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27.05.2026 à 00:33

FRANCE24
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Elle sera examinée le 1er juin dans l'hémicycle. Plusieurs de ses mesures ont été étendues au champ du périscolaire, marqué par plusieurs scandales de violences sexuelles, notamment à Paris, où s'est ouvert mardi un premier procès public contre un animateur. L'objectif de ce texte "est clair: que les agressions n'arrivent plus, que la parole de l'enfant soit entendu et que l'Etat les protège", a lancé Violette Spillebout, la rapporteure macroniste du texte. Car "pendant des décennies l'Etat a failli", a rappelé à sa suite Paul Vannier, député LFI avec qui Mme Spillebout a rédigé cette proposition de loi soumise une première fois, avant de la redéposer seule face au refus de son groupe de soutenir l'examen d'un texte porté par un Insoumis. "Nous portons ce texte ensemble", a toutefois déclaré Mme Spillebout au début de l'examen en commission des affaires culturelles et de l'éducation, estimant qu'il incombe à l'Assemblée de montrer qu'elle "sait se réunir pour protéger les enfants". Le texte comprend un volet symbolique, avec la condamnation par la Nation de ces violences et la reconnaissance des défaillances de l'Etat qui leur ont permis de perdurer. La création d'une journée d'hommage, le 19 novembre, a été votée. Sur le volet judiciaire, le texte allonge le délai de prescription du délit de non-dénonciation de faits de violences sur un mineur, et grave dans la loi l'interdiction absolue de toute violence, y compris les châtiments corporels. L'objectif, est d'en finir "avec un prétendu droit de correction encore invoqué dans les jurisprudences", selon la rapporteure. Les députés ont longuement débattu des mesures concernant le contrôle des personnels intervenants dans les établissements, en renforçant leur contrôle avec l'obligation au moment du recrutement, puis tous les trois ans, de présenter un "certificat d'honorabilité". Secret de la confession Certains ont souhaité étendre plus largement ces certificats à toutes les personnes s'occupant d'enfants, par exemple dans le milieu médical, citant notamment l'affaire Le Scouarnec, mais la rapporteure s'y est opposée, souhaitant circonscrire le texte au seul milieu scolaire et périscolaire. Mme Spillebout s'est par ailleurs dite "confiante" qu'une telle mesure figurera dans le projet de loi sur la protection de l'enfance, présenté mercredi en conseil des ministres. En outre, son texte renforce le suivi des sanctions disciplinaires, afin d'"éviter qu'un adulte dangereux passe d'un établissement à un autre sans laisser de trace", comme plusieurs scandales récents l'ont révélé. Les trois derniers articles, concernant l'enseignement privé, sont ceux cristallisant les tensions avec la droite et l'extrême droite. Ils réforment les relations entre l'Etat et les établissement privés, avec notamment des contrôles réguliers au moins tous les cinq ans. Pour le député RN Roger Chudeau, "ces mesures ne concernent pas la protection des enfants mais simplement la mise sous contrôle du seul enseignement privé", estimant que M. Vannier tentait de dessiner une "sorte de cible", sur l'enseignement diocésain, comme "responsable des maltraitrances". Enfin, une disposition prévoit explicitement que les ministres du culte soient soumis aux obligations de dénonciation des faits de violences sur mineurs, même révélés lors d'une confession. Le RN y est opposé, "y voyant une attaque brutale et anticléricale". Ce texte fait suite à une commission d'enquête qui avait notamment entendu François Bayrou, alors Premier ministre, sur la connaissance qu'il aurait pu avoir des sévices infligés aux élèves de l'établissement Notre-Dame de Bétharram, près de Pau. Il sera examiné lundi prochain, lors de la journée annuelle réservée aux textes du groupe de Gabriel Attal qui l'a placé à l'ordre du jour. Mais Paul Vannier a dénoncé le refus du candidat Renaissance à la présidentielle de soutenir son examen en début d'année lors de semaines réservées aux initiatives transpartisanes. "Au-delà du sectarisme anti-LFI l'emportant sur l'intérêt supérieur des enfants qu'elle exprime, cette manœuvre met en péril l'adoption de notre texte en nous contraignant à un débat de quelques heures", a accusé le député LFI alors que les débats devront obligatoirement se terminer lundi à minuit.

