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18.06.2026 à 05:09

FRANCE 24
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Des missiles russes ont visé Kiev jeudi matin et les habitants ont été appelés à se mettre à l'abri. Quelques heures plus tôt, Volodymyr Zelensky a fait état d'une "conversation de coordination" avec Emmanuel Macron et Donald Trump pour tenter de mettre fin à la guerre en Ukraine.
Des missiles russes ont visé Kiev jeudi matin et les habitants ont été appelés à se mettre à l'abri. Quelques heures plus tôt, Volodymyr Zelensky a fait état d'une "conversation de coordination" avec Emmanuel Macron et Donald Trump pour tenter de mettre fin à la guerre en Ukraine.

18.06.2026 à 05:03

FRANCE24
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"Le comité central du Parti approuve les nouvelles propositions de transformations économiques et sociales", a fait savoir la télévision d'Etat, après que l'instance s'est réunie en session plénière extraordinaire pour discuter d'une vingtaine de propositions de réformes. Ces réformes, dévoilées récemment par le gouvernement, visent notamment à ouvrir davantage de secteurs à l'investissement privé, à attirer plus de capitaux des Cubains de l'étranger et à réduire la taille de l'Etat. Pour être définitivement adoptées, elles doivent encore être approuvées par l'Assemblée nationale du pouvoir populaire. Cette dernière se réunira en session extraordinaire jeudi, moins d'une semaine après que les réformes ont été annoncées par le président Miguel Diaz-Canel. Un peu plus tôt, l'influent ex-président cubain Raul Castro avait apporté son soutien à ces propositions destinées à relancer une économie en souffrance depuis plusieurs années et désormais étouffée par le blocus américain. Raul Castro n'a plus de fonction officielle mais reste, à 95 ans, au cœur des décisions concernant le futur de l'île communiste. Il a soutenu ces réformes dans une lettre présentée lors de la réunion plénière, les qualifiant de "ce qui convient le mieux à la révolution à l'heure actuelle", selon la présidence cubaine. Le frère cadet de Fidel Castro (1926-2016), à qui il avait succédé en 2006, a été inculpé en mai aux Etats-Unis pour avoir ordonné en 1996 des tirs sur deux avions civils pilotés par des membres d'une organisation anti-castriste. Ces annonces de réformes interviennent alors que le président américain Donald Trump applique une politique de pression maximale sur l'île, soumise depuis près de cinq mois à un embargo pétrolier. Washington ne cache pas son souhait de voir un changement de modèle économique, voire de régime, sur l'île située à environ 150 kilomètres des côtes de la Floride. "Responsabilité sociale" Le Premier ministre Manuel Marrero, cité par le gouvernement sur X, a affirmé que les réformes envisagées "n'impliquent en aucun cas de renoncer à la responsabilité sociale de l'Etat". Le blocus pétrolier imposé par M. Trump en janvier a poussé l'économie cubaine, déjà affaiblie, au bord de l'effondrement, provoquant des coupures de courant généralisées, ainsi que des pénuries de nourriture, de carburant, d'eau potable et de médicaments. Washington a également décrété récemment plusieurs vagues de sanctions visant l'économie cubaine, aggravant la crise économique, sociale et énergétique que traverse depuis plusieurs années La Havane, sous embargo américain depuis 1962. Le gouvernement cubain, qui mène des discussions avec les Etats-Unis, a affirmé que ces réformes doivent permettre d'atténuer la crise. Le président Diaz-Canel a indiqué vendredi que la gamme d'activités ouvertes au secteur privé serait "la plus large possible". Les entreprises privées, jusqu'à 100 salariés, sont autorisées sur l'île communiste depuis 2021. Quelque 10.000 entreprises occupent une place croissante dans le tissu économique cubain. Elles emploient actuellement un tiers de la population active. Le président cubain a également annoncé que les Cubains, qu'ils vivent sur l'île ou à l'étranger, bénéficieraient des mêmes conditions que les investisseurs étrangers, dont plusieurs se sont récemment désengagés du pays par crainte de sanctions américaines. Il y a quelques mois, le gouvernement avait déjà autorisé la création d'entreprises mixtes entre l'Etat et des privés, puis indiqué que la diaspora cubaine allait pouvoir investir et détenir des entreprises privées. Migual Diaz-Canel a en outre évoqué "une restructuration de l'appareil d'Etat", avec une réduction du nombre de ministères et de fonctionnaires. "J'accueille favorablement tout changement qui contribue à ranimer le patient mourant", a déclaré à l'AFP le propriétaire d'un petit supermarché privé à La Havane, qui a demandé à garder l'anonymat, dans une allusion à l'économie cubaine.
