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12.07.2026 à 14:07

FRANCE24
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"Face à ce retour de l'odieux antisémitisme, la vigilance est un devoir de tous les instants", a lancé le chef de l'Etat qui présidait à Paris la première journée nationale de commémoration de la reconnaissance de l'innocence du capitaine Alfred Dreyfus, 120 ans jour pour jour après la décision de la Cour de cassation. Dans son discours, Emmanuel Macron a ainsi lié deux événements qui à quelques décennies de distance ont marqué l'histoire de l'antisémitisme en France. Le capitaine Dreyfus, de confession juive, fut condamné pour haute trahison au profit de l'Allemagne sur la base de fausses preuves et envoyé au bagne à la fin du XIXe siècle dans un climat profondément antisémite en France, avant d'être réhabilité au terme d'une longue bataille de responsables politiques, écrivains et intellectuels pour la reconnaissance de son innoncence. "L'affaire Dreyfus n'est pas une page de notre histoire qui se serait fermée en 1906 grâce à la Cour de cassation et la réintégration de Dreyfus dans l'armée", a insisté Emmanuel Macron. "Vieux démons" "Nous savons que les vieux démons de l'antisémitisme n'ont jamais totalement disparu de notre pays", a-t-il ajouté en appelant dans ce contexte à entretenir l'héritage des "dreyfusards". "Le +dreyfusisme+ n'est pas un souvenir, c'est un état d'esprit qui refuse que l'appartenance d'un homme à une religion, une origine, une communauté puisse devenir l'alibi permettant de le livrer en pâture à une justice et une opinion aveugle", a-t-il martelé. Juste avant lui, Charles Dreyfus, 99 ans, petit-fils du capitaine Dreyfus, a aussi constaté "avec tristesse" la résurgence de l'antisémitisme. Une statue représentant le capitaine dans la cour de l'Ecole militaire, le 5 janvier 1895, le sabre brisé mais toujours au garde-à-vous, est aussi désormais érigée sur la place devant la Cour de cassation. Le maire de Paris Emmanuel Grégoire a de son côté annoncé que la place portant le nom de l'écrivain nationaliste Maurice Barrès, un des plus féroces détracteurs d'Alfred Dreyfus dans des écrits empreints de haine antisémite, porterait désormais le nom de Lucie Dreyfus, l'épouse du capitaine qui le soutint sans relâche dans son combat pour la justice.

12.07.2026 à 14:02

Sérine BEY
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Les Argentins sont venus à bout des Suisses au terme des prolongations. 3-1 pour l'Albiceleste, en supériorité numérique dès la 72ème minute, après l'expulsion de Breel Embolo. Le Suisse a écopé de deux cartons jaunes dont un pour simulation. L'Argentine rejoint l'Angleterre, victorieuse elle aussi face à la Norvège, 2-1 après prolongations.
Lire plus (378 mots)
Les Argentins sont venus à bout des Suisses au terme des prolongations. 3-1 pour l'Albiceleste, en supériorité numérique dès la 72ème minute, après l'expulsion de Breel Embolo. Le Suisse a écopé de deux cartons jaunes dont un pour simulation. L'Argentine rejoint l'Angleterre, victorieuse elle aussi face à la Norvège, 2-1 après prolongations.

12.07.2026 à 13:41

FRANCE24
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Emmanuel Macron rend hommage dimanche à Alfred Dreyfus, officier juif condamné à tort au terme d'un procès retentissant à la fin du XIXe siècle, ainsi qu'à tous ceux qui luttèrent pour sa réhabilitation et poursuivent aujourd'hui le combat contre l'antisémitisme, en pleine résurgence en France. "Cet hommage, c'est le symbole de la justice qui triomphe sur l'antisémitisme et l'injustice" explique Galina Elbaz, vice-présidente de la Licra, invitée sur France 24.
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Emmanuel Macron rend hommage dimanche à Alfred Dreyfus, officier juif condamné à tort au terme d'un procès retentissant à la fin du XIXe siècle, ainsi qu'à tous ceux qui luttèrent pour sa réhabilitation et poursuivent aujourd'hui le combat contre l'antisémitisme, en pleine résurgence en France. "Cet hommage, c'est le symbole de la justice qui triomphe sur l'antisémitisme et l'injustice" explique Galina Elbaz, vice-présidente de la Licra, invitée sur France 24.

