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05.07.2026 à 02:09

FRANCE24
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Le 40e congrès du PCF s'est ouvert vendredi et se clôt dimanche, à Lille. Les enjeux sont déjà campés et le suspense faible: le secrétaire national va être réélu à la tête du parti et confirmer son intention d'être candidat à la présidentielle. La prochaine étape aura lieu le 6 septembre, quand les militants voteront pour désigner celui qui se lancera dans la course à l'Elysée. "J'ai dit que j'étais prêt, si vous le décidiez, à mener ce combat avec vous une nouvelle fois", a lancé Fabien Roussel vendredi à la tribune. Les militants "ont exprimé un choix celui du combat plutôt que celui du retrait, celui de la bataille idéologique plutôt que de l'effacement", a-t-il ajouté, conforté dans ses ambitions nationales après sa réélection en mars à la mairie de Saint-Amand-les-Eaux (Nord). Début juin, les militants ont voté pour le texte de la direction, face à trois alternatives. Ce document prévoit notamment que "les communistes considèrent avoir toute légitimité pour porter une candidature de rassemblement issue de leur rang, pour l'élection présidentielle". Mais, sur les près de 40.000 adhérents à jour de cotisation, 24.600 ont participé au vote. Et si le texte de Fabien Roussel l'a emporté, ça n'a été qu'avec 61,4% des voix (environ 14.800 votes). Par comparaison, lors du dernier congrès du PCF, en 2023, son orientation avait été adoptée par 81,9% des suffrages (23.900 voix). De quoi faire dire cette semaine au coordinateur de La France insoumise Manuel Bompard que "la position très solitaire de Fabien Roussel a plutôt reculé". Et le bras droit de Jean-Luc Mélenchon de dénoncer l'"entêtement de la candidature jusqu'au-boutiste" du secrétaire national. "Nous prenons acte de cette rupture", a renchéri samedi sur X Jean-Luc Mélenchon. Pas de revoyure En 2022, l'ancien journaliste n'a récolté que 2,28% des suffrages (environ 802.000 voix), confirmant le lent déclin national du PCF. Un score toutefois suffisant pour s'attirer les accusations de LFI, qui lui reproche d'avoir privé Jean-Luc Mélenchon de second tour (420.000 voix le séparaient de Marine Le Pen). D'autant plus douloureux pour les Insoumis que le PCF avait soutenu leur leader aux élections de 2012 et 2017. Mais pas question pour Fabien Roussel, partisan de l'affirmation communiste, de se ranger derrière celui dont il ne cesse de se démarquer et qui a ravi le leadership de la gauche radicale à son parti. "Nous ne pratiquons pas la chaise vide", a-t-il prévenu récemment dans l'Humanité. "Si l'extrême droite augmente, ce n'est quand même pas de la faute du PCF, qui la combat depuis toujours. Au contraire, l'absence du PCF à la présidentielle renforcerait l'abstention", a ajouté l'ancien député, qui a perdu son siège à l'Assemblée après la dissolution de 2024. Ce chantre de "la France des jours heureux" met en avant, en plus d'un programme radical, une imagerie un brin nostalgique, celle du "bon vin, de la bonne viande et du bon fromage". Cela lui confère une cote de popularité qui pourrait l'aider, espère-t-il, à reconquérir une partie de la classe ouvrière qui a abandonné la gauche. Mais cela ne suffit pas à rassurer, même au sein de son propre parti. "Je ne pense pas que ce soit une bonne idée pour le Parti communiste de présenter un candidat", martèle ainsi le patron des députés Stéphane Peu, plus favorable à un accord avec LFI pour garantir des circonscriptions aux communistes aux prochaines législatives. Certains opposants internes ont tenté d'imposer une "clause de revoyure" à l'automne. Cette dernière a été rejetée samedi par les militants. "Pour ma part, je ne me vois pas être candidat à la présidentielle et remettre en cause ma candidature en cours de campagne. Si un autre candidat au sein du PCF veut présenter sa candidature en disant qu'il est prêt à la retirer, il est libre de le faire", avait balayé le secrétaire national dans l'Humanité.

