14.01.2026 à 12:56

"Nous choisissons le Danemark. […] Nous choisissons l'Union européenne et l'Otan", a affirmé le Premier ministre groenlandais, hier, "lors d'une conférence de presse à Copenhague, tenue avec la Première ministre danoise Mette Frederiksen", rapporte The Copenhagen Post. Cette rencontre entre les deux homologues s'est déroulée en amont d'un déplacement à Washington prévu ce mercredi 14 […]
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"Nous choisissons le Danemark. […] Nous choisissons l'Union européenne et l'Otan", a affirmé le Premier ministre groenlandais, hier, "lors d'une conférence de presse à Copenhague, tenue avec la Première ministre danoise Mette Frederiksen", rapporte The Copenhagen Post. Cette rencontre entre les deux homologues s'est déroulée en amont d'un déplacement à Washington prévu ce mercredi 14 janvier.
Comme le rappelle 20 minutes, les ministres des Affaires étrangères du Danemark et du Groenland s'entretiendront aujourd'hui à la Maison-Blanche avec le vice-président américain J.D. Vance "pour une réunion sous haute tension sur l’avenir de ce territoire autonome". Cette entrevue est à l'initiative du ministre des Affaires étrangères du Danemark, Lars Løkke Rasmussen, et de son homologue groenlandaise, Vivian Motzfeldt, "après que le président américain [a] intensifié ses menaces" [Euronews].
Donald Trump a récemment multiplié les déclarations sur "l'idée d'acheter ou d'annexer ce territoire autonome, et il a encore attisé les tensions cette semaine en déclarant que les États-Unis s'en empareraient 'd'une manière ou d'une autre'" [Le Monde]. Cette proposition avait déjà été évoquée "en 2019, durant son premier mandat", rappelle The Guardian.
"Les envies prédatrices du président américain - prises au sérieux après l'opération au Venezuela - suscitent une activité diplomatique intense, aussi bien en bilatéral avec Washington qu'au sein de l'Alliance atlantique", commentent Les Echos.
The Economist a indiqué la semaine dernière que "les responsables américains ont envisagé de proposer à l'île un accord dit 'Compact of Free Association' (COFA) […] qui permet aux forces armées américaines d'opérer librement dans les pays signataires, avec en prime un commerce exempt de droits de douane".
Dans ce contexte, Jens-Frederik Nielsen, le Premier ministre groenlandais, s'est prononcé en ces termes : "nous sommes maintenant confrontés à une crise géopolitique […]. Une chose doit être claire pour tout le monde : le Groenland ne veut pas être la propriété des États-Unis" [Le Monde].
De son côté, Mette Frederiksen, la Première ministre danoise, a averti que si "les États-Unis prenaient le contrôle de l'île par la force, ce serait la fin de l'alliance de défense transatlantique sur laquelle l'Europe compte pour la sécurité depuis des décennies", explique la BBC.
Les deux dirigeants tiennent à faire front uni face aux États-Unis, et notamment "lorsque leurs ministres des Affaires étrangères rencontreront [ce jour] le vice-président J.D. Vance et le secrétaire d'État Marco Rubio", indique The New York Times. Le journal américain rapporte par ailleurs les propos de la Première ministre Mette Frederiksen sur cette solidarité : "nous arrivons ensemble, nous restons ensemble, et nous partons ensemble". Cette unité est décrite par le média danois Politiken comme "leur arme la plus puissante pour la réunion décisive à Washington".
La presse européenne revient sur la raison de l'entêtement autour du Groenland. D'une part, "l'emplacement du Groenland est très stratégique, situé sur la route la plus courte pour les missiles entre la Russie et les États-Unis. C’est donc un élément crucial du bouclier antimissile américain", explique Le Monde. D'autre part, "le réchauffement climatique ouvre de nouvelles voies autour de la plus grande île non continentale du monde, qui intéressent Russes et Chinois" [Les Echos].
Le Groenland est donc un enjeu géopolitique majeur et le président Donald Trump a avancé l'argument selon lequel si "les États-Unis ne prennent pas le Groenland, alors la Chine ou la Russie le feront", note la BBC. Le média anglais souligne la lucidité des Européens sur le sujet, qui "ont soutenu d'une seule voix la souveraineté danoise sur le Groenland [et] se sont également efforcés de proposer des mesures militaires pour renforcer la présence de l'Otan autour de l'île et dans l'Arctique".
Toujours dans l'optique de renforcer la présence européenne dans la région, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a affirmé ce 14 janvier sur RTL que "le premier consulat français au Groenland ouvrira ses portes le 6 février prochain". Par ailleurs, quelques heures avant la rencontre, le Danemark a annoncé renforcer "'sa présence militaire au Groenland' et [mener] un 'dialogue continu' avec l'Otan pour renforcer la présence de l'Alliance en Arctique" [Le Figaro].
