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12.03.2026 à 17:39

Guerre au Moyen-Orient : quand l'intelligence artificielle permet de réécrire l'histoire

FRANCE24
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Dans la guerre au Moyen-Orient, l'intelligence artificielle est déployée pour produire des deepfakes sophistiqués, réécrivant l'histoire en diffusant de fausses vidéos. Des contenus viraux, propagés sur les réseaux sociaux, en arme numérique de propagande. Récit de Marc Paupe
Dans la guerre au Moyen-Orient, l'intelligence artificielle est déployée pour produire des deepfakes sophistiqués, réécrivant l'histoire en diffusant de fausses vidéos. Des contenus viraux, propagés sur les réseaux sociaux, en arme numérique de propagande. Récit de Marc Paupe

12.03.2026 à 17:39

Cambodge: l'armée thaïlandaise fait visiter un centre d'arnaques en ligne

FRANCE24
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Ces employés étaient contraints d'y travailler, selon l'armée thaïlandaise, avant qu'elle ne s'en empare. Jeudi, l'AFP¨a participé à une visite du site cambodgien d'O'Smach, dont l'armée a pris le contrôle au cours des affrontements frontaliers de 2025, et que Bangkok présente comme une base utilisée à la fois par l'armée cambodgienne et des réseaux criminels transnationaux d'arnaque en ligne. La Thaïlande a alors annoncé que ses forces avaient lancé une attaque contre plusieurs casinos situés de l'autre côté de la frontière, affirmant qu'ils servaient aux forces cambodgiennes d'entrepôts d'armes et de positions de tir. Au moins deux ont été identifiés par des observateurs comme des centres d'escroquerie en ligne. "C'est une coïncidence: l'attaque de ces établissements a été décidée parce qu'ils servaient de bases militaires aux forces cambodgiennes", a déclaré aux journalistes le porte-parole du ministère thaïlandais de la Défense Surasant Kongsiri au cours de la visite. Lorsque les forces thaïlandaises ont progressé, dans le but de neutraliser la menace des forces cambogiennes, elles "ont découvert que les installations derrière les casinos étaient en réalité des centres d'escroquerie", a-t-il ajouté. Depuis la fragile trêve conclue fin décembre, l'armée thaïlandaise maintient sa présence dans la région, en dépit des appels du Cambodge à son retrait de la zone d'O'Smach et d'autres zones frontalières. Le ministre cambodgien de l'Information Neth Pheaktra a accusé la Thaïlande d'avoir tenté de justifier "l'annexion de facto" de parties du territoire cambodgien "sous le prétexte d'opérations anti-fraudes". "De tels agissements constituent un grave détournement du discours invoquant l'application de la loi pour justifier une intrusion militaire", a-t-il déclaré dans un communiqué transmis jeudi à l'AFP. Fuite de milliers d'employés de centres d'arnaques Les vestiges et décombres subsistant dans le complexe d'O'Smach plus de deux mois après les combats témoignent de la fuite en catastrophe de milliers de personnes. Les journalistes ont été conduits dans les bureaux et les dortoirs aux lits superposés où ont été abandonnés les outils de travail des escrocs: faux bureaux de faux policiers, transcriptions d'appels frauduleux et liasses de papier avec les numéros de téléphone de victimes d'escroqueries du monde entier. L'armée thaïlandaise a affirmé qu'environ 20.000 personnes soupçonnées d'avoir travaillé dans ces centres d'escroquerie se sont enfuies avant les frappes de missiles. O'Smach et d'autres casinos ciblés par les forces thaïlandaises lors des affrontements de décembre abritaient potentiellement des milliers de travailleurs forcés, obligés de commettre des arnaques en ligne, avait indiqué en décembre un analyste à l'AFP. Les lieux visités jeudi, logements pour employés vietnamiens et indonésiens, et bureaux pour les chefs chinois, selon l'armée thaïlandaise, se situaient en face du complexe hôtelier et casino d'O'Smach, propriété du sénateur et homme d'affaires cambodgien Ly Yong Phat. Ce dernier a été sanctionné par Washington en 2024 pour l'implication présumée de sa société "dans de graves violations des droits humains liées au traitement de travailleurs soumis au travail forcé dans des centres d'escroquerie en ligne", selon les autorités américaines. En novembre, la Thaïlande a émis un mandat d'arrêt contre le magnat pour son implication présumée dans des crimes d'ampleur internationale. Prapas Sornchaidee, de l'Armée de l'air thaïlandaise, a déclaré que le Cambodge, qui s'est engagé à éliminer les activités fauduleuses avant mai, devrait solliciter l'aide internationale pour les combattre. "Si le Cambodge reconnaissait l'existence de ces activités frauduleuses, son incapacité à les contrôler, et se coordonnait avec la Thaïlande et d'autres pays pour résoudre le problème, ce serait beaucoup mieux", a-t-il dit. L'Asie du Sud-Est est devenue un épicentre des arnaques en ligne, un secteur qui rapporte des milliards de dollars, et qui emploie des centaines de milliers de travailleurs, certains victimes de trafic d'êtres humains, d'autres consentants. Ces employés piègent des internautes du monde entier par le biais de fausses relations romanesques ou d'investissements dans les cryptomonnaies.
