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10.02.2026 à 04:43

Kering, en restructuration, présente ses résultats annuels

FRANCE24
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Les comptes de 2025 seront dévoilés avant l'ouverture de la Bourse et une prise de parole de Luca de Meo est prévue dans la matinée. Le consensus d'analystes établi par Bloomberg prévoit des ventes annuelles en recul de 13,8% à 14,8 milliards d'euros. Dans un marché du luxe chahuté par une conjoncture défavorable, Kering a déjà prévenu s'attendre à "une baisse des ventes au quatrième trimestre, sur un an, du même ordre de grandeur qu'au troisième trimestre", avait déclaré la directrice financière Armelle Poulou en octobre. Au troisième trimestre, Kering a publié un chiffre d'affaires en repli de 10% qui avait été salué en Bourse car le marché craignait une chute plus marquée. "Kering a publié des résultats encore meilleurs qu'attendu, sur des attentes déjà élevées", avait salué Adam Cochrane, analyste de Deutsche Bank, dans une note. "La reconquête de parts n'ira pas en ligne droite", prévenait toutefois la banque HSBC dans une note à l'issue de ces résultats, "de nombreux changements ont déjà été mis en œuvre, mais peu d'effets sont attendus avant la mi-février 2026". Nommé au poste de directeur général de Kering en septembre, Luca de Meo a la lourde tâche de redresser le groupe de luxe et doit présenter son plan au printemps. L'ancien dirigeant de Renault a déjà procédé à des changements en nommant notamment la directrice adjointe de Kering Francesca Bellettini à la tête de Gucci dont la direction créative a aussi été changée avec l'arrivée de Demna, venu de Balenciaga, autre marque de Kering. Gucci, marque phare du groupe, assure à elle seule 44% des ventes du troisième trimestre et les deux tiers de la rentabilité opérationnelle et ne parvient pas à se redresser. De 2022 à 2024, les ventes de Gucci ont chuté de 27% passant de plus de 10 milliards d'euros à 7,65 milliards d'euros. Sur la même période, le bénéfice net de Kering est passé de 3,6 milliards d'euros à 1,1 milliard d'euros. Diminuer la dépendance à Gucci La vente de la division beauté à L'Oréal pour 4 milliards d'euros a diminué la dette financière du groupe qui s'élevait à 9,5 milliards d'euros au premier semestre 2025. Kering se déleste également d'immeubles, dont celui de la célèbre cinquième avenue de New York cédé pour 766 millions d'euros auprès de la société d'investissement Ardian. Pour diminuer sa dépendance à Gucci, le groupe devrait s'appuyer sur sa marque Yves Saint Laurent. Il peut aussi compter sur Bottega Veneta, marque italienne connue pour ses sacs tressés et la seule qui parvient à tirer son épingle du jeu dans la période de chute des ventes du groupe ces dernières années. Son directeur général Bartolomeo Rongone quittera ses fonctions le 31 mars pour devenir le directeur général de Moncler. Son successeur n'a pas encore été annoncé. Plus petite, la marque de mode McQueen a lancé un examen stratégique et envisage des suppressions de postes à son siège londonien ainsi qu'en Italie. Contrairement à Gucci, Bottega Veneta et Balenciaga, McQueen ne fait pas partie des licences de beauté vendues à L'Oréal qui possède déjà celle d'Yves Saint Laurent. Le bénéfice 2025 de Kering ne devrait par ailleurs pas être trop pénalisé par la surtaxe exceptionnelle imposée aux entreprises au nom du redressement des finances publiques françaises, contrairement à son concurrent LVMH. La directrice financière Armelle Poulou avait indiqué en 2025, lors de la première "surtaxe exceptionnelle", que "l'empreinte géographique de [leurs] maisons et de [leur] production" se concentrait "en Italie" et que les résultats du groupe étaient "donc largement imposables en Italie et dans une moindre mesure en France".

