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16.04.2026 à 23:29

Le cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah au Liban entre en vigueur

FRANCE24
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La trêve a débuté à minuit heure locale dans les deux pays (21H00 GMT jeudi), après un mois et demi de conflit entre Israël et le mouvement libanais pro-iranien Hezbollah. Quelques heures plus tôt jeudi, M. Trump avait annoncé qu'Israël et le Liban s'étaient mis d'accord sur un cessez-le-feu de dix jours, ajoutant qu'il s'efforçait d'organiser la toute première rencontre à la Maison Blanche entre le président du Liban Joseph Aoun et le Premier ministre d'Israël Benjamin Netanyahu. "Ces deux dirigeants se sont accordés sur le fait que, pour parvenir à la PAIX entre leurs deux pays, ils commenceront formellement un cessez-le-feu de dix jours à partir de 17H00", heure de Washington, soit 21H00 GMT ou minuit sur place, a-t-il écrit sur sa plateforme Truth Social. "Les deux parties veulent la PAIX, et je crois que ça va se réaliser rapidement", a ajouté Donald Trump. Il a ensuite précisé devant la presse que le cessez-le-feu conclu entre le Liban et Israël comprendrait le Hezbollah, le président américain se disant "confiant" dans le fait que le mouvement islamiste pro-iranien respecterait ce cessez-le-feu. "Paix historique" Ibrahim Moussaoui, un député du Hezbollah, a déclaré à l'AFP que le mouvement observerait la trêve "à condition qu'il s'agisse d'un arrêt global des hostilités contre nous et qu'Israël ne l'exploite pas pour mener des assassinats". Le Liban a été entraîné dans la guerre au Moyen-Orient début mars lorsque le Hezbollah a visé Israël pour soutenir l'Iran face à la vaste offensive israélo-américaine. Israël a alors entrepris des opérations militaires en territoire libanais. Malgré la trêve de deux semaines conclue avec la République islamique, Israël a poursuivi ses frappes tous azimuts contre le Liban, disant viser le Hezbollah, financé et armé par Téhéran. Plus de 2.000 personnes ont été tuées au Liban dans les frappes israéliennes, selon les autorités, et environ un million ont été déplacées - soit un cinquième de la population du pays, selon l'ONU. Après le cessez-le-feu qui avait mis fin à la guerre précédente entre les deux parties, en novembre 2024, Israël avait continué à viser par des frappes ciblées les membres et les infrastructures du mouvement chiite. Le Premier ministre libanais a salué l'accord de cessez-le-feu, tout comme la présidence et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen. Sur le terrain, les combats se sont poursuivis jusqu'à l'entrée en vigueur de la trêve. Peu après l'annonce du président américain, le ministère libanais de la Santé a ainsi fait état de sept morts et 33 blessés dans une frappe israélienne sur le sud du pays. "Pas de date" Le Hezbollah a de son côté revendiqué plusieurs attaques sur des positions militaires dans le nord d'Israël, où un porte-parole d'un centre médical a fait était de trois blessés, dont deux graves. L'armée israélienne a annoncé avoir frappé des lanceurs de roquettes du Hezbollah après ces tirs. Assis dans un café de la capitale libanaise, l'avocat Tarek Bou Khalil a lui estimé qu'"il est bien connu que l'on ne peut pas prendre Trump au mot, et que Netanyahu n'est pas digne de confiance". "Mais nous savons que les pressions liées à la guerre avec l'Iran, ainsi que les erreurs de Netanyahu et de l'armée israélienne dans le sud du Liban, les ont contraints à accepter un cessez-le-feu", a-t-il ajouté. En parallèle, les tractations se poursuivent, sous l'égide du Pakistan, pour organiser une deuxième session de négociations entre les Etats-Unis et l'Iran et mettre durablement fin à la guerre, après l'échec de la première à Islamabad le week-end dernier. Alors que le conflit secoue l'économie mondiale, le monde espère a minima une prolongation du cessez-le-feu de deux semaines avec la République islamique, en vigueur depuis le 8 avril. Pour l'heure, il n'y a "pas de date" fixée pour une deuxième cession de discussions, a indiqué à la presse le porte-parole du ministère pakistanais des Affaires étrangères. Mais la situation pourrait changer: Donald Trump a assuré jeudi que l'Iran avait accepté de céder son uranium enrichi, l'une de ses exigences pour un accord avec Téhéran. burx-hme/tq/liu

16.04.2026 à 23:11

Un magnat australien poursuit Meta pour briser son immunité sur les publicités frauduleuses

