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09.02.2026 à 05:27

A Wine Paris, trois jours de salon pour contrer les multiples crises du vin

FRANCE24
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Le plus grand salon professionnel du vin au monde, selon ses organisateurs, avec une affluence supérieure l'an dernier à celle du pro-Wein de Düsseldorf, en Allemagne, sera inauguré par le président français Emmanuel Macron. L'événement attend pendant trois jours 6.200 exposants et 60.000 visiteurs du monde entier, acheteurs, distributeurs, ministres, Commission européenne... Et, pour la première fois, les fabricants spécialisés dans la production de vin et boissons sans alcool auront droit à un pavillon dédié. L'heure n'est pas à la fête pour le secteur, secoué par les nouvelles préférences de consommation, le changement climatique ou les guerres douanières que se livrent les Etats-Unis, la Chine, l'UE... Au moment où la France lance un nouveau plan d'aide à l'arrachage de vignes pour les viticulteurs en surproduction, ses exportateurs présenteront mardi un bilan commercial 2025 qui s'annonce amer. Selon les Douanes françaises, les exportations de boissons ont reculé de 7% l'an dernier. Celles vers les Etats-Unis, son premier marché (composé surtout de vins, champagne et spiritueux - en majorité du cognac), sont en repli de 20%, à 3,2 milliards d'euros, une baisse particulièrement marquée au dernier semestre après l'imposition de droits de douane américains de 10% puis 15% sur les alcools européens. "Si on regarde la photo à l'instant T, on voit tout un tas de nuages noirs au-dessus de la filière: déconsommation, changement d'attentes des consommateurs... Mais de l'autre côté, on voit des marchés qui pourraient devenir des marchés de pivot", veut cependant tempérer Rodolphe Lameyse, directeur général de Vinexposium, l'organisateur de Wine Paris. Cette édition "arrive à un moment de tensions géoéconomiques exacerbées (...) Mais nous sommes aussi à la croisée des chemins sur des accords de libre échange extrêmement importants: le Mercosur est une opportunité, (il répond à) un besoin à la fois (de) levée de barrières douanières et de barrières non douanières" comme l'étiquetage ou la reconnaissance d'indications protégées, dit-il à l'AFP. Il cite également le récent accord commercial UE-Inde, qui promet une forte réduction de droits de douane sur les alcools européens. M. Lameyse évoque aussi les mesures de rétorsion prises depuis 2025 au Canada contre les alcools américains, retirés des rayons, ce qui pourrait ouvrir à d'autres ce marché d'un milliard de dollars. "Les crises s'enchaînent, mais il faut garder espoir dans ces marchés. On espère que le salon sera une opportunité de dialogue pour l'ensemble de la filière, et pas que française", dit-il. "Appétence" Président de Bordeaux Négoce, Philippe Tapie compte ardemment sur Wine Paris, où l'attendent "beaucoup de clients, beaucoup de rendez-vous": "on espère un rai de lumière", dit-il à l'AFP. La bataille douanière avec les Etats-Unis est un coup: "On dit en général que 1% de droits en plus, c'est moins 1% de commerce, ça s'est de nouveau vérifié. Et quand on ajoute 15% de surcoût dû à la parité euro/dollar, ça devient compliqué". Pourtant les ventes ont été bonnes en fin d'année outre-Atlantique, où les importateurs avaient stocké avant l'élection de Donald Trump: "C'est bon signe, cela montre qu'il y a une appétence pour nos vins", dit M. Tapie. A Wine Paris, les acheteurs viendront des Etats-Unis, d'Amérique Latine, du Canada... Il y aura un peu moins de Chinois, pour cause de proximité avec le Nouvel an lunaire, dans un contexte de marché intérieur atone. Pour la première fois, ils y trouveront "Be no", pavillon dédié aux vins désalcoolisés et boissons sans alcool (une soixantaine d'exposants). "De plus en plus d'acheteurs en recherchent en complément de gamme, et cette catégorie prend sa place dans les attentes durables des consommateurs. Il est de notre devoir à nous, organisateurs d'événements, de leur donner toute la place", estime M. Lameyse. Une petite révolution pour la France? "Il y a trois ans, ce genre de sujet faisait grogner", ce n'est plus le cas, assure-t-il. "Ça ne va pas cannibaliser la part de marché du vin traditionnel, ça va rajouter du business supplémentaire".

