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12.06.2026 à 07:22

FRANCE 24
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La Corée du Sud s'est imposée face à la République tchèque 2 à 1, jeudi au stade Akron de Guadalajara, lors du deuxième match du Mondial 2026, qui se déroule jusqu'au 19 juillet aux États-Unis, au Canada et au Mexique.
La Corée du Sud s'est imposée face à la République tchèque 2 à 1, jeudi au stade Akron de Guadalajara, lors du deuxième match du Mondial 2026, qui se déroule jusqu'au 19 juillet aux États-Unis, au Canada et au Mexique.

12.06.2026 à 07:11

FRANCE24
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L'ancien chef de l'Etat de 65 ans avait déjà été condamné à la prison à vie en février pour "insurrection", pour avoir tenté d'imposer la loi martiale et envoyé l'armée au Parlement pour le museler. Il a aussi été condamné à cinq ans d'emprisonnement en janvier dans un autre volet de l'affaire, peine alourdie ensuite à sept ans de prison en appel en avril pour entrave à la justice. Par ailleurs, la justice reprochait à M. Yoon d'avoir ordonné l'envoi de drones militaires chargés de tracts de propagande au-dessus de Pyongyang en octobre 2024, ce qui avait fait monter les tensions entre les deux pays. Yoon Suk Yeol a été "condamné à 30 ans de prison" pour ces faits, a déclaré vendredi à l'AFP un porte-parole d'un tribunal de Séoul. M. Yoon est condamné pour avoir cherché à déclencher un incident armé qui aurait servi de prétexte pour imposer la loi martiale, l'initiative ayant pour but de "provoquer une crise de sécurité nationale", précisent les juges dans une déclaration distincte. Il "entendait créer la base juridique et la justification nécessaires à la déclaration de la loi martiale, en poussant la Corée du Nord à commettre des actes armés ou équivalents contre l'armée ou la population sud-coréenne", ajoutent-ils. Selon eux, l'opération mobilisait "des capacités militaires à des fins privées" sans "aucun rapport avec la sécurité nationale ou la défense du territoire", M. Yoon ayant "estimé qu'il pouvait utiliser arbitrairement ses pouvoirs à des fins de gain politique personnel". Les procureurs, qui avaient requis 30 ans d'emprisonnement, avaient également soutenu que l'opération avait entraîné la fuite d'informations confidentielles, les drones s'étant écrasés en territoire nord-coréen. "Forces anti-Etat" Contre toute attente, la Corée du Nord avait réagi avec mesure, se contentant d'avertir qu'elle riposterait en cas de nouvel envoi de drones. Cela n'avait pas empêché M. Yoon de tenter son coup de force deux mois plus tard, en le justifiant par de vagues menaces représentées, selon lui, par des "forces anti-Etat" à la solde de la Corée du Nord, et par le fait que le Parlement, dominé par l'opposition, refusait d'adopter son budget. Un nombre suffisant de députés avait toutefois réussi à se faufiler dans le Parlement cerné par les soldats et à voter une résolution contre la loi martiale, obligeant M. Yoon à faire marche arrière. L'épisode avait déclenché une profonde crise politique. Yoon Suk Yeol, destitué en avril 2025 et actuellement incarcéré, a fait appel de sa condamnation à perpétuité en affirmant avoir agi "pour le seul bien de la nation". Ses avocats ont rejeté les accusations concernant l'envoi de drones, affirmant qu'il n'y avait eu "aucun ordre préalable ni aucune approbation a posteriori" de leur client, et évoqué un "acte légitime d'autodéfense" après l'envoi par la Corée du Nord de ballons plein de déchets vers le Sud. Ils ont dénoncé un "roman spéculatif et mensonger". "Sage décision" Les vols de drones restent un point de tension dans les relations entre les deux Etats, toujours techniquement en guerre. L'actuel président sud-coréen Lee Jae Myung a ainsi "exprimé ses regrets" plus tôt cette année après qu'une enquête a révélé l'implication de responsables gouvernementaux dans l'envoi de drones civils au Nord en janvier. Pyongyang avait notamment annoncé avoir abattu un drone équipé de "matériel de surveillance" près de la ville nord-coréenne de Kaesong, à quelques kilomètres de la frontière intercoréenne, et promis une réponse "terrible" en cas de nouvelle incursion. Les espoirs d'accalmie se sont estompés après que Pyongyang, diplomatiquement isolé, a recommencé à désigner le Sud comme son ennemi "le plus hostile".
