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12.08.2026 à 07:37

FRANCE24
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Ce phénomène astronomique rare, le premier du genre en Europe depuis 2006, démarrera en Russie autour de 17H00 GMT, puis traversera l'hémisphère Nord et passera au-dessus du Groenland avant de traverser l'océan Atlantique. En plus d'une partie de l'Islande, l'éclipse sera surtout totale dans une bande traversant l'Espagne, d'Oviedo à Palma de Majorque en passant par Burgos, au nord de Madrid, avant de disparaître vers 18H30 GMT. Au-delà de cette bande, elle sera seulement partielle, ce qui sera le cas pour la France, mais aussi au Canada, dans le nord de l'Afrique de l'Ouest et des Etats-Unis. L'alignement parfait du soleil et de la lune plonge le monde dans une inquiétante obscurité violacée, les températures flanchent. Désorientés, les animaux adoptent un comportement inhabituel. Mais le spectacle sera fugace: la durée de l'éclipse en phase de totalité, soit quand la lune couvrira entièrement le soleil, durera un peu moins de deux minutes en Espagne. Dans son ensemble il sera toutefois beaucoup plus long, aux environs de deux heures. Car il va commencer par une éclipse partielle, avant l'éclipse totale donc, puis de nouveau une éclipse partielle. Ciel dégagé attendu Le phénomène doit permettre aux scientifiques d'étudier l'atmosphère du soleil et sa couche la plus externe, dans l'espoir de percer les secrets des vents solaires et du champ magnétique de notre étoile. "Je cherche depuis vendredi, mais je n'en trouve nulle part", se désole Mabel, une habitante de Barcelone, auprès de l'AFP "Elles ne sont plus disponibles sur Amazon non plus, donc c'est impossible", poursuit-elle, dépitée. A coup sûr, les chasseurs d'éclipse, ces inconditionnels qui se préparent depuis des mois, se précipiteront pour bénéficier de la meilleure vue possible. Pour leur plus grand bonheur, et celui des amateurs intrigués, le ciel sera dégagé dans la soirée mercredi en Espagne, à quelques rares exceptions dans le nord et l'est du pays, a annoncé mardi l'agence météorologique nationale (Aemet). La contribution nette à l'économie est estimée à 347 millions d'euros, avec près de 450.000 touristes supplémentaires attendus dans les zones clés concernées par l'éclipse, selon le ministère de l'Économie à Madrid. Afflux important de touristes Mais la perspective d'un afflux important de touristes étrangers suscite également l'inquiétude des autorités, peu habituées, qui appellent à la prudence. En pleine vague de chaleur, les températures devraient dépasser les 35°C dans la majeure partie de l'Espagne et celles-ci pourraient grimper au‑dessus de 40°C dans certaines zones du nord‑est, faisant peser un risque sur la santé de ceux qui resteront plusieurs heures en plein air dans l'attente de l'éclipse. L'Aemet a par ailleurs évoqué un risque d'incendie "très élevé" ou "extrême", au cœur d'un été marqué par des feux de forêt dévastateurs, un danger amplifié selon les experts par la présence annoncée de centaines de milliers de personnes dans des zones très arides et encombrant les petites routes de campagne avec leurs véhicules. Jusqu'à 1,5 million de trajets routiers supplémentaires vers la bande de totalité sont attendus par les autorités. Afin d'éviter des embouteillages massifs et tout autre trouble à l'ordre public, plusieurs régions et communes ont mis en place des points d'observation dédiés, tout en renforçant les effectifs de sécurité et de services de secours pour ce qui sera la première éclipse totale en Espagne continentale depuis plus d'un siècle. Deux autres éclipses solaires seront cependant visibles dans d'autres régions de l'Espagne dans les deux prochaines années, l'extrême sud le 2 août 2027, puis dans une bonne partie sud du pays le 26 janvier 2028. burx-imm-rbj/lpt

12.08.2026 à 07:31

L'Equipe TV
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Battu (2-1) à l’aller, Lyon a renversé le Sparta Prague (3-0) en 3e tour préliminaire de Ligue des Champions. L'OL retrouvera Fenerbahçe en barrages pour gagner sa qualification.
Texte intégral (645 mots)
Battu (2-1) à l’aller, Lyon a renversé le Sparta Prague (3-0) en 3e tour préliminaire de Ligue des Champions. L'OL retrouvera Fenerbahçe en barrages pour gagner sa qualification.

