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09.08.2026 à 21:43

FRANCE 24
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En campagne électorale, le Premier ministre israélien a réaffirmé dimanche son rejet du dernier plan en 15 points de Donald Trump pour Gaza, alors même que l'armée israélienne a, de fait, suspendu ses attaques dans le territoire. Son armée "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahou.
En campagne électorale, le Premier ministre israélien a réaffirmé dimanche son rejet du dernier plan en 15 points de Donald Trump pour Gaza, alors même que l'armée israélienne a, de fait, suspendu ses attaques dans le territoire. Son armée "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahou.

09.08.2026 à 20:57

FRANCE24
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"C'est bien son propre bilan de ministre de l'Intérieur que l'actuel ministre de la Justice torpille aujourd'hui", estime dans un communiqué l'ANPJ. Dossiers "fantômes", enquêtes à l'abandon ou perdues, manque d'effectifs et de formation: dans cette longue note datée du 29 juillet, révélée samedi par Le Monde et consultée par l'AFP, Gérald Darmanin synthétise à Laurent Nuñez les remontées d'informations établies par les parquets généraux sur ce contentieux devenu la priorité de son ministère depuis la vague d'indignation provoquée par l'affaire Lyhanna. Cette collégienne de 11 ans avait été retrouvée morte en juin dans le Gers, le principal suspect de sa mort, Jérôme Barella, mis en examen pour viol et meurtre d'une mineure, avait fait l'objet de plusieurs plaintes pour violences sexuelles sur mineures sans être inquiété. "Ces constats et alarmes sont justifiés", considère l'ANPJ, qui "fustige l'hypocrisie et dénonce la trahison de l'ex-ministre de l'Intérieur, véritable Docteur Darmanin et Mister Gérald". "Dans ce rapport, Docteur Darmanin, ministre de la Justice, se livre à un exercice d'inventaire des lacunes des services de police judiciaire du ministère de l'Intérieur, si longtemps occupé par Mister Gérald, resté place Beauvau plus de quatre ans, soit plus qu'aucun de ses prédécesseurs depuis 50 ans", cingle l'ANPJ. Le ministre "dénonce à raison aujourd'hui le déficit alarmant d'enquêteurs, y compris dans les unités spécialisées, et l'accumulation de procédures en souffrance", poursuit l'association regroupant des enquêteurs de la PJ chargés de la délinquance de haut spectre (criminalité organisée, financière, etc.), hostiles à la réforme de la police menée en 2024. Cette réforme, "censée apporter des solutions durables à la crise de l'investigation, avec une +PJ à 22.000 effectifs+", n'a pas soulagé les "services d'investigations chargés de la petite et moyenne délinquance" et "a considérablement affaibli l'ex-police judiciaire", considère l'association. "Cynisme" L'ANPJ rappelle par ailleurs que M. Darmanin avait connaissance "du rapport d'évaluation des stocks" qui établissait à "plus de trois millions" les dossiers non traités et "alertait sur le non traitement de certains contentieux, dont celui des viols et agressions sexuelles sur mineurs". "On a eu de cesse de rappeler à M. Darmanin pendant quatre ans qu'il fallait simplifier la procédure pénale, (...) arrêter de faire de la communication politique sur le dos des policiers pour s'attaquer" aux problèmes "et pas énoncer une priorité tous les jours", a aussi tempêté sur BFMTV Frédéric Lauze, secrétaire général du Syndicat des commissaires de la police nationale, qui, "révolté", a dénoncé "cynisme" et "trahison". Le garde des Sceaux a publié dimanche sur X un courrier de trois pages envoyé à Laurent Nuñez ainsi qu'à la ministre de la Santé et des Familles Stéphanie Rist, "pour que nulle fake news n'existe". Ce courrier résume la note de 12 pages consultée samedi par l'AFP. "Personne n'a créé autant d'effectifs aux policiers et aux gendarmes (plus de 8.000 !), donné autant de moyens, sous l'autorité du président de la République, et s'est intéressé autant à la protection des mineurs que lors de mon passage à l'Intérieur voilà deux ans", se défend-il dans un message sur ce réseau social.