Texte intégral (637 mots)
L'ancien chef de l'Etat de 65 ans avait déjà été condamné à la prison à vie en février pour "insurrection", pour avoir tenté d'imposer la loi martiale et envoyé l'armée au Parlement pour le museler. Il a aussi été condamné à cinq ans d'emprisonnement en janvier dans un autre volet de l'affaire, peine alourdie ensuite à sept ans de prison en appel en avril pour entrave à la justice. Par ailleurs, la justice reprochait à M. Yoon d'avoir ordonné l'envoi de drones militaires chargés de tracts de propagande au-dessus de Pyongyang en octobre 2024, ce qui avait fait monter les tensions entre les deux pays. Yoon Suk Yeol a été "condamné à 30 ans de prison" pour ces faits, a déclaré vendredi à l'AFP un porte-parole d'un tribunal de Séoul. M. Yoon est condamné pour avoir cherché à déclencher un incident armé qui aurait servi de prétexte pour imposer la loi martiale, l'initiative ayant pour but de "provoquer une crise de sécurité nationale", précisent les juges dans une déclaration distincte. Il "entendait créer la base juridique et la justification nécessaires à la déclaration de la loi martiale, en poussant la Corée du Nord à commettre des actes armés ou équivalents contre l'armée ou la population sud-coréenne", ajoutent-ils. Selon eux, l'opération mobilisait "des capacités militaires à des fins privées" sans "aucun rapport avec la sécurité nationale ou la défense du territoire", M. Yoon ayant "estimé qu'il pouvait utiliser arbitrairement ses pouvoirs à des fins de gain politique personnel". Les procureurs, qui avaient requis 30 ans d'emprisonnement, avaient également soutenu que l'opération avait entraîné la fuite d'informations confidentielles, les drones s'étant écrasés en territoire nord-coréen. "Forces anti-Etat" Contre toute attente, la Corée du Nord avait réagi avec mesure, se contentant d'avertir qu'elle riposterait en cas de nouvel envoi de drones. Cela n'avait pas empêché M. Yoon de tenter son coup de force deux mois plus tard, en le justifiant par de vagues menaces représentées, selon lui, par des "forces anti-Etat" à la solde de la Corée du Nord, et par le fait que le Parlement, dominé par l'opposition, refusait d'adopter son budget. Un nombre suffisant de députés avait toutefois réussi à se faufiler dans le Parlement cerné par les soldats et à voter une résolution contre la loi martiale, obligeant M. Yoon à faire marche arrière. L'épisode avait déclenché une profonde crise politique. Yoon Suk Yeol, destitué en avril 2025 et actuellement incarcéré, a fait appel de sa condamnation à perpétuité en affirmant avoir agi "pour le seul bien de la nation". Ses avocats ont rejeté les accusations concernant l'envoi de drones, affirmant qu'il n'y avait eu "aucun ordre préalable ni aucune approbation a posteriori" de leur client, et évoqué un "acte légitime d'autodéfense" après l'envoi par la Corée du Nord de ballons plein de déchets vers le Sud. Ils ont dénoncé un "roman spéculatif et mensonger". "Sage décision" Les vols de drones restent un point de tension dans les relations entre les deux Etats, toujours techniquement en guerre. L'actuel président sud-coréen Lee Jae Myung a ainsi "exprimé ses regrets" plus tôt cette année après qu'une enquête a révélé l'implication de responsables gouvernementaux dans l'envoi de drones civils au Nord en janvier. Pyongyang avait notamment annoncé avoir abattu un drone équipé de "matériel de surveillance" près de la ville nord-coréenne de Kaesong, à quelques kilomètres de la frontière intercoréenne, et promis une réponse "terrible" en cas de nouvelle incursion. Les espoirs d'accalmie se sont estompés après que Pyongyang, diplomatiquement isolé, a recommencé à désigner le Sud comme son ennemi "le plus hostile".

