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12.02.2026 à 17:23

Didi B, l'ambition d'une légende de la musique africaine

Louise DUPONT
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Star en Côte d'Ivoire et figure montante en France, Didi B trace sa route entre hip-hop, afrobeat, zouglou et coupé-décalé. L'ex-membre du collectif Kiff No Beat revendique une ambition claire : devenir "une légende de la musique africaine". Dans ce nouveau numéro de "À l'Affiche" présenté par Louise Dupont, le rappeur ivoirien revient sur son ascension fulgurante, de ses débuts à Abidjan aux scènes parisiennes, jusqu'au Zénith le 19 avril prochain.
Star en Côte d'Ivoire et figure montante en France, Didi B trace sa route entre hip-hop, afrobeat, zouglou et coupé-décalé. L'ex-membre du collectif Kiff No Beat revendique une ambition claire : devenir "une légende de la musique africaine". Dans ce nouveau numéro de "À l'Affiche" présenté par Louise Dupont, le rappeur ivoirien revient sur son ascension fulgurante, de ses débuts à Abidjan aux scènes parisiennes, jusqu'au Zénith le 19 avril prochain.

12.02.2026 à 17:14

Le report de la CAN 2027 serait "une bonne chose" pour le Kenya, selon un responsable

FRANCE 24
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La prochaine Coupe d'Afrique des nations doit se dérouler en 2027 au Kenya, en Ouganda et en Tanzanie. Mais le président du comité kényan d'organisation a déclaré jeudi à l'AFP qu'un report d'un an de la compétition serait bénéfique à son pays, compte tenu du risque élevé de violences électorales durant cette période.
La prochaine Coupe d'Afrique des nations doit se dérouler en 2027 au Kenya, en Ouganda et en Tanzanie. Mais le président du comité kényan d'organisation a déclaré jeudi à l'AFP qu'un report d'un an de la compétition serait bénéfique à son pays, compte tenu du risque élevé de violences électorales durant cette période.

12.02.2026 à 17:13

Le "nouveau désordre mondial" menace la coopération, prévient le chef de l'ONU Climat

