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Journal d'investigation en ligne et d'information‑hacking

Abonnés Directrice de publication : Valérie Champagne

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15.07.2024 à 18:44

Législatives : tournée inédite du Cirque Zavaglione

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C'est reparti, les clowns tristes se surpassent

Cela avait commencé joliment avec des « Ne nous trahissez pas » lancés par le peuple de gauche aux politiques qui avaient fait mine de s'unir. Et puis l'élection est passée par là et puis la promesse des ors de la république a repris le dessus. On continue de marcher vers la fin du vivre ensemble et de la Démocratie. En chantant.

20ème Festival international du cirque des Mureaux - Nicolas DUPREY/ CD 78 - CC BY-NC-ND 2.0

Neuf millions cent quarante-cinq mille personnes étaient considérées comme pauvres en France en 2022 par l'INSEE et vivaient avec moins de 1.216 euros par mois. Faut-il chercher dans ce chiffre l'explication de l'effet aimant qu'exerce le Rassemblement national depuis quelques années, attirant à chaque élection plus d'électeurs ? Être pauvre est déjà une grande violence. Mais être pauvre dans un système où l'on peut suivre sur Instagram les délires de gens qui n’auront pas assez de 100 vies pour dépenser le début de leur fortune, c'est un cocktail explosif. Surtout quand les politiques élus ne font rien pour changer la situation et que les plus riches regardent les autres s’enfoncer chaque jour un peu plus dans la mélasse de cette société inégalitaire, violente, qui exclue plus qu’elle n’inclue. Bref, une société qui a perdu le nord.

Ce nord, c'est le « vivre ensemble ». Normalement, chacun fait des concessions, accepte de limiter ses droits dans le cadre d'un contrat social. Je ne tue pas, je ne vole pas, je respecte tous les autres comme s'ils étaient moi-même, en échange de quoi, le groupe, la société, régie par ce contrat social, m'apporte la capacité de m'instruire, de me soigner, la sécurité... Pour « faire société », il faut que tout le monde trouve son avantage à faire partie du groupe.

Plus le temps avance, plus la société est fracturée, polarisée. Il faut bien se rendre à l'évidence, si...

11.07.2024 à 11:52

Ransomware #3 : les bleus à l'offensive

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Dix ans de grandes opérations et d'évolution des stratégies de lutte contre le cyber-crime

Les simulations de cyber-attaques mettent en jeu deux équipes : la rouge jouant les hackers et la bleue en charge de la défense du réseau. Mais dans la réalité, les rôles ne sont pas aussi figés. Parfois les bleus montrent les dents et se mettent à hacker les hackers.

Défacement du site hébergeant les fuites de données de Lockbit par le FBI. Vannes à l'appui.

Les autorités des pays victimes ont d'abord été dépassées par cette cyber-criminalité transnationale, élusive et en constante adaptation. Et puis, enquête après enquête, les forces de l'ordre ont suivi des pistes numériques et commencé à constituer des dossiers. Que voulez-vous, même les cyber-criminels font parfois des erreurs. Mais de signalements à Interpol en crises diplomatiques, les forces bleues ont dû se rendre à l'évidence, les autorités russes ne comptaient pas lever une seule griffe contre le cybercrime. Et elles ont dû se résoudre à passer à d'autres méthodes.

Autour des années 2010, les grands botnets apparaissent : des réseaux de machines infectées, véritables zombies aux ordres du clavier de leur maître. Ils se propagent par le spam, les machines compromises émettant des courriers re-diffusant la souche virale. Ils sont utilisés pour des attaques de déni de service, l'anonymisation, le minage de bitcoin. Les premières tentatives de contre-attaque sont d'abord opportunistes et locales. Mais l'étendue du phénomène pousse les défenseurs à unir leurs efforts. En Europe, le « European Cybercrime Center » est créé en 2013, sous l'égide d'Europol. Depuis cette époque, les forces de police de différents États, rejointes par le complexe cybersécuritaire, n'ont eu de cesse d'approfondir leur collaboration.

