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26.03.2026 à 13:35

Ouverture du G7 : la guerre au Moyen-Orient et en Ukraine au programme des discussions

Amélie Philotas
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Les ministres des Affaires étrangères des grandes puissances démocratiques (Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni) ainsi que des représentants de l'Union européenne se réunissent jeudi 26 et vendredi 27 mars à l'Abbaye des Vaux-de-Cernay, située à 50 kilomètres de Paris. Des ministres du Brésil, de l'Inde, de la Corée du Sud, de l'Arabie saoudite […]

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Texte intégral (1826 mots)
La chef de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, et le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot (ici à Bruxelles en janvier 2026) seront présents à la réunion du G7, en France.
La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, et le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot (ici à Bruxelles en janvier 2026), seront présents à la réunion du G7 en France - Crédits : Conseil de l'UE

Les ministres des Affaires étrangères des grandes puissances démocratiques (Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni) ainsi que des représentants de l'Union européenne se réunissent jeudi 26 et vendredi 27 mars à l'Abbaye des Vaux-de-Cernay, située à 50 kilomètres de Paris. Des ministres du Brésil, de l'Inde, de la Corée du Sud, de l'Arabie saoudite et de l’Ukraine, “tous des poids lourds économiques dont l'alignement est déterminant pour la sécurité mondiale, l'énergie et les crises diplomatiques, seront également présents”, complète Reuters. La France préside le groupe du G7 depuis janvier 2026, avec pour point d’orgue "un sommet […] à Évian mi-juin", rappelle Le Soir.

"Le site [des Vaux-de-Cernay] n’a pas été choisi par hasard", remarque Le Parisien. "Il se situe à une quinzaine de kilomètres seulement du château de Rambouillet, là même où il y a 50 ans se retrouvaient à l’initiative du président français de l’époque, Valéry Giscard d’Estaing, les chefs d’État et de gouvernement des six pays démocratiques les plus industrialisés (Allemagne, États-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni)". Les dirigeants avaient alors évoqué “la crise économique consécutive au choc pétrolier de 1973. Le G6 était né. Il deviendra l’année suivante le G7 avec l’entrée du Canada".

Précisions attendues

Dans le contexte géopolitique actuel, les guerres au Moyen-Orient et en Ukraine font partie des grands sujets abordés par les ministres. Dans un climat de forte nervosité, l’objectif des alliés est d’obtenir “davantage de précisions sur les opérations militaires menées par les États-Unis et Israël contre l'Iran, ainsi que sur l'existence éventuelle d'une voie diplomatique viable pour mettre fin au conflit” [Reuters]. Les discussions porteront notamment “sur le détroit d'Ormuz, que l'Iran a de fait fermé, paralysant ainsi environ un cinquième de l'approvisionnement mondial en pétrole”.

"Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, retenu à Washington selon une source diplomatique, ne rejoindra [ses homologues] que vendredi matin", rapporte Le Parisien. Il tentera de convaincre les alliés "d'adhérer à la stratégie de guerre contre l'Iran qui a fait flamber les prix mondiaux du carburant, a annoncé mardi 24 mars le département d'État américain” [Le Monde]. Un objectif cependant ambitieux : presque tous "ont réagi au mieux avec froideur à l'opération militaire américano-israélienne contre l'Iran et ont refusé d'y participer, s'attirant les foudres de Trump alors même qu'il affirme que les États-Unis n'ont pas besoin de leur aide", rappelle le quotidien français.

Au sujet de l’Ukraine, les responsables européens craignent que les États-Unis “ne poussent Kiev à accepter un accord de paix défavorable avant les élections de mi-mandat américaines de novembre. Les responsables européens ont déclaré qu'ils insisteraient auprès de Rubio sur le fait qu'un tel résultat serait inacceptable, plaidant plutôt en faveur de sanctions plus sévères contre la Russie et d'efforts immédiats pour préparer l'Ukraine à un nouvel hiver de guerre” [Reuters].

Un G7 finances contre la hausse des prix de l’énergie

L'Hexagone a également convoqué, pour le lundi 30 mars, un G7 finances au format inédit : il réunira les ministres de l’Économie, de l’Énergie et les gouverneurs des banques centrales. Il s'agit là d'une "tentative de réponse coordonnée à une crise désormais systémique, à la croisée des chocs énergétiques, inflationnistes et géopolitiques", observe La Tribune.

