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30.11.2025 à 18:53

A Evry, Farida Amrani en campagne pour offrir à LFI sa première ville-préfecture

FRANCE24
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Ville de 70.000 habitants située à une heure de Paris, Evry-Courcouronnes est dirigée depuis 2019 par l'ex-LR désormais sans étiquette Stéphane Beaudet, pressenti par plusieurs figures politiques locales pour se représenter. Soutenue par le Nouveau front populaire, Farida Amrani l'avait battu au second tour des législatives en 2024, avec 56,33% des voix à Evry. A quatre mois des municipales, la députée LFI a donné dimanche le coup d'envoi de sa campagne lors d'un meeting dans le quartier des Aunettes à Evry, où elle a grandi et vit toujours. "Cette ville coule dans mes veines depuis plus de trente ans", a déclaré Farida Amrani devant une centaine de sympathisants. "Devenir la maire de cette ville serait pour moi la plus belle des missions (...) Les bus ne passent plus, le sentiment d'insécurité grandit, le béton a remplacé les espaces verts sous l'influence de promoteurs", a-t-elle égrené. Ville populaire, métissée et jeune (près d'un quart de la population a moins de 30 ans), Evry-Courcouronnes est "l'une des chances les plus sérieuses de gagner une préfecture pour La France insoumise", estime le coordinateur national de LFI Manuel Bompard, qui faisait partie des quelques députés Insoumis présents dimanche au meeting. "Je suis vraiment inquiet pour Evry", a abondé un élu LR francilien auprès de l'AFP, sous couvert d'anonymat. Outre la députée LFI, un autre candidat est officiellement en lice: Julien Monier, 41 ans, dont la liste Agissons citoyens est soutenue par Europe écologie les Verts. Côté socialistes, il n'y aura pas de liste: ils disent avoir entamé des discussions avec les deux candidats mais n'avoir pas encore choisi lequel soutenir. "Nous regrettons qu'il n'y ait pas de liste unitaire permettant de proposer une alternative de gauche puissante", déplore Nastassja Naguszewski, responsable du PS en Essonne. Victoire symbolique A l'échelle nationale, LFI dispose d'une faible implantation locale: elle ne compte que deux maires dans des communes de plus de 5.000 habitants et ne dirige aucune ville-préfecture. Gagner la ville d'Evry-Courcouronnes serait par ailleurs une victoire symbolique pour les Insoumis, qui entretiennent une relation particulière avec l'Essonne. Le premier siège social du mouvement était à Massy, ville dont Jean-Luc Mélenchon fut adjoint au maire dans les années 1980 avant de devenir conseiller général de l'Essonne pendant 13 ans puis sénateur de ce même département pendant 19 ans. Les Insoumis sont également le parti qui compte le plus de députés en Essonne, avec quatre députés sur un total de dix circonscriptions. L'ancrage des mélenchonistes dans le département est "un facteur plutôt favorable" à LFI en vue des municipales, estime le politologue Olivier Rouquan, chercheur associé au Cersa (université Panthéon-Assas). Il relève toutefois qu'une victoire des Insoumis "dépendra fortement de la mobilisation électorale". "Les municipales sont des élections qui restent marquées par une forte participation, mais on observe une progression de l'abstention. Cela demeure un vrai point d'incertitude pour les municipales à venir, surtout dans des zones très urbanisées comme Evry", souligne-t-il. Outre le chef-lieu de l'Essonne, la direction du mouvement a par ailleurs identifié Roubaix (Nord) ou encore La Courneuve (Seine-Saint-Denis) comme communes où la victoire serait un objectif crédible. Figure locale A 49 ans, Farida Amrani pourrait être le visage de cette victoire des Insoumis à Evry. Conseillère municipale depuis 2014, elle s'est engagée localement dès 2013 en s'opposant à la réforme des rythmes scolaires, puis pleinement en politique en se présentant aux municipales d'Evry comme tête de liste du Front de gauche. Candidate aux législatives dans le département en 2017 puis en 2018, elle a été battue à chaque fois au second tour: d'abord par l'ex-Premier ministre Manuel Valls, puis par l'ancien maire d'Evry Francis Chouat. Avant d'être finalement élue en 2022, avec le soutien de l'alliance de gauche de l'époque, la Nupes. Pour les municipales à venir, son premier visuel de campagne la présente avec le slogan "Votre future maire du quotidien": le pouvoir d'achat, les transports, la dégradation des logements ou la paupérisation de la ville feront partie des thèmes abordés pendant sa campagne. "C'est un moment important pour cette ville. Pour nos quartiers. Pour créer un avenir ensemble. Farida est une femme qui nous ressemble et qui nous rassemble", a insisté Assa Traoré, figure du combat contre les violences policières, présente au meeting ce dimanche.

