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08.06.2026 à 04:47

FRANCE24
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Les autorités des Philippines et de l'Indonésie ont appelé les habitants des régions côtières à évacuer vers des zones plus élevées après la secousse dont l'épicentre se situe à quelque 24 km au large de la province de Sarangani de l'île de Mindanao. Le séisme s'est produit à 07H37 (23H37 GMT), a rapporté l'institut géologique américain USGS. Sa profondeur a été réévaluée à 55 km. Le séisme a fait au moins un mort, quatre blessés et causé d'importants dégâts matériels dans le sud des Philippines, a indiqué la police selon un bilan préliminaire. "Un certain nombre de bâtiments se sont effondrés. Des maisons se sont également écroulées", a déclaré Robert Dagon, un responsable de la police de General Santos, grande ville de l'île de Mindanao. Des vidéos publiées sur Facebook, authentifiées par l'AFP, montrent un centre commercial abritant un fast-food de la chaîne Jollibee s'effondrer dans la province de General Santos, tandis qu'un bâtiment sur le campus d'une école locale s'est écroulé ailleurs. "Seigneur, il s'est vraiment effondré! Il s'est vraiment effondré! Le bâtiment s'est vraiment effondré!", crie un témoin dans la vidéo. La principale secousse a été suivie de plusieurs répliques, dont l'une de magnitude 6,1. Alerte dans le Pacifique Le Centre d'alerte aux tsunamis du Pacifique PTWC, basé à Hawaï, a averti que des vagues de tsunami étaient possibles "dans les trois prochaines heures" le long des côtes des Philippines, de l'Indonésie, de Taïwan et jusqu'au Japon. Selon le PTWC, des vagues de 1 à 3 mètres au-dessus du niveau de la marée sont possibles sur les côtes des Philippines et de 0,3 à 1 mètre pour l'Indonésie et la Malaisie. Le président philippin Ferdinand Marcos a suspendu les cours dans les zones affectées de Mindanao et a appelé les habitants des zones côtières à évacuer immédiatement. "Mettez-vous à l’abri sur un terrain plus élevé dès maintenant. N'attendez pas ", a-t-il déclaré. "Votre vie est plus importante que tout ce que vous laissez derrière vous". En Indonésie voisine, l'agence de gestion des catastrophes a émis un ordre d'évacuation dans plusieurs zones des Célèbes, dans le nord de l'archipel, pour risque de tsunami. L'agence météorologique japonaise (JMA) a émis de son côté un avis de tsunami le long de sa côte Pacifique, des îles septentrionales d'Okinawa jusqu'à l'est de Tokyo. Les vagues attendues au Japon devraient atteindre les côtes vers 11H30 locales (02H30 GMT) et ne pas dépasser 1 mètre. Situées dans la "ceinture de feu du Pacifique", une zone d'activité sismique intense, les Philippines subissent quotidiennement des tremblements de terre. En octobre 2025, un puissant séisme avait frappé le centre de l'archipel d'Asie du Sud-Est, faisant 76 morts, selon un dernier bilan.

