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28.08.2026 à 02:31

FRANCE 24
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Plus d'une centaine d’entreprises, dont OpenAI, Anthropic et Google, ont appelé jeudi gouvernements et entreprises à renforcer d'urgence la protection des infrastructures essentielles, face à des cyberattaques dopées par l’intelligence artificielle qu'elles prévoient "beaucoup plus répandues et sophistiquées" dans les prochains mois.
Plus d'une centaine d’entreprises, dont OpenAI, Anthropic et Google, ont appelé jeudi gouvernements et entreprises à renforcer d'urgence la protection des infrastructures essentielles, face à des cyberattaques dopées par l’intelligence artificielle qu'elles prévoient "beaucoup plus répandues et sophistiquées" dans les prochains mois.

28.08.2026 à 02:01

FRANCE24
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Lors de sa dernière actualisation, début mars, l'agence de notation saluait la solidité de l'économie française et de ses institutions, tout en pointant une dette publique élevée et un contexte politique limitant les possibilités d'assainir les finances publiques. Fitch attribue pour l'heure la note A+ à la France, soit une dette de "qualité moyenne supérieure". Cette note est assortie d'une perspective stable, ce qui signifie qu'il est peu probable - mais pas impossible - que l'agence de notation la modifie à moyen terme. A l'époque, Fitch misait sur un déficit public de 4,9% pour 2026, un chiffre proche de l'objectif du gouvernement, de 5%. Mais depuis, le ministre de l'Economie Roland Lescure a lui-même admis que cette cible serait "difficile à atteindre". En avril puis en juillet, le gouvernement a révisé à la baisse sa prévision de croissance, à 0,9%, puis 0,7%, contre 1% attendu précédemment. "Les dernières nouvelles ont été mauvaises, avec la guerre en Iran, la hausse du pétrole, qui ont affaibli la croissance", confirme l'économiste Sylvain Bersinger, fondateur du cabinet Bersingéco. Un constat qui fait dire à Eric Dor, directeur des études économiques à l'Ieseg que "si Fitch souhaite dégrader la note de la France, elle a des arguments pour le faire". "A tout le moins, Fitch pourrait abaisser la perspective, afin de donner une chance au gouvernement. Ce serait une manière de lui donner du temps", poursuit Eric Dor. Autre difficulté pour le gouvernement: les taux d'emprunt de l'Etat français, au plus haut depuis près de 20 ans, qui pèsent mécaniquement sur le coût de la dette. La présidentielle en ligne de mire "C'est un vrai sujet, et c'est certainement un facteur plus problématique que la guerre en Iran, qui est davantage conjoncturel", souligne Sylvain Bersinger. A un peu plus d'un mois de la présentation du dernier projet de budget du quinquennat, qu'il devra faire passer malgré l'absence de majorité au Parlement, le Premier ministre Sébastien Lecornu n'a pas encore fixé d'objectif de déficit pour 2027. Pour Sylvain Bersinger, ce budget n'aura pas une grande incidence sur le long terme, contrairement à l'élection présidentielle de 2027. "La question centrale, quand on évalue la dette, c'est la projection de long terme. Et tout le sujet, c'est de savoir ce qu'il sortira de l'élection présidentielle" affirme l'économiste. Or la dette publique, qui atteignait 117,5% du produit intérieur brut fin mars, selon l'Insee, alimente les débats politiques. Récemment, Jean-Luc Mélenchon a affirmé vouloir annuler une partie de la dette française, suscitant l'ire des candidats de la droite et du centre. Les deux autres grandes agences de notation doivent se prononcer sur la note française dans les mois qui viennent : Moody's le 23 octobre puis S&P Global Ratings le 27 novembre. Cette dernière a abaissé la note française à A+ à l'automne dernier, avec, comme Fitch, une perspective stable. Moody's classe toujours la dette française Aa3, c'est-à-dire en bas de la catégorie "qualité haute ou bonne".
