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05.02.2026 à 10:54

Russie : des pigeons-drones développés à des fins d'espionnage ?

Natalia ODISHARIA
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À la Une de la presse, jeudi : des pigeons espions développés en Russie ; un "ami" virtuel qui pourrait vous surveiller ; des centaines de journalistes licenciés au Washington Post ; et un "ministère du Sexe" qui fait grincer des dents en Arménie.
À la Une de la presse, jeudi : des pigeons espions développés en Russie ; un "ami" virtuel qui pourrait vous surveiller ; des centaines de journalistes licenciés au Washington Post ; et un "ministère du Sexe" qui fait grincer des dents en Arménie.

05.02.2026 à 10:46

Municipales à Paris : Emmanuel Grégoire promet une "rupture de méthode" avec Anne Hidalgo

FRANCE 24
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Emmanuel Grégoire, candidat aux municipales de mars 2025 à Paris, a annoncé jeudi qu'il souhaitait une "rupture de méthode" avec Anne Hidalgo. Le premier adjoint de l'actuelle maire de la capitale revendique toutefois des "convergences très proches en termes de vision" avec l'édile. 
Emmanuel Grégoire, candidat aux municipales de mars 2025 à Paris, a annoncé jeudi qu'il souhaitait une "rupture de méthode" avec Anne Hidalgo. Le premier adjoint de l'actuelle maire de la capitale revendique toutefois des "convergences très proches en termes de vision" avec l'édile. 

05.02.2026 à 10:43

La Bourse de Paris prudente avant la BCE

FRANCE24
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Vers 10H20, heure de Paris, l'indice vedette CAC 40 était à l'équilibre (-0,01%), à 8.261,27 points (-0,89 point par rapport à la clôture de la veille). "La politique et les commentaires des banques centrales pourraient fournir une orientation plus tard dans la séance, avec les décisions de taux attendues de la Banque d'Angleterre (BoE) et de la Banque centrale européenne (BCE)", a souligné Derren Nathan, responsable de la recherche actions chez Hargreaves Lansdown. Les investisseurs s'attendent à un maintien des taux, mais le marché sera sensible à tout signal permettant de savoir "s'il y aura de futures baisses des taux et quand", a noté Kathleen Brooks, analyste à XTB. "Avec le chiffre de l'inflation de la zone euro publié mercredi, à 1,7%, bien en dessous de l'objectif de 2% de la BCE, de plus en plus de voix appellent à une nouvelle baisse des taux d'emprunt. Cela pourrait contribuer à freiner l'ascension de l'euro face au dollar, offrant un soulagement bienvenu aux exportateurs", a expliqué M. Nathan. La semaine dernière, l'euro a brièvement dépassé 1,20 dollar, un plus haut en quatre ans et demi, avant de redescendre à 1,18 dollar, face à la perspective que Kevin Warsh, partisan d'une politique monétaire stricte, devienne le prochain président de la banque centrale américaine (Fed). Vers 10H20, la monnaie unique européenne cédait 0,12% face au billet vert, à 1,1793 dollar pour un euro. Sur le marché de la dette, le rendement de l'emprunt allemand à dix ans, le Bund, qui fait référence en Europe, s'établissait à 2,87%, contre 2,86% mercredi. Son équivalent français était à 3,46%, après 3,45% la veille. A la cote parisienne, BNP Paribas était sous le feu des projecteurs, avec une hausse du titre de 3,43% à 94,05 euros, le marché saluant la banque française après la publication de son bénéfice net record en 2025. Le sidérurgiste ArcelorMittal avançait de 1,54% à 48,27 euros, après qu'il a publié jeudi un bénéfice net de 3,15 milliards de dollars pour 2025, contre 1,34 milliard un an plus tôt, et malgré un léger recul de ses ventes. Le marché retient aussi une amélioration des perspectives du groupe. L'entreprise a dit ses résultats bénéficieraient de mesures protectionnistes de l'Union européenne.
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Vers 10H20, heure de Paris, l'indice vedette CAC 40 était à l'équilibre (-0,01%), à 8.261,27 points (-0,89 point par rapport à la clôture de la veille). "La politique et les commentaires des banques centrales pourraient fournir une orientation plus tard dans la séance, avec les décisions de taux attendues de la Banque d'Angleterre (BoE) et de la Banque centrale européenne (BCE)", a souligné Derren Nathan, responsable de la recherche actions chez Hargreaves Lansdown. Les investisseurs s'attendent à un maintien des taux, mais le marché sera sensible à tout signal permettant de savoir "s'il y aura de futures baisses des taux et quand", a noté Kathleen Brooks, analyste à XTB. "Avec le chiffre de l'inflation de la zone euro publié mercredi, à 1,7%, bien en dessous de l'objectif de 2% de la BCE, de plus en plus de voix appellent à une nouvelle baisse des taux d'emprunt. Cela pourrait contribuer à freiner l'ascension de l'euro face au dollar, offrant un soulagement bienvenu aux exportateurs", a expliqué M. Nathan. La semaine dernière, l'euro a brièvement dépassé 1,20 dollar, un plus haut en quatre ans et demi, avant de redescendre à 1,18 dollar, face à la perspective que Kevin Warsh, partisan d'une politique monétaire stricte, devienne le prochain président de la banque centrale américaine (Fed). Vers 10H20, la monnaie unique européenne cédait 0,12% face au billet vert, à 1,1793 dollar pour un euro. Sur le marché de la dette, le rendement de l'emprunt allemand à dix ans, le Bund, qui fait référence en Europe, s'établissait à 2,87%, contre 2,86% mercredi. Son équivalent français était à 3,46%, après 3,45% la veille. A la cote parisienne, BNP Paribas était sous le feu des projecteurs, avec une hausse du titre de 3,43% à 94,05 euros, le marché saluant la banque française après la publication de son bénéfice net record en 2025. Le sidérurgiste ArcelorMittal avançait de 1,54% à 48,27 euros, après qu'il a publié jeudi un bénéfice net de 3,15 milliards de dollars pour 2025, contre 1,34 milliard un an plus tôt, et malgré un léger recul de ses ventes. Le marché retient aussi une amélioration des perspectives du groupe. L'entreprise a dit ses résultats bénéficieraient de mesures protectionnistes de l'Union européenne.