12.08.2026 à 05:13

FRANCE24
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Ce "guerrier de l'espace intergalactique", derrière lequel se cache l'humoriste Jon Harvey, défiera l'ex-héraut du Brexit, qui a remis en jeu son siège de député de Clacton en juillet après des semaines de polémique sur les finances de son parti, Reform UK. Count Binface (littéralement "Comte Face-de-Poubelle") n'est pas la seule excentricité de ce scrutin au nombre record de 34 candidats, bien que les grands partis le boycottent. Ils dénonçent un "coup de communication" de Nigel Farage. Les derniers sondages donnent Farage ultra-favori avec plus de 70% des voix, tandis que le "politicien de l'espace", comme il se fait appeler, plafonnerait à 20%. Il avait été le premier candidat à se déclarer face au patron de Reform. Déjà connu au Royaume-Uni pour ses multiples candidatures, Count Binface, 46 ans, a réuni 0,2% des voix lors de la législative partielle de Makerfield en juin, remportée par le désormais Premier ministre Andy Burnham. Il avait également affronté en juillet 2024 le Premier ministre conservateur Rishi Sunak dans sa circonscription, ainsi que le maire de Londres, Sadiq Khan, la même année et en 2021. "Au Royaume-Uni, n'importe qui, littéralement n'importe qui, est libre de se présenter à une élection, peu importe à quel point son accoutrement est idiot", déclarait-il avant l'élection londonienne de 2024. Count Binface n'est pas seul: le Royaume-Uni a une longue tradition de candidats fantaisistes comme Alan "Howling Laud" Hope, chef du parti "Official Monster Raving Loony Party", également candidat à l'élection de Clacton. Diplômé d'Oxford De son vrai nom Jon Harvey, Count Binface est un comédien et scénariste diplômé de la prestigieuse université d'Oxford en lettres classiques. Il a écrit et produit des émissions phares de la télévision britannique, notamment la comédie politique satirique "The Thick of It" ou le jeu culte de la BBC "Have I Got News for You", selon son site officiel. Il a accédé à la notoriété en 2017 sous le nom de "Lord Buckethead" ("Lord Tête-de-Seau"), en se présentant à une législative partielle contre la Première ministre Theresa May. Une plainte pour infraction aux droits d'auteur l'a ensuite contraint à réinventer son personnage en 2018 pour devenir Count Binface, originaire de la planète Sigma IX. Courtisé par de nombreux médias internationaux depuis sa candidature à Clacton, il s'est offert lundi un ultime pied de nez: une prise de parole mise en scène depuis l'espace, où il appelle les électeurs à voter pour lui afin d'assister "à la plus grande victoire politique de l'histoire". À chaque campagne, son programme mêle absurde, pop culture et satire politique. Parmi ses propositions pour Clacton: la réduction du prix de la 99 Flake - glace à la vanille servie dans un cornet surmontée d'une barre de chocolat - à 99 centimes, le comblement des nids-de-poule "en utilisant des copies du programme du Labour", ou encore la promesse de bâtir "au moins un logement abordable" pendant son mandat. - Humour et répartie - Pour autant, Jon Harvey assure que sa démarche poursuit un objectif sérieux: encourager la participation citoyenne tout en tournant en dérision la classe politique. "Derrière chacune de ces campagnes se cache un message simple: être présent compte, et chaque bulletin de vote mérite d'être déposé, même quand on sait comment la soirée va se terminer", explique-t-il sur son site internet. Le comédien a aussi le sens de la répartie. Interrogé par le présentateur de l'émission politique phare de la BBC Newsnight, qui lui demandait s'il n'était pas temps de tomber le masque, il a rétorqué: "Quelqu'un ici a-t-il déjà vu Le Retour du Jedi? Personne n'a envie de savoir ce qu'il y a sous la poubelle de recyclage, c'est dégoûtant!" Dans le cas improbable où il serait élu, les règles du Parlement lui imposeraient néanmoins de se dévoiler. Dans un autre registre, il a récemment récité de mémoire les premiers vers du poème épique d'Homère, l'Odyssée, en grec ancien, dans le podcast réputé "The Rest is Politics", provoquant l'hilarité des présentateurs face au contraste saisissant entre son costume et son érudition.
