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Chaîne de service public - Actualité internationale.

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20.02.2026 à 23:11

Antiterrorisme: deux mineurs mis en examen, un péril jeune qui se confirme

FRANCE24
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Ces deux mineurs ont été interpellés mardi dans le Nord et mis en examen vendredi à Paris, a indiqué le parquet national antiterroriste (Pnat). Le duo est poursuivi pour "association de malfaiteurs en vue de la préparation de crimes d'atteintes aux personnes". Conformément aux réquisition du Pnat, le meneur présumé a été placé en détention provisoire tandis que l'autre, le suiveur supposé, a été placé sous contrôle judiciaire. Le Pnat a par ailleurs ouvert vendredi une information judiciaire, ce qui permet à un juge d'instruction d'enquêter, ce qu'avait révélé un peu plus tôt dans la journée le journal Le Parisien. C'est le leader présumé du binôme qui a reconnu avoir projeté "une action violente", avec des cibles qui auraient pu être "un centre commercial ou une salle de concert". Le second mineur, le suiveur supposé, "informé" des "projets" de son comparse, est soupçonné d'avoir contribué à renforcer ses convictions radicales violentes", expose le Pnat. Le leader présumé est décrit par le parquet antiterroriste comme "nourrissant une forme de fascination pour la propagande et les figures jihadistes". Il aurait ainsi envisagé de "dérober" une "arme à feu" et a "également admis avoir acquis des produits chimiques en vue de réaliser, à son domicile, des tests de combustion", précise encore le Pnat. "Rajeunissement" Les interpellations ont eu lieu dans le cadre d'une enquête préliminaire ouverte par le Pnat début février 2026, dont les investigations ont été confiées à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). "Depuis quatre ou cinq ans, nous observons un très net rajeunissement des personnes qui sont mises en examen, avec plutôt des personnes qui ont moins de 20 ans" et "désormais beaucoup de mineurs", établissait pour l'AFP fin 2025 le procureur de la République antiterroriste, Olivier Christen. "Ce sont principalement des garçons, beaucoup de profils isolés, souvent en situation d'échec scolaire ou de relative distance par rapport à l'école", poursuivait le patron du Pnat. Et de décrire l'engrenage: "TikTok ou Telegram ont des algorithmes qui les conduisent assez rapidement, dès lors qu'ils recherchent des contenus liés souvent à l'ultraviolence, vers des contenus de nature jihadiste, et qui parviennent à les convaincre que leur mal-être est dû à la société et donc la réponse est de l'attaquer". Ce que "prônent les organisations terroristes, c'est le passage à l'acte en tout lieu, par tout moyen, sans qu'il soit nécessaire de rechercher à avoir des contacts avec elles", pointait-il encore. "Tension élevée" Dans son discours de rentrée, fin janvier 2026, Olivier Christen mentionnait 22 mineurs mis en examen en 2025 pour une infraction terroriste suivie par le Pnat, "pour représenter désormais le tiers des procédures ouvertes en 2025 et 20% des personnes mises en examen au cours de cette année". L'évolution de la nature des procédures initiées par le Pnat, soulignait-il, est marquée par des "actions violentes ou projets d'action violente visant le territoire français", élaborés "par des individus sans lien direct avec les organisations terroristes". Mais ces mis en cause s'inspirent "de l'abondante propagande jihadiste" diffusée "sur les différents réseaux sociaux et s'autoaffilient aux projets mortifères de celles-ci". Dans la continuité de l'année 2024, l'activité en 2025 du Pnat est, plus généralement, demeurée "marquée par la prédominance de la menace terroriste jihadiste, qui représente 87% des procédures suivies". Avec "une inscription durable dans une phase de tension élevée" et un "nombre d'enquêtes ouvertes toujours nettement supérieur à celui des années 2021 à 2023, au plus haut depuis les cinq dernières années", concluait le patron du Pnat.

