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24.04.2026 à 17:55

Nouvelle alliance dans l'IA: Cohere et Aleph Alpha veulent exister face aux géants

FRANCE24
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Le ministre allemand du Numérique, Karsten Wildberger, s'est réjoui vendredi de la création d'un futur "champion mondial de l'IA". Le montant de l'acquisition n'a pas été communiqué mais le Financial Times, citant des sources proches des entreprises, estime la valorisation de la nouvelle coentreprise à 20 milliards de dollars (17 milliards d'euros). Or, dans un marché de l'IA en croissance effrénée depuis 2022, la compétition se joue surtout entre les géants américains OpenAI (ChatGPT), Anthropic (Claude), Google (Gemini), Meta (Llama), Microsoft (Copilot), Amazon (Titan), et le chinois DeepSeek. Dans ce contexte d'oligopole, le Canada et l'Allemagne veulent bâtir une entreprise commune pour rivaliser, ou au moins ne pas creuser leur retard dans la course à l'IA. Une course encore alimentée vendredi par DeepSeek, qui a lancé un nouveau modèle présenté comme très économique et comme l'un des plus performants du monde. OpenAI a de son côté dévoilé jeudi GPT-5.5, la nouvelle génération du modèle sur lequel s'est construit ChatGPT, censée être la plus avancée du marché selon plusieurs critères. Pour Thomas Husson, analyste du cabinet Forrester interrogé par l'AFP, Cohere et Aleph Alpha "deviennent un concurrent plus sérieux". Mais "de là dire qu'ils puissent rivaliser directement...", tempère-t-il. "En termes d'investissement et de valorisation, on n'est pas tout à fait sur les mêmes niveaux", souligne-t-il, les 20 milliards de dollars que représenterait la coentreprise étant en effet bien loin des centaines de milliards de dollars de capitalisation boursière affichés par les américains OpenAI ou Anthropic. Souveraineté et sécurité Avec la domination d'un petit nombre d'acteurs, le secteur de l'IA se préoccupe de plus en plus de la souveraineté sur cette technologie clé et de la protection des données utilisées pour alimenter les modèles. Avec des IA dites "souveraines", les Etats veulent garder un certain contrôle stratégique sur son usage. La nouvelle entreprise répondra à ces exigences et "aux normes de sécurité les plus strictes", selon M. Wildberger. Il a assuré que l'accord contenait des garanties juridiques, incluant des "droits de protection forts pour l'Allemagne" concernant la propriété intellectuelle notamment, ainsi qu'un "accès à la technologie" pour le gouvernement allemand. En investissant dans la recherche, Cohere "est devenue l'une des très rares entreprises de pointe de l'IA non américaines et non chinoises à l'échelle mondiale", a souligné à Berlin Evan Solomon, ministre canadien de l'Intelligence artificielle. Le Premier ministre canadien, Mark Carney, avait souligné en janvier au forum de Davos la nécessité d'une troisième option au-delà des géants technologiques et des puissances hégémoniques. Son gouvernement soutient d'ores et déjà Cohere, ayant acheté 1.400 licences pour l'un de ses ministères, et va continuer à le faire, a assuré M. Solomon. Berlin utilisera à "grande échelle" les services de la nouvelle entreprise dans ses administrations "pour devenir bien plus rapide et automatiser les processus", selon M. Wildberger. -"Approche plus B2B"- Également présent à Berlin, le cofondateur et directeur général de Cohere, Aidan Gomez, a souligné que "les organisations ne devraient jamais avoir à abandonner le contrôle de leur propre infrastructure d'IA". Il a précisé que l'alliance se concentrerait sur "les secteurs les plus sensibles et hautement régulés comme le secteur public, la finance, la défense, l'énergie, l'industrie, les télécommunications ou la santé". Comme Aleph Alpha, Cohere développe des modèles de langage capables de comprendre et générer du texte. Mais leur positionnement diffère légèrement de celui des géants américains, estime M. Husson. Les deux entreprises pourraient se démarquer par leur "spécialisation sectorielle", et "une approche plus +B2B+ (à destination des professionnels, ndlr) par rapport à OpenAI qui est beaucup plus orienté grand public, notamment avec ChatGPT". Pour ce projet, qui implique des dépenses conséquentes, le groupe familial Schwarz, propriétaire des chaînes de discounters Lidl et Kaufland, investit 500 millions d'euros et fournit l'infrastructure cloud. Ce groupe avait annoncé en novembre investir 11 milliards d'euros à Lübbenau, dans l'est de l'Allemagne, près de Berlin, pour construire un gigantesque centre de données.

