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19.06.2026 à 10:25

FRANCE24
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La nouvelle espèce, collectée lors d'expéditions sur le terrain dans l'Etat de Sabah, dans l'est de la Malaisie, est un "hyperparasite" qui se nourrit des tissus du champignon initial infectant l'insecte, a expliqué vendredi Jaya Seelan Sathiya Seelan. "Ce champignon appartient au genre Pleurocordyceps et agit comme un hyperparasite spécialisé", a déclaré M. Seelan à l'AFP. Il vise des fourmis déjà infectées par un autre champignon, appelé Ophiocordyceps, surnommé le "champignon zombie" car, après avoir infecté une fourmi, il manipule son système nerveux avant de la tuer et d'émerger de la carcasse de l'insecte. "Pleurocordyceps infiltre et se nourrit directement du tissu d'Ophiocordyceps en plein développement à l'intérieur de l'hôte", a précisé M. Seelan, directeur adjoint de l'Institut de biologie tropicale et de conservation de l'Université Malaysia Sabah. Nommée d'après sa structure unique en forme de corne, Pleurocordyceps cornusynnemata a été découverte après l'étude d'une fourmi morte collectée dans la vallée de Danum, une zone reculée du sud de Sabah. Et bien qu'il ne s'agisse pas du premier hyperparasite de ce type jamais découvert, "c'est le premier membre connu de son genre à présenter cette structure en forme de corne particulièrement distinctive", selon M. Seelan. Cette découverte majeure a été publiée en avril dans la revue de référence en botanique taxonomique Phytotaxa. Popularisé notamment par National Geographic, le "champignon zombie" contraint une fourmi à grimper en hauteur avant de l'obliger à enfoncer ses mâchoires dans une nervure de feuille, puis de la tuer. Les scientifiques ont également découvert une nouvelle espèce de champignon tuant des araignées, appelée Leptobacillium geminatum, en raison de l'agencement par paires de ses structures produisant des spores, a précisé M. Seelan. Ces espèces parasites ciblent généralement les araignées. Interrogé sur l'importance de ces découvertes, M. Seelan a déclaré : "Ces nouveaux champignons documentés présentent un potentiel considérable, à la fois comme sources pour le développement de médicaments antimicrobiens de nouvelle génération et comme agents de biocontrôle très efficaces contre les ravageurs agricoles."

19.06.2026 à 10:15

FRANCE24
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Alors que 53 départements sont placés en vigilance orange canicule vendredi, une partie des habitants de cette commune pittoresque du Loir-et-Cher, semblent vivre comme dans une bulle. " La canicule n'est clairement pas un sujet d'inquiétude pour nous, on sait qu'on peut rester au frais toute la journée si nécessaire", témoigne auprès de l'AFP Jean-Luc Eclercy-Deterpigny, président de l'association Troo tourisme. "On est des privilégiés", lance-t-il. Cet ancien Parisien, âgé de 57 ans, a décidé de changer de vie après la pandémie de Covid. Séduit par ces habitations atypiques creusées dans la pierre, qui offrent une "température stable toute l'année grâce à la masse de roche qui les entoure ", il s'est installé en 2020 à Troo, village niché sur une colline de tuffeau, pierre tendre utilisée pour bâtir maisons et châteaux de la région. Même si le thermomètre flirte vendredi avec les 34°C, "on a l'impression de pénétrer dans un réfrigérateur", sourit M. Eclercy-Deterpigny, assurant relever régulièrement "un différentiel d'une vingtaine de degrés lors des pics de chaleur". Fraîcheur Troo compte environ 315 habitants, dont de nombreux artistes. Seules une dizaine d'habitations entièrement creusées dans la roche sont encore occupées à l'année ou proposées en location saisonnière, selon la mairie. Mais de nombreuses autres bénéficient au moins d'un accès aménagé à une grotte. Dominique Opéron et son mari Jean-Paul ont quitté leur chaumière normande mal isolée au profit d'une maison troglodytique de 145m2. Leur ancien logement " montait facilement en température lors des fortes chaleurs ". "Ici, on ne craint ni l'été ni l'hiver, avec ce sentiment d'être protégés des températures", souligne Dominique Opéron, 71 ans. Il apprécie cette "fraîcheur très douce, une fraîcheur naturelle qui n'a rien à voir avec un climatiseur ". - De lourds travaux - "Ici, la canicule n'est pas une contrainte majeure pour plusieurs des habitants : ils peuvent rester à l'intérieur et profiter de cette fraîcheur constante", souligne le nouveau maire, élu en mars, Patrick Eclercy-Deterpigny. "Des gens viennent visiter le village et disent, +mais waouh, c'est génial: avec la chaleur qu'on a de plus en plus souvent et plus longtemps, c'est vraiment intéressant+", assure-t-il. Selon le consensus scientifique, le changement climatique d'origine humaine rend les phénomènes météorologiques extrêmes comme les vagues de chaleur de plus en plus intenses. La commune compte entre six et huit kilomètres de galeries, qui pourraient à terme permettre de multiplier le nombre d'habitations troglodytiques. Le maire assure que de nouveaux habitants sont intéressés. A condition toutefois de bénéficier d'une exposition plein sud, pour plus de lumière naturelle, sans laquelle ces maisons peuvent être très sombres. Elles nécessitent aussi de lourds travaux d'aménagement, notamment pour abaisser et réguler le taux d'humidité : ventilation, drainage de l'eau, utilisation d'enduits à la chaux... Ces cavités, qui ont servi d'abris lors de conflits avant d'être exploitées pour extraire le tuffeau, pourraient représenter "un modèle d'habitat d'avenir", anticipe le maire.

