Lien du flux RSS
Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

16.02.2026 à 21:30

En Ukraine, une contre-offensive inédite depuis 2023 sur fond de blocage de Starlink côté russe

FRANCE 24
img
L'armée ukrainienne a repris plus de 200 kilomètres de son territoire à l'armée russe entre mercredi et dimanche dernier, selon les données de l'Institut pour l'étude de la guerre (ISW) et le think tank américain Critical Threats Project, qui établissent un lien probable avec le blocage des antennes Starlink utilisées par Moscou sur le front. 
L'armée ukrainienne a repris plus de 200 kilomètres de son territoire à l'armée russe entre mercredi et dimanche dernier, selon les données de l'Institut pour l'étude de la guerre (ISW) et le think tank américain Critical Threats Project, qui établissent un lien probable avec le blocage des antennes Starlink utilisées par Moscou sur le front. 

16.02.2026 à 21:17

Macron entame sa quatrième visite en Inde, avec la perspective de vendre des Rafale

FRANCE24
img
Le chef de l'Etat, accompagné de son épouse Brigitte, a atterri à minuit (18H30 GMT) à Bombay, la capitale financière du pays, au bord de la mer d'Arabie, a constaté un journaliste de l'AFP. Il se rendra ensuite à New Delhi mercredi et jeudi pour un sommet sur l'intelligence artificielle. "Trois jours de Bombay à New Delhi pour aller encore plus loin dans notre partenariat stratégique", a-t-il tweeté à son arrivée. Sa visite, la quatrième en Inde depuis 2017, s'inscrit sous les meilleurs auspices après la confirmation jeudi par ce pays de son intention de passer une commande record d'avions de combat français Rafale et la signature fin janvier d'un méga-accord de libre-échange entre l'Union européenne et l'Inde. "114 Rafale, 30 milliards d'euros, c'est le contrat du siècle ! Une forme d'apothéose !", relève Christophe Jaffrelot, spécialiste de l'Inde au Centre de recherches internationales (CERI) de Sciences Po à Paris. Les discussions sur les 114 Rafale, qui seront destinés à l'armée de l'Air et en bonne partie fabriqués en Inde, doivent encore être bouclées avec le constructeur Dassault. Mais l'Elysée se dit d'ores et déjà "optimiste" sur la conclusion de ce "contrat historique". Il sera, en attendant, au coeur de la visite. "Diversifier" Le président français et le Premier ministre indien Narendra Modi inaugureront aussi mardi, en visioconférence de Bombay, une chaîne d'assemblage d'hélicoptères civils et militaires Airbus H125 installée près de Bengalore (sud). "On cherche à travers cette visite à renforcer encore les coopérations" avec New Delhi et à "diversifier" les partenariats économiques et commerciaux de la France, relève l'Elysée, à un moment où l'Inde, le pays le plus peuplé du monde (1,4 milliard d'habitants), est en passe de devenir la quatrième économie mondiale. Et à répondre ainsi aux incertitudes croissantes générées par Donald Trump avec sa guerre des droits de douane et ses coups de butoir diplomatiques permanents, tout comme à la montée en puissance de la Chine. Le volume des échanges bilatéraux, porté par la défense et l'aéronautique - le marché indien est équipé majoritairement d'Airbus - est de l'ordre de 15 milliards d'euros. S'y ajoutent près de 13 milliards d'euros d'investissements directs étrangers (IDE) français en Inde. Quatre ministres sont du voyage, dont ceux des Armées Catherine Vautrin et de l'Economie Roland Lescure. Une centaine de PDG français, dont ceux de Dassault, Schneider Electric et Mistral AI, et de patrons de PME et de startup participeront également au déplacement. Honneur à l'IA Des "annonces" et des "contrats" sont attendus dans la santé, l'agriculture mais aussi l'IA, un secteur dans lequel Paris ambitionne une plus grande coopération avec l'Inde, a dit l'Elysée. H, une startup française de l'IA, annoncera pour sa part la mise en place de partenariats dans le domaine des hôpitaux. Emmanuel Macron inaugurera quant à lui le Centre franco-indien de l'IA en santé globale à New Delhi, avant d'ouvrir jeudi le sommet sur l'IA en compagnie de Narendra Modi. Les deux dirigeants auront aussi à coeur de soigner leur relation personnelle, au beau fixe depuis 2017. Emmanuel Macron avait convié Narendra Modi en tant qu'invité d'honneur au défilé militaire du 14 juillet en 2023. Le Premier ministre indien a en retour déroulé le tapis rouge six mois plus tard pour la fête nationale du Republic Day, avant d'être accueilli avec tous les égards au cours de sa dernière visite en France en février 2025, déjà pour un sommet de l'IA. "Il y a apparemment une bonne alchimie, une bonne équation personnelle", observe Christophe Jaffrelot. Reste toutefois une grosse pomme de discorde, l'Ukraine, l'Inde n'ayant jamais condamné son invasion par la Russie en 2022. "Mais si les Indiens arrêtent d’acheter du pétrole russe (sous la menace de sanctions américaines, ndlr), on ne leur en voudra pas de s'abstenir à l'ONU", note le chercheur.
