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19.07.2024 à 18:08

[Quiz] Connaissez-vous… les festivals de musique dans l’Union européenne ?

Vincent Lequeux

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L’été 2024 s’annonce prometteur pour les amateurs de musique, avec une série de festivals couvrant une vaste gamme de genres. Des légendes de la techno aux icônes de la pop, en passant par les figures du rock et de la musique classique, tous les styles seront proposés aux quatre coins du continent. Pour les passionnés […]

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Texte intégral (1249 mots)

L’été 2024 s’annonce prometteur pour les amateurs de musique, avec une série de festivals couvrant une vaste gamme de genres. Des légendes de la techno aux icônes de la pop, en passant par les figures du rock et de la musique classique, tous les styles seront proposés aux quatre coins du continent.

Pour les passionnés de musique électronique, des événements comme Awakenings Summer et Ultra Europe proposent des sets de renommée mondiale avec des artistes tels qu’Adam Beyer et Joseph Capriati. Tomorrowland met quant à lui en scène des têtes d’affiche comme David Guetta et Armin van Buuren. Les amateurs de rock et d’indie trouveront leur bonheur à Nos Alive, au Festival Internacional de Benicàssim, aux Vieilles Charrues et à Rock en Seine, où se produiront des artistes comme Sting, Sam Smith et Lana Del Rey.

Pour une ambiance plus éclectique, Dour Festival et Sziget Festival offrent une programmation variée, tandis que les amateurs de musique classique seront comblés avec Beethovenfest. Des festivals gratuits comme Pol’and’Rock permettent de profiter de performances de qualité dans une ambiance conviviale et festive.

Vous êtes une festivalière ou un festivalier chevronné ? Tentez alors de retrouver les pays dans lesquels ces événements sont organisés !

Comment jouer ?

Cliquez sur “Play quiz” pour lancer une partie. Vous disposez alors de 5 minutes pour trouver un maximum de bonnes réponses.

Pour chaque proposition, cliquez sur le pays correspondant. Vous n’êtes pas obligé de répondre dans l’ordre. Vous pouvez passer au pays suivant et y revenir ensuite en cliquant sur les boutons “Next” ou “Prev”.

Une fois la partie commencée, si vous donnez votre langue au chat, cliquez sur “give up” pour afficher les bonnes réponses.

N’hésitez pas à refaire le quiz pour améliorer votre score et à le partager avec vos amis.

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19.07.2024 à 18:03

[Vidéo] Les premiers pas de Mélissa Camara (Les Ecologistes) au Parlement européen

Valentin Ledroit

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Quelques semaines après les élections européennes, les nouveaux eurodéputés continuent de prendre leurs marques. Mélissa Camara fait partie des élus qui ont découvert le Parlement européen de Strasbourg le 16 juillet dernier, à l’occasion de l’ouverture de la nouvelle mandature (2024-2029). Pour Toute l’Europe, l’écologiste revient sur ses premiers pas en tant que députée européenne, […]

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Texte intégral (591 mots)

Quelques semaines après les élections européennes, les nouveaux eurodéputés continuent de prendre leurs marques. Mélissa Camara fait partie des élus qui ont découvert le Parlement européen de Strasbourg le 16 juillet dernier, à l’occasion de l’ouverture de la nouvelle mandature (2024-2029).

Pour Toute l’Europe, l’écologiste revient sur ses premiers pas en tant que députée européenne, ses échanges avec les homologues venus d’autres pays, et l’apprentissage du fonctionnement de l’institution.

Durant les cinq prochaines années, la militante féministe lilloise veut poursuivre son combat au Parlement européen pour un meilleur respect des droits des femmes et des minorités.

Au sein des commissions parlementaires LIBE (libertés civiles, justice et affaires intérieures) et FEMM (droits de la femme et égalité des genres), elle affirme qu’elle sera particulièrement attentive au respect des principes d’égalité et d’état de droit, et luttera contre les discriminations et pour les droits fondamentaux de chacune et de chacun.

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19.07.2024 à 18:00

[Vidéo] Les premiers pas d’Emma Fourreau (LFI) au Parlement européen

Valentin Ledroit

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C’est la rentrée pour les 720 députés du Parlement européen élus en juin 2024. Parmi eux, on compte de nombreux nouveaux, notamment chez les Français. Emma Fourreau en fait partie. Elue sur la liste de La France insoumise (LFI), cette activiste pour le climat et coanimatrice des Jeunes insoumis est à 24 ans la benjamine […]

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Texte intégral (503 mots)

C’est la rentrée pour les 720 députés du Parlement européen élus en juin 2024. Parmi eux, on compte de nombreux nouveaux, notamment chez les Français.

Emma Fourreau en fait partie. Elue sur la liste de La France insoumise (LFI), cette activiste pour le climat et coanimatrice des Jeunes insoumis est à 24 ans la benjamine des eurodéputés français dans ce nouveau Parlement européen.

Pour Toute l’Europe, Emma Fourreau revient sur ses premiers pas en tant que députée européenne, des formalités administratives à la découverte des dédales du Parlement européen.

Durant les cinq prochaines années, elle entend porter la voix des jeunes qui se mobilisent pour le climat, le vivant et la biodiversité. Elle y contribuera en siégeant au sein de la commission de l’Environnement (ENVI) au Parlement européen. Elle est également membre de la commission de la Pêche (PECH).

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19.07.2024 à 12:48

[Infographie] Le Parlement européen 2024-2029

Valentin Ledroit

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Les députés européens, ou eurodéputés, sont élus pour 5 ans au suffrage universel direct dans chaque pays de l’Union européenne. Ils représentent les citoyens européens. Les dernières élections européennes se sont déroulées du 6 au 9 juin 2024 dans les 27 pays de l’Union européenne. Les députés européens votent les lois ainsi que le budget […]

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Texte intégral (2077 mots)
[Infographie] Le Parlement européen 2024-2029
Cliquer sur l’image pour afficher l’infographie en PDF

Les députés européens, ou eurodéputés, sont élus pour 5 ans au suffrage universel direct dans chaque pays de l’Union européenne. Ils représentent les citoyens européens.

