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28.04.2026 à 09:15

Les Bourses ouvrent en baisse en Europe

FRANCE24
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Quelques minutes après l'ouverture de la séance, Paris reculait (-0,34%), tout comme Francfort (-0,22%) et Londres (-0,14%). Seul l'indice de Milan progressait (+0,49%).
Quelques minutes après l'ouverture de la séance, Paris reculait (-0,34%), tout comme Francfort (-0,22%) et Londres (-0,14%). Seul l'indice de Milan progressait (+0,49%).

28.04.2026 à 09:11

A New York, un demi-poulet à 40 dollars dans un restaurant relance le débat sur le coût de la vie

FRANCE24
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Pour certains, ce tarif exorbitant met en évidence à quel point manger au restaurant dans une des villes les plus chères du pays est devenu hors de prix. "Nous sommes à la merci de la crise du pouvoir d'achat" à New York affirme le cuisinier français à l'AFP, dans son restaurant Gigi's, situé dans un quartier branché de Brooklyn. "Peut-être que les gens croient qu'avec nos poulets à 40 dollars nous conduisons une Porsche le week-end dans les Hamptons -- une région balnéaire huppée près de New York, ndlr -- , mais nous sommes comme tout le monde", ajoute-t-il. L'inquiétude concernant le coût de la vie à New York a notamment été l'un des sujets clés de la campagne de Zohran Mamdani, le nouveau maire, marqué à gauche, de la ville. Selon un rapport publié en février, les prix des menus dans les restaurants new-yorkais ont augmenté de 43,6% au cours de la décennie avant 2023, contre 42,8% en moyenne au niveau national. "Les gens se font une idée très précise du prix que devraient coûter les choses dans la restauration, mais ils n'ont aucune idée du coût réel", avance Hugo Hivernat. Selon le restaurateur de 36 ans, les prix affichés sont dans la norme du secteur. Sur les 40 dollars, un quart est dépensé pour les ingrédients -- le poulet étant en circuit court -- et le reste sert à couvrir le loyer, les factures, les salaires et autres dépenses. Une partie va également au remboursement du demi-million de dollars empruntés pour l'ouverture du restaurant. "Joindre les deux bouts" Le débat autour du prix du demi-poulet chez Gigi's a pris de l'ampleur après qu'un élu local s'en est exaspéré dans une publication qui a reçu plus de 9.000 "j'aime" sur Instagram. Un "indice des prix du demi-poulet" rôti a alors vu le jour avec un classement, de 10 dollars pour le moins cher jusqu'au 78 dollars facturés dans un restaurant français huppé de Manhattan. "De nombreux restaurants ne font même pas de bénéfices, ils arrivent tout juste à joindre les deux bouts", affirme Andrew Rigie de la New York City Hospitality Alliance, un syndicat patronal. Selon lui, la hausse des prix s'explique par les prix des assurances, la lente reprise économique depuis la pandémie de Covid-19 ou encore par l'augmentation du prix des aliments, dopée par les droits de douane imposés par Donald Trump. "Gérer une petite entreprise à New York coûte tellement cher que nos restaurants locaux bien-aimés sont contraints de pratiquer ces prix simplement pour survivre, sans même pouvoir prospérer", ajoute Andrew Rigie. Environ 46% des plus de 200 restaurants interrogés par l'association ont assuré avoir enregistré un chiffre d'affaires inférieur aux prévisions fin 2025. Leurs principales préoccupations concernent les coûts de main-d'oeuvre, le prix des biens et des services et le manque de clients. Cette polémique "a pris de l'ampleur parce qu'il s'agit d'un débat sur le coût de tout, sur la frustration générale que ressentent les gens", assure Thomas Knodell, chef au Gigi's. "Je comprends, c'est cher. Nous sommes d'accord, mais c'est la réalité dans laquelle on se trouve, malheureusement", ajoute-t-il. Il estime que des réformes sont nécessaires, comme la mise en place d'un plafond sur les prix pratiqués par les grossistes alimentaires.
