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11.06.2026 à 08:48

David RICH
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Lors du congrès du Pastef, sa formation politique, Ousmane Sonko a évoqué samedi les élections locales de 2027, exhortant ses troupes à se préparer activement pour cette échéance. Un scrutin perçu comme un premier test pour jauger le rapport de force entre président Bassirou Diomaye Faye et son ex-Premier ministre.   
Lors du congrès du Pastef, sa formation politique, Ousmane Sonko a évoqué samedi les élections locales de 2027, exhortant ses troupes à se préparer activement pour cette échéance. Un scrutin perçu comme un premier test pour jauger le rapport de force entre président Bassirou Diomaye Faye et son ex-Premier ministre.   

11.06.2026 à 08:47

FRANCE24
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Dans la capitale européenne, plus de 17.000 organisations - entreprises, consultants, ONG... - cherchent à influencer les politiques de l'UE. Et selon un rapport publié jeudi, les plus grandes entreprises dépensent environ 381,75 millions d'euros par an pour défendre leurs intérêts à Bruxelles, une hausse de 7,8% par rapport à 2025. Réalisée à partir de données publiques par deux ONG, Corporate Europe Observatory et LobbyControl, cette étude passe en revue les secteurs qui investissent le plus pour essayer de peser dans les décisions européennes. Les géants de la tech, comme Amazon, Apple ou Meta, arrivent en tête avec un total de 73 millions d'euros dépensés, devant le secteur bancaire (66,7 millions). Suivent le secteur de l'énergie (52 millions) avec une augmentation notable du lobbying en faveur de l'hydrogène, puis l'industrie chimique et "l'agrobusiness" à hauteur de 46,5 millions d'euros. Depuis le coup d'envoi du second mandat d'Ursula von der Leyen il y a bientôt deux ans, la période est particulièrement favorable pour les lobbyistes, assurent les deux ONG. Car l'Union européenne a engagé un agenda de "simplification" tous azimuts de ses lois, afin de relancer son économie, fragilisée par les droits de douane des Etats-Unis et par la concurrence de la Chine. Avec cette "vague de dérégulation", "les décideurs européens ouvrent grand leurs portes aux plus grands lobbies industriels", accuse Vicky Cann, l'une des responsables de Corporate Europe Observatory. En novembre dernier, c'est la médiatrice de l'Union européenne, Teresa Anjinho, qui avait reproché à la Commission d'avoir travaillé trop vite et trop près des industriels pour réviser une loi sur le "devoir de vigilance environnementale" des grandes entreprises. Lors des consultations pour préparer cette loi, "la plupart des parties prenantes invitées étaient des représentants de l'industrie", avait regretté la médiatrice. La Commission européenne avait répliqué avoir largement consulté "entreprises, syndicats et ONG", avant de simplifier sa loi fin 2025. "Ces échanges sont naturellement répartis selon les portefeuilles des commissaires" européens, disait alors le cabinet de Stéphane Séjourné, le commissaire en charge de l'industrie. Agendas publics Sur le volet numérique, une enquête du collectif de journalistes Investigate Europe avait affirmé en avril que l'Union européenne avait repris quasiment mot pour mot des arguments des géants de la tech pour éviter de dévoiler de façon détaillée l'empreinte environnementale de leurs centres de données en Europe. Sur la défensive, la Commission européenne avait contesté tout copié-collé. Cette loi sur l'efficacité énergétique, actée en 2024 avant le second mandat d'Ursula von der Leyen, précisait "clairement que les informations qui seront rendues publiques n'incluent pas celles soumises" au secret des affaires des entreprises, selon l'exécutif. Bruxelles souligne aussi régulièrement que la transparence constitue l'un de ses principes clés. Et le lobbying, une activité légale, est encadré par une série de règles. Depuis 2011, l'Union européenne a mis en place un registre de transparence, où les représentants d'intérêts recensent leurs activités visant à influer sur les politiques publiques. Les commissaires européens, leurs cabinets, certains hauts fonctionnaires et des eurodéputés en charge de lois en cours d'examen doivent aussi publier leur agenda, pour y mentionner leurs rendez-vous avec les lobbies. Les règles ont été renforcées à plusieurs reprises dans l'UE, notamment depuis le scandale du Qatargate fin 2022: une enquête de la justice belge sur d'ex-eurodéputés sociaux-démocrates soupçonnés d'avoir été corrompus par le Qatar et le Maroc. Les deux pays, qui sont suspectés d'avoir fait des cadeaux ou des versements en liquide afin de lisser leur image en matière de droits humains, ont toujours fermement nié. La transparence dans l'UE reste insuffisante aux yeux des ONG ou d'élus comme l'écologiste Daniel Freund. Cet eurodéputé allemand attend toujours la première réunion d'un nouvel organe européen chargé de l'éthique, dont la création a été approuvée par le Parlement européen en avril 2024, mais qui tarde à démarrer ses travaux, en raison de désaccords entre les groupes politiques.
