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Chaîne de service public - Actualité internationale.

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26.03.2026 à 08:59

UE : un avis scientifique recommande une "large restriction" des polluants éternels

FRANCE24
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Utilisés pour leurs propriétés antiadhésives, imperméabilisantes ou leur résistance à la chaleur, les PFAS sont omniprésents dans les produits de la vie quotidienne, des cosmétiques aux ustensiles de cuisine, emballages ou vêtements imperméables... Ces substances chimiques mettent énormément de temps à se décomposer, d'où leurs surnoms de "polluants éternels". La Commission européenne voudrait les interdire dans les produits de consommation courante, comme les vêtements ou les boîtes à pizza, avec des exceptions pour des secteurs stratégiques, dans le domaine médical par exemple. Mais Bruxelles a besoin au préalable de deux avis de l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA), le rapport scientifique rendu public ce jeudi et une étude d'impact socio-économique des mesures anti-PFAS attendue à la fin de l'année. Dans le premier avis, les experts concluent que les PFAS sont "nocifs" et présentent "des risques croissants" pour la population et l'environnement. Ces substances "persistent longtemps dans l'environnement, se déplacent sur de longues distances et contaminent les eaux souterraines et les sols, tandis que certaines d'entre elles provoquent de graves problèmes de santé, tels que des cancers et des troubles de la reproduction", souligne l'Agence basée à Helsinki. Afin de "maîtriser ces risques", de nouvelles mesures réglementaires à l'échelle de l'Union européenne sont donc nécessaires, insiste-t-elle. Les experts préconisent une "large restriction" des PFAS , avec des "dérogations ciblées" quand il n'y a pas d'alternative. Mais jusqu'où aller dans l'interdiction ? C'est tout l'objet du bras de fer entre les industriels et les organisations environnementales. Ligne de crête Au sein même de l'Agence européenne des produits chimiques, il y a deux sons de cloche. Pour les experts scientifiques, une interdiction totale des PFAS serait la manière la plus efficace de minimiser leur impact, tandis que des dérogations aboutiront à des "émissions supplémentaires" et des "risques non contrôlés". Mais en l'absence d'alternatives aux polluants éternels dans une série de domaines, une interdiction générale ne serait "probablement pas proportionnée", nuancent leurs collègues en charge d'analyser l'impact socio-économique des mesures anti polluants éternels. Sur cette ligne de crête, les scientifiques recommandent donc de minimiser les risques, grâce à un étiquetage clair des PFAS sur les produits bénéficiant de dérogations et des plans de gestion spécifiques à chaque site industriel. Dans l'attente de la future loi, l'Union européenne a déjà agi contre certains PFAS de façon sectorielle. Dans l'eau potable, une directive impose depuis janvier un seuil maximum de 0,1 microgramme par litre pour la concentration additionnée de 20 PFAS (dont PFOA, PFOS, PFHxS) considérés comme "préoccupants pour les eaux destinées à la consommation humaine". Les eurodéputés ont aussi légiféré sur les emballages alimentaires avec des concentrations maximales de PFAS à partir du mois d'août, ou sur les jouets, dans lesquels polluants éternels et perturbateurs endocriniens seront interdits à l'horizon 2030. La France a de son côté pris les devants pour certains produits du quotidien. Depuis le 1er janvier, une loi interdit l'usage de certains PFAS dans les vêtements, chaussures, cosmétiques et farts pour les skis, avec quelques dérogations. A Bruxelles, des organisations environnementales reprochent à l'Union européenne d'avoir tardé à légiférer, sous la pression des lobbies industriels. La commissaire européenne Jessika Roswall reconnaissait quant à elle des "discussions difficiles" pour les produits qui ne sont pas destinés directement aux consommateurs. Jeudi, elle a salué le premier avis des experts européens. "Nous soutenons la transition visant à abandonner les polluants éternels. Comme toujours, toute nouvelle réglementation doit être conçue dans un souci de simplicité et offrir sécurité, clarté et prévisibilité tant aux consommateurs qu'aux entreprises". Selon un rapport publié fin janvier, les PFAS vont coûter très cher à l'Europe, de 330 milliards à 1.700 milliards d'euros d'ici 2050, en fonction de l'ampleur des mesures à prendre pour dépolluer les sols et l'eau et du coût pour préserver la santé des Européens.

