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04.06.2026 à 11:31

FRANCE24
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"Marjane Satrapi morte de tristesse un peu plus d'un an après le décès de Mattias Ripa, son mari et l'amour de sa vie", a indiqué son entourage dans un communiqué transmis jeudi à l'AFP. Exilée en France depuis 1994, naturalisée en 2006, Marjane Satrapi avait marqué les esprits avec la saga autobiographique "Persepolis" (éditions l'Association) dans laquelle elle racontait son enfance en Iran sous le joug des mollahs, la répression subie par le peuple iranien et son douloureux départ vers l'Europe. D'un trait simple, servi par des planches en noir et blanc, Marjane Satrapi avait dépeint la grande complexité de la société iranienne et le choc intime et politique provoqué par l'arrivée au pouvoir de l'ayatollah Khomeini en 1979. "Cette image de la femme corbeau et de l'homme barbu intégriste, ce que vous avez pu voir à la télévision, c'est ce qui était permis d'être vu par le gouvernement. Mais l'Iran, c'est une dictature, et une dictature ne montre pas tout", avait-elle déclaré en 2003, regrettant les "clichés" entourant son pays natal. Primé en 2001 au festival de BD d'Angoulême, le premier volet de "Persepolis" avait été suivi de trois autres et porté à écran par Marjane Satrapi en 2007, avec Vincent Paronnaud à la co-réalisation, décrochant le prix du jury du festival de Cannes en 2007. "Même si ce film est universel, je tiens à le dédier à tous les Iraniens", avait alors déclaré Marjane Satrapi, qui dénonçait régulièrement les agissements de la République islamique d'Iran. "Marjane était une artiste extraordinaire et une femme attachante qui incarnait la joie de la création et la tristesse de l'exil et des mémoires douloureuses. Nous la pleurons ce matin", a réagi Thierry Frémaux, délégué général du festival de Cannes, dans une déclaration à l'AFP. Artiste "décisive" Son pays natal, où elle a grandi dans une famille d'intellectuels, a irrigué toute l'œuvre de cette diplômée de l'École supérieure des arts décoratifs de Strasbourg. Paru en 2003, l'album "Broderies" avait mis en scène un florilège d'anecdotes de femmes iraniennes. En 2005, un autre de ses albums situé en Iran, "Poulet aux Prunes", avait décroché le prix du meilleur album à Angoulême et Marjane Satrapi en avait également co-réalisé l'adaptation au cinéma en 2011 avec, au casting, Mathieu Amalric, Edouard Baer, Maria de Medeiros. Sur Instagram, la dessinatrice et autrice française Pénélope Bagieu a salué une artiste "décisive" pour elle et beaucoup d'autres artistes femmes. "Je pense à nous toutes à qui elle a ouvert une porte, un possible", écrit l'autrice de "Culottées". Adversaire acharnée des autorités de Téhéran, Marjane Satrapi avait refusé la Légion d'honneur française en 2025 pour dénoncer "l'attitude hypocrite de la France vis-à-vis de l'Iran", qui connaissait alors une nouvelle vague de répression. "Depuis un moment, j'ai réellement du mal à comprendre la politique de la France vis-à-vis de l'Iran", avait-elle expliqué sur Instagram, regrettant que de "jeunes Iraniens épris de liberté, des dissidents, des artistes, se voient refuser des visas". "Le refus de la Légion d'honneur n'est en aucun cas une action ou une pensée contre la France. Bien au contraire, j'aime profondément ce pays qui est le mien", avait-elle précisé. Son compte Instagram portait la trace du chagrin causé par la perte de son mari en 2025. Réparti sur plusieurs posts, un message proclamait ainsi: "I Lost the love of my life" (j'ai perdu l'amour de ma vie).

