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14.06.2026 à 12:41

FRANCE24
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L'équipe aux sept titres en Coupe d'Afrique des nations, un record continental, n'a gagné aucun de ses sept matches en Coupe du monde (deux nuls et cinq défaites), un tournoi où elle n'est apparue que par éclipses en 1934, 1990 et 2018. Salah espère briser cette mauvaise série dès lundi, le jour de son 34e anniversaire, à Seattle contre la Belgique de Thibaut Courtois. Sinon, il retentera sa chance contre les plus modestes Nouvelle-Zélande et Iran, les 21 et 26 juin respectivement. Les anciens porteurs du brassard égyptien interrogés par l'AFP sont persuadés qu'il y parviendra. "Salah est un leader naturel et je crois qu'il peut offrir à l'Egypte sa première victoire en Coupe du monde", a déclaré l'ancien attaquant Gamal Abdelhamid, capitaine durant l'édition italienne de 1990. "Nous étions ensemble aux Jeux olympiques de Londres en 2012 et à la Coupe du monde 2018. Il a toujours fait la différence, et j'espère qu'il le fera encore une fois aux États-Unis", appuie l'ancien défenseur Ahmed Fathi, leader de l'équipe il y a huit ans en Russie. Ce tournoi-là avait ressemblé à une occasion manquée pour Salah: auteur d'une première saison remarquable à Liverpool, avec 44 buts au compteur, il était arrivé amoindri par une blessure à une épaule contractée en finale de la Ligue des champions. Forfait en ouverture contre l'Uruguay (défaite 1-0), il avait marqué deux fois sans éviter la défaite contre le pays hôte (3-1) puis l'Arabie saoudite (2-1). "Confiance et force" En 2026, il fait son retour en Coupe du monde auréolé d'un statut de légende façonné sous le maillot de l'Egypte (65 buts en 114 sélections) et de Liverpool (257 buts en 442 matches), une ville qui pleure actuellement son départ. "The Egyptian King", comme il est surnommé en Angleterre, a réalisé une ultime saison très éloignée de ses standards habituels, sans que sa popularité ne s'en trouve amoindrie sur les rives de la Mersey ou du Nil. "Pour moi, Salah est le meilleur joueur du monde", a clamé son coéquipier en sélection Mahmoud Hassan, dit "Trézéguet", auprès de l'AFP. "Sa présence est extrêmement importante pour nous; non seulement en tant que star, mais aussi en tant que leader qui nous donne de la confiance et de la force." A eux deux, ils ont marqué 14 des 20 buts de l'Egypte durant la phase de qualification: cinq pour l'ailier d'Al-Ahly, neuf pour Salah. Au-delà des ambitions collectives, l'ancien N.11 de Liverpool aura un objectif personnel à atteindre: il n'est plus qu'à trois buts du record national établi par Hossam Hassan, son actuel sélectionneur, sous le maillot égyptien (68 réalisations). Egaler voire dépasser cette marque historique durant le Mondial nord-américain paraît un objectif largement réalisable pour l'ancien attaquant de Bâle, Chelsea, la Fiorentina et l'AS Rome. Sera-t-il encore là pour la Coupe du monde 2030 en Espagne, au Maroc et au Portugal? Il aura alors 38 ans.

