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14.06.2026 à 20:11

FRANCE 24
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Volodymyr Zelensky et Vladimir Poutine ont chacun appelé Donald Trump dimanche pour son 80ème anniversaire et évoqué la guerre en Ukraine. Le Kremlin a par ailleurs indiqué l’envoi prochain d’émissaires américains à Moscou pour parler de la situation au Moyen-Orient.
Volodymyr Zelensky et Vladimir Poutine ont chacun appelé Donald Trump dimanche pour son 80ème anniversaire et évoqué la guerre en Ukraine. Le Kremlin a par ailleurs indiqué l’envoi prochain d’émissaires américains à Moscou pour parler de la situation au Moyen-Orient.

14.06.2026 à 20:11

FRANCE24
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Le président français accueillera lundi les chefs d'État et de gouvernement des Etats-Unis, d'Allemagne, du Canada, d'Italie, du Japon et du Royaume-Uni. Les conflits en Ukraine et au Moyen-Orient domineront les discussions en présence du président ukrainien Volodymyr Zelensky et des dirigeants des pays du Golfe et d'Egypte. A la veille du sommet, quelque 15.000 personnes, selon une estimation de l'AFP, manifestaient dans la capitale suisse, située à quelques dizaines de kilomètres d'Evian, à l'appel de la coalition "No-G7", derrière divers slogans anticapitalistes, propalestiniens, féministes, proclimat ou prokurdes. Débutée dans le calme, la manifestation a commencé à déborder en fin d'après-midi, ont constaté des journalistes de l'AFP. Les manifestants ont lancé des bouteilles, des pierres, des morceaux de ciment et des pétards en direction des forces de l'ordre, qui ont répliqué par des grenades lacrymogènes. Plusieurs bâtiments ont également été pris pour cible, dont ceux de PricewaterhouseCoopers et du siège de l'Union internationale des télécommunications (UIT). Plus tôt, une voiture Tesla sur laquelle était inscrit "Eat the Rich" ("Bouffer les riches") a brûlé, ont constaté des journalistes de l'AFP. "Je suis là parce que je ne suis pas content que ce groupe de chefs d'État se réunissent ici pour prendre des décisions qui concernent nous tous", a expliqué à l'AFP Michel, retraité suisse de 69 ans arborant un drapeau palestinien. La coalition, qui regroupe environ 200 associations, organisations et syndicats, avait appelé à une "riposte internationaliste" aux politiques promues par le G7 et à dénoncer "le fascisme et l'impérialisme". "Il faut manifester, être là avec les gens, montrer qu'on est présents, pour faire entendre notre voix (...) Il faut dire à toutes les personnes qui sont là en face qu'il faut qu'ils changent, ça ne va pas, si on continue comme ça, on court à la catastrophe", a clamé de son côté Lisa, étudiante de 25 ans à Morges, près de Lausanne, en pointant du doigt la rive sud du lac, où est située Evian. En marge d'un sommet du G8, déjà dans la station thermale française d'Evian, des groupes violents avaient alors provoqué émeutes, pillages et affrontements avec les forces de l'ordre à Genève et Lausanne, causant des millions de francs de dégâts. incertitude Organisé de lundi à mercredi, le Sommet du G7 est présidé cette année par la France. Une grande incertitude régnait dimanche sur le contexte géopolitique du Sommet, avec ou sans accord entre Washington et Téhéran pour mettre fin au conflit en Iran et au Liban. Le président américain Donald Trump a affirmé dimanche au site Axios que la signature d'un accord avec l'Iran se tiendrait "dans quelques heures", après que le processus a été retardé selon lui par les frappes d'Israël sur Beyrouth. Autre incertitude, sur le front ukrainien cette fois: le président Zelensky participera mardi à une réunion de travail avec les dirigeants du G7 en présence du président américain mais aucune bilatérale n'a pour l'heure été annoncée. Le président ukrainien a néanmoins affirmé dimanche soir qu'il allait aborder avec Donald Trump