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04.06.2026 à 06:37

FRANCE24
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La franchise texane, la deuxième équipe la plus jeune de l'histoire à rejoindre la finale de la ligue nord-américaine, a gâché un avantage de 14 points en début de seconde période avant de montrer ses limites dans les trois dernières minutes en encaissant un 8-0 fatal. Wembanyama, qui dispute à 22 ans ses premiers play-offs, n'a pas été au niveau de ses récentes performances en finale de la conférence Ouest avec 26 points, 12 rebonds et trois contres. Les plus en vue de ses coéquipiers ont été Stephon Castle (17 pts, 8 rbs) et Dylan Harper, auteur de 16 points en sortie de banc. "Ce soir, j'ai été mauvais, ce n'est pas plus compliqué que ça", a déclaré Wembanyama, malchanceux au tirs (6 sur 21) mais qui s'est dit confiant de pouvoir s'adapter à la défense des Knicks au prochain match. La remontée des New-Yorkais dans le troisième quart temps "a été rapide. Je pense qu'on a laissé ce match nous échapper", a-t-il expliqué sur ABC. Ce premier match de la finale et la pression qui l'accompagne "a été clairement un moment spécial mais rien qui puisse servir d'excuse. Ça n'a pas été un facteur dans notre performance", a-t-il affirmé. "Je ne suis pas du tout inquiet", a-t-il dit. On va être bien meilleur, je vais être bien meilleur" pour le prochain match. Le coach des Spurs, Mitch Johnson, a dit attendre du phénomène français "qu'il tire beaucoup d'enseignements du match de ce soir et qu'il arrive avec une bonne approche pour le deuxième match." "Hargne" En face, le shooteur Jalen Brunson, MVP de la finale de l'Est face à Cleveland, a encore montré son talent en inscrivant 30 points. Karl-Anthony Towns, ex-pivot transformé en créateur, l'a bien suppléé (18 pts, 12 rebonds), comme OG Anunoby (17 pts) et le remplaçant Landry Shamet (13 pts). Dans une salle survoltée, le match a été assez décousu. Le pivot français a été muselé par une défense rugueuse de Karl-Anthony Towns et des Knicks, qui ont retrouvé par séquence leur jeu de transition rapide, notamment quand Wembanyama était sur le banc. Les Spurs, qui menaient 55-48 à la mi-temps et ont même pris 14 points d'avance (65-51) dans le troisième quart temps, se sont fait reprendre pour terminer à égalité (76-76). En fin de match, alors que le Français semblait de plus en plus fatigué, il a pourtant porté son équipe avec un panier primé et un lay-up pour mener 95-94 avec un peu plus de deux minutes à jouer. Mais les Knicks se sont envolés grâce à un festival de Brunson (8 points consécutifs), une perte de balle de "Wemby" et plusieurs fautes de San Antonio pour l'emporter et mener la série 1 à 0. "C'est une bonne victoire. On a le sentiment de ne pas avoir bien joué. Je suis sûr que San Antonio pense la même chose de son côté", a commenté l'entraîneur de New York, Mike Brown. "On est simplement restés soudés: ce n'était vraiment pas notre soirée, et ce n'était vraiment pas ma soirée pendant la majeure partie du match, mais on a continué à trouver des solutions, à grignoter notre retard", a déclaré Brunson après la rencontre. Il avait brièvement quitté le terrain en fin du premier quart-temps pour soigner une blessure au genou droit à la suite d'un choc avec un adversaire. Karl-Anthony Towns a assuré que l'équipe n'avait pas abandonné parce qu'elle a la mentalité des New-Yorkais. "C'est quelque chose qui est dans la ville (de New York). Tu ressens cette énergie, la hargne, les efforts. Tout le travail acharné qu'il faut fournir pour réussir dans cette ville. Je pense que nous reflétons tous nos fans, leurs modes de vie et tout ce qu'il faut pour réussir à New York quand on met un pied sur le parquet avec un maillot des Knicks." Les Spurs retrouvent les Knicks vendredi pour le match N.2, toujours à San Antonio. La finale se dispute au meilleur des sept matches.

