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17.07.2026 à 20:26

Achren VERDIAN
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Les tensions internationales dominent l'actualité avec la reprise des hostilités entre les États-Unis et l'Iran au Moyen-Orient, le soutien renouvelé des Européens à l'Ukraine lors de la réunion de la coalition des volontaires à Paris, et les annonces de Donald Trump lors de son discours à la nation dans lequel il réaffirme avoir remporté l'élection de 2020 et évoque un "État profond" qui aurait dissimulé les preuves d'une ingérence chinoise.
Les tensions internationales dominent l'actualité avec la reprise des hostilités entre les États-Unis et l'Iran au Moyen-Orient, le soutien renouvelé des Européens à l'Ukraine lors de la réunion de la coalition des volontaires à Paris, et les annonces de Donald Trump lors de son discours à la nation dans lequel il réaffirme avoir remporté l'élection de 2020 et évoque un "État profond" qui aurait dissimulé les preuves d'une ingérence chinoise.

17.07.2026 à 20:21

FRANCE24
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Le séisme, qui s'est produit au large dans le Pacifique et à 15 km de profondeur, a été enregistré à 09H48 heure locale (14h48 GMT) à une cinquantaine de kilomètres de la ville de Tapachula, dans l'Etat du Chiapas. Plusieurs répliques de magnitude 5 ont été enregistrées. Peu après, l'Agence américaine d'observation océanique et atmosphérique (NOAA), a émis une alerte au tsunami qui moins de trois heures après a été levée. La population avait été appelée à s'éloigner des rivages de la partie méridionale des côtes du Mexique sur le Pacifique et, au Chiapas, les autorités locales de la protection civile avaient mis en garde sur des variations du niveau de la mer d'un peu plus d'un mètre. Selon les premiers rapports sur place, aucune victime n'est à déplorer. La présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a dit sur X que, selon les gouvernements locaux, "aucun dégât majeur" n'avait "pour l'heure été signalé" mais que "les protocoles" avaient été activés. "Les autorités des différents niveaux de gouvernement effectuent des constatations sur le terrain pour évaluer d'éventuels dommages structurels et coordonner les mesures préventives", a-t-elle ajouté. "Il n'y a pas de dommages graves", a affirmé pour sa part le secrétaire mexicain à la Marine, Raymundo Morales. À Tuxtla Gutiérrez, la capitale de l'Etat du Chiapas, quelques scènes de panique ont été observées dans ses rares immeubles de grande hauteur, a constaté une journaliste de l'AFP sur place. "On se sent horriblement mal là-haut", a déclaré à l'AFP Araceli Sánchez, une employée du gouvernement qui se trouvait dans un bâtiment de 15 étages. "Il y a des gens qui ont pleuré", a-t-elle ajouté, la voix tremblante, après être descendue par les escaliers de secours. Le gouvernement du Chiapas, qui a fait état de dégâts matériels mineurs dans deux municipalités, a suspendu la journée de travail. Dans la capitale du Guatemala, l'intensité du séisme a entraîné l'évacuation de plusieurs bâtiments et les cours ont été suspendus, a constaté l'AFP. Le Mexique et l'Amérique centrale se situent à la jonction de plusieurs plaques tectoniques dont les mouvements font de la région l'une des plus sismiques du monde.
