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16.10.2026 à 09:21

FRANCE24
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Il est bientôt midi. Yvette Kuhns a apporté un grand bac en plastique rempli de dizaines de pancartes. "À bas les data centers de Trump", "Baissez les coûts de l'énergie", "Les coupes budgétaires tuent"... Les rectangles en carton, qui s'accumulent au gré de son humeur et de l'actualité, sont en libre-service pour ses camarades, qu'elle considère désormais comme "(s)a famille". Depuis le retour au pouvoir de Donald Trump en janvier 2025, ils manifestent chaque semaine dans cette petite ville de Pennsylvanie, à proximité des discrets bureaux de Ryan Mackenzie, membre de la majorité présidentielle à la Chambre des représentants. Ils espèrent que le député républicain, élu d'une courte tête en 2024, sera balayé par une vague démocrate lors des élections du 3 novembre. Une quarantaine de personnes sont venues ce jour-là. Le dispositif est toujours le même : les manifestants, surtout des retraités, se plantent de chaque côté de la route, tendent leurs messages en direction des automobilistes pendant une heure, et repartent. "Je viens avec une pancarte différente quasiment chaque semaine", décrit Lynn Long, 72 ans. "Je veux que les gens voient ces messages, que ceux qui l'ont soutenu (Donald Trump) s'interrogent" et commencent à se détourner de lui. "Je vis dans un coin très, très conservateur, entourée d'agriculteurs", poursuit la retraitée. "Je ne sais pas s'ils ont changé d'avis. Je l'espère, mais j'en doute." "L'énergie de continuer" Son amie Kim Maniscalco dit avoir "essayé au début" de parler politique avec ses proches républicains. "Ils n'écoutent pas." Ils ne lui diraient pas même s'ils changeaient d'avis sur le président, "par fierté", suppose-t-elle. Nombre d'automobilistes klaxonnent en signe de soutien, le pouce levé. "Parfois ils font plutôt un doigt d'honneur", remarque Tim Gruber, 68 ans et "88 semaines" à manifester sur place. "Je suis tellement habitué que je leur souris en retour, ça les énerve." À quelques mètres de là, une station-service affiche l'essence à 4,39 dollars le gallon (3,93 euros pour 3,8 litres), nettement plus qu'avant le début de la guerre contre l'Iran déclenchée en février par le président américain. Lynn Long trouve "honteux" que des soutiens de Trump commencent à s'en distancer "seulement parce que leur budget familial est touché" par ses politiques. "Maintenant ça les intéresse", grince-t-elle, estimant qu'ils auraient dû s'émouvoir avant du sort "d'autres êtres humains", "affreusement traités" par les services de l'immigration. Daniel Nickisher explique rester aux aguets, au cas où un véhicule essaierait de les faucher. "Je ne reconnais pas mon pays", souffle le psychologue à la retraite. Il pense néanmoins que le vent tourne, que l'étiquette Trump devient lourde à porter dans le camp républicain. La meilleure illustration, selon lui, c'est que ses cousins qui "adorent Donald Trump" n'ont cette fois-ci placé aucune pancarte partisane sur leur terrain à l'approche des élections. Tout juste octogénaire, Daniel Nickisher confie avoir rencontré Kim Maniscalco via cette manifestation hebdomadaire en bord de route. Les retraités sont ensemble depuis 14 mois, "grâce à Trump", sourit-il. "Quand on vient ici, au milieu de ces gens adorables qui veulent la même chose, ça donne vraiment l'énergie de continuer", explique sa compagne.

