Lien du flux RSS
Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

07.07.2026 à 08:59

FRANCE 24
img
Un tanker a été touché par un projectile non identifié dans la nuit de lundi à mardi au large des côtes d'Oman, selon l'agence maritime UKMTO. Le site américain Axios a pour sa part rapporté que l'Iran avait "tiré au moins deux missiles sur des navires commerciaux", citant deux responsables américains.
Un tanker a été touché par un projectile non identifié dans la nuit de lundi à mardi au large des côtes d'Oman, selon l'agence maritime UKMTO. Le site américain Axios a pour sa part rapporté que l'Iran avait "tiré au moins deux missiles sur des navires commerciaux", citant deux responsables américains.

07.07.2026 à 08:43

FRANCE24
img
Les quelque 800 pompiers mobilisés, pour la plupart, depuis le départ de feu samedi soir à Trévillach, ont mis en place une stratégie de "feux tactiques", a expliqué Pierre Regnault de la Mothe, préfet des Pyrénées-Orientales, "c'est-à-dire d'allumer des contre-feux pour circonscrire, limiter et empêcher la propagation de l'incendie". Cette manoeuvre a été efficace sur le flanc est de l'incendie, s'est félicité le préfet, mais les pompiers n'ont pas pu la mettre en oeuvre à la tête du feu qui menace le massif des Aspres à cause de conditions météo trop défavorables: des températures toujours fortes, un taux d'humidité très faible et une direction du vent changeante. De nouveaux moyens aériens doivent être déployés mardi, dont deux avions nationaux et six européens envoyés en renfort, "ce qui correspond, à l'équivalent en projection d'eau de quatre Canadair", a détaillé sur place lundi soir le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez. "Verrou" "La priorité reste de maintenir le verrou des Aspres pour empêcher le feu d'y entrer, de s'y développer, et nous travaillerons, les sapeurs-pompiers travailleront aujourd'hui d'arrache-pied pour continuer cette lutte avec des conditions météo qui restent compliquées", a souligné tôt mardi M. Regnault de la Mothe lors d'un point presse à Perpignan. L'incendie a fait 11 blessés légers, dont sept pompiers, a indiqué lundi soir Laurent Nunez. Il a aussi endommagé de nombreux bâtiments, dont une vingtaine de maisons dans le village de Rodès, selon son maire Marc Bianchini, joint lundi par téléphone. "A certains endroits, on dirait qu'on a reçu une bombe atomique, c'est catastrophique", a-t-il confié. Les flammes, parties du village de Trévillach, se sont rapidement propagées samedi et dimanche mais le feu n'a progressé lundi que d'environ 300 hectares. Les habitants d'une vingtaine de communes du massif des Aspres et d'Ille-sur-Têt ont dû évacuer leur logement dimanche soir et le préfet leur a demandé mardi matin d'être "encore un peu patients". "Temps long" "J'ai une pensée pour toutes ces personnes qui doivent probablement trouver le temps long, ont sûrement envie de reprendre une vie normale, mais il faut qu'elles soient encore un peu patientes", a-t-il plaidé. Le niveau de risque d'incendie reste élevé dans les Pyrénées-Orientales en raison des températures caniculaires mais aussi d'un phénomène de brise sèche, et le sera jusqu'à la fin de semaine, a prévenu Charlotte Couture, responsable assistance feux à la direction régionale du Sud-Ouest de Météo-France, interrogée par l'AFP. Dans ce département, "il y a plus d'un mois qu'il n'a pas plu du tout et plus de deux mois qu'il n'a pas plu de façon significative", a-t-elle insisté. Avec ses 40 kilomètres de lisière, l'incendie a provoqué un épisode de pollution aux particules fines, a indiqué l'organisme de surveillance de la qualité de l'air Atmo Occitanie, qui recommande aux populations vulnérables ou sensibles d'éviter ou de réduire leurs activités physiques intenses. Les Pyrénées-Orientales continuent d'observer une vigilance orange canicule avec des températures qui ont atteint par endroits jusqu'à 40°C, après un premier épisode caniculaire historique fin juin. Un autre incendie dans les Pyrénées-Orientales avait entraîné jeudi l'évacuation de 3.000 personnes à Canet-en-Roussillon et Sainte-Marie-la-Mer.
