24.02.2026 à 12:39

"Nous ne céderons pas tant que la paix ne sera pas rétablie", a lancé Ursula von der Leyen à son arrivée à Kiev, mardi 24 février [Le Parisien]. Accompagnée du président du Conseil européen, António Costa, la cheffe de la Commission européenne s'est rendue dans la capitale ukrainienne "pour marquer le quatrième anniversaire du conflit […]
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"Nous ne céderons pas tant que la paix ne sera pas rétablie", a lancé Ursula von der Leyen à son arrivée à Kiev, mardi 24 février [Le Parisien]. Accompagnée du président du Conseil européen, António Costa, la cheffe de la Commission européenne s'est rendue dans la capitale ukrainienne "pour marquer le quatrième anniversaire du conflit le plus sanglant d'Europe depuis 1945".
"Dans une vidéo publiée sur X, on peut voir Ursula von der Leyen accueillie par le ministre des Affaires étrangères, Andriy Sybiha, à son arrivée en train", relate The Kyiv Post. Il s'agit de son dixième voyage à Kiev depuis le début de la guerre.
"Pour réaffirmer le soutien indéfectible de l’Europe à l’Ukraine, financièrement, militairement tout au long de ce rude hiver. Pour souligner notre engagement constant envers le juste combat de l’Ukraine", a écrit la présidente de la Commission européenne, qui ajoute que "l’UE ne relâchera pas ses efforts tant que la paix n’aura pas été rétablie aux conditions de l’Ukraine" [Euronews].
Les deux présidents vont "participer à une 'cérémonie de commémoration' et se rendre sur le site d’une installation énergétique ukrainienne endommagée par les frappes russes", indique La Croix. Ils rencontreront Volodymyr Zelensky et participeront en visioconférence "à une réunion de la Coalition des volontaires", qui rassemble les alliés de Kiev [Libération].
Malgré les tentatives de cessez-le-feu, les frappes sanglantes de la Russie se poursuivent. Moscou "a lancé dans la nuit de lundi à mardi une attaque contre l’Ukraine à l’aide d’un missile balistique Iskander-M et de 133 drones, annonce l’armée de l’air ukrainienne" [Le Monde]. "L’armée russe – qui occupe 20 % du territoire ukrainien –, bombarde quotidiennement des zones civiles et des infrastructures, ce qui a récemment provoqué, en plein milieu d’un hiver particulièrement glacial, la pire crise énergétique dans le pays depuis le début de l’invasion, le 24 février 2022" [Libération].
Toutefois, les Ukrainiens ne baissent pas les bras. "Poutine n’a pas atteint ses objectifs. Il n’a pas brisé les Ukrainiens. Il n’a pas gagné cette guerre", a déclaré Volodymyr Zelensky dans un message vidéo ce matin, relayé par Sud Ouest. "Nous avons préservé l’Ukraine et nous ferons tout pour parvenir à la paix, et pour que justice soit faite. Nous voulons la paix, une paix forte, digne et durable", a-t-il ajouté.
Et pour ce faire, l'Ukraine a besoin de ses alliés. Or les deux présidents apportent à Kiev "des paroles chaleureuses, des embrassades, des encouragements. Mais pas ce qu'ils avaient promis", tacle Die Zeit. En effet, les Européens n'ont pas encore réussi à valider un prêt de 90 milliards d'euros pour l'Ukraine ni un 20e paquet de sanctions contre la Russie.
"L'absence d'accord sur de nouvelles sanctions contre la Russie, en raison d'un veto hongrois, est un 'revers', à la veille du quatrième anniversaire de l'invasion russe de l'Ukraine, a déploré lundi la cheffe de la diplomatie de l'UE Kaja Kallas", citée par Le Figaro. "Une fois de plus, [l'UE] montre à quel point elle est vulnérable au chantage", abonde Die Zeit. Et l'Ukraine craint l'abandon d'une Europe "paralysée".