Texte intégral (562 mots)
"C'est bien son propre bilan de ministre de l'Intérieur que l'actuel ministre de la Justice torpille aujourd'hui", estime dans un communiqué l'ANPJ. Dossiers "fantômes", enquêtes à l'abandon ou perdues, manque d'effectifs et de formation: dans cette longue note datée du 29 juillet, révélée samedi par Le Monde et consultée par l'AFP, Gérald Darmanin synthétise à Laurent Nuñez les remontées d'informations établies par les parquets généraux sur ce contentieux devenu la priorité de son ministère depuis la vague d'indignation provoquée par l'affaire Lyhanna. Cette collégienne de 11 ans avait été retrouvée morte en juin dans le Gers, le principal suspect de sa mort, Jérôme Barella, mis en examen pour viol et meurtre d'une mineure, avait fait l'objet de plusieurs plaintes pour violences sexuelles sur mineures sans être inquiété. "Ces constats et alarmes sont justifiés", considère l'ANPJ, qui "fustige l'hypocrisie et dénonce la trahison de l'ex-ministre de l'Intérieur, véritable Docteur Darmanin et Mister Gérald". "Dans ce rapport, Docteur Darmanin, ministre de la Justice, se livre à un exercice d'inventaire des lacunes des services de police judiciaire du ministère de l'Intérieur, si longtemps occupé par Mister Gérald, resté place Beauvau plus de quatre ans, soit plus qu'aucun de ses prédécesseurs depuis 50 ans", cingle l'ANPJ. Le ministre "dénonce à raison aujourd'hui le déficit alarmant d'enquêteurs, y compris dans les unités spécialisées, et l'accumulation de procédures en souffrance", poursuit l'association regroupant des enquêteurs de la PJ chargés de la délinquance de haut spectre (criminalité organisée, financière, etc.), hostiles à la réforme de la police menée en 2024. Cette réforme, "censée apporter des solutions durables à la crise de l'investigation, avec une +PJ à 22.000 effectifs+", n'a pas soulagé les "services d'investigations chargés de la petite et moyenne délinquance" et "a considérablement affaibli l'ex-police judiciaire", considère l'association. "Cynisme" L'ANPJ rappelle par ailleurs que M. Darmanin avait connaissance "du rapport d'évaluation des stocks" qui établissait à "plus de trois millions" les dossiers non traités et "alertait sur le non traitement de certains contentieux, dont celui des viols et agressions sexuelles sur mineurs". "On a eu de cesse de rappeler à M. Darmanin pendant quatre ans qu'il fallait simplifier la procédure pénale, (...) arrêter de faire de la communication politique sur le dos des policiers pour s'attaquer" aux problèmes "et pas énoncer une priorité tous les jours", a aussi tempêté sur BFMTV Frédéric Lauze, secrétaire général du Syndicat des commissaires de la police nationale, qui, "révolté", a dénoncé "cynisme" et "trahison". Le garde des Sceaux a publié dimanche sur X un courrier de trois pages envoyé à Laurent Nuñez ainsi qu'à la ministre de la Santé et des Familles Stéphanie Rist, "pour que nulle fake news n'existe". Ce courrier résume la note de 12 pages consultée samedi par l'AFP. "Personne n'a créé autant d'effectifs aux policiers et aux gendarmes (plus de 8.000 !), donné autant de moyens, sous l'autorité du président de la République, et s'est intéressé autant à la protection des mineurs que lors de mon passage à l'Intérieur voilà deux ans", se défend-il dans un message sur ce réseau social.

