Rendez-vous donné en soirée au "Sucre", salle de concert dans le quartier en transformation de Confluences. La plupart des participants sont debout, sous les spots multicolores. Il est venu chercher l'"énergie" qui se dégage de la foule -- 800 personnes selon l'organisation.
L'énergie d'un rassemblement des familles "écologistes, socialistes, communistes, social-démocrate" qui "lorsqu'elles s'unissent déjouent tous les pronostics", affirme le maire sortant, sans mentionner la dissidence de LFI qui fait liste à part.
"Quel plaisir de me présenter devant vous en candidat", lance d'emblée Grégory Doucet. De son principal adversaire soutenu par le centre et la droite, qui ne cesse de l'attaquer, il ne dit quasiment rien.
Mis à part une pique sur la promesse phare de Jean-Michel Aulas: un projet de double-voies routières sous Lyon visant à désengorger le tristement célèbre tunnel de Fourvière, des travaux estimés par leurs défenseurs à deux milliards d'euros, largement raillé par la salle.
La députée socialiste Sandrine Runel, qui l'a précédé sur scène, a en revanche mené la charge contre celui qu'elle qualifie d'"homme de l'ancien monde".
"Tout est possible"
Dans un sondage réalisé en décembre par OpinionWay, Jean-Michel Aulas apparaît largement en tête dès le premier tour, sa liste recueillant 60% des intentions de vote au second face à celle de Grégory Doucet.
Mais samedi, personne ne veut croire en ces prophéties.
"Ca ne nous inquiète pas forcément parce que les sondages sont encore à deux mois des élections, donc tout est possible. En 2020, ça s'était déjà vérifié", puisque les écologistes avaient emporté la ville et l'agglomération contre toute attente, avance Arthur Duvivier, adjoint dans le 3e arrondissement de Lyon.
Fabrice Tavel, 30 ans, qui est candidat dans la commune voisine de Oullins-Pierre-Bénite, relève de son côté que "la victoire totale" de la gauche aux dernières législatives "n'était pas vraiment annoncée par les sondages".
"Ils sont faits sur une période où Aulas a une lumière médiatique", balaie de son côté Matéo Chichet, 26 ans, collaborateur parlementaire de la députée écologiste Marie-Charlotte Garin.
Sur scène, Grégory Doucet déroule ses annonces, qui ont ponctué tout le mois de janvier avec l'accélération de la campagne lyonnaise en ce début d'année. Si les premiers mots du maire écologiste sont pour le climat, la suite se concentre sur la "sécurité des Lyonnais", un thème sur lequel les oppositions l'attaquent régulièrement.
"Il se bat pour"
"Toutes les sécurités", répond Grégory Doucet, celle du logement en premier lieu. "Personne à Lyon ne désencadrera les loyers", lance-t-il, son principal adversaire ayant promis d'abolir cette mesure prise par les écologistes pour contenir la flambée des loyers.
Sous les hourras du public, il poursuit en promouvant la création d'une garantie municipale des loyers.
Après avoir reçu le soutien du militant antidrogue marseillais Amine Kessaci, il s'attarde sur la sécurité "des biens et des personnes" et promet un "plan ambitieux de prévention et de lutte contre le trafic de stupéfiants".
"Grégory, quand il se bat, il ne se bat pas contre, il se bat pour la dignité", avait souligné auparavant le jeune militant marseillais, dont un frère a été assassiné en novembre. "Il se bat pour l'égalité, il se bat pour l'équité, il se bat pour les transports qui accompagnent tout le monde, il se bat pour la justice sociale et la justice environnementale dans ses quartiers. En bref, il se bat pour notre vie !"
"En tant que militante j'en ressors boostée", dit Eline, 28 ans, qui travaille pour une association. "Ca fait du bien de montrer qu'il y a une dynamique, qu'on est ensemble, de se rappeler aussi le projet qu'on défend et qu'on va continuer de défendre, cette vision de la ville et cette vision de société".
