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28.01.2026 à 08:57

TikTok scelle un accord aux États-Unis à la veille d’un procès sur l’addiction aux réseaux sociaux

FRANCE 24
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Aux États-Unis, plusieurs géants du numérique sont visés par un procès très attendu sur l'addiction des jeunes aux réseaux sociaux. Comme Snapchat une semaine plus tôt, TikTok a préféré conclure un accord avant l'ouverture des audiences, mardi.
Aux États-Unis, plusieurs géants du numérique sont visés par un procès très attendu sur l'addiction des jeunes aux réseaux sociaux. Comme Snapchat une semaine plus tôt, TikTok a préféré conclure un accord avant l'ouverture des audiences, mardi.

28.01.2026 à 08:37

Au moins 12 morts dans une vague de frappes russes en Ukraine

FRANCE24
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Dans la région de Kharkiv, dans le nord-est de l'Ukraine, un wagon d'un train de voyageurs avec près de 200 personnes à bord a été touché par un drone russe, faisant au moins cinq morts, selon la Première ministre ukrainienne Ioulia Svyrydenko. "Il n'y a pas et il ne peut y avoir aucune justification militaire pour tuer des civils dans un wagon de train", a dénoncé sur Telegram le président ukrainien Volodymyr Zelensky, appelant à "exercer une pression sur la Russie". Avant cette frappe, la région d'Odessa, dans le sud de l'Ukraine, avait déjà essuyé une attaque d'une cinquantaine de drones russes, selon les autorités locales. Les corps de trois personnes ont été retrouvés sous les décombres dans la ville même d'Odessa, où une trentaine de blessés ont été recensés. "Chaque frappe russe de ce type érode la diplomatie toujours en cours et sape les efforts de nos partenaires pour mettre fin à la guerre", a dénoncé M. Zelensky. Selon Oleg Kiper, le gouverneur régional, parmi les personnes blessées figurent deux enfants et une "femme enceinte de 39 semaines". Un journaliste de l'AFP sur place a vu la façade effondrée d'un immeuble résidentiel et des secouristes fouillant les décombres à la recherche de victimes. Dégâts "énormes" La société énergétique privée DTEK a indiqué que les forces russes avaient infligé des dégâts "énormes" à l'une de ses installations. La région d'Odessa abrite le principal port ukrainien sur la mer Noire. Elle est souvent visée par Moscou, notamment ses infrastructures énergétiques et portuaires. Selon Oleg Kiper, les drones ont endommagé "des dizaines d'immeubles résidentiels", ainsi qu'"une église, un jardin d'enfants, un lycée et un centre de fitness". Plus à l'est, une bombe planante russe a touché la ville de Sloviansk mardi matin, tuant un couple de quarantenaires et blessant leur fils de 20 ans, selon le parquet régional. Un homme a aussi été tué chez lui par une frappe de drone dans la région méridionale de Zaporijjia et un autre dans celle voisine de Kherson. Selon la défense antiaérienne ukrainienne, un total de 165 drones russes ont été lancés contre le pays dans la nuit de mardi à mercredi, dont 135 ont été abattus. La compagnie gazière publique Naftogaz a indiqué qu'un de ses sites avait été touché dans l'ouest, précisant que c'était la cinquième fois ce mois-ci. Ces frappes surviennent alors que des pourparlers entre responsables américains, ukrainiens et russes se sont tenus vendredi et samedi à Abou Dhabi, les premières négociations directes connues entre Kiev et Moscou sur le plan américain de règlement de conflit. Ces discussions devraient reprendre dimanche à Abou Dhabi. De son côté, le ministère russe de la Défense a annoncé la capture du village Koupiansk-Vouzlovy, dans la région de Kharkiv (nord-est), et du village de Novoiakovlivka, dans la région de Zaporijjia (sud), où les troupes de Moscou continuent leur progression.
Texte intégral (515 mots)
Dans la région de Kharkiv, dans le nord-est de l'Ukraine, un wagon d'un train de voyageurs avec près de 200 personnes à bord a été touché par un drone russe, faisant au moins cinq morts, selon la Première ministre ukrainienne Ioulia Svyrydenko. "Il n'y a pas et il ne peut y avoir aucune justification militaire pour tuer des civils dans un wagon de train", a dénoncé sur Telegram le président ukrainien Volodymyr Zelensky, appelant à "exercer une pression sur la Russie". Avant cette frappe, la région d'Odessa, dans le sud de l'Ukraine, avait déjà essuyé une attaque d'une cinquantaine de drones russes, selon les autorités locales. Les corps de trois personnes ont été retrouvés sous les décombres dans la ville même d'Odessa, où une trentaine de blessés ont été recensés. "Chaque frappe russe de ce type érode la diplomatie toujours en cours et sape les efforts de nos partenaires pour mettre fin à la guerre", a dénoncé M. Zelensky. Selon Oleg Kiper, le gouverneur régional, parmi les personnes blessées figurent deux enfants et une "femme enceinte de 39 semaines". Un journaliste de l'AFP sur place a vu la façade effondrée d'un immeuble résidentiel et des secouristes fouillant les décombres à la recherche de victimes. Dégâts "énormes" La société énergétique privée DTEK a indiqué que les forces russes avaient infligé des dégâts "énormes" à l'une de ses installations. La région d'Odessa abrite le principal port ukrainien sur la mer Noire. Elle est souvent visée par Moscou, notamment ses infrastructures énergétiques et portuaires. Selon Oleg Kiper, les drones ont endommagé "des dizaines d'immeubles résidentiels", ainsi qu'"une église, un jardin d'enfants, un lycée et un centre de fitness". Plus à l'est, une bombe planante russe a touché la ville de Sloviansk mardi matin, tuant un couple de quarantenaires et blessant leur fils de 20 ans, selon le parquet régional. Un homme a aussi été tué chez lui par une frappe de drone dans la région méridionale de Zaporijjia et un autre dans celle voisine de Kherson. Selon la défense antiaérienne ukrainienne, un total de 165 drones russes ont été lancés contre le pays dans la nuit de mardi à mercredi, dont 135 ont été abattus. La compagnie gazière publique Naftogaz a indiqué qu'un de ses sites avait été touché dans l'ouest, précisant que c'était la cinquième fois ce mois-ci. Ces frappes surviennent alors que des pourparlers entre responsables américains, ukrainiens et russes se sont tenus vendredi et samedi à Abou Dhabi, les premières négociations directes connues entre Kiev et Moscou sur le plan américain de règlement de conflit. Ces discussions devraient reprendre dimanche à Abou Dhabi. De son côté, le ministère russe de la Défense a annoncé la capture du village Koupiansk-Vouzlovy, dans la région de Kharkiv (nord-est), et du village de Novoiakovlivka, dans la région de Zaporijjia (sud), où les troupes de Moscou continuent leur progression.

