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13.05.2026 à 06:03

FRANCE24
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Présenté hors compétition, ce long-métrage en salles mercredi décortique l'engrenage qui a mené à l'assassinat de cet enseignant par un jeune Russe Tchétchène radicalisé après avoir montré en classe des caricatures du prophète Mahomet. Antoine Reinartz incarne un Samuel Paty lâché par les institutions académiques et certains de ses collègues. La soeur du professeur, Mickaëlle Paty, qui a participé à l'écriture du scénario, devrait monter les marches à 21H00 avec l'équipe de ce film réalisé par Vincent Garenq. Un peu plus tôt dans la journée, deux premiers films de la compétition seront projetés. "Quelques jours à Nagi", du Japonais Koji Fukada, raconte l'histoire d'une architecte divorcée qui rend visite à une amie sculptrice à la campagne. Alors qu'elle accepte de poser pour son amie, un lien ancien va ressurgir entre les deux femmes. Dans la foulée, "La vie d'une femme", de Charline Bourgeois-Tacquet, verra l'entrée en compétition de la première réalisatrice française. Son film avec Léa Drucker, Mélanie Thierry et Charles Berling décrit le quotidien d'une chirurgienne cheffe de service assaillie par les responsabilités et qui jongle entre travail et vie de famille. Lorsqu'elle rencontre une romancière qui s'intéresse au monde hospitalier, ses certitudes sont fragilisées. Vincent Cassel, Virginie Efira, Pierre Niney et Isabelle Huppert se partagent l'affiche dans cette histoire de destins croisés qui finissent par se percuter dans les rues de Paris. Le même jour, l'Allemande Sandra Hüller, récompensée en février de l'Ours d'or de la meilleure actrice lors de la Berlinale et dont la performance dans "Anatomie d'une chute" a marqué la Croisette en 2023, est très attendue. Elle tient le rôle principal dans le dernier film de Pawel Pawlikowski, sur le retour de l'écrivain Thomas Mann en Allemagne après la fin de la deuxième Guerre mondiale.

13.05.2026 à 05:07

FRANCE 24
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Donald Trump a déclaré mardi, au moment de partir pour la Chine, que les difficultés financières des Américains n'entraient pas dans sa réflexion pour les négociations avec l'Iran, alors que la guerre a provoqué une flambée des prix de l'énergie, réitérant qu'empêcher Téhéran de se doter de l'arme nucléaire était sa priorité principale. Suivez notre direct.
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Donald Trump a déclaré mardi, au moment de partir pour la Chine, que les difficultés financières des Américains n'entraient pas dans sa réflexion pour les négociations avec l'Iran, alors que la guerre a provoqué une flambée des prix de l'énergie, réitérant qu'empêcher Téhéran de se doter de l'arme nucléaire était sa priorité principale. Suivez notre direct.

