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15.02.2026 à 15:57

Le musicien Michel Portal, figure inclassable du jazz contemporain, est mort à 90 ans

FRANCE24
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Reconnu pour sa polyvalence de genres et d'instruments - il jouait aussi du saxophone, du bandonéon argentin ou du taragot hongrois -, il était considéré comme l'un des pionniers du free jazz et composait pour le cinéma. En 1965, il pose les fondations d'un jazz nouveau avec le disque "Free Jazz", libérant le jazz européen des canons américains. Il était "un monument immense pour le jazz moderne, pour le jazz européen, totalement ouvert sur énormément de musiques et d'expériences", a salué pour l'AFP l'une de ses agentes artistiques, Marion Piras, qui a précisé que son décès est survenu jeudi. "Cet immense clarinettiste, ami des plus grands musiciens de son temps, excellait dans le classique comme le jazz", lui a aussi rendu hommage sur les réseaux sociaux le maire de Bayonne, sa ville natale, dans le sud-ouest de la France, Jean-René Etchegaray. "Je suis un dispersé", admettait pour sa part le musicien aux cheveux blancs, regard perçant et tout de noir vêtu sur scène. Pas de routine Lauréat de trois César de la meilleure musique de film ("Le retour de Martin Guerre" en 1983, "Les cavaliers de l'orage" en 1985, "Champ d'honneur" en 1988), deux Sept d'or de musiques de films, du grand prix national 1983 de la musique, et de Victoires du jazz en 2007 et 2021, entre autres prix, il revendiquait l'idée de mouvement perpétuel à travers les genres musicaux et les influences. Amoureux des métissages, chercheur d'une "nouvelle sorte de langage", il se disait ennemi de "la routine", privilégiant la musique festive à l'harmonie. "J'ai beaucoup travaillé, jusqu'à devenir dingue", rappelait le compositeur, reconnu aussi pour ses talents d'improvisation, dans un entretien à l'AFP en 2021, à l'occasion de la sortie du dernier opus d'une longue discographie, MP85. Né le 27 novembre 1935 à Bayonne, il pratique assidûment la clarinette dès huit ans. Les groupes de folklore local et orchestres de chambre font alors son quotidien. Du free jazz au tango Premier prix de clarinette au conservatoire de Paris en 1959, il acquiert une solide réputation de soliste et participe aux créations de musique contemporaine de Pierre Boulez, Luciano Berio ou Karlheinz Stockhausen. Avec son propre groupe, le "Michel Portal Unit", il triomphe lors de concerts mémorablese. Mais il se passionne aussi pour le tango, et se frotte aux musiciens funk de Prince pour un disque qui fait date, "Minneapolis". "Enfant, j'étais toujours en train de penser aux gens qui allaient au fin fond du monde pour voir comment on vivait là-bas", disait-il. "Qu'on l'étiquette instrumentiste classique et il s'empresse de souffler jazzy. Qu'on le définisse jazzman et le voilà parti en rhythm'n'blues, en world, en fusion", saluait Libération en 2006. Pour réaliser son dernier disque, "MP 85", Bojan Z, son pianiste depuis les années 1990, avait monté un groupe de musiciens de diverses origines et générations. "Moi, je suis Basque, lui (Bojan Z) il est Serbe, l'autre (le tromboniste Nils Wogram) Allemand, l'autre encore (le batteur Lander Gyselinck) Belge. Chevillon (Bruno, contrebassiste), il est du Sud", s'amusait Michel Portal. "On a du mal à comprendre l'état de fraîcheur dans lequel il est à 85 ans", confiait alors Bojan Z. Le disque avait été couronné du titre de meilleur album jazz instrumental aux Victoires du jazz.

