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08.05.2026 à 10:44

FRANCE24
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Un an avant les élections présidentielles, Emmanuel Macron participe à sa dernière cérémonie de commémoration de la Victoire du 8 mai 1945. Découvrez les points forts de ce 81ème anniversaire avec notre journaliste pour France 24, James André.
Un an avant les élections présidentielles, Emmanuel Macron participe à sa dernière cérémonie de commémoration de la Victoire du 8 mai 1945. Découvrez les points forts de ce 81ème anniversaire avec notre journaliste pour France 24, James André.

08.05.2026 à 10:37

FRANCE24
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Cette cession partielle d'une usine par un constructeur européen à un groupe chinois serait une première en Europe, où les sites d'assemblages automobiles ne tournent en moyenne qu'à 50% de leur capacité. D'autres groupes en Europe étudient également de telles solutions, dont Volkswagen en Allemagne et Ford pour un site en Espagne, dans un contexte de droits de douane européens où plusieurs groupes chinois veulent produire sur place. Selon le projet annoncé vendredi, Leapmotor produirait dès 2026 sa voiture B10 dans l'usine Stellantis de Saragosse (nord-est) et un SUV sous marque Opel serait produit en partenariat entre les deux groupes. Un ou plusieurs modèles Leapmotor seraient quant à eux produits dans l'usine de Madrid, selon ce communiqué rédigé au conditionnel. Le groupe Stellantis (Peugeot, Fiat, Opel, Jeep, Citroën, Chrysler...) étudie aussi une "éventuelle" cession de cette usine madrilène de Villaverde à sa coentreprise avec le groupe chinois, détenue à 51% par Stellantis et 49% par Leapmotor. Dans l'usine madrilène, le groupe chinois assemblerait à partir de 2028 une voiture Leapmotor "destinée aux marchés européens et mondiaux", explique Stellantis. "La production respecterait les futures exigences du 'Made in Europe'", ce qui signifie qu'elle intégrerait des composants locaux lui permettant d'échapper aux droits de douanes européens sur les voitures électriques chinoises importées. "Cette évolution revêt une importance particulière dans la perspective de l’arrêt programmé de la production de la Citroën C4 sur ce site de Madrid", avertit Stellantis, qui vient aussi d'annoncer la fin de la production d'automobiles sur son site français de Poissy, en région parisienne. une Opel germano-chinoise Dès 2028, un gros SUV Opel 100% électrique, du segment C, issu d'une collaboration germano-chinoise, serait produit dans l'usine de Saragosse, à Figueruelas – site historique d'Opel où plus de 10 millions d’Opel Corsa ont été produites depuis 1982. Il serait conçu par Opel en Allemagne "avec des équipes internationales basées en Allemagne et en Chine" et intégrerait des composants chinois appartenant à l'architecture électrique et à la technologie batterie de Leapmotor, "hautement compétitifs, contribuant ainsi à rendre son prix plus accessible pour les clients européens". Grâce à cette collaboration, le nouveau SUV d'Opel devrait sortir "en moins de deux ans" - le rythme "à la chinoise" que les constructeurs européens, généralement deux fois plus lents, cherchent à atteindre - et surtout associera la renommée de la marque allemande au prix imbattable des composants chinois. Stellantis explique qu'Opel serait "pionnier" de cette stratégie de coproduction et que ce véhicule commun serait "le premier" mais "a vocation à servir de modèle de référence pour une collaboration mondiale efficace" entre Stellantis et Leapmotor pour d'autres véhicules. "Avec ce projet, Opel combinerait l'excellence de l'ingénierie allemande avec la rapidité de l'innovation technologique mondiale", a déclaré Xavier Chéreau, président du conseil de surveillance d'Opel, cité dans un autre communiqué publié vendredi par Stellantis. Plus globalement, Stellantis veut développer les achats conjoints avec Leapmotor "en tirant parti de l'écosystème chinois des véhicules à énergie nouvelle", afin "d'augmenter la compétitivité des véhicules électriques à batterie de Stellantis en Europe et accélérer la mise sur le marché de nouveaux modèles". En octobre 2023, Stellantis avait acquis 20% de Leapmotor et créé avec lui une coentreprise pour vendre les modèles Leapmotor à l'international. Celle-ci a étendu sa présence à plus de 850 points de vente et de service en Europe et expédié en Europe plus de 40.000 véhicules en 2025, notamment le modèle bon marché T03.
