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03.09.2026 à 10:15

Christophe DANSETTE
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Depuis le 3 septembre, le bœuf et la volaille brésiliens ne peuvent plus entrer dans l’Union européenne. Une interdiction sanitaire qui constitue un premier test pour l’accord commercial avec le Mercosur, appliqué provisoirement depuis mai.
Depuis le 3 septembre, le bœuf et la volaille brésiliens ne peuvent plus entrer dans l’Union européenne. Une interdiction sanitaire qui constitue un premier test pour l’accord commercial avec le Mercosur, appliqué provisoirement depuis mai.

03.09.2026 à 10:13

FRANCE 24
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Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez a affirmé jeudi devant le parlement qu'aucun service ni aucun organisme international n'a remis à son gouvernement "de preuves solides que le Maroc ait planifié ou orchestré" l'afflux de migrants survenu à Ceuta fin juillet.
Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez a affirmé jeudi devant le parlement qu'aucun service ni aucun organisme international n'a remis à son gouvernement "de preuves solides que le Maroc ait planifié ou orchestré" l'afflux de migrants survenu à Ceuta fin juillet.

03.09.2026 à 10:09

FRANCE24
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Après avoir hésité à l'ouverture, l'indice CAC 40 perdait 0,37% à 8.250,04 points vers 09H45 heure de Paris. Mercredi, l'indice vedette de la place parisienne a terminé sur un recul de 0,26% à 8.280,63 points. "Le reflux du pétrole, après trois séances de hausse, soulage temporairement les craintes inflationnistes et apporte un soutien limité aux actifs risqués", explique John Plassard, analyste pour Cité Gestion Private Bank. Le Brent, référence mondiale du brut, reste toutefois proche des 95 dollars le baril, un niveau très élevé. En parallèle, "la hausse incessante des prix du gaz naturel ne montre aucun signe d’essoufflement", relève Jim Reid, "les investisseurs anticipant désormais une période prolongée de prix élevés" alors que les pays d'Europe du Nord peinent à reconstituer leurs réserves avant l'hiver. "Cela a eu des répercussions sur les actifs à travers l'Europe, qui fait face à des prix du gaz naturel bien plus élevés que les États-Unis", souligne-t-il. La tech voit vert Les valeurs liées à l'intelligence artificielle naviguent dans le vert jeudi, "les valeurs technologiques bénéficiant de l'interprétation positive des perspectives agressives de Broadcom concernant les ventes de puces annoncées dans la nuit", explique Jim Reid, économiste à la Deutsche Bank. "Le géant des semi-conducteurs a publié des bénéfices supérieurs aux attentes (...). Le chiffre d’affaires du dernier trimestre a également été supérieur aux attentes, à 29,59 milliards de dollars", relève Kathleen Brooks, directrice de la recherche chez XTB. Le groupe français Soitec, spécialiste de la conception de matériaux semi-conducteurs, s'envolait de 12,77% à 126,30 euros l'action vers 09H45 heure de Paris. Le spécialiste des semi-conducteurs STMicroelectronics (+1,41% à 44,34 euros) s'affichait également en hausse. Les valeurs qui profitent indirectement de l'essor de l'intelligence artificielle sans être elles-mêmes des développeurs de modèles s'affichent également dans le vert mardi, à l'image des entreprises spécialisées dans les infrastructures électriques comme les centres de données: Legrand prenait 2,60% à 138,05 euros.
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Après avoir hésité à l'ouverture, l'indice CAC 40 perdait 0,37% à 8.250,04 points vers 09H45 heure de Paris. Mercredi, l'indice vedette de la place parisienne a terminé sur un recul de 0,26% à 8.280,63 points. "Le reflux du pétrole, après trois séances de hausse, soulage temporairement les craintes inflationnistes et apporte un soutien limité aux actifs risqués", explique John Plassard, analyste pour Cité Gestion Private Bank. Le Brent, référence mondiale du brut, reste toutefois proche des 95 dollars le baril, un niveau très élevé. En parallèle, "la hausse incessante des prix du gaz naturel ne montre aucun signe d’essoufflement", relève Jim Reid, "les investisseurs anticipant désormais une période prolongée de prix élevés" alors que les pays d'Europe du Nord peinent à reconstituer leurs réserves avant l'hiver. "Cela a eu des répercussions sur les actifs à travers l'Europe, qui fait face à des prix du gaz naturel bien plus élevés que les États-Unis", souligne-t-il. La tech voit vert Les valeurs liées à l'intelligence artificielle naviguent dans le vert jeudi, "les valeurs technologiques bénéficiant de l'interprétation positive des perspectives agressives de Broadcom concernant les ventes de puces annoncées dans la nuit", explique Jim Reid, économiste à la Deutsche Bank. "Le géant des semi-conducteurs a publié des bénéfices supérieurs aux attentes (...). Le chiffre d’affaires du dernier trimestre a également été supérieur aux attentes, à 29,59 milliards de dollars", relève Kathleen Brooks, directrice de la recherche chez XTB. Le groupe français Soitec, spécialiste de la conception de matériaux semi-conducteurs, s'envolait de 12,77% à 126,30 euros l'action vers 09H45 heure de Paris. Le spécialiste des semi-conducteurs STMicroelectronics (+1,41% à 44,34 euros) s'affichait également en hausse. Les valeurs qui profitent indirectement de l'essor de l'intelligence artificielle sans être elles-mêmes des développeurs de modèles s'affichent également dans le vert mardi, à l'image des entreprises spécialisées dans les infrastructures électriques comme les centres de données: Legrand prenait 2,60% à 138,05 euros.

