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03.03.2026 à 08:17

Au Puy-en-Velay, fief de Laurent Wauquiez, la droite en position de force

FRANCE24
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Tout juste l'édile de cette ville de 18.500 habitants, aux manettes depuis 2016 lorsqu'il a succédé à Laurent Wauquiez, a-t-il diffusé une vidéo sur Facebook pour vanter son mandat, refusant par ailleurs les sollicitations de la presse. Après avoir attendu le 23 février pour déclarer officiellement sa candidature, il a dévoilé sa liste "Bon cap, énergies nouvelles" vendredi, au lendemain du dépôt des candidatures pour les scrutins des 15 et 22 mars. Y figure en dernière position Baptiste Wauquiez, étudiant de 22 ans et benjamin de l'équipe, mais aussi l'assistante parlementaire de Laurent Wauquiez. "Je n'y vais pas tout seul", a déclaré le nouveau venu, qui a pris la parole lors de la présentation de la liste devant une assemblée conquise, disant être "très reconnaissant" au maire de lui avoir donné sa "chance". "Je ne me projette pas du tout dans une carrière politique aujourd'hui, c'est un engagement local", insiste-t-il auprès de l'AFP. Interrogé sur ce point, M. Chapuis s'agace: "Tous les gens qui sont dans mon équipe sont un atout supplémentaire", "on a des énergies nouvelles avec un +s+" et "Laurent Wauquiez n'est pas sur la liste". Quant à remplacer le maire, 71 ans, ce n'est "pas du tout le sens de mon engagement", affirme Baptiste Wauquiez. Fonds régionaux Dans les coquettes rues pavées et colorées de la cité vellave, qui n'a pas connu de second tour depuis 1995, beaucoup d'électeurs sont convaincus de l'issue du scrutin. "Je vois Michel Chapuis passer au premier tour", donc "je pense qu'on n'aura pas besoin de se déplacer le 22 mars", se félicite Thierry Mialon, ancien cadre EDF partisan de l'équipe en place. Quant à la présence de l'aîné des enfants Wauquiez sur la liste, "ça permet un ancrage de la famille", "on sait tout ce qu'a fait Laurent Wauquiez pour la ville avec l'argent de la région", poursuit-il. De fait, l'ancien président d'Auvergne-Rhône-Alpes, désormais conseiller spécial, accusé par l'opposition écologiste de cumuler les mandats, a inauguré samedi au Puy un complexe sportif flambant neuf, financé par des fonds régionaux. Ces élections sont "cousues d'avance, ça ne fait aucun doute. On sait très bien qui va repasser", se résigne de son côté Marie-Christine, retraitée, qui n'a pas souhaité donner son nom. Elle pointe la "dynastie" Wauquiez, une "forme d'oligarchie", selon elle. L'opposition? "Il leur manque de l'humain, du contact pour faire passer leurs idées (...) je trouve que c'est très fermé", regrette-t-elle. Transparence Une enquête du PNF (parquet national financier) ouverte en 2022 pour des soupçons de favoritisme dans l'attribution de la gestion du marché couvert du centre-ville, avait affaibli le maire, conduisant une partie de son équipe à ne pas se représenter. D'autres marchés publics sont désormais dans le viseur du PNF. Pourtant "la situation globale joue pour lui", avec "des conditions favorables" dans une ville où la droite ne s'est véritablement implantée qu'à partir de 2008 et l'élection de Laurent Wauquiez, souligne Mathias Bernard, politologue et président de l'Université Clermont-Auvergne. Outre la présence de deux listes à gauche, M. Chapuis bénéficie de l'absence du RN qui avait recueilli 22,34% des suffrages lors des législatives de 2024. "Je n'ai aucun problème par rapport au nom de famille. J'attends plutôt les propositions, les projets", souligne auprès de l'AFP Laurent Johanny, 43 ans, à la tête d'une liste de gauche "écologiste et sociale". En l'absence d'accord, il affrontera aussi Naziha Bouachmir, candidate LFI. Au-delà des cantines bio et de la végétalisation, M. Johanny propose plus de transparence dans la vie locale, dénonçant auprès de l'AFP une organisation jusqu'ici "très pyramidale". "Quand on connaît un petit peu le fonctionnement de la ville, (...) la question de l'éthique et de la transparence, c'est bien la moindre des choses qu'on peut avoir dans notre programme", dit-il.