Les dernières élections européennes se sont déroulées du 6 au 9 juin 2024 dans les 27 pays de l’Union européenne.

Les députés européens votent les lois ainsi que le budget de l’Union européenne, et exercent également un contrôle sur la Commission européenne : ils élisent son président, approuvent les 27 commissaires et peuvent la contraindre à une démission collective en votant une motion de censure.

Le nombre de députés par pays

Le Parlement européen compte 720 députés. Le nombre de députés élus au sein de chaque Etat membre est déterminé en fonction du nombre d’habitants.

Le Parlement européen ne comptait que 705 membres durant la précédente mandature (2019-2024). 12 pays ont vu leur contingent grossir… dont la France, pour refléter l’évolution démographique. Les députés français sont désormais 81, contre 79 précédemment.

La composition du Parlement européen par groupe politique

Chaque groupe rassemble les eurodéputés de la même sensibilité politique issus des 27 Etats membres.

Les 720 députés européens sont répartis dans 8 groupes politiques :

  • La Gauche (GUE/NGL, gauche radicale), 46 sièges ;
  • Alliance progressistes des socialistes et démocrates (S&D, sociaux-démocrates), 136 sièges ;
  • Les Verts / Alliance libre européenne (Verts/ALE, écologistes), 53 sièges ;
  • Renew Europe (RE, libéraux), 77 sièges ;
  • Parti populaire européen (PPE, conservateurs), 188 sièges ;
  • Conservateurs et réformistes européens (CRE, droite eurosceptique), 78 sièges ;
  • Patriotes pour l’Europe (PfE, extrême droite), 84 sièges ;
  • Europe des nations souveraines (ENS, extrême droite), 25 sièges.

33 députés qui siègent au Parlement européen ne font partie d’aucun groupe : ils sont “non inscrits”.

La présidente du Parlement européen

Elue pour deux ans et demi renouvelables (janvier 2022, puis juillet 2024), Roberta Metsola (Malte) supervise les différentes activités du Parlement, veille au respect des procédures parlementaires et représente l’institution dans les relations extérieures.

Les présidents de groupe

Ils coordonnent et expriment la position de leur groupe au sein du Parlement européen.

  • La Gauche : Martin Schirdewan & Manon Aubry 🇫🇷
  • Socialistes et démocrates : Iratxe García Pérez
  • Verts/ALE : Terry Reintke & Bas Eickhout
  • Renew Europe : Valérie Hayer 🇫🇷
  • Parti populaire européen : Manfred Weber
  • Conservateurs et réformistes européens : Nicola Procaccini & Joachim Brudziński
  • Patriotes pour l’Europe : Jordan Bardella 🇫🇷
  • Europe des nations souveraines : René Aust & Stanisław Tyszka

La répartition femmes-hommes au Parlement européen

Le Parlement européen compte 39 % de femmes.

En 1979, date de la première élection des députés européens au suffrage universel direct, le
Parlement européen comptait seulement 16 % de femmes.

Les eurodéputés français

81 eurodéputés français sont répartis dans les groupes politiques du Parlement européen.

Groupe au Parlement européenPartis français Nombre de députés
La Gauche La France insoumise9
Socialistes et démocratesParti socialiste, Place Publique13
Verts/ ALE Les Ecologistes5
Renew Europe Renaissance, Modem, UDI, Horizons13
Parti populaire européen Les Républicains6
Conservateurs et réformistes européens La France fière (députés exclus de Reconquête)4
Patriotes pour l’EuropeRassemblement national30
Europe des nations souveraines Reconquête1
81

Les chefs des délégations françaises 🇫🇷

  • La France insoumise : Marina Mesure
  • Parti socialiste-Place Publique : Raphaël Glucksmann & Nora Mebarek
  • Les Ecologistes : David Cormand
  • Europe Ensemble (Renaissance, Modem, UDI, Horizons) : Marie-Pierre Vedrenne
  • Les Républicains : François-Xavier Bellamy
  • La France fière (ex-Reconquête) : Marion Maréchal
  • Rassemblement national : Jean-Paul Garraud
  • Reconquête : Sarah Knafo (seule eurodéputée française présente dans ce groupe)
Consultez notre dossier spécial Elections européennes 2024

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19.07.2024 à 12:15

Qu’est-ce que la Communauté politique européenne ?

Boran Tobelem

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Ce n’est ni l’Union européenne ni le Conseil de l’Europe, mais une structure bien plus récente. Décidée par les Vingt-Sept lors du sommet européen des 23 et 24 juin 2022, à partir d’une proposition d’Emmanuel Macron, la Communauté politique européenne (CPE) s’est réunie pour la quatrième fois le 18 juillet 2024, à Woodstock au Royaume-Uni. […]

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Texte intégral (1616 mots)
Photo de famille de la quatrième réunion de la Communauté politique européenne, le 18 juillet 2024 à Woodstock au Royaume-Uni - Crédits : Dario Pignatelli / Conseil européen
Photo de famille de la quatrième réunion de la Communauté politique européenne, le 18 juillet 2024 à Woodstock au Royaume-Uni - Crédits : Dario Pignatelli / Conseil européen

Ce n’est ni l’Union européenne ni le Conseil de l’Europe, mais une structure bien plus récente. Décidée par les Vingt-Sept lors du sommet européen des 23 et 24 juin 2022, à partir d’une proposition d’Emmanuel Macron, la Communauté politique européenne (CPE) s’est réunie pour la quatrième fois le 18 juillet 2024, à Woodstock au Royaume-Uni.

