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07.03.2026 à 06:13

Israël pilonne Téhéran après une semaine de guerre

FRANCE24
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La guerre est entrée dans sa deuxième semaine, s'étendant à de nombreux pays de la région et faisant s'envoler les cours du pétrole avec la paralysie de nombreux flux d'hydrocarbures en provenance du Golfe. Sur des images de l'AFP, un épais panache de fumée et des flammes s'échappent de l'aéroport international Mehrabad de Téhéran, touché par des frappes. D'après l'agence de presse iranienne Tasnim, plusieurs explosions ont été entendues. L'infrastructure avait déjà été visée ces derniers jours. L'armée israélienne avait promis plus tôt "une vague de frappes de grande ampleur" contre des cibles gouvernementales de Téhéran, où des foules se sont rassemblées vendredi pour le premier vendredi, jour de prière, depuis la mort de l'ayatollah Ali Khamenei. Dans la foulée, samedi à l'aube, Israël a dit répondre à une attaque de missiles iraniens, avant de lever l'alerte. Plus tard, une explosion a retenti à Jérusalem, selon une journaliste de l'AFP, après le déclenchement d'une alerte au missile. Les opérations militaires "se déroulent très bien", s'est félicité vendredi soir Donald Trump, après avoir écrit sur son réseau Truth Social qu'il n'y aurait "pas d'accord avec l'Iran, seulement une CAPITULATION SANS CONDITION!". Ses déclarations ont fait s'envoler les cours du pétrole, qui ont augmenté de plus de 35% en une semaine, du jamais vu depuis 2023. Le baril de West Texas Intermediate (WTI), référence américaine, a terminé à 90,90 dollars vendredi, approchant du seuil symbolique des 100 dollars. "Je crains vraiment les conséquences à long terme", en particulier l'éclosion d'une récession économique, a commenté auprès de l'AFP Ole R. Hvalbye, analyste chez SEB. En parallèle, les grandes entreprises américaines de la défense vont quadrupler leur production d'armes sophistiquées, a annoncé Donald Trump, dont le département d'Etat a approuvé la vente de 12.000 bombes à son allié israélien. Et ce, sans recourir à l'approbation du Congrès, "situation d'urgence" oblige, a argué le ministère. Les bombardements se sont enchaînés ces derniers jours sans relâche, l'armée israélienne annonçant avoir frappé "400 cibles" à travers l'Iran vendredi. Le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a, lui, dit avoir frappé plus de "3.000" cibles depuis le déclenchement de l'opération "Fureur épique". L'Iran continue à riposter en ciblant Israël, où dix personnes au total ont été tuées selon les secours. Extension du conflit Depuis son déclenchement le 28 février, la guerre s'est propagée dans la région, avec des retombées jusqu'à Chypre, pays membre de l'UE, où une base aérienne britannique a été frappée lundi par un drone de fabrication iranienne. Une attaque de drones iraniens contre l'Azerbaïdjan, allié d'Israël, soulève par ailleurs la crainte d'une extension du conflit au Caucase, selon des experts, Bakou ayant accusé Téhéran d'attaque "terroriste" et ordonné à l'armée de préparer des représailles. La Turquie a, elle, été visée par un tir mercredi de missile balistique iranien, même si l'on ignore si le projectile visait délibérément le pays, membre de l'Otan. Le conflit s'étend aussi au Kurdistan irakien, où sont basés des groupes kurdes iraniens en exil. Vendredi soir, les forces de la coalition menée par Washington en Irak ont intercepté des drones chargés d'explosifs au-dessus d'Erbil, selon les autorités kurdes. Les monarchies du Golfe continuent elles aussi de vivre au rythme des alertes, après des frappes répétées de l'Iran qui assure ne s'en prendre qu'à des intérêts américains. Treize personnes, dont sept civils, sont mortes dans la région, habituellement paisible. Samedi matin, des correspondants de l'AFP ont entendu des explosions à Dubaï, aux Emirats arabes unis, mais aussi dans la capitale du Bahreïn, Manama. Et en Arabie saoudite, l'armée a détruit dans la nuit un missile balistique qui visait la base aérienne du prince Sultan abritant des militaires américains. Affrontements au Liban Au Liban, aspiré dans le conflit quand le Hezbollah a attaqué Israël pour "venger" la mort de l'ayatollah Khamenei, un "désastre humanitaire" se profile, a averti son Premier ministre Nawaf Salam, avec le déplacement massif des habitants de la banlieue sud de Beyrouth - d'ordinaire quelque 600.000 à 800.000 - bastion du mouvement pro-iranien. Le bilan des bombardements massifs israéliens lancés s'est alourdi, avec au moins neuf nouveaux morts vendredi soir dans des frappes dans l'est, portant le bilan total depuis lundi à 226 tués et quelque 800 blessés selon les autorités. Environ 300.000 personnes ont dû fuir, selon le Conseil norvégien pour les réfugiés, souvent sans savoir où aller. Samedi matin, l'agence de presse libanaise officielle Ani a rapporté que des soldats israéliens avaient tenté de se poser le long de la frontière libano-syrienne, dans le district de Baalbek où le Hezbollah dispose d'un fief. Israël n'a pas commenté ce dossier, mais si cette information était confirmée, il s'agirait de l'opération israélienne menée le plus en profondeur au Liban depuis 2024, lorsqu'Israël avait appréhendé un agent du Hezbollah dans le nord du pays. Le mouvement a dénoncé "l'infiltration de quatre hélicoptères" militaires israéliens "depuis la direction de la Syrie" et dit avoir engagé le combat avec les soldats, qui ont ensuite évacué les lieux. Le Hezbollah continue aussi de tirer des roquettes sur Israël, 70 vendredi selon l'armée israélienne qui a, elle, dit avoir visé "500 cibles" au Liban depuis lundi et tué "70 terroristes" du mouvement chiite. Dans le sud du Liban, une position de la Force intérimaire des Nations Unies (Finul) a été prise pour cible vendredi, blessant grièvement deux Casques bleus ghanéens, selon un média d'Etat et l'armée ghanéenne. La situation provoquée par "toutes les attaques illégales" au Moyen-Orient et au-delà risque de devenir incontrôlable, a alerté vendredi le chef de l'ONU, Antonio Guterres. burs-jnd/roc

