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21.02.2026 à 20:32

Berlinale : l'Ours d'or du meilleur film décerné à "Yellow Letters" d'Ilker Catak

FRANCE 24
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L'Ours d'or du meilleur film de la Berlinale 2026 a été attribué à "Yellow Letters" du réalisateur allemand Ilker Catak, l'histoire d'un metteur en scène turc et de sa femme actrice soudainement interdits de travailler du fait de leurs opinions politiques. L'actrice allemande Sandra Hüller a quant à elle remporté l'Ours d'argent pour son rôle dans le drame "Rose".
L'Ours d'or du meilleur film de la Berlinale 2026 a été attribué à "Yellow Letters" du réalisateur allemand Ilker Catak, l'histoire d'un metteur en scène turc et de sa femme actrice soudainement interdits de travailler du fait de leurs opinions politiques. L'actrice allemande Sandra Hüller a quant à elle remporté l'Ours d'argent pour son rôle dans le drame "Rose".

21.02.2026 à 19:27

Monaco renverse Lens, qui laisse sa première place à la merci du PSG

FRANCE24
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Ce revers lensois, inédit en tous points, constituera peut-être un tournant dans cette saison écrite jusqu'à présent tel un conte de fée. Il donne en tout cas la possibilité au Paris Saint-Germain (deuxième, 51 points), qui accueille Metz dans la soirée, de reprendre son trône aux dépens des Sang et Or (52 points). Il aura fallu une succession de choses inhabituelles pour voir Lens chuter. Une défaite à domicile, déjà, qui interrompt sa série de dix succès de suite à Bollaert, alors qu'une seule victoire manquait pour battre le record. Les premiers points perdus après avoir ouvert le score, ensuite, alors que Lens en avait jusqu'à présent amassé 17 dans ce scénario de match. Une prestation brouillonne, enfin, surtout dans la construction du jeu par l'arrière, qui aura fragilisé la défense lensoise et sans cesse fait passer des frissons dans les travées de l'enceinte lensoise, à guichets fermés pour la 80e fois de suite. C'est ainsi que Lens a laissé échapper un succès qui lui semblait promis grâce à une ouverture de score précoce d'Odsonne Édouard, d'une reprise de volée limpide après une remise de la tête maligne du capitaine Adrien Thomasson (3e). Le résultat d'une entame tonique des Lensois, ponctuée de plusieurs frappes de Malang Sarr et Florian Thauvin. Déjà à l'initiative du but d'Édouard, le champion du monde (2018) a beaucoup tenté sa chance, certes parfois au détriment d'une solution collective. Jusqu'à être récompensé en doublant le score à bout portant, tout heureux de reprendre une frappe de... Sarr, détournée par Philipp Köhn (56e). Dix minutes en enfer Mais cet avantage conséquent n'a fait que masquer les difficultés lensoises dans le jeu. Les joueurs de Pierre Sage ont constamment été gênés par la pression monégasque, commettant de petites scories sans conséquences jusqu'à l'implosion. Déjà auteur d'un doublé face au Paris SG en Ligue des champions cette semaine (défaite 3-2), Folarin Balogun a égalisé (63e) en profitant de deux erreurs lensoises: d'abord une perte de balle dangereuse aux abords de la surface artésienne, puis une faute de main de Robin Risser. Une bévue très inhabituelle, signe d'une soirée singulière sous la bruine de l'Artois. C'est ensuite le capitaine monégasque Denis Zakaria qui a égalisé de la tête après un coup de pied arrêté joué à deux où aucun Lensois n'a jugé bon de gêner le centreur (70e). À peine les Lensois avaient le temps de se remettre de