09.08.2026 à 20:45

FRANCE24
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"Tout commence toujours par un rêve. Et ce rêve, il faut tout faire pour le réaliser", a déclaré la lauréate, en larmes sur le podium protocolaire, entourée par la Polonaise Kasia Niewiadoma, 2e, et l'Italienne Elisa Longo-Borghini, 3e. Victorieuse en 2023, la Néerlandaise avait été dominée par la Française Pauline Ferrand-Prévot l'an passé. Mais surtout elle avait échoué pour seulement quatre secondes derrière Niewiadoma en 2024. Son succès au bout d'une troisième victoire d'étape cette semaine a donc une saveur particulière pour l'ancienne patineuse de vitesse: au classement final, elle devance sa rivale polonaise de plus d'une minute (1:18) alors que l'écart entre les deux coureuses n'était encore que de huit secondes dimanche matin à Nice. Comme Vollering a du panache, elle ne s'est pas contentée de gérer son avantage sur les 99 derniers kilomètres de ce Tour: elle a attaqué la grimpeuse de l'équipe Canyon//SRAM dans la dernière des quatre ascensions du Col d'Eze avant de décrocher son troisième bouquet sur cette Grande Boucle après ceux obtenus jeudi dans le Beaujolais et samedi, déjà à Nice. -- Humilité et honnêteté -- De cette victoire à la veille de l'arrivée était née une polémique rajoutant encore à la dramaturgie du Tour, que la Néerlandaise de 29 ans a voulu étouffer par sa mise au point éclatante vingt-quatre heures plus tard. Samedi, Niewiadoma, alors maillot jaune, avait reproché à la championne de France Célia Géry, coéquipière de Vollering, "de (l')avoir bloquée contre les barrières" dans le final de l'étape. "Si les FDJ veulent rivaliser, elles doivent le faire de manière loyale. J'ai trouvé ça tellement gamin, et honnêtement, j'ai perdu tout respect pour elles à cause de ça", avait tonné la lauréate du Tour 2024 avant que les réseaux sociaux s'embrasent au point d'exposer la jeune Française à des menaces de mort, selon son entourage. "Je pense beaucoup à Célia, qui a passé une mauvaise nuit. Je voulais vraiment remporter l'étape d'aujourd'hui pour montrer que l'équipe gagne avec humilité, honnêteté et de manière correcte", a insisté Vollering, arrivée au sein de l'équipe FDJ en janvier 2025. -- Rendez-vous à Leeds -- "C'est un rêve de gagner ce Tour. Mais c'est surtout un rêve de vivre cette vie. Je n'aurais jamais imaginé vivre cela sur un vélo", a renchéri Vollering, que l'on a souvent vue à fleur de peau, régulièrement la larme à l’œil, depuis le départ à Lausanne, dans cette Suisse qu'elle affectionne et où elle vit depuis cinq ans. Car le chemin vers la victoire a parfois eu des traits herculéens pour l'ancienne fleuriste. Comme toutes les concurrentes de cette cinquième édition depuis la renaissance de l'épreuve sous l'égide d'ASO en 2022, Vollering a dû affronter la canicule. Aucune étape ne s'est disputée sous les 30 degrés. Vollering a aussi dû faire preuve de patience après deux premières étapes remportées par sa compatriote Lorena Wiebes (maillot vert) puis un contre-la-montre dominé mardi par la Suissesse Marlen Reusser. Il y eu ensuite la déception du Ventoux vendredi quand Vollering et Reusser se sont neutralisées, permettant à Niewiadoma de prendre le maillot en remportant l'étape reine au sommet du Géant de Provence. La Reine Demi a donc dû attendre le weekend final, sur la Côte d'Azur, pour assoir son succès. "Je n'ai jamais eu de doute cette semaine, même après la victoire de Kasia au Ventoux. Je connaissais mon niveau", a assuré la lauréate après son succès, en jaune, sur la Promenade des Anglais. Un succès qui est aussi celui d'une équipe française, FDJ, et de son manager Stephen Delcourt pour qui "le Tour représente tout". Et si aucune coureuse de l'Hexagone n'a levé les bras au cours des neuf jours de course, la première d'entre elle, la Bretonne Cédrine Kerbaol (6e) a déjà promis de faire mieux l'an prochain. Le rendez-vous est fixé le 30 juillet 2027 à Leeds en Grande-Bretagne.
Texte intégral (703 mots)
"Tout commence toujours par un rêve. Et ce rêve, il faut tout faire pour le réaliser", a déclaré la lauréate, en larmes sur le podium protocolaire, entourée par la Polonaise Kasia Niewiadoma, 2e, et l'Italienne Elisa Longo-Borghini, 3e. Victorieuse en 2023, la Néerlandaise avait été dominée par la Française Pauline Ferrand-Prévot l'an passé. Mais surtout elle avait échoué pour seulement quatre secondes derrière Niewiadoma en 2024. Son succès au bout d'une troisième victoire d'étape cette semaine a donc une saveur particulière pour l'ancienne patineuse de vitesse: au classement final, elle devance sa rivale polonaise de plus d'une minute (1:18) alors que l'écart entre les deux coureuses n'était encore que de huit secondes dimanche matin à Nice. Comme Vollering a du panache, elle ne s'est pas