25.02.2026 à 13:54

"De tous les records que Donald Trump prétend battre, on peut lui en reconnaître un : celui du discours sur l'état de l’Union le plus long de l'histoire télévisée, soit une heure quarante-sept minutes", ironise Le Monde. "Un an après son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump a défendu mardi [24 février] son action et ses […]
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"De tous les records que Donald Trump prétend battre, on peut lui en reconnaître un : celui du discours sur l'état de l’Union le plus long de l'histoire télévisée, soit une heure quarante-sept minutes", ironise Le Monde. "Un an après son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump a défendu mardi [24 février] son action et ses priorités lors de son discours sur l'état de l'Union devant le Congrès" [20 Minutes].
Le président des États-Unis "a célébré […] son bilan sans faire d'annonces majeures ni esquisser le moindre changement de cap", observe la RTBF, citant Donald Trump : "'ceci est l'âge d'or de l'Amérique'", a clamé le président républicain, reprenant l'un de ses slogans préférés".
"Fidèle à lui-même, Donald Trump s’est livré à une séance d’autosatisfaction", résume Ouest France. Ses premiers mots ont donné le ton : "notre nation est de retour, plus grande, meilleure, plus riche et plus forte que jamais […]. Ce soir, après seulement un an, je peux dire avec dignité et fierté que nous avons redressé la situation pour les générations à venir", relaie Le Huffington Post.
À commencer par le volet économique. Fraîchement "bousculé par la Cour suprême" [Ouest-France], "le président a jugé 'très regrettable' [sa] décision invalidant une vaste partie de ses droits de douane, devant trois des magistrats ayant [décidé] cette [mesure]" [Le Figaro]. Le Point note d'ailleurs qu'"en signant précipitamment son nouveau décret présidentiel à la suite de la décision de la Cour suprême d’invalider une partie de ses [droits de douane]", le président américain a "violé l'accord commercial de Turnberry avec l'Europe". "L'Union européenne attend [donc] que Donald Trump revoie sa copie".
"Le président des États-Unis a décrit une économie en forte amélioration. 'L’inflation chute, les revenus augmentent vite, l’économie est florissante comme elle ne l’a jamais été', a-t-il assuré", rapporte 20 Minutes. "À l’entendre, tout va pour le mieux", s'amuse Le Huffington Post. Il a notamment "affirmé que les prix de l’essence et des produits alimentaires étaient en baisse, que les salaires progressaient et que ses baisses d’impôts contribuaient directement à soutenir les travailleurs" [20 Minutes].
Sur l'immigration, le 47e président des États-Unis "a profité de son discours pour vanter son succès dans la sécurisation de la frontière sud et l'expulsion des 'criminels étrangers en situation irrégulière', mais il a évité de mentionner sa campagne d'expulsions massives, vaste et agressive, qui a suscité de vives réactions" [Politico]. Le Monde relève par ailleurs que "le milliardaire n’a fait aucune mention des opérations du département de la sécurité intérieure à Minneapolis, ni de la mort de deux civils, abattus par des agents fédéraux. Un moment de bascule, pourtant, dans ce mandat".
"L’un des moments les plus tendus s’est produit lorsque Trump a exhorté les législateurs à se lever s’ils étaient d’accord pour dire que le premier devoir du gouvernement [était] de protéger les citoyens américains plutôt que les 'immigrants illégaux'", relate El Mundo.
"Balloté par des vents contraires, contesté sur ses politiques économiques et migratoires, Donald Trump aurait pu profiter de cette tribune pour redresser la barre et offrir aux Américains une tonalité différente de ses habituelles autocongratulations. Que nenni", constate Libération. "En mauvaise position dans les sondages, à neuf mois des élections de mi-mandat [en novembre], Donald Trump a essayé […] de reprendre la main sur deux sujets sur lesquels il a récemment perdu du terrain : l’économie et l’immigration”, note Courrier international citant le New York Times.
Car l’enjeu est majeur. "Au plus bas dans les sondages, M. Trump craint que son parti républicain ne perde le contrôle du Congrès lors [de ce scrutin], ce qui paralyserait le reste de son second mandat et l'exposerait à une éventuelle troisième procédure de destitution", analyse Euronews.
"Selon une étude publiée dimanche 22 février, 60 % des Américains désapprouvent l’action de Donald Trump", contextualise Le Monde. "C’est encore pire en matière de lutte contre l’inflation (65 %), sur les droits de douane (64 %) et les relations avec les pays étrangers (62 %)", pointe le journal du soir.
