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23.07.2026 à 10:18

Christophe DANSETTE
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À la veille de ses résultats semestriels, Volkswagen traverse l'une des crises les plus graves de son histoire. Confronté à la concurrence chinoise, à des coûts de production élevés et à un vaste plan de restructuration, le premier constructeur européen prépare une transformation sans précédent.
À la veille de ses résultats semestriels, Volkswagen traverse l'une des crises les plus graves de son histoire. Confronté à la concurrence chinoise, à des coûts de production élevés et à un vaste plan de restructuration, le premier constructeur européen prépare une transformation sans précédent.

23.07.2026 à 10:07

FRANCE24
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Ce chiffre est légèrement en deçà des estimations des analystes, qui tablaient en moyenne sur un bénéfice de 5,26 milliards d'euros (environ 6 milliards de dollars) selon ceux consultés par Factset, et de 6,11 milliards de dollars, selon ceux interrogés par Bloomberg. "Dans un environnement de prix élevé en lien avec le conflit au Moyen-Orient, TotalEnergies tire parti de son modèle intégré et de sa diversification pour afficher au deuxième trimestre un résultat net ajusté (indicateur suivi par les analystes) de 6 milliards de dollars (...)", s'est félicité le PDG, Patrick Pouyanné, dans un communiqué. L'entreprise avait déjà annoncé en avril un bond de 51% son bénéfice net pour les trois premiers mois de l'année, porté par l'envolée des prix du pétrole et du gaz ainsi que par ses activités de négoce, dans le sillage du début de la guerre entre les États-Unis et l'Iran. Cette performance exceptionnelle avait relancé les appels à la taxation des "super-profits" pétroliers et ce, alors que le groupe est souvent critiqué pour la faiblesse, voire l'absence de son impôt sur les sociétés en France au regard de ses énormes bénéfices mondiaux. Profits "indécents" Jeudi, la porte-parole du gouvernement et ministre déléguée à l'Énergie Maud Bregeon a répété qu'elle refuserait "toujours de rentrer dans le +Total bashing+". "C'est une chance d'avoir en France un grand énergéticien mondial capable d'assurer l'approvisionnement des Français" et de "nous aider à tirer les prix vers le bas", grâce au plafonnement des carburants dans les stations-services du groupe, un mécanisme pour contenir les prix à la pompe que le groupe a relancé mercredi compte tenu de la reprise des hostilités au Moyen-Orient. "Alors que la France suffoque sous des canicules successives, causées par le changement climatique dont l'industrie du pétrole et du gaz est largement responsable, ces profits apparaissent particulièrement indécents", ont en revanche critiqué une coalition d'ONG (Greenpeace France, 350.org, le CCFD-Terre Solidaire, Notre Affaire à Tous, le Réseau Action Climat et Oxfam France) dans un communiqué. Sur l'ensemble du premier semestre, TotalEnergies a enregistré un bénéfice net de 11,2 milliards de dollars, en très forte hausse de 73% sur un an, dépassant les 10,6 milliards annoncés pour 2022, année du déclenchement de la guerre en Ukraine. Le groupe a fait savoir jeudi que sa production de pétrole et de gaz avait bénéficié d'une croissance organique de plus de 4% sur un an, en lien avec la montée en puissance de projets démarrés depuis un an au Brésil, aux États-Unis et en Libye, "ayant compensé pour partie l'impact des pertes de production au Moyen-Orient de l'ordre 210 kbep/j (210.000 barils équivalent pétrole par jour, ndlr) en moyenne sur le trimestre". Le GNL en baisse "significative" Bien qu'une partie de cette production n'ait pas pu faire l'objet d'enlèvements, "compte tenu des difficultés d'accès au détroit d'Ormuz", sa branche exploration-production - où le groupe réalise l'essentiel de sa rentabilité - affiche un résultat opérationnel net ajusté en croissance, à 3,2 milliards de dollars. Il enregistre en revanche "une baisse significative" dans le secteur du gaz naturel liquéfié (GNL), le gaz à l'état liquide transporté par navires - secteur prioritaire du groupe -, "du fait d'une contreperformance des activités de négoce (achat-vente) de gaz dans un marché" atone, "voire baissier, en Europe, alors qu'elles avaient +surperformé+ au premier trimestre". Ses activités "aval" (raffinage, pétrochimie, négoce...) réalisent un résultat opérationnel net ajusté en hausse de 24% à 2,3 milliards de dollars au deuxième trimestre, "porté par la capacité du secteur raffinage-chimie à pleinement capturer la hausse des marges (...) et la très bonne performance des activités de négoce de brut". Le groupe confirme par ailleurs "les priorités données au dividende et au désendettement de l'entreprise". Il distribuera à ses actionnaires un deuxième acompte sur le dividende de l'année 2026, d'un montant de 0,90 euro par action, en hausse de 5,9 % par rapport à 2025.
