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05.05.2026 à 05:04

Des agents fédéraux tirent sur un homme armé près de la Maison Blanche

FRANCE 24
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Une dizaine de jours après les tirs au dîner des correspondants de la Maison Blanche, un homme armé a été blessé par des agents fédéraux, lundi, dans le centre de Washington. Le directeur adjoint du Secret Service affirme ne pas savoir si ce nouvel incident est lié à la récente tentative d'assassinat contre Donald Trump.
Une dizaine de jours après les tirs au dîner des correspondants de la Maison Blanche, un homme armé a été blessé par des agents fédéraux, lundi, dans le centre de Washington. Le directeur adjoint du Secret Service affirme ne pas savoir si ce nouvel incident est lié à la récente tentative d'assassinat contre Donald Trump.

05.05.2026 à 04:09

Lutte contre "l'entrisme": Retailleau défend son projet au Sénat, en concurrence avec Nuñez

FRANCE24
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Alors qu'il dévoile au fil des jours les principaux volets de son programme pour 2027, le président des Républicains entend cette fois mettre à profit le Sénat, où ses fidèles sont nombreux, pour décliner un nouvel axe de sa feuille de route. A partir de 16h00 au Palais du Luxembourg, le sénateur de Vendée est attendu à la tribune pour défendre un texte visant à "lutter contre l'entrisme islamiste en France", une batterie de mesures pour faciliter la dissolution d'associations, durcir les sanctions pour atteinte aux "principes de la République", encadrer plus strictement la construction d'édifices religieux, ou geler les avoirs des groupes séparatistes. Vivement dénoncé par l'ensemble de la gauche, le texte de M. Retailleau se veut tout droit issu d'un rapport sur les Frères musulmans, qu'il avait rendu public lorsqu'il était ministre en 2025. Son ambition: "réarmer l'Etat" contre "l'islamisme politique", "une mouvance qui se répand à bas bruit" et présente "une menace pour nos institutions et la cohésion nationale", affirme l'ex-ministre à l'AFP. La contre-offensive de Nuñez Tout en assumant défendre un "marqueur" de son engagement politique, Bruno Retailleau réfute agir ici dans le cadre de sa campagne. "Ce n'est pas un caprice. J'ai observé six mois de silence sur le sujet pour voir si le gouvernement agissait. Je n'ai rien vu venir. Je ne veux pas que ce rapport sur le frérisme reste lettre morte", insiste le candidat à l'Elysée. Pour faire cheminer ce dossier ô combien sensible politiquement, l'hémicycle de la chambre haute est sans doute le meilleur endroit, avec une solide majorité acquise à la droite et ses alliés centristes. Mais il paraît difficile d'imaginer ce texte assez volumineux aller beaucoup plus loin au Parlement, faute de majorité à l'Assemblée nationale où l'agenda est surchargé. De plus, le gouvernement lui-même s'est emparé de la question, avec l'annonce début avril par Laurent Nuñez d'un futur projet de loi contre le séparatisme, en cours d'examen au Conseil d'Etat. Le ministre de l'Intérieur, qui cultive depuis son arrivée à Beauvau ses différences avec son prédécesseur - sur la relation avec l'Algérie et sur l'immigration, notamment -, n'a pas manqué l'occasion de pointer les manquements de l'initiative du patron de LR. C'est "une oeuvre inachevée", a-t-il épinglé dans Le Monde, vantant les mérites du projet gouvernemental, "plus complet" et "rigoureux" selon lui car il ne ciblera "pas seulement l'entrisme islamiste". Réponse polie de Bruno Retailleau: "Je n'ai aucune susceptibilité. S'il y a une autre initiative, tant mieux, je souhaite que le texte soit le plus puissant possible." "Tract" Il n'empêche que l'annonce gouvernementale a fait tiquer au Sénat, d'aucuns y voyant une intention de reprendre la main. "Nuñez règle ses comptes avec Retailleau", épingle un cadre LR. L'opposition Retailleau-Nuñez sera d'ailleurs mise en scène mardi, car le ministre est annoncé au banc pour défendre la position du gouvernement. Les débats risquent aussi d'être envenimés par l'hostilité de la gauche: les groupes communiste, écologiste et socialiste ont tous trois déposé une motion de rejet préalable de ce texte, dénonçant un "tract politique" et jugeant de nombreux dispositifs inconstitutionnels. "C'est un texte d'affichage politique, volontairement mal écrit pour que Bruno Retailleau puisse faire la démonstration que la Constitution ne permet pas de répondre à ses obsessions sur les immigrés et les musulmans", s'indigne la socialiste Corinne Narassiguin. Le groupe PS avait demandé au président du Sénat Gérard Larcher de saisir le Conseil d'Etat sur cette proposition, mais sa demande a été rejetée, faute d'accord en ce sens de l'auteur du texte, qui dit "assumer" ses propositions. Quelques réticences existent aussi dans les rangs du centre. "Ce n'est pas une initiative innocente", reconnaît le président du groupe centriste allié des LR, Hervé Marseille, conscient d'assister à une opération très politique. Mais le texte est selon lui "votable", notamment car il a été largement "corrigé" en commission des Lois ces derniers jours pour en garantir la sécurité juridique.