"La partie consacrée à la politique étrangère n’a été abordée qu’au bout de soixante-quinze minutes. Pas un mot [sur] l’Europe, une mention formelle de la guerre en Ukraine, rien sur la Chine, un oubli étonnant", observe Le Monde.
Donald Trump a surtout "évoqué la question iranienne, brandissant la menace d’une attaque de Téhéran sur le sol américain" [Ouest France]. "L’Iran a 'déjà développé des missiles qui peuvent menacer l’Europe et nos bases' militaires et 'travaille à bâtir des missiles qui pourront atteindre bientôt les États-Unis', a-t-il déclaré, soulignant que les États-Unis, de manière préventive, ont massé une imposante armada militaire dans la région du Golfe", complète le quotidien régional. Il a toutefois annoncé qu'il préférait "résoudre ce problème par la diplomatie" [Euronews].
Le mot de la fin revient au journal britannique The Guardian, selon qui "[Donald] Trump a perdu la capacité à divertir. Malheureusement, il n'a pas perdu sa capacité à offenser".
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24.02.2026 à 12:39

"Nous ne céderons pas tant que la paix ne sera pas rétablie", a lancé Ursula von der Leyen à son arrivée à Kiev, mardi 24 février [Le Parisien]. Accompagnée du président du Conseil européen, António Costa, la cheffe de la Commission européenne s'est rendue dans la capitale ukrainienne "pour marquer le quatrième anniversaire du conflit […]
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"Nous ne céderons pas tant que la paix ne sera pas rétablie", a lancé Ursula von der Leyen à son arrivée à Kiev, mardi 24 février [Le Parisien]. Accompagnée du président du Conseil européen, António Costa, la cheffe de la Commission européenne s'est rendue dans la capitale ukrainienne "pour marquer le quatrième anniversaire du conflit le plus sanglant d'Europe depuis 1945".
"Dans une vidéo publiée sur X, on peut voir Ursula von der Leyen accueillie par le ministre des Affaires étrangères, Andriy Sybiha, à son arrivée en train", relate The Kyiv Post. Il s'agit de son dixième voyage à Kiev depuis le début de la guerre.
"Pour réaffirmer le soutien indéfectible de l’Europe à l’Ukraine, financièrement, militairement tout au long de ce rude hiver. Pour souligner notre engagement constant envers le juste combat de l’Ukraine", a écrit la présidente de la Commission européenne, qui ajoute que "l’UE ne relâchera pas ses efforts tant que la paix n’aura pas été rétablie aux conditions de l’Ukraine" [Euronews].
Les deux présidents vont "participer à une 'cérémonie de commémoration' et se rendre sur le site d’une installation énergétique ukrainienne endommagée par les frappes russes", indique La Croix. Ils rencontreront Volodymyr Zelensky et participeront en visioconférence "à une réunion de la Coalition des volontaires", qui rassemble les alliés de Kiev [Libération].
Malgré les tentatives de cessez-le-feu, les frappes sanglantes de la Russie se poursuivent. Moscou "a lancé dans la nuit de lundi à mardi une attaque contre l’Ukraine à l’aide d’un missile balistique Iskander-M et de 133 drones, annonce l’armée de l’air ukrainienne" [Le Monde]. "L’armée russe – qui occupe 20 % du territoire ukrainien –, bombarde quotidiennement des zones civiles et des infrastructures, ce qui a récemment provoqué, en plein milieu d’un hiver particulièrement glacial, la pire crise énergétique dans le pays depuis le début de l’invasion, le 24 février 2022" [Libération].
Toutefois, les Ukrainiens ne baissent pas les bras. "Poutine n’a pas atteint ses objectifs. Il n’a pas brisé les Ukrainiens. Il n’a pas gagné cette guerre", a déclaré Volodymyr Zelensky dans un message vidéo ce matin, relayé par Sud Ouest. "Nous avons préservé l’Ukraine et nous ferons tout pour parvenir à la paix, et pour que justice soit faite. Nous voulons la paix, une paix forte, digne et durable", a-t-il ajouté.
Et pour ce faire, l'Ukraine a besoin de ses alliés. Or les deux présidents apportent à Kiev "des paroles chaleureuses, des embrassades, des encouragements. Mais pas ce qu'ils avaient promis", tacle Die Zeit. En effet, les Européens n'ont pas encore réussi à valider un prêt de 90 milliards d'euros pour l'Ukraine ni un 20e paquet de sanctions contre la Russie.
