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10.02.2026 à 13:29

JO: sur la route de Milan, le chemin tumultueux de Cizeron et Fournier Beaudry

FRANCE24
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D'un changement de musique contraint au retentissement du livre de Gabriella Papadakis, l'ancienne partenaire de Cizeron, le couple a traversé plusieurs périodes de turbulences sur la route des JO. . L'annonce surprise Inoubliables champions olympiques il y a quatre ans à Pékin, Cizeron et Papadakis s'étaient retirés de la compétition dans la foulée de leur cinquième titre mondial en mars 2022. Le duo, qui a marqué la danse sur glace de son empreinte depuis ses débuts chez les séniors en 2013, officialise la fin de l'aventure fin 2025. Mais trois mois plus tard, Cizeron crée la surprise en annonçant son retour avec une nouvelle partenaire, Laurence Fournier Beaudry, sa meilleure amie. La Canadienne naturalisée française était disponible depuis la suspension de son ancien partenaire Nikolaj Sorensen, mis en cause dans une affaire de "maltraitance sexuelle" au Canada. Leur retour ne fait pas que des heureux, tant il menace de bousculer la hiérarchie de la danse sur glace. "C'était un peu dur à digérer au début", reconnait l'Américaine Madison Chock, au pied du podium en 2022 et programmée pour l'or à Milan. . Les manigances musicales A partir de janvier 2025, ils se lancent dans une course contre la montre pour créer des programmes de haut niveau à temps pour les JO. Pour illustrer le thème imposé des années 1990 de leur danse rythmique, ils optent pour Depeche Mode, et leur première sortie officielle fin août laisse entrevoir de belles promesses. Mais quelques semaines plus tard, ils se retrouvent contraints de changer de titre. En cause: un extrait de leur musique est officiellement sorti fin 1989 et n'entre donc pas complètement dans le thème des années 90. Pour leur entraîneur Romain Haguenauer, ce changement de musique subi résulte de manigances opérées en coulisses. L'instigateur de cette campagne serait un juge américain, compatriote des triples champions du monde en titre Madison Chock et Evan Bates, principaux rivaux des Français. . Les chutes inattendues Pour leur première sortie sur la scène internationale, les Français se présentent en octobre au Grand Prix de France à Angers, où leur apparition est scrutée dans tous les sens. Mais leur entrée en lice est marquée par une chute inattendue de Cizeron. Sur une séquence de pas, le Clermontois met un genou à terre. Malgré cette erreur qui leur coûte de précieux points, ils remportent la compétition et révèlent un immense potentiel en vue des JO. Au terme des six Grands Prix de la saison, ils se qualifient pour la finale de la compétition, où ils affrontent pour la première fois leurs rivaux Chock et Bates, dans un duel très attendu. Mais une nouvelle chute survient dans la danse libre, lorsque l'un des patins de Fournier Beaudry se prend dans sa robe. Depuis, la patineuse a raccourci sa robe pour éviter toute mauvaise surprise. . Le livre de Papadakis Trois semaines avant les JO, le couple se prépare à disputer les Championnats d'Europe, lorsque Gabriella Papadakis, championne olympique avec Cizeron en 2022, sort un livre qui a l'effet d'une bombe. La patineuse y raconte son parcours ainsi que les hauts et les bas de sa relation avec Cizeron. L'image du couple, décrite comme une belle histoire d'amitié depuis l'enfance, se fissure. Papadakis livre son ressenti et décrit une relation sous "emprise". Ces révélations égratignent sévèrement l'image de Cizeron et ont un large retentissement. Le patineur dénonce lui des "propos diffamatoires" et annonce "confier le dossier à (ses) avocats". Malgré ce contexte troublé, le tandem remporte les Championnats d'Europe sans trembler. . L'entrée en lice olympique Les premiers jours à Milan ne sont pas de tout repos pour le couple. La presse internationale interpelle Cizeron sur le livre de Papadakis, et Laurence Fournier Beaudry se retrouve pressée de questions sur l'affaire de maltraitance sexuelle concernant son ancien partenaire, qui est aussi son compagnon. Dans ce contexte, ils réussissent leurs débuts sur la glace, d'abord dans l'épreuve par équipes, puis en individuel où ils battent à chaque fois leur record personnel. Après la danse rythmique, ils virent en tête de la compétition devant Chock et Bates, et se retrouvent idéalement placés pour le titre, qui se jouera mercredi lors de la danse libre.