Texte intégral (596 mots)
Cette cession partielle d'une usine par un constructeur européen à un groupe chinois serait une première en Europe, où les sites d'assemblages automobiles ne tournent en moyenne qu'à 50% de leur capacité. D'autres groupes en Europe étudient également de telles solutions, dont Volkswagen en Allemagne et Ford pour un site en Espagne, dans un contexte de droits de douane européens où plusieurs groupes chinois veulent produire sur place. Selon le projet annoncé vendredi, Leapmotor produirait dès 2026 sa voiture B10 dans l'usine Stellantis de Saragosse (nord-est) et un SUV sous marque Opel serait produit en partenariat entre les deux groupes. Un ou plusieurs modèles Leapmotor seraient quant à eux produits dans l'usine de Madrid, selon ce communiqué rédigé au conditionnel. Le groupe Stellantis (Peugeot, Fiat, Opel, Jeep, Citroën, Chrysler...) étudie aussi une "éventuelle" cession de cette usine madrilène de Villaverde à sa coentreprise avec le groupe chinois, détenue à 51% par Stellantis et 49% par Leapmotor. Dans l'usine madrilène, le groupe chinois assemblerait à partir de 2028 une voiture Leapmotor "destinée aux marchés européens et mondiaux", explique Stellantis. "La production respecterait les futures exigences du 'Made in Europe'", ce qui signifie qu'elle intégrerait des composants locaux lui permettant d'échapper aux droits de douanes européens sur les voitures électriques chinoises importées. "Cette évolution revêt une importance particulière dans la perspective de l’arrêt programmé de la production de la Citroën C4 sur ce site de Madrid", avertit Stellantis, qui vient aussi d'annoncer la fin de la production d'automobiles sur son site français de Poissy, en région parisienne. une Opel germano-chinoise Dès 2028, un gros SUV Opel 100% électrique, du segment C, issu d'une collaboration germano-chinoise, serait produit dans l'usine de Saragosse, à Figueruelas – site historique d'Opel où plus de 10 millions d’Opel Corsa ont été produites depuis 1982. Il serait conçu par Opel en Allemagne "avec des équipes internationales basées en Allemagne et en Chine" et intégrerait des composants chinois appartenant à l'architecture électrique et à la technologie batterie de Leapmotor, "hautement compétitifs, contribuant ainsi à rendre son prix plus accessible pour les clients européens". Grâce à cette collaboration, le nouveau SUV d'Opel devrait sortir "en moins de deux ans" - le rythme "à la chinoise" que les constructeurs européens, généralement deux fois plus lents, cherchent à atteindre - et surtout associera la renommée de la marque allemande au prix imbattable des composants chinois. Stellantis explique qu'Opel serait "pionnier" de cette stratégie de coproduction et que ce véhicule commun serait "le premier" mais "a vocation à servir de modèle de référence pour une collaboration mondiale efficace" entre Stellantis et Leapmotor pour d'autres véhicules. "Avec ce projet, Opel combinerait l'excellence de l'ingénierie allemande avec la rapidité de l'innovation technologique mondiale", a déclaré Xavier Chéreau, président du conseil de surveillance d'Opel, cité dans un autre communiqué publié vendredi par Stellantis. Plus globalement, Stellantis veut développer les achats conjoints avec Leapmotor "en tirant parti de l'écosystème chinois des véhicules à énergie nouvelle", afin "d'augmenter la compétitivité des véhicules électriques à batterie de Stellantis en Europe et accélérer la mise sur le marché de nouveaux modèles". En octobre 2023, Stellantis avait acquis 20% de Leapmotor et créé avec lui une coentreprise pour vendre les modèles Leapmotor à l'international. Celle-ci a étendu sa présence à plus de 850 points de vente et de service en Europe et expédié en Europe plus de 40.000 véhicules en 2025, notamment le modèle bon marché T03.

