Médias
GÉNÉRALISTES
Basta Blast Capital France 24 FTVI L'Humanité La Croix LCP Le Monde La Tribune Le Figaro Mediapart L'Autre Quotidien Le Media Slate Korii Vrai ou Fake ?
INTERNATIONAL
CADTM Courrier d'Europe Centrale Eurojournalist Equaltimes Info Asie Inkyfada Jeune Afrique Le Grand Continent Orient XXI Rojava I.C N-Y Times fr Toute l'Europe
MÉDIAS D'OPINION
L'Autre France-Presse Acta AOC Issues Les Jours Le Monde Moderne LVSL Médias Libres Marianne Quartier Général Rapports de force Reflets Rézo StreetPress
OBSERVATOIRES
Acrimed Internet actu Catastrophes naturelles Conspis Culture Extrême-droite Inégalités Information Médias Multinationales Présidentielle Routes de la Soie
+
Accès libre Hymnes européens Site institutionnel de référence sur les questions européennes

▸ les 10 dernières parutions

06.12.2021 à 13:00

Migrations : à Lesbos, le pape François appelle les Européens à agir pour les réfugiés

Raphael

Arrivé la veille à Athènes, le pape François s’est rendu dimanche 5 décembre à Lesbos pour y prononcer un “vibrant discours au camp de migrants de Mavrovouni […], cinq ans après sa première visite sur cette île grecque emblématique de la crise migratoire” [La Croix]. Dans ce camp, “qui abrite encore près de 2 200 … Continued

L’article Migrations : à Lesbos, le pape François appelle les Européens à agir pour les réfugiés est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

Texte intégral 1856 mots
Au coeur de la crise des réfugiés en 2015, l'île de Lesbos était l'une des principales portes d'entrée des migrants en Europe
Au coeur de la crise des réfugiés en 2015, les îles grecques étaient l’une des principales portes d’entrée des migrants en Europe (ici à Kos) - Crédits : DimaBerkut / iStock

Arrivé la veille à Athènes, le pape François s’est rendu dimanche 5 décembre à Lesbos pour y prononcer un “vibrant discours au camp de migrants de Mavrovouni […], cinq ans après sa première visite sur cette île grecque emblématique de la crise migratoire” [La Croix].

Dans ce camp, “qui abrite encore près de 2 200 demandeurs d’asile”, le pape, “entouré par une foule de migrants qui s’étaient massés entre les conteneurs et les tentes du camp” [France 24], s’est inquiété du “recul de la démocratie” et a plaidé “pour une politique européenne ‘concertée’ en faveur des migrants” [Le Figaro]. Un discours qui montre que “la cause des réfugiés reste cette fois encore la pierre angulaire du 35ème voyage en Grèce du pape François” et représente un “leitmotiv de son pontificat”, estime La Croix.

“Mare mortuum”

Le chef de l’Eglise s’est attristé que la Méditerranée, “berceau de tant de civilisations”, soit “désormais comme un miroir de la mort”, rappelant “les images crues des petits corps gisants sur les plages”, rapporte France 24.

Ne permettons pas que la mare nostrum se transforme en une désolante mare mortuum, que ce lieu de rencontre devienne le théâtre de conflits ! Ne laissons pas cette mer des souvenirs devenir la mer de l’oubli”, a lancé le souverain pontife, cité par La Croix. “Combien de hotspot où les migrants et les réfugiés vivent dans des conditions à la limite de l’acceptable, sans entrevoir de solutions”, a-t-il également regretté [Le Figaro].

La veille de son intervention à Lesbos, “une quarantaine d’ONG de défense des migrants [avaient déjà] exhorté le pape à intervenir pour que cessent les refoulements présumés d’exilés aux frontières gréco-turques”, relate France 24. Dans une lettre au pape, “elles ont également dénoncé la mise en place en Grèce de camps fermés et à accès contrôlé, financés en partie par des fonds européens”. L’un d’eux doit être construit à Lesbos l’an prochain, précise la chaîne d’information internationale.

Un message politique

Dans un voyage “très politique” selon Le Figaro, “le pape François s’est immiscé dimanche dans le dernier débat européen sur les migrations”, estime Politico. “Nous sommes à l’ère des murs et des barbelés”, s’est-il indigné, avant d’ajouter qu’il fallait mettre fin à “ce naufrage de civilisation” [Politico].

