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16.06.2026 à 21:43

FRANCE24
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"Des marches blanches, il y en a tous les jours." D'une simple phrase, au bout d'une heure d'interview sur BFMTV dimanche soir, le numéro un du RN a relancé une polémique apparue une semaine plus tôt. Précisément le 7 juin, quand il était photographié en tribune officielle au Grand Prix de Monaco, verre à la main au côté de sa compagne, la princesse Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles, à l'heure même où s'élançait dans le Gers la marche en hommage à la fillette de 11 ans dont la mort bouleverse le pays depuis bientôt quinze jours. "La famille avait demandé à ce qu'il n'y ait aucun responsable politique, donc je ne comprends pas bien ce que vous me reprochez", s'est d'abord défendu M. Bardella. En l’occurrence, de "s'éclater avec la jet set (...) pendant que toute la France était en deuil", comme l'avait la première dénoncé l'écologiste Marine Tondelier. Ou encore d'être "plus loge VIP que bal populaire" et "plus champagne que Picon bière", selon les termes du communiste Fabien Roussel mardi matin sur SudRadio. Accusation servie aussi sur les bancs macronistes par le député Charles Sitzenstuhl raillant "Jordan Bardella de Monaco" et son collègue Pierre Cazeneuve le qualifiant de "candidat des riches (qui) va boire du champagne à Monaco en regardant le Grand Prix". Critiques balayées par le pilote vedette de l'écurie RN. Déjà, il buvait "un coca avec des glaçons". Ensuite, il n'a "publié aucune photo" et n'est "pas responsable des paparazzades" dont il est l'objet. Enfin et surtout, il "apprécie beaucoup la Formule 1" et il a "régulièrement l'occasion d'aller à des Grands prix. C'est d'ailleurs en accompagnant son père l'an dernier au même évènement sur le Rocher qu'il avait rencontré sa royale compagne. "Erreur de débutant" Visiblement agacé par la mise en cause, M. Bardella a même retourné la question aux journalistes qui l'interrogeaient: "Vous étiez où, vous, dimanche dernier?". Avant d'ajouter, ironique: "Ce soir je pensais peut-être aller au cinéma voir le film sur le Général de Gaulle, est-ce que vous êtes d'accord pour que j'y aille?" Ses détracteurs ont évidemment vu dans la séquence un signe de fébrilité. A gauche, un chef de parti sort le drapeau rouge: "C'est de l'amateurisme total. Une erreur de débutant." Autrement plus grave que son manque d'inspiration sur un plateau télé en décembre, quand il ne trouvait rien de mieux, pour Nicolas Sarkozy comme Donald Trump, qu'un flagorneur +où trouve-t-il toute cette énergie?+. Dans les rangs du parti à la flamme, un porte-parole assure - plus de 24 heures après - ne pas avoir visionné l'émission dominicale. Mais de toute façon, depuis que les photos circulent, "personne ne m'en a parlé sur le terrain", ajoute ce cadre, qui trouve que son chef et sa bienaimée "sont mignons tous les deux" et qu'après tout "ils n'étaient pas non plus à un concert de David Guetta". Minimiser, voire nier, car au RN les dérapages n'existent pas. Pas plus que les trajectoires divergentes, pourtant exposées en public depuis que M. Bardella a indiqué "examiner" un possible relèvement de l'âge légal de départ en retraite, puis martelé que "l'âge légal ne veut rien dire". Marine Le Pen et ses troupes s'échinent depuis à garantir que sa promesse de 2022 (revenir à 62, voire 60 ans, avec 40 à 42 années de cotisation) demeure d'actualité. Quand on lui demande, la triple candidate à l'Elysée, dans l'attente du verdict de son procès le 7 juillet, affirme même qu'elle "n'arrive pas à comprendre où vous voyez une contradiction" avec ce que dit son dauphin. "Ils pensent la même chose, mais pas avec les mêmes mots", esquive le porte-parole précité. Quitte à laisser prospérer les spéculations sur la ligne du candidat de rechange, comme sur sa capacité à tenir la distance jusqu'à la ligne d'arrivée.

