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22.08.2026 à 03:37

FRANCE24
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Bien que rendue plus navigable par le réchauffement climatique, cette voie maritime présente de nombreuses contraintes limitant son potentiel commercial et suscite des craintes environnementales liées à la fonte de la banquise. Les pays asiatiques, dont les approvisionnements en hydrocarbures ont été lourdement affectés par la guerre déclenchée il y a près de six mois par l'offensive américano-israélienne contre l'Iran, y voient cependant un moyen de diversifier leurs options. Une semaine après le départ d'un navire chinois censé inaugurer une liaison régulière, le Panstar Acro doit larguer les amarres samedi soir depuis le port de Busan, dans le sud de la Corée du Sud. Le départ est prévu à 20H00 locales (11H00 GMT) "à moins de circonstances imprévues, comme le mauvais temps", a indiqué à l'AFP un porte-parole du ministère des Océans samedi matin. Ce navire de la compagnie locale PanStar Line Dot Com doit rejoindre les ports européens de Felixstowe en Angleterre, Rotterdam aux Pays-Bas et Gdansk en Pologne, avant de revenir. La durée totale du voyage est estimée à environ 45 jours, selon le ministère. L'objectif est de déterminer si la fonte de la glace en cette période de l'année permet l'ouverture d'une route viable sur le plan commercial. La route arctique "est appelée à devenir une alternative aux routes du Moyen-Orient", a récemment déclaré Nam Jae-hon, vice-ministre sud-coréen des Océans. Depuis le début de l'année, avec le blocage du détroit d'Ormuz par Téhéran et les menaces des Houthis sur la traversée de la mer Rouge, sur fond de conflit avec les Etats-Unis, le trafic maritime entre l'Asie et l'Europe passe désormais par le Cap de Bonne-Espérance, au sud du continent africain. En passant par l'Arctique, les distances parcourues sont réduites de 30 à 40% par rapport à la liaison via le canal de Suez, en Egypte, et de près de moitié par rapport à celle via le Cap de Bonne-Espérance, selon une étude de l'assureur-crédit Coface publiée en avril. Conséquence: des coûts réduits, une moindre consommation de carburant et un temps de traversée réduit de moitié pour atteindre une vingtaine de jours. Rivalités Selon l'étude de Coface néanmoins, seulement 3,5% des échanges existants entre l'Asie de l'Est, l'Europe du Nord et l'Amérique du Nord seraient réellement susceptibles d'emprunter les routes arctiques. Ces dernières devraient surtout présenter un avantage commercial pour les matières premières comme le pétrole ou le gaz naturel liquéfié. Parmi les contraintes limitant le potentiel, selon les experts: la liaison ne peut être assurée que d'août à octobre, avec des navires classés polaires et de taille plus modeste que les énormes porte-conteneurs qui concentrent une grande partie du trafic maritime. Par rapport à ces imposants bateaux, le Panstar Acro et le Dubai Tower de l'armateur chinois Sea Legend, parti le 15 août de l'est de la Chine, ont une capacité dix fois moindre, relevait cette semaine auprès de l'AFP Jérôme de Ricqlès, spécialiste du fret maritime chez la plateforme spécialisée Upply. D'autres acteurs du secteur ont déjà transité par l'Arctique, le tout premier étant le danois Maersk en 2018, sur fond de rivalités géopolitiques croissantes entre Russie, Chine et Etats-Unis dans la région. En 2025, 23 porte-conteneurs sont passés par la Route maritime du Nord, un record, contre 15 en 2024, d'après une analyse des données de l'assureur Allianz Commercial de juin. Les défenseurs de l'environnement craignent que ces transits n'accélèrent la fonte de la banquise dans l'Arctique, océan glacial déjà menacé par le réchauffement climatique. De nombreuses sociétés occidentales (dont le Français CMA-CGM, le Suisse MSC et l'Allemand Hapag-Lloyd) se sont engagées à éviter ces routes.

