Lien du flux RSS
Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

24.04.2026 à 21:51

Tunisie: rassemblement de soutien au chroniqueur emprisonné Mourad Zeghidi

FRANCE24
img
Le procès en appel de M. Zeghidi, ex-commentateur sportif sur Canal +, ainsi que de son confrère Borhen Bsaies, pour des accusations de "blanchiment d'argent" et d'"évasion fiscale" doit reprendre mardi prochain. En première instance en janvier, ils ont été condamnés à trois ans et demi de prison. "Liberté pour la presse tunisienne", "des innocents sont en prison", scandaient les manifestants, qui brandissaient des pancartes "Free independent press". "Le journalisme est en danger", a lancé Zied Dabbar, président du syndicat des journalistes tunisiens SNJT. Il a évoqué notamment un risque de dissolution d'une association éditant le site d'information Inkyfada lors d'une audience judiciaire le 11 mai. "C'est un média qui dérange c'est pour ça que les autorités veulent le fermer", a-t-il dit à l'AFP. Hamma Hammami, figure de la gauche, a estimé que "l'objectif est clair: tuer la vie politique et civique en Tunisie pour instaurer un régime autoritaire". "Le fascisme envahit le pays et dévore tout sur son passage: politiciens, syndicalistes, journalistes, militants de droits de l'homme", a ajouté cet ancien prisonnier politique sous le régime de Zine El Abidine Ben Ali. MM. Zeghidi et Bsaies avaient été placés en détention en mai 2024 pour des déclarations considérées comme critiques du pouvoir du président Kais Saied, dans des émissions de radio et télévision et sur les réseaux sociaux. Condamnés à un an de prison en vertu d'un décret-loi présidentiel visant officiellement à lutter contre "les fausses informations", mais sujet à une interprétation très large dénoncée par des défenseurs des droits humains, ils avaient vu leur peine réduite à huit mois en appel. Ils auraient dû être libérés en janvier 2025 mais sont restés emprisonnés après le déclenchement des poursuites pour "blanchiment d'argent" et d'"évasion fiscale", des malversations contestées par leurs avocats qui évoquent uniquement des déclarations fiscales incomplètes. Des ONG nationales et internationales dénoncent régulièrement une "régression" des droits et libertés en Tunisie depuis le coup de force du président Saied en juillet 2021 par lequel il s'est octroyé les pleins pouvoirs.

24.04.2026 à 21:45

La méthode Kompany au Bayern Munich, Mondial 2026 et Lamine Yamal blessé

Annie GASNIER
img
Le Bayern Munich est déjà champion et peut encore tout gagner cette saison. Sous la férule de Vincent Kompany, le club bavarois a retrouvé autorité et cohérence depuis son arrivée l’an dernier. Le technicien belge, peu attendu à ce niveau, impose sa méthode et ses choix. Kompany, l’éclosion d’un grand entraîneur ?
Lire plus (370 mots)
Le Bayern Munich est déjà champion et peut encore tout gagner cette saison. Sous la férule de Vincent Kompany, le club bavarois a retrouvé autorité et cohérence depuis son arrivée l’an dernier. Le technicien belge, peu attendu à ce niveau, impose sa méthode et ses choix. Kompany, l’éclosion d’un grand entraîneur ?

24.04.2026 à 21:13

Le prince Harry dit qu'il fera "toujours partie de la famille royale" britannique

