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15.01.2026 à 14:13

RSF relance ses accusations contre CNews et saisit formellement l'Arcom

FRANCE24
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Comme annoncé fin novembre, l'organisation a transmis sa saisine, document de 112 pages de l'avocat Patrice Spinosi, qui fait "la démonstration factuelle et juridique des nombreux manquements documentés par RSF en matière de pluralisme du CNews", selon son directeur général Thibaut Bruttin. Dans un communiqué, ce dernier cite "la diversité des intervenants, avec un traitement de faveur édifiant en faveur de la droite et de l'extrême droite", "la variété des sujets traités à l'antenne, où une poignée de thèmes, prisés par ces mêmes courants, occupe une part significative de la couverture" et le "traitement monolithique de certains sujets, sans aucune place accordée à la nuance ou à d'autres points de vue". Fin novembre, RSF avait annoncé cette saisine en accusant notamment CNews de contourner les règles sur le pluralisme politique en reléguant les responsables de gauche la nuit et en offrant les meilleurs temps d'antenne, soit les tranches 7-10H et 18-21H, à des responsables d'extrême droite. Elle fournissait des données chiffrées sur mars 2025. Mais dès le lendemain, l'Arcom avait annoncé n'avoir pas constaté de manquement au pluralisme sur la chaîne pendant la période visée. "On respecte scrupuleusement les temps de parole. La preuve, c'est que l'Arcom l'a confirmé", a souligné le directeur général de Canal+ France, Gérald-Brice Viret, jeudi devant l'Association des journalistes médias, peu avant l'annonce de RSF. "Qu'on traite plus un sujet qu'un autre, c'est un choix éditorial" mais "il y a une trentaine de thèmes chaque jour" sur l'antenne, a-t-il ajouté, en récusant que CNews ait selon lui "une ligne politique". RSF maintient qu'il y a "des déséquilibres répétés". L'ONG a élargi sa plainte aux mois de janvier et février 2025 pour couvrir un trimestre. Elle s'appuie aussi dans son communiqué sur des enquêtes qui ont été menées depuis novembre sur les sites de Libération et Mediapart, et tendent à confirmer ses conclusions. Jeudi lors du festival Médias en Seine, le président de l'Arcom, Martin Ajdari, a pris acte de ce "nouveau dossier sur la table". Il a rappelé que depuis une décision du Conseil d'État de 2024, le régulateur doit contrôler de façon plus large le pluralisme. L'Arcom s'intéresse désormais à "la diversité des invités, la variété des thèmes traités à l'antenne (et) la pluralité des opinions exprimées". Or "aucune chaîne, aucune station ne dispose à ce stade d'un outil plus ou moins automatisé de mesure, dans la durée, des opinions exprimées à l'antenne". "Les règles sur le pluralisme ne sont pas comprises par les Français! Nous avons un gros effort de pédagogie à faire", a-t-il reconnu dans un entretien au Monde.

15.01.2026 à 13:49

Burn-out: une prise en charge complexe et souvent "artisanale"