L’initiative doit notamment faire face à "la fragmentation des réponses nationales face à l’envolée des prix de l’énergie et à la persistance de l’inflation, [qui] montre ses limites", résume La Tribune. "En fusionnant ces trois cercles, la présidence française entend [ainsi] accélérer les arbitrages [entre les trois acteurs convoqués], alors que les tensions sur les marchés pétroliers et gaziers menacent de raviver un cycle inflationniste déjà difficile à contenir."

Affirmant convoquer ce format "pour la première fois depuis 50 ans", le ministre de l’Économie Roland Lescure joue aussi une carte stratégique, à quelques mois du sommet d’Évian du 15 au 17 juin [BFM TV]. Il s'agit de "démontrer que, malgré les fractures géopolitiques, le G7 reste capable de produire des réponses opérationnelles face à une crise globale" [La Tribune].

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25.03.2026 à 12:03

Élections législatives au Danemark : malgré leur "plus mauvais résultat depuis plus d'un siècle", les sociaux-démocrates sortent vainqueurs du scrutin

Florian Chaaban
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Un "scrutin [qui] redessine le paysage politique du pays, avec une percée historique du Parti populaire socialiste, une montée de l'extrême droite et une place décisive des Modérés dans la formation du futur gouvernement", résume Le Monde. Tels sont les principaux enseignements à retenir des élections législatives au Danemark, organisées mardi 24 mars. "Malgré un […]

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Texte intégral (2173 mots)
Mette Frederiksen est devenue Première ministre le 27 juin 2019 à la tête d'un gouvernement minoritaire composé uniquement de membres sociaux-démocrates - Crédits : Conseil européen
Mette Frederiksen est devenue Première ministre du Danemark le 27 juin 2019, à la tête d'un gouvernement minoritaire - Crédits : Conseil européen

Un "scrutin [qui] redessine le paysage politique du pays, avec une percée historique du Parti populaire socialiste, une montée de l'extrême droite et une place décisive des Modérés dans la formation du futur gouvernement", résume Le Monde. Tels sont les principaux enseignements à retenir des élections législatives au Danemark, organisées mardi 24 mars.

"Malgré un net recul et sans atteindre la majorité absolue avec les autres partis de gauche, selon les résultats définitifs" [Le Parisien], "le groupe des sociaux-démocrates de la Première ministre danoise Mette Frederiksen est arrivé en tête" [Ouest-France].

La formation de la cheffe du gouvernement, qui a présenté - comme l'exige la procédure en vigueur - sa démission formelle au roi ce mercredi selon l'AFP, a "enregistré [son] plus mauvais résultat depuis plus d'un siècle", pointe la BBC. Toutefois, "avec 21,9 % des voix" et 38 sièges au Folketing (le Parlement danois), les sociaux-démocrates, au pouvoir depuis 2019 "[restent] de loin le parti le plus important ", complète le média britannique. Ils devancent le Parti populaire socialiste (11,6 % des suffrages) et Venstre, parti libéral de centre-droit (10,1 %).

Écologie, société et Groenland au cœur du scrutin

"Dans le pays prospère de 6 millions d'habitants, la campagne a surtout tourné autour de questions intérieures comme le coût de la vie, l'État providence et l'environnement", observe Euronews. "Le modèle de l'agriculture intensive danoise, particulièrement l'élevage porcin, a été au centre de la campagne." "Face à une extrême droite puissante depuis la fin des années 1990, il a aussi été question d'immigration, les sociaux-démocrates plébiscitant un nouveau tour de vis en la matière" [Le Monde].

Mais un autre sujet a aussi animé les débats : le Groenland. Face aux multiples menaces de Donald Trump ces dernières semaines, Mette Frederiksen "avait tenu tête [au président américain] et sa volonté d'annexer [l'île], territoire autonome du royaume du Danemark", retracent Les Echos.

