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03.02.2026 à 22:13

Wall Street en recul, pénalisée par la tech

FRANCE24
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Le Dow Jones a perdu 0,34%, l'indice Nasdaq 1,43% et l'indice élargi S&P 500 a cédé 0,84%.
Le Dow Jones a perdu 0,34%, l'indice Nasdaq 1,43% et l'indice élargi S&P 500 a cédé 0,84%.

03.02.2026 à 22:01

Syrie: les forces gouvernementales entrent dans le bastion kurde de Qamichli

FRANCE24
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Un correspondant de l'AFP sur place a vu une colonne des forces de sécurité formée de blindés et de véhicules pénétrer dans la ville et établir des barrages de contrôle à ses entrées. Si des Syriens brandissaient des drapeaux aux abords de Qamichli pour célébrer cette arrivée, des habitants ont fait part de leurs inquiétudes. "Je ne suis pas du tout à l'aise avec l'entrée de ces forces dans nos villes", a témoigné Mohammed al-Sayyed, 29 ans, employé dans une boutique de vêtements. "Notre crainte pour l'avenir est claire: qu'ils reproduisent l'expérience" de l'ex-président syrien Bachar al-Assad, "avec des arrestations, des enlèvements et des mesures de répression sécuritaires", a-t-il déclaré à l'AFP par téléphone. Mais pour Saad Mohammed, 35 ans, professeur de langue kurde, "c'est une bonne chose à condition que le gouvernement s'engage à résoudre la question kurde dans le cadre de la Constitution et que l'intégration soit équitable pour tous les employés kurdes". Répartis entre la Syrie, l'Irak, l'Iran et la Turquie, les Kurdes affirment que leurs tentatives d'établir un Etat indépendant ont été systématiquement réprimées par les puissances régionales et internationales au cours de leur histoire. Espoirs d'autonomie anéantis L'activité était paralysée dans la ville, où les places et les devantures des magasins fermés étaient ornées de drapeaux kurdes, rouge, blanc et vert frappés d'un soleil. L'accord annoncé vendredi sous la pression militaire de Damas vise à intégrer les institutions et les forces kurdes au sein de l'Etat syrien. Il anéantit les espoirs des Kurdes de conserver la zone autonome qu'ils avaient instaurée dans le nord et le nord-est de la Syrie au cours de la guerre civile qui a ravagé le pays entre 2011 et 2024. Les forces de sécurité de Damas étaient déjà entrées lundi dans la ville de Hassaké, qui était sous contrôle kurde. Le chef des puissantes Forces démocratiques syriennes (FDS, dominées par les Kurdes), Mazloum Abdi, avait indiqué que seule une "force de sécurité limitée", et non l'armée, entrerait à Hassaké et Qamichli. Le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Noureddine al-Baba, a précisé que les forces de sécurité kurdes, les Assayech, seraient "intégrées dans les rangs" du ministère qui payera désormais leur solde. Saluant la diversité de la Syrie, il a inspecté leurs quartiers généraux à Qamichli, selon la télévision d'Etat. Les FDS avaient été le fer de lance de la lutte contre les jihadistes du groupe Etat islamique (EI) en Syrie menée par les Etats-Unis, qui soutiennent désormais le nouveau pouvoir syrien. Des forces gouvernementales ont également commencé à se déployer lundi soir dans les villages autour de Kobané, une poche kurde située plus à l'ouest dans la province d'Alep. Le président islamiste Ahmad al-Chareh, qui a renversé en décembre 2024 le pouvoir de Bachar al-Assad, est déterminé à imposer son autorité sur l'ensemble du territoire syrien. Avec le déploiement de ses troupes dans la zone kurde, il ne reste plus que la région druze de Soueïda, dans le sud, qui échappe à son contrôle.