Texte intégral (715 mots)
Ce "guerrier de l'espace intergalactique", derrière lequel se cache l'humoriste Jon Harvey, défiera l'ex-héraut du Brexit, qui a remis en jeu son siège de député de Clacton en juillet après des semaines de polémique sur les finances de son parti, Reform UK. Count Binface (littéralement "Comte Face-de-Poubelle") n'est pas la seule excentricité de ce scrutin au nombre record de 34 candidats, bien que les grands partis le boycottent. Ils dénonçent un "coup de communication" de Nigel Farage. Les derniers sondages donnent Farage ultra-favori avec plus de 70% des voix, tandis que le "politicien de l'espace", comme il se fait appeler, plafonnerait à 20%. Il avait été le premier candidat à se déclarer face au patron de Reform. Déjà connu au Royaume-Uni pour ses multiples candidatures, Count Binface, 46 ans, a réuni 0,2% des voix lors de la législative partielle de Makerfield en juin, remportée par le désormais Premier ministre Andy Burnham. Il avait également affronté en juillet 2024 le Premier ministre conservateur Rishi Sunak dans sa circonscription, ainsi que le maire de Londres, Sadiq Khan, la même année et en 2021. "Au Royaume-Uni, n'importe qui, littéralement n'importe qui, est libre de se présenter à une élection, peu importe à quel point son accoutrement est idiot", déclarait-il avant l'élection londonienne de 2024. Count Binface n'est pas seul: le Royaume-Uni a une longue tradition de candidats fantaisistes comme Alan "Howling Laud" Hope, chef du parti "Official Monster Raving Loony Party", également candidat à l'élection de Clacton. Diplômé d'Oxford De son vrai nom Jon Harvey, Count Binface est un comédien et scénariste diplômé de la prestigieuse université d'Oxford en lettres classiques. Il a écrit et produit des émissions phares de la télévision britannique, notamment la comédie politique satirique "The Thick of It" ou le jeu culte de la BBC "Have I Got News for You", selon son site officiel. Il a accédé à la notoriété en 2017 sous le nom de "Lord Buckethead" ("Lord Tête-de-Seau"), en se présentant à une législative partielle contre la Première ministre Theresa May. Une plainte pour infraction aux droits d'auteur l'a ensuite contraint à réinventer son personnage en 2018 pour devenir Count Binface, originaire de la planète Sigma IX. Courtisé par de nombreux médias internationaux depuis sa candidature à Clacton, il s'est offert lundi un ultime pied de nez: une prise de parole mise en scène depuis l'espace, où il appelle les électeurs à voter pour lui afin d'assister "à la plus grande victoire politique de l'histoire". À chaque campagne, son programme mêle absurde, pop culture et satire politique. Parmi ses propositions pour Clacton: la réduction du prix de la 99 Flake - glace à la vanille servie dans un cornet surmontée d'une barre de chocolat - à 99 centimes, le comblement des nids-de-poule "en utilisant des copies du programme du Labour", ou encore la promesse de bâtir "au moins un logement abordable" pendant son mandat. - Humour et répartie - Pour autant, Jon Harvey assure que sa démarche poursuit un objectif sérieux: encourager la participation citoyenne tout en tournant en dérision la classe politique. "Derrière chacune de ces campagnes se cache un message simple: être présent compte, et chaque bulletin de vote mérite d'être déposé, même quand on sait comment la soirée va se terminer", explique-t-il sur son site internet. Le comédien a aussi le sens de la répartie. Interrogé par le présentateur de l'émission politique phare de la BBC Newsnight, qui lui demandait s'il n'était pas temps de tomber le masque, il a rétorqué: "Quelqu'un ici a-t-il déjà vu Le Retour du Jedi? Personne n'a envie de savoir ce qu'il y a sous la poubelle de recyclage, c'est dégoûtant!" Dans le cas improbable où il serait élu, les règles du Parlement lui imposeraient néanmoins de se dévoiler. Dans un autre registre, il a récemment récité de mémoire les premiers vers du poème épique d'Homère, l'Odyssée, en grec ancien, dans le podcast réputé "The Rest is Politics", provoquant l'hilarité des présentateurs face au contraste saisissant entre son costume et son érudition.

