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18.03.2026 à 07:00

Enquête : comment un réseau de désinformation tente de déstabiliser les pays de l’AES

Nathan GALLO
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"Scoop Africa", "La Dépêche africaine", "Ouaga FM" : depuis fin 2025, un écosystème de faux comptes d'actualité mène des opérations de désinformation contre les pays de l'Alliance des États du Sahel (AES) et la présence russe au Sahel. La cellule Info Vérif de RFI et Les Observateurs de France 24 documentent comment ce réseau de désinformation, récemment constitué, gagne en influence et en visibilité.
"Scoop Africa", "La Dépêche africaine", "Ouaga FM" : depuis fin 2025, un écosystème de faux comptes d'actualité mène des opérations de désinformation contre les pays de l'Alliance des États du Sahel (AES) et la présence russe au Sahel. La cellule Info Vérif de RFI et Les Observateurs de France 24 documentent comment ce réseau de désinformation, récemment constitué, gagne en influence et en visibilité.

18.03.2026 à 05:49

A Séoul, des touristes en pèlerinage sur les lieux du film oscarisé "Kpop Demons Hunters"

FRANCE24
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Le parc Naksan surplombe la capitale sud-coréenne et comprend des segments d'un mur de fortification de plus de 18 kilomètres qui ceignait la ville des anciens rois de Corée, des siècles avant Netflix. Il est devenu l'un des lieux de pèlerinage des fans de "KPop Demon Hunters", la production originale de Netflix la plus regardée de tous les temps. En voyant le film, "j'ai trouvé l'endroit très beau et j'ai découvert qu'il s'agissait d'un lieu réel, alors je suis venue", déclare Nhung Nguyen, 29 ans, qui a grandi en écoutant de la K-pop. Le long-métrage raconte l'histoire de HUNTR/X, un groupe féminin de K-pop très populaire dont les membres mènent une double vie de chasseuses de démons armées. Leurs chansons créent une barrière magique appelée "Honmoon" qui protège l'humanité. La production a remporté dimanche l'Oscar du meilleur film d'animation et celui de la meilleure chanson originale pour "Golden", son hymne entraînant qui chante l'émancipation, l'autonomie et l'épanouissement personnel. Il s'agit de la première chanson K-pop récompensée dans cette catégorie. Dans le film, c'est au parc Naksan que le personnage principal, Rumi, mi-humaine, mi-démon, rencontre en secret l'élu de son cœur, avec qui elle vit un amour impossible. Dans cette scène, "les personnages chantaient +Free+", se rappelle Nhung Nguyen avec enthousiasme. "Ce mur, je trouve qu'il est vraiment emblématique." "Nous sommes venus en Corée du Sud pour des vacances en famille, mais nous avons vraiment aimé +KPop Demon Hunters+. Nous voulions donc venir voir cet endroit avec les enfants", raconte pour sa part Emily Han, originaire de Floride, aux Etats-Unis. Le film a contribué à "susciter notre intérêt pour différents lieux à visiter", explique Mme Han, qui a été adoptée en Corée du Sud lorsqu'elle était enfant. "Rencontre entre Orient et Occident" Le succès de ce long-métrage s'inscrit dans un phénomène plus large d'engouement international pour les produits culturels - films, musique, livres, mode ou cuisine - qui mettent en avant le pays. Egalement dans cette vaste liste, le film "Parasite" de Bong Joon-ho, lauréat de la Palme d'or en 2019 et de l'Oscar du meilleur film, ou encore la série "Squid Game", populaire dans le monde entier. Côté musique, le groupe de K-pop BTS, considéré comme la formation masculine la plus écoutée du monde, se produira samedi à Séoul pour un grand concert de retour qui devrait captiver des millions de personnes à travers la planète, au regard de la demande suscitée par leur tournée mondiale