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19.06.2026 à 13:52

Aurélie BAZZARA-KIBANGULA
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La République démocratique du Congo est confrontée à une nouvelle vague du virus Ebola. Le bilan est déjà très lourd avec plus de 200 morts en un mois. Les soignants sont en première ligne pour tenter d'endiguer la propagation du virus. Nos équipes ont rencontré des médecins et des infirmiers, qui racontent leur combat quotidien, mais aussi leur désarroi face au manque criant de moyens.
La République démocratique du Congo est confrontée à une nouvelle vague du virus Ebola. Le bilan est déjà très lourd avec plus de 200 morts en un mois. Les soignants sont en première ligne pour tenter d'endiguer la propagation du virus. Nos équipes ont rencontré des médecins et des infirmiers, qui racontent leur combat quotidien, mais aussi leur désarroi face au manque criant de moyens.

19.06.2026 à 13:17

Jules Marchand
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La ⁠cour d'appel ​de Versailles a ordonné, vendredi, le ​renvoi d'Achraf Hakimi ​devant ‌la cour criminelle des Yvelines pour viol. L’affaire suit le défenseur du PSG et capitaine de la sélection nationale du Maroc depuis trois ans. 
La ⁠cour d'appel ​de Versailles a ordonné, vendredi, le ​renvoi d'Achraf Hakimi ​devant ‌la cour criminelle des Yvelines pour viol. L’affaire suit le défenseur du PSG et capitaine de la sélection nationale du Maroc depuis trois ans. 

