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23.03.2026 à 07:21

NBA: nouveau triple-double pour Jokic, les Wolves gagnent enfin à Boston

FRANCE24
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. Jokic, un 192e triple-double Le Serbe Nikola Jokic, triple MVP (2021, 2022 et 2024), a signé un nouveau triple-double avec 22 points, 14 rebonds et 14 passes pour aider ses Denver Nuggets à vaincre les Portland Trail Blazers 128-112. Avec un 192e triple-double depuis ses débuts en 2015, Jokic (31 ans) se rapproche du recordman Russell Westbrook (209), son ancien coéquipier à Denver, toujours actif avec Sacramento à 37 ans. Les Nuggets, jamais menés de la partie, se sont envolés dans le 3e quart-temps. Ils restent cinquièmes à l'Ouest (44v-28d), à un souffle des Houston Rockets (43v-27d). . Les Wolves hurlent enfin à Boston Bien que privés de leur leader Anthony Edwards (genou), qui doit être réévalué dans quelques jours, les Minnesota Timberwolves ont gagné 102-92 sur le parquet des Bostons Celtics, deuxièmes à l'Est (47v-24d), une première depuis mars 2005. Bones Hyland (23 points) a contribué à mettre fin à la plus ancienne série de défaites sur un même parquet NBA. Rudy Gobert a compilé 9 points et 14 rebonds face aux 29 points et 7 rebonds de Jaylen Brown. Les Wolves sont sixièmes à l'Ouest, avec le même bilan que les Nuggets (44v-28d). . Raynaud en forme Le rookie français de Sacramento Maxime Raynaud s'est encore montré à son avantage avec 22 points et 10 rebonds lors du succès des Kings face aux Brooklyn Nets 126-122. Trois Français étaient titulaires pour ce duel entre mal classés: Raynaud et le meneur Killian Hayes (2 points, 4 rebonds) pour les Kings, face au meneur et rookie des Nets Nolan Traoré (17 points, 4 passes). Bilal Coulibaly a lui compilé 13 points, 5 rebonds, 2 passes, 3 interceptions et 2 contres lors de la correction reçue par Washington sur le parquet des New York Knicks de Karl-Anthony Towns (26 points, 16 rebonds) 145-113.

23.03.2026 à 06:23

Municipales 2026: "La grande confusion"

Hélène FRADE
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A la Une de la presse, ce lundi 23 septembre, , les réactions au second tour des municipales en France, où le taux de participation atteint 57% - le même niveau qu’au premier tour. La très forte mobilisation des Italiens au référendum sur la réforme de la justice de Giorgia Meloni. La «participation» stratosphérique en Corée du Nord. Et un haut responsable américain «télétransporté».
Lire plus (285 mots)
A la Une de la presse, ce lundi 23 septembre, , les réactions au second tour des municipales en France, où le taux de participation atteint 57% - le même niveau qu’au premier tour. La très forte mobilisation des Italiens au référendum sur la réforme de la justice de Giorgia Meloni. La «participation» stratosphérique en Corée du Nord. Et un haut responsable américain «télétransporté».

