10.03.2026 à 12:24

"La pièce manquante du laborieux Pacte migratoire européen vient enfin de trouver sa place, mais au prix d’une rupture politique et institutionnelle majeure", avance Le Point. Lundi 9 mars, les eurodéputés de la commission des Libertés civiles ont approuvé le règlement "retour" (41 voix pour, 32 contre, 1 abstention), qui encadre les expulsions des personnes en […]
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"La pièce manquante du laborieux Pacte migratoire européen vient enfin de trouver sa place, mais au prix d’une rupture politique et institutionnelle majeure", avance Le Point. Lundi 9 mars, les eurodéputés de la commission des Libertés civiles ont approuvé le règlement "retour" (41 voix pour, 32 contre, 1 abstention), qui encadre les expulsions des personnes en séjour irrégulier.
Ce vote a été le théâtre d'un retournement de situation, qualifié de "putsch" par Mediapart. Le site explique que le "texte initial, porté par le rapporteur libéral Malik Azmani", a été écarté au profit d'un compromis de dernière minute, "présenté par la droite et François-Xavier Bellamy avant d’être adopté avec le soutien de l’extrême droite".
Cet épisode "marque un tournant profond à Bruxelles", juge Le Point. "Pour faire passer ce texte stratégique, le Parti populaire européen (PPE, droite conservatrice) a assumé de s’allier avec l’ensemble des droites souverainistes et nationalistes, calquant ainsi la position du Parlement sur la ligne de grande fermeté déjà adoptée par le Conseil des États membres".
Pour Mediapart, "la fusion des droites européennes a connu un sacré coup d’accélérateur" avec le vote d'hier. Le constat est similaire pour le média suisse Blick, qui estime que "le centre de gravité politique de l'Union a glissé à droite, poussant ses dirigeants à serrer la vis sur l'immigration".
Le texte validé hier doit encore être adopté par l'ensemble des eurodéputés en séance plénière, avant de faire l'objet de négociations avec les États membres.
"Un net durcissement de la politique migratoire de l’Union européenne (UE) et la possibilité d’envoyer les migrants vers des 'plateformes de retour', des centres de rétention situés dans des pays hors de l’UE. Telle est la teneur du texte validé lundi 9 mars par les eurodéputés", résume Le Monde.
Le chiffre avancé par les défenseurs du règlement "est connu", affirme Le Point : "actuellement, sur l’ensemble des décisions de retour (les obligations de quitter le territoire) émises en Europe, seules 20 % sont effectivement mises en œuvre, un taux qui stagne depuis des années et plonge à 9,6 % pour la France".
Pour tenter d'y remédier, "le règlement 'retour' a été proposé par la Commission européenne en mars 2025 et approuvé par les États membres en décembre dernier", retrace Euronews. Le texte doit permettre "aux pays de l'UE de renvoyer les migrants en situation irrégulière vers des pays tiers sans lien avec leur pays d'origine, à condition qu'ils aient conclu des accords bilatéraux avec un État hors-UE pour construire sur son territoire des centres de détention", complète la chaîne de télévision.
Le dispositif doit aussi "faire sauter plusieurs verrous procéduraux. Fini, par exemple, l’effet suspensif automatique et généralisé pour tous les recours, une mesure qui permettait souvent de multiplier les procédures afin de gagner du temps et d'empêcher les expulsions" [Le Point]. De plus, "si les personnes refusent de quitter le territoire européen, [elles] risquent d’être détenues dans des centres de rétention, et ce, jusqu’à vingt-quatre mois", complète Le Monde.
"Après des mois de négociations, ce vote va nous permettre de reprendre le contrôle sur la politique migratoire, afin de faire en sorte que ceux qui sont irrégulièrement sur le sol de nos pays soient enfin reconduits", s'est rapidement réjoui François-Xavier Bellamy [Le Monde].
Les "centres de retours" souhaités par plusieurs États membres ont "vocation à dissuader les migrants de refuser tout retour dans leur pays d'origine", complète le journal du soir. "Un noyau de cinq pays [Allemagne, Autriche, Danemark, Grèce et Pays-Bas, ndlr] a lancé ces discussions sur les retours. Nous sommes encore dans une phase exploratoire, qui implique des discussions avec des pays hors d’Europe", confirme Bart van den Brink, le vice-Premier ministre néerlandais, cité par Le Monde. "Alors que l’Italie dispose déjà de centres installés en Albanie, où 90 personnes attendent leur sort, d’autres pays réfléchissent à l’établissement de tels centres, à l’image de la Finlande ou de la Suède, au grand dam des ONG".