"À Nuuk, la capitale du Groenland, les électeurs ont fait la queue pour voter dès l'ouverture des bureaux" [Le Parisien]. "Il s'agit des élections les plus importantes pour le Parlement danois et pour le Groenland de l'Histoire", a déclaré à l'AFP le Premier ministre groenlandais, Jens-Frederik Nielsen.

Une leçon pour l'Union européenne ?

Ce scrutin "a redessiné la carte du Danemark et laissé des traces historiques chez plusieurs des partis concernés", relate la chaîne de télévision généraliste nationale, TV2. Mais pas seulement. "Les résultats obtenus par Mette Frederiksen au Danemark - où les sociaux-démocrates ont perdu du terrain mais ont tout de même réussi à se maintenir - reflètent également une tendance plus générale observée à travers l'Europe, où le centre-gauche fait preuve d'un regain de combativité", décrit Politico.

"Les récents scrutins, de Castille-et-León en Espagne à Marseille et Paris, en passant par la Slovénie et désormais le Danemark, montrent que s'opposer à une politique à la Trump, ou lutter contre Trump lui-même, peut s'avérer une stratégie gagnante", poursuit le média.

Dans un monde "plein d'insécurité" [Le Parisien], l'Union européenne et ses pays membres doivent affronter de nombreux défis. "Les Danois sont anxieux : il y a le Groenland, l'Ukraine, les drones qui ont survolé le royaume", rappelait avant le scrutin Elisabet Svane, analyste politique pour le quotidien national Politiken.

D'âpres négociations à venir

En interne, le plus dur commence maintenant. "Le Danemark est divisé entre un 'bloc rouge' de partis de gauche mené par les sociaux-démocrates et un 'bloc bleu' de droite, mené par [Troels Lund] Poulsen", note Politico.

"Avec un total de 84 sièges, le 'bloc rouge' des partis de gauche a pris une légère avance sur le 'bloc bleu' de droite, qui totalise 77 sièges. Aucun des deux blocs n'a atteint les 90 sièges nécessaires pour obtenir la majorité au Parlement danois, qui en compte 179" [BBC]. "Le parti centriste des Modérés de l'actuel ministre des Affaires étrangères, Lars Løkke Rasmussen devrait avoir le dernier mot dans les négociations de coalition", estime le média.

Le quotidien national Jyllands-Posten va plus loin. Ce mardi 24 mars, "l'avenir de la politique danoise a été confié au président du Parti modéré, Lars Løkke Rasmussen. Les Danois ne souhaitant ni une majorité rouge ni une majorité bleue au Parlement, ils ont ainsi confié à Løkke le rôle clé dans la formation du prochain gouvernement, dont il rêvait depuis si longtemps". "Les Modérés ont obtenu un bon résultat électoral avec 7,7 % des voix et disposent des mandats décisifs, mais cela 'ne signifie pas pour autant' que Lars Løkke Rasmussen doive devenir Premier ministre", a tempéré ce matin le ministre de la Culture, Jakob Engel-Schmidt, relaie TV2.

Une tendance se dégage néanmoins. "Il est peu probable que le prochain gouvernement soit une réplique de la coalition actuelle, un gouvernement multipartite qui a rompu avec la division traditionnelle entre rouges et bleus de la politique danoise pour inclure les sociaux-démocrates de centre-gauche, le Venstre de centre-droit et les Modérés centristes", conclut Politico. Le roi va recevoir les partis en vue des négociations sur la formation d'un futur gouvernement de coalition, qui s'annoncent compliquées.

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24.03.2026 à 12:23

Référendum en Italie : Giorgia Meloni en difficulté après l’échec de sa réforme judiciaire

Léa Deseille
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"Giorgia Meloni se trouvait face à un défi politique capital. Les Italiens lui ont infligé un revers cuisant", tacle Le Monde. "Lundi [23 mars], le 'non' l'a emporté lors d'un référendum sur la justice poussé par la Première ministre italienne", développe L’Express. "Lors d'un référendum de deux jours, près de 54 % des électeurs ont […]

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Giorgia Meloni, la présidente du Conseil des ministres italiens, lors d'un Conseil européen à Bruxelles, le 26 juin 2023 - Crédits : Christophe Licoppe / Commission européenne
Giorgia Meloni, la présidente du Conseil des ministres italiens, lors d'un Conseil européen à Bruxelles, le 26 juin 2023 - Crédits : Christophe Licoppe / Commission européenne

"Giorgia Meloni se trouvait face à un défi politique capital. Les Italiens lui ont infligé un revers cuisant", tacle Le Monde. "Lundi [23 mars], le 'non' l'a emporté lors d'un référendum sur la justice poussé par la Première ministre italienne", développe L’Express. "Lors d'un référendum de deux jours, près de 54 % des électeurs ont dit non aux projets de réorganisation du système judiciaire, contre environ 46 % pour le oui", précise The Guardian.