08.06.2026 à 04:21

FRANCE24
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Jonathan Rinderknecht doit comparaître lundi devant un tribunal fédéral de la ville, pour une première journée d'audience consacrée à la sélection des jurés. L'accusation le soupçonne d'être à l'origine d'un incendie déclaré la nuit du Nouvel An 2025, que les pompiers pensaient avoir initialement maîtrisé, mais qui serait reparti six jours plus tard pour ravager le quartier huppé de Pacific Palisades. Dans cette zone cossue de Los Angeles, où les villas à plusieurs millions de dollars surplombent l'Océan Pacifique, des milliers d'habitations ont été réduites en cendres et 12 personnes sont mortes - sur les 31 victimes ayant péri au total dans les incendies de janvier 2025. M. Rinderknecht plaide non coupable. Dans des documents judiciaires déposés en mai, les procureurs le dépeignent en chauffeur Uber remonté contre la société capitaliste, qui aurait brûlé par vengeance le quartier de Pacific Palisades, repaire de célébrités où il a un temps habité. "Furieux contre le monde" Deux semaines avant de passer à l'acte, son historique de recherche Internet contenait des requêtes comme "éliminons tous les milliardaires", selon l'accusation. Il aurait aussi recherché le mot d'ordre "libérez Luigi Mangione", l'Américain accusé d'avoir tué le patron de United Healthcare - une affaire qui a provoqué une intense polémique aux Etats-Unis, car il a parfois été élevé au rang de Robin des bois moderne sur les réseaux sociaux. "De nombreux passagers" que M. Rinderknecht a transportés lors du Réveillon 2025 "ont décrit l'accusé comme en colère, intense, conduisant de manière erratique et ruminant des diatribes où il se disait +furieux contre le monde+, évoquait Luigi Mangione, le capitalisme et le fait de se faire justice soi-même", d'après les documents. Obsédé par le feu, cet Américain qui a grandi en France a lui-même appelé les secours avant de fuir les lieux, selon l'accusation. Son principal avocat, Steve Haney, le présente en revanche comme un "bon samaritain" qui aurait passé "dix-sept appels" aux secours pour signaler l'incendie originel. Le feu du Nouvel An "a été déclenché par des feux d'artifice tirés par d'autres personnes (...) et non pas par le prévenu", assure la défense dans de récents documents judiciaires. L'avocat estime également que son client fait office de bouc émissaire pour masquer l'échec des pompiers de Los Angeles a éteindre le feu initial, et pointe leur responsabilité dans la catastrophe. Le procès pourrait durer un peu plus d'une semaine.

08.06.2026 à 04:19

FRANCE 24
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La candidate de droite à la présidentielle au Pérou, Keiko Fujimori, disposerait d'un avance (52,6 %) sur son adversaire de gauche, Roberto Sanchez (47,4 %), selon les premiers résultats partiels du second tour, diffusés dimanche soir. Cette élection se heurte à la désillusion des électeurs et l'exaspération face à la criminalité.
Lire plus (430 mots)
La candidate de droite à la présidentielle au Pérou, Keiko Fujimori, disposerait d'un avance (52,6 %) sur son adversaire de gauche, Roberto Sanchez (47,4 %), selon les premiers résultats partiels du second tour, diffusés dimanche soir. Cette élection se heurte à la désillusion des électeurs et l'exaspération face à la criminalité.