24.04.2026 à 17:55

L'abandon des poursuites contre le patron de la Fed débloque le chemin pour son successeur

FRANCE24
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Dans un message posté sur X, la procureure de la capitale américaine Jeanine Pirro, nommée par le président Donald Trump, a annoncé qu'elle mettait fin aux poursuites visant le patron de la Réserve fédérale (Fed). Ce dernier était accusé, depuis janvier, de mauvaise gestion alors que les travaux de rénovation du siège de la banque centrale avaient vu leur coût exploser. Mais cette enquête avait été rapidement vue - jusque dans le camp républicain - comme des représailles de la part de Donald Trump, mécontent que la Fed ne baisse pas suffisamment ses taux à ses yeux et jugeant que la cause principale en était l'opposition de M. Powell. Des poursuites qui intervenaient après une enquête ouverte quelques mois plus tôt contre une autre membre du conseil des gouverneurs de la Fed, Lisa Cook. Ces deux procédures ont été perçues par un certain nombre d'analystes comme une tentative de remise en question de l'indépendance de la Fed. Jeanine Pirro a justifié vendredi l'abandon des poursuites par le fait que "l'Inspecteur général pour la Fed a été mandaté pour se pencher sur la question des surcoûts" liés aux travaux de rénovation. "Dans ces conditions, j'ai ordonné à mon bureau de mettre fin à notre enquête, dans la mesure où l'Inspecteur général prend le relai", a-t-elle ajouté. Le Bureau de l'Inspecteur général (OIG), qui dépend du conseil des gouverneurs de la Fed et du Bureau de protection des consommateurs face aux services financiers (CFBP), a précisément pour mission de surveiller l'activité quotidienne de la banque centrale américaine. "Marionnette du président Trump" L'abandon des poursuites contre Jerome Powell devrait permettre au Sénat de voter rapidement la confirmation de la candidature de son successeur, alors que le mandat de l'actuel président s'achève mi-mai. Un porte-parole de la Maison Blanche, Kush Desai, a estimé sur X que la présidence "restait aussi confiante qu'avant que le Sénat va rapidement confirmer Kevin Warsh en tant que nouveau président de la Fed". La sénatrice démocrate Elizabeth Warren y voit, de son côté, "une tentative de libérer le chemin pour permettre aux sénateurs républicains de valider la marionnette du président Trump en tant que président de la Fed", en référence à Kevin Warsh. Son collègue républicain Thom Tillis avait en effet jusqu'ici assuré qu'il refuserait de voter pour M. Warsh tant que l'actuel patron de la Fed restait visé par une enquête qu'il estimait non justifiée. Or la majorité présidentielle est ténue au Sénat et un seul membre républicain de la commission des affaires bancaires suffit à bloquer la nomination de Kevin Warsh. Mardi, lors de l'audition de M. Warsh par une commission du Sénat, le sénateur Tillis a rappelé que les états de service du candidat désigné — il a été l'un des gouverneurs de la Fed de 2006 à 2011 et est un profil sérieux aux yeux des républicains — n'étaient pas en cause, seulement la procédure judiciaire lancée avec l'aval de Donald Trump. Tant que Kevin Warsh n'est pas confirmé, Jerome Powell peut rester à la tête de la Fed. Il présidera d'ailleurs mardi et mercredi ce qui pourrait être sa dernière réunion du Comité de politique monétaire de la Fed (FOMC), dans un contexte où la guerre au Moyen-Orient a fait repartir les prix à la hausse aux États-Unis. Les marchés ne s'attendent pas à une baisse des taux de la Fed, actuellement compris entre 3,50% et 3,75%. La prochaine pourrait intervenir, au plus tôt, en fin d'année, selon l'outil de veille de CME, FedWatch.