12.07.2026 à 13:31

FRANCE24
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Dans ce massif boisé proche de la Méditerranée, à quelques kilomètres d'Almeria, en Andalousie, les carcasses de voitures calcinées sur les routes témoignent encore de la violence des flammes, qui ont progressé au plus fort de l'incendie au rythme terrible d'environ 100 mètres par minute, selon les autorités. "Après tant de jours de mauvaises nouvelles et de moments aussi difficiles que ceux que nous avons traversés, il semble que nous commencions à voir des choses positives. La première d’entre elles, c’est la stabilisation de l’incendie. Stabilisation de l’incendie signifie incendie circonscrit et délimité, sans danger de flammes", a déclaré à des journalistes dimanche en fin de matinée le président de la région Andalousie Juan Manuel Moreno. Quelque 7.000 hectares ont été brûlés dans l'incendie, qui a éclaté jeudi apparemment après la chute d'un câble électrique le long d'une route, et dont le périmètre a atteint 40 km, a-t-il précisé. L'annonce de la stabilisation du sinistre a permis d'autoriser des centaines de personnes à rentrer chez elles. L'amélioration de la situation avait déjà permis à 600 évacués, sur environ 1.500, de rentrer durant la nuit. "Boule de feu" Bédar, le hameau où les victimes ont été retrouvées, à proximité de la commune de Los Gallardos, accueille de nombreux étrangers, notamment des Britanniques, qui y vivent ou viennent régulièrement en vacances. Les autorités espagnoles ont déjà annoncé que des étrangers figuraient parmi ces victimes. Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez se rendra lundi dans la zone dévastée par les flammes. Pour l’instant, les autorités maintiennent le bilan à 12 morts, pris par les flammes alors qu'ils tentaient de fuir, et restent prudentes quant au nombre de disparus tant que les autopsies et l'identification des corps retrouvés ne seront pas achevées. Parmi les possibles victimes se trouve une Française, officiellement portée disparue, a annoncé samedi soir le ministère français des Affaires étrangères. Cette femme a très probablement péri dans sa voiture en tentant de fuir les flammes qui approchaient à toute vitesse, a témoigné son mari, Jérôme Navarro, sur la chaîne de télévision française TF1. Avec sa femme Stéphanie, ils venaient d'arriver dans leur maison de vacances. "J'ai dit à ma femme: +Sors vite, tu laisses tout. Tu sors vite+. Et le temps de dire ça, j'étais entouré d'une boule de feu. J'ai pu que partir en courant", a-t-il décrit, très ému. Il dit avoir ensuite perdu le contact avec sa femme et avoir perdu tout espoir de la revoir Le processus d'identification des victimes est compliqué, car "le prélèvement d’échantillons auprès des familles est complexe, puisqu’elles viennent de l’étranger", a indiqué le Centre espagnol d’intégration des données dans un communiqué. Nouveaux ratissages La Garde civile procédera dimanche à une nouvelle vérification pour s’assurer qu’il n’y a pas de victimes potentielles qui n’auraient pas été localisées. Ses hommes "sont entrés dans plus de 250 domiciles pour vérifier qu’il n’y avait personne à l’intérieur et effectueront maintenant ce dernier ratissage sur le terrain", a indiqué la secrétaire générale de la Protection civile, Virginia Barcones à la télévision publique espagnole. Pays en première ligne du réchauffement climatique, l'Espagne a connu ces dernières années des vagues de chaleur de plus en plus longues, dès le printemps, avec des températures dépassant parfois les 40°C, créant des conditions favorables pour des feux dévastateurs. En 2025, plus de 393.000 hectares y ont été ravagés par les flammes, selon le Système européen d'information sur les incendies de forêt (Effis), le pire bilan de l'histoire récente de l'Espagne. "Il nous reste un été compliqué. Un été compliqué en Andalousie, un été compliqué en Espagne. Et cet été compliqué signifie que nous devons tous être très vigilants", a prévenu dimanche Juan Manuel Moreno.
