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INSTITUT DE RELATIONS INTERNATIONALES ET STRATÉGIQUES
Think tank français spécialisé sur les questions géopolitiques et stratégiques

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27.02.2026 à 16:59

Les Lazes de Turquie, une minorité oubliée ?

Coline Laroche              
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Le processus de paix amorcé depuis fin 2024 entre l’État turc et le PKK replace au cœur des débats la question de l’inclusion des minorités ethno-culturelles au sein de la République de Turquie. Tuncer Bakırhan, co-dirigeant du parti de gauche multiculturaliste DEM et intermédiaire clef entre le leader emprisonné du PKK Abdullah Öcalan et l’État, a ainsi déclaré en janvier 2026 qu’était venu le temps « de reconnaître la réalité kurde ». Résumer la question de l’inclusion des minorités à cette seule cause serait pourtant une erreur. La mosaïque culturelle du pays se compose également de groupes plus discrets, à l’image des Lazes qui peuplent les côtes de la mer Noire proches de la Géorgie. Cette population apparaîtcomme relativement bien intégrée à l’État-nation turc et peu revendicatrice de sa différence. Au contraire, les Lazes sont même souvent considérés comme plus conservateurs et nationalistes que le moyenne. Le président Recep Tayyip Erdoğan n’hésite d’ailleurs pas à instrumentaliser cette communauté pour mieux critiquer l’activisme politique kurde. Pourtant, les Lazes sont eux aussi porteurs de certaines revendications concernant la préservation de leur culture et en particulier leur langue, considérée comme « en voie dedisparition » par l’UNESCO. Se pencher sur leur situation, au moment où s’écrit un nouveau chapitre de la question des minorités en Turquie, permet une compréhension plus fine des enjeux liés à cet enjeu capital pour le pays.

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Le processus de paix amorcé depuis fin 2024 entre l’État turc et le PKK replace au cœur des débats la question de l’inclusion des minorités ethno-culturelles au sein de la République de Turquie. Tuncer Bakırhan, co-dirigeant du parti de gauche multiculturaliste DEM et intermédiaire clef entre le leader emprisonné du PKK Abdullah Öcalan et l’État, a ainsi déclaré en janvier 2026 qu’était venu le temps « de reconnaître la réalité kurde ». Résumer la question de l’inclusion des minorités à cette seule cause serait pourtant une erreur. La mosaïque culturelle du pays se compose également de groupes plus discrets, à l’image des Lazes qui peuplent les côtes de la mer Noire proches de la Géorgie. Cette population apparaît
comme relativement bien intégrée à l’État-nation turc et peu revendicatrice de sa différence. Au contraire, les Lazes sont même souvent considérés comme plus conservateurs et nationalistes que le moyenne. Le président Recep Tayyip Erdoğan n’hésite d’ailleurs pas à instrumentaliser cette communauté pour mieux critiquer l’activisme politique kurde. Pourtant, les Lazes sont eux aussi porteurs de certaines revendications concernant la préservation de leur culture et en particulier leur langue, considérée comme « en voie de
disparition » par l’UNESCO.

Se pencher sur leur situation, au moment où s’écrit un nouveau chapitre de la question des minorités en Turquie, permet une compréhension plus fine des enjeux liés à cet enjeu capital pour le pays.

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27.02.2026 à 14:21

Mexique : quels objectifs derrière l’élimination d’ « El Mencho » ?

Coline Laroche              
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Le 22 février dernier, une opération militaire mexicaine, conduite avec l’appui des renseignements états-uniens, a abouti à l’arrestation puis à la mort d’El Mencho — l’un des chefs les plus influents du crime organisé mexicain. Des vagues de violence ont éclaté depuis dans le pays, témoin de l’enracinement profond des cartels dans la société mexicaine. Bien que l’opération ai été, dans les formes, menée de manière souveraine par le Mexique, le soutien américain s’inscrit dans la continuité de la logique sécuritaire américaine inspirée de la doctrine Monroe, justifiant une implication directe ou indirecte de Washington dans les affaires de sécurité de l’ensemble du continent – à l’encontre des principes du droit international. Nouvelle chronique de l’Amérique latine avec Christophe Ventura, directeur de recherche à l’IRIS, responsable du Programme Amérique latine/Caraïbe.

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Le 22 février dernier, une opération militaire mexicaine, conduite avec l’appui des renseignements états-uniens, a abouti à l’arrestation puis à la mort d’El Mencho — l’un des chefs les plus influents du crime organisé mexicain. Des vagues de violence ont éclaté depuis dans le pays, témoin de l’enracinement profond des cartels dans la société mexicaine. Bien que l’opération ai été, dans les formes, menée de manière souveraine par le Mexique, le soutien américain s’inscrit dans la continuité de la logique sécuritaire américaine inspirée de la doctrine Monroe, justifiant une implication directe ou indirecte de Washington dans les affaires de sécurité de l’ensemble du continent – à l’encontre des principes du droit international.