Texte intégral (709 mots)
Dans la capitale européenne, plus de 17.000 organisations - entreprises, consultants, ONG... - cherchent à influencer les politiques de l'UE. Et selon un rapport publié jeudi, les plus grandes entreprises dépensent environ 381,75 millions d'euros par an pour défendre leurs intérêts à Bruxelles, une hausse de 7,8% par rapport à 2025. Réalisée à partir de données publiques par deux ONG, Corporate Europe Observatory et LobbyControl, cette étude passe en revue les secteurs qui investissent le plus pour essayer de peser dans les décisions européennes. Les géants de la tech, comme Amazon, Apple ou Meta, arrivent en tête avec un total de 73 millions d'euros dépensés, devant le secteur bancaire (66,7 millions). Suivent le secteur de l'énergie (52 millions) avec une augmentation notable du lobbying en faveur de l'hydrogène, puis l'industrie chimique et "l'agrobusiness" à hauteur de 46,5 millions d'euros. Depuis le coup d'envoi du second mandat d'Ursula von der Leyen il y a bientôt deux ans, la période est particulièrement favorable pour les lobbyistes, assurent les deux ONG. Car l'Union européenne a engagé un agenda de "simplification" tous azimuts de ses lois, afin de relancer son économie, fragilisée par les droits de douane des Etats-Unis et par la concurrence de la Chine. Avec cette "vague de dérégulation", "les décideurs européens ouvrent grand leurs portes aux plus grands lobbies industriels", accuse Vicky Cann, l'une des responsables de Corporate Europe Observatory. En novembre dernier, c'est la médiatrice de l'Union européenne, Teresa Anjinho, qui avait reproché à la Commission d'avoir travaillé trop vite et trop près des industriels pour réviser une loi sur le "devoir de vigilance environnementale" des grandes entreprises. Lors des consultations pour préparer cette loi, "la plupart des parties prenantes invitées étaient des représentants de l'industrie", avait regretté la médiatrice. La Commission européenne avait répliqué avoir largement consulté "entreprises, syndicats et ONG", avant de simplifier sa loi fin 2025. "Ces échanges sont naturellement répartis selon les portefeuilles des commissaires" européens, disait alors le cabinet de Stéphane Séjourné, le commissaire en charge de l'industrie. Agendas publics Sur le volet numérique, une enquête du collectif de journalistes Investigate Europe avait affirmé en avril que l'Union européenne avait repris quasiment mot pour mot des arguments des géants de la tech pour éviter de dévoiler de façon détaillée l'empreinte environnementale de leurs centres de données en Europe. Sur la défensive, la Commission européenne avait contesté tout copié-collé. Cette loi sur l'efficacité énergétique, actée en 2024 avant le second mandat d'Ursula von der Leyen, précisait "clairement que les informations qui seront rendues publiques n'incluent pas celles soumises" au secret des affaires des entreprises, selon l'exécutif. Bruxelles souligne aussi régulièrement que la transparence constitue l'un de ses principes clés. Et le lobbying, une activité légale, est encadré par une série de règles. Depuis 2011, l'Union européenne a mis en place un registre de transparence, où les représentants d'intérêts recensent leurs activités visant à influer sur les politiques publiques. Les commissaires européens, leurs cabinets, certains hauts fonctionnaires et des eurodéputés en charge de lois en cours d'examen doivent aussi publier leur agenda, pour y mentionner leurs rendez-vous avec les lobbies. Les règles ont été renforcées à plusieurs reprises dans l'UE, notamment depuis le scandale du Qatargate fin 2022: une enquête de la justice belge sur d'ex-eurodéputés sociaux-démocrates soupçonnés d'avoir été corrompus par le Qatar et le Maroc. Les deux pays, qui sont suspectés d'avoir fait des cadeaux ou des versements en liquide afin de lisser leur image en matière de droits humains, ont toujours fermement nié. La transparence dans l'UE reste insuffisante aux yeux des ONG ou d'élus comme l'écologiste Daniel Freund. Cet eurodéputé allemand attend toujours la première réunion d'un nouvel organe européen chargé de l'éthique, dont la création a été approuvée par le Parlement européen en avril 2024, mais qui tarde à démarrer ses travaux, en raison de désaccords entre les groupes politiques.