28.01.2026 à 08:37

Sam Sauvage, la pop qui décoiffe

FRANCE24
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"La nouvelle scène française est porteuse d'espoir", s'enthousiasme Sam Sauvage, lors d'une rencontre avec l'AFP à Paris. Un élan dont il fait partie: il est nommé parmi les révélations masculines des prochaines Victoires, grand-messe de la chanson qui dévoilera son palmarès le 13 février. "On parle de fadeur, de moins d'engagement... Je pense que les gens qui disent ça ne savent pas où écouter la musique", embraye l'artiste de 25 ans, aligné aux côtés des rappeurs Ino Casablanca et L2B. Après avoir écumé les petites scènes pendant plusieurs années, sa carrière a décollé. Son premier opus, "Mesdames, Messieurs!", paraît sur le label Cinq7 - celui de Philippe Katerine ou Solann - et se décline en 13 titres qui croquent les rapports humains. "Je ne t'aime plus", "Les gens qui dansent (j'adore)" ou "La fin du monde" sont déjà parus, tout comme "Un cri dans le métro", tiré d'une situation réelle où un homme sans domicile fixe a "pété un câble" dans une rame. "On m'a demandé si c'était une chanson engagée. Pas du tout, c'est plus une chanson concernée. C'est un constat. Je n'ai pas de solution", balaie le chanteur, qui trouve son époque "un petit peu extrême, sur tous les sujets". Dans un "monde idéal", il aimerait "réconcilier" les générations et pour cela, "la musique peut aider, bien sûr". "Décalage" Sourire franc et tignasse brune, le natif de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) détonne dans son costume, qu'il revêt aussi sur scène. "Même si j'ai l'air d'un jeune vieux - tout le monde me dit ça !- moi, je suis à fond dans ma jeunesse. Je ne me sens absolument pas en décalage avec mon époque", confie-t-il. Son univers fait écho à d'autres noms: un côté Taxi Girl aux yeux des fans de ce groupe de rock français des années 80, une dégaine à la BB Brunes pour les nostalgiques des années 2000. La voix grave, parfois nonchalante, évoque Alain Bashung ou Bertrand Belin. C'est pourtant grâce à une autre référence de la chanson que Hugo Brebion - son vrai nom - s'est mué peu à peu en Sam Sauvage, surnom donné par des camarades de soirée en référence à une célèbre campagne de prévention routière. Et Sauvage, parce qu'"il fallait quand même un truc qui claque un peu", glisse ce partisan de l'auto-dérision. Alors collégien introverti et complexé, il tombe sur une vidéo d'un live de Bob Dylan au Newport Folk Festival, concert mythique où la légende américaine du folk a provoqué un tollé en jouant avec... une guitare électrique. "Quand j'ai vu le mec arriver avec la guitare, l'harmonica... il ne payait pas de mine! Après je me suis pris une bonne claque", s'amuse Sam Sauvage, qui décide d'apprendre la gratte, en autodidacte. Appréciant manier les mots, il donne vie à ses premières chansons. "Je me suis trouvé une raison de vivre, de parler aux gens, d'exister. Quelque chose qui me rendait intéressant. Donc, j'ai commencé la musique pour les mauvaises raisons!", lance l'artiste. Lors de la cérémonie des Victoires, diffusée sur France 2, il interprétera l'un de ses titres. C'est "un live qu'on a déjà fait mille fois, qu'on connaît. Je n'ai pas envie de faire des artifices non plus. Si je commence à calculer les choses, je vais tomber sur scène", sourit-il.
