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07.12.2021 à 15:00

[Podcast] De 1950 à nos jours : l’histoire de l’Union européenne

Alexandra

Si les institutions européennes existent depuis la deuxième moitié du XXe siècle, les projets d’union sont bien plus anciens. Du Plaidoyer pour la paix d’Erasme aux “Etats-Unis d’Europe” défendus par Victor Hugo, des penseurs ont milité pour l’union, meilleur moyen d’en finir avec la guerre sur le Vieux Continent. Après les deux guerres mondiales, ce … Continued

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Texte intégral 944 mots

Si les institutions européennes existent depuis la deuxième moitié du XXe siècle, les projets d’union sont bien plus anciens. Du Plaidoyer pour la paix d’Erasme aux “Etats-Unis d’Europe” défendus par Victor Hugo, des penseurs ont milité pour l’union, meilleur moyen d’en finir avec la guerre sur le Vieux Continent.

Après les deux guerres mondiales, ce projet se concrétise avec la déclaration Schuman du 9 mai 1950. Ce jour-là, Robert Schuman, alors ministre français des Affaires étrangères, appelle à mettre en commun les productions de charbon et d’acier des deux ennemis de toujours, la France et l’Allemagne. Avec une idée en tête : les liens économiques et commerciaux seront les meilleurs garants d’une paix durable. Un an plus tard, les deux pays, aux côtés de l’Italie, de la Belgique, du Luxembourg et des Pays-Bas créent la Communauté européenne du charbon et de l’acier, la CECA. En 1957, ces 6 pays vont encore plus loin en signant le traité de Rome, instituant la Communauté économique européenne, ancêtre l’Union européenne.

La communauté se structure rapidement. Sur le plan économique d’abord, avec le lancement de la Politique agricole commune en 1962 ou encore la levée des droits de douane en 1968. Mais aussi politiquement, avec l’élection du Parlement européen au suffrage universel direct à partir de 1979.

Après le premier élargissement au Royaume-Uni, à l’Irlande et au Danemark dans les années 70, les années 80 sont marquées par toujours plus d’intégration, notamment avec l’Acte unique européen en 1986, mais aussi par l’accord de Schengen en 1985. Un texte qui préfigure l’abolition des contrôles aux frontières dans un grand nombre de pays européens réunis dans le fameux espace Schengen.

Avec le traité de Maastricht signé en 1992, la Communauté économique européenne prend enfin le nom d’Union européenne. Ce traité prévoit notamment l’adoption d’une monnaie unique :  l’euro, qui arrive dans nos portemonnaies en 2002.

Après l’intégration, l’expansion. A partir des années 2000, l’Union européenne s’ouvre à l’Est, avec 13 nouveaux membres entre 2004 et 2013. L’UE compte alors 28 Etats membres.

Mais la construction européenne n’est pas un long fleuve tranquille : de nombreuses crises ont jalonné son histoire. Les dernières en date ? Le Brexit et la Covid-19. Le premier a abouti au départ du Royaume-Uni en 2020. Une première dans l’histoire de l’Europe et un choc pour les Européens, qu’ils ont réussi à surmonter en restant soudés. Dans le même temps, la Covid-19 a paralysé l’économie de l’Union, et a poussé les pays européens à contracter un emprunt collectif pour faire face à la crise. Là aussi une première. Si la devise officielle de l’Union européenne est “Unie dans la diversité”, elle pourrait donc aussi être “Ce qui ne me tue pas me rend plus fort”.

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07.12.2021 à 12:21

Salaires minimums : les Etats membres adoptent le projet de cadre européen

Valentin

“Sur le terrain salarial, c’est un accord important, et presque inespéré, qu’ont conclu, lundi 6 décembre, les ministres européens des Affaires sociales”, résume Le Monde. Deux semaines après le vote du Parlement européen en faveur du projet de la Commission européenne, le Conseil de l’UE a donc également “adopté une position commune quant à l’instauration de … Continued

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Texte intégral 1913 mots
Le ministre slovène de l'Emploi Janez Cigler Kralj a dirigé la réunion du Conseil lundi 6 décembre
Le ministre slovène de l’Emploi Janez Cigler Kralj a dirigé la réunion du Conseil - Crédits : Union européenne

Sur le terrain salarial, c’est un accord important, et presque inespéré, qu’ont conclu, lundi 6 décembre, les ministres européens des Affaires sociales”, résume Le Monde. Deux semaines après le vote du Parlement européen en faveur du projet de la Commission européenne, le Conseil de l’UE a donc également “adopté une position commune quant à l’instauration de ‘salaires minimums adéquats’ dans les Etats membres” [La Tribune]. Les “seules dissidences” sont venues “du Danemark et de la Hongrie”, complète Euractiv.

Selon Nicolas Schmit, commissaire européen à l’Emploi, il s’agit de démontrer que “l’Europe ne peut pas être le continent où des gens ne peuvent vivre de leur salaire” [Le Monde].

Pas un, mais des salaires minimums

Le projet se veut un signal politique fort. Il n’en reste pas moins d’une portée réelle très limitée”, font remarquer Les Echos. La directive n’envisage aucunement la mise en place d’un “SMIC européen” : “cela serait contraire aux traités, qui limitent les pouvoirs communautaires en matière sociale, et intenable économiquement tant les minimums mensuels varient au sein de l’Union”, explique le journal économique. Selon Eurostat, “les salaires minimums mensuels varient considérablement dans l’UE, allant de 332 euros en Bulgarie à 2 202 euros au Luxembourg” [La Libre]. Bien que les niveaux de vie soient différents d’un Etat membre à l’autre, “les salaires de certains pays d’Europe de l’Est confèrent tout de même un pouvoir d’achat bien en deçà de la moyenne européenne aux travailleurs concernés”, d’après les données de l’institut de statistique européen [La Tribune].

Le texte n’oblige pas non plus à introduire un salaire minimum dans les six pays qui n’en disposent pas (Autriche, Chypre, Danemark, Finlande, Italie, Suède)”, précise Ouest-France. Dans ces Etats, les systèmes reposent “sur des conventions collectives négociées, branche par branche, entre les employeurs et les syndicats”, souligne La Croix.

La proposition vise en revanche à adopter “une position commune concernant des règles nouvelles”, explique Le Monde. Pour Les Echos, “l’objectif prioritaire du texte est bien de pousser à la hausse [les salaires les plus faibles]”. Un moyen de “combattre tant le dumping social que le phénomène des ‘travailleurs pauvres’, qui concernerait actuellement 10 % de ceux qui ont un emploi” [Le Monde].

Rien ne précise cependant la marche à suivre pour les 21 Etats membres disposant d’un salaire minimum. “La seule indication chiffrée esquissée par la Commission – celle de fixer les salaires minimums à 60 % du salaire médian brut ou à 50 % du salaire moyen brut – n’a rien de contraignant”, indique La Croix. Pour le journal, “seule une directive très souple, laissant une grande marge de manœuvre aux capitales européennes, [pourrait] apparaître comme acceptable aux pays scandinaves”.

En revanche, le projet met la “pression sur l’Europe centrale”, indiquent Les Echos. Le journal rappelle que le texte “joue avant tout sur le levier de la négociation collective, en vue de la renforcer et de l’étendre. Les pays où la négociation collective couvre moins de 70 % des salariés devront l’étendre par la loi ou par un accord interprofessionnel. L’Europe centrale et de l’Est, en retard en la matière, sera de facto la plus concernée”.

Un dossier prioritaire pour la PFUE ?

Les négociations sont cependant loin d’être closes. En effet, “les discussions vont pouvoir commencer entre le Parlement européen et le Conseil […] pour adopter un texte” [L’Humanité]. Et “les trilogues [qui démarreront en janvier] seront ‘tendus’, prédisent des sources européennes”, relayées par Les Echos. “Des pays comme la France poussent à ‘faire converger’ les bas salaires à marche soutenue et le projet adopté par le Parlement est plus ambitieux que le compromis du Conseil” [Les Echos].

Si cet accord a bénéficié d’un “large soutien” parmi les ministres de l’UE, un diplomate européen assure qu’ ”un message fort de ne pas s’écarter du texte a été envoyé aux Français” [La Tribune]. “Les trilogues démarreront [effectivement] en janvier et Paris peut bien espérer un accord final durant sa présidence du Conseil de l’UE, au premier semestre”, notent Les Echos.

A partir du 1er janvier, débutera en effet la treizième présidence française du Conseil (PFUE). “Emmanuel Macron tiendra une conférence de presse jeudi pour [en] présenter les priorités” [Le Figaro]. Plusieurs textes d’ores et déjà lancés en Europe devraient être mentionnés par le chef de l’Etat. “Ce pourrait être le cas de l’instauration d’un salaire minimum européen”, rapportent plusieurs médias dont Les Echos.

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06.12.2021 à 14:13

Salaire minimum en Europe : que contient la directive en débat ?

Alexis

A l’échelle européenne, nombreux sont ceux qui souhaiteraient voir émerger un cadre sur le salaire minimum afin d’assurer une convergence, vers le haut, des économies des pays de l’Union européenne et des protections salariales qu’elles offrent à leurs travailleurs. Le débat a notamment été remis sur la table à compter du 28 octobre 2020, lorsque … Continued

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Dans l'UE, 21 Etats sur 27 ont fixé une rémunération minimale au niveau national.
Dans l’Union européenne, 21 Etats sur 27 ont fixé une rémunération minimale au niveau national - Crédits : HJBC / iStock

A l’échelle européenne, nombreux sont ceux qui souhaiteraient voir émerger un cadre sur le salaire minimum afin d’assurer une convergence, vers le haut, des économies des pays de l’Union européenne et des protections salariales qu’elles offrent à leurs travailleurs.

Le débat a notamment été remis sur la table à compter du 28 octobre 2020, lorsque la Commission européenne a proposé une directiverelative à des salaires minimaux adéquats dans l’Union européenne”.

Quel salaire minimum dans les pays de l’UE ?

Dans l’UE, 21 États sur 27 ont actuellement fixé une rémunération minimale au niveau national.

Dans ces pays, ce dernier s’élève de 332 euros brut par mois en Bulgarie à 2 202 euros brut au Luxembourg au 1er juillet 2021 (source Eurostat). La France, avec un Smic à 1 555 euros brut à la même date, se situait au sixième rang à l’échelle européenne (le salaire minimum français a depuis été revalorisé à 1 589 euros le 1er octobre, pour tenir compte de l’inflation).

Au Danemark, en Finlande, en Suède, en Autriche, à Chypre et en Italie, un salaire minimum est défini par branche, c’est-à-dire pour chaque secteur d’activité, à travers des négociations entre partenaires sociaux.

Pourquoi la directive proposée par la Commission européenne n’établit pas un “smic européen” à proprement parler ?

