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26.06.2026 à 08:28

FRANCE 24
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La Fifa a confirmé l’autorisation des symboles arc-en-ciel vendredi à Seattle, lors d’un "match des fiertés" du Mondial 2026 impliquant l’Iran et l’Égypte. Malgré les récriminations de leurs fédérations, les sélectionneurs des deux pays ont choisi d’éluder la polémique.
La Fifa a confirmé l’autorisation des symboles arc-en-ciel vendredi à Seattle, lors d’un "match des fiertés" du Mondial 2026 impliquant l’Iran et l’Égypte. Malgré les récriminations de leurs fédérations, les sélectionneurs des deux pays ont choisi d’éluder la polémique.

26.06.2026 à 08:15

L'Equipe TV
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La Côte d'Ivoire va rallier les 16es de finale d'une Coupe du monde pour la première fois en quatre tentatives après sa victoire (2-0) contre Curaçao, ce jeudi. Les Éléphants terminent 2es de leur groupe et affronteront la France ou la Norvège, le 30 juin.
La Côte d'Ivoire va rallier les 16es de finale d'une Coupe du monde pour la première fois en quatre tentatives après sa victoire (2-0) contre Curaçao, ce jeudi. Les Éléphants terminent 2es de leur groupe et affronteront la France ou la Norvège, le 30 juin.

26.06.2026 à 08:13

FRANCE24
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"Ce n'est évidemment pas idéal", a concédé le ministre de l'Éducation Édouard Geffray jeudi sur France 2, alors que la France est frappée par une vague caniculaire exceptionnelle depuis une semaine. "Mais cette épreuve est le matin, donc pas l'après-midi au moment le plus chaud", a-t-il poursuivi, en rappelant que l'épreuve était spécialement aménagée pour l'occasion. "On va faire des pauses entre chaque partie pour que les élèves puissent un peu se détendre", a-t-il assuré. Les collégiens pourront, "évidemment", "à tout moment, au cours de l'épreuve, aller se rafraîchir, de l'eau sera distribuée." "On va essayer de créer les conditions optimales ou les moins désagréables possibles pour qu'ils puissent composer. Mais je crois qu'il vaut mieux qu'ils fassent leurs examens plutôt qu'ils ne les fassent pas ou qu'ils les fassent au mois de septembre", selon le ministre. Le maintien de l'épreuve de français en pleine canicule est "une décision dangereuse" pour "les candidats, comme pour les collègues", a dénoncé le syndicat Snalc. Une intersyndicale de l'éducation, dont il fait partie, a par ailleurs appelé les enseignants "à user de leur droit de grève là où cela est nécessaire" pour protester contre des "conditions de travail inacceptables". La FCPE-Paris a elle annoncé jeudi soir qu'elle saisissait le tribunal administratif en urgence pour demander "le report, ou à défaut l'annulation", des épreuves écrites du brevet prévues vendredi matin dans l'académie. En 2019, le ministre de l'Éducation de l'époque, Jean-Michel Blanquer, avait décidé de repousser de quelques jours le brevet en raison de la canicule, mais à l'époque la moitié des épreuves se tenaient l'après-midi. Cette année, seule l'épreuve de sciences (physique-chimie, sciences de la vie et de la Terre, technologie) est organisée lundi en début d'après-midi, juste après celles d'histoire-géographie et d'enseignement moral et civique (EMC), mais les températures s'annoncent plus clémentes. Les mathématiques sont programmées mardi matin. Pour la session 2026, l'examen passe de 50 à 60% de la note finale et le contrôle continu prend désormais en compte les notes de 3e, et non plus la maîtrise d'un "socle commun" de connaissances et compétences sur l'ensemble du cycle 4 (5e, 4e, 3e). Autre nouveauté, l'épreuve de mathématiques comporte désormais une partie dédiée aux "automatismes", sous la forme d'une série de questions courtes à traiter sans calculatrice. En raison de ces nouvelles modalités, le ministre s'attend cette année à "une chute assez drastique du taux de réussite".