23.03.2026 à 05:53

Israël frappe Téhéran, l'AIE met en garde contre une grave crise de l'énergie

FRANCE24
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La crise se cristallise autour du détroit d'Ormuz, stratégique pour l'approvisionnement mondial en hydrocarbures. Donald Trump a lancé un ultimatum à l'Iran, qui le bloque quasi intégralement: si Téhéran ne le rouvre pas d'ici la nuit prochaine - 23H44 GMT lundi, selon l'heure de son message sur Truth Social - les Etats-Unis "anéantiront" les centrales électriques iraniennes. En réponse, Téhéran a menacé de fermer complètement le détroit et cibler "toutes les infrastructures énergétiques, de technologie de l'information et de dessalement d'eau appartenant aux Etats-Unis", a prévenu l'armée iranienne, selon l'agence Fars. La crise de l'énergie a fait réagir le directeur de l'AIE, Fatih Birol, depuis l'Australie. Selon lui, "à ce jour, nous avons perdu 11 millions de barils par jour, soit plus que les deux crises pétrolières majeures réunies" des années 1970. Dans les faits, le détroit d'Ormuz est quasiment fermé depuis le début de la guerre, le transit de marchandises s'y étant effondré de 95%, selon la société d'analyse Kpler. Seul un petit nombre de cargos et de pétroliers ont réussi à le franchir. Or, d'ordinaire, 20% de la production mondiale d'hydrocarbures y transite. "Aucun pays ne sera immunisé contre les effets de cette crise si elle continue dans cette voie. Il est donc nécessaire de mener une action à l'échelle mondiale", a lancé M. Birol, évoquant une "menace majeure" pour l'économie de la planète. Outre le blocage du détroit et le fait que Téhéran vise des navires croisant le Golfe, nombre de sites énergétiques des pays du Golfe sont sous le feu de l'Iran. D'après le chef de l'AIE, au moins 40 infrastructures énergétiques sont "gravement ou très gravement endommagées" dans neuf pays du fait de la guerre lancée le 28 février par les frappes américano-israéliennes contre l'Iran. Nouvelles attaques à Téhéran Tôt lundi, l'armée israélienne a annoncé mener "une large vague d'attaques" à Téhéran, où des agences iraniennes ont signalé des explosions. D'après Fars, les frappes ont touché le nord, le centre, l'est et l'ouest de la capitale. Un épais panache de fumée noire se dégage toujours dans le ciel d'au moins un point plus d'une heure après l'explosion, a constaté un journaliste de l'AFP. A Bandar Abbas, dans le sud du pays, l'attaque d'un transmetteur radio "par l'armée terroriste américano-sioniste" a par ailleurs fait un mort et un blessé, a rapporté dans la nuit la radio-télévision publique iranienne Irib. Dans la capitale iranienne, l'angoisse domine. "La seule chose commune que nous ressentons dans cette période est l'incertitude sur l'issue" de cette guerre, a décrit Shiva, Téhéranaise de 31 ans. La nuit a aussi été le théâtre d'attaques dans plusieurs pays du Golfe. Le ministère de la Défense des Emirats arabes unis a dit répondre à une attaque de missiles et de drones en provenance d'Iran. Deux missiles et un drone ont aussi visé l'Arabie saoudite, selon le gouvernement, tandis que le Bahreïn a fait sonner l'alerte, d'après son ministère de l'Intérieur. Si Washington entretient le flou sur la fin de ses opérations militaires, entrées dans leur quatrième semaine, Israël a indiqué dimanche se préparer à "encore plusieurs semaines de combats contre l'Iran et le Hezbollah" pro-iranien au Liban. L'armée israélienne compte "intensifier les opérations terrestres ciblées et les frappes" au Liban pour repousser le Hezbollah "loin de la frontière", a indiqué son chef d'état-major, le lieutenant-général Eyal Zamir. Dimanche, elle avait détruit un pont stratégique dans le sud du Liban, utilisé selon elle par le Hezbollah. Des images de l'AFP ont montré de la fumée s'élever après l'attaque contre le pont de Qasmiyeh, situé sur la principale route côtière reliant la région de Tyr au reste du pays. Le président libanais Joseph Aoun a estimé qu'il s'agissait d'un "prélude à une invasion terrestre" et dénoncé "une escalade dangereuse et une violation flagrante de la souveraineté du Liban", où la guerre a fait plus d'un millier de morts et plus d'un million de déplacés. Inquiétude sur le nucléaire Si Israël et les Etats-Unis affirment avoir fortement affaibli le pouvoir iranien depuis le lancement de leur offensive le 28 février, Téhéran poursuit ses attaques et ses menaces. La préoccupation grandissante concerne les attaques ciblant des sites nucléaires. Samedi soir, deux frappes iraniennes particulièrement destructrices ont fait plus d'une centaine de blessés dans le sud d'Israël. Un des missiles a touché une zone résidentielle à quelques kilomètres d'un centre stratégique de recherche nucléaire à Dimona, site ultra-secret. "Nous pensions que nous étions en sécurité. Nous ne nous attendions pas à ça", a déclaré à l'AFP Galit Amir, soignant de Dimona, âgé de 50 ans. Le directeur de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) Tedros Adhanom Ghebreyesus a appelé "urgemment toutes les parties à faire preuve de la plus grande retenue militaire et à éviter toute action susceptible de déclencher des incidents nucléaires". burx-jnd/roc
