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12.08.2026 à 13:33

FRANCE24
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Vers 10H50 (08H50 GMT), l'indice CAC 40 reculait de 22 points à 8.692,78 points (-0,25%). Mardi, la Bourse de Paris avait légèrement reculé à la clôture (-0,13% à 8.714,94 points), revenant sur le dernier record établi la veille à 8.726,03 points. Comme toutes les Bourses européennes, Paris attend les chiffres de l'inflation américaine qui seront publiés à 12H30 GMT. L'inflation américaine "devra convaincre les marchés que le rebond" des prix "de l'énergie ne remet pas en cause le scénario d'un statu quo monétaire", selon John Plassard de Cité Gestion. Une inflation plus forte que prévu fait craindre une remontée des taux d'intérêt. Les investisseurs exigent des rendements plus élevés sur le marché obligataire et anticipent un resserrement de la politique monétaire par les banques centrales. Cette hausse des taux tend à pénaliser les marchés d'actions, qui deviennent moins attractifs que les obligations. D'autant que la hausse des taux d'intérêt accroît le coût du financement des entreprises, ce qui peut peser sur leurs bénéfices et leur valorisation boursière. Dans le contexte actuel, les risques d'inflation dérivent de la hausse du pétrole. Vers 10H45 (08H45 GMT), le Brent de la mer du Nord (+0,48% à 89,34 dollars le baril) et le WTI américain (+0,41% à 83,54 dollars le baril) modéraient leur tendance à la hausse enregistrée pour le sixième jour d'affilée. L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a indiqué mercredi revoir en baisse sa prévision de la demande mondiale de pétrole en 2026, dans le sillage du conflit au Moyen-Orient et de la flambée des prix des hydrocarbures. Dans le détail des valeurs, les groupes de luxe enregistraient les plus forts mouvements de vente d'actions (Kering -2,95% à 275,15 euros et Hermès -2,16% à 1.608 euros), aux côtés du géant de l'optique EssilorLuxottica (-2,91% à 166,75 euros). L'appétit pour le risque se portait sur des valeurs technologiques : Legrand (infrastructures électriques et numériques, +1,49% à 142,80 euros), Schneider Electric (+1,14% à 309,25 euros) et STMicroelectronics (semi-conducteurs, +1,01% à 48,24 euros). Eiffage (BTP) défendait le rang des valeurs industrielles (+1,28% à 123,05 euros). Les valeurs liées à la tech et à l'IA bénéficient, l'espace de quelques jours, d'un regain d'optimisme, avec le rebond de l'indice Kospi à Séoul porté par les fabricants de mémoire vive SK Hynix et Samsung, eux-mêmes encouragés par les bons résultats à New York de CoreWeave (cloud).

12.08.2026 à 13:25

FRANCE24
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En Colombie, les secours poursuivent leurs recherches dans les décombres après le puissant séisme qui a fait au moins 254 morts. À Cali et Pereira, plusieurs sauvetages spectaculaires redonnent de l’espoir, dont celui d’un bébé retrouvé vivant avec sa mère et d’une femme sortie des ruines après près de 36 heures.
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En Colombie, les secours poursuivent leurs recherches dans les décombres après le puissant séisme qui a fait au moins 254 morts. À Cali et Pereira, plusieurs sauvetages spectaculaires redonnent de l’espoir, dont celui d’un bébé retrouvé vivant avec sa mère et d’une femme sortie des ruines après près de 36 heures.

