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16.01.2026 à 11:34

Le Paris des Arts de Pascal Obispo et Julie Depardieu

Valérie FAYOLLE
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Cette semaine, Valérie Fayolle rencontre Pascal Obispo, dont les mélodies ont marqué la chanson française. Vous connaissez l’auteur, le compositeur et l’interprète... Vous allez découvrir le peintre ! L'artiste nous ouvre les portes de la galerie Ange Basso, dans le 6ème arrondissement de Paris, où ses œuvres sont exposées.
Cette semaine, Valérie Fayolle rencontre Pascal Obispo, dont les mélodies ont marqué la chanson française. Vous connaissez l’auteur, le compositeur et l’interprète... Vous allez découvrir le peintre ! L'artiste nous ouvre les portes de la galerie Ange Basso, dans le 6ème arrondissement de Paris, où ses œuvres sont exposées.

16.01.2026 à 11:33

Pour Retailleau, aucun regret et des municipales pour revenir dans la course

FRANCE24
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Tout d'abord cette confession: "Je me félicite chaque jour de ne pas avoir compromis ma famille politique dans ce gouvernement", lâche-t-il à l'AFP, en marge de son déplacement jeudi à Tours pour soutenir Christophe Bouchet, membre du Parti radical, qui tente de ravir la municipalité aux écologistes. En clair, pas le moindre regret d'être sorti du gouvernement en octobre à cause d'un simple tweet où il dénonçait la présence de Bruno Le Maire dans la première équipe de Sébastien Lecornu. Une décision incomprise par l'opinion publique qui s'est traduite par une chute immédiate dans les sondages pour celui qui était alors la personnalité préférée de l'exécutif. Pas d'état d'âme, même si six membres de LR ont choisi de braver les directives du parti en rejoignant le gouvernement, fragilisant son leadership. "Il aurait pu tuer le match avec quelques mois supplémentaires au gouvernement", déplore l'un d'entre eux. "Il s'est enfermé dans un couloir (réactionnaire) où il y a déjà beaucoup de monde", ajoute un autre qui estime qu'il ne peut dépasser sur ce créneau les 7 à 8% à la présidentielle. Autant dire que les municipales des 15 et 22 mars constituent pour lui l'occasion de se refaire une santé... et de donner une autre image: celle d'une personnalité de droite capable de s'allier à des centristes pour conquérir des villes de gauche. "La politique, ce sont des additions, mais à condition de ne pas renier ses convictions", affirme-t-il devant les près de 400 personnes venues l'écouter à Tours, tandis que 200 autres manifestaient à l'extérieur contre sa présence. "Une ultragauche (...) dont chaque critique est pour moi comme une sorte de Légion d'honneur accrochée à mon veston", s'emporte-t-il à la tribune dans un registre lexical plus habituel chez lui. - "Faire un maximum" - Les municipales lui donnent l'occasion de renouer avec le terrain. A Tours, il rend visite aux membres de la Coordination rurale (CR) qui bloquent un dépôt pétrolier, avant de visiter un incubateur de start-up. "L'objectif, c'est de faire un maximum", explique-t-il, convaincu que la droite doit saisir l'occasion pour reprendre des villes à la gauche. Il cite en boucle les exemples de Paris, Lyon, Strasbourg, Besançon ou encore Tours où il a fustigé "l'idéologie" des écologistes. Il se rendra d'ailleurs dimanche à la Mutualité pour s'afficher au côté de Rachida Dati, la candidate à la mairie de Paris pourtant suspendue du parti après sa décision de rester dans l'équipe de Sébastien Lecornu. Car si Bruno Retailleau mise sur les municipales, c'est qu'il est convaincu que son année passée au ministère de l'Intérieur ne peut que l'aider. "Pour la première fois depuis des décennies, la priorité des municipales, c'est la sécurité", soutient-il. "Comme les préoccupations de nos concitoyens sont en résonance avec notre ADN sur l'ordre républicain, sur la sécurité, je pense que l'on peut reconquérir des positions", argumente le patron des Républicains. Une victoire de la droite dans une grande ville lui donnerait l'occasion de revenir dans la course à la présidentielle, même s'il ne souhaite pas parler de 2027. Interrogé sur le timing de l'annonce de sa candidature à l'Élysée, il répond par un long silence. Il ne dira pas s'il préfère faire le saut avant le scrutin pour donner une impulsion à "la vague bleue" qu'il espère, ou après pour surfer sur la conquête éventuelle de grandes villes. Bruno Retailleau assure d'ailleurs n'accorder qu'une faible attention aux débauchages réalisés par le RN et son allié Éric Ciotti, comme à Tours où le candidat du RN Aleksandar Nikolic a puisé dans l'équipe de l'ancienne municipalité de droite pour recruter trois de ses élus. "Franchement, c'est marginal", assure-t-il. "Qu'il y ait des gens qui quittent, des gens qui trahissent, voilà c'est le propre de la nature humaine", estime Bruno Retailleau.
