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27.05.2026 à 14:49

FRANCE 24
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Alors que le conflit fait rage dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), il devient de plus en plus difficile de maîtriser l'épidémie d'Ebola. Le chef de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a appelé à un "cessez-le-feu immédiat". 
Alors que le conflit fait rage dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), il devient de plus en plus difficile de maîtriser l'épidémie d'Ebola. Le chef de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a appelé à un "cessez-le-feu immédiat". 

27.05.2026 à 14:37

FRANCE24
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Avec sa femme, ses deux enfants et quatre valises, il débarque au milieu d'un océan de voitures frustrées roulant au pas. Dans ce concert de klaxons, la famille a bien du mal à identifier le bus qui l'emmènera vers son véhicule de location. "Il n'y a pas de panneaux expliquant clairement où je dois aller", soupire ce salarié de l'industrie minière, venu de Perth, en Australie. "J'ai fait mes recherches, et je galère quand même." A 47 ans et déjà quelques passages dans cet aéroport, M. James plaint les passagers étrangers. "Je suis encore perdu et je suis Américain", dit-il à l'AFP. "C'est vraiment agaçant." La mauvaise réputation de LAX, l'aéroport principal de Los Angeles, est légendaire. L'an dernier, Netflix l'a comparé à une "chambre de torture" dans une publicité pour "Mercredi", son spin-off sur la Famille Adams. Il voit défiler en moyenne 95.000 véhicules par jour, dont la plupart s'engagent dans un entonnoir infernal: une voie en forme de fer à cheval longeant tous les terminaux, où chaque passager essaie de se faire déposer ou récupérer au plus près. Afin d'alléger les bouchons, les taxis et VTC sont interdits de prendre des passagers sur l'artère. Train aérien inachevé Pour s'extraire de l'aéroport, les arrivants sans proche pour venir les chercher doivent donc prendre des bus - qui se ressemblent tous, mais ne vont pas au même endroit selon la couleur de leur arrêt: vert pour le parking des taxis, violet pour les locations de voiture, rouge pour certains hôtels, rose pour d'autres terminaux, etc. A cause de ce "casse-tête", LAX "est clairement un aéroport que les habitants de Los Angeles adorent détester", résume Joshua Schank, expert de l'institut de l'université UCLA dédié aux transports. Le Mondial en Amérique du Nord, pour lequel Los Angeles accueille huit matches, devait permettre à la mégapole californienne d'améliorer son image, deux ans avant d'organiser les Jeux olympiques. Pour désengorger l'aéroport, un train aérien le reliant au métro devait entrer en service avant le tournoi. Mais ce chantier à 3,5 milliards de dollars, initialement promis pour 2023, s'est enlisé dans de multiples retards et des disputes contractuelles avec le constructeur. Les rames circulent actuellement à vide pour des tests de sécurité. Elles ne seront pas prêtes pour les supporters du Mondial et les autorités ne donnent plus de date d'ouverture. Contacté, LAX a refusé les demandes d'interview de l'AFP. Ce train "n'a pas reçu l'attention qu'il mérite vraiment en termes d'urgence de la part des élus", déplore M. Schank. "Enfer" C'est selon lui d'autant plus regrettable que Los Angeles, mégapole entièrement conçue pour la voiture avec ses autoroutes tentaculaires, "a plus de travail" que les autres grandes villes américaines pour améliorer ses transports en commun. Avec six lignes seulement, le métro reste largement insuffisant pour desservir la métropole et ses 10 millions d'habitants. Pour pallier le problème, Los Angeles affectera 300 bus pendant pour transporter les supporters directement au stade d'Inglewood, depuis une douzaine d'endroits différents, dont l'aéroport. Le prix du ticket restera à 1,75 dollar. Une petite victoire pour les fans, alors que le New Jersey a fait scandale en faisant payer 98 dollars l'aller-retour en train entre New York et le MetLife Stadium. Mais si elle veut vraiment moderniser son aéroport, Los Angeles doit faire beaucoup plus, selon M. Schank. Pour inciter les passagers à prendre le train automatique, l'expert recommande d'ajouter des lignes de bus à côté de la station de métro qu'il desservira, afin d'augmenter les destinations accessibles. Il souhaiterait aussi faire payer l'accès en voiture au fer à cheval. Sans quoi, les bouchons monstres risquent de perdurer. "Les élus doivent se mobiliser si nous voulons que les Jeux olympiques soient une réussite", plaide-t-il. D'ici-là, Henrietta Henry n'a qu'un seul conseil pour les fans de foot qui atterriront à LAX. "Préparez-vous", prévient cette Nigériane qui vient plusieurs fois par an à Los Angeles. "La première fois, c'était vraiment l'enfer pour moi."
