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09.07.2026 à 02:46

FRANCE 24
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À Niamey, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a participé mercredi à des consultations de "haut niveau" avec les chefs de la diplomatie du Mali, du Burkina et du Niger, réunis dans l'Alliance des États du Sahel (AES). Selon un communiqué, Moscou "a confirmé sa volonté de poursuivre son soutien au renforcement des capacités opérationnelles des forces armées de l'AES".
À Niamey, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a participé mercredi à des consultations de "haut niveau" avec les chefs de la diplomatie du Mali, du Burkina et du Niger, réunis dans l'Alliance des États du Sahel (AES). Selon un communiqué, Moscou "a confirmé sa volonté de poursuivre son soutien au renforcement des capacités opérationnelles des forces armées de l'AES".

09.07.2026 à 01:51

FRANCE24
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Tué le 28 février à l'âge de 86 ans dans une frappe aérienne au premier jour de la guerre lancée par les Etats-Unis et Israël, celui qui a dirigé la République islamique pendant près de 37 ans va être enterré à Machhad (nord-est), sa ville natale. Selon l'agence officielle Irna, il sera inhumé en soirée au sein du mausolée de Reza, le plus important lieu de culte d'Iran. L'imam Reza est le seul des douze imams du chiisme à être enterré dans le pays. De nombreuses personnalités ont été mises en terre au cours des siècles dans ce mausolée, parmi lesquelles plusieurs anciens rois iraniens mais aussi le président Ebrahim Raïssi, mort en 2024 dans un accident d'hélicoptère. Le chef du bureau d'Ali Khamenei, Mohammad Mohammadi Golpayegani, avait déclaré à la télévision d'Etat que feu l'ayatollah avait lui-même souhaité être enterré à Machhad. Des millions de personnes attendues Cité par la télévision, le gouverneur de Machhad, Hassan Hosseini, a affirmé "s'attendre à ce que 15 millions de personnes", soit cinq fois la population de la ville, assistent aux funérailles. Le début de la cérémonie est prévu à 06h00 (02h30 GMT), selon un responsable local, cité par l'agence Fars. Mercredi soir, à sept heures du début prévu des obsèques, des milliers de personnes étaient déjà réunies dans les rues de Machhad, brandissant des drapeaux iraniens et scandant pour certains "mort à l'Amérique", un cri de ralliement de longue date de la Révolution islamique. En Irak, le cortège transportant le cercueil du dirigeant, enveloppé dans un drapeau iranien sur lequel son emblématique turban noir était posé, avait été accompagné d'immenses foules à Najaf et Kerbala, qui abritent les sanctuaires les plus sacrés de l'islam chiite. L'étape irakienne a ponctué un hommage de plusieurs jours qui a rassemblé des millions de personnes et a été conçu comme une démonstration de force et d'unité de la part du pouvoir iranien, en plein regain de tensions avec les Etats-Unis. Les hostilités ont repris dans la nuit de mardi et mercredi: le président américain Donald Trump a estimé que le cessez-le-feu conclu le 17 juin était "terminé". Il a menacé de frapper "fort" le pays, après des échanges de frappes dans la foulée de tirs imputés à l'Iran contre trois navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz. Huit militaires iraniens ont été tués dans le sud du pays, selon l'armée. Les dépouilles des proches de l'ayatollah Khamenei, tués avec lui à Téhéran (une de ses filles, un gendre, une belle-fille et une petite-fille, âgée de 14 mois d'après les autorités), ont fait le voyage en Irak sans prendre part aux processions. Mojtaba Khamenei jusqu'ici absent Le président iranien Massoud Pezeshkian et le chef de la diplomatie Abbas Araghchi ont participé à l'hommage en Irak, comme le général Esmaïl Qaani, responsable de la Force Qods, la branche des opérations extérieures des Gardiens de la Révolution. Mojtaba Khamenei, qui a succédé à son père à la fonction de guide suprême, n'a en revanche pas été vu depuis le début des cérémonies, ni depuis sa désignation en mars. Aucune déclaration en son nom n'a non plus été diffusée depuis que les obsèques ont commencé. Blessé lors des frappes qui ont tué son père, le dirigeant de 56 ans ne s'exprime que par des communiqués qui lui sont attribués. Les funérailles d'Ali Khamenei, élevé en martyr, sont comparables à celles de son prédécesseur en 1989, l'ayatollah Rouhollah Khomeini, fondateur de la République islamique, et ont vu des millions d'Iraniens envahir lundi les rues de la capitale puis mardi de la ville sainte de Qom. Les obsèques, initialement prévues en mars, avaient été reportées en raison de la guerre. Le cercueil du défunt avait été exposé pendant deux jours samedi et dimanche à la Grande Mosalla, un site religieux et politique de la capitale iranienne où Iraniens en deuil et dignitaires de la République islamique se sont succédé.