10.02.2026 à 13:27

Suicide d'Evaëlle, 11 ans: la professeure fixée en appel sur son sort mi-avril

FRANCE24
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Professeure stricte et exigeante ou cassante et humiliante? Le procès en appel a dessiné le portrait contrasté de l'enseignante de 63 ans. La cour d'appel de Versailles rendra sa décision le 13 avril. "Tout au long de sa carrière, Mme B. n'a reçu que des éloges. Elle a fait l'objet de six inspections académiques mentionnant qu'elle ne laisse aucun élève au bord du chemin", a plaidé mardi matin l'avocate de la professeure, Me Marie Roumiantseva, demandant à la cour de confirmer la relaxe prononcée en première instance à Pontoise (Val d'Oise). Le parquet général a ainsi requis, comme en première instance, 18 mois de prison avec sursis contre l'enseignante aujourd'hui retraitée, pour le harcèlement moral de la collégienne "tout juste sortie du primaire". Si la professeure est poursuivie pour harcèlement moral sur trois élèves, dont Evaëlle, la collégienne — son mal‑être et la spirale qui l’a menée au suicide — a occupé une place centrale tout au long des débats. Evaëlle, 11 ans, élève du collège Isabelle-Autissier, s'est pendue dans sa chambre du pavillon familial à Herblay (Val-d'Oise) en juin 2019. L'adolescente, décrite comme "précoce", "atypique" et ayant "du mal à entrer dans le moule", était harcelée régulièrement par des élèves, parfois violents avec elle. Elle faisait face à des tensions avec son enseignante de français. "Pire journée" Pour ses parents, en plus des remarques et critiques incessantes à l'encontre de leur fille, un épisode a particulièrement bouleversé Evaëlle: des séances de vie de classe en cours de français pendant lesquelles la professeure avait demandé à tous les élèves de répondre à la question: "Pourquoi Evaëlle se sent-elle harcelée et exclue?". Face à ses pleurs, l'enseignante s'était énervée et lui avait intimé de répondre aux questions. A ses parents, Evaëlle avait évoqué la "pire journée de (sa) vie". Au cours de l'enquête, plusieurs camarades avaient évoqué les remontrances systématiques de Mme B. à la collégienne. Elle "faisait beaucoup de remarques à Evaëlle, elle lui criait souvent dessus", avait expliqué l'un. "C'était contre Evaëlle tout le temps, je pense qu'elle s'en prend aux faibles", avait mentionné une autre camarade de classe. Devant la cour d'appel, l'enseignante n'a cessé de nier, se défendant de tout harcèlement: "Mon intention n'était pas de la mettre en difficulté mais de l'aider au contraire". "Tu es débile" Des propos qui ont mis la mère d'Evaëlle en colère. Délaissant le banc sur lequel elle était assise à côté de son mari et de leur fils aîné, Marie Dupuis a rejoint le pupitre pour dénoncer "le manque d'empathie" de l'enseignante. "A l'école, elle aurait dû être en sécurité, elle aurait dû pouvoir faire confiance aux adultes. A la place, elle a rencontré l'humiliation, l'isolement et un jour, ce poids est devenu trop lourd à porter", a-t-elle déclaré à la cour, la voix brisée par l'émotion à l'évocation de sa fille. A la barre après elle, un ancien élève de Mme B., qui a lui aussi porté plainte contre son ancienne professeure pour harcèlement moral. Aujourd'hui adulte, J. est venu raconter "l'enfer" des heures de français, "les pleurs tous les soirs", les brimades, les moqueries dont il assure avoir été victime: "tu es débile", "tout le monde a compris sauf J." L'accusation a décrit "une personne dangereuse, hors norme, hors de contrôle", ce qui est loin de la réalité, a insisté l'avocate de Mme B., demandant de rejeter des "contre-vérités". Un seul point a rassemblé défense et accusation: le drame de la mort d'Evaëlle, à seulement 11 ans.