09.02.2026 à 05:22

Les Seahwaks remportent un deuxième Super Bowl en dominant les Patriots

FRANCE 24
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Les Seattle Seahawks ont vaincu, dimanche soir à Santa Clara, en Californie, les New England Patriots (29-13), s'adjugeant le titre du Championnat nord-américain de football américain pour la deuxième fois de leur histoire après 2014.
Texte intégral (701 mots)
Les Seattle Seahawks ont vaincu, dimanche soir à Santa Clara, en Californie, les New England Patriots (29-13), s'adjugeant le titre du Championnat nord-américain de football américain pour la deuxième fois de leur histoire après 2014.

09.02.2026 à 05:13

Boudaoud et Epsirkhanov, amis dépassés ou complices de l'assassin de Samuel Paty?

FRANCE24
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Ces amis d'enfance du jeune islamiste tchétchène, qui a grandi dans le quartier de la Madeleine à Evreux, ont été condamnés en première instance à 16 ans de réclusion criminelle pour complicité dans l'assassinat du professeur d'histoire-géographie, décapité pour avoir montré à ses élèves des caricatures de Mahomet lors d'un cours sur la liberté d'expression au collège du Bois d'Aulne à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines). La cour d'assises avait estimé que Naïm Boudaoud, aujourd'hui 24 ans, et Azim Epsirkhanov, 25 ans, "n'ignoraient pas les intentions criminelles terroristes" d'Anzorov et "connaissaient parfaitement (sa) radicalisation". Ils "lui ont fourni sciemment aide et assistance", avait conclu la cour qui avait relevé le contexte de menaces jihadistes dans un pays où se tenait au même moment le procès des attentats de janvier 2015. Ce sont cette conscience du crime à venir et leur appréhension de la radicalisation jihadiste d'Anzorov que contestent les deux accusés. Ils sont rejugés aux côtés d'un parent d'élève, Brahim Chnina, 54 ans, et du militant islamiste Abdelhakim Sefrioui, 66 ans, condamnés en première instance à 13 et 15 ans de réclusion pour avoir été les artisans de la campagne de haine préalable à l'assassinat, le 16 octobre 2020. La veille, Naïm Boudaoud et Azim Epsirkhanov accompagnent Anzorov à Rouen. Ils achètent un couteau. Ce n'est pas l'arme avec laquelle Samuel Paty a été décapité mais elle sera retrouvée près de l'assassin, abattu par la police qu'il menaçait. Le jeune homme de 18 ans leur aurait expliqué vouloir l'offrir à son grand-père, collectionneur de couteaux. Le jour du crime, Naïm Boudaoud véhicule Androzov, l'accompagne pour l'achat de pistolets d'airsoft, et le dépose près du collège du Bois d'Aulne avant de rentrer à Evreux. La connaissance qu'il avait, ou non, de la controverse concernant cet établissement, et de la haine d'Androzov contre Samuel Paty, est un point crucial. "Impensable" Lors de la journée à Rouen, a raconté un enquêteur, Anzorov a consulté des vidéos ayant trait au blasphème ou aux caricatures. Celle où Brahim Chnina invective Samuel Paty