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23.04.2026 à 04:07

Le Liban va demander de prolonger la trêve lors de pourparlers avec Israël à Washington

FRANCE24
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Israël a affirmé avant ces discussions ne pas avoir de "désaccords sérieux" avec le Liban, l'appelant à "travailler ensemble" contre le Hezbollah pro-iranien, grand absent de ces discussions auxquelles il est opposé. Les deux pays, toujours en état de guerre, avaient tenu une réunion le 14 avril déjà à Washington, la première du genre depuis 1993, pour tenter de mettre fin à la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre Israël. Les Etats-Unis avaient ensuite annoncé une trêve de dix jours dans ce conflit, qui a déjà fait plus de 2.400 morts et un million de déplacés côté libanais. Comme lors de la session précédente, le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, va réunir les ambassadeurs aux Etats-Unis d'Israël, Yechiel Leiter, et du Liban, Nada Hamadeh Moawad, en présence de l'ambassadeur américain au Liban, Michel Issa. L'ambassadeur américain en Israël, Mike Huckabee, doit se joindre cette fois à la réunion, a indiqué un responsable du Département d'Etat à l'AFP. La rencontre se tient alors qu'Israël poursuit ses bombardements au Liban, qui ont tué mercredi la journaliste libanaise Amal Khalil et blessé sa collègue Zeinab Faraj dans la localité d'al-Tiri, dans le sud du pays où elles travaillaient pour le quotidien Al-Akhbar. L'agence de presse libanaise Ani a fait état de quatre autres personnes tuées dans les opérations israéliennes dans la journée. "Un seul obstacle" A Washington, "le Liban demandera une prolongation d'un mois de la trêve, le strict respect du cessez-le-feu et l'arrêt par Israël des opérations de dynamitage et de destruction dans les zones où il est présent", a indiqué une source officielle à l'AFP. "Des contacts sont en cours pour prolonger le cessez-le-feu", a indiqué de son côté le président libanais Joseph Aoun. Pour lui, le but des futures négociations directes est notamment "l'arrêt total des agressions israéliennes et le retrait israélien" du Liban. Les deux pays ont accepté, à l'issue de la première session de pourparlers, d'entamer des négociations directes en vue d'une paix durable, à une date et un lieu qui doivent être fixés ultérieurement. Le Liban a chargé Simon Karam, un diplomate chevronné, de présider la délégation de son pays pour ces tractations. Le ministre israélien des Affaires étrangères Gideon Saar a affirmé de son côté mercredi qu'Israël n'avait "pas de désaccords sérieux" avec le Liban. "Il y a un seul obstacle à la paix et à la normalisation entre les deux pays, c'est le Hezbollah", a-t-il ajouté lançant un appel au gouvernement libanais à travailler "ensemble contre l'Etat terroriste que le Hezbollah a construit sur votre territoire". L'armée israélienne, qui est entrée en territoire libanais, a établi une "ligne jaune" de séparation dans le sud, comme dans la bande de Gaza, disant vouloir protéger la population du nord d'Israël. Le Hezbollah a pour sa part revendiqué une attaque mardi sur cette zone, disant riposter à des violations "flagrantes" du cessez-le-feu, pour la première fois depuis son entrée en vigueur. Mercredi, l'armée israélienne a annoncé avoir tué la veille deux "terroristes" qui avaient "franchi la ligne de défense avancée et se sont approchés des soldats". Selon les termes de la trêve, Israël affirme se réserver le droit d'agir contre des "attaques planifiées, imminentes ou en cours" au Liban. Le cessez-le-feu au Liban avait été réclamé par Téhéran comme l'une des conditions à la reprise de pourparlers avec Washington, en vue d'aboutir à une paix durable entre l'Iran et les Etats-Unis. Le président libanais a indiqué que les futures négociations seront "distinctes" des pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis. Donald Trump a annoncé mercredi une prolongation de la trêve entre son pays et l'Iran, en vigueur depuis le 8 avril, émaillée de tensions dans le détroit d'Ormuz. Sur le plan diplomatique, la situation reste confuse, en l'absence à ce stade de reprise des discussions à Islamabad entre les deux principaux belligérants.

