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25.03.2026 à 09:37

A Manille, les conducteurs de minibus en peine face à la flambée du diesel

FRANCE24
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Son véhicule est un jeepney, un de ces minibus de fortune fumants et de couleurs vives qui constituent l'épine dorsale des transports philippins. Princess, le nom de son véhicule, tourne au diesel, dont le prix atteint des records ces derniers jours avec le blocage partiel par l'Iran du détroit d'Ormuz, voie stratégique pour le transport d'hydrocarbures. M. Helera, 43 ans, a donc choisi de travailler plus longtemps, atteignant 18 heures quotidiennes, pour s'assurer d'avoir assez d'argent pour acheter du carburant et couvrir le montant qu'il doit chaque jour verser au propriétaire du minibus. "Les marges sont vraiment faibles maintenant à cause des prix du diesel qui flambent", dit-il à l'AFP tout en sirotant son gobelet de café instantané devant une épicerie de son quartier. "Parfois, je gagne moins de 500 pesos (7,2 euros) par jour", dit-il, alors qu'avant la guerre, il pouvait déjà atteindre cette somme avant le déjeuner. "Il y a eu un énorme ajustement à la maison", dit cet habitant d'un logement de deux étages de Manille qu'il partage avec son épouse, sept enfants et deux autres familles. Un "déjeuner complet avec du riz" est maintenant un luxe réservé aux seules journées bien payées, explique-t-il à l'AFP, qui l'a suivi pendant une de ses journées de travail - qui peuvent maintenant s'étirer jusqu'à minuit. "J'ai besoin de 10 passagers ou plus pour chaque voyage. En-dessous, je ne gagne rien", calcule le conducteur de ce jeepney pouvant transporter jusqu'à 16 personnes, uniquement une demi-douzaine de fois par jour. "Baisser les bras" La hausse des prix à la pompe, la "plus grave" qu'il dit avoir jamais vue, l'a contraint à abandonner les longs trajets pour lesquels le nombre de passagers ne permet pas de couvrir le coût du diesel, qui ne cesse de croître. Il atteignait mardi 134,30 pesos le litre (1,93 euro) dans certaines stations, flambant comme jamais dans l'histoire du pays. Et le président Ferdinand Marcos a décrété l'état d'"urgence énergétique nationale". Les syndicats de conducteurs de jeepneys demandent une hausse tarifaire pour les passagers. Une mesure en ce sens a été approuvée par le régulateur national des transports - avant d'être annulée, le lendemain, par le chef de l'Etat. Un syndicat a aussi appelé la semaine dernière à une grève, finalement suivie par peu de chauffeurs. "Je suis du côté des conducteurs de jeepneys" qui réclament des courses plus chères, témoigne Trixie Brumuela, une vendeuse de 35 ans rencontrée par l'AFP devant l'un des innombrables terminaux dédiés de la capitale, même si elle aussi dit avoir réduit ses dépenses au strict nécessaire. Près d'un autre arrêt, une étudiante, Juliana Tonelete, dit comprendre les revendications des conducteurs, "valides étant données les prix à la pompe plus élevés". Mais "en tant qu'étudiante avec un budget limité, c'est difficile". Le chauffeur Eric Helera affirme que plusieurs de ses collègues ont mis fin à leur activité. "J'envisage aussi cette option, parce qu'on ne gagne plus rien", lance-t-il, songeant au secteur du BTP. Le gouvernement a promis une aide ponctuelle pour mercredi, mais "5.000 pesos", soit 72 euros, "ça ne vous mène pas très loin", juge M. Helera. "On sait qu'on ne peut pas baisser les bras parce qu'on a une famille", dit le chauffeur alors que son minibus se remplit peu à peu, ce soir-là, sans lui avoir encore permis d'atteindre la somme à verser au propriétaire de Princess. "Je vais devoir conduire jusque tard."

