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▸ les 15 dernières parutions

06.06.2026 à 00:15

FRANCE24
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Au coude-à-coude dans les sondages avec sa rivale conservatrice Keiko Fujimori, Roberto Sanchez a adopté un ton résolument modéré lorsqu'il a été interrogé sur le président américain, cherchant à rassurer les électeurs indécis et les marchés après des années de turbulences politiques. "Le bon voisinage, des relations respectueuses entre les nations et le renforcement de nos liens politiques, culturels et commerciaux doivent toujours être une priorité", a-t-il déclaré à l'AFP. Les relations entre le Pérou et les Etats-Unis "ne peuvent pas faire exception". Lors d'une conférence de presse avec les médias étrangers peu auparavant, il a souligné que si la Chine est aujourd'hui le premier partenaire commercial du Pérou, les relations et les échanges avec les Etats-Unis demeurent "historiques". Depuis le début de son second mandat, Donald Trump est intervenu dans plusieurs élections en Amérique latine pour soutenir des candidats conservateurs, avec des résultats mitigés. Il ne s'est toutefois pas encore exprimé sur la présidentielle péruvienne. Ces derniers jours, Roberto Sanchez a multiplié les appels au consensus et à la stabilité, prenant ses distances avec les projets de changement radical qui inquiètent une partie de l'électorat conservateur. "Quiconque veut gagner et être à la hauteur de cette responsabilité doit garder les pieds sur terre, faire preuve de bon sens et appeler au consensus politique", a-t-il dit. Il a également insisté sur la continuité de la politique économique, citant le respect de l'indépendance de la banque centrale et le maintien des règles macroéconomiques en vigueur depuis longtemps, tout en réaffirmant son attachement à l'ouverture économique. "Un but reste un but" Roberto Sanchez a également mis en avant les opportunités d'investissement pour les entreprises américaines. S'il a défendu le port de Chancay, au nord de Lima, développé avec des capitaux chinois et critiqué de longue date par certains responsables américains pour ses implications stratégiques, il a souligné qu'il accueillerait également favorablement les investissements américains. A ce titre, il a mis en avant le projet du terminal portuaire de Corio, dans la région d'Arequipa, dans le sud du pays, qui pourrait attirer des capitaux américains. Selon Roberto Sanchez, l'activité commerciale générée par le port de Chancay a contribué à hauteur de 1,5% du PIB dès sa première année d'exploitation. Il estime que le projet de Corio pourrait être cinq fois plus vaste. Défendant le projet chinois, il a estimé que, comme dans le sport, "un but reste un but", suggérant que l'origine des investissements importe moins que leurs bénéfices pour le pays. "Le commerce et l'activité portuaire sont essentiels au développement du pays et nous n'avons pas l'intention d'y faire obstacle", a-t-il ajouté, plaidant toutefois pour "le respect de notre souveraineté" et pour des retombées économiques bénéficiant à la population. A deux jours du scrutin, les sondages donnent Roberto Sanchez, qui se présente comme la voix des électeurs pauvres et des zones rurales, et Keiko Fujimori, fille de l'ancien président Alberto Fujimori, au coude-à-coude, tandis que la criminalité et l'insécurité demeurent les principales préoccupations des électeurs.

