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17.08.2026 à 09:11

FRANCE24
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Dans les premiers échanges, vers 07H05 GMT, Paris était stable (+0,02%), Francfort grappillait 0,09%, et Londres prenait 0,31%. Milan avançait de 0,45%.
Dans les premiers échanges, vers 07H05 GMT, Paris était stable (+0,02%), Francfort grappillait 0,09%, et Londres prenait 0,31%. Milan avançait de 0,45%.

17.08.2026 à 08:53

FRANCE24
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Comme la tempête n'est jamais très loin à Marseille, le dernier match amical, perdu vendredi au Vélodrome face à l'Atlético Madrid, a été marqué par deux petites poussées de fièvre: les sifflets du public envers Leonardo Balerdi et l'épisode du brassard retiré à Pierre-Emile Hojbjerg, que la direction du club espérait voir signer à Newcastle. Ferme et serein, Genesio a désamorcé les deux menaces, prenant la défense de Balerdi et de son groupe en général avant d'expliquer sincèrement que l'épisode Hojbjerg n'était pas de son fait. "C'est une décision dictée par la direction du club. Ça n'est pas une décision que je partage, mais je suis salarié et je dois me soumettre à certaines obligations", a-t-il résumé. L'état-major en a pris acte, ne s'en est pas ému, et tout le monde a pu retourner à ses priorités, le premier match officiel de la saison vendredi contre Strasbourg et la poursuite d'un mercato tourmenté par les exigences de l'UEFA et de la DNCG. "Situation difficile" Alors que les dernières fenêtres de transferts avaient été celles d'un turn-over endiablé, valant à l'OM le surnom de "FC Hall de Gare", aucun joueur n'est encore arrivé cet été. Quelques retours de prêt (Maupay, Harit, Garcia, Angel Gomes...) sont simplement venus remplumer un effectif désormais privé de Rulli, Greenwood, Aubameyang ou Medina. "On s'attendait à une situation difficile, on a beaucoup de restrictions, on est limités, encadrés par la DNCG et l'UEFA. On doit vendre des joueurs pour pouvoir enregistrer des arrivées", a expliqué vendredi le nouveau directeur sportif du club Grégory Lorenzi, interrogé par Ligue 1+. "Il y a des discussions avec des joueurs susceptibles de partir et d'autres qui devraient nous rejoindre en cas de départs. Il y a des clubs qui n'acceptent pas forcément ce que l'on souhaite. Ce n'est pas une situation plaisante, mais on va essayer d'être convaincants et de débloquer ce mercato", a-t-il ajouté. Effaré par les 105 millions d'euros de pertes enregistrées en 2024-2025, le propriétaire Frank McCourt veut en tous cas remettre de l'ordre dans les comptes, tout le monde est à vendre et une agence (Unique Sports Group) a été mandatée pour essayer de trouver des portes de sortie aux plus gros salaires. "C'est un intermédiaire supplémentaire et cela crée des frictions avec les agents des joueurs", relève tout de même une source proche de l'effectif interrogée par l'AFP. Ambitieux malgré tout Genesio, lui, s'accommode de tout. "On le savait. Le onze de départ risque de changer tous les jours jusqu'au 31 août. Il n'y a pas de onze de départ", a-t-il souri après la convaincante victoire des siens il y a une semaine face à l'Athletic Bilbao (3-1). "Ce n'est pas l'idéal mais on doit s'adapter. Je le savais, même si peut-être pas à ce point-là. Moi, je suis entraîneur et je dois tirer 100% du groupe que j'aurai à ma disposition le 1er septembre. C'est mon job. Les finances, ce qui tourne autour du mercato, ce n'est pas mon job. Des gens sont là pour ça et je leur fais confiance", a-t-il ajouté. Chez les joueurs, le style Genesio, apaisé et apaisant, semble en tous cas apprécié, même chez ceux qui étaient à l'abri de l'agitation et de la confusion de la fin de l'ère Longoria-Benatia-De Zerbi. "Il se base sur la communication, il nous parle beaucoup, il apporte énormément de sérénité. C'est la différence avec ce que j'ai pu connaître. Une personne super calme, qui bosse au quotidien tranquillement, sans mettre la pression", a ainsi expliqué Amine Harit vendredi. Mais même transformé, même appauvri, l'OM garde des ambitions sportives. "J'ai parlé d'Europe. Ca va de la première place à la sixième, voire la septième. On va faire du mieux qu'on peut mais je crois que Marseille doit être européen, quelle que soit sa situation financière", assure Genesio.