Texte intégral (696 mots)
Ce chiffre est légèrement en deçà des estimations des analystes, qui tablaient en moyenne sur un bénéfice de 5,26 milliards d'euros (environ 6 milliards de dollars) selon ceux consultés par Factset, et de 6,11 milliards de dollars, selon ceux interrogés par Bloomberg. "Dans un environnement de prix élevé en lien avec le conflit au Moyen-Orient, TotalEnergies tire parti de son modèle intégré et de sa diversification pour afficher au deuxième trimestre un résultat net ajusté (indicateur suivi par les analystes) de 6 milliards de dollars (...)", s'est félicité le PDG, Patrick Pouyanné, dans un communiqué. L'entreprise avait déjà annoncé en avril un bond de 51% son bénéfice net pour les trois premiers mois de l'année, porté par l'envolée des prix du pétrole et du gaz ainsi que par ses activités de négoce, dans le sillage du début de la guerre entre les États-Unis et l'Iran. Cette performance exceptionnelle avait relancé les appels à la taxation des "super-profits" pétroliers et ce, alors que le groupe est souvent critiqué pour la faiblesse, voire l'absence de son impôt sur les sociétés en France au regard de ses énormes bénéfices mondiaux. Profits "indécents" Jeudi, la porte-parole du gouvernement et ministre déléguée à l'Énergie Maud Bregeon a répété qu'elle refuserait "toujours de rentrer dans le +Total bashing+". "C'est une chance d'avoir en France un grand énergéticien mondial capable d'assurer l'approvisionnement des Français" et de "nous aider à tirer les prix vers le bas", grâce au plafonnement des carburants dans les stations-services du groupe, un mécanisme pour contenir les prix à la pompe que le groupe a relancé mercredi compte tenu de la reprise des hostilités au Moyen-Orient. "Alors que la France suffoque sous des canicules successives, causées par le changement climatique dont l'industrie du pétrole et du gaz est largement responsable, ces profits apparaissent particulièrement indécents", ont en revanche critiqué une coalition d'ONG (Greenpeace France, 350.org, le CCFD-Terre Solidaire, Notre Affaire à Tous, le Réseau Action Climat et Oxfam France) dans un communiqué. Sur l'ensemble du premier semestre, TotalEnergies a enregistré un bénéfice net de 11,2 milliards de dollars, en très forte hausse de 73% sur un an, dépassant les 10,6 milliards annoncés pour 2022, année du déclenchement de la guerre en Ukraine. Le groupe a fait savoir jeudi que sa production de pétrole et de gaz avait bénéficié d'une croissance organique de plus de 4% sur un an, en lien avec la montée en puissance de projets démarrés depuis un an au Brésil, aux États-Unis et en Libye, "ayant compensé pour partie l'impact des pertes de production au Moyen-Orient de l'ordre 210 kbep/j (210.000 barils équivalent pétrole par jour, ndlr) en moyenne sur le trimestre". Le GNL en baisse "significative" Bien qu'une partie de cette production n'ait pas pu faire l'objet d'enlèvements, "compte tenu des difficultés d'accès au détroit d'Ormuz", sa branche exploration-production - où le groupe réalise l'essentiel de sa rentabilité - affiche un résultat opérationnel net ajusté en croissance, à 3,2 milliards de dollars. Il enregistre en revanche "une baisse significative" dans le secteur du gaz naturel liquéfié (GNL), le gaz à l'état liquide transporté par navires - secteur prioritaire du groupe -, "du fait d'une contreperformance des activités de négoce (achat-vente) de gaz dans un marché" atone, "voire baissier, en Europe, alors qu'elles avaient +surperformé+ au premier trimestre". Ses activités "aval" (raffinage, pétrochimie, négoce...) réalisent un résultat opérationnel net ajusté en hausse de 24% à 2,3 milliards de dollars au deuxième trimestre, "porté par la capacité du secteur raffinage-chimie à pleinement capturer la hausse des marges (...) et la très bonne performance des activités de négoce de brut". Le groupe confirme par ailleurs "les priorités données au dividende et au désendettement de l'entreprise". Il distribuera à ses actionnaires un deuxième acompte sur le dividende de l'année 2026, d'un montant de 0,90 euro par action, en hausse de 5,9 % par rapport à 2025.