Texte intégral (657 mots)
Le chef de l'Etat, accompagné de son épouse Brigitte, a atterri à minuit (18H30 GMT) à Bombay, la capitale financière du pays, au bord de la mer d'Arabie, a constaté un journaliste de l'AFP. Il se rendra ensuite à New Delhi mercredi et jeudi pour un sommet sur l'intelligence artificielle. "Trois jours de Bombay à New Delhi pour aller encore plus loin dans notre partenariat stratégique", a-t-il tweeté à son arrivée. Sa visite, la quatrième en Inde depuis 2017, s'inscrit sous les meilleurs auspices après la confirmation jeudi par ce pays de son intention de passer une commande record d'avions de combat français Rafale et la signature fin janvier d'un méga-accord de libre-échange entre l'Union européenne et l'Inde. "114 Rafale, 30 milliards d'euros, c'est le contrat du siècle ! Une forme d'apothéose !", relève Christophe Jaffrelot, spécialiste de l'Inde au Centre de recherches internationales (CERI) de Sciences Po à Paris. Les discussions sur les 114 Rafale, qui seront destinés à l'armée de l'Air et en bonne partie fabriqués en Inde, doivent encore être bouclées avec le constructeur Dassault. Mais l'Elysée se dit d'ores et déjà "optimiste" sur la conclusion de ce "contrat historique". Il sera, en attendant, au coeur de la visite. "Diversifier" Le président français et le Premier ministre indien Narendra Modi inaugureront aussi mardi, en visioconférence de Bombay, une chaîne d'assemblage d'hélicoptères civils et militaires Airbus H125 installée près de Bengalore (sud). "On cherche à travers cette visite à renforcer encore les coopérations" avec New Delhi et à "diversifier" les partenariats économiques et commerciaux de la France, relève l'Elysée, à un moment où l'Inde, le pays le plus peuplé du monde (1,4 milliard d'habitants), est en passe de devenir la quatrième économie mondiale. Et à répondre ainsi aux incertitudes croissantes générées par Donald Trump avec sa guerre des droits de douane et ses coups de butoir diplomatiques permanents, tout comme à la montée en puissance de la Chine. Le volume des échanges bilatéraux, porté par la défense et l'aéronautique - le marché indien est équipé majoritairement d'Airbus - est de l'ordre de 15 milliards d'euros. S'y ajoutent près de 13 milliards d'euros d'investissements directs étrangers (IDE) français en Inde. Quatre ministres sont du voyage, dont ceux des Armées Catherine Vautrin et de l'Economie Roland Lescure. Une centaine de PDG français, dont ceux de Dassault, Schneider Electric et Mistral AI, et de patrons de PME et de startup participeront également au déplacement. Honneur à l'IA Des "annonces" et des "contrats" sont attendus dans la santé, l'agriculture mais aussi l'IA, un secteur dans lequel Paris ambitionne une plus grande coopération avec l'Inde, a dit l'Elysée. H, une startup française de l'IA, annoncera pour sa part la mise en place de partenariats dans le domaine des hôpitaux. Emmanuel Macron inaugurera quant à lui le Centre franco-indien de l'IA en santé globale à New Delhi, avant d'ouvrir jeudi le sommet sur l'IA en compagnie de Narendra Modi. Les deux dirigeants auront aussi à coeur de soigner leur relation personnelle, au beau fixe depuis 2017. Emmanuel Macron avait convié Narendra Modi en tant qu'invité d'honneur au défilé militaire du 14 juillet en 2023. Le Premier ministre indien a en retour déroulé le tapis rouge six mois plus tard pour la fête nationale du Republic Day, avant d'être accueilli avec tous les égards au cours de sa dernière visite en France en février 2025, déjà pour un sommet de l'IA. "Il y a apparemment une bonne alchimie, une bonne équation personnelle", observe Christophe Jaffrelot. Reste toutefois une grosse pomme de discorde, l'Ukraine, l'Inde n'ayant jamais condamné son invasion par la Russie en 2022. "Mais si les Indiens arrêtent d’acheter du pétrole russe (sous la menace de sanctions américaines, ndlr), on ne leur en voudra pas de s'abstenir à l'ONU", note le chercheur.

