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Chaîne de service public - Actualité internationale.

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17.03.2026 à 00:35

Nombreux morts et blessés après des frappes pakistanaises sur Kaboul

FRANCE24
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Islamabad a affirmé avoir frappé "des cibles militaires et terroristes". Vers 21H00 locales (16H30 GMT), plusieurs fortes explosions ont retenti dans le centre de la capitale afghane, selon des journalistes de l'AFP. A quelques jours de la fête de fin du ramadan, ces frappes ont causé des scènes de panique, des familles qui se promenaient après la rupture du jeûne courant s'abriter chez elles ou en sous-sol. "Le régime pakistanais a une nouvelle fois violé l'espace aérien afghan, visant un centre de traitement contre les addictions à Kaboul, tuant et blessant de nombreux civils, pour la plupart des toxicomanes suivant un traitement", a déclaré sur X le porte-parole du gouvernement Zabihullah Mujahid. "Nous condamnons ce crime et le qualifions d'acte inhumain violant tous les principes", a-t-il ajouté. Dans l'unité du centre médical touché par la frappe, des secouristes transportaient des corps sans vie vers l'extérieur alors qu'un incendie était toujours en cours sur le site. 30 cadavres Des journalistes de l'AFP ont pu compter au moins trente cadavres dans une atmosphère chaotique. Des blessés criaient pour recevoir de l'aide tandis qu'un ballet d'ambulances se relayaient pour les acheminer vers d'autres hôpitaux de la ville. Le ministère de la Santé afghan a indiqué à l'AFP que, selon des "rapports préliminaires, le bilan pourrait se monter à 200 morts et plus de 200 blessés". Mais, a ajouté son porte-parole Sharafat Zaman, "il n'est pas possible de donner un chiffre exact à ce stade". Un peu plus tard, un porte-parole du gouvernement a dit craindre "un lourd bilan" évoquant 400 morts et 250 blessés. Un total de 3.000 patients étaient traités dans le centre, en provenance de toutes les régions d'Afghanistan, selon le ministère de la Santé. Au moins trois corps ont été reçus à l'hôpital de l'ONG italienne Emergency dans la capitale afghane et 27 blessés y sont traités, a de son côté déclaré à l'AFP son directeur en Afghanistan Dejan Panic, sans exclure que le bilan ne soit plus lourd. Des médecins ont été appelés en urgence en renfort dans plusieurs hôpitaux, a témoigné l'un d'entre eux sous couvert d'anonymat. "J'ai entendu un avion de chasse voler au-dessus de nous. Des unités militaires à proximité ont tiré vers l'avion. Il a lâché des bombes et le feu s'est déclaré", a raconté à l'AFP un des gardiens de l'établissement, Omid Stanikzai. "Ce sont tous des civils tués et blessés, c'étaient des toxicomanes emmenés par leurs familles dans l'espoir d'une guérison", a-t-il ajouté encore sous le choc. "Guerre ouverte" Les autorités pakistanaises ont de leur côté affirmé "avoir visé précisément des installations militaires et des infrastructures de soutien aux terroristes" "qui étaient utilisés contre des civils pakistanais". "Le Pakistan frappe ses cibles précisément et s'assure qu'il n'y a pas de dommage collatéral", a ajouté le ministère de l'Information. Les deux Etats sont en conflit depuis des mois, Islamabad accusant son voisin d'accueillir des combattants du mouvement des talibans pakistanais (TTP) qui ont revendiqué des attaques meurtrières sur le sol pakistanais, ce que les autorités afghanes démentent. Après une escalade en octobre qui avait fait des dizaines de morts, les affrontements s'étaient calmés sans jamais s'arrêter. Mais ils ont repris avec intensité le 26 février après des frappes pakistanaises, Islamabad parlant de "guerre ouverte" le 27 février et frappant Kaboul dans la foulée. Selon la mission des Nations unies en Afghanistan (UNAMA), 75 civils afghans ont été tués entre le 26 février et le 13 mars. Plus de 115.000 familles ont été déplacées. "Consterné par les informations sur des frappes pakistanaises en Afghanistan. Mes condoléances", a écrit sur X le rapporteur spécial des Nations unies pour l'Afghanistan Richard Bennett en appelant les parties "à la désescalade et à protéger les civils et les sites comme les hôpitaux". Frappes et bombardements touchent Kaboul et des provinces frontalières dans l'est et le sud depuis des semaines et ont fait encore plusieurs morts ces jours derniers. Un émissaire chinois s'était rendu en Afghanistan et au Pakistan entre le 7 et le 14 mars pour mener une médiation pour appeler à un cessez-le-feu immédiat, a annoncé Pékin lundi. "Les efforts diplomatiques des mois derniers ont échoué et les pays du Golfe sont maintenant occupés avec leur propre guerre, la Chine n'a que peu de succès", a estimé Michael Kugelman, un expert du centre de réflexion Atlantic Council international affairs qui ne voit pas de fin du conflit à court-terme. Le Programme alimentaire mondial de l'ONU (PAM) qui a commencé à délivrer une aide d'urgence à 20.000 familles afghanes déplacées a averti qu'une "instabilité persistante (pousserait) des millions de personnes à souffrir encore plus de faim".