La première réunion avait eu lieu à Prague en République tchèque, le 6 octobre 2022. La deuxième non loin de Chișinău, la capitale de la Moldavie, le 1er juin 2023. Puis la troisième à Grenade, dans le sud de l’Espagne, le 5 octobre 2023.

Le sommet suivant se déroulera le 7 novembre 2024 en Hongrie, afin d’alterner entre Etats membres de l’UE et pays n’y appartenant pas.

Quel est l’objectif de la CPE ?

Cette organisation vise à renforcer les liens entre l’Union européenne et ceux qui partagent ses valeurs sans en être membres. C’est donc, comme son nom l’indique, une communauté politique à l’échelle européenne. A travers ses réunions, le but est de permettre la coopération entre ses membres sur des thématiques aussi variées que l’énergie, la sécurité, les migrations, les transports ou encore l’enseignement. La CPE fonctionne comme un forum de rencontres informelles entre dirigeants européens.

Qui sont ses membres ?

La CPE comprend 47 pays. Tout un symbole car la liste des participants comprend la quasi-totalité des pays de l’Europe géographique, avec deux exceptions notables : la Russie, signe de la rupture politique avec l’UE depuis l’invasion de l’Ukraine le 24 février 2022, et la Biélorussie, proche alliée du régime de Vladimir Poutine.

Dans le détail, la CPE est composée des 27 Etats membres de l’Union européenne ainsi que des pays ayant obtenu le statut de candidat à l’adhésion (Albanie, Bosnie-Herzégovine, Moldavie, Monténégro, Macédoine du Nord, Serbie, Turquie et Ukraine), de la Géorgie et du Kosovo (candidatures déposées), des Etats membres de l’Espace économique européen (Islande, Liechtenstein, Norvège) ainsi que de l’Arménie, de l’Azerbaïdjan, du Royaume-Uni et de la Suisse. Après le premier sommet de la CPE, trois micro-Etats européens — Andorre, Monaco et Saint-Marin — sont venus s’ajouter à la liste.

Comment la CPE a-t-elle vu le jour ?

Alors que la France assumait la présidence tournante du Conseil de l’UE (janvier-juin 2022), Emmanuel Macron avait formulé la proposition le 9 mai 2022 au Parlement européen de Strasbourg.

La date n’avait pas été choisie au hasard. Le 9 mai correspond chaque année à la Fête de l’Europe, où l’on célèbre la construction européenne. En 2022, ce jour avait également marqué la conclusion de la Conférence sur l’avenir de l’Europe, vaste consultation citoyenne pour réfléchir à l’amélioration de l’UE.

La proposition s’adressait notamment à l’Ukraine qui, au lendemain de l’agression russe entamée le 24 février, s’était portée candidate pour intégrer l’UE “dans un avenir proche”, selon les mots de son président Volodymyr Zelensky. Si Kiev avait obtenu le statut de candidat moins de quatre mois plus tard, dans un délai particulièrement rapide, l’adhésion finale de l’Ukraine devrait en revanche prendre au moins plusieurs années, tout comme celle des autres pays candidats.

Lors du Conseil européen des 23 et 24 juin 2022, le dernier sous présidence française du Conseil, les Etats membres avaient approuvé le projet. La première réunion de la CPE avait ainsi été décidée pour le 6 octobre 2022 à Prague, en amont du premier sommet européen se déroulant pendant la présidence tchèque du Conseil de l’UE.

Pourquoi la CPE a-t-elle fait débat ?

A l’est de l’Europe, y compris en Ukraine, l’annonce du projet de CPE avait suscité des craintes de voir naître une antichambre perpétuelle de l’UE pour les pays candidats à l’adhésion. Car la CPE leur permet en effet une première forme d’intégration européenne, par le prisme politique et le biais d’actions communes dans des domaines variés. Soit avant qu’ils n’aient une économie suffisamment robuste pour faire partie de l’Union et transposé l’ensemble du droit européen dans leur législation nationale (l’acquis de l’Union européenne).

Mais selon ses défenseurs, la CPE n’a pas vocation à être une maigre consolation pour les Etats n’ayant pas encore pu adhérer à l’Union. Europe politique élargie, elle doit au contraire compléter l’UE par une communauté de valeurs créant des conditions de coopérations accrues. La présence de pays tels que le Royaume-Uni, sorti de l’Union en 2020, et la Suisse, qui ne veut pas en faire partie, en est par ailleurs une illustration.

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19.07.2024 à 11:47

Yaël Braun-Pivet réélue de justesse à la tête de l’Assemblée nationale

Vincent Lequeux

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Le résultat est tombé jeudi 18 juillet à près de 20h45 : pour cette XVIIème législature, le Perchoir de l’Assemblée nationale sera de nouveau occupé par la députée macroniste Yaël Braun-Pivet. Après trois tours qui ont duré plus de cinq heures, la présidente sortante a recueilli 220 voix, une majorité relative qui lui permet de […]

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Texte intégral (1164 mots)
La présidence de l’Assemblée nationale est occupée par Yaël Braun-Pivet depuis juillet 2022 - Crédits : Parlement européen / Daina Le Lardic

Le résultat est tombé jeudi 18 juillet à près de 20h45 : pour cette XVIIème législature, le Perchoir de l’Assemblée nationale sera de nouveau occupé par la députée macroniste Yaël Braun-Pivet. Après trois tours qui ont duré plus de cinq heures, la présidente sortante a recueilli 220 voix, une majorité relative qui lui permet de s’imposer face à son collègue communiste André Chassaigne. Candidat du Nouveau front populaire, ce dernier a bénéficié de 207 suffrages, quand le député du Rassemblement national Sébastien Chenu est arrivé troisième avec 141 voix.

