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02.04.2026 à 05:35

Quatre astronautes sont partis vers la Lune pour la première fois depuis un demi-siècle

FRANCE24
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"Après une brève interruption de 54 ans, la Nasa reprend sa mission d'envoyer des astronautes vers la Lune", a déclaré Jared Isaacman, le patron de l'agence spatiale américaine nommé par Donald Trump, lors d'une conférence de presse après le lancement. La fusée Space Launch System (SLS) a décollé à l'heure, à 18H35 (22H35 GMT), depuis le centre spatial Kennedy en Floride. Quelques minutes plus tard, le commandant américain de la mission, Reid Wiseman, s'exclamait déjà: "Nous voyons un beau lever de Lune". A bord ont également pris place les Américains Victor Glover et Christina Koch. Ils se sont envolés du même pas de lancement légendaire d'où étaient partis les astronautes d'Apollo, pour ce premier retour vers la Lune depuis la fin des vols Apollo en 1972. Leur capsule Orion s'est détachée comme prévu huit minutes après le décollage du premier étage qui l'a propulsée dans l'espace, puis elle s'est placée en orbite terrestre. Ils feront plusieurs fois le tour de la Terre à quelque 27.000 km/h, en augmentant progressivement leur altitude, afin de vérifier que les systèmes fonctionnent. La prochaine grande étape aura lieu jeudi vers 23H30 GMT, lorsqu'ils allumeront les moteurs pour prendre la direction de la Lune, dont ils feront le tour lundi, sans se poser, comme Apollo 8 en 1968. Dans la soirée, le président Donald Trump a commencé son allocution sur l'Iran en félicitant les "courageux astronautes" pour leur lancement réussi. Problèmes de toilettes Quelques imprévus techniques ont occupé le centre de contrôle de la Nasa à Houston dans les premières heures du vol: la communication avec les astronautes a brièvement été perdue, et les toilettes ne fonctionnent pas encore. "C'est juste le début", a commenté Amit Kshatriya de la Nasa, avec le flegme typique des hauts responsables de l'agence. Mais une manœuvre en orbite, lors de laquelle Victor Glover a pris les commandes d'Orion pour simuler un amarrage avec un autre appareil, s'est déroulée parfaitement. "C'était bien de voler avec vous, Houston. Beau véhicule", a-t-il lancé au centre de contrôle. Au Centre spatial Kennedy, des ovations et cris de joie ont accompagné l'ascension de la fusée dans un ciel radieux. "Je suis tellement heureuse qu'on retourne vers la Lune, tout le monde devrait être heureux et suivre les dix prochains jours, c'est un grand pas pour l'humanité", s'exclame, comme sonnée, l'ancienne astronaute Sian Proctor, présente sur place. Le programme Artémis a coûté des dizaines de milliards de dollars et pris des années de retard. "La Nasa a vraiment besoin que cela marche", dit à l'AFP Casey Dreier, de The Planetary Society, rappelant que le moral au sein de l'agence est en berne, à cause de problèmes budgétaires et de départs en masse, notamment des chercheurs qui travaillent sur le climat. Et les Européens? A l'origine, le programme Artémis a été conçu pour symboliser un nouvel esprit de collaboration internationale et d'inclusion. Son équipage est ainsi le premier à inclure une femme, un homme noir et un non Américain; les pionniers de l'époque d'Apollo (1968 à 1972) étaient tous des hommes américains blancs. Les Européens participent: ils ont fabriqué le module qui propulse Orion, et devaient envoyer leurs astronautes dans de futures missions, y compris sur la Lune. Mais la Nasa a récemment modifié en profondeur la suite du programme Artemis, annulant le projet de station en orbite lunaire, et n'a pas clairement dit si les Européens garderaient leur billet pour la Lune. Présent au centre Kennedy, le directeur général de l'Agence spatiale européenne, Josef Aschbacher, a confirmé à l'AFP qu'il allait devoir s"'asseoir avec l'administrateur, Jared Isaacman, et la Nasa, pour négocier" les places. Doutes sur 2028 La journée a été longue jusqu'à allumage. Le remplissage des immenses réservoirs de millions de litres d'oxygène et d'hydrogène liquides a duré à lui seul quatre heures. Puis, plusieurs heures avant le décollage, les astronautes se sont sanglés au sommet de la fusée, dans Orion qui sera leur habitat jusqu'à leur retour au large de la Californie, dans le Pacifique, prévu le 10 avril. Les astronautes devraient battre le record de l'équipage s'étant le plus éloigné de la Terre, lundi prochain. Leur mission vise à confirmer que cette fusée haute de 98 mètres et non réutilisable pourra acheminer des astronautes sur la surface lunaire d'ici 2028, avant la fin du mandat de Donald Trump. "Artémis 2 est le premier acte, c'est la mission test, elle va préparer le terrain pour les missions suivantes", a expliqué Jared Isaacman. Mais la date de 2028 fait douter les experts car les astronautes auront besoin d'un alunisseur... toujours en cours de développement par les entreprises des milliardaires Elon Musk (SpaceX) et Jeff Bezos (Blue Origin). cha-ico-mdo-es/lpa