05.06.2026 à 23:41

FRANCE24
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"L'AFP exige des réponses précises et circonstanciées sur ce que vous admettez être une +erreur+", écrit son directeur de l'information, Phil Chetwynd, dans une lettre adressée vendredi à l'ambassadeur d'Israël en France, Joshua Zarka. Le 13 octobre 2023, une frappe a tué le vidéaste de l'agence Reuters, Issam Abdallah, et blessé six autres reporters, dont deux de l'AFP, Dylan Collins et Christina Assi, amputée de la jambe droite. Dans l'émission "Complément d'enquête" diffusée jeudi soir sur France Télévisions, le diplomate reconnaît que l'armée israélienne a commis une "erreur" en frappant ces reporters, qui selon lui "n'ont pas été ciblés parce qu'ils étaient journalistes" mais parce que "les soldats sur place pensaient que c'étaient des terroristes". "Ces déclarations constituent, à nos yeux, la première reconnaissance publique par un représentant officiel israélien que les deux tirs ayant visé un groupe de journalistes clairement identifiés ont été effectués par les forces israéliennes", souligne Phil Chetwynd. Une enquête indépendante menée par l'AFP a conclu que deux tirs d’obus de char israéliens de 120 mm provenaient de la zone de Jordeikh dans le nord d'Israël, frontalier du sud du Liban. Ces conclusions ont été corroborées par d’autres investigations internationales, notamment celles de Reuters, du Comité pour la protection des journalistes (CPJ), de Human Rights Watch, d’Amnesty International et de Reporters sans frontières. "Pourquoi la position que vous avez exprimée publiquement n'a-t-elle jamais été communiquée directement à l'AFP en réponse à ses demandes formelles?", s'interroge dans son courrier le directeur de l'information de l'agence. Réagissant à l'affirmation de l'ambassadeur selon laquelle Israël aurait découvert des gilets portant la mention "PRESS" dans des tunnels du Hamas et du Hezbollah, pour justifier l'erreur de tir, Phil Chetwynd estime que "cet argument n'exonère en rien l'armée israélienne", qui "a frappé un groupe de sept journalistes clairement identifiés après une surveillance aérienne prolongée de la zone". Enfin, en dépit de la reconnaissance publique d'une "erreur", "l'armée israélienne n'a à ce jour procédé à aucune reconnaissance formelle de sa responsabilité auprès de l'AFP, de Dylan Collins, ni de Christina Assi", déplore M. Chetwynd, demandant "ce qu'Israël entend faire pour apporter justice et réparation aux journalistes victimes des tirs". "L'explication donnée par l'ambassadeur d'Israël en France ne répond pas à la question centrale posée par ce qui s'apparente à un crime de guerre: pourquoi les forces israéliennes ont-elle frappé à répétition un groupe de journalistes clairement identifiés comme tels", a de son côté réagi vendredi la directrice régionale du Comité pour la protection des journalistes (CPJ), Sara Qudah, demandant que soient rendues publiques "toutes les preuves démontrant que les soldats israéliens ont incorrectement identifié les journalistes".

05.06.2026 à 23:31

FRANCE24
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"Au regard de l'avancée des négociations, les parties se donnent un délai de 48 heures pour finaliser les accords", est-il indiqué dans un communiqué commun, alors que le délai devait expirer vendredi pour ces discussions, après une offre à 20,35 milliards d'euros. Les trois acheteurs potentiels avaient annoncé mi-avril être tombés d'accord sur ce prix de vente avec l'opérateur au carré rouge, mais de nombreux détails du contrat restaient à finaliser. La période de négociations exclusives avait alors été ouverte jusqu'au 15 mai, avant d'être une première fois repoussée jusqu'au 5 juin. D'après plusieurs sources proches du dossier, l'un des points sensibles des négociations concerne les contours de la clause dite d'"earn out", qui définit un complément de prix en fonction de certains paramètres liés à l'entreprise rachetée. L'hypothèse d'un abandon des discussions apparaît très improbable, après des mois d'échanges entre les quatre groupes. La réunion de trois concurrents au sein d'un même consortium d'acheteurs, puis la poursuite des discussions avec le groupe du milliardaire Patrick Drahi, après le refus d'une première offre de rachat à hauteur de 17 milliards d'euros, augurent d'une possible reconfiguration du marché. En cas de rachat de SFR, partagé entre les acheteurs, le secteur reviendrait alors à trois opérateurs, une situation jamais vue depuis l'arrivée de Free sur le marché du mobile en 2012. Ses 19,4 millions de clients mobiles et 6,1 millions de clients fixes seront répartis à terme vers Free, Bouygues ou Orange. Si les quatre acteurs parviennent à un accord, l'opération restera encore soumise au contrôle des autorités de concurrence. La compétence de Bruxelles ou de Paris devra alors être tranchée, avant que ne s'ouvre une phase d'évaluation du dossier qui devrait prendre environ 18 mois. Sur un marché à trois opérateurs, les observateurs du secteur s'attendent à une hausse des prix, qui devrait être relativement modérée, selon de nombreux spécialistes. En parallèle, les salariés de SFR, mais également ceux des autres opérateurs, ont émis des craintes au sujet de leurs emplois.