"Pas de dignité humaine, pas de liberté, pas d'égalité, pas d'état de droit pour les personnes envoyées dans des centres de retour. Juste un avenir incertain dans un pays inconnu", s'alarme pour sa part l'eurodéputée socialiste Murielle Laurent, relayée par Blick.
Enfin, une autre disposition inquiète les pourfendeurs du texte approuvé hier. Elle permettrait "aux autorités de fouiller le lieu de résidence ou 'd'autres lieux pertinents' où pourrait se trouver un ressortissant d'un pays tiers faisant l'objet d'une mesure d'éloignement" [Euronews]. Le Parlement européen rappelle néanmoins que la proposition initiale prévoyait l'obligation pour les États membres de procéder à de telles recherches.
Pour Sarah Chander, directrice de l'organisation Equinox Initiative for Racial Justice, interrogée par Le Monde, "l’ironie de la situation actuelle est que l’Union européenne met discrètement en place un cadre d’expulsion similaire à celui de l’ICE", le service américain de l'immigration et des douanes.
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09.03.2026 à 13:42

"Emmanuel Macron se rend au chevet de Chypre, alors que la petite île de la Méditerranée […] a été la cible de tirs de missiles et de drones depuis le déclenchement de la guerre en Iran", annonce Le Huffington Post. Ce lundi 9 mars, le chef de l'État "rencontrera à Paphos le président chypriote Níkos […]
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"Emmanuel Macron se rend au chevet de Chypre, alors que la petite île de la Méditerranée […] a été la cible de tirs de missiles et de drones depuis le déclenchement de la guerre en Iran", annonce Le Huffington Post.
Ce lundi 9 mars, le chef de l'État "rencontrera à Paphos le président chypriote Níkos Christodoulídis ainsi que le Premier ministre grec Kyriákos Mitsotákis", explique France info qui rappelle que l'île est située à 200 km des côtes du Liban. L’objectif de ce déplacement : "témoigner la solidarité de la France vis-à-vis de Chypre" et "renforcer la sécurité autour de Chypre et en Méditerranée orientale", explique Ouest-France, qui précise qu'"une prise de parole conjointe est prévue à 13h50".
"Chypre et la France sont liées par un partenariat stratégique solide et durable. En ces temps de crise, ce partenariat se reflète concrètement dans une coopération étroite et une solidarité active", a déclaré le président chypriote sur les réseaux sociaux en amont de la rencontre [Cyprus Mail].
Dans la nuit du dimanche 1er au lundi 2 mars, "la piste de la base britannique d'Akrotiri [avait] notamment été touchée par une frappe de drone", rappelle BFM TV. "Quelques heures plus tôt, Londres avait annoncé autoriser Washington à utiliser certaines de ses infrastructures militaires dans sa campagne contre l'Iran. Deux autres drones se dirigeant vers la base [la plus grande de la Royal Air Force, l'aviation britannique, hors du Royaume-Uni,] ont également été interceptés un peu plus tard le même jour" [France info]. Enfin, "mercredi [4 mars], la Turquie a intercepté un missile balistique tiré depuis l’Iran et se dirigeant vers son espace aérien. Mais la cible était vraisemblablement une base militaire de Chypre", a précisé un responsable turc, cité par BFM TV.
"Au cours de ce bref déplacement, les dirigeants chypriote, grec et français vont pouvoir 'évaluer la coordination de haut niveau entre les trois pays'", a souligné le porte-parole du gouvernement chypriote Konstantinos Letymbiotis [Le Figaro].
"Il s'agira de renforcer avec nos partenaires européens la sécurité autour de Chypre et en Méditerranée orientale, en vue de contribuer à la désescalade dans la région", a déclaré de son côté la présidence française [L'Orient-Le Jour]. "La frégate française Languedoc est ainsi arrivée à Chypre" la semaine dernière [BFM TV], tandis que des "moyens antiaériens" français ont également été envoyés "au large de Chypre" [Le Huffington Post].
Au-delà du seul cas de l'île, la France "a dépêché dans la région d’importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle et un porte-hélicoptères", informe Le Parisien. Paris insiste cependant "sur [la] posture 'strictement défensive' [de la France] depuis le déclenchement le 28 février de la guerre par Israël et les États-Unis contre l’Iran".