02.04.2026 à 05:28

Iran en direct : le pétrole grimpe et les marchés asiatiques chutent après l'allocution de Trump

FRANCE 24
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Les cours du pétrole sont remontés jeudi, tandis que les marchés asiatiques viraient au rouge, leurs espoirs d'une sortie rapide du conflit au Moyen-Orient douchés par de nouvelles déclarations du président américain Donald Trump. L'armée israélienne a signalé jeudi contrer une nouvelle salve de tirs de missiles venus d'Iran. Suivez notre direct.
Texte intégral (833 mots)
Les cours du pétrole sont remontés jeudi, tandis que les marchés asiatiques viraient au rouge, leurs espoirs d'une sortie rapide du conflit au Moyen-Orient douchés par de nouvelles déclarations du président américain Donald Trump. L'armée israélienne a signalé jeudi contrer une nouvelle salve de tirs de missiles venus d'Iran. Suivez notre direct.

02.04.2026 à 04:27

Nouvelle-Calédonie: la réforme constitutionnelle vers un rejet à l'Assemblée

FRANCE24
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Attendu dans l'hémicycle à partir de 11H00, le texte du gouvernement sera défendu par la ministre des Outre-mer Naïma Moutchou. Le député indépendantiste Emmanuel Tjibaou (groupe communiste et ultramarin, GDR), répondra par une motion de rejet préalable. Sauf accident de mobilisation, elle devrait obtenir suffisamment de voix des quatre groupes de gauche, du Rassemblement national, et d'indépendants de Liot, pour rejeter le texte avant d'entamer l'examen des amendements. Un scénario dénoncé de manière préventive par le Premier ministre Sébastien Lecornu, qui a fustigé mercredi une "forme de +motion de mépris+" envers les parties calédoniennes, indépendantistes et non-indépendantistes, qui ont paraphé l'accord de Bougival, au coeur du projet de loi. Signé à l'été 2025 entre le gouvernement et les forces politiques locales, mais rejeté ensuite par le FLNKS, principal mouvement indépendantiste, il a été complété par l'accord Élysée-Oudinot en janvier. Il prévoit notamment la création d'un "État de la Nouvelle-Calédonie" inscrit dans la Constitution française et doté d'une nationalité propre, susceptible de se voir transférer des compétences régaliennes. Mais le FLNKS, à l'instar d'Emmanuel Tjibaou mardi sur LCP, critique un "droit à l'autodétermination (...) impossible à exercer", car nécessitant "une majorité des 5/8e (...) du Congrès" de Nouvelle-Calédonie. La gauche parlementaire argue qu'en l'absence de soutien du FLNKS, il faut rejeter le texte et relancer un cycle de négociations. Le RN considère le texte "dangereux", selon Marine Le Pen. Son examen est par ailleurs entravé par un barrage de 3.000 amendements, majoritairement LFI et GDR. Porte "ouverte"? Autre points de tension: le calendrier des élections provinciales prévues d'ici fin juin -que le texte prévoit de repousser une quatrième fois-, et surtout l'élargissement de leur corps électoral. Le droit de vote, pour l'instant réservé aux personnes installées sur le Caillou avant 1998 et à leurs descendants, serait élargi sous conditions, notamment aux natifs de l'archipel, à leurs conjoints et aux personnes y résidant depuis quinze ans. Une position défendue par les non-indépendantistes, au nom des droits des personnes installées parfois depuis longtemps. Mais des indépendantistes disent craindre une dilution trop importante du vote kanak, en particulier le FLNKS. La question est ultrasensible. En mai 2024, le sujet du corps électoral avait été à l'origine de graves émeutes qui ont fait 14 morts et plongé l'économie locale dans la crise. Toujours est-il que le gouvernement et les partisans du texte ne veulent pas d'un statu quo, même après un rejet à l'Assemblée nationale, qui renverrait le texte dans la navette parlementaire. "S'il y a une motion de rejet, on installe le vide politique, parce qu'il n'y a pas d'alternative à l'accord de Bougival", a estimé mercredi Naïma Moutchou dans Ouest-France, arguant que "cinq forces politiques (calédoniennes) sur six" engagées ont "fait des concessions importantes" et que "la porte reste ouverte" au FLNKS. Pour le député non-indépendantiste de Nouvelle-Calédonie, Nicolas Metzdorf (Renaissance), deux voies s'ouvriraient au gouvernement en cas d'échec au Parlement: une consultation directe des Calédoniens "dans la foulée", ou "un dégel du corps électoral pour les élections provinciales". La consultation directe des Calédoniens, est "une option qui n'est pas écartée", a commenté Mme Moutchou. En ce qui concerne l'ouverture a minima du corps électoral, la piste a été évoquée ces dernières semaines dans les couloirs de l'Assemblée, via un nouveau texte de loi ou en se servant du texte constitutionnel comme véhicule législatif. Le FLNKS, qui a réaffirmé mercredi son opposition à Bougival, a rejeté l'hypothèse d'une consultation anticipée avant les provinciales, qu'il juge "incohérente" et "clivante". Un pacte de refondation (deux milliards d'euros sur cinq ans) pour reconstruire l'archipel a aussi été lancé le 25 mars. Mais pour avoir des résultats, "il faut que la Calédonie marche sur ses deux jambes, économique et institutionnelle", a souligné Mme Moutchou.
