Lien du flux RSS
Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

01.09.2026 à 20:10

Stéphanie ANTOINE
img
Au lendemain d’une nouvelle attaque massive sur Kiev et sa région qui a fait 12 morts, Volodymyr Zelensky a appellé ses partenaires à lui fournir davantage de capacités de défense balistiques. La tension est encore montée d’un cran entre les Européens et la Russie, alors que le gouvernement allemand a accusé les services secrets russes d'être responsables de la tentative d'attentat au drone explosif contre l'aéroport de Leipzig début août. Le Secrétaire général de l'OTAN Mark Rutte s'est également exprimé, affirmant que l'alliance "défendra ses membres contre toute menace russe". Moscou pousse-t-il l'Europe à bout ? Comment l'Europe se prépare-t-elle ?

01.09.2026 à 20:01

FRANCE24
img
Son homologue russe Anton Silouanov, dont la venue n'avait pas été annoncée au préalable, participe depuis lundi aux travaux du groupe rassemblant les premières économies mondiales à Asheville (Caroline du Nord, sud des Etats-Unis). Les Européens s'en sont rapidement émus, y voyant une forme de "normalisation" des relations avec la Russie qui bombarde sans relâche leur allié ukrainien. Ils ont obtenu qu'il soit exclu de la traditionnelle photo de famille. La présence d'Anton Soulianov "a créé un malaise, sans aucun doute", a décrit le ministre canadien des Finances François-Philippe Champagne dans un entretien avec l'AFP, au dernier jour du sommet. "Nous avons toujours été très fermes dans notre soutien à l'Ukraine et au peuple ukrainien, et cela ne changera pas. (...) Nous sommes aussi très unis avec nos partenaires européens", a ajouté le ministre. "Constructif et ferme" M. Champagne doit s'entretenir dans l'après-midi avec le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent, l'hôte de l'évènement. Les deux voisins sont engagés dans un nouveau conflit commercial, à coups de droits de douane. Pendant le rendez-vous avec Bessent, le ministre canadien compte être "à la fois constructif et ferme". "Les Canadiens attendent de nous qu'on défende le Canada, notre industrie et nos travailleurs", a affirmé M. Champagne, disant vouloir "renouer le dialogue" avec les Etats-Unis "sur une base mutuellement bénéfique". Ottawa avait rompu récemment les négociations avec Washington, accusant la Maison Blanche de vouloir lui imposer un accord commercial "injuste". Le pays a riposté à l'entrée en vigueur de nouveaux droits de douane américains avec une série de contre-surtaxes qui doivent entrer en vigueur le 8 septembre. "Nous n'avons pas voulu de ce conflit commercial mais nous devons réagir pour que les entreprises (canadiennes) ne soient pas désavantagées par rapport aux entreprises américaines", a justifié M. Champagne. Selon lui, "notre réponse a été ciblée, stratégique et proportionnée".

01.09.2026 à 19:57

FRANCE24
img
"Une opération décisive menée par les forces armées iraniennes en riposte à l'ennemi américain a commencé", a écrit l'agence de presse iranienne Tasnim. "Les bases et les intérêts américains dans la région sont pris pour cible par des missiles et des drones iraniens". "Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la Révolution en Iran", a indiqué le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient dans un communiqué. Si Téhéran "riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement et plus fort", a menacé Donald Trump, sur son réseau Truth Social. Le président américain, dont la cote de confiance ne cesse de baisser en raison en grande partie de ce conflit impopulaire aux Etats-Unis, a une nouvelle fois laissé planer la menace, vague, d'une future attaque encore plus dévastatrice. "Un châtiment sévère attend les agresseurs; les Etats-Unis regretteront leurs nouvelles attaques", avait déjà déclaré le porte-parole de la puissante force armée iranienne, Hussein Mohebi, dans un message publié sur X. Les frappes américaines ont commencé peu après que le président iranien Massoud Pezeshkian eut appelé à une reprise de la diplomatie, aujourd'hui au point mort. Demandant aux Etats-Unis de respecter un compromis signé en juin et ayant presque aussitôt volé en éclats, il a dit: "Si les Etats-Unis reviennent à leurs engagements au titre du protocole d'accord (...), la République islamique d'Iran prendra immédiatement des mesures réciproques". Le dirigeant iranien participait à un sommet au Kirghizstan, en Asie centrale. Le brut bondit La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz. La chaîne a précisé qu'"aucun dégât" n'avait été signalé jusqu'à présent dans la province. Puis elle a rapporté d'autres déflagrations aux mêmes endroits, mais aussi sur l'île de Lavan située dans le Golfe et qui abrite l'un des terminaux d'exportation de pétrole iranien. Les médias d'Etat iraniens ont évoqué quatre projectiles ayant frappé des villes situées à l'est du détroit, et annoncé qu'un aéroport du sud de l'Iran, dans la province de Kerman, avait été visé Ces frappes américaines de mardi arrivent peu après que deux pétroliers ont été touchés par "des projectiles d'origine inconnue" alors qu'ils sortaient de ce détroit hautement stratégique, selon l'agence maritime grecque Marisks. Les cours du pétrole ont bondi mardi après ces nouveaux développements, le baril WTI américain repassant le seuil des 90 dollars pour la première fois depuis fin juillet Les Etats-Unis avaient déjà mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des cibles militaires situées sur une île iranienne. L'Iran avait riposté en attaquant des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis. Asphyxie économique L'Iran veut prélever des droits de passage dans le détroit, où la navigation était libre avant le début du conflit. Le gouvernement américain a de son côté promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, passant par des sanctions dont les contours restent à préciser. Les autorités iraniennes ont appelé mardi à réduire la consommation d'essence dans le pays, alors que Téhéran est confronté à des difficultés d'importation du fait d'un blocus naval imposé par les Etats-Unis. Par ailleurs, l'agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a émis un avertissement sur le programme nucléaire iranien. L'absence d'accès aux sites nucléaires iraniens pour y vérifier le matériel nucléaire "doit être réglée avec la plus grande urgence", souligne cet organisme dans un rapport confidentiel consulté mardi par l'AFP. L'AIEA n'a pas eu accès aux installations nucléaires majeures Fordo, Natanz et Ispahan depuis des frappes menées par Israël, rejoint par les Etats-Unis, en juin 2025, contre ces sites. Depuis le début du conflit avec Washington le 28 février, des installations nucléaires ont également été visées.

