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31.08.2026 à 22:45

FRANCE24
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Le Dow Jones a cédé 0,70%, l'indice élargi S&P 500 a perdu 0,33% tandis que le Nasdaq (-0,12%) a limité ses pertes grâce à l'avancée de Nvidia (+1,36%). Le mois a toutefois été positif pour les principaux indices boursiers américains. "Le marché est en baisse en ce dernier jour du mois d'août, alors que la recrudescence des frappes entre les États-Unis et l'Iran fait grimper les cours du pétrole brut et les taux d'intérêt, déclenchant des prises de bénéfices", résume Jose Torres, d'Interactive Brokers. Avec ce premier échange de frappes depuis fin juillet, Donald Trump a prévenu qu'il y aurait "une réponse". "Nous allons les frapper très fort", a averti le président américain, selon des propos retranscrits par la chaîne Fox News. Un peu plus tôt, son homologue iranien avait estimé que la poursuite de la guerre n'était "ni dans l'intérêt (de Téhéran) ni dans celui de la région", disant continuer à "oeuvrer pour parvenir à un accord". Avec cette montée de tension, le baril de Brent, référence internationale pour le pétrole, est repassé au-delà de 90 dollars. Les géants pétroliers comme Chevron (+2,11%), ExxonMobil (+2,72%) ou ConocoPhillips (+1,65%) ont profité de ce contexte. Et les taux obligataires, considérés comme des indicateurs des pressions inflationnistes, ont repris leur course en avant. Vers 20H25 GMT, le rendement à échéance dix ans des emprunts de l'Etat américain évoluait à environ 4,76%, un plus haut depuis janvier 2025. Les investisseurs se préparent à accueillir une vague de données sur l'emploi américain avec comme point d'orgue le rapport officiel sur le marché du travail vendredi. "Wall Street a besoin de statistiques faibles", estime M. Torres car cela permettra d'atténuer les anticipations de hausse de taux de la banque centrale américaine (Fed). Kevin Warsh, le patron de l'institution, a dit vendredi que sa priorité était de lutter contre l'inflation, un message interprété par les marchés comme ouvrant la voie à un resserrement monétaire à court terme. Mais la vision d'un marché du travail en mauvaise passe, après la faiblesse surprise du mois de juillet, viendrait tempérer ces attentes. Des taux plus hauts permettent d'éviter la surchauffe des prix en pénalisant l'économie. Wall Street préfère donc un environnement plus accommodant. Côté entreprises, plusieurs fournisseurs d'énergie ont été en chute libre. Selon les médias américains, les législateurs de Californie ont rejeté un projet de loi qui aurait limité le montant des indemnités demandées aux fournisseurs d'énergie dont les équipements ont provoqué d'importants feux dans l'Etat. PG&E a dégringolé de 20,06%, Edison de 23,07% et Sempra a reculé de 3,10%. Le courtier Aon a lâché 9,53% à 321,52 dollars après avoir annoncé le rachat de son concurrent USI Insurance Services pour environ 17 milliards de dollars. Ce dernier était jusqu'à présent aux mains du fonds KKR.

31.08.2026 à 22:06

Jules BOITEAU
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5 jours après la crue dévastatrice qui a déferlé sur le Népal, des images de la catastrophe continuent de se répandre sur les réseaux sociaux. Beaucoup sont générées par l'intelligence artificielle, d'autres présentent des vidéos décontextualisées. Pourquoi certains internautes surenchérissent, alors que les images réelles sont déjà très impressionnantes ? Explications avec Jules BOITEAU dans Info Intox. 
Texte intégral (501 mots)
5 jours après la crue dévastatrice qui a déferlé sur le Népal, des images de la catastrophe continuent de se répandre sur les réseaux sociaux. Beaucoup sont générées par l'intelligence artificielle, d'autres présentent des vidéos décontextualisées. Pourquoi certains internautes surenchérissent, alors que les images réelles sont déjà très impressionnantes ? Explications avec Jules BOITEAU dans Info Intox. 