Texte intégral (683 mots)
Comme la tempête n'est jamais très loin à Marseille, le dernier match amical, perdu vendredi au Vélodrome face à l'Atlético Madrid, a été marqué par deux petites poussées de fièvre: les sifflets du public envers Leonardo Balerdi et l'épisode du brassard retiré à Pierre-Emile Hojbjerg, que la direction du club espérait voir signer à Newcastle. Ferme et serein, Genesio a désamorcé les deux menaces, prenant la défense de Balerdi et de son groupe en général avant d'expliquer sincèrement que l'épisode Hojbjerg n'était pas de son fait. "C'est une décision dictée par la direction du club. Ça n'est pas une décision que je partage, mais je suis salarié et je dois me soumettre à certaines obligations", a-t-il résumé. L'état-major en a pris acte, ne s'en est pas ému, et tout le monde a pu retourner à ses priorités, le premier match officiel de la saison vendredi contre Strasbourg et la poursuite d'un mercato tourmenté par les exigences de l'UEFA et de la DNCG. "Situation difficile" Alors que les dernières fenêtres de transferts avaient été celles d'un turn-over endiablé, valant à l'OM le surnom de "FC Hall de Gare", aucun joueur n'est encore arrivé cet été. Quelques retours de prêt (Maupay, Harit, Garcia, Angel Gomes...) sont simplement venus remplumer un effectif désormais privé de Rulli, Greenwood, Aubameyang ou Medina. "On s'attendait à une situation difficile, on a beaucoup de restrictions, on est limités, encadrés par la DNCG et l'UEFA. On doit vendre des joueurs pour pouvoir enregistrer des arrivées", a expliqué vendredi le nouveau directeur sportif du club Grégory Lorenzi, interrogé par Ligue 1+. "Il y a des discussions avec des joueurs susceptibles de partir et d'autres qui devraient nous rejoindre en cas de départs. Il y a des clubs qui n'acceptent pas forcément ce que l'on souhaite. Ce n'est pas une situation plaisante, mais on va essayer d'être convaincants et de débloquer ce mercato", a-t-il ajouté. Effaré par les 105 millions d'euros de pertes enregistrées en 2024-2025, le propriétaire Frank McCourt veut en tous cas remettre de l'ordre dans les comptes, tout le monde est à vendre et une agence (Unique Sports Group) a été mandatée pour essayer de trouver des portes de sortie aux plus gros salaires. "C'est un intermédiaire supplémentaire et cela crée des frictions avec les agents des joueurs", relève tout de même une source proche de l'effectif interrogée par l'AFP. Ambitieux malgré tout Genesio, lui, s'accommode de tout. "On le savait. Le onze de départ risque de changer tous les jours jusqu'au 31 août. Il n'y a pas de onze de départ", a-t-il souri après la convaincante victoire des siens il y a une semaine face à l'Athletic Bilbao (3-1). "Ce n'est pas l'idéal mais on doit s'adapter. Je le savais, même si peut-être pas à ce point-là. Moi, je suis entraîneur et je dois tirer 100% du groupe que j'aurai à ma disposition le 1er septembre. C'est mon job. Les finances, ce qui tourne autour du mercato, ce n'est pas mon job. Des gens sont là pour ça et je leur fais confiance", a-t-il ajouté. Chez les joueurs, le style Genesio, apaisé et apaisant, semble en tous cas apprécié, même chez ceux qui étaient à l'abri de l'agitation et de la confusion de la fin de l'ère Longoria-Benatia-De Zerbi. "Il se base sur la communication, il nous parle beaucoup, il apporte énormément de sérénité. C'est la différence avec ce que j'ai pu connaître. Une personne super calme, qui bosse au quotidien tranquillement, sans mettre la pression", a ainsi expliqué Amine Harit vendredi. Mais même transformé, même appauvri, l'OM garde des ambitions sportives. "J'ai parlé d'Europe. Ca va de la première place à la sixième, voire la septième. On va faire du mieux qu'on peut mais je crois que Marseille doit être européen, quelle que soit sa situation financière", assure Genesio.