prochaine, dont les billets se sont parfois vendus en quelques heures. Cependant, "Kpop Demon Hunters" n'est pas à proprement parler une création sud-coréenne. Il a été produit par le géant japonais Sony, réalisé par la Coréo-Canadienne Maggie Kang et l'Américain Chris Appelhans, et est à l'origine principalement en anglais. "Ce film est dédié à la Corée et aux Coréens du monde entier", a dit Maggie Kang dans son discours aux Oscars. Il est une "belle illustration" de "la rencontre entre l'Orient et l'Occident", souligne de son côté Nhung Nguyen, Australienne d'origine vietnamienne.
Texte intégral (552 mots)
Le parc Naksan surplombe la capitale sud-coréenne et comprend des segments d'un mur de fortification de plus de 18 kilomètres qui ceignait la ville des anciens rois de Corée, des siècles avant Netflix. Il est devenu l'un des lieux de pèlerinage des fans de "KPop Demon Hunters", la production originale de Netflix la plus regardée de tous les temps. En voyant le film, "j'ai trouvé l'endroit très beau et j'ai découvert qu'il s'agissait d'un lieu réel, alors je suis venue", déclare Nhung Nguyen, 29 ans, qui a grandi en écoutant de la K-pop. Le long-métrage raconte l'histoire de HUNTR/X, un groupe féminin de K-pop très populaire dont les membres mènent une double vie de chasseuses de démons armées. Leurs chansons créent une barrière magique appelée "Honmoon" qui protège l'humanité. La production a remporté dimanche l'Oscar du meilleur film d'animation et celui de la meilleure chanson originale pour "Golden", son hymne entraînant qui chante l'émancipation, l'autonomie et l'épanouissement personnel. Il s'agit de la première chanson K-pop récompensée dans cette catégorie. Dans le film, c'est au parc Naksan que le personnage principal, Rumi, mi-humaine, mi-démon, rencontre en secret l'élu de son cœur, avec qui elle vit un amour impossible. Dans cette scène, "les personnages chantaient +Free+", se rappelle Nhung Nguyen avec enthousiasme. "Ce mur, je trouve qu'il est vraiment emblématique." "Nous sommes venus en Corée du Sud pour des vacances en famille, mais nous avons vraiment aimé +KPop Demon Hunters+. Nous voulions donc venir voir cet endroit avec les enfants", raconte pour sa part Emily Han, originaire de Floride, aux Etats-Unis. Le film a contribué à "susciter notre intérêt pour différents lieux à visiter", explique Mme Han, qui a été adoptée en Corée du Sud lorsqu'elle était enfant. "Rencontre entre Orient et Occident" Le succès de ce long-métrage s'inscrit dans un phénomène plus large d'engouement international pour les produits culturels - films, musique, livres, mode ou cuisine - qui mettent en avant le pays. Egalement dans cette vaste liste, le film "Parasite" de Bong Joon-ho, lauréat de la Palme d'or en 2019 et de l'Oscar du meilleur film, ou encore la série "Squid Game", populaire dans le monde entier. Côté musique, le groupe de K-pop BTS, considéré comme la formation masculine la plus écoutée du monde, se produira samedi à Séoul pour un grand concert de retour qui devrait captiver des millions de personnes à travers la planète, au regard de la demande suscitée par leur tournée mondiale prochaine, dont les billets se sont parfois vendus en quelques heures. Cependant, "Kpop Demon Hunters" n'est pas à proprement parler une création sud-coréenne. Il a été produit par le géant japonais Sony, réalisé par la Coréo-Canadienne Maggie Kang et l'Américain Chris Appelhans, et est à l'origine principalement en anglais. "Ce film est dédié à la Corée et aux Coréens du monde entier", a dit Maggie Kang dans son discours aux Oscars. Il est une "belle illustration" de "la rencontre entre l'Orient et l'Occident", souligne de son côté Nhung Nguyen, Australienne d'origine vietnamienne.

