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Chaîne de service public - Actualité internationale.

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21.06.2026 à 19:09

FRANCE24
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Contacté par l'AFP, Manuel Cuesta Morua a indiqué dimanche être rentré chez lui après plusieurs heures de détention samedi. "C'est la première fois depuis de très nombreuses années (...) que mon arrestation s'accompagne d'une violence importante", a-t-il déclaré par messagerie. Selon lui, ces violences signifient que les autorités sont inquiètes des tensions sociales liées à la grave situation économique que traverse Cuba. L'île de 9,6 millions d'habitants est secouée depuis plusieurs années par une profonde crise économique, aggravée ces cinq derniers mois par un blocus pétrolier et une batterie de sanctions imposés par Washington. Dans un communiqué, le Conseil pour la transition démocratique à Cuba (CTDC), une plateforme d'opposition qui promet des changements sur l'île, a dénoncé la "détention arbitraire" de son président. Selon le CTDC, l'opposant a été arrêté en se rendant à une convocation de la police. "Loin d'être transféré vers un établissement pénitentiaire ou un centre de détention officiel, il a été conduit dans une zone déserte de la province d'Artemisa", à plusieurs dizaines de kilomètres de La Havane. Les "agressions physiques et les menaces de mort se sont poursuivies" de la part d'agents de la Sécurité de l'Etat, la police politique, selon la même source. Selon le collectif, il a été reproché au dissident d'"encourager les citoyens à manifester le 11 juillet prochain", pour le cinquième anniversaire des manifestations antigouvernementales historiques qui avaient secoué l'île le 11 juillet 2021. Ces manifestations, les plus importantes depuis l’avènement de la révolution castriste en 1959, avaient fait un mort, des dizaines de blessés et conduit à un millier d'arrestations. Des dizaines de manifestants, condamnés parfois jusqu'à 25 ans de réclusion, sont toujours emprisonnés, malgré plusieurs vagues de remises en liberté organisées par les autorités. Le manque de carburant a aggravé la crise énergétique et les habitants n'ont que quelques heures de courant par jour, parfois pas du tout pendant plusieurs journées d'affilée, tant à La Havane qu'en province. Pour manifester leur mécontentement, ils ont pris l'habitude de taper sur des casseroles et de mettre le feu aux monceaux d'ordures qui s'accumulent dans les rues. Jeudi, La Havane a adopté un paquet de mesures sans précédent en faveur de l'économie de marché pour tenter de faire face à la crise.

21.06.2026 à 19:03

FRANCE24
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La nouvelle Chambre des réprésentants du peuple (HoPR) élira le Premier ministre à l'ouverture de la session parlementaire, entre fin septembre et début octobre. Il fait peu de doutes que M. Abiy sera candidat à sa propre succession à la tête de l'exécutif du deuxième pays le plus peuplé d'Afrique (environ 130 millions d'habitants), déchiré par des conflits armés. Salué à son arrivée au pouvoir en 2018 pour sa politique d'ouverture et la libération de prisonniers d'opinion et de journalistes, celui-ci est aujourd'hui de plus en plus critiqué à l'extérieur pour sa répression des voix dissidentes et des journalistes sont à nouveau derrière les barreaux. Le 1er juin, étaient en jeu 501 des 547 sièges de la HoPR, mais la présidente de la Nebe, Melatwork Hailu, a annoncé dimanche que le vote serait réorganisé dans 15 circonscriptions de trois États régionaux, dont le plus peuplé, l'Oromia, sans en préciser les raisons. Le Parti de la prospérité (PP) a obtenu 438 des 486 sièges finalement attribués, selon les résultats annoncés par Mme Melatwork. Les 38 sièges de la HoPR attribués au Tigré resteront vacants car, comme en 2021, le scrutin n'a pas eu lieu dans cet État régional septentrional, qui porte toujours les stigmates du conflit ayant opposé entre 2020 et 2022 les forces locales à l'armée fédérale. La guerre a fait environ 600.000 morts, et environ un million de personnes restent déplacées. Les tensions ont resurgi ces derniers mois entre Addis Abeba et les autorités tigréennes, faisant craindre un nouveau conflit. Les deux camps, qui s'accusent mutuellement de vouloir lancer une nouvelle offensive, ont récemment à nouveau massé des forces à la frontière de la région. Les élections n'avaient pu être organisée non plus dans huit circonscriptions de l'Amhara, deuxième État régional le plus peuplé, où les milices nationalistes Fano, qui affrontent depuis plus de trois ans les forces fédérales, avaient menacé de s'en prendre au processus électoral. L'Éthiopie n'a jamais connu d'élections réellement libres et équitables. Et depuis la chute du régime militaro-marxiste du Derg en 1991, les détenteurs du pouvoir ont toujours été largement reconduits, sur fond d'accusations de fraudes. Le PP détenait 96% des sièges dans la HoPR sortante, issue des législatives de 2021, et affrontait une opposition divisée et sans moyens. Il était même seul en lice dans 64 circonscriptions. Selon l'ONG Acled, spécialisée dans l'observation des conflits, les Fano ont provoqué le jour de l'élection "au moins 90 affrontements avec les forces de sécurité dans toute" l'Amhara. En Oromia, l'Armée de libération oromo (OLA), autre groupe rebelle, a également perturbé l'élection, attaquant des villages du district d'Arsi, à environ 170 km au sud d'Addis Abeba. Selon des témoignages obtenus par l'AFP, au moins 11 civils - et peut-être beaucoup plus - ont été tués dans ces attaques qui se sont déroulées sur plusieurs jours. Le 1er juin, Acled a "recensé huit affrontements armés" entre l'OLA et les forces fédérales. La Nebe avait indiqué que 143 bureaux de vote n'avaient pas ouvert le jour de l'élection en raison de "problèmes de sécurité" et que le vote avait été "interrompu" dans plusieurs autres bureaux en Amhara et en Oromia, sans autres détails. La mission d'observation de l'Union africaine (UA) a souligné que le scrutin s'était déroulé dans "un contexte sécuritaire difficile, notamment dans certaines parties des régions d'Oromia, d'Amhara et du Tigré, où l'insécurité a affecté les activités politiques, les préparatifs électoraux et la participation des électeurs". Un peu plus de 40 millions de personnes sont allées voter le 1er juin, sur un total de 54 millions d'inscrits, selon la Nebe. Une quarantaine de partis étaient opposés au PP, mais le mieux représenté, Ezema, n'a fait concourir que 293 candidats, contre 461 pour le PP qui était même seul en lice dans 64 circonscriptions. Depuis son arrivée au pouvoir, M. Abiy a affirmé sa volonté de moderniser une économie encore très largement administrée par l’État. De grands travaux ont été entrepris, notamment une vaste rénovation des grandes villes du pays. La construction du plus grand aéroport du continent a officiellement commencé en janvier. Le pays devrait connaître, selon le Fonds monétaire international, une croissance de plus de 9% en 2026, l'un des taux les plus élevés au monde. Mais l'Éthiopie dépend toujours de l'aide des bailleurs internationaux et le taux de pauvreté est reparti à la hausse (43% de la population), selon la Banque mondiale.