24.04.2026 à 17:50

Une tornade balaye une ville de l’Oklahoma

FRANCE24
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#EtatsUnis : ce jeudi, une tornade d’une rare violence a balayé la ville d’#Enid, en Oklahoma, laissant derrière elle un paysage de désolation. La catastrophe a fait au moins 10 blessés. Les images ont fait le tour des réseaux sociaux.
Texte intégral (641 mots)
#EtatsUnis : ce jeudi, une tornade d’une rare violence a balayé la ville d’#Enid, en Oklahoma, laissant derrière elle un paysage de désolation. La catastrophe a fait au moins 10 blessés. Les images ont fait le tour des réseaux sociaux.

24.04.2026 à 17:45

Suspecté d'avoir fracturé le crâne d'une passante, un policier marseillais mis en examen

FRANCE24
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Près d'une quinzaine de fonctionnaires de police ont fait l'objet de poursuites depuis l’accélération fin 2025 des investigations sur l'agression d'Angelina, alors âgée de 19 ans, et de son ami, le 8 décembre 2018 dans le centre de la deuxième ville de France. Les enquêteurs estiment désormais avoir identifié le principal suspect des coups de matraque qui ont gravement blessé la jeune femme, selon une source proche du dossier. Ce policier marseillais, affecté aujourd’hui aux renseignements territoriaux, a été mis en examen dans la nuit de jeudi à vendredi du chef de "violences ayant entraîné une ITT (incapacité totale de travail) supérieure à 8 jours" avec trois circonstances aggravantes: par une personne dépositaire de l'autorité publique, en réunion et avec arme, a indiqué à l'AFP le parquet de Marseille, confirmant une information de Mediapart. Le parquet avait requis son incarcération mais le juge des libertés et de la détention (JLD) a décidé de le placer sous contrôle judiciaire avec interdiction d’exercer une activité professionnelle de police sur la voie publique. Les faits remontent à décembre 2018. Ce jour-là, trois manifestations étaient simultanément organisées à Marseille: une marche contre l'habitat indigne un mois après l'effondrement meurtrier des immeubles de la rue d'Aubagne, une marche pour le climat et une manifestation de "gilets jaunes". C'est en marge de ce dernier mouvement de contestation qu'Angelina, vendeuse dans un magasin du centre-ville, avait été prise à partie. En rentrant du travail accompagnée de son petit ami de l'époque, elle avait d'abord reçu un tir de LBD dans la cuisse, la faisant chuter, avant de se faire encercler puis rouer de coups par plusieurs policiers. Longtemps "abandonnée" Rencontrée par l'AFP en 2020, Angelina, qui ne souhaite pas donner son nom de famille, avait raconté être tombée à terre, avoir reçu un coup de pied en plein visage d'un homme chaussé de rangers, puis avoir reçu une pluie d'autres coups, de pieds, de matraques, qui lui ont fracturé le crâne: "J'avais les yeux ouverts, j'étais consciente, mais à un moment j'ai cru que j'allais lâcher". L'affaire avait fait grand bruit quand la jeune femme avait porté plainte auprès de la police des polices, l'IGPN. Des photos d'elle à l'hôpital, le crâne rasé balafré de deux énormes cicatrices, avaient été diffusées dans la presse. Puis le dossier avait longtemps patiné, faute d'identification des auteurs. Mais aussi de preuves, étrangement manquantes: des enregistrements radio du logiciel Acropol, captant les échanges entre policiers sur le terrain, avaient été effacés, tout comme des images de vidéosurveillance de la ville. Le dossier avait été clos et rouvert à plusieurs reprises, à tel point que la victime avait dénoncé auprès de l'AFP avoir été "abandonnée". "Ils n'ont rien cherché", accusait-elle. Ce n'est que début octobre 2025 que l'enquête a pris un premier tour décisif avec la mise en examen de six policiers pour "non-assistance à personne en danger". Parmi eux, l'un a également été poursuivi pour violences aggravées sur le jeune homme qui accompagnait Angelina. Mi-novembre, deux autres policiers avaient été poursuivis pour le même motif. Début décembre, un premier policier avait été directement incriminé pour les coups reçus par Angelina et a été mis en examen pour violences aggravées Sollicité par l'AFP, l'avocat d'Angelina, Brice Grazzini, s'est dit "satisfait qu'après huit années d'un combat acharné, les individus ayant participé à ce passage à tabac soient enfin identifiés et mis en examen". "Je ne remets pas en cause leur présomption d'innocence, je constate simplement que le travail spectaculaire de la juge d'instruction et du procureur de la République a permis de briser cette omerta, qui est quand même hallucinante lorsqu'elle vise à couvrir des agissements gravissimes de policiers", a ajouté l'avocat. Selon Mediapart, l'affaire avait été relancée après les révélations d'un policier qui avait reconnu "avoir menti" à la justice lors de sa première audition en invoquant des "pressions de sa hiérarchie et de son syndicat" Alliance.
