Lien du flux RSS
Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

16.01.2026 à 22:09

Wall Street sans élan pour terminer la semaine

FRANCE24
img
Le Dow Jones a cédé 0,17% tandis que les indices Nasdaq et S&P 500 ont tous deux perdu 0,06%. Sur la semaine, les trois références de la place américaine s'affichent aussi en recul.
Le Dow Jones a cédé 0,17% tandis que les indices Nasdaq et S&P 500 ont tous deux perdu 0,06%. Sur la semaine, les trois références de la place américaine s'affichent aussi en recul.

16.01.2026 à 22:07

En plein conflit avec les Kurdes, le président syrien reconnaît leurs droits nationaux

FRANCE24
img
Pour la première fois depuis l'indépendance de la Syrie en 1946, la langue kurde pourra être enseignée dans les écoles et le nouvel an kurde, le Nowrouz, sera un jour férié officiel. Le chef de l'Etat islamiste a affirmé que les Kurdes constituaient "une partie intégrante" du pays où ils ont souffert de décennies de marginalisation et d'oppression des régimes précédents. Dans un discours télévisé adressé aux Kurdes, à la fin duquel il signe ce décret historique, Ahmad al-Chareh les appelle "participer à l'édification du pays" et s'engage à "garantir leurs droits". Le texte accorde par ailleurs la nationalité aux Kurdes dont environ 20% avaient été privés de la citoyenneté syrienne à la suite d'un recensement controversé en 1962. M. Chareh a renversé en décembre 2024 Bachar al-Assad à la tête d'une coalition islamiste, et veut étendre son autorité sur l'ensemble du territoire syrien. Impasse Son annonce est intervenue alors que ses négociations avec les Kurdes pour mettre en oeuvre un accord signé en mars 2025, visant à intégrer leurs institutions civiles et militaires au sein de l'Etat syrien, sont dans l'impasse. Cette minorité avait profité du chaos de la guerre civile (2011-2024) pour s'emparer de vastes territoires du nord et du nord-est de la Syrie -incluant champs pétroliers et gaziers- après avoir défait le groupe jihadiste Etat islamique (EI) avec l'appui d'une coalition multinationale. Selon l'analyste Fabrice Balanche, spécialiste de la Syrie, les Kurdes sont estimés à quelque deux millions sur une population de 20 millions d'habitants. Des combats avaient opposé la semaine dernière l'armée syrienne aux forces kurdes à Alep, où elles ont été délogées des deux quartiers qu'elles contrôlaient. Retrait des forces kurdes Les forces syriennes ont ensuite massé d'importants renforts dans la région de Deir Hafer, à une cinquantaine de km à l'est d'Alep, et sommé les Forces Démocratiques Syriennes (FDS, dominées par les Kurdes), d'évacuer une zone entre cette région et l'Euphrate, plus à l'est. Le chef des FDS Mazloum Abdi a annoncé sur X leur retrait. "A l'appel de pays amis et de médiateurs (...) nous avons décidé de retirer nos forces demain matin à 07H000 (04h00 GMT)" et "de nous repositionner à l'est de l'Euphrate", a-t-il dit. Peu auparavant, l'armée avait annoncé bombarder les positions kurdes dans la région après avoir émis des avertissements aux civils, les FDS faisant pour leur part état "d'un violent pilonnage". La coalition multinationale dirigée par les Etats-Unis était intervenue pour calmer le jeu entre les deux parties, soutenues par Washington. Une délégation de la coalition antijihadiste, déployée dans le nord de la Syrie, a rencontré vendredi des responsables kurdes à Deir Hafer pour "réduire la tension", avait indiqué à l'AFP Farhad Shami, le porte-parole des FDS. L'armée avait accordé un délai aux civils pour évacuer la zone sous contrôle des FDS, et plus de 4.000 d'entre eux ont fui selon les autorités syriennes. Elle avait utilisé ce même procédé à Alep la semaine dernière, demandant aux civils de partir avant d'ouvrir le feu. Les correspondants de l'AFP ont vu des habitants sortir de la zone tenue par les Kurdes, certains empruntant un pont branlant sur un bras de l'Euphrate. "Les FDS nous ont empêchés de partir, c'est pour cela que nous sommes sortis par une route agricole", a dit Abou Mohammad, un homme de 60 ans accompagné de sa famille. Les autorités syriennes avaient accusé les FDS d'empêcher les civils de partir, ce que ces dernières avaient démenti jeudi. L'armée a par ailleurs appelé les éléments des FDS à faire sécession et "revenir vers leur Etat", ce que ces forces ont violemment dénoncé.