Texte intégral (708 mots)
Tué le 28 février à l'âge de 86 ans dans une frappe aérienne au premier jour de la guerre lancée par les Etats-Unis et Israël, celui qui a dirigé la République islamique pendant près de 37 ans va être enterré à Machhad (nord-est), sa ville natale. Selon l'agence officielle Irna, il sera inhumé en soirée au sein du mausolée de Reza, le plus important lieu de culte d'Iran. L'imam Reza est le seul des douze imams du chiisme à être enterré dans le pays. De nombreuses personnalités ont été mises en terre au cours des siècles dans ce mausolée, parmi lesquelles plusieurs anciens rois iraniens mais aussi le président Ebrahim Raïssi, mort en 2024 dans un accident d'hélicoptère. Le chef du bureau d'Ali Khamenei, Mohammad Mohammadi Golpayegani, avait déclaré à la télévision d'Etat que feu l'ayatollah avait lui-même souhaité être enterré à Machhad. Des millions de personnes attendues Cité par la télévision, le gouverneur de Machhad, Hassan Hosseini, a affirmé "s'attendre à ce que 15 millions de personnes", soit cinq fois la population de la ville, assistent aux funérailles. Le début de la cérémonie est prévu à 06h00 (02h30 GMT), selon un responsable local, cité par l'agence Fars. Mercredi soir, à sept heures du début prévu des obsèques, des milliers de personnes étaient déjà réunies dans les rues de Machhad, brandissant des drapeaux iraniens et scandant pour certains "mort à l'Amérique", un cri de ralliement de longue date de la Révolution islamique. En Irak, le cortège transportant le cercueil du dirigeant, enveloppé dans un drapeau iranien sur lequel son emblématique turban noir était posé, avait été accompagné d'immenses foules à Najaf et Kerbala, qui abritent les sanctuaires les plus sacrés de l'islam chiite. L'étape irakienne a ponctué un hommage de plusieurs jours qui a rassemblé des millions de personnes et a été conçu comme une démonstration de force et d'unité de la part du pouvoir iranien, en plein regain de tensions avec les Etats-Unis. Les hostilités ont repris dans la nuit de mardi et mercredi: le président américain Donald Trump a estimé que le cessez-le-feu conclu le 17 juin était "terminé". Il a menacé de frapper "fort" le pays, après des échanges de frappes dans la foulée de tirs imputés à l'Iran contre trois navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz. Huit militaires iraniens ont été tués dans le sud du pays, selon l'armée. Les dépouilles des proches de l'ayatollah Khamenei, tués avec lui à Téhéran (une de ses filles, un gendre, une belle-fille et une petite-fille, âgée de 14 mois d'après les autorités), ont fait le voyage en Irak sans prendre part aux processions. Mojtaba Khamenei jusqu'ici absent Le président iranien Massoud Pezeshkian et le chef de la diplomatie Abbas Araghchi ont participé à l'hommage en Irak, comme le général Esmaïl Qaani, responsable de la Force Qods, la branche des opérations extérieures des Gardiens de la Révolution. Mojtaba Khamenei, qui a succédé à son père à la fonction de guide suprême, n'a en revanche pas été vu depuis le début des cérémonies, ni depuis sa désignation en mars. Aucune déclaration en son nom n'a non plus été diffusée depuis que les obsèques ont commencé. Blessé lors des frappes qui ont tué son père, le dirigeant de 56 ans ne s'exprime que par des communiqués qui lui sont attribués. Les funérailles d'Ali Khamenei, élevé en martyr, sont comparables à celles de son prédécesseur en 1989, l'ayatollah Rouhollah Khomeini, fondateur de la République islamique, et ont vu des millions d'Iraniens envahir lundi les rues de la capitale puis mardi de la ville sainte de Qom. Les obsèques, initialement prévues en mars, avaient été reportées en raison de la guerre. Le cercueil du défunt avait été exposé pendant deux jours samedi et dimanche à la Grande Mosalla, un site religieux et politique de la capitale iranienne où Iraniens en deuil et dignitaires de la République islamique se sont succédé.