20.02.2026 à 23:05

Paris: la tour Montparnasse et Sciences Po évacués vendredi soir après une alerte à la bombe

FRANCE24
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Vers 18H00 vendredi, un signalement a été effectué concernant un éventuel engin explosif sur plusieurs lieux de la capitale, dont la tour Montparnasse et Sciences Po, a indiqué la source policière confirmant une information de BFMTV. Par mesure de sécurité, certains établissements ont souhaité l’évacuation et une levée de doute, selon cette source, qui souligne que l'opération à Sciences Po a permis de lever tout doute. L'opération engagée à la tour Montparnasse se poursuivait toujours peu avant 21H00. La tour Montparnasse, un édifice de bureaux de 210 mètres de haut situé dans le 15e arrondissement, au sud-ouest de Paris, doit faire l'objet de vastes travaux et sera fermée au public le 31 mars. L'Institut d'études politiques de Paris est quant à lui installé dans le 7e arrondissement, au centre-ouest de la capitale.

20.02.2026 à 23:01

Aide à mourir: les députés adoptent plusieurs articles clés

FRANCE24
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Les députés, qui étudient le texte en deuxième lecture après son rejet au Sénat, ont approuvé dans la matinée celui instaurant les critères d'éligibilité, par 55 voix contre 31. Dans la version actuelle le texte prévoit cinq conditions cumulatives pour le patient, qui doit être : - majeur - français ou résidant en France - atteint d'une "affection grave et incurable" qui "engage le pronostic vital" en phase avancée ou terminale - "apte à manifester sa volonté de façon libre et éclairée" - "présenter une souffrance physique ou psychologique" étant "soit réfractaire aux traitements, soit insupportable" Ce dernier critère est le seul à avoir été modifié, le texte prévoyant initialement que la souffrance physique ou psychologique devait être "constante". Mais des amendements socialiste et insoumis sont venus supprimer cette notion, avec le soutien du gouvernement. "Une douleur de toute façon oscille au long d'une même journée", a argumenté la ministre de la Santé Stéphanie Rist. L'autre point de friction est la question de la souffrance psychologique, des députés ayant tenté de faire préciser qu'elle ne pouvait à elle "seule" permettre "de bénéficier de l'aide à mourir". Leurs amendements ont été repoussés mais le gouvernement a demandé une nouvelle délibération, qui devrait se tenir mardi. Quelques changements adoptés Dans la foulée, les députés ont adopté un autre article qui encadre la façon de formuler une demande. Le patient devrait la faire auprès d'un médecin qui n'est pas son parent, allié, conjoint, concubin, compagnon pacsé, ou ayant droit. Le médecin doit notamment vérifier si la personne fait l'objet d'une mesure de protection juridique (tutelle, curatelle...) en se référant à un registre. Problème : le registre en question ne sera pas au point comme espéré le 31 décembre 2026. Stéphanie Rist a fait adopter un amendement prévoyant qu'il soit "décalé" au plus tard, le "31 décembre 2028". D'ici là le médecin "pourra demander des éléments complémentaires pour voir si la personne est protégée ou pas", a ajouté la ministre. Les députés ont ensuite adopté, à 55 voix contre 33, un article encadrant la procédure collégiale d'instruction des demandes d'aide à mourir. Le médecin devra organiser une réunion pour vérifier que la personne est éligible, à laquelle participeront a minima un spécialiste de la pathologie, un soignant intervenant dans le traitement, et lui-même. Le médecin peut également convier d'autres professionnels de santé. Un amendement du député socialiste Dominique Potier a été adopté pour que soit aussi présent, lors de cette réunion, un proche aidant, "lorsque la personne en a désigné un et qu'elle souhaite son association à la procédure". Les députés ont adopté un amendement du gouvernement précisant que le médecin peut aussi "recueillir l'avis" d'un médecin spécialiste des personnes protégées (par exemple sous tutelle). Enfin, les députés ont adopté à main levée un amendement inscrivant, comme ils l'avaient fait à un précédent article, le libre choix de l'auto-administration de la substance létale, ou de l'administration par un médecin ou un infirmier. Jusqu'ici, le suicide assisté était la règle dans le texte, et l'euthanasie l'exception, seulement lorsque la personne "n'est physiquement pas en mesure" de se l'administrer elle-même. Comme précédemment, une deuxième délibération a été demandée sur cet amendement, qui aura lieu à la fin de l'examen, juste avant le vote solennel sur l'ensemble du texte, prévu mardi.

