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03.03.2026 à 13:24

Dissuasion nucléaire : les dirigeants européens accueillent favorablement le discours d'Emmanuel Macron

Manon Mazuir
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"Les mots du président français sur le renforcement de la dissuasion nucléaire étaient attendus avec grande impatience dans nombre de capitales amies", attaque Le Parisien. "Depuis la base de l’Île Longue, à Brest, le chef de l’État a prononcé un discours qui fera date, actant en des termes inédits la contribution de la dissuasion nucléaire […]

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Texte intégral (2416 mots)
"Pour être libre, il faut être craint", a déclaré Emmanuel Macron, lors de son discours le 2 mars 2026 - Crédits : capture d'écran vidéo de l'Élysée
"Pour être libre, il faut être craint", a déclaré Emmanuel Macron, lors de son discours le 2 mars 2026 - Crédits : capture d'écran vidéo de l'Élysée

"Les mots du président français sur le renforcement de la dissuasion nucléaire étaient attendus avec grande impatience dans nombre de capitales amies", attaque Le Parisien. "Depuis la base de l’Île Longue, à Brest, le chef de l’État a prononcé un discours qui fera date, actant en des termes inédits la contribution de la dissuasion nucléaire tricolore à la sécurité des alliés européens de la France", poursuit le quotidien.

En 2020, le président de la République avait "invité les Européens à participer aux exercices des forces françaises de dissuasion. Un discours alors largement incompris et ignoré", rappellent Les Échos. Les partenaires européens "avaient été habitués à se reposer sur la garantie de sécurité des États-Unis" [Le Parisien].

"Mais au fil des menaces d'anéantissement proférées par des proches de Vladimir Poutine, les Européens s'interrogent sur les garanties que pourrait apporter la France. D'autant plus qu'ils s'interrogent aussi sur la fiabilité de l'allié américain", contextualisent Les Échos. "Nous vivons actuellement au plan géopolitique une période de rupture pleine de risques" qui "justifie un durcissement de notre modèle", a ainsi expliqué le chef de l'État [France info].

Huit pays européens associés

Dans ce contexte, "Emmanuel Macron a annoncé que la France entrait dans une nouvelle étape de sa dissuasion nucléaire, qualifiée de 'dissuasion avancée'. Une 'évolution majeure' de la doctrine française" [Libération].

"Concrètement, les alliés européens pourront 'participer aux exercices' de dissuasion française et Paris pourra faire des 'déploiements de circonstances' de moyens stratégiques chez ses alliés", résume France info. "Huit pays ont accepté de se joindre à cette dissuasion : le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Pologne, les Pays-Bas, la Belgique, la Grèce, la Suède et le Danemark", récapitule Le Monde. Mais "ce 'club des huit' n’est […] pas fermé".

En proposant ces déploiements de forces armées sur le Vieux Continent, le président français "ne garantit rien aux autres Européens, mais […] ne ferme rien non plus", relève la RTBF. Le média belge ajoute que "le flou est de rigueur et fait partie de la dissuasion". Quant au "bouton nucléaire", Emmanuel Macron a rappelé la ligne rouge française : "il n'y aura aucun partage de la décision ultime ni de sa planification, ni de sa mise en œuvre ; elle appartient au seul président de la République" [Euronews].

Coopération franco-allemande renforcée

Le chancelier allemand Friedrich Merz a manifesté son approbation, confirmant sur le réseau social X "des mesures concrètes avant la fin de cette année" [Le Parisien]. Paris et Berlin ont effectivement "mis en place 'un groupe de pilotage nucléaire de haut niveau' […] ont annoncé Emmanuel Macron et […] Friedrich Merz dans une déclaration conjointe, publiée lundi dans la foulée du discours" du président français [Le Figaro]. Les premières étapes de la collaboration franco-allemande "pourront inclure des visites de sites stratégiques ainsi que des exercices conjoints", a notamment déclaré Emmanuel Macron [Tagesspiegel].

"Côté allemand, on se satisfait que des pas concrets soient annoncés pour le court terme. Car la perspective de l'élection présidentielle de 2027 suscite à Berlin la crainte qu'une France dirigée par le RN puisse un jour faire machine arrière en la matière", analyse Le Parisien.

D'autres dirigeants européens ont réagi positivement aux annonces françaises, "dont le Premier ministre belge Bart De Wever" [Politico]. La Pologne, elle, "est en pourparlers avec la France et un groupe d'alliés européens proches au sujet du programme de dissuasion nucléaire avancée", a indiqué le chef du gouvernement polonais Donald Tusk sur X. "Nous nous armons avec nos amis afin que nos ennemis n'osent jamais nous attaquer", a-t-il ajouté [Sud Ouest].

