Lien du flux RSS
Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

10.06.2026 à 04:21

FRANCE 24
img
Les Gardiens de la révolution iraniens ont annoncé mercredi avoir lancé une attaque de drones contre une base américaine à Bahreïn, après des frappes américaines contre des cibles iraniennes le long du détroit d'Ormuz. Les Gardiens ont ensuite annoncé avoir ciblé une base américaine en Jordanie. Suivez notre direct.
Les Gardiens de la révolution iraniens ont annoncé mercredi avoir lancé une attaque de drones contre une base américaine à Bahreïn, après des frappes américaines contre des cibles iraniennes le long du détroit d'Ormuz. Les Gardiens ont ensuite annoncé avoir ciblé une base américaine en Jordanie. Suivez notre direct.

10.06.2026 à 03:57

FRANCE24
img
La visite de Léon XIV dans ce chef d'oeuvre moderniste arpenté chaque année par des millions de touristes a lieu un siècle jour pour jour après la mort d'Antoni Gaudí, un fervent catholique, fait "vénérable" l'an dernier, étape préalable à sa béatification. Arrivé mardi à Barcelone, le souverain pontife visitera auparavant dans la matinée de mercredi une prison et une abbaye dans le massif de Montserrat, qui domine Barcelone. A Madrid, où il a brièvement rencontré la superstar portoricaine Bad Bunny, présent jusqu'à mi-juin pour une série de concerts, Léon XIV a déjà célébré dimanche une messe en plein air devant 1,5 million de personnes, et tous ses déplacements ont attiré une foule immense. Il s'est également exprimé, lors d'un discours inédit pour un souverain pontife, devant le Parlement, appelant au "dialogue patient" plutôt qu'au réarmement dans les relations internationales, avant de promettre à des victimes de violences sexuelles au sein de l'Eglise des "efforts supplémentaires" pour lutter contre ce "fléau". Retardée par le Covid-19 A la Sagrada Familia, la vertigineuse tour centrale du Christ que Léon XIV va bénir n'a été achevée qu'en février dernier, faisant culminer le sommet de la basilique à 172,5 mètres. Une hauteur qui n'est absolument pas due au hasard puisque Gaudí tenait à ce que sa réalisation reste inférieure aux 177 mètres de la colline de Montjuïc à Barcelone, qu'il considérait comme une œuvre de Dieu. La Sagrada Familia pourrait être terminée d'ici une dizaine d'années. Le conseil de construction, une fondation canonique privée, avait prévu d'achever les travaux cette année. Mais la pandémie de Covid-19 a paralysé l'industrie touristique et avec elle la principale source de revenus du monument payant le plus visité d'Espagne. Les touristes du monde entier affluent de nouveau, renflouant les caisses de la basilique, qui dépend de ces recettes, ainsi que de dons privés. Reste que le conseil ne se risque pas à fixer une nouvelle date pour la fin des travaux, empêtré par ailleurs dans une polémique autour de la façade de la Gloire et ses quatre clochers. Sa construction selon les plans défendus par les architectes entraînerait la démolition de deux pâtés de maisons, ce que les riverains voient évidemment d'un très mauvais oeil. Les habitants se battent depuis des années pour faire échouer ce projet. Après Madrid et Barcelone, Léon XIV achèvera sa visite de sept jours en Espagne sur les îles Canaries, au large des côtes africaines. Il y rendra notamment hommage aux milliers de migrants morts en mer en tentant de rejoindre l'archipel sur des embarcations de fortune. L'archipel espagnol, situé dans l'océan Atlantique au large des côtes africaines, est l'un des principaux points d'entrée en Europe des migrants en situation irrégulière. Devant le Parlement espagnol, lundi, Léon XIV avait déjà appelé à une réponse "coordonnée, solidaire et efficace" de tous les pays face au "drame tragique de la migration".