26.05.2026 à 23:23

Frédéric RIVIÈRE
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Cyrielle Chatelain, présidente du groupe Écologiste et Social à l’Assemblée nationale, revient sur l’épisode de chaleur en France mais aussi sur la flottille pour Gaza, dont les membres ont été arrêté par les autorités israéliennes. Elle estime que "ce qu’il s’est passé s’apparente à de la torture". Elle juge la réaction de la France face à Israël "trop timide".
Texte intégral (719 mots)
Cyrielle Chatelain, présidente du groupe Écologiste et Social à l’Assemblée nationale, revient sur l’épisode de chaleur en France mais aussi sur la flottille pour Gaza, dont les membres ont été arrêté par les autorités israéliennes. Elle estime que "ce qu’il s’est passé s’apparente à de la torture". Elle juge la réaction de la France face à Israël "trop timide".

26.05.2026 à 23:05

FRANCE24
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La deuxième manche se disputera à l'Allianz Riviera, à huis clos, après les incidents survenus au cours de la rencontre entre les Aiglons et Metz (0-0) comptant pour la dernière journée de L1. Dans un Chaudron à guichets fermés et en ébullition, les Verts, troisièmes de Ligue 2, ont tenté d'emballer la partie, mais sans pouvoir se créer de réelles occasions, pénalisés par leur manque de justesse technique. Seuls en seconde période, Zuriko Davitashvili (58) ou encore Augustine Boakye (61), sur des tentatives lointaines et non cadrées, ont été plus ou moins dangereux pour l'ASSE. De son côté, Nice, 16e de Ligue 1 et battu en finale de la Coupe de France par Lens (3-1) vendredi dernier, malgré une possession du ballon supérieure (54% contre 46%) n'a guère été plus dangereux. Seul Jonathan Clauss, à la 23e minute, s'est créé une opportunité à la réception d'un centre de Tiago Gouveia qui remplaçait Elye Wahi, suspendu. Les entrées des remplaçants n'ont pas apporté l'impact espéré. Mais dans l'ensemble, le bilan offensif des deux formations a été bien maigre. Nice et Saint-Etienne, qui n'ont cadré aucun de leurs douze tirs au total, ont même semblé se satisfaire de ce résultat au cours d'une seconde période bien moins intense que la première. Niçois et Stéphanois joueront donc leur place dans l'élite vendredi.
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La deuxième manche se disputera à l'Allianz Riviera, à huis clos, après les incidents survenus au cours de la rencontre entre les Aiglons et Metz (0-0) comptant pour la dernière journée de L1. Dans un Chaudron à guichets fermés et en ébullition, les Verts, troisièmes de Ligue 2, ont tenté d'emballer la partie, mais sans pouvoir se créer de réelles occasions, pénalisés par leur manque de justesse technique. Seuls en seconde période, Zuriko Davitashvili (58) ou encore Augustine Boakye (61), sur des tentatives lointaines et non cadrées, ont été plus ou moins dangereux pour l'ASSE. De son côté, Nice, 16e de Ligue 1 et battu en finale de la Coupe de France par Lens (3-1) vendredi dernier, malgré une possession du ballon supérieure (54% contre 46%) n'a guère été plus dangereux. Seul Jonathan Clauss, à la 23e minute, s'est créé une opportunité à la réception d'un centre de Tiago Gouveia qui remplaçait Elye Wahi, suspendu. Les entrées des remplaçants n'ont pas apporté l'impact espéré. Mais dans l'ensemble, le bilan offensif des deux formations a été bien maigre. Nice et Saint-Etienne, qui n'ont cadré aucun de leurs douze tirs au total, ont même semblé se satisfaire de ce résultat au cours d'une seconde période bien moins intense que la première. Niçois et Stéphanois joueront donc leur place dans l'élite vendredi.

