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19.03.2026 à 09:27

Le pétrole bondit après les attaques d'infrastructures énergétiques, repli des Bourses en Asie

FRANCE24
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Le pétrole bondit à nouveau, le spectre de l'escalade Vers 06H30 GMT, le baril de West Texas Intermediate (WTI), référence du marché américain, prenait 1,06% à 97,34 dollars. Mais le baril de Brent de la mer du Nord, référence du marché mondial, s'envolait de 5,57% à 113,33 dollars, atteignant des niveaux plus vus depuis le 9 mars. Le marché reste suspendu aux développements du conflit au Moyen-Orient, alarmé par les frappes sur les infrastructures énergétiques susceptibles de perturber durablement l'offre de brut. La compagnie énergétique publique du Qatar a ainsi fait état jeudi d'incendies et de nouveaux "dommages considérables" sur le complexe gazier de Ras Laffan, après de nouvelles attaques de missiles à l'aube sur ce site majeur de production de gaz naturel liquéfié (GNL). Donald Trump a menacé de détruire le champ gazier iranien de South Pars en cas de nouvelle attaque de l'Iran contre les installations gazières au Qatar. Selon la télévision d'Etat iranienne, Israël a déjà frappé avec les Etats-Unis le site de South Pars/North Dome, la plus grande réserve de gaz connue au monde, partagée par l'Iran et le Qatar. "Le flux d'actualités est multiforme. Les titres de presse faisant état d'attaques contre des installations énergétiques iraniennes, des sites au Bahreïn et la plus grande usine de gaz naturel liquéfié au monde située au Qatar ont tous eu un impact sur les marchés de l'énergie", observe Chris Weston, du courtier Pepperstone. Et "le contrôle du détroit d'Ormuz demeure crucial pour la dynamique des prix du pétrole et du gaz, les efforts du président Trump pour rallier ses alliés à la sécurisation de cette voie maritime n'ont jusqu'à présent eu qu'un impact limité", complète Lloy Chan, de la banque MUFG. La paralysie de ce passage stratégique, par où transite d'ordinaire un cinquième du commerce mondial de pétrole brut et de gaz naturel liquéfié, se poursuit. Rechute des Bourses en Asie, la BoJ surveillée A la Bourse de Tokyo, l'indice vedette Nikkei a clôturé en chute de 3,37% à 53.372,53 points. A Séoul, l'indice phare Kospi a lâché 2,73%. Sydney a reculé de 1,65%, Taipei de 1,92%. L'indice hongkongais Hang Seng perdait 1,85% vers 06H30 GMT. Les Bourses asiatiques sont retombées dans le rouge après avoir esquissé un net rebond ces dernières séances, dans la foulée du repli de Wall Street mercredi. Au Japon, "l'attention se tourne ce jeudi vers la réunion de politique monétaire de la Banque du Japon (BoJ) et un sommet" entre la Première ministre Sanae Takaichi et le président américain Donald Trump à Washington, notaient les experts de Tokai Tokyo Intelligence. "Le rythme de progression (de l'inflation) devrait être tiré à la hausse, sous l'effet de la récente augmentation des cours du pétrole brut", a prévenu jeudi la Banque du Japon, tout en laissant ses taux inchangés. "À court terme, la hausse des cours de l'énergie fera grimper l'inflation globale", avait déjà averti mercredi le patron de la Réserve fédérale américaine (Fed), Jerome Powell. "L'effervescence et le climat général d'aversion au risque devraient se traduire par une séance dynamique en Asie (...) Il ne fait guère de doute que la hausse des prix du pétrole commence à exercer un impact plus large" sur l'économie et les marchés, note M. Weston. "Par ailleurs, compte tenu de la volatilité ambiante, le risque lié aux actualités et aux titres de presse demeure omniprésent", insiste-t-il. L'or trébuche à nouveau, le dollar stable L'or s'enfonçait à nouveau, lâchant 0,81% à 4.778 dollars l'once vers 06H30 GMT, restant sous forte pression en dépit de son traditionnel statut de valeur refuge. La combinaison d'un dollar plus fort et de rendements obligataires américains en hausse pèse sur le métal jaune, que les investisseurs vendent pour se procurer des liquidités. La monnaie japonaise se stabilisait à 159,71 yens pour un dollar.

