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06.06.2026 à 17:19

FRANCE24
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La Sibérienne décroche son troisième titre de la saison après Adelaide (dur) et Linz (terre battue), le sixième de sa jeune carrière où elle a brûlé les étapes dès son plus jeune âge. Demi-finaliste à Roland-Garros en 2024, elle a remporté en 2025 les WTA 1000 de Dubaï et d'Indian Wells pour s'installer durablement dans le top 10. Cette victoire sur le Central est d'autant plus symbolique qu'elle avait connu l'une des plus grandes déceptions de sa carrière l'an dernier lors de son élimination en quarts de finale dans un stade entièrement acquis à la cause de son adversaire, la demi-finaliste surprise Loïs Boisson (361e à l'époque). A 19 ans et 39 jours, la Sibérienne devient la troisième joueuse la plus jeune à être sacrée en Grand Chelem depuis le début des années 2000, derrière Maria Sharapova à Wimbledon en 2004 (17 ans et 76 jours) et Emma Raducanu à l'US Open en 2021 (18 ans et 302 jours). Elle devient la plus jeune joueuse à s'imposer à Paris depuis Monica Seles, qui avait 16 ans et demi lorsqu'elle a remporté le premier de ses trois titres consécutifs porte d'Auteuil en 1990. Il était acquis qu'une nouvelle joueuse soulèverait samedi la coupe Suzanne-Lenglen dans un tournoi au scénario aussi inattendu qu'imprévisible avec les sorties précoces de plusieurs favorites, comme Iga Swiatek, Aryna Sabalenka ou Coco Gauff. Si Andreeva faisait partie des candidates crédibles à la victoire finale grâce à sa finale au WTA 1000 de Madrid et son titre à Linz, personne n'aurait parié sur la présence de Chwalinska en finale. Début de match crispé Inconnue il y a trois semaines, la Polonaise a survécu aux trois tours de qualifications avant d'enchaîner six victoires dans le tableau final et pouvait rêver d'un parcours à la Emma Raducanu, lauréate de l'US Open en 2021 à 18 ans en sortant des qualifications. Sous les yeux de l’acteur américain Brad Pitt et de Flea, bassiste des Red Hot Chili Peppers, les deux joueuses ont livré un match crispé, le stress d'une première finale majeure se faisant sentir dès les premiers échanges. Andreeva comme Chwalinska ont enchaîné balles en cloche, coups droits à mi-distance et fautes grossières au service pendant 20 minutes, incapables de remporter la moindre mise en jeu. Habituée aux échanges rapides et aux coups puissants, la Russe a eu bien du mal face à la lenteur de balle de son adversaire avant de parvenir à confirmer son break d'avance et mener 5 jeux à 3. La native de Krasnoïarsk a décroché la première manche en 42 minutes sur un break blanc grâce à un revers décroisé imparable. La suite était à sens unique: Andreeva a déroulé, ne laissant que des miettes à la Polonaise, en perdition. Toute proche du titre à 5-0, la Russe a laissé filer deux jeux, avant de terminer le match sur le service de son adversaire en 1H22, les deux genoux à terre et le visage enfoui entre ses mains pour célébrer ce premier sacre majeur. Actuellement 8e mondiale, Andreeva sera classée lundi au 6e rang, à une place de son meilleur classement en juillet dernier. Chwalinska fera, elle, un bond à la 21e place mondiale.

06.06.2026 à 17:06

Grégoire SAUVAGE
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Suivi par près de 300 000 abonnés sur les réseaux sociaux, Amine Kassid, alias "Amine le Conquérant", dépoussière la visite des châteaux français. Salué pour son style direct et décontracté, il est aussi la cible d’insultes racistes et de critiques, certains voyant d’un mauvais œil qu'un Français d'origine marocaine raconte le patrimoine français.
Texte intégral (533 mots)
Suivi par près de 300 000 abonnés sur les réseaux sociaux, Amine Kassid, alias "Amine le Conquérant", dépoussière la visite des châteaux français. Salué pour son style direct et décontracté, il est aussi la cible d’insultes racistes et de critiques, certains voyant d’un mauvais œil qu'un Français d'origine marocaine raconte le patrimoine français.