Texte intégral (669 mots)
"Le comité central du Parti approuve les nouvelles propositions de transformations économiques et sociales", a fait savoir la télévision d'Etat, après que l'instance s'est réunie en session plénière extraordinaire pour discuter d'une vingtaine de propositions de réformes. Ces réformes, dévoilées récemment par le gouvernement, visent notamment à ouvrir davantage de secteurs à l'investissement privé, à attirer plus de capitaux des Cubains de l'étranger et à réduire la taille de l'Etat. Pour être définitivement adoptées, elles doivent encore être approuvées par l'Assemblée nationale du pouvoir populaire. Cette dernière se réunira en session extraordinaire jeudi, moins d'une semaine après que les réformes ont été annoncées par le président Miguel Diaz-Canel. Un peu plus tôt, l'influent ex-président cubain Raul Castro avait apporté son soutien à ces propositions destinées à relancer une économie en souffrance depuis plusieurs années et désormais étouffée par le blocus américain. Raul Castro n'a plus de fonction officielle mais reste, à 95 ans, au cœur des décisions concernant le futur de l'île communiste. Il a soutenu ces réformes dans une lettre présentée lors de la réunion plénière, les qualifiant de "ce qui convient le mieux à la révolution à l'heure actuelle", selon la présidence cubaine. Le frère cadet de Fidel Castro (1926-2016), à qui il avait succédé en 2006, a été inculpé en mai aux Etats-Unis pour avoir ordonné en 1996 des tirs sur deux avions civils pilotés par des membres d'une organisation anti-castriste. Ces annonces de réformes interviennent alors que le président américain Donald Trump applique une politique de pression maximale sur l'île, soumise depuis près de cinq mois à un embargo pétrolier. Washington ne cache pas son souhait de voir un changement de modèle économique, voire de régime, sur l'île située à environ 150 kilomètres des côtes de la Floride. "Responsabilité sociale" Le Premier ministre Manuel Marrero, cité par le gouvernement sur X, a affirmé que les réformes envisagées "n'impliquent en aucun cas de renoncer à la responsabilité sociale de l'Etat". Le blocus pétrolier imposé par M. Trump en janvier a poussé l'économie cubaine, déjà affaiblie, au bord de l'effondrement, provoquant des coupures de courant généralisées, ainsi que des pénuries de nourriture, de carburant, d'eau potable et de médicaments. Washington a également décrété récemment plusieurs vagues de sanctions visant l'économie cubaine, aggravant la crise économique, sociale et énergétique que traverse depuis plusieurs années La Havane, sous embargo américain depuis 1962. Le gouvernement cubain, qui mène des discussions avec les Etats-Unis, a affirmé que ces réformes doivent permettre d'atténuer la crise. Le président Diaz-Canel a indiqué vendredi que la gamme d'activités ouvertes au secteur privé serait "la plus large possible". Les entreprises privées, jusqu'à 100 salariés, sont autorisées sur l'île communiste depuis 2021. Quelque 10.000 entreprises occupent une place croissante dans le tissu économique cubain. Elles emploient actuellement un tiers de la population active. Le président cubain a également annoncé que les Cubains, qu'ils vivent sur l'île ou à l'étranger, bénéficieraient des mêmes conditions que les investisseurs étrangers, dont plusieurs se sont récemment désengagés du pays par crainte de sanctions américaines. Il y a quelques mois, le gouvernement avait déjà autorisé la création d'entreprises mixtes entre l'Etat et des privés, puis indiqué que la diaspora cubaine allait pouvoir investir et détenir des entreprises privées. Migual Diaz-Canel a en outre évoqué "une restructuration de l'appareil d'Etat", avec une réduction du nombre de ministères et de fonctionnaires. "J'accueille favorablement tout changement qui contribue à ranimer le patient mourant", a déclaré à l'AFP le propriétaire d'un petit supermarché privé à La Havane, qui a demandé à garder l'anonymat, dans une allusion à l'économie cubaine.