12.08.2026 à 13:19

FRANCE24
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Différentes régions de cet immense pays se préparent à des vagues de sécheresse, des inondations et des feux de forêt, alors que le phénomène météorologique El Niño, confirmé en juin, devrait s'intensifier vers la fin de l'année. Dans son étude annuelle sur l'usage de la terre au Brésil, le réseau de surveillance environnementale MapBiomas a affirmé que le territoire du pays sud-américain n'était plus recouvert que de 65% de végétation native, contre 79% il y a quatre décennies. Les principales pertes se concentrent dans la forêt amazonienne et dans le Cerrado (centre), savane riche en biodiversité. Une grande partie des zones ayant perdu leur végétation native ont été transformées en champs et en pâturages, les terres agricoles représentant à présent 32% du territoire brésilien, contre 18% en 1985. Une analyse réalisée par MapBiomas a montré que ces terres utilisées pour des activités agricoles étaient plus vulnérables aux phénomènes météorologiques extrêmes lors de trois épisodes El Niño particulièrement puissants par le passé. Tasso Azevedo, coordinateur général du réseau, a déclaré à l'AFP que les zones déboisées de l'Amazonie avaient connu "une baisse plus importante des précipitations par rapport aux zones forestières" pendant l'épisode El Niño de 2023-2024. Et dans la pampa (vastes prairies du sud du Brésil) a été constaté "un excès de précipitations" sur les terres agricoles par rapport aux zones où la végétation native a été préservée. En 2024, l'Etat méridional du Rio Grande do Sul a subi des inondations historiques qui ont fait environ 200 morts. "Les modes d'occupation des sols ne modifient pas El Niño lui-même, mais ils peuvent en changer les effets", a expliqué M. Azevedo. Il a indiqué que l'étude n'examinait pas les raisons pour lesquelles les zones agricoles subissaient des impacts plus intenses du phénomène météorologique. "Mais une hypothèse est que, en Amazonie, la déforestation réduit l'évapotranspiration et l'humidité de l'air local. Cela entraîne une hausse des températures et une diminution des précipitations (...). El Niño amplifie cet effet." En juillet, le gouvernement brésilien a averti qu'un "El Niño très fort" était attendu cette année, les températures de surface de la mer dans l'océan Pacifique devant dépasser de plus de deux degrés les moyennes habituelles. Ce réchauffement peut avoir des effets majeurs sur les régimes météorologiques dans le monde entier. La Confédération de l'agriculture et de l'élevage du Brésil a également prévenu qu'un "super El Niño" pourrait affecter les principales cultures du pays, comme le café, le soja et le sucre.
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Différentes régions de cet immense pays se préparent à des vagues de sécheresse, des inondations et des feux de forêt, alors que le phénomène météorologique El Niño, confirmé en juin, devrait s'intensifier vers la fin de l'année. Dans son étude annuelle sur l'usage de la terre au Brésil, le réseau de surveillance environnementale MapBiomas a affirmé que le territoire du pays sud-américain n'était plus recouvert que de 65% de végétation native, contre 79% il y a quatre décennies. Les principales pertes se concentrent dans la forêt amazonienne et dans le Cerrado (centre), savane riche en biodiversité. Une grande partie des zones ayant perdu leur végétation native ont été transformées en champs et en pâturages, les terres agricoles représentant à présent 32% du territoire brésilien, contre 18% en 1985. Une analyse réalisée par MapBiomas a montré que ces terres utilisées pour des activités agricoles étaient plus vulnérables aux phénomènes météorologiques extrêmes lors de trois épisodes El Niño particulièrement puissants par le passé. Tasso Azevedo, coordinateur général du réseau, a déclaré à l'AFP que les zones déboisées de l'Amazonie avaient connu "une baisse plus importante des précipitations par rapport aux zones forestières" pendant l'épisode El Niño de 2023-2024. Et dans la pampa (vastes prairies du sud du Brésil) a été constaté "un excès de précipitations" sur les terres agricoles par rapport aux zones où la végétation native a été préservée. En 2024, l'Etat méridional du Rio Grande do Sul a subi des inondations historiques qui ont fait environ 200 morts. "Les modes d'occupation des sols ne modifient pas El Niño lui-même, mais ils peuvent en changer les effets", a expliqué M. Azevedo. Il a indiqué que l'étude n'examinait pas les raisons pour lesquelles les zones agricoles subissaient des impacts plus intenses du phénomène météorologique. "Mais une hypothèse est que, en Amazonie, la déforestation réduit l'évapotranspiration et l'humidité de l'air local. Cela entraîne une hausse des températures et une diminution des précipitations (...). El Niño amplifie cet effet." En juillet, le gouvernement brésilien a averti qu'un "El Niño très fort" était attendu cette année, les températures de surface de la mer dans l'océan Pacifique devant dépasser de plus de deux degrés les moyennes habituelles. Ce réchauffement peut avoir des effets majeurs sur les régimes météorologiques dans le monde entier. La Confédération de l'agriculture et de l'élevage du Brésil a également prévenu qu'un "super El Niño" pourrait affecter les principales cultures du pays, comme le café, le soja et le sucre.