Prenant acte des compétences limitées en matière sociale de l’UE, qui dispose avant tout d’un rôle d’appui, la Commission européenne n’a pas proposé une rémunération minimale unique au niveau européen. Sa mise en œuvre par le biais d’une directive serait en effet contraire aux traités. Par ailleurs, une telle mesure aurait un effet délétère sur l’économie de l’Union, selon le commissaire à l’Emploi et aux droits sociaux Nicolas Schmit. “Si la Bulgarie devait adopter les salaires du Luxembourg, son économie cesserait d’exister du jour au lendemain”, avait-il déclaré fin octobre 2020 lors de la présentation de la proposition de directive sur les salaires minimums.

La mise en place d’un même taux plancher applicable dans chaque pays, comme le souhaitaient nombre de candidats français aux élections européennes de mai 2019 – de 50 % du salaire médian pour Nathalie Loiseau (tête de liste de La République en marche) à 75 % du salaire médian pour Manon Aubry (à la tête de la liste La France insoumise) –, n’est pas non plus à l’ordre du jour pour l’exécutif bruxellois.

Enfin, la Commission européenne n’entend pas imposer la mise en place d’un salaire minimum aux pays qui n’en disposent pas, à savoir ceux où ils sont définis par des conventions collectives. Le but poursuivi par l’institution consiste à faire en sorte que les rémunérations minimales offrent un niveau de vie digne à ceux qui les touchent. “Dans la majorité des États membres, les travailleurs sont confrontés au caractère insuffisamment adéquat de la protection offerte par des salaires minimaux et/ou à des lacunes dans la couverture de celle-ci”, explique à cet effet la Commission.

Quel est le modèle avancé par la Commission ?

Pour ce faire, la proposition de directive invite les États membres à favoriser les négociations collectives, qui impliquent une importante mobilisation des partenaires sociaux, dans la définition des salaires minimaux. Les pays où les salaires sont couverts pour moins de 70 % par les négociations collectives sont tout particulièrement concernés. Une approche justifiée par le constat suivant, formulé sur le site de la Commission : “dans la majorité des États membres affichant des niveaux élevés de salaires minimaux par rapport au salaire médian, la couverture des négociations collectives dépasse 70 %”.

Selon la proposition de l’exécutif européen, le renforcement de la protection offerte par un salaire minimum devrait être suivi par le biais de rapports annuels présentés au Parlement européen et au Conseil de l’UE. Au sein de ce dernier, le Comité de l’emploi, qui conseille les ministres du Travail des Vingt-Sept, s’appuierait sur ces documents afin d’analyser la situation des États membres. Aussi, les progrès effectués dans la mise en œuvre de la mesure seraient surveillés via le semestre européen, outil de coordination des politiques économiques et budgétaires des pays de l’UE.

Quelles étapes avant l’adoption de la directive ?

Pour que la directive puisse être appliquée, elle doit maintenant être approuvée par le Parlement européen et le Conseil.

De leur côté, les eurodéputés se sont prononcés le 25 novembre en faveur de l’ouverture des négociations avec le Conseil. Celui-ci a arrêté sa position le 6 décembre, reprenant l’essentiel de la proposition de la Commission européenne. Des représentants des Etats membres et des députés européens vont maintenant pouvoir débattre du texte afin de dégager un compromis, en vue d’une adoption commune de la directive. Cette perspective constituera l’une des priorités de la France lorsqu’elle assumera la présidence tournante du Conseil du 1er janvier au 30 juin 2022.

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06.12.2021 à 13:00

Migrations : à Lesbos, le pape François appelle les Européens à agir pour les réfugiés

Raphael

Arrivé la veille à Athènes, le pape François s’est rendu dimanche 5 décembre à Lesbos pour y prononcer un “vibrant discours au camp de migrants de Mavrovouni […], cinq ans après sa première visite sur cette île grecque emblématique de la crise migratoire” [La Croix]. Dans ce camp, “qui abrite encore près de 2 200 … Continued

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Au coeur de la crise des réfugiés en 2015, l'île de Lesbos était l'une des principales portes d'entrée des migrants en Europe
Au coeur de la crise des réfugiés en 2015, les îles grecques étaient l’une des principales portes d’entrée des migrants en Europe (ici à Kos) - Crédits : DimaBerkut / iStock

Arrivé la veille à Athènes, le pape François s’est rendu dimanche 5 décembre à Lesbos pour y prononcer un “vibrant discours au camp de migrants de Mavrovouni […], cinq ans après sa première visite sur cette île grecque emblématique de la crise migratoire” [La Croix].

Dans ce camp, “qui abrite encore près de 2 200 demandeurs d’asile”, le pape, “entouré par une foule de migrants qui s’étaient massés entre les conteneurs et les tentes du camp” [France 24], s’est inquiété du “recul de la démocratie” et a plaidé “pour une politique européenne ‘concertée’ en faveur des migrants” [Le Figaro]. Un discours qui montre que “la cause des réfugiés reste cette fois encore la pierre angulaire du 35ème voyage en Grèce du pape François” et représente un “leitmotiv de son pontificat”, estime La Croix.

“Mare mortuum”

Le chef de l’Eglise s’est attristé que la Méditerranée, “berceau de tant de civilisations”, soit “désormais comme un miroir de la mort”, rappelant “les images crues des petits corps gisants sur les plages”, rapporte France 24.

Ne permettons pas que la mare nostrum se transforme en une désolante mare mortuum, que ce lieu de rencontre devienne le théâtre de conflits ! Ne laissons pas cette mer des souvenirs devenir la mer de l’oubli”, a lancé le souverain pontife, cité par La Croix. “Combien de hotspot où les migrants et les réfugiés vivent dans des conditions à la limite de l’acceptable, sans entrevoir de solutions”, a-t-il également regretté [Le Figaro].

La veille de son intervention à Lesbos, “une quarantaine d’ONG de défense des migrants [avaient déjà] exhorté le pape à intervenir pour que cessent les refoulements présumés d’exilés aux frontières gréco-turques”, relate France 24. Dans une lettre au pape, “elles ont également dénoncé la mise en place en Grèce de camps fermés et à accès contrôlé, financés en partie par des fonds européens”. L’un d’eux doit être construit à Lesbos l’an prochain, précise la chaîne d’information internationale.

Un message politique

Dans un voyage “très politique” selon Le Figaro, “le pape François s’est immiscé dimanche dans le dernier débat européen sur les migrations”, estime Politico. “Nous sommes à l’ère des murs et des barbelés”, s’est-il indigné, avant d’ajouter qu’il fallait mettre fin à “ce naufrage de civilisation” [Politico].

Une déclaration qui vise directement le projet de mur envisagé par la Pologne pour endiguer le flux de migrants à sa frontière orientale. Le souverain pontife a ainsi “explicitement critiqué les propositions visant à utiliser l’argent de l’UE pour la construction de barrières”, rapporte Politico. “Il est affligeant d’entendre des propositions visant à utiliser les fonds communs pour construire des murs et des barbelés comme solution”, a déclaré François, affirmant qu’ ”on ne résout pas les problèmes et on n’améliore pas la coexistence en élevant des murs plus hauts, mais en unissant ses forces pour s’occuper des autres selon les possibilités concrètes de chacun et dans le respect de la loi” [Politico].

Lors de sa visite, le pape a plus précisément visé les nationalismes européens. Le samedi, il avait déjà souligné “son ‘inquiétude’ devant le ‘recul de la démocratie’ avec la montée d’un ‘autoritarisme expéditif’ et la ‘tentation des assurances faciles offertes par les populismes’ ” [Le Figaro].

Entre crainte et espoir

Sur place, “une quarantaine de demandeurs d’asile, en majorité catholiques originaires du Cameroun et de République démocratique du Congo, ont participé à la prière de l’Angelus dite par le pape”, fait savoir La Croix. Celui-ci a été accueilli chaleureusement : “des banderoles ici ou là avaient fleuri dans la ville de Mytilène et aux abords du camp pour souhaiter la ‘bienvenue au pape François’ “, rapporte le quotidien.

“Ce qui m’a le plus marqué c’est qu’il a dit : le problème n’est pas d’élever des murs, le problème, c’est de regarder ce qui nous pose problème, ce qui nous amène ici. Regarder le problème à la racine. Parce que nous fuyons des viols, des guerres, la famine, la mort… “, a déclaré une réfugiée camerounaise interrogée par RFI.  

A l’inverse, certains craignent que les appels du dignitaire catholique restent vains. “Nous voulons plus que des mots, nous voulons de l’aide”, commente la Syrienne Menal Albilal. “Car ‘les conditions ici sont mauvaises’, se désole cette mère d’un bébé de deux mois, dont l’asile a été rejeté et qui craint d’être expulsée en Turquie”, relate La Croix.

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06.12.2021 à 09:54

Présidence du Conseil de l’UE : qu’est-ce qu’un trio ?

Boran

Tout au long du premier semestre 2022, la France assumera la présidence tournante du Conseil de l’Union européenne. Mais l’UE étant constituée de 27 Etats membres, six mois sera un délai bien court pour faire avancer ses priorités. C’est pourquoi depuis 2007, chaque pays collabore avec deux autres, qui le précèdent ou le suivent dans … Continued

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Au Conseil, le trio France-République tchèque-Suède fera avancer ses priorités pendant 18 mois, du 1er janvier 2021 au 30 juin 2022 - Crédits : Olivier Rateau / iStock
Au Conseil, le trio France-République tchèque-Suède fera avancer ses priorités pendant 18 mois, du 1er janvier 2022 au 30 juin 2023 - Crédits : Olivier Rateau / iStock

Tout au long du premier semestre 2022, la France assumera la présidence tournante du Conseil de l’Union européenne. Mais l’UE étant constituée de 27 Etats membres, six mois sera un délai bien court pour faire avancer ses priorités. C’est pourquoi depuis 2007, chaque pays collabore avec deux autres, qui le précèdent ou le suivent dans cet exercice. Les trois Etats fixent ainsi des objectifs à plus long terme, à savoir 18 mois, dans un système dit de trio. Un système d’abord informel qui s’est installé au fur à mesure des élargissements et que le traité de Lisbonne, entré en vigueur le 1er décembre 2009, a définitivement institutionnalisé.

Lorsque le premier pays du trio accède à la présidence, un programme commun est dévoilé. Chaque Etat présente quant à lui une feuille de route plus détaillée au début de son mandat au Conseil, pour les six mois où il est chargé de le présider. Mais pour mieux comprendre l’intérêt du système des trios, il convient de s’intéresser aux fondements de l’architecture institutionnelle de l’UE.

