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28.02.2026 à 05:11

La campagne pour l'élection présidentielle s'ouvre au Congo

FRANCE24
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Militaire de carrière, Denis Sassou Nguesso a dirigé une première fois le Congo sous le régime du parti unique de 1979 à 1992, avant de revenir aux affaires après une guerre civile en 1997. Il a annoncé début février sa candidature pour un nouveau mandat de cinq ans qui, selon la constitution, doit être le dernier. La campagne débute samedi à Pointe-Noire (sud), capitale économique et pétrolière du pays située sur la côte atlantique, par un meeting du président et de son mouvement, le Parti congolais du travail (PCT). Elle s'achèvera le 13 mars, avant le premier tour de l'élection prévu le 15 mars. Six candidats d'opposition ont officialisé leur participation, dont le plus jeune, Destin Gavet, 34 ans, du Mouvement républicain (MR), se lance pour la première fois dans la course. Mais l'opposition éclatée et muselée a peu de chances de l'emporter face au mouvement présidentiel, qui promet une "vague" en faveur de son "patriarche" sur les affiches de campagne placardées au bord des routes du pays. Élu en 2002, réélu en 2009, le chef de l'État congolais a pu se représenter et remporter les présidentielles de 2016 et 2021 après un changement de constitution qui a fait sauter en 2015 la limite d'âge (70 ans) et porté à trois le nombre possible de mandats de cinq ans. Opposition muselée Ancienne colonie française, la République du Congo est riche en hydrocarbures, mais près de la moitié de ses quelques six millions d'habitants vit sous le seuil de pauvreté. L'opposition conteste systématiquement les scrutins remportés par M. Sassou Nguesso depuis 2002. En avril 2023, trois formations d'opposition, sans représentation parlementaire, ont lancé une "Alliance pour l'alternance démocratique en 2026". Deux figures de l'opposition à la présidentielle de 2016, le général Jean‑Marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa, sont encore aujourd'hui détenues après avoir été condamnées à 20 ans de prison pour "atteinte à la sécurité intérieure" en 2018 et 2019. Les deux hommes avaient vivement contesté la victoire officielle de M. Sassou Nguesso, crédité cette fois-là de 60% des suffrages. ONG et société civile dénoncent régulièrement des atteintes aux libertés publiques et des menaces contre des opposants. Le président congolais a néanmoins à son crédit d'avoir ramené une certaine stabilité dans un pays marqué par la guerre civile dans les année 1990, et situé dans une région en proie à des conflits.

28.02.2026 à 05:01

Municipales: chassé-croisé LFI et RN ce week-end à Perpignan

FRANCE24
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La primeur au sortant pour ce choc - en décalé - des poids lourds. Le président du RN Jordan Bardella sera au côté de Louis Aliot, qui gère la plus grande ville remportée par le parti d'extrême droite en France, au Parc des Expositions samedi à 17h. "Pendant longtemps, on nous remettait souvent sur la table la très mauvaise expérience de Toulon, Vitrolles et Marignane (gagnées par le FN en 1995, ndlr). Puis finalement, en 2014 on a remporté une dizaine de villes, les maires ont été réélus", retrace Louis Aliot. "La gestion est plutôt très bien acceptée par la population, même si évidemment elle est critiquée, mais ça fait partie du jeu démocratique", ajoute celui qui a été lui-même réélu en 2020 avec 53,1% des voix. Le meeting de Jean-Luc Mélenchon en soutien au candidat LFI à Perpignan, Mickaël Idrac, avait été organisé avant celui de Jordan Bardella et était initialement prévu le samedi également, dans une plus petite salle. Les Insoumis avaient alors demandé à faire leur démonstration de force également au Parc des Expositions. Ce qui leur a été finalement accordé, mais le dimanche. "On a demandé une salle plus grande (...) on nous a dit non. Qui c'est qui nous a dit non? Les propriétaires. Qui c'est les propriétaires? La ville", a dénoncé Jean-Luc Mélenchon au début de la semaine. "M. Bardella ne voulait pas qu'on lui fasse de l'ombre", a-t-il assuré, en accusant celui dont il pourrait être l'adversaire à la présidentielle de 2027 d'"espérer le chaos". Les Insoumis veulent faire de leur meeting de dimanche une "riposte antifasciste" après avoir réuni 2.000 personnes à Lyon jeudi soir. Un rassemblement qui a accouché d'une nouvelle polémique pour M. Mélenchon, accusé d'antisémitisme après avoir ironisé sur la prononciation du nom du délinquant sexuel américain Jeffrey Epstein. "Un peu comme Doriot, Monsieur Mélenchon il a commencé à gauche (..) et il finit aujourd'hui dans des relents fascistes", a affirmé vendredi soir Jordan Bardella sur LCI en référence à Jacques Doriot, issu du Parti communiste avant de devenir une figure majeure de la collaboration sous l'Occupation nazie. De nombreux cadres LFI, comme Manuel Bompard, Clémence Guetté et Paul Vannier sont attendus aux côtés de leur leader et des militants de toute la France sont incités à se rendre dans la préfecture des Pyrénées-Orientales. Le Pen à Toulon Déjà sous le feu des critiques depuis la mort du militant nationaliste Quentin Deranque - une affaire dans laquelle des membres de la Jeune Garde, organisation antifasciste liée à LFI, sont impliqués - les Insoumis ciblent "une clique d'irresponsables qui tente de criminaliser l'antifascisme". Pas de quoi affoler le Rassemblement national, où on veut afficher de la sérénité avant ce chassé-croisé dans la cité catalane. "Bon courage à eux pour une campagne face à un candidat comme Louis Aliot", avance un cadre du parti à la flamme. L'offensive du RN sur le bassin méditerranéen ne se limite pas à Perpignan samedi. Marine Le Pen se rendra à Toulon, un des principaux objectifs de (re)conquête pour ces municipales, pour soutenir la députée Laure Lavalette, donnée favorite. Paradoxalement, Laure Lavalette, qui siège toujours au bureau national du RN, présente une liste qu'elle dit "sans étiquette", comprenant plusieurs personnalités locales, entre un ancien policier de la BAC Nord de Marseille, un "DJ international" ou encore Miss Var 2025. "Je veux faire une politique de la bonne humeur", répète-t-elle. Après une descente du mont Faron samedi matin en téléphérique à ses côtés, Marine le Pen assistera à une réunion publique de la candidate dans un bar de quartier, avant un déjeuner avec les élus et têtes de liste du Var. Elle participera ensuite à une réunion de "citoyens engagés" sur le thème de la sécurité à La Valette-du-Var, où le suppléant de Laure Lavalette à l'Assemblée, Julien Argento, est candidat. La cheffe des députés RN clôturera sa journée avec une conférence de presse à La Garde, en soutien à Nicolas Salsou, ex-LR investi par le RN.