31.08.2026 à 21:03

FRANCE24
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Tour à tour décrit comme un grand bourgeois plein de morgue ou comme un "honnête homme" au style un peu désuet, Édouard Balladur fait irruption dans la vie politique française en 1986 lorsque Jacques Chirac, alors dirigeant d'une droite victorieuse aux législatives, en fait son tout puissant ministre d'État chargé de l'Économie, des Finances et des Privatisations dans le premier gouvernement de cohabitation. Dans ces années marquées au niveau international par le libéralisme économique imposé par Margaret Thatcher en Grande-Bretagne et Ronald Reagan aux États-Unis, il met en œuvre en France un ambitieux programme de privatisations. Il s'agit alors de défaire les nationalisations des grandes entreprises, réalisées par la gauche en 1981. D'une apparence tranquille et sûre, fidèle au costume à doubles poches et aux chaussettes rouges, allure plutôt "british" alliée à un langage châtié, M. Balladur est unanimement jugé "courtois". "C'est un peu lassant", commentait ce grand amateur du cérémonial républicain. Né le 2 mai 1929 à Smyrne (aujourd'hui Izmir) dans une famille de riches marchands levantins catholiques, il quitte la Turquie de Mustapha Kemal avec ses deux frères aînés, son père, directeur de la Banque ottomane, et sa mère, "une femme remarquable" selon lui. La famille débarque à Marseille, y obtient la naturalisation française, et Édouard Balladur y grandit en élève raisonnable et appliqué. Après des études de droit interrompues par une tuberculose, il sort de l'ENA comme auditeur au Conseil d'État. En 1957, il épouse Marie-Josèphe Delacour avec laquelle il aura quatre enfants. Entré à 35 ans au cabinet de Georges Pompidou alors Premier ministre du général de Gaulle, il participe en 1968 aux côtés de Jacques Chirac aux accords de Grenelle. "Je n'ai pas bien compris les événements de Mai 68", reconnaissait ce conservateur dans une tribune testamentaire publiée fin avril 2026 dans Le Figaro, admettant être passé à côté "d'une crise de civilisation". Puis il suit son mentor à l'Élysée comme secrétaire général adjoint puis secrétaire général de la présidence. C'est dans le privé que Jacques Chirac, devenu président du RPR, vient le chercher pour le ramener à la politique dans les années 80. En 1988, François Mitterrand est réélu pour son second mandat et la droite perd les législatives. Mais elle tient sa revanche cinq ans plus tard, avec le retour d'une chambre "bleu horizon" qui contraint le président socialiste à une nouvelle cohabitation. Bataille fratricide Chef de la droite, Jacques Chirac n'a aucune envie de retourner à Matignon et il laisse Édouard Balladur s'y installer. Les rôles semblent clairs : à Balladur celui de Premier ministre, à Chirac (alors maire de Paris et président du RPR) la préparation de la présidentielle de 1995. Mais Édouard Balladur devient un Premier ministre populaire, dont les ambitions s'aiguisent. Et le 18 janvier, fort du soutien d'une majorité de l'opinion et du clan Pasqua (dont Nicolas Sarkozy, jeune ministre du Budget), il se déclare candidat à la présidentielle. Longtemps donné largement en tête du premier tour, il voit son avance fondre au fil des semaines. Son image se confond avec les caricatures du dessinateur Plantu qui le représente dans Le Monde avec une perruque Louis XV sur une chaise à porteurs. "Au fil des années, j'ai manifesté trop de distance et de froideur dans le rôle public que j'avais à jouer, si bien que la politique que j'ai inspirée ou menée moi-même a semblé au peuple français manquer de chaleur et de rayonnement", admettait-il dans la même tribune. Auteur d'une campagne offensive et audacieuse sur le thème de "la fracture sociale", Jacques Chirac sera finalement élu au second tour face au socialiste Lionel Jospin. Cet échec sonnera le glas de ses ambitions nationales et cette bataille fratricide entre les deux amis "de trente ans" - l'expression est de Chirac - va durablement diviser la droite entre chiraquiens et balladuriens. Il retrouve son siège de député de Paris et préside à partir de 2002 la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale. Fin 2006, il annonce, à 77 ans, son retrait de la vie politique active. En 2010, il décline la proposition de son ancien protégé Nicolas Sarkozy, devenu président, de le nommer au Conseil constitutionnel. C'est alors qu'il est rattrapé par la justice qui le soupçonne d'avoir alimenté les comptes de sa campagne présidentielle grâce à des rétrocommissions sur des contrats d'armement avec le Pakistan. En 2017, M. Balladur, qui nie tout financement illicite, est mis en examen par la Cour de justice de la République dans le cadre de "l'affaire Karachi". Il est finalement relaxé en 2021 mais pas son ex-ministre de la Défense François Léotard, aujourd'hui décédé, qui est condamné à deux de prison avec sursis. bur-rap-cg-hr/sde/ybl
Texte intégral (824 mots)
