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12.05.2026 à 16:52

FRANCE24
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À #Nice, dans le sud de la France, les riverains du quartier des #Moulins disent ne plus en pouvoir après une #fusillade liée au trafic de stupéfiants qui a fait deux morts et plusieurs blessés. Un incident qui n'est pas isolé, la ville connaît depuis plusieurs semaines de fortes tensions liées au narcotrafic.
À #Nice, dans le sud de la France, les riverains du quartier des #Moulins disent ne plus en pouvoir après une #fusillade liée au trafic de stupéfiants qui a fait deux morts et plusieurs blessés. Un incident qui n'est pas isolé, la ville connaît depuis plusieurs semaines de fortes tensions liées au narcotrafic.

12.05.2026 à 16:49

FRANCE24
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Souvent indifférente au conflit Etats-Unis/Iran, même Wall Street a mis un bémol à ses records, avec ses trois indices en recul après presqu'une heure d'échanges: Nasdaq (-0,68%), S&P 500 (-0,42%) et Dow Jones (-0,56%). Peu avant que ne retentisse la cloche à New York, le verdict était tombé: l'inflation pointe au plus haut aux Etats-Unis depuis trois ans: 3,8% sur un an en avril d'après l'indice des prix à la consommation CPI. "Les prix de l’énergie ont fortement progressé de 3,8% sur le mois et affichent désormais une hausse de 17,5% depuis le début de l’année, sans toutefois être à l’origine directe de la surprise haussière", a expliqué l'analyste Florian Ielpo de Lombard Odier. "Le principal moteur de la surprise provient de l’inflation du logement", a-t-il souligné. Cette nouvelle relance les risques d'une hausse des taux d'intérêt dans un contexte géopolitique qui ne laisse pas entrevoir une issue rapide au conflit lancé par le président américain contre l'Iran. Le pouvoir iranien a écarté mardi l'idée d'amender ses propositions pour mettre durablement fin à la guerre au Moyen-Orient. La veille, Donald Trump avait jugé que le document envoyé par Téhéran était bon "à mettre à la poubelle". Dans l'esprit des investisseurs, ces propos renvoient aux calendes grecques la réouverture du détroit d'Ormuz par où transitent 20% de l'offre pétrolière mondiale habituellement. Le pétrole bien calé au-dessus des 100 dollars A 14H00 GMT, les deux références mondiales du brut affichaient un baril à plus de 100 dollars: 107,6 dollars pour le Brent de la mer du nord (+3,25% par rapport à la veille) et 101,38 dollars pour le WTI américain (+3,38%). "Il est possible que le pétrole continue simplement de monter, encore et encore, jusqu’à atteindre 120 dollars le baril", a estimé Fawad Razaqzada, analyste de marché pour Forex.com. "Nous pourrions arriver à ce niveau si l'impasse se prolonge encore quelques semaines, car la pression s'accumule sur le marché physique pour que les prix franchissent un nouveau palier à la hausse", a-t-il ajouté. D'autres analystes veulent cependant garder espoir, pour ne pas paniquer les investisseurs. "A 4 dollars le gallon (aux Etats-Unis), la pression politique devient forte pour l'administration américaine. Les marchés continuent donc de privilégier une désescalade rapide et un accord avant les grandes échéances électorales", a observé Antoine Andreani, responsable de la recherche pour XTB France, dans une référence aux élections intermédiaires de novembre aux Etats-Unis. En Europe, les principaux indices européens reculaient, de Francfort (-1,30%) à Milan (-1,08%) en passant par Paris (-0,94%) et Londres (-0,33%). "Les optimistes sur le marché actions commencent peu à peu à manquer d'arguments", a noté Andreas Lipkow, analyste de CMC Markets. "Les prix de l'énergie restent élevés, le rallye (mouvement haussier) dans le secteur des semi-conducteurs est arrivé à un stade très avancé et les données publiées aujourd'hui (mardi) aux Etats-Unis pourraient confirmer les inquiétudes inflationnistes sur le marché", a-t-il relevé. Les taux d'emprunt du Royaume-Uni s'envolent Sur le marché de la dette des Etats, les taux d'emprunt du Royaume-Uni restent très élevés. Le rendement du "Gilt" à 10 ans atteignait 5,10%, et 5,76% à 30 ans. Les appels à la démission du Premier ministre britannique Keir Starmer se sont multipliés lundi, après la défaite électorale cuisante du Labour jeudi dernier. "Le marché obligataire réagit non seulement à l'éventuel départ de Starmer, mais aussi à l'identité possible de son successeur", a résumé Kathleen Brook, directrice de recherche pour le courtier XTB. "Cela signifierait que les investisseurs, dont 25 à 30% sont des acheteurs étrangers d'obligations d'Etat britanniques, exigent une prime de risque plus élevée", a expliqué Anna Macdonald, directrice des stratégies d'investissement chez Hargreaves Lansdown. En Europe continentale, les rendement du Bund allemand à dix ans continuait de monter (3,10% contre 3,03% la veille), tout comme son équivalent français (3,74% contre 3,65% la veille). Les créanciers qui prêtent de l'argent aux Etats anticipent ainsi des risques d'inflation de nature à réduire la valeur réelle de leurs titres de créance.