19.06.2026 à 13:11

FRANCE24
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Le président américain Donald Trump, qui a apporté son soutien aux manifestations antigouvernementales en début d'année, avait brandi l'argument au début du conflit que les bombardements devaient ouvrir la voie à un soulèvement populaire capable de faire tomber le pouvoir iranien. Mais les dissidents iraniens sont les premiers perdants de l'accord trouvé cette semaine entre Washington et Téhéran pour mettre fin au chaos, selon des experts et défenseurs des droits humains interrogés par l'AFP. Les mouvements d'opposition en exil, qui s'étaient empressés de se positionner en vue d'une hypothétique transition, n'ont pas réussi à "saisir l'opportunité", explique Thomas Juneau, professeur à l'Université d'Ottawa. "Au contraire, les luttes intestines au sein de l'opposition en exil se sont intensifiées", estime-t-il, tandis que l'opposition intérieure "a été considérablement affaiblie" après des décennies de répression. En Iran, certains avaient exprimé l'espoir d'une intervention étrangère après le mouvement de contestation de janvier, réprimé dans le sang. Et le 28 février, au premier jour des frappes israélo-américaines, des cris de joie ont accueilli dans des quartiers de Téhéran l'annonce que le guide suprême Ali Khamenei avait été tué. Mais au fil de la guerre, les attentes se sont envolées face à la riposte de la République islamique qui, loin de battre en retraite, a attaqué Israël et ses voisins du Golfe alliés aux Etats-Unis. Les morts de civils et destructions du conflit, la vague d'arrestations et d'exécutions, les coupures massives d'internet n'ont au final fait qu'aggraver les souffrances des habitants, sur fond de marasme économique. "La paix avec mon bourreau" "Cette guerre n'a jamais été menée pour les droits humains" des Iraniens, assène Mahmood Amiry Moghaddam, directeur de l'ONG Iran Human Rights. Et s'est au contraire retournée contre eux en permettant aux autorités de s'en servir de "prétexte pour intensifier la répression". Pour lui, "le changement démocratique doit venir du peuple iranien, et non d'une intervention militaire étrangère". Le vice-président américain JD Vance a insisté cette semaine sur le fait que la guerre visait avant tout à mettre fin au programme nucléaire iranien et que la position de Trump avait toujours été: "Si le peuple iranien veut se soulever, tant mieux. C'est son affaire". N'empêche, des Iraniens confiaient leur sentiment de trahison ces dernières heures. "Ils ont beau essayer d'enjoliver l'accord, cela ne fera que leur donner (aux autorités iraniennes, NDLR) le pouvoir de nous opprimer davantage", dit Sima, une habitante de Téhéran de 34 ans, sous couvert d'anonymat: "Toute forme de paix avec la République islamique reviendrait à faire la paix avec mon bourreau". Pour Reza Pahlavi, fils de l'ex-chah d'Iran renversé en 1979, "toute négociation avec ce régime est vouée à l'échec et nous en subirons tous les conséquences". C'est "moralement répréhensible et une erreur stratégique", a-t-il écrit sur X. M. Pahlavi, dont le nom a été scandé durant les récentes manifestations en Iran, a souvent été cité par les médias comme une alternative possible. Mais ni lui, ni aucune autre figure de l'opposition n'a obtenu le soutien de Donald Trump. Prisonniers politiques Selon Thomas Juneau, les manifestations n'ont pas permis de faire émerger une coalition unie, les différentes factions de la diaspora préférant organiser leurs rassemblements chacune de leur côté. Un autre groupe important, les Moudjahidine du peuple (OMPI), a fustigé à la fois la République islamique et les monarchistes en réaction à l'accord américano-iranien, affirmant qu'ils étaient les seuls à "souhaiter la guerre". Leur responsable, Maryam Radjavi, a appelé à inclure la fin des exécutions de prisonniers politiques dans les discussions, un point absent du protocole signé par Washington et Téhéran. Les Nations Unies et des ONG s'alarment de la forte augmentation des exécutions en Iran – plus de 40 depuis le début de la guerre – et des arrestations ces derniers mois, dont beaucoup sont liées aux manifestations que les autorités ont qualifiées d'"émeutes terroristes". "Les manifestants, dissidents et tous ceux qui militent pour un changement politique fondamental restent gravement exposés au risque de nouvelles atrocités de la part des autorités iraniennes", a prévenu la secrétaire générale d'Amnesty International, Agnès Callamard.