16.02.2026 à 21:07

Négociations commerciales: le climat se tend entre la ministre de l'Agriculture et les distributeurs

FRANCE24
img
Démarrées le 1er décembre et prévues jusqu'au 1er mars, ces négociations annuelles déterminent in fine les tarifs en rayon (hors marques propres des distributeurs). Opposant des distributeurs en quête de prix compétitifs pour attirer les clients, et des industriels invoquant coûts de production et besoins d'investissements, ces tractations sont régulièrement accusées de tirer vers le bas les revenus des agriculteurs malgré leur encadrement par les lois Egalim. Afin d'assurer un climat plus serein, les parties prenantes ont signé fin novembre une charte de bonne conduite "inédite", à l'initiative des ministères de l'Agriculture et du Commerce... sans empêcher les rififis traditionnels. Dans Le Parisien lundi, Annie Genevard a accusé la grande distribution d'exercer un "chantage mortifère" sur les industriels de l'agroalimentaire. "Les exigences de la grande distribution, en termes de tarifs, sont incompatibles avec les demandes des industriels", a-t-elle notamment déclaré, estimant qu'en cas de négociations violentes, "à l'arrivée, ce sont les agriculteurs qui vont trinquer". "Mortifère" "Certaines enseignes menacent de déréférencer certaines marques faute d'accord. J'estime que c'est un chantage mortifère pour l'agroalimentaire", avait-elle ajouté. Le géant laitier Lactalis avait en particulier accusé en janvier la centrale d'achat européenne d'Intermarché, Auchan et Casino de retirer certains de ses produits des rayons pour obtenir des baisses de tarifs. "Les hausses sont (...) généralement justifiées et le contournement de la loi française via les centrales d'achat européennes n'est plus possible. Nous devons donc faire évoluer le droit européen, avec (le ministre des PME et du Commerce) Serge Papin" a indiqué Annie Genevard, promettant d'échanger sur le sujet "avec les commissaires européens" au salon de l'Agriculture (21 février-1er mars). Mais pour les distributeurs, "ces propos rompent avec la méthode de travail fondée sur la confiance et le respect mutuel" qu'enseignes et fournisseurs s'étaient "engagés à préserver dans le cadre" de la charte, selon un courrier de la Fédération du Commerce et de la Distribution (FCD) adressé lundi à Mme Genevard et consulté par l'AFP. "La volonté de dialogue n'est pas partagée, et les conditions minimales d'un échange respectueux et impartial" ne sont "pas réunies", a insisté la FCD dans sa lettre, signée par les dirigeants des principales enseignes (Leclerc, Carrefour, Intermarché, U et Auchan). Pas question, en conséquence, de participer aux comités de suivis des négociations commerciales, dont celui prévu mardi à Bercy en présence notamment d'Annie Genevard, annoncent-ils, regrettant "des déclarations réductrices et caricaturales". "Diversion" "De nombreux coûts sont aujourd'hui orientés à la baisse", défend la FCD, citant les "matières premières agricoles (blé tendre et blé dur, pommes de terre, café, sucre, cacao…) comme industrielles (baisse énergie…)". Cela "doit se refléter dans les négociations en cours, au bénéfice des Français, durement éprouvés par deux années de forte inflation", assure-t-elle. "À l'approche du Salon de l'Agriculture, désigner la distribution comme responsable de tous les déséquilibres relève d'une politique de diversion", dénonce la Fédération. La ministre "ne peut être que pour la corporation qu'elle défend", avait réagi lundi, sur Public Sénat, Michel-Edouard Leclerc, président du comité stratégique des centres E.Leclerc, pointant plutôt le manque de "transparence" des "grandes multinationales" de l'agro-industrie. Concernant le retrait de certaines références des rayons, Michel-Edouard Leclerc affirme qu'en "l'occurrence à l'heure actuelle, ce sont les industriels qui ne nous livrent pas", citant notamment le chocolatier suisse Lindt, avec lequel les négociations sont féroces. Le dirigeant a également défendu le recours par les distributeurs à des centrales d'achat européennes pour peser face aux géants comme Unilever ou Nestlé, qui selon lui ne représentent pas "les intérêts des agriculteurs français". Lundi, la Répression des fraudes a infligé une amende de plus de 33 millions d'euros à Eurelec, la centrale d'achat européenne d'E.Leclerc pour non respect de la date butoir pour certains contrats en 2025. Sollicité par l'AFP, Bercy précise que le comité de suivi sera maintenu mardi à 10H, sans faire davantage de commentaire.
