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10.08.2020 à 12:06

L'A69 va se tailler une place dans le paysage

C'est officiel après une consultation publique entre le 29 juin et le 14 juillet 2020 passée sous les radars médiatiques et de l'opposition à l'A69, trois carrières devraient voir le jour tout au long du tracé.

Après le lancement officiel de la phase d'appel d'offre visant à choisir le concessionnaire, les appels du pieds au gouvernement du député Jean Terlier afin que l'A69 prenne place dans le plan de relance et donc connaisse une procédure accélérée, l'actualité relative au projet se charge d'une nouvelle étape dans son avancée, la planification de trois carrières le long du tracé.
Celle-ci est la concrétisation d'un des éléments infrastructurel nécessaire à la construction d'une autoroute, c'est-à-dire la production des matériaux pour les remblais. En effet, les contraintes techniques liés à la vitesse autorisée sur ce genre d'axe font que la route doit ignorer les aspérités du terrain sur lequel elle serpente. Les autoroutes se composent donc d'une succession de passage en remblais (au dessus du niveau du sol) et en déblais.
Dans le dossier préalable à l'enquête publique (pièce E2 - Description du Projet) il était estimé qu'il manquerait près de 1.3 millions de mètres cubes de materiaux après retraitement de 80% des terres extraites lors du chantier et réutilisation des roches. Ce chiffre a été réévalué a plus de 2 millions depuis.

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C'est donc pour cela que ces trois carrières verront le jour. Leur localisation à proximité immédiate du futur axe serait guidé par des préoccupations de développement durable. L'entreprise en charge de l'exploitation, le géant du BTP, NGE justifie son choix de les ouvrir autant du fait de l'éloigement des carrières existantes que de la mauvaise qualité des matériaux recyclés. Notons tout de même que la réalisation des trois carrières n'était pas envisagée dans le projet initial. C'est dans la plus grande discretion que depuis 2016 des études ont été réalisées aboutissant au choix de ces 3 sites.
Ce sont donc plus de 60ha supplémentaires qui seront artificialisés, sans plus d'informations sur l'utilisation préexistante des sols ainsi que les espèces menacées. Ce qui peut paraître bizarre mais est logique au regard du calendrier, nous n'en sommes qu'au début. L'enquête publique fournissant un dossier technique aura lieu courant 2021. Pour plus d'informations lisez la plaquette de concertation disponible ici.
Toujours est-il que face à ce nouveau projet une opposition locale est née sur la commune de Montcabrier dans le Tarn. Pour le moment, leur action se centre sur une pétition afin de dénoncer les nuisances (bruit, poussières...) d'une carrière située à 100 mètres des habitations et à 450 de l'école, ainsi que l'artificialisation de terres agricoles.
La mobilisation contre cette carrière constitue un élément important dans la lutte contre l'A69.
Lien vers le facebook : [https://www.facebook.com/Stop.Carriere.Montcabrier.81/]
Lien vers le site internet : [https://stopcarriere-montcabrier81.fr/]
Lien vers la pétition : [https://www.change.org/p/m-macron-pr%C3%A9sident-de-la-r%C3%A9publique-refusons-tout-projet-de-carriere-a-montcabrier-81-f99f15d8-ec48-4b7b-a1de-c844ff03b1a8?utm_content=cl_sharecopy_23737893_fr-FR%3A3&recruiter=73104957&recruited_by_id=2a3ae410-63e5-11e3-936e-a5786934d62f&utm_source=share_petition&utm_medium=copylink&utm_campaign=psf_combo_share_abi&utm_term=psf_combo_share_initial]

10.08.2020 à 11:20

Souveraineté nationale pour les pays arabes : une utopie ?

redaction
L’explosion apocalyptique qui a fait trembler Beyrouth le 4 août dernier constitue sans doute la manifestation la plus criante de la défaillance de l’État libanais. Proclamé le 1er septembre 1920 […]

10.08.2020 à 11:16

Suicide à la BnF, colère et tristesse.

Ce lundi 10 août, la BnF est en grève à la suite du suicide d'un agent sur son lieu de travail la semaine dernière. Des usager.e.s solidaires expriment leur soutien aux grévistes et à leurs revendications.

Ce lundi 10 août, la BnF est en grève, car elle est en deuil. Nous avons en effet appris avec beaucoup de tristesse le suicide d'un agent de la BnF lundi dernier, sur son lieu de travail. Nous partageons la peine de ses collègues, mais aussi leur colère.

En effet, en tant qu'usager.e.s, nous sommes bien placé.e.s pour constater l'importante dégradation des conditions de travail des agent.e.s de la BnF. Cela fait de nombreuses années que les conflits sociaux se succèdent au sein de l'établissement, et que la direction ne semble pas vouloir entendre les revendications légitimes des agent.e.s. Si cette dégradation des conditions de travail ne date pas d'hier, elle a néanmoins pris une dimension supplémentaire depuis la réouverture de la bibliothèque post-confinement. Alors que la reprise tardive et progressive de l'accueil du public aurait pu laisser espérer qu'un temps de réflexion avait été pris pour que cette dernière se fasse dans les meilleures conditions, nous avons au contraire constaté qu'elle s'est essentiellement faite au détriment des personnels de la BnF, qui ont vu leur charge de travail considérablement augmenter.

Cette dégradation des conditions de travail a également eu des répercussions immédiates sur la qualité d'accueil des usager.e.s, en particulier par de nombreux dysfonctionnement de communication des documents dans les salles de recherche du rez-de-jardin du site François Mitterrand. Cela fait des années que les agent.e.s de la BnF dénoncent – entre autre – le sous-effectif chronique. Si le protocole sanitaire en vigueur est évidemment nécessaire, il constitue une charge supplémentaire pour des travailleurs et travailleuses déjà surchargé.es. Nous ne comprenons pas pourquoi la situation actuelle n'a pas été anticipée, par exemple par l'embauche de personnel suffisant. Par ailleurs, certaines précautions ont été rapidement abandonné.es (notamment l'espacement physique des lecteurs ou lectrices), pour ne garder que le système de commande en différé des documents, depuis bien longtemps voulu par la direction de la BnF, qui semble compter sur la situation sanitaire pour le pérenniser. On peut alors se demander si les décisions prises le sont réellement pour garantir la sécurité des agent.es et des usager.es. Le suicide d'un salarié sur son lieu de travail n'est jamais un acte anodin.

Nous tenions à témoigner de toute notre solidarité dans cette épreuve auprès des proches et des collègues de l'agent décédé. Nous soutenons pleinement la grève en cours et les revendications portées par les agent.e.s. Nous espérons vivement que la direction de la BnF assumera toute sa responsabilité et agira en conséquence afin qu'un tel événement ne se reproduise plus jamais en ses murs.

Des usager.e.s solidaires.