France, République tchèque, Suède : treize ans après

Ce n’est pas le premier trio que la France, la République tchèque et la Suède forment dans le cadre de la présidence du Conseil. Du 1er juillet 2008 au 31 décembre 2009, ils avaient déjà mené une telle coopération, la deuxième du genre après le trio de l’Allemagne, du Portugal et de la Slovénie. Trois pays qui se sont eux aussi retrouvés, à partir du 1er juillet juillet 2020, et ce jusqu’au 31 décembre 2021.

La France, la République tchèque et la Suède, tous les trois membres de l’espace Schengen, sont trois Etats membres de l’UE aux caractéristiques bien différentes. La France est un pays fondateur et membre de la zone euro. La République tchèque a rejoint l’Union lors de la vague d’élargissements vers l’Est en 2004 et n’appartient pas à la zone euro, tout comme la Suède, membre de l’UE depuis 1995. Des profils complémentaires qui doivent apporter une vision élargie des dossiers, et donc favoriser des décisions répondant le plus largement aux préoccupations des Européens.

Quatre grandes institutions européennes

Avec le Conseil européen, la Commission européenne et le Parlement européen, le Conseil de l’UE, aussi appelé Conseil, fait partie des quatre plus importantes institutions de l’Union européenne. La Commission détient le monopole de l’initiative législative, c’est-à-dire que c’est elle qui propose les textes de loi que sont les directives, les règlements et les décisions. Ses propositions sont formulées en accord avec les orientations politiques déterminées par le Conseil européen, qui réunit les chefs d’État et de gouvernement des 27 Etats membres.

C’est ensuite le Conseil, rassemblant quant à lui les ministres des pays de l’UE en dix formations thématiques (affaires étrangères, environnement, agriculture, etc…), et le Parlement européen qui débattent, amendent et votent les textes que leur soumet la Commission. Dans certains domaines, tels que la politique étrangère et de sécurité, le Conseil de l’UE décide même seul. Son pouvoir est donc particulièrement grand.

Cette institution est dirigée via un système de présidence tournante d’une durée de six mois, dont la liste est établie jusqu’en 2031. Tous les Etats membres l’exercent à tour de rôle. Pour un pays de l’UE, être à la tête du Conseil signifie que ce sont les ministres de son gouvernement qui dirigent les réunions de l’institution dans leurs domaines de compétence respectifs (sauf pour le Conseil des affaires étrangères, présidé par le haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité).

Des trios pour voir plus loin

Présider le Conseil ne veut pas dire décider, mais plutôt coordonner le travail des uns et des autres et faire émerger des compromis sur les dossiers législatifs. Une tâche qui n’est pas toujours aisée tant les divergences entre Etats membres peuvent être fortes.

Au début de chaque présidence du Conseil, le pays européen qui en a la charge présente un programme de travail qui comprend les priorités législatives de son mandat. A savoir les dossiers sur lesquels il considère que l’Europe doit prioritairement avancer pendant sa présidence. Mais à 27, difficile de se projeter sur une période aussi courte que six mois.

C’est pourquoi le Conseil fonctionne avec un système trios. Dans cette configuration, trois pays amenés à prendre la tête de l’institution décident de priorités communes, de plus long terme, pour les 18 mois au cours desquels ils se succéderont. Chacun a ensuite un programme plus détaillé pour les six mois de de sa présidence.

Continuité renforcée

Ce système permet alors d’assurer une continuité des travaux du Conseil. Et des transitions cohérentes entre les trois Etats du triplet, qui poursuivent des objectifs définis ensemble et présentés lorsque le premier d’entre eux assume la présidence du Conseil. Une tâche qu’il ne réalise donc pas seul, mais en collaboration avec les deux autres pays membre de son trio.

La continuité de l’action du Conseil de l’UE est aussi garantie par la Secrétariat général du Conseil, dont le Secrétaire général est le Danois Jeppe Tranholm-Mikkelsen depuis juillet 2015. Fil rouge de l’ensemble des présidences tournantes, il contribue lui aussi à l’élaboration de compromis européens soumis au vote des Etats membres.

La fin de la présidence exercée par la Slovénie (1er juillet 2021 – 31 décembre 2021) signe celle du trio qu’elle a incarné aux côtés de l’Allemagne (1er juillet 2020-31 décembre 2020) et du Portugal (1er janvier 2021-30 juin 2021). Fortement marqué par la pandémie de Covid-19, leur programme commun a ainsi fait de la lutte contre le coronavirus et de ses conséquences économiques et sociales la priorité n°1.

Faire adopter le budget pluriannuel 2021-2027 de l’UE, auquel le plan de relance de 750 milliards d’euros a été adossé, a alors été l’un des chantiers les plus importants du trio. Parmi les autres priorités à son agenda se trouvait notamment la promotion d’une Europe sociale, les transitions verte et numérique ou encore la recherche de réponses européennes aux questions migratoires.

A chacune de leur présidence, la France, la République tchèque et la Suède présenteront leurs priorités et le programme de long terme sur 18 mois.

Institutionnalisé par le traité de Lisbonne

Inscrire les priorités européennes dans la durée est une préoccupation de longue date. Car avant que le système des triplets ne devienne la norme, la gouvernance de l’Europe était entachée par des incohérences dues à un manque de coordination entre Etats membres.

Dès 1981, la collaboration entre le pays exerçant la présidence du Conseil, celui qui le précède et celui qui le suit se met officieusement en place. Lors du Conseil européen de Séville, les 21 et 22 juin 2002, les chefs d’Etat et de gouvernement des pays de l’UE, alors au nombre de 15, donnent un caractère plus officiel à cette pratique en invitant dans leurs conclusions les Etats membres à davantage coopérer à la direction du Conseil.

Le premier trio tel que nous les connaissons aujourd’hui, formalisé autour d’un programme commun officiel, est initié en janvier 2007 avec le triplet constitué par l’Allemagne, le Portugal et la Slovénie, le même que celui qui s’achève en décembre 2021. Le site officiel de la présidence allemande de l’époque mentionne d’ailleurs clairement les conclusions de Séville en juin 2002 comme raison d’être du trio.

Le système est ensuite définitivement institutionnalisé, et donc pérennisé, pendant la présidence portugaise du Conseil du second semestre 2007 par la signature du traité de Lisbonne le 13 décembre. Un texte qui entrera en vigueur deux ans plus tard, le 1er décembre 2009.

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03.12.2021 à 12:57

Covid-19 : l’obligation vaccinale gagne du terrain dans l’Union européenne

Raphael

“Faut-il, pour endiguer la cinquième vague de Covid-19, aller plus loin en termes d’obligation vaccinale ?” s’interroge Ouest-France, relayant les interrogations de nombreux dirigeants européens. Mercredi 1er décembre, lors d’une conférence de presse, la présidente de la Commission européenne a pour sa part “estimé que les États membres de l’UE devraient entamer une ‘discussion’ sur … Continued

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En Grèce, tous les plus de 60 ans devront obligatoirement être vaccinés à partir du 16 janvier prochain
En Grèce, tous les plus de 60 ans devront obligatoirement être vaccinés à partir du 16 janvier prochain - Crédits : Anchiy / iStock

Faut-il, pour endiguer la cinquième vague de Covid-19, aller plus loin en termes d’obligation vaccinale ?” s’interroge Ouest-France, relayant les interrogations de nombreux dirigeants européens.

Mercredi 1er décembre, lors d’une conférence de presse, la présidente de la Commission européenne a pour sa part “estimé que les États membres de l’UE devraient entamer une ‘discussion’ sur la vaccination obligatoire”, rapporte Le Point. Répondant aux questions d’une journaliste grecque à ce propos, Ursula von der Leyen a jugé qu’il était “approprié et raisonnable d’avoir cette discussion maintenant”, précisant qu’il s’agissait d’une “position personnelle” et rappelant “qu’une telle décision relevait des Etats membres” [Le Point].

Cette mesure “ferait faire un bond à la politique vaccinale de nombreux États”, juge Ouest-France, la vaccination stagnant dans la plupart d’entre eux. “Après avoir bondi au printemps et à l’été, le nombre de nouvelles doses administrées a nettement ralenti depuis la rentrée. Fin novembre, environ 64 % de la population du continent avait reçu 2 doses de vaccin” d’après les calculs du journal Les Echos, “à peine 3 points de plus que deux mois plus tôt”. “Face à la cinquième vague et l’arrivée du variant Omicron, l’objectif est de relancer une campagne de vaccination à la traîne depuis la rentrée, comme dans le reste de l’Europe”, explique ainsi le quotidien.

L’Allemagne et l’Autriche s’engagent vers l’obligation vaccinale

L’Autriche a été le premier pays de l’UE à mettre en place une telle mesure, “le gouvernement [ayant] annoncé le 19 novembre dernier que la vaccination deviendrait obligatoire pour toute la population [adulte] à compter du 1er février 2022″ [Ouest-France]. “Malgré des mois de persuasion, nous n’avons pas réussi à convaincre suffisamment de gens à se faire vacciner”, indiquait alors Alexander Schallenberg, le chancelier autrichien, pour justifier sa décision [Ouest-France]. Dans un pays où “à ce jour, seuls 67 % des [habitants] ont reçu leurs deux doses de vaccin” [France info], “augmenter durablement le taux de vaccination est le seul moyen de sortir de ce cercle vicieux”, a estimé le chef du gouvernement, jugeant qu’il s’agissait du “ticket de sortie” de la pandémie, rapporte LCI.

Voisine de l’Autriche, l’Allemagne prend un chemin similaire. Le pays “a annoncé mardi que la vaccination obligatoire allait faire l’objet d’une proposition de loi soumise au Parlement avant la fin de l’année”, fait savoir Le Point. Il s’agit pour L’Express d’un “virage à 180 degrés”, le gouvernement d’Angela Merkel ayant longtemps été défavorable à l’idée d’imposer le vaccin. “Par ce revirement spectaculaire, la première économie européenne espère convaincre un maximum de citoyens de faire le choix du vaccin avant que celui-ci ne devienne impératif si les députés le décident”, analyse LCI. Le futur chancelier Olaf Scholz explique que “trop de gens ne se sont pas fait vacciner” pour justifier ce changement sur le sujet de la vaccination obligatoire [Les Echos], alors qu’“environ 68,7 % des 83 millions d’Allemands ont achevé leur cycle vaccinal” [L’Express].

Des catégories de population ciblées

Plusieurs pays européens ont quant à eux décidé de limiter la vaccination obligatoire à certaines catégories de la population. La Grèce, par exemple, “a elle aussi fait un pas vers l’obligation vaccinale cette semaine : à compter du 16 janvier, tous les plus de 60 ans devront être vaccinés”, font savoir Les Echos.

