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Chaîne de service public - Actualité internationale.

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15.06.2026 à 13:57

FRANCE24
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Il réclame 43.200 euros, soit 10 euros de l'heure, pour la période de travail accomplie notamment dans une usine chimique à Ludwigshafen du 13 mars 1943 au 15 avril 1945. Employé comme plombier dans un restaurant du Vieux-Port de Marseille, il avait été envoyé en Allemagne, à 20 ans, dans le cadre du Service du travail obligatoire (STO) instauré par le gouvernement de Vichy pour répondre aux exigences allemandes de main d’œuvre. Interné dans un camp, il chargeait des wagons de charbon pour soutenir l'effort de guerre de l'Allemagne nazie avant d'être blessé au bras lors des bombardements alliés. Débouté par la Cour administrative d'appel de Marseille en 2025, M. Corrieri se tourne désormais vers la justice européenne pour réclamer son "dû", a-t-il expliqué lors d'une conférence de presse organisée au cabinet de son avocat. "J'ai été réduit à l'état d'esclave, contraint d'effectuer les travaux les plus pénibles sous la menace des armes, six jours sur sept, dix heures d'affilée, de jour comme de nuit, et sans percevoir le moindre centime de rémunération", témoigné M. Corrieri. "J'estime que la France a une dette envers moi", a ajouté le centenaire. La cour d'appel a rejeté sa demande de dédommagement en se fondant sur la loi du 14 mai 1951 relative au statut des personnes contraintes au travail en pays ennemi, qui a selon la juridiction administrative "permis l'indemnisation des préjudices de toute nature causés aux victimes" du STO, "y compris, le cas échéant, leur préjudice financier". "Ce combat dépasse sa personne. Il s'agit de faire reconnaître l’esclavage moderne de la Seconde Guerre mondiale", a estimé Me Michel Pautot, avocat de M. Corrieri. Pour le conseil, l"'État français aurait dû créer un fonds d'indemnisation pour les rescapés comme Albert qui se comptent sur les doigts d'une main". "Le temps presse. À 104 ans, Albert est au grand crépuscule de sa vie" et "la cour européenne est donc notre ultime espoir", poursuit l'avocat, qui défendait également les intérêts d'Erpilio Trovati, un autre ancien du STO. Mais cette action s'est éteinte après son décès à l'automne.

15.06.2026 à 13:34

FRANCE24
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Donald Trump a célébré dimanche son 80e anniversaire en transformant la pelouse de la Maison Blanche en arène pour des athlètes de MMA. Ces combats en cage ont été organisés sur la pelouse de la Maison Blanche quelques heures après l'annonce d'un accord de paix avec l'Iran.
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Donald Trump a célébré dimanche son 80e anniversaire en transformant la pelouse de la Maison Blanche en arène pour des athlètes de MMA. Ces combats en cage ont été organisés sur la pelouse de la Maison Blanche quelques heures après l'annonce d'un accord de paix avec l'Iran.

