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18.02.2026 à 05:13

Le Gabon annonce la suspension des réseaux sociaux "jusqu'à nouvel ordre"

FRANCE 24
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Dans un communiqué publié mardi soir, la Haute autorité de la communication du Gabon a annoncé la suspension immédiate et "jusqu'à nouvel ordre" des réseaux sociaux, expliquant que des contenus risquaient d'engendrer des conflits sociaux ou de déstabiliser les institutions. Selon une journaliste de l'AFP, la suspension n'était cependant pas effective dans la nuit de mardi à mercredi.
Dans un communiqué publié mardi soir, la Haute autorité de la communication du Gabon a annoncé la suspension immédiate et "jusqu'à nouvel ordre" des réseaux sociaux, expliquant que des contenus risquaient d'engendrer des conflits sociaux ou de déstabiliser les institutions. Selon une journaliste de l'AFP, la suspension n'était cependant pas effective dans la nuit de mardi à mercredi.

18.02.2026 à 05:13

Le roi du Danemark entame une visite de trois jours au Groenland

FRANCE24
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Cette tournée intervient alors que le Groenland a été récemment au coeur de tensions diplomatiques avec Washington, Donald Trump ayant affirmé vouloir prendre le contrôle de l'immense île arctique, au grand dam des chancelleries européennes. En annonçant sa venue sur le territoire groenlandais fin janvier, le roi du Danemark s'était dit "profondément solidaire" des Groenlandais bouleversés par la convoitise de Donald Trump pour ce territoire autonome danois. "A travers la presse, on peut voir et sentir que les gens ont été très inquiets (...), c'est clair que cela nous préoccupe tous les deux", avait-il ajouté, associant sa femme, la reine Mary. Le souverain de 57 ans, dont le rôle est surtout symbolique, doit se rendre jeudi à Maniitsoq, à quelque 150 km au nord de Nuuk, où il rencontrera des entrepreneurs locaux. Il sera vendredi à Kangerlussuaq, plus au nord, pour visiter le centre d'entraînement arctique des troupes danoises. Malgré un passé colonial difficile du Danemark sur ce territoire autonome, la monarchie jouit depuis longtemps d’une forte popularité au Groenland. Adepte d'activités de plein air, Frederik avait participé en 2000 à une expédition à ski de quatre mois et 3.500 kilomètres à travers le Groenland, au sein de la patrouille d'élite Sirius de la marine danoise. Washington affirme régulièrement que le contrôle du Groenland est indispensable à la sécurité des Etats-Unis et accuse le Danemark, et plus largement les Européens, de ne pas protéger suffisamment cette zone stratégique face aux ambitions russes et chinoises. Donald Trump a toutefois renoncé à ses menaces après la signature d'un accord-cadre avec le secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, visant à renforcer l'influence américaine et ouvrant sur des pourparlers entre le Danemark, le Groenland et les Etats-Unis. En mars 2025, le vice-président américain JD Vance avait violemment critiqué l'inaction supposée du Danemark au Groenland. "Il ne doit y avoir aucun doute sur mon amour pour le Groenland, et mon lien avec le peuple groenlandais est intact", avait alors répondu Frederik X lors d'une rare déclaration. Ces tensions ont engendré l'une des crises les plus graves de l'histoire de l'Alliance atlantique depuis 1949.
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Cette tournée intervient alors que le Groenland a été récemment au coeur de tensions diplomatiques avec Washington, Donald Trump ayant affirmé vouloir prendre le contrôle de l'immense île arctique, au grand dam des chancelleries européennes. En annonçant sa venue sur le territoire groenlandais fin janvier, le roi du Danemark s'était dit "profondément solidaire" des Groenlandais bouleversés par la convoitise de Donald Trump pour ce territoire autonome danois. "A travers la presse, on peut voir et sentir que les gens ont été très inquiets (...), c'est clair que cela nous préoccupe tous les deux", avait-il ajouté, associant sa femme, la reine Mary. Le souverain de 57 ans, dont le rôle est surtout symbolique, doit se rendre jeudi à Maniitsoq, à quelque 150 km au nord de Nuuk, où il rencontrera des entrepreneurs locaux. Il sera vendredi à Kangerlussuaq, plus au nord, pour visiter le centre d'entraînement arctique des troupes danoises. Malgré un passé colonial difficile du Danemark sur ce territoire autonome, la monarchie jouit depuis longtemps d’une forte popularité au Groenland. Adepte d'activités de plein air, Frederik avait participé en 2000 à une expédition à ski de quatre mois et 3.500 kilomètres à travers le Groenland, au sein de la patrouille d'élite Sirius de la marine danoise. Washington affirme régulièrement que le contrôle du Groenland est indispensable à la sécurité des Etats-Unis et accuse le Danemark, et plus largement les Européens, de ne pas protéger suffisamment cette zone stratégique face aux ambitions russes et chinoises. Donald Trump a toutefois renoncé à ses menaces après la signature d'un accord-cadre avec le secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, visant à renforcer l'influence américaine et ouvrant sur des pourparlers entre le Danemark, le Groenland et les Etats-Unis. En mars 2025, le vice-président américain JD Vance avait violemment critiqué l'inaction supposée du Danemark au Groenland. "Il ne doit y avoir aucun doute sur mon amour pour le Groenland, et mon lien avec le peuple groenlandais est intact", avait alors répondu Frederik X lors d'une rare déclaration. Ces tensions ont engendré l'une des crises les plus graves de l'histoire de l'Alliance atlantique depuis 1949.

