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Chaîne de service public - Actualité internationale.

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27.08.2026 à 22:37

FRANCE24
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Le Dow Jones a pris 0,20%, l'indice Nasdaq - qui rassemble les grands noms du secteur technologique - a gagné 1,57% et l'indice élargi S&P 500 s'est octroyé 0,72%. Baromètre de la dynamique de l'intelligence artificielle (IA) pour les marchés, Nvidia a annoncé mercredi soir avoir réalisé un bénéfice net de 59,7 milliards de dollars au deuxième trimestre, soit +126% sur un an. "L'année prochaine va être énorme", "la demande accélère", a prévenu Jensen Huang, le patron du groupe. Ce dernier table sur une progression de 70% de ses revenus lors de l'exercice fiscal 2028 (clôturé fin janvier 2028). Le groupe de Santa Clara (Californie) "fait état d'une demande vertigineuse de la part de clients qui ne se lassent pas de ses puces électroniques haut de gamme", relève Jose Torres, de la plateforme Interactive Brokers. Ses perspectives de croissance représentent "un rythme phénoménal compte tenu de son envergure et de la vitesse d'expansion qui y est associée", ajoute l'analyste. Le titre a pris 8,74%, soit plus de 400 milliards de dollars de capitalisation boursière gagnés en l'espace d'une seule séance. "Ces résultats et les prévisions qui les accompagnent renforcent la conviction de Wall Street que le titre n'a pas encore atteint sa maturité, ce qui contribue à une vision optimiste", juge M. Torres. "Dans l'ensemble, les perspectives pour l'IA restent très positives", abonde Adam Turnquist, de LPL Financial. Il note que "les résultats de Nvidia indiquent que le cycle des dépenses d'investissement dans l'IA ne ralentit pas mais, selon les termes de M. Huang, se poursuit +à plein régime+". La place américaine a aussi profité jeudi d'un coup de pouce supplémentaire donné par le secteur des logiciels et la publication des résultats de plusieurs grands noms. Salesforce s'est envolé de 22,60%, sa meilleure journée depuis août 2020, CrowdStrike a bondi de 20,50% et Okta a décollé de 28,63%. Les investisseurs se tournent désormais vers Jackson Hole, dans le Wyoming, où le patron de la Réserve fédérale (Fed) Kevin Warsh va donner un discours très attendu. Les marchés espèrent trouver plus de clarté dans la politique monétaire que le banquier central, arrivé à son poste en mai, compte mener. Mais M. Warsh a pris pour habitude d'être peu disert. Sur le marché obligataire, le rendement des emprunts de l'Etat américain à échéance dix ans se tendait à 4,67% contre 4,65% la veille en clôture, en raison du mouvement haussier du côté des prix du pétrole. Au tableau des valeurs, le fabricant d'ordinateurs HP a perdu 2,92% à 29,63 dollars, pénalisé par une baisse des livraisons de PC. Le groupe a néanmoins fait mieux qu'attendu au troisième trimestre de son exercice décalé. La chaîne de magasins d'articles à bas prix Dollar General a été recherchée (+2,53% à 125,89 dollars), poussée par un bilan financier jugé encourageant et une révision à la hausse de ses prévisions. Son concurrent Dollar Tree (-3,92% à 127,00 dollars) a pâti de perspectives financières jugées trop timides.

27.08.2026 à 21:45

FRANCE24
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Dans une course avec un vent nul, Masai Russell a amélioré de 3/100e de seconde le précédent record du monde de la Nigériane Tobi Amusan (12.12) qui remontait au 24 juillet 2022 aux Championnats du monde à Eugene. Amusan a pris la deuxième place jeudi soir au Letzigrund de Zurich en 12 sec 23. "Je sais ce dont je suis capable et je pense que personne n'est prêt. Quand ça arrivera, je pense que les gens vont être choqués", prévenait déjà l'Américaine l'an dernier. "Je pense que je suis capable de courir en moins de 12 secondes, je n'ai pas peur de le dire. Je veux battre le record du monde." Les moins de douze secondes attendront mais le record du monde est bel et bien dans les mains de la hurdleuse du Maryland, âgée de 26 ans. Grâce à une course impeccable techniquement, elle s'empare malgré un vent nul (0,0 m/s) jeudi soir à Zurich d'un record du monde qui lui tendait les bras depuis plusieurs années, et surtout depuis le début de la saison. Invaincue dans sur 100 m haies cet été, elle enchaîne depuis plusieurs mois les performances extrêmement solides et s'était déjà rapprochée tout près du record du monde de Tobi Amusan, en courant en 12 sec 14 en mai.

