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28.05.2026 à 13:07

FRANCE24
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Zelensky a demandé à Donald Trump de fournir à Kiev davantage de missiles pour les systèmes de défense antiaérienne Patriot, pour faire face à l'intensification des attaques russes, selon une lettre du président ukrainien à son homologue américain que l'AFP a pu consulter.
Zelensky a demandé à Donald Trump de fournir à Kiev davantage de missiles pour les systèmes de défense antiaérienne Patriot, pour faire face à l'intensification des attaques russes, selon une lettre du président ukrainien à son homologue américain que l'AFP a pu consulter.

28.05.2026 à 13:05

FRANCE24
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Ces experts ont pour la première fois effectué une visite en France du 17 au 23 mai pour y évaluer les conditions de détention. "La surpopulation carcérale est l'un des défis les plus urgents observés au cours de cette visite. Elle porte directement atteinte aux droits fondamentaux des détenus", a déclaré dans un communiqué Suzanne Jabbour, cheffe de la délégation. Dans le même temps, la Contrôleure générale des lieux de privation de liberté (CGLPL) en France, Dominique Simonnot, a dénoncé "la catastrophe pénitentiaire" dans le pays, dans le dernier rapport annuel rendu jeudi avant de quitter ses fonctions. Parmi les conséquences, "une promiscuité générant fatigue, tensions et violences, une surveillance saturée qui laisse place à la montée des trafics et des brutalités", décrit son rapport. Les prisons françaises comptaient 88.145 détenus au 1er avril 2026, un nouveau record. "Traitement inhumain" "Dans certains des établissements visités, les conditions observées peuvent constituer un traitement inhumain ou dégradant au regard du droit international. La France doit prendre des mesures structurelles et durables pour y remédier", a affirmé Mme Jabbour. Le Sous-Comité est composé de 25 experts "indépendants et impartiaux de divers horizons et de nombreuses régions du monde", selon l'ONU. Les membres sont élus par les Etats parties au Protocole facultatif pour un mandat de quatre ans renouvelable une fois. La délégation, composée de quatre représentants du sous-comité et de deux représentants du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme, a visité 18 lieux de privation de liberté. A l'issue de sa visite, la délégation a fait part de ses observations préliminaires et de ses recommandations aux autorités. Le SPT enverra à la France un rapport confidentiel complet contenant ses observations et recommandations, et encourage la France à en autoriser la publication afin de faciliter leur mise en oeuvre. Dans son communiqué, le sous-comité exhorte d'ores et déjà la France à prendre d'urgence des mesures structurelles pour remédier à la "grave surpopulation carcérale". "Nous saluons le travail du Contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL) en tant que mécanisme national de prévention de la France. Son suivi et ses recommandations sont essentiels pour renforcer la protection des personnes privées de liberté", a indiqué Mme Jabbour. "Cependant, les recommandations ne peuvent être effectives que si elles débouchent sur des actions concrètes", a-t-elle poursuivi. "Sans un engagement clair de la part de l'État, la prévention de la torture restera hors de portée", a-t-elle ajouté. Dans son rapport, la Contrôleure générale des lieux de privation de liberté fait le même constat: "du courage politique, voilà ce qu'il faudrait pour que tout s'améliore, mais cette année aura été, sur ce point, une des moins respectables qu'auront connue, en France, celles et ceux qui y sont enfermés". "La surpopulation carcérale est endémique et constitue le principal facteur aggravant et structurel des atteintes aux droits et à la dignité en prison", selon elle. Dans le même temps, "le personnel de nombreux établissements connaît un sous-effectif structurel". Sans compter la vétusté de nombreux établissements, impossibles à rénover compte tenu de l'absence de crédits et des espaces surpeuplés. La CGLPL est une autorité administrative indépendante chargée de défendre les droits fondamentaux dans les prisons, mais aussi les hôpitaux psychiatriques, les centres de rétention administrative, les centres éducatifs fermés et les locaux de garde à vue.