Texte intégral (669 mots)
Tout d'abord cette confession: "Je me félicite chaque jour de ne pas avoir compromis ma famille politique dans ce gouvernement", lâche-t-il à l'AFP, en marge de son déplacement jeudi à Tours pour soutenir Christophe Bouchet, membre du Parti radical, qui tente de ravir la municipalité aux écologistes. En clair, pas le moindre regret d'être sorti du gouvernement en octobre à cause d'un simple tweet où il dénonçait la présence de Bruno Le Maire dans la première équipe de Sébastien Lecornu. Une décision incomprise par l'opinion publique qui s'est traduite par une chute immédiate dans les sondages pour celui qui était alors la personnalité préférée de l'exécutif. Pas d'état d'âme, même si six membres de LR ont choisi de braver les directives du parti en rejoignant le gouvernement, fragilisant son leadership. "Il aurait pu tuer le match avec quelques mois supplémentaires au gouvernement", déplore l'un d'entre eux. "Il s'est enfermé dans un couloir (réactionnaire) où il y a déjà beaucoup de monde", ajoute un autre qui estime qu'il ne peut dépasser sur ce créneau les 7 à 8% à la présidentielle. Autant dire que les municipales des 15 et 22 mars constituent pour lui l'occasion de se refaire une santé... et de donner une autre image: celle d'une personnalité de droite capable de s'allier à des centristes pour conquérir des villes de gauche. "La politique, ce sont des additions, mais à condition de ne pas renier ses convictions", affirme-t-il devant les près de 400 personnes venues l'écouter à Tours, tandis que 200 autres manifestaient à l'extérieur contre sa présence. "Une ultragauche (...) dont chaque critique est pour moi comme une sorte de Légion d'honneur accrochée à mon veston", s'emporte-t-il à la tribune dans un registre lexical plus habituel chez lui. - "Faire un maximum" - Les municipales lui donnent l'occasion de renouer avec le terrain. A Tours, il rend visite aux membres de la Coordination rurale (CR) qui bloquent un dépôt pétrolier, avant de visiter un incubateur de start-up. "L'objectif, c'est de faire un maximum", explique-t-il, convaincu que la droite doit saisir l'occasion pour reprendre des villes à la gauche. Il cite en boucle les exemples de Paris, Lyon, Strasbourg, Besançon ou encore Tours où il a fustigé "l'idéologie" des écologistes. Il se rendra d'ailleurs dimanche à la Mutualité pour s'afficher au côté de Rachida Dati, la candidate à la mairie de Paris pourtant suspendue du parti après sa décision de rester dans l'équipe de Sébastien Lecornu. Car si Bruno Retailleau mise sur les municipales, c'est qu'il est convaincu que son année passée au ministère de l'Intérieur ne peut que l'aider. "Pour la première fois depuis des décennies, la priorité des municipales, c'est la sécurité", soutient-il. "Comme les préoccupations de nos concitoyens sont en résonance avec notre ADN sur l'ordre républicain, sur la sécurité, je pense que l'on peut reconquérir des positions", argumente le patron des Républicains. Une victoire de la droite dans une grande ville lui donnerait l'occasion de revenir dans la course à la présidentielle, même s'il ne souhaite pas parler de 2027. Interrogé sur le timing de l'annonce de sa candidature à l'Élysée, il répond par un long silence. Il ne dira pas s'il préfère faire le saut avant le scrutin pour donner une impulsion à "la vague bleue" qu'il espère, ou après pour surfer sur la conquête éventuelle de grandes villes. Bruno Retailleau assure d'ailleurs n'accorder qu'une faible attention aux débauchages réalisés par le RN et son allié Éric Ciotti, comme à Tours où le candidat du RN Aleksandar Nikolic a puisé dans l'équipe de l'ancienne municipalité de droite pour recruter trois de ses élus. "Franchement, c'est marginal", assure-t-il. "Qu'il y ait des gens qui quittent, des gens qui trahissent, voilà c'est le propre de la nature humaine", estime Bruno Retailleau.

