Publié par l’association Alter-médias / Basta !
27.05.2026 à 09:54
Une nouvelle enquête de l'Arcep, autorité indépendante de régulation des réseaux en France, montre que la consommation électrique des datacenters a augmenté de 38% en trois ans dans le pays. Les émissions de gaz à effet de serre que génèrent ces infrastructures numériques ont bondi, quant à elles, de 44%, tandis que les consommations d'eau croissent de 16% sur la même période.
L'Arcep reconnaît des progrès en termes d'efficacité de la part des opérateurs, mais ils ne compensent pas la (…)
Une nouvelle enquête de l'Arcep, autorité indépendante de régulation des réseaux en France, montre que la consommation électrique des datacenters a augmenté de 38% en trois ans dans le pays. Les émissions de gaz à effet de serre que génèrent ces infrastructures numériques ont bondi, quant à elles, de 44%, tandis que les consommations d'eau croissent de 16% sur la même période.
L'Arcep reconnaît des progrès en termes d'efficacité de la part des opérateurs, mais ils ne compensent pas la forte progression de la capacité informatique des nouveaux centres mis en service : « Alors que les centres ouverts en 2023 présentaient déjà une capacité informatique moyenne de 9 MW par centre, contre 3 MW pour les centres déjà installés, ceux mis en service en 2024 atteignent désormais 20 MW en moyenne. »
Et ces chiffres devraient continuer à monter en flèche si les projets actuels, tel que le datacenter annoncé par Google près de Châteauroux (lire À Châteauroux, Google avance masqué : les dessous d'un projet de data center XXL) ou le mégaprojet Campus IA porté par un fonds souverain émirati à Fouju, en Seine-et-Marne (lire MGX, le très peu rassurant fonds émirati derrière l'immense centre de données « souverain » prévu en Seine-et-Marne, voient le jour.
L'essor de l'industrie numérique a longtemps été présenté comme un facteur de dématérialisation, et donc de limitation de notre empreinte environnementale. La ruée actuelle vers la construction partout dans le monde de datacenters géants au nom de « l'intelligence artificielle » montre bien qu'il n'en est rien.