Texte intégral (609 mots)
Ces experts ont pour la première fois effectué une visite en France du 17 au 23 mai pour y évaluer les conditions de détention. "La surpopulation carcérale est l'un des défis les plus urgents observés au cours de cette visite. Elle porte directement atteinte aux droits fondamentaux des détenus", a déclaré dans un communiqué Suzanne Jabbour, cheffe de la délégation. Dans le même temps, la Contrôleure générale des lieux de privation de liberté (CGLPL) en France, Dominique Simonnot, a dénoncé "la catastrophe pénitentiaire" dans le pays, dans le dernier rapport annuel rendu jeudi avant de quitter ses fonctions. Parmi les conséquences, "une promiscuité générant fatigue, tensions et violences, une surveillance saturée qui laisse place à la montée des trafics et des brutalités", décrit son rapport. Les prisons françaises comptaient 88.145 détenus au 1er avril 2026, un nouveau record. "Traitement inhumain" "Dans certains des établissements visités, les conditions observées peuvent constituer un traitement inhumain ou dégradant au regard du droit international. La France doit prendre des mesures structurelles et durables pour y remédier", a affirmé Mme Jabbour. Le Sous-Comité est composé de 25 experts "indépendants et impartiaux de divers horizons et de nombreuses régions du monde", selon l'ONU. Les membres sont élus par les Etats parties au Protocole facultatif pour un mandat de quatre ans renouvelable une fois. La délégation, composée de quatre représentants du sous-comité et de deux représentants du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme, a visité 18 lieux de privation de liberté. A l'issue de sa visite, la délégation a fait part de ses observations préliminaires et de ses recommandations aux autorités. Le SPT enverra à la France un rapport confidentiel complet contenant ses observations et recommandations, et encourage la France à en autoriser la publication afin de faciliter leur mise en oeuvre. Dans son communiqué, le sous-comité exhorte d'ores et déjà la France à prendre d'urgence des mesures structurelles pour remédier à la "grave surpopulation carcérale". "Nous saluons le travail du Contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL) en tant que mécanisme national de prévention de la France. Son suivi et ses recommandations sont essentiels pour renforcer la protection des personnes privées de liberté", a indiqué Mme Jabbour. "Cependant, les recommandations ne peuvent être effectives que si elles débouchent sur des actions concrètes", a-t-elle poursuivi. "Sans un engagement clair de la part de l'État, la prévention de la torture restera hors de portée", a-t-elle ajouté. Dans son rapport, la Contrôleure générale des lieux de privation de liberté fait le même constat: "du courage politique, voilà ce qu'il faudrait pour que tout s'améliore, mais cette année aura été, sur ce point, une des moins respectables qu'auront connue, en France, celles et ceux qui y sont enfermés". "La surpopulation carcérale est endémique et constitue le principal facteur aggravant et structurel des atteintes aux droits et à la dignité en prison", selon elle. Dans le même temps, "le personnel de nombreux établissements connaît un sous-effectif structurel". Sans compter la vétusté de nombreux établissements, impossibles à rénover compte tenu de l'absence de crédits et des espaces surpeuplés. La CGLPL est une autorité administrative indépendante chargée de défendre les droits fondamentaux dans les prisons, mais aussi les hôpitaux psychiatriques, les centres de rétention administrative, les centres éducatifs fermés et les locaux de garde à vue.