Texte intégral (573 mots)
Pour certains, ce tarif exorbitant met en évidence à quel point manger au restaurant dans une des villes les plus chères du pays est devenu hors de prix. "Nous sommes à la merci de la crise du pouvoir d'achat" à New York affirme le cuisinier français à l'AFP, dans son restaurant Gigi's, situé dans un quartier branché de Brooklyn. "Peut-être que les gens croient qu'avec nos poulets à 40 dollars nous conduisons une Porsche le week-end dans les Hamptons -- une région balnéaire huppée près de New York, ndlr -- , mais nous sommes comme tout le monde", ajoute-t-il. L'inquiétude concernant le coût de la vie à New York a notamment été l'un des sujets clés de la campagne de Zohran Mamdani, le nouveau maire, marqué à gauche, de la ville. Selon un rapport publié en février, les prix des menus dans les restaurants new-yorkais ont augmenté de 43,6% au cours de la décennie avant 2023, contre 42,8% en moyenne au niveau national. "Les gens se font une idée très précise du prix que devraient coûter les choses dans la restauration, mais ils n'ont aucune idée du coût réel", avance Hugo Hivernat. Selon le restaurateur de 36 ans, les prix affichés sont dans la norme du secteur. Sur les 40 dollars, un quart est dépensé pour les ingrédients -- le poulet étant en circuit court -- et le reste sert à couvrir le loyer, les factures, les salaires et autres dépenses. Une partie va également au remboursement du demi-million de dollars empruntés pour l'ouverture du restaurant. "Joindre les deux bouts" Le débat autour du prix du demi-poulet chez Gigi's a pris de l'ampleur après qu'un élu local s'en est exaspéré dans une publication qui a reçu plus de 9.000 "j'aime" sur Instagram. Un "indice des prix du demi-poulet" rôti a alors vu le jour avec un classement, de 10 dollars pour le moins cher jusqu'au 78 dollars facturés dans un restaurant français huppé de Manhattan. "De nombreux restaurants ne font même pas de bénéfices, ils arrivent tout juste à joindre les deux bouts", affirme Andrew Rigie de la New York City Hospitality Alliance, un syndicat patronal. Selon lui, la hausse des prix s'explique par les prix des assurances, la lente reprise économique depuis la pandémie de Covid-19 ou encore par l'augmentation du prix des aliments, dopée par les droits de douane imposés par Donald Trump. "Gérer une petite entreprise à New York coûte tellement cher que nos restaurants locaux bien-aimés sont contraints de pratiquer ces prix simplement pour survivre, sans même pouvoir prospérer", ajoute Andrew Rigie. Environ 46% des plus de 200 restaurants interrogés par l'association ont assuré avoir enregistré un chiffre d'affaires inférieur aux prévisions fin 2025. Leurs principales préoccupations concernent les coûts de main-d'oeuvre, le prix des biens et des services et le manque de clients. Cette polémique "a pris de l'ampleur parce qu'il s'agit d'un débat sur le coût de tout, sur la frustration générale que ressentent les gens", assure Thomas Knodell, chef au Gigi's. "Je comprends, c'est cher. Nous sommes d'accord, mais c'est la réalité dans laquelle on se trouve, malheureusement", ajoute-t-il. Il estime que des réformes sont nécessaires, comme la mise en place d'un plafond sur les prix pratiqués par les grossistes alimentaires.

