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Chaîne de service public - Actualité internationale.

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15.06.2026 à 19:15

FRANCE24
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Le Centre Hospitalier Universitaire --265.000 patients hospitalisés, 298.000 consultations et 135.000 passages aux urgences par an-- a été choisi pour accueillir un projet d'intégration de ces nouvelles technologies, baptisé "Alliance Santé IA" et financé à hauteur de 14,9 millions d'euros par le plan gouvernemental France 2030. Présenté comme une première en France, il sera officiellement détaillé mardi, en présence de la ministre de la Santé, Stéphanie Rist. "L'ambition est d'intégrer l'IA comme une couche opérationnelle de toutes les activités du CHU, du soin à la recherche, en passant par la prévention, la formation et le pilotage administratif, explique le professeur David Morquin, praticien hospitalier et responsable du "pôle transformation" du CHU. Plusieurs outils ont déjà été développés en interne et testés par les équipes du CHU, dont un assistant conversationnel comparable à ChatGPT mais adapté au contexte hospitalier et connecté à des données de références validées. "Imaginez que vous soyez admis aux urgences. Tous les examens que vous allez faire dans la journée, mais aussi vos anciennes analyses, les recommandations qu'on vous a faites, les traitements que vous suivez etc. vont être vérifiés et synthétisés. L'outil permet de rédiger automatiquement comptes-rendus, ordonnances ou synthèses médicales en quelques secondes et d'assister les praticiens lors des consultations", illustre le médecin. Parler à un enfant de 7 ans Aux urgences pédiatriques, les Dr Edme et Lormeau ont participé à un essai portant sur 120 familles. Une moitié a reçu des comptes-rendus rédigés avec les programmes classiques, l'autre "amélioré" par l'IA. "L'objectif était de remettre aux familles et aux enfants des courriers adaptés à leur niveau de compréhension", explique Barbara Lormeau, pour qui le résultat est "très positif". "L'IA transforme les termes médicaux en langage courant, simple et compréhensible. Nous avons même développé des courriers spécifiques pour les enfants à partir de 7 à 8 ans, avec un vocabulaire encore plus accessible", abonde Eléonore Edme. "Nous avions déjà conscience de l'importance de bien communiquer et nous faisions de notre mieux. Mais l'IA apporte un outil supplémentaire qui nous permet d'aller plus loin. Selon moi, l'IA va nous rendre meilleures. Elle ne remplace pas notre travail, elle l'améliore. Elle nous aide à affiner nos pratiques et à renforcer la qualité de la prise en charge", estime la docteure Lormeau. Les deux pédiatres soulignent toutefois les écueils à éviter, comme une simplification excessive ou le manque de nuance, insistant sur la nécessité d'une "relecture humaine" pour des médecins qui auront toujours l'obligation de mettre à jour leurs connaissances pour "rester capable de vérifier, corriger et encadrer l'usage de l'IA". Efficacité et équité Actuellement, environ 200 utilisateurs pilotes --médecins, infirmiers, personnels administratifs-- testent les différents outils "en conditions réelles", avant un déploiement plus large envisagé à partir de septembre "de façon progressive et adaptée aux besoins des services du CHU", explique le professeur Morquin. Celui qui chapeaute cette implantation de l'IA souligne aussi l'importance de garantir la protection des "données sensibles" des patients -- elles "ne franchissent pas les murs de l'institution", insiste-t-il -- comme de l'indépendance technologique, garantie par le développement des outils par un consortium de partenaires locaux menés par le CHU. À terme, le projet vise à démontrer que l'IA peut améliorer à la fois l'efficacité hospitalière, la qualité des soins et la relation avec les patients, tout en restant sous contrôle humain, selon le professeur Morquin. "C'est une étape décisive pour bâtir un système de santé plus innovant, plus sûr et plus équitable sur l'ensemble du territoire", estime aussi la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, citée dans un communiqué. "L'enjeu, c'est de faire une IA qui crée de la valeur à l’hôpital, compatible avec nos valeurs", relève lui aussi David Morquin, se disant attentif aux craintes exprimées notamment par les syndicats: les métiers évolueront, avec "des transformations de tâches", mais aussi "l'émergence de nouvelles compétences".