28.05.2026 à 13:05

FRANCE24
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"Il y a 20 ans, on passait cinq jours en mer et on rentrait les cales pleines", se souvient Léonard Raghnauth, président du comité des pêches de Guyane, qui voit dans l'acoupa rouge l'un des "symboles de la Guyane". Très consommé et bon marché, ce poisson aux nageoires rouges est aujourd'hui convoité par des équipages venus des pays voisins, Brésil, Suriname et Guyana. Une pression que les scientifiques peinent encore à mesurer précisément. "On considère qu'il est trop pêché", explique Fabian Blanchard, délégué régional de l'Ifremer. Ces dernières années, les navires légaux ont débarqué environ 700 tonnes d'acoupas par an quand, "dans le même temps, la pêche illégale a prélevé entre 500 et 3.000 tonnes annuellement", poursuit M. Blanchard, qui reconnaît la difficulté de chiffrer les dégâts. Faute de recul, l'Ifremer n'observe pas encore directement la baisse de la population. "L'évaluation de l'état du stock a commencé il y a deux ans, mais il faut des chiffres sur 10 à 15 ans pour sortir une tendance", précise M. Blanchard. Les volumes débarqués livrent malgré tout un premier signal. Après un pic en 2011, ils sont redescendus au niveau de 2006, mais la pêche illégale était alors moins intense. "On devrait s'inquiéter", tranche Tony Nalovic, biologiste marin et ancien ingénieur au comité des pêches de Guyane, qui estime que l'espèce affronte un déclin déjà amorcé à l'échelle régionale. Il décrit "des campagnes de pêche qui durent plus longtemps, des filets plus longs, des mailles plus petites, des débarquements moins importants, des poissons plus petits". Bref, "aucun indicateur qui aille dans le bon sens". M. Nalovic réclame une réglementation propre à l'espèce, aujourd'hui "inexistante". L'acoupa rouge ne bénéficie d'aucune mesure de protection: les seules limites portent sur les capacités de pêche des professionnels. Une vessie qui vaut de l'or Pour endiguer le fléau, les autorités ont lancé l'opération Mokarran de lutte contre la pêche illégale. La dernière campagne, du 23 février au 29 mars, a permis d'intercepter six navires, près de 11 tonnes de poissons et 111 kg de vessies natatoires. C'est cet organe, qui permet au poisson de flotter, qui attise les convoitises. Très prisé en Asie, il s'y vend au prix fort: autour de 100 euros le kilo, selon M. Blanchard. Après avoir affaibli les stocks dans d'autres parties du monde, les pêcheurs illégaux se rabattent sur les eaux guyanaises, où les populations restent vivaces. "Cela fait environ 20 ans que la vessie est exploitée", relève M. Nalovic. Les acteurs de la pêche guyanaise partagent le même constat: la surexploitation menace l'acoupa rouge sur le long terme. Mais les avis divergent sur la marche à suivre. La décision, elle, ne leur appartient pas. C'est la Commission européenne qui détient le mandat de protéger ou non les espèces exploitées commercialement et les quotas, interdictions et autres règles se décident à Bruxelles, rappelle Tony Nalovic. Or les autorités européennes ne distinguent pas pêche légale et illégale et s'en tiennent aux chiffres globaux, qui pointent une surexploitation. Raison pour laquelle "on remet en question ce qui se fait en termes de collecte de données", pointe Léonard Raghnauth. Pour lui, une réglementation reviendrait à une "sanction" infligée aux pêcheurs légaux. "Pourquoi sanctionner toute une filière quand ce sont les illégaux qui sont responsables ?", interroge-t-il. Le comité des pêches vient de lancer une nouvelle campagne pour produire son propre rapport, après une première étude en 2024 avec WWF et l'Ifremer. Ce travail visait à mieux cerner une pêche illégale que les pêcheurs guyanais jugent toujours sous-estimée. Le futur rapport doit notamment intégrer l'allongement des filets et la réduction de la taille des mailles, signes d'une capacité de pêche en hausse que les données officielles ne captent pas, selon Léonard Raghnauth.