D'autant plus que Volodymyr Zelensky n'est plus certain du soutien des États-Unis. Le président ukrainien a lancé "un appel à Donald Trump lundi, déclarant […] qu'il souhaitait que le président américain 'reste de notre côté'", souligne CNN. "Le président américain fait-il suffisamment pression sur Vladimir Poutine pour tenter de mettre fin à la guerre ? 'Non', a simplement répondu Volodymyr Zelensky à CNN" [La Croix]. "[Le président russe] veut nous occuper. Si nous lui donnons tout ce qu’il veut, nous allons tout perdre – tous autant que nous sommes, nous devrons fuir ou devenir Russes", a prévenu le président ukrainien.
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23.02.2026 à 12:36

"Prêt à l'Ukraine : les ministres de l'UE se réunissent face au blocage de la Hongrie et de la Slovaquie", titre Euronews. Après avoir annoncé début février un nouveau train de sanctions contre la Russie, le 20e depuis le début de la guerre, l'Union européenne peine à le faire aboutir en raison de l'opposition hongroise. […]
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"Prêt à l'Ukraine : les ministres de l'UE se réunissent face au blocage de la Hongrie et de la Slovaquie", titre Euronews. Après avoir annoncé début février un nouveau train de sanctions contre la Russie, le 20e depuis le début de la guerre, l'Union européenne peine à le faire aboutir en raison de l'opposition hongroise.
Comme le rappelle France info, les mesures en préparation ciblent "le secteur bancaire et l'énergie […]. De nouvelles interdictions d'exportation et d'importation vers la Russie sont également proposées".
La Commission européenne veut aussi "activer son outil anticoercition, une première, pour interdire l’exportation de toute machine-outil à commande numérique ou de radios vers des pays où il existe un risque élevé que ces produits soient réexportés vers la Russie" [Ouest France].
Mais l'unanimité requise pour entériner ces mesures est suspendue à la décision hongroise. "Lors du Conseil des Affaires étrangères de demain, l'UE vise à adopter le 20e paquet de sanctions. La Hongrie le bloquera", a annoncé le chef de la diplomatie hongrois Péter Szijjártó, dimanche 22 février, sur son compte X. Le ministre met notamment en cause "l’arrêt des livraisons de pétrole russe à travers l’oléoduc Droujba" [Ouest France].
"Provisoirement exemptées" de l'embargo européen pour "laisser le temps aux pays d’Europe centrale de trouver de nouvelles solutions" [Le Soir], les livraisons de pétrole russe via ce pipeline ont été suspendues "depuis fin janvier en raison des frappes russes sur l'infrastructure énergétique de l'Ukraine", note The Kyiv Independent.
Or le chef de la diplomatie hongroise accuse directement l'Ukraine de ce blocage. Sur X, il affirme que "tant que l’Ukraine ne reprendra pas le transit pétrolier vers la Hongrie et la Slovaquie via l’oléoduc Droujba, nous ne laisserons pas progresser des décisions importantes pour Kiev". "Citant des rapports des services secrets", le Premier ministre slovaque Robert Fico avait de son côté affirmé mercredi que les travaux de réparation de l'oléoduc étaient achevés [Le Monde].
De son côté, l'Ukraine a condamné les "ultimatums et le chantage" des gouvernements hongrois et slovaque, rapporte Politico. Kiev a affirmé faire tout son possible pour réparer au plus vite les voies de passage du pétrole russe et a "proposé d'aider à restaurer les flux vers la Slovaquie et la Hongrie via des itinéraires alternatifs". Afin de faire face à ces différends, "la Commission européenne a convoqué une réunion d’urgence du Groupe de coordination pétrolière [un groupe consultatif qui réunit des représentants des États membres] pour mercredi".
La semaine dernière, Budapest avait déjà suspendu "les livraisons de diesel à l'Ukraine" [Euronews], avant de menacer "d’empêcher un prêt européen de 90 milliards d’euros vital", souligne Le Monde. Ce dernier doit permettre à Kiev de financer son effort de guerre face à la Russie au cours des deux prochaines années. Enfin, "la Slovaquie cesse ses exportations d'électricité et de diesel" à destination de l'Ukraine, titre aujourd'hui Euronews.