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"Ce n'est évidemment pas idéal", a concédé le ministre de l'Éducation Édouard Geffray jeudi sur France 2, alors que la France est frappée par une vague caniculaire exceptionnelle depuis une semaine. "Mais cette épreuve est le matin, donc pas l'après-midi au moment le plus chaud", a-t-il poursuivi, en rappelant que l'épreuve était spécialement aménagée pour l'occasion. "On va faire des pauses entre chaque partie pour que les élèves puissent un peu se détendre", a-t-il assuré. Les collégiens pourront, "évidemment", "à tout moment, au cours de l'épreuve, aller se rafraîchir, de l'eau sera distribuée." "On va essayer de créer les conditions optimales ou les moins désagréables possibles pour qu'ils puissent composer. Mais je crois qu'il vaut mieux qu'ils fassent leurs examens plutôt qu'ils ne les fassent pas ou qu'ils les fassent au mois de septembre", selon le ministre. Le maintien de l'épreuve de français en pleine canicule est "une décision dangereuse" pour "les candidats, comme pour les collègues", a dénoncé le syndicat Snalc. Une intersyndicale de l'éducation, dont il fait partie, a par ailleurs appelé les enseignants "à user de leur droit de grève là où cela est nécessaire" pour protester contre des "conditions de travail inacceptables". La FCPE-Paris a elle annoncé jeudi soir qu'elle saisissait le tribunal administratif en urgence pour demander "le report, ou à défaut l'annulation", des épreuves écrites du brevet prévues vendredi matin dans l'académie. En 2019, le ministre de l'Éducation de l'époque, Jean-Michel Blanquer, avait décidé de repousser de quelques jours le brevet en raison de la canicule, mais à l'époque la moitié des épreuves se tenaient l'après-midi. Cette année, seule l'épreuve de sciences (physique-chimie, sciences de la vie et de la Terre, technologie) est organisée lundi en début d'après-midi, juste après celles d'histoire-géographie et d'enseignement moral et civique (EMC), mais les températures s'annoncent plus clémentes. Les mathématiques sont programmées mardi matin. Pour la session 2026, l'examen passe de 50 à 60% de la note finale et le contrôle continu prend désormais en compte les notes de 3e, et non plus la maîtrise d'un "socle commun" de connaissances et compétences sur l'ensemble du cycle 4 (5e, 4e, 3e). Autre nouveauté, l'épreuve de mathématiques comporte désormais une partie dédiée aux "automatismes", sous la forme d'une série de questions courtes à traiter sans calculatrice. En raison de ces nouvelles modalités, le ministre s'attend cette année à "une chute assez drastique du taux de réussite".

26.06.2026 à 08:01

FRANCE24
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A 41 ans, la superstar britannique affiche une pleine forme physique et mentale pour sa deuxième année avec la Scuderia, fort d'une seconde place au classement provisoire du Championnat du monde, à 41 points derrière le prodige italien de 19 ans, Antonelli, lequel a gagné cinq GP de suite mais a dû abandonner sur panne à Barcelone il y a deux semaines. Pour la 8e manche d'une saison qui en comptera 22, l'énorme logistique de la Formule 1 s'est posée au coeur des montagnes de la région de la Styrie, sur le circuit Red Bull Ring de Spielberg, l'un