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08.08.2026 à 10:41

Mélodie SFORZA
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Dans les montagnes du nord du Vietnam, les Hmong, un peuple autochtone d'agriculteurs, vivent au rythme de la nature depuis des siècles. Augmentation des températures, pluies imprévisibles, glissements de terrain : ils se retrouvent aujourd'hui en première ligne face au dérèglement climatique.
Dans les montagnes du nord du Vietnam, les Hmong, un peuple autochtone d'agriculteurs, vivent au rythme de la nature depuis des siècles. Augmentation des températures, pluies imprévisibles, glissements de terrain : ils se retrouvent aujourd'hui en première ligne face au dérèglement climatique.

08.08.2026 à 10:15

FRANCE24
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Il s'agit de "la plus longue série" de dates de vendanges, selon la revue scientifique européenne "Climate of the Past" (Le climat du passé), qui a publié cette étude de Thomas Labbé. Grâce aux archives bourguignonnes qui remontent très loin, à la différence du Bordelais par exemple, l'historien a compilé la totalité des dates de vendanges à Beaune (Côte d'Or), capitale des vins de Bourgogne, de 1354 à nos jours, soit plus de 670 ans. De 1354 à 1719, les années extrêmes de chaleur, et donc de précocité des vendanges, "intervenaient tous les 17 ans", explique M. Labbé à l'AFP. "De 1720 à 1987, tous les 53 ans. Mais, depuis 1988, tous les cinq ans. Et, depuis le début du XXIe, on a déjà dix années extrêmes, soit environ une tous les deux ans et demi". 2026 semble confirmer ce qui devient une règle: les vendanges des raisins pour le crémant ont débuté dès ce samedi, établissant un nouveau record. En ce qui concerne les vins non-effervescents à Beaune, focale de l'étude de M. Labbé, les premiers coups de sécateurs ne devraient cependant intervenir qu'entre le 20 et le 25 août, selon les prévisions les plus répandues. Le record historique de 1556, établi un 15 août, ne devrait donc pas tomber. 1988, année de "mutation" Auparavant, il pouvait y avoir des extrêmes, et même de forte "intensité", comme en 1556, où la sécheresse avait sévi de mars à septembre, explique M. Labbé. "Mais c'était exceptionnel. A partir de 1988, on a clairement une mutation et surtout depuis le XXIe. Sur les dix années les plus chaudes depuis 1354, quatre ont eu lieu au XXIe siècle: 2003, 2018, 2020 et 2025", dit-il. Ce à quoi il faudra très probablement ajouter 2026. "On a une explosion des récurrences extrêmes", en conclut-il. Ainsi, sur six siècles, entre la fin du Moyen Age et 1988, la récolte se déroulait autour du 27 septembre en moyenne, toujours à Beaune. Puis "tout s'est accéléré depuis 1988". Le début des vendanges, en moyenne sur onze ans, a atteint le 6 septembre en 2019, soit une avance de trois semaines après une relative stabilité pendant six siècles.. "Dans les deux dernières décennies, l'exceptionnel est devenu la norme", résume M. Labbé. Pour l'historien, "80% de ces variations s'expliquent par la température". En comparant avec les relevés qui sont effectués depuis 1658 à Paris, climat proche de la Bourgogne, l'expert a constaté qu'"un degré de différence au thermomètre provoque un écart de dix jours dans la date des vendanges et 1,5 degré 15 jours". Selon lui, les dates de vendanges "reflètent donc le réchauffement rapide de la planète à partir de 1988", considérée comme l'année de l'accélération du dérèglement climatique.
Lire plus (468 mots)
Il s'agit de "la plus longue série" de dates de vendanges, selon la revue scientifique européenne "Climate of the Past" (Le climat du passé), qui a publié cette étude de Thomas Labbé. Grâce aux archives bourguignonnes qui remontent très loin, à la différence du Bordelais par exemple, l'historien a compilé la totalité des dates de vendanges à Beaune (Côte d'Or), capitale des vins de Bourgogne, de 1354 à nos jours, soit plus de 670 ans. De 1354 à 1719, les années extrêmes de chaleur, et donc de précocité des vendanges, "intervenaient tous les 17 ans", explique M. Labbé à l'AFP. "De 1720 à 1987, tous les 53 ans. Mais, depuis 1988, tous les cinq ans. Et, depuis le début du XXIe, on a déjà dix années extrêmes, soit environ une tous les deux ans et demi". 2026 semble confirmer ce qui devient une règle: les vendanges des raisins pour le crémant ont débuté dès ce samedi, établissant un nouveau record. En ce qui concerne les vins non-effervescents à Beaune, focale de l'étude de M. Labbé, les premiers coups de sécateurs ne devraient cependant intervenir qu'entre le 20 et le 25 août, selon les prévisions les plus répandues. Le record historique de 1556, établi un 15 août, ne devrait donc pas tomber. 1988, année de "mutation" Auparavant, il pouvait y avoir des extrêmes, et même de forte "intensité", comme en 1556, où la sécheresse avait sévi de mars à septembre, explique M. Labbé. "Mais c'était exceptionnel. A partir de 1988, on a clairement une mutation et surtout depuis le XXIe. Sur les dix années les plus chaudes depuis 1354, quatre ont eu lieu au XXIe siècle: 2003, 2018, 2020 et 2025", dit-il. Ce à quoi il faudra très probablement ajouter 2026. "On a une explosion des récurrences extrêmes", en conclut-il. Ainsi, sur six siècles, entre la fin du Moyen Age et 1988, la récolte se déroulait autour du 27 septembre en moyenne, toujours à Beaune. Puis "tout s'est accéléré depuis 1988". Le début des vendanges, en moyenne sur onze ans, a atteint le 6 septembre en 2019, soit une avance de trois semaines après une relative stabilité pendant six siècles.. "Dans les deux dernières décennies, l'exceptionnel est devenu la norme", résume M. Labbé. Pour l'historien, "80% de ces variations s'expliquent par la température". En comparant avec les relevés qui sont effectués depuis 1658 à Paris, climat proche de la Bourgogne, l'expert a constaté qu'"un degré de différence au thermomètre provoque un écart de dix jours dans la date des vendanges et 1,5 degré 15 jours". Selon lui, les dates de vendanges "reflètent donc le réchauffement rapide de la planète à partir de 1988", considérée comme l'année de l'accélération du dérèglement climatique.