19.06.2026 à 10:13

FRANCE24
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"Le président Trump a dit que le moment était venu de prêter attention à la question nord-coréenne", a affirmé Lee Jae Myung aux journalistes à Séoul, en leur dévoilant les détails de sa rencontre avec le président des États-Unis lors du sommet du G7 à Evian. Le président sud-coréen a aussi déclaré avoir dit à M. Trump que "les sanctions et la pression" imposées à la Corée du Nord en raison de son programme nucléaire étaient "inefficaces". "L'efficacité des sanctions a diminué en raison de la coopération militaire entre la Corée du Nord et la Russie liée à la guerre en Ukraine", a-t-il poursuivi. "Même une faible aide de la Russie est d'une grande utilité pour la Corée du Nord", selon lui. M. Lee a écrit sur X avoir eu avec Donald Trump "des conversations approfondies sur la paix dans la péninsule coréenne et les relations entre la Corée et les États-Unis, et des progrès significatifs ont été réalisés". Les deux Corées restent techniquement en guerre, car leur conflit de 1950-1953 s'est achevé par un armistice, et non par un traité de paix, et elles sont séparées par une zone démilitarisée le long de laquelle court la frontière. Signaux de Trump à Kim Kim Jong Un a récemment cherché à renforcer sa stature auprès de ses alliés, en envoyant des troupes et des munitions pour soutenir la guerre menée par la Russie contre l'Ukraine. Il a également reçu à Pyongyang le président chinois Xi Jinping, peu après que ce dernier avait tenu à Pékin des sommets coup sur coup avec M. Trump et le président russe Vladimir Poutine. Ni les déclarations officielles de Pyongyang ni celles de Pékin n'ont mentionné la question de la dénucléarisation nord-coréenne, ce que des experts ont interprété comme une acceptation tacite de la part de la Chine. Depuis l'échec en 2019 d'un sommet Trump-Kim à Hanoï sur les questions de la dénucléarisation et d'un allègement des sanctions, Pyongyang s'est à plusieurs reprises déclaré comme étant un État nucléaire "irréversible". M. Trump a rencontré M. Kim à trois reprises durant son premier mandat, déclarant une fois qu'ils étaient tombés "amoureux", alors qu'il cherchait à conclure un accord longtemps convoité sur la dénucléarisation. Mais aucun progrès tangible n'a été réalisé. Dimanche, quelques heures après avoir annoncé un accord avec l'Iran, M. Trump a publié sur les réseaux sociaux une photographie sans légende de lui-même avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, prise lors de leur rencontre à Singapour en 2018. M. Trump a intensifié ses démarches en direction de M. Kim lors d'une tournée en Asie l'an dernier, affirmant être ouvert "à 100%" à une rencontre. L'offre est restée sans réponse. Le président américain est même allé à l'encontre de décennies de politique américaine en déclarant que la Corée du Nord était "en quelque sorte une puissance nucléaire".