17.03.2026 à 00:25

Un juge suspend la refonte de la politique vaccinale américaine par l'administration Trump

FRANCE24
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Estimant que le gouvernement américain "a fait fi" des méthodes basées sur la science normalement utilisées pour justifier de telles décisions, ce juge du Massachusetts, Etat du nord-est des Etats-Unis, a bloqué, au moins temporairement, plusieurs changements apportés l'an passé par l'administration Trump aux recommandations et calendriers vaccinaux. Cette suspension porte ainsi un coup dur à la refonte de la politique vaccinale promue par le ministre de la Santé et vivement décriée par nombre de médecins. Sollicité par l'AFP, un porte-parole du ministère de la Santé américain a déclaré attendre "avec impatience que la décision de ce juge soit annulée". Cette dernière faisait suite à une plainte déposée en juillet dernier par plusieurs associations de soignants, dont l'Académie américaine de pédiatrie (AAP) et la société américaine d'infectiologie (IDSA), qui accusaient le ministre, connu pour ses positions de longue date contre les vaccins, d'avoir enfreint la loi en changeant de manière unilatérale les recommandations vaccinales sur le Covid-19. En mai 2025, Robert Kennedy Jr avait annoncé sur ses réseaux sociaux que les autorités fédérales ne recommanderaient désormais plus les vaccins contre le Covid-19 aux enfants et femmes enceintes. Experts limogés Les organisations dénonçaient également le limogeage par RFK Jr de l'ensemble des experts d'un éminent groupe chargé d'émettre des recommandations vaccinales aux Etats-Unis dit ACIP et leur remplacement par des personnalités pour beaucoup contestées pour leur manque d'expertise ou leur relais d'informations fausses sur les vaccins. Dans sa décision, le juge note que sur "les quinze membres" actuels du comité "seuls six semblent posséder une expérience significative dans le domaine des vaccins" alors qu'il s'agit pourtant du coeur de leur mission. Ces derniers ont en effet chamboulé depuis leur nomination les recommandations vaccinales américaines, en cessant notamment de recommander le vaccin contre l'hépatite B à l'ensemble des nouveaux nés et en changeant les recommandations vaccinales sur le Covid-19 et la rougeole, toujours contre l'avis de nombreux soignants. Autant de décisions suspendues jusqu'à nouvel ordre par le juge. Le comité, qui devait par ailleurs se réunir plus tard cette semaine pour émettre d'autres recommandations, voit également ses activités suspendues. "Victoire pour la santé publique" Pour Jason Goldman de l'American College of Physicians, cette décision constitue une "victoire pour la santé publique et réaffirme que la politique nationale en matière de vaccination doit s'appuyer sur des données scientifiques rigoureuses et fondées sur des preuves, et non sur des considérations politiques". "Le consensus scientifique et montagnes de données montrent que les vaccins sont sûrs et efficaces", a-t-il rappelé dans un communiqué. Le ministre Robert Kennedy Jr a régulièrement remis en question la sûreté des vaccins depuis son entrée en fonction et a amorcé une profonde refonte de la politique vaccinale mais aussi des agences sanitaires américaines à coups de licenciements importants et coupes budgétaires massives. Il "a semé une confusion et une méfiance inutiles autour des recommandations en matière de vaccination", a lui fustigé Ronald Nahass, président de la société américaine d'infectiologie, en saluant ce revers imposé à l'administration Trump. Le gouvernement américain devrait toutefois faire appel de cette décision, qui devrait ouvrir la voie à un long feuilleton judiciaire.