Texte intégral (692 mots)
"Il y a 20 ans, on passait cinq jours en mer et on rentrait les cales pleines", se souvient Léonard Raghnauth, président du comité des pêches de Guyane, qui voit dans l'acoupa rouge l'un des "symboles de la Guyane". Très consommé et bon marché, ce poisson aux nageoires rouges est aujourd'hui convoité par des équipages venus des pays voisins, Brésil, Suriname et Guyana. Une pression que les scientifiques peinent encore à mesurer précisément. "On considère qu'il est trop pêché", explique Fabian Blanchard, délégué régional de l'Ifremer. Ces dernières années, les navires légaux ont débarqué environ 700 tonnes d'acoupas par an quand, "dans le même temps, la pêche illégale a prélevé entre 500 et 3.000 tonnes annuellement", poursuit M. Blanchard, qui reconnaît la difficulté de chiffrer les dégâts. Faute de recul, l'Ifremer n'observe pas encore directement la baisse de la population. "L'évaluation de l'état du stock a commencé il y a deux ans, mais il faut des chiffres sur 10 à 15 ans pour sortir une tendance", précise M. Blanchard. Les volumes débarqués livrent malgré tout un premier signal. Après un pic en 2011, ils sont redescendus au niveau de 2006, mais la pêche illégale était alors moins intense. "On devrait s'inquiéter", tranche Tony Nalovic, biologiste marin et ancien ingénieur au comité des pêches de Guyane, qui estime que l'espèce affronte un déclin déjà amorcé à l'échelle régionale. Il décrit "des campagnes de pêche qui durent plus longtemps, des filets plus longs, des mailles plus petites, des débarquements moins importants, des poissons plus petits". Bref, "aucun indicateur qui aille dans le bon sens". M. Nalovic réclame une réglementation propre à l'espèce, aujourd'hui "inexistante". L'acoupa rouge ne bénéficie d'aucune mesure de protection: les seules limites portent sur les capacités de pêche des professionnels. Une vessie qui vaut de l'or Pour endiguer le fléau, les autorités ont lancé l'opération Mokarran de lutte contre la pêche illégale. La dernière campagne, du 23 février au 29 mars, a permis d'intercepter six navires, près de 11 tonnes de poissons et 111 kg de vessies natatoires. C'est cet organe, qui permet au poisson de flotter, qui attise les convoitises. Très prisé en Asie, il s'y vend au prix fort: autour de 100 euros le kilo, selon M. Blanchard. Après avoir affaibli les stocks dans d'autres parties du monde, les pêcheurs illégaux se rabattent sur les eaux guyanaises, où les populations restent vivaces. "Cela fait environ 20 ans que la vessie est exploitée", relève M. Nalovic. Les acteurs de la pêche guyanaise partagent le même constat: la surexploitation menace l'acoupa rouge sur le long terme. Mais les avis divergent sur la marche à suivre. La décision, elle, ne leur appartient pas. C'est la Commission européenne qui détient le mandat de protéger ou non les espèces exploitées commercialement et les quotas, interdictions et autres règles se décident à Bruxelles, rappelle Tony Nalovic. Or les autorités européennes ne distinguent pas pêche légale et illégale et s'en tiennent aux chiffres globaux, qui pointent une surexploitation. Raison pour laquelle "on remet en question ce qui se fait en termes de collecte de données", pointe Léonard Raghnauth. Pour lui, une réglementation reviendrait à une "sanction" infligée aux pêcheurs légaux. "Pourquoi sanctionner toute une filière quand ce sont les illégaux qui sont responsables ?", interroge-t-il. Le comité des pêches vient de lancer une nouvelle campagne pour produire son propre rapport, après une première étude en 2024 avec WWF et l'Ifremer. Ce travail visait à mieux cerner une pêche illégale que les pêcheurs guyanais jugent toujours sous-estimée. Le futur rapport doit notamment intégrer l'allongement des filets et la réduction de la taille des mailles, signes d'une capacité de pêche en hausse que les données officielles ne captent pas, selon Léonard Raghnauth.

