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19.02.2026 à 23:35

Athlétisme: avec le record du monde du 800 m, Keely Hodgkinson électrise Liévin

FRANCE24
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Habituée aux records du monde, la piste de Liévin a été fidèle à sa réputation, la Britannique retranchant quasiment une seconde au précédent record du monde de la Slovène Jolanda Ceplak (1 min 55 sec 82) avec un temps d'1 min 54 sec 87. "Je crois que je peux encore pousser", a-t-elle réagi en zone mixte à l'issue de la course. Il aura fallu près de 24 ans pour que quelqu'un surpasse cette marque établie, ironie du sort, le 3 mars 2002, jour de naissance de Hodgkinson. Ses premiers mots de recordwoman du monde ont été pour le public, qu'elle a "pu entendre tout le long". Alors que la salle se vidait après sa course, la championne olympique du 800 m à Paris est d'ailleurs restée de longues minutes sur la piste, allant à la rencontre de jeunes supporters dont certains tenaient des pancartes à son nom ou criaient son prénom. "Il semble juste que c'est à moi de m'emparer" de ce record du monde, avait-elle estimé mercredi en conférence de presse, qualifiant le temps de Ceplak de "réalisable". "Je ne veux pas mettre de limite au temps que je peux réaliser", avait-elle ajouté. Sa très bonne forme du moment avait été évidente dès sa rentrée, samedi lors des championnats britanniques en salle. Sans lièvre et sans aide lumineuse pour lui donner le rythme en bord de piste, elle avait réalisé 1 min 56 sec 33, troisième meilleur chrono de l'histoire. A un mois des Mondiaux Elle frappe un très grand coup à un mois des championnats du monde en salle à Torun (Pologne), compétition à laquelle elle n'a jamais participé. Avant elle, l'une des principales attractions de la soirée a été le concours masculin de saut à la perche, au cours duquel le Grec Emmanouil Karalis a été le premier athlète de l'année à franchir les six mètres, dès son premier essai. Ce saut a été réalisé dans un quasi-anonymat alors que les spectateurs avaient les yeux rivés sur une autre épreuve. Mais Karalis, 26 ans, a ensuite eu droit à du sirtaki et aux encouragements du public pour ses trois tentatives à 6,07 m, dont les deux premiers ont été manqués de justesse. "Je sais que je vais être capable de sauter à cette hauteur et peut-être même plus haut" une fois réglés quelques problèmes dans sa course d'élan, a-t-il assuré à l'AFP après l'épreuve. L'Australienne Jessica Hull, médaillée d'argent sur 1.500 m lors des Jeux olympiques de Paris, s'est quant à elle frottée à la meilleure performance de tous les temps sur 2.000 m, propriété depuis 2017 de Genzebe Dibaba (5 min 23 sec 75). Longtemps à la lutte avec cette performance, Hull a légèrement flanché sur la fin et réalisé 5 min 26 sec 68. "Je sentais que j'étais dans une forme pour le faire", a-t-elle assuré après la course, dans un grand sourire.

19.02.2026 à 23:21

La Nasa dresse un bilan très sévère du vol d'essai raté du vaisseau spatial de Boeing