04.06.2026 à 06:27

FRANCE24
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Les quatre députés de divers partis ont effectué une visite dans l'île revendiquée par Pékin début mai, selon le groupe d'audiovisuel public néo-zélandais RNZ. Le ministre des Affaires étrangères néo-zélandais, Winston Peters, s'est déclaré "surpris" par cette décision, et a demandé aux diplomates d'évoquer le sujet auprès de responsables chinois à Pékin et à Wellington. La visite des députés est compatible avec le principe d'une seule Chine de la Nouvelle-Zélande, en vertu duquel Wellington reconnaît la revendication de Pékin sur Taïwan, a insisté son bureau. "Les membres du Parlement néo-zélandais sont libres de prendre leurs propres décisions individuelles, indépendamment du gouvernement, quant à la manière dont ils répondent aux invitations à se rendre à l’étranger", a noté le porte-parole du ministère. Si Wellington n’entretient pas de relations diplomatiques avec Taïwan, "cela n’empêche pas la Nouvelle-Zélande de maintenir des échanges commerciaux, économiques ou culturels" avec l'île, a déclaré le ministère. La Chine considère Taïwan comme l'une de ses provinces, qu'elle n'a pas réussi à unifier avec le reste de son territoire depuis la fin de la guerre civile chinoise en 1949. Elle plaide pour une solution pacifique tout en se réservant la possibilité de recourir à la force. Condamnation de Taïwan Le gouvernement taïwanais a condamné "fermement" cette mesure de rétorsion jeudi, soulignant que Taïwan et la Chine "ne sont pas subordonnés l'une à l'autre", dans un communiqué. Le bureau de la présidence taïwanaise a précisé que les parlementaires avaient rencontré la vice‑présidente Hsiao Bi-khim durant leur visite. L'une des députées concernée par l'interdiction, Laura McClure, a déclaré à RNZ que l'interdiction chinoise était une "forme d'intimidation" à l'encontre des parlementaires néo-zélandais. "La Nouvelle-Zélande est souveraine, les membres du Parlement ont le droit de représenter leurs communautés et les électeurs, et nous avons le droit de voyager librement à travers le monde", a objecté la député du parti conservateur ACT. Le député travailliste Duncan Webb, qui a aussi participé au voyage, a indiqué que les parlementaires avaient été avertis par l'ambassade de Chine avant leur départ qu’ils risquaient une interdiction, indique RNZ. "Avec les tensions croissantes, je suppose que la réaction (de la Chine) n'est pas surprenante, mais je trouve cela décevant", a déclaré M. Webb. La ministre des Affaires étrangères australienne, Penny Wong, a également fait part lors d’une audition au Sénat de la "préoccupation" de Canberra face à ces interdictions. Sollicitée par l'AFP, l'ambassade de Chine à Wellington n’a pas répondu. Selon RNZ, l'ambassade a indiqué qu'elle lèverait l'interdiction de territoire si les responsables politiques présentaient des excuses. "Il n'est pas exactement clair sur quoi porteraient nos excuses, et si c'est uniquement pour avoir voyagé à Taïwan, je ne présenterai personnellement pas d'excuses", a déclaré Mme McClure. Wellington a longtemps été l'un des partenaires les plus proches de Pékin parmi les démocraties occidentales, alors que la Chine est le premier partenaire commercial de Wellington. Mais les relations se sont tendues ces dernières années entre les deux Etats à mesure que la Chine a cherché à étendre sa puissance militaire et diplomatique dans le Pacifique. Le gouvernement néo-zélandais de centre-droit de Christopher Luxon a resserré ses relations avec l'Australie et les Etats-Unis.

