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10.06.2026 à 07:19

Grégoire SAUVAGE
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Le ministère américain de la Défense a annoncé la semaine dernière la suppression de 180 codes d'affiliation religieuse. Les soldats n'auront désormais le choix qu'entre 31 catégories, dont 22 sont chrétiennes. Si le Pentagone présente cette mesure comme purement administrative, elle s'inscrit dans un agenda idéologique porté par le ministre Pete Hegseth.
Le ministère américain de la Défense a annoncé la semaine dernière la suppression de 180 codes d'affiliation religieuse. Les soldats n'auront désormais le choix qu'entre 31 catégories, dont 22 sont chrétiennes. Si le Pentagone présente cette mesure comme purement administrative, elle s'inscrit dans un agenda idéologique porté par le ministre Pete Hegseth.

10.06.2026 à 07:17

FRANCE24
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Dans un entretien accordé à l'AFP, le réalisateur de "Jab We Met", "Rockstar" ou "Cocktail" estime que, dans un monde dont l'avenir s'assombrit au rythme du dérèglement climatique et des conflits, le film d'amour est même ce qu'attend la génération Z. "Je suis persuadé que les jeunes sont en matière d'amour irrémédiablement attirés par des choses auxquelles ils peuvent s'accrocher longtemps, peut-être même pour toujours", explique Imtiaz Ali avant la sortie le 12 juin de sa dernière romance, "Main Vaapas Aaunga". "Tout est aujourd'hui si facilement accessible que presque tout perd de sa valeur", poursuit-il, "je crois que c'est le bon moment pour raconter de belles histoires d'amour". Son nouveau long-métrage, qui signifie "je reviendrai", en raconte une qui s'étend sur huit décennies, à l'époque de la partition meurtrière qui a accompagné l'indépendance de l'Inde et du Pakistan en 1947. Le metteur en scène raconte que l'idée lui est venue après avoir entendu deux hommes de sa famille, âgés de 91 et 95 ans, raconter leur récent périple à la frontière entre les deux pays rivaux, dans les villages de la région du Penjab où ils avaient passé leur enfance. "Presque toutes les scènes que vous verrez dans +Main Vaapas Aaunga+ sont tirées de la vie réelle", vante Imtiaz Ali, "c'est une collection d'histoires d'amour". Bien loin, donc, des récents succès "Animal" et "Dhurandhar" ou de la série de films "Pushpa", dont les scènes violentes ont drainé des millions de spectateurs dans le pays. Faire avec "le coeur" Même s'ils dominent à Bollywood, ces films n'ont pas vocation à tuer le romantisme, répète Imtiaz Ali. "Un film qui marche, c'est un bon film, un film populaire, quel qu'en soit le genre, que les gens apprécient", insiste-t-il. "Ceux qui créent en recourant à des sentiments négatifs n'obtiennent que des succès instantanés." "Pour durer, il faut autre chose: le cœur de ceux qui font le film", estime le réalisateur. "Si la matière est authentique, si les gens voient l'amour avec lequel le film a été fait et qu'il est divertissant, alors ils l'apprécieront." L'énergie qu'il dit avoir mise dans son dernier opus devrait lui assurer, espère Imtiaz Ali, le succès dans un pays dont la moitié du milliard et demi d'habitants a moins de 25 ans. "Dans ce film, il y a une scène où un personnage de la jeune génération se demande s'il pourra connaître le genre d'amour qui existait dans le passé", décrit le réalisateur, "ils le voient dans les films (...), il est très difficile pour eux de le rencontrer dans la réalité". Il en veut pour preuve le succès de ses œuvres "Rockstar" et "Laila Majnu" (qu'il a écrit et présenté mais que son frère Sajid Ali a réalisé), dont la rediffusion récente a remporté un large succès d'audience. "Le public d'aujourd'hui l'a plus apprécié que celui d'hier", conclut Imtiaz Ali. "Quand vous faites un film, il faut le faire pour qu'il dure. Comme on a coutume de le dire au cinéma, la difficulté est temporaire, le film est éternel."
