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26.02.2026 à 22:13

Procès réseaux sociaux: la plaignante affirme avoir été accro à YouTube, où elle passait "tout (son) temps"

FRANCE24
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L'audition de Kaley G.M. est considérée comme l'un des temps forts de ce procès civil lors duquel un jury doit déterminer si les deux géants de la tech ont sciemment conçu leurs applications pour encourager la consommation compulsive de contenus par les jeunes utilisateurs. Aujourd'hui âgée de 20 ans, la jeune femme a raconté, en réponse aux questions de son avocat Mark Lanier, avoir commencé à fréquenter le site de streaming vidéo dès 6 ans, avant d'ouvrir seule un compte, deux ans plus tard. Elle a expliqué n'avoir alors rencontré aucun obstacle lié à son âge et aux restrictions théoriquement en place sur la plateforme, qui ne permet officiellement pas à un jeune de moins de 13 ans de s'inscrire. Dans la foulée, elle a mis en ligne sa première vidéo, dans laquelle elle se mettait en scène en train de jouer au jeu vidéo Animal Jam. YouTube n'a mis en place un système d'estimation de l'âge basé sur les usages et sur l'intelligence artificielle (IA) qu'en 2025 aux Etats-Unis. "J'étais jeune et je passais tout mon temps" sur YouTube, a affirmé celle qui est aujourd'hui assistante shopping. "J'ai essayé de m'arrêter, mais ça ne marchait pas." "Avez-vous le sentiment que vous étiez accro à YouTube?", a interrogé Mark Lanier. "Oui", a répondu Kaley G.M. Arrivée très tôt sur les plateformes, notamment Instagram à 9 ans, la plaignante affirme que leur consommation a contribué à provoquer chez elle dépression, anxiété et troubles de l'image de soi. "Je ne pense pas qu'on m'ait demandé mon âge" quand elle a créé son compte Instagram, a-t-elle commenté jeudi. Tout comme YouTube, le réseau social est théoriquement interdit aux moins de 13 ans. Rapidement, Kaley G.M. s'est mise à fréquenter l'application de façon intensive. Des documents versés au dossier ont montré qu'il lui était arrivé d'y passer 16 heures en une journée. Dépression à 10 ans Elle dit avoir été victime de cyberharcèlement sur Instagram mais avoir continué à utiliser le réseau social régulièrement. "Quand je n'étais pas dessus", a-t-elle décrit, "j'avais l'impression que j'allais rater quelque chose." La plaignante a commencé à ressentir de l'anxiété à 9 ans, avant de faire une dépression à 10 ans, période durant laquelle elle dit avoir pratiqué l'automutilation. Elle a depuis reçu un diagnostic de trouble dysmorphique corporel, caractérisé par une obsession portée à certains traits physiques considérés comme des défauts. "Arrivez-vous aujourd'hui à vous accepter telle que vous êtes?", lui a demandé son avocat. "Pas vraiment", a-t-elle répondu, précisant qu'il lui fallait généralement trois à quatre heures de préparation avant de sortir de chez elle. Malgré ce parcours, Kaley G.M. a avoué continuer à consulter ces plateformes actuellement parce que "c'est trop dur de s'en passer". Ce procès civil est considéré comme un test important pour l'avenir de centaines d'autres procédures similaires en cours aux Etats-Unis. Le jury ne doit pas se prononcer sur les contenus publiés sur la plateforme, qui est protégée de toute responsabilité par la loi américaine, mais sur la stratégie de ces grands groupes, taxés d'avoir volontairement poussé à la surconsommation d'images et de vidéos. TikTok et Snapchat étaient initialement aussi mis en cause dans ce dossier, mais ils ont conclu un accord amiable avec Kaley G.M. avant l'ouverture du procès. Outre les procédures menées individuellement, un dossier global, à l'échelle nationale, suit également son cours devant une juge fédérale d'Oakland (Californie). Meta est aussi en procès ce mois-ci au Nouveau-Mexique, où un procureur accuse le groupe de privilégier ses bénéfices à la protection des mineurs contre les prédateurs sexuels.

