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28.07.2026 à 02:06

FRANCE 24
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Les autorités haïtiennes ont annoncé lundi soir des élections présidentielle et législatives dont le premier tour se tiendra le 13 décembre 2026 et le second le 21 février 2027. Ce calendrier dépend toutefois de "l'établissement d'un climat sécuritaire acceptable".
Les autorités haïtiennes ont annoncé lundi soir des élections présidentielle et législatives dont le premier tour se tiendra le 13 décembre 2026 et le second le 21 février 2027. Ce calendrier dépend toutefois de "l'établissement d'un climat sécuritaire acceptable".

28.07.2026 à 01:17

FRANCE24
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Cette visite intervient au moment où l'Ukraine et la Russie font monter en puissance leurs frappes de longue portée, tandis que les efforts diplomatiques déployés par les Etats-Unis sont au point mort, plus de quatre ans après le début de l'invasion russe. Les relations entre Volodymyr Zelensky et Donald Trump ont longtemps été tendues, parfois houleuses, mais le président américain a fait montre ces dernières semaines de davantage de complaisance envers M. Zelensky. Un responsable de la Maison Blanche a annoncé vendredi à l'AFP que les deux hommes se verraient à Washington mardi, le jour même de l'hommage prévu pour le sénateur Lindsey Graham, un fervent défenseur de la cause ukrainienne, mort le 11 juillet dernier à 71 ans. "Nous nous préparons à une rencontre avec le président des Etats-Unis et son équipe", a de son côté souligné M. Zelensky, disant espérer que Washington "continuera à soutenir l'Ukraine et que nous pourrons mettre fin à cette guerre par une paix digne". Depuis son retour au pouvoir, le milliardaire républicain a en grande partie interrompu les livraisons directes d'armes américaines à Kiev, y préférant le programme PURL qui permet aux Européens d'en acheter pour ensuite les transférer à l'Ukraine. Les Etats-Unis restent malgré tout un allié majeur de l'Ukraine : ils lui fournissent notamment des renseignements et un accès au système Starlink qui assure les communications de son armée sur le front. "Un travail formidable" Pendant une précédente entrevue à Washington, en octobre 2025, Volodymyr Zelensky n'était pas parvenu à convaincre Donald Trump de livrer à l'Ukraine des missiles de croisière Tomahawk. Et au cours d'une réunion restée dans les mémoires, en février 2025, les deux présidents avaient eu une dispute devant les caméras dans le bureau ovale, M. Trump accusant alors M. Zelensky d'ingratitude et de "jouer avec la Troisième guerre mondiale". Le président américain a ultérieurement changé d'attitude et, à l'occasion de leur dernier entretien début juillet en Turquie, il a adressé des mots d'encouragement à son homologue ukrainien, déclarant qu'il faisait "un travail formidable". Il a aussi fait part de sa volonté d'autoriser l'Ukraine à produire des missiles antiaériens Patriot, dont elle manque cruellement, pour parer aux frappes russes. Autre signe de détente, des influenceurs américains proches de la galaxie MAGA tels que Laura Loomer et Tim Pool ont récemment apporté leur soutien à l'Ukraine, après avoir été longtemps opposés à l'aide à ce pays. Volodymyr Zelensky s'était entretenu la semaine dernière avec les émissaires de Donald Trump, Steve Witkoff et Jared Kushner, afin de "redynamiser la diplomatie" à l'arrêt depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février. Les précédentes tentatives américaines de médiation entre Moscou et Kiev n'avaient pas abouti en raison de désaccords sur l'épineuse question des territoires ukrainiens revendiqués par la Russie. En froid avec Moscou Les relations entre Moscou et Washington se sont, quant à elles, refroidies ces derniers temps, après des initiatives des Etats-Unis qui s'étaient traduites par une invitation de Vladimir Poutine par Donald Trump en Alaska pour un sommet en août 2025. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a démenti lundi que des discussions sur un cessez-le-feu dans les airs soient en cours. Début juillet, il avait averti que l'intensification des frappes ukrainiennes en Russie ne ferait que "prolonger" la guerre. Ces dernières semaines, l'Ukraine a multiplié les attaques sur des raffineries et les dépôts pétroliers russes, provoquant une crise du carburant. Elle a ciblé des cargos en mer d'Azov et plusieurs entrepôts du géant russe de l'e-commerce Wildberries. La Russie poursuit pour sa part ses bombardements massifs et a mis à l'arrêt les exportations agricoles maritimes ukrainiennes en frappant à répétition le port ukrainien d'Odessa et des navires qui l'utilisent. Au cours d'une rencontre à Manille la semaine dernière, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a mis en garde son homologue américain Marco Rubio contre la poursuite des livraisons d'armes à l'Ukraine. Première réunion entre les deux hommes depuis septembre 2025, celle-ci n'avait duré qu'une trentaines de minutes. Après quoi, M. Rubio avait réitéré la volonté de Washington de jouer un rôle "constructif" pour mettre fin à la guerre mais s'était montré circonspect face aux propositions de Moscou. La dernière conversation téléphonique entre Vladimir Poutine et Donald Trump remonte au 5 juillet.