Texte intégral (633 mots)
Pour la première fois depuis l'indépendance de la Syrie en 1946, la langue kurde pourra être enseignée dans les écoles et le nouvel an kurde, le Nowrouz, sera un jour férié officiel. Le chef de l'Etat islamiste a affirmé que les Kurdes constituaient "une partie intégrante" du pays où ils ont souffert de décennies de marginalisation et d'oppression des régimes précédents. Dans un discours télévisé adressé aux Kurdes, à la fin duquel il signe ce décret historique, Ahmad al-Chareh les appelle "participer à l'édification du pays" et s'engage à "garantir leurs droits". Le texte accorde par ailleurs la nationalité aux Kurdes dont environ 20% avaient été privés de la citoyenneté syrienne à la suite d'un recensement controversé en 1962. M. Chareh a renversé en décembre 2024 Bachar al-Assad à la tête d'une coalition islamiste, et veut étendre son autorité sur l'ensemble du territoire syrien. Impasse Son annonce est intervenue alors que ses négociations avec les Kurdes pour mettre en oeuvre un accord signé en mars 2025, visant à intégrer leurs institutions civiles et militaires au sein de l'Etat syrien, sont dans l'impasse. Cette minorité avait profité du chaos de la guerre civile (2011-2024) pour s'emparer de vastes territoires du nord et du nord-est de la Syrie -incluant champs pétroliers et gaziers- après avoir défait le groupe jihadiste Etat islamique (EI) avec l'appui d'une coalition multinationale. Selon l'analyste Fabrice Balanche, spécialiste de la Syrie, les Kurdes sont estimés à quelque deux millions sur une population de 20 millions d'habitants. Des combats avaient opposé la semaine dernière l'armée syrienne aux forces kurdes à Alep, où elles ont été délogées des deux quartiers qu'elles contrôlaient. Retrait des forces kurdes Les forces syriennes ont ensuite massé d'importants renforts dans la région de Deir Hafer, à une cinquantaine de km à l'est d'Alep, et sommé les Forces Démocratiques Syriennes (FDS, dominées par les Kurdes), d'évacuer une zone entre cette région et l'Euphrate, plus à l'est. Le chef des FDS Mazloum Abdi a annoncé sur X leur retrait. "A l'appel de pays amis et de médiateurs (...) nous avons décidé de retirer nos forces demain matin à 07H000 (04h00 GMT)" et "de nous repositionner à l'est de l'Euphrate", a-t-il dit. Peu auparavant, l'armée avait annoncé bombarder les positions kurdes dans la région après avoir émis des avertissements aux civils, les FDS faisant pour leur part état "d'un violent pilonnage". La coalition multinationale dirigée par les Etats-Unis était intervenue pour calmer le jeu entre les deux parties, soutenues par Washington. Une délégation de la coalition antijihadiste, déployée dans le nord de la Syrie, a rencontré vendredi des responsables kurdes à Deir Hafer pour "réduire la tension", avait indiqué à l'AFP Farhad Shami, le porte-parole des FDS. L'armée avait accordé un délai aux civils pour évacuer la zone sous contrôle des FDS, et plus de 4.000 d'entre eux ont fui selon les autorités syriennes. Elle avait utilisé ce même procédé à Alep la semaine dernière, demandant aux civils de partir avant d'ouvrir le feu. Les correspondants de l'AFP ont vu des habitants sortir de la zone tenue par les Kurdes, certains empruntant un pont branlant sur un bras de l'Euphrate. "Les FDS nous ont empêchés de partir, c'est pour cela que nous sommes sortis par une route agricole", a dit Abou Mohammad, un homme de 60 ans accompagné de sa famille. Les autorités syriennes avaient accusé les FDS d'empêcher les civils de partir, ce que ces dernières avaient démenti jeudi. L'armée a par ailleurs appelé les éléments des FDS à faire sécession et "revenir vers leur Etat", ce que ces forces ont violemment dénoncé.