15.06.2026 à 13:31

FRANCE24
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Les trois quarts (72%) des préconisations faites par la Commission indépendante sur l'inceste et les violences sexuelles faites aux mineurs en novembre 2023 ne sont toujours pas "pleinement effectives", analyse la Ciivise dans un rapport remis lundi, en pleine affaire Lyhanna, au garde des Sceaux Gérald Darmanin et à la ministre de la Santé et des Familles Stéphanie Rist. Deux ans et demi après, le bilan est "globalement mitigé malgré des avancées réelles", a expliqué à l'AFP son secrétaire général, Denis Roth-Fichet, qui a présenté ce rapport avec sa directrice, la magistrate Maryse Le Men-Regnier. La Ciivise avait remis en 2023 au gouvernement 82 préconisations pour lutter contre la pédocriminalité, dessinant une politique globale depuis le repérage des victimes et le traitement judiciaire, jusqu'à la réparation et la prévention. Seulement 28% des mesures sont "pleinement effectives", un taux "insatisfaisant", constate la Ciivise. Parmi elles, la priorisation des enquêtes de violences sexuelles sur les enfants qui a fait l'objet de circulaires du garde des Sceaux. Mais l'affaire Lyhanna démontre l'insuffisante effectivité sur le terrain. En outre, 47% des mesures ont été engagées, à des degrés divers, selon cet état des lieux. M. Roth-Fichet salue ainsi "des progrès importants en prévention et repérage", avec des "taux de réalisation" de 90%, dont la diffusion d'outils de sensibilisation dans les milieux scolaires et sportifs et la pérennisation du numéro 119. Parmi ces progrès, la "spécialisation progressive des enquêteurs" et le développement de structures dédiées pour auditionner les enfants victimes (Unités d'accueil pédiatrique Enfants en Danger +UAPED+ et salles Mélanie). Plus de 6 plaintes sur 10 classées Mais M. Roth-Fichet pointe un "retard majeur de la justice", "point faible" de la politique publique. Un tiers des recommandations ne sont pas engagées ou arbitrées. Plus de 6 plaintes sur 10 sont classées sans suite et "trop souvent les enfants victimes restent exposés à leur agresseur", avertit la commission, qui note que les mères restent poursuivies pour "non-représentation d'enfant" quand elles tentent de les protéger. Seuls 3% des auteurs de violences sexuelles sur mineurs sont condamnés. Le "décalage majeur entre l'ampleur des violences et la faiblesse de la réponse pénale" est "intolérable et témoigne d'un dysfonctionnement systémique de notre appareil judiciaire", estime le rapport. L'affaire Lyhanna est un "symbole des défaillances du système", commente M. Roth-Fichet. Elle "illustre les insuffisances persistantes dans le repérage des situations à risque, la coordination entre les institutions, la protection judiciaire des enfants et la prise en compte de leur parole". Depuis la mort de la collégienne de 11 ans, la chaîne judiciaire est mise en cause car le principal suspect n'avait jamais été convoqué malgré plusieurs plaintes et signalements pour des violences sexuelles sur mineurs. Face à ce constat, la Commission "invite le gouvernement à passer à la vitesse supérieure" d'ici la fin du mandat présidentiel pour faire de "la protection de l'enfant" "le principe directeur" de toute la chaîne pénale et civile. Un quart des mesures n'ont pas été arbitrées ou engagées. La Ciivise demande ainsi au gouvernement de se prononcer sur la prise en charge par la Sécurité sociale de soins spécialisés en psychotrauma pour les victimes. Parmi les principaux "blocages", elle signale la "protection juridique" des médecins qui signalent des violences et peuvent être poursuivis devant le conseil de l'ordre. Enfin, elle l'appelle à "revoir sa position" sur des mesures rejetées ou "à l'arbitrage": l'élargissement aux cousins de la définition de l'inceste et l'imprescriptibilité des crimes sexuels sur mineurs. Sur ce sujet polémique, le gouvernement réfléchit. Gérald Darmanin s'y est dit favorable tout comme Aurore Bergé, ministre déléguée chargée de l’Égalité femmes-hommes. Les préconisations de la Ciivise ont nourri les 79 dispositions de la "loi intégrale contre les violences faites aux femmes et aux enfants" réclamée par une "coalition" de dizaines d’organisations et soutenue par la présidente de l'Assemblée Yaël Braun-Pivet. Face à l'émotion suscitée par le drame de Lyhanna, le gouvernement promet de renforcer le projet de loi sur la protection des enfants qui doit être examiné à l'Assemblée mi-juillet. Il envisage ainsi d'alourdir les peines pour les violeurs en série sur mineurs.