Les premières attaques des zombies

Le premier grand botnet, prénommé Zeus et créé par Evgeniy Bogachev, est...

03.07.2024 à 21:28

Danger immédiat : il n'y a pas de « oui mais » avec l'extrême-droite

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Elle consumera tout, ses ennemis, les tièdes et finalement ses amis

Il n'est plus l'heure de refuser de voter untel ou unetelle sous prétexte qu'ils ne seraient pas démocratiquement purs. Partout, tout le temps, il faut barrer la route au Rassemblement national. Car c'est le parti de la haine et la haine consume tout. Y compris ceux qui auront hésité à faire barrage.

Viva Bertaga (Les Bérus) - À réécouter, leur chanson "Porcherie"

L'extrême-droite n'est pas un courant politique comme un autre. On peut dépenser des centaines de millions comme l'a fait le groupe Bolloré pour le « dédiaboliser », il restera toujours le camp de la haine. Celui de la destruction. C'est un constat historique. Partout où elle s'est hissée au pouvoir, l'extrême-droite a charrié son cortège de torturés, de morts, d'opprimés. En Allemagne nazie bien sûr. Mais pas uniquement. La France de Vichy, le Chili de Pinochet, l'Italie de Mussolini, l'Espagne de Franco, le Portugal de Salazar, l'Afrique du Sud de l'apartheid, la dictature militaire au Brésil, en Argentine, au Paraguay, en Grèce... Toujours du mauvais côté de l'Histoire, elle détruira tout ce qu'elle exècre : la gauche, la République, les minorités. Mais très vite, faute d'opposants, d'ennemis sur lesquels orienter la haine populiste, l'extrême-droite désignera ceux qui avaient, par lâcheté, accepté de collaborer avec elle. Et enfin, quand il n'y aura plus personne à haïr, elle se tournera contre ses propres soutiens. C'est ce qu'elle a toujours fait. Elle accusera tout le monde de tous les maux dont elles est en fait, elle, parée. Tout en se présentant comme immaculée.

Nous sommes à trois jours du vote qui décidera, ou pas, de porter à Matignon un premier ministre issu de ce camp. Déjà partout montent des cris de haine et se multiplient les violences dans la rue, dans le quotidien....

28.06.2024 à 17:31

Comment les fascistes et néonazis bâtissent la guerre civile

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Enquête au coeur du Terrorgram français

Reflets a plongé dans les boucles Telegram gérées par ces groupes : racisme total, menaces de mort envers les « migrants », les « bougnoules », les personnes LGBT, appels à la guerre civile, vente d’armes et actions violentes...

Dans ces groupes Telegram, les néonazis sont en roue libre - © Reflets

Les résultats des récentes élections européennes ont été un électrochoc pour la société française. L'extrême droite parlementaire, dont la dédiabolisation est un succès indiscutable, impose dans le débat public un discours idéologique de « guerre culturelle », rhétorique longtemps confinée dans les groupuscules d'extrême droite radicale. Conséquemment, les néonazis et autres groupes nationalistes radicaux passent à une vitesse supérieure. Reflets a plongé dans les boucles Telegram gérées par ces groupes et qui constituent une base arrière électorale et de propagande idéologique pour le RN et Reconquête. Les fachos voient dans les élections législatives anticipées la pierre angulaire d’un régime totalitaire qu’ils attendent depuis des décennies.

Le Rassemblement National (RN), autrefois marginalisé, a réussi à s'imposer comme une force politique majeure, en grande partie grâce à une stratégie de dédiabolisation habilement orchestrée avec la complicité d'une partie du système médiatique. Depuis son rebranding sous la houlette de Marine Le Pen, le RN a tenté de se distancier de son passé sulfureux, marqué par des propos ouvertement racistes et antisémites. La rhétorique a changé, les discours se sont fait plus policés, et les thèmes abordés ont été réorientés vers des préoccupations plus mainstream, comme la sécurité et le pouvoir d'achat.

Cette stratégie de normalisation a porté ses fruits : aux élections européennes, le RN a raflé une part...