Texte intégral (557 mots)
Dans un entretien accordé à l'AFP, le réalisateur de "Jab We Met", "Rockstar" ou "Cocktail" estime que, dans un monde dont l'avenir s'assombrit au rythme du dérèglement climatique et des conflits, le film d'amour est même ce qu'attend la génération Z. "Je suis persuadé que les jeunes sont en matière d'amour irrémédiablement attirés par des choses auxquelles ils peuvent s'accrocher longtemps, peut-être même pour toujours", explique Imtiaz Ali avant la sortie le 12 juin de sa dernière romance, "Main Vaapas Aaunga". "Tout est aujourd'hui si facilement accessible que presque tout perd de sa valeur", poursuit-il, "je crois que c'est le bon moment pour raconter de belles histoires d'amour". Son nouveau long-métrage, qui signifie "je reviendrai", en raconte une qui s'étend sur huit décennies, à l'époque de la partition meurtrière qui a accompagné l'indépendance de l'Inde et du Pakistan en 1947. Le metteur en scène raconte que l'idée lui est venue après avoir entendu deux hommes de sa famille, âgés de 91 et 95 ans, raconter leur récent périple à la frontière entre les deux pays rivaux, dans les villages de la région du Penjab où ils avaient passé leur enfance. "Presque toutes les scènes que vous verrez dans +Main Vaapas Aaunga+ sont tirées de la vie réelle", vante Imtiaz Ali, "c'est une collection d'histoires d'amour". Bien loin, donc, des récents succès "Animal" et "Dhurandhar" ou de la série de films "Pushpa", dont les scènes violentes ont drainé des millions de spectateurs dans le pays. Faire avec "le coeur" Même s'ils dominent à Bollywood, ces films n'ont pas vocation à tuer le romantisme, répète Imtiaz Ali. "Un film qui marche, c'est un bon film, un film populaire, quel qu'en soit le genre, que les gens apprécient", insiste-t-il. "Ceux qui créent en recourant à des sentiments négatifs n'obtiennent que des succès instantanés." "Pour durer, il faut autre chose: le cœur de ceux qui font le film", estime le réalisateur. "Si la matière est authentique, si les gens voient l'amour avec lequel le film a été fait et qu'il est divertissant, alors ils l'apprécieront." L'énergie qu'il dit avoir mise dans son dernier opus devrait lui assurer, espère Imtiaz Ali, le succès dans un pays dont la moitié du milliard et demi d'habitants a moins de 25 ans. "Dans ce film, il y a une scène où un personnage de la jeune génération se demande s'il pourra connaître le genre d'amour qui existait dans le passé", décrit le réalisateur, "ils le voient dans les films (...), il est très difficile pour eux de le rencontrer dans la réalité". Il en veut pour preuve le succès de ses œuvres "Rockstar" et "Laila Majnu" (qu'il a écrit et présenté mais que son frère Sajid Ali a réalisé), dont la rediffusion récente a remporté un large succès d'audience. "Le public d'aujourd'hui l'a plus apprécié que celui d'hier", conclut Imtiaz Ali. "Quand vous faites un film, il faut le faire pour qu'il dure. Comme on a coutume de le dire au cinéma, la difficulté est temporaire, le film est éternel."

