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Chaîne de service public - Actualité internationale.

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02.05.2026 à 12:31

La compagnie américaine Spirit Airlines annule tous ses vols et stoppe son activité

FRANCE24
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Le président américain Donald Trump avait évoqué fin avril un possible rachat par l'Etat fédéral pour sauver les milliers d’emplois de Spirit, neuvième compagnie américaine en nombre de passagers, qui a déjà déposé son bilan à deux reprises en 2025. Mais ce scénario a échoué. Lancée en 1992, Spirit Airlines, connue pour ses avions jaune vif, est l'une des premières compagnies "low cost" du marché américain. Selon des données du ministère américain des Transports, Spirit a transporté 28 millions de passagers entre février 2025 et janvier 2026. Elle employait un peu plus de 11.000 personnes en 2024 (dernier chiffre connu). La société mère de Spirit Airlines, Spirit Aviation Holdings, a indiqué dans un communiqué publié tôt samedi qu'elle avait "commencé un arrêt progressif et ordonné de ses activités, avec effet immédiat". "Tous les vols Spirit ont été annulés et les clients de Spirit ne doivent pas se rendre à l’aéroport", a déclaré la compagnie. La page d'accueil du site de la compagnie affichait un message indiquant que "le service client n’est plus disponible". Mais la compagnie a précisé qu’elle traiterait les remboursements des tickets déjà achetés. Selon le PDG de Spirit, Dave Davis, la compagnie était parvenue en mars à "un accord avec [ses] créanciers sur un plan de restructuration qui [lui] aurait permis de redevenir une entreprise viable". Mais l’envolée des prix du kérosène depuis le début de la guerre au Moyen-Orient "ne [lui] a laissé d’autre choix que d’engager un arrêt progressif et ordonné de la société", explique-t-il dans le communiqué. Les prix du kérosène ont plus que doublé depuis le début du conflit avec l’Iran fin février. coup de grâce "Pour maintenir l’activité, il aurait fallu des centaines de millions de dollars supplémentaires de liquidités que Spirit n’a tout simplement pas et n’a pas pu obtenir. C’est extrêmement décevant et ce n’est pas l’issue que nous souhaitions", explique encore M. Davis. Le 23 avril, Donald Trump avait évoqué un possible plan de sauvetage de Spirit, avec un renflouement de 500 millions de dollars. Vendredi, il a déclaré à des journalistes que Spirit avait reçu une "proposition finale". Mais les négociations ont échoué après que certains détenteurs d’obligations ont rejeté le plan, selon des médias américains. Des responsables de l’administration Trump ont critiqué l’administration de son prédécesseur, Joe Biden, qui avait bloqué un projet de rachat de Spirit par sa concurrente JetBlue pour 3,8 milliards de dollars, le jugeant anticoncurrentiel. Dans son communiqué, Spirit a précisé qu’il y avait eu "des efforts considérables et approfondis pour restructurer l’entreprise", mais que l’absence de financements supplémentaires signifiait que Spirit "n’avait d’autre choix que de commencer cette liquidation progressive". Pour Jan Brueckner, professeur émérite d’économie à l’Université de Californie à Irvine, la flambée des prix du carburant a donné le coup de grâce à Spirit qui était déjà en difficulté. Deux grandes compagnies américaines, American Airlines et United Airlines, ont annoncé samedi être en contact avec les autorités américaines "pour contribuer à atténuer l’impact" de l'arrêt des activités de Spirit. Les deux compagnies ont indiqué sur leurs sites internet proposer des tarifs préférentiels sur les lignes qu'elles desservent en même temps que Spirit pour les passagers ayant vu leurs billets annulés, ainsi que des facilités pour les personnels navigants de Spirit qui veulent rentrer chez eux. L'Association des stewards et hôtesses de l'air, un syndicat qui représente environ 5.000 employés de Spirit, a annoncé être en contact avec d'autres compagnies aériennes pour soutenir le personnel de Spirit. "Chaque membre d’équipage de cabine en service se verra fournir un hôtel et/ou un vol pour rentrer chez lui", a affirmé le syndicat.