Une déclaration qui vise directement le projet de mur envisagé par la Pologne pour endiguer le flux de migrants à sa frontière orientale. Le souverain pontife a ainsi “explicitement critiqué les propositions visant à utiliser l’argent de l’UE pour la construction de barrières”, rapporte Politico. “Il est affligeant d’entendre des propositions visant à utiliser les fonds communs pour construire des murs et des barbelés comme solution”, a déclaré François, affirmant qu’ ”on ne résout pas les problèmes et on n’améliore pas la coexistence en élevant des murs plus hauts, mais en unissant ses forces pour s’occuper des autres selon les possibilités concrètes de chacun et dans le respect de la loi” [Politico].

Lors de sa visite, le pape a plus précisément visé les nationalismes européens. Le samedi, il avait déjà souligné “son ‘inquiétude’ devant le ‘recul de la démocratie’ avec la montée d’un ‘autoritarisme expéditif’ et la ‘tentation des assurances faciles offertes par les populismes’ ” [Le Figaro].

Entre crainte et espoir

Sur place, “une quarantaine de demandeurs d’asile, en majorité catholiques originaires du Cameroun et de République démocratique du Congo, ont participé à la prière de l’Angelus dite par le pape”, fait savoir La Croix. Celui-ci a été accueilli chaleureusement : “des banderoles ici ou là avaient fleuri dans la ville de Mytilène et aux abords du camp pour souhaiter la ‘bienvenue au pape François’ “, rapporte le quotidien.

“Ce qui m’a le plus marqué c’est qu’il a dit : le problème n’est pas d’élever des murs, le problème, c’est de regarder ce qui nous pose problème, ce qui nous amène ici. Regarder le problème à la racine. Parce que nous fuyons des viols, des guerres, la famine, la mort… “, a déclaré une réfugiée camerounaise interrogée par RFI.  

A l’inverse, certains craignent que les appels du dignitaire catholique restent vains. “Nous voulons plus que des mots, nous voulons de l’aide”, commente la Syrienne Menal Albilal. “Car ‘les conditions ici sont mauvaises’, se désole cette mère d’un bébé de deux mois, dont l’asile a été rejeté et qui craint d’être expulsée en Turquie”, relate La Croix.

Les autres sujets du jour

Allemagne

Covid-19

Energie

Parlement européen

PFUE

Relations extérieures

L’article Migrations : à Lesbos, le pape François appelle les Européens à agir pour les réfugiés est apparu en premier sur Touteleurope.eu.


06.12.2021 à 09:54

Présidence du Conseil de l’UE : qu’est-ce qu’un trio ?

Boran

Tout au long du premier semestre 2022, la France assumera la présidence tournante du Conseil de l’Union européenne. Mais l’UE étant constituée de 27 Etats membres, six mois sera un délai bien court pour faire avancer ses priorités. C’est pourquoi depuis 2007, chaque pays collabore avec deux autres, qui le précèdent ou le suivent dans … Continued

L’article Présidence du Conseil de l’UE : qu’est-ce qu’un trio ? est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

Texte intégral 2184 mots
Au Conseil, le trio France-République tchèque-Suède fera avancer ses priorités pendant 18 mois, du 1er janvier 2021 au 30 juin 2022 - Crédits : Olivier Rateau / iStock
Au Conseil, le trio France-République tchèque-Suède fera avancer ses priorités pendant 18 mois, du 1er janvier 2022 au 30 juin 2023 - Crédits : Olivier Rateau / iStock

Tout au long du premier semestre 2022, la France assumera la présidence tournante du Conseil de l’Union européenne. Mais l’UE étant constituée de 27 Etats membres, six mois sera un délai bien court pour faire avancer ses priorités. C’est pourquoi depuis 2007, chaque pays collabore avec deux autres, qui le précèdent ou le suivent dans cet exercice. Les trois Etats fixent ainsi des objectifs à plus long terme, à savoir 18 mois, dans un système dit de trio. Un système d’abord informel qui s’est installé au fur à mesure des élargissements et que le traité de Lisbonne, entré en vigueur le 1er décembre 2009, a définitivement institutionnalisé.