10.02.2026 à 04:41

Malgré les tractations diplomatiques, l'Iran accentue la répression

FRANCE 24
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Cinq figures de la coalition du Front des réformateurs, ainsi qu'Hossein Karoubi, le fils de l'opposant Mehdi Karoubi, ont été interpellés depuis dimanche en Iran où les autorités ont étouffé la contestation. En parallèle, les discussions avec les États-Unis doivent se poursuivre.
Texte intégral (629 mots)
Cinq figures de la coalition du Front des réformateurs, ainsi qu'Hossein Karoubi, le fils de l'opposant Mehdi Karoubi, ont été interpellés depuis dimanche en Iran où les autorités ont étouffé la contestation. En parallèle, les discussions avec les États-Unis doivent se poursuivre.

10.02.2026 à 04:37

Macron à ArcelorMittal Dunkerque pour soutenir un "investissement massif" pour la décarbonation

FRANCE24
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Selon la CGT, le groupe doit confirmer la construction sur le site dunkerquois d'un four électrique. Ce type de four permet, à l'inverse des hauts fourneaux traditionnels, de produire de l'acier sans charbon, dont la combustion est très émettrice de CO2 et contribue au réchauffement de la planète. Ces investissements sont très attendus. ArcelorMittal avait annoncé début 2024 un projet de 1,8 milliard d'euros, dont 850 millions d'euros d'aides de l'Etat, qui visait à remplacer un haut fourneau de son site de Dunkerque par deux fours électriques. Mais face à la concurrence accrue de l'acier chinois, ce projet ne s'est pas concrétisé jusque là, alimentant la crainte que le géant sidérurgique ne renonce à la décarbonation et se désengage d'Europe. Le projet d'origine a aujourd'hui "évolué" selon l'Elysée, précisant que sa nouvelle version bénéficiera toujours d'aides de l'Etat, qui devraient néanmoins être "moins importantes". "Avenir à long terme" La CFDT ArcelorMittal, qui a annoncé dans un communiqué "boycotter" la venue du président de la République, a dénoncé lundi une "mascarade", déplorant des investissements qui "ont deux ans de retard", et "largement inférieurs à ceux prévus initialement". "Ça fait quatre ans qu'on nous promet des choses, quatre ans qu'on voit l'usine sombrer", a renchéri Gaëtan Lecocq de la CGT, redoutant aussi que "rien ne se concrétise". Pour l'Elysée au contraire, ces investissements sont "le résultat des efforts de la France pour soutenir la sidérurgie française et européenne", et lui assurer un "avenir à long terme". L'Union européenne a mis en place au 1er janvier un mécanisme d'ajustement carbone aux frontières et voté des quotas d'importations qui doivent entrer en vigueur courant 2026 afin de protéger son secteur sidérurgique face à la concurrence chinoise. ArcelorMittal, qui a annoncé jeudi un bénéfice net de plus de 3 milliards de dollars en 2025, multiplié par 2,5 sur un an, a salué à cette occasion ces mesures de Bruxelles, qui redéfinissent "structurellement les perspectives de l'industrie sidérurgique européenne". "Insuffisant" Cependant la construction d'"un four électrique d'une capacité de 1,5 million de tonnes" serait "insuffisant" pour maintenir la compétitivité d'ArcelorMittal, alors que le projet initial prévoyait "6 millions de tonnes d'acier +vert+", a déploré la CGT dans un communiqué publié dimanche. Les sites d'ArcelorMittal à Dunkerque représentent "environ la moitié du poids de la filière sidérurgique française" en matière d'émissions de CO2 et "font partie des 50 sites industriels les plus émetteurs de gaz à effet de serre", souligne l'Elysée. Le sidérurgiste a investi 500 millions d'euros pour lancer début décembre à Dunkerque trois lignes de production d'aciers fortement magnétiques destinés à la production de moteurs pour voitures électriques. Une preuve, selon le groupe, qu'il ne "se désengage pas de la France". Cela n'a pas convaincu des élus de gauche, qui ont fait adopter à l'Assemblée nationale une proposition de loi visant à nationaliser ArcelorMittal France. Une nationalisation à plusieurs milliards d'euros, à laquelle le gouvernement et l'entreprise sont opposés et dont le sort législatif demeure très incertain. Le texte doit être étudié au Sénat le 25 février prochain. Emmanuel Macron entame par ce déplacement une semaine axée sur les questions d'économie, de compétitivité et de souveraineté européennes. Le chef de l'Etat espère profiter de sa dernière année à l'Elysée pour réhabiliter son bilan économique, son entourage insistant sur le fait que le budget enfin adopté au terme d'une longue séquence parlementaire, sans être "parfait", "préserve in fine les fondamentaux de la politique de l'offre" suivie depuis neuf ans. Le président se rendra ensuite mercredi à un sommet sur l'industrie européenne à Anvers, puis le lendemain, toujours en Belgique, à une rencontre informelle des dirigeants de l'UE. Selon un proche, il veut à cette occasion "secouer le cocotier" pour que les Vingt-Sept accélèrent enfin leur agenda de compétitivité pour renforcer l'"indépendance" du Vieux Continent, notamment face aux Etats-Unis de Donald Trump.
