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20.08.2026 à 18:55

FRANCE24
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Sous les pas de Vadym craquent des milliers d'éclats de verre et de porcelaine. Il brandit un morceau de vélo rouillé. "C'est un vélo d'origine du Tour de France" 1979, affirme le collectionneur de 73 ans. Dans de ce qui était sa boutique, ses vinyles et ses équipements audio vintage ne forment plus qu'une bouillie noire parsemée de cendres et de débris. "Il y avait quatre autographes de Led Zeppelin, un autographe de Jim Morrison", poursuit-il. L'incendie causé par une frappe nocturne de missile russe le 30 juillet, la troisième sur ce site depuis le déclenchement de l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par Moscou en février 2022, a achevé de réduire à néant les kiosques des commerçants et leurs inventaires. Véritable institution de la capitale, les puces de Potchaïna (anciennement Petrivka) sont installées depuis le début des années 2010 dans ce marché couvert où les commerçants louent des sortes de cabines ou des petits conteneurs en métal. Le site attire aussi des vendeurs à la sauvette. Depuis fin juillet, tous les brocanteurs sont à la rue. Les marchés couverts à Kiev ont payé un lourd tribut depuis 2022. Au moins six ont été endommagés ou détruits, selon un décompte de l'AFP. Dans le quartier de Loukyanivka, les halles ne sont ainsi plus qu'une carcasse calcinée devant laquelle une poignée de commerçants continuent de vendre tomates, fromages et charcuteries sur des étals de fortune. Dans la nuit de samedi à dimanche, c'est le grand marché au livre, voisin des puces, qui a brûlé après un bombardement russe. Dix jours après la frappe sur Potchaïna, l'odeur de métal et de plastique calciné flotte encore au-dessus des décombres. Des visiteurs, malgré tout, sont au rendez-vous pour dénicher des perles rares parmi les disques, vêtements, vaisselle et autre bric-à-brac. Une femme s'approche de la table en plastique ou Vadym et sa femme, vendeuse de porcelaine, ont installé ce qu'il reste de leurs stocks, pour s'enquérir du prix d'une élégante lampe surmontée d'un abat-jour crème à franges. "S'arracher les cheveux (...) ce n'est pas notre façon de faire. Nous sommes des optimistes", dit Vadym, tournant le dos à l'ossature brisée du marché. Victoria, une généalogiste de 36 ans, visite le marché pour la première fois. Elle se dit touchée par les dégâts et leurs conséquences sur les commerçants. "Dans des circonstances comme celles-ci, chaque personne essaie simplement de survivre, et chaque entreprise essaie de survivre", affirme-t-elle, elle-même ayant vu ses revenus diminuer avec la prolongation du conflit. "Flaques de verre fondu" "Là, nous sommes laissés sans presque aucun moyen de subsistance, parce que nous ne recevons aucun salaire, nous sommes des auto-entrepreneurs", témoigne Svitlana, 63 ans, qui vend sacs et vaisselle vintage. Elle avait déjà perdu la moitié de son stock lors d'une précédente frappe. L'incendie du 30 juillet ne lui a laissé que des "flaques de verre fondu". La table en plastique qui lui sert à vendre les quelques produits sortis de sa maison, et le parasol sous lequel elle s'abrite d'un soleil implacable, ont été achetés grâce à des dons. Elle dit avoir rempli des déclarations pour demander réparation à la Russie. En attendant, des clients fidèles viennent la voir, déterminés à acheter quelque chose. Mais c'est insuffisant pour restaurer son commerce. "Pour l'instant, nous n'en avons tout simplement pas les moyens financiers", dit-elle. Les commerçants avec lesquels l'AFP s'est entretenue n'ont pas grand espoir que le marché soit reconstruit avant la fin du conflit. La Russie continue de frapper quotidiennement l'Ukraine, où la pauvreté et le coût de la vie ont augmenté selon la Banque mondiale, alors que les efforts diplomatiques pour mettre fin à la guerre sont au point mort. Assis à l'ombre, Oleksandr surveille sa marchandise déballée sur des planches au-dessus de l'asphalte - mélange de tableaux, composants électroniques, jouets et vieux téléphones. Il dit voir "dix fois moins" de gens qu'avant. "Maintenant la priorité, désolé, c'est la nourriture".