11.06.2026 à 08:31

FRANCE24
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"Fin 2025, le nombre de personnes contraintes de fuir les persécutions, les conflits, les violences, les violations des droits humains ou les événements troublant gravement l’ordre public (...) est tombé à 117,8 millions", a annoncé l'agence onusienne. Selon le HCR, il s'agit de la première baisse depuis une décennie avec 5,4 millions de personnes déplacées en moins par rapport à la fin 2024. Parmi ces déplacés 58% l'étaient à l'intérieur de leur propre pays. L'agence indique que "cette évolution s'explique par une forte augmentation des retours de réfugiés et de personnes déplacées à l'intérieur de leur pays dans certaines des plus importantes crises de déplacement au monde, notamment en Afghanistan, en République démocratique du Congo, au Soudan et en Syrie". "Nombre de ces retours ne se sont pas déroulés dans des conditions de sécurité et de stabilité, mais sous diverses formes de pression, vers des pays où l’insécurité persiste, où les infrastructures ont été endommagées et où l’accès aux services de base ainsi qu’aux opportunités économiques demeure très limité", a cependant alerté devant la presse le Haut-Commissaire aux réfugiés Barham Salih. Soudan et Ukraine en tête en 2025 Au sujet des demandeurs d'asile, le nombre de nouvelles demandes individuelles a dépassé celui des décisions rendues, entraînant une hausse de 645.300 du nombre de demandeurs en attente d’une décision, qui atteignait ainsi près de 9 millions de personnes dans le monde. "Les demandeurs d’asile doivent avoir accès à des procédures équitables et efficaces permettant d’examiner leur demande de protection. Les personnes qui fuient les conflits, les persécutions et les violences doivent disposer de voies effectives pour chercher refuge", a réclamé M. Salih. L'agence estimait par ailleurs à 4,5 millions le nombre de personnes apatrides dans le monde fin 2025, soit 3% de plus qu'un an plus tôt. Le HCR a établi que pour la seule année 2025, près de 5,4 millions de personnes avaient été contraintes de fuir leur pays pour trouver refuge ailleurs, le plus souvent dans des États voisins. Huit pays représentaient à eux seuls près de six déplacés transfrontaliers sur dix : le Soudan (952.700), l’Ukraine (788.100), le Venezuela (455.300), le Soudan du Sud (232.800), le Burkina Faso (221.300), l'Afghanistan (191.400), le Mali (177.200) et la Birmanie (165.400). Concernant les retours, atteignant en 2025 plus de 14,7 millions de personnes, ils ont été concentrés à 92% dans six pays: la République démocratique du Congo (3,6 millions), le Soudan (3,6 millions), la Syrie (3,3 millions), l’Afghanistan (2 millions), l’Ukraine (718.300) et la Birmanie (415.200). Par ailleurs le nombre de réfugiés arrivés dans des pays de réinstallation, qui avait atteint en 2024 son plus haut niveau depuis au moins quarante ans, a chuté en 2025, notamment en raison de la baisse des admissions dans les principaux pays d'accueil, en particulier les Etats-Unis. Cette diminution intervient alors que le HCR estimait à 2,9 millions le nombre de réfugiés ayant besoin d’être réinstallés en 2025, "illustrant l’écart croissant entre les besoins et les solutions disponibles". L'impact des crises Au début de l’année 2026, plusieurs crises ont influencé les tendances mondiales des déplacements forcés, comme au Liban (1 million de déplacés internes) ou en Iran (3,2 millions). Ces conflits ont également entraîné une hausse des retours dans des conditions difficiles. Ainsi à la mi-mai 2026, environ 549.800 Syriens et 678.500 Afghans étaient retournés dans leur pays d’origine depuis plusieurs pays, souvent en raison de la dégradation de la situation sécuritaire dans leur pays d’asile, notamment au Liban et en Iran. Devant la presse à Genève, Barham Salih a dit s'être donné pour objectif de réduire de plus de moitié le nombre de réfugiés au cours de la prochaine décennie. L'idée est selon lui de développer davantage les possibilités de retour volontaire, de réinstallation et de visas humanitaires, en passant d’une assistance humanitaire traditionnelle à des approches favorisant l’autonomie économique des réfugiés. "Nous devons faire comprendre aux États membres, aux différentes parties prenantes et aux pays d’accueil qu’au-delà de l’assistance immédiate, il existe une voie permettant d’aboutir à une situation plus durable", a expliqué M. Salih. Selon le HCR, le nombre de personnes déplacées de force dans le monde restait globalement stable fin avril 2026 par rapport à fin 2025, à environ 117 à 118 millions.