Texte intégral (740 mots)
Les trois quarts (72%) des préconisations faites par la Commission indépendante sur l'inceste et les violences sexuelles faites aux mineurs en novembre 2023 ne sont toujours pas "pleinement effectives", analyse la Ciivise dans un rapport remis lundi, en pleine affaire Lyhanna, au garde des Sceaux Gérald Darmanin et à la ministre de la Santé et des Familles Stéphanie Rist. Deux ans et demi après, le bilan est "globalement mitigé malgré des avancées réelles", a expliqué à l'AFP son secrétaire général, Denis Roth-Fichet, qui a présenté ce rapport avec sa directrice, la magistrate Maryse Le Men-Regnier. La Ciivise avait remis en 2023 au gouvernement 82 préconisations pour lutter contre la pédocriminalité, dessinant une politique globale depuis le repérage des victimes et le traitement judiciaire, jusqu'à la réparation et la prévention. Seulement 28% des mesures sont "pleinement effectives", un taux "insatisfaisant", constate la Ciivise. Parmi elles, la priorisation des enquêtes de violences sexuelles sur les enfants qui a fait l'objet de circulaires du garde des Sceaux. Mais l'affaire Lyhanna démontre l'insuffisante effectivité sur le terrain. En outre, 47% des mesures ont été engagées, à des degrés divers, selon cet état des lieux. M. Roth-Fichet salue ainsi "des progrès importants en prévention et repérage", avec des "taux de réalisation" de 90%, dont la diffusion d'outils de sensibilisation dans les milieux scolaires et sportifs et la pérennisation du numéro 119. Parmi ces progrès, la "spécialisation progressive des enquêteurs" et le développement de structures dédiées pour auditionner les enfants victimes (Unités d'accueil pédiatrique Enfants en Danger +UAPED+ et salles Mélanie). Plus de 6 plaintes sur 10 classées Mais M. Roth-Fichet pointe un "retard majeur de la justice", "point faible" de la politique publique. Un tiers des recommandations ne sont pas engagées ou arbitrées. Plus de 6 plaintes sur 10 sont classées sans suite et "trop souvent les enfants victimes restent exposés à leur agresseur", avertit la commission, qui note que les mères restent poursuivies pour "non-représentation d'enfant" quand elles tentent de les protéger. Seuls 3% des auteurs de violences sexuelles sur mineurs sont condamnés. Le "décalage majeur entre l'ampleur des violences et la faiblesse de la réponse pénale" est "intolérable et témoigne d'un dysfonctionnement systémique de notre appareil judiciaire", estime le rapport. L'affaire Lyhanna est un "symbole des défaillances du système", commente M. Roth-Fichet. Elle "illustre les insuffisances persistantes dans le repérage des situations à risque, la coordination entre les institutions, la protection judiciaire des enfants et la prise en compte de leur parole". Depuis la mort de la collégienne de 11 ans, la chaîne judiciaire est mise en cause car le principal suspect n'avait jamais été convoqué malgré plusieurs plaintes et signalements pour des violences sexuelles sur mineurs. Face à ce constat, la Commission "invite le gouvernement à passer à la vitesse supérieure" d'ici la fin du mandat présidentiel pour faire de "la protection de l'enfant" "le principe directeur" de toute la chaîne pénale et civile. Un quart des mesures n'ont pas été arbitrées ou engagées. La Ciivise demande ainsi au gouvernement de se prononcer sur la prise en charge par la Sécurité sociale de soins spécialisés en psychotrauma pour les victimes. Parmi les principaux "blocages", elle signale la "protection juridique" des médecins qui signalent des violences et peuvent être poursuivis devant le conseil de l'ordre. Enfin, elle l'appelle à "revoir sa position" sur des mesures rejetées ou "à l'arbitrage": l'élargissement aux cousins de la définition de l'inceste et l'imprescriptibilité des crimes sexuels sur mineurs. Sur ce sujet polémique, le gouvernement réfléchit. Gérald Darmanin s'y est dit favorable tout comme Aurore Bergé, ministre déléguée chargée de l’Égalité femmes-hommes. Les préconisations de la Ciivise ont nourri les 79 dispositions de la "loi intégrale contre les violences faites aux femmes et aux enfants" réclamée par une "coalition" de dizaines d’organisations et soutenue par la présidente de l'Assemblée Yaël Braun-Pivet. Face à l'émotion suscitée par le drame de Lyhanna, le gouvernement promet de renforcer le projet de loi sur la protection des enfants qui doit être examiné à l'Assemblée mi-juillet. Il envisage ainsi d'alourdir les peines pour les violeurs en série sur mineurs.