Texte intégral (701 mots)
Alors qu'il dévoile au fil des jours les principaux volets de son programme pour 2027, le président des Républicains entend cette fois mettre à profit le Sénat, où ses fidèles sont nombreux, pour décliner un nouvel axe de sa feuille de route. A partir de 16h00 au Palais du Luxembourg, le sénateur de Vendée est attendu à la tribune pour défendre un texte visant à "lutter contre l'entrisme islamiste en France", une batterie de mesures pour faciliter la dissolution d'associations, durcir les sanctions pour atteinte aux "principes de la République", encadrer plus strictement la construction d'édifices religieux, ou geler les avoirs des groupes séparatistes. Vivement dénoncé par l'ensemble de la gauche, le texte de M. Retailleau se veut tout droit issu d'un rapport sur les Frères musulmans, qu'il avait rendu public lorsqu'il était ministre en 2025. Son ambition: "réarmer l'Etat" contre "l'islamisme politique", "une mouvance qui se répand à bas bruit" et présente "une menace pour nos institutions et la cohésion nationale", affirme l'ex-ministre à l'AFP. La contre-offensive de Nuñez Tout en assumant défendre un "marqueur" de son engagement politique, Bruno Retailleau réfute agir ici dans le cadre de sa campagne. "Ce n'est pas un caprice. J'ai observé six mois de silence sur le sujet pour voir si le gouvernement agissait. Je n'ai rien vu venir. Je ne veux pas que ce rapport sur le frérisme reste lettre morte", insiste le candidat à l'Elysée. Pour faire cheminer ce dossier ô combien sensible politiquement, l'hémicycle de la chambre haute est sans doute le meilleur endroit, avec une solide majorité acquise à la droite et ses alliés centristes. Mais il paraît difficile d'imaginer ce texte assez volumineux aller beaucoup plus loin au Parlement, faute de majorité à l'Assemblée nationale où l'agenda est surchargé. De plus, le gouvernement lui-même s'est emparé de la question, avec l'annonce début avril par Laurent Nuñez d'un futur projet de loi contre le séparatisme, en cours d'examen au Conseil d'Etat. Le ministre de l'Intérieur, qui cultive depuis son arrivée à Beauvau ses différences avec son prédécesseur - sur la relation avec l'Algérie et sur l'immigration, notamment -, n'a pas manqué l'occasion de pointer les manquements de l'initiative du patron de LR. C'est "une oeuvre inachevée", a-t-il épinglé dans Le Monde, vantant les mérites du projet gouvernemental, "plus complet" et "rigoureux" selon lui car il ne ciblera "pas seulement l'entrisme islamiste". Réponse polie de Bruno Retailleau: "Je n'ai aucune susceptibilité. S'il y a une autre initiative, tant mieux, je souhaite que le texte soit le plus puissant possible." "Tract" Il n'empêche que l'annonce gouvernementale a fait tiquer au Sénat, d'aucuns y voyant une intention de reprendre la main. "Nuñez règle ses comptes avec Retailleau", épingle un cadre LR. L'opposition Retailleau-Nuñez sera d'ailleurs mise en scène mardi, car le ministre est annoncé au banc pour défendre la position du gouvernement. Les débats risquent aussi d'être envenimés par l'hostilité de la gauche: les groupes communiste, écologiste et socialiste ont tous trois déposé une motion de rejet préalable de ce texte, dénonçant un "tract politique" et jugeant de nombreux dispositifs inconstitutionnels. "C'est un texte d'affichage politique, volontairement mal écrit pour que Bruno Retailleau puisse faire la démonstration que la Constitution ne permet pas de répondre à ses obsessions sur les immigrés et les musulmans", s'indigne la socialiste Corinne Narassiguin. Le groupe PS avait demandé au président du Sénat Gérard Larcher de saisir le Conseil d'Etat sur cette proposition, mais sa demande a été rejetée, faute d'accord en ce sens de l'auteur du texte, qui dit "assumer" ses propositions. Quelques réticences existent aussi dans les rangs du centre. "Ce n'est pas une initiative innocente", reconnaît le président du groupe centriste allié des LR, Hervé Marseille, conscient d'assister à une opération très politique. Mais le texte est selon lui "votable", notamment car il a été largement "corrigé" en commission des Lois ces derniers jours pour en garantir la sécurité juridique.

