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07.09.2026 à 23:23

Anthony SAINT-LÉGER
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Avant que l’Alternative für Deutschland ne remporte les élections régionales de Saxe -Anhalt, le scrutin a été précédé de nombreuses allégations fausses et trompeuses alimentant les soupçons de fraude et de manipulation liées au vote par correspondance.
Avant que l’Alternative für Deutschland ne remporte les élections régionales de Saxe -Anhalt, le scrutin a été précédé de nombreuses allégations fausses et trompeuses alimentant les soupçons de fraude et de manipulation liées au vote par correspondance.

07.09.2026 à 23:00

Laure MANENT
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La Saxe-Anhalt est un Land âgé, pauvre, rural où la population souffre d'un sentiment de déclassement depuis la réunification allemande. Le PIB par habitant y est inférieur à la moyenne nationale ; le chômage, supérieur et la désindustrialisation des années 1990 s'est accélérée avec la concurrence chinoise et l’affaissement de la demande intérieure. Tant et si bien que le PIB du Land a reculé de 0,2% en 2025 quand il a augmenté de 0,2% dans le reste de l'Allemagne.
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La Saxe-Anhalt est un Land âgé, pauvre, rural où la population souffre d'un sentiment de déclassement depuis la réunification allemande. Le PIB par habitant y est inférieur à la moyenne nationale ; le chômage, supérieur et la désindustrialisation des années 1990 s'est accélérée avec la concurrence chinoise et l’affaissement de la demande intérieure. Tant et si bien que le PIB du Land a reculé de 0,2% en 2025 quand il a augmenté de 0,2% dans le reste de l'Allemagne.