contentée de gérer son avantage sur les 99 derniers kilomètres de ce Tour: elle a attaqué la grimpeuse de l'équipe Canyon//SRAM dans la dernière des quatre ascensions du Col d'Eze avant de décrocher son troisième bouquet sur cette Grande Boucle après ceux obtenus jeudi dans le Beaujolais et samedi, déjà à Nice. -- Humilité et honnêteté -- De cette victoire à la veille de l'arrivée était née une polémique rajoutant encore à la dramaturgie du Tour, que la Néerlandaise de 29 ans a voulu étouffer par sa mise au point éclatante vingt-quatre heures plus tard. Samedi, Niewiadoma, alors maillot jaune, avait reproché à la championne de France Célia Géry, coéquipière de Vollering, "de (l')avoir bloquée contre les barrières" dans le final de l'étape. "Si les FDJ veulent rivaliser, elles doivent le faire de manière loyale. J'ai trouvé ça tellement gamin, et honnêtement, j'ai perdu tout respect pour elles à cause de ça", avait tonné la lauréate du Tour 2024 avant que les réseaux sociaux s'embrasent au point d'exposer la jeune Française à des menaces de mort, selon son entourage. "Je pense beaucoup à Célia, qui a passé une mauvaise nuit. Je voulais vraiment remporter l'étape d'aujourd'hui pour montrer que l'équipe gagne avec humilité, honnêteté et de manière correcte", a insisté Vollering, arrivée au sein de l'équipe FDJ en janvier 2025. -- Rendez-vous à Leeds -- "C'est un rêve de gagner ce Tour. Mais c'est surtout un rêve de vivre cette vie. Je n'aurais jamais imaginé vivre cela sur un vélo", a renchéri Vollering, que l'on a souvent vue à fleur de peau, régulièrement la larme à l’œil, depuis le départ à Lausanne, dans cette Suisse qu'elle affectionne et où elle vit depuis cinq ans. Car le chemin vers la victoire a parfois eu des traits herculéens pour l'ancienne fleuriste. Comme toutes les concurrentes de cette cinquième édition depuis la renaissance de l'épreuve sous l'égide d'ASO en 2022, Vollering a dû affronter la canicule. Aucune étape ne s'est disputée sous les 30 degrés. Vollering a aussi dû faire preuve de patience après deux premières étapes remportées par sa compatriote Lorena Wiebes (maillot vert) puis un contre-la-montre dominé mardi par la Suissesse Marlen Reusser. Il y eu ensuite la déception du Ventoux vendredi quand Vollering et Reusser se sont neutralisées, permettant à Niewiadoma de prendre le maillot en remportant l'étape reine au sommet du Géant de Provence. La Reine Demi a donc dû attendre le weekend final, sur la Côte d'Azur, pour assoir son succès. "Je n'ai jamais eu de doute cette semaine, même après la victoire de Kasia au Ventoux. Je connaissais mon niveau", a assuré la lauréate après son succès, en jaune, sur la Promenade des Anglais. Un succès qui est aussi celui d'une équipe française, FDJ, et de son manager Stephen Delcourt pour qui "le Tour représente tout". Et si aucune coureuse de l'Hexagone n'a levé les bras au cours des neuf jours de course, la première d'entre elle, la Bretonne Cédrine Kerbaol (6e) a déjà promis de faire mieux l'an prochain. Le rendez-vous est fixé le 30 juillet 2027 à Leeds en Grande-Bretagne.

09.08.2026 à 19:53

FRANCE24
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"J'aime bien les belles histoires. Et celle-ci en est une", a dit Vollering. "Le Tour, ça représente tout", s'est félicité le manager général de l'équipe, Stephen Delcourt alors que la maillot jaune a prolongé au printemps dernier son contrat jusqu'à fin 2028. Ce n'était pourtant pas gagné d'avance. La greffe allait-elle prendre entre une équipe en pleine progression mais encore émergente, bâtie au départ à partir d'une structure associative, et une coureuse néerlandaise réputée exigeante débarquée de l'armada SD Worx où elle bénéficiait d'un encadrement ultra-professionnel ? Une formation qu'elle avait quittée au terme d'une cohabitation compliquée avec d'autres leaders au fort tempérament (notamment la Belge Lotte Kopecky) avant de se retrouver au milieu de coureuses françaises d'abord circonspectes. En particulier Juliette Berthet, arrivée en qualité de leader en provenance de DSM quelques semaines avant Vollering qu'elle ne s'attendait sans doute pas à voir endosser elle aussi le maillot bleu de la formation poitevine. "C'est vrai que cela a été difficile pour Juliette. Mais elle a rapidement compris qu'il valait mieux avoir Demi avec soi plutôt que contre soi...", explique régulièrement Stephen Delcourt. Et Vollering a vite emporté l'adhésion de ses équipières grâce à son attitude fédératrice. -- "Elle redéfinit ce qu'est une leader moderne" -- "Demi, ce n'est pas quelqu'un qui donne des ordres ou qui a besoin de parler fort. Juste son charisme, son naturel, sa joie de vivre et ses petits mots à chaque membre du staff font qu'aujourd'hui elle emmène tout le monde", expliquait à l'AFP Stephen Delcourt en mai