12.08.2026 à 13:05

FRANCE24
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Ce centre, occupé depuis 2013, a été évacué le mois dernier à la suite d’un incendie mineur, puis saisi par la police. Aujourd’hui, des familles, des personnes âgées et des animaux de compagnie dorment dans des tentes et sur des lits de camp devant les grilles cadenassées de Spin Time Labs, alors que les températures à Rome avoisinent les 40°C. "Au fil des jours, nous constatons une détresse psychologique croissante ; les gens sont à bout, ils sont épuisés", déclare à l’AFP Anastasia Destro, une médecin de 33 ans qui vient en aide aux personnes expulsées. "Nous avons constaté tous les problèmes de santé liés au fait de vivre dans la rue et de passer toute la journée exposé au soleil", explique Mme Destro, qui fait partie d’une équipe apportant une aide médicale et psychologique. Le sort de l'immeuble et de ses quelque 400 résidents, parmi lesquels des enfants et des personnes en situation de handicap, a suscité un élan de solidarité. Des bénévoles de toute la ville de Rome ont fait don de vêtements, de nourriture et de jouets, tandis que le conseil municipal de gauche a fourni des tentes, des climatiseurs, des toilettes portables et un camion-citerne d’eau potable. Des réalisateurs, de l’Italien Paolo Sorrentino au Britannique Ken Loach, ont appelé à ce que les résidents soient autorisés à revenir, tandis que Matteo Garrone a organisé une projection de son film "Pinocchio" pour les enfants. Spin Time, qui s’est développé au fil d’une décennie pour inclure une banque alimentaire, une cantine, un atelier de menuiserie, un journal et un théâtre, est devenu un symbole très médiatisé de la solidarité envers les personnes marginalisées. La communauté a offert un refuge à ceux qui se sont retrouvés "dans une situation d'urgence", a déclaré Marco Perilli, un ouvrier du bâtiment italien de 60 ans qui y vit depuis 2013. "L’immeuble abritait 27 groupes ethniques, cultures et religions différents" qui avaient trouvé le moyen de cohabiter comme "une grande famille", a déclaré M. Perilli, qui s’y était installé après s’être séparé de son compagnon. Cette expulsion a mis en lumière la crise du logement dans la capitale italienne. "Ma vie a changé" Selon les données de la ville, plus de 17.000 familles sont inscrites sur la liste d’attente pour un logement social à Rome, dont près de la moitié ont déposé leur demande il y a au moins dix ans. Le maire Roberto Gualtieri, qui souhaite que la ville rachète l’immeuble, espérait que les occupants puissent être autorisés à réintégrer les lieux pendant la durée des négociations. Mais le propriétaire, la société privée de gestion d’actifs et d’investissements Investire SGR, s’y est jusqu’à présent opposé. Et Fratelli d'Italia, le parti d’extrême droite de la cheffe du gouvernement Giorgia Meloni, a accusé M. Gualtieri de gaspiller l’argent public et de récompenser un comportement illégal en proposant de racheter ce squat. Les partisans de Spin Time affirment que l'association a apporté un soutien essentiel à des centaines de personnes en situation de vulnérabilité. Alors que les résidents les plus vulnérables ont été relogés dans d’autres logements, d’autres continuent d’attendre dehors, dans l’espoir d’être autorisés à rentrer. Parmi eux Patience Sare, une Nigériane de 40 ans qui tenait un restaurant en Libye avant de fuir vers l’Europe lorsque la guerre a éclaté en 2011. "Spin Time m'a accueillie, ainsi que mes enfants", déclare Mme Sare, qui a deux enfants et qui a tenté de refaire sa vie en France, en Suisse et à Malte avant d'arriver à Spin Time. "Ma vie a changé. C'était comme si j'avais trouvé mon chez-moi", dit-elle, les larmes aux yeux. "J'aimerais tellement que nous puissions rester".