04.06.2026 à 06:21

FRANCE24
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Le Parti démocrate (centre-gauche) a remporté 12 des 16 scrutins pour les postes de maires métropolitains et gouverneurs provinciaux, selon les résultats officiels publiés jeudi après un long décompte. Ce scrutin était vu comme un test sur la première année de la présidence de Lee Jae Myung, élu en juin 2025 après six mois d'une grave crise politique déclenchée par son prédécesseur, Yoon Suk Yeol, qui avait brièvement déclaré en décembre 2024 la loi martiale avant d'être destitué. Alors que le Parti du pouvoir au peuple (PPP, droite conservatrice) de M. Yoon reste divisé sur cet épisode, sa popularité s'est effondrée et il a essuyé mercredi un revers contrastant avec sa victoire écrasante aux élections locales il y a quatre ans. Le Parti démocrate profite lui de la bonne image du président Lee, dopée par sa diplomatie pragmatique (réchauffement des relations avec Pékin et Tokyo, accord commercial avec Washington) mais surtout la résistance économique et l'envolée de la Bourse sur fond de boom des puces IA. "Ce scrutin constitue le premier test national pour l'administration de Lee", dont la cote de popularité dépasse 60%, alors que dans l'opposition, "le PPP reste dépourvu de direction crédible et unifiée après la crise de la loi martiale", indique à l'AFP Gi-Wook Shin, professeur à l'université Stanford. Forte d'une victoire écrasante, "la coalition gouvernementale y verra un mandat pour accélérer son programme de réformes, tandis que le PPP sera contraint à une restructuration douloureuse et potentiellement longue", estime-t-elle. L'opposition conserve Séoul Rare consolation: le conservateur Oh Se-hoon est parvenu à conserver la mairie de Séoul, battant la jeune étoile montante du Parti démocrate Chong Won-o, dans une course extrêmement serrée --après dépouillement de 98,9% des suffrages. L'élection dans la capitale a été perturbée par des pénuries de bulletins dans une partie des bureaux de vote, ce qui a suscité l'indignation du parti conservateur au moment où des sondages sortie des urnes donnait en tête le candidat progressiste. "Cette élection est une victoire du bon sens", a commenté M. Oh, estimant que les Sud-Coréens "ont laissé Séoul comme dernier filet de sécurité de la démocratie pour empêcher (le pays) de basculer complètement d'un seul côté". Pour Shin Yul, professeur à l'université Myongji, "chaque élection est in fine un référendum sur le parti au pouvoir": or, "perdre à Séoul, où il y a beaucoup d'électeurs volatils", suggère qu'au moins une partie des électeurs centristes ont pu être mécontents de l'administration Lee, analyse-t-il. Le vote dans la capitale était scruté. "Depuis l'élection de l'ancien président Lee Myung-bak, qui fut un maire de Séoul très médiatisé, ce poste est considéré comme un tremplin majeur pour les futurs candidats à la présidence: la moitié de l'électorat du pays vit dans la région métropolitaine de Séoul", explique à l'AFP Byunghwan Son, du Korean Studies Center de l'Université George Mason. "Préserver l'équilibre" Oh Se-hoon, reconduit à Séoul, est "un vétéran de la politique et éternel présidentiable doté d'une notoriété que peu de membres de son parti peuvent égaler", confirme Gi-Wook Shin. "Mais il donne une impression de fatigue politique, sans offrir d'image nouvelle ni de programme inédit", tempère-elle. Le PPP a en revanche perdu Busan (sud-est), deuxième ville du pays, et la tête de plusieurs provinces-clés. Le parti de Lee a également remporté 9 sièges parlementaires lors d'élections partielles, contre 4 pour le PPP. Un autre siège parlementaire a été décroché par l'ex-ministre conservateur de la justice Han Dong-hoon, qui se présentait en indépendant. Autrefois proche allié de Yoon, il avait rompu avec lui sur la loi martiale. Sa victoire devrait alimenter les spéculations sur une future candidature à la présidence. "Les électeurs cherchent à tenir l'ex-président Yoon pour responsable de la loi martiale, tout en préservant un mécanisme de contrôle et d'équilibre vis-à-vis de l'actuelle administration" qui n'obtient pas un blanc-seing total, confie Lee Jae-mook, professeur de l'université Hankuk des études étrangères. "Le sentiment public était nuancé et complexe".