Texte intégral (531 mots)
La visite de Léon XIV dans ce chef d'oeuvre moderniste arpenté chaque année par des millions de touristes a lieu un siècle jour pour jour après la mort d'Antoni Gaudí, un fervent catholique, fait "vénérable" l'an dernier, étape préalable à sa béatification. Arrivé mardi à Barcelone, le souverain pontife visitera auparavant dans la matinée de mercredi une prison et une abbaye dans le massif de Montserrat, qui domine Barcelone. A Madrid, où il a brièvement rencontré la superstar portoricaine Bad Bunny, présent jusqu'à mi-juin pour une série de concerts, Léon XIV a déjà célébré dimanche une messe en plein air devant 1,5 million de personnes, et tous ses déplacements ont attiré une foule immense. Il s'est également exprimé, lors d'un discours inédit pour un souverain pontife, devant le Parlement, appelant au "dialogue patient" plutôt qu'au réarmement dans les relations internationales, avant de promettre à des victimes de violences sexuelles au sein de l'Eglise des "efforts supplémentaires" pour lutter contre ce "fléau". Retardée par le Covid-19 A la Sagrada Familia, la vertigineuse tour centrale du Christ que Léon XIV va bénir n'a été achevée qu'en février dernier, faisant culminer le sommet de la basilique à 172,5 mètres. Une hauteur qui n'est absolument pas due au hasard puisque Gaudí tenait à ce que sa réalisation reste inférieure aux 177 mètres de la colline de Montjuïc à Barcelone, qu'il considérait comme une œuvre de Dieu. La Sagrada Familia pourrait être terminée d'ici une dizaine d'années. Le conseil de construction, une fondation canonique privée, avait prévu d'achever les travaux cette année. Mais la pandémie de Covid-19 a paralysé l'industrie touristique et avec elle la principale source de revenus du monument payant le plus visité d'Espagne. Les touristes du monde entier affluent de nouveau, renflouant les caisses de la basilique, qui dépend de ces recettes, ainsi que de dons privés. Reste que le conseil ne se risque pas à fixer une nouvelle date pour la fin des travaux, empêtré par ailleurs dans une polémique autour de la façade de la Gloire et ses quatre clochers. Sa construction selon les plans défendus par les architectes entraînerait la démolition de deux pâtés de maisons, ce que les riverains voient évidemment d'un très mauvais oeil. Les habitants se battent depuis des années pour faire échouer ce projet. Après Madrid et Barcelone, Léon XIV achèvera sa visite de sept jours en Espagne sur les îles Canaries, au large des côtes africaines. Il y rendra notamment hommage aux milliers de migrants morts en mer en tentant de rejoindre l'archipel sur des embarcations de fortune. L'archipel espagnol, situé dans l'océan Atlantique au large des côtes africaines, est l'un des principaux points d'entrée en Europe des migrants en situation irrégulière. Devant le Parlement espagnol, lundi, Léon XIV avait déjà appelé à une réponse "coordonnée, solidaire et efficace" de tous les pays face au "drame tragique de la migration".

