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15.01.2026 à 04:51

Quatre astronautes attendus sur Terre après une évacuation médicale depuis l'espace

FRANCE24
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Les Américains Mike Fincke et Zena Cardman, le Russe Oleg Platonov et le Japonais Kimiya Yui voyagent à bord d'une capsule Dragon de l'entreprise SpaceX d'Elon Musk. Ils doivent amerrir au large de la Californie vers 08H40 GMT. L'agence spatiale américaine avait annoncé la semaine dernière que les membres de la mission Crew-11 allaient être évacués de l'ISS en raison d'un problème de santé touchant un astronaute. Un "risque persistant" et "l'incertitude quant au diagnostic" ont motivé la décision de ramener l'équipage plus tôt, a expliqué le médecin-chef de la Nasa, James Polk, tout en soulignant qu'il ne s'agissait pas d'une évacuation d'urgence. Les responsables de l'agence n'ont pas communiqué sur la nature de ce problème ni sur l'identité de l'astronaute concerné. "Le membre de l'équipage était et reste dans un état stable", a assuré Rob Navias, un responsable de la Nasa, peu avant que la capsule ne parte mercredi de l'ISS, qui évolue à quelque 400 km d'altitude autour de la Terre. "Décision mûrement réfléchie" "Nous allons tous bien", a par ailleurs écrit le pilote de la mission, Mike Fincke, cette semaine sur le réseau social LinkedIn. "Il s'agit d'une décision mûrement réfléchie et qui vise à permettre la réalisation d'examens médicaux appropriés au sol, où toutes les capacités diagnostiques sont disponibles. C'est la bonne décision", a-t-il poursuivi. Les quatre membres de la mission Crew-11 avaient rejoint la station orbitale en août. Ils devaient y rester jusqu'à une prochaine rotation d'équipage, prévue pour mi-février. Cette mission, Crew-12, pourrait donc partir plus tôt que prévu, a fait savoir la Nasa. La Française Sophie Adenot doit y prendre part et réaliser ainsi son premier vol dans l'espace, le premier pour une Française depuis Claudie Haigneré en 1996. Pour l'heure, la Station spatiale internationale reste occupée par trois personnes - un Américain et deux Russes arrivés en novembre à bord d'un vaisseau Soyouz. Habitée en permanence depuis 2000, l'ISS est un modèle de coopération internationale réunissant notamment l'Europe, le Japon, les Etats-Unis et la Russie. Depuis la guerre en Ukraine, elle est aussi l'un des derniers domaines de coopération entre Moscou et Washington. Ses équipages sont formés pour conduire des missions scientifiques mais aussi pour faire face aux possibles complications liées à la vie dans l'espace. L'équipage évacué avait été préparé à "gérer des situations médicales imprévues", avait rappelé un haut responsable de la Nasa, Amit Kshatriya. Durant son séjour de plusieurs mois dans ce laboratoire spatial, l'équipage devait mener diverses missions scientifiques allant de l'étude de la division cellulaire des plantes aux cellules-souches humaines et même à la simulation de scénarios d'alunissage, dans le cadre du programme Artemis de la Nasa, qui prévoit le retour des Américains sur la Lune.