08.06.2026 à 04:19

FRANCE24
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Le garde des Sceaux a convoqué les procureurs généraux - représentants du ministère public au sein des 36 cours d'appel de France - à 08H30 pour une "réunion de travail". Il va leur dire qu'ils ont jusqu'au 14 juillet "pour reprendre l'intégralité des plaintes qui touchent les enfants", soit environ 70.000, comme le ministre l'a annoncé dès dimanche sur LCI. "On va prendre ressort par ressort, toutes les plaintes" et "il n'y a pas un haut magistrat qui va partir en vacances" tant que ce recensement n'aura pas été fait, a prévenu Gérald Darmanin, alors qu'une marche blanche réunissait 6.000 personnes en hommage à Lyhanna à Fleurance, dans le Gers. Depuis la découverte du corps de la fillette de 11 ans et les révélations sur des plaintes pour viols sur mineures - certaines procédures ayant ensuite été classées - dont le suspect a fait l'objet, le garde des Sceaux occupe le terrain médiatique, se disant d'abord "terrifié" lors d'un déplacement jeudi à Béziers, puis pointant le lendemain sur X "les dysfonctionnements accablants et inacceptables des services de l'Etat". Vendredi soir sur TF1, il a présenté ses "excuses" à la famille de Lyhanna au nom de l'institution judiciaire, qui a "failli dans le suivi des plaintes" déposées contre le suspect, et a menacé de "sanctions" des magistrats si des "défaillances, des fautes professionnelles" étaient "avérées". Une inspection (justice, gendarmerie et Education nationale) doit rendre ses conclusions sous 15 jours. "Urgence absolue" La plainte qui concentre les critiques avait été déposée le 22 août 2025 à Plaisance-du-Touch (Haute-Garonne) par la mère d'une fillette de 11 ans, pour des viols commis entre septembre 2024 et mai 2025 au domicile du suspect. Après avoir réalisé plusieurs actes d'enquête, dont des examens médicaux-légaux corroborant les déclarations de la petite fille, le parquet de Toulouse s'était dessaisi au profit de celui d'Auch, territorialement compétent. Transmis par la Poste fin 2025, le dossier n'a été adressé par le parquet d'Auch à la gendarmerie de Lectoure que le 9 janvier 2026. Et malgré des "éléments d'enquête assez accablants", le suspect n'avait toujours pas été entendu au moment de la disparition de Lyhanna, a déploré dimanche soir sur France 2 le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez. Son collègue Gérald Darmanin a lui regretté une "absence de priorisation" dans le traitement de cette plainte, alors qu'"un viol sur enfant, c'est urgence absolue". Dans un communiqué vendredi, la Conférence nationale des procureurs généraux (CNPG) et celle des procureurs de la République (CNPR) avaient réagi aux déclarations du garde des Sceaux, estimant qu'aucune responsabilité ne pouvait être établie ni aucune sanction prononcée avant les conclusions de l'inspection. L'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire) a de son côté pointé une inflation d'instructions - "42 circulaires et 72 dépêches depuis 2025" selon son secrétaire général adjoint Aurélien Martini - et la tentative de trouver "des boucs émissaires et vite". La question des moyens - évacuée par le président de la République Emmanuel Macron - devrait être également sur la table de la "réunion de travail" lundi place Vendôme. Si le budget de la justice a augmenté ces dernières années, il ne comble pas selon le président de la CNPR, Frédéric Chevallier, un retard structurel: la France compte trois procureurs pour 100.000 habitants, contre 12,2 en moyenne en Europe. Le magistrat relève par ailleurs que la justice ne représente que cinq euros sur 1.000 du budget de l'Etat, et que plus de la moitié du budget du ministère part vers les prisons. Plusieurs collectifs féministes et de protection de l'enfance ont de leur côté appelé à des rassemblements lundi à 19H00 devant le ministère de la Justice et devant une centaine de tribunaux. Dénonçant une "défaillance systémique des institutions", la Fondation des femmes a notamment demandé "une loi intégrale contre les violences sexuelles faites aux femmes et aux enfants". bur-tbm-sm-asl/er/ms