FRANCE24
img
Harry est arrivé à Kiev jeudi pour un déplacement surprise, quelques jours avant que son père, le roi Charles III, n'entame une visite d'Etat aux Etats-Unis à l'invitation du président Donald Trump. Fils cadet du roi, Harry a en 2020 renoncé à ses fonctions royales et déménagé aux Etats-Unis avec son épouse Meghan. Il a publié en janvier 2023 ses mémoires explosifs, "Spare" ("Le Suppléant"), dans lesquels il multiplie les attaques contre la famille royale et étale leurs querelles devant le monde entier. Le prince, duc de Sussex, a déclaré à ITV News qu'il ne se considérait pas comme "un membre non actif de la famille royale". "Je ferai toujours partie de la famille royale et je suis ici (en Ukraine, ndlr) pour travailler, faire précisément ce pour quoi je suis je suis né, et j'aime le faire", a-t-il déclaré. L'expression "membre actif de la famille royale" est utilisée pour désigner ses membres les plus en vue qui représentent la monarchie britannique au cours de cérémonies ou visites officielles. Et, de fait, Harry et Meghan ont perdu en s'installant aux Etats-Unis la protection systématique prévue pour ces membres actifs, payée par le contribuable britannique. Le prince Harry a interpellé jeudi le président russe Vladimir Poutine pour qu'il mette fin à plus de quatre ans de guerre en Ukraine, tout en appelant les Etats-Unis à jouer un rôle crucial dans les négociations. "C'est un moment pour la gouvernance américaine — un moment pour l'Amérique de montrer qu'elle peut honorer ses obligations découlant des traités internationaux, non par charité, mais en raison de son rôle durable dans la sécurité mondiale et la stabilité stratégique", a-t-il déclaré, dans une allocution au Forum sur la sécurité à Kiev. Réagissant à ces propos, le président américain Donald Trump l'a rabroué. "Le prince Harry? Comment va-t-il? Comment va sa femme? Veuillez lui transmette mes hommages." "Je sais une chose, le prince Harry ne parle pas au nom du Royaume-Uni, ça c'est sûr. Je pense que je parle davantage pour le Royaume-Uni que le prince Harry. Mais j'apprécie beaucoup ses conseils", a-t-il lancé à des journalistes.
Lire plus (376 mots)
Harry est arrivé à Kiev jeudi pour un déplacement surprise, quelques jours avant que son père, le roi Charles III, n'entame une visite d'Etat aux Etats-Unis à l'invitation du président Donald Trump. Fils cadet du roi, Harry a en 2020 renoncé à ses fonctions royales et déménagé aux Etats-Unis avec son épouse Meghan. Il a publié en janvier 2023 ses mémoires explosifs, "Spare" ("Le Suppléant"), dans lesquels il multiplie les attaques contre la famille royale et étale leurs querelles devant le monde entier. Le prince, duc de Sussex, a déclaré à ITV News qu'il ne se considérait pas comme "un membre non actif de la famille royale". "Je ferai toujours partie de la famille royale et je suis ici (en Ukraine, ndlr) pour travailler, faire précisément ce pour quoi je suis je suis né, et j'aime le faire", a-t-il déclaré. L'expression "membre actif de la famille royale" est utilisée pour désigner ses membres les plus en vue qui représentent la monarchie britannique au cours de cérémonies ou visites officielles. Et, de fait, Harry et Meghan ont perdu en s'installant aux Etats-Unis la protection systématique prévue pour ces membres actifs, payée par le contribuable britannique. Le prince Harry a interpellé jeudi le président russe Vladimir Poutine pour qu'il mette fin à plus de quatre ans de guerre en Ukraine, tout en appelant les Etats-Unis à jouer un rôle crucial dans les négociations. "C'est un moment pour la gouvernance américaine — un moment pour l'Amérique de montrer qu'elle peut honorer ses obligations découlant des traités internationaux, non par charité, mais en raison de son rôle durable dans la sécurité mondiale et la stabilité stratégique", a-t-il déclaré, dans une allocution au Forum sur la sécurité à Kiev. Réagissant à ces propos, le président américain Donald Trump l'a rabroué. "Le prince Harry? Comment va-t-il? Comment va sa femme? Veuillez lui transmette mes hommages." "Je sais une chose, le prince Harry ne parle pas au nom du Royaume-Uni, ça c'est sûr. Je pense que je parle davantage pour le Royaume-Uni que le prince Harry. Mais j'apprécie beaucoup ses conseils", a-t-il lancé à des journalistes.