Texte intégral (688 mots)
Près d'une quinzaine de fonctionnaires de police ont fait l'objet de poursuites depuis l’accélération fin 2025 des investigations sur l'agression d'Angelina, alors âgée de 19 ans, et de son ami, le 8 décembre 2018 dans le centre de la deuxième ville de France. Les enquêteurs estiment désormais avoir identifié le principal suspect des coups de matraque qui ont gravement blessé la jeune femme, selon une source proche du dossier. Ce policier marseillais, affecté aujourd’hui aux renseignements territoriaux, a été mis en examen dans la nuit de jeudi à vendredi du chef de "violences ayant entraîné une ITT (incapacité totale de travail) supérieure à 8 jours" avec trois circonstances aggravantes: par une personne dépositaire de l'autorité publique, en réunion et avec arme, a indiqué à l'AFP le parquet de Marseille, confirmant une information de Mediapart. Le parquet avait requis son incarcération mais le juge des libertés et de la détention (JLD) a décidé de le placer sous contrôle judiciaire avec interdiction d’exercer une activité professionnelle de police sur la voie publique. Les faits remontent à décembre 2018. Ce jour-là, trois manifestations étaient simultanément organisées à Marseille: une marche contre l'habitat indigne un mois après l'effondrement meurtrier des immeubles de la rue d'Aubagne, une marche pour le climat et une manifestation de "gilets jaunes". C'est en marge de ce dernier mouvement de contestation qu'Angelina, vendeuse dans un magasin du centre-ville, avait été prise à partie. En rentrant du travail accompagnée de son petit ami de l'époque, elle avait d'abord reçu un tir de LBD dans la cuisse, la faisant chuter, avant de se faire encercler puis rouer de coups par plusieurs policiers. Longtemps "abandonnée" Rencontrée par l'AFP en 2020, Angelina, qui ne souhaite pas donner son nom de famille, avait raconté être tombée à terre, avoir reçu un coup de pied en plein visage d'un homme chaussé de rangers, puis avoir reçu une pluie d'autres coups, de pieds, de matraques, qui lui ont fracturé le crâne: "J'avais les yeux ouverts, j'étais consciente, mais à un moment j'ai cru que j'allais lâcher". L'affaire avait fait grand bruit quand la jeune femme avait porté plainte auprès de la police des polices, l'IGPN. Des photos d'elle à l'hôpital, le crâne rasé balafré de deux énormes cicatrices, avaient été diffusées dans la presse. Puis le dossier avait longtemps patiné, faute d'identification des auteurs. Mais aussi de preuves, étrangement manquantes: des enregistrements radio du logiciel Acropol, captant les échanges entre policiers sur le terrain, avaient été effacés, tout comme des images de vidéosurveillance de la ville. Le dossier avait été clos et rouvert à plusieurs reprises, à tel point que la victime avait dénoncé auprès de l'AFP avoir été "abandonnée". "Ils n'ont rien cherché", accusait-elle. Ce n'est que début octobre 2025 que l'enquête a pris un premier tour décisif avec la mise en examen de six policiers pour "non-assistance à personne en danger". Parmi eux, l'un a également été poursuivi pour violences aggravées sur le jeune homme qui accompagnait Angelina. Mi-novembre, deux autres policiers avaient été poursuivis pour le même motif. Début décembre, un premier policier avait été directement incriminé pour les coups reçus par Angelina et a été mis en examen pour violences aggravées Sollicité par l'AFP, l'avocat d'Angelina, Brice Grazzini, s'est dit "satisfait qu'après huit années d'un combat acharné, les individus ayant participé à ce passage à tabac soient enfin identifiés et mis en examen". "Je ne remets pas en cause leur présomption d'innocence, je constate simplement que le travail spectaculaire de la juge d'instruction et du procureur de la République a permis de briser cette omerta, qui est quand même hallucinante lorsqu'elle vise à couvrir des agissements gravissimes de policiers", a ajouté l'avocat. Selon Mediapart, l'affaire avait été relancée après les révélations d'un policier qui avait reconnu "avoir menti" à la justice lors de sa première audition en invoquant des "pressions de sa hiérarchie et de son syndicat" Alliance.