des plus rapides, le plus spectaculaire aussi, avec ses dénivellations et le point de vue unique sur la piste qu'il offre aux spectateurs à 700 mètres d'altitude. Ses infrastructures refaites à neuf dans les années 2010 n'échappent pas toutefois au choc de la canicule qui frappe toute l'Europe. Ce qui fait écrire à Ferrari dans un communiqué que sur ce "circuit court mais exigeant, le moindre détail compte". "Forza Ferrari" Prudent, son directeur français Frédéric Vasseur s'est déclaré "encouragé par ce qu'on a montré lors des derniers" Grands Prix, tout en prévenant qu'"il fallait aborder le championnat course par course". Extatique après la Catalogne et sa première victoire depuis près de deux ans, Hamilton avait dit "espérer que ce serait la première d'une longue liste", lançant en italien "Forza Ferrari". C'est le tenant du titre mondial 2025, le Britannique Lando Norris en McLaren, qui a servi de lanceur d'alerte à propos de la menace des monoplaces rouges italiennes. "Nous avons de la chance que Ferrari ne dispose pas pour l'instant d'un meilleur moteur", a-t-il déclaré sur Sky Sports, au risque sinon de voir la Scuderia "humilier tout le monde". L'équipe au Cheval cabré dispose déjà d'un châssis considéré comme le meilleur des 11 en lice cette saison. Et l'écurie la plus ancienne et la plus titrée en F1 a débarqué à Spielberg avec de premières évolutions de la partie thermique du bloc propulseur, grâce à une disposition du règlement de la Fédération internationale de l'automobile (FIA) appelée "ADUO" ("Occasions supplémentaires de développement et d'évolution"). Retard sur Mercedes Il s'agit d'un mécanisme de rattrapage des performances par rapport au meilleur bloc du début de saison, celui développé par Red Bull et Ford selon les mesures de la FIA, contestées par l'écurie de Milton Keynes. Pour gagner une vingtaine de chevaux et combler ainsi son retard sur Mercedes, considéré comme le meilleur motoriste par la concurrence, Ferrari devrait aussi se doter d'un nouveau turbo à la fin de l'été et de la série des GP européens, peut-être aux Pays-Bas ou en Italie. L'ADUO devrait bénéficier au coéquipier d'Hamilton, le Monégasque Charles Leclerc, qui vient de re-signer avec sa Scuderia "de coeur" mais dont le début de saison est difficile malgré son statut de pilote parmi les plus rapides au monde. Le jeune marié de 28 ans est 4e du classement provisoire, à 31 points du 3e, George Russell (Mercedes). L'ambitieux Britannique, 28 ans également, a perdu son statut de grand favori du Championnat du monde, au profit de son jeune coéquipier et dorénavant rival, Antonelli. Le patron de Mercedes F1, l'Autrichien Toto Wolff, a prévenu les siens qu'il fallait se ressaisir après des pannes des deux monoplaces allemandes: "Notre talon d'Achille est pour l'instant la fiabilité (...) Nous nous battons pour deux Championnats du monde (des pilotes et des constructeurs), mais nous devons vraiment nous améliorer si on veut sortir en tête en fin de saison". Chez les Français, le mieux classé pour l'instant, Pierre Gasly (8e, 41 points), a déclaré jeudi à l'Equipe et à l'AFP qu'il comptait encore "marquer des points" ce week-end avec son Alpine, mais qu'il y avait "trop d'écart entre les (22) voitures" du plateau.