Dans un pays où 64 % de la population est vaccinée, “plus de 500 000 Grecs âgés de plus de 60 ans refusent toujours la vaccination, arrivant souvent à l’hôpital etentravant le traitement d’autres maladies graves’ “, selon le Premier ministre, cité par LCI. La chaîne d’information précisant par ailleurs que “ceux qui refusent toujours de se faire vacciner devront payer une amende mensuelle de 100 euros”.

Concernant la France, le ministre de la Santé Olivier Véran a indiqué ce mercredi 1er décembre que “‘l’obligation vaccinale [n’était] pas le choix que la France [avait] fait’, notamment car la mesure est difficilement applicable et parce que, selon lui, le pass sanitaire est un incitatif ‘suffisamment puissant’”, rapporte Ouest-France.

Dans plusieurs autres pays européens, seules certaines professions sont pour le moment ciblées, comme en Italie, au Royaume-Uni ou en France, où “les soignants, les pompiers, les ambulanciers ou les personnes travaillant au contact de personnes âgées ou fragiles doivent obligatoirement être vaccinés pour exercer leur métier” depuis juillet dernier [Ouest-France].

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02.12.2021 à 18:16

Valéry Giscard d’Estaing, “rêveur d’Europe”

Alexis

Chaque président de la Vème République a cherché à incarner, par des actes et des idées, une certaine vision de l’Europe. Au-delà de ses prises de position et réalisations, dès son plus jeune âge, Valéry Giscard d’Estaing incarnait une ambition européenne : si son enfance au sein de la bourgeoisie parisienne, à deux pas du … Continued

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Texte intégral 2064 mots
Valéry Giscard d'Estaing, lors d'une réunion de la Convention sur l'avenir de l'Europe, en 2002 - Crédits : Parlement européen
Valéry Giscard d’Estaing, lors d’une réunion de la Convention sur l’avenir de l’Europe, en 2002 - Crédits : Parlement européen

Chaque président de la Vème République a cherché à incarner, par des actes et des idées, une certaine vision de l’Europe. Au-delà de ses prises de position et réalisations, dès son plus jeune âge, Valéry Giscard d’Estaing incarnait une ambition européenne : si son enfance au sein de la bourgeoisie parisienne, à deux pas du Palais de l’Elysée, le prédestinait à une carrière fructueuse dans la politique nationale, sa naissance à Coblence le 2 février 1926, en Allemagne, faisait déjà de lui un Européen par nature.

Bachelier à 16 ans, le jeune Valéry fait ses armes dans les grands lycées de la République, puis dans les rangs de l’armée française, avec laquelle il prend part à la Libération, puis à la contre-offensive face au régime nazi qui le mène jusqu’en Allemagne et en Autriche. La guerre terminée, de retour sur les bancs de l’école, il intègre successivement l’Ecole Polytechnique et l’ENA, dont il sort diplômé en 1951, après un stage en Allemagne. Le nom de sa promotion ? “Europe” .

Electron libre

Malgré tous ces signes du destin, c’est à l’échelle nationale que “Giscard” fait ses premiers pas en politique, en 1955. A cette époque, la construction européenne n’en est qu’à ses prémices. Après un début de carrière à l’inspection des finances, il rejoint le cabinet du président du Conseil Edgar Faure, mais le quitte dès l’année suivante pour siéger comme député puis conseiller général du Puy-de-Dôme, sous les couleurs du Centre national des indépendants et des paysans. Son ascension politique est fulgurante : nommé secrétaire d’Etat aux Finances en 1959, à 32 ans, il devient ministre des Finances et des Affaires économiques trois ans plus tard. Porté par la croissance forte des Trente Glorieuses, il rétablit l’équilibre budgétaire du pays et œuvre à la libéralisation de l’économie.

En 1966, il quitte le gouvernement et joue sa propre carte : jamais pleinement engagé auprès des gaullistes, il fonde la Fédération nationale des républicains indépendants. Le parti, qui ne soutient qu’à demi-mot le pouvoir en place, prend de l’ampleur, à tel point qu’il devient le faiseur de rois de la majorité à l’Assemblée nationale. Valéry Giscard d’Estaing reste dans les cercles du pouvoir, à la tête de la commission des Finances du Palais Bourbon jusqu’en 1968. Il retrouve les couloirs du ministère de l’Economie et des Finances dès l’élection de Georges Pompidou, un an plus tard. Ministre expérimenté, il doit affronter les conséquences du choc pétrolier de 1971, et sort un temps la France du Serpent monétaire européen. Il demeure toutefois un soutien important de l’intégration économique des Etats européens, au sein du Conseil des Communautés européennes.

Architecte de l’intégration monétaire et politique

Pressenti pour devenir Premier ministre, Valéry Giscard d’Estaing se lance finalement dans la course à l’élection présidentielle quelques semaines seulement après le décès du président Pompidou. Menant une campagne axée sur la modernité et capitalisant sur son jeune âge (48 ans), il parvient à dépasser son concurrent à droite, le gaulliste Jacques Chaban-Delmas, et l’emporte de peu au second tour face au candidat de la gauche, François Mitterrand. Président centriste et progressiste (il fait notamment adopter l’abaissement de la majorité et la dépénalisation de l’avortement), il nomme un gouvernement marqué à droite, et mène une politique économique d’austérité et de libéralisation économique. Son mandat est également marqué par la dynamique européenne enclenchée avec son homologue allemand, Helmut Schmidt. Les deux hommes nouent une relation étroite et œuvrent ensemble à la création du Système monétaire européen, précurseur de la monnaie commune.

Valéry Giscard d’Estaing s’affirme également comme un défenseur du multilatéralisme. Initiateur du G5 (qui deviendra le G7), il s’engage pour une coopération accrue au niveau européen, et un nouvel élan politique des institutions européennes. Alors que des conférences entre chefs d’Etat et de gouvernement européens se déroulent ponctuellement et de manière informelle, “VGE” profite de son premier sommet comme président, qui se tient à Paris, en décembre 1974, pour institutionnaliser ces réunions. “Nous avons assisté au dernier sommet européen, et nous avons participé au premier Conseil européen” , déclare-t-il à l’issue de la rencontre. C’est également sous son mandat qu’est décidée l’élection au suffrage universel direct du Parlement européen : en 1979 ont lieu les premières élections européennes, remportées par l’UDF (le parti du président), qui portent Simone Veil à la présidence de l’institution.

Valéry Giscard d'Estaing lors du sommet de Paris en 1974

Valéry Giscard d’Estaing avec Joop Den Uyl, Premier ministre néerlandais (dos à l’objectif), Harold Wilson, Premier ministre britannique (dos à l’objectif), Jacques Chirac, Premier ministre français, Francois-Xavier Ortoli, président de la Commission européenne, Poul Hartling, Premier ministre danois, Helmut Schmidt, chancelier fédéral allemand et Liam Cosgrave, Premier ministre irlandais lors du sommet de Paris en décembre 1974 - Crédits: Karel van Milleghem, Christian Lambiotte / Commission européenne

Défait en 1981 par François Mitterrand, Valéry Giscard d’Estaing quitte le pouvoir à seulement 55 ans. Que faire à cet âge, lorsque l’on a déjà exercé presque tous les mandats nationaux ? Réélu député en 1984, son retour pressenti au gouvernement de Jacques Chirac n’a finalement pas lieu. Il renonce même à se représenter à l’élection présidentielle de 1988. La politique française semble alors derrière lui. Mais Valéry Giscard d’Estaing ne fait pas le deuil de sa carrière nationale pour autant : pilier du centre droit politique, au même titre que Jacques Chirac ou Raymond Barre, il continue de faire vivre l’opposition au président Mitterrand au sein de l’Assemblée nationale, qu’il retrouve en 1993 après quatre années passées au Parlement européen en tant que député.

Epilogue européen

L’ancien président mène en effet la liste de l’UDF pour les élections européennes de 1989. Elu à Strasbourg, il préside le groupe centriste du Parlement européen et siège au sein de la commission Institutionnelle, puis de la commission Economique, Monétaire et de la Politique industrielle, au cœur des négociations sur le traité de Maastricht et sur l’Union monétaire. Son idée d’une Europe politique et d’un achèvement de l’union monétaire, qu’il défend par ailleurs comme président du Mouvement européen international, trouve ainsi un écho politique. Valéry Giscard d’Estaing se fait l’avocat d’une Europe dépassant les nations, sans constituer une entité entièrement supranationale pour autant.

Valéry Giscard d'Estaing lors d'une session plénière du Parlement européen en 1989Valéry Giscard d’Estaing lors de la session plénière du Parlement européen à Strasbourg le 25 juillet 1989 - Crédits : Parlement européen

Cet engagement lui vaut d’être nommé, lors du Conseil européen de décembre 2001, président de la Convention sur l’avenir de l’Europe, chargée de rédiger une proposition de réforme des traités européens. Ce sont les travaux de cette convention qui aboutiront au traité établissant une Constitution pour l’Europe, signé en 2004. Ce traité, enterré suite à l’échec de la ratification par la France et les Pays-Bas, inspirera quelques années plus tard le traité de Lisbonne en 2007, dernier chantier de réforme institutionnelle en date.

Valéry Giscard d'Estaing présidant la Convention sur l'Avenir de l'Europe Valéry Giscard d’Estaing présidant la Convention sur l’avenir de l’Europe, accompagné des vice-présidents Giuliano Amato et Jean-Luc Dehaene - Crédits : Parlement européen

Au fil des années, Valéry Giscard d’Estaing n’aura cessé de porter son engagement européen dans l’espace public à travers des prises de position et des publications. En 2014, il s’exprimait dans un essai en faveur d’une intégration fédérale resserrée autour de douze pays européens. Plus récemment encore, à 94 ans, l’ancien chef de l’Etat appelait dans une tribune à construire une union budgétaire et fiscale en réponse à la crise du Covid-19. Jusqu’au bout, Valéry Giscard d’Estaing aura continué, comme il le défendait dans son discours devant la Convention sur l’avenir de l’Europe en 2002, à “rêver d’Europe” .

Le 2 décembre 2021, un hommage lui est rendu à Strasbourg, pour célébrer l’Européen qu’il était. Retardée de dix mois en raison de la situation sanitaire, cette cérémonie devant initialement avoir lieu le 2 février, jour de sa naissance, se tient au Parlement européen en présence notamment des présidents de la Commission européenne Ursula von der Leyen, du Conseil européen Charles Michel, du Parlement européen David Sassoli et des chefs d’Etat français Emmanuel Macron et allemand Frank-Walter Steinmeier. L’occasion d’honorer la mémoire de celui pour qui, selon les mots de M. Sassoli, “l’Europe était une manifestation du sens de l’histoire”.

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02.12.2021 à 18:13

Carte : où peut-on se déplacer en Europe depuis la France ?

