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17.02.2026 à 15:39

Macron en Inde pour renforcer le commerce bilatéral : le partenariat "n'a pas de limites" selon Modi

FRANCE24
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Emmanuel ⁠Macron a salué ​au début d'une visite officielle de trois jours en Inde le "partenariat de confiance" entre la France et la grande puissance asiatique, ​qu'il espère renforcer encore dans les domaines de la Défense ou du commerce au nom d'un "multilatéralisme efficace". Décryptage de Karim Yahiaoui, chroniqueur international France 24
Emmanuel ⁠Macron a salué ​au début d'une visite officielle de trois jours en Inde le "partenariat de confiance" entre la France et la grande puissance asiatique, ​qu'il espère renforcer encore dans les domaines de la Défense ou du commerce au nom d'un "multilatéralisme efficace". Décryptage de Karim Yahiaoui, chroniqueur international France 24

17.02.2026 à 15:39

Municipales 2026 : le Rassemblement national veut accentuer sa dynamique avant la présidentielle

Romain BRUNET
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En présentant un nombre record de 650 listes, le Rassemblement national espère remporter "plusieurs dizaines de communes" lors des élections municipales (15 et 22 mars). Le parti d’extrême droite entend ainsi poursuivre sur sa dynamique actuelle pour ensuite filer tout droit vers la présidentielle 2027.
En présentant un nombre record de 650 listes, le Rassemblement national espère remporter "plusieurs dizaines de communes" lors des élections municipales (15 et 22 mars). Le parti d’extrême droite entend ainsi poursuivre sur sa dynamique actuelle pour ensuite filer tout droit vers la présidentielle 2027.

17.02.2026 à 15:33

La course aux armements dotés d'IA risque d'anéantir l'humanité, prévient un éminent chercheur