FRANCE24
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"Je travaillais non-stop, sans m'arrêter. Je ne mangeais plus, je ne dormais plus. J'avais tout le temps des douleurs partout. Je pleurais énormément. Je faisais des malaises au travail", énumère Julie (prénom modifié), 28 ans. "Les signes étaient là, mais je ne les connaissais pas", décrypte cette fonctionnaire en Guyane. Quand le médecin du travail lui dit qu'elle est en burn-out et doit être arrêtée, Julie ressent "énormément de culpabilité" et peine à accepter la situation. Bien que le burn-out, défini par un épuisement physique et émotionnel, une vision négative des autres et du travail et un sentiment d'inefficacité ou de perte de sens, touche de nombreux hommes et plus encore de femmes, les données chiffrées restent lacunaires. Selon Santé publique France, 5,9% des femmes et 2,7% des hommes éprouvaient en 2019 des souffrances psychiques en lien avec le travail, deux fois plus qu'en 2007, mais ces chiffres ne mesurent pas spécifiquement l'épuisement professionnel. Considéré comme un syndrome ou un risque psychosocial et non une maladie, le burn-out ne figure pas dans les tableaux des maladies professionnelles de la Sécurité sociale, ce qui complique sa reconnaissance comme telle. Le salarié doit prouver que son état est causé par son travail et qu'il entraîne une incapacité permanente d'au moins 25%. La reconnaissance passe parfois par le classement, après une crise aiguë, en accident du travail. Un récent rapport de l'Assurance maladie notait que les affections psychiques reconnues comme maladies professionnelles avaient plus que doublé entre 2020 et 2024 mais ne se montaient qu'à 1.805. Près des deux-tiers des demandes de reconnaissance en 2024 émanaient de femmes. Mal reconnu, le burn-out est pris en charge très diversement par les professionnels de santé. "Cette pathologie des violences collectives au travail est prise en charge de manière assez artisanale par la Sécurité Sociale" qui "n'en veut pas", estime la psychologue Marie Pezé, à l'origine du réseau Souffrance et travail, qui regroupe quelque 200 consultations spécialisées. Avec un versant psychique et un versant somatique (troubles cognitifs...), le burn-out est "très complexe à prendre en charge", souligne-t-elle. Outre, souvent, une psychothérapie, la prise en charge requiert des "spécialistes des nouvelles organisations du travail, du droit de la Sécurité sociale et du droit du travail". La Haute Autorité de Santé recommande que le médecin traitant coordonne la prise en charge, en lien avec le médecin du travail. "Dans la nature" Infirmière à Toulouse, Solène s'est retrouvée "paralysée dans (son) lit" à la suite d'une surcharge de travail combinée à une situation de harcèlement moral. Après un diagnostic de burn-out de son médecin généraliste, elle consulte un psychiatre. "J'ai été très mal prise en charge parce que j'ai pas été suivie dans une clinique spécialisée dans le burn-out", explique cette quadragénaire, regrettant d'avoir "été traitée comme une personne dépressive". "Il manque des structures juste pour écouter dans cette pathologie-là". Solène dit avoir été "sauvée" par une "psychologue exceptionnelle" et des séances d'EMDR (une psychothérapie qui utilise les mouvements oculaires). Pour Brigitte Vaudolon, vice-présidente de la Fédération des Intervenants en Risques Psychosociaux, "ce qui fonctionne, c'est un accompagnement pluridisciplinaire, où la personne peut se reconstruire psychologiquement, mais aussi repenser sa trajectoire professionnelle". Mais toutes les victimes de burn-out n'ont pas la chance de trouver des professionnels qui travaillent en bonne intelligence. "On est abandonné dans la nature", soupire Catherine. Enseignante en collège dans le Nord, elle rapporte avoir contacté "une bonne vingtaine" de médecins pour faire agréer un mi-temps thérapeutique après son burn-out. Travaillant dans le secteur bancaire en Loire-Atlantique, Anne-Marie a, elle, misé sur les "médecines douces" (sophrologie, kinésiologie...) pour soigner son burn-out parce qu'elle en avait "les moyens". Elle souligne aussi l'importance du "collectif" pour surmonter cette épreuve. Au sein d'un groupe de parole, "on travaille l'estime de soi, la confiance en soi, (...) les croyances limitantes, le regard des autres", note-t-elle.

