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15.03.2026 à 21:19

David Guiraud, un lieutenant de Mélenchon aux portes de la mairie de Roubaix

FRANCE24
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Si M. Guiraud, 33 ans, transformait l'essai dimanche prochain au second tour, Roubaix, ville populaire de près de 100.000 habitants, pourrait devenir la plus grande commune dirigée par LFI. Il a grandi aux Lilas, commune de la banlieue parisienne dont son père, le conseiller départemental de Seine-Saint-Denis Daniel Guiraud (PS), a été maire. Sa mère a fait carrière à la SNCF. C'est sur le campus parisien de Tolbiac qu'il commence son engagement militant, rejoignant le Parti de Gauche lors de la campagne présidentielle de 2012. En parallèle d'une licence d'histoire, qu'il prolongera à la Sorbonne par un master de science politique. "Celui qui portait la parole la plus claire et la plus intéressante, c'était Jean-Luc Mélenchon. Il parlait de bonheur, il ne portait pas des discours gestionnaires", affirme-t-il. S'il revendique "beaucoup de respect" pour celui qu'il qualifie de "mentor", David Guiraud insiste aussi sur son "indépendance". "J'ai un rapport d'affection avec quelqu'un qui, pour moi, a porté notre famille politique et a permis à la gauche de rester debout dans une époque où la plupart des organisations de gauche radicales se sont effondrées en Europe et dans le monde", dit-il à l'AFP. Après ses études, il devient en 2017 assistant parlementaire du député LFI Eric Coquerel. Déterminé à s'éloigner des terres politiques de son père, il choisit Roubaix, un territoire qui avec ses quartiers populaires "fait penser à la Seine-Saint-Denis". Il est député du Nord depuis 2022. Il a régulièrement dénoncé la stigmatisation de la ville dans sa campagne électorale, qu'il a commencée très tôt. "Ce qui a tué à petit feu notre ville, c'est le silence et la lâcheté de ceux qui étaient censés la défendre", lançait-il lors d'un meeting en janvier. "Roubaix a été pointé du doigt comme la ville du +grand remplacement+ par l'extrême droite", déplore-t-il. "Roquette affûtée" Mehdi Chalah, socialiste présent sur la liste divers gauche de son adversaire Karim Amrouni, reconnaît chez David Guiraud un responsable politique "populaire", un homme "agréable au quotidien". "C'est un candidat TikTok, très populaire dans une ville très jeune. Là où il n'a pas fait ses preuves, c'est sur le fond". En revanche, "il a l'habitude des plateaux télé, il squatte ceux de CNews, il sait faire. C'est un professionnel de la politique", estime encore M. Chalah. David Guiraud est, parmi les députés insoumis, l'un des défenseurs les plus farouches de la cause palestinienne et l'un des plus sévères contempteurs d'Israël. Et avant d'adopter un style plus policé pendant la campagne, s'était fait connaître par ses polémiques. En 2023, l'élu avait ainsi déclenché une tempête politique, accusé de relativiser les atrocités du Hamas le 7-Octobre en Israël en semblant établir un parallèle avec les massacres de Sabra et Chatila, au Liban en 1982, dont il avait attribué à tort la responsabilité directe à l'Etat hébreu. Dans une longue série de messages sur X, David Guiraud avait reconnu s'être trompé, et nié toute minimisation de l'attaque du 7-Octobre. Il s'était également opposé en 2023 à l'expulsion du prédicateur Hassan Iquioussen, dénonçant une décision relevant selon lui du "fait du prince" et un "dévoiement de l'État de droit", tout en affirmant "ne pas être solidaire de propos homophobes ou antisémites" tenus par l'imam. Dans Libération, il avait reconnu s'être informé sur la question palestinienne dans sa jeunesse en regardant les vidéos de Alain Soral et Dieudonné avant de s'en détourner. Amateur de jeux vidéo et de mangas, mais aussi adepte de boxe et de paddle, David Guiraud cultive un style offensif sur les réseaux sociaux, à coups de "punchlines", qu'il a façonné sur les plateaux de télévision. "C'est notre roquette la mieux affûtée contre CNews et ses plateaux", l'a félicité Jean-Luc Mélenchon lors d'un meeting en janvier. L'intéressé en dévoile les ressorts: "J'affûte mes arguments en anticipant ceux de mes adversaires pour pouvoir les coincer. Je prends souvent les gens à leurs contradictions, et après il y a une vanne".

15.03.2026 à 21:15

Municipales: Fabien Roussel (PCF) annonce son élection dès le premier tour à Saint-Amand-les-Eaux

FRANCE24
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La liste menée par Fabien Roussel, 56 ans, a réalisé 51,06%, a-t-il annoncé depuis cette cité thermale de 16.000 habitants proche de Valenciennes. Il réalise un score plus important que celui de son prédécesseur Alain Bocquet en 2020, qui avait obtenu 50,96%. Le patron du PCF devance nettement ses deux adversaires, l'ancien communiste Eric Renaud (divers gauche), qui a récolté 26,09% des voix, et le candidat soutenu par le Rassemblement national, Eric Castelain (22,85%). M. Roussel savait que son avenir politique, et notamment une éventuelle candidature à la présidentielle de 2027, passait par une victoire aux municipales. Deux ans après la perte de son mandat de député du Nord face à un candidat RN, il avait récupéré il y a un an le fauteuil de son ami Alain Bocquet, qui dirigeait Saint-Amand-les-Eaux depuis 1995. Il s'est affiché tout au long de la campagne dans la continuité de M. Bocquet: les électeurs "savent ce que nous avons fait ces 30 dernières années" et "sont très majoritairement attachés à ce que ces politiques se poursuivent", avait-il déclaré à l'AFP fin janvier lors de la présentation de sa liste.