Texte intégral (514 mots)
Lors de sa dernière actualisation, début mars, l'agence de notation saluait la solidité de l'économie française et de ses institutions, tout en pointant une dette publique élevée et un contexte politique limitant les possibilités d'assainir les finances publiques. Fitch attribue pour l'heure la note A+ à la France, soit une dette de "qualité moyenne supérieure". Cette note est assortie d'une perspective stable, ce qui signifie qu'il est peu probable - mais pas impossible - que l'agence de notation la modifie à moyen terme. A l'époque, Fitch misait sur un déficit public de 4,9% pour 2026, un chiffre proche de l'objectif du gouvernement, de 5%. Mais depuis, le ministre de l'Economie Roland Lescure a lui-même admis que cette cible serait "difficile à atteindre". En avril puis en juillet, le gouvernement a révisé à la baisse sa prévision de croissance, à 0,9%, puis 0,7%, contre 1% attendu précédemment. "Les dernières nouvelles ont été mauvaises, avec la guerre en Iran, la hausse du pétrole, qui ont affaibli la croissance", confirme l'économiste Sylvain Bersinger, fondateur du cabinet Bersingéco. Un constat qui fait dire à Eric Dor, directeur des études économiques à l'Ieseg que "si Fitch souhaite dégrader la note de la France, elle a des arguments pour le faire". "A tout le moins, Fitch pourrait abaisser la perspective, afin de donner une chance au gouvernement. Ce serait une manière de lui donner du temps", poursuit Eric Dor. Autre difficulté pour le gouvernement: les taux d'emprunt de l'Etat français, au plus haut depuis près de 20 ans, qui pèsent mécaniquement sur le coût de la dette. La présidentielle en ligne de mire "C'est un vrai sujet, et c'est certainement un facteur plus problématique que la guerre en Iran, qui est davantage conjoncturel", souligne Sylvain Bersinger. A un peu plus d'un mois de la présentation du dernier projet de budget du quinquennat, qu'il devra faire passer malgré l'absence de majorité au Parlement, le Premier ministre Sébastien Lecornu n'a pas encore fixé d'objectif de déficit pour 2027. Pour Sylvain Bersinger, ce budget n'aura pas une grande incidence sur le long terme, contrairement à l'élection présidentielle de 2027. "La question centrale, quand on évalue la dette, c'est la projection de long terme. Et tout le sujet, c'est de savoir ce qu'il sortira de l'élection présidentielle" affirme l'économiste. Or la dette publique, qui atteignait 117,5% du produit intérieur brut fin mars, selon l'Insee, alimente les débats politiques. Récemment, Jean-Luc Mélenchon a affirmé vouloir annuler une partie de la dette française, suscitant l'ire des candidats de la droite et du centre. Les deux autres grandes agences de notation doivent se prononcer sur la note française dans les mois qui viennent : Moody's le 23 octobre puis S&P Global Ratings le 27 novembre. Cette dernière a abaissé la note française à A+ à l'automne dernier, avec, comme Fitch, une perspective stable. Moody's classe toujours la dette française Aa3, c'est-à-dire en bas de la catégorie "qualité haute ou bonne".