15.01.2026 à 13:45

Femme agressée à Blois en 2022: son ex-compagnon jugé pour tentative de féminicide

FRANCE24
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La jeune femme a pris place à l'ouverture de l'audience devant une dizaine de journalistes, accompagnée de ses parents. Elle est restée sans réaction à l'arrivée de l'accusé, Marvin J., apparu le crâne rasé et en jogging dans le box, qui risque la perpétuité. Elle souffre aujourd'hui de lésions cérébrales majeures, a perdu l'usage de son œil droit, présente des séquelles neurologiques irréversibles et une lourde perte auditive. Elle n'a pas montré davantage de réactions quand elle l'a écouté affirmer qu'il n'avait pas pensé à la mort de la jeune femme "au moment des faits", qu'il a qualifiés de "très graves" et qui lui ont "fait oublier beaucoup de choses". Elle avait rencontré le jeune homme, sans emploi, sur internet en août 2022. Durant plus d'une heure, Marvin J., 27 ans, est notamment revenu sur les quatorze mentions inscrites dans son casier judiciaire, parmi lesquelles plusieurs condamnations pour violences, dont une pour violences conjugales. "J'ai eu un comportement d'autodestruction", a-t-il déclaré, souvent agacé par les questions qui lui étaient posées, se décrivant comme "impulsif, colérique et jaloux". Il avait reconnu lors de ses auditions avoir été l'auteur de violences ce jour-là, dont des coups de pieds dans le visage, mais en niant toute volonté de donner la mort. Le 13 décembre 2022, Chloé P., alors âgée de 24 ans, se présente au commissariat de Blois pour porter plainte contre son ex-compagnon. Mais sur place, cette manager dans une pizzeria est invitée par le fonctionnaire de police à revenir le lendemain. Elle est retrouvée deux heures plus tard par les policiers, alertés par des voisins, laissée pour morte dans une mare de sang, au milieu des parties communes de son immeuble. Pendant plusieurs semaines, la jeune femme est en réanimation, le pronostic vital engagé. Elle va rester deux mois dans le coma, jusqu'en février 2023, avec une ITT fixée à 120 jours prononcée. Cette affaire est "révélatrice" et "symbolique" de "la méconnaissance de ce que sont les violences conjugales", a dit l'avocate de la victime, Me Isabelle Steyer. Alertes ignorées "Il faut que cette audience puisse permettre à Chloé de se reconstruire", a-t-elle dit aux journalistes. "C'est extrêmement important pour elle d'entendre ce qu'elle a subi". Chloé P., victime de violences mais aussi d'insultes et de harcèlement, avait rompu avec Marvin J. quelques semaines avant les faits. "On lui a enlevé le plaisir de vivre, mais c'est une force de la nature, qui porte la voix de toutes celles qui n'en ont plus", a décrit Me Steyer, estimant que ce dossier "ne raconte pas une violence imprévisible", mais "trois alertes ignorées et une protection refusée". Un équipage de policiers municipaux était déjà intervenu dans l'après-midi peu avant le drame, pour une dispute en pleine rue entre le suspect et la victime, sans relever de violence et incitant la jeune femme à se rendre au commissariat pour déposer plainte. Le policier qui a renvoyé chez elle Chloé P., un major alors âgé de 55 ans et suspendu à titre conservatoire dans un premier temps, a été mis à la retraite d'office en janvier 2024. Il devrait être entendu à l'audience, comme témoin. Le verdict est attendu vendredi.

