17.12.2025 à 11:47

"Les 'flexibilités' attendues sont arrivées mardi [16 décembre] par la voix de la Commission européenne", avance TF1. Dans l'élan de sa politique de simplification entamée il y a un an, l'exécutif a "comme prévu, […] proposé des assouplissements à la fin de la vente des véhicules thermiques dans l'Union européenne après 2035". "La sortie du […]
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"Les 'flexibilités' attendues sont arrivées mardi [16 décembre] par la voix de la Commission européenne", avance TF1. Dans l'élan de sa politique de simplification entamée il y a un an, l'exécutif a "comme prévu, […] proposé des assouplissements à la fin de la vente des véhicules thermiques dans l'Union européenne après 2035".
"La sortie du thermique devait pourtant incarner l’un des marqueurs forts du grand 'Pacte vert européen'", note Le Figaro. "Mais le contexte a changé, à mesure que le marché de l’automobile a ralenti. L’industrie automobile européenne est 'en danger de mort', avait alerté en mars dernier Stéphane Séjourné".
"Cette décision, qui fait suite au lobbying du chancelier allemand Friedrich Merz et de la Première ministre italienne Giorgia Meloni, sera considérée comme une victoire pour l'industrie automobile européenne", affirme de son côté The Guardian. Les constructeurs automobiles "sont plombés par des ventes durablement atones, tandis que leurs rivaux chinois, dont BYD, voient leurs parts de marché s'envoler avec leurs modèles électriques aux prix attractifs", complète France 24.
"Si la Commission pourrait sauver la face sur le plan industriel, ses ambitions sont clairement revues à la baisse sur le volet environnemental", déplore par ailleurs Libération.
Concrètement, selon les propositions de la Commission européenne, "les constructeurs ne seront plus tenus de réduire les émissions de gaz à effet de serre de leur flotte de véhicules de 100 %, mais de 90 %" par rapport aux niveaux de 2021 [TF1].
Resteront donc 10 %, "assortis de conditions : les constructeurs peuvent vendre des modèles thermiques, des hybrides rechargeables et des modèles à prolongateur d'autonomie seulement si leurs émissions sont compensées". Comment ? En utilisant "des biocarburants – qui posent problème pour les terres cultivables et la souveraineté – ou des carburants synthétiques, ainsi que de l’acier vert européen pour produire les voitures, chacun pondéré différemment", explique Libération. Pour le journal, "les calculs de ces 'crédits' rendent la révision de la réglementation d’une déconcertante complexité […]. De quoi dérouter alors que la Commission promet de la simplification réglementaire à tout-va".
Enfin, la Commission européenne a annoncé une série de mesures pour booster la production de véhicules électriques "passant par l'encouragement au 'verdissement' des flottes d'entreprises (qui va soutenir la demande de véhicules électriques) et des prêts à taux zéro pour la production de batteries", poursuit France 24. Des dispositions auxquelles s'ajoute "l'instauration d'une 'préférence européenne' dans l'automobile [pour laquelle la France plaidait], c'est-à-dire l'obligation pour les industriels bénéficiant de financements publics de se fournir en composants 'made in Europe'".
"L’Europe remet-elle en cause son objectif climatique ? La réponse est non", a commenté le commissaire européen chargé du Marché intérieur, Stéphane Séjourné, lors d'une conférence de presse [TF1].
Une partie de la presse européenne est pourtant loin de partager l'avis du commissaire français. Politico rappelle que "les voitures représentent 16 % des émissions de l'UE, ce qui fait de cette interdiction un pilier important - et certainement le plus visible - de la politique climatique de l'UE visant à réduire à zéro les émissions nettes de gaz à effet de serre d'ici 2050".
Les propositions formulées par la Commission européenne, "qui doivent être approuvées par les gouvernements de l'UE et le Parlement européen, constituent le plus grand recul [des Vingt-Sept] par rapport aux politiques écologiques mises en œuvre au cours des cinq dernières années", abonde The Guardian.
