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07.01.2026 à 09:41

Entre la Birmanie et le Bangladesh, les mines antipersonnel fauchent des vies

FRANCE24
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Ali Hossain, 40 ans, a vu sa vie basculer un jour l'an dernier quand il est parti ramasser du bois autour de son village d'Ashartoli. "Soudain, une explosion a retenti et ma jambe a été arrachée, j'ai hurlé de toutes mes forces", raconte-t-il. "Des gens se sont précipités, m'ont soulevé, ont ramassé ma jambe sectionnée et m'ont emmené à l'hôpital". Depuis des générations, les habitants du district de Bandarban, dans le sud‑est du Bangladesh, franchissent chaque jour comme lui la frontière de 271 km - en grande partie non délimitée - qui sépare leur pays de la Birmanie pour ramasser du bois et faire un peu de commerce. Les chirurgiens ont amputé la jambe d'Ali Hossain au-dessus du genou. "Ma femme a dû me porter sur son dos", se souvient-il en désignant, depuis sa maison, la colline escarpée qui l'entoure.  Un an plus tard, il marche avec une prothèse et une béquille. Mais il ne peut plus travailler dans la plantation d'hévéas où il récoltait autrefois le latex.  Faute d'autre emploi, ses deux jeunes fils sont contraints à leur tour d'aller dans la forêt truffée de mines pour ramasser du bois, notamment pour financer le traitement médical de leur père, soit 300 takas (environ 2  euros) par jour.  Dans cette région frontalière, les accidents sont fréquents. "Mon père et mes ancêtres ramassaient du bois dans la jungle", explique Mohammad Abu Taleb, 47  ans, qui n'a "appris aucun autre métier". Sans s'en rendre compte, il a franchi la frontière et en "marchant sur un tas de feuilles sèches, il y a eu une explosion", se souvient-il. "Ma vie a volé en éclats". "Pas une solution" Son fils de 10 ans a été contraint d'abandonner l'école pour aider à subvenir aux besoins de la famille. M. Taleb doit régulièrement faire réparer sa prothèse et subir des examens médicaux. Chaque visite lui coûte l'équivalent d'environ 68  euros, une somme considérable pour cette famille qui vit dans la plus grande précarité. La Birmanie est le pays où les mines antipersonnel font le plus de victimes, selon la Campagne internationale pour l'interdiction des mines terrestres (ICBL), qui a recensé plus de 2.000 victimes en 2024, deux fois plus qu'en 2023. "L'usage des mines semble avoir augmenté de manière significative en 2024-2025", rapporte une autre ONG, Landmine, qui souligne "une hausse du nombre de victimes (...) en particulier près de la frontière avec le Bangladesh".  Le Bangladesh accuse l'armée birmane et certains groupes d'insurgés de continuer à poser ce type de dispositifs. La Birmanie est déchirée par la guerre civile depuis le coup d'Etat de 2021 contre le gouvernement civil élu d'Aung San Suu Kyi. Plus d'un million de réfugiés de la minorité musulmane des Rohingya ont fui leur pays pour trouver refuge au Bangladesh voisin. La police bangladaise affirme qu'au moins 28 personnes ont été blessées par des mines en 2025. En novembre de cette année, un garde-frontière bangladais a été tué lorsqu'une mine lui a arraché les deux jambes. "Rien ne peut légitimer une telle cruauté", affirme le lieutenant-colonel Kafil Uddin Kayes, un commandant local des gardes-frontières du Bangladesh. Son pays a installé des panneaux d'avertissement et des drapeaux rouges, et mène régulièrement des opérations de déminage. Mais pour les villageois, contraints de se rendre dans la jungle, ces dispositifs sont dérisoires. "La population augmente et les habitants se rapprochent de la frontière, car nous avons des terres agricoles là‑bas ", se lamente Dudu Mia, un agriculteur de 42  ans. "Poser des mines ne peut pas être une solution. ça ne peut pas continuer ainsi".

07.01.2026 à 09:38

Intempéries en Europe : le point sur les perturbations dans les transports ce mercredi

FRANCE 24
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L'Europe de l'Ouest et la France sont confrontées mercredi à une vague de froid d'importantes chutes de neige perturbant fortement les transports. Le point en début de matinée.
Texte intégral (636 mots)
L'Europe de l'Ouest et la France sont confrontées mercredi à une vague de froid d'importantes chutes de neige perturbant fortement les transports. Le point en début de matinée.