15.02.2026 à 15:41

La Défense civile de Gaza annonce que des frappes israéliennes ont fait 12 morts

FRANCE24
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Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas s'accusent mutuellement de violer ce cessez-le-feu, entré en vigueur le 10 octobre après deux ans de guerre. Selon la Défense civile, une organisation de premiers secours opérant sous l'autorité du Hamas, une des frappes israéliennes a visé une tente abritant des déplacés dans le secteur de Jabalia, dans le nord de Gaza, faisant cinq morts. Une autre frappe a fait cinq morts à Khan Younès, dans le sud, et deux autres personnes ont été tuées à Gaza-ville et Beit Lahia (nord), selon cette source. Les hôpitaux al-Chifa de Gaza-ville et Nasser à Khan Younès, ont confirmé avoir reçu sept corps. "Israël ne comprend pas ce qu'est un cessez-le-feu ou une trêve. Nous vivons sous une trêve depuis des mois mais ils nous frappent, ils disent une chose et en font une autre", a déclaré à l'AFP Ossama Abou Askar, dont le neveu a été tué. D'après lui, quatre civils ont été tués à l'aube dans le camp de réfugiés de Jabalia "pendant qu'ils dormaient dans la rue". A Khan Younès, des dizaines de Palestiniens se sont rassemblés à l'hôpital Nasser pour veiller leurs proches tués, dont les corps étaient enveloppés dans des linceuls blancs, selon des images tournées par l'AFP. "Installations souterraines" L'armée israélienne a affirmé avoir mené des frappes après avoir identifié "plusieurs terroristes armés qui s'abritaient sous des décombres", "probablement après être sortis d'installations souterraines", dans le secteur de Beit Hanoun (nord). L'armée, qui a dénoncé une "violation flagrante" du cessez-le-feu, a précisé que ces hommes avaient traversé la Ligne jaune, délimitant la zone qu'elle occupe encore depuis le début du cessez-le-feu. "Viser des déplacés dans leurs tentes est une grave violation de l'accord de cessez-le-feu", a dénoncé le porte-parole du Hamas, Hazem Qassem. Bien que les échanges de tirs se poursuivent quotidiennement dans le territoire, les Etats-Unis avaient annoncé à la mi-janvier le passage à la deuxième phase du plan du président Donald Trump, visant à mettre fin définitivement à la guerre. Elle prévoit un retrait progressif israélien de Gaza, le désarmement du Hamas et le déploiement d'une force internationale de stabilisation. L'armée contrôle toujours plus de la moitié du territoire tandis que le Hamas, au pouvoir à Gaza depuis 2007, refuse catégoriquement de déposer les armes aux conditions posées par Israël. Un total de 601 Palestiniens ont été tués depuis le début de la trêve, selon le ministère de la Santé de Gaza, placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU. L'armée israélienne a fait état de quatre soldats tués. Compte tenu des restrictions imposées aux médias à Gaza et des difficultés d'accès sur le terrain, l'AFP n'est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les informations et bilans des différentes parties. Après plus de quatre mois de trêve, le territoire reste plongé dans une crise humanitaire majeure. L'ONG Médecins sans frontières (MSF) avait décidé de suspendre fin janvier ses activités non-essentielles à l'hôpital Nasser, l'un des plus importants du territoire, après que des patients et des membres du personnel y ont constaté la présence d'"hommes armés, certains masqués". MSF a indiqué dimanche à l'AFP ne pas avoir identifié ces hommes, tandis qu'Israël a de nouveau accusé le Hamas d'utiliser l'établissement à des fins militaires. "Après bien trop longtemps, MSF a fini par reconnaître ce qu'Israël affirme depuis toujours: le Hamas utilise l'hôpital Nasser comme base terroriste", a affirmé le Cogat, un organisme du ministère de la Défense. Le Hamas a toujours rejeté ces accusations.

15.02.2026 à 15:39

Le musicien Michel Portal, figure inclassable du jazz contemporain, est mort à 90 ans

FRANCE24
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Reconnu pour sa polyvalence de genres et d'instruments - il jouait aussi du saxophone, du bandonéon argentin, du taragot hongrois -, ce natif de Bayonne excellait en musique classique, sa formation initiale, mais il était aussi considéré comme l'un des pionniers du free jazz et composait pour le cinéma. Il était "un monument immense pour le jazz moderne, pour le jazz européen, totalement ouvert sur énormément de musiques et d'expériences", a salué pour l'AFP l'une de ses agentes artistiques, Marion Piras, qui a précisé que son décès est survenu jeudi. "Cet immense clarinettiste, ami des plus grands musiciens de son temps, excellait dans le classique comme le jazz", lui a aussi rendu hommage sur les réseaux sociaux le maire de Bayonne, Jean-René Etchegaray. "Je suis un dispersé", admettait pour sa part le musicien aux cheveux blancs, regard perçant et tout de noir vêtu sur scène. Pas de routine Lauréat de trois César de la meilleure musique de film ("Le retour de Martin Guerre" en 1983, "Les cavaliers de l'orage" en 1985, "Champ d'honneur" en 1988), deux Sept d'or de musiques de films, du grand prix national 1983 de la musique, et de Victoires du jazz en 2007 et 2021, entre autres prix, il revendiquait l'idée de mouvement perpétuel à travers les genres musicaux et les influences. Amoureux des métissages, chercheur d'une "nouvelle sorte de langage", il se disait ennemi de "la routine", privilégiant la musique festive à l'harmonie. "J'ai beaucoup travaillé, jusqu'à devenir dingue", rappelait le compositeur, reconnu aussi pour ses talents d'improvisation, dans un entretien à l'AFP en 2021, à l'occasion de la sortie du dernier opus d'une longue discographie, MP85. Né le 27 novembre 1935 à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), il pratique assidûment la clarinette dès huit ans. Les groupes de folklore local et orchestres de chambre font alors son quotidien. Du free jazz au tango Premier prix de clarinette au conservatoire de Paris en 1959, il acquiert une solide réputation de soliste et participe aux créations de musique contemporaine de Pierre Boulez, Luciano Berio ou Karlheinz Stockhausen. En 1965, il pose les fondations d'un jazz nouveau avec le disque "Free Jazz", libérant le jazz européen des canons américains. Avec son propre groupe, le "Michel Portal Unit", il triomphe lors de concerts mémorables, à Châteauvallon ou Uzeste. Mais il se passionne aussi pour le tango, et se frotte aux musiciens funk de Prince pour un disque qui fait date, "Minneapolis". "Enfant, j'étais toujours en train de penser aux gens qui allaient au fin fond du monde pour voir comment on vivait là-bas", disait-il. "Qu'on l'étiquette instrumentiste classique et il s'empresse de souffler jazzy. Qu'on le définisse jazzman et le voilà parti en rhythm'n'blues, en world, en fusion", saluait Libération en 2006. Pour réaliser son dernier disque, "MP 85", Bojan Z, son pianiste depuis les années 1990, avait monté un groupe de musiciens de diverses origines et générations. "Moi, je suis Basque, lui (Bojan Z) il est Serbe, l'autre (le tromboniste Nils Wogram) Allemand, l'autre encore (le batteur Lander Gyselinck) Belge. Chevillon (Bruno, contrebassiste), il est du Sud", s'amusait Michel Portal. "On a du mal à comprendre l'état de fraîcheur dans lequel il est à 85 ans", confiait alors Bojan Z. Le disque avait été couronné du titre de meilleur album jazz instrumental aux Victoires du jazz.
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