10.06.2026 à 03:57

FRANCE24
img
Dans son ensemble, le trafic régional, qui draine ce que le PDG de la SNCF Jean Castex appelle les "trains du quotidien", sera "fortement perturbé" toute la journée, a prévenu SNCF Voyageurs. Sur les grandes lignes, en moyenne un TGV sur trois devrait être annulé et un train Intercités sur deux. Les quatre principaux syndicats de l'entreprise ferroviaire publique, CGT-Cheminots, Unsa Ferroviaire, SUD-Rail et CFDT-Cheminots, qui ont lancé l'appel à la grève, demandent un moratoire sur l'ouverture à la concurrence ainsi que des hausses de salaire pour faire face à l'inflation. En Ile-de-France, Transilien SNCF Voyageurs et Ile-de-France Mobilités (IDFM), l'autorité régionale organisatrice des transports, ont invité les voyageurs qui le peuvent à reporter leurs déplacements en train mercredi. Dans la région parisienne, seul le RER A ne devrait pas être trop touché par le mouvement, selon les prévisions de trafic. Sur les autres lignes, un train sur deux (ligne J, K, L) ou sur trois (ligne H, N, P, U, RER C, RER E) devraient circuler mercredi. Aucun entre Juvisy et Melun. Le mouvement a démarré mardi soir avec quelques annulations de trains à grande vitesse. Un Eurostar pour Londres et un autre pour Bruxelles ont été supprimés, ainsi que trois TGV pour Saint-Brieuc, Poitiers et Nantes, selon les tableaux de départ publiés sur internet. Au cœur de la protestation se trouvent les filialisations lancées depuis l'an dernier par la SNCF au fur et à mesure du lancement par les régions d'appels d'offres pour déterminer qui exploitera les lignes de trains au départ de chaque métropole régionale: "l'étoile" de Caen, "l'étoile" de Nice en jargon ferroviaire.. "Ambiance anxiogène" Quand bien même l'appel d'offres serait remporté par la SNCF elle-même, candidate à sa propre succession, comme ce fut le cas en début d'année dans le Poitou-Charentes, l'entreprise crée une "nouvelle entité privée", dans laquelle elle "transfère ses personnels s'ils veulent bien l'être", explique Julien Delion, conducteur à la SNCF et secrétaire du syndicat CGT-Cheminots de Bayonne. "Avec à la clé moins de jours de repos et des temps de travail plus longs", parce qu'ils ne dépendront plus de l'accord d'entreprise au bout d'un certain nombre de mois, mais d'un accord de branche moins disant, ajoute-t-il. "S'ils refusent le transfert, ils seront licenciés parce qu'en fait, c'est tout un territoire qui bascule, donc ils n'ont pas d'autre option localement", souligne-t-il, en jugeant "l'ambiance très anxiogène" dans les Landes et les Pyrénées-Atlantiques notamment, où l'ouverture à la concurrence doit se faire prochainement. Au total, "27.000 salariés SNCF" sont "embarqués dans la concurrence" et potentiellement transférés dans des filiales locales de la taille d'une PME de 4 ou 500 personnes, a confirmé mardi à Paris Jean-Aimé Mougenot, directeur TER délégué chez SNCF Voyageurs, lors du salon du transport public Mobco. Il admet qu'il s'agit d'une "transformation interne majeure", mais affirme tout faire pour que le transfert se passe bien, avec des garanties pour les salariés. Au total, neuf régions TER sur onze ont lancé ou s'apprêtent à lancer des appels d'offre pour exploiter leur réseau. Seules deux régions, l'Occitanie et la Bretagne, attendent la fin de la convention qui les lie à la SNCF. Mais à terme, toutes les lignes de TER devront être mises en concurrence d'ici fin 2033, prévoit la loi. Si les élus y voient le potentiel pour améliorer la qualité et le nombre de trains, les syndicats de salariés estiment que les gains de productivité se font sur le dos des salariés. La concurrence a aussi démarré sur les lignes TGV, selon des modalités différentes. Pas d'appel d'offre pour trouver un opérateur unique, car plusieurs opérateurs peuvent exploiter une même ligne, comme Trenitalia et SNCF Voyageurs sur Paris-Lyon et Paris-Marseille. Pour les syndicats qui font le parallèle avec France Telecom il y a quelques années, le bouleversement dans les habitudes de travail est tel que ce sont les plus fragiles qui trinquent: 13 suicides ont été comptés à la SNCF depuis début 2026.