FRANCE24
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M. Russell, professeur à l'Université de Californie, Berkeley, présent au Sommet international de l'IA à New Delhi, affirme que les dirigeants des plus grandes entreprises d'IA comprennent les dangers posés par des systèmes super-intelligents qui pourraient un jour surpasser les humains. Selon lui, la responsabilité de sauver l'espèce incombe aux gouvernements, capables d'agir collectivement. "Permettre à des entités privées de jouer, en substance, à la roulette russe avec chaque être humain sur terre est, à mes yeux, une totale défaillance du devoir", a déclaré Stuart Russell, une voix qui pèse au sujet de la sûreté de l'IA. Les pays et les entreprises dépensent des centaines de milliards de dollars pour construire des centres de données énergivores destinés à entraîner et faire fonctionner des outils d'IA générative. Cette technologie en plein essor promet des avancées comme la découverte de médicaments, mais pourrait aussi entraîner des pertes d'emplois, faciliter la surveillance et les abus en ligne, entre autres menaces. À cela s'ajoute le risque que "les systèmes d'IA eux-mêmes prennent le contrôle et que la civilisation humaine soit un dommage collatéral de ce processus", a indiqué le professeur lors d'un entretien au Sommet AI Impact. "Chacun des PDG des principales entreprises d'IA, je crois, veut désarmer", mais ne peut le faire "unilatéralement" car ils seraient limogés par les investisseurs, a-t-il dit. "Certains l'ont dit publiquement et d'autres me l'ont confié en privé", a-t-il ajouté, notant que même Sam Altman, patron d'OpenAI, créateur de ChatGPT, a déclaré publiquement que l'IA pourrait conduire à l'extinction de l'humanité. OpenAI et la startup américaine rivale Anthropic ont connu des démissions publiques de salariés qui ont exprimé leurs préoccupations éthiques. Anthropic a aussi averti la semaine dernière que ses derniers modèles de chatbot pouvaient être poussés à "soutenir sciemment — de manière limitée — des efforts de développement d'armes chimiques et d'autres crimes odieux". Des "imitateurs" humains Les réunions internationales, comme le sommet sur l'IA de cette semaine, offrent une occasion de réguler le secteur, même si ses trois précédentes éditions n'ont abouti qu'à des accords volontaires de la part des entreprises technologiques. "Il est vraiment utile que chacun des gouvernements comprenne cet enjeu. C'est pour cela que je suis ici", a déclaré M. Russell. L'Inde espère que le sommet sur l'IA, qui se tient sur cinq jours et réunit des dirigeants de la tech ainsi que des dizaines de délégations nationales de haut niveau, l'aidera à prendre de l'avance dans ce domaine. Le ministre indien des Technologies de l'information, Ashwini Vaishnaw, a indiqué mardi que le pays s'attendait à plus de 200 milliards de dollars d'investissements dans l'IA au cours des deux prochaines années, dont environ 90 milliards déjà engagés. Parallèlement, les craintes que les outils d'assistance basés sur l'IA ne provoquent des licenciements massifs dans les plus grands secteurs indiens du service client et du support technique ont fait plonger ces derniers jours les actions des sociétés d'externalisation du pays. Selon Stuart Russell, ce type d'emplois de back-office en Inde est mûr pour être remplacé par l'IA. "Nous créons des imitateurs humains. Et donc, bien sûr, l'application naturelle pour ce type de système, c'est de remplacer des humains." Le chercheur perçoit une effervescence de la contestation vis-à-vis de l'IA, "particulièrement chez les jeunes". "Ils résistent en réalité aux aspects déshumanisants de l'IA", a-t-il affirmé. "Lorsque vous prenez le contrôle de toutes les fonctions cognitives — la capacité de répondre à une question, de prendre une décision, d'élaborer un plan… vous réduisez quelqu'un à moins qu'un être humain. Les jeunes ne veulent pas de cela", assure-t-il. kaf/ami/vmt/rhl