FRANCE24
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"La COP31 à Antalya (Turquie) se déroulera dans un contexte extraordinaire. Nous nous trouvons dans un nouveau désordre mondial", a averti Simon Stiell au cours d'un discours en Turquie, pays qui accueillera le sommet climatique mondial du 9 au 20 novembre, lors duquel l'Australie dirigera les négociations. Tout en affirmant qu'"il est difficile d'imaginer une décennie au cours de laquelle la coopération internationale en matière de climat ait permis d'obtenir davantage de progrès concrets", M. Stiell a estimé qu'"elle est également confrontée à une menace sans précédent". Cette menace provient "de la part de ceux qui sont déterminés à utiliser leur pouvoir pour défier la logique économique et scientifique et accroître la dépendance à l'égard du charbon, du pétrole et du gaz polluants", a-t-il poursuivi, sans nommer de pays en particulier, au cours de ce discours prononcé à Istanbul en présence du ministre turc de l'Environnement Murat Kurum et du président de la COP30, André Correa do Lago. Le patron de l'ONU Climat a aussi mentionné "la force des armes" et les "guerres commerciales" qui ont engendré "un nouveau désordre mondial", dans une période où l'administration américaine multiplie les attaques contre les politiques environnementales et le multilatéralisme. Revirement américain Le président américain Donald Trump, qui a enclenché depuis son retour au pouvoir une vaste marche arrière en matière environnementale, doit abroger jeudi un texte servant de fondement à la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre aux Etats-Unis, après être sorti de l'accord de Paris de 2015 sur le climat dès sa prise de fonctions. Ce revirement, contre lequel s'insurgent les scientifiques et les défenseurs de l'environnement, devrait être couplé à la suppression des normes d'émissions de gaz à effet de serre pour les véhicules. Donald Trump qualifie le réchauffement climatique de "plus grande arnaque de notre histoire" et fait l'éloge du charbon "propre et magnifique" ainsi que du pétrole. Outre sa guerre commerciale mondiale lancée l'an dernier, il a aussi menacé la souveraineté des Européens en exprimant son souhait d'acquérir le Groenland, au moment où la fonte des glaces de l'Arctique transforme la région en champ de bataille stratégique. Lorsque Washington s'était retiré en janvier de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CNUCC), un traité de référence sur le climat, M. Stiell avait déjà évoqué un "colossal but contre son camp" des Etats-Unis. "La porte reste ouverte pour un retour des Etats-Unis", a sobrement commenté jeudi M. Stiell. La politique climatique du deuxième émetteur mondial de gaz à effet de serre inquiète d'autant plus que le thermomètre mondial affiche depuis trois ans des niveaux jamais vus à l'échelle de l'humanité, avec une moyenne sur la période supérieure de 1,5°C à la période 1850-1900, selon l'institut européen Copernicus. "Les pays peuvent s'unir", a dit M. Stiell jeudi, en appelant à muscler la collaboration "avec les entreprises, les investisseurs et les dirigeants régionaux et civiques" et à développer des "coalitions de volontaires", à l'instar d'initiatives prises au cours de la COP30 au Brésil. "Tout recul dans l'action climatique mondiale est absolument inacceptable", a affirmé au cours d'un discours le ministre turc Murat Kurum, ajoutant que la Turquie donnerait un agenda plus précis de l'organisation de la COP31 en mars. A l'heure de profonds désordres géopolitiques mondiaux, M. Stiell a estimé que "la sécurité est le mot qui revient le plus souvent dans la bouche des dirigeants, mais beaucoup s'accrochent à une définition dangereusement restrictive". "Pour tout dirigeant qui prend la sécurité au sérieux, l'action climatique est une mission essentielle, car les effets du climat font des ravages sur toutes les populations et toutes les économies", a-t-il prévenu.
