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04.05.2026 à 04:20

L'ancien maire de New York, Rudy Giuliani, hospitalisé dans un état "critique"

FRANCE 24
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L'ancien maire de New York Rudy Giuliani est hospitalisé dans "un état critique mais stable", a indiqué dimanche son porte-parole, sans préciser la nature des problèmes de santé de l'ex-avocat de 81 ans.
L'ancien maire de New York Rudy Giuliani est hospitalisé dans "un état critique mais stable", a indiqué dimanche son porte-parole, sans préciser la nature des problèmes de santé de l'ex-avocat de 81 ans.

04.05.2026 à 04:17

GameStop veut racheter eBay pour environ 56 milliards de dollars, pour concurrencer Amazon

FRANCE24
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Le groupe a précisé dans un communiqué avoir acquis progressivement, depuis le 4 février, des actions du site de vente et détenir actuellement une participation d'environ 5% dans son capital. Il offre 125 dollars par action, financés à parité sous forme d'actions et de numéraire, ce qui représente une prime de 46% sur la moyenne du cours depuis qu'il a commencé ses emplettes. "eBay devrait valoir davantage et vaudra davantage d'argent", a déclaré Ryan Cohen, patron du groupe, dans un entretien au Wall Street Journal publié dimanche peu avant l'annonce officielle. "Je pense à transformer eBay en quelque chose valant plusieurs centaines de milliards de dollars", a-t-il ajouté. Il a assuré disposer d'une lettre engageante de TD Bank, banque américaine filiale du groupe canadien TD Bank Group, portant sur un financement d'environ 20 milliards de dollars, sous forme d'émission de dette. Dans le communiqué, l'entreprise précise qu'elle disposait aussi d'environ 9,4 milliards de dollars de trésorerie propre au 31 janvier. Elle affirme pouvoir dégager 2 milliards de dollars en réduction de coûts annualisés dans les douze mois suivant la finalisation de la transaction: environ 1,2 milliard dans le département vente et marketing, environ 300 millions dans le développement de produits et environ 500 millions dans les dépenses administratives et de fonctionnement (financement, immobilier, informatique, etc). Cette réduction des coûts devrait, à elle seule, faire bondir le bénéfice net par action d'eBay à périmètre comparable de 4,26 dollars à 7,79 dollars dès la première année. Mais, a prévenu M. Cohen dans le WSJ, si la direction d'eBay n'est pas réceptive à son offre, il n'hésitera pas à se tourner directement vers les actionnaires. La prochaine assemblée générale du site de vente est prévue en juin mais la date limite pour soumettre des résolutions est dépassée, a relevé le WSJ. M. Cohen, qui est patron de GameStop depuis janvier 2021, deviendrait celui de la nouvelle entité, précise le communiqué, qui souligne que depuis son arrivée, le groupe est passé d'une perte nette de 381 millions de dollars en 2021 à un bénéfice net de 418 millions en 2025. Il est actionnaire de GameStop à hauteur d'environ 9% et, d'après le communiqué, il ne perçoit ni salaire, ni bonus et n'a pas de "parachute doré" prévu dans son contrat quand il quittera ses fonctions. A la clôture vendredi, la capitalisation boursière de GameStop atteignait 11,89 milliards de dollars et celle d'eBay 46,21 milliards.
Lire plus (418 mots)
Le groupe a précisé dans un communiqué avoir acquis progressivement, depuis le 4 février, des actions du site de vente et détenir actuellement une participation d'environ 5% dans son capital. Il offre 125 dollars par action, financés à parité sous forme d'actions et de numéraire, ce qui représente une prime de 46% sur la moyenne du cours depuis qu'il a commencé ses emplettes. "eBay devrait valoir davantage et vaudra davantage d'argent", a déclaré Ryan Cohen, patron du groupe, dans un entretien au Wall Street Journal publié dimanche peu avant l'annonce officielle. "Je pense à transformer eBay en quelque chose valant plusieurs centaines de milliards de dollars", a-t-il ajouté. Il a assuré disposer d'une lettre engageante de TD Bank, banque américaine filiale du groupe canadien TD Bank Group, portant sur un financement d'environ 20 milliards de dollars, sous forme d'émission de dette. Dans le communiqué, l'entreprise précise qu'elle disposait aussi d'environ 9,4 milliards de dollars de trésorerie propre au 31 janvier. Elle affirme pouvoir dégager 2 milliards de dollars en réduction de coûts annualisés dans les douze mois suivant la finalisation de la transaction: environ 1,2 milliard dans le département vente et marketing, environ 300 millions dans le développement de produits et environ 500 millions dans les dépenses administratives et de fonctionnement (financement, immobilier, informatique, etc). Cette réduction des coûts devrait, à elle seule, faire bondir le bénéfice net par action d'eBay à périmètre comparable de 4,26 dollars à 7,79 dollars dès la première année. Mais, a prévenu M. Cohen dans le WSJ, si la direction d'eBay n'est pas réceptive à son offre, il n'hésitera pas à se tourner directement vers les actionnaires. La prochaine assemblée générale du site de vente est prévue en juin mais la date limite pour soumettre des résolutions est dépassée, a relevé le WSJ. M. Cohen, qui est patron de GameStop depuis janvier 2021, deviendrait celui de la nouvelle entité, précise le communiqué, qui souligne que depuis son arrivée, le groupe est passé d'une perte nette de 381 millions de dollars en 2021 à un bénéfice net de 418 millions en 2025. Il est actionnaire de GameStop à hauteur d'environ 9% et, d'après le communiqué, il ne perçoit ni salaire, ni bonus et n'a pas de "parachute doré" prévu dans son contrat quand il quittera ses fonctions. A la clôture vendredi, la capitalisation boursière de GameStop atteignait 11,89 milliards de dollars et celle d'eBay 46,21 milliards.