12.08.2026 à 05:09

FRANCE24
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Le Parti communiste cubain célèbre depuis plusieurs jours le défunt "Lider Maximo" - qui a dirigé Cuba de 1959 à 2008 - à travers des expositions, des concerts et des conférences. Mais cette année, l'anniversaire du 13 août survient alors que Cuba traverse l'une des pires crises de son histoire, avec de graves pénuries de nourriture et d'eau, et des coupures d'électricité chroniques. Pour de nombreux Cubains, les difficultés actuelles mettent en lumière l'absence du dirigeant, mort il y a dix ans. Avant de placer le portrait de Castro à sa fenêtre, Leonel Suarez lui donne un baiser. Cet homme de 54 ans collectionne depuis des années des objets révolutionnaires liés au "maître". S'il était encore vivant, "Fidel aurait une stratégie en ce moment", assure-t-il. Mais la crise que traverse l'île de 9,4 millions d'habitants est si profonde que lorsqu'un touriste lui a récemment offert 100 dollars pour une photographie de son héros communiste, Leonel Suarez n'a pas pu dire non. "Il faut bien vivre", dit-il. Les partisans de Fidel Castro se souviennent de lui comme de l'homme qui a guidé Cuba à travers de multiples crises: les invasions soutenues par les Etats-Unis, les embargos, les tentatives d'assassinat et les immenses difficultés provoquées par l'effondrement du principal allié et bienfaiteur de l'île, l'Union soviétique. "Fidel n'est plus là, et personne n'a les capacités qu'avait Fidel", déplore Rogelio Valdivia, 54 ans, dans son atelier de peinture et de carrosserie de la Vieille Havane, aux murs fissurés. "Je suis né pendant la Révolution et grâce à elle j'ai pu trouver ma voie", dit-il, en regrettant l'absence du leadership de Fidel Castro dans le Cuba d'aujourd'hui. "Responsable de la catastrophe" Ceux qui ont soutenu Fidel Castro tout au long de ses années au pouvoir sont parmi les plus durement touchés aujourd'hui. Parmi eux se trouve Angela Gutiérrez, 86 ans, qui confie se sentir "déçue" par la direction qu'a prise Cuba. "Pourquoi coupent-ils autant le courant?", s'agace-t-elle après avoir parcouru plusieurs étals de marché sans rien acheter, les prix étant trop élevés. "Ils sont en train de détruire" la vie des gens, maugrée-t-elle. L'octogénaire appartient à la génération qui a atteint l'âge adulte sous Fidel Castro et a bénéficié de la santé et de l'éducation gratuite promues par la Révolution. Des avancées qui ont désormais en grande partie disparu. Pour les détracteurs de Fidel Castro, le problème de Cuba n'est pas l'absence du révolutionnaire, mais plutôt l'héritage qu'il a laissé. Manuel Cuesta, historien de 63 ans et militant de l'opposition, se souvient avoir vu Fidel Castro dans sa jeunesse comme un "rédempteur" qui avait fait de Cuba ce qu'elle aspirait à être. Avec le temps, dit-il, cette image s'est estompée à mesure que la réalité de la vie sur l'île s'éloignait des promesses de la Révolution. Aujourd'hui, M. Cuesta estime que la dégradation des conditions de vie pousse de nombreux Cubains à voir en Fidel Castro "le responsable originel de cette catastrophe nationale". Hassan Pérez, historien, ancien dirigeant étudiant et proche collaborateur de Fidel Castro, reconnaît que ce centenaire survient dans "les conditions les plus complexes qu'on puisse imaginer". Le pacte social forgé par la Révolution, admet-il, "s'est érodé" ces dernières années. Pendant des décennies, Cuba a offert une protection sociale en échange de la discipline politique. Beaucoup de Cubains se demandent désormais si ce pacte tient encore. Pourtant, pour beaucoup, l'affection portée à Fidel Castro résiste à une vie quotidienne chaque jour plus difficile. Mildred Barreto, une femme de ménage de 66 ans, reconnaît que le quotidien est une lutte constante. "Avec notre +comandante+, ce n'était pas comme ça", assure-t-elle.
