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Chaîne de service public - Actualité internationale.

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31.03.2026 à 05:37

En Inde, quand l'hindouité envahit les nuits festives de la jeunesse

FRANCE24
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Dans la ville nouvelle de Noïda, en lisière sud de la capitale, le ChaiLeela est l'un des nouveaux temples de cette mode. Ce soir-là, des clients serrés en grappes entre les tables de ce café se déhanchent au rythme d'un refrain célébrant le dieu Krishna. "Je me sens rempli d'énergie et tellement vivant", lâche un habitué, Himanshu Gupta, un professionnel de la "tech" âgé de 30 ans. Les paroles qui l'inspirent, ce sont celles des "bhajans", ces chants puisés aux racines de la religion hindoue et destinés à établir un pont spirituel entre les individus et les dieux. Le "bhajan clubbing" - ainsi que le désignent ses adeptes - peut se définir comme la version moderne de cette tradition. Il est devenu un phénomène incontournable à New Delhi, théâtre ce seul mois de mars pas moins de cinq méga-concerts. Celui qui s'est déroulé sur le site du fort historique de Purana Qila a rassemblé quelque 7.000 adeptes dans une ambiance plus proche de la "rave party" que de la cérémonie religieuse. "Droit chemin" "Ces événements sont l'occasion pour nous les jeunes de nous réunir dans une ambiance de dévotion et de spiritualité", dit l'une des participantes, Aishwarya Gupta, le visage grêlé de signes religieux tracés à la peinture. "C'est si bon d'être là", souffle cette physicienne nucléaire de 31 ans. Autour d'elle, la foule s'agite, comme en transe. "C'est un sentiment très reposant", décrit Kumar Shubham, 27 ans et influenceur. "Les jeunes d'aujourd'hui semblent intéressés par d'autres choses que la religion", ajoute Jay Ahuja, un commerçant de 28 ans, "mais ce que vous voyez ici (...) leur montre le droit chemin, c'est un bon moyen d'être en relation avec Dieu". Nombre d'observateurs le relèvent, le phénomène s'inscrit dans l'ère du temps en Inde, où l'identité hindoue et ses valeurs sont revenues en force ces dernières années. Promoteur en chef de cette "hindouité" depuis qu'il a pris les rênes du pays en 2014, le Premier ministre Narendra Modi, 75 ans, a accordé son onction au "bhajan clubbing", résurrection d'une tradition "au coeur de l'âme indienne depuis des décennies". Une tendance, s'est réjoui en janvier le dirigeant ultranationaliste hindou lors d'une adresse radiodiffusée, qui "introduit l'esprit de dévotion dans l'expérience et le mode de vie de la jeunesse". Quand l'un des plus grands stades de Delhi a accueilli plus tôt ce mois-ci un concert géant, il a sans surprise été ouvert par le nouveau chef de l'exécutif de la capitale, Rekha Gupta, un membre éminent du parti de l'homme fort du pays. "Voyage spirituel" "La spiritualité est nécessaire à l'unité de la nouvelle génération", plaide Nikunj Gupta, 26 ans. L'organisateur du festival qui s'est déroulé au pied du fort de Purana Qila souligne qu'il promeut, lui, des événements festifs sans la consommation d'alcool qui y est généralement associée. "Cela leur donne le moyen d'explorer une nouvelle activité, sans aller dans une discothèque ou un club où ils boivent avec amis", insiste-t-il, "nous voulons des jeunes pleins de spiritualité, et non pas pleins de spiritueux..." Loin de se limiter à la seule Inde, le mouvement du "bhajan clubbing" a commencé à se propager au-delà de ses frontières.Notamment au Népal à majorité hindoue où une représentation a réuni plus de 3.000 fervents en février. "L'idée est de promouvoir les +bhajans+ auprès des jeunes", explique son coorganisateur, Abhishek Adhikari, 28 ans. "C'est destiné à tous ceux qui veulent entamer leur voyage spirituel. Les gens adorent, et ça devient de plus en plus populaire". Figure éminente de la mode en Inde, Ratnadeep Lal assure avoir retrouvé dans ce phénomène quelque chose des concerts des stars internationales de la chanson. "Ces événements qui recourent à la musique spirituelle pour instruire et rassembler la future génération en Inde, vraiment j'adore". burs/pa/vgu

31.03.2026 à 04:58

En direct : l'Iran poursuit ses frappes, quatre soldats israéliens tués dans le sud du Liban

FRANCE 24
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L'Iran a poursuivi ses frappes sur les pays du Golfe mardi en dépit des menaces de Donald Trump d'"anéantir" son île de Kharg, point névralgique de son industrie pétrolière, ses centrales électriques et ses puits de pétrole, si un accord n'est pas trouvé "rapidement". L'armée israélienne a annoncé mardi la mort de quatre soldats lors du même "incident" dans le sud du Liban, portant à 10 le nombre de ses militaires tués depuis la reprise des hostilités avec le Hezbollah. Suivez notre direct.