Lorsque le premier pays du trio accède à la présidence, un programme commun est dévoilé. Chaque Etat présente quant à lui une feuille de route plus détaillée au début de son mandat au Conseil, pour les six mois où il est chargé de le présider. Mais pour mieux comprendre l’intérêt du système des trios, il convient de s’intéresser aux fondements de l’architecture institutionnelle de l’UE.

France, République tchèque, Suède : treize ans après

Ce n’est pas le premier trio que la France, la République tchèque et la Suède forment dans le cadre de la présidence du Conseil. Du 1er juillet 2008 au 31 décembre 2009, ils avaient déjà mené une telle coopération, la deuxième du genre après le trio de l’Allemagne, du Portugal et de la Slovénie. Trois pays qui se sont eux aussi retrouvés, à partir du 1er juillet juillet 2020, et ce jusqu’au 31 décembre 2021.

La France, la République tchèque et la Suède, tous les trois membres de l’espace Schengen, sont trois Etats membres de l’UE aux caractéristiques bien différentes. La France est un pays fondateur et membre de la zone euro. La République tchèque a rejoint l’Union lors de la vague d’élargissements vers l’Est en 2004 et n’appartient pas à la zone euro, tout comme la Suède, membre de l’UE depuis 1995. Des profils complémentaires qui doivent apporter une vision élargie des dossiers, et donc favoriser des décisions répondant le plus largement aux préoccupations des Européens.

Quatre grandes institutions européennes

Avec le Conseil européen, la Commission européenne et le Parlement européen, le Conseil de l’UE, aussi appelé Conseil, fait partie des quatre plus importantes institutions de l’Union européenne. La Commission détient le monopole de l’initiative législative, c’est-à-dire que c’est elle qui propose les textes de loi que sont les directives, les règlements et les décisions. Ses propositions sont formulées en accord avec les orientations politiques déterminées par le Conseil européen, qui réunit les chefs d’État et de gouvernement des 27 Etats membres.

C’est ensuite le Conseil, rassemblant quant à lui les ministres des pays de l’UE en dix formations thématiques (affaires étrangères, environnement, agriculture, etc…), et le Parlement européen qui débattent, amendent et votent les textes que leur soumet la Commission. Dans certains domaines, tels que la politique étrangère et de sécurité, le Conseil de l’UE décide même seul. Son pouvoir est donc particulièrement grand.

Cette institution est dirigée via un système de présidence tournante d’une durée de six mois, dont la liste est établie jusqu’en 2031. Tous les Etats membres l’exercent à tour de rôle. Pour un pays de l’UE, être à la tête du Conseil signifie que ce sont les ministres de son gouvernement qui dirigent les réunions de l’institution dans leurs domaines de compétence respectifs (sauf pour le Conseil des affaires étrangères, présidé par le haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité).

Des trios pour voir plus loin

Présider le Conseil ne veut pas dire décider, mais plutôt coordonner le travail des uns et des autres et faire émerger des compromis sur les dossiers législatifs. Une tâche qui n’est pas toujours aisée tant les divergences entre Etats membres peuvent être fortes.

Au début de chaque présidence du Conseil, le pays européen qui en a la charge présente un programme de travail qui comprend les priorités législatives de son mandat. A savoir les dossiers sur lesquels il considère que l’Europe doit prioritairement avancer pendant sa présidence. Mais à 27, difficile de se projeter sur une période aussi courte que six mois.

C’est pourquoi le Conseil fonctionne avec un système trios. Dans cette configuration, trois pays amenés à prendre la tête de l’institution décident de priorités communes, de plus long terme, pour les 18 mois au cours desquels ils se succéderont. Chacun a ensuite un programme plus détaillé pour les six mois de de sa présidence.

Continuité renforcée

Ce système permet alors d’assurer une continuité des travaux du Conseil. Et des transitions cohérentes entre les trois Etats du triplet, qui poursuivent des objectifs définis ensemble et présentés lorsque le premier d’entre eux assume la présidence du Conseil. Une tâche qu’il ne réalise donc pas seul, mais en collaboration avec les deux autres pays membre de son trio.

La continuité de l’action du Conseil de l’UE est aussi garantie par la Secrétariat général du Conseil, dont le Secrétaire général est le Danois Jeppe Tranholm-Mikkelsen depuis juillet 2015. Fil rouge de l’ensemble des présidences tournantes, il contribue lui aussi à l’élaboration de compromis européens soumis au vote des Etats membres.

