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04.07.2026 à 03:43

FRANCE24
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Les tremblements de terre de magnitude 7,2 et 7,5 ont frappé de plein fouet le 24 juin l'Etat de La Guaira, au nord de Caracas, dépourvu de la capacité hospitalière suffisante pour accueillir tant de victimes. Les deux hôpitaux ont été débordés en quelques heures et les patients se rendent désormais dans des centres de soins improvisés: des tentes installées par des professionnels mais aussi la gare routière ou un McDonald's. L'enseigne américaine reçoit à Caraballeda, ville côtière très durement frappée, des dizaines de personnes souffrant de "crises d'hypertension, crises d'anxiété, symptômes diarrhéiques", explique à l'AFP Karlys Figueroa, chirurgienne oncologue de 33 ans, qui y officie bénévolement. "Nous sommes venus apporter notre aide, il y a beaucoup de victimes à prendre en charge", ajoute-t-elle. Plus d'une trentaine de médecins soignent les sinistrés dans cet hôpital de campagne avec sa zone d'accueil, une pharmacie, un entrepôt et des espaces de prise en charge psychologique ou vétérinaire. Au comptoir où sont habituellement servis les hamburgers, on distribue désormais des arepas (galettes vénézuéliennes) et des sandwichs offerts. Le glacier s’est transformé en refuge pour des animaux retrouvés, en attente d'un nouveau maître. La Dr Figueroa osculte Gilber Oropeza, un pompier venu de l'Etat de Yaracuy, plus à l'ouest, pour se joindre aux opérations de secours. "J'ai manipulé les décombres pratiquement partout, je crois que c'est pour ça que j'ai mal à l'estomac", raconte-t-il à l'AFP, allongé sur un banc rembourré. Risque d'épidémie Trois grandes tentes blanches ont été dressées dans la cour d'une gare routière à Catia La Mar, un peu plus loin sur la côte. À l'intérieur de chacune d'entre elle, six brancards équipés d'écrans permettent d'assurer des premiers soins, tant physiques que psychologiques. Une femme pleure en silence en se couvrant le visage avec un mouchoir. Un médecin lui fait calmement le point sur son état de santé, une scène devenue courante à La Guaira. Près de 4.000 patients ont été pris en charge dans ce centre de soins provisoire. Iverson Medina, 13 ans, est soigné sur une civière. Il porte une attelle à la jambe droite et à la cheville gauche, blessé après avoir passé 16 heures sous les ruines de son immeuble. "J'ai eu très peur parce que je pensais qu'on n'allait pas me secourir, c'est seulement après avoir vu les pompiers, tout ça, que je me suis calmé", dit-il à l'AFP, au côté de sa sœur. Iverson Medina et un cousin ont survécu aux séismes, mais il a vu mourir sa grand-mère et un autre de leurs cousins. María José Pino, gynécologue-obstétricienne, a elle aussi survécu: l'alerte sismique sur son téléphone portable lui a sauvé la vie. Malgré sa jambe blessée, elle soigne des patients sans relâche depuis le premier jour. Mais un sentiment d'impuissance la submerge. "J'ai l'impression que, malgré tout ce que j'ai fait, c'est comme si je n'avais rien fait, comme s'il manquait quelque chose, parce qu'il manquait effectivement des mains, il manquait de l'aide", confie-t-elle. Le Dr Antonio Olaizola explique à l'AFP que le risque d'épidémies augmente à mesure que les sinistrés remplissent les refuges, après l'effondrement de plus de 180 immeubles à La Guaira. "Nous avons déjà des cas d'infections liés à cet événement", indique-t-il, soulignant que la surpopulation est un facteur "fondamental" dans la propagation des maladies infectieuses.

04.07.2026 à 02:51

FRANCE24
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Texte intégral (594 mots)

04.07.2026 à 02:47

Cassandre TOUSSAINT
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C'est une défaite au goût de victoire pour le Cap-Vert, qui a poussé l'Argentine tenante du titre en prolongations en 16es de finale du Mondial 2026. L'Albiceleste s'impose dans la douleur au terme d'une fin de match folle (3-2) et retrouvera l'Egypte en 8es.
Texte intégral (594 mots)
C'est une défaite au goût de victoire pour le Cap-Vert, qui a poussé l'Argentine tenante du titre en prolongations en 16es de finale du Mondial 2026. L'Albiceleste s'impose dans la douleur au terme d'une fin de match folle (3-2) et retrouvera l'Egypte en 8es.