26.02.2026 à 22:13

Wall Street pas convaincue par Nvidia malgré des résultats records

FRANCE24
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L'indice Nasdaq - à forte coloration technologique - a reculé de 1,18% et l'indice élargi S&P 500 a cédé 0,54%. Seul le Dow Jones est parvenu à clôturer dans le vert, grappillant 0,03%. Le marché attendait au tournant les résultats trimestriels du mastodonte des puces et première capitalisation mondiale Nvidia. Celui-ci a fait mieux qu'escompté au quatrième trimestre de son exercice décalé, avec notamment un bénéfice net en hausse de 94% sur un an. Mais "personne n'est surpris que Nvidia ait dépassé les attentes", assure Ken Mahoney, de Mahoney Asset Management. "Les résultats étaient bons, mais les investisseurs ont estimé que les prévisions n'étaient pas suffisantes ou qu'elles ne dissipaient pas leurs inquiétudes concernant l'IA", abonde auprès de l'AFP Jack Ablin, de Cresset. Le titre Nvidia a perdu jeudi 5,46% à 184,89 dollars. Soit plus de 200 milliards de dollars de capitalisation boursière partis en fumée. Selon M. Ablin, le marché "craint que les dépenses massives" engagées pour développer l'intelligence artificielle "ne ralentissent, ce qui aurait un impact sur tous les acteurs de la chaîne", à commencer par Nvidia, dont les processeurs graphiques restent les plus demandés. Jensen Huang, le patron du géant, a pourtant évoqué mercredi une demande de capacités pour l'IA en "croissance exponentielle", de quoi entraîner une accélération continue des investissements pour les infrastructures informatiques. Si ses prévisions pour le trimestre en cours étaient atteintes, Nvidia verrait son chiffre d'affaires s'envoler de 77% sur un an. Le mouvement de la place américaine "est simplement alimenté par la peur et l'émotion", assure Jack Ablin. Selon lui, les domaines plus traditionnels sont ceux qui s'en sortent le mieux, d'où la meilleure performance du Dow Jones, indice plutôt industriel, et du Russell 2000, qui regroupe des entreprises de taille moyenne. Côté indicateurs, les inscriptions hebdomadaires au chômage aux Etats-Unis sont ressorties légèrement en deçà des attentes (+212.000 la semaine passée, contre 215.000 escomptées). La place new-yorkaise attend désormais la publication vendredi de l'indice des prix à la production (PPI) du mois de janvier. Sur le marché obligataire, le rendement des emprunts de l'État américain à 10 ans se détendait par rapport à la clôture mercredi, à 4,01% contre 4,05%. Les résultats trimestriels ont aussi animé d'autres valeurs. Les prévisions du groupe de médias et divertissement Paramount Skydance ont ravi le marché. L'entreprise, qui cherche à s'emparer de son concurrent Warner Bros Discovery, anticipe notamment un chiffre d'affaires annuel de 30 milliards de dollars, un peu plus qu'attendu. Son titre a pris 10,04% à 11,18 dollars. Le groupe agroalimentaire J.M. Smucker (+8,82% à 116,00 dollars), notamment connu pour son beurre de cacahuètes Jif et la marque Café Bustelo, a été porté par ses résultats supérieurs aux attentes. L'opérateur de services d'informatique à distance (cloud) Snowflake a grimpé (+2,28% à 173,06 dollars) après avoir fait mieux qu'attendu au quatrième trimestre et annoncé qu'il misait sur l'IA pour développer son activité.

26.02.2026 à 21:47

Pluies torrentielles au Brésil: la recherche de disparus se poursuit, le bilan grimpe à 55 morts

FRANCE24
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Des trombes d'eau d'une ampleur inédite lundi ont ravagé les municipalités de Juiz de Fora et Uba, dans une région vallonnée dans l'Etat du Minas Gerais. Les victimes ont perdu la vie dans des inondations, effondrements de bâtiments, coulées de boue et autres glissements de terrain. Et plus de 5.000 personnes ont été contraintes de quitter leur domicile. Dans la nuit de mercredi à jeudi, de nouvelles précipitations ont inondé les rues et provoqué de nouveaux glissements de terrain. Selon les prévisions météorologiques, elles devraient durer jusqu'au week-end. "Tout le monde est paniqué, amis et parents demandent comment nous allons, on dirait un film d'horreur", a ajouté en larmes ce résident du Parc Burnier, l'un des quartiers les plus touchés de Juiz de Fora, avec 12 morts et 8 disparus. Dans le quartier de Três Moinhos, trois maisons évacuées par leurs habitants ont été ensevelies à l'aube par de nouveaux glissements de terrain, a constaté l'AFP. Plusieurs habitants qui avaient dû abandonner leur logement sont venus jeudi récupérer à la hâte, pieds dans la boue, meubles, appareils électroménagers, matelas ou même animaux de compagnie qu'ils avaient laissés derrière eux. "Les gens doivent partir en courant et ils n'ont pas le temps de prendre leurs animaux de compagnie. C'est à nous de les sauver des décombres, de les examiner et de les rendre ensuite à leurs maîtres", raconte à l'AFP Marina Souza, vétérinaire bénévole du Groupe de secours d'animaux lors de catastrophes naturelles (Grad). Juiz de Fora a enregistré, entre dimanche et mardi, 229,9 mm de pluie. Sur le mois, le cumul atteint mardi était de 579 mm, un volume 240% supérieur à la moyenne de février, selon l'Institut national de météorologie. "Tous ces phénomènes météorologiques ont toujours existé, mais aujourd'hui, avec le réchauffement climatique, l'atmosphère dispose de plus d'énergie", ce qui les rend plus extrêmes, a déclaré à l'AFP Carlos Nobre, météorologue brésilien de renom. "Dans ce cas, il s'agissait de pluies associées à un système de front froid qui passait, et l'océan Atlantique était très chaud. Cela a provoqué une forte évaporation de l'eau et entraîné la formation de cumulonimbus, qui ont provoqué ces pluies torrentielles", a-t-il ajouté. Ce drame s'ajoute à d'autres catastrophes dues aux intempéries au Brésil ces dernières années, des évènements que les scientifiques ont liés dans plusieurs cas aux effets du réchauffement climatique. En 2024, des inondations inédites ont ainsi frappé le sud du pays et fait plus de 200 morts ainsi que deux millions de sinistrés, dans l'une des pires catastrophes naturelles de l'histoire du Brésil.

