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30.04.2026 à 04:42

Moyen-Orient en direct : Donald Trump envisage une réduction des forces américaines en Allemagne

FRANCE 24
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Donald Trump a déclaré mercredi qu'il envisageait une réduction des forces armées américaines stationnées en Allemagne, après des échanges tendus avec le chancelier allemand à propos de la guerre en Iran. Suivez notre direct sur la situation au Moyen-Orient.
Donald Trump a déclaré mercredi qu'il envisageait une réduction des forces armées américaines stationnées en Allemagne, après des échanges tendus avec le chancelier allemand à propos de la guerre en Iran. Suivez notre direct sur la situation au Moyen-Orient.

30.04.2026 à 02:23

La justice américaine inculpe le gouverneur de l'Etat mexicain de Sinaloa pour trafic de drogue

FRANCE24
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Ruben Rocha Moya, membre du parti Morena au pouvoir au Mexique, gouverne le Sinaloa (nord-ouest) depuis 2021. Sous son mandat, cet Etat a été secoué par de violents affrontements entre factions du cartel du même nom. Le parquet accuse M. Rocha Moya et neufs autres responsables mexicains, actuels ou anciens, de s'être associés au cartel de Sinaloa "pour distribuer des quantités massives de stupéfiants aux Etats-Unis". Parmi ces derniers figurent le sénateur de Morena Enrique Inzunza, un élu à la tête de Culiacan (capitale du Sinaloa), Juan de Dios Gamez, le vice-procureur de l'Etat, Damaso Castro, ainsi que le ministre local de l'Administration et des Finances, Enrique Diaz Vega. M. Rocha Moya a rejeté sur X des accusations "dénuées de toute véracité et de tout fondement". "Cette attaque ne vise pas uniquement ma personne, mais aussi le mouvement de la +Quatrième Transformation+", a-t-il affirmé en référence au parti de la présidente mexicaine de gauche, Claudia Sheinbaum. L'ombre d'"El Chapo" Le ministère mexicain des Affaires étrangères a fait savoir qu'il protesterait auprès de Washington. Les traités en vigueur entre les deux pays "prévoient la confidentialité de l'information, c'est pourquoi une note de protestation sera envoyée à l'ambassade des Etats-Unis en raison de la manière dont cette information a été rendue publique", a-t-il annoncé dans un communiqué. Sans mentionner expressément le gouverneur du Sinaloa, la diplomatie mexicaine a indiqué que le gouvernement américain avait présenté des demandes d'extradition visant "plusieurs personnes". Ces documents ne comportent "pas d'éléments de preuve permettant d'établir les responsabilités", selon elle. Dans la soirée, le parquet général du Mexique a annoncé l'ouverture d'une enquête à l'égard des personnes concernées, destinée à "déterminer s'il existe des éléments de preuve permettant d'établir que l'accusation portée par les autorités américaines repose sur des fondements juridiques", selon un porte-parole, Ulises Lara. Le parquet de New York affirme que la faction des fils de Joaquin Guzman (alias "El Chapo") au sein du cartel de Sinaloa, connue sous le noms de "Chapitos", a aidé M. Rocha Moya à se faire élire au poste de gouverneur. "En échange, aussi bien avant qu'après être