24.04.2026 à 21:11

"Pas touche minouche!": quand le consentement s'invite dans le périscolaire parisien

FRANCE24
img
"Pas touche minouche, tu dois la respecter!", ajoute, en agitant Oursinette et Cantor, Lucie Langlais Vignon, autrice de ce spectacle d'une grosse demi-heure. A l'issue de la représentation organisée dans le cadre du centre de loisirs, plusieurs enfants fredonnent le refrain entêtant en enfilant leur blouson. L'organisation de ce spectacle n'a rien d'anodin à l'heure où le périscolaire parisien est éclaboussé par des révélations en cascade sur des cas de violences sexuelles commises sur des enfants. Dans la capitale, 31 agents ont été suspendus depuis début 2026 pour des suspicions de violences sexuelles dans des écoles. Face au scandale, le nouveau maire socialiste Emmanuel Grégoire a annoncé un plan de 20 millions d'euros, qui prévoit notamment une simplification de la chaîne de signalement et un investissement "massif" dans la formation. Pour Lucie Langlais Vignon, l'une des clefs repose également sur la sensibilisation au consentement dès le plus jeune âge. "Le savoir, c'est le pouvoir", estime auprès de l'AFP cette actrice, mère de deux enfants de 4 et 7 ans. "Un enfant qui connaît ses droits est moins vulnérable qu’un enfant non informé." Dans son spectacle, qu'elle joue depuis fin 2023, elle décrit plusieurs situations où ses peluches déploient ce qu'elle appelle leur "super-pouvoir de dire non". Et invite ensuite son jeune public à se l'approprier. L'oncle du lionceau peut-il lui demander de garder un secret qui le rend triste? "Interdit!", répondent les enfants en chœur. À quel adulte bienveillant peux-tu demander de l'aide? "Maman", gazouille un enfant. "Papa", "Grand-Mère", "ma tata", répondent d'autres. Un petit garçon suggère son chien. "Les messages passent" Depuis une vingtaine d'année, de nombreuses associations oeuvrent à sensibiliser aux questions du respect du corps et la lutte contre les violences sexuelles au sein des établissements scolaires. Mais bien qu'obligatoires, les séances d'éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (Evars) peinent encore à être appliquées pleinement. En décembre 2025, l'Etat a ainsi été condamné pour avoir tardé, jusqu'en février 2025, à organiser ces séances, qui se heurtent à une partie de la droite et des milieux conservateurs. Auditionnés au Sénat début avril, Sidaction, le Planning familial et SOS Homophobie ont déploré de leur côté des moyens financiers et humains insuffisants pour les mettre en oeuvre. En attendant une généralisation, Lucie Langlais Vignon voit déjà les effets à son échelle de ses spectacles. Elle cite notamment le cas d'une amie qui lui a envoyé un message l'an dernier après avoir emmené son fils de trois ans chez un nouveau médecin. "La docteure a soulevé son slip pour vérifier s’il avait aussi des boutons sur ses parties intimes, sans lui demander la permission comme le fait notre pédiatre habituellement. (Il) lui a lancé +eh ! pas touche minouche c’est mon intimité+ !!! J’étais trop fière de lui", lui a écrit cette amie, Audrey Guerrouani, 46 ans. Même satisfecit du côté de David Belliard, maire écologiste du 11e, un arrondissement particulièrement touché par les accusations de violences sexuelles de ces derniers mois. "J'ai eu des parents hier encore qui me parlaient de ce spectacle en me disant que ça avait été très positif", dit-il à l'AFP. "Il y a toujours un petit moment un peu rigolo quand on parle de zézette, quand on parle de fesses, de parties intimes, mais les messages passent." Selon la Commission indépendante sur l'inceste et les violences sexuelles (Ciivise), trois enfants par classe sont victimes d’inceste chaque année en France et 5 millions et demi de Français ont vécu des violences sexuelles dans leur enfance. Au total chaque année, ce sont près de 160.000 enfants qui sont victimes de violences sexuelles.