22.08.2026 à 02:09

FRANCE24
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"Nous avons encore du travail à faire. Notre travail n'est pas fini. On va continuer de travailler jusqu'à la dernière minute", a déclaré le ministre canadien en charge des relations entre les deux pays, Dominic LeBlanc, en sortant des bureaux du représentant de la Maison Blanche au Commerce, Jamieson Greer, où les deux hommes négociaient depuis la mi-journée. L'heure tourne pour le Canada: de nouveaux droits de douane de 50% sur une série de produits comme le vin, les crosses de hockey ou le ciment doivent entrer en vigueur à 00H01 samedi (04H01 GMT) si aucun accord n'est signé avant. Ces surtaxes, annoncées en juillet, devaient initialement entrer en vigueur mercredi mais le président américain Donald Trump avait accordé un délai de trois jours, face à l'avancée des discussions. Un nouveau délai reste possible. Donald Trump avait pour sa part affiché son optimisme vendredi en estimant que les Etats-Unis "devraient pouvoir conclure un accord avec le Canada", mettant en avant sa "bonne relation" avec le Premier ministre canadien Mark Carney. Acier et aluminium Dominic LeBlanc a passé la semaine à Washington pour tenter d'aplanir les divergences entre les deux voisins dont les relations se sont nettement dégradées depuis le début du deuxième mandat de Donald Trump. Si la majorité des produits canadiens est exemptée de droits de douane américains grâce à l'accord de libre-échange avec les Etats-Unis et le Mexique (ACEUM), les surtaxes imposées par Donald Trump depuis l'an dernier ont eu un fort impact sur certains secteurs stratégiques comme l'aluminium, l'acier ou l'industrie automobile, étroitement liée au marché américain. Les détails de l'accord en cours de finalisation n'ont pas été dévoilés publiquement, mais selon plusieurs médias, les surtaxes sur l'acier ou l'aluminium canadien devraient être abaissées. "Les deux parties cherchent une porte de sortie et le fait que les États-Unis semblent prêts à offrir des concessions substantielles" pour certains secteurs "accroît considérablement les chances de parvenir à un accord", a déclaré à l'AFP Ryan Majerus, avocat spécialisé en questions commerciales au sein du cabinet King & Spalding. Fin du boycott des vins américains ? Le gouvernement canadien a demandé de son côté aux autorités provinciales de mettre fin au boycott des vins et spiritueux américains, revendication centrale de Washington qui exige aussi des conditions plus favorables pour ses producteurs laitiers sur le marché canadien. Mais les dirigeants des provinces, qui détiennent le monopole de la vente d'alcool sur leur territoire et sont les seules compétentes en la matière, sont loin d'être tous convaincus. Très dépendant économiquement des Etats-Unis, le Canada s'est retrouvé en première ligne dans la guerre commerciale lancée par Donald Trump, qui a dit à plusieurs reprises vouloir en faire le "51e Etat" américain. Au Canada, l'opposition à Mark Carney est montée au créneau vendredi pour critiquer un accord présenté comme une "mauvaise affaire" pour le pays. "Expliquez-moi comment une entreprise canadienne est censée rivaliser avec une entreprise américaine si seul notre camp paie des droits de douane", a déclaré le chef du parti conservateur, Pierre Poilievre. Depuis son arrivée au pouvoir en mars 2025, Mark Carney tente de réduire la dépendance de son pays à l'égard de son grand voisin en cherchant de nouveaux partenaires commerciaux en Asie ou en Europe. Les Etats-Unis sont, de très loin, le premier partenaire commercial du Canada, les exportations canadiennes vers ce pays représentant actuellement autour de 70% du total. Au-delà des négociations en cours vendredi, les deux pays doivent se mettre d'accord sur l'avenir de l'ACEUM que Washington a refusé de renouveler durablement le mois dernier.