27.08.2026 à 21:41

FRANCE24
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Les Bleues retrouveront les Grecques, troisièmes du groupe B et 27e mondiales, dimanche ou lundi pour tenter d'accéder en quart de finale, et ainsi égaler une performance déjà atteinte lors des deux dernières éditions de la compétition. Si elles ont souffert en terre suédoise, les coéquipières d'Amandine Giardino ont en tout cas rempli leur mission dans cette première partie de compétition: ne pas laisser échapper de match face à des nations davantage à leur portée. Elles se sont inclinées mercredi, devant les Italiennes championnes du monde et olympiques en titre, mais ont aussi montré du bon - en arrachant un set - face à la 1ère nation mondiale, qui a logiquement terminé en tête du groupe D. Point noir de cette rencontre, la blessure à la cheville de Halimatou Bah, qui a dû déclarer forfait pour la suite de la compétition et rejoint un petit groupe de cadres et réceptionneuses-attaquantes déjà blessées: la capitaine Helena Cazaute et Sabine Haewegene. Jeudi soir, c'est Lilou Ratahiry qui a ainsi connu sa première titularisation dans l'Euro avec les Bleues face aux Suédoises de l'impressionnante Isabelle Haak. Dès le premier set, la joueuse de 27 ans avait déjà inscrit 10 points (39 au total), mais les Françaises ont tout de même réussi à s'en sortir pour emporter le 1er set. Si celui-ci a été tendu, le deuxième n'a laissé que très peu de place au suspense. Portées par Haak, les Suédoises ont survolé la manche, la pointue se montrant intraitable à l'image de ses trois aces de suite qui ont porté le score à 15-8. Facilement victorieuses (25-13), elles ont ensuite démarré le troisième set avec la même énergie. Mais un réveil symbolisé par la bonne performance d'Amélie Rotar, a permis aux Françaises d'une première fois éteindre le feu, avant de finalement trouver la faille. Une faille à nouveau trouvée dans la quatrième manche, pour s'éviter un difficile tie-break. Avec 29 points, Cyrielle Depie, une des meilleures joueuses des Bleues dans ce premier tour, a de nouveau terminé meilleure marqueuse de l'équipe de France.

27.08.2026 à 21:13

FRANCE24
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Médaillé de bronze sur la distance aux Jeux olympiques de Tokyo en 2021 et de Paris en 2024, Alison Dos Santos a amélioré de 14/100e de seconde le précédent record du Norvégien Karsten Warholm (45 sec 94), qui remontait à la finale des JO-2021 à Tokyo. Dominateur sur la distance ces dernières années, Warholm a dû se contenter de la 2e place en 46.69, et du rôle de spectateur dans la course parfaite de Dos Santos, qui a battu le Norvégien lors de chacune de leurs sorties cette saison. "Je l'ai fait, je l'ai fait!", a réagi le Brésilien de 26 ans après sa course. "Dès que j'ai su que je venais ici, j'étais impatient. La météo était bonne, la piste parfaite", a-t-il ajouté. Champion du monde 2022 à Eugene (Etats-Unis, Oregon) sur 400 m haies, Dos Santos avait pris l'argent aux Mondiaux-2025 à Tokyo. Son précédent record personnel de 46.29 remontait à la finale mondiale 2022 à Eugene.

