Le musicien, né au Texas en 1951, était le chanteur principal et le coauteur des plus grands succès du groupe, notamment le tube planétaire Y.M.C.A (pour "Young Men's Christian Association", une association de jeunesse chrétienne).
Un bref message de son épouse a annoncé sa mort mercredi, sur les comptes du groupe sur les réseaux sociaux, évoquant "une maladie courte, mais agressive".
Les débuts du groupe appartiennent à la légende. Willis est découvert par les producteurs français Jacques Morali et le producteur Henri Belolo. Il interprète avec des chanteurs de studio quatre chansons qui s'installent sur les ondes et lui valent une pluie d'invitations sur les plateaux de télévision.
Une première formation est montée, selon le site officiel du groupe (https://villagepeople.com). Puis une petite annonce paraît : "Cherche genre macho pour le plus grand groupe de disco du monde. Danse et moustache obligatoires". L'archétype masculin parfait.
Un mythe est né, avec des chanteurs enchaînant tous les stéréotypes américains: le chef indien, le motard, l'ouvrier de chantier, le militaire, le cowboy...
En 1979 vient la première tournée mondiale. Le site indique que Village People, hommage au quartier Greenwich Village à New-York, a vendu 100 millions d'albums.
Willis quitte le groupe aux débuts des années 1980, aux prises notamment avec des problèmes de toxicomanie. Le chanteur avait plaidé coupable de détention de cocaïne devant un tribunal de San Francisco, en 2006.
Mais il reprend en 2017 les rênes de la formation déguisée la plus connue de la planète et la ramène sur la route des tournées, après avoir bataillé pour récupérer les droits de sa chanson, rappelle le magazine Variety.
En 2020, Y.M.C.A. est inscrit au National Recording Registry de la Bibliothèque du Congrès américain et la chanson entre au Grammy Hall of Fame.
L'hymne gay adopté par Trump
Hymne gay dès sa sortie en 1978, le tube "Y.M.C.A." a lui-même connu une destinée étrange en connaissant une seconde vie aussi inattendue qu'iconoclaste : il avait été récupéré par Donald Trump, avec l'aval du groupe, reniant sa signification originelle.
La célèbre chanson disco s'associe à la victoire du candidat républicain pour son second mandat. Et ce dernier, à plusieurs reprises, esquisse quelques pas de danse au rythme de l'hymne, entouré du groupe star des années 1970.
"C'était un type formidable et joyeux, qui adorait que j'utilise la chanson de son groupe, YMCA, à mes rassemblements. Elle est redevenue un succès +monstre+", a déclaré le président mercredi sur son réseau Truth Social. "Beaucoup de chanteurs et de groupes ont voulu se joindre à nous lors des rassemblements, après que tous les records de participation ont été battus".
Le titre, co-composé par Victor Willis, incarnait pourtant à l'origine un hymne de la communauté homosexuelle masculine. Entre codes gays et costumes outranciers, son refrain évocateur ne dupait personne: "C'est amusant de séjourner au Y.M.C.A./Ils ont tout pour que les jeunes hommes s'amusent/Tu peux passer du temps avec tous les garçons".
Des paroles aux antipodes des positions conservatrices du locataire de la Maison-Blanche. "Y.M.C.A." n'est pas un hymne gay, s'était cependant défendu son parolier, annonçant en décembre 2024 qu'il poursuivrait ceux qui prêteraient cette signification à la chanson.
"Laissons une chance au président Trump, indépendamment de ce que vous avez pu penser de lui dans le passé. Voyons ce qu'il va faire à l'avenir et, s'il prend des mesures pour restreindre les droits des LGBTQ, les Village People seront les premiers à s'exprimer", avait-il écrit sur Facebook.
Le tube avait déjà été utilisé lors des meetings républicains en 2020, ce que son co-auteur n'avait pas apprécié.
Après son revirement et sa réponse favorable à l'invitation de Donald Trump de participer à son investiture, les critiques ont plu.
"Village People se produira aussi bien pour les démocrates que pour les républicains. Nous ne sommes pas un groupe politique. Nous ne l'avons jamais été et nous ne le serons jamais, même si certains d'entre vous essaient de nous faire passer pour tels", avait rétorqué Willis.