07.01.2026 à 09:33

United Cup: le tenant américain en demi-finales, la Pologne en quarts

FRANCE24
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Pour les Etats-Unis, tenants du titre, Coco Gauff, N.4 mondiale, a facilement battu Maria Sakkari (N.3) 6-3, 6-2. Et même si Stefanos Tsitsipas a ramené la Grèce à égalité en battant Taylor Fritz 6-4, 7-5, le double décisif a arraché la victoire in extremis pour les Américains. Coco Gauff, encore elle, associée à Christian Harrison, a battu la paire Sakkari-Tsitsipas tout au bout du super tie-break, 4-6, 6-4, 10-8. Gauff, qui avait perdu son tout premier match dans la compétition lundi contre l'Espagnole Jessica Bouzas Maneiro, a cependant connu de nouveaux problèmes avec son service: "J'ai réussi un meilleur match aujourd'hui", a-t-elle savouré après avoir écarté Sakkari. "J'ai essayé d'effacer le match que j'avais perdu lundi, c'est la beauté de ce tournoi, et je suis donc très heureuse de donner la victoire à mon équipe aujourd'hui". A Sydney, la N.2 mondiale Iga Swiatek a qualifié la Pologne pour les quarts de finale où les Polonais affronteront l'Australie vendredi. Swiatek, lauréate de six titres en Grand Chelem, a facilement battu la Néerlandaise Suzan Lamens (97e) 6-3, 6-2 à Sydney. Hubert Hurkacz, de retour sur les courts sept mois après une blessure à un genou, avait donné le premier point à la Pologne en s'imposant face à Tallon Griekspoor 6-3, 7-6 (7/4). Les autres quarts opposent la Belgique à la République tchèque et la Suisse à l'Argentine. Ce tournoi mixte par nations, disputé entre Sydney et Perth, rassemble 18 équipes et sert de préparation à l'Open d'Australie, qui démarre le 18 janvier à Melbourne.
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Pour les Etats-Unis, tenants du titre, Coco Gauff, N.4 mondiale, a facilement battu Maria Sakkari (N.3) 6-3, 6-2. Et même si Stefanos Tsitsipas a ramené la Grèce à égalité en battant Taylor Fritz 6-4, 7-5, le double décisif a arraché la victoire in extremis pour les Américains. Coco Gauff, encore elle, associée à Christian Harrison, a battu la paire Sakkari-Tsitsipas tout au bout du super tie-break, 4-6, 6-4, 10-8. Gauff, qui avait perdu son tout premier match dans la compétition lundi contre l'Espagnole Jessica Bouzas Maneiro, a cependant connu de nouveaux problèmes avec son service: "J'ai réussi un meilleur match aujourd'hui", a-t-elle savouré après avoir écarté Sakkari. "J'ai essayé d'effacer le match que j'avais perdu lundi, c'est la beauté de ce tournoi, et je suis donc très heureuse de donner la victoire à mon équipe aujourd'hui". A Sydney, la N.2 mondiale Iga Swiatek a qualifié la Pologne pour les quarts de finale où les Polonais affronteront l'Australie vendredi. Swiatek, lauréate de six titres en Grand Chelem, a facilement battu la Néerlandaise Suzan Lamens (97e) 6-3, 6-2 à Sydney. Hubert Hurkacz, de retour sur les courts sept mois après une blessure à un genou, avait donné le premier point à la Pologne en s'imposant face à Tallon Griekspoor 6-3, 7-6 (7/4). Les autres quarts opposent la Belgique à la République tchèque et la Suisse à l'Argentine. Ce tournoi mixte par nations, disputé entre Sydney et Perth, rassemble 18 équipes et sert de préparation à l'Open d'Australie, qui démarre le 18 janvier à Melbourne.