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13.01.2026 à 13:09

Marine Le Pen "se bat pour sauver son rêve présidentiel", titre Politico. "La cheffe du parti d'extrême droite française […] fera face mardi à un nouveau procès en appel sur le détournement de fonds du Parlement européen dans une affaire qui déterminera si elle peut ou non se présenter à l'élection présidentielle de 2027", résume […]
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Marine Le Pen "se bat pour sauver son rêve présidentiel", titre Politico. "La cheffe du parti d'extrême droite française […] fera face mardi à un nouveau procès en appel sur le détournement de fonds du Parlement européen dans une affaire qui déterminera si elle peut ou non se présenter à l'élection présidentielle de 2027", résume The Irish Times. Jusqu'au 12 février, l'affaire sera discutée devant la Cour d'appel de Paris. Mais "une décision n'est pas attendue avant l'été, bien avant le vote présidentiel de l'année prochaine", précise la BBC.
"Personne n'a oublié ce coup de tonnerre l'an dernier", rappelle Radio France. "En première instance, le 31 mars 2025, [Marine Le Pen] avait été condamnée à quatre ans de prison dont deux ferme, à 100 000 euros d'amende et à cinq ans d'inéligibilité avec exécution provisoire", détaille Mediapart. La juge Bénédicte Perthuis, qui a depuis subi des menaces de mort, avait alors souligné que l'intention du tribunal était de “garantir que les élus, comme tout autre citoyen devant la justice, ne bénéficient pas d'un traitement de faveur”, cite El Mundo.
"La formation d'extrême droite a versé au personnel du parti entre 2004 et 2016 des fonds du Parlement européen, période au cours de laquelle il a détourné plus de 4,4 millions d'euros", relaie le Huffington Post, se faisant l'écho de l'agence espagnole EFE. Marine “Le Pen, ainsi que plus de 20 autres personnalités du parti, ont embauché des assistants qui ont travaillé sur ses affaires du parti RN plutôt que pour le Parlement européen qui les a payées", résume la BBC.
Pour le procès en appel, le RN compte opérer un changement de stratégie. Politico évoque une ligne de défense construite sur "des objections juridiques techniques et en arguant que l'interdiction est disproportionnée, plutôt que de sortir l'artillerie lourde et d'insister sur le fait qu'elle est victime d'une attaque politique".
Mais “si le verdict en appel est confirmé et que Marine Le Pen reste exclue de l'élection présidentielle, le chef du parti Jordan Bardella sera alors considéré comme le candidat logique du RN”, résume la Taggeschau. "Le plan B supposé du parti commence à avoir l'air d'un plan A", écrit sobrement Politico. "Cette passation serait inédite pour ce parti qui a toujours été dominé par la famille Le Pen", souligne le quotidien conservateur britannique The Times.
Or la presse européenne est univoque : "la force du jugement de première instance […] ne semble pas avoir diminué le pouvoir électoral des ultras", explique le Huffington Post. "Marine Le Pen n'a pas vu sa popularité s'éroder mais, surtout, l'option de rechange, son dauphin Jordan Bardella, 30 ans, a renforcé sa condition présidentielle au point de dépasser son mentor dans les attentes électorales", complète le média. Les sondages de Verian pour Le Monde et L'Hémicycle publiés au cours du week-end ont révélé que "49 % des Français estiment que l'eurodéputé de 30 ans a 'davantage de chances de remporter l'élection présidentielle', contre 18 % pour Marine Le Pen", rapporte le journal suisse 24 Heures.
La première sentence à l'égard de Marine Le Pen "[avait] suscité la colère de personnalités politiques de la droite populiste internationale. Donald Trump l'a qualifiée de 'chasse aux sorcières' par les 'gauchistes européens'", rappelle The Irish Times.
Or l'hebdomadaire allemand Der Spiegel a révélé “il y a quelques jours que l'administration américaine de Donald Trump aurait menacé de sanctions” les magistrats du tribunal correctionnel de Paris ayant condamné Marine Le Pen en mars dernier [Huffington Post].
Si l'ambassade des États-Unis en France a démenti ces informations, Le Soir précise que "le président du tribunal judiciaire de Paris les juge crédibles". Tandis que "la porte-parole du gouvernement [français], Maud Bregeon, a indiqué que l'exécutif français restait vigilant mais qu'à ce stade, les soupçons d'ingérence n'étaient pas avérés".