27.08.2026 à 20:59

FRANCE24
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Publiée dans la prestigieuse revue Science, elle paraît au moment où El Niño se renforce dans le Pacifique équatorial et menace de provoquer des conditions climatiques extrêmes à travers le globe. Cet épisode, dont le pic est attendu vers la fin de l'année, pourrait être le plus puissant jamais observé et contribuer à faire de 2027 une année record en matière de chaleur, ont prévenu les météorologues. Et ses conséquences se font déjà sentir, de l'Amérique centrale frappée par la sécheresse à l'Indonésie, où il alimente de violents incendies de forêt. "Nous savons désormais que, dans le Pacifique équatorial, ces épisodes d'El Niño très puissants sont inhabituels à l'échelle des 1.000 dernières années et dépassent largement le niveau préindustriel", explique à l'AFP Julia Cole, professeure à l'Université du Michigan et principale auteure de l'étude. Les scientifiques s'accordent largement à reconnaître que les effets météorologiques d'El Niño s'ajoutent à ceux du changement climatique, aggravant ainsi les précipitations dans certaines régions et la sécheresse et les vagues de chaleur dans d'autres. Mais aucun consensus n'existait jusqu'à présent sur la question de savoir si le réchauffement de la planète amplifie lui-même l'ENSO, le phénomène climatique naturel cyclique à l'origine des épisodes opposés El Niño et La Niña, tous deux lourds de conséquences météorologiques. - Plongée dans le passé - Si l'on sait que le monde a connu plusieurs épisodes forts d'El Niño à la fin du XXe siècle et au début du XXIe siècle, les observations satellitaires ne remontent qu'au début des années 1980 et les données auparavant recueillies par les navires sont limitées, détaille Julia Cole. C'est pourquoi les paléoclimatologues se sont tournés vers des indicateurs indirects, comme les coraux. Les îles Galápagos, archipel volcanique situé au large de la côte ouest de l'Équateur, au coeur même de la zone où El Niño se forme, en abritent une riche collection. Comme les coraux grandissent d'environ un à deux centimètres par an, et que la géochimie de leur squelette reflète les conditions dans lesquelles ils se développent, les scientifiques ont opéré de petites ponctions dans leur structure afin d'étudier le climat d'antan. Ils ont ainsi pu reconstituer les conditions climatiques auxquelles leur territoire a été exposé. Ces précieuses fenêtres temporelles, leur ont permis de remonter jusqu'au millénaire passé, et ont montré que les fluctuations associées aux cycles de l'ENSO étaient nettement plus faibles durant la période préindustrielle (1000-1850). Les résultats indiquent que ces variations ont commencé à se renforcer à la fin du XIXe siècle, avec une "amplification frappante" au cours des quarante dernières années. En comparant ces changements à des modèles climatiques simulant la période préindustrielle, les chercheurs ont montré que cette augmentation était supérieure à tout ce qui pouvait être expliqué par les seules causes naturelles. - "Des implications immenses" - "Ce renforcement va de pair avec le réchauffement climatique, il semble donc être lié au réchauffement de la planète provoqué par l'utilisation humaine de combustibles fossiles", résume Julia Cole. Or, les implications d'une telle intensification "sont immenses pour les populations", rappelle la chercheuse, car "El Niño est une source majeure d'extrêmes climatiques et de risques naturels". "Ces résultats soulignent la nécessité urgente de passer des énergies fossiles à des énergies renouvelables moins nocives pour le climat", insiste auprès de l'AFP Andrew Dessler, climatologue à l'Université Texas A&M n'ayant pas participé à cette étude. Selon les auteurs, la variabilité de l'ENSO est aujourd'hui environ 36% plus élevée dans l'est du Pacifique équatorial qu'à l'époque préindustrielle, principalement en raison d'épisodes El Niño plus intenses. Ce chiffre ne signifie toutefois pas que les épisodes El Niño eux-mêmes sont 36% plus puissants, car la mesure s'applique à l'ensemble du cycle, y compris à la phase refroidissante La Niña. Si l'étude ne propose pas de mécanisme physique expliquant les changements observés, Julia Cole espère qu'elle permettra de combler une importante lacune dans la compréhension scientifique de l'impact du réchauffement climatique sur El Niño. "Nos coraux sont une machine à remonter le temps" qui nous permet désormais d'affirmer que cet impact "est bien réel, qu'il se poursuit, et que nous l'observons désormais chaque jour", insiste-t-elle.
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