24.06.2024 à 18:22

Comme un air de haine...

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Nous centralisons les dérapages des candidats d'extrême-droite

Le racisme, l'antisémitisme, l'homophobie, le sexisme, sont largement partagés à l'extrême-droite. Contrairement à une idée désormais bien ancrée dans la population et dans certaines rédactions, le RN n'a pas changé. Il ne s'est pas normalisé. Comment tenir compte de toutes les sorties de route des candidats. d'extrême-droite ? En créant un mini-site. C'est le but de Airdehaine.fr

Comme un air de haine, un mini-site pour les recenser tous et toutes...

Il y a une inversion du réel assez intrigante : l'extrême-droite serait devenue un rempart contre l'antisémitisme alors que la gauche, elle, serait devenue quelque chose de proche des disciples d'Hitler. S'il y a probablement des antisémites, des racistes dans tout le spectre politique, il faut avoir un manque de culture politique crasse ou être de très mauvaise foi pour ne pas convenir que l'extrême-droite accueille en masse ce qui se fait de pire dans ce domaine.

Il y a comme un air de haine qui plane sur le pays et qui empire depuis les élections européennes. L’annonce de la dissolution de l’Assemblée nationale par Emmanuel Macron et le bon résultat du Rassemblement national aux européennes a libéré la parole. Et curieusement, une très grande partie de la presse mainstream (notamment la télé) a fait sienne l’idée que les racistes, les antisémites, bref, les gens dangereux, seraient à chercher du côté de LFI et non pas du côté de l’extrême-droite. Par association d’idées, il vaudrait mieux voter pour le RN que pour le Nouveau front populaire qui intègre en son sein (entre autres) le parti LFI. On aura même vu Serge Klarsfeld, célèbre chasseur de nazis laisser entendre qu’il préfèrerait voter RN que LFI. L'expression « « Plutôt Hitler que Blum » » (et donc que le Front Populaire) popularisée par les tenants du régime de Vichy semble reprendre du service au sein des commentateurs politiques (journalistes ou pas).

Pourtant, le parti de...

22.06.2024 à 11:35

Souriez, vous êtes filmés !

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Dessous Choc #19

Dans un livre enquête récemment publié aux éditions Marchialy ( Circulez. La ville sous surveillance) Thomas Jusquiame, lève le voile sur le milieu opaque de la sécurité, en particulier à travers les dispositifs de vidéosurveillance déployés dans nos villes.

De plus en plus de municipalités ont cédé aux sirènes de la vidéosurveillance et plus encore de sa petite sœur utilisant l’intelligence artificielle : la VSA, la vidéosurveillance algorithmique. Les entreprises qui proposent ce genre de solutions mettent en avant les mérites de la ville connectée et tous ses bénéfices pour les citoyens. Mais sous couvert de smart cities, c’est en réalité la sécurité qui intéresse les élus et qui motive la généralisation de ces dispositifs de contrôle.

Le journaliste Thomas Jusquiame(également auteur sur Reflets) l’a constaté en se faisant embaucher dans une entreprise qui équipe les municipalités de ces logiciels de surveillance. Les questions de libertés et d’utilisation des données des citoyens ne sont pas vraiment abordées mais plutôt carrément ignorées. Plus encore, l’argument est littéralement renversé par les défenseurs de ces systèmes. La vidéosurveillance ne serait pas une menace mais bien plutôt la condition de la liberté de se déplacer et d’aller et venir en toute sécurité.

À quelques semaines des JO, événement d’ampleur où les moyens de contrôle, en particulier de VSA vont fonctionner à plein régime, Thomas Jusquiame nous incite à prendre conscience de cette sécurisation urbaine sans cesse renforcée et de ses conséquences. Il ne s’agit pas, certes, de nier les risques notamment terroristes mais ceux-ci ne doivent pas nous dispenser de nous poser les vraies questions, en particulier celle qui est le fil-rouge de cette enquête : à quel point ces dispositifs de surveillance, servent-ils les citoyens que nous sommes ? L’enjeu n’est rien de moins que démocratique.