07.09.2026 à 22:47

FRANCE24
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Dimanche sur BFMTV, la cheffe des députés LFI, Mathilde Panot, a jugé "absurde" l'interdiction de l'abaya, rebondissant sur des images montrant "deux jeunes filles qui arrivaient avec exactement la même robe achetée exactement au même endroit, mais comme l'une avait l'air arabe on lui interdisait l'entrée", et pas l'autre. Interrogée sur l'intention de LFI de revenir sur cette interdiction en cas de victoire de M. Mélenchon l'an prochain, la réponse a fusé: "Sur l'abaya ? Oui bien sûr". A moins de huit mois de l'élection présidentielle, les réactions parmi les candidats ne se sont pas fait attendre. "Mélenchon et LFI sont devenus les sous-traitants de l'idéologie islamiste qui prend en otage les Français musulmans", a lancé lundi matin Marine Le Pen sur X. La candidate du Rassemblement national a accusé "l'extrême gauche" de vouloir "instiller partout le poison du communautarisme" (sic) et "excite(r) la concurrence des revendications identitaires au détriment de la communauté nationale". En déplacement à Alès (Gard), l'ex-Premier ministre Edouard Philippe a aussi étrillé la proposition insoumise. "La loi qui interdit le port des insignes religieux à l'école (...) est une bonne loi, elle est bien appliquée. Et je dois vous dire que la proposition de M. Mélenchon ou de Mme Panot de revenir sur ce dispositif m'apparaît être une trahison de la laïcité", a déclaré le patron d'Horizons à des journalistes. Il s'est dit "consterné que quelqu'un qui se dit de gauche puisse trahir et fouler aux pieds le principe de laïcité et de surcroît à l'école". "discrimination" L'interdiction de l'abaya, tenue traditionnelle musulmane, est entrée en vigueur en septembre 2023, portée par Gabriel Attal (Renaissance), qui était alors ministre de l'Education et avait fait de cette décision un de ses marqueurs. A gauche aussi, Ségolène Royal, candidate à la primaire socialiste, s'est dite défavorable à l'idée de relancer ce débat. "Ca a été réglé, l'abaya est interdit. Rouvrir ce débat-là encore sur les vêtements des femmes, pour se disputer sur ce sujet-là, non", a-t-elle jugé sur BFMTV. "C'est un stress pour les enseignants, ces changements permanents." La loi de 2004 interdit "le port de signes ou tenues par lesquels les élèves manifestent ostensiblement une appartenance religieuse" (voiles, kippas, grosses croix...). Mais pour LFI, l'interdiction de l'abaya à l'école "est une discrimination", s'est insurgée sur BFMTV la députée insoumise Danièle Obono. "Tous les religieux ont expliqué qu'il n'y avait aucune signification religieuse à l'abaya", a-t-elle martelé. Au cours de l'année scolaire 2024-2025, 4% des incidents graves signalés dans les écoles, collèges et lycées étaient liés à des atteintes à la laïcité, selon une note du service statistiques du ministère de l’Education nationale publiée en février, qui n’entre pas dans le détail de ces atteintes, abayas ou autres motifs. Si Jean-Luc Mélenchon n'a pas directement commenté cette polémique, il avait déclaré la semaine dernière lors d'un discours devant des militants que "ceux qui sont musulmans et docteurs de la foi ont dit que l'abaya n'est pas une tenue islamiste". Ces derniers jours, le patriarche insoumis a également reconnu avoir "changé d'avis" et évolué au cours des années sur la question du port du voile islamique, disant même avoir commis une "erreur terrible" lorsqu'il y était opposé.
Texte intégral (580 mots)
Dimanche sur BFMTV, la cheffe des députés LFI, Mathilde Panot, a jugé "absurde" l'interdiction de l'abaya, rebondissant sur des images montrant "deux jeunes filles qui arrivaient avec exactement la même robe achetée exactement au même endroit, mais comme l'une avait l'air arabe on lui interdisait l'entrée", et pas l'autre. Interrogée sur l'intention de LFI de revenir sur cette interdiction en cas de victoire de M. Mélenchon l'an prochain, la réponse a fusé: "Sur l'abaya ? Oui bien sûr". A moins de huit mois de l'élection présidentielle, les réactions parmi les candidats ne se sont pas fait attendre. "Mélenchon et LFI sont devenus les sous-traitants de l'idéologie islamiste qui prend en otage les Français musulmans", a lancé lundi matin Marine Le Pen sur X. La candidate du Rassemblement national a accusé "l'extrême gauche" de vouloir "instiller partout le poison du communautarisme" (sic) et "excite(r) la concurrence des revendications identitaires au détriment de la communauté nationale". En déplacement à Alès (Gard), l'ex-Premier ministre Edouard Philippe a aussi étrillé la proposition insoumise. "La loi qui interdit le port des insignes religieux à l'école (...) est une bonne loi, elle est bien appliquée. Et je dois vous dire que la proposition de M. Mélenchon ou de Mme Panot de revenir sur ce dispositif m'apparaît être une trahison de la laïcité", a déclaré le patron d'Horizons à des journalistes. Il s'est dit "consterné que quelqu'un qui se dit de gauche puisse trahir et fouler aux pieds le principe de laïcité et de surcroît à l'école". "discrimination" L'interdiction de l'abaya, tenue traditionnelle musulmane, est entrée en vigueur en septembre 2023, portée par Gabriel Attal (Renaissance), qui était alors ministre de l'Education et avait fait de cette décision un de ses marqueurs. A gauche aussi, Ségolène Royal, candidate à la primaire socialiste, s'est dite défavorable à l'idée de relancer ce débat. "Ca a été réglé, l'abaya est interdit. Rouvrir ce débat-là encore sur les vêtements des femmes, pour se disputer sur ce sujet-là, non", a-t-elle jugé sur BFMTV. "C'est un stress pour les enseignants, ces changements permanents." La loi de 2004 interdit "le port de signes ou tenues par lesquels les élèves manifestent ostensiblement une appartenance religieuse" (voiles, kippas, grosses croix...). Mais pour LFI, l'interdiction de l'abaya à l'école "est une discrimination", s'est insurgée sur BFMTV la députée insoumise Danièle Obono. "Tous les religieux ont expliqué qu'il n'y avait aucune signification religieuse à l'abaya", a-t-elle martelé. Au cours de l'année scolaire 2024-2025, 4% des incidents graves signalés dans les écoles, collèges et lycées étaient liés à des atteintes à la laïcité, selon une note du service statistiques du ministère de l’Education nationale publiée en février, qui n’entre pas dans le détail de ces atteintes, abayas ou autres motifs. Si Jean-Luc Mélenchon n'a pas directement commenté cette polémique, il avait déclaré la semaine dernière lors d'un discours devant des militants que "ceux qui sont musulmans et docteurs de la foi ont dit que l'abaya n'est pas une tenue islamiste". Ces derniers jours, le patriarche insoumis a également reconnu avoir "changé d'avis" et évolué au cours des années sur la question du port du voile islamique, disant même avoir commis une "erreur terrible" lorsqu'il y était opposé.