10.06.2026 à 05:55

FRANCE24
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Le président américain Donald Trump avait assuré mardi matin être proche d'un "très, très bon accord" pour mettre fin aux hostilités ouvertes le 28 février, évoquant un délai de "deux à trois jours". Mais cet optimisme a été douché plus tard dans la journée quand il a annoncé qu'un hélicoptère américain Apache avait été abattu par l'Iran et promis une réponse appropriée. Tôt mercredi, l'Iran a annoncé des attaques contre des bases américaines abritées par le Bahreïn et la Jordanie. Et au Koweït, l'armée a dit faire face à "des cibles aériennes hostiles" sans préciser leur provenance. Dans une justification, la diplomatie iranienne a jugé mercredi dans un communiqué que les pays du Golfe avaient "la responsabilité légale et morale (...) d'empêcher l'armée américaine et Israël d'utiliser leur territoire ou leurs installations pour planifier, organiser, exécuter ou soutenir des actions hostiles contre l'Iran". En Jordanie, les Gardiens de la Révolution iraniens ont dit avoir "visé et détruit quatre cibles majeures, notamment des groupes de chasseurs F35 sur une base aérienne et le centre de commandement militaire américain" d'Azraq, l'armée jordanienne annonçant avoir abattu cinq missiles iraniens. A Bahreïn, des combattants de cette armée idéologique iranienne ont, eux, annoncé avoir procédé à "une attaque de drones contre la Ve flotte" américaine. Peu après, les sirènes d'alerte ont retenti dans ce petit pays du Golfe. Les Gardiens ont justifié leur opération par des attaques américaines conduites dans la nuit sur Jask, Sirik et l'île de Qeshm, sur la côte sud de l'Iran dans le détroit d'Ormuz toujours bloqué. Celles-ci ont "endommagé un pylône de télécommunications à Sirik et détruit deux réservoirs d'eau dans la ville", ont-ils précisé. Des médias iraniens avaient signalé plus tôt plusieurs séries d'explosions au niveau du détroit, stratégique pour le transport mondial d'hydrocarbures. L'armée américaine y a frappé "des installations de défense aérienne, des postes de contrôle au sol et des sites de radars de surveillance iraniens" près du détroit, selon un communiqué du Commandement central pour le Moyen-Orient (Centcom) des forces américaines. Le Commandement américain a présenté ces frappes comme des mesures "en légitime défense" et de façon "proportionnée" en réponse à la destruction d'un hélicoptère Apache de l'armée américaine. Celui-ci survolait lundi le détroit d'Ormuz lorsqu'il a été abattu par l'Iran, selon le président Trump. Ces nouveaux échanges de feu ont fait légèrement monter les prix du pétrole. Le baril de WTI, référence américaine du brut, prenait 0,53% à 88,67 dollars, mercredi vers 05H00 GMT. Accord en attente Le ministre des Affaires étrangères iranien Abbas Araghchi a semblé vouloir minimiser l'incident impliquant l'hélicoptère. "Les forces étrangères à proximité de notre territoire sont constamment exposées à des risques (...) la meilleure solution est qu'elles partent", a-t-il souligné sur X. "Nous préférons le langage diplomatique, mais nous parlons aussi d'autres langues." Après l'entrée en vigueur le 8 avril d'un fragile cessez-le-feu, les attaques réciproques entre l'Iran et Israël avaient repris dimanche et lundi, tuant trois personnes, dont deux militaires, et blessant 15 autres en Iran, selon la télévision d'Etat. M. Trump avait exhorté les deux pays à cesser "immédiatement" les hostilités. Le chef de l'Etat américain cherche à sortir de ce conflit impopulaire aux Etats-Unis, qu'il a déclenché au côté d'Israël le 28 février. Téhéran avait d'abord annoncé l'arrêt de son opération militaire contre Israël, qui l'avait ensuite imité. Appel israélien à évacuer Tyr L'Iran exige que tout accord avec Washington pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient englobe la fin des hostilités sur le front libanais, où s'affrontent depuis le 2 mars son allié libanais du Hezbollah et Israël. Dans le sud du Liban, Tyr et ses environs sont pilonnés sans relâche par l'armée israélienne. Les bombardements ont fait au moins 11 morts mardi, selon les autorités libanaises. Pour la première fois depuis le début des affrontements entre Israël et le mouvement chiite, l'armée israélienne a appelé tous les habitants à évacuer Tyr, y compris ceux du quartier chrétien. "Le quartier chrétien est désormais vide à 99%", a rapporté à l'AFP Walid al-Tawil, du conseil municipal. Le Hezbollah a, lui, revendiqué de nouvelles attaques contre des forces israéliennes dans le sud du Liban - qui n'ont pas fait de blessés selon l'armée israélienne. L'armée a par ailleurs rapporté avoir abattu dans le nord d'Israël un homme accusé d'avoir tiré sur des soldats après avoir traversé la frontière depuis le Liban. burx-myl/sia/jnd/lgo/hme
