Lien du flux RSS
Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

13.08.2026 à 17:09

FRANCE 24
img
Un ressortissant russe qui aurait reçu "l'ordre" de Moscou d'"exécuter" un citoyen américano-ukrainien à Varsovie a été interpellé, a annoncé jeudi le Premier ministre polonais, Donald Tusk. L'assassinat a été empêché de justesse.
Un ressortissant russe qui aurait reçu "l'ordre" de Moscou d'"exécuter" un citoyen américano-ukrainien à Varsovie a été interpellé, a annoncé jeudi le Premier ministre polonais, Donald Tusk. L'assassinat a été empêché de justesse.

13.08.2026 à 17:06

FRANCE24
img
Des colons israéliens maintiennent le blocus de plusieurs maisons palestiniennes dans le nord de la Cisjordanie occupée, malgré l'intervention de l'armée israélienne.
Des colons israéliens maintiennent le blocus de plusieurs maisons palestiniennes dans le nord de la Cisjordanie occupée, malgré l'intervention de l'armée israélienne.

13.08.2026 à 16:56

FRANCE 24
img
Le chef de la junte malienne Assimi Goïta a gracié Yann Vézilier, un agent français de la DGSE condamné en juin au Mali à 20 ans de prison, selon un communiqué du gouvernement malien publié jeudi sur Facebook.
Le chef de la junte malienne Assimi Goïta a gracié Yann Vézilier, un agent français de la DGSE condamné en juin au Mali à 20 ans de prison, selon un communiqué du gouvernement malien publié jeudi sur Facebook.

