La guerre en Iran ne fait pas que des perdants. Les commentaires médiatiques (du moins ceux qui ne cèdent pas à la psychose concernant le « risque nucléaire iranien ») mettent en avant la versatilité de Donald Trump, ou parfois les intérêts géostratégiques américains dans le Golfe persique. Ils suggèrent en revanche que le conflit est irrationnel d’un point de vue économique, occasionnant une chute des indices boursiers. Il s’agit d’une lecture trop rapide des événements : le chaos généré par la guerre a généré une ruée vers le dollar, qui s’est sensiblement apprécié. La hausse des prix de l’énergie n’affectera que modérément les Etats-Unis, qui ont atteint l’autosuffisance en 2019 - mais permettra en revanche à leurs acteurs pétroliers de profiter d’une rentabilité nouvelle. Et pour le secteur de l’armement, il s’agit d’une occasion inespérée de justifier la hausse record du budget militaire, que Donald Trump s'apprête à imposer l’année suivante. La guerre en Iran signera-t-elle le retour de l'ère du keynésianisme militaire ?
Lire plus (196 mots)
La guerre en Iran ne fait pas que des perdants. Les commentaires médiatiques (du moins ceux qui ne cèdent pas à la psychose concernant le « risque nucléaire iranien ») mettent en avant la versatilité de Donald Trump, ou parfois les intérêts géostratégiques américains dans le Golfe persique. Ils suggèrent en revanche que le conflit est irrationnel d’un point de vue économique, occasionnant une chute des indices boursiers. Il s’agit d’une lecture trop rapide des événements : le chaos généré par la guerre a généré une ruée vers le dollar, qui s’est sensiblement apprécié. La hausse des prix de l’énergie n’affectera que modérément les Etats-Unis, qui ont atteint l’autosuffisance en 2019 - mais permettra en revanche à leurs acteurs pétroliers de profiter d’une rentabilité nouvelle. Et pour le secteur de l’armement, il s’agit d’une occasion inespérée de justifier la hausse record du budget militaire, que Donald Trump s'apprête à imposer l’année suivante. La guerre en Iran signera-t-elle le retour de l'ère du keynésianisme militaire ?