Texte intégral (699 mots)
Dans son ensemble, le trafic régional, qui draine ce que le PDG de la SNCF Jean Castex appelle les "trains du quotidien", sera "fortement perturbé" toute la journée, a prévenu SNCF Voyageurs. Sur les grandes lignes, en moyenne un TGV sur trois devrait être annulé et un train Intercités sur deux. Les quatre principaux syndicats de l'entreprise ferroviaire publique, CGT-Cheminots, Unsa Ferroviaire, SUD-Rail et CFDT-Cheminots, qui ont lancé l'appel à la grève, demandent un moratoire sur l'ouverture à la concurrence ainsi que des hausses de salaire pour faire face à l'inflation. En Ile-de-France, Transilien SNCF Voyageurs et Ile-de-France Mobilités (IDFM), l'autorité régionale organisatrice des transports, ont invité les voyageurs qui le peuvent à reporter leurs déplacements en train mercredi. Dans la région parisienne, seul le RER A ne devrait pas être trop touché par le mouvement, selon les prévisions de trafic. Sur les autres lignes, un train sur deux (ligne J, K, L) ou sur trois (ligne H, N, P, U, RER C, RER E) devraient circuler mercredi. Aucun entre Juvisy et Melun. Le mouvement a démarré mardi soir avec quelques annulations de trains à grande vitesse. Un Eurostar pour Londres et un autre pour Bruxelles ont été supprimés, ainsi que trois TGV pour Saint-Brieuc, Poitiers et Nantes, selon les tableaux de départ publiés sur internet. Au cœur de la protestation se trouvent les filialisations lancées depuis l'an dernier par la SNCF au fur et à mesure du lancement par les régions d'appels d'offres pour déterminer qui exploitera les lignes de trains au départ de chaque métropole régionale: "l'étoile" de Caen, "l'étoile" de Nice en jargon ferroviaire.. "Ambiance anxiogène" Quand bien même l'appel d'offres serait remporté par la SNCF elle-même, candidate à sa propre succession, comme ce fut le cas en début d'année dans le Poitou-Charentes, l'entreprise crée une "nouvelle entité privée", dans laquelle elle "transfère ses personnels s'ils veulent bien l'être", explique Julien Delion, conducteur à la SNCF et secrétaire du syndicat CGT-Cheminots de Bayonne. "Avec à la clé moins de jours de repos et des temps de travail plus longs", parce qu'ils ne dépendront plus de l'accord d'entreprise au bout d'un certain nombre de mois, mais d'un accord de branche moins disant, ajoute-t-il. "S'ils refusent le transfert, ils seront licenciés parce qu'en fait, c'est tout un territoire qui bascule, donc ils n'ont pas d'autre option localement", souligne-t-il, en jugeant "l'ambiance très anxiogène" dans les Landes et les Pyrénées-Atlantiques notamment, où l'ouverture à la concurrence doit se faire prochainement. Au total, "27.000 salariés SNCF" sont "embarqués dans la concurrence" et potentiellement transférés dans des filiales locales de la taille d'une PME de 4 ou 500 personnes, a confirmé mardi à Paris Jean-Aimé Mougenot, directeur TER délégué chez SNCF Voyageurs, lors du salon du transport public Mobco. Il admet qu'il s'agit d'une "transformation interne majeure", mais affirme tout faire pour que le transfert se passe bien, avec des garanties pour les salariés. Au total, neuf régions TER sur onze ont lancé ou s'apprêtent à lancer des appels d'offre pour exploiter leur réseau. Seules deux régions, l'Occitanie et la Bretagne, attendent la fin de la convention qui les lie à la SNCF. Mais à terme, toutes les lignes de TER devront être mises en concurrence d'ici fin 2033, prévoit la loi. Si les élus y voient le potentiel pour améliorer la qualité et le nombre de trains, les syndicats de salariés estiment que les gains de productivité se font sur le dos des salariés. La concurrence a aussi démarré sur les lignes TGV, selon des modalités différentes. Pas d'appel d'offre pour trouver un opérateur unique, car plusieurs opérateurs peuvent exploiter une même ligne, comme Trenitalia et SNCF Voyageurs sur Paris-Lyon et Paris-Marseille. Pour les syndicats qui font le parallèle avec France Telecom il y a quelques années, le bouleversement dans les habitudes de travail est tel que ce sont les plus fragiles qui trinquent: 13 suicides ont été comptés à la SNCF depuis début 2026.

