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27.01.2026 à 13:43

La famille Pinault vend ses actions Puma au groupe chinois Anta Sports

FRANCE24
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Afin d'étendre sa présence sur les marchés internationaux, Anta Sports (Fila, Wilson, Salomon...) va acquérir environ 29% des actions de Puma, qui appartenaient jusqu'ici à la holding de la famille du milliardaire français François Pinault, propriétaire de Kering (Gucci, Saint Laurent), et qui était l'actionnaire principal de Puma. D'après l'accord, Anta achètera un peu plus de 43 millions d'actions Puma à Artémis, la holding des Pinault, au prix de 35 euros chacune. Ce prix représente une prime de 62% par rapport au dernier cours de clôture de Puma lundi, et valorise l'opération à 1,51 milliard d'euros. Selon Anta, cette nouvelle participation devrait "renforcer encore sa présence et la notoriété de sa marque sur le marché mondial des articles de sport, renforçant ainsi sa compétitivité internationale globale", a indiqué l'entreprise dans le communiqué. "Nous pensons que le cours de l'action Puma lors des derniers mois ne reflète pas pleinement le potentiel à long terme de la marque", a déclaré Ding Shizhong, président d'Anta. La holding Artémis justifie quant à elle cette vente par sa volonté de "se concentrer sur des actifs dont la société détient le contrôle" et "redéployer ses ressources vers de nouveaux secteurs créateurs de valeur", écrit-elle dans un communiqué mardi. Vers 9H45 GMT, à Francfort, l'action Puma progressait de 8,55% à 23,43 euros. A la Bourse de Hong Kong, Anta Sport a terminé en hausse de 2,03% à 77,90 dollars hongkongais mardi. "Notoriété" Bien que le communiqué indique qu'Anta n'a pas l'intention de lancer une offre publique d'achat sur Puma, la société chinoise "évaluera attentivement la possibilité d'approfondir davantage le partenariat entre les deux parties à l'avenir". Contactée par l'AFP, Anta a refusé de commenter la transaction. La réalisation de l'opération est attendue d'ici fin 2026. Basé dans la province du Fujian, dans le sud-est de la Chine, Anta Sports, fondé en 1991, est l'un des plus grands fabricants mondiaux de vêtements de sport. Il s'agit de la société mère de nombreuses marques mondiales par l'intermédiaire de sa filiale Amer Sports, notamment Wilson, Arc'teryx et Salomon. Anta a finalisé l'acquisition de la société finlandaise Amer en 2019, à la tête d'un consortium, pour une valeur d'environ 5,2 milliards de dollars. Le groupe contrôle également les droits sur le vaste marché chinois pour des marques étrangères de vêtements de sport, notamment Fila et Descente. Puma, lui, est confronté à une faible demande depuis plusieurs mois et a vu ses ventes baisser de plus de 15% au troisième trimestre 2025. Arthur Hoeld, devenu patron de l'équipementier allemand en 2025, a déclaré que la marque était devenue "trop commerciale" et qu'elle avait entrepris une "réinitialisation" l'année dernière afin d'améliorer son image, sa distribution et son offre de produits. En octobre, il a dit aux investisseurs son intention de renouer avec la croissance en 2027 et indiqué que l'objectif de l'entreprise était de "redevenir l'une des trois premières marques de sport à l'avenir". Les résultats financiers de Puma pour l'ensemble de l'année 2025 sont attendus le 26 février.

27.01.2026 à 13:39

"Ignoble": indignation à Minneapolis après la mort d'un second Américain, tué par des agents fédéraux