05.05.2026 à 04:05

Etrangers en rétention, lutte antiterroriste: après des débats tumultueux, les députés passent au vote

FRANCE24
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La proposition de loi, portée par Charles Rodwell (Renaissance), co-signée par l'ancien Premier ministre Michel Barnier (LR) et soutenue par le gouvernement, devrait sauf surprise recevoir le feu vert de l'hémicycle, avec les voix du Rassemblement national. Elle contient également des mesures destinées à renforcer l'arsenal antiterroriste, avec un volet psychiatrique. Elle prendra ensuite le chemin du Sénat, pour un examen mi-mai. Mais avant le vote solennel sur l'ensemble du texte dans l'après-midi, les députés seront appelés à réintégrer une de ses dispositions phares qui avait été effacée lors des débats. Son objectif: allonger jusqu'à sept mois (210 jours) la rétention administrative d'étrangers faisant l'objet d'une mesure d'éloignement du territoire, condamnés par le passé à au moins trois ans de prison pour des atteintes aux personnes, et représentant une menace "réelle, actuelle et d'une particulière gravité" pour l'ordre public. A quelques voix près, cette disposition avait été supprimée par un amendement écologiste, dans une ambiance particulièrement houleuse. Un nouveau scrutin sera organisé mardi sur ce point, Charles Rodwell entendant bien la rétablir. Poussée par l'ancien ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau (LR), elle avait émergé après le meurtre en 2024 de l'étudiante Philippine, alors que le suspect sous obligation de quitter le territoire français (OQTF) venait de sortir de rétention. L'été dernier, une disposition d'allongement similaire avait été censurée par le Conseil constitutionnel, qui l'avait jugée disproportionnée. Ce qui a poussé des élus à la présenter de nouveau, avec une formulation plus restrictive. Efficacité contestée Les étrangers en situation irrégulière peuvent être enfermés dans un centre de rétention administrative (CRA) en vue de leur expulsion s'il existe un risque qu'ils s'y soustraient. Actuellement, la durée maximum de rétention est de 90 jours, ou 180 jours pour ceux condamnés pour terrorisme. Pour cette dernière catégorie, le texte porte aussi ce seuil à 210 jours. Plus de 40.000 personnes ont été retenues dans des CRA en 2024, selon les associations qui y interviennent. Celles-ci y dénoncent les conditions de vie, et un allongement de durée inefficace, les expulsions intervenant selon elles surtout dans les premières semaines. Tout au long de l'examen, la gauche a dénoncé des "mesures arbitraires de privation de liberté", selon les mots de la socialiste Céline Hervieu. Un autre article du texte, supprimé, entendait instaurer un plafond en cas de placements à répétition (avec une interruption entre chaque). Un encadrement réclamé par le Conseil constitutionnel. Mais les députés LFI ont contesté l'idée même d'enfermer quelqu'un plusieurs fois "sans qu'il n'y ait d'éloignement". Cet article sera réintroduit au Sénat, a précisé à la presse M. Rodwell. Menace terroriste Le texte s'attaque aussi à la menace terroriste. Il contient la création d'une "injonction d'examen psychiatrique" à la main du préfet, pour forcer certaines personnes à s'y soumettre. Elles devront avoir montré une adhésion à "des théories incitant ou faisant l'apologie d'actes de terrorisme", et avoir eu des "agissements susceptibles d'être (...) liés à des troubles mentaux". Le préfet pourra prononcer une hospitalisation forcée. La proposition de loi prévoit également la création d'une "rétention de sûreté terroriste", permettant de placer sous certaines conditions des personnes dans un centre de soins après une peine de prison, comme pour certains autres crimes. Des mesures "très concrètes" qui trouvent "un juste équilibre entre la protection des libertés publiques et le renforcement de la sécurité des Français", martèle Charles Rodwell, qui espère une adoption définitive de son texte avant la fin des travaux parlementaires cet été.