12.06.2026 à 06:31

FRANCE24
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Alors que la Coupe du monde a débuté jeudi au Mexique, ce pêcheur de 54 ans, originaire d'un petit village de Polewali Mandar (Sulawesi occidental), va soutenir l'Argentine, championne du monde en titre, dont il est un fervent supporter depuis les années 80. "J'aime l'équipe d'Argentine depuis l'époque de Maradona, et maintenant nous avons Messi", confie Muhammad à l'AFP. Dans cet archipel indonésien passionné de football, Muhammad affiche une passion débordante: en plus de sa maison, les galets de sa cour, mais aussi la clôture, sont peints aux couleurs blanc et bleu ciel de l'Argentine. Des posters de Messi et le maillot de l'équipe d'Argentine ornent tous les recoins de son domicile, pourtant situé à 15.000 km de Buenos Aires. Une autre réplique géante du trophée doré, bien plus imposante que celle qu'il tient à la main, trône en bonne place dans la cour de sa maison, attirant des visiteurs venus des villages voisins. Pour le match d'ouverture du Mondial disputé au Mexique, Canada et Etats-Unis, le Mexique a battu l'Afrique du Sud (2-0) jeudi au stade Azteca de Mexico. L'Argentine fera son entrée dans la compétition le 17 juin face à l'Algérie à Kansas City (Groupe J), avant de croiser l'Autriche puis la Jordanie. Messi, souffrant un temps de "fatigue musculaire", sera bien présent. Il a rejoué mardi et a marqué sur penalty lors de la victoire contre l'Islande (3-0), pour l'ultime match de préparation. Petit-fils baptisé Muhammad Messi L'amour de Muhammad pour Messi est profond et partagé par les membres de sa famille: son petit-fils de trois ans a ainsi été baptisé Muhammad Messi. Le garçon est né le jour où l'Argentine a battu le Mexique (2-0) lors de la phase de groupes de la Coupe du monde 2022. Cette année-là, Muhammad avait fait le buzz en Indonésie pour avoir parcouru à pied les six kilomètres séparant son domicile de celui de son petit-fils nouveau-né, honorant ainsi une promesse qu'il avait conditionnée à la victoire finale de l'Argentine. Cette année, Muhammad prévoit de regarder tous les matchs de l'Argentine lors de ce qui sera probablement la dernière Coupe du monde de l'ex-star de Barcelone, avec un dernier rêve pour son idole: "J'espère que Messi pourra être à nouveau champion du monde". Eliminée cette année au 4e tour qualificatif, l'Indonésie tentait de participer au tournoi mondial pour la première fois depuis 1938, quand elle avait pris part à la Coupe du monde en France, sous l'appellation d'Indes orientales néerlandaises.