28.08.2026 à 01:57

FRANCE24
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Tous les candidats déjà déclarés à la primaire, prévue les 9-10 et 16-17 octobre, se croiseront à Blois pour faire campagne et capter l'attention médiatique, à huit mois d'une présidentielle dominée dans les sondages à gauche par Jean-Luc Mélenchon. Outre Raphaël Glucksmann, qui sera sur place vendredi après-midi et samedi, sont attendus les députés Philippe Brun et Jérôme Guedj, ainsi que l'ex-candidate à la présidentielle Ségolène Royal. D'autres prétendants socialistes à l'Elysée, -mais sans passer par une primaire- seront également présents, comme le maire de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) Karim Bouamrane, et surtout l'ancien président François Hollande, annoncé vendredi en fin de journée. Celui qui ne s'est pas encore déclaré officiellement et sort un livre le 3 septembre explique dans Le Point qu'il se présentera si à la fin de l'année "la situation l'exige", et qu'il a "la conviction (...) qu'un rassemblement est possible" sous sa bannière. En clair, si Raphaël Glucksmann, actuellement en tête de l'arc social-démocrate avec des intentions de vote comprises entre 11% à 18% selon les configurations, dévisse. Pour l'instant, l'eurodéputé, sur une ligne pro-européenne et anti-Mélenchon, a un temps d'avance, et peut se targuer, depuis qu'il a officialisé dimanche sa candidature et sa participation à la primaire, du ralliement de plusieurs socialistes, dont la présidente de la région Occitanie Carole Delga et les maires de Rouen Nicolas Mayer-Rossignol et de Montpellier Michael Delafosse. Cerise sur le gâteau, il a engrangé jeudi un soutien de poids : celui du chef des députés socialistes Boris Vallaud, qui le considère comme "le mieux placé et le mieux préparé pour mener ce combat présidentiel". Alors que le Parti socialiste vient de conclure un accord avec Place publique pour l'organisation de cette primaire, Raphaël Glucksmann, qui revendique un millier d'adhésions supplémentaires depuis dimanche, pourra tester sa popularité auprès des cadres et militants socialistes. Mais subsiste encore une inconnue : la candidature du premier secrétaire Olivier Faure. militants identitaires Ce dernier n'a pas prévu, selon ses troupes, de se déclarer au campus de Blois, réservé au "rassemblement du parti". Mais il devrait le faire prochainement -il a jusqu'au 15 septembre-, avec pour objectif de défendre sa ligne d'union de la gauche, notamment avec les Ecologistes de Marine Tondelier. Pour un de ses proches, Olivier Faure est "légitime" à présenter sa candidature. "Il y aurait un manque, s'il n'était pas candidat. Pourquoi les gens viendraient adhérer si c'est pour départager uniquement des candidats de centre gauche ?" Il ajoute qu'une partie des militants vont "se dire : l'un est socialiste, l'autre ne l'est pas. C'est identitaire un militant socialiste, surtout ceux qui sont restés dans le parti", depuis la fin du quinquennat Hollande, où les effectifs se sont effondrés. Et le même d'estimer que le match n'est "pas plié", et que tout dépendra des personnes qui viendront participer à la primaire, moyennant une cotisation de 15 euros. "Je souhaite que nous soyons débordés et surpris par le nombre de participants. Il faut que la légitimité accordée à celle ou celui qui l’emporte soit la plus massive possible", a exhorté Olivier Faure jeudi dans une interview à Libération. Reste que le premier secrétaire est jusque-là sondé autour de 4 à 5%, quand il est testé. Et Raphaël Glucksmann, qui a déjà obtenu le soutien de l'ex-candidat Ecologiste à la présidentielle Yannick Jadot, entend lui aussi attirer à lui les Verts. Mais ces derniers, échaudés par le refus de Place publique et des militants socialistes d'une primaire ouverte avec eux, semblent à ce stade plus enclins à un rapprochement avec la France insoumise ou à une candidature autonome. Des représentants écologistes, dont la cheffe des députés Cyrielle Chatelain, accueillie en star samedi dernier aux journées d'été des insoumis dans la Drôme, feront le déplacement à Blois.