FRANCE24
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Ces conclusions très sévères sont issues d'un rapport de la Nasa sur cette mission qui avait viré à la polémique, les défaillances du vaisseau de Boeing ayant bloqué deux astronautes dans la Station spatiale internationale (ISS) pendant plus de neuf mois. Partis initialement en juin 2024 pour une mission de huit jours destinée à tester ce vaisseau développé par Boeing pour la Nasa, les Américains Suni Williams et Butch Wilmore s'étaient retrouvés au coeur d'un véritable feuilleton spatial. En raison de problèmes détectés sur le système de propulsion du Starliner, la Nasa avait en effet fini par décider de renvoyer le vaisseau à vide et de confier le retour des astronautes au rival de Boeing, l'entreprise SpaceX d'Elon Musk. Cette mésaventure ayant viré au camouflet pour Boeing aurait néanmoins pu causer une tragédie humaine, a insisté jeudi le nouveau patron de la Nasa lors d'une conférence de presse. "L'issue de cette mission aurait pu être très très différente", a-t-il relevé gravement, annonçant que la Nasa avait réévalué la gravité de cet incident et l'estime désormais de "type A", le plus haut niveau. Cette reclassification place ainsi ces déboires au même niveau que les accidents mortels survenus sur les navettes spatiales Challenger et Columbia en 1986 et 2003. - "Laissé tomber" - Si une enquête technique sur les problèmes rencontrés est encore en cours, ce premier rapport identifie une série de manquements tant du côté de l'entreprise que de l'agence spatiale américaine, a détaillé Jared Isaacman. "Starliner présente des déficiences de conception et d'ingénierie qui doivent être corrigées mais la défaillance la plus préoccupante révélée par cette enquête n'est pas d'ordre matériel. Il s'agit des prises de décision et du leadership", a-t-il ainsi assuré. La Nasa aurait notamment failli à prendre certaines décisions par crainte de nuire à la réputation de Boeing, avance le rapport. Autant d'éléments ayant mis en danger l'équipage. "Nous les avons laissés tomber", a reconnu Amit Kshatriya, administrateur associé de la Nasa, admettant que ces conclusions étaient "difficiles à entendre". La Nasa va toutefois continuer à travailler avec Boeing pour améliorer son vaisseau et faire en sorte qu'il puisse mener à l'avenir des missions habitées et de cargo vers l'ISS, a assuré Jared Isaacman. - "Progrès substantiels" - Mais en l'état, ce vaisseau est "moins fiable pour la survie de l'équipage que les autres véhicules habités" et l'agence "ne fera pas voler un nouvel équipage sur Starliner tant que les causes techniques ne seront pas comprises et corrigées", a-t-il tranché. Saluant la "rigueur" de l'enquête menée par la Nasa, Boeing a assuré dans un communiqué transmis à l'AFP avoir pris note de ses conclusions et réalisé de profonds changements depuis le vol en question. L'entreprise "a accompli des progrès substantiels dans la mise en oeuvre des mesures correctives" liées aux problèmes identifiés "et a conduit des changements culturels significatifs au sein de ses équipes qui s'inscrivent directement dans le prolongement des conclusions du rapport", a-t-il ainsi assuré. La Nasa avait commandé il y a plus de dix ans à Boeing et SpaceX un nouveau vaisseau chacun pour acheminer ses astronautes vers l'ISS. Mais l'entreprise d'Elon Musk a largement battu le géant de l'aérospatial américain et joue depuis plusieurs années le rôle d'unique taxi spatial américain. Ce premier vol de Starliner avec équipage, réalisé en 2024 après des années de retard, devait être le dernier test avant le lancement d'opérations régulières.

19.02.2026 à 23:19

Ligue Europa: Lille tombe à domicile face à l'Étoile rouge, les 8e s'éloignent

FRANCE24
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La crise continue et semble même s'intensifier au Losc, malade en Ligue 1, qui voit son chemin vers les huitièmes de la C3 s'étrécir franchement au terme de sa septième défaite en dix matches disputés en 2026. Sa mission sera de réussir, dans la capitale serbe la semaine prochaine, la où il a échoué en novembre, quand il s'était incliné (1-0) au stade Rajko-Mitic durant la phase de groupe. Depuis, le club nordiste s'est englué dans une crise de résultats dont il ne parvient pas à s'extraire, malgré les tentatives de son entraîneur Bruno Genesio. Dans l'enceinte de Villeneuve-d'Ascq, même pas remplie de moitié pour l'occasion, le Lyonnais a titularisé Gaëtan Perrin, sur l'aile droite, pour la première fois depuis son arrivée cet hiver, Ayyoub Bouaddi de nouveau au poste de latéral droit et Matias Fernandez-Pardo en pointe. Mais ces choix n'ont pas suffi à sortir les Dogues de leur marasme. Pire, après ses erreurs défensives grossières, dont il est désormais guéri, et sa maladresse chronique en attaque, dont il souffre profondément, le patient lillois semble atteint d'un nouveau mal: le manque d'intensité. Si bien qu'il est difficile, au terme de cette rencontre, de dégager plusieurs occasions nettes de but en faveur des Nordistes. Certes, il y a eu ce centre dangereux de Gaëtan Perrin (25e), cette frappe complètement manquée d'Hakon Haraldsson à l'entrée de la surface (32e), ou encore deux tirs à côté de Romain Perraud (80e, 90e+4). Mais Matheus Magalhaes n'aura pas eu à effectuer le moindre arrêt pour préserver les cages serbes. Sifflets et pétards du public L'Étoile rouge n'a pas éclairé le jeu mais a su briller lorsqu'elle en a eu l'occasion, par son solide défenseur central Franklin Tebo Uchenna, étrangement seul pour reprendre un corner dans les six mètres de Berke Özer (45e+1). Juste avant la mi-temps, de premiers sifflets sont descendus des travées du stade Pierre-Mauroy. Rien n'a semblé pouvoir inverser le cours de cette rencontre, la chute de cette équipe: ni les entrées de Nabil Bentaleb et Tiago Santos à la mi-temps, ni celle, plus tard, d'Olivier Giroud (63e). Le Losc aurait même pu compromettre un peu plus ses chances de qualification sans deux arrêts déterminants d'Özer devant Marko Arnautovic (67e, 87e). Les sifflets se sont transformés en bronca à la fin du match. D'abord immobiles, le regard dans le vide ou les mains sur leurs genoux, les Lillois se sont ensuite dirigés vers les Dogues Virage Est (DVE), principal groupe d'ultras lillois, qui ont lancé des pétards puis des slogans hostiles: "Mouillez le maillot", "On veut des guerriers", "Démission Genesio". La crise est profonde.

