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▸ les 15 dernières parutions

16.07.2026 à 20:30

Florent RODO
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C'est une affiche de rêve et également inédite en finale de la Coupe du monde. Le match Espagne-Argentine se tiendra dimanche 19 juillet à New York. L'occasion pour la Roja de décrocher sa deuxième étoile. Mais en face, un homme a rendez-vous avec l'Histoire : Lionel Messi. S'il gagne cette seconde finale mondiale de suite, le génie argentin pourrait bien clore les débats une bonne fois pour toutes et devenir le meilleur joueur de l'histoire. Quand vous aimez ce sport fabuleux qu'est le football, c'est le genre de questions qui compte.

16.07.2026 à 19:34

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La visite du Premier ministre français Sébastien Lecornu au Maroc vient de s'achever. Selon lui, un partenariat pourrait déboucher sur une visite de Mohamed VI en France et la signature d’un « traité d’amitié entre les deux pays ». Cette visite intervient alors que plusieurs médias français révèlent que le Maroc a espionné à l'aide du logiciel Pegasus des citoyens ainsi que des dirigeants français. Thierry Oberlé, journaliste indépendant spécialiste du Maghreb et de l'Afrique. 

16.07.2026 à 19:29

FRANCE24
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16.07.2026 à 19:23

FRANCE24
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"On prie pour la pluie, mais on sait bien que tout le pays souffre du manque d'eau", se lamente György Simon, dont l'entreprise de loisirs à Gardony, sur les bords du lac, a été contrainte de suspendre les croisières fin juin. A de nombreux endroits ne reste plus qu'une surface de terre boueuse ou craquelée. Une anse peu profonde, où les enfants avaient l'habitude de barboter sous les parasols, s'est muée en friche couverte de mauvaises herbes. Alors que le lac attirait les foules venues se baigner ou profiter de la fraîcheur de ses rives, les cyclistes qui parcourent les 33 km autour du plan d'eau, situé à 45 kilomètres au sud-ouest de Budapest, constituent désormais l'essentiel de l'activité touristique. "Tout le secteur touristique souffre, la pêche sportive connaît sa pire année depuis des décennies", regrette Imre Palinkas, de l'association nationale de pêche MOHOSZ. Situé dans le bassin des Carpates, la Hongrie figure parmi les pays les plus touchés par les épisodes de sécheresse récurrents qui frappent l'Europe centrale, dont les scientifiques estiment qu'ils sont accrus par le changement climatique d'origine humaine. Attila Szegi, porte-parole de la Direction générale nationale de la gestion de l'eau (OVF), souligne qu'"au cours des cinq dernières années, le pays a accumulé l'équivalent d'une année de déficit de précipitations" Selon lui, les autorités tentent d'éviter que le lac Velence, le troisième du pays en superficie, ne se scinde en plusieurs plans d'eau à mesure que l'évaporation estivale continue de faire baisser le niveau, ce qui constituerait une catastrophe pour les organismes vivants. Risque de disparition La semaine dernière, l'OVF a mesuré un niveau d'eau de 41 centimètres, le plus bas depuis le début des relevés en 1931. Le précédent record date de 2022, avec 53 centimètres. Le lac s'est déjà asséché par le passé, la dernière fois en 1866, "en raison de sa faible profondeur et de sa connexion au réseau d'eaux souterraines", explique à l'AFP l'hydrogéologue Anita Eröss, de l'université ELTE de Budapest. Selon l'experte, l'afflux de nouveaux habitants dans la région au cours des dernières décennies a contribué à l'assèchement progressif du plan d'eau. "Beaucoup de ces arrivants ont installé des puits de jardin pour arroser ou remplir leurs piscines, prélevant ainsi dans des nappes phréatiques qui, autrement, alimenteraient le lac". L'activiste environnemental Tibor Horanyi, de l'Association des Grands Lacs et des Zones Humides, impute la situation aussi à des politiques ayant favorisé depuis des décennies le drainage des terres et l'évacuation de l'eau plutôt que sa rétention. "Je pense que nous devons repenser notre approche", dit-il craignant sinon la disparition des lacs du pays. Le précédent gouvernement du nationaliste Viktor Orban avait dépensé 142 millions d'euros pour construire une académie de kayak sur la rive nord en 2024. Le centre flambant neuf devait accueillir une compétition de canoë sous l'égide de la Fédération internationale du sport universitaire (FISU) en août, mais l'événement a dû se tenir ailleurs. Equilibre écologique Le gouvernement pro-européen de Peter Magyar, entré en fonction en mai, a fait de la restauration du lac une priorité, assure à l'AFP Viktoria Bogi, secrétaire d'Etat au ministère de l'Environnement. Elle évoque une nouvelle réglementation en cours d'élaboration, qui soumettra l'extraction d'eau à un contrôle renforcé. "L'objectif est de restaurer les sources naturelles de recharge avant d'envisager toute intervention artificielle", détaille-t-elle. Plusieurs options sont envisagées, dont le rejet des eaux usées traitées ou la construction d'un canal depuis le Danube, située à une quinzaine de kilomètres. Toutefois de nombreux experts mettent en garde contre l'apport d'eau provenant d'autres bassins, qui pourrait modifier l'équilibre écologique du lac, naturellement alcalin. Zsombor Boromisza, de l'Université des sciences agricoles et de la vie (MATE), avertit contre la tentation de considérer la réalimentation comme une stratégie viable quand l'eau risque de s'épuiser partout. "A long terme, nous devons nous préparer à la possibilité de ne pas pouvoir acheminer de l'eau depuis d'autres régions de Hongrie", prévient le paysagiste.