Texte intégral (668 mots)
Tous les candidats déjà déclarés à la primaire, prévue les 9-10 et 16-17 octobre, se croiseront à Blois pour faire campagne et capter l'attention médiatique, à huit mois d'une présidentielle dominée dans les sondages à gauche par Jean-Luc Mélenchon. Outre Raphaël Glucksmann, qui sera sur place vendredi après-midi et samedi, sont attendus les députés Philippe Brun et Jérôme Guedj, ainsi que l'ex-candidate à la présidentielle Ségolène Royal. D'autres prétendants socialistes à l'Elysée, -mais sans passer par une primaire- seront également présents, comme le maire de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) Karim Bouamrane, et surtout l'ancien président François Hollande, annoncé vendredi en fin de journée. Celui qui ne s'est pas encore déclaré officiellement et sort un livre le 3 septembre explique dans Le Point qu'il se présentera si à la fin de l'année "la situation l'exige", et qu'il a "la conviction (...) qu'un rassemblement est possible" sous sa bannière. En clair, si Raphaël Glucksmann, actuellement en tête de l'arc social-démocrate avec des intentions de vote comprises entre 11% à 18% selon les configurations, dévisse. Pour l'instant, l'eurodéputé, sur une ligne pro-européenne et anti-Mélenchon, a un temps d'avance, et peut se targuer, depuis qu'il a officialisé dimanche sa candidature et sa participation à la primaire, du ralliement de plusieurs socialistes, dont la présidente de la région Occitanie Carole Delga et les maires de Rouen Nicolas Mayer-Rossignol et de Montpellier Michael Delafosse. Cerise sur le gâteau, il a engrangé jeudi un soutien de poids : celui du chef des députés socialistes Boris Vallaud, qui le considère comme "le mieux placé et le mieux préparé pour mener ce combat présidentiel". Alors que le Parti socialiste vient de conclure un accord avec Place publique pour l'organisation de cette primaire, Raphaël Glucksmann, qui revendique un millier d'adhésions supplémentaires depuis dimanche, pourra tester sa popularité auprès des cadres et militants socialistes. Mais subsiste encore une inconnue : la candidature du premier secrétaire Olivier Faure. militants identitaires Ce dernier n'a pas prévu, selon ses troupes, de se déclarer au campus de Blois, réservé au "rassemblement du parti". Mais il devrait le faire prochainement -il a jusqu'au 15 septembre-, avec pour objectif de défendre sa ligne d'union de la gauche, notamment avec les Ecologistes de Marine Tondelier. Pour un de ses proches, Olivier Faure est "légitime" à présenter sa candidature. "Il y aurait un manque, s'il n'était pas candidat. Pourquoi les gens viendraient adhérer si c'est pour départager uniquement des candidats de centre gauche ?" Il ajoute qu'une partie des militants vont "se dire : l'un est socialiste, l'autre ne l'est pas. C'est identitaire un militant socialiste, surtout ceux qui sont restés dans le parti", depuis la fin du quinquennat Hollande, où les effectifs se sont effondrés. Et le même d'estimer que le match n'est "pas plié", et que tout dépendra des personnes qui viendront participer à la primaire, moyennant une cotisation de 15 euros. "Je souhaite que nous soyons débordés et surpris par le nombre de participants. Il faut que la légitimité accordée à celle ou celui qui l’emporte soit la plus massive possible", a exhorté Olivier Faure jeudi dans une interview à Libération. Reste que le premier secrétaire est jusque-là sondé autour de 4 à 5%, quand il est testé. Et Raphaël Glucksmann, qui a déjà obtenu le soutien de l'ex-candidat Ecologiste à la présidentielle Yannick Jadot, entend lui aussi attirer à lui les Verts. Mais ces derniers, échaudés par le refus de Place publique et des militants socialistes d'une primaire ouverte avec eux, semblent à ce stade plus enclins à un rapprochement avec la France insoumise ou à une candidature autonome. Des représentants écologistes, dont la cheffe des députés Cyrielle Chatelain, accueillie en star samedi dernier aux journées d'été des insoumis dans la Drôme, feront le déplacement à Blois.