18.02.2026 à 05:01

Pologne: premier procès d'un évêque jugé pour avoir couvert des actes pédocriminels

FRANCE24
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Andrzej Jez est le premier haut dignitaire de l'Eglise catholique polonaise poursuivi au pénal pour ne pas avoir informé l'autorité judiciaire d'agressions sexuelles commises par des membres du clergé. "C'est une affaire spectaculaire et, dans la réalité polonaise, à dire vrai sans précédent", déclare à l'AFP Artur Nowak, avocat de victimes. Selon le parquet, l'évêque Andrzej Jez, de Tarnów, dans le sud-est de la Pologne, était au courant de deux cas de prêtres ayant agressé des enfants de choeur. L'un d'eux, Stanislaw P., dont le nom de famille est gardé confidentiel en vertu des lois polonaises, aurait agressé 95 enfants. Il s'agit de l'une des plus grandes affaires de ce type au sein de l’Église catholique en Pologne, remontant aux années 1980. Aucun des deux ecclésiastiques n'a été condamné, l'un ayant bénéficié de la prescription, l'autre n'ayant pas encore été jugé. Dans de précédentes affaires, les procureurs avaient refusé d'ouvrir des enquêtes, arguant que l'obligation de signalement n'avait été inscrite dans le code pénal qu'en 2017. La curie locale rejette les accusations contre l’évêque Jez, soulignant dans un communiqué publié mardi que "les autorités du diocèse de Tarnów ont adressé une bonne dizaine de signalements" ces dernières années, conformément à leur politique de "tolérance zéro". Sollicitée par l'AFP, la défense de Mgr Jez a refusé de s'exprimer avant les débats. Commission indépendante Depuis 2020, le Vatican a sanctionné plusieurs évêques polonais soupçonnés de négligence ou d'avoir couvert des agressions sexuelles sur des mineurs. Les scandales au sein de l'Eglise ont même touché l’ancien pape polonais Jean-Paul II. Sa contribution à la chute du régime communiste lui a valu une renommée mondiale, mais des enquêtes menées sur les années 1960 et 1970, l'époque où il exerçait les fonctions d'archevêque de Cracovie, ont jeté une ombre sur le souverain pontife soupçonné d'avoir su et de s'être tu. Selon des chiffres publiés par l'Eglise polonaise en 2021, 368 signalements de violences sexuelles impliquant 292 prêtres et religieux ont été enregistrés entre 2018 et 2020 concernant la période 1958-2020, dont 173 concernent des enfants de moins de 15 ans. Les autorités estiment que ces chiffres sont sous-estimés, la majorité des victimes ne se manifestant que des décennies plus tard. Associations et victimes réclament de longue date la constitution d'une commission d'enquête indépendante. En attendant, les évêques polonais se réuniront en mars à Varsovie pour tenter de créer une commission interne dont le périmètre et les prérogatives restent flous. L'émergence de ces scandales, les réformes de la droite catholique et conservatrice contre le droit à l'avortement et l'opposition à l'implication de l'Église dans la vie politique ont accéléré la sécularisation de la Pologne. L'an dernier, le Centre polonais de recherche sur l'opinion publique (CBOS) a relevé que seulement 34% des Polonais déclarent assister à la messe hebdomadaire, comparé à près de 70% au début des années 1990.