08.05.2026 à 10:35

FRANCE24
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L'entreprise a fait état vendredi d'un bénéfice net de 3.848,1 milliards de yens (20,9 milliards d'euros) pour l'exercice annuel décalé achevé fin mars. Il anticipait précédemment un recul de 25,1% sur un an. Ses ventes annuelles ont cependant progressé de 5,5% sur un an, à 50.684,9 milliards de yens (275,3 milliards d'euros). "Nous n'avons pas encore été en mesure de neutraliser pleinement l'impact de changements majeurs de l'environnement économique, tels que les droits de douane américains et les développements au Moyen-Orient", a concédé le directeur financier du groupe, Yoichi Miyazaki, vendredi lors d'une conférence de presse. "Face aux changements rapides de l'environnement des affaires, l'ampleur de notre réponse et les mesures que nous avons pu prendre sont restées limitées à ce qui peut être fait à court terme, principalement en raison de la lenteur des efforts visant à remanier notre structure d'entreprise", a-t-il ajouté. Les exportations automobiles japonaises se sont vu imposer entre avril et septembre 2025 par les Etats-Unis des surtaxes douanières de 25%, avant un plafonnement à 15% ensuite. Malgré cela, les ventes de Toyota aux Etats-Unis ont gonflé de 8% sur l'année calendaire 2025. C'est un marché-clé où le groupe réalise presque un quart de ses ventes. Soucieux de limiter l'impact, il a augmenté de 10% sa production dans ses usines américaines l'an dernier, grâce notamment au regain de popularité des véhicules hybrides essence-électrique. Mais sur 2,52 millions de véhicules Toyota écoulés l'an dernier aux Etats-Unis, seuls 1,39 million y ont été produits dans les 11 usines américaines du groupe, presque la moitié restant importés et soumis aux taxes douanières. Flambée des matières premières Toyota a chiffré vendredi à 1.380 milliards de yens l'impact des taxes douanières américaines sur son bénéfice d'exploitation pour l'exercice 2025-2026, un coût équivalant à 7,5 milliards d'euros. Pour continuer à exporter à des conditions compétitives vers les Etats-Unis, les constructeurs japonais ont dû baisser leurs prix à l'export pour ne pas répercuter ce surcoût douanier, quitte à rogner leurs marges. Pour l'exercice 2026-2027, Toyota prévoit un nouveau plongeon (-22%) de son résultat net à 3.000 milliards de yens, s'estimant "probablement dans l'impossibilité d'absorber l'impact supplémentaire lié au Moyen-Orient". Il table sur des ventes quasi stables (+0,6% sur un an). Le conflit fait en effet flamber les cours du pétrole et ceux de nombreuses matières premières, bouleversant aussi les chaînes d'approvisionnement. Ces perturbations, qui entraînent des tensions sur l'aluminium et d'autres composants, commencent à créer des points de blocage dans l'industrie automobile japonaise, notamment au sein du réseau d'équipementiers et fabricants gravitant autour de Toyota au Japon. Au risque d'affecter la production des véhicules finis. "Nous recevons des messages de petits fournisseurs qui nous annoncent soudainement leur incapacité à livrer des pièces d'ici deux semaines, ce qui rend les prévisions très difficiles", a récemment déclaré Koichi Ito, président de Toyota Industries, filiale de Toyota, cité par l'agence Bloomberg. Selon le média financier, la production automobile devrait souffrir, les constructeurs automobiles nippons dépendant du Moyen-Orient pour environ 70% de leur approvisionnement en aluminium. La production de véhicules de marque Toyota au Japon a déjà reculé de 3,3% en mars. Ces tensions interviennent alors que le groupe a annoncé en février changer de PDG. Kenta Kon, 57 ans, ex-directeur financier, a succédé à Koji Sato, en fonction depuis 2023.