Texte intégral (723 mots)
Le musicien, né au Texas en 1951, était le chanteur principal et le coauteur des plus grands succès du groupe, notamment le tube planétaire Y.M.C.A (pour "Young Men's Christian Association", une association de jeunesse chrétienne).
Un bref message de son épouse a annoncé sa mort mercredi, sur les comptes du groupe sur les réseaux sociaux, évoquant "une maladie courte, mais agressive".
Les débuts du groupe appartiennent à la légende. Willis est découvert par les producteurs français Jacques Morali et le producteur Henri Belolo. Il interprète avec des chanteurs de studio quatre chansons qui s'installent sur les ondes et lui valent une pluie d'invitations sur les plateaux de télévision.
Une première formation est montée, selon le site officiel du groupe (https://villagepeople.com). Puis une petite annonce paraît : "Cherche genre macho pour le plus grand groupe de disco du monde. Danse et moustache obligatoires". L'archétype masculin parfait.
Un mythe est né, avec des chanteurs enchaînant tous les stéréotypes américains: le chef indien, le motard, l'ouvrier de chantier, le militaire, le cowboy...
En 1979 vient la première tournée mondiale. Le site indique que Village People, hommage au quartier Greenwich Village à New-York, a vendu 100 millions d'albums.
Willis quitte le groupe aux débuts des années 1980, aux prises notamment avec des problèmes de toxicomanie. Le chanteur avait plaidé coupable de détention de cocaïne devant un tribunal de San Francisco, en 2006.
Mais il reprend en 2017 les rênes de la formation déguisée la plus connue de la planète et la ramène sur la route des tournées, après avoir bataillé pour récupérer les droits de sa chanson, rappelle le magazine Variety.
En 2020, Y.M.C.A. est inscrit au National Recording Registry de la Bibliothèque du Congrès américain et la chanson entre au Grammy Hall of Fame.
L'hymne gay adopté par Trump
Hymne gay dès sa sortie en 1978, le tube "Y.M.C.A." a lui-même connu une destinée étrange en connaissant une seconde vie aussi inattendue qu'iconoclaste : il avait été récupéré par Donald Trump, avec l'aval du groupe, reniant sa signification originelle.
La célèbre chanson disco s'associe à la victoire du candidat républicain pour son second mandat. Et ce dernier, à plusieurs reprises, esquisse quelques pas de danse au rythme de l'hymne, entouré du groupe star des années 1970.
"C'était un type formidable et joyeux, qui adorait que j'utilise la chanson de son groupe, YMCA, à mes rassemblements. Elle est redevenue un succès +monstre+", a déclaré le président mercredi sur son réseau Truth Social. "Beaucoup de chanteurs et de groupes ont voulu se joindre à nous lors des rassemblements, après que tous les records de participation ont été battus".
Le titre, co-composé par Victor Willis, incarnait pourtant à l'origine un hymne de la communauté homosexuelle masculine. Entre codes gays et costumes outranciers, son refrain évocateur ne dupait personne: "C'est amusant de séjourner au Y.M.C.A./Ils ont tout pour que les jeunes hommes s'amusent/Tu peux passer du temps avec tous les garçons".
Des paroles aux antipodes des positions conservatrices du locataire de la Maison-Blanche. "Y.M.C.A." n'est pas un hymne gay, s'était cependant défendu son parolier, annonçant en décembre 2024 qu'il poursuivrait ceux qui prêteraient cette signification à la chanson.
"Laissons une chance au président Trump, indépendamment de ce que vous avez pu penser de lui dans le passé. Voyons ce qu'il va faire à l'avenir et, s'il prend des mesures pour restreindre les droits des LGBTQ, les Village People seront les premiers à s'exprimer", avait-il écrit sur Facebook.
Le tube avait déjà été utilisé lors des meetings républicains en 2020, ce que son co-auteur n'avait pas apprécié.
Après son revirement et sa réponse favorable à l'invitation de Donald Trump de participer à son investiture, les critiques ont plu.
"Village People se produira aussi bien pour les démocrates que pour les républicains. Nous ne sommes pas un groupe politique. Nous ne l'avons jamais été et nous ne le serons jamais, même si certains d'entre vous essaient de nous faire passer pour tels", avait rétorqué Willis.