Texte intégral (745 mots)
"Fin 2025, le nombre de personnes contraintes de fuir les persécutions, les conflits, les violences, les violations des droits humains ou les événements troublant gravement l’ordre public (...) est tombé à 117,8 millions", a annoncé l'agence onusienne. Selon le HCR, il s'agit de la première baisse depuis une décennie avec 5,4 millions de personnes déplacées en moins par rapport à la fin 2024. Parmi ces déplacés 58% l'étaient à l'intérieur de leur propre pays. L'agence indique que "cette évolution s'explique par une forte augmentation des retours de réfugiés et de personnes déplacées à l'intérieur de leur pays dans certaines des plus importantes crises de déplacement au monde, notamment en Afghanistan, en République démocratique du Congo, au Soudan et en Syrie". "Nombre de ces retours ne se sont pas déroulés dans des conditions de sécurité et de stabilité, mais sous diverses formes de pression, vers des pays où l’insécurité persiste, où les infrastructures ont été endommagées et où l’accès aux services de base ainsi qu’aux opportunités économiques demeure très limité", a cependant alerté devant la presse le Haut-Commissaire aux réfugiés Barham Salih. Soudan et Ukraine en tête en 2025 Au sujet des demandeurs d'asile, le nombre de nouvelles demandes individuelles a dépassé celui des décisions rendues, entraînant une hausse de 645.300 du nombre de demandeurs en attente d’une décision, qui atteignait ainsi près de 9 millions de personnes dans le monde. "Les demandeurs d’asile doivent avoir accès à des procédures équitables et efficaces permettant d’examiner leur demande de protection. Les personnes qui fuient les conflits, les persécutions et les violences doivent disposer de voies effectives pour chercher refuge", a réclamé M. Salih. L'agence estimait par ailleurs à 4,5 millions le nombre de personnes apatrides dans le monde fin 2025, soit 3% de plus qu'un an plus tôt. Le HCR a établi que pour la seule année 2025, près de 5,4 millions de personnes avaient été contraintes de fuir leur pays pour trouver refuge ailleurs, le plus souvent dans des États voisins. Huit pays représentaient à eux seuls près de six déplacés transfrontaliers sur dix : le Soudan (952.700), l’Ukraine (788.100), le Venezuela (455.300), le Soudan du Sud (232.800), le Burkina Faso (221.300), l'Afghanistan (191.400), le Mali (177.200) et la Birmanie (165.400). Concernant les retours, atteignant en 2025 plus de 14,7 millions de personnes, ils ont été concentrés à 92% dans six pays: la République démocratique du Congo (3,6 millions), le Soudan (3,6 millions), la Syrie (3,3 millions), l’Afghanistan (2 millions), l’Ukraine (718.300) et la Birmanie (415.200). Par ailleurs le nombre de réfugiés arrivés dans des pays de réinstallation, qui avait atteint en 2024 son plus haut niveau depuis au moins quarante ans, a chuté en 2025, notamment en raison de la baisse des admissions dans les principaux pays d'accueil, en particulier les Etats-Unis. Cette diminution intervient alors que le HCR estimait à 2,9 millions le nombre de réfugiés ayant besoin d’être réinstallés en 2025, "illustrant l’écart croissant entre les besoins et les solutions disponibles". L'impact des crises Au début de l’année 2026, plusieurs crises ont influencé les tendances mondiales des déplacements forcés, comme au Liban (1 million de déplacés internes) ou en Iran (3,2 millions). Ces conflits ont également entraîné une hausse des retours dans des conditions difficiles. Ainsi à la mi-mai 2026, environ 549.800 Syriens et 678.500 Afghans étaient retournés dans leur pays d’origine depuis plusieurs pays, souvent en raison de la dégradation de la situation sécuritaire dans leur pays d’asile, notamment au Liban et en Iran. Devant la presse à Genève, Barham Salih a dit s'être donné pour objectif de réduire de plus de moitié le nombre de réfugiés au cours de la prochaine décennie. L'idée est selon lui de développer davantage les possibilités de retour volontaire, de réinstallation et de visas humanitaires, en passant d’une assistance humanitaire traditionnelle à des approches favorisant l’autonomie économique des réfugiés. "Nous devons faire comprendre aux États membres, aux différentes parties prenantes et aux pays d’accueil qu’au-delà de l’assistance immédiate, il existe une voie permettant d’aboutir à une situation plus durable", a expliqué M. Salih. Selon le HCR, le nombre de personnes déplacées de force dans le monde restait globalement stable fin avril 2026 par rapport à fin 2025, à environ 117 à 118 millions.