31.03.2026 à 04:43

Sept tonnes de drogue en plein Paris: jugement attendu pour l'ex-chef des stups

FRANCE24
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Dans ce dossier "hors norme" qui a conduit à réformer la lutte anti-drogue en France, le parquet a requis la relaxe du commissaire François Thierry et réclamé 20 ans de prison, peine maximale encourue, contre son ancien "indic" Sophiane Hambli, absent au procès car détenu au Maroc. Une décennie d'enquête, 70 tomes de procédure, près d'un mois d'audience... À partir de cette masse d'éléments, les trois magistrats du tribunal doivent se prononcer sur l'éventuelle responsabilité du policier (58 ans ce mardi), soupçonné d'avoir "favorisé" cet arrivage record au profit de son informateur, un trafiquant chevronné ayant précédemment permis de démanteler des dizaines de réseaux. "On vous reproche d'avoir aidé ou assisté à la commission d'un trafic par les choix que vous avez opérés", a résumé la présidente du tribunal à l'audience. "Piètre image" Tout au long des débats, l'ex-patron de l'Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants (Ocrtis) a défendu la stratégie "Myrmidon" mise en place pendant son mandat (2010-2016): infiltrer des filières grâce à des "indics", quitte à laisser entrer la drogue sur le territoire, pour ensuite appréhender les têtes de réseau. Pour l'une de ces opérations, le commissaire avait notamment organisé une garde à vue fictive de Sophiane Hambli en 2012. Il a été acquitté pour ces faits en 2024 à Lyon. En 2015, une autre de ces affaires conduit les douanes, sur fond de guerre des services, à découvrir, dans plusieurs fourgonnettes boulevard Exelmans (Paris XVIe), la drogue censée être "surveillée" par la police. "Un naufrage opérationnel", a reconnu l'ex-chef de l'Ocrtis à la barre. "Si on peut estimer que François Thierry a une lourde responsabilité dans le fiasco d'octobre 2015, si j'estime qu'il a donné une assez piètre image de la police et de la lutte contre le trafic de stupéfiants, je ne suis pas convaincu par sa responsabilité pénale", a estimé le procureur dans ses réquisitions. Dans ce dossier dépaysé à Bordeaux, le parquet avait déjà requis, au terme de l'enquête, un non-lieu concernant le policier. Mais les juges d'instruction l'ont renvoyé devant le tribunal pour complicité de trafic et destruction de preuves. "Diable" Celui qui dirige désormais le service de la transformation numérique (STN) de la police nationale a-t-il manqué à son devoir d'information de l'autorité judiciaire lors de cette "livraison surveillée"? Lui martèle avoir informé le parquet de Perpignan de l'entrée de la drogue sur le territoire et n'avoir jamais "voulu dissimuler quoi que ce soit". A-t-il négligé la surveillance de la cargaison, arrivée du Maroc via l'Espagne, transférée près de Lyon puis en région parisienne? "Quand mes hommes sur place me disent: +c'est trop dangereux (de surveiller)+, j'ai tendance à les croire!", a lancé le commissaire, avançant également un manque d'effectifs. A-t-il, enfin, franchi "les limites" dans sa relation avec son informateur ? Le policier a nié tout "affect" envers lui et plaidé la nécessité de s'en remettre à des sources sulfureuses pour obtenir des renseignements précieux. "Je comprends que ça pose des questions, ça nous en pose en permanence. Vous avez l'impression de partager votre cuillère avec le diable", a résumé François Thierry. Sophiane Hambli (50 ans) soutient, lui, n'avoir été que le simple "logisticien" d'une opération validée par l'Ocrtis, et non le "commanditaire" d'une livraison dont l'ampleur fait débat: entre 12 et 40 tonnes, 15 ayant été saisies entre Paris, Ancenis (Loire-Atlantique) et la Belgique. Quinze autres prévenus seront fixés mardi dans ce dossier très médiatique qui a inspiré un film et plusieurs livres: le parquet a notamment requis 10 ans de prison contre Hakim Hambli, frère de Sophiane, ou contre "Grincheux", ex-"homme à tout faire" du trafiquant. En outre, l'avocate des douanes a réclamé 33 millions d'euros d'amende douanière à l'encontre de neuf des prévenus.

