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04.06.2026 à 14:25

FRANCE24
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De nombreuses équipes africaines ont des joueurs prometteurs qui pourraient leur permettre d'aller loin dans la Coupe du monde de football. Maroc, Sénégal, RD Congo, Côte d'Ivoire, le directeur de la rédaction du magazine So Foot Pierre Maturana analysait leurs chances pour France 24, alors que le Mondial va accueillir beaucoup d'outsiders.
De nombreuses équipes africaines ont des joueurs prometteurs qui pourraient leur permettre d'aller loin dans la Coupe du monde de football. Maroc, Sénégal, RD Congo, Côte d'Ivoire, le directeur de la rédaction du magazine So Foot Pierre Maturana analysait leurs chances pour France 24, alors que le Mondial va accueillir beaucoup d'outsiders.

04.06.2026 à 14:19

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Les images des sélections nationales de football arrivant en Amérique du Nord se multiplient à l'approche du coup d'envoi de la Coupe du monde de football, le 11 juin. Pour les Bleus, il faudra attendre la semaine prochaine. Les Français jouent encore deux matchs préparatoires dans l'Hexagone avant de décoller pour Boston.
Les images des sélections nationales de football arrivant en Amérique du Nord se multiplient à l'approche du coup d'envoi de la Coupe du monde de football, le 11 juin. Pour les Bleus, il faudra attendre la semaine prochaine. Les Français jouent encore deux matchs préparatoires dans l'Hexagone avant de décoller pour Boston.

04.06.2026 à 14:19

FRANCE24
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Le N.2 de Renaissance, Franck Riester, "fera des propositions nouvelles pour arriver à ce rassemblement, y compris avec, si on devait en passer par là, un calendrier des primaires qui pourraient s'organiser s'il n'était pas possible d'organiser un rassemblement autrement qu'en passant par des primaires", a déclaré M. Attal à la presse après son intervention au Congrès des Jeunes agriculteurs à Bourg-en-Bresse. "J'ai toujours laissé tout ouvert sur la table, toutes les possibilités" pour un départage au sein du bloc central, notamment avec le patron d'Horizons Édouard Philippe, a insisté le secrétaire général de Renaissance, à l'origine de ce "comité de liaison". Après une première réunion en mai, ce "comité" doit se réunir à nouveau le 10 juin. Il réunit un représentant de Renaissance (Franck Riester), d'Horizons (Christophe Béchu), du MoDem (Marc Fesneau), de l'UDI (Hervé Marseille) et accueillera mercredi la présidente du Parti radical, Nathalie Delattre. Le parti Les Républicains (LR), dont le président Bruno Retailleau est aussi candidat, n'en fait pas partie. "L'objectif, c'est de porter un projet d'espoir pour les Français, permettre le rassemblement pour empêcher la tenaille entre La France insoumise et le Rassemblement national et pour cela, il faut évidemment se parler", a ajouté M. Attal jeudi. Après Édouard Philippe en septembre 2024, Gabriel Attal a officialisé le 22 mai dans l'Aveyron sa candidature à l'Élysée. Les deux anciens Premiers ministres d'Emmanuel Macron ont laissé entendre qu'un rassemblement pourrait intervenir début 2027 en vue d'une candidature unique. Mais "la primaire, elle n'aura pas lieu", a encore déclaré Edouard Philippe le 23 mai sur France 5. "Je ne suis pas contre le principe". "Je dis juste que dans dans le spectre politique tel qu'il existe aujourd'hui, il n'y a pas de place pour cette primaire parce que le champ politique est beaucoup trop large et la confiance entre des partis beaucoup trop faible", a argumenté le maire du Havre, en tête dans les sondages de premier tour par rapport devant son concurrent Renaissance.
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Le N.2 de Renaissance, Franck Riester, "fera des propositions nouvelles pour arriver à ce rassemblement, y compris avec, si on devait en passer par là, un calendrier des primaires qui pourraient s'organiser s'il n'était pas possible d'organiser un rassemblement autrement qu'en passant par des primaires", a déclaré M. Attal à la presse après son intervention au Congrès des Jeunes agriculteurs à Bourg-en-Bresse. "J'ai toujours laissé tout ouvert sur la table, toutes les possibilités" pour un départage au sein du bloc central, notamment avec le patron d'Horizons Édouard Philippe, a insisté le secrétaire général de Renaissance, à l'origine de ce "comité de liaison". Après une première réunion en mai, ce "comité" doit se réunir à nouveau le 10 juin. Il réunit un représentant de Renaissance (Franck Riester), d'Horizons (Christophe Béchu), du MoDem (Marc Fesneau), de l'UDI (Hervé Marseille) et accueillera mercredi la présidente du Parti radical, Nathalie Delattre. Le parti Les Républicains (LR), dont le président Bruno Retailleau est aussi candidat, n'en fait pas partie. "L'objectif, c'est de porter un projet d'espoir pour les Français, permettre le rassemblement pour empêcher la tenaille entre La France insoumise et le Rassemblement national et pour cela, il faut évidemment se parler", a ajouté M. Attal jeudi. Après Édouard Philippe en septembre 2024, Gabriel Attal a officialisé le 22 mai dans l'Aveyron sa candidature à l'Élysée. Les deux anciens Premiers ministres d'Emmanuel Macron ont laissé entendre qu'un rassemblement pourrait intervenir début 2027 en vue d'une candidature unique. Mais "la primaire, elle n'aura pas lieu", a encore déclaré Edouard Philippe le 23 mai sur France 5. "Je ne suis pas contre le principe". "Je dis juste que dans dans le spectre politique tel qu'il existe aujourd'hui, il n'y a pas de place pour cette primaire parce que le champ politique est beaucoup trop large et la confiance entre des partis beaucoup trop faible", a argumenté le maire du Havre, en tête dans les sondages de premier tour par rapport devant son concurrent Renaissance.

