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30.05.2026 à 21:55

FRANCE24
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. Dembélé, leader d'attaque Malgré une saison gênée par des pépins physiques (mollet, cuisse) qui l'avaient largement épargné la saison dernière, Ousmane Dembélé, Ballon d’or 2025 et pourquoi pas 2026, est l'un des grands artisans de cette seconde Ligue des champions d'affilée. A l'automne, alors qu'il enchaînait les blessures, son entourage l'affirmait à l'AFP: il serait prêt pour le printemps. Par sa gestuelle sur le terrain quand il harangue ses coéquipiers à presser, son visage déterminé, son doigt sur la bouche quand il marque ou la hargne dont il a fait preuve même sur le banc en fin de demi-finale retour contre le Bayern Munich comme en finale samedi contre Arsenal, l'ancien Barcelonais s'est transformé en véritable leader depuis deux saisons. En février, au coeur d'une période où Paris vacillait quelque peu, c'est lui qui avait haussé le ton après la défaite en Ligue 1 à Rennes (3-1) en demandant à ses coéquipiers de penser davantage au collectif. Il a été décisif en Ligue des champions (8 buts, 2 passes décisives), à des moments essentiels comme à Liverpool (2-0) malgré la fureur d'Anfield, ou encore samedi soir en finale, pour ramener Paris à égalité sur penalty. . "Kvara", des bijoux à la pelle Que ce soit à l'entraînement ou en match, le Géorgien impressionne, notamment quand il tente sa "spéciale", qu'il travaille beaucoup: partir dans son couloir, accélérer vers l'axe et enchaîner d'une frappe puissante et précise. Il a marqué six buts depuis les huitièmes de finale. Mais l'ex-joueur du Napoli où les supporters l'appelaient "Kvaradona" est aussi capable d'autres gestes virtuoses, dont ce festival de dribbles dans la surface contre les Reds. Et "Kvara", chaussettes basses qui découvrent ses mollets puissants, est toujours aussi hargneux dans ses retours défensifs et ses courses. Le Géorgien aurait fait un candidat crédible dans la course au Ballon d'Or 2026 mais malheureusement pour lui, l'absence de sa sélection au Mondial pourrait lui être préjudiciable. . Safonov, digne successeur de Donnarumma Il aura fallu à Matveï Safonov un peu plus d'une saison pour devenir ce qu'il voulait dès son arrivée à l’été 2024: être le gardien N.1 indiscutable du PSG. "C'est le résultat de mon travail et de ma mentalité. Je suis ici depuis deux saisons, je n'ai pas arrêté de travailler et le résultat de l'équipe cette saison c'est aussi le fruit de mon travail", affirmait en français le gardien russe, sûr de ses forces, après avoir mis sur le banc Lucas Chevalier. Safonov, 27 ans, qui a joué ses premières années au FK Krasnodar, a été solide dans les airs, avec des interventions spectaculaire au poing mais aussi impressionnant sur sa ligne, quand il le fallait cette saison à l'image de Donnarumma au printemps 2025. Comme l'Italien, "Mocha" a fait de gros progrès au contact des entraîneurs des gardiens Borja Alvarez et Nicolas Cousin. . Vitinha, inusable métronome Que serait ce PSG dominant sans le Portugais de 26 ans ? Ballon proche du pied et le regard haut, "Viti" se balade de gauche à droite devant la défense, avant de déclencher une passe vers une aile, un décalage au milieu ou plus rarement une louche vers l'attaque. Impossible de lui prendre le ballon, difficile de prévoir quand il va s'en séparer: son activité est essentielle au football de possession du PSG. A cette vista, il faut ajouter la constance: Vitinha a joué tous les matches de Ligue des champions, souvent en entier (avec à la clé six buts) et n'a pas pu souffler beaucoup en Ligue 1, contrairement à Fabian Ruiz ou Joao Neves. Luis Enrique ne peut pas se passer de Vitinha. . Pacho, solidité et discrétion Plus encore que le capitaine Marquinhos, Willian Pacho a été l'élément central de la défense parisienne. L'Equatorien de 24 ans continue son chemin tout en discrétion, devenant tranquillement mais sûrement l'un des meilleur défenseurs centraux du monde. Cette saison, il a confirmé sa première année parisienne déjà magistrale: il a encore été solide dans les duels, réussissant presque toujours à défendre en avançant. Plus rapide que le Brésilien de 32 ans, il a davantage assuré dans la profondeur quand "Marqui" inquiétait un peu. Ses performances manquées se comptent sur les doigts d'une main. "Je mets un point d'honneur à être régulier, la constance a toujours été mon point fort et j'ai l'intention de continuer", racontait-il à l'AFP à l'automne 2024, quelques temps après son arrivée de Francfort. . Hakimi et Mendes, les meilleurs à leur poste Considérés comme les meilleurs latéraux du monde, Achraf Hakimi (droit) et Nuno Mendes (gauche) ont encore grandement apporté au PSG, malgré plusieurs blessures (cheville et cuisse pour Hakimi, genou et cuisse pour Mendes). Grâce à une force athlétique rare, ils peuvent enchaîner les longues courses à haute intensité pour déséquilibrer le bloc adverse. Défenseurs solides en dépit de quelques loupés, ils ont révolutionné leur poste en étant des armes offensives impossibles à ignorer. La situation judiciaire d'Achraf Hakimi, renvoyé en procès pour viol, n'a rien changé à sa saison. Vice-capitaine, il a souvent porté le brassard et est un maillon essentiel de l’équipe.