Texte intégral (648 mots)
Le Parti communiste cubain célèbre depuis plusieurs jours le défunt "Lider Maximo" - qui a dirigé Cuba de 1959 à 2008 - à travers des expositions, des concerts et des conférences. Mais cette année, l'anniversaire du 13 août survient alors que Cuba traverse l'une des pires crises de son histoire, avec de graves pénuries de nourriture et d'eau, et des coupures d'électricité chroniques. Pour de nombreux Cubains, les difficultés actuelles mettent en lumière l'absence du dirigeant, mort il y a dix ans. Avant de placer le portrait de Castro à sa fenêtre, Leonel Suarez lui donne un baiser. Cet homme de 54 ans collectionne depuis des années des objets révolutionnaires liés au "maître". S'il était encore vivant, "Fidel aurait une stratégie en ce moment", assure-t-il. Mais la crise que traverse l'île de 9,4 millions d'habitants est si profonde que lorsqu'un touriste lui a récemment offert 100 dollars pour une photographie de son héros communiste, Leonel Suarez n'a pas pu dire non. "Il faut bien vivre", dit-il. Les partisans de Fidel Castro se souviennent de lui comme de l'homme qui a guidé Cuba à travers de multiples crises: les invasions soutenues par les Etats-Unis, les embargos, les tentatives d'assassinat et les immenses difficultés provoquées par l'effondrement du principal allié et bienfaiteur de l'île, l'Union soviétique. "Fidel n'est plus là, et personne n'a les capacités qu'avait Fidel", déplore Rogelio Valdivia, 54 ans, dans son atelier de peinture et de carrosserie de la Vieille Havane, aux murs fissurés. "Je suis né pendant la Révolution et grâce à elle j'ai pu trouver ma voie", dit-il, en regrettant l'absence du leadership de Fidel Castro dans le Cuba d'aujourd'hui. "Responsable de la catastrophe" Ceux qui ont soutenu Fidel Castro tout au long de ses années au pouvoir sont parmi les plus durement touchés aujourd'hui. Parmi eux se trouve Angela Gutiérrez, 86 ans, qui confie se sentir "déçue" par la direction qu'a prise Cuba. "Pourquoi coupent-ils autant le courant?", s'agace-t-elle après avoir parcouru plusieurs étals de marché sans rien acheter, les prix étant trop élevés. "Ils sont en train de détruire" la vie des gens, maugrée-t-elle. L'octogénaire appartient à la génération qui a atteint l'âge adulte sous Fidel Castro et a bénéficié de la santé et de l'éducation gratuite promues par la Révolution. Des avancées qui ont désormais en grande partie disparu. Pour les détracteurs de Fidel Castro, le problème de Cuba n'est pas l'absence du révolutionnaire, mais plutôt l'héritage qu'il a laissé. Manuel Cuesta, historien de 63 ans et militant de l'opposition, se souvient avoir vu Fidel Castro dans sa jeunesse comme un "rédempteur" qui avait fait de Cuba ce qu'elle aspirait à être. Avec le temps, dit-il, cette image s'est estompée à mesure que la réalité de la vie sur l'île s'éloignait des promesses de la Révolution. Aujourd'hui, M. Cuesta estime que la dégradation des conditions de vie pousse de nombreux Cubains à voir en Fidel Castro "le responsable originel de cette catastrophe nationale". Hassan Pérez, historien, ancien dirigeant étudiant et proche collaborateur de Fidel Castro, reconnaît que ce centenaire survient dans "les conditions les plus complexes qu'on puisse imaginer". Le pacte social forgé par la Révolution, admet-il, "s'est érodé" ces dernières années. Pendant des décennies, Cuba a offert une protection sociale en échange de la discipline politique. Beaucoup de Cubains se demandent désormais si ce pacte tient encore. Pourtant, pour beaucoup, l'affection portée à Fidel Castro résiste à une vie quotidienne chaque jour plus difficile. Mildred Barreto, une femme de ménage de 66 ans, reconnaît que le quotidien est une lutte constante. "Avec notre +comandante+, ce n'était pas comme ça", assure-t-elle.