Texte intégral (886 mots)
La crise se cristallise autour du détroit d'Ormuz, stratégique pour l'approvisionnement mondial en hydrocarbures. Donald Trump a lancé un ultimatum à l'Iran, qui le bloque quasi intégralement: si Téhéran ne le rouvre pas d'ici la nuit prochaine - 23H44 GMT lundi, selon l'heure de son message sur Truth Social - les Etats-Unis "anéantiront" les centrales électriques iraniennes. En réponse, Téhéran a menacé de fermer complètement le détroit et cibler "toutes les infrastructures énergétiques, de technologie de l'information et de dessalement d'eau appartenant aux Etats-Unis", a prévenu l'armée iranienne, selon l'agence Fars. La crise de l'énergie a fait réagir le directeur de l'AIE, Fatih Birol, depuis l'Australie. Selon lui, "à ce jour, nous avons perdu 11 millions de barils par jour, soit plus que les deux crises pétrolières majeures réunies" des années 1970. Dans les faits, le détroit d'Ormuz est quasiment fermé depuis le début de la guerre, le transit de marchandises s'y étant effondré de 95%, selon la société d'analyse Kpler. Seul un petit nombre de cargos et de pétroliers ont réussi à le franchir. Or, d'ordinaire, 20% de la production mondiale d'hydrocarbures y transite. "Aucun pays ne sera immunisé contre les effets de cette crise si elle continue dans cette voie. Il est donc nécessaire de mener une action à l'échelle mondiale", a lancé M. Birol, évoquant une "menace majeure" pour l'économie de la planète. Outre le blocage du détroit et le fait que Téhéran vise des navires croisant le Golfe, nombre de sites énergétiques des pays du Golfe sont sous le feu de l'Iran. D'après le chef de l'AIE, au moins 40 infrastructures énergétiques sont "gravement ou très gravement endommagées" dans neuf pays du fait de la guerre lancée le 28 février par les frappes américano-israéliennes contre l'Iran. Nouvelles attaques à Téhéran Tôt lundi, l'armée israélienne a annoncé mener "une large vague d'attaques" à Téhéran, où des agences iraniennes ont signalé des explosions. D'après Fars, les frappes ont touché le nord, le centre, l'est et l'ouest de la capitale. Un épais panache de fumée noire se dégage toujours dans le ciel d'au moins un point plus d'une heure après l'explosion, a constaté un journaliste de l'AFP. A Bandar Abbas, dans le sud du pays, l'attaque d'un transmetteur radio "par l'armée terroriste américano-sioniste" a par ailleurs fait un mort et un blessé, a rapporté dans la nuit la radio-télévision publique iranienne Irib. Dans la capitale iranienne, l'angoisse domine. "La seule chose commune que nous ressentons dans cette période est l'incertitude sur l'issue" de cette guerre, a décrit Shiva, Téhéranaise de 31 ans. La nuit a aussi été le théâtre d'attaques dans plusieurs pays du Golfe. Le ministère de la Défense des Emirats arabes unis a dit répondre à une attaque de missiles et de drones en provenance d'Iran. Deux missiles et un drone ont aussi visé l'Arabie saoudite, selon le gouvernement, tandis que le Bahreïn a fait sonner l'alerte, d'après son ministère de l'Intérieur. Si Washington entretient le flou sur la fin de ses opérations militaires, entrées dans leur quatrième semaine, Israël a indiqué dimanche se préparer à "encore plusieurs semaines de combats contre l'Iran et le Hezbollah" pro-iranien au Liban. L'armée israélienne compte "intensifier les opérations terrestres ciblées et les frappes" au Liban pour repousser le Hezbollah "loin de la frontière", a indiqué son chef d'état-major, le lieutenant-général Eyal Zamir. Dimanche, elle avait détruit un pont stratégique dans le sud du Liban, utilisé selon elle par le Hezbollah. Des images de l'AFP ont montré de la fumée s'élever après l'attaque contre le pont de Qasmiyeh, situé sur la principale route côtière reliant la région de Tyr au reste du pays. Le président libanais Joseph Aoun a estimé qu'il s'agissait d'un "prélude à une invasion terrestre" et dénoncé "une escalade dangereuse et une violation flagrante de la souveraineté du Liban", où la guerre a fait plus d'un millier de morts et plus d'un million de déplacés. Inquiétude sur le nucléaire Si Israël et les Etats-Unis affirment avoir fortement affaibli le pouvoir iranien depuis le lancement de leur offensive le 28 février, Téhéran poursuit ses attaques et ses menaces. La préoccupation grandissante concerne les attaques ciblant des sites nucléaires. Samedi soir, deux frappes iraniennes particulièrement destructrices ont fait plus d'une centaine de blessés dans le sud d'Israël. Un des missiles a touché une zone résidentielle à quelques kilomètres d'un centre stratégique de recherche nucléaire à Dimona, site ultra-secret. "Nous pensions que nous étions en sécurité. Nous ne nous attendions pas à ça", a déclaré à l'AFP Galit Amir, soignant de Dimona, âgé de 50 ans. Le directeur de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) Tedros Adhanom Ghebreyesus a appelé "urgemment toutes les parties à faire preuve de la plus grande retenue militaire et à éviter toute action susceptible de déclencher des incidents nucléaires". burx-jnd/roc

