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04.07.2026 à 20:47

FRANCE24
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Derrière une banderole "Louis, on t'aime", environ 500 personnes ont parcouru le centre-ville de la préfecture audoise, dont beaucoup portaient des t-shirts à l'effigie noir et blanc de Louis, distribués par la famille. "Louis était un gentil garçon, c'était une pépite", a déclaré très ému son père, Nicolas Hervé, lors d'une brève prise de parole au cours de laquelle il a appelé à ce qu'on "n'oublie pas la mémoire de (s)on fils". D'abord très silencieuse, la marche s'est progressivement animée, les participants reprenant ensuite plusieurs cris de ralliement comme "Louis, on t'aime", "Justice pour Louis" ou "Ni oubli, ni pardon". Un millier de personnes, dont environ 300 militants identitaires, avaient participé dimanche à un autre hommage à Narbonne, à la tonalité très différente, où des slogans tels que "Racaille partout, justice nulle part" ou encore "Français réveille toi, tu es ici chez toi" avaient été scandés. Une nouvelle marche doit avoir lieu à Narbonne dimanche (5 juillet) à l'appel de la famille maternelle de Louis, qui n'avait pas souhaité s'associer à celle du 28 juin pour éviter "toute récupération politique". Louis a été passé à tabac sur le site d'un chantier de Narbonne, le soir du 19 juin, lors d'un guet-apens filmé par ses agresseurs. Abandonné inconscient sur place, il a été hospitalisé le lendemain après avoir été découvert par un ouvrier, mais a succombé le 23 juin à ses blessures. Cinq jeunes dont trois mineurs, âgés de 16 à 19 ans, ont été rapidement interpellés puis mis en examen pour tentative d'assassinat et placés en détention provisoire. La mort de Louis a suscité de nombreuses réactions politiques - surtout à l'extrême droite, Marine Le Pen fustigeant une "barbarie du quotidien" et Jordan Bardella un "ensauvagement" - et sur les réseaux sociaux, au point que le procureur de Narbonne a fait un communiqué pour souligner que le crime n'avait "aucun lien avec un motif d'ordre racial". Des personnalités d'extrême droite, comme Marion Maréchal-Le Pen ou encore Eric Zemmour, ont annoncé sur les réseaux sociaux leur intention de participer à la marche de dimanche. Dans un communiqué, la mère de Louis, a appelé "à la responsabilité de tous pour que cette marche soit un symbole digne de la mémoire de Louis".

04.07.2026 à 20:45

FRANCE24
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Comme l'a rappelé le Danois, "la route jusqu'à Paris est encore très longue". Mais le match entre les deux superstars, vainqueurs des six dernières éditions, est déjà lancé. Et Seixas, le jeune Français de 19 ans qui rêve d'en être l'arbitre cette année, n'a en rien compromis ses chances, après avoir réussi ses grands débuts sur le Tour sous le chaud soleil de Barcelone. Affûté comme une lame, Vingegaard a terminé lui l'excellent travail de son essaim de frelons dans la dernière bosse menant vers l'arrivée tracée devant le stade olympique. Il a permis à son équipe de devancer de huit secondes la formation Netcompany Ineos, emmenée par l'Italien Filippo Ganna en leader de substitution puisque le Français Kévin Vauquelin, accablé par la poisse, avait crevé un peu plus tôt. "Je ne pouvais pas rêver mieux, c'est un départ parfait. Mes coéquipiers ont fait un travail incroyable, je n'ai pas eu grand-chose à faire honnêtement", a exagéré Jonas Vingegaard, qui retrouve la tunique jaune trois ans après l'avoir portée pour la dernière fois, sur le podium final en 2023. "Je me voyais mourir" "J'ai connu quelques années difficiles pour des raisons évidentes, mais revenir sur le Tour, la plus grande course du monde, et porter le maillot jaune, c'est quelque chose de spécial et je vais en profiter pleinement", a insisté le Danois, largement dominé par Pogacar lors des deux dernières éditions et qui avait connu une terrible chute au Pays basque en 2024. "Quand j'étais allongé par terre, je me voyais mourir. Ce n'était plus une question de cyclisme mais juste de survie. En retrouvant le maillot jaune, je sens que je peux désormais refermer ce chapitre", a-t-il expliqué samedi, aux bord des larmes, en conférence de presse. Si Vingegaard a pris le meilleur départ, sur le plan strictement individuel, c'est Pogacar qui a été plus rapide dans la dernière montée – trois secondes de mieux que le Danois –, où il a facilement déposé son lieutenant mexicain Isaac del Toro. "C'est une bonne nouvelle, les jambes tournent bien dans les côtes. Isaac a fait un super travail pour m'amener. Evidemment, on vise toujours la gagne, mais je pense qu'on a fait un super chrono", a réagi le leader d'UAE qui, en réalisant le meilleur finish, a hérité du maillot à pois de meilleur grimpeur. Seixas clinique Les deux rivaux devraient se retrouver dimanche sur cette même colline de Montjuic, mais par une route différente, encore plus raide, pour une nouvelle explication au sommet à laquelle pourraient se mêler des puncheurs comme Mathieu van der Poel et Romain Grégoire, impressionnants aussi samedi. Paul Seixas a également l'intention d'en être après son final convaincant pour emmener son équipe Decathlon CMA CGM à la sixième place du chrono, à 39 secondes de Vingegaard. "On s'attendait à avoir des écarts dans ces temps-là. On a bien limité la casse aujourd'hui, je suis content des sensations", a déclaré le Lyonnais, plus jeune coureur à participer au Tour depuis 1937. "Franchement, c'était vraiment bien, je me sens bien, je suis bien frais comme il faut", a-t-il assuré en donnant des nouvelles rassurantes sur son état physique, trois semaines après sa chute lors du Tour Auvergne-Rhône-Alpes qui lui avait laissé des stigmates à une main. Pour le reste, le phénomène est apparu clinique, pas du tout dépassé par les événements. "Les émotions, c'est compliqué sur un chrono par équipes, on est concentré, a-t-il dit. Je pense que ça sera plus demain sur la première étape en ligne qu'on verra ça."