23.04.2026 à 03:53

Les ministres du G7 à Paris pour parler d'environnement... en évitant les sujets qui fâchent

FRANCE24
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La ministre française de la Transition écologique, Monique Barbut, a convié ses homologues de ce club de pays industrialisés, ainsi que des représentants d'autres partenaires, comme les nations qui accueilleront cette année les prochaines COP sur la désertification (Mongolie) ou la biodiversité (Arménie). Elle a mis au menu des discussions cinq priorités: "financer la protection de la biodiversité, préserver l'Océan, sécuriser les ressources en eau, souligner les liens entre désertification et sécurité et accroître la résilience de nos territoires comme de nos infrastructures face aux risques naturels". En revanche, la question climatique ne sera pas directement abordée, malgré la poursuite du réchauffement sur terre et dans les océans. Pas plus que celle de la sortie des énergies fossiles, pourtant abordée dans la foulée lors d'une réunion inédite d'une cinquantaine de pays à Santa Marta, en Colombie (24-29 avril). "Un G7 au rythme des Etats-Unis ne peut prétendre répondre aux crises du siècle s'il évacue le climat, ignore les inégalités de genre et s'enferme dans une vision énergétique de court terme", regrette auprès de l'AFP Gaïa Febvre, responsable des politiques internationales au Réseau Action Climat (RAC), qui regroupe de nombreuses ONG. "En cédant aux pressions, il affaiblit l'action collective et renonce à son potentiel rôle moteur", juge-t-elle. "Sujets moins conflictuels" La France assume pour sa part de ne "pas aborder de front la question du climat" pour ne pas froisser les Etats-Unis dans ce club de pays riches dont font aussi partie le Japon, le Royaume-Uni ou l'Allemagne. "On a souhaité privilégier l'unité du G7, notamment pour protéger cette enceinte. Donc on a choisi de se concentrer sur des sujets moins conflictuels", a expliqué l'entourage de Monique Barbut, à quelques semaines d'un sommet du G7 des chefs d'Etats en juin à Evian, dans les Alpes françaises, sous la présidence d'Emmanuel Macron. Le retour début 2025 à la Maison Blanche de Donald Trump, notoirement climatosceptique, a été suivi d'une série de pas en arrière en matière de protection du climat, de son retrait de l'Accord de Paris au détricotage de nombreuses normes environnementales au sein de la première économie mondiale. Symbole du peu d'intérêt porté par les Etats-Unis à ce G7, sa représentante sera Usha-Maria Turner, l'administratrice adjointe chargée des Affaires internationales et tribales à l'Agence américaine de protection de l'environnement, un poste de direction de second rang. Financement de la nature La France espère toutefois séduire l'administration Trump comme ses autres partenaires avec son "alliance pour le financement de la nature et des peuples", une initiative destinée à encourager le financement public et privé pour la protection de la biodiversité. Elle aimerait à cette occasion dévoiler un financement allant jusqu'à 800 millions de dollars pour la protection de parcs naturels dans une vingtaine de pays africains, selon des sources proches du dossier. "Nous ne pouvons que nous réjouir que le sujet du financement de la biodiversité se soit fait une place dans les discussions" mais "ces financements doivent être additionnels et ne doivent pas compenser un désengagement parallèle des Etats, et notamment de la France", juge Jean Burkard, directeur du plaidoyer au WWF France. Parmi les autres objectifs de ces rencontres figure celui d'aboutir à une déclaration politique sur la désertification et la sécurité. Des sessions sur les océans se tiendront aussi avec l'objectif de lancer une alliance des aires marines protégées. D'autres séances de travail sont prévues, sur l'effet des catastrophes sur l'immobilier et sur la question des pollutions de l'eau. Une visite à Fontainebleau est aussi programmée jeudi après-midi dans le cadre d'une session consacrée aux forêts.