Texte intégral (706 mots)
Ces employés étaient contraints d'y travailler, selon l'armée thaïlandaise, avant qu'elle ne s'en empare. Jeudi, l'AFP¨a participé à une visite du site cambodgien d'O'Smach, dont l'armée a pris le contrôle au cours des affrontements frontaliers de 2025, et que Bangkok présente comme une base utilisée à la fois par l'armée cambodgienne et des réseaux criminels transnationaux d'arnaque en ligne. La Thaïlande a alors annoncé que ses forces avaient lancé une attaque contre plusieurs casinos situés de l'autre côté de la frontière, affirmant qu'ils servaient aux forces cambodgiennes d'entrepôts d'armes et de positions de tir. Au moins deux ont été identifiés par des observateurs comme des centres d'escroquerie en ligne. "C'est une coïncidence: l'attaque de ces établissements a été décidée parce qu'ils servaient de bases militaires aux forces cambodgiennes", a déclaré aux journalistes le porte-parole du ministère thaïlandais de la Défense Surasant Kongsiri au cours de la visite. Lorsque les forces thaïlandaises ont progressé, dans le but de neutraliser la menace des forces cambogiennes, elles "ont découvert que les installations derrière les casinos étaient en réalité des centres d'escroquerie", a-t-il ajouté. Depuis la fragile trêve conclue fin décembre, l'armée thaïlandaise maintient sa présence dans la région, en dépit des appels du Cambodge à son retrait de la zone d'O'Smach et d'autres zones frontalières. Le ministre cambodgien de l'Information Neth Pheaktra a accusé la Thaïlande d'avoir tenté de justifier "l'annexion de facto" de parties du territoire cambodgien "sous le prétexte d'opérations anti-fraudes". "De tels agissements constituent un grave détournement du discours invoquant l'application de la loi pour justifier une intrusion militaire", a-t-il déclaré dans un communiqué transmis jeudi à l'AFP. Fuite de milliers d'employés de centres d'arnaques Les vestiges et décombres subsistant dans le complexe d'O'Smach plus de deux mois après les combats témoignent de la fuite en catastrophe de milliers de personnes. Les journalistes ont été conduits dans les bureaux et les dortoirs aux lits superposés où ont été abandonnés les outils de travail des escrocs: faux bureaux de faux policiers, transcriptions d'appels frauduleux et liasses de papier avec les numéros de téléphone de victimes d'escroqueries du monde entier. L'armée thaïlandaise a affirmé qu'environ 20.000 personnes soupçonnées d'avoir travaillé dans ces centres d'escroquerie se sont enfuies avant les frappes de missiles. O'Smach et d'autres casinos ciblés par les forces thaïlandaises lors des affrontements de décembre abritaient potentiellement des milliers de travailleurs forcés, obligés de commettre des arnaques en ligne, avait indiqué en décembre un analyste à l'AFP. Les lieux visités jeudi, logements pour employés vietnamiens et indonésiens, et bureaux pour les chefs chinois, selon l'armée thaïlandaise, se situaient en face du complexe hôtelier et casino d'O'Smach, propriété du sénateur et homme d'affaires cambodgien Ly Yong Phat. Ce dernier a été sanctionné par Washington en 2024 pour l'implication présumée de sa société "dans de graves violations des droits humains liées au traitement de travailleurs soumis au travail forcé dans des centres d'escroquerie en ligne", selon les autorités américaines. En novembre, la Thaïlande a émis un mandat d'arrêt contre le magnat pour son implication présumée dans des crimes d'ampleur internationale. Prapas Sornchaidee, de l'Armée de l'air thaïlandaise, a déclaré que le Cambodge, qui s'est engagé à éliminer les activités fauduleuses avant mai, devrait solliciter l'aide internationale pour les combattre. "Si le Cambodge reconnaissait l'existence de ces activités frauduleuses, son incapacité à les contrôler, et se coordonnait avec la Thaïlande et d'autres pays pour résoudre le problème, ce serait beaucoup mieux", a-t-il dit. L'Asie du Sud-Est est devenue un épicentre des arnaques en ligne, un secteur qui rapporte des milliards de dollars, et qui emploie des centaines de milliers de travailleurs, certains victimes de trafic d'êtres humains, d'autres consentants. Ces employés piègent des internautes du monde entier par le biais de fausses relations romanesques ou d'investissements dans les cryptomonnaies.

