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22.06.2026 à 11:33

FRANCE24
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Lorsque paraît ce livre chez l'éditeur François Maspero (il a été réédité en 2012 aux éditions La Découverte), la "géopolitique" est un concept encore mal connu, voire tabou chez les géographes. Agrégé de géographie, professeur à l'université Paris VIII/Vincennes, adepte du travail de terrain, en Afrique du Nord et au Vietnam notamment, Yves Lacoste a dynamité cette discipline. La sortie de son ouvrage phare (il en a publié une vingtaine d'autres dont un "Que sais-je" sur "Les pays sous-développés" en 1959) avait provoqué à l'époque de nombreuses critiques de ses collègues géographes "orthodoxes" outrés par ce qu'ils considéraient comme une déclaration de guerre à "la géographie des professeurs", cantonnant leur discipline à la seule étude de la géographie physique. Yves Lacoste "a rendu un service immense à la géographie en réintégrant le politique dans le champ de la géographie et en étant à l'origine d'une géopolitique française que j'appelle démocratique et citoyenne", a souligné lundi auprès de l'AFP Béatrice Giblin, directrice de la rédaction de la revue Hérodote, fondée par M. Lacoste. Yves Lacoste, né au Maroc le 7 septembre 1929, qui avouait s'être "profondément embêté" durant ses cours de géographie au lycée Lakanal de Sceaux, a réconcilié la géographie et l'histoire. La géographie, estimait-il, doit d'abord aider à penser le politique, les conflits et les rapports de pouvoirs entre États ou zones géographiques. Etude sur le Vietnam Son modèle aura été le Grec Hérodote (vers 484-425 avant notre ère), historien aussi bien que géographe. Hérodote est donc aussi le nom de la revue qu'il a fondée (également en 1976) et qui est devenue une référence pour tous ceux qui s'intéressent à la géopolitique. La première enquête d'Hérodote était une étude réalisée par Yves Lacoste au Vietnam en 1972 pendant la guerre avec les Américains. Le géographe démontrait, cartes à l'appui, que les bombardements de l'aviation américaine sur les digues du fleuve Rouge ne devaient rien au hasard. Ces bombardements (risquant de noyer des centaines de milliers de personnes) avaient été programmés en tenant compte de la topographie, de l'hydrologie, de la localisation des populations, bref de la géographie du terrain, relevait Yves Lacoste. Son étude, initialement publiée par Le Monde en août 1972, avait contribué à l'arrêt des bombardements sur les digues, estimait le géographe. Un temps membre du PCF (jusqu'à l'invasion de la Hongrie par les Soviétiques en 1956), partisan de l'indépendance de l'Algérie, Yves Lacoste s'était intéressé plus récemment aux questions d'identité. Après "La question post-coloniale" (Fayard, 2010) où il s'en prenait notamment à ceux qui affirment que la situation actuelle des banlieues reproduit un schéma de domination coloniale, il avait co-signé en 2016 avec son ancien élève, le géopoliticien Frédéric Encel, "Géopolitique de la nation France" (PUF). Ils y dénonçaient l'islamisme radical menant "une guerre implacable" contre la nation française.

22.06.2026 à 11:27

Elena VOLOCHINE
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Volodymyr Zelensky espère que les frappes de drone ukrainiennes contre Moscou feront prendre conscience aux Russes "qu'un seul homme", Vladimir Poutine, mène la guerre. De son côté, la propagande russe justifie sa narration d'une Russie "agressée" par des "nazis". Derrière cette rhétorique, les buts de guerre de Poutine restent inchangés : prendre la région ukrainienne du Donbass et parvenir à un renversement des élites européennes favorables à Kiev. Sa propagande promet toujours aux Russes une prochaine "victoire", et la "libération" du Donbass.

22.06.2026 à 11:19

Christophe DANSETTE
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La chaleur extrême n'est plus seulement un enjeu sanitaire ou environnemental. Selon une étude de l'assureur Allianz Trade, elle pourrait devenir un frein à la croissance en France, en pesant sur la productivité, l'investissement et les finances publiques.
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La chaleur extrême n'est plus seulement un enjeu sanitaire ou environnemental. Selon une étude de l'assureur Allianz Trade, elle pourrait devenir un frein à la croissance en France, en pesant sur la productivité, l'investissement et les finances publiques.