15.06.2026 à 13:25

FRANCE24
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En filière générale, les quelque 380.000 lycéens avaient le choix entre deux sujets de dissertation, "Avons-nous la maîtrise de nos paroles ?" ou "Peut-on être heureux quand les autres ne le sont pas ?", et un commentaire d'un texte extrait de "Humain, trop humain" de Friedrich Nietzsche (1878). Agathe, 17 ans, élève dans les Yvelines, a choisi l'explication de texte. "Ça s'est plutôt bien passé, même si je l'ai trouvé un peu plus difficile que ceux travaillés en classe", a-t-elle confié à l'AFP. "Mais j'ai réussi à bien développer, ça devrait aller", assure la lycéenne. Elsa, 18 ans, qui a choisi la dissertation sur le bonheur, est également confiante. "J'avais appris pas mal de références, je crois que c'est ça qui compte le plus pour la philo, donc je pense que j'aurai des points grâce à ça", assure cette élève de Châteauroux (Indre). "Spécificité française" En filière technologique (146.687 candidats), les deux sujets de dissertation au choix étaient: "Débattre, est-ce chercher la vérité ?" et "La technique peut-elle être mauvaise ?", tandis que le texte était extrait de "Le Juste", de Paul Ricœur (1995). Paul Agboton, 19 ans, a jeté son dévolu sur le sujet sur la technique, pour lequel il a déroulé le classique "thèse antithèse synthèse" et cité Rousseau, Descartes et Sartre. "Franchement, j'ai tout donné, là je vais me coucher", explique le lycéen strasbourgeois qui assure avoir "travaillé toute la nuit". À la question de savoir ce que représentait la philosophie, le ministre de l'Education Edouard Geffray, qui a officiellement lancé la semaine des écrits du bac au lycée Louis Armand à Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne) a répondu que selon lui, "l'épreuve de philosophie, elle dit tout ce qu'on est". "C'est une spécificité française. Elle dit qu'on est un pays dans lequel on a choisi de mettre au cœur de la formation la réflexion contradictoire, le débat, le pluralisme", a-t-il estimé. Barème Cette année, l'accent sera particulièrement mis sur "la maîtrise de la langue" pour le bac et ce dans toutes les matières, a prévenu à plusieurs reprises le ministre depuis mai. "Je ne prétends pas avoir des champions d'orthographe (...) Mais au bout d'un moment, si vous voulez avoir une pensée claire, il faut que vous ayez un niveau d'expression qui soit lui-même correct et clair", a-t-il répété lundi. "Il n'y aura pas de décompte de points en fonction des fautes (...) Par contre, effectivement, dans toutes les disciplines, il y a un barème fixé par l'inspection générale qui précise le nombre de points qui doivent être éventuellement décomptés lorsque le niveau d'expression est manifestement insuffisant", a-t-il ajouté. Un durcissement de ton qui n'inquiète pas vraiment Agathe, qui ne fait "en général pas trop de fautes". "J'ai relu plusieurs fois ma copie pour être sûre de ne vraiment pas avoir fait de fautes pour ne pas perdre de points sur ça", assure-t-elle. Elsa, de son côté, reconnaît n'avoir pas pris le quart d'heure qui lui restait à la fin de l'épreuve pour se relire attentivement. "Je n'avais qu'une seule envie, c'était de sortir", confie-t-elle. Depuis la réforme du bac en 2019, la note de l'examen repose à 40% sur le contrôle continu et à 60% sur des épreuves dites terminales (le français écrit et oral et désormais les mathématiques, passés en classe de première, les épreuves de spécialité, la philosophie et le grand oral en terminale). Pour les lycéens de terminale, le bac se poursuivra avec les épreuves de spécialité programmées entre mardi et jeudi, puis avec le grand oral entre le 22 juin et le 1er juillet. Les résultats seront publiés le 7 juillet.