Texte intégral (635 mots)
"Pas touche minouche, tu dois la respecter!", ajoute, en agitant Oursinette et Cantor, Lucie Langlais Vignon, autrice de ce spectacle d'une grosse demi-heure. A l'issue de la représentation organisée dans le cadre du centre de loisirs, plusieurs enfants fredonnent le refrain entêtant en enfilant leur blouson. L'organisation de ce spectacle n'a rien d'anodin à l'heure où le périscolaire parisien est éclaboussé par des révélations en cascade sur des cas de violences sexuelles commises sur des enfants. Dans la capitale, 31 agents ont été suspendus depuis début 2026 pour des suspicions de violences sexuelles dans des écoles. Face au scandale, le nouveau maire socialiste Emmanuel Grégoire a annoncé un plan de 20 millions d'euros, qui prévoit notamment une simplification de la chaîne de signalement et un investissement "massif" dans la formation. Pour Lucie Langlais Vignon, l'une des clefs repose également sur la sensibilisation au consentement dès le plus jeune âge. "Le savoir, c'est le pouvoir", estime auprès de l'AFP cette actrice, mère de deux enfants de 4 et 7 ans. "Un enfant qui connaît ses droits est moins vulnérable qu’un enfant non informé." Dans son spectacle, qu'elle joue depuis fin 2023, elle décrit plusieurs situations où ses peluches déploient ce qu'elle appelle leur "super-pouvoir de dire non". Et invite ensuite son jeune public à se l'approprier. L'oncle du lionceau peut-il lui demander de garder un secret qui le rend triste? "Interdit!", répondent les enfants en chœur. À quel adulte bienveillant peux-tu demander de l'aide? "Maman", gazouille un enfant. "Papa", "Grand-Mère", "ma tata", répondent d'autres. Un petit garçon suggère son chien. "Les messages passent" Depuis une vingtaine d'année, de nombreuses associations oeuvrent à sensibiliser aux questions du respect du corps et la lutte contre les violences sexuelles au sein des établissements scolaires. Mais bien qu'obligatoires, les séances d'éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (Evars) peinent encore à être appliquées pleinement. En décembre 2025, l'Etat a ainsi été condamné pour avoir tardé, jusqu'en février 2025, à organiser ces séances, qui se heurtent à une partie de la droite et des milieux conservateurs. Auditionnés au Sénat début avril, Sidaction, le Planning familial et SOS Homophobie ont déploré de leur côté des moyens financiers et humains insuffisants pour les mettre en oeuvre. En attendant une généralisation, Lucie Langlais Vignon voit déjà les effets à son échelle de ses spectacles. Elle cite notamment le cas d'une amie qui lui a envoyé un message l'an dernier après avoir emmené son fils de trois ans chez un nouveau médecin. "La docteure a soulevé son slip pour vérifier s’il avait aussi des boutons sur ses parties intimes, sans lui demander la permission comme le fait notre pédiatre habituellement. (Il) lui a lancé +eh ! pas touche minouche c’est mon intimité+ !!! J’étais trop fière de lui", lui a écrit cette amie, Audrey Guerrouani, 46 ans. Même satisfecit du côté de David Belliard, maire écologiste du 11e, un arrondissement particulièrement touché par les accusations de violences sexuelles de ces derniers mois. "J'ai eu des parents hier encore qui me parlaient de ce spectacle en me disant que ça avait été très positif", dit-il à l'AFP. "Il y a toujours un petit moment un peu rigolo quand on parle de zézette, quand on parle de fesses, de parties intimes, mais les messages passent." Selon la Commission indépendante sur l'inceste et les violences sexuelles (Ciivise), trois enfants par classe sont victimes d’inceste chaque année en France et 5 millions et demi de Français ont vécu des violences sexuelles dans leur enfance. Au total chaque année, ce sont près de 160.000 enfants qui sont victimes de violences sexuelles.

