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09.02.2026 à 11:53

"Mon intention n'était pas de la mettre en difficulté": en appel, la professeure d'Evaëlle nie tout harcèlement

FRANCE24
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"Il m'arrivait de répondre sèchement à des élèves mais je n'ai jamais ciblé un élève en particulier", a déclaré très calmement à la barre la professeure de français d'Evaëlle, vêtue d'un tailleur marron à rayures. A plusieurs reprises, l'enseignante, aujourd'hui à la retraite, a maintenu sa version des faits: "Mon intention n'était pas de la mettre en difficulté mais de l'aider au contraire". "Oui, je lui ai fait des remarques sur son travail, sur le fait qu'elle faisait autre chose pendant la classe, mais comme je le faisais avec d'autres élèves", a-t-elle poursuivi. "Pire journée" Evaëlle, une élève décrite comme précoce, atypique et ayant du mal à entrer dans le moule, s'est pendue dans sa chambre du pavillon familial à Herblay (Val-d'Oise) en juin 2019. Victime de violences et d'insultes de la part de ses camarades, elle faisait face à des tensions avec sa professeure de français. Elle était rentrée un jour bouleversée chez elle après une journée au collège où l'enseignante avait demandé à tous les élèves de la classe de répondre à la question: "Pourquoi Evaëlle se sent-elle harcelée et exclue?". Face à ses pleurs, l'enseignante s'était énervée et lui avait intimé de répondre aux questions. A ses parents, Evaëlle avait évoqué la "pire journée de (sa) vie". "La mettre au centre de cette séance de vie de classe, vous pensiez que ça allait pouvoir bien se passer?", interroge la présidente de la cour d'appel, interloquée par la méthode de l'enseignante. "Ecoutez, il y a eu des avancées je pense, le but c'était de résoudre les problèmes entre élèves", a-t-elle justifié. -"Elle s'en prend aux faibles"- Pendant de longues minutes, la professeure de français a écouté les nombreuses déclarations des élèves de 6eE, entendus pendant l'enquête et lues à l'audience. Un enfant avait déclaré que l'enseignante "faisait beaucoup de remarques à Evaëlle, elle lui criait souvent dessus". "C'était contre Evaëlle tout le temps, je pense qu'elle s'en prend aux faibles", avait mentionné une autre camarade de classe. Au premier rang, les parents d'Evaëlle écoutent ces récits qu'ils connaissent par coeur, sans quitter des yeux la prévenue. A leurs côtés, deux lycéens qui ont également porté plainte pour harcèlement contre l'enseignante pour son comportement envers eux alors qu'ils étaient en classe de 6e, la même année qu'Evaëlle. "Il faut que la justice fasse son travail qui est de désigner un coupable et de montrer qu'elle peut protéger les personnes qui sont victimes du harcèlement d'un professeur", a déclaré à la presse la mère d'Evaëlle à son arrivée à la cour d'appel de Versailles. En avril 2025, la professeure de français a été relaxée au terme d'un procès éprouvant à Pontoise (Val-d'Oise). Le tribunal avait estimé que les éléments retenus contre l'enseignante étaient jugés "discordants, indirects, peu précis " ou relevant simplement de " comportements appropriés et légitimes pour l’exercice de l’autorité d’un enseignant en classe ". Le ministère public, qui avait requis 18 mois de prison avec sursis contre la professeure d'Evaëlle, avait fait appel du jugement. Le procès en appel doit se poursuivre avec le témoignage des parents de la collégienne décédée et d'experts en harcèlement scolaire. Depuis une loi de mars 2022, le harcèlement scolaire est reconnu comme un délit.

09.02.2026 à 11:51

IA: le nouveau modèle de création de vidéo de Bytedance envahit les réseaux

FRANCE24
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Bytedance, connue comme créatrice du réseau social TikTok, est aussi un acteur majeur de l'IA en Chine, la deuxième économie mondiale. Son nouveau modèle de création de vidéo, baptisé Seedance 2.0, a été lancé en mode de test limité en Chine — mais des images synthétiques hyperréalistes inondent déjà les réseaux sociaux du monde entier. Le cabinet de conseil CTOL Digital Solutions, basé en Suisse, l’a salué comme "le modèle de génération vidéo par IA le plus avancé disponible... surpassant Sora 2 d’OpenAI et Veo 3.1 de Google lors de tests pratiques". Il "représente un changement fondamental dans les capacités de génération vidéo — non seulement en termes de qualité visuelle, mais aussi en automatisant le jugement éditorial auparavant réservé aux professionnels formés", a-t-il indiqué. L’engouement a fait grimper les actions des entreprises chinoises du divertissement et du jeu vidéo lundi, avec notamment une hausse de 20% pour l’éditeur COL Group et de 10% pour Shanghai Film Co, selon Bloomberg News. De longues scènes de combat de fantasy façon blockbuster et des plans avec zoom plongeant dévoilant des surfaces détaillées figuraient parmi les clips publiés en ligne par les utilisateurs. Certains les ont comparés aux productions de l’application texte-vers-vidéo Sora 2 d’OpenAI, qui a suscité l’an dernier des inquiétudes en matière de droit d’auteur pour sa représentation de personnages issus de célèbres dessins animés et jeux comme South Park et Pokémon. "Cette catégorie évolue incroyablement vite. Et la Chine semble en tête", a commenté Iñaki Berenguer, du fonds de capital-risque LifeX. "C’est incroyable ce qu’on peut créer avec de simples prompts (scènes, multi-plans, effets sonores, voix…)", a-t-il dit, en référence aux vidéos Seedance. ByteDance a récemment évité une interdiction de TikTok aux Etats-Unis pour des raisons de sécurité nationale, où l’application compte 200 millions d’utilisateurs. Il y a un peu plus de deux semaines, TikTok a annoncé avoir créé une coentreprise majoritairement détenue par des Américains pour exploiter ses activités aux États-Unis. ByteDance a conservé une participation de 19,9 % dans la coentreprise, maintenant sa part en dessous du seuil de 20% stipulé par la loi. Trois investisseurs — Silver Lake, Oracle et MGX, un fonds d’investissement en IA basé à Abou Dhabi — détiennent chacun 15%. Le président exécutif d’Oracle, Larry Ellison, est un allié de longue date du président américain Donald Trump.