apparaît sur son téléphone à un moment où tous sont dans la voiture. Pour le policier, il est inimaginable que durant ces heures ensemble, Androzov n'ait pas évoqué ce sujet qui était au cœur de ses préoccupations. Par ailleurs, dans les mois précédents, "tous ont vu la radicalisation d'Anzorov alors qu'ils étaient moins proches" que les deux accusés, qu'elle était "palpable sur les réseaux sociaux" ou dans les rappels à la religion auxquels il se livrait, y compris auprès de ses deux amis, a argumenté le policier. "Quels sont les éléments objectifs qui vous permettent de démontrer que Naïm Boudaoud était au courant des projets criminels terroristes d'Abdoullakh Anzorov?", interroge son avocat Martin Méchin. "Un cumul d'éléments", répond l'enquêteur qui concède que les investigations n'ont pas établi de radicalisation des accusés. Certes Naïm Boudaoud s'enquérait de questions religieuses auprès d'Anzorov et a pu effectuer des recherches internet jugées problématiques, mais "on ne peut pas dire qu'il était radicalisé au sens strict de ce terme", a reconnu l'enquêteur. Quant à M. Epsirkhanov, "nous n'avons pas constaté d'évolution dans sa pratique religieuse", l'islam "n'apparaissait pas prégnant" dans sa vie. La petite amie de Naïm Boudaoud, non musulmane, est venue expliquer que la religion n'était pas un sujet dans leur couple. Quand il comprend qui est l'auteur du crime, Naïm Boudaoud est "décomposé", raconte-t-elle, convaincue qu'il ne connaissait pas les projets d'Anzorov. Dans une conversation avec une connaissance ce soir-là, produite par son avocate Sarah Valduriez, Azim Epsirkhanov dit ne pas croire que son ami soit l'auteur de ce crime "impensable". Quand le doute s'évanouit, il laisse libre cours à sa colère contre Anzorov qui lui a "niqué (sa) vie", a raconté un proche à la cour. Naïm Boudaoud et Azim Epsirkhanov se livrent le soir-même.
Texte intégral (677 mots)
Ces amis d'enfance du jeune islamiste tchétchène, qui a grandi dans le quartier de la Madeleine à Evreux, ont été condamnés en première instance à 16 ans de réclusion criminelle pour complicité dans l'assassinat du professeur d'histoire-géographie, décapité pour avoir montré à ses élèves des caricatures de Mahomet lors d'un cours sur la liberté d'expression au collège du Bois d'Aulne à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines). La cour d'assises avait estimé que Naïm Boudaoud, aujourd'hui 24 ans, et Azim Epsirkhanov, 25 ans, "n'ignoraient pas les intentions criminelles terroristes" d'Anzorov et "connaissaient parfaitement (sa) radicalisation". Ils "lui ont fourni sciemment aide et assistance", avait conclu la cour qui avait relevé le contexte de menaces jihadistes dans un pays où se tenait au même moment le procès des attentats de janvier 2015. Ce sont cette conscience du crime à venir et leur appréhension de la radicalisation jihadiste d'Anzorov que contestent les deux accusés. Ils sont rejugés aux côtés d'un parent d'élève, Brahim