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01.09.2026 à 08:13

FRANCE24
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Tandis que l'adaptation au cinéma de Christopher Nolan connaît un engouement mondial, un autre type de mise en scène de cette épopée attribuée à Homère est né à Kiev d'une collaboration entre des soldats du corps d'armée Azov et le théâtre Ivan Franko. "Nous ne faisons pas Homère", précise d'emblée Darya Legueyda, qui incarne Pénélope. "Notre Odyssée est à propos de nos héros, même si nous puisons dans des thèmes archaïques, mythiques et profonds." La quête du retour au foyer, trame du texte originel, résonne singulièrement en Ukraine où l'invasion russe a mobilisé des centaines de milliers de personnes sur le front, fait des millions de déplacés et des dizaines de milliers de disparus ou prisonniers. Les épisodes célèbres de l'aventure d'Ulysse servent à raconter l'histoire des soldats d'Azov, passés du statut de combattants marginaux à symbole de résistance nationale, tandis que le conflit, entré dans sa cinquième année, connaît une escalade. L'incertitude a d'ailleurs plané jusqu'à la dernière minute sur le lever de rideau. Des attaques de drones russes ont contraint à l'annulation de la première, remise au lendemain. Dans cette adaptation, le voyage se déroule sur la Méotide, nom de la mer d'Azov dans l'Antiquité, au bord de laquelle se dresse aujourd'hui Marioupol, ville ukrainienne occupée par la Russie depuis 2022. "Sorte de mythe" C'est là, en 2014, que le bataillon d'Azov, aux origines ultranationalistes, a recueilli ses premiers lauriers en reprenant la ville aux séparatistes soutenus par Moscou. Il est ensuite intégré dans l'armée régulière ukrainienne et, lorsque la Russie lance son invasion à grande échelle en février 2022, ses combattants sont parmi les derniers à tenir durant le siège de Marioupol. "Azov est souvent perçu comme une sorte de mythe", estime auprès de l'AFP le metteur en scène Ivan Ouryvsky. Il dit avoir ressenti "une immense responsabilité" en traduisant cette réputation sur scène. Sur les planches, Ulysse négocie avec un cyclope en tenue de camouflage, scène miroir de photographies prises pendant le siège de Marioupol, sur lesquelles le commandant d'Azov, Denys Prokopenko, négocie avec un combattant russe. Les combattants d'Azov ont fini par se rendre, pensant qu'ils seraient renvoyés chez eux. Plus de quatre ans plus tard, nombre d'entre eux sont toujours prisonniers. Moscou affirme, dans un argument réfuté par Kiev et ses alliés, que son invasion vise à "dénazifier" l'Ukraine, en s'appuyant notamment sur des simulacres de procès de soldats mettant en avant les origines d'extrême droite d'Azov - ce que l'unité nie. En Ukraine, le slogan "Libérez Azov" est omniprésent, jusque sur la façade du théâtre Ivan Franko. - "Des gens qui aiment l'Ukraine" - Les recettes de la pièce sont destinées à une organisation de soutien aux prisonniers de guerre. Parmi le public, Azov est surtout vu avec respect pour son efficacité au front et pour avoir été parmi les premiers à avoir combattu les forces séparatistes prorusses dans l'est de l'Ukraine en 2014. "Ce sont des gens qui aiment vraiment l'Ukraine et se battent pour elle", affirme Tetyana Osypovytch, une spectatrice de 51 ans. La représentation lui a fait revivre "tout le spectre des terribles émotions" ressenties par les Ukrainiens, dit-elle, les larmes aux yeux. L'Odyssée d'Azov est ponctuée d'une musique angoissante aux lourds accents de basse, avec notamment la mélodie de Kalinka, chanson russe folklorique populaire. Lors de sa confrontation avec les morts, autre épisode marquant de l'Odyssée, Ulysse évoque son sentiment de culpabilité pour ne pas avoir rapatrié le corps d'Elpénor. Une douleur familière aux soldats ukrainiens, parmi lesquels l'acteur principal, Danylo Mirechkine, qui sert au sein d'Azov. - Pas forcément une fin heureuse - "Ca a été le plus difficile: revivre cette expérience encore et encore", a-t-il confié à l'AFP. "Il s'agit d'un devoir sacré: toujours récupérer les blessés, ceux qui sont tombés. Mais ce n'est pas toujours possible." Beaucoup d'Ukrainiens sans nouvelles de leurs proches font face à un choix déchirant: attendre ou faire leur deuil. La Pénélope du mythe n'abandonne jamais sa loyauté envers Ulysse, mais l'actrice Darya Legueyda refuse toute injonction. "On ne sait pas comment on doit faire face, s'il faut continuer d'attendre ou pas", dit-elle. Le rideau tombe sans que l'on sache si Ulysse est parvenu à rentrer. "Peut-être que nous n'aurons pas une fin heureuse dans le sens classique", poursuit Mme Legueyda. "Et peut-être que nous devrions en parler. Et en pleurer. Et continuer à vivre."

