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09.06.2026 à 20:57

FRANCE24
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Il s'agit de la première programmation de Clément Hervieu-Léger, arrivé à la tête de l'établissement en août dernier, après y avoir été d'abord membre de la troupe puis sociétaire. Cette nouvelle saison, qui comporte 26 spectacles dont 14 créations, 12 reprises, ou encore 6 spectacles en tournée, est marquée par la réouverture de la salle Richelieu, lieu principal, le 15 octobre, après quelque neuf mois de fermeture pour travaux, avec "Ruy Blas" de Victor Hugo, mis en scène par Julie Duclos. Le directeur artistique des Jeux olympiques de Paris, Thomas Jolly, mettra en scène "La Tour de Nesle" d'Alexandre Dumas, en juillet 2027 dans le cadre du festival Paris d'été - Les étés du Louvre. "Il était temps qu'[il] vienne mettre en scène à la Comédie-Française", a déclaré M. Hervieu-Léger, louant son "grand sens du théâtre populaire". Particularité: la pièce aura lieu en extérieur au jardin des Tuileries, en face de la vasque olympique s'élevant dans le ciel chaque soir. Elle sera reprise en intérieur salle Richelieu à la rentrée 2027. "Résurrection. Un cas de conscience", premier texte pour le théâtre de l'autrice Leïla Slimani, prix Goncourt 2016, sera monté par Simon Delétang dans le cadre d'une co-production avec le Centre dramatique national (CDN) de Lorient, avant une tournée. Ce choix illustre la volonté du nouvel administrateur de mettre en lumière les autrices, "beaucoup invisibilisées" dans l'histoire de la Comédie-Française. Parmi les nombreux partenariats engagés "avec des institutions sœurs", le plus important concerne le Louvre. À la grande exposition du musée consacrée au peintre du Siècle d'or espagnol Francisco de Zurbarán répondra, par exemple, la pièce "La vie est un songe", de Calderon de la Barca (mise en scène Benjamin Lazar). Autre co-production, cette fois avec le CDN de l’océan Indien, "La fournaise" d'Ananda Devi, sera montée au Studio-Théâtre, autre salle de l'institution, puis partira immédiatement en tournée sur l'ensemble de l'île de La Réunion puis à Mayotte et à l'île Maurice. Un projet qui "répond à une mission de service public", a souligné M. Clément Hervieu Léger. Dès septembre, "Les Bonnes", de Jean Genet (dans une mise en scène de Carme Portaceli) sera créé au Théâtre de l'Athénée, à l'endroit même où Louis Jouvet avait créé cette pièce en 1947. Par ailleurs, l'ensemble de la grille tarifaire des billets a évolué, avec le maintien d'un tarif plancher à 5 euros et une augmentation portant majoritairement sur les plus hautes catégories de billets en plein tarif (56 euros la place au lieu de 48 l'an dernier). En 2025, les dépenses se sont élevées à 43,5 millions d'euros (hors taxes). Les ressources ont été de 40 millions d'euros, dont 62% de subvention de l'Etat, 20% de billetterie et 8,6% de mécénat. Pour 2026, la Comédie-Française anticipe un déficit plus élevé, autour de 6 millions d'euros, en raison de des travaux de la salle Richelieu et de la saison qui s'est déroulée hors les murs depuis janvier dernier.

