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19.01.2023 à 16:48

Objectif Aventure, au Centquatre : « L’aventure, ce n’est pas forcément d’aller à l’autre bout du monde »

Enora Hillaireau

Les 27, 28 et 29 janvier 2023, préparez-vous à partir à l’aventure… depuis Paris. Le festival Objectif Aventure revient pour sa cinquième édition, au Centquatre. Avec, en point d’orgue, le prix du court-métrage. Une première.

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Texte intégral (1011 mots)

Les 27, 28 et 29 janvier 2023, préparez-vous à partir à l’aventure… depuis Paris. Le festival Objectif Aventure revient pour sa cinquième édition, au Centquatre. Avec, en point d’orgue, le prix du court-métrage. Une première.

« Entreprise comportant des difficultés, une grande part d’inconnu, parfois des aspects extraordinaires, à laquelle participent une ou plusieurs personnes. » Voilà comment le Larousse définit « l’aventure ». Autrement, pour se faire une idée plus vivace du concept, rendez-vous au festival Objectif Aventure. Il aura lieu du 27 au 29 janvier 2023 au Centquatre. « Notre volonté, c’est de montrer les beautés de la planète, de montrer des aventures, qu’elles soient sportives, solidaires, humaines…», explique Marianne Furlani, responsable de la communication pour l’agence de voyage Terres d’Aventure, co-organisatrice du festival – avec une autre agence de voyage, Grand Nord Grand Large.

Au programme : films documentaires, performances artistiques, conférences, séances de dédicaces, pour que chacun et chacune y trouve son compte. Nouveautés de cette année : un espace de rencontre, Le Bivouac, et le premier prix du court-métrage. Celui-ci sera décerné le samedi 28 janvier, en même temps que cinq autres prix (Prix de la réalisation, Prix de la meilleure aventure…). Les courts-métrages en compétition seront visionnables le samedi à 21h25 (séance à réserver sur le site internet).

Lire aussi : Pour l’explorateur Gérard Janichon, « le voyage abolit le temps »

« Montrer ces aventuriers qui font des choses incroyables« 

Volonté est donnée de transposer le monde de l’aventure à échelle humaine : « Les exploits – qu’on voit dans les films – peuvent faire peur. Ils sont intimidants !, observe la chargée de communication. C’est pour ça qu’il y aura des moments de dédicace avec huit auteurs et autrices. On sera en petit comité, c’est l’auteur face aux lecteurs. » De grands noms de l’aventure seront présents, comme la navigatrice Isabelle Autissier, l’auteur d’essais sur la marche David Le Breton, le géographe Sylvain Tesson, l’exploratrice alpiniste Laurence de la Ferrière…

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« On aura aussi des personnes plus inconnues, comme Fabrice Huré. » Il pratique le trail en amateur. Il sera présent au festival pour la première projection de son film, Plus belle la nuit, qui raconte sa traversée du GR20 – un des sentiers de randonnée les plus difficiles au monde – alors qu’il doit se dialyser toutes les nuits, lui qui est atteint d’une maladie rénale. « Pour nous, c’est aussi important de montrer ces aventuriers amateurs qui font des choses incroyables », souligne Marianne Furlani.

« Donner des envies d’ailleurs »

Festival aventure

Objectif Aventure répond à un besoin ressenti par l’agence de voyage Terres d’Aventure : reprendre l’air. Le Covid-19 et les deux années de confinement ont mis un gros coup de frein aux vacances et aux explorations. « Les gens ont besoin de se refrotter au monde », constate Marianne Furlani.

Pour elle, l’engouement autour du festival le confirme : « Les gens se sont inscrits rapidement à certaines conférences ». L’organisation espère 10 000 festivaliers et festivalières sur trois jours, comme lors de la dernière édition, en 2019. « L’aventure, ce n’est pas forcément d’ aller à l’autre bout du monde, ça peut être aussi voyager dans nos Alpes, découvrir la Bretagne, ou juste sortir… de chez soi ! Il y a autant d’aventures que de personnes sur Terre. Ce que nous souhaitons, c’est : donner des envies d’ailleurs. » / Enora Hillaireau

Programme complet : ici. Accès, conférences et dédicaces gratuits, films à 8€. Réservations sur le site internet ou sur place, selon les disponibilités.

