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30.06.2026 à 10:03

FRANCE24
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L'ambitieux projet, établi sur la base de la technologie du fameux "Shinkansen" japonais, avait été lancé en 2017 en grande pompe par les Premiers ministres indien Narendra Modi et japonais Shinzo Abe, pour un premier convoi prévu six ans plus tard. La facture, salée, avait alors été évaluée à 17 milliards de dollars, financés à 81% par un prêt de l'agence internationale de coopération nippone (JICA). La successeure de M. Abe, Sanae Takaichi, est attendue mardi en Inde pour une visite de trois jours. Le gouvernement indien s'est réjoui de cette "étape majeure des efforts de modernisation du réseau ferroviaire" qui, a-t-il ajouté, "doit permettre de développer d'autres voies à grande vitesse dans tout le pays". L'Inde dispose de l'un des plus longs réseaux ferroviaires au monde, largement hérité de l'ère coloniale britannique: 85.000 km de rails, sur lesquels ont transité 7,41 milliards de passagers et 1,67 milliard de tonnes de marchandises l'an dernier. Depuis des années, New Delhi s'est engagée dans un vaste plan de modernisation. JO en ligne de mire Son objectif ? Tourner définitivement la page d'un service public longtemps associé à ses accidents meurtriers et aux images des grappes humaines accrochées à ses rames de banlieue. Une première étape a été franchie avec l'entrée en service de ses nouveaux trains entièrement "made in India" baptisés "Vande Bharat" ("Salut à l'Inde"), qui ont transporté 40 millions de passagers à la vitesse de 180 km/h l'an dernier. Mais les TGV constituent le point d'orgue de cet effort. La première ligne à grande vitesse doit relier les mégapoles de Bombay, la capitale financière du pays, et d'Ahmedabad (ouest) sur 508 km à 320 km/h. "Le premier tronçon de ce TGV sera opérationnel en 2027 entre les villes de Surat et Vapi" distantes d'une centaine de km, a précisé à l'AFP le directeur général des Chemins de fer indiens, Dharmendra Tewari. "Une très grande partie des travaux sont terminés sur l'ensemble de la ligne", a-t-il précisé. Les premiers trains devraient circuler à partir de 2028 entre Bombay et Ahmedabad, la capitale de l'Etat du Gujarat natal de M. Modi, qui doit accueillir deux ans plus tard les Jeux du Commonwealth et ambitionne ensuite d'organiser les Olympiades de 2036. La construction de la nouvelle ligne a requis le percement d'un premier tunnel de 21 km sous des montagnes, et d'un autre de 7 km sous la mer - une première en Inde - toujours en cours. "Connecteurs de croissance" Le nouveau train fera passer le temps de trajet entre les deux villes sous la barre des deux heures, contre environ neuf pour les convois actuels, six au moins par la route et encore quatre à cinq pour l'avion (procédures d'aéroport comprises). Le TGV est l'un des grands projets de modernisation promus par Narendra Modi depuis son arrivée à la tête du pays le plus peuplé de la planète - un milliard et demi d'habitants - en 2014. Mais sa mise en service a longtemps été contrariée par les dépassements de budget, les retards de construction et la pandémie de Covid. L'inauguration de son premier tronçon désormais en ligne de mire, le gouvernement espère accélérer la construction des 4.000 km de voies ferrées - sur sept lignes - prévus dans le projet initial. "Ces lignes vont permettre d'intégrer des villes et des régions essentielles, de faciliter le déplacement des populations et de soutenir l'économie", a résumé en juin dans une note à la presse le gouvernement, qui les désigne comme des "connecteurs de croissance". Aucun calendrier précis n'a été précisé pour la mise en service de ce nouveau réseau. Sur une carte, il doit permettre à terme de relier d'ouest en est la capitale New Delhi à la ville sainte hindoue de Varanasi, par ailleurs circonscription électorale de Narendra Modi, et du nord au sud Ahmedabad à Bombay, Pune, Hyderabad et Madras.