10.02.2026 à 13:25

Sénégal : Quatorze personnes accusées de "pédophilie en bande organisée"

FRANCE24
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Quatorze personnes ont été arrêtées et présentées à un juge à Dakar, accusés notamment de "pédophilie en bande organisée", a annoncé la police sénégalaise dimanche, affirmant avoir démantelé un groupe international de pédocriminalité entre le Sénégal et la France. 
Texte intégral (638 mots)
Quatorze personnes ont été arrêtées et présentées à un juge à Dakar, accusés notamment de "pédophilie en bande organisée", a annoncé la police sénégalaise dimanche, affirmant avoir démantelé un groupe international de pédocriminalité entre le Sénégal et la France. 

10.02.2026 à 13:23

Un barrage face aux algorithmes: le succès des applications de "déconnexion"

FRANCE24
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A portée de main, le smartphone d’Hélène et toutes ses applications sont devenus encombrants pour la Rouennaise de 23 ans (qui n'a pas souhaité donner son nom de famille). "Parfois, sans même que je me rende compte de ce que je faisais, j'ouvrais Instagram. Sauf que c'était un piège un peu sans fin, puisque une fois que je l'avais ouvert, (…) ça pouvait durer une heure", se souvient-elle auprès de l’AFP. "Pour le bien de ma scolarité, il a fallu que j'essaie de mettre un terme à tout ça", poursuit l'étudiante en droit, qui s'est tournée vers des applications de limitation du temps d'écran. Connectés aux autres applications du téléphone, comme les jeux ou les réseaux sociaux, ces outils permettent aux utilisateurs des pauses numériques, ou une discipline régulière. Après avoir émergé, pour la plupart d’entre eux, il y a quelques années, ils se sont démultipliés dans les magasins d'applications. "Il y a un peu une prise de conscience collective qui est en train de s'opérer", souligne auprès de l'AFP Laureline Couturier, cofondatrice de l'application Jomo. Lancée en 2022, celle-ci propose de restreindre l'usage d'autres applications et des sites, en bloquant l'accès à certains horaires, en exigeant d'attendre avant l'ouverture, ou encore en imposant une limite de temps sur la journée. Autofinancée par ses deux fondateurs, elle revendique désormais 300.000 téléchargements dans 149 pays, et est devenue rentable. "Chaque application amène un peu sa solution, détaille Laureline Couturier. Certaines vont copier, d'autres vont faire des variantes, etc. Mais de manière assez générale, chacun arrive avec un concept qui est très différent." A Hong Kong, Jenny Wat, assistante chercheuse de 25 ans, programme ses "déconnexions" des autres applications avec Focus Flight, qui simule un trajet en avion, en affichant à l'écran le parcours du vol ou la vue du hublot. Le tout accompagné d'un bruit de fond aérien. "Ça aide vraiment à créer une atmosphère pour travailler", salue-t-elle. "Je télétravaille depuis peu et je trouve qu'à la maison il y a beaucoup de distractions, donc je voulais une application pour m'aider à me concentrer au lieu de scroller", explique-t-elle. - "Utilisation intentionnelle" – Retrouver la concentration, c’est aussi la promesse d'Opal, autre tête d'affiche du secteur qui revendique 10 millions d'utilisateurs. D'après son fondateur, Kenneth Schlenker, l’application vient combler les manquements des possibilités de limitations de temps déjà intégrées aux applications ou aux smartphones. Pour les grandes entreprises de la tech, "l'objectif principal c'est d'exploiter les vulnérabilités psychologiques des utilisateurs", estime M. Schlenker auprès de l'AFP. "Google et Apple n'ont pas intérêt fondamentalement à faire en sorte que les gens passent moins de temps à interagir avec leurs appareils", relève-t-il. Opal veut pouvoir faire "bénéficier de tout ce qu'apporte la technologie (…) sans souffrir des conséquences négatives", selon son dirigeant. Mais même si l'on veut prendre ses distances avec des plateformes très chronophages, les quitter totalement reste pour beaucoup difficilement envisageable. "Je n'ai jamais eu envie de complètement supprimer les réseaux sociaux", témoigne Austin, 33 ans. Orthoprothésiste à Paris, il utilise depuis plusieurs années deux applications pour encadrer son temps passé en ligne. "C'est vraiment pour avoir une relation plus définie, plus contrôlée entre moi et les réseaux sociaux", explique-t-il. Chez Jomo, Laureline Couturier plaide également pour cette "utilisation intentionnelle". "Le téléphone, qu'on le veuille ou non, il sera toujours présent dans les décennies à venir", ajoute-t-elle. Hélène n'a quant à elle plus besoin des applications pour limiter son temps d'écran, après avoir supprimé Instagram de son téléphone pour ne consulter son compte que sur ordinateur. "De là à dire que j'ai complètement arrêté... j'ai quand même mon téléphone à moins d'un mètre de moi 20 heures sur 24."
