Lien du flux RSS
Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

12.05.2026 à 12:33

FRANCE24
img
"J’ai demandé aux ministres de renforcer immédiatement la coopération avec les Etats voisins et de pousser à une coordination plus étroite des protocoles sanitaires mis en place au sein de l'Union européenne et de l'espace Schengen", afin de "casser les éventuelles chaînes de transmission", a écrit le Premier ministre sur X à l'issue d'une réunion à Matignon. La ministre de la Santé Stéphanie Rist "a déjà échangé avec plusieurs pays européens" dans ce sens, a-t-il ajouté. "Face au risque sanitaire lié à l’hantavirus, une meilleure coordination internationale est indispensable", a-t-il insisté sans plus de détails. Le Premier ministre a tenu lundi une première réunion interministérielle puis reçu des infectiologues. Il réunit à partir de ce mardi les ministres concernés deux fois par jour. Alors que de nombreuses inconnues demeurent sur l'état des cas contacts en France, Stéphanie Rist et plusieurs médecins spécialistes tiendront une conférence de presse à 16H45. Parmi les cinq Français rapatriés depuis le navire de croisière HM Hondius, quatre qui ont été placés à l'isolement "strict" à l'hôpital parisien Bichat, étaient toujours testés négatifs. La femme testée positive, dont l'état s'était dégradé, est "en réanimation dans un état stable", avait indiqué lundi après-midi le chef du gouvernement. Vingt-deux Français ont également été identifiés cas contact: huit parmi les passagers du vol du 25 avril entre Sainte-Hélène et Johannesburg, qui ont voyagé avec une croisiériste néerlandaise décédée depuis, "ont été mis à l'isolement rapidement", et 14 à bord du vol Johannesburg-Amsterdam du même jour, où la croisiériste néerlandaise était brièvement montée à bord. Les huit Français du premier vol, considérés comme des "cas contacts à haut risque", ne présentaient pas lundi de symptômes, selon le gouvernement. Pour autant, les règles d'isolement ont été durcies avec l'annonce d'une "quarantaine renforcée en milieu hospitalier" pour tous les cas contacts, "sans exception". Le patron de l'Organisation mondiale de la Santé a recommandé que les personnes évacuées du navire "soient suivies activement, dans un centre de quarantaine désigné ou à domicile, pendant 42 jours à compter de la dernière exposition, qui est le 10 mai, ce qui nous amène au 21 juin".