le sujet de la guerre avec la Russie et des négociations de paix lors du sommet. Avant d'arriver sur place, Emmanuel Macron avait rencontré à Nice (sud-est de la France) le Premier ministre indien Narendra Modi qu'il retrouvera également à Evian. Outre les pays du G7, la France a en effet convié le Brésil, la Corée du Sud, l'Egypte, l'Inde et le Kenya à participer au Sommet. La France a par ailleurs invité plusieurs dirigeants de la tech mondiale, dont les Américains Sam Altman et Dario Amodei, patrons respectifs d'OpenAI et Anthropic, ou encore le Français Arthur Mensch, fondateur de Mistral AI, pour un déjeuner mercredi afin de pousser ses initiatives de régulation et l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ou 16 ans. Des débats qui s'annoncent tendus avec Donald Trump. Plusieurs déclarations sont attendues à l'issue du Sommet notamment sur les déséquilibres économiques mondiaux, les minerais critiques, la question migratoire ou encore le numérique. bur-ag-apo-Dt/dab/alv
Texte intégral (705 mots)
Le président français accueillera lundi les chefs d'État et de gouvernement des Etats-Unis, d'Allemagne, du Canada, d'Italie, du Japon et du Royaume-Uni. Les conflits en Ukraine et au Moyen-Orient domineront les discussions en présence du président ukrainien Volodymyr Zelensky et des dirigeants des pays du Golfe et d'Egypte. A la veille du sommet, quelque 15.000 personnes, selon une estimation de l'AFP, manifestaient dans la capitale suisse, située à quelques dizaines de kilomètres d'Evian, à l'appel de la coalition "No-G7", derrière divers slogans anticapitalistes, propalestiniens, féministes, proclimat ou prokurdes. Débutée dans le calme, la manifestation a commencé à déborder en fin d'après-midi, ont constaté des journalistes de l'AFP. Les manifestants ont lancé des bouteilles, des pierres, des morceaux de ciment et des pétards en direction des forces de l'ordre, qui ont répliqué par des grenades lacrymogènes. Plusieurs bâtiments ont également été pris pour cible, dont ceux de PricewaterhouseCoopers et du siège de l'Union internationale des télécommunications (UIT). Plus tôt, une voiture Tesla sur laquelle était inscrit "Eat the Rich" ("Bouffer les riches") a brûlé, ont constaté des journalistes de l'AFP. "Je suis là parce que je ne suis pas content que ce groupe de chefs d'État se réunissent ici pour prendre des décisions qui concernent nous tous", a expliqué à l'AFP Michel, retraité suisse de 69 ans arborant un drapeau palestinien. La coalition, qui regroupe environ 200 associations, organisations et syndicats, avait appelé à une "riposte internationaliste" aux politiques promues par le G7 et à dénoncer "le fascisme et l'impérialisme". "Il faut manifester, être là avec les gens, montrer qu'on est présents, pour faire entendre notre voix (...) Il faut dire à toutes les personnes qui sont là en face qu'il faut qu'ils changent, ça ne va pas, si on continue comme ça, on court à la catastrophe", a clamé de son côté Lisa, étudiante de 25 ans à Morges, près de Lausanne, en pointant du doigt la rive sud du lac, où est située Evian. En marge d'un sommet du G8, déjà dans la station thermale française d'Evian, des groupes violents avaient alors provoqué émeutes, pillages et affrontements avec les forces de l'ordre à Genève et Lausanne, causant des millions de francs de dégâts. incertitude Organisé de lundi à mercredi, le Sommet du G7 est présidé cette année par la France. Une grande incertitude régnait dimanche sur le contexte géopolitique du Sommet, avec ou sans accord entre Washington et Téhéran pour mettre fin au conflit en Iran et au Liban. Le président américain Donald Trump a affirmé dimanche au site Axios que la signature d'un accord avec l'Iran se tiendrait "dans quelques heures", après que le processus a été retardé selon lui par les frappes d'Israël sur Beyrouth. Autre incertitude, sur le front ukrainien cette fois: le président Zelensky participera mardi à une réunion de travail avec les dirigeants du G7 en présence du président américain mais aucune bilatérale n'a pour l'heure été annoncée. Le président ukrainien a néanmoins affirmé dimanche soir qu'il allait aborder avec Donald Trump le sujet de la guerre avec la Russie et des négociations de paix lors du sommet. Avant d'arriver sur place, Emmanuel Macron avait rencontré à Nice (sud-est de la France) le Premier ministre indien Narendra Modi qu'il retrouvera également à Evian. Outre les pays du G7, la France a en effet convié le Brésil, la Corée du Sud, l'Egypte, l'Inde et le Kenya à participer au Sommet. La France a par ailleurs invité plusieurs dirigeants de la tech mondiale, dont les Américains Sam Altman et Dario Amodei, patrons respectifs d'OpenAI et Anthropic, ou encore le Français Arthur Mensch, fondateur de Mistral AI, pour un déjeuner mercredi afin de pousser ses initiatives de régulation et l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ou 16 ans. Des débats qui s'annoncent tendus avec Donald Trump. Plusieurs déclarations sont attendues à l'issue du Sommet notamment sur les déséquilibres économiques mondiaux, les minerais critiques, la question migratoire ou encore le numérique. bur-ag-apo-Dt/dab/alv

14.06.2026 à 20:03

FRANCE24
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Des petits groupes de manifestants, pour beaucoup vêtus de noir et le visage masqué, ont lancé des bouteilles, des pierres, des morceaux de ciment et des pétards en direction des forces de l'ordre, qui ont répliqué par des grenades lacrymogènes. Plusieurs bâtiments ont également été pris pour cible, notamment ceux du cabinet d'audit PricewaterhouseCoopers et du siège de l'Union internationale des télécommunications (UIT), causant divers dégâts. Vers 19h00 (17H00 GMT), la police estimait la participation à 20.000 manifestants, dont environ 600 "Black Bloc", une pratique de contestation politique consistant à se regrouper dans les manifestations ou lors d'actions de désobéissance civile en un bloc uni, visible et mobile. Les manifestants ne se sont pas approchés du siège de l'ONU, fortement sécurisé, avec notamment deux imposants camions lanceurs d'eau et un important dispositif de sécurité. Depuis l'intérieur du bâtiment, les journalistes de l'AFP ont entendu des détonations, de nombreuses sirènes de police ainsi que le vrombissement continu d'un hélicoptère survolant la zone. En fin de journée, des affrontements à distance se poursuivaient entre des groupes de manifestants et les forces de sécurité, dans d’épais nuages de fumée provoqués par les tirs de gaz lacrymogène. Le cortège, rassemblant sous une forte chaleur une foule bigarrée de plusieurs milliers de personnes derrière divers slogans anticapitalistes, propalestiniens, féministes, proclimat ou prokurdes, avait pris le départ peu après 15h30 (13h30 GMT) sur les bords du Léman. Peu après, des journalistes de l'AFP ont vu, non loin du cortège, une voiture Tesla en flammes, les pompiers intervenant pour éteindre l'incendie, le véhicule portant l'inscription "Eat the Rich" ("Mangez les riches"). Les premières échauffourées ont ensuite éclaté près d'un hôtel, tandis que des slogans et chants antipolice, dont "A bas l'État policier", étaient également entendus. Les autorités suisses, qui ont autorisé la marche à Genève, avaient engagé un important dispositif de forces de l'ordre autour de nombreuses barrières pour contenir tout débordement, et éviter une répétition du fiasco de 2003. En marge d'un sommet du G8 à Evian, des groupes violents avaient alors provoqué émeutes, pillages et affrontements avec les forces de l'ordre à Genève et Lausanne, causant des millions de francs de dégâts. Le sommet du G7 se tient de lundi à mercredi, mais la plupart des dirigeants arriveront lundi par l'aéroport de Genève avant d'être transférés vers la France.
