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13.02.2026 à 21:59

Confédération africaine de football : réunion au sommet

Annie GASNIER
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Crises, tensions, gouvernance sous pression... L'après-Coupe d'Afrique des nations (CAN) laisse des traces. La CAN 2027 est maintenue, mais le climat reste fragile au sein des instances. La Confédération africaine de football tente de rassurer et de reprendre la main. Le malaise est-il profond ou passager ? Éléments de réponse.
Crises, tensions, gouvernance sous pression... L'après-Coupe d'Afrique des nations (CAN) laisse des traces. La CAN 2027 est maintenue, mais le climat reste fragile au sein des instances. La Confédération africaine de football tente de rassurer et de reprendre la main. Le malaise est-il profond ou passager ? Éléments de réponse.

13.02.2026 à 21:57

Faut-il fournir l'historique de ses réseaux sociaux pour voyager aux États-Unis ?

Jules BOITEAU
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C'est une rumeur qui a envahi les réseaux sociaux ces derniers jours : les voyageurs français qui souhaiteraient se rendre aux États-Unis devraient fournir d'abord "l'historique de leurs réseaux sociaux". Une mesure décriée mais qui n'en est, pour le moment, qu'au stade de consultation. Elle pourrait entrer en vigueur à l'été 2026. Décryptage dans Info Intox de Jules BOITEAU.
C'est une rumeur qui a envahi les réseaux sociaux ces derniers jours : les voyageurs français qui souhaiteraient se rendre aux États-Unis devraient fournir d'abord "l'historique de leurs réseaux sociaux". Une mesure décriée mais qui n'en est, pour le moment, qu'au stade de consultation. Elle pourrait entrer en vigueur à l'été 2026. Décryptage dans Info Intox de Jules BOITEAU.

13.02.2026 à 21:51

Le décollage de Sophie Adenot, un moment "d'intensité" pour les spectateurs toulousains