23.04.2026 à 03:49

Pérou : démissions au sommet de l'Etat en pleine controverse sur l'achat d'avions F-16

FRANCE24
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Malgré la volonté affichée de M. Balcazar de suspendre cette acquisition, le ministère de l'Economie a annoncé dans la soirée avoir transféré 462 millions de dollars à la société Lockheed Martin au titre du premier paiement. Les ministres des Affaires étrangères et de la Défense ont affirmé, en annonçant leur démission dans la matinée, que le contrat avait été signé lundi et devait être honoré, avec un premier paiement attendu dans la journée. M. Balcazar avait annoncé la veille le report de l'acquisition afin d'en laisser la responsabilité à son successeur, qui sera élu en juin et prendra ses fonctions fin juillet. "M. Balcazar met en danger notre pays, lui fait perdre en crédibilité et fait de nous un partenaire en qui l'on ne peut pas avoir confiance dans un processus de négociation", a déclaré le ministre des Affaires étrangères Hugo de Zela à la radio RPP. De son côté, le ministre de la Défense, Carlos Diaz, a expliqué sa démission par la suspension de cet achat qu'il a qualifié de "besoin stratégique pour la sécurité et la défense de la nation". Confrontation Le ministère de l'Economie a insisté sur le fait que le respect des engagements de l'État "n'est pas une option, mais une obligation", et qu'y renoncer exposerait le pays à des coûts et à une dégradation de sa crédibilité internationale. A rebours, M. Balcazar a assuré mercredi vouloir "veiller à ce que les fonds publics soient utilisés de manière appropriée", invoquant les priorités sociales du pays. L'ambassade américaine à Lima a précisé dans un communiqué qu'une "signature technique" avait eu lieu lundi "avec la pleine connaissance des plus hauts niveaux du gouvernement péruvien". L'ambassadeur des Etats-Unis, Bernardo Navarro, a indiqué que le contrat portait sur l'acquisition de 12 avions F-16 dans un premier temps, avec des livraisons attendues à partir de 2029, assurant à la radio Exitosa qu'il s'agissait d'un processus "au-delà de tout président". La semaine dernière, il avait averti dans un message sur X qu'il utiliserait "tous les outils disponibles" en cas d'"atteinte aux intérêts américains", le jour même où la signature devait intervenir, avant d'être finalement repoussée à lundi. "Il n'y a jamais eu d'intention de confrontation avec les Etats-Unis", a assuré M. Balcazar. Le président intérimaire du Parlement, Fernando Rospigliosi, a appelé au respect du contrat, estimant qu'il fallait "honorer ce qui a été signé", tandis que le député ultraconservateur Jorge Montoya a évoqué la possibilité d'une destitution de M. Balcazar. Ces démissions interviennent alors que le Pérou se dirige vers un second tour de la présidentielle le 7 juin, dans un contexte d'instabilité politique chronique. M. Balcazar, dont le mandat entamé en février s'achève le 28 juillet, est le huitième chef de l'Etat au Pérou en dix ans. Le pays latino-américain avait annoncé en octobre 2024 le renouvellement de ses forces aériennes, avec l'achat de 24 avions de combat de dernière génération pour un montant de 3,5 milliards de dollars. Parmi les offres reçues figuraient les Rafale français et les Gripen suédois. En février, un comité d'évaluation a retenu la proposition américaine. Le pays andin dispose de 12 avions Mirage 2000, selon des publications militaires spécialisées. Sa flotte comprend également des MiG-29 russes et des Sukhoï-27 biélorusses, acquis en 1997, dont la majorité est aujourd'hui hors service ou en réserve.

23.04.2026 à 01:18

Traversées irrégulières de la Manche : la France et le Royaume-Uni concluent un nouvel accord

FRANCE 24
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La France et le Royaume-Uni ont trouvé un terrain d'entente pour reconduire pour trois ans le traité de Sandhurst afin de lutter contre les traversées clandestines de la Manche. Une partie du financement britannique comprend une part "flexible", conditionnée à l'efficacité des mesures entreprises. L'accord prévoit aussi d'augmenter de moitié les forces de l'ordre dédiées à cette mission.
Texte intégral (597 mots)
La France et le Royaume-Uni ont trouvé un terrain d'entente pour reconduire pour trois ans le traité de Sandhurst afin de lutter contre les traversées clandestines de la Manche. Une partie du financement britannique comprend une part "flexible", conditionnée à l'efficacité des mesures entreprises. L'accord prévoit aussi d'augmenter de moitié les forces de l'ordre dédiées à cette mission.