13.08.2026 à 16:51

FRANCE24
img
Autrefois, "l'été était une période de l'année que j'adorais", raconte à l'AFP avec nostalgie cette femme de 85 ans. Mais cette époque est dorénavant révolue. Claudine Heitzmann loge dans un grand studio bien ordonné à deux pas des quais du Rhône, au 4ème étage d'une résidence municipale intergénérationnelle où cohabitent personnes âgées autonomes et étudiants. Un appartement lumineux doté d'un petit balcon, orienté plein sud. S'il est agréable en hiver ou à l'intersaison quand les températures sont douces, il devient rapidement "invivable" dès que les degrés s'affolent, déplore Claudine. "Comme on a du triple vitrage, j'ai l'impression de vivre sous vide", ironise-t-elle. Le bâtiment, pourtant récent, "n'a pas du tout été pensé pour la chaleur, alors que ça fait 30 ans que les scientifiques alertent sur le changement climatique". Cette semaine, le mercure a chatouillé les 38°C dans la capitale des Gaules tandis que la France traverse son cinquième épisode caniculaire de l'année. Ressenti "sans interruption" pour Claudine. Dehors, celui planté au pied de son kumquat en affiche dix de plus. Elle se barricade alors derrière ses rideaux occultants. "Il faut qu'on fasse avec", assure-t-elle. "Soit on passe sa vie à pleurer, se dire que +gnagnagna, il fait trop chaud+, soit on s'adapte." Vivre "au ralenti" Canicule après canicule, Claudine a appris à composer avec la chaleur. Le matin, elle se lève aux aurores pour "profiter de la fraîcheur", s'il y en a. Puis son emploi du temps est minuté: coup de ménage, balade de santé et saut au supermarché du quartier "pour avoir tout bouclé à 10H00". À cette heure-ci, on étouffe déjà dans les couloirs de la résidence que la nuit n'a pas su rafraîchir. Le murmure des télévisions s'échappe des appartements dont les portes sont laissées grand ouvertes pour aspirer les rares courants d'air. Des films anti UV ont pourtant été récemment apposés sur les baies vitrées de ces corridors, permettant d'y perdre en moyenne 5°C, note Catherine Caulet, directrice adjointe de l'établissement, situé dans le 2ème arrondissement de Lyon. Dans sa robe de coton blanche, les cheveux nacrés caressés par le souffle d'un ventilateur dernier cri, Claudine, ancienne kinésithérapeute appréciant d'ordinaire arpenter les parcs ou se rendre au Pilates, explique vivre ces temps-ci "au ralenti". Pour s'occuper, elle tricote, lit... Elle s'est également mise au coloriage de mandalas. "Ça aussi, ça ne donne pas chaud !" Mais tout cela ne suffit pas. Alors chaque après-midi, l'octogénaire prend ses petites affaires et descend au rez-de-chaussée de la résidence. En période de canicule, le salon partagé y est climatisé 7j/7 et 24h/24. On s'y réfugie pour papoter, jouer aux cartes ou faire une sieste, loin de la chaleur qui a investi les étages. Au 6ème sous les toits, il fait parfois 35°C chez Guy Petitjean, 73 ans, qui envisage d'acquérir l'an prochain une petite climatisation en complément de ses deux brumisateurs. "Il va falloir y passer car ça va être de pire en pire..." "Raplapla" Il arrive même que les plus fragiles, comme Michèle Hytte, résidente à la silhouette frêle de 93 ans, passent des nuits sur les fauteuils de l'espace climatisé. Une première depuis l'inauguration de la résidence Georges Rinck, selon la direction. Dans le studio de Michèle aussi, les heures chaudes sont éprouvantes. Quant à savoir combien il y fait au plus fort de la journée, "vous savez mon p'tit, je ne veux même plus regarder", répond-elle. "C'est ce que je ressens qui est important." Radio Classique en fond sonore, elle décrit une "grande fatigue" couplée à des "bouffées de chaleur" quotidiennes, qu'elle tente d'apaiser en se passant de l'eau sur le corps. "Je me sens raplapla", résume cette ancienne infirmière. Autour d'elle, des visages familiers sur les cadres photo parviennent toutefois à la faire sourire. Le moral de Victoria Houlli, 89 ans, est également "un peu à plat". Le simple fait d'arranger son lit le matin la fait suer à grosses gouttes. Elle doit faire des pauses, se désaltérer souvent. "De l'eau gazeuse salée, car quand on transpire on élimine du sel", appuie-t-elle, s'excusant d'avoir parfois des difficultés à parler en raison d'un AVC survenu il y a quelques mois. Et ses nuits ne sont pas de tout repos: impossible de laisser le ventilateur allumé. S'appuyant sur son déambulateur, elle actionne le vieil appareil qui se met à vrombir comme une mobylette. "Et pourtant je suis sourde !", lance-t-elle. Elle raconte s'endormir l'éventail dans la main. Il lui tarde de voir le mercure redescendre. Entre voisins, "on ne parle que de la chaleur, et ça me saoule", glisse-t-elle. Victoria est née en 1936. "J'ai vécu la guerre, j'ai appris à ne pas me plaindre."
Texte intégral (818 mots)