02.05.2026 à 12:30

Elon Musk vs. Sam Altman : le grand procès de l'IA

FRANCE24
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Aujourd’hui, en Californie, se déroule devant les tribunaux un face à face peu ordinaire. Il oppose deux figures de l'intelligence artificielle : Elon Musk, le sulfureux patron de SpaceX, Tesla et xAI, et Sam Altman, cofondateur d'OpenAI et son fameux ChatGPT. Les deux hommes se sont associés en 2015 pour créer OpenAI, avec l’ambition de développer une intelligence artificielle au service de l’humanité, dans un cadre non lucratif. Au cœur de ce procès, lancé par Elon Musk, une question centrale : OpenAI a-t-elle trahi sa mission initiale ? Le milliardaire accuse l’entreprise de s’être éloignée de son objectif fondateur pour devenir une structure orientée vers le profit. Les précisions avec l'une des rares journalistes accrédités à suivre ces débats, Elise Viniacourt, journaliste à Libération.

02.05.2026 à 12:07

Alex Zanardi, les multiples vies d'un sportif adulé de l'Italie

FRANCE24
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Les causes de son brusque décès n'ont pas été précisées immédiatement. Mais la mort, cet ancien pilote de Formule 1 l'avait frôlée une première fois en 2001 à l'occasion d'un terrible accident lors d'une course automobile du championnat IndyCar sur le circuit allemand du Lausitzring, où il perdit les deux jambes. Ce jour-là, sa monoplace en tête-à-queue en plein milieu de la piste est percutée par un autre bolide lancé à plus de 300 km/h. Le choc est terrifiant et Zanardi perd beaucoup de sang. Un aumônier vient lui donner l'extrême-onction. Son cœur s'arrête de battre, plusieurs fois, et repart. À l’hôpital de Berlin, l'Italien est opéré quinze fois. "Quand je me suis réveillé, je n'ai pas pensé à mes jambes. J'ai pensé à la moitié de moi qui restait", a-t-il confié, estimant que ses victoires aux jeux Paralympiques "ont commencé là, sur le lit d'hôpital". Après deux expériences mitigées en Formule 1 (de 1991 à 1994, puis un retour en 1999 chez Williams), l'Italien était revenu en CART, le championnat nord-américain de monoplaces où il avait été deux fois sacré (1997 et 1998). "Les jambes qui tremblent" Trois mois après l'accident, il fait sa première apparition en public à Bologne, la ville où il est né le 23 octobre 1966. "Quelle émotion, j'en ai les jambes qui tremblent", dit-il alors. Cette façon de regarder le passé avec légèreté pour se concentrer sur l'avenir sera désormais son leitmotiv, d'abord au volant de voitures adaptées mais bientôt sur son vélo à mains. En 2007, pour sa première participation, il termine quatrième du marathon de New York et pense déjà aux Jeux paralympiques de Londres de 2012. Il en rapportera deux médailles d'or (contre-la-montre individuel et course en ligne) avant deux autres titres en 2016 à Rio (course en ligne et relais par équipes). Il a aussi décroché deux fois l'argent et remporté plusieurs marathons dont celui de New York en 2011. Mais en juin 2020, il est de nouveau victime d'un accident qui aurait pu lui coûter la vie, cette fois aux commandes de son vélo à mains lors d'une course en Toscane. Après une collision avec un camion dont il sort touché à la tête, il est de nouveau opéré à plusieurs reprises. Il a toujours continué de se battre, ont témoigné les médecins amenés à le prendre en charge. De Zanardi, on retenait d'abord le sourire, lumineux. Un sourire qui s'était affiché en pleine page à la une des quotidiens sportifs italiens le lendemain de cet accident, plutôt que le football qui reprenait pourtant ses droits après plus de trois mois d'interruption pour cause de pandémie de coronavirus. Message du pape Car l'Italie vouait un respect immense à cette figure du handisport aux dix titres mondiaux, régulièrement invité sur les plateaux de télévision pour partager sa force et son enthousiasme. "Par ses résultats et son charisme, il a changé notre perception du handicap", écrivait en 2020 la Gazzetta dello Sport. A l'annonce de son décès, la Première ministre Giorgia Meloni a salué "un grand champion, un homme extraordinaire, capable de transformer chaque défi de la vie en leçon de courage, de force et de dignité". Ce charisme et cette inépuisable énergie, Zanardi les a mis au service du sport et des personnes en situation de handicap. Outre ses émissions de TV et sa participation au doublage du dessin animé "Cars", il a écrit plusieurs livres. Et il a continué, toujours, à promouvoir sa "règle des cinq secondes": "quand tu as absolument tout donné, continue cinq secondes. C'est là que les autres n'y arrivent plus". "À travers le sport, vous nous avez appris à vivre une vie de premier plan, en faisant du handicap une leçon d'humanité", lui avait écrit le pape François en juin 2020 après son accident de vélo à mains. Avec ce remerciement partagé par toute l'Italie et sans doute au-delà: "Merci d'avoir donné de la force à ceux qui l'avaient perdue".