Texte intégral (666 mots)
A 41 ans, la superstar britannique affiche une pleine forme physique et mentale pour sa deuxième année avec la Scuderia, fort d'une seconde place au classement provisoire du Championnat du monde, à 41 points derrière le prodige italien de 19 ans, Antonelli, lequel a gagné cinq GP de suite mais a dû abandonner sur panne à Barcelone il y a deux semaines. Pour la 8e manche d'une saison qui en comptera 22, l'énorme logistique de la Formule 1 s'est posée au coeur des montagnes de la région de la Styrie, sur le circuit Red Bull Ring de Spielberg, l'un des plus rapides, le plus spectaculaire aussi, avec ses dénivellations et le point de vue unique sur la piste qu'il offre aux spectateurs à 700 mètres d'altitude. Ses infrastructures refaites à neuf dans les années 2010 n'échappent pas toutefois au choc de la canicule qui frappe toute l'Europe. Ce qui fait écrire à Ferrari dans un communiqué que sur ce "circuit court mais exigeant, le moindre détail compte". "Forza Ferrari" Prudent, son directeur français Frédéric Vasseur s'est déclaré "encouragé par ce qu'on a montré lors des derniers" Grands Prix, tout en prévenant qu'"il fallait aborder le championnat course par course". Extatique après la Catalogne et sa première victoire depuis près de deux ans, Hamilton avait dit "espérer que ce serait la première d'une longue liste", lançant en italien "Forza Ferrari". C'est le tenant du titre mondial 2025, le Britannique Lando Norris en McLaren, qui a servi de lanceur d'alerte à propos de la menace des monoplaces rouges italiennes. "Nous avons de la chance que Ferrari ne dispose pas pour l'instant d'un meilleur moteur", a-t-il déclaré sur Sky Sports, au risque sinon de voir la Scuderia "humilier tout le monde". L'équipe au Cheval cabré dispose déjà d'un châssis considéré comme le meilleur des 11 en lice cette saison. Et l'écurie la plus ancienne et la plus titrée en F1 a débarqué à Spielberg avec de premières évolutions de la partie thermique du bloc propulseur, grâce à une disposition du règlement de la Fédération internationale de l'automobile (FIA) appelée "ADUO" ("Occasions supplémentaires de développement et d'évolution"). Retard sur Mercedes Il s'agit d'un mécanisme de rattrapage des performances par rapport au meilleur bloc du début de saison, celui développé par Red Bull et Ford selon les mesures de la FIA, contestées par l'écurie de Milton Keynes. Pour gagner une vingtaine de chevaux et combler ainsi son retard sur Mercedes, considéré comme le meilleur motoriste par la concurrence, Ferrari devrait aussi se doter d'un nouveau turbo à la fin de l'été et de la série des GP européens, peut-être aux Pays-Bas ou en Italie. L'ADUO devrait bénéficier au coéquipier d'Hamilton, le Monégasque Charles Leclerc, qui vient de re-signer avec sa Scuderia "de coeur" mais dont le début de saison est difficile malgré son statut de pilote parmi les plus rapides au monde. Le jeune marié de 28 ans est 4e du classement provisoire, à 31 points du 3e, George Russell (Mercedes). L'ambitieux Britannique, 28 ans également, a perdu son statut de grand favori du Championnat du monde, au profit de son jeune coéquipier et dorénavant rival, Antonelli. Le patron de Mercedes F1, l'Autrichien Toto Wolff, a prévenu les siens qu'il fallait se ressaisir après des pannes des deux monoplaces allemandes: "Notre talon d'Achille est pour l'instant la fiabilité (...) Nous nous battons pour deux Championnats du monde (des pilotes et des constructeurs), mais nous devons vraiment nous améliorer si on veut sortir en tête en fin de saison". Chez les Français, le mieux classé pour l'instant, Pierre Gasly (8e, 41 points), a déclaré jeudi à l'Equipe et à l'AFP qu'il comptait encore "marquer des points" ce week-end avec son Alpine, mais qu'il y avait "trop d'écart entre les (22) voitures" du plateau.