09.06.2026 à 20:51

FRANCE24
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Depuis le 1er janvier, 132 animateurs de la ville - qui en emploie environ 14.000 - ont été suspendus, dont 52 pour "suspicion de violences sexuelles ou sexistes", a dévoilé le nouvel édile de la capitale dont le plan d'action promet la "tolérance zéro" et la "transparence totale". Ces chiffres élevés - le dernier bilan en avril faisait état de 78 suspensions dont 31 pour suspicions de violences sexuelles - sont attribuables "à une prise de conscience et à la très grande rigueur avec laquelle nous traitons ces signalements", a défendu M. Grégoire, en marge de la visite d'une école du 17e arrondissement. Il n'a pas précisé pour quels motifs les 80 autres agents avaient été suspendus, alors que les syndicats de la filière, qui ont appelé à la grève jusqu'au 16 juin, déplorent un "multiplication" des sanctions pour des suspicions de violences éducatives dites ordinaires, "sans accompagnement des agents". Le plan d'action à 20 millions d'euros, mis en oeuvre en avril, a "complètement réorganisé les signalements qui passent par voie hiérarchique et aussi par des plateformes", notamment une cellule d'écoute, a-t-il pointé. Lui qui a fait du périscolaire la "priorité absolue" de son début de mandat a aussi fait valoir la "grande sévérité" de la ville qui désormais suspend "systématiquement au moindre signalement". "Je sais que ça nous est reproché, je l'assume au moins le temps que la confiance soit revenue et l'organisation revue", a plaidé le maire. Selon M. Grégoire, "les enfants parlent plus et les parents sont plus interrogatifs sur des choses qui paraissaient anodines", y compris "les violences éducatives ordinaires". "Ouvrir un débat national" Avec 132 suspensions en cinq mois, "on ne parle plus de cas isolés, on parle d'un système qui accumule les alertes plus vite qu'il ne protège les enfants", a réagi sur Instagram le collectif MeTooEcole. Alors que le garde des Sceaux Gérald Darmanin est pris dans une polémique depuis le meurtre de la petite Lyhanna dans le Gers, le maire de la capitale a appelé à "ouvrir d'urgence un débat national sur les violences faites aux enfants", qui "engage l’État, la justice et l’ensemble des institutions de notre République". "Il y a eu des défaillances collectives dans l'affaire Lyhanna, qui ne peut pas traduire uniquement une défaillance individuelle", selon M. Grégoire, regrettant une "pénurie de moyens" pour les magistrats, ainsi qu'un "problème structurel de minoration" de ces violences. L'ancien premier adjoint d'Anne Hidalgo, qui a présenté plusieurs fois ses "excuses" aux familles de victimes, a souligné avoir, lui, fait "amende honorable" sur sa "mécompréhension" d'affaires qu'il avait "traitées comme des cas individuels" quand il était aux affaires à l'Hôtel de ville. Comme il s'y était engagé, une "commission d'enquête indépendante" sera mise en place au Conseil de Paris la semaine prochaine, sous la présidence d'Antoine Garapon, ex-juge des enfants et ancien président de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l'Eglise. Elle auditionnera "qui elle souhaitera" et aura "carte blanche pour faire des préconisations et analyser tout ce qu'il s'est passé depuis la réforme des rythmes scolaires en 2013" qui a instauré la semaine de 4,5 jours. Le prochain Conseil de Paris va mettre aussi en place une mission d'information et d'évaluation, réclamée depuis deux mois par l'opposition de droite. L'objectif de cette mission "transpartisane" est de "faire une opération mains propres sur ce qu'il s'est passé ces dix dernières années, les modalités de recrutement, les dysfonctionnements", a exposé mardi Grégory Canal, qui co-préside avec Rachida Dati le premier groupe d'opposition au Conseil de Paris. Elle entendra "l'ensemble des acteurs concernés", a-t-il ajouté, rappelant qu'Emmanuel Grégoire avait été en charge des ressources humaines à l'Hôtel de ville avant d'être premier adjoint d'Anne Hidalgo. Jugeant "confuses" les mesures de la ville, la droite parisienne réclame un "plan d'envergure" doté de 50 millions d'euros, qui comprendrait notamment l'installation de caméras de vidéoprotection. Une convention citoyenne sur la protection et les temps de l'enfant remettra en outre ses conclusions à la fin juin.