22.06.2026 à 11:16

Alix LE BOURDON
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Après la crise énergétique provoquée par l’invasion de l’Ukraine, le conflit au Moyen-Orient rappelle le coût économique de la dépendance européenne aux énergies fossiles importées. La flambée des prix menace la croissance et entretient l’inflation. Dans ce contexte, les investissements dans les énergies renouvelables ne répondent plus seulement à des objectifs climatiques : ils sont aussi devenus un enjeu de résilience économique, de compétitivité et d’indépendance stratégique pour l’Europe.
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Après la crise énergétique provoquée par l’invasion de l’Ukraine, le conflit au Moyen-Orient rappelle le coût économique de la dépendance européenne aux énergies fossiles importées. La flambée des prix menace la croissance et entretient l’inflation. Dans ce contexte, les investissements dans les énergies renouvelables ne répondent plus seulement à des objectifs climatiques : ils sont aussi devenus un enjeu de résilience économique, de compétitivité et d’indépendance stratégique pour l’Europe.

22.06.2026 à 11:11

FRANCE24
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Frappée depuis près d'une semaine par des chaleurs étouffantes, la France s'apprête à voir les températures monter encore - parfois au-delà de 40°C -, les météorologues prévenant que l'épisode pourrait durer quasiment jusqu'en juillet et s'annonce comparable à l'emblématique canicule de 2003. L'Europe de l'ouest, plus largement, est touchée par ce phénomène moins d'un mois après une première canicule. Mais cet épisode de chaleur était resté relativement court, alors que la vague actuelle s'annonce plus longue. Ce constat alimente les interrogations sur les effets pour la santé d'une canicule se prolongeant au-delà de seulement quelques jours, comme cela avait été le cas à l'été 2003, où la canicule avait duré plus de deux semaines et tué plus de 70.000 personnes. La question est d'autant plus prégnante que les chercheurs s'attendent à ce que les canicules soient non seulement plus fréquentes mais aussi de plus en plus longues en raison du réchauffement climatique. Une étude, parue en 2025 dans la revue Nature Geoscience, soulignait que la durée des vagues de chaleur augmente plus vite que prévu. Mais les effets de cette accélération sur la santé sont difficiles à évaluer car ils tardent parfois à se traduire: sur le moment, les fortes températures peuvent provoquer des coups de chaleur et des déshydratations parfois mortelles, mais elles peuvent aussi aggraver des pathologies existantes, notamment cardiovasculaires et respiratoires, auquel cas le décès ou l'hospitalisation peut avoir lieu après plusieurs jours. "La canicule entraîne une surquantité de décès et on sait qu'il y a un impact cinq à dix jours après le début de la canicule", a rappelé lundi matin la ministre française de la Santé, Stéphanie Rist, sur TF1. "En fait, on rentre dans ces jours-là, dans cette semaine où l'impact apparaît et donc on va être très vigilant dans les jours qui viennent." Surtout, après plusieurs jours de canicule, une interrogation apparaît: sur des organismes déjà fatigués par la chaleur, l'exposition aux températures élevées a-t-elle des effets de plus en plus marqués ? Le sommeil menacé La littérature scientifique reste mesurée sur le sujet et peu d'études se sont spécifiquement penchées sur les conséquences directement liées à la durée de la canicule. Déjà anciens, certains travaux apportent toutefois quelques éléments de réponse. Une étude, publiée en 2011 dans la revue Epidemiology, à partir de données sur une centaine de vagues de chaleur aux Etats-Unis, concluait ainsi à un "petit effet" aggravant pour les épisodes durant plus de quatre jours. Mais le plus souvent, le risque se résume "à l'effet isolé des températures de chaque jour": autrement dit, le dixième jour d'une canicule n'est pas forcément plus dangereux ou meurtrier que le troisième. Plus largement, les études ne vont pas toutes dans le même sens. "Certains travaux concluent à un effet d'accumulation significatif sur la mortalité, mais d'autres enregistrent des conclusions différentes d'une ville à l'autre", arrivant parfois à la conclusion que la durée d'exposition à la chaleur n'a qu'un effet "minimal ou négligeable", selon un travail de synthèse publié en 2018 dans la revue Science Of The Total Environment. Reste que ces dernières années, la recherche a progressé sur certains aspects sanitaires des fortes chaleurs, ce qui pourrait potentiellement changer la donne. C'est notamment le cas des effets nuisibles des canicules, voire simplement de la chaleur, sur le sommeil. Or, l'effet négatif d'un mauvais sommeil, en matière de santé physique comme mentale, tend à s'accumuler au fil des nuits difficiles, en perturbant les capacités de récupération de l'organisme. Une synthèse de plusieurs études scientifiques, publiée mi-2024 dans la revue Sleep Medicine, soulignait ainsi que "la hausse des températures induite par le changement climatique et l'urbanisation constitue une menace planétaire pour le sommeil"