Texte intégral (573 mots)
Les quelque 800 pompiers mobilisés, pour la plupart, depuis le départ de feu samedi soir à Trévillach, ont mis en place une stratégie de "feux tactiques", a expliqué Pierre Regnault de la Mothe, préfet des Pyrénées-Orientales, "c'est-à-dire d'allumer des contre-feux pour circonscrire, limiter et empêcher la propagation de l'incendie". Cette manoeuvre a été efficace sur le flanc est de l'incendie, s'est félicité le préfet, mais les pompiers n'ont pas pu la mettre en oeuvre à la tête du feu qui menace le massif des Aspres à cause de conditions météo trop défavorables: des températures toujours fortes, un taux d'humidité très faible et une direction du vent changeante. De nouveaux moyens aériens doivent être déployés mardi, dont deux avions nationaux et six européens envoyés en renfort, "ce qui correspond, à l'équivalent en projection d'eau de quatre Canadair", a détaillé sur place lundi soir le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez. "Verrou" "La priorité reste de maintenir le verrou des Aspres pour empêcher le feu d'y entrer, de s'y développer, et nous travaillerons, les sapeurs-pompiers travailleront aujourd'hui d'arrache-pied pour continuer cette lutte avec des conditions météo qui restent compliquées", a souligné tôt mardi M. Regnault de la Mothe lors d'un point presse à Perpignan. L'incendie a fait 11 blessés légers, dont sept pompiers, a indiqué lundi soir Laurent Nunez. Il a aussi endommagé de nombreux bâtiments, dont une vingtaine de maisons dans le village de Rodès, selon son maire Marc Bianchini, joint lundi par téléphone. "A certains endroits, on dirait qu'on a reçu une bombe atomique, c'est catastrophique", a-t-il confié. Les flammes, parties du village de Trévillach, se sont rapidement propagées samedi et dimanche mais le feu n'a progressé lundi que d'environ 300 hectares. Les habitants d'une vingtaine de communes du massif des Aspres et d'Ille-sur-Têt ont dû évacuer leur logement dimanche soir et le préfet leur a demandé mardi matin d'être "encore un peu patients". "Temps long" "J'ai une pensée pour toutes ces personnes qui doivent probablement trouver le temps long, ont sûrement envie de reprendre une vie normale, mais il faut qu'elles soient encore un peu patientes", a-t-il plaidé. Le niveau de risque d'incendie reste élevé dans les Pyrénées-Orientales en raison des températures caniculaires mais aussi d'un phénomène de brise sèche, et le sera jusqu'à la fin de semaine, a prévenu Charlotte Couture, responsable assistance feux à la direction régionale du Sud-Ouest de Météo-France, interrogée par l'AFP. Dans ce département, "il y a plus d'un mois qu'il n'a pas plu du tout et plus de deux mois qu'il n'a pas plu de façon significative", a-t-elle insisté. Avec ses 40 kilomètres de lisière, l'incendie a provoqué un épisode de pollution aux particules fines, a indiqué l'organisme de surveillance de la qualité de l'air Atmo Occitanie, qui recommande aux populations vulnérables ou sensibles d'éviter ou de réduire leurs activités physiques intenses. Les Pyrénées-Orientales continuent d'observer une vigilance orange canicule avec des températures qui ont atteint par endroits jusqu'à 40°C, après un premier épisode caniculaire historique fin juin. Un autre incendie dans les Pyrénées-Orientales avait entraîné jeudi l'évacuation de 3.000 personnes à Canet-en-Roussillon et Sainte-Marie-la-Mer.

