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16.03.2026 à 05:13

Birmanie: le nouveau Parlement se réunit à l'ombre de la junte

FRANCE24
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Le Parti de l'union, de la solidarité et du développement (PUSD), pro-armée, a sans surprise largement remporté les élections législatives organisées en plusieurs phases en décembre et janvier. La plupart des autres sièges des deux chambres du Parlement seront occupés par des membres des forces armées, qui en obtiennent automatiquement un quart en vertu d'une constitution rédigée par des militaires. Les deux chambres ont notamment à l'ordre du jour l'élection de leurs présidents respectifs. Les députés ont ouvert le bal en entamant vers 10H00 (03H30 GMT) la procédure d'élection du président de la Chambre basse, ont constaté les journalistes de l'AFP dans la capitale Naypyidaw. Les membres de la chambre haute feront de même pour leur président dans deux jours. Les précédentes législatives, en 2020, avaient vu une victoire écrasante du parti d'Aung San Suu Kyi, mais la junte a annulé les résultats, arrêté la lauréate du prix Nobel de la paix et dissous son parti, déclenchant une guerre civile. Celles organisées en décembre et janvier, après cinq années de régime militaire, ont été condamnées par de nombreux pays et observateurs internationaux. Marquées par une répression des voix dissidentes et des listes majoritairement composées de partis favorables à l'armée, elles n'ont pas pu se tenir dans de vastes zones contrôlées par des rebelles. Des analystes décrivent la nouvelle cohorte de députés comme une façade destinée à donner une apparence de légitimité au pouvoir militaire. Min Aung Hlaing futur président? Le chef de la junte, Min Aung Hlaing, est pressenti pour troquer son uniforme militaire contre le costume présidentiel lorsque le nouveau gouvernement prendra ses fonctions le mois prochain. Le président sera choisi par un vote des deux chambres du Parlement, dominées par des députés pro-militaires ou issus de leurs rangs. Certains experts estiment cependant que Min Aung Hlaing pourrait rester à la tête de l'armée tout en contrôlant le gouvernement en coulisses. "Qui sait quel rôle il jouera? Mais il est évident qu'il sera aux commandes et que l'armée sera clairement aux commandes", a déclaré à l'AFP Tom Andrews, rapporteur spécial des Nations unies sur les droits humains en Birmanie. "Ce sera une junte militaire sous des habits civils", a-t-il ajouté. L'armée a dirigé la Birmanie pendant la majeure partie de son histoire depuis son indépendance en 1948, en dehors d'un interlude démocratique d'une décennie (2011-2021), qui avait suscité une vague de réformes et d'optimisme pour l'avenir du pays d'Asie du Sud-Est. Les analystes estiment que le coup d'Etat de 2021 a été déclenché par l'inquiétude des militaires face à l'influence grandissante du mouvement populaire d'Aung San Suu Kyi. Le putsch a provoqué une guerre civile, des militants pro‑démocratie ayant pris les armes aux côtés de mouvements armés issus de minorités ethniques longtemps hostiles au pouvoir central. Le PUSD, qui a remporté plus de 80% des sièges en jeu lors des dernières élections, a été fondé par un ancien général et compte parmi ses rangs de nombreux anciens hauts gradés à la retraite.