Texte intégral (698 mots)
Avec sa femme, ses deux enfants et quatre valises, il débarque au milieu d'un océan de voitures frustrées roulant au pas. Dans ce concert de klaxons, la famille a bien du mal à identifier le bus qui l'emmènera vers son véhicule de location. "Il n'y a pas de panneaux expliquant clairement où je dois aller", soupire ce salarié de l'industrie minière, venu de Perth, en Australie. "J'ai fait mes recherches, et je galère quand même." A 47 ans et déjà quelques passages dans cet aéroport, M. James plaint les passagers étrangers. "Je suis encore perdu et je suis Américain", dit-il à l'AFP. "C'est vraiment agaçant." La mauvaise réputation de LAX, l'aéroport principal de Los Angeles, est légendaire. L'an dernier, Netflix l'a comparé à une "chambre de torture" dans une publicité pour "Mercredi", son spin-off sur la Famille Adams. Il voit défiler en moyenne 95.000 véhicules par jour, dont la plupart s'engagent dans un entonnoir infernal: une voie en forme de fer à cheval longeant tous les terminaux, où chaque passager essaie de se faire déposer ou récupérer au plus près. Afin d'alléger les bouchons, les taxis et VTC sont interdits de prendre des passagers sur l'artère. Train aérien inachevé Pour s'extraire de l'aéroport, les arrivants sans proche pour venir les chercher doivent donc prendre des bus - qui se ressemblent tous, mais ne vont pas au même endroit selon la couleur de leur arrêt: vert pour le parking des taxis, violet pour les locations de voiture, rouge pour certains hôtels, rose pour d'autres terminaux, etc. A cause de ce "casse-tête", LAX "est clairement un aéroport que les habitants de Los Angeles adorent détester", résume Joshua Schank, expert de l'institut de l'université UCLA dédié aux transports. Le Mondial en Amérique du Nord, pour lequel Los Angeles accueille huit matches, devait permettre à la mégapole californienne d'améliorer son image, deux ans avant d'organiser les Jeux olympiques. Pour désengorger l'aéroport, un train aérien le reliant au métro devait entrer en service avant le tournoi. Mais ce chantier à 3,5 milliards de dollars, initialement promis pour 2023, s'est enlisé dans de multiples retards et des disputes contractuelles avec le constructeur. Les rames circulent actuellement à vide pour des tests de sécurité. Elles ne seront pas prêtes pour les supporters du Mondial et les autorités ne donnent plus de date d'ouverture. Contacté, LAX a refusé les demandes d'interview de l'AFP. Ce train "n'a pas reçu l'attention qu'il mérite vraiment en termes d'urgence de la part des élus", déplore M. Schank. "Enfer" C'est selon lui d'autant plus regrettable que Los Angeles, mégapole entièrement conçue pour la voiture avec ses autoroutes tentaculaires, "a plus de travail" que les autres grandes villes américaines pour améliorer ses transports en commun. Avec six lignes seulement, le métro reste largement insuffisant pour desservir la métropole et ses 10 millions d'habitants. Pour pallier le problème, Los Angeles affectera 300 bus pendant pour transporter les supporters directement au stade d'Inglewood, depuis une douzaine d'endroits différents, dont l'aéroport. Le prix du ticket restera à 1,75 dollar. Une petite victoire pour les fans, alors que le New Jersey a fait scandale en faisant payer 98 dollars l'aller-retour en train entre New York et le MetLife Stadium. Mais si elle veut vraiment moderniser son aéroport, Los Angeles doit faire beaucoup plus, selon M. Schank. Pour inciter les passagers à prendre le train automatique, l'expert recommande d'ajouter des lignes de bus à côté de la station de métro qu'il desservira, afin d'augmenter les destinations accessibles. Il souhaiterait aussi faire payer l'accès en voiture au fer à cheval. Sans quoi, les bouchons monstres risquent de perdurer. "Les élus doivent se mobiliser si nous voulons que les Jeux olympiques soient une réussite", plaide-t-il. D'ici-là, Henrietta Henry n'a qu'un seul conseil pour les fans de foot qui atterriront à LAX. "Préparez-vous", prévient cette Nigériane qui vient plusieurs fois par an à Los Angeles. "La première fois, c'était vraiment l'enfer pour moi."

