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18.05.2026 à 05:17

FRANCE 24
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Les ministres des Finances du G7 se réunissent lundi et mardi à Paris et tenteront de rapprocher leurs positions pour évaluer les répercussions du conflit au Moyen-Orient et y répondre. Des frappes israéliennes au Liban ont tué dimanche sept personnes, dont un chef du Jihad islamique palestinien, malgré une nouvelle prolongation de la trêve. Suivez notre direct.
Les ministres des Finances du G7 se réunissent lundi et mardi à Paris et tenteront de rapprocher leurs positions pour évaluer les répercussions du conflit au Moyen-Orient et y répondre. Des frappes israéliennes au Liban ont tué dimanche sept personnes, dont un chef du Jihad islamique palestinien, malgré une nouvelle prolongation de la trêve. Suivez notre direct.

18.05.2026 à 04:59

FRANCE24
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Le meurtrier, mort en prison à 79 ans en 2013, avait avoué avoir enterré sept jeunes handicapées mentales dans une zone de champs et de sous-bois située à Rouvray (Yonne), à environ 17 km au nord-est d'Auxerre. Habitant le village voisin de Seignelay, Émile Louis disposait d'un abri sur un terrain et à cet endroit traversé par une petite rivière, le Serein, où il avait l'habitude de pêcher. En 2000, il avait pointé sept sites sur un périmètre d'environ 1.500 mètres sur 500, un pour chacune des victimes dont il a été condamné à la perpétuité pour assassinat en 2006. Mais seuls deux squelettes avaient été retrouvés, les cinq autres victimes restant sans sépulture. "On doit des corps à ces familles", a estimé auprès de l'AFP Pierre Monnoir, président de l'Association de défense des handicapées de l'Yonne (ADHY) et partie civile dans l'affaire. "Toute la zone n'a pas été fouillée. On a l'espoir de retrouver, peut-être pas les cinq, mais un ou deux corps", a-t-il ajouté. Les recherches visent également à exhumer d'éventuels restes d'une huitième victime potentielle, Marie Jeanne Ambroisine Coussin, dont le crâne a été découvert en décembre 2018 sur le même site. Marie Coussin, née en 1935 et disparue en 1975, était une enfant de l'assistance publique, comme les sept victimes connues. Âgées de 15 à 25 ans, elles avaient presque toutes emprunté le bus scolaire conduit par Émile Louis. "C'est très certainement une huitième victime", estime Me Didier Seban, avocat de la famille Coussin et de l'ADHY. "Et des victimes, il y en a peut-être encore d'autres" dont les restes pourraient être retrouvés, estime-t-il. Ces nouvelles recherches sont les troisièmes en moins de deux ans, après des fouilles effectuées à l'automne 2024 puis en mai 2025. Ces dernières avaient été suspendues par le décès accidentel d'un gendarme sur les lieux. Ces deux opérations n'avaient pas été réellement concluantes, seuls des vêtements et un vélo ayant été retrouvés, sans qu'un lien ne soit établi avec les victimes, potentielles ou non. "La rivière le Serein est capricieuse et les corps ont pu être emportés avec les eaux", reconnaît Me Seban. "Mais c'est possible quand même" de retrouver des restes, estime-t-il. Ces nouvelles fouilles ne sont de plus prévues que pour "une période estimée à 15 jours", a indiqué Marie-Denise Pichonnier, procureure de la République à Auxerre, qui n'a pas voulu préciser les moyens engagés.