Texte intégral (684 mots)
Selon la CGT, le groupe doit confirmer la construction sur le site dunkerquois d'un four électrique. Ce type de four permet, à l'inverse des hauts fourneaux traditionnels, de produire de l'acier sans charbon, dont la combustion est très émettrice de CO2 et contribue au réchauffement de la planète. Ces investissements sont très attendus. ArcelorMittal avait annoncé début 2024 un projet de 1,8 milliard d'euros, dont 850 millions d'euros d'aides de l'Etat, qui visait à remplacer un haut fourneau de son site de Dunkerque par deux fours électriques. Mais face à la concurrence accrue de l'acier chinois, ce projet ne s'est pas concrétisé jusque là, alimentant la crainte que le géant sidérurgique ne renonce à la décarbonation et se désengage d'Europe. Le projet d'origine a aujourd'hui "évolué" selon l'Elysée, précisant que sa nouvelle version bénéficiera toujours d'aides de l'Etat, qui devraient néanmoins être "moins importantes". "Avenir à long terme" La CFDT ArcelorMittal, qui a annoncé dans un communiqué "boycotter" la venue du président de la République, a dénoncé lundi une "mascarade", déplorant des investissements qui "ont deux ans de retard", et "largement inférieurs à ceux prévus initialement". "Ça fait quatre ans qu'on nous promet des choses, quatre ans qu'on voit l'usine sombrer", a renchéri Gaëtan Lecocq de la CGT, redoutant aussi que "rien ne se concrétise". Pour l'Elysée au contraire, ces investissements sont "le résultat des efforts de la France pour soutenir la sidérurgie française et européenne", et lui assurer un "avenir à long terme". L'Union européenne a mis en place au 1er janvier un mécanisme d'ajustement carbone aux frontières et voté des quotas d'importations qui doivent entrer en vigueur courant 2026 afin de protéger son secteur sidérurgique face à la concurrence chinoise. ArcelorMittal, qui a annoncé jeudi un bénéfice net de plus de 3 milliards de dollars en 2025, multiplié par 2,5 sur un an, a salué à cette occasion ces mesures de Bruxelles, qui redéfinissent "structurellement les perspectives de l'industrie sidérurgique européenne". "Insuffisant" Cependant la construction d'"un four électrique d'une capacité de 1,5 million de tonnes" serait "insuffisant" pour maintenir la compétitivité d'ArcelorMittal, alors que le projet initial prévoyait "6 millions de tonnes d'acier +vert+", a déploré la CGT dans un communiqué publié dimanche. Les sites d'ArcelorMittal à Dunkerque représentent "environ la moitié du poids de la filière sidérurgique française" en matière d'émissions de CO2 et "font partie des 50 sites industriels les plus émetteurs de gaz à effet de serre", souligne l'Elysée. Le sidérurgiste a investi 500 millions d'euros pour lancer début décembre à Dunkerque trois lignes de production d'aciers fortement magnétiques destinés à la production de moteurs pour voitures électriques. Une preuve, selon le groupe, qu'il ne "se désengage pas de la France". Cela n'a pas convaincu des élus de gauche, qui ont fait adopter à l'Assemblée nationale une proposition de loi visant à nationaliser ArcelorMittal France. Une nationalisation à plusieurs milliards d'euros, à laquelle le gouvernement et l'entreprise sont opposés et dont le sort législatif demeure très incertain. Le texte doit être étudié au Sénat le 25 février prochain. Emmanuel Macron entame par ce déplacement une semaine axée sur les questions d'économie, de compétitivité et de souveraineté européennes. Le chef de l'Etat espère profiter de sa dernière année à l'Elysée pour réhabiliter son bilan économique, son entourage insistant sur le fait que le budget enfin adopté au terme d'une longue séquence parlementaire, sans être "parfait", "préserve in fine les fondamentaux de la politique de l'offre" suivie depuis neuf ans. Le président se rendra ensuite mercredi à un sommet sur l'industrie européenne à Anvers, puis le lendemain, toujours en Belgique, à une rencontre informelle des dirigeants de l'UE. Selon un proche, il veut à cette occasion "secouer le cocotier" pour que les Vingt-Sept accélèrent enfin leur agenda de compétitivité pour renforcer l'"indépendance" du Vieux Continent, notamment face aux Etats-Unis de Donald Trump.