15.01.2026 à 04:45

Dans la série "The Beauty", Ashton Kutcher et Bella Hadid en quête de perfection

FRANCE24
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Elle met en scène deux agents du FBI - dont Evan Peters, acteur fétiche du scénariste et producteur américain - enquêtant sur les décès brutaux de mannequins. Leurs investigations vont les mener à un homme d'affaires qui a fait de la recherche de la perfection physique un dangereux business. "J'aime penser que je joue la personne qui apporte au monde la fontaine de jouvence... Vous pouvez appeler ça un méchant", s'est amusé son interprète Ashton Kutcher face à l'AFP lors de la première new-yorkaise mercredi. La série interroge "ce que j'appelle la culture Ozempic (un traitement ultra-populaire contre l'obésité, NDLR)", avait expliqué son créateur au magazine culturel Variety en octobre 2024. "Une petite injection, et soudain, vous êtes plus beau, vous vous sentez mieux, et tous vos problèmes disparaissent. (...) Que se passe-t-il dans votre vie pour que vous ressentiez le besoin de faire cela?", interrogeait-il. "Parfois, c'est pour des raisons de santé, parfois c'est par vanité." Fidèle à l'éclectisme qui caractérise Ryan Murphy - à l'origine d'"American Horror Story", "Glee" ou encore "Nip/Tuck", série du début des années 2000 sur la chirurgie esthétique -, "The Beauty" mêle thriller, action, gore et satyre sociale. "J'adore les mondes déjantés et sauvages qu'il crée et qui nous permettent, en tant qu'artistes, de nous dépasser et de faire des choses dont nous n'aurions qu'osé rêver, que ce soit ces scènes de combat dingues ou sortir d'espèces de poches sanguinolentes", a confié à l'AFP l'acteur Jeremy Pope lors de la première. Comme souvent chez le scénariste et producteur américain, les guest stars font aussi le sel de la série. Après la chanteuse Lady Gaga et l'influenceuse Kim Kardashian, il a cette fois fait appel à l'actrice italo-américaine Isabella Rossellini ou encore à la mannequin star Bella Hadid. Vue en cowgirl dans quelques épisodes de "Yellowstone" en 2024, cette dernière s'offre dans "The Beauty" une séquence... détonante. Inspirée des romans graphiques du même nom de Jeremy Haun et Jason A. Hurley, la série n'est pas sans rappeler un des succès cinématographiques de 2024, "The Substance" de la Française Coralie Fargeat. Le film montrait Demi Moore en ex-star du petit écran prête à tout pour faire naître une version plus jeune et plus belle d'elle-même.

15.01.2026 à 04:33

En direct : Donald Trump met en doute la capacité de Reza Pahlavi à obtenir un soutien en Iran

FRANCE 24
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Le président américain Donald Trump a déclaré mercredi soir que la figure de l'opposition iranienne Reza Pahlavi "semble très sympathique", exprimant toutefois des doutes quant sa capacité à rassembler des soutiens dans le pays pour prendre le pouvoir. Une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU sur l'Iran doit se tenir se jeudi. Suivez notre direct.
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Le président américain Donald Trump a déclaré mercredi soir que la figure de l'opposition iranienne Reza Pahlavi "semble très sympathique", exprimant toutefois des doutes quant sa capacité à rassembler des soutiens dans le pays pour prendre le pouvoir. Une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU sur l'Iran doit se tenir se jeudi. Suivez notre direct.

