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10.04.2026 à 22:39

Report du "grand oral" de Nicolas Barré pour diriger Libération, sur fond d'opposition

FRANCE24
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En lieu et place de ce rendez-vous, c'est Denis Olivennes, président de la société actionnaire principale de Libération, qui viendra lui-même expliquer les raisons de son choix pour remplacer Dov Alfon, patron respecté du journal sur le départ, a-t-il annoncé après une rencontre avec la Société des journalistes et du personnel de Libération (SJPL). "Nous sommes convenus que j'allais exposer les raisons de ma proposition à la rédaction lundi et qu'on repoussait par conséquent la rencontre entre Nicolas Barré et la rédaction", a indiqué M. Olivennes dans une déclaration à l'AFP. Vendredi, la rédaction avait "exprimé son incompréhension face au choix de Nicolas Barré" lors d'une assemblée générale, a indiqué de son côté la SJPL, précisant que l'échange qui a suivi avec M. Olivennes a été "constructif". "Personne ne veut de crise", a ajouté Denis Olivennes, par ailleurs président du conseil de surveillance de CMI France, la branche française du groupe du milliardaire tchèque Daniel Kretinsky. Le nom de Nicolas Barré a été proposé dès mercredi, peu après l'annonce surprise du départ du journaliste franco-israélien Dov Alfon de son poste de directeur, occupé depuis 2020. D'après plusieurs sources au sein de Libé, de nombreux journalistes s'opposent à ce remplacement. Nicolas Barré a dirigé la rédaction du Figaro dans les années 2000, puis pendant plus de dix ans celle des Echos, le quotidien économique dont l'actionnaire est le groupe de luxe LVMH du milliardaire Bernard Arnault. Il en avait été écarté en 2023, avant un passage à la tête de Politico. "Son parcours ne plaide pas pour une greffe réussie", a indiqué sous couvert d'anonymat un journaliste de Libé, quotidien né dans le sillage de Mai 68 et ancré à gauche. La rédaction peut exercer un droit de véto sur la nomination du directeur, dans une limite de trois fois. Mais "le journal tourne, et on veut éviter une crise" à un an de la présidentielle, a plaidé un autre journaliste. Malgré son redressement sous la direction de Dov Alfon, Libération n'échappe pas aux difficultés de la presse. Selon le média L'Informé, le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky l'a renfloué à quatre reprises depuis 2022, la dernière fois en décembre à hauteur de 17 millions d'euros et pour un total de 59 millions.

