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21.04.2026 à 21:25

Le futur festival de la BD d'Angoulême confié à l'organisateur des Francofolies

FRANCE24
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Le projet du groupe Morgane, porté par Marie Parisot, ex-cadre des éditions Dargaud et des Humanoïdes Associés, et Céline Bagot, fondatrice du Pop Women Festival à Reims, a été retenu mardi par l'Association pour le développement de la BD à Angoulême (ADBDA), missionnée par les pouvoirs publics après l'éviction de l'organisateur historique. La société 9e Art+, qui organisait le Festival international de la bande dessinée (FIBD) depuis deux décennies, avait été la cible d'une fronde massive de la part des auteurs de BD, très critiques de sa gestion. Le projet retenu, parmi quatre candidatures dont celle du groupe d'événementiel Côte Ouest, "répond aux attentes de l'ensemble de la filière en termes d'exigence artistique, de diversité des esthétiques" et "confirme la place centrale des autrices et auteurs", a fait valoir l'ADBDA dans un communiqué. Le groupe Morgane, créé en 1992, est aux manettes de deux festivals français de musique, les Francofolies de La Rochelle et le Printemps de Bourges. Il réunit plusieurs filiales de production audiovisuelle et événementielle, et emploie 140 salariés selon son site internet. Marie Parisot l'a intégré en janvier. Céline Bagot, elle, est une ancienne salariée de 9e Art+ et a longtemps œuvré, dans le passé, pour le FIBD. 9e Art+ dénonce aujourd'hui une "appropriation brutale" du rendez-vous charentais de la bande dessinée et a engagé une action en justice au civil, pour "parasitisme" et "concurrence déloyale", aux côtés de l'association FIBD qui détient les droits du festival d'Angoulême depuis sa création en 1974. Selon l'assignation, l'ADBDA, créée en 2017 après une précédente crise de gouvernance, cherche à "récupérer à son profit" l'évènement, l'un des plus grands au monde pour le secteur, alors que 9e Art+ en est l'organisateur, en droit, jusqu'en 2027 inclus. "Tentative de spoliation" Les requérantes réclament ainsi l'annulation de l'appel à projets et l'interdiction de "tout acte tendant à l'organisation" d'un événement alternatif l'an prochain, s'estimant victimes d'une "tentative de spoliation". Une audience, reportée la semaine dernière, est prévue le 20 mai à Angoulême. "Cette situation met en péril la tenue du FIBD en 2027 : une décision de justice favorable à l'association historique et son partenaire annulerait l'appel à projets et rendrait matériellement impossible l'organisation du Festival pour la deuxième année consécutive", ont réagi mardi soir la société 9e Art+ et l'association FIBD, qui restent "ouvertes à une solution négociée". La semaine dernière, elles en avaient appelé à la ministre de la Culture, Catherine Pégard, pour sortir de cette crise et éviter la "disparition" de l'évènement. Après une édition 2025 marquée par des polémiques, de nombreux auteurs et autrices avaient appelé au boycott du festival 2026, dénonçant une dérive mercantile et le licenciement, en 2024, d'une salariée de 9e Art+ qui venait de déposer plainte pour un viol survenu en marge de l'événement. Tandis que de grands noms de la BD se joignaient à la fronde, dont la lauréate du Grand Prix de la BD 2025 Anouk Ricard, éditeurs et financeurs publics ont fini par lâcher les organisateurs et l'édition 2026 a été annulée, pour la première fois depuis la création de l'événement en 1974 (hors période de Covid-19). Fin janvier dernier, il avait été remplacé par un "Grand Off" placé sous le signe de la gratuité dans la ville, fruit d'une volonté des auteurs de "se réapproprier" un festival où ils ne trouvaient plus leur place. Plus gros événement culturel du département de la Charente, le FIBD attirait jusqu'ici quelque 200.000 visiteurs à Angoulême, selon la municipalité, avec d'importantes retombées économiques pour le secteur de l'hôtellerie-restauration.