Texte intégral (523 mots)
Andrzej Jez est le premier haut dignitaire de l'Eglise catholique polonaise poursuivi au pénal pour ne pas avoir informé l'autorité judiciaire d'agressions sexuelles commises par des membres du clergé. "C'est une affaire spectaculaire et, dans la réalité polonaise, à dire vrai sans précédent", déclare à l'AFP Artur Nowak, avocat de victimes. Selon le parquet, l'évêque Andrzej Jez, de Tarnów, dans le sud-est de la Pologne, était au courant de deux cas de prêtres ayant agressé des enfants de choeur. L'un d'eux, Stanislaw P., dont le nom de famille est gardé confidentiel en vertu des lois polonaises, aurait agressé 95 enfants. Il s'agit de l'une des plus grandes affaires de ce type au sein de l’Église catholique en Pologne, remontant aux années 1980. Aucun des deux ecclésiastiques n'a été condamné, l'un ayant bénéficié de la prescription, l'autre n'ayant pas encore été jugé. Dans de précédentes affaires, les procureurs avaient refusé d'ouvrir des enquêtes, arguant que l'obligation de signalement n'avait été inscrite dans le code pénal qu'en 2017. La curie locale rejette les accusations contre l’évêque Jez, soulignant dans un communiqué publié mardi que "les autorités du diocèse de Tarnów ont adressé une bonne dizaine de signalements" ces dernières années, conformément à leur politique de "tolérance zéro". Sollicitée par l'AFP, la défense de Mgr Jez a refusé de s'exprimer avant les débats. Commission indépendante Depuis 2020, le Vatican a sanctionné plusieurs évêques polonais soupçonnés de négligence ou d'avoir couvert des agressions sexuelles sur des mineurs. Les scandales au sein de l'Eglise ont même touché l’ancien pape polonais Jean-Paul II. Sa contribution à la chute du régime communiste lui a valu une renommée mondiale, mais des enquêtes menées sur les années 1960 et 1970, l'époque où il exerçait les fonctions d'archevêque de Cracovie, ont jeté une ombre sur le souverain pontife soupçonné d'avoir su et de s'être tu. Selon des chiffres publiés par l'Eglise polonaise en 2021, 368 signalements de violences sexuelles impliquant 292 prêtres et religieux ont été enregistrés entre 2018 et 2020 concernant la période 1958-2020, dont 173 concernent des enfants de moins de 15 ans. Les autorités estiment que ces chiffres sont sous-estimés, la majorité des victimes ne se manifestant que des décennies plus tard. Associations et victimes réclament de longue date la constitution d'une commission d'enquête indépendante. En attendant, les évêques polonais se réuniront en mars à Varsovie pour tenter de créer une commission interne dont le périmètre et les prérogatives restent flous. L'émergence de ces scandales, les réformes de la droite catholique et conservatrice contre le droit à l'avortement et l'opposition à l'implication de l'Église dans la vie politique ont accéléré la sécularisation de la Pologne. L'an dernier, le Centre polonais de recherche sur l'opinion publique (CBOS) a relevé que seulement 34% des Polonais déclarent assister à la messe hebdomadaire, comparé à près de 70% au début des années 1990.

