30.03.2026 à 12:03

"Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a indiqué dimanche 29 mars se trouver en visite en Jordanie, dernière étape d'une tournée au Moyen-Orient lors de laquelle il a signé des accords de défense avec des pays du Golfe, notamment sur les drones", résume France 24. Une tournée "surprise" [TF1], entamée le 26 mars en Arabie saoudite. […]
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"Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a indiqué dimanche 29 mars se trouver en visite en Jordanie, dernière étape d'une tournée au Moyen-Orient lors de laquelle il a signé des accords de défense avec des pays du Golfe, notamment sur les drones", résume France 24.
Une tournée "surprise" [TF1], entamée le 26 mars en Arabie saoudite. "Après avoir rencontré jeudi le prince héritier Mohammed ben Salmane, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé, vendredi 27 mars, sur les réseaux sociaux, la signature d'un 'accord important' avec l'Arabie saoudite sur la coopération 'en matière de défense'" [France info].
L'enjeu pour Kiev : "vendre son expertise, alors que les équipements iraniens sont dotés d'une technologie également utilisée par la Russie, d'après l'Ukraine", observe BFM TV.
Au total, trois accords ont été signés. Outre l'Arabie saoudite, "les Émirats arabes unis et le Qatar" ont également paraphé des accords avec l'Ukraine [Le Parisien]. Autant de pays qui "font face aux drones et missiles iraniens [Shahed]". Ces partenariats, décrits comme "mutuellement avantageux", doivent muscler le secteur de la défense "pour une durée d'au moins dix ans", souligne Politico. "Au cours de [cette période], nous nous sommes engagés dans la construction d'usines, avec des chaînes de production en Ukraine et dans ces pays [du Golfe, ndlr]", a déclaré Volodymyr Zelensky [Le Parisien].
"Aujourd’hui, l'Ukraine n'a pas seulement besoin d'aide, elle est aussi prête à soutenir ceux qui nous soutiennent", a déclaré le président ukrainien, dans des propos relayés par La Nouvelle République. Si les regards sont braqués sur le Moyen-Orient, l'ombre de la guerre avec la Russie continue de planer. L'Ukraine "a proposé d'échanger ses intercepteurs de drones contre des missiles de défense antiaérienne, beaucoup plus coûteux, que les pays du Golfe utilisent pour abattre les drones iraniens. Kiev affirme avoir besoin de davantage de ces missiles pour contrer les frappes de missiles de la Russie", poursuit le quotidien régional.
Car pour Kiev, "il ne fait aucun [doute] que les drones qui frappent quotidiennement l'Ukraine sont d'origine iranienne" [RFI].
Le rapprochement de l'Ukraine avec les pays arabes intervient alors que son éloignement vis-à-vis des États-Unis "est à son paroxysme, en raison de la guerre en Iran et de l'entente entre le Kremlin et la Maison-Blanche", écrit le quotidien espagnol Diario Público. "Elle intervient également à un moment où l'Union européenne, principal contributeur à l'effort de guerre ukrainien, rencontre de nombreuses difficultés pour faire parvenir à Kiev l'aide de [90] milliards d'euros qu'elle a accordée et que la Hongrie bloque, après que l'Ukraine a coupé l'approvisionnement en pétrole russe de ce pays", complète le média.
En Jordanie, l'objectif est le même. "Le plus important, c'est la sécurité, et il est essentiel que tous les partenaires déploient les efforts nécessaires pour la garantir", a indiqué le chef d'État ukrainien dans un message sur Telegram [The Kyiv Independent].
L'Ukraine recherche un parapluie, alors que l'incertitude demeure sur l'avenir du conflit qui l'oppose à la Russie. Vendredi dernier, "le secrétaire d'État américain Marco Rubio a nié l'affirmation faite plus tôt dans la semaine par Volodymyr Zelensky selon laquelle l'administration Trump subordonnait son offre de garanties de sécurité en vue d'un accord de paix en Ukraine à la cession par Kiev de l'ensemble de la région orientale du Donbass à la Russie", écrit Politico. Les accords conclus avec les pays du Golfe sont une consolation pour Kiev, qui espère ne plus naviguer en eaux troubles encore très longtemps.