Texte intégral (552 mots)
Un correspondant de l'AFP sur place a vu une colonne des forces de sécurité formée de blindés et de véhicules pénétrer dans la ville et établir des barrages de contrôle à ses entrées. Si des Syriens brandissaient des drapeaux aux abords de Qamichli pour célébrer cette arrivée, des habitants ont fait part de leurs inquiétudes. "Je ne suis pas du tout à l'aise avec l'entrée de ces forces dans nos villes", a témoigné Mohammed al-Sayyed, 29 ans, employé dans une boutique de vêtements. "Notre crainte pour l'avenir est claire: qu'ils reproduisent l'expérience" de l'ex-président syrien Bachar al-Assad, "avec des arrestations, des enlèvements et des mesures de répression sécuritaires", a-t-il déclaré à l'AFP par téléphone. Mais pour Saad Mohammed, 35 ans, professeur de langue kurde, "c'est une bonne chose à condition que le gouvernement s'engage à résoudre la question kurde dans le cadre de la Constitution et que l'intégration soit équitable pour tous les employés kurdes". Répartis entre la Syrie, l'Irak, l'Iran et la Turquie, les Kurdes affirment que leurs tentatives d'établir un Etat indépendant ont été systématiquement réprimées par les puissances régionales et internationales au cours de leur histoire. Espoirs d'autonomie anéantis L'activité était paralysée dans la ville, où les places et les devantures des magasins fermés étaient ornées de drapeaux kurdes, rouge, blanc et vert frappés d'un soleil. L'accord annoncé vendredi sous la pression militaire de Damas vise à intégrer les institutions et les forces kurdes au sein de l'Etat syrien. Il anéantit les espoirs des Kurdes de conserver la zone autonome qu'ils avaient instaurée dans le nord et le nord-est de la Syrie au cours de la guerre civile qui a ravagé le pays entre 2011 et 2024. Les forces de sécurité de Damas étaient déjà entrées lundi dans la ville de Hassaké, qui était sous contrôle kurde. Le chef des puissantes Forces démocratiques syriennes (FDS, dominées par les Kurdes), Mazloum Abdi, avait indiqué que seule une "force de sécurité limitée", et non l'armée, entrerait à Hassaké et Qamichli. Le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Noureddine al-Baba, a précisé que les forces de sécurité kurdes, les Assayech, seraient "intégrées dans les rangs" du ministère qui payera désormais leur solde. Saluant la diversité de la Syrie, il a inspecté leurs quartiers généraux à Qamichli, selon la télévision d'Etat. Les FDS avaient été le fer de lance de la lutte contre les jihadistes du groupe Etat islamique (EI) en Syrie menée par les Etats-Unis, qui soutiennent désormais le nouveau pouvoir syrien. Des forces gouvernementales ont également commencé à se déployer lundi soir dans les villages autour de Kobané, une poche kurde située plus à l'ouest dans la province d'Alep. Le président islamiste Ahmad al-Chareh, qui a renversé en décembre 2024 le pouvoir de Bachar al-Assad, est déterminé à imposer son autorité sur l'ensemble du territoire syrien. Avec le déploiement de ses troupes dans la zone kurde, il ne reste plus que la région druze de Soueïda, dans le sud, qui échappe à son contrôle.