06.06.2026 à 17:04

FRANCE24
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Une frappe dans le sud du Liban a tué samedi trois soldats libanais, a annoncé l'armée à Beyrouth samedi, le président Joseph Aoun dénonçant les "attaques israéliennes incessantes, qui restent impunies" malgré le cessez-le-feu théoriquement en vigueur.
Texte intégral (533 mots)
Une frappe dans le sud du Liban a tué samedi trois soldats libanais, a annoncé l'armée à Beyrouth samedi, le président Joseph Aoun dénonçant les "attaques israéliennes incessantes, qui restent impunies" malgré le cessez-le-feu théoriquement en vigueur.

06.06.2026 à 17:03

FRANCE24
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A 19 ans et 39 jours, la native de Krasnoïarsk devient la plus jeune joueuse à s'imposer à Paris depuis Monica Seles, qui avait 16 ans et demi lorsqu'elle a remporté le premier de ses trois titres consécutifs porte d'Auteuil en 1990. Ce sacre couronne l'évolution de cette adolescente prodige qui a remporté à 15 ans son premier match sur le circuit WTA. Victorieuse des WTA 1000 de Dubaï et Indian Wells l'an dernier, elle ajoute à son palmarès un premier tournoi du Grand Chelem dès sa première finale. Chwalinska se consolera elle avec la 21e place mondiale, son meilleur classement, qu'elle atteindra lundi à la prochaine actualisation du classement WTA. Elle a marqué l'histoire de Roland-Garros, en devenant la joueuse la plus mal classée à se hisser en finale depuis la création du classement WTA en 1975. C'est aussi la seule issue des qualifications à être allée aussi loin sur la terre battue française. Sous les yeux de Brad Pitt, la Polonaise a pu exprimer dans un premier temps avec efficacité son style unique fait de variations, entre balles en cloche, amorties et revers longs, qui ont surpris son adversaire. Mais 3 jeux partout, Andreeva, plus agressive, a commencé à prendre ses marques, avec l'appui d'un meilleur service. Elle a bouclé la première manche en 42 minutes. Une fois lancée, la Russe n'a laissé que des miettes à Chwalinska. Elle a su monter le curseur en sauvant trois balles de break pour mener 3-0. Toute proche du titre à 5-0, Andreeva a laissé filer deux jeux, avant de terminer le match sur le service de son adversaire.
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A 19 ans et 39 jours, la native de Krasnoïarsk devient la plus jeune joueuse à s'imposer à Paris depuis Monica Seles, qui avait 16 ans et demi lorsqu'elle a remporté le premier de ses trois titres consécutifs porte d'Auteuil en 1990. Ce sacre couronne l'évolution de cette adolescente prodige qui a remporté à 15 ans son premier match sur le circuit WTA. Victorieuse des WTA 1000 de Dubaï et Indian Wells l'an dernier, elle ajoute à son palmarès un premier tournoi du Grand Chelem dès sa première finale. Chwalinska se consolera elle avec la 21e place mondiale, son meilleur classement, qu'elle atteindra lundi à la prochaine actualisation du classement WTA. Elle a marqué l'histoire de Roland-Garros, en devenant la joueuse la plus mal classée à se hisser en finale depuis la création du classement WTA en 1975. C'est aussi la seule issue des qualifications à être allée aussi loin sur la terre battue française. Sous les yeux de Brad Pitt, la Polonaise a pu exprimer dans un premier temps avec efficacité son style unique fait de variations, entre balles en cloche, amorties et revers longs, qui ont surpris son adversaire. Mais 3 jeux partout, Andreeva, plus agressive, a commencé à prendre ses marques, avec l'appui d'un meilleur service. Elle a bouclé la première manche en 42 minutes. Une fois lancée, la Russe n'a laissé que des miettes à Chwalinska. Elle a su monter le curseur en sauvant trois balles de break pour mener 3-0. Toute proche du titre à 5-0, Andreeva a laissé filer deux jeux, avant de terminer le match sur le service de son adversaire.