09.02.2026 à 11:45

Japon: nouvel essai de redémarrage de la plus grande centrale nucléaire du monde

FRANCE24
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"A 14H00, nous avons procédé au retrait des barres de contrôle du réacteur N°6 de la centrale nucléaire de Kashiwazaki-Kariwa, mettant ainsi le réacteur en marche", a indiqué Tokyo Electric Power Company (Tepco) dans un communiqué. Les opérations pour relancer la centrale, à l'arrêt depuis la catastrophe de Fukushima en 2011, avaient commencé le 21 janvier. Mais ce redémarrage avait été interrompu quelques heures seulement après le début du processus en raison du déclenchement d'une alarme. En raison d'une erreur de configuration, l'alarme avait détecté de légères variations du courant électrique dans un câble, bien qu'elles soient restées dans une plage jugée sûre, avait annoncé vendredi Takeyuki Inagaki, directeur de la centrale, lors d'une conférence de presse. Tepco a modifié les paramètres de l'alarme, permettant au réacteur d'être activé en toute sécurité, avait-il insisté, précisant que l'exploitation commerciale commencerait au plus tôt le 18 mars. La centrale, la plus grosse du monde en termes de puissance installée, avait été mise hors service lorsque le Japon avait fermé tous ses réacteurs nucléaires, après le triple désastre - séisme, tsunami et catastrophe nucléaire - de Fukushima en mars 2011. La population exprimait alors son inquiétude face à cette source d'énergie. Mais le pays, pauvre en ressources et cinquième pays émetteur de dioxyde de carbone au monde, veut réduire sa dépendance aux combustibles fossiles, atteindre la neutralité carbone d'ici 2050 et répondre à la demande croissante d'électricité liée à l'intelligence artificielle (IA). Au total, 14 réacteurs ont ainsi été remis en service dans l'archipel après un strict durcissement des normes de sécurité. La centrale de Kashiwazaki-Kariwa s'étend sur 400 hectares sur la côte de la mer du Japon face à la péninsule coréenne. Il s'agit du premier redémarrage dans une centrale nucléaire par Tepco, également opérateur de celle de Fukushima Daiichi. L'opinion publique dans la région entourant la centrale est profondément divisée: environ 60% des habitants s'opposent au redémarrage, tandis que 37% y sont favorables, selon une enquête menée par le département de Niigata en septembre. En janvier, sept groupes opposés au redémarrage ont soumis une pétition signée par près de 40.000 personnes à Tepco et à l'Autorité de régulation nucléaire du Japon, affirmant que la centrale était située sur une zone de faille sismique active, déjà frappée par un violent séisme en 2007.

09.02.2026 à 11:37

L'UE exige la "libération immédiate" de Jimmy Lai, Pékin juge qu'"il n'y a pas lieu de discuter"

FRANCE 24
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"Raisonnable, légitime et légal" pour Pékin, "attaque de sang-froid contre la liberté d'expression" selon Amnesty International... Voici les principales réactions à travers le monde après la condamnation de l'ancien magnat de la presse et activiste prodémocratie Jimmy Lai à 20 ans de prison par un tribunal de Hong Kong.
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"Raisonnable, légitime et légal" pour Pékin, "attaque de sang-froid contre la liberté d'expression" selon Amnesty International... Voici les principales réactions à travers le monde après la condamnation de l'ancien magnat de la presse et activiste prodémocratie Jimmy Lai à 20 ans de prison par un tribunal de Hong Kong.