La fin de la présidence exercée par la Slovénie (1er juillet 2021 – 31 décembre 2021) signe celle du trio qu’elle a incarné aux côtés de l’Allemagne (1er juillet 2020-31 décembre 2020) et du Portugal (1er janvier 2021-30 juin 2021). Fortement marqué par la pandémie de Covid-19, leur programme commun a ainsi fait de la lutte contre le coronavirus et de ses conséquences économiques et sociales la priorité n°1.

Faire adopter le budget pluriannuel 2021-2027 de l’UE, auquel le plan de relance de 750 milliards d’euros a été adossé, a alors été l’un des chantiers les plus importants du trio. Parmi les autres priorités à son agenda se trouvait notamment la promotion d’une Europe sociale, les transitions verte et numérique ou encore la recherche de réponses européennes aux questions migratoires.

A chacune de leur présidence, la France, la République tchèque et la Suède présenteront leurs priorités et le programme de long terme sur 18 mois.

Institutionnalisé par le traité de Lisbonne

Inscrire les priorités européennes dans la durée est une préoccupation de longue date. Car avant que le système des triplets ne devienne la norme, la gouvernance de l’Europe était entachée par des incohérences dues à un manque de coordination entre Etats membres.

Dès 1981, la collaboration entre le pays exerçant la présidence du Conseil, celui qui le précède et celui qui le suit se met officieusement en place. Lors du Conseil européen de Séville, les 21 et 22 juin 2002, les chefs d’Etat et de gouvernement des pays de l’UE, alors au nombre de 15, donnent un caractère plus officiel à cette pratique en invitant dans leurs conclusions les Etats membres à davantage coopérer à la direction du Conseil.

Le premier trio tel que nous les connaissons aujourd’hui, formalisé autour d’un programme commun officiel, est initié en janvier 2007 avec le triplet constitué par l’Allemagne, le Portugal et la Slovénie, le même que celui qui s’achève en décembre 2021. Le site officiel de la présidence allemande de l’époque mentionne d’ailleurs clairement les conclusions de Séville en juin 2002 comme raison d’être du trio.

Le système est ensuite définitivement institutionnalisé, et donc pérennisé, pendant la présidence portugaise du Conseil du second semestre 2007 par la signature du traité de Lisbonne le 13 décembre. Un texte qui entrera en vigueur deux ans plus tard, le 1er décembre 2009.

L’article Présidence du Conseil de l’UE : qu’est-ce qu’un trio ? est apparu en premier sur Touteleurope.eu.


03.12.2021 à 12:57

Covid-19 : l’obligation vaccinale gagne du terrain dans l’Union européenne

Raphael

“Faut-il, pour endiguer la cinquième vague de Covid-19, aller plus loin en termes d’obligation vaccinale ?” s’interroge Ouest-France, relayant les interrogations de nombreux dirigeants européens. Mercredi 1er décembre, lors d’une conférence de presse, la présidente de la Commission européenne a pour sa part “estimé que les États membres de l’UE devraient entamer une ‘discussion’ sur … Continued

L’article Covid-19 : l’obligation vaccinale gagne du terrain dans l’Union européenne est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

Texte intégral 1956 mots
En Grèce, tous les plus de 60 ans devront obligatoirement être vaccinés à partir du 16 janvier prochain
En Grèce, tous les plus de 60 ans devront obligatoirement être vaccinés à partir du 16 janvier prochain - Crédits : Anchiy / iStock

Faut-il, pour endiguer la cinquième vague de Covid-19, aller plus loin en termes d’obligation vaccinale ?” s’interroge Ouest-France, relayant les interrogations de nombreux dirigeants européens.

Mercredi 1er décembre, lors d’une conférence de presse, la présidente de la Commission européenne a pour sa part “estimé que les États membres de l’UE devraient entamer une ‘discussion’ sur la vaccination obligatoire”, rapporte Le Point. Répondant aux questions d’une journaliste grecque à ce propos, Ursula von der Leyen a jugé qu’il était “approprié et raisonnable d’avoir cette discussion maintenant”, précisant qu’il s’agissait d’une “position personnelle” et rappelant “qu’une telle décision relevait des Etats membres” [Le Point].