23.04.2026 à 00:59

Dans une prison de Guinée équatoriale, le pape, le déluge et la peinture fraîche

FRANCE24
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En arrivant de l'aéroport, à la lisière d'une forêt vierge luxuriante, le pape américain a parcouru mercredi la route bordée de maisons en tôle ondulée et de chantiers abandonnés menant à la prison. Elle se dresse au bout d'une route goudronnée, avec ses murs saumon fraîchement repeints, surmontés de piques métalliques et de barbelés. Dans ce pays hispanophone de 2 millions d'habitants, dirigé d'une main de fer depuis 1979 par Teodoro Obiang Nguema, régulièrement accusé d'atteintes aux droits de l'homme et à la liberté d'expression, la visite papale offre aux autorités une vitrine rare pour redorer l'image d'un système pénitentiaire vivement critiqué. Tapis rouge, estrade officielle, musique festive : la scénographie soignée tranche avec les critiques des ONG sur les conditions de détention. Dans un rapport en 2023, le département d'Etat américain faisait état de cas de torture et d'une surpopulation extrême dans les prisons du pays. Devant l'entrée, face à un mirador entouré d'une coursive en métal sur lequel deux agents montent la garde, le ministre de la Justice, Reginaldo Biyogo Mba, vante aux journalistes les qualités de la prison et l'investissement des autorités "au service de la démocratie". Une fois franchis les grilles en fer de l'entrée, une odeur âcre inonde la cour intérieure, mêlant transpiration, urine et humidité. Debout, vêtus d'une tenue orange vif ou vert kaki, quelque 600 détenus sont alignés en rangs. Les hommes, jeunes pour la plupart, comme la trentaine de femmes, tous ont le crâne rasé. Certains portent un masque sur le visage. A leurs pieds, des sandales en plastique claires. "Dignité" Un drapeau du Vatican et à l'effigie du pape en main, ils attendent en silence dans une moiteur étouffante, sous le regard sévère d'agents pénitentiaires en chemise blanche et képi noir. De leurs parcours, on ne saura rien: toute interview est strictement interdite. A l'arrivée du souverain pontife, une musique rythmée s'échappe des enceintes. Aussitôt, les détenus entonnent en choeur une chanson enjouée, dans une chorégraphie minutieusement répétée. Sur la scène, les responsables esquissent un sourire satisfait. Soudain, un déluge s'abat, inondant bientôt la cour. L'eau ruisselle sur les visages, détrempe les uniformes. "La pluie est une bénédiction de Dieu!", lance Léon XIV en espagnol, soulevant des acclamations nourries. "L'administration de la justice a pour but de protéger la société, mais pour être efficace, elle doit toujours miser sur la dignité et les potentialités de chaque personne", affirme-t-il ensuite, avant de délivrer un message d'espoir et d'encouragement. "Vous n'êtes pas seuls", leur dit-il. Des déclarations qui représentent une très rare dénonciation dans ce pays très contrôlé, où la moindre parole publique à l'encontre de l'Etat peut valoir des représailles. A la fin de la rencontre, les détenus explosent dans un mouvement de joie collectif et de danse. On saute, on se prend dans les bras. "Libertad! Libertad!", scandent ils en choeur, dans ce qui est, sans doute, le seul mouvement spontané de cette rencontre. Lors d'une messe le matin même devant quelque 100.000 personnes à Mongomo (est), le pape a appelé à ce que "les espaces de liberté s'accroissent, que la dignité de la personne humaine soit toujours préservée". "Je pense aux prisonniers, souvent contraints de vivre dans des conditions d'hygiène et de santé inquiétantes", a-t-il ajouté. La visite papale enclenchera-t-elle un changement? Les chiffres officiels sur la population carcérale en Guinée équatoriale sont rares et souvent obsolètes. "Des centaines de détenus finissent enfermés pendant des années, à l'issue de procès entachés d'irrégularités, dans des prisons parmi les plus tristement célèbres du monde", estimait en 2021 Amnesty International.