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Le séisme, qui s'est produit au large dans le Pacifique et à 15 km de profondeur, a été enregistré à 09H48 heure locale (14h48 GMT) à une cinquantaine de kilomètres de la ville de Tapachula, dans l'Etat du Chiapas. Plusieurs répliques de magnitude 5 ont été enregistrées. Peu après, l'Agence américaine d'observation océanique et atmosphérique (NOAA), a émis une alerte au tsunami qui moins de trois heures après a été levée. La population avait été appelée à s'éloigner des rivages de la partie méridionale des côtes du Mexique sur le Pacifique et, au Chiapas, les autorités locales de la protection civile avaient mis en garde sur des variations du niveau de la mer d'un peu plus d'un mètre. Selon les premiers rapports sur place, aucune victime n'est à déplorer. La présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a dit sur X que, selon les gouvernements locaux, "aucun dégât majeur" n'avait "pour l'heure été signalé" mais que "les protocoles" avaient été activés. "Les autorités des différents niveaux de gouvernement effectuent des constatations sur le terrain pour évaluer d'éventuels dommages structurels et coordonner les mesures préventives", a-t-elle ajouté. "Il n'y a pas de dommages graves", a affirmé pour sa part le secrétaire mexicain à la Marine, Raymundo Morales. À Tuxtla Gutiérrez, la capitale de l'Etat du Chiapas, quelques scènes de panique ont été observées dans ses rares immeubles de grande hauteur, a constaté une journaliste de l'AFP sur place. "On se sent horriblement mal là-haut", a déclaré à l'AFP Araceli Sánchez, une employée du gouvernement qui se trouvait dans un bâtiment de 15 étages. "Il y a des gens qui ont pleuré", a-t-elle ajouté, la voix tremblante, après être descendue par les escaliers de secours. Le gouvernement du Chiapas, qui a fait état de dégâts matériels mineurs dans deux municipalités, a suspendu la journée de travail. Dans la capitale du Guatemala, l'intensité du séisme a entraîné l'évacuation de plusieurs bâtiments et les cours ont été suspendus, a constaté l'AFP. Le Mexique et l'Amérique centrale se situent à la jonction de plusieurs plaques tectoniques dont les mouvements font de la région l'une des plus sismiques du monde.

17.07.2026 à 20:01

FRANCE24
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"Les Palestiniens ont une passion dévorante pour les chevaux", explique à l'AFP Abdelnasser Musleh, éleveur de 30 ans, présent à ce concours de beauté à Rawabi, ville cossue près de Ramallah. "Nous sommes fiers de cette race, la race arabe". Avant l'entrée en scène des chevaux, de jeunes hommes très concentrés, chaînes en or autour du cou, préparent avec soin leurs étalons, les douchant dans un parking souterrain. Certains appliquent un gel brillant autour des yeux expressifs, alors que d'autres brossent leur robe fine, deux traits caractéristiques des pur-sang arabes, remis à l'honneur par les Palestiniens ces dernières décennies, souligne Conrad Detailleur, juge belge du concours. Près de 25.000 de ces équidés sont aujourd'hui enregistrés auprès de la Société du cheval arabe en Israël et dans les Territoires palestiniens, contre seulement une vingtaine dans les années 1970, selon l'éleveur Ashraf Rabee, chargé de superviser ces inscriptions en Cisjordanie, territoire occupé par Israël depuis 1967. "Ni pâturages, ni terres" Alors que les grands espaces libres se raréfient en raison du développement des colonies israéliennes, qui s'est nettement accéléré depuis l'accession de l'extrême droite au pouvoir fin 2022, les éleveurs ont été contraints d'adapter leur activité au cadre urbain. Dans la vieille ville de Naplouse, ancien bastion de groupes armés luttant contre l'occupation israélienne, les hennissements résonnent dans les ruelles étroites, menant à des écuries nichées