13.01.2026 à 13:09

Marine Le Pen "se bat pour sauver son rêve présidentiel", titre Politico. "La cheffe du parti d'extrême droite française […] fera face mardi à un nouveau procès en appel sur le détournement de fonds du Parlement européen dans une affaire qui déterminera si elle peut ou non se présenter à l'élection présidentielle de 2027", résume […]
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Marine Le Pen "se bat pour sauver son rêve présidentiel", titre Politico. "La cheffe du parti d'extrême droite française […] fera face mardi à un nouveau procès en appel sur le détournement de fonds du Parlement européen dans une affaire qui déterminera si elle peut ou non se présenter à l'élection présidentielle de 2027", résume The Irish Times. Jusqu'au 12 février, l'affaire sera discutée devant la Cour d'appel de Paris. Mais "une décision n'est pas attendue avant l'été, bien avant le vote présidentiel de l'année prochaine", précise la BBC.
"Personne n'a oublié ce coup de tonnerre l'an dernier", rappelle Radio France. "En première instance, le 31 mars 2025, [Marine Le Pen] avait été condamnée à quatre ans de prison dont deux ferme, à 100 000 euros d'amende et à cinq ans d'inéligibilité avec exécution provisoire", détaille Mediapart. La juge Bénédicte Perthuis, qui a depuis subi des menaces de mort, avait alors souligné que l'intention du tribunal était de “garantir que les élus, comme tout autre citoyen devant la justice, ne bénéficient pas d'un traitement de faveur”, cite El Mundo.
"La formation d'extrême droite a versé au personnel du parti entre 2004 et 2016 des fonds du Parlement européen, période au cours de laquelle il a détourné plus de 4,4 millions d'euros", relaie le Huffington Post, se faisant l'écho de l'agence espagnole EFE. Marine “Le Pen, ainsi que plus de 20 autres personnalités du parti, ont embauché des assistants qui ont travaillé sur ses affaires du parti RN plutôt que pour le Parlement européen qui les a payées", résume la BBC.
Pour le procès en appel, le RN compte opérer un changement de stratégie. Politico évoque une ligne de défense construite sur "des objections juridiques techniques et en arguant que l'interdiction est disproportionnée, plutôt que de sortir l'artillerie lourde et d'insister sur le fait qu'elle est victime d'une attaque politique".
Mais “si le verdict en appel est confirmé et que Marine Le Pen reste exclue de l'élection présidentielle, le chef du parti Jordan Bardella sera alors considéré comme le candidat logique du RN”, résume la Taggeschau. "Le plan B supposé du parti commence à avoir l'air d'un plan A", écrit sobrement Politico. "Cette passation serait inédite pour ce parti qui a toujours été dominé par la famille Le Pen", souligne le quotidien conservateur britannique The Times.
Or la presse européenne est univoque : "la force du jugement de première instance […] ne semble pas avoir diminué le pouvoir électoral des ultras", explique le Huffington Post. "Marine Le Pen n'a pas vu sa popularité s'éroder mais, surtout, l'option de rechange, son dauphin Jordan Bardella, 30 ans, a renforcé sa condition présidentielle au point de dépasser son mentor dans les attentes électorales", complète le média. Les sondages de Verian pour Le Monde et L'Hémicycle publiés au cours du week-end ont révélé que "49 % des Français estiment que l'eurodéputé de 30 ans a 'davantage de chances de remporter l'élection présidentielle', contre 18 % pour Marine Le Pen", rapporte le journal suisse 24 Heures.
La première sentence à l'égard de Marine Le Pen "[avait] suscité la colère de personnalités politiques de la droite populiste internationale. Donald Trump l'a qualifiée de 'chasse aux sorcières' par les 'gauchistes européens'", rappelle The Irish Times.
Or l'hebdomadaire allemand Der Spiegel a révélé “il y a quelques jours que l'administration américaine de Donald Trump aurait menacé de sanctions” les magistrats du tribunal correctionnel de Paris ayant condamné Marine Le Pen en mars dernier [Huffington Post].
Si l'ambassade des États-Unis en France a démenti ces informations, Le Soir précise que "le président du tribunal judiciaire de Paris les juge crédibles". Tandis que "la porte-parole du gouvernement [français], Maud Bregeon, a indiqué que l'exécutif français restait vigilant mais qu'à ce stade, les soupçons d'ingérence n'étaient pas avérés".