ce coup qu'ils en encaissaient un nouveau donné par Ansu Fati, qui a profité d'une nouvelle erreur, cette fois dans la communication entre Ismaëlo Ganiou et Nidal Celik, pour lober Risser (72e). Pierre Sage a eu beau faire entrer son banc, seul Rayan Fofana, d'une frappe détournée par un tacle monégasque (80e), s'est procuré une véritable occasion. Le match s'est finalement conclu dans la frustration lensoise et la tension d'un scénario qui nourrira des regrets. En premier lieu ceux d'avoir perdu des points à leur portée, voire plus.
Texte intégral (535 mots)
Ce revers lensois, inédit en tous points, constituera peut-être un tournant dans cette saison écrite jusqu'à présent tel un conte de fée. Il donne en tout cas la possibilité au Paris Saint-Germain (deuxième, 51 points), qui accueille Metz dans la soirée, de reprendre son trône aux dépens des Sang et Or (52 points). Il aura fallu une succession de choses inhabituelles pour voir Lens chuter. Une défaite à domicile, déjà, qui interrompt sa série de dix succès de suite à Bollaert, alors qu'une seule victoire manquait pour battre le record. Les premiers points perdus après avoir ouvert le score, ensuite, alors que Lens en avait jusqu'à présent amassé 17 dans ce scénario de match. Une prestation brouillonne, enfin, surtout dans la construction du jeu par l'arrière, qui aura fragilisé la défense lensoise et sans cesse fait passer des frissons dans les travées de l'enceinte lensoise, à guichets fermés pour la 80e fois de suite. C'est ainsi que Lens a laissé échapper un succès qui lui semblait promis grâce à une ouverture de score précoce d'Odsonne Édouard, d'une reprise de volée limpide après une remise de la tête maligne du capitaine Adrien Thomasson (3e). Le résultat d'une entame tonique des Lensois, ponctuée de plusieurs frappes de Malang Sarr et Florian Thauvin. Déjà à l'initiative du but d'Édouard, le champion du monde (2018) a beaucoup tenté sa chance, certes parfois au détriment d'une solution collective. Jusqu'à être récompensé en doublant le score à bout portant, tout heureux de reprendre une frappe de... Sarr, détournée par Philipp Köhn (56e). Dix minutes en enfer Mais cet avantage conséquent n'a fait que masquer les difficultés lensoises dans le jeu. Les joueurs de Pierre Sage ont constamment été gênés par la pression monégasque, commettant de petites scories sans conséquences jusqu'à l'implosion. Déjà auteur d'un doublé face au Paris SG en Ligue des champions cette semaine (défaite 3-2), Folarin Balogun a égalisé (63e) en profitant de deux erreurs lensoises: d'abord une perte de balle dangereuse aux abords de la surface artésienne, puis une faute de main de Robin Risser. Une bévue très inhabituelle, signe d'une soirée singulière sous la bruine de l'Artois. C'est ensuite le capitaine monégasque Denis Zakaria qui a égalisé de la tête après un coup de pied arrêté joué à deux où aucun Lensois n'a jugé bon de gêner le centreur (70e). À peine les Lensois avaient le temps de se remettre de ce coup qu'ils en encaissaient un nouveau donné par Ansu Fati, qui a profité d'une nouvelle erreur, cette fois dans la communication entre Ismaëlo Ganiou et Nidal Celik, pour lober Risser (72e). Pierre Sage a eu beau faire entrer son banc, seul Rayan Fofana, d'une frappe détournée par un tacle monégasque (80e), s'est procuré une véritable occasion. Le match s'est finalement conclu dans la frustration lensoise et la tension d'un scénario qui nourrira des regrets. En premier lieu ceux d'avoir perdu des points à leur portée, voire plus.