  • Comment peut-on analyser cette opération ?
  • Quelle est sa portée géopolitique ?

Nouvelle chronique de l’Amérique latine avec Christophe Ventura, directeur de recherche à l’IRIS, responsable du Programme Amérique latine/Caraïbe.

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26.02.2026 à 17:04

Russie-Ukraine : quel état des lieux après quatre ans de guerre ?

Coline Laroche              
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Quatre ans après le début de la guerre en Ukraine, les rapports de force ont évolué. Alors que le soutien américain s’est érodé, affaiblissant la capacité occidentale à défendre l’intégrité territoriale de Kiev, la Russie de Vladimir Poutine occupe désormais une part significative du territoire revendiqué. Mais malgré ces gains, le conflit s’est transformé en guerre d’attrition dont l’issue demeure incertaine et disputée. La stratégie du Kremlin, opposée à celle des Européens, peut sembler avoir partiellement porté ses fruits, mais la question ukrainienne dépasse largement la dimension territoriale : elle touche à l’identité politique, aux appartenances culturelles et à la logique des sphères d’influence, dans un ordre international où l’idée même d’un ordre globalisé s’effrite. Comment comprendre, dans ce contexte, la configuration actuelle du conflit russo-ukrainien ? Le point avec Igor Delanoë, chercheur associé à l’IRIS, spécialisé sur la géopolitique de la Russie. Comment analyser la stratégie militaire, politique et diplomatique de la Russie après quatre années de guerre en Ukraine ? Quel bilan dresser de son efficacité réelle ? « L’opération militaire spéciale » était certainement conçue à l’origine comme une opération rapide – quelques semaines tout au plus – avec relativement peu de pertes. Dans la vision du Kremlin, elle devait provoquer une remise à plat du système de sécurité européen, ce que l’on discernait d’ailleurs entre les lignes de l’accord d’Istanbul de mars 2022. L’OTAN, et probablement l’UE, devaient cesser leur élargissement vers l’Est, et l’Ukraine devait devenir un État neutre, hors bloc. La transformation du conflit armé en une guerre d’attrition prolongée a amené à une réorientation de ces objectifs. Tout d’abord, la question de la neutralité, et a fortiori celle de l’orientation politique pro-russe de l’État ukrainien – qui était certainement un des objectifs initiaux de « l’opération militaire spéciale », a été remisée. Si le Kremlin obtiendra vraisemblablement à l’issue […]

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Comment analyser la stratégie militaire, politique et diplomatique de la Russie après quatre années de guerre en Ukraine ? Quel bilan dresser de son efficacité réelle ?

« L’opération militaire spéciale » était certainement conçue à l’origine comme une opération rapide – quelques semaines tout au plus – avec relativement peu de pertes. Dans la vision du Kremlin, elle devait provoquer une remise à plat du système de sécurité européen, ce que l’on discernait d’ailleurs entre les lignes de l’accord d’Istanbul de mars 2022. L’OTAN, et probablement l’UE, devaient cesser leur élargissement vers l’Est, et l’Ukraine devait devenir un État neutre, hors bloc.

La transformation du conflit armé en une guerre d’attrition prolongée a amené à une réorientation de ces objectifs. Tout d’abord, la question de la neutralité, et a fortiori celle de l’orientation politique pro-russe de l’État ukrainien – qui était certainement un des objectifs initiaux de « l’opération militaire spéciale », a été remisée. Si le Kremlin obtiendra vraisemblablement à l’issue de la guerre l’arrêt de l’expansion de l’OTAN sur ses marges et des restrictions sur la présence militaire étrangère en Ukraine, il ne changera pas la nature du pouvoir ukrainien, qui restera hostile à la Russie. De là découle le second objectif : les restrictions sur les capacités de l’armée ukrainienne. Aboutir à une réalité dans laquelle la Russie a à ses portes un pouvoir ukrainien hostile, mais inoffensif militairement, apparaît comme une issue plutôt acceptable pour le Kremlin. À cela s’ajoutent des exigences sur la langue russe – un sujet récurrent dans les relations russo-ukrainiennes depuis les années 1990 – et l’Église orthodoxe russe en Ukraine. Autrement dit, le cœur des revendications russes n’est pas tant la question territoriale, que celle du statut de l’Ukraine. Il paraît d’ailleurs douteux que les Russes ambitionnent de conquérir d’autres oblasts ukrainiens compte-tenu des moyens dont ils disposent sur le terrain. Le seul territoire qui les intéresse pour sa valeur politique, ce sont les 25 % du Donbass que contrôle l’armée ukrainienne, équivalent à la superficie du département du Var. Moscou demeure convaincue que le temps ne joue pas en faveur de l’Ukraine, et mise sur l’épuisement des ressources humaines, économiques et énergétiques de Kiev, mais aussi sur la lassitude et le tarissement des ressources de ses soutiens, pour parvenir à ses fins.