24.04.2026 à 21:03

Après des semaines coupés du monde par la guerre, des Afghans reçoivent une aide d'urgence

FRANCE24
img
Dans une vallée de la chaîne montagneuse de l'Hindou Kouch, aux confins orientaux de l'Afghanistan, un long convoi chargé de nourriture, de matériel médical et d'eau potable est arrivé, après des heures sur une route de terre, au village de Kamdesh, dans la province du Nouristan. "Depuis deux mois, en raison de l'insécurité et des accès réduits, près de 136.000 personnes, soit 17.000 familles, dans les régions de Kamdesh et de Barg-e-Matal (est), ont fait face à des pénuries de nourriture et de soins", a souligné l'antenne du CICR en Afghanistan. "Quand la route était fermée, nous ne pouvions plus trouver ni farine, ni huile, ni sucre dans les magasins", raconte Osama Nuristani, agriculteur de 22 ans à Kamdesh. Province isolée En raison du risque de bombardements depuis le Pakistan, il a quitté sa maison dans le village pour vivre dans la cabane où il s'installe dans la montagne l'été, quand les animaux pâturent en altitude. Il a tenu grâce au lait de vaches et à du maïs récolté durant l'été. Soulagé, il vient de récupérer de la farine, des pois, du sel et de l'huile apportés par le PAM. Le Pakistan et l'Afghanistan sont en conflit depuis des mois, Islamabad accusant son voisin d'abriter sur son sol des combattants du mouvement des talibans pakistanais auteurs d'attaques meurtrières sur son sol, ce que le gouvernement taliban afghan dément. Les affrontements armés se sont intensifiés à partir du 26 février, notamment dans les zones frontalières comme au Nouristan, entraînant une fermeture quasi totale de la seule route d'accès praticable en hiver et au printemps vers cette province isolée. "Les véhicules qui tentaient de passer sur la route risquaient d'être pris dans des échanges de tirs, rendant ce corridor inutilisable pour les civils et les humanitaires", avait souligné le Bureau de la coordination des Affaires humanitaires de l'ONU (OCHA) début avril, en faisant état de la mort d'une collaboratrice d'une ONG et de son fils dont la voiture fut touchée par des tirs. "Les gens ordinaires souffrent" Si les incidents armés entre les deux pays voisins se poursuivent, des notables locaux des deux côtés de la ligne Durand, qui sert de frontière contestée entre Afghanistan et Pakistan, se sont entendus pour un cessez-le-feu ouvrant la voie à ce convoi humanitaire vers le Nouristan, selon des résidents et des responsables locaux contactés par l'AFP dans les deux pays. Des deux côtés de la ligne Durand vivent des communautés parlant la même langue et partageant la même culture. "Si cette route est ouverte, nous serons heureux car elle nous relie à (la province de Kunar) et nous pouvons nous déplacer. L'autre route est difficile pour nous car en raison de la neige, elle ne peut ouvrir que deux mois par an", souligne Mohammad Naeem, un aîné d'une tribu locale. Le CICR a également apporté des équipements médicaux pour pallier les pénuries dans les centres de santé de ces deux régions du Nouristan. "Quand il y a une guerre, les gens ordinaires souffrent", confie Ejaz Ahmad, un agriculteur de 34 ans rencontré à Kamdesh, "nous demandons aux deux parties d'accorder une vraie attention aux civils pendant les combats". Plusieurs centaines de civils ont été blessés depuis la résurgence de cette guerre, selon l'ONU. strs-ba-iw/pcl
Texte intégral (584 mots)