Texte intégral (633 mots)
La proposition de loi, portée par Charles Rodwell (Renaissance), co-signée par l'ancien Premier ministre Michel Barnier (LR) et soutenue par le gouvernement, devrait sauf surprise recevoir le feu vert de l'hémicycle, avec les voix du Rassemblement national. Elle contient également des mesures destinées à renforcer l'arsenal antiterroriste, avec un volet psychiatrique. Elle prendra ensuite le chemin du Sénat, pour un examen mi-mai. Mais avant le vote solennel sur l'ensemble du texte dans l'après-midi, les députés seront appelés à réintégrer une de ses dispositions phares qui avait été effacée lors des débats. Son objectif: allonger jusqu'à sept mois (210 jours) la rétention administrative d'étrangers faisant l'objet d'une mesure d'éloignement du territoire, condamnés par le passé à au moins trois ans de prison pour des atteintes aux personnes, et représentant une menace "réelle, actuelle et d'une particulière gravité" pour l'ordre public. A quelques voix près, cette disposition avait été supprimée par un amendement écologiste, dans une ambiance particulièrement houleuse. Un nouveau scrutin sera organisé mardi sur ce point, Charles Rodwell entendant bien la rétablir. Poussée par l'ancien ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau (LR), elle avait émergé après le meurtre en 2024 de l'étudiante Philippine, alors que le suspect sous obligation de quitter le territoire français (OQTF) venait de sortir de rétention. L'été dernier, une disposition d'allongement similaire avait été censurée par le Conseil constitutionnel, qui l'avait jugée disproportionnée. Ce qui a poussé des élus à la présenter de nouveau, avec une formulation plus restrictive. Efficacité contestée Les étrangers en situation irrégulière peuvent être enfermés dans un centre de rétention administrative (CRA) en vue de leur expulsion s'il existe un risque qu'ils s'y soustraient. Actuellement, la durée maximum de rétention est de 90 jours, ou 180 jours pour ceux condamnés pour terrorisme. Pour cette dernière catégorie, le texte porte aussi ce seuil à 210 jours. Plus de 40.000 personnes ont été retenues dans des CRA en 2024, selon les associations qui y interviennent. Celles-ci y dénoncent les conditions de vie, et un allongement de durée inefficace, les expulsions intervenant selon elles surtout dans les premières semaines. Tout au long de l'examen, la gauche a dénoncé des "mesures arbitraires de privation de liberté", selon les mots de la socialiste Céline Hervieu. Un autre article du texte, supprimé, entendait instaurer un plafond en cas de placements à répétition (avec une interruption entre chaque). Un encadrement réclamé par le Conseil constitutionnel. Mais les députés LFI ont contesté l'idée même d'enfermer quelqu'un plusieurs fois "sans qu'il n'y ait d'éloignement". Cet article sera réintroduit au Sénat, a précisé à la presse M. Rodwell. Menace terroriste Le texte s'attaque aussi à la menace terroriste. Il contient la création d'une "injonction d'examen psychiatrique" à la main du préfet, pour forcer certaines personnes à s'y soumettre. Elles devront avoir montré une adhésion à "des théories incitant ou faisant l'apologie d'actes de terrorisme", et avoir eu des "agissements susceptibles d'être (...) liés à des troubles mentaux". Le préfet pourra prononcer une hospitalisation forcée. La proposition de loi prévoit également la création d'une "rétention de sûreté terroriste", permettant de placer sous certaines conditions des personnes dans un centre de soins après une peine de prison, comme pour certains autres crimes. Des mesures "très concrètes" qui trouvent "un juste équilibre entre la protection des libertés publiques et le renforcement de la sécurité des Français", martèle Charles Rodwell, qui espère une adoption définitive de son texte avant la fin des travaux parlementaires cet été.