19.03.2026 à 09:24

Municipales 2026 : avec ou sans LFI, les paris de la gauche pour le second tour

Romain BRUNET
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De nombreux candidats socialistes ou écologistes ont choisi de s'allier localement avec des candidats Insoumis en vue du second tour des élections municipales dimanche, en dépit de la mise au ban, ces dernières semaines, du parti de Jean-Luc Mélenchon par le reste de la gauche. D'autres en revanche, plus en phase avec la ligne de Raphaël Glucksmann, ont fait le pari, parfois risqué, de refuser la main tendue par LFI.
Texte intégral (682 mots)
De nombreux candidats socialistes ou écologistes ont choisi de s'allier localement avec des candidats Insoumis en vue du second tour des élections municipales dimanche, en dépit de la mise au ban, ces dernières semaines, du parti de Jean-Luc Mélenchon par le reste de la gauche. D'autres en revanche, plus en phase avec la ligne de Raphaël Glucksmann, ont fait le pari, parfois risqué, de refuser la main tendue par LFI.

19.03.2026 à 09:09

"Du moment que le RN ne passe pas!", à Avignon, la fusion des gauches ne braque qu'à droite

FRANCE24
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A l'intérieur des remparts de la Cité des papes, dans une rue commerçante et passante, Bernadette Deschamps, retraitée, "séduite" par l'ancien journaliste, "une surprise", se rendra à son appel à se mobiliser pour que la ville "ne tombe pas aux mains de LFI", selon les mots du candidat. Elle qui n'a "jamais voté à gauche" explique "être contre les extrêmes" et la fusion des listes menées par le PS et LFI l'a renforcée dans ses convictions. Moktar, 55 ans, sort d'une boulangerie du quartier prioritaire des Olivades quand il apprend la nouvelle: "Ils ont fusionné LFI et le PS?", et réagit dans un haussement d'épaules: "du moment que le RN ne passe pas!". C'est ici, loin de l'intra-muros, qu'une quinzaine de militants de la nouvelle liste "ensemble et solidaires", rassemblant du PS à LFI, en passant par Génération.s, ont choisi de tracter ensemble. Au pied des immeubles de logements sociaux, où des points de deal sont signalés par des tags sur les façades dégradées, les CRS patrouillent activement et fouillent les sacoches d'un groupe d'adolescents. Quand les militants frappent aux portes, on leur ouvre avec méfiance, mais le discours de "justice sociale" de la "seule liste de gauche qui reste" passe bien. "Je comprends pas trop, vous n'étiez pas d'accord et maintenant vous fusionnez?" demande cependant une jeune femme. "Mais ok, l'essentiel c'est que la gauche gagne", conclut-t-elle. Quasi-égalité sur la liste Avignon, capitale mondiale du théâtre un mois par an, est aussi une ville très pauvre, dont 70% des habitants sont éligibles à un logement social. La fusion "technique" des listes de la LFI Mathilde Louvain et du socialiste David Fournier, ex-adjoint de la maire sortante PS qui ne s'est pas représentée, s'est imposée au soir des résultats. Les deux ont fini à moins d'un point d'écart, 19,03% pour elle et 19,89% pour lui. "On a respecté le choix des Avignonnais", assure David Fournier, en constituant une liste à quasi-égalité entre les deux anciens rivaux. Parmi les 18 candidats éligibles présentés par Mathilde Louvain, cette dernière insiste: "il y a moins de 10 LFI, qui constitueront un groupe autonome". Pas "dans l'opposition", précise la trentenaire, "mais on garde la liberté de voter contre le budget s'il n'est pas à la hauteur du projet qu'on défend". La fusion a fait des remous et certains ont préféré se retirer, à l'image de l'ancien colistier de David Fournier, Pierre Maurel, du Parti radical de gauche, qui a dénoncé le passage d'une "ligne rouge" et prédit: "ce sera difficile de gouverner dans ces conditions". "Mains sales" L'adversaire numéro un de la gauche, le candidat sans étiquette Olivier Galzi (27% des voix), accable lui les "compromissions partisanes" de ses rivaux. "L'argument fallacieux du barrage antifasciste ne tient pas", insiste-t-il, rappelant que la candidate RN, Anne-Sophie Rigault, est arrivée derrière lui, avec 25% des voix. Il agite comme chiffon rouge la figure de Raphaël Arnault, le député LFI d'Avignon, qui s'est totalement retiré de la campagne de Mathilde Louvain et de la vie publique après l'affaire Quentin Deranque. Pour M. Galzi, le PS, en s'alliant avec les Insoumis, a "les mains sales". Le "petit nouveau" en politique, raille le sénateur PS Lucien Stanzione, à la tête de la fédération du Vaucluse, qui "ferait bien de se calmer". Selon lui, l'analyse que fait Olivier Galzi d'un risque RN faible est dangereuse: dans un département fief de l'extrême droite, où Avignon fait figure de citadelle assiégée, "Rigault progresse chaque fois, rien ne dit qu'elle ne progressera pas encore..." jp/so/ dch
