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09.07.2026 à 18:21

FRANCE24
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Habit de lumière Avec ses tons de vert incrustés de fines ramifications lumineuses, la créatrice néerlandaise Iris Van Herpen a présenté une mini-robe étincelante pour Schiaparelli. Ce look surprenant, baptisé Fractal Universe, ne comportait ni LED, ni autre dispositif lumineux, mais a été "chargé" dans un accélérateur de particules qui, dans les jours précédant le défilé, a transformé la robe en un réservoir d'énergie avec des milliards d'électrons piégés, a expliqué l'artiste. Avant le show, le vêtement a commencé à se décharger et les ramifications lumineuses se sont peu à peu étendues à sa surface. "Depuis des années, l'idée de créer un vêtement tissé uniquement à partir d'énergie m'attire. Nous avons façonné la haute couture à partir de solides, de liquides, de matière vivante et même de gaz. C'est la première fois que nous travaillons avec le quatrième état de la matière, le plasma", a-t-elle commenté sur les réseaux sociaux. Inspiration végétale Les deux maisons les plus scrutées de la semaine, Chanel et Dior, ont présenté des collections largement inspirées par la nature, avec des silhouettes remplies de détails végétaux. Chez Chanel, Matthieu Blazy a fait référence à des contes célèbres comme "Jack et le haricot magique" dans ses looks, parmi lesquels une robe ornée de plantes grimpantes brodées ou un ensemble recouvert de papillons noirs. La proposition de Jonathan Anderson, directeur artistique chez Dior, incluait également des motifs naturels, comme des fleurs brodées sur un look plissé vert. "Toutes ces allusions végétales sont très liées à la passion de Christian Dior, à l'époque déjà, pour les jardins", a expliqué à l'AFP Pierre Groppo, rédacteur en chef mode et lifestyle de Vanity Fair France. Vice-versa "Pourquoi le vêtement devrait-il rester figé? Comment le rendre plus vivant? Et si chaque création contenait sa propre métamorphose?": Alexis Mabille continue d'interroger les codes de la mode. Mardi, le créateur français a présenté sa collection "Dual", qui joue sur les retournements et les inversions. De lourds manteaux ou fourreaux de velours noir se sont changés en un instant en des robes or ou argent. Parfois, tirer un simple fil a suffi pour passer de l'endroit à l'envers, de l'ombre à la lumière, avec tous les modèles qui étaient réversibles. Tradition indienne Le programme officiel de la semaine de la haute couture incluait deux créateurs indiens, Rahul Mishra et Manish Malhotra, dont les propositions ont beaucoup fait parler. Rahul Mishra s'est inspiré des grottes d'Ajanta, des cavernes artificielles bouddhistes situées dans l'État du Maharashtra, pour sa collection, où se distinguaient des silhouettes sculpturales richement ornées dans des tonalités de gris. Manish Malhotra a rendu hommage à la maternité avec des robes comprenant des figures en relief de mères et d'enfants. Ces créateurs apportent une vision venue d'ailleurs, explique Pierre Groppo. "Ils ont chacun des univers qui sont très imprégnés de leur culture indienne." Bad Bunny, Pedro Pascal... De nombreuses stars féminines assistent généralement aux défilés de haute couture, de la rappeuse Cardi B à l'actrice Cate Blanchett. Mais, cette fois, de grands noms masculins ont été aperçus dans le public. Le chanteur Bad Bunny se trouvait ainsi au premier rang du show de Schiaparelli, vêtu d'un costume jaune pastel et d'une cravate dorée en forme de tresse. Au défilé Chanel, l'acteur Pedro Pascal a été vu dans un ensemble blanc et un pull marinière. Et, chez Dior, Josh O'Connor est apparu dans un tailleur fluide de la maison, présenté à Paris quelques jours auparavant. "La haute couture s'intéresse, regarde vers les hommes", souligne Pierre Groppo, en notant la présence jusqu'ici peu habituelle de ces personnalités. Il existe peut-être "une volonté de parler aussi à un public qui va au-delà des clientes traditionnelles".