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11.01.2023 à 13:51

Birdlab, un jeu mobile pour découvrir les oiseaux… depuis sa cuisine

Enora Hillaireau

Depuis 2014, le jeu mobile Birdlab permet à toutes et tous d’étudier les comportements des oiseaux sur une mangeoire en temps réel.

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Texte intégral (1017 mots)

Depuis 2014, le jeu mobile Birdlab permet à toutes et tous d’étudier les comportements des oiseaux sur une mangeoire en temps réel. Il a été créé par des enseignants-chercheurs de l’AgroParisTech et le programme de sciences participatives Vigie-Nature. Dans l’équipe, Carmen Bessa-Gomes, instigatrice de l’expérience, vise à déterminer l’influence des humains sur les comportements alimentaires de nos amis à plumes.

Tout a commencé en 2014, près de la fenêtre d’une cuisine. La cuisine de Carmen Bessa-Gomes, pour être exact. Enseignante-chercheuse à AgroParisTech, celle-ci cherche à mieux comprendre les espèces animales, notamment les volatiles, « comment ces derniers adaptent leurs comportements liés à la recherche de nourriture en milieu anthropisé [modifié par l’être humain]« .

Prenez cette problématique, ajoutez-y un soupçon d’intérêt pour les oiseaux, une cuillère de partenariat avec le programme de sciences participatives Vigie-Nature, mélangez bien : voici la recette de Birdlab. C’est une application mobile française pensée comme un serious game, soit un jeu mélangeant ludisme et pédagogie. But de l’opération : étudier le comportement des oiseaux se posant sur une mangeoire.

Un jeu accessible

Pour jouer, tant à la campagne qu’en milieu urbain, rien de plus simple. Il vous faudra deux mangeoires à plateau, de la nourriture pour oiseaux, un téléphone ou une tablette, et plusieurs minutes de votre temps. Le but est d’identifier les espèces venant se nourrir puis de retranscrire leurs mouvements sur l’application mobile. Cet oiseau reste-t-il manger dans la mangeoire ? Cet autre individu fait-elle des allers-retours ? Viennent-ils en groupe ou en solitaire ?

Carmen Bessa-Gomes est tout sourire quand elle parle de Birdlab. “Je trouve l’application bien conçue. C’est sympa en famille, il y a un côté ludique”, estime-t-elle, assez fière. Pas besoin d’avoir un Bac +5 en ornithologie pour jouer à Birdlab, bien au contraire. « Il y a un mode quiz qui permet de s’entraîner à reconnaître les espèces », précise-t-elle. Pigeon ramier, mésange bleue, mésange charbonnière, moineau domestique, rouge-gorge familier… Les 27 espèces, que l’appli étudie, sont « relativement faciles à identifiées », selon l’enseignante-chercheuse. Le quiz est d’ailleurs un allié de l’étude, car il permet de réduire la marge d’erreurs des données récoltées.

Lire aussi : L’appel de la forêt

Une démarche de sciences citoyennes

« Passer par une application rend la recherche de données plus accessible, estime Carmen Bessa-Gomes.  Je pense qu’il aurait été difficile de pouvoir récolter autant d’informations détaillées sur les comportements des oiseaux à la mangeoire autrement. » Comme la chercheuse l’indique, il faut beaucoup de temps et beaucoup de data pour étudier les schémas d’agissements des oiseaux.

