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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

17.06.2026 à 10:41

FRANCE24
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"On peut le dire sans ambages: malgré son imposante majesté, malgré l'engagement quotidien de ses équipes, c'est un Louvre à bout de souffle", a déclaré devant une commission du Sénat le dirigeant nommé en février. "Ses équipements, ses infrastructures arrivent en fin de cycle." Le vol de joyaux de la Couronne le 19 octobre a mis au jour les failles de sécurité et les retards accumulés dans la modernisation des équipements du musée le plus visité au monde. "Nous sommes donc à la croisée des chemins, les urgences bâtimentaires s'accumulent et nous faisons face à un mur d'investissements ce qui évidemment n'est pas ce qu'on a envie d'entendre", a déclaré M. Leribault, qui a annoncé que plus de 10.000 vases grecs devaient être déplacés pour mener à bien des travaux de réfection d'une des ailes du Louvre. Dans ce contexte, le président a défendu la "nécessité absolue" de mener à bien le colossal projet de rénovation du musée baptisé Louvre Nouvelle renaissance, évalué à plus d'un milliard d'euros. S'agissant de la sécurisation du musée, M. Leribault affirme "prendre à bras le corps les urgences qui s'imposent" et annonce la mise en place à partir de janvier 2027 du nouveau système de surveillance vidéo périmétrique. "Nous avons bien sûr installé en urgence quelques caméras supplémentaires dans des endroits absolument névralgiques dont on avait constaté la déficience, mais on ne peut pas recréer tout un nouveau réseau avec des centaines de caméras sans renforcer l'armature technique", a-t-il expliqué, annonçant la création en octobre d'un nouveau PC sécurité. Le poste de coordinateur sécurité, dont la création avait été annoncée dans la foulée du cambriolage, est confié à Olivier Goupil, ancien commissaire divisionnaire et jusque-là responsable de la sécurité à la RATP, a annoncé le dirigeant, selon qui "la meurtrissure du vol et le traumatisme des mois qui ont suivi sont toujours très vifs" au sein du musée.

17.06.2026 à 10:29

FRANCE24
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L'AIE s'attend désormais à ce que la demande mondiale de pétrole baisse de 1,1 million de barils par jours en 2026, un repli presque trois fois plus important que ce qu'elle prévoyait le mois dernier, lorsqu'elle tablait encore sur un retour à la normale dès le mois de juin. Les chiffres préliminaires montrent que livraisons de pétrole du deuxième trimestre 2026 auraient chuté de presque 5% en glissement annuel, en raison "de la hausse des prix du carburant et des difficultés d'approvisionnement". Ce recul trimestriel des livraisons, note l'AIE, serait le premier depuis 2020. Et "malgré la baisse significative de la demande de pétrole (...), les réserves continuent de s'éroder à un rythme record", note l'AIE dans son rapport. La fonte des stocks est particulièrement marquée dans les pays de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), dont les réserves ont atteint leur plus bas niveau depuis 1990, indique l'AIE. Les stocks mondiaux observés ont diminué de plus de près de 220 millions de barils sur avril et mai. Certes, l'accord trouvé entre les Etats-Unis et l'Iran visant à mettre fin à la guerre et à débloquer le détroit détroit d'Ormuz, d'où transitent 20% des flux mondiaux de pétrole, "ouvre la voie à une reprise des exportations du Moyen-Orient", convient l'AIE. Mais des "contraintes opérationnelles et politiques" demeurent et "font peser des risques sur les perspectives", tempère l'organisation, qui n'entrevoit pas de rebond de la demande ou de l'offre de pétrole avant 2027. Pour l'année prochaine, l'AIE prévoit une hausse "modeste" de la demande (à hauteur de 2 mb/j), mais à un gros rebond de l'offre (+8mb/j), ce qui pourrait apporter un "répit bienvenu" au marché du pétrole, et une "opportunité" de "reconstituer" les stocks.