09.07.2026 à 18:18

FRANCE 24
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Jeudi matin, des indépendantistes touareg et leurs alliés jihadistes ont attaqué un convoi composé de mercenaires russes et de soldats maliens, alors que ceux-ci se rendaient à un camp militaire stratégique situé au nord de la ville d'Anéfis.
Texte intégral (680 mots)
Jeudi matin, des indépendantistes touareg et leurs alliés jihadistes ont attaqué un convoi composé de mercenaires russes et de soldats maliens, alors que ceux-ci se rendaient à un camp militaire stratégique situé au nord de la ville d'Anéfis.

09.07.2026 à 18:15

FRANCE24
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L'Agence américaine d'observation océanique et atmosphérique (NOAA) estime désormais à 81% les chances que cet épisode d'El Niño soit "très fort", ce qui en ferait l'un des plus intenses enregistrés depuis le début des mesures en 1950. El Niño est une variation naturelle du climat qui réchauffe les températures de surface dans le centre et l'est de l'océan Pacifique équatorial. Si chaque El Niño est différent, le phénomène a historiquement provoqué ou intensifié des sécheresses dans certaines régions de l'Amazonie, d'Amérique centrale, d'Indonésie et d'Australie, des perturbations de la mousson en Inde et des pluies diluviennes dans l'est de l'Afrique. Selon les météorologues américains, les températures à la surface sont déjà 1,2°C au-dessus de la moyenne dans une portion définie du Pacifique équatorial. Associées au réchauffement des eaux sous la surface et à l'évolution des vents et des régimes de pression, "le système océan-atmosphère a reflété un renforcement du phénomène El Niño", indiquent-ils. Combiné au changement climatique d'origine humaine, le dernier El Niño a contribué à faire de 2023 la deuxième année la plus chaude jamais enregistrée et de 2024 l'année la plus chaude. Le phénomène se produit généralement tous les deux à sept ans et dure environ neuf à douze mois. Une fois passé, la chaleur océanique se dissipe lentement et peut continuer à faire grimper les températures mondiales l'année suivante, ce qui explique que de nombreux climatologues craignent que 2027 batte le record de l'année la plus chaude jamais enregistrée.
Lire plus (283 mots)
L'Agence américaine d'observation océanique et atmosphérique (NOAA) estime désormais à 81% les chances que cet épisode d'El Niño soit "très fort", ce qui en ferait l'un des plus intenses enregistrés depuis le début des mesures en 1950. El Niño est une variation naturelle du climat qui réchauffe les températures de surface dans le centre et l'est de l'océan Pacifique équatorial. Si chaque El Niño est différent, le phénomène a historiquement provoqué ou intensifié des sécheresses dans certaines régions de l'Amazonie, d'Amérique centrale, d'Indonésie et d'Australie, des perturbations de la mousson en Inde et des pluies diluviennes dans l'est de l'Afrique. Selon les météorologues américains, les températures à la surface sont déjà 1,2°C au-dessus de la moyenne dans une portion définie du Pacifique équatorial. Associées au réchauffement des eaux sous la surface et à l'évolution des vents et des régimes de pression, "le système océan-atmosphère a reflété un renforcement du phénomène El Niño", indiquent-ils. Combiné au changement climatique d'origine humaine, le dernier El Niño a contribué à faire de 2023 la deuxième année la plus chaude jamais enregistrée et de 2024 l'année la plus chaude. Le phénomène se produit généralement tous les deux à sept ans et dure environ neuf à douze mois. Une fois passé, la chaleur océanique se dissipe lentement et peut continuer à faire grimper les températures mondiales l'année suivante, ce qui explique que de nombreux climatologues craignent que 2027 batte le record de l'année la plus chaude jamais enregistrée.