17.08.2026 à 08:49

FRANCE24
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"On a un bilan plutôt satisfaisant. Finalement, c'est ce qu'on était venu chercher. L'objectif, c'était notamment de créer de l'émergence en équipe de France. On l'a fait à la fois avec des individualités et des relais", a apprécié le DTN Denis Auguin. Onze médailles, dont quatre en or - 200 m papillon et 400 m nage libre masculin, 100 m dos féminin et relais 4x100 m 4 nages mixte: la moisson continentale des Bleus est à peu près la même qu'à Rome en 2022 (13 médailles, 3 en or), mais l'équipe de France a dû composer avec "les préparations tronquées" de ses deux chefs de file. . Même affaibli, Marchand irrésistible Comme aux JO-2024, Léon Marchand a fait chavirer de plaisir le public parisien. D'abord en soirée d'ouverture, propulsant le relais 4x200 m nage libre tricolore vers l'argent. Puis sur sa nage fétiche, le 200 m papillon, en remportant son premier titre européen en finale, meilleure performance mondiale de l'année en prime (1 min 51 sec 72). Enfin, sur 400 m nage libre dimanche, qu'il découvrait pourtant au plus haut niveau, survolant la finale pour terminer à plus d'une seconde de tous ses concurrents. "J'ai trouvé mon truc je crois. Le crawl, j'ai vraiment envie de continuer sur cette lancée, j'ai bien bossé ces deux dernières années sur la technique, la puissance, les battements et là c'est un peu une récompense, je vois que je suis dans la bonne direction", a souligné le Toulousain de 24 ans, pourtant blessé à un adducteur moins de deux mois seulement avant le début de la compétition. "Ce garçon est perpétuellement surprenant, c'est un nageur exceptionnel, Il sait faire face à ces difficultés, et au final il s'en sort remarquablement bien", a salué Denis Auguin. Le triple champion du monde Maxime Grousset, l'autre patron de la natation française, a lui aussi dû faire face à une blessure - fracture à un os du pied gauche - quelques semaines avant cet Euro à la maison. En manque de repères, il a tout de même largement contribué à l'or du relais 4x100 m 4 nages mixte, récoltant aussi deux médailles d'argent (50 et 100 m papillon) en individuel. "Pour moi, c'est un bilan parfait, c'est plus que positif", a estimé Grousset qui "ne se voyait pas nager aussi vite" en raison de sa préparation perturbée. . Moluh et les jeunes au rendez-vous Si les patrons des Bleus ont su se dépasser, c'est aussi le cas pour les jeunes pousses, bien aidés par un public toujours animé, dès les séries du matin. "J'ai vécu des émotions de fou, les gens ont été géniaux", a apprécié Mary-Ambre Moluh. La jeune dossiste de 20 ans, étudiante aux Etats-Unis, a été la révélation tricolore de cette semaine, avec une médaille d'argent sur 50 m dos, l'or au sein du relais 4x100 m 4 nages mixte et un premier titre individuel continental sur 100 m dos, record d'Europe à la clef. "Elle a fait une course de taulière", a jugé Denis Auguin. "Elle est à la fois très lucide et a beaucoup d'ambition, ce type de performance apporte, car cela montre aux autres que c'est possible", a-t-il ajouté. Dans la même finale, Pauline Mahieu s'est emparée du bronze, comme sur le 200 m dos en début de semaine. L'autre grande satisfaction de cette génération vient de Sauveur Cristofini, 16 ans, devenu le plus jeune médaillé français aux Championnats d'Europe, en participant activement au relais 4x200 m nage libre. "On a deux ans avant les JO pour densifier encore l'équipe", a dit le DTN. Denis Auguin a tout de même reconnu des "carences", notamment en brasse et en demi-fond féminin : "On ne bouchera pas ces trous d'ici Los Angeles, mais on y travaille pour la suite. L'idée actuellement, c'est d'élever le niveau des nageurs dans les disciplines où on est déjà performant".