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27.03.2026 à 12:05

"La première année où tous les alliés de l'Otan ont atteint les objectifs de dépenses de défense fixés il y a plus de dix ans", note Euractiv. Lors de la présentation du bilan annuel de l'Alliance, jeudi 26 mars, "le secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, a déclaré que [l'organisation] abordait l'année 2026 en position […]
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"La première année où tous les alliés de l'Otan ont atteint les objectifs de dépenses de défense fixés il y a plus de dix ans", note Euractiv. Lors de la présentation du bilan annuel de l'Alliance, jeudi 26 mars, "le secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, a déclaré que [l'organisation] abordait l'année 2026 en position de force après que tous les alliés ont atteint l'an dernier le seuil fixé de longue date pour les dépenses de défense, soit 2 % du PIB", retrace le réseau d'information polonais TVP.
"Sur la seule année 2025, les alliés européens et le Canada ont investi au total 574 milliards de dollars dans la défense", détaille la RTBF. "Entre 2014 et fin 2025, ils ont plus que doublé le budget qu’ils consacrent chaque année à la défense (une hausse de 106 % en valeur réelle)", ajoute La Libre.
"Sur l'année, les dépenses des pays de l'Otan strictement liées à la défense devraient dépasser les 1 400 milliards de dollars", poursuit le média belge. "Parallèlement, les dépenses de l'Europe et du Canada en gros équipements ont augmenté de 34 % l'an dernier, selon le rapport" [Politico].
"L'Otan 'est plus forte que jamais', a assuré Mark Rutte, qui s'est réjoui d'un 'vrai changement dans les mentalités'. Pendant 'trop longtemps', les Européens se sont reposés sur 'la puissance militaire des États-Unis'", citent Les Échos. Désormais, la surpuissance américaine dans le budget de l'Otan est en recul. "La part des États-Unis dans les dépenses globales de défense de l'Otan a chuté de 64 % à 59 % l'an dernier", pointe Politico.
"Toutefois, le rapport annuel de l'Alliance révèle de fortes disparités de dépenses entre les pays membres", nuance Politico. "Tous les pays de l'Otan ont augmenté leurs dépenses militaires l'an dernier, mais trois d'entre eux ont vu légèrement baisser la part consacrée à ces dépenses par rapport à leur PIB. Les États-Unis sont passés de 3,30 % en 2024 à 3,19 % l'an dernier, la République tchèque de 2,07 % à 2,01 % et la Hongrie de 2,21 % à 2,07 %. La France est restée stable à 2,05 % en 2025 contre 2,04 % l'année précédente", énumère France 24. "L'Espagne, le Portugal, le Canada, la Belgique ont atteint à la décimale près l'objectif de 2 %", poursuit le média.
"Cette annonce intervient au moment où Donald Trump accentue ses attaques contre l'Alliance" [Les Échos], alors que le chef d'État américain a enjoint à ses alliés occidentaux d'aider au déblocage du détroit d'Ormuz. "Un refus d’entrer dans le conflit qui a suscité chantage et violentes attaques du président américain. Il a traité ses alliés de 'lâches' et accusé l’Otan d’être un 'tigre de papier'", rapporte Le Figaro.
Ce n'est pas la première fois que ce dernier attaque directement l'Alliance atlantique. "L'année 2025 a été marquée par le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche. Le Républicain, habitué des déclarations coup de poing a, dès le début de son second mandat, exigé une augmentation des dépenses des pays alliés de l'Otan, laissant même planer le doute sur une éventuelle sortie des États-Unis de l'organisation", rappelle La Libre.
"Depuis, sous la pression [du locataire de la Maison-Blanche], l'Otan s'est fixé l'an dernier, lors du sommet de La Haye, un nouvel objectif : 3,5 % de dépenses militaires d'ici 2035 ainsi que 1,5 % consacré à des dépenses liés à la sécurité, soit un total de 5 %", écrit France 24. "Les pays [s'étaient] engagés à consacrer 3,5 % de leur PIB à la défense de base, comme les troupes et les armes, et 1,5 % à des mesures plus générales liées à la défense, telles que la cybersécurité, la protection des pipelines et l'adaptation des voies de circulation pour permettre le passage de véhicules militaires lourds", développe BFMTV.
"Malgré les augmentations budgétaires, Rutte a réaffirmé que les industries européennes devaient continuer à accroître leur production", précise Euractiv. "J’attends du sommet de l’Otan qui se tiendra à Ankara en juillet prochain qu’il s’appuie sur nos acquis de 2025. Il n’y a pas lieu de se reposer sur ses lauriers et nous n’avons pas de temps à perdre", conclut le Néerlandais [Politco].
