L’accord américano-russe sur le gazole et l’interruption du partage du renseignement américain avec Kiev sont autant de signaux inquiétants qui viennent relancer le débat sur les 210 milliards d’euros de la Banque centrale de Russie bloqués sur le sol européen. Des fonds que Bruxelles pourrait rediriger pour financer la résistance ukrainienne.
Le énième revirement du président des Etats-Unis vis-à-vis de Moscou, avec l’accord d’importation de gazole russe, montre à l’Europe, véritable soutien de Kiev, qu’elle doit prendre l’initiative dans les moyens à déployer pour mettre fin à la guerre en Ukraine, estime Sylvie Kauffmann, chroniqueuse au « Monde ».
Volodymyr Zelensky a dit se sentir « trahi », mercredi, après les menaces américaines de ne plus partager de renseignements et les restrictions sur le réseau de satellites Starlink, deux entraves aux capacités de défense ukrainiennes.