03.02.2026 à 21:27

Après une année 2025 "record", Santander va acquérir la banque américaine Webster Bank pour plus de 10 mds EUR

FRANCE24
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Cette acquisition inattendue, "équivalente à environ 4% des actifs de Santander", "donnera naissance à une banque plus solide et plus compétitive pour les clients", s'est félicité le groupe bancaire espagnol dans un communiqué publié dans la soirée. L'achat de Webster Bank, banque fondée en 1935, "accroît de manière significative la taille de Santander, sa base de dépôts et ses capacités aux États-Unis", a ajouté l'établissement bancaire espagnol, qui compte environ 200.000 employés et 180 millions de clients dans le monde. "C'est une étape enthousiasmante", s'est réjoui pour sa part sa présidente, Ana Botín, citée dans le communiqué, évoquant une opération "stratégique" pour se renforcer et se développer sur le marché américain. La dirigeante de Santander, dont la banque fait figure de poids lourd en Europe aux côtés notamment de BNP Paribas, a assuré que ce rachat allait "développer les produits, la technologie et les capacités que nous pouvons offrir, avec de vraies opportunités de revenus". De son côté, le directeur actuel de Webster Bank, John Ciulla, a affirmé dans le communiqué que l'acquisition par la grande banque espagnole allait donner "des capacités élargies et de nouvelles opportunités de croissance" à son entreprise. Les deux banques n'ont pas précisé à ce stade quand l'opération financière serait finalisée. En attendant, "Santander et Webster continueront à fonctionner comme deux entreprises distinctes, et il n'y aura aucun changement concernant les comptes clients Santander ou Webster, l'accès aux agences ou les services au quotidien", a indiqué le géant espagnol. Première place confortée L'annonce de cette acquisition est intervenue quelques minutes avant la publication des résultats annuels "records" de Santander, actuellement valorisée à plus de 130 milliards d'euros, qui conforte ainsi sa place de premier établissement bancaire d'Espagne. Avec 14,1 milliards d'euros de bénéfice net en 2025, le groupe a signé "une quatrième année consécutive record", en hausse de 12% par rapport à 2024. L'année passée a pourtant été marquée pour Santander par le feuilleton de l'OPA hostile de sa grande concurrente, BBVA, sur Sabadell, quatrième banque espagnole. Mais la menace de la possible émergence d'un autre mastodonte bancaire en Espagne s'est dissipée en octobre, après des mois de tractations politico-économiques, quand cette opération très médiatisée a échoué, poussant BBVA à abandonner ce méga-projet qui n'était pas vu d'un bon oeil par le gouvernement de gauche du Premier ministre Pedro Sánchez. C'était dans ce contexte incertain que le groupe fondé en 1857 à Santander, dans le nord de l'Espagne, avait d'ailleurs annoncé en juillet une première acquisition d'ampleur, celle de TSB, filiale de Sabadell, pour 3,1 milliards d'euros, dans l'idée notamment de compliquer la tâche de BBVA dans son OPA, mais aussi dans le but de l'intégrer à Santander UK. Vendredi dernier, la banque a d'ailleurs nommé un nouveau directeur pour sa filiale au Royaume-Uni, Mahesh Aditya, dont la principale mission sera précisément de gérer "l'intégration de TSB".
Texte intégral (518 mots)
Cette acquisition inattendue, "équivalente à environ 4% des actifs de Santander", "donnera naissance à une banque plus solide et plus compétitive pour les clients", s'est félicité le groupe bancaire espagnol dans un communiqué publié dans la soirée. L'achat de Webster Bank, banque fondée en 1935, "accroît de manière significative la taille de Santander, sa base de dépôts et ses capacités aux États-Unis", a ajouté l'établissement bancaire espagnol, qui compte environ 200.000 employés et 180 millions de clients dans le monde. "C'est une étape enthousiasmante", s'est réjoui pour sa part sa présidente, Ana Botín, citée dans le communiqué, évoquant une opération "stratégique" pour se renforcer et se développer sur le marché américain. La dirigeante de Santander, dont la banque fait figure de poids lourd en Europe aux côtés notamment de BNP Paribas, a assuré que ce rachat allait "développer les produits, la technologie et les capacités que nous pouvons offrir, avec de vraies opportunités de revenus". De son côté, le directeur actuel de Webster Bank, John Ciulla, a affirmé dans le communiqué que l'acquisition par la grande banque espagnole allait donner "des capacités élargies et de nouvelles opportunités de croissance" à son entreprise. Les deux banques n'ont pas précisé à ce stade quand l'opération financière serait finalisée. En attendant, "Santander et Webster continueront à fonctionner comme deux entreprises distinctes, et il n'y aura aucun changement concernant les comptes clients Santander ou Webster, l'accès aux agences ou les services au quotidien", a indiqué le géant espagnol. Première place confortée L'annonce de cette acquisition est intervenue quelques minutes avant la publication des résultats annuels "records" de Santander, actuellement valorisée à plus de 130 milliards d'euros, qui conforte ainsi sa place de premier établissement bancaire d'Espagne. Avec 14,1 milliards d'euros de bénéfice net en 2025, le groupe a signé "une quatrième année consécutive record", en hausse de 12% par rapport à 2024. L'année passée a pourtant été marquée pour Santander par le feuilleton de l'OPA hostile de sa grande concurrente, BBVA, sur Sabadell, quatrième banque espagnole. Mais la menace de la possible émergence d'un autre mastodonte bancaire en Espagne s'est dissipée en octobre, après des mois de tractations politico-économiques, quand cette opération très médiatisée a échoué, poussant BBVA à abandonner ce méga-projet qui n'était pas vu d'un bon oeil par le gouvernement de gauche du Premier ministre Pedro Sánchez. C'était dans ce contexte incertain que le groupe fondé en 1857 à Santander, dans le nord de l'Espagne, avait d'ailleurs annoncé en juillet une première acquisition d'ampleur, celle de TSB, filiale de Sabadell, pour 3,1 milliards d'euros, dans l'idée notamment de compliquer la tâche de BBVA dans son OPA, mais aussi dans le but de l'intégrer à Santander UK. Vendredi dernier, la banque a d'ailleurs nommé un nouveau directeur pour sa filiale au Royaume-Uni, Mahesh Aditya, dont la principale mission sera précisément de gérer "l'intégration de TSB".