05.05.2026 à 03:57

Un gouverneur républicain en Californie ? Le scénario fou né des divisions démocrates

FRANCE24
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La campagne pour les primaires bat son plein dans le "Golden State". Mais contrairement aux autres Etats américains, la Californie n'organise pas de primaires partisanes: les candidats de droite et de gauche concourent ensemble, et les deux à récolter le plus grand nombre de voix le 2 juin s'affronteront ensuite lors des élections générales en novembre. Cette année, personne ne se détache vraiment à gauche pour succéder à Gavin Newsom, ténor démocrate ayant atteint le nombre limite de mandats et nourrissant désormais des ambitions présidentielles. CNN a donc décidé d'inviter cinq candidats démocrates. Avec une course aussi fragmentée, les candidats républicains, Steve Hilton et Chad Bianco, croient pouvoir provoquer un séisme politique, en se qualifiant tous les deux. "Ce sera lui et moi en novembre", a lancé M. Bianco le 22 avril, lors d'un précédent débat télévisé. Carrure imposante et moustache, il est actuellement shérif du comté de Riverside. Anglo-américain, ancien conseiller de l'ex-Premier ministre britannique David Cameron, M. Hilton intervient lui régulièrement sur Fox News et a reçu le soutien de Donald Trump. Californiens mécontents Le duo dénonce inlassablement les "politiques ratées" des démocrates, qui dirigent la Californie sans partage depuis qu'Arnold Schwarzenegger a quitté ses fonctions de gouverneur en 2011. Leur discours porte assez pour les placer aux avant-postes dans les sondages. L'Etat a beau être la quatrième économie du monde et le berceau de la Silicon Valley, les Californiens sont contrariés. Dans les enquêtes d'opinion, ils se plaignent du coût de la vie exorbitant, entre l'essence la plus chère des Etats-Unis en partie à cause des politiques environnementales démocrates, et les prix de l'immobilier stratosphériques. Le nombre choquant de sans-abris à Los Angeles et San Francisco agace également les habitants, d'autant que la gauche dépense des millions depuis des années sans parvenir à régler le problème. "Lorsque les électeurs sont mécontents, le parti au pouvoir est généralement tenu pour responsable", rappelle à l'AFP Sara Sadhwani, politologue à l'université Pomona. Mais de là à ce qu'aucun démocrate ne se qualifie pour l'élection de novembre, "cela semble exagéré", ajoute l'experte, en soulignant qu'environ un quart des électeurs déclarent aux sondeurs n'avoir fait encore aucun choix. Dans un Etat traditionnellement démocrate, cette masse d'indécis aura selon elle plutôt tendance à gonfler les voix des candidats de gauche. D'autant que la désillusion envers Donald Trump et le camp républicain est assez forte dans tout le pays, notamment à cause de la flambée de l'essence provoquée par sa guerre au Moyen-Orient. "Pire que mes adolescents" Reste à savoir qui bénéficiera d'un élan décisif, alors que tous les démocrates ont des programmes similaires, promettant de rendre le logement plus abordable, d'améliorer le système de santé publique et de résister à Trump. A ce stade, trois d'entre eux jouent des coudes avec les deux républicains. Celui qui domine les sondages est pour l'instant Tom Steyer, un financier milliardaire qui veut taxer les ultra-riches. Interrogé par l'AFP lors d'un récent déplacement à Los Angeles, il a refusé d'appeler au retrait des plus petits candidats. "Ce serait le comble de l'arrogance de ma part de dire à quelqu'un d'autre ce qu'il doit faire", a-t-il évacué. Derrière lui, l'ancien ministre de la Santé de Joe Biden, Xavier Becerra, signe une remontée impressionnante ces dernières semaines en vantant son expérience gouvernementale. L'ex-parlementaire Katie Porter, qui se pose en femme du peuple refusant les financements du privé, a aussi une carte à jouer. Mardi soir, ce trio devra ferrailler avec le maire de San Jose, Matt Mahan, et l'ancien édile de Los Angeles, Antonio Villaraigosa, tous deux crédités de moins de 5% d'intentions de vote. Cela laisse peu de place pour se différencier, comme l'a montré le dernier débat sur CBS, qui a parfois viré à la cacophonie. "C'est pire que mes adolescents lors du dîner", a regretté Mme Porter, alors que ses concurrents parlaient tous en même temps.