11.06.2026 à 08:07

FRANCE24
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Plus de 70 scientifiques, issus de 17 pays - dont plusieurs auteurs du Giec, le groupe d'experts du climat mandatés par l'ONU - ont mis à jour 12 indicateurs clés du réchauffement planétaire, dans la quatrième édition d'une étude de référence désormais publiée tous les ans. "Ces indicateurs constituent un suivi essentiel des signes vitaux d'un patient présentant des symptômes de plus en plus inquiétants", souligne Peter Thorne, professeur de géographie physique à l'université de Maynooth (Irlande) et membre du Giec. Mais ils sont aujourd'hui "fragilisés ou menacés par des choix géopolitiques" ou "portant sur les financements publics", a souligné Valérie Masson-Delmotte, paléoclimatologue française et ancienne coprésidente d'un groupe de travail du Giec. 2030 En 2025, le réchauffement de la planète a atteint 1,39°C par rapport à la période préindustrielle (1850-1900), dont 1,37°C attribuable à l'homme, estiment les chercheurs. Avec un rythme de 0,27°C de réchauffement d'origine anthropique par décennie, la "rapidité du réchauffement causé par l'homme reste à son plus haut niveau à ce jour", note l'étude, publiée dans la revue Earth System Science Data. Le "déséquilibre énergétique de la Terre", différence entre l'énergie solaire qui entre et celle qui est renvoyée vers l'espace, a doublé ces dernières décennies. "Sans influence humaine, il devrait être proche de zéro, mais il augmente depuis les années 1970 et atteint aujourd'hui un niveau record", explique Piers Forster, professeur de climatologie physique à l'Université de Leeds (Grande-Bretagne) et coordinateur du rapport. Le réchauffement rapide est dû à la combinaison de deux principaux facteurs: des émissions de gaz à effet de serre, majoritairement dues à la combustion du charbon, du pétrole et du gaz, à un niveau record; et la réduction de la pollution par les aérosols, qui fait baisser l'effet refroidissant lié à la réflexion du rayonnement solaire par ces particules. Certes, "certains éléments indiquent que la croissance des émissions de CO2 ralentit", est-il rapporté. Mais cela ne suffira pas pour limiter le réchauffement planétaire à 1,5°C, comme inscrit dans l'accord de Paris en 2015. Sans baisse du rythme des émissions, le seuil sera atteint autour de 2030, estiment les experts. "Étant donné que les émissions de gaz à effet de serre sont toujours en hausse, maintenir le réchauffement climatique en dessous de ce seuil semble désormais impossible", résume Aurélien Ribes, climatologue chez Météo-France. Moins de mesures? Le niveau des mers s'est élevé de 23 cm entre 1901 et 2025, selon les dernières mesures, à un rythme qui a doublé, désormais de 3,84 mm par an. Le nombre annuel de jours de vagues de chaleur marine a plus que triplé depuis 1991, et a atteint 65 jours en 2025. Ce rapport annuel fournit à la communauté internationale les données les plus à jour, en utilisant les méthodologies du Giec et sans attendre ses prochains rapports, attendus à partir de 2028. Il s'appuie sur une quarantaine d'ensembles de données provenant de satellites et d'un large éventail d'instruments terrestres, maritimes et aériens, notamment des stations météorologiques, des navires, des bouées et des ballons-sondes. Mais en raison de coupes budgétaires, plusieurs programmes satellitaires et d'observation de la Terre sont en péril, notamment aux Etats-Unis. "Les observations océaniques, en particulier, sont largement financées par un seul pays, et ce dernier a récemment annoncé son intention de cesser de les financer", déclare Samantha Burgess, du Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme. Ces observations sont "absolument essentielles" pour comprendre comment les océans absorbent la chaleur et comment cela influence les régimes météorologiques et la circulation océanique. Mais "il ne s'agit malheureusement pas que d'un seul pays", ajoute-t-elle. Le rapport note également que le financement de l'Organisation météorologique mondiale a diminué, que celui du Programme mondial de recherche sur le climat (PMRC) a été réduit de moitié et que le Système mondial d'observation du climat "est également menacé".