04.05.2026 à 04:13

La Cour internationale de justice examine le litige frontalier entre le Guyana et le Venezuela

FRANCE24
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Les relations entre le petit pays anglophone et le Venezuela voisin sont électriques depuis une dizaine d'années, Caracas ayant relancé ses prétentions sur ce territoire de 160.000 km², soit les deux tiers de la superficie totale du Guyana. Riche en pétrole, l'Essequibo est administré par Georgetown depuis plus d'un siècle. Les audiences, qui se tiendront jusqu'au 11 mai, doivent se pencher en détail sur la validité de la sentence arbitrale du 3 octobre 1899 qui, à l'époque coloniale anglaise, avait établi la frontière entre les deux pays. Le Guyana défend la frontière établie en 1899 et demande à la CIJ de ratifier ce tracé. Le Venezuela, qui malgré sa présence aux audiences ne reconnaît pas la compétence de la CIJ dans cette affaire, invoque pour sa part un accord signé en 1966 avec le Royaume-Uni à Genève, avant l'indépendance du Guyana. Il défend le fleuve Essequibo, bien plus à l'est que la frontière actuelle, comme frontière naturelle, comme c'était le cas en 1777 à l'époque de la colonisation espagnole. Les tensions entre les deux pays d'Amérique du Sud se sont envenimées lorsque ExxonMobil a découvert en 2015 des gisements qui confèrent au Guyana, pays de 800.000 habitants, les réserves de pétrole brut per capita parmi les plus élevées au monde. Le premier tour de plaidoiries du Guyana aura lieu lundi, tandis que le Venezuela présentera ses arguments mercredi. Broche polémique La CIJ, qui siège à La Haye et règle les différends entre Etats, avait confirmé après des audiences préalables en 2020 sa compétence dans l'affaire, introduite par le Guyana en 2018. Fin 2023, la Cour avait sommé en vain le Venezuela de "s'abstenir d'entreprendre toute action qui modifierait la situation prévalant dans le territoire en litige" à l'approche d'un référendum relatif à la création d'un nouvel Etat vénézuélien, la "Guayana Esequiba", incluant le territoire contesté. Le tribunal avait réitéré cet ordre en mai 2025 et enjoint au Venezuela de "s'abstenir d'organiser des élections, ou de se préparer à organiser des élections" dans cette région. Caracas avait catégoriquement rejeté cette sommation, organisant pour la première fois un vote pour désigner des représentants de l'Essequibo. Les appels répétés du président vénézuélien déchu, Nicolas Maduro, en faveur d'une annexion du territoire ont fait craindre un conflit armé. Le président réélu du Guyana, Irfaan Ali, a déclaré en février que son pays était toujours en état d'alerte face à "la menace" posée par le Venezuela sur l'Essequibo, y compris après la capture le 3 janvier de Nicolas Maduro par les Etats-Unis. Une broche dorée portée par la présidente vénézuélienne par intérim, Delcy Rodriguez, et représentant la carte de son pays incluant l'Essequibo, a débouché la semaine dernière sur une polémique diplomatique. Celle qui a succédé à Nicolas Maduro était notamment responsable du dossier de l'Essequibo devant la CIJ.