16.03.2026 à 05:01

Trump veut enrôler ses alliés et la Chine dans le détroit d'Ormuz

FRANCE24
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Au 17e jour de la guerre qui embrase le Moyen-Orient, Israël continue de bombarder lundi le Liban et la ville de Téhéran. Aux Emirats arabes unis, l'aéroport de Dubaï, un des principaux noeuds du trafic aérien mondial, a fermé temporairement après l'incendie d'un réservoir de carburant causé par une attaque de drone. Tout en répétant que l'Iran a été "décimé" par plus de deux semaines de frappes américano-israéliennes, le président américain a affirmé avoir des discussions avec Téhéran, mais qu'un accord pour mettre fin à la guerre n'était pas encore à l'ordre du jour. "Oui, on est en discussion avec eux. Mais je ne pense pas qu'ils soient tout à fait prêts, même s'ils n'en sont plus très loin", a déclaré Donald Trump à la presse dimanche soir. Il n'a pas dévoilé le contenu de ces échanges. Et dans une interview au Financial Times, il a accentué la pression sur les alliés des Etats-Unis et sur la Chine pour qu'ils envoient des navires de guerre dans le détroit d'Ormuz, par où transite un cinquième du trafic mondial de pétrole et de gaz liquéfié et dont dépendent lourdement les économies asiatiques et européennes. M. Trump a prédit "des conséquences très mauvaises pour l'avenir de l'Otan" si les pays de l'alliance refusent d'obtempérer, et menacé de reporter un voyage en Chine prévu du 31 mars au 2 avril. Refus du Japon et de l'Australie Les réponses qu'il a reçu jusqu'à présent sont peu empressées. Le Japon, tenu de renoncer pour toujours à la guerre par sa Constitution pacifiste de 1947, a fait savoir lundi qu'il "n'envisageait pas" un tel déploiement. "Nous n'enverrons pas de navire dans le détroit d'Ormuz", a également affirmé la ministre australienne des Transports, Catherine King. Le ministère des Affaires étrangères iranien a mis en garde les pays qui envisageraient de répondre à l'appel de Washington, les enjoignant de "s'abstenir de toute action pouvant mener à une escalade et à une extension du conflit". Les prix du pétrole, qui ont connu une flambée spectaculaire depuis le début de la guerre, montrent des signes de stabilité lundi autour de 100 dollars le baril. Dans ce contexte, les pays membres de l'Agence internationale de l'Energie (AIE) ont décidé la semaine dernière de débloquer collectivement 400 millions de barils issus de leurs réserves stratégiques. Une décision d'une ampleur sans précédent dans les 50 ans d'histoire de cette institution. Lundi, le Japon, qui dépend du pétrole du Moyen-Orient pour 95% de ses importations, a confirmé commencer à puiser dans ses réserves, qui sont parmi les plus importantes du monde. Sur le terrain, la guerre ne donne en attendant aucun signe de répit. Israël bombarde Téhéran et le Liban L'armée israélienne a annoncé à l'aube mener une nouvelle "vague de frappes à grande échelle visant les infrastructures du régime terroriste iranien à Téhéran", ainsi que des bombardements contre la banlieue sud de Beyrouth, au Liban, bastion mouvement chiite pro-iranien Hezbollah. Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a pour sa part dénoncé un "écocide" après le bombardement par Israël de plusieurs dépôts de carburant à Téhéran ces derniers jours. "Les habitants risquent de subir des effets néfastes à long terme sur leur santé" et "la contamination des sols et des nappes phréatiques pourrait avoir des répercussions sur plusieurs générations", a-t-il déploré sur X. Israël a de son côté été brièvement en alerte lundi à l'aube après avoir détecté des missiles lancés depuis l'Iran. Depuis le début de la guerre, l'Iran a également pris pour cible des bases militaires et des intérêts économiques américains chez ses voisins du Golfe, mais aussi des infrastructures civiles comme des aéroports, des ports et des installations pétrolières. Le chef de la diplomatie iranienne a justifié ces attaques par "les nombreuses preuves" qui montrent selon lui que les bases américaines dans le Golfe sont utilisées pour cibler son pays. Lundi, l'aéroport international de Dubaï, un des centres névralgiques du trafic aérien mondial, a temporairement suspendu tous ses vols après l'incendie d'un dépôt de carburant dû à une attaque de drone, selon les autorités de l'émirat. Cinq personnes ont en outre été blessées dimanche dans des tirs de roquettes ayant visé l'aéroport international de Bagdad, qui abrite aussi un centre diplomatique américain, ont annoncé les services de sécurité irakiens. burx-roc/phs

16.03.2026 à 04:57

Des Sud-Coréens jubilent après les Oscars de "Kpop Demon Hunters"

FRANCE24
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"Le syndrome K, comme on l'appelle, s'étend maintenant aux films d'animation", écrit sur YouTube l'internaute Kim Chang-soo, faisant écho à de nombreux autres utilisateurs emplis de fierté, dans un pays dont la culture rayonne par sa musique K-pop ou encore ses séries K-dramas. La presse du pays asiatique se focalise sur le discours de la co-réalisatrice Maggie Kang, qui a dédié son prix à son pays natal. "+Ceci est pour la Corée, et les Coréens+: Kedehun remporte l'Oscar du meilleur film d'animation", titre le quotidien Hankook Ilbo, en employant une abréviation du film utilisée couramment utilisée en Corée du Sud. "+Kedehun+ remporte la gloire aux Oscars... Le message émouvant de la réalisatrice pour la Corée", titre aussi la chaîne d'information YTN. "Le ministère de la Culture devrait au moins la récompenser (la co-réalisatrice, NDLR) d'une médaille pour ce discours", a commenté un internaute, bbar, sur un portail d'information. Le film suit HUNTR/X, un groupe de K-pop dont les trois chanteuses sont aussi des chasseuses de démons qui protègent secrètement la Terre. Co-produit par Sony Pictures, le film est sorti en juin 2025 sur Netflix et a rapidement affolé tous les compteurs, devenant un véritable phénomène mondial. Le long-métrage aura une suite, a annoncé la semaine dernière la plateforme.