28.05.2026 à 13:01

FRANCE24
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Les désillusion de la finale de Ligue des champions en 2020 et de la "remontada" en 2017, qu'a connues le Brésilien, sont désormais aux oubliettes. Les autres échecs européens (Manchester City, Manchester United, le Real Madrid, le Bayern Munich), qui lui ont souvent collé à la peau, ne sont que de lointains souvenirs. Tout s'est effacé dans ses larmes de joie de la nuit du 31 mai 2025 à Munich quand, lors des dernières minutes d'une immense démonstration parisienne (5-0) contre l'Inter Milan, il a réalisé qu'il avait conquis l'Europe et qu'il allait enfin soulever cette coupe qui lui manquait. Derrière laquelle il courait depuis 2013. Cette pression balayée, le capitaine a la possibilité de conquérir une deuxième Ligue des champions samedi contre Arsenal et de rentrer encore plus durablement dans la légende du PSG. "Une fois, c'est déjà difficile, une deuxième fois consécutive, c'est encore plus dur", a estimé Marquinhos, qui a déjà marqué l'histoire du club en étant le joueur le plus capé (522) et en ayant remporté 11 championnats de France, 8 Coupes de France et 10 Trophées des champions. Pour rejoindre Budapest, au côté de son partenaire de choix Willian Pacho en charnière centrale, Marquinhos a résisté avec courage contre Liverpool à Anfield (2-0) mais aussi lors du retour contre le Bayern Munich à l'Allianz Arena (1-1), après avoir été transpercé à l'aller par Luis Diaz et Michael Olise (5-4). Largement préservé en Ligue 1 depuis février pour être plus performant dans les matches européens, il a tenu son rang depuis l'arrivée du printemps, après avoir été souvent mis en difficulté défensivement en début d'année, pas aidé par des soucis personnels. Grâce à cette fraîcheur physique retrouvée, le seul trentenaire de l'effectif (avec Lucas Hernandez) a su hausser son niveau et retrouver toutes ses facultés athlétiques pour vivre sa troisième finale sous le maillot parisien. En dehors des terrains, le capitaine depuis 2020 et le départ de son ami Thiago Silva reste le leader de son vestiaire, réélu encore cette saison par ses coéquipiers. "C'est un capitaine, le leader du vestiaire. Quand il n'est pas dans l'équipe, je ne sais pas qui va parler, qui va motiver l'équipe. Je suis très content de l'avoir, il a toujours été performant depuis que je suis ici", a expliqué Luis Enrique en février. "Notre plus grand leader" "C'est notre plus grand leader, il nous donne de la confiance, il ne laisse jamais l'équipe se relâcher", a insisté son coéquipier Joao Neves, arrivé en 2024. Selon Khvicha Kvaratskhelia, "chaque jour, à chaque entraînement, il nous booste, il nous parle constamment. Rester constant est la chose la plus difficile dans le foot, c'est un bon capitaine pour permettre cela". Ces dernières années et en réalité depuis l'arrivée de Luis Enrique (et de son adjoint et psychologue Joaquin Valdes), le défenseur a franchi un cap mental et n'est plus ce joueur friable dans les moments importants. Potentiellement mis sous pression cet été par l'arrivée à son poste d'un concurrent, Ilya Zabarnyi, le Brésilien n'a pas montré d'états d'âme et a gardé la même attitude de leader, comme l'ont montré ses prestations à Liverpool ou Munich. Si son niveau est plus fluctuant que celui du roc Pacho, si son coffre pour se replier rapidement interroge parfois, "Marqui" reste une référence en lecture du jeu et positionnement. Sous contrat jusqu'en 2028, Marquinhos - qui va jouer la Coupe du monde cet été, son dernier grand objectif avec la sélection après les JO remportés en 2016 à Rio - va bientôt voir revenir le sujet de son avenir à Paris, comme cela avait été le cas en fin de saison dernière. "J'ai tellement d'amour pour ce club. Je donne le max à chaque match. Après s'ils pensent un jour que ce n'est plus le moment d'avoir Marquinhos au PSG... Ça arrivera un jour ou l'autre", disait-il en mai 2025. Il pensait alors "apporter à cette équipe". Est-ce toujours son envie aujourd'hui ?