23.07.2026 à 09:55

FRANCE 24
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Les chefs des diplomaties russe et américaine se sont rencontrés jeudi à Manille en marge d'une réunion de l'Asean. Sergueï Lavrov a mis en garde son homologue Marco Rubio contre la poursuite "inadmissible" de livraisons d'armes à Kiev.
Texte intégral (696 mots)
Les chefs des diplomaties russe et américaine se sont rencontrés jeudi à Manille en marge d'une réunion de l'Asean. Sergueï Lavrov a mis en garde son homologue Marco Rubio contre la poursuite "inadmissible" de livraisons d'armes à Kiev.

23.07.2026 à 09:49

FRANCE24
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Deux champions de la tech chinoise, Huawei et Xiaohongshu, ont annoncé que leurs modèles d'IA avaient chacun obtenu 100% aux questions posées lors de l'Olympiade internationale de mathématiques (IMO) en juillet. Ce sont les premiers laboratoires d'IA à avoir rendu publics leurs résultats, mais d'autres également à travers le monde pourraient leur emboîter le pas dans les prochains jours. "Nous sommes ravis de ce résultat, car obtenir un score parfait à l'IMO est extrêmement difficile", s'est félicité cette semaine Xiaohongshu, dont le modèle "dots-note-3.0" a pris part à la compétition. "Jusqu'à présent, aucun grand modèle de langage", la technologie alimentant des outils d'IA, comme les agents conversationnels, "n'avait jamais obtenu un score parfait dans le cadre du processus officiel d'évaluation de l'olympiade", a insisté l'entreprise, connu pour son réseau social RedNote. En 2025, des modèles développés par les américains Google et OpenAI avaient certes atteint des scores du niveau médaille d'or, mais sans égaler les performances de cinq concurrents humains ayant obtenu 100% lors de l'édition. Cette année, 666 concurrents (humains) de différents pays ont participé aux épreuves de l'IMO organisées à Shanghai (est de la Chine). Sept d'entre eux ont obtenu un score parfait, selon le tableau officiel des résultats. Les participants à l'olympiade, organisée chaque année dans une ville différente, doivent être âgés de moins de 20 ans. De son côté, Huawei a indiqué mercredi que son système d'IA baptisé "Celia" avait démontré des "capacités globales de résolution de problèmes" dans plusieurs domaines des mathématiques. Les firmes tech n'ont reçu les sujets qu'après que les candidats en chair et en os aient passé l'épreuve, et leurs réponses devaient être soumises dans un délai imparti. "Durant les tests, toute forme d'intervention humaine était strictement interdite", et les solutions produites ont été transmises aux organisateurs pour correction, a précisé Xiaohongshu, qui tentait l'expérience pour la première fois. Les progrès de l'IA ont été rapides: à l'olympiade 2024, Google avait obtenu un score de niveau médaille d'argent, résolvant quatre des six problèmes en deux à trois jours. Deedy Das, associé au sein du fonds d'investissement américain Menlo Ventures, a par ailleurs annoncé avoir soumis les questions de l'IMO de cette année à quatre modèles d'IA de pointe. Ces derniers, issus des laboratoires américains OpenAI et Anthropic, de la start-up Axiom Math, mais aussi le "Kimi K3" du chinois Moonshot AI, ont obtenu 42 points sur 42, a-t-il indiqué sur LinkedIn. "La frontière de l'IA s'est officiellement déplacée bien au-delà des mathématiques de l'IMO", conclut-il.