19.06.2026 à 09:55

FRANCE24
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Cet homme de 56 ans, qui se décrit comme partisan d'un "socialisme pro-entreprises", fait figure de favori pour remplacer l'impopulaire Keir Starmer. Il a franchi une première étape en remportant haut la main, devant l'extrême droite, l'élection législative partielle de Makerfield, dans son fief de la région de Manchester, condition requise pour espérer prendre les rênes du parti et s'installer à Downing Street. "C'est la dernière chance pour changer" le parti travailliste, a-t-il réagi dans un court discours de victoire. C'est "l'occasion de construire une nouvelle politique fondée sur l'unité et l'espoir", loin de celle, "sombre et divisée" que "l'on observe aux États-Unis", a-t-il ajouté, promettant "l'équité pour les régions que Westminster a négligées". Dans la course à la direction du Labour, la troisième fois pourrait être la bonne: Andy Burnham avait été candidat malheureux en 2010, face à Ed Miliband, puis en 2015, date de la victoire du très à gauche Jeremy Corbyn. Son retour au Parlement de Westminster va le contraindre à abandonner la mairie du Grand Manchester, agglomération de 2,8 millions d'habitants qu'il a conquise en 2017 et où il a su se faire apprécier, se faisant réélire confortablement ensuite deux fois. Lui-même est un enfant de cette région au passé industriel : il a grandi dans une petite ville à mi-chemin entre Liverpool où il est né - il est resté supporter du club liverpudien d'Everton - et Manchester. Dans cette cité qui connaît depuis 2015 une croissance économique deux fois supérieure à la moyenne nationale, la principale réussite d'Andy Burnham est d'avoir amélioré les transports publics, en reprenant sous contrôle public le système de bus pour l'intégrer dans un réseau avec trams et trains, à des tarifs abordables. "Inflexion à gauche" C'est pendant la pandémie de Covid-19 qu'il gagne son surnom de "roi du Nord", grâce à son combat face au Premier ministre conservateur Boris Johnson pour obtenir davantage de fonds pour soutenir les entreprises et employés de cette région touchée par la crise. Celui qui peut s'enorgueillir du plus fort taux de popularité parmi les personnalités politiques du pays (35% selon l'institut YouGov) s'est opposé parfois ouvertement à Keir Starmer, notamment lorsque ce dernier a réduit les aides sociales aux handicapés. S'il n'a pas détaillé son projet politique, des sources proches d'Andy Burnham ont récemment indiqué au Guardian qu'il était favorable à certaines nationalisations, notamment dans le secteur de la distribution d'eau où la principale compagnie, Thames Water, est en difficulté financière. Interventionniste, il décrivait en janvier "les quatre cavaliers de l'apocalypse britannique: dérégulation, privatisation, austérité et Brexit". Il s'est toutefois engagé à tenir les objectifs d'équilibre budgétaire fixés par l'actuelle ministre des Finances Rachel Reeves, afin de tenter de rassurer les marchés. Pour Andrew Fisher, ancien directeur de la politique du Labour sous Jeremy Corbyn et désormais commentateur au journal "i", un gouvernement dirigé par Andy Burnham se traduirait par une "légère inflexion à gauche". Tandis que le quotidien de droite The Daily Telegraph s'inquiétait mercredi de la "probabilité effrayante de voir arriver une coalition de gauche radicale déterminée à anéantir la Grande-Bretagne conservatrice". "Madchester" Né le 7 janvier 1970, Andy Burnham est le fils d'un technicien des télécommunications et d'une réceptionniste médicale. Il entre au Labour à l'âge de 14 ans, "radicalisé", dit-il, par la grève des mineurs de 1984-85, écrasée par le gouvernement conservateur de Margaret Thatcher. Pendant sa jeunesse, il apprécie la bouillonnante scène musicale et culturelle de Manchester dans les années 1990, "Madchester". Il fait des études d'anglais à Cambridge. En 2001, il est élu député de Leigh, dans l'agglomération de Manchester. Il entre ensuite au gouvernement de Tony Blair, d'abord comme sous-secrétaire d'Etat au ministère de l'Intérieur. Il devient secrétaire en chef au Trésor dans le gouvernement de Gordon Brown, puis ministre de la Culture en 2008 et ministre de la Santé (2009-2010). Cet homme aux épais cheveux sombres et lunettes assorties s'est fait tatouer sur le bras une abeille ouvrière, symbole de la ville de Manchester qui a pris une nouvelle dimension après l'attentat qui a endeuillé la ville en 2017. Il est marié depuis 2000 avec Marie-France van Heel, femme d'affaires d'origine néerlandaise rencontrée à l'université et avec qui il a eu trois enfants.