Texte intégral (694 mots)
Les désillusion de la finale de Ligue des champions en 2020 et de la "remontada" en 2017, qu'a connues le Brésilien, sont désormais aux oubliettes. Les autres échecs européens (Manchester City, Manchester United, le Real Madrid, le Bayern Munich), qui lui ont souvent collé à la peau, ne sont que de lointains souvenirs. Tout s'est effacé dans ses larmes de joie de la nuit du 31 mai 2025 à Munich quand, lors des dernières minutes d'une immense démonstration parisienne (5-0) contre l'Inter Milan, il a réalisé qu'il avait conquis l'Europe et qu'il allait enfin soulever cette coupe qui lui manquait. Derrière laquelle il courait depuis 2013. Cette pression balayée, le capitaine a la possibilité de conquérir une deuxième Ligue des champions samedi contre Arsenal et de rentrer encore plus durablement dans la légende du PSG. "Une fois, c'est déjà difficile, une deuxième fois consécutive, c'est encore plus dur", a estimé Marquinhos, qui a déjà marqué l'histoire du club en étant le joueur le plus capé (522) et en ayant remporté 11 championnats de France, 8 Coupes de France et 10 Trophées des champions. Pour rejoindre Budapest, au côté de son partenaire de choix Willian Pacho en charnière centrale, Marquinhos a résisté avec courage contre Liverpool à Anfield (2-0) mais aussi lors du retour contre le Bayern Munich à l'Allianz Arena (1-1), après avoir été transpercé à l'aller par Luis Diaz et Michael Olise (5-4). Largement préservé en Ligue 1 depuis février pour être plus performant dans les matches européens, il a tenu son rang depuis l'arrivée du printemps, après avoir été souvent mis en difficulté défensivement en début d'année, pas aidé par des soucis personnels. Grâce à cette fraîcheur physique retrouvée, le seul trentenaire de l'effectif (avec Lucas Hernandez) a su hausser son niveau et retrouver toutes ses facultés athlétiques pour vivre sa troisième finale sous le maillot parisien. En dehors des terrains, le capitaine depuis 2020 et le départ de son ami Thiago Silva reste le leader de son vestiaire, réélu encore cette saison par ses coéquipiers. "C'est un capitaine, le leader du vestiaire. Quand il n'est pas dans l'équipe, je ne sais pas qui va parler, qui va motiver l'équipe. Je suis très content de l'avoir, il a toujours été performant depuis que je suis ici", a expliqué Luis Enrique en février. "Notre plus grand leader" "C'est notre plus grand leader, il nous donne de la confiance, il ne laisse jamais l'équipe se relâcher", a insisté son coéquipier Joao Neves, arrivé en 2024. Selon Khvicha Kvaratskhelia, "chaque jour, à chaque entraînement, il nous booste, il nous parle constamment. Rester constant est la chose la plus difficile dans le foot, c'est un bon capitaine pour permettre cela". Ces dernières années et en réalité depuis l'arrivée de Luis Enrique (et de son adjoint et psychologue Joaquin Valdes), le défenseur a franchi un cap mental et n'est plus ce joueur friable dans les moments importants. Potentiellement mis sous pression cet été par l'arrivée à son poste d'un concurrent, Ilya Zabarnyi, le Brésilien n'a pas montré d'états d'âme et a gardé la même attitude de leader, comme l'ont montré ses prestations à Liverpool ou Munich. Si son niveau est plus fluctuant que celui du roc Pacho, si son coffre pour se replier rapidement interroge parfois, "Marqui" reste une référence en lecture du jeu et positionnement. Sous contrat jusqu'en 2028, Marquinhos - qui va jouer la Coupe du monde cet été, son dernier grand objectif avec la sélection après les JO remportés en 2016 à Rio - va bientôt voir revenir le sujet de son avenir à Paris, comme cela avait été le cas en fin de saison dernière. "J'ai tellement d'amour pour ce club. Je donne le max à chaque match. Après s'ils pensent un jour que ce n'est plus le moment d'avoir Marquinhos au PSG... Ça arrivera un jour ou l'autre", disait-il en mai 2025. Il pensait alors "apporter à cette équipe". Est-ce toujours son envie aujourd'hui ?