04.06.2026 à 13:57

FRANCE24
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L'entreprise, dont l'activité dépend à plus de 60% des ventes de cognac, a connu trois années difficiles notamment aux États-Unis et en Chine, affectées par des tensions géopolitiques et commerciales, des questions de pouvoir d'achat et des changements de préférences de consommation. Jeudi, le groupe a annoncé un bénéfice net de 79 millions d'euros pour son exercice décalé 2025-26, pour un chiffre d'affaires de 935 millions en repli de 5%. La rentabilité a pâti des droits de douane additionnels imposés par l'administration Trump sur les alcools européens, ainsi que par la Chine sur le cognac dans le cadre d'un conflit commercial avec l'UE, explique le groupe. Son activité a été pénalisée aussi par les taux de change (dollar et yuan) et une situation "complexe" en Chine, malgré un bon dernier trimestre pour le cognac dans la région Asie-Pacifique. Les résultats ont été cependant légèrement supérieurs aux attentes des analystes, d'après Bloomberg, ce qui a fait grimper l'action à la Bourse de Paris. Vers 13H20 heure locale, le titre Rémy Cointreau frôlait +10% de hausse. Pour son directeur général Franck Marilly, arrivé il y a juste un an, c'est "une année de transition" qui "a permis de remporter plusieurs batailles importantes", notamment une amélioration sur le marché américain et de l'activité en duty-free. "Dans un environnement macroéconomique et géopolitique toujours complexe", il s'est félicité d'une performance conforme aux objectifs et "portée par des progrès tangibles". Contexte incertain la maison-mère du cognac Rémy Martin et de la liqueur Cointreau prévoit pour 2026-27 "un retour à une croissance organique durable du chiffre d'affaires" et "une légère amélioration organique de la marge opérationnelle courante". Selon M. Marilly, "plusieurs variables restent incertaines, en particulier le niveau des droits de douane américains et le remboursement potentiel des droits déjà payés, les développements géopolitiques au Moyen-Orient, l'environnement macroéconomique mondial et les tendances de consommation, mais aussi les restrictions réglementaires sur la consommation en Chine". "Mais si ces variables externes pourraient encore façonner l'année, notre détermination est très claire: nous avons l'intention d'être performants et de (nous) transformer", a-t-il dit lors d'un échange avec des analystes. Le groupe veut "accélérer la croissance de (ses) marques hors cognac, saisir toutes les opportunités sur le cognac pour reconstruire la dynamique, renforcer (ses) positions aux États-Unis et en Chine, tout en identifiant de nouveaux relais de croissance" et miser sur l'innovation, résume M. Marilly. Son plan "RC Forward", qui veut renforcer "l'esprit entrepreneurial" de la société, inclut une réorganisation, déjà en cours, de ses équipes. "Nous changeons un peu de vitesse", a souligné le directeur financier, Luca Marotta, relevant que "ce n'est pas un plan de réduction de coûts". "Plus centré sur le consommateur" Les dépenses de marketing seront centrées sur certains produits et régions. Le groupe veut "reconquérir" les États-Unis, son premier marché, où une nouvelle direction a été installée, a expliqué le DG. Pour cela il compte sur de nouveaux canaux de distribution, notamment les épiceries de proximité, pour écouler des formats inédits à destination de nouveaux consommateurs, par exemple des prêts-à-boire en canettes ou de nouvelles versions épicées de ses liqueurs. "Il faudra peut-être une agilité sur les prix parfois, même si, laissez-moi vous rassurer, nous restons une société premium, avec des marques de luxe," a-t-il dit. En Chine, son deuxième marché, le groupe veut diversifier ses ventes au-delà du cognac, toucher de nouveaux consommateurs notamment avec des produits en lien avec la "culture du cocktail". "Nous devons être beaucoup plus centrés vers le consommateur", a insisté le directeur général, même si "nous ne prétendons pas devenir le groupe numéro un" du secteur. Rémy Cointreau a aussi créé une division Marchés émergents, visant en particulier l'Inde, le Brésil, certaines pays africains.