Texte intégral (602 mots)
"La nouvelle scène française est porteuse d'espoir", s'enthousiasme Sam Sauvage, lors d'une rencontre avec l'AFP à Paris. Un élan dont il fait partie: il est nommé parmi les révélations masculines des prochaines Victoires, grand-messe de la chanson qui dévoilera son palmarès le 13 février. "On parle de fadeur, de moins d'engagement... Je pense que les gens qui disent ça ne savent pas où écouter la musique", embraye l'artiste de 25 ans, aligné aux côtés des rappeurs Ino Casablanca et L2B. Après avoir écumé les petites scènes pendant plusieurs années, sa carrière a décollé. Son premier opus, "Mesdames, Messieurs!", paraît sur le label Cinq7 - celui de Philippe Katerine ou Solann - et se décline en 13 titres qui croquent les rapports humains. "Je ne t'aime plus", "Les gens qui dansent (j'adore)" ou "La fin du monde" sont déjà parus, tout comme "Un cri dans le métro", tiré d'une situation réelle où un homme sans domicile fixe a "pété un câble" dans une rame. "On m'a demandé si c'était une chanson engagée. Pas du tout, c'est plus une chanson concernée. C'est un constat. Je n'ai pas de solution", balaie le chanteur, qui trouve son époque "un petit peu extrême, sur tous les sujets". Dans un "monde idéal", il aimerait "réconcilier" les générations et pour cela, "la musique peut aider, bien sûr". "Décalage" Sourire franc et tignasse brune, le natif de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) détonne dans son costume, qu'il revêt aussi sur scène. "Même si j'ai l'air d'un jeune vieux - tout le monde me dit ça !- moi, je suis à fond dans ma jeunesse. Je ne me sens absolument pas en décalage avec mon époque", confie-t-il. Son univers fait écho à d'autres noms: un côté Taxi Girl aux yeux des fans de ce groupe de rock français des années 80, une dégaine à la BB Brunes pour les nostalgiques des années 2000. La voix grave, parfois nonchalante, évoque Alain Bashung ou Bertrand Belin. C'est pourtant grâce à une autre référence de la chanson que Hugo Brebion - son vrai nom - s'est mué peu à peu en Sam Sauvage, surnom donné par des camarades de soirée en référence à une célèbre campagne de prévention routière. Et Sauvage, parce qu'"il fallait quand même un truc qui claque un peu", glisse ce partisan de l'auto-dérision. Alors collégien introverti et complexé, il tombe sur une vidéo d'un live de Bob Dylan au Newport Folk Festival, concert mythique où la légende américaine du folk a provoqué un tollé en jouant avec... une guitare électrique. "Quand j'ai vu le mec arriver avec la guitare, l'harmonica... il ne payait pas de mine! Après je me suis pris une bonne claque", s'amuse Sam Sauvage, qui décide d'apprendre la gratte, en autodidacte. Appréciant manier les mots, il donne vie à ses premières chansons. "Je me suis trouvé une raison de vivre, de parler aux gens, d'exister. Quelque chose qui me rendait intéressant. Donc, j'ai commencé la musique pour les mauvaises raisons!", lance l'artiste. Lors de la cérémonie des Victoires, diffusée sur France 2, il interprétera l'un de ses titres. C'est "un live qu'on a déjà fait mille fois, qu'on connaît. Je n'ai pas envie de faire des artifices non plus. Si je commence à calculer les choses, je vais tomber sur scène", sourit-il.