Texte intégral (651 mots)
"La COP31 à Antalya (Turquie) se déroulera dans un contexte extraordinaire. Nous nous trouvons dans un nouveau désordre mondial", a averti Simon Stiell au cours d'un discours en Turquie, pays qui accueillera le sommet climatique mondial du 9 au 20 novembre, lors duquel l'Australie dirigera les négociations. Tout en affirmant qu'"il est difficile d'imaginer une décennie au cours de laquelle la coopération internationale en matière de climat ait permis d'obtenir davantage de progrès concrets", M. Stiell a estimé qu'"elle est également confrontée à une menace sans précédent". Cette menace provient "de la part de ceux qui sont déterminés à utiliser leur pouvoir pour défier la logique économique et scientifique et accroître la dépendance à l'égard du charbon, du pétrole et du gaz polluants", a-t-il poursuivi, sans nommer de pays en particulier, au cours de ce discours prononcé à Istanbul en présence du ministre turc de l'Environnement Murat Kurum et du président de la COP30, André Correa do Lago. Le patron de l'ONU Climat a aussi mentionné "la force des armes" et les "guerres commerciales" qui ont engendré "un nouveau désordre mondial", dans une période où l'administration américaine multiplie les attaques contre les politiques environnementales et le multilatéralisme. Revirement américain Le président américain Donald Trump, qui a enclenché depuis son retour au pouvoir une vaste marche arrière en matière environnementale, doit abroger jeudi un texte servant de fondement à la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre aux Etats-Unis, après être sorti de l'accord de Paris de 2015 sur le climat dès sa prise de fonctions. Ce revirement, contre lequel s'insurgent les scientifiques et les défenseurs de l'environnement, devrait être couplé à la suppression des normes d'émissions de gaz à effet de serre pour les véhicules. Donald Trump qualifie le réchauffement climatique de "plus grande arnaque de notre histoire" et fait l'éloge du charbon "propre et magnifique" ainsi que du pétrole. Outre sa guerre commerciale mondiale lancée l'an dernier, il a aussi menacé la souveraineté des Européens en exprimant son souhait d'acquérir le Groenland, au moment où la fonte des glaces de l'Arctique transforme la région en champ de bataille stratégique. Lorsque Washington s'était retiré en janvier de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CNUCC), un traité de référence sur le climat, M. Stiell avait déjà évoqué un "colossal but contre son camp" des Etats-Unis. "La porte reste ouverte pour un retour des Etats-Unis", a sobrement commenté jeudi M. Stiell. La politique climatique du deuxième émetteur mondial de gaz à effet de serre inquiète d'autant plus que le thermomètre mondial affiche depuis trois ans des niveaux jamais vus à l'échelle de l'humanité, avec une moyenne sur la période supérieure de 1,5°C à la période 1850-1900, selon l'institut européen Copernicus. "Les pays peuvent s'unir", a dit M. Stiell jeudi, en appelant à muscler la collaboration "avec les entreprises, les investisseurs et les dirigeants régionaux et civiques" et à développer des "coalitions de volontaires", à l'instar d'initiatives prises au cours de la COP30 au Brésil. "Tout recul dans l'action climatique mondiale est absolument inacceptable", a affirmé au cours d'un discours le ministre turc Murat Kurum, ajoutant que la Turquie donnerait un agenda plus précis de l'organisation de la COP31 en mars. A l'heure de profonds désordres géopolitiques mondiaux, M. Stiell a estimé que "la sécurité est le mot qui revient le plus souvent dans la bouche des dirigeants, mais beaucoup s'accrochent à une définition dangereusement restrictive". "Pour tout dirigeant qui prend la sécurité au sérieux, l'action climatique est une mission essentielle, car les effets du climat font des ravages sur toutes les populations et toutes les économies", a-t-il prévenu.