Texte intégral (688 mots)
L'entreprise, dont l'activité dépend à plus de 60% des ventes de cognac, a connu trois années difficiles notamment aux États-Unis et en Chine, affectées par des tensions géopolitiques et commerciales, des questions de pouvoir d'achat et des changements de préférences de consommation. Jeudi, le groupe a annoncé un bénéfice net de 79 millions d'euros pour son exercice décalé 2025-26, pour un chiffre d'affaires de 935 millions en repli de 5%. La rentabilité a pâti des droits de douane additionnels imposés par l'administration Trump sur les alcools européens, ainsi que par la Chine sur le cognac dans le cadre d'un conflit commercial avec l'UE, explique le groupe. Son activité a été pénalisée aussi par les taux de change (dollar et yuan) et une situation "complexe" en Chine, malgré un bon dernier trimestre pour le cognac dans la région Asie-Pacifique. Les résultats ont été cependant légèrement supérieurs aux attentes des analystes, d'après Bloomberg, ce qui a fait grimper l'action à la Bourse de Paris. Vers 13H20 heure locale, le titre Rémy Cointreau frôlait +10% de hausse. Pour son directeur général Franck Marilly, arrivé il y a juste un an, c'est "une année de transition" qui "a permis de remporter plusieurs batailles importantes", notamment une amélioration sur le marché américain et de l'activité en duty-free. "Dans un environnement macroéconomique et géopolitique toujours complexe", il s'est félicité d'une performance conforme aux objectifs et "portée par des progrès tangibles". Contexte incertain la maison-mère du cognac Rémy Martin et de la liqueur Cointreau prévoit pour 2026-27 "un retour à une croissance organique durable du chiffre d'affaires" et "une légère amélioration organique de la marge opérationnelle courante". Selon M. Marilly, "plusieurs variables restent incertaines, en particulier le niveau des droits de douane américains et le remboursement potentiel des droits déjà payés, les développements géopolitiques au Moyen-Orient, l'environnement macroéconomique mondial et les tendances de consommation, mais aussi les restrictions réglementaires sur la consommation en Chine". "Mais si ces variables externes pourraient encore façonner l'année, notre détermination est très claire: nous avons l'intention d'être performants et de (nous) transformer", a-t-il dit lors d'un échange avec des analystes. Le groupe veut "accélérer la croissance de (ses) marques hors cognac, saisir toutes les opportunités sur le cognac pour reconstruire la dynamique, renforcer (ses) positions aux États-Unis et en Chine, tout en identifiant de nouveaux relais de croissance" et miser sur l'innovation, résume M. Marilly. Son plan "RC Forward", qui veut renforcer "l'esprit entrepreneurial" de la société, inclut une réorganisation, déjà en cours, de ses équipes. "Nous changeons un peu de vitesse", a souligné le directeur financier, Luca Marotta, relevant que "ce n'est pas un plan de réduction de coûts". "Plus centré sur le consommateur" Les dépenses de marketing seront centrées sur certains produits et régions. Le groupe veut "reconquérir" les États-Unis, son premier marché, où une nouvelle direction a été installée, a expliqué le DG. Pour cela il compte sur de nouveaux canaux de distribution, notamment les épiceries de proximité, pour écouler des formats inédits à destination de nouveaux consommateurs, par exemple des prêts-à-boire en canettes ou de nouvelles versions épicées de ses liqueurs. "Il faudra peut-être une agilité sur les prix parfois, même si, laissez-moi vous rassurer, nous restons une société premium, avec des marques de luxe," a-t-il dit. En Chine, son deuxième marché, le groupe veut diversifier ses ventes au-delà du cognac, toucher de nouveaux consommateurs notamment avec des produits en lien avec la "culture du cocktail". "Nous devons être beaucoup plus centrés vers le consommateur", a insisté le directeur général, même si "nous ne prétendons pas devenir le groupe numéro un" du secteur. Rémy Cointreau a aussi créé une division Marchés émergents, visant en particulier l'Inde, le Brésil, certaines pays africains.