07.03.2026 à 04:15

Trump, en pleine guerre en Iran, réunit ses alliés d'Amérique latine

FRANCE24
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Douze dirigeants, pour certains adeptes enthousiastes de la rhétorique nationaliste du président américain, sont attendus pour ce sommet appelé "Bouclier des Amériques", dont le président argentin Javier Milei, le dirigeant équatorien Daniel Noboa et le chef d'Etat du Salvador Nayib Bukele. La présidente mexicaine Claudia Sheinbaum et le président brésilien Lula, tous deux de gauche, manquent à l'appel. Le conflit au Moyen-Orient et la stratégie du président américain en Amérique latine, a priori distincts, se font pourtant écho. Le milliardaire de 79 ans dit vouloir appliquer en Iran la même méthode qu'au Venezuela, en assurant que cela se fera "très facilement". En Iran comme au Venezuela Après avoir capturé le dirigeant vénézuélien Nicolas Maduro dans une opération spectaculaire, l'administration Trump, sans promouvoir une alternance politique, a décidé de traiter avec l'ancienne vice-présidente Delcy Rodriguez, en particulier en matière pétrolière. Donald Trump a aussi répété qu'après l'offensive en Iran, au calendrier incertain et aux objectifs changeants, ce ne serait "qu'une question de temps" avant qu'il ne tourne ses regards vers Cuba, où il assure que le pouvoir va chuter de manière imminente. La rencontre de samedi, qui aura lieu au Trump National Doral Golf à Miami, doit porter en particulier sur la lutte contre l'immigration clandestine et le trafic de drogue. Le sommet a aussi vocation à affirmer les ambitions américaines face à Pékin sur le continent, à quelques semaines d'une visite de Donald Trump en Chine. Il est une mise en application de la "doctrine Donroe", une contraction du prénom du président américain et du nom de James Monroe, qui avait, il y a plus d'un siècle, désigné l'Amérique latine comme la chasse gardée des Etats-Unis. Doctrine "Donroe" La "stratégie de sécurité nationale" formulée en décembre 2025 par le gouvernement Trump prévoit de veiller à ce que les pays d'Amérique latine soient "suffisamment stables et bien gouvernés pour prévenir et décourager les migrations massives vers les Etats-Unis". Les Etats-Unis "refuseront aux concurrents non hémisphériques (qui ne font pas partie du continent américain, ndlr) la possibilité de positionner des forces ou d'autres capacités menaçantes, ou de posséder ou de contrôler des actifs stratégiques" dans la région, selon le document, une allusion transparente à la Chine. Donald Trump - qui a rebaptisé le golfe du Mexique en "golfe d'Amérique" - distribue régulièrement des bons et mauvais points aux dirigeants d'Amérique latine. Il soutient chaudement Javier Milei en Argentine, vante la dure politique sécuritaire de Nayib Bukele au Salvador et a apporté son soutien au nouveau président conservateur du Honduras, Nasry Asfura, dans la dernière ligne de la campagne électorale. Les Etats-Unis se sont par ailleurs associés vendredi à l'Equateur pour bombarder un camp d'entraînement d'une faction dissidente de la guérilla des FARC. "Difficile" Irene Mia, experte du International Institute for Strategic Studies (IISS), explique à l'AFP que les dirigeants conviés à Miami misent sur le soutien américain face à une criminalité organisée liée au trafic de drogue qui ne cesse de s'étendre, y compris à des Etats jusqu'ici relativement épargnés. Mais "sans le Mexique et le Brésil, il sera difficile de s'attaquer à ces problèmes", note-t-elle. "Les cartels mexicains sont vraiment tout en haut de la chaîne du trafic de drogue. Et le Brésil est également important parce que les organisations de criminalité organisée y sont de plus en plus puissantes, elles contrôlent les ports et jouent un rôle clé dans le narcotrafic vers l'Europe", souligne l'experte. Les pays représentés samedi sont: l'Argentine, le Salvador, l'Equateur, la Bolivie, le Costa Rica, la République dominicaine, le Guyana, le Honduras, Panama, le Paraguay, le Chili, et Trinidad et Tobago. Donald Trump, qui depuis son retour au pouvoir a considérablement brouillé la frontière entre les affaires de l'Etat et la promotion de ses intérêts privés, organisera aussi le sommet du G20 dans son golf de Doral cette année. La décision a été abondamment critiquée par l'opposition, même si la Maison Blanche assure que le président américain n'en tirera aucun profit.