25.03.2026 à 09:35

La guerre au Moyen-Orient scelle le rapprochement entre la tech et l'armée américaine

FRANCE24
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Palantir, Anthropic, Anduril... Pour la première fois dans une guerre impliquant les Etats-Unis, il n'est plus seulement question des géants habituels du complexe militaro-industriel américain, les Lockheed Martin ou Boeing. La plateforme d'analyse de données de la start-up Palantir, Maven, a été utilisée massivement dans l'offensive contre l'Iran, de même que l'intelligence artificielle (IA) d'Anthropic. Quant à la jeune entreprise Anduril, son président, Matthew Steckman, a révélé lundi qu'elle fournissait "l'un des principaux systèmes de défense" contre les fameux drones iraniens Shahed. Autre signe des temps, la jeune pousse californienne vient de décrocher un contrat massif avec l'armée américaine, pour 10 ans et jusqu'à 20 milliards de dollars. Mi-mars, le patron de Palantir, Alex Karp, a vu dans ces développements la concrétisation d'un "virage énorme dans la Silicon Valley". "Quand nous avons créé Palantir", s'est-il souvenu, "nous n'arrivions pas à lever de fonds", handicapés par un positionnement autant militaire que civil. Autre signe manifeste de cette réticence, plusieurs campagnes internes ont secoué, à la fin des années 2010, Microsoft, Amazon et Google, au point de pousser ce dernier à renoncer, en 2018, au contrat Maven, récupéré par Palantir. Mais depuis, "la (Silicon) Valley est passée d'une posture hostile à neutre, puis favorable vis-à-vis de l'idée de soutenir nos combattants, comme toute autre industrie", constate Alex Karp. En 2025, le capital-investissement a injecté 49 milliards de dollars dans les entreprises technologiques de défense, un record et quasiment le double de l'année précédente (27), selon le site spécialisé PitchBook. Merritt Ogle, de l'organisation Silicon Valley Defense Group, qui promeut le rapprochement des deux sphères, attribue principalement ce coup de volant à une prise de conscience liée aux tensions entre la Chine et Taïwan ainsi qu'à l'invasion de l'Ukraine. "Quand il s'agit de protéger la démocratie et les libertés", dit-elle, "il devient plus difficile de dire que globalement, tout ce qui touche à la défense est mauvais." La montée en puissance de l'IA a introduit de nouvelles problématiques, comme celles posées récemment par la start-up Anthropic, et amené des salariés de l'industrie à se révolter publiquement, mais avec un résultat incertain. "Pas que des munitions" Au centre de l'écosystème, le gouvernement américain "a réalisé que les Etats-Unis devaient puiser dans une base élargie d'innovateurs dans le domaine de la sécurité nationale", décrit Mark Valentine, responsable de la stratégie pour la défense chez Skydio, spécialisé dans les drones. L'enveloppe n'a jamais été un problème pour l'armée américaine qui dispose depuis des décennies, du plus important budget au monde en la matière, et de très loin, à hauteur de 962 milliards de dollars pour l'exercice 2026. Mais la quasi-totalité des fonds allaient aux grands fournisseurs habituels. Depuis une décennie environ, sous des gouvernements républicains et démocrates, le Pentagone a multiplié les initiatives pour favoriser le développement et l'adoption de nouvelles technologies. Plusieurs programmes ont été lancés, pour renforcer les liens avec le secteur privé, et "le gouvernement montre beaucoup plus d'appétit pour soutenir les jeunes entreprises", observe Drew Wandzilak, responsable du fonds "tech stratégique" au sein de la société de capital-investissement Alumni Ventures. "Il y a une compréhension élargie du fait que pour garder un avantage technologique, il faut intégrer les meilleurs outils et le faire plus rapidement que par le passé", selon Mark Valentine. Pour Drew Wandzilak, la physionomie du conflit ukrainien ou de la guerre au Moyen-Orient, avec ses avalanches de drones et de missiles, a montré qu'"avoir les équipements les plus chers ou les plus avancés ne (faisait) plus la différence. (...) Ca se joue sur le volume et les capacités", d'où l'utilité d'avoir des prestataires agiles, et nombreux. L'enjeu consiste aussi à aider des jeunes pousses à survivre au processus traditionnellement ardu qui mène jusqu'à un contrat public. Du point de vue des investisseurs, "le délai avant de générer un chiffre d'affaires significatif peut être plus long", mais à l'arrivée, ces contrats offrent des marges importantes et de la pérennité, analyse Drew Wandzilak. Merritt Ogle relève également que le signal donné par le gouvernement a incité des entreprises technologiques étrangères au monde de la défense à imaginer des applications militaires de leurs produits. Pour elle, "cela a permis aux gens qui font partie de cet écosystème de s'ouvrir à l'idée que nous ne faisons pas que des munitions".