01.09.2026 à 08:11

FRANCE24
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Au total, 17 chefs d'Etat et de gouvernements sont à Bichkek, capitale de ce pays montagneux d'Asie centrale, pour participer au sommet commémorant le 25e anniversaire de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS). Outre sa rencontre prévue avec le dirigeant iranien, Vladimir Poutine doit aussi rencontrer le président turc Recep Tayyip Erdogan pour discuter de la guerre en Ukraine après quatre ans et demi de combats. L'OCS a pris un nouvel élan ces dernières années sous l'impulsion de Pékin et Moscou et entend contrebalancer l'influence occidentale, même si plusieurs États membres traversent des crises majeures. Lundi, Vladimir Poutine et le dirigeant chinois Xi Jinping ont loué en marge du sommet la relation entre Moscou et Pékin. Les deux pays ont renforcé leurs liens depuis l'invasion russe de l'Ukraine en 2022. "La coopération stratégique entre la Russie et la Chine constitue un modèle de relations interétatiques", s'est félicité Vladimir Poutine. Xi Jinping a lui relevé "les perspectives encore plus prometteuses" de la coopération sino-russe "grâce aux efforts conjugués des deux parties". La déclaration fondatrice de l'OCS assure que cette organisation "n'est pas une alliance dirigée contre d'autres États". Les dirigeants russe et chinois se servent de ces sommets pour mettre en avant leur vision d'un monde multipolaire, visant à contrer l'hégémonie américaine qu'ils dénoncent. Les deux hommes n'ont cependant abordé la guerre en Ukraine que de "façon superficielle", selon le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov. Guerres et conflits commerciaux Ce sommet se tient à un moment où plusieurs États membres de l'OCS sont impliqués dans des guerres ouvertes : l'invasion russe de l'Ukraine et l'offensive israélo-américaine contre l'Iran déclenchée en février. D'autres sont aussi engagés dans des conflits commerciaux, avec en particulier des droits de douane imposés par les Américains sur les produits chinois et indiens. Fin août, le gouvernement américain a pris des sanctions secondaires contre les partenaires commerciaux de l'Iran pour asphyxier le régime iranien et Washington a menacé les alliés de Téhéran. La Chine, un grand importateur de pétrole iranien, a prévenu qu'elle "défendrait fermement" ses intérêts. Lundi, au cours d'un entretien avec le dirigeant indien Narendra Modi, le président iranien Massoud Pezeshkian a estimé que poursuivre la guerre contre les Etats-Unis n'était pas dans l'intérêt de Téhéran. "Nous sommes convaincus que la poursuite de la guerre n'est ni dans notre intérêt, ni dans celui de la région", a déclaré M. Pezeshkian, alors qu'un premier échange de frappes entre les Américains et Iraniens s'est produit après un mois d'accalmie. L'OCS regroupe dix États (Bélarus, Chine, Inde, Iran, Russie, Kazakhstan, Kirghizstan, Ouzbékistan, Pakistan, Tadjikistan) et quinze partenaires de dialogue, dont la Turquie, l'Arabie saoudite et le Qatar, ainsi que deux Etats observateurs, dont l'Afghanistan. Les retombées concrètes de ce bloc sont incertaines car, si l'OCS revendique de regrouper environ 40% de la population mondiale et 25% du PIB de la planète, le bloc reste hétérogène et miné par des dissensions. La Russie et la Chine sont concurrents en Asie centrale, tandis que Pékin entretient des relations parfois tendues avec l'Inde et le Pakistan.

