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08.04.2026 à 13:43

REPLAY - Cécile Kohler et Jacques Paris s'expriment après plus de trois ans de calvaire en Iran

FRANCE24
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Cécile Kohler et Jacques Paris ont été reçus mercredi par le président Emmanuel Macron, quelques heures après leur retour sur le sol français, mettant fin à près de quatre ans de calvaire en Iran où ils avaient été condamnés et emprisonnés pour espionnage.
Cécile Kohler et Jacques Paris ont été reçus mercredi par le président Emmanuel Macron, quelques heures après leur retour sur le sol français, mettant fin à près de quatre ans de calvaire en Iran où ils avaient été condamnés et emprisonnés pour espionnage.

08.04.2026 à 13:19

Liban: Israël poursuit ses frappes malgré la trêve irano-américaine

FRANCE24
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Le Hezbollah pro-iranien, qui a affirmé être aux portes d'une "victoire historique", ne s'est pas prononcé sur le cessez-le-feu mais n'a plus revendiqué d'attaques contre Israël depuis 01H00 locale environ (mardi 22H00 GMT). Israël a déclaré soutenir la trêve de deux semaines conclue entre les États-Unis et l’Iran mais a précisé qu'elle "n’incluait pas le Liban". Son armée a appelé mercredi matin la population de plusieurs quartiers de la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement islamiste Hezbollah, à évacuer en prévision de frappes à venir. "La bataille continue au Liban", a déclaré le colonel Avichay Adraee, porte-parole arabophone de l'armée israélienne. Il a ordonné sur X aux habitants d'une vaste zone, entre la frontière israélienne et le fleuve Zahrani, à une quarantaine de km plus au nord, d'évacuer. Il a également diffusé d'autres ordres d'évacuation pour le sud, dont un bâtiment en plein coeur de la ville millénaire de Tyr. Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), plusieurs frappes ont visé mercredi matin plusieurs localités du sud du pays, dont un immeuble de la région de Tyr. "Prudence" Ali Mehdi, déplacé de Naqoura, ville frontalière occupée par l'armée israélienne, réfugié à Tyr, estime qu'il faut faire preuve de "prudence en attendant de voir si le cessez-le-feu nous inclut ou non". L'armée libanaise a appelé les déplacés à "attendre avant de rentrer" dans le sud du pays par précaution. Un correspondant de l'AFP dans la région de Tyr a vu un petit nombre de personnes en voiture et des familles avec des enfants sur des motos rentrer vers des zones qu'ils avaient évacuées au début de la guerre. Les frappes israéliennes sur le Liban depuis le 2 mars ont fait plus de 1.500 morts et plus d'un million de déplacés. A Beyrouth, Ali Youssef, un livreur de 50 ans qui campe sous une tente aux abords de la banlieue sud, a affirmé qu'il attendait "un communiqué du Hezbollah" avant de décider de rentrer chez lui dans cette zone pilonnée par Israël. "L'Iran ne va pas nous laisser tomber", a assuré cet homme, alors que Téhéran a dit avoir exigé pour accepter la trêve la fin des attaques contre ses alliés dans la région. Peu avant l'annonce de la trêve régionale, huit personnes avaient été tuées et 22 blessées dans une frappe israélienne sur Saïda, principale ville du sud, selon le ministère de la Santé. - "Paix durable"- Le président libanais Joseph Aoun a salué la trêve et a affirmé que son pays oeuvrait à être inclus dans la "paix régionale". Il a souligné que "la décision de la guerre et de la paix (...) relève de l'Etat libanais seul". Le Premier ministre Nawaf Salam a lui aussi déclaré que "personne ne négocie au nom du Liban, sauf l'Etat libanais". Une source officielle a indiqué à l'AFP que les autorités libanaises "n'ont pas été informées" de l'inclusion du Liban dans la trêve. Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en menant une attaque contre Israël en représailles à la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei. Le président français, Emmanuel Macron, a affirmé que le cessez-le-feu devait "inclure pleinement le Liban" sur la durée. Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif a précisé que les Etats-Unis, l'Iran et leurs alliés avaient accepté un cessez-le-feu "partout", y compris au Liban, à la suite d'une médiation pakistanaise.