Alexis

Carte illustrant "Frontières : où peut-on se déplacer en Europe depuis la France ?"

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Texte intégral 7903 mots

Les informations présentées sur cette page, valables au 02/12/2021, sont susceptibles d’évoluer. Le texte et la carte sont intégralement mis à jour de manière hebdomadaire. Nous signalons les dernières nouvelles dans un encadré en début d’article.

Par ailleurs, les pays frontaliers de la France font l’objet d’une mise à jour plus régulière. Les changements sont indiqués dans le texte, avec la date à laquelle les mesures sont valables.

Outre l’Union européenne, le Royaume-Uni et les pays de l’Espace économique européen sont également couverts dans cet article.

La Commission européenne a proposé le 17 mars 2021 la mise en place d’un certificat numérique commun afin de faciliter les déplacements en Europe. Depuis le 1er juillet, ce “pass sanitaire européen” permet de prouver qu’une personne est vaccinée contre le Covid, qu’elle a été testée négative ou qu’elle a connu une guérison de la maladie. 

Tous les pays de l’Union européenne et de l’espace Schengen sont connectés au dispositif ainsi qu’une quinzaine d’autres Etats, principalement en Europe. Cela signifie qu’il peut être utilisé par tout voyageur pour justifier, lors de son entrée dans l’un de ces pays ou territoires, de son immunité ou de son absence de contamination au Covid-19. 

En revanche, chaque Etat reste maître des critères qu’il applique pour autoriser ou non l’entrée sur son territoire. Bien que tous se soient accordés sur une durée de validité standard pour les tests (72 heures pour les tests PCR et, dans les États membres qui les acceptent, 48 heures pour les tests rapides de détection d’antigènes), plusieurs d’entre eux ont raccourci ces délais ou n’acceptent pas les voyageurs dont le pass sanitaire ne mentionne par exemple qu’un test antigénique négatif. Tandis que d’autres autorisent les voyageurs n’ayant obtenu qu’une dose de vaccin Pfizer, Moderna ou AstraZeneca à franchir leur frontière. 

Par ailleurs, si les Etats utilisant le pass sanitaire ont l’obligation de reconnaître les quatre vaccins validés par l’Agence européenne des médicaments, tous n’ont pas la même politique vis-à-vis de ceux conçus en Russie ou en Chine, par exemple.

Enfin, certaines compagnies aériennes peuvent imposer des mesures de contrôle supplémentaires pour autoriser les voyageurs à embarquer.

Notons qu’en l’absence du certificat numérique Covid, il est toujours possible de se rendre dans une majorité d’Etats membres, moyennant des conditions supplémentaires.

Retrouvez ci-dessous les conditions d’entrée pays par pays.

Quelle politique la France a-t-elle adoptée ?

Depuis le 9 juin, les modalités pour voyager vers la France sont régies en fonction d’un classement des pays en trois couleurs (vert, orange et rouge) dépendant de leur situation sanitaire, qui déterminent les règles applicables aux voyageurs en provenance de chaque Etat.

Les pays classés en vert correspondent à ceux de l’espace européen, auxquels s’ajoutent l’Arabie Saoudite, l’Australie, l’Argentine, Bahreïn, le Canada, les Comores, la Corée du Sud, les Emirats arabes unis, Hong Kong, le Japon, la Jordanie, le Koweït, le Liban, la Nouvelle-Zélande, le Qatar, le Rwanda, le Sénégal, Taïwan, l’Uruguay et le Vanuatu. Pour pénétrer sur le territoire français depuis ces Etats, il faut être entièrement vacciné avec l’un des quatre vaccins reconnus par l’Agence européenne des médicaments ou bien disposer d’un résultat négatif de test PCR ou antigénique (les enfants de moins de 12 ans en sont exemptés) datant de moins de 72 heures avant le départ. Ce délai est réduit à 24 heures pour les voyageurs non vaccinés en provenance d’Allemagne, d’Autriche, de Belgique, de Bulgarie, de Croatie, du Danemark, d’Estonie, de Grèce, de Hongrie, d’Irlande, de Lettonie, du Liechtenstein, de Lituanie, du Luxembourg, des Pays-Bas, de Pologne, de République tchèque, de Roumanie, de Slovénie, de Slovaquie et de Suisse.

Les pays classés en rouge sont les suivants : l’Afghanistan, Afrique du Sud, la Biélorussie, le Botswana, le Brésil, le Costa Rica, Cuba, l’Eswatini, la Géorgie, le Lesotho, la Moldavie, le Monténégro, le Mozambique, la Namibie, le Pakistan, la Russie, la Serbie, le Suriname, la Turquie, l’Ukraine et le Zimbabwe. Lorsqu’ils ne sont pas vaccinés, les voyageurs en provenance de ces Etats doivent avoir un motif impérieux pour aller en France et ont pour obligation de fournir un résultat négatif de test PCR ou antigénique datant de moins de 48 heures avant le départ. Un test antigénique est ensuite systématiquement réalisé à l’arrivé. Enfin, une quarantaine obligatoire de 10 jours contrôlée par les forces de l’ordre doit être réalisée. Aucune exigence particulière ne s’applique aux personnes entièrement vaccinées. 

Tous les Etats ne figurant pas dans l’une des deux précédentes listes font partie des pays classés en orange. Pour se rendre en France depuis ces derniers lorsque l’on n’est pas vacciné, un résultat de test négatif est demandé (de moins de 72 heures pour les tests PCR, 48 heures pour les tests antigéniques et 24 heures pour les deux types de test en ce qui concerne les voyageurs en provenance du Royaume-Uni). Les voyageurs non vaccinés sont par ailleurs tenus de justifier d’un motif impérieux, sont aléatoirement dépistés par test antigénique à leur arrivée et doivent s’auto-isoler pendant sept jours. Aucune exigence particulière ne s’applique aux personnes entièrement vaccinées.

Conditions d’entrée par pays

Allemagne : Tout voyageur âgé de plus de 12 ans révolus doit fournir une preuve d’immunité (dernière dose de vaccin nécessaire reçue depuis au moins deux semaines, ou preuve d’une infection passée datée de moins de 6 mois et de plus de 28 jours) ou d’un test négatif, qu’il soit PCR (de moins de 72 heures) ou antigénique (de moins de 48 heures), réalisé avant son entrée en Allemagne. Aucune région française n’est actuellement classée comme zone à haut risque.

Autriche : La population du pays est actuellement soumise à un confinement général jusqu’au 12 décembre. Les voyages touristiques sont impossibles jusqu’à cette date. Pour entrer malgré tout dans le pays, les personnes doivent fournir, à l’aide du certificat numérique européen (ou d’une attestation en anglais ou en allemand) une preuve de vaccination (schéma vaccinal complet et pas plus de 360 jours pour les vaccins à deux doses, entre 21 et 270 jours après l’injection pour les unidoses) ou de guérison depuis moins de 180 jours. Passés ces délais, les voyageurs ayant reçu une troisième dose moins de 120 jours après la fin de validité de leur schéma vaccinal sont également acceptés. Les vaccins concernés sont Cominarty (Pfizer/BioNTech), AstraZeneca, Janssen, Moderna, Sinopharm et Sinovac-CoronaVac. Les autres voyageurs doivent fournir un test PCR négatif de moins de 72 heures (les tests antigéniques ne sont plus acceptés). Les enfants de moins de 12 ans n’ont pas besoin de présenter de pass sanitaire. 

Belgique : Pour se rendre en Belgique, si le séjour dépasse 48 heures et dès que l’arrivée se fait par train, bus, avion ou bateau, un formulaire de localisation (PLF) doit être rempli par le voyageur avant l’entrée dans le pays. Les voyageurs en provenance de la plupart des régions (classées en “vert” et en “orange”) ne sont soumis à aucune exigence d’immunité, de quarantaine ou de dépistage. Les personnes en provenance des régions françaises classées “rouges” doivent présenter le certificat numérique européen pour attester d’une vaccination complète (14 jours après la dernière dose), d’une rémission de moins de six mois ou d’un test PCR négatif de moins de 72 heures (nouveau test PCR obligatoire le septième jour dans ce cas-là). Les moins de 12 ans sont exemptés de l’obligation de dépistage. Depuis le 21 septembre, la Région de Bruxelles-Capitale impose une quarantaine obligatoire de dix jours aux personnes non vaccinées ou rétablies du coronavirus venant des zones “rouges”, avec un test PCR à réaliser au premier jour, puis un second au septième jour. Celui-ci peut écourter la quarantaine s’il est négatif.

Bulgarie : La France est sur la liste “orange” de la Bulgarie depuis le 23 novembre. Les voyageurs titulaires d’un certificat numérique européen valide – ou d’un document équivalent – peuvent donc entrer sur le territoire. Ce qui inclut au choix un test PCR négatif de moins de 72 heures ou un test antigénique de moins de 48 heures, une preuve de vaccination complète (deux doses depuis au moins 14 jours) ainsi que celle d’un rétablissement de la maladie dans les 180 derniers jours. Les vaccins acceptés sont Comirnaty (Pfizer/BioNTech), Vaxzevria/AstraZeneca, Janssen (Johnson & Johnson), Moderna, Covishield, Sinopharm, Sinovac et Spoutnik V. Il est possible d’entrer en Bulgarie en l’absence de ces documents sanitaires, à condition de réaliser une quarantaine de dix jours. Ces mesures s’appliquent dès l’âge de 12 ans. Seule différence avec la classification “verte” établie par la Bulgarie : les autorités peuvent soumettre les voyageurs des pays “oranges”, dont la France, à des tests antigéniques de façon aléatoire à leur arrivée sur le territoire bulgare.

Chypre : Pour voyager à Chypre, tous les voyageurs, vaccinés ou non, doivent remplir le CyprusFlightPass dans les 48 heures au préalable. Il est en outre possible de se rendre à Chypre sur présentation du pass sanitaire au format numérique. Celui-ci doit inclure une preuve de vaccination complète (dès le jour de la deuxième injection, ou 14 jours après la dose unique de Johnson&Johnson). Chypre reconnaît les quatre vaccins validés par la Commission européenne, le vaccin russe Spoutnik V ainsi que les vaccins chinois Sinovac et Sinopharm. Enfin, il est également possible de justifier d’une preuve de guérison datant de 14 à 180 jours ou d’un test PCR négatif de moins de 72 heures. Depuis que la France a été placée sur liste rouge, pour les voyageurs non détenteurs du pass sanitaire européen, il faut présenter un test PCR négatif de moins de 72 heures avant le départ du vol et effectuer un test PCR à la charge du passager à l’arrivée.