28.08.2026 à 01:35

FRANCE24
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L'augmentation des températures due au changement climatique favorise, selon les experts, l'arrivée d'espèces invasives en Antarctique. D'après les Nations unies, la péninsule est l'une des régions qui s'est le plus réchauffée au cours du dernier demi-siècle, avec une hausse de près de 3°C. Une expédition de l'institut de recherche chilien Centro Internacional Cabo de Hornos a observé, lors du dernier été austral, entre décembre et mars, des colonies de mouches de l'espèce Trichocera maculipennis dans des cavernes, près de zones de nidification de manchots. Au cours des cinq dernières années, la présence de l'insecte avait déjà été signalée dans les égouts de bases scientifiques et militaires de l'Antarctique. Mais désormais, ces mouches "accomplissent leur cycle de vie dans un environnement naturel", explique le biologiste Hugo Benitez, qui dirige ces recherches. Selon lui, l'insecte aurait été introduit en Antarctique par des navires touristiques, scientifiques ou militaires. "Le changement climatique augmente les chances (...) d'offrir un environnement plus propice à des espèces qui ne vivaient pas dans cet endroit", ajoute l'expert, dont les observations font partie d'une étude qui n'a pas encore été publiée. Le biologiste, qui étudie les espèces invasives depuis une décennie, avait déjà montré, dans une étude publiée en 2025 dans la revue scientifique Zoologischer Anzeiger, que cette mouche était en train de s'adapter à l'Antarctique. L'étude menée sur 294 spécimens, collectés dans quatre stations de l'Antarctique, a mis en évidence une diminution de la taille des ailes au fil du temps et des variations de leur forme. Selon le scientifique, la présence de larves dans le sol provoque une hausse imperceptible de la température, ce qui peut engendrer "une déstabilisation écosystémique de l'environnement". "Les écosystèmes terrestres antarctiques comptent peu d'espèces (...). L'arrivée d'une espèce supplémentaire (...) pourrait avoir un impact assez significatif et, à ce titre, constitue un sujet de grande préoccupation", commente auprès de l'AFP Arlie McCarthy, chercheuse à l'Institut Helmholtz de biodiversité marine fonctionnelle au Danemark, non impliquée dans cette recherche.
Lire plus (360 mots)
L'augmentation des températures due au changement climatique favorise, selon les experts, l'arrivée d'espèces invasives en Antarctique. D'après les Nations unies, la péninsule est l'une des régions qui s'est le plus réchauffée au cours du dernier demi-siècle, avec une hausse de près de 3°C. Une expédition de l'institut de recherche chilien Centro Internacional Cabo de Hornos a observé, lors du dernier été austral, entre décembre et mars, des colonies de mouches de l'espèce Trichocera maculipennis dans des cavernes, près de zones de nidification de manchots. Au cours des cinq dernières années, la présence de l'insecte avait déjà été signalée dans les égouts de bases scientifiques et militaires de l'Antarctique. Mais désormais, ces mouches "accomplissent leur cycle de vie dans un environnement naturel", explique le biologiste Hugo Benitez, qui dirige ces recherches. Selon lui, l'insecte aurait été introduit en Antarctique par des navires touristiques, scientifiques ou militaires. "Le changement climatique augmente les chances (...) d'offrir un environnement plus propice à des espèces qui ne vivaient pas dans cet endroit", ajoute l'expert, dont les observations font partie d'une étude qui n'a pas encore été publiée. Le biologiste, qui étudie les espèces invasives depuis une décennie, avait déjà montré, dans une étude publiée en 2025 dans la revue scientifique Zoologischer Anzeiger, que cette mouche était en train de s'adapter à l'Antarctique. L'étude menée sur 294 spécimens, collectés dans quatre stations de l'Antarctique, a mis en évidence une diminution de la taille des ailes au fil du temps et des variations de leur forme. Selon le scientifique, la présence de larves dans le sol provoque une hausse imperceptible de la température, ce qui peut engendrer "une déstabilisation écosystémique de l'environnement". "Les écosystèmes terrestres antarctiques comptent peu d'espèces (...). L'arrivée d'une espèce supplémentaire (...) pourrait avoir un impact assez significatif et, à ce titre, constitue un sujet de grande préoccupation", commente auprès de l'AFP Arlie McCarthy, chercheuse à l'Institut Helmholtz de biodiversité marine fonctionnelle au Danemark, non impliquée dans cette recherche.