01.09.2026 à 19:49

FRANCE24
img
Après le Zimbabwe, la Guinée, le Togo, l'Ouganda ou le Tchad ces dernières années, il s'agit du dernier exemple en date d'un pays africain qui a souhaité modifier ou changer sa Constitution pour étendre la durée des mandats, supprimer les limites d'âge ou renforcer les prérogatives du pouvoir exécutif. Selon ces résultats provisoires annoncés par la Commission nationale électorale du pays mardi après le dépouillement de l'ensemble des votes du référendum organisé dimanche, le oui l'emporte à "70%". Les résultats définitifs doivent être annoncés dans quelques jours par la Cour suprême, qui n'avait à ce stade pas été saisie de recours. La Guinée-Bissau est dirigée depuis le 26 novembre dernier, veille de l'annonce prévue des résultats provisoires des élections présidentielle et législatives, par des militaires qui ont renversé le président sortant Umaro Sissoco Embalo et suspendu le processus électoral. Le général Horta N'Tam, un proche de M. Embalo, a été désigné pour diriger une transition d'un an. Selon la Charte de la Transition adoptée en décembre 2025, il ne peut pas se présenter à la prochaine présidentielle. La présidente de la commission nationale électorale, Carmen Izaura Lobo, a qualifié le référendum de "succès" grâce au "professionnalisme" des commissions régionales et des agents déployés dans les bureaux de vote, a-t-elle dit lors d'un point de presse. Elle s'est félicitée de la "transparence" et de la "crédibilité" selon elle du processus référendaire, qui n'a pas suscité l'engouement des votants venus en ordre dispersé à travers le pays. "Un seul homme" Ce scrutin précède de quelques mois les élections générales prévues le 6 décembre pour un retour au pouvoir des civils, dans un climat politique tendu. L'opposition avait appelé à boycotter le référendum, notamment le PAIGC, parti historique ayant mené le pays à l'indépendance en 1974. Il a dénoncé l'organisation d'un référendum "dans un contexte de restriction des libertés publiques". Le projet de nouvelle Constitution vise principalement à remplacer le système semi-parlementaire par un régime présidentiel fort, en octroyant au chef de l'État le pouvoir de nommer et révoquer le Premier ministre, le gouvernement et de dissoudre le Parlement. L'objectif affiché par les autorités de transition est de stabiliser les institutions avant la présidentielle, en évitant les conflits entre la présidence et la Primature, qui ont miné la stabilité du pays par le passé. Ce pays lusophone côtier d'Afrique de l'Ouest a en effet connu cinq coups d'État et une kyrielle de tentatives de putsch depuis son indépendance. La nouvelle Constitution octroie au chef de l'État le pouvoir de nommer et révoquer le Premier ministre, le gouvernement et de dissoudre le Parlement. Elle abandonne l'ancien modèle où le Premier ministre était issu de la majorité au Parlement, ce qui avait donné lieu à des cohabitations difficiles, comme après les législatives de 2023. Le président Embalo avait alors dissous le Parlement dominé par l'opposition en décembre 2023, à la suite de ce qu'il a présenté comme une tentative de putsch. Il avait dirigé par ordonnances jusqu'à sa destitution en novembre 2025. Mais une partie de la classe politique et de la société civile conteste avec véhémence la réécriture en profondeur de la Constitution par un pouvoir de transition non élu. "Le système présidentialiste que la junte veut imposer va concentrer tous les pouvoirs entre les mains d'un seul homme. Cela est dangereux pour notre démocratie", avait récemment déclaré Abubacar Ture, président de la Ligue bissau-guinéenne des droits humains.