Au niveau diplomatique, la stratégie russe a peu évolué sur le fond depuis 2022, après l’échec des pourparlers à Istanbul, et s’est retrouvée confortée après l’élection de Donald Trump : Moscou mise avant tout sur une entente avec Washington. Les positions du Kremlin n’ont pas bougé tandis que Donald Trump variait jusqu’à l’été 2025 sur l’approche retenue pour aborder les négociations avec Moscou : exiger un cessez-le-feu préalable et inconditionnel, ce qui était la position des Européens et des Ukrainiens, ou s’engager dans les discussions alors que les combats font rage, comme le demandait la Russie. C’est finalement cette dernière option qui a été retenue, et la séquence diplomatique qui s’est ouverte à Abou Dhabi au début de l’année en est un premier résultat. L’idée directrice reste de forger un cadre pour un cessez-le-feu au cours de négociations tripartites, cadre qui sera ensuite imposé aux Européens, croit-on à Moscou. Ceci dit, même si Washington a changé d’approche sur le conflit avec la nouvelle administration, les Américains maintiennent des leviers sur Moscou, comme les sanctions contre Rosneft et Lukoil adoptées en octobre 2025 l’ont démontré, de même que les fuites sur l’implication toujours active de la CIA dans l’assistance aux Ukrainiens à la réalisation de frappes contre la Russie.

Le pouvoir russe est-il confronté à des contraintes sur le plan intérieur (économiques, sociales, opinion publique) ou se sent-il toujours légitime vis-à-vis de sa population ? Dans quelle mesure la logique de « raison d’État » continue-t-elle de structurer le soutien au Kremlin ?

Le pouvoir russe se sent toujours légitime vis-à-vis des Russes, mais il est plus contraint au plan intérieur que l’an dernier. Économiquement d’abord, dans la mesure où de nombreux indicateurs économiques sont passés à l’orange fin 2025, début 2026. La Russie a terminé 2025 avec une croissance d’environ 1 %, après deux années à plus de 4 %. L’inflation, évaluée à 5,6 % l’an dernier, continue de ronger du pouvoir d’achat, d’autant plus que celle ressentie est probablement deux à trois plus forte selon les denrées considérées. Avec un taux directeur de la Banque centrale à 15,5 %, l’argent continue de coûter trop cher et les entreprises russes ont stoppé leurs investissements. Enfin, le déficit budgétaire était de 2,6 % en 2025, après plusieurs années où il était inférieur à 2 %. Autrement dit, la trajectoire macroéconomique du pays semble s’inscrire dans une forme de stagnation soutenue par une croissance molle, située entre 1 et 2 % annuelle d’ici la fin de la décennie. Les ressorts du sursaut économique constatés en 2023 et 2024 grâce au néo-keynésianisme de l’État russe qui a massivement investi dans la relance industrielle sélective ont désormais atteint leurs limites.

La société russe aussi montre des signes de lassitudes à l’égard du conflit. Si la vie demeure normale à Moscou, ce n’est en revanche pas le cas dans les régions frontalières de l’Ukraine ni même dans certains centres industriels plus éloignés de la zone des combats. D’une manière générale, la population éprouvera un grand soulagement quand la guerre sera terminée, mais elle n’est pour autant pas prête à agir pour précipiter la fin des opérations, ni à souscrire à tout prix à une paix au rabais. Les enquêtes d’opinions tendent plutôt à démontrer que ses exigences se rapprochent de celles du Kremlin concernant les modalités de la fin des hostilités, c’est-à-dire une reddition ukrainienne. En ce qui concerne le recrutement des troupes, qui se fait toujours très majoritairement sur la base du volontariat grâce à des salaires et un package social attractifs, on croit constater un ralentissement du rythme des engagements. Selon les sources considérées, ce sont désormais 30 000 à 35 000 hommes qui s’enrôlent chaque mois pour aller se battre en Ukraine, contre 40 000 à 45 000 recrues mensuelles durant une grande partie de 2025.

Toutefois, si de nouvelles contraintes existent bien, elles ne sont en revanche pas de nature à ce stade à remettre en question ni l’effort de guerre du Kremlin, ni même son calcul politique et sa détermination à court et moyen termes.