18.02.2026 à 04:21

JO-2026: les Bleues du biathlon visent (encore) l'or, la dernière chance de Shiffrin

FRANCE24
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Avant le relais des Bleues ou encore le sprint par équipes de ski de fond, le bilan français aux JO-2026 de Milan Cortina évolue à un niveau inédit avec seize médailles, dont neuf pour le seul biathlon. . Biathlon: les Bleues en grandes favorites du relais Tout autre résultat qu'une première place dans le relais féminin ce mercredi (14h45) serait une déception majeure pour l'équipe de France. Malgré le contexte extra-sportif qui accompagne les Bleues depuis trois ans, elles sont quasiment sans rivales sur la distance. Les Françaises sont montées dix fois sur le podium, cinq fois sur la plus haute marche, lors des 14 derniers relais disputés en Coupe du monde et ont survolé les relais des deux derniers Mondiaux, en 2024 à Nove Mesto et en 2025 à Lenzerheide. Elle se présenteront au départ dans une configuration inédite. Sixième de l'individuel, Camille Bened a été préférée à Justine Braisaz-Bouchet, double championne du monde en titre de la spécialité mais en difficulté depuis le début des Jeux (80e de l'individuel (12/20), 62e place du sprint (6/10), non qualifiée pour la poursuite). Face aux Suédoises, Norvégiennes et autres Allemandes, Bened, 25 ans, lancera le relais français, puis ce sera au tour de la N.1 mondiale et déjà triplé médaillée Lou Jeanmonnot d'entrer en piste. Elle sera suivie par Océane Michelon, vice-championne olympique de sprint, avant que Julia Simon, sacrée dans l'individuel, ne termine la course. . Ski de fond: toujours Desloges Grâce à son phénomène Mathis Desloges, l'équipe de France de ski de fond a déjà réussi les meilleurs Jeux de son histoire avec trois médailles d'argent (skiathlon, 10 km, relais). Elle peut continuer à surprendre en sprint par équipes, un format où Maurice Manificat et Richard Jouve avaient décroché le bronze en 2018. L'inévitable Mathis Desloges fera équipe avec Jules Chappaz, médaillé de bronze en sprint lors des Mondiaux-2023. En skating, les Bleus peuvent viser un nouveau podium, mais seront des outsiders face aux grands favoris norvégien, l'ogre Johannes Klaebo qui visera un dixième titre olympique, un quatrième dans le Val di Fiemme, aux côtés d'Einar Hedegart. . Ski alpin: enfin de l'or pour Shiffrin? Tout autre résultat qu'un sacre olympique en slalom ce mercredi (1ère manche à 10h00, 2e manche à 13h30) serait une déception majeure pour Mikaela Shiffrin. La reine américaine du ski alpin est sans rivale ou presque entre les piquets serrés: cet hiver, elle a remporté sept des huit slaloms de Coupe du monde déjà disputés, terminant 2e de celui qu'elle n'a pas gagné. Mais la skieuse aux 108 victoires en Coupe du monde n'affiche pas la même sérénité dès qu'elle respire l'air olympique. Il y a quatre ans, elle était revenue bredouille de Pékin et le moral dans les chaussettes après six courses et autant de déconvenues. Ses JO italiens sont pour l'instant partis sur la même veine, après une déroutante 4e place en combiné par équipes après un désastreux slalom, et une 11e place sans saveur en géant. Les ambitions françaises dans cette dernière épreuve de ski alpin de la quinzaine sont réduites avec l'espoir d'un top 15 pour Marion Chevrier ou Marie Lamure.