04.06.2026 à 13:51

FRANCE24
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Il compte aussi investir "plus de 80 millions" d’euros en France, a-t-il annoncé à l'AFP. Le groupe basé à Limoges (Haute-Vienne) proposera des solutions de reclassement en interne ainsi qu’un plan de départ volontaire à la retraite, a-t-il expliqué. "Ces regroupements ont pour objectif de renforcer la spécialisation des sites français dans des gammes et technologies clés, d’accroître leur compétitivité" entre autres, justifie-t-il. Cela "doit permettre à Legrand de consolider ses positions historiques tout en se donnant les moyens d’accélérer sur les solutions au service de la transition énergétique et numérique", a-t-il ajouté. Le projet, qui fait l’objet d’une procédure d’information-consultation des instances représentatives du personnel à compter du 23 juin, prévoit que les sites de Pont-en-Royans (Isère), Lagord (Charente-Maritime), Confolens (Charente) et Châlus (Haute-Vienne) seront fermés progressivement et 178 postes supprimés d’ici à la fin 2028, avec leurs activités redéployées vers d’autres usines du groupe dans l’Hexagone. "On a beaucoup de petits sites, on va les regrouper pour créer des centres de compétences qui vont nous permettre de continuer à être compétitifs avec cette ambition du fabriqué en France", a expliqué Morgan Malecotte, le directeur de Legrand France, à l’AFP. "Notre objectif, c'est de consolider pour continuer à produire en France", a-t-il assuré. "La France reste une plateforme majeure dans notre dispositif industriel". "On va investir 20 millions d'euros sur ces sites afin de pouvoir accueillir les activités", a-t-il ajouté. "En parallèle, on investit 60 millions d'euros sur les activités de la transition numérique et énergétique". L’Hexagone, où le fabricant de matériels et d'équipements électriques disposera de 14 sites fin 2028 contre 20 aujourd’hui, représente 10% de son chiffre d’affaires, 30% de ses fonctions recherche et développement et 30% d'investissement industriel, selon lui. Les sites qui accueilleront les activités de ceux qui fermeront sont Magré (Haute-Vienne), Sitel (Haute-Vienne), Sillé-le-Guillaume (Sarthe) et l’ensemble des activités et des salariés de l’usine de Pont-en-Royans (Isère) sera transféré sur le site voisin de Saint-Marcellin. Sur le plan social, "on est dans le cadre juridique d'un PSE (Plan de sauvegarde de l’emploi, ndlr), donc il peut, théoriquement, y avoir des licenciements si des personnes ne souhaitent pas être reclassés", a souligné Morgan Malecotte.Ce PSE ne concerne que trois des quatre sites concernés. "On va pouvoir proposer des solutions de reclassement à tout ceux qui le souhaitent", a-t-il assuré en soulignant qu’il y aura aussi "une attrition naturelles qui va se produire" avec des départs en retraite d'ici 2028. Selon lui, ce plan répond aux besoins d’investissements de Legrand dans le numérique et les centres de données, le moteur de sa croissance, et alors que le marché de la construction souffre depuis plusieurs années, à des niveaux "bien en-deçà de l'avant-Covid, avec une concurrence toujours plus accrue de pays à bas coûts, de pays asiatiques". "On a un marché historique très dégradé, une compétition forte dans les pays asiatiques, des coûts qui ont augmenté fortement sur la période et un besoin d'investir", a-t-il indiqué. "On se doit nous aussi d'investir fortement dans des solutions qui permettront d'intervenir sur la transition énergétique et numérique", a-t-il affirmé. Selon lui, Legrand emploie 5.000 personnes en France. La moitié de la production du groupe dans l’Hexagone est exportée vers l’Europe, le Moyen-Orient, l’Afrique. Legrand a déjà procédé à une réorganisation de sites en France, fin 2024, déjà en réponse à la crise du bâtiment. Ces mesures d'"adaptation" concernaient quatre établissements en Haute-Vienne, dans l'Aisne et en Normandie sans aucun licenciement. Legrand a réalisé un bénéfice net de 1,2 milliard d'euros en 2025 (6,7%) et un chiffre d'affaires de 9,5 milliards (9,6%). Il table pour 2026 une croissance de 10% à 15% de son activité.