18.03.2026 à 04:53

L'Iran enterre son puissant chef de la sécurité Larijani et jure de le venger

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L'Iran célèbre mercredi les funérailles de son puissant chef de la sécurité Ali Larijani, tué la veille dans une frappe israélo-américaine et que le chef de l'armée de la République islamique a juré de venger.
Texte intégral (552 mots)
L'Iran célèbre mercredi les funérailles de son puissant chef de la sécurité Ali Larijani, tué la veille dans une frappe israélo-américaine et que le chef de l'armée de la République islamique a juré de venger.

18.03.2026 à 04:47

La Colombie dénonce un bombardement sur son territoire par l'Equateur, Quito dément

FRANCE24
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Le président de gauche Gustavo Petro a affirmé lundi avoir des preuves qu'une "bombe" a été larguée d'un avion équatorien sur le territoire colombien. Mardi, il a publié sur X une image d'un engin explosif n'ayant pas été déclenché, accompagnée d'un message appelant à "enquêter en profondeur sur cette bombe tombée d'un avion à la frontière colombienne avec l'Equateur", à "cent mètres de la maison d'une famille de paysans pauvres". Le président de l'Equateur, en pleine offensive contre le narcotrafic, a rejeté ces accusations, qualifiant les déclarations du son homologue colombien de "fausses". "Nous agissons sur notre territoire, pas sur le vôtre", a affirmé mardi sur X Daniel Noboa, président de droite et allié de Donald Trump dans la région. Quito est "en train de bombarder les lieux qui servaient de caches" à des groupes criminels "en grande partie colombiens, auxquels votre gouvernement a permis de s'infiltrer dans notre pays par sa négligence" dans la surveillance de la frontière, a-t-il ajouté à l'adresse de M. Petro. La Colombie et l'Equateur partagent une frontière d'environ 600 kilomètres, le long de laquelle circulent des guérillas colombiennes et des organisations criminelles des deux pays impliquées dans le trafic de drogue et d'armes, la traite d'êtres humains, ainsi que dans l'exploitation minière illégale. "Il y a 27 corps calcinés et l'explication (de M. Noboa) n'est pas crédible", a répliqué M. Petro, sans préciser s'il s'agit de personnes mortes récemment. Contactée par l'AFP, l'armée n'a pas été en mesure de répondre sur l'origine des corps mentionnés par le président. Daniel Noboa reproche à la Colombie de ne pas en faire assez contre les groupes armés à la frontière qui passent en Equateur où la violence liée au narcotrafic atteint des niveaux historiques. C'est sur ce fondement que le président équatorien a initié en février une âpre bataille commerciale avec la Colombie, qui frappe les importations et la coopération énergétique entre les deux pays. "Terrifiés" Selon Julian Imbacuan, un paysan d'Ipiales dans le sud de la Colombie, joint par téléphone, une bombe est tombée "tout près de la maison, à environ 50-60 mètres". "Nous étions tous terrifiés, effrayés et inquiets que ces engins explosent d'un moment à l'autre et puissent nous ôter la vie", a-t-il dit à l'AFP. Il date ces événements au 3 mars. "Trois avions, plus ou moins, sont arrivés du côté équatorien, ils ont lâché ces engins et certains ont bien réussi à exploser mais du côté équatorien", a-t-il assuré. Des images fournies à l'AFP montrent des paysans autour d'une bombe de 250 kilos et, tout près, le cratère formé par sa chute. Des experts estiment qu'il s'agit d'une "bombe à chute libre" de type MK, généralement fabriquée aux Etats-Unis et au Brésil. Le ministre colombien de la Défense, Pedro Sánchez, a annoncé le déploiement de troupes dans la région et a demandé aux habitants de s'éloigner de la zone où est tombé l'engin. Des équipes de déminage de l'armée colombienne ont désamorcé avec succès la bombe dans la nuit de jeudi, a indiqué à l'AFP une porte-parole des Forces armées. Offensive Les accusations de la Colombie surviennent alors que l'Equateur a lancé dimanche une offensive musclée prévue pour deux semaines et comprenant des couvre-feux dans plusieurs provinces côtières du pays, afin de tenter de faire plier le crime organisé, avec le soutien des Etats-Unis. L'Equateur a intégré le "Bouclier des Amériques", une alliance de 17 pays du continent constituée par le président américain Donald Trump pour lutter contre le trafic de stupéfiants dans la région. La Colombie et plusieurs autres pays latino-américains dirigés par la gauche n'y participent pas. Début mars, l'Equateur avait annoncé avoir bombardé un camp d'entraînement d'une guérilla soupçonnée de trafic de drogue opérant à la frontière colombienne. Environ 70% de la cocaïne produite en Colombie et au Pérou, les plus grands producteurs du monde, transite par le territoire équatorien pour être exportée via ses ports sur le Pacifique.