Texte intégral (676 mots)
Rendez-vous donné en soirée au "Sucre", salle de concert dans le quartier en transformation de Confluences. La plupart des participants sont debout, sous les spots multicolores. Il est venu chercher l'"énergie" qui se dégage de la foule -- 800 personnes selon l'organisation.
L'énergie d'un rassemblement des familles "écologistes, socialistes, communistes, social-démocrate" qui "lorsqu'elles s'unissent déjouent tous les pronostics", affirme le maire sortant, sans mentionner la dissidence de LFI qui fait liste à part.
"Quel plaisir de me présenter devant vous en candidat", lance d'emblée Grégory Doucet. De son principal adversaire soutenu par le centre et la droite, qui ne cesse de l'attaquer, il ne dit quasiment rien.
Mis à part une pique sur la promesse phare de Jean-Michel Aulas: un projet de double-voies routières sous Lyon visant à désengorger le tristement célèbre tunnel de Fourvière, des travaux estimés par leurs défenseurs à deux milliards d'euros, largement raillé par la salle.
La députée socialiste Sandrine Runel, qui l'a précédé sur scène, a en revanche mené la charge contre celui qu'elle qualifie d'"homme de l'ancien monde".
"Tout est possible"
Dans un sondage réalisé en décembre par OpinionWay, Jean-Michel Aulas apparaît largement en tête dès le premier tour, sa liste recueillant 60% des intentions de vote au second face à celle de Grégory Doucet.
Mais samedi, personne ne veut croire en ces prophéties.
"Ca ne nous inquiète pas forcément parce que les sondages sont encore à deux mois des élections, donc tout est possible. En 2020, ça s'était déjà vérifié", puisque les écologistes avaient emporté la ville et l'agglomération contre toute attente, avance Arthur Duvivier, adjoint dans le 3e arrondissement de Lyon.
Fabrice Tavel, 30 ans, qui est candidat dans la commune voisine de Oullins-Pierre-Bénite, relève de son côté que "la victoire totale" de la gauche aux dernières législatives "n'était pas vraiment annoncée par les sondages".
"Ils sont faits sur une période où Aulas a une lumière médiatique", balaie de son côté Matéo Chichet, 26 ans, collaborateur parlementaire de la députée écologiste Marie-Charlotte Garin.
Sur scène, Grégory Doucet déroule ses annonces, qui ont ponctué tout le mois de janvier avec l'accélération de la campagne lyonnaise en ce début d'année. Si les premiers mots du maire écologiste sont pour le climat, la suite se concentre sur la "sécurité des Lyonnais", un thème sur lequel les oppositions l'attaquent régulièrement.
"Il se bat pour"
"Toutes les sécurités", répond Grégory Doucet, celle du logement en premier lieu. "Personne à Lyon ne désencadrera les loyers", lance-t-il, son principal adversaire ayant promis d'abolir cette mesure prise par les écologistes pour contenir la flambée des loyers.
Sous les hourras du public, il poursuit en promouvant la création d'une garantie municipale des loyers.
Après avoir reçu le soutien du militant antidrogue marseillais Amine Kessaci, il s'attarde sur la sécurité "des biens et des personnes" et promet un "plan ambitieux de prévention et de lutte contre le trafic de stupéfiants".
"Grégory, quand il se bat, il ne se bat pas contre, il se bat pour la dignité", avait souligné auparavant le jeune militant marseillais, dont un frère a été assassiné en novembre. "Il se bat pour l'égalité, il se bat pour l'équité, il se bat pour les transports qui accompagnent tout le monde, il se bat pour la justice sociale et la justice environnementale dans ses quartiers. En bref, il se bat pour notre vie !"
"En tant que militante j'en ressors boostée", dit Eline, 28 ans, qui travaille pour une association. "Ca fait du bien de montrer qu'il y a une dynamique, qu'on est ensemble, de se rappeler aussi le projet qu'on défend et qu'on va continuer de défendre, cette vision de la ville et cette vision de société".