03.09.2026 à 09:33

FRANCE24
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Les deux hommes, qui ont admiré mercredi en avant-première avec le roi Charles III, la célèbre broderie du XIe siècle, prêtée pour un an par la France, vont se revoir pour un entretien à Downing Street suivi d'un déjeuner. Le chef de l'Etat français est le deuxième dirigeant étranger à être reçu par le travailliste Andy Burnham, qui a remplacé Keir Starmer le 20 juillet, après le président ukrainien Volodomyr Zelensky reçu fin juillet. Interrogé mercredi soir par les journalistes, le Premier ministre britannique a souligné l'importance de continuer à renforcer les liens du Royaume-Uni avec la France et l'UE, en s'appuyant sur "ce qui a été accompli" par son prédécesseur. "Je pense que, dix ans après le Brexit, les gens ici en ont assez des divisions. Ils voient que nous devons travailler le plus étroitement ensemble", a-t-il déclaré, confirmant qu'un sommet entre l'UE et le Royaume-Uni aurait lieu "plus tard dans l'année". Il a toutefois souligné qu'il y avait des "sujets difficiles" sur lesquels il espérait "trouver ensemble un moyen de surmonter" les obstacles, citant le soutien de l'UE à l'industrie "made in Europe", qui pourrait selon lui avoir des "répercussions sur l'industrie sidérurgique" britannique. "Même si nous ne sommes pas toujours d'accord sur tout, nous nous respectons (...) et restons ouverts à la discussion sur tous les sujets, y compris la relance des relations entre le Royaume-Uni et l'Union européenne", avait de son côté commenté Emmanuel Macron dans son discours au British Museum. La lutte contre la traversée de la Manche par des migrants sur de petites embarcations est également un sujet prioritaire pour Londres. Le gouvernement britannique, qui a enregistré cet été le nombre le plus bas d'arrivées de migrants depuis 2019, a salué le succès de son accord avec la France, reconduit pour trois ans en avril, et Andy Burnham a plaidé pour "accomplir davantage encore". Méga-canots Afin d'empêcher la traversée de "méga-canots", comme celui qui a récemment transporté 230 personnes à son bord, une équipe de 45 personnes doit prochainement être déployée sur les côtes du nord-ouest de la France, soit "un quasi-triplement" des moyens dans cette zone, a fait savoir Downing Street mercredi dans un communiqué. "Les gangs de passeurs adaptent constamment leurs tactiques et le Royaume-Uni et la France doivent réagir rapidement pour garder un temps d'avance", a insisté Andy Burnham. Autre sujet au menu : le renforcement de l'aide à l'Ukraine à l'approche de l'hiver, à un moment où les attaques russes de drones et de missiles balistiques s'intensifient et font un nombre croissant de victimes civiles. Les Ukrainiens peinent à intercepter les missiles faute de munitions pour leurs systèmes de défense antiaérienne. Andy Burnham a effectué le 24 aout sa première visite à Kiev, pour une réunion de la Coalition des volontaires - le groupe de pays qui soutiennent l'Ukraine, que le Royaume-Uni dirige ensemble avec la France. Pendant sa visite au British Museum, le président français, qui terminera son mandat en mai 2027, a dit espérer que son pays et le Royaume-Uni pourront "tisser un lien aussi étroit que les fils" de la "broderie millénaire". Le roi Charles III, accompagné de la reine Camilla, a quant à lui exprimé "une joie particulière" à la vue de cette oeuvre, dont le prêt constitue "un précieux symbole de confiance". Le couple Macron avait été reçu plus tôt dans l'après-midi par le monarque et son épouse à leur résidence de Clarence House, pour une visite loin des caméras. L'exposition de la tapisserie de Bayeux, qui illustre la conquête de l'Angleterre en l'an 1066 par Guillaume le Conquérant, ouvrira au public le 10 septembre et jusqu'au 11 juillet 2027. Elle est arrivée le 10 juillet au British Museum, malgré les objections de certains experts et défenseurs du patrimoine en France, qui redoutaient une dégradation irréversible. La ministre française de la Culture, Catherine Pégard, s'est réjouie mi-juillet, à Londres, d'y voir ce joyau presque millénaire "en très bon état".