au coeur de maisons en pierres séculaires. A Jérusalem-Est, également annexée par Israël, des cavaliers guident leurs chevaux à travers des quartiers densément construits avant de trotter fièrement au crépuscule vers le mont Scopus, qui offre une vue sur la Jordanie. M. Musleh a lui-même accompli une véritable prouesse: la création d'un élevage dans la ville surpeuplée de Kufr Aqab, au nord de Jérusalem, coincée entre deux tours d'habitation, à côté de la route menant au principal barrage israélien entre Jérusalem et la Cisjordanie. "Les Palestiniens n'ont ni pâturages, ni terres pour construire des écuries. Ils utilisent la moindre possibilité, sous leurs maisons, avec un tout petit manège pour continuer malgré tout à élever des chevaux", raconte ce passionné, aux 13 ans de métier. Selon l'ONG israélienne La Paix Maintenant, 185 nouveaux avant-postes de colonisation (non encore officialisés par les autorités israéliennes) ont été établis en Cisjordanie ces trois dernières années, dont une majorité d'implantations à vocation agricole. "Les avant-postes agricoles jouent un rôle essentiel dans l'expulsion et la dépossession (des Palestiniens), a-t-elle alerté en mai, estimant qu'ils représentaient désormais plus de 100.000 hectares, soit 18% de la Cisjordanie. Une "partie de vous" La culture du cheval est l'une des rares distractions en extérieur réunissant Palestiniens de tous horizons, urbains ou villageois. La passion des pur-sang n'est toutefois pas accessible à tous: il faut débourser moins de 3.000 euros pour un poulain et jusqu'à 200.000 euros pour se procurer un étalon de compétition, selon Abdelnasser Musleh. Fait peu commun, à Rawabi beaucoup d'Arabes israéliens, descendants des Palestiniens restés sur leurs terres après la création d'Israël en 1948, sont venus présenter leurs chevaux, n'hésitant pas à franchir le mur de séparation érigé par Israël pour se rendre en Cisjordanie. Ils sont venus de Haïfa, Acre, Nazareth, Ramla, Sakhnin, des villes mixtes juives et arabes ou entièrement palestiniennes. Car pour les Palestiniens, l'élevage est indissociablement lié à l'identité. Poèmes, chansons et fresques murales rendent hommage aux chevaux, autant qu'aux cavaliers. "Les chevaux constituent une partie majeure de notre culture arabe", souligne Rashad al-Sah, dont la pouliche Shahed a remporté un prix au concours. "Vous avez le sentiment que le cheval arabe fait partie de vous, même si vous n'en possédez pas. C'est dans nos veines", confie l'éleveur originaire d'Arraba, dans le nord d'Israël. Le dresseur sud-africain Wynand Bouwer, inscrit au concours, salue "la passion des gens d'ici, qui crient et descendent sur la piste pour encourager leurs favoris". Dans les tribunes, certains fument le narguilé et d'autres se précipitent vers la piste lorsque l'étalon d'un proche remporte un prix. Juste avant l'entrée en piste, les soigneurs agitent des sacs en plastique pour stimuler leur ardeur et provoquer de vifs mouvements de tête qui font des chevaux arabes, selon M. Musleh, "la plus expressive de toutes les races".
Texte intégral (752 mots)
"Les Palestiniens ont une passion dévorante pour les chevaux", explique à l'AFP Abdelnasser Musleh, éleveur de 30 ans, présent à ce concours de beauté à Rawabi, ville cossue près de Ramallah. "Nous sommes fiers de cette race, la race arabe". Avant l'entrée en scène des chevaux, de jeunes hommes très concentrés, chaînes en or autour du cou, préparent avec soin leurs étalons, les douchant dans un parking souterrain. Certains appliquent un gel brillant autour des yeux expressifs, alors que d'autres brossent leur robe fine, deux traits caractéristiques des pur-sang arabes, remis à l'honneur par les Palestiniens ces dernières décennies, souligne Conrad Detailleur, juge belge du concours. Près de 25.000 de ces équidés sont aujourd'hui