Texte intégral (680 mots)
Souvent indifférente au conflit Etats-Unis/Iran, même Wall Street a mis un bémol à ses records, avec ses trois indices en recul après presqu'une heure d'échanges: Nasdaq (-0,68%), S&P 500 (-0,42%) et Dow Jones (-0,56%). Peu avant que ne retentisse la cloche à New York, le verdict était tombé: l'inflation pointe au plus haut aux Etats-Unis depuis trois ans: 3,8% sur un an en avril d'après l'indice des prix à la consommation CPI. "Les prix de l’énergie ont fortement progressé de 3,8% sur le mois et affichent désormais une hausse de 17,5% depuis le début de l’année, sans toutefois être à l’origine directe de la surprise haussière", a expliqué l'analyste Florian Ielpo de Lombard Odier. "Le principal moteur de la surprise provient de l’inflation du logement", a-t-il souligné. Cette nouvelle relance les risques d'une hausse des taux d'intérêt dans un contexte géopolitique qui ne laisse pas entrevoir une issue rapide au conflit lancé par le président américain contre l'Iran. Le pouvoir iranien a écarté mardi l'idée d'amender ses propositions pour mettre durablement fin à la guerre au Moyen-Orient. La veille, Donald Trump avait jugé que le document envoyé par Téhéran était bon "à mettre à la poubelle". Dans l'esprit des investisseurs, ces propos renvoient aux calendes grecques la réouverture du détroit d'Ormuz par où transitent 20% de l'offre pétrolière mondiale habituellement. Le pétrole bien calé au-dessus des 100 dollars A 14H00 GMT, les deux références mondiales du brut affichaient un baril à plus de 100 dollars: 107,6 dollars pour le Brent de la mer du nord (+3,25% par rapport à la veille) et 101,38 dollars pour le WTI américain (+3,38%). "Il est possible que le pétrole continue simplement de monter, encore et encore, jusqu’à atteindre 120 dollars le baril", a estimé Fawad Razaqzada, analyste de marché pour Forex.com. "Nous pourrions arriver à ce niveau si l'impasse se prolonge encore quelques semaines, car la pression s'accumule sur le marché physique pour que les prix franchissent un nouveau palier à la hausse", a-t-il ajouté. D'autres analystes veulent cependant garder espoir, pour ne pas paniquer les investisseurs. "A 4 dollars le gallon (aux Etats-Unis), la pression politique devient forte pour l'administration américaine. Les marchés continuent donc de privilégier une désescalade rapide et un accord avant les grandes échéances électorales", a observé Antoine Andreani, responsable de la recherche pour XTB France, dans une référence aux élections intermédiaires de novembre aux Etats-Unis. En Europe, les principaux indices européens reculaient, de Francfort (-1,30%) à Milan (-1,08%) en passant par Paris (-0,94%) et Londres (-0,33%). "Les optimistes sur le marché actions commencent peu à peu à manquer d'arguments", a noté Andreas Lipkow, analyste de CMC Markets. "Les prix de l'énergie restent élevés, le rallye (mouvement haussier) dans le secteur des semi-conducteurs est arrivé à un stade très avancé et les données publiées aujourd'hui (mardi) aux Etats-Unis pourraient confirmer les inquiétudes inflationnistes sur le marché", a-t-il relevé. Les taux d'emprunt du Royaume-Uni s'envolent Sur le marché de la dette des Etats, les taux d'emprunt du Royaume-Uni restent très élevés. Le rendement du "Gilt" à 10 ans atteignait 5,10%, et 5,76% à 30 ans. Les appels à la démission du Premier ministre britannique Keir Starmer se sont multipliés lundi, après la défaite électorale cuisante du Labour jeudi dernier. "Le marché obligataire réagit non seulement à l'éventuel départ de Starmer, mais aussi à l'identité possible de son successeur", a résumé Kathleen Brook, directrice de recherche pour le courtier XTB. "Cela signifierait que les investisseurs, dont 25 à 30% sont des acheteurs étrangers d'obligations d'Etat britanniques, exigent une prime de risque plus élevée", a expliqué Anna Macdonald, directrice des stratégies d'investissement chez Hargreaves Lansdown. En Europe continentale, les rendement du Bund allemand à dix ans continuait de monter (3,10% contre 3,03% la veille), tout comme son équivalent français (3,74% contre 3,65% la veille). Les créanciers qui prêtent de l'argent aux Etats anticipent ainsi des risques d'inflation de nature à réduire la valeur réelle de leurs titres de créance.