Texte intégral (714 mots)
Démarrées le 1er décembre et prévues jusqu'au 1er mars, ces négociations annuelles déterminent in fine les tarifs en rayon (hors marques propres des distributeurs). Opposant des distributeurs en quête de prix compétitifs pour attirer les clients, et des industriels invoquant coûts de production et besoins d'investissements, ces tractations sont régulièrement accusées de tirer vers le bas les revenus des agriculteurs malgré leur encadrement par les lois Egalim. Afin d'assurer un climat plus serein, les parties prenantes ont signé fin novembre une charte de bonne conduite "inédite", à l'initiative des ministères de l'Agriculture et du Commerce... sans empêcher les rififis traditionnels. Dans Le Parisien lundi, Annie Genevard a accusé la grande distribution d'exercer un "chantage mortifère" sur les industriels de l'agroalimentaire. "Les exigences de la grande distribution, en termes de tarifs, sont incompatibles avec les demandes des industriels", a-t-elle notamment déclaré, estimant qu'en cas de négociations violentes, "à l'arrivée, ce sont les agriculteurs qui vont trinquer". "Mortifère" "Certaines enseignes menacent de déréférencer certaines marques faute d'accord. J'estime que c'est un chantage mortifère pour l'agroalimentaire", avait-elle ajouté. Le géant laitier Lactalis avait en particulier accusé en janvier la centrale d'achat européenne d'Intermarché, Auchan et Casino de retirer certains de ses produits des rayons pour obtenir des baisses de tarifs. "Les hausses sont (...) généralement justifiées et le contournement de la loi française via les centrales d'achat européennes n'est plus possible. Nous devons donc faire évoluer le droit européen, avec (le ministre des PME et du Commerce) Serge Papin" a indiqué Annie Genevard, promettant d'échanger sur le sujet "avec les commissaires européens" au salon de l'Agriculture (21 février-1er mars). Mais pour les distributeurs, "ces propos rompent avec la méthode de travail fondée sur la confiance et le respect mutuel" qu'enseignes et fournisseurs s'étaient "engagés à préserver dans le cadre" de la charte, selon un courrier de la Fédération du Commerce et de la Distribution (FCD) adressé lundi à Mme Genevard et consulté par l'AFP. "La volonté de dialogue n'est pas partagée, et les conditions minimales d'un échange respectueux et impartial" ne sont "pas réunies", a insisté la FCD dans sa lettre, signée par les dirigeants des principales enseignes (Leclerc, Carrefour, Intermarché, U et Auchan). Pas question, en conséquence, de participer aux comités de suivis des négociations commerciales, dont celui prévu mardi à Bercy en présence notamment d'Annie Genevard, annoncent-ils, regrettant "des déclarations réductrices et caricaturales". "Diversion" "De nombreux coûts sont aujourd'hui orientés à la baisse", défend la FCD, citant les "matières premières agricoles (blé tendre et blé dur, pommes de terre, café, sucre, cacao…) comme industrielles (baisse énergie…)". Cela "doit se refléter dans les négociations en cours, au bénéfice des Français, durement éprouvés par deux années de forte inflation", assure-t-elle. "À l'approche du Salon de l'Agriculture, désigner la distribution comme responsable de tous les déséquilibres relève d'une politique de diversion", dénonce la Fédération. La ministre "ne peut être que pour la corporation qu'elle défend", avait réagi lundi, sur Public Sénat, Michel-Edouard Leclerc, président du comité stratégique des centres E.Leclerc, pointant plutôt le manque de "transparence" des "grandes multinationales" de l'agro-industrie. Concernant le retrait de certaines références des rayons, Michel-Edouard Leclerc affirme qu'en "l'occurrence à l'heure actuelle, ce sont les industriels qui ne nous livrent pas", citant notamment le chocolatier suisse Lindt, avec lequel les négociations sont féroces. Le dirigeant a également défendu le recours par les distributeurs à des centrales d'achat européennes pour peser face aux géants comme Unilever ou Nestlé, qui selon lui ne représentent pas "les intérêts des agriculteurs français". Lundi, la Répression des fraudes a infligé une amende de plus de 33 millions d'euros à Eurelec, la centrale d'achat européenne d'E.Leclerc pour non respect de la date butoir pour certains contrats en 2025. Sollicité par l'AFP, Bercy précise que le comité de suivi sera maintenu mardi à 10H, sans faire davantage de commentaire.