Libération est encore plus catégorique et affirme que "le 'Green Deal' ('Pacte vert' en français) a vécu". Au-delà de cet exemple symbolique, le quotidien affirme que depuis les dernières élections européennes de juin 2024, "la droite comme l’extrême droite, qui en sont sorties renforcées, ont fait du combat contre les réglementations environnementales, et en particulier le 'Green Deal', un axe majeur de leur action politique et de communication".
Pour certains États membres, ces annonces ont un goût de victoire. "L’Allemagne, soutenue par l’Italie ou la Pologne, a pesé pour rouvrir le débat et autoriser après 2035 la vente de véhicules thermiques", tandis que la France et l'Espagne plaidaient pour un maintien de l'objectif initial [Le Figaro].
À Berlin, Friedrich Merz "salue ce changement de cap", écrit La Tagesschau. "Une plus grande ouverture technologique et une plus grande flexibilité sont des mesures appropriées pour mieux concilier les objectifs climatiques, les réalités du marché, les entreprises et les emplois", a indiqué le chancelier allemand.
Politico ne s'étonne pas de cette réaction favorable outre-Rhin : "un peu plus de deux ans après son adoption, l'interdiction des voitures à essence prévue par l'Union européenne pour 2035 est morte. Ses bourreaux : l'Allemagne, berceau de la plus grande industrie automobile européenne, et le Parti populaire européen (PPE), famille politique de centre-droit favorable aux entreprises, dont font partie Ursula von der Leyen et le chancelier allemand Friedrich Merz".
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16.12.2025 à 12:27

Volodymyr Zelensky "s'est félicité lundi soir [15 décembre] de 'réels progrès' dans les négociations avec les États-Unis pour mettre fin à la guerre avec la Russie" [La Croix]. Une déclaration prononcée après deux jours de négociations à Berlin entre l'envoyé spécial de Donald Trump, Steve Witkoff, son gendre Jared Kushner et le président ukrainien. Peu […]
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Volodymyr Zelensky "s'est félicité lundi soir [15 décembre] de 'réels progrès' dans les négociations avec les États-Unis pour mettre fin à la guerre avec la Russie" [La Croix]. Une déclaration prononcée après deux jours de négociations à Berlin entre l'envoyé spécial de Donald Trump, Steve Witkoff, son gendre Jared Kushner et le président ukrainien.
Peu après, une dizaine de responsables européens "dont le président français, Emmanuel Macron, le Premier ministre polonais, Donald Tusk, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le secrétaire général de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (Otan), Mark Rutte" poursuivaient les discussions lors d'un dîner organisé par le chancelier allemand, Friedrich Merz [Le Monde].
Contre toute attente, Donald Trump y est apparu en visioconférence pour s'entretenir avec eux. Il a alors assuré qu’un accord sur l’Ukraine n’avait "jamais été aussi proche" et que les États-Unis avaient offert des garanties de sécurité "comparables à la protection qu’offrirait l’Otan" [Ouest France].
"Ce que les États-Unis ont offert ici en termes de garanties matérielles et juridiques est vraiment significatif", a déclaré M. Merz [Euronews]. Le "mécanisme à l'étude" serait basé sur le modèle de l'article 5 de l'Otan, d'après Le Monde. Ce dernier prévoit une réponse commune, y compris militaire, en cas d'agression de l'un de ses membres. La délégation américaine a toutefois "refusé de donner plus de détails sur ce que pourraient être ces garanties de sécurité" [Euronews], qui resteraient "acceptables, selon [les États-Unis], pour la Russie" [La Croix].
Comme ils le proposaient, les Européens seraient par ailleurs mobilisés dans le maintien de la paix : "les dirigeants européens ont confirmé leur intention d'envoyer en Ukraine une 'force multinationale' […] soutenue dans leur esprit par les États-Unis, afin de se tenir aux côtés des forces ukrainiennes en premier lieu dans les airs et en mer" [Le Monde].