12.05.2026 à 16:47

FRANCE24
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Le Premier ministre avait lui-même évoqué la possibilité de recettes supplémentaires du fait de l'envolée des prix à la pompe provoquée par la guerre au Moyen-Orient lancée fin février. Il avait promis de les affecter aux aides aux secteurs économiques les plus touchés et à son plan d'électrification. Mais désormais l'Etat gagne beaucoup moins d'argent en raison d'une chute d'un tiers de la consommation pendant les dix premiers jours de mai. "Sur les 10 premiers jours du mois de mai, les recettes liées au carburant reculent d'environ 300 millions d'euros, sous l'effet d'une forte baisse de la consommation (-30%)", a écrit sur le réseau social X le Premier ministre. Si bien qu'après des recettes fiscales supplémentaires sur mars-avril d'environ 190 millions d'euros, les recettes depuis le 1er mars sont désormais "inférieures de 105 millions d'euros à celles perçues l'an dernier pendant la même période", explique-t-on à Matignon. Le gouvernement avait promis de faire un point tous les dix jours sur les éventuels surplus fiscaux générés par la hausse des prix à la pompe. "Effets de la crise" Sébastien Lecornu a souligné mardi que "les effets de la crise se font désormais directement sentir sur les recettes fiscales". "Il n’y a pas, et il n’y a jamais eu, de +cagnotte+". Quand les Français consomment moins de carburants, cela engendre moins de taxes fixes (accises), qui sont un impôt indirect calculé en fonction du volume du produit mis en circulation et non du prix de vente final. En revanche, des prix plus élevés génèrent plus de TVA. Ce qui a pu alimenter l'idée d'une "cagnotte" abondée par un "surplus fiscal" dont le montant a évolué au fil du temps. Le Premier ministre lui-même avait reconnu début avril disposer d'un surplus fiscal --évalué alors à 270 millions euros-- qu'il souhaitait réaffecter à son plan d'électrification visant à moins dépendre des hydrocarbures. Il a par la suite promis que le surplus, ramené à 190 millions d'euros sur mars-avril, servirait à financer "intégralement" les aides versées aux secteurs les plus touchés ou aux "grands rouleurs". Mais la porte-parole du gouvernement et ministre déléguée à l'Energie, Maud Bregeon, avait modéré cette hypothèse en expliquant que "l'Etat ne s'enrichit jamais sur le dos d'une crise, parce qu'entre la perte de croissance, la perte de consommation, les aides que vous déployez (...), vous n'êtes jamais gagnant". "Pouvoir d'achat" Contraint à la discipline budgétaire et menacé par une récession, le gouvernement temporise depuis le début de la guerre sur les aides qu'il veut toujours "ciblées" et non générales, écartant toute baisse de la fiscalité. Sébastien Lecornu a reconnu toutefois la semaine dernière que la crise s'éternisait et qu'il fallait dans ce contexte "changer d'échelle". Il devrait présenter de nouvelles mesures "d'ici à une semaine", a dit lundi Maud Bregeon. "On envisage d'aider davantage de Français (...) que ceux qui sont aidés aujourd'hui parce que la situation perdure, parce que ce qui compte pour nous, c'est certes le déficit public, mais aussi le pouvoir d'achat des Français, et notamment des Français les plus modestes", a-t-elle résumé. Or l'envolée des prix de l'énergie est devenu un thème politique de plus en plus brûlant dans un climat de pré-campagne présidentielle. Le Rassemblement national ne cesse de demander une baisse des taxes sur l'énergie. Le chef de file des députés Républicains Laurent Wauquiez a estimé mardi sur FranceInfo que l'Etat engrangeait "des recettes supplémentaires" qu'il demande d'affecter "à la baisse de la taxe sur l'essence" pour réduire le prix du litre de 10 centimes. Il avait début avril évalué le surplus "entre deux et trois milliards" d'euros alors que le gouvernement parlait de 270 millions d'euros. Les taxes représentent près de 60% du prix de l'essence et du gazole à la pompe, et moins de la moitié des recettes fiscales reviennent à l'Etat --le reste va notamment aux régions et aux départements.