16.06.2026 à 21:35

FRANCE24
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Dans ses projections macroéconomiques publiées mardi, la banque centrale française s'attend dorénavant à une croissance de 0,5% du PIB sur l'année 2026, soit nettement moins que les 0,9% qu'elle prévoyait en mars. C'est aussi bien plus pessimiste que les attentes du gouvernement, qui table à ce stade sur +0,9% cette année. Le Fonds monétaire international (FMI), quant à lui, avait abaissé en mai sa prévision de croissance de la France en 2026 de 0,9% à 0,7%. "Le prix du pétrole a davantage augmenté que dans les hypothèses du scénario de base de mars. Mais surtout, l'activité s'est avérée moins résiliente qu'anticipé au premier trimestre 2026", avec un recul de 0,1% du PIB, "et devrait rester relativement atone au deuxième trimestre", a expliqué la Banque de France. Elle souligne cependant que ces projections ont été "réalisées dans un environnement international particulièrement incertain" et sans tenir "compte de l'annonce du 14 juin relative à la signature possible d'un accord-cadre entre les États‑Unis et l'Iran". Ces prévisions "en demi-teinte" ne prennent pas en compte "les annonces de cessez-le-feu et de réouverture du détroit d'Ormuz" au Moyen-Orient, a d'ailleurs réagi le ministère de l'Economie, qui veut y voir le "signal de relance de l'économie française" "L'heure est au retour de la confiance collective : c'est elle, davantage que la dépense publique, qui permettra de soutenir durablement la croissance", selon le ministre Roland Lescure. "Rebond" en 2027 et 2028 La Banque de France a aussi nettement relevé sa prévision d'inflation pour l'année 2026. L'inflation IPCH (Indice des prix à la consommation harmonisé, qui permet les comparaisons entre les différentes inflations de la zone euro) grimperait à 2,5%, contre 1,7% lors des prévisions de mars, "tirée par la hausse des prix de l'énergie et ses effets indirects". Dans son scénario central, la banque s'attend en 2027 à un "rebond" de la croissance à 0,9% (contre 0,8% prévu en mars) et 1,2% en 2028 (comme précédemment). Elle serait "soutenue par le redressement de la demande intérieure privée, en particulier la consommation des ménages et l'investissement des entreprises". L'inflation refluerait en 2027 et 2028 à 1,7%, en raison de la détente des prix de l’énergie (contre respectivement 1,4% en 2027 et 1,6% en 2028 prévus en mars). De son côté, la Banque centrale européenne (BCE) a ajusté jeudi ses prévisions, prévoyant désormais une inflation globale de 3% dans la zone euro en 2026 et une croissance de 0,8%, avec des scénarios alternatifs. La Banque de France envisage elle aussi trois scénarios, en plus de celui de base prévoyant une flambée transitoire des prix des hydrocarbures à partir d'hypothèses arrêtées au 21 mai. L'un, plus favorable, reposerait sur une baisse plus rapide et plus marquée des prix des hydrocarbures, et deux plus défavorables sur des anticipations de marché plus pessimistes. Dégradation du déficit Dans le scénario le plus défavorable, l'inflation atteindrait 4% en 2026 et 3,9% en 2027 avant une normalisation en 2028. Le PIB stagnerait en 2026 et 2027, avant un rebond en 2028. La Banque de France publie également mardi son enquête mensuelle de conjoncture pour mai, menée auprès de 8.500 chefs d'entreprises: elle montre un net ralentissement de l'activité dans l'industrie et un recul dans les services et le bâtiment. Les chefs d'entreprises anticipent en revanche une meilleure activité en juin. Dans ses projections, la banque centrale se montre peu optimiste pour les finances publiques françaises: le déficit public "pourrait se dégrader légèrement en 2026". Après s'être établi à 5,1% en 2025, il serait de 5,2% du PIB "en l'absence de mesures d'économies supplémentaires". Le redressement du déficit pourrait alors être "limité" dans les années à venir, "ne permettant pas une stabilisation du ratio de dette", qui augmenterait pour atteindre 122% du PIB en 2028.