09.07.2026 à 01:35

FRANCE24
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La jeune femme vivait avec son mari et leur fils de quatre ans au deuxième étage de cette maison du quartier La Lucha, à Catia la Mar, dans l'État de La Guaira, le plus sévèrement touché. Au rez-de-chaussée vivait son père et la maison est aujourd'hui vide. "Je me dit encore que c'est un cauchemar. J'aimerais reconstruire ma maison. J'ai grandi ici et je ne veux pas la perdre", confie Morela Luna, étudiante en géographie de 23 ans, qui dort la nuit chez la grand-mère de son compagnon. Des ingénieurs et des architectes classent les habitations de ce quartier modeste, fait de maisons autoconstruites : celles qui peuvent être habitées sans risque (y sera apposée alors une étiquette verte), celles qui nécessitent des réparations (étiquette jaune) et celles qui doivent être évacuées en raison du danger (étiquette rouge). La maison de Morela Luna semble rentrer dans cette dernière catégorie et devrait recevoir une étiquette rouge. A l'inverse, Juana Alfonzo, 65 ans, habite encore chez elle, bien que le sol, fissuré par endroits, se soit affaissé et que des colonnes porteuses soient endommagées. Avec les cinq membres de sa famille, elle préfère cependant dormir dans la cour, sous des tentes, par peur de nouvelles secousses et que leur maison finisse par s'effondrer. Mais Juana Alfonzo garde espoir et estime que sa maison ne sera pas rasée. "Il y a des gens qui pleurent beaucoup parce que, évidemment, c'est une perte totale. Tant d'années à construire les maisons pour qu'en 39 secondes elles disparaissent", dit-elle en référence à l'intervalle entre les deux séismes, de magnitude 7,2 et 7,5. Elle ignore encore que les ingénieurs et architectes ont conclu que sa maison ne pouvait plus être habitée en l'état, plusieurs poutres porteuses étant compromises. La nouvelle lui sera annoncée par des représentants du gouvernement qui viendront apposer l'étiquette rouge sur sa façade. "Personne ne voudra partir" Les petits espaces ouverts du quartier de La Lucha sont couverts de tentes où les familles attendent que leurs maisons soient réparées avec l'aide du gouvernement. Ici et là on retire des gravats mais des travaux n'ont été entrepris nulle part. Dans l'Etat de la Guaira, beaucoup se souviennent de la coulée de boue de 1999 qui a fait des milliers de morts et des dizaines de milliers de sinistrés, dont certains ont passé des années dans des refuges. Gustavo, un mécanicien de 60 ans qui ne souhaite pas donner son nom de famille, se montre inquiet. "Personne ne voudra partir d'ici", assure-t-il. Selon les chiffres officiels, 190 bâtiments et habitations sont totalement effondrés et 856 autres ont été endommagés par les séismes. Mais selon les études satellites de la NASA, ce chiffre monterait à 58.000 à l'échelle du pays. 6.000 inspections À Los Palos Grandes, un quartier parmi les plus chers de Caracas où les dégâts ont été les plus importants, trois voisins observent avec découragement le panneau rouge apposé sur leur immeuble. "Qui a fait cette inspection, avec quelle formation ?", proteste une femme, furieuse. "Je vis ici depuis 40 ans, je ne veux pas de démolition", ajoute une autre. Une Commission présidentielle de l'habitabilité organise des formations pour les ingénieurs et architectes chargés de réaliser les inspections. Son président, Francisco Garcés, également ministre des Transports, estime qu'environ 6.000 évaluations ont déjà été réalisées. "Les phases de réparation et de réhabilitation" viendront ensuite, explique-t-il à l'AFP. "De nouveaux logements sont déjà en cours