26.05.2026 à 22:37

FRANCE24
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L'indice Nasdaq (+1,19%) et l'indice élargi S&P 500 (+0,61%) ont tous les deux enregistré de nouveaux sommets en clôture, s'établissant respectivement à 26.656,18 et 7.519,12 points. Seul le Dow Jones a terminé dans le rouge, lâchant 0,23%. "Un climat d'appétit pour le risque domine aujourd'hui à Wall Street", alimenté par l'espoir "d'un éventuel accord de paix" entre les Etats-Unis et l'Iran, observe Jose Torres, d'Interactive Brokers. Après des semaines de blocages et de menaces, Washington et Téhéran ont fait état d'avancées ces derniers jours dans les discussions. Le président américain Donald Trump avait même laissé entrevoir un compromis imminent au cours du week-end. L'Iran a toutefois accusé mardi les Etats-Unis d'avoir violé le cessez-le-feu après des frappes américaines nocturnes dans le sud du pays. Après un repli marqué la veille, le baril de Brent - référence internationale du pétrole brut - est donc reparti à la hausse, tutoyant une nouvelle fois les 100 dollars. "Mais Wall Street ne semble avoir peur de rien, le marché est dans une phase de forte croissance", explique à l'AFP Peter Cardillo, de Spartan Capital Securities. "La performance des différents secteurs est toutefois inégale, avec la technologie et l'industrie assumant l'essentiel de la charge", note M. Torres. Côté tech, le géant des puces Micron a été propulsé (+19,29% à 895,88 dollars), dépassant pour la première fois les 1.000 milliards de dollars de capitalisation boursière. Le titre a notamment été poussé par une réévaluation à la hausse de son prix cible par la banque UBS. D'autres grands noms du secteur ont été emportés dans son sillage, à l'instar de Broadcom (1,90%), Texas Instrument (+5,07%) et AMD (+7,78%). Sur le front macroéoconomique, les investisseurs ont semblé faire fi d'un indice de confiance des consommateurs à nouveau en baisse ce mois-ci, quoiqu'au-dessus des attentes. Le rapport note que ce nouveau repli reflète "l'intensification des impacts inflationnistes de la guerre au Moyen-Orient". Les acteurs du marché prendront connaissance jeudi de l'indice d'inflation PCE du mois d'avril aux Etats-Unis, jauge préférée de la banque centrale américaine (Fed). Au tableau des valeurs, les opérateurs n'ont pas été convaincus de la présentation du premier modèle tout électrique du constructeur italien de voitures de luxe Ferrari. L'action a perdu 5,23% à 330,01 dollars. Le laboratoire pharmaceutique Eli Lilly (+0,17% à 1.066,81 dollars) est restée stable après l'annonce d'une série d'acquisitions. Au total, l'entreprise va débourser près de 4 milliards de dollars pour se renforcer dans la recherche de traitements contre les maladies infectieuses. L'action de la chaîne de pièces détachées pour automobile Autozone a perdu 8,91% à 3.103,07 dollars, minée par des performances financières trimestrielles moins bonnes qu'escompté, notamment en termes de chiffre d'affaires.
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L'indice Nasdaq (+1,19%) et l'indice élargi S&P 500 (+0,61%) ont tous les deux enregistré de nouveaux sommets en clôture, s'établissant respectivement à 26.656,18 et 7.519,12 points. Seul le Dow Jones a terminé dans le rouge, lâchant 0,23%. "Un climat d'appétit pour le risque domine aujourd'hui à Wall Street", alimenté par l'espoir "d'un éventuel accord de paix" entre les Etats-Unis et l'Iran, observe Jose Torres, d'Interactive Brokers. Après des semaines de blocages et de menaces, Washington et Téhéran ont fait état d'avancées ces derniers jours dans les discussions. Le président américain Donald Trump avait même laissé entrevoir un compromis imminent au cours du week-end. L'Iran a toutefois accusé mardi les Etats-Unis d'avoir violé le cessez-le-feu après des frappes américaines nocturnes dans le sud du pays. Après un repli marqué la veille, le baril de Brent - référence internationale du pétrole brut - est donc reparti à la hausse, tutoyant une nouvelle fois les 100 dollars. "Mais Wall Street ne semble avoir peur de rien, le marché est dans une phase de forte croissance", explique à l'AFP Peter Cardillo, de Spartan Capital Securities. "La performance des différents secteurs est toutefois inégale, avec la technologie et l'industrie assumant l'essentiel de la charge", note M. Torres. Côté tech, le géant des puces Micron a été propulsé (+19,29% à 895,88 dollars), dépassant pour la première fois les 1.000 milliards de dollars de capitalisation boursière. Le titre a notamment été poussé par une réévaluation à la hausse de son prix cible par la banque UBS. D'autres grands noms du secteur ont été emportés dans son sillage, à l'instar de Broadcom (1,90%), Texas Instrument (+5,07%) et AMD (+7,78%). Sur le front macroéoconomique, les investisseurs ont semblé faire fi d'un indice de confiance des consommateurs à nouveau en baisse ce mois-ci, quoiqu'au-dessus des attentes. Le rapport note que ce nouveau repli reflète "l'intensification des impacts inflationnistes de la guerre au Moyen-Orient". Les acteurs du marché prendront connaissance jeudi de l'indice d'inflation PCE du mois d'avril aux Etats-Unis, jauge préférée de la banque centrale américaine (Fed). Au tableau des valeurs, les opérateurs n'ont pas été convaincus de la présentation du premier modèle tout électrique du constructeur italien de voitures de luxe Ferrari. L'action a perdu 5,23% à 330,01 dollars. Le laboratoire pharmaceutique Eli Lilly (+0,17% à 1.066,81 dollars) est restée stable après l'annonce d'une série d'acquisitions. Au total, l'entreprise va débourser près de 4 milliards de dollars pour se renforcer dans la recherche de traitements contre les maladies infectieuses. L'action de la chaîne de pièces détachées pour automobile Autozone a perdu 8,91% à 3.103,07 dollars, minée par des performances financières trimestrielles moins bonnes qu'escompté, notamment en termes de chiffre d'affaires.