FRANCE24
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"Quand on tombe dans la marmite étant petit, on reste toute sa vie", ajoute cet ancien salarié d'Airbus, pendant qu'il déploie son tabouret pliant pour mieux assister à ce moment tant attendu, depuis la Ville rose, la "capitale de l'espace", tient-il à rappeler. Autour de lui, dans l'une des salles prévues pour accueillir le public, devant un écran géant, plusieurs dizaines de personnes de tous les âges suivent les derniers préparatifs au décollage à Cap Canaveral, en Floride, de Sophie Adenot, première Française dans l'espace depuis 25 ans, et de deux astronautes américains et un russe, vers la Station spatiale internationale (ISS). "On est là pour Sophie, pour assister à l'émotion et l'intensité du décollage": au milieu de la foule, Frédérique Rossignol, 68 ans, tente de ne pas perdre de vue sa petite-fille Romane, 5 ans. "On va regarder le décollage et après on va à la Cité des petits", précise la fillette, bien au courant du programme, faisant allusion à la partie de la Cité de l'espace offrant des animations et des décors adaptés aux enfants de 4 à 8 ans. "Hâte que ça décolle" Hélène Lasne, 37 ans, venue avec sa fille Louise, 6 ans, aime quant à elle "vivre collectivement" cet évènement, entourée d'autres amateurs d'espace et de fusées. "Maman travaillait ici et veut voir sa copine décoller", croit savoir Louise, très souriante, à ses côtés. Quelques mètres plus loin, Clarisse Baudez, 32 ans, venue "découvrir la Cité de l'espace", tente de retenir ses deux fils plutôt remuants: Basile, 2 ans, qui s'agite dans sa poussette, et Arthur, 5 ans, déguisé en astronaute, sans pour autant oublier ses autres centres d'intérêt: "Après le décollage, on ira prendre des glaces", assure-t-il. Certains sont venus de loin, comme Louis, 13 ans, présent avec son frère aîné et son grand-père, Dominique Pawlak, 70 ans, un autre ancien salarié d'Airbus. "C'est une opportunité incroyable. J'aime l'ambiance. J'ai hâte que ça décolle", explique Louis, qui habite à Anglet (Pyrénées-Atlantiques), insistant: "L'espace, ça me fascine". "C'est une chance que ça se passe pile maintenant", alors qu'il est à Toulouse pour ses vacances, dit-il encore, ravi. Contrairement à son frère aîné, qui a déjà fait un stage chez Airbus, il ne compte pas consacrer sa vie à l'espace, malgré son intérêt. A la Cité des sciences de Paris, quelques centaines de personnes ont assisté aussi à la retransmission du décollage en direct. Les applaudissements ont retenti quand l'astronaute belge Raphaël Liégeois a annoncé que la fusée venait de franchir les 100 km d'altitude et était "officiellement dans l'espace". Camarade de Sophie Adenot dans la promotion 2022 des astronautes de l’Agence spatiale européenne (ESA), il a confié à l'AFP avoir vécu un moment d'"émotion brute", "peut-être dans un état similaire à Sophie, concentré, vérifiant que tout se passait bien".
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"Quand on tombe dans la marmite étant petit, on reste toute sa vie", ajoute cet ancien salarié d'Airbus, pendant qu'il déploie son tabouret pliant pour mieux assister à ce moment tant attendu, depuis la Ville rose, la "capitale de l'espace", tient-il à rappeler. Autour de lui, dans l'une des salles prévues pour accueillir le public, devant un écran géant, plusieurs dizaines de personnes de tous les âges suivent les derniers préparatifs au décollage à Cap Canaveral, en Floride, de Sophie Adenot, première Française dans l'espace depuis 25 ans, et de deux astronautes américains et un russe, vers la Station spatiale internationale (ISS). "On est là pour Sophie, pour assister à l'émotion et l'intensité du décollage": au milieu de la foule, Frédérique Rossignol, 68 ans, tente de ne pas perdre de vue sa petite-fille Romane, 5 ans. "On va regarder le décollage et après on va à la Cité des petits", précise la fillette, bien au courant du programme, faisant allusion à la partie de la Cité de l'espace offrant des animations et des décors adaptés aux enfants de 4 à 8 ans. "Hâte que ça décolle" Hélène Lasne, 37 ans, venue avec sa fille Louise, 6 ans, aime quant à elle "vivre collectivement" cet évènement, entourée d'autres amateurs d'espace et de fusées. "Maman travaillait ici et veut voir sa copine décoller", croit savoir Louise, très souriante, à ses côtés. Quelques mètres plus loin, Clarisse Baudez, 32 ans, venue "découvrir la Cité de l'espace", tente de retenir ses deux fils plutôt remuants: Basile, 2 ans, qui s'agite dans sa poussette, et Arthur, 5 ans, déguisé en astronaute, sans pour autant oublier ses autres centres d'intérêt: "Après le décollage, on ira prendre des glaces", assure-t-il. Certains sont venus de loin, comme Louis, 13 ans, présent avec son frère aîné et son grand-père, Dominique Pawlak, 70 ans, un autre ancien salarié d'Airbus. "C'est une opportunité incroyable. J'aime l'ambiance. J'ai hâte que ça décolle", explique Louis, qui habite à Anglet (Pyrénées-Atlantiques), insistant: "L'espace, ça me fascine". "C'est une chance que ça se passe pile maintenant", alors qu'il est à Toulouse pour ses vacances, dit-il encore, ravi. Contrairement à son frère aîné, qui a déjà fait un stage chez Airbus, il ne compte pas consacrer sa vie à l'espace, malgré son intérêt. A la Cité des sciences de Paris, quelques centaines de personnes ont assisté aussi à la retransmission du décollage en direct. Les applaudissements ont retenti quand l'astronaute belge Raphaël Liégeois a annoncé que la fusée venait de franchir les 100 km d'altitude et était "officiellement dans l'espace". Camarade de Sophie Adenot dans la promotion 2022 des astronautes de l’Agence spatiale européenne (ESA), il a confié à l'AFP avoir vécu un moment d'"émotion brute", "peut-être dans un état similaire à Sophie, concentré, vérifiant que tout se passait bien".

