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Chaîne de service public - Actualité internationale.

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18.02.2026 à 23:31

Sahyadri Farms, une coopérative modèle pour les agriculteurs indiens en grande difficulté

FRANCE24
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"Cette nouvelle variété est plus adaptée au climat", se félicite, à l'ombre de ses treilles, cet exploitant indien de 42 ans, en partageant ces grains parfaitement ronds et fermes.  D'ici quelques semaines, ils se retrouveront dans les rayons des supermarchés de l'Union européenne (UE) ou de Grande-Bretagne, à des milliers de kilomètres de son hameau, Savargaon, dans l'Etat du Maharashtra. En Inde, l'agriculture, qui emploie plus de 45% de la main-d'œuvre du pays, est en crise depuis des décennies et ses pratiques ont peu évolué.  Dans cet Etat de l'ouest de l'Inde durement frappé par le changement climatique, les autorités ont enregistré 3.090 suicides d'agriculteurs entre 2022 et 2024. La réussite de M. Waghchaure fait donc figure d'exception. Il la doit à Sahyadri Farms, une coopérative créée en 2011 par 110 petits producteurs. Elle en compte aujourd'hui 30.000, dont plus de 95% cultivent moins d'un hectare autour de Nashik, la capitale indienne du vin. En quinze ans, la coopérative est devenue le premier exportateur indien de raisins de table et de produits horticoles, notamment la tomate, la mangue ou la noix de cajou. L'an dernier, elle a traité 385.000 tonnes de denrées et exporté plus de 80% de ses raisins. "L'agriculteur au coeur" "Le principal problème de l'agriculture indienne, c'est la petite taille des exploitations. Un producteur isolé ne peut pas rivaliser sur le marché international (…) s'unir est la seule solution ", explique Santosh Watpade, le directeur financier de Sanhyadri Farms. "Mon revenu n'a cessé d'augmenter", confirme M.  Waghchaure, qui a rejoint Sahyadri Farms en 2012 après avoir repris l'exploitation familiale de 2 hectares où poussaient alors tomates et oignons. Désormais à la tête de 6 hectares de vigne, il emploie 15 personnes et dégage un bénéfice annuel de 4,5 à 5  millions de roupies (42.000 à 47.000 euros). A l'origine de la coopérative, un agriculteur: Vilas Shinde, qui en est toujours le président. Après avoir vainement tenté d'exporter ses raisins, il a compris qu'"à plusieurs, on peut accomplir tellement plus", raconte M. Watpade, "M. Vilas a injecté son propre capital et réinvesti tout ce qu'il gagnait". Pankaj Nathe a confié sa production de raisins à Sahyadri Farms en 2010. Huit ans plus tard, il y est devenu responsable de la recherche agricole et de la certification, travaillant notamment au développement de nouvelles variétés de raisin. Pendant longtemps, la blanche sans pépin Thompson était dominante en Inde, mais face à la demande des consommateurs et au changement climatique, "nous avons commencé à en planter de nouvelles", dit M. Nathe. La saison de la mousson s'étend généralement de juin à septembre mais "avec des précipitations en janvier‑février, les grains de Thompson éclatent", explique-t-il, pouvant entraîner jusqu'à 100 % de pertes. Les nouvelles variétés sont plus résistantes aux phénomènes météorologiques extrêmes et mieux adaptées aux attentes des consommateurs étrangers. Parallèlement, les agriculteurs sont accompagnés pour réduire le recours excessif aux engrais et aux pesticides. "Garantir un revenu décent" C'est en visitant début 2022 cette coopérative que Diane Jegam, directrice Asie du Sud de Proparco - filiale de l'Agence française de développement (AFD) - a eu un coup de coeur pour ce projet. En 2022, aux côtés d'un pool d'investisseurs, Proparco a participé au financement de Sahyadri Farms, pour un montant avoisinant 40 millions d’euros. Cet apport a permis de renforcer ses marchés à l'export, de développer d'autres cultures, de financer une centrale de biogaz et une ferme de micro‑algues pour recycler l'eau. "C'est un investissement parfaitement cohérent avec nos objectifs : protéger la planète et réduire les inégalités, en intégrant les petits exploitants et en finançant des entreprises dirigées par des agriculteurs", souligne Mme  Jegam. "Ces fonds ont été un moteur et ont tout accéléré", affirme le directeur financier Santosh Watpade. "Garantir un revenu décent aux agriculteurs (...) contribuera à enrayer des problèmes comme le suicide" et à assurer que "la prochaine génération restera dans l’agriculture".