23.03.2026 à 04:57

Grèce: 36 accusés face à la justice trois ans après la catastrophe ferroviaire de Tempé

FRANCE24
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La Cour de Larissa (centre) devra déterminer la responsabilité de chacun des accusés dans la collision frontale entre deux trains, le 28 février 2023, qui avait fait 57 morts. Ce soir-là, dans la vallée de Tempé (centre), un train de marchandises avait percuté un train convoyant quelque 350 personnes d'Athènes à Thessalonique (nord). Les deux trains avaient circulé sur la même voie pendant plus de 10 minutes sans déclencher aucun système d'alarme. Les Grecs avaient alors découvert avec effroi les failles de sécurité de leur réseau ferroviaire, miné par des années de gestion indigente, et des systèmes de signalisation vétustes. Leur modernisation accusait un retard de plusieurs années malgré l'octroi de fonds européens conséquents et les alertes des syndicats. Aucun train ne circulera d'ailleurs lundi en Grèce en raison d'une grève qui se veut, selon le syndicat des cheminots, "un acte de mémoire collective, de protestation et de vigilance démocratique". Trente-trois accusés répondent de charges criminelles et encourent des peines de prison pouvant aller jusqu'à la réclusion à perpétuité. Au moins 352 témoins Tous comparaissent libres même si certains ont effectué de la détention préventive. Ce procès s'annonce comme l'un des plus importants par son ampleur en Grèce ces dernières décennies, relèvent des juristes. Au moins 352 témoins de l'accusation devraient défiler à la barre, dont des survivants de cette collision qui avait soulevé une immense vague de colère dans le pays, jamais apaisée depuis. Plusieurs dizaines de milliers de personnes sont encore descendues dans les rues le 28 février à l'occasion du troisième anniversaire du drame. Des survivants et des parents de victimes, pour beaucoup des étudiants de retour du week-end de carnaval, viendront témoigner dans l'enceinte de l'Université de Larissa où ce procès a été déplacé en raison des capacités d'accueil limitées du tribunal local. Parmi les accusés figurent le chef de gare en poste ce soir-là à Larissa, Vassilios Samaras, peu expérimenté et interpellé le lendemain de l'accident, et deux autres chefs de gare qui avaient quitté leur poste avant la fin de leur service. Ils sont accusés d'avoir commis "des actes dangereux pour la sécurité de la circulation ferroviaire (...) ayant eu pour conséquence la mort d'un grand nombre de personnes et des lésions corporelles graves pour un grand nombre de personnes", selon l'acte d'accusation consulté par l'AFP. Des cadres et des employés de l'Organisme des chemins de fer de Grèce (OSE), le gestionnaire du réseau ferré, sont également jugés, deux hauts fonctionnaires du ministère des Transports, ainsi que deux responsables italiens de la compagnie des chemins de fer Hellenic Train, filiale des chemins de fer italiens, Ferrovie dello Stato. "Dissimuler l'affaire" Aucun responsable politique ne sera sur le banc des accusés, ce qui alimente la rancœur alors que le camp conservateur du Premier ministre Kyriakos Mitsotakis a été accusé par l'opposition et la société civile de couvrir les responsables du "crime de Tempé". Deux anciens membres du gouvernement Mitsotakis font l'objet d'une procédure, mais aucun n'a comparu devant un tribunal. Des preuves précieuses ont par ailleurs été perdues quand, quelques jours seulement après la collision, le site a été rasé au bulldozer. "Jusqu'à maintenant tout visait à dissimuler l'affaire", a fustigé auprès de l'AFP Pavlos Aslanidis, dont le fils de 26 ans est mort dans l'accident et qui préside l'Association des familles de victimes. "Nous n'allons pas vers un procès équitable mais nous serons là pour nous battre (...) pour que ceux qui sont responsables de la mort de nos proches aillent en prison", a-t-il ajouté. Une manifestation est d'ailleurs prévue à l'ouverture du procès pour appuyer notamment leur demande de vérité sur "les causes structurelles qui ont transformé le chemin de fer en bombe à retardement". La cheffe du Parquet européen, Laura Kövesi, avait assuré, en octobre dernier, que cette collision aurait pu être évitée si le système de signalisation avait été modernisé dans les temps avec les fonds de l'UE.