FRANCE24
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Un mémorial a été improvisé dans la neige à l'endroit précis des tirs qui ont emporté cet infirmier de 37 ans, à quelques pâtés de maison de là où Renée Good, une Américaine du même âge, avait été tuée le 7 janvier par un policier de l'immigration (ICE). Malgré une température ressentie de –20°C lundi, un flux ininterrompu de personnes continue d'y déposer fleurs, photos, bougies et messages manuscrits sous le regard des policiers qui se tiennent à proximité. Certains ne font qu'une brève halte, la tête inclinée. D'autres s'attardent, luttant contre les larmes. Alex Pretti, disent-ils, est mort comme il a vécu: en prenant soin des autres. "Merci pour ta compassion et ton amour envers toutes les personnes dont tu as pris soin", peut-on lire sur une pancarte déposée parmi les fleurs. L'infirmier tentait de venir en aide à une femme lorsque des agents fédéraux l'ont plaqué au sol avant, selon les vidéos disponibles, de lui tirer dessus. – "Ce n'est pas l'Amérique" – Stephen McLaughlin, 68 ans, confie avoir été profondément ébranlé par la mort d'Alex Pretti et les déclarations de l'administration Trump, qui a cherché à rejeter la faute sur l'infirmier en allant jusqu'à l'accuser de "terrorisme". "La corruption est désormais la règle, on ne peut plus faire confiance au gouvernement. C'est terrifiant et profondément ignoble de pouvoir exécuter quelqu'un de sang-froid dans la rue, puis le diffamer et mentir sur ce qui s'est passé", s'indigne ce retraité du Minnesota, dont Minneapolis est la plus grande ville. "Le monde doit le savoir, cela doit cesser et nous devons y mettre fin maintenant. C'est un massacre dans les rues, ce n'est pas l'Amérique", ajoute-t-il. "C'est un mensonge. C'est terrifiant, parce que nous avons tous des yeux, nous avons tous vu ce qui s'est passé. Nous avons vu ce qui s'est passé samedi et ce qui est arrivé à Renee Good", abonde Taylor Stoddart, cheffe d'entreprise de 25 ans, la voix brisée par l'émotion. "Ils essaient de nous dire de ne pas croire ce que nous voyons de nos propres yeux. Vous vous moquez de moi? C'est vraiment triste et c'est vraiment, vraiment effrayant", poursuit-elle en secouant la tête. Pour Tricia Dolley, infirmière elle aussi, la mort d'Alex Pretti prend une résonance particulière. "Ce n'est pas une Amérique dans laquelle nous pouvons vivre, ce n'est pas ce que nous voulons, aucun d'entre nous. Ce n'est pas possible", affirme cette femme de 58 ans. "Ils vont essayer de faire la même chose ailleurs mais nous savons comment faire", assure de son côté Kyle Wagner, 37 ans. "Nous montrons déjà concrètement au monde comment faire face à l'ICE, et j'espère que le reste du pays est prêt à tenir bon, lui aussi", dit-il. "Nous formons une communauté très soudée (...) C'est vraiment beau de voir tout le monde se rassembler ainsi pour lutter contre ces injustices", note Jasmine Nelson, 21 ans. D'autres s'expriment plus discrètement, peinant à mettre des mots sur ce qu'ils ressentent. Une habitante de Minneapolis, qui a souhaité n'être identifiée que par son prénom, Jessica, retient ses larmes en expliquant pourquoi elle a ressenti le besoin d'être présente. "Ce qui se passe est une attaque contre la Constitution et les droits des citoyens américains", juge-t-elle auprès de l'AFP. "Les libertés qui sont aujourd'hui restreintes sont celles pour lesquelles nous nous sommes battus et qui sont à l'origine même de la Révolution américaine."

27.01.2026 à 13:33

Au procès du RN, le travail inconditionnel de Catherine Griset "pour Marine Le Pen"

