A deux pas du Capitole, des dizaines de citoyens et des élus américains se sont rassemblés jeudi devant cette marée de jouets miniatures avec pour mot d'ordre: "Ramenez-les à la maison."
"Quand on voit ces oursons, on réalise à quel point c'est terrifiant. Pendant que nous attendons des négociations (pour mettre fin à la guerre, ndlr), ce sont des vies d'enfants qui sont en jeu", lance d'un ton déterminé Mariia Hlyten, une Ukrainienne de 24 ans.
"Ils doivent rentrer chez eux, immédiatement!"
Elle est venue avec des proches, Ukrainiens eux aussi. Parmi eux, Arkady Dolina, 28 ans, grand drapeau jaune et bleu sur les épaules.
Il juge "absolument horrible" le fait que, selon Kiev, au moins 20.000 enfants ukrainiens ont été emmenés de force en Russie ou dans les territoires occupés depuis le début de l'invasion de l'Ukraine en 2022, un chiffre qui pourrait être sous-estimé.
"La Russie enlève et endoctrine des enfants dans des camps pour qu'ils servent ensuite de chair à canon dans des guerres stupides, inutiles et brutales", lance, les traits serrés, l'Ukrainien aux yeux bleus.
"Dans mon coeur"
Sous le soleil au zénith, des élus prennent la parole pour alerter l'opinion publique quant au sort de ces enfants.
"Essayer de détruire un peuple, voilà l'objectif de Vladimir Poutine avec ces enlèvements: changer leur nom, effacer leur identité, veiller à ce qu'ils ne grandissent jamais en parlant leur propre langue, en connaissant leur propre religion et culture", lance le sénateur démocrate Richard Blumenthal.
Pour son prochain déplacement en Ukraine il emportera avec lui "l'un de ces oursons, une de ces vies". "Je ne le porterai non pas dans ma poche mais dans mon coeur, car une image vaut plus que mille mots."
Le sujet est éminemment politique.
La Première dame des Etats-Unis, Melania Trump, a ouvert un canal de communication avec le président russe Vladimir Poutine pour demander le retour des enfants.
Kiev en a fait une priorité diplomatique et dénonce les endoctrinements de force. Moscou dit avoir sorti des enfants ukrainiens de leur maison ou orphelinat pour les protéger des combats.
"Stratégie délibérée"
"C'est une violation flagrante des droits de l'homme", rétorque le démocrate Jamie Raskin. "C'est un crime de guerre. Et si cela est fait intentionnellement pour nuire à la population, cela fait partie des preuves d'un génocide", lance-t-il, réitérant le "soutien du peuple américain" à l'Ukraine.
La Cour pénale internationale a émis un mandat d'arrêt contre Vladimir Poutine et la commissaire russe aux droits de l'enfant, Maria Lvova-Belova, pour ces allégations d'enlèvements.
Si certains enfants ont été libérés grâce aux efforts internationaux, leur nombre reste dérisoire par rapport à tous ceux qui ont été enlevés, "sûrement beaucoup plus de 20.000, je dirais bien au-delà de 100.000", estime le démocrate Michael McCaul.
"C'est une stratégie délibérée d'anéantissement", renchérit Marianna Tretiak, qui fait partie de l'American Coaltion for Ukraine. "La Russie est coupable, et elle doit rendre des comptes."
Texte intégral (520 mots)
A deux pas du Capitole, des dizaines de citoyens et des élus américains se sont rassemblés jeudi devant cette marée de jouets miniatures avec pour mot d'ordre: "Ramenez-les à la maison."
"Quand on voit ces oursons, on réalise à quel point c'est terrifiant. Pendant que nous attendons des négociations (pour mettre fin à la guerre, ndlr), ce sont des vies d'enfants qui sont en jeu", lance d'un ton déterminé Mariia Hlyten, une Ukrainienne de 24 ans.
"Ils doivent rentrer chez eux, immédiatement!"
Elle est venue avec des proches, Ukrainiens eux aussi. Parmi eux, Arkady Dolina, 28 ans, grand drapeau jaune et bleu sur les épaules.
Il juge "absolument horrible" le fait que, selon Kiev, au moins 20.000 enfants ukrainiens ont été emmenés de force en Russie ou dans les territoires occupés depuis le début de l'invasion de l'Ukraine en 2022, un chiffre qui pourrait être sous-estimé.
"La Russie enlève et endoctrine des enfants dans des camps pour qu'ils servent ensuite de chair à canon dans des guerres stupides, inutiles et brutales", lance, les traits serrés, l'Ukrainien aux yeux bleus.
"Dans mon coeur"
Sous le soleil au zénith, des élus prennent la parole pour alerter l'opinion publique quant au sort de ces enfants.
"Essayer de détruire un peuple, voilà l'objectif de Vladimir Poutine avec ces enlèvements: changer leur nom, effacer leur identité, veiller à ce qu'ils ne grandissent jamais en parlant leur propre langue, en connaissant leur propre religion et culture", lance le sénateur démocrate Richard Blumenthal.
Pour son prochain déplacement en Ukraine il emportera avec lui "l'un de ces oursons, une de ces vies". "Je ne le porterai non pas dans ma poche mais dans mon coeur, car une image vaut plus que mille mots."
Le sujet est éminemment politique.
La Première dame des Etats-Unis, Melania Trump, a ouvert un canal de communication avec le président russe Vladimir Poutine pour demander le retour des enfants.
Kiev en a fait une priorité diplomatique et dénonce les endoctrinements de force. Moscou dit avoir sorti des enfants ukrainiens de leur maison ou orphelinat pour les protéger des combats.
"Stratégie délibérée"
"C'est une violation flagrante des droits de l'homme", rétorque le démocrate Jamie Raskin. "C'est un crime de guerre. Et si cela est fait intentionnellement pour nuire à la population, cela fait partie des preuves d'un génocide", lance-t-il, réitérant le "soutien du peuple américain" à l'Ukraine.
La Cour pénale internationale a émis un mandat d'arrêt contre Vladimir Poutine et la commissaire russe aux droits de l'enfant, Maria Lvova-Belova, pour ces allégations d'enlèvements.
Si certains enfants ont été libérés grâce aux efforts internationaux, leur nombre reste dérisoire par rapport à tous ceux qui ont été enlevés, "sûrement beaucoup plus de 20.000, je dirais bien au-delà de 100.000", estime le démocrate Michael McCaul.
"C'est une stratégie délibérée d'anéantissement", renchérit Marianna Tretiak, qui fait partie de l'American Coaltion for Ukraine. "La Russie est coupable, et elle doit rendre des comptes."