devenu gouverneur, Rocha Moya a rencontré les Chapitos, à qui il a promis une protection pendant qu'ils distribuaient des quantités massives de drogues aux Etats-Unis". Les responsables politiques et représentants des forces de l'ordre poursuivis "ont abusé de leur autorité pour soutenir le cartel, exposant les victimes à des menaces et à des violences", selon l'acte d'accusation américain. Centaines de morts "El Chapo" purge actuellement une peine de prison à perpétuité aux Etats-Unis. Deux de ses fils, anciens chefs des "Chapitos", sont eux aussi détenus dans ce pays. Ruben Rocha Moya, 76 ans, a été sénateur de l'Etat de Sinaloa. Son mandat de gouverneur a été marqué par la violence entre les "Chapitos" et les héritiers de l'autre cofondateur du cartel de Sinaloa, Ismael Zambada alias "El Mayo", arrêté en juillet 2024 et incarcéré aux Etats-Unis. L'affrontement entre ces deux groupes a fait des centaines de morts et de disparus dans le Sinaloa. Le cartel de Sinaloa est l'une des six organisations mexicaines impliquées dans le narcotrafic à avoir été désignées "organisations terroristes" par l'administration Trump. Le gouvernement de Donald Trump fait pression sur le Mexique pour qu'il mette un terme au trafic de drogue vers son territoire, en particulier celui du fentanyl, et menace d'imposer des droits de douane comme sanction ou de recourir à ses troupes pour traquer les narcotrafiquants sur le territoire mexicain. En réponse, le gouvernement Sheinbaum a augmenté les saisies et intensifié les opérations contre les barons de la drogue dans le pays, tels Nemesio Oseguera, alias "El Mencho", mort en février au terme d'une intervention de l'armée. La presse mexicaine souligne qu'un certain malaise existe à Washington à cause des liens présumés entre des responsables politiques mexicains, principalement issus du parti de gauche Morena au pouvoir depuis 2018, et le crime organisé. Les Etats-Unis ont annulé le visa de plusieurs responsables politiques mexicains, dont la gouverneure de Basse-Californie, Marina del Pilar Avila.
Texte intégral (712 mots)
Ruben Rocha Moya, membre du parti Morena au pouvoir au Mexique, gouverne le Sinaloa (nord-ouest) depuis 2021. Sous son mandat, cet Etat a été secoué par de violents affrontements entre factions du cartel du même nom. Le parquet accuse M. Rocha Moya et neufs autres responsables mexicains, actuels ou anciens, de s'être associés au cartel de Sinaloa "pour distribuer des quantités massives de stupéfiants aux Etats-Unis". Parmi ces derniers figurent le sénateur de Morena Enrique Inzunza, un élu à la tête de Culiacan (capitale du Sinaloa), Juan de Dios Gamez, le vice-procureur de l'Etat, Damaso Castro, ainsi que le ministre local de l'Administration et des Finances, Enrique Diaz Vega. M. Rocha Moya a rejeté sur X des accusations "dénuées de toute véracité et de tout fondement". "Cette attaque ne vise pas uniquement ma personne, mais aussi le mouvement de la +Quatrième Transformation+", a-t-il affirmé en référence au parti de la présidente mexicaine de gauche, Claudia Sheinbaum. L'ombre d'"El Chapo" Le ministère mexicain des Affaires étrangères a fait savoir qu'il protesterait auprès de Washington. Les traités en