26.05.2026 à 21:53

FRANCE24
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La troisième phase d'essais sur le premier tronçon de ce métro tout automatique qui reliera à terme l'aéroport d'Orly à Versailles-Chantier, "touche à sa fin", a déclaré mardi Christophe Cieux, directeur de projet adjoint à la Société des Grands Projets (SGP, ex-Société du Grand Paris), maître d'oeuvre du chantier. Une quatrième phase d'essais, dits "de validation", en condition réelle d'exploitation, c'est-à-dire pilotés à distance et à vitesse commerciale (50-60 km/heure), est "sur le point de démarrer", a-t-il ajouté lors d'une visite de presse du chantier. La gare "Polytechnique", blanche et lumineuse, plantée au milieu des laboratoires d'EDF, de l'INRIA ou de Thalès, vers laquelle convergent trois pistes cyclables récemment aménagées et huit lignes de bus, a obtenu vendredi le feu vert de la Commission de sécurité. Ne manquent plus que trois validations pour les trois autres gares du tronçon qui va être mis en service (Massy-Palaiseau, Université Paris-Saclay et Christ de Saclay), explique Vianney Elziere, directeur du projet à la SGP. Reste à déterminer exactement la date à laquelle le métro - très attendu par des centaines d'étudiants, ingénieurs et chercheurs - pourra accueillir du public. La date prévue jusqu'à présent est celle du 1er octobre, précédée d'une période de deux mois d'essais "à blanc", ce qui impliquerait un transfert des responsabilités techniques entre les maîtres d'ouvrage et les exploitants au 1er août. La date sera connue "le 25 juin", a promis lundi le président du directoire de la SGP Jean-François Monteils, à la presse, au cours de la visite Cette déclaration est le prélude à l'annonce d'un possible retard "de quelques semaines" par rapport au 1er octobre, a confirmé une source proche du dossier. "Hypothèques à lever" L'ensemble des intervenants se sont mis d'accord pour parler de "l'automne". Qui commence le 21 septembre et s'achève le 20 décembre. La complexité de mise en oeuvre entre les différents acteurs semble être la clé de ce décalage. Alors que la ligne 14, qui traverse Paris, également automatique, est exploitée par la RATP seule sous l'autorité d'Ile-de-France Mobilités (IDFM) l'autorité organisatrice des transports francilienne, la ligne 18 sera la première à faire travailler ensemble un exploitant, Keolis, filiale de la SNCF, et un gestionnaire d'infrastructures différent, la RATP, qui entretiendra les rails et systèmes de toutes les futures lignes du Grand Paris Express. Pour Valérie Pécresse, présidente d'IDFM, le premier tronçon de la ligne 18 ouvrira au public "avant la fin de l'année" et "le plus vite possible". "Le seul critère qui prévaudra pour décider de la mise en service est celui de la sécurité", a-t-elle averti. Equipée de matériels roulants Alstom, dont neuf rames sur les dix prévues ont déjà été livrées, la ligne 18 est l'une des cinq lignes du projet Grand Paris Express (14, 15, 16, 17 et 18) comportant 200 kilomètres de nouvelles lignes de métro au total et 68 gares autour de Paris, qui transporteront à terme 3 millions de passagers par jour. "Il reste un certain nombre d'hypothèques à lever dont certaines ne sont pas simples", a admis M. Monteils auprès de l'AFP. "Je comprends qu'il joue une carte importante sur l'exploitation du début, donc il a envie que ce soit prêt à 110%, mais ça n'arrive jamais, ça n'existe pas", a-t-il ajouté au sujet de l'exploitant. "L'essentiel, c'est que ce soit en sécurité, et on sera en sécurité, en parfaite condition d'exploitabilité même s'il reste des choses à régler", a-t-il assuré. La RATP a aussi demandé à la SGP le transfert de toutes les documentations techniques nécessaires à l'entretien des installations, des logiciels de signalisation aux caméras de surveillance, en passant par celles des escaliers mécaniques, tous pilotés à distance. "Je ne le cache pas, sur ces sujets-là, nous sommes à la bourre", a dit M. Monteils à l'AFP.