Texte intégral (665 mots)
Frappée depuis près d'une semaine par des chaleurs étouffantes, la France s'apprête à voir les températures monter encore - parfois au-delà de 40°C -, les météorologues prévenant que l'épisode pourrait durer quasiment jusqu'en juillet et s'annonce comparable à l'emblématique canicule de 2003. L'Europe de l'ouest, plus largement, est touchée par ce phénomène moins d'un mois après une première canicule. Mais cet épisode de chaleur était resté relativement court, alors que la vague actuelle s'annonce plus longue. Ce constat alimente les interrogations sur les effets pour la santé d'une canicule se prolongeant au-delà de seulement quelques jours, comme cela avait été le cas à l'été 2003, où la canicule avait duré plus de deux semaines et tué plus de 70.000 personnes. La question est d'autant plus prégnante que les chercheurs s'attendent à ce que les canicules soient non seulement plus fréquentes mais aussi de plus en plus longues en raison du réchauffement climatique. Une étude, parue en 2025 dans la revue Nature Geoscience, soulignait que la durée des vagues de chaleur augmente plus vite que prévu. Mais les effets de cette accélération sur la santé sont difficiles à évaluer car ils tardent parfois à se traduire: sur le moment, les fortes températures peuvent provoquer des coups de chaleur et des déshydratations parfois mortelles, mais elles peuvent aussi aggraver des pathologies existantes, notamment cardiovasculaires et respiratoires, auquel cas le décès ou l'hospitalisation peut avoir lieu après plusieurs jours. "La canicule entraîne une surquantité de décès et on sait qu'il y a un impact cinq à dix jours après le début de la canicule", a rappelé lundi matin la ministre française de la Santé, Stéphanie Rist, sur TF1. "En fait, on rentre dans ces jours-là, dans cette semaine où l'impact apparaît et donc on va être très vigilant dans les jours qui viennent." Surtout, après plusieurs jours de canicule, une interrogation apparaît: sur des organismes déjà fatigués par la chaleur, l'exposition aux températures élevées a-t-elle des effets de plus en plus marqués ? Le sommeil menacé La littérature scientifique reste mesurée sur le sujet et peu d'études se sont spécifiquement penchées sur les conséquences directement liées à la durée de la canicule. Déjà anciens, certains travaux apportent toutefois quelques éléments de réponse. Une étude, publiée en 2011 dans la revue Epidemiology, à partir de données sur une centaine de vagues de chaleur aux Etats-Unis, concluait ainsi à un "petit effet" aggravant pour les épisodes durant plus de quatre jours. Mais le plus souvent, le risque se résume "à l'effet isolé des températures de chaque jour": autrement dit, le dixième jour d'une canicule n'est pas forcément plus dangereux ou meurtrier que le troisième. Plus largement, les études ne vont pas toutes dans le même sens. "Certains travaux concluent à un effet d'accumulation significatif sur la mortalité, mais d'autres enregistrent des conclusions différentes d'une ville à l'autre", arrivant parfois à la conclusion que la durée d'exposition à la chaleur n'a qu'un effet "minimal ou négligeable", selon un travail de synthèse publié en 2018 dans la revue Science Of The Total Environment. Reste que ces dernières années, la recherche a progressé sur certains aspects sanitaires des fortes chaleurs, ce qui pourrait potentiellement changer la donne. C'est notamment le cas des effets nuisibles des canicules, voire simplement de la chaleur, sur le sommeil. Or, l'effet négatif d'un mauvais sommeil, en matière de santé physique comme mentale, tend à s'accumuler au fil des nuits difficiles, en perturbant les capacités de récupération de l'organisme. Une synthèse de plusieurs études scientifiques, publiée mi-2024 dans la revue Sleep Medicine, soulignait ainsi que "la hausse des températures induite par le changement climatique et l'urbanisation constitue une menace planétaire pour le sommeil"
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