Le positionnement belliqueux de la Russie sur la scène internationale sur plusieurs fronts est-il selon vous amené à se renforcer au-delà de son champ d’intervention actuel ? Doit-on s’attendre à une guerre sans fin alors que le Kremlin avait notamment déclaré que « la guerre informationnelle avec l’Occident ne se terminera jamais » ? Qu’est-ce que cela nous dit de la vision du monde proposée par Vladimir Poutine et les idéologues du régime ?

Ce qui est certain, ce que le Kremlin reste convaincu que la confrontation avec les Occidentaux a vocation à durer, même après la fin de la guerre en Ukraine. Cet Occident apparaît toutefois moins « collectif » qu’avant l’élection de Donald Trump. Si les Américains devraient se focaliser davantage sur leur compétition géopolitique avec la Chine, l’Union européenne reste perçue comme fondamentalement hostile car refusant tout dialogue sur une base d’égalité avec Moscou tant que Vladimir Poutine est au Kremlin, et tant que la Russie n’est pas démocratique. Une grille de lecture populaire au sein des observateurs russes de la vie internationale est celle qui oppose les globalistes aux régionalistes. Selon cette grille d’analyse, les globalistes sont les tenants de l’ordre international tel qu’il existait avant la pandémie. Vu de Moscou, l’UE et les démocrates américains restent les défenseurs acharnés de ce monde globalisé, incarné par le Forum de Davos, et perçu comme déclinant. Les régionalistes sont ceux qui promeuvent un ordre mondial articulé autour de sphères d’influence régionales où les puissances s’entendent selon une logique transactionnelle et dans lequel le multilatéralisme subsiste surtout au niveau macro-régional, comme l’Organisation de coopération de Shanghaï peut par exemple en faire la démonstration. Trump est perçu par les Russes comme favorable à cette réorganisation des affaires du monde, dont la guerre en Ukraine serait, selon eux, un accélérateur.

D’une manière générale, une fois le conflit en Ukraine éteint, le Kremlin continuera de promouvoir un ordre international multipolaire post-occidental. La confrontation devrait se poursuivre dans le champ informationnel et à travers des zones de conflit tierces (Afrique, Moyen-Orient) mais on peut douter que la Russie s’engage dans une aventure militaire, qui plus est directement contre l’OTAN. Elle va ressortir lessivée économiquement de cette guerre, elle aura besoin de se régénérer et le pouvoir aura du mal à justifier un nouveau conflit auprès de sa population et des élites.

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26.02.2026 à 15:35

Un dialogue est-il possible avec l’ambassadeur d’Israël ?

Déborah Yapi
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J’ai reçu le mois dernier un mail de l’ambassade d’Israël proposant la participation de Joshua Zarka, ambassadeur d’Israël en France, à un des prochains épisodes de Comprendre le monde. J’ai accepté, mais je n’ai reçu aucune suite, ce qui n’est pas une première, puisque j’ai déjà invité par le passé plusieurs interlocuteurs avec lesquels j’entretiens des désaccords sur le fond, sans réponse in fine. Le dialogue entre points de vue divergents devient de plus en plus difficile, notamment sur la question du Proche-Orient. Cela reflète assez fidèlement le climat politique actuel, mais contribue aussi à l’aggraver en alimentant le cercle vicieux de la polarisation. Je tiens à le rappeler, ma porte reste ouverte au débat constructif et respectueux.

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J’ai reçu le mois dernier un mail de l’ambassade d’Israël proposant la participation de Joshua Zarka, ambassadeur d’Israël en France, à un des prochains épisodes de Comprendre le monde. J’ai accepté, mais je n’ai reçu aucune suite, ce qui n’est pas une première, puisque j’ai déjà invité par le passé plusieurs interlocuteurs avec lesquels j’entretiens des désaccords sur le fond, sans réponse in fine.

Le dialogue entre points de vue divergents devient de plus en plus difficile, notamment sur la question du Proche-Orient. Cela reflète assez fidèlement le climat politique actuel, mais contribue aussi à l’aggraver en alimentant le cercle vicieux de la polarisation. Je tiens à le rappeler, ma porte reste ouverte au débat constructif et respectueux.