Texte intégral (761 mots)
Cette visite intervient au moment où l'Ukraine et la Russie font monter en puissance leurs frappes de longue portée, tandis que les efforts diplomatiques déployés par les Etats-Unis sont au point mort, plus de quatre ans après le début de l'invasion russe. Les relations entre Volodymyr Zelensky et Donald Trump ont longtemps été tendues, parfois houleuses, mais le président américain a fait montre ces dernières semaines de davantage de complaisance envers M. Zelensky. Un responsable de la Maison Blanche a annoncé vendredi à l'AFP que les deux hommes se verraient à Washington mardi, le jour même de l'hommage prévu pour le sénateur Lindsey Graham, un fervent défenseur de la cause ukrainienne, mort le 11 juillet dernier à 71 ans. "Nous nous préparons à une rencontre avec le président des Etats-Unis et son équipe", a de son côté souligné M. Zelensky, disant espérer que Washington "continuera à soutenir l'Ukraine et que nous pourrons mettre fin à cette guerre par une paix digne". Depuis son retour au pouvoir, le milliardaire républicain a en grande partie interrompu les livraisons directes d'armes américaines à Kiev, y préférant le programme PURL qui permet aux Européens d'en acheter pour ensuite les transférer à l'Ukraine. Les Etats-Unis restent malgré tout un allié majeur de l'Ukraine : ils lui fournissent notamment des renseignements et un accès au système Starlink qui assure les communications de son armée sur le front. "Un travail formidable" Pendant une précédente entrevue à Washington, en octobre 2025, Volodymyr Zelensky n'était pas parvenu à convaincre Donald Trump de livrer à l'Ukraine des missiles de croisière Tomahawk. Et au cours d'une réunion restée dans les mémoires, en février 2025, les deux présidents avaient eu une dispute devant les caméras dans le bureau ovale, M. Trump accusant alors M. Zelensky d'ingratitude et de "jouer avec la Troisième guerre mondiale". Le président américain a ultérieurement changé d'attitude et, à l'occasion de leur dernier entretien début juillet en Turquie, il a adressé des mots d'encouragement à son homologue ukrainien, déclarant qu'il faisait "un travail formidable". Il a aussi fait part de sa volonté d'autoriser l'Ukraine à produire des missiles antiaériens Patriot, dont elle manque cruellement, pour parer aux frappes russes. Autre signe de détente, des influenceurs américains proches de la galaxie MAGA tels que Laura Loomer et Tim Pool ont récemment apporté leur soutien à l'Ukraine, après avoir été longtemps opposés à l'aide à ce pays. Volodymyr Zelensky s'était entretenu la semaine dernière avec les émissaires de Donald Trump, Steve Witkoff et Jared Kushner, afin de "redynamiser la diplomatie" à l'arrêt depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février. Les précédentes tentatives américaines de médiation entre Moscou et Kiev n'avaient pas abouti en raison de désaccords sur l'épineuse question des territoires ukrainiens revendiqués par la Russie. En froid avec Moscou Les relations entre Moscou et Washington se sont, quant à elles, refroidies ces derniers temps, après des initiatives des Etats-Unis qui s'étaient traduites par une invitation de Vladimir Poutine par Donald Trump en Alaska pour un sommet en août 2025. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a démenti lundi que des discussions sur un cessez-le-feu dans les airs soient en cours. Début juillet, il avait averti que l'intensification des frappes ukrainiennes en Russie ne ferait que "prolonger" la guerre. Ces dernières semaines, l'Ukraine a multiplié les attaques sur des raffineries et les dépôts pétroliers russes, provoquant une crise du carburant. Elle a ciblé des cargos en mer d'Azov et plusieurs entrepôts du géant russe de l'e-commerce Wildberries. La Russie poursuit pour sa part ses bombardements massifs et a mis à l'arrêt les exportations agricoles maritimes ukrainiennes en frappant à répétition le port ukrainien d'Odessa et des navires qui l'utilisent. Au cours d'une rencontre à Manille la semaine dernière, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a mis en garde son homologue américain Marco Rubio contre la poursuite des livraisons d'armes à l'Ukraine. Première réunion entre les deux hommes depuis septembre 2025, celle-ci n'avait duré qu'une trentaines de minutes. Après quoi, M. Rubio avait réitéré la volonté de Washington de jouer un rôle "constructif" pour mettre fin à la guerre mais s'était montré circonspect face aux propositions de Moscou. La dernière conversation téléphonique entre Vladimir Poutine et Donald Trump remonte au 5 juillet.