26.06.2026 à 08:01

FRANCE24
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Cette annonce s'inscrit "dans le cadre de l'engagement de la Maison royale en faveur de la transparence", selon le palais de Buckingham. Les finances royales font l'objet d'une surveillance croissante depuis les scandales à répétition impliquant l'ex-prince Andrew, frère cadet du roi. Le prince William, fils aîné de Charles et héritier du trône, a lui payé plus de 20 millions de livres (23 millions d'euros) d'impôts depuis début septembre 2022, lorsqu'il est devenu prince de Galles à la mort de la reine Elizabeth II, selon des chiffres également dévoilés jeudi. Les monarques britanniques ne sont pas légalement tenus de payer des impôts sur leurs revenus privés, mais ils s'en acquittent depuis 1993. Cette pratique a été introduite pendant le règne d'Elizabeth II sous la pression de l'opinion publique, après de coûteuses réparations au château de Windsor. La reine n'avait en revanche jamais dévoilé le montant de ses impôts. - Moderniser la fonction royale Le palais avait annoncé samedi qu'il s'apprêtait à publier ces chiffres, à la "demande expresse du roi", pour continuer de "moderniser" la fonction royale. Selon le communiqué de jeudi, "le montant des impôts payables par Sa Majesté depuis son accession au trône dépasse 30  millions de livres sterling", y compris 11,7 millions de livres pour l'année fiscale 2023-2024 (qui commence en avril au Royaume-Uni) et 12,9 millions de livres pour 2024-2025. Parmi les actifs concernés par ces impôts figure le vaste duché de Lancaster, domaine du roi qui représente sa principale source de revenus privés. Charles III a perçu 26,8 millions de livres (plus de 31 millions d'euros) grâce à ce duché sur l'exercice 2024-2025. Il génère des revenus grâce à la location de terres agricoles et la gestion de biens immobiliers commerciaux et résidentiels notamment. Outre ces revenus, le monarque reçoit une allocation annuelle, le "Sovereign Grant", liste civile versée par le gouvernement pour qu'il remplisse ses fonctions officielles. Cette subvention non-imposable, calculée sur la base d'un pourcentage du "Crown Estate" - société gérant le parc foncier et immobilier de la couronne - s'est élevée à 132,1 millions de livres en 2025-2026. Elle atteindra 137,9 millions de livres en 2026-2027, pour notamment financer la fin d'une vaste rénovation du palais de Buckingham à Londres. Enquête parlementaire Le palais a précisé par la même occasion que le roi et la reine ne se réinstalleraient pas à Buckingham à l'issue des travaux, et continueraient de résider non loin de là à Clarence House. Ils entendent faire de Buckingham "le centre cérémonial de la vie royale", avec davantage d'accès pour le public. Les profits du "Crown Estate", qui inclut des droits sur des fonds marins, ont quant à eux baissé au cours de l'année fiscale 2025-2026, achevée fin mars, passant de 1,4 à 1,2 milliard de livres. Cette baisse s'explique notamment par la réduction de la redevance des éoliennes en mer. Quant au prince William, 44 ans, il bénéficie d'un dispositif similaire au duché de Lancaster avec son duché de Cornouailles. Il a payé 8,34 millions de livres pour l'année fiscale 2023-2024 et 7,76 millions de livres pour 2024-2025, selon les chiffres dévoilés jeudi. C'est la première fois que les impôts acquittés par le prince héritier sont dévoilés. Charles avait l'habitude de rendre ce montant public lorsqu'il était lui-même prince de Galles. La famille royale cherche à redorer son blason après les révélations en cascade sur Andrew Mountbatten-Windsor, frère cadet du roi, déchu de tous ses titres royaux en raison de ses liens avec le criminel sexuel américain Jeffrey Epstein. Début juin, un rapport a révélé que l'ex-prince avait sous-loué pendant des années des cottages de la résidence royale proche de Windsor où il vivait sans payer lui-même de loyer. La Commission des comptes publics, organe de contrôle du Parlement britannique, a ouvert une enquête sur les dispositions relatives au logement accordées aux membres de la famille royale. "Les finances royales peuvent parfois paraître complexes", a reconnu James Chalmers, le gestionnaire du "Privy Purse" - les finances privées du souverain -, cité dans le communiqué du palais. Le système est "structuré par la loi et affiné au fil du temps afin de permettre au monarque de remplir ses fonctions avec indépendance, responsabilité et dans l'intérêt à long terme de la nation", a-t-il ajouté.