Texte intégral (692 mots)
Les deux hommes, qui ont admiré mercredi en avant-première avec le roi Charles III, la célèbre broderie du XIe siècle, prêtée pour un an par la France, vont se revoir pour un entretien à Downing Street suivi d'un déjeuner. Le chef de l'Etat français est le deuxième dirigeant étranger à être reçu par le travailliste Andy Burnham, qui a remplacé Keir Starmer le 20 juillet, après le président ukrainien Volodomyr Zelensky reçu fin juillet. Interrogé mercredi soir par les journalistes, le Premier ministre britannique a souligné l'importance de continuer à renforcer les liens du Royaume-Uni avec la France et l'UE, en s'appuyant sur "ce qui a été accompli" par son prédécesseur. "Je pense que, dix ans après le Brexit, les gens ici en ont assez des divisions. Ils voient que nous devons travailler le plus étroitement ensemble", a-t-il déclaré, confirmant qu'un sommet entre l'UE et le Royaume-Uni aurait lieu "plus tard dans l'année". Il a toutefois souligné qu'il y avait des "sujets difficiles" sur lesquels il espérait "trouver ensemble un moyen de surmonter" les obstacles, citant le soutien de l'UE à l'industrie "made in Europe", qui pourrait selon lui avoir des "répercussions sur l'industrie sidérurgique" britannique. "Même si nous ne sommes pas toujours d'accord sur tout, nous nous respectons (...) et restons ouverts à la discussion sur tous les sujets, y compris la relance des relations entre le Royaume-Uni et l'Union européenne", avait de son côté commenté Emmanuel Macron dans son discours au British Museum. La lutte contre la traversée de la Manche par des migrants sur de petites embarcations est également un sujet prioritaire pour Londres. Le gouvernement britannique, qui a enregistré cet été le nombre le plus bas d'arrivées de migrants depuis 2019, a salué le succès de son accord avec la France, reconduit pour trois ans en avril, et Andy Burnham a plaidé pour "accomplir davantage encore". Méga-canots Afin d'empêcher la traversée de "méga-canots", comme celui qui a récemment transporté 230 personnes à son bord, une équipe de 45 personnes doit prochainement être déployée sur les côtes du nord-ouest de la France, soit "un quasi-triplement" des moyens dans cette zone, a fait savoir Downing Street mercredi dans un communiqué. "Les gangs de passeurs adaptent constamment leurs tactiques et le Royaume-Uni et la France doivent réagir rapidement pour garder un temps d'avance", a insisté Andy Burnham. Autre sujet au menu : le renforcement de l'aide à l'Ukraine à l'approche de l'hiver, à un moment où les attaques russes de drones et de missiles balistiques s'intensifient et font un nombre croissant de victimes civiles. Les Ukrainiens peinent à intercepter les missiles faute de munitions pour leurs systèmes de défense antiaérienne. Andy Burnham a effectué le 24 aout sa première visite à Kiev, pour une réunion de la Coalition des volontaires - le groupe de pays qui soutiennent l'Ukraine, que le Royaume-Uni dirige ensemble avec la France. Pendant sa visite au British Museum, le président français, qui terminera son mandat en mai 2027, a dit espérer que son pays et le Royaume-Uni pourront "tisser un lien aussi étroit que les fils" de la "broderie millénaire". Le roi Charles III, accompagné de la reine Camilla, a quant à lui exprimé "une joie particulière" à la vue de cette oeuvre, dont le prêt constitue "un précieux symbole de confiance". Le couple Macron avait été reçu plus tôt dans l'après-midi par le monarque et son épouse à leur résidence de Clarence House, pour une visite loin des caméras. L'exposition de la tapisserie de Bayeux, qui illustre la conquête de l'Angleterre en l'an 1066 par Guillaume le Conquérant, ouvrira au public le 10 septembre et jusqu'au 11 juillet 2027. Elle est arrivée le 10 juillet au British Museum, malgré les objections de certains experts et défenseurs du patrimoine en France, qui redoutaient une dégradation irréversible. La ministre française de la Culture, Catherine Pégard, s'est réjouie mi-juillet, à Londres, d'y voir ce joyau presque millénaire "en très bon état".