Texte intégral (670 mots)
"On a un bilan plutôt satisfaisant. Finalement, c'est ce qu'on était venu chercher. L'objectif, c'était notamment de créer de l'émergence en équipe de France. On l'a fait à la fois avec des individualités et des relais", a apprécié le DTN Denis Auguin. Onze médailles, dont quatre en or - 200 m papillon et 400 m nage libre masculin, 100 m dos féminin et relais 4x100 m 4 nages mixte: la moisson continentale des Bleus est à peu près la même qu'à Rome en 2022 (13 médailles, 3 en or), mais l'équipe de France a dû composer avec "les préparations tronquées" de ses deux chefs de file. . Même affaibli, Marchand irrésistible Comme aux JO-2024, Léon Marchand a fait chavirer de plaisir le public parisien. D'abord en soirée d'ouverture, propulsant le relais 4x200 m nage libre tricolore vers l'argent. Puis sur sa nage fétiche, le 200 m papillon, en remportant son premier titre européen en finale, meilleure performance mondiale de l'année en prime (1 min 51 sec 72). Enfin, sur 400 m nage libre dimanche, qu'il découvrait pourtant au plus haut niveau, survolant la finale pour terminer à plus d'une seconde de tous ses concurrents. "J'ai trouvé mon truc je crois. Le crawl, j'ai vraiment envie de continuer sur cette lancée, j'ai bien bossé ces deux dernières années sur la technique, la puissance, les battements et là c'est un peu une récompense, je vois que je suis dans la bonne direction", a souligné le Toulousain de 24 ans, pourtant blessé à un adducteur moins de deux mois seulement avant le début de la compétition. "Ce garçon est perpétuellement surprenant, c'est un nageur exceptionnel, Il sait faire face à ces difficultés, et au final il s'en sort remarquablement bien", a salué Denis Auguin. Le triple champion du monde Maxime Grousset, l'autre patron de la natation française, a lui aussi dû faire face à une blessure - fracture à un os du pied gauche - quelques semaines avant cet Euro à la maison. En manque de repères, il a tout de même largement contribué à l'or du relais 4x100 m 4 nages mixte, récoltant aussi deux médailles d'argent (50 et 100 m papillon) en individuel. "Pour moi, c'est un bilan parfait, c'est plus que positif", a estimé Grousset qui "ne se voyait pas nager aussi vite" en raison de sa préparation perturbée. . Moluh et les jeunes au rendez-vous Si les patrons des Bleus ont su se dépasser, c'est aussi le cas pour les jeunes pousses, bien aidés par un public toujours animé, dès les séries du matin. "J'ai vécu des émotions de fou, les gens ont été géniaux", a apprécié Mary-Ambre Moluh. La jeune dossiste de 20 ans, étudiante aux Etats-Unis, a été la révélation tricolore de cette semaine, avec une médaille d'argent sur 50 m dos, l'or au sein du relais 4x100 m 4 nages mixte et un premier titre individuel continental sur 100 m dos, record d'Europe à la clef. "Elle a fait une course de taulière", a jugé Denis Auguin. "Elle est à la fois très lucide et a beaucoup d'ambition, ce type de performance apporte, car cela montre aux autres que c'est possible", a-t-il ajouté. Dans la même finale, Pauline Mahieu s'est emparée du bronze, comme sur le 200 m dos en début de semaine. L'autre grande satisfaction de cette génération vient de Sauveur Cristofini, 16 ans, devenu le plus jeune médaillé français aux Championnats d'Europe, en participant activement au relais 4x200 m nage libre. "On a deux ans avant les JO pour densifier encore l'équipe", a dit le DTN. Denis Auguin a tout de même reconnu des "carences", notamment en brasse et en demi-fond féminin : "On ne bouchera pas ces trous d'ici Los Angeles, mais on y travaille pour la suite. L'idée actuellement, c'est d'élever le niveau des nageurs dans les disciplines où on est déjà performant".