04.07.2026 à 02:30

RFI
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Seizièmes de finale du Mondial 2026, suite et fin. La Colombie affronte le Ghana à Kansas City pour obtenir la dernière place en huitièmes de la Coupe du monde. Une rencontre entre les Cafeteros et les Black stars à suivre en direct grâce au live commenté animé par nos confrères de RFI.
Texte intégral (594 mots)
Seizièmes de finale du Mondial 2026, suite et fin. La Colombie affronte le Ghana à Kansas City pour obtenir la dernière place en huitièmes de la Coupe du monde. Une rencontre entre les Cafeteros et les Black stars à suivre en direct grâce au live commenté animé par nos confrères de RFI.

04.07.2026 à 02:03

FRANCE24
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Elles entendent s'appuyer sur l'émotion suscitée par le viol et le meurtre de la collégienne de 11 ans pour rappeler leur demande d'une "loi-cadre intégrale", réclamée depuis fin 2024 - soit un texte pour lutter "à 360 degrés" contre ces violences, allant de la prévention et du traitement judiciaire à l'accompagnement des victimes, notamment les plus vulnérables. A Paris, la marche doit s'élancer vers 15h30 de la place de la Bastille vers Nation. En régions, des rassemblements sont annoncés dans quelque 80 villes, comme Agen, Dijon, Bordeaux ou Rennes. Dans son appel, la "coalition féministe et enfantiste pour une loi intégrale" demande de "reconnaître le caractère systémique" des violences sexuelles "dans une société patriarcale" et une loi "globale" plutôt que des "mesures et des lois parcellaires, dictées par l’urgence d’affaires successives". "La surenchère répressive prônée par l'extrême droite et la droite extrême ne protégera ni les femmes ni les enfants", poursuit le texte, en référence à des propositions comme la "castration chimique, la perpétuité réelle, ou le rétablissement de la peine de mort". Cette coalition de 130 organisations avait proposé fin 2024 un ensemble de 140 mesures destinées à lutter de façon globale contre les violences de tous ordres faites aux femmes et aux enfants, sur le modèle de l'Espagne. Elles ont inspiré une proposition de loi de 78 mesures déposée fin 2025 par la députée socialiste Céline Thiébault-Martinez et cosignée par une centaine de députés principalement de gauche (hors LFI) et de la coalition gouvernementale. Au Parlement à l'automne Depuis l'affaire Lyhanna, la coalition organise chaque lundi soir des rassemblements devant les tribunaux en régions et devant le ministère de la Justice à Paris. Plus de 340.000 personnes ont signé une pétition en ligne pour cette loi. Confortée par les affaires Bruel et du périscolaire parisien, "cette immense mobilisation est inédite dans le mouvement féministe et amène à nous de nouvelles personnes", selon la présidente de la Fondation des femmes Anne-Cécile Mailfert. Pour la militante féministe Suzy Rojtman, les organisations féministes ont "opéré une jonction avec les organisations enfantistes" et "parviennent à entraîner un véritable mouvement citoyen après le meurtre de Lyhanna, ce qui est historique". La coalition revendique aujourd'hui 160 organisations, dont la CGT, des associations de défense des migrants, personnes handicapées ou LGBTQ+. Une trentaine les ont rejointes récemment, comme la FCPE (parents d'élèves) et le collectif de parents SOS-Périscolaire. Dans le sillage du drame, le gouvernement a annoncé des mesures de lutte contre la pédocriminalité, dont certaines inspirées des associations. Une partie a été intégrée au projet de loi sur la protection des enfants, qui doit être examiné dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale le 15 juillet, d'autres ajoutées au texte sur la justice criminelle également débattu par les députés. La ministre chargée de l'Egalité entre les femmes et les hommes Aurore Bergé a indiqué mercredi que le gouvernement recevrait les parlementaires mi-juillet pour "arbitrer" les mesures qui pourraient, elles, intégrer une future loi intégrale, dont l'examen est promis pour sa part à l'automne. Malgré ces annonces, les associations maintiennent leur mobilisation car elles redoutent que le gouvernement ne retienne qu'une partie des dispositions réclamées. Elles réclament l'ensemble du dispositif, assorti d'un budget pour la mettre en oeuvre, évalué à quelque 3 milliards d'euros par an.