13.05.2026 à 04:39

FRANCE24
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La princesse de Galles, épouse de l'héritier du trône William, sera accueillie mercredi en milieu de journée dans la ville de Reggio Emilia, dans le nord du pays, qui a donné son nom à la pédagogie Reggio, reposant sur l'idée que chaque enfant est, par nature, créatif et intelligent. La dernière visite officielle à l'étranger de Kate remonte à décembre 2022, lorsqu'elle s'était rendue à Boston, aux Etats-Unis, avec William pour la remise de son prix Earthshot sur l'environnement. En mars 2024, elle avait révélé être atteinte d'un cancer, dont la nature n'a pas été dévoilée, et pour lequel elle a suivi une chimiothérapie. Depuis l'annonce de sa rémission en janvier 2025, elle est progressivement revenue sur le devant de la scène. L'éducation est un thème cher à la princesse de 44 ans, qui a eu trois enfants avec son époux William: George, 12 ans, Charlotte, 11 ans, et Louis, 8 ans. Elle a créé en 2021 le Centre pour la petite enfance et œuvre à sensibiliser à l'importance des premières années d'un enfant. - Vision innovante - C'est dans ce cadre qu'elle se rend à Reggio Emilia. L'approche pédagogique Reggio, qui séduit de plus en plus parents, enseignants et éducateurs, a été développée après la Seconde guerre mondiale par le psychologue et enseignant Loris Malaguzzi. Il a travaillé avec des enfants présentant des difficultés d'apprentissage, ce qui a façonné sa philosophie éducative axée sur la prise en compte des différences individuelles. Cette méthode repose sur une vision innovante : l’enfant est compétent, créatif et capable de construire activement ses savoirs. Selon un porte-parole du palais de Kensington, "la princesse se réjouit vivement à l'idée de se rendre en Italie" pour en apprendre davantage sur la pédagogie Reggio, qui met notamment la nature, un autre sujet qui lui tient à cœur, au centre de l'éducation des jeunes enfants. La visite de Kate marque "une nouvelle étape importante pour le Centre pour la petite enfance qui poursuit son expansion à l'international", a indiqué le palais dans un communiqué. Elle vise à "étudier les meilleures pratiques internationales en matière de soutien aux jeunes enfants et à ceux qui s'occupent d'eux". "La grande intuition de Malaguzzi – qui a constitué une véritable révolution – est enfin reconnue aujourd'hui", s'est félicité auprès de l'AFP Nando Rinaldi, directeur des écoles et des crèches de Reggio Emilia. La visite de la princesse est "une source de fierté" et représente "pour nous une grande reconnaissance", a-t-il ajouté.
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La princesse de Galles, épouse de l'héritier du trône William, sera accueillie mercredi en milieu de journée dans la ville de Reggio Emilia, dans le nord du pays, qui a donné son nom à la pédagogie Reggio, reposant sur l'idée que chaque enfant est, par nature, créatif et intelligent. La dernière visite officielle à l'étranger de Kate remonte à décembre 2022, lorsqu'elle s'était rendue à Boston, aux Etats-Unis, avec William pour la remise de son prix Earthshot sur l'environnement. En mars 2024, elle avait révélé être atteinte d'un cancer, dont la nature n'a pas été dévoilée, et pour lequel elle a suivi une chimiothérapie. Depuis l'annonce de sa rémission en janvier 2025, elle est progressivement revenue sur le devant de la scène. L'éducation est un thème cher à la princesse de 44 ans, qui a eu trois enfants avec son époux William: George, 12 ans, Charlotte, 11 ans, et Louis, 8 ans. Elle a créé en 2021 le Centre pour la petite enfance et œuvre à sensibiliser à l'importance des premières années d'un enfant. - Vision innovante - C'est dans ce cadre qu'elle se rend à Reggio Emilia. L'approche pédagogique Reggio, qui séduit de plus en plus parents, enseignants et éducateurs, a été développée après la Seconde guerre mondiale par le psychologue et enseignant Loris Malaguzzi. Il a travaillé avec des enfants présentant des difficultés d'apprentissage, ce qui a façonné sa philosophie éducative axée sur la prise en compte des différences individuelles. Cette méthode repose sur une vision innovante : l’enfant est compétent, créatif et capable de construire activement ses savoirs. Selon un porte-parole du palais de Kensington, "la princesse se réjouit vivement à l'idée de se rendre en Italie" pour en apprendre davantage sur la pédagogie Reggio, qui met notamment la nature, un autre sujet qui lui tient à cœur, au centre de l'éducation des jeunes enfants. La visite de Kate marque "une nouvelle étape importante pour le Centre pour la petite enfance qui poursuit son expansion à l'international", a indiqué le palais dans un communiqué. Elle vise à "étudier les meilleures pratiques internationales en matière de soutien aux jeunes enfants et à ceux qui s'occupent d'eux". "La grande intuition de Malaguzzi – qui a constitué une véritable révolution – est enfin reconnue aujourd'hui", s'est félicité auprès de l'AFP Nando Rinaldi, directeur des écoles et des crèches de Reggio Emilia. La visite de la princesse est "une source de fierté" et représente "pour nous une grande reconnaissance", a-t-il ajouté.