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26.02.2026 à 15:28

L’impact de la crise malienne sur l’Algérie et la Mauritanie : enjeux, dynamiques et répercussions régionales

Coline Laroche              
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Depuis plus d’une décennie, le Mali est confronté à l’une des crises sécuritaires les plus complexes du Sahel et du continent africain. Entre la déliquescence de l’État, l’expansion préoccupante des organisations djihadistes liées à Al-Qaïda et à l’État islamique, l’exacerbation des tensions intercommunautaires et les carences structurelles des institutions, l’avenir du pays interroge. Au-delà des enjeux internes maliens, l’instabilité de ce pays sahélien stratégique engendre une détérioration sécuritaire régionale caractérisée par la prolifération des armes, l’expansion des mouvements djihadistes et le renforcement des réseaux criminels transfrontaliers dont les activités financent en partie le terrorisme et contribuent à saper l’autorité des États de la région. L’instabilité du Mali impacte aujourd’hui l’ensemble du Sahel et du Maghreb, contraignant les États limitrophes à intensifier leurs efforts sécuritaires. Dans ce cadre, deux pays maghrébins, l’Algérie et la Mauritanie, qui partagent de longues frontières avec le Mali et entretiennent avec lui d’importants liens sécuritaires, économiques et diplomatiques, se trouvent particulièrement exposés. Cette étude examine les répercussions multiples de la crise politico-sécuritaire malienne sur ces deux pays, en analysant leurs fragilités, leurs stratégies d’adaptation et les conséquences géostratégiques pour la région.

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Depuis plus d’une décennie, le Mali est confronté à l’une des crises sécuritaires les plus complexes du Sahel et du continent africain. Entre la déliquescence de l’État, l’expansion préoccupante des organisations djihadistes liées à Al-Qaïda et à l’État islamique, l’exacerbation des tensions intercommunautaires et les carences structurelles des institutions, l’avenir du pays interroge.

Au-delà des enjeux internes maliens, l’instabilité de ce pays sahélien stratégique engendre une détérioration sécuritaire régionale caractérisée par la prolifération des armes, l’expansion des mouvements djihadistes et le renforcement des réseaux criminels transfrontaliers dont les activités financent en partie le terrorisme et contribuent à saper l’autorité des États de la région.

L’instabilité du Mali impacte aujourd’hui l’ensemble du Sahel et du Maghreb, contraignant les États limitrophes à intensifier leurs efforts sécuritaires. Dans ce cadre, deux pays maghrébins, l’Algérie et la Mauritanie, qui partagent de longues frontières avec le Mali et entretiennent avec lui d’importants liens sécuritaires, économiques et diplomatiques, se trouvent particulièrement exposés. Cette étude examine les répercussions multiples de la crise politico-sécuritaire malienne sur ces deux pays, en analysant leurs fragilités, leurs stratégies d’adaptation et les conséquences géostratégiques pour la région.

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25.02.2026 à 19:14

La vision du Népal sur l’Indo-Pacifique : un paysage stratégique en mutation

Coline Laroche              
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Cette note est publiée en partenariat avec The Nepal Institute for International Cooperation and Engagement (NIICE) et est disponible dans sa version anglaise sur Khabarhub. L’Indo-Pacifique est devenue la région la plus dynamique et la plus disputée du XXIe siècle. Englobant 60 % de la population mondiale et contribuant à plus de 65 % du PIB mondial, c’est un foyer d’innovation, de commerce et de connectivité. S’étendant de la côte orientale de l’Afrique aux rivages occidentaux des États-Unis, l’Indo-Pacifique relie les océans Indien et Pacifique, deux artères du commerce mondial et de la sécurité internationale. Plus de la moitié du commerce maritime mondial, notamment le pétrole, le gaz et les matières premières, transite par ces eaux, ce qui en fait le cœur stratégique de la géopolitique mondiale. Pour le Népal, bien qu’enclavé, l’Indo-Pacifique n’est pas une réalité lointaine. C’est une réalité interconnectée qui influence l’économie, la diplomatie et la sécurité du pays d’une manière souvent sous-estimée. Alors que de nouvelles rivalités entre grandes puissances se déploient dans la région, notamment entre les États-Unis et la Chine, et que des cadres comme le QUAD et l’AUKUS redéfinissent l’ordre régional, le Népal a besoin d’une vision claire et prospective de l’Indo-Pacifique, ancrée dans ses intérêts nationaux, ses valeurs démocratiques et ses aspirations en matière de développement.

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L’Indo-Pacifique est devenue la région la plus dynamique et la plus disputée du XXIe siècle.

Englobant 60 % de la population mondiale et contribuant à plus de 65 % du PIB mondial, c’est un foyer d’innovation, de commerce et de connectivité. S’étendant de la côte orientale de l’Afrique aux rivages occidentaux des États-Unis, l’Indo-Pacifique relie les océans Indien et Pacifique, deux artères du commerce mondial et de la sécurité internationale. Plus de la moitié du commerce maritime mondial, notamment le pétrole, le gaz et les matières premières, transite par ces eaux, ce qui en fait le cœur stratégique de la géopolitique mondiale.