Texte intégral (702 mots)
La Cour de Larissa (centre) devra déterminer la responsabilité de chacun des accusés dans la collision frontale entre deux trains, le 28 février 2023, qui avait fait 57 morts. Ce soir-là, dans la vallée de Tempé (centre), un train de marchandises avait percuté un train convoyant quelque 350 personnes d'Athènes à Thessalonique (nord). Les deux trains avaient circulé sur la même voie pendant plus de 10 minutes sans déclencher aucun système d'alarme. Les Grecs avaient alors découvert avec effroi les failles de sécurité de leur réseau ferroviaire, miné par des années de gestion indigente, et des systèmes de signalisation vétustes. Leur modernisation accusait un retard de plusieurs années malgré l'octroi de fonds européens conséquents et les alertes des syndicats. Aucun train ne circulera d'ailleurs lundi en Grèce en raison d'une grève qui se veut, selon le syndicat des cheminots, "un acte de mémoire collective, de protestation et de vigilance démocratique". Trente-trois accusés répondent de charges criminelles et encourent des peines de prison pouvant aller jusqu'à la réclusion à perpétuité. Au moins 352 témoins Tous comparaissent libres même si certains ont effectué de la détention préventive. Ce procès s'annonce comme l'un des plus importants par son ampleur en Grèce ces dernières décennies, relèvent des juristes. Au moins 352 témoins de l'accusation devraient défiler à la barre, dont des survivants de cette collision qui avait soulevé une immense vague de colère dans le pays, jamais apaisée depuis. Plusieurs dizaines de milliers de personnes sont encore descendues dans les rues le 28 février à l'occasion du troisième anniversaire du drame. Des survivants et des parents de victimes, pour beaucoup des étudiants de retour du week-end de carnaval, viendront témoigner dans l'enceinte de l'Université de Larissa où ce procès a été déplacé en raison des capacités d'accueil limitées du tribunal local. Parmi les accusés figurent le chef de gare en poste ce soir-là à Larissa, Vassilios Samaras, peu expérimenté et interpellé le lendemain de l'accident, et deux autres chefs de gare qui avaient quitté leur poste avant la fin de leur service. Ils sont accusés d'avoir commis "des actes dangereux pour la sécurité de la circulation ferroviaire (...) ayant eu pour conséquence la mort d'un grand nombre de personnes et des lésions corporelles graves pour un grand nombre de personnes", selon l'acte d'accusation consulté par l'AFP. Des cadres et des employés de l'Organisme des chemins de fer de Grèce (OSE), le gestionnaire du réseau ferré, sont également jugés, deux hauts fonctionnaires du ministère des Transports, ainsi que deux responsables italiens de la compagnie des chemins de fer Hellenic Train, filiale des chemins de fer italiens, Ferrovie dello Stato. "Dissimuler l'affaire" Aucun responsable politique ne sera sur le banc des accusés, ce qui alimente la rancœur alors que le camp conservateur du Premier ministre Kyriakos Mitsotakis a été accusé par l'opposition et la société civile de couvrir les responsables du "crime de Tempé". Deux anciens membres du gouvernement Mitsotakis font l'objet d'une procédure, mais aucun n'a comparu devant un tribunal. Des preuves précieuses ont par ailleurs été perdues quand, quelques jours seulement après la collision, le site a été rasé au bulldozer. "Jusqu'à maintenant tout visait à dissimuler l'affaire", a fustigé auprès de l'AFP Pavlos Aslanidis, dont le fils de 26 ans est mort dans l'accident et qui préside l'Association des familles de victimes. "Nous n'allons pas vers un procès équitable mais nous serons là pour nous battre (...) pour que ceux qui sont responsables de la mort de nos proches aillent en prison", a-t-il ajouté. Une manifestation est d'ailleurs prévue à l'ouverture du procès pour appuyer notamment leur demande de vérité sur "les causes structurelles qui ont transformé le chemin de fer en bombe à retardement". La cheffe du Parquet européen, Laura Kövesi, avait assuré, en octobre dernier, que cette collision aurait pu être évitée si le système de signalisation avait été modernisé dans les temps avec les fonds de l'UE.