27.05.2026 à 14:07

FRANCE24
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"Il est indispensable d'engager, dès à présent, un plan d'action" pour ramener les comptes à l'équilibre en 2030, et cela suppose de trouver "6 milliards supplémentaires par an", en plus des 4 milliards d'économies déjà prévus par l'exécutif, a-t-elle estimé dans son rapport sur l'application des lois de financement de la Sécurité sociale, publié mercredi. Le déficit de la Sécurité sociale n'est plus "soutenable": il a atteint "21,6 milliards d'euros en 2025, niveau le plus élevé depuis 2012, hors années exceptionnelles de la pandémie de covid 19", rappelle-t-elle. La loi de financement de la Sécurité sociale prévoit de le ramener à 19,4 milliards d'euros en 2026, mais il restera "supérieur à 20 milliards d'euros par an" les années suivantes, "malgré un effort moyen attendu de 4 milliards d'euros" d'économies annuelles que l'exécutif promet, sans toutefois les détailler clairement, a souligné Bernard Lejeune, président de la sixième chambre, lors d'une conférence de presse. Et encore, cette prévision ne prend pas en compte les effets de la guerre au Moyen-Orient, qui devrait dégrader le solde de 3 milliards en 2026 et 5 milliards en 2027 selon un scénario "optimiste", a relevé M. Lejeune. Franchises médicales élargies Pour revenir à l'équilibre en 2030, une nécessité pour éviter l'emballement de la dette, il va falloir "infléchir durablement la progression des dépenses d’Assurance maladie, équilibrer les systèmes de retraite et augmenter les recettes, par exemple en supprimant des niches sociales ou en ciblant mieux les allégements généraux", écrit la Cour. Dans son rapport, elle détaille plusieurs pistes d'économies, supposées s'ajouter à celles déjà proposées dans de précédents rapports, pour certaines "extrêmement impopulaires", a reconnu Bernard Lejeune. Mais, a-t-il ajouté, "on ne peut pas éternellement reculer" ce redressement. Mesure particulièrement sensible, la Cour suggère "d'élargir le périmètre" des franchises médicales et participations forfaitaires --la somme non remboursée aux patients sur les consultations médicales, médicaments, transports sanitaires et actes paramédicaux, dont le montant a déjà doublé en 2024, au grand dam des associations de patients. Les assurés sociaux pourraient ainsi payer une franchise chez le dentiste ou la sage-femme --comme celle payée chez le médecin, fixée aujourd'hui à deux euros-- ou même sur les prestations des pharmaciens d'officine et sur l'achat de dispositifs médicaux. La mesure pourrait rapporter 600 millions d'euros, estime la Cour. Elle souligne aussi les honoraires élevés des chirurgiens dentistes (300.000 euros en moyenne) et surtout des orthodontistes (725.000 euros). La Cour salue les récents efforts portés sur les soins de prévention, dits conservateurs (détartrage...), mais déplore que les dépenses liées aux soins prothétiques (couronnes, implants, bridges...) continuent d'augmenter rapidement. "Dérives" de praticiens Elle pointe aussi l'augmentation des fraudes, des "dérives" de certains praticiens dans leur manière de facturer et des "refus de prise en charge" de patients peu rentables, comme les enfants. La prochaine convention passée avec les dentistes devra donner le pouvoir aux autorités sanitaires d’"agir en cas de dérapage" des dépenses, pourquoi pas en baissant certains tarifs des soins prothétiques pour favoriser la prévention, écrit-elle. Pour réduire les dépenses de transports sanitaires, qui ont atteint 6,15 milliards en 2024, la Cour recommande de restreindre le champ des remboursements, mais aussi de "supprimer le principe de libre choix du transporteur par les patients" pour permettre aux établissements d'organiser un transport partagé entre plusieurs malades. Entre autres mesures, elle liste aussi des idées pour réduire les "hospitalisations inadéquates", notamment les séjours trop longs qui concernent "30.000 patients en moyenne" quotidiennement dans les établissements publics et privés, par exemple des personnes âgées qui ne trouvent pas de place en Ehpad ou des malades très précaires et isolés n'ayant pas de solutions de sortie. Entre hospitalisations évitables et séjours trop longs, la Cour estime les gains possibles à 4,2 milliards d'euros annuels.
