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26.01.2026 à 13:11

Sommet Inde - UE : les deux partenaires en passe de signer un accord de libre-échange "historique" ?

Manon Mazuir
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"Le seizième sommet UE-Inde a commencé à New Delhi. Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission, et António Costa, le président du Conseil, sont arrivés dimanche [25 janvier]" dans la capitale indienne [Le Point]. "Ils sont les invités d’honneur des célébrations de la Fête de la République à New Delhi lundi, avant un […]

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Texte intégral (2658 mots)
Ursula von der Leyen et Antonio Costa, lors de la Fête de la République à New Delhi lundi 26 janvier, avant le sommet UE-Inde mardi 27 janvier - Crédits : Conseil européen
Ursula von der Leyen et António Costa, lors de la Fête de la République à New Delhi lundi 26 janvier, avant le sommet UE-Inde du mardi 27 janvier - Crédits : Conseil européen

"Le seizième sommet UE-Inde a commencé à New Delhi. Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission, et António Costa, le président du Conseil, sont arrivés dimanche [25 janvier]" dans la capitale indienne [Le Point]. "Ils sont les invités d’honneur des célébrations de la Fête de la République à New Delhi lundi, avant un sommet Union européenne-Inde mardi [27 janvier] où ils espèrent sceller un accord de libre-échange", explique Ouest-France.

La possible signature d'un accord commercial entre l’UE et l’Inde couronnerait "près de deux décennies de négociations", rappelle Le Figaro. "Ce 16e sommet sera l’occasion de renforcer le partenariat stratégique UE-Inde et d’intensifier la collaboration dans les principaux domaines d’action", a indiqué le Conseil de l’UE sur X [Ouest-France]. "La présidente de la Commission devrait annoncer demain avec le Premier ministre Narendra Modi la conclusion des négociations", souligne La Matinale Européenne.

"Accord commercial historique"

"Nous sommes au seuil d'un accord commercial historique", a déclaré cette semaine Ursula von der Leyen [Le Figaro], qui l'a même qualifié de "mère de tous les accords commerciaux", comme le relate La Matinale Européenne. "La zone de libre-échange s’étendrait à plus de 2 milliards de personnes", relève la newsletter.

"L'Inde, pays le plus peuplé au monde, est en passe de devenir la quatrième économie mondiale cette année, selon les projections du Fonds monétaire international" [Le Figaro]. Le commerce bilatéral de biens entre l'UE et l'Inde a atteint "120 milliards d’euros en 2024, en hausse de près de 90 % sur la dernière décennie, selon les chiffres de l’UE, avec 60 milliards d’euros supplémentaires pour les services", rappelle Ouest-France.

Ce dimanche 25 janvier, la présidente de la Commission européenne a déclaré "s'attendre à ce que les exportations vers l'Inde doublent. L'an dernier déjà, elle tablait sur un futur accord commercial historique : […] 'Le potentiel est immense. L'Europe est déjà le premier partenaire commercial pour l'Inde'" [France info]. "Alors que l'UE y voit un marché important pour l'avenir, New Delhi considère Bruxelles comme une source clé de technologies et d'investissements dont elle a grand besoin pour accélérer la modernisation de ses infrastructures et créer des millions de nouveaux emplois", explique Le Figaro.

Réduire la dépendance aux États-Unis, à la Russie et à la Chine

"L’UE et l’Inde se rapprochent à un moment où l’ordre international fondé sur des règles subit des pressions sans précédent en raison des guerres, de la coercition et de la fragmentation économique", a souligné la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas [Ouest-France]. De son côté, Ursula von der Leyen, s'adressant au Times of India avant son voyage, a affirmé qu'une coopération plus étroite avec l'Inde était un "rempart contre 'un monde de plus en plus instable, des champs de bataille ukrainiens aux eaux troubles de l'Indo-Pacifique', tout en éludant la question de la neutralité de l'Inde dans la guerre entre la Russie et l'Ukraine" [Politico].

"Pour l’UE comme pour l’Inde, [cet accord a] une vocation politique : c’est une façon de montrer à la face du monde qu’il existe d’autres choix que les États-Unis, au moment où le président américain, Donald Trump, change la donne géopolitique et impose des droits de douane considérables à des pays qui se pensaient jusqu’ici les amis des États-Unis", explicite Le Monde.