25.03.2026 à 09:23

Recycler les couches: le Japon veut en remettre une couche

FRANCE24
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Un projet pilote, présenté comme une première mondiale, réutilise le principal composant des couches usagées pour en fabriquer de nouvelles, avec l'espoir de désengorger les sites d'enfouissement et de répondre à une demande croissante de couches pour adultes dans un Japon vieillissant. "La demande de couches pour bébés diminue. Mais un nombre croissant de personnes âgées en porte, et même les animaux de compagnie en utilisent désormais", explique Takahisa Takahara, président du fabricant japonais de produits d'hygiène Unicharm, à l'origine de l'initiative. "Si nous transformons le sentiment de culpabilité lié aux produits jetables en quelque chose de positif, et que nous faisons des produits recyclés une norme, cela deviendra économiquement viable", ajoute-t-il. Unicharm teste ce programme dans le sud du Japon, à Shibushi et à Osaki, deux communes qui recyclent déjà 80% de leurs déchets ménagers — soit quatre fois la moyenne nationale. Ces localités, fortes d'environ 40.000 habitants, ont engagé une politique radicale il y a 25 ans face au risque de saturation de leur décharge. Résultat: le site devrait rester exploitable pendant encore quatre décennies. Depuis 2024, les couches sont intégrées au tri sélectif et les habitants doivent utiliser des sacs spécifiques. "Notre priorité est de réduire nos déchets et de prolonger la durée de vie de la décharge", souligne un responsable local. Seconde main Les couches ainsi collectées sont broyées, lavées puis divisées entre la pulpe, le plastique et le polymère superabsorbant. Jusqu'ici, ces matériaux étaient recyclés en produits aux exigences sanitaires moins strictes, comme le papier toilette. Mais l'entreprise nippone a franchi un cap en utilisant la pulpe — le composant principal — pour produire de nouvelles couches. Le procédé repose sur un traitement à l'ozone permettant sa stérilisation, son blanchiment et sa désodorisation. D'ici 2028, Unicharm espère aussi recycler le plastique et les polymères pour fabriquer des couches entièrement recyclées. Pour l'instant, ces couches de seconde main sont vendues localement, environ 10% plus cher que celles issues de matières vierges, ou distribuées à certaines structures de soins. L'entreprise travaille aussi à réduire la consommation d'eau du processus et vise des partenariats avec 20 municipalités d'ici 2035. 2,6 millions tonnes de couches sales Le Japon recycle moins de 20% de ses déchets, un taux très bas comparé à l’Allemagne (67%) ou même à la France (44%). Toutefois, la production de déchets par habitant dans l'archipel reste inférieure à la moyenne de l'OCDE. Le pays se distingue également par son recours à l'incinération pour produire de l'électricité. Dans cette société vieillissante, où vivent près de 100.000 centenaires, les couches sont désormais davantage utilisées par les seniors que par les bébés. En 2024, 9,6 milliards de couches pour adultes ont été produites contre 8 milliards pour les nourrissons selon l'Association des produits hygiéniques japonais. Selon les projections du ministère de l'Environnement, le Japon jettera 2,6 millions de tonnes de couches sales par an d'ici 2030, contre environ 2,2 millions en 2020. Leur part dans les déchets devrait ainsi atteindre 7,1 %, contre 5,2% en 2020. Face à cet enjeu, le gouvernement souhaiterait qu'au moins une centaine de municipalités lancent des programmes de recyclage des couches d'ici 2030 — ou, à défaut, engagent une réflexion sur le sujet.

25.03.2026 à 09:18

Collections prêt-à-porter automne-hiver 2026-2027, la mode est-elle encore subversive ?

Pascal MOURIER
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Oui, avec la griffe Matières fécales. Plus délicatement avec Yohji Yamamoto. Satoshi Kondo pour Issey Miyake prône, lui, un mouvement sans contrainte. Avec son Musée vivant de la Mode, l’historien-performeur Olivier Saillard sublime les vêtements du quotidien. L'Ukrainienne Lilia Litkovska s’inspire de son pays en guerre. Ludovic Winterstan pour La Fabrique Nomade, atelier de réinsertion pour personnes migrantes, considère qu’il serait temps de s'accepter les uns les autres.

25.03.2026 à 09:15

Les Bourses européennes ouvrent en hausse

FRANCE24
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Dans les premiers échanges, la Bourse de Paris prenait 1,32%, Francfort 1,68%, Londres 0,83% et Milan 1,34%.
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Dans les premiers échanges, la Bourse de Paris prenait 1,32%, Francfort 1,68%, Londres 0,83% et Milan 1,34%.
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