12.08.2026 à 05:03

FRANCE24
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"Nous sommes surexcités !", s'enthousiasme le président de l'association d'astronomie de Burgos, une ville du nord de l'Espagne, avant de prendre la parole face à des dizaines de personnes dans le village de Belorado pour leur expliquer les mécanismes de ce phénomène céleste très rare. "Nous avons tellement envie que cela arrive enfin, de vivre ce moment et que la météo soit bonne, que tout se passe bien", dit-il à l'AFP. L'Espagne est l'un des rares endroits au monde où cette éclipse solaire sera visible dans sa totalité. Le phénomène, lorsque la Lune couvrira entièrement le Soleil et plongera les observateurs dans l'obscurité, durera environ une minute et demie. Ce sera une première dans ce pays depuis 1905. Malgré la brièveté extrême de ce moment historique, la présence de nombreux touristes étrangers et l'attention des médias pourraient générer d'importantes retombées économiques à Belorado et aux alentours, une zone typique de l'"Espagne vide", le nom donné à ces vastes territoires touchés par le déclin démographique. "La région de Castille-et-León (d'où sera visible l'éclipse, NDLR) ne fait pas toujours la une de l'actualité et les étrangers restent davantage sur la côte malheureusement", relève Belén Molinuevo Puras, une anthropologue de 51 ans. "Nous sommes donc très heureux que (l'éclipse) passe par ici", poursuit-elle, s'exprimant d'un champ plongé dans l'obscurité totale à Belorado, où l'association locale d'astronomie organisait une séance nocturne d'observation des étoiles. "Catalyseur" L'Espagne, le deuxième pays le plus visité du monde après la France, figure depuis plusieurs années parmi les géants mondiaux du tourisme. Mais le gouvernement cherche désormais à diversifier son offre afin de réduire sa dépendance au tourisme balnéaire saisonnier et de désengorger des destinations soumises aux effets du surtourisme, comme Barcelone. Les trois éclipses qui doivent se produire en l'espace de trois ans -deux nouvelles éclipses sont attendues en août 2027 en janvier 2028-, constituent " une occasion inédite de contribuer à rééquilibrer les flux touristiques ", notamment vers les zones rurales, selon un rapport paru en mai et commandé par Airbnb. Des Américains, des Sud-Américains ou encore des Japonais sont notamment attendus à Burgos, explique à l'AFP une adjointe à la mairie, Andrea Ballesteros, devant l'impressionnante cathédrale construite au XIIIe siècle. La municipalité souhaite, à terme, "attirer des touristes en provenance de l'étranger et pas seulement l'été", dit encore cette responsable, voyant en l'éclipse du mois d'août "un véritable catalyseur, tant sur le plan touristique que culturel". Dans l'hôtel de Lucía Molina, les touristes chinois constitueront le plus gros contingent d'étrangers le 12 août prochain et les réservations ont commencé il y a un an et demi déjà. "Pratiquement toutes les chambres" ont été louées "à des prix très élevés", affirme-t-elle. Les rares chambres encore disponibles se négocient jusqu'à 1.200 euros la nuit, selon la réceptionniste. "Défi" pour les autorités Environ 500.000 touristes sont attendus en Castille-et-León, dont 40.000 à Burgos, soit plus de 20% de la population de cette ville. La perspective de voir ces milliers de visiteurs se balader dans des champs et patienter pendant des heures dans la touffeur estivale soulève toutefois de nombreuses questions de sécurité, de santé publique et de logistique. Andrea Ballesteros ne cache pas que l'événement constitue "un défi" pour les autorités mais assure que tout a été préparé en amont par les différents services de l'Etat et de la région, notamment la création de points d'observation spécifiques pour pouvoir gérer les flux. En ce qui concerne d'éventuels risques pour la santé, Marta Serrano, qui travaille dans un magasin de lunettes, rappelle de son côté l'importance de porter des montures spéciales. "C'est comme aller à la plage quand le ciel est couvert. Tu te dis : +Non, aujourd'hui je ne mets pas de crème, parce que je ne vais pas prendre de coups de soleil+. Et puis le soir, tu te rends compte que si. (...) Eh bien, là, ce sera pareil", met-elle en garde. À Belorado, le passionné d'éclipses Enrique Bordallo balaie d'un revers de la main toutes ces inquiétudes et déclare attendre avec impatience l'aboutissement de décennies de travail dans sa région natale, sous les yeux de la planète entière. "C'est un événement unique, c'est quelque chose de merveilleux, c'est un spectacle gratuit accessible à tous, qui ne manquera pas de stupéfier et d'émerveiller", prédit-il.