"Ce serait une victoire majeure pour Bruxelles et New Delhi, qui cherchent toutes deux à ouvrir de nouveaux marchés face aux droits de douane américains et aux contrôles à l'exportation chinois", analyse Le Figaro. En avril, Donald Trump avait imposé à l'Inde des droits de douane "à hauteur de 25 %. Ils les avaient doublés en juillet pour punir le pays de ses achats de pétrole russe, responsable, selon le président américain, d'alimenter la machine de guerre de Moscou" [France info].

Kaja Kallas se trouve également à New Delhi, où "elle signera un partenariat en matière de défense et de sécurité axé sur la sécurité maritime, la lutte contre le terrorisme et la cyberdéfense", annonce Politico. France info rappelle également que "pour la défense aussi, l'Europe est un partenaire. L'Inde [qui achète traditionnellement ses armes à la Russie] a commandé 26 Rafales à la France l'an dernier pour 6,5 milliards d'euros".

Encore des points de blocage

Sur l'accord commercial, les négociations avec l'Inde ne sont pas encore bouclées, les discussions "se focalisant sur quelques points de blocage, notamment l'impact de la taxe carbone aux frontières de l'UE pour ses importations d'acier, ainsi que les normes de sécurité et de qualité dans les secteurs pharmaceutique et automobile", relève Le Figaro. "L’Inde […] a demandé à être exemptée […] du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières, une demande que Bruxelles a jusqu’à présent catégoriquement rejetée" [Euractiv].

Dans le même temps, Reuters affirme que "le gouvernement du Premier ministre Narendra Modi a accepté de réduire immédiatement les taxes [de 110 % à 40 %] sur un nombre limité de voitures provenant des 27 pays membres de l'Union européenne".

Autre point politiquement sensible pour les deux parties : l’agriculture qui "pourrait être exclue de l’accord de libre-échange [..]. Des sources de la Commission ont refusé vendredi de confirmer ou d’infirmer les rumeurs selon lesquelles Ursula von der Leyen aurait renoncé à une libéralisation des échanges agricoles" [La Matinale Européenne].

"Les contours en sont encore flous et la rumeur circule selon laquelle [l'accord] ne serait pas à la hauteur des espérances des uns et des autres, en raison de réflexes protectionnistes, indissociables de la mobilisation de certaines professions", précise Le Monde. Une information corroborée par Le Point : "'un simple accord politique' serait dans les tuyaux. Mais l’aboutissement demeure 'incertain' à ce stade, confie une source européenne".

Interrogée sur la manière dont les deux parties comptent combler ces divergences, Ursula von der Leyen a déclaré au Times of India que celles-ci"'travaillaient intensément' et que 'le dernier kilomètre [était] toujours le plus difficile, mais [que] cela en vaudra largement la peine'" [Euractiv].

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23.01.2026 à 12:07

Guerre en Ukraine : Donald Trump et Volodymyr Zelensky évoquent des progrès dans les négociations avant un rendez-vous trilatéral à Abou Dhabi

Léa Deseille
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Les négociations en faveur d'une paix étaient "au point mort", selon The Guardian. Pour tenter de les relancer, le président ukrainien Volodymyr Zelensky et son homologue américain, Donald Trump, ont échangé en marge du Forum économique mondial à Davos, jeudi 22 janvier. "Le chef d’État ukrainien a parlé d’une rencontre 'positive' mais d’un dialogue 'pas simple'", […]

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Texte intégral (1681 mots)
La Russie, l'Ukraine et les États-Unis vont tenir une réunion trilatérale, vendredi 23 janvier, à Abu Dhabi aux Émirats arabes uni - Crédits : World Economic Forum / Flickr CC BY-NC-SA 4.0
La Russie, l'Ukraine et les États-Unis vont tenir une réunion trilatérale, vendredi 23 janvier, à Abou Dhabi aux Émirats arabes unis - Crédits : Forum économique mondial / Flickr CC BY-NC-SA 4.0