Texte intégral (678 mots)
A portée de main, le smartphone d’Hélène et toutes ses applications sont devenus encombrants pour la Rouennaise de 23 ans (qui n'a pas souhaité donner son nom de famille). "Parfois, sans même que je me rende compte de ce que je faisais, j'ouvrais Instagram. Sauf que c'était un piège un peu sans fin, puisque une fois que je l'avais ouvert, (…) ça pouvait durer une heure", se souvient-elle auprès de l’AFP. "Pour le bien de ma scolarité, il a fallu que j'essaie de mettre un terme à tout ça", poursuit l'étudiante en droit, qui s'est tournée vers des applications de limitation du temps d'écran. Connectés aux autres applications du téléphone, comme les jeux ou les réseaux sociaux, ces outils permettent aux utilisateurs des pauses numériques, ou une discipline régulière. Après avoir émergé, pour la plupart d’entre eux, il y a quelques années, ils se sont démultipliés dans les magasins d'applications. "Il y a un peu une prise de conscience collective qui est en train de s'opérer", souligne auprès de l'AFP Laureline Couturier, cofondatrice de l'application Jomo. Lancée en 2022, celle-ci propose de restreindre l'usage d'autres applications et des sites, en bloquant l'accès à certains horaires, en exigeant d'attendre avant l'ouverture, ou encore en imposant une limite de temps sur la journée. Autofinancée par ses deux fondateurs, elle revendique désormais 300.000 téléchargements dans 149 pays, et est devenue rentable. "Chaque application amène un peu sa solution, détaille Laureline Couturier. Certaines vont copier, d'autres vont faire des variantes, etc. Mais de manière assez générale, chacun arrive avec un concept qui est très différent." A Hong Kong, Jenny Wat, assistante chercheuse de 25 ans, programme ses "déconnexions" des autres applications avec Focus Flight, qui simule un trajet en avion, en affichant à l'écran le parcours du vol ou la vue du hublot. Le tout accompagné d'un bruit de fond aérien. "Ça aide vraiment à créer une atmosphère pour travailler", salue-t-elle. "Je télétravaille depuis peu et je trouve qu'à la maison il y a beaucoup de distractions, donc je voulais une application pour m'aider à me concentrer au lieu de scroller", explique-t-elle. - "Utilisation intentionnelle" – Retrouver la concentration, c’est aussi la promesse d'Opal, autre tête d'affiche du secteur qui revendique 10 millions d'utilisateurs. D'après son fondateur, Kenneth Schlenker, l’application vient combler les manquements des possibilités de limitations de temps déjà intégrées aux applications ou aux smartphones. Pour les grandes entreprises de la tech, "l'objectif principal c'est d'exploiter les vulnérabilités psychologiques des utilisateurs", estime M. Schlenker auprès de l'AFP. "Google et Apple n'ont pas intérêt fondamentalement à faire en sorte que les gens passent moins de temps à interagir avec leurs appareils", relève-t-il. Opal veut pouvoir faire "bénéficier de tout ce qu'apporte la technologie (…) sans souffrir des conséquences négatives", selon son dirigeant. Mais même si l'on veut prendre ses distances avec des plateformes très chronophages, les quitter totalement reste pour beaucoup difficilement envisageable. "Je n'ai jamais eu envie de complètement supprimer les réseaux sociaux", témoigne Austin, 33 ans. Orthoprothésiste à Paris, il utilise depuis plusieurs années deux applications pour encadrer son temps passé en ligne. "C'est vraiment pour avoir une relation plus définie, plus contrôlée entre moi et les réseaux sociaux", explique-t-il. Chez Jomo, Laureline Couturier plaide également pour cette "utilisation intentionnelle". "Le téléphone, qu'on le veuille ou non, il sera toujours présent dans les décennies à venir", ajoute-t-elle. Hélène n'a quant à elle plus besoin des applications pour limiter son temps d'écran, après avoir supprimé Instagram de son téléphone pour ne consulter son compte que sur ordinateur. "De là à dire que j'ai complètement arrêté... j'ai quand même mon téléphone à moins d'un mètre de moi 20 heures sur 24."