Chnina, 54 ans, et du militant islamiste Abdelhakim Sefrioui, 66 ans, condamnés en première instance à 13 et 15 ans de réclusion pour avoir été les artisans de la campagne de haine préalable à l'assassinat, le 16 octobre 2020. La veille, Naïm Boudaoud et Azim Epsirkhanov accompagnent Anzorov à Rouen. Ils achètent un couteau. Ce n'est pas l'arme avec laquelle Samuel Paty a été décapité mais elle sera retrouvée près de l'assassin, abattu par la police qu'il menaçait. Le jeune homme de 18 ans leur aurait expliqué vouloir l'offrir à son grand-père, collectionneur de couteaux. Le jour du crime, Naïm Boudaoud véhicule Androzov, l'accompagne pour l'achat de pistolets d'airsoft, et le dépose près du collège du Bois d'Aulne avant de rentrer à Evreux. La connaissance qu'il avait, ou non, de la controverse concernant cet établissement, et de la haine d'Androzov contre Samuel Paty, est un point crucial. "Impensable" Lors de la journée à Rouen, a raconté un enquêteur, Anzorov a consulté des vidéos ayant trait au blasphème ou aux caricatures. Celle où Brahim Chnina invective Samuel Paty apparaît sur son téléphone à un moment où tous sont dans la voiture. Pour le policier, il est inimaginable que durant ces heures ensemble, Androzov n'ait pas évoqué ce sujet qui était au cœur de ses préoccupations. Par ailleurs, dans les mois précédents, "tous ont vu la radicalisation d'Anzorov alors qu'ils étaient moins proches" que les deux accusés, qu'elle était "palpable sur les réseaux sociaux" ou dans les rappels à la religion auxquels il se livrait, y compris auprès de ses deux amis, a argumenté le policier. "Quels sont les éléments objectifs qui vous permettent de démontrer que Naïm Boudaoud était au courant des projets criminels terroristes d'Abdoullakh Anzorov?", interroge son avocat Martin Méchin. "Un cumul d'éléments", répond l'enquêteur qui concède que les investigations n'ont pas établi de radicalisation des accusés. Certes Naïm Boudaoud s'enquérait de questions religieuses auprès d'Anzorov et a pu effectuer des recherches internet jugées problématiques, mais "on ne peut pas dire qu'il était radicalisé au sens strict de ce terme", a reconnu l'enquêteur. Quant à M. Epsirkhanov, "nous n'avons pas constaté d'évolution dans sa pratique religieuse", l'islam "n'apparaissait pas prégnant" dans sa vie. La petite amie de Naïm Boudaoud, non musulmane, est venue expliquer que la religion n'était pas un sujet dans leur couple. Quand il comprend qui est l'auteur du crime, Naïm Boudaoud est "décomposé", raconte-t-elle, convaincue qu'il ne connaissait pas les projets d'Anzorov. Dans une conversation avec une connaissance ce soir-là, produite par son avocate Sarah Valduriez, Azim Epsirkhanov dit ne pas croire que son ami soit l'auteur de ce crime "impensable". Quand le doute s'évanouit, il laisse libre cours à sa colère contre Anzorov qui lui a "niqué (sa) vie", a raconté un proche à la cour. Naïm Boudaoud et Azim Epsirkhanov se livrent le soir-même.