Texte intégral (837 mots)
Le président américain Donald Trump avait assuré mardi matin être proche d'un "très, très bon accord" pour mettre fin aux hostilités ouvertes le 28 février, évoquant un délai de "deux à trois jours". Mais cet optimisme a été douché plus tard dans la journée quand il a annoncé qu'un hélicoptère américain Apache avait été abattu par l'Iran et promis une réponse appropriée. Tôt mercredi, l'Iran a annoncé des attaques contre des bases américaines abritées par le Bahreïn et la Jordanie. Et au Koweït, l'armée a dit faire face à "des cibles aériennes hostiles" sans préciser leur provenance. Dans une justification, la diplomatie iranienne a jugé mercredi dans un communiqué que les pays du Golfe avaient "la responsabilité légale et morale (...) d'empêcher l'armée américaine et Israël d'utiliser leur territoire ou leurs installations pour planifier, organiser, exécuter ou soutenir des actions hostiles contre l'Iran". En Jordanie, les Gardiens de la Révolution iraniens ont dit avoir "visé et détruit quatre cibles majeures, notamment des groupes de chasseurs F35 sur une base aérienne et le centre de commandement militaire américain" d'Azraq, l'armée jordanienne annonçant avoir abattu cinq missiles iraniens. A Bahreïn, des combattants de cette armée idéologique iranienne ont, eux, annoncé avoir procédé à "une attaque de drones contre la Ve flotte" américaine. Peu après, les sirènes d'alerte ont retenti dans ce petit pays du Golfe. Les Gardiens ont justifié leur opération par des attaques américaines conduites dans la nuit sur Jask, Sirik et l'île de Qeshm, sur la côte sud de l'Iran dans le détroit d'Ormuz toujours bloqué. Celles-ci ont "endommagé un pylône de télécommunications à Sirik et détruit deux réservoirs d'eau dans la ville", ont-ils précisé. Des médias iraniens avaient signalé plus tôt plusieurs séries d'explosions au niveau du détroit, stratégique pour le transport mondial d'hydrocarbures. L'armée américaine y a frappé "des installations de défense aérienne, des postes de contrôle au sol et des sites de radars de surveillance iraniens" près du détroit, selon un communiqué du Commandement central pour le Moyen-Orient (Centcom) des forces américaines. Le Commandement américain a présenté ces frappes comme des mesures "en légitime défense" et de façon "proportionnée" en réponse à la destruction d'un hélicoptère Apache de l'armée américaine. Celui-ci survolait lundi le détroit d'Ormuz lorsqu'il a été abattu par l'Iran, selon le président Trump. Ces nouveaux échanges de feu ont fait légèrement monter les prix du pétrole. Le baril de WTI, référence américaine du brut, prenait 0,53% à 88,67 dollars, mercredi vers 05H00 GMT. Accord en attente Le ministre des Affaires étrangères iranien Abbas Araghchi a semblé vouloir minimiser l'incident impliquant l'hélicoptère. "Les forces étrangères à proximité de notre territoire sont constamment exposées à des risques (...) la meilleure solution est qu'elles partent", a-t-il souligné sur X. "Nous préférons le langage diplomatique, mais nous parlons aussi d'autres langues." Après l'entrée en vigueur le 8 avril d'un fragile cessez-le-feu, les attaques réciproques entre l'Iran et Israël avaient repris dimanche et lundi, tuant trois personnes, dont deux militaires, et blessant 15 autres en Iran, selon la télévision d'Etat. M. Trump avait exhorté les deux pays à cesser "immédiatement" les hostilités. Le chef de l'Etat américain cherche à sortir de ce conflit impopulaire aux Etats-Unis, qu'il a déclenché au côté d'Israël le 28 février. Téhéran avait d'abord annoncé l'arrêt de son opération militaire contre Israël, qui l'avait ensuite imité. Appel israélien à évacuer Tyr L'Iran exige que tout accord avec Washington pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient englobe la fin des hostilités sur le front libanais, où s'affrontent depuis le 2 mars son allié libanais du Hezbollah et Israël. Dans le sud du Liban, Tyr et ses environs sont pilonnés sans relâche par l'armée