dernier à l'annonce de la prolongation de contrat de la coureuse. FDJ est restée un "belle famille", abonde la Varoise Jade Wiel, absente du Tour mais venue saluer ses équipières samedi à Nice. Le groupe a aussi été "tiré vers le haut par Demi", insiste-t-elle. Staff, matériel, diététique, encadrement psychologique, sponsors renommés: la Néerlandaise a en effet "haussé le niveau d'exigence", selon Evita Muzic, l'une des trois leaders de l'équipe qui expliquait à l'AFP à la veille du départ du Tour "n'avoir aucun mal à mettre ses ambitions personnelles de côté pour aller chercher le maillot jaune avec Demi". Très engagée sur le thème de la santé mentale des athlètes, Vollering s'est souvent plainte d'une sévérité excessive de la presse de son pays à son égard. En France, "Demi a trouvé un environnement plus protecteur, structuré autour d'un leadership incontesté et d'un projet humain fort", rappelait récemment son compagnon depuis dix ans Jan de Voogd. Et l'histoire d'amour risque de durer. "Demi est une athlète hors normes, au sommet de son art. Mais ce qui nous touche et nous rend le plus fiers va bien au-delà de ses victoires. Demi est une femme qui change notre sport", assure son patron Stephen Delcourt. "Par son exigence, sa sensibilité, son authenticité et sa manière d'embarquer les autres avec elle, elle redéfinit ce qu'est une leader moderne. Elle inspire ses coéquipières, elle inspire les fans, elle inspire toute une génération (...) Elle ne gagne pas seulement des courses: elle montre un chemin". Si ça, ce n'est pas une déclaration...
Texte intégral (553 mots)
"J'aime bien les belles histoires. Et celle-ci en est une", a dit Vollering. "Le Tour, ça représente tout", s'est félicité le manager général de l'équipe, Stephen Delcourt alors que la maillot jaune a prolongé au printemps dernier son contrat jusqu'à fin 2028. Ce n'était pourtant pas gagné d'avance. La greffe allait-elle prendre entre une équipe en pleine progression mais encore émergente, bâtie au départ à partir d'une structure associative, et une coureuse néerlandaise réputée exigeante débarquée de l'armada SD Worx où elle bénéficiait d'un encadrement ultra-professionnel ? Une formation qu'elle avait quittée au terme d'une cohabitation compliquée avec d'autres leaders au fort tempérament (notamment la Belge Lotte Kopecky) avant de se retrouver au milieu de coureuses françaises d'abord circonspectes. En particulier Juliette Berthet, arrivée en qualité de leader en provenance de DSM quelques semaines avant Vollering qu'elle ne s'attendait sans doute pas à voir endosser elle aussi le maillot bleu de la formation poitevine. "C'est vrai que cela a été difficile pour Juliette. Mais elle a rapidement compris qu'il valait mieux avoir Demi avec soi plutôt que contre soi...", explique régulièrement Stephen Delcourt. Et Vollering a vite emporté l'adhésion de ses équipières grâce à son attitude fédératrice. -- "Elle redéfinit ce qu'est une leader moderne" -- "Demi, ce n'est pas quelqu'un qui donne des ordres ou qui a besoin de parler fort. Juste son charisme, son naturel, sa joie de vivre et ses petits mots à chaque membre du staff font qu'aujourd'hui elle emmène tout le monde", expliquait à l'AFP Stephen Delcourt en mai dernier à l'annonce de la prolongation de contrat de la coureuse. FDJ est restée un "belle famille", abonde la Varoise Jade Wiel, absente du Tour mais venue saluer ses équipières samedi à Nice. Le groupe a aussi été "tiré vers le haut par Demi", insiste-t-elle. Staff, matériel, diététique, encadrement psychologique, sponsors renommés: la Néerlandaise a en effet "haussé le niveau d'exigence", selon Evita Muzic, l'une des trois leaders de l'équipe qui expliquait à l'AFP à la veille du départ du Tour "n'avoir aucun mal à mettre ses ambitions personnelles de côté pour aller chercher le maillot jaune avec Demi". Très engagée sur le thème de la santé mentale des athlètes, Vollering s'est souvent plainte d'une sévérité excessive de la presse de son pays à son égard. En France, "Demi a trouvé un environnement plus protecteur, structuré autour d'un leadership incontesté et d'un projet humain fort", rappelait récemment son compagnon depuis dix ans Jan de Voogd. Et l'histoire d'amour risque de durer. "Demi est une athlète hors normes, au sommet de son art. Mais ce qui nous touche et nous rend le plus fiers va bien au-delà de ses victoires. Demi est une femme qui change notre sport", assure son patron Stephen Delcourt. "Par son exigence, sa sensibilité, son authenticité et sa manière d'embarquer les autres avec elle, elle redéfinit ce qu'est une leader moderne. Elle inspire ses coéquipières, elle inspire les fans, elle inspire toute une génération (...) Elle ne gagne pas seulement des courses: elle montre un chemin". Si ça, ce n'est pas une déclaration...