07.09.2026 à 22:39

FRANCE24
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Ce montant, présenté par le ministre des Affaires étrangères Bruno Rodriguez en vue du vote annuel sur l'embargo à l'Assemblée générale de l'ONU prévu pour octobre, constitue sur un an un "record" et est supérieur "de 7% à celui de l'année précédente", a-t-il dit en conférence de presse. Ce chiffre "n'inclut pas les dommages provoqués par le siège énergétique, ni ceux provoqués par les sanctions secondaires", a par ailleurs souligné le ministre, évoquant les mesures coercitives prises depuis début 2026 par le gouvernement de Donald Trump. Depuis fin janvier, celui-ci menace de droits de douanes tout pays désireux de livrer du pétrole à Cuba, imposant de facto un blocus pétrolier à l'île. Un seul pétrolier russe est arrivé depuis cette date. En mai, Washington a aussi édicté un régime de "sanctions secondaires" concernant les entreprises étrangères collaborant avec Cuba. Ces menaces de sanctions ont entraîné le départ de nombreuses sociétés étrangères, en particulier dans le tourisme et les mines, deux secteurs fortement pourvoyeurs de devises pour l'île de 9,4 millions d'habitants. "Le blocus ne punit pas un gouvernement, il punit la vie quotidienne d'un peuple dans tous les domaines", a accusé le chef de la diplomatie cubaine. Il a dénoncé un "plan froidement calculé" qui a aggravé la crise énergétique touchant l'île depuis plusieurs années, avec des coupures électriques incessantes, des conséquences sur la distribution d'eau potable, les transports et les services de santé. A titre d'exemple, il a affirmé que certaines opérations chirurgicales ont dû être achevées à la lumière des téléphones portables du personnel médical. Selon Bruno Rodriguez, le taux de mortalité infantile à Cuba est passé de 4 pour 1.000 en 2018 à 9,9 pour 1.000 en 2025. "Il n'y aura pas de crise humanitaire à Cuba", a-t-il toutefois affirmé, soulignant la solidarité des Cubains face à la situation. "Paradoxe" M. Rodriguez a assuré que La Havane restait en contact avec le département d'Etat américain, mais a répété qu'il n'y avait pas de progrès dans les pourparlers. Selon le ministre, le gouvernement américain n'a concrétisé qu'une petit partie de l'aide humanitaire promise en mai par le secrétaire d'Etat Marco Rubio. "Sur les 100 millions de dollars proposés, un seul envoi a eu lieu, un lot de denrées alimentaires et de produits d'hygiène pour 700 familles cubaines", a-t-il affirmé. L'annonce des pertes financières imputées par les autorités cubaines à l'embargo coïncide avec une hausse sans précédent des importations en provenance des Etats-Unis par le secteur privé cubain, en constante croissance. Selon des données publiées la semaine dernière par le Bureau américain du recensement, Cuba a importé en juillet pour 149 millions de dollars de marchandises, le montant mensuel le plus élevé enregistré depuis 1992. Entre janvier et juillet de cette année, les achats se sont élevés à 674 millions de dollars, soit presque la totalité des importations de 2025. C'est un "paradoxe que très peu de gens auraient pu prévoir : tandis que Washington applique certaines des mesures les plus dures contre Cuba depuis des décennies, les exportations américaines vers l'île battent des records historiques", analyse auprès de l'AFP l'économiste cubain Daniel Torralbas, basé à Londres. Selon lui, si le rythme actuel se maintient, 2026 pourrait devenir la première année où le commerce bilatéral dépasse le milliard de dollars depuis le début des statistiques, grâce en particulier aux achats de carburant par le secteur privé, qui ont augmenté de façon "exorbitante". Le blocus pétrolier a forcé le gouvernement communiste à mettre fin à son monopole d'importation de carburant, aux mains désormais, à plus petite échelle, du secteur privé qui a reçu l'autorisation de Washington d'importer depuis les Etats-Unis. Dans la foulée, en juillet, le gouvernement a approuvé la libéralisation de pans entiers de l'économie, jusque-là dominée par des entreprises d'Etat, et commence à inscrire dans sa législation ce virage sans précédent depuis l'instauration du communisme il y a près de 70 ans.
Texte intégral (700 mots)