Texte intégral (660 mots)
En arrivant de l'aéroport, à la lisière d'une forêt vierge luxuriante, le pape américain a parcouru mercredi la route bordée de maisons en tôle ondulée et de chantiers abandonnés menant à la prison. Elle se dresse au bout d'une route goudronnée, avec ses murs saumon fraîchement repeints, surmontés de piques métalliques et de barbelés. Dans ce pays hispanophone de 2 millions d'habitants, dirigé d'une main de fer depuis 1979 par Teodoro Obiang Nguema, régulièrement accusé d'atteintes aux droits de l'homme et à la liberté d'expression, la visite papale offre aux autorités une vitrine rare pour redorer l'image d'un système pénitentiaire vivement critiqué. Tapis rouge, estrade officielle, musique festive : la scénographie soignée tranche avec les critiques des ONG sur les conditions de détention. Dans un rapport en 2023, le département d'Etat américain faisait état de cas de torture et d'une surpopulation extrême dans les prisons du pays. Devant l'entrée, face à un mirador entouré d'une coursive en métal sur lequel deux agents montent la garde, le ministre de la Justice, Reginaldo Biyogo Mba, vante aux journalistes les qualités de la prison et l'investissement des autorités "au service de la démocratie". Une fois franchis les grilles en fer de l'entrée, une odeur âcre inonde la cour intérieure, mêlant transpiration, urine et humidité. Debout, vêtus d'une tenue orange vif ou vert kaki, quelque 600 détenus sont alignés en rangs. Les hommes, jeunes pour la plupart, comme la trentaine de femmes, tous ont le crâne rasé. Certains portent un masque sur le visage. A leurs pieds, des sandales en plastique claires. "Dignité" Un drapeau du Vatican et à l'effigie du pape en main, ils attendent en silence dans une moiteur étouffante, sous le regard sévère d'agents pénitentiaires en chemise blanche et képi noir. De leurs parcours, on ne saura rien: toute interview est strictement interdite. A l'arrivée du souverain pontife, une musique rythmée s'échappe des enceintes. Aussitôt, les détenus entonnent en choeur une chanson enjouée, dans une chorégraphie minutieusement répétée. Sur la scène, les responsables esquissent un sourire satisfait. Soudain, un déluge s'abat, inondant bientôt la cour. L'eau ruisselle sur les visages, détrempe les uniformes. "La pluie est une bénédiction de Dieu!", lance Léon XIV en espagnol, soulevant des acclamations nourries. "L'administration de la justice a pour but de protéger la société, mais pour être efficace, elle doit toujours miser sur la dignité et les potentialités de chaque personne", affirme-t-il ensuite, avant de délivrer un message d'espoir et d'encouragement. "Vous n'êtes pas seuls", leur dit-il. Des déclarations qui représentent une très rare dénonciation dans ce pays très contrôlé, où la moindre parole publique à l'encontre de l'Etat peut valoir des représailles. A la fin de la rencontre, les détenus explosent dans un mouvement de joie collectif et de danse. On saute, on se prend dans les bras. "Libertad! Libertad!", scandent ils en choeur, dans ce qui est, sans doute, le seul mouvement spontané de cette rencontre. Lors d'une messe le matin même devant quelque 100.000 personnes à Mongomo (est), le pape a appelé à ce que "les espaces de liberté s'accroissent, que la dignité de la personne humaine soit toujours préservée". "Je pense aux prisonniers, souvent contraints de vivre dans des conditions d'hygiène et de santé inquiétantes", a-t-il ajouté. La visite papale enclenchera-t-elle un changement? Les chiffres officiels sur la population carcérale en Guinée équatoriale sont rares et souvent obsolètes. "Des centaines de détenus finissent enfermés pendant des années, à l'issue de procès entachés d'irrégularités, dans des prisons parmi les plus tristement célèbres du monde", estimait en 2021 Amnesty International.
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