09.02.2026 à 04:55

"Gilets jaunes" frappés dans un Burger King en 2018: le procès de neuf CRS s'ouvre à Paris

FRANCE24
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Près de huit ans après les faits, ces neuf hommes, tous membres à l'époque de la CRS 43 basée à Chalon-sur-Saône, vont répondre, pendant trois jours (lundi, mardi et jeudi, à partir de 9H00 chaque jour) de violences volontaires avec plusieurs circonstances aggravantes, et encourent pour certains jusqu'à sept ans de prison et 100.000 euros d'amende. Ce 1er décembre 2018, le mouvement des "gilets jaunes" en est à son troisième samedi de manifestations: au terme d'une journée "particulièrement violente" selon l'ordonnance de renvoi de la juge d'instruction, ils avaient matraqué et frappé à coups de pied des manifestants qui avaient forcé l'entrée d'un Burger King à proximité de la place de l'Etoile pour y trouver refuge, sans leur laisser le temps d'évacuer l'endroit. Selon cette ordonnance, ce 1er décembre "a constitué l'une des journées voire la journée la plus difficile en termes de maintien de l'ordre et de gestion des manifestants". L'acte 3 des "gilets jaunes" avait rassemblé 5.500 personnes dans la capitale, 318 avaient été placées en garde à vue et 263 blessés avaient été recensés, dont 23 du côté des forces de l'ordre. Violence inédite Cette journée avait été marquée par des dégradations à l'Arc de Triomphe. En début de soirée, des manifestants s'étaient introduits dans le Burger King de l'avenue de Wagram dans le 17e arrondissement, pourtant fermé, pour trouver un peu de répit et respirer alors que l'air sur la place de l'Etoile était saturé de gaz lacrymogènes. Les CRS avaient reçu pour ordre d'entrer dans le fast-food pour faire sortir les occupants "le plus rapidement possible avec au besoin usage de la force pour les extraire en cas d'opposition". Or, ceux-ci n'ont commis aucune violence ou dégradation dans les locaux, et certains ont même levé immédiatement les mains à l'entrée des forces de l'ordre pour montrer qu'ils n'étaient pas hostiles. Malgré cela, les CRS ont frappé certains des manifestants, sans sommation. Pendant les investigations, "les autorités hiérarchiques ont reconnu que l'intervention n'était pas légitime", observe la juge d'instruction. Le commandant de l'unité avait demandé pendant l'enquête à être mis en examen, au même titre que ses subordonnés, soulignant qu'il avait validé le mode opératoire utilisé, mais la juge avait estimé que sa responsabilité pénale ne pouvait être engagée, même si "les responsables hiérarchiques du commandement pour cette journée auraient pu prendre des décisions plus adaptées au contexte particulièrement violent pour la journée". "Occasion manquée" Pour Moad Nefati, qui défend une partie civile, "c'est une occasion manquée de remonter la chaîne de commandement". "On juge de manière normale des faits qui étaient hors norme", commente Laurent-Franck Liénard, avocat des neuf CRS. "Mes clients ont été opposés à des centaines et des centaines de manifestants avec des niveaux de violence inédits", fait-il valoir, appelant à prendre en compte le contexte de cette journée. Pour Arié Alimi, avocat de deux autres victimes, il s'agit d'un "dossier phare du mouvement des +Gilets jaunes+, qui marque un retournement de la communication sur les violences policières et illustre la brutalisation du maintien de l'ordre". Huit ans après le début du mouvement des "gilets jaunes", certaines violences commises par des policiers lors de ces manifestations commencent à être jugées. Parmi les affaires emblématiques, en mars 2024, le tribunal correctionnel de Lyon a condamné à six mois de prison avec sursis le commissaire qui avait ordonné la charge lors de laquelle Geneviève Legay, alors âgée de 73 ans et qui participait à une manifestation de "gilets jaunes" interdite à Nice en 2019, avait été gravement blessée. La défense a fait appel. Deux policiers doivent par ailleurs être jugés, dans deux procès différents, par la cour criminelle départementale de Paris pour avoir éborgné Manuel Coisne et Jérôme Rodrigues. Vingt-trois éborgnés avaient été recensés par l'AFP lors du mouvement des "gilets jaunes" à l'hiver 2018-2019.