Texte intégral (672 mots)
Attendu dans l'hémicycle à partir de 11H00, le texte du gouvernement sera défendu par la ministre des Outre-mer Naïma Moutchou. Le député indépendantiste Emmanuel Tjibaou (groupe communiste et ultramarin, GDR), répondra par une motion de rejet préalable. Sauf accident de mobilisation, elle devrait obtenir suffisamment de voix des quatre groupes de gauche, du Rassemblement national, et d'indépendants de Liot, pour rejeter le texte avant d'entamer l'examen des amendements. Un scénario dénoncé de manière préventive par le Premier ministre Sébastien Lecornu, qui a fustigé mercredi une "forme de +motion de mépris+" envers les parties calédoniennes, indépendantistes et non-indépendantistes, qui ont paraphé l'accord de Bougival, au coeur du projet de loi. Signé à l'été 2025 entre le gouvernement et les forces politiques locales, mais rejeté ensuite par le FLNKS, principal mouvement indépendantiste, il a été complété par l'accord Élysée-Oudinot en janvier. Il prévoit notamment la création d'un "État de la Nouvelle-Calédonie" inscrit dans la Constitution française et doté d'une nationalité propre, susceptible de se voir transférer des compétences régaliennes. Mais le FLNKS, à l'instar d'Emmanuel Tjibaou mardi sur LCP, critique un "droit à l'autodétermination (...) impossible à exercer", car nécessitant "une majorité des 5/8e (...) du Congrès" de Nouvelle-Calédonie. La gauche parlementaire argue qu'en l'absence de soutien du FLNKS, il faut rejeter le texte et relancer un cycle de négociations. Le RN considère le texte "dangereux", selon Marine Le Pen. Son examen est par ailleurs entravé par un barrage de 3.000 amendements, majoritairement LFI et GDR. Porte "ouverte"? Autre points de tension: le calendrier des élections provinciales prévues d'ici fin juin -que le texte prévoit de repousser une quatrième fois-, et surtout l'élargissement de leur corps électoral. Le droit de vote, pour l'instant réservé aux personnes installées sur le Caillou avant 1998 et à leurs descendants, serait élargi sous conditions, notamment aux natifs de l'archipel, à leurs conjoints et aux personnes y résidant depuis quinze ans. Une position défendue par les non-indépendantistes, au nom des droits des personnes installées parfois depuis longtemps. Mais des indépendantistes disent craindre une dilution trop importante du vote kanak, en particulier le FLNKS. La question est ultrasensible. En mai 2024, le sujet du corps électoral avait été à l'origine de graves émeutes qui ont fait 14 morts et plongé l'économie locale dans la crise. Toujours est-il que le gouvernement et les partisans du texte ne veulent pas d'un statu quo, même après un rejet à l'Assemblée nationale, qui renverrait le texte dans la navette parlementaire. "S'il y a une motion de rejet, on installe le vide politique, parce qu'il n'y a pas d'alternative à l'accord de Bougival", a estimé mercredi Naïma Moutchou dans Ouest-France, arguant que "cinq forces politiques (calédoniennes) sur six" engagées ont "fait des concessions importantes" et que "la porte reste ouverte" au FLNKS. Pour le député non-indépendantiste de Nouvelle-Calédonie, Nicolas Metzdorf (Renaissance), deux voies s'ouvriraient au gouvernement en cas d'échec au Parlement: une consultation directe des Calédoniens "dans la foulée", ou "un dégel du corps électoral pour les élections provinciales". La consultation directe des Calédoniens, est "une option qui n'est pas écartée", a commenté Mme Moutchou. En ce qui concerne l'ouverture a minima du corps électoral, la piste a été évoquée ces dernières semaines dans les couloirs de l'Assemblée, via un nouveau texte de loi ou en se servant du texte constitutionnel comme véhicule législatif. Le FLNKS, qui a réaffirmé mercredi son opposition à Bougival, a rejeté l'hypothèse d'une consultation anticipée avant les provinciales, qu'il juge "incohérente" et "clivante". Un pacte de refondation (deux milliards d'euros sur cinq ans) pour reconstruire l'archipel a aussi été lancé le 25 mars. Mais pour avoir des résultats, "il faut que la Calédonie marche sur ses deux jambes, économique et institutionnelle", a souligné Mme Moutchou.

