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17.02.2026 à 19:57

Bayer paie gros pour tourner la page des litiges américains liés au Roundup

FRANCE24
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Cet accord collectif, qui doit encore être approuvé par un tribunal américain de Saint-Louis (Missouri), pourra atteindre 7,25 milliards de dollars, avec des versements prévus sur les 21 prochaines années, d'après un communiqué du groupe paru mardi. "Au lieu de passer des décennies dans des conflits judiciaires, nous choisissons de recentrer l’entreprise sur sa véritable mission", a déclaré Bill Anderson, PDG de Bayer, vantant un choix "en faveur de la rapidité et de la maîtrise", lors d'une conférence de presse. Cette porte de sortie coûte néanmoins très cher au groupe de Leverkusen, dans l'ouest de l'Allemagne, déjà lourdement endetté et plombé par la crise industrielle et chimique que traverse le pays. Pas de faute reconnue Arrivé en 2024 à la tête de Bayer, le dirigeant américain avait promis de "contenir significativement" les litiges d'ici fin 2026. Avec l'accord annoncé mardi, "la majorité des affaires admissibles, actuelles et futures" sont couvertes, a-t-il assuré. Mais pour y faire face, Bayer va rehausser de 4 milliards d'euros, à 11,8 milliards, son enveloppe de provisions, déjà volumineuse, pour les litiges visant le Roundup. A base de glyphosate, ce produit est accusé de favoriser le développement de lymphomes non hodgkiniens, une forme de cancer. Depuis le rachat de Monsanto en 2018, Bayer a déjà dû débourser plus de 10 milliards de dollars en poursuites judiciaires dans plus de 100.000 dossiers. En 2026, le groupe décaissera environ cinq milliards d'euros à cet effet et anticipe d'ores et déjà un flux de trésorerie négatif sur son exercice annuel. Bayer a aussi repoussé d'une semaine la présentation de ses résultats financiers de 2025, prévus fin février, pour intégrer les bouleversements du jour. A la Bourse de Francfort, l'action Bayer a bondi avant la clôture, gagnant 7,35% sur la journée. Pour le groupe, l'accord qu'il a annoncé mardi "ne comporte aucune reconnaissance de responsabilité ou de faute". Le glyphosate est "un outil sûr et essentiel pour les agriculteurs aux Etats-Unis et partout dans le monde", a martelé Bill Anderson. L'an dernier, il avait publiquement douté de l'avenir commercial de ce désherbant en raison des procès, tout en espérant que la Cour suprême américaine puisse trancher en sa faveur. En janvier, la juridiction suprême des Etats-Unis a accepté d'examiner un recours du géant allemand sur la recevabilité de plaintes, avec une décision à rendre d'ici fin juin. L'accord annoncé mardi et le pourvoi devant la Cour suprême sont des étapes "qui se renforcent mutuellement", a jugé le patron de Bayer. Sans vouloir "trop spéculer", il estime qu'une décision favorable de la Cour suprême sur le Roundup "aiderait à limiter les coûts futurs". Et, plus généralement, une intervention des neuf juges américains de la Cour suprême est "absolument essentielle" pour les fabricants d'herbicides et agriculteurs américains, a-t-il souligné. Car des affaires judiciaires concernent d'autres produits chimiques de Monsanto, notamment le PCB, interdit dans de nombreux pays depuis les années 1980. Prix bas et instabilité A côté des litiges, le groupe allemand d'agrochimie et de pharmacie affronte de nombreuses difficultés opérationnelles, à commencer par un endettement toujours élevé, fluctuant autour de 33 milliards d'euros depuis 2022. La division agrochimie, celle du fabricant controversé de pesticides Monsanto, a particulièrement déçu en 2024 à cause de dépréciations et de prix bas. Quant à la branche pharmaceutique, elle est plus dynamique mais pas à l'abri de l'instabilité, face à la menace récurrente de Donald Trump de taxer davantage le secteur européen. Depuis 2024, Bayer mène une profonde restructuration afin de générer deux milliards d'euros d'économies annuels à partir de 2026. Il s'est ainsi séparé de plus de 12.000 postes depuis le début de sa restructuration, notamment dans les fonctions d'encadrement.