Texte intégral (650 mots)
M. Russell, professeur à l'Université de Californie, Berkeley, présent au Sommet international de l'IA à New Delhi, affirme que les dirigeants des plus grandes entreprises d'IA comprennent les dangers posés par des systèmes super-intelligents qui pourraient un jour surpasser les humains. Selon lui, la responsabilité de sauver l'espèce incombe aux gouvernements, capables d'agir collectivement. "Permettre à des entités privées de jouer, en substance, à la roulette russe avec chaque être humain sur terre est, à mes yeux, une totale défaillance du devoir", a déclaré Stuart Russell, une voix qui pèse au sujet de la sûreté de l'IA. Les pays et les entreprises dépensent des centaines de milliards de dollars pour construire des centres de données énergivores destinés à entraîner et faire fonctionner des outils d'IA générative. Cette technologie en plein essor promet des avancées comme la découverte de médicaments, mais pourrait aussi entraîner des pertes d'emplois, faciliter la surveillance et les abus en ligne, entre autres menaces. À cela s'ajoute le risque que "les systèmes d'IA eux-mêmes prennent le contrôle et que la civilisation humaine soit un dommage collatéral de ce processus", a indiqué le professeur lors d'un entretien au Sommet AI Impact. "Chacun des PDG des principales entreprises d'IA, je crois, veut désarmer", mais ne peut le faire "unilatéralement" car ils seraient limogés par les investisseurs, a-t-il dit. "Certains l'ont dit publiquement et d'autres me l'ont confié en privé", a-t-il ajouté, notant que même Sam Altman, patron d'OpenAI, créateur de ChatGPT, a déclaré publiquement que l'IA pourrait conduire à l'extinction de l'humanité. OpenAI et la startup américaine rivale Anthropic ont connu des démissions publiques de salariés qui ont exprimé leurs préoccupations éthiques. Anthropic a aussi averti la semaine dernière que ses derniers modèles de chatbot pouvaient être poussés à "soutenir sciemment — de manière limitée — des efforts de développement d'armes chimiques et d'autres crimes odieux". Des "imitateurs" humains Les réunions internationales, comme le sommet sur l'IA de cette semaine, offrent une occasion de réguler le secteur, même si ses trois précédentes éditions n'ont abouti qu'à des accords volontaires de la part des entreprises technologiques. "Il est vraiment utile que chacun des gouvernements comprenne cet enjeu. C'est pour cela que je suis ici", a déclaré M. Russell. L'Inde espère que le sommet sur l'IA, qui se tient sur cinq jours et réunit des dirigeants de la tech ainsi que des dizaines de délégations nationales de haut niveau, l'aidera à prendre de l'avance dans ce domaine. Le ministre indien des Technologies de l'information, Ashwini Vaishnaw, a indiqué mardi que le pays s'attendait à plus de 200 milliards de dollars d'investissements dans l'IA au cours des deux prochaines années, dont environ 90 milliards déjà engagés. Parallèlement, les craintes que les outils d'assistance basés sur l'IA ne provoquent des licenciements massifs dans les plus grands secteurs indiens du service client et du support technique ont fait plonger ces derniers jours les actions des sociétés d'externalisation du pays. Selon Stuart Russell, ce type d'emplois de back-office en Inde est mûr pour être remplacé par l'IA. "Nous créons des imitateurs humains. Et donc, bien sûr, l'application naturelle pour ce type de système, c'est de remplacer des humains." Le chercheur perçoit une effervescence de la contestation vis-à-vis de l'IA, "particulièrement chez les jeunes". "Ils résistent en réalité aux aspects déshumanisants de l'IA", a-t-il affirmé. "Lorsque vous prenez le contrôle de toutes les fonctions cognitives — la capacité de répondre à une question, de prendre une décision, d'élaborer un plan… vous réduisez quelqu'un à moins qu'un être humain. Les jeunes ne veulent pas de cela", assure-t-il. kaf/ami/vmt/rhl