Texte intégral (667 mots)
Ce centre, occupé depuis 2013, a été évacué le mois dernier à la suite d’un incendie mineur, puis saisi par la police. Aujourd’hui, des familles, des personnes âgées et des animaux de compagnie dorment dans des tentes et sur des lits de camp devant les grilles cadenassées de Spin Time Labs, alors que les températures à Rome avoisinent les 40°C. "Au fil des jours, nous constatons une détresse psychologique croissante ; les gens sont à bout, ils sont épuisés", déclare à l’AFP Anastasia Destro, une médecin de 33 ans qui vient en aide aux personnes expulsées. "Nous avons constaté tous les problèmes de santé liés au fait de vivre dans la rue et de passer toute la journée exposé au soleil", explique Mme Destro, qui fait partie d’une équipe apportant une aide médicale et psychologique. Le sort de l'immeuble et de ses quelque 400 résidents, parmi lesquels des enfants et des personnes en situation de handicap, a suscité un élan de solidarité. Des bénévoles de toute la ville de Rome ont fait don de vêtements, de nourriture et de jouets, tandis que le conseil municipal de gauche a fourni des tentes, des climatiseurs, des toilettes portables et un camion-citerne d’eau potable. Des réalisateurs, de l’Italien Paolo Sorrentino au Britannique Ken Loach, ont appelé à ce que les résidents soient autorisés à revenir, tandis que Matteo Garrone a organisé une projection de son film "Pinocchio" pour les enfants. Spin Time, qui s’est développé au fil d’une décennie pour inclure une banque alimentaire, une cantine, un atelier de menuiserie, un journal et un théâtre, est devenu un symbole très médiatisé de la solidarité envers les personnes marginalisées. La communauté a offert un refuge à ceux qui se sont retrouvés "dans une situation d'urgence", a déclaré Marco Perilli, un ouvrier du bâtiment italien de 60 ans qui y vit depuis 2013. "L’immeuble abritait 27 groupes ethniques, cultures et religions différents" qui avaient trouvé le moyen de cohabiter comme "une grande famille", a déclaré M. Perilli, qui s’y était installé après s’être séparé de son compagnon. Cette expulsion a mis en lumière la crise du logement dans la capitale italienne. "Ma vie a changé" Selon les données de la ville, plus de 17.000 familles sont inscrites sur la liste d’attente pour un logement social à Rome, dont près de la moitié ont déposé leur demande il y a au moins dix ans. Le maire Roberto Gualtieri, qui souhaite que la ville rachète l’immeuble, espérait que les occupants puissent être autorisés à réintégrer les lieux pendant la durée des négociations. Mais le propriétaire, la société privée de gestion d’actifs et d’investissements Investire SGR, s’y est jusqu’à présent opposé. Et Fratelli d'Italia, le parti d’extrême droite de la cheffe du gouvernement Giorgia Meloni, a accusé M. Gualtieri de gaspiller l’argent public et de récompenser un comportement illégal en proposant de racheter ce squat. Les partisans de Spin Time affirment que l'association a apporté un soutien essentiel à des centaines de personnes en situation de vulnérabilité. Alors que les résidents les plus vulnérables ont été relogés dans d’autres logements, d’autres continuent d’attendre dehors, dans l’espoir d’être autorisés à rentrer. Parmi eux Patience Sare, une Nigériane de 40 ans qui tenait un restaurant en Libye avant de fuir vers l’Europe lorsque la guerre a éclaté en 2011. "Spin Time m'a accueillie, ainsi que mes enfants", déclare Mme Sare, qui a deux enfants et qui a tenté de refaire sa vie en France, en Suisse et à Malte avant d'arriver à Spin Time. "Ma vie a changé. C'était comme si j'avais trouvé mon chez-moi", dit-elle, les larmes aux yeux. "J'aimerais tellement que nous puissions rester".

