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07.04.2026 à 00:21

Première visite en Chine depuis dix ans de la cheffe de l'opposition taïwanaise

FRANCE24
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Mme Cheng sera la première présidente du parti Kuomintang (KMT) à se rendre en Chine depuis dix ans. Sa visite intervient alors que les Etats-Unis font actuellement pression sur les députés de l'opposition taïwanaise pour qu'ils approuvent un plan de vente d'armes américaines à Taïwan de près de 40 milliards de dollars. Selon différents responsables et experts taïwanais, le président chinois Xi Jinping veut, avec cette visite, renforcer sa position et empêcher ces nouvelles ventes d'armes américaines à Taïwan. Principal garant de la sécurité de l'île, Washington est le plus grand fournisseur d'armes de Taipei, ce qui irrite Pékin. Mme Cheng a insisté pour rencontrer Xi Jinping à l'occasion de ce voyage, avant de se rendre également aux Etats-Unis. Le Kuomintang, premier parti d'opposition taïwanais, promeut un rapprochement avec Pékin, qui considère l'île comme partie intégrante de son territoire et n'a pas exclu un recours à la force pour la saisir. Elue à la tête du parti en novembre, ce qui lui a valu les félicitations de Xi Jinping, Mme Cheng est toutefois critiquée au sein de son parti pour être trop pro-chinoise. Vivement opposée à un plan de 39 milliards de dollars du gouvernement taïwanais pour moderniser la défense de l'île, elle s'est ralliée à l'idée de son parti d'approuver un volet de seulement 12 milliards de dollars d'achat d'armement, avec l'option d'en acquérir davantage par la suite. La cheffe du Kuomintang fait cependant face à des divisions internes et plusieurs figures du parti font pression pour un montant plus élevé. "Un voyage dédié entièrement à la paix" Mme Cheng séjournera six jours en Chine et visitera Shanghai, Nankin et Pékin. "Ce voyage est dédié entièrement à la paix et la stabilité des deux côtés du détroit, rien à voir avec l'approvisionnement en armes ou d'autres sujets", assure-t-elle. Si les membres du Kuomintang se rendent régulièrement en Chine pour des échanges avec des responsables, le dernier déplacement de son dirigeant remonte à 2016, avec Hung Hsiu-chu. Taipei et Pékin ont rompu leurs relations à haut niveau après l'élection en 2016 à la présidence de l'île de Tsai Ing-wen, membre du Parti démocrate progressiste (DDP) au credo indépendantiste. Les relations se sont également dégradées avec l'intensification des pressions militaires chinoises, la Chine déployant presque chaque jour avions de chasse et navires autour de l'île et menant régulièrement des exercices militaires. Le voyage de Cheng en Chine intervient un mois avant une visite prévue de Donald Trump à Pékin pour un sommet avec Xi Jinping les 14 et 15 mai. En décembre, les Etats-Unis ont approuvé une opération de ventes d'armes à Taïwan pour 11 milliards de dollars, la plus importante depuis 2001, provoquant la colère de Pékin. D'autres contrats sont en préparation, mais leur réalisation est incertaine. Mme Cheng insiste sur son soutien à une défense forte de Taïwan, tout en affirmant que l'île n'a pas à choisir entre Pékin et Washington. L'invitation de M. Xi montre que Pékin considère Cheng Li-wun comme "faisant partie des forces favorables à l'unification", estime Tzeng Wei-feng, de l'Institut des relations internationales de l'Université nationale de Chengchi. Sa rencontre avec Mme Cheng pourrait aider Xi Jinping à "saper les arguments en faveur de la coopération entre les Etats-Unis et Taïwan en matière de défense", estime également Wen-Ti Sung, chercheur au centre de réflexion Atlantic Council.
Texte intégral (600 mots)
Mme Cheng sera la première présidente du parti Kuomintang (KMT) à se rendre en Chine depuis dix ans. Sa visite intervient alors que les Etats-Unis font actuellement pression sur les députés de l'opposition taïwanaise pour qu'ils approuvent un plan de vente d'armes américaines à Taïwan de près de 40 milliards de dollars. Selon différents responsables et experts taïwanais, le président chinois Xi Jinping veut, avec cette visite, renforcer sa position et empêcher ces nouvelles ventes d'armes américaines à Taïwan. Principal garant de la sécurité de l'île, Washington est le plus grand fournisseur d'armes de Taipei, ce qui irrite Pékin. Mme Cheng a insisté pour rencontrer Xi Jinping à l'occasion de ce voyage, avant de se rendre également aux Etats-Unis. Le Kuomintang, premier parti d'opposition taïwanais, promeut un rapprochement avec Pékin, qui considère l'île comme partie intégrante de son territoire et n'a pas exclu un recours à la force pour la saisir. Elue à la tête du parti en novembre, ce qui lui a valu les félicitations de Xi Jinping, Mme Cheng est toutefois critiquée au sein de son parti pour être trop pro-chinoise. Vivement opposée à un plan de 39 milliards de dollars du gouvernement taïwanais pour moderniser la défense de l'île, elle s'est ralliée à l'idée de son parti d'approuver un volet de seulement 12 milliards de dollars d'achat d'armement, avec l'option d'en acquérir davantage par la suite. La cheffe du Kuomintang fait cependant face à des divisions internes et plusieurs figures du parti font pression pour un montant plus élevé. "Un voyage dédié entièrement à la paix" Mme Cheng séjournera six jours en Chine et visitera Shanghai, Nankin et Pékin. "Ce voyage est dédié entièrement à la paix et la stabilité des deux côtés du détroit, rien à voir avec l'approvisionnement en armes ou d'autres sujets", assure-t-elle. Si les membres du Kuomintang se rendent régulièrement en Chine pour des échanges avec des responsables, le dernier déplacement de son dirigeant remonte à 2016, avec Hung Hsiu-chu. Taipei et Pékin ont rompu leurs relations à haut niveau après l'élection en 2016 à la présidence de l'île de Tsai Ing-wen, membre du Parti démocrate progressiste (DDP) au credo indépendantiste. Les relations se sont également dégradées avec l'intensification des pressions militaires chinoises, la Chine déployant presque chaque jour avions de chasse et navires autour de l'île et menant régulièrement des exercices militaires. Le voyage de Cheng en Chine intervient un mois avant une visite prévue de Donald Trump à Pékin pour un sommet avec Xi Jinping les 14 et 15 mai. En décembre, les Etats-Unis ont approuvé une opération de ventes d'armes à Taïwan pour 11 milliards de dollars, la plus importante depuis 2001, provoquant la colère de Pékin. D'autres contrats sont en préparation, mais leur réalisation est incertaine. Mme Cheng insiste sur son soutien à une défense forte de Taïwan, tout en affirmant que l'île n'a pas à choisir entre Pékin et Washington. L'invitation de M. Xi montre que Pékin considère Cheng Li-wun comme "faisant partie des forces favorables à l'unification", estime Tzeng Wei-feng, de l'Institut des relations internationales de l'Université nationale de Chengchi. Sa rencontre avec Mme Cheng pourrait aider Xi Jinping à "saper les arguments en faveur de la coopération entre les Etats-Unis et Taïwan en matière de défense", estime également Wen-Ti Sung, chercheur au centre de réflexion Atlantic Council.