Texte intégral (681 mots)
Près de huit ans après les faits, ces neuf hommes, tous membres à l'époque de la CRS 43 basée à Chalon-sur-Saône, vont répondre, pendant trois jours (lundi, mardi et jeudi, à partir de 9H00 chaque jour) de violences volontaires avec plusieurs circonstances aggravantes, et encourent pour certains jusqu'à sept ans de prison et 100.000 euros d'amende. Ce 1er décembre 2018, le mouvement des "gilets jaunes" en est à son troisième samedi de manifestations: au terme d'une journée "particulièrement violente" selon l'ordonnance de renvoi de la juge d'instruction, ils avaient matraqué et frappé à coups de pied des manifestants qui avaient forcé l'entrée d'un Burger King à proximité de la place de l'Etoile pour y trouver refuge, sans leur laisser le temps d'évacuer l'endroit. Selon cette ordonnance, ce 1er décembre "a constitué l'une des journées voire la journée la plus difficile en termes de maintien de l'ordre et de gestion des manifestants". L'acte 3 des "gilets jaunes" avait rassemblé 5.500 personnes dans la capitale, 318 avaient été placées en garde à vue et 263 blessés avaient été recensés, dont 23 du côté des forces de l'ordre. Violence inédite Cette journée avait été marquée par des dégradations à l'Arc de Triomphe. En début de soirée, des manifestants s'étaient introduits dans le Burger King de l'avenue de Wagram dans le 17e arrondissement, pourtant fermé, pour trouver un peu de répit et respirer alors que l'air sur la place de l'Etoile était saturé de gaz lacrymogènes. Les CRS avaient reçu pour ordre d'entrer dans le fast-food pour faire sortir les occupants "le plus rapidement possible avec au besoin usage de la force pour les extraire en cas d'opposition". Or, ceux-ci n'ont commis aucune violence ou dégradation dans les locaux, et certains ont même levé immédiatement les mains à l'entrée des forces de l'ordre pour montrer qu'ils n'étaient pas hostiles. Malgré cela, les CRS ont frappé certains des manifestants, sans sommation. Pendant les investigations, "les autorités hiérarchiques ont reconnu que l'intervention n'était pas légitime", observe la juge d'instruction. Le commandant de l'unité avait demandé pendant l'enquête à être mis en examen, au même titre que ses subordonnés, soulignant qu'il avait validé le mode opératoire utilisé, mais la juge avait estimé que sa responsabilité pénale ne pouvait être engagée, même si "les responsables hiérarchiques du commandement pour cette journée auraient pu prendre des décisions plus adaptées au contexte particulièrement violent pour la journée". "Occasion manquée" Pour Moad Nefati, qui défend une partie civile, "c'est une occasion manquée de remonter la chaîne de commandement". "On juge de manière normale des faits qui étaient hors norme", commente Laurent-Franck Liénard, avocat des neuf CRS. "Mes clients ont été opposés à des centaines et des centaines de manifestants avec des niveaux de violence inédits", fait-il valoir, appelant à prendre en compte le contexte de cette journée. Pour Arié Alimi, avocat de deux autres victimes, il s'agit d'un "dossier phare du mouvement des +Gilets jaunes+, qui marque un retournement de la communication sur les violences policières et illustre la brutalisation du maintien de l'ordre". Huit ans après le début du mouvement des "gilets jaunes", certaines violences commises par des policiers lors de ces manifestations commencent à être jugées. Parmi les affaires emblématiques, en mars 2024, le tribunal correctionnel de Lyon a condamné à six mois de prison avec sursis le commissaire qui avait ordonné la charge lors de laquelle Geneviève Legay, alors âgée de 73 ans et qui participait à une manifestation de "gilets jaunes" interdite à Nice en 2019, avait été gravement blessée. La défense a fait appel. Deux policiers doivent par ailleurs être jugés, dans deux procès différents, par la cour criminelle départementale de Paris pour avoir éborgné Manuel Coisne et Jérôme Rodrigues. Vingt-trois éborgnés avaient été recensés par l'AFP lors du mouvement des "gilets jaunes" à l'hiver 2018-2019.