israélienne. Les bombardements ont fait au moins 11 morts mardi, selon les autorités libanaises. Pour la première fois depuis le début des affrontements entre Israël et le mouvement chiite, l'armée israélienne a appelé tous les habitants à évacuer Tyr, y compris ceux du quartier chrétien. "Le quartier chrétien est désormais vide à 99%", a rapporté à l'AFP Walid al-Tawil, du conseil municipal. Le Hezbollah a, lui, revendiqué de nouvelles attaques contre des forces israéliennes dans le sud du Liban - qui n'ont pas fait de blessés selon l'armée israélienne. L'armée a par ailleurs rapporté avoir abattu dans le nord d'Israël un homme accusé d'avoir tiré sur des soldats après avoir traversé la frontière depuis le Liban. burx-myl/sia/jnd/lgo/hme

10.06.2026 à 04:31

FRANCE24
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Le candidat de 41 ans a remporté cette investiture lors des primaires de mardi après le retrait fin avril de sa principale adversaire, l'ancienne gouverneure Janet Mills, alors largement distancée dans les sondages. Selon les premières estimations de CNN et de NBC News, Graham Platner a remporté plus de 70% des voix. Il affrontera la sénatrice sortante républicaine Susan Collins en novembre. "C'est avec humilité et fierté que je suis officiellement votre candidat démocrate au Sénat américain pour affronter Susan Collins et la classe des milliardaires qu'elle représente. Ensemble, nous allons reconquérir ce siège pour les travailleurs du Maine", a réagi Graham Platner sur Instagram. Le Parti démocrate fonde de grands espoirs dans le Maine, Etat rural et côtier de la pointe nord-est des Etats-Unis, considéré comme l'une des principales opportunités de faire basculer un siège républicain au Sénat. Les républicains disposent actuellement de la majorité dans les deux chambres du Congrès, mais pourraient la perdre après les élections de mi-mandat en novembre, cruciales pour la suite du second mandat de Donald Trump. Message populiste Graham Platner est soutenu par plusieurs figures de la gauche américaine, comme le sénateur Bernie Sanders. L'ostréiculteur prône en effet un message populiste pour lutter contre le gouvernement républicain et contre l'oligarchie et les milliardaires qui, selon lui, contrôlent la politique américaine. Mais certains membres de l'aile modérée du Parti démocrate ne cachent pas leur malaise face à l'accumulation de controverses concernant Graham Platner. La semaine dernière, le New York Times a notamment publié une enquête dans laquelle plusieurs ex-compagnes le décrivent comme occasionnellement "méprisant envers les femmes" et "régulièrement infidèle", tandis qu'une autre affirme qu'il avait été "menaçant physiquement" envers elle. D'autres ex-compagnes citées par le quotidien new-yorkais l'ont décrit au contraire comme un compagnon "amusant et attentionné". Dans un communiqué au New York Times, Graham Platner a affirmé qu'il s'était "trop souvent auto-soigné avec l'alcool" et qu'il avait été "loin d'être le parfait petit ami" lors d'une "période très sombre" de sa vie. Cet ancien membre du corps des Marines souligne avoir souffert pendant longtemps de syndrome de stress post-traumatique, consécutif à ses trois déploiements lors de la guerre en Irak et d'un quatrième en Afghanistan. Tatouage nazi Dans les années suivant son passage sous les drapeaux, Graham Platner a été très actif sur les réseaux sociaux et certains commentaires qui ont refait surface aujourd'hui ont également créé la polémique, comme un écrit de 2013 dans lequel il appelle les femmes à "prendre leurs responsabilités" et à ne pas se saouler pour éviter d'être victimes d'agressions sexuelles. "Je ne veux pas que les gens basent leur jugement sur moi par rapport à la chose la plus stupide que j'aie dite sur internet il y a 12 ans", a déclaré Graham Platner en octobre dernier au Washington Post, qui avait révélé ces commentaires. Autre controverse: un tatouage sur sa poitrine, effectué lors de son passage dans les Marines, représentant un crâne avec deux os croisés derrière, largement reconnu comme un symbole des SS. Graham Platner a toujours démenti avoir eu connaissance de la symbolique nazie du tatouage et a affirmé en octobre avoir entrepris de le recouvrir lorsqu'il l'a appris. Susan Collins s'est engouffrée dans cette série de polémiques pour attaquer son adversaire, qualifiant Graham Platner de "trop risqué" pour le Maine.
