En Tunisie, les restrictions imposées aux associations ne se réduisent plus à des procédures administratives ponctuelles et des arbitrages juridiques portant sur le financement et les autorisations. Les chiffres relevés au cours des dernières années, et notamment en 2024 et 2025, traduisent un changement marquant dans la manière dont les pouvoirs publics traitent les acteur·ices de la société civile. En seulement quatre mois, les autorités ont émis des décisions de suspension d'activité pour une durée d’un mois, visant au moins 14 associations. Un précédent qui révèle l'accélération du recours à cette mesure. Entre suspensions, enquêtes et gel des comptes, les indicateurs convergent vers un resserrement de la sphère dans laquelle les associations ont évolué depuis 2011.