21.02.2026 à 19:13

Au Salon de l'agriculture, les cloches et la viande mais pas les vaches

FRANCE24
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"Il reste les autres animaux", soulignait Jérôme Tessiaut, venu de Soissons pour la deuxième année avec son garçon de 7 ans, impatient de "revoir les lapins et les lamas": ce qui compte "c'est la balade". Cette absence, décidée par les organismes de sélection des races en raison de la crise de la dermatose, est devenue la grande préoccupation des organisateurs tant les bovins sont une attraction populaire. Sujets de défilés, de concours d'élevage ou de boucherie, ils sont aussi l'incarnation même du salon, via la "vache égérie" que les politiques aiment tant saluer. "Venir, c'est soutenir!" proclamait le slogan 2026 dans les travées parcourues samedi par des milliers de visiteurs, dont beaucoup de familles et de jeunes. A défaut de caresser le poil de Biguine, la vache martiniquaise de race brahman choisie pour mascotte, elle aussi privée de salon, Emmanuel Macron est lui-même longuement resté sur les stands des Outre-Mer, prenant dans ses bras un petit mouton. Après avoir dégusté du rhum saveur banane flambée et cacahuète sur le stand de la Guadeloupe et des cannelés à la vanille de Tahiti puis assisté à du tamure, danse tahitienne, le président de la République a appelé à être "fier des Outre-Mer" et de leur production. Mais, dans le Hall 1, traditionnellement le plus fréquenté, quelque chose manquait indéniablement, que ne remplacent pas la poignée de vaches grandeur nature en plastique et les photos. "Toujours à manger" "On n'a pas le bruit, la paille, les odeurs... L'ambiance est moins chaleureuse", souligne le président du Centre national interprofessionnel de l'économie laitière (Cniel), Pascal Le Brun. Les éleveurs sont souvent absents, les travées ont été élargies, l'"allée de prestige" où étaient présentées les plus belles bêtes à tour de rôle a disparu, de même que le rituel de la traite matinale. Et il n'y aura pas de 20e anniversaire pour les enchères des viandes limousines... "Le salon est un moment important pour les éleveurs, qui ont à coeur de montrer leurs animaux", explique Adrien Féau, de l'association Prim'Hosltein France, sur un stand bien vide. Habituellement, plus de 80 éleveurs et 115 bêtes viennent pour représenter la première race laitière du pays (2,5 millions). "C'est l'occasion de rencontrer des bouchers ou des visiteurs par exemple d'Afrique ou d'Europe de l'Est qui s'intéressent à la race. Les éleveurs expliquent au public, le prix du lait etc... On parle souvent du fossé entre monde urbain et agricole, on manque là une occasion d'expliquer et de fédérer", regrette-t-il. Eleveur de vaches parthenaises présent au salon depuis 2004, Jérémy Guillemet a quand même fait le déplacement depuis le Maine-et-Loire. "J'avoue qu'on s'ennuie un peu, c'est un peu triste. L'animal est un point de contact avec le public. Là, les gens ne s'arrêtent pas. On espère que ce sera la seule année" à ce régime, dit-il, tandis qu'un confrère a choisi de proposer sa viande cuisinée au pavillon des régions de France. Malgré tout, le public était au rendez-vous en ce premier jour. "Il n'y a pas de vaches mais il y a toujours à manger et c'est délicieux", commente Coralie Journé, qui vient chaque année. L'absence des vaches profitera cette année aux chevaux, qui vont pouvoir parader jusqu'au grand ring du Hall 1. La famille Pereira, arrivée de Béziers, comptait elle se rabattre sur les cochons et les poules - cependant absentes elles aussi depuis des années pour cause de grippe aviaire. Pour sa première fois, Jean-Yves Pacotte est venu de Dijon "pour la gastronomie" et aussi avec une pensée "pour les agriculteurs et les producteurs locaux", qu'il faut soutenir.