06.06.2026 à 17:01

FRANCE24
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Ce sacre éclatant sur la terre battue parisienne face à la Polonaise Maja Chwalinska (6-3, 6-2), marque l'aboutissement d'une ambition née dans les paysages enneigés de Krasnoïarsk, en Sibérie. En s'imposant en Grand Chelem elle réalise son "plus grand rêve" mais ne compte pas s'en contenter, elle qui expliquait dès 2023 vouloir remporter 25 sacres majeurs, un de plus que les codétenteurs du record Margaret Court et Novak Djokovic. Aussi loin qu'elle se souvienne, le court de tennis a depuis toujours été son terrain de jeu. Née le 29 avril 2007, elle y accompagne d'abord sa sœur aînée Erika. A six ans, elle s'empare de la raquette, sous l'impulsion de sa mère, qui s'est prise de passion pour le tennis grâce à Marat Safin. Formée à Cannes Le talent des filles est flagrant. La famille quitte donc les rives du fleuve Ienisseï pour celles de la mer Noire, à Sotchi, puis en 2022 pour la côte d'Azur. Plutôt que l'académie Nadal, les sœurs préfèrent celle de Jean‐René Lisnard à Cannes. Devenue samedi la plus jeune lauréate de Roland-Garros depuis Monica Seles en 1992, la droitière d'1,75 m a l'habitude de griller les étapes. En avril 2023, six mois après ses débuts sur le circuit, elle remporte son premier match au WTA 1000 de Madrid. L'année suivante elle se hisse en demi-finales de Roland-Garros et remporte à Iasi (Roumanie) son premier titre. En février 2025 elle devient à Dubaï, à 17 ans et 299 jours, la plus jeune joueuse à gagner un WTA 1000 avant d'enchaîner à Indian Wells en battant Iga Swiatek (2e mondiale) et Aryna Sabalenka (1re). De quoi atteindre la 5e place mondiale. Mais cette ascension éclair a un prix. Dès 14 ans, Andreeva subit la violence des réseaux sociaux et des menaces qui la terrorisent alors. Aujourd'hui, Andreeva s'est entourée d'une psychologue, avec qui elle développe des parades mentales: chantonner dans sa tête en plein échange ou visualiser un immense panneau rouge "Stop" pour bloquer les pensées négatives. Souvent questionnée sur l'invasion russe en Ukraine, comme cette semaine alors qu'elle affrontait la native de Kiev Marta Kostyuk, Andreeva esquive et dit se concentrer uniquement sur son jeu. "Alchimie" Elle est plus prolixe quant à sa relation fusionnelle avec sa coach Conchita Martinez, à qui elle voue une "confiance totale". L'Espagnole évoquait à Wimbledon l'an dernier une "fille très gentille, très attentionnée. En dehors des courts elle sourit beaucoup. On peut jouer aux cartes, rire, c'est très agréable". Depuis leur rencontre en avril 2024, "on s'est dit qu'il y avait une connexion entre nous (...) une alchimie", résumait Conchita Martinez, 53 ans, victorieuse à Wimbledon (1994) et finaliste à Roland-Garros (2000) et à l'Open d'Australie (1998). Mirra Andreeva s'appuie aussi sur sa soeur Erika, son modèle. "J'ai toujours essayé de lui montrer le meilleur de moi-même pour qu'elle puisse s'en inspirer. Et maintenant, j'ai l'impression que c'est un peu l'inverse" et que l'aînée s'inspire de la cadette, avouait en 2024 Erika, 230e mondiale à bientôt 22 ans. Si Andreeva fait parler la puissance de son coup droit, c'est également dans la tête qu'elle a progressé. Inconsolable après sa médaille d'argent en double avec Diana Shnaider aux Jeux Olympiques de Paris, fébrile et agacée au point de sortir de son match l'an passé en quarts à Roland-Garros face à la sensation Loïs Boisson, elle a su cette fois dompter l'événement. Elle a ainsi laissé au vestiaire la version d'elle-même capable de frapper sa raquette au sol et d'insulter le public d'Indian Wells en mars dernier. "Il y a deux ans, quand j'ai joué la demi-finale" de Roland-Garros, "j'étais excitée comme une puce, je n'arrivais pas à y croire et ça a d'une certaine manière déterminé la façon dont j'ai joué ce match", perdu 6-3, 6-1 contre Jasmine Paolini, jugeait jeudi Andreeva. "Maintenant que je vieillis, je deviens un peu plus mature à chaque match", ajoutait-elle, tout en cultivant sa légèreté hors du court. En plus d'un premier trophée majeur, Andreeva a mené à bien une quête parallèle à Paris: collectionner un pin's à épingler à son accréditation après chaque victoire.