26.03.2026 à 08:47

En Somalie, le football se féminise petit à petit

FRANCE24
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La scène aurait été impensable il y a quelques années encore, alors que la capitale somalienne vivait au rythme des attentats des shebab, ce groupe armé lié à Al-Qaïda qui depuis 2006 guerroie contre les autorités. Car les insurgés, qui condamnent toute forme de divertissement tel que le football, d'autant plus s'il est pratiqué par des femmes, auraient très vraisemblablement fait de cette rencontre une cible. Mais la peur n'est plus de mise en ce mardi de mars, à la faveur d'une amélioration de la sécurité dans la capitale somalienne, où le nombre d'attaques a fortement diminué. Dans la tribune principale, où la ségrégation de genre n'est pas totalement respectée - quelques hommes siègent parmi les femmes, et vice versa -, les bras se lèvent ou se baissent, les regards se teintent d'effroi ou de joie, à mesure que la partie évolue. L'équipe féminine de Ilays finit par écraser 5 - 0 celle de Nasiib. Mais le plaisir, pour beaucoup de spectateurs, est ailleurs. "Si vous étiez à Mogadiscio il y a quelques années, un match comme celui-là, entre deux équipes de filles, n'aurait pas été possible pour des questions de sécurité", affirme Ali Muhidin, l'un des spectateurs. Rêve devenu réalité L'intérêt pour le foot féminin va pourtant désormais "croissant", se félicite-t-il, ce qu'il lie également à une évolution de la société. "Le gens deviennent plus flexibles culturellement. Des filles qui jouent au foot, année après année, ça devient normal", explique Mowlid Hassan, un autre spectateur. Le championnat de foot féminin est pourtant très récent en Somalie. Créé en 2024, il n'accueillait au départ que 80 sportives. Mais à peine deux ans plus tard, elles sont 600 à y participer, au sein de dix équipes - en majorité de Mogadiscio, mais aussi d'ailleurs sur le territoire. "Personne ne pouvait imaginer qu'un jour les Somaliennes joueraient au football dans leur pays, où même les hommes avaient interdiction de le pratiquer par des combattants qui avaient décrété le foot +non-islamique+", observe Ali Abdi Mohamed, le président de la Fédération somalienne de football. "Mais quelque chose dont on ne pouvait rêver est devenu réalité", remarque-t-il, interrogé par l'AFP. Dans une société encore très conservatrice, "bien sûr, 100% des parents n'autorisent pas leurs filles à jouer", reconnaît le président de la fédération, qui ne recense toutefois aucun incident en tribune, malgré une certaine mixité. Alors que le football européen passionne la Somalie, où les clubs étrangers, notamment britanniques, ont la cote, ses équipes locales ont longtemps été placées sous l'éteignoir. La Somalie est aujourd'hui 200e au classement FIFA chez les hommes, ne précédant qu'une dizaine de micro-Etats. Son équipe féminine, qui a disputé un premier match amical en octobre à Djibouti, ne figure pas dans le listing de la Fédération internationale. Pas un tabou Cela devrait changer bientôt, alors que les "Ocean Queens" (les reines des océans, le nom de la sélection somalienne, NDLR) s'apprêtent à participer au premier tournoi international de leur histoire - pour joueuses de moins de 17 ans - fin mai en Tanzanie. "Pour les femmes, jouer au football n’est ni une honte ni un tabou", estime Ramas Abdi Salah, milieu de terrain des "Ocean Queens", qui comme ses coéquipières porte d'épais collants et un maillot à manches longues sous sa tenue sportive, ainsi qu'un voile noir pour cacher ses cheveux. "Je suis entièrement couverte, à l’exception de mon visage et de mes mains. Je n’ai reçu aucun commentaire négatif à ce sujet, assure l'adolescente de 17 ans, qui dit avoir l'assentiment de sa famille. Je joue, et je connais ma valeur." Najma Ali Ahmed, la gardienne de but de la sélection, affirme également "encourager les footballeuses à poursuivre leur rêve d’intégrer l’équipe nationale". Mardi, son visage était toutefois surtout marqué par la colère. Dernier rempart de filles de Nassib, Najma avait encaissé... cinq buts. vid-str-jcp-jf/ll/cpb/

26.03.2026 à 08:41

40% des stations-service indépendantes risquent de fermer (Mobilians)

FRANCE24
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Selon une étude de l'Observatoire des métiers des services de l'automobile, commandée par Mobilians, 41% des exploitants de stations-service indépendantes envisagent d'arrêter la distribution de carburant d'ici 2035, soit près de 1.500 stations, dont une large majorité en zones rurales et périurbaines, précise Mobilians dans un communiqué. "Près d'une station sur deux dégage un résultat annuel inférieur à 30.000 euros et plus du tiers n'a pas la capacité de financer les investissements nécessaires pour installer des bornes de recharge ou moderniser leurs équipements", ajoute Mobilians. "Ces stations constituent pourtant un maillage de proximité essentiel, allié de la mobilité des Français et de la décarbonation du parc automobile. Leur disparition progressive entraînerait un allongement des distances d'accès au carburant, une dégradation du service rendu aux usagers et une fragilisation directe de la mobilité", fait valoir Mobilians, qui regroupe les entreprises des secteurs de l'aval de l'automobile. Plusieurs facteurs pèsent sur leur modèle économique: retraite sans repreneur, rentabilité limitée, érosion des volumes de carburant distribués, concurrence exacerbée de la grande distribution, investissements réglementaires et environnementaux de plus en plus lourds, besoin de financement pour engager la transition énergétique. Or les stations existantes "sont les plus adaptées pour déployer les solutions multiénergies – électriques, hydrogène, biocarburants – indispensables à la décarbonation de la mobilité", selon Mobilians. La fédération réclame donc aux pouvoirs publics "un plan national d'accompagnement et de transformation des stations" pour sauvegarder leur maillage territorial et les aider à financer le déploiement de bornes de recharge, notamment. Cette étude a été réalisée avant la hausse des prix des carburants provoquée par la guerre au Moyen-Orient, qui fragilise encore plus les stations indépendantes car, contrairement à celles des grandes surfaces, elles ne peuvent compenser par d'autres activités une stratégie de prix bas, d'où un risque de faillite accru, conclut Mobilians.