Texte intégral (618 mots)
A l'intérieur des remparts de la Cité des papes, dans une rue commerçante et passante, Bernadette Deschamps, retraitée, "séduite" par l'ancien journaliste, "une surprise", se rendra à son appel à se mobiliser pour que la ville "ne tombe pas aux mains de LFI", selon les mots du candidat. Elle qui n'a "jamais voté à gauche" explique "être contre les extrêmes" et la fusion des listes menées par le PS et LFI l'a renforcée dans ses convictions. Moktar, 55 ans, sort d'une boulangerie du quartier prioritaire des Olivades quand il apprend la nouvelle: "Ils ont fusionné LFI et le PS?", et réagit dans un haussement d'épaules: "du moment que le RN ne passe pas!". C'est ici, loin de l'intra-muros, qu'une quinzaine de militants de la nouvelle liste "ensemble et solidaires", rassemblant du PS à LFI, en passant par Génération.s, ont choisi de tracter ensemble. Au pied des immeubles de logements sociaux, où des points de deal sont signalés par des tags sur les façades dégradées, les CRS patrouillent activement et fouillent les sacoches d'un groupe d'adolescents. Quand les militants frappent aux portes, on leur ouvre avec méfiance, mais le discours de "justice sociale" de la "seule liste de gauche qui reste" passe bien. "Je comprends pas trop, vous n'étiez pas d'accord et maintenant vous fusionnez?" demande cependant une jeune femme. "Mais ok, l'essentiel c'est que la gauche gagne", conclut-t-elle. Quasi-égalité sur la liste Avignon, capitale mondiale du théâtre un mois par an, est aussi une ville très pauvre, dont 70% des habitants sont éligibles à un logement social. La fusion "technique" des listes de la LFI Mathilde Louvain et du socialiste David Fournier, ex-adjoint de la maire sortante PS qui ne s'est pas représentée, s'est imposée au soir des résultats. Les deux ont fini à moins d'un point d'écart, 19,03% pour elle et 19,89% pour lui. "On a respecté le choix des Avignonnais", assure David Fournier, en constituant une liste à quasi-égalité entre les deux anciens rivaux. Parmi les 18 candidats éligibles présentés par Mathilde Louvain, cette dernière insiste: "il y a moins de 10 LFI, qui constitueront un groupe autonome". Pas "dans l'opposition", précise la trentenaire, "mais on garde la liberté de voter contre le budget s'il n'est pas à la hauteur du projet qu'on défend". La fusion a fait des remous et certains ont préféré se retirer, à l'image de l'ancien colistier de David Fournier, Pierre Maurel, du Parti radical de gauche, qui a dénoncé le passage d'une "ligne rouge" et prédit: "ce sera difficile de gouverner dans ces conditions". "Mains sales" L'adversaire numéro un de la gauche, le candidat sans étiquette Olivier Galzi (27% des voix), accable lui les "compromissions partisanes" de ses rivaux. "L'argument fallacieux du barrage antifasciste ne tient pas", insiste-t-il, rappelant que la candidate RN, Anne-Sophie Rigault, est arrivée derrière lui, avec 25% des voix. Il agite comme chiffon rouge la figure de Raphaël Arnault, le député LFI d'Avignon, qui s'est totalement retiré de la campagne de Mathilde Louvain et de la vie publique après l'affaire Quentin Deranque. Pour M. Galzi, le PS, en s'alliant avec les Insoumis, a "les mains sales". Le "petit nouveau" en politique, raille le sénateur PS Lucien Stanzione, à la tête de la fédération du Vaucluse, qui "ferait bien de se calmer". Selon lui, l'analyse que fait Olivier Galzi d'un risque RN faible est dangereuse: dans un département fief de l'extrême droite, où Avignon fait figure de citadelle assiégée, "Rigault progresse chaque fois, rien ne dit qu'elle ne progressera pas encore..." jp/so/ dch