30.05.2026 à 21:53

FRANCE24
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Quelques pas, le poids du monde sur les épaules et un tir expédié au-dessus du but de Matveï Safonov: Paris a dû cette fois s'en remettre à l'échec du défenseur londonien Gabriel et un soupçon de chance pour triompher. Mais à entendre le grondement des Ultras qui ont accueilli le ballon en tribunes de la Puskas Arena, mais aussi à voir sans doute les bières qui ont volé dans tous les bars de Paris et dans un Parc des Princes comble, le bonheur n'en était que plus grand. La grandeur, c'est ce qui caractérise ce PSG insubmersible, vainqueur de quatre trophées en autant de séances de tirs aux buts cette saison, après la Supercoupe d'Europe, la Coupe intercontinentale et le Trophée des champions. L'entraîneur Luis Enrique peut exulter: son pari de mobiliser dès l'été dernier ses joueurs en vue d'un second sacre a payé. Le PSG s'est parfois cherché, s'est trompé, a pâti de blessures en série, mais n'a jamais lâché complètement le fil de sa saison et se retrouve samedi auréolé d'un prestige inouï, qui rappelle les épopées du Real Madrid (2016, 2017, 2018) ou encore, si l'on remonte plus loin, du grand Bayern Munich (1974 ,1975, 1976). Pression électrique Il était écrit que contre les tout frais champions d'Angleterre, cette finale serait bien plus indécise que la démonstration de 2025 contre l'Inter Milan (5-0). Et que ce fut dur nerveusement et physiquement pour les deux équipes, qui ont dû faire tourner leur effectif comme rarement pour aller au bout de ces épuisantes 120 minutes. Le PSG a dû compter sur les remplaçants pour terminer le match et gagner la séance de tirs aux buts, ces mêmes joueurs qui rendent surtout service en Ligue 1, sans trop broncher, mais qui avaient forcément à coeur de peser plus au sein de l'armada. C'est chose faite: le Portugais Gonçalo Ramos et le Brésilien Lucas Beraldo ont tous deux transformé leur tir au but, à des instants pourtant chargés d'une pression électrique. Le premier, en inaugurant la séance, haranguant ensuite les Ultras déchaînés. Le second en expédiant une frappe imparable avec le flegme déconcertant de sa moustache "so British". Le scénario était pourtant bien sombre à l'entame de match, après le but de Kai Havertz qui profita d'un dégagement contré de Marquinhos pour partir au but et expédier le ballon dans la lucarne, depuis une position excentrée (6e). L'Allemand avait déjà marqué en finale en 2021 pour Chelsea contre City. Pour les Gunners, si solides en défense avec seulement six buts encaissés jusque-là sur toute leur campagne européenne, le chemin était tout tracé. Bonne étoile Et pendant une mi-temps, les Parisiens, pourtant meilleure attaque de la compétition (44 buts jusque-là), se sont cassé les dents sur cette organisation au cordeau et cette rugosité au duel des Anglais. Ils ont tenté plus de centres qu'à leur habitude, qui est de créer des circuits de passes rapides et contrôlées. Gabriel qui bloque "Kvara" (11e), Désiré Doué repris par la charnière centrale malgré ses dribbles (18e) ou encore Ousmane Dembélé qui frappe dans les nuages étaient des signes inquiétants. La seconde période fut plus enlevée, sans doute grâce aux consignes de Luis Enrique, dans ce match d'entraîneurs contre Mikel Arteta. Et Ousmane Dembélé lui non plus ne trembla pas face au gardien au moment de transformer un penalty obtenu par l'intenable Khvicha Kvaratskhelia. La prolongation fut d'une tension extrême, renforcée par les sorties successives de cadres du PSG: Ousmane Dembélé, Vitinha, Marquinhos et "Kvara". Mais Luis Enrique a insufflé un esprit de groupe d'une telle force que le jeu en a à peine pâti. C'est bien les Rouge et Bleu qui ont hissé le trophée, à la fois incrédules et plus sûrs que jamais de leur bonne étoile.