09.07.2026 à 18:11

FRANCE24
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A deux mois du scrutin du 6 septembre, la chaleur écrase la Saxe Anhalt, région de l'est. Mais pour rien au monde les fans de Siegmund renonceraient à une chevauchée avec lui en Simson, petite moto érigée en symbole de l'identité est-allemande. Dans l'ancienne Allemagne communiste, l'Alternative pour l'Allemagne (AfD), parti anti-immigration, pro-russe et pro-Trump domine les sondages, capitalisant sur le sentiment d'injustice de nombreux habitants. Plus de 35 ans après la réunification, beaucoup se sentent traités en citoyens de seconde zone par rapport à leurs compatriotes de l'Ouest, considérés comme étant privilégiés, et aux immigrés prétendument favorisés. Un dimanche sur quatre pendant la campagne électorale, Ulrich Siegmund invite ses électeurs à le suivre en Simson, une marque fondée par une famille juive qui a fui l'Allemagne nazie et dont les descendants dénoncent le détournement par l'AfD. Enfant du pays, né trois semaines après la réunification en 1990, Siegmund, 35 ans, vit dans la région après une brève carrière d'entrepreneur à Berlin. Dans les sondages, son parti devance de près de 20 points la CDU du chancelier Friedrich Merz et de l'actuel dirigeant de Saxe-Anhalt, Sven Schulze que Siegmund qualifie de "symbole vivant des promesses électorales non tenues". Un dimanche de fin juin, Ulrich Siegmund sillonne plusieurs villages autour de Jessnitz avant d'y revenir. Pendant sa virée, résonnent parfois la version instrumentale de "L'amour toujours", un morceau de Gigi d'Agostino détourné par les identitaires avec pour refrain "L'Allemagne aux Allemands, les étrangers dehors". "Bon copain" "La Simson est un symbole de liberté, et la liberté est aussi ce que nous défendons, nous, l’Alternative pour l’Allemagne (AfD)", clame Ulrich Siegmund, tribun aux yeux bleus, mèche plaquée sur le côté, depuis la prairie accueillant les fêtes de village. "Nous ne faisons pas que reconquérir notre liberté : nous reconquérons notre pays", poursuit-il avec un large sourire, devant une foule de tous âges où des t-shirts à son effigie côtoient les slogans de l'AfD. "L'immigration incontrôlée est l'un des plus grands problèmes de ce pays", explique à l'AFP Ulrich Siegmund, promettant, après avoir signé un autographe sur le ballon bleu d'un garçonnet, "de rendre la vie aussi difficile que possible à ceux qui veulent profiter de nous". Au guidon de sa Simson bleu ciel, couleur de l'AfD, il entraîne dans son sillage quelques centaines de motocyclistes, parfois coiffés de casques de la Seconde Guerre mondiale, agitant des drapeaux allemands. Originaires de Gräfenhainichen, près de "Ferropolis" - la cité de fer, un site minier reconverti en musée - Hans Witte et son ami Robert Kunze ont reçu leur première Simson à 15 ans, lors de leur "Jugendweihe", rite de passage créé à l'époque de la RDA comme alternative laïque et socialiste à la confirmation chrétienne. "Nous sommes là d'abord parce que nous sommes très engagés dans la scène des amateurs de Simsons (...) Ulrich Siegmund est comme un bon copain", dit à l'AFP Hans Witte, mécanicien de 19 ans. "Remigration" La popularité des Simsons --qui ne sont plus fabriquées depuis deux décennies-- tient notamment à une particularité juridique, expliquent-ils. Certains anciens modèles peuvent circuler à 60 km/h, contre 45 km/h pour les autres cyclomoteurs. Mais "bien sûr nous sommes là aussi pour envoyer un message politique", ajoute Robert Kunze, 21 ans, informaticien spécialisé, évoquant l'immigration qui, selon lui, explique que "la criminalité a augmenté". Retraité à Bergwitz, Lars Breternitz, 66 ans, qui comme Siegmund votait auparavant CDU - le parti conservateur d'Helmut Kohl, le père de la réunification - est du même avis. "Il faut lancer la 'remigration', c'est-à-dire l'inverse de ce qu'a fait Angela Merkel pendant dix ans", lance-t-il, en référence à la politique d'accueil de l'ex-chancelière. Pour Lena Schef, 21 ans, chômeuse originaire de Jessnitz, il y a d'autres raisons de soutenir le parti d'extrême droite, jugé plus à l'écoute. Lors du dernier conseil municipal, l'AfD "a voté contre la fermeture du jardin d'enfants" où elle travaillait, "alors que la CDU a voté pour", dit-elle.