Occupée par Yaël Braun-Pivet depuis 2022, la présidence de l’Assemblée a été disputée par plusieurs candidats. Lors du premier tour, André Chassaigne est arrivé en tête avec 200 voix, suivi par Sébastien Chenu avec 142 voix. La candidate d’Ensemble n’avait obtenu que 124 voix, devant Philippe Juvin des Républicains, Naïma Moutchou d’Horizons, et Charles de Courson de Liot. Mais le désistement de ces derniers pour les tours suivants (Charles de Courson uniquement pour le troisième) lui aura été favorable.

Le scrutin, tenu à bulletin secret, a nécessité ces trois tours en raison de l’absence de majorité absolue des suffrages exprimés lors des deux premiers, dans cette Assemblée fragmentée en trois grands blocs. Lors du troisième tour, une majorité relative suffit pour être élu.

Le quatrième personnage de l’Etat

Le président de l’Assemblée nationale joue un rôle crucial. Quatrième personnage de l’Etat après le président de la République, le Premier ministre et le président du Sénat, il ouvre, dirige et lève les séances importantes de son institution comme les questions au gouvernement. Il préside également plusieurs organes importants, comme le bureau de l’Assemblée nationale qui gère le fonctionnement interne de l’institution, et la conférence des présidents, qu’il convoque chaque semaine pour déterminer l’ordre du jour de l’institution.

Le président est responsable de la bonne conduite des débats et du respect du règlement de l’Assemblée. C’est lui qui reçoit les projets de loi présentés par le gouvernement, ainsi que les propositions de loi émanant des députés. Il peut exprimer, au nom des députés, des réactions officielles lors d’événements graves, et représente l’institution lors de cérémonies ainsi qu’au sein d’organisations internationales. Lorsqu’il n’est pas au Perchoir, le président est remplacé par l’un des six vice-présidents.

Cette élection a pu faire figure de test pour d’éventuelles alliances au sein du Palais-Bourbon, où aucun parti n’a obtenu de majorité absolue. Elle a permis d’y voir plus clair sur les nouveaux rapports de force : si le premier tour a été l’occasion pour les députés de soutenir les candidats de leur camp, les deuxième et troisième tours ont montré les capacités de certains à fédérer au-delà. Et peut-être, par conséquent, la capacité du camp présidentiel à rallier le soutien suffisant d’autres groupes politiques en vue de former le futur gouvernement.

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19.07.2024 à 10:07

Comment l’Europe soutient les infrastructures sportives en France

Juliette Verdes

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Quel est le rapport entre l’Europe et le sport ? L’Union européenne possède une compétence d’appui dans ce domaine depuis l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne en 2009. En d’autres termes, elle est chargée d’encourager la coopération entre les Etats membres et la pratique d’activités sportives partout en Europe, en soutenant les réseaux et […]

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Texte intégral (1968 mots)
Des jeunes participant à une initiation au rugby devant le bâtiment de la Commission européenne à Bruxelles
Des jeunes participant à une initiation au rugby devant le bâtiment de la Commission européenne à Bruxelles - Crédits : Théodore Boermans / Commission européenne

Quel est le rapport entre l’Europe et le sport ? L’Union européenne possède une compétence d’appui dans ce domaine depuis l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne en 2009. En d’autres termes, elle est chargée d’encourager la coopération entre les Etats membres et la pratique d’activités sportives partout en Europe, en soutenant les réseaux et les projets sportifs.

En France, l’UE aide les communes, les Départements ou les Régions pour les initiatives en lien avec le sport. A travers ses programmes de financement, elle soutient aussi bien la construction de nouvelles infrastructures que les projets de rénovation des équipements sportifs.

La rénovation des équipements sportifs de proximité fait aussi partie de la stratégie de l’Etat français : en amont des Jeux Olympiques de Paris 2024, une enveloppe de 200 millions d’euros a été mise en place par l’Agence Nationale du Sport sur la période 2022-2024.

Quels fonds européens pour le sport ?

Les programmes sectoriels sont une composante essentielle de la politique du sport en Europe. C’est par exemple le cas du programme Erasmus+ à travers lequel l’UE soutient la formation, la mobilité des personnels d’organisations sportives, la promotion du sport-santé et l’inclusion sociale.

Mais en ce qui concerne les infrastructures, ce sont les fonds structurels européens qui viennent en aide aux territoires. Le FEDER peut ainsi stimuler la pratique sportive en tant que vecteur de développement régional, tout comme le FEADER mis en place spécifiquement pour le développement des territoires ruraux.

Le Comité européen des régions a par ailleurs appelé, dans un avis datant du 9 février 2024 à augmenter l’investissement via ces deux fonds dans “des infrastructures sportives à petite échelle […], en mettant particulièrement l’accent sur les infrastructures de plein air, compte tenu du fait que ces installations et les terrains sur lesquels elles sont implantées appartiennent souvent aux communes”. Il ajoute que les sports de plein air tels que la marche, la course à pied et le cyclisme sont des sports accessibles au plus grand nombre, “susceptibles de stimuler [le] bien-être [et la] proximité […] dans les territoires”. L’organe consultatif européen préconise aussi de tirer parti du tourisme sportif via ces fonds.

Le Fonds social européen + peut également soutenir les éducateurs et animateurs sportifs au titre de la formation professionnelle, afin de favoriser la pratique sportive. En outre, les collectivités territoriales ont pu déposer, à partir de 2021, des demandes de subventions afin de bénéficier de fonds du plan de relance européen consacrés à la rénovation énergétique et la modernisation des équipements sportifs. Ces enveloppes allouées par l’Agence nationale du sport s’inscrivent dans une stratégie plus générale de l’UE pour la transition énergétique des bâtiments publics.