17.02.2026 à 19:50

Laurent Jacobelli (RN) : "Mélenchon a importé à l'Assemblée nationale la violence de l'ultragauche"

Frédéric RIVIÈRE
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Laurent Jacobelli, député du Rassemblement national de Moselle et porte-parole du parti, réagit au lynchage de Quentin Deranque à Lyon, jeune homme de 23 ans, militant nationaliste, qui a succombé à ses blessures. Pour le député du RN, "la mort de Quentin marque un tournant" et "LFI a du sang sur les mains". Laurent Jacobelli reviendra aussi sur la visite en Algérie du ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, une visite pour tenter de renouer le dialogue et sur la présidentielle de 2027.

17.02.2026 à 19:41

M6 annonce 80 millions d'euros d'économies d'ici 2030, invoquant publicité en recul et "progrès de l'IA"

FRANCE24
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Cela représente une réduction sur cinq ans d'"environ 8% des coûts du groupe" audiovisuel, qui a enregistré un bénéfice net en recul de 28,6% en 2025, à 123,4 millions d'euros, selon ses résultats annuels publiés mardi. "Dans un environnement dégradé, nous souhaitons ainsi conserver les marges de manœuvre nécessaires pour continuer nos investissements dans nos programmes et nos activités streaming", a expliqué le président du directoire du groupe M6, David Larramendy, cité dans un communiqué. Les économies porteront sur "l'optimisation des coûts de production", la "simplification (des) process" et la "réduction de (...) coûts techniques", est-il précisé. "L'IA permet de produire mieux" à un coût réduit et "nous avons engagé des discussions avec nos producteurs, internes comme externes", a indiqué M. Larramendy lors d'une conférence téléphonique. "Il ne s'agit pas de désinvestir (dans) les contenus", a-t-il insisté. Pour 2025, la baisse du bénéfice net est due en partie à la surtaxe exceptionnelle pour les grandes entreprises prévue dans la loi de finances 2025 (-10,6 millions d'euros à elle seule). En outre, la marque "Stéphane Plaza Immobilier", qui porte le nom de l'ancien animateur condamné, a été dépréciée pour 35,5 millions d'euros. Cela est lié au changement d'agences, rebaptisées "Sixième Avenue" au sein de la même société et à des départs nets du réseau. Le chiffre d'affaires consolidé du groupe M6 s'établit à 1,26 milliard d'euros, en retrait de 4,2% sur un an. Cela reflète "un recul marqué du marché publicitaire vidéo au second semestre, malgré le soutien de l'activité "streaming" qui "affiche des revenus en forte hausse (+27% sur un an)", d'après le communiqué. La plateforme M6+ est ainsi un succès, avec 29 millions d'utilisateurs uniques en 2025, soit une hausse de 37% sur un an. Depuis janvier, les chaînes du groupe M6 et les contenus de sa plateforme de "streaming" M6+ sont diffusés sur Prime Video, le service de vidéo à la demande d'Amazon. Le groupe a investi 13,7 millions d'euros de coûts opérationnels supplémentaires dans le streaming et confirme son objectif d'un chiffre d'affaires dans cette activité supérieur à 200 millions d'euros en 2028. Globalement, ces résultats "illustrent la capacité du groupe à se réinventer, à renforcer [son] attractivité, tout en conservant une marge opérationnelle élevée", à 17%, estime M. Larramendy. Le groupe comprend notamment les chaînes télé en clair M6, W9, 6ter et Gulli, et les radios RTL, RTL2 et Fun Radio. Il fait valoir la "meilleure progression du marché pour les audiences TV" sur "toutes les cibles", notamment pour W9 qui a recruté l'animateur Cyril Hanouna depuis septembre et a réalisé sa meilleure année auprès des 25-49 ans depuis 14 ans. En 2026, le groupe attend des "audiences massives" lors de la diffusion en exclusivité des 54 matchs en clair de la Coupe du monde de football, et donc des recettes publicitaires conséquentes.