Croatie : La Croatie impose aux voyageurs, à partir de 12 ans, de disposer d’un test PCR de moins de 72 heures ou antigénique réalisé dans les 48 heures avant l’entrée sur le territoire croate. Les personnes rétablies du Covid au cours des 365 derniers jours sont exemptées de test. Celles qui ont reçu une vaccination complète, comprenant les deux doses des vaccins Spoutnik V, Sinopharm, Pfizer/BioNTech, Moderna et AstraZeneca (dès le jour de la seconde dose), ou 14 jours après la dose unique de Janssen, échappent également à cette obligation. A noter, la Croatie accepte les preuves d’une première dose de Pfizer, Moderna et Spoutnik V entre 22 et 42 jours après la vaccination et d’AstraZeneca entre 22 et 84 jours après la première dose. Enfin, s’il ne peut pas justifier des conditions précitées à son arrivée, le voyageur doit réaliser un test rapidement sur le sol croate, assorti d’une période d’isolement, qui peut durer jusqu’à 10 jours dans l’attente d’un résultat négatif. Il est également demandé de remplir le formulaire Enter Croatia avant le départ.

Danemark : Les voyageurs âgés de plus de 16 ans doivent présenter une preuve de vaccination complète, ou d’infection passée (d’au moins 2 semaines, et au plus tard ancienne d’un an), ou un test négatif PCR (de moins de 72 heures) ou antigénique (de moins de 48 heures), ou un test négatif 24 heures après leur arrivée.

Espagne : Les voyageurs arrivant par bateau ou avion doivent remplir ce formulaire. Il faut présenter en outre une preuve de vaccination, de test négatif ou de guérison. Les personnes vaccinées (14 jours après la dernière injection) avec Pfizer/BioNtech, Moderna, AstraZeneca, Johnson&Jonhson ainsi que les autres vaccins reconnus par l’OMS sont acceptées. Même chose pour celles qui peuvent justifier d’un certificat de guérison datant de 11 à 180 jours après le résultat positif, ou celles ayant passé un test antigénique dans les 48 dernières heures ou PCR dans les 72 dernières heures. Ces mesures s’appliquent à tous les voyageurs âgés de 12 ans ou plus (les enfants de moins de 12 ans doivent néanmoins eux aussi remplir le formulaire d’entrée). A noter, depuis le 12 juillet, le test exigé pour entrer en France en provenance de l’Espagne doit désormais être de moins de 24 heures pour les non-vaccinés.

Estonie : La France est désormais classée comme “rouge” par les autorités estoniennes, la répartition des pays étant indiquée sur une liste modifiée chaque semaine. Les voyageurs non immunisés doivent présenter un test PCR négatif de moins de 72 heures ou antigénique de moins de 48 heures s’ils ne veulent pas être testés à la frontière. Ils devront s’auto-isoler pendant 10 jours à leur arrivée sur le territoire estonien, une période qui peut être réduite avec un nouveau test à partir du sixième jour de quarantaine. Un certificat vaccinal ou une preuve de guérison du Covid-19 peuvent être présentés afin d’éviter le test à la frontière et l’isolement. L’Estonie considère que le schéma vaccinal est complet 7 jours après la seconde dose de Pfizer/BioNTech, 14 jours concernant Moderna et Janssen ainsi que 15 jours pour le vaccin AstraZeneca. Le pays accepte par ailleurs tous les autres vaccins tant que le niveau maximum de protection a été atteint. Ces mesures s’appliquent à partir de 12 ans. Un formulaire doit être rempli avant le voyage.

Finlande : Les voyageurs intégralement vaccinés depuis au moins 2 semaines sont autorisés à entrer en Finlande sans test ni quarantaine. Les voyageurs guéris du Covid-19 il y a moins de 6 mois peuvent également entrer sans test ni quarantaine à condition de présenter un justificatif incluant notamment la date du diagnostic positif, la signature ou le tampon d’un médecin ou un document édité à partir d’un service officiel tel qu’Ameli en France. Les voyageurs non immunisés peuvent également être acceptés sans motif impérieux, à condition de présenter un test négatif de moins de 72 heures à leur arrivée ou d’en réaliser un sur place, de s’auto-isoler et de réaliser un nouveau test dans les 3 à 5 jours suivant leur arrivée. Le site Finentry détaille les démarches nécessaires dans chaque situation particulière.

Grèce : Les voyageurs doivent remplir le formulaire de localisation des passagers (PLF) au plus tard la veille de leur arrivée en Grèce en fournissant des informations détaillées sur leur point de départ, la durée des séjours antérieurs dans d’autres pays et l’adresse de leur séjour. Les voyageurs munis du certificat européen peuvent entrer sans être soumis à des restrictions. De même que les voyageurs âgés de 12 ans au moins s’ils disposent d’un test PCR négatif effectué jusqu’à 72 heures avant et 48 heures pour les antigéniques, d’une preuve de guérison datée de 1 à 6 mois, ou d’un certificat de vaccination (valide 14 jours après la dernière dose). Pour les voyageurs âgés de 12 à 17 ans, il est possible de pénétrer sur le territoire en justifiant seulement d’un autotest réalisé dans les 24 dernières heures et en renseignant le résultat sur une plateforme. En Grèce, les vaccins acceptés sont les suivants, parmi d’autres : Pfizer/BioNtech, Moderna, AstraZeneca/Oxford, Novavax, Janssen, Sinovac Biotech, Gamaleya (Spoutnik V), Cansino Biologics, Sinopharm. A noter, tout voyageur qui arrive dans le pays, qu’il soit en possession du pass sanitaire européen ou non, peut faire l’objet d’un dépistage médical aléatoire. Un isolement pendant 10 jours est prévu si le test est positif.

Hongrie : Les voyageurs souhaitant entrer en Hongrie par voie terrestre ne sont soumis à aucune restriction. Par voie aérienne, les voyageurs majeurs doivent présenter le certificat Covid numérique de l’UE, attestant d’une vaccination (avec l’un des vaccins approuvés par l’EMA ou par l’OMS), d’une guérison de la maladie de moins de 6 mois ou d’un test PCR négatif, effectué moins de 72 heures avant l’arrivée. En l’absence de l’une de ces preuves, les voyageurs étrangers arrivant par voie aérienne peuvent pénétrer sur le territoire pour un nombre limité de motifs, et doivent se soumettre à une quarantaine de 10 jours qui peut être raccourcie après la réalisation de deux tests PCR.

Irlande : Pour entrer en Irlande, les voyageurs doivent s’enregistrer en ligne. Il leur est demandé de présenter soit une preuve de vaccination complète contre le Covid-19 avec l’un des vaccins approuvés par l’Agence européenne des médicaments (recevable sept jours après la deuxième dose pour le vaccin Pfizer/BioNTech, 14 jours pour Moderna et Janssen (après la dose unique), 15 jours pour AstraZeneca), soit un certificat de guérison de la maladie dans les six derniers mois, soit un résultat négatif de test PCR de moins de 72 heures avant le départ. Les tests antigéniques ne sont pas reconnus. Pour les personnes n’ayant reçu qu’une seule dose de vaccin en raison d’une précédente infection au Covid-19, la vaccination n’est considérée comme complète que si elle a eu dans les six mois suivant un test PCR positif (contrairement à la France, qui n’applique pas de délai en la matière). Les personnes ne présentant aucune de ces preuves sont placées en quarantaine obligatoire en hôtel, jusqu’à l’obtention d’un résultat de test PCR négatif. Ces exigences ne s’appliquent pas aux enfants de moins de 12 ans.

Islande : Tous les voyageurs doivent se pré-enregistrer sur le site visit.covid.is. Les voyageurs vaccinés contre le Covid-19 (vaccins reconnus par l’Agence européenne des médicaments ainsi que les vaccins chinois Sinopharm et Sinovac) peuvent entrer sur le territoire islandais, à condition de présenter un test négatif (PCR ou antigénique) de moins de 72 heures avant l’embarquement. Si la dernière injection a eu lieu il y a moins de deux semaines, un test à l’arrivée doit être effectué. Les voyageurs précédemment contaminés doivent présenter un certificat ELISA à l’embarquement, assorti d’un test négatif (PCR de moins de 72 heures ou RT-PCR positif de 14 à 180 jours). Les voyageurs non immunisés doivent présenter un résultat négatif de test PCR de moins de 72 heures avant le départ, avant d’effectuer un second test à leur arrivée, suivi d’une quarantaine d’au moins 5 jours qui prend fin en cas de troisième test négatif. Ces obligations ne s’appliquent pas aux personnes nées depuis 2005.

Italie : Tous les voyageurs souhaitant se rendre en Italie doivent remplir un formulaire de localisation et présenter, au choix, le résultat négatif d’un test PCR de moins de 72 heures ou antigénique de moins de 48 heures, la preuve d’une vaccination complète avec un vaccin reconnu par l’Agence européenne des médicaments (Pfizer, Moderna, AstraZeneca et Janssen) ou un certificat de guérison (de plus de 20 jours et d’au maximum 180 jours). Les enfants de moins de 6 ans sont exemptés de toutes ces obligations. En Sicile, le test à l’arrivée est obligatoire dans tous les cas. Dans les Pouilles, les voyageurs doivent réaliser un enregistrement spécifique en ligne.

Lettonie : Tous les voyageurs doivent s’enregistrer en ligne. La présentation d’un certificat de vaccination (15 jours après un schéma vaccinal complet avec l’un des vaccins reconnus par l’EMA), de guérison ou d’un test négatif (de moins de 72h pour les tests PCR ou de 48h pour les antigéniques) permet d’entrer sur le territoire letton. Les voyageurs arrivant par voie terrestre ne présentant pas l’un des documents ci-dessus sont immédiatement soumis à un test de dépistage à la frontière. De surcroît, les personnes ne présentant qu’un test, sans preuve de vaccination ou de guérison, doivent s’isoler pendant 10 jours. Cette période peut être écourtée sur réalisation d’un second test à partir du septième jour. Ces obligations ne s’appliquent pas aux enfants de moins de 12 ans.

Liechtenstein : Les règles de voyage s’appliquant au Liechtenstein sont les mêmes que pour la Suisse.

Lituanie : L’entrée en Lituanie est conditionnée à un enregistrement préalable en ligne. Les voyageurs doivent présenter un certificat attestant d’un schéma vaccinal complet depuis 14 jours, d’une guérison du Covid-19 de moins de 6 mois, ou d’un test négatif de moins de 72 heures (PCR) ou 48 heures (antigénique). En cas d’arrivée terrestre, le test peut être effectué sur place dans les 24 heures suivant l’arrivée. Ces mesures s’appliquent dès 16 ans. La France métropolitaine ainsi que La Réunion, la Martinique et la Guadeloupe ayant été classées en zone “rouge”, les voyageurs ni vaccinés ni guéris doivent se placer en quarantaine à l’arrivée. Cet isolement peut être raccourci après un deuxième test PCR négatif effectué le septième jour. Mayotte et la Guyane sont les seules régions françaises sur liste “jaune” : les voyageurs ne présentant qu’un test ne sont pas soumis à une quarantaine de dix jours. Ils doivent cependant se faire tester entre les troisième et cinquième jour de leur arrivée sur le sol lituanien s’ils ne sont pas vaccinés ou guéris de la maladie. Les enfants de moins de 12 ans en sont exemptés. Aucun territoire français n’est désormais sur la liste “verte”.