Texte intégral (644 mots)
"Il reste les autres animaux", soulignait Jérôme Tessiaut, venu de Soissons pour la deuxième année avec son garçon de 7 ans, impatient de "revoir les lapins et les lamas": ce qui compte "c'est la balade". Cette absence, décidée par les organismes de sélection des races en raison de la crise de la dermatose, est devenue la grande préoccupation des organisateurs tant les bovins sont une attraction populaire. Sujets de défilés, de concours d'élevage ou de boucherie, ils sont aussi l'incarnation même du salon, via la "vache égérie" que les politiques aiment tant saluer. "Venir, c'est soutenir!" proclamait le slogan 2026 dans les travées parcourues samedi par des milliers de visiteurs, dont beaucoup de familles et de jeunes. A défaut de caresser le poil de Biguine, la vache martiniquaise de race brahman choisie pour mascotte, elle aussi privée de salon, Emmanuel Macron est lui-même longuement resté sur les stands des Outre-Mer, prenant dans ses bras un petit mouton. Après avoir dégusté du rhum saveur banane flambée et cacahuète sur le stand de la Guadeloupe et des cannelés à la vanille de Tahiti puis assisté à du tamure, danse tahitienne, le président de la République a appelé à être "fier des Outre-Mer" et de leur production. Mais, dans le Hall 1, traditionnellement le plus fréquenté, quelque chose manquait indéniablement, que ne remplacent pas la poignée de vaches grandeur nature en plastique et les photos. "Toujours à manger" "On n'a pas le bruit, la paille, les odeurs... L'ambiance est moins chaleureuse", souligne le président du Centre national interprofessionnel de l'économie laitière (Cniel), Pascal Le Brun. Les éleveurs sont souvent absents, les travées ont été élargies, l'"allée de prestige" où étaient présentées les plus belles bêtes à tour de rôle a disparu, de même que le rituel de la traite matinale. Et il n'y aura pas de 20e anniversaire pour les enchères des viandes limousines... "Le salon est un moment important pour les éleveurs, qui ont à coeur de montrer leurs animaux", explique Adrien Féau, de l'association Prim'Hosltein France, sur un stand bien vide. Habituellement, plus de 80 éleveurs et 115 bêtes viennent pour représenter la première race laitière du pays (2,5 millions). "C'est l'occasion de rencontrer des bouchers ou des visiteurs par exemple d'Afrique ou d'Europe de l'Est qui s'intéressent à la race. Les éleveurs expliquent au public, le prix du lait etc... On parle souvent du fossé entre monde urbain et agricole, on manque là une occasion d'expliquer et de fédérer", regrette-t-il. Eleveur de vaches parthenaises présent au salon depuis 2004, Jérémy Guillemet a quand même fait le déplacement depuis le Maine-et-Loire. "J'avoue qu'on s'ennuie un peu, c'est un peu triste. L'animal est un point de contact avec le public. Là, les gens ne s'arrêtent pas. On espère que ce sera la seule année" à ce régime, dit-il, tandis qu'un confrère a choisi de proposer sa viande cuisinée au pavillon des régions de France. Malgré tout, le public était au rendez-vous en ce premier jour. "Il n'y a pas de vaches mais il y a toujours à manger et c'est délicieux", commente Coralie Journé, qui vient chaque année. L'absence des vaches profitera cette année aux chevaux, qui vont pouvoir parader jusqu'au grand ring du Hall 1. La famille Pereira, arrivée de Béziers, comptait elle se rabattre sur les cochons et les poules - cependant absentes elles aussi depuis des années pour cause de grippe aviaire. Pour sa première fois, Jean-Yves Pacotte est venu de Dijon "pour la gastronomie" et aussi avec une pensée "pour les agriculteurs et les producteurs locaux", qu'il faut soutenir.