28.07.2026 à 01:01

FRANCE24
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Les divergences apparues entre les deux alliés ont toutefois été tempérées par des déclarations rassurantes de part et d'autre. Leurs discussions doivent être centrées sur les dossiers régionaux, en particulier l'Iran, alors que Washington affirme vouloir redonner une chance à la diplomatie, après deux semaines de bombardements sans précédent depuis le cessez-le-feu d'avril. Israël, qui avait lancé conjointement avec les Etats-Unis l'offensive sur Téhéran le 28 février ayant déclenché la guerre régionale, n'a pas pris part à la dernière vague d'affrontements. Le rendez-vous "est un grand privilège, mais aussi une grande responsabilité", a déclaré M. Netanyahu avant son départ d'Israël lundi. "Nous discuterons de tous les sujets (...) avant tout de l'Iran, naturellement, notre objectif est de garantir notre sécurité, mais aussi d'élargir le cercle de la paix autour de nous", a-t-il ajouté. Les relations entre les deux dirigeants s'étaient fortement dégradées en avril, lors des négociations sur un premier cessez-le-feu entre Washington et Téhéran, Donald Trump s'en prenant alors vertement à son allié israélien accusé de faire obstacle aux efforts diplomatiques. Le président américain avait notamment qualifié Benjamin Netanyahu de "type très difficile" lors d'une interview. Ce dernier a concédé des "désaccords tactiques", tout en assurant partager avec Donald Trump les mêmes objectifs dans la guerre. "Pas de rupture" Mardi, ils doivent aussi discuter de la mise en oeuvre de l'accord-cadre conclu sous l'égide des Etats-Unis entre Israël et le Liban - en vue de leur sortie de l'état de guerre - dont l'application reste difficile sur le terrain. Dimanche encore, l'armée libanaise a condamné la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du pays, où, malgré les demandes de retrait de Beyrouth, il occupe un pan de territoire affirmant vouloir neutraliser le Hezbollah pro-iranien. Les discussions devraient également porter sur la bande de Gaza, sur fond d'impasse des efforts diplomatiques pour amorcer la reconstruction du territoire palestinien dévasté par deux ans de guerre entre le Hamas et Israël. La situation humanitaire y est catastrophique et malgré le fragile cessez-le-feu entré en vigueur en octobre 2025, des Palestiniens continuent d'être tués régulièrement par des tirs israéliens, selon les autorités palestiniennes et des sources médicales, l'armée israélienne disant viser des combattants. Selon Yonatan Freeman, expert en relations internationales à l'Université hébraïque de Jérusalem, le rendez-vous vise avant tout à dissiper les spéculations sur un refroidissement des relations. "L'enjeu principal est de montrer au monde entier, à l'Iran, mais aussi au Liban et à d'autres pays en particulier, qu'il n’y a pas de rupture ni de désaccord majeur entre les Etats-Unis et Israël", a-t-il dit à l'AFP, jugeant qu'il existe "davantage de points d'accord que de désaccord" entre eux. Les éventuelles divergences portent davantage, selon lui, sur les moyens (calendrier, intensité des opérations militaires ou objectifs immédiats) que sur les finalités. Selon lui, Donald Trump devrait se concentrer sur ses deux priorités régionales, l'Iran et l'élargissement des accords d'Abraham de normalisation des relations des pays arabes avec Israël. Selon d'autres observateurs, les échanges pourraient aussi porter sur les modalités d'un éventuel allègement de la présence militaire israélienne dans la région (Liban, Syrie, Gaza). Plusieurs médias israéliens, citant des sources politiques, ont rapporté que le cabinet de sécurité avait approuvé le cadre juridique permettant le déploiement d'une force internationale de stabilisation (ISF) à Gaza, une décision présentée comme un geste envers Washington. Cette force internationale, qui s'inscrit dans le cadre du "Conseil de paix" promu par Donald Trump, constitue l'un des volets du dispositif américain envisagé pour l'après-guerre à Gaza. La visite de Benjamin Netanyahu intervient par ailleurs alors qu'il brigue un nouveau mandat, lors des législatives du 27 octobre. Les derniers sondages le donnent en difficulté, une partie de l'opinion lui reprochant toujours l'échec de son gouvernement à empêcher l'attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre à Gaza.