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12.01.2026 à 11:29

"Les manifestations en Iran se poursuivent malgré une répression policière brutale, qui s'est intensifiée ces derniers jours et a fait plusieurs centaines de morts, selon diverses ONG", titre El País. À l'origine de ce mouvement "initialement déclenché à Téhéran le 28 décembre" [La Libre], "des commerçants dénonçant la cherté de la vie et la dépréciation de la monnaie". […]
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"Les manifestations en Iran se poursuivent malgré une répression policière brutale, qui s'est intensifiée ces derniers jours et a fait plusieurs centaines de morts, selon diverses ONG", titre El País. À l'origine de ce mouvement "initialement déclenché à Téhéran le 28 décembre" [La Libre], "des commerçants dénonçant la cherté de la vie et la dépréciation de la monnaie".
Une situation suivie de près par l'Union européenne et la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen. "L'Europe se tient aux côtés du peuple iranien dans son combat légitime pour la liberté", a déclaré l'Allemande sur X dimanche après-midi. Selon l'ONG Iran Human Rights, la répression du mouvement a causé "la mort d'au moins 192 manifestants", relaie Le Monde. Et l'organisation "avertit que le nombre réel de victimes pourrait être beaucoup plus élevé".
Lors de sa "première prise de parole après trois nuits de manifestations intenses contre les autorités [dimanche]" [France info], le président iranien Massoud Pezeshkian a accusé les "'ennemis de l'Iran' de vouloir 'semer le chaos et le désordre' dans le pays en ordonnant des 'émeutes'". Ciblés, les États-Unis affichent leur soutien aux manifestants. "Le président Donald Trump a déclaré que les États-Unis 'sont prêts à aider' car l'Iran 'aspire à la liberté", note la BBC.
"Plus de deux mille personnes ont défilé à Paris à l'appel des partisans du fils de l'ancien chah d'Iran, pour soutenir le mouvement de contestation en cours", écrit France 24, mentionnant également la réunion de "milliers de personnes à Londres". La chaîne de télévision paneuropéenne Euronews témoigne quant à elle d'une "autre manifestation […] dans la capitale allemande, Berlin".
"Les manifestants, dont beaucoup sont des Iraniens vivant à l'étranger ou des personnes d'origine iranienne, affirment qu'ils ont le devoir de manifester et de montrer leur soutien à distance, alors que les Iraniens du pays, de tous âges et de toutes origines, continuent de descendre dans la rue pour se battre pour leur liberté", complète le média.
"Les organisations de défense des droits humains peinent à contacter leurs interlocuteurs […] en raison de la coupure totale d'Internet dans le pays et préviennent que le bilan des victimes risque de s'alourdir encore" [The Guardian]. Selon la chaîne qatarie Al-Jazira citée ce lundi matin par Le Monde, "le ministre des Affaires étrangères iranien, Abbas Araghtchi, a [indiqué] que l'accès à Internet serait bientôt rétabli en Iran".
"De plus, la publication de reportages, de photos et de vidéos sur les manifestations de masse est interdite", souligne la Tagesschau. "Cette mesure alimente également les craintes que le régime de Téhéran n'utilise ce black-out, comme il l'a fait lors de précédentes manifestations, pour réprimer brutalement les protestations", poursuit la chaîne allemande.
La répression en cours suscite l'inquiétude de la communauté internationale. Face à cette situation chaotique décrite comme "l'un des plus grands défis lancés aux autorités iraniennes depuis la révolution islamique de 1979" [Euronews], "la haute représentante de l'Union européenne [pour la politique étrangère et la sécurité], Kaja Kallas, s'apprête à proposer de nouvelles sanctions contre l'Iran" [Politico].
La cheffe de la diplomatie européenne "a précisé que ces sanctions s'ajouteraient aux sanctions 'radicales' déjà en vigueur concernant la prolifération nucléaire et le soutien de Téhéran à la Russie". "Cette proposition marque la réponse la plus forte à ce jour d'un responsable de l'UE à la répression sanglante menée par l'Iran", ajoute le média européen.
En parallèle, le président américain Donald Trump a affirmé que le régime iranien "avait contacté Washington pour 'négocier' et qu'une rencontre était 'en cours de préparation'. Plus tôt, [le milliardaire] avait déclaré que l'armée américaine étudiait des 'options très fortes'" [Ouest-France]. Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, "a [déjà] prévenu qu'en cas d'attaque des États-Unis sur l'Iran, la république islamique visera l'armée et le transport maritime américains", relate RTL.
Dans ce contexte particulièrement sensible, le fils de l'ancien chah et figure de l'opposition iranienne en exil aux États-Unis, Reza Pahlavi, "a affirmé dimanche être 'prêt à retourner en Iran' à la première opportunité et à y mener une transition politique" [TF1]. Décrit comme un personnage "controversé" [France info], cet homme de 65 ans "représente aujourd'hui un espoir pour une partie des Iraniens". Le gouvernement, qui affirme ce matin que "la situation est désormais totalement sous contrôle" [Le Figaro], a décrété hier soir "trois jours de deuil national pour les 'martyrs' de la 'résistance'" [Le Parisien].
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