10.06.2026 à 03:53

FRANCE24
img
Le cofondateur de Microsoft sera au Capitole de Washington pour un entretien à huis clos devant cette commission de la Chambre des représentants. Bill "Gates se réjouit de l'opportunité d'apparaître devant la commission", avait réagi en avril un porte-parole du milliardaire dans un communiqué transmis à l'AFP, lors de l'annonce de cette audition. "Bien qu'il n'ait jamais assisté ou participé à aucun acte illégal d'Epstein, il est impatient de répondre aux questions de la commission pour soutenir cet important travail", avait ajouté le porte-parole. Fin février, Bill Gates avait déclaré que ses liens avec Jeffrey Epstein étaient une "énorme erreur", admettant devant les membres de sa fondation avoir eu des relations extraconjugales avec deux femmes russes, mais niant toute implication dans les agissements du financier américain, décédé en prison en 2019 avant son procès pour crimes sexuels. "Rien vu d'illégal" "C'était une énorme erreur de passer du temps avec Epstein" et d'inviter des dirigeants de la fondation Gates à des réunions avec lui, avait-il alors dit, selon un enregistrement audio que s'est procuré le Wall Street Journal. "Je n'ai rien fait d'illégal. Je n'ai rien vu d'illégal", avait aussi déclaré Bill Gates. Selon lui, sa relation avec Jeffrey Epstein a commencé en 2011, soit trois ans après que l'ex-financier eut plaidé coupable pour des faits de prostitution impliquant des mineures. Un brouillon de courrier électronique de Jeffrey Epstein, publié par le ministère américain de la Justice dans la masse de documents provenant du dossier du même nom, évoque des relations extraconjugales de Bill Gates. Dans ce message qui ne semble pas avoir été envoyé, Jeffrey Epstein se targue notamment d'avoir aidé "Bill" à se procurer des médicaments pour "remédier aux conséquences de relations sexuelles avec des filles russes". La simple mention du nom d'une personne dans le dossier Epstein ne suppose aucun acte répréhensible a priori. Mais ces documents montrent à tout le moins des liens entre le criminel sexuel ou son entourage et certaines personnalités qui ont souvent minimisé, voire nié, l'existence de tels rapports. "Epstein Island" Plusieurs personnalités de la vie politique américaine ont déjà témoigné devant la commission d'enquête parlementaire, notamment l'ancien président démocrate Bill Clinton et l'actuel ministre du Commerce, Howard Lutnick. Bill Clinton avait alors assuré n'avoir eu "aucune idée des crimes" sexuels de son ancien ami. Au moment de sa mort, Jeffrey Epstein était notamment accusé d'avoir fait venir des mineures sur "Epstein Island", l'île qu'il possédait dans les îles Vierges américaines, à des fins de trafic sexuel. Pam Bondi, désormais ex-ministre américaine de la Justice, avait défendu devant la commission d'enquête fin mai la gestion par le gouvernement Trump de cette affaire hautement sensible. La controverse autour de la publication des documents du dossier Epstein poursuit Donald Trump depuis le début de son second mandat. Le républicain avait appelé l'an dernier ses partisans à passer à autre chose alors même que les demandes de transparence se faisaient de plus en plus pressantes. Le ministère de la Justice assure avoir publié tous les documents qu'il était légalement contraint de rendre publics.