05.07.2026 à 01:51

FRANCE24
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"La situation reste difficile mais elle (la ville de Kostyantynivka, ndlr) est sous le contrôle des Forces de défense ukrainiennes", a affirmé à l'AFP le porte-parole de l'armée ukrainienne, Andriï Kovaliov. "De petits groupes d'infanterie (d'une à trois personnes) ont réussi à s'infiltrer profondément dans les formations de combat des forces ukrainiennes" dans cette ville, mais ces groupes sont en train d'être "repérés et éliminés", a-t-il ajouté. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a, lui, qualifié la revendication russe de "mensonge". Sur un front long de plus de 1.000km, les forces russes n'ont quasiment pas avancé ces derniers mois, du fait notamment de l'omniprésence des drones qui gênent les mouvements des véhicules lourds et infligent de très lourdes pertes aux deux camps. Proposition russe d'échange de corps Ces derniers mois, l'armée du Kremlin concentre ses efforts à Kostyantynivka, où elle suit une tactique visant à envoyer de petits groupes de soldats pour s'infiltrer et prendre position. Cette méthode, très lente, a déjà été employée pour capturer la ville ukrainienne de Pokrovsk, fin 2025. Kostyantynivka est l'un des derniers verrous sur le chemin vers les grandes villes de Kramatorsk et Sloviansk, sous contrôle ukrainien, dont la conquête est l'objectif ultime du Kremlin dans le Donbass. Vendredi, le président russe Vladimir Poutine est apparu en uniforme militaire à la télévision et a remercié ses troupes pour la prise d'une ville d'une "importance stratégique majeure". Le général Sergueï Roudskoï, adjoint du chef de l'état-major russe, a soutenu samedi que les troupes du Kremlin étaient dans "toutes les parties" de Kostyantynivka et poursuivaient leur offensive vers la cité voisine de Droujkivka, autre bastion des forces ukrainiennes. Le ministère russe de la Défense a par ailleurs proposé samedi à Kiev de suspendre les bombardements à Kostyantynivka pendant la journée de lundi, entre 12H00 et 18H00 heure de Moscou (09H00 et 15H00 GMT), afin de procéder à une opération "humanitaire" pour remettre à Kiev "les corps de soldats ukrainiens tués". Le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, a qualifié samedi, auprès du média KP.ru, la prise revendiquée de Kostyantynivka de "très importante victoire" et répété que "l'opération militaire spéciale", terme employé par Moscou pour nommer cette guerre, allait "se poursuivre". Sur le plan diplomatique, les négociations sont dans l'impasse, Moscou exigeant le retrait des forces ukrainiennes de toute la région de Donetsk, ce que Kiev refuse. Lors d'un entretien par téléphone samedi avec le président américain Donald Trump, Vladimir Poutine a "brossé le tableau de la situation réelle sur le champ de bataille (en Ukraine), où les forces armées russes progressent avec assurance", a affirmé le conseiller du Kremlin, Iouri Ouchakov. Les deux hommes "ont naturellement abordé la question d'un règlement en Ukraine, en prenant notamment en compte la participation prochaine de Donald Trump au sommet de l'Otan en Turquie, les 7 et 8 juillet", a-t-il précisé. Sur le front, la situation est figée dans l'ensemble, même si les combats, très meurtriers, se poursuivent. Le conflit, déclenché par l'invasion russe à grande échelle de février 2022, est devenu le plus meurtrier en Europe depuis la Deuxième guerre mondiale. - Frappes ukrainiennes - Parallèlement, une attaque massive de drones et missiles ukrainiens a visé pendant la nuit de vendredi à samedi la Russie, en particulier la région de Saint-Pétersbourg, Moscou promettant de riposter. L'armée russe a indiqué avoir abattu 494 drones et 10 missiles longue-portée "Flamingo" ukrainiens, ainsi que neuf munitions de lance-roquettes multiples HIMARS fournis par Washington à Kiev. Ces bombardements n'ont pas fait de victimes ni de dégâts majeurs, selon les autorités russes. Le ministère russe de la Défense a assuré que cette "tentative (du président ukrainien) V. Zelensky d'endommager des infrastructures civiles" en Russie "ne restera pas sans réponse appropriée". Volodymyr Zelensky a affirmé que la base navale de Kronstadt à Saint-Pétersbourg avait été touchée, ainsi que "des infrastructures pétrolières portuaires qui génèrent des revenus pour la guerre menée par la Russie". Ces frappes interviennent après une attaque russe contre Kiev qui a fait 30 morts cette semaine. Ces dernières semaines, l'Ukraine a intensifié ces frappes en profondeur en représailles aux bombardements qui endeuillent quasi-quotidiennement son territoire depuis le début de l'invasion russe à grande échelle. Une frappe de bombe aérienne russe a touché samedi un supermarché dans le centre de Kramatorsk, dans l'est de l'Ukraine, faisant au moins cinq blessés dont un enfant de onze ans, selon le parquet ukrainien. Des bombardements russes ont par ailleurs blessé neuf personnes samedi dans la région ukrainienne de Dnipropetrovsk (centre-est), ainsi que cinq personnes à Zaporijjia (sud), selon les autorités locales.

