Après la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon et le ministre de la Transition écologique Mathieu Lefèvre, deux proches politiques de M. Darmanin, le garde des Sceaux a à son tour officialisé son soutien à Édouard Philippe, ex-UMP (devenue Les Républicains) comme lui. M. Darmanin est devenu pour la première fois ministre dans le gouvernement d’Édouard Philippe, nommé à Matignon par Emmanuel Macron en 2017.
"L'intérêt général n'est pas de multiplier les candidatures", a expliqué le garde des Sceaux à La Voix du Nord.
"Nous sommes dans une situation extrêmement difficile, socialement difficile pour les Français. Donc j'ai décidé de ne pas rajouter de la division et donc de ne pas me présenter à l'élection présidentielle et de soutenir, et je souhaite que tout le monde fasse pareil, Édouard Philippe", a ajouté M. Darmanin.
Il appelle notamment le président des Hauts-de-France Xavier Bertrand, qui ambitionne lui aussi l’Élysée, à rejoindre le maire du Havre. Avec sa "fibre sociale importante", "je pense que c'est le bon duo", a-t-il expliqué.
Si cet appui était attendu, il n'en constitue pas moins un ralliement de poids pour M. Philippe, en concurrence, au sein du bloc central, avec le secrétaire général de Renaissance Gabriel Attal.
Candidat déclaré depuis 2024, le maire du Havre est pour l'heure le mieux placé dans les sondages d'intentions de vote dans le bloc macroniste. Les deux candidats déclarés ont évoqué un rassemblement en faveur du mieux placé en début d'année 2027.
Le maire du Havre, qui a tenu un meeting début juillet à Paris, devra poursuivre son œuvre de rassemblement alors que le président du MoDem, François Bayrou, a récemment appelé à une primaire de "tous les démocrates réformistes" en égrenant une liste de candidats possibles - Thierry Breton, Jean Castex, Bernard Cazeneuve...- mais ni le président d'Horizons, ni le patron de Renaissance.
"Droite sociale" à Horizons ?
"J'ai un esprit de loyauté et Édouard Philippe est celui qui m'a permis d'être ministre et je peux assurer que c'est un homme qui a des qualités d'homme d’État, qu'il a l'expérience du pouvoir et, par ailleurs, c'est le mieux placé", a expliqué M. Darmanin, proche de longue date du candidat Horizons.
"Darmanin, on aura besoin de lui. C’est un pur talent politique. Il doit être un fer de lance de la campagne. Il faut présenter ça comme une dynamique de rassemblement et non comme un ralliement individuel", expliquait récemment un cadre Horizons.
Le garde des Sceaux a néanmoins l'intention de rester "ministre jusqu'au bout". Il ne devrait pas occuper de fonction officielle dans l'équipe de campagne et n'a pas "vocation", explique-t-il, à "être de nouveau ministre" en 2027.
M. Darmanin organise le 30 août dans son fief électoral de Tourcoing (Nord) sa quatrième rentrée politique. Il a créé un parti, Populaires, mis en sommeil lors de son maintien au gouvernement à l'automne 2025.
Ministre du Budget (2017-2020), puis de l'Intérieur (2020-2024) et garde des Sceaux depuis décembre 2024, cet ancien soutien de Nicolas Sarkozy, qui défend fermement le bilan d'Emmanuel Macron, n'a pour autant cessé de plaider en faveur d'une "droite sociale" et d'une plus grande attention à l'électorat populaire.
De quoi faire évoluer la ligne chez Horizons ? "Je suis opposé à la retraite à 67 ans". Édouard Philippe "n'a pour l'instant pas changé d'avis", explique M. Darmanin, qui "espère le convaincre".
Une nécessité, à l'en croire, dans une élection très délicate après dix ans au pouvoir d'Emmanuel Macron. "Pour l'instant, je pense que nous sommes troisièmes" derrière Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, donc "pas au second tour", évalue M. Darmanin.
M. Philippe effectue un déplacement à Mayotte et à La Réunion du 21 au 25 août. Il interviendra ensuite, comme d'autres candidats à l'Elysée, lors de l'événement de rentrée du Medef et doit également débattre avec François Hollande le 29 août à l'université de rentrée du Laboratoire de la République de l'ancien ministre Jean-Michel Blanquer. Avant de détailler son programme "massif" et de tenter d'y rallier les Français.