04.07.2026 à 20:29

FRANCE24
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Grâce au finish de son leader, l'équipe néerlandaise a remporté le chrono avec 8 secondes d'avance sur la formation Netcompany Ineos emmenée par l'Italien Filippo Ganna, alors que le Français Kévin Vauquelin a crevé, et 12 secondes sur l'écurie UAE de Tadej Pogacar, le double vainqueur sortant. Paul Seixas, qui a terminé comme la plupart des leaders seul le travail, a fini à 39 secondes avec son équipe Decathlon CMA CGM (6e place) lors de ce contre-la-montre où les temps étaient pris individuellement sur chaque coureur pour le classement général. La Lidl-Trek de Juan Ayuso a terminé quatrième à 16 secondes, juste devant l'équipe Red Bull Bora, à 19 secondes, avec Remco Evenepoel qui a terminé seul, devant Florian Lipowitz. Grâce à ce succès, Vingegaard retrouve le maillot jaune qu'il avait porté pour la dernière fois sur les Champs-Elysées à Paris après avoir gagné son deuxième et dernier Tour de France en juillet 2023. Très affûté, le Danois s'est envolé dans la dernière bosse menant vers l'arrivée tracée devant le stade olympique, au sommet de la colline de Montjuic, après un parcours de 19,6 km avalé en seulement 21 minutes et 47 secondes. L'équipe Visma avait déjà remporté le précédent contre-la-montre par équipes au programme du Tour, en 2019 à Bruxelles. Samedi, elle a devancé Netcompany Ineos, qui était favori de ce chrono. Mais l'équipe britannique a dû changer de plans en cours de route après avoir perdu Kévin Vauquelin, qui était désigné leader et aurait pu prétendre au maillot jaune mais a crevé de la roue arrière à mi-parcours. Paul Seixas a lui fait une solide impression dans la bosse finale où il a facilement lâché son coéquipier Matthew Riccitello pour mener son équipe à une belle cinquième place. Pogacar aussi a paru très en jambes avec une ascension finale fulgurante où il a semé son lieutenant mexicain, Isaac del Toro, pour se consoler avec le maillot à pois de meilleur grimpeur, puisqu'il a réalisé le meilleur temps de cette montée finale.