12.05.2026 à 12:31

FRANCE24
img
Au second jour de ce sommet Africa Forward (En avant l'Afrique), organisé pour la première fois dans un pays anglophone, le président français Emmanuel Macron lui a assuré que "la France défend cet agenda". "L'Afrique ne réclame pas de privilège, mais de l'équité", a lancé M. Ruto à la tribune, en présence d'une trentaine de chefs d'Etat et de gouvernement africains, au lendemain d'une première journée consacrée aux entrepreneurs, à la jeunesse et au sport. "Le temps est venu pour la communauté internationale de reconnaître sans ambiguïté et sans délai que l'Afrique ne peut rester, et ne restera pas, soumise aux décisions prises sans qu'elle ait voix à la table", a-t-il lancé. La France souhaite voir "l'Afrique présente au Conseil de sécurité des Nations unies" mais aussi "mieux représentée dans les instances financières", a répondu Emmanuel Macron qui a multiplié au cours du sommet les gestes de complicité avec M. Ruto. Les deux dirigeants se retrouveront au sommet du G7, mi-juin à Evian, en France, notamment pour faire avancer leur projet commun de réforme de l'architecture financière internationale, afin qu'elle favorise notamment l'investissement privé en Afrique. "L'actuel système financier international reste structurellement inégal", a également dénoncé à la tribune le président kényan, déplorant les coûts d'emprunt élevés, l'accès restreint à certains financements ou encore les "préjugés" des systèmes de notation qui "découragent" notamment les investissements. "Solution" Selon lui, "ce déséquilibre n'est ni supportable ni juste" et est l'un des principaux obstacles à la "capacité de l'Afrique à financer ses infrastructures, son industrialisation ou sa transformation". Le président kényan a noté que l'Afrique dispose d'importantes réserves de capital inutilisées, notamment, selon lui, plus de 4.000 milliards de dollars d'épargne à long terme. Avec cet argent, "l'Afrique doit financer l'Afrique", a lancé M. Ruto, car "ni la Banque mondiale ni le Fonds monétaire international seuls ne peuvent financer le développement qu'ambitionne le continent". Mais l'Afrique doit aussi travailler à "connecter" les économies de ses différents Etats, notamment via la Zone continentale de libre échange africaine (Zeclaf), entrée en vigueur en 2021 mais toujours embryonnaire. Et en "accélérant les investissements" dans les infrastructures de transport - routes, ports, chemin de fer, aéroports - et logistiques, a-t-il poursuivi. Selon la Zeclaf, le commerce intra-continental en Afrique ne représente qu'à peine 15% des échanges commerciaux du continent. Lundi, à l'issue de la première journée du sommet, durant laquelle MM. Macron et Ruto ont martelé que l'Afrique avait "besoin d'investissements" plutôt que d'aide publique, le président français a annoncé 23 milliards d'euros d'investissements pour l'Afrique, dont 14 milliards d'investissements français, essentiellement privés. Une démonstration concrète, à ses yeux, du bien-fondé d'une relation renouvelée avec le continent, qu'il met en avant depuis le début de sa tournée africaine samedi après des années de déboires et tensions avec plusieurs anciennes colonies francophones. "L'Afrique n'est pas une partie des problèmes mondiaux. L'Afrique est une partie de la solution", a affirmé le président kényan, citant ses ressources naturelles, ses minerais stratégiques, ses terres fertiles, son potentiel en termes d'énergie renouvelable, son marché croissant de consommateurs et la plus jeune population du monde. Avec son potentiel en matière d'énergie renouvelable, l'Afrique a "une opportunité historique" de "mener" la transition énergétique mondiale, a assuré M. Ruto. "Pour l'Afrique, cette transition énergétique doit aussi être une transition vers le développement et l'industrialisation", a-t-il souligné.

12.05.2026 à 12:27

FRANCE 24
img
Le parquet général a requis mardi la condamnation de Nicolas Sarkozy pour l'ensemble des faits pour lesquels il est jugé au procès libyen en appel, y compris la corruption et le financement illégal de campagne. L'ancien président est accusé d'avoir conclu un "accord" avec le dictateur Mouammar Kadhafi.
Texte intégral (612 mots)
Le parquet général a requis mardi la condamnation de Nicolas Sarkozy pour l'ensemble des faits pour lesquels il est jugé au procès libyen en appel, y compris la corruption et le financement illégal de campagne. L'ancien président est accusé d'avoir conclu un "accord" avec le dictateur Mouammar Kadhafi.