10.02.2026 à 13:13

Arno Klarsfeld visé par une enquête après avoir appelé à des "rafles" d'étrangers

FRANCE24
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L'enquête a été confiée à la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP) de la police judiciaire parisienne, à la suite du signalement des propos par un député de Charente, a indiqué mardi le parquet de Paris, interrogé par l'AFP. "C'est compliqué de se débarrasser de tous les asociaux qui sont OQTF" (sous obligation de quitter le territoire français), avait déclaré fin janvier Arno Klarsfeld, lors d'un débat sur CNews. "Si on veut se débarrasser des OQTF (personnes visées par une obligation de quitter le territoire français, ndlr), il faut organiser comme fait Trump avec l'ICE (la police de l'immigration, ndlr) des sortes de grandes rafles un peu partout", avait-il ajouté. Ces propos, tenus par M. Klarsfeld, juriste de 60 ans et fils du couple Klarsfeld qui lutta contre l'impunité des anciens nazis et créa une association pour défendre les Fils et Filles de déportés juifs de France, avaient suscité une large indignation, et plusieurs signalements, à l'Arcom et à la justice. Une procédure disciplinaire contre Arno Klarsfeld a également été engagée par le Conseil d'Etat, où il siège depuis 2010. Il encourt une sanction qui peut aller de l'avertissement jusqu'à la radiation, en passant par le blâme et la suspension temporaire du Conseil d'Etat. Face aux critiques, Arno Klarsfeld avait tenté de se défendre sur X: "Sur le mot +rafle+, il suffit de se rapporter au dictionnaire et ce n'est pas la même chose d'arrêter des étrangers qui ont commis des crimes et de les renvoyer éventuellement chez eux que de s'emparer d'enfants juifs et de les envoyer à Auschwitz où ils seront gazés". Il avait de son côté porté plainte pour "incitation à la haine", dénonçant des "centaines de tweets abjects" le visant à la suite de ses propos.
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L'enquête a été confiée à la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP) de la police judiciaire parisienne, à la suite du signalement des propos par un député de Charente, a indiqué mardi le parquet de Paris, interrogé par l'AFP. "C'est compliqué de se débarrasser de tous les asociaux qui sont OQTF" (sous obligation de quitter le territoire français), avait déclaré fin janvier Arno Klarsfeld, lors d'un débat sur CNews. "Si on veut se débarrasser des OQTF (personnes visées par une obligation de quitter le territoire français, ndlr), il faut organiser comme fait Trump avec l'ICE (la police de l'immigration, ndlr) des sortes de grandes rafles un peu partout", avait-il ajouté. Ces propos, tenus par M. Klarsfeld, juriste de 60 ans et fils du couple Klarsfeld qui lutta contre l'impunité des anciens nazis et créa une association pour défendre les Fils et Filles de déportés juifs de France, avaient suscité une large indignation, et plusieurs signalements, à l'Arcom et à la justice. Une procédure disciplinaire contre Arno Klarsfeld a également été engagée par le Conseil d'Etat, où il siège depuis 2010. Il encourt une sanction qui peut aller de l'avertissement jusqu'à la radiation, en passant par le blâme et la suspension temporaire du Conseil d'Etat. Face aux critiques, Arno Klarsfeld avait tenté de se défendre sur X: "Sur le mot +rafle+, il suffit de se rapporter au dictionnaire et ce n'est pas la même chose d'arrêter des étrangers qui ont commis des crimes et de les renvoyer éventuellement chez eux que de s'emparer d'enfants juifs et de les envoyer à Auschwitz où ils seront gazés". Il avait de son côté porté plainte pour "incitation à la haine", dénonçant des "centaines de tweets abjects" le visant à la suite de ses propos.
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