enregistrés auprès de la Société du cheval arabe en Israël et dans les Territoires palestiniens, contre seulement une vingtaine dans les années 1970, selon l'éleveur Ashraf Rabee, chargé de superviser ces inscriptions en Cisjordanie, territoire occupé par Israël depuis 1967. "Ni pâturages, ni terres" Alors que les grands espaces libres se raréfient en raison du développement des colonies israéliennes, qui s'est nettement accéléré depuis l'accession de l'extrême droite au pouvoir fin 2022, les éleveurs ont été contraints d'adapter leur activité au cadre urbain. Dans la vieille ville de Naplouse, ancien bastion de groupes armés luttant contre l'occupation israélienne, les hennissements résonnent dans les ruelles étroites, menant à des écuries nichées au coeur de maisons en pierres séculaires. A Jérusalem-Est, également annexée par Israël, des cavaliers guident leurs chevaux à travers des quartiers densément construits avant de trotter fièrement au crépuscule vers le mont Scopus, qui offre une vue sur la Jordanie. M. Musleh a lui-même accompli une véritable prouesse: la création d'un élevage dans la ville surpeuplée de Kufr Aqab, au nord de Jérusalem, coincée entre deux tours d'habitation, à côté de la route menant au principal barrage israélien entre Jérusalem et la Cisjordanie. "Les Palestiniens n'ont ni pâturages, ni terres pour construire des écuries. Ils utilisent la moindre possibilité, sous leurs maisons, avec un tout petit manège pour continuer malgré tout à élever des chevaux", raconte ce passionné, aux 13 ans de métier. Selon l'ONG israélienne La Paix Maintenant, 185 nouveaux avant-postes de colonisation (non encore officialisés par les autorités israéliennes) ont été établis en Cisjordanie ces trois dernières années, dont une majorité d'implantations à vocation agricole. "Les avant-postes agricoles jouent un rôle essentiel dans l'expulsion et la dépossession (des Palestiniens), a-t-elle alerté en mai, estimant qu'ils représentaient désormais plus de 100.000 hectares, soit 18% de la Cisjordanie. Une "partie de vous" La culture du cheval est l'une des rares distractions en extérieur réunissant Palestiniens de tous horizons, urbains ou villageois. La passion des pur-sang n'est toutefois pas accessible à tous: il faut débourser moins de 3.000 euros pour un poulain et jusqu'à 200.000 euros pour se procurer un étalon de compétition, selon Abdelnasser Musleh. Fait peu commun, à Rawabi beaucoup d'Arabes israéliens, descendants des Palestiniens restés sur leurs terres après la création d'Israël en 1948, sont venus présenter leurs chevaux, n'hésitant pas à franchir le mur de séparation érigé par Israël pour se rendre en Cisjordanie. Ils sont venus de Haïfa, Acre, Nazareth, Ramla, Sakhnin, des villes mixtes juives et arabes ou entièrement palestiniennes. Car pour les Palestiniens, l'élevage est indissociablement lié à l'identité. Poèmes, chansons et fresques murales rendent hommage aux chevaux, autant qu'aux cavaliers. "Les chevaux constituent une partie majeure de notre culture arabe", souligne Rashad al-Sah, dont la pouliche Shahed a remporté un prix au concours. "Vous avez le sentiment que le cheval arabe fait partie de vous, même si vous n'en possédez pas. C'est dans nos veines", confie l'éleveur originaire d'Arraba, dans le nord d'Israël. Le dresseur sud-africain Wynand Bouwer, inscrit au concours, salue "la passion des gens d'ici, qui crient et descendent sur la piste pour encourager leurs favoris". Dans les tribunes, certains fument le narguilé et d'autres se précipitent vers la piste lorsque l'étalon d'un proche remporte un prix. Juste avant l'entrée en piste, les soigneurs agitent des sacs en plastique pour stimuler leur ardeur et provoquer de vifs mouvements de tête qui font des chevaux arabes, selon M. Musleh, "la plus expressive de toutes les races".

