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01.05.2026 à 20:41

Free party géante près de Bourges sur un champ de tir militaire

FRANCE24
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"C'est un moyen de démontrer que les participants sont mobilisés et continueront à venir, quoi qu'il arrive, continueront de contester ces lois", a affirmé à un journaliste de l'AFP Franck, membre du collectif Tekno Anti Rep (pour anti-répression), présent sur place et qui a souhaité comme la plupart des autres participants interrogés garder l'anonymat. En milieu d'après-midi, la préfecture du Cher avait dénombré plus de 2.000 véhicules sur le Polygone, un champ de tir de la Délégation générale à l'armement entre Bourges et Cornusse, dont toutes les voies d'accès étaient saturées. Les organisateurs attendent 30.000 participants au plus fort de l'événement ce weekend, venant de France et de pays voisins. "Malgré son caractère illégal, l'Etat s'est mobilisé pour assurer la sécurité de cette manifestation et en limiter les nuisances, notamment pour les habitants environnants", souligne la préfecture dans un communiqué. Quarante-cinq pompiers et 30 secouristes de la protection civile resteront ainsi postés "au plus proche du site" pendant toute la durée de l'événement. "Même si c'est fait illégalement, c'est quand même bien fait", juge Johade, venu d'Avignon. "Même si on va piétiner quelques champs et faire du bruit pendant quelque temps, on rend l'endroit propre et il y a des stands de RDR", la réduction des risques liés à l'alcool, aux drogues et aux conduites à risque. Dans l'après-midi, le dispositif de sécurité a été augmenté de 350 à 600 gendarmes, répartis sur 14 points de contrôle en périphérie de la zone, où les premiers teufeurs sont arrivés tôt vendredi matin. Charges d'artillerie anciennes Les participants sont installés sur un terrain "très dangereux en raison des munitions non explosées qu'il peut contenir", a assuré à l'AFP le préfet du Cher, Philippe Le Moing Surzur. Les "obus modernes" ne posent pas problème car "c'est nettoyé après chaque campagne de tir". "Par contre, c'est un site qui est utilisé depuis 150 ans et on sait qu'il y a potentiellement des charges d'artillerie anciennes. Les démineurs de la DGA en découvrent très régulièrement", souligne-t-il. Le préfet demande aux participants d'"impérativement éviter les zones boisées proches du lieu de l'évenement", qui sont "à risque élevé". Sur leurs réseaux sociaux, les organisateurs du Teknival de Bourges ont diffusé des pictogrammes appelant les teufeurs à ne pas faire de feu, ne pas creuser et ne pas ramasser d'objets, relayant ainsi les mises en garde des autorités. Le polygone de tir de la DGA occupe une surface de 10.000 hectares sur une douzaine de communes. Il est traversé par des routes qui sont fermées par des barrières lors des essais mais sont accessibles au public le reste du temps. Des panneaux interdisent l'accès au terrain lui-même mais il n'est pas clôturé. Proposition de loi contestée Dans un communiqué diffusé sur les réseaux sociaux, présenté sous la forme d'un faux arrêté préfectoral, les organisateurs expliquent vouloir protester notamment contre la proposition de loi 1133 qui veut renforcer la pénalisation des rave-parties non déclarées ou interdites. Ce texte porté par la députée Horizons Laetitia Saint-Paul, ancienne officier de l'armée, prévoit une peine de six mois d'emprisonnement et de 30.000 euros d'amende pour sanctionner "le fait de contribuer de manière directe ou indirecte à la préparation, à la mise en place ou au bon déroulement" d'une rave-party non déclarée ou interdite. La participation à l'organisation de l'événement y est définie de manière très large, y compris la "diffusion des informations pratiques". Actuellement, les organisateurs s'exposent à une contravention de 1.500 euros, mais il n'existe pas d'infraction spécifique sanctionnant la participation. "Je trouve cela honteux: c'est criminaliser une culture et quelque chose qui ne fait de mal à personne, comme si on tuait des gens", s'indigne Sara, participante venue d'Espagne pour le Teknival. Les free parties (fêtes libres) sont des rassemblements techno qui prônent un accès gratuit ou sur donation libre. Non déclarées, elles se caractérisent par leur illégalité et sont souvent confondues avec les rave-parties, qui désignent désormais plutôt des fêtes déclarées, avec billetterie. ban-fan-alc-go/gf/gvy

01.05.2026 à 19:29

Masters 1000 de Madrid: Sinner assomme Fils en demies, Zverev facile contre Blockx