30.06.2026 à 10:03

FRANCE24
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Le prix moyen annuel des frais de tenue de compte a par exemple augmenté de 3,71% cette année, pour atteindre 22,39 euros en moyenne, selon cette étude annuelle réalisée par le Comité consultatif du secteur financier (CCSF). Les prix d'une carte de paiement internationale à débit immédiat et d'une carte de paiement internationale à débit différé ont augmenté respectivement de 1,59% et 1,57%, pour atteindre environ 45 euros par an. Les prix des offres groupées de services, ont quant à eux pris 2,37% entre avril 2025 et avril 2026, selon la même source. Largement diffusées, ces offres facturées au forfait comprennent souvent la mise à disposition d'une carte bancaire, la gestion du compte et l'assurance des moyens de paiement. Le rapport "confirme la trajectoire maîtrisée dans le temps des prix des services bancaires", estime la Fédération bancaire française (FBF), qui met en avant les coûts croissants pour les banques des salaires et de l'informatique. Dans une réaction distincte transmise à l'AFP, l'Union nationale des associations familiales (Unaf) désapprouve cette hausse et met en regard les bénéfices importants des banques françaises l'an dernier. BNP Paribas, le Crédit Agricole, la Société Générale, le groupe BPCE (rassemblant les Banques populaires et les Caisses d'épargne) et le Crédit Mutuel cumulent à eux cinq plus de 35 milliards d'euros de bénéfice net en 2025, alors même qu'il leur a été imposé une surtaxe sur l'impôt sur les sociétés. L'OTB compare un certain nombre de tarifs d'une année sur l'autre. L'association CLCV donne de son côté, chaque début d'année, le coût moyen total des frais bancaires pour les consommateurs français. Selon elle, les tarifs bancaires ont connu une hausse de 3% en moyenne cette année, en particulier sur les services de base comme les frais de tenue de compte et de cartes bancaires. L'Unaf regrette par ailleurs le manque de transparence des acteurs bancaires sur les frais d'irrégularités et d'incidents de paiement. Elle appelle même les parlementaires "à initier une mission d'information transpartisane pour faire la lumière sur le rôle des frais d'incidents dans le modèle économique des banques de détail".

30.06.2026 à 09:51

FRANCE24
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Le processus d'ouverture à la concurrence de ces lignes va être soumis le 2 juillet à l'approbation du conseil d'administration d'Ile-de-France Mobilités (IDFM), l'autorité organisatrice des transports de la région capitale, a indiqué à la presse Laurent Probst, directeur général d'IDFM. Le premier lot ferroviaire porte sur la seule ligne U, actuellement exploitée par SNCF Voyageurs, qui relie La Défense, à l'ouest de Paris, à Trappes et Saint Quentin-en-Yvelines. Soit 97 trains et quelque 52.000 voyageurs par jour. Le deuxième, beaucoup plus important en taille et lui aussi exploité par SNCF Voyageurs, regroupe le RER D (Creil-Melun via Paris), la ligne de Transilien H (Gare du Nord à Auvers-sur-Oise, Ermont-Aubonne et Sarcelles-Luzarches dans le Val-d'Oise) et la ligne K (Gare du Nord à Crépy-en-Valois), soit quelque 860 trains et 924.000 voyageurs par jour. Ces trois lignes sont regroupées dans un seul lot destiné à un unique exploitant. Elles partagent le même atelier de maintenance de Joncherolles (Villetaneuse, Seine-Saint-Denis), et il n'a pas été possible de les séparer, a expliqué M. Probst. Pour les tramways, actuellement tous exploités par la RATP, IDFM a composé trois lots distincts de taille plus comparable, notamment en kilomètres parcourus. Transferts proposés aux salariés Le premier lot d'appel d'offres (Délégation de service public DSP50) sera lancé pour l'exploitation des lignes T3A (Pont du Garigliano-Porte de Vincennes), T3B (Porte de Vincennes-Porte Dauphine) et T10 (Parc de Sceaux-Clamart via l'hôpital Béclère). Elles partagent les mêmes matériels roulants, des rames Citadis fabriquées par Alstom, ce qui facilite leur entretien. Ces lignes accueillent quelque 580.000 voyageurs par jour. Le deuxième lot (DSP51) portera sur les lignes T5, T6, équipées de tramways à pneus, ainsi que T7 et T8 (tramway ferré). L'ensemble des quatre lignes transporte 370.000 voyageurs quotidiennement. Enfin le troisième lot (DSP52) portera sur la ligne T1 au nord de Paris reliant Asnières à Noisy-le-Sec via Saint-Denis, La Courneuve et Bobigny, et la ligne T2 à l'ouest, reliant le Pont de Bezons à la Porte de Versailles en passant par Puteaux, Suresnes et Meudon, qui ont aussi des matériels roulants similaires Citadis, et transportent quelque 560.000 voyageurs par jour. Au total, ces cinq appels d'offres concernent quelque 1.500 agents. Des transferts leur seront proposés vers les sociétés qui remporteront les appels d'offres, a ajouté M. Probst, qui qualifie de "très constructive" l'attitude de la RATP. Le conseil d'administration d'IDFM, l'autorité organisatrice des transports de la région, doit décider le 2 juillet d'un "avis de pré-information" sur le sujet qui sera publié par le Journal officiel de l'Union européenne, a précisé M. Probst. Les appels d'offres doivent être lancés dans l'année qui suit, soit d'ici à juin 2027, pour une attribution prévue d'ici à 2030, a-t-il ajouté. Côté bus, l'ensemble des 1.900 lignes de bus et cars en Île-de-France sont désormais en délégation de service public ou y passeront d'ici au 1er novembre. Par entreprise, c'est l'opérateur Transdev qui a obtenu le plus de contrats de bus (17), tandis que Keolis, filiale de la SNCF en a décroché 13, Lacroix Savac 7, RATP Cap, filiale de la RATP, en a conservé 11, et l'italien ATM en a obtenu un. Les RER A et B, ainsi que les lignes du métro parisien, doivent pour leur part être ouverts à la concurrence avant 2040.