Lire plus (421 mots)
Le meurtrier, mort en prison à 79 ans en 2013, avait avoué avoir enterré sept jeunes handicapées mentales dans une zone de champs et de sous-bois située à Rouvray (Yonne), à environ 17 km au nord-est d'Auxerre. Habitant le village voisin de Seignelay, Émile Louis disposait d'un abri sur un terrain et à cet endroit traversé par une petite rivière, le Serein, où il avait l'habitude de pêcher. En 2000, il avait pointé sept sites sur un périmètre d'environ 1.500 mètres sur 500, un pour chacune des victimes dont il a été condamné à la perpétuité pour assassinat en 2006. Mais seuls deux squelettes avaient été retrouvés, les cinq autres victimes restant sans sépulture. "On doit des corps à ces familles", a estimé auprès de l'AFP Pierre Monnoir, président de l'Association de défense des handicapées de l'Yonne (ADHY) et partie civile dans l'affaire. "Toute la zone n'a pas été fouillée. On a l'espoir de retrouver, peut-être pas les cinq, mais un ou deux corps", a-t-il ajouté. Les recherches visent également à exhumer d'éventuels restes d'une huitième victime potentielle, Marie Jeanne Ambroisine Coussin, dont le crâne a été découvert en décembre 2018 sur le même site. Marie Coussin, née en 1935 et disparue en 1975, était une enfant de l'assistance publique, comme les sept victimes connues. Âgées de 15 à 25 ans, elles avaient presque toutes emprunté le bus scolaire conduit par Émile Louis. "C'est très certainement une huitième victime", estime Me Didier Seban, avocat de la famille Coussin et de l'ADHY. "Et des victimes, il y en a peut-être encore d'autres" dont les restes pourraient être retrouvés, estime-t-il. Ces nouvelles recherches sont les troisièmes en moins de deux ans, après des fouilles effectuées à l'automne 2024 puis en mai 2025. Ces dernières avaient été suspendues par le décès accidentel d'un gendarme sur les lieux. Ces deux opérations n'avaient pas été réellement concluantes, seuls des vêtements et un vélo ayant été retrouvés, sans qu'un lien ne soit établi avec les victimes, potentielles ou non. "La rivière le Serein est capricieuse et les corps ont pu être emportés avec les eaux", reconnaît Me Seban. "Mais c'est possible quand même" de retrouver des restes, estime-t-il. Ces nouvelles fouilles ne sont de plus prévues que pour "une période estimée à 15 jours", a indiqué Marie-Denise Pichonnier, procureure de la République à Auxerre, qui n'a pas voulu préciser les moyens engagés.

18.05.2026 à 04:49

FRANCE 24
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Le MV Hondius, foyer de contamination d'hantavirus, doit arriver à Rotterdam lundi avec 27 personnes à son bord qui doivent être placées en quarantaine au port ou à l'isolement à domicile. Selon l'OMS, le risque global pour la santé publique reste "faible" même si d'autres cas parmi les occupants du navire pourraient apparaître à l'avenir.
Lire plus (421 mots)
Le MV Hondius, foyer de contamination d'hantavirus, doit arriver à Rotterdam lundi avec 27 personnes à son bord qui doivent être placées en quarantaine au port ou à l'isolement à domicile. Selon l'OMS, le risque global pour la santé publique reste "faible" même si d'autres cas parmi les occupants du navire pourraient apparaître à l'avenir.