19.06.2026 à 09:45

FRANCE24
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Ces derniers jours, le quotidien Aftonbladet a révélé des pratiques éthiques douteuses du chef du gouvernement et de son épouse, Birgitta Ed, pasteure luthérienne. Selon le journal, une fondation dirigée par Mme Ed a recruté des bénévoles pour collecter des fonds et rénover le manoir de la fondation, en échange d'un "bon réseau" de contacts et de réunions organisées à la résidence officielle du Premier ministre. Deux de ces bénévoles auraient ensuite été nommés à des postes au sein du gouvernement, précise-t-il. Kristersson a qualifié ces informations de "fausses accusations", déclarant à Aftonbladet : "cette fondation est dirigée par mon épouse et n'a rien à voir avec moi". La journaliste d'Aftonbladet a également déclaré avoir pu accéder sans contrôle de sécurité à la chambre du couple dans la propriété. Dans une autre enquête, le journal révèle que la directrice générale de l'Agence suédoise de santé publique a été congédiée en 2024 après avoir remis en cause une directive gouvernementale visant à donner la priorité à la "santé existentielle". Au même moment Mme Ed lançait une entreprise proposant des retraites consacrées justement ..à la "santé existentielle". Dans une autre affaire médiatisée, Kristersson a été vivement critiqué en 2023 pour avoir embauché un ami d'enfance au poste de conseiller à la sécurité nationale. Il l'a ensuite défendu lorsque celui-ci a laissé des documents classifiés dans un casier non verrouillé d'un centre de conférences de Stockholm. Kristersson, dont le gouvernement de droite est soutenu par l'extrême droite, a également essuyé de vives critiques en 2025 pour avoir soutenu son ministre de l'Immigration alors que le fils de ce dernier, âgé de 16 ans, entretenait des liens avec des groupes suprémacistes blancs. Le Premier ministre a en outre été accusé de conflit d'intérêts concernant les affaires de sa belle-sœur. "De manière continue" Pour Olle Lundin, professeur de droit à l'université d'Uppsala, ces scandales constituent des cas de corruption. "Il y a corruption lorsque quelqu'un abuse de son pouvoir public à son propre profit ou à celui d'autrui. Et on peut presque affirmer qu'il agit ainsi de manière continue", a déclaré M. Lundin à l'AFP. Pourtant ces affaires n'ont eu quasiment aucune conséquence judiciaire et très peu d'appels à sa démission, dans un pays classé sixième parmi les moins corrompus au monde, selon Transparency International. "Il n'y a rien de criminel, ni d'illégal, dans tout cela", reconnaît M. Lundin, qui souligne que le seul verdict viendra des urnes le 13 septembre. Les sondages pour ces législatives donnent le bloc de droite devancé par l'opposition d'environ 10 points. "Mais c'était déjà le cas avant les derniers scandales", souligne auprès de l'AFP Nicklas Källebring, responsable de l'analyse des sondages à l'institut Ipsos. Le gouvernement a récemment annoncé une série de réformes visant à lutter contre la criminalité et l'immigration, dont certaines propositions très controversées lui ont nui dans les sondages, ajoute-t-il. Corruption ou négligence ? Pour la dirigeante social-démocrate Magdalena Andersson, candidate au poste de Première ministre, ces scandales sont la preuve "d'une culture de corruption chez Kristersson". Pas suffisant pour lui nuire politiquement, estime toutefois Andreas Bågenholm, politologue à l'université de Göteborg. "Je ne sais pas si les électeurs considèrent cela comme des scandales, ou plutôt comme de la négligence, voire un manque de discernement", dit-il. "Il n'y a pas de véritables scandales croustillants où Kristersson aurait de façon évidente tiré un avantage financier; je ne pense donc pas que tout cela lui collera vraiment à la peau". Ses actions ont été "très délibérées et intentionnelles", répond M. Lundin, l'expert en corruption, mais ces scandales "glissent sur lui comme l'eau sur les plumes d'un canard". L'une des rares personnes à avoir appelé à la démission de Kristersson est Nalin Baksi, une commentatrice politique social-démocrate, qui juge dans le quotidien Expressen que ses liens d'amitié et ses contacts fréquents avec des hommes d'affaires en vue et des lobbyistes devraient "l'écarter d'emblée" du poste de Premier ministre.
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