Texte intégral (568 mots)
L'entreprise a fait état vendredi d'un bénéfice net de 3.848,1 milliards de yens (20,9 milliards d'euros) pour l'exercice annuel décalé achevé fin mars. Il anticipait précédemment un recul de 25,1% sur un an. Ses ventes annuelles ont cependant progressé de 5,5% sur un an, à 50.684,9 milliards de yens (275,3 milliards d'euros). "Nous n'avons pas encore été en mesure de neutraliser pleinement l'impact de changements majeurs de l'environnement économique, tels que les droits de douane américains et les développements au Moyen-Orient", a concédé le directeur financier du groupe, Yoichi Miyazaki, vendredi lors d'une conférence de presse. "Face aux changements rapides de l'environnement des affaires, l'ampleur de notre réponse et les mesures que nous avons pu prendre sont restées limitées à ce qui peut être fait à court terme, principalement en raison de la lenteur des efforts visant à remanier notre structure d'entreprise", a-t-il ajouté. Les exportations automobiles japonaises se sont vu imposer entre avril et septembre 2025 par les Etats-Unis des surtaxes douanières de 25%, avant un plafonnement à 15% ensuite. Malgré cela, les ventes de Toyota aux Etats-Unis ont gonflé de 8% sur l'année calendaire 2025. C'est un marché-clé où le groupe réalise presque un quart de ses ventes. Soucieux de limiter l'impact, il a augmenté de 10% sa production dans ses usines américaines l'an dernier, grâce notamment au regain de popularité des véhicules hybrides essence-électrique. Mais sur 2,52 millions de véhicules Toyota écoulés l'an dernier aux Etats-Unis, seuls 1,39 million y ont été produits dans les 11 usines américaines du groupe, presque la moitié restant importés et soumis aux taxes douanières. Flambée des matières premières Toyota a chiffré vendredi à 1.380 milliards de yens l'impact des taxes douanières américaines sur son bénéfice d'exploitation pour l'exercice 2025-2026, un coût équivalant à 7,5 milliards d'euros. Pour continuer à exporter à des conditions compétitives vers les Etats-Unis, les constructeurs japonais ont dû baisser leurs prix à l'export pour ne pas répercuter ce surcoût douanier, quitte à rogner leurs marges. Pour l'exercice 2026-2027, Toyota prévoit un nouveau plongeon (-22%) de son résultat net à 3.000 milliards de yens, s'estimant "probablement dans l'impossibilité d'absorber l'impact supplémentaire lié au Moyen-Orient". Il table sur des ventes quasi stables (+0,6% sur un an). Le conflit fait en effet flamber les cours du pétrole et ceux de nombreuses matières premières, bouleversant aussi les chaînes d'approvisionnement. Ces perturbations, qui entraînent des tensions sur l'aluminium et d'autres composants, commencent à créer des points de blocage dans l'industrie automobile japonaise, notamment au sein du réseau d'équipementiers et fabricants gravitant autour de Toyota au Japon. Au risque d'affecter la production des véhicules finis. "Nous recevons des messages de petits fournisseurs qui nous annoncent soudainement leur incapacité à livrer des pièces d'ici deux semaines, ce qui rend les prévisions très difficiles", a récemment déclaré Koichi Ito, président de Toyota Industries, filiale de Toyota, cité par l'agence Bloomberg. Selon le média financier, la production automobile devrait souffrir, les constructeurs automobiles nippons dépendant du Moyen-Orient pour environ 70% de leur approvisionnement en aluminium. La production de véhicules de marque Toyota au Japon a déjà reculé de 3,3% en mars. Ces tensions interviennent alors que le groupe a annoncé en février changer de PDG. Kenta Kon, 57 ans, ex-directeur financier, a succédé à Koji Sato, en fonction depuis 2023.