17.03.2026 à 00:20

Les Rafale français bientôt à court de missiles air-air MICA ?

Cécile GALLUCCIO
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Dans le contexte de la guerre au Moyen-Orient et alors que les Rafale français défendent, eux aussi, le ciel des Émirats arabes unis, Sébastien Lecornu va réunir ce mardi à Matignon plusieurs ministres et responsables civils et militaires pour évaluer la capacité des industriels à répondre aux commandes. Et notamment se pose la question des munitions, précisément les fameux missiles air-air MICA. 
Texte intégral (576 mots)
Dans le contexte de la guerre au Moyen-Orient et alors que les Rafale français défendent, eux aussi, le ciel des Émirats arabes unis, Sébastien Lecornu va réunir ce mardi à Matignon plusieurs ministres et responsables civils et militaires pour évaluer la capacité des industriels à répondre aux commandes. Et notamment se pose la question des munitions, précisément les fameux missiles air-air MICA. 

16.03.2026 à 23:13

Non, l'Europe ne dépend pas du détroit d'Ormuz pour ses importations de pétrole

Laure MANENT
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Donald Trump a appelé la communauté internationale à sécuriser le détroit d'Ormuz, estimant qu'il « est tout à fait normal que ceux qui tirent profit de ce détroit contribuent à faire en sorte que rien de fâcheux ne se produise là-bas ». Parmi les pays qu'ils visent, l'Europe et la Chine.L'Asie dépend en effet très largement du pétrole du Moyen-Orient pour ses approvisionnements en or noir ; Pékin achète 80% des exportations de pétrole de l'Iran, à tarif défiant toute concurrence puisqu'il fait l'objet de sanctions internationales, le Japon achète son or noir pour 95% à des pays de la région et 70% de ces achats transitent en effet par le détroit d'Ormuz. Enfin, la Corée du sud elle aussi se fournit largement dans la région. Mais ce n'est pas le cas des pays européens. Ils se fournissent, eux, auprès... des Etats-Unis et de la Norvège. Loin, bien loin, du détroit d'Ormuz. 
Lire plus (165 mots)
Donald Trump a appelé la communauté internationale à sécuriser le détroit d'Ormuz, estimant qu'il « est tout à fait normal que ceux qui tirent profit de ce détroit contribuent à faire en sorte que rien de fâcheux ne se produise là-bas ». Parmi les pays qu'ils visent, l'Europe et la Chine.L'Asie dépend en effet très largement du pétrole du Moyen-Orient pour ses approvisionnements en or noir ; Pékin achète 80% des exportations de pétrole de l'Iran, à tarif défiant toute concurrence puisqu'il fait l'objet de sanctions internationales, le Japon achète son or noir pour 95% à des pays de la région et 70% de ces achats transitent en effet par le détroit d'Ormuz. Enfin, la Corée du sud elle aussi se fournit largement dans la région. Mais ce n'est pas le cas des pays européens. Ils se fournissent, eux, auprès... des Etats-Unis et de la Norvège. Loin, bien loin, du détroit d'Ormuz. 

16.03.2026 à 23:00

Guinée : des troupes déployées à la frontière avec le Liberia après des tensions

Célia CARACENA
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La Guinée a déployé des troupes à sa frontière avec le Liberia, a annoncé Conakry, où doit s'ouvrir lundi un sommet des chefs d'Etat de Guinée, du Liberia et de Sierra Leone concernant les récentes tensions frontalières entre ces trois pays. Le sommet, présidé par le président guinéen Mamadi Doumbouya, doit se tenir à huis clos en présence de son homologue libérien Joseph Boakai et du dirigeant sierra-léonais Julius Maada Bio.
Lire plus (83 mots)
La Guinée a déployé des troupes à sa frontière avec le Liberia, a annoncé Conakry, où doit s'ouvrir lundi un sommet des chefs d'Etat de Guinée, du Liberia et de Sierra Leone concernant les récentes tensions frontalières entre ces trois pays. Le sommet, présidé par le président guinéen Mamadi Doumbouya, doit se tenir à huis clos en présence de son homologue libérien Joseph Boakai et du dirigeant sierra-léonais Julius Maada Bio.
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