17.08.2026 à 08:21

FRANCE24
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Vêtus de costumes noirs, des dizaines d'hommes et d'adolescents scandent "Shabbat!" aux abords du café Basimta, situé non loin de leur quartier. En face, fort contraste avec les pancartes roses des juifs laïcs. Les contre-manifestants sifflent pour couvrir les cris de leurs opposants, l'un brandissant un carton sur lequel on lit : "Notre droit sacré de boire du café". Dans le centre de Jérusalem, le café est depuis deux mois au coeur d'un conflit entre laïcs et ultra-orthodoxes: ces derniers en réclament la fermeture pendant le shabbat, repos hebdomadaire observé par les juifs du vendredi soir au samedi soir. Pendant cette période, la religion juive interdit de travailler, de circuler en voiture, d'allumer ou d'éteindre l'électricité. Chargée de tensions, la scène illustre deux facettes de la société israélienne, appelée aux urnes le 27 octobre, pour des élections législatives qui constitueront un référendum pour le Premier ministre Benjamin Netanyahu. "Atteinte à la foi" Le dirigeant israélien, lui-même laïc, s'appuie sur le soutien des juifs ultra-orthodoxes depuis près de deux décennies. A la tête du gouvernement le plus à droite de l'histoire du pays, il a permis à cette communauté de renforcer son influence. Aya Lewkowicz, membre du mouvement "Pink Front" venue de Tel-Aviv pour aider samedi à protéger le café de Jérusalem, estime qu'il appartient à chaque Israélien de respecter ou non le shabbat. "Chacun devrait être libre de se reposer comme il le souhaite et ne pas se voir imposer (une conduite) par une petite minorité soutenue par le gouvernement", dit-elle. "Les orthodoxes sont des parasites (...) Tout ce qu'ils veulent, c'est l'argent du gouvernement", fustige Amit Yair, 77 ans, en attendant sa commande, ajoutant craindre une théocratie. "Ils disent que nous sommes sur la terre de Dieu mais veulent tuer tout ce qui s'y trouve pour en faire un Etat halakhique", un terme désignant un Etat soumis à la loi juive. "Je ne veux pas que mes enfants voient un café ouvert en sortant de la maison" pendant le shabbat, lance un juif orthodoxe à un de ses opposants. "Ce n'est pas que je ne te respecte pas, mais cela porte atteinte à la foi de ma famille. Quand on dit qu'on est juif, cela implique un engagement", ajoute-t-il. Les manifestants ultra-orthodoxes approchés par les journalistes ont refusé de s'exprimer, expliquant que cela contreviendrait aux règles du shabbat. Nombre d'Israéliens laïcs supportent mal le fait que les juifs ultra-orthodoxes bénéficient d'allocations pour leurs études religieuses et, grâce au soutien de M. Netanyahu, sont exemptés de service militaire. L'armée du pays, engagé sur plusieurs fronts depuis l'attaque sans précédent en Israël du mouvement palestinien Hamas le 7 octobre 2023, a pourtant besoin de davantage de soldats. "Colère" "Je ressens de la colère au fond de moi à l'idée que seules certaines personnes soient obligées d'accomplir leur service militaire", explique Alma Ronen, qui a combattu à Gaza et dans le sud du Liban. La question de la conscription est devenue un thème phare de la campagne électorale, les principaux rivaux de M. Netanyahu s'étant engagés à mettre fin à l'exception faite aux ultra-orthodoxes. Parmi les juifs israéliens, 53% se considèrent comme totalement ou en partie laïcs, selon une étude publiée l'année dernière par le centre Jewish People Policy Institute. Le traumatisme de l'attaque du 7 octobre 2023, la plus meurtrière de l'histoire du pays, a toutefois poussé davantage d'Israéliens vers la religion. Mais selon Shlomit Ravitsky Tur Paz, directrice du programme "Religion et Etat" de l'Institut israélien pour la démocratie (IDI), la société israélienne s'est progressivement sécularisée, avec davantage de services disponibles pendant le shabbat. Dans le même temps, elle note que les juifs pratiquants représentant une part de plus en plus importante de la population, du fait d'une forte natalité chez les juifs ortodoxes. Ceux-ci représentent 14,3% de la population d'Israël, selon une étude de l'IDI. Après plusieurs heures, les manifestants ultra-orthodoxes ont quitté les lieux. Ils seront de retour la semaine prochaine, et la file d'attente au café, chaque samedi plus longue que la précédente, aussi.