03.09.2026 à 09:31

FRANCE24
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A Boa Morte, dans les hauteurs du nord de l'île du golfe de Guinée, la troupe Formiguinha da Boa Morte est une des plus anciennes à perpétuer cette forme de théâtre en plein air vieille de plus de 500 ans et inscrite en 2025 par l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco) au patrimoine culturel immatériel de l'humanité. Pendant plusieurs heures, dans une cour entourée d'habitations, la trentaine d'acteurs de la troupe jouent en vieux portugais et dansent au rythme de l'orchestre qui donne le ton à chaque changement de tableau, devant un public conquis. "Les gens adorent cette culture parce qu’elle parle d’une chose bien réelle : la justice. La justice ne fait pas de distinction entre les riches et les pauvres", fait valoir Marco Carvalho, un piteiro de la troupe, du nom des interprètes du pitu, une flûte taillée dans le bambou local. Dans leurs costumes flamboyants, coiffés de barbes, perruques, hauts-de-formes et autres artifices, ces acteurs santoméens incarnent une pièce dramatique et musicale dont l'histoire est tirée des légendes de la dynastie des Carolingiens, les rois francs qui règnent sur l'Europe occidentale du VIIIe au Xe siècle. Le cœur de l'intrigue se concentre autour d'un crime : le prince Carlos, fils de Charlemagne, tue un chevalier lors d'une partie de chasse. Son oncle, le marquis de Mantoue, réclame à l'empereur Charlemagne de juger son propre fils. S'ouvre alors le procès public du prince héritier, qui sera par la suite condamné. De génération en génération "Ça transmet un message très important", confirme Maribel Borja, une spectatrice de 19 ans. "Tout doit être juste. Qui sème le mal récolte le mal". Le tchiloli "véhicule des fonctions sociales, des significations et valeurs culturelles qui expliquent l’attachement des habitants de Sao Tomé à sa pratique et sa pérennisation", fait valoir le ministère de la Culture. "Il réaffirme la primauté du droit, de l’Etat de droit, des vertus du dialogue et favorise le vivre-ensemble et la coexistence pacifique", poursuit l'institution, en insistant sur la nécessité de "sauvegarder" cet art "fédérateur". Amenée sur l'île d'Afrique centrale par les colons portugais dès le XVIe siècle, cette tradition "s’est maintenue dans l’archipel pendant de nombreuses années, en prenant la configuration qu’elle a aujourd’hui et en intégrant la valeur culturelle santoméenne", indique une documentation du ministère de la Culture. "Le tchiloli en soi n’est pas une culture originaire de l'île, c’est un art adapté de la culture européenne", conforte Marco Carvalho, qui à 61 ans, pratique le tchiloli depuis plus de trois décennies. A 35 ans, Jardel Moniz Fernandes a réalisé depuis un an son rêve d'enfant en incarnant le personnage de Ganelon dans la troupe Formiguinha da Boa Morte. "J'aime tout, vraiment tout. La danse, le son de la flûte, le tambour", énumère-t-il. "J'ai deux enfants et d'ici peu, je vais commencer à préparer mon aîné à incarner" un personnage, poursuit-il, enthousiaste. Comme beaucoup avant lui, il permettra ainsi de perpétuer cette tradition pluriséculaire de génération en génération.