Texte intégral (723 mots)
Le président de gauche Gustavo Petro a affirmé lundi avoir des preuves qu'une "bombe" a été larguée d'un avion équatorien sur le territoire colombien. Mardi, il a publié sur X une image d'un engin explosif n'ayant pas été déclenché, accompagnée d'un message appelant à "enquêter en profondeur sur cette bombe tombée d'un avion à la frontière colombienne avec l'Equateur", à "cent mètres de la maison d'une famille de paysans pauvres". Le président de l'Equateur, en pleine offensive contre le narcotrafic, a rejeté ces accusations, qualifiant les déclarations du son homologue colombien de "fausses". "Nous agissons sur notre territoire, pas sur le vôtre", a affirmé mardi sur X Daniel Noboa, président de droite et allié de Donald Trump dans la région. Quito est "en train de bombarder les lieux qui servaient de caches" à des groupes criminels "en grande partie colombiens, auxquels votre gouvernement a permis de s'infiltrer dans notre pays par sa négligence" dans la surveillance de la frontière, a-t-il ajouté à l'adresse de M. Petro. La Colombie et l'Equateur partagent une frontière d'environ 600 kilomètres, le long de laquelle circulent des guérillas colombiennes et des organisations criminelles des deux pays impliquées dans le trafic de drogue et d'armes, la traite d'êtres humains, ainsi que dans l'exploitation minière illégale. "Il y a 27 corps calcinés et l'explication (de M. Noboa) n'est pas crédible", a répliqué M. Petro, sans préciser s'il s'agit de personnes mortes récemment. Contactée par l'AFP, l'armée n'a pas été en mesure de répondre sur l'origine des corps mentionnés par le président. Daniel Noboa reproche à la Colombie de ne pas en faire assez contre les groupes armés à la frontière qui passent en Equateur où la violence liée au narcotrafic atteint des niveaux historiques. C'est sur ce fondement que le président équatorien a initié en février une âpre bataille commerciale avec la Colombie, qui frappe les importations et la coopération énergétique entre les deux pays. "Terrifiés" Selon Julian Imbacuan, un paysan d'Ipiales dans le sud de la Colombie, joint par téléphone, une bombe est tombée "tout près de la maison, à environ 50-60 mètres". "Nous étions tous terrifiés, effrayés et inquiets que ces engins explosent d'un moment à l'autre et puissent nous ôter la vie", a-t-il dit à l'AFP. Il date ces événements au 3 mars. "Trois avions, plus ou moins, sont arrivés du côté équatorien, ils ont lâché ces engins et certains ont bien réussi à exploser mais du côté équatorien", a-t-il assuré. Des images fournies à l'AFP montrent des paysans autour d'une bombe de 250 kilos et, tout près, le cratère formé par sa chute. Des experts estiment qu'il s'agit d'une "bombe à chute libre" de type MK, généralement fabriquée aux Etats-Unis et au Brésil. Le ministre colombien de la Défense, Pedro Sánchez, a annoncé le déploiement de troupes dans la région et a demandé aux habitants de s'éloigner de la zone où est tombé l'engin. Des équipes de déminage de l'armée colombienne ont désamorcé avec succès la bombe dans la nuit de jeudi, a indiqué à l'AFP une porte-parole des Forces armées. Offensive Les accusations de la Colombie surviennent alors que l'Equateur a lancé dimanche une offensive musclée prévue pour deux semaines et comprenant des couvre-feux dans plusieurs provinces côtières du pays, afin de tenter de faire plier le crime organisé, avec le soutien des Etats-Unis. L'Equateur a intégré le "Bouclier des Amériques", une alliance de 17 pays du continent constituée par le président américain Donald Trump pour lutter contre le trafic de stupéfiants dans la région. La Colombie et plusieurs autres pays latino-américains dirigés par la gauche n'y participent pas. Début mars, l'Equateur avait annoncé avoir bombardé un camp d'entraînement d'une guérilla soupçonnée de trafic de drogue opérant à la frontière colombienne. Environ 70% de la cocaïne produite en Colombie et au Pérou, les plus grands producteurs du monde, transite par le territoire équatorien pour être exportée via ses ports sur le Pacifique.