FRANCE24
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Pour sa première finale à Madrid dimanche, l'Italien de 24 ans tentera de remporter un 5e titre consécutif en Masters 1000, une première, face à l'Allemand Alexander Zverev (3e), tombeur du Belge Alexander Blockx (69e) 6-2, 7-5. Absent pendant près de huit mois du circuit pour soigner son dos, le 25e joueur mondial a montré depuis deux mois qu'il était de retour en grande forme, avec un titre (Barcelone), une finale (Doha) et deux demi-finales (Miami et Madrid). Sixième au classement de la "Race", il restait sur neuf victoires consécutives sur terre battue et avait l'occasion de se jauger face au meilleur joueur du monde, à moins d'un mois de Roland-Garros, où le double tenant du titre Carlos Alcaraz sera absent. "Pour l’instant, j’ai fait de très bons matches contre de très bons adversaires mais pas contre les meilleurs. Je dois jouer plus de matches à ce niveau-là", a commenté Arthur Fils en conférence de presse. Vendredi, il avait de quoi faire avec Jannik Sinner, l'homme fort du moment et lauréat du premier Masters 1000 de la saison sur terre battue, à Monte-Carlo mi-avril. Et, face à ces joueurs du top 5, les statistiques ne plaidaient effectivement pas en la faveur de Fils, qui restait sur cinq défaites (trois contre Carlos Alcaraz et deux contre Alexander Zverev). "Apprendre de cette défaite" Dans un court Manolo-Santana plein à craquer, l'Italien de 24 ans a donc montré qu'il y avait encore un monde d'écart puisque le Français de 21 ans ne s'est procuré aucune balle de break. Comme souvent, l'Italien a asphyxié dès l'entame son adversaire au retour et a été récompensé par deux breaks. Visiblement tendu, Fils a lui manqué de justesse au service (39% de réussite au service en première) et dans les échanges (13 fautes directes) dans le premier set. Le Français, qui réintègrera le Top 20 lundi (17e), a retrouvé des couleurs au service dans la deuxième manche, célébrant avec fougue chaque point gagné. Mais il est retombé dans ses travers du premier set lors d'un jeu crucial à 4 partout, au cours duquel il n'a passé aucune première balle. Quand on se rejouera "dans les gros matches, en demies et en finale, j’espère que j’aurais appris de cette défaite", a positivé le Français. "Il joue un tennis incroyable, surtout sur cette surface qui est très physique. Il mérite tout ce qu’il a obtenu", a de son côté déclaré Sinner, qui a décroché vendredi sa 27e victoire consécutive en Masters 1000 (deux sets concédés seulement), avec quatre titres à Paris, Indian Wells, Miami et Monte-Carlo. Sinner, bête noire de Zverev Il retrouvera sur sa route en finale Alexander Zverev, que l'Italien a battu lors de leurs huit dernières confrontations (9-4 au total), dont trois fois cette saison en demi-finale, à Indian Wells, Miami (dur) et Monte-Carlo (terre battue). "Je suis content de jouer Jannik à nouveau. Le tennis est très simple pour lui en ce moment. J'espère que j'arriverai à rendre les choses un peu plus difficiles", a-t-il souri. L'Allemand de 29 ans défiait vendredi soir le surprenant Alexander Blockx, 21 ans, tombeur de Félix Auger-Aliassime (5e) et du tenant du titre Casper Ruud (15e) lors de la quinzaine. Il s'est montré d'une grande efficacité au service, avec 6 aces et 77% de réussite en première. Zverev a bousculé le Belge sur presque toutes ses mises en jeu mais a eu plus de mal à convertir ses balles de break dans le deuxième set (1/8), sans jamais avoir à en défendre. Une fois le break fait, l'Allemand a serré le jeu au moment de servir pour le match, qu'il a conclu d'un smash rageur en 1h36.