Texte intégral (701 mots)
Après la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon et le ministre de la Transition écologique Mathieu Lefèvre, deux proches politiques de M. Darmanin, le garde des Sceaux a à son tour officialisé son soutien à Édouard Philippe, ex-UMP (devenue Les Républicains) comme lui. M. Darmanin est devenu pour la première fois ministre dans le gouvernement d’Édouard Philippe, nommé à Matignon par Emmanuel Macron en 2017.
"L'intérêt général n'est pas de multiplier les candidatures", a expliqué le garde des Sceaux à La Voix du Nord.
"Nous sommes dans une situation extrêmement difficile, socialement difficile pour les Français. Donc j'ai décidé de ne pas rajouter de la division et donc de ne pas me présenter à l'élection présidentielle et de soutenir, et je souhaite que tout le monde fasse pareil, Édouard Philippe", a ajouté M. Darmanin.
Il appelle notamment le président des Hauts-de-France Xavier Bertrand, qui ambitionne lui aussi l’Élysée, à rejoindre le maire du Havre. Avec sa "fibre sociale importante", "je pense que c'est le bon duo", a-t-il expliqué.
Si cet appui était attendu, il n'en constitue pas moins un ralliement de poids pour M. Philippe, en concurrence, au sein du bloc central, avec le secrétaire général de Renaissance Gabriel Attal.
Candidat déclaré depuis 2024, le maire du Havre est pour l'heure le mieux placé dans les sondages d'intentions de vote dans le bloc macroniste. Les deux candidats déclarés ont évoqué un rassemblement en faveur du mieux placé en début d'année 2027.
Le maire du Havre, qui a tenu un meeting début juillet à Paris, devra poursuivre son œuvre de rassemblement alors que le président du MoDem, François Bayrou, a récemment appelé à une primaire de "tous les démocrates réformistes" en égrenant une liste de candidats possibles - Thierry Breton, Jean Castex, Bernard Cazeneuve...- mais ni le président d'Horizons, ni le patron de Renaissance.
"Droite sociale" à Horizons ?
"J'ai un esprit de loyauté et Édouard Philippe est celui qui m'a permis d'être ministre et je peux assurer que c'est un homme qui a des qualités d'homme d’État, qu'il a l'expérience du pouvoir et, par ailleurs, c'est le mieux placé", a expliqué M. Darmanin, proche de longue date du candidat Horizons.
"Darmanin, on aura besoin de lui. C’est un pur talent politique. Il doit être un fer de lance de la campagne. Il faut présenter ça comme une dynamique de rassemblement et non comme un ralliement individuel", expliquait récemment un cadre Horizons.
Le garde des Sceaux a néanmoins l'intention de rester "ministre jusqu'au bout". Il ne devrait pas occuper de fonction officielle dans l'équipe de campagne et n'a pas "vocation", explique-t-il, à "être de nouveau ministre" en 2027.
M. Darmanin organise le 30 août dans son fief électoral de Tourcoing (Nord) sa quatrième rentrée politique. Il a créé un parti, Populaires, mis en sommeil lors de son maintien au gouvernement à l'automne 2025.
Ministre du Budget (2017-2020), puis de l'Intérieur (2020-2024) et garde des Sceaux depuis décembre 2024, cet ancien soutien de Nicolas Sarkozy, qui défend fermement le bilan d'Emmanuel Macron, n'a pour autant cessé de plaider en faveur d'une "droite sociale" et d'une plus grande attention à l'électorat populaire.
De quoi faire évoluer la ligne chez Horizons ? "Je suis opposé à la retraite à 67 ans". Édouard Philippe "n'a pour l'instant pas changé d'avis", explique M. Darmanin, qui "espère le convaincre".
Une nécessité, à l'en croire, dans une élection très délicate après dix ans au pouvoir d'Emmanuel Macron. "Pour l'instant, je pense que nous sommes troisièmes" derrière Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, donc "pas au second tour", évalue M. Darmanin.
M. Philippe effectue un déplacement à Mayotte et à La Réunion du 21 au 25 août. Il interviendra ensuite, comme d'autres candidats à l'Elysée, lors de l'événement de rentrée du Medef et doit également débattre avec François Hollande le 29 août à l'université de rentrée du Laboratoire de la République de l'ancien ministre Jean-Michel Blanquer. Avant de détailler son programme "massif" et de tenter d'y rallier les Français.