10.04.2026 à 22:33

Le poids de la Chine fait pencher la balance, et ce n'est pas de l'économie

FRANCE24
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Avec son indice de masse corporelle de 30, M. Shu est considéré comme obèse, au regard des critères nationaux et de ceux de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). "Boeuf ou pas boeuf, je voulais perdre du poids pour ma santé", dit-il, "cette opportunité est arrivée à point nommé, alors je me suis inscrit". La règle est simple: pour chaque demi-kilo perdu, il recevra l'équivalent en viande de boeuf désossée, ou un kilo et demi de viande avec l'os. C'est l'une des initiatives qui fleurissent avec le soutien des autorités pour endiguer la progression du surpoids et de l'obésité. La surcharge pondérale, avec ses corollaires - maladies chroniques, augmentation des dépenses de santé - est une préoccupation grandissante en Chine. Plus d'un tiers des adultes chinois (37,5%) était en surpoids en 2022, et 8,3% étaient atteints d'obésité, selon l'OMS. La Chine reste loin des Etats-Unis (72,4% des adultes en surpoids, 42% obèses, selon l'OMS). Cependant, les progrès du phénomène sont assez rapides pour causer l'inquiétude. Le nombre de personnes considérées comme obèses a triplé entre 2004 et 2018, selon des données du Centre de contrôle et de prévention des maladies. Si la tendance persiste, la proportion d'adultes en surpoids ou obèses pourrait atteindre 70,5% d'ici à 2030, prédit la Commission nationale de la santé (sur la base de critères plus rigoureux que ceux de l'OMS). Des centaines de millions Lors de la semaine "Perdez du gras..." en mars, les volontaires sont en permanence une dizaine à l'étage qui accueille les femmes comme à celui qui reçoit les hommes. Ils se font peser, mesurer et prendre leur tour de taille. Le personnel en blouse blanche enregistre les données à la main sur un formulaire qu'il remet aux participants, frappé d'un tampon les encourageant à poursuivre leurs efforts. Des opérations similaires ont vu le jour dans tout le pays. Elles sont largement relayées sur les réseaux sociaux. La chaîne de supermarchés Yonghui par exemple incite ses clients à enregistrer leur déperdition pondérale sur 10 jours en se pesant en magasin. Pour chaque kilo et demi perdu, ils peuvent repartir avec un demi-kilo de boeuf, d'écrevisses ou de kiwis. Deuxième pays le plus peuplé au monde avec 1,4 milliard d'habitants, la Chine est celui qui compte le plus grand nombre d'adultes trop gros: 402 millions de personnes, selon une étude publiée dans la revue médicale The Lancet en 2025. Des groupes de soutien En 1982, seuls 7% des Chinois avaient des kilos en trop, rapportait un livre sorti en 2010 et intitulé "Fat China: How Expanding Waistlines Are Changing A Nation" ("La Chine trop grosse: ou comment l'évolution des tours de taille transforme un pays"). Au centre communautaire de Wuxi, le personnel propose aux participants de rejoindre un groupe dédié sur l'application de messagerie instantanée WeChat. Pendant plusieurs mois, les membres du groupe se prodigueront conseils et encouragements pour maigrir. Puis, en janvier 2027, les volontaires passeront à nouveau au pèse-personne. Ceux qui auront alors perdu beaucoup de poids pourront choisir des morceaux délicats, comme de la queue de boeuf. La quantité totale de viande est plafonnée à 10 kilos. Zheng Haihua, 44 ans, dit s'être inscrite pour se pousser à "bouger plus et manger moins". "Le plus dur pour moi, c'est de contrôler mon appétit, car quand je vois de la nourriture délicieuse, j'ai du mal à résister", confie-t-elle en riant. Wu Changyan, médecin local, la comprend: "La pression de la vie quotidienne et le confort moderne nous incitent à manger plus et trop". Li Sheyu, professeur clinicien à l'hôpital de Chine occidentale de l'université du Sichuan, ne croit pas que de telles initiatives "changent fondamentalement la donne". Il ne voit en elles qu'une variation d'incitations classiques à faire attention à sa ligne. "Mais c'est un bon moyen de diffuser dans le grand public des idées sur la perte de poids".

10.04.2026 à 22:25

L'interdiction du plastique dans les cantines scolaires en question, le gouvernement entend la "sécuriser juridiquement"