08.08.2026 à 10:14

FRANCE24
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Un pacte de défense a été signé vendredi par l'Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie, sur fond de tensions liées à la guerre au Moyen-Orient. Selon les experts, cette annonce envoie un message à l'Iran mais aussi aux États-Unis, perçus comme un partenaire de moins en moins fiable.
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Un pacte de défense a été signé vendredi par l'Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie, sur fond de tensions liées à la guerre au Moyen-Orient. Selon les experts, cette annonce envoie un message à l'Iran mais aussi aux États-Unis, perçus comme un partenaire de moins en moins fiable.

08.08.2026 à 10:01

FRANCE24
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Ce chantier est l'une des réformes les plus symboliques engagées par le Premier ministre pro-européen Peter Magyar depuis la victoire aux législatives d'avril de son parti face à celui du nationaliste Viktor Orban. En seize ans, ce dernier avait progressivement placé les médias publics sous contrôle politique, contribuant aux critiques répétées de Bruxelles à l'encontre de la Hongrie, membre de l'Union européenne, en matière d'Etat de droit. "On est anxieux et en même temps pleins d'espoir", résume auprès de l'AFP un salarié de longue date de MTVA, le groupe qui chapeaute les médias publics hongrois. "Personne ne sait à quoi s'en tenir, on est nombreux à craindre pour l'emploi mais c'est aussi l'occasion rêvée de pouvoir travailler normalement", explique-t-il, sous condition d'anonymat, tandis que plusieurs de ses collègues ont déjà été remerciés. La déléguée ministérielle chargée de superviser la transition actuelle, Judit Grosz, a déclaré à l’AFP que des problèmes "sérieux et anciens" de crédibilité et de normes professionnelles avaient rendu l'actuelle fermeture indispensable. La mesure a plongé nombre des 2.000 salariés dans une période d'incertitude. Selon plusieurs employés, beaucoup de journalistes passent désormais leurs journées chez eux, cependant que la direction communique très peu sur le calendrier précis de relance. Plusieurs sources internes s'attendent à une reprise des journaux télévisés autour du 20 août, le jour de la fête nationale hongroise. Au-delà du rétablissement des programmes, la principale interrogation concerne l'avenir même de la rédaction. Introspection Pour certains journalistes, la refonte constitue l'occasion de définitivement tourner la page d'une époque où les salles de rédaction fonctionnaient sous étroite surveillance politique. "Au lieu de rapporter des faits, nous diffusions les positions du gouvernement", reconnaît un reporter, qui explique être resté malgré tout à son poste pour survenir aux besoins de sa famille. "Après les élections, beaucoup d'entre nous se sont sentis libérés. Nous pouvions enfin parler des faits et donner tous les points de vue, c'était incroyable", dit-il. Mais ce soulagement s'accompagne aussi d'introspection. "On porte une part de responsabilité, on ne peut pas le nier et la plupart d'entre nous ont toujours un problème avec cela", confie-t-il. D'autres salariés estiment toutefois que le ton des programmes était déjà revenu à la normale après le scrutin d'avril et que supprimer l'antenne n'était pas indispensable. La période de transition a également donné lieu à ses premières controverses. Début juillet, la nomination à la tête de l'information d'une personnalité proche de l'ancien pouvoir a provoqué des critiques de membres du camp gouvernemental et le diffuseur est revenu sur son choix dès le lendemain. "Ce n’est pas au Premier ministre de commenter et de décider des nominations", a insisté auprès de l'AFP Pavol Szalai, le directeur régional de l’ONG Reporters sans frontières (RSF). "Une telle ingérence dans les médias publics sape les efforts, par ailleurs louables, du gouvernement pour les rendre indépendants du pouvoir exécutif", a-t-il ajouté. De son côté, le parti Fidesz de Viktor Orban a dénoncé un "autoritarisme", démenti par Mme Grosz, selon qui la direction intérimaire de MTVA est seule responsable de toutes les décisions. "L'objectif ultime est que le public considère les médias publics comme une institution digne de confiance, gérée de manière professionnelle et véritablement au service de l'intérêt général", précise-t-elle. Pour Pavol Szalai, la crédibilité du nouveau système dépendra de sa capacité à traiter avec le même regard critique le gouvernement actuel et ses opposants.