16.01.2026 à 22:03

A Rio, Lula et von der Leyen célèbrent l'accord commercial UE-Mercosur

FRANCE24
img
Après plus de 25 ans de négociations, les pays fondateurs du Mercosur (Argentine, Brésil, Uruguay et Paraguay) signeront samedi ce texte avec l'Union européenne à Asuncion, la capitale paraguayenne. Le traité crée l'une des plus grandes zones de libre-échange au monde mais inquiète fortement au sein du monde agricole, notamment en France. Cet accord est "très bon, surtout pour le monde démocratique et pour le multilatéralisme", a dit devant la presse Luiz Inacio Lula da Silva. "C'est le pouvoir du partenariat et de l'ouverture", a renchéri la dirigeante européenne. "C'est ainsi que nous créons une vraie prospérité", a-t-elle ajouté. Cet accord débouche dans un monde très incertain, bousculé par le protectionnisme et les droits de douane de Donald Trump. Le président américain a menacé vendredi de surtaxes les pays qui ne soutiendraient pas son plan pour acquérir le Groenland, territoire autonome du Danemark, un pays membre de l'Otan. A la tête de la première économie d'Amérique latine, géant agricole d'envergure mondiale, Lula a joué un rôle crucial dans l'avancée du traité UE-Mercosur. Il n'assistera pas cependant à la signature samedi. Le président du Paraguay, Santiago Peña, et son homologue uruguayen Yamandu Orsi seront présents en revanche, de même que Mme von der Leyen, après son étape brésilienne. La venue du président argentin Javier Milei n'est pas confirmée. "Valeurs" partagées En supprimant une large part des droits de douane, l'accord favorise les exportations européennes de voitures, de machines, de vins et de fromages. Dans le sens inverse, il facilite l'entrée en Europe de bœuf, volaille, sucre, riz, miel et soja sud-américains, avec des quotas de produits détaxés qui alarment les filières concernées. Après la signature, le traité commercial devra encore être ratifié par le Parlement européen. Le scrutin pourrait être serré, même si une majorité semble favorable à l'accord. En pleins bouleversements géopolitiques mondiaux, Lula et Ursula von der Leyen ont vanté l'alliance des deux blocs au-delà du commerce. "L'Union européenne et le Mercosur partagent des valeurs telles que le respect de la démocratie, de l'Etat de droit et des droits humains", a lancé le leader de la gauche brésilienne. La présidente de la Commission européenne a vanté le "leadership" de son hôte, basé à ses yeux sur l'attachement à "la démocratie, l'ordre international fondé sur des règles et (au) respect", notamment "pour les autres pays". Leur rencontre, et la signature de l'accord samedi, interviennent à un moment particulier pour l'Amérique du Sud. Les pays de la région cherchent encore à mesurer la nouvelle donne créée par la capture le 3 janvier du président vénézuélien Nicolas Maduro lors d'une opération militaire américaine spectaculaire. M. Maduro est désormais détenu aux Etats-Unis. Sur un autre thème, celui des "matières premières critiques", au croisement des intérêts économiques et des enjeux de souveraineté nationale, Mme von der Leyen a souligné qu'Europe et Brésil "avancent vers un accord politique très important", visant des investissements conjoints dans "le lithium, le nickel et les terres rares". Selon elle, "c'est essentiel pour notre transition numérique et écologique, ainsi que pour notre indépendance stratégique dans un monde où les minerais tendent à devenir un instrument de coercition". La bataille pour les minerais fait rage au niveau mondial. L'accès aux ressources minérales du Groenland est ainsi jugé crucial par l'administration Trump.