Texte intégral (705 mots)
Les divergences apparues entre les deux alliés ont toutefois été tempérées par des déclarations rassurantes de part et d'autre. Leurs discussions doivent être centrées sur les dossiers régionaux, en particulier l'Iran, alors que Washington affirme vouloir redonner une chance à la diplomatie, après deux semaines de bombardements sans précédent depuis le cessez-le-feu d'avril. Israël, qui avait lancé conjointement avec les Etats-Unis l'offensive sur Téhéran le 28 février ayant déclenché la guerre régionale, n'a pas pris part à la dernière vague d'affrontements. Le rendez-vous "est un grand privilège, mais aussi une grande responsabilité", a déclaré M. Netanyahu avant son départ d'Israël lundi. "Nous discuterons de tous les sujets (...) avant tout de l'Iran, naturellement, notre objectif est de garantir notre sécurité, mais aussi d'élargir le cercle de la paix autour de nous", a-t-il ajouté. Les relations entre les deux dirigeants s'étaient fortement dégradées en avril, lors des négociations sur un premier cessez-le-feu entre Washington et Téhéran, Donald Trump s'en prenant alors vertement à son allié israélien accusé de faire obstacle aux efforts diplomatiques. Le président américain avait notamment qualifié Benjamin Netanyahu de "type très difficile" lors d'une interview. Ce dernier a concédé des "désaccords tactiques", tout en assurant partager avec Donald Trump les mêmes objectifs dans la guerre. "Pas de rupture" Mardi, ils doivent aussi discuter de la mise en oeuvre de l'accord-cadre conclu sous l'égide des Etats-Unis entre Israël et le Liban - en vue de leur sortie de l'état de guerre - dont l'application reste difficile sur le terrain. Dimanche encore, l'armée libanaise a condamné la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du pays, où, malgré les demandes de retrait de Beyrouth, il occupe un pan de territoire affirmant vouloir neutraliser le Hezbollah pro-iranien. Les discussions devraient également porter sur la bande de Gaza, sur fond d'impasse des efforts diplomatiques pour amorcer la reconstruction du territoire palestinien dévasté par deux ans de guerre entre le Hamas et Israël. La situation humanitaire y est catastrophique et malgré le fragile cessez-le-feu entré en vigueur en octobre 2025, des Palestiniens continuent d'être tués régulièrement par des tirs israéliens, selon les autorités palestiniennes et des sources médicales, l'armée israélienne disant viser des combattants. Selon Yonatan Freeman, expert en relations internationales à l'Université hébraïque de Jérusalem, le rendez-vous vise avant tout à dissiper les spéculations sur un refroidissement des relations. "L'enjeu principal est de montrer au monde entier, à l'Iran, mais aussi au Liban et à d'autres pays en particulier, qu'il n’y a pas de rupture ni de désaccord majeur entre les Etats-Unis et Israël", a-t-il dit à l'AFP, jugeant qu'il existe "davantage de points d'accord que de désaccord" entre eux. Les éventuelles divergences portent davantage, selon lui, sur les moyens (calendrier, intensité des opérations militaires ou objectifs immédiats) que sur les finalités. Selon lui, Donald Trump devrait se concentrer sur ses deux priorités régionales, l'Iran et l'élargissement des accords d'Abraham de normalisation des relations des pays arabes avec Israël. Selon d'autres observateurs, les échanges pourraient aussi porter sur les modalités d'un éventuel allègement de la présence militaire israélienne dans la région (Liban, Syrie, Gaza). Plusieurs médias israéliens, citant des sources politiques, ont rapporté que le cabinet de sécurité avait approuvé le cadre juridique permettant le déploiement d'une force internationale de stabilisation (ISF) à Gaza, une décision présentée comme un geste envers Washington. Cette force internationale, qui s'inscrit dans le cadre du "Conseil de paix" promu par Donald Trump, constitue l'un des volets du dispositif américain envisagé pour l'après-guerre à Gaza. La visite de Benjamin Netanyahu intervient par ailleurs alors qu'il brigue un nouveau mandat, lors des législatives du 27 octobre. Les derniers sondages le donnent en difficulté, une partie de l'opinion lui reprochant toujours l'échec de son gouvernement à empêcher l'attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre à Gaza.