22.08.2026 à 01:05

FRANCE24
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Neuf personnes restent portées disparues à la suite de cette attaque survenue vendredi à Kryvyï Rig et suivie de nouveaux bombardements meurtriers dans le pays dans la nuit, l'Union européenne dénonçant une "terreur planifiée" par Moscou. Alors que les deux pays intensifient leurs attaques ces dernières semaines, au prix d'un nombre croissant de victimes civiles, des drones ont provoqué des incendies dans un complexe commercial présenté par les autorités ukrainiennes comme le plus important de la ville natale du président Volodymyr Zelensky. Selon le gouverneur de la région de Dnipropetrovsk où se trouve la ville, Oleksandre Ganja, le dernier bilan est de 16 morts, tandis que les secours ont évoqué au moins 130 blessées, dont 23 enfants. Parmi les blessés, 63 personnes restaient hospitalisées dans la nuit, dont 29 dans un état grave, a précisé le gouverneur, tandis que neuf personnes restaient portées disparues, les secours poursuivant leurs opérations. M. Zelensky a dénoncé sur X une "frappe absolument cynique et ignoble contre un centre commercial ordinaire de Kryvyï Rig", réitérant son appel à renforcer la pression sur la Russie. "Les drones d'attaque ont frappé en deux vagues - une demi-heure après la première frappe et l'incendie, il y a eu une seconde frappe qui a visé les services de secours", a affirmé le président. Villes "inhabitables" Sur une photo diffusée par le parquet général ukrainien, on peut voir l'intérieur ravagé et en feu d'un bâtiment. Une vidéo, dont l'authenticité n'a pas été confirmée par l'AFP, montre un drone s'écrasant en plein jour sur le toit d'un bâtiment d'où s'échappe déjà de la fumée "C'est une terreur planifiée. La Russie veut rendre les villes ukrainiennes inhabitables", a renchéri dans la soirée sur X la cheffe de la diplomatie de l'Union européenne Kaja Kallas. Ces bombardements démontrent "l'absolue et totale dépravation" de la guerre livrée par Moscou, a-t-elle ajouté. Quatre ans et demi après le début de l'invasion russe de l'Ukraine, les frappes de longue portée se multiplient des deux côtés du front, visant un nombre croissant d'installations civiles telles que des entrepôts logistiques et faisant de plus en plus de victimes. A Kiev, les autorités ont de nouveau appelé les habitants à se rendre dans les abris dans la nuit de vendredi à samedi en raison de la menace de missiles balistiques et drones russes. Elles ont fait état ensuite d'un mort dans l'incendie d'un entrepôt de la capitale tandis qu'à Zaporijjia (sud), une frappe au drone nocturne à tué un homme. Pour la cinquième fois, l'Ukraine s'apprête à célébrer en état de guerre lundi l'anniversaire de son indépendance, en 1991, sans aucun signe de progrès diplomatiques permettant d'entrevoir la fin du conflit le plus meurtrier en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale sont au point mort. En marge de ces célébrations, plusieurs dirigeants européens doivent faire le déplacement à Kiev en marque de soutien tandis que se tiendra une réunion de la coalition des volontaires rassemblant des alliés de Kiev avec certains participants en présentiel et d'autres en visioconférence. La réunion sera coprésidée par le président français Emmanuel Macron (qui sera en visio), le chancelier allemand Friedrich Merz et, pour la première fois, par le nouveau Premier ministre britannique Andy Burnham, selon l'Elysée. Selon un responsable européen, elle devrait aborder la question du renforcement de la défense anti-aérienne ukrainienne, alors que le pays est de plus en plus vulnérable aux frappes russes, faute d'un nombre suffisant de missiles intercepteurs.

22.08.2026 à 00:17

FRANCE24
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Le glissement de terrain a été provoqué par les fortes pluies d'une dépression isolée (dana) baptisée Anibal, un phénomène atmosphérique à l'origine de fortes perturbations météorologiques. Des voitures, des autobus et des camions sont restés coincés sur environ deux kilomètres, entre un pan de montagne effondré et une falaise surplombant le Pacifique. Des engins lourds et des soldats déblayaient la route dans la localité d'Atico, à plus de 700 km au sud de Lima. "La pluie a commencé à tomber (...) et peu après les collines ont commencé à glisser. Nous ne savions pas où courir, c'était le plus triste. Ca a duré dix minutes. (La boue) a commencé à bloquer les camions", a raconté à l'AFP Soraya Huanca, une passagère de 63 ans bloquée depuis dimanche. "Nous apportons de l'eau et de la nourriture pour tout le monde, il y a un pont aérien" pour évacuer en priorité les plus vulnérables, a déclaré à la presse la présidente Keiko Fujimori, qui s'est rendue sur place. "Aujourd'hui, nous avons pu déplacer 653 personnes via le pont aérien (...) Il est prévu que cela continue demain" avec l'évacuation d'un millier de personnes supplémentaires, a dit sur la chaîne Canal N le général de l'armée de l'air, Luis Cortijo. Un pont maritime devait également être mis en place, a précisé Mme Fujimori. Selon elle, le séisme de magnitude 6,7 survenu jeudi a provoqué de nouveaux glissements de terrain. "Nous espérons qu'il n'y aura pas d'autre mouvement tellurique car ils ralentissent les travaux", a-t-elle ajouté. Le Service national de météorologie avait averti de fortes précipitations et du risque de crues cette semaine dans le département d'Arequipa, associées à la dana Anibal. Les effets de ce phénomène météorologique ont également provoqué des pluies extrêmes à Cusco, où les autorités ont suspendu par précaution l'accès au Chemin de l'Inca menant à la célèbre citadelle du Machu Picchu, un itinéraire de randonnée prisé des touristes.