Texte intégral (696 mots)
La campagne pour les primaires bat son plein dans le "Golden State". Mais contrairement aux autres Etats américains, la Californie n'organise pas de primaires partisanes: les candidats de droite et de gauche concourent ensemble, et les deux à récolter le plus grand nombre de voix le 2 juin s'affronteront ensuite lors des élections générales en novembre. Cette année, personne ne se détache vraiment à gauche pour succéder à Gavin Newsom, ténor démocrate ayant atteint le nombre limite de mandats et nourrissant désormais des ambitions présidentielles. CNN a donc décidé d'inviter cinq candidats démocrates. Avec une course aussi fragmentée, les candidats républicains, Steve Hilton et Chad Bianco, croient pouvoir provoquer un séisme politique, en se qualifiant tous les deux. "Ce sera lui et moi en novembre", a lancé M. Bianco le 22 avril, lors d'un précédent débat télévisé. Carrure imposante et moustache, il est actuellement shérif du comté de Riverside. Anglo-américain, ancien conseiller de l'ex-Premier ministre britannique David Cameron, M. Hilton intervient lui régulièrement sur Fox News et a reçu le soutien de Donald Trump. Californiens mécontents Le duo dénonce inlassablement les "politiques ratées" des démocrates, qui dirigent la Californie sans partage depuis qu'Arnold Schwarzenegger a quitté ses fonctions de gouverneur en 2011. Leur discours porte assez pour les placer aux avant-postes dans les sondages. L'Etat a beau être la quatrième économie du monde et le berceau de la Silicon Valley, les Californiens sont contrariés. Dans les enquêtes d'opinion, ils se plaignent du coût de la vie exorbitant, entre l'essence la plus chère des Etats-Unis en partie à cause des politiques environnementales démocrates, et les prix de l'immobilier stratosphériques. Le nombre choquant de sans-abris à Los Angeles et San Francisco agace également les habitants, d'autant que la gauche dépense des millions depuis des années sans parvenir à régler le problème. "Lorsque les électeurs sont mécontents, le parti au pouvoir est généralement tenu pour responsable", rappelle à l'AFP Sara Sadhwani, politologue à l'université Pomona. Mais de là à ce qu'aucun démocrate ne se qualifie pour l'élection de novembre, "cela semble exagéré", ajoute l'experte, en soulignant qu'environ un quart des électeurs déclarent aux sondeurs n'avoir fait encore aucun choix. Dans un Etat traditionnellement démocrate, cette masse d'indécis aura selon elle plutôt tendance à gonfler les voix des candidats de gauche. D'autant que la désillusion envers Donald Trump et le camp républicain est assez forte dans tout le pays, notamment à cause de la flambée de l'essence provoquée par sa guerre au Moyen-Orient. "Pire que mes adolescents" Reste à savoir qui bénéficiera d'un élan décisif, alors que tous les démocrates ont des programmes similaires, promettant de rendre le logement plus abordable, d'améliorer le système de santé publique et de résister à Trump. A ce stade, trois d'entre eux jouent des coudes avec les deux républicains. Celui qui domine les sondages est pour l'instant Tom Steyer, un financier milliardaire qui veut taxer les ultra-riches. Interrogé par l'AFP lors d'un récent déplacement à Los Angeles, il a refusé d'appeler au retrait des plus petits candidats. "Ce serait le comble de l'arrogance de ma part de dire à quelqu'un d'autre ce qu'il doit faire", a-t-il évacué. Derrière lui, l'ancien ministre de la Santé de Joe Biden, Xavier Becerra, signe une remontée impressionnante ces dernières semaines en vantant son expérience gouvernementale. L'ex-parlementaire Katie Porter, qui se pose en femme du peuple refusant les financements du privé, a aussi une carte à jouer. Mardi soir, ce trio devra ferrailler avec le maire de San Jose, Matt Mahan, et l'ancien édile de Los Angeles, Antonio Villaraigosa, tous deux crédités de moins de 5% d'intentions de vote. Cela laisse peu de place pour se différencier, comme l'a montré le dernier débat sur CBS, qui a parfois viré à la cacophonie. "C'est pire que mes adolescents lors du dîner", a regretté Mme Porter, alors que ses concurrents parlaient tous en même temps.

