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26.04.2026 à 20:45

Liège-Bastogne-Liège: Seixas, la jeunesse rayonnante de la Doyenne

FRANCE24
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Il a régné un vent de fraîcheur dans l'Ardenne belge, où, contrairement à ses deux précédents succès dans la Doyenne, Tadej Pogacar a cette fois trouvé un rival à sa taille dans la côte de La Redoute, où Paul Seixas a suivi son attaque. Vingt kilomètres plus loin, cette brise juvénile a été balayée par le souffle du meilleur coureur du monde, qui s'est envolé dans la côte de La Roche-aux-Faucons pour lever les bras une quatrième fois à Liège après 2021, 2024 et 2025. Mais comme dans la poussière des Stade Bianche début mars, où il avait été le seul à pouvoir suivre un temps le champion slovène, Paul Seixas s'est de nouveau affirmé, sur un terrain bien différent avec ses 259,5 kilomètres de course et ses 4.100 mètres de dénivelé positif, comme le nouvel adversaire du "glouton" dès que la pente s'élève. "Pogacar est surdominant ces dernières années, rappelle le Lyonnais. Déjà, avoir pu le suivre, c'est quand même quelque chose. Il faut passer les étapes sans les brûler. Aux Strade Bianche, je n'avais pas réussi à suivre sa première attaque, aujourd'hui j'ai réussi à la suivre. Je suis quand même content de la performance que j'ai faite." Son directeur sportif Julien Jurdie voit même cette deuxième place comme "une victoire". "Au fil de la saison, a-t-il dit, on voit qu'il ne joue pas dans un cours des garçons normaux. Il joue dans la cour des champions." "Il casse les limites" Course après course, le Français abat les présupposés qu'on peut avoir concernant un coureur de son âge. Celui qui subsistait avant le début de cette journée ensoleillée sur les routes belges a volé en éclat: en dépit de sa jeunesse et de son inexpérience dans les courses très longues, il ne souffre pas d'un manque de "durabilité" - la capacité d'un coureur à produire de gros efforts dans la durée. "Aujourd'hui, ç'a été la preuve: je pense que j'ai vraiment passé un cap en termes de durabilité", s'est-il satisfait. "Justement, la difficulté de la course, ça m'avantage presque parce que je suis capable de mettre beaucoup d'efforts et de bien récupérer. Ça s'est aussi vu au Tour du Pays basque (où il a remporté le classement général + trois étapes, NDLR), répéter les efforts, ce n'est pas un souci." De quoi mettre une pièce de plus dans la machine à rêve du cyclisme français, qui cherche toujours un successeur à Bernard Hinault (1985) sur les routes du Tour de France, même si rien ne dit à ce stade qu'il s'alignera dès cette saison. Plus précoce que "Pogi" et Jonas Vingegaard et au moins autant que Remco Evenepoel, vainqueur à 19 ans de la Clasica San Sebastian, Seixas peut légitimement viser un Monument dans un futur proche. "C'est impressionnant, il casse les limites, il nous surprendra tous les jours", s'émerveille son lieutenant Nicolas Prodhomme. "Le niveau est haut mais il y a deux ans, il avait beaucoup de trucs à améliorer, il a beaucoup progressé sur plein de trucs. Il a encore une marge de progression." Notamment au niveau de la puissance, reconnaît le principal intéressé, pour conquérir, entre autres, cette course née en 1892, soit 114 ans avant lui. Mais "il n'y a aucune certitude dans la vie", affirme-t-il avec une assurance rare pour son âge. "Tant qu'on ne l'a pas fait, on ne l'a pas fait. C'est tout. Maintenant que j'ai fait deuxième, la prochaine ambition sera de gagner un monument." Il a de quoi y croire.

26.04.2026 à 20:31

Liège-Bastogne-Liège: Continuons à "gagner jusqu'à ce que Seixas nous détruise tous", dit Pogacar

FRANCE24
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"Voir Paul entrer dans un peloton aussi relevé à un si bon niveau déjà à 19 ans, ça motive tous les autres à continuer de progresser", a souligné le Slovène. "Parce que, encore une fois, il n'a que 19 ans, et normalement, le corps est au sommet de sa forme physique entre 26 et 30 ans", a ajouté le coureur de 27 ans. "Donc, on verra bien. On va continuer de travailler dur pour essayer de le battre ces prochaines années et de gagner autant que possible... jusqu'à ce qu'il nous détruise tous !", s'est ensuite inquiété le champion du monde à sa descente de podium. Paul Seixas a été le seul coureur à résister à "Pogi" lorsque ce dernier à attaqué dans la Côte de La Redoute. "Au sommet, il est revenu à ma hauteur et je me suis dit +D'accord, il est vraiment impressionnant+", a raconté le leader de la formation UAE qui a dû attendre la dernière difficulté du parcours, la Roche-aux-Faucons située à 14 kilomètres de la ligne, pour décramponner Seixas. Troisième de la course, le Belge Remco Evenepoel a lui aussi été "impressionné" par le phénomène français. "Ce n'est même plus une surprise", a dit le double champion olympique qui, la veille encore, avait émis des doutes sur les capacités de Seixas à encaisser une course de 260 kilomètres. "Il n'a que 19 ans, Tadej et moi nous avons sans doute plus de coffre", avait dit le Belge. Dimanche, il a reconnu "la supériorité" du leader de Décathlon CMA CGM "qui (avec Pogacar) allait simplement trop vite".