12.05.2026 à 12:27

FRANCE24
img
Plus de vingt pays différents sont concernés par les évacuations qui ont eu lieu dans le port de Granadilla de Abona, sur l'île de Tenerife, aux Canaries, d'où le Hondius est reparti lundi soir vers les Pays-Bas, avec une partie de son équipage, un médecin et une infirmière à bord. "Compte tenu de la longue période d'incubation du virus (...) d'autres cas" pourraient apparaître dans les semaines à venir, a mis en garde mardi Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors d'une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre espagnol à Madrid. "J'espère qu'ils suivront nos conseils et nos recommandations", a-t-il ajouté, interrogé sur la multiplicité des pays concernés par la crise sanitaire, qui n'appliquent pas tous le même protocole. "Pas de frontières" pour les virus "L'OMS dispose de directives claires", a rappelé le directeur général de l'OMS, tout en soulignant aussi les limites liées à "la question de la souveraineté" nationale. "Nous ne pouvons pas contraindre les pays à appliquer nos protocoles. Nous pouvons seulement conseiller et recommander", a-t-il poursuivi: "J'espère que (les pays) suivront les conseils et les recommandations que nous faisons". "La recommandation de l'OMS" est de "suivre activement" les personnes évacuées "dans un centre de quarantaine désigné ou à domicile, pendant 42 jours à compter de la dernière exposition, qui est le 10 mai, ce qui nous amène au 21 juin", a détaillé Tedros Adhanom Ghebreyesus. "Les virus ne connaissent pas de frontières", a insisté le patron de l'OMS. Face à ces protocoles qui peuvent être différents d'un pays à un autre, le Premier ministre français Sébastien Lecornu s'est d'ailleurs prononcé mardi pour une "coordination plus étroite" des protocoles sanitaires au sein de l'Union européenne et de l'espace Schengen, pour "casser les éventuelles chaînes de transmission". Trois personnes ayant voyagé à bord du Hondius sont mortes: dans deux cas, l'OMS a confirmé une infection à l'hantavirus, le troisième étant un cas probable. Outre ces trois décès, sept cas positifs confirmés et un autre probable ont été signalés, tous des anciens passagers ou membres d'équipage du navire à ce stade, selon un décompte de l'AFP à partir de données officielles. Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a de son côté salué aux côtés de Tedros Adhanom Ghebreyesus la réussite de cette opération d'évacuation du Hondius: "Le monde n'a pas besoin de plus d'égoïsme, ni de plus de peur", a-t-il lancé, allusion aux réticences de certains face à l'accueil du navire pour procéder à ces opérations. "Ces derniers jours, nous avons entendu de nombreux représentants publics se demander pourquoi le pays africain du Cap-Vert n'accueillait pas l'opération", a rappelé le chef du gouvernement, faisant référence sans le citer au président régional des Canaries notamment. "Population préoccupée" "Mais pour nous, il était clair que ce n'était pas la question, que la vraie question en était une autre (...) Pourquoi ne viendrions-nous pas en aide à ceux qui en ont besoin si nous en avons les moyens ?", a-t-il ajouté. Avant de se rendre aux Canaries, le MV Hondius s'était vu refuser début mai l'accès au port de Praia, la capitale du Cap-Vert, où il avait achevé une croisière entamée à Ushuaïa en Argentine. Le chef de l'OMS a dit "comprendre parfaitement que la population de Tenerife ait pu être préoccupée par le débarquement sur ses côtes" des passagers et membres d'équipage mais a expliqué avoir tout fait pour contenir les risques de propagation. La crise à bord du MV Hondius a ravivé les souvenirs de la pandémie de Covid-19, même si l'OMS martèle que la situation actuelle n'est pas comparable à celle de 2020. L'hantavirus se transmet généralement à partir de rongeurs infectés, le plus souvent par l'intermédiaire de leur urine, de leurs excréments et de leur salive. La variante du virus détectée à bord du Hondius, l'hantavirus Andes, est une souche rare qui peut se transmettre d'humain à humain.