21.04.2026 à 21:11

Liban-Israël : des négociations directes "dans les semaines qui viennent" selon Ghassan Salamé

Stéphanie ANTOINE
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Des discussions sont attendues jeudi 23 avril entre le Liban et Israël à Washington. "C'est une réunion à un niveau ambassadorial, qui vise à étudier les aspects logistiques de la négociation, mais on n'est pas encore à un face à face entre deux délégations complètes de part et d'autre, cela devrait venir dans les semaines qui suivent", explique Ghassan Salamé, ministre libanais de la Culture dans un entretien sur France 24.
Texte intégral (645 mots)
Des discussions sont attendues jeudi 23 avril entre le Liban et Israël à Washington. "C'est une réunion à un niveau ambassadorial, qui vise à étudier les aspects logistiques de la négociation, mais on n'est pas encore à un face à face entre deux délégations complètes de part et d'autre, cela devrait venir dans les semaines qui suivent", explique Ghassan Salamé, ministre libanais de la Culture dans un entretien sur France 24.

21.04.2026 à 20:53

Décès du sculpteur animalier Michel Bassompierre

FRANCE24
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"Ses sculptures ont été exposées dans de nombreux lieux emblématiques, notamment à Paris, au Jardin des Plantes et sur le boulevard Haussmann, à New York, sur Park Avenue, à La Mamounia à Marrakech ou encore au musée océanographique de Monaco", a rappelé sa famille dans un communiqué transmis à l'AFP. "En investissant l’espace public, il souhaitait rendre l’art accessible à tous et susciter une prise de conscience autour de la beauté et de la fragilité du vivant", a-t-elle souligné. "Une chute sur la tête après un malaise l'a plongé dans un profond coma dont il ne pouvait sortir", a indiqué sa famille. De bronze ou de marbre, hautes de quelques centimètres ou de plusieurs mètres, les oeuvres de Michel Bassompierre - ours, gorilles, éléphants, chevaux ou pandas - se caractérisent par leurs formes rondes et épurées. "Le monde sauvage, le frère animal, m'a toujours attiré, là où il n'y a pas d'humains. Peut-être parce que je suis une bête sauvage sans le savoir", déclarait-il à l'AFP en 2025. Ses expositions sont souvent accompagnées de conférences où interviennent scientifiques et ONG, pour rappeler les menaces qui pèsent sur cette faune qu'il modelait. Né en mars 1948 d'une mère artiste et d'un père géologue, Michel Bassompierre avait grandi à Paris, et découvert le monde animal au Museum national d'histoire naturelle et au zoo de Vincennes. Il avait emménagé en Normandie adolescent et avait ensuite été formé aux Beaux-Arts de Rouen. Le comédien François Cluzet est un fervent admirateur de son oeuvre. "On regarde ces animaux et on les voit exister, vivre, même s'ils sont silencieux, même s'ils n'avancent pas; ils existent quand même et j'ai l'impression que dans leurs yeux, Bassompierre a mis toute son humilité, toute son humanité, toute sa bienveillance", avait déclaré l'acteur à l'AFP en 2025.
Lire plus (318 mots)
"Ses sculptures ont été exposées dans de nombreux lieux emblématiques, notamment à Paris, au Jardin des Plantes et sur le boulevard Haussmann, à New York, sur Park Avenue, à La Mamounia à Marrakech ou encore au musée océanographique de Monaco", a rappelé sa famille dans un communiqué transmis à l'AFP. "En investissant l’espace public, il souhaitait rendre l’art accessible à tous et susciter une prise de conscience autour de la beauté et de la fragilité du vivant", a-t-elle souligné. "Une chute sur la tête après un malaise l'a plongé dans un profond coma dont il ne pouvait sortir", a indiqué sa famille. De bronze ou de marbre, hautes de quelques centimètres ou de plusieurs mètres, les oeuvres de Michel Bassompierre - ours, gorilles, éléphants, chevaux ou pandas - se caractérisent par leurs formes rondes et épurées. "Le monde sauvage, le frère animal, m'a toujours attiré, là où il n'y a pas d'humains. Peut-être parce que je suis une bête sauvage sans le savoir", déclarait-il à l'AFP en 2025. Ses expositions sont souvent accompagnées de conférences où interviennent scientifiques et ONG, pour rappeler les menaces qui pèsent sur cette faune qu'il modelait. Né en mars 1948 d'une mère artiste et d'un père géologue, Michel Bassompierre avait grandi à Paris, et découvert le monde animal au Museum national d'histoire naturelle et au zoo de Vincennes. Il avait emménagé en Normandie adolescent et avait ensuite été formé aux Beaux-Arts de Rouen. Le comédien François Cluzet est un fervent admirateur de son oeuvre. "On regarde ces animaux et on les voit exister, vivre, même s'ils sont silencieux, même s'ils n'avancent pas; ils existent quand même et j'ai l'impression que dans leurs yeux, Bassompierre a mis toute son humilité, toute son humanité, toute sa bienveillance", avait déclaré l'acteur à l'AFP en 2025.