Texte intégral (679 mots)
Plus de 70 scientifiques, issus de 17 pays - dont plusieurs auteurs du Giec, le groupe d'experts du climat mandatés par l'ONU - ont mis à jour 12 indicateurs clés du réchauffement planétaire, dans la quatrième édition d'une étude de référence désormais publiée tous les ans. "Ces indicateurs constituent un suivi essentiel des signes vitaux d'un patient présentant des symptômes de plus en plus inquiétants", souligne Peter Thorne, professeur de géographie physique à l'université de Maynooth (Irlande) et membre du Giec. Mais ils sont aujourd'hui "fragilisés ou menacés par des choix géopolitiques" ou "portant sur les financements publics", a souligné Valérie Masson-Delmotte, paléoclimatologue française et ancienne coprésidente d'un groupe de travail du Giec. 2030 En 2025, le réchauffement de la planète a atteint 1,39°C par rapport à la période préindustrielle (1850-1900), dont 1,37°C attribuable à l'homme, estiment les chercheurs. Avec un rythme de 0,27°C de réchauffement d'origine anthropique par décennie, la "rapidité du réchauffement causé par l'homme reste à son plus haut niveau à ce jour", note l'étude, publiée dans la revue Earth System Science Data. Le "déséquilibre énergétique de la Terre", différence entre l'énergie solaire qui entre et celle qui est renvoyée vers l'espace, a doublé ces dernières décennies. "Sans influence humaine, il devrait être proche de zéro, mais il augmente depuis les années 1970 et atteint aujourd'hui un niveau record", explique Piers Forster, professeur de climatologie physique à l'Université de Leeds (Grande-Bretagne) et coordinateur du rapport. Le réchauffement rapide est dû à la combinaison de deux principaux facteurs: des émissions de gaz à effet de serre, majoritairement dues à la combustion du charbon, du pétrole et du gaz, à un niveau record; et la réduction de la pollution par les aérosols, qui fait baisser l'effet refroidissant lié à la réflexion du rayonnement solaire par ces particules. Certes, "certains éléments indiquent que la croissance des émissions de CO2 ralentit", est-il rapporté. Mais cela ne suffira pas pour limiter le réchauffement planétaire à 1,5°C, comme inscrit dans l'accord de Paris en 2015. Sans baisse du rythme des émissions, le seuil sera atteint autour de 2030, estiment les experts. "Étant donné que les émissions de gaz à effet de serre sont toujours en hausse, maintenir le réchauffement climatique en dessous de ce seuil semble désormais impossible", résume Aurélien Ribes, climatologue chez Météo-France. Moins de mesures? Le niveau des mers s'est élevé de 23 cm entre 1901 et 2025, selon les dernières mesures, à un rythme qui a doublé, désormais de 3,84 mm par an. Le nombre annuel de jours de vagues de chaleur marine a plus que triplé depuis 1991, et a atteint 65 jours en 2025. Ce rapport annuel fournit à la communauté internationale les données les plus à jour, en utilisant les méthodologies du Giec et sans attendre ses prochains rapports, attendus à partir de 2028. Il s'appuie sur une quarantaine d'ensembles de données provenant de satellites et d'un large éventail d'instruments terrestres, maritimes et aériens, notamment des stations météorologiques, des navires, des bouées et des ballons-sondes. Mais en raison de coupes budgétaires, plusieurs programmes satellitaires et d'observation de la Terre sont en péril, notamment aux Etats-Unis. "Les observations océaniques, en particulier, sont largement financées par un seul pays, et ce dernier a récemment annoncé son intention de cesser de les financer", déclare Samantha Burgess, du Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme. Ces observations sont "absolument essentielles" pour comprendre comment les océans absorbent la chaleur et comment cela influence les régimes météorologiques et la circulation océanique. Mais "il ne s'agit malheureusement pas que d'un seul pays", ajoute-t-elle. Le rapport note également que le financement de l'Organisation météorologique mondiale a diminué, que celui du Programme mondial de recherche sur le climat (PMRC) a été réduit de moitié et que le Système mondial d'observation du climat "est également menacé".