Le FEDER (Fonds européen de développement régional) vise à renforcer la compétitivité et la cohésion des régions européennes. Quant au FEADER (Fonds européen agricole pour le développement rural), l’une de ses missions est de contribuer à la revitalisation des zones rurales en soutenant des projets qui stimulent le développement local et l’attractivité des territoires. Le Fonds Social Européen + (FSE+) soutient également les projets autour du sport dans le cadre de la lutte contre le décrochage scolaire, l’inclusion sociale ou encore l’insertion vers l’emploi.

En France, les Conseils régionaux sont les principales autorités de gestion des fonds de la politique de cohésion de l’Union européenne. Le plus souvent, dans le cadre de la création d’une infrastructure sportive au sein d’une collectivité locale, le FEDER peut être sollicité. Pour cela, il faut se rapprocher de son Conseil régional qui est mandaté pour accompagner les porteurs de projet dans leur démarche.

Quelques projets sportifs en France

À Pré-en-Pail-Saint-Samson (Mayenne), un ancien camping a été reconverti en un espace intergénérationnel qui propose de nombreuses activités sportives grâce au soutien de la commune, du département, de l’Agence nationale du sport et du FEDER. Dans la lignée des objectifs de transition verte à l’échelle européenne, ce nouvel espace a été conçu pour préserver la nature en centre-ville tout en favorisant la pratique sportive et la cohésion sociale grâce à des lieux de rassemblement et de festivités. La commune s’est ainsi dotée de terrains de football, de basketball et de tennis, de tables de ping-pong, d’un pumptrack, d’un parcours de santé et d’un boulodrome. Des aires de jeux, des jardins partagés ou encore des espaces de détente viennent compléter ces installations.

Les financements européens peuvent aussi être mobilisés pour rendre les parcours sportifs plus inclusifs en les adaptant aux personnes à mobilité réduite. Dans le Massif central, une “grande traversée” pour les VTT entre Avallon, en Bourgogne, et les plages du Cap d’Adge, en Occitanie, a fait l’objet de travaux afin de la rendre accessible aux fauteuils roulants électriques. Ce parcours de 1 400 km qui traverse quatre régions a nécessité un partenariat financier associant les régions Bourgogne-Franche Comté, Auvergne-Rhône-Alpes et Occitanie, et le Fonds européen de développement régional pour le Massif central.

Dans la continuité des objectifs de durabilité, les Hauts-de-France ont porté un projet alliant tourismes vert et mémoriel grâce à la revalorisation d’une ancienne voie ferrée entre Arras (Pas-de-Calais) et Gamaches (Somme). Celle-ci est désormais accessible aux randonneurs, cyclistes et aux cavaliers et est adaptée aux personnes à mobilité réduite. L’enveloppe allouée par le FEADER pour financer ces 22 km de voies vertes s’élève à près de 500 000 euros. Ce projet de mobilité douce a aussi permis de mettre en valeur le patrimoine régional grâce à une extension du parcours jusqu’au château fort de Rambures, dans la Somme.

Enfin, du côté du FSE+, l’association Languedoc-Roussillon Sport Emploi Tourisme promeut la création d’entreprises dans la filière du sport, du loisir et du tourisme en accompagnant les porteurs de projets. Le suivi qui leur est proposé permet de fédérer les acteurs du sport en Occitanie et contribuer au développement de l’activité physique et du tourisme sportif.

Et dans le reste de l’UE ?

Partout en Europe, l’UE finance des projets pour améliorer les infrastructures sportives. En Belgique par exemple, le FEDER a permis de financer une piscine durable sur un campus universitaire. En Roumanie, il a contribué à la réhabilitation du hall sportif dans une école. En Espagne, un parc naturel sportif dans un espace rural de Catalogne a été financé en grande partie grâce au FEADER.

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18.07.2024 à 17:21

Composition, fonctionnement, rôle : tout savoir sur la Commission européenne

Rédaction Toute l'Europe

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Quel est le rôle de la Commission européenne ? La Commission est l’organe exécutif de l’Union européenne. Elle met en œuvre les actes législatifs adoptés par le Parlement européen et le Conseil de l’UE. Elle est également chargée de l’exécution du budget et de la gestion de certains programmes communautaires. C’est également elle qui propose […]

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Texte intégral (2682 mots)
La bâtiment Berlaymont à Bruxelles, siège de la Commission européenne - Crédits : Dati Bendo / Commission européenne
La bâtiment Berlaymont à Bruxelles, siège de la Commission européenne - Crédits : Dati Bendo / Commission européenne

L’essentiel sur la Commission européenne

La Commission européenne soumet des propositions de loi (directives et règlements) au Conseil de l’UE ainsi qu’au Parlement européen.

Elle veille ensuite à la bonne application de ces textes.

Le collège des commissaires se compose de 27 membres, un par Etat membre.

Depuis 2019, Ursula von der Leyen assure la présidence de l’institution. L’Allemande a été reconduite pour cinq ans le 18 juillet 2024.

Quel est le rôle de la Commission européenne ?

La Commission est l’organe exécutif de l’Union européenne. Elle met en œuvre les actes législatifs adoptés par le Parlement européen et le Conseil de l’UE. Elle est également chargée de l’exécution du budget et de la gestion de certains programmes communautaires.

C’est également elle qui propose les textes législatifs. Investie d’un droit d’initiative, elle soumet ses propositions de loi (directives et règlements) aux colégislateurs (Conseil et Parlement européen). Un acte législatif de l’Union ne peut, sauf exception prévue par les traités, être adopté que sur proposition de la Commission. Dans les faits, la Commission suit souvent les grandes orientations fixées par le Conseil européen, qui réunit les chefs d’Etat et de gouvernement. Ainsi que les priorités pluriannuelles définies en commun par la Commission, le Parlement et le Conseil de l’UE.