Texte intégral (609 mots)
Après plus de 25 ans de négociations, les pays fondateurs du Mercosur (Argentine, Brésil, Uruguay et Paraguay) signeront samedi ce texte avec l'Union européenne à Asuncion, la capitale paraguayenne. Le traité crée l'une des plus grandes zones de libre-échange au monde mais inquiète fortement au sein du monde agricole, notamment en France. Cet accord est "très bon, surtout pour le monde démocratique et pour le multilatéralisme", a dit devant la presse Luiz Inacio Lula da Silva. "C'est le pouvoir du partenariat et de l'ouverture", a renchéri la dirigeante européenne. "C'est ainsi que nous créons une vraie prospérité", a-t-elle ajouté. Cet accord débouche dans un monde très incertain, bousculé par le protectionnisme et les droits de douane de Donald Trump. Le président américain a menacé vendredi de surtaxes les pays qui ne soutiendraient pas son plan pour acquérir le Groenland, territoire autonome du Danemark, un pays membre de l'Otan. A la tête de la première économie d'Amérique latine, géant agricole d'envergure mondiale, Lula a joué un rôle crucial dans l'avancée du traité UE-Mercosur. Il n'assistera pas cependant à la signature samedi. Le président du Paraguay, Santiago Peña, et son homologue uruguayen Yamandu Orsi seront présents en revanche, de même que Mme von der Leyen, après son étape brésilienne. La venue du président argentin Javier Milei n'est pas confirmée. "Valeurs" partagées En supprimant une large part des droits de douane, l'accord favorise les exportations européennes de voitures, de machines, de vins et de fromages. Dans le sens inverse, il facilite l'entrée en Europe de bœuf, volaille, sucre, riz, miel et soja sud-américains, avec des quotas de produits détaxés qui alarment les filières concernées. Après la signature, le traité commercial devra encore être ratifié par le Parlement européen. Le scrutin pourrait être serré, même si une majorité semble favorable à l'accord. En pleins bouleversements géopolitiques mondiaux, Lula et Ursula von der Leyen ont vanté l'alliance des deux blocs au-delà du commerce. "L'Union européenne et le Mercosur partagent des valeurs telles que le respect de la démocratie, de l'Etat de droit et des droits humains", a lancé le leader de la gauche brésilienne. La présidente de la Commission européenne a vanté le "leadership" de son hôte, basé à ses yeux sur l'attachement à "la démocratie, l'ordre international fondé sur des règles et (au) respect", notamment "pour les autres pays". Leur rencontre, et la signature de l'accord samedi, interviennent à un moment particulier pour l'Amérique du Sud. Les pays de la région cherchent encore à mesurer la nouvelle donne créée par la capture le 3 janvier du président vénézuélien Nicolas Maduro lors d'une opération militaire américaine spectaculaire. M. Maduro est désormais détenu aux Etats-Unis. Sur un autre thème, celui des "matières premières critiques", au croisement des intérêts économiques et des enjeux de souveraineté nationale, Mme von der Leyen a souligné qu'Europe et Brésil "avancent vers un accord politique très important", visant des investissements conjoints dans "le lithium, le nickel et les terres rares". Selon elle, "c'est essentiel pour notre transition numérique et écologique, ainsi que pour notre indépendance stratégique dans un monde où les minerais tendent à devenir un instrument de coercition". La bataille pour les minerais fait rage au niveau mondial. L'accès aux ressources minérales du Groenland est ainsi jugé crucial par l'administration Trump.