18.06.2026 à 04:49

FRANCE24
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M. Reimberg a identifié la victime comme étant Carlos Suástegui, à la tête du gang Las Aguilas, branche armée du redoutable groupe criminel Los Choneros. Ce meurtre survient au lendemain de la déclaration de l'état d'exception par le président de droite Daniel Noboa face à la recrudescence des violences dans 10 des 24 provinces du pays. Cette mesure concerne notamment la province de Guayas(sud-ouest), dont la capitale est Guayaquil. Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montre un jeune homme en train qui s'écrie "Au secours ! Au secours ! Mon père !", en serrant quelqu'un dans ses bras. Un autre corps gît également près d'une des entrées de l'aéroport international José Joaquin de Olmedo. Le ministère de l'Intérieur n'a pas encore communiqué de bilan suite à l'attaque survenue vers 18h00, heure locale (23h00 GMT). Carlos Suástegui était considéré comme un criminel à "haut risque" et une cible prioritaire par les autorités. Il faisait l'objet d'une enquête pour association de malfaiteurs, meurtre et possession d'armes, a précisé le ministre sur son compte de réseau social. La police et la sécurité de l'aéroport ont interpellé deux adolescents de 15 et 16 ans. "Deux armes à feu ont été saisies sur place", a rapporté M. Reimberg. "Quand on a entendu les coups de feu, environ huit ou dix, on a eu peur, la police nous a fait sortir", a déclaré à la chaîne publique TC Télévision un homme qui devait prendre un vol pour Quito. A l'extérieur de l'aéroport, des dizaines de passagers cherchaient des informations sur leurs vols. D'autres attendaient des nouvelles de leurs proches arrivant au deuxième aéroport du pays. Selon les autorités de Guayaquil, l'aéroport est opérationnel. Cependant, "l'accès aux installations restera temporairement restreint". Selon les autorités, 1.600 personnes ont connu une mort violente en Equateur pendant le seul premier trimestre 2026. Le taux d'homicide en 2025 a été de 51 pour 100.000 habitants, selon InSight Crime, le plus élevé d'Amérique du sud, une augmentation de 550% en cinq ans à peine. Il est de 18 pour 100.000 habitants en Amérique latine et sa moyenne est de 5,6 à l'échelle mondiale.
Lire plus (372 mots)
M. Reimberg a identifié la victime comme étant Carlos Suástegui, à la tête du gang Las Aguilas, branche armée du redoutable groupe criminel Los Choneros. Ce meurtre survient au lendemain de la déclaration de l'état d'exception par le président de droite Daniel Noboa face à la recrudescence des violences dans 10 des 24 provinces du pays. Cette mesure concerne notamment la province de Guayas(sud-ouest), dont la capitale est Guayaquil. Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montre un jeune homme en train qui s'écrie "Au secours ! Au secours ! Mon père !", en serrant quelqu'un dans ses bras. Un autre corps gît également près d'une des entrées de l'aéroport international José Joaquin de Olmedo. Le ministère de l'Intérieur n'a pas encore communiqué de bilan suite à l'attaque survenue vers 18h00, heure locale (23h00 GMT). Carlos Suástegui était considéré comme un criminel à "haut risque" et une cible prioritaire par les autorités. Il faisait l'objet d'une enquête pour association de malfaiteurs, meurtre et possession d'armes, a précisé le ministre sur son compte de réseau social. La police et la sécurité de l'aéroport ont interpellé deux adolescents de 15 et 16 ans. "Deux armes à feu ont été saisies sur place", a rapporté M. Reimberg. "Quand on a entendu les coups de feu, environ huit ou dix, on a eu peur, la police nous a fait sortir", a déclaré à la chaîne publique TC Télévision un homme qui devait prendre un vol pour Quito. A l'extérieur de l'aéroport, des dizaines de passagers cherchaient des informations sur leurs vols. D'autres attendaient des nouvelles de leurs proches arrivant au deuxième aéroport du pays. Selon les autorités de Guayaquil, l'aéroport est opérationnel. Cependant, "l'accès aux installations restera temporairement restreint". Selon les autorités, 1.600 personnes ont connu une mort violente en Equateur pendant le seul premier trimestre 2026. Le taux d'homicide en 2025 a été de 51 pour 100.000 habitants, selon InSight Crime, le plus élevé d'Amérique du sud, une augmentation de 550% en cinq ans à peine. Il est de 18 pour 100.000 habitants en Amérique latine et sa moyenne est de 5,6 à l'échelle mondiale.