Texte intégral (688 mots)
Le garde des Sceaux a convoqué les procureurs généraux - représentants du ministère public au sein des 36 cours d'appel de France - à 08H30 pour une "réunion de travail". Il va leur dire qu'ils ont jusqu'au 14 juillet "pour reprendre l'intégralité des plaintes qui touchent les enfants", soit environ 70.000, comme le ministre l'a annoncé dès dimanche sur LCI. "On va prendre ressort par ressort, toutes les plaintes" et "il n'y a pas un haut magistrat qui va partir en vacances" tant que ce recensement n'aura pas été fait, a prévenu Gérald Darmanin, alors qu'une marche blanche réunissait 6.000 personnes en hommage à Lyhanna à Fleurance, dans le Gers. Depuis la découverte du corps de la fillette de 11 ans et les révélations sur des plaintes pour viols sur mineures - certaines procédures ayant ensuite été classées - dont le suspect a fait l'objet, le garde des Sceaux occupe le terrain médiatique, se disant d'abord "terrifié" lors d'un déplacement jeudi à Béziers, puis pointant le lendemain sur X "les dysfonctionnements accablants et inacceptables des services de l'Etat". Vendredi soir sur TF1, il a présenté ses "excuses" à la famille de Lyhanna au nom de l'institution judiciaire, qui a "failli dans le suivi des plaintes" déposées contre le suspect, et a menacé de "sanctions" des magistrats si des "défaillances, des fautes professionnelles" étaient "avérées". Une inspection (justice, gendarmerie et Education nationale) doit rendre ses conclusions sous 15 jours. "Urgence absolue" La plainte qui concentre les critiques avait été déposée le 22 août 2025 à Plaisance-du-Touch (Haute-Garonne) par la mère d'une fillette de 11 ans, pour des viols commis entre septembre 2024 et mai 2025 au domicile du suspect. Après avoir réalisé plusieurs actes d'enquête, dont des examens médicaux-légaux corroborant les déclarations de la petite fille, le parquet de Toulouse s'était dessaisi au profit de celui d'Auch, territorialement compétent. Transmis par la Poste fin 2025, le dossier n'a été adressé par le parquet d'Auch à la gendarmerie de Lectoure que le 9 janvier 2026. Et malgré des "éléments d'enquête assez accablants", le suspect n'avait toujours pas été entendu au moment de la disparition de Lyhanna, a déploré dimanche soir sur France 2 le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez. Son collègue Gérald Darmanin a lui regretté une "absence de priorisation" dans le traitement de cette plainte, alors qu'"un viol sur enfant, c'est urgence absolue". Dans un communiqué vendredi, la Conférence nationale des procureurs généraux (CNPG) et celle des procureurs de la République (CNPR) avaient réagi aux déclarations du garde des Sceaux, estimant qu'aucune responsabilité ne pouvait être établie ni aucune sanction prononcée avant les conclusions de l'inspection. L'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire) a de son côté pointé une inflation d'instructions - "42 circulaires et 72 dépêches depuis 2025" selon son secrétaire général adjoint Aurélien Martini - et la tentative de trouver "des boucs émissaires et vite". La question des moyens - évacuée par le président de la République Emmanuel Macron - devrait être également sur la table de la "réunion de travail" lundi place Vendôme. Si le budget de la justice a augmenté ces dernières années, il ne comble pas selon le président de la CNPR, Frédéric Chevallier, un retard structurel: la France compte trois procureurs pour 100.000 habitants, contre 12,2 en moyenne en Europe. Le magistrat relève par ailleurs que la justice ne représente que cinq euros sur 1.000 du budget de l'Etat, et que plus de la moitié du budget du ministère part vers les prisons. Plusieurs collectifs féministes et de protection de l'enfance ont de leur côté appelé à des rassemblements lundi à 19H00 devant le ministère de la Justice et devant une centaine de tribunaux. Dénonçant une "défaillance systémique des institutions", la Fondation des femmes a notamment demandé "une loi intégrale contre les violences sexuelles faites aux femmes et aux enfants". bur-tbm-sm-asl/er/ms