17.07.2026 à 19:51

FRANCE24
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Parmi les méthodes employées, des démolitions d'habitations, la multiplication des barrages et contrôles d'identité ainsi que des appels publics et incessants à quitter le Pakistan, ont raconté des habitants et responsables. "La police n'a tenu compte de rien, même pas de ma santé", se lamente le vieil homme, rencontré par des journalistes de l'AFP à Mattani, un village près de Peshawar, le chef-lieu de la province de Khyber Pakhtunkhwa (nord), frontalière de l'Afghanistan. Beaucoup des quelque 200 maisons d'Afghans ont été détruites à Mattani, selon les résidents. "Ma femme et moi, nous sommes âgés et nous vivions seuls ici. Nous n'avons pas d'argent pour louer et le gouvernement a démoli notre maison", ajoute Ahmad Mula. Najeeb Rehman, 50 ans, a lui tenté de récupérer les médicaments de son père et les documents scolaires de ses enfants avant que le bulldozer ne démolisse son habitation, mais sans succès, dit-il en montrant les murs effondrés. A quelques mètres, des Afghans chargent les affaires qu'ils ont pu sauver, dont des lits et un panneau solaire, sur un camion qui les emmènera de l'autre côté de la frontière. Fin juin, les autorités pakistanaises ont enjoint aux forces de l'ordre d'arrêter tout citoyen afghan sans visa à compter du 10 juillet. Le ministère de l'Intérieur n'a pas répondu aux questions de l'AFP sur les démolitions rapportées par les résidents. "Une vaste répression contre les Afghans sans papiers a débuté le 10 juillet et se poursuit", a confirmé à l'AFP, sous couvert d'anonymat, un responsable policier de haut rang à Peshawar. "Même avant que le gouvernement publie des directives claires, la police avait terminé de cartographier la présence de ressortissants afghans à travers la province", a-t-il ajouté. Des millions d'Afghans ont trouvé refuge et refait leur vie au Pakistan lors des quatre décennies de guerre qui ont ravagé leur pays, depuis la fin des années 1970. Des centaines de milliers d'autres sont arrivés depuis le retour au pouvoir des autorités talibanes en Afghanistan en 2021. Mais fin 2023, sur fond de relations tendues avec le gouvernement taliban afghan qu'il accuse de soutenir des mouvements commettant des attaques sur son sol, Islamabad a durci sa politique contre les Afghans, en les poussant au départ par différents moyens. "Les gens se cachent" Des millions d'entre eux sont déjà revenus en Afghanistan depuis cette date, la plupart contraints de quitter la grande ville de Karachi (sud) ou la capitale Islamabad. Cette fois-ci, l'opération pour les pousser au départ touche la province de Khyber Pakhtunkhwa dont les 40 millions d'habitants partagent des liens culturels, linguistiques et historiques très forts avec les régions afghanes voisines. Une même famille peut ainsi avoir des membres du côté afghan ou pakistanais et avoir été séparée par la ligne Durand. Tracée à l'époque coloniale, cette ligne n'a jamais été reconnue comme frontière par l'Afghanistan. Des chiffres de l'ONU montrent que près de 6.200 Afghans sont rentrés dans leur pays entre le 4 et le 11 juillet, un chiffre en hausse d'environ 30% par rapport à la semaine précédente. Le gouvernement afghan a aussi fait état d'une hausse des retours depuis le 12 juillet. Plus d'un million d'Afghans vivent encore au Pakistan, selon les Nations unies. A Peshawar, un journaliste de l'AFP a constaté que la police avait multiplié des barrages pour effectuer des contrôles d'identité. "Nous avons reçu des instructions strictes pour arrêter des ressortissants afghans sans papiers", a confié à l'AFP, sous couvert d'anonymat, l'un des policiers présents sur un barrage. Au "Board Bazaar", un des centres commerciaux connu comme le "mini Kaboul" en raison des nombreuses boutiques tenues par des Afghans, un des commerçants dit avoir vu une baisse du nombre de clients. Beaucoup craignent des arrestations: "Les gens se cachent chez eux et le commerce est au point mort", témoigne Zabi Ullah.