Texte intégral (695 mots)
Dans ce massif boisé proche de la Méditerranée, à quelques kilomètres d'Almeria, en Andalousie, les carcasses de voitures calcinées sur les routes témoignent encore de la violence des flammes, qui ont progressé au plus fort de l'incendie au rythme terrible d'environ 100 mètres par minute, selon les autorités. "Après tant de jours de mauvaises nouvelles et de moments aussi difficiles que ceux que nous avons traversés, il semble que nous commencions à voir des choses positives. La première d’entre elles, c’est la stabilisation de l’incendie. Stabilisation de l’incendie signifie incendie circonscrit et délimité, sans danger de flammes", a déclaré à des journalistes dimanche en fin de matinée le président de la région Andalousie Juan Manuel Moreno. Quelque 7.000 hectares ont été brûlés dans l'incendie, qui a éclaté jeudi apparemment après la chute d'un câble électrique le long d'une route, et dont le périmètre a atteint 40 km, a-t-il précisé. L'annonce de la stabilisation du sinistre a permis d'autoriser des centaines de personnes à rentrer chez elles. L'amélioration de la situation avait déjà permis à 600 évacués, sur environ 1.500, de rentrer durant la nuit. "Boule de feu" Bédar, le hameau où les victimes ont été retrouvées, à proximité de la commune de Los Gallardos, accueille de nombreux étrangers, notamment des Britanniques, qui y vivent ou viennent régulièrement en vacances. Les autorités espagnoles ont déjà annoncé que des étrangers figuraient parmi ces victimes. Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez se rendra lundi dans la zone dévastée par les flammes. Pour l’instant, les autorités maintiennent le bilan à 12 morts, pris par les flammes alors qu'ils tentaient de fuir, et restent prudentes quant au nombre de disparus tant que les autopsies et l'identification des corps retrouvés ne seront pas achevées. Parmi les possibles victimes se trouve une Française, officiellement portée disparue, a annoncé samedi soir le ministère français des Affaires étrangères. Cette femme a très probablement péri dans sa voiture en tentant de fuir les flammes qui approchaient à toute vitesse, a témoigné son mari, Jérôme Navarro, sur la chaîne de télévision française TF1. Avec sa femme Stéphanie, ils venaient d'arriver dans leur maison de vacances. "J'ai dit à ma femme: +Sors vite, tu laisses tout. Tu sors vite+. Et le temps de dire ça, j'étais entouré d'une boule de feu. J'ai pu que partir en courant", a-t-il décrit, très ému. Il dit avoir ensuite perdu le contact avec sa femme et avoir perdu tout espoir de la revoir Le processus d'identification des victimes est compliqué, car "le prélèvement d’échantillons auprès des familles est complexe, puisqu’elles viennent de l’étranger", a indiqué le Centre espagnol d’intégration des données dans un communiqué. Nouveaux ratissages La Garde civile procédera dimanche à une nouvelle vérification pour s’assurer qu’il n’y a pas de victimes potentielles qui n’auraient pas été localisées. Ses hommes "sont entrés dans plus de 250 domiciles pour vérifier qu’il n’y avait personne à l’intérieur et effectueront maintenant ce dernier ratissage sur le terrain", a indiqué la secrétaire générale de la Protection civile, Virginia Barcones à la télévision publique espagnole. Pays en première ligne du réchauffement climatique, l'Espagne a connu ces dernières années des vagues de chaleur de plus en plus longues, dès le printemps, avec des températures dépassant parfois les 40°C, créant des conditions favorables pour des feux dévastateurs. En 2025, plus de 393.000 hectares y ont été ravagés par les flammes, selon le Système européen d'information sur les incendies de forêt (Effis), le pire bilan de l'histoire récente de l'Espagne. "Il nous reste un été compliqué. Un été compliqué en Andalousie, un été compliqué en Espagne. Et cet été compliqué signifie que nous devons tous être très vigilants", a prévenu dimanche Juan Manuel Moreno.