12.08.2026 à 12:53

FRANCE24
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Alimenté par les revenus pétroliers de l'Etat norvégien et investi à travers le monde, le fonds a annoncé mercredi avoir gagné 1.753 milliards de couronnes (160 milliards d'euros) depuis le début de l'année, du jamais vu en 30 ans d'existence. Fin juin, sa valeur atteignait la somme vertigineuse de 22.683 milliards de couronnes, soit 2.071 milliards d'euros. "Des puces, des puces, des puces, des puces, des puces...", a souligné, lors d'une présentation, le directeur du fonds Nicolai Tangen, en détaillant les principaux facteurs de la performance financière. A lui seul, le secteur technologique, qui englobe les groupes actifs dans l'intelligence artificielle, a contribué à hauteur de 1.065 milliards de couronnes aux gains semestriels. Et à l'intérieur de ce domaine, les principaux contributeurs individuels sont des fabricants de semi-conducteurs : les sud-coréens Samsung et SK Hynix, le taïwanais TSMC, l'américain Micron Technology et le néerlandais ASML. Une telle concentration commence à interroger : l'évolution de la valeur du fonds dépend d'"un nombre toujours plus réduit d'entreprises", a noté M. Tangen. Le fonds, qui finance aujourd'hui un quart du budget de l'Etat norvégien, semble de plus en plus vulnérable à une éventuelle explosion de la bulle technologique. Le ministère norvégien des Finances a mis en place un comité pour réfléchir aux risques liés à une telle concentration, laquelle est aussi géographique puisque le fonds est investi à près de 55% aux Etats-Unis. "Ces dix dernières années, la hausse des bénéfices aux Etats-Unis et les performances boursières ont été deux fois supérieures à celles enregistrées en Europe. Il a donc été très rentable de surpondérer les Etats-Unis ou d'y avoir d'importants investissements", a fait valoir M. Tangen. Une tendance que les risques géopolitiques, notamment, pourraient briser à l'avenir. Risques de partir en fumée? Les gains enregistrés au premier semestre correspondent à un rendement de 9,4% et s'expliquent par un fort rebond au deuxième trimestre puisque le fonds norvégien avait perdu 58 milliards d'euros sur les trois premiers mois de l'année. Fin juin, le fonds était investi en actions à hauteur de 72,1%, en obligations (25,8%), dans l'immobilier (1,6%) et dans les projets d'énergies renouvelables non cotés (0,5%). Les placements en actions ont rapporté 13% sur le semestre. Le fonds est le plus gros investisseur unique au monde : avec des participations dans près de 7.100 entreprises, il contrôle en moyenne 1,5% de chaque groupe coté sur la planète. En valeur, ses placements les plus importants sont dans Nvidia, Apple, Alphabet, Microsoft et TSMC. Il a aussi pris des positions au sein de SpaceX, le groupe d'Elon Musk qui a été introduit en Bourse, lors d'une opération record, le 12 juin. Fin juin, il en détenait 0,05%, valorisés à 12,1 milliards de couronnes. Malgré sa taille, M. Tangen juge possible que le fonds, censé s'inscrire dans le temps long et bénéficier aux futures générations, parte en fumée en cas de catastrophe majeure (guerre nucléaire, terrorisme biologique) ou de grande dépression similaire à celle de 1929. "Aucun pays dans l'histoire n'est parvenu à conserver durablement une fortune aussi considérable. Les fortunes finissent toujours par disparaître", a-t-il affirmé mardi lors d'un discours à Arendal, ville du sud de la Norvège où l'élite du pays est réunie cette semaine. "Nous venons de traverser 30 années tout à fait extraordinaires, avec une évolution anormalement forte des marchés financiers. Cela ne va donc pas continuer ainsi", a-t-il répété mercredi. Les placements obligataires ont, eux, pris 0,9% sur le semestre, et l'immobilier 3%. Les investissements dans les énergies renouvelables ont en revanche affiché un rendement négatif de 0,2%.