20.02.2026 à 22:55

Ligue 1: Brest et Ajorque gâchent la première de Beye avec l'OM

FRANCE24
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Coincé à 40 points, Marseille ne reprend donc pas de terrain sur le podium qui est à 5 longueurs et va espérer que Lille, à Angers, et Rennes, à Auxerre, ne réduisent pas dimanche leur retard, actuellement de 6 unités. Brest, 11e avec 30 points, a confirmé sa bonne forme face aux "gros", puisque 16 de ces points ont été gagnés contre les équipes de la première moitié du classement, le plus fort total de toutes les équipes figurant dans la seconde moitié. Moins de deux semaines après avoir été écarté à Rennes, et sans ses adjoints, encore bloqués par une procédure de licenciement engagée par le club breton, Beye avait opté pour un 4-3-3 assez classique au coup d'envoi. En l'absence de Leonardo Balerdi, suspendu, il avait constitué une charnière avec Nayef Aguerd et Benjamin Pavard qui a souffert mille maux en première période face à un Ajorque des grands soirs. Le Réunionnais a ouvert le score en devançant le défenseur marocain au premier poteau, après un centre dévié et qui avait rebondi avant d'arriver jusqu'à lui (1-0, 10e). Sur son deuxième but, consécutif à un coup-franc mal dégagé, tout avait été parfait: le centre brossé et tendu de Hugo Magnetti, sa prise de position préférentielle devant Pavard et surtout la déviation parfaite de la tête qui a bénéficié de la complicité du poteau rentrant (2-0, 29e). Un penalty repoussé Ce score de 2-0 à la pause semblait même presque pas si cher payé pour des Phocéens qui ont encaissé deux buts ou plus pour la 9e fois en 12 rencontres disputées en 2026. Habile de la tête, Ajorque a eu le pied gauche bien moins inspiré sur deux face-à-face avec Geronimo Rulli, croisant trop sa frappe (15e), avant de trouver le haut de la transversale (41e). Quatre minutes plus tôt, Junior Diaz, totalement oublié au marquage au deuxième poteau sur un long coup-franc de Romain Del Castillo, avait trop décroisé sa tête (37e). Mais offensivement non plus, Marseille n'a pas montré grand chose de très rassurant pour ses ambitions. Amine Gouri, sur un centre-tir de Mason Greenwood (25e), puis comme Quinten Timber, deux minutes plus tard pour reprendre une louche de Gouiri, avaient été les seules vagues menaces sur le but de Brestois bien regroupés et agressifs. Passés en 4-4-2 après l'entrée de Pierre-Emerick Aubameyang à la pause, les Phocéens n'ont été que marginalement plus dangereux sur une frappe lointaine de Timber, repoussée d'une manchette par Grégoire Coudert (59e), ou une tête en feuille morte de Gouiri de peu à côté (62e). La première de Beye avec l'OM a même pris des allures de bizutage quand il a vu Coudert repousser le pénalty obtenu et tiré par Greenwood (82e) puis la tête de Hamed Junior Traoré, rentré en jeu peu avant, dans le temps additionnel. Autant dire que le stage à Marbella que l'OM envisage pour la semaine prochaine avant le choc contre Lyon prend déjà des allures de stage commando de la dernière chance pour Beye et ses hommes.

20.02.2026 à 22:53

Campagne de haine contre Samuel Paty: la défense d'un accusé salue un témoignage de Nuñez