21.02.2026 à 18:45

Hommage à Quentin Deranque : la marche s'achève dans le calme à Lyon

FRANCE24
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Des milliers de personnes ⁠ont défilé samedi ​à Lyon pour rendre hommage au militant identitaire Quentin Deranque, mort après avoir été frappé le 12 février par des militants antifascistes présumés.
Texte intégral (644 mots)
Des milliers de personnes ⁠ont défilé samedi ​à Lyon pour rendre hommage au militant identitaire Quentin Deranque, mort après avoir été frappé le 12 février par des militants antifascistes présumés.

21.02.2026 à 18:33

JO: comment la France est devenue la référence mondiale du biathlon

FRANCE24
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L'histoire d'amour du biathlon avec la France ne se compte pas en nombre de licenciés, moins de 1.000. Le chapitre doré de cette histoire débute lors des JO d'Albertville en février 1992 avec le titre en relais de Corinne Niogret, Véronique Claudel et Anne Briand, les pionnières. La voie a ensuite été tracée par Raphaël Poirée - octuple champion du monde et quatre globe de N.1 mondial - à la fin des années 1990, puis par Martin Fourcade maître incontesté de la discipline de 2010 à 2018, Français le plus titré aux Jeux d'hiver (six pour un total de sept médailles, ainsi que 13 titres de champion du monde et 7 gros globes de cristal). "Chaque génération nous a fait vibrer et nous a permis d'en arriver là et de nous dire qu'on est capable d'être champion olympique. Il y a 20-25 ans, c'était plus compliqué. Être médaillé, c'était déjà énorme", explique Émilien Jacquelin, médaillé d'or du relais masculin et de bronze de la poursuite à Anterselva. Triplé inédit en relais Depuis 2006, le biathlon est devenu le plus grand pourvoyeur de médailles tricolores à chaque édition des JO. Le record de 2022, avec sept podiums, dont cinq (deux titres) pour le seul Quentin Fillon Maillet, n'a tenu que quatre ans. "QFM" notamment s'est encore sublimé avec quatre médailles (trois en or, une en bronze), dépassant la légende Martin Fourcade. Depuis, l'ère d'un athlète français ultra-dominateur est révolue et a laissé place à une densité jamais connue: preuve en est les trois titres en relais - mixte, masculin et féminin - une performance jamais réalisée depuis l'intégration de l'épreuve mixte en 2014 (le dernier doublé hommes-femmes remontait à 1998 avec l'Allemagne). "En France, il y a ce qui se fait de mieux au monde aujourd'hui chez les femmes", salue l'ex-biathlète norvégien Ole Einar Bjorndaelen (8 médailles d'or aux Jeux). Pour Julia Simon, cette réussite est le fruit du travail de plusieurs générations d'entraîneurs, de Fredéric Jean (2018-2022) à Cyril Burdet (depuis 2022). "C'est un mélange de générations entre les cadres qui ont pris en maturité et les jeunes qui veulent nous pousser dehors et qui arrivent décomplexés avec une grosse envie" comme Océane Michelon, en or samedi dans la mass start, et Camille Bened (6e de l'inviduel), estime Fillon Maillet. Cyril Burdet confirme que cette densité lui donne des cheveux blancs au moment de faire des choix. "Aujourd'hui, elles sont quatre, mais en réalité, elles seraient dix potentiellement à être dans le relais. On choisit parmi ce qui se fait de mieux au niveau international", assume le coach. Le facteur X, la glisse La Norvège avait marché sur les JO-2022 avec 14 médailles dont 6 titres. Quatre ans plus tard à Anterselva, la France a pris le dessus grâce à son facteur X, la glisse. Les biathlètes tricolores semblaient skier un ou deux crans au-dessus de leurs adversaires, dans le sillage des razzias historiques réalisées aux Mondiaux en 2024 et 2025 - 13 médailles dont 6 titres à chaque édition - grâce au travail des équipes de Grégoire Deschamps. "Il faut souligner le super travail des techniciens (...) Ça fait un moment que toutes les nations sont sur site et arriver à faire des différences sur les skis, c'est vraiment un coup de maître", salue Simon Fourcade, entraîneur du groupe masculin. Tous les quatre ans depuis 20 ans, le succès du biathlon français est mis en lumière aux Jeux, où sa visibilité est bien plus grande que lors des épreuves de Coupe du monde et des Championnats du monde. "Le niveau de soutien est en train d'augmenter globalement, de la part de l'agence nationale du sport, du ministère, du comité olympique. Ça paye également en ski de fond. On voit bien que le nordique est en train de booster énormément l'image de la Fédération, et donc sa possibilité de négocier", affirme Fabien Saguez, président de la FFS. Il a déjà promis que le camion de fartage du biathlon serait "renouvelé l'année prochaine", en vue de la prochaine période olympique jusqu'aux JO-2030 dans les Alpes françaises, à domicile.