15.01.2026 à 04:19

Nouvelle-Zélande: les All Blacks limogent leur entraîneur Scott Robertson

FRANCE24
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Le Néo-Zélandais de 51 ans a mené l'équipe vers 20 victoires en 27 matchs l'an dernier, en deçà des attentes de la puissante sélection, avec peu de progrès à revendiquer durant ses deux années aux commandes. Une revue interne des performances de l'équipe par la fédération a mis en lumière les vives critiques de cadres des All Blacks, et révélé le risque d'un départ de la star Ardie Savea. Le président de New Zealand Rugby, David Kirk, a estimé que le moment était venu d'opérer un changement, avec la Coupe du monde 2027 comme "objectif clé". "Le point médian du cycle de la Coupe du monde est le bon moment pour évaluer les progrès des All Blacks au cours des deux premières saisons", a déclaré David Kirk dans un communiqué. "Nous avons procédé à un examen approfondi des progrès de l'équipe sur et en dehors du terrain et avons ensuite eu des discussions avec Scott sur la suite à donner." "La fédération et Scott sont tous deux convenus qu'il était dans l'intérêt de l'équipe qu'il quitte son poste d'entraîneur principal", a-t-il annoncé, tout en remerciant l'entraîneur pour "sa contribution". L'entraîneur sortant s'est déclaré "dévasté" de devoir quitter l'équipe, tout en soulignant qu'il était "incroyablement fier" de ce qu'ils avaient accompli. "Entraîner les All Blacks a été l'honneur de ma vie", a-t-il dit dans un communiqué. "Comme vous pouvez l'imaginer, je suis dévasté par cette issue. Je tiens profondément à cette équipe". Perte de repères Scott Robertson a souligné avoir fait émerger un groupe talentueux de jeunes joueurs, renforçant la profondeur de l'effectif et posant de bonnes bases pour l'avenir. Mais il a dit avoir accepté de partir au vu du bilan de fin d'année. Il avait pris ses fonctions de sélectionneur en janvier 2024 avec un contrat courant jusqu'à la fin de la Coupe du monde 2027 en Australie. Sa nomination avait été accueillie avec beaucoup d'enthousiasme du fait qu'il avait mené l'équipe néo-zélandaise des Canterbury Crusaders à sept titres consécutifs de Super Rugby jusqu'en 2023. Il s'était attiré la sympathie des supporters grâce à ses victoires et ses mouvements de breakdance sur la pelouse après les titres de son équipe. Mais sous sa direction, les All Blacks ont perdu leurs repères. L'entraîneur a vu deux de ses adjoints partir lors de ses deux premières années invoquant des divergences avec leur sélectionneur et Scott Roberston s'est plaint l'an dernier que son autorité a été sapée. L'entraîneur des Otago Highlanders, Jamie Joseph, ancien sélectionneur du Japon, ou Dave Rennie, ex-sélectionneur de l'Australie, sont vus comme des successeurs potentiels à la tête des All Blacks qui ont un calendrier chargé en 2026 à l'approche de la Coupe du monde. Les All Blacks se rendent en Afrique du Sud pour une tournée de huit matchs en août et septembre, où ils doivent affronter les Springboks à quatre reprises. Ils recevront également la France, l'Italie et l'Irlande en Nations Cup en juillet, puis affronteront l'Australie à domicile et à l'extérieur dans le cadre de la Bledisloe Cup avant de se rendre en Europe en novembre pour d'autres de matchs de Nations Cup.