Texte intégral (568 mots)
Avant le relais des Bleues ou encore le sprint par équipes de ski de fond, le bilan français aux JO-2026 de Milan Cortina évolue à un niveau inédit avec seize médailles, dont neuf pour le seul biathlon. . Biathlon: les Bleues en grandes favorites du relais Tout autre résultat qu'une première place dans le relais féminin ce mercredi (14h45) serait une déception majeure pour l'équipe de France. Malgré le contexte extra-sportif qui accompagne les Bleues depuis trois ans, elles sont quasiment sans rivales sur la distance. Les Françaises sont montées dix fois sur le podium, cinq fois sur la plus haute marche, lors des 14 derniers relais disputés en Coupe du monde et ont survolé les relais des deux derniers Mondiaux, en 2024 à Nove Mesto et en 2025 à Lenzerheide. Elle se présenteront au départ dans une configuration inédite. Sixième de l'individuel, Camille Bened a été préférée à Justine Braisaz-Bouchet, double championne du monde en titre de la spécialité mais en difficulté depuis le début des Jeux (80e de l'individuel (12/20), 62e place du sprint (6/10), non qualifiée pour la poursuite). Face aux Suédoises, Norvégiennes et autres Allemandes, Bened, 25 ans, lancera le relais français, puis ce sera au tour de la N.1 mondiale et déjà triplé médaillée Lou Jeanmonnot d'entrer en piste. Elle sera suivie par Océane Michelon, vice-championne olympique de sprint, avant que Julia Simon, sacrée dans l'individuel, ne termine la course. . Ski de fond: toujours Desloges Grâce à son phénomène Mathis Desloges, l'équipe de France de ski de fond a déjà réussi les meilleurs Jeux de son histoire avec trois médailles d'argent (skiathlon, 10 km, relais). Elle peut continuer à surprendre en sprint par équipes, un format où Maurice Manificat et Richard Jouve avaient décroché le bronze en 2018. L'inévitable Mathis Desloges fera équipe avec Jules Chappaz, médaillé de bronze en sprint lors des Mondiaux-2023. En skating, les Bleus peuvent viser un nouveau podium, mais seront des outsiders face aux grands favoris norvégien, l'ogre Johannes Klaebo qui visera un dixième titre olympique, un quatrième dans le Val di Fiemme, aux côtés d'Einar Hedegart. . Ski alpin: enfin de l'or pour Shiffrin? Tout autre résultat qu'un sacre olympique en slalom ce mercredi (1ère manche à 10h00, 2e manche à 13h30) serait une déception majeure pour Mikaela Shiffrin. La reine américaine du ski alpin est sans rivale ou presque entre les piquets serrés: cet hiver, elle a remporté sept des huit slaloms de Coupe du monde déjà disputés, terminant 2e de celui qu'elle n'a pas gagné. Mais la skieuse aux 108 victoires en Coupe du monde n'affiche pas la même sérénité dès qu'elle respire l'air olympique. Il y a quatre ans, elle était revenue bredouille de Pékin et le moral dans les chaussettes après six courses et autant de déconvenues. Ses JO italiens sont pour l'instant partis sur la même veine, après une déroutante 4e place en combiné par équipes après un désastreux slalom, et une 11e place sans saveur en géant. Les ambitions françaises dans cette dernière épreuve de ski alpin de la quinzaine sont réduites avec l'espoir d'un top 15 pour Marion Chevrier ou Marie Lamure.