14.06.2026 à 12:41

FRANCE24
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Les grands joueurs brillent sur les grandes scènes, lorsque l'enjeu fait trembler les mains, comme celles des Spurs samedi soir. Jalen Brunson a lui prouvé qu'il était bien un immense joueur et son coeur de champion ne sera plus jamais, jamais, sous-estimé. Alors que les Spurs menaient une nouvelle fois et étouffaient les Knicks avec leur défense, Brunson a pris les affaires en main dès le deuxième quart-temps, entamant un festival offensif qui l'a vu marquer 14 de ses 27 tirs, dont 4 sur 7 derrière l'arc. Brunson a attaqué le panier, réussi des tirs à mi-distance, des flotteurs, et été solide sur la ligne des lancers francs (13 sur 15), inscrivant notamment 14 points dans le troisième quart-temps puis 15 dans le quatrième, quand les Spurs plafonnaient à 18. C'est lui qui a égalisé à 4 minutes 45 de la sirène, provoqué une faute pour repasser en tête à 3 minutes 40, ou encore donné deux points d'avance à 1 minute 07 pour paver la voie d'un troisième titre aux Knicks. Le premier depuis 1973. Une éternité. Knicks dès l'enfance Le meneur aux tresses volantes a réussi son chef d'oeuvre et donné raison à la franchise new-yorkaise qui l'avait attiré en provenance de Dallas en 2022, lui donnant les clefs de l'équipe alors qu'il n'était qu'un lieutenant, lui qui n'avait été drafté qu'en 33e position en 2018. Lorsque les Knicks le recrutent, la franchise est accusée de népotisme, elle qui vient d'engager son père Rick comme assistant - deux décisions prises par le directeur Leon Rose, ancien agent de Brunson père notamment. Né et ayant grandi un temps dans le New Jersey, Brunson côtoie le mythique Madison Square Garden dès l'enfance, son père faisant notamment partie de l'équipe battue en finale par... les San Antonio Spurs en 1999. Petit (1,88 m) dans ce championnat de géants, pas le plus rapide ni le plus athlétique, Jalen Brunson a progressé à son rythme, lui qui est devenu par nécessité "un battant", selon ses mots. Il est devenu, à force de tirs décisifs dans les dernières minutes, le visage, impassible, de l'équipe. Le masque s'est toutefois fissuré samedi soir: des sanglots ont suivi le coup de sifflet final, lorsqu'il a retrouvé son père toujours dans le staff new-yorkais, puis sa voix était encore très émue en conférence de presse. Pression "Je n'ai jamais ressenti de pression", a-t-il assuré en évoquant le pari des Knicks de faire de lui leur atout offensif N.1. "La pression c'est mon père qui l'a connue avec 8 ou 9 contrats non garantis pendant sa carrière, se faire éjecter d'une équipe qui ne veut plus de vous, être envoyé je ne sais où dans le pays, quand votre famille est sur la côte Est. Ca, c'est de la pression (...) je suis chanceux d'être dans ma position, j'ai travaillé dur pour cela, je crois en moi, je n'ai jamais eu peur de l'échec." Dans l'environnement new-yorkais qui scintille avec ses fans VIP Spike Lee, Ben Stiller ou encore Timothée Chalamet, le triple All-Star, chouchou du bouillant Madison Square Garden qui sait vénérer ses héros, assure n'avoir "jamais apprécié les projecteurs", préférant "une vie simple". Formidable scoreur (32,4 points de moyenne en 2023-2024, 26,9 cette saison), tireur à sang froid en fin de rencontre - ce qui lui a valu un trophée du joueur le plus décisif en 2025 -, Brunson a pu retrouver une famille au sein de l'effectif, sans même parler de son père dans le staff ou de son ex-entraîneur Tom Thibodeau qui l'avait connu enfant. Les Knicks, désormais coachés par Mike Brown, l'ont en effet entouré avec son grand ami Josh Hart, et Mikal Bridges. Le trio avait brillé il y a dix ans sous le maillot universitaire de Villanova, tissant des liens à vie. "Gagner avec eux, c'est un sentiment incroyable", a-t-il conclu après être entré dans le coeur des New-Yorkais.

14.06.2026 à 12:40

FRANCE24
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La Colombie se prépare à un duel décisif au second tour de la présidentielle qui se tiendra le week-end du 21 juin. Arrivé en tête du 1er tour, le candidat de droite dure Abelardo de la Espriella affrontera le sénateur de gauche Ivan Cepeda.
Texte intégral (666 mots)
La Colombie se prépare à un duel décisif au second tour de la présidentielle qui se tiendra le week-end du 21 juin. Arrivé en tête du 1er tour, le candidat de droite dure Abelardo de la Espriella affrontera le sénateur de gauche Ivan Cepeda.