FRANCE24
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En 1995, dans l'un de ses "albums", le mouvement de jeunesse du Front national, le FNJ, consacre un encadré à "Catherine" titré "Je bosse grâce à Le Pen": "mes camarades (du FNJ) m'ont trouvé un poste de secrétaire chez un avocat proche du Front", témoigne la brune de 23 ans à côté de son portrait en gros plan. Son employeur était en fait la fille du président du FN, une robe noire nommée Marine Le Pen, rencontrée trois ans plus tôt. Depuis, les deux ont toujours lié leur destin amical, professionnel et même familial - Mme Griset fut la compagne du frère du second mari de sa patronne, les deux se sont depuis séparées. Est-ce l'intensité d'une telle proximité qui a conduit Catherine Griset à ne pas s'embarrasser de séparer la personne de ses fonctions ? Au neuvième jour du procès en appel du RN, celle qui est depuis elle-même devenue eurodéputée RN, en convient: elle a pu, à hauteur de "20%", travailler pour Marine Le Pen présidente du RN lorsqu'elle était officiellement à 100% au service de Le Pen Marine députée européenne et, à ce titre, payée par des enveloppes du Parlement de Strasbourg. Là réside l'accusation de détournement de fonds pour laquelle les deux, ainsi que le parti et neuf autres cadres sont poursuivis. En première instance, Catherine Griset avait notamment été condamnée à un an d'emprisonnement avec sursis. "C'est bien le problème" A la barre, l'assistante s'attarde sur son travail, tenue de l'agenda et organisation de déplacements. "On ne peut pas dire que tout le travail de Marine Le Pen se résumait à son activité de députée européenne: à cette époque, elle est cheffe du parti", fonction dont "on imagine bien qu'elle a dû générer une activité importante", lui fait observer la présidente de la cour d'appel, Michèle Agi. D'autant, appuie la magistrate, qu'elle apparaît dans un organigramme - public - du parti FN comme "l'assistante de Marine Le Pen", sous-entendu la présidente de la formation - le même document mentionne au passage un "assistant parlementaire" de l'eurodéputée Le Pen. "Ça ne m'a pas choquée parce que je travaillais pour Marine Le Pen", élude Catherine Griset. "C'est bien le problème: vous travailliez pour Marine Le Pen mais ça n'est plus elle qui vous embauche: c'est le Parlement européen qui vous paie", la coupe la présidente. Catherine Griset, sans vaciller: "Moi, mon travail, je l'ai fait, je l'ai bien fait. J'étais la seule à gérer l'agenda". "Donc, forcément, vous gérez aussi l'agenda de Marine Le Pen présidente du parti", enfonce la magistrate. Catherine Griset, en reprenant à la volée: "Vous avez raison. C'est la partie où j'ai travaillé pour elle en tant que présidente". Conflit d'intérêts Le demi-aveu passé, l'interrogatoire se fait d'autant plus serré. Car Catherine Griset n'a pas respecté son obligation de résidence à Bruxelles - inhérente à l'"assistante accréditée" qu'elle était, entre décembre 2010 et 2016 -, ce qui ne constitue pas stricto sensu un élément de l'infraction reprochée, mais tout de même "un élément dans le débat", relève la magistrate. Davantage ennuyeuse, cette fonction de "cheffe de cabinet" de la présidente du FN à partir de février 2015. "Ça n'a absolument rien changé à mon travail", jure l'intéressée, "Marine Le Pen n'a plus de chef de cabinet, il faut faire un organigramme, c'est juste honorifique". Michèle Agi hausse le ton: "Là, je ne vous suis plus du tout: vous disiez que vous pouviez être assistante parlementaire parce qu'il y avait un chef de cabinet (qui s'occupait du reste), et vous dites que lorsque vous le devenez, ça ne change rien!" Pourquoi, d'ailleurs, ne pas avoir déclaré ce titre au Parlement européen, alors que son règlement prohibe les "fonctions extérieures" à ses assistants accrédités ? "Parce que ça vous arrangeait", répond Michèle Agi à sa propre question. "Pour moi, il n'y avait pas conflit d'intérêts", proteste Catherine Griset, "je ne travaillais pas pour un parti, mais pour la même personne": sa seule et unique employeuse depuis 1992, sa bonne amie "Marine".

27.01.2026 à 13:25

"Juste un spectacle": des Ukrainiens sans illusion sur les négociations aux Emirats