Pour le Népal, bien qu’enclavé, l’Indo-Pacifique n’est pas une réalité lointaine. C’est une réalité interconnectée qui influence l’économie, la diplomatie et la sécurité du pays d’une manière souvent sous-estimée. Alors que de nouvelles rivalités entre grandes puissances se déploient dans la région, notamment entre les États-Unis et la Chine, et que des cadres comme le QUAD et l’AUKUS redéfinissent l’ordre régional, le Népal a besoin d’une vision claire et prospective de l’Indo-Pacifique, ancrée dans ses intérêts nationaux, ses valeurs démocratiques et ses aspirations en matière de développement.

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25.02.2026 à 18:46

Géopolitique : le choix de l’indépendance. Avec François Ruffin

Déborah Yapi
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Pascal Boniface · Géopolitique : le choix de l’indépendance. Avec François Ruffin | Entretiens géopo La politique internationale revient au premier plan du débat public français et occupera une place centrale dans les programmes présidentiels à venir. Face aux reconfigurations géopolitiques majeures engendrées par le second mandat de Donald Trump, parmi lesquelles une remise en cause du système international et de la relation transatlantique, la France et l’Union européenne ne peuvent aujourd’hui plus compter sur leur allié historique. Par ailleurs, les dépendances stratégiques auxquelles elles sont soumises ainsi que les accusations de doubles standards à son encontre viennent éroder leurs influences sur la scène internationale. Si la France souhaite conserver sa souveraineté stratégique, l’heure est donc à l’indépendance géopolitique pour la France et l’Union européenne, tant sur le plan politique à travers la diversification de ses partenaires que sur le plan industriel en relocalisant les industries jugées stratégiques pour le pays.Quelle posture la France doit-elle adopter sur la scène internationale ? Peut-elle réellement retrouver une marge d’autonomie stratégique sans soutien états-unien ? La France doit-elle négocier avec la Chine ? Comment renouer avec les pays du Sud ?Dans ce podcast, je reçois François Ruffin, candidat à l’élection présidentielle.

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La politique internationale revient au premier plan du débat public français et occupera une place centrale dans les programmes présidentiels à venir. Face aux reconfigurations géopolitiques majeures engendrées par le second mandat de Donald Trump, parmi lesquelles une remise en cause du système international et de la relation transatlantique, la France et l’Union européenne ne peuvent aujourd’hui plus compter sur leur allié historique. Par ailleurs, les dépendances stratégiques auxquelles elles sont soumises ainsi que les accusations de doubles standards à son encontre viennent éroder leurs influences sur la scène internationale. Si la France souhaite conserver sa souveraineté stratégique, l’heure est donc à l’indépendance géopolitique pour la France et l’Union européenne, tant sur le plan politique à travers la diversification de ses partenaires que sur le plan industriel en relocalisant les industries jugées stratégiques pour le pays.
Quelle posture la France doit-elle adopter sur la scène internationale ? Peut-elle réellement retrouver une marge d’autonomie stratégique sans soutien états-unien ? La France doit-elle négocier avec la Chine ? Comment renouer avec les pays du Sud ?
Dans ce podcast, je reçois François Ruffin, candidat à l’élection présidentielle.

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25.02.2026 à 17:54

Iran : la bombe hydrique

Coline Laroche              
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Vue de loin, en tout cas d’ici, en Europe et en France, parler de l’Iran, c’est mettre l’accent sur les Mollahs, les centrifugeuses, les missiles et les milices. À en oublier parfois les massacres de population, terribles ces dernières semaines, mais qui sont hélas récurrents dans ce régime autoritaire hyper-répressif. La République islamique vient de célébrer son 47e anniversaire et nous commentons, en raison des parades militaires à Téhéran et de l’armada états-unienne qui s’avoisine, les déclarations de l’Ayatollah Ali Khamenei et du président Donald Trump. Le premier aura bientôt 87 ans ; le second 80 ans. De nombreux analystes redoutent le pire, notamment une escalade non souhaitée qui mécaniquement engendrerait une guerre ou des frappes ciblées de grande ampleur, bien plus périlleuses pour la région que celles déjà effectuées sur l’Iran par les bombardiers américains l’an dernier. D’autres mettent en avant le jeu économique qui se trame en coulisses dans les négociations actuelles entre ces deux pays. La République islamique d’Iran se dit prête à discuter de son programme nucléaire, comme l’exige la Maison-Blanche, à condition d’une levée des sanctions commerciales qui pèsent sur le pays depuis des années. Le pays veut se réinsérer sur la scène internationale en raison d’un besoin de développement économique considérable. Les États-Unis savent aussi que ce marché de près de 100 millions d’habitants n’est pas insignifiant en perspective. Le business n’est jamais oublié dans leur action diplomatique, règle d’or que galvanise le transactionnalisme de l’administration Trump. Pourtant, la bombe la plus dangereuse qui menace l’Iran n’est peut-être ni atomique ni balistique. Elle est hydrique. Et elle est déjà amorcée. Depuis des années, ce pays glisse vers une pénurie structurelle d’eau. Plus de 70 % de ses principaux aquifères sont surexploités. Les nappes phréatiques s’effondrent et les réservoirs atteignent des seuils critiques. Les ressources en […]