01.09.2026 à 08:03

FRANCE24
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Sur environ 25 mètres de long, les photos de Népalais et d'étrangers de tous âges s'élèvent aussi haut que possible, et débordent sur des colonnes qui se dressent devant l'hôpital universitaire. Près de 4.500 personnes sont portées manquantes après l'effondrement d'un glacier de l'Himalaya qui a déclenché un tsunami d'eau et de boue au Népal et au Tibet voisin en territoire chinois, dont près de 4.000 au seul Népal. "Mon frère est toujours porté disparu", explique Prakash Chhetri, 46 ans, après avoir affiché sa photo sur le mur. L'homme en chemise bleue espère que son frère, chauffeur d'un groupe de neuf pèlerins, soit encore vivant, puisqu'un de ses passagers a survécu. En haut du mur, des photos de membres d'une même famille sont visibles: une femme de 30 ans, une autre de 35 ans avec sa fille de 8 ans. Des images de jeunes hommes sportifs - dont l'un portait lors de sa disparition des lunettes noires et une veste de sport, précise l'annonce - côtoient celle d'une mère coiffée d'un bonnet, portant avec fierté un bambin dans ses bras. Debu Sapkota, un chauffeur de 58 ans, est venu lui coller les photos de sa belle-mère de 83 ans et de sa petite-fille, disparues dans la ville de Trishuli Bazaar balayée par la vague mercredi dernier. Une alerte pour évacuer a retenti, mais la vieille dame était "trop âgée pour courir", témoigne-t-il. Selon un témoin, qui l'a vue partir dans les flots, "sa petite-fille l'a aidée à s'enfuir mais elles ont toutes deux été emportées". Debu Sapkota confie ne plus avoir "l'espoir qu'elles aient survécu". "Je suis ici dans l'espoir de retrouver leurs corps", dit-il en brandissant les portraits des deux disparues en habits de fête. Visages bouffis De nombreuses photos d'ouvriers et ingénieurs chinois, travaillant sur les chantiers de plusieurs centrales hydroélectriques, ont été placardées. De même que celle d'un commerçant chinois venu déclarer des marchandises au poste-frontière de Rasuwa. A côté, des portraits de plusieurs pèlerins indiens et d'un touriste américain apparaissent aussi. La foule se presse sans interruption devant cette galerie, certains filment l'alignement des visages imprimés. Quelques allées plus loin, près de la morgue du complexe médical, sont affichées les photos de corps extraits de la boue, le visage bouffi. Raj Kumari Tamang, une jeune femme de 20 ans portant un masque, s'est rendue à la morgue à la recherche de son père. "Mon père, Moti Lal Tamang, était allé payer l'électricité à Trishuli Bazaar", dit-elle, "sa géolocalisation le montre près du pont de Trishuli, mais je n'en sais pas plus". La police tient dans une cour en plein air un bureau pour aider à l'identification des corps. "En date de lundi, nous avons reçu 94 corps", explique à l'AFP un policier, O.M. Bahadur Rana, en charge de la gestion des corps après la catastrophe, en précisant que toutes les dépouilles étaient a priori népalaises. "Nous avons seulement identifié 12 corps et nous les avons remis aux familles", ajoute l'agent. Cet effort désespéré pour retrouver les victimes se poursuit en ligne, sur un site gouvernemental qui regroupe les informations sur les rescapés et les disparus, avec de nombreux appels à l'aide. "Hier, nous avons vu la vidéo d'un enfant peinant à s'extraire de la boue qui l'emprisonnait, et qui ressemblait à mon neveu, Suvansh Ghimire, emporté par l'inondation", indique un message.