30.06.2026 à 09:49

FRANCE24
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"On ne peut pas retourner dans notre pays. Ils savent quelles sont les conditions là-bas. C'est très injuste", déclare à l'AFP Kassoumie, une Haïtienne de 35 ans bénéficiant du statut de protection temporaire (TPS), qui a demandé à utiliser un pseudonyme par crainte des autorités américaines. Jeudi, la plus haute juridiction américaine, à majorité conservatrice, a accordé un succès à l'administration Trump dans sa politique d'expulsions massives d'immigrés en l'autorisant à révoquer ce statut pour 350.000 Haïtiens et 6.000 Syriens. Le TPS, qui protège ses bénéficiaires de l'expulsion et leur donne le droit de travailler, est accordé provisoirement aux immigrés dont la sécurité est menacée dans leur pays en raison de conflits, de catastrophes naturelles ou d'autres conditions "extraordinaires". Dans le comté de Miami-Dade, où vivent quelque 110.000 Haïtiens, cette décision plonge de nombreux migrants dans l'incertitude. "Je n'ai personne, je dois payer mon loyer et je ne sais pas où aller. Je ressens une peur constante, j'ai même des palpitations", témoigne Kassoumie, une infirmière qui a fui son pays en 2018 et obtenu le TPS trois ans plus tard. "Pour moi, la vie consiste à aller travailler et rentrer chez moi", ajoute cette femme, aujourd'hui employée d'une association à Miami. "Questions de survie" Des responsables haïtiens de Floride se sont réunis lundi pour condamner la décision de la Cour suprême et appeler le Sénat à adopter un projet de loi visant à prolonger le TPS des Haïtiens jusqu'en 2029. "C'est un moment douloureux pour la communauté", a regretté Vanessa Joseph, présidente d'un réseau d'élus et de responsables publics haïtiano-américains, lors d'une conférence de presse dans le quartier de Little Haïti, à Miami. Les familles "ont peur" et sont "à la recherche de réponses", a déclaré pour sa part Thamara Labrousse, une responsable de l'ONG Sant La, qui vient en aide à la communauté haïtienne du sud de la Floride. "Elles demandent: vais-je perdre mon emploi ? Puis-je emmener mes enfants à l'école ? Va-t-on me séparer d'eux ? (…) Ce ne sont pas des questions abstraites, ce sont des questions de survie", a-t-elle insisté. "Les bénéficiaires du TPS sont profondément intégrés dans tous les secteurs de cette nation. Ils sont propriétaires de logements et d'entreprises, aides à domicile, ouvriers du bâtiment, entrepreneurs et travailleurs essentiels", a énuméré Thamara Labrousse. Pays le plus pauvre des Amériques, Haïti est rongé depuis des années par la violence des bandes criminelles, qui commettent meurtres, viols, pillages et enlèvements. Kassoumie en a été victime. Sa situation économique aisée en a fait une cible pour les gangs, qui l'ont harcelée pendant des mois et ont pillé sa maison, la forçant à émigrer aux États-Unis. En décembre dernier, des membres de ces groupes ont violemment agressé sa mère, qui est morte quelques mois plus tard des suites de ses blessures. Aujourd'hui, avec la fin du TPS, "ça fait très mal de devoir tout recommencer à zéro" après s'en être sortie aux États-Unis, dit-elle.