FRANCE24
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À une partie civile qui lui demande si "désigner publiquement et nominativement une personne comme ayant porté atteinte au Prophète ou à l'islam" pouvait "objectivement l'exposer à un danger grave pour sa sécurité", l'actuel ministre de l'Intérieur écrit: "Non, cela ne l'expose pas nécessairement à un danger grave pour sa sécurité". Mes Vincent Brengarth et Colomba Grossi, deux avocats du militant islamiste Abdelhakim Sefrioui, avaient sollicité le témoignage de l'ancien coordinateur national du renseignement et de la lutte contre le terrorisme, qui a répondu par écrit à leurs questions ainsi qu'à celles d'une partie civile. Ce témoignage est "un fait majeur" pour la défense, a commenté Me Brengarth auprès de l'AFP. Il a été à l'inverse accueilli avec consternation par plusieurs avocats des parties civiles. Un lien "causal" entre, d'une part, la campagne de haine orchestrée par Abdelhakim Sefrioui et un père d'élève, Brahim Chnina, et, de l'autre, l'assassinat du professeur le 16 octobre 2020, avait été déterminant dans la décision de la cour d'assises de les condamner en première instance à 15 et 13 ans de réclusion criminelle pour association de malfaiteurs terroriste. La première cour d'assises avait considéré qu'ils avaient lancé une "véritable fatwa numérique" et "préparé les conditions" du crime "en livrant l'identité" de l'enseignant. Abdelhakim Sefrioui, aujourd'hui âgé de 66 ans, et Brahim Chnina, 54 ans, ne connaissaient pas l'islamiste tchétchène de 18 ans qui avait assassiné l'enseignant. Après avoir découvert cette controverse sur les réseaux sociaux, Abdoullakh Anzorov avait décapité l'enseignant pour avoir montré des caricatures du prophète Mahomet lors d'un cours sur la liberté d'expression dans son collège du Bois d'Aulne à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines). Contexte Dans une réaction transmise à l'AFP après la lecture de son témoignage, le ministre de l'Intérieur a toutefois assuré qu'il n'y avait "aucun doute dans son esprit, comme il l'a toujours exprimé dans ses fonctions précédentes et dans ses déclarations publiques à ce sujet: la désignation a conduit de manière irréfutable le terroriste à choisir sa cible, ce qui atteste de manière certaine du lien de causalité". Il a tenu "à préciser qu'il ne se (démarquait) en aucune façon de l'accusation". Autre point abordé dans le témoignage de Laurent Nuñez lu par la présidente, le contexte de l'époque. Quelques semaines avant l'attaque s'était ouvert le procès des attentats de janvier 2015 et Charlie Hebdo avait republié ses caricatures du Prophète. Al-Qaïda avait de nouveau menacé la France et une attaque jihadiste venait d'être commise devant les anciens locaux de l'hebdomadaire. Comme l'avait relevé la première cour d'assises, ce contexte ne rendait-il pas "particulièrement dangereuse" une désignation d'une personne ayant porté atteinte au Prophète? demande la partie civile. "La menace était à cette période particulièrement élevée mais elle l'est en permanence depuis ces quinze dernières années", répond Laurent Nuñez. "Ce qui a créé le danger, ce n'est pas le contexte ou le ciblage public", "effectué par l'usage de canaux de communication qui étaient fermés et donc inconnus des services spécialisés", écrit encore Laurent Nuñez dans une défense apparente du travail policier. Selon Me Brengarth, "les autorités ne peuvent reprocher à notre client ce qu'elles n'ont pas été en capacité d'anticiper et ce alors qu'elles connaissaient l'existence" de la campagne numérique. "Nous attendons de la cour qu'elle en tire toutes les conséquences", a ajouté l'avocat. Depuis le début du procès, la défense d'Abdelhakim Sefrioui avance sur deux jambes. Le premier axe, porté par l'avocat Francis Vuillemin, vise à démontrer que Sefrioui était sincèrement convaincu que le cours de Samuel Paty stigmatisait les élèves musulmans et que sa mobilisation était celle d'un militant de bonne foi. Plus strictement juridique, le deuxième axe est porté par les autres avocats du prédicateur: peut-on être pénalement coupable d'association de malfaiteurs terroriste sans avoir conscience d'un projet d'attentat, sans avoir donc participé à des actes préparatoires et sans avoir le moindre lien avec son auteur ? Deux proches d'Anzorov sont rejugés aux côtés d'Abdelhakim Sefrioui et Brahim Chnina. Ils avaient été condamnés en première instance à seize ans de réclusion pour complicité d'assassinat. Le verdict est attendu le 28 février.
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