21.04.2026 à 20:51

"Manipulation" contre "consentement": ouverture des débats au nouveau procès Weinstein

FRANCE24
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Ce rendez-vous judiciaire porte sur l'accusation de viol en 2013 dans une chambre d'hôtel à Manhattan de l'aspirante actrice américaine Jessica Mann, sur laquelle un précédent jury n'était pas parvenu à un verdict en juin 2025. Un éventuel acquittement ne permettrait toutefois pas la libération du fondateur des studios Miramax, 74 ans, incarcéré dans le cadre d'autres procédures judiciaires. "Cette affaire se résume au pouvoir, au contrôle et à la manipulation", a déclaré dans son propos liminaire la procureure adjointe Candace White. Décrivant une victime présumée, alors âgée de 27 ans, peinant à "joindre les deux bouts", elle a raconté comment le producteur américain lui avait fait miroiter un rôle. La jeune femme, marquée par des mauvais traitements dans son enfance et une agression sexuelle, était la "cible idéale", a-t-elle ajouté face aux 12 jurés. "Contre-intuitif" "Cette affaire porte sur le consentement, sur le choix et le regret", a contré Jacob Kaplan, l'avocat de M. Weinstein. Il a mis en avant quatre années de contact entre eux, jusqu'aux accusations de violences sexuelles portées contre lui par d'autres actrices en 2017. Et a affirmé qu'ils entretenaient une relation sexuelle consentie, s'appuyant sur des courriels "affectueux et encourageants" qu'ils avaient échangés. M. Kaplan soutient que Jessica Mann a dissimulé ses liens avec le producteur parce "qu'elle ne voulait pas que les autres pensent qu'elle couchait pour réussir". "Dans cette affaire, sa parole (celle de la victime présumée) s'oppose à sa propre parole", a-t-il lancé. Pour tenter d'expliquer la relation entre Mme Mann et M. Weinstein, le parquet fera appel à un psychologue afin d'éclairer le comportement parfois "contre-intuitif" des victimes d'agression sexuelle. L'ex-magnat du cinéma, en costume sombre, a suivi avec attention les débats de la matinée. Lors de son précédent procès, en juin à Manhattan, il a été reconnu coupable d'agression sexuelle sur l'ancienne assistante de production Miriam Haley, forcée à subir un cunnilingus en 2006, et acquitté pour une agression sexuelle similaire présumée la même année sur la mannequin polonaise Kaja Sokola. Mais des tensions lors des délibérations du jury ont conduit le juge à déclarer nulle la procédure concernant Jessica Mann, ouvrant la voie à un nouveau jugement. Ce procès, qui a débuté le 14 avril devant la Cour suprême pénale de l'Etat de New York, n'efface pas les deux verdicts rendus, dont la condamnation dont M. Weinstein a fait appel. "Constamment menacé" Le producteur de "Pulp Fiction" et "Shakespeare in Love" a par ailleurs fait appel de sa condamnation en 2023 en Californie à 16 ans de prison pour le viol d'une actrice européenne il y a plus de dix ans. Au cours de son nouveau procès, il ne pourra pas être interrogé sur les faits ayant déjà donné lieu à un jugement, a décidé le magistrat en charge du dossier, Curtis Farber. Harvey Weinstein a remanié son équipe de défense, s'adjoignant les services de Jacob Kaplan et Marc Agnifilo, qui comptent parmi leurs clients Sean "Diddy" Combs, dans son procès pour trafic sexuel, et Luigi Mangione, accusé du meurtre d'un patron d'assurance. L'homme, dont la santé décline et qui se déplace en fauteuil roulant, s'inquiète de ne pas "tenir longtemps" dans la tristement célèbre prison new-yorkaise de Rikers Island. La plupart du temps à l'isolement, il a dit au magazine The Hollywood Reporter début mars être "constamment menacé et tourné en dérision". Plus de 80 femmes l'ont accusé de violences sexuelles. Sa première condamnation à 23 ans de prison, pour les faits concernant Miriam Haley et Jessica Mann, remonte à 2020 à New York - un procès qui a symbolisé une victoire pour le mouvement #MeToo. Une cour d'appel a annulé ce verdict en 2024 pour des raisons procédurales.