Lire plus (453 mots)
Deux champions de la tech chinoise, Huawei et Xiaohongshu, ont annoncé que leurs modèles d'IA avaient chacun obtenu 100% aux questions posées lors de l'Olympiade internationale de mathématiques (IMO) en juillet. Ce sont les premiers laboratoires d'IA à avoir rendu publics leurs résultats, mais d'autres également à travers le monde pourraient leur emboîter le pas dans les prochains jours. "Nous sommes ravis de ce résultat, car obtenir un score parfait à l'IMO est extrêmement difficile", s'est félicité cette semaine Xiaohongshu, dont le modèle "dots-note-3.0" a pris part à la compétition. "Jusqu'à présent, aucun grand modèle de langage", la technologie alimentant des outils d'IA, comme les agents conversationnels, "n'avait jamais obtenu un score parfait dans le cadre du processus officiel d'évaluation de l'olympiade", a insisté l'entreprise, connu pour son réseau social RedNote. En 2025, des modèles développés par les américains Google et OpenAI avaient certes atteint des scores du niveau médaille d'or, mais sans égaler les performances de cinq concurrents humains ayant obtenu 100% lors de l'édition. Cette année, 666 concurrents (humains) de différents pays ont participé aux épreuves de l'IMO organisées à Shanghai (est de la Chine). Sept d'entre eux ont obtenu un score parfait, selon le tableau officiel des résultats. Les participants à l'olympiade, organisée chaque année dans une ville différente, doivent être âgés de moins de 20 ans. De son côté, Huawei a indiqué mercredi que son système d'IA baptisé "Celia" avait démontré des "capacités globales de résolution de problèmes" dans plusieurs domaines des mathématiques. Les firmes tech n'ont reçu les sujets qu'après que les candidats en chair et en os aient passé l'épreuve, et leurs réponses devaient être soumises dans un délai imparti. "Durant les tests, toute forme d'intervention humaine était strictement interdite", et les solutions produites ont été transmises aux organisateurs pour correction, a précisé Xiaohongshu, qui tentait l'expérience pour la première fois. Les progrès de l'IA ont été rapides: à l'olympiade 2024, Google avait obtenu un score de niveau médaille d'argent, résolvant quatre des six problèmes en deux à trois jours. Deedy Das, associé au sein du fonds d'investissement américain Menlo Ventures, a par ailleurs annoncé avoir soumis les questions de l'IMO de cette année à quatre modèles d'IA de pointe. Ces derniers, issus des laboratoires américains OpenAI et Anthropic, de la start-up Axiom Math, mais aussi le "Kimi K3" du chinois Moonshot AI, ont obtenu 42 points sur 42, a-t-il indiqué sur LinkedIn. "La frontière de l'IA s'est officiellement déplacée bien au-delà des mathématiques de l'IMO", conclut-il.