30.05.2026 à 21:39

FRANCE 24
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En s’adjugeant une deuxième Ligue des champions consécutive samedi, le Paris SG confirme son emprise sur le football européen. Le club parisien entend désormais inscrire cette domination dans la durée afin de rejoindre le cercle très fermé des grandes dynasties du continent, à l’image de l’Ajax Amsterdam, du Bayern Munich ou du Real Madrid.
Texte intégral (669 mots)
En s’adjugeant une deuxième Ligue des champions consécutive samedi, le Paris SG confirme son emprise sur le football européen. Le club parisien entend désormais inscrire cette domination dans la durée afin de rejoindre le cercle très fermé des grandes dynasties du continent, à l’image de l’Ajax Amsterdam, du Bayern Munich ou du Real Madrid.

30.05.2026 à 21:21

FRANCE24
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"Ce sera l'investissement le plus important en Europe dans les infrastructures liées à l'intelligence artificielle : 75 milliards d'euros au total, dont 45 milliards d'ici à 2031, dans les Hauts-de-France", dans le nord, pour la construction de data centers, a indiqué M. Son. Cette annonce spectaculaire intervient à l'avant-veille du neuvième sommet Choose France, lundi au château de Versailles, où le président français Emmanuel Macron jouera le VRP du pays dans l'espoir d'y attirer un nouveau record d'investissements étrangers. L'édition précédente, en mai 2025, avait battu un record avec 20 milliards d'euros de projets annoncés. Selon M. Son, la décision d'investir en France a été prise après sa rencontre avec M. Macron lors de la visite officielle de ce dernier à Tokyo en avril. "J'ai été très sensible au fait qu'Emmanuel Macron s'engage autant à titre personnel pour assurer le succès économique de la France, même si nos investissements se concentraient jusqu'ici majoritairement aux États-Unis, ainsi qu'au Japon et en Asie", a affirmé le dirigeant. Électricité décarbonée Selon lui, le premier argument qui plaide pour un tel investissement en France est "l'énergie": "Le fait que le pays soit producteur et exportateur d'énergie est absolument décisif pour des investissements d'infrastructure dans l'intelligence artificielle. Surtout pour des data centers". Pour les acteurs du secteur, la France offre l'avantage de proposer une électricité abondante et décarbonée à 95%, indispensable au fonctionnement des data centers très gourmands en énergie. Le géant français des équipements électriques et automatismes industriels Schneider Electric est partenaire de ce projet colossal. "C'est un partenariat important, un gros projet, le plus gros qu'il y ait eu en France" dans ce secteur, a indiqué son directeur général, Olivier Blum, dans un entretien à l'AFP. "Jusqu'à maintenant, il y avait à peu près 1,5 gigawatt installé à la fin 2025 en France au niveau des centres de données, et là, ce qui est annoncé, c'est qu'il y aura une première phase de 3 gigawatts puis une deuxième phase qui pourra aller jusqu'à 5", a-t-il poursuivi. Selon lui, Schneider Electric "va aider au design, à la fourniture de tous les équipements", avec notamment la création d'une usine de modules pré-fabriqués de data centers sur le port de Dunkerque. L'installation des data centers eux-mêmes est prévue à Dunkerque (Loon Plage), au Bosquel et Bouchain. "Rattraper les Etats-Unis" Ces derniers mois, la France martèle son ambition d'être un des leaders mondiaux du secteur de l'IA, un enjeu autant économique que politique pour M. Macron. Le sommet sur l'intelligence artificielle de Paris en février 2025 s'était traduit par 109 milliards d'investissements dans l'IA en France. Il avait été l'occasion pour les grands acteurs de l'électricité en France, le géant du nucléaire EDF et le gestionnaire du réseau à haute tension RTE, de dévoiler des offres pour attirer les investisseurs dans l'Hexagone. Trente-cinq sites "prêts à l'emploi" avaient été désignés pour accueillir des centres de données dédiés à l'IA, dont une dizaine de grande puissance notamment dans les Hauts-de-France, capables d'accueillir des data center de 1 gigawatt. Fondé en 1981 par M. Son, 68 ans, SoftBank Group est l'un des principaux investisseurs mondiaux spécialisés dans les télécoms, la tech et l'IA. L'entreprise est très présente aux États-Unis, et "détient entre autres 11 % du capital d'OpenAI", rappelle La Tribune Dimanche. "Rattraper les États-Unis, aujourd'hui le centre de gravité mondial de l'innovation, est un enjeu pour la plupart des autres pays", juge-t-il. Pour cela, l'Europe doit selon lui "trouver la bonne voie" pour parvenir à un "équilibre" entre innovation et régulation.