06.04.2026 à 23:14

La RD Congo et les États-Unis officialisent un accord sur l'accueil de migrants

Meriem AMELLAL
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La République démocratique du Congo s’apprête à accueillir des migrants expulsés des États-Unis. L’annonce a été faite par le ministère de la Communication. Une partie de la société civile critique déjà cet accord et appelle à ne pas l’appliquer.
Texte intégral (600 mots)
La République démocratique du Congo s’apprête à accueillir des migrants expulsés des États-Unis. L’annonce a été faite par le ministère de la Communication. Une partie de la société civile critique déjà cet accord et appelle à ne pas l’appliquer.

06.04.2026 à 22:56

Quelles conséquences après le bombardement de South Pars, plus grand site pétrochimique d'Iran ?

Laure MANENT
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Sous les eaux du golfe persique, se trouve le site gazier offshore de South Pars, dont la partie qatarienne s'appelle North Dome. Les installations associées se trouvent à Assalouyeh, sur la côte sud de l'Iran, et assurent habituellement la moitié de la production pétrochimique du pays. L'ensemble est désormais inopérant. Auparavant, ce site représentait 70% de la production gazière iranienne mais puis les sanctions contre le régime de Téhéran, seule la population iranienne profite de sa production ; la destruction des infrastructures devrait conduire à de nouveaux rationnements et coupures de courant. Mais à chaque attaque contre ses installations énergétiques, Téhéran a riposté en visant celles de ses voisins, et notamment le centre énergétique de Ras Laffan, au Qatar, plus grande installation d'exportation de gaz naturel liquéfié (GNL) au monde. Au-delà du déblocage du détroit d'Ormuz qu'exige Donald Trump, la crise de l'énergie perdurera donc, faute de structures capables d'extraire, raffiner et/ou exporter les hydrocarbures de la région. 
Lire plus (175 mots)
Sous les eaux du golfe persique, se trouve le site gazier offshore de South Pars, dont la partie qatarienne s'appelle North Dome. Les installations associées se trouvent à Assalouyeh, sur la côte sud de l'Iran, et assurent habituellement la moitié de la production pétrochimique du pays. L'ensemble est désormais inopérant. Auparavant, ce site représentait 70% de la production gazière iranienne mais puis les sanctions contre le régime de Téhéran, seule la population iranienne profite de sa production ; la destruction des infrastructures devrait conduire à de nouveaux rationnements et coupures de courant. Mais à chaque attaque contre ses installations énergétiques, Téhéran a riposté en visant celles de ses voisins, et notamment le centre énergétique de Ras Laffan, au Qatar, plus grande installation d'exportation de gaz naturel liquéfié (GNL) au monde. Au-delà du déblocage du détroit d'Ormuz qu'exige Donald Trump, la crise de l'énergie perdurera donc, faute de structures capables d'extraire, raffiner et/ou exporter les hydrocarbures de la région. 

06.04.2026 à 22:49

Pilote américain exfiltré en Iran : une info entourée d’infox

Anthony SAINT-LÉGER
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L’administration Trump s’est exprimée lundi soir sur l’opération de sauvetage du deuxième pilote américain, dont l’appareil a été abattu vendredi en Iran. Cette exfiltration a généré son lot de fausses informations. Ainsi, des photos du prétendu militaire ont circulé tout comme des vidéos présentées comme étant celles de la mission.
Lire plus (175 mots)
L’administration Trump s’est exprimée lundi soir sur l’opération de sauvetage du deuxième pilote américain, dont l’appareil a été abattu vendredi en Iran. Cette exfiltration a généré son lot de fausses informations. Ainsi, des photos du prétendu militaire ont circulé tout comme des vidéos présentées comme étant celles de la mission.
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