16.02.2026 à 20:41

Mort de l'Américain Robert Duvall, connu pour ses rôles dans "Le Parrain" et "Apocalypse Now"

FRANCE24
img
" Hier, nous avons dit adieu à mon cher mari, ami précieux et l'un des plus grands acteurs de notre époque. Bob est décédé paisiblement à la maison", a écrit son épouse, Luciana Duvall, dans un communiqué partagé sur les réseaux sociaux lundi. Robert Duvall a connu son premier grand rôle au cinéma à 31 ans dans "Du Silence et des ombres" (1962), adaptation du roman d'Harper Lee "Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur". C'est ensuite Francis Ford Coppola qui lui a confié ses rôles les plus marquants: Tom Hagen, avocat du "Parrain" dans ses deux premiers volets (1972 et 1974), et Bill Kilgore, lieutenant-colonel amateur de surf dans "Apocalypse Now" (1979). Ce film sur la guerre du Vietnam, qui valut à Robert Duvall une nomination aux Oscars et le fit véritablement entrer dans la lumière, le voit prononcer l'une des répliques les plus célèbres de l'histoire du cinéma: "J'aime l'odeur du napalm au petit matin", lance en plein bombardement son personnage, torse nu et coiffé d'un chapeau de cow-boy. Dirigeant d'entreprise tyrannique dans "Network: Main basse sur la télévision" (1976), militaire traitant sa famille comme des soldats dans "The Great Santini" (1979), il a remporté l'Oscar du meilleur acteur pour son interprétation en 1983 d'un ancien chanteur country devenu alcoolique dans "Tendre bonheur". "Le western est à nous" Son rôle préféré était toutefois celui du Texas Ranger devenu cow-boy Augustus McCrae dans la mini-série télévisée "Lonesome Dove" (1989). "C'est mon +Hamlet+", disait-il au New York Times en 2014. "Les Anglais ont Shakespeare ; les Français, Molière. En Argentine, ils ont Borges, mais le western est à nous." L'un des rares regrets de sa carrière fut de ne pas avoir été retenu au casting des "Dents de la mer" de Steven Spielberg (1975). Également scénariste, réalisateur et producteur, Robert Duvall a dirigé cinq films, dont "Le Prédicateur" (1997), qu'il a écrit et dans lequel il incarne un pasteur évangélique en quête de rédemption. Né en 1931 d'un père militaire et d'une mère comédienne amateure, il a étudié l'art dramatique, puis passé deux ans dans l'armée, avant de s'installer à New York pour s'adonner à sa passion du théâtre. Il a partagé un appartement surpeuplé de Manhattan avec notamment Dustin Hoffman. Un autre futur grand, Gene Hackman, "traînait" alors avec eux, avait-t-il raconté à GQ en 2014. Duvall vivait loin des paillettes, dans la campagne de Virginie, où sa famille avait ses racines. Il disait ne se rendre à New York et à Los Angeles que lorsque c'était nécessaire. Lui et sa quatrième épouse, l'actrice et réalisatrice argentine Luciana Pedraza, de 41 ans sa cadette, s'étaient établis dans une ferme vieille de près de 300 ans. L'acteur n'a pas eu d'enfant.