28.05.2026 à 13:01

FRANCE24
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A Paris, jamais un entraîneur n'avait réalisé cela: une demi-finale et deux finales en trois ans. A 56 ans, le natif de Gijon marche sur les traces de Zinédine Zidane qui a remporté trois Ligue des champions consécutives avec le Real Madrid (2016, 2017, 2018). Pour mener le PSG au sommet du foot européen, il a dû mener une révolution dans un club qui n'a jamais connu sous l'ère qatarie entraîneur si puissant. Même Carlo Ancelotti et Thomas Tuchel n'avaient pas eu autant de pouvoirs pour construire une équipe. "A Paris, le projet était différent. C'est un projet de construction, il a fallu inventer", racontait-il l'année dernière avant le titre européen. Vainqueur de la Ligue des champions avec le FC Barcelone en 2015, son mérite est donc encore plus grand à la tête du PSG. Tête pensante de son propre projet, avec le conseiller sportif Luis Campos et le président Nasser Al-Khelaïfi, l'Espagnol a eu carte blanche pour tout changer à son arrivée à l'été 2023 et mener une révolution, transformant un PSG bling-bling autour de Messi, Neymar et Mbappé, en un pur collectif. "Il a été révolutionnaire pour le club. Ce n'est pas facile de changer tant de choses en si peu de temps. Il y a eu beaucoup de critiques l'an dernier. À la fin, on a dit que c'était le meilleur, c'est beau comme histoire", soulignait le coach du Bayern Vincent Kompany cet automne. Aux yeux du technicien, aucune tête ne doit dépasser de l'équipe, à part peut-être la sienne. Homme d'expérience et de caractère, il a une liberté totale et inédite et est fortement impliqué dans les recrutements, conjointement avec les deux autres hommes forts. "Package complet" "Luis Enrique reste toujours motivé et de bonne humeur. Nous apprenons tous de lui. Il a le package complet, c'est une personne incroyable et un excellent entraîneur", glissait récemment Al-Khelaïfi. Chez lui, tout est réfléchi, à commencer par ses idées de jeu basées sur la possession et un pressing haut et collectif à la perte du ballon. "C'est simple, si tu ne presses pas, si tu ne défends pas, Luis Enrique va te mettre sur le banc", racontait il y a quelques jours Ousmane Dembélé, qui a gagné le Ballon d'Or en grande partie grâce au repositionnement initié par son entraineur en faux N.9. Luis Enrique cherche à avoir le rapport le plus équilibré avec son équipe, à la fois proche de ses joueurs et "fort avec les forts". Accompagné en permanence de son psychologue Joaquin Valdes et en lien étroit avec son adjoint Rafel Pol et l'entraîneur des gardiens Borja Alvarez, il s'entretient régulièrement avec son effectif. Devant la presse - qu'il envoie régulièrement sur les roses -, Luis Enrique protège toujours ses joueurs, hormis à quelques exceptions près, quand il veut faire passer un message. L'Asturien, fan de vélo, est aussi obsédé par la nutrition et surveille scrupuleusement la forme de ses joueurs, à l'aide d'une machine qui détecte tous les paramètres physiologiques. "C'est génétique" "La relation que j'ai avec mon groupe, elle dépend de chaque joueur. Ça dépend s'ils jouent beaucoup de matchs ou pas. Je cherche à avoir une relation qui est très proche", racontait-il en décembre, s'adaptant "si le joueur désire plus ou moins de contacts". "Mon obsession est d'aider au maximum les joueurs. Il y a des fois où je n'ai pas réussi", confiait la saison dernière Luis Enrique, conscient que son style n'a pas toujours recueilli l'adhésion unanime, notamment à l'AS Rome (2011-2012) ou même avec la sélection espagnole (2018-2022). Mais la réussite est désormais éclatante pour cet homme qui se dit "compétitif" à chaque instant. "C'est génétique, si tu me vois à Gijon, à la plage, je suis compétitif. Je me réveille prêt", confiait il y a quelques jours le coach, en fin de contrat à Paris en 2027. Interrogé en mai sur la prolongation de son entraîneur, Al-Khelaïfi n'a pas répondu directement, mais en a esquissé la possibilité: "Il est très, très content ici au club, il a fait quelque chose de magnifique".