19.03.2026 à 08:33

"Le mandat de trop"? À Brest, l’usure du maire menace la majorité de gauche

FRANCE24
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"Le 5e mandat, c'est pas possible!", râle Michelle, 75 ans, retraitée énergique aux lunettes rouges et pull rose, sous la halle du marché de Kérinou, un quartier proche du centre-ville. Dimanche dernier, comme beaucoup d'électeurs de gauche, cette ancienne fonctionnaire n'a pas voté pour le maire socialiste sortant François Cuillandre, candidat à un cinquième mandat. L'édile de 71 ans, qui avait promis de ne pas se représenter, n'a récolté que 23,8% des suffrages, arrivant derrière le candidat de droite Stéphane Roudaut (30,2%), dans cette ville gérée par le Parti socialiste depuis 1989. Élu depuis 37 ans, adjoint au maire dès 1995, M. Cuillandre est connu pour son caractère bourru, traversant souvent les marchés de Brest le visage fermé, sans adresser un bonjour à ses administrés. Craignant de se faire balayer à la tête de la deuxième ville bretonne (140.000 habitants), l'élu s'est finalement résolu lundi à une "fusion technique" avec la liste LFI, conduite par Cécile Beaudouin, 33 ans, arrivée en troisième position avec 15,4% des voix. - "Alliance opportuniste"- "Un accord de la honte et du déshonneur, un alliance totalement opportuniste", tacle M. Roudaut, qui rappelle que M. Cuillandre, un proche de François Hollande, a toujours été opposé aux accords électoraux avec LFI. Les Brestois se souviennent de cette vidéo amateur, tournée en juin 2022, dans laquelle le maire arrachait les affiches de campagne du candidat insoumis Pierre-Yves Cadalen. Élu député en 2024, ce dernier figure aujourd'hui en position éligible sur la liste de la "gauche unie". "Je suis dégoûtée, atterrée... Je ne veux pas de LFI!", lâche Michelle, entre deux étals de légumes, tout en annonçant qu'elle votera quand même pour M. Cuillandre, par rejet de la droite. "Entre deux maux, je choisis le moindre", dit-elle. Approuvé par les électeurs LFI, la fusion "technique" est souvent mal perçue par un électorat plus modéré. "Cet accord, c'est une connerie", tance ainsi une quadragénaire à lunettes et pull marin, avant de filer acheter des poireaux. "Les insoumis sont dans l'opposition systématique", abonde Yolande Schneider, 68 ans, qui aurait préféré une autre tête de liste que le maire sortant. "C'est le mandat de trop. Ça a été un bon maire mais, à un moment donné, il faut trouver une nouvelle dynamique", estime cette ancienne directrice de service à la mairie. Cette critique du "mandat de trop", "on l'entend tous les jours", admet Yohann Nédélec, adjoint de M. Cuillandre, un paquet de tracts à la main. Dauphin pressenti du maire sortant, ce quadragénaire affable avait jeté l'éponge à l'automne, face à la volonté du "Menhir" de rempiler. Sur le marché, plusieurs Brestois viennent lui dire leur regret qu'il ne soit pas tête de liste. M. Nédélec tente de les convaincre de voter pour le maire sortant, dont il est colistier. "Maintenant, c'est binaire: vous voulez une ville à droite ou à gauche?", interroge-t-il. -Besoin de renouvellement- Un argumentaire qui ne convainc pas Guy Chuiton, retraité des télécoms de 73 ans, casque de vélo à la main, qui a opté pour une liste divers gauche au premier tour et votera "tout sauf Cuillandre" au deuxième. "Quand un système politique est installé depuis 25 ans, c'est malsain", dit-il. "C'est pas mauvais qu'il y ait un petit renouvellement." Un état d'esprit dont espère profiter M. Roudaut, 48 ans, qui assure rencontrer "énormément d'électeurs de gauche, de sociaux-démocrates, qui vont voter pour nous". Cet ancien chiraquien, partisan d'une "droite sociale", entend déjouer une arithmétique électorale qui lui est défavorable, alors que le RN (11,1%) sera présent au deuxième tour pour la première fois dans l'histoire de la ville. "L'arithmétique me donnait, au mois de septembre, à 18% derrière Cuillandre, dans un sondage", rappelle-t-il, ajoutant: "on est la seule liste en dynamique aujourd'hui".
Texte intégral (655 mots)