13.02.2026 à 21:19

Ligue 1: le PSG, sans idée, puni par Rennes

FRANCE24
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Cette défaite en ouverture de la 22e journée de Ligue 1 met les champions de France sous la pression de Lens, qui a l'occasion de repasser devant le PSG au classement en cas de victoire samedi contre le Paris FC. Cette saison, les Parisiens ont rarement enchaîné coup sur coup deux rencontres impressionnantes, c'était donc l'intérêt de ce déplacement à Rennes. L'idée était aussi de savoir si le PSG avait pleinement lancé sa saison en ce mois de février, comme l'année dernière en janvier. Mais le constat est bien différent au coup de sifflet final. A longueur de conférences de presse, le coach du PSG, Luis Enrique, soutient que son équipe est régulière et que le "meilleur moment de la saison" est arrivé. "On continue d'être dans la trajectoire de l'année dernière, on arrive au meilleur moment de la saison et ce résultat est important en terme de confiance", a-t-il insisté dimanche dernier après la démonstration dans le classique remporté 5-0. Mais au regard de cette défaite et de l'enchainement des matches de niveau disparate, les faits disent le contraire. Vendredi soir en Bretagne, les joueurs de Luis Enrique ont mal pressé, ont moins couru et ont encore beaucoup raté. Ils ont aussi souffert dès le début du match du pressing des Rennais, qui ont livré un match complet malgré leur semaine compliquée. Après avoir encaissé cinq buts à l'aller au Parc des princes, les Bretons ont réussi à inscrire trois buts aux champions d'Europe et gagner avec deux buts d'écart, une défaite d'une ampleur rare pour le PSG depuis la finale de la Coupe du mondes des clubs cet été (victoire 3-0 de Chelsea). Vendredi, les joueurs rennais n'ont jamais semblé gêné par le départ d'Habib Beye cette semaine et remplacé sur le banc vendredi soir par Sébastien Tambouret, qui dirige habituellement la réserve, en attendant l'arrivée de probable de Franck Haise la semaine prochaine. Samba décisif, le PSG pas efficace Alors que Paris aurait pu profiter de cette situation, les champions d'Europe ont été très vite bousculés, notamment par cette frappe d'Esteban Lepaul (6e) qui a touché le poteau de Matveï Safonov, qui a perdu des points dans son duel avec Lucas Chevalier au poste de gardien du but en encaissant ces buts. Le Russe a été trop court sur la frappe enroulée d'Al-Tamari, qui s'est défait trop facilement Willian Pacho (1-0, 34e), puis il est resté figé sur sa ligne sur la tête d'Esteban Lepaul (2-0, 69e) et toujours pas décisif sur le but de Breel Embolo (3-1, 81e). Le défenseur Illya Zabarnyi est fautif et en retard sur deux buts, comme Pacho sur le premier. A cinq jour de se rendre à Monaco en barrages aller de Ligue des champions, Luis Enrique avait décidé d'aligner quasiment son équipe type hormis le capitaine Marquinhos sur le banc et Fabian Ruiz, blessé. Mais tous les cadres ont été décevants, comme l'ancien Rennais Désiré Doué, qui a souvent fait les mauvais choix (12e, 57e), ou même Nuno Mendes, qui a semblé très vite agacé (35e). L'attaquant géorgien Khvicha Kvaratskhelia a semblé le plus en jambes et le plus dangereux, notamment en première période, avec un centre dangereux devant le but mais repris par personne (22e). L'entrée des remplaçants Bradley Barcola et Lee Kang-In a réveillé un temps le PSG, mais trop tard, malgré la réduction du score d'Ousmane Dembélé de la tête (2-1, 71e). De son côté, Rennes a été bien aidé par Brice Samba, de retour dans les buts, et qui a été décisif quand il le fallait (12e, 34e, 78e, 90+1). A l'inverse du PSG, les cadres rennais ont été au rendez-vous vendredi soir.