05.02.2026 à 10:25

L'Ukrainien Aonishiki, étoile montante du sumo japonais au plus près du firmament

FRANCE24
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Agé de seulement 21 ans, Danylo Iavgoussichyne, de son vrai nom, a déjà accompli en un peu plus de deux ans ce dont la plupart des lutteurs ne peuvent que rêver dans leur carrière. Après une ascension fulgurante, il a remporté coup sur coup les deux derniers tournois bimestriels, qui déterminent le classement général comme au tennis, et été sacré ozeki, le deuxième plus haut rang du sumo. En cas de victoire lors du prochain rendez-vous en mars, il sera quasiment assuré d'être promu yokozuna, rang suprême de la discipline jamais atteint par un Européen. Mais il tente d'éviter de céder à la pression. "Si j'y pense trop, ça risque juste de me crisper, souffle-t-il. J'ai gagné jusqu'ici en faisant ce que je fais habituellement, donc il suffit que je continue." "Devenir plus fort" Devenu le chouchou des fans et des médias, il dit ressentir "que l'attention est encore plus forte" après sa victoire de janvier. "Je suis vraiment heureux quand les gens viennent me parler. Je veux continuer à faire en sorte qu'un maximum de gens connaissent mon nom, et je vais continuer à travailler dur pour ça." Le jeune rikishi (lutteur) pratique le sumo depuis l'âge de sept ans, et rêvait de longue date de tenter sa chance au Japon dans le sumo professionnel. Ses plans ont été précipités par l'invasion russe de son pays en février 2022. Il a quitté l'Ukraine quelques semaines avant son dix-huitième anniversaire, évitant de peu la conscription, et atterri au Japon, où il a été accueilli par une connaissance avant de rentrer dans le monde du sumo avec une seule envie: "devenir plus fort". "Je me lève chaque jour avec cette envie, encore aujourd'hui." Après avoir précisé à ses interlocuteurs, dont l'AFP, qu'il souhaitait parler uniquement de sumo, il confie néanmoins que ses parents, vivant en Allemagne, sont venus le voir l'an dernier. "J'aimerais les inviter en juin à l'occasion de la fête pour ma promotion au rang d'ozeki". "Ils sont très heureux pour moi et nous nous parlons presque tous les jours", raconte-t-il. Et "mes amis et mes anciens profs en Ukraine suivent beaucoup plus le sumo que je ne l'imaginais (...) ça me donne envie de me donner encore plus à fond." Ambassadeur du sport national japonais Lors de l'entraînement matinal, où s'enchaînent d'exténuants exercices comme le "shiko", consistant à lever lentement et latéralement une jambe après l'autre puis à la laisser retomber, il conseille des lutteurs à peine plus jeunes que lui. Son moment préféré de l'entraînement ? "Quand il est fini", sourit-il. "C'est très dur, mais surmonter cela et obtenir des résultats et ce qui me procure le plus de plaisir". Il explique passer son temps libre à dormir, à aller au restaurant -"en tant que lutteur, je dois beaucoup manger"- ou à se baigner dans des sources chaudes avec ses compagnons d'écurie pour "s'éloigner un peu du sumo". Le sumo connaît un regain de popularité au Japon, où les tournois se jouent à guichets fermés, attirant notamment de nombreux touristes étrangers. Aonishiki est ainsi devenu malgré lui un ambassadeur du sport national japonais, qui a récemment repris ses déplacements à l'étranger, avec un tournoi prévu à Paris en juin, après un événement à Londres l'an dernier. Il dit espérer que les spectateurs du monde entier puissent découvrir le sumo et en comprendre l'attrait, en le voyant "par eux-mêmes, plutôt que de l'expliquer avec des mots". "Ce n'est pas forcément le lutteur le plus grand ou le plus fort qui gagne", dit le rikishi de seulement 140 kg, soit l'un des plus légers parmi l'élite. "J'ai entendu dire que le sumo devenait de plus en plus populaire à l'étranger et, en tant que rikishi, je serais heureux qu'il soit connu dans le monde entier."
