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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

23.02.2026 à 23:19

Le Panama prend le contrôle de deux ports du canal exploités par CK Hutchison

FRANCE24
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Fin janvier, la Cour suprême du Panama avait jugé "inconstitutionnel" le contrat qui avait permis depuis 1997 à la société Panama Ports Company (PPC), filiale de CK Hutchison, de gérer deux ports situés aux deux extrémités du canal, celui de Cristobal, côté océan Atlantique, et celui de Balboa, côté Pacifique. La semaine dernière, CK Hutchison avait demandé au gouvernement panaméen d'entamer des négociations afin de lui permettre de continuer à exploiter ces deux terminaux et ainsi "éviter le chaos". Mais lundi, le Panama a annoncé avoir pris le contrôle des deux ports, une mesure formalisée par un décret quelques heures après la publication de la décision de la Cour au journal officiel. "L'Autorité maritime du Panama a pris possession de ses ports et garantit la continuité de l'exploitation", a annoncé en conférence de presse Max Florez, le directeur des ports de l'institution. Le "décret d'occupation" ouvre une période de transition de 18 mois, a-t-il précisé. Durant cette période, les ports seront exploités par deux autres entreprises avant d'être attribués dans le cadre d'un nouvel appel d'offres international. Transition APM Terminals, filiale du groupe danois Maersk, opèrera le port de Balboa. Terminal Investment Limited (TiL), appartenant au géant logistique MSC, exploitera celui de Cristobal. L'an dernier, 38% des conteneurs ayant transité par le Panama sont passés par ces deux ports. "Nous allons définir le modèle (...) d'appel d'offres international" afin de disposer d'opérateurs de long terme, a affirmé durant la même conférence de presse Alberto Aleman Zubieta, chargé de la transition. Cette reprise en main intervient alors que les Etats-Unis cherchent à limiter l'influence chinoise sur le canal de Panama, voie stratégique de 80 kilomètres par laquelle transitent environ 5% du commerce maritime mondial. PCC a réagi en disant "s'opposer fermement aux démarches du gouvernement visant à développer et à mener à bien cette prise de contrôle illégale, sans transparence ni coordination". Selon la filiale, des représentants du gouvernement panaméen "sont arrivés dans les ports sans y être invités" et ont remis une lettre indiquant que "la concession de PPC n'existe plus, que les ports sont propriété de l'Etat et que PPC doit cesser ses opérations". "L'Etat est responsable de tout préjudice ou dommage causé", a ajouté PPC, en mettant en garde contre des "risques sérieux" dans les terminaux. - "Pas du bon travail" - La ministre du Travail et du Développement, Jackeline Muñoz, a assuré qu'il n'y aurait "pas de licenciements" dans les deux terminaux, où travaillent quelque 1.200 personnes. "Tout est à l'arrêt, nous ne savons pas ce qu'il adviendra de nous", a toutefois déclaré à l'AFP un salarié ayant requis l'anonymat sur le port de Balboa. Washington s'est réjoui de l'annonce de la prise de contrôle par le Panama. "C'étaient des opérateurs qui ne faisaient pas du bon travail", a déclaré à la presse l'ambassadeur des Etats-Unis au Panama, Kevin Cabrera, soulignant que les Panaméens avaient droit à ce "que leur système judiciaire prenne ses propres décisions". CK Hutchison a menacé il y a quelques jours Maersk de "poursuites judiciaires" si le géant danois prenait en charge la gestion des terminaux sans son consentement. Se disant victime de "graves préjudices", la société hongkongaise a annoncé qu'elle contesterait la décision panaméenne devant la Chambre de commerce internationale (CCI), dont le siège est à Paris. La Cour suprême du Panama a jugé que la concession de CK Hutchison, qui avait été renouvelée pour 25 années supplémentaires en 2021, était "inconstitutionnelle" car elle avantageait de façon "disproportionnée" le groupe hongkongais "au détriment des caisses de l'Etat" panaméen. Cette décision avait provoqué la satisfaction de Washington mais une vive réaction de Pékin qui a promis de "protéger les droits et intérêts légitimes de ses entreprises".