Texte intégral (618 mots)
Le Hezbollah pro-iranien, qui a affirmé être aux portes d'une "victoire historique", ne s'est pas prononcé sur le cessez-le-feu mais n'a plus revendiqué d'attaques contre Israël depuis 01H00 locale environ (mardi 22H00 GMT). Israël a déclaré soutenir la trêve de deux semaines conclue entre les États-Unis et l’Iran mais a précisé qu'elle "n’incluait pas le Liban". Son armée a appelé mercredi matin la population de plusieurs quartiers de la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement islamiste Hezbollah, à évacuer en prévision de frappes à venir. "La bataille continue au Liban", a déclaré le colonel Avichay Adraee, porte-parole arabophone de l'armée israélienne. Il a ordonné sur X aux habitants d'une vaste zone, entre la frontière israélienne et le fleuve Zahrani, à une quarantaine de km plus au nord, d'évacuer. Il a également diffusé d'autres ordres d'évacuation pour le sud, dont un bâtiment en plein coeur de la ville millénaire de Tyr. Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), plusieurs frappes ont visé mercredi matin plusieurs localités du sud du pays, dont un immeuble de la région de Tyr. "Prudence" Ali Mehdi, déplacé de Naqoura, ville frontalière occupée par l'armée israélienne, réfugié à Tyr, estime qu'il faut faire preuve de "prudence en attendant de voir si le cessez-le-feu nous inclut ou non". L'armée libanaise a appelé les déplacés à "attendre avant de rentrer" dans le sud du pays par précaution. Un correspondant de l'AFP dans la région de Tyr a vu un petit nombre de personnes en voiture et des familles avec des enfants sur des motos rentrer vers des zones qu'ils avaient évacuées au début de la guerre. Les frappes israéliennes sur le Liban depuis le 2 mars ont fait plus de 1.500 morts et plus d'un million de déplacés. A Beyrouth, Ali Youssef, un livreur de 50 ans qui campe sous une tente aux abords de la banlieue sud, a affirmé qu'il attendait "un communiqué du Hezbollah" avant de décider de rentrer chez lui dans cette zone pilonnée par Israël. "L'Iran ne va pas nous laisser tomber", a assuré cet homme, alors que Téhéran a dit avoir exigé pour accepter la trêve la fin des attaques contre ses alliés dans la région. Peu avant l'annonce de la trêve régionale, huit personnes avaient été tuées et 22 blessées dans une frappe israélienne sur Saïda, principale ville du sud, selon le ministère de la Santé. - "Paix durable"- Le président libanais Joseph Aoun a salué la trêve et a affirmé que son pays oeuvrait à être inclus dans la "paix régionale". Il a souligné que "la décision de la guerre et de la paix (...) relève de l'Etat libanais seul". Le Premier ministre Nawaf Salam a lui aussi déclaré que "personne ne négocie au nom du Liban, sauf l'Etat libanais". Une source officielle a indiqué à l'AFP que les autorités libanaises "n'ont pas été informées" de l'inclusion du Liban dans la trêve. Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en menant une attaque contre Israël en représailles à la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei. Le président français, Emmanuel Macron, a affirmé que le cessez-le-feu devait "inclure pleinement le Liban" sur la durée. Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif a précisé que les Etats-Unis, l'Iran et leurs alliés avaient accepté un cessez-le-feu "partout", y compris au Liban, à la suite d'une médiation pakistanaise.

08.04.2026 à 13:19

Détournement de fonds publics: 18 mois de prison ferme requis contre Patrick Balkany