Texte intégral (716 mots)
"On prie pour la pluie, mais on sait bien que tout le pays souffre du manque d'eau", se lamente György Simon, dont l'entreprise de loisirs à Gardony, sur les bords du lac, a été contrainte de suspendre les croisières fin juin. A de nombreux endroits ne reste plus qu'une surface de terre boueuse ou craquelée. Une anse peu profonde, où les enfants avaient l'habitude de barboter sous les parasols, s'est muée en friche couverte de mauvaises herbes. Alors que le lac attirait les foules venues se baigner ou profiter de la fraîcheur de ses rives, les cyclistes qui parcourent les 33 km autour du plan d'eau, situé à 45 kilomètres au sud-ouest de Budapest, constituent désormais l'essentiel de l'activité touristique. "Tout le secteur touristique souffre, la pêche sportive connaît sa pire année depuis des décennies", regrette Imre Palinkas, de l'association nationale de pêche MOHOSZ. Situé dans le bassin des Carpates, la Hongrie figure parmi les pays les plus touchés par les épisodes de sécheresse récurrents qui frappent l'Europe centrale, dont les scientifiques estiment qu'ils sont accrus par le changement climatique d'origine humaine. Attila Szegi, porte-parole de la Direction générale nationale de la gestion de l'eau (OVF), souligne qu'"au cours des cinq dernières années, le pays a accumulé l'équivalent d'une année de déficit de précipitations" Selon lui, les autorités tentent d'éviter que le lac Velence, le troisième du pays en superficie, ne se scinde en plusieurs plans d'eau à mesure que l'évaporation estivale continue de faire baisser le niveau, ce qui constituerait une catastrophe pour les organismes vivants. Risque de disparition La semaine dernière, l'OVF a mesuré un niveau d'eau de 41 centimètres, le plus bas depuis le début des relevés en 1931. Le précédent record date de 2022, avec 53 centimètres. Le lac s'est déjà asséché par le passé, la dernière fois en 1866, "en raison de sa faible profondeur et de sa connexion au réseau d'eaux souterraines", explique à l'AFP l'hydrogéologue Anita Eröss, de l'université ELTE de Budapest. Selon l'experte, l'afflux de nouveaux habitants dans la région au cours des dernières décennies a contribué à l'assèchement progressif du plan d'eau. "Beaucoup de ces arrivants ont installé des puits de jardin pour arroser ou remplir leurs piscines, prélevant ainsi dans des nappes phréatiques qui, autrement, alimenteraient le lac". L'activiste environnemental Tibor Horanyi, de l'Association des Grands Lacs et des Zones Humides, impute la situation aussi à des politiques ayant favorisé depuis des décennies le drainage des terres et l'évacuation de l'eau plutôt que sa rétention. "Je pense que nous devons repenser notre approche", dit-il craignant sinon la disparition des lacs du pays. Le précédent gouvernement du nationaliste Viktor Orban avait dépensé 142 millions d'euros pour construire une académie de kayak sur la rive nord en 2024. Le centre flambant neuf devait accueillir une compétition de canoë sous l'égide de la Fédération internationale du sport universitaire (FISU) en août, mais l'événement a dû se tenir ailleurs. Equilibre écologique Le gouvernement pro-européen de Peter Magyar, entré en fonction en mai, a fait de la restauration du lac une priorité, assure à l'AFP Viktoria Bogi, secrétaire d'Etat au ministère de l'Environnement. Elle évoque une nouvelle réglementation en cours d'élaboration, qui soumettra l'extraction d'eau à un contrôle renforcé. "L'objectif est de restaurer les sources naturelles de recharge avant d'envisager toute intervention artificielle", détaille-t-elle. Plusieurs options sont envisagées, dont le rejet des eaux usées traitées ou la construction d'un canal depuis le Danube, située à une quinzaine de kilomètres. Toutefois de nombreux experts mettent en garde contre l'apport d'eau provenant d'autres bassins, qui pourrait modifier l'équilibre écologique du lac, naturellement alcalin. Zsombor Boromisza, de l'Université des sciences agricoles et de la vie (MATE), avertit contre la tentation de considérer la réalimentation comme une stratégie viable quand l'eau risque de s'épuiser partout. "A long terme, nous devons nous préparer à la possibilité de ne pas pouvoir acheminer de l'eau depuis d'autres régions de Hongrie", prévient le paysagiste.