17.06.2026 à 10:27

FRANCE24
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Polo bleu et jean blanc, l'air concentré derrière ses lunettes rectangulaires, l'ancien édile de 61 ans, ex-figure du Mouvement républicain et citoyen (MRC) fondé par Jean-Pierre Chevènement, comparaît pour abus de confiance et recel de ce délit, escroquerie, favoritisme, corruption et trafic d'influence passifs, ainsi que blanchiment aggravé, sur une période allant de janvier 2013 à novembre 2017, selon l'ordonnance de renvoi qu'a pu consulter l'AFP. Adjoint puis maire entre 2016 et 2020 du Kremlin-Bicêtre, ville d'environ 25.000 habitants au sud de Paris, le prévenu se voit reprocher d'avoir financé son addiction au PMU en détournant les règles d'attribution des marchés publics. Plusieurs "généreux mécènes" de l'association d'oenologie qu'il présidait se sont révélés, selon l'ordonnance, comme étant "attributaires de marchés publics pour le compte du Kremlin-Bicêtre ou de la Communauté d'agglomération de Val de Bièvre", au sein de laquelle M. Nicolle occupait des fonctions. A travers son association, "il s'est fait remettre un montant total de 223.353,34 euros essentiellement consacrés aux paris sportifs", détaille la juge d'instruction dans son ordonnance. Jean-Marc Nicolle est aussi accusé d'avoir "édité de fausses factures" pour un total de près de 17.000 euros, présentées à la fédération départementale du MRC et encaissées sur son compte personnel. Lors de l'enquête préliminaire, les enquêteurs obtiendront la confirmation des "45.699 paris engagés par Jean-Marc Nicolle pour un montant global de près d'un million d'euros" entre avril 2010 et février 2017. Six autres personnes sont jugées aux côtés de l'ex-maire, dont une employée de la mairie et des dirigeants des associations et sociétés incriminées, ainsi qu'une de ces sociétés en tant que personne morale. L'ex-édile comparaît également pour avoir "dissimulé volontairement une part des sommes assujetties à l'impôt", aux côtés de son épouse qui n'est pas présente à l'audience, pour un préjudice total de 401.000 euros, rappelle la présidente.

17.06.2026 à 10:25

FRANCE24
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Celle qui s'est longtemps positionnée comme trait d'union de la gauche s'accroche à l'idée d'une primaire avec le patron du Parti socialiste Olivier Faure, mais le premier secrétaire, lui-même empêtré dans des divisions internes, peine à faire trancher la question. Une situation d'enlisement qui exaspère la patronne des Verts, candidate à ce processus de départage. D'autant qu'elle fait face à des critiques internes, récurrentes dans son parti, entre les partisans d'une ligne "réaliste", plus proches du PS, et les défenseurs d'une ligne de rupture, davantage en affinité avec La France insoumise. "Tout ce que les Ecologistes pouvaient faire pour la primaire, nous l'aurons fait", défend-elle, sommant les socialistes de prendre leurs responsabilités, alors que le leader insoumis Jean-Luc Mélenchon, déjà lancé dans la course à la présidentielle de l'an prochain, grimpe dans les sondages. Pourquoi plébiscite-t-elle ce processus ? Car elle souhaite "maintenir la cohésion des Ecologistes", estime un cadre socialiste. Elle veut "ne rendre les armes qu'après un scrutin et pas par un retrait au nom de l'hégémonie d'untel ou d'untel", ajoute-t-il alors que Raphaël Glucksmann (Place publique), également bien placé dans les sondages, espère aussi s'imposer comme le vote utile, mais sans passer par une primaire. Dans cette situation, la cheffe des Ecologistes - qui a déjà lancé dans la campagne plusieurs sujets, comme "la lutte contre la solitude", "le congé climatique" ou "la sécurité sociale alimentaire" - commence à préparer les esprits à l'idée d’une candidature directe pour le premier tour. Le bureau politique du parti a annoncé pour début juillet une consultation des militants, où sera proposée en premier lieu la défense de la primaire, et à défaut la poursuite de la campagne présidentielle "autour de notre candidate Marine Tondelier". Mais l'idée est loin de convaincre une partie de ses opposants, qui lui reprochent déjà l'échec aux Européennes, où les Verts, partis sur une liste autonome, ont péniblement atteint les 5%. Ils déplorent également les mauvais résultats aux municipales avec la perte de plusieurs villes conquises en 2020, notamment Bordeaux et Strasbourg. "Self-service" Parmi ses détracteurs, l'ex-candidat à la présidentielle Yannick Jadot et la députée Sandrine Rousseau, sur des lignes opposées, sont parmi les plus virulents. Le premier, hostile à la primaire, ne fait pas mystère de sa proximité avec Raphaël Glucksmann. Il s'est d'ailleurs rendu au meeting de ce dernier samedi à Aubervilliers, le jugeant "le moins mauvais candidat à gauche". Le sénateur déplore par ailleurs qu'en voulant à tout prix maintenir l'union de la gauche, Marine Tondelier entretienne "l'ambiguïté" vis-à-vis de Jean-Luc Mélenchon. La cheffe écologiste a pourtant affirmé que "là où est partie LFI, on ne peut pas les suivre", déplorant les sorties polémiques déclenchées par l'insoumis notamment sur la prononciation de patronymes juifs et ses positions sur la Chine. A l'inverse, Sandrine Rousseau reproche aux Ecologistes d'avoir placé le sort de la primaire "entre les mains des socialistes" et délaissé La France insoumise. La députée estime qu'une majorité des militants veut soutenir Jean-Luc Mélenchon, et juge dangereuse une candidature autonome "alors que le RN est aux portes du pouvoir". Des positions qui pourraient être sanctionnées par une exclusion, si M. Jadot ou Mme Rousseau faisaient un pas de plus en soutenant officiellement d'autres candidats que Marine Tondelier. Une motion a en effet été adoptée en ce sens dimanche par les Ecologistes. La direction affirme ne pas être à l'origine du texte, qu'elle a cependant soutenu, jugeant que les décisions prises démocratiquement devaient être respectées, et qu'un parti "n'est pas une caserne, mais pas un self-service non plus". Ses opposants dénoncent, eux, une tentative d'"épuration" et réclament un conseil fédéral extraordinaire pour discuter de la stratégie, déplorant un verrouillage des débats. "Dans le parti, beaucoup veulent la peau de Tondelier", estime un élu d'un petit parti de gauche. "Ils savent que s'ils font moins de 5% à la présidentielle, ils sont ruinés".