28.01.2026 à 08:35

Le pétrole du voisin brésilien fait des envieux en Guyane

FRANCE24
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Avenue principale réaménagée, nouveaux commerces, logements qui poussent: "Des gens investissent, achètent des terrains à Oiapoque", constate cet agriculteur natif de la commune guyanaise, joint par téléphone par l'AFP. "A Oiapoque, il y a tout, à Saint-Georges, il n'y a rien." Ce contraste alimente jeudi l'examen au Sénat d'une proposition de loi du parlementaire guyanais Georges Patient (RDPI), qui souhaite autoriser de nouveau la recherche et l'exploitation d'hydrocarbures dans les outre-mer, interdites depuis 2017 par la loi Hulot. Le décalage entre les deux rives de l'Oyapock saute aux yeux. Côté français, un seul petit hôtel et deux épiceries composent l'essentiel des commerces d'une commune de 4.000 habitants. Côté brésilien, 30.000 personnes vivent dans une ville devenue un pôle d'attraction pour tout l'Etat de l'Amapa, au niveau de l'embouchure de l'Amazone. Chaque week-end, des Guyanais traversent pour faire leurs courses à moindre prix ou sortir en famille. Saint-Georges ne sert plus que de parking pour ceux qui préfèrent laisser leur voiture côté guyanais. "Le manque de planification et de développement" de sa commune mine Steve Norino, impuissant face à la dynamique brésilienne lancée par Petrobras, même si l'entreprise n'en est qu'à la phase d'exploration au large des côtes. L'argument fait mouche chez une partie des élus locaux. "On n'a pas fait d'or industriel, mais nous pouvons faire du pétrolifère", avance Jean-Luc Le West, vice-président de la collectivité territoriale de Guyane (CTG), qui suggère la construction d'une raffinerie pour traiter aux normes européennes le pétrole des pays voisins. "Le pétrole peut aussi, via la fiscalité, financer le projet d'autonomie" désiré par les élus guyanais, poursuit-il, avant de citer les 10,5 milliards de dollars d'investissement annoncés en octobre par TotalEnergies au Suriname voisin: "Pourquoi ne les aurait-on pas en Guyane ?" "Sentiment criant d'injustice" La question avait été lancée en février 2025 par Manuel Valls, alors ministre des Outre-mer, qui avait estimé nécessaire d'"ouvrir le débat" sur une exception au code minier permettant la prospection pétrolière. Une brèche dans laquelle certains élus se sont engouffrés. Le député indépendantiste Jean-Victor Castor (GDR) avait lancé l'offensive lors d'une question au gouvernement le 27 mars, invitant à regarder ce qui se passe "au Guyana, au Suriname ou dans le Nordeste brésilien", trois zones proches où l'exploration pétrolière bat son plein. Sa conclusion: "La France condamne les Guyanais au sous-développement." Son collègue Davy Rimane (GDR) avait, de son côté, évoqué un "sentiment criant d'injustice". La loi Hulot de 2017 interdit toute prospection d'hydrocarbures sur le territoire français, sur terre comme en mer. Le permis d'exploration de Total (devenu TotalEnergies en 2021) au large de la Guyane avait expiré le 1er juin 2019 sans résultat probant, fermant alors la porte à une éventuelle industrie pétrolière locale. Le texte fait l'objet d'un désaccord interne au gouvernement mais au Sénat, la proposition de loi a été approuvée en commission. "Je considère qu'on ne peut pas, depuis la métropole, empêcher la Guyane ou les outre-mer d'envisager leur propre développement", a affirmé la semaine dernière à l'AFP le sénateur Horizons Vincent Louault, rapporteur du texte. "Quand les Guyanais voient le Brésil se développer juste à côté d'eux et se demandent pourquoi ils ne pourraient pas, eux aussi, en bénéficier, il faut les comprendre. Il faut être capable d'entendre leurs doutes", a-t-il ajouté. Plusieurs ONG - les Amis de la Terre France, Surfrider Foundation Europe, le Réseau Action Climat et Greenpeace France - s'opposent toutefois à ce texte, y voyant un "contresens climatique", "un risque environnemental majeur pour des territoires déjà exposés" et "une absurdité économique". "Si la situation économique et sociale des territoires ultramarins est alarmante, en particulier en Guyane et à Mayotte, présenter l’exploitation des énergies fossiles comme une solution relève d’une promesse trompeuse et irresponsable", ont alerté ces associations dans un communiqué. Comme pour leur donner raison, la compagnie pétrolière publique brésilienne Petrobras a annoncé début janvier qu'une "perte de fluide" avait contraint à interrompre les opérations de forage au large d'Oiapoque, tout en assurant que ces pertes ne constituent pas un danger pour l'environnement.