14.06.2026 à 12:35

FRANCE24
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Plus de quatre ans après le début de l'invasion russe, les communiqués de Moscou faisant état de la prise de localités sur la ligne de contact se font plus rares. Et dans certains secteurs, les forces de Kiev parviennent à reprendre pied. Selon l'Institut pour l'étude de la guerre (ISW), un centre de réflexion américain, l'Ukraine a repris du terrain aux troupes russes en avril et mai, une situation inédite depuis l'automne 2023. Si ces reconquêtes, dont l'ampleur varie selon les analyses, restent trop faibles pour bouleverser la donne sur le terrain, elles illustrent les difficultés croissantes rencontrées par l'armée russe. Plus nombreux et mieux armés, les soldats russes restent confrontés aux nouvelles réalités de la guerre: l'omniprésence des drones rend toute avancée coûteuse et risquée, créant une "zone morte" de plusieurs kilomètres de large autour des positions des deux camps. "L'offensive de l'armée russe progresse à un rythme extrêmement lent", confirme auprès de l'AFP l'expert militaire russe Alexandre Khramtchikhine, qui note cependant que celle-ci pourrait s'accélérer "si survenait un épuisement total des ressources ukrainiennes". "Pousser à négocier" Si l'armée ukrainienne est aujourd'hui en meilleure position qu'un an auparavant grâce à des réformes et à un effort sur les drones, elle reste confrontée à des défis importants: le recrutement pour le front est difficile et l'effort de guerre dépend du soutien des Occidentaux. "La situation a cessé de se dégrader pour nous", résume pour l'AFP l'analyste ukrainien Mykola Bielieskov, évoquant l'essor du secteur de la défense ukrainien qui "permet de contrer efficacement la Russie". Pour autant, l'armée ukrainienne n'a pas les ressources pour mener de grandes offensives et son objectif est surtout de "pousser la Russie à se retrouver dans une situation où elle devra négocier". Faute de pouvoir mener elles aussi des opérations d'ampleur, les forces russes, qui occupent plus de 19% du territoire ukrainien, ont recours à des infiltrations: des petits groupes de soldats sont envoyés prendre position derrière les lignes ennemies et s'y dissimuler pour favoriser ensuite l'avancée du gros des troupes. Cette tactique a eu du succès, notamment lors de la prise du noeud logistique ukrainien de Pokrovsk fin 2025 mais elle ne porte souvent ses fruits qu'après un long effort de plusieurs mois. Signe d'une capacité d'action réduite, l'effort militaire russe est aujourd'hui concentré sur la capture de la forteresse ukrainienne de Kostiantynivka dans l'est, sur un front long de plus de 1.000 km. Plus diffus, plus risqué Si le président Vladimir Poutine répète que les objectifs russes en Ukraine "seront atteints", ces buts de guerre sont déjà bien en deçà de ceux annoncés en 2022. Moscou ne parle plus désormais que de la prise du Donbass, région industrielle de l'est de l'Ukraine. Le chef de l'administration présidentielle ukrainienne et ancien chef du renseignement, Kyrylo Boudanov, a lui estimé début juin qu'il était "réaliste" d'espérer une fin de la guerre d'ici l'hiver prochain. Avec des objectifs de guerre également réduits pour l'Ukraine: Kiev ne parle plus de retour aux frontières de 1991, ni même à celles de 2022, mais d'un arrêt des combats sur les positions actuelles. Loin du front, le conflit se joue aussi avec les frappes en profondeur, qui montent en puissance dans les deux camps. Après avoir dévasté l'hiver dernier le réseau énergétique ukrainien, la Russie promet des attaques massives "systématiques" et bat des records de drones et de missiles envoyés sur son voisin. L'Ukraine frappe quasiment chaque semaine le secteur pétrolier et d'autres sites en Russie et accélère son ciblage des voies logistiques en territoire occupé, touchant notamment ces derniers jours des ponts alimentant la Crimée, péninsule annexée en 2014. L'ONU relève ainsi dans une note publiée lundi que la guerre entre dans une phase plus diffuse, mais plus risquée pour les civils car l'escalade des frappes "étend désormais le champ de bataille bien au-delà des combats". Ce qui rend le conflit "aujourd'hui plus meurtrier qu'à n'importe quel autre moment".