L'engagement européen figure dans une déclaration commune signée "par les dirigeants allemand, français, britannique, danois, néerlandais, finlandais, norvégien, italien, polonais, suédois et de l'UE", poursuit TF1. L'Ukraine devrait quant à elle "pouvoir maintenir ses forces armées à environ 800 000 soldats afin de pouvoir dissuader tout conflit" [Reuters].
De son côté, "Volodymyr Zelensky est prêt à sacrifier l'adhésion de l'Ukraine à l'Otan pour obtenir de solides garanties de sécurité après un éventuel cessez-le-feu. Mais le président ukrainien a reconnu un point de blocage en particulier : les territoires" [France Info]. "L'Ukraine veut convaincre Washington qu'un cessez-le-feu avec la Russie doit intervenir sans concessions territoriales - prévues dans le plan de paix américain" [L'Opinion].
Plus particulièrement, "aucun accord n'a encore été trouvé sur le sort des territoires contestés de la région du Donbass, dans l'est de l'Ukraine, dont une grande partie est occupée par les troupes russes", une ligne rouge de Vladimir Poutine [Politico]. La Dépêche explique qu'"il s'agirait d'y créer une 'zone économique libre' ou une 'zone démilitarisée'". "Plutôt que de céder une région, Kiev propose un gel de la ligne de front", précise France Info.
Autres zones d'ombre : "la surveillance d'un éventuel cessez-le-feu, les sanctions en cas de violation, et la nation responsable de le superviser" [Le Monde]. Le président ukrainien a ainsi averti "que ces plans n'étaient qu'une 'première ébauche' et que des questions importantes restaient en suspens", souligne Politico.
À ce stade, le Kremlin dit "attendre d'être informé par Washington des résultats de ces pourparlers, tout en émettant d'avance de fortes objections" [France Info]. Pour Le Monde, "il sera dès lors difficile d'arracher un cessez-le-feu d'ici à Noël, d'autant que l'armée russe continue de maintenir la pression militaire sur le terrain". Ce mardi, "la Russie a affirmé avoir le 'contrôle' de Koupiansk, ville-clé du nord-est de l'Ukraine" [France 24].
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15.12.2025 à 13:06

Dimanche 14 décembre, "le président de la République a demandé à la présidente de la Commission européenne un 'report de l’examen de l’accord' de libre-échange avec des pays du Mercosur, constatant que 'le compte n'y est pas pour protéger les agriculteurs français'", annonce Le Monde, qui précise que cette échéance doit, selon Matignon, permettre à […]
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Dimanche 14 décembre, "le président de la République a demandé à la présidente de la Commission européenne un 'report de l’examen de l’accord' de libre-échange avec des pays du Mercosur, constatant que 'le compte n'y est pas pour protéger les agriculteurs français'", annonce Le Monde, qui précise que cette échéance doit, selon Matignon, permettre à la France de "continuer le travail et obtenir les mesures de protection légitimes de notre agriculture européenne". Le gouvernement réaffirme que "la France ne transigera pas sur son statut de grande puissance agricole : c’est une priorité stratégique", ajoute le journal.
Emmanuel Macron avait jugé "plutôt positif" l'accord avec le Mercosur lors de la COP30 au Brésil, "juste avant de rétropédaler face au tollé" [Libération]. Un accord qu'il a lui-même jugé "'inacceptable' un an auparavant".
Depuis plus de 25 ans de négociation et "malgré l’opposition des agriculteurs et la réticence d’Emmanuel Macron, l’Union européenne a en effet adopté début septembre [2025] une proposition d’accord avec l’Argentine, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay. Le point de départ d’un processus de ratification", constate Libération. "S’il est approuvé, l’accord UE-Mercosur créerait un marché commun de 722 millions d’habitants" [Le Figaro], un traité qui "est aussi 'une réponse stratégique à l'agressivité de Donald Trump à l'égard de l'UE'" [Les Échos].