Texte intégral (657 mots)
Il compte aussi investir "plus de 80 millions" d’euros en France, a-t-il annoncé à l'AFP. Le groupe basé à Limoges (Haute-Vienne) proposera des solutions de reclassement en interne ainsi qu’un plan de départ volontaire à la retraite, a-t-il expliqué. "Ces regroupements ont pour objectif de renforcer la spécialisation des sites français dans des gammes et technologies clés, d’accroître leur compétitivité" entre autres, justifie-t-il. Cela "doit permettre à Legrand de consolider ses positions historiques tout en se donnant les moyens d’accélérer sur les solutions au service de la transition énergétique et numérique", a-t-il ajouté. Le projet, qui fait l’objet d’une procédure d’information-consultation des instances représentatives du personnel à compter du 23 juin, prévoit que les sites de Pont-en-Royans (Isère), Lagord (Charente-Maritime), Confolens (Charente) et Châlus (Haute-Vienne) seront fermés progressivement et 178 postes supprimés d’ici à la fin 2028, avec leurs activités redéployées vers d’autres usines du groupe dans l’Hexagone. "On a beaucoup de petits sites, on va les regrouper pour créer des centres de compétences qui vont nous permettre de continuer à être compétitifs avec cette ambition du fabriqué en France", a expliqué Morgan Malecotte, le directeur de Legrand France, à l’AFP. "Notre objectif, c'est de consolider pour continuer à produire en France", a-t-il assuré. "La France reste une plateforme majeure dans notre dispositif industriel". "On va investir 20 millions d'euros sur ces sites afin de pouvoir accueillir les activités", a-t-il ajouté. "En parallèle, on investit 60 millions d'euros sur les activités de la transition numérique et énergétique". L’Hexagone, où le fabricant de matériels et d'équipements électriques disposera de 14 sites fin 2028 contre 20 aujourd’hui, représente 10% de son chiffre d’affaires, 30% de ses fonctions recherche et développement et 30% d'investissement industriel, selon lui. Les sites qui accueilleront les activités de ceux qui fermeront sont Magré (Haute-Vienne), Sitel (Haute-Vienne), Sillé-le-Guillaume (Sarthe) et l’ensemble des activités et des salariés de l’usine de Pont-en-Royans (Isère) sera transféré sur le site voisin de Saint-Marcellin. Sur le plan social, "on est dans le cadre juridique d'un PSE (Plan de sauvegarde de l’emploi, ndlr), donc il peut, théoriquement, y avoir des licenciements si des personnes ne souhaitent pas être reclassés", a souligné Morgan Malecotte.Ce PSE ne concerne que trois des quatre sites concernés. "On va pouvoir proposer des solutions de reclassement à tout ceux qui le souhaitent", a-t-il assuré en soulignant qu’il y aura aussi "une attrition naturelles qui va se produire" avec des départs en retraite d'ici 2028. Selon lui, ce plan répond aux besoins d’investissements de Legrand dans le numérique et les centres de données, le moteur de sa croissance, et alors que le marché de la construction souffre depuis plusieurs années, à des niveaux "bien en-deçà de l'avant-Covid, avec une concurrence toujours plus accrue de pays à bas coûts, de pays asiatiques". "On a un marché historique très dégradé, une compétition forte dans les pays asiatiques, des coûts qui ont augmenté fortement sur la période et un besoin d'investir", a-t-il indiqué. "On se doit nous aussi d'investir fortement dans des solutions qui permettront d'intervenir sur la transition énergétique et numérique", a-t-il affirmé. Selon lui, Legrand emploie 5.000 personnes en France. La moitié de la production du groupe dans l’Hexagone est exportée vers l’Europe, le Moyen-Orient, l’Afrique. Legrand a déjà procédé à une réorganisation de sites en France, fin 2024, déjà en réponse à la crise du bâtiment. Ces mesures d'"adaptation" concernaient quatre établissements en Haute-Vienne, dans l'Aisne et en Normandie sans aucun licenciement. Legrand a réalisé un bénéfice net de 1,2 milliard d'euros en 2025 (6,7%) et un chiffre d'affaires de 9,5 milliards (9,6%). Il table pour 2026 une croissance de 10% à 15% de son activité.
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