03.03.2026 à 08:05

Thomas Jolly: "il y a beaucoup de liens entre le théâtre et les jeux vidéo"

FRANCE24
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Dans un entretien à l'AFP, le directeur artistique des cérémonies d'ouverture et de clôture des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 revient sur son parcours de joueur et les ponts qu'il établit entre le théâtre et le monde vidéoludique. La volonté du CNC de mettre à la tête des commissions des personnalités qui sont extérieures mais intéressées au domaine permet que les débats soient aussi plus riches. Entre le théâtre et le jeu vidéo, je trouve qu'il y a beaucoup de liens: ce sont vraiment deux arts qui s'adressent de manière très directe aux joueurs ou aux spectateurs et leur proposent une expérience à la fois singulière et collective. Quand j'ai monté Richard III en 2016, on a créé un petit jeu vidéo inspiré par Pac-Man. Ce n'était pas simplement un petit caprice de ma part: c'était aussi un objet qui permettait une entrée dans l'œuvre de Shakespeare." R: "La commission se réunit quatre fois par an. Je suis le président - mon mandat est bénévole - et il y a une vingtaine d'experts avec moi, et on épluche les dossiers d'écriture, de pré-production et de production. J'ai un vote, comme tout le monde, et mon seul pouvoir, c'est qu'en cas d'égalité, mon vote compte double. J'ai grandi et j'ai affiné mon travail grâce aux aides publiques de subventions pour le théâtre. Je retrouve un peu les mêmes spécificités dans cette commission-là, à savoir des projets qui peuvent se permettre d'être audacieux, de prendre des risques." R: "Je joue depuis mon enfance. J'ai eu la NES (première console de salon de Nintendo) dès qu'elle est sortie, ma première console. En ce moment, je joue à +Towers of Aghasba+ (un jeu d'exploration) et +Dome Keeper+ (un jeu de stratégie). Mon jeu favori, c'est Zelda. Assassin's Creed est une autre grosse référence pour moi." R: "C'était important que, dans la cérémonie, il (le jeu vidéo) y figure tout comme d'autres arts, comme l'animation par exemple. Je sais que le secteur du jeu vidéo a été assez surpris et heureux de se voir figurer dans la cérémonie, ce qui pour moi était logique." R: "Ca a pu être le cas mais j'ai l'impression que c'est en train de bouger. Il reste un fond comme ça, peut-être un peu de mépris, qui est bien souvent alimenté par une méconnaissance, non seulement des créateurs et créatrices mais aussi des enjeux techniques et technologiques que chaque jeu essaie de repousser." R. "Il est à un moment intéressant de sa jeune histoire. Parce qu'on se rend compte que le jeu vidéo a des grands-parents comme le théâtre qui lui-même, à l'arrivée du cinéma, a dû être remis en question, se recentrer sur lui-même et se repenser. C’est une crise qui est un peu comme une ritournelle dans les arts. Il y a une question qui m'intéresse dans le jeu vidéo, c'est de faire appel à des créateurs extérieurs. On voit par exemple Hideo Kojima (créateur japonais de la série Metal Gear, NDLR) qui a fait appel à Woodkid pour la musique de +Death Stranding 2+. Il y a peut-être des ponts artistiques à faire qui enrichiront les objets."