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Des petits groupes de manifestants, pour beaucoup vêtus de noir et le visage masqué, ont lancé des bouteilles, des pierres, des morceaux de ciment et des pétards en direction des forces de l'ordre, qui ont répliqué par des grenades lacrymogènes. Plusieurs bâtiments ont également été pris pour cible, notamment ceux du cabinet d'audit PricewaterhouseCoopers et du siège de l'Union internationale des télécommunications (UIT), causant divers dégâts. Vers 19h00 (17H00 GMT), la police estimait la participation à 20.000 manifestants, dont environ 600 "Black Bloc", une pratique de contestation politique consistant à se regrouper dans les manifestations ou lors d'actions de désobéissance civile en un bloc uni, visible et mobile. Les manifestants ne se sont pas approchés du siège de l'ONU, fortement sécurisé, avec notamment deux imposants camions lanceurs d'eau et un important dispositif de sécurité. Depuis l'intérieur du bâtiment, les journalistes de l'AFP ont entendu des détonations, de nombreuses sirènes de police ainsi que le vrombissement continu d'un hélicoptère survolant la zone. En fin de journée, des affrontements à distance se poursuivaient entre des groupes de manifestants et les forces de sécurité, dans d’épais nuages de fumée provoqués par les tirs de gaz lacrymogène. Le cortège, rassemblant sous une forte chaleur une foule bigarrée de plusieurs milliers de personnes derrière divers slogans anticapitalistes, propalestiniens, féministes, proclimat ou prokurdes, avait pris le départ peu après 15h30 (13h30 GMT) sur les bords du Léman. Peu après, des journalistes de l'AFP ont vu, non loin du cortège, une voiture Tesla en flammes, les pompiers intervenant pour éteindre l'incendie, le véhicule portant l'inscription "Eat the Rich" ("Mangez les riches"). Les premières échauffourées ont ensuite éclaté près d'un hôtel, tandis que des slogans et chants antipolice, dont "A bas l'État policier", étaient également entendus. Les autorités suisses, qui ont autorisé la marche à Genève, avaient engagé un important dispositif de forces de l'ordre autour de nombreuses barrières pour contenir tout débordement, et éviter une répétition du fiasco de 2003. En marge d'un sommet du G8 à Evian, des groupes violents avaient alors provoqué émeutes, pillages et affrontements avec les forces de l'ordre à Genève et Lausanne, causant des millions de francs de dégâts. Le sommet du G7 se tient de lundi à mercredi, mais la plupart des dirigeants arriveront lundi par l'aéroport de Genève avant d'être transférés vers la France.

14.06.2026 à 19:17

FRANCE24
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L'Anglais de 41 ans avait beau être septuple champion et compter 105 victoires en Grands Prix avant son récital dimanche, il était ému et heureux comme un gamin quand il a remporté son premier succès en rouge. A peine la ligne franchie dans un vacarme assourdissant et devant une tribune en liesse, Hamilton s'est pris la tête dans les mains, comme s'il ne croyait pas à la superbe victoire qu'il venait d'obtenir. "Vous m'avez aidé a réaliser ce rêve, merci à tous pour votre travail, je suis si fier de vous, a-t-il lancé à la radio à son équipe, des sanglots dans la voix. Merci à ma famille, je vous aime. Et merci aux fans de me rappeler qui je suis, je n'aurais pas pu le faire sans vous, grazie." Les célébrations se sont ensuite poursuivies lorsqu'il est sorti de son baquet et a couru se jeter dans les bras des membres de son équipe présents dans le parc fermé. Lors de sa première déclaration, l'Anglais, qui avait traversé des premiers mois difficiles après avoir rejoint la légendaire écurie italienne, n'a eu de cesse de remercier son équipe pour son soutien indéfectible. "Je veux d'abord dire un grand merci à toute l'équipe ici, à ceux qui sont en Italie, à Fred (Vasseur, le patron français de la Scuderia) pour avoir cru en moi et m'avoir amené ici. Cela semblait impossible (de gagner), mais l'équipe m'a toujours tiré vers le haut", a souligné Hamilton. Cette victoire, inattendue malgré sa deuxième place sur la grille de départ tant Mercedes semblait intouchable depuis le début de la saison avec six victoires en six GP, occupe une place à part dans le coeur du septuple champion du monde. Comme Schumacher "Chaque victoire est spéciale d'une certaine façon, mais celle-là est vraiment particulière car je regardais Ferrari obtenir tous ces succès quand j'étais petit et je rêvais de faire pareil. Tout le monde mérite tellement cette victoire car on a travaillé si dur pour y parvenir. J'espère que c'est la première d'une longue liste. Forza Ferrari", a lancé le Britannique. Clin d'oeil du destin, son illustre prédécesseur allemand Michael Schumacher, lui aussi sacré sept fois champion du monde de F1 dont cinq avec Ferrari, avait décroché sa première victoire avec la Scuderia à Montmelo il y a tout juste 30 ans. "C'est la première page de notre belle histoire avec Ferrari. Quand j'ai vu Michael gagner ici, je me disais +qu'est-ce que ça peut faire d'être assis dans cette voiture?+. Gagner ici avec cette combinaison rouge, dans cette voiture rouge, entendre ces fans fantastiques chanter l'hymne italien...c'est vraiment incroyable", a savouré Hamilton. L'Anglais a par ailleurs chaudement salué Frédéric Vasseur, qui n'a pas été épargné par les médias italiens depuis 18 mois: "Fred a permis que cela puisse se produire et je lui en serai toujours reconnaissant. La saison dernière a été très dure pour lui, il a dû gérer mon arrivée et en même temps faire tourner cette énorme organisation, c'était beaucoup de travail pour lui. Mais il a toujours été là pour moi, m'a toujours écouté et soutenu." Revenu à 41 points de l'Italien Kimi Antonelli (Mercedes), leader du championnat qui a abandonné en fin de course en raison d'un problème mécanique, Hamilton peut-il viser plus haut et se prendre à rêver d'une huitième couronne, comme l'espèrent ses bouillants tifosi ? "La saison est encore longue, il faut prendre les courses les unes après les autres, bien travailler pour les préparer au mieux. Mais on va continuer de pousser", a affirmé le Britannique. En forme depuis le début de saison, Ferrari, qui dispose d'une monoplace très fiable, a toutefois du retard sur Mercedes. Mais l'écurie allemande a enregistré un deuxième abandon en trois courses et commence à douter. Avec encore 15 courses à disputer, la bagarre ne fait que commencer !
