Il n'y avait rien à faire pour Monaco face à l'actuel meilleur marqueur de la compétition, en très grande forme. Meilleur joueur de la rencontre, Nunn, 37 points et 43 d'évaluation (record battu), a dominé son vis-à-vis Mike James (6 pts), à qui il a fallu 19 minutes pour ouvrir son compteur.
"Kendrick a fait une performance incroyable, l'une des plus grandes que j'ai vue en Euroligue, a indiqué l'entraîneur du club athénien, Ergin Ataman, qui a laissé son joueur plus de 39 minutes sur le parquet. "C'était un match exceptionnel, pourquoi le sortir", a-t-il souri après avoir assuré le Top 3, "l'objectif du début de saison".
Si le Panathinaïkos est officiellement qualifié, Monaco (20 victoires pour 13 défaites), devra attendre les autres résultats de la journée, et certainement remporter son dernier match de la phase régulière, à l'Astroballe contre l'Asvel, le 10 avril.
"On n'a pas été au niveau requis, on a eu ce qu'on mérite", a soufflé Vassilis Spanoulis, encore très énervé en conférence d'après-match. "Je suis frustré, a-t-il poursuivi. On peut mal jouer, mais ce qu'on a fait dans le premier quart-temps, est une gros manque de respect pour le club. Notre défense a été désastreuse". Pourtant, il "reste confiant". "On a notre avenir en mains. Si on n'est pas capable de battre le +Pana+ ou l'Asvel, on n'a rien à faire là."
"Un joueur nous a battus"
Après un bon début (11-6, 4e), les Monégasques se sont heurtés au mur grec. Plus solides défensivement, ces derniers ont également été, à l'image de Konstantinos Mitoglou, adroits à longue distance. Ils ont inversé aisément la tendance, et pris une belle avance, après un panier à trois points de Jerian Grant (9 points, 18-27, 9e).
La passe ratée de Nick Calathes sur la dernière possession du premier quart-temps a été à l'image de celui-ci. Le Pana et son maître à jouer, Kendrick Nunn (18 points à la pause), ont attendu la dernière seconde pour claquer un nouveau panier primé (21-32, 10e).
"Ce premier quart a été la clé, a assuré Ataman. On a pris la confiance et on a contrôlé le match."
"Ils sont très bien entrés dans le match", a reconnu le Monégasque Jaron Blossomgame. "Il nous ont mis KO. Un joueur à lui seul nous a battus."
Devant plus de 400 supporters, les champions d'Europe ont poursuivi leur récital dans le deuxième quart, et pris 15 unités d'avance, avec Nunn (23-38, 13e), puis 17, avec Hernangomez (25-42, 15e).
Dernier quart physique
Absents en défense et inefficaces en attaque, à l'image de Mike James, les hommes de Spanoulis ont coulé, avant de tenter de remonter à la surface. Le panier d'Elie Okobo, accompagné d'une défense un peu plus rugueuse, a alors un peu adouci une première période monégasque indigne (41-49).
Après la pause, Monaco a poursuivi son +run+, jusqu'à revenir au contact après un panier d'Alpha Diallo, grâce à un joli 12-0 (48-49, 25e). Mais en face, un grand Nunn s'est chargé de tout. Sept points et une passe décisive plus tard, les Athéniens possédaient de nouveau une avance confortable (48-58, 27e).
Le dernier quart-temps a été physique. Monaco, qui a enfin défendu au niveau requis, est revenu à -5 sur un panier primé d'Okobo (69-74, 37e). Mais cela n'a pas suffi. Il fallait faire plus et mieux pour espérer battre une équipe capable de garder son titre cette saison.