03.02.2026 à 21:21

Chantiers des JO-2024 : au tribunal, l'entreprise donneuse d'ordre se défausse sur ses sous-traitants

FRANCE24
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En 2021, le groupe GCC décroche un contrat pour construire six immeubles, soit 350 logements, au sein du plus vaste chantier francilien de la décennie. Pour le gros-œuvre, cette importante société du bâtiment français signe alors deux contrats en sous-traitance, avec les entreprises KMF et ERP. "Compte tenu des enjeux", le directeur d'agence de GCC pour l'Île-de-France le dit et le répète devant le tribunal correctionnel de Bobigny : "J'avais à la tête de ce chantier-là mon meilleur élément". Cinq ans plus tard, il est pourtant jugé, au côté d'une vingtaine d'autres prévenus dont trois sociétés, pour travail dissimulé et emploi d'étrangers non munis d'autorisation de travail, le tout en bande organisée. Les dérives du chantier sont mises au jour à la suite d'une visite sur site, en mars 2022, de l'inspection du travail, alertée par le syndicat CGT. Employés non déclarés, ouvriers maliens utilisant de faux titres de séjour... S'ouvre alors une enquête qui va révéler un opaque montage de sociétés éphémères et de boîtes d'intérim suspectes. Premier à être interrogé, Alain G. a expliqué mardi aux juges qu'il incombait alors à son directeur d'exploitation de sélectionner les entreprises sous-traitantes. Lui ne vérifiait que "si toutes les cases étaient cochées sur le dossier administratif" et n'aurait donc pu déceler que les documents étaient incohérents entre eux. "Vous recevez un relevé déclarant qu'il y a trois employés étrangers avec un permis de travail mais l'attestation Urssaf ne mentionne qu'un seul salarié" pour cette entreprise, l'interpelle la présidente. "Je ne me suis jamais posé la question car je ne sélectionne pas les entreprises," répond-t-il simplement. Le directeur d'exploitation, aux compétences maintes fois louées à la barre par Alain G., est, lui, décédé en février 2022. Gérant intérimaire La magistrate peine tout autant à concevoir que le groupe GCC n'ait pas suspecté une opacité dans la gestion de son sous-traitant quand, la semaine suivant la signature du contrat de plus d'1,2 million euros, le gérant de KMF lui-même est embauché comme intérimaire sur le chantier. "Si un sous-traitant est retenu et qu'aucune vérification n'a été faite sur son gérant de droit, c'est curieux," souligne-t-elle. Les enquêteurs ont déterminé que 269 personnes auraient reçu des salaires de la part de KMF alors que, dans sa déclaration sociale, l'entreprise ne déclarait que 43 salariés. A l'audience mardi, les deux représentants du ministère public n'ont eux pas caché leur agacement devant les déclarations du directeur d'agence. "A quoi sert une déclaration Urssaf?" tance le magistrat Charlie Jacques. Et le procureur d'estimer que GCC aurait manqué à son obligation de vigilance en prétextant compiler "tel ou tel document dans le dossier parce que la loi l'impose mais on ne regarde pas ce qu'il y a dedans." "Une entreprise (ERP, NDLR) qui a 200.000 euros de chiffre d'affaires et ne déclare qu'un seul salarié, ça vous semble réaliste?" a-t-il lancé à Alain G. A la barre, ce haut cadre d'une des principales entreprises du BTP français lui répond n'avoir "pas les compétences pour mettre en adéquation" les chiffres d'affaires et le nombre de salariés. Si ce sous-traitant n'a toujours déclaré qu'un seul salarié auprès de l'Urssaf, dix employés d'ERP ont été contrôlés par l'inspection du travail sur le site du village olympique en mars 2022 et l'enquête a permis de déterminer que 21 salariés d'ERP étaient détenteurs de badges d'accès au chantier. Le procès est prévu jusqu'au 20 février.