12.07.2026 à 13:23

FRANCE24
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Graham, célèbre pour ses travaux sur la politique étrangère, a défendu la guerre en Irak et a, ces dernières années, exhorté les administrations Trump et Biden à soutenir le combat de Kiev face à l'invasion russe. Donald Trump a salué "l'une des personnes et des sénateurs les plus grands" qu'il ait jamais connus. "Dans la soirée du samedi 11 juillet, le sénateur américain Lindsey Graham est décédé des suites d'une maladie brève et soudaine", a annoncé son bureau sur X. Sa "famille remercie ceux qui prient pour elle et demande le respect de sa vie privée durant cette période extrêmement difficile", ajoute le communiqué. NBC News a rapporté que les services d'urgence sont intervenus samedi soir au domicile de Graham, à Capitol Hill, à la suite d'un appel pour un "arrêt cardiaque", selon des enregistrements radio de la police obtenus par NBC et d'autres médias. Le président Donald Trump a rendu hommage au sénateur sur son réseau Truth Social. "Le sénateur Lindsey Graham, l'une des personnes et des sénateurs les plus grands que j'aie jamais connus, est mort ! Il était toujours au travail et était un véritable patriote américain. Lindsey va beaucoup manquer !!!", a écrit M. Trump. Graham a tenté sans succès de briguer la présidence en 2016, avertissant à l'époque que les républicains ne devaient pas soutenir Trump, qu'il qualifiait d'individu "xénophobe, sectaire sur le plan religieux et attisant les tensions raciales". Leurs relations ont été mises à mal par l'assaut du Capitole du 6 janvier 2021, Graham déclarant alors à ses collègues républicains : "ne comptez pas sur moi, trop c'est trop", bien que le sénateur ait par la suite voté contre la condamnation de Trump lors de son procès en destitution. Après l'entrée en fonction de Trump, Graham a renoué avec lui et a fini par soutenir sa tentative de réélection. "Un grand ami d'Israël" Graham était également un fervent partisan d'Israël et un défenseur acharné d'une guerre contre l'Iran. "Lindsey comprenait que la sécurité d'Israël et celle de l'Amérique sont indissociables", a affirmé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu dans un communiqué. "L'Amérique a perdu un grand patriote. J'ai perdu un ami cher". Le président israélien Isaac Herzog s'est dit sur X "sous le choc et le cœur brisé" par cette nouvelle, voyant dans le sénateur "un modèle de clarté morale et un véritable leader du partenariat entre les États-Unis et Israël". "Nous n'oublierons jamais comment il s'est tenu aux côtés du peuple d'Israël dans nos moments les plus difficiles", a-t-il poursuivi. Le décès de Graham survient alors que l'hospitalisation depuis plusieurs semaines de l'ancien chef républicain du Sénat, Mitch McConnell, fragilise le parti. Les républicains détiennent une courte majorité de 53 sièges contre 47 au Sénat et disposent d'une marge de manœuvre réduite en cas d'absences ou de défections lors des votes. Graham a été élu pour la première fois à la Chambre des représentants des États-Unis en 1994, avant d'être élu au Sénat en 2002. Il a par la suite été réélu au Sénat en 2008, 2014 et 2020, et a récemment présidé la commission du budget du Sénat. "Irremplaçable" Le gouverneur de Caroline du Sud, Henry McMaster, a qualifié Graham d'"irremplaçable". "Le plus ardent des défenseurs de la Caroline du Sud et de l'Amérique", a-t-il ajouté sur X. Graham a exercé les fonctions d'avocat militaire et a atteint le grade de colonel de l'armée de l'air, une expérience qui a influencé sa position interventionniste en matière de politique étrangère. En 2002, il avait voté en faveur d'une intervention militaire contre l'Irak à la suite des attentats du 11 septembre, et a par la suite soutenu une présence américaine durable en Afghanistan. Graham a souvent critiqué la politique étrangère du président Barack Obama, le qualifiant de "faible adversaire du mal" en 2015 en raison de sa négociation d'un accord nucléaire avec l'Iran. Pour sa part, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a salué le soutien "jusqu'au bout" du sénateur américain à l'Ukraine face à la Russie, estimant qu'il laisserait un "grand vide". Le sénateur Graham "croyait fermement en l'alliance de l'Otan et œuvrait activement pour mettre fin à la guerre menée par la Russie contre l'Ukraine", a également rappelé le secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte. Preuve de cet engagement permanent, Lindsey Graham avait rencontré le président ukrainien Volodymyr Zelensky à Kiev vendredi, la veille de son décès. Il aurait soutenu un durcissement des sanctions économiques contre la Russie et ses alliés. "Il s'est rendu dix fois en Ukraine depuis le début de l'invasion russe à grande échelle et il était aux côtés de notre peuple lorsque c'était le plus nécessaire... L'Amérique et le monde ont perdu un dirigeant déterminé", a réagi M. Zelensky sur Facebook dimanche.