28.04.2026 à 09:09

Antisémitisme: Bergé se réjouit que tous les partis soient autour de la table

FRANCE24
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"Je préfère qu'ils soient tous autour de la table, parce que si on peut réussir enfin à donner le sentiment qu'on n'est pas là pour enflammer le débat public... Mon objectif (...) est au contraire de rassembler", a expliqué la ministre déléguée chargée de la Lutte contre les discriminations, interrogée sur RTL sur la présence de LFI mardi à la consultation organisée par le gouvernement. Après l'annonce du projet de loi, LFI avait indiqué qu'elle ne participerait à aucuns travaux pour écrire une nouvelle loi Yadan. Le groupe de gauche a précisé ensuite à l'AFP n'avoir cependant jamais refusé l'invitation de Mme Bergé à une réunion pour présenter ses propositions pour lutter contre l'antisémitisme et sera donc présent mardi après-midi avec les autres groupes parlementaires. Mme Bergé a également assuré ne pas regretter ses propos par le passé sur LFI, assimilant le parti au "nouvel antisémitisme". "On a besoin d'une loi parce qu'on voit bien qu'il y a aujourd'hui un certain nombre de sujets (...) qui sont mal caractérisés et qui font que ça échappe à la sanction", a ajouté la ministre. "Il y a un principe simple: ici c'est ici, là-bas c'est là-bas. Ça veut dire que personne n'a à être tenu pour responsable ou comptable de ce qui se passe ailleurs", a-t-elle expliqué, en référence à Israël. La proposition de loi de la députée centriste Caroline Yadan, voulue comme une réponse à l'explosion des actes antisémites en France, avait été retirée en raison de vives réserves, ses opposants estimant notamment qu'il ferait peser un risque sur la liberté d'expression et entretiendrait un amalgame dangereux entre les juifs et Israël. Mme Bergé a déjà reçu lundi une dizaine d'associations et doit rencontrer aussi mardi la Commission nationale consultative des droits de l'homme et la Défenseure des droits ainsi que les associations d'élus. Lundi, la première vice-présidente de la Licra Galina Elbaz a expliqué à la sortie de cette consultation que Mme Bergé "prenait le pouls des revendications des uns et des autres". "Tout le monde était favorable à un texte universaliste, qui englobe l’ensemble des haines racistes et antisémites et qui tienne compte de la spécificité de l’antisémitisme de nature antisioniste", selon Mme Elbaz.
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"Je préfère qu'ils soient tous autour de la table, parce que si on peut réussir enfin à donner le sentiment qu'on n'est pas là pour enflammer le débat public... Mon objectif (...) est au contraire de rassembler", a expliqué la ministre déléguée chargée de la Lutte contre les discriminations, interrogée sur RTL sur la présence de LFI mardi à la consultation organisée par le gouvernement. Après l'annonce du projet de loi, LFI avait indiqué qu'elle ne participerait à aucuns travaux pour écrire une nouvelle loi Yadan. Le groupe de gauche a précisé ensuite à l'AFP n'avoir cependant jamais refusé l'invitation de Mme Bergé à une réunion pour présenter ses propositions pour lutter contre l'antisémitisme et sera donc présent mardi après-midi avec les autres groupes parlementaires. Mme Bergé a également assuré ne pas regretter ses propos par le passé sur LFI, assimilant le parti au "nouvel antisémitisme". "On a besoin d'une loi parce qu'on voit bien qu'il y a aujourd'hui un certain nombre de sujets (...) qui sont mal caractérisés et qui font que ça échappe à la sanction", a ajouté la ministre. "Il y a un principe simple: ici c'est ici, là-bas c'est là-bas. Ça veut dire que personne n'a à être tenu pour responsable ou comptable de ce qui se passe ailleurs", a-t-elle expliqué, en référence à Israël. La proposition de loi de la députée centriste Caroline Yadan, voulue comme une réponse à l'explosion des actes antisémites en France, avait été retirée en raison de vives réserves, ses opposants estimant notamment qu'il ferait peser un risque sur la liberté d'expression et entretiendrait un amalgame dangereux entre les juifs et Israël. Mme Bergé a déjà reçu lundi une dizaine d'associations et doit rencontrer aussi mardi la Commission nationale consultative des droits de l'homme et la Défenseure des droits ainsi que les associations d'élus. Lundi, la première vice-présidente de la Licra Galina Elbaz a expliqué à la sortie de cette consultation que Mme Bergé "prenait le pouls des revendications des uns et des autres". "Tout le monde était favorable à un texte universaliste, qui englobe l’ensemble des haines racistes et antisémites et qui tienne compte de la spécificité de l’antisémitisme de nature antisioniste", selon Mme Elbaz.