Texte intégral (649 mots)
En filière générale, les quelque 380.000 lycéens avaient le choix entre deux sujets de dissertation, "Avons-nous la maîtrise de nos paroles ?" ou "Peut-on être heureux quand les autres ne le sont pas ?", et un commentaire d'un texte extrait de "Humain, trop humain" de Friedrich Nietzsche (1878). Agathe, 17 ans, élève dans les Yvelines, a choisi l'explication de texte. "Ça s'est plutôt bien passé, même si je l'ai trouvé un peu plus difficile que ceux travaillés en classe", a-t-elle confié à l'AFP. "Mais j'ai réussi à bien développer, ça devrait aller", assure la lycéenne. Elsa, 18 ans, qui a choisi la dissertation sur le bonheur, est également confiante. "J'avais appris pas mal de références, je crois que c'est ça qui compte le plus pour la philo, donc je pense que j'aurai des points grâce à ça", assure cette élève de Châteauroux (Indre). "Spécificité française" En filière technologique (146.687 candidats), les deux sujets de dissertation au choix étaient: "Débattre, est-ce chercher la vérité ?" et "La technique peut-elle être mauvaise ?", tandis que le texte était extrait de "Le Juste", de Paul Ricœur (1995). Paul Agboton, 19 ans, a jeté son dévolu sur le sujet sur la technique, pour lequel il a déroulé le classique "thèse antithèse synthèse" et cité Rousseau, Descartes et Sartre. "Franchement, j'ai tout donné, là je vais me coucher", explique le lycéen strasbourgeois qui assure avoir "travaillé toute la nuit". À la question de savoir ce que représentait la philosophie, le ministre de l'Education Edouard Geffray, qui a officiellement lancé la semaine des écrits du bac au lycée Louis Armand à Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne) a répondu que selon lui, "l'épreuve de philosophie, elle dit tout ce qu'on est". "C'est une spécificité française. Elle dit qu'on est un pays dans lequel on a choisi de mettre au cœur de la formation la réflexion contradictoire, le débat, le pluralisme", a-t-il estimé. Barème Cette année, l'accent sera particulièrement mis sur "la maîtrise de la langue" pour le bac et ce dans toutes les matières, a prévenu à plusieurs reprises le ministre depuis mai. "Je ne prétends pas avoir des champions d'orthographe (...) Mais au bout d'un moment, si vous voulez avoir une pensée claire, il faut que vous ayez un niveau d'expression qui soit lui-même correct et clair", a-t-il répété lundi. "Il n'y aura pas de décompte de points en fonction des fautes (...) Par contre, effectivement, dans toutes les disciplines, il y a un barème fixé par l'inspection générale qui précise le nombre de points qui doivent être éventuellement décomptés lorsque le niveau d'expression est manifestement insuffisant", a-t-il ajouté. Un durcissement de ton qui n'inquiète pas vraiment Agathe, qui ne fait "en général pas trop de fautes". "J'ai relu plusieurs fois ma copie pour être sûre de ne vraiment pas avoir fait de fautes pour ne pas perdre de points sur ça", assure-t-elle. Elsa, de son côté, reconnaît n'avoir pas pris le quart d'heure qui lui restait à la fin de l'épreuve pour se relire attentivement. "Je n'avais qu'une seule envie, c'était de sortir", confie-t-elle. Depuis la réforme du bac en 2019, la note de l'examen repose à 40% sur le contrôle continu et à 60% sur des épreuves dites terminales (le français écrit et oral et désormais les mathématiques, passés en classe de première, les épreuves de spécialité, la philosophie et le grand oral en terminale). Pour les lycéens de terminale, le bac se poursuivra avec les épreuves de spécialité programmées entre mardi et jeudi, puis avec le grand oral entre le 22 juin et le 1er juillet. Les résultats seront publiés le 7 juillet.