Texte intégral (689 mots)
Plus de vingt pays différents sont concernés par les évacuations qui ont eu lieu dans le port de Granadilla de Abona, sur l'île de Tenerife, aux Canaries, d'où le Hondius est reparti lundi soir vers les Pays-Bas, avec une partie de son équipage, un médecin et une infirmière à bord. "Compte tenu de la longue période d'incubation du virus (...) d'autres cas" pourraient apparaître dans les semaines à venir, a mis en garde mardi Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors d'une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre espagnol à Madrid. "J'espère qu'ils suivront nos conseils et nos recommandations", a-t-il ajouté, interrogé sur la multiplicité des pays concernés par la crise sanitaire, qui n'appliquent pas tous le même protocole. "Pas de frontières" pour les virus "L'OMS dispose de directives claires", a rappelé le directeur général de l'OMS, tout en soulignant aussi les limites liées à "la question de la souveraineté" nationale. "Nous ne pouvons pas contraindre les pays à appliquer nos protocoles. Nous pouvons seulement conseiller et recommander", a-t-il poursuivi: "J'espère que (les pays) suivront les conseils et les recommandations que nous faisons". "La recommandation de l'OMS" est de "suivre activement" les personnes évacuées "dans un centre de quarantaine désigné ou à domicile, pendant 42 jours à compter de la dernière exposition, qui est le 10 mai, ce qui nous amène au 21 juin", a détaillé Tedros Adhanom Ghebreyesus. "Les virus ne connaissent pas de frontières", a insisté le patron de l'OMS. Face à ces protocoles qui peuvent être différents d'un pays à un autre, le Premier ministre français Sébastien Lecornu s'est d'ailleurs prononcé mardi pour une "coordination plus étroite" des protocoles sanitaires au sein de l'Union européenne et de l'espace Schengen, pour "casser les éventuelles chaînes de transmission". Trois personnes ayant voyagé à bord du Hondius sont mortes: dans deux cas, l'OMS a confirmé une infection à l'hantavirus, le troisième étant un cas probable. Outre ces trois décès, sept cas positifs confirmés et un autre probable ont été signalés, tous des anciens passagers ou membres d'équipage du navire à ce stade, selon un décompte de l'AFP à partir de données officielles. Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a de son côté salué aux côtés de Tedros Adhanom Ghebreyesus la réussite de cette opération d'évacuation du Hondius: "Le monde n'a pas besoin de plus d'égoïsme, ni de plus de peur", a-t-il lancé, allusion aux réticences de certains face à l'accueil du navire pour procéder à ces opérations. "Ces derniers jours, nous avons entendu de nombreux représentants publics se demander pourquoi le pays africain du Cap-Vert n'accueillait pas l'opération", a rappelé le chef du gouvernement, faisant référence sans le citer au président régional des Canaries notamment. "Population préoccupée" "Mais pour nous, il était clair que ce n'était pas la question, que la vraie question en était une autre (...) Pourquoi ne viendrions-nous pas en aide à ceux qui en ont besoin si nous en avons les moyens ?", a-t-il ajouté. Avant de se rendre aux Canaries, le MV Hondius s'était vu refuser début mai l'accès au port de Praia, la capitale du Cap-Vert, où il avait achevé une croisière entamée à Ushuaïa en Argentine. Le chef de l'OMS a dit "comprendre parfaitement que la population de Tenerife ait pu être préoccupée par le débarquement sur ses côtes" des passagers et membres d'équipage mais a expliqué avoir tout fait pour contenir les risques de propagation. La crise à bord du MV Hondius a ravivé les souvenirs de la pandémie de Covid-19, même si l'OMS martèle que la situation actuelle n'est pas comparable à celle de 2020. L'hantavirus se transmet généralement à partir de rongeurs infectés, le plus souvent par l'intermédiaire de leur urine, de leurs excréments et de leur salive. La variante du virus détectée à bord du Hondius, l'hantavirus Andes, est une souche rare qui peut se transmettre d'humain à humain.