28.04.2026 à 09:09

Transports: les mesures clés du projet de loi-cadre du gouvernement

FRANCE24
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Le texte du gouvernement, consensuel, doit permettre d'apporter de premières réponses aux immenses besoins de financement du secteur, confronté à un mur d'investissements pour rénover ses infrastructures. Après son adoption par le Sénat, il sera transmis à l'Assemblée nationale, sans date d'examen à ce stade. Programmation pluriannuelle Alors que les besoins pour une remise à niveau des voies, tunnels et équipements de signalisation sont estimés à 60 milliards d'euros pour le seul secteur ferroviaire, le texte acte le principe d'une future loi de programmation pluriannuelle pour les transports. Sur le même modèle que pour les dépenses militaires, cette feuille de route validée par le Parlement devra couvrir une période d'au moins dix ans. Elle permettra de chiffrer les montants engagés secteur par secteur, notamment pour la régénération et la modernisation des réseaux, deux orientations érigées comme priorités par le Sénat. Cependant, rien n'assure que cette future loi de programmation pourra être présentée avant l'élection présidentielle de 2027. "Manne autoroutière" La loi-cadre concrétise le fait qu'une part des recettes futures des péages autoroutiers sera fléchée vers le financement des autres infrastructures de transport. C'est la principale innovation de ce texte: 2,5 milliards d'euros par an, ponctionnés sur cette "manne autoroutière" souvent critiquée pour les dividendes élevés qu'elle génère, pourront ainsi financer le réseau ferré ou fluvial à terme. Mais il faudra encore attendre, car ces fonds ne seront accessibles qu'à partir de 2032, à l'échéance des actuelles concessions d'autoroutes. Des concurrents sur l'appli SNCF A l'initiative du Sénat, une mesure a été intégrée dans le texte pour contraindre la SNCF à commercialiser les billets des autres opérateurs sur son application à partir de 2028, comme Trenitalia ou Renfe. Une mesure censée faciliter l'expérience digitale des usagers face à un marché de plus en plus morcelé, du fait de l'ouverture du train à la concurrence. Les sénateurs ont aussi instauré un "droit à la poursuite du trajet en cas de correspondance manquée", y compris si plusieurs segments sont assurés par des opérateurs différents. Le projet de loi-cadre prévoit aussi l'indexation automatique des tarifs des transports en commun sur l'inflation, sauf opposition des collectivités territoriales. Une mesure dénoncée à gauche. Dépistage Pour augmenter la sécurité des transports scolaires, le texte renforce les dépistages de consommation de produits stupéfiants sur les conducteurs d'autocars. Leurs employeurs devront effectuer ces tests au moins une fois par an, à une date aléatoire. A partir de septembre 2029, les nouveaux autocars se verront par ailleurs équipés d'un "stupotest", dispositif qui empêchera le démarrage du véhicule en cas de test positif aux stupéfiants. Les mesures sont issues du plan Joana, du nom d'une lycéenne de 15 ans décédée dans un accident de car scolaire dont le chauffeur avait consommé du cannabis en janvier 2025 à Châteaudun (Eure-et-Loir).
Texte intégral (505 mots)
Le texte du gouvernement, consensuel, doit permettre d'apporter de premières réponses aux immenses besoins de financement du secteur, confronté à un mur d'investissements pour rénover ses infrastructures. Après son adoption par le Sénat, il sera transmis à l'Assemblée nationale, sans date d'examen à ce stade. Programmation pluriannuelle Alors que les besoins pour une remise à niveau des voies, tunnels et équipements de signalisation sont estimés à 60 milliards d'euros pour le seul secteur ferroviaire, le texte acte le principe d'une future loi de programmation pluriannuelle pour les transports. Sur le même modèle que pour les dépenses militaires, cette feuille de route validée par le Parlement devra couvrir une période d'au moins dix ans. Elle permettra de chiffrer les montants engagés secteur par secteur, notamment pour la régénération et la modernisation des réseaux, deux orientations érigées comme priorités par le Sénat. Cependant, rien n'assure que cette future loi de programmation pourra être présentée avant l'élection présidentielle de 2027. "Manne autoroutière" La loi-cadre concrétise le fait qu'une part des recettes futures des péages autoroutiers sera fléchée vers le financement des autres infrastructures de transport. C'est la principale innovation de ce texte: 2,5 milliards d'euros par an, ponctionnés sur cette "manne autoroutière" souvent critiquée pour les dividendes élevés qu'elle génère, pourront ainsi financer le réseau ferré ou fluvial à terme. Mais il faudra encore attendre, car ces fonds ne seront accessibles qu'à partir de 2032, à l'échéance des actuelles concessions d'autoroutes. Des concurrents sur l'appli SNCF A l'initiative du Sénat, une mesure a été intégrée dans le texte pour contraindre la SNCF à commercialiser les billets des autres opérateurs sur son application à partir de 2028, comme Trenitalia ou Renfe. Une mesure censée faciliter l'expérience digitale des usagers face à un marché de plus en plus morcelé, du fait de l'ouverture du train à la concurrence. Les sénateurs ont aussi instauré un "droit à la poursuite du trajet en cas de correspondance manquée", y compris si plusieurs segments sont assurés par des opérateurs différents. Le projet de loi-cadre prévoit aussi l'indexation automatique des tarifs des transports en commun sur l'inflation, sauf opposition des collectivités territoriales. Une mesure dénoncée à gauche. Dépistage Pour augmenter la sécurité des transports scolaires, le texte renforce les dépistages de consommation de produits stupéfiants sur les conducteurs d'autocars. Leurs employeurs devront effectuer ces tests au moins une fois par an, à une date aléatoire. A partir de septembre 2029, les nouveaux autocars se verront par ailleurs équipés d'un "stupotest", dispositif qui empêchera le démarrage du véhicule en cas de test positif aux stupéfiants. Les mesures sont issues du plan Joana, du nom d'une lycéenne de 15 ans décédée dans un accident de car scolaire dont le chauffeur avait consommé du cannabis en janvier 2025 à Châteaudun (Eure-et-Loir).