15.06.2026 à 19:07

Stéphanie ANTOINE
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Donald Trump est arrivé à Evian pour le G7 alors que l'accord de paix avec l'Iran vient d'être conclu. Il inclut notamment la réouverture du détroit d'Ormuz et un cessez-le-feu de 60 jours pendant lesquels les deux parties vont négocier sur la question du nucléaire et sur la levée des sanctions sur l'Iran. Les explications avec Sébastien Boussois, chercheur spécialiste du Moyen-Orient et des Relations internationales, rédacteur en chef de l’hebdo belge « Pan ». 

15.06.2026 à 19:05

FRANCE24
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Le régulateur de l'audiovisuel, qui répondait à une saisine de l'organisation Reporters sans frontières (RSF) en janvier, met en demeure la chaîne où officie Pascal Praud de respecter davantage la diversité "des courants de pensée et d'opinion", sous peine d'ouvrir la voie à des sanctions, notamment financières. CNews "conteste fermement les griefs" et "exercera les voies de recours appropriées devant le Conseil d’État afin de faire valoir ses droits et, le cas échéant, devant les juridictions européennes compétentes pour assurer la pleine protection de la liberté d'expression et de la liberté des médias", a réagi la chaîne du groupe Canal+ dans un communiqué. Ce n'est pas la première fois qu'elle se fait taper sur les doigts par le régulateur. Mais, jusqu'ici, l'Arcom ne s'était jamais prononcée sur la question du pluralisme des courants de pensée et d'opinion, un champ plus large que celui des temps de parole politique - sur lequel Radio France a été mise en demeure la semaine dernière - ou des incidents d'antenne ponctuels. Cette compétence du pluralisme d'opinions a été ajoutée en 2024 par une décision du Conseil d’État, déjà saisi à l'époque par RSF. Pour Reporters sans frontières, l'Arcom "fait enfin preuve de fermeté" vis-à-vis de CNews, accusée par la gauche de favoriser les thèses de l'extrême droite, ce dont elle se défend. Avant de rendre sa décision, les services de l'Arcom ont visionné 168 heures des principales émissions de CNews, comme "L'Heure des Pros", "Morandini Live" ou "Punchline", diffusées au mois de mars 2025, période visée par RSF. Soit "des milliers de pages de verbatim", a souligné lundi devant des journalistes Catherine Jentile de Canecaude, qui préside un groupe de travail sur le pluralisme au sein de l'Arcom. "Menace" Résultat, l'instance de régulation constate dans sa décision "la prédominance d'un même cadre d'interprétation de l'actualité, marqué par une focalisation, à travers les questions de sécurité intérieure, sur la menace que représenteraient l'immigration et l'islam pour la société française, la mise en cause, notamment sur ces questions, de l'action de l'exécutif et de l'Union européenne et une forte défiance à l'égard de l'institution judiciaire, outre la critique systématique du parti La France Insoumise" de Jean-Luc Mélenchon. "Nous avons constaté une forte convergence des points de vue dans le traitement des principaux thèmes abordés", a souligné le président de l'Arcom, Martin Ajdari, pour justifier la décision, datée du 12 juin. Quant aux "opinions contradictoires", elles "sont très souvent contredites, justement, voire parfois caricaturées", a souligné Mme Jentile de Canecaude. "La gestion de la guerre (en Ukraine) par l'exécutif français a été vivement mise en cause sous deux angles récurrents": soit "en critiquant les aides" financières à Kiev "au motif qu'il existerait des problèmes plus importants" (sécurité, immigration ou "islamisme"), soit en présentant les déclarations du gouvernement comme "indûment alarmistes et de nature à instrumentaliser un sentiment de peur au sein de la population française", écrit l'Arcom. Les médias dans le giron du milliardaire conservateur Vincent Bolloré (CNews, JDD, JDNews, Europe 1) ont été pointés du doigt ces dernières semaines, jusqu'au Quai d'Orsay, pour la place accordée à la chroniqueuse russe Xenia Fedorova, accusée de relayer la propagande du Kremlin. Les dirigeants de ces médias ont fait bloc pour la défendre, en mettant en avant la liberté d'expression. Après cette mise en demeure, RSF promet d'ores et déjà "de saisir à nouveau l’Arcom et faire sanctionner CNews" en cas de récidive, a souligné son directeur général, Thibaut Bruttin. En outre, Martin Ajdari a annoncé, avec la campagne présidentielle de 2027 en ligne de mire, que l'Arcom se doterait à la rentrée d'une "veille" sur le respect du pluralisme sur les quatre chaînes info de la TNT (BFMTV, CNews, LCI, franceinfo).