Texte intégral (711 mots)
Plus de quatre ans après le début de l'invasion russe, les communiqués de Moscou faisant état de la prise de localités sur la ligne de contact se font plus rares. Et dans certains secteurs, les forces de Kiev parviennent à reprendre pied. Selon l'Institut pour l'étude de la guerre (ISW), un centre de réflexion américain, l'Ukraine a repris du terrain aux troupes russes en avril et mai, une situation inédite depuis l'automne 2023. Si ces reconquêtes, dont l'ampleur varie selon les analyses, restent trop faibles pour bouleverser la donne sur le terrain, elles illustrent les difficultés croissantes rencontrées par l'armée russe. Plus nombreux et mieux armés, les soldats russes restent confrontés aux nouvelles réalités de la guerre: l'omniprésence des drones rend toute avancée coûteuse et risquée, créant une "zone morte" de plusieurs kilomètres de large autour des positions des deux camps. "L'offensive de l'armée russe progresse à un rythme extrêmement lent", confirme auprès de l'AFP l'expert militaire russe Alexandre Khramtchikhine, qui note cependant que celle-ci pourrait s'accélérer "si survenait un épuisement total des ressources ukrainiennes". "Pousser à négocier" Si l'armée ukrainienne est aujourd'hui en meilleure position qu'un an auparavant grâce à des réformes et à un effort sur les drones, elle reste confrontée à des défis importants: le recrutement pour le front est difficile et l'effort de guerre dépend du soutien des Occidentaux. "La situation a cessé de se dégrader pour nous", résume pour l'AFP l'analyste ukrainien Mykola Bielieskov, évoquant l'essor du secteur de la défense ukrainien qui "permet de contrer efficacement la Russie". Pour autant, l'armée ukrainienne n'a pas les ressources pour mener de grandes offensives et son objectif est surtout de "pousser la Russie à se retrouver dans une situation où elle devra négocier". Faute de pouvoir mener elles aussi des opérations d'ampleur, les forces russes, qui occupent plus de 19% du territoire ukrainien, ont recours à des infiltrations: des petits groupes de soldats sont envoyés prendre position derrière les lignes ennemies et s'y dissimuler pour favoriser ensuite l'avancée du gros des troupes. Cette tactique a eu du succès, notamment lors de la prise du noeud logistique ukrainien de Pokrovsk fin 2025 mais elle ne porte souvent ses fruits qu'après un long effort de plusieurs mois. Signe d'une capacité d'action réduite, l'effort militaire russe est aujourd'hui concentré sur la capture de la forteresse ukrainienne de Kostiantynivka dans l'est, sur un front long de plus de 1.000 km. Plus diffus, plus risqué Si le président Vladimir Poutine répète que les objectifs russes en Ukraine "seront atteints", ces buts de guerre sont déjà bien en deçà de ceux annoncés en 2022. Moscou ne parle plus désormais que de la prise du Donbass, région industrielle de l'est de l'Ukraine. Le chef de l'administration présidentielle ukrainienne et ancien chef du renseignement, Kyrylo Boudanov, a lui estimé début juin qu'il était "réaliste" d'espérer une fin de la guerre d'ici l'hiver prochain. Avec des objectifs de guerre également réduits pour l'Ukraine: Kiev ne parle plus de retour aux frontières de 1991, ni même à celles de 2022, mais d'un arrêt des combats sur les positions actuelles. Loin du front, le conflit se joue aussi avec les frappes en profondeur, qui montent en puissance dans les deux camps. Après avoir dévasté l'hiver dernier le réseau énergétique ukrainien, la Russie promet des attaques massives "systématiques" et bat des records de drones et de missiles envoyés sur son voisin. L'Ukraine frappe quasiment chaque semaine le secteur pétrolier et d'autres sites en Russie et accélère son ciblage des voies logistiques en territoire occupé, touchant notamment ces derniers jours des ponts alimentant la Crimée, péninsule annexée en 2014. L'ONU relève ainsi dans une note publiée lundi que la guerre entre dans une phase plus diffuse, mais plus risquée pour les civils car l'escalade des frappes "étend désormais le champ de bataille bien au-delà des combats". Ce qui rend le conflit "aujourd'hui plus meurtrier qu'à n'importe quel autre moment".