31.03.2026 à 04:35

Audience à haut risque pour le transporteur Ziegler France, 1.400 emplois menacés

FRANCE24
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A l'issue de l'audience, prévue à 14H00 à Tourcoing (Nord), le tribunal pourra soit décider d'une prolongation de la période d'observation, c'est-à-dire donner un nouveau délai pour trouver un ou plusieurs repreneurs, ou prononcer la liquidation judiciaire. Les difficultés de Ziegler France sont anciennes, mais la flambée actuelle des prix des carburants à cause de la guerre au Moyen-Orient empire encore la situation, la conjoncture défavorable étant susceptible de rendre de potentiels repreneurs plus frileux. Plusieurs dizaines de salariés de l'entreprise venus de toute la France ont prévu de se rassembler mardi devant le tribunal, à l'appel de la CGT. Ce sera une manifestation "statique et pacifique", promet David Clairet, délégué syndical central CGT. "La situation est catastrophique. On ne croit pas à une reprise au niveau national, étant donné que les dépôts sont vides, les camions sont à l'arrêt, nos clients sont partis", déplore auprès de l'AFP Philippe Degrès, chauffeur routier depuis 19 ans chez Ziegler basé sur le site de Vannes (Morbihan) et syndicaliste CGT. Il espère des propositions de reprise "par agence, parce qu'il y a des dépôts qui sont très bien placés où l'activité était bonne". "Boucherie" Les difficultés ont commencé il y a plusieurs mois, selon M. Degrès: après des impayés auprès de sous-traitants, la société annonce à ses salariés une cession fin 2025, qui n'a finalement pas eu lieu. Plusieurs directeurs généraux s'enchaînent à partir de fin décembre et l'activité se réduit, voire cesse dans certaines agences. "C'est une boucherie", résume M. Clairet, dénonçant aussi "plein d'irrégularités" dans le processus d'information-consultation des représentants du personnel. L'entreprise a été placée en redressement judiciaire le 2 mars par le tribunal de commerce de Lille Métropole, l'entreprise ayant son siège social à Roncq, près de Lille. Des rassemblements locaux de salariés inquiets se sont multipliés ces dernières semaines dans tout le pays, Ziegler France comptant une cinquantaine d'agences réparties sur le territoire. Bercy suit le dossier Lors d'une séance de questions au gouvernement la semaine dernière, le ministre de l'Économie Roland Lescure a dit suivre "la situation de très près" et assuré qu'il restait "quelques semaines" pour trouver des solutions. La CGT avait jugé la situation "très préoccupante" dès fin février, exigeant que "toute la lumière soit faite sur les raisons qui ont conduit la société au bord du gouffre". "Sur un chiffre d'affaires annuel de 445 millions d'euros, le résultat d'exploitation affichait en 2025 des pertes de plus de six millions d'euros, contre un excédent de 10 millions un an plus tôt", selon la CGT. Groupe familial créé en 1908 et présent sur toute la chaîne logistique, Ziegler emploie 3.200 salariés dans le monde, dont 1.400 en France. Dans un communiqué laconique publié début février, le groupe avait annoncé que deux mandataires ad hoc de Ziegler France avaient été désignés par le tribunal de commerce de Lille Métropole. Quelques jours plus tôt, le groupe avait fait état d'une "réflexion" en cours pour stabiliser la situation dans un premier temps et envisager un "remodelage possible" des activités.

31.03.2026 à 04:34

Le compte à rebours est lancé pour mission lunaire Artémis 2

FRANCE 24
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La mission Artémis 2 de la Nasa, qui doit transporter des astronautes autour de la Lune, doit décoller mercredi de Floride. Objectif : permettre dans un futur proche un retour des Américains sur le sol lunaire, cette fois pour y construire une base et préparer de futures missions vers Mars.
Texte intégral (558 mots)
La mission Artémis 2 de la Nasa, qui doit transporter des astronautes autour de la Lune, doit décoller mercredi de Floride. Objectif : permettre dans un futur proche un retour des Américains sur le sol lunaire, cette fois pour y construire une base et préparer de futures missions vers Mars.
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