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20.02.2026 à 12:42

“Le privilège de la naissance a volé en éclats un jour de février comme les autres”, déclare La Stampa. Jeudi 19 février, l'ex-prince Andrew a été interpellé vers 8 heures dans sa résidence de Sandringham, à l'est du pays. “L'interpellation est survenue le jour de son 66e anniversaire, selon la police britannique, qui enquête sur […]
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“Le privilège de la naissance a volé en éclats un jour de février comme les autres”, déclare La Stampa. Jeudi 19 février, l'ex-prince Andrew a été interpellé vers 8 heures dans sa résidence de Sandringham, à l'est du pays. “L'interpellation est survenue le jour de son 66e anniversaire, selon la police britannique, qui enquête sur des soupçons de ‘faute dans l’exercice de fonctions officielles’”, note 20 Minutes. “Andrew est accusé d'avoir transmis des documents confidentiels à [Jeffrey] Epstein, décédé en 2019, dans le cadre de ses fonctions antérieures de représentant commercial”, explique Die Zeit. Il a été "dénoncé à la police par le groupe antimonarchiste Republic suite à la publication fin janvier de plus de 3 millions de pages de documents relatifs à Jeffrey Epstein" [France 24].
L'ex-prince a finalement été libéré dans la soirée en attendant les suites de l’enquête. “Il est revenu à bord d'un Range Rover, à vive allure, rendant difficile la prise de clichés par les photographes”, relate The Times. Malgré tout, des clichés de l’ancien prince ont été capturés. “La photo d'Andrew, traumatisé et hanté [par les événements], fera partie des souvenirs liés à son arrestation”, titre la BBC. “Le spectacle n'est guère réjouissant. Après sa libération, Andrew est affalé sur la banquette arrière d'une voiture, les doigts joints en pyramide, comme pour prier ou se protéger”, poursuit le média public britannique.
“L'arrestation d’Andrew […] a été une vraie surprise pour les Britanniques”, estime Le Temps. “Dans les rues de Londres, beaucoup ont accueilli jeudi la nouvelle de l’arrestation avec joie”, assure Le Quotidien.
Cet événement marque surtout la fin d'une certaine injustice outre-Manche. “C'est la fin. Celle de l’impunité absolue. Du sentiment d’avoir le droit à tout. Le droit à une fortune considérable et à des titres ouvrant les portes du monde, simplement par le hasard d’une naissance”, analyse Libération. “Aujourd'hui, Andrew n’est plus rien. Si ce n'est un justiciable ordinaire”, poursuit le journal. En détention "ses empreintes digitales ont été relevées et ses droits lus comme à tout autre suspect”, écrit The Times.
“Andrew a aussi été accusé par l'Américaine Virginia Giuffre d'agressions sexuelles remontant à l'époque où elle avait 17 ans – des accusations qu’il a toujours démenties dans le passé’”, rappelle Le Quotidien. ”Les proches de Virginia Giuffre ont affirmé être 'réconfortés de savoir que personne n’est au-dessus des lois, pas même la royauté'”, rapporte 20 Minutes. “'Il n'a jamais été un prince', a commenté la famille de la jeune femme en apprenant l’arrestation d’Andrew, anciennement prince Andrew, le ‘fils préféré’ de la reine Elizabeth II” [Libération].
“Les menottes, le jour de son 66e anniversaire, ont immédiatement provoqué la convocation d'une réunion d'urgence par le roi à Buckingham Palace”, relaie La Stampa. L'arrestation “fut suivie d'une prise de position sans précédent de son frère, le roi Charles. 'Je tiens à le dire clairement : la justice doit suivre son cours', affirmait le roi dans un communiqué sans équivoque, ne laissant aucune échappatoire ni clause royale” [BBC]. “Le prince héritier William et son épouse Kate, sont eux restés discrets, faisant simplement savoir qu'ils 'soutenaient' la position du roi”, écrit Le Quotidien.
“Andrew Mountbatten-Windsor fait depuis des années l'objet d'une attention particulière en raison de son amitié avec Jeffrey Epstein, une relation qui lui a coûté son rôle au sein de la famille royale, ses titres et sa résidence”, rappelle France 24.
Pour les spécialistes, cette énième révélation sur l'ex-prince Andrew "constitue un défi pour la monarchie britannique" [20 minutes]. “L'historienne Anna Whitelock estime qu'elle 'met à l’épreuve sa transparence et ses responsabilités', tandis que l'expert Ed Owens considère Andrew comme 'une bombe non explosée', dont les conséquences continuent de peser sur le règne de Charles III”, conclut le média.
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