26.02.2026 à 21:47

Ligue Europa: à Belgrade, Lille éteint l'Étoile rouge et file en 8e

FRANCE24
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À l'échelle du Losc en 2026, c'est un petit exploit: enfoncé dans la crise depuis le début d'année, le club nordiste a peut-être trouvé la sortie du tunnel en obtenant le succès par deux buts d'écart qu'il lui fallait après sa contre-performance (1-0) au stade Pierre-Mauroy la semaine dernière. La deuxième victoire de suite après celle acquise à Angers (1-0) dimanche, qui aura certainement redonné un peu de confiance à ce groupe qui en manquait cruellement, la faute aux sept revers en onze matchs disputés cette année, avant le match à Belgrade. Nul ne sait si ce succès en Serbie marquera le renouveau des Dogues, mais il a valeur de référence dans la solidité, les ressources mentales et la qualité technique en attaque dont ils ont fait preuve. En huitième de finale, un défi d'une autre envergure les attendra contre Lyon ou Aston Villa. Le tirage au sort aura lieu vendredi. Pour les guider là où ils avaient échoué en novembre, quand ils étaient tombés au stade Rajko-Mitic (1-0) lors de la phase de groupe, il fallait des tauliers: Benjamin André (35 ans) et Olivier Giroud (39 ans) ont répondu présent. Le capitaine nordiste a centré vers le meilleur buteur de l'histoire des Bleus (57 buts en 137 sélections), qui a dominé son vis-à-vis Rodrigao de la tête (5e) pour remettre les compteurs à zéro, d'entrée. André et Giroud, précieux vétérans Tout au long du match, ces deux modèles de longévité ont donné le ton, omniprésents dans les duels, la pression, les courses dans le vide pour donner de l'espace à leurs coéquipiers. Ce but inscrit très tôt dans le match a bien lancé toute l'équipe lilloise, qui a dominé la première période, obtenant une autre occasion par Olivier Giroud (40e), puis deux par le supersonique mais toujours maladroit Matias Fernandez-Pardo (42e, 44e). Derrière, le gardien Berke Özer a failli faire tomber ce beau château de cartes bâti par ses coéquipiers en manquant une relance (33e) après avoir déjà pris des risques quelques minutes plus tôt. La plus grande occasion des joueurs de Dejan Stankovic, qui ont ensuite poussé en deuxième période, profitant d'une baisse de régime lilloise, mais n'ont jamais été suffisamment adroit pour valider une qualification qui leur tendait les bras à l'origine. Durant la première prolongation, Lille a su écrire à l'encre indélébile son succès grâce à Nathan Ngoy (99e), bien servi par Félix Correia après un débordement de Matias Fernandez-Pardo. À peine entré au poste inhabituel de latéral droit, Ngoy a symbolisé les bons choix de Bruno Genesio, qui avait décidé, au coup d'envoi, de replacer Ayyoub Bouaddi au milieu de terrain, où il a rayonné aux côtés de Benjamin André. Ses joueurs ont ensuite tenu, aidés par la maladresse de leurs adversaires, en particulier Marko Arnautovic, qui a eu les deux ballons les plus chauds (107e, 117e) sans pouvoir les concrétiser en buts. Le signe, peut-être, que Lille a retrouvé sa bonne étoile.

26.02.2026 à 21:37

Iran-États-Unis : la dernière chance ?

Stéphanie ANTOINE
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Prélude à un accord ou à la guerre ? L'Iran et les États-Unis ont achevé jeudi une troisième session de pourparlers indirects en Suisse, ultime tentative pour éviter une confrontation militaire après un déploiement américain massif au Moyen-Orient. Les explications avec Clément Therme, chargé de cours à l'université Paul Valéry de Montpellier. 
Texte intégral (537 mots)
Prélude à un accord ou à la guerre ? L'Iran et les États-Unis ont achevé jeudi une troisième session de pourparlers indirects en Suisse, ultime tentative pour éviter une confrontation militaire après un déploiement américain massif au Moyen-Orient. Les explications avec Clément Therme, chargé de cours à l'université Paul Valéry de Montpellier. 
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