FRANCE24
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"Personne ne devrait se réjouir de pouvoir continuer à utiliser du plastique dans les cantines", a réagi vendredi sur X le ministre délégué chargé de la Transition écologique, Mathieu Lefèvre. Jeudi, le syndicat de plasturgistes Plastalliance avait revendiqué avoir rendu caduque l'interdiction du plastique dans les cantines scolaires, en attaquant devant le Conseil d'Etat le décret d'application de la mesure, un texte dont le gouvernement avait reconnu la "fragilité juridique" au printemps 2025. "Avec l'annulation des définitions des contenants, c'est l'ensemble de l'interdiction qui s'effondre", avait déclaré Plastalliance dans un communiqué. "Les collectivités, petites et grandes, retrouvent aujourd'hui la liberté totale de choisir le matériau qu'elles jugent le plus pertinent", ajoutaient-ils. "Flou" sur le champ d'application Le syndicat "prête à la décision du Conseil d'Etat une portée très excessive et laisse croire que l'interdiction du plastique dans les cantines scolaires est remise en cause, ce qui est faux", a de son côté martelé l'association environnementale No Plastic In My Sea vendredi. La décision du Conseil d'Etat "ne remet pas en cause" cette interdiction qui demeure "pleinement applicable", a déclaré à l'AFP vendredi après-midi le ministère de la transition écologique. Il appelle cependant à l'adoption d'une proposition de loi déposée en 2025 "pour que le flou autour du champ d'application de ces interdictions ne persiste pas davantage". Grégoire Ensel, vice-président de l'association de parents d'élèves FCPE, a pour sa part appelé "à ce que la loi protège sans délai nos enfants de ces ustensiles", dont "les risques pour (leur) santé (...) sont documentés scientifiquement". Promulguée en 2018, la loi Egalim avait fixé au 1er janvier 2025 l'interdiction "de contenants alimentaires de cuisson, de réchauffe ou de service en matière plastique" dans les cantines scolaires et universitaires, ainsi que dans les établissements d'accueil des enfants de moins de 6 ans. L'interdiction avait été étendue par la loi antigaspillage pour une économie circulaire (Agec) aux services de pédiatrie, d'obstétrique et de maternité, également à partir de janvier 2025. Pour les plus petites collectivités (moins de 2.000 habitants), un délai était laissé jusqu'au 1er janvier 2028. "Sécuriser" la loi Mais le décret de mise en œuvre de la loi, daté du 28 janvier 2025 était "allé plus loin que la loi", en englobant dans l'interdiction la vaisselle et les couverts, alors qu'"un décret ne peut aller plus loin que la loi", avait expliqué sur RMC Agnès Pannier-Runacher. Pour résoudre le problème, elle avait indiqué qu'une proposition de loi allait être déposée pour "adapter la loi au décret". Une proposition de loi des députées EPR Graziella Melchior et Véronique Riotton visant à "garantir l'interdiction de la vaisselle en plastique dans la restauration collective accueillant du jeune public et liée à la petite enfance", a bien été enregistrée à la présidence de l'Assemblée le 24 mars 2025, mais sans suite à ce jour. Vendredi, le ministre délégué Mathieu Lefèvre a assuré que "le gouvernement soutient pleinement" le texte. "Nous appelons le gouvernement à sécuriser définitivement la loi et à mettre au plus vite à l'agenda la proposition de loi transpartisane déposée en mars 2025 et signée par près de 200 députés, dont la Ministre actuelle de la santé, Stéphanie Rist et le Ministre actuel délégué chargé de la Transition écologique, Mathieu Lefèvre", a réagi la déléguée générale de No Plastic In My Sea, Muriel Papin, dans un communiqué.

10.04.2026 à 22:13

Artemis II: comment les parachutes d'Orion doivent assurer un retour en douceur

FRANCE24
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Depuis le Centre spatial Johnson de Houston, Jared Daum, responsable du système de parachutes Orion, explique à l'AFP comment va se dérouler le retour sur Terre vendredi soir des quatre astronautes, au dixième et dernier jour de la mission Artemis II. Question: Comment le vaisseau spatial décélère t-il et quel rôle joue le parachute ? Réponse: "Le vaisseau spatial utilise la résistance de son bouclier thermique pour décélérer, passant d'une vitesse de rentrée dans l'atmosphère de 32.000 à 40.000 km/h à environ 560 km/h à une altitude de 7.300 mètres. Le bouclier thermique seul nous permet d'atteindre cette vitesse, mais il atteint une limite en raison de la masse du véhicule. À ce stade, nous avons donc besoin des parachutes. Le système réduit la vitesse du vaisseau de 560km/h à environ 27km/h, permettant à l'équipage un amerrissage en douceur dans l'océan Pacifique." Q: Comment fonctionne le système de parachute ? R: "Nous procédons à l'aide de quatre types de parachutes, et nous en déployons onze au total. Après le déploiement d'un premier parachute entièrement en Kevlar, qui permet de soulever la trappe où se situe le reste de l'équipement, nous déployons deux parachutes de freinage. Ils mesurent chacun 7 mètres de diamètre et ont pour rôle de stabiliser et de ralentir le véhicule, pour atteindre 240km/h. À ce moment-là, nous sectionnons les suspensions et déployons trois parachutes pilotes qui mesurent environ 2,7 mètres de diamètre et dont la fonction est de soulever les trois parachutes principaux qui pèsent chacun 136 kg pour une surface de 1.022 m². Fabriqués en nylon, ils sont suffisamment résistants pour permettre à la capsule de décélérer pour atteindre environ 27km/h. Lorsque l'équipage amerrit, les parachutes se dégonflent instantanément. Nous les verrons tomber dans l'océan, sectionnés par un dispositif pyrotechnique, pour ne pas qu'ils se transforment en voile ou en ancre." Q: Et si ca se passe mal ? R: "Avec ces parachutes, on n'a qu'une seule chance. C'est pourquoi nous avons intégré une redondance à chacun des quatre types de parachutes [si l'un tombe en panne, d'autres du même type prennent le relais], permettant ainsi aux astronautes d'atterrir en toute sécurité."