Tour à tour décrit comme un grand bourgeois plein de morgue ou comme un "honnête homme" au style un peu désuet, Édouard Balladur fait irruption dans la vie politique française en 1986 lorsque Jacques Chirac, alors dirigeant d'une droite victorieuse aux législatives, en fait son tout puissant ministre d'État chargé de l'Économie, des Finances et des Privatisations dans le premier gouvernement de cohabitation. Dans ces années marquées au niveau international par le libéralisme économique imposé par Margaret Thatcher en Grande-Bretagne et Ronald Reagan aux États-Unis, il met en œuvre en France un ambitieux programme de privatisations. Il s'agit alors de défaire les nationalisations des grandes entreprises, réalisées par la gauche en 1981. D'une apparence tranquille et sûre, fidèle au costume à doubles poches et aux chaussettes rouges, allure plutôt "british" alliée à un langage châtié, M. Balladur est unanimement jugé "courtois". "C'est un peu lassant", commentait ce grand amateur du cérémonial républicain. Né le 2 mai 1929 à Smyrne (aujourd'hui Izmir) dans une famille de riches marchands levantins catholiques, il quitte la Turquie de Mustapha Kemal avec ses deux frères aînés, son père, directeur de la Banque ottomane, et sa mère, "une femme remarquable" selon lui. La famille débarque à Marseille, y obtient la naturalisation française, et Édouard Balladur y grandit en élève raisonnable et appliqué. Après des études de droit interrompues par une tuberculose, il sort de l'ENA comme auditeur au Conseil d'État. En 1957, il épouse Marie-Josèphe Delacour avec laquelle il aura quatre enfants. Entré à 35 ans au cabinet de Georges Pompidou alors Premier ministre du général de Gaulle, il participe en 1968 aux côtés de Jacques Chirac aux accords de Grenelle. "Je n'ai pas bien compris les événements de Mai 68", reconnaissait ce conservateur dans une tribune testamentaire publiée fin avril 2026 dans Le Figaro, admettant être passé à côté "d'une crise de civilisation". Puis il suit son mentor à l'Élysée comme secrétaire général adjoint puis secrétaire général de la présidence. C'est dans le privé que Jacques Chirac, devenu président du RPR, vient le chercher pour le ramener à la politique dans les années 80. En 1988, François Mitterrand est réélu pour son second mandat et la droite perd les législatives. Mais elle tient sa revanche cinq ans plus tard, avec le retour d'une chambre "bleu horizon" qui contraint le président socialiste à une nouvelle cohabitation. Bataille fratricide Chef de la droite, Jacques Chirac n'a aucune envie de retourner à Matignon et il laisse Édouard Balladur s'y installer. Les rôles semblent clairs : à Balladur celui de Premier ministre, à Chirac (alors maire de Paris et président du RPR) la préparation de la présidentielle de 1995. Mais Édouard Balladur devient un Premier ministre populaire, dont les ambitions s'aiguisent. Et le 18 janvier, fort du soutien d'une majorité de l'opinion et du clan Pasqua (dont Nicolas Sarkozy, jeune ministre du Budget), il se déclare candidat à la présidentielle. Longtemps donné largement en tête du premier tour, il voit son avance fondre au fil des semaines. Son image se confond avec les caricatures du dessinateur Plantu qui le représente dans Le Monde avec une perruque Louis XV sur une chaise à porteurs. "Au fil des années, j'ai manifesté trop de distance et de froideur dans le rôle public que j'avais à jouer, si bien que la politique que j'ai inspirée ou menée moi-même a semblé au peuple français manquer de chaleur et de rayonnement", admettait-il dans la même tribune. Auteur d'une campagne offensive et audacieuse sur le thème de "la fracture sociale", Jacques Chirac sera finalement élu au second tour face au socialiste Lionel Jospin. Cet échec sonnera le glas de ses ambitions nationales et cette bataille fratricide entre les deux amis "de trente ans" - l'expression est de Chirac - va durablement diviser la droite entre chiraquiens et balladuriens. Il retrouve son siège de député de Paris et préside à partir de 2002 la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale. Fin 2006, il annonce, à 77 ans, son retrait de la vie politique active. En 2010, il décline la proposition de son ancien protégé Nicolas Sarkozy, devenu président, de le nommer au Conseil constitutionnel. C'est alors qu'il est rattrapé par la justice qui le soupçonne d'avoir alimenté les comptes de sa campagne présidentielle grâce à des rétrocommissions sur des contrats d'armement avec le Pakistan. En 2017, M. Balladur, qui nie tout financement illicite, est mis en examen par la Cour de justice de la République dans le cadre de "l'affaire Karachi". Il est finalement relaxé en 2021 mais pas son ex-ministre de la Défense François Léotard, aujourd'hui décédé, qui est condamné à deux de prison avec sursis. bur-rap-cg-hr/sde/ybl

31.08.2026 à 20:46

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Texte intégral (824 mots)

31.08.2026 à 20:45

FRANCE 24
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Édouard Balladur, Premier ministre entre 1993 et 1995, est mort lundi à 97 ans. Ancien proche de Jacques Chirac, il était devenu son rival lors de la campagne présidentielle de 1995. Son échec au premier tour avait mis fin à ses ambitions nationales.
Texte intégral (824 mots)
Édouard Balladur, Premier ministre entre 1993 et 1995, est mort lundi à 97 ans. Ancien proche de Jacques Chirac, il était devenu son rival lors de la campagne présidentielle de 1995. Son échec au premier tour avait mis fin à ses ambitions nationales.
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