23.07.2026 à 09:43

FRANCE24
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Cette réunion d'une trentaine de minutes - la première entre les deux responsables depuis septembre 2025 - est intervenue quelques heures après un entretien entre Volodymyr Zelensky et des émissaires américains, organisé pour "redynamiser la diplomatie" selon le président ukrainien. Les discussions pour mettre fin au conflit en Ukraine sont au point mort. L'attention est désormais concentrée sur le Moyen-Orient, tandis que Moscou maintient ses exigences, réclamant que Kiev lui cède des territoires. Et Washington s'efforce d'adopter un ton mesuré vis-à-vis de Moscou. Marco Rubio, hôte de la réunion, et Sergueï Lavrov se sont assis autour d'une table avant l'entrée des journalistes dans la salle et n'ont fait aucune déclaration à la presse. Tous deux participent à des réunions de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (Asean) aux Philippines. Ils "ont discuté de la relation entre les Etats-Unis et la Russie et du besoin de mettre fin à la guerre entre la Russie et l'Ukraine", selon le département d'Etat américain. En discutant du dossier ukrainien avec M. Rubio, M. Lavrov "a mis l'accent sur le fait qu'il était inadmissible de poursuivre les livraisons d'armes au régime de Kiev", a souligné de son côté le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué. Il a également dénoncé "une politique déstabilisatrice des pays européens qui continuent de vouloir infliger une +défaite stratégique+ à la Russie", selon la même source. Sergueï Lavrov a répété que la "partie russe était prête à un règlement politico-diplomatique du conflit". La Russie mène une offensive à grande échelle en Ukraine depuis février 2022. Ils ont aussi échangé au sujet du conflit au Moyen-Orient, selon la diplomatie russe. Moscou a condamné les récentes frappes de Washington sur son allié iranien. Mercredi, le secrétaire d'Etat américain avait déclaré à des journalistes que "les Etats-Unis rest(ai)ent prêts et désireux de jouer un rôle constructif" pour mettre fin à la guerre en Ukraine. "La guerre en Ukraine, je le crois, a, à bien des égards, entravé la capacité de la Russie et des Etats-Unis à trouver des terrains d'entente sur d'autres sujets", a-t-il dit. Marco Rubio a déjà échangé brièvement avec Sergueï Lavrov lors d'un dîner de gala mardi soir et les deux responsables ont participé jeudi matin à une réunion du Forum régional de l'Asean. Le président américain Donald Trump, qui maintient des relations avec son homologue russe Vladimir Poutine, a apporté son soutien à la campagne ukrainienne de frappes de longue portée visant des infrastructures énergétiques, déclarant que cela pourrait "aider à mener à une fin" du conflit. Plus de quatre ans après le début de l'offensive russe contre l'Ukraine, les frappes montent en puissance ces derniers mois des deux côtés du front, faisant un nombre croissant de victimes civiles.
Lire plus (494 mots)
Cette réunion d'une trentaine de minutes - la première entre les deux responsables depuis septembre 2025 - est intervenue quelques heures après un entretien entre Volodymyr Zelensky et des émissaires américains, organisé pour "redynamiser la diplomatie" selon le président ukrainien. Les discussions pour mettre fin au conflit en Ukraine sont au point mort. L'attention est désormais concentrée sur le Moyen-Orient, tandis que Moscou maintient ses exigences, réclamant que Kiev lui cède des territoires. Et Washington s'efforce d'adopter un ton mesuré vis-à-vis de Moscou. Marco Rubio, hôte de la réunion, et Sergueï Lavrov se sont assis autour d'une table avant l'entrée des journalistes dans la salle et n'ont fait aucune déclaration à la presse. Tous deux participent à des réunions de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (Asean) aux Philippines. Ils "ont discuté de la relation entre les Etats-Unis et la Russie et du besoin de mettre fin à la guerre entre la Russie et l'Ukraine", selon le département d'Etat américain. En discutant du dossier ukrainien avec M. Rubio, M. Lavrov "a mis l'accent sur le fait qu'il était inadmissible de poursuivre les livraisons d'armes au régime de Kiev", a souligné de son côté le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué. Il a également dénoncé "une politique déstabilisatrice des pays européens qui continuent de vouloir infliger une +défaite stratégique+ à la Russie", selon la même source. Sergueï Lavrov a répété que la "partie russe était prête à un règlement politico-diplomatique du conflit". La Russie mène une offensive à grande échelle en Ukraine depuis février 2022. Ils ont aussi échangé au sujet du conflit au Moyen-Orient, selon la diplomatie russe. Moscou a condamné les récentes frappes de Washington sur son allié iranien. Mercredi, le secrétaire d'Etat américain avait déclaré à des journalistes que "les Etats-Unis rest(ai)ent prêts et désireux de jouer un rôle constructif" pour mettre fin à la guerre en Ukraine. "La guerre en Ukraine, je le crois, a, à bien des égards, entravé la capacité de la Russie et des Etats-Unis à trouver des terrains d'entente sur d'autres sujets", a-t-il dit. Marco Rubio a déjà échangé brièvement avec Sergueï Lavrov lors d'un dîner de gala mardi soir et les deux responsables ont participé jeudi matin à une réunion du Forum régional de l'Asean. Le président américain Donald Trump, qui maintient des relations avec son homologue russe Vladimir Poutine, a apporté son soutien à la campagne ukrainienne de frappes de longue portée visant des infrastructures énergétiques, déclarant que cela pourrait "aider à mener à une fin" du conflit. Plus de quatre ans après le début de l'offensive russe contre l'Ukraine, les frappes montent en puissance ces derniers mois des deux côtés du front, faisant un nombre croissant de victimes civiles.
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