Des limites au droit d’initiative de la Commission européenne

La politique étrangère et de sécurité commune, soumise à des règles et procédures spécifiques, est “définie et mise en œuvre par le Conseil européen et le Conseil […]. L’adoption d’actes législatifs est exclue. Cette politique est exécutée par le haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et par les États membres […]”, indique le traité sur l’Union européenne (art 24).

La politique monétaire est quant à elle définie par le Système européen de banques centrales et l’Eurosystème.

Par ailleurs, dans les domaines où l’UE n’a pas une compétence exclusive, les propositions de la Commission doivent être élaborées dans le respect du principe de subsidiarité.

La Commission est également la gardienne des traités. Elle veille, sous le contrôle de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE), à l’application correcte des traités et des décisions prises pour les mettre en œuvre. En cas d’inapplication ou de mauvaise application du droit européen par un Etat membre, la Commission peut saisir la CJUE afin que celle-ci prononce des sanctions à son encontre.

La Commission veille en particulier à l’application des règles de concurrence. Elle contrôle l’attribution des aides d’Etat (subventions publiques) et peut également prendre des décisions conduisant à des amendes pour les entreprises en infraction.

Enfin, elle représente l’Union européenne à l’étranger, dans plusieurs domaines comme la politique commerciale ou la désignation des délégations. Réservée au président du Conseil européen et au haut représentant de l’Union, la politique étrangère et de sécurité commune n’est pas concernée.

Qui compose le collège des commissaires ?

La Commission compte 27 commissaires, dont un président et un haut représentant de l’Union pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, soit un par Etat membre.

Depuis 2019, la présidente de la Commission est l’Allemande Ursula von der Leyen. Membre de l’Union chrétienne-démocrate (CDU, conservateurs), elle a auparavant été ministre fédérale de la Famille, du Travail puis de la Défense en Allemagne de 2005 à 2019. La conservatrice a été reconduite pour un deuxième mandat de cinq ans le 18 juillet 2024.

Le représentant français est Thierry Breton, commissaire européen au Marché intérieur. Nommé en 2019, il est responsable de l’industrie, du numérique, de la défense et de l’espace. Un nouveau commissaire français doit être désigné d’ici la fin de l’année 2024.

Réduire le nombre de commissaires ?

Le traité de Lisbonne prévoyait qu’à partir du 1er novembre 2014, la Commission serait composée d’un nombre de membres correspondant aux 2/3 du nombre d’Etats, à moins que le Conseil européen n’en décide autrement à l’unanimité. Or, à la suite du rejet du traité par l’Irlande en juin 2008 et pour faciliter la tenue d’un second référendum, le Conseil européen a décidé de revenir sur cette décision.

Comment sont désignés les commissaires européens ?

Les commissaires européens sont nommés pour 5 ans renouvelables et choisis en raison de leurs compétences générales.

Depuis le traité de Lisbonne, le président de la Commission européenne est “élu” par le Parlement européen, à la majorité, sur proposition du Conseil européen. Ce sont donc les chefs d’Etat et de gouvernement qui doivent proposer un candidat, “en tenant compte des élections au Parlement européen, et après avoir procédé aux consultations appropriées”. Si le candidat ne recueille pas la majorité des voix des eurodéputés, le Conseil européen doit en proposer un nouveau dans un délai d’un mois.

C’est ensuite le Conseil de l’UE, “d’un commun accord avec le président élu”, qui propose les autres membres du collège des commissaires, y compris le haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politiques de sécurité, “sur la base des suggestions faites par les États membres”. Ce collège est alors, dans son ensemble, “soumis à un vote d’approbation du Parlement européenaprès l’audition de chaque commissaire.

Par ailleurs, le président de la Commission européenne fixe les grandes orientations politiques que suivront les commissaires dans l’exercice de leurs fonctions.

Ces derniers sont indépendants. Malgré leur désignation par les Etats membres, ils sont nommés pour agir en faveur de l’intérêt général de l’Union. Contrairement aux membres du Conseil européen ou du Conseil de l’Union européenne, ils ne représentent pas leur pays d’origine.

Enfin, la Commission fonctionne selon le principe de la collégialité. Autrement dit, les décisions y sont prises collectivement par le collège des commissaires et non par chaque commissaire individuellement.

Où se situe la Commission européenne ?

Le siège de la Commission se situe au 200 rue de la Loi, au cœur du quartier européen de Bruxelles. Le bâtiment principal où siègent les commissaires est couramment appelé le Berlaymont, du nom de l’ancien couvent qui se situait à cet emplacement jusque dans les années 1950.

L’institution dispose également de plusieurs bâtiments à travers la capitale belge ainsi que de représentations dans chaque Etat membre et de délégations dans les pays en voie d’adhésion et les pays tiers.

Combien de personnes travaillent pour la Commission européenne ?

De part ses effectifs, la Commission est la plus grande institution de l’Union. Au 1er janvier 2024, elle comptait 32 484 personnes, dont 10 % de Français. Environ 80 % du personnel est réparti entre les 40 Directions Générales (DG) et services décentralisés ; les autres étant affectés aux services de traduction et d’interprétation.

Quel est le logo de la Commission européenne ?

Le logo de la Commission européenne symbolise l’architecture du bâtiment Berlaymont.

Crédits : Commission européenne

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18.07.2024 à 15:31

Comment est “élu” le président de la Commission européenne ?

Rédaction Toute l'Europe

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Depuis les débuts de la construction européenne, les modalités de l’élection du président de l’exécutif européen ont beaucoup évolué. Avant 2014, un choix quasi discrétionnaire des dirigeants européens En 1957, le traité de Rome prévoit que “les membres de la Commission sont nommés d’un commun accord par les gouvernements des Etats membres”. Le président de […]

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Texte intégral (2652 mots)
Ursula von der Leyen devant les eurodéputés le 18 juillet 2024, jour de son élection
Ursula von der Leyen devant les eurodéputés le 18 juillet 2024, jour de sa réélection - Crédits : Alexis Haulot / Parlement européen

Depuis les débuts de la construction européenne, les modalités de l’élection du président de l’exécutif européen ont beaucoup évolué.