12.03.2026 à 17:38

Guerre au Moyen-Orient : Trump dit que les États-Unis doivent "finir le boulot" en Iran

FRANCE24
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Donad Trump, qui multiplie les déclarations contradictoires sur la possible durée du conflit au Moyen-Orient, dit que les Etats-Unis devaient "finir le boulot" en Iran. On fait le point avec Matthieu Mabin, correspondant France 24 depuis Washington et Gauthier Rybinski, chroniqueur international France 24
Texte intégral (706 mots)
Donad Trump, qui multiplie les déclarations contradictoires sur la possible durée du conflit au Moyen-Orient, dit que les Etats-Unis devaient "finir le boulot" en Iran. On fait le point avec Matthieu Mabin, correspondant France 24 depuis Washington et Gauthier Rybinski, chroniqueur international France 24

12.03.2026 à 17:31

Le prix Pritzker de l'architecture décerné au Chilien Smiljan Radic Clarke

FRANCE24
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"Son travail paraît souvent austère ou élémentaire, mais cette impression dissimule une ingénierie et une construction précises", salue dans un communiqué à propos de l'architecte de 60 ans la fondation basée à Chicago qui décerne le prix. Qualifié en 2014 par le New York Times de "rock star parmi les architectes", le Chilien est davantage connu dans les cercles intellectuels et artistiques qu'au sein du grand public. "C'est un immense honneur. Et peut-être, très prochainement, un léger casse-tête, car cela signifiera probablement une exposition médiatique bien plus importante que je ne le souhaiterais", a réagi Smiljan Radic Clarke auprès de la radio américaine NPR. Parmi ses œuvres marquantes, le Pavillon de la Serpentine Gallery à Londres est probablement la plus connue : une coque translucide en fibre de verre suspendue sur des pierres brutes monumentales, qui joue avec la lumière et le rapport entre abri et nature. La House for the Poem of the Right Angle (au Chili), conçue avec la sculptrice Marcela Correa, est considérée comme son chef-d'œuvre intime : une structure en béton noir aux formes à la fois angulaires et sinueuses, inspirée d'une peinture de Le Corbusier, tournée vers la contemplation et la lumière zénithale. Oeuvre "temporaire et instable" "Radic refuse tout langage architectural reproductible, chaque projet est abordé comme une enquête singulière ancrée dans des principes fondamentaux", salue le prix Pritzker. "Ses bâtiments paraissent temporaires, instables ou délibérément inachevés - comme sur le point de disparaître - et pourtant ils offrent un abri structuré, optimiste et discrètement joyeux", poursuit l'institution. Avant le Pavillon Serpentine, la plupart de ses projets ont été réalisés au Chili, où il est né au sein d'une famille marquée par la migration - ses grands-parents paternels venaient de Croatie et sa lignée maternelle du Royaume-Uni. Etudiant, il a raconté avoir frôlé l'exclusion du programme d'architecture de l'Université pontificale catholique du Chili - une expérience décrite comme humiliante mais formatrice, qui a lui permis de voyager et d'étudier l'histoire. Il a complété sa formation au sein du prestigieux Institut universitaire d'architecture de Venise (IUAV), avant de fonder son agence à Santiago en 1995, qu'il a toujours maintenue volontairement à petite échelle. L'annonce du lauréat survient cette année dans un contexte particulier pour la fondation Pritzker, après la révélation d'échanges de courriels entre son directeur Thomas Pritzker et le criminel sexuel Jeffrey Epstein, bien après la condamnation de ce dernier en 2008 pour avoir eu recours à des prostituées mineures. Le milliardaire a démissionné de son poste de président exécutif de la société Hyatt Hotels Corporation, déclarant qu'il avait "fait preuve d'un terrible manque de jugement en maintenant des contacts avec" le financier new-yorkais, mort en prison en 2019.