18.06.2026 à 04:11

FRANCE24
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Arrivé au pouvoir en juillet 2024, après la large victoire des travaillistes aux législatives, Keir Starmer est désormais très impopulaire, fragilisé par plusieurs faux pas politiques et par le scandale lié à la nomination de Peter Mandelson comme ambassadeur à Washington, malgré ses liens avec le criminel sexuel Jeffrey Epstein. Depuis la cuisante défaite du Labour aux élections locales de mai au profit du parti anti-immigration Reform UK de Nigel Farage, le chef du gouvernement fait face à des appels à la démission y compris au sein de son parti, et au départ de certains ministres. Parmi ceux qui, au Labour, se verraient bien prendre sa place, Andy Burnham, le maire du Grand Manchester, va tenter jeudi de revenir au Parlement - il a déjà été député de 2001 à 2017 - en se présentant dans la circonscription de Makerfield, près de cette grande ville du nord-ouest de l'Angleterre. C'est l'étape indispensable pour cet ancien ministre de 56 ans, devenu très populaire en se posant en défenseur du nord de l'Angleterre, dont il est originaire. Les bureaux de vote ouvriront à 07H00 locales (06H00 GMT), fermeront à 22H00 (21H00 GMT) et les résultats sont attendus dans la nuit. Durant la campagne, Makerfield est devenu le centre de la vie politique britannique, et ses 76.000 électeurs ont vu défiler plusieurs ministres, Nigel Farage et d'autres députés de Reform UK. "Effet Burnham" Dans cette situation "sans précédent", "le candidat travailliste officiellement investi se présente dans le but de déloger l'actuel dirigeant du parti travailliste", souligne auprès de l'AFP John Curtice, professeur de sciences politiques. "Les électeurs de cette circonscription pourraient être sur le point d'écrire un nouveau scénario pour la politique britannique", a déclaré Andy Burnham, surnommé "le roi du Nord", durant la campagne. Le Premier ministre, qui a promis de se battre pour rester à Downing Street, lui a tendu la main mercredi en souhaitant qu'il joue "un rôle important au gouvernement". Une proposition rejetée par l'intéressé, selon des médias britanniques. Malgré le succès de Reform dans la circonscription aux élections locales, les sondages donnent Andy Burnham vainqueur. Il y a clairement un "effet Burnham" dû à son succès en tant que maire du Grand Manchester, notait mardi Sophie Stowers, du cercle de réflexion More in Common, lors d'une table ronde sur l'élection. Reform en embuscade Robert Kenyon, le candidat de Reform UK, a fait campagne sur le rejet de l'immigration et des impôts, mais s'est fait épingler pour d'anciens propos sexistes. Plombier de profession et natif de la circonscription, il est pénalisé par la montée d'un petit parti encore plus radical sur sa droite, Restore Britain, créé par un ancien proche de Nigel Farage, Rupert Lowe, soutenu par le milliardaire Elon Musk. "Si Andy Burnham gagne et devient Premier ministre, il sera mieux que Keir Starmer", estime auprès de l'AFP Finn Knowles, étudiant de 23 ans rencontré à Bryn, ville de la circonscription, jugeant que le chef du gouvernement "ne sait pas vraiment ce qu'il veut faire" pour le pays. "Je suis prête à donner sa chance (à Reform), c'est le dernier espoir du Royaume-Uni", témoigne à l'inverse Hazel Ellis, militante de ce parti, rencontrée à Ashton-in-Makerfield. Si Andy Burnham l'emporte, la prochaine étape sera pour lui ou tout autre aspirant à Downing Street - comme l'ex-ministre de la Santé Wes Streeting - de réunir les 81 parrainages de députés (sur les 400 élus travaillistes à la chambre des Communes), nécessaires pour déclencher une élection interne au Labour. Il n'a pas indiqué quand il lancera les hostilités. Les alliés de M. Burnham espèrent qu'une large victoire de leur champion à Makerfield convaincra le Premier ministre de partir de lui-même, épargnant au Labour un scrutin source de divisions.