05.07.2026 à 01:43

FRANCE24
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Une fois n'est pas coutume, la lumière n'est venue ni de Mbappé, ni de Michael Olise, les deux étoiles françaises depuis le début de la compétition. Moins encore du Ballon d'Or Ousmane Dembélé qui a multiplié les pertes de balles sur son côté droit. Dans un match fermé à triple tour, il n'aura fallu que 4 minutes à Désiré Doué pour tirer la France du piège tendu par le Paraguay en 8e de finale. Entré à la 61e minute de la rencontre, à la place de son ami et coéquipier Bradley Barcola, avec qui il est en concurrence pour occuper le poste d'ailier gauche chez les Bleus, le jeune attaquant, 21 ans, s'est d'abord mis en jambes avec une première prise de balle. Puis il a fait exactement ce pourquoi Didier Deschamps, le sélectionneur français, l'a lancé à l'heure de jeu: sur son aile, le Parisien s'est engouffré dans la surface. Dans un espace restreint, il a éliminé un puis deux défenseurs sud-américains, avant que le milieu de terrain, Diego Gomez, campé dans ses 16 mètres comme la plupart de ses coéquipiers, ne stoppe sa course en le fauchant. Ouf de soulagement Si l'arbitre ouzbek de la rencontre, Ilgiz Tantashev, n'a pas immédiatement sifflé la faute et a dû faire appel à la VAR, l'obstruction était évidente et la sanction immédiate lorsque Mbappé, aucune frappe tentée jusqu'alors, a converti le tir au but (1-0, 70e). Un gros ouf de soulagement pour tout le camp français archi dominateur, mais incapable de se montrer dangereux face au Paraguay recroquevillé dans son camp, bien que toujours en avance face aux attaquants bleus, loués depuis le début du tournoi mais totalement muselés par les Sud-Américains. Dans un match que l'on attendait fermé, Michael O'Neill, le sélectionneur de l'Irlande du Nord, membre du groupe technique de la Fifa, qui décortiquait pour l'AFP ce que la France pouvait utiliser pour contourner le mur paraguayen, a finalement vu juste. "La France possède absolument toutes les armes possibles en attaque: de la taille, de la puissance physique, du génie individuel, de la vitesse, un banc aussi", expliquait-il. "Quand ce n'est pas Mbappé ou Olise qui est dangereux, c'est Dembélé ou Barcola", précisait-il. Il faut ajouter Doué, donc, par qui la lumière est arrivée samedi. Pas opposé à Barcola Titulaire en début de tournoi puis doublé pour le premier match couperet par Barcola, en 16e face à la Suède, Doué refuse pourtant l'opposition avec son coéquipier du Paris SG, muselé comme toute l'attaque française samedi et avec qui la concurrence est plus ouverte que jamais. "On est différents au niveau de nos profils. Moi, je sais que j'ai la capacité de jouer à beaucoup de postes : au milieu, en attaque, en pointe, à droite, à gauche. Bradley est davantage un ailier. Il a aussi joué en numéro neuf. Il va très vite avec le ballon et sans le ballon. Je suis peut-être plus à l'aise dans les petits espaces ou pour jouer au milieu du terrain. On est deux profils différents et je pense qu'ils se complètent très bien", expliquait-il la veille de la rencontre. C'est son profil qui a fait la différence face au Paraguay. En sera-t-il de même en quart face au Maroc à Foxborough près de Boston jeudi prochain ? "On est un groupe", a rappelé Doué. "Le coach fait ses choix quand il aligne son onze de départ, mais tous les joueurs ont leur rôle à jouer, tous les joueurs sont importants. Le moment venu, si Bradley doit jouer, il sera prêt. Si je dois jouer, je serai prêt et je répondrai présent." Avec un plaisir non feint. "Sincèrement, je profite de cette première Coupe du Monde", a-t-il encore assuré. "C'est une compétition magnifique à jouer. Quand je souris pendant l'hymne, c'est parce que je suis très heureux d'être là."