08.06.2026 à 04:05

FRANCE24
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Le garde des Sceaux sera auditionné par la commission des lois à partir de 16H00, avant que les députés ne commencent l'examen du texte, déjà adopté le 14 avril au Sénat en première lecture. Avant cela, plusieurs députés de gauche et de la coalition gouvernementale tiennent à 14H30 une conférence de presse, introduite par la présidente de l'Assemblée Yaël Braun-Pivet (Renaissance), visant à rappeler leur souhait d'une "loi intégrale" de lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants, autrement dit une "loi cadre" qui "embrasse l'ensemble du problème". A l'initiative de l'événement, la députée socialiste Céline Thiébault-Martinez, autrice en novembre d'une proposition de loi en ce sens avec une centaine de députés. Auprès de l'AFP, elle récuse qu'un "dysfonctionnement interne" suffise à expliquer la mort tragique de la fillette de 11 ans, dont le meurtrier présumé avait fait l'objet de plusieurs plaintes, et demande un "changement de paradigme". La députée de Seine-et-Marne souhaite notamment que le gouvernement reprenne à son compte l'idée de juridictions spécialisées sur les violences sexistes et sexuelles, inspirées du modèle espagnol, et d'unités judiciaires spécialisées pour accueillir la parole des victimes. Le périmètre du plaider-coupable revu Mis sous pression par l'affaire Lyhanna - il a présenté vendredi ses "excuses au nom de la justice", et a de nouveau reconnu dimanche sur LCI des "défaillances graves" de la justice -, Gérald Darmanin aura fort à faire pour convaincre les députés de voter son projet de loi, qui a suscité un vaste mouvement de colère des avocats. Au cœur du texte, la création d'une "procédure de jugement des crimes reconnus" (PJCR), un dispositif de "plaider-coupable" censé accélérer le traitement des dossiers, avec à la clé des peines réduites d'un tiers, et une audience réduite à une demi-journée. La mesure doit permettre de lutter contre l'engorgement des tribunaux, alors que les délais de jugement sont en moyenne de six ans pour les viols et de huit ans pour les homicides, selon la Chancellerie. En l'état, elle a fort peu de chances de passer, l'ensemble des groupes de gauche ainsi que le RN ayant déposé des amendements pour la supprimer. Mais le ministre de la Justice a proposé mi-mai d'exclure du texte les viols et l'ensemble des crimes passibles de la cour d'assises, et déposé pour l'examen en commission un amendement censé concrétiser cette promesse. Une telle réduction du périmètre de la PJCR limiterait fortement son impact, puisque selon la Chancellerie cela ne concernerait que "quelques dizaines" de cas par an, dans des affaires de coups mortels et de braquages. La présidente du Conseil national des barreaux, Julie Couturier, qui représente les 79.000 avocats du pays, s'était félicitée que "les arguments de la profession et des associations de victimes (aient) été entendus". D'autres mesures du texte continuent de susciter l'ire des avocats, notamment le raccourcissement des délais imposés aux avocats pour leurs requêtes en nullité. La gauche a déposé des amendements de suppression pour cet article, comme pour de nombreux autres. Elle s'oppose notamment à l'extension des compétences des cours criminelles départementales, ou au fait que la police judiciaire puisse accéder à des bases de données génétiques étrangères issues de tests récréatifs. Diverses organisations, dont le Syndicat de la magistrature, la CGT ou encore le collectif féministe #NousToutes continuent de demander le retrait pur et simple du projet de loi.
Texte intégral (618 mots)
Le garde des Sceaux sera auditionné par la commission des lois à partir de 16H00, avant que les députés ne commencent l'examen du texte, déjà adopté le 14 avril au Sénat en première lecture. Avant cela, plusieurs députés de gauche et de la coalition gouvernementale tiennent à 14H30 une conférence de presse, introduite par la présidente de l'Assemblée Yaël Braun-Pivet (Renaissance), visant à rappeler leur souhait d'une "loi intégrale" de lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants, autrement dit une "loi cadre" qui "embrasse l'ensemble du problème". A l'initiative de l'événement, la députée socialiste Céline Thiébault-Martinez, autrice en novembre d'une proposition de loi en ce sens avec une centaine de députés. Auprès de l'AFP, elle récuse qu'un "dysfonctionnement interne" suffise à expliquer la mort tragique de la fillette de 11 ans, dont le meurtrier présumé avait fait l'objet de plusieurs plaintes, et demande un "changement de paradigme". La députée de Seine-et-Marne souhaite notamment que le gouvernement reprenne à son compte l'idée de juridictions spécialisées sur les violences sexistes et sexuelles, inspirées du modèle espagnol, et d'unités judiciaires spécialisées pour accueillir la parole des victimes. Le périmètre du plaider-coupable revu Mis sous pression par l'affaire Lyhanna - il a présenté vendredi ses "excuses au nom de la justice", et a de nouveau reconnu dimanche sur LCI des "défaillances graves" de la justice -, Gérald Darmanin aura fort à faire pour convaincre les députés de voter son projet de loi, qui a suscité un vaste mouvement de colère des avocats. Au cœur du texte, la création d'une "procédure de jugement des crimes reconnus" (PJCR), un dispositif de "plaider-coupable" censé accélérer le traitement des dossiers, avec à la clé des peines réduites d'un tiers, et une audience réduite à une demi-journée. La mesure doit permettre de lutter contre l'engorgement des tribunaux, alors que les délais de jugement sont en moyenne de six ans pour les viols et de huit ans pour les homicides, selon la Chancellerie. En l'état, elle a fort peu de chances de passer, l'ensemble des groupes de gauche ainsi que le RN ayant déposé des amendements pour la supprimer. Mais le ministre de la Justice a proposé mi-mai d'exclure du texte les viols et l'ensemble des crimes passibles de la cour d'assises, et déposé pour l'examen en commission un amendement censé concrétiser cette promesse. Une telle réduction du périmètre de la PJCR limiterait fortement son impact, puisque selon la Chancellerie cela ne concernerait que "quelques dizaines" de cas par an, dans des affaires de coups mortels et de braquages. La présidente du Conseil national des barreaux, Julie Couturier, qui représente les 79.000 avocats du pays, s'était félicitée que "les arguments de la profession et des associations de victimes (aient) été entendus". D'autres mesures du texte continuent de susciter l'ire des avocats, notamment le raccourcissement des délais imposés aux avocats pour leurs requêtes en nullité. La gauche a déposé des amendements de suppression pour cet article, comme pour de nombreux autres. Elle s'oppose notamment à l'extension des compétences des cours criminelles départementales, ou au fait que la police judiciaire puisse accéder à des bases de données génétiques étrangères issues de tests récréatifs. Diverses organisations, dont le Syndicat de la magistrature, la CGT ou encore le collectif féministe #NousToutes continuent de demander le retrait pur et simple du projet de loi.
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