Texte intégral (661 mots)
Cette défaite en ouverture de la 22e journée de Ligue 1 met les champions de France sous la pression de Lens, qui a l'occasion de repasser devant le PSG au classement en cas de victoire samedi contre le Paris FC. Cette saison, les Parisiens ont rarement enchaîné coup sur coup deux rencontres impressionnantes, c'était donc l'intérêt de ce déplacement à Rennes. L'idée était aussi de savoir si le PSG avait pleinement lancé sa saison en ce mois de février, comme l'année dernière en janvier. Mais le constat est bien différent au coup de sifflet final. A longueur de conférences de presse, le coach du PSG, Luis Enrique, soutient que son équipe est régulière et que le "meilleur moment de la saison" est arrivé. "On continue d'être dans la trajectoire de l'année dernière, on arrive au meilleur moment de la saison et ce résultat est important en terme de confiance", a-t-il insisté dimanche dernier après la démonstration dans le classique remporté 5-0. Mais au regard de cette défaite et de l'enchainement des matches de niveau disparate, les faits disent le contraire. Vendredi soir en Bretagne, les joueurs de Luis Enrique ont mal pressé, ont moins couru et ont encore beaucoup raté. Ils ont aussi souffert dès le début du match du pressing des Rennais, qui ont livré un match complet malgré leur semaine compliquée. Après avoir encaissé cinq buts à l'aller au Parc des princes, les Bretons ont réussi à inscrire trois buts aux champions d'Europe et gagner avec deux buts d'écart, une défaite d'une ampleur rare pour le PSG depuis la finale de la Coupe du mondes des clubs cet été (victoire 3-0 de Chelsea). Vendredi, les joueurs rennais n'ont jamais semblé gêné par le départ d'Habib Beye cette semaine et remplacé sur le banc vendredi soir par Sébastien Tambouret, qui dirige habituellement la réserve, en attendant l'arrivée de probable de Franck Haise la semaine prochaine. Samba décisif, le PSG pas efficace Alors que Paris aurait pu profiter de cette situation, les champions d'Europe ont été très vite bousculés, notamment par cette frappe d'Esteban Lepaul (6e) qui a touché le poteau de Matveï Safonov, qui a perdu des points dans son duel avec Lucas Chevalier au poste de gardien du but en encaissant ces buts. Le Russe a été trop court sur la frappe enroulée d'Al-Tamari, qui s'est défait trop facilement Willian Pacho (1-0, 34e), puis il est resté figé sur sa ligne sur la tête d'Esteban Lepaul (2-0, 69e) et toujours pas décisif sur le but de Breel Embolo (3-1, 81e). Le défenseur Illya Zabarnyi est fautif et en retard sur deux buts, comme Pacho sur le premier. A cinq jour de se rendre à Monaco en barrages aller de Ligue des champions, Luis Enrique avait décidé d'aligner quasiment son équipe type hormis le capitaine Marquinhos sur le banc et Fabian Ruiz, blessé. Mais tous les cadres ont été décevants, comme l'ancien Rennais Désiré Doué, qui a souvent fait les mauvais choix (12e, 57e), ou même Nuno Mendes, qui a semblé très vite agacé (35e). L'attaquant géorgien Khvicha Kvaratskhelia a semblé le plus en jambes et le plus dangereux, notamment en première période, avec un centre dangereux devant le but mais repris par personne (22e). L'entrée des remplaçants Bradley Barcola et Lee Kang-In a réveillé un temps le PSG, mais trop tard, malgré la réduction du score d'Ousmane Dembélé de la tête (2-1, 71e). De son côté, Rennes a été bien aidé par Brice Samba, de retour dans les buts, et qui a été décisif quand il le fallait (12e, 34e, 78e, 90+1). A l'inverse du PSG, les cadres rennais ont été au rendez-vous vendredi soir.