Texte intégral (727 mots)
A Paris, jamais un entraîneur n'avait réalisé cela: une demi-finale et deux finales en trois ans. A 56 ans, le natif de Gijon marche sur les traces de Zinédine Zidane qui a remporté trois Ligue des champions consécutives avec le Real Madrid (2016, 2017, 2018). Pour mener le PSG au sommet du foot européen, il a dû mener une révolution dans un club qui n'a jamais connu sous l'ère qatarie entraîneur si puissant. Même Carlo Ancelotti et Thomas Tuchel n'avaient pas eu autant de pouvoirs pour construire une équipe. "A Paris, le projet était différent. C'est un projet de construction, il a fallu inventer", racontait-il l'année dernière avant le titre européen. Vainqueur de la Ligue des champions avec le FC Barcelone en 2015, son mérite est donc encore plus grand à la tête du PSG. Tête pensante de son propre projet, avec le conseiller sportif Luis Campos et le président Nasser Al-Khelaïfi, l'Espagnol a eu carte blanche pour tout changer à son arrivée à l'été 2023 et mener une révolution, transformant un PSG bling-bling autour de Messi, Neymar et Mbappé, en un pur collectif. "Il a été révolutionnaire pour le club. Ce n'est pas facile de changer tant de choses en si peu de temps. Il y a eu beaucoup de critiques l'an dernier. À la fin, on a dit que c'était le meilleur, c'est beau comme histoire", soulignait le coach du Bayern Vincent Kompany cet automne. Aux yeux du technicien, aucune tête ne doit dépasser de l'équipe, à part peut-être la sienne. Homme d'expérience et de caractère, il a une liberté totale et inédite et est fortement impliqué dans les recrutements, conjointement avec les deux autres hommes forts. "Package complet" "Luis Enrique reste toujours motivé et de bonne humeur. Nous apprenons tous de lui. Il a le package complet, c'est une personne incroyable et un excellent entraîneur", glissait récemment Al-Khelaïfi. Chez lui, tout est réfléchi, à commencer par ses idées de jeu basées sur la possession et un pressing haut et collectif à la perte du ballon. "C'est simple, si tu ne presses pas, si tu ne défends pas, Luis Enrique va te mettre sur le banc", racontait il y a quelques jours Ousmane Dembélé, qui a gagné le Ballon d'Or en grande partie grâce au repositionnement initié par son entraineur en faux N.9. Luis Enrique cherche à avoir le rapport le plus équilibré avec son équipe, à la fois proche de ses joueurs et "fort avec les forts". Accompagné en permanence de son psychologue Joaquin Valdes et en lien étroit avec son adjoint Rafel Pol et l'entraîneur des gardiens Borja Alvarez, il s'entretient régulièrement avec son effectif. Devant la presse - qu'il envoie régulièrement sur les roses -, Luis Enrique protège toujours ses joueurs, hormis à quelques exceptions près, quand il veut faire passer un message. L'Asturien, fan de vélo, est aussi obsédé par la nutrition et surveille scrupuleusement la forme de ses joueurs, à l'aide d'une machine qui détecte tous les paramètres physiologiques. "C'est génétique" "La relation que j'ai avec mon groupe, elle dépend de chaque joueur. Ça dépend s'ils jouent beaucoup de matchs ou pas. Je cherche à avoir une relation qui est très proche", racontait-il en décembre, s'adaptant "si le joueur désire plus ou moins de contacts". "Mon obsession est d'aider au maximum les joueurs. Il y a des fois où je n'ai pas réussi", confiait la saison dernière Luis Enrique, conscient que son style n'a pas toujours recueilli l'adhésion unanime, notamment à l'AS Rome (2011-2012) ou même avec la sélection espagnole (2018-2022). Mais la réussite est désormais éclatante pour cet homme qui se dit "compétitif" à chaque instant. "C'est génétique, si tu me vois à Gijon, à la plage, je suis compétitif. Je me réveille prêt", confiait il y a quelques jours le coach, en fin de contrat à Paris en 2027. Interrogé en mai sur la prolongation de son entraîneur, Al-Khelaïfi n'a pas répondu directement, mais en a esquissé la possibilité: "Il est très, très content ici au club, il a fait quelque chose de magnifique".
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