17.02.2026 à 15:31

Warner accepte sept jours de discussions avec Paramount mais prépare toujours son rachat par Netflix

FRANCE24
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"Netflix a accordé à WBD une dispense limitée (...) permettant à WBD d'engager des discussions avec Paramount Skydance pendant une période de sept jours se terminant le 23 février 2026", afin de donner à Paramount "la possibilité de présenter sa meilleure offre" qui sera "finale", a précisé Warner dans un communiqué. Durant cette période, Warner entamera des discussions avec Paramount "pour clarifier certains termes" de son offre. Il lui a notamment adressé mardi une série de "questions clés" pour préciser sa dernière offre, datant du 10 février. Netflix conserve le droit de s'aligner sur la nouvelle offre de Paramount, précise-t-il encore. Warner réitère dans l'immédiat sa préférence pour l'offre de rachat de Netflix et annonce que l'assemblée générale extraordinaire lors de laquelle ses actionnaires devront trancher sur l'opération se tiendra le 20 mars. "Sécurité nationale" La saga du rachat de Warner dure depuis plusieurs mois. Fin octobre, Warner s'est officiellement dite ouverte aux offres de rachat avant d'annoncer, début décembre, un accord avec Netflix. Paramount avait été le premier à manifester son intérêt mais le conseil d'administration de Warner a rejeté de manière répétée ses offres. Paramount propose de prendre le contrôle de la totalité du groupe, avec toutes ses chaînes de télévision y compris CNN, alors que Netflix n'est intéressé que par le studio de cinéma Warner Bros et l'ensemble HBO (chaînes et plateforme de streaming HBO Max). Paramount offre 108 milliards de dollars, dette comprise, et Netflix 82,7 milliards. Ce dernier a réaffirmé mardi, dans un communiqué séparé, que son offre était "supérieure" à celle de Paramount qu'il accuse de "manoeuvres" de distraction. Selon lui, Paramount induit en erreur les actionnaires de Warner lorsqu'il laisse "entendre que sa proposition passera sans encombre" en termes réglementaires. En combinant "deux des cinq grands studios hollywoodiens, deux grands circuits de distribution en salles, deux des principaux studios de télévision, deux grandes chaînes d’information, et deux grands distributeurs sportifs", Paramount risque en effet "de préoccuper les autorités chargées de la concurrence" à travers le monde, avance Netflix. Par ailleurs, le financement étranger de l'offre de Paramount "suscite déjà de graves inquiétudes en matière de sécurité nationale", affirme-t-il: "Nous nous attendons à ce que les autorités gouvernementales du monde entier (...) examinent de près les investisseurs moyen-orientaux". Paramount compte notamment parmi ses partenaires financiers les fonds souverains d'Arabie saoudite, d'Abou Dhabi et du Qatar. Paramount a plusieurs fois modifié son offre pour tenter de convaincre Warner. La dernière version en date, présentée le 10 février, proposait de verser 0,25 dollar par action aux actionnaires de Warner pour chaque trimestre au-delà du 31 décembre 2026 durant lequel la transaction n'est pas finalisée. Il propose aussi de financer les frais de résiliation de 2,8 milliards de dollars payables à Netflix.
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"Netflix a accordé à WBD une dispense limitée (...) permettant à WBD d'engager des discussions avec Paramount Skydance pendant une période de sept jours se terminant le 23 février 2026", afin de donner à Paramount "la possibilité de présenter sa meilleure offre" qui sera "finale", a précisé Warner dans un communiqué. Durant cette période, Warner entamera des discussions avec Paramount "pour clarifier certains termes" de son offre. Il lui a notamment adressé mardi une série de "questions clés" pour préciser sa dernière offre, datant du 10 février. Netflix conserve le droit de s'aligner sur la nouvelle offre de Paramount, précise-t-il encore. Warner réitère dans l'immédiat sa préférence pour l'offre de rachat de Netflix et annonce que l'assemblée générale extraordinaire lors de laquelle ses actionnaires devront trancher sur l'opération se tiendra le 20 mars. "Sécurité nationale" La saga du rachat de Warner dure depuis plusieurs mois. Fin octobre, Warner s'est officiellement dite ouverte aux offres de rachat avant d'annoncer, début décembre, un accord avec Netflix. Paramount avait été le premier à manifester son intérêt mais le conseil d'administration de Warner a rejeté de manière répétée ses offres. Paramount propose de prendre le contrôle de la totalité du groupe, avec toutes ses chaînes de télévision y compris CNN, alors que Netflix n'est intéressé que par le studio de cinéma Warner Bros et l'ensemble HBO (chaînes et plateforme de streaming HBO Max). Paramount offre 108 milliards de dollars, dette comprise, et Netflix 82,7 milliards. Ce dernier a réaffirmé mardi, dans un communiqué séparé, que son offre était "supérieure" à celle de Paramount qu'il accuse de "manoeuvres" de distraction. Selon lui, Paramount induit en erreur les actionnaires de Warner lorsqu'il laisse "entendre que sa proposition passera sans encombre" en termes réglementaires. En combinant "deux des cinq grands studios hollywoodiens, deux grands circuits de distribution en salles, deux des principaux studios de télévision, deux grandes chaînes d’information, et deux grands distributeurs sportifs", Paramount risque en effet "de préoccuper les autorités chargées de la concurrence" à travers le monde, avance Netflix. Par ailleurs, le financement étranger de l'offre de Paramount "suscite déjà de graves inquiétudes en matière de sécurité nationale", affirme-t-il: "Nous nous attendons à ce que les autorités gouvernementales du monde entier (...) examinent de près les investisseurs moyen-orientaux". Paramount compte notamment parmi ses partenaires financiers les fonds souverains d'Arabie saoudite, d'Abou Dhabi et du Qatar. Paramount a plusieurs fois modifié son offre pour tenter de convaincre Warner. La dernière version en date, présentée le 10 février, proposait de verser 0,25 dollar par action aux actionnaires de Warner pour chaque trimestre au-delà du 31 décembre 2026 durant lequel la transaction n'est pas finalisée. Il propose aussi de financer les frais de résiliation de 2,8 milliards de dollars payables à Netflix.