13.02.2026 à 21:19

Dieselgate: le constructeur Volkswagen renvoyé en correctionnelle pour tromperie

FRANCE24
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Dans une ordonnance datée du 30 janvier, des juges d'instruction parisiens ont renvoyé le constructeur allemand pour "tromperie, par personne morale, sur une marchandise entraînant un danger pour la santé de l'homme et de l'animal", a appris l'AFP vendredi de source proche du dossier. Ce renvoi est le premier connu, alors que le parquet a également demandé ceux des constructeurs automobiles Peugeot-Citroën, Renault et Fiat Chrysler. Une audience de fixation est prévue le 18 décembre, ce qui signifie que ce procès pourrait avoir lieu en 2027. Vu le nombre de véhicules concernés et de parties civiles constituées, qui se chiffre en milliers pour les personnes physiques et en centaines pour les sociétés, ce procès sera massif. Les faits reprochés au constructeur allemand courent de 2009 à 2016 et concernent près d'un million de véhicules Diesel de type EA189 TDI 1,2, 1,6 et 2 litres de marque Volkswagen, Volkswagen utilitaire, Seat, Audi, Skoda. Volkswagen, mis en examen en 2021, est soupçonné d'avoir "commercialisé des véhicules équipés d'un dispositif complexe permettant de détecter les phases du test d'homologation et d'améliorer systématiquement lors de ces procédures la performance du système de contrôle des émissions des véhicules de façon à respecter le plafond réglementaire en la matière et ainsi d'obtenir leur homologation". "Sourde aux demandes" Volkswagen encourt une amende de 750.000 euros qui peut être portée, proportionnellement à l'avantage tiré du manquement, à 10% du chiffre d'affaires moyen annuel. En outre, une interdiction d'exercer l'activité en cause ou bien certaines activités professionnelles ou commerciales peut être prononcée dans ce type de dossiers. Contactés par l'AFP, Maîtres Marc Barennes et Romain Boulet, qui représentent un très grand nombre d'entreprises, PME comme grands groupes, ainsi que de nombreuses entités publiques disposant de flottes importantes de véhicules diesel entre 2009 et 2016, se sont félicités de ce renvoi. "Comme relevé par les magistrats, Volkswagen a impacté de manière significative et durable la santé de l'ensemble de la population exposée à des taux d'émission d'oxyde d'azote considérablement supérieurs à ceux autorisés", ont-ils souligné. "Les poursuites devant les juridictions françaises répondent également à l'objectif de préserver les droits des victimes, particulièrement nombreuses", ont-ils également noté: "contrairement à ce qu'elle a déjà fait dans plusieurs autres pays européens et à l'étranger, la société Volkswagen est restée sourde aux demandes légitimes de propriétaires français de véhicules de les indemniser pour les préjudices matériels et moraux subis, résultant de l'achat de ces véhicules polluants". "Aucun préjudice" Même satisfecit pour Me François Lafforgue, avocat de plus d'une centaine de propriétaires de véhicules de la marque allemande et de plusieurs associations de défense de l'environnement. "Enfin, plusieurs années après la tromperie dont ont été victimes de nombreux automobilistes, un procès devrait se tenir. Nous nous en félicitons, la lumière va pouvoir être faite sur ce Dieselgate qui concerne des milliers de propriétaires trompés qui peuvent aujourd'hui se constituer partie civile devant le tribunal", a-t-il déclaré, sollicité par l'AFP. Contactés, Volkswagen et son avocat, Me Nicolas Huc-Morel, n'avaient pas réagi dans l'immédiat. A la suite d'accusations de l'agence environnementale américaine, Volkswagen avait reconnu à l'automne 2015 avoir équipé dans le monde 11 millions de ses véhicules diesel d'un logiciel capable de dissimuler des émissions dépassant parfois jusqu'à 40 fois les normes autorisées. En mars 2023, le constructeur a pourtant indiqué "contester le bien-fondé de (ces) accusations de tromperie aggravée (...) en France", estimant "que les consommateurs français n'ont subi aucun préjudice indemnisable en rapport avec l'achat d'un véhicule VW". Outre le constructeur allemand, Renault, Peugeot-Citroën et Fiat-Chrysler ont été mis en examen en 2021 en France. Le parquet a demandé, en 2025, leur renvoi en correctionnelle, décision qui revient aux juges d'instruction.