15.01.2026 à 13:37

Les 52 agriculteurs de la Confédération paysanne sont sortis de garde à vue

FRANCE24
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"Seuls des autocollants ont été constatés dans les locaux dans lesquels les personnes avaient pénétré. L'exploitation des vidéosurveillances a permis de voir un groupe de personnes munies de banderoles et cartons occuper l'entrée et le sas d'une annexe, sans commission de violences ni de dégradation", a relaté le parquet contacté par l'AFP. En conséquence, le ministère public "a classé en raison de l'absence d'infraction suffisamment caractérisée, pour l'ensemble des personnes interpellées" pour dégradations d'un bien public en réunion et participation à un groupement en vue de commettre des dégradations. Mercredi, peu après 16H00, une centaine d'agriculteurs de la Confédération paysanne étaient entrés dans une annexe du ministère, en déployant une banderole "L'agriculture, on veut en vivre, pas en mourir". Cinquante-deux militants dont trois porte-parole nationaux avaient été placés en garde à vue dans différents commissariats parisiens. "Un grand merci, et une grande fierté. Parce qu'on est là pour défendre les petits paysans, c'est pour ça qu'on est là", s'est écrié Jean-Michel Sauvage, agriculteur bio dans le Pas-de-Calais, en sortant du commissariat du 13e arrondissement sous les applaudissements de militants, a constaté un journaliste de l'AFP. Devant le commissariat, une centaine de militants et membres de la Confédération paysanne, de la CGT, de Solidaires et d'autres associations écologistes se sont rassemblés dans la matinée pour les soutenir. Des élus de gauche, dont l'écologiste Sandrine Rousseau, étaient également présents. "On dénonce clairement la répression démesurée que subit la Confédération paysanne", a expliqué à l'AFP Nina Lejeune, secrétaire nationale du syndicat agricole. Les élus syndicaux présents s'insurgent également contre ce qu'ils décrivent comme un "deux poids, deux mesures" entre la Confédération paysanne et la FNSEA, principal syndicat agricole, dont les 350 tracteurs ont défilé mardi dans Paris jusqu'à l'Assemblée nationale. "On était rassemblés pacifiquement, il n'y a eu aucun dialogue possible", a affirmé jeudi Nicolas Fortin, secrétaire national de la Confédération paysanne devant le commissariat du 13e arrondissement. hrc-mca-clw-meh/ak/bow

15.01.2026 à 13:37

Cloud souverain : Amazon étend son emprise sur l'UE

FRANCE24
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Les Etats européennes veulent peu à peu se défaire de leur dépendance à l'égard des grands groupes américains, mais le retard accumulé dans les hautes technologies rend compliqué ce défi. Présenté par la filiale d'Amazon comme un cloud séparé à la fois physiquement et au niveau informatique des autres activités d'AWS dans le monde, ce nouveau service vise à répondre "aux besoins des gouvernements et des entreprises européennes en matière de données sensibles", selon un communiqué. L'offre d'envergure européenne est déployée depuis un centre en Allemagne, dans le Brandebourg (est), avec une extension prévue progressivement dans d'autres centres au sein de l'UE, à commencer par la Belgique, les Pays-Bas et le Portugal. "Les clients veulent le meilleur des deux mondes: pouvoir utiliser l'ensemble du portefeuille de services cloud et IA d'AWS tout en respectant des exigences de souveraineté strictes", a déclaré Stéphane Israël, directeur général de l'AWS European Sovereign Cloud. Le dispositif prévoit que les opérations, la gouvernance et la gestion des accès soient assurées uniquement par des résidents de l'UE aux commandes de sociétés constituées en Allemagne. Ces annonces relèvent d'un cas de "souveraineté washing" (simulacre de souveraineté), critique auprès de l'AFP Harald Wehnes, professeur en informatique à l'université de Wurtzbourg (sud). Il en veut pour preuve la loi américaine "Cloud Act" qui stipule que "les données sensibles des Européens peuvent se retrouver entre les mains de l'administration américaine dès qu'elles sont confiées à des entreprises américaines de cloud, même si elles sont stockées sur des serveurs européens ". "Cela ne s'applique pas en recourant à un fournisseur européen de cloud, comme IONOS, Hetzner ou Noris Network", conclut-il. Pour ses activités dans le cloud sur le long terme, Amazon veut investir plus de 7,8 milliards d'euros en Allemagne, en soutenant 2.800 emplois. Cette annonce intervient alors que l'Europe, contrainte de compter sur les géants du numérique Nvidia, Google, Amazon et autre OpenAI, est appelée à reprendre la main sur son destin numérique. Les offres européennes restent toutefois fragmentées ou sont seulement en chantier. En Allemagne, le groupe Schwarz (Lidl, Kaufland) a lancé en novembre la construction d'un méga centre de données, moyennant 11 milliards d'euros investis. Le géant allemand des logiciels SAP compte de son côté investir 20 milliards d'euros sur dix ans pour renforcer son offre de cloud ancrée en Europe.
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