Texte intégral (671 mots)
Parmi les méthodes employées, des démolitions d'habitations, la multiplication des barrages et contrôles d'identité ainsi que des appels publics et incessants à quitter le Pakistan, ont raconté des habitants et responsables. "La police n'a tenu compte de rien, même pas de ma santé", se lamente le vieil homme, rencontré par des journalistes de l'AFP à Mattani, un village près de Peshawar, le chef-lieu de la province de Khyber Pakhtunkhwa (nord), frontalière de l'Afghanistan. Beaucoup des quelque 200 maisons d'Afghans ont été détruites à Mattani, selon les résidents. "Ma femme et moi, nous sommes âgés et nous vivions seuls ici. Nous n'avons pas d'argent pour louer et le gouvernement a démoli notre maison", ajoute Ahmad Mula. Najeeb Rehman, 50 ans, a lui tenté de récupérer les médicaments de son père et les documents scolaires de ses enfants avant que le bulldozer ne démolisse son habitation, mais sans succès, dit-il en montrant les murs effondrés. A quelques mètres, des Afghans chargent les affaires qu'ils ont pu sauver, dont des lits et un panneau solaire, sur un camion qui les emmènera de l'autre côté de la frontière. Fin juin, les autorités pakistanaises ont enjoint aux forces de l'ordre d'arrêter tout citoyen afghan sans visa à compter du 10 juillet. Le ministère de l'Intérieur n'a pas répondu aux questions de l'AFP sur les démolitions rapportées par les résidents. "Une vaste répression contre les Afghans sans papiers a débuté le 10 juillet et se poursuit", a confirmé à l'AFP, sous couvert d'anonymat, un responsable policier de haut rang à Peshawar. "Même avant que le gouvernement publie des directives claires, la police avait terminé de cartographier la présence de ressortissants afghans à travers la province", a-t-il ajouté. Des millions d'Afghans ont trouvé refuge et refait leur vie au Pakistan lors des quatre décennies de guerre qui ont ravagé leur pays, depuis la fin des années 1970. Des centaines de milliers d'autres sont arrivés depuis le retour au pouvoir des autorités talibanes en Afghanistan en 2021. Mais fin 2023, sur fond de relations tendues avec le gouvernement taliban afghan qu'il accuse de soutenir des mouvements commettant des attaques sur son sol, Islamabad a durci sa politique contre les Afghans, en les poussant au départ par différents moyens. "Les gens se cachent" Des millions d'entre eux sont déjà revenus en Afghanistan depuis cette date, la plupart contraints de quitter la grande ville de Karachi (sud) ou la capitale Islamabad. Cette fois-ci, l'opération pour les pousser au départ touche la province de Khyber Pakhtunkhwa dont les 40 millions d'habitants partagent des liens culturels, linguistiques et historiques très forts avec les régions afghanes voisines. Une même famille peut ainsi avoir des membres du côté afghan ou pakistanais et avoir été séparée par la ligne Durand. Tracée à l'époque coloniale, cette ligne n'a jamais été reconnue comme frontière par l'Afghanistan. Des chiffres de l'ONU montrent que près de 6.200 Afghans sont rentrés dans leur pays entre le 4 et le 11 juillet, un chiffre en hausse d'environ 30% par rapport à la semaine précédente. Le gouvernement afghan a aussi fait état d'une hausse des retours depuis le 12 juillet. Plus d'un million d'Afghans vivent encore au Pakistan, selon les Nations unies. A Peshawar, un journaliste de l'AFP a constaté que la police avait multiplié des barrages pour effectuer des contrôles d'identité. "Nous avons reçu des instructions strictes pour arrêter des ressortissants afghans sans papiers", a confié à l'AFP, sous couvert d'anonymat, l'un des policiers présents sur un barrage. Au "Board Bazaar", un des centres commerciaux connu comme le "mini Kaboul" en raison des nombreuses boutiques tenues par des Afghans, un des commerçants dit avoir vu une baisse du nombre de clients. Beaucoup craignent des arrestations: "Les gens se cachent chez eux et le commerce est au point mort", témoigne Zabi Ullah.