03.03.2026 à 08:01

Municipales: toute la France vote... sauf 68 communes sans candidats

FRANCE24
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Nichée dans une vallée du massif des Vosges, Rothau (Bas-Rhin), 1.500 habitants, est la commune la plus peuplée de France à ne pas avoir enregistré de liste. La faute à des désaccords au sein de l'équipe qui devait se présenter, explique à l'AFP le sortant, Marc Scheer, maire depuis 2001 et conseiller municipal depuis 1989. À 77 ans, lui-même ne se voyait pas rempiler. "Il est temps, je n'ai pas envie de me retrouver comme (l'ex-président des États-Unis, Joe) Biden, en train de se casser la figure et de bafouiller! Je sais quelles sont les difficultés de l'âge", lâche-t-il. Mais l'édile n'est pas inquiet pour la suite. "Je pense que la décision qu'ils ont prise est la plus intelligente", juge-t-il. "Plutôt que d'avoir une équipe qui se tire dans les pattes, il vaut mieux reprendre la constitution d'une liste de manière plus sereine, ce qui permettra d'avoir un conseil municipal en pleine forme et en pleine action dans les trois mois qui viennent." "Individualiste" Comme c'est le cas dans les communes sans candidats, une fois l'équipe sortante arrivée au bout de son mandat, Rothau sera administrée pendant trois mois par une équipe transitoire nommée par le préfet, le temps d'organiser un nouveau scrutin. Si la situation se répétait, cette période serait prolongée et ainsi de suite jusqu'à ce qu'un conseil municipal soit élu... ou que la commune, en dernier ressort, soit fusionnée avec une voisine. "Les gens ne jouent pas collectif aujourd'hui, ils jouent individualiste", regrette Béatrice Pritzy, maire sortante et sans succession de Chapelle-d'Huin (Doubs), 530 habitants. "Quand je suis allée voir les gens susceptibles d'être au conseil, ils m'ont dit +non, on a des jeunes enfants, on travaille tous les deux, on n'a pas le temps+...", raconte la première magistrate de ce village, dont beaucoup de résidents travaillent en Suisse. Elle n'a pas voulu d'un second mandat qu'elle pourrait terminer à 73 ans - "j'ai des soucis pour dormir, je ne veux pas y laisser ma santé". D'autant que le prochain mandat, théoriquement de six ans, est susceptible d'être rallongé pour éviter que les élections municipales suivantes aient lieu en pleine campagne présidentielle de 2032. "C'est épuisant !" Le nombre de communes sans candidat est néanmoins en recul par rapport à 2020, quand il était de 106. "Plutôt une bonne nouvelle", relève Géraldine Chavrier, chercheuse spécialiste des collectivités à l'université Panthéon-Sorbonne. Et ce malgré un changement de règles qui oblige à présenter des listes plus complètes (autant que le nombre de conseillers municipaux moins deux) et respectant la parité femmes-hommes, même dans les communes de moins de 1.000 habitants. Le nombre de démissions de maires, en forte hausse au cours de ce mandat, avec près de 2.200 édiles qui ont jeté l'éponge entre juillet 2020 et mars 2025, peut expliquer selon elle les difficultés à trouver des volontaires. "Quand vous êtes tête de liste et que vous abandonnez parce qu'il y a trop de travail, votre premier adjoint se dit qu'il ne va pas se lancer et il devient extrêmement difficile de déposer des listes complètes", détaille-t-elle. Des difficultés propres à la commune peuvent aussi décourager les bonnes volontés, comme à Rochejean (Doubs), 750 habitants, où l'ancien maire, épinglé pour sa mauvaise gestion des finances locales, a dû démissionner en cours de mandat. Florence Schiavon, qui l'a remplacé au pied levé en 2024 "par obligation" et pour clore un mandat "un peu compliqué", regrette qu'il n'y ait "pas eu beaucoup de monde intéressé" pour prendre sa suite. À 71 ans, "j'ai envie de faire autre chose, autant que je peux", dit-elle, confiant avoir été fatiguée des lettres anonymes de citoyens critiquant la gestion municipale. "C'est pénible, c'est lourd, c'est épuisant!"