26.03.2026 à 08:33

Un hommage national à Lionel Jospin sera rendu jeudi aux Invalides

FRANCE 24
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Une cérémonie d'hommage à Lionel Jospin, ex-Premier ministre socialiste décédé le 22 mars, est organisée, jeudi aux Invalides, en présence du président Emmanuel Macron, du Premier ministre Sébastien Lecornu, des membres du gouvernement, des présidents des deux Chambres et ceux des commissions et groupes parlementaires. Les derniers hommages nationaux aux Invalides ont été rendus à Robert Badinter, et à Jacques Delors en 2024.
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Une cérémonie d'hommage à Lionel Jospin, ex-Premier ministre socialiste décédé le 22 mars, est organisée, jeudi aux Invalides, en présence du président Emmanuel Macron, du Premier ministre Sébastien Lecornu, des membres du gouvernement, des présidents des deux Chambres et ceux des commissions et groupes parlementaires. Les derniers hommages nationaux aux Invalides ont été rendus à Robert Badinter, et à Jacques Delors en 2024.

26.03.2026 à 08:31

La réforme de la fin de vie bien soumise au vote définitif de l'Assemblée à l'été, assure le gouvernement

FRANCE24
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L'examen en deuxième lecture par le Sénat de la réforme (deux propositions de loi sur l'aide à mourir et les soins palliatifs), initialement prévu début avril, va être reporté d'un mois en mai, au grand dam de la présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet qui a dit mercredi "désapprouver profondément" ce report. L'examen du texte "a juste été légèrement décalé au Sénat à la demande des sénateurs qui demandaient un peu de temps supplémentaire", a affirmé M. Panifous sur franceinfo. "Cela n'a pas décalé l'objectif final qui est de le voter avant l'été, de manière définitive", a-t-il ajouté. Selon son entourage, le ministre vise bien une adoption définitive par l'Assemblée début juillet, avant la coupure estivale des travaux parlementaires. Après sa deuxième lecture au Sénat, et l'échec attendu de la commission mixte paritaire qui suivra, le texte reviendra à l'Assemblée en juin, selon M. Panifous, avant de repartir une dernière fois au Sénat puis d'être voté définitivement à l'Assemblée. Retardée successivement par la dissolution de l'Assemblée nationale en 2024, puis par la chute du gouvernement de François Bayrou à l'automne, la réforme peine à aboutir au Parlement. Très irritante pour la droite qui domine le Sénat, la proposition de loi créant un dispositif d'aide à mourir bénéficie d'une majorité assez large à l'Assemblée nationale, qui l'a adoptée à 299 voix contre 226 fin février, en deuxième lecture. Au Sénat, après des débats chaotiques en première lecture, elle avait été rejetée.
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L'examen en deuxième lecture par le Sénat de la réforme (deux propositions de loi sur l'aide à mourir et les soins palliatifs), initialement prévu début avril, va être reporté d'un mois en mai, au grand dam de la présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet qui a dit mercredi "désapprouver profondément" ce report. L'examen du texte "a juste été légèrement décalé au Sénat à la demande des sénateurs qui demandaient un peu de temps supplémentaire", a affirmé M. Panifous sur franceinfo. "Cela n'a pas décalé l'objectif final qui est de le voter avant l'été, de manière définitive", a-t-il ajouté. Selon son entourage, le ministre vise bien une adoption définitive par l'Assemblée début juillet, avant la coupure estivale des travaux parlementaires. Après sa deuxième lecture au Sénat, et l'échec attendu de la commission mixte paritaire qui suivra, le texte reviendra à l'Assemblée en juin, selon M. Panifous, avant de repartir une dernière fois au Sénat puis d'être voté définitivement à l'Assemblée. Retardée successivement par la dissolution de l'Assemblée nationale en 2024, puis par la chute du gouvernement de François Bayrou à l'automne, la réforme peine à aboutir au Parlement. Très irritante pour la droite qui domine le Sénat, la proposition de loi créant un dispositif d'aide à mourir bénéficie d'une majorité assez large à l'Assemblée nationale, qui l'a adoptée à 299 voix contre 226 fin février, en deuxième lecture. Au Sénat, après des débats chaotiques en première lecture, elle avait été rejetée.
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