15.06.2026 à 13:23

FRANCE24
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Les deux attaquants se remémorent pour l'AFP, le "manque de respect" ressenti par les Lions de la Teranga et la "fin d'un cycle" que les Bleus n'avaient pas anticipé. Question: Quel était l'état d'esprit de chacun avant la rencontre ? Khalilou Fadiga: "Dès le jour du tirage, Bruno Metsu, notre sélectionneur, nous a expliqué que la rencontre avait déjà commencé. En lisant les articles qui sont sortis, on s'est rendu compte de l'ignorance des entraineurs et dirigeants français de l'époque à propos du Sénégal. C'était presque insultant, les trois-quarts d'entre nous avaient été formés en France, on jouait dans le championnat français. On était des binationaux. Donc on a joué sur cette fibre patriotique, très forte". David Trezeguet: "Nous, nous étions conscients de nos forces. Conscients qu’après 1998 et 2000, notre équipe était en place et qu’elle était là pour remporter le tournoi. Mais on savait tous également que, dans le football, tout peut basculer très vite. La défaite contre le Sénégal nous l'a rappelé brutalement. Ils nous ont mis en difficulté. A l'époque, il faut avouer qu’on ne les connaissait pas très bien. On a compris trop tard qu'en football, l’erreur n’est pas permise. Il faut être prêt à chaque match". "Nous arrivions peut-être à la fin d'un cycle" Q: Quand avez-vous senti pendant la rencontre que le match vous appartenait ou au contraire vous échappait ? Khalilou Fadiga: "D'abord, on n'avait pas en tête de faire un exploit, on voulait aller au bout de cette Coupe du monde. On n'était pas là juste pour le match contre la France, on voulait battre toutes les équipes. Du coup, pendant le match, on se disait +il faut continuer à jouer+, tout simplement, avec nos forces avec notre puissance. On ne lâchait pas le morceau. Tant que l'arbitre n'avait pas sifflé, nous, on était dans notre match". David Trezeguet: "Tactiquement, le match était complexe. On avait des occasions, on a même touché le poteau, mais mon ami Tony Silva que j'ai connu à Monaco (le gardien sénégalais), a fait un très bon match. Très rapidement, nous ne nous sommes pas sentis à l'aise dans le match. Et sur une action en contre, le Sénégal marque. A partir de là, la partie est devenue encore plus difficile. Nous ne sommes jamais parvenus à trouver les solutions qu'il fallait". Q: Qu'est-ce que cette victoire a changé pour le football sénégalais, et qu'est-ce que cette défaite a changé pour le football français ? Khalilou Fadiga: "On a forcé le respect de ceux qui ne nous connaissaient pas. Le continent africain nous connaissait, les joueurs et les dirigeants de nos clubs respectifs nous connaissaient, nous respectaient. Mais cette victoire nous a permis de remettre l'église au centre du village. Certains nous prenaient de haut et cette victoire a permis de remettre les choses en ordre". David Trezeguet: "Sans que l'on s'en aperçoive, nous arrivions peut-être, après les victoires de 1998 en Coupe du monde et 2000 à l'Euro, à la fin d'un cycle. Après la défaite contre le Sénégal, nous étions encore dans l'optique de nous qualifier, mais nous n'y sommes pas parvenus. Après la compétition, il y a eu des changements, comme c'est nécessaire dans toutes les équipes nationales". Q: Quel regard portez-vous sur vos sélections respectives aujourd'hui ? Khalilou Fadiga: "Comme pour nous en 2002, je leur dis de ne pas se focaliser sur le match de la France. Je souhaite surtout qu'ils terminent le travail qu'on a entamé et qu'ils puissent aller au bout de la compétition". David Trezeguet: "L'équipe de France actuelle a tout pour aller jusqu'au bout, avec un entraineur de très haut niveau. Il faut évidemment qu'ils se méfient, d'autant plus qu'ils affrontent le Sénégal dès le premier match comme nous en 2002. Mais contrairement à ma génération, ils doivent avoir un petit sentiment de revanche, ne serait-ce que par rapport à la finale perdue, il y a quatre ans au Qatar". Propos recueillis par Léo HUISMAN et Pablo MELIAN