Lire plus (431 mots)
Alors que la Coupe du monde a débuté jeudi au Mexique, ce pêcheur de 54 ans, originaire d'un petit village de Polewali Mandar (Sulawesi occidental), va soutenir l'Argentine, championne du monde en titre, dont il est un fervent supporter depuis les années 80. "J'aime l'équipe d'Argentine depuis l'époque de Maradona, et maintenant nous avons Messi", confie Muhammad à l'AFP. Dans cet archipel indonésien passionné de football, Muhammad affiche une passion débordante: en plus de sa maison, les galets de sa cour, mais aussi la clôture, sont peints aux couleurs blanc et bleu ciel de l'Argentine. Des posters de Messi et le maillot de l'équipe d'Argentine ornent tous les recoins de son domicile, pourtant situé à 15.000 km de Buenos Aires. Une autre réplique géante du trophée doré, bien plus imposante que celle qu'il tient à la main, trône en bonne place dans la cour de sa maison, attirant des visiteurs venus des villages voisins. Pour le match d'ouverture du Mondial disputé au Mexique, Canada et Etats-Unis, le Mexique a battu l'Afrique du Sud (2-0) jeudi au stade Azteca de Mexico. L'Argentine fera son entrée dans la compétition le 17 juin face à l'Algérie à Kansas City (Groupe J), avant de croiser l'Autriche puis la Jordanie. Messi, souffrant un temps de "fatigue musculaire", sera bien présent. Il a rejoué mardi et a marqué sur penalty lors de la victoire contre l'Islande (3-0), pour l'ultime match de préparation. Petit-fils baptisé Muhammad Messi L'amour de Muhammad pour Messi est profond et partagé par les membres de sa famille: son petit-fils de trois ans a ainsi été baptisé Muhammad Messi. Le garçon est né le jour où l'Argentine a battu le Mexique (2-0) lors de la phase de groupes de la Coupe du monde 2022. Cette année-là, Muhammad avait fait le buzz en Indonésie pour avoir parcouru à pied les six kilomètres séparant son domicile de celui de son petit-fils nouveau-né, honorant ainsi une promesse qu'il avait conditionnée à la victoire finale de l'Argentine. Cette année, Muhammad prévoit de regarder tous les matchs de l'Argentine lors de ce qui sera probablement la dernière Coupe du monde de l'ex-star de Barcelone, avec un dernier rêve pour son idole: "J'espère que Messi pourra être à nouveau champion du monde". Eliminée cette année au 4e tour qualificatif, l'Indonésie tentait de participer au tournoi mondial pour la première fois depuis 1938, quand elle avait pris part à la Coupe du monde en France, sous l'appellation d'Indes orientales néerlandaises.

12.06.2026 à 05:59

FRANCE24
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Donald Trump a annulé jeudi des frappes américaines qu'il avait menacé de lancer dans la soirée contre l'Iran, assurant qu'un terrain d'entente avait été trouvé. "Nous venons de trouver un très bon accord pour mettre fin à la guerre avec l'Iran et, une fois les documents finalisés, ce qui devrait être fait dans les prochains jours, nous aurons probablement une signature, peut-être en Europe", a déclaré le président américain depuis le Bureau ovale. La diplomatie iranienne a toutefois assuré peu après que Téhéran n'avait pas encore décidé de signer. "Jusqu'à présent, l'Iran n'a pas encore abouti à une conclusion définitive concernant l'accord", a déclaré le porte-parole Esmaeil Baqaei aux médias d'Etat iraniens. Mais il n'a donné aucun détail sur le contenu de ce compromis, si ce n'est qu'il assurait une réouverture immédiate du détroit d'Ormuz après la signature, et l'impossibilité pour l'Iran de se doter de l'arme nucléaire. Selon un message sur X du bureau du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, Donald Trump avait promis que tout accord final inclurait "l'élimination de l'uranium enrichi" de Téhéran. Cet espoir de résolution du conflit a fait baisser les cours du pétrole, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, référence du marché mondial, s'affichant à 89,12 dollars vers 3H50 GMT, contre 93,65 dollars vers 16H00 GMT la veille. Rassérénés, les marchés