16.01.2026 à 11:31

Soudan : l'aide alimentaire prendra fin en mars en l'absence de fonds supplémentaires, alerte l'ONU

FRANCE 24
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Le Programme alimentaire mondial a tiré la sonnette d'alarme jeudi annonçant que les stocks d'aide alimentaire au Soudan pourraient être épuisés d'ici fin mars. L'agence affirme avoir besoin de toute urgence de 700 millions de dollars pour poursuivre ses opérations jusqu'en juin.
Texte intégral (669 mots)
Le Programme alimentaire mondial a tiré la sonnette d'alarme jeudi annonçant que les stocks d'aide alimentaire au Soudan pourraient être épuisés d'ici fin mars. L'agence affirme avoir besoin de toute urgence de 700 millions de dollars pour poursuivre ses opérations jusqu'en juin.

16.01.2026 à 11:25

A Paris, la bataille des municipales vire au coup de billard à trois bandes

FRANCE24
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Depuis l'entrée en campagne de l'eurodéputée d'extrême droite Sarah Knafo, les premières tendances dessinent un affrontement classique dans la course à l'Hôtel de Ville. D'un côté, une droite rassemblée derrière Rachida Dati, également ministre de la Culture d'un gouvernement macroniste. De l'autre, une candidature de gauche hors LFI, unie pour la première fois dès le premier tour, portée par le socialiste Emmanuel Grégoire. A droite, les intentions de vote oscillent entre 26% et 28%, contre 30% à 33% à gauche, selon les sondages Ifop et Elabe publiés samedi, qui n'ont toutefois pas de valeur prédictive. Mais derrière le tandem de tête, le ballet des prétendants s'anime, comme le montre la progression de deux points (16%) de Pierre-Yves Bournazel, candidat Horizons soutenu par Renaissance, désormais probable "faiseur de roi". "La vraie question est de savoir où va aller l'électorat macroniste au second tour. Est-ce qu'il va choisir Bournazel s'il se maintient ? Est-ce qu'il va choisir l'alternance avec Dati ou aller vers Grégoire ?", interroge Philippe Moreau-Chevrolet, professeur de communication politique à Sciences-Po Paris, qui parie sur une triangulaire. Paramètre non négligeable, la candidate insoumise Sophia Chikirou recule à 10-11 %, mais demeure en position de se hisser au second tour. A l'extrême droite, Sarah Knafo pourrait elle provoquer une quinquangulaire. Créditée de 8 à 9% dans le sillage d'Eric Zemmour, arrivé en troisième position dans la capitale à la présidentielle de 2022, elle mord sur l'électorat Dati même si elle se défend de vouloir "faire perdre la droite". "Si la droite parvient à s'unir face à une gauche divisée, elle l'emporte. Dans le cas contraire, la gauche gagne", estime le constitutionnaliste Benjamin Morel. "Cohabitation" Interrogé par l'AFP, le directeur général de l'Ifop Frédéric Dabi se dit lui "très frappé par l'incertitude" du scrutin. "En 2014, la victoire d'Hidalgo ne faisait aucun doute et on voyait très mal en 2020 comment les ravages de la division dans l'opposition pouvaient la faire perdre", rappelle-t-il. Si le sondeur se "méfie des additions", une élection "n'étant pas de l'arithmétique", la somme des voix à gauche reste "bien loin des scores précédents" et la dynamique Grégoire apparaît "encore faiblarde". Au second tour, un peu probable duel Dati-Grégoire se jouerait dans un mouchoir de poche, les candidats étant à quasi égalité. Mais une fusion des listes n'est pas gage de victoire, observe Anne-France Taiclet, maîtresse de conférences à Paris 1 Panthéon-Sorbonne. "Knafo et Chikirou sont des potentiels d'alliance pour Dati et Grégoire, mais d'alliance à double tranchant qui peut donner des effets de déplacement de l'électorat vers le centre", incarné par Bournazel, analyse-t-elle. Benjamin Morel croit lui en la possibilité d'une quadrangulaire, voire d'une quinquangulaire si l'appel au "vote utile" n'est pas suivi. L'équation est d'autant plus serrée qu'elle relève d'un jeu à somme nulle: Grégoire pâtit de l'"usure du pouvoir" quand Dati subit la concurrence de Bournazel et Knafo, dont la campagne "La ville heureuse" s'efforce de normaliser l'image de Reconquête, malgré la condamnation de son président Eric Zemmour pour contestation de crime contre l'humanité. Selon Philippe Moreau-Chevrolet, la logique voudrait pourtant qu'il y ait alternance. "Ca fait plus de 20 ans que la gauche est au pouvoir, l'électorat exprime clairement un besoin de changement et les Français ne sont pas trop regardants sur la situation judiciaire des candidats", observe-t-il, faisant référence au renvoi devant le tribunal de Rachida Dati pour corruption et trafic d'influence. Si cette dernière paye sans doute selon lui "le fait d'avoir beaucoup d'ennemis dans son camp", le nouveau mode de scrutin, qui uniformise le poids des voix entre arrondissements, pourrait remobiliser à droite tout en avantageant la médiatique Dati, dans la mesure où les Parisiens participent plus directement à l'élection de leur maire. Mais ce système pourrait tout autant déboucher sur une "cohabitation", selon Philippe Moreau-Chevrolet, les Parisiens glissant un bulletin à droite pour l'Hôtel de Ville tout en reconduisant leurs maires d'arrondissement de gauche.