Texte intégral (679 mots)
"Il est indispensable d'engager, dès à présent, un plan d'action" pour ramener les comptes à l'équilibre en 2030, et cela suppose de trouver "6 milliards supplémentaires par an", en plus des 4 milliards d'économies déjà prévus par l'exécutif, a-t-elle estimé dans son rapport sur l'application des lois de financement de la Sécurité sociale, publié mercredi. Le déficit de la Sécurité sociale n'est plus "soutenable": il a atteint "21,6 milliards d'euros en 2025, niveau le plus élevé depuis 2012, hors années exceptionnelles de la pandémie de covid 19", rappelle-t-elle. La loi de financement de la Sécurité sociale prévoit de le ramener à 19,4 milliards d'euros en 2026, mais il restera "supérieur à 20 milliards d'euros par an" les années suivantes, "malgré un effort moyen attendu de 4 milliards d'euros" d'économies annuelles que l'exécutif promet, sans toutefois les détailler clairement, a souligné Bernard Lejeune, président de la sixième chambre, lors d'une conférence de presse. Et encore, cette prévision ne prend pas en compte les effets de la guerre au Moyen-Orient, qui devrait dégrader le solde de 3 milliards en 2026 et 5 milliards en 2027 selon un scénario "optimiste", a relevé M. Lejeune. Franchises médicales élargies Pour revenir à l'équilibre en 2030, une nécessité pour éviter l'emballement de la dette, il va falloir "infléchir durablement la progression des dépenses d’Assurance maladie, équilibrer les systèmes de retraite et augmenter les recettes, par exemple en supprimant des niches sociales ou en ciblant mieux les allégements généraux", écrit la Cour. Dans son rapport, elle détaille plusieurs pistes d'économies, supposées s'ajouter à celles déjà proposées dans de précédents rapports, pour certaines "extrêmement impopulaires", a reconnu Bernard Lejeune. Mais, a-t-il ajouté, "on ne peut pas éternellement reculer" ce redressement. Mesure particulièrement sensible, la Cour suggère "d'élargir le périmètre" des franchises médicales et participations forfaitaires --la somme non remboursée aux patients sur les consultations médicales, médicaments, transports sanitaires et actes paramédicaux, dont le montant a déjà doublé en 2024, au grand dam des associations de patients. Les assurés sociaux pourraient ainsi payer une franchise chez le dentiste ou la sage-femme --comme celle payée chez le médecin, fixée aujourd'hui à deux euros-- ou même sur les prestations des pharmaciens d'officine et sur l'achat de dispositifs médicaux. La mesure pourrait rapporter 600 millions d'euros, estime la Cour. Elle souligne aussi les honoraires élevés des chirurgiens dentistes (300.000 euros en moyenne) et surtout des orthodontistes (725.000 euros). La Cour salue les récents efforts portés sur les soins de prévention, dits conservateurs (détartrage...), mais déplore que les dépenses liées aux soins prothétiques (couronnes, implants, bridges...) continuent d'augmenter rapidement. "Dérives" de praticiens Elle pointe aussi l'augmentation des fraudes, des "dérives" de certains praticiens dans leur manière de facturer et des "refus de prise en charge" de patients peu rentables, comme les enfants. La prochaine convention passée avec les dentistes devra donner le pouvoir aux autorités sanitaires d’"agir en cas de dérapage" des dépenses, pourquoi pas en baissant certains tarifs des soins prothétiques pour favoriser la prévention, écrit-elle. Pour réduire les dépenses de transports sanitaires, qui ont atteint 6,15 milliards en 2024, la Cour recommande de restreindre le champ des remboursements, mais aussi de "supprimer le principe de libre choix du transporteur par les patients" pour permettre aux établissements d'organiser un transport partagé entre plusieurs malades. Entre autres mesures, elle liste aussi des idées pour réduire les "hospitalisations inadéquates", notamment les séjours trop longs qui concernent "30.000 patients en moyenne" quotidiennement dans les établissements publics et privés, par exemple des personnes âgées qui ne trouvent pas de place en Ehpad ou des malades très précaires et isolés n'ayant pas de solutions de sortie. Entre hospitalisations évitables et séjours trop longs, la Cour estime les gains possibles à 4,2 milliards d'euros annuels.