Les négociations en faveur d'une paix étaient "au point mort", selon The Guardian. Pour tenter de les relancer, le président ukrainien Volodymyr Zelensky et son homologue américain, Donald Trump, ont échangé en marge du Forum économique mondial à Davos, jeudi 22 janvier. "Le chef d’État ukrainien a parlé d’une rencontre 'positive' mais d’un dialogue 'pas simple'", note l'Opinion. De son côté, Donald Trump a déclaré "que la guerre entre la Russie et l'Ukraine devait prendre fin", selon Die Zeit

Malgré leurs désaccords, les deux hommes sont parvenus à s'entendre sur quelques points. "Les garanties de sécurité, c’est prêt", a déclaré Volodymyr Zelensky, ajoutant que "le document [devait] être signé par les parties, par les présidents, et [qu']ensuite il [irait] aux parlements nationaux", relève France 24. "Il a déclaré que le plan en 20 points était 'approuvé à environ 90 %'", selon The Kyiv Independent, et "qu'un accord de sécurité plus large entre les États-Unis, l'Europe et l'Ukraine était en voie d'achèvement".

Certains points ne sont "pas encore résolus

Pendant leur rencontre, les deux chefs d'État ont abordé "la question du renforcement de la défense aérienne face aux frappes russes contre les infrastructures énergétiques", relate The Kyiv Independent. Le président ukrainien a notamment évoqué "un nouveau programme de soutien en systèmes de défense aérienne de la part des alliés de l'Ukraine", complète le quotidien ukrainien. Néanmoins, certains points restent toujours à éclaircir. "Volodymyr Zelensky a en revanche dit que l'épineuse question des territoires de l'est de l'Ukraine revendiqués par Moscou n'est 'pas encore résolue'"[France 24]. 

"Parallèlement à la réunion de Davos, l'envoyé spécial américain Steve Witkoff et le gendre de Donald Trump, Jared Kushner, se sont rendus à Moscou pour s'entretenir avec le président russe Vladimir Poutine", relaie Die Zeit. Ces pourparlers respectifs ont abouti à un sommet exceptionnel. "Il a été convenu que dès aujourd’hui, la première réunion d’un groupe de travail trilatéral chargé des questions de sécurité aura lieu à Abou Dhabi", a déclaré tôt ce vendredi 23 janvier à la presse le conseiller diplomatique du Kremlin, Iouri Ouchakov [L'Opinion]. 

Première réunion trilatérale à Abou Dhabi 

D'après Libération, la Russie sera représentée par le général Igor Kostioukov, haut responsable de l’état-major, tandis que l'Ukraine le sera par "le secrétaire du Conseil de sécurité, Roustem Oumerov, son chef de cabinet, Kyrylo Boudanov, et son chef adjoint, Serguiy Kyslytsia, par le chef du parti présidentiel, David Arakhamia, et par le chef d’état-major des forces armées, le général Andriï Gnatov".

"Ce sera la première réunion trilatérale aux Émirats arabes unis" depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie en 2022, a déclaré Volodymyr Zelensky [The Guardian]. "J'espère que les Émirats sont au courant. On a parfois ce genre de surprises du côté américain". "Alors que les États-Unis ont déclaré qu'un accord était à portée de main, Zelensky s'est montré moins optimiste, affirmant que la Russie devait être 'prête à faire des compromis… et pas seulement concernant l'Ukraine'", ajoute le quotidien britannique. 

Dans son discours à Davos, Volodymyr Zelensky a également adressé quelques mots aux Européens. Il a "déclaré qu'un an s'était écoulé depuis son dernier discours de Davos, dans lequel il avertissait l'Europe qu'elle devait apprendre à se défendre, mais que rien n'avait changé", retrace Euronews. "Au lieu de prendre l'initiative dans la défense de la liberté dans le monde, particulièrement quand l'intérêt de l'Amérique se focalise ailleurs, l'Europe paraît perdue dans ses tentatives pour convaincre le président américain de changer", a-t-il conclu [Les Echos].

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22.01.2026 à 12:57

Sommet européen : quelle riposte face à Donald Trump ?