Texte intégral (646 mots)
Ce rendez-vous judiciaire porte sur l'accusation de viol en 2013 dans une chambre d'hôtel à Manhattan de l'aspirante actrice américaine Jessica Mann, sur laquelle un précédent jury n'était pas parvenu à un verdict en juin 2025. Un éventuel acquittement ne permettrait toutefois pas la libération du fondateur des studios Miramax, 74 ans, incarcéré dans le cadre d'autres procédures judiciaires. "Cette affaire se résume au pouvoir, au contrôle et à la manipulation", a déclaré dans son propos liminaire la procureure adjointe Candace White. Décrivant une victime présumée, alors âgée de 27 ans, peinant à "joindre les deux bouts", elle a raconté comment le producteur américain lui avait fait miroiter un rôle. La jeune femme, marquée par des mauvais traitements dans son enfance et une agression sexuelle, était la "cible idéale", a-t-elle ajouté face aux 12 jurés. "Contre-intuitif" "Cette affaire porte sur le consentement, sur le choix et le regret", a contré Jacob Kaplan, l'avocat de M. Weinstein. Il a mis en avant quatre années de contact entre eux, jusqu'aux accusations de violences sexuelles portées contre lui par d'autres actrices en 2017. Et a affirmé qu'ils entretenaient une relation sexuelle consentie, s'appuyant sur des courriels "affectueux et encourageants" qu'ils avaient échangés. M. Kaplan soutient que Jessica Mann a dissimulé ses liens avec le producteur parce "qu'elle ne voulait pas que les autres pensent qu'elle couchait pour réussir". "Dans cette affaire, sa parole (celle de la victime présumée) s'oppose à sa propre parole", a-t-il lancé. Pour tenter d'expliquer la relation entre Mme Mann et M. Weinstein, le parquet fera appel à un psychologue afin d'éclairer le comportement parfois "contre-intuitif" des victimes d'agression sexuelle. L'ex-magnat du cinéma, en costume sombre, a suivi avec attention les débats de la matinée. Lors de son précédent procès, en juin à Manhattan, il a été reconnu coupable d'agression sexuelle sur l'ancienne assistante de production Miriam Haley, forcée à subir un cunnilingus en 2006, et acquitté pour une agression sexuelle similaire présumée la même année sur la mannequin polonaise Kaja Sokola. Mais des tensions lors des délibérations du jury ont conduit le juge à déclarer nulle la procédure concernant Jessica Mann, ouvrant la voie à un nouveau jugement. Ce procès, qui a débuté le 14 avril devant la Cour suprême pénale de l'Etat de New York, n'efface pas les deux verdicts rendus, dont la condamnation dont M. Weinstein a fait appel. "Constamment menacé" Le producteur de "Pulp Fiction" et "Shakespeare in Love" a par ailleurs fait appel de sa condamnation en 2023 en Californie à 16 ans de prison pour le viol d'une actrice européenne il y a plus de dix ans. Au cours de son nouveau procès, il ne pourra pas être interrogé sur les faits ayant déjà donné lieu à un jugement, a décidé le magistrat en charge du dossier, Curtis Farber. Harvey Weinstein a remanié son équipe de défense, s'adjoignant les services de Jacob Kaplan et Marc Agnifilo, qui comptent parmi leurs clients Sean "Diddy" Combs, dans son procès pour trafic sexuel, et Luigi Mangione, accusé du meurtre d'un patron d'assurance. L'homme, dont la santé décline et qui se déplace en fauteuil roulant, s'inquiète de ne pas "tenir longtemps" dans la tristement célèbre prison new-yorkaise de Rikers Island. La plupart du temps à l'isolement, il a dit au magazine The Hollywood Reporter début mars être "constamment menacé et tourné en dérision". Plus de 80 femmes l'ont accusé de violences sexuelles. Sa première condamnation à 23 ans de prison, pour les faits concernant Miriam Haley et Jessica Mann, remonte à 2020 à New York - un procès qui a symbolisé une victoire pour le mouvement #MeToo. Une cour d'appel a annulé ce verdict en 2024 pour des raisons procédurales.