Texte intégral (630 mots)
En 2021, le groupe GCC décroche un contrat pour construire six immeubles, soit 350 logements, au sein du plus vaste chantier francilien de la décennie. Pour le gros-œuvre, cette importante société du bâtiment français signe alors deux contrats en sous-traitance, avec les entreprises KMF et ERP. "Compte tenu des enjeux", le directeur d'agence de GCC pour l'Île-de-France le dit et le répète devant le tribunal correctionnel de Bobigny : "J'avais à la tête de ce chantier-là mon meilleur élément". Cinq ans plus tard, il est pourtant jugé, au côté d'une vingtaine d'autres prévenus dont trois sociétés, pour travail dissimulé et emploi d'étrangers non munis d'autorisation de travail, le tout en bande organisée. Les dérives du chantier sont mises au jour à la suite d'une visite sur site, en mars 2022, de l'inspection du travail, alertée par le syndicat CGT. Employés non déclarés, ouvriers maliens utilisant de faux titres de séjour... S'ouvre alors une enquête qui va révéler un opaque montage de sociétés éphémères et de boîtes d'intérim suspectes. Premier à être interrogé, Alain G. a expliqué mardi aux juges qu'il incombait alors à son directeur d'exploitation de sélectionner les entreprises sous-traitantes. Lui ne vérifiait que "si toutes les cases étaient cochées sur le dossier administratif" et n'aurait donc pu déceler que les documents étaient incohérents entre eux. "Vous recevez un relevé déclarant qu'il y a trois employés étrangers avec un permis de travail mais l'attestation Urssaf ne mentionne qu'un seul salarié" pour cette entreprise, l'interpelle la présidente. "Je ne me suis jamais posé la question car je ne sélectionne pas les entreprises," répond-t-il simplement. Le directeur d'exploitation, aux compétences maintes fois louées à la barre par Alain G., est, lui, décédé en février 2022. Gérant intérimaire La magistrate peine tout autant à concevoir que le groupe GCC n'ait pas suspecté une opacité dans la gestion de son sous-traitant quand, la semaine suivant la signature du contrat de plus d'1,2 million euros, le gérant de KMF lui-même est embauché comme intérimaire sur le chantier. "Si un sous-traitant est retenu et qu'aucune vérification n'a été faite sur son gérant de droit, c'est curieux," souligne-t-elle. Les enquêteurs ont déterminé que 269 personnes auraient reçu des salaires de la part de KMF alors que, dans sa déclaration sociale, l'entreprise ne déclarait que 43 salariés. A l'audience mardi, les deux représentants du ministère public n'ont eux pas caché leur agacement devant les déclarations du directeur d'agence. "A quoi sert une déclaration Urssaf?" tance le magistrat Charlie Jacques. Et le procureur d'estimer que GCC aurait manqué à son obligation de vigilance en prétextant compiler "tel ou tel document dans le dossier parce que la loi l'impose mais on ne regarde pas ce qu'il y a dedans." "Une entreprise (ERP, NDLR) qui a 200.000 euros de chiffre d'affaires et ne déclare qu'un seul salarié, ça vous semble réaliste?" a-t-il lancé à Alain G. A la barre, ce haut cadre d'une des principales entreprises du BTP français lui répond n'avoir "pas les compétences pour mettre en adéquation" les chiffres d'affaires et le nombre de salariés. Si ce sous-traitant n'a toujours déclaré qu'un seul salarié auprès de l'Urssaf, dix employés d'ERP ont été contrôlés par l'inspection du travail sur le site du village olympique en mars 2022 et l'enquête a permis de déterminer que 21 salariés d'ERP étaient détenteurs de badges d'accès au chantier. Le procès est prévu jusqu'au 20 février.