08.05.2026 à 10:31

FRANCE24
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Cette année "a été marquée par une longue période de sécheresse, de faibles précipitations et une baisse du niveau d'eau des barrages", a déclaré à l'AFP le ministre de l'Agriculture et de la Sécurité alimentaire, Mohamad Sabu. Dans ces conditions, les agriculteurs ont manqué deux des trois étapes habituelles de plantation pour le "semis direct sur sol mouillé" du riz, une technique qui requiert des champs inondés. L'alternative est le semis direct à sec, mais selon les agriculteurs, cette technique provoque des rendements moins importants, et les pluies sporadiques la rendent de toute façon impossible dans certains champs. Plus de la moitié des rizières de la région ont été préparées pour la plantation, mais une fraction d'entre elles ont pu être plantées, les agriculteurs attendant encore la pluie. Les plantations "n'ont pas été annulées", a insisté Mohamad Sabu, mais "des ajustements temporaires et des mesures sont mis en oeuvre pour limiter le préjudice". Le riz est une culture de base en Malaisie, qui en consomme environ 2,5 millions de tonnes par an, près de la moitié étant produite localement. La majorité est cultivée dans le nord de la péninsule. La région de Kedah, première productrice, est "d'une importance stratégique pour la sécurité alimentaire" nationale, souligne le ministre. Mais au lieu de champs inondés et de rizières luxuriantes, les agriculteurs se retrouvent face à une terre craquelée par la sécheresse. En conséquence, le Premier ministre malaisien Anwar Ibrahim a annoncé cette semaine des opérations d'ensemencement de nuages pour provoquer la pluie artificiellement. El Niño Ce procédé, déjà utilisé dans le pays, consiste à pulvériser des particules fines comme de l'iodure d'argent et du sel dans les nuages depuis des avions afin de générer des précipitations. Mais son succès dépend des conditions atmosphériques: sans nuages, l'ensemencement ne peut pas fonctionner. Aucune date n'a été officiellement fixée pour cette opération. Le gouvernement a également annoncé le renforcement des aides afin d'amortir la hausse des coûts des carburants liée au conflit au Moyen-Orient. Abdul Rashid Yob, qui possède une rizière de trois hectares à Kedah, a expliqué que "même là où l'eau est disponible, beaucoup ne peuvent pas se permettre de continuer en raison des coûts élevés". Plus au sud, Fitri Amit, petit riziculteur de la région de Perak, subit lui aussi la sécheresse: "l'irrigation a été interrompue car les niveaux des réservoirs étaient bas". Pour lui, les mesures gouvernementales arrivent souvent trop tard, une fois les économies des agriculteurs épuisées". "Les agriculteurs préfèrent que le soutien passe par une augmentation du prix du paddy", a-t-il expliqué, en faisant référence au prix de vente du riz. Les riziculteurs malaisiens ont déjà dû faire face à la sécheresse ou à des précipitations irrégulières par le passé, mais "les défis de cette année sont plus importants", selon Mohamad Sabu. En cause, "une période de chaleur prolongée, des précipitations plus faibles que d'ordinaire et la diminution des réserves d'eau dans plusieurs barrages d'irrigation". Cette crise survient alors que l'Asie se prépare à un possible retour du phénomène météorologique El Niño, qui entraîne des changements à l'échelle mondiale dans les vents, la pression atmosphérique et les régimes pluviométriques. En Asie, il peut ainsi provoquer des vagues de chaleur et des sécheresses dans certaines régions, et de fortes précipitations dans d'autres. Les prévisionnistes indiquent qu'El Niño pourrait se développer de mai à juillet, et les premières observations suggèrent qu'il pourrait être particulièrement intense.