Texte intégral (546 mots)
Le cofondateur de Microsoft sera au Capitole de Washington pour un entretien à huis clos devant cette commission de la Chambre des représentants. Bill "Gates se réjouit de l'opportunité d'apparaître devant la commission", avait réagi en avril un porte-parole du milliardaire dans un communiqué transmis à l'AFP, lors de l'annonce de cette audition. "Bien qu'il n'ait jamais assisté ou participé à aucun acte illégal d'Epstein, il est impatient de répondre aux questions de la commission pour soutenir cet important travail", avait ajouté le porte-parole. Fin février, Bill Gates avait déclaré que ses liens avec Jeffrey Epstein étaient une "énorme erreur", admettant devant les membres de sa fondation avoir eu des relations extraconjugales avec deux femmes russes, mais niant toute implication dans les agissements du financier américain, décédé en prison en 2019 avant son procès pour crimes sexuels. "Rien vu d'illégal" "C'était une énorme erreur de passer du temps avec Epstein" et d'inviter des dirigeants de la fondation Gates à des réunions avec lui, avait-il alors dit, selon un enregistrement audio que s'est procuré le Wall Street Journal. "Je n'ai rien fait d'illégal. Je n'ai rien vu d'illégal", avait aussi déclaré Bill Gates. Selon lui, sa relation avec Jeffrey Epstein a commencé en 2011, soit trois ans après que l'ex-financier eut plaidé coupable pour des faits de prostitution impliquant des mineures. Un brouillon de courrier électronique de Jeffrey Epstein, publié par le ministère américain de la Justice dans la masse de documents provenant du dossier du même nom, évoque des relations extraconjugales de Bill Gates. Dans ce message qui ne semble pas avoir été envoyé, Jeffrey Epstein se targue notamment d'avoir aidé "Bill" à se procurer des médicaments pour "remédier aux conséquences de relations sexuelles avec des filles russes". La simple mention du nom d'une personne dans le dossier Epstein ne suppose aucun acte répréhensible a priori. Mais ces documents montrent à tout le moins des liens entre le criminel sexuel ou son entourage et certaines personnalités qui ont souvent minimisé, voire nié, l'existence de tels rapports. "Epstein Island" Plusieurs personnalités de la vie politique américaine ont déjà témoigné devant la commission d'enquête parlementaire, notamment l'ancien président démocrate Bill Clinton et l'actuel ministre du Commerce, Howard Lutnick. Bill Clinton avait alors assuré n'avoir eu "aucune idée des crimes" sexuels de son ancien ami. Au moment de sa mort, Jeffrey Epstein était notamment accusé d'avoir fait venir des mineures sur "Epstein Island", l'île qu'il possédait dans les îles Vierges américaines, à des fins de trafic sexuel. Pam Bondi, désormais ex-ministre américaine de la Justice, avait défendu devant la commission d'enquête fin mai la gestion par le gouvernement Trump de cette affaire hautement sensible. La controverse autour de la publication des documents du dossier Epstein poursuit Donald Trump depuis le début de son second mandat. Le républicain avait appelé l'an dernier ses partisans à passer à autre chose alors même que les demandes de transparence se faisaient de plus en plus pressantes. Le ministère de la Justice assure avoir publié tous les documents qu'il était légalement contraint de rendre publics.