18.02.2026 à 04:19

Ukraine: les discussions doivent reprendre à Genève entre Russes et Ukrainiens

FRANCE24
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Les échanges, qui ont duré six heures, "ont été très tendus" mardi a déclaré une source proche de la délégation russe, précisant que les négociations devaient reprendre le lendemain. Les trois délégations s'étaient retrouvées à huis clos à l'hôtel InterContinental, tandis que des "conseillers" de quatre pays européens, l'Allemagne, la France, le Royaume-Uni et l'Italie, étaient également présents à Genève. "A la suite de la séance plénière, les travaux se sont poursuivis en groupes par domaines prioritaires" avec des réunions des "blocs politiques et militaire", a détaillé l'ex-ministre ukrainien de la Défense qui a rendu compte de ces travaux "au cours d'une réunion séparée aux représentants des partenaires américains et européens". Il avait évoqué précédemment des négociations conduites de "manière constructive" et "sans attentes excessives". Frappes massives Les parties travaillent sur la base du plan américain dévoilé il y a plusieurs mois, qui prévoit notamment des concessions territoriales de la part de l'Ukraine en échange de garanties de sécurité occidentales. Les négociations bloquent toutefois sur le sort du Donbass, le grand bassin industriel de l'est de l'Ukraine: Moscou réclame que les forces ukrainiennes se retirent des zones qu'elles contrôlent encore dans la région de Donetsk, ce que Kiev refuse. Le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, avait prévenu que "les questions" restant à régler étaient "vastes" et que "personne ne se risquera à prédire" l'issue des discussions. Quelques heures avant le début des entretiens à Genève, la Russie a à nouveau massivement bombardé l'Ukraine, tirant 396 drones et 29 missiles au cours de la nuit de mardi à mercredi. "Il s'agissait d'une frappe combinée, délibérément calculée pour causer autant de dégâts que possible à notre secteur énergétique", a dénoncé le président Volodymyr Zelensky, évoquant le "mépris de la Russie pour les efforts de paix". Cette attaque a fait neuf blessés et laissé "des dizaines de milliers de personnes" sans eau ni chauffage en plein hiver à Odessa, le grand port du sud de l'Ukraine, a-t-il souligné. Pour faire pression sur Kiev, sur fond de négociations, la Russie multiplie depuis des semaines les frappes dévastatrices sur les infrastructures ukrainiennes. Un drone russe a par ailleurs provoqué mardi matin la mort de trois employés d'une centrale électrique à Sloviansk, dans l'est de l'Ukraine, ont annoncé les autorités. - Des "milliers" d'enfants captifs - Les discussions de Genève font suite à deux récentes sessions de pourparlers à Abou Dhabi, aux Emirats arabes unis, qui n'avaient pas débouché sur de grands progrès. Donald Trump fait pression pour obtenir un dénouement diplomatique du conflit déclenché par l'invasion russe de l'Ukraine, en février 2022. "L'Ukraine ferait mieux de venir à la table des discussions, et rapidement", a répété lundi soir le président américain, après avoir appelé la semaine dernière son homologue ukrainien à "se bouger", assurant que la Russie voulait "conclure un accord". Volodymyr Zelensky a pour sa part mis en doute à de multiples reprises la volonté du Kremlin de négocier. Le président ukrainien a estimé qu'il n'était "pas juste" que le président Trump appelle l'Ukraine et non la Russie à faire des concession pour obtenir la paix, interrogé par le média américain Axios. Il a dit espérer que cette pression redoublée sur Kiev "soit juste sa tactique et pas une décision". Samedi, en marge de la Conférence sur la Sécurité de Munich, le chef de l'Etat ukrainien a de nouveau exclu, à ce stade, de céder des territoires à la Russie, qui occupe mi-février 19,5% du territoire ukrainien. Selon la politologue Tatiana Stanovaïa, le choix d'un conseiller du Kremlin, l'historien nationaliste Vladimir Medinski, pour mener la délégation russe à Genève, illustre le "retour des exigences politiques au centre des discussions". La Russie avait précédemment réclamé une réduction de la taille de l'armée ukrainienne et un engagement de l'Ukraine à ne pas entrer dans l'Otan. S'exprimant par ailleurs sur le sort des enfants ukrainiens emmenés en Russie, M. Zelensky a déclaré mardi que 2.000 d'entre eux avaient été récupérés par Kiev depuis le début de la guerre, mais que des "milliers" d'autres restaient captifs sur le sol russe et dans les territoires occupés.