18.02.2026 à 23:19

Dans une ville ayant voté Trump, la colère contre un projet de prison pour migrants

FRANCE24
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Les milliers d'arrestations liées à la campagne d'expulsions massives de Donald Trump ayant augmenté le besoin de lieux de rétention, les autorités lorgnent sur les plateformes logistiques vacantes à travers le pays. Le site que le gouvernement souhaite acquérir à Roxbury est un bâtiment blanc s'étendant sur près de 46.000 mètres carrés, comprenant plusieurs quais de chargement pour camions. "C'est un entrepôt. Il est conçu pour stocker des colis et des marchandises, pas des êtres humains", s'emporte auprès de l'AFP William Angus, 55 ans, qui mène la fronde dans la ville. L'agence gouvernementale chargée de la police de l'immigration (ICE), fer de lance du durcissement en la matière, a acheté ou loué au moins huit installations de ce type, du Texas à la Pennsylvanie. Il lui est aussi arrivé de renoncer face à l'opposition du public. Dans l'espoir de la dissuader de s'installer dans leur ville, environ 500 habitants de Roxbury - qui en compte 23.000 - se sont rassemblés lundi en brandissant des pancartes "Pas une ville-prison" et "ICE hors de notre quartier". Certains évoquent la mort de deux Américains tués par des agents fédéraux à Minneapolis en janvier, drames qui ont suscité une vague d'indignation dans le pays et accru l'hostilité à la politique migratoire du président. "Je ne veux pas de camps de concentration inhumains dans mon pays, encore moins ici, dans le New Jersey", lance Heidi, une infirmière de 50 ans qui ne souhaite pas donner son nom de famille. Le conseil municipal, entièrement composé d'élus républicains, a lui adopté une résolution - à la portée essentiellement symbolique - s'opposant à la transformation de l'entrepôt. Passant devant la manifestation, de nombreux automobilistes klaxonnent en signe de soutien. D'autres au contraire manifestent leur opposition : "Rentrez chez vous!" Dans un supermarché Walmart près de là, certains habitants disent être favorables au projet. "Je pense qu'il y a là une opportunité de remettre de l'ordre dans cette région du New Jersey. Il y a probablement beaucoup de gens ici illégalement", tranche Gordon Taylor, 71 ans, ancien directeur d'usine. "Traiter les gens comme des colis" Le nombre de centres de détention pour migrants aux États-Unis a presque doublé depuis le retour au pouvoir de Donald Trump, passant de 114 en janvier 2025 à 218 fin novembre, selon l'ONG American Immigration Council. Nayna Gupta, directrice des politiques publiques de l'organisation qui n'a de cesse de dénoncer les mauvaises conditions dans les centres existants, assure que des entrepôts commerciaux ne peuvent pas accueillir des détenus en toute sécurité. "Le gouvernement Trump traite les gens comme des colis", dénonce-t-elle auprès de l'AFP. Selon elle, l'opposition à ces installations montre que, "même si (les autorités) disposent de milliards de dollars pour ouvrir ces entrepôts, elles n'ont pas le large soutien public qu'elles prétendent avoir pour ce programme". Des élus démocrates comme républicains se sont opposés à l'implantation de centres de détention dans leurs circonscriptions - même si les Républicains mettent moins l'accent sur les questions de droits et davantage sur les conséquences économiques. Les opposants disposent toutefois de moyens limités pour empêcher la police de l'immigration d'acquérir des entrepôts privés, si ce n'est en faisant pression sur ICE et les propriétaires. A Roxbury, certains s'inquiètent aussi de l'augmentation du nombre d'agents qui interpellent des centaines de personnes chaque jour. Pablo Arceo, employé dans un restaurant mexicain à quelques minutes en voiture de l'entrepôt vide, redoute qu'ICE intimide ses collègues migrants. "Aujourd'hui, même si vous avez vos papiers - ce qui est leur cas -, tout peut arriver", affirme l'homme de 20 ans.