Texte intégral (664 mots)
La troisième phase d'essais sur le premier tronçon de ce métro tout automatique qui reliera à terme l'aéroport d'Orly à Versailles-Chantier, "touche à sa fin", a déclaré mardi Christophe Cieux, directeur de projet adjoint à la Société des Grands Projets (SGP, ex-Société du Grand Paris), maître d'oeuvre du chantier. Une quatrième phase d'essais, dits "de validation", en condition réelle d'exploitation, c'est-à-dire pilotés à distance et à vitesse commerciale (50-60 km/heure), est "sur le point de démarrer", a-t-il ajouté lors d'une visite de presse du chantier. La gare "Polytechnique", blanche et lumineuse, plantée au milieu des laboratoires d'EDF, de l'INRIA ou de Thalès, vers laquelle convergent trois pistes cyclables récemment aménagées et huit lignes de bus, a obtenu vendredi le feu vert de la Commission de sécurité. Ne manquent plus que trois validations pour les trois autres gares du tronçon qui va être mis en service (Massy-Palaiseau, Université Paris-Saclay et Christ de Saclay), explique Vianney Elziere, directeur du projet à la SGP. Reste à déterminer exactement la date à laquelle le métro - très attendu par des centaines d'étudiants, ingénieurs et chercheurs - pourra accueillir du public. La date prévue jusqu'à présent est celle du 1er octobre, précédée d'une période de deux mois d'essais "à blanc", ce qui impliquerait un transfert des responsabilités techniques entre les maîtres d'ouvrage et les exploitants au 1er août. La date sera connue "le 25 juin", a promis lundi le président du directoire de la SGP Jean-François Monteils, à la presse, au cours de la visite Cette déclaration est le prélude à l'annonce d'un possible retard "de quelques semaines" par rapport au 1er octobre, a confirmé une source proche du dossier. "Hypothèques à lever" L'ensemble des intervenants se sont mis d'accord pour parler de "l'automne". Qui commence le 21 septembre et s'achève le 20 décembre. La complexité de mise en oeuvre entre les différents acteurs semble être la clé de ce décalage. Alors que la ligne 14, qui traverse Paris, également automatique, est exploitée par la RATP seule sous l'autorité d'Ile-de-France Mobilités (IDFM) l'autorité organisatrice des transports francilienne, la ligne 18 sera la première à faire travailler ensemble un exploitant, Keolis, filiale de la SNCF, et un gestionnaire d'infrastructures différent, la RATP, qui entretiendra les rails et systèmes de toutes les futures lignes du Grand Paris Express. Pour Valérie Pécresse, présidente d'IDFM, le premier tronçon de la ligne 18 ouvrira au public "avant la fin de l'année" et "le plus vite possible". "Le seul critère qui prévaudra pour décider de la mise en service est celui de la sécurité", a-t-elle averti. Equipée de matériels roulants Alstom, dont neuf rames sur les dix prévues ont déjà été livrées, la ligne 18 est l'une des cinq lignes du projet Grand Paris Express (14, 15, 16, 17 et 18) comportant 200 kilomètres de nouvelles lignes de métro au total et 68 gares autour de Paris, qui transporteront à terme 3 millions de passagers par jour. "Il reste un certain nombre d'hypothèques à lever dont certaines ne sont pas simples", a admis M. Monteils auprès de l'AFP. "Je comprends qu'il joue une carte importante sur l'exploitation du début, donc il a envie que ce soit prêt à 110%, mais ça n'arrive jamais, ça n'existe pas", a-t-il ajouté au sujet de l'exploitant. "L'essentiel, c'est que ce soit en sécurité, et on sera en sécurité, en parfaite condition d'exploitabilité même s'il reste des choses à régler", a-t-il assuré. La RATP a aussi demandé à la SGP le transfert de toutes les documentations techniques nécessaires à l'entretien des installations, des logiciels de signalisation aux caméras de surveillance, en passant par celles des escaliers mécaniques, tous pilotés à distance. "Je ne le cache pas, sur ces sujets-là, nous sommes à la bourre", a dit M. Monteils à l'AFP.
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