01.09.2026 à 19:43

FRANCE24
img
A l'école primaire Maria Cabrales, dans le quartier Diez de Octubre à La Havane, la rentrée s'est faite sans la sonnerie ni les habituelles chansons de bienvenue diffusées par des enceintes: le quartier n'avait pas d'électricité depuis plus de 28 heures. Mais pour Yannay Miranda, dont la fille de six ans, Olaya, est scolarisée dans cette école, le défi a commencé bien avant le jour de la rentrée. Cette coiffeuse de 35 ans a dû se procurer l'uniforme blanc et rouge que portent les élèves à Cuba, s'organiser pour les repas et goûters à emporter, tout en jonglant avec les inévitables coupures de courant. Cette année, pour elle comme pour des milliers de parents, se procurer l'uniforme a été un des plus grands obstacles. Face aux difficultés de l'Etat à en garantir la vente, les parents ont été contraints de se tourner vers des tailleurs privés, où chaque pièce coûte entre 1.500 et 3.500 pesos cubains (entre 2 et 5 dollars), une dépense considérable dans un contexte d'inflation et de pénuries sur l'île communiste, où le salaire moyen tourne autour de 10 dollars. "Aujourd'hui, l'école repose sur les familles, sur les parents", confie Yannay Miranda à l'AFP, alors que l'éducation gratuite pour tous a été pendant des décennies une des grandes réussites de la révolution cubaine. Outre l'achat de l'uniforme, de nombreuses familles doivent assumer les coûts pour la nourriture, l'achat de produits de nettoyage destinés aux locaux scolaires et, dans certains cas, pallier les problèmes d'accès à l'eau. La crise économique, aggravée depuis janvier par le blocus pétrolier imposé par Washington, a obligé le ministère cubain de l'Education à assouplir l'usage de l'uniforme et les horaires de classe. La dégradation des infrastructures, les difficultés de transport et le manque d'enseignants exacerbent les difficultés. "Réveil sans électricité" Selon le ministère, plus de 25% des postes d'enseignants n'ont pas pu être pourvus pour cette rentrée scolaire. La Havane connaît la situation la plus critique: environ 300 professeurs d'autres provinces ont dû être envoyés en renfort. Lors de l'année scolaire précédente, la gravité de la crise avait déjà empêché des milliers d'élèves de se rendre en classe régulièrement et avait conduit les autorités à avancer de quelques semaines la fin des cours. La situation a encore empiré ces derniers mois avec des coupures d'électricité qui dépassent les 30 heures consécutives dans la capitale et durent plusieurs jours en province. Avec un impact direct sur le sommeil des élèves, qui doivent dormir sans climatisation ou ventilateur sous la chaleur tropicale, et sur les devoirs à la maison. La directrice de l'école Maria Cabrales, Regla Maria Perera, 64 ans, explique que son établissement, peu éclairé par la lumière naturelle, va adapter les cours et activités aux interruptions électriques. "Nous prendrons des décisions au fur et à mesure, en tenant compte des heures de lumière. Nous donnerons la priorité, pendant ces horaires, aux cours et aux matières fondamentales", explique-t-elle. Chez les parents, l'inquiétude est palpable. "La situation est vraiment très difficile", raconte Kasumy Chiu, 47 ans, qui accompagne son fils de dix ans. "Ce matin même, nous nous sommes réveillés sans électricité. Il n'y en a pas eu de toute la nuit", raconte-t-elle à l'AFP. "C'est compliqué de préparer les goûters, beaucoup de nourriture se gâte, mais tant qu'ils auront la possibilité d'apprendre, on se sacrifie", ajoute-t-elle. Lors de la cérémonie officielle de rentrée scolaire, mardi à La Havane, la ministre de l'Education, Naima Trujillo, a attribué une partie des difficultés au durcissement des sanctions américaines, mais "l'éducation à Cuba ne se négocie pas", a-t-elle affirmé. Le président Miguel Diaz-Canel, qui a participé à la cérémonie, a salué sur X cette nouvelle rentrée scolaire, malgré le "plan d'asphyxie" des Etats-Unis contre l'île.
10 / 15

 

  GÉNÉRALISTES
Le Canard Enchaîné
La Croix
Le Figaro
France 24
France-Culture
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP / Senat
Le Media
La Tribune
Time France
 
  EUROPE ‧ RUSSIE
Courrier Europe Ctrale
Desk-Russie
Euractiv
Euronews
Toute l'Europe
 
  Afrique ‧ Asie ‧ Proche-Orient
Haaretz
Info Asie
Inkyfada
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
L'Orient - Le Jour
Orient XXI
Rojava I.C
 
  INTERNATIONAL
Courrier International
Equaltimes
Global Voices
Infomigrants
I.R.I.S
The New-York Times
 
  OSINT ‧ INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
G.I.J
I.C.I.J
 
  OPINION
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
Hors-Serie
L'Insoumission
Là-bas si j'y suis
Les Jours
LVSL
Politis
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Reseau Bastille
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Conspirationnisme
Culture
Curation IA
Extrême-droite
Human Rights Watch
Inégalités
Justice fiscale
Liberté de création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie
Wokisme
🌞