18.05.2026 à 04:37

FRANCE24
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A un mois du sommet du G7 à Evian (15-17 juin), qu'elle accueille au titre de la présidence tournante, la France veut maintenir le cap du dialogue alors que les tensions géopolitiques et commerciales s'intensifient et minent les relations internationales, jusqu'à l’allié américain, devenu imprévisible sous Donald Trump. Ce dernier, qui a de nouveau menacé l'Iran d'anéantissement dimanche, laisse entrevoir une reprise prochaine des frappes et la fin de la fragile trêve en vigueur depuis le 8 avril. "Plus que jamais, on a besoin de se parler. (...) la loi du plus fort, ça ne fonctionne pas (...) Et donc on a besoin de discussions multilatérales, pas toujours faciles", a rappelé dimanche sur France 3 Roland Lescure, le ministre français de l'Economie. En haut des priorités des grands argentiers du G7: les conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient et du blocage par l'Iran du détroit d'Ormuz, essentiel au transport d'hydrocarbures et d'engrais dont les cours ont bondi. En réaction, le Fonds monétaire international (FMI) s'attend à une croissance mondiale plus modeste et une inflation plus élevée en 2026. "Cette guerre nuit fortement au développement économique. C'est pourquoi tout doit être mis en œuvre pour y mettre un terme définitif, rétablir la stabilité dans la région et garantir la liberté de navigation dans le détroit d'Ormuz", a déclaré dans un communiqué le ministre allemand des Finances Lars Klingbeil. "Le G7 est le cadre approprié pour discuter de ces enjeux urgents avec les Etats-Unis et les autres pays du G7", a-t-il ajouté. Une nouvelle libération de stocks stratégiques de pétrole, comme celle décidée en mars, n'est toutefois pas à l'ordre du jour, selon Roland Lescure. "Mais si jamais on arrive à ouvrir le détroit d'Ormuz et qu'on se dit qu'on a besoin d'un peu de temps entre le moment où les navires quittent le détroit et le moment où ils arrivent sur nos côtes, on pourra évidemment discuter de ça", a-t-il tempéré. Vulnérabilités et dépendances Les ministres tenteront aussi d'aplanir les désaccords sur le commerce international après l'imposition de surtaxes douanières par Washington. Alors que ces déséquilibres alimentent les tensions commerciales, géopolitiques et financières, et compromettent la croissance mondiale, une reconnaissance commune de la situation serait déjà considérée comme une grande avancée par la présidence française. Cette réunion du G7, qui rassemblera aussi les gouverneurs de banques centrales des pays membres, intervient quelques jours après la visite de Donald Trump à Pékin. Ce sommet n'a pas débouché sur des annonces majeures, les deux chefs d'Etat n'ayant pas discuté des droits de douane, alors que les deux premières puissances économiques mondiales ont conclu une trêve commerciale en octobre dernier. Parmi les autres sujets mis sur la table, sera abordée "la sécurisation de notre accès aux terres rares ou aux engrais", a indiqué Roland Lescure dans un entretien à La Tribune Dimanche. Ces dernières années, les pays producteurs et transformateurs, Chine en tête, ont parfois restreint certaines exportations de ces composants essentiels pour des pans entiers de l'économie mondiale, ou profité de leur situation dominante pour influer sur les prix. "Il faut qu'on fasse pour les matériaux critiques ce qu'on a fait sur l'énergie dans les années 1970", une cause commune, avait déclaré M. Lescure à la presse la semaine dernière. Enfin, le ministre allemand souligne que "nous ne perdons pas de vue la brutale guerre d'agression de la Russie même si le monde a les yeux tournés vers le Moyen-Orient: le peuple d'Ukraine peut compter sur notre soutien" dans le financement de sa défense.
Texte intégral (638 mots)