Autrefois, "l'été était une période de l'année que j'adorais", raconte à l'AFP avec nostalgie cette femme de 85 ans. Mais cette époque est dorénavant révolue. Claudine Heitzmann loge dans un grand studio bien ordonné à deux pas des quais du Rhône, au 4ème étage d'une résidence municipale intergénérationnelle où cohabitent personnes âgées autonomes et étudiants. Un appartement lumineux doté d'un petit balcon, orienté plein sud. S'il est agréable en hiver ou à l'intersaison quand les températures sont douces, il devient rapidement "invivable" dès que les degrés s'affolent, déplore Claudine. "Comme on a du triple vitrage, j'ai l'impression de vivre sous vide", ironise-t-elle. Le bâtiment, pourtant récent, "n'a pas du tout été pensé pour la chaleur, alors que ça fait 30 ans que les scientifiques alertent sur le changement climatique". Cette semaine, le mercure a chatouillé les 38°C dans la capitale des Gaules tandis que la France traverse son cinquième épisode caniculaire de l'année. Ressenti "sans interruption" pour Claudine. Dehors, celui planté au pied de son kumquat en affiche dix de plus. Elle se barricade alors derrière ses rideaux occultants. "Il faut qu'on fasse avec", assure-t-elle. "Soit on passe sa vie à pleurer, se dire que +gnagnagna, il fait trop chaud+, soit on s'adapte." Vivre "au ralenti" Canicule après canicule, Claudine a appris à composer avec la chaleur. Le matin, elle se lève aux aurores pour "profiter de la fraîcheur", s'il y en a. Puis son emploi du temps est minuté: coup de ménage, balade de santé et saut au supermarché du quartier "pour avoir tout bouclé à 10H00". À cette heure-ci, on étouffe déjà dans les couloirs de la résidence que la nuit n'a pas su rafraîchir. Le murmure des télévisions s'échappe des appartements dont les portes sont laissées grand ouvertes pour aspirer les rares courants d'air. Des films anti UV ont pourtant été récemment apposés sur les baies vitrées de ces corridors, permettant d'y perdre en moyenne 5°C, note Catherine Caulet, directrice adjointe de l'établissement, situé dans le 2ème arrondissement de Lyon. Dans sa robe de coton blanche, les cheveux nacrés caressés par le souffle d'un ventilateur dernier cri, Claudine, ancienne kinésithérapeute appréciant d'ordinaire arpenter les parcs ou se rendre au Pilates, explique vivre ces temps-ci "au ralenti". Pour s'occuper, elle tricote, lit... Elle s'est également mise au coloriage de mandalas. "Ça aussi, ça ne donne pas chaud !" Mais tout cela ne suffit pas. Alors chaque après-midi, l'octogénaire prend ses petites affaires et descend au rez-de-chaussée de la résidence. En période de canicule, le salon partagé y est climatisé 7j/7 et 24h/24. On s'y réfugie pour papoter, jouer aux cartes ou faire une sieste, loin de la chaleur qui a investi les étages. Au 6ème sous les toits, il fait parfois 35°C chez Guy Petitjean, 73 ans, qui envisage d'acquérir l'an prochain une petite climatisation en complément de ses deux brumisateurs. "Il va falloir y passer car ça va être de pire en pire..." "Raplapla" Il arrive même que les plus fragiles, comme Michèle Hytte, résidente à la silhouette frêle de 93 ans, passent des nuits sur les fauteuils de l'espace climatisé. Une première depuis l'inauguration de la résidence Georges Rinck, selon la direction. Dans le studio de Michèle aussi, les heures chaudes sont éprouvantes. Quant à savoir combien il y fait au plus fort de la journée, "vous savez mon p'tit, je ne veux même plus regarder", répond-elle. "C'est ce que je ressens qui est important." Radio Classique en fond sonore, elle décrit une "grande fatigue" couplée à des "bouffées de chaleur" quotidiennes, qu'elle tente d'apaiser en se passant de l'eau sur le corps. "Je me sens raplapla", résume cette ancienne infirmière. Autour d'elle, des visages familiers sur les cadres photo parviennent toutefois à la faire sourire. Le moral de Victoria Houlli, 89 ans, est également "un peu à plat". Le simple fait d'arranger son lit le matin la fait suer à grosses gouttes. Elle doit faire des pauses, se désaltérer souvent. "De l'eau gazeuse salée, car quand on transpire on élimine du sel", appuie-t-elle, s'excusant d'avoir parfois des difficultés à parler en raison d'un AVC survenu il y a quelques mois. Et ses nuits ne sont pas de tout repos: impossible de laisser le ventilateur allumé. S'appuyant sur son déambulateur, elle actionne le vieil appareil qui se met à vrombir comme une mobylette. "Et pourtant je suis sourde !", lance-t-elle. Elle raconte s'endormir l'éventail dans la main. Il lui tarde de voir le mercure redescendre. Entre voisins, "on ne parle que de la chaleur, et ça me saoule", glisse-t-elle. Victoria est née en 1936. "J'ai vécu la guerre, j'ai appris à ne pas me plaindre."
10 / 15

 

  GÉNÉRALISTES
Le Canard Enchaîné
La Croix
Le Figaro
France 24
France-Culture
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP / Senat
Le Media
La Tribune
Time France
 
  EUROPE ‧ RUSSIE
Courrier Europe Ctrale
Desk-Russie
Euractiv
Euronews
Toute l'Europe
 
  Afrique ‧ Asie ‧ Proche-Orient
Haaretz
Info Asie
Inkyfada
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
L'Orient - Le Jour
Orient XXI
Rojava I.C
 
  INTERNATIONAL
Courrier International
Equaltimes
Global Voices
Infomigrants
I.R.I.S
The New-York Times
 
  OSINT ‧ INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
G.I.J
I.C.I.J
 
  OPINION
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
Hors-Serie
L'Insoumission
Là-bas si j'y suis
Les Jours
LVSL
Politis
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Reseau Bastille
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Conspirationnisme
Culture
Curation IA
Extrême-droite
Human Rights Watch
Inégalités
Justice fiscale
Liberté de création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie
Wokisme
🌞