13.05.2026 à 04:17

FRANCE24
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Rituel de la vie politique, ce discours marque l'ouverture d'une nouvelle session parlementaire et permet de présenter les projets de loi que le gouvernement souhaite introduire dans les 12 mois à venir. Il a lieu après plusieurs jours chaotiques pour Keir Starmer, appelé à la démission par 86 députés de son camp travailliste - sur un total de 403 -, à la suite d'élections locales aux résultats désastreux en Grande-Bretagne la semaine dernière et de nombreuses polémiques. Quatre secrétaires d'Etat ont également quitté leurs fonctions mardi en signe de défiance. Mais le chef de l'exécutif a assuré vouloir "continuer à gouverner". Et 109 députés du Labour lui ont apporté son soutien dans une lettre, selon la BBC, estimant que "ce n'est pas le moment d'engager une procédure de contestation de la direction" du parti. Selon les médias britanniques, le chef du gouvernement doit rencontrer le ministre de la Santé Wes Streeting, dont le nom revient comme l'un de ses principaux rivaux, avant ce discours. Le Royaume-Uni "se trouve à un moment charnière: aller de l'avant avec un plan pour bâtir un pays plus fort et plus juste, ou revenir au chaos et à l'instabilité du passé", a déclaré Keir Starmer, cité dans un communiqué publié mardi soir par Downing Street. "Le monde d'aujourd'hui est plus volatile et dangereux qu'il ne l'a été à aucun moment de l'histoire récente", a aussi souligné le bureau du Premier ministre, avec des guerres au Moyen-Orient et en Ukraine qui "menacent le niveau de vie" dans le pays. Traditions séculaires Le roi Charles III se prête à cet exercice aux multiples rituels - avec arrivée en carrosse, couronne et tenues d'apparat - pour la troisième fois depuis son accession au trône en septembre 2022. En tant que monarque, il est tenu à une stricte neutralité politique. Il récitera ce discours sur un trône doré dans la Chambre des Lords, la chambre haute du Parlement, vers 11H30 (10H30 GMT), assis aux côtés de son épouse Camilla. Plus de 35 projets de loi doivent être présentés mercredi, sur des sujets aussi variés que la nationalisation du sidérurgiste British Steel, les énergies vertes ou l'immigration. Sur ce sujet, le gouvernement devrait présenter un projet de loi visant à restreindre l'application de la Convention européenne des droits de l'homme pour faciliter les expulsions, déjà annoncé en novembre par la ministre de l'Intérieur Shabana Mahmood. Il devrait aussi faire part de son projet de limiter les possibilités de recours des demandeurs d'asile déboutés, alors que le nombre de migrants ayant traversé la Manche sur des bateaux de fortune vient de dépasser 200.000 depuis le début des comptages en 2018. Le gouvernement devrait aussi acter son intention d'interdire les Gardiens de la révolution iraniens, après une série d'attaques visant la communauté juive ces dernières semaines, dont l'une au cours de laquelle deux hommes ont été blessés à coups de couteau. Ce discours solennel s'accompagne de traditions perpétuées depuis des siècles. Avant l'arrivée du monarque au palais de Westminster, des gardes royaux fouillent ainsi les caves à la recherche d'explosifs, un héritage de la tentative ratée des catholiques de faire sauter le bâtiment en 1605. Le souverain se rend à Westminster en carrosse doré. Un député est symboliquement retenu en otage au palais de Buckingham afin d'assurer le "retour sain et sauf du roi".
Texte intégral (588 mots)
Rituel de la vie politique, ce discours marque l'ouverture d'une nouvelle session parlementaire et permet de présenter les projets de loi que le gouvernement souhaite introduire dans les 12 mois à venir. Il a lieu après plusieurs jours chaotiques pour Keir Starmer, appelé à la démission par 86 députés de son camp travailliste - sur un total de 403 -, à la suite d'élections locales aux résultats désastreux en Grande-Bretagne la semaine dernière et de nombreuses polémiques. Quatre secrétaires d'Etat ont également quitté leurs fonctions mardi en signe de défiance. Mais le chef de l'exécutif a assuré vouloir "continuer à gouverner". Et 109 députés du Labour lui ont apporté son soutien dans une lettre, selon la BBC, estimant que "ce n'est pas le moment d'engager une procédure de contestation de la direction" du parti. Selon les médias britanniques, le chef du gouvernement doit rencontrer le ministre de la Santé Wes Streeting, dont le nom revient comme l'un de ses principaux rivaux, avant ce discours. Le Royaume-Uni "se trouve à un moment charnière: aller de l'avant avec un plan pour bâtir un pays plus fort et plus juste, ou revenir au chaos et à l'instabilité du passé", a déclaré Keir Starmer, cité dans un communiqué publié mardi soir par Downing Street. "Le monde d'aujourd'hui est plus volatile et dangereux qu'il ne l'a été à aucun moment de l'histoire récente", a aussi souligné le bureau du Premier ministre, avec des guerres au Moyen-Orient et en Ukraine qui "menacent le niveau de vie" dans le pays. Traditions séculaires Le roi Charles III se prête à cet exercice aux multiples rituels - avec arrivée en carrosse, couronne et tenues d'apparat - pour la troisième fois depuis son accession au trône en septembre 2022. En tant que monarque, il est tenu à une stricte neutralité politique. Il récitera ce discours sur un trône doré dans la Chambre des Lords, la chambre haute du Parlement, vers 11H30 (10H30 GMT), assis aux côtés de son épouse Camilla. Plus de 35 projets de loi doivent être présentés mercredi, sur des sujets aussi variés que la nationalisation du sidérurgiste British Steel, les énergies vertes ou l'immigration. Sur ce sujet, le gouvernement devrait présenter un projet de loi visant à restreindre l'application de la Convention européenne des droits de l'homme pour faciliter les expulsions, déjà annoncé en novembre par la ministre de l'Intérieur Shabana Mahmood. Il devrait aussi faire part de son projet de limiter les possibilités de recours des demandeurs d'asile déboutés, alors que le nombre de migrants ayant traversé la Manche sur des bateaux de fortune vient de dépasser 200.000 depuis le début des comptages en 2018. Le gouvernement devrait aussi acter son intention d'interdire les Gardiens de la révolution iraniens, après une série d'attaques visant la communauté juive ces dernières semaines, dont l'une au cours de laquelle deux hommes ont été blessés à coups de couteau. Ce discours solennel s'accompagne de traditions perpétuées depuis des siècles. Avant l'arrivée du monarque au palais de Westminster, des gardes royaux fouillent ainsi les caves à la recherche d'explosifs, un héritage de la tentative ratée des catholiques de faire sauter le bâtiment en 1605. Le souverain se rend à Westminster en carrosse doré. Un député est symboliquement retenu en otage au palais de Buckingham afin d'assurer le "retour sain et sauf du roi".