20.06.2024 à 11:24

Surveillance des J.O : au commencement était la bagnole #6

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Des radars automatiques jusqu’à la reconnaissance faciale

L’histoire semble farfelue, mais il existe bel et bien un fil conducteur entre la sécurisation des jeux et le monde de l’automobile. Par une curieuse incidence, les cabines radar ont peut-être fait le lit des caméras de vidéosurveillance. Flashback.

Après les coups de flash, le coup de masse - © reflets

Nous sommes dans les années 90, en région Parisienne. Dans ses ateliers, une tranquille PME conçoit un système de prise de vue numérique pouvant être couplé avec un cinémomètre routier (le SVR 2000). La fin du cliché argentique a sonné, avec ce radar de nouvelle génération il devient possible de multiplier les preuves d’infractions et le nombre de PV.

Tout s’emballe en 2003 lorsque le gouvernement et son ministre de l’intérieur Sarkozy décrètent la mise en place du CSA (Contrôle sanction automatisé). Les autorités décident d’implanter des milliers de cabines-radar automatiques sur les routes. L’État a besoin de matériel et de compétences, vite, très vite, alors pour acquérir tout ce nécessaire on fait appel des entités capables de servir le projet. La plupart d’entre elles ont pignon sur l’Élysée et possèdent une division liée à la sécurité ou à la défense nationale. Citons en vrac et par ordre d’apparition à l’écran, Safran, Sagem, Atos, Morpho, Capgemini, Idémia…

Le besoin créant l’envie, la Sagem s’offre très vite la fameuse petite fabrique de radars. Face aux perspectives financières du marché l’un des hauts responsables de l’époque s’extasiera en off : « On va se faire des golden balls!  ». L’ex-PDG de la p’tite boîte d’optique frétillera plus tard d’un plaisir identique : « Grâce aux radars, j'ai vendu ma société dix à vingt fois plus cher… » (Autoplus).

Cabines à tout voir

Mais nous voici déjà en 2006; le directeur des affaires criminelles...

19.06.2024 à 20:00

Pour un front commun des médias contre l’extrême droite

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La presse se mobilise

La presse indépendante fait entendre sa voix à quelques semaines des élections législatives qui risquent de permettre au RN accéder au pouvoir. Reflets est signataire de ce texte.

Loi sur la liberté de la presse de 1881. Souvent, les milliardaires (par ailleurs propriétaires de médias) aiment la contourner pour leur profit

Jamais depuis la Libération, l'extrême droite, en France, ne s’est trouvée si près de la victoire. Elle porte un projet de démolition sociale, de repli chauvin, de discrimination raciste, sexiste, homophobe, de guerre aux minorités, de basculement liberticide et de régression écologique.

Dans sa stratégie de conquête du pouvoir, elle a fait des médias un terrain privilégié, avec la prise de contrôle de titres, de chaînes de télévision, de radios par des milliardaires au service de son projet. Par ce maillage, elle impose dans le débat public ses fausses nouvelles et ses obsessions contraires aux droits fondamentaux. Le Rassemblement national annonce déjà la couleur pour l'audiovisuel public, voué, s'il l'emportait, à la privatisation.

La liberté de la presse est dans sa ligne de mire. Partout en Europe, dans le monde, où l'extrême droite gouverne, celle-ci est violemment attaquée : interdiction de publication, destruction du secret des sources, multiplication des procédures baillons, censure, pressions et intimidations, assèchement des aides publiques à la presse. En France, le terrain en a malheureusement été méthodiquement préparé par l'exécutif sous la présidence d'Emmanuel Macron, qui n'a eu de cesse de restreindre les protections et les droits des journalistes, par les atteintes au secret des sources et la primauté du secret des affaires, la loi sur la sécurité globale, la fusion programmée de l'audiovisuel public, et le...