Avec cette demande de report, "la France a semé le trouble" [L'Union]. "Ce bras de fer lance une semaine qui s'annonçait déjà agitée à Bruxelles. Les syndicats agricoles promettent jusqu'à 10 000 manifestants dans la capitale belge jeudi, en marge d'un sommet européen entre chefs d’État et de gouvernement", indique le journal. Tandis que "les partisans de l'accord commercial avec l'Amérique latine se disent exaspérés", rapportent Les Échos.
Emmanuel Macron a demandé "le report des 'échéances' prévues cette semaine" [Midi Libre]. En effet, "la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a prévu un voyage au Brésil le 20 décembre pour y signer l'accord de libre-échange avec la zone du Mercosur", précise France info.
Mais "la Commission doit au préalable obtenir l’accord des États membres de l’UE dans la semaine, entre mardi et vendredi" [Le Monde]. De plus "les Vingt-Sept attendent un vote du Parlement européen le 16 décembre sur des mesures de sauvegarde destinées à rassurer les agriculteurs, notamment français, vent debout contre ce traité", complète le journal du soir. "Après le vote sur les clauses de sauvegarde du Parlement européen, qui devrait demander des protections plus fortes, un 'trilogue' pourrait permettre de trouver un compromis dès mercredi" [Les Échos].
La Commission, via sa porte-parole Paula Pinho, "espère avoir toutes les conditions pour une signature le week-end prochain" [L'Union]. Selon un diplomate européen, "s’il n’y a pas de compromis cette semaine, on risque une crise européenne grave. Ce sera un grand échec pour la Commission, pour l’Allemagne et pour l’Espagne" [Sud-Ouest]. L'Union souligne que "le report en 2026 réclamé par la France est balayé par d'autres pays".
"La colère agricole gronde plus fort dans l’Hexagone depuis quelques jours, et [le] dossier brûlant [du Mercosur] pourrait ne pas arranger les choses", annonce Ouest France. En France, "la mobilisation agricole contre les abattages généralisés dans les troupeaux bovins touchés par la dermatose nodulaire contagieuse" renforce la colère des agriculteurs [France info].
"La France exige que l’accord soit accompagné de clauses de sauvegarde afin de protéger 'les filières de production agricole de toute perturbation de marché', mais aussi de 'mesures miroir notamment sur les pesticides et l’alimentation animale, afin que les produits importés entrant sur le marché intérieur respectent impérativement les normes environnementales', a rappelé Matignon" [Le Monde]. Sud-Ouest explique "qu'avec ce dispositif, l’Union européenne promet un 'suivi renforcé' des produits les plus sensibles tels que la viande bovine, la volaille, le riz, le miel, les œufs, l’ail, l’éthanol et le sucre, et une intervention en cas de déstabilisation du marché".
"Le chef de l’État avait fixé trois lignes rouges : les fameuses clauses de sauvegarde, des mesures miroir, qui imposent les mêmes normes que celles en vigueur dans l’UE, et un renforcement des contrôles douaniers", rappelle Libération. Mais "en plus de l’opposition des syndicats, le traité suscite les critiques de tout le spectre politique". Alors que la France attend des mesures concrètes, l'eurodéputé Pascal Canfin (Renew) est plus pessimiste, considérant qu'il n'y a "aucune chance d’avoir quoi que ce soit de concret sur les clauses miroirs et les contrôles douaniers" au Parlement européen [Libération].
"Il restera une ultime étape au Parlement européen : l’adoption définitive de l’accord au début de l’année 2026 a priori. Des sources internes s’attendent à un scrutin serré dans l’hémicycle, où les considérations nationales pèseront", souligne Sud-Ouest. "Les détracteurs du texte espèrent que celui-ci sera bloqué, soit au Parlement européen, où les Verts et l’extrême droite sont contre, soit par les gouvernements, alors que la majorité nécessaire pourrait ne pas être atteinte si la Pologne, l’Italie et la France devaient rejeter l’accord", conclut Midi Libre.
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