28.07.2026 à 00:59

FRANCE 24
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Quelque 200 000 Haïtiens aux États-Unis voient leur statut de protection temporaire révoqué à partir de lundi soir, alors qu'il leur permettait depuis 2010 de vivre et de travailler légalement dans le pays.
Texte intégral (705 mots)
Quelque 200 000 Haïtiens aux États-Unis voient leur statut de protection temporaire révoqué à partir de lundi soir, alors qu'il leur permettait depuis 2010 de vivre et de travailler légalement dans le pays.

28.07.2026 à 00:51

FRANCE24
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Les traditionnels soldes d'été avaient démarré mercredi 24 juin, alors que la France subissait une vague de chaleur d'une intensité exceptionnelle avec, dès le lendemain, 72 départements placés en vigilance rouge. Les rues des centres-villes, étouffantes, et leurs commerces, certains sans climatisation, avaient été désertés par des consommateurs en quête de fraîcheur. Résultat : des ventes en baisse de 11% la première semaine des soldes par rapport à l'année dernière à la même période pour les commerces indépendants, soit "une catastrophe", chiffre pour l'AFP Pierre Talamon, président de la Fédération nationale de l'habillement (FNH). Le gouvernement avait alors annoncé repousser d'une semaine la fin des soldes afin de laisser le temps aux commerçants d'écouler leurs stocks. "Ça permettra d'arrondir les angles mais ça n'a pas changé la donne", soupire M. Talamon. Selon une note publiée lundi par l'Institut français de la mode, les ventes ont été en moyenne en baisse de 1,3% en valeur lors des quatre premières semaines de soldes, en comparaison avec 2025. "Près de 60% des entreprises interrogées ont constaté une fréquentation en recul par rapport aux quatre semaines de soldes d'été de l'année dernière", détaille la note, avec une dépense moyenne par visite stable ou en hausse pour la majorité des répondants. "Quasiment irrattrapable" Côté adhérents de la Fédération française du prêt-à-porter féminin, les ventes ont plongé de 20% au début des soldes, selon son président, Yann Rivoallan. Un début "tellement mauvais" qu'il est "quasiment irrattrapable", estime-t-il auprès de l'AFP. Malgré "un très mauvais démarrage", le délégué général de l'Alliance du Commerce Yohann Petiot a lui constaté "une embellie lors de la troisième semaine" et espère que la cinquième semaine aura permis "de rattraper le retard accumulé". Dans la capitale, "61% des commerçants estiment que cette prolongation n'a pas d'effet positif sur leurs ventes pendant les soldes", rapporte un sondage commandé par la Chambre de commerce et d'industrie (CCI) de Paris Ile-de-France. Les magasins indépendants semblent avoir le plus souffert des conséquences des fortes chaleurs, d'après ce sondage. Car si 93% des boutiques parisiennes appartenant à un groupe disposent d'une climatisation, ce n'est le cas que pour 63% des indépendants. Autre facteur ayant pu expliquer la baisse de fréquentation des magasins en période de soldes : la première vague de chaleur de mai "a conduit les consommateurs à anticiper leurs achats de vêtements d'été", avance la fédération du commerce spécialisé Procos dans un communiqué publié vendredi. "Moderniser le calendrier" Mais au-delà de la prolongation, nombreux sont les professionnels du secteur de l'habillement qui s'interrogent sur la pertinence du modèle actuel. La tendance à la baisse des ventes lors des soldes "est récurrente", juge Pierre Talamon qui se souvient avec nostalgie du "mercredi en RTT que les gens prenaient pour faire la queue devant les magasins". "Depuis plusieurs années, l'intérêt des consommateurs pour les soldes a tendance à s'émousser pour des raisons qui sont assez simples", analyse Gildas Minvielle, directeur de l'Observatoire économique de l'Institut français de la mode. "On a à la fois une multiplication des promotions" notamment le "Black Friday" et les "French Days" et "sur ces 10-15 dernières années, l'apparition de nouveaux acteurs qui proposent des prix défiants toute concurrence toute l'année", observe-t-il, citant les plateformes d'ultra fast-fashion asiatiques et la seconde main. Pour Pierre Talamon, il faut "moderniser le calendrier". "De la première semaine de juillet jusqu'à fin août, on a de la marge pour trouver quatre semaines" plus adéquates, considère-t-il. Yann Rivoallan juge également qu'il faut "traiter le sujet du dérèglement climatique et du changement des modes de consommation", et souhaite "un travail global sur la régulation" des multiples périodes de promotions.