07.07.2026 à 08:37

FRANCE24
img
- En cas de relaxe Si les magistrats décidaient de relaxer la cheffe de file du Rassemblement national, son avenir politique s'éclaircirait d'un coup: non seulement elle redeviendrait immédiatement éligible, mais serait également lavée de l'opprobre d'une condamnation pénale. Lors du procès, ses avocats avaient notamment estimé que l'infraction était mal qualifiée par le parquet: il s'agissait selon eux d'un "abus de confiance" et non de "détournement de fonds public". - En cas de condamnation à plus de deux ans d'inéligibilité Une peine d'inéligibilité supérieure à deux ans annihilerait au contraire toute ambition présidentielle de Marine Le Pen pour 2027. La patronne des députés d'extrême droite RN à l'Assemblée est en effet inéligible depuis sa condamnation en première instance, le 31 mars 2025. Or, le premier tour de la présidentielle est fixé au 18 avril 2027 et le second le 2 mai. Marine Le Pen, qui avait été condamnée à cinq ans d'inéligibilité par le tribunal correctionnel - cette même peine a été requise par le parquet général - doit ainsi impérativement voir cette peine ramenée à deux ans maximum pour espérer pouvoir concourir. - En cas de condamnation au port d'un bracelet électronique De même, si la cour d'appel suit les réquisitions du parquet général et prononce une peine d'un an d'emprisonnement ferme sous forme de détention à domicile sous bracelet électronique, la patronne de l'extrême droite française renoncerait probablement à se présenter. Elle a en effet affirmé à plusieurs reprises qu'elle n'entendait pas faire campagne entravée. L'hypothèse d'une condamnation au port d'un bracelet pour une durée de six mois pourrait en revanche ouvrir un débat interne au RN: avec le jeu des remises de peine, Marine Le Pen pourrait espérer être pleinement libre de ses déplacements dès début octobre, lui laissant six mois pour faire campagne. - La question du pourvoi en cassation La triple candidate malheureuse à l'Elysée a prévenu: elle n'attendra pas un hypothétique arrêt de la Cour de cassation pour prendre sa décision de candidater ou non. Les hauts magistrats ont déjà fait savoir que, s'ils étaient saisis, ils rendraient leur décision au plus tard début janvier. Marine Le Pen estime qu'il serait trop tard pour entrer en campagne, quand bien même sa condamnation serait annulée. - En cas de condamnation à deux ans d'inéligibilité, de multiples inconnues Demeure une hypothèse qui plonge les professionnels du droit dans un abîme d'incertitudes, tant elle convoque des notions complexes, voire contradictoires: une condamnation à deux ans d'inéligibilité, sans "exécution provisoire" - c'est-à-dire immédiate -, la question d'un éventuel port de bracelet électronique étant mise à part. Sur le papier, Marine Le Pen pourrait dans ce cas de figure être candidate. Le maintien de l'exécution provisoire, telle qu'elle a déjà été prononcée en première instance, ferait en effet courir son inéligibilité jusqu'au 1er avril 2027, juste avant le premier tour. Mais la probabilité que cette fameuse exécution provisoire ne soit pas prononcée en appel semble élevée: lors de leurs réquisitions cet hiver, les deux représentants du parquet général ont au contraire estimé que cette mesure ne se justifiait pas. L'intérêt de Marine Le Pen serait alors que sa peine soit définitive et le plus rapidement purgée: elle renoncerait ainsi selon toute vraisemblance à un pourvoi en cassation, puisque celui-ci suspendrait sa peine. Car Mme Le Pen l'a bien compris: un recours la rendrait en effet certes à nouveau éligible dès le 7 juillet, mais le risque d'une décision de rejet des hauts magistrats en janvier la rendrait à nouveau inéligible à partir du lendemain. Et ce, pendant près de neuf mois (puisqu'elle est inéligible depuis quinze mois), soit une période qui recouvre l'élection présidentielle. Le casse-tête ne serait pas pour autant résolu, car le parquet général a lui aussi la faculté de former un pourvoi en cassation... Lequel aurait également pour conséquence de suspendre la peine. Le supplice pourrait ainsi se prolonger de dix jours pour l'ancienne présidente du RN, la durée pendant laquelle les parties peuvent se pourvoir. Le pire n'étant jamais certain, à cette subtilité s'en ajoute une autre: une controverse doctrinale court depuis plus d'un an quant aux effets de l'"exécution provisoire" prononcée en première instance mais pas en appel. Forts de quelques rares arrêts de la Cour de cassation, dans des dossiers très éloignés de celui du RN, plusieurs juristes estiment qu'elle continuerait à s'appliquer... Quand bien même elle aurait été écartée en appel. Et que, dès lors, un pourvoi de Marine Le Pen comme du parquet n'aurait plus d'effet suspensif. - Le dernier mot au Conseil constitutionnel Reste que la décision ultime reviendra au Conseil constitutionnel, le seul habilité à valider les candidatures à la présidentielle, et qui sera le cas échéant amené à trancher l'ensemble de ces points. Plusieurs de ses membres ont d'ailleurs confié en privé avoir déjà éclairci un premier point: l'éligibilité s'analyse au jour de l'élection. En clair, qu'importe que Marine Le Pen ne soit pas, le cas échéant, éligible au moment de recueillir ses 500 signatures ou lorsqu'elle les déposera, il suffira qu'elle le soit lors du premier tour du scrutin.