17.02.2026 à 19:41

Arc: un repreneur se retire, une seule offre de reprise connue

FRANCE24
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L'ancien président de l'entreprise Patrick Puy, qui avait présenté un plan de relance sans suppression de poste et demandé un report des échéances pour le finaliser, a indiqué avoir "choisi en responsabilité de ne pas retarder le processus", et de retirer son offre de reprise. "J'avais besoin d'au moins un mois supplémentaire pour faire les choses sérieusement" a ajouté M. Puy dans un message transmis à l'AFP mardi soir. Il a donc décidé de renoncer "au regard de la situation financière de l'entreprise qui nécessite une reprise en main rapide et compte tenu de l'existence d'une autre offre de reprise, travaillée depuis novembre 2025 préalablement à l'ouverture du redressement judiciaire", a-t-il souligné. Arc France a été placé le 7 janvier en redressement judiciaire en raison d'une "dégradation sévère et continue" de son environnement de marché, entre concurrence étrangère, chinoise notamment, et crise dans le secteur des arts de la table. Le jour-même, un projet de reprise a été annoncé, porté par Timothée Durand, petit-fils d'un dirigeant emblématique d'Arc où il a passé la majeure partie de sa carrière jusqu'en 2024. L'entreprise a aussitôt qualifié l'offre de "sérieuse" et "réaliste". Elle porte sur l'ensemble du groupe bicentenaire, qui emploie 5.700 salariés dans le monde, dont encore 3.500 à Arques (Pas-de-Calais), où sont basés sa principale usine et son siège social. Le groupe compte aussi trois usines à l'étranger, aux Etats-Unis, en Chine et aux Émirats arabes unis. M. Durand s'est associé avec Matthieu Leclercq, ancien patron de Decathlon, pour financer un projet chiffré à 50 millions d'euros. L'offre, qui prévoit le maintien de 2.700 emplois sur le site d'Arques, inclut 300 licenciements et table sur 400 départs anticipés à la retraite et 100 autres départs volontaires. "même équipe" Aucun autre repreneur ne s'est fait connaître selon les syndicats, alors que le délai légal pour déposer une offre expire mardi à minuit. La décision finale du tribunal de commerce est attendue le 10 mars. Contacté, le ministère de l'Economie n'a pas souhaité commenter. M. Puy, président d'Arc de 2013 à 2015, avait promis "zéro licenciement", avec une stratégie axée sur la "relocalisation" des activités du groupe en France, sans détailler la provenance des fonds qu'il annonçait investir sur le site (60 à 70 millions d'euros). Pour le délégué syndical Sud, Bastien Vasseur, "c'est la meilleure offre socialement qui part". Déplorant un délai trop court laissé à M. Puy pour peaufiner son offre, il a exprimé des doutes sur la capacité "à produire autant avec des centaines de personnes en moins". "C'est dommage, j'aurais aimé qu'il y ait plusieurs offres, avec des solutions nouvelles" a renchéri Frédéric Specque, délégué syndical CGT, craignant que désormais "avec Timothée Durand, +c'est moi ou rien+". Déplorant que l'offre de M. Durand présente "un certain manque d'ambition pour le repositionnement sur le marché" des arts de la table, le syndicaliste a dit vouloir continuer les discussions avec lui pour "améliorer son offre". Patrice Bollengier, syndicaliste CFE-CGC, s'est aussi dit "dubitatif": "on est en redressement parce que ça ne marche pas (…) mais là on repartirait avec la même équipe". Fondé en 1825, l'entreprise produit notamment des verres et ustensiles (marques Arcoroc, Luminarc, Cristal d'Arques Paris et Chef&Sommelier), mais aussi des produits d'entrée de gamme pour le géant suédois de l'ameublement Ikea. Signe de difficultés récurrentes, ses effectifs ont été presque divisés par trois depuis les années 2000. Le groupe a bénéficié par le passé de multiples plans de refinancement soutenus par l'État et les collectivités locales, le dernier il y a un an à peine, avec un nouveau prêt de l'Etat de 30 millions d'euros.

17.02.2026 à 19:28

Mort de Quentin Deranque : quatre suspects interpellés, dont un assistant parlementaire

FRANCE24
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