Texte intégral (516 mots)
Les relations entre le petit pays anglophone et le Venezuela voisin sont électriques depuis une dizaine d'années, Caracas ayant relancé ses prétentions sur ce territoire de 160.000 km², soit les deux tiers de la superficie totale du Guyana. Riche en pétrole, l'Essequibo est administré par Georgetown depuis plus d'un siècle. Les audiences, qui se tiendront jusqu'au 11 mai, doivent se pencher en détail sur la validité de la sentence arbitrale du 3 octobre 1899 qui, à l'époque coloniale anglaise, avait établi la frontière entre les deux pays. Le Guyana défend la frontière établie en 1899 et demande à la CIJ de ratifier ce tracé. Le Venezuela, qui malgré sa présence aux audiences ne reconnaît pas la compétence de la CIJ dans cette affaire, invoque pour sa part un accord signé en 1966 avec le Royaume-Uni à Genève, avant l'indépendance du Guyana. Il défend le fleuve Essequibo, bien plus à l'est que la frontière actuelle, comme frontière naturelle, comme c'était le cas en 1777 à l'époque de la colonisation espagnole. Les tensions entre les deux pays d'Amérique du Sud se sont envenimées lorsque ExxonMobil a découvert en 2015 des gisements qui confèrent au Guyana, pays de 800.000 habitants, les réserves de pétrole brut per capita parmi les plus élevées au monde. Le premier tour de plaidoiries du Guyana aura lieu lundi, tandis que le Venezuela présentera ses arguments mercredi. Broche polémique La CIJ, qui siège à La Haye et règle les différends entre Etats, avait confirmé après des audiences préalables en 2020 sa compétence dans l'affaire, introduite par le Guyana en 2018. Fin 2023, la Cour avait sommé en vain le Venezuela de "s'abstenir d'entreprendre toute action qui modifierait la situation prévalant dans le territoire en litige" à l'approche d'un référendum relatif à la création d'un nouvel Etat vénézuélien, la "Guayana Esequiba", incluant le territoire contesté. Le tribunal avait réitéré cet ordre en mai 2025 et enjoint au Venezuela de "s'abstenir d'organiser des élections, ou de se préparer à organiser des élections" dans cette région. Caracas avait catégoriquement rejeté cette sommation, organisant pour la première fois un vote pour désigner des représentants de l'Essequibo. Les appels répétés du président vénézuélien déchu, Nicolas Maduro, en faveur d'une annexion du territoire ont fait craindre un conflit armé. Le président réélu du Guyana, Irfaan Ali, a déclaré en février que son pays était toujours en état d'alerte face à "la menace" posée par le Venezuela sur l'Essequibo, y compris après la capture le 3 janvier de Nicolas Maduro par les Etats-Unis. Une broche dorée portée par la présidente vénézuélienne par intérim, Delcy Rodriguez, et représentant la carte de son pays incluant l'Essequibo, a débouché la semaine dernière sur une polémique diplomatique. Celle qui a succédé à Nicolas Maduro était notamment responsable du dossier de l'Essequibo devant la CIJ.