03.02.2026 à 21:19

Libye: Seif al-Islam Kadhafi, l'un des fils du dictateur défunt, tué par des hommes armés (conseiller)

FRANCE24
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Longtemps vu comme le successeur potentiel de son père avant la chute du régime en 2011, l'homme de 53 ans a été assassiné par quatre hommes armés, a déclaré Abdullah Othman Abdurrahim à la chaîne Libya al-Ahrar. Ils "ont pris d'assaut la résidence de Seif al-Islam Kadhafi après avoir neutralisé les caméras de surveillance, puis l'ont exécuté", a écrit la chaîne sur X, citant ses propos. Ce même conseiller avait auparavant indiqué qu'il était décédé dans une publication sur Facebook, sans autres précisions. "Le docteur Seif al-Islam est tombé en martyr", a de son côté déclaré son cousin, Hamid Kadhafi, par téléphone à la même chaîne. "Nous n'avons pas d'autres informations", a-t-il ajouté. Selon plusieurs médias, il serait mort au sud de la ville de Zenten, dans l'ouest de la Libye. Seif al-Islam s'était forgé une image de modéré et de réformateur. Une réputation qui s'est effondrée quand il a promis des bains de sang au début de la rébellion. Recherché par la CPI pour crimes contre l'humanité, il avait été arrêté dans le sud libyen. Longtemps détenu à Zenten, il a été condamné à mort en 2015 à l'issue d'un procès expéditif avant de bénéficier d'une amnistie. Acte "perfide" Jusqu'à l'annonce de son décès, on ne savait pas où il se trouvait. En 2021, bien qu'il ait été recherché, il avait déposé sa candidature à la présidentielle, misant sur le soutien des nostalgiques de l'ancien régime. L'élection ne s'est finalement pas tenue. Pour l'expert Emad Badi, la mort de Seif al-Islam Kadhafi est "susceptible de le transformer en martyr aux yeux d'une partie conséquente de la population, tout en modifiant les équilibres électoraux en écartant un obstacle majeur à l'élection présidentielle". Car "sa candidature et ses chances de succès (avaient) constitué un point central de controverse", a-t-il expliqué sur X. L'ex-porte-parole du régime Kadhafi, Moussa Ibrahim, a dénoncé un acte "perfide", en affirmant qu'il lui avait parlé il y a deux jours. "Il voulait une Libye unie et souveraine, sûre pour tous ses habitants. Ils ont assassiné l'espoir et l'avenir, et semé la haine et le ressentiment", a-t-il écrit sur X. Depuis la chute de Mouammar Kadhafi, la Libye peine à retrouver sa stabilité et son unité. Deux exécutifs s'y disputent le pouvoir: le gouvernement d'unité nationale (GNU) installé à Tripoli, dirigé par Abdelhamid Dbeibah et reconnu par l'ONU; et un exécutif à Benghazi (est), contrôlé par le maréchal Haftar et ses fils qui ont étendu leur présence militaire au sud du pays.
Lire plus (454 mots)
Longtemps vu comme le successeur potentiel de son père avant la chute du régime en 2011, l'homme de 53 ans a été assassiné par quatre hommes armés, a déclaré Abdullah Othman Abdurrahim à la chaîne Libya al-Ahrar. Ils "ont pris d'assaut la résidence de Seif al-Islam Kadhafi après avoir neutralisé les caméras de surveillance, puis l'ont exécuté", a écrit la chaîne sur X, citant ses propos. Ce même conseiller avait auparavant indiqué qu'il était décédé dans une publication sur Facebook, sans autres précisions. "Le docteur Seif al-Islam est tombé en martyr", a de son côté déclaré son cousin, Hamid Kadhafi, par téléphone à la même chaîne. "Nous n'avons pas d'autres informations", a-t-il ajouté. Selon plusieurs médias, il serait mort au sud de la ville de Zenten, dans l'ouest de la Libye. Seif al-Islam s'était forgé une image de modéré et de réformateur. Une réputation qui s'est effondrée quand il a promis des bains de sang au début de la rébellion. Recherché par la CPI pour crimes contre l'humanité, il avait été arrêté dans le sud libyen. Longtemps détenu à Zenten, il a été condamné à mort en 2015 à l'issue d'un procès expéditif avant de bénéficier d'une amnistie. Acte "perfide" Jusqu'à l'annonce de son décès, on ne savait pas où il se trouvait. En 2021, bien qu'il ait été recherché, il avait déposé sa candidature à la présidentielle, misant sur le soutien des nostalgiques de l'ancien régime. L'élection ne s'est finalement pas tenue. Pour l'expert Emad Badi, la mort de Seif al-Islam Kadhafi est "susceptible de le transformer en martyr aux yeux d'une partie conséquente de la population, tout en modifiant les équilibres électoraux en écartant un obstacle majeur à l'élection présidentielle". Car "sa candidature et ses chances de succès (avaient) constitué un point central de controverse", a-t-il expliqué sur X. L'ex-porte-parole du régime Kadhafi, Moussa Ibrahim, a dénoncé un acte "perfide", en affirmant qu'il lui avait parlé il y a deux jours. "Il voulait une Libye unie et souveraine, sûre pour tous ses habitants. Ils ont assassiné l'espoir et l'avenir, et semé la haine et le ressentiment", a-t-il écrit sur X. Depuis la chute de Mouammar Kadhafi, la Libye peine à retrouver sa stabilité et son unité. Deux exécutifs s'y disputent le pouvoir: le gouvernement d'unité nationale (GNU) installé à Tripoli, dirigé par Abdelhamid Dbeibah et reconnu par l'ONU; et un exécutif à Benghazi (est), contrôlé par le maréchal Haftar et ses fils qui ont étendu leur présence militaire au sud du pays.
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