20.08.2026 à 18:53

FRANCE 24
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Le président Paul Biya est rentré jeudi soir à Yaoundé, ont constaté des journalistes de l'AFP, après une absence prolongée de 73 jours. Ces plus de deux mois loin du Cameroun ont alimenté les spéculations sur son état de santé et relancé le débat sur l'inertie au sommet de l'État.
Texte intégral (697 mots)
Le président Paul Biya est rentré jeudi soir à Yaoundé, ont constaté des journalistes de l'AFP, après une absence prolongée de 73 jours. Ces plus de deux mois loin du Cameroun ont alimenté les spéculations sur son état de santé et relancé le débat sur l'inertie au sommet de l'État.

20.08.2026 à 18:39

FRANCE24
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"Le Saint-Siège, tout en se félicitant de la signature de ce document, a fait part de ses vives préoccupations face aux difficultés rencontrées dans sa mise en œuvre, et a assuré de son soutien les efforts déployés dans ce sens", a indiqué le Vatican dans un communiqué. Au premier jour de sa visite en Italie, M. Aoun a été reçu en audience privée pendant une trentaine de minutes par le pape américain, auquel il a demandé d'intensifier ses efforts diplomatiques pour mettre fin aux attaques de l'armée israélienne et obtenir son retrait du sud du pays, a annoncé la présidence libanaise. Il s'agit de veiller "à ce qu'Israël respecte les termes" de cet accord "en mettant fin à ses attaques quotidiennes, en particulier celles qui ciblent les civils, les infrastructures et les villages du Sud-Liban", a-t-elle indiqué dans un communiqué. M. Aoun a également appelé le Vatican à "soutenir les efforts du Liban pour obtenir un retrait israélien complet des territoires libanais occupés" et le retour des milliers de déplacés. Lors de sa visite en Italie, M. Aoun doit aussi rencontrer vendredi la Première ministre Giorgia Meloni pour discuter de l'avenir de la force de maintien de la paix de l'ONU dans son pays, dont le mandat expire fin 2026. Partenaire historique du Liban, le Saint-Siège joue un rôle actif tant sur le terrain via sa nonciature que dans les enceintes diplomatiques.
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"Le Saint-Siège, tout en se félicitant de la signature de ce document, a fait part de ses vives préoccupations face aux difficultés rencontrées dans sa mise en œuvre, et a assuré de son soutien les efforts déployés dans ce sens", a indiqué le Vatican dans un communiqué. Au premier jour de sa visite en Italie, M. Aoun a été reçu en audience privée pendant une trentaine de minutes par le pape américain, auquel il a demandé d'intensifier ses efforts diplomatiques pour mettre fin aux attaques de l'armée israélienne et obtenir son retrait du sud du pays, a annoncé la présidence libanaise. Il s'agit de veiller "à ce qu'Israël respecte les termes" de cet accord "en mettant fin à ses attaques quotidiennes, en particulier celles qui ciblent les civils, les infrastructures et les villages du Sud-Liban", a-t-elle indiqué dans un communiqué. M. Aoun a également appelé le Vatican à "soutenir les efforts du Liban pour obtenir un retrait israélien complet des territoires libanais occupés" et le retour des milliers de déplacés. Lors de sa visite en Italie, M. Aoun doit aussi rencontrer vendredi la Première ministre Giorgia Meloni pour discuter de l'avenir de la force de maintien de la paix de l'ONU dans son pays, dont le mandat expire fin 2026. Partenaire historique du Liban, le Saint-Siège joue un rôle actif tant sur le terrain via sa nonciature que dans les enceintes diplomatiques.