09.06.2026 à 20:45

FRANCE24
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A chaque édition du Mondial, la Fédération internationale de football association (Fifa), les organisateurs et divers cabinets de conseil publient des études chiffrant les bénéfices attendus. En 2025, la Fifa et l'Organisation mondiale du commerce (OMC) avaient estimé la contribution du Mondial-2026 au produit intérieur brut (PIB) mondial à plus de 40 milliards de dollars. La France pourrait-elle en tirer profit? Sur le papier, l'idée est séduisante, à l'heure où le moral des ménages flanche, où la consommation recule devant l'inflation et où la récession guette. "C'est une légende urbaine", balaye toutefois Luc Arrondel, économiste du sport au CNRS. "On sait maintenant avec le recul, que même l'accueil d'un événement sportif a très peu d'impact sur les économies des pays qui les organisent", souligne le chercheur, auteur de "Foot business: Les Trente Glorieuses" (Ed. Odile Jacob). Lors du premier sacre, à domicile, des Bleus en 1998, "l'Insee n'avait constaté qu'une très légère hausse de la confiance des ménages", dans un contexte économique déjà favorable, rappelle à l'AFP Hadrien Camatte, économiste pour Natixis. Un constat qui s'applique aux autres derniers grands rendez-vous du sport accueillis en France. Après les Jeux olympiques de Paris, la Cour des comptes avait estimé leur contribution à la croissance annuelle française en 2024 à 1,9 milliard d'euros, soit... 0,07 point du PIB. L'Euro-2016 de football en France avait, lui, généré 1,2 milliard d'euros de retombées économiques, selon une étude du Centre de droit et d'économie du sport (CDES), soit 0,05% du PIB français cette année-là. Effets d'éviction Alors, qu'espérer d'une compétition organisée entre les Etats-Unis, le Canada et le Mexique? "Même si la France arrive en finale ou remporte la compétition, il est très difficile de dire qu'il y aura un impact sur le PIB", indique Hadrien Camatte. Après sa deuxième étoile, lors du Mondial-2018 en Russie, la confiance des ménages était restée quasi stable, rapporte une note de Natixis. Pourtant les bars bondés, les rayons de bières et pizzas surgelées dévalisés et les écrans plats XXL vendus par milliers alimentent la croyance collective. Toutes ces dépenses "restent concentrées sur certains secteurs et il y a des effets d'éviction assez importants", explique Hadrien Camatte. "Si vous êtes sorti un jeudi soir pour aller voir la Coupe du monde, peut-être que vous n'irez pas au restaurant le samedi soir." Moteur historique de la croissance française, "la consommation représente 1.600 milliards d'euros, soit 54% du PIB", précise Anthony Morlet-Lavidalie, du cabinet à tendance libérale Rexecode. Difficile donc de "voir dans ces 1.600 milliards un effet Coupe du monde parce qu'on a eu un peu plus d'affluence sur les terrasses". Achats plaisir Les effets restent néanmoins bien réels pour les habituels gagnants des évènements sportifs, même si les nouvelles habitudes de consommation ont rebattu les cartes. "On a connu des Coupes du monde qui étaient capables de générer jusqu'à 200.000 ventes de télés" de plus qu'une année sans compétition, se souvient Laurent Darrieutort, responsable chez Fnac Darty. "Désormais, on est plutôt entre 80.000 et 120.000", un affaissement compensé par le boom de la vidéoprojection, assure-t-il. Malgré un pouvoir d'achat en berne, "on est dans l'achat plaisir. Le taux d'équipement est de 96%. Donc, ils viennent pour acheter des écrans de bonne taille, on n'est pas très inquiet", affirme-t-il. Marché en plein essor depuis le Covid, la livraison de repas à domicile profite aussi de l'évènement. Lors du dernier Mondial, en 2022, Uber Eats avait enregistré un volume moyen de commandes 11 fois supérieur sur la période en France. Une concurrence qui n'inquiète pas Frank Delvau, président de l'Umih Ile-de-France, première organisation professionnelle de l'hôtellerie-restauration, car, dit-il, "les événements sportifs, ça amène toujours du monde, donc c'est plutôt une bonne chose". Mais dans un contexte où le climat des affaires dans l'hôtellerie-restauration s'est nettement dégradé en mai, selon l'Insee, il n'est "même pas certain que l'effet Coupe du monde soit visible, ni significatif pour le secteur", estime Anthony Morlet-Lavidalie. Seuls "certains restaurateurs bien situés dans les grandes métropoles" pourraient réellement en bénéficier.