14.06.2026 à 12:27

FRANCE24
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Selon des images diffusées par le ministère britannique de la Défense, des commandos de la marine sont montés à bord du navire à la faveur de l’obscurité en descendant suspendus à des cordes depuis un hélicoptère. L'opération menée à l'aube, d'une durée de six heures, a bénéficié d'un soutien aérien, notamment des hélicoptères Chinook, Merlin Mk4 et Wildcat, et du concours de bâtiments de la marine, dont la frégate HMS Sutherland et le chasseur de mines HMS Ledbury. "Lors de la première opération de ce type dirigée par le Royaume-Uni, le navire SMYRTOS a été arraisonné par des commandos des Royal Marines et des agents des forces de l'ordre spécialement formés de l'Agence nationale contre le crime, malgré les efforts de la Russie pour contourner les sanctions et continuer à alimenter sa guerre barbare en Ukraine", a détaillé le ministère de la Défense dans un communiqué. Le navire doit être transféré vers un mouillage au large de la côte sud de l'Angleterre et placé sous surveillance. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'est dit sur X "reconnaissant au Royaume-Uni d’avoir pris cette mesure importante contre la flotte pétrolière de la Russie". "Chaque décision de nos partenaires qui prive d'argent la Russie limite aussi la guerre elle-même", a-t-il souligné. "La Russie s'appuie sur sa flotte fantôme pour financer son conflit en Ukraine et notre interception porte un coup à la guerre illégale de Poutine", a commenté de son côté le ministre britannique de la Défense Dan Jarvis, ajoutant que l'opération avait été menée "en étroite coordination avec les Français". Perturber la flotte fantôme avec l'aide de partenaires internationaux "permet de s'attaquer directement aux ressources qui alimentent l'agression de la Russie en Ukraine et de réduire sa capacité à menacer la sécurité en Europe et au-delà", a-t-il assuré. Londres a sanctionné des centaines de navires soupçonnés de faire partie de la flotte fantôme utilisée par la Russie pour contourner les embargos occidentaux depuis l'invasion de l'Ukraine en 2022. Ces navires, généralement de vieux pétroliers à la propriété douteuse, se voient interdire l'accès aux ports et services britanniques. Le Premier ministre britannique Keir Starmer a estimé que l'opération de dimanche avait porté "un nouveau coup à la Russie et rappelle à ceux qui alimentent la guerre de Poutine en Ukraine qu'ils ne peuvent pas se cacher". "Guerre hybride" En mars, le gouvernement avait annoncé que les forces britanniques seraient autorisées à monter à bord et à saisir les navires de la flotte fantôme traversant ses eaux. Cette annonce est intervenue après l'assouplissement par Washington des restrictions sur le pétrole russe afin d'atténuer la flambée des prix provoquée par la guerre menée par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran. La France, la Belgique, la Finlande et d'autres pays européens ont également récemment saisi des navires de contournement des sanctions, soupçonnés d'appartenir à la flotte fantôme russe. Selon Londres, ces navires sont en outre soupçonnés d'avoir endommagé à plusieurs reprises des câbles sous-marins dans la mer Baltique. Le gouvernement britannique a indiqué qu'il proposerait une nouvelle législation visant à empêcher "la Russie et d'autres États hostiles" de saboter des câbles internet sous-marins vitaux. Une série d'incidents maritimes ont eu lieu dans la mer Baltique depuis 2023, au cours desquels des câbles sous-marins et des lignes électriques ont été endommagés. Des experts militaires et des dirigeants européens affirment que la Russie a intensifié sa "guerre hybride" dans cette région stratégique, désormais entièrement bordée par des membres de l'Otan, à l'exception de la Russie. L'ancien ministre de la Défense John Healey, qui a démissionné cette semaine en accusant M. Starmer de ne pas fournir de financements suffisants pour défendre la Grande-Bretagne, a déclaré en avril que les forces armées avaient pisté et dissuadé trois sous-marins russes dans les eaux britanniques de l'Atlantique Nord, à proximité de câbles et d'oléoducs sous-marins vitaux. La Grande-Bretagne est reliée au reste du monde par environ 64 grands câbles de télécommunications sous-marins.