Ce montant, présenté par le ministre des Affaires étrangères Bruno Rodriguez en vue du vote annuel sur l'embargo à l'Assemblée générale de l'ONU prévu pour octobre, constitue sur un an un "record" et est supérieur "de 7% à celui de l'année précédente", a-t-il dit en conférence de presse. Ce chiffre "n'inclut pas les dommages provoqués par le siège énergétique, ni ceux provoqués par les sanctions secondaires", a par ailleurs souligné le ministre, évoquant les mesures coercitives prises depuis début 2026 par le gouvernement de Donald Trump. Depuis fin janvier, celui-ci menace de droits de douanes tout pays désireux de livrer du pétrole à Cuba, imposant de facto un blocus pétrolier à l'île. Un seul pétrolier russe est arrivé depuis cette date. En mai, Washington a aussi édicté un régime de "sanctions secondaires" concernant les entreprises étrangères collaborant avec Cuba. Ces menaces de sanctions ont entraîné le départ de nombreuses sociétés étrangères, en particulier dans le tourisme et les mines, deux secteurs fortement pourvoyeurs de devises pour l'île de 9,4 millions d'habitants. "Le blocus ne punit pas un gouvernement, il punit la vie quotidienne d'un peuple dans tous les domaines", a accusé le chef de la diplomatie cubaine. Il a dénoncé un "plan froidement calculé" qui a aggravé la crise énergétique touchant l'île depuis plusieurs années, avec des coupures électriques incessantes, des conséquences sur la distribution d'eau potable, les transports et les services de santé. A titre d'exemple, il a affirmé que certaines opérations chirurgicales ont dû être achevées à la lumière des téléphones portables du personnel médical. Selon Bruno Rodriguez, le taux de mortalité infantile à Cuba est passé de 4 pour 1.000 en 2018 à 9,9 pour 1.000 en 2025. "Il n'y aura pas de crise humanitaire à Cuba", a-t-il toutefois affirmé, soulignant la solidarité des Cubains face à la situation. "Paradoxe" M. Rodriguez a assuré que La Havane restait en contact avec le département d'Etat américain, mais a répété qu'il n'y avait pas de progrès dans les pourparlers. Selon le ministre, le gouvernement américain n'a concrétisé qu'une petit partie de l'aide humanitaire promise en mai par le secrétaire d'Etat Marco Rubio. "Sur les 100 millions de dollars proposés, un seul envoi a eu lieu, un lot de denrées alimentaires et de produits d'hygiène pour 700 familles cubaines", a-t-il affirmé. L'annonce des pertes financières imputées par les autorités cubaines à l'embargo coïncide avec une hausse sans précédent des importations en provenance des Etats-Unis par le secteur privé cubain, en constante croissance. Selon des données publiées la semaine dernière par le Bureau américain du recensement, Cuba a importé en juillet pour 149 millions de dollars de marchandises, le montant mensuel le plus élevé enregistré depuis 1992. Entre janvier et juillet de cette année, les achats se sont élevés à 674 millions de dollars, soit presque la totalité des importations de 2025. C'est un "paradoxe que très peu de gens auraient pu prévoir : tandis que Washington applique certaines des mesures les plus dures contre Cuba depuis des décennies, les exportations américaines vers l'île battent des records historiques", analyse auprès de l'AFP l'économiste cubain Daniel Torralbas, basé à Londres. Selon lui, si le rythme actuel se maintient, 2026 pourrait devenir la première année où le commerce bilatéral dépasse le milliard de dollars depuis le début des statistiques, grâce en particulier aux achats de carburant par le secteur privé, qui ont augmenté de façon "exorbitante". Le blocus pétrolier a forcé le gouvernement communiste à mettre fin à son monopole d'importation de carburant, aux mains désormais, à plus petite échelle, du secteur privé qui a reçu l'autorisation de Washington d'importer depuis les Etats-Unis. Dans la foulée, en juillet, le gouvernement a approuvé la libéralisation de pans entiers de l'économie, jusque-là dominée par des entreprises d'Etat, et commence à inscrire dans sa législation ce virage sans précédent depuis l'instauration du communisme il y a près de 70 ans.

07.09.2026 à 22:29

Meriem AMELLAL
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En Guinée, l’ex magistrat récemment révoqué a été transféré à la prison de Macenta, située à environ 700 km de Conakry. Algassimou Diallo est poursuivi pour des faits de provocation à la discrimination, à la haine et d’association de malfaiteurs. Au cœur de cette bataille judiciaire se trouve un présumé enregistrement audio entre Algassimou Diallo et l’opposant en exil Cellou Dalein Diallo. Son transfert suscite l’incompréhension de ses avocats.    
Texte intégral (700 mots)
En Guinée, l’ex magistrat récemment révoqué a été transféré à la prison de Macenta, située à environ 700 km de Conakry. Algassimou Diallo est poursuivi pour des faits de provocation à la discrimination, à la haine et d’association de malfaiteurs. Au cœur de cette bataille judiciaire se trouve un présumé enregistrement audio entre Algassimou Diallo et l’opposant en exil Cellou Dalein Diallo. Son transfert suscite l’incompréhension de ses avocats.    
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