Texte intégral (761 mots)
Cette annonce s'inscrit "dans le cadre de l'engagement de la Maison royale en faveur de la transparence", selon le palais de Buckingham. Les finances royales font l'objet d'une surveillance croissante depuis les scandales à répétition impliquant l'ex-prince Andrew, frère cadet du roi. Le prince William, fils aîné de Charles et héritier du trône, a lui payé plus de 20 millions de livres (23 millions d'euros) d'impôts depuis début septembre 2022, lorsqu'il est devenu prince de Galles à la mort de la reine Elizabeth II, selon des chiffres également dévoilés jeudi. Les monarques britanniques ne sont pas légalement tenus de payer des impôts sur leurs revenus privés, mais ils s'en acquittent depuis 1993. Cette pratique a été introduite pendant le règne d'Elizabeth II sous la pression de l'opinion publique, après de coûteuses réparations au château de Windsor. La reine n'avait en revanche jamais dévoilé le montant de ses impôts. - Moderniser la fonction royale Le palais avait annoncé samedi qu'il s'apprêtait à publier ces chiffres, à la "demande expresse du roi", pour continuer de "moderniser" la fonction royale. Selon le communiqué de jeudi, "le montant des impôts payables par Sa Majesté depuis son accession au trône dépasse 30  millions de livres sterling", y compris 11,7 millions de livres pour l'année fiscale 2023-2024 (qui commence en avril au Royaume-Uni) et 12,9 millions de livres pour 2024-2025. Parmi les actifs concernés par ces impôts figure le vaste duché de Lancaster, domaine du roi qui représente sa principale source de revenus privés. Charles III a perçu 26,8 millions de livres (plus de 31 millions d'euros) grâce à ce duché sur l'exercice 2024-2025. Il génère des revenus grâce à la location de terres agricoles et la gestion de biens immobiliers commerciaux et résidentiels notamment. Outre ces revenus, le monarque reçoit une allocation annuelle, le "Sovereign Grant", liste civile versée par le gouvernement pour qu'il remplisse ses fonctions officielles. Cette subvention non-imposable, calculée sur la base d'un pourcentage du "Crown Estate" - société gérant le parc foncier et immobilier de la couronne - s'est élevée à 132,1 millions de livres en 2025-2026. Elle atteindra 137,9 millions de livres en 2026-2027, pour notamment financer la fin d'une vaste rénovation du palais de Buckingham à Londres. Enquête parlementaire Le palais a précisé par la même occasion que le roi et la reine ne se réinstalleraient pas à Buckingham à l'issue des travaux, et continueraient de résider non loin de là à Clarence House. Ils entendent faire de Buckingham "le centre cérémonial de la vie royale", avec davantage d'accès pour le public. Les profits du "Crown Estate", qui inclut des droits sur des fonds marins, ont quant à eux baissé au cours de l'année fiscale 2025-2026, achevée fin mars, passant de 1,4 à 1,2 milliard de livres. Cette baisse s'explique notamment par la réduction de la redevance des éoliennes en mer. Quant au prince William, 44 ans, il bénéficie d'un dispositif similaire au duché de Lancaster avec son duché de Cornouailles. Il a payé 8,34 millions de livres pour l'année fiscale 2023-2024 et 7,76 millions de livres pour 2024-2025, selon les chiffres dévoilés jeudi. C'est la première fois que les impôts acquittés par le prince héritier sont dévoilés. Charles avait l'habitude de rendre ce montant public lorsqu'il était lui-même prince de Galles. La famille royale cherche à redorer son blason après les révélations en cascade sur Andrew Mountbatten-Windsor, frère cadet du roi, déchu de tous ses titres royaux en raison de ses liens avec le criminel sexuel américain Jeffrey Epstein. Début juin, un rapport a révélé que l'ex-prince avait sous-loué pendant des années des cottages de la résidence royale proche de Windsor où il vivait sans payer lui-même de loyer. La Commission des comptes publics, organe de contrôle du Parlement britannique, a ouvert une enquête sur les dispositions relatives au logement accordées aux membres de la famille royale. "Les finances royales peuvent parfois paraître complexes", a reconnu James Chalmers, le gestionnaire du "Privy Purse" - les finances privées du souverain -, cité dans le communiqué du palais. Le système est "structuré par la loi et affiné au fil du temps afin de permettre au monarque de remplir ses fonctions avec indépendance, responsabilité et dans l'intérêt à long terme de la nation", a-t-il ajouté.
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