Texte intégral (685 mots)
Depuis l'entrée en campagne de l'eurodéputée d'extrême droite Sarah Knafo, les premières tendances dessinent un affrontement classique dans la course à l'Hôtel de Ville. D'un côté, une droite rassemblée derrière Rachida Dati, également ministre de la Culture d'un gouvernement macroniste. De l'autre, une candidature de gauche hors LFI, unie pour la première fois dès le premier tour, portée par le socialiste Emmanuel Grégoire. A droite, les intentions de vote oscillent entre 26% et 28%, contre 30% à 33% à gauche, selon les sondages Ifop et Elabe publiés samedi, qui n'ont toutefois pas de valeur prédictive. Mais derrière le tandem de tête, le ballet des prétendants s'anime, comme le montre la progression de deux points (16%) de Pierre-Yves Bournazel, candidat Horizons soutenu par Renaissance, désormais probable "faiseur de roi". "La vraie question est de savoir où va aller l'électorat macroniste au second tour. Est-ce qu'il va choisir Bournazel s'il se maintient ? Est-ce qu'il va choisir l'alternance avec Dati ou aller vers Grégoire ?", interroge Philippe Moreau-Chevrolet, professeur de communication politique à Sciences-Po Paris, qui parie sur une triangulaire. Paramètre non négligeable, la candidate insoumise Sophia Chikirou recule à 10-11 %, mais demeure en position de se hisser au second tour. A l'extrême droite, Sarah Knafo pourrait elle provoquer une quinquangulaire. Créditée de 8 à 9% dans le sillage d'Eric Zemmour, arrivé en troisième position dans la capitale à la présidentielle de 2022, elle mord sur l'électorat Dati même si elle se défend de vouloir "faire perdre la droite". "Si la droite parvient à s'unir face à une gauche divisée, elle l'emporte. Dans le cas contraire, la gauche gagne", estime le constitutionnaliste Benjamin Morel. "Cohabitation" Interrogé par l'AFP, le directeur général de l'Ifop Frédéric Dabi se dit lui "très frappé par l'incertitude" du scrutin. "En 2014, la victoire d'Hidalgo ne faisait aucun doute et on voyait très mal en 2020 comment les ravages de la division dans l'opposition pouvaient la faire perdre", rappelle-t-il. Si le sondeur se "méfie des additions", une élection "n'étant pas de l'arithmétique", la somme des voix à gauche reste "bien loin des scores précédents" et la dynamique Grégoire apparaît "encore faiblarde". Au second tour, un peu probable duel Dati-Grégoire se jouerait dans un mouchoir de poche, les candidats étant à quasi égalité. Mais une fusion des listes n'est pas gage de victoire, observe Anne-France Taiclet, maîtresse de conférences à Paris 1 Panthéon-Sorbonne. "Knafo et Chikirou sont des potentiels d'alliance pour Dati et Grégoire, mais d'alliance à double tranchant qui peut donner des effets de déplacement de l'électorat vers le centre", incarné par Bournazel, analyse-t-elle. Benjamin Morel croit lui en la possibilité d'une quadrangulaire, voire d'une quinquangulaire si l'appel au "vote utile" n'est pas suivi. L'équation est d'autant plus serrée qu'elle relève d'un jeu à somme nulle: Grégoire pâtit de l'"usure du pouvoir" quand Dati subit la concurrence de Bournazel et Knafo, dont la campagne "La ville heureuse" s'efforce de normaliser l'image de Reconquête, malgré la condamnation de son président Eric Zemmour pour contestation de crime contre l'humanité. Selon Philippe Moreau-Chevrolet, la logique voudrait pourtant qu'il y ait alternance. "Ca fait plus de 20 ans que la gauche est au pouvoir, l'électorat exprime clairement un besoin de changement et les Français ne sont pas trop regardants sur la situation judiciaire des candidats", observe-t-il, faisant référence au renvoi devant le tribunal de Rachida Dati pour corruption et trafic d'influence. Si cette dernière paye sans doute selon lui "le fait d'avoir beaucoup d'ennemis dans son camp", le nouveau mode de scrutin, qui uniformise le poids des voix entre arrondissements, pourrait remobiliser à droite tout en avantageant la médiatique Dati, dans la mesure où les Parisiens participent plus directement à l'élection de leur maire. Mais ce système pourrait tout autant déboucher sur une "cohabitation", selon Philippe Moreau-Chevrolet, les Parisiens glissant un bulletin à droite pour l'Hôtel de Ville tout en reconduisant leurs maires d'arrondissement de gauche.