Lou Caubet
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"À partir de 19 heures, les Vingt-Sept auront-ils le courage politique de s’opposer frontalement à Trump ?", s'interroge Libération. Ce jeudi soir 22 janvier, le président du Conseil européen António Costa reçoit à Bruxelles les chefs d'État et de gouvernement des 27 États membres. Ce sommet informel a été annoncé en urgence dimanche dernier, "pour […]

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Texte intégral (1869 mots)
António Costa, président du Conseil européen, réunira ce soir à Bruxelles les dirigeants des Vingt‑Sept pour un échange approfondi sur l’état des relations entre l’UE et les États‑Unis. - Crédits : Parlement européen

"À partir de 19 heures, les Vingt-Sept auront-ils le courage politique de s’opposer frontalement à Trump ?", s'interroge Libération. Ce jeudi soir 22 janvier, le président du Conseil européen António Costa reçoit à Bruxelles les chefs d'État et de gouvernement des 27 États membres.

Ce sommet informel a été annoncé en urgence dimanche dernier, "pour décider d’une riposte aux droits de douane visant huit pays européens" dont la France [Libération]. Ceux-ci avaient clairement pris position contre le projet d'annexion du Groenland par les États-Unis. Plus précisément, la réunion avait pour objectif "d'évaluer le niveau de soutien politique en faveur de différentes mesures de rétorsion", explique The Irish Times.

"Une première mesure de rétorsion de l'UE, limitée à un ensemble de droits de douane visant jusqu'à 93 milliards d'euros d'échanges commerciaux avec les États-Unis, était à l'ordre du jour" [The Irish Times]. L'instrument anti-coercition était aussi sur la table, rappellent Les Échos. Encore inutilisé, ce dispositif permet de "décider si oui ou non une mesure commerciale d'un État non européen […] revêt un caractère coercitif de nature à obliger un État européen à changer sa législation".

"Les relations transatlantiques dans toutes leurs dimensions"

L'ordre du jour risque toutefois de voir "son contenu [changé] après que Trump, mercredi soir, a déclaré qu’il revenait sur sa décision" [Libération]. "Je n'imposerai pas les droits de douane qui devaient entrer en vigueur le 1er février", a-t-il déclaré [France Info]. Au cours d'une "réunion très productive que j'ai eue avec le secrétaire général de l'Otan Mark Rutte, nous avons conçu le cadre d'un futur accord concernant le Groenland et, en réalité, toute la région arctique", a-t-il précisé pour justifier son revirement.

Mais si les États membres "baignent dans le flou le plus total" après cette annonce [Libération], le sommet est bien maintenu "car il n'a jamais été question uniquement du Groenland ou des droits de douane", rapporte Politico. "Il s'agit des relations transatlantiques dans toutes leurs dimensions", selon un responsable de l'UE cité par le média.

Le Danemark, qui a salué les annonces de Donald Trump, a averti que le président américain avait toujours "une ambition que nous ne pouvons accepter" sur le Groenland [The Irish Times]. Tandis que de nombreux responsables restent "sceptiques" après le revirement de Donald Trump [Politico]. "La Commission a prévu une réunion d’urgence vendredi matin pour agir si les Vingt-Sept parviennent à un accord" [Libération].

Quelles contre-mesures ?

Face aux pressions américaines, "la plupart des dirigeants européens sont sur la même longueur d’onde, avec des nuances bien sûr", explique Libération. "Pour l’instant, seules la Slovaquie, la Hongrie et la Tchéquie, dirigées par des populistes pro-Poutine et pro-Trump, ont fait savoir qu’ils s’opposeraient à toute riposte européenne, ce qui est loin de constituer une minorité de blocage".

Avant le revirement de Donald Trump, "l'Allemagne et la France [ont exhorté] publiquement l'Union européenne à activer son instrument commercial anti-coercition, tandis que d'autres pays, comme l'Italie et la Finlande, [privilégiaient] le dialogue et la désescalade" [EU Observer].

Emmanuel Macron "exhorte les alliés européens à résister au président américain pour ne pas lui offrir des victoires sur le terrain extérieur qui le renforceraient en interne" [Libération]. Tandis qu'"à Berlin, le discours est un peu plus nuancé", les États-Unis étant le "premier débouché de l'Allemagne en termes d'exportations" [Les Échos].

"Le Parlement européen, quant à lui, a décidé [mercredi] de suspendre ses travaux sur l'accord commercial entre l'Union européenne et les États-Unis" pour protester contre les menaces américaines, souligne The Irish Times. "Nous sommes à la croisée des chemins", a déclaré le même jour Ursula von der Leyen face aux députés européens [Der Standard].

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