20.08.2026 à 18:23

FRANCE24
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Le CAC 40 a fini en baisse de 0,57% à 8.453,09 points, soit un recul de 48,82 points. Il s'agit de la huitième séance consécutive dans le rouge pour l'indice vedette parisien, qui avait fini proche de l'équilibre (-0,09%) la veille. L'humeur en Europe a été plombée par une nouvelle hausse des prix du pétrole et du gaz, après des menaces du président américain Donald Trump promettant à l'Iran une guerre économique et un isolement sans précédent. Vers 18H00 (heure de Paris) le baril de Brent de la mer du Nord, la référence mondiale du pétrole, prenait 2,22% à 93,65 dollars. Côté gaz naturel, le contrat à terme du TTF néerlandais, considéré comme la référence européenne, s'affichait à plus de 65 euros le mégawattheure pour la première fois depuis mars (+3,12%). "Cette hausse des prix du gaz, à des niveaux pas vus depuis longtemps, n'est pas de bon augure pour l'Europe, avant l'hiver et alors que les réserves actuelles sont basses", selon Charlotte de Montpellier, économiste chez ING. Les investisseurs sont aussi gagnés par l'inquiétude liée aux tensions persistantes sur le marché obligataire, particulièrement aux Etats-Unis. Les taux d'intérêt de la dette américaine avaient flambé en début de semaine (5,34% en clôture mardi), en raison de craintes inflationnistes, de doutes sur la soutenabilité de la dette américaine, et de la concurrence croissante des géants de la tech qui recourent à l'emprunt pour financer l'IA. Pour faire redescendre la pression, le ministère des Finances américain a annoncé mercredi son intention de doubler, à compter du 9 septembre, ses rachats d'obligations à long terme (de 10 à 30 ans) à au moins 4 milliards de dollars par opération, contre 2 milliards actuellement. En d'autres termes, le Trésor cherchait à soutenir la liquidité du marché obligataire en rachetant davantage de dette à long terme, afin de faire baisser les rendements. Cette décision a d'abord provoqué une baisse des taux. Mais ce soulagement a été de courte durée, et les taux américains sont repartis à la hausse. Cette opération "ne résout pas les causes profondes de la flambée des taux, à savoir les risques budgétaires et inflationnistes", résume Neil Wilson, analyste pour Saxo Markets. Elle ne modifie d'ailleurs pas le montant de la dette du gouvernement américain, qui a dépassé pour la première fois la barre des 40.000 milliards de dollars, selon les données publiées mercredi par le département du Trésor. En Europe, où les taux ont aussi flambé en début de semaine, ces derniers sont restés stables à des niveaux élevés. Le rendement à échéance dix ans de l'obligation française a fini à 4,12%, contre 4,10% la veille. Son équivalent allemand, référence en Europe, a terminé à 3,25%, contre 3,26% mercredi soir. Michelin regonflé à bloc Le titre Michelin a fini en tête du CAC 40, ene hausse de 1,14% à 34,48 euros, après un relèvement par J.P Morgan de sa recommandation d'achat. La banque a également relevé son objectif de cours de 35 à 42 euros.
Texte intégral (514 mots)
Le CAC 40 a fini en baisse de 0,57% à 8.453,09 points, soit un recul de 48,82 points. Il s'agit de la huitième séance consécutive dans le rouge pour l'indice vedette parisien, qui avait fini proche de l'équilibre (-0,09%) la veille. L'humeur en Europe a été plombée par une nouvelle hausse des prix du pétrole et du gaz, après des menaces du président américain Donald Trump promettant à l'Iran une guerre économique et un isolement sans précédent. Vers 18H00 (heure de Paris) le baril de Brent de la mer du Nord, la référence mondiale du pétrole, prenait 2,22% à 93,65 dollars. Côté gaz naturel, le contrat à terme du TTF néerlandais, considéré comme la référence européenne, s'affichait à plus de 65 euros le mégawattheure pour la première fois depuis mars (+3,12%). "Cette hausse des prix du gaz, à des niveaux pas vus depuis longtemps, n'est pas de bon augure pour l'Europe, avant l'hiver et alors que les réserves actuelles sont basses", selon Charlotte de Montpellier, économiste chez ING. Les investisseurs sont aussi gagnés par l'inquiétude liée aux tensions persistantes sur le marché obligataire, particulièrement aux Etats-Unis. Les taux d'intérêt de la dette américaine avaient flambé en début de semaine (5,34% en clôture mardi), en raison de craintes inflationnistes, de doutes sur la soutenabilité de la dette américaine, et de la concurrence croissante des géants de la tech qui recourent à l'emprunt pour financer l'IA. Pour faire redescendre la pression, le ministère des Finances américain a annoncé mercredi son intention de doubler, à compter du 9 septembre, ses rachats d'obligations à long terme (de 10 à 30 ans) à au moins 4 milliards de dollars par opération, contre 2 milliards actuellement. En d'autres termes, le Trésor cherchait à soutenir la liquidité du marché obligataire en rachetant davantage de dette à long terme, afin de faire baisser les rendements. Cette décision a d'abord provoqué une baisse des taux. Mais ce soulagement a été de courte durée, et les taux américains sont repartis à la hausse. Cette opération "ne résout pas les causes profondes de la flambée des taux, à savoir les risques budgétaires et inflationnistes", résume Neil Wilson, analyste pour Saxo Markets. Elle ne modifie d'ailleurs pas le montant de la dette du gouvernement américain, qui a dépassé pour la première fois la barre des 40.000 milliards de dollars, selon les données publiées mercredi par le département du Trésor. En Europe, où les taux ont aussi flambé en début de semaine, ces derniers sont restés stables à des niveaux élevés. Le rendement à échéance dix ans de l'obligation française a fini à 4,12%, contre 4,10% la veille. Son équivalent allemand, référence en Europe, a terminé à 3,25%, contre 3,26% mercredi soir. Michelin regonflé à bloc Le titre Michelin a fini en tête du CAC 40, ene hausse de 1,14% à 34,48 euros, après un relèvement par J.P Morgan de sa recommandation d'achat. La banque a également relevé son objectif de cours de 35 à 42 euros.