"L'absence d'accord sur de nouvelles sanctions contre la Russie, en raison d'un veto hongrois, est un 'revers', à la veille du quatrième anniversaire de l'invasion russe de l'Ukraine, a déploré lundi la cheffe de la diplomatie de l'UE Kaja Kallas", citée par Le Figaro. "Une fois de plus, [l'UE] montre à quel point elle est vulnérable au chantage", abonde Die Zeit. Et l'Ukraine craint l'abandon d'une Europe "paralysée".
D'autant plus que Volodymyr Zelensky n'est plus certain du soutien des États-Unis. Le président ukrainien a lancé "un appel à Donald Trump lundi, déclarant […] qu'il souhaitait que le président américain 'reste de notre côté'", souligne CNN. "Le président américain fait-il suffisamment pression sur Vladimir Poutine pour tenter de mettre fin à la guerre ? 'Non', a simplement répondu Volodymyr Zelensky à CNN" [La Croix]. "[Le président russe] veut nous occuper. Si nous lui donnons tout ce qu’il veut, nous allons tout perdre – tous autant que nous sommes, nous devrons fuir ou devenir Russes", a prévenu le président ukrainien.
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23.02.2026 à 12:36

"Prêt à l'Ukraine : les ministres de l'UE se réunissent face au blocage de la Hongrie et de la Slovaquie", titre Euronews. Après avoir annoncé début février un nouveau train de sanctions contre la Russie, le 20e depuis le début de la guerre, l'Union européenne peine à le faire aboutir en raison de l'opposition hongroise. […]
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"Prêt à l'Ukraine : les ministres de l'UE se réunissent face au blocage de la Hongrie et de la Slovaquie", titre Euronews. Après avoir annoncé début février un nouveau train de sanctions contre la Russie, le 20e depuis le début de la guerre, l'Union européenne peine à le faire aboutir en raison de l'opposition hongroise.
Comme le rappelle France info, les mesures en préparation ciblent "le secteur bancaire et l'énergie […]. De nouvelles interdictions d'exportation et d'importation vers la Russie sont également proposées".
La Commission européenne veut aussi "activer son outil anticoercition, une première, pour interdire l’exportation de toute machine-outil à commande numérique ou de radios vers des pays où il existe un risque élevé que ces produits soient réexportés vers la Russie" [Ouest France].
Mais l'unanimité requise pour entériner ces mesures est suspendue à la décision hongroise. "Lors du Conseil des Affaires étrangères de demain, l'UE vise à adopter le 20e paquet de sanctions. La Hongrie le bloquera", a annoncé le chef de la diplomatie hongrois Péter Szijjártó, dimanche 22 février, sur son compte X. Le ministre met notamment en cause "l’arrêt des livraisons de pétrole russe à travers l’oléoduc Droujba" [Ouest France].
"Provisoirement exemptées" de l'embargo européen pour "laisser le temps aux pays d’Europe centrale de trouver de nouvelles solutions" [Le Soir], les livraisons de pétrole russe via ce pipeline ont été suspendues "depuis fin janvier en raison des frappes russes sur l'infrastructure énergétique de l'Ukraine", note The Kyiv Independent.
Or le chef de la diplomatie hongroise accuse directement l'Ukraine de ce blocage. Sur X, il affirme que "tant que l’Ukraine ne reprendra pas le transit pétrolier vers la Hongrie et la Slovaquie via l’oléoduc Droujba, nous ne laisserons pas progresser des décisions importantes pour Kiev". "Citant des rapports des services secrets", le Premier ministre slovaque Robert Fico avait de son côté affirmé mercredi que les travaux de réparation de l'oléoduc étaient achevés [Le Monde].
De son côté, l'Ukraine a condamné les "ultimatums et le chantage" des gouvernements hongrois et slovaque, rapporte Politico. Kiev a affirmé faire tout son possible pour réparer au plus vite les voies de passage du pétrole russe et a "proposé d'aider à restaurer les flux vers la Slovaquie et la Hongrie via des itinéraires alternatifs". Afin de faire face à ces différends, "la Commission européenne a convoqué une réunion d’urgence du Groupe de coordination pétrolière [un groupe consultatif qui réunit des représentants des États membres] pour mercredi".
La semaine dernière, Budapest avait déjà suspendu "les livraisons de diesel à l'Ukraine" [Euronews], avant de menacer "d’empêcher un prêt européen de 90 milliards d’euros vital", souligne Le Monde. Ce dernier doit permettre à Kiev de financer son effort de guerre face à la Russie au cours des deux prochaines années. Enfin, "la Slovaquie cesse ses exportations d'électricité et de diesel" à destination de l'Ukraine, titre aujourd'hui Euronews.
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