09.06.2026 à 20:20

Stéphanie ANTOINE
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Le président chinois, Xi Jinping, a bouclé mardi son déplacement en Corée du Nord. Il a été accueilli en grande pompe lundi par Kim Jong-un, à l'occasion de sa première visite dans le pays depuis 2019, à l'heure où Pyongyang s'affirme aux côtés de Moscou et maintient fermement le cap sur son programme nucléaire.
Texte intégral (723 mots)
Le président chinois, Xi Jinping, a bouclé mardi son déplacement en Corée du Nord. Il a été accueilli en grande pompe lundi par Kim Jong-un, à l'occasion de sa première visite dans le pays depuis 2019, à l'heure où Pyongyang s'affirme aux côtés de Moscou et maintient fermement le cap sur son programme nucléaire.

09.06.2026 à 19:49

FRANCE24
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"Nous avons fait nos bagages et nous allons partir. Au début, on pensait qu'on n'était pas concernés par les avertissements" israéliens, dit Elias Barbour, un habitant vêtu d'un marcel blanc. "Qu'avons-nous fait de mal? Qu'allons-nous faire?", ajoute celui qui compte se réfugier chez sa soeur à Beyrouth. Les barques des pêcheurs sont abandonnées et les restaurants et hôtels de charme de ce quartier aux ruelles pittoresques ont fermé leurs portes. Des habitants entassent à la hâte leurs bagages dans le coffre de leur voiture, d'autres traînent des valises. Ce quartier de la Vieille ville abritait depuis le début de la guerre en mars, outre ses habitants, de nombreux déplacés qui dormaient pour certains dans leurs voitures, sous des tentes ou dans des magasins. Mardi, pour la première fois, l'armée israélienne l'a inclus dans son appel à évacuer l'intégralité de la ville de Tyr en prévision de frappes contre le Hezbollah pro-iranien. "Pour votre sécurité, nous vous demandons d'évacuer immédiatement vos domiciles (...) et de vous déplacer au nord du fleuve Zahrani", à une quarantaine de kilomètres de la frontière avec Israël, a déclaré le porte-parole arabophone de l'armée israélienne. Vide à 99% "Le quartier est désormais vide à 99%", dit à l'AFP Walid al-Tawil, un membre du conseil municipal. "Il ne reste plus qu'un petit nombre de gens". En milieu de journée, l'armée israélienne menait des frappes intensives sur la ville, où les ruines antiques inscrites au patrimoine de l'humanité par l'Unesco ont été endommagées dimanche. Mais avant même l'avertissement, elle avait frappé un quartier résidentiel de la ville côtière, faisant au moins huit morts selon le ministère libanais de la Santé. L'ensemble de la ville semble quasi-désert, selon le correspondant de l'AFP, mais des habitants ne sachant pas où aller sont restés dans leurs voitures le long de la plage de sable blanc. A l'entrée de Saïda, la grande ville qui constitue la porte du sud du Liban, l'AFP a vu de longues files de voitures, chargées de bagages et de matelas, affluer en provenance de Tyr et sa région. Certains déplacés ont dressé des tentes sur le trottoir. "Nous avons eu peur quand il y a eu l'avertissement. Ils ont menacé le quartier chrétien, il n'y a plus aucun lieu sûr" à Tyr, lâche l'un d'eux, Ahmad Haïdar, un homme à la barbe grisonnante. Depuis le début, le 2 mars, de la nouvelle guerre au Liban entre le Hezbollah pro-iranien et Israël, les frappes israéliennes ont fait plus de 3.600 morts selon les autorités, et plus d'un million de déplacés. Israël affirme viser le Hezbollah. "Ils disent que le Hezbollah est ici, c'est un mensonge. Il n'y a pas de combattants ici", soutient Mohammad Moustafa, un habitant de Tyr qui circule à moto, sa fille juchée derrière lui. "Je ne veux pas partir", ajoute-t-il. "Je suis un pêcheur, où est-ce que je pourrais aller travailler? Je veux rester à Tyr, mon âme est ici".