Texte intégral (607 mots)
Le candidat de 41 ans a remporté cette investiture lors des primaires de mardi après le retrait fin avril de sa principale adversaire, l'ancienne gouverneure Janet Mills, alors largement distancée dans les sondages. Selon les premières estimations de CNN et de NBC News, Graham Platner a remporté plus de 70% des voix. Il affrontera la sénatrice sortante républicaine Susan Collins en novembre. "C'est avec humilité et fierté que je suis officiellement votre candidat démocrate au Sénat américain pour affronter Susan Collins et la classe des milliardaires qu'elle représente. Ensemble, nous allons reconquérir ce siège pour les travailleurs du Maine", a réagi Graham Platner sur Instagram. Le Parti démocrate fonde de grands espoirs dans le Maine, Etat rural et côtier de la pointe nord-est des Etats-Unis, considéré comme l'une des principales opportunités de faire basculer un siège républicain au Sénat. Les républicains disposent actuellement de la majorité dans les deux chambres du Congrès, mais pourraient la perdre après les élections de mi-mandat en novembre, cruciales pour la suite du second mandat de Donald Trump. Message populiste Graham Platner est soutenu par plusieurs figures de la gauche américaine, comme le sénateur Bernie Sanders. L'ostréiculteur prône en effet un message populiste pour lutter contre le gouvernement républicain et contre l'oligarchie et les milliardaires qui, selon lui, contrôlent la politique américaine. Mais certains membres de l'aile modérée du Parti démocrate ne cachent pas leur malaise face à l'accumulation de controverses concernant Graham Platner. La semaine dernière, le New York Times a notamment publié une enquête dans laquelle plusieurs ex-compagnes le décrivent comme occasionnellement "méprisant envers les femmes" et "régulièrement infidèle", tandis qu'une autre affirme qu'il avait été "menaçant physiquement" envers elle. D'autres ex-compagnes citées par le quotidien new-yorkais l'ont décrit au contraire comme un compagnon "amusant et attentionné". Dans un communiqué au New York Times, Graham Platner a affirmé qu'il s'était "trop souvent auto-soigné avec l'alcool" et qu'il avait été "loin d'être le parfait petit ami" lors d'une "période très sombre" de sa vie. Cet ancien membre du corps des Marines souligne avoir souffert pendant longtemps de syndrome de stress post-traumatique, consécutif à ses trois déploiements lors de la guerre en Irak et d'un quatrième en Afghanistan. Tatouage nazi Dans les années suivant son passage sous les drapeaux, Graham Platner a été très actif sur les réseaux sociaux et certains commentaires qui ont refait surface aujourd'hui ont également créé la polémique, comme un écrit de 2013 dans lequel il appelle les femmes à "prendre leurs responsabilités" et à ne pas se saouler pour éviter d'être victimes d'agressions sexuelles. "Je ne veux pas que les gens basent leur jugement sur moi par rapport à la chose la plus stupide que j'aie dite sur internet il y a 12 ans", a déclaré Graham Platner en octobre dernier au Washington Post, qui avait révélé ces commentaires. Autre controverse: un tatouage sur sa poitrine, effectué lors de son passage dans les Marines, représentant un crâne avec deux os croisés derrière, largement reconnu comme un symbole des SS. Graham Platner a toujours démenti avoir eu connaissance de la symbolique nazie du tatouage et a affirmé en octobre avoir entrepris de le recouvrir lorsqu'il l'a appris. Susan Collins s'est engouffrée dans cette série de polémiques pour attaquer son adversaire, qualifiant Graham Platner de "trop risqué" pour le Maine.

10.06.2026 à 04:29

FRANCE24
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