30.11.2025 à 18:43

Féminicide en Isère: une marche blanche en hommage à Zaia

FRANCE24
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"C'est encore plus difficile de faire un deuil quand on sait que c'est ça" (un féminicide), a déclaré à l'AFP Amandine Rosset, amie de Zaia, défilant derrière une banderole géante évoquant "la lumière" qu'irradiait la jeune femme. Le corps de la femme âgée de 27 ans avait été découvert calciné, le 19 novembre, dans une voiture en feu, à Saint-Marcel-Bel-Accueil, au sud-est de Lyon. La jeune femme travaillait comme aide soignante dans un Ephad. Son compagnon a été mis en examen et a partiellement reconnu les faits. "On se rend compte, on se dit toujours que ça n'arrive qu'aux autres. Et puis là, quand ça nous touche personnellement, on a vraiment tous envie d'être unis pour cette cause", ajoute Amandine Rosset. "Ce genre de décès dépasse l'entendement. Donc oui, un phénomène de colère. Oui, la volonté que justice soit faite. Et puis au-delà de ça, on sait que le nombre de violences faites aux femmes a considérablement augmenté depuis 2020. Et il est temps de prendre des mesures concrètes", a déclaré Isabelle Flores, maire de Crémieu. "Merci d'avoir été présents à chacun. Merci beaucoup", a lancé la mère de Zaia, Myriam Binet.

30.11.2025 à 18:21

Supermarchés et fournisseurs s'engagent à mener des négociations apaisées

FRANCE24
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"C'est une avancée dont la filière avait vraiment besoin et depuis longtemps", a réagi auprès de l'AFP Judith Jiguet, déléguée générale de la Fédération du commerce et de la distribution (FCD). "On revit chaque année la même chose, on sort épuisé de part et d'autre de la table", ajoute-t-elle. Cette charte "constitue une avancée vers des négociations commerciales plus apaisées et de bonne foi", s'est félicitée Karima Kaci, directrice générale de Pact'Alim, l'une des cinq organisations d'industriels signataires avec l'Ania, l'Ilec, la Feef, et la Coopération agricole. "C'est un signal positif après des années d'hyperinflation. N'oublions pas que l'enjeu de ces négociations est le tarif payé par le consommateur", a commenté sur LinkedIn Thierry Cotillard, patron du Groupement Mousquetaires/Intermarché. Comme tous les ans démarrent, à compter de lundi, trois mois d'intenses négociations pour fixer les prix et les conditions (modalités de livraison, calendrier promotionnel...) auxquelles les grandes surfaces s'approvisionnent auprès des fabricants. Ces tractations opposent des distributeurs en quête de prix compétitifs pour attirer les clients, et des industriels invoquant coûts de production et besoins d'investissements. Opaques et sources de tensions, elles sont accusées de tirer vers le bas les revenus des agriculteurs malgré leur encadrement par la loi Egalim. Elles déterminent in fine les tarifs en rayon, uniquement pour les produits de grandes marques (par exemple Nutella de Ferrero, Actimel de Danone, bonbons Haribo...), et non ceux des marques des supermarchés (Carrefour, Marque Repère, U...), qui pèsent plus du tiers des ventes. PME mieux considérées La charte, initiée par le ministre du Commerce Serge Papin et la ministre de l'Agriculture Annie Genevard, "pose des principes destinés à instaurer un climat apaisé: échanges respectueux, rendez-vous mieux organisés, modalités adaptées et maintien d’un dialogue suivi tout au long du processus", selon les parties prenantes. Elle prévoit "un traitement différencié pour les PME", avec une fin des négociations entre distributeurs et fournisseurs "au plus tard le 15 janvier 2026" les concernant. "Elles ne sont pas équipées de la même façon que les autres, donc il faut les faire passer avant et il faut les traiter différemment", justifie Judith Jiguet. "Dans ce cadre, l’enjeu principal pour les PME et ETI sera que la hausse des tarifs ne puisse être inférieure à la hausse de la matière première agricole. Il en va de notre souveraineté alimentaire", complète Karima Kaci de Pact'Alim, qui représente 3.000 PME et entreprises de taille intermédiaire (ETI) de l'industrie alimentaire. Le dernier axe de l'accord porte sur "la valorisation des produits frais et la poursuite des démarches visant à favoriser l'information du consommateur, notamment en matière d’origine des produits". Clauses de revoyure Mais ce document, non contraignant, résistera-t-il à la guerre des prix ? Les récentes et féroces négociations sur le chocolat pour Pâques 2026 peuvent instiller le doute. "Ce n'est pas juste un acte politique, c'est une volonté collective de progresser", assure Judith Jiguet. "On va se donner des clauses de revoyure tout au long de ces trois mois à venir et on fera un bilan ensemble." "Cette charte est une première étape, la prochaine loi Egalim devra être l’occasion d'avancer sur la simplification de la loi, et le renforcement de la sanctuarisation de la matière première agricole", souligne pour sa part Karima Kaci. Cet accord "est la preuve que des échanges constructifs et un dialogue nourri permettent de converger vers la mise en œuvre de pratiques responsables au service de relations commerciales équilibrées", se sont félicités dans un communiqué commun les ministres du Commerce Serge Papin et de l'Agriculture Annie Genevard. Avant de rappeler, eux aussi, que "les engagements pris feront l'objet d’un suivi attentif afin d’en garantir l’application et l’efficacité".