16.01.2026 à 11:23

Au lycée, les téléphones dans des mallettes pour mieux se concentrer

FRANCE24
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"Mes notes ont augmenté", poursuit la lycéenne aux cheveux retenus par un bandeau, qui prépare un bac professionnel Agora (Assistance à la gestion des organisations) au lycée de Montsoult (Val d'Oise). "Avant, je tournais autour des 8, 9, 10. Maintenant, je suis plus autour des 14" de moyenne. Dans ce lycée professionnel, qui accueille 600 élèves, souvent en difficulté voire en décrochage scolaire et socialement défavorisés, l'interdiction du téléphone en cours, inscrite dans le règlement intérieur, peinait à être respectée. L'équipe pédagogique a décidé l'an dernier de faire déposer le portable dans une boîte en classe, une expérimentation pérennisée cette année grâce à une aide de la région dans le cadre d'un dispositif "Zéro portable en cours". Il a permis de financer des mallettes pour chaque salle de classe. Les élèves peuvent récupérer leur téléphone après le cours et l'utiliser dans le reste de l'établissement. "J'ai géré beaucoup moins d'incidents de portables" et "ça a été accepté dans l'ensemble, à partir du moment où la règle a été collective", constate la proviseure, Françoise Rossi. "climat apaisé" 14H15, début du cours d'espagnol, 24 élèves de terminale entrent dans la classe et s'installent. Leur professeure passe entre les tables avec une mallette souple noire, qui comporte un emplacement numéroté par élève pour ranger son téléphone. Chacun y glisse le sien, le cours commence. L'enseignante Christine Antunes distribue des dictionnaires papier aux élèves, dont l'utilisation est peu familière à certains, "à force d'utiliser le téléphone portable notamment", glisse-t-elle. Pour elle, la collecte des portables a "apaisé le climat scolaire" car "beaucoup d'altercations étaient dues à l'utilisation des téléphones". "C'était des élèves qui essayaient de tricher"" ou "qui ont filmé parfois ce qui se passait en classe". "Il y avait toujours la petite main qui était dans le sac pour essayer de regarder un contenu, de taper un message...". Aujourd'hui, "on voit que les élèves sont beaucoup plus concentrés", observe-t-elle. Un constat partagé par Lina et ses camarades. "Il n'est plus dans ma poche, déjà. Je n'ai plus cette habitude de penser à mon téléphone", explique Wiâm, 18 ans, qui reconnaît passer "beaucoup d'heures" sur TikTok, Spnapchat, Instagram ou Youtube. 12 heures par jour Lina avoue aussi être "tout le temps sur son téléphone" sauf en cours, et passer "11 heures facile" voire 12 par jour sur son écran, surtout sur les réseaux sociaux. Maintenant, en cours, "elle est plus concentrée sur le tableau" que sur l'appareil. A côté d'elle, Nisa, 18 ans, adepte de TikTok et Snapchat, trouve "difficile de laisser" son téléphone, sur lequel elle est constamment "quand elle ne dort pas". Mais depuis elle a appris à "gérer", explique la jeune fille aux yeux maquillés de noir. Quant à une interdiction généralisée du téléphone au lycée, à laquelle le gouvernement travaille, "ce serait très compliqué", estime Wiâm. Lina, elle, pense que "les gens ne vont pas le respecter du tout". La proviseure est aussi dubitative. "Ça demande une autre gestion si on veut l'interdire sur l'ensemble de l'établissement", estime-t-elle. "Il faut gérer les flux d'entrée et de sortie des élèves", et "est-ce que, dans ce cas-là, il ne faut pas basculer sur des casiers nominatifs d'élèves?", se demande-t-elle. Mais "600 casiers d'élèves, je ne sais même pas comment je l'organise dans l'espace...". Christine Antunes craint, elle, que cela renforce l'absentéisme, déjà élevé dans ce lycée. L'important est de "continuer le travail d'éducation et de prévention", car "le problème, c'est que quand ils rentrent chez eux, ils reprennent leurs habitudes", souligne-t-elle.