Texte intégral (663 mots)
Agé de seulement 21 ans, Danylo Iavgoussichyne, de son vrai nom, a déjà accompli en un peu plus de deux ans ce dont la plupart des lutteurs ne peuvent que rêver dans leur carrière. Après une ascension fulgurante, il a remporté coup sur coup les deux derniers tournois bimestriels, qui déterminent le classement général comme au tennis, et été sacré ozeki, le deuxième plus haut rang du sumo. En cas de victoire lors du prochain rendez-vous en mars, il sera quasiment assuré d'être promu yokozuna, rang suprême de la discipline jamais atteint par un Européen. Mais il tente d'éviter de céder à la pression. "Si j'y pense trop, ça risque juste de me crisper, souffle-t-il. J'ai gagné jusqu'ici en faisant ce que je fais habituellement, donc il suffit que je continue." "Devenir plus fort" Devenu le chouchou des fans et des médias, il dit ressentir "que l'attention est encore plus forte" après sa victoire de janvier. "Je suis vraiment heureux quand les gens viennent me parler. Je veux continuer à faire en sorte qu'un maximum de gens connaissent mon nom, et je vais continuer à travailler dur pour ça." Le jeune rikishi (lutteur) pratique le sumo depuis l'âge de sept ans, et rêvait de longue date de tenter sa chance au Japon dans le sumo professionnel. Ses plans ont été précipités par l'invasion russe de son pays en février 2022. Il a quitté l'Ukraine quelques semaines avant son dix-huitième anniversaire, évitant de peu la conscription, et atterri au Japon, où il a été accueilli par une connaissance avant de rentrer dans le monde du sumo avec une seule envie: "devenir plus fort". "Je me lève chaque jour avec cette envie, encore aujourd'hui." Après avoir précisé à ses interlocuteurs, dont l'AFP, qu'il souhaitait parler uniquement de sumo, il confie néanmoins que ses parents, vivant en Allemagne, sont venus le voir l'an dernier. "J'aimerais les inviter en juin à l'occasion de la fête pour ma promotion au rang d'ozeki". "Ils sont très heureux pour moi et nous nous parlons presque tous les jours", raconte-t-il. Et "mes amis et mes anciens profs en Ukraine suivent beaucoup plus le sumo que je ne l'imaginais (...) ça me donne envie de me donner encore plus à fond." Ambassadeur du sport national japonais Lors de l'entraînement matinal, où s'enchaînent d'exténuants exercices comme le "shiko", consistant à lever lentement et latéralement une jambe après l'autre puis à la laisser retomber, il conseille des lutteurs à peine plus jeunes que lui. Son moment préféré de l'entraînement ? "Quand il est fini", sourit-il. "C'est très dur, mais surmonter cela et obtenir des résultats et ce qui me procure le plus de plaisir". Il explique passer son temps libre à dormir, à aller au restaurant -"en tant que lutteur, je dois beaucoup manger"- ou à se baigner dans des sources chaudes avec ses compagnons d'écurie pour "s'éloigner un peu du sumo". Le sumo connaît un regain de popularité au Japon, où les tournois se jouent à guichets fermés, attirant notamment de nombreux touristes étrangers. Aonishiki est ainsi devenu malgré lui un ambassadeur du sport national japonais, qui a récemment repris ses déplacements à l'étranger, avec un tournoi prévu à Paris en juin, après un événement à Londres l'an dernier. Il dit espérer que les spectateurs du monde entier puissent découvrir le sumo et en comprendre l'attrait, en le voyant "par eux-mêmes, plutôt que de l'expliquer avec des mots". "Ce n'est pas forcément le lutteur le plus grand ou le plus fort qui gagne", dit le rikishi de seulement 140 kg, soit l'un des plus légers parmi l'élite. "J'ai entendu dire que le sumo devenait de plus en plus populaire à l'étranger et, en tant que rikishi, je serais heureux qu'il soit connu dans le monde entier."