Texte intégral (697 mots)
A deux mois du scrutin du 6 septembre, la chaleur écrase la Saxe Anhalt, région de l'est. Mais pour rien au monde les fans de Siegmund renonceraient à une chevauchée avec lui en Simson, petite moto érigée en symbole de l'identité est-allemande. Dans l'ancienne Allemagne communiste, l'Alternative pour l'Allemagne (AfD), parti anti-immigration, pro-russe et pro-Trump domine les sondages, capitalisant sur le sentiment d'injustice de nombreux habitants. Plus de 35 ans après la réunification, beaucoup se sentent traités en citoyens de seconde zone par rapport à leurs compatriotes de l'Ouest, considérés comme étant privilégiés, et aux immigrés prétendument favorisés. Un dimanche sur quatre pendant la campagne électorale, Ulrich Siegmund invite ses électeurs à le suivre en Simson, une marque fondée par une famille juive qui a fui l'Allemagne nazie et dont les descendants dénoncent le détournement par l'AfD. Enfant du pays, né trois semaines après la réunification en 1990, Siegmund, 35 ans, vit dans la région après une brève carrière d'entrepreneur à Berlin. Dans les sondages, son parti devance de près de 20 points la CDU du chancelier Friedrich Merz et de l'actuel dirigeant de Saxe-Anhalt, Sven Schulze que Siegmund qualifie de "symbole vivant des promesses électorales non tenues". Un dimanche de fin juin, Ulrich Siegmund sillonne plusieurs villages autour de Jessnitz avant d'y revenir. Pendant sa virée, résonnent parfois la version instrumentale de "L'amour toujours", un morceau de Gigi d'Agostino détourné par les identitaires avec pour refrain "L'Allemagne aux Allemands, les étrangers dehors". "Bon copain" "La Simson est un symbole de liberté, et la liberté est aussi ce que nous défendons, nous, l’Alternative pour l’Allemagne (AfD)", clame Ulrich Siegmund, tribun aux yeux bleus, mèche plaquée sur le côté, depuis la prairie accueillant les fêtes de village. "Nous ne faisons pas que reconquérir notre liberté : nous reconquérons notre pays", poursuit-il avec un large sourire, devant une foule de tous âges où des t-shirts à son effigie côtoient les slogans de l'AfD. "L'immigration incontrôlée est l'un des plus grands problèmes de ce pays", explique à l'AFP Ulrich Siegmund, promettant, après avoir signé un autographe sur le ballon bleu d'un garçonnet, "de rendre la vie aussi difficile que possible à ceux qui veulent profiter de nous". Au guidon de sa Simson bleu ciel, couleur de l'AfD, il entraîne dans son sillage quelques centaines de motocyclistes, parfois coiffés de casques de la Seconde Guerre mondiale, agitant des drapeaux allemands. Originaires de Gräfenhainichen, près de "Ferropolis" - la cité de fer, un site minier reconverti en musée - Hans Witte et son ami Robert Kunze ont reçu leur première Simson à 15 ans, lors de leur "Jugendweihe", rite de passage créé à l'époque de la RDA comme alternative laïque et socialiste à la confirmation chrétienne. "Nous sommes là d'abord parce que nous sommes très engagés dans la scène des amateurs de Simsons (...) Ulrich Siegmund est comme un bon copain", dit à l'AFP Hans Witte, mécanicien de 19 ans. "Remigration" La popularité des Simsons --qui ne sont plus fabriquées depuis deux décennies-- tient notamment à une particularité juridique, expliquent-ils. Certains anciens modèles peuvent circuler à 60 km/h, contre 45 km/h pour les autres cyclomoteurs. Mais "bien sûr nous sommes là aussi pour envoyer un message politique", ajoute Robert Kunze, 21 ans, informaticien spécialisé, évoquant l'immigration qui, selon lui, explique que "la criminalité a augmenté". Retraité à Bergwitz, Lars Breternitz, 66 ans, qui comme Siegmund votait auparavant CDU - le parti conservateur d'Helmut Kohl, le père de la réunification - est du même avis. "Il faut lancer la 'remigration', c'est-à-dire l'inverse de ce qu'a fait Angela Merkel pendant dix ans", lance-t-il, en référence à la politique d'accueil de l'ex-chancelière. Pour Lena Schef, 21 ans, chômeuse originaire de Jessnitz, il y a d'autres raisons de soutenir le parti d'extrême droite, jugé plus à l'écoute. Lors du dernier conseil municipal, l'AfD "a voté contre la fermeture du jardin d'enfants" où elle travaillait, "alors que la CDU a voté pour", dit-elle.