21.06.2026 à 18:47

FRANCE24
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L'ogre slovène, qui avait annoncé la veille une étape "brutale" pour l'arrivée dans les Alpes vaudoises, a attendu la toute dernière ascension, à 8 km de la ligne, pour reprendre seul les échappés du jour avant de lever les bras à Villars-sur-Ollon. "C'était une journée très difficile, le parcours était vraiment rude et l'équipe a fait un super travail", a confié à Eurosport le leader d'UAE, qui termine au général avec 6 min 32 d'avance sur l'Equatorien Richard Carapaz et 6 min 53 sur le Tchèque Mathias Vacek. Désireux de sauver son bilan après avoir lâché plus de 27 minutes au général, le Français Lenny Martinez a offert une belle résistance mais après une triple boucle de 150,7 km et plus de 4.500 m de dénivelé positif, il a cédé sous la flamme rouge, exténué. "Je loupe d'un rien, je suis un peu dég'", a confié le Cannois, néanmoins satisfait d'avoir pu se rassurer. "Les jambes sont très bonnes et jour après jour elles allaient mieux", a-t-il dit. Tadej Pogacar signe lui son troisième succès de la semaine et, cette saison, le treizième (dont deux classements généraux) en seize jours de course: un ratio cannibalesque, qui lui permet de passer devant son rival danois Jonas Vingegaard, récent vainqueur du Giro, aux bilans provisoires. La seule ombre de sa semaine a été personnelle, avec la lourde chute jeudi dans l'épreuve féminine de sa compagne Urska Zigart, victime d'une fracture de la mâchoire. Chaleur et dénivelé Mais sportivement, le double champion du monde a plané si loin de la concurrence qu'il a parfois donné l'impression de s'offrir un entraînement sur route fermée, dosant comme il l'entendait des efforts variés. Il a assommé l'épreuve dès la première étape, mercredi en Italie, en partant seul à 72 km de la ligne et en mettant la concurrence à plus de deux minutes, avant de coiffer de 4 centièmes Mathieu van der Poel samedi sur le contre-la-montre. Alors qu'au Tour de Romandie, il s'était aligné encore lesté de quelques kilos de muscles hérités de sa campagne de classiques, "Pogi" est cette fois apparu nettement affûté, plus tranchant aussi dès que la route s'élève. Dimanche, sous un soleil brûlant, il s'est testé sur la triple ascension du Col de la Croix (19,1 km à 7% de moyenne). "C'est à ça probablement que le Tour de France va ressembler, avec la même chaleur et beaucoup de dénivelé", a souligné sur Eurosport celui qui briguera un cinquième succès dans la Grande boucle à partir du 4 juillet à Barcelone. Quant à son équipe UAE, elle a vite balayé les éventuels doutes nés de la méforme de Joao Almeida: Tim Wellens, Felix Grossschartner et Brandon McNulty ont fini dans le top 10 du chrono, Jhonatan Narvaez s'est offert la 3e étape sur la lancée de son triplé du Giro, et Pogacar doit encore récupérer d'ici le Tour de France Adam Yates et Isaac Del Toro, tout frais vainqueur du Tour Auvergne-Rhône-Alpes.