Texte intégral (561 mots)
Le Néo-Zélandais de 51 ans a mené l'équipe vers 20 victoires en 27 matchs l'an dernier, en deçà des attentes de la puissante sélection, avec peu de progrès à revendiquer durant ses deux années aux commandes. Une revue interne des performances de l'équipe par la fédération a mis en lumière les vives critiques de cadres des All Blacks, et révélé le risque d'un départ de la star Ardie Savea. Le président de New Zealand Rugby, David Kirk, a estimé que le moment était venu d'opérer un changement, avec la Coupe du monde 2027 comme "objectif clé". "Le point médian du cycle de la Coupe du monde est le bon moment pour évaluer les progrès des All Blacks au cours des deux premières saisons", a déclaré David Kirk dans un communiqué. "Nous avons procédé à un examen approfondi des progrès de l'équipe sur et en dehors du terrain et avons ensuite eu des discussions avec Scott sur la suite à donner." "La fédération et Scott sont tous deux convenus qu'il était dans l'intérêt de l'équipe qu'il quitte son poste d'entraîneur principal", a-t-il annoncé, tout en remerciant l'entraîneur pour "sa contribution". L'entraîneur sortant s'est déclaré "dévasté" de devoir quitter l'équipe, tout en soulignant qu'il était "incroyablement fier" de ce qu'ils avaient accompli. "Entraîner les All Blacks a été l'honneur de ma vie", a-t-il dit dans un communiqué. "Comme vous pouvez l'imaginer, je suis dévasté par cette issue. Je tiens profondément à cette équipe". Perte de repères Scott Robertson a souligné avoir fait émerger un groupe talentueux de jeunes joueurs, renforçant la profondeur de l'effectif et posant de bonnes bases pour l'avenir. Mais il a dit avoir accepté de partir au vu du bilan de fin d'année. Il avait pris ses fonctions de sélectionneur en janvier 2024 avec un contrat courant jusqu'à la fin de la Coupe du monde 2027 en Australie. Sa nomination avait été accueillie avec beaucoup d'enthousiasme du fait qu'il avait mené l'équipe néo-zélandaise des Canterbury Crusaders à sept titres consécutifs de Super Rugby jusqu'en 2023. Il s'était attiré la sympathie des supporters grâce à ses victoires et ses mouvements de breakdance sur la pelouse après les titres de son équipe. Mais sous sa direction, les All Blacks ont perdu leurs repères. L'entraîneur a vu deux de ses adjoints partir lors de ses deux premières années invoquant des divergences avec leur sélectionneur et Scott Roberston s'est plaint l'an dernier que son autorité a été sapée. L'entraîneur des Otago Highlanders, Jamie Joseph, ancien sélectionneur du Japon, ou Dave Rennie, ex-sélectionneur de l'Australie, sont vus comme des successeurs potentiels à la tête des All Blacks qui ont un calendrier chargé en 2026 à l'approche de la Coupe du monde. Les All Blacks se rendent en Afrique du Sud pour une tournée de huit matchs en août et septembre, où ils doivent affronter les Springboks à quatre reprises. Ils recevront également la France, l'Italie et l'Irlande en Nations Cup en juillet, puis affronteront l'Australie à domicile et à l'extérieur dans le cadre de la Bledisloe Cup avant de se rendre en Europe en novembre pour d'autres de matchs de Nations Cup.