de construction, certains sont déjà en train d'être achevés, d'autres sont renforcés, tout ça pour apporter une solution immédiate à ceux qui se trouvent en situation de perte totale", affirme-t-il. "Seul patrimoine" Le maire de Chacao, Gustavo Duque, appelle à la prudence dans l'interprétation de l'étiquette rouge. "Cela n'implique pas nécessairement une démolition mais le bâtiment doit faire l'objet d'un examen technique approfondi pour déterminer s'il peut être réparé. La plupart des habitants ont leur appartement pour seul patrimoine", dit-il à l'AFP. Dans sa commune, qui comprend Los Palos Grandes, trois immeubles résidentiels sont totalement effondrés. Sur 3.100 bâtiments, un millier a été inspecté et 25 sont classés rouge. Le danger est réel : à Caracas, une partie d'une école dans le centre historique, porteuse de l'étiquette rouge, s'est effondrée le 3 juillet. Sans faire de victime car elle était vide.
Texte intégral (758 mots)
La jeune femme vivait avec son mari et leur fils de quatre ans au deuxième étage de cette maison du quartier La Lucha, à Catia la Mar, dans l'État de La Guaira, le plus sévèrement touché. Au rez-de-chaussée vivait son père et la maison est aujourd'hui vide. "Je me dit encore que c'est un cauchemar. J'aimerais reconstruire ma maison. J'ai grandi ici et je ne veux pas la perdre", confie Morela Luna, étudiante en géographie de 23 ans, qui dort la nuit chez la grand-mère de son compagnon. Des ingénieurs et des architectes classent les habitations de ce quartier modeste, fait de maisons autoconstruites : celles qui peuvent être habitées sans risque (y sera apposée alors une étiquette verte), celles qui nécessitent des réparations (étiquette jaune) et celles qui doivent être évacuées en raison du danger (étiquette rouge). La maison de Morela Luna semble rentrer dans cette dernière catégorie et devrait recevoir une étiquette rouge. A l'inverse, Juana Alfonzo, 65 ans, habite encore chez elle, bien que le sol, fissuré par endroits, se soit affaissé et que des colonnes porteuses soient endommagées. Avec les cinq membres de sa famille, elle préfère cependant dormir dans la cour, sous des tentes, par peur de nouvelles secousses et que leur maison finisse par s'effondrer. Mais Juana Alfonzo garde espoir et estime que sa maison ne sera pas rasée. "Il y a des gens qui pleurent beaucoup parce que, évidemment, c'est une perte totale. Tant d'années à construire les maisons pour qu'en 39 secondes elles disparaissent", dit-elle en référence à l'intervalle entre les deux séismes, de magnitude 7,2 et 7,5. Elle ignore encore que les ingénieurs et architectes ont conclu que sa maison ne pouvait plus être habitée en l'état, plusieurs poutres porteuses étant compromises. La nouvelle lui sera annoncée par des représentants du gouvernement qui viendront apposer l'étiquette rouge sur sa façade. "Personne ne voudra partir" Les petits espaces ouverts du quartier de La Lucha sont couverts de tentes où les familles attendent que leurs maisons soient réparées avec l'aide du gouvernement. Ici et là on retire des gravats mais des travaux n'ont été entrepris nulle part. Dans l'Etat de la Guaira, beaucoup se souviennent de la coulée de boue de 1999 qui a fait des milliers de morts et des dizaines de milliers de sinistrés, dont certains ont passé des années dans des refuges. Gustavo, un mécanicien de 60 ans qui ne souhaite pas donner son nom de famille, se montre inquiet. "Personne ne voudra partir d'ici", assure-t-il. Selon les chiffres officiels, 190 bâtiments et habitations sont totalement effondrés et 856 autres ont été endommagés par les séismes. Mais