02.05.2026 à 12:01

Tchad : un militant tué au huitième anniversaire du parti de Succès Masra

FRANCE24
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Au Tchad, la célébration du huitième anniversaire du parti Les Transformateurs de Succès Masra, a viré au drame. Ce mercredi, alors que plusieurs centaines de militants s'étaient rassemblés aux abords du siège à N’Djamena, des tirs ont éclaté. Un mort et plusieurs blessés graves sont à déplorer. Une attaque ciblée, selon le parti. Précisions de Ghislaine Allahtaroum, correspondante de France 24 au Tchad.
Texte intégral (686 mots)
Au Tchad, la célébration du huitième anniversaire du parti Les Transformateurs de Succès Masra, a viré au drame. Ce mercredi, alors que plusieurs centaines de militants s'étaient rassemblés aux abords du siège à N’Djamena, des tirs ont éclaté. Un mort et plusieurs blessés graves sont à déplorer. Une attaque ciblée, selon le parti. Précisions de Ghislaine Allahtaroum, correspondante de France 24 au Tchad.

02.05.2026 à 11:43

La Première ministre du Japon veut une région Asie-Pacifique "libre et ouverte"

FRANCE24
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Mme Takaichi a rappelé sa "détermination à assumer les responsabilités du Japon et, en vérité, à jouer un rôle encore plus actif que jamais dans la construction d’un ordre international fondé sur la liberté, l’ouverture, la diversité, l’inclusivité et l’Etat de droit" lors d'une allocution devant des étudiants à Hanoï.  Dans un contexte d’"intensification de la concurrence géopolitique" et d’"accélération de l’innovation technologique", la cheffe du gouvernement japonais a exhorté les pays asiatiques à renforcer leur "résilience" et leur aptitude à "déterminer leur propre avenir".  Les deux pays s'inquiètent des revendications territoriales de Pékin en Mer de Chine, et cherchent à se prémunir des conséquences des politiques douanières des Etats-Unis en élargissant leurs liens économiques et sécuritaires. Hanoï cherche cependant à maintenir de bonnes relations avec toutes les grandes puissances mondiales grâce à sa traditionnelle approche de "diplomatie du bambou", tandis que Tokyo a vu ses relations déjà glaciales avec Pékin se détériorer nettement ces derniers mois. Evoquée pour la première fois il y a une décennie par le Premier ministre japonais Shinzo Abe, mentor de Mme Sanae Takaichi, l’idée d’une région indo‑pacifique "libre et ouverte" a depuis été adoptée par de nombreux partenaires et alliés des États‑Unis cherchant à contenir l’influence de la Chine dans la région. Pékin a dénoncé cette initiative comme une tentative à peine voilée de promouvoir une confrontation entre blocs, le porte‑parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lin Jian, accusant Tokyo de "raviver la confrontation entre camps". "Nouvelle phase" Dans son discours, Mme Takaichi, sans citer directement Pékin, a mis en garde contre "une dépendance excessive à un seul pays pour les biens essentiels", affirmant que celle-ci résulte souvent de "prix anormalement bas" et appelant à des "conditions de concurrence équitables". Elle a également souligné l’importance de voies maritimes ouvertes, déclarant que "les chaînes d’approvisionnement régionales reposent sur une navigation sûre et libre en mer". A l'occasion de sa première visite au Vietnam, la Première ministre a signé des accords visant à renforcer la coopération en matière de sécurité énergétique, de résilience des chaînes d’approvisionnement et d’innovation.  Les deux pays ont convenu de travailler plus étroitement en matière de "sécurité économique, y compris (dans le secteur de) l’énergie, des ressources minérales importantes, de l’intelligence artificielle, des semi-conducteurs et de l’espace", a déclaré Mme Takaichi après sa rencontre avec le Premier ministre vietnamien Le Minh Hung. Le Japon est le principal fournisseur d’aide publique au développement de ce pays d'Asie du Sud-Est ainsi qu’un investisseur et un partenaire commercial essentiel. L'an dernier, pour la première fois, les échanges bilatéraux ont dépassé 50 milliards de dollars. Les deux pays ont également un partenariat stratégique qu’ils ont convenu samedi de faire entrer dans "une nouvelle phase de développement", a indiqué M. Hung à l’issue de la rencontre. Il a précisé que six accords couvrant la technologie, la (capacité de) préparation au changement climatique ainsi que l’information et la communication" ont été signés. Les deux dirigeants ont également "réaffirmé l’importance de régler les différends en Mer de Chine méridionale par des moyens pacifiques, sur la base du droit international", a-t-il ajouté. En novembre dernier, Sanae Takaichi, dont le pays héberge 60.000 soldats américains, a suggéré que Tokyo pourrait intervenir militairement si la Chine attaquait Taïwan, déclenchant une réaction furieuse de Pékin, qui y a vu une attaque à sa souveraineté.