Texte intégral (925 mots)
- En cas de relaxe Si les magistrats décidaient de relaxer la cheffe de file du Rassemblement national, son avenir politique s'éclaircirait d'un coup: non seulement elle redeviendrait immédiatement éligible, mais serait également lavée de l'opprobre d'une condamnation pénale. Lors du procès, ses avocats avaient notamment estimé que l'infraction était mal qualifiée par le parquet: il s'agissait selon eux d'un "abus de confiance" et non de "détournement de fonds public". - En cas de condamnation à plus de deux ans d'inéligibilité Une peine d'inéligibilité supérieure à deux ans annihilerait au contraire toute ambition présidentielle de Marine Le Pen pour 2027. La patronne des députés d'extrême droite RN à l'Assemblée est en effet inéligible depuis sa condamnation en première instance, le 31 mars 2025. Or, le premier tour de la présidentielle est fixé au 18 avril 2027 et le second le 2 mai. Marine Le Pen, qui avait été condamnée à cinq ans d'inéligibilité par le tribunal correctionnel - cette même peine a été requise par le parquet général - doit ainsi impérativement voir cette peine ramenée à deux ans maximum pour espérer pouvoir concourir. - En cas de condamnation au port d'un bracelet électronique De même, si la cour d'appel suit les réquisitions du parquet général et prononce une peine d'un an d'emprisonnement ferme sous forme de détention à domicile sous bracelet électronique, la patronne de l'extrême droite française renoncerait probablement à se présenter. Elle a en effet affirmé à plusieurs reprises qu'elle n'entendait pas faire campagne entravée. L'hypothèse d'une condamnation au port d'un bracelet pour une durée de six mois pourrait en revanche ouvrir un débat interne au RN: avec le jeu des remises de peine, Marine Le Pen pourrait espérer être pleinement libre de ses déplacements dès début octobre, lui laissant six mois pour faire campagne. - La question du pourvoi en cassation La triple candidate malheureuse à l'Elysée a prévenu: elle n'attendra pas un hypothétique arrêt de la Cour de cassation pour prendre sa décision de candidater ou non. Les hauts magistrats ont déjà fait savoir que, s'ils étaient saisis, ils rendraient leur décision au plus tard début janvier. Marine Le Pen estime qu'il serait trop tard pour entrer en campagne, quand bien même sa condamnation serait annulée. - En cas de condamnation à deux ans d'inéligibilité, de multiples inconnues Demeure une hypothèse qui plonge les professionnels du droit dans un abîme d'incertitudes, tant elle convoque des notions complexes, voire contradictoires: une condamnation à deux ans d'inéligibilité, sans "exécution provisoire" - c'est-à-dire immédiate -, la question d'un éventuel port de bracelet électronique étant mise à part. Sur le papier, Marine Le Pen pourrait dans ce cas de figure être candidate. Le maintien de l'exécution provisoire, telle qu'elle a déjà été prononcée en première instance, ferait en effet courir son inéligibilité jusqu'au 1er avril 2027, juste avant le premier tour. Mais la probabilité que cette fameuse exécution provisoire ne soit pas prononcée en appel semble élevée: lors de leurs réquisitions cet hiver, les deux représentants du parquet général ont au contraire estimé que cette mesure ne se justifiait pas. L'intérêt de Marine Le Pen serait alors que sa peine soit définitive et le plus rapidement purgée: elle renoncerait ainsi selon toute vraisemblance à un pourvoi en cassation, puisque celui-ci suspendrait sa peine. Car Mme Le Pen l'a bien compris: un recours la rendrait en effet certes à nouveau éligible dès le 7 juillet, mais le risque d'une décision de rejet des hauts magistrats en janvier la rendrait à nouveau inéligible à partir du lendemain. Et ce, pendant près de neuf mois (puisqu'elle est inéligible depuis quinze mois), soit une période qui recouvre l'élection présidentielle. Le casse-tête ne serait pas pour autant résolu, car le parquet général a lui aussi la faculté de former un pourvoi en cassation... Lequel aurait également pour conséquence de suspendre la peine. Le supplice pourrait ainsi se prolonger de dix jours pour l'ancienne présidente du RN, la durée pendant laquelle les parties peuvent se pourvoir. Le pire n'étant jamais certain, à cette subtilité s'en ajoute une autre: une controverse doctrinale court depuis plus d'un an quant aux effets de l'"exécution provisoire" prononcée en première instance mais pas en appel. Forts de quelques rares arrêts de la Cour de cassation, dans des dossiers très éloignés de celui du RN, plusieurs juristes estiment qu'elle continuerait à s'appliquer... Quand bien même elle aurait été écartée en appel. Et que, dès lors, un pourvoi de Marine Le Pen comme du parquet n'aurait plus d'effet suspensif. - Le dernier mot au Conseil constitutionnel Reste que la décision ultime reviendra au Conseil constitutionnel, le seul habilité à valider les candidatures à la présidentielle, et qui sera le cas échéant amené à trancher l'ensemble de ces points. Plusieurs de ses membres ont d'ailleurs confié en privé avoir déjà éclairci un premier point: l'éligibilité s'analyse au jour de l'élection. En clair, qu'importe que Marine Le Pen ne soit pas, le cas échéant, éligible au moment de recueillir ses 500 signatures ou lorsqu'elle les déposera, il suffira qu'elle le soit lors du premier tour du scrutin.