selon les études satellites de la NASA, ce chiffre monterait à 58.000 à l'échelle du pays. 6.000 inspections À Los Palos Grandes, un quartier parmi les plus chers de Caracas où les dégâts ont été les plus importants, trois voisins observent avec découragement le panneau rouge apposé sur leur immeuble. "Qui a fait cette inspection, avec quelle formation ?", proteste une femme, furieuse. "Je vis ici depuis 40 ans, je ne veux pas de démolition", ajoute une autre. Une Commission présidentielle de l'habitabilité organise des formations pour les ingénieurs et architectes chargés de réaliser les inspections. Son président, Francisco Garcés, également ministre des Transports, estime qu'environ 6.000 évaluations ont déjà été réalisées. "Les phases de réparation et de réhabilitation" viendront ensuite, explique-t-il à l'AFP. "De nouveaux logements sont déjà en cours de construction, certains sont déjà en train d'être achevés, d'autres sont renforcés, tout ça pour apporter une solution immédiate à ceux qui se trouvent en situation de perte totale", affirme-t-il. "Seul patrimoine" Le maire de Chacao, Gustavo Duque, appelle à la prudence dans l'interprétation de l'étiquette rouge. "Cela n'implique pas nécessairement une démolition mais le bâtiment doit faire l'objet d'un examen technique approfondi pour déterminer s'il peut être réparé. La plupart des habitants ont leur appartement pour seul patrimoine", dit-il à l'AFP. Dans sa commune, qui comprend Los Palos Grandes, trois immeubles résidentiels sont totalement effondrés. Sur 3.100 bâtiments, un millier a été inspecté et 25 sont classés rouge. Le danger est réel : à Caracas, une partie d'une école dans le centre historique, porteuse de l'étiquette rouge, s'est effondrée le 3 juillet. Sans faire de victime car elle était vide.

09.07.2026 à 01:25

FRANCE24
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A 56 ans, l'ex-maire du Grand Manchester est à ce stade le seul député à avoir annoncé son intention de se présenter et si aucun autre ne le fait d'ici le 15 juillet, il sera désigné vainqueur. Il serait alors intronisé chef du parti travailliste le 17 juillet lors d'un congrès extraordinaire, avant d'entrer à Downing Street, probablement le 20 juillet. Pour devenir officiellement candidat, il va devoir montrer qu'il bénéficie du soutien d'au moins 81 des 402 députés de la large majorité travailliste à la Chambre des communes, un seuil qu'il devrait dépasser aisément. Si un autre candidat se présente, une compétition interne aura lieu. Le vainqueur sera désigné le 29 août à l'issue d'un vote des adhérents du Labour et des syndicats affiliés. L'ancien secrétaire d'Etat aux Armées Al Carns, qui disait y réfléchir, a finalement annoncé mercredi soir qu'il ne serait pas candidat. Mais pour beaucoup de travaillistes, Andy Burnham semble être la seule figure capable de relancer le Labour au pouvoir, face aux difficultés qu'a traversées le parti ces derniers mois et qui ont conduit à la démission de Keir Starmer le 22 juin. Ce dernier ne sera resté au pouvoir que deux ans: arrivé à Downing Street en juillet 2024 après quatorze ans de gouvernements conservateurs, ce juriste de formation au style austère a rapidement vu chuter sa popularité, à force de faux pas et revirements, sur fond de crise du coût de la vie. La controverse autour de la nomination comme ambassadeur aux Etats-Unis de Peter Mandelson, un proche du criminel sexuel Jeffrey Epstein, et des défaites électorales enregistrées par le Labour lui ont fait perdre ses soutiens au sein du parti, précipitant sa chute. "Tenter le pari" Son rival Andy