30.11.2025 à 18:19

Biathlon: la France remporte le relais mixte à Ostersund, 4e podium du week-end

FRANCE24
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Doubles champions du monde en titre du relais mixte (discipline olympique), les Bleus, emmenés par Emilien Jacquelin, Eric Perrot, Justine Braisaz-Bouchet et Lou Jeanmonnot, ont devancé de 25 secondes l'Italie et la Norvège (+ 1 min 05 sec). Les deux premiers relais, assurés par Emilien Jacquelin et Eric Perrot, ont permis à la France d'être dans le groupe de tête avec les Italiens et Norvégiens. Troisième relayeuse, Justine Braisaz-Bouchet a pris son temps pour blanchir les cinq cibles (une balle de pioche) sur son tir couché, laissant plus de 30 secondes d'avance à l'Italienne Dorothea Wierer et la Norvégienne Karoline Knotten. "Mon tir couché a couté cher. C'est comme si j'avais mis plusieurs pioches. Chronométriquement parlant ce n’était pas idéal", a résumé à chaud la Française au micro de la chaîne L'Equipe. Mais "JBB" a enchaîné un sans-faute sur le debout, qui lui a permis de passer le relais à Lou Jeanmonnot, pour être en lice pour les deux derniers tirs face à la Norvégienne Ingrid Tandrevold et l'Italienne Lisa Vittozzi. La Franc-Comtoise de 27 ans a ensuite blanchi toutes ses cibles, tandis que Vittozzi a utilisé une balle de pioche et Ingrid Tandrevold a fait un tour sur l'anneau de pénalité. "On s'y habitue assez vite", a savouré Jeanmonnot, qui avait déjà offert la victoire lors du relais féminin samedi. Le relais masculin avait terminé deuxième derrière les Norvégiens. Plus tôt dans l'après-midi, la France était déjà montée sur le podium grâce à la troisième place du duo français Camille Bened et Fabien Claude dans le relais mixte simple (non olympique), remporté par les Suédois Ella Halvarsson et Sebastian Samuelsson. Claude et Bened ont eu quelques difficultés sur le pas de tir (1 tour de pénalité, six pioches). Quatrième après le dernier tir debout, la Française est parvenue à doubler Marlene Fichtner sur la ligne d'arrivée. "Quand j'ai vu que je ne sortais pas très loin de l'Allemande, j'avais à coeur de venir chercher ce premier podium" en Coupe du monde, a savouré Camille Bened, qui a remporté l'IBU Cup (échelon inférieur) l'hiver dernier. Quentin Fillon Maillet était initialement engagé mais "un début de virus" l'a contraint à être remplacé par Fabien Claude. Les épreuves individuelles débuteront mardi à 15h30 (heure de Paris) à Ostersund par l'individuel femmes (15 km).