11.06.2026 à 07:41

FRANCE24
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A la sortie de l'hôtel de la "Team Melli", ils étaient une trentaine à acclamer les joueurs perses et réclamer des autographes, comme s'il s'agissait de leur propre équipe nationale. "J'ai de la peine pour eux", confie à l'AFP José Leyva, 28 ans. Ce pizzaïolo a patienté plusieurs heures devant le grillage pour faire signer son album Panini par Mehdi Taremi, l'attaquant star de l'équipe d'Iran. Pour lui, "on ne mélange pas la politique et le sport". Gael Gonzalez Hernandez, 14 ans, maillot mexicain sur le dos, est là lui-aussi avec son album Panini à signer : "C'est injuste", lâche l'adolescent. Tous deux se désolent que la guerre contre l'Iran, lancée fin février par les Etats-Unis et Israël, ait autant d'impact sur cette Coupe du Monde. Le conflit, marqué par une reprise des frappes au Moyen-Orient ces derniers jours malgré le cessez-le-feu, oblige la Team Melli à des contorsions inédites. Téhéran a entretenu jusqu'au bout le doute sur sa participation. Finalement, la sélection iranienne a établi son camp de base à Tijuana, ville mexicaine frontalière de la Californie, au lieu de Tucson en Arizona. Les Etats-Unis, où l'équipe iranienne doit disputer ses trois premiers matches, ont aussi refusé des visas à une quinzaine de membres de l'encadrement. Et la fédération iranienne accuse maintenant les Etats-Unis de lui avoir retiré son quota de billets pour le tournoi, en violation du règlement de la Fifa, qui prévoit l'attribution de 8% des tickets pour chaque match aux fédérations des pays à l'affiche. "C'est mal ce qu'ils ont fait à ces frères iraniens", souffle M. Leyva, sous sa casquette. Au-delà du cas iranien, le jeune mexicain se scandalise de la manière dont cette Coupe du Monde, organisée conjointement par les Etats-Unis, le Mexique et le Canada, est ternie par la politique migratoire inflexible de Donald Trump. "Honte des Etats-Unis" Ces derniers jours, un arbitre somalien approuvé par la Fifa a été refoulé la police américaine des frontières à Miami, et un joueur irakien a été retenu près de sept heures à l'aéroport de Chicago. "Ils traitent tout le monde comme des terroristes", dénonce M. Leyva. "Nous savons tous que la Coupe du monde aurait dû se dérouler uniquement au Mexique. Nous sommes les meilleurs hôtes", lance-t-il, en référence à la passion des Mexicains pour le foot. "J'ai honte de ce que font les États-Unis", abonde Lisa Arambula, après avoir accueilli l'équipe d'Iran sous les vivas. Cette quadragénaire, qui reprend ses études de droit, a tenu à venir les encourager "pour qu'ils sentent (...) toute notre affection, tout notre amour". Au Mexique, "nous accueillons les gens d'autres pays à bras ouverts", dit-elle, se félicitant de la manière dont Tijuana s'est mobilisée à la dernière minute pour recevoir la Team Melli. Le club local des Xollos a organisé mercredi un match amical au pied levé entre son équipe des moins de 21 ans et la sélection iranienne, pour lui permettre de finaliser sa préparation bouleversée par la géopolitique. Initialement, l'Iran devait jouer son dernier match d'entraînement contre Porto Rico aux Etats-Unis, mais la rencontre est tombée à l'eau lorsque son séjour en Arizona a été annulé. Les joueurs perses avaient trouvé un autre opposant acceptant de venir jouer au Mexique, la Grenade. Mais l'équipe caribéenne s'est retirée à la dernière minute, en invoquant une "préparation insuffisante" pour les affronter. Au final, les Iraniens ont facilement remporté leur match, joué à huis clos contre l'équipe de réserve des Xollos, 3-0. "Ca ne peut pas remplacer pas l'entraînement qu'ils avaient prévu" contre les autres équipes nationales, regrette Mme Arambula. "Soyons sincères, il s'agit de jeunes qui font tout juste leur premiers pas."