01.05.2026 à 19:23

Le Pen réaffirme la "voie médiane" du RN sur l'économie, après ses dissonances avec Bardella

FRANCE24
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Sans cesse, remettre l'ouvrage sur le métier. Les deux têtes du RN ont beau jurer parler d'une même voix, il leur faut parfois raccorder les violons. Comme après leur dissonance en direct mercredi, quand Marine Le Pen a jugé "normal" de taxer les "surprofits" engrangés par TotalEnergies grâce à la guerre en Iran, au moment même ou Jordan Bardella estimait qu'"inventer des nouveaux impôts" n'était "pas la priorité". A ceux qui y auraient décelé une divergence, la triple candidate a rappelé la ligne: "Notre voie économique est une voie médiane qui n'est ni le tout marché, ni le tout Etat" et cette "vision n'a rien d'utopiste, de brutal (ni) de choquant", a-t-elle affirmé, revendiquant rien moins que l'héritage "de Colbert, de Richelieu (et) de De Gaulle". Devant quelque 5.000 partisans massés au Spot, la grande salle de spectacle de la préfecture de Saône-et-Loire, la triple candidate à la présidentielle a aussi puisé dans le répertoire de Jacques Chirac, reprenant son "ambition inachevée de réparer la fracture sociale", et de François Mitterrand, affichant sa "force tranquille" à l'approche d'un scrutin plus que jamais à portée de sondages pour l'extrême-droite. Inspirations révélatrices d'une volonté persistante de retenter sa chance l'an prochain, si la justice ne l'empêche pas de concourir. Quitte à vanter des "conquêtes sociales (...) arrachées à l'égoïsme des logiques économiques à courte vue", comme la Sécurité sociale, les retraites et l'assurance-chômage, pour fustiger dans la foulée "l'assistanat", la "paresse" et les "profiteurs". Ou encore à déplorer que "le travail n'est pas suffisamment payé", sans pour autant "reprocher à quiconque le patrimoine légitimement acquis". Bardella pour le "mérite" Une forme d'en même temps, mais antimacroniste, parfaitement assimilé cette fois-ci par Jordan Bardella, qui a exalté les "travailleurs courageux" et les "entrepreneurs audacieux", avant de promettre "une société du mérite" où "le salaire brut se rapproche du net". Remplaçant désigné en cas de forfait de sa mentor, le jeune président du parti à la flamme a au passage attaqué ses possibles adversaires Gabriel Attal, Edouard Philippe et Bruno Retailleau, tous coupables à ses yeux d'avoir "exécuté la politique d'Emmanuel Macron" ces dix dernières années. "Vous ne devriez pas vous présenter à la présidentielle. Vous devriez plutôt vous couvrir la tête de cendres et demander pardon au peuple français", a-t-il lancé à l'adresse de ces concurrents déclarés ou pressentis. Officiellement candidat à Matignon jusqu'à nouvel ordre, M. Bardella a profité de l'occasion pour développer sa vision de l'école, creuset de "cette société du mérite que nous voulons construire", en y imposant l'uniforme et -nouveauté- "le vouvoiement du personnel éducatif". Sans oublier d'y enseigner "les grandes figures qui ont façonné la France": De Gaulle, encore, Napoléon et bien sûr Jeanne d'Arc, traditionnellement célébrée par le RN en ce 1er-Mai rebaptisé "fête de la Nation". Celui qui sera peut-être sacré candidat à Orléans, lors du prochain congrès du parti fin octobre, a même paru se comparer à la native de Domrémy, cette "enfant du peuple" que "rien ne destinait à entrer dans l'Histoire". Icône invoquée pour mieux marteler l'intention de "reprendre le contrôle des frontières" d'une France qui "n'a pas vocation à accueillir toute la misère du monde" -déclenchant les habituels "on est chez nous" du public nationaliste. Dans une ultime accolade pour démontrer leur unité, le duo de dirigeants du RN a conclu ce dernier meeting avant l'été et la date fatidique du 7 juillet, lorsque la cour d'appel de Paris scellera le sort de Mme Le Pen. A l'extérieur, leurs opposants aussi ont marqué le coup: environ 2.500 personnes (1.800 selon la police, 3.000 d'après les syndicats) ont participé dans la matinée à la manifestation du 1er-Mai à Mâcon. Près de dix fois plus qu'en temps ordinaire, signe de l'enjeu écrasant à un an pile de l'élection suprême.