28.02.2026 à 03:59

Les Grecs manifestent leur colère trois ans après une collision ferroviaire meurtrière

FRANCE24
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Plus de 70 manifestations sont prévues à travers le pays qui sera en partie à l'arrêt. Aucun train ni ferry ne circulera. A Athènes, où un rassemblement est prévu en milieu de journée devant le Parlement, les commerçants du centre devraient baisser le rideau en hommage aux 57 morts de cet accident mais aussi en raison des risques d'échauffourées avec la police. L'an dernier, plus de 300.000 personnes avaient défilé, l'un des plus gros rassemblements en Grèce depuis les grandes manifestations anti-austérité durant la crise financière. Des violences avaient toutefois émaillé cette commémoration. L'Association des familles de victimes, qui qualifie cette collision de "crime", a appelé les Grecs à rejoindre les cortèges afin d'appuyer sa demande d'"une véritable justice". Méprisés Cet accident ferroviaire, le plus meurtrier jamais intervenu en Grèce, est "l'expression d'une politique inhumaine (...) qui engendre et dissimule des crimes", selon elle. "Au-delà de la douleur due à la perte de nos proches, il y a ce sentiment d'être bafoués, méprisés, et celui (...) que ce crime, comme les autres, sera étouffé", a confié à l'AFP Maria Karystianou, la mère d'une victime qui s'apprête à lancer un parti politique. "Nous ne voulons pas seulement demeurer un mouvement de protestation", a également expliqué cette pédiatre de 53 ans, avant d'ajouter: "Nous voulons vraiment voir des choses changer en Grèce". Le 28 février 2023, à 23H22 (21H22 GMT), dans la vallée de Tempé (centre), un train de marchandises entre en collision frontale avec un train convoyant quelque 350 personnes d'Athènes à Thessalonique (nord). Le choc est brutal. La plupart des victimes sont des étudiants de retour du week-end festif de carnaval. Et les interrogations fusent aussitôt. Comment deux trains ont-ils pu circuler sur la même voie pendant plus de 10 minutes sans qu'aucun système d'alarme ne soit déclenché? Les Grecs découvrent alors avec effroi les failles de sécurité de leur réseau ferroviaire, miné par des années de gestion indigente, et des systèmes de signalisation vétustes. Leur modernisation accuse un retard de plusieurs années malgré l'octroi de fonds européens conséquents et les alertes des syndicats. "Assassins!" Descendus dans la rue dès le lendemain de la collision, au cri d'"assassins!", les Grecs réclament des comptes à des responsables politiques accusés d'incurie, de corruption et de dissimulation des responsabilités. Contrit, le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis, tout en imputant l'accident à "des erreurs humaines fatales", admet en 2025 "des défaillances chroniques de l'Etat". Confortablement réélu quatre mois après la catastrophe, le dirigeant conservateur a dû néanmoins affronter deux motions de censure en lien avec cette affaire. La cheffe du Parquet européen, Laura Kövesi, a assuré que cette collision aurait pu être évitée si le système de signalisation avait été modernisé dans les temps avec les fonds de l'UE. Ce scandale s'est par la suite doublé d'un fiasco judiciaire. Deux anciens membres du gouvernement Mitsotakis font l'objet d'une procédure, mais aucun n'a encore comparu devant un tribunal. L'absence de comparution alimente la rancœur dans un pays où la défiance envers les politiques est grande. Des preuves précieuses ont par ailleurs été perdues quand, quelques jours seulement après la collision, le site a été rasé au bulldozer. Plusieurs parents de victimes ont également réclamé que des expertises soient menées afin de déterminer si leurs enfants ont été tués par la collision ou par l'incendie qui s'est déclenché par la suite. Une quarantaine de personnes, dont le chef de gare en poste ce soir-là, doivent être jugés à partir du 23 mars. Avant les commémorations de samedi, les noms des 57 victimes ont de nouveau été peintes en rouge sur l'esplanade du Parlement, face à la place Syntagma. C'est sur ces mêmes lieux à Athènes que le père d'une victime avait observé une grève de la faim pendant plus d'un mois l'an dernier.