asiatiques progressent aussi vendredi matin, l'indice Nikkei à Tokyo grimpant de plus de 3%, et le Kospi à Séoul bondissant de plus de 8%. Terminal pétrolier menacé Jeudi, Donald Trump avait promis de frapper "très fort" l'Iran dans la soirée, menaçant notamment de "prendre l'île de Kharg", son principal terminal pétrolier. Mais "prenant acte du fait que les discussions avec la République islamique d'Iran ont été vues et approuvées par les plus hautes autorités iraniennes", il a annoncé plus tard avoir "annulé les frappes et les bombardements qui étaient prévus contre l'Iran", sur son réseau Truth Social. Mardi, Donald Trump avait déjà promis un accord imminent avec l'Iran, pour la 38e fois depuis le début du conflit, selon un décompte de CNN. L'Egypte a appelé Washington et Téhéran à saisir "l'opportunité" d'un accord pour mettre fin à la guerre, après l'annulation des frappes sur l'Iran, dans un communiqué publié tard jeudi. L'armée américaine a indiqué avoir ciblé dans la nuit de mercredi à jeudi "des installations de surveillance militaire, des systèmes de communication et des sites de défense aérienne iraniens à travers tout le pays". L'Iran a riposté en tirant une vingtaine de missiles vers une base américaine à Azraq en Jordanie - tous interceptés - et a à nouveau ciblé les monarchies du Golfe avec des drones. A Bahreïn, une enfant a été blessée par des débris. Ormuz fermé Le détroit d'Ormuz, par lequel passait avant la guerre un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde, a concentré les tensions: l'autorité maritime iranienne a annoncé le fermer totalement "jusqu'à nouvel ordre", alors que le passage d'une vingtaine de navires par jour était jusque-là autorisé. L'Iran le verrouille depuis le début du conflit le 28 février, les Etats-Unis imposant en retour un blocus des ports iraniens. Le conflit avait repris dimanche quand l'Iran a lancé des missiles sur Israël, pour la première fois depuis le début de la fragile trêve, en représailles à des frappes israéliennes sur Beyrouth. Téhéran, parrain du Hezbollah libanais, insiste pour que tout accord pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient inclue le Liban, dont Washington voudrait traiter le sort à part. Israël avait riposté aux missiles iraniens, avant que les deux ennemis n'annoncent suspendre les hostilités, comme réclamé par Donald Trump. Dix membres du personnel d'un hôpital de la ville de Tyr, dans le sud du Liban, ont été blessés dans un bombardement israélien jeudi, a indiqué à l'AFP le directeur de l'établissement. Le Liban a été entraîné dans la guerre le 2 mars, quand le Hezbollah a visé le territoire israélien en soutien à l'Iran. Depuis, Israël pilonne le pays voisin, disant vouloir "éliminer" le mouvement chiite. Les opérations israéliennes ont tué plus de 3.700 personnes, principalement dans le sud du pays où son armée occupe désormais une partie du territoire.
Texte intégral (758 mots)
Donald Trump a annulé jeudi des frappes américaines qu'il avait menacé de lancer dans la soirée contre l'Iran, assurant qu'un terrain d'entente avait été trouvé. "Nous venons de trouver un très bon accord pour mettre fin à la guerre avec l'Iran et, une fois les documents finalisés, ce qui devrait être fait dans les prochains jours, nous aurons probablement une signature, peut-être en Europe", a déclaré le président américain depuis le Bureau ovale. La diplomatie iranienne a toutefois assuré peu après que Téhéran n'avait pas encore décidé de signer. "Jusqu'à présent, l'Iran n'a pas encore abouti à une conclusion définitive concernant l'accord", a déclaré le porte-parole Esmaeil Baqaei aux médias d'Etat iraniens. Mais il n'a donné aucun détail sur le contenu de ce compromis, si ce n'est qu'il assurait une réouverture immédiate du détroit d'Ormuz après la signature, et l'impossibilité pour l'Iran de se doter de l'arme nucléaire. Selon un message sur X du bureau du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, Donald Trump avait promis que