16.06.2026 à 21:29

FRANCE24
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"Cette dynamique de marché positive doit désormais devenir un levier de confiance et un signal fort pour encourager aussi bien les conversions que les installations", appelle cette agence étatique chargée de promouvoir ce mode de production sans pesticides ni engrais de synthèse, mais aussi de produire les statistiques officielles. En 2025, la France a perdu 30.737 hectares dédiés à l'agriculture biologique, a précisé l'agence lors d'une conférence de presse, après des baisses de plus de 50.000 hectares chacune des deux années précédentes. Ces surfaces atteignent 2,69 millions d'hectares, soit 10% de la surface agricole, un niveau relativement stable depuis 2021 alors que la loi fixe un objectif de 21% d'ici 2030. Le nombre de fermes engagées en agriculture biologique a reculé pour la première fois en 2025, de 1,3%, un chiffre annoncé en février et confirmé mardi, à 61.159 fermes. Sur les premiers mois de 2026, une dynamique encourageante, avec un nombre de nouvelles fermes bio supérieur aux années précédentes, a été observée, selon le président de l'agence, Bruno Martel. Avec des "signaux optimistes" pour les filières laitière et viande bovine, qui avaient observé d'importantes "déconversions" ces dernières années. "Regain de sensibilisation" La conversion au bio prend plusieurs années. Mais la période d'inflation avait entraîné à partir de 2022 de nombreuses déconversions, la consommation de produits bio ayant chuté sur fond de crise du pouvoir d'achat. Signe encourageant, certaines filières (grandes cultures et maraîchage) voient leurs surfaces en première année de conversion augmenter à nouveau, note l'agence. Elle a aussi confirmé mardi la reprise de la consommation, à 12,6 milliards d'euros, en hausse de 3,6% par rapport à 2024 surtout grâce à une augmentation des volumes vendus, mais aussi avec un léger effet prix. Ces niveaux ne sont plus si loin du pic de 2020 (12,83 milliards). Bruno Martel note un "regain de sensibilisation" des consommateurs avec le retour dans l'actualité de sujets liés aux pesticides, aux "risques pour la santé et la qualité de l'eau". Cette reprise s'observe dans tous les circuits, y compris la grande distribution qui renoue "pour la première fois" avec la croissance. La restauration collective a observé une hausse de 6,9% et la restauration commerciale une petite amélioration de 1,2%. Mais la restauration hors domicile ne concerne qu'un dixième de la consommation de produits bio et les cantines restent encore très loin de l'objectif de 20% de produits bio fixé par la loi. Mi-mai, la ministre de l'Agriculture Annie Genevard avait exhorté les cantines de l’État à "montrer l'exemple" et à être "meilleur élève", avec une restauration publique loin des objectifs. "Missions confirmées" Un temps menacée de disparition dans le cadre du budget 2025, l'Agence bio a vu ses budgets 2026 "confirmés et validés", selon Bruno Martel. La reprise du bio "n'est pas qu'un enjeu de production et de consommation", mais dépend d'acteurs multiples, y compris les ministères de tutelle (Agriculture et Transition écologique), a-t-il déclaré. Il a ajouté souhaiter personnellement le retour au conseil d'administration de l'agence de Synadis Bio, le syndicat des distributeurs spécialisés. Synadis avait quitté l'agence en début d'année pour protester contre le risque de "démantèlement" par le gouvernement. En visite mi-mai sur l'exploitation de M. Martel, éleveur laitier, Annie Genevard est venue réaffirmer son soutien au bio. "Elle a confirmé les missions et le rôle de l'Agence bio", s'est félicité mardi son président. Elle était venue annoncer le fléchage vers l'agriculture bio de cinq millions d'euros sur une enveloppe de 40 millions dédiés aux mesures agro-environnementales et climatiques (Maec). Cette enveloppe est issue des 150 millions d'euros de reliquat d'aides européennes dédiées à la conversion des fermes au bio, non dépensés faute de demande. L'Agence Bio n'a pas pris position mardi sur l'allocation du reste des reliquats. Depuis le départ de l'ancienne directrice Laure Verdeau, la nouvelle gouvernance de l'agence a pris de la distance avec les sujets politiques.