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12.01.2026 à 11:29

"Les manifestations en Iran se poursuivent malgré une répression policière brutale, qui s'est intensifiée ces derniers jours et a fait plusieurs centaines de morts, selon diverses ONG", titre El País. À l'origine de ce mouvement "initialement déclenché à Téhéran le 28 décembre" [La Libre], "des commerçants dénonçant la cherté de la vie et la dépréciation de la monnaie". […]
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"Les manifestations en Iran se poursuivent malgré une répression policière brutale, qui s'est intensifiée ces derniers jours et a fait plusieurs centaines de morts, selon diverses ONG", titre El País. À l'origine de ce mouvement "initialement déclenché à Téhéran le 28 décembre" [La Libre], "des commerçants dénonçant la cherté de la vie et la dépréciation de la monnaie".
Une situation suivie de près par l'Union européenne et la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen. "L'Europe se tient aux côtés du peuple iranien dans son combat légitime pour la liberté", a déclaré l'Allemande sur X dimanche après-midi. Selon l'ONG Iran Human Rights, la répression du mouvement a causé "la mort d'au moins 192 manifestants", relaie Le Monde. Et l'organisation "avertit que le nombre réel de victimes pourrait être beaucoup plus élevé".
Lors de sa "première prise de parole après trois nuits de manifestations intenses contre les autorités [dimanche]" [France info], le président iranien Massoud Pezeshkian a accusé les "'ennemis de l'Iran' de vouloir 'semer le chaos et le désordre' dans le pays en ordonnant des 'émeutes'". Ciblés, les États-Unis affichent leur soutien aux manifestants. "Le président Donald Trump a déclaré que les États-Unis 'sont prêts à aider' car l'Iran 'aspire à la liberté", note la BBC.
"Plus de deux mille personnes ont défilé à Paris à l'appel des partisans du fils de l'ancien chah d'Iran, pour soutenir le mouvement de contestation en cours", écrit France 24, mentionnant également la réunion de "milliers de personnes à Londres". La chaîne de télévision paneuropéenne Euronews témoigne quant à elle d'une "autre manifestation […] dans la capitale allemande, Berlin".
"Les manifestants, dont beaucoup sont des Iraniens vivant à l'étranger ou des personnes d'origine iranienne, affirment qu'ils ont le devoir de manifester et de montrer leur soutien à distance, alors que les Iraniens du pays, de tous âges et de toutes origines, continuent de descendre dans la rue pour se battre pour leur liberté", complète le média.
"Les organisations de défense des droits humains peinent à contacter leurs interlocuteurs […] en raison de la coupure totale d'Internet dans le pays et préviennent que le bilan des victimes risque de s'alourdir encore" [The Guardian]. Selon la chaîne qatarie Al-Jazira citée ce lundi matin par Le Monde, "le ministre des Affaires étrangères iranien, Abbas Araghtchi, a [indiqué] que l'accès à Internet serait bientôt rétabli en Iran".
"De plus, la publication de reportages, de photos et de vidéos sur les manifestations de masse est interdite", souligne la Tagesschau. "Cette mesure alimente également les craintes que le régime de Téhéran n'utilise ce black-out, comme il l'a fait lors de précédentes manifestations, pour réprimer brutalement les protestations", poursuit la chaîne allemande.
La répression en cours suscite l'inquiétude de la communauté internationale. Face à cette situation chaotique décrite comme "l'un des plus grands défis lancés aux autorités iraniennes depuis la révolution islamique de 1979" [Euronews], "la haute représentante de l'Union européenne [pour la politique étrangère et la sécurité], Kaja Kallas, s'apprête à proposer de nouvelles sanctions contre l'Iran" [Politico].
La cheffe de la diplomatie européenne "a précisé que ces sanctions s'ajouteraient aux sanctions 'radicales' déjà en vigueur concernant la prolifération nucléaire et le soutien de Téhéran à la Russie". "Cette proposition marque la réponse la plus forte à ce jour d'un responsable de l'UE à la répression sanglante menée par l'Iran", ajoute le média européen.
En parallèle, le président américain Donald Trump a affirmé que le régime iranien "avait contacté Washington pour 'négocier' et qu'une rencontre était 'en cours de préparation'. Plus tôt, [le milliardaire] avait déclaré que l'armée américaine étudiait des 'options très fortes'" [Ouest-France]. Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, "a [déjà] prévenu qu'en cas d'attaque des États-Unis sur l'Iran, la république islamique visera l'armée et le transport maritime américains", relate RTL.