16.01.2026 à 21:58

Des internautes "patriotes français" muets depuis la coupure internet en Iran

Jules BOITEAU
img
Ils se présentent comme "patriotes", défenseurs d'une "parole libre" dans le débat public français. Très critiques du pouvoir français, ils attisent aussi les tensions sociales sur les réseaux sociaux. Mais depuis la coupure généralisée d'internet en Iran, ces internautes sur X sont devenus totalement muets. Un exemple "d'ingérence numérique étrangère", décryptée par Jules Boiteau dans Info Intox. 
Texte intégral (609 mots)
Ils se présentent comme "patriotes", défenseurs d'une "parole libre" dans le débat public français. Très critiques du pouvoir français, ils attisent aussi les tensions sociales sur les réseaux sociaux. Mais depuis la coupure généralisée d'internet en Iran, ces internautes sur X sont devenus totalement muets. Un exemple "d'ingérence numérique étrangère", décryptée par Jules Boiteau dans Info Intox. 

16.01.2026 à 21:43

Pour le fils du chah, le pouvoir iranien finira par "tomber"

FRANCE24
img
"La République islamique va tomber, ce n'est pas une question de +si+, mais de +quand+", a affirmé Reza Pahlavi lors d'une conférence de presse à Washington. "Ce régime est à bout de souffle, il est sur le point de s'effondrer", a-t-il déclaré. Le responsable, qui réside aux Etats-Unis, assure être prêt à mener une transition démocratique en Iran, disant avoir élaboré "un plan pour les 100 premiers jours suivant la chute du régime, ainsi que pour la reconstruction et la stabilisation à long terme de notre pays", promettant par ailleurs une normalisation avec Israël. "Je vais retourner en Iran", a-t-il encore affirmé, ajoutant considérer être "le seul à pouvoir garantir une transition stable". "Aujourd'hui, alors que mes compatriotes font appel à moi pour prendre les rênes, je réaffirme l'engagement que j'ai pris toute ma vie en prenant la tête du mouvement qui permettra de reprendre notre pays aux forces hostiles anti-iraniennes qui l'occupent et tuent ses enfants", a-t-il dit. Son nom est revenu dans les cortèges depuis le 28 décembre, date du début des manifestations, avec le slogan "Pahlavi bar migarde!" ("Pahlavi va revenir!"). L'ancien prince héritier, qui assure depuis longtemps ne pas revendiquer le trône, reste cependant une figure clivante, y compris au sein de l'opposition iranienne, très divisée. "Le peuple iranien prend des mesures décisives sur le terrain. Il est maintenant temps que la communauté internationale se joigne pleinement à lui", a-t-il ajouté. La vague de protestation en Iran a pour l'instant été étouffée par une violente répression qui a fait des milliers de morts, selon des experts et des ONG, une semaine après le début d'imposantes manifestations contre le pouvoir, parmi les plus importantes depuis la proclamation de la République islamique en 1979. Appel à Macron "Il ne s'agit plus d'une simple répression, mais d'une occupation étrangère vêtue de robes cléricales", a déclaré M. Pahlavi. Il a appelé la communauté internationale à "protéger le peuple iranien en affaiblissant la capacité répressive du régime", en menant notamment des "frappes chirurgicales" contre les dirigeants des Gardiens de la révolution islamique et leur infrastructure de commandement et de contrôle. Donald Trump a menacé à plusieurs reprises d'intervenir contre la répression meurtrière du gouvernement iranien à l'encontre des manifestants, assurant que "l'aide (était) en route". Mais le président américain s'est gardé pour le moment d'agir, remerciant même vendredi le gouvernement iranien d'avoir annulé "toutes les pendaisons prévues" de manifestants. "Je respecte grandement le fait que toutes les pendaisons prévues, qui devaient avoir lieu hier (plus de 800 d'entre elles), ont été annulées par les dirigeants de l'Iran. Merci!", a écrit Donald Trump sur sa plateforme Truth Social. Interrogé sur les positions du président américain M. Pahlavi a répondu: "Je crois que le président Trump est un homme de parole et qu'il finira par se ranger du côté du peuple iranien, comme il l'a dit". S'adressant au président français, Emmanuel Macron, dont la réponse face à la répression en Iran a pu être jugée timorée, M. Pahlavi l'a incité à envoyer "un message clair" de soutien aux Iraniens. "Le choix est très simple à faire, et je conseille au président français, si je peux me permettre, d'écouter l'appel de millions d'Iraniens qui se tournent vers le monde libre et disent: +Que dites-vous, êtes-vous avec nous? Et j'espère que le président français dira finalement qu'il se range aux côtés du peuple iranien", a-t-il dit.
Texte intégral (609 mots)