Texte intégral (673 mots)
L'Anglais de 41 ans avait beau être septuple champion et compter 105 victoires en Grands Prix avant son récital dimanche, il était ému et heureux comme un gamin quand il a remporté son premier succès en rouge. A peine la ligne franchie dans un vacarme assourdissant et devant une tribune en liesse, Hamilton s'est pris la tête dans les mains, comme s'il ne croyait pas à la superbe victoire qu'il venait d'obtenir. "Vous m'avez aidé a réaliser ce rêve, merci à tous pour votre travail, je suis si fier de vous, a-t-il lancé à la radio à son équipe, des sanglots dans la voix. Merci à ma famille, je vous aime. Et merci aux fans de me rappeler qui je suis, je n'aurais pas pu le faire sans vous, grazie." Les célébrations se sont ensuite poursuivies lorsqu'il est sorti de son baquet et a couru se jeter dans les bras des membres de son équipe présents dans le parc fermé. Lors de sa première déclaration, l'Anglais, qui avait traversé des premiers mois difficiles après avoir rejoint la légendaire écurie italienne, n'a eu de cesse de remercier son équipe pour son soutien indéfectible. "Je veux d'abord dire un grand merci à toute l'équipe ici, à ceux qui sont en Italie, à Fred (Vasseur, le patron français de la Scuderia) pour avoir cru en moi et m'avoir amené ici. Cela semblait impossible (de gagner), mais l'équipe m'a toujours tiré vers le haut", a souligné Hamilton. Cette victoire, inattendue malgré sa deuxième place sur la grille de départ tant Mercedes semblait intouchable depuis le début de la saison avec six victoires en six GP, occupe une place à part dans le coeur du septuple champion du monde. Comme Schumacher "Chaque victoire est spéciale d'une certaine façon, mais celle-là est vraiment particulière car je regardais Ferrari obtenir tous ces succès quand j'étais petit et je rêvais de faire pareil. Tout le monde mérite tellement cette victoire car on a travaillé si dur pour y parvenir. J'espère que c'est la première d'une longue liste. Forza Ferrari", a lancé le Britannique. Clin d'oeil du destin, son illustre prédécesseur allemand Michael Schumacher, lui aussi sacré sept fois champion du monde de F1 dont cinq avec Ferrari, avait décroché sa première victoire avec la Scuderia à Montmelo il y a tout juste 30 ans. "C'est la première page de notre belle histoire avec Ferrari. Quand j'ai vu Michael gagner ici, je me disais +qu'est-ce que ça peut faire d'être assis dans cette voiture?+. Gagner ici avec cette combinaison rouge, dans cette voiture rouge, entendre ces fans fantastiques chanter l'hymne italien...c'est vraiment incroyable", a savouré Hamilton. L'Anglais a par ailleurs chaudement salué Frédéric Vasseur, qui n'a pas été épargné par les médias italiens depuis 18 mois: "Fred a permis que cela puisse se produire et je lui en serai toujours reconnaissant. La saison dernière a été très dure pour lui, il a dû gérer mon arrivée et en même temps faire tourner cette énorme organisation, c'était beaucoup de travail pour lui. Mais il a toujours été là pour moi, m'a toujours écouté et soutenu." Revenu à 41 points de l'Italien Kimi Antonelli (Mercedes), leader du championnat qui a abandonné en fin de course en raison d'un problème mécanique, Hamilton peut-il viser plus haut et se prendre à rêver d'une huitième couronne, comme l'espèrent ses bouillants tifosi ? "La saison est encore longue, il faut prendre les courses les unes après les autres, bien travailler pour les préparer au mieux. Mais on va continuer de pousser", a affirmé le Britannique. En forme depuis le début de saison, Ferrari, qui dispose d'une monoplace très fiable, a toutefois du retard sur Mercedes. Mais l'écurie allemande a enregistré un deuxième abandon en trois courses et commence à douter. Avec encore 15 courses à disputer, la bagarre ne fait que commencer !