30.06.2026 à 09:43

FRANCE24
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Côté monégasque, des dizaines d'agents ont été déployés depuis lundi soir. Côté français, deux hélicoptères et une trentaine de gendarmes étaient engagés autour de la principauté, tandis que le Raid était en alerte, selon la police et la gendarmerie. Lundi soir, un homme a été vu en train de déposer un colis dans un immeuble résidentiel du micro-Etat méditerranéen ultrasécurisé de 2 km2, dans un quartier tout proche de la frontière avec la France. Le colis a explosé vers 21H00, faisant trois blessés, un couple de 50/60 ans en urgence absolue et un adolescent de 13 ans en urgence relative, ont annoncé les autorités monégasques. Mardi matin, l'état des blessés, tous trois hospitalisés à Nice, à une vingtaine de kilomètres de Monaco, n'avait pas évolué, selon un porte-parole du gouvernement. Dans la nuit, le ministre d'Etat (chef du gouvernement) Christophe Mirmand a annoncé lors d'une conférence de presse que le suspect décrit par des témoins avait été repéré sur les images de vidéosurveillance de Monaco et de Beausoleil, la commune française voisine qu'il a rejointe à pied. Selon M. Mirmand, le parquet de Nice a ouvert une enquête pour permettre aux forces de l'ordre françaises de participer à la traque du suspect. Contacté par l'AFP, le parquet de Nice n'a pas confirmé. Oligarque sous sanctions Une source proche du dossier a indiqué à l'AFP que l'homme blessé dans l'attaque est Vadim Ermolaev, un oligarque originaire d'Ukraine, confirmant une information de BFMTV. Résidant à Monaco, il fait l'objet depuis décembre 2023 de sanctions en vertu d'une décision du Conseil national de sécurité (NSDC) promulguée par le président Volodymyr Zelensky. Selon plusieurs médias citant les services de sécurité ukrainiens, ces sanctions sont dues au choix du multimillionnaire de poursuivre ses activités de négoce d'alcool en Crimée sous occupation russe. L'identité des victimes n'a pas été confirmée à Monaco, où une conférence de presse du procureur général Stéphane Thibault était attendue en fin de matinée. "C'est la première fois que dans l'histoire, à ma connaissance, un tel acte se produit dans la Principauté", a déclaré M. Mirmand. Le prince Albert II a dénoncé dans un communiqué "un crime odieux" qui représente "un choc pour toute la communauté monégasque". Avec des services de sécurité en nombre et un système de vidéosurveillance perfectionné, Monaco a longtemps maintenu l'image d'un havre de paix particulièrement sûr, même si quelques braquages sont venus troubler la quiétude ces dernières années. "La Principauté de Monaco demeurera unie et déterminée face à la violence et au crime. La sécurité de notre communauté a toujours été une priorité", a promis le prince. M. Mirmand a aussi évoqué un travail engagé lundi soir avec les services de renseignement "pour identifier l'environnement des victimes, pour identifier si d'autres personnes pourraient être concernées par des menaces particulières, et pour pouvoir s'assurer que ces faits ne se reproduisent pas dans la principauté". Outre les trois blessés, quatre autres personnes ont été prises en charge par les secouristes, dont une personne choquée et plusieurs victimes de coupures à cause des vitres soufflées par l'explosion. L'immeuble visé compte six appartements, mais les trois blessés étaient les seules personnes présentes. Sur une photo publiée sur les réseaux sociaux et présentée comme celle de l'immeuble, des débris sont visibles dans l'entrée d'un bâtiment de pierre, les escaliers fortement endommagés et tachés de sang, les grilles déformées.
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