Texte intégral (775 mots)
"Nous sommes surexcités !", s'enthousiasme le président de l'association d'astronomie de Burgos, une ville du nord de l'Espagne, avant de prendre la parole face à des dizaines de personnes dans le village de Belorado pour leur expliquer les mécanismes de ce phénomène céleste très rare. "Nous avons tellement envie que cela arrive enfin, de vivre ce moment et que la météo soit bonne, que tout se passe bien", dit-il à l'AFP. L'Espagne est l'un des rares endroits au monde où cette éclipse solaire sera visible dans sa totalité. Le phénomène, lorsque la Lune couvrira entièrement le Soleil et plongera les observateurs dans l'obscurité, durera environ une minute et demie. Ce sera une première dans ce pays depuis 1905. Malgré la brièveté extrême de ce moment historique, la présence de nombreux touristes étrangers et l'attention des médias pourraient générer d'importantes retombées économiques à Belorado et aux alentours, une zone typique de l'"Espagne vide", le nom donné à ces vastes territoires touchés par le déclin démographique. "La région de Castille-et-León (d'où sera visible l'éclipse, NDLR) ne fait pas toujours la une de l'actualité et les étrangers restent davantage sur la côte malheureusement", relève Belén Molinuevo Puras, une anthropologue de 51 ans. "Nous sommes donc très heureux que (l'éclipse) passe par ici", poursuit-elle, s'exprimant d'un champ plongé dans l'obscurité totale à Belorado, où l'association locale d'astronomie organisait une séance nocturne d'observation des étoiles. "Catalyseur" L'Espagne, le deuxième pays le plus visité du monde après la France, figure depuis plusieurs années parmi les géants mondiaux du tourisme. Mais le gouvernement cherche désormais à diversifier son offre afin de réduire sa dépendance au tourisme balnéaire saisonnier et de désengorger des destinations soumises aux effets du surtourisme, comme Barcelone. Les trois éclipses qui doivent se produire en l'espace de trois ans -deux nouvelles éclipses sont attendues en août 2027 en janvier 2028-, constituent " une occasion inédite de contribuer à rééquilibrer les flux touristiques ", notamment vers les zones rurales, selon un rapport paru en mai et commandé par Airbnb. Des Américains, des Sud-Américains ou encore des Japonais sont notamment attendus à Burgos, explique à l'AFP une adjointe à la mairie, Andrea Ballesteros, devant l'impressionnante cathédrale construite au XIIIe siècle. La municipalité souhaite, à terme, "attirer des touristes en provenance de l'étranger et pas seulement l'été", dit encore cette responsable, voyant en l'éclipse du mois d'août "un véritable catalyseur, tant sur le plan touristique que culturel". Dans l'hôtel de Lucía Molina, les touristes chinois constitueront le plus gros contingent d'étrangers le 12 août prochain et les réservations ont commencé il y a un an et demi déjà. "Pratiquement toutes les chambres" ont été louées "à des prix très élevés", affirme-t-elle. Les rares chambres encore disponibles se négocient jusqu'à 1.200 euros la nuit, selon la réceptionniste. "Défi" pour les autorités Environ 500.000 touristes sont attendus en Castille-et-León, dont 40.000 à Burgos, soit plus de 20% de la population de cette ville. La perspective de voir ces milliers de visiteurs se balader dans des champs et patienter pendant des heures dans la touffeur estivale soulève toutefois de nombreuses questions de sécurité, de santé publique et de logistique. Andrea Ballesteros ne cache pas que l'événement constitue "un défi" pour les autorités mais assure que tout a été préparé en amont par les différents services de l'Etat et de la région, notamment la création de points d'observation spécifiques pour pouvoir gérer les flux. En ce qui concerne d'éventuels risques pour la santé, Marta Serrano, qui travaille dans un magasin de lunettes, rappelle de son côté l'importance de porter des montures spéciales. "C'est comme aller à la plage quand le ciel est couvert. Tu te dis : +Non, aujourd'hui je ne mets pas de crème, parce que je ne vais pas prendre de coups de soleil+. Et puis le soir, tu te rends compte que si. (...) Eh bien, là, ce sera pareil", met-elle en garde. À Belorado, le passionné d'éclipses Enrique Bordallo balaie d'un revers de la main toutes ces inquiétudes et déclare attendre avec impatience l'aboutissement de décennies de travail dans sa région natale, sous les yeux de la planète entière. "C'est un événement unique, c'est quelque chose de merveilleux, c'est un spectacle gratuit accessible à tous, qui ne manquera pas de stupéfier et d'émerveiller", prédit-il.
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