vigueur entre les deux pays "prévoient la confidentialité de l'information, c'est pourquoi une note de protestation sera envoyée à l'ambassade des Etats-Unis en raison de la manière dont cette information a été rendue publique", a-t-il annoncé dans un communiqué. Sans mentionner expressément le gouverneur du Sinaloa, la diplomatie mexicaine a indiqué que le gouvernement américain avait présenté des demandes d'extradition visant "plusieurs personnes". Ces documents ne comportent "pas d'éléments de preuve permettant d'établir les responsabilités", selon elle. Dans la soirée, le parquet général du Mexique a annoncé l'ouverture d'une enquête à l'égard des personnes concernées, destinée à "déterminer s'il existe des éléments de preuve permettant d'établir que l'accusation portée par les autorités américaines repose sur des fondements juridiques", selon un porte-parole, Ulises Lara. Le parquet de New York affirme que la faction des fils de Joaquin Guzman (alias "El Chapo") au sein du cartel de Sinaloa, connue sous le noms de "Chapitos", a aidé M. Rocha Moya à se faire élire au poste de gouverneur. "En échange, aussi bien avant qu'après être devenu gouverneur, Rocha Moya a rencontré les Chapitos, à qui il a promis une protection pendant qu'ils distribuaient des quantités massives de drogues aux Etats-Unis". Les responsables politiques et représentants des forces de l'ordre poursuivis "ont abusé de leur autorité pour soutenir le cartel, exposant les victimes à des menaces et à des violences", selon l'acte d'accusation américain. Centaines de morts "El Chapo" purge actuellement une peine de prison à perpétuité aux Etats-Unis. Deux de ses fils, anciens chefs des "Chapitos", sont eux aussi détenus dans ce pays. Ruben Rocha Moya, 76 ans, a été sénateur de l'Etat de Sinaloa. Son mandat de gouverneur a été marqué par la violence entre les "Chapitos" et les héritiers de l'autre cofondateur du cartel de Sinaloa, Ismael Zambada alias "El Mayo", arrêté en juillet 2024 et incarcéré aux Etats-Unis. L'affrontement entre ces deux groupes a fait des centaines de morts et de disparus dans le Sinaloa. Le cartel de Sinaloa est l'une des six organisations mexicaines impliquées dans le narcotrafic à avoir été désignées "organisations terroristes" par l'administration Trump. Le gouvernement de Donald Trump fait pression sur le Mexique pour qu'il mette un terme au trafic de drogue vers son territoire, en particulier celui du fentanyl, et menace d'imposer des droits de douane comme sanction ou de recourir à ses troupes pour traquer les narcotrafiquants sur le territoire mexicain. En réponse, le gouvernement Sheinbaum a augmenté les saisies et intensifié les opérations contre les barons de la drogue dans le pays, tels Nemesio Oseguera, alias "El Mencho", mort en février au terme d'une intervention de l'armée. La presse mexicaine souligne qu'un certain malaise existe à Washington à cause des liens présumés entre des responsables politiques mexicains, principalement issus du parti de gauche Morena au pouvoir depuis 2018, et le crime organisé. Les Etats-Unis ont annulé le visa de plusieurs responsables politiques mexicains, dont la gouverneure de Basse-Californie, Marina del Pilar Avila.