Un complément aux engagements transatlantiques

Quant au Premier ministre suédois Ulf Kristersson, il juge que l'initiative française peut "contribuer à renforcer les capacités collectives" de l'Europe, ce qui "depuis la Seconde Guerre mondiale […] n'a jamais été aussi important" selon lui [Politico]. Le chef du gouvernement scandinave a toutefois précisé "que les discussions se dérouleraient 'en concertation avec les États-Unis' et l'Otan, que la Suède a rejoint en 2024" [The Guardian]. Un cadre d'ailleurs rappelé lundi par le président français, tandis que "l'Alliance atlantique 'salue' les évolutions de la dissuasion nucléaire française […] et se félicite d’une meilleure coopération à venir avec Paris sur cette question, a indiqué mardi un de ses responsables à l’AFP" [Mediapart].

Même son de cloche du côté du Danemark, qui "a conclu un accord de coopération avec la France en matière de dissuasion nucléaire", rappelle la Première ministre Mette Frederiksen [Le Figaro]. "Un renforcement de la coopération contribuera à consolider la capacité de dissuasion de l’Europe", a-t-elle déclaré à la presse, tout en précisant que cela viendrait "compléter, et en aucun cas remplacer" les engagements du Danemark au sein de l’Otan. Le ministre danois de la Défense, Troels Lund Poulsen, a d'ailleurs souligné que l'accord avec la France "ne prévoyait pas le stationnement d’armes nucléaires sur le territoire danois" [Reuters].

Enfin, "certains pays, comme l'Italie, paraissent à ce stade réticents, voyant en cette initiative […] une tentative pour la France d'imposer son leadership en Europe", note Le Parisien. Et d'ajouter : "silence radio, en effet, du côté de Giorgia Meloni, qui continue de privilégier le parapluie américain". Pour le quotidien en revanche, "il n'est pas exclu que d'autres, notamment les États baltes, en première ligne face à la menace russe, rejoignent cette coopération".

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02.03.2026 à 11:42

Iran : redoutant une escalade des tensions dans la région, l'Union européenne cherche une réponse commune et le bon dosage

Florian Chaaban
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"Donald Trump succombe à la tentation d'un changement de régime en Iran avec l'opération 'Fureur épique'", titrait Le Monde le 28 février. "Après des semaines de menaces d'intervention militaire en Iran, Israël et les États-Unis sont passés à l'action" [France info]. "Dans la matinée [de samedi], l'État hébreu a déclaré avoir lancé une 'frappe préventive' […]

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Texte intégral (2609 mots)
La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, estime que l'UE doit "contribuer à tous les efforts diplomatiques visant à réduire les tensions et à parvenir à une solution durable afin d’empêcher l'Iran d'acquérir une arme nucléaire" - Crédits : Conseil de l'UE
La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, estime que l'UE doit "contribuer à tous les efforts diplomatiques visant à réduire les tensions et à parvenir à une solution durable afin d’empêcher l'Iran d'acquérir une arme nucléaire" - Crédits : Conseil de l'UE

"Donald Trump succombe à la tentation d'un changement de régime en Iran avec l'opération 'Fureur épique'", titrait Le Monde le 28 février. "Après des semaines de menaces d'intervention militaire en Iran, Israël et les États-Unis sont passés à l'action" [France info]. "Dans la matinée [de samedi], l'État hébreu a déclaré avoir lancé une 'frappe préventive' sur la République islamique, afin 'd'éliminer les menaces pesant sur l'État d'Israël'", déclenchant aussitôt une riposte iranienne.

Les assauts israélo-américains ont mené à la mort de plusieurs hauts responsables iraniens dont celle "du guide suprême Ali Khamenei, 86 ans" [Deutsche Welle]. "Avec la mort de Khamenei, un nouvel espoir s'ouvre pour le peuple iranien", a réagi hier Ursula von der Leyen [Radio Canada], tout en alertant d'un "risque réel d'instabilité susceptible de plonger la région dans une spirale de violence". La présidente de la Commission européenne a appelé à œuvrer à une "transition crédible" en Iran [Les Echos].

Depuis, tout s'est accéléré, les dirigeants européens multipliant les annonces et les échanges, jusqu'à la tenue ce lundi d'une réunion extraordinaire des commissaires européens. Annoncé dès samedi par la cheffe de l'exécutif européen, ce "collège spécial sur la sécurité [discutera] de l'escalade actuelle au Moyen-Orient" [Politico].

"Actions défensives nécessaires et proportionnées"

La situation est très sensible, alors que l'Iran a répliqué, "dimanche 1er mars, par des frappes sur les bases américaines dans la région et chez ses voisins du Golfe" [TV5 Monde]. Comme la présidente de la Commission européenne avec de nombreux dirigeants de la région, Donald Trump a lui mené des "entretiens téléphoniques avec de nombreux médias pour commenter le conflit qu'il a ouvert avec l'Iran" [Le Parisien]. Le président américain "a évoqué une opération de 'quatre semaines' en Iran, parlé de '48 dirigeants iraniens' tués et averti que d’autres pertes américaines étaient possibles".