01.09.2026 à 07:39

FRANCE 24
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Le président colombien Abelardo de la Espriella a affirmé lundi dans une vidéo relayée sur les réseaux sociaux que vingt guérilleros ont été tués dans le pays dans des bombardements ordonnés par son nouveau gouvernement sur des zones contrôlées par des insurgés. Il s'agit des bombardements les plus meurtriers depuis l'arrivée au pouvoir, le 7 août, du nouveau président de la Colombie.
Texte intégral (600 mots)
Le président colombien Abelardo de la Espriella a affirmé lundi dans une vidéo relayée sur les réseaux sociaux que vingt guérilleros ont été tués dans le pays dans des bombardements ordonnés par son nouveau gouvernement sur des zones contrôlées par des insurgés. Il s'agit des bombardements les plus meurtriers depuis l'arrivée au pouvoir, le 7 août, du nouveau président de la Colombie.

01.09.2026 à 05:05

FRANCE24
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Précédemment, elles avaient fait état d'une quinzaine de personnes recherchées. David Black, le chef des opérations, a annoncé lundi soir que 82 personnes au total avaient été secourues dans le canyon. "Il y a une personne portée disparue dont nous avons connaissance pour le moment", a-t-il encore noté. Un peu plus tôt, les autorités du parc national ont annoncé sur X que "deux corps (avaient) été retrouvés" et que les opérations de recherche se poursuivaient. Mais "les prévisions météo pourraient affecter le déroulement et le rythme des opérations" de secours, ont-elles prévenu, orages et fortes pluies étant encore à craindre. Le parc national, qui attire chaque année des millions de touristes venus du monde entier, avait fait état dimanche d'au moins un mort et d'une quinzaine de personnes recherchées. Le parc national avait identifié une première victime comme "un homme de 46 ans", retrouvé "le long du fleuve Colorado, près de Crystal Rapids". Un médecin légiste a été dépêché sur les lieux, avait-il seulement ajouté. Le service des parcs nationaux (NPS) et les services météo américains ont mis en garde contre le risque d'une répétition de ce phénomène météo, du fait des orages et des pluies importantes qui menacent encore lundi. Ils pourraient entraîner "d'autres crues éclair, des coulées de débris, des chutes de pierres", écrit le NPS. La menace porte sur "les ruisseaux, les lits de cours d'eau habituellement secs, les trous d'eau et les zones récemment incendiées", précise l'agence météorologique nationale (NWS) dans son bulletin de la nuit. Torrent d'eau boueuse Elle évoque un risque de "courants déchaînés et mortels" dans les canyons latéraux et étroits. "Les passages à gué pourront être inondés", ajoute-t-elle. Dans l'après-midi de lundi, le célèbre et majestueux canyon apparaissait tantôt largement enveloppé de nuages, tantôt sous un ciel sombre et chargé, selon des photos et des images tournées par l'AFP. Les inondations éclair ont touché samedi le Bright Angel Canyon et la zone de Phantom Ranch, un hôtel situé dans le bas du Grand Canyon, entraînant l'évacuation de dizaines de personnes et endommageant l'unique conduite d'eau alimentant le parc. "Environ 40%" de cette canalisation "a été endommagée ou détruite", selon de premières constatations du parc national rapportées lundi, et des restrictions d'eau devaient être imposées à partir de la mi-journée aux visiteurs dans sa zone la plus fréquentée. Des vidéos tournées dans le week-end par des randonneurs montrent un torrent d'eau boueuse déferlant dans un grondement sourd le long d'un sentier et sous des passerelles, ainsi que des troncs d'arbres et d'autres débris charriés par des rivières en crue. Les crues éclair sont fréquentes dans le nord de l'Arizona, où les terres arides absorbent très mal la pluie. Elles interviennent en pleine sécheresse record dans le sud-ouest des Etats-Unis. Le Grand Canyon, considéré comme l'une des plus grandes merveilles naturelles de la planète, est le résultat de l'érosion de couches de grès rouge et d'autres roches par le fleuve Colorado durant des millions d'années. Plus de 4,4 millions de touristes ont visité le site en 2025, selon les chiffres du service des parcs nationaux.