Texte intégral (696 mots)
Le Premier ministre avait lui-même évoqué la possibilité de recettes supplémentaires du fait de l'envolée des prix à la pompe provoquée par la guerre au Moyen-Orient lancée fin février. Il avait promis de les affecter aux aides aux secteurs économiques les plus touchés et à son plan d'électrification. Mais désormais l'Etat gagne beaucoup moins d'argent en raison d'une chute d'un tiers de la consommation pendant les dix premiers jours de mai. "Sur les 10 premiers jours du mois de mai, les recettes liées au carburant reculent d'environ 300 millions d'euros, sous l'effet d'une forte baisse de la consommation (-30%)", a écrit sur le réseau social X le Premier ministre. Si bien qu'après des recettes fiscales supplémentaires sur mars-avril d'environ 190 millions d'euros, les recettes depuis le 1er mars sont désormais "inférieures de 105 millions d'euros à celles perçues l'an dernier pendant la même période", explique-t-on à Matignon. Le gouvernement avait promis de faire un point tous les dix jours sur les éventuels surplus fiscaux générés par la hausse des prix à la pompe. "Effets de la crise" Sébastien Lecornu a souligné mardi que "les effets de la crise se font désormais directement sentir sur les recettes fiscales". "Il n’y a pas, et il n’y a jamais eu, de +cagnotte+". Quand les Français consomment moins de carburants, cela engendre moins de taxes fixes (accises), qui sont un impôt indirect calculé en fonction du volume du produit mis en circulation et non du prix de vente final. En revanche, des prix plus élevés génèrent plus de TVA. Ce qui a pu alimenter l'idée d'une "cagnotte" abondée par un "surplus fiscal" dont le montant a évolué au fil du temps. Le Premier ministre lui-même avait reconnu début avril disposer d'un surplus fiscal --évalué alors à 270 millions euros-- qu'il souhaitait réaffecter à son plan d'électrification visant à moins dépendre des hydrocarbures. Il a par la suite promis que le surplus, ramené à 190 millions d'euros sur mars-avril, servirait à financer "intégralement" les aides versées aux secteurs les plus touchés ou aux "grands rouleurs". Mais la porte-parole du gouvernement et ministre déléguée à l'Energie, Maud Bregeon, avait modéré cette hypothèse en expliquant que "l'Etat ne s'enrichit jamais sur le dos d'une crise, parce qu'entre la perte de croissance, la perte de consommation, les aides que vous déployez (...), vous n'êtes jamais gagnant". "Pouvoir d'achat" Contraint à la discipline budgétaire et menacé par une récession, le gouvernement temporise depuis le début de la guerre sur les aides qu'il veut toujours "ciblées" et non générales, écartant toute baisse de la fiscalité. Sébastien Lecornu a reconnu toutefois la semaine dernière que la crise s'éternisait et qu'il fallait dans ce contexte "changer d'échelle". Il devrait présenter de nouvelles mesures "d'ici à une semaine", a dit lundi Maud Bregeon. "On envisage d'aider davantage de Français (...) que ceux qui sont aidés aujourd'hui parce que la situation perdure, parce que ce qui compte pour nous, c'est certes le déficit public, mais aussi le pouvoir d'achat des Français, et notamment des Français les plus modestes", a-t-elle résumé. Or l'envolée des prix de l'énergie est devenu un thème politique de plus en plus brûlant dans un climat de pré-campagne présidentielle. Le Rassemblement national ne cesse de demander une baisse des taxes sur l'énergie. Le chef de file des députés Républicains Laurent Wauquiez a estimé mardi sur FranceInfo que l'Etat engrangeait "des recettes supplémentaires" qu'il demande d'affecter "à la baisse de la taxe sur l'essence" pour réduire le prix du litre de 10 centimes. Il avait début avril évalué le surplus "entre deux et trois milliards" d'euros alors que le gouvernement parlait de 270 millions d'euros. Les taxes représentent près de 60% du prix de l'essence et du gazole à la pompe, et moins de la moitié des recettes fiscales reviennent à l'Etat --le reste va notamment aux régions et aux départements.