21.06.2026 à 18:27

FRANCE24
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"Le racisme ne recule pas seul, les discriminations non plus, elles avancent quand on détourne le regard", a affirmé l'élu Insoumis au début de la marche. Drapeaux palestiniens et Insoumis, maillots de foot "Mélenchon 27", slogan antifasciste italien: quelques milliers de manifestants -4.300 selon une source policière- ont battu le pavé parisien, en direction de la place de la République dans l'est de la capitale. "Nous partons de Barbès, c'est aussi un symbole particulier", a clamé M. Bagayoko, vantant "un quartier populaire, un quartier vivant, un quartier multiculturel, un quartier de travail, de commerce, de solidarité". Celui-ci "ressemble à la nouvelle France que nous appelons de nos voeux", a-t-il assuré, sous les applaudissements. Dans le cortège, les élus Insoumis sont venus nombreux: parmi eux, Rima Hassan, Manuel Bompard, Mathilde Panot et Jean-Luc Mélenchon. Bally Bagayoko "n'a pas besoin de moi pour émerger" pendant cette campagne, juge le candidat LFI à la présidentielle 2027, interrogé par les journalistes. Paris, comme 34 autres départements, est sous vigilance rouge canicule. Loïc Clain, 36 ans, a chaud: "je pense que c'est pour ça qu'il y a pas mal de gens qui ne sont pas venus aujourd'hui", a regretté auprès de l'AFP cet informaticien, pour qui il y a "trop de racisme maintenant en France". 18H00: la place de la République est loin d'être remplie, écrasée sous des températures qui avoisinent les 37 degrés. Sur la scène du concert organisé par LFI, un premier groupe joue sous une grande bannière "Concerts antiracistes", avec le logo Insoumis et les mots "Election présidentielle - avril 2027". Autour, des affiches égrènent les différents engagements de Jean-Luc Mélenchon pour la présidentielle comme "la planification écologique" ou encore "l’égalité des droits". "Je vais voter Mélenchon en 2027, pour moi c'est la seule alternative politique possible", assure Louise, 36 ans, sympathisante du mouvement qui n’a pas souhaité donner son patronyme. Ce concert, pour elle, est politique. "C’est important de commencer à lier amusement et militantisme", estime cette professeure de yoga auto-entrepreneure. Martin (prénom d’emprunt), lui, est là pour le "concert". Mais, souligne-t-il, "ça vaut le coup de se montrer" après la tentative infructueuse du gouvernement d’interdire ce rassemblement. Après une chanson sur Jordan Bardella, le groupe reprend le célèbre refrain: "Et la jeunesse emmerde le Front national". Le tribunal administratif de Paris a suspendu vendredi la décision du préfet de police d'interdire le concert organisé par LFI ce 21 juin, jugeant cette interdiction insuffisamment motivée.

21.06.2026 à 18:15

FRANCE24
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Les hauts en cuir et les gilets se portaient haut, laissant parfois voir le nombril. Des sortes de foulards noués autour des hanches amenaient un peu de couleur, tout comme des pochettes colorées accrochées sur de gros ceinturons. Les créateurs Miuccia Prada et Raf Simons ont expliqué pratiquer une "distillation" du vestiaire, revendiquant un "exercice de clarté", "un antidote à la complication". Dans le hangar de la fondation Prada, les hommes et les femmes ont défilé derrière la mannequin australienne Julia Nobis sur un plancher de néons. Leur fine silhouette se voulait "exacte et hautement contrôlée, raffinée et linéaire, constante", a souligné la marque dans un communiqué. Des pantalons et des chemises transparents complétaient les looks acérés de ces garçons et de ces filles, membres potentiels de groupes de punk-rock avec leurs jeans "skinny". "L’ambition était de faire quelque chose de nouveau avec +rien+ – contre l’exagération, contre la complexité de la matière" et "contre le design inutile", ont expliqué Miuccia Prada et Raf Simons dans un communiqué. "Dans cette collection, il y a une rupture avec les conventions du luxe. (...) Changer les matières, reconsidérer les proportions. La nouvelle silhouette est fondamentale. (...) Il s’agit d’être extrêmement déterminé et précis", ont-ils ajouté.
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