Texte intégral (724 mots)
Avenue principale réaménagée, nouveaux commerces, logements qui poussent: "Des gens investissent, achètent des terrains à Oiapoque", constate cet agriculteur natif de la commune guyanaise, joint par téléphone par l'AFP. "A Oiapoque, il y a tout, à Saint-Georges, il n'y a rien." Ce contraste alimente jeudi l'examen au Sénat d'une proposition de loi du parlementaire guyanais Georges Patient (RDPI), qui souhaite autoriser de nouveau la recherche et l'exploitation d'hydrocarbures dans les outre-mer, interdites depuis 2017 par la loi Hulot. Le décalage entre les deux rives de l'Oyapock saute aux yeux. Côté français, un seul petit hôtel et deux épiceries composent l'essentiel des commerces d'une commune de 4.000 habitants. Côté brésilien, 30.000 personnes vivent dans une ville devenue un pôle d'attraction pour tout l'Etat de l'Amapa, au niveau de l'embouchure de l'Amazone. Chaque week-end, des Guyanais traversent pour faire leurs courses à moindre prix ou sortir en famille. Saint-Georges ne sert plus que de parking pour ceux qui préfèrent laisser leur voiture côté guyanais. "Le manque de planification et de développement" de sa commune mine Steve Norino, impuissant face à la dynamique brésilienne lancée par Petrobras, même si l'entreprise n'en est qu'à la phase d'exploration au large des côtes. L'argument fait mouche chez une partie des élus locaux. "On n'a pas fait d'or industriel, mais nous pouvons faire du pétrolifère", avance Jean-Luc Le West, vice-président de la collectivité territoriale de Guyane (CTG), qui suggère la construction d'une raffinerie pour traiter aux normes européennes le pétrole des pays voisins. "Le pétrole peut aussi, via la fiscalité, financer le projet d'autonomie" désiré par les élus guyanais, poursuit-il, avant de citer les 10,5 milliards de dollars d'investissement annoncés en octobre par TotalEnergies au Suriname voisin: "Pourquoi ne les aurait-on pas en Guyane ?" "Sentiment criant d'injustice" La question avait été lancée en février 2025 par Manuel Valls, alors ministre des Outre-mer, qui avait estimé nécessaire d'"ouvrir le débat" sur une exception au code minier permettant la prospection pétrolière. Une brèche dans laquelle certains élus se sont engouffrés. Le député indépendantiste Jean-Victor Castor (GDR) avait lancé l'offensive lors d'une question au gouvernement le 27 mars, invitant à regarder ce qui se passe "au Guyana, au Suriname ou dans le Nordeste brésilien", trois zones proches où l'exploration pétrolière bat son plein. Sa conclusion: "La France condamne les Guyanais au sous-développement." Son collègue Davy Rimane (GDR) avait, de son côté, évoqué un "sentiment criant d'injustice". La loi Hulot de 2017 interdit toute prospection d'hydrocarbures sur le territoire français, sur terre comme en mer. Le permis d'exploration de Total (devenu TotalEnergies en 2021) au large de la Guyane avait expiré le 1er juin 2019 sans résultat probant, fermant alors la porte à une éventuelle industrie pétrolière locale. Le texte fait l'objet d'un désaccord interne au gouvernement mais au Sénat, la proposition de loi a été approuvée en commission. "Je considère qu'on ne peut pas, depuis la métropole, empêcher la Guyane ou les outre-mer d'envisager leur propre développement", a affirmé la semaine dernière à l'AFP le sénateur Horizons Vincent Louault, rapporteur du texte. "Quand les Guyanais voient le Brésil se développer juste à côté d'eux et se demandent pourquoi ils ne pourraient pas, eux aussi, en bénéficier, il faut les comprendre. Il faut être capable d'entendre leurs doutes", a-t-il ajouté. Plusieurs ONG - les Amis de la Terre France, Surfrider Foundation Europe, le Réseau Action Climat et Greenpeace France - s'opposent toutefois à ce texte, y voyant un "contresens climatique", "un risque environnemental majeur pour des territoires déjà exposés" et "une absurdité économique". "Si la situation économique et sociale des territoires ultramarins est alarmante, en particulier en Guyane et à Mayotte, présenter l’exploitation des énergies fossiles comme une solution relève d’une promesse trompeuse et irresponsable", ont alerté ces associations dans un communiqué. Comme pour leur donner raison, la compagnie pétrolière publique brésilienne Petrobras a annoncé début janvier qu'une "perte de fluide" avait contraint à interrompre les opérations de forage au large d'Oiapoque, tout en assurant que ces pertes ne constituent pas un danger pour l'environnement.