12.05.2026 à 16:43

FRANCE24
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Les voix de la chorale se sont élevées entre les murs de pierre de la vénérable cathédrale Svetitskhoveli à Mtskheta, centre spirituel du pays près de la capitale Tbilissi, pour l'intronisation du 142e patriarche-Catholicos. Âgé de 57 ans, il a été élu lundi par le Saint-Synode, la plus haute autorité de l'Eglise. Né Elizbar Moudjiri, il a fait des études en Géorgie et en Russie et est considéré comme un proche du parti au pouvoir, Rêve géorgien. Ce parti est accusé de dérive autoritaire et d'éloigner ce pays du Caucase de l'Union européenne pour mieux se rapprocher de la Russie, ce que Rêve géorgien dément. Le milliardaire fondateur du parti et homme le plus influent du pays, Bidzina Ivanichvili, ainsi que le Premier ministre Irakli Kobakhidzé, également issu de Rêve géorgien, étaient tous deux présents à la cérémonie d'intronisation. Le nouveau patriarche "entretient des liens étroits tant avec l'Église russe qu'avec le parti au pouvoir en Géorgie", avait estimé en mars auprès de l'AFP Levan Soutidzé, un expert des questions religieuses, qui avait dit "s'attendre à une augmentation de l'influence russe" s'il était élu. Il succède au très populaire Ilia II, décédé à l'âge de 93 ans après presque un demi-siècle à la tête de l'Eglise orthodoxe géorgienne, période pendant laquelle l'institution a étendu son influence sur la vie politique et publique géorgienne. Certains critiques lui reprochent cependant une réaction timide face à la répression gouvernementale contre l'opposition et la société civile, son soutien à la législation conservatrice et sa réticence à contester le gouvernement du Rêve géorgien. La présence d'un émissaire de Vladimir Poutine aux funérailles d'Ilia II a marqué la première venue d'un représentant officiel russe à Tbilissi depuis près de deux décennies. Les relations diplomatiques entre la Russie et la Géorgie sont rompues depuis la brève guerre de 2008 entre les deux pays. Environ 20% du territoire géorgien, comprenant l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie, sont depuis de facto sous le contrôle de Moscou.