27.05.2026 à 14:04

FRANCE 24
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Le début du tournoi est marqué par la chaleur étouffante présente partout en France. Cela a pour effet de modifier drastiquement les échanges sur les courts : les balles rebondissent plus haut et vont plus vite, ce qui perturbe les joueurs et les joueuses. Un certain temps d'adaptation est nécessaire pour la majorité d'entre eux. 
Texte intégral (679 mots)
Le début du tournoi est marqué par la chaleur étouffante présente partout en France. Cela a pour effet de modifier drastiquement les échanges sur les courts : les balles rebondissent plus haut et vont plus vite, ce qui perturbe les joueurs et les joueuses. Un certain temps d'adaptation est nécessaire pour la majorité d'entre eux. 

27.05.2026 à 13:49

FRANCE24
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Une annulation représenterait la cinquième invalidation dans ce dossier chaotique, vieux de plus de 41 ans. "On attend assez sereinement une décision. Le procureur général lui-même considère que les faits sont prescrits", a indiqué Frédéric Berna, un des avocats de Jacqueline Jacob, grand-tante de Grégory âgée de 81 ans, en bas des marches de la Cour d'appel de Dijon, dont la chambre de l'instruction s'est réunie pendant près de deux heures pour étudier leur demande d'annulation de la mise en examen de leur cliente. La défense de l'octogénaire a de toute façon, d'ores et déjà indiqué qu'elle se pourvoirait en cassation, si elle n'avait pas gain de cause. Le 24 octobre 2025, Mme Jacob avait été mise en examen pour "association de malfaiteurs", soupçonnée d'être un des corbeaux qui ont harcelé la famille Villemin. La grand-tante aurait notamment écrit la lettre anonyme qui a revendiqué l'assassinat de Grégory, retrouvé noyé à l'âge de quatre ans le 16 octobre 1984 dans la Vologne, une rivière des Vosges. "Voilà ma vengeance. Pauvre con", disait le courrier. Dès le début de l'enquête, les investigations pointaient du doigt la haine farouche que se vouaient les époux Villemin et les Jacob, famille de la grand-mère de Grégory. Bien que les Jacob n'aient cessé de démentir tout conflit, Jacqueline Jacob, dont l'époux Marcel est un frère de la grand-mère du petit garçon, avait été mise en examen en 2017 pour "enlèvement et séquestration suivie de mort". Un an plus tard, les poursuites étaient annulées. "Un vingtaine de corbeaux" Mais les accusateurs de Mme Jacob soulignent que cette annulation reposait sur un simple vice de forme et non un manque d'indices. De plus, estiment-ils, de nouveaux éléments ont, depuis, étayé les accusations. Selon un arrêt que l'AFP a pu consulter, une expertise conduite en 2021 par un spécialiste suisse attribue à Mme Jacob non seulement la lettre du 16 octobre 1984 revendiquant le crime, mais également trois autres de 1983, dont une qui menaçait les Villemin en ces termes: "Je vous ferez votre peau" (sic). Mais, rétorque Frédéric Berna, "plus d'une vingtaine" de corbeaux ont été identifiés par les nombreuses expertises contradictoires de l'enquête. S'il obtient gain de cause, "ce serait la cinquième fois" que des poursuites sont annulées, calcule Me Berna en évoquant le "fiasco" de l'enquête: en 1993, la mère Christine Villemin a bénéficié d'un non-lieu après avoir été accusée d'être, elle aussi, un corbeau ; en 2018, outre la mise en examen de Mme Jacob, étaient également annulées celles de son mari Marcel, et de Murielle Bolle, belle-sœur d'un suspect, Bernard Laroche, qui a lui été tué par le père de Grégory. Ce n'est de toute façon pas sur le fond que la défense de Mme Jacob a demandé l'annulation de la mise en examen, mais sur la forme et, en particulier sur l'argument que les faits seraient prescrits, ce que croit également le procureur général, Philippe Astruc. Que la défense de Mme Jacob n'attaque pas le fond, cela veut dire qu'elle "admet le sérieux des indices graves et concordants ciblant leur cliente", en conclut François Saint-Pierre, avocat des parents de Grégory. A l'issue de l'audience, le conseil a rappelé que "l'instruction se poursuit pour que toute la vérité soit faite", en référence à des expertises des courriers anonymes toujours en cours. "Si elles concluent à l'implication de Mme Jacob, alors elle encourra une mise en examen pour complicité d'assassinat", estime l'avocat. Les résultats de ces analyses "sont attendus prochainement", a indiqué le procureur général à l'issue de l'audience, semblant même évoquer de nouveaux rebondissements. "La poursuite des investigations criminelles (et s'il y a lieu d'éventuelles mises en examen) trouve pleinement à se justifier dès lors qu'il demeure des traces d'ADN non encore identifiées", estime Philippe Astruc dans un communiqué.