09.07.2026 à 18:11

FRANCE24
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Sous un soleil de plomb et des températures avoisinant les 40°C, la colère brûle à Machhad, dans le nord-est de l'Iran, ville natale de l'ayatollah et haut lieu de l'islam chiite où il sera inhumé en soirée. Point d'orgue d'un hommage de six jours conçu comme une démonstration de force et d'unité de la part du pouvoir iranien. "Seule la mort de Trump et de Netanyahu apaisera notre douleur", lance Hoda, une femme au foyer de 35 ans au milieu d'une foule amassée sur plusieurs kilomètres. A l'horizon brille le dôme du sanctuaire de l'imam Reza, le lieu le plus sacré du chiisme en Iran. C'est dans ce somptueux édifice décoré de faïences multicolores et surmonté de deux minarets dorés, que doit être enterrée la dépouille du guide suprême mort dans une frappe américano-israélienne le 28 février, à l'âge de 86 ans dont près de 37 à la tête de la République islamique. Beaucoup d'enfants sont présents. Des femmes de tous les âges, revêtues de tchadors noirs, se frappent la poitrine en signe de deuil. Certaines sont en pleurs. "Il ne doit y avoir aucun compromis", ajoute Hoda, en allusion au protocole d'accord conclu avec les Etats-Unis à la mi-juin pour mettre fin aux hostilités. Et qui semble de plus en plus fragilisé. "Livrer Netanyahu" Ces funérailles ont lieu en pleine reprise des hostilités, malgré un cessez-le-feu conclu à la mi-juin: les Etats-Unis ont de nouveau frappé l'Iran dans la nuit pour tenter de réduire son contrôle sur le détroit d'Ormuz. Les forces iraniennes ont riposté en visant des sites au Koweït, au Qatar, à Bahreïn et en Jordanie. A Machhad, la tension est palpable: un avion de chasse, qui a escorté l'appareil transportant la dépouille du guide suprême jusqu'à la ville, survole à plusieurs reprises la foule endeuillée. Et la sécurité est aux abois sur les toits. Mohammad Afsharian, employé de 41 ans, estime les efforts diplomatiques "quasiment enterrés". "Même si nous parvenions à un accord avec les Etats-Unis, nous aurions toujours des problèmes avec Israël", ennemi juré de la République islamique depuis son avènement en 1979. "Si Trump veut négocier un accord, il doit nous livrer Netanyahu", insiste-t-il, alors que le sentiment général n'est clairement pas au dialogue avec le "Grand satan". "Il va y avoir du sang" Au pied d'un hôtel qui s'appelle le Miami, une banderole géante montre une caricature du président américain dont la tête est mise à prix. Un fidèle se promène lui avec une pancarte montrant Donald Trump avec la mention en anglais: "there will be blood" (il va y avoir du sang). Alors que la foule s'épaissit, bénévoles et secouristes l'arrosent d'eau pour tenter d'atténuer la chaleur. Un laudateur électrise les participants avec des slogans religieux repris en chœur. Ce sera l'épilogue de six jours de funérailles qui auront vu la dépouille du guide suprême, après un long hommage à Téhéran, traverser de hauts lieux du chiisme dans le pays et l'Irak voisin. Les obsèques d'Ali Khamenei, élevé en martyr, sont comparables à celles de son prédécesseur en 1989, l'ayatollah Rouhollah Khomeini, fondateur de la République islamique, et ont vu des millions d'Iraniens envahir lundi les rues de la capitale puis mardi de la ville sainte de Qom. Son fils et successeur, Mojtaba Khamenei, n'a toujours pas été vu en public depuis sa nomination en mars. Aucune déclaration en son nom n'a été diffusée depuis le début des cérémonies samedi à Téhéran. Blessé dans les bombardements, le dirigeant de 56 ans ne s'exprime que par des communiqués qui lui sont attribués.