Lire plus (367 mots)
Les voix de la chorale se sont élevées entre les murs de pierre de la vénérable cathédrale Svetitskhoveli à Mtskheta, centre spirituel du pays près de la capitale Tbilissi, pour l'intronisation du 142e patriarche-Catholicos. Âgé de 57 ans, il a été élu lundi par le Saint-Synode, la plus haute autorité de l'Eglise. Né Elizbar Moudjiri, il a fait des études en Géorgie et en Russie et est considéré comme un proche du parti au pouvoir, Rêve géorgien. Ce parti est accusé de dérive autoritaire et d'éloigner ce pays du Caucase de l'Union européenne pour mieux se rapprocher de la Russie, ce que Rêve géorgien dément. Le milliardaire fondateur du parti et homme le plus influent du pays, Bidzina Ivanichvili, ainsi que le Premier ministre Irakli Kobakhidzé, également issu de Rêve géorgien, étaient tous deux présents à la cérémonie d'intronisation. Le nouveau patriarche "entretient des liens étroits tant avec l'Église russe qu'avec le parti au pouvoir en Géorgie", avait estimé en mars auprès de l'AFP Levan Soutidzé, un expert des questions religieuses, qui avait dit "s'attendre à une augmentation de l'influence russe" s'il était élu. Il succède au très populaire Ilia II, décédé à l'âge de 93 ans après presque un demi-siècle à la tête de l'Eglise orthodoxe géorgienne, période pendant laquelle l'institution a étendu son influence sur la vie politique et publique géorgienne. Certains critiques lui reprochent cependant une réaction timide face à la répression gouvernementale contre l'opposition et la société civile, son soutien à la législation conservatrice et sa réticence à contester le gouvernement du Rêve géorgien. La présence d'un émissaire de Vladimir Poutine aux funérailles d'Ilia II a marqué la première venue d'un représentant officiel russe à Tbilissi depuis près de deux décennies. Les relations diplomatiques entre la Russie et la Géorgie sont rompues depuis la brève guerre de 2008 entre les deux pays. Environ 20% du territoire géorgien, comprenant l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie, sont depuis de facto sous le contrôle de Moscou.

12.05.2026 à 16:35

FRANCE24
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Après le rejet lundi soir d'un article considéré comme la "clé de voûte" du dispositif, les sénateurs ont préféré supprimer tous les autres articles un à un, actant leurs désaccords sur ce texte déjà rejeté fin janvier en première lecture. Le cheminement législatif de cette réforme va néanmoins continuer, le gouvernement ayant la possibilité de donner le dernier mot à l'Assemblée nationale, qui bénéficie elle d'une majorité assez nette sur ce texte. Cette hypothèse serait "un passage en force", a dénoncé Bruno Retailleau dans l'hémicycle, estimant qu'il revenait aux Français de "trancher cette question anthropologique très grave". "Un texte aussi fondamental doit bénéficier d'un minimum de consensus", a lancé le sénateur et candidat à l'élection présidentielle, qui a mené au Sénat la fronde contre la proposition de loi de l'ancien député Olivier Falorni. Celle-ci prévoyait la création d'une procédure encadrée d'aide à mourir, accessible à certains malades atteints d'une affection grave et incurable. Après deux jours de débats, les sénateurs ont dû constater leur incapacité à trouver un terrain d'entente, préférant rejeter tous les articles, plutôt que d'aboutir à un texte dénaturé, sans ossature. "Quelle que soit sa nature, désormais le texte ne tient plus", a indiqué à l'AFP le président LR de la commission des Affaires sociales du Sénat, Philippe Mouiller, reconnaissant que le Sénat n'a pas été "capable de trouver une ligne directrice" sur cette réforme sociétale majeure du deuxième quinquennat d'Emmanuel Macron. "Ce débat va continuer" La gauche, qui soutenait majoritairement le texte de l'Assemblée nationale, s'est insurgée contre l'évolution des débats et l'intransigeance de la majorité sénatoriale, une alliance entre la droite et les centristes. "Le Sénat est sur un rendez-vous manqué. Une nouvelle fois, il laisse la main à l'Assemblée nationale (...). C'est bien regrettable pour l'image du Sénat, surtout pour le message que nous envoyons aux Français qui souhaiteraient que nous puissions participer tout simplement à une évolution qualitative de la loi", a regretté le président des sénateurs socialistes, Patrick Kanner. "Ce débat a été interdit par le Sénat lui-même et c'est un problème", a dénoncé l'écologiste Anne Souyris, quand d'autres parlementaires ont appelé à la reprise rapide du texte par les députés. "Ce débat, il va continuer à l'Assemblée nationale. Le gouvernement va continuer à s'engager, à accompagner (le Parlement) pour que les Français puissent bénéficier d'un nouveau droit, d'une nouvelle liberté, celle du droit à mourir", a réagi la ministre déléguée à l'Autonomie, Camille Galliard-Minier, devant les sénateurs. L'incapacité du Sénat à aboutir à un texte alternatif à celui de l'Assemblée nationale risque d'avoir comme conséquence de laisser les députés légiférer seuls sur cette réforme d'ampleur. Le gouvernement peut en effet, en cas de désaccord persistant au Parlement, donner le dernier mot à l'Assemblée nationale à la fin du processus parlementaire. L'exécutif table toujours sur une adoption définitive du texte avant la suspension estivale des travaux, probablement mi-juillet. Il faudra pour cela acter le désaccord entre les deux chambre lors d'une commission mixte paritaire (CMP), réunion de conciliation entre députés et sénateurs, dont beaucoup anticipent l'échec. Après une nouvelle lecture de la réforme dans les deux chambres, le dernier mot pourra être donné aux députés. Le gouvernement n'a pas confirmé, à ce stade, la convocation prochaine d'une CMP.