04.06.2026 à 11:23

FRANCE24
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L'enquête de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) en 2024 a ciblé "plus de 1.600 garages, centres automobiles et concessionnaires". "Près de 40% des 1.600 établissements contrôlés (...) ont présenté des manquements faisant l'objet de suites correctives et répressives", indique la DGCCRF dans un communiqué. La plupart des manquements constatés concernent un défaut d'information sur les prix ou des pratiques commerciales trompeuses. "De nombreux affichages de tarifs étaient incomplets ou illisibles pour le consommateur et les factures insuffisamment détaillées sur la nature et le prix des prestations réalisées", explique la Répression des fraudes. Elle pointe notamment "l'absence récurrente d'affichage des tarifs pour des prestations qui sont pourtant systématiquement facturées au consommateur, tels que les frais de diagnostic, de gardiennage ou de main d'oeuvre". Concernant les pratiques commerciales trompeuses, il s'agit souvent de "prix facturés au consommateur plus élevés que ceux annoncés ou la facturation de prestations qui n'ont pas été réalisées". Par exemple, "des garagistes (facturent) aux consommateurs des prestations de retrait et de remplacement de pièces détachées, alors qu'aucune manipulation de la sorte (n'a) été réalisée", note la DGCCRF. Des contrôleurs ont également repéré dans certains cas des contrats avec "des clauses litigieuses ou illégales", ou encore des "manipulations illégales sur les véhicules", comme le retrait d'un dispositif antipollution. A la suite de ces contrôles, 220 procès-verbaux administratifs ou pénaux ont été dressés. 500 entreprises ont été visées par des injonctions de mise en conformité et plus de 580 autres ont reçu un avertissement. La part d'entreprises du secteur ayant fait l'objet de "suites correctives ou répressives" a augmenté de 10 points entre la précédente enquête de la DGCCRF, datant de 2022, et celle de 2024. Néanmoins, cette hausse "ne reflète pas un taux représentatif de la moyenne du secteur", mais peut traduire un meilleur ciblage", note la Répression des fraudes. Le coût moyen d'une réparation a augmenté de plus de 20% entre 2019 et 2023, ce qui en fait "l'un des postes de dépenses les plus importants pour les ménages", dit le communiqué.

04.06.2026 à 11:21

Raphael KAHANE
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En actant la rupture politique avec le président Bassirou Diomaye Faye, Ousmane Sonko place l'Assemblée nationale en tribune de l'opposition contre le nouveau gouvernement du Sénégal. On va plus loin avec Zyad Limam et Bruno Daroux.
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En actant la rupture politique avec le président Bassirou Diomaye Faye, Ousmane Sonko place l'Assemblée nationale en tribune de l'opposition contre le nouveau gouvernement du Sénégal. On va plus loin avec Zyad Limam et Bruno Daroux.