02.04.2026 à 04:01

Au moins un mort en Indonésie dans un puissant séisme en mer des Moluques

FRANCE24
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Le tremblement de terre de magnitude 7,4 - initialement établie à 7,8 - s'est produit à 06H48 (22H48 GMT) au large de la petite île de Ternate, à une profondeur de 35 km, a indiqué l'Institut d'études géologiques américain (USGS). Au total, près d'une cinquantaine de répliques ont été enregistrées dont la plus importante de magnitude 5,5, a indiqué Teuku Faisal Fathani, directeur de l'Agence indonésienne de météorologie, climatologie et géophysique (BMKG). "Une personne est décédée et une autre a été blessée à la jambe" dans l'effondrement d'un bâtiment à Manado, dans la province des Célèbes du du Nord (Sulawesi), situé à environ 300 km des Moluques, a déclaré George Leo Mercy Randang, responsable local des services de recherche et de secours, joint au téléphone par l'AFP. La victime a été "ensevelie sous les décombres" de l'immeuble, a-t-il précisé. "Je ne savais pas quoi faire. J'ai juste essayé de sauver ma famille", a déclaré à l'AFP Siti Rohayati, 58 ans, vendeuse de nourriture de rue, présente au moment où le séisme a frappé pendant le coup de feu du petit-déjeuner à Manado, une ville d'environ 450.000 habitants. "Tout ce qui comptait, c'était de mettre mes enfants à l'abri. Je les ai poussés tous les trois et je leur ai dit : +Courez !+, a ajouté Siti, alors que les bâtiments tremblaient autour d’elle. "Je me suis immédiatement réveillé et j'ai quitté ma maison. Les gens se sont précipités dehors. Les élèves d'une école primaire se sont rués à l'extérieur", a ajouté un correspondant de l'AFP vivant à Manado. Budi Nurgianto, 42 ans, habitant de Ternate, était à l'intérieur de sa maison lorsque la secousse s'est produite. "Le tremblement de terre a été fortement ressenti. Je l'ai d'abord entendu à travers les murs de la maison qui tremblaient", a-t-il témoigné, joint par l'AFP. "Quand je suis sorti, il y avait beaucoup de monde dehors. Ils étaient paniqués. La secousse a été ressentie pendant un bon moment, plus d'une minute", a-t-il ajouté. Vagues de 75 cm Le centre d'alerte pour les tsunamis dans le Pacifique (PTWC), basé à Hawaï (Etats-Unis), a levé l'alerte au tsunami qu'il avait auparavant émise pour l'Indonésie, estimant que le risque était "désormais écarté". Il avait dans un premier temps averti d'un risque de tsunami s'étendant sur 1.000 km autour de l'épicentre et comprenant les Philippines et la Malaisie. Des vagues jusqu'à 75 cm ont néanmoins été enregistrées dans les deux heures suivant le séisme dans neuf endroits, notamment dans les province des Moluques du Nord et des Célèbes du Nord. Les plus hautes vagues, atteignant 75 cm, ont frappé Minahasa du Nord, un district des Célèbes du Nord, selon l'agence BMKG. Le PTWC a également mis en garde contre des vagues inférieures à 30 cm qui pourraient atteindre Guam, le Japon, la Malaisie, les Palaos, les Philippines et Taïwan. L'Agence météorologique japonaise a déclaré s'attendre à de "légères variations du niveau de la mer le long de la côte Pacifique, du nord d'Hokkaido au sud d'Okinawa, mais n'a émis aucun avertissement. L'Indonésie est souvent secouée par des tremblements de terre en raison de sa position sur la "ceinture de feu" du Pacifique, un arc d'activité sismique intense où les plaques tectoniques entrent en collision et qui s'étend du Japon à travers l'Asie du Sud-Est et à travers le bassin du Pacifique. En 2004, un séisme de magnitude 9,1 a frappé la province d'Aceh, à l'extrémité occidentale de l'archipel, provoquant un tsunami et tuant plus de 170 000 personnes.
Texte intégral (609 mots)