05.07.2026 à 01:23

FRANCE24
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Comme on pouvait le prévoir, c'est une véritable bataille qu'ont dû mener les hommes de Didier Deschamps pour poursuivre leur route dans la compétition et s'offrir le droit de défier le Maroc, jeudi à Foxborough (Massachusetts). Il y a 28 ans, sur la voie du sacre de 1998, les Tricolores avaient attendu la prolongation et le but en or de Laurent Blanc pour se défaire des coéquipiers de José Luis Chilavert. Cette fois, c'est un penalty transformé par Mbappé à la 70e minute après une faute de Diego Gomez sur Désiré Doué qui a sauvé la France, lui évitant une sortie de route prématurée, qui aurait été synonyme d'énorme désillusion après un début de tournoi idyllique, placé sous le signe de l'attaque, du spectacle et du beau jeu. Deschamps et ses joueurs peuvent donc respirer après ce succès acquis dans la douleur et remercier une nouvelle fois leur capitaine et superstar, auteur de son 7e but dans cette Coupe du monde, son 19e en phase finale, à une petite unité du record de Lionel Messi (20). L'attaquant du Real Madrid n'a pas tremblé au moment de s'élancer et cette 63e réalisation en 103 sélections vaut de l'or. Les Bleus méconnaissables Car sous une chaleur étouffante (37°C), les Bleus n'ont pas été à la fête en cette journée de célébration des 250 ans de l'indépendance des Etats-Unis et ont eu bien du mal à emballer la partie. On a ainsi eu peine à reconnaître l'attaque flamboyante qui a enchanté la compétition avec une moyenne d'au moins trois buts par rencontre. L'équipe de France a été méconnaissable, incapable de se créer des occasions dignes de ce nom face à de très faibles Paraguayens, malgré une possession de balle et une domination de tous les instants. Il fallait en faire largement plus pour bousculer une défense très regroupée et déstabiliser des joueurs rompus au combat et bien décidés à employer tous les moyens, même les moins licites, pour s'imposer, comme ils avaient si bien su le faire pour se débarrasser des Allemands en 16e de finale au bout de la séance des tirs au but (1-1 a.p., 4 t.a.b. à 3). Petites fautes, gain de temps: les Paraguayens ont usé de tous les ressorts à leur disposition pour pourrir le match et sauvegarder leurs chances contre l'ogre de ce Mondial. La canicule qui sévit sur la moitié est des Etats-Unis a sans doute nivelé les valeurs et empêché les Bleus de se montrer percutants et de mettre de la vitesse dans leur jeu. Frayeurs et souffrance Mbappé, monstrueux jusque-là, a été quasiment absent des débats, à part sur son penalty, et n'a pas eu grand chose à se mettre sous la dent, ratant une tentative de la tête en première période (31e) avant de très mal négocier un long dégagement en profondeur de Mike Maignan (51e) et de buter sur Orlando Gill, le gardien paraguayen, sur un tir enroulé (86e) puis sur deux frappes à bout portant dans les arrêts de jeu (90e+6). Ses deux compères Michael Olise et Ousmane Dembélé ont été plus actifs mais avec un déchet inhabituel. Olise, qui avait illuminé la Coupe du monde par sa science de la passe, n'a jamais trouvé l'ouverture pour placer les attaquants dans de bonnes conditions, perdant quelques ballons chauds, à l'instar de Dembélé. Les menaces françaises sont donc venues essentiellement de loin (Manu Koné 22e, 55e, Adrien Rabiot 32e, 45e, 49e, Jules Koundé 36e, Dembélé 39e). Après avoir illuminé le monde, la France s'est donc fait des frayeurs et s'est qualifiée dans la souffrance. Une panoplie de plus dans son arsenal qui pourra lui servir pour la suite, sans doute dès le quart de finale contre le Maroc.

05.07.2026 à 01:07

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