FRANCE24
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"Des efforts de paix? Une rencontre trilatérale aux Emirats? La diplomatie? Pour les Ukrainiens, c'était juste une nouvelle nuit de terreur russe", a résumé samedi matin le chef de la diplomatie ukrainienne, Andriï Sybiga. Des responsables américains, ukrainiens et russes se sont rencontrés vendredi et samedi aux Emirats arabes unis. Dans la nuit de vendredi à samedi, la Russie lançait contre l'Ukraine 370 drones et 27 missiles. Signe de la méfiance à l'égard de Moscou, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a espéré lundi que ces pourparlers, qui doivent reprendre dimanche, ne seront pas utilisés de "façon cynique" par Moscou "pour retarder de nouvelles mesures visant à faire pression sur la Russie". Parallèlement aux négociations, les premières entre Kiev et Moscou sur le plan de paix américain, la Russie, qui dispose d'une armée plus importante, rejette toute trêve. M. Zelensky répète que la Russie doit être contrainte à de vraies négociations sous la pression de sanctions sévères et d'un soutien militaire accru à Kiev. Son scepticisme sur la volonté de Moscou de négocier est très partagé en Ukraine. "C'est juste un spectacle pour les gens. La Russie ne signera aucun accord. On doit se préparer au pire et espérer le meilleur", tranche Pavlo, un habitant de la capitale ukrainienne n'ayant pas donné son nom. "Ces négociations ne nous donnent aucun espoir d'une issue positive. Notre seul espoir est dans l'endurance de notre peuple", affirme une autre habitante de Kiev, Iryna Beregova, 48 ans. Depuis le début de l'invasion russe en février 2022, les deux camps ont mené plusieurs cycles de négociations directes et indirectes, que ce soit à Istanbul, en Arabie saoudite, en Suisse et au Bélarus, sans mettre un terme au conflit le plus meurtrier en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale. Et avec le retour de Donald Trump à la Maison Blanche et sa volonté affichée d'offrir des concessions à Vladimir Poutine, les Ukrainiens ne considèrent plus les États-Unis comme un médiateur fiable. Selon un sondage réalisé en décembre par l'Institut international de la sociologie de Kiev (KIIS), 74% des Ukrainiens interrogés estimaient que le président américain était néfaste pour leur pays. "Illusoire" Les négociations bloquent principalement sur la question du contrôle de la région orientale de Donetsk. La Russie exige le retrait total des troupes ukrainiennes de ce territoire situé dans le bassin du Donbass. Une demande qui serait très difficile à accepter politiquement et militairement pour l'Ukraine: des dizaines de milliers de soldats ukrainiens sont morts pour défendre cette région et Kiev estime que sa perte la priverait d'un rempart pour prévenir une nouvelle offensive des forces russes. En décembre, M. Zelensky a affirmé que tout accord prévoyant un retrait des troupes ukrainiennes devrait être approuvé par référendum par les Ukrainiens, un vote actuellement quasi-impossible à organiser sans cessez-le-feu. "Si les Russes insistent pour ne discuter que de la question (...) du retrait des troupes ukrainiennes du Donbass, et que les Américains acceptent cela, alors – au bout d’un certain temps – les pourparlers aboutiront à une impasse", a estimé récemment à la télévision le politologue ukrainien Volodymyr Fessenko. Le Kremlin a assuré lundi que les premiers pourparlers à Abou Dhabi se sont tenus "dans un esprit constructif", tout en soulignant qu'un "travail très sérieux" restait à accomplir. Selon une source au sein de la présidence ukrainienne interrogée sous couvert d'anonymat par l'AFP, les négociateurs de Kiev espèrent que Donald Trump se rendra compte que la Russie est un obstacle à la paix, perdra patience, et donnera "plus d'armes" à l'Ukraine. Récemment, la Russie a prévenu à plusieurs reprises qu'elle atteindrait ses objectifs par les armes si les pourparlers n'avançaient pas. Rouslan, un soldat ukrainien de 35 ans, fait partie de ceux qui veulent encore croire que les pourparlers mettront fin à la guerre. "Tout le monde attend ça", assure-t-il à l'AFP depuis la ville de Pavlograd (centre), près de laquelle les forces russes progressent lentement. Pour lui, "il est illusoire de penser pouvoir vaincre les Russes sur le front, nous devons donc parvenir à un accord. Et ça, l'armée le comprend".

27.01.2026 à 13:18

Le porte-avions américain Abraham Lincoln est arrivé au Moyen-Orient

FRANCE24
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Le porte-avions Abraham Lincoln et son escorte sont arrivés au Moyen-Orient, a annoncé lundi l'armée américaine, qui renforce ainsi sa présence dans la région après la répression sanglante de manifestations en Iran.
Texte intégral (716 mots)
Le porte-avions Abraham Lincoln et son escorte sont arrivés au Moyen-Orient, a annoncé lundi l'armée américaine, qui renforce ainsi sa présence dans la région après la répression sanglante de manifestations en Iran.
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