Le tremblement de terre de magnitude 7,4 - initialement établie à 7,8 - s'est produit à 06H48 (22H48 GMT) au large de la petite île de Ternate, à une profondeur de 35 km, a indiqué l'Institut d'études géologiques américain (USGS). Au total, près d'une cinquantaine de répliques ont été enregistrées dont la plus importante de magnitude 5,5, a indiqué Teuku Faisal Fathani, directeur de l'Agence indonésienne de météorologie, climatologie et géophysique (BMKG). "Une personne est décédée et une autre a été blessée à la jambe" dans l'effondrement d'un bâtiment à Manado, dans la province des Célèbes du du Nord (Sulawesi), situé à environ 300 km des Moluques, a déclaré George Leo Mercy Randang, responsable local des services de recherche et de secours, joint au téléphone par l'AFP. La victime a été "ensevelie sous les décombres" de l'immeuble, a-t-il précisé. "Je ne savais pas quoi faire. J'ai juste essayé de sauver ma famille", a déclaré à l'AFP Siti Rohayati, 58 ans, vendeuse de nourriture de rue, présente au moment où le séisme a frappé pendant le coup de feu du petit-déjeuner à Manado, une ville d'environ 450.000 habitants. "Tout ce qui comptait, c'était de mettre mes enfants à l'abri. Je les ai poussés tous les trois et je leur ai dit : +Courez !+, a ajouté Siti, alors que les bâtiments tremblaient autour d’elle. "Je me suis immédiatement réveillé et j'ai quitté ma maison. Les gens se sont précipités dehors. Les élèves d'une école primaire se sont rués à l'extérieur", a ajouté un correspondant de l'AFP vivant à Manado. Budi Nurgianto, 42 ans, habitant de Ternate, était à l'intérieur de sa maison lorsque la secousse s'est produite. "Le tremblement de terre a été fortement ressenti. Je l'ai d'abord entendu à travers les murs de la maison qui tremblaient", a-t-il témoigné, joint par l'AFP. "Quand je suis sorti, il y avait beaucoup de monde dehors. Ils étaient paniqués. La secousse a été ressentie pendant un bon moment, plus d'une minute", a-t-il ajouté. Vagues de 75 cm Le centre d'alerte pour les tsunamis dans le Pacifique (PTWC), basé à Hawaï (Etats-Unis), a levé l'alerte au tsunami qu'il avait auparavant émise pour l'Indonésie, estimant que le risque était "désormais écarté". Il avait dans un premier temps averti d'un risque de tsunami s'étendant sur 1.000 km autour de l'épicentre et comprenant les Philippines et la Malaisie. Des vagues jusqu'à 75 cm ont néanmoins été enregistrées dans les deux heures suivant le séisme dans neuf endroits, notamment dans les province des Moluques du Nord et des Célèbes du Nord. Les plus hautes vagues, atteignant 75 cm, ont frappé Minahasa du Nord, un district des Célèbes du Nord, selon l'agence BMKG. Le PTWC a également mis en garde contre des vagues inférieures à 30 cm qui pourraient atteindre Guam, le Japon, la Malaisie, les Palaos, les Philippines et Taïwan. L'Agence météorologique japonaise a déclaré s'attendre à de "légères variations du niveau de la mer le long de la côte Pacifique, du nord d'Hokkaido au sud d'Okinawa, mais n'a émis aucun avertissement. L'Indonésie est souvent secouée par des tremblements de terre en raison de sa position sur la "ceinture de feu" du Pacifique, un arc d'activité sismique intense où les plaques tectoniques entrent en collision et qui s'étend du Japon à travers l'Asie du Sud-Est et à travers le bassin du Pacifique. En 2004, un séisme de magnitude 9,1 a frappé la province d'Aceh, à l'extrémité occidentale de l'archipel, provoquant un tsunami et tuant plus de 170 000 personnes.

02.04.2026 à 03:40

Les États-Unis sont "proches de remplir" leurs objectifs en Iran, assure Donald Trump

FRANCE24
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