"La République islamique va tomber, ce n'est pas une question de +si+, mais de +quand+", a affirmé Reza Pahlavi lors d'une conférence de presse à Washington. "Ce régime est à bout de souffle, il est sur le point de s'effondrer", a-t-il déclaré. Le responsable, qui réside aux Etats-Unis, assure être prêt à mener une transition démocratique en Iran, disant avoir élaboré "un plan pour les 100 premiers jours suivant la chute du régime, ainsi que pour la reconstruction et la stabilisation à long terme de notre pays", promettant par ailleurs une normalisation avec Israël. "Je vais retourner en Iran", a-t-il encore affirmé, ajoutant considérer être "le seul à pouvoir garantir une transition stable". "Aujourd'hui, alors que mes compatriotes font appel à moi pour prendre les rênes, je réaffirme l'engagement que j'ai pris toute ma vie en prenant la tête du mouvement qui permettra de reprendre notre pays aux forces hostiles anti-iraniennes qui l'occupent et tuent ses enfants", a-t-il dit. Son nom est revenu dans les cortèges depuis le 28 décembre, date du début des manifestations, avec le slogan "Pahlavi bar migarde!" ("Pahlavi va revenir!"). L'ancien prince héritier, qui assure depuis longtemps ne pas revendiquer le trône, reste cependant une figure clivante, y compris au sein de l'opposition iranienne, très divisée. "Le peuple iranien prend des mesures décisives sur le terrain. Il est maintenant temps que la communauté internationale se joigne pleinement à lui", a-t-il ajouté. La vague de protestation en Iran a pour l'instant été étouffée par une violente répression qui a fait des milliers de morts, selon des experts et des ONG, une semaine après le début d'imposantes manifestations contre le pouvoir, parmi les plus importantes depuis la proclamation de la République islamique en 1979. Appel à Macron "Il ne s'agit plus d'une simple répression, mais d'une occupation étrangère vêtue de robes cléricales", a déclaré M. Pahlavi. Il a appelé la communauté internationale à "protéger le peuple iranien en affaiblissant la capacité répressive du régime", en menant notamment des "frappes chirurgicales" contre les dirigeants des Gardiens de la révolution islamique et leur infrastructure de commandement et de contrôle. Donald Trump a menacé à plusieurs reprises d'intervenir contre la répression meurtrière du gouvernement iranien à l'encontre des manifestants, assurant que "l'aide (était) en route". Mais le président américain s'est gardé pour le moment d'agir, remerciant même vendredi le gouvernement iranien d'avoir annulé "toutes les pendaisons prévues" de manifestants. "Je respecte grandement le fait que toutes les pendaisons prévues, qui devaient avoir lieu hier (plus de 800 d'entre elles), ont été annulées par les dirigeants de l'Iran. Merci!", a écrit Donald Trump sur sa plateforme Truth Social. Interrogé sur les positions du président américain M. Pahlavi a répondu: "Je crois que le président Trump est un homme de parole et qu'il finira par se ranger du côté du peuple iranien, comme il l'a dit". S'adressant au président français, Emmanuel Macron, dont la réponse face à la répression en Iran a pu être jugée timorée, M. Pahlavi l'a incité à envoyer "un message clair" de soutien aux Iraniens. "Le choix est très simple à faire, et je conseille au président français, si je peux me permettre, d'écouter l'appel de millions d'Iraniens qui se tournent vers le monde libre et disent: +Que dites-vous, êtes-vous avec nous? Et j'espère que le président français dira finalement qu'il se range aux côtés du peuple iranien", a-t-il dit.
5 / 15

 

  GÉNÉRALISTES
Le Canard Enchaîné
La Croix
Le Figaro
France 24
France-Culture
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP / Public Senat
Le Media
La Tribune
Time France
 
  EUROPE ‧ RUSSIE
Courrier Europe Centrale
Desk-Russie
Euractiv
Euronews
Toute l'Europe
 
  Afrique du Nord ‧ Proche-Orient
Haaretz
Info Asie
Inkyfada
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
L'Orient - Le Jour
Orient XXI
Rojava I.C
 
  INTERNATIONAL
CADTM
Courrier International
Equaltimes
Global Voices
I.R.I.S
The New-York Times
 
  OSINT ‧ INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
Global.Inv.Journalism
 
  MÉDIAS D'OPINION
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
Hors-Serie
L'Insoumission
Là-bas si j'y suis
Les Jours
LVSL
Politis
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Reseau Bastille
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Catastrophes naturelles
Conspis
Culture
Curation IA
Extrême-droite
Human Rights Watch
Inégalités
Information
Justice fiscale
Liberté de création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie
🌞