04.06.2026 à 05:49

FRANCE 24
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Les Spurs de San Antonio ont été battus mercredi soir à domicile par les New York Knicks lors du premier match de la finale NBA. Le Français Victor Wembanyama, qui dispute ses premiers play-offs, n'a pas été au niveau de ses récentes performances. Le deuxième match aura lieu vendredi.
Texte intégral (728 mots)
Les Spurs de San Antonio ont été battus mercredi soir à domicile par les New York Knicks lors du premier match de la finale NBA. Le Français Victor Wembanyama, qui dispute ses premiers play-offs, n'a pas été au niveau de ses récentes performances. Le deuxième match aura lieu vendredi.

04.06.2026 à 05:21

FRANCE24
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L'accusé, qui n'a cessé de clamer son innocence, encourt la réclusion criminelle à perpétuité. Après les plaidoiries des parties civiles mercredi, l'avocate générale prendra jeudi matin ses réquisitions. Le verdict est attendu en fin de journée. Jonathan, originaire du Cher, a disparu dans la nuit du 6 au 7 avril 2004 lors d'une classe de mer à Saint-Brévin-les-Pins. Son corps, lesté d'un parpaing, a été retrouvé 43 jours plus tard dans un étang situé à une trentaine de kilomètres du centre de vacances. L'accusé, ancien éducateur originaire de Brême aujourd'hui âgé de 55 ans, purge déjà une peine de prison à perpétuité en Allemagne. Martin Ney a été condamné en 2012 pour les meurtres de trois garçons de 13, 8 et 9 ans entre 1992 et 2001 et plusieurs agressions sexuelles sur mineurs. Il a avoué avoir commis l'ensemble des faits après s'être introduit dans des centres hébergeant des enfants. En revanche, Martin Ney a toujours nié avoir tué Jonathan Coulom. Les 163 tomes de procédures ne contiennent d'ailleurs à son encontre ni preuves matérielles, ni ADN. Il conteste s'être trouvé en France au moment des faits. "J'ai dévoilé tout ce que j'avais à dévoiler, l'affaire Jonathan n'en fait pas partie", a affirmé Martin Ney, accompagné d'une traductrice tout au long du procès. Témoin-clef de l'enquête, un ancien codétenu - condamné en 2020 pour de fauses dénonciations à propos de plusieurs de ses proches - a affirmé lundi devant la cour d'assises avoir recueilli ses aveux. Selon son récit, Martin Ney lui a aussi confié avoir été aperçu à l'époque des faits par un homme accompagné d'un chien. "L'homme en noir" Ses déclarations font écho au témoignage d'un agriculteur ayant affirmé des années plus tôt avoir croisé, un soir d'avril 2004, dans les environs du lieu de la disparition, une personne conduisant une berline immatriculée en Allemagne. L'agriculteur était alors accompagné de son berger allemand. Les déclarations de son ancien codétenu sont "inventées de toute pièce", a répliqué l'accusé. Au cours du procès, la présidente, Karine Laborde, a fait lecture de plusieurs messages postés dans les années 2000 sur un forum pédocriminel en ligne. En avril 2004, avant la découverte du corps de Jonathan, Martin Ney écrit que "l'homme en noir", un inconnu à qui sont alors attribués ses trois meurtres, a "encore frappé". "Je ne me suis jamais identifié à l'homme en noir, pour moi c'était un fantôme qui avait parfois un rapport avec les faits que j'avais commis, et parfois pas", a répondu l'accusé, rappelant qu'à l'époque, un autre meurtre, commis aux Pays-Bas et pour lequel un homme a depuis été condamné, est attribué à l'"homme en noir". Lors de leurs plaidoiries, les avocates des parties civiles ont raconté les souffrances de la famille de Jonathan. Les dénégations de l'accusé sont un "outrage" à la mémoire du petit garçon, a affirmé Me Catherine Salsac, avocate de sa mère. "Peu de doutes subsistent sur la culpabilité de Martin Ney", a de son côté déclaré Me Sonia Kanoun, avocate du beau-père de Jonathan. Mardi, une experte psychologue a décrit à la barre l'intelligence "plutôt supérieure" de l'accusé, un homme qui "contrôle sa parole", manifeste "peu d'affects" et ne se "laisse pas distraire facilement". Elle n'a pas retenu de trouble psychotique.