"Le 5e mandat, c'est pas possible!", râle Michelle, 75 ans, retraitée énergique aux lunettes rouges et pull rose, sous la halle du marché de Kérinou, un quartier proche du centre-ville. Dimanche dernier, comme beaucoup d'électeurs de gauche, cette ancienne fonctionnaire n'a pas voté pour le maire socialiste sortant François Cuillandre, candidat à un cinquième mandat. L'édile de 71 ans, qui avait promis de ne pas se représenter, n'a récolté que 23,8% des suffrages, arrivant derrière le candidat de droite Stéphane Roudaut (30,2%), dans cette ville gérée par le Parti socialiste depuis 1989. Élu depuis 37 ans, adjoint au maire dès 1995, M. Cuillandre est connu pour son caractère bourru, traversant souvent les marchés de Brest le visage fermé, sans adresser un bonjour à ses administrés. Craignant de se faire balayer à la tête de la deuxième ville bretonne (140.000 habitants), l'élu s'est finalement résolu lundi à une "fusion technique" avec la liste LFI, conduite par Cécile Beaudouin, 33 ans, arrivée en troisième position avec 15,4% des voix. - "Alliance opportuniste"- "Un accord de la honte et du déshonneur, un alliance totalement opportuniste", tacle M. Roudaut, qui rappelle que M. Cuillandre, un proche de François Hollande, a toujours été opposé aux accords électoraux avec LFI. Les Brestois se souviennent de cette vidéo amateur, tournée en juin 2022, dans laquelle le maire arrachait les affiches de campagne du candidat insoumis Pierre-Yves Cadalen. Élu député en 2024, ce dernier figure aujourd'hui en position éligible sur la liste de la "gauche unie". "Je suis dégoûtée, atterrée... Je ne veux pas de LFI!", lâche Michelle, entre deux étals de légumes, tout en annonçant qu'elle votera quand même pour M. Cuillandre, par rejet de la droite. "Entre deux maux, je choisis le moindre", dit-elle. Approuvé par les électeurs LFI, la fusion "technique" est souvent mal perçue par un électorat plus modéré. "Cet accord, c'est une connerie", tance ainsi une quadragénaire à lunettes et pull marin, avant de filer acheter des poireaux. "Les insoumis sont dans l'opposition systématique", abonde Yolande Schneider, 68 ans, qui aurait préféré une autre tête de liste que le maire sortant. "C'est le mandat de trop. Ça a été un bon maire mais, à un moment donné, il faut trouver une nouvelle dynamique", estime cette ancienne directrice de service à la mairie. Cette critique du "mandat de trop", "on l'entend tous les jours", admet Yohann Nédélec, adjoint de M. Cuillandre, un paquet de tracts à la main. Dauphin pressenti du maire sortant, ce quadragénaire affable avait jeté l'éponge à l'automne, face à la volonté du "Menhir" de rempiler. Sur le marché, plusieurs Brestois viennent lui dire leur regret qu'il ne soit pas tête de liste. M. Nédélec tente de les convaincre de voter pour le maire sortant, dont il est colistier. "Maintenant, c'est binaire: vous voulez une ville à droite ou à gauche?", interroge-t-il. -Besoin de renouvellement- Un argumentaire qui ne convainc pas Guy Chuiton, retraité des télécoms de 73 ans, casque de vélo à la main, qui a opté pour une liste divers gauche au premier tour et votera "tout sauf Cuillandre" au deuxième. "Quand un système politique est installé depuis 25 ans, c'est malsain", dit-il. "C'est pas mauvais qu'il y ait un petit renouvellement." Un état d'esprit dont espère profiter M. Roudaut, 48 ans, qui assure rencontrer "énormément d'électeurs de gauche, de sociaux-démocrates, qui vont voter pour nous". Cet ancien chiraquien, partisan d'une "droite sociale", entend déjouer une arithmétique électorale qui lui est défavorable, alors que le RN (11,1%) sera présent au deuxième tour pour la première fois dans l'histoire de la ville. "L'arithmétique me donnait, au mois de septembre, à 18% derrière Cuillandre, dans un sondage", rappelle-t-il, ajoutant: "on est la seule liste en dynamique aujourd'hui".

19.03.2026 à 08:20

Liverpool rejoint le PSG en quarts de finale de la Ligue des champions

L'Equipe TV
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Un air de déjà-vu. Le PSG et Liverpool vont se retrouver en Ligue des champions pour la deuxième année consécutive, cette fois-ci en quarts de finale. Battus 1-0 par Galatasaray à l'aller, les Reds ont totalement renversé la situation au retour en s'imposant 4-0. De quoi leur offrir la chance de prendre leur revanche contre les Parisiens, qui les avaient éliminés aux tirs au but l'année dernière en huitièmes de finale.
Lire plus (81 mots)
Un air de déjà-vu. Le PSG et Liverpool vont se retrouver en Ligue des champions pour la deuxième année consécutive, cette fois-ci en quarts de finale. Battus 1-0 par Galatasaray à l'aller, les Reds ont totalement renversé la situation au retour en s'imposant 4-0. De quoi leur offrir la chance de prendre leur revanche contre les Parisiens, qui les avaient éliminés aux tirs au but l'année dernière en huitièmes de finale.
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