16.07.2026 à 19:15

FRANCE24
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La calotte glaciaire du Groenland, composée de millions de kilomètres cubes d'eau douce, fond rapidement sous l'effet du réchauffement climatique. Les scientifiques estiment que cela pourrait perturber d'importants courants de l'Atlantique jouant un rôle majeur dans la régulation du climat mondial. Mais en raison des conditions dangereuses sur place, où d'immenses blocs de glace se détachent de manière imprévisible, les chercheurs ont eu des difficultés à étudier de près le phénomène. Le navire de recherche polaire RSS David Attenborough, qui porte le nom d'un célèbre naturaliste et présentateur de télévision britannique, a quitté le port de Harwich, dans le sud-est de l'Angleterre, avec à son bord plusieurs dizaines de scientifiques internationaux. Ce projet de 20 millions de livres sterling (23,6 millions d'euros), dirigé par le British Antarctic Survey, est financé par le gouvernement britannique. Pendant environ cinq semaines, les scientifiques navigueront à bord du navire ultramoderne dans les fjords qui bordent le sud-est du Groenland, étudiant les glaciers sous tous les angles. Ils vont faire voler des drones équipés de caméras haute résolution et déployer des robots autonomes capables de plonger à plusieurs centaines de mètres jusqu'au fond marin et de se fixer à la paroi de glace. "Les robots marins peuvent s'approcher au plus près de la glace, là où les humains ne peuvent pas aller car cela serait dangereux pour eux", a expliqué à l'AFP Kelly Hogan, géophysicienne marine et cheffe de l'expédition. L'équipe souhaite recueillir des données extrêmement détaillées, car les scientifiques "ne comprennent toujours pas vraiment comment l'eau de l'océan fait fondre la glace", a dit le physicien marin britannique Mark Inall. Répercussions sur la pêche Les scientifiques observent des signes montrant que les énormes volumes d'eau issus de la fonte de la glace affectent les puissants courants qui transportent les eaux chaudes et froides à travers l'Atlantique et contribuent à la régulation du climat. Le modèle britannique de référence sur l'évolution du climat prévoit une perturbation, d'ici quelques décennies, de l'un de ces courants, le gyre subpolaire de l'Atlantique Nord, ce qui aura des répercussions sur la pêche et les écosystèmes marins. "Nos meilleurs modèles actuels indiquent que ces changements pourraient survenir dès les années 2040", a expliqué Kelly Hogan, scientifique au British Antarctic Survey. Mais ces simulations comportent des imprécisions et l'expédition vise à "représenter de manière beaucoup plus fidèle la fonte de la calotte glaciaire du Groenland dans les modèles", a-t-elle ajouté. Paul Holland, océanographe spécialisé dans la modélisation des données, lui aussi chercheur au British Antarctic Survey, participe à l'expédition afin de travailler directement sur les résultats recueillis. "Le problème est tellement urgent", a-t-il dit. Il souligne le rôle potentiel de la fonte des glaces sur la circulation méridienne de retournement de l'Atlantique (AMOC, selon son acronyme anglais : Atlantic Meridional overturning circulation). Il s'agit d'un vaste système de courants océaniques qui fonctionne comme une sorte de tapis roulant, assurant le transfert de chaleur des tropiques vers l'hémisphère Nord. Les scientifiques s'accordent largement à dire que l'AMOC s'affaiblit sous l'effet de l'accélération de la fonte de la calotte au Groenland. En revanche, le débat n'est pas tranché sur la vitesse de ce phénomène et la possibilité que ce système puisse s'effondrer au cours de ce siècle. Son arrêt aurait des conséquences graves, notamment des hivers beaucoup plus rigoureux en Europe du Nord et une élévation du niveau de la mer autour de l'Atlantique Nord. Pour Paul Holland, il subsiste une "énorme incertitude", mais "nous savons avec certitude que l'augmentation des gaz à effet de serre rend plus probable ces scénarios les plus défavorables".