14.06.2026 à 18:57

FRANCE24
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La diffusion de la Coupe du monde à la télévision d'Etat a débuté avec deux jours de retard sur l'île de 9,6 millions d'habitants en raison d'un problème de paiement de droits. Samedi, les habitants de La Havane ont pu enfin voir leur premier match à la télévision. Dans un petit café de Centro Habana, un quartier populeux du centre de la capitale, une quinzaine d'habitants, juchés sur des tabourets, ont suivi le duel Maroc-Brésil sur un petit écran de télévision accroché au mur. L'île a été façonnée par la pratique du baseball et sa seule participation à une Coupe du monde remonte à près d'un siècle, en 1938 (quart de finaliste). Mais l'arrivée de l'Internet mobile il y a près de dix ans a favorisé cette nouvelle passion et le ballon rond règne désormais en maître, surtout chez les jeunes. Lorsque la télévision d'Etat a annoncé, au lendemain du coup d'envoi donné à Mexico, qu'elle diffuserait finalement 16 matchs de la phase de poules, puis la totalité à partir des 16es de finales, l'ambiance s'est détendue. C'est désormais à la fée électricité de jouer le jeu : soumis depuis plus de quatre mois à un blocus pétrolier des Etats-Unis, Cuba, qui doit composer avec un réseau électrique vieillissant, connaît d'interminables délestages de courant. Ismael Veranes, directeur des ressources humaines du Théâtre national de Cuba, s'est rendu au café pour voir le match car cela fait vingt heures qu'il n'a pas d'électricité chez lui, non loin de là. Sirotant un jus de fruit, le seul petit plaisir qu'il s'autorise pendant le match en raison de la crise économique, il assure que le Mondial lui permet de se changer les idées, au milieu d'un quotidien fait de transports chaotiques et de coupures électriques sans fin. "Quand on rentre du travail fatigué, on n'a pas d'électricité. Le soir, il fait chaud, il y a des moustiques, c'est terrible", raconte-t-il à l'AFP. Nostalgie Un peu avant le match, à l'angle d'une rue voisine, Michael, neuf ans, admirateur de l'immense star argentine Lionel Messi, et sa sœur Meiliuvis, dix ans, dribblent avec un bouchon de bouteille, sous le regard de Che Guevara, immortalisé avec son béret sur un mur de l'autre côté de la rue. Alors qu'autrefois les jeunes cubains étaient bercés par le baseball, depuis l'arrivée d'internet et des réseaux sociaux, "les enfants penchent davantage pour le football", explique leur père, Osmany. Et si la crise touche aussi les terrains de football de l'île, "très dégradés" selon lui, la Coupe du monde "nous permet de nous changer les idées pendant un moment", dit-il. Plusieurs Cubains évoquent avec nostalgie les précédentes Coupes du monde, lorsque le pays allait mieux et qu'il n'y avait pas toutes ces coupures électriques, ces pénuries d'eau courante, de médicaments, de nourriture qui compliquent la vie des habitants depuis près de six ans désormais. Cette année, seuls les bars équipés du câble, où les consommations sont hors de portée pour la majorité, diffusent la totalité des matchs, laissant de nombreuses personnes de côté... ou plus concrètement sur le trottoir où elles se serrent pour capter quelques instants de la rencontre. Mais, à l'image d'une société où la crise a fortement creusé les inégalités, certains fans de football sont plus égaux que d'autres. Dans le quartier plus aisé du Vedado, les bières à un dollar, inaccessibles pour beaucoup, coulent à flots lors de la retransmission organisée dans un centre culturel décoré de fanions des équipes en compétition. Devant la porte, une rangée de 4x4 atteste d'une frange de la population qui s'en sort bien alors que le secteur privé gagne du terrain dans l'économie de l'île. Mais même ici, la crise reste perceptible : la retransmission se fige périodiquement et les supporteurs râlent. Victor Diaz, un biologiste de 24 ans, décrit le besoin d'évasion des Cubains: "Avoir quelque chose qui allège un peu tous les fardeaux avec lesquels nous devons composer jour après jour, c'est incroyable".