Texte intégral (636 mots)
Mme Takaichi a rappelé sa "détermination à assumer les responsabilités du Japon et, en vérité, à jouer un rôle encore plus actif que jamais dans la construction d’un ordre international fondé sur la liberté, l’ouverture, la diversité, l’inclusivité et l’Etat de droit" lors d'une allocution devant des étudiants à Hanoï.  Dans un contexte d’"intensification de la concurrence géopolitique" et d’"accélération de l’innovation technologique", la cheffe du gouvernement japonais a exhorté les pays asiatiques à renforcer leur "résilience" et leur aptitude à "déterminer leur propre avenir".  Les deux pays s'inquiètent des revendications territoriales de Pékin en Mer de Chine, et cherchent à se prémunir des conséquences des politiques douanières des Etats-Unis en élargissant leurs liens économiques et sécuritaires. Hanoï cherche cependant à maintenir de bonnes relations avec toutes les grandes puissances mondiales grâce à sa traditionnelle approche de "diplomatie du bambou", tandis que Tokyo a vu ses relations déjà glaciales avec Pékin se détériorer nettement ces derniers mois. Evoquée pour la première fois il y a une décennie par le Premier ministre japonais Shinzo Abe, mentor de Mme Sanae Takaichi, l’idée d’une région indo‑pacifique "libre et ouverte" a depuis été adoptée par de nombreux partenaires et alliés des États‑Unis cherchant à contenir l’influence de la Chine dans la région. Pékin a dénoncé cette initiative comme une tentative à peine voilée de promouvoir une confrontation entre blocs, le porte‑parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lin Jian, accusant Tokyo de "raviver la confrontation entre camps". "Nouvelle phase" Dans son discours, Mme Takaichi, sans citer directement Pékin, a mis en garde contre "une dépendance excessive à un seul pays pour les biens essentiels", affirmant que celle-ci résulte souvent de "prix anormalement bas" et appelant à des "conditions de concurrence équitables". Elle a également souligné l’importance de voies maritimes ouvertes, déclarant que "les chaînes d’approvisionnement régionales reposent sur une navigation sûre et libre en mer". A l'occasion de sa première visite au Vietnam, la Première ministre a signé des accords visant à renforcer la coopération en matière de sécurité énergétique, de résilience des chaînes d’approvisionnement et d’innovation.  Les deux pays ont convenu de travailler plus étroitement en matière de "sécurité économique, y compris (dans le secteur de) l’énergie, des ressources minérales importantes, de l’intelligence artificielle, des semi-conducteurs et de l’espace", a déclaré Mme Takaichi après sa rencontre avec le Premier ministre vietnamien Le Minh Hung. Le Japon est le principal fournisseur d’aide publique au développement de ce pays d'Asie du Sud-Est ainsi qu’un investisseur et un partenaire commercial essentiel. L'an dernier, pour la première fois, les échanges bilatéraux ont dépassé 50 milliards de dollars. Les deux pays ont également un partenariat stratégique qu’ils ont convenu samedi de faire entrer dans "une nouvelle phase de développement", a indiqué M. Hung à l’issue de la rencontre. Il a précisé que six accords couvrant la technologie, la (capacité de) préparation au changement climatique ainsi que l’information et la communication" ont été signés. Les deux dirigeants ont également "réaffirmé l’importance de régler les différends en Mer de Chine méridionale par des moyens pacifiques, sur la base du droit international", a-t-il ajouté. En novembre dernier, Sanae Takaichi, dont le pays héberge 60.000 soldats américains, a suggéré que Tokyo pourrait intervenir militairement si la Chine attaquait Taïwan, déclenchant une réaction furieuse de Pékin, qui y a vu une attaque à sa souveraineté.
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