FRANCE24
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L'affaire oppose le magnat minier Andrew Forrest à la maison mère de Facebook et Instagram. Depuis 2019, des milliers de publicités mensongères sur Facebook ont utilisé l'image de cette célébrité australienne pour promouvoir de faux investissements en cryptomonnaies. Meta se défend en s'abritant derrière la Section 230 d'une loi de 1996, devenue un pilier de la protection juridique des réseaux sociaux puisqu'il les exonère de responsabilité concernant les contenus publiés par des tiers. Meta, dont la publicité a représenté en 2025 près de 99% de ses plus de 200 milliards de dollars de revenus, estime que cette protection s'étend à sa régie publicitaire. Si le montant des revenus provenant des annonces mensongères reste débattu, le groupe génèrerait jusqu'à 7 milliards de dollars par an grâce à des annonces qu'il classe lui-même à "haut risque" de fraude, selon des documents internes révélés par Reuters. "C'est la première affaire judiciaire où un verdict pourrait affirmer que Facebook n'a jamais été censé bénéficier de cette immunité pour ses activités publicitaires", a expliqué à l'AFP Simon Clarke, l'avocat d'Andrew Forrest. Les avocats du milliardaire demandent aussi à la justice de reconnaître que la Section 230 n'est pas applicable en l'espèce puisque, arguant que Meta a activement optimisé et personnalisé ces publicités avec ses propres outils d'intelligence artificielle, devenant co-auteur et non plus simple intermédiaire. Meta conteste et affirme n'avoir jamais contrôlé les annonces finales, celles-ci étant assemblées sur l'appareil de l'annonceur et non sur les serveurs du groupe. Jeudi, l'avocat d'Andrew Forrest a défendu, lors d'une audience préliminaire, un recours accusant Meta d'avoir volontairement détruit ou laissé s'effacer des données essentielles au dossier. La date d'un éventuel procès n'a pas encore été fixée. Cette affaire s'inscrit dans les nombreux coups de boutoir qui tentent de renverser ou limiter la portée de la Section 230. Le 10 avril, la Cour suprême du Massachusetts a jugé que ce texte ne protégeait pas Meta des poursuites liées à la conception d'Instagram. Et le 25 mars, dans un verdict sans précédent, un jury de Los Angeles a reconnu Meta et YouTube responsables d'avoir délibérement rendu leurs plateformes addictives pour les enfants et les adolescents. Les plaignants avaient réussi à contourner le bouclier en attaquant les fonctionnalités des plateformes comme les "likes", les notifications, le défilement infini ou la lecture automatique de vidéos.

16.04.2026 à 23:05

Afrique du Sud: l'opposant radical Julius Malema condamné à 5 ans de prison pour tir avec une arme

FRANCE24
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Le leader des "Economic Freedom Fighters" (EFF, "Combattants pour la liberté économique") et figure clivante de la scène politique locale s'est toutefois vu accorder son maintien en liberté, le temps de la procédure d'appel. Sitôt la décision prononcée, Julius Malema a harangué ses centaines de partisans réunis devant une scène montée à l'extérieur du tribunal de KuGompo (ex-East London), la grande ville côtière du sud du pays où il a comparu. Reste que le député de 45 ans, en attendant l'appel, pourra poursuivre son mandat à l'Assemblée nationale pour le plus grand bonheur de ses soutiens. "Je suis tellement content. Je ne pouvais pas imaginer que notre commandant en chef allait dormir en prison", s'est réjoui auprès de l'AFP Manyema Mahlatse. Ce chômeur de 32 ans participait à un rassemblement de quelques centaines de personnes dans le centre de Johannesburg. D'autres étaient organisés dans plusieurs métropoles du pays. A KuGompo, un dispositif policier conséquent était visible selon une équipe de l'AFP. La police sud-africaine a prévenu qu'elle "ne tolérera aucune forme d'anarchie". Dans l'est, à Mbombela, après une tentative de blocage d'une des principales routes du pays et des jets de pierre de la part de sympathisants de l'EFF, la police a dit avoir fait usage de gaz lacrymogène et de tirs de balles en caoutchouc dans un communiqué. "On combat l'ennemi et l'ennemi, c'est le suprémacisme blanc", a encore lancé le tribun Malema. "Ils essaient à tout prix de me faire taire. Ils n'y arriveront jamais. C'est encore raté aujourd'hui." Vêtu d'un costume et d'une chemise noirs mais d'une cravate rouge --la couleur de son parti de gauche radicale--, l'ancien provocateur de la ligue de la jeunesse de l'ANC, avant d'être exclu du parti de Nelson Mandela en 2012, avait accueilli la décision de justice en restant stoïque. Lui et son ancien garde du corps étaient accusés d'avoir tiré en l'air avec une arme à feu lors de la célébration du cinquième anniversaire de l'EFF près de KuGompo. Il risquait 15 ans de prison, la peine requise par le parquet sud-africain. "Un grand jour" "Gardez à l'esprit que ce n'est pas un parti politique qui a été condamné ici", a déclaré la juge. "C'est une personne, un individu". En août, Julius Malema a été reconnu coupable de discours haineux pour avoir déclaré à ses partisans lors d'un rassemblement en 2022 qu'ils ne devaient "jamais avoir peur de tuer". Julius Malema concentre de nombreuses critiques des groupes identitaires afrikaners, descendants des colons européens, car il entonne régulièrement un chant historique de la lutte contre l'apartheid "Kill the Boer, kill the farmer !" (Tuez les Boers, tuez les fermiers). Il était le personnage central de la vidéo diffusée il y a un an par Donald Trump à la Maison Blanche devant son homologue sud-africain. "Pourquoi vous ne l'arrêtez pas ?", avait interpellé le président américain. Malgré le recul de l'ANC aux dernières élections parlementaires, la formation de Julius Malema a perdu du terrain au scrutin de 2024. Avec un peu moins de 10% des voix, l'EFF était le quatrième parti politique du pays. Le nouveau leader de l'Alliance démocratique, le parti de centre-droit qui est la deuxième formation du pays et participe à la coalition gouvernementale, s'est "félicité" de la décision et d'un "grand jour pour l'état de droit". "La violence par arme à feu est hors de contrôle en Afrique du Sud", a réagi dans un communiqué ce dernier, le maire du Cap, Geordin Hill-Lewis. "Cette condamnation envoie également un message clair: en Afrique du Sud, personne n'est au-dessus des lois." D'inspiration marxiste, l'EFF soutient des mesures de redistribution des richesses, y compris par l'expropriation, pour corriger les inégalités criantes du pays héritées de la colonisation puis de l'apartheid.