Luxembourg : Pour se rendre au Luxembourg par voie aérienne, les voyageurs à partir de 12 ans et deux mois doivent présenter au choix un certificat de vaccination attestant d’un schéma vaccinal complet, un certificat de rétablissement du Covid-19 dans les six mois précédant le voyage, ou un résultat de test négatif (de moins de 72 heures pour un test PCR et de moins de 48 heures pour un test antigénique). Aucune restriction ne s’applique pour les arrivées par voie terrestre.

Malte : Pour se rendre à Malte, il faut remplir un formulaire de localisation. La France étant un pays classé sur liste rouge, tous les voyageurs âgés de 12 ans et plus doivent présenter une preuve de vaccination complète (dernière injection réalisée depuis 14 jours au moins) ou un test PCR négatif de moins de 72 heures (y compris les personnes guéries du Covid-19 et n’ayant reçu qu’une seule dose de vaccin). Malte accepte les quatre vaccins actuellement reconnus par l’Union européenne. Les voyageurs non-vaccinés doivent observer à leur frais une quatorzaine stricte et surveillée dans un hôtel choisi par le gouvernement. Les enfants âgés de 5 à 11 ans doivent présenter un test PCR négatif de moins de 72 heures. Les enfants de moins de 5 ans n’ont pas besoin de subir de test.

Norvège : Les voyageurs de plus de 18 ans doivent présenter une preuve de vaccination complète, de guérison durant les six derniers mois, ou un test négatif réalisé 24h avant le départ suivi d’un second test à l’arrivée et d’une période de quarantaine qui peut prendre fin au bout de 3 jours en cas de test négatif. Tous les voyageurs de plus de 16 ans doivent s’enregistrer en ligne avant leur arrivée en Norvège. Les voyageurs en provenance de territoires d’outre-mer sont a priori exemptés de quarantaine.

Pays-Bas : La France métropolitaine étant considérée comme un pays “à haut risque” par les autorités néerlandaises depuis le 8 août 2021, les voyageurs de plus de 12 ans doivent fournir une preuve de vaccination ou de rétablissement du Covid-19. Le résultat négatif d’un test PCR de moins de 48 heures ou antigénique de moins de 24 heures permet également d’entrer sur le territoire. Pour une arrivée par avion, une déclaration sanitaire doit être remplie avant l’embarquement à partir de l’âge de 13 ans. La Guyane étant classée à “très haut risque”, tous les voyageurs en provenance de cette région, même vaccinés ou guéris du Covid-19, doivent présenter un test PCR de moins de 48 heures ou antigénique de moins de 24 heures et suivre une quarantaine de 10 jours à l’arrivée (déclaration de quarantaine à remplir). La déclaration sanitaire pour les arrivées par avion doit aussi être remplie dès l’âge de 13 ans.

Pologne : Les voyageurs doivent présenter une preuve de vaccination complète depuis plus de 14 jours, d’une guérison depuis moins de 6 mois ou d’un test PCR ou antigénique de moins de 48 heures. Cette preuve peut prendre la forme du certificat Covid numérique de l’UE, ou d’une attestation en anglais ou en polonais. Les enfants de moins de 12 ans ne sont pas concernés. En l’absence de ces documents, les voyageurs doivent s’isoler 10 jours, et peuvent passer un test 48 heures après leur arrivée pour sortir de cette quarantaine. Pour les arrivées en avion, les voyageurs doivent remplir un formulaire en ligne.

Portugal : Les personnes vaccinées, immunisées après avoir contracté la maladie (entre 11 et 180 jours après que la maladie a été détectée) ou présentant un test négatif (PCR de moins de 72 heures ou antigénique de moins de 48 heures) sont autorisées à pénétrer sur le territoire. Tous les voyageurs par avion de plus de 12 ans doivent présenter un test négatif (PCR de moins de 72h ou antigénique de moins de 48h) avant l’embarquement, y compris en cas de vaccination complète, de remplir une Carte de localisation des passagers (individuelle) avant le départ ainsi qu’un formulaire exigé par les autorités de santé portugaises avant leur départ ou pendant le vol, et se soumettre à une prise de température (via un système de caméra thermique) à l’arrivée. Les enfants de moins de 12 ans sont exemptés de ces obligations. Des mesures spécifiques pour Madère sont par ailleurs disponibles sur le site de l’office de tourisme de l’archipel, comme pour les Açores.

République tchèque : Les voyageurs de plus de 12 ans en provenance de France doivent remplir un formulaire en ligne. Ils doivent attester d’une vaccination complète depuis au moins 14 jours avec un vaccin reconnu par l’Agence européenne des médicaments ou d’une preuve de guérison du Covid-19 de moins de 6 mois. Les voyageurs peuvent également présenter un test PCR négatif de moins de 72 heures et en réaliser un second au plus tôt 5 jours après leur arrivée, tout en se mettant à l’isolement dans l’attente du résultat.

Roumanie : Depuis le 21 novembre, la France est classée comme zone “jaune” par la Roumanie. Cela signifie que les voyageurs peuvent présenter une preuve de vaccination complète au moins dix jours après la seconde dose des vaccins reconnus par l’Agence européenne des médicaements ou après l’unique dose de Janssen. Un test PCR négatif réalisé dans les 72 dernières heures est également accepté pour entrer sur le territoire. Enfin, la Roumanie reconnaît seulement les tests PCR positifs, effectués entre 14 et 180 jours avant le voyage, comme preuve de guérison. Les enfants de moins de 6 ans et les étudiants venant pour des raisons impérieuses sont exemptés de ces formalités. Si les personnes ne peuvent fournir aucun des trois documents précités, une quarantaine de 14 jours s’applique. Elle peut se terminer au dixième jour si un résultat négatif est obtenu 8 jours après l’arrivée en Roumanie.  

Royaume-Uni : Pour entrer au Royaume-Uni, un enregistrement préalable en ligne est nécessaire 48 heures avant l’arrivée. Les voyageurs pouvant attester d’un schéma vaccinal complet avec le pass sanitaire européen doivent apporter la preuve d’achat d’un test (PCR, ou antigénique pour l’Angleterre et l’Ecosse), réservé avant le départ et qui doit être réalisé deux jours après l’entrée sur le territoire britannique. De l’arrivée à l’obtention du résultat, les personnes vaccinées se rendant au Royaume-Uni doivent s’auto-isoler. En cas de test positif, la période d’auto-isolement est de 10 jours. Tous les autres voyageurs sont tenus de présenter un test négatif de moins de 72 heures (PCR ou antigénique respectant un seuil de spécificité de 97 % et de sensibilité de 80 %), de réserver avant leur départ deux tests à effectuer aux deuxième et huitième jours après l’arrivée et dont la preuve d’achat doit être montrée aux autorités, et de s’isoler pendant 10 jours à domicile ou à l’hôtel.

Slovaquie : La population du pays est actuellement soumise à un confinement jusqu’au 9 décembre. Les voyages touristiques sont impossibles jusqu’à cette date. Toutes les personnes de plus de 12 ans et 2 mois souhaitant malgré tout entrer en Slovaquie doivent s’enregistrer en ligne, et remplir un second formulaire en cas d’arrivée par avion. Les voyageurs doivent justifier soit d’une vaccination complète contre le Covid-19 : 14 jours après la deuxième dose, 21 jours dans le cas d’un vaccin unidose, ou 14 jours après une dose unique à la suite d’une contamination passée de moins de six mois. Cette preuve, si elle ne prend pas la forme du certificat Covid numérique de l’UE, doit être en slovaque, en tchèque ou en anglais. Les personnes non vaccinées sont tenues d’effectuer un test PCR ou antigénique moins de 24 heures avant le départ puis de subir une quarantaine de 10 jours à l’arrivée à l’adresse de leur choix, qui peut être raccourcie par un test PCR négatif réalisé à partir du 5e jour. 

Slovénie : Les voyageurs souhaitant entrer en Slovénie doivent attester d’une vaccination complète (avec ou sans contamination passée), d’un test négatif (PCR de moins de 72 heures, antigénique de moins de 48 heures), ou d’une contamination passée de plus de 10 jours et de moins de 6 mois. Le pays accepte les vaccins Pfizer (sept jours après la deuxième dose), Moderna (14 jours après la deuxième dose), AstraZeneca (21 jours après la deuxième dose), Janssen (14 jours après la dose unique), ainsi que les vaccins Covishield (21 jours après la première dose), Spoutnik V, SinovacVac ou Sinopharm, 14 jours après la deuxième dose. Si le voyageur n’est pas en mesure de fournir ces attestations, il doit observer une quarantaine de 10 jours, qui peut être levée si un test négatif est réalisé après le cinquième jour. Les passagers voyageant par avion ou bateau sont contraints de remplir le Passenger Locator Form en ligne. Les enfants de moins de 15 ans ne sont pas concernés.

Suède : Les voyageurs attestant de la double vaccination (14 jours après la dernière injection), d’une guérison du Covid-19 (depuis au moins 11 jours) ou d’un test négatif de moins de 72 heures (salivaire, antigénique ou PCR) peuvent entrer sur le territoire (les voyageurs non immunisés sont toutefois invités à s’isoler au moins 7 jours à l’arrivée et refaire un test au bout de 5 jours). Les mineurs de moins de 18 ans ne sont pas concernés par ces obligations. Les autorités recommandent dans tous les cas de se tester moins de 24 heures après l’arrivée sur le territoire.

Suisse : Le pays n’impose aucune restriction ni contrôle aux voyageurs arrivant par voie terrestre. Les voyageurs arrivant par avion doivent en revanche remplir un formulaire d’entrée. Les personnes entièrement vaccinées (à compter du jour de la deuxième injection pour les vaccins à deux doses, ou 22 jours après l’injection pour les vaccins à dose unique), ou ayant contracté le Covid lors des six derniers mois sont exemptées des autres restrictions de voyage, de même que les enfants de moins de 16 ans. La Suisse accepte les vaccins reconnus par l’Agence européenne des médicaments, ainsi que les vaccins chinois Sinopharm et Sinovac. Les autres voyageurs non guéris ou non vaccinés arrivant par avion doivent présenter un test PCR (de moins de 72 heures) ou antigénique (de moins de 48 heures). Les règles applicables à la Suisse s’appliquent également au Liechtenstein.