30.04.2026 à 01:25

En Colombie, la guérilla de l'EMC plaide "une erreur" après l'attentat qui a tué 21 civils

FRANCE 24
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Après l'attentat à la bombe qui a fait 21 morts et 56 blessés parmi les civils, samedi, dans le sud-ouest de la Colombie, la guérilla de l'EMC a affirmé mercredi "assumer la responsabilité politique de cette erreur tactique, qui n'a aucune justification".
Texte intégral (712 mots)
Après l'attentat à la bombe qui a fait 21 morts et 56 blessés parmi les civils, samedi, dans le sud-ouest de la Colombie, la guérilla de l'EMC a affirmé mercredi "assumer la responsabilité politique de cette erreur tactique, qui n'a aucune justification".

30.04.2026 à 00:53

Meta soutenu par l'IA au premier trimestre, mais le marché s'inquiète de ses dépenses

FRANCE24
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Le bénéfice net ressort à 26,8 milliards de dollars pour le premier trimestre, selon un communiqué de la maison mère de Facebook et Instagram, un bond de 61% lié notamment à un effet fiscal favorable de 8 milliards de dollars. L'entreprise de Menlo Park (Californie) table désormais sur des investissements compris entre 125 et 145 milliards de dollars pour l'ensemble de l'exercice en cours, essentiellement dans l'IA. C'est sensiblement plus que la fourchette de 115 à 135 milliards annoncée en janvier. Cette modification a pris le marché à rebrousse-poil et, dans les échanges électroniques postérieurs à la clôture de Wall Street, l'action abandonnait plus de 6%. Ce mouvement brutal "reflète la nervosité des investisseurs quant aux prévisions d'investissement", a réagi Matt Britzman, analyste d'Hargreaves Lansdown. Sous l'impulsion du PDG Mark Zuckerberg, Meta a opéré, depuis juin dernier, un virage stratégique pour tenter de se repositionner dans la course à l'intelligence artificielle. Des figures du secteur ont été recrutées à prix d'or et le groupe a poussé le curseur sur ses investissements. Il s'agit principalement de s'assurer de capacités suffisantes de stockage et de traitement de données, le nerf de la guerre de l'IA. "Ces dix derniers mois, nous avons assemblé l'équipe de recherche la plus forte de l'industrie et posé les bases scientifiques et techniques pour développer des modèles (d'IA) très avancés", a déclaré Mark Zuckerberg lors d'une conférence téléphonique de présentation des résultats. Considéré comme retardataire dans l'IA, Meta a présenté, début avril, son nouveau modèle, baptisé Muse Spark, le premier depuis un an, avant tout conçu pour les produits du groupe, à savoir l'interface Meta AI mais aussi Facebook, Instagram, WhatsApp, Messenger ou les lunettes connectées. "Spark a déjà fait de Meta AI un assistant IA de classe mondiale", a affirmé le patron du géant des réseaux sociaux, indiquant que l'utilisation de l'application avait augmenté depuis cette mise à jour. "Confiance" Contrairement au pari de 2021 sur le métavers, qui s'est soldé par un échec et des pertes massives, les sommes consacrées à l'IA ont déjà permis à la société de faire croître ses revenus publicitaires. Ces derniers, qui représentent la quasi-totalité du chiffre d'affaires de Meta, ont gagné 33% sur un an au premier trimestre. Au total, le chiffre d'affaires du groupe se monte à 56,2 milliards de dollars. Grâce à ses nouveaux modèles d'IA, Meta "va pouvoir comprendre ce qui vous intéresse", a promis Mark Zuckerberg, "plutôt que d'analyser des tendances statistiques", la méthode utilisée jusqu'ici. Cela va notamment "nous permettre de vous montrer des choses plus utiles à ce que vous essayez d'accomplir" et de "créer du contenu personnalisé", une précision accrue qui doit améliorer l'efficacité de la publicité sur ses plateformes. La marge opérationnelle est restée stable, signe que la frénésie d'investissements ne rogne pas, en l'état, sur la rentabilité. Pour Matt Britzman, le décrochage de l'action après la publication relève d'une "réaction excessive" du marché. L'analyste souligne que la prévision de coûts de l'entreprise est restée inchangée. Meta a récemment annoncé en interne le licenciement de 8.000 personnes, soit environ 10% de ses effectifs, ainsi que la suppression de 6.000 postes actuellement non pourvus. Ces mesures visent notamment à contrebalancer l'impact des dépenses liées à l'IA. Mark Zuckerberg a justifié la hausse du budget d'investissement prévu par celle des coûts d'approvisionnement, notamment pour les puces mémoire, qui font l'objet d'une pénurie depuis plusieurs mois. "Mais", a insisté le PDG, "tous les signes que nous observons dans nos activités et à travers l'industrie nous donne confiance dans ces investissements." Pour Minda Smiley, analyste d'Emarketer, certains observateurs sont aussi préoccupés par l'avenir du modèle de Meta à l'aune d'un mouvement mondial pour limiter l'accès des plus jeunes aux réseaux sociaux. Meta vient d'être condamnée en première instance dans deux affaires aux Etats-Unis, tandis que le Parlement de Californie examine un texte interdisant les réseaux sociaux aux moins de 16 ans, à l'instar de la loi entrée en vigueur en Australie fin 2025.