Texte intégral (669 mots)
Les traditionnels soldes d'été avaient démarré mercredi 24 juin, alors que la France subissait une vague de chaleur d'une intensité exceptionnelle avec, dès le lendemain, 72 départements placés en vigilance rouge. Les rues des centres-villes, étouffantes, et leurs commerces, certains sans climatisation, avaient été désertés par des consommateurs en quête de fraîcheur. Résultat : des ventes en baisse de 11% la première semaine des soldes par rapport à l'année dernière à la même période pour les commerces indépendants, soit "une catastrophe", chiffre pour l'AFP Pierre Talamon, président de la Fédération nationale de l'habillement (FNH). Le gouvernement avait alors annoncé repousser d'une semaine la fin des soldes afin de laisser le temps aux commerçants d'écouler leurs stocks. "Ça permettra d'arrondir les angles mais ça n'a pas changé la donne", soupire M. Talamon. Selon une note publiée lundi par l'Institut français de la mode, les ventes ont été en moyenne en baisse de 1,3% en valeur lors des quatre premières semaines de soldes, en comparaison avec 2025. "Près de 60% des entreprises interrogées ont constaté une fréquentation en recul par rapport aux quatre semaines de soldes d'été de l'année dernière", détaille la note, avec une dépense moyenne par visite stable ou en hausse pour la majorité des répondants. "Quasiment irrattrapable" Côté adhérents de la Fédération française du prêt-à-porter féminin, les ventes ont plongé de 20% au début des soldes, selon son président, Yann Rivoallan. Un début "tellement mauvais" qu'il est "quasiment irrattrapable", estime-t-il auprès de l'AFP. Malgré "un très mauvais démarrage", le délégué général de l'Alliance du Commerce Yohann Petiot a lui constaté "une embellie lors de la troisième semaine" et espère que la cinquième semaine aura permis "de rattraper le retard accumulé". Dans la capitale, "61% des commerçants estiment que cette prolongation n'a pas d'effet positif sur leurs ventes pendant les soldes", rapporte un sondage commandé par la Chambre de commerce et d'industrie (CCI) de Paris Ile-de-France. Les magasins indépendants semblent avoir le plus souffert des conséquences des fortes chaleurs, d'après ce sondage. Car si 93% des boutiques parisiennes appartenant à un groupe disposent d'une climatisation, ce n'est le cas que pour 63% des indépendants. Autre facteur ayant pu expliquer la baisse de fréquentation des magasins en période de soldes : la première vague de chaleur de mai "a conduit les consommateurs à anticiper leurs achats de vêtements d'été", avance la fédération du commerce spécialisé Procos dans un communiqué publié vendredi. "Moderniser le calendrier" Mais au-delà de la prolongation, nombreux sont les professionnels du secteur de l'habillement qui s'interrogent sur la pertinence du modèle actuel. La tendance à la baisse des ventes lors des soldes "est récurrente", juge Pierre Talamon qui se souvient avec nostalgie du "mercredi en RTT que les gens prenaient pour faire la queue devant les magasins". "Depuis plusieurs années, l'intérêt des consommateurs pour les soldes a tendance à s'émousser pour des raisons qui sont assez simples", analyse Gildas Minvielle, directeur de l'Observatoire économique de l'Institut français de la mode. "On a à la fois une multiplication des promotions" notamment le "Black Friday" et les "French Days" et "sur ces 10-15 dernières années, l'apparition de nouveaux acteurs qui proposent des prix défiants toute concurrence toute l'année", observe-t-il, citant les plateformes d'ultra fast-fashion asiatiques et la seconde main. Pour Pierre Talamon, il faut "moderniser le calendrier". "De la première semaine de juillet jusqu'à fin août, on a de la marge pour trouver quatre semaines" plus adéquates, considère-t-il. Yann Rivoallan juge également qu'il faut "traiter le sujet du dérèglement climatique et du changement des modes de consommation", et souhaite "un travail global sur la régulation" des multiples périodes de promotions.
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