tout accord final inclurait "l'élimination de l'uranium enrichi" de Téhéran. Cet espoir de résolution du conflit a fait baisser les cours du pétrole, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, référence du marché mondial, s'affichant à 89,12 dollars vers 3H50 GMT, contre 93,65 dollars vers 16H00 GMT la veille. Rassérénés, les marchés asiatiques progressent aussi vendredi matin, l'indice Nikkei à Tokyo grimpant de plus de 3%, et le Kospi à Séoul bondissant de plus de 8%. Terminal pétrolier menacé Jeudi, Donald Trump avait promis de frapper "très fort" l'Iran dans la soirée, menaçant notamment de "prendre l'île de Kharg", son principal terminal pétrolier. Mais "prenant acte du fait que les discussions avec la République islamique d'Iran ont été vues et approuvées par les plus hautes autorités iraniennes", il a annoncé plus tard avoir "annulé les frappes et les bombardements qui étaient prévus contre l'Iran", sur son réseau Truth Social. Mardi, Donald Trump avait déjà promis un accord imminent avec l'Iran, pour la 38e fois depuis le début du conflit, selon un décompte de CNN. L'Egypte a appelé Washington et Téhéran à saisir "l'opportunité" d'un accord pour mettre fin à la guerre, après l'annulation des frappes sur l'Iran, dans un communiqué publié tard jeudi. L'armée américaine a indiqué avoir ciblé dans la nuit de mercredi à jeudi "des installations de surveillance militaire, des systèmes de communication et des sites de défense aérienne iraniens à travers tout le pays". L'Iran a riposté en tirant une vingtaine de missiles vers une base américaine à Azraq en Jordanie - tous interceptés - et a à nouveau ciblé les monarchies du Golfe avec des drones. A Bahreïn, une enfant a été blessée par des débris. Ormuz fermé Le détroit d'Ormuz, par lequel passait avant la guerre un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde, a concentré les tensions: l'autorité maritime iranienne a annoncé le fermer totalement "jusqu'à nouvel ordre", alors que le passage d'une vingtaine de navires par jour était jusque-là autorisé. L'Iran le verrouille depuis le début du conflit le 28 février, les Etats-Unis imposant en retour un blocus des ports iraniens. Le conflit avait repris dimanche quand l'Iran a lancé des missiles sur Israël, pour la première fois depuis le début de la fragile trêve, en représailles à des frappes israéliennes sur Beyrouth. Téhéran, parrain du Hezbollah libanais, insiste pour que tout accord pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient inclue le Liban, dont Washington voudrait traiter le sort à part. Israël avait riposté aux missiles iraniens, avant que les deux ennemis n'annoncent suspendre les hostilités, comme réclamé par Donald Trump. Dix membres du personnel d'un hôpital de la ville de Tyr, dans le sud du Liban, ont été blessés dans un bombardement israélien jeudi, a indiqué à l'AFP le directeur de l'établissement. Le Liban a été entraîné dans la guerre le 2 mars, quand le Hezbollah a visé le territoire israélien en soutien à l'Iran. Depuis, Israël pilonne le pays voisin, disant vouloir "éliminer" le mouvement chiite. Les opérations israéliennes ont tué plus de 3.700 personnes, principalement dans le sud du pays où son armée occupe désormais une partie du territoire.

12.06.2026 à 05:20

FRANCE 24
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Yoon Suk-yeol, ancien président de la Corée du Sud destitué en avril 2025, a écopé vendredi d'une nouvelle peine de prison, cette fois pour avoir envoyé des drones militaires en Corée du Nord en 2024. Selon les procureurs, il cherchait à créer un prétexte pour déclencher la loi martiale.
Texte intégral (758 mots)
Yoon Suk-yeol, ancien président de la Corée du Sud destitué en avril 2025, a écopé vendredi d'une nouvelle peine de prison, cette fois pour avoir envoyé des drones militaires en Corée du Nord en 2024. Selon les procureurs, il cherchait à créer un prétexte pour déclencher la loi martiale.
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