04.07.2026 à 20:21

FRANCE24
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A 19 ans, le leader du classement mondial provisoire des pilotes partira en pole position devant les monoplaces rouges italiennes du Monégasque Charles Leclerc et du Britannique Lewis Hamilton, septuple champion du monde qui, comme Russell, joue "à domicile" sur le circuit mythique de Silverstone. "Ce ne sera certainement pas facile avec les deux Ferrari derrière moi qui vont s'entraider", a reconnu avec candeur le jeune homme au visage encore adolescent, à la veille d'une course à 14H00 GMT devant des centaines de milliers de spectateurs. "C'est impressionnant comme il est calme et souriant. C'est un plaisir à regarder (...) Il ne fait aucune erreur et, alors que c'est seulement sa deuxième année (en F1), il performe à très haut niveau", a salué Toto Wolff, le patron de l'écurie allemande Mercedes F1 à propos de son nouveau poulain. Cet ancien ingénieur et pilote autrichien a conduit Mercedes au sommet de la Formule 1, notamment avec Hamilton dans les années 2010. Antonelli supplante Russell De fait, Antonelli a remporté cinq Grands Prix (Chine, Japon, Montréal, Miami, Monaco) depuis le début de la saison, tandis que son ambitieux coéquipier Russell en a gagné deux (Australie et Autriche) et Hamilton un seul, à Barcelone mi-juin, son premier avec Ferrari. Dimanche, Russell ne partira qu'en quatrième position et, malgré sa victoire le week-end dernier en Autriche, il reste sous pression et est souvent moins rapide, et moins chanceux aussi, que son désormais rival italien. Samedi, en qualifications, le Britannique est brutalement sorti de la piste, disant à la radio que cela ne lui était "jamais arrivé dans sa carrière". Le pilote de 28 ans est encore deuxième au championnat et brigue un premier titre. Derrière la concurrence aiguisée entre Mercedes et Ferrari, on trouve sur la grille Isack Hadjar, cinquième avec sa Red Bull. Le jeune Français s'est dit satisfait de cette place mais prédit un dimanche "difficile", après des qualifications courues sous un temps ensoleillé de 25°C mais venteux, à 100 kilomètres au nord de Londres. Son coéquipier Max Verstappen, le quadruple champion du monde néerlandais, qui n'aime pas sa nouvelle Red Bull à moteur hybride et menace de quitter la F1, a fini septième en pestant contre une voiture "inimaginable" à conduire. Il sera entouré, aux 6e et 8e places, par les deux McLaren du champion du monde en titre, le Britannique Lando Norris, et de l'Australien Oscar Piastri. Les Ferrari tenteront d'aller chercher les Mercedes, même si Hamilton répète depuis jeudi que la voiture allemande est "phénoménale", un monstre de puissance et de technologie avec châssis et moteur faits maison dans une usine Mercedes F1 à dix kilomètres de Silverstone. Leclerc un peu rassuré Leclerc, qui vient de re-signer avec Ferrari, sa deuxième "famille", s'est de son côté dit "satisfait" de sa deuxième place sur la grille, alors que son début de saison est difficile. Hamilton, adulé par les Britanniques et les tifosi de Ferrari à Silverstone, où il s'est imposé neuf fois (avec McLaren et Mercedes), s'est déclaré "heureux" de partir troisième sur son "circuit favori", chez lui au Royaume-Uni. A 41 ans, la superstar de la F1 brigue un 8e titre mondial. La course sprint de 17 tours (100 km) samedi a été remportée par Antonelli devant Hamilton, Norris, Russell et Leclerc, l'Italien promettant de "ne pas baisser la garde" pour le Grand Prix de dimanche de 52 tours sur 306 km. Les organisateurs de ce rendez-vous mythique de Silverstone, qui avait accueilli le premier Grand Prix de F1 de l'histoire le 13 mai 1950, évaluent à un demi-million le nombre de spectateurs présents sur trois jours de courses, concerts et spectacles.

04.07.2026 à 20:19

FRANCE24
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"On s'attendait à avoir des écarts dans ces temps-là, c'est sûr que c'est important de voir un peu les écarts. On a bien limité la casse aujourd'hui, je suis content des sensations", a déclaré le leader de la formation française. "Les émotions, c'est compliqué sur un chrono par équipes, on est concentré, je pense que ça sera plus demain sur la première étape en ligne qu'on verra ça", a souligné Seixas, 19 ans, qui occupe la 10e place du classement général. "Demain, ça va être une belle étape, donc c'est sûr que je vais essayer de voir comment ça se passe pour la première étape en ligne, sentir un peu comment ça court, voir le public aussi", a-t-il estimé, ajoutant: "Il y avait déjà beaucoup de public aujourd'hui, donc c'était sympa." "J'ai forcément hâte que ça démarre vraiment dans la montagne, je suis sûr que tout le monde est (sur un) pic de forme, je pense que ça va être une belle bagarre", s'est-il projeté au sujet de la suite du Tour. Auteur d'une belle montée finale sur la colline de Montjuic, Seixas pointe à la 10e place à 39 secondes du maillot jaune Jonas Vingegaard et à 27 secondes du quadruple vainqueur du Tour, Tadej Pogacar. Il s'est également montré rassurant au sujet de son état physique, trois semaines après sa chute lors du Tour Auvergne-Rhône-Alpes qui lui avait laissé des stigmates à une main: "Franchement, c'était vraiment bien, je me sens bien, je suis bien frais comme il faut pour bien appréhender ces trois semaines, j'espère que ça va continuer ainsi."
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