affrontement idéologique avec son grand voisin, Cuba n'a connu un rapprochement avec Washington que lors du second mandat de Barack Obama (2013-2017). Ce bref dégel diplomatique a pris fin sous le premier mandat de Donald Trump (2017-2021), qui a renforcé, plus que tout autre président américain, l'embargo que Washington impose à l'île depuis 1962. Mais tous les Cubains ne soutiennent pas un dialogue avec les Etats-Unis. Rolando Gonzalez, 81 ans, estime que Donald Trump "a des problèmes mentaux" et qu'il "ment". "Dire que Cuba est une menace pour les Etats-Unis, personne ne le croit", lance-t-il. D'autres se demandent si Cuba pourra compter sur ses alliés traditionnels, la Chine et la Russie. "Ils soutiennent Cuba diplomatiquement, mais les mots ne résolvent pas les problèmes", estime Jorge Martinez, ingénieur informatique de 60 ans, qui juge "très prudentes" les prises de position de Pékin et de Moscou: "Ils ne veulent pas avoir des problèmes avec Trump."
Texte intégral (619 mots)
"Le mieux est qu'ils négocient, qu'on parvienne à un accord, que tout le monde s'en sorte du mieux possible et que nous ne soyons pas davantage pénalisés que nous ne le sommes déjà", confie à l'AFP Vivian Valdés dans une rue de La Havane. "Si on ne négocie pas, ce sera encore pire, et le peuple ne vit pas bien", se lamente cette pharmacienne de 60 ans qui raconte, les larmes aux yeux, ses difficultés pour acheter des médicaments pour sa mère, atteinte d'Alzheimer. Donald Trump, qui a déjà tari les livraisons de pétrole vénézuélien à Cuba depuis la capture de Nicolas Maduro début janvier, a signé jeudi un décret stipulant que les Etats-Unis pourraient frapper de droits de douane les pays vendant du pétrole à La Havane. Washington invoque une "menace exceptionnelle" que ferait peser Cuba sur la sécurité nationale américaine. Le montant de ces éventuels droits de douane et les pays concernés ne sont pas précisés, même si le Mexique, qui livre encore du pétrole à l'île communiste, est dans la ligne de mire. Une pression supplémentaire sur Cuba, déjà enferrée depuis six ans dans une grave crise économique qui a provoqué une émigration massive et soumet les habitants à des pénuries de nourriture, de médicaments, de transports. Jorge Grosso, étudiant de 23 ans, est lui aussi partisan du dialogue avec Washington. Il faut "négocier et voir quelles sont les conditions posées (par Donald Trump), parce qu'au final ils sont en train de nous asphyxier", dit-il, dans une file d'attente non loin d'une station-service. En troisième année de comptabilité, il attend depuis "presque 24 heures" pour acheter de l'essence pour sa Lada blanche. Si l'approvisionnement en pétrole est coupé "ça va être dur, très dur", craint-il. Files d'attente Ces derniers jours, les files d'attente devant les stations-service à La Havane n'ont cessé de s'allonger et les délestages électriques peuvent désormais atteindre une dizaine d'heures dans la capitale. Depuis son coup de force au Venezuela, principal allié de Cuba, Donald Trump a multiplié les menaces contre le gouvernement de l'île. Le magnat républicain a exhorté La Havane à accepter "un accord avant qu'il ne soit trop tard", sans préciser lequel. "Il n'y aura plus de pétrole ou d'argent à destination de Cuba - zéro!", a-t-il menacé. Il a également assuré que des discussions étaient en cours entre son pays et Cuba, ce qu'a démenti le président cubain, Miguel Diaz-Canel, qui réitéré sa disposition à dialoguer avec Washington, mais sans faire "aucune concession politique". Au cours de plus de soixante ans d'affrontement idéologique avec son grand voisin, Cuba n'a connu un rapprochement avec Washington que lors du second mandat de Barack Obama (2013-2017). Ce bref dégel diplomatique a pris fin sous le premier mandat de Donald Trump (2017-2021), qui a renforcé, plus que tout autre président américain, l'embargo que Washington impose à l'île depuis 1962. Mais tous les Cubains ne soutiennent pas un dialogue avec les Etats-Unis. Rolando Gonzalez, 81 ans, estime que Donald Trump "a des problèmes mentaux" et qu'il "ment". "Dire que Cuba est une menace pour les Etats-Unis, personne ne le croit", lance-t-il. D'autres se demandent si Cuba pourra compter sur ses alliés traditionnels, la Chine et la Russie. "Ils soutiennent Cuba diplomatiquement, mais les mots ne résolvent pas les problèmes", estime Jorge Martinez, ingénieur informatique de 60 ans, qui juge "très prudentes" les prises de position de Pékin et de Moscou: "Ils ne veulent pas avoir des problèmes avec Trump."
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