Texte intégral (872 mots)
Graham, célèbre pour ses travaux sur la politique étrangère, a défendu la guerre en Irak et a, ces dernières années, exhorté les administrations Trump et Biden à soutenir le combat de Kiev face à l'invasion russe. Donald Trump a salué "l'une des personnes et des sénateurs les plus grands" qu'il ait jamais connus. "Dans la soirée du samedi 11 juillet, le sénateur américain Lindsey Graham est décédé des suites d'une maladie brève et soudaine", a annoncé son bureau sur X. Sa "famille remercie ceux qui prient pour elle et demande le respect de sa vie privée durant cette période extrêmement difficile", ajoute le communiqué. NBC News a rapporté que les services d'urgence sont intervenus samedi soir au domicile de Graham, à Capitol Hill, à la suite d'un appel pour un "arrêt cardiaque", selon des enregistrements radio de la police obtenus par NBC et d'autres médias. Le président Donald Trump a rendu hommage au sénateur sur son réseau Truth Social. "Le sénateur Lindsey Graham, l'une des personnes et des sénateurs les plus grands que j'aie jamais connus, est mort ! Il était toujours au travail et était un véritable patriote américain. Lindsey va beaucoup manquer !!!", a écrit M. Trump. Graham a tenté sans succès de briguer la présidence en 2016, avertissant à l'époque que les républicains ne devaient pas soutenir Trump, qu'il qualifiait d'individu "xénophobe, sectaire sur le plan religieux et attisant les tensions raciales". Leurs relations ont été mises à mal par l'assaut du Capitole du 6 janvier 2021, Graham déclarant alors à ses collègues républicains : "ne comptez pas sur moi, trop c'est trop", bien que le sénateur ait par la suite voté contre la condamnation de Trump lors de son procès en destitution. Après l'entrée en fonction de Trump, Graham a renoué avec lui et a fini par soutenir sa tentative de réélection. "Un grand ami d'Israël" Graham était également un fervent partisan d'Israël et un défenseur acharné d'une guerre contre l'Iran. "Lindsey comprenait que la sécurité d'Israël et celle de l'Amérique sont indissociables", a affirmé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu dans un communiqué. "L'Amérique a perdu un grand patriote. J'ai perdu un ami cher". Le président israélien Isaac Herzog s'est dit sur X "sous le choc et le cœur brisé" par cette nouvelle, voyant dans le sénateur "un modèle de clarté morale et un véritable leader du partenariat entre les États-Unis et Israël". "Nous n'oublierons jamais comment il s'est tenu aux côtés du peuple d'Israël dans nos moments les plus difficiles", a-t-il poursuivi. Le décès de Graham survient alors que l'hospitalisation depuis plusieurs semaines de l'ancien chef républicain du Sénat, Mitch McConnell, fragilise le parti. Les républicains détiennent une courte majorité de 53 sièges contre 47 au Sénat et disposent d'une marge de manœuvre réduite en cas d'absences ou de défections lors des votes. Graham a été élu pour la première fois à la Chambre des représentants des États-Unis en 1994, avant d'être élu au Sénat en 2002. Il a par la suite été réélu au Sénat en 2008, 2014 et 2020, et a récemment présidé la commission du budget du Sénat. "Irremplaçable" Le gouverneur de Caroline du Sud, Henry McMaster, a qualifié Graham d'"irremplaçable". "Le plus ardent des défenseurs de la Caroline du Sud et de l'Amérique", a-t-il ajouté sur X. Graham a exercé les fonctions d'avocat militaire et a atteint le grade de colonel de l'armée de l'air, une expérience qui a influencé sa position interventionniste en matière de politique étrangère. En 2002, il avait voté en faveur d'une intervention militaire contre l'Irak à la suite des attentats du 11 septembre, et a par la suite soutenu une présence américaine durable en Afghanistan. Graham a souvent critiqué la politique étrangère du président Barack Obama, le qualifiant de "faible adversaire du mal" en 2015 en raison de sa négociation d'un accord nucléaire avec l'Iran. Pour sa part, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a salué le soutien "jusqu'au bout" du sénateur américain à l'Ukraine face à la Russie, estimant qu'il laisserait un "grand vide". Le sénateur Graham "croyait fermement en l'alliance de l'Otan et œuvrait activement pour mettre fin à la guerre menée par la Russie contre l'Ukraine", a également rappelé le secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte. Preuve de cet engagement permanent, Lindsey Graham avait rencontré le président ukrainien Volodymyr Zelensky à Kiev vendredi, la veille de son décès. Il aurait soutenu un durcissement des sanctions économiques contre la Russie et ses alliés. "Il s'est rendu dix fois en Ukraine depuis le début de l'invasion russe à grande échelle et il était aux côtés de notre peuple lorsque c'était le plus nécessaire... L'Amérique et le monde ont perdu un dirigeant déterminé", a réagi M. Zelensky sur Facebook dimanche.
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