30.11.2025 à 18:13

Le "Hollywood sur Danube" hongrois craint de faire les frais des taxes Trump

FRANCE24
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"C’est comme une météorite qui se dirigerait vers la Terre : elle peut soit passer à côté de nous soit nous frapper de plein fouet", estime Karoly Radnai, directeur général du cabinet fiscal hongrois Andersen. "Il n'y a aucun moyen de s'adapter. Si Trump introduit des taxes, ce sera très mauvais pour nous", ajoute-t-il, alors que cette industrie pèse près d'un milliard de dollars. La capitale hongroise et la Hongrie dans son ensemble sont devenues des lieux de tournage incontournables pour les productions internationales ces 20 dernières années, en particulier pour les studios américains, grâce à des paysages pittoresques, une main-d'œuvre bon marché et un généreux programme de subventions. Or cet âge d'or pourrait cesser du jour au lendemain, si le président américain décide de mettre à exécution sa menace de taxer à 100% les films produits à l'étranger. Avec une centaine de projets par an, la Hongrie est désormais le pays le plus important pour Hollywood en dehors du monde anglophone, en particulier pour les services de streaming, selon Timothy Havens, professeur à l'Université de l'Iowa. "Les séries haut de gamme, avec des éléments visuels spectaculaires, sont leur produit d'appel", souligne-t-il. Or c'est coûteux, "qu'il s'agisse d'effets spéciaux ou de prises de vue en extérieur", d'où l'attrait de la Hongrie. Les experts conviennent que cette externalisation a sérieusement nui à la machine cinématographie californienne, mais ils sont sceptiques quant aux bénéfices de la taxation des tournages à l'étranger. "Le modèle actuel est si important pour les résultats financiers de Hollywood que les producteurs trouveront une solution pour contourner les taxes si elles sont mises en oeuvre", selon M. Havens. Le commissaire du gouvernement hongrois pour le développement de l'industrie cinématographique, Czaba Kael, a affirmé à l'AFP que la question du cinéma avait été soulevée auprès de l'administration Trump dont M. Orban est proche. "Savoir-faire" En 2023, quelque 910 millions de dollars ont été dépensés dans le pays pour des productions cinématographiques étrangères, en majorité américaines, selon l'Institut national du film. Un chiffre qui a été multiplié par quatre en cinq ans. Mais il ne s'agit pas que d'argent, selon Czaba Kael qui dirige cet organisme public de soutien aux cinéastes. Il cite ainsi les selfies pris par des stars de passage qui offrent une publicité gratuite au pays de 9,5 millions d'habitants, mais surtout la transmission d'un "savoir-faire" par "les plus grands réalisateurs et directeurs de la photographie" qui a permis au cinéma hongrois de grandir. Dernier exemple en date, la série télévisée historique hongroise "Rise of Raven", qui a bénéficié d'une diffusion internationale cette année. M. Kael rappelle aussi la percée de professionnels comme la décoratrice Zsuzsanna Sipos, qui a remporté, avec le Canadien Patrice Vermette, l'Oscar de la meilleure direction artistique en 2022 pour son travail sur le premier volet de "Dune" du réalisateur Denis Villeneuve. Les taxes de Donald Trump ne sont pas la seule ombre à peser sur l'industrie hongroise du cinéma qui emploie désormais 20.000 personnes. En juin, le Premier ministre Viktor Orban a pris la décision de suspendre le programme adopté en 2004, qui permet un remboursement de 30% des frais de production locale. Bien que M. Kael se veuille rassurant concernant la reprise de ces subventions, les producteurs hongrois craignent de plus en plus que la situation ne dure, en raison d'une croissance économique à l'arrêt qui pousse le gouvernement à réorienter ses dépenses vers des programmes plus susceptibles de plaire aux électeurs à l'approche des législatives d'avril. #photo5 "Pour l'instant, les choses fonctionnent encore, mais cela pourrait très facilement s'effondrer", craint le producteur américano-hongrois Daniel Kresmery, de la société HeroSuared, rencontré fin octobre sur le plateau de tournage d'un film d'horreur au nom tenu encore secret, dans le décor sinistre de l'ancien hôpital psychiatrique de Budapest.
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