28.02.2026 à 03:53

Corée du Nord: la fille de Kim Jong Un photographiée en train de tirer au fusil

FRANCE24
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Kim Ju Ae, dont on ignore l'âge exact, est considérée comme la prochaine dans l'ordre de succession familiale par les experts du pays, après une série de récentes apparitions auprès de son père très médiatisées, notamment mercredi au défilé militaire marquant la fin du congrès du Parti des travailleurs au pouvoir. La famille Kim dirige la Corée du Nord d'une main de fer depuis des décennies, et un culte de la personnalité centré sur leur lignée domine la vie quotidienne dans ce pays isolé. Sur la photo, publiée par l'agence officielle nord-coréenne KCNA, Ju Ae apparaît en train de tirer au fusil de précision dans un stand de tir en plein air, regardant à travers le viseur, le doigt sur la gâchette, de la fumée s'échappant du canon. Elle est vêtue d'une veste en cuir, un vêtement souvent porté par elle-même et son père lors d'événements politiques majeurs, et qui selon certains experts symbolisent l'autorité et la légitimité. Kim Jong Un, 42 ans, a offert de nouveaux fusils de précision à des hauts responsables du parti et de l'armée, a rapporté KCNA sans mentionner Ju Ae, décrivant ce geste comme une marque d'appréciation et de "confiance absolue". M. Kim s'est ensuite rendu avec les responsables dans un stand de tir, où il lui aussi a tiré au fusil et pris une photo de groupe, a indiqué la même source. L'agence de renseignement sud-coréenne a déclaré mi-février que Pyongyang semblait avoir entamé le processus visant à désigner Ju Ae comme successeur du dirigeant Kim. En soulignant la capacité de Ju Ae à manier et à tirer avec une arme, les photos "suggèrent qu'elle reçoit effectivement une formation en vue de devenir le successeur", a déclaré à l'AFP Yang Moo-jin, ancien président de l'Université des études nord-coréennes à Séoul. L'agence KCNA a également annoncé samedi que la puissante sœur de Kim Jong Un, Kim Yo Jong, dirigerait le département des affaires générales du parti, un rôle que les analystes décrivent comme similaire à celui de secrétaire général du parti.

28.02.2026 à 03:51

Bolivie: un avion militaire s'écrase à l'atterrissage et fauche des véhicules, au moins 15 morts

FRANCE24
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"Entre 15 et 16 personnes (décédées) ont été dénombrées", a déclaré à la presse, sur les lieux de l'accident, le colonel Pavel Tovar. Au moins 20 blessés ont été dénombrés et les hôpitaux d'El Alto ont lancé une campagne urgente de don de sang. L'autorité de navigation aérienne et des aéroports boliviens (NAABOL), a indiqué dans un communiqué qu'un "aéronef de la Force aérienne bolivienne C-130", en provenance de la ville de Santa Cruz (est), a provoqué un accident à l'"aéroport international d'El Alto" dont les opérations ont été suspendues temporairement. "Il tombait une forte grêle et il y avait des éclairs", a raconté à l'AFP Cristina Choque, une vendeuse de 60 ans, affirmant que sa voiture avait été percutée par un pneu de l'appareil et que sa fille a une blessure à la tête. L'avion, en provenance de Santa Cruz (est) transportait des billets émis par la Banque centrale qui se sont éparpillés au sol, obligeant la police à intervenir avec des gaz lacrymogènes pour écarter la foule qui tentait d'en récupérer, selon des images de télévision. "L'argent transporté dans l'aéronef accidenté ne porte ni numérotation ni série officielle et est, par conséquent, dépourvu de valeur légale et d'un quelconque pouvoir d'achat. Sa collecte, sa possession ou son utilisation constituent une infraction", a indiqué le ministère de la Défense dans un communiqué. Le parquet de La Paz a par ailleurs dénoncé des pillages de commerces dans la zone par des personnes profitant du chaos ambiant et "il y a eu 12 interpellations", a déclaré le procureur Luis Carlos Torres à la presse.
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