17.07.2026 à 19:47

FRANCE24
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Avec la Bulgarie, la Roumanie et la Slovaquie, la Pologne compte parmi les derniers Etats membres de l'UE à n'avoir légalisé ni le mariage ni les unions civiles entre personnes de même sexe. Ce statut accorderait certains des droits actuellement réservés en Pologne aux couples mariés, tels que le droit de propriété commune, l'accès aux informations médicales réciproques et les droits relatifs à l'inhumation. "En tant que gardien de la Constitution, je ne peux accepter une solution qui conduirait à la perte du statut particulier du mariage défini (...) comme l'union d'une femme et d'un homme", a expliqué sur X le chef de l'Etat. En prévision des réactions hostiles des milieux conservateurs, les dirigeants de la coalition centriste dirigée par le Premier ministre Donald Tusk avaient pourtant insisté sur le fait que ces unions ne concernaient pas uniquement des couples mais pouvaient aussi aider des voisins ou des membres d'une même famille. Le projet présenté par le gouvernement visait ainsi à instaurer un "statut de la personne la plus proche", y compris pour les couples de même sexe. Le veto du président peut être cassé par les députés mais il faudrait pour cela réunir une majorité des trois cinquièmes à la chambre basse du parlement, ce qui réussit rarement en Pologne. "Droit au bonheur" La Pologne figure systématiquement parmi les pays les plus mal classés en Europe pour les droits des LGBT+, selon l'Association internationale des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, trans et intersexes (ILGA). Avant les dernières élections législatives en 2023, la Coalition civique de Donald Tusk avait promis de déposer un projet de loi légalisant les partenariats civils dans les 100 premiers jours de son mandat. Cependant, le fait que son parti doive partager le pouvoir avec des partenaires de coalition plus conservateurs, ainsi que la cohabitation avec le président Nawrocki, ont retardé, rendu difficiles ou impossibles des compromis et la réalisation de nombreuses promesses de campagne sur les questions sociales. Donald Tusk a critiqué le veto présidentiel, dénonçant "une expression de mépris envers les gens et leur droit au bonheur et à une vie normale". Les conservateurs polonais, dont beaucoup sont étroitement liés à l'Église catholique, attaquent depuis longtemps les mesures favorables aux droits LGBT+, y voyant une "idéologie du genre". Mais l'opinion publique a beaucoup évolué sur cette question ces dernières années. Selon une étude publiée l'an dernier par l'institut publique de sondages CBOS, 62% des Polonais sont favorables à la légalisation des partenariats entre personnes de même sexe — le niveau de soutien le plus élevé jamais enregistré auparavant. Le président qui cohabite difficilement avec la coalition au pouvoir s'est forgé parmi ses détracteurs une réputation de "machine à vetos" peu disposée à tendre la main à l'opposition. En moins d'un an à son poste, M. Nawrocki a d'ores et déjà battu le record historique du nombre de vetos jamais posés par un président polonais. Traditionnellement Catholique En mettant son veto au projet de loi, M. Nawrocki "a tourné le dos à deux millions de personnes vivant aujourd'hui dans des relations informelles" en Pologne, a regretté Katarzyna Kotula (Gauche), à la manœuvre sur ce texte. Elle a rappelé que la Pologne a commencé à reconnaître les mariages entre personnes de même sexe conclus dans d'autres pays de l'Union européenne, à la suite d'arrêts de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) et de sa propre Cour suprême administrative. Les associations estiment qu'entre 30.000 et 40.000 citoyens polonais ont contracté un mariage unisexe à l'étranger et sont susceptibles de demander la transcription de leurs dossiers en mairie. En Pologne, pays traditionnellement catholique, seul le mariage formalise l'union entre deux personnes — exclusivement de sexe opposé — tandis que la législation sur l'avortement compte parmi les plus restrictives d'Europe. La loi polonaise autorise l'avortement uniquement en cas de viol, d'inceste ou de danger pour la vie de la mère. Le fait d'aider à un avortement y est passible de trois ans de prison.