24.04.2026 à 17:39

La France salue les résultats de son G7 Environnement malgré une copie blanche sur le climat

FRANCE24
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"Dans le contexte de remise en cause du multilatéralisme environnemental que nous connaissons, nous considérons ces résultats comme exceptionnels", a affirmé la ministre française de la Transition écologique Monique Barbut en conclusion de deux jours d'échanges avec ses homologues du Groupe des 7, Canada, Allemagne, Italie, Japon, Royaume-Uni et Etats-Unis, ainsi que d'autres pays invités. Six déclarations communes ont été adoptées sur les thèmes de la sécurité et l'environnement, la biodiversité, l'océan, l'eau et la santé environnementale, et sur le secteur immobilier et les catastrophes naturelles, et une déclaration reprenant l'ensemble. La France a eu comme priorité de "préserver l'unité du G7, car cette instance doit demeurer un espace de dialogue, indépendamment des alternances politiques", a souligné la ministre au cours d'une conférence de presse au ministère, sans faire de référence directe aux Etats-Unis. "Cela nous a amenés à concentrer les discussions autour de priorités susceptibles de faire l'objet de consensus. Et le climat posé directement, ainsi, je le dis sans détour, n'en fait pas partie directement", a-t-elle reconnu. Le retour début 2025 à la Maison Blanche de Donald Trump, notoirement climatosceptique, a été suivi d'une série de pas en arrière en matière de protection du climat, de son retrait de l'Accord de Paris au détricotage de nombreuses normes environnementales au sein de la première économie mondiale. De quoi s'attendre à des pressions américaines sur ce sommet international, pour lequel Usha-Maria Turner, l'administratrice adjointe chargée des Affaires internationales et tribales à l'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA) a été envoyée, un poste de direction de second rang. Pression "Nous n'avons pas ressenti cette pression" a toutefois dit le ministre de l'Environnement du Japon, Hirotaka Ishihara, interrogé par l'AFP à l'issue des discussions. "Nous avions parmi nous une représentante de l'EPA (...) présente et engagée dans nos discussions", a ajouté le ministre. Interrogée par l'AFP jeudi à l'occasion d'un déplacement dans la forêt de Fontainebleau près de Paris, la représentante américaine a refusé de répondre. En abordant frontalement la question climatique "nous aurions pris le risque de voir certains partenaires quitter la table des négociations", a aussi dit Mme Barbut vendredi. Le G7 n'est malgré tout pas en échec total sur la question climatique, de l'avis de la ministre canadienne de l'Environnement: "quand on parle de la protection de la nature, c'est aussi prendre l'action pour le changement climatique. Quand on parle de comment on va protéger les océans, on parle aussi de quels sont les impacts du changement climatique sur les océans", a-t-elle dit dans un entretien avec l'AFP. Autre sujet tabou: la sortie des énergies fossiles, pourtant discutée dans la foulée lors d'une réunion inédite d'une cinquantaine de pays à Santa Marta, en Colombie (24-29 avril). La France a choisi pour son G7 des thématiques qui pourraient faire l'objet d'un consensus, à l'instar de celui sur les PFAS dans l'eau pour lequel "il y a eu une convergence totale, y compris de la part des États-Unis", a reconnu le ministre italien de la Transition écologique, Gilberto Pichetto Fratin, devant des journalistes. Parmi les textes adoptés figure une "alliance pour le financement de la nature et des peuples" pour la protection de la biodiversité. Une première concrétisation de cette alliance entre public et privé est prévue d'ici le sommet du G7 d'Evian en juin. Doté d'environ 600 millions d'euros destinés à 22 pays africains, ce premier financement proviendrait à 400 millions d'euros de fondations philanthropiques, dont la moitié du seul Rob Walton, héritier du géant américain de la distribution Walmart. "L'oxygène que nous respirons n'est pas réservé aux gouvernements et aux dirigeants, ni aux seules infrastructures publiques, mais il est pour nous tous" a commenté le ministre arménien de l'Environnement Hambardzum Matevosyan dont le pays préside cette année la COP biodiversité, justifiant ainsi l'appel à des financements privés.