A un mois du sommet du G7 à Evian (15-17 juin), qu'elle accueille au titre de la présidence tournante, la France veut maintenir le cap du dialogue alors que les tensions géopolitiques et commerciales s'intensifient et minent les relations internationales, jusqu'à l’allié américain, devenu imprévisible sous Donald Trump. Ce dernier, qui a de nouveau menacé l'Iran d'anéantissement dimanche, laisse entrevoir une reprise prochaine des frappes et la fin de la fragile trêve en vigueur depuis le 8 avril. "Plus que jamais, on a besoin de se parler. (...) la loi du plus fort, ça ne fonctionne pas (...) Et donc on a besoin de discussions multilatérales, pas toujours faciles", a rappelé dimanche sur France 3 Roland Lescure, le ministre français de l'Economie. En haut des priorités des grands argentiers du G7: les conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient et du blocage par l'Iran du détroit d'Ormuz, essentiel au transport d'hydrocarbures et d'engrais dont les cours ont bondi. En réaction, le Fonds monétaire international (FMI) s'attend à une croissance mondiale plus modeste et une inflation plus élevée en 2026. "Cette guerre nuit fortement au développement économique. C'est pourquoi tout doit être mis en œuvre pour y mettre un terme définitif, rétablir la stabilité dans la région et garantir la liberté de navigation dans le détroit d'Ormuz", a déclaré dans un communiqué le ministre allemand des Finances Lars Klingbeil. "Le G7 est le cadre approprié pour discuter de ces enjeux urgents avec les Etats-Unis et les autres pays du G7", a-t-il ajouté. Une nouvelle libération de stocks stratégiques de pétrole, comme celle décidée en mars, n'est toutefois pas à l'ordre du jour, selon Roland Lescure. "Mais si jamais on arrive à ouvrir le détroit d'Ormuz et qu'on se dit qu'on a besoin d'un peu de temps entre le moment où les navires quittent le détroit et le moment où ils arrivent sur nos côtes, on pourra évidemment discuter de ça", a-t-il tempéré. Vulnérabilités et dépendances Les ministres tenteront aussi d'aplanir les désaccords sur le commerce international après l'imposition de surtaxes douanières par Washington. Alors que ces déséquilibres alimentent les tensions commerciales, géopolitiques et financières, et compromettent la croissance mondiale, une reconnaissance commune de la situation serait déjà considérée comme une grande avancée par la présidence française. Cette réunion du G7, qui rassemblera aussi les gouverneurs de banques centrales des pays membres, intervient quelques jours après la visite de Donald Trump à Pékin. Ce sommet n'a pas débouché sur des annonces majeures, les deux chefs d'Etat n'ayant pas discuté des droits de douane, alors que les deux premières puissances économiques mondiales ont conclu une trêve commerciale en octobre dernier. Parmi les autres sujets mis sur la table, sera abordée "la sécurisation de notre accès aux terres rares ou aux engrais", a indiqué Roland Lescure dans un entretien à La Tribune Dimanche. Ces dernières années, les pays producteurs et transformateurs, Chine en tête, ont parfois restreint certaines exportations de ces composants essentiels pour des pans entiers de l'économie mondiale, ou profité de leur situation dominante pour influer sur les prix. "Il faut qu'on fasse pour les matériaux critiques ce qu'on a fait sur l'énergie dans les années 1970", une cause commune, avait déclaré M. Lescure à la presse la semaine dernière. Enfin, le ministre allemand souligne que "nous ne perdons pas de vue la brutale guerre d'agression de la Russie même si le monde a les yeux tournés vers le Moyen-Orient: le peuple d'Ukraine peut compter sur notre soutien" dans le financement de sa défense.

18.05.2026 à 04:27

FRANCE24
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Les récentes résurgences d'hantavirus et d'Ebola, absentes de l'ordre du jour, devraient s'inviter dans les discussions de cette 79e Assemblée, qui se tient jusqu'à samedi à Genève. Il sera notamment "intéressant de voir" comment l'hantavirus "sera utilisé notamment par l'OMS pour faire pression" sur les Etats qui souhaitent quitter l'organisation, afin qu'ils restent, confiait récemment à l'AFP un diplomate, sous couvert d'anonymat. L'Assemblée mondiale de la santé (AMS) intervient après une année difficile pour l'OMS, fragilisée par la décision de Donald Trump de retirer les