07.07.2026 à 08:19

FRANCE24
img
Plus tôt dans la journée, le gouvernement tentera de faire passer deux autres textes régaliens, dans une atmosphère qui promet d'être particulière, alors que le délibéré dans le procès de Marine Le Pen est attendu dans l'après-midi. Les députés voteront d'abord sur le projet de loi justice criminelle, porté par le garde des Sceaux Gérald Darmanin. Celui-ci devrait en théorie être approuvé, après avoir été très largement vidé de sa substance. Vient ensuite une proposition de loi des Républicains, visant à instaurer une présomption d'usage légitime des armes à feu par les forces de l'ordre. Dénoncé par la gauche, le Conseil de l'Ordre du barreau de Paris et des ONG, le texte fait l'objet d'une pétition de protestation ayant réuni lundi soir environ 250.000 signatures sur le site de l'Assemblée. Le gros morceau de la semaine sera cependant le texte dit "Ripost" de Laurent Nuñez, dont l'examen est prévu jusqu'à samedi. Déjà adopté au Sénat, il dispose en théorie d'une confortable majorité à la chambre basse, grâce au soutien du camp gouvernemental et du Rassemblement national. Mais l'examen en commission fin juin s'est révélé plus difficile que prévu: en raison de l'absence de nombre de députés de la droite et du bloc central, plusieurs articles clés ont d'emblée été rejetés. Après être parvenue à supprimer une part substantielle du texte, la gauche a finalement décidé de voter... pour, et permis son adoption. Les députés repartiront donc lundi de la version de la commission, bien différente de celle du gouvernement Celui-ci a déposé plusieurs amendements pour rétablir les articles supprimés. Et mardi dernier, le ministre de l'Intérieur est venu réexpliquer devant les députés Renaissance l'importance d'un texte "qui contient des mesures consensuelles et très attendues pour garantir plus de sécurité aux Français", ainsi qu'il l'a décrit au Parisien. Le socle commun ne donnerait pas "une bonne image de lui en ne se mobilisant pas pour un texte comme Ripost", met-on en garde dans l'entourage de Laurent Nuñez. Free parties : prison et lourdes amendes Les discussions devraient être particulièrement âpres avec la gauche, notamment s'agissant de l'article 2 du projet de loi, qui entend faire de l'organisation ou de la participation à une free party un délit. Aujourd'hui seule l'organisation de ces fêtes illégales est réprimée, par voie contraventionnelle. Le gouvernement souhaite que soit passible de deux ans d'emprisonnement et 30.000 euros d'amende le fait de "contribuer, de manière directe ou indirecte, à la préparation, à la mise en place ou au bon déroulement" d'une free party. Il a ainsi repris à son compte un amendement adopté en commission donnant une interprétation large de la notion d'organisation. La participation exposerait elle à six mois d'emprisonnement et 7.500 euros d'amende - ou 500 euros d'Amende forfaitaire délictuelle (AFD). Plusieurs manifestations se sont déroulées à travers la France pour protester contre ces nouveaux délits, sans entamer la détermination du gouvernement. Autre sujet qui s'annonce inflammable: celui des interdictions administratives de stade. Le gouvernement souhaite qu'elles puissent être prononcées en cas d'incitation à la haine et à la discrimination, et que le périmètre en soit étendu au-delà de l'enceinte sportive (fan zones, itinéraires des cortèges). D'autres mesures s'annoncent plus consensuelles, telles que le durcissement des sanctions contre les rodéos urbains sauvages, l'interdiction de la vente de protoxyde d'azote aux particuliers, ou la lutte contre l'utilisation détournée des produits explosifs et articles pyrotechniques. Le gouvernement souhaite aussi créer une peine complémentaire de suspension du permis de conduire en cas d'usage illicite de stupéfiants, et rehausser le montant de l'AFD pour les consommateurs de drogue, de 200 à 500 euros.