Texte intégral (719 mots)
L'histoire d'amour du biathlon avec la France ne se compte pas en nombre de licenciés, moins de 1.000. Le chapitre doré de cette histoire débute lors des JO d'Albertville en février 1992 avec le titre en relais de Corinne Niogret, Véronique Claudel et Anne Briand, les pionnières. La voie a ensuite été tracée par Raphaël Poirée - octuple champion du monde et quatre globe de N.1 mondial - à la fin des années 1990, puis par Martin Fourcade maître incontesté de la discipline de 2010 à 2018, Français le plus titré aux Jeux d'hiver (six pour un total de sept médailles, ainsi que 13 titres de champion du monde et 7 gros globes de cristal). "Chaque génération nous a fait vibrer et nous a permis d'en arriver là et de nous dire qu'on est capable d'être champion olympique. Il y a 20-25 ans, c'était plus compliqué. Être médaillé, c'était déjà énorme", explique Émilien Jacquelin, médaillé d'or du relais masculin et de bronze de la poursuite à Anterselva. Triplé inédit en relais Depuis 2006, le biathlon est devenu le plus grand pourvoyeur de médailles tricolores à chaque édition des JO. Le record de 2022, avec sept podiums, dont cinq (deux titres) pour le seul Quentin Fillon Maillet, n'a tenu que quatre ans. "QFM" notamment s'est encore sublimé avec quatre médailles (trois en or, une en bronze), dépassant la légende Martin Fourcade. Depuis, l'ère d'un athlète français ultra-dominateur est révolue et a laissé place à une densité jamais connue: preuve en est les trois titres en relais - mixte, masculin et féminin - une performance jamais réalisée depuis l'intégration de l'épreuve mixte en 2014 (le dernier doublé hommes-femmes remontait à 1998 avec l'Allemagne). "En France, il y a ce qui se fait de mieux au monde aujourd'hui chez les femmes", salue l'ex-biathlète norvégien Ole Einar Bjorndaelen (8 médailles d'or aux Jeux). Pour Julia Simon, cette réussite est le fruit du travail de plusieurs générations d'entraîneurs, de Fredéric Jean (2018-2022) à Cyril Burdet (depuis 2022). "C'est un mélange de générations entre les cadres qui ont pris en maturité et les jeunes qui veulent nous pousser dehors et qui arrivent décomplexés avec une grosse envie" comme Océane Michelon, en or samedi dans la mass start, et Camille Bened (6e de l'inviduel), estime Fillon Maillet. Cyril Burdet confirme que cette densité lui donne des cheveux blancs au moment de faire des choix. "Aujourd'hui, elles sont quatre, mais en réalité, elles seraient dix potentiellement à être dans le relais. On choisit parmi ce qui se fait de mieux au niveau international", assume le coach. Le facteur X, la glisse La Norvège avait marché sur les JO-2022 avec 14 médailles dont 6 titres. Quatre ans plus tard à Anterselva, la France a pris le dessus grâce à son facteur X, la glisse. Les biathlètes tricolores semblaient skier un ou deux crans au-dessus de leurs adversaires, dans le sillage des razzias historiques réalisées aux Mondiaux en 2024 et 2025 - 13 médailles dont 6 titres à chaque édition - grâce au travail des équipes de Grégoire Deschamps. "Il faut souligner le super travail des techniciens (...) Ça fait un moment que toutes les nations sont sur site et arriver à faire des différences sur les skis, c'est vraiment un coup de maître", salue Simon Fourcade, entraîneur du groupe masculin. Tous les quatre ans depuis 20 ans, le succès du biathlon français est mis en lumière aux Jeux, où sa visibilité est bien plus grande que lors des épreuves de Coupe du monde et des Championnats du monde. "Le niveau de soutien est en train d'augmenter globalement, de la part de l'agence nationale du sport, du ministère, du comité olympique. Ça paye également en ski de fond. On voit bien que le nordique est en train de booster énormément l'image de la Fédération, et donc sa possibilité de négocier", affirme Fabien Saguez, président de la FFS. Il a déjà promis que le camion de fartage du biathlon serait "renouvelé l'année prochaine", en vue de la prochaine période olympique jusqu'aux JO-2030 dans les Alpes françaises, à domicile.
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