Texte intégral (576 mots)
L'accusé, qui n'a cessé de clamer son innocence, encourt la réclusion criminelle à perpétuité. Après les plaidoiries des parties civiles mercredi, l'avocate générale prendra jeudi matin ses réquisitions. Le verdict est attendu en fin de journée. Jonathan, originaire du Cher, a disparu dans la nuit du 6 au 7 avril 2004 lors d'une classe de mer à Saint-Brévin-les-Pins. Son corps, lesté d'un parpaing, a été retrouvé 43 jours plus tard dans un étang situé à une trentaine de kilomètres du centre de vacances. L'accusé, ancien éducateur originaire de Brême aujourd'hui âgé de 55 ans, purge déjà une peine de prison à perpétuité en Allemagne. Martin Ney a été condamné en 2012 pour les meurtres de trois garçons de 13, 8 et 9 ans entre 1992 et 2001 et plusieurs agressions sexuelles sur mineurs. Il a avoué avoir commis l'ensemble des faits après s'être introduit dans des centres hébergeant des enfants. En revanche, Martin Ney a toujours nié avoir tué Jonathan Coulom. Les 163 tomes de procédures ne contiennent d'ailleurs à son encontre ni preuves matérielles, ni ADN. Il conteste s'être trouvé en France au moment des faits. "J'ai dévoilé tout ce que j'avais à dévoiler, l'affaire Jonathan n'en fait pas partie", a affirmé Martin Ney, accompagné d'une traductrice tout au long du procès. Témoin-clef de l'enquête, un ancien codétenu - condamné en 2020 pour de fauses dénonciations à propos de plusieurs de ses proches - a affirmé lundi devant la cour d'assises avoir recueilli ses aveux. Selon son récit, Martin Ney lui a aussi confié avoir été aperçu à l'époque des faits par un homme accompagné d'un chien. "L'homme en noir" Ses déclarations font écho au témoignage d'un agriculteur ayant affirmé des années plus tôt avoir croisé, un soir d'avril 2004, dans les environs du lieu de la disparition, une personne conduisant une berline immatriculée en Allemagne. L'agriculteur était alors accompagné de son berger allemand. Les déclarations de son ancien codétenu sont "inventées de toute pièce", a répliqué l'accusé. Au cours du procès, la présidente, Karine Laborde, a fait lecture de plusieurs messages postés dans les années 2000 sur un forum pédocriminel en ligne. En avril 2004, avant la découverte du corps de Jonathan, Martin Ney écrit que "l'homme en noir", un inconnu à qui sont alors attribués ses trois meurtres, a "encore frappé". "Je ne me suis jamais identifié à l'homme en noir, pour moi c'était un fantôme qui avait parfois un rapport avec les faits que j'avais commis, et parfois pas", a répondu l'accusé, rappelant qu'à l'époque, un autre meurtre, commis aux Pays-Bas et pour lequel un homme a depuis été condamné, est attribué à l'"homme en noir". Lors de leurs plaidoiries, les avocates des parties civiles ont raconté les souffrances de la famille de Jonathan. Les dénégations de l'accusé sont un "outrage" à la mémoire du petit garçon, a affirmé Me Catherine Salsac, avocate de sa mère. "Peu de doutes subsistent sur la culpabilité de Martin Ney", a de son côté déclaré Me Sonia Kanoun, avocate du beau-père de Jonathan. Mardi, une experte psychologue a décrit à la barre l'intelligence "plutôt supérieure" de l'accusé, un homme qui "contrôle sa parole", manifeste "peu d'affects" et ne se "laisse pas distraire facilement". Elle n'a pas retenu de trouble psychotique.
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