26.04.2026 à 20:05

Ukraine: Zelensky accuse la Russie de "terrorisme nucléaire" 40 ans après Tchernobyl

FRANCE24
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Près du réacteur accidenté, le président ukrainien s'est recueilli devant le monument honorant les "liquidateurs", ces centaines de milliers de personnes qui ont nettoyé le site de la pire catastrophe nucléaire civile de l'histoire. En déclenchant l'invasion de l'Ukraine en février 2022, la Russie est "une nouvelle fois en train de mener le monde au bord d'une catastrophe provoquée par l'homme", a-t-il dit plus tôt sur les réseaux sociaux. Dû à des erreurs de conception et de manipulation, l'accident de la centrale --alors soviétique-- de Tchernobyl, le 26 avril 1986, à 80 kilomètres au nord de Kiev, est la pire catastrophe nucléaire civile de l'histoire. Le désastre a fait des milliers de morts au fil des années, exposé quelque 600.000 "liquidateurs" à de fortes doses de radiations, provoqué le déplacement de millions de civils et déclenché une montée des mouvements antinucléaires en Europe. La région autour de Tchernobyl offre aujourd'hui un spectacle de désolation avec des villes fantômes, des bâtiments en décomposition envahis par la végétation, des champs et forêts abandonnés, a constaté l'AFP. Sur le site lui-même, la situation reste précaire du fait des combats. En février 2025, un drone russe a percuté et endommagé une nouvelle coque de protection installée en 2016. Le chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, a appelé à ce que cette "nouvelle enceinte de confinement" soit réparée "dès que possible", une opération compliquée en raison de la guerre. "Laisser la situation en l'état est problématique", a-t-il dit lors d'une conférence de presse à Kiev. Si rien n'est fait, un effondrement incontrôlé du sarcophage, l'enveloppe interne construite à la hâte en 1986, pourrait accroître le risque de rejets de radioactivité, a averti Greenpeace dans un rapport mi-avril. "Mépris pour la vie humaine" "Le même mépris pour la vie humaine qui a caractérisé la réponse soviétique (en 1986, ndlr) se retrouve aujourd'hui, dans les frappes russes contre les villes ukrainiennes (et, ndlr) dans les installations nucléaires occupées", a dit la présidente moldave Maia Sandu, présente aux côtés de Zelensky devant le monument des "Héros de Tchernobyl". Moscou et Kiev s'accusent régulièrement de cibler une autre centrale nucléaire ukrainienne, celle de Zaporijjia, la plus grande en Europe, dans une zone aujourd'hui occupée par les troupes russes et dont les six réacteurs sont aujourd'hui à l'arrêt. "Quand le monde traite avec la Russie, chacun doit comprendre qu'il a affaire à une force absolument irresponsable et, à bien des égards, tout simplement insensée, qui doit être réellement contenue pour la sécurité de nous tous", a affirmé Volodymyr Zelensky. Le dirigeant ukrainien a aussi appelé à élargir les sanctions occidentales contre la Russie pour englober son industrie nucléaire. De son côté, l'agence nucléaire russe Rosatom a appelé à "tirer les leçons de cette expérience dans chacune des décisions que nous prenons aujourd'hui, afin d'éviter qu'une catastrophe similaire ne se reproduise". A Slavoutych, ville construite en 1986 à 120 kilomètres au nord de Kiev pour accueillir des déplacés, des habitants, certains en larmes, se sont rassemblés comme chaque année pour rendre hommage aux victimes. Vêtues de combinaisons blanches anti-radiation, représentant les "liquidateurs", des personnes ont déposé des bougies à terre, reconstituant le symbole de la radioactivité. "Nous vivons en état de guerre, mais ce n'est pas une raison pour oublier la catastrophe", a confié Olga Chevtchenko, une blogueuse de 27 ans, à l'AFP. L'énergie atomique ne doit être utilisée qu'à des fins pacifiques, a pour sa part lancé le pape Léon XIV à la fin de la traditionnelle prière dominicale au Vatican.