"Dans une rare déclaration commune, les dirigeants français, allemand et britannique ont appelé [dès samedi] l'État iranien à laisser son peuple décider de son propre avenir et ont condamné les attaques menées par Téhéran en représailles contre les bases militaires américaines dans la région" [The Guardian].

Le trio d'États, connu sous le nom de "E3", s'est dit prêt "à des 'actions défensives nécessaires et proportionnées' face aux ripostes iraniennes afin de 'détruire à la source' les capacités militaires de Téhéran", explique Le Figaro. Les frappes "ont ciblé nos alliés proches et menacent notre personnel militaire et nos civils dans toute la région", ajoutent les dirigeants allemand, français et britannique [Le Parisien]. "Une attaque de drones iraniens contre une base navale d'Abou Dhabi accueillant des forces françaises" a notamment provoqué un incendie sans faire de victime, a indiqué dimanche le ministère émirati de la Défense [Les Echos].

Renforcement de la mission militaire de l'UE en mer Rouge

En attendant, "l'Union européenne va renforcer sa mission militaire en mer Rouge avec deux navires français, au moment où l'embrasement régional menace le trafic maritime, a indiqué un diplomate de l'UE dimanche soir, cité par l'AFP" [Ouest-France].

Lancée le 19 février 2024, la mission "Aspides" – "bouclier" en grec ancien – vise à protéger un transport maritime essentiel à l'économie européenne. Selon des informations de Politico ce lundi matin, l'ajout de navires français "portera à cinq le nombre total de navires participants, [incluant] des navires français, italiens et grecs".

"Le détroit d'Ormuz, par où transite quelque 20 % de la consommation mondiale de pétrole, a été fermé à la circulation des navires par les Gardiens de la révolution iranienne. La mer Rouge, qui mène au canal de Suez, pourrait également être menacée", explique Le Parisien dans un autre article.

L'Union européenne cherche la bonne formule

Dimanche, "les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne se sont réunis en visioconférence" [RTL info]. À cette occasion, "chaque pays a pris la parole l'un après l'autre pour exposer sa position quant à l'évacuation de ses ressortissants présents en Iran".

"L'UE et ses États membres prennent toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité des citoyens de l'UE dans la région, y compris en activant le mécanisme de protection civile de l'UE si nécessaire", indique la déclaration commune de l'UE [Euronews]. Ce dernier "est un outil destiné à renforcer la coopération entre les nations européennes afin d'améliorer la prévention des catastrophes et la réponse aux crises".

"La déclaration commune n'a pas approuvé les aspirations israélo-américaines à un changement de régime en Iran", précise la chaîne de télévision paneuropéenne. En outre, la cheffe de la diplomatie de l'UE, Kaja Kallas, a fait part de la volonté des Vingt-Sept de continuer "à contribuer à tous les efforts diplomatiques visant à réduire les tensions et à parvenir à une solution durable afin d’empêcher l'Iran d'acquérir une arme nucléaire" [Le Monde].

"Équilibres impossibles"

El País relève toutefois la difficulté de l'UE à parler d'une seule voix, évoquant des "équilibres impossibles". De l'Espagne à l'Irlande, en passant par la France et l'Allemagne, les prises de parole se sont succédé. "Les Européens ont élaboré leur réponse à l'invasion russe de l'Ukraine sur le principe que la souveraineté est inviolable, que l'usage unilatéral de la force est inadmissible et que l'ordre fondé sur des règles n'est pas négociable. Ils font désormais preuve d'incohérence", pointe le quotidien espagnol.

Pour tenter de dégager une forme d'alignement, "la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, convoquera aujourd'hui une réunion d'urgence des commissaires européens" [Politico]. "Les ministres des 27 États membres de l'UE ne parvenant pas à s'entendre sur la manière de répondre à la crise, c'est désormais à la Commission qu'il revient d'élaborer une réponse cohérente en matière de politique étrangère et de veiller à ce que le bloc parle d'une seule voix".