Texte intégral (644 mots)
Arrivé au pouvoir en juillet 2024, après la large victoire des travaillistes aux législatives, Keir Starmer est désormais très impopulaire, fragilisé par plusieurs faux pas politiques et par le scandale lié à la nomination de Peter Mandelson comme ambassadeur à Washington, malgré ses liens avec le criminel sexuel Jeffrey Epstein. Depuis la cuisante défaite du Labour aux élections locales de mai au profit du parti anti-immigration Reform UK de Nigel Farage, le chef du gouvernement fait face à des appels à la démission y compris au sein de son parti, et au départ de certains ministres. Parmi ceux qui, au Labour, se verraient bien prendre sa place, Andy Burnham, le maire du Grand Manchester, va tenter jeudi de revenir au Parlement - il a déjà été député de 2001 à 2017 - en se présentant dans la circonscription de Makerfield, près de cette grande ville du nord-ouest de l'Angleterre. C'est l'étape indispensable pour cet ancien ministre de 56 ans, devenu très populaire en se posant en défenseur du nord de l'Angleterre, dont il est originaire. Les bureaux de vote ouvriront à 07H00 locales (06H00 GMT), fermeront à 22H00 (21H00 GMT) et les résultats sont attendus dans la nuit. Durant la campagne, Makerfield est devenu le centre de la vie politique britannique, et ses 76.000 électeurs ont vu défiler plusieurs ministres, Nigel Farage et d'autres députés de Reform UK. "Effet Burnham" Dans cette situation "sans précédent", "le candidat travailliste officiellement investi se présente dans le but de déloger l'actuel dirigeant du parti travailliste", souligne auprès de l'AFP John Curtice, professeur de sciences politiques. "Les électeurs de cette circonscription pourraient être sur le point d'écrire un nouveau scénario pour la politique britannique", a déclaré Andy Burnham, surnommé "le roi du Nord", durant la campagne. Le Premier ministre, qui a promis de se battre pour rester à Downing Street, lui a tendu la main mercredi en souhaitant qu'il joue "un rôle important au gouvernement". Une proposition rejetée par l'intéressé, selon des médias britanniques. Malgré le succès de Reform dans la circonscription aux élections locales, les sondages donnent Andy Burnham vainqueur. Il y a clairement un "effet Burnham" dû à son succès en tant que maire du Grand Manchester, notait mardi Sophie Stowers, du cercle de réflexion More in Common, lors d'une table ronde sur l'élection. Reform en embuscade Robert Kenyon, le candidat de Reform UK, a fait campagne sur le rejet de l'immigration et des impôts, mais s'est fait épingler pour d'anciens propos sexistes. Plombier de profession et natif de la circonscription, il est pénalisé par la montée d'un petit parti encore plus radical sur sa droite, Restore Britain, créé par un ancien proche de Nigel Farage, Rupert Lowe, soutenu par le milliardaire Elon Musk. "Si Andy Burnham gagne et devient Premier ministre, il sera mieux que Keir Starmer", estime auprès de l'AFP Finn Knowles, étudiant de 23 ans rencontré à Bryn, ville de la circonscription, jugeant que le chef du gouvernement "ne sait pas vraiment ce qu'il veut faire" pour le pays. "Je suis prête à donner sa chance (à Reform), c'est le dernier espoir du Royaume-Uni", témoigne à l'inverse Hazel Ellis, militante de ce parti, rencontrée à Ashton-in-Makerfield. Si Andy Burnham l'emporte, la prochaine étape sera pour lui ou tout autre aspirant à Downing Street - comme l'ex-ministre de la Santé Wes Streeting - de réunir les 81 parrainages de députés (sur les 400 élus travaillistes à la chambre des Communes), nécessaires pour déclencher une élection interne au Labour. Il n'a pas indiqué quand il lancera les hostilités. Les alliés de M. Burnham espèrent qu'une large victoire de leur champion à Makerfield convaincra le Premier ministre de partir de lui-même, épargnant au Labour un scrutin source de divisions.