Texte intégral (690 mots)
Avec la Bulgarie, la Roumanie et la Slovaquie, la Pologne compte parmi les derniers Etats membres de l'UE à n'avoir légalisé ni le mariage ni les unions civiles entre personnes de même sexe. Ce statut accorderait certains des droits actuellement réservés en Pologne aux couples mariés, tels que le droit de propriété commune, l'accès aux informations médicales réciproques et les droits relatifs à l'inhumation. "En tant que gardien de la Constitution, je ne peux accepter une solution qui conduirait à la perte du statut particulier du mariage défini (...) comme l'union d'une femme et d'un homme", a expliqué sur X le chef de l'Etat. En prévision des réactions hostiles des milieux conservateurs, les dirigeants de la coalition centriste dirigée par le Premier ministre Donald Tusk avaient pourtant insisté sur le fait que ces unions ne concernaient pas uniquement des couples mais pouvaient aussi aider des voisins ou des membres d'une même famille. Le projet présenté par le gouvernement visait ainsi à instaurer un "statut de la personne la plus proche", y compris pour les couples de même sexe. Le veto du président peut être cassé par les députés mais il faudrait pour cela réunir une majorité des trois cinquièmes à la chambre basse du parlement, ce qui réussit rarement en Pologne. "Droit au bonheur" La Pologne figure systématiquement parmi les pays les plus mal classés en Europe pour les droits des LGBT+, selon l'Association internationale des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, trans et intersexes (ILGA). Avant les dernières élections législatives en 2023, la Coalition civique de Donald Tusk avait promis de déposer un projet de loi légalisant les partenariats civils dans les 100 premiers jours de son mandat. Cependant, le fait que son parti doive partager le pouvoir avec des partenaires de coalition plus conservateurs, ainsi que la cohabitation avec le président Nawrocki, ont retardé, rendu difficiles ou impossibles des compromis et la réalisation de nombreuses promesses de campagne sur les questions sociales. Donald Tusk a critiqué le veto présidentiel, dénonçant "une expression de mépris envers les gens et leur droit au bonheur et à une vie normale". Les conservateurs polonais, dont beaucoup sont étroitement liés à l'Église catholique, attaquent depuis longtemps les mesures favorables aux droits LGBT+, y voyant une "idéologie du genre". Mais l'opinion publique a beaucoup évolué sur cette question ces dernières années. Selon une étude publiée l'an dernier par l'institut publique de sondages CBOS, 62% des Polonais sont favorables à la légalisation des partenariats entre personnes de même sexe — le niveau de soutien le plus élevé jamais enregistré auparavant. Le président qui cohabite difficilement avec la coalition au pouvoir s'est forgé parmi ses détracteurs une réputation de "machine à vetos" peu disposée à tendre la main à l'opposition. En moins d'un an à son poste, M. Nawrocki a d'ores et déjà battu le record historique du nombre de vetos jamais posés par un président polonais. Traditionnellement Catholique En mettant son veto au projet de loi, M. Nawrocki "a tourné le dos à deux millions de personnes vivant aujourd'hui dans des relations informelles" en Pologne, a regretté Katarzyna Kotula (Gauche), à la manœuvre sur ce texte. Elle a rappelé que la Pologne a commencé à reconnaître les mariages entre personnes de même sexe conclus dans d'autres pays de l'Union européenne, à la suite d'arrêts de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) et de sa propre Cour suprême administrative. Les associations estiment qu'entre 30.000 et 40.000 citoyens polonais ont contracté un mariage unisexe à l'étranger et sont susceptibles de demander la transcription de leurs dossiers en mairie. En Pologne, pays traditionnellement catholique, seul le mariage formalise l'union entre deux personnes — exclusivement de sexe opposé — tandis que la législation sur l'avortement compte parmi les plus restrictives d'Europe. La loi polonaise autorise l'avortement uniquement en cas de viol, d'inceste ou de danger pour la vie de la mère. Le fait d'aider à un avortement y est passible de trois ans de prison.
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