09.02.2026 à 04:37

JO: Cizeron et Fournier Beaudry entrent en scène

FRANCE24
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Cette troisième journée des Jeux sera également marquée par le grand retour de Clément Noël sur la scène olympique. Quatre ans après son titre en slalom, il s'aligne dans l'épreuve du combiné, nouvelle formule. . Patinage artistique: Partenaire différente, rêve identique Champion olympique en 2022 avec Gabriella Papadakis, Guillaume Cizeron espère conserver son titre avec sa nouvelle partenaire Laurence Fournier Beaudry. Ils entrent en compétition en début de soirée, avec la danse rythmique. Ils ont choisi d'explorer le voguing, un style de danse urbaine axée sur les mouvements de bras, mais surtout "un gros challenge technique". Pour viser l'or à Milan, Cizeron et Fournier Beaudry, récemment sacrés champions d'Europe, vont devoir produire un programme de haut niveau face à ceux qui sont largement considérés comme leurs principaux rivaux, les Américains Madison Chock et Evan Bates, triples champions du monde en titre. . Ski: "une bonne tête d'outsiders" en combiné Nouveauté au programme des skieurs, le combiné par équipes (duo non mixte avec un descendeur et un slalomeur d'un même pays) fait son entrée aux JO. Les têtes d'affiche répondent toutes présentes et certains duos font rêver: chez les hommes, le N.1 mondial Marco Odermatt, en tête du classement de la descente en Coupe du monde cet hiver, sera aligné avec Loïc Meillard, champion du monde en titre en slalom. Franjo von Allmen, sacré champion olympique de la descente samedi, fera équipe avec Tanguy Nef, solide entre les piquets. Coté Français ? "On a une bonne tête d'outsiders", lance Clément Noël, champion olympique en titre en slalom et qui lancera ses Jeux lundi avec le combiné, avec le descendeur Nils Allègre, 8e de la descente olympique samedi. Outre Noël et Allègre, les Bleus aligneront deux autres duos : Maxence Muzaton (descente) avec Paco Rassat (slalom) ainsi que Nils Alphand (descente) avec Steven Amiez (slalom). . Hockey: l'énergie du désespoir Pratiquement éliminées de la course aux quarts de finale après trois revers en autant de matches, les hockeyeuses françaises doivent compter sur un exploit pour espérer accéder au cercle fermé des huit meilleures. Cela passe notamment par un large succès lundi dans le dernier match de poules contre l'Allemagne, assorti d'un invraisemblable concours de circonstances dans les autres rencontres, pour que les Tricolores parviennent à accrocher la troisième place de leur groupe, la dernière qualificative.
Lire plus (422 mots)
Cette troisième journée des Jeux sera également marquée par le grand retour de Clément Noël sur la scène olympique. Quatre ans après son titre en slalom, il s'aligne dans l'épreuve du combiné, nouvelle formule. . Patinage artistique: Partenaire différente, rêve identique Champion olympique en 2022 avec Gabriella Papadakis, Guillaume Cizeron espère conserver son titre avec sa nouvelle partenaire Laurence Fournier Beaudry. Ils entrent en compétition en début de soirée, avec la danse rythmique. Ils ont choisi d'explorer le voguing, un style de danse urbaine axée sur les mouvements de bras, mais surtout "un gros challenge technique". Pour viser l'or à Milan, Cizeron et Fournier Beaudry, récemment sacrés champions d'Europe, vont devoir produire un programme de haut niveau face à ceux qui sont largement considérés comme leurs principaux rivaux, les Américains Madison Chock et Evan Bates, triples champions du monde en titre. . Ski: "une bonne tête d'outsiders" en combiné Nouveauté au programme des skieurs, le combiné par équipes (duo non mixte avec un descendeur et un slalomeur d'un même pays) fait son entrée aux JO. Les têtes d'affiche répondent toutes présentes et certains duos font rêver: chez les hommes, le N.1 mondial Marco Odermatt, en tête du classement de la descente en Coupe du monde cet hiver, sera aligné avec Loïc Meillard, champion du monde en titre en slalom. Franjo von Allmen, sacré champion olympique de la descente samedi, fera équipe avec Tanguy Nef, solide entre les piquets. Coté Français ? "On a une bonne tête d'outsiders", lance Clément Noël, champion olympique en titre en slalom et qui lancera ses Jeux lundi avec le combiné, avec le descendeur Nils Allègre, 8e de la descente olympique samedi. Outre Noël et Allègre, les Bleus aligneront deux autres duos : Maxence Muzaton (descente) avec Paco Rassat (slalom) ainsi que Nils Alphand (descente) avec Steven Amiez (slalom). . Hockey: l'énergie du désespoir Pratiquement éliminées de la course aux quarts de finale après trois revers en autant de matches, les hockeyeuses françaises doivent compter sur un exploit pour espérer accéder au cercle fermé des huit meilleures. Cela passe notamment par un large succès lundi dans le dernier match de poules contre l'Allemagne, assorti d'un invraisemblable concours de circonstances dans les autres rencontres, pour que les Tricolores parviennent à accrocher la troisième place de leur groupe, la dernière qualificative.
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