Dans une vallée de la chaîne montagneuse de l'Hindou Kouch, aux confins orientaux de l'Afghanistan, un long convoi chargé de nourriture, de matériel médical et d'eau potable est arrivé, après des heures sur une route de terre, au village de Kamdesh, dans la province du Nouristan. "Depuis deux mois, en raison de l'insécurité et des accès réduits, près de 136.000 personnes, soit 17.000 familles, dans les régions de Kamdesh et de Barg-e-Matal (est), ont fait face à des pénuries de nourriture et de soins", a souligné l'antenne du CICR en Afghanistan. "Quand la route était fermée, nous ne pouvions plus trouver ni farine, ni huile, ni sucre dans les magasins", raconte Osama Nuristani, agriculteur de 22 ans à Kamdesh. Province isolée En raison du risque de bombardements depuis le Pakistan, il a quitté sa maison dans le village pour vivre dans la cabane où il s'installe dans la montagne l'été, quand les animaux pâturent en altitude. Il a tenu grâce au lait de vaches et à du maïs récolté durant l'été. Soulagé, il vient de récupérer de la farine, des pois, du sel et de l'huile apportés par le PAM. Le Pakistan et l'Afghanistan sont en conflit depuis des mois, Islamabad accusant son voisin d'abriter sur son sol des combattants du mouvement des talibans pakistanais auteurs d'attaques meurtrières sur son sol, ce que le gouvernement taliban afghan dément. Les affrontements armés se sont intensifiés à partir du 26 février, notamment dans les zones frontalières comme au Nouristan, entraînant une fermeture quasi totale de la seule route d'accès praticable en hiver et au printemps vers cette province isolée. "Les véhicules qui tentaient de passer sur la route risquaient d'être pris dans des échanges de tirs, rendant ce corridor inutilisable pour les civils et les humanitaires", avait souligné le Bureau de la coordination des Affaires humanitaires de l'ONU (OCHA) début avril, en faisant état de la mort d'une collaboratrice d'une ONG et de son fils dont la voiture fut touchée par des tirs. "Les gens ordinaires souffrent" Si les incidents armés entre les deux pays voisins se poursuivent, des notables locaux des deux côtés de la ligne Durand, qui sert de frontière contestée entre Afghanistan et Pakistan, se sont entendus pour un cessez-le-feu ouvrant la voie à ce convoi humanitaire vers le Nouristan, selon des résidents et des responsables locaux contactés par l'AFP dans les deux pays. Des deux côtés de la ligne Durand vivent des communautés parlant la même langue et partageant la même culture. "Si cette route est ouverte, nous serons heureux car elle nous relie à (la province de Kunar) et nous pouvons nous déplacer. L'autre route est difficile pour nous car en raison de la neige, elle ne peut ouvrir que deux mois par an", souligne Mohammad Naeem, un aîné d'une tribu locale. Le CICR a également apporté des équipements médicaux pour pallier les pénuries dans les centres de santé de ces deux régions du Nouristan. "Quand il y a une guerre, les gens ordinaires souffrent", confie Ejaz Ahmad, un agriculteur de 34 ans rencontré à Kamdesh, "nous demandons aux deux parties d'accorder une vraie attention aux civils pendant les combats". Plusieurs centaines de civils ont été blessés depuis la résurgence de cette guerre, selon l'ONU. strs-ba-iw/pcl
5 / 15

 

  GÉNÉRALISTES
Le Canard Enchaîné
La Croix
Le Figaro
France 24
France-Culture
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP / Senat
Le Media
La Tribune
Time France
 
  EUROPE ‧ RUSSIE
Courrier Europe Ctrale
Desk-Russie
Euractiv
Euronews
Toute l'Europe
 
  Afrique ‧ Asie ‧ Proche-Orient
Haaretz
Info Asie
Inkyfada
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
L'Orient - Le Jour
Orient XXI
Rojava I.C
 
  INTERNATIONAL
Courrier International
Equaltimes
Global Voices
Infomigrants
I.R.I.S
The New-York Times
 
  OSINT ‧ INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
G.I.J
I.C.I.J
 
  OPINION
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
Hors-Serie
L'Insoumission
Là-bas si j'y suis
Les Jours
LVSL
Politis
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Reseau Bastille
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Catastrophes naturelles
Conspis
Culture
Curation IA
Extrême-droite
Human Rights Watch
Inégalités
Information
Justice fiscale
Liberté de création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie
🌞