15.03.2026 à 21:11

Municipales: Manuel Bompard se félicite de la "progression remarquable" de La France insoumise

FRANCE24
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"La victoire est à portée de main dans de nombreuses communes", a assuré devant la presse le coordinateur du mouvement de gauche radicale. A Lille, le maire sortant Arnaud Deslandes (PS) est donné dans un mouchoir de poche avec sa concurrente LFI Lahouaria Addouche tandis qu'à Limoges le député insoumis Damien Maudet est en tête à gauche. Tout comme le député François Piquemal à Toulouse. De quoi faire dire à M. Bompard que sa formation a "doublé, triplé ou même parfois quadruplé son score par rapport à l'élection municipale de 2020", que La France insoumise avait enjambée en ne présentant que peu de listes. Le coordinateur de LFI a par ailleurs de nouveau "tendu la main" aux autres listes de gauche pour constituer "un front antifasciste", "partout où la droite et l'extrême droite menacent", alors que le PS se montre peu enclin à l'idée d'alliances avec les Insoumis au second tour. "Cela nécessite que chaque liste de premier tour soit représentée au second tour dans les listes de rassemblement", a-t-il encore insisté. Le bras droit de Jean-Luc Mélenchon a encore mis en garde contre "les appels au désistement des listes de gauche", qui ont notamment été déjà formulés par le Parti socialiste, meilleur moyen selon lui "d'offrir le chemin de la victoire à la droite et l'extrême droite". "L'heure est désormais à la responsabilité", a appuyé M. Bompard. La France insoumise avait déjà appelé en début de semaine à "un front antifasciste" avec des fusions pour "appliquer un programme de rupture", plutôt avec des Ecologistes et des communistes, et des "fusions techniques", qui n'impliquent pas une gestion commune, plutôt avec les socialistes, à "chaque fois que le risque de la droite et de l'extrême droite existe".

15.03.2026 à 20:57

Le maire sortant de Fréjus David Rachline (RN) réélu avec 51,33% des voix

FRANCE24
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Selon les résultats provisoires validés par le ministère de l'Intérieur, M. Rachline devance l'avocat centriste Emmanuel Bonnemain, opposant le plus actif au conseil municipal (29,94%), l'entrepreneur Martial Cerrutti, soutenu par LR (11,61%) et Christine Romano, retraitée de la poste adoubée par toutes les forces de gauche (5,23%). Elu en 2014 à la faveur d'une triangulaire, M. Rachline, 38 ans, avait déjà été réélu dès le premier tour en 2020 avec 50,6% des voix - à la tête d'une liste officiellement sans étiquette comme cette année - devant M. Bonnemain (18,5%) et la centriste Laurence Fradj (13%). Sa ville balnéaire de 60.000 habitants a longtemps été une vitrine du parti à la flamme, qui y organisait ses rentrées politiques de fin d'été et misait beaucoup sur M. Rachline, conseiller municipal à 20 ans, maire et sénateur à 26. Mais depuis les accusations de marchés truqués et d'arrangements avec un puissant entrepreneur local de BTP dans le livre "Les rapaces" de Camille Vigogne Le Coat en 2023, les cadres du RN boudent M. Rachline, qui a dû renoncer à sa vice-présidence du parti. "Je ne connais pas la politique qui est menée à Fréjus. Je n'y suis pas passée depuis des années et donc j'aurais du mal à en parler à la place de David Rachline", avait taclé Marine Le Pen fin février, venue soutenir d'autres candidats varois. M. Rachline poursuit Mme Vigogne Le Coat en diffamation mais il fait l'objet d'une enquête à Paris pour corruption. Il doit être jugé en septembre à Draguignan, au côté de plusieurs proches collaborateurs, dans un autre dossier pour favoritisme. Et le parquet a fait appel de sa relaxe en janvier dans une affaire relativement mineure de prise illégale d'intérêt. A Fréjus, il a appliqué une gestion assez dépolitisée, sans trop insister sur les marqueurs traditionnels de sa formation politique. Ses deux mandats ont surtout été marqués par une poussée des constructions: en moins de 10 ans, la population a bondi de 12%. L'opposition a aussi dénoncé un manque de vision d'ensemble et la persistance d'un haut niveau d'endettement de la ville.

15.03.2026 à 20:51

Municipales: "plusieurs maires" RN réélus dimanche, Bardella "tend la main" à droite pour le second tour

FRANCE24
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"Leur reconduction est la reconnaissance d'un travail sérieux, d'une gestion honnête et d'un engagement constant au service de l'intérêt général", a ajouté M. Bardella. L'autre cheffe de file du parti, Marine Le Pen, a affirmé sur X que le RN "gagne dès le premier tour (...) dans de nombreuses communes, et pas seulement dans les villes où (il était) sortant". Sans préciser quelles villes étaient conquises, elle s'est félicitée d'une "immense victoire pour (son) mouvement". Mme Le Pen a également assuré que le RN progresse "partout ailleurs (...) avec de réelles chances de victoire" au second tour le 22 mars. Dans cette perspective, M. Bardella a précisé la stratégie du parti à la flamme: "Lorsque nous sommes qualifiés pour le second tour, nous nous maintiendrons", a-t-il indiqué, tout en ouvrant la porte à des alliances à droite. "Partout où le contexte local le permet, le RN tend la main aux listes de droite sincères, aux listes indépendantes et à tous ceux qui refusent à la fois le désordre de l'extrême gauche et la dilution dans le macronisme", a déclaré le dirigeant de la formation d'extrême droite, appelant ses sympathisants à voter notamment pour "empêcher la victoire de l'extrême gauche".
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