10.02.2026 à 04:21

Gymnastique: l'ex-coach des "Farfalle" italiennes jugée pour maltraitance sur mineures

FRANCE24
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Ancienne gymnaste au sein de l'équipe nationale, elle est poursuivie par un tribunal à Monza, près de Milan (nord), qui accueille une partie des Jeux. Le procès a lieu après les révélations explosives faites il y a trois ans par deux gymnastes italiennes prometteuses, Nina Corradini et la double championne du monde Anna Basta, qui ont affirmé avoir abandonné leur sport encore adolescentes à cause de violences psychologiques exercées par Emanuela Maccarani. Nina Corradini et Anna Basta se sont constituées partie civile aux côtés de deux autres gymnastes, Beatrice Tornatore et Francesca Mayer, ainsi que de Change The Game, une association italienne qui lutte contre les violences émotionnelles, physiques et sexuelles dans le sport. Emanuela Maccarani a nié les accusations. Cinq gymnastes qui se sont entraînées avec elle ont témoigné en sa faveur lors d'une audience préliminaire en septembre dernier. La fondatrice de Change The Game, Daniela Simonetti, a déclaré à l'AFP que le procès "remet en question des méthodes qui provoquent souvent douleur, dévastation et des conséquences importantes pour les garçons et les filles en général". "Ce procès est lié à une façon de penser, une façon de comprendre le sport, une façon de gérer les jeunes athlètes. On espère qu'il y ait un vrai débat à ce sujet", a-t-elle dit. Des épisodes d'abus présumés dans la gymnastique ont suscité une attention croissante, notamment à la suite d'un scandale de violences sexuelles à la fin des années 2010, qui a conduit à la condamnation de l'ancien médecin de l'équipe des Etats-Unis, Larry Nassar, pour avoir agressé des jeunes filles. Vulnérables Le Comité olympique a accordé une attention soutenue à la santé mentale ces dernières années afin de protéger le bien-être des athlètes, et travaille avec le géant de la tech Meta pour surveiller les réseaux sociaux et y repérer les contenus malveillants pendant Milan-Cortina. Bien que la discipline ne soit pas au programme des Jeux d'hiver, les meilleurs gymnastes du monde se préparent pour les Jeux olympiques de Los Angeles 2028. La coach Maccarani, 59 ans, a hissé l'Italie au sommet d'un sport traditionnellement dominé par des pays issus de l'ex-bloc soviétique. Les "Farfalle" (papillons) italiennes ont remporté des titres mondiaux et continentaux, ainsi que des médailles olympiques, notamment grâce à Sofia Raffaeli, 3e du concours général des Jeux de Paris-2024. Mais durant son règne de près de trois décennies au Centre national d'entraînement de l'équipe italienne à Desio, non loin de Monza, les journées commençaient par une pesée des gymnastes les unes devant les autres. Souvent loin de leurs familles et à peine sorties de l'enfance, elles étaient vulnérables. Certaines prenaient des laxatifs et se pesaient de manière obsessionnelle. Une championne du monde a rapporté avoir été réprimandée pour avoir mangé une poire. L'affaire semblait close en septembre 2023 lorsqu'Emanuela Maccarani a reçu un simple avertissement du tribunal disciplinaire de la fédération de gymnastique du pays (FGI) et a été rétablie à la tête de l'équipe nationale. Mais en mars 2025, la fédération de gym, avec pour nouveau président Andrea Facci, a licencié Emanuela Maccarani. L'explication officielle donnée à l'AFP au moment de son renvoi était que l'organisation souhaitait "ouvrir un nouveau cycle en vue des Jeux olympiques de Los Angeles 2028". Nina Corradini, dont le témoignage a conduit le parquet de Monza à ouvrir une enquête, a déclaré à l'AFP l'an dernier qu'elle était heureuse "pour les jeunes athlètes qui vont désormais rejoindre l'équipe nationale et qui auront assurément une expérience différente".