23.02.2026 à 23:13

L'UE suspend la mise en oeuvre de son accord commercial avec les Etats-Unis

Laure MANENT
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C'était moins une : ce mardi, la commission du Commerce international devait se prononcer sur la mise en œuvre de l'accord négocié fin juillet à Turnberry, en Ecosse ; ce lundi, le Parlement européen a décidé d'en reporter la mise en oeuvre. Pas d'annulation, "un accord est un accord", insiste Bernd Lange, président de cette commission, mais une pause, le temps d'obtenir des clarifications de la part de Washington. Vendredi, la Cour suprême des Etats-Unis a jugé les droits de douane imposés par Donald Trump "illégaux". Le républicain a donc renoncé - temporairement, au moins - à sa politique tarifaire et décidé de créer à la place une "nouvelle taxe mondiale" de 15%. L'UE est circonspecte mais la Chine, avec qui les relations commerciales restent tendues, pourrait y trouver un moyen de pression dans ses négociations avec les Etats-Unis. 

23.02.2026 à 23:03

La frontière entre la RD Congo et le Burundi rouvre, les habitants soulagés

Célia CARACENA
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En RD Congo, la frontière entre Bujumbura et Uvira a rouvert… Elle avait été fermée mi-décembre après la prise de contrôle d’Uvira par l’AFC/M23. Fermé depuis près de deux mois, cette réouverture est accueillie avec enthousiasme par la population. Les précisions d'Aurélie Bazzara-Kibangula.
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En RD Congo, la frontière entre Bujumbura et Uvira a rouvert… Elle avait été fermée mi-décembre après la prise de contrôle d’Uvira par l’AFC/M23. Fermé depuis près de deux mois, cette réouverture est accueillie avec enthousiasme par la population. Les précisions d'Aurélie Bazzara-Kibangula.

23.02.2026 à 22:31

Ukraine : Trump est soit "un traître", soit un dirigeant "exceptionnel", dit Lech Walesa dans un entretien avec l'AFP