Burnham, personnalité populaire et habile communicant, est parvenu à redevenir député - il l'avait déjà été entre 2001 à 2017 - en remportant haut la main une élection législative partielle près de son fief de Manchester le 18 juin. Une étape indispensable pour prétendre accéder à Downing Street. Il a été accueilli avec enthousiasme par des dizaines d'élus Labour lors de son retour à Westminster, et a reçu le soutien de l'ancien ministre de la Santé Wes Streeting, qui avait également envisagé de défier Keir Starmer. De nombreux députés estiment qu'il représente la meilleure chance des travaillistes pour résister au parti anti-immigration Reform UK de Nigel Farage avant les prochaines élections législatives, prévues en principe en 2029. Reform devance le Labour dans les sondages nationaux depuis plus d'un an, même si l'écart s'est réduit ces dernières semaines et que Nigel Farage se retrouve au coeur d'une polémique sur des dons non déclarés. Une affaire qui l'a conduit à annoncer mardi qu'il démissionnait du Parlement pour se représenter à une législative partielle afin que les électeurs soient "juges de (ses) actions". Une députée travailliste, ayant requis l'anonymat, a estimé auprès de l'AFP que le parti avait raison de "tenter le pari" Burnham, ajoutant qu'"il ne pouvait pas être pire que Starmer" et disant espérer qu'il apporte "un vent de fraicheur". Un autre député, également sous couvert d'anonymat, a expliqué soutenir Andy Burnham tout en s'inquiétant du fait qu'il ne disposerait que de quelques semaines pour se préparer à gouverner. Son arrivée à Downing Street fait tellement peu de doute que les spéculations vont déjà bon train sur sa future équipe gouvernementale. Depuis son retour au Parlement, Andy Burnham, surnommé "le roi du Nord" pour ses succès à Manchester, a commencé à dévoiler sa vision pour Downing Street, promettant notamment un vaste mouvement de décentralisation pour stimuler la croissance. Dans une vidéo publiée mercredi sur les réseaux sociaux, il a déclaré que le succès pour lui serait "que la majorité des gens aient confiance en l'avenir", ce qui passe par "de la croissance et des changements tangibles dans chaque quartier".
Texte intégral (679 mots)
A 56 ans, l'ex-maire du Grand Manchester est à ce stade le seul député à avoir annoncé son intention de se présenter et si aucun autre ne le fait d'ici le 15 juillet, il sera désigné vainqueur. Il serait alors intronisé chef du parti travailliste le 17 juillet lors d'un congrès extraordinaire, avant d'entrer à Downing Street, probablement le 20 juillet. Pour devenir officiellement candidat, il va devoir montrer qu'il bénéficie du soutien d'au moins 81 des 402 députés de la large majorité travailliste à la Chambre des communes, un seuil qu'il devrait dépasser aisément. Si un autre candidat se présente, une compétition interne aura lieu. Le vainqueur sera désigné le 29 août à l'issue d'un vote des adhérents du Labour et des syndicats affiliés. L'ancien secrétaire d'Etat aux Armées Al Carns, qui disait y réfléchir, a finalement annoncé mercredi soir qu'il ne serait pas candidat. Mais pour beaucoup de travaillistes, Andy Burnham semble être la seule figure capable de relancer le Labour au pouvoir, face aux difficultés qu'a traversées le parti ces derniers mois et qui ont conduit à la démission de Keir Starmer le 22 juin. Ce dernier ne sera resté au pouvoir que deux ans: arrivé à Downing Street en juillet 2024 après quatorze ans de gouvernements conservateurs, ce juriste de formation au style austère a rapidement vu chuter sa popularité, à force de faux pas et revirements, sur fond de crise