17.02.2026 à 15:25

Poupées pédopornographiques: la plateforme Shein visée par une enquête de l'UE

FRANCE24
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Outre la vente de produits illégaux, la Commission européenne, chargée de cette enquête, dit viser les aspects "addictifs" de la plateforme d'origine chinoise désormais basée à Singapour et le manque de transparence de son algorithme de recommandation de produits aux utilisateurs. Ces manquements, s'ils sont confirmés par les investigations de la Commission, constitueraient des infractions au règlement européen sur les services numériques (ou DSA), qui pourraient valoir théoriquement de lourdes amendes à Shein (jusqu'à 6% de son chiffre d'annuel). Le DSA est une puissante législation de l'UE qui oblige les plateformes en ligne à prendre des mesures pour protéger leurs utilisateurs contre les contenus et produits illégaux ou dangereux. Les plus grandes de ces plateformes, une catégorie dont Shein fait partie, sont en outre soumises à un régime de règles et de contrôles renforcés. "Dans l'UE, les produits illégaux sont interdits à la vente, que ce soit dans un magasin ou en ligne", a souligné la vice-présidente de la Commission chargée du Numérique, Henna Virkkunen. Le DSA "protège les consommateurs, veille à leur bien être et leur donne des informations sur les algorithmes avec lesquels ils interagissent", a-t-elle défendu, alors que cette réglementation a ses détracteurs. Le DSA est régulièrement accusé par les États-Unis d'entraver la liberté d'expression et de cibler les entreprises étrangères. Pression de la France "Nous prenons très au sérieux nos obligations au titre du DSA. Nous avons toujours pleinement coopéré avec la Commission européenne et continuerons de le faire tout au long de cette procédure", a déclaré à l'AFP un porte-parole du groupe Shein. Le groupe assure avoir renforcé ses outils de détection de produits illégaux et mis en place des mesures supplémentaires concernant les produits interdits aux mineurs, dont un dispositif de vérification d'âge. "Nous partageons l'objectif de la Commission consistant à garantir un environnement en ligne sûr et fiable et continuerons à coopérer de manière constructive dans le cadre de cette procédure", a ajouté le porte-parole. La décision de l'UE n'est pas une surprise, Bruxelles ayant lancé ces dernières semaines des démarches en vue d'une telle procédure, sous la pression de la France, qui demandait à l'UE de sévir, depuis la découverte fin octobre que des produits illégaux étaient en vente sur Shein. La France a salué cette démarche. Les ministres chargés de l’Économie Roland Lescure, du Commerce Serge Papin, et du Numérique Anne Le Hénanff se sont réjouis "que la voix de la France ait été entendue" et ont souhaité "que cette procédure puisse être menée jusqu’au bout et rapidement". Les autorités françaises ont pris depuis novembre de multiples initiatives contre la plateforme, fondée en Chine en 2012, mais désormais basée à Singapour, pour avoir proposé à la vente des poupées sexuelles ressemblant à des enfants et des armes. Après avoir échoué à obtenir une interdiction totale du site, l'Etat français a demandé à la justice, qui doit se prononcer sur cette requête le 19 mars, de bloquer sa section de place de marché dédiée aux vendeurs tiers, ou "marketplace". A la suite du scandale né de la vente de ces poupées pédopornographiques, le groupe avait bloqué de lui-même en France sa place de marché pendant deux mois. Il l'a rouverte début début janvier, après avoir fait le ménage parmi les vendeurs et produits proposés, et mis en place une série de garde-fous. Shein est également dans le collimateur de l'Europe sur un autre plan. L'UE reproche aux géants asiatiques du commerce en ligne, comme AliExpress, Temu et Shein d'inonder le marché européen de produits à bas prix, qui trop souvent ne respectent pas les normes européennes. Pour lutter contre cette concurrence jugée déloyale pour les commerçants européens, les petits colis importés dans l'UE, qui étaient jusqu'ici exemptés de droits de douanes tant que leur valeur ne dépassait pas 150 euros, seront soumis à compter de juillet à une surtaxe de 3 euros par catégorie de produits.