Texte intégral (636 mots)
Ancienne gymnaste au sein de l'équipe nationale, elle est poursuivie par un tribunal à Monza, près de Milan (nord), qui accueille une partie des Jeux. Le procès a lieu après les révélations explosives faites il y a trois ans par deux gymnastes italiennes prometteuses, Nina Corradini et la double championne du monde Anna Basta, qui ont affirmé avoir abandonné leur sport encore adolescentes à cause de violences psychologiques exercées par Emanuela Maccarani. Nina Corradini et Anna Basta se sont constituées partie civile aux côtés de deux autres gymnastes, Beatrice Tornatore et Francesca Mayer, ainsi que de Change The Game, une association italienne qui lutte contre les violences émotionnelles, physiques et sexuelles dans le sport. Emanuela Maccarani a nié les accusations. Cinq gymnastes qui se sont entraînées avec elle ont témoigné en sa faveur lors d'une audience préliminaire en septembre dernier. La fondatrice de Change The Game, Daniela Simonetti, a déclaré à l'AFP que le procès "remet en question des méthodes qui provoquent souvent douleur, dévastation et des conséquences importantes pour les garçons et les filles en général". "Ce procès est lié à une façon de penser, une façon de comprendre le sport, une façon de gérer les jeunes athlètes. On espère qu'il y ait un vrai débat à ce sujet", a-t-elle dit. Des épisodes d'abus présumés dans la gymnastique ont suscité une attention croissante, notamment à la suite d'un scandale de violences sexuelles à la fin des années 2010, qui a conduit à la condamnation de l'ancien médecin de l'équipe des Etats-Unis, Larry Nassar, pour avoir agressé des jeunes filles. Vulnérables Le Comité olympique a accordé une attention soutenue à la santé mentale ces dernières années afin de protéger le bien-être des athlètes, et travaille avec le géant de la tech Meta pour surveiller les réseaux sociaux et y repérer les contenus malveillants pendant Milan-Cortina. Bien que la discipline ne soit pas au programme des Jeux d'hiver, les meilleurs gymnastes du monde se préparent pour les Jeux olympiques de Los Angeles 2028. La coach Maccarani, 59 ans, a hissé l'Italie au sommet d'un sport traditionnellement dominé par des pays issus de l'ex-bloc soviétique. Les "Farfalle" (papillons) italiennes ont remporté des titres mondiaux et continentaux, ainsi que des médailles olympiques, notamment grâce à Sofia Raffaeli, 3e du concours général des Jeux de Paris-2024. Mais durant son règne de près de trois décennies au Centre national d'entraînement de l'équipe italienne à Desio, non loin de Monza, les journées commençaient par une pesée des gymnastes les unes devant les autres. Souvent loin de leurs familles et à peine sorties de l'enfance, elles étaient vulnérables. Certaines prenaient des laxatifs et se pesaient de manière obsessionnelle. Une championne du monde a rapporté avoir été réprimandée pour avoir mangé une poire. L'affaire semblait close en septembre 2023 lorsqu'Emanuela Maccarani a reçu un simple avertissement du tribunal disciplinaire de la fédération de gymnastique du pays (FGI) et a été rétablie à la tête de l'équipe nationale. Mais en mars 2025, la fédération de gym, avec pour nouveau président Andrea Facci, a licencié Emanuela Maccarani. L'explication officielle donnée à l'AFP au moment de son renvoi était que l'organisation souhaitait "ouvrir un nouveau cycle en vue des Jeux olympiques de Los Angeles 2028". Nina Corradini, dont le témoignage a conduit le parquet de Monza à ouvrir une enquête, a déclaré à l'AFP l'an dernier qu'elle était heureuse "pour les jeunes athlètes qui vont désormais rejoindre l'équipe nationale et qui auront assurément une expérience différente".