05.06.2026 à 23:29

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Les spécialistes lui prédisent déjà une puissance colossale. Le phénomène climatique El Niño, qui est censé se déclencher cet été, est de plus en plus redouté. Il pourrait causer cyclones, sécheresses et chaleurs intenses. Si bien que l’ONU a tiré la sonnette d’alarme cette semaine. Elle met en garde contre les conséquences climatiques, environnementales mais aussi économiques et sociales. On en parle avec la climatologue Françoise Vimeux. 

05.06.2026 à 22:51

FRANCE24
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Au pouvoir depuis six mois, le dirigeant de centre droit s'apprête à décréter l'état d'exception afin de pouvoir recourir davantage à la force militaire pour lever les barrages routiers maintenus depuis des semaines par des paysans et des ouvriers dans plusieurs régions du pays andin. Dans l'attente d'une autorisation du Parlement lui permettant de décréter cette mesure, la police, appuyée par l'armée, a dégagé des débris qui bloquaient un axe stratégique au sud de La Paz, a constaté l'AFP. Avant sa réouverture, des centaines de personnes avaient dû parcourir plusieurs kilomètres à pied pour rejoindre les communautés agricoles de Lipari et de Rio Abajo et s'approvisionner en légumes et autres produits alimentaires. Rodrigo Paz s'est rendu sur place après l'opération menée sur le terrain par son ministre de la Défense, nommé cette semaine, Ernesto Justiniano. Devant la presse, il a réitéré son appel "au dialogue" plutôt qu'à "la confrontation". Les villes de La Paz et d'El Alto, ainsi que dans une moindre mesure celles de Cochabamba (centre), Oruro (ouest) et Potosi (sud-ouest), manquent de nourriture, de médicaments et de carburant en raison des barrages routiers - près d'une centaine - à travers tout le pays. Le président a de nouveau accusé l'ancien chef de l'Etat de gauche Evo Morales (2006-2019) d'être à l'origine des manifestations et de financer celles-ci avec de "l'argent illicite" provenant du narcotrafic dans le Chapare, son bastion politique et fief des cultivateurs de coca dans le centre du pays. "Il utilise le peuple comme un marchepied pour se défendre de ses problèmes judiciaires", a déclaré Rodrigo Paz en référence au mandat d'arrêt visant Evo Morales dans une affaire présumée de traite de mineure, accusation que l'ancien président rejette. Jeudi, les Etats-Unis ont renouvelé leur soutien au gouvernement de M. Paz. Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a déclaré sur X que les Etats-Unis suivaient de près la situation. "La Bolivie ne doit pas permettre que l'ancien statu quo de domination narco-terroriste dans la région se réinstalle", a-t-il affirmé. Evo Morales, critique virulent de Washington, a répliqué vendredi sur le même réseau social en estimant que les Etats-Unis "recourent une nouvelle fois au discours du +narco-terrorisme+ pour stigmatiser la contestation sociale et discréditer les revendications légitimes" des mouvements sociaux. Paysans, ouvriers, mineurs, transporteurs et enseignants font pression sur le gouvernement depuis plus d'un mois afin d'obtenir une issue à la pire crise économique du pays depuis quarante ans. Ils réclament désormais sa démission.
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