07.01.2026 à 09:31

Le romancier Gaspard Koenig porte à ébullition la crise de l'eau

FRANCE24
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"Acqua" (L'Observatoire) sort vendredi, alors que va s'ouvrir la campagne des municipales de mars, dont la gestion de l'eau sera l'un des enjeux dans les communes ayant souffert de la sécheresse ces dernières années. Gaspard Koenig affirme ne pas avoir pensé à cette échéance électorale en écrivant "Acqua", le deuxième des quatre livres qu'il consacre aux quatre éléments (la terre, l'eau, l'air et le feu). Le premier, "Humus", avait été un succès en 2023, faisant découvrir à ses lecteurs l'importance de préserver les sols et ceux qui y vivent, comme les vers de terre. "Pour moi, le roman est le genre suprême. Il permet de prendre le réel à bras-le-corps en construisant une histoire, en incarnant des personnages, en jouant sur la langue...", explique Gaspard Koenig dans un entretien à l'AFP. L'écrivain de 43 ans cite Emile Zola comme l'un de ses modèles. Car il "présente les points de vue des différents personnages sans se prononcer en tant qu'auteur, laissant le lecteur se faire une opinion". "Acqua" fait ainsi vivre les 500 habitants de Saint-Firmin, un village du bocage normand, qui vont s'écharper entre ceux qui veulent garder le contrôle de la distribution de l'eau et ceux qui acceptent de la confier à l'intercommunalité, sous le contrôle d'une commune voisine et rivale. "Passions, lâchetés et amours" "C'est une histoire très humaine avec des passions, des lâchetés, des amours", résume l'auteur. Vont ainsi s'opposer la nouvelle maire, Maria, une épicière d'origine roumaine qui rassemble les partisans de l'autonomie, et le candidat malheureux, Martin, haut fonctionnaire et neveu de l'ancien maire, un éleveur défenseur d'une agriculture productiviste. "Il y a, au début, un enthousiasme collectif qui dure quelques jours, et puis, très vite, tout le monde revient à ses égoïsmes naturels", raconte Gaspard Koenig, qui habite lui-même en Normandie. "Je ne voulais surtout pas décrire un village d'idéalistes néoruraux, mais un village très réaliste, où les gens viennent de cultures et de milieux différents, et qui ne s'aiment pas particulièrement", ajoute-t-il. L'auteur s'est immergé dans le monde complexe de la gestion de l'eau - distributeurs, administrations, collectivités, services d'assainissement - pour décrire au mieux les enjeux. Entre deux rebondissements, il explicite les concepts d'"hydrologie régénérative" ou "reméandrage", mis actuellement en avant par des hydrologues. L'écrivain évoque aussi la prix Nobel d'économie 2009, Elinor Ostrom, dont le principal ouvrage, "Gouvernance des biens communs", promeut la gestion des ressources naturelles par des collectifs d'individus. Gaspard Koenig, qui publie chaque semaine une tribune dans le quotidien économique Les Echos, avait cherché en vain à se présenter à la présidentielle de 2022. Il a depuis abandonné toute velléité de s'engager en politique. "Ce n'est pas mon rôle, pas mon talent et pas mon intérêt", explique-t-il. Car "le romancier ou l'intellectuel est surtout là pour faire réfléchir l'opinion publique. Une ambition que j'ai toujours". Et pour cela, "l'écrivain doit être vraiment détaché de toute responsabilité collective" car, "sinon, il ne va pas jusqu'au bout de sa créativité".
Texte intégral (536 mots)
"Acqua" (L'Observatoire) sort vendredi, alors que va s'ouvrir la campagne des municipales de mars, dont la gestion de l'eau sera l'un des enjeux dans les communes ayant souffert de la sécheresse ces dernières années. Gaspard Koenig affirme ne pas avoir pensé à cette échéance électorale en écrivant "Acqua", le deuxième des quatre livres qu'il consacre aux quatre éléments (la terre, l'eau, l'air et le feu). Le premier, "Humus", avait été un succès en 2023, faisant découvrir à ses lecteurs l'importance de préserver les sols et ceux qui y vivent, comme les vers de terre. "Pour moi, le roman est le genre suprême. Il permet de prendre le réel à bras-le-corps en construisant une histoire, en incarnant des personnages, en jouant sur la langue...", explique Gaspard Koenig dans un entretien à l'AFP. L'écrivain de 43 ans cite Emile Zola comme l'un de ses modèles. Car il "présente les points de vue des différents personnages sans se prononcer en tant qu'auteur, laissant le lecteur se faire une opinion". "Acqua" fait ainsi vivre les 500 habitants de Saint-Firmin, un village du bocage normand, qui vont s'écharper entre ceux qui veulent garder le contrôle de la distribution de l'eau et ceux qui acceptent de la confier à l'intercommunalité, sous le contrôle d'une commune voisine et rivale. "Passions, lâchetés et amours" "C'est une histoire très humaine avec des passions, des lâchetés, des amours", résume l'auteur. Vont ainsi s'opposer la nouvelle maire, Maria, une épicière d'origine roumaine qui rassemble les partisans de l'autonomie, et le candidat malheureux, Martin, haut fonctionnaire et neveu de l'ancien maire, un éleveur défenseur d'une agriculture productiviste. "Il y a, au début, un enthousiasme collectif qui dure quelques jours, et puis, très vite, tout le monde revient à ses égoïsmes naturels", raconte Gaspard Koenig, qui habite lui-même en Normandie. "Je ne voulais surtout pas décrire un village d'idéalistes néoruraux, mais un village très réaliste, où les gens viennent de cultures et de milieux différents, et qui ne s'aiment pas particulièrement", ajoute-t-il. L'auteur s'est immergé dans le monde complexe de la gestion de l'eau - distributeurs, administrations, collectivités, services d'assainissement - pour décrire au mieux les enjeux. Entre deux rebondissements, il explicite les concepts d'"hydrologie régénérative" ou "reméandrage", mis actuellement en avant par des hydrologues. L'écrivain évoque aussi la prix Nobel d'économie 2009, Elinor Ostrom, dont le principal ouvrage, "Gouvernance des biens communs", promeut la gestion des ressources naturelles par des collectifs d'individus. Gaspard Koenig, qui publie chaque semaine une tribune dans le quotidien économique Les Echos, avait cherché en vain à se présenter à la présidentielle de 2022. Il a depuis abandonné toute velléité de s'engager en politique. "Ce n'est pas mon rôle, pas mon talent et pas mon intérêt", explique-t-il. Car "le romancier ou l'intellectuel est surtout là pour faire réfléchir l'opinion publique. Une ambition que j'ai toujours". Et pour cela, "l'écrivain doit être vraiment détaché de toute responsabilité collective" car, "sinon, il ne va pas jusqu'au bout de sa créativité".