Texte intégral (705 mots)
Le bénéfice net ressort à 26,8 milliards de dollars pour le premier trimestre, selon un communiqué de la maison mère de Facebook et Instagram, un bond de 61% lié notamment à un effet fiscal favorable de 8 milliards de dollars. L'entreprise de Menlo Park (Californie) table désormais sur des investissements compris entre 125 et 145 milliards de dollars pour l'ensemble de l'exercice en cours, essentiellement dans l'IA. C'est sensiblement plus que la fourchette de 115 à 135 milliards annoncée en janvier. Cette modification a pris le marché à rebrousse-poil et, dans les échanges électroniques postérieurs à la clôture de Wall Street, l'action abandonnait plus de 6%. Ce mouvement brutal "reflète la nervosité des investisseurs quant aux prévisions d'investissement", a réagi Matt Britzman, analyste d'Hargreaves Lansdown. Sous l'impulsion du PDG Mark Zuckerberg, Meta a opéré, depuis juin dernier, un virage stratégique pour tenter de se repositionner dans la course à l'intelligence artificielle. Des figures du secteur ont été recrutées à prix d'or et le groupe a poussé le curseur sur ses investissements. Il s'agit principalement de s'assurer de capacités suffisantes de stockage et de traitement de données, le nerf de la guerre de l'IA. "Ces dix derniers mois, nous avons assemblé l'équipe de recherche la plus forte de l'industrie et posé les bases scientifiques et techniques pour développer des modèles (d'IA) très avancés", a déclaré Mark Zuckerberg lors d'une conférence téléphonique de présentation des résultats. Considéré comme retardataire dans l'IA, Meta a présenté, début avril, son nouveau modèle, baptisé Muse Spark, le premier depuis un an, avant tout conçu pour les produits du groupe, à savoir l'interface Meta AI mais aussi Facebook, Instagram, WhatsApp, Messenger ou les lunettes connectées. "Spark a déjà fait de Meta AI un assistant IA de classe mondiale", a affirmé le patron du géant des réseaux sociaux, indiquant que l'utilisation de l'application avait augmenté depuis cette mise à jour. "Confiance" Contrairement au pari de 2021 sur le métavers, qui s'est soldé par un échec et des pertes massives, les sommes consacrées à l'IA ont déjà permis à la société de faire croître ses revenus publicitaires. Ces derniers, qui représentent la quasi-totalité du chiffre d'affaires de Meta, ont gagné 33% sur un an au premier trimestre. Au total, le chiffre d'affaires du groupe se monte à 56,2 milliards de dollars. Grâce à ses nouveaux modèles d'IA, Meta "va pouvoir comprendre ce qui vous intéresse", a promis Mark Zuckerberg, "plutôt que d'analyser des tendances statistiques", la méthode utilisée jusqu'ici. Cela va notamment "nous permettre de vous montrer des choses plus utiles à ce que vous essayez d'accomplir" et de "créer du contenu personnalisé", une précision accrue qui doit améliorer l'efficacité de la publicité sur ses plateformes. La marge opérationnelle est restée stable, signe que la frénésie d'investissements ne rogne pas, en l'état, sur la rentabilité. Pour Matt Britzman, le décrochage de l'action après la publication relève d'une "réaction excessive" du marché. L'analyste souligne que la prévision de coûts de l'entreprise est restée inchangée. Meta a récemment annoncé en interne le licenciement de 8.000 personnes, soit environ 10% de ses effectifs, ainsi que la suppression de 6.000 postes actuellement non pourvus. Ces mesures visent notamment à contrebalancer l'impact des dépenses liées à l'IA. Mark Zuckerberg a justifié la hausse du budget d'investissement prévu par celle des coûts d'approvisionnement, notamment pour les puces mémoire, qui font l'objet d'une pénurie depuis plusieurs mois. "Mais", a insisté le PDG, "tous les signes que nous observons dans nos activités et à travers l'industrie nous donne confiance dans ces investissements." Pour Minda Smiley, analyste d'Emarketer, certains observateurs sont aussi préoccupés par l'avenir du modèle de Meta à l'aune d'un mouvement mondial pour limiter l'accès des plus jeunes aux réseaux sociaux. Meta vient d'être condamnée en première instance dans deux affaires aux Etats-Unis, tandis que le Parlement de Californie examine un texte interdisant les réseaux sociaux aux moins de 16 ans, à l'instar de la loi entrée en vigueur en Australie fin 2025.