Lire plus (467 mots)
" Hier, nous avons dit adieu à mon cher mari, ami précieux et l'un des plus grands acteurs de notre époque. Bob est décédé paisiblement à la maison", a écrit son épouse, Luciana Duvall, dans un communiqué partagé sur les réseaux sociaux lundi. Robert Duvall a connu son premier grand rôle au cinéma à 31 ans dans "Du Silence et des ombres" (1962), adaptation du roman d'Harper Lee "Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur". C'est ensuite Francis Ford Coppola qui lui a confié ses rôles les plus marquants: Tom Hagen, avocat du "Parrain" dans ses deux premiers volets (1972 et 1974), et Bill Kilgore, lieutenant-colonel amateur de surf dans "Apocalypse Now" (1979). Ce film sur la guerre du Vietnam, qui valut à Robert Duvall une nomination aux Oscars et le fit véritablement entrer dans la lumière, le voit prononcer l'une des répliques les plus célèbres de l'histoire du cinéma: "J'aime l'odeur du napalm au petit matin", lance en plein bombardement son personnage, torse nu et coiffé d'un chapeau de cow-boy. Dirigeant d'entreprise tyrannique dans "Network: Main basse sur la télévision" (1976), militaire traitant sa famille comme des soldats dans "The Great Santini" (1979), il a remporté l'Oscar du meilleur acteur pour son interprétation en 1983 d'un ancien chanteur country devenu alcoolique dans "Tendre bonheur". "Le western est à nous" Son rôle préféré était toutefois celui du Texas Ranger devenu cow-boy Augustus McCrae dans la mini-série télévisée "Lonesome Dove" (1989). "C'est mon +Hamlet+", disait-il au New York Times en 2014. "Les Anglais ont Shakespeare ; les Français, Molière. En Argentine, ils ont Borges, mais le western est à nous." L'un des rares regrets de sa carrière fut de ne pas avoir été retenu au casting des "Dents de la mer" de Steven Spielberg (1975). Également scénariste, réalisateur et producteur, Robert Duvall a dirigé cinq films, dont "Le Prédicateur" (1997), qu'il a écrit et dans lequel il incarne un pasteur évangélique en quête de rédemption. Né en 1931 d'un père militaire et d'une mère comédienne amateure, il a étudié l'art dramatique, puis passé deux ans dans l'armée, avant de s'installer à New York pour s'adonner à sa passion du théâtre. Il a partagé un appartement surpeuplé de Manhattan avec notamment Dustin Hoffman. Un autre futur grand, Gene Hackman, "traînait" alors avec eux, avait-t-il raconté à GQ en 2014. Duvall vivait loin des paillettes, dans la campagne de Virginie, où sa famille avait ses racines. Il disait ne se rendre à New York et à Los Angeles que lorsque c'était nécessaire. Lui et sa quatrième épouse, l'actrice et réalisatrice argentine Luciana Pedraza, de 41 ans sa cadette, s'étaient établis dans une ferme vieille de près de 300 ans. L'acteur n'a pas eu d'enfant.