FRANCE24
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La procureure a également réclamé une amende de 350.000 euros, 10 ans d'inéligibilité, l'interdiction d'exercer dans la fonction publique pendant cinq ans et l'affichage de la décision pendant un mois. Fustigeant une "atteinte à la société et à l'Etat" appelant une "action ferme", la magistrate a toutefois précisé avoir pris en considération "l'âge et la santé" du prévenu, aujourd'hui âgé de 77 ans. Au centre du procès figurent les liens étroits entre l'ancien baron francilien et son ex-directeur du développement économique, Renaud Guillot-Corail, décédé en 2020. La justice reproche à M. Balkany d'avoir utilisé une association subventionnée par la ville, le Codeeil, pour assurer un confortable complément de revenus à son collaborateur au lendemain de son départ à la retraite en 2012. Lors de son réquisitoire, l'accusation a méthodiquement démonté le fonctionnement de cette "association transparente", conçue selon elle pour s'affranchir des règles de la fonction publique territoriale. L'édile, qui a régné "sans partage" sur sa commune pendant plus de trente ans, a usé de son "autorité naturelle" et d'un charisme tels qu'il n'était "pas facile de dire non", a souligné la magistrate. Elle a souligné l'"omerta" des fonctionnaires locaux et les difficultés rencontrées par les enquêteurs. Ce montage a permis à M. Guillot-Corail de cumuler sa pension de retraite avec un salaire mensuel net de plusieurs milliers d'euros. Financée par des subventions municipales atteignant 855.000 euros au total, la structure a également pris en charge de luxueux voyages en première classe vers Cuba, Miami ou Saint-Domingue, sous couvert de relations internationales. En contrepartie, l'enquête n'a trouvé aucune trace de véritable "production intellectuelle" de la part du bénéficiaire. L'ancien maire "a en réalité remercié (...) son collaborateur", a résumé la représentante du parquet, dénonçant l'existence d'un "système". Balayant l'argument de la prescription soulevé par la défense, la procureure a estimé que cette "infraction occulte" s'était poursuivie sans discontinuer jusqu'en 2018.
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La procureure a également réclamé une amende de 350.000 euros, 10 ans d'inéligibilité, l'interdiction d'exercer dans la fonction publique pendant cinq ans et l'affichage de la décision pendant un mois. Fustigeant une "atteinte à la société et à l'Etat" appelant une "action ferme", la magistrate a toutefois précisé avoir pris en considération "l'âge et la santé" du prévenu, aujourd'hui âgé de 77 ans. Au centre du procès figurent les liens étroits entre l'ancien baron francilien et son ex-directeur du développement économique, Renaud Guillot-Corail, décédé en 2020. La justice reproche à M. Balkany d'avoir utilisé une association subventionnée par la ville, le Codeeil, pour assurer un confortable complément de revenus à son collaborateur au lendemain de son départ à la retraite en 2012. Lors de son réquisitoire, l'accusation a méthodiquement démonté le fonctionnement de cette "association transparente", conçue selon elle pour s'affranchir des règles de la fonction publique territoriale. L'édile, qui a régné "sans partage" sur sa commune pendant plus de trente ans, a usé de son "autorité naturelle" et d'un charisme tels qu'il n'était "pas facile de dire non", a souligné la magistrate. Elle a souligné l'"omerta" des fonctionnaires locaux et les difficultés rencontrées par les enquêteurs. Ce montage a permis à M. Guillot-Corail de cumuler sa pension de retraite avec un salaire mensuel net de plusieurs milliers d'euros. Financée par des subventions municipales atteignant 855.000 euros au total, la structure a également pris en charge de luxueux voyages en première classe vers Cuba, Miami ou Saint-Domingue, sous couvert de relations internationales. En contrepartie, l'enquête n'a trouvé aucune trace de véritable "production intellectuelle" de la part du bénéficiaire. L'ancien maire "a en réalité remercié (...) son collaborateur", a résumé la représentante du parquet, dénonçant l'existence d'un "système". Balayant l'argument de la prescription soulevé par la défense, la procureure a estimé que cette "infraction occulte" s'était poursuivie sans discontinuer jusqu'en 2018.