Lire plus (490 mots)
"Son travail paraît souvent austère ou élémentaire, mais cette impression dissimule une ingénierie et une construction précises", salue dans un communiqué à propos de l'architecte de 60 ans la fondation basée à Chicago qui décerne le prix. Qualifié en 2014 par le New York Times de "rock star parmi les architectes", le Chilien est davantage connu dans les cercles intellectuels et artistiques qu'au sein du grand public. "C'est un immense honneur. Et peut-être, très prochainement, un léger casse-tête, car cela signifiera probablement une exposition médiatique bien plus importante que je ne le souhaiterais", a réagi Smiljan Radic Clarke auprès de la radio américaine NPR. Parmi ses œuvres marquantes, le Pavillon de la Serpentine Gallery à Londres est probablement la plus connue : une coque translucide en fibre de verre suspendue sur des pierres brutes monumentales, qui joue avec la lumière et le rapport entre abri et nature. La House for the Poem of the Right Angle (au Chili), conçue avec la sculptrice Marcela Correa, est considérée comme son chef-d'œuvre intime : une structure en béton noir aux formes à la fois angulaires et sinueuses, inspirée d'une peinture de Le Corbusier, tournée vers la contemplation et la lumière zénithale. Oeuvre "temporaire et instable" "Radic refuse tout langage architectural reproductible, chaque projet est abordé comme une enquête singulière ancrée dans des principes fondamentaux", salue le prix Pritzker. "Ses bâtiments paraissent temporaires, instables ou délibérément inachevés - comme sur le point de disparaître - et pourtant ils offrent un abri structuré, optimiste et discrètement joyeux", poursuit l'institution. Avant le Pavillon Serpentine, la plupart de ses projets ont été réalisés au Chili, où il est né au sein d'une famille marquée par la migration - ses grands-parents paternels venaient de Croatie et sa lignée maternelle du Royaume-Uni. Etudiant, il a raconté avoir frôlé l'exclusion du programme d'architecture de l'Université pontificale catholique du Chili - une expérience décrite comme humiliante mais formatrice, qui a lui permis de voyager et d'étudier l'histoire. Il a complété sa formation au sein du prestigieux Institut universitaire d'architecture de Venise (IUAV), avant de fonder son agence à Santiago en 1995, qu'il a toujours maintenue volontairement à petite échelle. L'annonce du lauréat survient cette année dans un contexte particulier pour la fondation Pritzker, après la révélation d'échanges de courriels entre son directeur Thomas Pritzker et le criminel sexuel Jeffrey Epstein, bien après la condamnation de ce dernier en 2008 pour avoir eu recours à des prostituées mineures. Le milliardaire a démissionné de son poste de président exécutif de la société Hyatt Hotels Corporation, déclarant qu'il avait "fait preuve d'un terrible manque de jugement en maintenant des contacts avec" le financier new-yorkais, mort en prison en 2019.