12.02.2026 à 17:11

La Cour de cassation confirme un futur procès pour l'attentat de la rue des Rosiers

FRANCE24
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Cette issue est sans surprise, entérinant une décision du 24 novembre 2025 de la cour d'appel de Paris, qui avait déjà balayé les recours de ces mêmes accusés, les renvoyant vers la cour d'assises spécialement composée. "Les victimes de cet attentat attendent avec impatience ce procès. Elles se préparent avec détermination et attendent désormais l'audience de pied ferme", s'est réjoui auprès de l'AFP Me David Père, avocat de parties civiles qui espèrent cette audience depuis plus de quatre décennies. Le pourvoi en cassation émanait des deux suspects mis en examen en France. Abou Zayed, Norvégien d'origine palestinienne aujourd'hui âgé de 67 ans, est considéré comme l'un des tireurs et détenu dans l'Hexagone depuis 2020. Hazza Taha, né en Cisjordanie, 66 ans aujourd'hui, est lui soupçonné d'avoir caché des armes à l'époque et est sous contrôle judiciaire. La Cour de cassation, plus haute juridiction judiciaire, a suivi les conclusions du parquet général qui prônait un rejet du pourvoi déposé par Abou Zayed et la déchéance du pourvoi de Hazza Taha, en l'absence le concernant de dépôt de mémoire dans les délais prévus. Principal suspect, Abou Zayed réclamait notamment une extension des investigations à la Syrie. "Enquête inachevée" L'attentat a été attribué au Fatah-Conseil révolutionnaire (Fatah-CR) d'Abou Nidal, groupe palestinien dissident de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP). Or, le groupe Abou Nidal a un temps trouvé refuge en Syrie et la défense d'Abou Zayed soutient que des documents dans ce pays permettraient de disculper leur client, qui admet son appartenance passée à ce groupe mais dément en avoir été cadre et réfute les faits dont on l'accuse. Mais la Cour de cassation retient en substance qu'il existe aux yeux des juges des charges suffisantes pour renvoyer Abou Zayed vers une cour d'assises spéciale pour les chefs d'accusation d'assassinats et tentatives d'assassinats. "Je ne sais pas dans quel Etat les juges vivent, mais c'est de moins en moins dans celui du droit. Nous aurons donc une enquête inachevée à offrir à nos concitoyens, et probablement un coupable désigné sans preuve à l'audience", a déploré auprès de l'AFP son avocat Romain Ruiz. Ce 9 août 1982, six personnes ont été tuées et 22 blessées dans le quartier juif du Marais à Paris, dans l'explosion d'une grenade dans le restaurant Jo Goldenberg puis dans une fusillade perpétrée par un commando de trois à cinq hommes. Dans ce dossier tentaculaire, des juges d'instruction antiterroristes avaient ordonné fin juillet 2025 un procès devant la cour d'assises spéciale contre six hommes suspectés d'être impliqués dans l'attentat. En dehors d'Abou Zayed et Hazza Taha, les quatre autres suspects font l'objet de longue date de mandats d'arrêt. Rebondissements Et le dossier a été marqué par de nombreux rebondissements. Le dernier en date s'est produit en septembre 2025, lorsque les autorités palestiniennes ont annoncé l'arrestation du Palestinien Hicham Harb, superviseur allégué de l'attentat. Le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a promis fin 2025, dans le journal Le Figaro, une extradition, "la reconnaissance de l'Etat de Palestine par la France ayant créé un cadre approprié pour cette demande française". Hicham Harb, qui a par ailleurs été visé par un mandat d'arrêt allemand de 1988 dans le cadre d'un attentat commis à l'aéroport de Francfort en 1985, est également, entre autres, dans le radar d'enquêteurs, notamment en Italie, pour l'attaque d'une synagogue à Rome en 1982. Son arrestation interroge depuis des acteurs du dossier, qui se demandent si cette nouveauté majeure pourrait repousser la tenue d'un procès, dont les dates ne sont toujours pas connues.