07.01.2026 à 09:19

Trente ans après leur apparition, les Tamagotchis séduisent de nouveaux fans

FRANCE24
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Plus de 100 millions de ces oeufs en plastique de poche à écran -des animaux de compagnie virtuels qu'il faut nourrir et choyer au risque sinon de les voir dépérir - ont été vendus dans le monde depuis leurs débuts, selon leur producteur, Bandai Namco. Lors d'une exposition spéciale ouvrant mercredi à Tokyo, le groupe nippon présente l'évolution du Tamagotchi, passé de personnages sautillants et pixellisés en noir et blanc à des écrans couleur offrant une connectivité wifi, tout en se déclinant en produits dérivés. Accrochés à des porte-clés, les Tamagotchis, dont le nom est un mot-valise des termes japonais "oeuf" et "montre", sont prisés ces dernières années comme un accessoire de mode chez les jeunes, assure Bandai, qui les commercialise dans quelque 50 pays. Si les ventes s'étaient essoufflées quelques années à peine après leur apparition, elles connaissent désormais un second souffle. Les ventes de produits Tamagotchi, hors jeux vidéo, ont été multipliées par environ sept en l'espace de cinq ans depuis 2019, précise l'entreprise, dont la 37e gamme du jouet est sortie l'été dernier. Et en 2025, le prestigieux vendeur de jouets britannique Hamleys a classé le Tamagotchi dans sa liste des 100 meilleurs jouets de tous les temps, aux côtés des Lego et du Rubik's Cube. Le jouet est en tout cas exigeant: ces animaux numériques, qu'il faut nourrir, soigner ou nettoyer lorsqu’ils ont déféqué sur le sol virtuel, grandissent à mesure que leurs utilisateurs en prennent soin - mais peuvent mourir s'ils sont négligés. Yumeho Akita, 25 ans, une Japonaise croisée dans le quartier commerçant de Harajuku, confie à l'AFP avoir gardé de bons souvenirs du Tamagotchi qu'elle a élevé plusieurs mois durant son enfance. "J'en voulais vraiment un, et j'ai fini par en obtenir un, alors je l'ai choyé, j'ai pris grand soin de faire grandir le personnage", se souvient-elle avec émotion. Et certains parents disent vouloir que leurs enfants vivent la même expérience: Justin Piasecki, scénariste américain en vacances au Japon, indique avoir récemment acheté des Tamagotchis pour Noël à ses deux filles, âgées de quatre et six ans. "À ce stade, elles ont quasiment un diplôme d'informatique en Tamagotchi", assure en souriant le quadragénaire à l'AFP. "Je pensais devoir leur montrer comment faire, mais maintenant ce sont elles qui me donnent des leçons". Jouet culte "C'est vraiment nostalgique et mignon. Un peu cette esthétique +cute+ des années 2000", sourit Rafaela Miranda Freire, touriste brésilienne de 15 ans en visite dans la capitale nippone avec sa mère. Si elle ne possède pas encore de Tamagotchi et reconnaît que certains adolescents "n'aiment tout simplement pas ou trouvent que c'est enfantin", elle-même assure adorer le concept: "C'est bien. On lâche son smartphone et on apprécie les petites choses de la vie", indique-t-elle à l'AFP. En entrant dans l'exposition tokyoïte par un gigantesque oeuf blanc, les visiteurs peuvent découvrir divers dispositifs propices à réaliser des photos-souvenirs, et une salle de rétrospective historique où ils peuvent essayer certains des dizaines de modèles différents sortis au fil des ans. Près de la moitié des ventes de Tamagotchis ont été réalisées au Japon, 33% sur le continent américain, mais seulement 2% dans les autres pays d'Asie-Pacifique, selon Bandai Namco. Les premiers Tamagotchis avaient suscité au Japon un fort engouement, entre files d'attente interminables et ruptures de stock quotidiennes, une fièvre qui avait saisi ensuite d'autres pays. A l'époque où l'électronique grand public était encore rare, ce jouet considéré révolutionnaire se distinguait par son caractère addictif, au point de se voir parfois bannir des salles de classe.