Texte intégral (655 mots)
Plus tôt dans la journée, le gouvernement tentera de faire passer deux autres textes régaliens, dans une atmosphère qui promet d'être particulière, alors que le délibéré dans le procès de Marine Le Pen est attendu dans l'après-midi. Les députés voteront d'abord sur le projet de loi justice criminelle, porté par le garde des Sceaux Gérald Darmanin. Celui-ci devrait en théorie être approuvé, après avoir été très largement vidé de sa substance. Vient ensuite une proposition de loi des Républicains, visant à instaurer une présomption d'usage légitime des armes à feu par les forces de l'ordre. Dénoncé par la gauche, le Conseil de l'Ordre du barreau de Paris et des ONG, le texte fait l'objet d'une pétition de protestation ayant réuni lundi soir environ 250.000 signatures sur le site de l'Assemblée. Le gros morceau de la semaine sera cependant le texte dit "Ripost" de Laurent Nuñez, dont l'examen est prévu jusqu'à samedi. Déjà adopté au Sénat, il dispose en théorie d'une confortable majorité à la chambre basse, grâce au soutien du camp gouvernemental et du Rassemblement national. Mais l'examen en commission fin juin s'est révélé plus difficile que prévu: en raison de l'absence de nombre de députés de la droite et du bloc central, plusieurs articles clés ont d'emblée été rejetés. Après être parvenue à supprimer une part substantielle du texte, la gauche a finalement décidé de voter... pour, et permis son adoption. Les députés repartiront donc lundi de la version de la commission, bien différente de celle du gouvernement Celui-ci a déposé plusieurs amendements pour rétablir les articles supprimés. Et mardi dernier, le ministre de l'Intérieur est venu réexpliquer devant les députés Renaissance l'importance d'un texte "qui contient des mesures consensuelles et très attendues pour garantir plus de sécurité aux Français", ainsi qu'il l'a décrit au Parisien. Le socle commun ne donnerait pas "une bonne image de lui en ne se mobilisant pas pour un texte comme Ripost", met-on en garde dans l'entourage de Laurent Nuñez. Free parties : prison et lourdes amendes Les discussions devraient être particulièrement âpres avec la gauche, notamment s'agissant de l'article 2 du projet de loi, qui entend faire de l'organisation ou de la participation à une free party un délit. Aujourd'hui seule l'organisation de ces fêtes illégales est réprimée, par voie contraventionnelle. Le gouvernement souhaite que soit passible de deux ans d'emprisonnement et 30.000 euros d'amende le fait de "contribuer, de manière directe ou indirecte, à la préparation, à la mise en place ou au bon déroulement" d'une free party. Il a ainsi repris à son compte un amendement adopté en commission donnant une interprétation large de la notion d'organisation. La participation exposerait elle à six mois d'emprisonnement et 7.500 euros d'amende - ou 500 euros d'Amende forfaitaire délictuelle (AFD). Plusieurs manifestations se sont déroulées à travers la France pour protester contre ces nouveaux délits, sans entamer la détermination du gouvernement. Autre sujet qui s'annonce inflammable: celui des interdictions administratives de stade. Le gouvernement souhaite qu'elles puissent être prononcées en cas d'incitation à la haine et à la discrimination, et que le périmètre en soit étendu au-delà de l'enceinte sportive (fan zones, itinéraires des cortèges). D'autres mesures s'annoncent plus consensuelles, telles que le durcissement des sanctions contre les rodéos urbains sauvages, l'interdiction de la vente de protoxyde d'azote aux particuliers, ou la lutte contre l'utilisation détournée des produits explosifs et articles pyrotechniques. Le gouvernement souhaite aussi créer une peine complémentaire de suspension du permis de conduire en cas d'usage illicite de stupéfiants, et rehausser le montant de l'AFD pour les consommateurs de drogue, de 200 à 500 euros.