10.06.2026 à 03:51

FRANCE24
img
Bastion phare de la gauche américaine, le "Golden State" aura donc une chance de basculer à droite en novembre, quinze ans après la fin du mandat d'Arnold Schwarzenegger à ce poste. Les résultats des primaires sont encore provisoires, mais selon les projections des médias américains, les deux candidats en tête ont pris une avance impossible à rattraper. M. Becerra, dont la qualification était garantie depuis plusieurs jours, a engrangé 27,9% des voix, tandis que M. Hilton récolte 25% des suffrages, selon les responsables des élections en Californie. Le président Donald Trump a affirmé à de nombreuses reprises, sans fondement, que les démocrates truquaient les primaires de Californie. Mais quelques heures avant sa qualification, M. Hilton lui-même a reconnu que ses équipes d'avocats n'avaient pas repéré de fraude électorale. "Nous ne voulons rien laisser passer, et nous n'avons rien constaté pour l'instant", a-t-il déclaré mardi à la presse, selon le Los Angeles Times. Contrairement aux autres Etats américains, les primaires en Californie sont ouvertes aux candidats démocrates comme républicains, sans cloisonnement par parti. Cette année, le suspense régnait car les démocrates partaient divisés avec une multitude de candidats, laissant la porte ouverte à la qualification d'au moins un républicain. Ce scénario s'est réalisé: le milliardaire démocrate Tom Steyer, ex-financier reconverti en défenseur de la cause environnementale, n'a pas réussi à devancer M. Hilton, même en injectant plus de 200 millions de dollars de sa poche dans sa campagne. Le poste de gouverneur de Californie n'offrira donc pas un duel entre les gauches centriste et progressiste, mais proposera aux électeurs des choix radicalement différents. Steve Hilton, Américano-britannique et ex-conseiller de l'ancien Premier ministre David Cameron, veut incarner le changement. Avec son accent anglais soigné, il dénonce la mainmise des démocrates sur l'Etat et leur incapacité à régler ses maux: le coût de la vie exorbitant, entre un marché immobilier hors de prix et l'essence la plus chère du pays, ainsi que le nombre de sans-abris impressionnant dans les grandes villes comme San Francisco et Los Angeles. Le soutien que lui apporte Donald Trump, largement impopulaire en Californie, pourrait jouer en faveur de Xavier Becerra. L'ancien ministre de la Santé de Joe Biden joue sur son expérience gouvernementale pour rassurer et prendre la suite de Gavin Newsom, l'actuel gouverneur qui nourrit des ambitions présidentielles pour 2028. M. Becerra promet notamment d'améliorer le système de santé et de résister à l'offensive anti-immigration de Donald Trump. En cas de victoire, il deviendrait le premier gouverneur latino-américain élu par les Californiens.
Lire plus (443 mots)
Bastion phare de la gauche américaine, le "Golden State" aura donc une chance de basculer à droite en novembre, quinze ans après la fin du mandat d'Arnold Schwarzenegger à ce poste. Les résultats des primaires sont encore provisoires, mais selon les projections des médias américains, les deux candidats en tête ont pris une avance impossible à rattraper. M. Becerra, dont la qualification était garantie depuis plusieurs jours, a engrangé 27,9% des voix, tandis que M. Hilton récolte 25% des suffrages, selon les responsables des élections en Californie. Le président Donald Trump a affirmé à de nombreuses reprises, sans fondement, que les démocrates truquaient les primaires de Californie. Mais quelques heures avant sa qualification, M. Hilton lui-même a reconnu que ses équipes d'avocats n'avaient pas repéré de fraude électorale. "Nous ne voulons rien laisser passer, et nous n'avons rien constaté pour l'instant", a-t-il déclaré mardi à la presse, selon le Los Angeles Times. Contrairement aux autres Etats américains, les primaires en Californie sont ouvertes aux candidats démocrates comme républicains, sans cloisonnement par parti. Cette année, le suspense régnait car les démocrates partaient divisés avec une multitude de candidats, laissant la porte ouverte à la qualification d'au moins un républicain. Ce scénario s'est réalisé: le milliardaire démocrate Tom Steyer, ex-financier reconverti en défenseur de la cause environnementale, n'a pas réussi à devancer M. Hilton, même en injectant plus de 200 millions de dollars de sa poche dans sa campagne. Le poste de gouverneur de Californie n'offrira donc pas un duel entre les gauches centriste et progressiste, mais proposera aux électeurs des choix radicalement différents. Steve Hilton, Américano-britannique et ex-conseiller de l'ancien Premier ministre David Cameron, veut incarner le changement. Avec son accent anglais soigné, il dénonce la mainmise des démocrates sur l'Etat et leur incapacité à régler ses maux: le coût de la vie exorbitant, entre un marché immobilier hors de prix et l'essence la plus chère du pays, ainsi que le nombre de sans-abris impressionnant dans les grandes villes comme San Francisco et Los Angeles. Le soutien que lui apporte Donald Trump, largement impopulaire en Californie, pourrait jouer en faveur de Xavier Becerra. L'ancien ministre de la Santé de Joe Biden joue sur son expérience gouvernementale pour rassurer et prendre la suite de Gavin Newsom, l'actuel gouverneur qui nourrit des ambitions présidentielles pour 2028. M. Becerra promet notamment d'améliorer le système de santé et de résister à l'offensive anti-immigration de Donald Trump. En cas de victoire, il deviendrait le premier gouverneur latino-américain élu par les Californiens.
10 / 15

 

  GÉNÉRALISTES
Le Canard Enchaîné
La Croix
Le Figaro
France 24
France-Culture
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP / Senat
Le Media
La Tribune
Time France
 
  EUROPE ‧ RUSSIE
Courrier Europe Ctrale
Desk-Russie
Euractiv
Euronews
Toute l'Europe
 
  Afrique ‧ Asie ‧ Proche-Orient
Haaretz
Info Asie
Inkyfada
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
L'Orient - Le Jour
Orient XXI
Rojava I.C
 
  INTERNATIONAL
Courrier International
Equaltimes
Global Voices
Infomigrants
I.R.I.S
The New-York Times
 
  OSINT ‧ INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
G.I.J
I.C.I.J
 
  OPINION
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
Hors-Serie
L'Insoumission
Là-bas si j'y suis
Les Jours
LVSL
Politis
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Reseau Bastille
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Conspirationnisme
Culture
Curation IA
Extrême-droite
Human Rights Watch
Inégalités
Justice fiscale
Liberté de création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie
Wokisme
🌞