05.05.2026 à 03:55

Le Premier ministre roumain confronté à une motion de censure

FRANCE24
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Le Parti social-démocrate (PSD), membre de la coalition au gouvernement, a décidé d'en claquer la porte il y a 15 jours pour protester contre les mesures d'austérité introduites par M. Bolojan afin de réduire le déficit budgétaire du pays, le plus important de l'Union européenne. Puis, la semaine dernière, le PSD, qui constitue la plus importante force parlementaire du Parlement avec quelque 130 sièges, a annoncé le dépôt d'une motion de censure, avec le parti d'extrême droite Alliance pour l'unité des Roumains (AUR). Signée par 254 parlementaires, la motion qui a besoin de rassembler 233 voix sur les 465 élus que compte le Parlement, a toutes les chances d'être adoptée selon les analystes, qui tablent sur des discussions difficiles pour former un nouveau gouvernement. Elle sera examinée à partir de 11H00 locale (08H00 GMT), avec un vote attendu dans l'après-midi. La nomination de M. Bolojan, soutenue par quatre partis pro-européens dont le PSD, était intervenue en juin 2025 après des semaines de négociations. Elle mettait fin à une période politique mouvementée qui avait démarré avec l'annulation de la présidentielle de novembre 2024, dominée par un candidat d'extrême droite inconnu, en raison de soupçons d'ingérence russe dans la campagne électorale du pays qui se situe aux avant-postes de l'Otan depuis le début de la guerre en Ukraine voisine. Le président pro-européen Nicusor Dan a affirmé lundi que le pays de 19 millions d'habitants entré dans l'Union européenne en 2009 poursuivrait son orientation pro-occidentale quelle que soit l'issue du vote. "Les discussions politiques seront difficiles, mais c'est ma responsabilité en tant que président – et celle des partis politiques – de maintenir la Roumanie sur la bonne voie", a-t-il déclaré à la presse. "Tractations longues" Si la chute du gouvernement se confirme, le politologue Costin Ciobanu s'attend à des tractations longues, qui pourraient aboutir à une alliance des quatre mêmes partis pro-européens, mais sans M. Bolojan à la tête du gouvernement. Autant de temps perdu pour "les changements attendus" par la société, estime le chercheur à l'université d'Aarhus, au Danemark, qui souligne par ailleurs que le PSD a contribué à transformer l'AUR, jusque-là isolé, "en un acteur politique de premier plan". Les partis de centre-droit ont vivement critiqué la décision du PSD de s'associer avec l'AUR, l'accusant de s'éloigner de la voie pro-européenne. Quelque 30 ONG ont demandé au Parti des socialistes européens (PSE) de l'exclure de ses rangs s'il maintenait cette alliance, tandis qu'un sénateur PSD a quitté le parti en signe de protestation. Le PSD assure de son côté qu'il n'existe "aucun accord politique post-motion" avec l'extrême droite, seulement "un objectif commun" visant à renverser le gouvernement Bolojan. Depuis sa décision de sortir du gouvernement, les taux d'intérêt auxquels la Roumanie emprunte ont augmenté et la monnaie nationale s'est dépréciée face à l'euro, qui a atteint lundi un record historique de 5,19 lei roumains. La Roumanie, dont le déficit a atteint 7,9% du PIB au quatrième trimestre 2025, fait l'objet d'une procédure européenne de déficit excessif depuis 2020 et court le risque de perdre des fonds européens.