09.08.2026 à 19:27

FRANCE24
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La leader de la formation FDJ United-Suez, âgée de 29 ans, qui devance la Polonaise Kasia Niewiadoma au classement général final, s'était déjà imposée en 2023 avant de finir à la deuxième place des éditions 2024 et 2025. Elle avait également terminé 2e en 2022 lors de l'édition de la renaissance, sous l'égide d'Amaury Sport Organisation. Elle succède à la Française Pauline Ferrand-Prévot, contrainte à l'abandon au départ de l'avant-dernière étape samedi. "C'est un rêve de gagner ce Tour. Mais c'est surtout un rêve de vivre cette vie. Je n'aurais jamais imaginé vivre cela sur un vélo", a déclaré la vainqueur à sa descente de vélo. "Je voulais gagner avec ce maillot jaune. Je n'ai jamais eu de doute cette semaine, même après la victoire de Kasia au Ventoux (vendredi, ndlr). Je connaissais mon niveau", a-t-elle ajouté. Vollering qui possédait huit secondes d'avance seulement sur la Polonaise Kasia Niewiadoma dimanche matin ne s'est pas contentée de gérer son avantage: elle a attaqué sa dauphine dans la dernière des quatre ascensions du Col d'Eze avant de signer son troisième succès d'étape sur cette Grande Boucle. L'Espagnole Paula Blasi a réglé un sprint de poursuivantes à plus d'une minute pour prendre la deuxième place de l'étape, une demi-roue devant Niewiadoma. Sur le podium final, Vollering devance donc Niewiadoma d'une minute et 18 secondes. L'Italienne Elisa Longo-Borghini a pris la troisième place finale au détriment de la Suissesse Marlen Reusser, victime d'une chute peu avant la mi-course dans la descente du col d'Eze. Première Française, la Bretonne Cédrine Kerbaol a pris la 6e place.
Lire plus (288 mots)
La leader de la formation FDJ United-Suez, âgée de 29 ans, qui devance la Polonaise Kasia Niewiadoma au classement général final, s'était déjà imposée en 2023 avant de finir à la deuxième place des éditions 2024 et 2025. Elle avait également terminé 2e en 2022 lors de l'édition de la renaissance, sous l'égide d'Amaury Sport Organisation. Elle succède à la Française Pauline Ferrand-Prévot, contrainte à l'abandon au départ de l'avant-dernière étape samedi. "C'est un rêve de gagner ce Tour. Mais c'est surtout un rêve de vivre cette vie. Je n'aurais jamais imaginé vivre cela sur un vélo", a déclaré la vainqueur à sa descente de vélo. "Je voulais gagner avec ce maillot jaune. Je n'ai jamais eu de doute cette semaine, même après la victoire de Kasia au Ventoux (vendredi, ndlr). Je connaissais mon niveau", a-t-elle ajouté. Vollering qui possédait huit secondes d'avance seulement sur la Polonaise Kasia Niewiadoma dimanche matin ne s'est pas contentée de gérer son avantage: elle a attaqué sa dauphine dans la dernière des quatre ascensions du Col d'Eze avant de signer son troisième succès d'étape sur cette Grande Boucle. L'Espagnole Paula Blasi a réglé un sprint de poursuivantes à plus d'une minute pour prendre la deuxième place de l'étape, une demi-roue devant Niewiadoma. Sur le podium final, Vollering devance donc Niewiadoma d'une minute et 18 secondes. L'Italienne Elisa Longo-Borghini a pris la troisième place finale au détriment de la Suissesse Marlen Reusser, victime d'une chute peu avant la mi-course dans la descente du col d'Eze. Première Française, la Bretonne Cédrine Kerbaol a pris la 6e place.
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