12.05.2026 à 12:19

FRANCE24
img
M. Trump est attendu mercredi soir à Pékin où il restera jusqu'à vendredi. Il s'agira de la première visite d'un président américain en Chine depuis celle qu'il avait lui-même effectuée en 2017. Des patrons de grands groupes américains, dont Elon Musk (Tesla, SpaceX), Tim Cook (Apple) et Kelly Ortberg (Boeing) accompagneront M. Trump, a indiqué un responsable de la Maison Blanche. Les experts tablent sur un certain nombre d'annonces commerciales au cours du déplacement. Les échanges devraient dominer les discussions entre les leaders des deux premières puissances économiques mondiales. Mais les hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis et leurs retombées globales, y compris pour la Chine, devraient projeter leur ombre sur le sommet. M. Trump a indiqué lundi qu'il aborderait avec M. Xi un autre contentieux, celui des ventes d'armes américaines à Taïwan. Il aura "cette discussion avec le président Xi", a-t-il dit. "Le président Xi voudrait qu'on ne (le) fasse pas", a-t-il ajouté. Bataille commerciale Un porte-parole des Affaires étrangères chinoises, Guo Jiakun, a confirmé lors d'un point presse régulier mardi l'opposition "constante et sans équivoque" de la Chine à ces vente d'armes. La Chine considère Taïwan comme l'une de ses provinces, qu'elle n'a pas réussi à unifier avec le reste de son territoire depuis la fin de la guerre civile chinoise en 1949. Elle plaide pour une solution pacifique mais se réserve la possibilité de recourir à la force. Elle est hostile à tout agissement qui à ses yeux nuirait à une "réunification" non négociable et inéluctable selon elle. La politique américaine sur Taïwan repose sur un soutien militaire robuste à l'île, sans reconnaissance à part entière ni soutien ouvert aux velléités d'indépendance. Depuis 1982, l'un des grands principes de la stratégie américaine est de ne pas "consulter" Pékin sur les ventes d'armes à Taïwan. M. Trump a minimisé le risque d'une invasion de Taïwan par la Chine. M. Xi "sait que je ne veux pas que cela arrive", a-t-il dit, en vantant sa "très bonne relation" avec le président chinois. La diplomatie taïwanaise a indiqué mardi son souhait de "renforcer la coopération" avec les Etats-Unis et de "développer des capacités de dissuasion efficaces afin de maintenir conjointement la paix et la stabilité dans le détroit de Taïwan". Etats-Unis et Chine se sont livré en 2025 une âpre bataille commerciale à coups de droits de douanes prohibitifs et de restrictions multiples aux échanges. MM. Trump et Xi étaient convenus en octobre d'une trêve temporaire lors d'une rencontre en Corée du Sud. Les lendemains de cette trêve devraient être discutés à Pékin. Avant le sommet, des négociateurs des deux pays, conduits par le vice-Premier ministre chinois He Lifeng et le ministre américain des Finances Scott Bessent, doivent se rencontrer à Séoul. Sanctions américaines L'administration américaine a indiqué que M. Trump entendait au cours de son séjour faire pression pour que la Chine use de son influence sur l'Iran pour aider à une sortie de crise dans le Golfe. La Chine est un partenaire économique et politique primordial de l'Iran. Elle est de loin la principale importatrice de son pétrole. Le géant asiatique est directement touché par le bras de fer américano-iranien et la quasi fermeture du détroit d'Ormuz. Plus de la moitié des importations de brut transporté par voie maritime vers la Chine provient du Moyen-Orient et transite majoritairement par le détroit, selon la société d'analyse Kpler. Le Trésor américain a annoncé lundi des sanctions contre douze individus et entités liés à l'Iran auxquels il reproche de "faciliter" la vente de pétrole iranien à la Chine. Vendredi, les Etats-Unis avaient annoncé sanctionner plusieurs entreprises de Chine continentale et de Hong Kong pour leur contribution supposée à l'armement de l'Iran et la fourniture à ce pays d'images satellite employées contre les forces américaines. Le porte-parole des Affaires étrangères chinoises a de nouveau dénoncé mardi des sanctions dépourvues pour Pékin de toute base légale. "S'agissant du conflit avec l'Iran, le plus urgent est de tout faire pour éviter que les combats ne reprennent, plutôt que d'instrumentaliser le conflit pour calomnier la Chine", a-t-il dit. Les experts estiment que Xi Jinping aborde le sommet en relative position de force face à un Donald Trump empêtré dans le conflit au Moyen-Orient et soumis à la pression grandissante des élections américaines de mi-mandat en novembre. Mais elle n'a pas intérêt à ce que la situation dans le Golfe dure, nuancent-ils.
Texte intégral (781 mots)