Texte intégral (684 mots)
Une annulation représenterait la cinquième invalidation dans ce dossier chaotique, vieux de plus de 41 ans. "On attend assez sereinement une décision. Le procureur général lui-même considère que les faits sont prescrits", a indiqué Frédéric Berna, un des avocats de Jacqueline Jacob, grand-tante de Grégory âgée de 81 ans, en bas des marches de la Cour d'appel de Dijon, dont la chambre de l'instruction s'est réunie pendant près de deux heures pour étudier leur demande d'annulation de la mise en examen de leur cliente. La défense de l'octogénaire a de toute façon, d'ores et déjà indiqué qu'elle se pourvoirait en cassation, si elle n'avait pas gain de cause. Le 24 octobre 2025, Mme Jacob avait été mise en examen pour "association de malfaiteurs", soupçonnée d'être un des corbeaux qui ont harcelé la famille Villemin. La grand-tante aurait notamment écrit la lettre anonyme qui a revendiqué l'assassinat de Grégory, retrouvé noyé à l'âge de quatre ans le 16 octobre 1984 dans la Vologne, une rivière des Vosges. "Voilà ma vengeance. Pauvre con", disait le courrier. Dès le début de l'enquête, les investigations pointaient du doigt la haine farouche que se vouaient les époux Villemin et les Jacob, famille de la grand-mère de Grégory. Bien que les Jacob n'aient cessé de démentir tout conflit, Jacqueline Jacob, dont l'époux Marcel est un frère de la grand-mère du petit garçon, avait été mise en examen en 2017 pour "enlèvement et séquestration suivie de mort". Un an plus tard, les poursuites étaient annulées. "Un vingtaine de corbeaux" Mais les accusateurs de Mme Jacob soulignent que cette annulation reposait sur un simple vice de forme et non un manque d'indices. De plus, estiment-ils, de nouveaux éléments ont, depuis, étayé les accusations. Selon un arrêt que l'AFP a pu consulter, une expertise conduite en 2021 par un spécialiste suisse attribue à Mme Jacob non seulement la lettre du 16 octobre 1984 revendiquant le crime, mais également trois autres de 1983, dont une qui menaçait les Villemin en ces termes: "Je vous ferez votre peau" (sic). Mais, rétorque Frédéric Berna, "plus d'une vingtaine" de corbeaux ont été identifiés par les nombreuses expertises contradictoires de l'enquête. S'il obtient gain de cause, "ce serait la cinquième fois" que des poursuites sont annulées, calcule Me Berna en évoquant le "fiasco" de l'enquête: en 1993, la mère Christine Villemin a bénéficié d'un non-lieu après avoir été accusée d'être, elle aussi, un corbeau ; en 2018, outre la mise en examen de Mme Jacob, étaient également annulées celles de son mari Marcel, et de Murielle Bolle, belle-sœur d'un suspect, Bernard Laroche, qui a lui été tué par le père de Grégory. Ce n'est de toute façon pas sur le fond que la défense de Mme Jacob a demandé l'annulation de la mise en examen, mais sur la forme et, en particulier sur l'argument que les faits seraient prescrits, ce que croit également le procureur général, Philippe Astruc. Que la défense de Mme Jacob n'attaque pas le fond, cela veut dire qu'elle "admet le sérieux des indices graves et concordants ciblant leur cliente", en conclut François Saint-Pierre, avocat des parents de Grégory. A l'issue de l'audience, le conseil a rappelé que "l'instruction se poursuit pour que toute la vérité soit faite", en référence à des expertises des courriers anonymes toujours en cours. "Si elles concluent à l'implication de Mme Jacob, alors elle encourra une mise en examen pour complicité d'assassinat", estime l'avocat. Les résultats de ces analyses "sont attendus prochainement", a indiqué le procureur général à l'issue de l'audience, semblant même évoquer de nouveaux rebondissements. "La poursuite des investigations criminelles (et s'il y a lieu d'éventuelles mises en examen) trouve pleinement à se justifier dès lors qu'il demeure des traces d'ADN non encore identifiées", estime Philippe Astruc dans un communiqué.
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