19.02.2026 à 23:19

ATP 500 de Doha: Fils en demi-finales, Sinner battu

FRANCE24
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L'autre demi-finale opposera Carlos Alcaraz et Andrey Rublev. De retour depuis quinze jours à la compétition et tombé à la 40e place mondiale après six mois d'arrêt dus à une blessure au dos, Fils a battu Jiri Lehecka (22e) 6-3, 6-3, le Tchèque contre lequel il avait terminé sa saison 2025 écourtée, en juillet dernier. C'est la victoire la plus probante cette saison de l'ancien N.1 français, 21 ans, qui dispute son troisième tournoi de l'année dans le Golfe. Contre Mensik (20 ans), ce sera un duel entre deux des jeunes les plus prometteurs, derrière le patron espagnol à peine plus âgé (22 ans). Ils en sont pour le moment à une victoire chacun. L'an passé le Tchèque avait battu le Français sur la route de son plus grand succès au Masters 1000 de Miami (il avait dominé Novak Djokovic en finale). Le grand serveur tchèque (1,96 m) a claqué 11 aces et s'est montré plus efficace dans les moments décisifs, sauvant notamment quatre balles de break au premier set contre l'Italien, qu'il croisait pour la première fois. Carlos Alcaraz a lui aussi perdu le premier set face au Russe Karen Khachanov 6-7 (3/7), 6-4, 6-3 avant de retourner la situation. "Ça a été serré. J'ai eu quelques balles de break et une balle de set dans la première manche que je n'ai pas converties", a dit le vainqueur de l'Open d'Australie, toujours invaincu en dix matches en 2025. En début d'après-midi, Rublev avait le premier rallié les demi-finales en dominant le Grec Stefanos Tsitsipas 6-3, 7-6 (7/2).

19.02.2026 à 23:07

Après le Groenland, le Svalbard prochaine terre de convoitise dans l'Arctique?