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27.02.2026 à 12:31

Dissuasion nucléaire : Emmanuel Macron présentera lundi son plan pour la France et l'Europe 

Léa Deseille
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"Dernière tentative de Macron pour étendre le parapluie nucléaire français sur l'Europe", titre Politico. Emmanuel Macron prononcera un discours particulièrement observé sur le nucléaire, lundi 2 mars. "Le président de la République prendra la parole dans le cadre très solennel de l’Île Longue, à Brest, où sont stationnés les quatre sous-marins nucléaires lanceurs d’engins assurant […]

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Texte intégral (2064 mots)
Ce discours sur la dissuasion nucléaire est une tradition française initiée par Charles de Gaulle - Crédits : Union européenne
Ce discours sur la dissuasion nucléaire est une tradition française initiée par le général de Gaulle le 3 décembre 1959 - Crédits : Union européenne

"Dernière tentative de Macron pour étendre le parapluie nucléaire français sur l'Europe", titre Politico. Emmanuel Macron prononcera un discours particulièrement observé sur le nucléaire, lundi 2 mars. "Le président de la République prendra la parole dans le cadre très solennel de l’Île Longue, à Brest, où sont stationnés les quatre sous-marins nucléaires lanceurs d’engins assurant la composante océanique de la dissuasion nucléaire française", précise Le Figaro

"Une image soignée, minutieusement préparée, pour appuyer un discours particulièrement attendu. Scruté par nos partenaires européens comme par nos adversaires, la Russie en tête", écrit Le Parisien. Ce discours est une tradition française initiée par Charles de Gaulle. "L'idée principale est de convaincre l'ennemi que la France est en mesure de lui infliger des dommages tellement inacceptables qu'attaquer les intérêts vitaux français perdrait son sens", explique BFMTV. "La doctrine française en la matière est volontairement floue : le nucléaire, ça sert à protéger les 'intérêts vitaux de la nation' et c’est tout", complète l'Opinion. Mais désormais, l'Union européenne semble faire partie des intérêts vitaux de la France. 

Remplacer le parapluie étasunien ? 

Le discours d'Emmanuel Macron, lundi, "sera le premier sur la dissuasion nucléaire du pays depuis un discours de 2020 dans lequel il s'était dit prêt à 'associer' les pays européens qui le souhaitent à des exercices", note Euronews. "L'offre de Macron pour 2020 a été largement ignorée", rappelle le média européen. Pourtant "la France est le seul pays de l’Union européenne, et le seul pays européen avec le Royaume-Uni, à disposer de l’arme nucléaire", écrit Midi Libre

Aujourd'hui, "la plupart des pays européens comptent principalement sur les États-Unis pour dissuader tout adversaire potentiel" [Reuters]. "Compter sur l’OTAN, c’est compter sur les États-Unis et donc sur Donald Trump", avance l'Opinion. "Et l’imprévisibilité du président américain pousse de plus en plus l’Europe à réfléchir à son autonomie stratégique", ajoute-t-il. Désormais, l'offre d'Emmanuel Macron a plus de succès. "Le chancelier allemand, Friedrich Merz, a évoqué le 13 mars à Munich ses 'discussions confidentielles' avec Emmanuel Macron sur 'la dissuasion nucléaire européenne'", rapporte Midi Libre. "D'autres États, y compris des pays nordiques traditionnellement pro-américains, ont manifesté leur intérêt avec prudence", complète Reuters

Un discours suivi de près par les Européens 

"Les attentes sont désormais grandes en Europe concernant le discours de lundi", indique Midi Libre. Dans Politco, Tuuli Duneton, sous-secrétaire d’État estonienne chargée de la politique de défense, anticipe un message clair de Paris : "On s'attend à ce que Macron 'confirme que la dissuasion nucléaire est et restera l'une des priorités de la France, et que la France continue d'investir' dans son arsenal".

"Certains observateurs envisagent qu’Emmanuel Macron annonce une augmentation du nombre de têtes nucléaires françaises, actuellement au nombre de 290, ce qui représente déjà une puissance de destruction phénoménale", avance Libération. "Une autre annonce qui pourrait être faite à l’Ile Longue par le président de la République concerne un éventuel retour des moyens de frappe en profondeur conventionnels, soit de gros missiles sol-sol de portée intermédiaire, supérieure à 2 000 km, pour 'épauler notre dissuasion nucléaire'", explique le quotidien. 

Imposer la puissance nucléaire française 

"Les autorités françaises affirment vouloir que les Européens comprennent mieux ce que la doctrine française peut – et ne peut pas – apporter", assure Reuters. "Au final, ce serait toujours le président français qui déciderait ou non d’appuyer sur le bouton et le discours futur discours de l’Ile Longue et d’éventuelles annonces n’y changeront donc rien", note l'Opinion."Le traité de non-prolifération des armes nucléaires interdit d’ailleurs à la France d’en donner les clefs à ses voisins", ajoute le média. 

"Ce sera un moment important du mandat. Il y aura sans doute des bascules et des évolutions assez significatives", relève-t-on dans l'entourage du chef de l'État, rapporte Le Figaro. "La grande question qui se pose est cependant de savoir dans quelle mesure Macron peut réellement s'approprier une nouvelle architecture atomique européenne, alors que le Rassemblement national (…) est en tête des premiers sondages en vue de l'élection présidentielle de 2027", analyse Politico. "Ce discours précisera si Macron est prêt à prendre des mesures que le Rassemblement national aura du mal à annuler."

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