23.03.2026 à 04:51

Allemagne: verdict attendu dans un procès climatique contre BMW et Mercedes-Benz

FRANCE24
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Trois cadres dirigeants de l'association environnementale Deutsche Umwelthilfe (DUH), Sascha Müller-Kränner, Jürgen Resch et Barbara Metz, ont intenté en 2021 une action en justice contre les deux constructeurs, estimant qu'ils bafouaient la Constitution allemande en aggravant le changement climatique à travers la vente de voitures polluantes. L'article 20a de la Loi fondamentale allemande dispose que l'Etat "protège les fondements naturels de la vie et des animaux" à travers sa "responsabilité envers les générations futures". L'avocat des plaignants, Remo Klinger, a indiqué à l'AFP s'appuyer également sur une décision de 2021 de la Cour constitutionnelle allemande, "qui affirme explicitement que le fait de ne pas prendre de mesures suffisantes pour protéger le climat constitue une violation des droits fondamentaux". "C'est la première fois qu'un tel argument est porté devant la Cour fédérale de justice", a-t-il ajouté. L'affaire visant BMW et Mercedes-Benz a été transmise à la Cour fédérale de justice en appel, à Karlsruhe (sud-ouest), après que des tribunaux de Stuttgart et de Munich ont rendu des décisions favorables aux deux entreprises, estimant qu'elles respectaient la réglementation en vigueur. - Pression judiciaire - Dans un communiqué transmis à l'AFP, BMW s'est dit confiant quant à une nouvelle décision en sa faveur lundi, estimant que le débat sur la manière d'atteindre les objectifs climatiques devait "avoir lieu dans le cadre du processus politique, par l'intermédiaire de parlements démocratiquement élus". Durant le procès, Mercedes s'est défendu de la même manière, affirmant que "c'est au législateur, et non aux tribunaux, qu'il revient de fixer des objectifs climatiques précis". La réglementation de l'Union européenne (UE) impose aux constructeurs de réduire de 90% les rejets de CO2 de leurs flottes neuves d'ici à 2035. Mais, sous la pression de l'Allemagne, elle a renoncé en décembre à interdire la vente de voitures thermiques neuves à cette date. Ces derniers se défendent souvent en affirmant déjà investir des milliards d'euros dans les véhicules électriques et hybrides, et estiment ne pas pouvoir être tenus responsables si la demande des clients n'est pas suffisante. Me Klinger a rejeté auprès de l'AFP cet argument, affirmant que la loi primait sur les désirs des conducteurs. "Dans ce cas, je pourrais tout aussi bien vendre de la drogue", a-t-il dit, faisant un parallèle avec les voitures thermiques. "Je pourrais dire +le client en veut, donc j'ai le droit de lui en vendre+." Les militants pour l'écologie ont été de plus en plus nombreux ces dernières années à se tourner vers les tribunaux pour faire avancer l'action contre le réchauffement climatique. En mai 2025, un tribunal régional du nord de l'Allemagne a jugé que les entreprises pouvaient en principe être poursuivies pour les conséquences de leurs émissions de gaz à effet de serre. Il n'a cependant accordé aucun dommage et intérêt au fermier péruvien Saul Luciano Lliuya, qui avait intenté une action en justice contre le groupe énergétique allemand RWE. Barbara Metz, l'une des plaignantes dans l'affaire concernant BMW et Mercedes-Benz, a indiqué envisager un recours devant la Cour constitutionnelle fédérale si la décision leur était défavorable.