10.02.2026 à 03:59

Pour le sénateur d'extrême droite Stéphane Ravier, lourde journée judiciaire mardi

FRANCE24
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Le sénateur des Bouches-du-Rhône, ancien membre du Rassemblement national puis de Reconquête!, sera jugé pour des faits de favoritisme datant de septembre 2016 à juin 2017, alors qu'il occupait le siège de maire du 7e secteur de Marseille (13e et 14e arrondissements), remporté lors des municipales de 2014. M. Ravier est accusé d'avoir attribué en partage à deux sociétés un marché visant à la rénovation du site internet de la mairie de secteur mais qui, selon le parquet, bénéficierait en fait à la même personne. Ce "saucissonnage" aurait permis, selon l'accusation, de se situer sous la barre des 25.000 euros, montant à partir duquel un marché public doit impérativement donner lieu à une mise en concurrence. Une enquête avait été ouverte en 2021 alors que la mairie de secteur avait basculé, un an plus tôt, vers la droite marseillaise. Durant les investigations, le sénateur aurait évoqué son ignorance des modalités de passation de ce marché. En parallèle en début d'après-midi, Stéphane Ravier connaîtra la décision de la cour d'appel d'Aix-en-Provence dans un dossier de prise illégale d'intérêts. En première instance, en mai 2024, il avait été condamné à six mois de prison avec sursis et à une inéligibilité d'un an pour avoir "œuvré illégalement" au recrutement de son fils à la mairie de secteur via dix contrats à durée déterminée sur une période de trois ans et demi avant que celui-ci n'accède au statut de fonctionnaire stagiaire. Deux ans après sa défaite aux dernières municipales, où il était arrivé en troisième position avec près de 20% des voix, Stéphane Ravier avait quitté le RN pour rallier la candidature d'Eric Zemmour à la présidentielle. Il avait ensuite quitté Reconquête! en 2024 et laissait depuis planer le doute sur son éventuelle candidature pour la mairie de Marseille en 2026. Le sénateur des Bouches-du-Rhône avait finalement annoncé en octobre qu'il soutiendrait "sans réserve" la candidature du député RN Franck Allisio à la mairie de Marseille, bien qu'il ait quitté le parti.
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Le sénateur des Bouches-du-Rhône, ancien membre du Rassemblement national puis de Reconquête!, sera jugé pour des faits de favoritisme datant de septembre 2016 à juin 2017, alors qu'il occupait le siège de maire du 7e secteur de Marseille (13e et 14e arrondissements), remporté lors des municipales de 2014. M. Ravier est accusé d'avoir attribué en partage à deux sociétés un marché visant à la rénovation du site internet de la mairie de secteur mais qui, selon le parquet, bénéficierait en fait à la même personne. Ce "saucissonnage" aurait permis, selon l'accusation, de se situer sous la barre des 25.000 euros, montant à partir duquel un marché public doit impérativement donner lieu à une mise en concurrence. Une enquête avait été ouverte en 2021 alors que la mairie de secteur avait basculé, un an plus tôt, vers la droite marseillaise. Durant les investigations, le sénateur aurait évoqué son ignorance des modalités de passation de ce marché. En parallèle en début d'après-midi, Stéphane Ravier connaîtra la décision de la cour d'appel d'Aix-en-Provence dans un dossier de prise illégale d'intérêts. En première instance, en mai 2024, il avait été condamné à six mois de prison avec sursis et à une inéligibilité d'un an pour avoir "œuvré illégalement" au recrutement de son fils à la mairie de secteur via dix contrats à durée déterminée sur une période de trois ans et demi avant que celui-ci n'accède au statut de fonctionnaire stagiaire. Deux ans après sa défaite aux dernières municipales, où il était arrivé en troisième position avec près de 20% des voix, Stéphane Ravier avait quitté le RN pour rallier la candidature d'Eric Zemmour à la présidentielle. Il avait ensuite quitté Reconquête! en 2024 et laissait depuis planer le doute sur son éventuelle candidature pour la mairie de Marseille en 2026. Le sénateur des Bouches-du-Rhône avait finalement annoncé en octobre qu'il soutiendrait "sans réserve" la candidature du député RN Franck Allisio à la mairie de Marseille, bien qu'il ait quitté le parti.
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