04.05.2026 à 04:11

Boeing de nouveau au tribunal, en lien avec le crash d'Ethiopian Airlines

FRANCE24
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Sur les dizaines de plaintes déposées au civil contre l'avionneur à la suite de cet accident, la quasi-totalité ont été réglées par des accords conclus avant l'ouverture d'un procès. Il en reste désormais moins d'une poignée, dont celle concernant Samya Stumo. La jeune femme était en route pour sa première mission avec l'ONG ThinkWell, pour laquelle elle venait de commencer à travailler comme analyste. "Samya était une étoile montante de la cause pour améliorer la santé mondiale et le développement", indique l'ONG dans un hommage publié sur son site internet. Elle devait se rendre au Kenya et en Ouganda dans le cadre d'une initiative financée par la Fondation Bill et Melinda Gates destinée à améliorer l'accès aux soins médicaux dans six pays d'Afrique et d'Asie. Mais elle voyageait le 10 mars 2019 à bord du 737 MAX 8 effectuant le vol ET302, qui s'est écrasé peu après son décollage d'Addis Abeba. Boeing a admis dès 2019 qu'un logiciel antidécrochage avait contribué à cet accident, ainsi qu'à celui d'un 737 MAX 8 de la compagnie indonésienne Lion Air le 29 octobre 2018. Ces accidents ont fait 346 morts au total. Des proches de 155 victimes de l'accident d'Ethiopian ont déposé plainte au civil pour mort injustifiée et négligence, entre autres. Toutes ont été centralisées devant le juge fédéral Jorge Alonso à Chicago. A ce stade, seuls deux procès ont effectivement commencé. Au terme du tout premier, en novembre 2025, le jury a octroyé 28,45 millions de dollars d'indemnisation au veuf d'une victime. Le second, en janvier, a été interrompu après un accord hors tribunal au soir du second jour. Après cet accord, des plaintes d'ayants droit de quatre victimes restaient encore ouvertes, dont celle concernant Samya Stumo. Deux semaines Le procès Stumo devrait durer jusqu'au 15 mai, d'après une audience préparatoire le 28 avril. La sélection du jury est prévue lundi et mardi, et les déclarations liminaires des avocats mercredi matin. Ces procès au civil n'ont pas vocation à attribuer des responsabilités mais à déterminer la compensation financière des proches. D'après un journal local, Samya Stumo était entrée à l'université du Massachusetts Amherst à seulement 17 ans pour des études d'anthropologie et d'espagnol, après avoir effectué sa dernière année de lycée au Pérou. Elle est ensuite retournée au Pérou pour un programme de recherche sur la santé des indigènes dans les Andes, avant d'aller faire des études de santé à Copenhague et à Barcelone. Depuis son décès, sa mère Nadia Milleron milite pour améliorer la sécurité aérienne. Nièce de l'ancien candidat écologiste à la présidentielle américaine Ralph Nader, elle est actuellement candidate indépendante pour siéger au Congrès du Massachusetts. Son père, Michael Stumo, travaille au Bureau du budget de la Maison Blanche (OMB) depuis février 2025, après avoir été patron pendant dix-huit ans de la Coalition pour une Amérique prospère (CPA), organisation soutenant le protectionnisme. Les parents, tous deux avocats, ainsi que les deux frères de la victime ont prévu de témoigner au procès. Le prochain procès est fixé au 3 août, au sujet du décès de Michael Ryan, un ingénieur irlandais du Programme alimentaire mondial (PAM) de l'ONU. De nombreuses victimes du vol d'Ethiopian se rendaient à l'Assemblée des Nations unies pour l'environnement (ANUE) à Nairobi. Concernant l'accident de Lion Air, toutes les plaintes ont abouti à des ententes entre parties. La dernière, qui concernait le seul étranger du vol, un Italien de 26 ans, a été trouvée fin février. Après moult rebondissements depuis 2021, un juge du Texas a ordonné le 6 novembre 2025 l'abandon des poursuites pénales contre Boeing pour les deux accidents.