05.02.2026 à 10:07

"Comment osent-ils ?": à Minneapolis, les Amérindiens sur le qui-vive face à la police de l'immigration

FRANCE24
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"Avec toutes les opérations d'ICE dans la ville" et "le sentiment que les gens sont ciblés sur des critères raciaux, pour avoir la peau ou les cheveux foncés, avoir votre carte d'identité tribale est très important", explique la quadragénaire à l'AFP. Minneapolis forme avec Saint-Paul, sa ville jumelle, une des agglomérations comptant la plus forte population amérindienne du pays, avec plusieurs dizaines de milliers de personnes. C'est aussi une place forte du mouvement amérindien. La police de l'immigration "s'en prend à des gens parce qu'ils ont la peau brune", résume Crow Bell Court, à la tête d'une organisation de défense des intérêts amérindiens, en racontant l'arrestation récente d'un de ses amis, détenu pendant une douzaine d'heures avant d'être relâché. "C'est fou. Les Amérindiens, nous ne sommes pas des immigrés. Nous sommes les premiers habitants ici. Ca ne devrait pas nous arriver dans notre propre pays. Ce sont nos terres", se désole ce membre de la tribu Chippewa, à la fois "en colère et triste". "Une gifle" "Quand on a appris que des milliers d'agents d'ICE venaient, on savait que ça allait affecter tous les gens typés", poursuit-il. Pour dépasser sa façade jaune et rouge et y entrer, il faut frapper. La porte est verrouillée. "Pour la sécurité de nos clients et de nos employés", est-il placardé. "Tout le monde est bienvenu ici. Sauf ICE", revendique une autre affiche. Minnesota, Wisconsin, Dakota du nord et du sud voisins: face à l'offensive anti-immigration lancée en décembre dans la ville, ce membre de la White Earth Nation raconte les déplacements effectués par de nombreuses tribus jusqu'à Minneapolis pour délivrer à leurs membres des cartes d'identité tribales - reconnues comme document officiel aux Etats-Unis par une législation vieille d'un siècle. Ils sont de plus en plus à la porter autour de leur cou au quotidien depuis que des Amérindiens ont été pris dans la nasse des interventions anti-immigration. Comme Crow Bell Court, depuis près d'un mois. "Ma cousine a plaisanté sur le fait d'accrocher sa carte d'identité tribale au bout d'un cordon et je me suis dit que c'était une bonne idée pour pouvoir la montrer si on m'arrête." "Beaucoup de peur" "Ca me procure un certain sentiment de sécurité, c'est comme une première étape pour me protéger", décrit une Amérindienne sexagénaire souhaitant rester anonyme. "En tant qu'Amérindiens, on est supposé se sentir en sécurité sur les terres sur lesquelles nous sommes, mais ce n'est pas le cas. En ce moment, nous vivons avec beaucoup de peur", déplore auprès de l'AFP Arlene Raymond, qui habite depuis près de cinquante ans à Minneapolis et est habituée à ce qu'on lui attribue spontanément une origine hispanique. "Notre carte d'identité tribale est quelque chose qui nous est cher. Encore plus maintenant. Nous n'avons jamais eu à la montrer. Jamais eu à la porter pour prouver qui nous sommes. C'est assez effrayant", se désole-t-elle. "C'est quelque chose que nous n'aurions jamais imaginé devoir faire. C'est incroyable combien le monde dans lequel on vit aujourd'hui est horrible. Ca nous ramène à des sentiments et des situations qu'on a connus dans le passé, dans notre histoire, souligne la sexagénaire. Ce n'est pas nouveau pour nous. Mais c'est nouveau pour l'époque. Nous ne devrions pas avoir à vivre comme ça. Personne ne le devrait." A proximité du bâtiment fédéral utilisé par ICE aux abords de Minneapolis, se tient Fort Snelling. Un lieu où, au XIXe siècle, plus d'une quarantaine d'hommes amérindiens ont été pendus et plus de 1.500 autres Amérindiens - dont beaucoup de femmes, enfants et personnes âgées - ont été détenus après avoir été déplacés.