FRANCE24
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"En apparence, aujourd'hui, il semble être le valet de la Russie, un traître tout simplement. C'est une façon de voir les choses", explique le co-fondateur du syndicat Solidarnosc (Solidarité) et ancien président polonais, aujourd'hui âgé de 82 ans, à la veille du quatrième anniversaire de l'invasion massive de l'Ukraine par la Russie. Pour autant, le président américain est peut-être "un responsable politique extrêmement intelligent" qui "sait que si les Etats-Unis se joignaient au choeur antiPoutine, Poutine n'aurait plus le choix et devrait utiliser l'arme atomique". Pourquoi ? "Parce que Poutine est irresponsable", assène-t-il. "C'est un jeu très rusé, très intelligent. Ne pas pousser Poutine à utiliser l'arme nucléaire, jouer l'ami". Ce faisant, Donald Trump gagne du temps et force "l'Europe à s'organiser contre Poutine, sans les Etats-Unis. Parce que si les Etats-Unis entrent en jeu, c'est la guerre nucléaire", prédit celui dont les luttes pour la démocratisation de la Pologne ont contribué à faire tomber le Rideau de fer. "Il y a donc deux façons de voir les choses", résume Lech Walesa : "traître ou homme extrêmement intelligent". "À ce jour, je ne sais toujours pas laquelle s'applique à Trump". Dans la seconde hypothèse, celle d'un dirigeant "exceptionnel", M. Trump "mériterait" à son tour le prix Nobel de la paix, décerné à Lech Walesa en 1983. "Mais s'il est un traître", reprend-il, "il ne le mérite pas, donc il faut attendre. Il est trop tôt pour juger". M. Walesa dit avoir récemment rencontré aux Etats-Unis la cheffe de l'opposition vénézuélienne Maria Corina Machado, lauréate du Nobel de la Paix 2025 qui a offert à Donald Trump la médaille de son prix. A cette occasion, "je lui ai dit qu'elle était allée trop vite en besogne", assure-t-il. "L'Ukraine dans l'UE" L'ancien électricien à la légendaire moustache reçoit dans son bureau au coeur des anciens chantiers navals de Gdansk, une cité hanséatique sur les rives de la Baltique d'où il força le régime à négocier la légalisation des syndicats et les premières élections semi-libres dans la Pologne communiste. Il n'occupe plus de fonctions officielles depuis sa présidence (1990-1995) et n'est plus prophète en son pays. Mais il demeure une autorité morale à l'étranger où il donne de nombreuses conférences, une tribune qu'il met désormais au service de l'Ukraine. Aux murs de son bureau, son panthéon politique et intime : un portrait du pape polonais Jean-Paul II, un crucifix, une reproduction de la Cène, un portrait du maréchal Jozef Pilsudski, le père de l'indépendance polonaise en 1918. Et trois drapeaux : les couleurs de l'Union européenne, de la Pologne et de l'Ukraine. "Nous devons aider l'Ukraine de toutes nos forces", lance Lech Walesa qui dit nourrir "des remords" au sujet de ce pays voisin et défend ainsi son engagement d'aujourd'hui : "A l'époque où j'étais président, j'avais une idée simple : Nous entrons (Pologne et Ukraine) ensemble dans l'Union européenne et dans l'Otan", expose-t-il. De crainte cependant que cela ne compromette l'adhésion polonaise, il décide de garder le projet secret et de le ressortir à sa réélection. Seulement voilà : "J'ai perdu à la présidentielle et tout est tombé à l'eau. J'aurais dû agir plus tôt". "Ennemi extérieur" Conflit le plus sanglant sur le sol européen depuis la Deuxième Guerre mondiale, le conflit en Ukraine, déclenché par l'invasion russe du 24 février 2022, entre mardi dans sa cinquième année. Russes et Ukrainiens négocient depuis 2025 une cessation des hostilités, sous l'impulsion de Donald Trump, en vain jusqu'ici. Pur produit politique de la Guerre froide, lui qui fut un acteur de l'effondrement du monde soviétique prévient que "si la Russie conquiert l'Ukraine, nous pourrons apprendre le chinois et le russe. Les Etats-Unis perdront définitivement". Mais il faut plus qu'une défaite de Moscou pour installer la paix : "si on parvient à vaincre la Russie, celle-ci se relèvera dans dix ans et nos petits-enfants devront à nouveau se battre contre la Russie". Car l'"agressivité russe" plonge ses racines dans l'absence de démocratie dans un pays dont "les autorités, depuis des siècles, entretiennent l'idée qu'un ennemi extérieur menace la Russie". "Le problème de la Russie ne réside ni dans Poutine, ni dans Staline mais dans un mauvais système politique", conclut-il.
Texte intégral (749 mots)