Texte intégral (640 mots)
Sur les dizaines de plaintes déposées au civil contre l'avionneur à la suite de cet accident, la quasi-totalité ont été réglées par des accords conclus avant l'ouverture d'un procès. Il en reste désormais moins d'une poignée, dont celle concernant Samya Stumo. La jeune femme était en route pour sa première mission avec l'ONG ThinkWell, pour laquelle elle venait de commencer à travailler comme analyste. "Samya était une étoile montante de la cause pour améliorer la santé mondiale et le développement", indique l'ONG dans un hommage publié sur son site internet. Elle devait se rendre au Kenya et en Ouganda dans le cadre d'une initiative financée par la Fondation Bill et Melinda Gates destinée à améliorer l'accès aux soins médicaux dans six pays d'Afrique et d'Asie. Mais elle voyageait le 10 mars 2019 à bord du 737 MAX 8 effectuant le vol ET302, qui s'est écrasé peu après son décollage d'Addis Abeba. Boeing a admis dès 2019 qu'un logiciel antidécrochage avait contribué à cet accident, ainsi qu'à celui d'un 737 MAX 8 de la compagnie indonésienne Lion Air le 29 octobre 2018. Ces accidents ont fait 346 morts au total. Des proches de 155 victimes de l'accident d'Ethiopian ont déposé plainte au civil pour mort injustifiée et négligence, entre autres. Toutes ont été centralisées devant le juge fédéral Jorge Alonso à Chicago. A ce stade, seuls deux procès ont effectivement commencé. Au terme du tout premier, en novembre 2025, le jury a octroyé 28,45 millions de dollars d'indemnisation au veuf d'une victime. Le second, en janvier, a été interrompu après un accord hors tribunal au soir du second jour. Après cet accord, des plaintes d'ayants droit de quatre victimes restaient encore ouvertes, dont celle concernant Samya Stumo. Deux semaines Le procès Stumo devrait durer jusqu'au 15 mai, d'après une audience préparatoire le 28 avril. La sélection du jury est prévue lundi et mardi, et les déclarations liminaires des avocats mercredi matin. Ces procès au civil n'ont pas vocation à attribuer des responsabilités mais à déterminer la compensation financière des proches. D'après un journal local, Samya Stumo était entrée à l'université du Massachusetts Amherst à seulement 17 ans pour des études d'anthropologie et d'espagnol, après avoir effectué sa dernière année de lycée au Pérou. Elle est ensuite retournée au Pérou pour un programme de recherche sur la santé des indigènes dans les Andes, avant d'aller faire des études de santé à Copenhague et à Barcelone. Depuis son décès, sa mère Nadia Milleron milite pour améliorer la sécurité aérienne. Nièce de l'ancien candidat écologiste à la présidentielle américaine Ralph Nader, elle est actuellement candidate indépendante pour siéger au Congrès du Massachusetts. Son père, Michael Stumo, travaille au Bureau du budget de la Maison Blanche (OMB) depuis février 2025, après avoir été patron pendant dix-huit ans de la Coalition pour une Amérique prospère (CPA), organisation soutenant le protectionnisme. Les parents, tous deux avocats, ainsi que les deux frères de la victime ont prévu de témoigner au procès. Le prochain procès est fixé au 3 août, au sujet du décès de Michael Ryan, un ingénieur irlandais du Programme alimentaire mondial (PAM) de l'ONU. De nombreuses victimes du vol d'Ethiopian se rendaient à l'Assemblée des Nations unies pour l'environnement (ANUE) à Nairobi. Concernant l'accident de Lion Air, toutes les plaintes ont abouti à des ententes entre parties. La dernière, qui concernait le seul étranger du vol, un Italien de 26 ans, a été trouvée fin février. Après moult rebondissements depuis 2021, un juge du Texas a ordonné le 6 novembre 2025 l'abandon des poursuites pénales contre Boeing pour les deux accidents.