Texte intégral (723 mots)
Selon des images diffusées par le ministère britannique de la Défense, des commandos de la marine sont montés à bord du navire à la faveur de l’obscurité en descendant suspendus à des cordes depuis un hélicoptère. L'opération menée à l'aube, d'une durée de six heures, a bénéficié d'un soutien aérien, notamment des hélicoptères Chinook, Merlin Mk4 et Wildcat, et du concours de bâtiments de la marine, dont la frégate HMS Sutherland et le chasseur de mines HMS Ledbury. "Lors de la première opération de ce type dirigée par le Royaume-Uni, le navire SMYRTOS a été arraisonné par des commandos des Royal Marines et des agents des forces de l'ordre spécialement formés de l'Agence nationale contre le crime, malgré les efforts de la Russie pour contourner les sanctions et continuer à alimenter sa guerre barbare en Ukraine", a détaillé le ministère de la Défense dans un communiqué. Le navire doit être transféré vers un mouillage au large de la côte sud de l'Angleterre et placé sous surveillance. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'est dit sur X "reconnaissant au Royaume-Uni d’avoir pris cette mesure importante contre la flotte pétrolière de la Russie". "Chaque décision de nos partenaires qui prive d'argent la Russie limite aussi la guerre elle-même", a-t-il souligné. "La Russie s'appuie sur sa flotte fantôme pour financer son conflit en Ukraine et notre interception porte un coup à la guerre illégale de Poutine", a commenté de son côté le ministre britannique de la Défense Dan Jarvis, ajoutant que l'opération avait été menée "en étroite coordination avec les Français". Perturber la flotte fantôme avec l'aide de partenaires internationaux "permet de s'attaquer directement aux ressources qui alimentent l'agression de la Russie en Ukraine et de réduire sa capacité à menacer la sécurité en Europe et au-delà", a-t-il assuré. Londres a sanctionné des centaines de navires soupçonnés de faire partie de la flotte fantôme utilisée par la Russie pour contourner les embargos occidentaux depuis l'invasion de l'Ukraine en 2022. Ces navires, généralement de vieux pétroliers à la propriété douteuse, se voient interdire l'accès aux ports et services britanniques. Le Premier ministre britannique Keir Starmer a estimé que l'opération de dimanche avait porté "un nouveau coup à la Russie et rappelle à ceux qui alimentent la guerre de Poutine en Ukraine qu'ils ne peuvent pas se cacher". "Guerre hybride" En mars, le gouvernement avait annoncé que les forces britanniques seraient autorisées à monter à bord et à saisir les navires de la flotte fantôme traversant ses eaux. Cette annonce est intervenue après l'assouplissement par Washington des restrictions sur le pétrole russe afin d'atténuer la flambée des prix provoquée par la guerre menée par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran. La France, la Belgique, la Finlande et d'autres pays européens ont également récemment saisi des navires de contournement des sanctions, soupçonnés d'appartenir à la flotte fantôme russe. Selon Londres, ces navires sont en outre soupçonnés d'avoir endommagé à plusieurs reprises des câbles sous-marins dans la mer Baltique. Le gouvernement britannique a indiqué qu'il proposerait une nouvelle législation visant à empêcher "la Russie et d'autres États hostiles" de saboter des câbles internet sous-marins vitaux. Une série d'incidents maritimes ont eu lieu dans la mer Baltique depuis 2023, au cours desquels des câbles sous-marins et des lignes électriques ont été endommagés. Des experts militaires et des dirigeants européens affirment que la Russie a intensifié sa "guerre hybride" dans cette région stratégique, désormais entièrement bordée par des membres de l'Otan, à l'exception de la Russie. L'ancien ministre de la Défense John Healey, qui a démissionné cette semaine en accusant M. Starmer de ne pas fournir de financements suffisants pour défendre la Grande-Bretagne, a déclaré en avril que les forces armées avaient pisté et dissuadé trois sous-marins russes dans les eaux britanniques de l'Atlantique Nord, à proximité de câbles et d'oléoducs sous-marins vitaux. La Grande-Bretagne est reliée au reste du monde par environ 64 grands câbles de télécommunications sous-marins.
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