Texte intégral (635 mots)
Plus de 100 millions de ces oeufs en plastique de poche à écran -des animaux de compagnie virtuels qu'il faut nourrir et choyer au risque sinon de les voir dépérir - ont été vendus dans le monde depuis leurs débuts, selon leur producteur, Bandai Namco. Lors d'une exposition spéciale ouvrant mercredi à Tokyo, le groupe nippon présente l'évolution du Tamagotchi, passé de personnages sautillants et pixellisés en noir et blanc à des écrans couleur offrant une connectivité wifi, tout en se déclinant en produits dérivés. Accrochés à des porte-clés, les Tamagotchis, dont le nom est un mot-valise des termes japonais "oeuf" et "montre", sont prisés ces dernières années comme un accessoire de mode chez les jeunes, assure Bandai, qui les commercialise dans quelque 50 pays. Si les ventes s'étaient essoufflées quelques années à peine après leur apparition, elles connaissent désormais un second souffle. Les ventes de produits Tamagotchi, hors jeux vidéo, ont été multipliées par environ sept en l'espace de cinq ans depuis 2019, précise l'entreprise, dont la 37e gamme du jouet est sortie l'été dernier. Et en 2025, le prestigieux vendeur de jouets britannique Hamleys a classé le Tamagotchi dans sa liste des 100 meilleurs jouets de tous les temps, aux côtés des Lego et du Rubik's Cube. Le jouet est en tout cas exigeant: ces animaux numériques, qu'il faut nourrir, soigner ou nettoyer lorsqu’ils ont déféqué sur le sol virtuel, grandissent à mesure que leurs utilisateurs en prennent soin - mais peuvent mourir s'ils sont négligés. Yumeho Akita, 25 ans, une Japonaise croisée dans le quartier commerçant de Harajuku, confie à l'AFP avoir gardé de bons souvenirs du Tamagotchi qu'elle a élevé plusieurs mois durant son enfance. "J'en voulais vraiment un, et j'ai fini par en obtenir un, alors je l'ai choyé, j'ai pris grand soin de faire grandir le personnage", se souvient-elle avec émotion. Et certains parents disent vouloir que leurs enfants vivent la même expérience: Justin Piasecki, scénariste américain en vacances au Japon, indique avoir récemment acheté des Tamagotchis pour Noël à ses deux filles, âgées de quatre et six ans. "À ce stade, elles ont quasiment un diplôme d'informatique en Tamagotchi", assure en souriant le quadragénaire à l'AFP. "Je pensais devoir leur montrer comment faire, mais maintenant ce sont elles qui me donnent des leçons". Jouet culte "C'est vraiment nostalgique et mignon. Un peu cette esthétique +cute+ des années 2000", sourit Rafaela Miranda Freire, touriste brésilienne de 15 ans en visite dans la capitale nippone avec sa mère. Si elle ne possède pas encore de Tamagotchi et reconnaît que certains adolescents "n'aiment tout simplement pas ou trouvent que c'est enfantin", elle-même assure adorer le concept: "C'est bien. On lâche son smartphone et on apprécie les petites choses de la vie", indique-t-elle à l'AFP. En entrant dans l'exposition tokyoïte par un gigantesque oeuf blanc, les visiteurs peuvent découvrir divers dispositifs propices à réaliser des photos-souvenirs, et une salle de rétrospective historique où ils peuvent essayer certains des dizaines de modèles différents sortis au fil des ans. Près de la moitié des ventes de Tamagotchis ont été réalisées au Japon, 33% sur le continent américain, mais seulement 2% dans les autres pays d'Asie-Pacifique, selon Bandai Namco. Les premiers Tamagotchis avaient suscité au Japon un fort engouement, entre files d'attente interminables et ruptures de stock quotidiennes, une fièvre qui avait saisi ensuite d'autres pays. A l'époque où l'électronique grand public était encore rare, ce jouet considéré révolutionnaire se distinguait par son caractère addictif, au point de se voir parfois bannir des salles de classe.
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