04.05.2026 à 04:01

Audiovisuel: l'heure de la publication du rapport Alloncle, nouveaux litiges en vue

FRANCE24
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Au bout de six mois sous haute tension, la commission d'enquête de l'Assemblée nationale sur "la neutralité" et "le financement de l'audiovisuel public" a adopté de justesse ce rapport polémique il y a une semaine, par 12 voix contre 10, et huit abstentions. Le président de cette commission, Jérémie Patrier-Leitus (Horizons), s'est prononcé pour, afin que le document soit rendu public et que "les Français puissent juger des méthodes de l'extrême droite". Pour sa part, Charles Alloncle (UDR), qui redoutait une "censure", s'est félicité que soit assurée une "transparence sur l'utilisation de l'argent des Français". La publication du rapport pourrait être décalé de lundi soir à mardi matin, a-t-il indiqué à l'AFP, précisant ne pas être décisionnaire du moment de parution. La commission d'enquête avait été créée fin octobre par le groupe d'Eric Ciotti dans la foulée de l'affaire Legrand-Cohen, deux journalistes du service public accusés de connivence avec le Parti socialiste après la diffusion d'une vidéo. Nombre des quelque 80 recommandations du rapport Alloncle ont fuité. Elles soumettraient France Télévisions à une cure d'austérité. Le député préconise par exemple de supprimer la chaîne France 4 et France TV Slash, dédiées aux publics jeunes, pour "redéployer les moyens" sur une nouvelle offre diffusée sur France.tv et les réseaux sociaux. France 2 et France 5 seraient fusionnées au profit d'une "grande chaîne généraliste", tandis que franceinfo et France 24 seraient aussi refondues en une seule entité. Côté radio, il suggère de supprimer le Mouv', l'antenne de Radio France dédiée au hip hop. Enjeu pour 2027 L'ensemble des mesures d'économies se chiffre à plus d'un milliard d'euros, soit un quart des crédits alloués par l'État à l'audiovisuel public. La somme serait affectée à "l'entretien du patrimoine" de l'État et au désendettement du pays. Parmi ses autres mesures, M. Alloncle propose de soumettre les figures de la télévision et de la radio publiques à une stricte neutralité, et de revenir à la nomination des dirigeants de France Télévisions et Radio France par l'Elysée. Un "retour à l'ORTF", critique un député du bloc central. Charles Alloncle espère que les présidentes de France Télévisions et Radio France "se diront qu'il y a un certain nombre de recommandations" à appliquer. Sa "seule victoire" serait que, "demain, l'audiovisuel public se porte mieux et que, dans un an, notamment lors de la campagne de 2027, on se dise qu'il n'y a pas besoin de privatiser" ces entreprises, a-t-il lancé depuis le plateau de Cyril Hanouna sur W9, au soir du vote. Il n'a pas mis cette option d'une privatisation dans son rapport, qu'il a présenté à la cheffe des députés du parti d'extrême droite, Marine Le Pen. "Demain, à la tête du pays, nous engagerons la privatisation de l'audiovisuel public", a de son côté soutenu le président du RN, Jordan Bardella, à BFMTV. Le Rassemblement national, qui porte cette idée depuis plusieurs années, a lancé une pétition "pour soutenir l'ouverture d'un débat national". A l'opposé, les socialistes dénoncent dans le rapport Alloncle une série de "mensonges" et de "partis pris", quand les Insoumis pointent un "pamphlet idéologique". Outre les mesures avancées, le ton employé par l'élu UDR fait bondir à gauche et au-delà, comme durant les auditions agitées de la commission. Le rapport comporte "un certain nombre d'outrances, d'attaques personnelles", selon Erwan Balanant (MoDem). "Des personnes pourraient porter plainte pour diffamation", relève la socialiste Ayda Hadizadeh, mais Charles Alloncle est couvert par l'irresponsabilité parlementaire et ne pourrait être condamné. Plusieurs groupes politiques vont joindre leurs propres contributions au rapport. Les écologistes y taclent Charles Alloncle, qui devrait selon eux s'appliquer à lui-même "le principe de neutralité qu'il revendique". Les élus MoDem ont prévu un prochain "contre-rapport". De son côté, le gouvernement assure ne pas demeurer dans "le statu quo", après la suspension du projet de holding commune pour l'audiovisuel public que portait Rachida Dati quand elle était ministre de la Culture. Catherine Pégard, qui lui succède rue de Valois, reçoit lundi les patronnes de France Télévisions et Radio France. Elle a déclaré dimanche au Figaro vouloir une "accélération" des réformes de l'audiovisuel public tout en conservant une "grande ambition".