Texte intégral (706 mots)
Ce sacre éclatant sur la terre battue parisienne face à la Polonaise Maja Chwalinska (6-3, 6-2), marque l'aboutissement d'une ambition née dans les paysages enneigés de Krasnoïarsk, en Sibérie. En s'imposant en Grand Chelem elle réalise son "plus grand rêve" mais ne compte pas s'en contenter, elle qui expliquait dès 2023 vouloir remporter 25 sacres majeurs, un de plus que les codétenteurs du record Margaret Court et Novak Djokovic. Aussi loin qu'elle se souvienne, le court de tennis a depuis toujours été son terrain de jeu. Née le 29 avril 2007, elle y accompagne d'abord sa sœur aînée Erika. A six ans, elle s'empare de la raquette, sous l'impulsion de sa mère, qui s'est prise de passion pour le tennis grâce à Marat Safin. Formée à Cannes Le talent des filles est flagrant. La famille quitte donc les rives du fleuve Ienisseï pour celles de la mer Noire, à Sotchi, puis en 2022 pour la côte d'Azur. Plutôt que l'académie Nadal, les sœurs préfèrent celle de Jean‐René Lisnard à Cannes. Devenue samedi la plus jeune lauréate de Roland-Garros depuis Monica Seles en 1992, la droitière d'1,75 m a l'habitude de griller les étapes. En avril 2023, six mois après ses débuts sur le circuit, elle remporte son premier match au WTA 1000 de Madrid. L'année suivante elle se hisse en demi-finales de Roland-Garros et remporte à Iasi (Roumanie) son premier titre. En février 2025 elle devient à Dubaï, à 17 ans et 299 jours, la plus jeune joueuse à gagner un WTA 1000 avant d'enchaîner à Indian Wells en battant Iga Swiatek (2e mondiale) et Aryna Sabalenka (1re). De quoi atteindre la 5e place mondiale. Mais cette ascension éclair a un prix. Dès 14 ans, Andreeva subit la violence des réseaux sociaux et des menaces qui la terrorisent alors. Aujourd'hui, Andreeva s'est entourée d'une psychologue, avec qui elle développe des parades mentales: chantonner dans sa tête en plein échange ou visualiser un immense panneau rouge "Stop" pour bloquer les pensées négatives. Souvent questionnée sur l'invasion russe en Ukraine, comme cette semaine alors qu'elle affrontait la native de Kiev Marta Kostyuk, Andreeva esquive et dit se concentrer uniquement sur son jeu. "Alchimie" Elle est plus prolixe quant à sa relation fusionnelle avec sa coach Conchita Martinez, à qui elle voue une "confiance totale". L'Espagnole évoquait à Wimbledon l'an dernier une "fille très gentille, très attentionnée. En dehors des courts elle sourit beaucoup. On peut jouer aux cartes, rire, c'est très agréable". Depuis leur rencontre en avril 2024, "on s'est dit qu'il y avait une connexion entre nous (...) une alchimie", résumait Conchita Martinez, 53 ans, victorieuse à Wimbledon (1994) et finaliste à Roland-Garros (2000) et à l'Open d'Australie (1998). Mirra Andreeva s'appuie aussi sur sa soeur Erika, son modèle. "J'ai toujours essayé de lui montrer le meilleur de moi-même pour qu'elle puisse s'en inspirer. Et maintenant, j'ai l'impression que c'est un peu l'inverse" et que l'aînée s'inspire de la cadette, avouait en 2024 Erika, 230e mondiale à bientôt 22 ans. Si Andreeva fait parler la puissance de son coup droit, c'est également dans la tête qu'elle a progressé. Inconsolable après sa médaille d'argent en double avec Diana Shnaider aux Jeux Olympiques de Paris, fébrile et agacée au point de sortir de son match l'an passé en quarts à Roland-Garros face à la sensation Loïs Boisson, elle a su cette fois dompter l'événement. Elle a ainsi laissé au vestiaire la version d'elle-même capable de frapper sa raquette au sol et d'insulter le public d'Indian Wells en mars dernier. "Il y a deux ans, quand j'ai joué la demi-finale" de Roland-Garros, "j'étais excitée comme une puce, je n'arrivais pas à y croire et ça a d'une certaine manière déterminé la façon dont j'ai joué ce match", perdu 6-3, 6-1 contre Jasmine Paolini, jugeait jeudi Andreeva. "Maintenant que je vieillis, je deviens un peu plus mature à chaque match", ajoutait-elle, tout en cultivant sa légèreté hors du court. En plus d'un premier trophée majeur, Andreeva a mené à bien une quête parallèle à Paris: collectionner un pin's à épingler à son accréditation après chaque victoire.
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