28.04.2026 à 08:55

L'Australie veut faire payer les géants de la tech faute de rémunération des médias

FRANCE24
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Les médias traditionnels luttent dans de nombreux pays pour leur survie, au moment où les lecteurs se tournent, toujours en plus grand nombre, vers les réseaux sociaux gratuits. Selon les partisans du projet de loi, ces plateformes attirent les utilisateurs avec des informations et captent ainsi les revenus publicitaires qui devraient plutôt revenir aux médias. Le Premier ministre travailliste Anthony Albanese a expliqué que Meta, Google et TikTok pourront dans un premier temps conclure des accords commerciaux avec les médias locaux. S'ils refusent, ils devront payer une somme équivalant à 2,25% de leur chiffre d'affaires en Australie, a-t-il ajouté, précisant que cet argent serait redistribué au secteur des médias d'information. "À ce stade, les trois organisations concernées sont Meta, Google et TikTok", a-t-il précisé, au regard de leur chiffre d'affaires et de leur nombre important d'utilisateurs dans le pays. "Les grandes plateformes ne peuvent pas se soustraire à leurs obligations" vis-à-vis des médias, déjà établies par une précédente loi, a martelé M. Albanese. Ce nouveau projet de loi vise à combler les failles d'un précédent texte qui permettait aux entreprises d'éviter la taxe en retirant simplement l'actualité de leurs plateformes - un procédé auquel Meta et Google ont déjà eu recours par le passé, et que l'Australie veut empêcher. Combler les failles "Ce que nous encourageons, c’est qu'ils (les géants de la tech, ndlr) s'assoient avec les organisations de presse et qu'ils concluent ces accords", a réaffirmé Anthony Albanese. En 2024, lorsque Canberra avait évoqué des mesures législatives similaires, Meta, la maison mère de Facebook, avait annoncé que les utilisateurs australiens ne pourraient plus accéder à l'onglet "actualités" de la plateforme. L'entreprise avait auparavant annoncé qu'elle ne renouvellerait pas des accords conclus avec les médias aux Etats‑Unis, au Royaume‑Uni, en France et en Allemagne. Le journalisme doit avoir "une valeur pécuniaire", a soutenu le Premier ministre australien, et non être utilisé par une grande multinationale "pour générer des profits sans compensation". Mais Meta dit ne voir en ce texte "rien d'autre qu'une taxe sur les services numériques". "Les organes de presse publient volontairement du contenu sur nos plateformes car ils en tirent un avantage", a réagi une porte-parole dans un communiqué adressé à l'AFP. "L'idée selon laquelle nous leur prendrions leur contenu d'actualité est tout simplement fausse." De son côté, Google a indiqué avoir déjà conclu des accords commerciaux avec plus de 90 médias locaux, et être le seul groupe technologique en Australie à avoir agi ainsi. "Bien que nous examinions actuellement le projet de loi, notre position est claire: nous rejetons la nécessité de cette taxe", a exposé un porte-parole de Google dans un communiqué adressé à l'AFP. L'entreprise a également jugé que l'exclusion d'autres grandes plateformes telles que Microsoft, Snapchat et OpenAI était absolument arbitraire. Selon l'université de Canberra, plus de la moitié des Australiens utilisent les réseaux sociaux comme source d'information. Le projet de loi a été soumis mardi à la consultation publique, qui prendra fin en mai. Il devrait ensuite être présenté au Parlement dans le courant de l'année.