Texte intégral (602 mots)
Elles entendent s'appuyer sur l'émotion suscitée par le viol et le meurtre de la collégienne de 11 ans pour rappeler leur demande d'une "loi-cadre intégrale", réclamée depuis fin 2024 - soit un texte pour lutter "à 360 degrés" contre ces violences, allant de la prévention et du traitement judiciaire à l'accompagnement des victimes, notamment les plus vulnérables. A Paris, la marche doit s'élancer vers 15h30 de la place de la Bastille vers Nation. En régions, des rassemblements sont annoncés dans quelque 80 villes, comme Agen, Dijon, Bordeaux ou Rennes. Dans son appel, la "coalition féministe et enfantiste pour une loi intégrale" demande de "reconnaître le caractère systémique" des violences sexuelles "dans une société patriarcale" et une loi "globale" plutôt que des "mesures et des lois parcellaires, dictées par l’urgence d’affaires successives". "La surenchère répressive prônée par l'extrême droite et la droite extrême ne protégera ni les femmes ni les enfants", poursuit le texte, en référence à des propositions comme la "castration chimique, la perpétuité réelle, ou le rétablissement de la peine de mort". Cette coalition de 130 organisations avait proposé fin 2024 un ensemble de 140 mesures destinées à lutter de façon globale contre les violences de tous ordres faites aux femmes et aux enfants, sur le modèle de l'Espagne. Elles ont inspiré une proposition de loi de 78 mesures déposée fin 2025 par la députée socialiste Céline Thiébault-Martinez et cosignée par une centaine de députés principalement de gauche (hors LFI) et de la coalition gouvernementale. Au Parlement à l'automne Depuis l'affaire Lyhanna, la coalition organise chaque lundi soir des rassemblements devant les tribunaux en régions et devant le ministère de la Justice à Paris. Plus de 340.000 personnes ont signé une pétition en ligne pour cette loi. Confortée par les affaires Bruel et du périscolaire parisien, "cette immense mobilisation est inédite dans le mouvement féministe et amène à nous de nouvelles personnes", selon la présidente de la Fondation des femmes Anne-Cécile Mailfert. Pour la militante féministe Suzy Rojtman, les organisations féministes ont "opéré une jonction avec les organisations enfantistes" et "parviennent à entraîner un véritable mouvement citoyen après le meurtre de Lyhanna, ce qui est historique". La coalition revendique aujourd'hui 160 organisations, dont la CGT, des associations de défense des migrants, personnes handicapées ou LGBTQ+. Une trentaine les ont rejointes récemment, comme la FCPE (parents d'élèves) et le collectif de parents SOS-Périscolaire. Dans le sillage du drame, le gouvernement a annoncé des mesures de lutte contre la pédocriminalité, dont certaines inspirées des associations. Une partie a été intégrée au projet de loi sur la protection des enfants, qui doit être examiné dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale le 15 juillet, d'autres ajoutées au texte sur la justice criminelle également débattu par les députés. La ministre chargée de l'Egalité entre les femmes et les hommes Aurore Bergé a indiqué mercredi que le gouvernement recevrait les parlementaires mi-juillet pour "arbitrer" les mesures qui pourraient, elles, intégrer une future loi intégrale, dont l'examen est promis pour sa part à l'automne. Malgré ces annonces, les associations maintiennent leur mobilisation car elles redoutent que le gouvernement ne retienne qu'une partie des dispositions réclamées. Elles réclament l'ensemble du dispositif, assorti d'un budget pour la mettre en oeuvre, évalué à quelque 3 milliards d'euros par an.
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