Texte intégral (715 mots)
Outre la vente de produits illégaux, la Commission européenne, chargée de cette enquête, dit viser les aspects "addictifs" de la plateforme d'origine chinoise désormais basée à Singapour et le manque de transparence de son algorithme de recommandation de produits aux utilisateurs. Ces manquements, s'ils sont confirmés par les investigations de la Commission, constitueraient des infractions au règlement européen sur les services numériques (ou DSA), qui pourraient valoir théoriquement de lourdes amendes à Shein (jusqu'à 6% de son chiffre d'annuel). Le DSA est une puissante législation de l'UE qui oblige les plateformes en ligne à prendre des mesures pour protéger leurs utilisateurs contre les contenus et produits illégaux ou dangereux. Les plus grandes de ces plateformes, une catégorie dont Shein fait partie, sont en outre soumises à un régime de règles et de contrôles renforcés. "Dans l'UE, les produits illégaux sont interdits à la vente, que ce soit dans un magasin ou en ligne", a souligné la vice-présidente de la Commission chargée du Numérique, Henna Virkkunen. Le DSA "protège les consommateurs, veille à leur bien être et leur donne des informations sur les algorithmes avec lesquels ils interagissent", a-t-elle défendu, alors que cette réglementation a ses détracteurs. Le DSA est régulièrement accusé par les États-Unis d'entraver la liberté d'expression et de cibler les entreprises étrangères. Pression de la France "Nous prenons très au sérieux nos obligations au titre du DSA. Nous avons toujours pleinement coopéré avec la Commission européenne et continuerons de le faire tout au long de cette procédure", a déclaré à l'AFP un porte-parole du groupe Shein. Le groupe assure avoir renforcé ses outils de détection de produits illégaux et mis en place des mesures supplémentaires concernant les produits interdits aux mineurs, dont un dispositif de vérification d'âge. "Nous partageons l'objectif de la Commission consistant à garantir un environnement en ligne sûr et fiable et continuerons à coopérer de manière constructive dans le cadre de cette procédure", a ajouté le porte-parole. La décision de l'UE n'est pas une surprise, Bruxelles ayant lancé ces dernières semaines des démarches en vue d'une telle procédure, sous la pression de la France, qui demandait à l'UE de sévir, depuis la découverte fin octobre que des produits illégaux étaient en vente sur Shein. La France a salué cette démarche. Les ministres chargés de l’Économie Roland Lescure, du Commerce Serge Papin, et du Numérique Anne Le Hénanff se sont réjouis "que la voix de la France ait été entendue" et ont souhaité "que cette procédure puisse être menée jusqu’au bout et rapidement". Les autorités françaises ont pris depuis novembre de multiples initiatives contre la plateforme, fondée en Chine en 2012, mais désormais basée à Singapour, pour avoir proposé à la vente des poupées sexuelles ressemblant à des enfants et des armes. Après avoir échoué à obtenir une interdiction totale du site, l'Etat français a demandé à la justice, qui doit se prononcer sur cette requête le 19 mars, de bloquer sa section de place de marché dédiée aux vendeurs tiers, ou "marketplace". A la suite du scandale né de la vente de ces poupées pédopornographiques, le groupe avait bloqué de lui-même en France sa place de marché pendant deux mois. Il l'a rouverte début début janvier, après avoir fait le ménage parmi les vendeurs et produits proposés, et mis en place une série de garde-fous. Shein est également dans le collimateur de l'Europe sur un autre plan. L'UE reproche aux géants asiatiques du commerce en ligne, comme AliExpress, Temu et Shein d'inonder le marché européen de produits à bas prix, qui trop souvent ne respectent pas les normes européennes. Pour lutter contre cette concurrence jugée déloyale pour les commerçants européens, les petits colis importés dans l'UE, qui étaient jusqu'ici exemptés de droits de douanes tant que leur valeur ne dépassait pas 150 euros, seront soumis à compter de juillet à une surtaxe de 3 euros par catégorie de produits.
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