16.02.2026 à 20:29

Cisjordanie: de nouvelles mesures foncières israéliennes provoquent un tollé

FRANCE24
img
Une semaine après avoir approuvé un texte facilitant les achats de terres par les colons, le gouvernement israélien a décidé dimanche d'accélérer le processus d'enregistrement foncier en Cisjordanie, occupée par Israël depuis 1967. Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a appelé lundi Israël à "revenir immédiatement" sur ces mesures, qui "ne sont pas seulement déstabilisantes mais, comme l'a rappelé la Cour internationale de justice, illégales". L'Union européenne a elle aussi souligné que "l'annexion (de la Cisjordanie) est illégale au regard du droit international" tandis que le roi Abdallah II de Jordanie a dénoncé des "actions illégales", qui visent à "imposer sa souveraineté sur les terres palestiniennes" et menacent "d'aggraver le conflit" israélo-palestinien. Le ministère israélien des Affaires étrangères a précisé que la mesure visait "à mettre de l'ordre dans les procédures d'enregistrement foncier" et permettrait "une clarification transparente et approfondie des droits afin de résoudre les litiges juridiques". Il a accusé l'Autorité palestinienne de mener elle-même "des procédures d'enregistrement foncier illégales" dans des zones censées se trouver sous contrôle israélien en vertu des accords d'Oslo. Annexion rampante La nouvelle disposition prévoit le financement à hauteur de 244 millions de shekels (près de 67 millions d'euros) d'une opération de régularisation des titres fonciers dans la zone C, sous contrôle israélien, qui représente environ 60% du territoire de la Cisjordanie, a expliqué l'ONG israélienne La Paix maintenant, opposée à la colonisation. Cette procédure, selon l'ONG, pourrait revenir à déposséder des Palestiniens de certaines terres sur lesquelles ils sont installés mais dont les titres de propriété ne sont pas clairement établis, et à les enregistrer au nom de l'Etat israélien. "Beaucoup de Palestiniens qui considèrent des terres comme les leurs découvriront qu'elles ne leur appartiennent pas en vertu du nouveau processus d'enregistrement", a déclaré lundi à l'AFP Yonatan Mizrachi, co-directeur de La Paix maintenant. "Il y avait beaucoup d'ambiguïtés concernant ces terres et Israël a décidé à présent de s'en occuper", a-t-il ajouté en dénonçant une annexion rampante. "Israël a décidé d'annexer la Cisjordanie et l'a déjà annexée", a-t-il dit. "Légalement invalides" Le 8 février, Israël avait déjà annoncé des mesures, largement condamnées à l'étranger, étendant son autorité sur l'ensemble du territoire, divisé en trois zones - A, sous contrôle palestinien, B, mixte, et C - en vertu des accords d'Oslo datant des années 1990. Ces mesures visent à rendre plus faciles les achats de terres pour les colons israéliens, avec notamment l'abrogation d'une loi datant de plusieurs décennies qui interdisait aux Juifs d'acheter directement des terres en Cisjordanie. Elles doivent aussi permettre aux autorités israéliennes d'administrer certains sites religieux, même lorsqu'ils sont situés dans des zones placées sous le contrôle de l'Autorité palestinienne. L'Autorité palestinienne a "condamné avec force" la décision adoptée dimanche et rejeté "toute tentative de désigner des terres de Cisjordanie comme +territoire public+ sous contrôle de la force d'occupation". Elle a jugé ces mesures "légalement invalides" et revenant au "début de facto d'un processus d'annexion". L'Arabie saoudite a dénoncé une atteinte "aux efforts en vue de la paix et de la stabilité dans la région", l'Egypte a condamné "une escalade dangereuse" et le Qatar "une extension des projets (d'Israël) de priver le peuple palestinien de ses droits". La colonisation s'est poursuivie sous tous les gouvernements israéliens, de gauche comme de droite depuis 1967. Elle s'est nettement intensifiée sous l'actuel gouvernement dirigé par Benjamin Netanyahu, l'un des plus à droite de l'histoire d'Israël, en particulier depuis le début de la guerre à Gaza le 7 octobre 2023. Hormis Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, plus de 500.000 Israéliens vivent aujourd'hui en Cisjordanie dans des colonies que l'ONU juge illégales au regard du droit international, au milieu de quelque trois millions de Palestiniens.
Texte intégral (687 mots)