13.05.2026 à 03:55

FRANCE24
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Après avoir abordé les derniers aspects de cette affaire politico-financière à tiroirs, le trio d'avocats généraux devrait annoncer en fin d'après-midi les peines qu'il demande à la cour d'appel de Paris de prononcer. La décision devrait être rendue le 30 novembre. Comme lors du premier procès, le ministère public a demandé aux juges de déclarer Nicolas Sarkozy coupable de l'ensemble des faits pour lesquels il est poursuivi, y compris la corruption et le financement illégal de sa campagne présidentielle victorieuse de 2007, infractions dont l'ancien champion de la droite avait été relaxé. L'an dernier, les procureurs du parquet national financier (PNF) avaient requis une peine "dissuasive" de sept ans de prison contre l'ancien président, qui dément toute malversation. Ces manœuvres frauduleuses auraient conduit, selon le parquet général, à "vicier le financement de l'élection suprême de la Ve République". Ce scénario s'articule autour de deux rencontres secrètes fin 2005 en Libye de Claude Guéant et Brice Hortefeux, ses plus proches collaborateurs, avec le haut dignitaire libyen Abdallah Senoussi. Ce beau-frère du dictateur Mouammar Kadhafi avait été, six ans auparavant, condamné en son absence à la perpétuité par la justice française pour avoir commandité l'attentat du DC-10 d'UTA qui a fait 170 morts en 1989, dont 54 Français. Dans les mois qui ont suivi, le régime libyen a fait parvenir quelque 6 millions d'euros sur les comptes de l'intermédiaire Ziad Takieddine, présent lors des rencontres occultes avec le numéro deux libyen. "Instigateur" Le tribunal de première instance avait condamné Nicolas Sarkozy à cinq ans de prison ferme, uniquement pour association de malfaiteurs, en estimant qu'il avait laissé ses plus proches collaborateurs démarcher le régime libyen en vue de se procurer des fonds pour sa campagne. Mais en appel, l'accusation a demandé aux juges d'aller plus loin en désignant Nicolas Sarkozy comme "l'instigateur" du pacte de corruption avec les Libyens. "Nicolas Sarkozy est celui sans qui toutes ces rencontres, tous ces transferts de fonds n'auraient aucun intérêt", a lancé aux juges Damien Brunet, l'un des trois avocats généraux. Le parquet a aussi requis la condamnation de Brice Hortefeux et Claude Guéant. Avec ce procès en appel, l'ancien chef de l'Etat joue sa liberté, mais aussi son honneur et la trace qu'il laissera dans l'Histoire. Après sa condamnation en première instance, il est devenu le premier président emprisonné dans l'histoire de la République, passant 20 jours derrière les barreaux de la prison parisienne de la Santé jusqu'à sa libération sous contrôle judiciaire dans l'attente du procès en appel. En cas de condamnation en novembre, il pourra se pourvoir en cassation. Nicolas Sarkozy a été définitivement condamné dans deux autres dossiers, l'affaire dite des écoutes et l'affaire Bygmalion de financement de sa campagne de 2012. Mais avec ce soupçon d'une corruption par l'argent d'une puissance étrangère, qui plus est une dictature, le dossier libyen est incomparablement plus lourd, que ce soit symboliquement et en termes de peines susceptibles d'être prononcées. En première instance, Claude Guéant, ancien secrétaire général de l'Elysée, avait été condamné à six ans de prison ferme pour un ensemble d'infractions, notamment reconnu coupable de s'être laissé corrompre par l'argent libyen via l'intermédiaire Alexandre Djouhri. A l'inverse de Nicolas Sarkozy, il n'avait toutefois pas été emprisonné en raison de son état de santé qui l'a encore empêché d'assister au procès en appel, entamé le 16 mars. Quant à Brice Hortefeux, il avait été condamné à deux ans de prison aménageable, peine à effectuer avec un bracelet électronique.