16.04.2026 à 23:02

Etape symbolique du pape Léon XIV dans l'épicentre du conflit anglophone à Bamenda au Cameroun

Kalidou SY
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Au deuxième jour de sa visite pontificale au Cameroun, le pape Léon XIV est à Bamenda, chef-lieu de la région anglophone du Nord-ouest, épicentre de la crise qui déchire les deux régions anglophones du pays depuis plus d’une décennie. Le Pape y a prêché la paix et la réconciliation nationale, lors d’une conférence sur la paix et une messe pontificale célébrée en plein air devant des dizaines de milliers de fidèles enthousiastes.

16.04.2026 à 22:37

NBA: Doncic et Cunningham finalement éligibles au trophée de MVP

FRANCE24
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Doncic et Cunningham, deux des tout meilleurs meneurs de la NBA, ont manqué de justesse le seuil fatidique de matches requis pour prétendre aux récompenses de fin de saison, le premier ayant disputé 64 rencontres et le second 63. En revanche, Anthony Edwards, l'arrière des Minnesota Timberwolves, qui en a disputé 60, n'a pas bénéficié de la même dérogation. Evoquant "des circonstances exceptionnelles" concernant les deux premiers joueurs, la Ligue et le Syndicat des joueurs professionnels (NBPA) ont décidé de requalifier de fait le duo pour les trophées de la NBA. Selon les deux organisations, Doncic et Cunningham "remplissent les conditions pour être éligibles aux récompenses au titre de la clause relative aux circonstances exceptionnelles prévue dans la convention collective (CBA)", a souligné la NBA dans un communiqué. Doncic "reconnaissant" La star des Lakers, principal artisan de la fin de saison canon de son équipe et meilleur marqueur de la saison (33,5 pts par match), a été écarté des terrains pendant plusieurs matchs au début du mois en raison d’une blessure aux ischio-jambiers. Il a également manqué deux rencontres pour assister à la naissance de sa fille en Slovénie. Quant au meneur des Pistons, deuxième passeur (9,7 offrandes par match), il a été sur le flanc notamment pendant 12 rencontres en mars car souffrant des poumons. "Je suis reconnaissant envers la NBPA d’avoir plaidé ma cause et envers la NBA pour sa décision juste (...). Cette saison a été très spéciale pour moi en raison de ce que mes coéquipiers et moi avons accompli", a salué Luka +Magic+ Doncic, "honoré d’avoir l’opportunité d’être pris en considération pour les récompenses de fin de saison". En revanche, l'inéligibilité d'Anthony Edwards a suscité une vive incompréhension au sein de son équipe, l'entraîneur Chris Finch estimant que "ce serait vraiment bien d’entendre une explication" sur le refus de cette dérogation. "Je ne comprends pas pourquoi nous avons une règle, si nous avons une procédure d’appel qui l'annule dans les deux tiers des cas qui lui sont soumis. On a davantage l’impression d’une suggestion que d’une règle", a-t-il fustigé devant les journalistes. La lutte pour le titre de MVP de cette saison est considérée comme l’une des plus ouvertes depuis des années, avec Doncic et Cunningham désormais parmi un groupe de prétendants mené par le sortant Shai Gilgeous-Alexander (Oklahoma City Thunder), le phénomène Victor Wembanyama (San Antonio Spurs) et le pivot polyvalent Nikola Jokic (Denver Nuggets).
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