12.03.2026 à 17:25

La hausse du gazole "est en train de nous tuer": les pêcheurs appellent à l'aide

FRANCE24
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Le marin, par ailleurs patron de l'Union française des pêcheurs artisans (UFPA), a vu le prix du carburant s'envoler en l'espace de 10 jours, après le déclenchement de la guerre en Iran: il est passé de 60 centimes le litre à près de 90 centimes, raconte-t-il à l'AFP. Cette flambée des prix a des conséquences concrètes : le marin a choisi d'aller moins loin que d'habitude pour économiser du carburant. Non loin de là, le directeur d'exploitation de l'Armement de la pêche artisanale de Keroman (Apak), Jerôme Nicol, broie du noir. Si le gazole atteint la barre symbolique d'un euro le litre, les cinq chalutiers de l'Apak resteront à quai car il ne sera plus rentable de les envoyer en mer. "Pour des bateaux consommant plus d'une tonne de carburant par jour, c'est plusieurs centaines d’euros en plus", justifie-t-il. "La situation est très inquiétante. On a dépassé le seuil de rentabilité: on travaille à perte", abonde Christophe Collin, directeur de l'Armement bigouden, qui compte neuf chalutiers hauturiers et 80 marins au Guilvinec (Finistère). Les pêcheurs ne sont pas en mesure de répercuter la hausse de leurs charges sur les prix de vente des poissons, fixés aux enchères, à la criée. "Mesures d'urgence" "C'est en train de nous tuer", s'alarme Stéphane Pochic, à la tête d'un armement de six chalutiers côtiers à Loctudy, "ça nous plombe complètement, ça nous met à plat". Pour maintenir à flot la filière, les pêcheurs rencontrés par l'AFP réclament des aides financières, de l'État ou de l'Union européenne. Le comité national des pêches a réclamé lundi "des mesures d'urgence" face à une hausse des prix "tout simplement impossible à absorber" par les armements de pêche. "Cette hausse brutale intervient dans un secteur dont l'équilibre économique reste extrêmement fragile à la suite des chocs du Brexit, du Covid et de la guerre Russie-Ukraine", souligne le comité national dans un communiqué. En mars 2022, quelques semaines après le début de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, les pêcheurs français avaient obtenu de l'Etat une aide exceptionnelle équivalente à 35 centimes par litre de gazole. M. Le Quintrec propose aujourd'hui un plafonnement des prix du gazole autour de 60 centimes le litre, et appelle à d'autres mesures, comme une hausse des taxes sur les poissons importés, pour donner un coup de pouce à la compétitivité de la pêche française. De son côté, le président (divers droite) du conseil départemental du Finistère, Maël de Calan, a écrit à la ministre de la Mer Catherine Chabaud pour lui demander de "rétablir sans délai un mécanisme d'aide au carburant destiné aux pêcheurs professionnels, afin d'éviter un arrêt progressif de la flotte et une fragilisation durable de la filière". "Nous surveillons la situation de près", a indiqué mercredi le ministère de la Mer. Mme Chabaud s'est rendue dans la matinée dans les bureaux du comité national des pêches "pour échanger avec les représentants des professionnels". Une réunion est également organisée à Bercy vendredi matin, avec Maud Bregeon, ministre déléguée à l'Énergie.
Texte intégral (541 mots)
Le marin, par ailleurs patron de l'Union française des pêcheurs artisans (UFPA), a vu le prix du carburant s'envoler en l'espace de 10 jours, après le déclenchement de la guerre en Iran: il est passé de 60 centimes le litre à près de 90 centimes, raconte-t-il à l'AFP. Cette flambée des prix a des conséquences concrètes : le marin a choisi d'aller moins loin que d'habitude pour économiser du carburant. Non loin de là, le directeur d'exploitation de l'Armement de la pêche artisanale de Keroman (Apak), Jerôme Nicol, broie du noir. Si le gazole atteint la barre symbolique d'un euro le litre, les cinq chalutiers de l'Apak resteront à quai car il ne sera plus rentable de les envoyer en mer. "Pour des bateaux consommant plus d'une tonne de carburant par jour, c'est plusieurs centaines d’euros en plus", justifie-t-il. "La situation est très inquiétante. On a dépassé le seuil de rentabilité: on travaille à perte", abonde Christophe Collin, directeur de l'Armement bigouden, qui compte neuf chalutiers hauturiers et 80 marins au Guilvinec (Finistère). Les pêcheurs ne sont pas en mesure de répercuter la hausse de leurs charges sur les prix de vente des poissons, fixés aux enchères, à la criée. "Mesures d'urgence" "C'est en train de nous tuer", s'alarme Stéphane Pochic, à la tête d'un armement de six chalutiers côtiers à Loctudy, "ça nous plombe complètement, ça nous met à plat". Pour maintenir à flot la filière, les pêcheurs rencontrés par l'AFP réclament des aides financières, de l'État ou de l'Union européenne. Le comité national des pêches a réclamé lundi "des mesures d'urgence" face à une hausse des prix "tout simplement impossible à absorber" par les armements de pêche. "Cette hausse brutale intervient dans un secteur dont l'équilibre économique reste extrêmement fragile à la suite des chocs du Brexit, du Covid et de la guerre Russie-Ukraine", souligne le comité national dans un communiqué. En mars 2022, quelques semaines après le début de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, les pêcheurs français avaient obtenu de l'Etat une aide exceptionnelle équivalente à 35 centimes par litre de gazole. M. Le Quintrec propose aujourd'hui un plafonnement des prix du gazole autour de 60 centimes le litre, et appelle à d'autres mesures, comme une hausse des taxes sur les poissons importés, pour donner un coup de pouce à la compétitivité de la pêche française. De son côté, le président (divers droite) du conseil départemental du Finistère, Maël de Calan, a écrit à la ministre de la Mer Catherine Chabaud pour lui demander de "rétablir sans délai un mécanisme d'aide au carburant destiné aux pêcheurs professionnels, afin d'éviter un arrêt progressif de la flotte et une fragilisation durable de la filière". "Nous surveillons la situation de près", a indiqué mercredi le ministère de la Mer. Mme Chabaud s'est rendue dans la matinée dans les bureaux du comité national des pêches "pour échanger avec les représentants des professionnels". Une réunion est également organisée à Bercy vendredi matin, avec Maud Bregeon, ministre déléguée à l'Énergie.
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