10.04.2026 à 22:11

Wall Street temporise avant des discussions entre l'Iran et les Etats-Unis

FRANCE24
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Le Dow Jones a cédé 0,56%, l'indice Nasdaq a gagné 0,35% et l'indice élargi S&P 500 a reculé de 0,12%. Sur la semaine, les trois références de la place américaine ont avancé de plus de 3%. "Les marchés évoluent dans un climat de prudence à l’approche des pourparlers de cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran prévus ce week-end à Islamabad", souligne Elias Haddad, de Brown Brothers Harriman (BBH). Alors que des doutes ont émergé dans la journée sur la tenue, ou non, de ces discussions, le Premier ministre pakistanais a assuré que des représentants des deux pays se rendraient à Islamabad "où des négociations se tiendront pour instaurer la paix". Le Pakistan avait invité les délégations à se retrouver vendredi, mais l'arrivée du vice-président américain JD Vance n'est prévue que samedi matin. La délégation iranienne est de son côté arrivée vendredi soir, selon la télévision d'Etat, qui précise que les pourparlers ne débuteront que si Washington accepte "les conditions préalables de l'Iran". Téhéran avait auparavant dit exiger une trêve au Liban et le déblocage des actifs de son pays avant toute discussion. Signe de l'espoir des investisseurs sur cette rencontre, les cours du pétrole ont à nouveau reculé vendredi. Sur la semaine, ils ont même chuté d'environ 13%. Pour les investisseurs, "la question centrale est de savoir si le pic des craintes liées à la sécurité maritime est désormais derrière nous", assure Elias Haddad. La navigation reste largement entravée dans le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le pétrole, quasi bloquée par l'Iran depuis le début de la guerre, alors que sa réouverture était une condition du cessez-le-feu. "Même si cette trêve tient et débouche sur une cessation plus durable des hostilités, nous prévoyons que les prix du pétrole ne baisseront que progressivement", prévient Nancy Vanden Houten, d'Oxford Economics. Vendredi, Wall Street s'est aussi montrée peu surprise des derniers chiffres de l'inflation aux Etats-Unis. L'indice CPI a progressé de 3,3% sur un an en mars, contre 2,4% le mois précédent, en raison de la flambée des prix de l'énergie. Mais ce bond était attendu. Dans ce contexte, sur le marché obligataire, le rendement à 10 ans des emprunts de l'Etat américain se tendait par rapport à la veille en clôture, à 4,32% vers 20H20 GMT contre 4,28%. Côté entreprises, le groupe d'analyse de données Palantir a terminé en recul de 1,90% à 128,06 dollars. En forte baisse dans les premiers échanges, il a profité d'un message de soutien du président américain Donald Trump, publié sur son réseau Truth Social. Le taïwanais TSMC (+1,40% à 370,60 dollars), premier sous-traitant mondial de semi-conducteurs, a été porté par ses résultats trimestriels records, notamment un bond de 35% de son chiffre d'affaires pour les trois premiers mois de 2026. L'éditeur de logiciels ServiceNow (-7,58% à 83,00 dollars) a chuté après une dégradation de sa recommandation par UBS. Le groupe bancaire suisse estime que ServiceNow n'est plus si bien positionné pour résister aux turbulences de l'arrivée de l'intelligence artificielle (IA). Depuis le début de l'année, le secteur a été largement chahuté par les craintes de voir l'IA mettre à mal son modèle économique. Les grands noms du logiciel ont perdu en quelques mois 30% à 50% de leur capitalisation boursière.
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