Texte intégral (555 mots)
A Boa Morte, dans les hauteurs du nord de l'île du golfe de Guinée, la troupe Formiguinha da Boa Morte est une des plus anciennes à perpétuer cette forme de théâtre en plein air vieille de plus de 500 ans et inscrite en 2025 par l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco) au patrimoine culturel immatériel de l'humanité. Pendant plusieurs heures, dans une cour entourée d'habitations, la trentaine d'acteurs de la troupe jouent en vieux portugais et dansent au rythme de l'orchestre qui donne le ton à chaque changement de tableau, devant un public conquis. "Les gens adorent cette culture parce qu’elle parle d’une chose bien réelle : la justice. La justice ne fait pas de distinction entre les riches et les pauvres", fait valoir Marco Carvalho, un piteiro de la troupe, du nom des interprètes du pitu, une flûte taillée dans le bambou local. Dans leurs costumes flamboyants, coiffés de barbes, perruques, hauts-de-formes et autres artifices, ces acteurs santoméens incarnent une pièce dramatique et musicale dont l'histoire est tirée des légendes de la dynastie des Carolingiens, les rois francs qui règnent sur l'Europe occidentale du VIIIe au Xe siècle. Le cœur de l'intrigue se concentre autour d'un crime : le prince Carlos, fils de Charlemagne, tue un chevalier lors d'une partie de chasse. Son oncle, le marquis de Mantoue, réclame à l'empereur Charlemagne de juger son propre fils. S'ouvre alors le procès public du prince héritier, qui sera par la suite condamné. De génération en génération "Ça transmet un message très important", confirme Maribel Borja, une spectatrice de 19 ans. "Tout doit être juste. Qui sème le mal récolte le mal". Le tchiloli "véhicule des fonctions sociales, des significations et valeurs culturelles qui expliquent l’attachement des habitants de Sao Tomé à sa pratique et sa pérennisation", fait valoir le ministère de la Culture. "Il réaffirme la primauté du droit, de l’Etat de droit, des vertus du dialogue et favorise le vivre-ensemble et la coexistence pacifique", poursuit l'institution, en insistant sur la nécessité de "sauvegarder" cet art "fédérateur". Amenée sur l'île d'Afrique centrale par les colons portugais dès le XVIe siècle, cette tradition "s’est maintenue dans l’archipel pendant de nombreuses années, en prenant la configuration qu’elle a aujourd’hui et en intégrant la valeur culturelle santoméenne", indique une documentation du ministère de la Culture. "Le tchiloli en soi n’est pas une culture originaire de l'île, c’est un art adapté de la culture européenne", conforte Marco Carvalho, qui à 61 ans, pratique le tchiloli depuis plus de trois décennies. A 35 ans, Jardel Moniz Fernandes a réalisé depuis un an son rêve d'enfant en incarnant le personnage de Ganelon dans la troupe Formiguinha da Boa Morte. "J'aime tout, vraiment tout. La danse, le son de la flûte, le tambour", énumère-t-il. "J'ai deux enfants et d'ici peu, je vais commencer à préparer mon aîné à incarner" un personnage, poursuit-il, enthousiaste. Comme beaucoup avant lui, il permettra ainsi de perpétuer cette tradition pluriséculaire de génération en génération.
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