16.06.2024 à 13:23

Manifestation contre le RN à Paris le 15 juin 2024

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Dans le calme, les Parisiens ont tenté de marquer leur refus de l'extrême-droite

Quelques 75.000 personnes ont battu le pavé samedi 15 juin à Paris, selon la police. Selon la CGT, ils étaient 250.000. Sur l'ensemble du territoire, les organisateurs revendiquent 640.000 manifestants tandis que le ministère de l'Intérieur en a compté 250.000. Que l'on prenne les chiffres des uns ou des autres, on est encore loin du grand soir.

Un message aux dirigeants des partis - © Reflets

Quelques vitrines et abribus ont été brisés par des militants sur le parcours de la manifestation. Mais dans l'ensemble, celle-ci s'est déroulée dans le calme. La police a fait quelques incrustions dans le cortège de tête mais s'est rapidement repliée et l'on note le très faible usage des armes (lacrymogènes, grenades ou LBD). A l'heure du départ, la place de la République n'était pas remplie mais le cortège avec les syndicats s'était déjà bien avancé sur le boulevard du Temple. Une sono diffusait « Salut à toi » des Bérus et de nombreuses petites mains jaunes « Touche pas à mon pote »refaisaient leur apparition. Pour un peu on se serait cru dans les années 80. Pas en termes de mobilisation. Le nombre de personnes présentes dans toute la France le 15 juin selon les organisateurs est à peine celui qui était descendu dans les rues après la mort de Malik Oussekine en 1986.

La manifestation s'est déroulée dans le calme. Quelques personnes vêtues de noir ont brisé des abribus et des vitrines sur le parcours en tête de cortège. Plusieurs fois, des manifestants ont tenté de les en dissuader.

Les forces de l'ordre en nombre très importants étaient reléguées dans des rues parallèles parfois éloignées de la manifestation et ont évité le contact. Elles ont brisé le parcours à deux reprises en tête de cortège mais se sont rapidement repliées.

Avant le départ, boulevard du Temple - © Reflets
Avant le départ, boulevard du Temple - Reflets

Même la police déteste le RN. Enfin... Une partie de la police. - © Reflets
Même la police déteste le RN....

13.06.2024 à 10:49

Dites, les journalistes (et Reflets), vous faites quoi pour vous opposer au RN ?

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Déjà, on enlève le paywall...

Le pays a déjà un pied dans le précipice. Que faire pour l'empêcher de plonger ? La presse a un rôle essentiel et Reflets entend être actif pour s'opposer à la montée en puissance d'un parti raciste et dangereux. Nous enlevons le paywall, tous nos articles sont en accès libre jusqu'à la fin des législatives.

Qui possède quoi dans le monde de la presse. Reflets appartient à ceux qui le fabriquent. - Le Monde Diplomatique et Acrimed

Il faudra bien un jour prendre le temps de mesurer avec précision le rôle de la presse dans la montée du vote pour le Rassemblement national (RN). Sans même parler de l'immense caisse de résonance mise en place par Vincent Bolloré dans le seul but de pousser au pouvoir le camp de l'extrême-droite, le rôle du reste des chaînes de télé, des magazines, des journaux, de la radio, celui du service public, interroge. Quelqu'un fera peut-être un jour le décompte du temps et de la place accordés aux discours de l'extrême-droite ainsi que de l'importance donnée aux faits-divers instrumentalisés par celle-ci. Aux polémiques hystérisées voulues par tous ceux qui adoubent cette mouvance politique...

Alors, que peut faire la presse en général et Reflets en particulier pour s'opposer à la prise du pouvoir par le RN dans un mois ?

Les rédactions (hors du groupe Bolloré) sont indépendantes et suivent une ligne éditoriale qui leur est propre. Elles peuvent donc choisir qui elles invitent, quels discours elles répercutent, quelles sujets elles traitent et comment. Il est donc possible, si ce n'est urgent, de ne pas donner autant de visibilité au camp de la haine.

Il est normal de rendre compte de ce que dit ou fait l'extrême-droite. Mais il est possible de ne pas simplement servir de caisse de résonance. Les journalistes ont un devoir de déconstruction, d'analyse, de mise en perspective des les discours.

Par exemple, on ne peut pas se contenter de dire...

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