"En apparence, aujourd'hui, il semble être le valet de la Russie, un traître tout simplement. C'est une façon de voir les choses", explique le co-fondateur du syndicat Solidarnosc (Solidarité) et ancien président polonais, aujourd'hui âgé de 82 ans, à la veille du quatrième anniversaire de l'invasion massive de l'Ukraine par la Russie. Pour autant, le président américain est peut-être "un responsable politique extrêmement intelligent" qui "sait que si les Etats-Unis se joignaient au choeur antiPoutine, Poutine n'aurait plus le choix et devrait utiliser l'arme atomique". Pourquoi ? "Parce que Poutine est irresponsable", assène-t-il. "C'est un jeu très rusé, très intelligent. Ne pas pousser Poutine à utiliser l'arme nucléaire, jouer l'ami". Ce faisant, Donald Trump gagne du temps et force "l'Europe à s'organiser contre Poutine, sans les Etats-Unis. Parce que si les Etats-Unis entrent en jeu, c'est la guerre nucléaire", prédit celui dont les luttes pour la démocratisation de la Pologne ont contribué à faire tomber le Rideau de fer. "Il y a donc deux façons de voir les choses", résume Lech Walesa : "traître ou homme extrêmement intelligent". "À ce jour, je ne sais toujours pas laquelle s'applique à Trump". Dans la seconde hypothèse, celle d'un dirigeant "exceptionnel", M. Trump "mériterait" à son tour le prix Nobel de la paix, décerné à Lech Walesa en 1983. "Mais s'il est un traître", reprend-il, "il ne le mérite pas, donc il faut attendre. Il est trop tôt pour juger". M. Walesa dit avoir récemment rencontré aux Etats-Unis la cheffe de l'opposition vénézuélienne Maria Corina Machado, lauréate du Nobel de la Paix 2025 qui a offert à Donald Trump la médaille de son prix. A cette occasion, "je lui ai dit qu'elle était allée trop vite en besogne", assure-t-il. "L'Ukraine dans l'UE" L'ancien électricien à la légendaire moustache reçoit dans son bureau au coeur des anciens chantiers navals de Gdansk, une cité hanséatique sur les rives de la Baltique d'où il força le régime à négocier la légalisation des syndicats et les premières élections semi-libres dans la Pologne communiste. Il n'occupe plus de fonctions officielles depuis sa présidence (1990-1995) et n'est plus prophète en son pays. Mais il demeure une autorité morale à l'étranger où il donne de nombreuses conférences, une tribune qu'il met désormais au service de l'Ukraine. Aux murs de son bureau, son panthéon politique et intime : un portrait du pape polonais Jean-Paul II, un crucifix, une reproduction de la Cène, un portrait du maréchal Jozef Pilsudski, le père de l'indépendance polonaise en 1918. Et trois drapeaux : les couleurs de l'Union européenne, de la Pologne et de l'Ukraine. "Nous devons aider l'Ukraine de toutes nos forces", lance Lech Walesa qui dit nourrir "des remords" au sujet de ce pays voisin et défend ainsi son engagement d'aujourd'hui : "A l'époque où j'étais président, j'avais une idée simple : Nous entrons (Pologne et Ukraine) ensemble dans l'Union européenne et dans l'Otan", expose-t-il. De crainte cependant que cela ne compromette l'adhésion polonaise, il décide de garder le projet secret et de le ressortir à sa réélection. Seulement voilà : "J'ai perdu à la présidentielle et tout est tombé à l'eau. J'aurais dû agir plus tôt". "Ennemi extérieur" Conflit le plus sanglant sur le sol européen depuis la Deuxième Guerre mondiale, le conflit en Ukraine, déclenché par l'invasion russe du 24 février 2022, entre mardi dans sa cinquième année. Russes et Ukrainiens négocient depuis 2025 une cessation des hostilités, sous l'impulsion de Donald Trump, en vain jusqu'ici. Pur produit politique de la Guerre froide, lui qui fut un acteur de l'effondrement du monde soviétique prévient que "si la Russie conquiert l'Ukraine, nous pourrons apprendre le chinois et le russe. Les Etats-Unis perdront définitivement". Mais il faut plus qu'une défaite de Moscou pour installer la paix : "si on parvient à vaincre la Russie, celle-ci se relèvera dans dix ans et nos petits-enfants devront à nouveau se battre contre la Russie". Car l'"agressivité russe" plonge ses racines dans l'absence de démocratie dans un pays dont "les autorités, depuis des siècles, entretiennent l'idée qu'un ennemi extérieur menace la Russie". "Le problème de la Russie ne réside ni dans Poutine, ni dans Staline mais dans un mauvais système politique", conclut-il.

23.02.2026 à 22:18

Trump menace : une nouvelle escalade ?

Stéphanie ANTOINE
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Les eurodéputés ont suspendu, lundi, la procédure de mise en œuvre de l'accord commercial conclu l'année dernière entre l'UE et les États-Unis, disant attendre une clarification de Washington sur l'impact de la décision de la Cour suprême américaine qui a invalidé, vendredi, la majeure partie des droits de douane instaurés par Donald Trump.  Les explications avec Christian Saint-Etienne, universitaire, membre du cercle des économistes. 
Texte intégral (749 mots)
Les eurodéputés ont suspendu, lundi, la procédure de mise en œuvre de l'accord commercial conclu l'année dernière entre l'UE et les États-Unis, disant attendre une clarification de Washington sur l'impact de la décision de la Cour suprême américaine qui a invalidé, vendredi, la majeure partie des droits de douane instaurés par Donald Trump.  Les explications avec Christian Saint-Etienne, universitaire, membre du cercle des économistes. 
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