Texte intégral (630 mots)
Cette issue est sans surprise, entérinant une décision du 24 novembre 2025 de la cour d'appel de Paris, qui avait déjà balayé les recours de ces mêmes accusés, les renvoyant vers la cour d'assises spécialement composée. "Les victimes de cet attentat attendent avec impatience ce procès. Elles se préparent avec détermination et attendent désormais l'audience de pied ferme", s'est réjoui auprès de l'AFP Me David Père, avocat de parties civiles qui espèrent cette audience depuis plus de quatre décennies. Le pourvoi en cassation émanait des deux suspects mis en examen en France. Abou Zayed, Norvégien d'origine palestinienne aujourd'hui âgé de 67 ans, est considéré comme l'un des tireurs et détenu dans l'Hexagone depuis 2020. Hazza Taha, né en Cisjordanie, 66 ans aujourd'hui, est lui soupçonné d'avoir caché des armes à l'époque et est sous contrôle judiciaire. La Cour de cassation, plus haute juridiction judiciaire, a suivi les conclusions du parquet général qui prônait un rejet du pourvoi déposé par Abou Zayed et la déchéance du pourvoi de Hazza Taha, en l'absence le concernant de dépôt de mémoire dans les délais prévus. Principal suspect, Abou Zayed réclamait notamment une extension des investigations à la Syrie. "Enquête inachevée" L'attentat a été attribué au Fatah-Conseil révolutionnaire (Fatah-CR) d'Abou Nidal, groupe palestinien dissident de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP). Or, le groupe Abou Nidal a un temps trouvé refuge en Syrie et la défense d'Abou Zayed soutient que des documents dans ce pays permettraient de disculper leur client, qui admet son appartenance passée à ce groupe mais dément en avoir été cadre et réfute les faits dont on l'accuse. Mais la Cour de cassation retient en substance qu'il existe aux yeux des juges des charges suffisantes pour renvoyer Abou Zayed vers une cour d'assises spéciale pour les chefs d'accusation d'assassinats et tentatives d'assassinats. "Je ne sais pas dans quel Etat les juges vivent, mais c'est de moins en moins dans celui du droit. Nous aurons donc une enquête inachevée à offrir à nos concitoyens, et probablement un coupable désigné sans preuve à l'audience", a déploré auprès de l'AFP son avocat Romain Ruiz. Ce 9 août 1982, six personnes ont été tuées et 22 blessées dans le quartier juif du Marais à Paris, dans l'explosion d'une grenade dans le restaurant Jo Goldenberg puis dans une fusillade perpétrée par un commando de trois à cinq hommes. Dans ce dossier tentaculaire, des juges d'instruction antiterroristes avaient ordonné fin juillet 2025 un procès devant la cour d'assises spéciale contre six hommes suspectés d'être impliqués dans l'attentat. En dehors d'Abou Zayed et Hazza Taha, les quatre autres suspects font l'objet de longue date de mandats d'arrêt. Rebondissements Et le dossier a été marqué par de nombreux rebondissements. Le dernier en date s'est produit en septembre 2025, lorsque les autorités palestiniennes ont annoncé l'arrestation du Palestinien Hicham Harb, superviseur allégué de l'attentat. Le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a promis fin 2025, dans le journal Le Figaro, une extradition, "la reconnaissance de l'Etat de Palestine par la France ayant créé un cadre approprié pour cette demande française". Hicham Harb, qui a par ailleurs été visé par un mandat d'arrêt allemand de 1988 dans le cadre d'un attentat commis à l'aéroport de Francfort en 1985, est également, entre autres, dans le radar d'enquêteurs, notamment en Italie, pour l'attaque d'une synagogue à Rome en 1982. Son arrestation interroge depuis des acteurs du dossier, qui se demandent si cette nouveauté majeure pourrait repousser la tenue d'un procès, dont les dates ne sont toujours pas connues.