Texte intégral (642 mots)
Cette année "a été marquée par une longue période de sécheresse, de faibles précipitations et une baisse du niveau d'eau des barrages", a déclaré à l'AFP le ministre de l'Agriculture et de la Sécurité alimentaire, Mohamad Sabu. Dans ces conditions, les agriculteurs ont manqué deux des trois étapes habituelles de plantation pour le "semis direct sur sol mouillé" du riz, une technique qui requiert des champs inondés. L'alternative est le semis direct à sec, mais selon les agriculteurs, cette technique provoque des rendements moins importants, et les pluies sporadiques la rendent de toute façon impossible dans certains champs. Plus de la moitié des rizières de la région ont été préparées pour la plantation, mais une fraction d'entre elles ont pu être plantées, les agriculteurs attendant encore la pluie. Les plantations "n'ont pas été annulées", a insisté Mohamad Sabu, mais "des ajustements temporaires et des mesures sont mis en oeuvre pour limiter le préjudice". Le riz est une culture de base en Malaisie, qui en consomme environ 2,5 millions de tonnes par an, près de la moitié étant produite localement. La majorité est cultivée dans le nord de la péninsule. La région de Kedah, première productrice, est "d'une importance stratégique pour la sécurité alimentaire" nationale, souligne le ministre. Mais au lieu de champs inondés et de rizières luxuriantes, les agriculteurs se retrouvent face à une terre craquelée par la sécheresse. En conséquence, le Premier ministre malaisien Anwar Ibrahim a annoncé cette semaine des opérations d'ensemencement de nuages pour provoquer la pluie artificiellement. El Niño Ce procédé, déjà utilisé dans le pays, consiste à pulvériser des particules fines comme de l'iodure d'argent et du sel dans les nuages depuis des avions afin de générer des précipitations. Mais son succès dépend des conditions atmosphériques: sans nuages, l'ensemencement ne peut pas fonctionner. Aucune date n'a été officiellement fixée pour cette opération. Le gouvernement a également annoncé le renforcement des aides afin d'amortir la hausse des coûts des carburants liée au conflit au Moyen-Orient. Abdul Rashid Yob, qui possède une rizière de trois hectares à Kedah, a expliqué que "même là où l'eau est disponible, beaucoup ne peuvent pas se permettre de continuer en raison des coûts élevés". Plus au sud, Fitri Amit, petit riziculteur de la région de Perak, subit lui aussi la sécheresse: "l'irrigation a été interrompue car les niveaux des réservoirs étaient bas". Pour lui, les mesures gouvernementales arrivent souvent trop tard, une fois les économies des agriculteurs épuisées". "Les agriculteurs préfèrent que le soutien passe par une augmentation du prix du paddy", a-t-il expliqué, en faisant référence au prix de vente du riz. Les riziculteurs malaisiens ont déjà dû faire face à la sécheresse ou à des précipitations irrégulières par le passé, mais "les défis de cette année sont plus importants", selon Mohamad Sabu. En cause, "une période de chaleur prolongée, des précipitations plus faibles que d'ordinaire et la diminution des réserves d'eau dans plusieurs barrages d'irrigation". Cette crise survient alors que l'Asie se prépare à un possible retour du phénomène météorologique El Niño, qui entraîne des changements à l'échelle mondiale dans les vents, la pression atmosphérique et les régimes pluviométriques. En Asie, il peut ainsi provoquer des vagues de chaleur et des sécheresses dans certaines régions, et de fortes précipitations dans d'autres. Les prévisionnistes indiquent qu'El Niño pourrait se développer de mai à juillet, et les premières observations suggèrent qu'il pourrait être particulièrement intense.

08.05.2026 à 10:25

FRANCE24
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Le Paraguay fait partie des 12 pays dans le monde qui reconnaissent encore la souveraineté de Taïwan, tandis que la Chine a convaincu les autres de rompre leurs relations diplomatiques avec Taipei au profit de Pékin. La Chine considère Taïwan comme faisant partie de son territoire et s'oppose à sa participation aux organisations internationales et aux échanges avec des pays tiers. Elle n'exclut pas de recourir à la force pour en prendre le contrôle. Pékin a réagi en appelant le Paraguay à "rompre ses liens" avec Taipei. "Nous exhortons les autorités paraguayennes à se ranger au plus vite du bon côté de l'histoire et à faire le bon choix, celui de reconnaître le principe d'une seule Chine", a indiqué devant la presse Lin Jian, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères. Lors de sa rencontre avec le président taïwanais Lai Ching-te, M. Peña a