M. Trump est attendu mercredi soir à Pékin où il restera jusqu'à vendredi. Il s'agira de la première visite d'un président américain en Chine depuis celle qu'il avait lui-même effectuée en 2017. Des patrons de grands groupes américains, dont Elon Musk (Tesla, SpaceX), Tim Cook (Apple) et Kelly Ortberg (Boeing) accompagneront M. Trump, a indiqué un responsable de la Maison Blanche. Les experts tablent sur un certain nombre d'annonces commerciales au cours du déplacement. Les échanges devraient dominer les discussions entre les leaders des deux premières puissances économiques mondiales. Mais les hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis et leurs retombées globales, y compris pour la Chine, devraient projeter leur ombre sur le sommet. M. Trump a indiqué lundi qu'il aborderait avec M. Xi un autre contentieux, celui des ventes d'armes américaines à Taïwan. Il aura "cette discussion avec le président Xi", a-t-il dit. "Le président Xi voudrait qu'on ne (le) fasse pas", a-t-il ajouté. Bataille commerciale Un porte-parole des Affaires étrangères chinoises, Guo Jiakun, a confirmé lors d'un point presse régulier mardi l'opposition "constante et sans équivoque" de la Chine à ces vente d'armes. La Chine considère Taïwan comme l'une de ses provinces, qu'elle n'a pas réussi à unifier avec le reste de son territoire depuis la fin de la guerre civile chinoise en 1949. Elle plaide pour une solution pacifique mais se réserve la possibilité de recourir à la force. Elle est hostile à tout agissement qui à ses yeux nuirait à une "réunification" non négociable et inéluctable selon elle. La politique américaine sur Taïwan repose sur un soutien militaire robuste à l'île, sans reconnaissance à part entière ni soutien ouvert aux velléités d'indépendance. Depuis 1982, l'un des grands principes de la stratégie américaine est de ne pas "consulter" Pékin sur les ventes d'armes à Taïwan. M. Trump a minimisé le risque d'une invasion de Taïwan par la Chine. M. Xi "sait que je ne veux pas que cela arrive", a-t-il dit, en vantant sa "très bonne relation" avec le président chinois. La diplomatie taïwanaise a indiqué mardi son souhait de "renforcer la coopération" avec les Etats-Unis et de "développer des capacités de dissuasion efficaces afin de maintenir conjointement la paix et la stabilité dans le détroit de Taïwan". Etats-Unis et Chine se sont livré en 2025 une âpre bataille commerciale à coups de droits de douanes prohibitifs et de restrictions multiples aux échanges. MM. Trump et Xi étaient convenus en octobre d'une trêve temporaire lors d'une rencontre en Corée du Sud. Les lendemains de cette trêve devraient être discutés à Pékin. Avant le sommet, des négociateurs des deux pays, conduits par le vice-Premier ministre chinois He Lifeng et le ministre américain des Finances Scott Bessent, doivent se rencontrer à Séoul. Sanctions américaines L'administration américaine a indiqué que M. Trump entendait au cours de son séjour faire pression pour que la Chine use de son influence sur l'Iran pour aider à une sortie de crise dans le Golfe. La Chine est un partenaire économique et politique primordial de l'Iran. Elle est de loin la principale importatrice de son pétrole. Le géant asiatique est directement touché par le bras de fer américano-iranien et la quasi fermeture du détroit d'Ormuz. Plus de la moitié des importations de brut transporté par voie maritime vers la Chine provient du Moyen-Orient et transite majoritairement par le détroit, selon la société d'analyse Kpler. Le Trésor américain a annoncé lundi des sanctions contre douze individus et entités liés à l'Iran auxquels il reproche de "faciliter" la vente de pétrole iranien à la Chine. Vendredi, les Etats-Unis avaient annoncé sanctionner plusieurs entreprises de Chine continentale et de Hong Kong pour leur contribution supposée à l'armement de l'Iran et la fourniture à ce pays d'images satellite employées contre les forces américaines. Le porte-parole des Affaires étrangères chinoises a de nouveau dénoncé mardi des sanctions dépourvues pour Pékin de toute base légale. "S'agissant du conflit avec l'Iran, le plus urgent est de tout faire pour éviter que les combats ne reprennent, plutôt que d'instrumentaliser le conflit pour calomnier la Chine", a-t-il dit. Les experts estiment que Xi Jinping aborde le sommet en relative position de force face à un Donald Trump empêtré dans le conflit au Moyen-Orient et soumis à la pression grandissante des élections américaines de mi-mandat en novembre. Mais elle n'a pas intérêt à ce que la situation dans le Golfe dure, nuancent-ils.
5 / 15

 

  GÉNÉRALISTES
Le Canard Enchaîné
La Croix
Le Figaro
France 24
France-Culture
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP / Senat
Le Media
La Tribune
Time France
 
  EUROPE ‧ RUSSIE
Courrier Europe Ctrale
Desk-Russie
Euractiv
Euronews
Toute l'Europe
 
  Afrique ‧ Asie ‧ Proche-Orient
Haaretz
Info Asie
Inkyfada
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
L'Orient - Le Jour
Orient XXI
Rojava I.C
 
  INTERNATIONAL
Courrier International
Equaltimes
Global Voices
Infomigrants
I.R.I.S
The New-York Times
 
  OSINT ‧ INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
G.I.J
I.C.I.J
 
  OPINION
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
Hors-Serie
L'Insoumission
Là-bas si j'y suis
Les Jours
LVSL
Politis
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Reseau Bastille
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Catastrophes naturelles
Conspis
Culture
Curation IA
Extrême-droite
Human Rights Watch
Inégalités
Information
Justice fiscale
Liberté de création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie
🌞