Texte intégral (714 mots)
Vêtus de costumes noirs, des dizaines d'hommes et d'adolescents scandent "Shabbat!" aux abords du café Basimta, situé non loin de leur quartier. En face, fort contraste avec les pancartes roses des juifs laïcs. Les contre-manifestants sifflent pour couvrir les cris de leurs opposants, l'un brandissant un carton sur lequel on lit : "Notre droit sacré de boire du café". Dans le centre de Jérusalem, le café est depuis deux mois au coeur d'un conflit entre laïcs et ultra-orthodoxes: ces derniers en réclament la fermeture pendant le shabbat, repos hebdomadaire observé par les juifs du vendredi soir au samedi soir. Pendant cette période, la religion juive interdit de travailler, de circuler en voiture, d'allumer ou d'éteindre l'électricité. Chargée de tensions, la scène illustre deux facettes de la société israélienne, appelée aux urnes le 27 octobre, pour des élections législatives qui constitueront un référendum pour le Premier ministre Benjamin Netanyahu. "Atteinte à la foi" Le dirigeant israélien, lui-même laïc, s'appuie sur le soutien des juifs ultra-orthodoxes depuis près de deux décennies. A la tête du gouvernement le plus à droite de l'histoire du pays, il a permis à cette communauté de renforcer son influence. Aya Lewkowicz, membre du mouvement "Pink Front" venue de Tel-Aviv pour aider samedi à protéger le café de Jérusalem, estime qu'il appartient à chaque Israélien de respecter ou non le shabbat. "Chacun devrait être libre de se reposer comme il le souhaite et ne pas se voir imposer (une conduite) par une petite minorité soutenue par le gouvernement", dit-elle. "Les orthodoxes sont des parasites (...) Tout ce qu'ils veulent, c'est l'argent du gouvernement", fustige Amit Yair, 77 ans, en attendant sa commande, ajoutant craindre une théocratie. "Ils disent que nous sommes sur la terre de Dieu mais veulent tuer tout ce qui s'y trouve pour en faire un Etat halakhique", un terme désignant un Etat soumis à la loi juive. "Je ne veux pas que mes enfants voient un café ouvert en sortant de la maison" pendant le shabbat, lance un juif orthodoxe à un de ses opposants. "Ce n'est pas que je ne te respecte pas, mais cela porte atteinte à la foi de ma famille. Quand on dit qu'on est juif, cela implique un engagement", ajoute-t-il. Les manifestants ultra-orthodoxes approchés par les journalistes ont refusé de s'exprimer, expliquant que cela contreviendrait aux règles du shabbat. Nombre d'Israéliens laïcs supportent mal le fait que les juifs ultra-orthodoxes bénéficient d'allocations pour leurs études religieuses et, grâce au soutien de M. Netanyahu, sont exemptés de service militaire. L'armée du pays, engagé sur plusieurs fronts depuis l'attaque sans précédent en Israël du mouvement palestinien Hamas le 7 octobre 2023, a pourtant besoin de davantage de soldats. "Colère" "Je ressens de la colère au fond de moi à l'idée que seules certaines personnes soient obligées d'accomplir leur service militaire", explique Alma Ronen, qui a combattu à Gaza et dans le sud du Liban. La question de la conscription est devenue un thème phare de la campagne électorale, les principaux rivaux de M. Netanyahu s'étant engagés à mettre fin à l'exception faite aux ultra-orthodoxes. Parmi les juifs israéliens, 53% se considèrent comme totalement ou en partie laïcs, selon une étude publiée l'année dernière par le centre Jewish People Policy Institute. Le traumatisme de l'attaque du 7 octobre 2023, la plus meurtrière de l'histoire du pays, a toutefois poussé davantage d'Israéliens vers la religion. Mais selon Shlomit Ravitsky Tur Paz, directrice du programme "Religion et Etat" de l'Institut israélien pour la démocratie (IDI), la société israélienne s'est progressivement sécularisée, avec davantage de services disponibles pendant le shabbat. Dans le même temps, elle note que les juifs pratiquants représentant une part de plus en plus importante de la population, du fait d'une forte natalité chez les juifs ortodoxes. Ceux-ci représentent 14,3% de la population d'Israël, selon une étude de l'IDI. Après plusieurs heures, les manifestants ultra-orthodoxes ont quitté les lieux. Ils seront de retour la semaine prochaine, et la file d'attente au café, chaque samedi plus longue que la précédente, aussi.