Texte intégral (641 mots)
A la sortie de l'hôtel de la "Team Melli", ils étaient une trentaine à acclamer les joueurs perses et réclamer des autographes, comme s'il s'agissait de leur propre équipe nationale. "J'ai de la peine pour eux", confie à l'AFP José Leyva, 28 ans. Ce pizzaïolo a patienté plusieurs heures devant le grillage pour faire signer son album Panini par Mehdi Taremi, l'attaquant star de l'équipe d'Iran. Pour lui, "on ne mélange pas la politique et le sport". Gael Gonzalez Hernandez, 14 ans, maillot mexicain sur le dos, est là lui-aussi avec son album Panini à signer : "C'est injuste", lâche l'adolescent. Tous deux se désolent que la guerre contre l'Iran, lancée fin février par les Etats-Unis et Israël, ait autant d'impact sur cette Coupe du Monde. Le conflit, marqué par une reprise des frappes au Moyen-Orient ces derniers jours malgré le cessez-le-feu, oblige la Team Melli à des contorsions inédites. Téhéran a entretenu jusqu'au bout le doute sur sa participation. Finalement, la sélection iranienne a établi son camp de base à Tijuana, ville mexicaine frontalière de la Californie, au lieu de Tucson en Arizona. Les Etats-Unis, où l'équipe iranienne doit disputer ses trois premiers matches, ont aussi refusé des visas à une quinzaine de membres de l'encadrement. Et la fédération iranienne accuse maintenant les Etats-Unis de lui avoir retiré son quota de billets pour le tournoi, en violation du règlement de la Fifa, qui prévoit l'attribution de 8% des tickets pour chaque match aux fédérations des pays à l'affiche. "C'est mal ce qu'ils ont fait à ces frères iraniens", souffle M. Leyva, sous sa casquette. Au-delà du cas iranien, le jeune mexicain se scandalise de la manière dont cette Coupe du Monde, organisée conjointement par les Etats-Unis, le Mexique et le Canada, est ternie par la politique migratoire inflexible de Donald Trump. "Honte des Etats-Unis" Ces derniers jours, un arbitre somalien approuvé par la Fifa a été refoulé la police américaine des frontières à Miami, et un joueur irakien a été retenu près de sept heures à l'aéroport de Chicago. "Ils traitent tout le monde comme des terroristes", dénonce M. Leyva. "Nous savons tous que la Coupe du monde aurait dû se dérouler uniquement au Mexique. Nous sommes les meilleurs hôtes", lance-t-il, en référence à la passion des Mexicains pour le foot. "J'ai honte de ce que font les États-Unis", abonde Lisa Arambula, après avoir accueilli l'équipe d'Iran sous les vivas. Cette quadragénaire, qui reprend ses études de droit, a tenu à venir les encourager "pour qu'ils sentent (...) toute notre affection, tout notre amour". Au Mexique, "nous accueillons les gens d'autres pays à bras ouverts", dit-elle, se félicitant de la manière dont Tijuana s'est mobilisée à la dernière minute pour recevoir la Team Melli. Le club local des Xollos a organisé mercredi un match amical au pied levé entre son équipe des moins de 21 ans et la sélection iranienne, pour lui permettre de finaliser sa préparation bouleversée par la géopolitique. Initialement, l'Iran devait jouer son dernier match d'entraînement contre Porto Rico aux Etats-Unis, mais la rencontre est tombée à l'eau lorsque son séjour en Arizona a été annulé. Les joueurs perses avaient trouvé un autre opposant acceptant de venir jouer au Mexique, la Grenade. Mais l'équipe caribéenne s'est retirée à la dernière minute, en invoquant une "préparation insuffisante" pour les affronter. Au final, les Iraniens ont facilement remporté leur match, joué à huis clos contre l'équipe de réserve des Xollos, 3-0. "Ca ne peut pas remplacer pas l'entraînement qu'ils avaient prévu" contre les autres équipes nationales, regrette Mme Arambula. "Soyons sincères, il s'agit de jeunes qui font tout juste leur premiers pas."
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