Texte intégral (713 mots)
La diffusion de la Coupe du monde à la télévision d'Etat a débuté avec deux jours de retard sur l'île de 9,6 millions d'habitants en raison d'un problème de paiement de droits. Samedi, les habitants de La Havane ont pu enfin voir leur premier match à la télévision. Dans un petit café de Centro Habana, un quartier populeux du centre de la capitale, une quinzaine d'habitants, juchés sur des tabourets, ont suivi le duel Maroc-Brésil sur un petit écran de télévision accroché au mur. L'île a été façonnée par la pratique du baseball et sa seule participation à une Coupe du monde remonte à près d'un siècle, en 1938 (quart de finaliste). Mais l'arrivée de l'Internet mobile il y a près de dix ans a favorisé cette nouvelle passion et le ballon rond règne désormais en maître, surtout chez les jeunes. Lorsque la télévision d'Etat a annoncé, au lendemain du coup d'envoi donné à Mexico, qu'elle diffuserait finalement 16 matchs de la phase de poules, puis la totalité à partir des 16es de finales, l'ambiance s'est détendue. C'est désormais à la fée électricité de jouer le jeu : soumis depuis plus de quatre mois à un blocus pétrolier des Etats-Unis, Cuba, qui doit composer avec un réseau électrique vieillissant, connaît d'interminables délestages de courant. Ismael Veranes, directeur des ressources humaines du Théâtre national de Cuba, s'est rendu au café pour voir le match car cela fait vingt heures qu'il n'a pas d'électricité chez lui, non loin de là. Sirotant un jus de fruit, le seul petit plaisir qu'il s'autorise pendant le match en raison de la crise économique, il assure que le Mondial lui permet de se changer les idées, au milieu d'un quotidien fait de transports chaotiques et de coupures électriques sans fin. "Quand on rentre du travail fatigué, on n'a pas d'électricité. Le soir, il fait chaud, il y a des moustiques, c'est terrible", raconte-t-il à l'AFP. Nostalgie Un peu avant le match, à l'angle d'une rue voisine, Michael, neuf ans, admirateur de l'immense star argentine Lionel Messi, et sa sœur Meiliuvis, dix ans, dribblent avec un bouchon de bouteille, sous le regard de Che Guevara, immortalisé avec son béret sur un mur de l'autre côté de la rue. Alors qu'autrefois les jeunes cubains étaient bercés par le baseball, depuis l'arrivée d'internet et des réseaux sociaux, "les enfants penchent davantage pour le football", explique leur père, Osmany. Et si la crise touche aussi les terrains de football de l'île, "très dégradés" selon lui, la Coupe du monde "nous permet de nous changer les idées pendant un moment", dit-il. Plusieurs Cubains évoquent avec nostalgie les précédentes Coupes du monde, lorsque le pays allait mieux et qu'il n'y avait pas toutes ces coupures électriques, ces pénuries d'eau courante, de médicaments, de nourriture qui compliquent la vie des habitants depuis près de six ans désormais. Cette année, seuls les bars équipés du câble, où les consommations sont hors de portée pour la majorité, diffusent la totalité des matchs, laissant de nombreuses personnes de côté... ou plus concrètement sur le trottoir où elles se serrent pour capter quelques instants de la rencontre. Mais, à l'image d'une société où la crise a fortement creusé les inégalités, certains fans de football sont plus égaux que d'autres. Dans le quartier plus aisé du Vedado, les bières à un dollar, inaccessibles pour beaucoup, coulent à flots lors de la retransmission organisée dans un centre culturel décoré de fanions des équipes en compétition. Devant la porte, une rangée de 4x4 atteste d'une frange de la population qui s'en sort bien alors que le secteur privé gagne du terrain dans l'économie de l'île. Mais même ici, la crise reste perceptible : la retransmission se fige périodiquement et les supporteurs râlent. Victor Diaz, un biologiste de 24 ans, décrit le besoin d'évasion des Cubains: "Avoir quelque chose qui allège un peu tous les fardeaux avec lesquels nous devons composer jour après jour, c'est incroyable".
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