09.02.2026 à 11:35

Décès d'une patiente aux urgences: l'AP-HP fixée lundi sur son sort, la relaxe requise

FRANCE24
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Lors du procès fin novembre, le ministère public a estimé que la responsabilité pénale de l'institution ne pouvait être engagée faute de "lien de causalité certain" établi entre les dysfonctionnements du service et le décès de cette patiente. Face à cette position du parquet, les parties civiles espèrent une condamnation. "La famille de Mme Myrtil attend que le tribunal prenne la pleine mesure de la responsabilité pénale de l’AP-HP", a déclaré à l'AFP leur avocat Eddy Arneton. Les faits remontent à la nuit du 17 au 18 décembre 2018. Micheline Myrtil, Martiniquaise de 55 ans, avait été déposée aux urgences par les pompiers vers 19H00, se plaignant de céphalées et de douleurs aux mollets. Malgré une fièvre de 40,1°C notée à son arrivée, elle avait été orientée vers le "circuit court" et installée en salle d'attente. Vers minuit, le personnel l'avait appelée à deux reprises sous une identité erronée ("Myatil" au lieu de "Myrtil") et elle n'avait pas répondu. Considérée à tort comme partie, elle a été enregistrée en "fugue" dans le logiciel de l'hôpital à 01H18. En réalité, la quinquagénaire se trouvait toujours sur un brancard, dans un recoin de la salle, sans surveillance. Elle y a été découverte morte à 06H00 du matin par une aide-soignante de l'équipe de nuit. L'autopsie a ultérieurement révélé un décès dû à une "défaillance respiratoire aiguë" provoquée par une infection invasive à méningocoque. Dans son ordonnance de renvoi, le juge d'instruction avait pointé une "négligence grave" de l'hôpital, accusé d'avoir laissé la patiente "pendant plus de cinq heures" sans prise en charge médicale dans des locaux "sous-dimensionnés" et avec des effectifs "insuffisants". À l'audience, Mario Stasi, l'avocat de l'AP-HP, a plaidé la relaxe en invoquant une situation "exceptionnelle" ce soir-là, marquée par un afflux de patients et l'absence imprévue d'un médecin. Sur le plan médical, la défense conteste formellement le lien direct entre le défaut de soins et la mort. Elle s'appuie sur des expertises soulignant la difficulté de diagnostiquer cette infection aux symptômes atypiques et à l'évolution "foudroyante". Selon l'AP-HP, une prise en charge plus rapide n'aurait offert qu'une chance de survie (estimée à 75% par les experts), ce qui caractérise une "perte de chance" mais ne suffit pas à constituer le délit d'homicide involontaire. Ce drame avait, à l'époque, vivement alimenté le débat sur la crise de l'hôpital public et le manque de moyens dénoncé par les syndicats.
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Lors du procès fin novembre, le ministère public a estimé que la responsabilité pénale de l'institution ne pouvait être engagée faute de "lien de causalité certain" établi entre les dysfonctionnements du service et le décès de cette patiente. Face à cette position du parquet, les parties civiles espèrent une condamnation. "La famille de Mme Myrtil attend que le tribunal prenne la pleine mesure de la responsabilité pénale de l’AP-HP", a déclaré à l'AFP leur avocat Eddy Arneton. Les faits remontent à la nuit du 17 au 18 décembre 2018. Micheline Myrtil, Martiniquaise de 55 ans, avait été déposée aux urgences par les pompiers vers 19H00, se plaignant de céphalées et de douleurs aux mollets. Malgré une fièvre de 40,1°C notée à son arrivée, elle avait été orientée vers le "circuit court" et installée en salle d'attente. Vers minuit, le personnel l'avait appelée à deux reprises sous une identité erronée ("Myatil" au lieu de "Myrtil") et elle n'avait pas répondu. Considérée à tort comme partie, elle a été enregistrée en "fugue" dans le logiciel de l'hôpital à 01H18. En réalité, la quinquagénaire se trouvait toujours sur un brancard, dans un recoin de la salle, sans surveillance. Elle y a été découverte morte à 06H00 du matin par une aide-soignante de l'équipe de nuit. L'autopsie a ultérieurement révélé un décès dû à une "défaillance respiratoire aiguë" provoquée par une infection invasive à méningocoque. Dans son ordonnance de renvoi, le juge d'instruction avait pointé une "négligence grave" de l'hôpital, accusé d'avoir laissé la patiente "pendant plus de cinq heures" sans prise en charge médicale dans des locaux "sous-dimensionnés" et avec des effectifs "insuffisants". À l'audience, Mario Stasi, l'avocat de l'AP-HP, a plaidé la relaxe en invoquant une situation "exceptionnelle" ce soir-là, marquée par un afflux de patients et l'absence imprévue d'un médecin. Sur le plan médical, la défense conteste formellement le lien direct entre le défaut de soins et la mort. Elle s'appuie sur des expertises soulignant la difficulté de diagnostiquer cette infection aux symptômes atypiques et à l'évolution "foudroyante". Selon l'AP-HP, une prise en charge plus rapide n'aurait offert qu'une chance de survie (estimée à 75% par les experts), ce qui caractérise une "perte de chance" mais ne suffit pas à constituer le délit d'homicide involontaire. Ce drame avait, à l'époque, vivement alimenté le débat sur la crise de l'hôpital public et le manque de moyens dénoncé par les syndicats.
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