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Journal d'investigation en ligne et d'information‑hacking

Abonnés Directrice de publication : Valérie Champagne

▸ les 10 dernières parutions

03.04.2025 à 16:54

Le Rassemblement national réduit à copier tout ce que fait Trump

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Et il déclenche des paniques morales sur les réseaux sociaux pour renverser la démocratie

Après la condamnation de Marine Le Pen à quatre ans de prison, dont deux ferme et cinq ans d’inéligibilité, le RN et ses affidés s'attaquent à la Justice. Les menaces de mort pleuvent sur les réseaux sociaux, sont même validées par un membre du RN, et l'État de droit est remis en cause. Le RN enfourche la roue de Trump et copie son « programme » qui vise clairement à détruire la Démocratie et ses outils.

Un slogan périmé du RN, devenu FN

«  »

C'est foutu. En tout cas, les apparences sont là lorsque l'on se farcit l'encoprésie verbale des présentateurs et des invités de CNEWS ou l'écosystème de l'extrême droite sur les réseaux sociaux. Il semble bien qu'une partie importante de la population soit convaincue que Marine Le Pen est injustement condamnée. Dès lors, il convient de s'en prendre au système qui a abouti à sa condamnation : la Démocratie et la Justice. Quels que soient les faits, quels que soient les arguments rationnels qu'on leur oppose, ils sont convaincus comme un militant, accroché à ses certitudes politiques comme un bulot à son rocher. Qu'importe la vérité, la réalité, la rationalité, Marine est une victime. Une partie de la population a définitivement décroché. Elle ne souhaite plus faire société. Ces personnes ne sont plus avant tout des des citoyens, mais des militants. Tout cela ne peut que mal finir et l'on sait très bien quelle est l'issue, elle se déroule en temps réel aux États-Unis, sous nos yeux. L'accession au pouvoir de l'extrême droite la plus basse du front aboutit à un démantèlement systématique de tout ce qui fait notre contrat social dans le bloc occidental depuis des centaines d'années.

N'étant pas des « citoyens souverains », nous signons un pacte pour « faire société ». Le système auquel nous adhérons est loin d'être parfait, mais comme le disait Winston Churchill, « La démocratie est...

01.04.2025 à 19:58

Maintien de l’ordre : peut-on frapper une personne en fauteuil ?

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Une nouvelle affaire de violences policières à Clermont Ferrand

La courte vidéo a fait le tour des réseaux sociaux. On y voit un homme en fauteuil roulant frappé au visage par un policier pendant une intervention de la police, le 11 mars dernier. Une agression qui met en lumière les violences policières et la répression dans les quartiers populaires.

Raphaël, frappé par des policiers - © Reflets

Raphaël Chitrit est une figure connue de la galerie d’Auchan, le supermarché des quartiers nord de Clermont-Ferrand promis à fermeture. Tout le monde apprécie cet homme de 39 ans, tétraplégique, qui y passe la plupart de son temps libre. Raphaël vit en fauteuil roulant depuis un accident, il y a une vingtaine d’années. Ce jour-là, à Croix-de-Neyrat, il assiste à une énième intervention policière et fait un « fuck » aux forces de l’ordre. « Les policiers d’ici me connaissent, d’autant que j’habite à coté du commissariat, on rigole toujours. Je leur fais un doigt d’honneur quand je passe en fauteuil, c’est comme ça, et eux aussi me font un doigt d’honneur » sourit-il. Mais un CRS - de la compagnie 83, venue de Lyon- prend la mouche, l’agrippe et le frappe violemment.

Il est ensuite interpellé et laissé un certain temps dans le couloir des auditions du commissariat, sans son fauteuil. Raphaël est sous tutelle, mais personne ne prend la peine de prévenir ni sa famille ni ses tuteurs. Le parquet se justifie : « Un individu bien connu en fauteuil roulant est venu au contact pour insulter les policiers avant d’utiliser son fauteuil électrique pour leur foncer dessus pour les faire tomber. C’est dans ce contexte qu’il a fallu le neutraliser ». C’est un individu jugé « instable » insiste Dominique Puechmaille, procureure de Clermont-Ferrand.

Qu’un CRS frappe un homme tétraplégique en fauteuil roulant, alors qu’il ne représente pas une menace...

22.03.2025 à 10:18

Le braquage démocratique de la VSA

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L’expérimentation de vidéosurveillance algorithmique prolongée jusqu’en 2027

Profitant d’un texte de loi sur la sécurisation des transports, le texte été définitivement adopté ce mardi au parlement. Un « cavalier législatif » sans lien suffisant avec le texte initial, susceptible d’être censuré par le Conseil constitutionnel ; symbole d’un énième coup de force du gouvernement et des industriels pour imposer cette technologie de surveillance à la population.

Photo prise dans le showroom du constructeur de caméras de vidéosurveillance Vivotek - © Reflets

La stratégie choisie par le gouvernement et les industriels pour imposer l’utilisation des algorithmes de surveillance dans l’espace public peut se résumer en deux mots : instrumentalisation et opacité. Retour sur ce braquage démocratique et les solutions possibles pour se défendre contre ces logiciels techno-sécuritaires.

La ficelle utilisée par les industriels pour imposer leurs « innovations » est maintenant bien connue. Avant que la Loi du 19 mai 2023 relative aux jeux Olympiques et Paralympiques de 2024 ne vienne encadrer l’usage de la VSA, les éditeurs de ces logiciels ont profité d’un vide juridique pour expliquer à leurs clients que tout ce qui n’est pas formellement interdit est donc autorisé. Briefcam, leader et pionnier du secteur — présent sur le marché français depuis au moins 2015 — en sait quelque chose quand il revendique une centaine de clients dans l’Hexagone dès 2022 .

Depuis plus de dix ans, le marché de la VSA en France s’est constitué, structuré et a vu progressivement émerger des offres émanant d’acteurs privés, composés de grands groupes bien installés et de start-up opportunistes. Conseillé par les industriels , l’État prépare le terrain et les esprits aux IA de surveillance en finançant des expérimentations de VSA . Ces dernières servent de cheval de Troie au secteur des industries de sécurité pour, à la fois, assouplir le cadre légal — rien ne doit entraver l’innovation — et offrir des « bacs à sable » techniques et réglementaires aux...

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