12.02.2026 à 17:09

Droits TV, départ de Tavernost, le foot pro en plein marasme

FRANCE24
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L'omnipotence de Nasser Al-Khelaïfi, président du Paris SG mais aussi de beIN Media Group, maison mère de beIN France, cristallise les tensions, accentuées par la menace de démission de Nicolas Tavernost, le patron de LFP Media, la filiale commerciale de la Ligue de football professionnel. . Al-Khelaïfi, double casquette et porteur de chapeau Homme fort du PSG, champion d'Europe et de France en titre, patron de beIN Media Group, président de l'EFC, l'association européenne des clubs: Nasser Al-Khelaïfi, avec ses multiples casquettes, est devenu un personnage central du football français. De quoi éveiller les soupçons de conflits d'intérêts. Aucune décision n'a de chance d'aboutir concrètement si elle n'a pas l'assentiment de l'incontournable dirigeant qatarien, qui agace autant qu'il fascine et peut faire peur. Les critiques à son endroit sont éparses et émises sous couvert d'anonymat par de rares voies discordantes au sein de la Ligue. Par deux fois, via beIN Sports, "NAK" a paru jouer les trouble-fête dans des opérations commerciales de très grande importance pour la Ligue de football professionnel. Quand Vincent Labrune, le président de la LFP, considéré comme un proche du président du PSG, a espéré conclure un deal avec la chaîne pour sauver la Ligue 1 en mal de diffuseur, cela s'est soldé par un échec qui a laissé les clubs exsangues financièrement, hormis le PSG financé par le fonds qatarien QSI. Et voilà que beIN vient de doubler in extremis LFP Media et sa chaîne Ligue 1+ lors des négociations avec la Fifa pour la diffusion de l'intégralité des matches du Mondial-2026. Une source proche du dossier a indiqué jeudi à l'AFP que Nasser Al-Khelaifi n'avait "absolument pas été impliqué" dans la procédure. Mais ce dénouement surprise a provoqué une véritable tempête au sein de la Ligue, où il est difficile de ne pas voir la main d'Al-Khelaifi un peu partout. Sur quoi, Nicolas de Tavernost, directeur général de LFP Media, a donc menacé de jeter l'éponge, expliquant ne "plus être en mesure de continuer (s)a mission", pointant du doigt la responsabilité d'Al-Khelaïfi, également membre du Conseil d'administration de la Ligue. . Une PPL vite En mai 2025, Philippe Diallo, président de la Fédération française (FFF), avait proposé avec autorité une réforme de la gouvernance du football professionnel en planchant, avec les dirigeants de la LFP, sur la création d'une "société des clubs" en lieu et place de la Ligue actuelle, dans le sillage d'une proposition de loi des sénateurs Laurent Lafon et Michel Savin. Cette "société des clubs" ne serait plus dirigée par un président élu mais par "un directoire de trois ou quatre manageurs indépendants, sans lien avec les clubs pour éviter les conflits d’intérêts", expliquait M. Diallo lors de la présentation de son projet. Image dégradée, baisse drastique des droits TV, piratage, déficit des clubs estimé entre 1,2 et 1,3 milliard d'euros par la DNCG, le gendarme financier de la Ligue... les urgences ne manquent pas pour le secteur professionnel. Problème: si tous les acteurs du monde pro s'accordent sur la nécessité de cette réforme, des points d'achoppement existent toujours entre la Fédération, la Ligue et les représentants des clubs qui ne permettent pas de présenter un projet consensuel aux députés français. Votée à la quasi-unanimité en juin par la chambre haute, cette "PPL" doit par ailleurs trouver un créneau dans l'agenda déjà bien rempli de l'Assemblée Nationale. La date du 6 avril pour son examen, souhaitée par les clubs, semble impossible à tenir. La fenêtre de juin après les élections municipales est aussi ambitieuse. Quand la réforme pourra-t-elle être votée? Personne n'est encore en mesure de le dire. . Et Canal+ ? Le début des maux du football professionnel français date de 2021 et du conflit avec Canal+, son diffuseur historique, après l'attribution des droits TV de la Ligue 1 à Amazon pour pallier la défaillance de l'opérateur sino-espagnol Mediapro. De nombreux présidents de clubs espèrent toujours une réconciliation avec la chaine cryptée. Mais celle-ci, s'estimant lésée par la LFP, n'a renoncé à aucune de ses actions en justice contre l'instance et s'est détournée du football français pour se consacrer aux compétitions européennes, notamment la prestigieuse Ligue des champions. En avril 2025, l'arrivée à la tête de LFP Media de Nicolas de Tavernost avait suscité beaucoup d'espoirs pour résoudre ce conflit. Mais l'ancien patron de M6 n'est pas parvenu à amadouer Maxime Saada, le patron de Canal+, qui a depuis conservé l'intégralité des droits TV des Coupes d'Europe pour le territoire français, pour la période 2027-2031. De quoi laisser le football professionnel français à son triste sort.