07.03.2026 à 03:57

A une semaine des municipales, derniers jours d'une campagne sans certitude

FRANCE24
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A huit jours du premier tour le 15 mars, ces enjeux trouvent un écho particulier à Marseille, où le candidat RN Franck Allisio est au coude-à-coude avec le maire de gauche sortant, Benoît Payan. La possibilité d'une victoire du parti d'extrême droite, si elle est loin d'être acquise, fait de la deuxième ville de France l'une des plus scrutées. Benoît Payan, à la tête d'une coalition de gauche, a appelé son rival insoumis Sébastien Delogu à éviter ce "séisme" en se désistant si, comme les sondages l'indiquent, il arrive derrière lui au premier tour. La ville est "trop fragile pour qu'un néofasciste la gouverne à cause des ambitions de Jean-Luc Mélenchon", a prévenu l'édile. Le leader de La France insoumise sera justement à Marseille samedi pour soutenir Sébastien Delogu, juste après le président du RN Jordan Bardella, avec qui le duel s'installe et qui a assumé vendredi "l'enjeu national" de l'élection. Le déplacement de Jean-Luc Mélenchon à Marseille arrive après des semaines de polémiques à répétition qui ont creusé le fossé avec le Parti socialiste. Affront ultime, le parti à la rose l'a accusé d'avoir tenu des "propos antisémites" lorsqu'il a ironisé sur la prononciation des patronymes juifs "Epstein" et "Glucksmann". Les deux formations poursuivent depuis leurs invectives, chacun accusant l'autre de faire ainsi une passe décisive à l'extrême droite. Si ce climat est peu propice aux ententes pour le second tour du 22 mars, les partis n'ont pas fermé la porte. Si un accord national a été écarté par le PS, des arrangements au cas par cas restent envisageables sous conditions. Mariages de raison Les mariages de raison risquent d'être nécessaires, par exemple à Toulouse, où l'union de gauche de François Briançon aura probablement besoin des voix LFI pour gagner. A Lyon, le maire écologiste Gregory Doucet a déjà tendu la main à la gauche radicale, son seul espoir de conserver la ville. Car le parti de Marine Tondelier craint un ressac après la vague verte des municipales de 2020. Les Insoumis ont assuré vouloir le "rassemblement" s'ils arrivent en tête, mais ce scénario est peu probable dans la plupart des villes. Roubaix, Evry ou La Courneuve sont parmi leurs seuls espoirs de victoire. A l'autre bout du spectre, le RN a d'autres ambitions et vise des victoires dans plusieurs dizaines de communes qui concrétiseraient sa volonté d'implantation locale. Les sondages lui donnent des raisons d'y croire, notamment à Toulon, Menton ou Carcassonne. Jordan Bardella, favori des sondages pour 2027, n'a pas lésiné sur les déplacements de campagne. Mais ces derniers mois ont aussi montré que le parti ne s'est pas entièrement débarrassé des "brebis galeuses" contre lesquelles il dit lutter, plusieurs candidats ayant été épinglés pour des propos racistes ou homophobes. Le camp présidentiel, sans grande présence locale, jouera lui un rôle de figurant. Ses chefs de file nationaux n'ont d'ailleurs presque pas fait campagne mais le parti macroniste Renaissance nourrit quelques espoirs à Bordeaux et Annecy, ou encore à Lyon où il soutient l'ex-président de l'Olympique lyonnais Jean-Michel Aulas. Les résultats des municipales, notoirement difficiles à pronostiquer, sont particulièrement imprévisibles cette année, d'après les sondeurs. La course est serrée dans de nombreuses villes, comme à Paris où ce sont les dynamiques d'entre-deux tours qui départageront Emmanuel Grégoire, leader de la gauche hors LFI, et Rachida Dati (LR et MoDem). Un duel arbitré à l'extrême droite par Sarah Knafo (Reconquête), Pierre-Yves Bournazel au centre-droit et Sophia Chikirou (LFI). Les élections municipales sont aussi un tour de chauffe avant la présidentielle de 2027, si ce n'est l'heure de vérité pour certains candidats. Comme Edouard Philippe, présidentiable maire du Havre qui a lié son destin national à sa réélection. Ou Eric Ciotti, qui testera le pouvoir d'attraction de son Union des droites, siamoise du RN, en tentant de détrôner son frère ennemi Christian Estrosi à Nice.

07.03.2026 à 02:49

En direct : Israël pilonne Téhéran au huitième jour de la guerre au Moyen-Orient

FRANCE 24
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Alors que la guerre au Moyen-Orient entre dans sa deuxième semaine, Israël bombarde samedi matin la capitale iranienne Téhéran, en particulier un de ses aéroports, après que Donald Trump a dit vouloir la "capitulation" de l'Iran. Suivez notre direct.
Texte intégral (678 mots)
Alors que la guerre au Moyen-Orient entre dans sa deuxième semaine, Israël bombarde samedi matin la capitale iranienne Téhéran, en particulier un de ses aéroports, après que Donald Trump a dit vouloir la "capitulation" de l'Iran. Suivez notre direct.

07.03.2026 à 01:24

Le chaos règne dans la banlieue sud de Beyrouth bombardée

FRANCE24
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Toutes les heures, des frappes israéliennes ciblent la banlieue sud de Beyrouth. "Un scénario similaire à la dernière guerre entre Israël et le Hezbollah, mais avec plus intensité", rapporte Johan Bodin, envoyé spécial pour France 24 à Beyrouth. L'ordre d'évacuation a plongé la capitale libanaise dans le chaos. "Tout s'est accéléré en 24 heures, nombre de réfugiés ont passé la nuit dehors, dans le froid." Des habitants témoignent.
Texte intégral (678 mots)
Toutes les heures, des frappes israéliennes ciblent la banlieue sud de Beyrouth. "Un scénario similaire à la dernière guerre entre Israël et le Hezbollah, mais avec plus intensité", rapporte Johan Bodin, envoyé spécial pour France 24 à Beyrouth. L'ordre d'évacuation a plongé la capitale libanaise dans le chaos. "Tout s'est accéléré en 24 heures, nombre de réfugiés ont passé la nuit dehors, dans le froid." Des habitants témoignent.
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