16.03.2026 à 03:59

Le Michelin dévoile ses nouvelles étoiles à Monaco

FRANCE24
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Après Metz l'an dernier, le livre rouge a choisi la principauté pour sa cérémonie annuelle qui s'ouvre à 17H00 devant des centaines de chefs, impatients de savoir s'ils décrochent le Graal d'une première étoile ou d'un macaron supplémentaire. En 2025, 68 nouvelles étoiles toutes catégories confondues avaient été décernées par le guide, désormais consacré à la zone "France et Monaco", dont une troisième à Hugo Roellinger et Christopher Coutanceau, deux ans après la lui avoir retirée. Le palmarès 2026 révélera notamment à quel(s) restaurant(s) les inspecteurs du guide, fins gourmets dont l'identité est tenue secrète, ont décidé d'accorder une troisième étoile, récompense ultime, synonyme de renommée internationale. "Notre force, c'est d'avoir une approche basée sur le terrain, avec le passage dans les restaurants d'inspecteurs et inspectrices qui sont anonymes, salariés à temps plein du guide Michelin et qui payent leurs additions", détaille auprès de l'AFP Gwendal Poullennec, directeur international du Michelin. L'an dernier, le palmarès avait confirmé le rang gastronomique de la France, qui compte le plus de tables étoilées au monde (654) avec le Japon. "La France a une voix gastronomique qui la distingue clairement", estime Gwendal Poullennec et le Michelin conservera cette année pour objectif de célébrer "l'ancrage territorial et les projets entrepreneuriaux de dimension raisonnable, avec de vraies personnalités de cuisine". Faste En amont du grand raout monégasque au Forum Grimaldi, le livre rouge a annoncé la semaine dernière ses rétrogradations pour 2026, marquées par la perte d'un deuxième macaron pour le restaurant Le Suquet de Sébastien Bras, le chef étoilé qui n'en voulait plus. "Nous ne nous sentons plus concernés par les décisions et stratégies du guide", avait-il réagi auprès de l'AFP, se disant soulagé d'avoir repris depuis des années sa "liberté créative". Plus ancien triple étoilé de la capitale, L'Ambroisie a lui perdu son troisième macaron. Dix-sept restaurants ont eux été privés de leur unique étoile cette année à travers la France. Pour lancer la cérémonie 2026, les grands chefs se sont retrouvés dimanche soir à Monaco pour leur traditionnel dîner, qui était orchestré par Alain Ducasse au Louis XV (trois étoiles) autour de 350 convives, en présence du prince Albert II. Comme chaque année, le nombre de femmes distinguées par le Michelin sera scruté alors que la faible part de cheffes étoilées vient souvent ternir la traditionnelle photo de famille à la fin de la cérémonie. "Le guide valorise une cuisine sans type de quota", évacue M. Poullennec au sujet de cette polémique récurrente. La cérémonie intervient également quelques jours après le choc provoqué par les accusations de harcèlement et violences portées par d'anciens salariés contre René Redzepi, chef du légendaire Noma, restaurant danois fermé depuis fin 2024 qui avait hérité du titre de meilleur restaurant du monde et avait été distingué par le Michelin. "On ne peut qu'encourager le fait que la parole se libère" mais "le Michelin n'a pas vocation à se substituer à l'inspection du travail, encore moins à la justice", souligne M. Poullennec, assurant que les pratiques managériales en cuisine "évoluent et s'améliorent". La cérémonie et le faste de Monaco, lieu unique par sa densité de tables étoilées (huit sur deux kilomètres carrés) tenteront également de repousser au large les guerres et la conjoncture économique, qui affecte les réservations dans la haute gastronomie. "Dans le chaos actuel du monde, les tendances touristiques globales sont impactées", indique Gwendal Poullennec, selon qui la France pourrait, dans un contexte de désaffection du tourisme au Moyen-Orient, profiter de son double statut de "marché touristique historique" et de place forte de la gastronomie mondiale. Le guide Michelin, créé en 1900 par les frères André et Édouard Michelin à destination des automobilistes, couvre aujourd'hui plus de 50 destinations.