FRANCE24
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"Aujourd'hui le Groenland, demain le Svalbard ?" : la question revient souvent aux oreilles de Terje Aunevik, le maire de Longyearbyen, le chef-lieu de ce territoire à mi-chemin entre la Norvège continentale et le pôle Nord. Avec ses visées expansionnistes, Donald Trump a braqué les projecteurs sur l'Arctique, où les enjeux stratégiques et économiques (minéraux, pétrole, pêche, nouvelles routes maritimes, etc.) croissent à mesure que la banquise recule. Ancienne communauté minière transformée en destination touristique et site d'observation scientifique dans la région qui se réchauffe le plus vite sur la planète, Longyearbyen sort de l'ordinaire. Privée de soleil pendant quatre mois l'hiver, cette localité de quelque 2.500 âmes, l'une des plus septentrionales du monde, baigne dans une lumière permanente l'été. Quand on en sort, le port du fusil est obligatoire pour parer à une rencontre fortuite avec un ours polaire. Certains redoutent que l'appétit du président américain s'étende à l'avenir au Svalbard ou qu'il désinhibe la Russie qui se croirait, à son tour, autorisée à s'emparer de cet archipel norvégien. Outre les richesses susceptibles de reposer dans et sous ses fonds marins, ce territoire grand comme deux fois la Belgique a une position stratégique car il commande la partie nord du "bear gap". Le terme désigne la zone maritime que les sous-marins lanceurs d'engins de la puissante Flotte du Nord, basés sur la péninsule de Kola, dans le nord-ouest de la Russie, doivent emprunter pour disparaître dans les eaux profondes de l'Atlantique. Lénine "L'importance stratégique ne réside pas nécessairement dans l'île elle-même mais dans les eaux qui l'entourent", souligne Barbara Kunz, la directrice du programme européen sur la sécurité de l'Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri). "Pour la Russie, il s'agit de protéger sa force de dissuasion nucléaire et de s'assurer que personne ne s'approche de sa côte nord. (...) Quant aux États-Unis, ils aimeraient pouvoir empêcher" le transit des sous-marins russes vers l'Atlantique, dit-elle. A Longyearbyen, où cohabitent une cinquantaine de nationalités différentes, on reste serein. "On parle peut-être un peu plus de ce qui se passe au Groenland, avec Trump et tout ça, mais, en même temps, j'ai l'impression qu'on n'est pas plus anxieux que d'habitude", confie Charlotte Bakke-Mathiesen, une employée de magasin. "On est un peu comme dans une bulle". Dans son bureau où son collier de maire côtoie un fémur d'ours polaire, Terje Aunevik ne dit pas autre chose. "La situation est comme elle est mais je ne perçois pas de menaces. Je pense sincèrement que tant nos alliés que nos voisins vivent très bien avec le fait que la Norvège exerce sa souveraineté sur cette île", assure-t-il. Les "voisins" ? Quelque 350 Russes et Ukrainiens russophones qui vivent à Barentsburg, à une quarantaine de kilomètres à vol d'oiseau. Difficile de croire que cette communauté minière, sous contrôle russe depuis près d'un siècle, soit située sur un territoire de l'Otan : un buste de Lénine trône au milieu du village et les panneaux sont en cyrillique. Actions hybrides S'il a reconnu la souveraineté norvégienne sur l'archipel, le traité de Paris datant de 1920 a la particularité d'accorder aux ressortissants de toutes les parties contractantes le droit d'exploiter les ressources naturelles du Svalbard "sur un pied de parfaite égalité". Près de 50 Etats l'ont signé, dont la Russie, les Etats-Unis et la Chine, et bénéficient donc de facilités d'accès. Depuis l'annexion de la Crimée qui a attisé les tensions avec la Russie en 2014, la Norvège essaie de resserrer son contrôle en empêchant la vente de terrains à des étrangers ou en restreignant drastiquement le droit de vote. Mais Moscou agit comme un poil à gratter en affirmant qu'Oslo ne respecte pas le traité de Paris et en multipliant les provocations : défilé quasi-militaire à Barentsburg pour célébrer la victoire sur l'Allemagne nazie, érection non autorisée d'une croix orthodoxe géante à Pyramiden, une autre petite communauté russe... "Les Russes ont d'autres priorités plus stratégiques à l'heure actuelle et n'ont aucun intérêt à une escalade au-delà des actions hybrides qu'ils y mènent de longue date", estime Mikaa Blugeon-Mered, un chercheur en géopolitique des pôles et l'auteur des "Mondes polaires". "Pour la Norvège, les Etats-Unis sont plus inquiétants aujourd'hui en ce qui concerne le Svalbard car plus susceptibles de mener une action qui déstabiliserait l'équilibre précaire du territoire", juge-t-il, arguant qu'"avec l'administration Trump actuelle, on peut s'attendre à tout". Longtemps, les experts ont parlé d'un "exceptionnalisme arctique", une idée selon laquelle l'Arctique fonctionne avec des règles de coopération particulières, relativement préservées des rivalités stratégiques. Mais, selon Barbara Kunz, "l'ère Grand Nord, faibles tensions est révolue".
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