28.08.2026 à 01:21

FRANCE24
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"Nous sommes entrés dans le money time", affirme l'entourage du patron des Républicains, reconnaissant qu'il y a "un match dans le match entre les candidats" à droite et au centre "et que c'est maintenant que ça se joue". Estimé dans les sondages entre 6 et 12%, Bruno Retailleau a préparé cette rentrée décisive avec une équipe plus structurée - le préfet Franck Robine a pris en août ses fonctions de directeur de campagne, des porte-parole doivent être nommés la semaine prochaine. Le voilà plus armé pour rompre avec sa discrétion estivale, officiellement due à l'écriture de son livre à paraître cet automne. Premier changement : son programme divulgué par étapes depuis son entrée en campagne en février a été simplifié, à l'image de sa promesse que "le travail paye plus", présentée initialement d'une manière assez indigeste et qu'il résume désormais plus directement comme "quasiment deux mois de plus de salaire" pour les employés. Et puis, le choix des mots: si Jean-Luc Mélenchon et LFI restent son chiffon rouge, il va désormais jusqu'à les qualifier de "collabos" des islamistes. Idem lorsqu'il cible Edouard Philippe et Gabriel Attal. S'il persiste à nier qu'il soit lui-même macroniste malgré son année passée à Beauvau, il choisit désormais de présenter ses deux rivaux comme des "contaminés" par les deux quinquennats du chef de l'Etat. Une stratégie qui passe aussi par une présence renforcée sur le terrain. Après les universités d'été du Medef jeudi où il a promis que les entreprises ne seraient plus des "vaches à lait", il se rend vendredi à la Foire agricole de Châlons-en-Champagne pour s'adresser au monde rural auquel il affirme appartenir. L'objectif de Bruno Retailleau est de "bouleverser" la campagne et de remettre en cause "le privilège" dont bénéficie Edouard Philippe, perçu comme le candidat le mieux placé à droite pour accéder au second tour, explique son entourage. Le patron de LR entend aussi tirer profit du duel entre Edouard Philippe et Gabriel Attal qui a assuré mardi qu'il n'y avait "plus de favori" dans le bloc central. Un constat qui "nous va très bien", sourit l'un des proches du Vendéen. "Le troisième homme" Bruno Retailleau a aussi besoin de gagner des points pour faire taire les rumeurs d'un ralliement inéluctable à Edouard Philippe, une petite musique propagée par le RN et Eric Ciotti, mais aussi par les membres de son parti qui ne croient pas aux chances de leur propre candidat. "Il est le troisième homme d'un match à trois et cette position n'est pas confortable", affirme une source parlementaire LR qui voit dans ses attaques contre LFI une volonté "d'exister en tentant de créer un ping-pong avec Jean-Luc Mélenchon" qui l'ignore pour l'instant. Même ceux qui l'ont soutenu l'an dernier face à Laurent Wauquiez pour prendre la présidence du parti commencent à s'impatienter. A l'image du président LR des Hauts-de-France Xavier Bertrand qui a confirmé jeudi son intention de se lancer dans la course à l'Elysée, même s'il a précisé que le "moment n'était pas venu" d'annoncer officiellement sa candidature. Son homologue d'Ile-de-France, Valérie Pécresse, a réitéré cette semaine son soutien à Bruno Retailleau, tout en ajoutant qu'elle voyait "des signaux de convergence politique très intéressants" avec... Edouard Philippe. Si Bruno Retailleau avait semblé un temps en mesure de rassembler sa famille après avoir reçu l'appui de 75% des adhérents à sa candidature, son départ du gouvernement Lecornu en octobre 2025, et la suspension prononcée contre les membres de son parti ayant choisi d'y rester, a suscité de l'amertume. "Il est dans un traquenard parce que je pense qu’il voit l’impérieuse nécessité de se retirer, mais il a autour de lui des mauvais génies qui l’incitent à se maintenir et qui lui mettent une pression de folie", affirme l'un de ces ministres ostracisés du parti. Un autre se montre plus bienveillant et lance un appel au ralliement: "Je dis à Edouard Philippe et à Bruno Retailleau, démerdez-vous, mais entendez-vous !".