Texte intégral (536 mots)
Les médias traditionnels luttent dans de nombreux pays pour leur survie, au moment où les lecteurs se tournent, toujours en plus grand nombre, vers les réseaux sociaux gratuits. Selon les partisans du projet de loi, ces plateformes attirent les utilisateurs avec des informations et captent ainsi les revenus publicitaires qui devraient plutôt revenir aux médias. Le Premier ministre travailliste Anthony Albanese a expliqué que Meta, Google et TikTok pourront dans un premier temps conclure des accords commerciaux avec les médias locaux. S'ils refusent, ils devront payer une somme équivalant à 2,25% de leur chiffre d'affaires en Australie, a-t-il ajouté, précisant que cet argent serait redistribué au secteur des médias d'information. "À ce stade, les trois organisations concernées sont Meta, Google et TikTok", a-t-il précisé, au regard de leur chiffre d'affaires et de leur nombre important d'utilisateurs dans le pays. "Les grandes plateformes ne peuvent pas se soustraire à leurs obligations" vis-à-vis des médias, déjà établies par une précédente loi, a martelé M. Albanese. Ce nouveau projet de loi vise à combler les failles d'un précédent texte qui permettait aux entreprises d'éviter la taxe en retirant simplement l'actualité de leurs plateformes - un procédé auquel Meta et Google ont déjà eu recours par le passé, et que l'Australie veut empêcher. Combler les failles "Ce que nous encourageons, c’est qu'ils (les géants de la tech, ndlr) s'assoient avec les organisations de presse et qu'ils concluent ces accords", a réaffirmé Anthony Albanese. En 2024, lorsque Canberra avait évoqué des mesures législatives similaires, Meta, la maison mère de Facebook, avait annoncé que les utilisateurs australiens ne pourraient plus accéder à l'onglet "actualités" de la plateforme. L'entreprise avait auparavant annoncé qu'elle ne renouvellerait pas des accords conclus avec les médias aux Etats‑Unis, au Royaume‑Uni, en France et en Allemagne. Le journalisme doit avoir "une valeur pécuniaire", a soutenu le Premier ministre australien, et non être utilisé par une grande multinationale "pour générer des profits sans compensation". Mais Meta dit ne voir en ce texte "rien d'autre qu'une taxe sur les services numériques". "Les organes de presse publient volontairement du contenu sur nos plateformes car ils en tirent un avantage", a réagi une porte-parole dans un communiqué adressé à l'AFP. "L'idée selon laquelle nous leur prendrions leur contenu d'actualité est tout simplement fausse." De son côté, Google a indiqué avoir déjà conclu des accords commerciaux avec plus de 90 médias locaux, et être le seul groupe technologique en Australie à avoir agi ainsi. "Bien que nous examinions actuellement le projet de loi, notre position est claire: nous rejetons la nécessité de cette taxe", a exposé un porte-parole de Google dans un communiqué adressé à l'AFP. L'entreprise a également jugé que l'exclusion d'autres grandes plateformes telles que Microsoft, Snapchat et OpenAI était absolument arbitraire. Selon l'université de Canberra, plus de la moitié des Australiens utilisent les réseaux sociaux comme source d'information. Le projet de loi a été soumis mardi à la consultation publique, qui prendra fin en mai. Il devrait ensuite être présenté au Parlement dans le courant de l'année.
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