Texte intégral (740 mots)
Le président américain Donald Trump, qui a apporté son soutien aux manifestations antigouvernementales en début d'année, avait brandi l'argument au début du conflit que les bombardements devaient ouvrir la voie à un soulèvement populaire capable de faire tomber le pouvoir iranien. Mais les dissidents iraniens sont les premiers perdants de l'accord trouvé cette semaine entre Washington et Téhéran pour mettre fin au chaos, selon des experts et défenseurs des droits humains interrogés par l'AFP. Les mouvements d'opposition en exil, qui s'étaient empressés de se positionner en vue d'une hypothétique transition, n'ont pas réussi à "saisir l'opportunité", explique Thomas Juneau, professeur à l'Université d'Ottawa. "Au contraire, les luttes intestines au sein de l'opposition en exil se sont intensifiées", estime-t-il, tandis que l'opposition intérieure "a été considérablement affaiblie" après des décennies de répression. En Iran, certains avaient exprimé l'espoir d'une intervention étrangère après le mouvement de contestation de janvier, réprimé dans le sang. Et le 28 février, au premier jour des frappes israélo-américaines, des cris de joie ont accueilli dans des quartiers de Téhéran l'annonce que le guide suprême Ali Khamenei avait été tué. Mais au fil de la guerre, les attentes se sont envolées face à la riposte de la République islamique qui, loin de battre en retraite, a attaqué Israël et ses voisins du Golfe alliés aux Etats-Unis. Les morts de civils et destructions du conflit, la vague d'arrestations et d'exécutions, les coupures massives d'internet n'ont au final fait qu'aggraver les souffrances des habitants, sur fond de marasme économique. "La paix avec mon bourreau" "Cette guerre n'a jamais été menée pour les droits humains" des Iraniens, assène Mahmood Amiry Moghaddam, directeur de l'ONG Iran Human Rights. Et s'est au contraire retournée contre eux en permettant aux autorités de s'en servir de "prétexte pour intensifier la répression". Pour lui, "le changement démocratique doit venir du peuple iranien, et non d'une intervention militaire étrangère". Le vice-président américain JD Vance a insisté cette semaine sur le fait que la guerre visait avant tout à mettre fin au programme nucléaire iranien et que la position de Trump avait toujours été: "Si le peuple iranien veut se soulever, tant mieux. C'est son affaire". N'empêche, des Iraniens confiaient leur sentiment de trahison ces dernières heures. "Ils ont beau essayer d'enjoliver l'accord, cela ne fera que leur donner (aux autorités iraniennes, NDLR) le pouvoir de nous opprimer davantage", dit Sima, une habitante de Téhéran de 34 ans, sous couvert d'anonymat: "Toute forme de paix avec la République islamique reviendrait à faire la paix avec mon bourreau". Pour Reza Pahlavi, fils de l'ex-chah d'Iran renversé en 1979, "toute négociation avec ce régime est vouée à l'échec et nous en subirons tous les conséquences". C'est "moralement répréhensible et une erreur stratégique", a-t-il écrit sur X. M. Pahlavi, dont le nom a été scandé durant les récentes manifestations en Iran, a souvent été cité par les médias comme une alternative possible. Mais ni lui, ni aucune autre figure de l'opposition n'a obtenu le soutien de Donald Trump. Prisonniers politiques Selon Thomas Juneau, les manifestations n'ont pas permis de faire émerger une coalition unie, les différentes factions de la diaspora préférant organiser leurs rassemblements chacune de leur côté. Un autre groupe important, les Moudjahidine du peuple (OMPI), a fustigé à la fois la République islamique et les monarchistes en réaction à l'accord américano-iranien, affirmant qu'ils étaient les seuls à "souhaiter la guerre". Leur responsable, Maryam Radjavi, a appelé à inclure la fin des exécutions de prisonniers politiques dans les discussions, un point absent du protocole signé par Washington et Téhéran. Les Nations Unies et des ONG s'alarment de la forte augmentation des exécutions en Iran – plus de 40 depuis le début de la guerre – et des arrestations ces derniers mois, dont beaucoup sont liées aux manifestations que les autorités ont qualifiées d'"émeutes terroristes". "Les manifestants, dissidents et tous ceux qui militent pour un changement politique fondamental restent gravement exposés au risque de nouvelles atrocités de la part des autorités iraniennes", a prévenu la secrétaire générale d'Amnesty International, Agnès Callamard.