21.04.2026 à 20:51

Liban: Israël doit "renoncer à ses visées territoriales" dit Macron

FRANCE24
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La trêve en cours, qui arrive à échéance dimanche, "devra être étendue afin de permettre l'amorce d'une véritable dynamique de stabilisation", a dit M. Macron devant la presse au côté du Premier ministre libanais Nawaf Salam, reçu à l'Elysée. "Nous croyons dans un désarmement du Hezbollah par les Forces armées libanaises", que ce soit par la force ou la négociation, selon le "chemin" que choisiront les autorités de Beyrouth, a-t-il dit. "Aussi longtemps qu'il y a une force qui occupe le territoire libanais ou qui bombarde, elle affaiblit la capacité à désarmer le Hezbollah dans la durée", a-t-il mis en garde. La stabilisation implique que le Hezbollah "cesse de viser Israël et de prétendre se substituer à l'Etat dans l'exercice de ses prérogatives", mais aussi "qu'Israël renonce à ses visées territoriales et comprenne que la condition de sa sécurité est un État libanais fort, et non une politique du chaos", a-t-il insisté. Alors que les pays de l'Union européenne ne sont pas parvenus mardi à prendre de nouvelles sanctions contre Israël, en dépit des appels lancés en ce sens par plusieurs d'entre eux, dont l'Espagne, Emmanuel Macron a pour sa part temporisé. Il a reconnu une "interrogation légitime" sur la possibilité de suspendre l'accord d'association entre l'UE et Israël, si ce dernier "continue cette politique qui contrevient à son histoire", notamment au Liban. "Ce n'est pas dans le moment où, il y a quelques jours, Israël a accepté un cessez-le-feu pour le Liban et s'est engagé dans des discussions qu'il faut précipiter une confrontation", a toutefois estimé le président français. "Mais les choses ne peuvent pas continuer comme il y a quelques années, d'évidence", a-t-il ajouté, exhortant les autorités israéliennes à s'engager dans "une voie de respect de la souveraineté des États voisins et une voie de l'apaisement". Une nouvelle séance de discussions entre ambassadeurs des deux pays, sous médiation américaine, est prévue jeudi à Washington. Emmanuel Macron a par ailleurs assuré que la France était "prête à maintenir son engagement sur le terrain" après le départ de la Finul, la mission de l'ONU, programmé pour la fin de l'année, "aux côtés de ses partenaires les plus mobilisés, dans un cadre qu'il nous faudra définir ensemble". Constatant "avec joie et satisfaction que les Etats Unis d'Amérique se penchent sur le berceau libanais", il les a appelés à aider la France "à négocier une nouvelle résolution" pour reconduire la Finul ou en définir "une nouvelle version". Le chef du gouvernement libanais a également affirmé que son pays avait besoin "de 500 millions d'euros pour faire face à la crise humanitaire au cours des six prochains mois". Le chef de l'Etat français a, lui, promis de reprogrammer une conférence de soutien aux forces armées et aux forces de sécurité libanaises, initialement prévue début mars, dès que Beyrouth le jugera "utile".