18.02.2026 à 23:01

Ligue 1 : Habib Beye nommé entraîneur de l'Olympique de Marseille

FRANCE 24
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L'OM a annoncé mardi soir avoir recruté Habib Beye, un ancien joueur et capitaine du club marseillais, au poste d'entraîneur en remplacement de Roberto De Zerrbi. Le technicien sénégalais de 48 ans a auparavant été coach du Red Star et de Rennes.
Texte intégral (626 mots)
L'OM a annoncé mardi soir avoir recruté Habib Beye, un ancien joueur et capitaine du club marseillais, au poste d'entraîneur en remplacement de Roberto De Zerrbi. Le technicien sénégalais de 48 ans a auparavant été coach du Red Star et de Rennes.

18.02.2026 à 22:31

Wall Street termine en hausse, la tech reprend des couleurs

FRANCE24
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Le Dow Jones a gagné 0,26%, l'indice Nasdaq a progressé de 0,78% et l'indice élargi S&P 500 a avancé de 0,56%. "Certaines actions technologiques, qui ont récemment été malmenées en raison des craintes liées aux investissements massifs dans l'IA (intelligence artificielle, ndlr), connaissent actuellement un rebond", résume auprès de l'AFP Tom Cahill, de Ventura Wealth Management. Parmi elles, "les capitalisations géantes" de la tech, observent les analystes de Briefing.com, à l'image d'Amazon (+1,81%), Meta (+0,61%) ou Microsoft (+0,69%). "La chasse aux bonnes affaires dans le secteur des logiciels a également contribué à faire grimper les valeurs technologiques", remarque M. Cahill. Oracle a par exemple pris 1,42% à 156,15 dollars et Palantir a gagné 1,77% à 135,38 dollars. Depuis fin octobre, ce secteur a chuté de plus de 25%, les plus fortes variations ayant été observées à la fin du mois de janvier. La dynamique haussière de la place américaine a toutefois été quelque peu freinée par la publication en séance du compte rendu de la dernière réunion ("minutes") de la banque centrale américaine (Fed). Ce document "montre que la Fed maintient une position prudente, pondérant les risques d'inflation et les perspectives d'emploi", expliquent les analystes de Briefing.com. "La posture de la Fed est ressortie un peu plus ferme qu'attendu", abonde M. Cahill. Des taux plus bas sont généralement de bon augure pour Wall Street, qui y voit la possibilité de bénéfices d'entreprises plus importants. Les acteurs du marché attendent désormais l'indice d'inflation PCE pour le mois de décembre, retardé en raison des perturbations liées à la longue paralysie budgétaire ("shutdown") qu'ont connu les Etats-Unis à l'automne. Selon Tom Cahill, ces chiffres pourraient ne pas avoir une grande incidence sur le marché vendredi. "À l'heure actuelle, les économistes disposent pratiquement de toutes les données dont ils ont besoin pour établir des modèles assez précis", remarque-t-il. De nouvelles données sur la croissance aux Etats-Unis doivent aussi être publiés vendredi. Sur le marché obligataire, le rendement à échéance dix ans des emprunts de l'Etat américain se tendait par rapport à la fermeture mardi, à 4,08% vers 21H15 GMT contre 4,06%. Au tableau des valeurs, Nvidia (+1,63% à 187,98 dollars) a terminé en hausse, porté par le renforcement de son partenariat avec Meta (Facebook, Instagram), qui utilisera les puces Nvidia pour ses nouveaux centres de données. Le fabricant américain de montres connectées et de systèmes de navigation par GPS Garmin a été recherché (+9,12% à 236,76%) après des performances financières pour le quatrième trimestre meilleures qu'escompté. Le New York Times (+1,99% à 75,50 dollars) a profité de la prise de participation à son capital du conglomérat Berkshire Hathaway, de l'investisseur révéré des marchés Warren Buffett. "Des rapports financiers importants sont attendus tout au long du reste de la semaine", souligne Tom Cahill, dont ceux du géant des hypermarchés Walmart jeudi. Les résultats très attendus de Nvidia - première capitalisation mondiale et figure de proue du secteur des semi-conducteurs - doivent aussi être publiés la semaine prochaine.