Texte intégral (639 mots)
Ce chantier est l'une des réformes les plus symboliques engagées par le Premier ministre pro-européen Peter Magyar depuis la victoire aux législatives d'avril de son parti face à celui du nationaliste Viktor Orban. En seize ans, ce dernier avait progressivement placé les médias publics sous contrôle politique, contribuant aux critiques répétées de Bruxelles à l'encontre de la Hongrie, membre de l'Union européenne, en matière d'Etat de droit. "On est anxieux et en même temps pleins d'espoir", résume auprès de l'AFP un salarié de longue date de MTVA, le groupe qui chapeaute les médias publics hongrois. "Personne ne sait à quoi s'en tenir, on est nombreux à craindre pour l'emploi mais c'est aussi l'occasion rêvée de pouvoir travailler normalement", explique-t-il, sous condition d'anonymat, tandis que plusieurs de ses collègues ont déjà été remerciés. La déléguée ministérielle chargée de superviser la transition actuelle, Judit Grosz, a déclaré à l’AFP que des problèmes "sérieux et anciens" de crédibilité et de normes professionnelles avaient rendu l'actuelle fermeture indispensable. La mesure a plongé nombre des 2.000 salariés dans une période d'incertitude. Selon plusieurs employés, beaucoup de journalistes passent désormais leurs journées chez eux, cependant que la direction communique très peu sur le calendrier précis de relance. Plusieurs sources internes s'attendent à une reprise des journaux télévisés autour du 20 août, le jour de la fête nationale hongroise. Au-delà du rétablissement des programmes, la principale interrogation concerne l'avenir même de la rédaction. Introspection Pour certains journalistes, la refonte constitue l'occasion de définitivement tourner la page d'une époque où les salles de rédaction fonctionnaient sous étroite surveillance politique. "Au lieu de rapporter des faits, nous diffusions les positions du gouvernement", reconnaît un reporter, qui explique être resté malgré tout à son poste pour survenir aux besoins de sa famille. "Après les élections, beaucoup d'entre nous se sont sentis libérés. Nous pouvions enfin parler des faits et donner tous les points de vue, c'était incroyable", dit-il. Mais ce soulagement s'accompagne aussi d'introspection. "On porte une part de responsabilité, on ne peut pas le nier et la plupart d'entre nous ont toujours un problème avec cela", confie-t-il. D'autres salariés estiment toutefois que le ton des programmes était déjà revenu à la normale après le scrutin d'avril et que supprimer l'antenne n'était pas indispensable. La période de transition a également donné lieu à ses premières controverses. Début juillet, la nomination à la tête de l'information d'une personnalité proche de l'ancien pouvoir a provoqué des critiques de membres du camp gouvernemental et le diffuseur est revenu sur son choix dès le lendemain. "Ce n’est pas au Premier ministre de commenter et de décider des nominations", a insisté auprès de l'AFP Pavol Szalai, le directeur régional de l’ONG Reporters sans frontières (RSF). "Une telle ingérence dans les médias publics sape les efforts, par ailleurs louables, du gouvernement pour les rendre indépendants du pouvoir exécutif", a-t-il ajouté. De son côté, le parti Fidesz de Viktor Orban a dénoncé un "autoritarisme", démenti par Mme Grosz, selon qui la direction intérimaire de MTVA est seule responsable de toutes les décisions. "L'objectif ultime est que le public considère les médias publics comme une institution digne de confiance, gérée de manière professionnelle et véritablement au service de l'intérêt général", précise-t-elle. Pour Pavol Szalai, la crédibilité du nouveau système dépendra de sa capacité à traiter avec le même regard critique le gouvernement actuel et ses opposants.

08.08.2026 à 10:00

FRANCE24
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De nouvelles frappes russes ont fait au moins trois morts et sept blessés dans la nuit de vendredi à samedi à Kiev et dans sa région, alors que la défense antiaérienne ukrainienne peine à intercepter les missiles russes faute de munitions suffisantes.
Texte intégral (639 mots)
De nouvelles frappes russes ont fait au moins trois morts et sept blessés dans la nuit de vendredi à samedi à Kiev et dans sa région, alors que la défense antiaérienne ukrainienne peine à intercepter les missiles russes faute de munitions suffisantes.
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