Cette visite à Chypre "permettra également au chef de l'État de souligner l'importance de garantir la liberté de navigation et la sécurité maritime de la mer Rouge au détroit d'Ormuz, notamment grâce à l'opération maritime Aspides de l'Union européenne", a précisé l’Élysée [L'Orient-Le Jour]. "Un point névralgique, que l’Iran a décidé de bloquer afin d’empêcher l’approvisionnement mondial en hydrocarbures, en réponse à l’offensive menée par les États-Unis et Israël", note Le Huffington Post. "Ces perturbations ont de fortes conséquences sur le marché mondial, et affectent tous les pays sans distinction", observe le média.
La présidence française a ajouté que ce déplacement "sera aussi l’occasion de coordonner [les] efforts pour assurer la sécurité des ressortissants européens dans la région et accompagner les opérations de rapatriement", relate Le Parisien. Le quotidien indique que "près de 400 000 Français résident ou sont actuellement de passage dans la douzaine de pays affectés par l’extension du conflit à la région du Golfe et au Liban", selon le ministère des Affaires étrangères.
Plusieurs autres pays européens "se sont engagés à fournir une aide militaire à Chypre", résume France info. "La Première ministre italienne Giorgia Meloni a annoncé ce samedi l'envoi de la frégate Federico Martinengo pour protéger l'île" [BFM TV]. De même que "l'Espagne [qui a aussi déclaré jeudi envoyer une] frégate pour des missions de 'protection'".
"Deux frégates et des avions F-16 grecs [ont également été mobilisé] à Chypre" [France info]. "La Turquie voisine a, elle, déployé [ce lundi] six avions de chasse F-16 à Chypre-nord 'pour renforcer la sécurité' de cette partie de l'île, qui abrite une république séparatiste reconnue seulement par Ankara. La République turque de Chypre du Nord occupe moins d'un tiers de l'île méditerranéenne".
Emmanuel Macron s'est par ailleurs "entretenu avec la plupart des dirigeants concernés par la guerre : ceux du Qatar, d’Égypte, du Koweït, de l’Azerbaïdjan, des États-Unis et d'Iran rien que sur la journée de dimanche", relate RFI.
Le président français est le "premier dirigeant occidental à avoir échangé avec le président iranien depuis le déclenchement de l'offensive israélo-américaine en Iran[…] et la riposte iranienne dans toute la région", relève France 24. "J'ai souligné la nécessité que l'Iran cesse immédiatement ses frappes contre les pays de la région", a-t-il insisté sur X [France info]. "Aucune précision n'a [en revanche] été donnée dans l'immédiat sur la nature des échanges avec le président américain", note toutefois le média.
Le chef de l'État "a évoqué avec cheikh Tamim ben Hamad al-Thani [l'émir du Qatar] le soutien militaire défensif, en particulier dans le domaine aérien, que la France déploie actuellement dans la région au profit du Qatar" au travers de ses bases dans plusieurs pays de la zone [L'Orient-Le Jour].
Avec le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, il "a convenu 'de l'importance de sécuriser au plus vite le transport maritime en Mer Rouge', zone clé du commerce mondial, 'notamment pour les ressources énergétiques'" [L'Orient-Le Jour].
A noter enfin, côté chypriote, qu'outre la position géographiquement stratégique de l'île, le pays "assure la présidence tournante de l’Union européenne depuis le début de l’année. Jusqu’au mois de juin, elle est donc au cœur du réacteur et joue un rôle majeur dans les relations diplomatiques", rappelle Le Huffington Post. "Problème : la guerre paralyse l’espace aérien de l’État insulaire, l’obligeant à reporter la plupart des réunions ou à les organiser en distanciel. Tout le programme des prochaines semaines a ainsi dû être revu", souligne le média.