Cette mesure “ferait faire un bond à la politique vaccinale de nombreux États”, juge Ouest-France, la vaccination stagnant dans la plupart d’entre eux. “Après avoir bondi au printemps et à l’été, le nombre de nouvelles doses administrées a nettement ralenti depuis la rentrée. Fin novembre, environ 64 % de la population du continent avait reçu 2 doses de vaccin” d’après les calculs du journal Les Echos, “à peine 3 points de plus que deux mois plus tôt”. “Face à la cinquième vague et l’arrivée du variant Omicron, l’objectif est de relancer une campagne de vaccination à la traîne depuis la rentrée, comme dans le reste de l’Europe”, explique ainsi le quotidien.

L’Allemagne et l’Autriche s’engagent vers l’obligation vaccinale

L’Autriche a été le premier pays de l’UE à mettre en place une telle mesure, “le gouvernement [ayant] annoncé le 19 novembre dernier que la vaccination deviendrait obligatoire pour toute la population [adulte] à compter du 1er février 2022″ [Ouest-France]. “Malgré des mois de persuasion, nous n’avons pas réussi à convaincre suffisamment de gens à se faire vacciner”, indiquait alors Alexander Schallenberg, le chancelier autrichien, pour justifier sa décision [Ouest-France]. Dans un pays où “à ce jour, seuls 67 % des [habitants] ont reçu leurs deux doses de vaccin” [France info], “augmenter durablement le taux de vaccination est le seul moyen de sortir de ce cercle vicieux”, a estimé le chef du gouvernement, jugeant qu’il s’agissait du “ticket de sortie” de la pandémie, rapporte LCI.

Voisine de l’Autriche, l’Allemagne prend un chemin similaire. Le pays “a annoncé mardi que la vaccination obligatoire allait faire l’objet d’une proposition de loi soumise au Parlement avant la fin de l’année”, fait savoir Le Point. Il s’agit pour L’Express d’un “virage à 180 degrés”, le gouvernement d’Angela Merkel ayant longtemps été défavorable à l’idée d’imposer le vaccin. “Par ce revirement spectaculaire, la première économie européenne espère convaincre un maximum de citoyens de faire le choix du vaccin avant que celui-ci ne devienne impératif si les députés le décident”, analyse LCI. Le futur chancelier Olaf Scholz explique que “trop de gens ne se sont pas fait vacciner” pour justifier ce changement sur le sujet de la vaccination obligatoire [Les Echos], alors qu’“environ 68,7 % des 83 millions d’Allemands ont achevé leur cycle vaccinal” [L’Express].

Des catégories de population ciblées

Plusieurs pays européens ont quant à eux décidé de limiter la vaccination obligatoire à certaines catégories de la population. La Grèce, par exemple, “a elle aussi fait un pas vers l’obligation vaccinale cette semaine : à compter du 16 janvier, tous les plus de 60 ans devront être vaccinés”, font savoir Les Echos.

Dans un pays où 64 % de la population est vaccinée, “plus de 500 000 Grecs âgés de plus de 60 ans refusent toujours la vaccination, arrivant souvent à l’hôpital etentravant le traitement d’autres maladies graves’ “, selon le Premier ministre, cité par LCI. La chaîne d’information précisant par ailleurs que “ceux qui refusent toujours de se faire vacciner devront payer une amende mensuelle de 100 euros”.

Concernant la France, le ministre de la Santé Olivier Véran a indiqué ce mercredi 1er décembre que “‘l’obligation vaccinale [n’était] pas le choix que la France [avait] fait’, notamment car la mesure est difficilement applicable et parce que, selon lui, le pass sanitaire est un incitatif ‘suffisamment puissant’”, rapporte Ouest-France.

Dans plusieurs autres pays européens, seules certaines professions sont pour le moment ciblées, comme en Italie, au Royaume-Uni ou en France, où “les soignants, les pompiers, les ambulanciers ou les personnes travaillant au contact de personnes âgées ou fragiles doivent obligatoirement être vaccinés pour exercer leur métier” depuis juillet dernier [Ouest-France].

Les autres sujets du jour

Asile et migrations

Alimentation

Covid-19

Economie

Energie

Numérique

Relations extérieures

L’article Covid-19 : l’obligation vaccinale gagne du terrain dans l’Union européenne est apparu en premier sur Touteleurope.eu.