21.08.2026 à 23:05

FRANCE24
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Pour le coup d'envoi de cette nouvelle saison de Ligue 1, le Vélodrome était à guichets fermés, signe que l'affection du public marseillais pour son Olympique n'a pas totalement disparu au fil du désastreux dernier exercice. Il y a tout de même eu quelques banderoles frondeuses, contre le nouveau logo, contre le nouveau naming et surtout contre le propriétaire américain Frank McCourt, présent vendredi et qui cet été a décrété la fin de l'abondance. Résultat de cette nouvelle politique d'austérité, il n'y avait aucune nouvelle tête dans le onze marseillais, opposé vendredi à une bande de gamins strasbourgeois, dont les plus anciens n'ont même pas 25 ans. Mais d'entrée, l'OM sans recrue de Bruno Genesio a été très pertinent, et son pressing féroce ainsi que l'arbitrage façon Coupe du Monde de Ruddy Buquet, qui a beaucoup laissé jouer, lui ont donné nombre de munitions. Angel Gomes (9e, 19e), Amine Gouiri (25e), Igor Paixao (27e), Pierre-Emile Hojbjerg (31e, 41e) ou Amine Harit (43e) ont ainsi pu frapper avant la pause, mais les Marseillais n'ont pas été assez tranchants aux abords du but de Filip Jörgensen. Après deux saisons à se reposer sur les buts de Mason Greenwood, l'attaque olympienne doit en effet se réinventer et les solutions à disposition de Genesio ne sont pas si nombreuses. De son côté, Strasbourg a tout de même trouvé quelques espaces, parfois convertis en corners ou en quelques frappes, mais sans grand danger pour Jeffrey De Lange, nouveau gardien titulaire de l'OM, sous réserve de changement d'ici la fin du mercato. Deux fois la VAR Mais après la pause, la domination marseillaise s'est très vite traduite au score et il n'y a ensuite plus eu vraiment de match. Moins d'une minute après la reprise, un bon mouvement initié par Paixao et relayé par Angel Gomes a ainsi abouti à Gouiri, premier buteur de cette nouvelle saison (1-0, 46e). Un quart d'heure plus tard, Samir El Mourabet a été expulsé pour un mauvais geste sur Hojbjerg. Vu du stade, la sonorisation de l'arbitre n'a pas été très concluante - personne en tribunes n'a compris les propos de M. Buquet -, mais l'OM était désormais en tête, dominateur et à 11 contre 10. À la 66e minute, on n'a pas beaucoup mieux compris ce que disait M. Buquet après avoir de nouveau été appelé devant son écran, mais il y avait bien faute sur Paixao dans la surface et Gouri a transformé le penalty et donné plus de marge aux Marseillais (2-0, 68e). Les hommes de Genesio ont alors tranquillement contrôlé le temps restant et Marseille s'est fait un petit plaisir avec le but de Keyliane Abdallah (3-0, 89e), l'un des "minots" auxquels le mercato frugal de l'OM offre pour une fois quelques perspectives. Dans le temps additionnel et d'une belle volée, Hojbjerg a finalement enfoncé le clou et confirmé au Racing de Hugo Oliveira qu'il avait énormément de travail (4-0, 90+6). Pour Marseille et Genesio, en revanche, ce premier match est plus qu'encourageant et la réconciliation avec le public est déjà en bonne voie. On ne sait pas de quoi demain et les jours à venir jusqu'à la fin du mercato seront faits, mais pour l'OM, ces trois points ne sont plus à prendre.
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