17.06.2026 à 10:17

FRANCE24
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La vague de chaleur attendue cette semaine en France ne va pas épargner ce vaste balcon agricole dominant la vallée de la Durance, pourtant habitué aux étés caniculaires. Désormais équipés de capteurs connectés, les amandiers de Jean-Pierre Jaubert bénéficient d'un arrosage au goutte-à-goutte garantissant une irrigation optimale et de substantielles économies d'eau qui tranquillisent l'agriculteur confronté au réchauffement climatique. "L'arbre, c'est un équilibre. Grâce à ces appareils, on le biberonne et lui donne tout juste ce dont il a besoin", explique le septuagénaire. Voilà quatre ans qu'il a fait "le pari fou" d'équiper ses 52 hectares d'amandiers, parfois âgés de plusieurs dizaines d’années de ce système qui représente pas moins de 100 kilomètres de tuyaux et 200.000 euros d'investissement. Le goutte-à-goutte agricole fait partie des préconisations des experts pour économiser une ressource sous tension. "Des réticences existent encore car beaucoup d'agriculteurs ne veulent pas changer leurs habitudes, ont peur de casser les racines ou encore ne peuvent pas se permettre un tel investissement. Sans compter que certains doivent encore rentabiliser leur matériel d'arrosage existant", observe Jacques Barreau, agronome à la Société du Canal de Provence (SCP). La SCP -société d’économie mixte garantissant l'accès à l'eau des communes, particuliers et professionnels des environs- accompagnent les agriculteurs dans cette "prise de risque". Ni trop, ni trop peu En plus du goutte-à-goutte, huit capteurs répartis sur deux parcelles équipent certains arbres de M. Jaubert. Les "capteurs sol" mesurent l'humidité, la température et la quantité d'eau présente. Plus innovant, le "capteur plante" suit la circulation de la sève et indique si la branche grossit au rythme attendu. Les données sont ensuite récoltées par une station agro-météo alimentée par un panneau solaire puis traitées instantanément via une application capable d'automatiser l'arrosage ou guider l'agriculteur. En ce mois de juin, Jean-Pierre Jaubert a ainsi opté pour un goutte-à-goutte de quatre heures toutes les 24 heures. "C'est bien d'irriguer mais pas excessivement car sinon l'arbre produit trop de bois alors qu'on cherche des fruits de la meilleure qualité possible", prévient-il. Avec son installation qu'il compte rentabiliser en 10 ans, il a réduit sa "consommation d'environ 30%, soit autant d'économies sur la facture d'eau", désormais de 45.000 euros annuels. "Avant, on avait des asperseurs ou des canons, on sentait bien qu'on gaspillait de l'eau", se souvient-il. "On récolte aussi plus tôt alors que d'autres n'arrivent pas à bien réguler car ils mettent trop d'eau et dans ce cas l'amande ne s'ouvre pas". Il produit désormais 50 tonnes d'amande "contre 25-30 auparavant" en raison des aléas climatiques, des pertes d'eau lors d'arrosages par temps venteux ou encore "des escargots qui bouchaient les jets". "Pas le choix" L'arrosage connecté a également convaincu Denis Vernet, jeune exploitant à la Gaec des Fabres sur la commune voisine de Montagnac-Montpezat (Alpes-de-Haute-Provence). En 2014, il a planté sur cinq hectares 2.500 pistachiers, fruitier nécessitant peu d'eau. "L'irrigation au goutte-à-goutte on ne connaissait pas, on a dû se former à la pratique et on a été accompagné par la SCP", explique l'ingénieur d'agronomie de 34 ans. Dans la région, "chaque nouvelle plantation adaptée se fait désormais au goutte-à-goutte", assure l'agronome Jacques Barreau. "Mais avec le changement climatique, le stress hydrique va augmenter. On n'a pas le choix que de préserver la ressource en eau", explique-t-il. Notamment dans l'agriculture qui consomme 11% de l'eau prélevée en France, selon le ministère de la Transition écologique. En Provence-Alpes-Côte d'Azur, région exposée aux fortes chaleurs, 15 à 25% des exploitations irriguées utilisent désormais des outils connectés pour suivre et gérer à distance l'état hydrique des cultures contre 10 à 20% au niveau national, selon la SCP qui équipe plusieurs d'entre elles. Surtout en arboriculture et maraîchage, moins dans les filières labourées où le goutte-à-goutte reste difficile à installer.
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