16.10.2026 à 09:15

FRANCE24
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Dans l'archipel antillais, soignants et patients font le même constat, conforté par une étude de l'Institut national du cancer (INCa) publiée en février 2024 : la survie des malades cinq ans après leur diagnostic y est globalement inférieure à celle de la métropole. Pour sept des dix cancers étudiés, l'écart atteint 20 points pour le cancer du corps de l'utérus (55 % de survie à cinq ans en Guadeloupe contre 74 % dans l'Hexagone), 12 points pour l'œsophage (5 % contre 17 %), 10 points pour les cancers de la bouche et du pharynx (35 % contre 45 %) et 9 points pour le cancer du sein (79 % contre 88 %). Cet écart s'explique en partie par le manque de spécialistes : il y a trois fois moins de cancérologues par habitant qu'en métropole. "En oncologie médicale, on a de gros progrès à faire en matière de densité : 0,8 pour 100.000 habitants ici, contre 2,6 dans l'Hexagone", reconnaît le docteur Abdoul Djamal Moukaila, référent médical à l'Agence régionale de santé (ARS) de Guadeloupe. Faute de médecins, les malades attendent, et ces délais réduisent leurs chances de guérison. "En Guadeloupe, la qualité des soins est bonne, mais on manque de médecins. Les délais, dans une pathologie cancéreuse, ça peut être mortel", alerte Carina Guillaume, qui accompagne d'autres malades en tant que patiente-partenaire. La Guadeloupe affiche l'un des taux de cancer de la prostate les plus élevés au monde, avec "environ 500 nouveaux cas par an", précise le professeur Laurent Brureau, urologue au centre hospitalier universitaire (CHU) de la Guadeloupe, à Pointe-à-Pitre. "Des semaines d'attente" Victor, un patient qui n'a pas souhaité donner son nom, est parti à Paris pour passer ses examens plus vite. "Ça ne donne pas vraiment confiance dans le système", confie-t-il. Il met aussi en avant la vétusté du CHU actuel, où des rats auraient récemment été aperçus au bloc opératoire. "J'ai la chance de pouvoir me le permettre, j'ai aussi de la famille qui m'accueille", reconnaît-il. Les médecins ne disent pas autre chose. "Le manque d'effectif est un vrai problème", confirme le professeur Olivier Parant, gynécologue au CHU, alors que les équipements et les traitements sont, selon lui, du même niveau que dans l'Hexagone. Son service recense en moyenne 250 nouveaux cas de cancer du sein par an, une pathologie en "hausse nette". Il déplore des délais qui atteignent parfois plusieurs semaines pour obtenir un rendez-vous, et observe "des dépistages tardifs", qu'il attribue à la méfiance envers l'hôpital ou au recours à la médecine traditionnelle. Attirer les médecins Pour inverser la tendance, les autorités sanitaires tentent d'attirer de nouveaux médecins. "Dans notre feuille de route sur le sujet jusqu'en 2030, la question de l'attractivité pour les médecins est bien inscrite", explique le Dr Moukaila. L'ARS verse des primes et mise sur le nouveau CHU, tout en admettant que la difficulté à recruter concerne toute la Guadeloupe. L'ouverture de ce nouvel hôpital suscite beaucoup d'espoirs. L'unité d'oncologie-radiothérapie, dirigée par la docteure Florence Sacino, vient de s'y installer. Elle dispose d'un appareil de plus que dans l'ancien bâtiment, et plus moderne, qui devrait, une fois le service à plein régime, permettre de raccourcir certains traitements et donc de traiter plus de patients : "passer par exemple de 20 séances à 5 séances pour certaines pathologies", se réjouit-elle. Autre motif d’espoir : depuis peu, les étudiants en médecine peuvent poursuivre leurs études sur place jusqu'à la fin de la sixième année, au lieu de partir en métropole. La première promotion vient de terminer ses six premières années d'études, mais le Pr Parant redoute que ces futurs médecins ne partent chercher "de meilleurs salaires ou conditions de travail" loin de la Guadeloupe.

16.10.2026 à 09:13

FRANCE24
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Dans les premiers échanges, vers 7H05 GMT, Paris (+0,09 %), Francfort prenait 0,41 % et Milan 0,57 %. Londres cédait 0,24 %.
Texte intégral (639 mots)
Dans les premiers échanges, vers 7H05 GMT, Paris (+0,09 %), Francfort prenait 0,41 % et Milan 0,57 %. Londres cédait 0,24 %.
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