18.06.2026 à 04:07

FRANCE24
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Alors que l'été ne commence que dimanche, le deuxième épisode de chaleur cette année va encore s'intensifier. Vingt-six départements sont ainsi placés en vigilance orange canicule, du Bassin parisien à l'est, en passant par la Bourgogne. Dans son bulletin de 06H00, Météo-France maintient la vigilance en place toute la journée de vendredi, pour un épisode caniculaire qui "devrait perdurer jusqu'à la semaine suivante". Le pic de l'épisode est prévu pour dimanche ou lundi, selon l'institution. "Les 40°C pourraient être atteints sur plusieurs régions de l'Ouest à la vallée du Rhône, voire en Ile-de-France" dimanche. La hausse des températures sera de plus favorisée par le solstice d'été qui surviendra alors, c'est-à-dire le jour le plus long, donc avec plus d'heures d'ensoleillement. Météo-France a déjà relevé mercredi 37,3°C à Vinsobres (Drôme), Lavaur (Tarn) ou encore Saint Côme d'Olt (Aveyron). Face à ces fortes chaleurs, qui affectent la santé, de "bons réflexes" sont à adopter "par tous" pour se protéger, rappelle Santé publique France. Les épisodes caniculaires, qui surviennent "de plus en plus tôt" et coïncident avec des périodes d'examens ou des événements culturels (fête de la musique) et sportifs comme le Mondial de football (11 juin-19 juillet), ont "un effet immédiat sur l'organisme, quel que soit son âge", note l'agence dans un communiqué. Elle recommande notamment de boire de l'eau régulièrement avant d'avoir soif, de rester au frais chez soi ou dans un autre lieu (bibliothèque, cinéma, magasins, piscine, pièce rafraîchie…). "Outil de rafraîchissement" La touffeur met particulièrement à rude épreuve les élèves planchant dans des salles surchauffées pour les épreuves écrites de spécialités du bac, qui se terminent jeudi. Le ministre de l'Education, Edouard Geffray, a annoncé mardi que les oraux du bac pourraient être reportés localement, de "quelques heures ou de quelques jours". Dimanche, il avait déjà affirmé souhaiter qu'"aucun examen" ne se déroule les après-midi. Chaque commune tente sa parade, tant bien que mal. A Paris, la mairie a autorisé la baignade dans une portion du canal Saint-Martin, dans l'est de la capitale, pour en faire un "véritable outil de rafraîchissement". Mais à Lyon, la police a rappelé sur son compte X le message national selon lequel "les fortes chaleurs ne vous autorisent pas à ouvrir ou détériorer les bouches d'incendie pour vous rafraîchir". "Ceci n'est pas une douche", souligne la police sous l'image d'une bouche d'incendie. Sur les rails, la SNCF a supprimé plusieurs trains Intercités prévus jeudi et vendredi, en prévision de pannes potentielles de climatisation. C'est le deuxième épisode de chaleur en quelques semaines qui touche la France, frappée en mai par des températures inédites pour le mois. Ces épisodes se multiplient sous l'influence du changement climatique alimenté par l'utilisation massive des énergies fossiles. En Europe, l'Espagne et le Royaume-Uni sont aussi sous la menace de très fortes températures. La France est confrontée à "des vagues de chaleur de plus en plus fréquentes, de plus en plus nombreuses et de plus en plus intenses aussi, signe manifeste du changement climatique", souligne Matthieu Sorel, climatologue à Météo-France. Critiqué par l'opposition pour son "impréparation" lors du précédent épisode de chaleur, le gouvernement entend montrer sa mobilisation. "La France se place comme l'un des pays pionniers en matière d'adaptation", a assuré la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut. Mais "pour autant, le chemin que nous devons parcourir est très long", a-t-elle dit en présentant mercredi un "premier bilan" du Plan national d'adaptation au changement climatique (PNACC), censé préparer la France à un réchauffement pouvant aller jusqu'à +4°C d'ici 2100.