Texte intégral (833 mots)
L'omnipotence de Nasser Al-Khelaïfi, président du Paris SG mais aussi de beIN Media Group, maison mère de beIN France, cristallise les tensions, accentuées par la menace de démission de Nicolas Tavernost, le patron de LFP Media, la filiale commerciale de la Ligue de football professionnel. . Al-Khelaïfi, double casquette et porteur de chapeau Homme fort du PSG, champion d'Europe et de France en titre, patron de beIN Media Group, président de l'EFC, l'association européenne des clubs: Nasser Al-Khelaïfi, avec ses multiples casquettes, est devenu un personnage central du football français. De quoi éveiller les soupçons de conflits d'intérêts. Aucune décision n'a de chance d'aboutir concrètement si elle n'a pas l'assentiment de l'incontournable dirigeant qatarien, qui agace autant qu'il fascine et peut faire peur. Les critiques à son endroit sont éparses et émises sous couvert d'anonymat par de rares voies discordantes au sein de la Ligue. Par deux fois, via beIN Sports, "NAK" a paru jouer les trouble-fête dans des opérations commerciales de très grande importance pour la Ligue de football professionnel. Quand Vincent Labrune, le président de la LFP, considéré comme un proche du président du PSG, a espéré conclure un deal avec la chaîne pour sauver la Ligue 1 en mal de diffuseur, cela s'est soldé par un échec qui a laissé les clubs exsangues financièrement, hormis le PSG financé par le fonds qatarien QSI. Et voilà que beIN vient de doubler in extremis LFP Media et sa chaîne Ligue 1+ lors des négociations avec la Fifa pour la diffusion de l'intégralité des matches du Mondial-2026. Une source proche du dossier a indiqué jeudi à l'AFP que Nasser Al-Khelaifi n'avait "absolument pas été impliqué" dans la procédure. Mais ce dénouement surprise a provoqué une véritable tempête au sein de la Ligue, où il est difficile de ne pas voir la main d'Al-Khelaifi un peu partout. Sur quoi, Nicolas de Tavernost, directeur général de LFP Media, a donc menacé de jeter l'éponge, expliquant ne "plus être en mesure de continuer (s)a mission", pointant du doigt la responsabilité d'Al-Khelaïfi, également membre du Conseil d'administration de la Ligue. . Une PPL vite En mai 2025, Philippe Diallo, président de la Fédération française (FFF), avait proposé avec autorité une réforme de la gouvernance du football professionnel en planchant, avec les dirigeants de la LFP, sur la création d'une "société des clubs" en lieu et place de la Ligue actuelle, dans le sillage d'une proposition de loi des sénateurs Laurent Lafon et Michel Savin. Cette "société des clubs" ne serait plus dirigée par un président élu mais par "un directoire de trois ou quatre manageurs indépendants, sans lien avec les clubs pour éviter les conflits d’intérêts", expliquait M. Diallo lors de la présentation de son projet. Image dégradée, baisse drastique des droits TV, piratage, déficit des clubs estimé entre 1,2 et 1,3 milliard d'euros par la DNCG, le gendarme financier de la Ligue... les urgences ne manquent pas pour le secteur professionnel. Problème: si tous les acteurs du monde pro s'accordent sur la nécessité de cette réforme, des points d'achoppement existent toujours entre la Fédération, la Ligue et les représentants des clubs qui ne permettent pas de présenter un projet consensuel aux députés français. Votée à la quasi-unanimité en juin par la chambre haute, cette "PPL" doit par ailleurs trouver un créneau dans l'agenda déjà bien rempli de l'Assemblée Nationale. La date du 6 avril pour son examen, souhaitée par les clubs, semble impossible à tenir. La fenêtre de juin après les élections municipales est aussi ambitieuse. Quand la réforme pourra-t-elle être votée? Personne n'est encore en mesure de le dire. . Et Canal+ ? Le début des maux du football professionnel français date de 2021 et du conflit avec Canal+, son diffuseur historique, après l'attribution des droits TV de la Ligue 1 à Amazon pour pallier la défaillance de l'opérateur sino-espagnol Mediapro. De nombreux présidents de clubs espèrent toujours une réconciliation avec la chaine cryptée. Mais celle-ci, s'estimant lésée par la LFP, n'a renoncé à aucune de ses actions en justice contre l'instance et s'est détournée du football français pour se consacrer aux compétitions européennes, notamment la prestigieuse Ligue des champions. En avril 2025, l'arrivée à la tête de LFP Media de Nicolas de Tavernost avait suscité beaucoup d'espoirs pour résoudre ce conflit. Mais l'ancien patron de M6 n'est pas parvenu à amadouer Maxime Saada, le patron de Canal+, qui a depuis conservé l'intégralité des droits TV des Coupes d'Europe pour le territoire français, pour la période 2027-2031. De quoi laisser le football professionnel français à son triste sort.
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