19.06.2026 à 13:03

FRANCE24
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"Je vais une fois de plus répéter ma demande de ne recourir à aucun endettement de l'UE. Nous ne devons pas le faire", a souligné vendredi le chancelier Friedrich Merz, au deuxième jour d'un sommet à Bruxelles. Le chef du gouvernement allemand s'oppose ainsi frontalement au président français Emmanuel Macron, qui défend depuis des mois un recours à l'emprunt pour aider à financer le futur budget de l'Europe, ce qui permettrait d'investir davantage dans les secteurs d'avenir. Une position qu'il a réaffirmée jeudi soir lors d'un entretien diffusé sur la chaîne publique France 2. "Il faut que notre Europe investisse davantage. (...) On a besoin d'un budget beaucoup plus grand pour mettre plus d'argent public", avait plaidé le dirigeant français, citant l'exemple de l'intelligence artificielle (IA). "Aujourd'hui, l'Europe ne met pas assez d'argent sur l'IA. Nous, Français, on en met plus que les voisins. Nous, Européens, on n'en met pas assez par rapport aux Américains". L'UE espère boucler d'ici la fin de l'année les difficiles négociations sur son prochain budget pluriannuel pour la période 2028-2034. Bruxelles a proposé l'an dernier une enveloppe totale de 2.000 milliards d'euros, en forte hausse par rapport au budget actuel. Ce mois-ci, Chypre, qui exerce la présidence tournante de l'UE, a présenté une première contre-proposition chiffrée au nom des 27 États-membres, prônant seulement une "baisse modeste de 2%" par rapport au projet de la Commission. "Distributeur de billets" Mais plusieurs capitales, Berlin en tête, jugent cette contre-proposition trop timorée et appellent à des économies plus franches dans les dépenses envisagées. "La proposition actuelle, compte tenu de son ampleur, est beaucoup trop élevée", a insisté M. Merz devant la presse. L'Allemagne fait partie d'un groupe de pays du Nord de l'Europe surnommés les "frugaux". Ces Etats, qui sont des contributeurs nets au budget européen, car ils reçoivent moins d'argent de l'UE qu'ils ne lui en versent, sont partisans d'un projet nettement plus économe. Parmi eux, l'Autriche se montre la plus virulente. "Les contributeurs nets ne sont pas le distributeur de billets de l'Union européenne", a tonné le chancelier Christian Stocker, dans un entretien au Financial Times. En face, 17 pays du Sud et de l'Est de l'Europe se sont regroupés dans un bloc surnommé "les amis de la cohésion", pour défendre au contraire un budget plus généreux, au bénéfice des agriculteurs et des aides à la cohésion sociale et territoriale. Lors d'une réunion jeudi en marge du sommet européen, leurs dirigeants "ont réitéré la conviction partagée que le futur budget de l'Union doit permettre de faire face aux nouveaux défis stratégiques sans pénaliser les politiques prévues par les traités, à commencer par la politique de cohésion, la politique agricole commune et la politique commune de la pêche", a rapporté le gouvernement italien. "Ces politiques constituent des investissements essentiels pour l'avenir de l'Europe, capables de renforcer la cohésion économique, sociale et territoriale, la sécurité alimentaire, la compétitivité et la résilience des communautés européennes", insistent ces pays. Une position partagée globalement par le Parlement européen, qui défend lui aussi un budget plus élevé que la proposition de la Commission. Pour ce faire, les parlementaires proposent de nouvelles recettes, comme une taxe sur les géants du numérique. Avec des positions aussi éloignées, les négociations s'annoncent ardues, d'autant plus que Bruxelles espère les conclure avant la fin de l'année, pour éviter qu'elles soient percutées par les élections prévues dans plusieurs pays, en particulier en France. Un calendrier particulièrement serré. Mais le Rassemblement national, en tête des sondages pour l'élection présidentielle française, qui dénonce un "scandale démocratique", a déjà prévenu qu'en cas de victoire, il réduirait de moitié la contribution nette du pays au budget européen.
Texte intégral (673 mots)
"Je vais une fois de plus répéter ma demande de ne recourir à aucun endettement de l'UE. Nous ne devons pas le faire", a souligné vendredi le chancelier Friedrich Merz, au deuxième jour d'un sommet à Bruxelles. Le chef du gouvernement allemand s'oppose ainsi frontalement au président français Emmanuel Macron, qui défend depuis des mois un recours à l'emprunt pour aider à financer le futur budget de l'Europe, ce qui permettrait d'investir davantage dans les secteurs d'avenir. Une position qu'il a réaffirmée jeudi soir lors d'un entretien diffusé sur la chaîne publique France 2. "Il faut que notre Europe investisse davantage. (...) On a besoin d'un budget beaucoup plus grand pour mettre plus d'argent public", avait plaidé le dirigeant français, citant l'exemple de l'intelligence artificielle (IA). "Aujourd'hui, l'Europe ne met pas assez d'argent sur l'IA. Nous, Français, on en met plus que les voisins. Nous, Européens, on n'en met pas assez par rapport aux Américains". L'UE espère boucler d'ici la fin de l'année les difficiles négociations sur son prochain budget pluriannuel pour la période 2028-2034. Bruxelles a proposé l'an dernier une enveloppe totale de 2.000 milliards d'euros, en forte hausse par rapport au budget actuel. Ce mois-ci, Chypre, qui exerce la présidence tournante de l'UE, a présenté une première contre-proposition chiffrée au nom des 27 États-membres, prônant seulement une "baisse modeste de 2%" par rapport au projet de la Commission. "Distributeur de billets" Mais plusieurs capitales, Berlin en tête, jugent cette contre-proposition trop timorée et appellent à des économies plus franches dans les dépenses envisagées. "La proposition actuelle, compte tenu de son ampleur, est beaucoup trop élevée", a insisté M. Merz devant la presse. L'Allemagne fait partie d'un groupe de pays du Nord de l'Europe surnommés les "frugaux". Ces Etats, qui sont des contributeurs nets au budget européen, car ils reçoivent moins d'argent de l'UE qu'ils ne lui en versent, sont partisans d'un projet nettement plus économe. Parmi eux, l'Autriche se montre la plus virulente. "Les contributeurs nets ne sont pas le distributeur de billets de l'Union européenne", a tonné le chancelier Christian Stocker, dans un entretien au Financial Times. En face, 17 pays du Sud et de l'Est de l'Europe se sont regroupés dans un bloc surnommé "les amis de la cohésion", pour défendre au contraire un budget plus généreux, au bénéfice des agriculteurs et des aides à la cohésion sociale et territoriale. Lors d'une réunion jeudi en marge du sommet européen, leurs dirigeants "ont réitéré la conviction partagée que le futur budget de l'Union doit permettre de faire face aux nouveaux défis stratégiques sans pénaliser les politiques prévues par les traités, à commencer par la politique de cohésion, la politique agricole commune et la politique commune de la pêche", a rapporté le gouvernement italien. "Ces politiques constituent des investissements essentiels pour l'avenir de l'Europe, capables de renforcer la cohésion économique, sociale et territoriale, la sécurité alimentaire, la compétitivité et la résilience des communautés européennes", insistent ces pays. Une position partagée globalement par le Parlement européen, qui défend lui aussi un budget plus élevé que la proposition de la Commission. Pour ce faire, les parlementaires proposent de nouvelles recettes, comme une taxe sur les géants du numérique. Avec des positions aussi éloignées, les négociations s'annoncent ardues, d'autant plus que Bruxelles espère les conclure avant la fin de l'année, pour éviter qu'elles soient percutées par les élections prévues dans plusieurs pays, en particulier en France. Un calendrier particulièrement serré. Mais le Rassemblement national, en tête des sondages pour l'élection présidentielle française, qui dénonce un "scandale démocratique", a déjà prévenu qu'en cas de victoire, il réduirait de moitié la contribution nette du pays au budget européen.
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