03.03.2026 à 07:59

"Le Passage", plongée d'un père dans les abysses de la dépression adolescente

FRANCE24
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Sur la couverture, deux petites silhouettes cheminent sous un ciel étoilé, vers un lointain point de lumière. Publié le 11 mars chez Hachette, c'est un récit sans pathos, où la voix d'une adolescente répond à celle de son père, un roman graphique à l'illustration épurée en noir et blanc, plein de fantaisie et d'humour, malgré son sujet grave. Il dépeint le "passage" de l'adolescence, une époque "compliquée pour tout le monde, sans doute beaucoup plus aujourd'hui", mais aussi celui "d'un type de 47 ans qui se sent décrocher face à un monde qui change très vite", dit Mathieu Persan à l'AFP. "C'est aussi l'épreuve qu'on traverse tous les deux, pour arriver à redécouvrir que la vie vaut la peine" d'être vécue, poursuit ce père aux traits juvéniles, illustrateur de presse reconnu, "très peu orthodoxe" car il "fait tout à la souris" d'ordinateur. "J'aurais aimé qu'on me dise que ça allait secouer", dit le narrateur. Car un soir, la police appelle: il faut rentrer de toute urgence. Fous d'inquiétude, sa femme et lui courent, main dans la main vers un "abysse inconnu": leur fille aînée a voulu mettre fin à ses jours. Une détresse jusqu'ici cachée. "Comment se fait-il que dans la nuit étoilée, elle ne voie plus que le noir infini ?", se demande l'auteur. Dans le roman, l'ado relate les jours "brumeux et froids" qui s'enchaînent dans un monde absurde, le sentiment d'abriter un parasite qui dévore les désirs, l'énergie, l'envie de vivre... la bonne élève se sent "sortie d'un moule dans lequel on (l')a pressée trop fort". "Ils ne savent pas comment s'y prendre pour me recoller", dit-elle, lucide. Pendant les mois d'hospitalisation de sa fille, aujourd'hui âgée de 18 ans, Mathieu Persan se remémore avoir eu avec elle "de grandes discussions très apaisées, qu'on ne pense jamais avoir avec son enfant, sur le sens de la vie, des choses très crues". "Elle m'a raconté la dépression, une maladie qui vous fait vivre dans un état de torpeur absolument atroce". "Elle exprimait quelque chose de très fort qu'il fallait transmettre", poursuit l'illustrateur, qui s'est lancé à corps perdu, huit heures par jour, dans ce roman composé en un été. "ParcoursPsy" "Parce que la dépression n'est pas une faiblesse de l'âme, or on entend encore: "+Va faire du sport !+, +Lève-toi, regardons ce film+... nombre d'amis m'ont dit: +Mais pourquoi vous ne partez pas en vacances ?+", dit-il. Confronté à ce qu'il appelle "ParcoursPsy", Mathieu Persan dénonce une véritable "sélection sociale", sorte de Parcoursup des soins où les familles sont confrontées à la rareté d'établissements saturés, la cherté des consultations de psychologues non remboursées, et une prise en charge parfois déshumanisante. "Comment font les personnes aux moyens modestes, dans les déserts médicaux ?" Le 4 avril, il participera à la course solidaire "Run for Lorène" organisée à Nantes par l'association Effervescence Jeunes. Créée par les parents d'une jeune fille de 15 ans, poignardée par un élève de son lycée souffrant de troubles mentaux à Nantes, en avril 2025, elle finance des projets en faveur de la santé mentale des jeunes. Mathieu Persan veut rendre hommage à "tous ces enfants qui ne vont pas bien et qu'aujourd'hui on n'entend pas". En 2024 les hospitalisations d'adolescentes pour tentatives de suicide ou automutilations ont augmenté "massivement" selon les statistiques publiques (Drees): +22% pour celles âgées de 10 à 14 ans, +14% de 15 à 19 ans, des chiffres qui ne suscitent plus d'émoi, déplore-t-il. "Le proviseur de son lycée nous a dit, et c'est assez terrifiant: +Ne vous inquiétez pas on a l'habitude, on en a deux à trois par classe+". "Notre fille a arrêté les cours en décembre: on ne nous a jamais rappelés pour savoir ce qu'elle devenait: on a juste reçu un bulletin sans aucune note". Les droits d'auteurs du "Passage" sont reversés à des associations oeuvrant pour la santé mentale des jeunes.