17.08.2026 à 08:19

FRANCE24
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"Ce lieu a toujours été appelé la vallée d'Homère par les habitants. Des voyageurs du monde entier venaient autrefois voir la grotte où Homère aurait composé ses poèmes", raconte le chercheur Altan Altin qui vient de publier un livre à ce sujet. Pourtant en l'absence de preuve tangible, l'histoire de la grotte d'Homère est longtemps demeurée un mythe. "Les Smyrniotes ont le fleuve Mélès, avec ses eaux délicieuses, et à sa source se trouve la grotte où, dit-on, Homère a composé ses poèmes", avait écrit au 2e siècle le géographe grec Pausanias, alimentant un débat qui se poursuit encore aujourd'hui sur la vie d'Homère et sur l'emplacement du fleuve auprès duquel le poète serait né au 8e siècle avant J.-C. Etonnante précision Si d'autres lieux, notamment l'île grecque de Chios, revendiquent aussi son origine, l'ancienne Smyrne, aujourd'hui Izmir, et son arrière-pays, où se trouve Bornova, sont étroitement associés au poète. "Pour moi, il n'y a pas de doute, Homère est de Bornova, il est d'Izmir. Il est en tout cas de l'Ionie, comprenant Smyrne et Chios. Il est de ces terres", estime Altan Altin. Pour étayer sa thèse, Altan Altin s'appuie notamment sur un bas-relief du 3e siècle avant J.-C. représentant la déification d'Homère. Selon lui, la scène reproduit avec une étonnante précision la grotte de Bornova. "Ce bas-relief était connu, mais personne ne s'était rendu compte des détails identiques avec la grotte d'Homère. Pour la première fois une description géographique aussi détaillée fait surface", raconte le chercheur. L'accès à la grotte, encombrée de rochers, reste difficile. Ses parois portent des inscriptions et des graffitis dont l'ancienneté demeure inconnue. "Les découvertes issues des fouilles, notamment les pièces de monnaie comportant la figure d'Homère, nous indiquent que les habitants de l'ancienne Smyrne considéraient le poète comme un des leurs", précise de son côté l'archéologue Mehmet Akif Erdem. "L'Iliade et l'Odyssée ont été écrites en dialectes ionien et éolien, ce qui laisse penser que l'ancienne Smyrne et Bornova pourraient être une des terres natales d'Homère", ajoute-t-il. Homère omniprésent Au-delà du débat académique, la figure d'Homère est omniprésente à Bornova. Au tumulus de Yesilova, site remontant au Néolithique et considéré comme le plus ancien établissement humain d'Izmir, un buste d'Homère accompagné d'une inscription proclamant "J'ai composé l'Iliade et l'Odyssée sur cette terre. J'ai vécu à Bornova", accueille les visiteurs. En plus de la vallée d'Homère et un salon du livre dédié au poète, la municipalité de Bornova a érigé une statue d'Hector, le héros de la guerre de Troie, dans un parc central de la ville et prévoit de réaménager la grotte d'Homère pour l'ouvrir aux visiteurs. "Préserver l'héritage d'Homère est un devoir envers l'humanité. Il est l'un des pères fondateurs de la littérature. Les histoires qu'il raconte sont celles de cette terre. La question n'est pas de savoir s'il faut ou non revendiquer Homère. Son histoire est aussi la nôtre", affirme le maire d'opposition de Bornova Omer Eski. Cette vision ne fait toutefois pas l'unanimité. En 2024, des élus municipaux du parti du président turc Recep Tayyip Erdogan ont proposé de rebaptiser la vallée d'Homère du nom d'un combattant turc, estimant que le site ne devait pas porter un nom grec. "Effacer le nom d'Homère serait l'un des pires méfaits qu'on puisse infliger à Bornova", a alors rétorqué le maire qui souhaite "faire connaître Homère au monde entier comme étant de Bornova" et d'en faire un atout touristique. "Fière d'être sa compatriote" Le succès du film "L'Odyssée" a provoqué un regain d'intérêt pour Homère et dopé les ventes de ses épopées, confie Mustafa Kocyigit de la librairie Gargantua à Izmir. "Je savais qu'Homère était d'ici, mais pas précisément d'Izmir. Je me sens fière et profondément privilégiée d'être sa compatriote", lance Safak Tosun, enseignante, âgée de 58 ans, devant un des cinémas de la ville où le film demeure un blockbuster. "Quand on se plonge dans l'Iliade, on comprend véritablement qu'Homère était un Anatolien. On y découvre des anecdotes ou traces culturelles totalement inconnues ailleurs", estime Altan Altin. Pour le chercheur, les origines d'Homère ne devraient pas susciter une rivalité entre la Turquie et la Grèce. "Homère a 2800 ans, tandis que la frontière turco-grecque n'a qu'un siècle", estime-t-il. "Homère est grec. Homère est anatolien. Aucun de nous n'est plus ancien que lui, pas même les Etats".