29.04.2026 à 23:57

Genèse d'OpenAI: Elon Musk placé face à ses ambiguïtés dans un interrogatoire tendu

FRANCE24
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Au deuxième jour de son témoignage à Oakland, de l'autre côté de la baie de San Francisco, le multimilliardaire a réitéré sa conviction à l'origine de sa plainte contre son rival Sam Altman et les autres dirigeants d'OpenAI. "J'ai donné 38 millions de dollars de financement essentiellement sans gain, qu'ils ont utilisés pour créer une entreprise à but lucratif valorisée à 800 milliards de dollars. J'ai été littéralement un idiot", a-t-il déclaré en réponse à son avocat. La tonalité s'est radicalement tendue une fois confronté au feu des questions de l'avocat d'OpenAI, Bill Savitt, obligeant l'homme le plus riche du monde à contenir sa visible irritation. "Vos questions ne sont pas simples. Elles sont conçues pour me piéger", s'est plaint le patron de SpaceX. "Monsieur Musk, vous êtes un homme brillant. Je vous pose des questions qui appellent pour la plupart une réponse par oui ou par non", a répliqué froidement Savitt. Leur duel doit reprendre jeudi. Au premier rang, Sam Altman, en costume sombre, n'a rien raté des plus de quatre heures de témoignage de son protecteur devenu son ennemi et concurrent. A ses côtés, son compagnon de route Greg Brockman, le président d'OpenAI, était très appliqué à prendre des notes manuscrites sur un grand bloc-notes jaune. Tous deux devront témoigner à leur tour d'ici mi-mai. Au cœur du procès, Elon Musk les accuse d'avoir trahi la vocation non lucrative d'OpenAI, qu'il a contribué à fonder fin 2015 avant de s'en éloigner en 2018. Une "spéculation" Le patron de Tesla et SpaceX est-il sincère? Ignorait-il que le virage commercial était inévitable pour financer les talents, les processeurs et les centres de données nécessaires à la ruée vers l'IA? N'a-t-il pas plutôt tenté de conserver les pleins pouvoirs? Dès novembre 2015, Musk écrivait à Altman qu'il serait "probablement mieux" de créer une société commerciale parallèlement à une structure non lucrative, a soulevé Bill Savitt. Le problème n'est pas le modèle hybride, a rétorqué le multimilliardaire, mais que "la structure lucrative d'OpenAI est devenue la structure principale". Un an après, en décembre 2016, Elon Musk écrivait à des associés que faire d'OpenAI un organisme à but non lucratif était peut-être "la mauvaise décision". C'était une "spéculation" dans un e-mail interne, pas une position ferme, s'est-il défendu mercredi. L'avocat d'OpenAI a produit des échanges de septembre 2017 dans lesquels Musk négociait la future structure capitalistique d'un entité commerciale pour la start-up, réclamant 50% des parts et la majorité des sièges administrateurs. Elon Musk justifie ce désir de contrôle par la nécessité de maîtriser le développement de l'IA, capable selon lui d'éradiquer l'humanité si placée dans les mauvaises mains. "S'il y avait une décision que j'estimais très mauvaise, j'aurais pu l'arrêter", a-t-il justifié, assurant que ses parts auraient été diluées avec le temps pour une direction plus collégiale. Entrées en bourse Dix ans après sa fondation, OpenAI est devenu un colosse commercial, valorisé à 852 milliards de dollars et sur la voie d'une entrée en bourse retentissante. Elon Musk est devenu son concurrent direct, après avoir créer xAI, sa propre société d'IA, à l'origine du modèle Grok. En février, il a absorbé le laboratoire dans son vaisseau amiral SpaceX, valorisé à 1.250 milliards de dollars et aussi en lice pour une introduction en bourse hors du commun. D'ici mi-mai, aidée par l'avis consultatif du jury, la juge Yvonne Gonzalez Rogers entend trancher trois questions soulevées par la plainte de Musk: OpenAI a-t-elle violé sa mission philanthropique originelle? S'est-elle enrichie injustement? Ses liens avec Microsoft violent-ils les règles antitrust? Outre un retour au statut non lucratif - qui bloquerait l'entrée en Bourse d'OpenAI -, Elon Musk réclame l'éviction de Sam Altman et de Greg Brockman, cofondateur et président d'OpenAI, ainsi que la rupture des liens avec Microsoft. Son PDG Satya Nadella doit aussi témoigner début mai.