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Vue de loin, en tout cas d’ici, en Europe et en France, parler de l’Iran, c’est mettre l’accent sur les Mollahs, les centrifugeuses, les missiles et les milices. À en oublier parfois les massacres de population, terribles ces dernières semaines, mais qui sont hélas récurrents dans ce régime autoritaire hyper-répressif. La République islamique vient de célébrer son 47e anniversaire et nous commentons, en raison des parades militaires à Téhéran et de l’armada états-unienne qui s’avoisine, les déclarations de l’Ayatollah Ali Khamenei et du président Donald Trump. Le premier aura bientôt 87 ans ; le second 80 ans. De nombreux analystes redoutent le pire, notamment une escalade non souhaitée qui mécaniquement engendrerait une guerre ou des frappes ciblées de grande ampleur, bien plus périlleuses pour la région que celles déjà effectuées sur l’Iran par les bombardiers américains l’an dernier. D’autres mettent en avant le jeu économique qui se trame en coulisses dans les négociations actuelles entre ces deux pays. La République islamique d’Iran se dit prête à discuter de son programme nucléaire, comme l’exige la Maison-Blanche, à condition d’une levée des sanctions commerciales qui pèsent sur le pays depuis des années. Le pays veut se réinsérer sur la scène internationale en raison d’un besoin de développement économique considérable. Les États-Unis savent aussi que ce marché de près de 100 millions d’habitants n’est pas insignifiant en perspective. Le business n’est jamais oublié dans leur action diplomatique, règle d’or que galvanise le transactionnalisme de l’administration Trump.

Pourtant, la bombe la plus dangereuse qui menace l’Iran n’est peut-être ni atomique ni balistique. Elle est hydrique. Et elle est déjà amorcée. Depuis des années, ce pays glisse vers une pénurie structurelle d’eau. Plus de 70 % de ses principaux aquifères sont surexploités. Les nappes phréatiques s’effondrent et les réservoirs atteignent des seuils critiques. Les ressources en eau renouvelables ont chuté d’un tiers en deux décennies. Certaines régions approchent le seuil de pénurie absolue. Dans plusieurs provinces, les sécheresses répétées ne sont plus des accidents climatiques, mais des réalités cruelles, générant des tensions entre usagers, notamment agricoles. 2025 a probablement été l’année la plus sèche depuis le début du siècle. L’Iran a longtemps fait de l’autosuffisance alimentaire un impératif, avec d’ailleurs un ministère de l’Agriculture qui est celui dit du Djihad (« combat ») agricole. Les sanctions internationales ont renforcé cette doctrine : produire chez soi pour ne pas dépendre de l’extérieur.

Blé, riz, betterave à sucre : des cultures exigeantes en eau ont été encouragées dans des territoires arides. L’eau a été massivement subventionnée. L’énergie bon marché a favorisé le pompage intensif. Des centaines de milliers de puits ont été creusés, souvent sans contrôle rigoureux. Le résultat est implacable : l’extraction dépasse largement la capacité de régénération naturelle, des sols s’affaissent et les systèmes traditionnels d’irrigation, comme les qanats, se dégradent. En voulant sécuriser son alimentation, l’Iran a fragilisé sa ressource vitale. Cette contradiction est au cœur d’un dilemme stratégique cependant spécifique : comment concilier sécurité alimentaire, stabilité sociale et durabilité environnementale dans un pays soumis à des sanctions commerciales internationales, à une pression démographique urbaine et à un climat de plus en plus instable ? Dit autrement, les Iraniens sont enfermés : par l’idéologie du régime d’un côté ; par la géographie sous contraintes de l’autre.

Cette insécurité hydrique n’est pas un problème uniquement environnemental. Il s’agit d’un enjeu de stabilité nationale. La crise de l’eau se voit et se ressent. Dans plusieurs provinces, des manifestations ont éclaté sous le slogan « Nous avons soif ». Des agriculteurs voient leurs vergers mourir, leurs troupeaux décliner. Des populations rurales migrent vers des villes déjà saturées, accentuant le chômage et les tensions sociales. Les transferts d’eau interprovinciaux, destinés à alimenter des centres industriels ou des métropoles comme Téhéran, sont perçus comme des injustices territoriales. Et dans la capitale même, le stress hydrique et l’accès à l’eau potable sont devenus des sujets critiques ces derniers mois, à mettre en écho à cette inflation considérable des produits alimentaires, plus de 70 % en 2025… Il faut avoir ces éléments à l’esprit pour comprendre pourquoi des Iraniens descendent aussi dans la rue exprimer leur colère.