07.07.2026 à 08:17

FRANCE24
img
Au temple Jogyesa de Séoul, les moines psalmodient tandis que les fidèles font des offrandes et s'inclinent aux pieds de trois statues géantes et dorées de Bouddha. Mais à quelques mètres du sanctuaire construit au 14e siècle, une boutique nommée Buddhz vend des statuettes, des chapelets en bracelets de perles, chapeaux et t-shirts dont l'un dépeint Bouddha naviguant sur son smartphone. Une carte postale le représente allongé sur le ventre en faisant une bulle de chewing-gum. La tendance, appelée "hip Buddha" ("Bouddha branché") vise à renforcer la popularité de la religion, bien que certains craignent une distorsion de ses principes fondamentaux. "C'est beaucoup plus commercialisé ici que je n'imaginais", s'étonne auprès de l'AFP Teja Manabotula, touriste du Canada de 34 ans. Marvin Zhang, un Allemand de 19 ans, s'est rendu là par curiosité pour le bouddhisme. Il dit comprendre que le marketing inspiré de la pop culture puisse être "vu comme irrespectueux". Le tourisme bouddhiste est en plein essor et des dizaines de milliers de Sud-Coréens et d'étrangers s'inscrivent chaque année à des retraites de méditation imitant un "séjour au temple". Certains combinent leur expérience avec des concerts ou des événements tels que l'Exposition bouddhiste internationale de Séoul, qui a attiré en avril plus de 250.000 personnes, un record. Environ deux tiers des visiteurs appartenaient à la génération Z (nés entre la fin des années 1990 et début des années 2010) et la moitié n'étaient pas religieux. Ils pouvaient participer à des séances de prière et discuter avec des moines, flâner parmi une quantité vertigineuse de bibelots en vente, et assister à une "Heat Sutra Gong Party" avec des concerts de musique électronique et de hip-hop. Le bouddhisme est la religion perçue la plus favorablement parmi les quatre croyances étudiées dans le cadre de l'"enquête sur la perception de la religion" réalisée en 2025 par Korea Research. "Je pense qu'il n'y a absolument rien de mal à cette image +branchée+ du bouddhisme, car elle rend cette religion plus accessible et attire de nombreux jeunes", indique à l'AFP Sun Min-ji, étudiante sud-coréenne de 23 ans et bouddhiste, ajoutant que les salons et la vente de produits dérivés ont séduit bon nombre de ses amis. Mais les détracteurs craignent que cette religion, fondée sur le détachement des biens matériels, ne soit entachée par le consumérisme. "Si le bouddhisme est simplement consommé comme une +bonne image+, son nouveau côté tendance pourrait bien n'être qu'une mode éphémère", avertit un éditorial du journal bouddhiste Hyunbulnews. DJ en robe Pour le moine Myojang, porte-parole de l'ordre Jogye, l'objectif de cette démarche est de rendre le bouddhisme plus "accessible", assure-t-il à l'AFP. "La manière dont les jeunes générations abordent la religion est en train de changer... Nous avons essayé d'aller à leur rencontre et de communiquer d'une manière qui leur parle." L'ordre Jogye a suscité la polémique lorsqu'un robot humanoïde "moine" a pris part à une cérémonie d'ordination en mai, s'engageant à se "consacrer" au bouddhisme. Tout en défendant l'usage du robot comme outil de transmission des enseignements bouddhistes, Myojang avance que l'ordre est conscient des risques et prévoit "d'établir des lignes directrices plus claires quant aux limites à respecter". Pour Yoon Seong-ho, humoriste devenu DJ, l'équilibre est délicat. Il se produit vêtu d'une robe de moine sous le nom de scène NewJeansNim, et mélange musique électronique et chants bouddhistes. Son objectif, avec le soutien de l'ordre, est "de transmettre les valeurs bouddhistes au grand public, en particulier aux jeunes qui ne se rendent généralement pas dans les temples", déclare à l'AFP le musicien qui n'est pas pratiquant lui-même. La tendance a donné un coup de fouet culturel au bouddhisme, mais elle ne semble pas avoir attiré de nouveaux croyants. Le sondage de Korea Reseach révèle que les appartenances religieuses des Sud-Coréens restent stables, 16% d'entre eux se déclarant bouddhistes. Les personnes sans religion demeurent majoritaires, la plupart ayant entre 18 et 29 ans. Pour Brian Somers, professeur en études bouddhistes à l'université Dongguk de Séoul, les religions se sont toujours adaptées à mesure que les jeunes fidèles prenaient la relève. "Le +bouddhisme branché+ est une adaptation du bouddhisme, à condition que les enseignements soient préservés", observe-t-il.
Texte intégral (747 mots)