Dans ce contexte particulièrement sensible, le fils de l'ancien chah et figure de l'opposition iranienne en exil aux États-Unis, Reza Pahlavi, "a affirmé dimanche être 'prêt à retourner en Iran' à la première opportunité et à y mener une transition politique" [TF1]. Décrit comme un personnage "controversé" [France info], cet homme de 65 ans "représente aujourd'hui un espoir pour une partie des Iraniens". Le gouvernement, qui affirme ce matin que "la situation est désormais totalement sous contrôle" [Le Figaro], a décrété hier soir "trois jours de deuil national pour les 'martyrs' de la 'résistance'" [Le Parisien].
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09.01.2026 à 11:58

"Après 25 ans de négociations, enfin le dénouement. Les pays membres de l’Union européenne (UE) ont approuvé ce vendredi la signature du traité de libre-échange avec les pays du Mercosur, malgré l’opposition de la France" [Le Parisien]. "Une procédure écrite va être lancée pour confirmer formellement ce vote", précise Le Monde. En dépit des "concessions […]
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"Après 25 ans de négociations, enfin le dénouement. Les pays membres de l’Union européenne (UE) ont approuvé ce vendredi la signature du traité de libre-échange avec les pays du Mercosur, malgré l’opposition de la France" [Le Parisien]. "Une procédure écrite va être lancée pour confirmer formellement ce vote", précise Le Monde.
En dépit des "concessions 'incontestables' de Bruxelles, la France votera 'contre' l'accord commercial entre l'Union européenne (UE) et quatre pays du Mercosur, vendredi 9 janvier", avait déjà tranché Emmanuel Macron [Le Monde]. "La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, [pourrait se rendre] au Paraguay [le 12 janvier] pour signer l'accord" [Politico].
"L’Autriche, la Hongrie, la Pologne et l’Irlande ont également suivi la position de la France, votant contre la signature du traité", indique Le Parisien. L'Humanité précisait déjà ce matin que ces États seraient trop "peu nombreux pour pouvoir constituer une minorité de blocage (quatre États représentant au moins 35 % de la population de l'UE)".
Pour rappel, "l'accord Mercosur a été conclu en décembre 2024 par la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, avec l'Argentine, le Brésil, le Paraguay et l'Uruguay, dans le but de créer une zone de libre-échange d'environ 700 millions de personnes de part et d'autre de l'Atlantique après plus de 25 ans de négociations" [Euronews].
Sur X, Emmanuel Macron avait annoncé dès hier que "la France a décidé de voter contre la signature de l'accord entre l'Union européenne et les pays du Mercosur". "Face à la pression [des agriculteurs], Emmanuel Macron a fini par céder", avance L'Humanité.
Une majorité qualifiée soutenant l'accord, c'est désormais "la première fois que la France est mise en minorité au Conseil […] un nouveau coup dur pour le président Macron, aux prises avec une profonde crise politique dans son pays, et sous la pression des syndicats d'agriculteurs depuis plusieurs jours", explique Euronews. France 24 reconnaît que "la France s'est isolée en disant que cet accord était 'épouvantable'".
Lâchée par l'Italie "prête à donner son aval, potentiellement décisif" insiste Le Monde, la France a échoué à former une minorité de blocage "après une série de concessions de la part de la Commission européenne, notamment des garanties renforcées pour surveiller les perturbations du marché et des paiements anticipés en espèces pour les agriculteurs" [Euronews].
"Et si la France ne s'avouait pas vaincue ?", s'interroge Le Parisien. Selon le média régional, "la France serait [toutefois] en mesure de saisir, seule, la Cour de justice de l'Union européenne pour vérifier la conformité du controversé traité avec le droit de l'UE", notamment sur "la méthode de ratification choisie par Bruxelles.".
Un point de tension déjà appuyé par "quelque 150 eurodéputés issus de cinq groupes politiques rassemblant 21 nationalités différentes [qui] ont déposé l'an dernier une résolution demandant un avis juridique de la Cour sur l'accord UE-Mercosur" [Les Échos]. "Ils estiment que la Commission européenne a outrepassé son mandat 'en divisant l'accord entre ses parties commerciales et politiques, afin de contourner l'approbation des Parlements nationaux au cours du processus de ratification'".
"Cette proposition de saisine des juges européens, qui devait être inscrite à l'ordre du jour du Parlement en novembre dernier, avait été recalée pour des raisons de procédure. Mais le Parlement va néanmoins devoir l'adopter ou la repousser lors d'une prochaine session plénière", complète le quotidien économique. Car l'institution aura quoi qu'il arrive son mot à dire dans le processus final de décision.
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