16.06.2026 à 20:59

FRANCE24
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Plusieurs dizaines de millions de données et plus de 1.500 sociétés ou entités (dont, également, l'enseigne de bricolage Leroy Merlin, diverses fédérations sportives ou des sites médicaux...) auraient été dans le viseur de ces hackers, avait précisé à l'AFP la semaine dernière l'Office anti-cybercriminalité (OFAC). Les deux jeunes hommes sont poursuivis pour les infractions d'atteintes à un système automatisé de données, a exposé mardi le parquet de Paris, sollicité par l'AFP. Contactée par l'AFP, l'avocate du majeur, Émilie Quinton, n'a pas souhaité s'exprimer. Sept personnes avaient été interpellées lors du démantèlement de ce groupe spécialisé dans l'extraction et la revente de données informatiques sensibles, avait annoncé jeudi dernier à l'AFP l'OFAC. Le sort des autres interpellés n'a pas été mentionné par le parquet de Paris. "Ce sont de jeunes hackers français en quête de notoriété et se croyant hors d'atteinte", avait présenté à l'AFP la commissaire Julie Benoit, cheffe du pôle des enquêtes cyber à l'OFAC. Les interpellés étant décrits comme des jeunes "totalement décomplexés", "souvent des autodidactes". Les différentes attaques avaient été revendiquées dans les médias et les données mises en vente sur des forums tels que BreachForums. Interpellations dans toute la France "On a une stratégie qui est claire: recouper, identifier, neutraliser", assurait encore la commissaire Benoit. L'enquête, pilotée par l'antenne rennaise de l'Office anti-cybercriminalité, a débuté en novembre 2025, à la suite d'une attaque informatique ayant visé "une entreprise basée à Rennes", avait révélé l'OFAC la semaine passée. Les interpellations ont eu lieu sur l'ensemble du territoire avec la mobilisation de différentes antennes de l'Office, à Lille, Marseille, Strasbourg, Poitiers, Bordeaux ou Limoges. Lors des perquisitions, les enquêteurs ont saisi plusieurs supports numériques, soumis à analyse. Le jeune âge des membres de la cellule "Dumpsec" correspond au CV des hackers dans les radars de la justice parisienne chargée de la lutte contre les cyberattaques intensives de ces derniers mois en France. Fin janvier 2026, deux de ces pirates présumés avaient été mis en examen pour s'en être pris, dans une autre affaire, aux interfaces des académies de La Réunion, Reims et Clermont-Ferrand, notamment, à l'automne 2025. À l'époque de leur mise en examen, le plus jeune avait 17 ans, tandis que le plus âgé, 20 ans, était déjà connu des services de police pour des faits similaires, d'après le parquet de Paris. Ils ont été tous deux placés sous contrôle judiciaire après avoir été interpellés respectivement à Caen et Aix-en-Provence. Utilisées pour dérober des armes En tout début d'année 2026, un jeune majeur, né en 2007, a été mis en examen pour son implication présumée dans le piratage massif de données de la Fédération française de tir (FFTir), utilisées pour dérober des armes en France. Cette cyberattaque avait été suivie d'agressions et de vols d'armes à feu - par effraction ou par usage de fausse qualité, comme celle de faux policier, par exemple - au préjudice de plusieurs adhérents de la fédération en différents points du pays. Enfin, en avril, un jeune hacker présumé, 21 ans, caché derrière l'alias "HexDex", avait été mis en examen et écroué. Interpellé en Vendée, ce suspect était dans la ligne de mire de la section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris, qui le relie à une centaine de signalements concernant des piratages de sites internet à partir du 19 décembre 2025. Parmi ses cibles, se trouverait une multitude de fédérations sportives françaises (voile, athlétisme, sport automobile, gymnastique, ski, rugby à XIII, aïkido, sport universitaire, montagne, escalade ou encore handisport). Également à son tableau de chasse présumé: des serveurs sensibles comme le SIA (Système d'information sur les armes) répertoriant les particuliers détenteurs d'armes.

16.06.2026 à 20:43

Audrey RACINE
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Les émissions de gaz à effet de serre de la France ont baissé plus qu'attendu pour 2024 et 2025. Le CITEPA, l'organisme de surveillance des émissions française, a revu ses estimations mais prévient: pour atteindre l'objectif fixé en 2030, il faudra plus que doubler le rythme de cette baisse. D'autant qu'il ne s'agit que des émissions brutes, c'est à dire sans compter le CO2 capté par les forêts et sols. Nos puits de carbone s'épuisent et nous aident de moins en moins à compenser ces émissions.
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