28.01.2026 à 08:33

Open d'Australie: Djokovic miraculé, Rybakina supplante Swiatek

FRANCE24
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"Je ne sais pas quoi dire... je suis vraiment déçu pour lui parce qu'il était meilleur que moi aujourd'hui et j'étais sur la route de la maison", a reconnu Djokovic qui avait perdu les deux premiers sets face à Musetti et ne menait dans le troisième 3-1 que parce que l'Italien souffrait de la cuisse droite et allait abandonner. "Il aurait dû gagner sans aucun doute. J'ai beaucoup de chance d'être passé aujourd'hui", a ajouté le Serbe de 38 ans qui, lui-même, souffrait d'une énorme ampoule sous le pied droit. Déjà, il avait déjà bénéficié du forfait de Jakub Mensik avant leur 8e de finale. "Je vais faire deux fois plus de prières ce soir", a commenté le N.4 mondial en souriant mais sans vouloir trop démontrer de joie. "Je ne suis pas content de la façon dont j'ai joué aujourd'hui et j'espère être à mon meilleur niveau dans deux jours (pour la demi-finale) parce que j'en aurai besoin", a-t-il conclu. Sinner ou Shelton En quête d'un 25e titre du Grand Chelem, son 11e à Melbourne, il affrontera en effet vendredi pour une place en finale le N.1 mondial et double tenant du titre Jannik Sinner ou l'Américain Ben Shelton (7e). Chez les femmes, Iga Swiatek (2e) ne jouera encore pas cette année la finale de l'Open d'Australie, ayant été dominée en quarts par Elena Rybakina (5e) 7-5, 6-1. "Je suis très contente de cette victoire, dans une si belle ambiance", a déclaré la toujours très retenue joueuse d'origine russe qui avait perdu quatre de ses cinq matches contre Swiatek l'an dernier. "J'ai essayé d'être agressive mais dans le premier set, je n'ai pas très bien servi. Dans le second, j'étais plus détendue et mon service a été plus efficace. Mon service m'aide beaucoup alors j'espère que ça va continuer comme ça", a-t-elle ajouté. Pour sa part, Swiatek échoue encore à atteindre la finale de l'Open d'Australie - où elle n'a pas fait mieux que les demi-finales en 2022 et 2025 - alors qu'elle a remporté au moins une fois les trois autres tournois du Grand Chelem pour un total de six titres majeurs. Rybakina-Pegula Mercredi, la Polonaise a tenté de faire jouer Rybakina, de lui imposer une filière longue pour la faire sortir de sa zone de confort où sa puissance lui permet de gagner les points en un minimum de frappes. Cela a fonctionné presque jusqu'à la fin du premier set. Mais à 5-5, Rybakina a retrouvé du détachement et son service. Elle a aligné cinq jeux d'affilée pour prendre le large 7-5, 3-0, et a conclu le match sur un ace. A 26 ans, la championne de Wimbledon 2022, qui avait déjà joué la finale à Melbourne en 2023, jouera sa quatrième demi-finale en Grand Chelem, avec également celle de Wimbledon en 2024. Ce sera face à Jessica Pegula (6e), qui a battu sa compatriote américaine Amanda Anisimova (4e) 6-2, 7-6 (7/1). "C'est super... C'est ici que j'avais percé en jouant mes trois premiers quarts de finale de Grand Chelem, mais c'est à l'US Open que j'avais réussi à aller plus loin. Alors j'attendais de réussir à le faire ici", a commenté Pegula. Elle accède en effet à 31 ans au dernier carré à Melbourne, où elle a échoué trois fois d'affilée en quarts de finale (2021, 2022, 2023). Elle a déjà joué une finale de Grand Chelem, à l'US Open en 2024, et une demi-finale l'an dernier. Quant à Anisimova (24 ans), elle restait sur deux finales en Majeurs à Wimbledon et l'US Open l'an dernier.