08.04.2026 à 13:19

Carburants: le blocage des ports corses se poursuit mercredi

FRANCE24
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Des agriculteurs, notamment du syndicat agricole Via Campagnola (Confédération paysanne) qui soutient le blocus des ports, pourraient se joindre au mouvement sur terre dès l'après-midi. Un bateau de croisière pouvant transporter 6.800 passagers était attendu à 9H30 à Ajaccio mais ne s'est pas présenté, a précisé à l'AFP la préfecture, ajoutant qu'un bateau gazier et un bateau bétonnier ont également annulé leur venue. Dans un communiqué diffusé mardi soir, la préfecture appelle à "la levée immédiate des blocages des emprises portuaires corses qui portent un grave préjudice aux ménages et aux entreprises corses sans apporter de solution aux professionnels concernés". Cette levée du blocus ne semble pas à l'ordre du jour pour le syndicat pour la défense des pêcheurs en Corse, à l'origine du mouvement depuis mardi. "On est resté toute la nuit et on restera sûrement même cette nuit car les négociations sont au point mort", a déclaré mercredi à l'AFP Joseph Sanna son porte-parole. "Tant qu’on n’est pas à un niveau équitable entre la Corse et le continent on ne bougera pas. Ce n’est que 50 centimes mais quand on fait le compte, à la fin c’est énorme", a-t-il ajouté. Le syndicat agricole Via Campagnola a exprimé dans un communiqué son soutien au mouvement des pêcheurs qui "vivent de la mer, les agriculteurs vivent de la terre: nos métiers se ressemblent et leurs contraintes aussi". Il s'est dit prêt "à se mobiliser à leurs côtés" s'"ils n'obtiennent pas les garanties nécessaires pour qu'une aide sur le prix du carburant leur soit accordée, ainsi qu'aux agriculteurs et à tous les métiers fortement dépendants du prix du carburant".
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Des agriculteurs, notamment du syndicat agricole Via Campagnola (Confédération paysanne) qui soutient le blocus des ports, pourraient se joindre au mouvement sur terre dès l'après-midi. Un bateau de croisière pouvant transporter 6.800 passagers était attendu à 9H30 à Ajaccio mais ne s'est pas présenté, a précisé à l'AFP la préfecture, ajoutant qu'un bateau gazier et un bateau bétonnier ont également annulé leur venue. Dans un communiqué diffusé mardi soir, la préfecture appelle à "la levée immédiate des blocages des emprises portuaires corses qui portent un grave préjudice aux ménages et aux entreprises corses sans apporter de solution aux professionnels concernés". Cette levée du blocus ne semble pas à l'ordre du jour pour le syndicat pour la défense des pêcheurs en Corse, à l'origine du mouvement depuis mardi. "On est resté toute la nuit et on restera sûrement même cette nuit car les négociations sont au point mort", a déclaré mercredi à l'AFP Joseph Sanna son porte-parole. "Tant qu’on n’est pas à un niveau équitable entre la Corse et le continent on ne bougera pas. Ce n’est que 50 centimes mais quand on fait le compte, à la fin c’est énorme", a-t-il ajouté. Le syndicat agricole Via Campagnola a exprimé dans un communiqué son soutien au mouvement des pêcheurs qui "vivent de la mer, les agriculteurs vivent de la terre: nos métiers se ressemblent et leurs contraintes aussi". Il s'est dit prêt "à se mobiliser à leurs côtés" s'"ils n'obtiennent pas les garanties nécessaires pour qu'une aide sur le prix du carburant leur soit accordée, ainsi qu'aux agriculteurs et à tous les métiers fortement dépendants du prix du carburant".

08.04.2026 à 13:15

Des milliers de photos de femmes diffusées sans consentement sur Telegram, selon une ONG