dénoncé les pressions militaires et économiques exercées par la Chine sur Taïwan, et a insisté sur le fait que Taipei disposait d’un "droit souverain de nouer librement des relations avec d’autres pays". M. Lai a officiellement accueilli M. Peña avec les honneurs militaires, notamment des saluts au canon et un tapis rouge, avant une réunion en tête-à-tête. S'adressant à la foule rassemblée pour le défilé militaire, M. Lai a remercié M. Peña et son gouvernement "d'avoir depuis longtemps défendu la cause de Taïwan sur la scène internationale". "Taïwan et le Paraguay sont des partenaires fermement attachés aux valeurs de la démocratie, de la liberté et des droits de l'homme", a soutenu M. Lai. Santiago Peña, arrivé pour une visite de quatre jours, a qualifié l'île de "partenaire essentiel" pour son pays, et a réaffirmé son engagement à soutenir Taïwan sur la base d'une alliance de valeurs partagées. Le Paraguay et Taïwan sont sur le point de signer des accords portant sur l’entraide judiciaire en matière pénale, la coopération en matière de cybersécurité, ainsi qu’un projet d’investissement dans l’intelligence artificielle et les infrastructures informatiques. La visite de M. Peña intervient quelques jours après le retour d'Eswatini de M. Lai, le dernier allié africain de Taïwan. Le voyage initial, qui devait se tenir du 22 au 26 avril, avait été reporté après la révocation des autorisations de vol du président taïwanais par les Seychelles, Maurice et Madagascar à la suite de "fortes pressions" de la Chine, d'après Taipei. M. Lai a finalement pu utiliser l'avion du roi d'Eswatini pour s'y rendre. Avant l'Eswatini, le dernier voyage à l'étranger du président Lai Ching-te remontait à novembre 2024, lorsqu'il s'était rendu chez les alliés de Taïwan dans le Pacifique, transitant par le territoire américain de Guam.
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Le Paraguay fait partie des 12 pays dans le monde qui reconnaissent encore la souveraineté de Taïwan, tandis que la Chine a convaincu les autres de rompre leurs relations diplomatiques avec Taipei au profit de Pékin. La Chine considère Taïwan comme faisant partie de son territoire et s'oppose à sa participation aux organisations internationales et aux échanges avec des pays tiers. Elle n'exclut pas de recourir à la force pour en prendre le contrôle. Pékin a réagi en appelant le Paraguay à "rompre ses liens" avec Taipei. "Nous exhortons les autorités paraguayennes à se ranger au plus vite du bon côté de l'histoire et à faire le bon choix, celui de reconnaître le principe d'une seule Chine", a indiqué devant la presse Lin Jian, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères. Lors de sa rencontre avec le président taïwanais Lai Ching-te, M. Peña a dénoncé les pressions militaires et économiques exercées par la Chine sur Taïwan, et a insisté sur le fait que Taipei disposait d’un "droit souverain de nouer librement des relations avec d’autres pays". M. Lai a officiellement accueilli M. Peña avec les honneurs militaires, notamment des saluts au canon et un tapis rouge, avant une réunion en tête-à-tête. S'adressant à la foule rassemblée pour le défilé militaire, M. Lai a remercié M. Peña et son gouvernement "d'avoir depuis longtemps défendu la cause de Taïwan sur la scène internationale". "Taïwan et le Paraguay sont des partenaires fermement attachés aux valeurs de la démocratie, de la liberté et des droits de l'homme", a soutenu M. Lai. Santiago Peña, arrivé pour une visite de quatre jours, a qualifié l'île de "partenaire essentiel" pour son pays, et a réaffirmé son engagement à soutenir Taïwan sur la base d'une alliance de valeurs partagées. Le Paraguay et Taïwan sont sur le point de signer des accords portant sur l’entraide judiciaire en matière pénale, la coopération en matière de cybersécurité, ainsi qu’un projet d’investissement dans l’intelligence artificielle et les infrastructures informatiques. La visite de M. Peña intervient quelques jours après le retour d'Eswatini de M. Lai, le dernier allié africain de Taïwan. Le voyage initial, qui devait se tenir du 22 au 26 avril, avait été reporté après la révocation des autorisations de vol du président taïwanais par les Seychelles, Maurice et Madagascar à la suite de "fortes pressions" de la Chine, d'après Taipei. M. Lai a finalement pu utiliser l'avion du roi d'Eswatini pour s'y rendre. Avant l'Eswatini, le dernier voyage à l'étranger du président Lai Ching-te remontait à novembre 2024, lorsqu'il s'était rendu chez les alliés de Taïwan dans le Pacifique, transitant par le territoire américain de Guam.
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