Texte intégral (757 mots)
Les échanges, qui ont duré six heures, "ont été très tendus" mardi a déclaré une source proche de la délégation russe, précisant que les négociations devaient reprendre le lendemain. Les trois délégations s'étaient retrouvées à huis clos à l'hôtel InterContinental, tandis que des "conseillers" de quatre pays européens, l'Allemagne, la France, le Royaume-Uni et l'Italie, étaient également présents à Genève. "A la suite de la séance plénière, les travaux se sont poursuivis en groupes par domaines prioritaires" avec des réunions des "blocs politiques et militaire", a détaillé l'ex-ministre ukrainien de la Défense qui a rendu compte de ces travaux "au cours d'une réunion séparée aux représentants des partenaires américains et européens". Il avait évoqué précédemment des négociations conduites de "manière constructive" et "sans attentes excessives". Frappes massives Les parties travaillent sur la base du plan américain dévoilé il y a plusieurs mois, qui prévoit notamment des concessions territoriales de la part de l'Ukraine en échange de garanties de sécurité occidentales. Les négociations bloquent toutefois sur le sort du Donbass, le grand bassin industriel de l'est de l'Ukraine: Moscou réclame que les forces ukrainiennes se retirent des zones qu'elles contrôlent encore dans la région de Donetsk, ce que Kiev refuse. Le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, avait prévenu que "les questions" restant à régler étaient "vastes" et que "personne ne se risquera à prédire" l'issue des discussions. Quelques heures avant le début des entretiens à Genève, la Russie a à nouveau massivement bombardé l'Ukraine, tirant 396 drones et 29 missiles au cours de la nuit de mardi à mercredi. "Il s'agissait d'une frappe combinée, délibérément calculée pour causer autant de dégâts que possible à notre secteur énergétique", a dénoncé le président Volodymyr Zelensky, évoquant le "mépris de la Russie pour les efforts de paix". Cette attaque a fait neuf blessés et laissé "des dizaines de milliers de personnes" sans eau ni chauffage en plein hiver à Odessa, le grand port du sud de l'Ukraine, a-t-il souligné. Pour faire pression sur Kiev, sur fond de négociations, la Russie multiplie depuis des semaines les frappes dévastatrices sur les infrastructures ukrainiennes. Un drone russe a par ailleurs provoqué mardi matin la mort de trois employés d'une centrale électrique à Sloviansk, dans l'est de l'Ukraine, ont annoncé les autorités. - Des "milliers" d'enfants captifs - Les discussions de Genève font suite à deux récentes sessions de pourparlers à Abou Dhabi, aux Emirats arabes unis, qui n'avaient pas débouché sur de grands progrès. Donald Trump fait pression pour obtenir un dénouement diplomatique du conflit déclenché par l'invasion russe de l'Ukraine, en février 2022. "L'Ukraine ferait mieux de venir à la table des discussions, et rapidement", a répété lundi soir le président américain, après avoir appelé la semaine dernière son homologue ukrainien à "se bouger", assurant que la Russie voulait "conclure un accord". Volodymyr Zelensky a pour sa part mis en doute à de multiples reprises la volonté du Kremlin de négocier. Le président ukrainien a estimé qu'il n'était "pas juste" que le président Trump appelle l'Ukraine et non la Russie à faire des concession pour obtenir la paix, interrogé par le média américain Axios. Il a dit espérer que cette pression redoublée sur Kiev "soit juste sa tactique et pas une décision". Samedi, en marge de la Conférence sur la Sécurité de Munich, le chef de l'Etat ukrainien a de nouveau exclu, à ce stade, de céder des territoires à la Russie, qui occupe mi-février 19,5% du territoire ukrainien. Selon la politologue Tatiana Stanovaïa, le choix d'un conseiller du Kremlin, l'historien nationaliste Vladimir Medinski, pour mener la délégation russe à Genève, illustre le "retour des exigences politiques au centre des discussions". La Russie avait précédemment réclamé une réduction de la taille de l'armée ukrainienne et un engagement de l'Ukraine à ne pas entrer dans l'Otan. S'exprimant par ailleurs sur le sort des enfants ukrainiens emmenés en Russie, M. Zelensky a déclaré mardi que 2.000 d'entre eux avaient été récupérés par Kiev depuis le début de la guerre, mais que des "milliers" d'autres restaient captifs sur le sol russe et dans les territoires occupés.
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