La liste des formulaires exigés par les pays européens

Plusieurs pays demandent de remplir des formulaires relatifs soit à leur lieu de séjour, soit à leur état de santé. Ces formulaires sont généralement disponibles en ligne. Cela concerne :
- l’Allemagne : voir le formulaire pour se rendre en Allemagne
- l’Autriche : voir le formulaire pour se rendre en Autriche
- la Belgique : voir le formulaire pour se rendre en Belgique
- la Bulgarie : voir le formulaire pour se rendre en Bulgarie
- la Croatie : voir le formulaire pour se rendre en Croatie
- l’Espagne : voir le formulaire pour se rendre en Espagne
- l’Estonie : voir le formulaire pour se rendre en Estonie
- la Finlande : voir le formulaire pour se rendre en Finlande
- la Grèce : voir le formulaire pour se rendre en Grèce
- l’Irlande : voir le formulaire pour se rendre en Irlande
- l’Italie : voir le formulaire pour se rendre en Italie
- la Lettonie : voir le formulaire pour se rendre en Lettonie
- la Lituanie : voir le formulaire pour se rendre en Lituanie
- Malte : voir le formulaire pour se rendre à Malte
- les Pays-Bas : voir le formulaire pour se rendre aux Pays-Bas (arrivée par voie aérienne)
- la Pologne : voir le formulaire pour se rendre en Pologne
- le Portugal : voir le formulaire pour se rendre au Portugal (dispositions spécifiques pour les Açores et Madère)
- la République tchèque : voir le formulaire pour se rendre en République tchèque
- la Roumanie : voir le formulaire pour se rendre en Roumanie
- le Royaume-Uni : voir le formulaire pour se rendre au Royaume-Uni
- la Slovaquie : voir le formulaire pour se rendre en Slovaquie ainsi que le formulaire à remplir en cas d’arrivée par voie aérienne
- La Slovénie : voir le formulaire pour se rendre en Slovénie

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02.12.2021 à 13:04

[Carte] Le salaire minimum en Europe

Alexis

Le salaire minimum varie fortement au sein des Etats membres en ayant instauré un : de 332 euros mensuels brut en Bulgarie à 2 202 euros au Luxembourg au 1er juillet 2021, selon les données d’Eurostat. A cette date, avec un salaire minimum mensuel brut de 1 555 euros, la France se situait à la … Continued

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Texte intégral 593 mots

Le salaire minimum varie fortement au sein des Etats membres en ayant instauré un : de 332 euros mensuels brut en Bulgarie à 2 202 euros au Luxembourg au 1er juillet 2021, selon les données d’Eurostat.

A cette date, avec un salaire minimum mensuel brut de 1 555 euros, la France se situait à la sixième place des pays imposant le minima le plus élevé, derrière le Luxembourg, l’Irlande (1 724 euros), les Pays-Bas (1 701 euros), la Belgique (1 626 euros) et l’Allemagne (1 585 euros). Dans plusieurs pays, les salaires minimums bénéficient d’une revalorisation automatique tenant compte de l’inflation. C’est notamment le cas en France, où le Smic a été revalorisé à 1 589 euros le 1er octobre 2021.

Trois groupes peuvent être distingués :

  • Les salaires minimums les plus bas, inférieurs à 500 euros par mois (Bulgarie, Roumanie et Hongrie) ;
  • Les salaires minimums compris de 500 à 1 000 euros par mois (Lettonie, Croatie, République tchèque, Slovaquie, Estonie, Lituanie, Pologne, Portugal, Grèce et Malte) ;
  • Les plus hauts salaires minimums, supérieurs à 1 000 euros par mois (Espagne, Slovénie, France, Allemagne, Belgique, Pays-Bas, Irlande et Luxembourg).

Les six autres Etats membres (Autriche, Chypre, Danemark, Finlande, Italie et Suède) ont fixé un salaire minimum par branche ou prévoient que les salaires minimums soient déterminés par négociation entre les partenaires sociaux.

La comparaison en pouvoir d’achat

Une autre manière de comparer les niveaux de salaire en Europe consiste à utiliser les standards de pouvoir d’achat, qui mettent en perspective les salaires en fonction des prix des biens et des services. Ces derniers ne sont en effet pas les mêmes d’un pays à l’autre. Un salarié qui vit avec 800 euros en Bulgarie aura un pouvoir d’achat nettement supérieur à un travailleur qui toucherait le même salaire en France.

D’après les données disponibles d’Eurostat (2019), on observe ainsi que le revenu disponible brut ajusté par habitant est nettement supérieur en Allemagne (deuxième au classement) qu’en Irlande. Cette dernière n’arrive qu’à la onzième place alors que son salaire minimum est le plus élevé d’Europe après celui du Luxembourg.

Cet “indicateur reflète le pouvoir d’achat des ménages et leur capacité à investir dans des biens et des services” , explique Eurostat, qui précise qu’il tient également compte “des impôts, des cotisations sociales et des prestations sociales en nature monétaire” .

La méthode de calcul confirme la fracture bien réelle entre les pays de l’Ouest et les pays de l’Est, où les habitants ont un pouvoir d’achat moins élevé en moyenne, même si les produits y coûtent moins cher.

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02.12.2021 à 12:32

Global Gateway : un plan d’aide au développement pour contrer la Chine

Arthur

“L’Europe s’est jointe hier à la grande bataille pour l’influence mondiale”, entame le quotidien catalan La Vanguardia. “La stratégie présentée mercredi 1er décembre à Bruxelles, intitulée ‘Global gateway’ (Portail global) prévoit d’investir 300 milliards d’euros […] autour de la planète, jusqu’en 2027″ dans une série de projets d’infrastructures, complète Ouest-France. Fibre optique, énergies vertes, santé… … Continued

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Texte intégral 2026 mots
La Chine a multiplié les investissements stratégiques en-dehors de son territoire, comme pour le port de Colombo, au Sri Lanka
La Chine a multiplié les investissements stratégiques en-dehors de son territoire, comme pour le port de Colombo, au Sri Lanka - Crédits : Shakeel Sha / iStock

L’Europe s’est jointe hier à la grande bataille pour l’influence mondiale”, entame le quotidien catalan La Vanguardia. “La stratégie présentée mercredi 1er décembre à Bruxelles, intitulée ‘Global gateway’ (Portail global) prévoit d’investir 300 milliards d’euros […] autour de la planète, jusqu’en 2027″ dans une série de projets d’infrastructures, complète Ouest-France.

Fibre optique, énergies vertes, santé…

Le projet poussé par la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen “se concentrera [en effet] sur les infrastructures physiques, notamment les câbles à fibre optique, les énergies vertes et les transports, ainsi que sur les systèmes de santé et l’éducation”, fait savoir le Financial Times. Avec cette aide, “Global Gateway espère également diffuser la technologie et l’expertise européennes dans les pays en développement”, rapporte la Deutsche Welle.

Le plan européen mêle des financements privés et publics. “Dans le détail, l’initiative sera financée à concurrence de 18 milliards d’euros de subventions aux secteurs prioritaires […], pour autant que ces projets soient liés à la connectivité” [L’Echo]. En plus de cette enveloppe issue du budget de l’UE, “les institutions financières des Etats membres et la [Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd)] apporteront des financements provenant de leurs propres réserves pour 145 milliards d’euros”, poursuit le journal belge. Enfin, “une part de 135 milliards d’euros proviendra du Fonds européen pour le développement durable (FEDD+) et de la [Banque européenne d’investissement (BEI)], sous forme d’investissements étalés de 2021 à 2027″ [L’Echo].

Rivaliser avec la Chine…

S’agit-il de contrer la Chine ? Clairement, oui !”, avance le journaliste Bruno Ripoche pour Ouest-France. “Ce n’est pas dit explicitement mais chacun le comprend ainsi : le projet exposé par Ursula von der Leyen concurrence frontalement le colossal plan chinois d’investissement lancé en 2013 et baptisé ‘les Nouvelles routes de la soie’ ” [France info].

Cette politique menée par le président Xi Jinping “a permis de développer des infrastructures routières, ferroviaires et portuaires reliant la Chine au reste de la planète” [L’Echo]. Pékin “a déjà consacré à ce plan 124 milliards d’euros depuis huit ans. En réalité il s’agit d’une politique d’influence sur des pays pauvres - souvent corrompus - qui se surendettent pour construire des routes, des aéroports ou des lignes de chemin de fer” et qui ont ensuite des difficultés pour rembourser, explique France info. “Des marchés fréquemment passés sans appels d’offres, des conditions de travail parfois exécrables et personne ne s’embarrasse de considérations sociales ou environnementales”, estime la station de radio française.

Si l’argent de Pékin s’est répandu en Afrique ou en Amérique latine, “il n’est pas nécessaire d’aller bien loin pour trouver des partisans de l’initiative chinoise”, note par ailleurs Politico. “Le port grec du Pirée, l’un des terminaux à conteneurs les plus fréquentés de la Méditerranée, a pour principal actionnaire l’entreprise publique chinoise COSCO”, poursuit le média, qui cite également Chypre parmi les “fans irréductibles” des Nouvelles routes de la soie.

… avec un contre-modèle

Le contre-projet européen relève donc, pour la Commission, d’un enjeu de souveraineté européenne. “Cela n’a pas de sens que l’Europe construise une route parfaite entre une mine de cuivre sous propriété chinoise et un port également sous propriété chinoise”, avait déclaré Ursula von der Leyen lors de son discours sur l’état de l’Union en septembre dernier [Ouest-France].

Pour mieux se démarquer des pratiques de Pékin, la commissaire aux Partenariats internationaux Jutta Urpilainen “promet des ‘partenariats d’égal à égal​’ et Ursula von der Leyen des projets ‘respectueux des valeurs démocratiques​’ et des ‘normes sociales et environnementales les plus élevées​’ “, rapporte Ouest-France. “L’UE va insister sur la nécessité pour les pays partenaires de respecter des règles telles que la bonne gouvernance et la transparence” des contrats passés dans le cadre de Global Gateway [Politico].

L’initiative ne devrait pas financer d’énergies fossiles et “si le projet est lancé dans un pays où survient un coup d’Etat, ou qui ne respecte plus les droits humains, nous pourrons le suspendre”, a déclaré un haut fonctionnaire de la Commission [L’Echo].

L’objectif est de tisser des liens, et non de créer des dépendances”, résume le document de présentation de la stratégie européenne, cité par La Vanguardia. “Ce qui ressort clairement du projet, c’est la nouvelle ambition de la Commission de faire de l’UE un acteur sérieux sur la scène mondiale des infrastructures”, note le Financial Times. “Reste à savoir si les résultats seront à la hauteur de cette ambition”, conclut le journal économique.

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