Texte intégral (705 mots)
Les deux attaquants se remémorent pour l'AFP, le "manque de respect" ressenti par les Lions de la Teranga et la "fin d'un cycle" que les Bleus n'avaient pas anticipé. Question: Quel était l'état d'esprit de chacun avant la rencontre ? Khalilou Fadiga: "Dès le jour du tirage, Bruno Metsu, notre sélectionneur, nous a expliqué que la rencontre avait déjà commencé. En lisant les articles qui sont sortis, on s'est rendu compte de l'ignorance des entraineurs et dirigeants français de l'époque à propos du Sénégal. C'était presque insultant, les trois-quarts d'entre nous avaient été formés en France, on jouait dans le championnat français. On était des binationaux. Donc on a joué sur cette fibre patriotique, très forte". David Trezeguet: "Nous, nous étions conscients de nos forces. Conscients qu’après 1998 et 2000, notre équipe était en place et qu’elle était là pour remporter le tournoi. Mais on savait tous également que, dans le football, tout peut basculer très vite. La défaite contre le Sénégal nous l'a rappelé brutalement. Ils nous ont mis en difficulté. A l'époque, il faut avouer qu’on ne les connaissait pas très bien. On a compris trop tard qu'en football, l’erreur n’est pas permise. Il faut être prêt à chaque match". "Nous arrivions peut-être à la fin d'un cycle" Q: Quand avez-vous senti pendant la rencontre que le match vous appartenait ou au contraire vous échappait ? Khalilou Fadiga: "D'abord, on n'avait pas en tête de faire un exploit, on voulait aller au bout de cette Coupe du monde. On n'était pas là juste pour le match contre la France, on voulait battre toutes les équipes. Du coup, pendant le match, on se disait +il faut continuer à jouer+, tout simplement, avec nos forces avec notre puissance. On ne lâchait pas le morceau. Tant que l'arbitre n'avait pas sifflé, nous, on était dans notre match". David Trezeguet: "Tactiquement, le match était complexe. On avait des occasions, on a même touché le poteau, mais mon ami Tony Silva que j'ai connu à Monaco (le gardien sénégalais), a fait un très bon match. Très rapidement, nous ne nous sommes pas sentis à l'aise dans le match. Et sur une action en contre, le Sénégal marque. A partir de là, la partie est devenue encore plus difficile. Nous ne sommes jamais parvenus à trouver les solutions qu'il fallait". Q: Qu'est-ce que cette victoire a changé pour le football sénégalais, et qu'est-ce que cette défaite a changé pour le football français ? Khalilou Fadiga: "On a forcé le respect de ceux qui ne nous connaissaient pas. Le continent africain nous connaissait, les joueurs et les dirigeants de nos clubs respectifs nous connaissaient, nous respectaient. Mais cette victoire nous a permis de remettre l'église au centre du village. Certains nous prenaient de haut et cette victoire a permis de remettre les choses en ordre". David Trezeguet: "Sans que l'on s'en aperçoive, nous arrivions peut-être, après les victoires de 1998 en Coupe du monde et 2000 à l'Euro, à la fin d'un cycle. Après la défaite contre le Sénégal, nous étions encore dans l'optique de nous qualifier, mais nous n'y sommes pas parvenus. Après la compétition, il y a eu des changements, comme c'est nécessaire dans toutes les équipes nationales". Q: Quel regard portez-vous sur vos sélections respectives aujourd'hui ? Khalilou Fadiga: "Comme pour nous en 2002, je leur dis de ne pas se focaliser sur le match de la France. Je souhaite surtout qu'ils terminent le travail qu'on a entamé et qu'ils puissent aller au bout de la compétition". David Trezeguet: "L'équipe de France actuelle a tout pour aller jusqu'au bout, avec un entraineur de très haut niveau. Il faut évidemment qu'ils se méfient, d'autant plus qu'ils affrontent le Sénégal dès le premier match comme nous en 2002. Mais contrairement à ma génération, ils doivent avoir un petit sentiment de revanche, ne serait-ce que par rapport à la finale perdue, il y a quatre ans au Qatar". Propos recueillis par Léo HUISMAN et Pablo MELIAN
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