Avant 2014, un choix quasi discrétionnaire des dirigeants européens

En 1957, le traité de Rome prévoit que “les membres de la Commission sont nommés d’un commun accord par les gouvernements des Etats membres”.

Le président de l’institution est donc choisi à la discrétion des chefs d’Etat et de gouvernement, qui s’accordent généralement autour d’une personnalité consensuelle, sans engagement partisan trop prononcé.

A partir des élections de 1999, à la suite de l’entrée en vigueur du traité d’Amsterdam, les règles évoluent et le Parlement obtient un droit de regard sur la nomination du président de l’exécutif européen. “Les gouvernements des Etats membres désignent d’un commun accord la personnalité qu’ils envisagent de nommer président de la Commission ; cette désignation est approuvée par le Parlement européen”, prévoient désormais les traités.

La Commission européenne dirigée par Romano Prodi (1999-2004) est ainsi, pour la première fois, auditionnée par les eurodéputés avant de prendre ses fonctions.

Le tournant de 2014 : les “Spitzenkandidaten

En 2014, le processus semble prendre un tournant. Pour la première fois, les eurodéputés élus par les citoyens au cours des élections européennes ont un impact décisif sur la désignation du président de la Commission européenne.

En effet, avec l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne (en décembre 2009), la terminologie change. Le Conseil européen doit désormais “proposer” un candidat “en tenant compte” du résultat des élections européennes. Et si ce dernier n’est pas “élu” par la majorité des eurodéputés, les dirigeants sont tenus de revoir leur choix.

“En tenant compte des élections au Parlement européen, et après avoir procédé aux consultations appropriées, le Conseil européen, statuant à la majorité qualifiée, propose au Parlement européen un candidat à la fonction de président de la Commission. Ce candidat est élu par le Parlement européen à la majorité des membres qui le composent. Si ce candidat ne recueille pas la majorité, le Conseil européen, statuant à la majorité qualifiée, propose, dans un délai d’un mois, un nouveau candidat, qui est élu par le Parlement européen selon la même procédure.”
Maastricht, Amsterdam, Lisbonne… les traités européens ont connu plusieurs révisions depuis 1957

Art. 17 §7 du Traité sur l’Union européenne

A l’issue du renouvellement du Parlement en 2014, les eurodéputés profitent donc de cette disposition pour “imposer” à la tête de la Commission européenne le chef de file (“Spitzenkandidat” en allemand) du parti européen sorti vainqueur des urnes. Face au social-démocrate allemand Martin Schulz (S&D), Jean-Claude Juncker, qui avait mené la campagne des européennes pour le Parti populaire européen (PPE), devient le nouveau président de la Commission.

La personnification des élections européennes est censée accroître l’intérêt des électeurs européens, peu nombreux à se rendre aux urnes pour voter. Un effet qui n’est pourtant pas constaté lors des élections de 2014, le taux de participation des Européens y étant légèrement inférieur à celui de 2009. Et tandis que les eurodéputés se félicitent de ce qu’ils considèrent comme une avancée démocratique, les dirigeants européens, notamment allemand et français, laissent très vite entendre que ce mode de désignation n’a pas nécessairement vocation à se reproduire en 2019.

Un processus fragile

Avant les élections européennes de 2014, la chancelière allemande Angela Merkel, craignant probablement de voir son opposant national Martin Schulz à la tête de l’exécutif européen, avait rappelé qu’il n’existait aucun “lien automatique” entre le parti qui remporterait les élections européennes et le prochain président de la Commission européenne.

Après les élections, d’âpres négociations entre les Etats membres avaient aussi eu lieu au Conseil européen, le Britannique David Cameron et le Hongrois Viktor Orbán votant contre Jean-Claude Juncker.

Un abandon du système en 2019

En prévision des élections européennes de 2019, les grandes familles politiques représentées au Parlement européen désignent à nouveau des Spitzenkandidaten pour prendre la tête de la Commission européenne : Manfred Weber pour les conservateurs du PPE, Frans Timmermans pour les sociaux-démocrates du S&D, ou encore Margrethe Vestager pour les libéraux de l’ADLE…

Mais dans les faits, les chefs d’Etat et de gouvernement souhaitent conserver une influence décisive sur ce poste clé. Le 23 février 2018 notamment, à l’issue d’un sommet des dirigeants européens, le président du Conseil européen de l’époque Donald Tusk déclare ainsi que ceux-ci “ne pouvai[en]t garantir à l’avance qu’il[s] proposerai[en]t l’une des têtes de liste au poste de président de la Commission européenne” et que ce mécanisme des Spitzenkandidaten ne présentait “aucun caractère automatique”. Une décision rappelée à de nombreuses reprises par les dirigeants eux-mêmes, notamment français et allemand.

Finalement, la présidente de la Commission désignée se nomme Ursula von der Leyen. Choisie par les chefs d’Etat et de gouvernement le 2 juillet, le nom de la ministre conservatrice allemande est arrivé très tardivement dans les discussions. A 9 voix près, elle est élue par une courte majorité d’eurodéputés le 16 juillet 2019. L’année précédente, les députés européens avaient prévenu qu’ils rejetteraient toute personnalité proposée par le Conseil européen qui n’aurait pas été cheffe de file pour les élections européennes. De fait, leurs successeurs dans le nouvel hémicycle n’ont pas mené la menace à exécution.

Le retour de la Spitzenkandidat en 2024

Lors des élections européennes de juin 2024, la question d’utiliser le système du Spitzenkandidat se pose de nouveau. La présidente sortante, Ursula von der Leyen, est désignée Spitzenkandidat pour sa famille politique, le Parti populaire européen.