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06.03.2026 à 12:23

"La controverse plane sur les Jeux paralympiques d'hiver de Milan-Cortina", souligne France 24. Alors que la cérémonie d'ouverture se tiendra dans les arènes de Vérone en Italie, ce vendredi 6 mars, "certaines nations n'auront pas d'athlète physiquement présent lors du défilé des délégations dans ce lieu iconique", note France info. "Selon le Comité international, [plusieurs] […]
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"La controverse plane sur les Jeux paralympiques d'hiver de Milan-Cortina", souligne France 24. Alors que la cérémonie d'ouverture se tiendra dans les arènes de Vérone en Italie, ce vendredi 6 mars, "certaines nations n'auront pas d'athlète physiquement présent lors du défilé des délégations dans ce lieu iconique", note France info. "Selon le Comité international, [plusieurs] comités paralympiques boycotteront la cérémonie [dont] l’Ukraine, la République tchèque, la Lettonie, la Lituanie, l’Estonie, la Pologne et la Finlande" [Le Devoir].
"Principal problème, la réintégration des athlètes russes et biélorusses, qui pourront concourir sous leur drapeau respectif", explique La Marseillaise. La Russie avait déjà été sanctionnée en 2017 par le CIO après des révélations sur un système de dopage généralisé. "Depuis le début de la guerre en Ukraine, les sportifs de ces deux nations ont été exclus de toutes compétitions", retrace le quotidien. Les athlètes pouvaient toujours participer, mais devaient se présenter sous bannière neutre. "Le drapeau de la Russie n'a plus été hissé sur la scène paralympique depuis Sotchi en 2014 ; son hymne n'a plus retenti depuis Rio en 2016", rappelle L’Équipe.
La réintroduction des athlètes russes et biélorusses, qui n’avait pas eu lieu lors des Jeux olympiques de Milan-Cortina, fait polémique. "Nous avons été clairs : les États russe et biélorusse ne doivent pas être représentés dans le sport international tant que l'invasion barbare et à grande échelle de l'Ukraine se poursuit", précise The Guardian, se faisant l'écho du gouvernement britannique. La ministre des Sports, Stephanie Peacock, se rendra tout de même sur place pendant les épreuves "uniquement pour soutenir [les] athlètes paralympiques britanniques qui sont une véritable source d’inspiration".
Le gouvernement français a fait le même arbitrage et n’enverra pas de représentant de son gouvernement à la cérémonie prévue ce jour. "C’est une décision que nous avons mûrement réfléchie, qui se veut respectueuse des institutions sportives, de l’IPC (le Comité Paralympique International, ndlr) et de la décision prise, mais c’est un désaccord que nous exprimons par rapport à la position qui a été arrêtée", écrit Le Devoir, citant la ministre française des Sports, Marina Ferrari. "Du côté de l’Union européenne, le commissaire européen à la Jeunesse et aux Sports, Glenn Micallef, a lui aussi renoncé à se rendre à Vérone", ajoute le média québecois.
Le président du CIP, Andrew Parsons, "s'est dit surpris par la réaction suscitée par la participation des athlètes russes et biélorusses", révèle France 24. "Cela m'a surpris car c'était une décision prise il y a quatre ou cinq mois", s’est-il justifié.
Par ailleurs, certaines délégations pourraient également manquer le début des Jeux en raison de la guerre en Iran, initiée par les frappes étasuniennes et israéliennes le 28 février. "Ces conflits ont entraîné des difficultés de déplacement pour certains pays se rendant en Italie, en raison de perturbations importantes du trafic aérien" [The Los Angeles Times]. "L'Iran devait envoyer un skieur à Milan-Cortina, mais sa participation n'était pas encore confirmée", ajoute le quotidien.
Par ailleurs, d’autres athlètes seront absents pour des raisons logistiques. "Pour relier Vérone aux autres sites paralympiques, il faut compter entre deux et trois heures de route par trajet, alors même que les épreuves commencent dès le lendemain dans tous les sports", détaille France info. Pour remplacer ces sportifs, "le CIP a déclaré que les nations avaient envoyé des vidéos de 12 secondes de leurs athlètes, qui seront ‘diffusées lors de la cérémonie d'ouverture’, mais a insisté sur le fait qu'’environ 60 % des comités nationaux paralympiques’ enverront au moins deux athlètes au défilé", explique France 24.
"Qu’il s’agisse de boycott ou d’abstention, la cérémonie d’ouverture sera marquée par le chaos", tacle Der Spiegel. Le président du CIP souhaite "recentrer l'attention sur un événement qui sera le plus important de l'histoire des Jeux paralympiques d'hiver, et sur son 50e anniversaire" [The Guardian]. "Les Jeux paralympiques sont le seul événement d'envergure mondiale qui place les personnes en situation de handicap au premier plan", insiste Andrew Parsons.
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