Texte intégral (621 mots)
Après avoir abordé les derniers aspects de cette affaire politico-financière à tiroirs, le trio d'avocats généraux devrait annoncer en fin d'après-midi les peines qu'il demande à la cour d'appel de Paris de prononcer. La décision devrait être rendue le 30 novembre. Comme lors du premier procès, le ministère public a demandé aux juges de déclarer Nicolas Sarkozy coupable de l'ensemble des faits pour lesquels il est poursuivi, y compris la corruption et le financement illégal de sa campagne présidentielle victorieuse de 2007, infractions dont l'ancien champion de la droite avait été relaxé. L'an dernier, les procureurs du parquet national financier (PNF) avaient requis une peine "dissuasive" de sept ans de prison contre l'ancien président, qui dément toute malversation. Ces manœuvres frauduleuses auraient conduit, selon le parquet général, à "vicier le financement de l'élection suprême de la Ve République". Ce scénario s'articule autour de deux rencontres secrètes fin 2005 en Libye de Claude Guéant et Brice Hortefeux, ses plus proches collaborateurs, avec le haut dignitaire libyen Abdallah Senoussi. Ce beau-frère du dictateur Mouammar Kadhafi avait été, six ans auparavant, condamné en son absence à la perpétuité par la justice française pour avoir commandité l'attentat du DC-10 d'UTA qui a fait 170 morts en 1989, dont 54 Français. Dans les mois qui ont suivi, le régime libyen a fait parvenir quelque 6 millions d'euros sur les comptes de l'intermédiaire Ziad Takieddine, présent lors des rencontres occultes avec le numéro deux libyen. "Instigateur" Le tribunal de première instance avait condamné Nicolas Sarkozy à cinq ans de prison ferme, uniquement pour association de malfaiteurs, en estimant qu'il avait laissé ses plus proches collaborateurs démarcher le régime libyen en vue de se procurer des fonds pour sa campagne. Mais en appel, l'accusation a demandé aux juges d'aller plus loin en désignant Nicolas Sarkozy comme "l'instigateur" du pacte de corruption avec les Libyens. "Nicolas Sarkozy est celui sans qui toutes ces rencontres, tous ces transferts de fonds n'auraient aucun intérêt", a lancé aux juges Damien Brunet, l'un des trois avocats généraux. Le parquet a aussi requis la condamnation de Brice Hortefeux et Claude Guéant. Avec ce procès en appel, l'ancien chef de l'Etat joue sa liberté, mais aussi son honneur et la trace qu'il laissera dans l'Histoire. Après sa condamnation en première instance, il est devenu le premier président emprisonné dans l'histoire de la République, passant 20 jours derrière les barreaux de la prison parisienne de la Santé jusqu'à sa libération sous contrôle judiciaire dans l'attente du procès en appel. En cas de condamnation en novembre, il pourra se pourvoir en cassation. Nicolas Sarkozy a été définitivement condamné dans deux autres dossiers, l'affaire dite des écoutes et l'affaire Bygmalion de financement de sa campagne de 2012. Mais avec ce soupçon d'une corruption par l'argent d'une puissance étrangère, qui plus est une dictature, le dossier libyen est incomparablement plus lourd, que ce soit symboliquement et en termes de peines susceptibles d'être prononcées. En première instance, Claude Guéant, ancien secrétaire général de l'Elysée, avait été condamné à six ans de prison ferme pour un ensemble d'infractions, notamment reconnu coupable de s'être laissé corrompre par l'argent libyen via l'intermédiaire Alexandre Djouhri. A l'inverse de Nicolas Sarkozy, il n'avait toutefois pas été emprisonné en raison de son état de santé qui l'a encore empêché d'assister au procès en appel, entamé le 16 mars. Quant à Brice Hortefeux, il avait été condamné à deux ans de prison aménageable, peine à effectuer avec un bracelet électronique.
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