Une semaine après avoir approuvé un texte facilitant les achats de terres par les colons, le gouvernement israélien a décidé dimanche d'accélérer le processus d'enregistrement foncier en Cisjordanie, occupée par Israël depuis 1967. Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a appelé lundi Israël à "revenir immédiatement" sur ces mesures, qui "ne sont pas seulement déstabilisantes mais, comme l'a rappelé la Cour internationale de justice, illégales". L'Union européenne a elle aussi souligné que "l'annexion (de la Cisjordanie) est illégale au regard du droit international" tandis que le roi Abdallah II de Jordanie a dénoncé des "actions illégales", qui visent à "imposer sa souveraineté sur les terres palestiniennes" et menacent "d'aggraver le conflit" israélo-palestinien. Le ministère israélien des Affaires étrangères a précisé que la mesure visait "à mettre de l'ordre dans les procédures d'enregistrement foncier" et permettrait "une clarification transparente et approfondie des droits afin de résoudre les litiges juridiques". Il a accusé l'Autorité palestinienne de mener elle-même "des procédures d'enregistrement foncier illégales" dans des zones censées se trouver sous contrôle israélien en vertu des accords d'Oslo. Annexion rampante La nouvelle disposition prévoit le financement à hauteur de 244 millions de shekels (près de 67 millions d'euros) d'une opération de régularisation des titres fonciers dans la zone C, sous contrôle israélien, qui représente environ 60% du territoire de la Cisjordanie, a expliqué l'ONG israélienne La Paix maintenant, opposée à la colonisation. Cette procédure, selon l'ONG, pourrait revenir à déposséder des Palestiniens de certaines terres sur lesquelles ils sont installés mais dont les titres de propriété ne sont pas clairement établis, et à les enregistrer au nom de l'Etat israélien. "Beaucoup de Palestiniens qui considèrent des terres comme les leurs découvriront qu'elles ne leur appartiennent pas en vertu du nouveau processus d'enregistrement", a déclaré lundi à l'AFP Yonatan Mizrachi, co-directeur de La Paix maintenant. "Il y avait beaucoup d'ambiguïtés concernant ces terres et Israël a décidé à présent de s'en occuper", a-t-il ajouté en dénonçant une annexion rampante. "Israël a décidé d'annexer la Cisjordanie et l'a déjà annexée", a-t-il dit. "Légalement invalides" Le 8 février, Israël avait déjà annoncé des mesures, largement condamnées à l'étranger, étendant son autorité sur l'ensemble du territoire, divisé en trois zones - A, sous contrôle palestinien, B, mixte, et C - en vertu des accords d'Oslo datant des années 1990. Ces mesures visent à rendre plus faciles les achats de terres pour les colons israéliens, avec notamment l'abrogation d'une loi datant de plusieurs décennies qui interdisait aux Juifs d'acheter directement des terres en Cisjordanie. Elles doivent aussi permettre aux autorités israéliennes d'administrer certains sites religieux, même lorsqu'ils sont situés dans des zones placées sous le contrôle de l'Autorité palestinienne. L'Autorité palestinienne a "condamné avec force" la décision adoptée dimanche et rejeté "toute tentative de désigner des terres de Cisjordanie comme +territoire public+ sous contrôle de la force d'occupation". Elle a jugé ces mesures "légalement invalides" et revenant au "début de facto d'un processus d'annexion". L'Arabie saoudite a dénoncé une atteinte "aux efforts en vue de la paix et de la stabilité dans la région", l'Egypte a condamné "une escalade dangereuse" et le Qatar "une extension des projets (d'Israël) de priver le peuple palestinien de ses droits". La colonisation s'est poursuivie sous tous les gouvernements israéliens, de gauche comme de droite depuis 1967. Elle s'est nettement intensifiée sous l'actuel gouvernement dirigé par Benjamin Netanyahu, l'un des plus à droite de l'histoire d'Israël, en particulier depuis le début de la guerre à Gaza le 7 octobre 2023. Hormis Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, plus de 500.000 Israéliens vivent aujourd'hui en Cisjordanie dans des colonies que l'ONU juge illégales au regard du droit international, au milieu de quelque trois millions de Palestiniens.
10 / 15

 

  GÉNÉRALISTES
Le Canard Enchaîné
La Croix
Le Figaro
France 24
France-Culture
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP / Public Senat
Le Media
La Tribune
Time France
 
  EUROPE ‧ RUSSIE
Courrier Europe Centrale
Desk-Russie
Euractiv
Euronews
Toute l'Europe
 
  Afrique du Nord ‧ Proche-Orient
Haaretz
Info Asie
Inkyfada
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
L'Orient - Le Jour
Orient XXI
Rojava I.C
 
  INTERNATIONAL
CADTM
Courrier International
Equaltimes
Global Voices
I.R.I.S
The New-York Times
 
  OSINT ‧ INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
Global.Inv.Journalism
 
  MÉDIAS D'OPINION
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
Hors-Serie
L'Insoumission
Là-bas si j'y suis
Les Jours
LVSL
Politis
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Reseau Bastille
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Catastrophes naturelles
Conspis
Culture
Curation IA
Extrême-droite
Human Rights Watch
Inégalités
Information
Justice fiscale
Liberté de création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie
🌞