Texte intégral (678 mots)
"Dans le contexte de remise en cause du multilatéralisme environnemental que nous connaissons, nous considérons ces résultats comme exceptionnels", a affirmé la ministre française de la Transition écologique Monique Barbut en conclusion de deux jours d'échanges avec ses homologues du Groupe des 7, Canada, Allemagne, Italie, Japon, Royaume-Uni et Etats-Unis, ainsi que d'autres pays invités. Six déclarations communes ont été adoptées sur les thèmes de la sécurité et l'environnement, la biodiversité, l'océan, l'eau et la santé environnementale, et sur le secteur immobilier et les catastrophes naturelles, et une déclaration reprenant l'ensemble. La France a eu comme priorité de "préserver l'unité du G7, car cette instance doit demeurer un espace de dialogue, indépendamment des alternances politiques", a souligné la ministre au cours d'une conférence de presse au ministère, sans faire de référence directe aux Etats-Unis. "Cela nous a amenés à concentrer les discussions autour de priorités susceptibles de faire l'objet de consensus. Et le climat posé directement, ainsi, je le dis sans détour, n'en fait pas partie directement", a-t-elle reconnu. Le retour début 2025 à la Maison Blanche de Donald Trump, notoirement climatosceptique, a été suivi d'une série de pas en arrière en matière de protection du climat, de son retrait de l'Accord de Paris au détricotage de nombreuses normes environnementales au sein de la première économie mondiale. De quoi s'attendre à des pressions américaines sur ce sommet international, pour lequel Usha-Maria Turner, l'administratrice adjointe chargée des Affaires internationales et tribales à l'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA) a été envoyée, un poste de direction de second rang. Pression "Nous n'avons pas ressenti cette pression" a toutefois dit le ministre de l'Environnement du Japon, Hirotaka Ishihara, interrogé par l'AFP à l'issue des discussions. "Nous avions parmi nous une représentante de l'EPA (...) présente et engagée dans nos discussions", a ajouté le ministre. Interrogée par l'AFP jeudi à l'occasion d'un déplacement dans la forêt de Fontainebleau près de Paris, la représentante américaine a refusé de répondre. En abordant frontalement la question climatique "nous aurions pris le risque de voir certains partenaires quitter la table des négociations", a aussi dit Mme Barbut vendredi. Le G7 n'est malgré tout pas en échec total sur la question climatique, de l'avis de la ministre canadienne de l'Environnement: "quand on parle de la protection de la nature, c'est aussi prendre l'action pour le changement climatique. Quand on parle de comment on va protéger les océans, on parle aussi de quels sont les impacts du changement climatique sur les océans", a-t-elle dit dans un entretien avec l'AFP. Autre sujet tabou: la sortie des énergies fossiles, pourtant discutée dans la foulée lors d'une réunion inédite d'une cinquantaine de pays à Santa Marta, en Colombie (24-29 avril). La France a choisi pour son G7 des thématiques qui pourraient faire l'objet d'un consensus, à l'instar de celui sur les PFAS dans l'eau pour lequel "il y a eu une convergence totale, y compris de la part des États-Unis", a reconnu le ministre italien de la Transition écologique, Gilberto Pichetto Fratin, devant des journalistes. Parmi les textes adoptés figure une "alliance pour le financement de la nature et des peuples" pour la protection de la biodiversité. Une première concrétisation de cette alliance entre public et privé est prévue d'ici le sommet du G7 d'Evian en juin. Doté d'environ 600 millions d'euros destinés à 22 pays africains, ce premier financement proviendrait à 400 millions d'euros de fondations philanthropiques, dont la moitié du seul Rob Walton, héritier du géant américain de la distribution Walmart. "L'oxygène que nous respirons n'est pas réservé aux gouvernements et aux dirigeants, ni aux seules infrastructures publiques, mais il est pour nous tous" a commenté le ministre arménien de l'Environnement Hambardzum Matevosyan dont le pays préside cette année la COP biodiversité, justifiant ainsi l'appel à des financements privés.
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