Texte intégral (646 mots)
"Mes notes ont augmenté", poursuit la lycéenne aux cheveux retenus par un bandeau, qui prépare un bac professionnel Agora (Assistance à la gestion des organisations) au lycée de Montsoult (Val d'Oise). "Avant, je tournais autour des 8, 9, 10. Maintenant, je suis plus autour des 14" de moyenne. Dans ce lycée professionnel, qui accueille 600 élèves, souvent en difficulté voire en décrochage scolaire et socialement défavorisés, l'interdiction du téléphone en cours, inscrite dans le règlement intérieur, peinait à être respectée. L'équipe pédagogique a décidé l'an dernier de faire déposer le portable dans une boîte en classe, une expérimentation pérennisée cette année grâce à une aide de la région dans le cadre d'un dispositif "Zéro portable en cours". Il a permis de financer des mallettes pour chaque salle de classe. Les élèves peuvent récupérer leur téléphone après le cours et l'utiliser dans le reste de l'établissement. "J'ai géré beaucoup moins d'incidents de portables" et "ça a été accepté dans l'ensemble, à partir du moment où la règle a été collective", constate la proviseure, Françoise Rossi. "climat apaisé" 14H15, début du cours d'espagnol, 24 élèves de terminale entrent dans la classe et s'installent. Leur professeure passe entre les tables avec une mallette souple noire, qui comporte un emplacement numéroté par élève pour ranger son téléphone. Chacun y glisse le sien, le cours commence. L'enseignante Christine Antunes distribue des dictionnaires papier aux élèves, dont l'utilisation est peu familière à certains, "à force d'utiliser le téléphone portable notamment", glisse-t-elle. Pour elle, la collecte des portables a "apaisé le climat scolaire" car "beaucoup d'altercations étaient dues à l'utilisation des téléphones". "C'était des élèves qui essayaient de tricher"" ou "qui ont filmé parfois ce qui se passait en classe". "Il y avait toujours la petite main qui était dans le sac pour essayer de regarder un contenu, de taper un message...". Aujourd'hui, "on voit que les élèves sont beaucoup plus concentrés", observe-t-elle. Un constat partagé par Lina et ses camarades. "Il n'est plus dans ma poche, déjà. Je n'ai plus cette habitude de penser à mon téléphone", explique Wiâm, 18 ans, qui reconnaît passer "beaucoup d'heures" sur TikTok, Spnapchat, Instagram ou Youtube. 12 heures par jour Lina avoue aussi être "tout le temps sur son téléphone" sauf en cours, et passer "11 heures facile" voire 12 par jour sur son écran, surtout sur les réseaux sociaux. Maintenant, en cours, "elle est plus concentrée sur le tableau" que sur l'appareil. A côté d'elle, Nisa, 18 ans, adepte de TikTok et Snapchat, trouve "difficile de laisser" son téléphone, sur lequel elle est constamment "quand elle ne dort pas". Mais depuis elle a appris à "gérer", explique la jeune fille aux yeux maquillés de noir. Quant à une interdiction généralisée du téléphone au lycée, à laquelle le gouvernement travaille, "ce serait très compliqué", estime Wiâm. Lina, elle, pense que "les gens ne vont pas le respecter du tout". La proviseure est aussi dubitative. "Ça demande une autre gestion si on veut l'interdire sur l'ensemble de l'établissement", estime-t-elle. "Il faut gérer les flux d'entrée et de sortie des élèves", et "est-ce que, dans ce cas-là, il ne faut pas basculer sur des casiers nominatifs d'élèves?", se demande-t-elle. Mais "600 casiers d'élèves, je ne sais même pas comment je l'organise dans l'espace...". Christine Antunes craint, elle, que cela renforce l'absentéisme, déjà élevé dans ce lycée. L'important est de "continuer le travail d'éducation et de prévention", car "le problème, c'est que quand ils rentrent chez eux, ils reprennent leurs habitudes", souligne-t-elle.
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