04.06.2026 à 11:21

FRANCE24
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A voir le public dépassant rarement 30 ans dans un bar baissant rideau à minuit, ce microcosme perdu à l'entrée du semi-désert du Karoo aimante une certaine jeunesse, intégralement blanche et descendant des premiers colons européens. Baignés d'une lumière bleue et bercés de country afrikaans, des fils et filles d'Orania se mêlent dans la fumée de tabac du Stokkies à des étudiants suivant des formations en électricité, plomberie ou encore ingénierie civile. Inaugurées il y a quelques années, elles sont en pleine expansion. Patron de ce pub où figure une table de bras de fer "pour régler les histoires", Thomas de Villiers, 31 ans, a un profil fréquent à Orania, celui du revenant. Parti adulte vers la métropole cosmopolite du Cap après avoir posé ses cartons à 8 ans avec ses parents dans l'enclave, ce membre d'une confrérie de motards a fini par revenir au bercail, poussé par les trajectoires contradictoires du coût exorbitant de la vie là-bas et de ses revenus s'effilochant. Comme lui, Charlotte van Niekerk, 22 ans, a choisi de revenir s'installer à Orania, au moment de quitter le foyer familial. Elle y avait vécu avec ses parents de ses 4 à 14 ans, avant qu'ils ne déménagent dans des fermes isolées. "Beaucoup de jeunes avaient hâte d'avoir 18 ans pour enfin partir d'ici", raconte à l'AFP cette marketeuse aux airs de Taylor Swift. "Mais c'est drôle, parce que souvent, ils reviennent après quelques années, quand ils se rendent compte que ce n'est pas si génial dehors." Si le cinéma lui manque le plus, l'arrivée d'étudiants a rajeuni la bourgade. "Ca a élargi les horizons", estime-t-elle. "Car il y avait beaucoup moins de jeunes avant." Réinvention du phalanstère en version identitaire afrikaner, Orania a créé en 2019 un établissement de formation supérieure technique. Presque tous originaires du reste du pays, ses 250 étudiants sont cooptés, comme toute cette communauté fermée, sur des critères ethnique et religieux, le goût du travail, et leurs antécédents judiciaires sont validés. Orania vise 800 étudiants dans quatre ans, explique à l'AFP son porte-parole Joost Strydom en montrant des dortoirs en construction. Peu ont vocation à rester. Le marché du travail demeure étriqué dans ce coin isolé: la première grande ville aux alentours, Hopetown, 10.000 habitants, pointe à 40 km. En attendant, ils dépensent à la station de carburant, à la supérette ou au Stokkies. Pêche et motocross Les rues pavillonnaires d'Orania tracées dans des plaines arides ne frappent pas comme la destination rêvée d'étudiants. "Ca dépend de chacun", concède David Loock, 21 ans. "La vie sociale est assez différente de Pretoria, Johannesburg et du Cap." Sa candidature n'a pas été retenue dans la ville étudiante de Stellenbosch, voisine du Cap où il vivait. Venu aussi d'une grande ville, Johannesburg, Divan van der Westhuizen, 19 ans, apprécie l'atmosphère. "Ca a été un grand changement pour moi qui venais d'un endroit où on est mélangés avec beaucoup de monde", explique ce moustachu en short et chemisette typiques des Boers. "Ca m'a fait du bien de retrouver les miens, les Afrikaners." "On est la majorité ici" Faire d'Orania un phénomène représentatif serait un raccourci. Ses habitants ne représentent qu'une infime fraction des Afrikaners, estimés à environ 2,6 millions des 62 millions d'habitants de l'Afrique du Sud en 2022. Voir ce modèle séduire des jeunes n'est cependant pas si étonnant. La droite MAGA trumpiste aux Etats-Unis comme les partis d'extrême droite européens ont enregistré des percées dans cet électorat dernièrement en attisant ou répondant à la peur du "grand remplacement". Le fait minoritaire est une réalité depuis toujours pour les Afrikaners. Sauf que le pays a longtemps été régi par des dirigeants issus de cette frange de la population, en particulier sous le régime raciste et ségrégationniste de l'apartheid. C'est au moment de son démantèlement progressif au croisement des années 1980 et 1990 qu'Orania a été fondé, en 1991. "A partir de ce moment, c'est devenu comme une grande nation arc-en-ciel. Dans nos têtes, on savait que ça ne devait pas se passer comme ça", explique Doret Le Cornu, 23 ans dont trois passés à Orania. "On est la majorité ici, sans crainte d'une population plus importante autour de nous."
Texte intégral (738 mots)