Etats-Unis de l'organisation et par la baisse des contributions internationales qui l'a contrainte à réduire budget et effectifs. "Nous sommes désormais stables et nous allons de l'avant", déclarait fin avril le chef de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus. "La situation reste fragile, mais ils ont réussi à mobiliser la majeure partie des fonds" nécessaires pour les deux prochaines années, a souligné à l'AFP Surie Moon, codirectrice du Centre de santé mondiale de l'Institut universitaire de hautes études internationales de Genève. Selon elle, la crise liée à l'hantavirus illustre clairement "pourquoi le monde a besoin d'une OMS efficace, digne de confiance, impartiale et dotée d'un financement sûr". Retraits américain et argentin Des fractures persistent toutefois, notamment sur des enjeux géopolitiques et sociétaux, alimentant la polarisation. Ces divergences ont bloqué début mai un volet clé du traité sur les pandémies, dont les négociations pourraient être prolongées d'un an cette semaine. En janvier, aucune décision n'a été prise par le Conseil exécutif de l'OMS sur la demande de retrait des Etats-Unis, qui ne sont pas à jour dans le versement des contributions obligatoires à l'organisation, condition indispensable pour leur retrait. "On peut penser que cette semaine également, il n'y aura pas de décision sur les Etats-Unis", selon une autre source diplomatique. D'après plusieurs observateurs, attirer davantage l'attention sur ce sujet ne servirait les intérêts de personne. Aussi, aucune résolution n'est prévue pour décider du sort des Etats-Unis, qui considèrent de toute façon avoir quitté l'OMS en janvier dernier. Les Etats devront en revanche se prononcer sur la demande de retrait argentin car ce pays, soutenu par Israël, avait déposé une résolution. Campagne électorale Cette Assemblée se tient alors que le processus d'élection du prochain chef de l'OMS, lancé en avril, est en cours. Aucun candidat ne s'est encore déclaré, mais des annonces sont possibles cette semaine avant la clôture des candidatures le 24 septembre. Par ailleurs, plusieurs résolutions sensibles, notamment sur l'Ukraine, les territoires palestiniens et l'Iran, devraient susciter de vifs débats. L'élection des nouveaux membres du Conseil exécutif de l'OMS pourrait de son côté donner lieu à un possible face-à-face entre le Royaume-Uni et la Russie. La réforme de l'"architecture de la santé mondiale", un secteur très fragmenté avec une multitude d'organisations qui ne travaillent pas toujours ensemble, sera également au cœur des discussions de l'Assemblée, où les Etats membres devront se prononcer sur la mise en place d'un processus formel en ce sens. "Parmi les questions à examiner figure la répartition des responsabilités entre les niveaux mondial, régional et national", pour éviter les "chevauchements", a expliqué à l'AFP Helen Clark, qui copréside le groupe d'experts indépendants pour la préparation et la réponse aux pandémies. "Cette crise qu'on vit actuellement, avec le départ d'acteurs importants, permet aussi à une organisation comme l'OMS de regarder à nouveau sa stratégie avec ses membres", a estimé la ministre canadienne de la Santé Marjorie Michel, dans un entretien avec l'AFP. "Il faut vraiment qu'on aille vers de nouvelles façons de faire, des nouvelles façons de penser, de nouvelles façons de s'organiser et de profiter de l'expertise de chacun", a-t-elle poursuivi. Il s'agit aussi d'éviter que certains sujets jugés controversés, notamment depuis le retour de Donald Trump, soient sacrifiés dans un contexte de recul de l'aide internationale. L'objectif, dans ce contexte, est "de s'assurer d'une meilleure coordination des acteurs en santé, afin qu'il n'y ait pas d'activités ou populations laissées pour compte", relève une autre source diplomatique. Dans le cadre de son processus de priorisation, l'OMS a ainsi déjà "réduit certaines de ses activités, notamment dans le domaine de la santé sexuelle et reproductive", indique Thiru Balasubramaniam, de l'ONG américaine Knowledge Ecology International (KEI), à l'AFP.