Texte intégral (540 mots)
Le Parti social-démocrate (PSD), membre de la coalition au gouvernement, a décidé d'en claquer la porte il y a 15 jours pour protester contre les mesures d'austérité introduites par M. Bolojan afin de réduire le déficit budgétaire du pays, le plus important de l'Union européenne. Puis, la semaine dernière, le PSD, qui constitue la plus importante force parlementaire du Parlement avec quelque 130 sièges, a annoncé le dépôt d'une motion de censure, avec le parti d'extrême droite Alliance pour l'unité des Roumains (AUR). Signée par 254 parlementaires, la motion qui a besoin de rassembler 233 voix sur les 465 élus que compte le Parlement, a toutes les chances d'être adoptée selon les analystes, qui tablent sur des discussions difficiles pour former un nouveau gouvernement. Elle sera examinée à partir de 11H00 locale (08H00 GMT), avec un vote attendu dans l'après-midi. La nomination de M. Bolojan, soutenue par quatre partis pro-européens dont le PSD, était intervenue en juin 2025 après des semaines de négociations. Elle mettait fin à une période politique mouvementée qui avait démarré avec l'annulation de la présidentielle de novembre 2024, dominée par un candidat d'extrême droite inconnu, en raison de soupçons d'ingérence russe dans la campagne électorale du pays qui se situe aux avant-postes de l'Otan depuis le début de la guerre en Ukraine voisine. Le président pro-européen Nicusor Dan a affirmé lundi que le pays de 19 millions d'habitants entré dans l'Union européenne en 2009 poursuivrait son orientation pro-occidentale quelle que soit l'issue du vote. "Les discussions politiques seront difficiles, mais c'est ma responsabilité en tant que président – et celle des partis politiques – de maintenir la Roumanie sur la bonne voie", a-t-il déclaré à la presse. "Tractations longues" Si la chute du gouvernement se confirme, le politologue Costin Ciobanu s'attend à des tractations longues, qui pourraient aboutir à une alliance des quatre mêmes partis pro-européens, mais sans M. Bolojan à la tête du gouvernement. Autant de temps perdu pour "les changements attendus" par la société, estime le chercheur à l'université d'Aarhus, au Danemark, qui souligne par ailleurs que le PSD a contribué à transformer l'AUR, jusque-là isolé, "en un acteur politique de premier plan". Les partis de centre-droit ont vivement critiqué la décision du PSD de s'associer avec l'AUR, l'accusant de s'éloigner de la voie pro-européenne. Quelque 30 ONG ont demandé au Parti des socialistes européens (PSE) de l'exclure de ses rangs s'il maintenait cette alliance, tandis qu'un sénateur PSD a quitté le parti en signe de protestation. Le PSD assure de son côté qu'il n'existe "aucun accord politique post-motion" avec l'extrême droite, seulement "un objectif commun" visant à renverser le gouvernement Bolojan. Depuis sa décision de sortir du gouvernement, les taux d'intérêt auxquels la Roumanie emprunte ont augmenté et la monnaie nationale s'est dépréciée face à l'euro, qui a atteint lundi un record historique de 5,19 lei roumains. La Roumanie, dont le déficit a atteint 7,9% du PIB au quatrième trimestre 2025, fait l'objet d'une procédure européenne de déficit excessif depuis 2020 et court le risque de perdre des fonds européens.
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