26.04.2026 à 19:21

Ligue des champions féminine: l'OL Lyonnes plombé à Arsenal

FRANCE24
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Les Françaises tenteront de renverser la vapeur le week-end prochain à domicile, avec dans le viseur la finale du 23 mai à Oslo, contre le FC Barcelone ou le Bayern Munich. Elles pourront trouver de l'inspiration du côté de leurs adversaires anglaises, celles-là mêmes qui les avait éliminées sur la route de la finale, l'an dernier, après avoir pourtant perdu la manche aller. "Le résultat paraît un peu cruel. Mais en même temps, on sait qu'on est capable de renverser ça à la maison. Il faut rester calme maintenant, récupérer, regarder ce qu'il faut améliorer pour le prochain match", a commenté l'attaquante Ada Hegerberg en zone mixte. "C'est le haut niveau, on ne va rien avoir gratuitement, donc il faut tout donner", ajouté la Ballon d'Or 2018, six fois championne d'Europe avec les Lyonnaises. Les Londoniennes, elles, ont mis tous les ingrédients qu'il fallait, dimanche, pour les faire douter, les faire craquer et les renverser devant les plus de 26.700 spectateurs recensés à l'Emirates. La gardienne de l'OL, Christiane Endler, a aussi bien aidé Arsenal dans sa tâche, avec une faute de main et une hésitation coupable qui ont coûté deux buts. Endler fautive En première période, les "Lyonnes" ont fait le dos rond durant les périodes de possession adverses (six tirs pour Arsenal) et griffé quand il le fallait, sur leur seule occasion recensée avant la mi-temps. La latérale gauche Sofie Svava a bien jailli pour récupérer le ballon près du rond central, Lily Yohannes l'a vite transmis à Jule Brand qui est allée crocheter la capitaine adverse, Kim Little, puis tromper d'un tir tranquille la gardienne Daphne van Domselaar (19e, 0-1). L'ailière allemande de 23 ans est un symbole du mercato hyper actif opéré l'été dernier pour revenir au sommet de la pyramide européenne. Mais Arsenal n'a pas du tout envie d'y être délogé et les Londoniennes l'ont démontré au cours d'une seconde période dynamique et agressive, où elles ont poussé les visiteuses dans leurs retranchements, et à la faute. Endler s'est d'abord trouée sur un coup franc peu puissant de Mariona Caldentley, qu'elle n'a pas réussi à capter et que sa défenseuse Ingrid Engen a tenté de dégager, en vain et dans ses propres filets (58e, 1-1). Les deux coéquipières ont été impliquées de nouveau sur le but suivant: la défenseuse norvégienne a voulu protéger le ballon pour que la gardienne chilienne vienne le récupérer, mais cette dernière a hésité et Olivia Smith en a profité (83e, 2-1). "C'est une grande dame, c'est une grande gardienne. On est derrière elle, elle est derrière nous, comme elle l'a été tellement fois avec ses arrêts extraordinaires. On perd ensemble et on gagne ensemble", l'a soutenue Hegerberg devant les journalistes. La Norvégienne ne s'avoue pas vaincue, en tout cas. "Ce n'est pas du tout fini", a-t-elle promis dans un sourire.

26.04.2026 à 18:35

Dimanche de démocratie à main levée en Suisse alémanique, une tradition séculaire

FRANCE24
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La "Landsgemeinde", ou Assemblée en plein air, a encore rassemblé cette année plusieurs milliers de personnes sous un soleil de plomb devant les façades colorées de la place centrale d'Appenzell, chef lieu du canton alémanique, qui compte quelque 17.000 habitants. Après un office religieux dans l'église paroissiale suivi d'une "marche pour la démocratie" à pas lent des édiles et magistrats vers la place principale, des milliers de citoyens se sont serrés - la plupart debout - dans un carré réservé aux votants. Pendant plusieurs heures, ils ont alors solennellement tranché à main levée les questions qui leur ont été soumises et élu leur gouvernement, ainsi que certains juges et fonctionnaires, sous les yeux de nombreux touristes et curieux. Ce vote traditionnel n'est pas secret, mais il conserve l'adhésion de la majorité. "Je crois que nous vivons dans une culture où l'on tolère cela", a expliqué à l'AFP l'avocate centriste Angela Koller, première femme élue "Landammann" l'année dernière, et réélue dimanche. - "Tolérance et respect" - "Je perçois beaucoup de tolérance et de respect au sein de la population, un respect pour les opinions divergentes et la nécessité d'en être conscient", a poursuivi l'édile de 42 ans, qui assurera ses fonctions alternativement avec Pius Federer, nouvel élu sans étiquette. Des référendums étaient également à l'ordre du jour avec notamment une révision de la loi sur la police, visant à renforcer ses moyens d'action, et un projet sur les pistes cyclables, qui ont été approuvés. Appenzell Rhodes-Intérieures est le dernier canton suisse, avec celui de Glaris, à pratiquer ce type de démocratie directe une fois par an. "Dans des grands cantons c'est clair que ce n'est plus possible, mais on voit ici la tradition de la démocratie et aussi la tradition autour de la Landsgemeinde qui est importante pour les gens qui habitent ici", a salué auprès de l'AFP le conseiller fédéral et ministre de la Défense Martin Pfister, un des invités d'honneur de cette journée citoyenne. "C'est bien d'avoir un accès direct à la parole, de pouvoir en discuter avec les gens et d'entendre les arguments sans détour", expliquait de son côté Ursulina, une électrice de 31 ans. Cette tradition remonte à 1403, quand seuls les hommes prêts à se battre pour défendre leur communauté avaient le droit de vote. Comme à l'accoutumée, une large majorité d'entre eux portait d'ailleurs l'épée dimanche. Les femmes, elles, ne sont autorisées à y participer que depuis 1991, soit plus de 20 ans après avoir obtenu le droit de vote aux élections fédérales suisses.
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