Texte intégral (668 mots)
Dans une ordonnance datée du 30 janvier, des juges d'instruction parisiens ont renvoyé le constructeur allemand pour "tromperie, par personne morale, sur une marchandise entraînant un danger pour la santé de l'homme et de l'animal", a appris l'AFP vendredi de source proche du dossier. Ce renvoi est le premier connu, alors que le parquet a également demandé ceux des constructeurs automobiles Peugeot-Citroën, Renault et Fiat Chrysler. Une audience de fixation est prévue le 18 décembre, ce qui signifie que ce procès pourrait avoir lieu en 2027. Vu le nombre de véhicules concernés et de parties civiles constituées, qui se chiffre en milliers pour les personnes physiques et en centaines pour les sociétés, ce procès sera massif. Les faits reprochés au constructeur allemand courent de 2009 à 2016 et concernent près d'un million de véhicules Diesel de type EA189 TDI 1,2, 1,6 et 2 litres de marque Volkswagen, Volkswagen utilitaire, Seat, Audi, Skoda. Volkswagen, mis en examen en 2021, est soupçonné d'avoir "commercialisé des véhicules équipés d'un dispositif complexe permettant de détecter les phases du test d'homologation et d'améliorer systématiquement lors de ces procédures la performance du système de contrôle des émissions des véhicules de façon à respecter le plafond réglementaire en la matière et ainsi d'obtenir leur homologation". "Sourde aux demandes" Volkswagen encourt une amende de 750.000 euros qui peut être portée, proportionnellement à l'avantage tiré du manquement, à 10% du chiffre d'affaires moyen annuel. En outre, une interdiction d'exercer l'activité en cause ou bien certaines activités professionnelles ou commerciales peut être prononcée dans ce type de dossiers. Contactés par l'AFP, Maîtres Marc Barennes et Romain Boulet, qui représentent un très grand nombre d'entreprises, PME comme grands groupes, ainsi que de nombreuses entités publiques disposant de flottes importantes de véhicules diesel entre 2009 et 2016, se sont félicités de ce renvoi. "Comme relevé par les magistrats, Volkswagen a impacté de manière significative et durable la santé de l'ensemble de la population exposée à des taux d'émission d'oxyde d'azote considérablement supérieurs à ceux autorisés", ont-ils souligné. "Les poursuites devant les juridictions françaises répondent également à l'objectif de préserver les droits des victimes, particulièrement nombreuses", ont-ils également noté: "contrairement à ce qu'elle a déjà fait dans plusieurs autres pays européens et à l'étranger, la société Volkswagen est restée sourde aux demandes légitimes de propriétaires français de véhicules de les indemniser pour les préjudices matériels et moraux subis, résultant de l'achat de ces véhicules polluants". "Aucun préjudice" Même satisfecit pour Me François Lafforgue, avocat de plus d'une centaine de propriétaires de véhicules de la marque allemande et de plusieurs associations de défense de l'environnement. "Enfin, plusieurs années après la tromperie dont ont été victimes de nombreux automobilistes, un procès devrait se tenir. Nous nous en félicitons, la lumière va pouvoir être faite sur ce Dieselgate qui concerne des milliers de propriétaires trompés qui peuvent aujourd'hui se constituer partie civile devant le tribunal", a-t-il déclaré, sollicité par l'AFP. Contactés, Volkswagen et son avocat, Me Nicolas Huc-Morel, n'avaient pas réagi dans l'immédiat. A la suite d'accusations de l'agence environnementale américaine, Volkswagen avait reconnu à l'automne 2015 avoir équipé dans le monde 11 millions de ses véhicules diesel d'un logiciel capable de dissimuler des émissions dépassant parfois jusqu'à 40 fois les normes autorisées. En mars 2023, le constructeur a pourtant indiqué "contester le bien-fondé de (ces) accusations de tromperie aggravée (...) en France", estimant "que les consommateurs français n'ont subi aucun préjudice indemnisable en rapport avec l'achat d'un véhicule VW". Outre le constructeur allemand, Renault, Peugeot-Citroën et Fiat-Chrysler ont été mis en examen en 2021 en France. Le parquet a demandé, en 2025, leur renvoi en correctionnelle, décision qui revient aux juges d'instruction.
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