15.01.2026 à 04:09

Le nouveau taux du Livret A attendu en baisse jeudi

FRANCE24
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Aujourd'hui à 1,7%, le rendement de ce produit d'épargne très populaire - 57 millions de Français détiennent un Livret A - sera d'abord calculé par la Banque de France, à qui il ne manque que les données définitives de l'inflation pour le mois de décembre, qui seront publiées par l'Insee à 8h45. Charge ensuite au ministre de l'Economie Roland Lescure d'avaliser ou non cette proposition. Eric Dor, professeur à l'IESEG School of Management contacté par l'AFP, table sur un nouveau taux à 1,4%, soit plus de deux fois inférieur aux 3% encore en vigueur il y a un an, en janvier 2025. C'est ce qu'indique en l'état la formule légale de calcul, qui prend en compte d'une part un taux dépendant de la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) et d'autre part l'inflation hors tabac du deuxième semestre 2025. Cette deuxième composante plombe le taux du Livret A car la hausse des prix, mesurée à 0,8% sur un an au dernier pointage de l'Insee, s'est considérablement ralentie en France, au bénéfice du pouvoir d'achat des Français. "Je proposerai demain (jeudi) au ministre des Finances un taux du livret A qui restera significativement supérieur à l’inflation", a déclaré mercredi le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau lors d'une audition par les sénateurs de la commission des Finances. Mauvaise passe Cette nouvelle baisse ne devrait pas réconcilier les épargnants français avec le petit livret rouge. Ces derniers ont en effet eu tendance à le bouder l'année passée, au profit de leurs contrats d'assurance vie, qui voient eux leurs taux globalement stables ou orientés à la hausse en ce début d'année 2026. La baisse probable du rendement du Livret A permettra parallèlement aux acteurs du logement social, dont les conditions d'emprunt sont indexées sur son taux, de se financer moins cher. C'est aussi une aubaine pour les banques, qui rémunèrent une partie de l'épargne réglementée et commercialisent des produits concurrents plus lucratifs pour elles. La Banque de France et Bercy tenteront sûrement de mettre l'accent sur le Livret d'épargne populaire (LEP), cousin du Livret A réservé aux ménages modestes. Aujourd'hui à 2,7%, le taux du LEP pourrait bénéficier d'un soutien et ne descendre qu'à 2,4%, selon les pronostics de M. Dor, au lieu du théorique 1,9%, si la règle était strictement appliquée. M. Villeroy de Galhau a indiqué mercredi qu'il proposerait à Bercy "un avantage marqué pour le Livret d'épargne populaire" qui "est le vrai produit, le plus avantageux, d'épargne populaire". Peu mis en avant par les agences et les sites internet des banques qui le commercialisent, ce produit peine pourtant à trouver son public. Les quelque 12 millions de LEP ouverts restent loin des 31 millions de personnes éligibles, en dépit des efforts de la Banque de France. Le taux de rémunération du Livret A, aussi valable pour le Livret de développement durable et solidaire (LDDS), est révisé deux fois l'an, mi-janvier pour une application au 1er février, et mi-juillet pour une application au 1er août. Il avait été ramené l'an dernier de 3% à 2,4% puis à 1,7%.
Texte intégral (543 mots)
Aujourd'hui à 1,7%, le rendement de ce produit d'épargne très populaire - 57 millions de Français détiennent un Livret A - sera d'abord calculé par la Banque de France, à qui il ne manque que les données définitives de l'inflation pour le mois de décembre, qui seront publiées par l'Insee à 8h45. Charge ensuite au ministre de l'Economie Roland Lescure d'avaliser ou non cette proposition. Eric Dor, professeur à l'IESEG School of Management contacté par l'AFP, table sur un nouveau taux à 1,4%, soit plus de deux fois inférieur aux 3% encore en vigueur il y a un an, en janvier 2025. C'est ce qu'indique en l'état la formule légale de calcul, qui prend en compte d'une part un taux dépendant de la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) et d'autre part l'inflation hors tabac du deuxième semestre 2025. Cette deuxième composante plombe le taux du Livret A car la hausse des prix, mesurée à 0,8% sur un an au dernier pointage de l'Insee, s'est considérablement ralentie en France, au bénéfice du pouvoir d'achat des Français. "Je proposerai demain (jeudi) au ministre des Finances un taux du livret A qui restera significativement supérieur à l’inflation", a déclaré mercredi le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau lors d'une audition par les sénateurs de la commission des Finances. Mauvaise passe Cette nouvelle baisse ne devrait pas réconcilier les épargnants français avec le petit livret rouge. Ces derniers ont en effet eu tendance à le bouder l'année passée, au profit de leurs contrats d'assurance vie, qui voient eux leurs taux globalement stables ou orientés à la hausse en ce début d'année 2026. La baisse probable du rendement du Livret A permettra parallèlement aux acteurs du logement social, dont les conditions d'emprunt sont indexées sur son taux, de se financer moins cher. C'est aussi une aubaine pour les banques, qui rémunèrent une partie de l'épargne réglementée et commercialisent des produits concurrents plus lucratifs pour elles. La Banque de France et Bercy tenteront sûrement de mettre l'accent sur le Livret d'épargne populaire (LEP), cousin du Livret A réservé aux ménages modestes. Aujourd'hui à 2,7%, le taux du LEP pourrait bénéficier d'un soutien et ne descendre qu'à 2,4%, selon les pronostics de M. Dor, au lieu du théorique 1,9%, si la règle était strictement appliquée. M. Villeroy de Galhau a indiqué mercredi qu'il proposerait à Bercy "un avantage marqué pour le Livret d'épargne populaire" qui "est le vrai produit, le plus avantageux, d'épargne populaire". Peu mis en avant par les agences et les sites internet des banques qui le commercialisent, ce produit peine pourtant à trouver son public. Les quelque 12 millions de LEP ouverts restent loin des 31 millions de personnes éligibles, en dépit des efforts de la Banque de France. Le taux de rémunération du Livret A, aussi valable pour le Livret de développement durable et solidaire (LDDS), est révisé deux fois l'an, mi-janvier pour une application au 1er février, et mi-juillet pour une application au 1er août. Il avait été ramené l'an dernier de 3% à 2,4% puis à 1,7%.
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