Texte intégral (748 mots)
Au bout de six mois sous haute tension, la commission d'enquête de l'Assemblée nationale sur "la neutralité" et "le financement de l'audiovisuel public" a adopté de justesse ce rapport polémique il y a une semaine, par 12 voix contre 10, et huit abstentions. Le président de cette commission, Jérémie Patrier-Leitus (Horizons), s'est prononcé pour, afin que le document soit rendu public et que "les Français puissent juger des méthodes de l'extrême droite". Pour sa part, Charles Alloncle (UDR), qui redoutait une "censure", s'est félicité que soit assurée une "transparence sur l'utilisation de l'argent des Français". La publication du rapport pourrait être décalé de lundi soir à mardi matin, a-t-il indiqué à l'AFP, précisant ne pas être décisionnaire du moment de parution. La commission d'enquête avait été créée fin octobre par le groupe d'Eric Ciotti dans la foulée de l'affaire Legrand-Cohen, deux journalistes du service public accusés de connivence avec le Parti socialiste après la diffusion d'une vidéo. Nombre des quelque 80 recommandations du rapport Alloncle ont fuité. Elles soumettraient France Télévisions à une cure d'austérité. Le député préconise par exemple de supprimer la chaîne France 4 et France TV Slash, dédiées aux publics jeunes, pour "redéployer les moyens" sur une nouvelle offre diffusée sur France.tv et les réseaux sociaux. France 2 et France 5 seraient fusionnées au profit d'une "grande chaîne généraliste", tandis que franceinfo et France 24 seraient aussi refondues en une seule entité. Côté radio, il suggère de supprimer le Mouv', l'antenne de Radio France dédiée au hip hop. Enjeu pour 2027 L'ensemble des mesures d'économies se chiffre à plus d'un milliard d'euros, soit un quart des crédits alloués par l'État à l'audiovisuel public. La somme serait affectée à "l'entretien du patrimoine" de l'État et au désendettement du pays. Parmi ses autres mesures, M. Alloncle propose de soumettre les figures de la télévision et de la radio publiques à une stricte neutralité, et de revenir à la nomination des dirigeants de France Télévisions et Radio France par l'Elysée. Un "retour à l'ORTF", critique un député du bloc central. Charles Alloncle espère que les présidentes de France Télévisions et Radio France "se diront qu'il y a un certain nombre de recommandations" à appliquer. Sa "seule victoire" serait que, "demain, l'audiovisuel public se porte mieux et que, dans un an, notamment lors de la campagne de 2027, on se dise qu'il n'y a pas besoin de privatiser" ces entreprises, a-t-il lancé depuis le plateau de Cyril Hanouna sur W9, au soir du vote. Il n'a pas mis cette option d'une privatisation dans son rapport, qu'il a présenté à la cheffe des députés du parti d'extrême droite, Marine Le Pen. "Demain, à la tête du pays, nous engagerons la privatisation de l'audiovisuel public", a de son côté soutenu le président du RN, Jordan Bardella, à BFMTV. Le Rassemblement national, qui porte cette idée depuis plusieurs années, a lancé une pétition "pour soutenir l'ouverture d'un débat national". A l'opposé, les socialistes dénoncent dans le rapport Alloncle une série de "mensonges" et de "partis pris", quand les Insoumis pointent un "pamphlet idéologique". Outre les mesures avancées, le ton employé par l'élu UDR fait bondir à gauche et au-delà, comme durant les auditions agitées de la commission. Le rapport comporte "un certain nombre d'outrances, d'attaques personnelles", selon Erwan Balanant (MoDem). "Des personnes pourraient porter plainte pour diffamation", relève la socialiste Ayda Hadizadeh, mais Charles Alloncle est couvert par l'irresponsabilité parlementaire et ne pourrait être condamné. Plusieurs groupes politiques vont joindre leurs propres contributions au rapport. Les écologistes y taclent Charles Alloncle, qui devrait selon eux s'appliquer à lui-même "le principe de neutralité qu'il revendique". Les élus MoDem ont prévu un prochain "contre-rapport". De son côté, le gouvernement assure ne pas demeurer dans "le statu quo", après la suspension du projet de holding commune pour l'audiovisuel public que portait Rachida Dati quand elle était ministre de la Culture. Catherine Pégard, qui lui succède rue de Valois, reçoit lundi les patronnes de France Télévisions et Radio France. Elle a déclaré dimanche au Figaro vouloir une "accélération" des réformes de l'audiovisuel public tout en conservant une "grande ambition".
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