du coût de la vie. La controverse autour de la nomination comme ambassadeur aux Etats-Unis de Peter Mandelson, un proche du criminel sexuel Jeffrey Epstein, et des défaites électorales enregistrées par le Labour lui ont fait perdre ses soutiens au sein du parti, précipitant sa chute. "Tenter le pari" Son rival Andy Burnham, personnalité populaire et habile communicant, est parvenu à redevenir député - il l'avait déjà été entre 2001 à 2017 - en remportant haut la main une élection législative partielle près de son fief de Manchester le 18 juin. Une étape indispensable pour prétendre accéder à Downing Street. Il a été accueilli avec enthousiasme par des dizaines d'élus Labour lors de son retour à Westminster, et a reçu le soutien de l'ancien ministre de la Santé Wes Streeting, qui avait également envisagé de défier Keir Starmer. De nombreux députés estiment qu'il représente la meilleure chance des travaillistes pour résister au parti anti-immigration Reform UK de Nigel Farage avant les prochaines élections législatives, prévues en principe en 2029. Reform devance le Labour dans les sondages nationaux depuis plus d'un an, même si l'écart s'est réduit ces dernières semaines et que Nigel Farage se retrouve au coeur d'une polémique sur des dons non déclarés. Une affaire qui l'a conduit à annoncer mardi qu'il démissionnait du Parlement pour se représenter à une législative partielle afin que les électeurs soient "juges de (ses) actions". Une députée travailliste, ayant requis l'anonymat, a estimé auprès de l'AFP que le parti avait raison de "tenter le pari" Burnham, ajoutant qu'"il ne pouvait pas être pire que Starmer" et disant espérer qu'il apporte "un vent de fraicheur". Un autre député, également sous couvert d'anonymat, a expliqué soutenir Andy Burnham tout en s'inquiétant du fait qu'il ne disposerait que de quelques semaines pour se préparer à gouverner. Son arrivée à Downing Street fait tellement peu de doute que les spéculations vont déjà bon train sur sa future équipe gouvernementale. Depuis son retour au Parlement, Andy Burnham, surnommé "le roi du Nord" pour ses succès à Manchester, a commencé à dévoiler sa vision pour Downing Street, promettant notamment un vaste mouvement de décentralisation pour stimuler la croissance. Dans une vidéo publiée mercredi sur les réseaux sociaux, il a déclaré que le succès pour lui serait "que la majorité des gens aient confiance en l'avenir", ce qui passe par "de la croissance et des changements tangibles dans chaque quartier".

09.07.2026 à 01:06

FRANCE 24
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L'armée américaine a procédé mercredi soir à une nouvelle série de frappes contre l'Iran. Donald Trump, qui a décrit le protocole d'accord conclu en juin comme "fini", a menacé Téhéran de frappes "bien pires" s'il continue ses attaques. L'armée américaine avait déjà mené, mardi soir, des frappes en Iran en réponse à l'attaque de pétroliers dans le détroit d'Ormuz. Les deux médiateurs, Qatar et Pakistan, ont appelé, à l'instar de l'ONU, à la désescalade.
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L'armée américaine a procédé mercredi soir à une nouvelle série de frappes contre l'Iran. Donald Trump, qui a décrit le protocole d'accord conclu en juin comme "fini", a menacé Téhéran de frappes "bien pires" s'il continue ses attaques. L'armée américaine avait déjà mené, mardi soir, des frappes en Iran en réponse à l'attaque de pétroliers dans le détroit d'Ormuz. Les deux médiateurs, Qatar et Pakistan, ont appelé, à l'instar de l'ONU, à la désescalade.
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