Texte intégral (822 mots)
"Ce lieu a toujours été appelé la vallée d'Homère par les habitants. Des voyageurs du monde entier venaient autrefois voir la grotte où Homère aurait composé ses poèmes", raconte le chercheur Altan Altin qui vient de publier un livre à ce sujet. Pourtant en l'absence de preuve tangible, l'histoire de la grotte d'Homère est longtemps demeurée un mythe. "Les Smyrniotes ont le fleuve Mélès, avec ses eaux délicieuses, et à sa source se trouve la grotte où, dit-on, Homère a composé ses poèmes", avait écrit au 2e siècle le géographe grec Pausanias, alimentant un débat qui se poursuit encore aujourd'hui sur la vie d'Homère et sur l'emplacement du fleuve auprès duquel le poète serait né au 8e siècle avant J.-C. Etonnante précision Si d'autres lieux, notamment l'île grecque de Chios, revendiquent aussi son origine, l'ancienne Smyrne, aujourd'hui Izmir, et son arrière-pays, où se trouve Bornova, sont étroitement associés au poète. "Pour moi, il n'y a pas de doute, Homère est de Bornova, il est d'Izmir. Il est en tout cas de l'Ionie, comprenant Smyrne et Chios. Il est de ces terres", estime Altan Altin. Pour étayer sa thèse, Altan Altin s'appuie notamment sur un bas-relief du 3e siècle avant J.-C. représentant la déification d'Homère. Selon lui, la scène reproduit avec une étonnante précision la grotte de Bornova. "Ce bas-relief était connu, mais personne ne s'était rendu compte des détails identiques avec la grotte d'Homère. Pour la première fois une description géographique aussi détaillée fait surface", raconte le chercheur. L'accès à la grotte, encombrée de rochers, reste difficile. Ses parois portent des inscriptions et des graffitis dont l'ancienneté demeure inconnue. "Les découvertes issues des fouilles, notamment les pièces de monnaie comportant la figure d'Homère, nous indiquent que les habitants de l'ancienne Smyrne considéraient le poète comme un des leurs", précise de son côté l'archéologue Mehmet Akif Erdem. "L'Iliade et l'Odyssée ont été écrites en dialectes ionien et éolien, ce qui laisse penser que l'ancienne Smyrne et Bornova pourraient être une des terres natales d'Homère", ajoute-t-il. Homère omniprésent Au-delà du débat académique, la figure d'Homère est omniprésente à Bornova. Au tumulus de Yesilova, site remontant au Néolithique et considéré comme le plus ancien établissement humain d'Izmir, un buste d'Homère accompagné d'une inscription proclamant "J'ai composé l'Iliade et l'Odyssée sur cette terre. J'ai vécu à Bornova", accueille les visiteurs. En plus de la vallée d'Homère et un salon du livre dédié au poète, la municipalité de Bornova a érigé une statue d'Hector, le héros de la guerre de Troie, dans un parc central de la ville et prévoit de réaménager la grotte d'Homère pour l'ouvrir aux visiteurs. "Préserver l'héritage d'Homère est un devoir envers l'humanité. Il est l'un des pères fondateurs de la littérature. Les histoires qu'il raconte sont celles de cette terre. La question n'est pas de savoir s'il faut ou non revendiquer Homère. Son histoire est aussi la nôtre", affirme le maire d'opposition de Bornova Omer Eski. Cette vision ne fait toutefois pas l'unanimité. En 2024, des élus municipaux du parti du président turc Recep Tayyip Erdogan ont proposé de rebaptiser la vallée d'Homère du nom d'un combattant turc, estimant que le site ne devait pas porter un nom grec. "Effacer le nom d'Homère serait l'un des pires méfaits qu'on puisse infliger à Bornova", a alors rétorqué le maire qui souhaite "faire connaître Homère au monde entier comme étant de Bornova" et d'en faire un atout touristique. "Fière d'être sa compatriote" Le succès du film "L'Odyssée" a provoqué un regain d'intérêt pour Homère et dopé les ventes de ses épopées, confie Mustafa Kocyigit de la librairie Gargantua à Izmir. "Je savais qu'Homère était d'ici, mais pas précisément d'Izmir. Je me sens fière et profondément privilégiée d'être sa compatriote", lance Safak Tosun, enseignante, âgée de 58 ans, devant un des cinémas de la ville où le film demeure un blockbuster. "Quand on se plonge dans l'Iliade, on comprend véritablement qu'Homère était un Anatolien. On y découvre des anecdotes ou traces culturelles totalement inconnues ailleurs", estime Altan Altin. Pour le chercheur, les origines d'Homère ne devraient pas susciter une rivalité entre la Turquie et la Grèce. "Homère a 2800 ans, tandis que la frontière turco-grecque n'a qu'un siècle", estime-t-il. "Homère est grec. Homère est anatolien. Aucun de nous n'est plus ancien que lui, pas même les Etats".
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