Texte intégral (539 mots)
Trois cadres dirigeants de l'association environnementale Deutsche Umwelthilfe (DUH), Sascha Müller-Kränner, Jürgen Resch et Barbara Metz, ont intenté en 2021 une action en justice contre les deux constructeurs, estimant qu'ils bafouaient la Constitution allemande en aggravant le changement climatique à travers la vente de voitures polluantes. L'article 20a de la Loi fondamentale allemande dispose que l'Etat "protège les fondements naturels de la vie et des animaux" à travers sa "responsabilité envers les générations futures". L'avocat des plaignants, Remo Klinger, a indiqué à l'AFP s'appuyer également sur une décision de 2021 de la Cour constitutionnelle allemande, "qui affirme explicitement que le fait de ne pas prendre de mesures suffisantes pour protéger le climat constitue une violation des droits fondamentaux". "C'est la première fois qu'un tel argument est porté devant la Cour fédérale de justice", a-t-il ajouté. L'affaire visant BMW et Mercedes-Benz a été transmise à la Cour fédérale de justice en appel, à Karlsruhe (sud-ouest), après que des tribunaux de Stuttgart et de Munich ont rendu des décisions favorables aux deux entreprises, estimant qu'elles respectaient la réglementation en vigueur. - Pression judiciaire - Dans un communiqué transmis à l'AFP, BMW s'est dit confiant quant à une nouvelle décision en sa faveur lundi, estimant que le débat sur la manière d'atteindre les objectifs climatiques devait "avoir lieu dans le cadre du processus politique, par l'intermédiaire de parlements démocratiquement élus". Durant le procès, Mercedes s'est défendu de la même manière, affirmant que "c'est au législateur, et non aux tribunaux, qu'il revient de fixer des objectifs climatiques précis". La réglementation de l'Union européenne (UE) impose aux constructeurs de réduire de 90% les rejets de CO2 de leurs flottes neuves d'ici à 2035. Mais, sous la pression de l'Allemagne, elle a renoncé en décembre à interdire la vente de voitures thermiques neuves à cette date. Ces derniers se défendent souvent en affirmant déjà investir des milliards d'euros dans les véhicules électriques et hybrides, et estiment ne pas pouvoir être tenus responsables si la demande des clients n'est pas suffisante. Me Klinger a rejeté auprès de l'AFP cet argument, affirmant que la loi primait sur les désirs des conducteurs. "Dans ce cas, je pourrais tout aussi bien vendre de la drogue", a-t-il dit, faisant un parallèle avec les voitures thermiques. "Je pourrais dire +le client en veut, donc j'ai le droit de lui en vendre+." Les militants pour l'écologie ont été de plus en plus nombreux ces dernières années à se tourner vers les tribunaux pour faire avancer l'action contre le réchauffement climatique. En mai 2025, un tribunal régional du nord de l'Allemagne a jugé que les entreprises pouvaient en principe être poursuivies pour les conséquences de leurs émissions de gaz à effet de serre. Il n'a cependant accordé aucun dommage et intérêt au fermier péruvien Saul Luciano Lliuya, qui avait intenté une action en justice contre le groupe énergétique allemand RWE. Barbara Metz, l'une des plaignantes dans l'affaire concernant BMW et Mercedes-Benz, a indiqué envisager un recours devant la Cour constitutionnelle fédérale si la décision leur était défavorable.
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