Texte intégral (512 mots)
La trêve en cours, qui arrive à échéance dimanche, "devra être étendue afin de permettre l'amorce d'une véritable dynamique de stabilisation", a dit M. Macron devant la presse au côté du Premier ministre libanais Nawaf Salam, reçu à l'Elysée. "Nous croyons dans un désarmement du Hezbollah par les Forces armées libanaises", que ce soit par la force ou la négociation, selon le "chemin" que choisiront les autorités de Beyrouth, a-t-il dit. "Aussi longtemps qu'il y a une force qui occupe le territoire libanais ou qui bombarde, elle affaiblit la capacité à désarmer le Hezbollah dans la durée", a-t-il mis en garde. La stabilisation implique que le Hezbollah "cesse de viser Israël et de prétendre se substituer à l'Etat dans l'exercice de ses prérogatives", mais aussi "qu'Israël renonce à ses visées territoriales et comprenne que la condition de sa sécurité est un État libanais fort, et non une politique du chaos", a-t-il insisté. Alors que les pays de l'Union européenne ne sont pas parvenus mardi à prendre de nouvelles sanctions contre Israël, en dépit des appels lancés en ce sens par plusieurs d'entre eux, dont l'Espagne, Emmanuel Macron a pour sa part temporisé. Il a reconnu une "interrogation légitime" sur la possibilité de suspendre l'accord d'association entre l'UE et Israël, si ce dernier "continue cette politique qui contrevient à son histoire", notamment au Liban. "Ce n'est pas dans le moment où, il y a quelques jours, Israël a accepté un cessez-le-feu pour le Liban et s'est engagé dans des discussions qu'il faut précipiter une confrontation", a toutefois estimé le président français. "Mais les choses ne peuvent pas continuer comme il y a quelques années, d'évidence", a-t-il ajouté, exhortant les autorités israéliennes à s'engager dans "une voie de respect de la souveraineté des États voisins et une voie de l'apaisement". Une nouvelle séance de discussions entre ambassadeurs des deux pays, sous médiation américaine, est prévue jeudi à Washington. Emmanuel Macron a par ailleurs assuré que la France était "prête à maintenir son engagement sur le terrain" après le départ de la Finul, la mission de l'ONU, programmé pour la fin de l'année, "aux côtés de ses partenaires les plus mobilisés, dans un cadre qu'il nous faudra définir ensemble". Constatant "avec joie et satisfaction que les Etats Unis d'Amérique se penchent sur le berceau libanais", il les a appelés à aider la France "à négocier une nouvelle résolution" pour reconduire la Finul ou en définir "une nouvelle version". Le chef du gouvernement libanais a également affirmé que son pays avait besoin "de 500 millions d'euros pour faire face à la crise humanitaire au cours des six prochains mois". Le chef de l'Etat français a, lui, promis de reprogrammer une conférence de soutien aux forces armées et aux forces de sécurité libanaises, initialement prévue début mars, dès que Beyrouth le jugera "utile".
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