Texte intégral (703 mots)
"Nous sommes entrés dans le money time", affirme l'entourage du patron des Républicains, reconnaissant qu'il y a "un match dans le match entre les candidats" à droite et au centre "et que c'est maintenant que ça se joue". Estimé dans les sondages entre 6 et 12%, Bruno Retailleau a préparé cette rentrée décisive avec une équipe plus structurée - le préfet Franck Robine a pris en août ses fonctions de directeur de campagne, des porte-parole doivent être nommés la semaine prochaine. Le voilà plus armé pour rompre avec sa discrétion estivale, officiellement due à l'écriture de son livre à paraître cet automne. Premier changement : son programme divulgué par étapes depuis son entrée en campagne en février a été simplifié, à l'image de sa promesse que "le travail paye plus", présentée initialement d'une manière assez indigeste et qu'il résume désormais plus directement comme "quasiment deux mois de plus de salaire" pour les employés. Et puis, le choix des mots: si Jean-Luc Mélenchon et LFI restent son chiffon rouge, il va désormais jusqu'à les qualifier de "collabos" des islamistes. Idem lorsqu'il cible Edouard Philippe et Gabriel Attal. S'il persiste à nier qu'il soit lui-même macroniste malgré son année passée à Beauvau, il choisit désormais de présenter ses deux rivaux comme des "contaminés" par les deux quinquennats du chef de l'Etat. Une stratégie qui passe aussi par une présence renforcée sur le terrain. Après les universités d'été du Medef jeudi où il a promis que les entreprises ne seraient plus des "vaches à lait", il se rend vendredi à la Foire agricole de Châlons-en-Champagne pour s'adresser au monde rural auquel il affirme appartenir. L'objectif de Bruno Retailleau est de "bouleverser" la campagne et de remettre en cause "le privilège" dont bénéficie Edouard Philippe, perçu comme le candidat le mieux placé à droite pour accéder au second tour, explique son entourage. Le patron de LR entend aussi tirer profit du duel entre Edouard Philippe et Gabriel Attal qui a assuré mardi qu'il n'y avait "plus de favori" dans le bloc central. Un constat qui "nous va très bien", sourit l'un des proches du Vendéen. "Le troisième homme" Bruno Retailleau a aussi besoin de gagner des points pour faire taire les rumeurs d'un ralliement inéluctable à Edouard Philippe, une petite musique propagée par le RN et Eric Ciotti, mais aussi par les membres de son parti qui ne croient pas aux chances de leur propre candidat. "Il est le troisième homme d'un match à trois et cette position n'est pas confortable", affirme une source parlementaire LR qui voit dans ses attaques contre LFI une volonté "d'exister en tentant de créer un ping-pong avec Jean-Luc Mélenchon" qui l'ignore pour l'instant. Même ceux qui l'ont soutenu l'an dernier face à Laurent Wauquiez pour prendre la présidence du parti commencent à s'impatienter. A l'image du président LR des Hauts-de-France Xavier Bertrand qui a confirmé jeudi son intention de se lancer dans la course à l'Elysée, même s'il a précisé que le "moment n'était pas venu" d'annoncer officiellement sa candidature. Son homologue d'Ile-de-France, Valérie Pécresse, a réitéré cette semaine son soutien à Bruno Retailleau, tout en ajoutant qu'elle voyait "des signaux de convergence politique très intéressants" avec... Edouard Philippe. Si Bruno Retailleau avait semblé un temps en mesure de rassembler sa famille après avoir reçu l'appui de 75% des adhérents à sa candidature, son départ du gouvernement Lecornu en octobre 2025, et la suspension prononcée contre les membres de son parti ayant choisi d'y rester, a suscité de l'amertume. "Il est dans un traquenard parce que je pense qu’il voit l’impérieuse nécessité de se retirer, mais il a autour de lui des mauvais génies qui l’incitent à se maintenir et qui lui mettent une pression de folie", affirme l'un de ces ministres ostracisés du parti. Un autre se montre plus bienveillant et lance un appel au ralliement: "Je dis à Edouard Philippe et à Bruno Retailleau, démerdez-vous, mais entendez-vous !".
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