Texte intégral (510 mots)
Le Dow Jones a gagné 0,26%, l'indice Nasdaq a progressé de 0,78% et l'indice élargi S&P 500 a avancé de 0,56%. "Certaines actions technologiques, qui ont récemment été malmenées en raison des craintes liées aux investissements massifs dans l'IA (intelligence artificielle, ndlr), connaissent actuellement un rebond", résume auprès de l'AFP Tom Cahill, de Ventura Wealth Management. Parmi elles, "les capitalisations géantes" de la tech, observent les analystes de Briefing.com, à l'image d'Amazon (+1,81%), Meta (+0,61%) ou Microsoft (+0,69%). "La chasse aux bonnes affaires dans le secteur des logiciels a également contribué à faire grimper les valeurs technologiques", remarque M. Cahill. Oracle a par exemple pris 1,42% à 156,15 dollars et Palantir a gagné 1,77% à 135,38 dollars. Depuis fin octobre, ce secteur a chuté de plus de 25%, les plus fortes variations ayant été observées à la fin du mois de janvier. La dynamique haussière de la place américaine a toutefois été quelque peu freinée par la publication en séance du compte rendu de la dernière réunion ("minutes") de la banque centrale américaine (Fed). Ce document "montre que la Fed maintient une position prudente, pondérant les risques d'inflation et les perspectives d'emploi", expliquent les analystes de Briefing.com. "La posture de la Fed est ressortie un peu plus ferme qu'attendu", abonde M. Cahill. Des taux plus bas sont généralement de bon augure pour Wall Street, qui y voit la possibilité de bénéfices d'entreprises plus importants. Les acteurs du marché attendent désormais l'indice d'inflation PCE pour le mois de décembre, retardé en raison des perturbations liées à la longue paralysie budgétaire ("shutdown") qu'ont connu les Etats-Unis à l'automne. Selon Tom Cahill, ces chiffres pourraient ne pas avoir une grande incidence sur le marché vendredi. "À l'heure actuelle, les économistes disposent pratiquement de toutes les données dont ils ont besoin pour établir des modèles assez précis", remarque-t-il. De nouvelles données sur la croissance aux Etats-Unis doivent aussi être publiés vendredi. Sur le marché obligataire, le rendement à échéance dix ans des emprunts de l'Etat américain se tendait par rapport à la fermeture mardi, à 4,08% vers 21H15 GMT contre 4,06%. Au tableau des valeurs, Nvidia (+1,63% à 187,98 dollars) a terminé en hausse, porté par le renforcement de son partenariat avec Meta (Facebook, Instagram), qui utilisera les puces Nvidia pour ses nouveaux centres de données. Le fabricant américain de montres connectées et de systèmes de navigation par GPS Garmin a été recherché (+9,12% à 236,76%) après des performances financières pour le quatrième trimestre meilleures qu'escompté. Le New York Times (+1,99% à 75,50 dollars) a profité de la prise de participation à son capital du conglomérat Berkshire Hathaway, de l'investisseur révéré des marchés Warren Buffett. "Des rapports financiers importants sont attendus tout au long du reste de la semaine", souligne Tom Cahill, dont ceux du géant des hypermarchés Walmart jeudi. Les résultats très attendus de Nvidia - première capitalisation mondiale et figure de proue du secteur des semi-conducteurs - doivent aussi être publiés la semaine prochaine.

18.02.2026 à 22:23

Le Gabon coupe plusieurs réseaux sociaux

Meriem AMELLAL
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Les autorités gabonaises ont fait couper mercredi plusieurs réseaux sociaux, dont Facebook et TikTok, accusés de porter atteinte à la "stabilité et la sécurité" du pays. Une mesure décrite par la présidence gabonaise comme "temporaire" en vue de "légiférer" et "encadrer" leur usage.
Texte intégral (510 mots)
Les autorités gabonaises ont fait couper mercredi plusieurs réseaux sociaux, dont Facebook et TikTok, accusés de porter atteinte à la "stabilité et la sécurité" du pays. Une mesure décrite par la présidence gabonaise comme "temporaire" en vue de "légiférer" et "encadrer" leur usage.
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