L’Iran a appris à vivre sous la menace d’une frappe militaire et a développé une stratégie de dissuasion. Mais face à la dégradation progressive de ses ressources en eau, aucune dissuasion n’est possible. La bombe atomique relève du calcul stratégique. La bombe hydrique relève de la réalité physique. L’eau conditionne la trajectoire d’un pays. Dans le cas iranien, elle est le facteur silencieux qui redessine, en profondeur, l’équilibre intérieur et la posture extérieure. Cette bombe hydrique n’explose pas en un instant. Elle se diffuse lentement, depuis des années, fragilise les territoires iraniens et érode les bases minimums de la sécurité humaine, dans un pays où tout est déjà compliqué, codé et conditionné. La crise déborde des frontières iraniennes, l’eau étant un facteur de divisions et de compétitions dans un Moyen-Orient qui en manque cruellement.

Un pays confronté à une pénurie structurelle d’eau est un pays dont la marge de manœuvre intérieure se réduit. Un pays dont les zones rurales se désertifient est un pays dont la stabilité sociale devient plus précaire. Que se passera-t-il si les pénuries s’aggravent ? Si les migrations internes s’accélèrent ? Si la production agricole chute durablement ? Si la dépendance aux importations alimentaires augmente dans un contexte où l’Iran ne serait pas réinsérée sur la scène géoéconomique internationale ? Quoique fasse Donald Trump, quoiqu’il advienne ces prochaines semaines, pour le régime des Mollahs comme pour la région entière, la rareté de l’eau constituera un invariant géopolitique majeur. Ne pas regarder cette problématique, c’est s’extirper du temps long et du stratégique. La sécurité alimentaire et hydrique fait partie intégrante de la sécurité tout court. Cela vaut pour l’Iran, comme pour le reste du monde. En Europe, nous aurions tort de sous-estimer cette équation.

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24.02.2026 à 17:49

Localisation de l’aide : dix ans après le « Grand Bargain », un an après la fin de l’USAID

Coline Laroche              
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Dix ans après son adoption, dans quelle mesure le Grand Bargain a-t-il permis de modifier les rapports de pouvoir au sein du système humanitaire international (notamment dans le réajustement des partenariats entre organisations du Nord et du Sud) ? Du point de vue d’ALIMA, quels sont aujourd’hui les mécanismes politiques, financiers et institutionnels qui continuent de freiner le transfert effectif de ressources et de leadership vers les organisations de la société civile locale ? Dans quelle mesure les cadres de gestiondu risque, de redevabilité et de conformité participent-ils à la reproduction de ces déséquilibres ? Un an après les évolutions récentes des politiques et modalités de financement d’USAID, observe-t-on une dynamique de recentralisation du pouvoir décisionnel ou, au contraire, des ouvertures concrètes en faveur d’une plus grande autonomie des acteurs locaux ? Quels effets ces changements produisent-ils sur la capacité des organisations de la société civile locales à se projeter sur le long terme ? Entretien avec Dr Moumouni Kinda, directeur général d’ALIMA.

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du risque, de redevabilité et de conformité participent-ils à la reproduction de ces déséquilibres ? Un an après les évolutions récentes des politiques et modalités de financement d’USAID, observe-t-on une dynamique de recentralisation du pouvoir décisionnel ou, au contraire, des ouvertures concrètes en faveur d’une plus grande autonomie des acteurs locaux ? Quels effets ces changements produisent-ils sur la capacité des organisations de la société civile locales à se projeter sur le long terme ?

Entretien avec Dr Moumouni Kinda, directeur général d’ALIMA.

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24.02.2026 à 12:30

Quatre ans de guerre : où en est la Russie ? | Les mardis de l’IRIS

Déborah Yapi
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Chaque mardi, Pascal Boniface reçoit un membre de l’équipe de recherche de l’IRIS pour décrypter un fait d’actualité internationale.Aujourd’hui, échange avec Jean de Gliniasty, directeur de recherche à l’IRIS et ancien ambassadeur de France en Russie, pour dresser le bilan après quatre années de guerre en Ukraine et analyser la situation actuelle de la Russie.

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Aujourd’hui, échange avec Jean de Gliniasty, directeur de recherche à l’IRIS et ancien ambassadeur de France en Russie, pour dresser le bilan après quatre années de guerre en Ukraine et analyser la situation actuelle de la Russie.

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