Puisque Birdlab est accessible sur tout le territoire français depuis 2014, la recherche bénéficie d’un grand nombre de données. « On a autour de 200 participations par semaine sur toute la France », comptabilise Carmen Bessa-Gomes. Qui dit sciences citoyennes dit résultats accessibles au commun des mortels. Ils sont en accès libre sur le site internet de Birdlab, classés par espèces, zones géographiques et années. A ce jour, 6 180 pages de parties sont visualisables en détails.

Prendre conscience de l’impact humain sur l’environnement

« Pour moi, poursuit-elle, ce n’est pas anodin de nourrir les oiseaux. On a une incidence sur les comportements des communautés aviaires. On a déjà un impact sur ces communautés par toutes nos pressions anthropiques sur les milieux… » D’où la nécessité de récolter des données chiffrées. Elles permettront d’établir la hauteur des répercussions des comportements humains sur les oiseaux – qu’elles soient négatives ou positives. Par exemple, cela peut consister à les nourrir régulièrement en ville, un milieu dans lequel les ressources sont naturellement rares. « Ce n’est pas un absolu “est-ce bien ou non” de nourrir les oiseaux, mais dans quel contexte nous le faisons. » Que ce soit en campagne ou en milieu urbain, un espace fortement modifié par les humains, bétonisé, pollué.

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L’objectif de Birdlab d’ici 2024 est d’analyser les schémas récoltés sur la dizaine d’années passées. A voir plus précisément quelles seront les répercussions de la hausse moyenne de la température sur les espèces en général, d’une part, et sur les espèces migratoires, de l’autre. /Enora Hillaireau

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05.01.2023 à 18:25

Magali Reghezza-Zitt : « Un grand pays est un pays exemplaire »

Media Impacts

Le média Impact(s) a interrogé Magali Reghezza-Zitt, membre du Haut conseil pour le climat. Un échange republié sur Le Zéphyr. "Nous devons transformer notre société", dit-elle.

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Texte intégral (940 mots)

Le média Impact(s) a interrogé Magali Reghezza-Zitt, géographe et membre du Haut conseil pour le climat. Un échange en plusieurs épisodes que Le Zéphyr republie en plusieurs fois. Voici les épisodes 5, 6 et 7 de l’échange. Le dernier sera publié sous peu, en janvier 2023 (sur le rôle du Haut Conseil pour le climat). « Nous devons transformer notre société », dit-elle.

Depuis plusieurs décennies, les scientifiques tirent la sonnette d’alarme. Mais on regarde encore souvent ailleurs. Écoutons les experts et représentants des sciences du climat.

Magali Reghezza-Zitt, géographe et membre du Haut conseil pour le Climat, en particulier. Pour Impact(s), elle revient sur son parcours de chercheuse, son travail d’enseignante, elle qui a par exemple beaucoup étudié la grande crue de Paris de 1910. Une personne scientifique produit des connaissances et les transmettent. Mais comment se faire entendre ? Quelle est la place des chercheurs dans l’arène démocratique ? Faut-il s’engager ?

« Transformer nos territoires »

Vous l’avez vu, ce début d’année si doux ? Et les températures folles du Nouvel An 2023 ?

Dans l’épisode 5, elle rappelle qu’il ne suffit pas que les individus s’engagent tous (le plus possible) pour faire face à l’urgence climatique et s’adapter au effets déjà perceptibles. Il faut aller plus loin. « Nous avons à nous engager dans un mouvement vertueux ». Et cela nécessite de « transformer nos territoires » en profondeur via des politiques publiques. Cela, hélas, prend du temps… « Il faut tracer un chemin et tenir un discours de vérité ».

Dans l’épisode 6, la géographe parle d’exemplarité. « On a à assumer notre héritage de pays développé ». Et il faut déjà « réduire notre empreinte », c’est-à-dire les émissions que l’on importe (via la consommation de biens et de services fabriqués dans d’autres pays).

Et de conclure dans l’épisode 7 : « Il est urgent d’agir. »

Retrouvez les autres épisodes ici.

Initialement publié sur le site du média Impact(s) en juillet 2021.

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