Après ce duel haletant, les Éléphants de Côte d'Ivoire, sacrés chez eux il y a deux ans au terme d'une improbable épopée, ne réitèreront pas un nouvel exploit au Maroc et ne réaliseront pas le doublé ardu qu'ils envisageaient.
Les Pharaons, toujours sur un fil dans le jeu, mais ne rompant jamais grâce à leur indéfectible foi en eux-mêmes, croient plus que jamais pouvoir améliorer leur record de sept Coupes d'Afrique obtenue en en glanant une huitième.
Il leur faudra venir à bout d'un des deux favoris de la compétition, le Sénégal, ses mousquetaires trentenaires et sa pépite parisienne Ibrahim Mbaye, mais ils sont déjà parvenus à museler l'Ivoirien Amad Diallo, l'arme fatale des Éléphants.
Non sans mal dans ce quart de finale haletant que l'abnégation ivoirienne a rendu indécis jusqu'au bout. Les hommes d'Emerse Faé, capables de renverser des montagnes se sont cette fois trop compliqué la tâche.
Et l’Égypte n'en demandait pas tant. Après une perte de balle de Franck Kessié, le capitaine ivoirien, une passe lumineuse d'Eman Ashour et une deuxième erreur défensive de Odilon Kossounou, Omar Marmoush a ajusté Yahia Fofana et parfaitement lancé les Pharaons (1-0, 4e).
Dès lors, le plan de jeu était écrit: la Côte d'Ivoire devrait aller chercher les partenaires de Mohamed Salah, parfaitement en place.
Les Égyptiens, arc-boutés dans leur camp, sans être réellement mis en danger, se contenteraient de miettes, laissant les Éléphants s'épuiser avec le ballon.
Une fin irrespirable
Le stratagème a fonctionné plus que de raison quand Guéla Doué, pas vraiment en danger a manqué sa tête en direction de Fofana son gardien, concédant un corner pas franchement indispensable: Salah, très discret jusque-là a déposé le ballon sur la tête de Rami Rabia (2-0, 32e).
Le capitaine égyptien qui ne dispose plus de ses jambes de vingt ans, possède encore un bon coup de patte et sait surtout se montrer décisif au bon moment.
Alors que la Côte d'Ivoire, grâce aux coups de boutoir, côté gauche, de Yan Diomandé pensait avoir fait le plus dur en revenant au score juste avant la mi-temps après un but contre son camp d'Ahmed Fatouh (2-1, 40e), l'ailier de Liverpool lui a remis la tête dans le seau dès le retour des vestiaires.
Sur un nouveau service lumineux d'Ashour, Salah a devancé Guislain Konan et enchaîné un extérieur pied gauche pour battre Fofana (3-1, 52e).
Un but de Guéla Doué sur un service de Diallo, duo ivoirien si efficace pendant le tournoi (3-2, 73e), a entretenu l'espoir et rendu les 20 dernières minutes de la rencontre assez irrespirables, mais il était trop tard.
Attendu de toute l'Angleterre, le retour de Salah à Liverpool, d'où il est parti fâché, va encore devoir attendre quelques jours: les Egyptiens prolongent leur séjour marocain.
Texte intégral (508 mots)
Après ce duel haletant, les Éléphants de Côte d'Ivoire, sacrés chez eux il y a deux ans au terme d'une improbable épopée, ne réitèreront pas un nouvel exploit au Maroc et ne réaliseront pas le doublé ardu qu'ils envisageaient.
Les Pharaons, toujours sur un fil dans le jeu, mais ne rompant jamais grâce à leur indéfectible foi en eux-mêmes, croient plus que jamais pouvoir améliorer leur record de sept Coupes d'Afrique obtenue en en glanant une huitième.
Il leur faudra venir à bout d'un des deux favoris de la compétition, le Sénégal, ses mousquetaires trentenaires et sa pépite parisienne Ibrahim Mbaye, mais ils sont déjà parvenus à museler l'Ivoirien Amad Diallo, l'arme fatale des Éléphants.
Non sans mal dans ce quart de finale haletant que l'abnégation ivoirienne a rendu indécis jusqu'au bout. Les hommes d'Emerse Faé, capables de renverser des montagnes se sont cette fois trop compliqué la tâche.
Et l’Égypte n'en demandait pas tant. Après une perte de balle de Franck Kessié, le capitaine ivoirien, une passe lumineuse d'Eman Ashour et une deuxième erreur défensive de Odilon Kossounou, Omar Marmoush a ajusté Yahia Fofana et parfaitement lancé les Pharaons (1-0, 4e).
Dès lors, le plan de jeu était écrit: la Côte d'Ivoire devrait aller chercher les partenaires de Mohamed Salah, parfaitement en place.
Les Égyptiens, arc-boutés dans leur camp, sans être réellement mis en danger, se contenteraient de miettes, laissant les Éléphants s'épuiser avec le ballon.
Une fin irrespirable
Le stratagème a fonctionné plus que de raison quand Guéla Doué, pas vraiment en danger a manqué sa tête en direction de Fofana son gardien, concédant un corner pas franchement indispensable: Salah, très discret jusque-là a déposé le ballon sur la tête de Rami Rabia (2-0, 32e).
Le capitaine égyptien qui ne dispose plus de ses jambes de vingt ans, possède encore un bon coup de patte et sait surtout se montrer décisif au bon moment.
Alors que la Côte d'Ivoire, grâce aux coups de boutoir, côté gauche, de Yan Diomandé pensait avoir fait le plus dur en revenant au score juste avant la mi-temps après un but contre son camp d'Ahmed Fatouh (2-1, 40e), l'ailier de Liverpool lui a remis la tête dans le seau dès le retour des vestiaires.
Sur un nouveau service lumineux d'Ashour, Salah a devancé Guislain Konan et enchaîné un extérieur pied gauche pour battre Fofana (3-1, 52e).
Un but de Guéla Doué sur un service de Diallo, duo ivoirien si efficace pendant le tournoi (3-2, 73e), a entretenu l'espoir et rendu les 20 dernières minutes de la rencontre assez irrespirables, mais il était trop tard.
Attendu de toute l'Angleterre, le retour de Salah à Liverpool, d'où il est parti fâché, va encore devoir attendre quelques jours: les Egyptiens prolongent leur séjour marocain.