16.03.2026 à 03:57

Nicolas Sarkozy affronte le procès en appel du financement libyen

FRANCE24
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A l'occasion de cette audience, prévue jusqu'au 3 juin dans le décor monumental de la première chambre de la cour d'appel de Paris, les enjeux ne sauraient être plus élevés pour le prévenu le plus célèbre de France, devenu l'année dernière le premier ex-président (2007-2012) à être incarcéré de l'histoire de la République. En septembre, le tribunal correctionnel de Paris l'a déclaré coupable d'association de malfaiteurs et l'a condamné à cinq ans d'emprisonnement ferme en raison d'une "corruption au plus haut niveau" d'une "exceptionnelle gravité". Entré le 21 octobre à la prison de la Santé sous les caméras du monde entier, Nicolas Sarkozy a obtenu sa mise en liberté sous contrôle judiciaire trois semaines plus tard. Dans ce feuilleton politico-financier aux multiples méandres, qui fait rage depuis 2011, l'ancien champion de la droite est accusé d'avoir perçu des fonds secrets de la Libye du dictateur Mouammar Khadafi pour sa campagne présidentielle victorieuse de 2007, ce qu'il a toujours nié vigoureusement. En première instance, le tribunal correctionnel l'a relaxé pour trois des quatre infractions pour lesquelles il était jugé. Les juges ont estimé que le financement libyen de la campagne électorale de 2007 n'était pas établi, malgré l'envoi corroboré de 6,5 millions d'euros par la Libye en janvier et novembre 2006. Pour les magistrats, il n'a pas été apporté la preuve que ces fonds ont effectivement atterri dans les caisses de la campagne qui a porté Nicolas Sarkozy à l'Élysée. Toutefois, ils ont jugé que l'ex-président avait effectivement laissé ses plus proches collaborateurs, Claude Guéant et Brice Hortefeux, démarcher le pouvoir libyen en ce sens à l'occasion de rendez-vous secrets qu'ils ont eus en Libye fin 2005 avec un proche de Mouammar Kadhafi, recherché par la justice française. L'entourage de Nicolas Sarkozy n'a pas souhaité s'exprimer avant l'audience. Dix prévenus Outre Nicolas Sarkozy, aujourd'hui âgé de 71 ans, définitivement condamné dans les affaires Bismuth et Bygmalion, respectivement pour corruption et financement illégal de campagne, neuf autres prévenus seront rejugés à l'occasion de ce procès en appel. "Le financement occulte de campagne électorale – qui repose sur un ensemble complexe d'acteurs, de transactions financières et de montages juridiques – fragilise le pacte démocratique. Chaque euro détourné ou injecté illégalement est une atteinte directe à la souveraineté", ont estimé dans un communiqué les associations anticorruption Sherpa, Anticor et Transparency International France, parties civiles. Aux côtés de l'ancien chef de l'Etat doivent notamment comparaître son ex-bras droit Claude Guéant et l'ancien ministre Brice Hortefeux, son ami de toujours. Secrétaire général de l'Elysée sous la présidence Sarkozy, Claude Guéant a été l'un des plus lourdement sanctionnés en première instance. Le tribunal l'a condamné à six ans de prison pour toute une série de délits, dont corruption, trafic d'influence passive ou encore faux et usage de faux. En raison de son état de santé, il a échappé au mandat de dépôt et sa présence au procès en appel est incertaine. Quant à Brice Hortefeux, 67 ans, la justice lui reproche d'avoir agi comme intermédiaire du financement à travers le réseau du Franco-Libanais Ziad Takieddine. Ce personne central du dossier, qui avait été jugé en son absence devant le tribunal, est décédé juste avant le jugement. Brice Hortefeux a été condamné par le tribunal correctionnel à deux ans de prison, une peine aménageable à effectuer sous bracelet à domicile assortie de l'exécution provisoire, et à une amende de 50.000 euros. Sur le banc des prévenus figure également l'ex-ministre du Travail et du Budget Eric Woerth, qui fut le trésorier de la campagne de 2007. Sa relaxe en première instance a fait l'objet d'un appel du parquet national financier (PNF). A l'instar de Nicolas Sarkozy, les deux condamnés écroués à l'issue du jugement de septembre, l'intermédiaire Alexandre Djouhri et le banquier Wahib Nacer, ont été mis en liberté par la justice les semaines suivantes.
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