18.03.2026 à 04:13

La guerre ravive l'inflation et la perspective d'un gel des taux prolongé aux Etats-Unis

FRANCE24
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"Wait and see." Ces mots risquent de ponctuer la conférence de presse du président de la Fed, Jerome Powell, à partir de 18H30 GMT. En effet, la banque centrale choisit généralement d'"attendre de voir" avant de bouger ses taux quand elle ne sait pas où va l'économie. Or, en frappant l'Iran le 28 février, le tandem Israël-Etats-Unis a plongé le monde dans l'inconnu. La riposte iranienne paralyse le détroit d'Ormuz et fait flamber les cours de l'énergie. Face à cette nouvelle donne, la Banque centrale australienne a relevé mardi son taux d'intérêt en invoquant "la forte hausse des prix des carburants". La Fed n'en est pas là. Elle ne devrait pas changer de politique monétaire mercredi - ses taux directeurs sont depuis décembre entre 3,50% et 3,75%. En revanche, les investisseurs s'attendent à ce que le conflit fasse durer ce statu quo sur les taux. "Il semble que la Fed sera sur pause pendant un long moment", observe auprès de l'AFP Gregory Daco, économiste chez EY. Le conflit "va conduire davantage de responsables à adopter une posture de +faucon+", estime-t-il en utilisant l'attribut accolé aux banquiers centraux d'abord soucieux de lutter contre l'inflation. "Crédibilité" Celle-ci n'a pas retrouvé le niveau souhaité par la Fed (2%) depuis cinq ans. Les prix progressaient encore de 2,8% en janvier. Néanmoins, la loi américaine ne charge pas seulement la banque centrale de maîtriser l'inflation. La Fed doit aussi conserver une situation de plein-emploi - ses taux ne doivent pas décourager les entreprises d'investir et d'embaucher. En cas de stagflation (mix de rebond d'inflation et de croissance anémique), c'est un exercice d'équilibriste. Douze personnes votent sur les taux d'intérêt américains, le plus souvent des économistes de formation. Ces responsables n'ont pas pris une décision à l'unanimité depuis des mois. Avec la guerre au Moyen-Orient, "l'écartèlement de la Fed risque d'empirer", pronostique Gregory Daco. Les gouverneurs Christopher Waller et Stephen Miran avaient voté en faveur d'une baisse des taux lors de la précédente réunion, en janvier. Ils pourraient faire de même cette fois-ci. Ils ont des arguments: les embauches sont atones, voire supplantées par des destructions d'emplois. Toutefois, remarquent les analystes de la banque ING, "une banque centrale doit défendre sa crédibilité en matière d'inflation, et c'est difficile de justifier des baisses de taux quand l'inflation est au-dessus de l'objectif et s'en éloigne". Les investisseurs vont scruter les prévisions économiques des responsables de la Fed, qui seront actualisées pour la première fois depuis décembre. A quels niveaux seront la croissance, l'inflation, le chômage en fin d'année? Et les taux d'intérêt? Jusque-là, la médiane de ces prévisions penchait vers une seule détente (un abaissement des taux d'un quart de point) en 2026. Si cette perspective disparait, cela implique que le camp des "faucons" a gonflé.
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"Wait and see." Ces mots risquent de ponctuer la conférence de presse du président de la Fed, Jerome Powell, à partir de 18H30 GMT. En effet, la banque centrale choisit généralement d'"attendre de voir" avant de bouger ses taux quand elle ne sait pas où va l'économie. Or, en frappant l'Iran le 28 février, le tandem Israël-Etats-Unis a plongé le monde dans l'inconnu. La riposte iranienne paralyse le détroit d'Ormuz et fait flamber les cours de l'énergie. Face à cette nouvelle donne, la Banque centrale australienne a relevé mardi son taux d'intérêt en invoquant "la forte hausse des prix des carburants". La Fed n'en est pas là. Elle ne devrait pas changer de politique monétaire mercredi - ses taux directeurs sont depuis décembre entre 3,50% et 3,75%. En revanche, les investisseurs s'attendent à ce que le conflit fasse durer ce statu quo sur les taux. "Il semble que la Fed sera sur pause pendant un long moment", observe auprès de l'AFP Gregory Daco, économiste chez EY. Le conflit "va conduire davantage de responsables à adopter une posture de +faucon+", estime-t-il en utilisant l'attribut accolé aux banquiers centraux d'abord soucieux de lutter contre l'inflation. "Crédibilité" Celle-ci n'a pas retrouvé le niveau souhaité par la Fed (2%) depuis cinq ans. Les prix progressaient encore de 2,8% en janvier. Néanmoins, la loi américaine ne charge pas seulement la banque centrale de maîtriser l'inflation. La Fed doit aussi conserver une situation de plein-emploi - ses taux ne doivent pas décourager les entreprises d'investir et d'embaucher. En cas de stagflation (mix de rebond d'inflation et de croissance anémique), c'est un exercice d'équilibriste. Douze personnes votent sur les taux d'intérêt américains, le plus souvent des économistes de formation. Ces responsables n'ont pas pris une décision à l'unanimité depuis des mois. Avec la guerre au Moyen-Orient, "l'écartèlement de la Fed risque d'empirer", pronostique Gregory Daco. Les gouverneurs Christopher Waller et Stephen Miran avaient voté en faveur d'une baisse des taux lors de la précédente réunion, en janvier. Ils pourraient faire de même cette fois-ci. Ils ont des arguments: les embauches sont atones, voire supplantées par des destructions d'emplois. Toutefois, remarquent les analystes de la banque ING, "une banque centrale doit défendre sa crédibilité en matière d'inflation, et c'est difficile de justifier des baisses de taux quand l'inflation est au-dessus de l'objectif et s'en éloigne". Les investisseurs vont scruter les prévisions économiques des responsables de la Fed, qui seront actualisées pour la première fois depuis décembre. A quels niveaux seront la croissance, l'inflation, le chômage en fin d'année? Et les taux d'intérêt? Jusque-là, la médiane de ces prévisions penchait vers une seule détente (un abaissement des taux d'un quart de point) en 2026. Si cette perspective disparait, cela implique que le camp des "faucons" a gonflé.
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