Texte intégral (599 mots)
"Je ne sais pas quoi dire... je suis vraiment déçu pour lui parce qu'il était meilleur que moi aujourd'hui et j'étais sur la route de la maison", a reconnu Djokovic qui avait perdu les deux premiers sets face à Musetti et ne menait dans le troisième 3-1 que parce que l'Italien souffrait de la cuisse droite et allait abandonner. "Il aurait dû gagner sans aucun doute. J'ai beaucoup de chance d'être passé aujourd'hui", a ajouté le Serbe de 38 ans qui, lui-même, souffrait d'une énorme ampoule sous le pied droit. Déjà, il avait déjà bénéficié du forfait de Jakub Mensik avant leur 8e de finale. "Je vais faire deux fois plus de prières ce soir", a commenté le N.4 mondial en souriant mais sans vouloir trop démontrer de joie. "Je ne suis pas content de la façon dont j'ai joué aujourd'hui et j'espère être à mon meilleur niveau dans deux jours (pour la demi-finale) parce que j'en aurai besoin", a-t-il conclu. Sinner ou Shelton En quête d'un 25e titre du Grand Chelem, son 11e à Melbourne, il affrontera en effet vendredi pour une place en finale le N.1 mondial et double tenant du titre Jannik Sinner ou l'Américain Ben Shelton (7e). Chez les femmes, Iga Swiatek (2e) ne jouera encore pas cette année la finale de l'Open d'Australie, ayant été dominée en quarts par Elena Rybakina (5e) 7-5, 6-1. "Je suis très contente de cette victoire, dans une si belle ambiance", a déclaré la toujours très retenue joueuse d'origine russe qui avait perdu quatre de ses cinq matches contre Swiatek l'an dernier. "J'ai essayé d'être agressive mais dans le premier set, je n'ai pas très bien servi. Dans le second, j'étais plus détendue et mon service a été plus efficace. Mon service m'aide beaucoup alors j'espère que ça va continuer comme ça", a-t-elle ajouté. Pour sa part, Swiatek échoue encore à atteindre la finale de l'Open d'Australie - où elle n'a pas fait mieux que les demi-finales en 2022 et 2025 - alors qu'elle a remporté au moins une fois les trois autres tournois du Grand Chelem pour un total de six titres majeurs. Rybakina-Pegula Mercredi, la Polonaise a tenté de faire jouer Rybakina, de lui imposer une filière longue pour la faire sortir de sa zone de confort où sa puissance lui permet de gagner les points en un minimum de frappes. Cela a fonctionné presque jusqu'à la fin du premier set. Mais à 5-5, Rybakina a retrouvé du détachement et son service. Elle a aligné cinq jeux d'affilée pour prendre le large 7-5, 3-0, et a conclu le match sur un ace. A 26 ans, la championne de Wimbledon 2022, qui avait déjà joué la finale à Melbourne en 2023, jouera sa quatrième demi-finale en Grand Chelem, avec également celle de Wimbledon en 2024. Ce sera face à Jessica Pegula (6e), qui a battu sa compatriote américaine Amanda Anisimova (4e) 6-2, 7-6 (7/1). "C'est super... C'est ici que j'avais percé en jouant mes trois premiers quarts de finale de Grand Chelem, mais c'est à l'US Open que j'avais réussi à aller plus loin. Alors j'attendais de réussir à le faire ici", a commenté Pegula. Elle accède en effet à 31 ans au dernier carré à Melbourne, où elle a échoué trois fois d'affilée en quarts de finale (2021, 2022, 2023). Elle a déjà joué une finale de Grand Chelem, à l'US Open en 2024, et une demi-finale l'an dernier. Quant à Anisimova (24 ans), elle restait sur deux finales en Majeurs à Wimbledon et l'US Open l'an dernier.
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