15.06.2026 à 19:03

FRANCE24
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La visite de la "Caverne" est ouverte jusqu'au 28 juin. Elle devait initialement débuter le 6 juin, mais elle a été reportée en raison de profondes déchirures dans la structure gonflable qui surplombe le pont provoquées par de puissantes rafales de vent couplées à de fortes averses quatre jours plus tôt. "Dans tous mes projets dans l'espace public depuis plus de 25 ans, j'ai toujours rencontré des difficultés énormes", a déclaré lundi JR à l'AFP. "C’était souvent à l'autre bout du monde, donc les gens ne s'en rendaient pas compte. Là, c'est au cœur de ma ville, de notre ville, et donc les gens ont pu voir à ciel ouvert le chantier (de reconstruction) au cœur de la place publique", a-t-il ajouté. La "Caverne" présente des dimensions imposantes: 120 m de long, 20 m de large, 2.400 m2 de surface au sol et une hauteur oscillant entre 12 et 18 m. Elle dessine en trompe-l'œil l'aspect rocheux d'une grotte en mêlant le blanc, le noir et différentes nuances de gris. Elle a été pensée pour être empruntée à pied gratuitement 24H sur 24 par les curieux et les passants, une immersion dont l'univers sonore a été confié au compositeur électro Thomas Bangalter, ex-membre du duo Daft Punk. Cette œuvre monumentale est un hommage à Christo et Jeanne-Claude, le couple d'artistes, aujourd'hui décédés, qui avait emballé le Pont-Neuf de tissu en 1985, attirant des millions de visiteurs. Elle a été imaginée par JR, 43 ans, devenu célèbre avec ses collages photographiques XXL et ses trompe-l'oeil qu'il a exposés des favelas de Rio à New York en passant par le Népal. Le projet "n'a eu aucun recours à des fonds publics", soulignent ses promoteurs, en précisant qu'il est financé par la vente des œuvres de JR ainsi que par des soutiens privés. Pendant les fortes chaleurs attendues ces prochains jours à Paris, l'artiste promet des températures clémentes: "on a fait des tests pendant la canicule il y a deux semaines et la +Caverne+ a toujours été 15°C moins chaude que l'extérieur. Donc elle fonctionne comme une vraie caverne ou presque".

15.06.2026 à 18:35

FRANCE24
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L'Arcom, qui répondait à une saisine de l'organisation Reporters sans frontières (RSF) en janvier, met en demeure CNews de respecter davantage l'"expression pluraliste des courants de pensée et d'opinion", sous peine d'ouvrir la voie à de possibles sanctions, notamment financières, à dix mois de l'élection présidentielle. Sollicitée par l'AFP, CNews a indiqué qu'elle ne souhaitait pas faire de commentaire. Avant de rendre cette décision, les services de l'Arcom ont visionné 168 heures des principales émissions de CNews, comme "L'Heure des Pros", "La Grande Interview", "Morandini Live" ou "Punchline", diffusées au mois de mars 2025, la période visée par RSF. Résultat, l'instance de régulation constate "la prédominance d'un même cadre d'interprétation de l'actualité, marqué par une focalisation, à travers les questions de sécurité intérieure, sur la menace que représenteraient l'immigration et l'islam pour la société française, la mise en cause, notamment sur ces questions, de l'action de l'exécutif et de l'Union européenne et une forte défiance à l'égard de l'institution judiciaire, outre la critique systématique du parti La France Insoumise" de Jean-Luc Mélenchon. "Nous avons constaté une forte convergence des points de vue dans le traitement des principaux thèmes abordés", a souligné le président de l'Arcom, Martin Ajdari, devant des journalistes lundi. La décision est datée du 12 juin. C'est la première fois que le régulateur se prononce sur la question du pluralisme des courants de pensée et d'opinion, un champ plus large que celui des temps de parole politique. Cette compétence avait été ajoutée en 2024 par une décision du Conseil d'Etat, déjà saisi à l'époque par RSF. Avec la campagne présidentielle de 2027 en ligne de mire, Martin Ajdari a en outre annoncé que l'Arcom se doterait à la rentrée d'une veille sur le respect du pluralisme sur les quatre chaînes info de la TNT (BFMTV, CNews, LCI, franceinfo).
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