20.08.2026 à 18:01

FRANCE24
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L'indicateur thermique national (ITN), moyenne des températures sur 30 stations de référence, est de 24,7°C pour la journée de mercredi, selon la valeur définitive transmise par l'établissement public. La vague de chaleur débutée le 28 juillet en France n'est toujours pas interrompue. Elle a "donc continué ce mercredi, soit 23 jours pour la durée. Il s'agit de la vague de chaleur la plus longue ex-aecquo avec juillet 1983", a précisé Météo-France à l'AFP. Une vague de chaleur débute lorsque l'ITN atteint ou dépasse 25,3°C pendant une journée et que la température moyenne nationale reste supérieure ou égale à 23,4°C pendant au moins trois jours consécutifs. Elle prend fin lorsque l'ITN descend sous 23,4°C pendant au moins trois jours d'affilée, ou "ponctuellement" sous 22,4°C. Pour la journée de jeudi, l'ITN provisoire à 17H00 a atteint 22,7°C, a indiqué Météo-France en fin d'après-midi. Si la valeur était confirmée, elle pourrait donc signifier que cette vague de chaleur est en train de se terminer. En termes d'intensité -c'est-à-dire concernant le niveau de températures maximales atteint- la vague de chaleur de fin juin 2026 reste la plus forte jamais connue en France. En revanche, le record de la vague de chaleur la plus sévère (critère combinant à la fois la longueur et l'intensité de la vague) est celle d'août 2003. La vague de chaleur actuelle est la 54e que subit la France depuis 1947, plus de la moitié d'entre elles s'étant produites après 2010, dans un contexte de réchauffement climatique causé par les activités humaines. L'été 2026 se démarque par une répétition exceptionnelle des vagues de chaleur, avec à ce jour déjà trois vagues en l'espace de moins de deux mois. Avant cela, un premier épisode de chaleur historiquement précoce avait frappé le pays fin mai.
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L'indicateur thermique national (ITN), moyenne des températures sur 30 stations de référence, est de 24,7°C pour la journée de mercredi, selon la valeur définitive transmise par l'établissement public. La vague de chaleur débutée le 28 juillet en France n'est toujours pas interrompue. Elle a "donc continué ce mercredi, soit 23 jours pour la durée. Il s'agit de la vague de chaleur la plus longue ex-aecquo avec juillet 1983", a précisé Météo-France à l'AFP. Une vague de chaleur débute lorsque l'ITN atteint ou dépasse 25,3°C pendant une journée et que la température moyenne nationale reste supérieure ou égale à 23,4°C pendant au moins trois jours consécutifs. Elle prend fin lorsque l'ITN descend sous 23,4°C pendant au moins trois jours d'affilée, ou "ponctuellement" sous 22,4°C. Pour la journée de jeudi, l'ITN provisoire à 17H00 a atteint 22,7°C, a indiqué Météo-France en fin d'après-midi. Si la valeur était confirmée, elle pourrait donc signifier que cette vague de chaleur est en train de se terminer. En termes d'intensité -c'est-à-dire concernant le niveau de températures maximales atteint- la vague de chaleur de fin juin 2026 reste la plus forte jamais connue en France. En revanche, le record de la vague de chaleur la plus sévère (critère combinant à la fois la longueur et l'intensité de la vague) est celle d'août 2003. La vague de chaleur actuelle est la 54e que subit la France depuis 1947, plus de la moitié d'entre elles s'étant produites après 2010, dans un contexte de réchauffement climatique causé par les activités humaines. L'été 2026 se démarque par une répétition exceptionnelle des vagues de chaleur, avec à ce jour déjà trois vagues en l'espace de moins de deux mois. Avant cela, un premier épisode de chaleur historiquement précoce avait frappé le pays fin mai.
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