03.03.2026 à 07:55

En Alsace, des mini-séismes mettent à mal la géothermie

FRANCE24
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Impossible de rater l'impressionnante installation de l'entreprise Lithium de France dans la commune de Betschdorf (Bas-Rhin): au milieu des champs, une tour métallique de forage de 51 mètres a été dressée. Une fois l'installation prête, en injectant de l'eau froide vers les profondeurs, l'industriel pourra la récupérer en surface à 150 degrés, et ainsi alimenter des réseaux de chaleur. L'entreprise prévoit également d'exploiter le lithium dissous dans l'eau pour en tirer chaque année 1.500 tonnes d'équivalent carbonate de lithium, qui sert de matière première pour fabriquer les batteries électriques. Cette activité intéresse fortement le gouvernement, qui y a envoyé début février le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, pour vanter cette technologie qui diminuerait la dépendance de la France aux importations de gaz et de lithium. Le sous-sol alsacien se prête particulièrement à l'exploitation de la géothermie, l'eau chaude y étant présente moins profondément qu'ailleurs, explique à l'AFP Julie Maury, géologue au Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM). "À cause des risques" Mais, revers de la médaille, les forages peuvent y faire trembler la terre plus facilement. Et ces secousses, qui surviennent généralement plus près de la surface que les séismes naturels, sont davantage ressenties à magnitude égale, détaille-t-elle. La secousse la plus forte liée à la géothermie dans la région a été de magnitude 3,9 sur l'échelle de Richter en juin 2021, à La Wantzenau près de Strasbourg. Le forage à l'origine de ce séisme avait déjà dû être stoppé net quelques mois plus tôt. Et plus récemment, d'autres projets ont été mis à l'arrêt en Alsace du nord, où se concentrent la plupart des installations. Lithium de France a ainsi renoncé à un forage à Soufflenheim en juin 2025, et une centrale géothermique exploitée par Électricité de Strasbourg à Rittershoffen a été arrêtée sur ordre préfectoral en décembre 2025. Par conséquent, localement, le développement de ces projets suscite des oppositions. "On est contre, à cause des risques", s'inquiète Joël Rang, qui habite dans un lotissement à quelques centaines de mètres du site de Lithium de France. "Je me sens beaucoup plus concerné en regardant par la fenêtre de ma maison la tour de forage!", ajoute ce développeur informatique. "La population est très sensible aux séismes. Quand vous sentez ça au fond de votre lit, c'est quand même inquiétant", abonde Muriel Manière, porte-parole d'un collectif d'opposants, installée dans un village proche. Pollution sonore, olfactive, lumineuse, dangers pour la forêt, pour des sites mémoriels de la Seconde Guerre mondiale... elle est intarissable sur les risques prêtés à cette activité. "Sécurité maximale" "Nous sommes des gens ruraux, on n'a plus de médecins, et on nous colle les industries productrices d'énergie qu'on ne consommera pas, puisque c'est pour les grandes villes. On est les dindons de la farce!", résume-t-elle. Les réseaux de chaleur, trop coûteux à déployer en zone rurale, pourraient plutôt alimenter Haguenau, 35.000 habitants, à une dizaine de kilomètres, redoutent les opposants. La chaleur tirée d'un site pourrait potentiellement chauffer 20.000 foyers, estime Lithium de France, qui à ce stade, envisage cependant plutôt de fournir des zones industrielles que des particuliers. "Nous ne pourrions pas opérer sans montrer patte blanche sur notre capacité à maîtriser ces risques", veut rassurer Pierre Brossollet, PDG d'Arverne, le groupe propriétaire de l'entreprise. Pour lui, "les techniques utilisées" et "le travail en bonne coordination et en bonne intelligence avec les services de l'État doivent pouvoir garantir une sécurité maximale autour de cette question de sismicité". Toute secousse au-delà d'un certain seuil entraînerait automatiquement l'arrêt des forages, leur reprise ne pouvant être décidée que par la préfecture. "Il y a une forme de responsabilité de l'exploitant de comprendre qu'il est partie prenante du territoire", abonde François Werner, élu régional (Nouveau centre) chargé de l'énergie. Car "l'extraction du sous-sol, (...) dans l'inconscient de chacun, ça parle".
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