Texte intégral (610 mots)
"Ce sera l'investissement le plus important en Europe dans les infrastructures liées à l'intelligence artificielle : 75 milliards d'euros au total, dont 45 milliards d'ici à 2031, dans les Hauts-de-France", dans le nord, pour la construction de data centers, a indiqué M. Son. Cette annonce spectaculaire intervient à l'avant-veille du neuvième sommet Choose France, lundi au château de Versailles, où le président français Emmanuel Macron jouera le VRP du pays dans l'espoir d'y attirer un nouveau record d'investissements étrangers. L'édition précédente, en mai 2025, avait battu un record avec 20 milliards d'euros de projets annoncés. Selon M. Son, la décision d'investir en France a été prise après sa rencontre avec M. Macron lors de la visite officielle de ce dernier à Tokyo en avril. "J'ai été très sensible au fait qu'Emmanuel Macron s'engage autant à titre personnel pour assurer le succès économique de la France, même si nos investissements se concentraient jusqu'ici majoritairement aux États-Unis, ainsi qu'au Japon et en Asie", a affirmé le dirigeant. Électricité décarbonée Selon lui, le premier argument qui plaide pour un tel investissement en France est "l'énergie": "Le fait que le pays soit producteur et exportateur d'énergie est absolument décisif pour des investissements d'infrastructure dans l'intelligence artificielle. Surtout pour des data centers". Pour les acteurs du secteur, la France offre l'avantage de proposer une électricité abondante et décarbonée à 95%, indispensable au fonctionnement des data centers très gourmands en énergie. Le géant français des équipements électriques et automatismes industriels Schneider Electric est partenaire de ce projet colossal. "C'est un partenariat important, un gros projet, le plus gros qu'il y ait eu en France" dans ce secteur, a indiqué son directeur général, Olivier Blum, dans un entretien à l'AFP. "Jusqu'à maintenant, il y avait à peu près 1,5 gigawatt installé à la fin 2025 en France au niveau des centres de données, et là, ce qui est annoncé, c'est qu'il y aura une première phase de 3 gigawatts puis une deuxième phase qui pourra aller jusqu'à 5", a-t-il poursuivi. Selon lui, Schneider Electric "va aider au design, à la fourniture de tous les équipements", avec notamment la création d'une usine de modules pré-fabriqués de data centers sur le port de Dunkerque. L'installation des data centers eux-mêmes est prévue à Dunkerque (Loon Plage), au Bosquel et Bouchain. "Rattraper les Etats-Unis" Ces derniers mois, la France martèle son ambition d'être un des leaders mondiaux du secteur de l'IA, un enjeu autant économique que politique pour M. Macron. Le sommet sur l'intelligence artificielle de Paris en février 2025 s'était traduit par 109 milliards d'investissements dans l'IA en France. Il avait été l'occasion pour les grands acteurs de l'électricité en France, le géant du nucléaire EDF et le gestionnaire du réseau à haute tension RTE, de dévoiler des offres pour attirer les investisseurs dans l'Hexagone. Trente-cinq sites "prêts à l'emploi" avaient été désignés pour accueillir des centres de données dédiés à l'IA, dont une dizaine de grande puissance notamment dans les Hauts-de-France, capables d'accueillir des data center de 1 gigawatt. Fondé en 1981 par M. Son, 68 ans, SoftBank Group est l'un des principaux investisseurs mondiaux spécialisés dans les télécoms, la tech et l'IA. L'entreprise est très présente aux États-Unis, et "détient entre autres 11 % du capital d'OpenAI", rappelle La Tribune Dimanche. "Rattraper les États-Unis, aujourd'hui le centre de gravité mondial de l'innovation, est un enjeu pour la plupart des autres pays", juge-t-il. Pour cela, l'Europe doit selon lui "trouver la bonne voie" pour parvenir à un "équilibre" entre innovation et régulation.

30.05.2026 à 21:02

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