Après la victoire des conservateurs lors du scrutin, le nom d’Ursula von der Leyen est proposé par le Conseil européen, et approuvé par le Parlement européen le 18 juillet 2024. Sur 720, 401 eurodéputés soutiennent sa reconduction.

D’autres partis avaient également désigné des Spitzenkandidatin pour le scrutin. Mais rien n’indique que ses noms auraient été retenus pour la présidence de la Commission européenne en cas de victoire de leur parti aux élections européennes. En effet, la nomination d’Ursula von der Leyen par le Conseil européen était également conditionnée à celle des autres “top jobs” européens et donc le résultat d’intenses négociations.

Consultez notre dossier spécial Elections européennes 2024

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18.07.2024 à 14:44

Les groupes du Parlement européen : Renew Europe (RE)

Rédaction Toute l'Europe

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76 élus, 20 pays Le groupe Renew Europe (RE) est le successeur direct de l’Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe (ADLE). Rejointe par les élus français de Renaissance (ex La République en marche) et leurs confrères roumains de la liste USR-PLUS (Union Sauvez la Roumanie et Parti de la liberté, de l’unité et […]

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Texte intégral (2287 mots)
Valérie Hayer est la présidente du groupe Renew depuis le 25 janvier 2024
Valérie Hayer est la présidente du groupe Renew Europe depuis le 25 janvier 2024 - Crédits : Alexis Haulot / Parlement européen

76 élus, 20 pays

Le groupe Renew Europe (RE) est le successeur direct de l’Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe (ADLE). Rejointe par les élus français de Renaissance (ex La République en marche) et leurs confrères roumains de la liste USR-PLUS (Union Sauvez la Roumanie et Parti de la liberté, de l’unité et de la solidarité), la nouvelle formation centriste créée le 12 juin 2019 sont la cinquième force politique du Parlement européen, après une perte de 23 sièges par rapport à la précédente mandature. Ses 76 élus représentent désormais plus de 10 % des eurodéputés.

Le 25 juin 2024, la Française Valérie Hayer a été réélue à la présidence du groupe Renew Europe au Parlement européen. La Mayennaise avait succède le 25 janvier de la même année à Stéphane Séjourné, nommé ministre de l’Europe et des Affaires étrangères du gouvernement français.

Le groupe compte en outre une française questeure, Fabienne Keller, réélue à ce poste le 16 juillet 2024.

Renew Europe rassemble des élus de 20 Etats européens. Certains Etats d’Europe du sud (Chypre et Malte) ainsi que l’Italie, la Croatie, la Grèce, la République tchèque et la Hongrie ne comptent pas d’eurodéputés centristes. Une chute significative pour ce parti par rapport à 2019 où il comptait en son sein 24 Etats-membres.

Avec 13 eurodéputés, la délégation française est la plus importante du groupe RE. Les Allemands ont 8 sièges en tout dont 5 issus du Parti libéral-démocrate. Les Slovaques (Slovaquie progressiste) comptent 6 membres, tandis que deux autres délégations (Belgique et Bulgarie) se composent de 5 parlementaires.

Il existe actuellement huit groupes politiques, classés ci-dessous du plus grand au plus faible

Certains eurodéputés non inscrits ne siègent dans aucun groupe politique.

Priorités politiques

Loin derrière les deux groupes de tête, le PPE (droite traditionnelle) et le S&D (sociaux-démocrates) et désormais derrière les Patriotes pour l’Europe et les Conservateurs et réformistes européens (CRE), Renew Europe possède tout de même un pouvoir d’influence non négligeable sur l’assemblée. Les eurodéputés libéraux peuvent souvent apporter le nombre de voix nécessaires aux sociaux-démocrates ou aux conservateurs pour faire passer leurs textes.

Le groupe défend une vision fédéraliste de l’Europe, favorable à un approfondissement de la construction européenne. Bien que les partis qui le composent adoptent des positions politiques diverses, les eurodéputés libéraux partagent par ailleurs certaines valeurs comme la défense des libertés individuelles. Pour la mandature 2024-2029, Renew Europe souhaite mettre “l’accent sur la défense et la sécurité européennes, la compétitivité, la défense de l’état de droit, la protection des droits individuels et la nécessité de renforcer la souveraineté européenne” en tant que “mouvement le plus pro-européen [sur la scène politique]”.

PaysNom du parti national affilié au groupe Renew
AllemagneParti libéral-démocrate (FDP), électeurs libres (FW)
AutricheLa nouvelle Autriche et le Forum libéral (NEOS)
BelgiqueMouvement réformateur (Open VLD), Mouvement Réformateur (MR), Les Engagés
BulgarieMouvement des droits et des libertés (DPS)
DanemarkParti social-libéral danois (RV), Parti libéral, les Modérés
EspagneCiudadanos, Parti national basque (PNV)
EstonieParti de la réforme d’Estonie (ER), Parti du centre d’Estonie (KE)
FinlandeParti populaire suédois de Finlande (SFP/RKP), Parti du centre (KESK)
FranceRenaissance, MoDem, Horizons, UDI 
IrlandeFianna Fáil, Independent/Neamhspleách, Independent Ireland
LettonieDéveloppement letton
LituanieMouvement libéral, Parti de la liberté
LuxembourgParti démocratique
Pays-BasParti populaire pour la liberté et la démocratie (VVD), Démocrates (D66)
PologneTroisième voie
PortugalInitiative libérale
RoumanieAlliance de la droite unie
SlovaquieSlovaquie progressiste
SlovénieMouvement pour la liberté
SuèdeParti du centre, Les Libéraux

Chypre, la Croatie, la Grèce, la Hongrie, l’Italie, la République tchèque ne sont pas représentés dans ce groupe.
Consultez notre dossier spécial Elections européennes 2024

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