Au temple Jogyesa de Séoul, les moines psalmodient tandis que les fidèles font des offrandes et s'inclinent aux pieds de trois statues géantes et dorées de Bouddha. Mais à quelques mètres du sanctuaire construit au 14e siècle, une boutique nommée Buddhz vend des statuettes, des chapelets en bracelets de perles, chapeaux et t-shirts dont l'un dépeint Bouddha naviguant sur son smartphone. Une carte postale le représente allongé sur le ventre en faisant une bulle de chewing-gum. La tendance, appelée "hip Buddha" ("Bouddha branché") vise à renforcer la popularité de la religion, bien que certains craignent une distorsion de ses principes fondamentaux. "C'est beaucoup plus commercialisé ici que je n'imaginais", s'étonne auprès de l'AFP Teja Manabotula, touriste du Canada de 34 ans. Marvin Zhang, un Allemand de 19 ans, s'est rendu là par curiosité pour le bouddhisme. Il dit comprendre que le marketing inspiré de la pop culture puisse être "vu comme irrespectueux". Le tourisme bouddhiste est en plein essor et des dizaines de milliers de Sud-Coréens et d'étrangers s'inscrivent chaque année à des retraites de méditation imitant un "séjour au temple". Certains combinent leur expérience avec des concerts ou des événements tels que l'Exposition bouddhiste internationale de Séoul, qui a attiré en avril plus de 250.000 personnes, un record. Environ deux tiers des visiteurs appartenaient à la génération Z (nés entre la fin des années 1990 et début des années 2010) et la moitié n'étaient pas religieux. Ils pouvaient participer à des séances de prière et discuter avec des moines, flâner parmi une quantité vertigineuse de bibelots en vente, et assister à une "Heat Sutra Gong Party" avec des concerts de musique électronique et de hip-hop. Le bouddhisme est la religion perçue la plus favorablement parmi les quatre croyances étudiées dans le cadre de l'"enquête sur la perception de la religion" réalisée en 2025 par Korea Research. "Je pense qu'il n'y a absolument rien de mal à cette image +branchée+ du bouddhisme, car elle rend cette religion plus accessible et attire de nombreux jeunes", indique à l'AFP Sun Min-ji, étudiante sud-coréenne de 23 ans et bouddhiste, ajoutant que les salons et la vente de produits dérivés ont séduit bon nombre de ses amis. Mais les détracteurs craignent que cette religion, fondée sur le détachement des biens matériels, ne soit entachée par le consumérisme. "Si le bouddhisme est simplement consommé comme une +bonne image+, son nouveau côté tendance pourrait bien n'être qu'une mode éphémère", avertit un éditorial du journal bouddhiste Hyunbulnews. DJ en robe Pour le moine Myojang, porte-parole de l'ordre Jogye, l'objectif de cette démarche est de rendre le bouddhisme plus "accessible", assure-t-il à l'AFP. "La manière dont les jeunes générations abordent la religion est en train de changer... Nous avons essayé d'aller à leur rencontre et de communiquer d'une manière qui leur parle." L'ordre Jogye a suscité la polémique lorsqu'un robot humanoïde "moine" a pris part à une cérémonie d'ordination en mai, s'engageant à se "consacrer" au bouddhisme. Tout en défendant l'usage du robot comme outil de transmission des enseignements bouddhistes, Myojang avance que l'ordre est conscient des risques et prévoit "d'établir des lignes directrices plus claires quant aux limites à respecter". Pour Yoon Seong-ho, humoriste devenu DJ, l'équilibre est délicat. Il se produit vêtu d'une robe de moine sous le nom de scène NewJeansNim, et mélange musique électronique et chants bouddhistes. Son objectif, avec le soutien de l'ordre, est "de transmettre les valeurs bouddhistes au grand public, en particulier aux jeunes qui ne se rendent généralement pas dans les temples", déclare à l'AFP le musicien qui n'est pas pratiquant lui-même. La tendance a donné un coup de fouet culturel au bouddhisme, mais elle ne semble pas avoir attiré de nouveaux croyants. Le sondage de Korea Reseach révèle que les appartenances religieuses des Sud-Coréens restent stables, 16% d'entre eux se déclarant bouddhistes. Les personnes sans religion demeurent majoritaires, la plupart ayant entre 18 et 29 ans. Pour Brian Somers, professeur en études bouddhistes à l'université Dongguk de Séoul, les religions se sont toujours adaptées à mesure que les jeunes fidèles prenaient la relève. "Le +bouddhisme branché+ est une adaptation du bouddhisme, à condition que les enseignements soient préservés", observe-t-il.
5 / 15

 

  GÉNÉRALISTES
Le Canard Enchaîné
La Croix
Le Figaro
France 24
France-Culture
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP / Senat
Le Media
La Tribune
Time France
 
  EUROPE ‧ RUSSIE
Courrier Europe Ctrale
Desk-Russie
Euractiv
Euronews
Toute l'Europe
 
  Afrique ‧ Asie ‧ Proche-Orient
Haaretz
Info Asie
Inkyfada
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
L'Orient - Le Jour
Orient XXI
Rojava I.C
 
  INTERNATIONAL
Courrier International
Equaltimes
Global Voices
Infomigrants
I.R.I.S
The New-York Times
 
  OSINT ‧ INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
G.I.J
I.C.I.J
 
  OPINION
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
Hors-Serie
L'Insoumission
Là-bas si j'y suis
Les Jours
LVSL
Politis
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Reseau Bastille
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Conspirationnisme
Culture
Curation IA
Extrême-droite
Human Rights Watch
Inégalités
Justice fiscale
Liberté de création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie
Wokisme
🌞