A voir le public dépassant rarement 30 ans dans un bar baissant rideau à minuit, ce microcosme perdu à l'entrée du semi-désert du Karoo aimante une certaine jeunesse, intégralement blanche et descendant des premiers colons européens. Baignés d'une lumière bleue et bercés de country afrikaans, des fils et filles d'Orania se mêlent dans la fumée de tabac du Stokkies à des étudiants suivant des formations en électricité, plomberie ou encore ingénierie civile. Inaugurées il y a quelques années, elles sont en pleine expansion. Patron de ce pub où figure une table de bras de fer "pour régler les histoires", Thomas de Villiers, 31 ans, a un profil fréquent à Orania, celui du revenant. Parti adulte vers la métropole cosmopolite du Cap après avoir posé ses cartons à 8 ans avec ses parents dans l'enclave, ce membre d'une confrérie de motards a fini par revenir au bercail, poussé par les trajectoires contradictoires du coût exorbitant de la vie là-bas et de ses revenus s'effilochant. Comme lui, Charlotte van Niekerk, 22 ans, a choisi de revenir s'installer à Orania, au moment de quitter le foyer familial. Elle y avait vécu avec ses parents de ses 4 à 14 ans, avant qu'ils ne déménagent dans des fermes isolées. "Beaucoup de jeunes avaient hâte d'avoir 18 ans pour enfin partir d'ici", raconte à l'AFP cette marketeuse aux airs de Taylor Swift. "Mais c'est drôle, parce que souvent, ils reviennent après quelques années, quand ils se rendent compte que ce n'est pas si génial dehors." Si le cinéma lui manque le plus, l'arrivée d'étudiants a rajeuni la bourgade. "Ca a élargi les horizons", estime-t-elle. "Car il y avait beaucoup moins de jeunes avant." Réinvention du phalanstère en version identitaire afrikaner, Orania a créé en 2019 un établissement de formation supérieure technique. Presque tous originaires du reste du pays, ses 250 étudiants sont cooptés, comme toute cette communauté fermée, sur des critères ethnique et religieux, le goût du travail, et leurs antécédents judiciaires sont validés. Orania vise 800 étudiants dans quatre ans, explique à l'AFP son porte-parole Joost Strydom en montrant des dortoirs en construction. Peu ont vocation à rester. Le marché du travail demeure étriqué dans ce coin isolé: la première grande ville aux alentours, Hopetown, 10.000 habitants, pointe à 40 km. En attendant, ils dépensent à la station de carburant, à la supérette ou au Stokkies. Pêche et motocross Les rues pavillonnaires d'Orania tracées dans des plaines arides ne frappent pas comme la destination rêvée d'étudiants. "Ca dépend de chacun", concède David Loock, 21 ans. "La vie sociale est assez différente de Pretoria, Johannesburg et du Cap." Sa candidature n'a pas été retenue dans la ville étudiante de Stellenbosch, voisine du Cap où il vivait. Venu aussi d'une grande ville, Johannesburg, Divan van der Westhuizen, 19 ans, apprécie l'atmosphère. "Ca a été un grand changement pour moi qui venais d'un endroit où on est mélangés avec beaucoup de monde", explique ce moustachu en short et chemisette typiques des Boers. "Ca m'a fait du bien de retrouver les miens, les Afrikaners." "On est la majorité ici" Faire d'Orania un phénomène représentatif serait un raccourci. Ses habitants ne représentent qu'une infime fraction des Afrikaners, estimés à environ 2,6 millions des 62 millions d'habitants de l'Afrique du Sud en 2022. Voir ce modèle séduire des jeunes n'est cependant pas si étonnant. La droite MAGA trumpiste aux Etats-Unis comme les partis d'extrême droite européens ont enregistré des percées dans cet électorat dernièrement en attisant ou répondant à la peur du "grand remplacement". Le fait minoritaire est une réalité depuis toujours pour les Afrikaners. Sauf que le pays a longtemps été régi par des dirigeants issus de cette frange de la population, en particulier sous le régime raciste et ségrégationniste de l'apartheid. C'est au moment de son démantèlement progressif au croisement des années 1980 et 1990 qu'Orania a été fondé, en 1991. "A partir de ce moment, c'est devenu comme une grande nation arc-en-ciel. Dans nos têtes, on savait que ça ne devait pas se passer comme ça", explique Doret Le Cornu, 23 ans dont trois passés à Orania. "On est la majorité ici, sans crainte d'une population plus importante autour de nous."

04.06.2026 à 11:10

Raphael KAHANE
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En saisissant un quatrième navire qu'elle soupçonne d'appartenir à la "flotte fantôme", la France se pose-t-elle en adversaire résolue à Moscou ? On va plus loin avec Patricia Allémonière et Bruno Daroux.
Texte intégral (738 mots)
En saisissant un quatrième navire qu'elle soupçonne d'appartenir à la "flotte fantôme", la France se pose-t-elle en adversaire résolue à Moscou ? On va plus loin avec Patricia Allémonière et Bruno Daroux.
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