01.05.2026 à 19:15

Suisse: en shorty ou bikini devant Cézanne, le visiteur devient baigneur

FRANCE24
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Ce 1er mai, la fondation Beyeler, dans la banlieue de Bâle, a bousculé les conventions en invitant le public à visiter en maillot de bain l'exposition consacrée à Paul Cézanne. Inspirée de la série emblématique du peintre français représentant des baigneurs et baigneuses, l'expérience transforme le visiteur en acteur. "C'est assez absurde" et "osé" comme idée mais "j'aime bien", explique à l'AFP Julien Rondez, graphiste suisse de 34 ans, qui a accepté de "jouer le jeu" même s'il avait déjà vu l'exposition : cette fois, ce sont les visiteurs en maillot qui deviennent, selon lui, "une sorte d'oeuvre dans le musée". Assis sur une serviette verte posée sur un banc, il parcourt le catalogue de l'exposition, en maillot noir, bleu et blanc à rayures, audioguide sur la tête. Déambuler en maillot de bain dans le musée a été "au début difficile" car seule une minorité de visiteurs en ont fait autant. Mais au final, "c'est amusant", estime-t-il, indiquant qu'il se sentait "un peu au bord de la piscine", d'autant que le beau temps est de la partie. "Sourire complice" Dans le jardin du musée, des "baigneurs" prennent le soleil sur la pelouse ou près d'un plan d'eau bordé de nénuphars et de joncs, sous le regard de deux secouristes. "C'est une expérience un peu particulière", reconnaît Lionnel Fermaud, en bikini bigarré à paillettes et ballerines noires. "On est toujours en train de regarder" à droite et à gauche pour voir s'il y a d'autres visiteurs en maillot, confie cet homme de 53 ans qui travaille dans les ressources humaines. "S’il y en a, c'est cool. On échange un petit regard, un sourire complice. C’est super sympa", poursuit-il, tout en admettant que "ça nuit peut-être un peu à la concentration" lorsqu'il s'agit de regarder les tableaux. Ceux qui souhaitent se mettre en maillot peuvent se changer dans une salle. Pour encourager les visiteurs à oser ôter leurs habits, ceux qui se présentent en maillot de bain bénéficient d'une entrée gratuite (contre 25 francs suisses, environ 27 euros, pour les autres). Certains visiteurs portent même un bonnet de bain, d'autres se baladent pieds nus. Laurence Gainet, une galeriste venue de Dijon, en France, voir l'exposition, n'avait pas entendu parler de cette journée spéciale : "Au départ c'est surprenant, on se demande si c'est une performance". La plupart des visiteurs observent les personnes en maillot de bain avec un sourire ou de la surprise, et les prennent en photo. "Casser les codes" Avec son shorty orange, Marc Schmidlin, paysagiste de 40 ans, est venu du canton de Thurgovie, à environ 150 km, pour "ne pas rater" cela: "J'aime les événements spéciaux, et ce n'est pas tous les jours qu'on peut entrer gratuitement au musée." La série des baigneurs et baigneuses de Paul Cézanne montre des figures nues intégrées à la nature, mêlant étroitement les corps et le paysage. "On ressent, dans les peintures de Cézanne, son désir de s'inspirer de la nature et de traduire cette expérience organique, à la fois de la nature et des êtres humains. Le fait de porter un maillot de bain s'en rapproche, car on est presque nu: on peut montrer ce que l'on est dans la vie réelle. On se sent plus proche des tableaux de Cézanne", confie à l'AFP Ana Lopes, architecte portugaise de 34 ans qui travaille à Bâle, elle-même en maillot une pièce. Ce projet, dont l'idée revient au célèbre artiste italien Maurizio Cattelan, "modifie la perception, abolit les distances et offre un mélange ludique d'humour et de liberté", selon le musée. En maillot de bain, Lukas Rupt, ingénieur environnemental de 26 ans, explique qu'il aime cette "idée de casser les codes": "c'est une expérience imprévisible".

01.05.2026 à 19:00

Scylla et Furax Barbarossa, les liens sacrés

Juliette FIEVET
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Rendez-vous avec le rappeur belge Scylla et le toulousain Furax Barbarossa, à l’occasion de leur album commun "Les portes du désert" et leur Zénith prévu pour le 30 octobre 2026. Retour sur leur lien d’amitié, leurs 17 titres en collaboration et leur expérience dans le désert : dix jours et dix nuits de création artistique. Dans cet épisode, Akhenaton de IAM offre la vidéo surprise et Alba un audio touchant .
Texte intégral (650 mots)
Rendez-vous avec le rappeur belge Scylla et le toulousain Furax Barbarossa, à l’occasion de leur album commun "Les portes du désert" et leur Zénith prévu pour le 30 octobre 2026. Retour sur leur lien d’amitié, leurs 17 titres en collaboration et leur expérience dans le désert : dix jours et dix nuits de création artistique. Dans cet épisode, Akhenaton de IAM offre la vidéo surprise et Alba un audio touchant .
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