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26.03.2026 à 13:35

Les ministres des Affaires étrangères des grandes puissances démocratiques (Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni) ainsi que des représentants de l'Union européenne se réunissent jeudi 26 et vendredi 27 mars à l'Abbaye des Vaux-de-Cernay, située à 50 kilomètres de Paris. Des ministres du Brésil, de l'Inde, de la Corée du Sud, de l'Arabie saoudite […]
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Les ministres des Affaires étrangères des grandes puissances démocratiques (Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni) ainsi que des représentants de l'Union européenne se réunissent jeudi 26 et vendredi 27 mars à l'Abbaye des Vaux-de-Cernay, située à 50 kilomètres de Paris. Des ministres du Brésil, de l'Inde, de la Corée du Sud, de l'Arabie saoudite et de l’Ukraine, “tous des poids lourds économiques dont l'alignement est déterminant pour la sécurité mondiale, l'énergie et les crises diplomatiques, seront également présents”, complète Reuters. La France préside le groupe du G7 depuis janvier 2026, avec pour point d’orgue "un sommet […] à Évian mi-juin", rappelle Le Soir.
"Le site [des Vaux-de-Cernay] n’a pas été choisi par hasard", remarque Le Parisien. "Il se situe à une quinzaine de kilomètres seulement du château de Rambouillet, là même où il y a 50 ans se retrouvaient à l’initiative du président français de l’époque, Valéry Giscard d’Estaing, les chefs d’État et de gouvernement des six pays démocratiques les plus industrialisés (Allemagne, États-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni)". Les dirigeants avaient alors évoqué “la crise économique consécutive au choc pétrolier de 1973. Le G6 était né. Il deviendra l’année suivante le G7 avec l’entrée du Canada".
Dans le contexte géopolitique actuel, les guerres au Moyen-Orient et en Ukraine font partie des grands sujets abordés par les ministres. Dans un climat de forte nervosité, l’objectif des alliés est d’obtenir “davantage de précisions sur les opérations militaires menées par les États-Unis et Israël contre l'Iran, ainsi que sur l'existence éventuelle d'une voie diplomatique viable pour mettre fin au conflit” [Reuters]. Les discussions porteront notamment “sur le détroit d'Ormuz, que l'Iran a de fait fermé, paralysant ainsi environ un cinquième de l'approvisionnement mondial en pétrole”.
"Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, retenu à Washington selon une source diplomatique, ne rejoindra [ses homologues] que vendredi matin", rapporte Le Parisien. Il tentera de convaincre les alliés "d'adhérer à la stratégie de guerre contre l'Iran qui a fait flamber les prix mondiaux du carburant, a annoncé mardi 24 mars le département d'État américain” [Le Monde]. Un objectif cependant ambitieux : presque tous "ont réagi au mieux avec froideur à l'opération militaire américano-israélienne contre l'Iran et ont refusé d'y participer, s'attirant les foudres de Trump alors même qu'il affirme que les États-Unis n'ont pas besoin de leur aide", rappelle le quotidien français.
Au sujet de l’Ukraine, les responsables européens craignent que les États-Unis “ne poussent Kiev à accepter un accord de paix défavorable avant les élections de mi-mandat américaines de novembre. Les responsables européens ont déclaré qu'ils insisteraient auprès de Rubio sur le fait qu'un tel résultat serait inacceptable, plaidant plutôt en faveur de sanctions plus sévères contre la Russie et d'efforts immédiats pour préparer l'Ukraine à un nouvel hiver de guerre” [Reuters].
L'Hexagone a également convoqué, pour le lundi 30 mars, un G7 finances au format inédit : il réunira les ministres de l’Économie, de l’Énergie et les gouverneurs des banques centrales. Il s'agit là d'une "tentative de réponse coordonnée à une crise désormais systémique, à la croisée des chocs énergétiques, inflationnistes et géopolitiques", observe La Tribune.
L’initiative doit notamment faire face à "la fragmentation des réponses nationales face à l’envolée des prix de l’énergie et à la persistance de l’inflation, [qui] montre ses limites", résume La Tribune. "En fusionnant ces trois cercles, la présidence française entend [ainsi] accélérer les arbitrages [entre les trois acteurs convoqués], alors que les tensions sur les marchés pétroliers et gaziers menacent de raviver un cycle inflationniste déjà difficile à contenir."
Affirmant convoquer ce format "pour la première fois depuis 50 ans", le ministre de l’Économie Roland Lescure joue aussi une carte stratégique, à quelques mois du sommet d’Évian du 15 au 17 juin [BFM TV]. Il s'agit de "démontrer que, malgré les fractures géopolitiques, le G7 reste capable de produire des réponses opérationnelles face à une crise globale" [La Tribune].
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