FRANCE24
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L'ONG indique avoir identifié près de 25.000 utilisateurs actifs sur des groupes et chaînes dédiés au partage de photos et vidéos de femmes dénudées, parfois contre rémunération. Au total, plus de 80.000 fichiers photos, vidéos et audios, certains générés par IA, ont été échangés sur les 16 canaux Telegram étudiés pendant six semaines. Ces contenus étaient "principalement sexuellement explicite", a précisé AI Forensics à l'AFP. Certains contenaient des images d'adolescentes. Les auteurs de l'étude ont relevé sur ces groupes d'autres pratiques, comme le "doxxing", c'est-à-dire le partage d'informations personnelles d'une personne, du harcèlement, des incitations au viol, et l'évocation de fichiers pédopornographiques. De nombreux fichiers en circulation provenaient d'autres plateformes, comme TikTok, Instagram, ou Snapchat. "Telegram est fréquemment utilisé comme une plaque tournante de redistribution, où du contenu extrait, divulgué ou capturé sur d'autres plateformes est agrégé, archivé et remis en circulation", notent les auteurs. L'ONG pointe le rôle de la plateforme dans la persistance de ces groupes. "Au cours de la période d’observation, plusieurs groupes ont été fermés par Telegram pour rouvrir quelques heures plus tard sous les mêmes noms, ce qui suggère que les mécanismes de modération de Telegram sont insuffisants", indique le rapport. Au moment de sa rédaction, "tous les groupes étaient actifs", a précisé AI Forensics. "Telegram combine de solides fonctionnalités de confidentialité - notamment la messagerie chiffrée de bout en bout et les comptes pseudonymes - avec des capacités de diffusion à grande échelle", soulignent les auteurs, estimant que cela favorise les comportements abusifs. La messagerie permet également de créer des canaux de diffusion payants. Ils recommandent d'intégrer Telegram à la liste des "très grandes plateformes" au sens du règlement européen sur les services numériques (DSA), ce qui renforcerait le contrôle opéré sur ces services. En réponse, Telegram a assuré auprès de l'AFP que "ses systèmes de modération sont plus efficaces pour prévenir la diffusion massive de contenus nuisibles que ceux des très grandes plateformes en ligne". L'entreprise assure également interdire "le partage de contenus intimes non consentis, y compris les deepfakes pornographiques", et indique que "la modération de la pornographie deepfake est complexe sur l'ensemble des plateformes". En août 2024, le fondateur de Telegram, Pavel Durov avait été mis en examen par un juge d'instruction français qui lui a reproché de ne pas agir contre la diffusion de contenus criminels sur la messagerie.
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L'ONG indique avoir identifié près de 25.000 utilisateurs actifs sur des groupes et chaînes dédiés au partage de photos et vidéos de femmes dénudées, parfois contre rémunération. Au total, plus de 80.000 fichiers photos, vidéos et audios, certains générés par IA, ont été échangés sur les 16 canaux Telegram étudiés pendant six semaines. Ces contenus étaient "principalement sexuellement explicite", a précisé AI Forensics à l'AFP. Certains contenaient des images d'adolescentes. Les auteurs de l'étude ont relevé sur ces groupes d'autres pratiques, comme le "doxxing", c'est-à-dire le partage d'informations personnelles d'une personne, du harcèlement, des incitations au viol, et l'évocation de fichiers pédopornographiques. De nombreux fichiers en circulation provenaient d'autres plateformes, comme TikTok, Instagram, ou Snapchat. "Telegram est fréquemment utilisé comme une plaque tournante de redistribution, où du contenu extrait, divulgué ou capturé sur d'autres plateformes est agrégé, archivé et remis en circulation", notent les auteurs. L'ONG pointe le rôle de la plateforme dans la persistance de ces groupes. "Au cours de la période d’observation, plusieurs groupes ont été fermés par Telegram pour rouvrir quelques heures plus tard sous les mêmes noms, ce qui suggère que les mécanismes de modération de Telegram sont insuffisants", indique le rapport. Au moment de sa rédaction, "tous les groupes étaient actifs", a précisé AI Forensics. "Telegram combine de solides fonctionnalités de confidentialité - notamment la messagerie chiffrée de bout en bout et les comptes pseudonymes - avec des capacités de diffusion à grande échelle", soulignent les auteurs, estimant que cela favorise les comportements abusifs. La messagerie permet également de créer des canaux de diffusion payants. Ils recommandent d'intégrer Telegram à la liste des "très grandes plateformes" au sens du règlement européen sur les services numériques (DSA), ce qui renforcerait le contrôle opéré sur ces services. En réponse, Telegram a assuré auprès de l'AFP que "ses systèmes de modération sont plus efficaces pour prévenir la diffusion massive de contenus nuisibles que ceux des très grandes plateformes en ligne". L'entreprise assure également interdire "le partage de contenus intimes non consentis, y compris les deepfakes pornographiques", et indique que "la modération de la pornographie deepfake est complexe sur l'ensemble des plateformes". En août 2024, le fondateur de Telegram, Pavel Durov avait été mis en examen par un juge d'instruction français qui lui a reproché de ne pas agir contre la diffusion de contenus criminels sur la messagerie.
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