Texte intégral (648 mots)
Sous un soleil de plomb et des températures avoisinant les 40°C, la colère brûle à Machhad, dans le nord-est de l'Iran, ville natale de l'ayatollah et haut lieu de l'islam chiite où il sera inhumé en soirée. Point d'orgue d'un hommage de six jours conçu comme une démonstration de force et d'unité de la part du pouvoir iranien. "Seule la mort de Trump et de Netanyahu apaisera notre douleur", lance Hoda, une femme au foyer de 35 ans au milieu d'une foule amassée sur plusieurs kilomètres. A l'horizon brille le dôme du sanctuaire de l'imam Reza, le lieu le plus sacré du chiisme en Iran. C'est dans ce somptueux édifice décoré de faïences multicolores et surmonté de deux minarets dorés, que doit être enterrée la dépouille du guide suprême mort dans une frappe américano-israélienne le 28 février, à l'âge de 86 ans dont près de 37 à la tête de la République islamique. Beaucoup d'enfants sont présents. Des femmes de tous les âges, revêtues de tchadors noirs, se frappent la poitrine en signe de deuil. Certaines sont en pleurs. "Il ne doit y avoir aucun compromis", ajoute Hoda, en allusion au protocole d'accord conclu avec les Etats-Unis à la mi-juin pour mettre fin aux hostilités. Et qui semble de plus en plus fragilisé. "Livrer Netanyahu" Ces funérailles ont lieu en pleine reprise des hostilités, malgré un cessez-le-feu conclu à la mi-juin: les Etats-Unis ont de nouveau frappé l'Iran dans la nuit pour tenter de réduire son contrôle sur le détroit d'Ormuz. Les forces iraniennes ont riposté en visant des sites au Koweït, au Qatar, à Bahreïn et en Jordanie. A Machhad, la tension est palpable: un avion de chasse, qui a escorté l'appareil transportant la dépouille du guide suprême jusqu'à la ville, survole à plusieurs reprises la foule endeuillée. Et la sécurité est aux abois sur les toits. Mohammad Afsharian, employé de 41 ans, estime les efforts diplomatiques "quasiment enterrés". "Même si nous parvenions à un accord avec les Etats-Unis, nous aurions toujours des problèmes avec Israël", ennemi juré de la République islamique depuis son avènement en 1979. "Si Trump veut négocier un accord, il doit nous livrer Netanyahu", insiste-t-il, alors que le sentiment général n'est clairement pas au dialogue avec le "Grand satan". "Il va y avoir du sang" Au pied d'un hôtel qui s'appelle le Miami, une banderole géante montre une caricature du président américain dont la tête est mise à prix. Un fidèle se promène lui avec une pancarte montrant Donald Trump avec la mention en anglais: "there will be blood" (il va y avoir du sang). Alors que la foule s'épaissit, bénévoles et secouristes l'arrosent d'eau pour tenter d'atténuer la chaleur. Un laudateur électrise les participants avec des slogans religieux repris en chœur. Ce sera l'épilogue de six jours de funérailles qui auront vu la dépouille du guide suprême, après un long hommage à Téhéran, traverser de hauts lieux du chiisme dans le pays et l'Irak voisin. Les obsèques d'Ali Khamenei, élevé en martyr, sont comparables à celles de son prédécesseur en 1989, l'ayatollah Rouhollah Khomeini, fondateur de la République islamique, et ont vu des millions d'Iraniens envahir lundi les rues de la capitale puis mardi de la ville sainte de Qom. Son fils et successeur, Mojtaba Khamenei, n'a toujours pas été vu en public depuis sa nomination en mars. Aucune déclaration en son nom n'a été diffusée depuis le début des cérémonies samedi à Téhéran. Blessé dans les bombardements, le dirigeant de 56 ans ne s'exprime que par des communiqués qui lui sont attribués.
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