Texte intégral (643 mots)
Alors que l'été ne commence que dimanche, le deuxième épisode de chaleur cette année va encore s'intensifier. Vingt-six départements sont ainsi placés en vigilance orange canicule, du Bassin parisien à l'est, en passant par la Bourgogne. Dans son bulletin de 06H00, Météo-France maintient la vigilance en place toute la journée de vendredi, pour un épisode caniculaire qui "devrait perdurer jusqu'à la semaine suivante". Le pic de l'épisode est prévu pour dimanche ou lundi, selon l'institution. "Les 40°C pourraient être atteints sur plusieurs régions de l'Ouest à la vallée du Rhône, voire en Ile-de-France" dimanche. La hausse des températures sera de plus favorisée par le solstice d'été qui surviendra alors, c'est-à-dire le jour le plus long, donc avec plus d'heures d'ensoleillement. Météo-France a déjà relevé mercredi 37,3°C à Vinsobres (Drôme), Lavaur (Tarn) ou encore Saint Côme d'Olt (Aveyron). Face à ces fortes chaleurs, qui affectent la santé, de "bons réflexes" sont à adopter "par tous" pour se protéger, rappelle Santé publique France. Les épisodes caniculaires, qui surviennent "de plus en plus tôt" et coïncident avec des périodes d'examens ou des événements culturels (fête de la musique) et sportifs comme le Mondial de football (11 juin-19 juillet), ont "un effet immédiat sur l'organisme, quel que soit son âge", note l'agence dans un communiqué. Elle recommande notamment de boire de l'eau régulièrement avant d'avoir soif, de rester au frais chez soi ou dans un autre lieu (bibliothèque, cinéma, magasins, piscine, pièce rafraîchie…). "Outil de rafraîchissement" La touffeur met particulièrement à rude épreuve les élèves planchant dans des salles surchauffées pour les épreuves écrites de spécialités du bac, qui se terminent jeudi. Le ministre de l'Education, Edouard Geffray, a annoncé mardi que les oraux du bac pourraient être reportés localement, de "quelques heures ou de quelques jours". Dimanche, il avait déjà affirmé souhaiter qu'"aucun examen" ne se déroule les après-midi. Chaque commune tente sa parade, tant bien que mal. A Paris, la mairie a autorisé la baignade dans une portion du canal Saint-Martin, dans l'est de la capitale, pour en faire un "véritable outil de rafraîchissement". Mais à Lyon, la police a rappelé sur son compte X le message national selon lequel "les fortes chaleurs ne vous autorisent pas à ouvrir ou détériorer les bouches d'incendie pour vous rafraîchir". "Ceci n'est pas une douche", souligne la police sous l'image d'une bouche d'incendie. Sur les rails, la SNCF a supprimé plusieurs trains Intercités prévus jeudi et vendredi, en prévision de pannes potentielles de climatisation. C'est le deuxième épisode de chaleur en quelques semaines qui touche la France, frappée en mai par des températures inédites pour le mois. Ces épisodes se multiplient sous l'influence du changement climatique alimenté par l'utilisation massive des énergies fossiles. En Europe, l'Espagne et le Royaume-Uni sont aussi sous la menace de très fortes températures. La France est confrontée à "des vagues de chaleur de plus en plus fréquentes, de plus en plus nombreuses et de plus en plus intenses aussi, signe manifeste du changement climatique", souligne Matthieu Sorel, climatologue à Météo-France. Critiqué par l'opposition pour son "impréparation" lors du précédent épisode de chaleur, le gouvernement entend montrer sa mobilisation. "La France se place comme l'un des pays pionniers en matière d'adaptation", a assuré la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut. Mais "pour autant, le chemin que nous devons parcourir est très long", a-t-elle dit en présentant mercredi un "premier bilan" du Plan national d'adaptation au changement climatique (PNACC), censé préparer la France à un réchauffement pouvant aller jusqu'à +4°C d'ici 2100.
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