Texte intégral (582 mots)
Précédemment, elles avaient fait état d'une quinzaine de personnes recherchées. David Black, le chef des opérations, a annoncé lundi soir que 82 personnes au total avaient été secourues dans le canyon. "Il y a une personne portée disparue dont nous avons connaissance pour le moment", a-t-il encore noté. Un peu plus tôt, les autorités du parc national ont annoncé sur X que "deux corps (avaient) été retrouvés" et que les opérations de recherche se poursuivaient. Mais "les prévisions météo pourraient affecter le déroulement et le rythme des opérations" de secours, ont-elles prévenu, orages et fortes pluies étant encore à craindre. Le parc national, qui attire chaque année des millions de touristes venus du monde entier, avait fait état dimanche d'au moins un mort et d'une quinzaine de personnes recherchées. Le parc national avait identifié une première victime comme "un homme de 46 ans", retrouvé "le long du fleuve Colorado, près de Crystal Rapids". Un médecin légiste a été dépêché sur les lieux, avait-il seulement ajouté. Le service des parcs nationaux (NPS) et les services météo américains ont mis en garde contre le risque d'une répétition de ce phénomène météo, du fait des orages et des pluies importantes qui menacent encore lundi. Ils pourraient entraîner "d'autres crues éclair, des coulées de débris, des chutes de pierres", écrit le NPS. La menace porte sur "les ruisseaux, les lits de cours d'eau habituellement secs, les trous d'eau et les zones récemment incendiées", précise l'agence météorologique nationale (NWS) dans son bulletin de la nuit. Torrent d'eau boueuse Elle évoque un risque de "courants déchaînés et mortels" dans les canyons latéraux et étroits. "Les passages à gué pourront être inondés", ajoute-t-elle. Dans l'après-midi de lundi, le célèbre et majestueux canyon apparaissait tantôt largement enveloppé de nuages, tantôt sous un ciel sombre et chargé, selon des photos et des images tournées par l'AFP. Les inondations éclair ont touché samedi le Bright Angel Canyon et la zone de Phantom Ranch, un hôtel situé dans le bas du Grand Canyon, entraînant l'évacuation de dizaines de personnes et endommageant l'unique conduite d'eau alimentant le parc. "Environ 40%" de cette canalisation "a été endommagée ou détruite", selon de premières constatations du parc national rapportées lundi, et des restrictions d'eau devaient être imposées à partir de la mi-journée aux visiteurs dans sa zone la plus fréquentée. Des vidéos tournées dans le week-end par des randonneurs montrent un torrent d'eau boueuse déferlant dans un grondement sourd le long d'un sentier et sous des passerelles, ainsi que des troncs d'arbres et d'autres débris charriés par des rivières en crue. Les crues éclair sont fréquentes dans le nord de l'Arizona, où les terres arides absorbent très mal la pluie. Elles interviennent en pleine sécheresse record dans le sud-ouest des Etats-Unis. Le Grand Canyon, considéré comme l'une des plus grandes merveilles naturelles de la planète, est le résultat de l'érosion de couches de grès rouge et d'autres roches par le fleuve Colorado durant des millions d'années. Plus de 4,4 millions de touristes ont visité le site en 2025, selon les chiffres du service des parcs nationaux.
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