"La réforme entendait séparer les carrières des juges et des procureurs et modifier le fonctionnement du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), l’organe qui supervise tous les magistrats", explique le Huffington Post. Elle prévoyait par ailleurs une "modification de la Constitution" et "l’instauration d’une nouvelle 'Haute Cour disciplinaire' composée de 15 membres", détaille RFI. Giorgia Meloni avait fait de ce projet "l'un des points majeurs de son programme lors de son arrivée au pouvoir en 2022" [L’Express].

Participation plus forte qu'attendu

"Cette victoire du 'No' est un revers inédit pour la dirigeante d'extrême droite", estime L’Express, tant le résultat était difficilement prévisible. "Ce fut une campagne caractérisée par un ton dur et plusieurs déclarations scandaleuses qui ont conduit à une plus grande mobilisation des électeurs de centre-droit, initialement moins engagés", analyse le Corriere della Sera.

"C'est parmi les étudiants que l'on observe le taux de participation le plus élevé et, d'une manière générale, c'est chez les plus jeunes que l'abstention est la plus faible : la génération Z, âgée de 18 à 28 ans, affiche un taux de participation de 67 %, dont 58,5 % en faveur du ’non’", poursuit le média italien. "Le taux de participation a atteint un niveau record de 58,5 %, selon les données du ministère italien de l'Intérieur, contredisant les prévisions qui tablaient sur un faible taux", avance The Guardian.

"Le contexte international, lourd de menaces, était aussi défavorable à la cheffe du gouvernement, remettant en question le positionnement d’une présidente du Conseil qui avait […] fait le choix initial de l’alignement sur l’administration Trump", écrit Le Monde. "Enfin, à quelques jours du scrutin, les révélations de presse sur les connexions mafieuses, personnelles comme commerciales, entretenues avec des représentants de la mafia calabraise par le sous-secrétaire d’État à la justice, Andrea Delmastro Delle Vedove, n’ont pas joué en faveur du camp du ‘oui’", ajoute le journal du soir.

Un avertissement avant les législatives de 2027

Ainsi, "la campagne pour ou contre cette réforme a viré en un référendum pour ou contre Giorgia Meloni" [Huffington Post]. "Son statut d'invincibilité s'est brisé dans les urnes", considère L’Express. "Le référendum s’est concentré sur sa personne, au risque de la voir subir le même sort que Matteo Renzi. Il y a tout juste dix ans, le président du Conseil de centre gauche avait dû démissionner après avoir perdu un référendum sur un projet de réforme du Parlement", rappelle Le Figaro. Ces résultats ont ainsi donné de l’espoir à l'opposition, qui voit "l'occasion de pousser la dirigeante italienne vers la sortie" [L’Express].

La Première ministre ne compte cependant pas quitter le gouvernement. "À l’approche du vote, la présidente du Conseil avait exclu de démissionner en cas de victoire du ‘non’", rappelle Le Figaro. "Les Italiens ont tranché. Et nous respectons cette décision […]. Mais cela ne change rien à notre engagement de continuer, avec sérieux et détermination, à œuvrer pour le bien de la nation et à honorer le mandat qui nous a été confié", a-t-elle déclaré dans une vidéo publiée sur X à l’issue du vote [RFI].

Pourtant, "le résultat du référendum annonce ce qui pourrait se passer lors des législatives de 2027", anticipe Le Figaro, où Giorgia Meloni "jouera son avenir" [Huffington Post]. "Pour garder le pouvoir, Meloni cherchera sans doute à accélérer une réforme de la loi électorale qui vise à donner une importante prime de majorité au parti qui dépasse les 40 % aux législatives", pressent Le Figaro.

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