Texte intégral (612 mots)
Après le rejet lundi soir d'un article considéré comme la "clé de voûte" du dispositif, les sénateurs ont préféré supprimer tous les autres articles un à un, actant leurs désaccords sur ce texte déjà rejeté fin janvier en première lecture. Le cheminement législatif de cette réforme va néanmoins continuer, le gouvernement ayant la possibilité de donner le dernier mot à l'Assemblée nationale, qui bénéficie elle d'une majorité assez nette sur ce texte. Cette hypothèse serait "un passage en force", a dénoncé Bruno Retailleau dans l'hémicycle, estimant qu'il revenait aux Français de "trancher cette question anthropologique très grave". "Un texte aussi fondamental doit bénéficier d'un minimum de consensus", a lancé le sénateur et candidat à l'élection présidentielle, qui a mené au Sénat la fronde contre la proposition de loi de l'ancien député Olivier Falorni. Celle-ci prévoyait la création d'une procédure encadrée d'aide à mourir, accessible à certains malades atteints d'une affection grave et incurable. Après deux jours de débats, les sénateurs ont dû constater leur incapacité à trouver un terrain d'entente, préférant rejeter tous les articles, plutôt que d'aboutir à un texte dénaturé, sans ossature. "Quelle que soit sa nature, désormais le texte ne tient plus", a indiqué à l'AFP le président LR de la commission des Affaires sociales du Sénat, Philippe Mouiller, reconnaissant que le Sénat n'a pas été "capable de trouver une ligne directrice" sur cette réforme sociétale majeure du deuxième quinquennat d'Emmanuel Macron. "Ce débat va continuer" La gauche, qui soutenait majoritairement le texte de l'Assemblée nationale, s'est insurgée contre l'évolution des débats et l'intransigeance de la majorité sénatoriale, une alliance entre la droite et les centristes. "Le Sénat est sur un rendez-vous manqué. Une nouvelle fois, il laisse la main à l'Assemblée nationale (...). C'est bien regrettable pour l'image du Sénat, surtout pour le message que nous envoyons aux Français qui souhaiteraient que nous puissions participer tout simplement à une évolution qualitative de la loi", a regretté le président des sénateurs socialistes, Patrick Kanner. "Ce débat a été interdit par le Sénat lui-même et c'est un problème", a dénoncé l'écologiste Anne Souyris, quand d'autres parlementaires ont appelé à la reprise rapide du texte par les députés. "Ce débat, il va continuer à l'Assemblée nationale. Le gouvernement va continuer à s'engager, à accompagner (le Parlement) pour que les Français puissent bénéficier d'un nouveau droit, d'une nouvelle liberté, celle du droit à mourir", a réagi la ministre déléguée à l'Autonomie, Camille Galliard-Minier, devant les sénateurs. L'incapacité du Sénat à aboutir à un texte alternatif à celui de l'Assemblée nationale risque d'avoir comme conséquence de laisser les députés légiférer seuls sur cette réforme d'ampleur. Le gouvernement peut en effet, en cas de désaccord persistant au Parlement, donner le dernier mot à l'Assemblée nationale à la fin du processus parlementaire. L'exécutif table toujours sur une adoption définitive du texte avant la suspension estivale des travaux, probablement mi-juillet. Il faudra pour cela acter le désaccord entre les deux chambre lors d'une commission mixte paritaire (CMP), réunion de conciliation entre députés et sénateurs, dont beaucoup anticipent l'échec. Après une nouvelle lecture de la réforme dans les deux chambres, le dernier mot pourra être donné aux députés. Le gouvernement n'a pas confirmé, à ce stade, la convocation prochaine d'une CMP.
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