Texte intégral (684 mots)
Au deuxième jour de son témoignage à Oakland, de l'autre côté de la baie de San Francisco, le multimilliardaire a réitéré sa conviction à l'origine de sa plainte contre son rival Sam Altman et les autres dirigeants d'OpenAI. "J'ai donné 38 millions de dollars de financement essentiellement sans gain, qu'ils ont utilisés pour créer une entreprise à but lucratif valorisée à 800 milliards de dollars. J'ai été littéralement un idiot", a-t-il déclaré en réponse à son avocat. La tonalité s'est radicalement tendue une fois confronté au feu des questions de l'avocat d'OpenAI, Bill Savitt, obligeant l'homme le plus riche du monde à contenir sa visible irritation. "Vos questions ne sont pas simples. Elles sont conçues pour me piéger", s'est plaint le patron de SpaceX. "Monsieur Musk, vous êtes un homme brillant. Je vous pose des questions qui appellent pour la plupart une réponse par oui ou par non", a répliqué froidement Savitt. Leur duel doit reprendre jeudi. Au premier rang, Sam Altman, en costume sombre, n'a rien raté des plus de quatre heures de témoignage de son protecteur devenu son ennemi et concurrent. A ses côtés, son compagnon de route Greg Brockman, le président d'OpenAI, était très appliqué à prendre des notes manuscrites sur un grand bloc-notes jaune. Tous deux devront témoigner à leur tour d'ici mi-mai. Au cœur du procès, Elon Musk les accuse d'avoir trahi la vocation non lucrative d'OpenAI, qu'il a contribué à fonder fin 2015 avant de s'en éloigner en 2018. Une "spéculation" Le patron de Tesla et SpaceX est-il sincère? Ignorait-il que le virage commercial était inévitable pour financer les talents, les processeurs et les centres de données nécessaires à la ruée vers l'IA? N'a-t-il pas plutôt tenté de conserver les pleins pouvoirs? Dès novembre 2015, Musk écrivait à Altman qu'il serait "probablement mieux" de créer une société commerciale parallèlement à une structure non lucrative, a soulevé Bill Savitt. Le problème n'est pas le modèle hybride, a rétorqué le multimilliardaire, mais que "la structure lucrative d'OpenAI est devenue la structure principale". Un an après, en décembre 2016, Elon Musk écrivait à des associés que faire d'OpenAI un organisme à but non lucratif était peut-être "la mauvaise décision". C'était une "spéculation" dans un e-mail interne, pas une position ferme, s'est-il défendu mercredi. L'avocat d'OpenAI a produit des échanges de septembre 2017 dans lesquels Musk négociait la future structure capitalistique d'un entité commerciale pour la start-up, réclamant 50% des parts et la majorité des sièges administrateurs. Elon Musk justifie ce désir de contrôle par la nécessité de maîtriser le développement de l'IA, capable selon lui d'éradiquer l'humanité si placée dans les mauvaises mains. "S'il y avait une décision que j'estimais très mauvaise, j'aurais pu l'arrêter", a-t-il justifié, assurant que ses parts auraient été diluées avec le temps pour une direction plus collégiale. Entrées en bourse Dix ans après sa fondation, OpenAI est devenu un colosse commercial, valorisé à 852 milliards de dollars et sur la voie d'une entrée en bourse retentissante. Elon Musk est devenu son concurrent direct, après avoir créer xAI, sa propre société d'IA, à l'origine du modèle Grok. En février, il a absorbé le laboratoire dans son vaisseau amiral SpaceX, valorisé à 1.250 milliards de dollars et aussi en lice pour une introduction en bourse hors du commun. D'ici mi-mai, aidée par l'avis consultatif du jury, la juge Yvonne Gonzalez Rogers entend trancher trois questions soulevées par la plainte de Musk: OpenAI a-t-elle violé sa mission philanthropique originelle? S'est-elle enrichie injustement? Ses liens avec Microsoft violent-ils les règles antitrust? Outre un retour au statut non lucratif - qui bloquerait l'entrée en Bourse d'OpenAI -, Elon Musk réclame l'éviction de Sam Altman et de Greg Brockman, cofondateur et président d'OpenAI, ainsi que la rupture des liens avec Microsoft. Son PDG Satya Nadella doit aussi témoigner début mai.
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