Texte intégral (533 mots)
"Nous avons fait nos bagages et nous allons partir. Au début, on pensait qu'on n'était pas concernés par les avertissements" israéliens, dit Elias Barbour, un habitant vêtu d'un marcel blanc. "Qu'avons-nous fait de mal? Qu'allons-nous faire?", ajoute celui qui compte se réfugier chez sa soeur à Beyrouth. Les barques des pêcheurs sont abandonnées et les restaurants et hôtels de charme de ce quartier aux ruelles pittoresques ont fermé leurs portes. Des habitants entassent à la hâte leurs bagages dans le coffre de leur voiture, d'autres traînent des valises. Ce quartier de la Vieille ville abritait depuis le début de la guerre en mars, outre ses habitants, de nombreux déplacés qui dormaient pour certains dans leurs voitures, sous des tentes ou dans des magasins. Mardi, pour la première fois, l'armée israélienne l'a inclus dans son appel à évacuer l'intégralité de la ville de Tyr en prévision de frappes contre le Hezbollah pro-iranien. "Pour votre sécurité, nous vous demandons d'évacuer immédiatement vos domiciles (...) et de vous déplacer au nord du fleuve Zahrani", à une quarantaine de kilomètres de la frontière avec Israël, a déclaré le porte-parole arabophone de l'armée israélienne. Vide à 99% "Le quartier est désormais vide à 99%", dit à l'AFP Walid al-Tawil, un membre du conseil municipal. "Il ne reste plus qu'un petit nombre de gens". En milieu de journée, l'armée israélienne menait des frappes intensives sur la ville, où les ruines antiques inscrites au patrimoine de l'humanité par l'Unesco ont été endommagées dimanche. Mais avant même l'avertissement, elle avait frappé un quartier résidentiel de la ville côtière, faisant au moins huit morts selon le ministère libanais de la Santé. L'ensemble de la ville semble quasi-désert, selon le correspondant de l'AFP, mais des habitants ne sachant pas où aller sont restés dans leurs voitures le long de la plage de sable blanc. A l'entrée de Saïda, la grande ville qui constitue la porte du sud du Liban, l'AFP a vu de longues files de voitures, chargées de bagages et de matelas, affluer en provenance de Tyr et sa région. Certains déplacés ont dressé des tentes sur le trottoir. "Nous avons eu peur quand il y a eu l'avertissement. Ils ont menacé le quartier chrétien, il n'y a plus aucun lieu sûr" à Tyr, lâche l'un d'eux, Ahmad Haïdar, un homme à la barbe grisonnante. Depuis le début, le 2 mars, de la nouvelle guerre au Liban entre le Hezbollah pro-iranien et Israël, les frappes israéliennes ont fait plus de 3.600 morts selon les autorités, et plus d'un million de déplacés. Israël affirme viser le Hezbollah. "Ils disent que le Hezbollah est ici, c'est un mensonge. Il n'y a pas de combattants ici", soutient Mohammad Moustafa, un habitant de Tyr qui circule à moto, sa fille juchée derrière lui. "Je ne veux pas partir", ajoute-t-il. "Je suis un pêcheur, où est-ce que je pourrais aller travailler? Je veux rester à Tyr, mon âme est ici".
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