Texte intégral (612 mots)
Alimenté par les revenus pétroliers de l'Etat norvégien et investi à travers le monde, le fonds a annoncé mercredi avoir gagné 1.753 milliards de couronnes (160 milliards d'euros) depuis le début de l'année, du jamais vu en 30 ans d'existence. Fin juin, sa valeur atteignait la somme vertigineuse de 22.683 milliards de couronnes, soit 2.071 milliards d'euros. "Des puces, des puces, des puces, des puces, des puces...", a souligné, lors d'une présentation, le directeur du fonds Nicolai Tangen, en détaillant les principaux facteurs de la performance financière. A lui seul, le secteur technologique, qui englobe les groupes actifs dans l'intelligence artificielle, a contribué à hauteur de 1.065 milliards de couronnes aux gains semestriels. Et à l'intérieur de ce domaine, les principaux contributeurs individuels sont des fabricants de semi-conducteurs : les sud-coréens Samsung et SK Hynix, le taïwanais TSMC, l'américain Micron Technology et le néerlandais ASML. Une telle concentration commence à interroger : l'évolution de la valeur du fonds dépend d'"un nombre toujours plus réduit d'entreprises", a noté M. Tangen. Le fonds, qui finance aujourd'hui un quart du budget de l'Etat norvégien, semble de plus en plus vulnérable à une éventuelle explosion de la bulle technologique. Le ministère norvégien des Finances a mis en place un comité pour réfléchir aux risques liés à une telle concentration, laquelle est aussi géographique puisque le fonds est investi à près de 55% aux Etats-Unis. "Ces dix dernières années, la hausse des bénéfices aux Etats-Unis et les performances boursières ont été deux fois supérieures à celles enregistrées en Europe. Il a donc été très rentable de surpondérer les Etats-Unis ou d'y avoir d'importants investissements", a fait valoir M. Tangen. Une tendance que les risques géopolitiques, notamment, pourraient briser à l'avenir. Risques de partir en fumée? Les gains enregistrés au premier semestre correspondent à un rendement de 9,4% et s'expliquent par un fort rebond au deuxième trimestre puisque le fonds norvégien avait perdu 58 milliards d'euros sur les trois premiers mois de l'année. Fin juin, le fonds était investi en actions à hauteur de 72,1%, en obligations (25,8%), dans l'immobilier (1,6%) et dans les projets d'énergies renouvelables non cotés (0,5%). Les placements en actions ont rapporté 13% sur le semestre. Le fonds est le plus gros investisseur unique au monde : avec des participations dans près de 7.100 entreprises, il contrôle en moyenne 1,5% de chaque groupe coté sur la planète. En valeur, ses placements les plus importants sont dans Nvidia, Apple, Alphabet, Microsoft et TSMC. Il a aussi pris des positions au sein de SpaceX, le groupe d'Elon Musk qui a été introduit en Bourse, lors d'une opération record, le 12 juin. Fin juin, il en détenait 0,05%, valorisés à 12,1 milliards de couronnes. Malgré sa taille, M. Tangen juge possible que le fonds, censé s'inscrire dans le temps long et bénéficier aux futures générations, parte en fumée en cas de catastrophe majeure (guerre nucléaire, terrorisme biologique) ou de grande dépression similaire à celle de 1929. "Aucun pays dans l'histoire n'est parvenu à conserver durablement une fortune aussi considérable. Les fortunes finissent toujours par disparaître", a-t-il affirmé mardi lors d'un discours à Arendal, ville du sud de la Norvège où l'élite du pays est réunie cette semaine. "Nous venons de traverser 30 années tout à fait extraordinaires, avec une évolution anormalement forte des marchés financiers. Cela ne va donc pas continuer ainsi", a-t-il répété mercredi. Les placements obligataires ont, eux, pris 0,9% sur le semestre, et l'immobilier 3%. Les investissements dans les énergies renouvelables ont en revanche affiché un rendement négatif de 0,2%.
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