Texte intégral (653 mots)
"Avec toutes les opérations d'ICE dans la ville" et "le sentiment que les gens sont ciblés sur des critères raciaux, pour avoir la peau ou les cheveux foncés, avoir votre carte d'identité tribale est très important", explique la quadragénaire à l'AFP. Minneapolis forme avec Saint-Paul, sa ville jumelle, une des agglomérations comptant la plus forte population amérindienne du pays, avec plusieurs dizaines de milliers de personnes. C'est aussi une place forte du mouvement amérindien. La police de l'immigration "s'en prend à des gens parce qu'ils ont la peau brune", résume Crow Bell Court, à la tête d'une organisation de défense des intérêts amérindiens, en racontant l'arrestation récente d'un de ses amis, détenu pendant une douzaine d'heures avant d'être relâché. "C'est fou. Les Amérindiens, nous ne sommes pas des immigrés. Nous sommes les premiers habitants ici. Ca ne devrait pas nous arriver dans notre propre pays. Ce sont nos terres", se désole ce membre de la tribu Chippewa, à la fois "en colère et triste". "Une gifle" "Quand on a appris que des milliers d'agents d'ICE venaient, on savait que ça allait affecter tous les gens typés", poursuit-il. Pour dépasser sa façade jaune et rouge et y entrer, il faut frapper. La porte est verrouillée. "Pour la sécurité de nos clients et de nos employés", est-il placardé. "Tout le monde est bienvenu ici. Sauf ICE", revendique une autre affiche. Minnesota, Wisconsin, Dakota du nord et du sud voisins: face à l'offensive anti-immigration lancée en décembre dans la ville, ce membre de la White Earth Nation raconte les déplacements effectués par de nombreuses tribus jusqu'à Minneapolis pour délivrer à leurs membres des cartes d'identité tribales - reconnues comme document officiel aux Etats-Unis par une législation vieille d'un siècle. Ils sont de plus en plus à la porter autour de leur cou au quotidien depuis que des Amérindiens ont été pris dans la nasse des interventions anti-immigration. Comme Crow Bell Court, depuis près d'un mois. "Ma cousine a plaisanté sur le fait d'accrocher sa carte d'identité tribale au bout d'un cordon et je me suis dit que c'était une bonne idée pour pouvoir la montrer si on m'arrête." "Beaucoup de peur" "Ca me procure un certain sentiment de sécurité, c'est comme une première étape pour me protéger", décrit une Amérindienne sexagénaire souhaitant rester anonyme. "En tant qu'Amérindiens, on est supposé se sentir en sécurité sur les terres sur lesquelles nous sommes, mais ce n'est pas le cas. En ce moment, nous vivons avec beaucoup de peur", déplore auprès de l'AFP Arlene Raymond, qui habite depuis près de cinquante ans à Minneapolis et est habituée à ce qu'on lui attribue spontanément une origine hispanique. "Notre carte d'identité tribale est quelque chose qui nous est cher. Encore plus maintenant. Nous n'avons jamais eu à la montrer. Jamais eu à la porter pour prouver qui nous sommes. C'est assez effrayant", se désole-t-elle. "C'est quelque chose que nous n'aurions jamais imaginé devoir faire. C'est incroyable combien le monde dans lequel on vit aujourd'hui est horrible. Ca nous ramène à des sentiments et des situations qu'on a connus dans le passé, dans notre histoire, souligne la sexagénaire. Ce n'est pas nouveau pour nous. Mais c'est nouveau pour l'époque. Nous ne devrions pas avoir à vivre comme ça. Personne ne le devrait." A proximité du bâtiment fédéral utilisé par ICE aux abords de Minneapolis, se tient Fort Snelling. Un lieu où, au XIXe siècle, plus d'une quarantaine d'hommes amérindiens ont été pendus et plus de 1.500 autres Amérindiens - dont beaucoup de femmes, enfants et personnes âgées - ont été détenus après avoir été déplacés.
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