Texte intégral (761 mots)
Les récentes résurgences d'hantavirus et d'Ebola, absentes de l'ordre du jour, devraient s'inviter dans les discussions de cette 79e Assemblée, qui se tient jusqu'à samedi à Genève. Il sera notamment "intéressant de voir" comment l'hantavirus "sera utilisé notamment par l'OMS pour faire pression" sur les Etats qui souhaitent quitter l'organisation, afin qu'ils restent, confiait récemment à l'AFP un diplomate, sous couvert d'anonymat. L'Assemblée mondiale de la santé (AMS) intervient après une année difficile pour l'OMS, fragilisée par la décision de Donald Trump de retirer les Etats-Unis de l'organisation et par la baisse des contributions internationales qui l'a contrainte à réduire budget et effectifs. "Nous sommes désormais stables et nous allons de l'avant", déclarait fin avril le chef de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus. "La situation reste fragile, mais ils ont réussi à mobiliser la majeure partie des fonds" nécessaires pour les deux prochaines années, a souligné à l'AFP Surie Moon, codirectrice du Centre de santé mondiale de l'Institut universitaire de hautes études internationales de Genève. Selon elle, la crise liée à l'hantavirus illustre clairement "pourquoi le monde a besoin d'une OMS efficace, digne de confiance, impartiale et dotée d'un financement sûr". Retraits américain et argentin Des fractures persistent toutefois, notamment sur des enjeux géopolitiques et sociétaux, alimentant la polarisation. Ces divergences ont bloqué début mai un volet clé du traité sur les pandémies, dont les négociations pourraient être prolongées d'un an cette semaine. En janvier, aucune décision n'a été prise par le Conseil exécutif de l'OMS sur la demande de retrait des Etats-Unis, qui ne sont pas à jour dans le versement des contributions obligatoires à l'organisation, condition indispensable pour leur retrait. "On peut penser que cette semaine également, il n'y aura pas de décision sur les Etats-Unis", selon une autre source diplomatique. D'après plusieurs observateurs, attirer davantage l'attention sur ce sujet ne servirait les intérêts de personne. Aussi, aucune résolution n'est prévue pour décider du sort des Etats-Unis, qui considèrent de toute façon avoir quitté l'OMS en janvier dernier. Les Etats devront en revanche se prononcer sur la demande de retrait argentin car ce pays, soutenu par Israël, avait déposé une résolution. Campagne électorale Cette Assemblée se tient alors que le processus d'élection du prochain chef de l'OMS, lancé en avril, est en cours. Aucun candidat ne s'est encore déclaré, mais des annonces sont possibles cette semaine avant la clôture des candidatures le 24 septembre. Par ailleurs, plusieurs résolutions sensibles, notamment sur l'Ukraine, les territoires palestiniens et l'Iran, devraient susciter de vifs débats. L'élection des nouveaux membres du Conseil exécutif de l'OMS pourrait de son côté donner lieu à un possible face-à-face entre le Royaume-Uni et la Russie. La réforme de l'"architecture de la santé mondiale", un secteur très fragmenté avec une multitude d'organisations qui ne travaillent pas toujours ensemble, sera également au cœur des discussions de l'Assemblée, où les Etats membres devront se prononcer sur la mise en place d'un processus formel en ce sens. "Parmi les questions à examiner figure la répartition des responsabilités entre les niveaux mondial, régional et national", pour éviter les "chevauchements", a expliqué à l'AFP Helen Clark, qui copréside le groupe d'experts indépendants pour la préparation et la réponse aux pandémies. "Cette crise qu'on vit actuellement, avec le départ d'acteurs importants, permet aussi à une organisation comme l'OMS de regarder à nouveau sa stratégie avec ses membres", a estimé la ministre canadienne de la Santé Marjorie Michel, dans un entretien avec l'AFP. "Il faut vraiment qu'on aille vers de nouvelles façons de faire, des nouvelles façons de penser, de nouvelles façons de s'organiser et de profiter de l'expertise de chacun", a-t-elle poursuivi. Il s'agit aussi d'éviter que certains sujets jugés controversés, notamment depuis le retour de Donald Trump, soient sacrifiés dans un contexte de recul de l'aide internationale. L'objectif, dans ce contexte, est "de s'assurer d'une meilleure coordination des acteurs en santé, afin qu'il n'y ait pas d'activités ou populations laissées pour compte", relève une autre source diplomatique. Dans le cadre de son processus de priorisation, l'OMS a ainsi déjà "réduit certaines de ses activités, notamment dans le domaine de la santé sexuelle et reproductive", indique Thiru Balasubramaniam, de l'ONG américaine Knowledge Ecology International (KEI), à l'AFP.
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