Texte intégral (654 mots)
La calotte glaciaire du Groenland, composée de millions de kilomètres cubes d'eau douce, fond rapidement sous l'effet du réchauffement climatique. Les scientifiques estiment que cela pourrait perturber d'importants courants de l'Atlantique jouant un rôle majeur dans la régulation du climat mondial. Mais en raison des conditions dangereuses sur place, où d'immenses blocs de glace se détachent de manière imprévisible, les chercheurs ont eu des difficultés à étudier de près le phénomène. Le navire de recherche polaire RSS David Attenborough, qui porte le nom d'un célèbre naturaliste et présentateur de télévision britannique, a quitté le port de Harwich, dans le sud-est de l'Angleterre, avec à son bord plusieurs dizaines de scientifiques internationaux. Ce projet de 20 millions de livres sterling (23,6 millions d'euros), dirigé par le British Antarctic Survey, est financé par le gouvernement britannique. Pendant environ cinq semaines, les scientifiques navigueront à bord du navire ultramoderne dans les fjords qui bordent le sud-est du Groenland, étudiant les glaciers sous tous les angles. Ils vont faire voler des drones équipés de caméras haute résolution et déployer des robots autonomes capables de plonger à plusieurs centaines de mètres jusqu'au fond marin et de se fixer à la paroi de glace. "Les robots marins peuvent s'approcher au plus près de la glace, là où les humains ne peuvent pas aller car cela serait dangereux pour eux", a expliqué à l'AFP Kelly Hogan, géophysicienne marine et cheffe de l'expédition. L'équipe souhaite recueillir des données extrêmement détaillées, car les scientifiques "ne comprennent toujours pas vraiment comment l'eau de l'océan fait fondre la glace", a dit le physicien marin britannique Mark Inall. Répercussions sur la pêche Les scientifiques observent des signes montrant que les énormes volumes d'eau issus de la fonte de la glace affectent les puissants courants qui transportent les eaux chaudes et froides à travers l'Atlantique et contribuent à la régulation du climat. Le modèle britannique de référence sur l'évolution du climat prévoit une perturbation, d'ici quelques décennies, de l'un de ces courants, le gyre subpolaire de l'Atlantique Nord, ce qui aura des répercussions sur la pêche et les écosystèmes marins. "Nos meilleurs modèles actuels indiquent que ces changements pourraient survenir dès les années 2040", a expliqué Kelly Hogan, scientifique au British Antarctic Survey. Mais ces simulations comportent des imprécisions et l'expédition vise à "représenter de manière beaucoup plus fidèle la fonte de la calotte glaciaire du Groenland dans les modèles", a-t-elle ajouté. Paul Holland, océanographe spécialisé dans la modélisation des données, lui aussi chercheur au British Antarctic Survey, participe à l'expédition afin de travailler directement sur les résultats recueillis. "Le problème est tellement urgent", a-t-il dit. Il souligne le rôle potentiel de la fonte des glaces sur la circulation méridienne de retournement de l'Atlantique (AMOC, selon son acronyme anglais : Atlantic Meridional overturning circulation). Il s'agit d'un vaste système de courants océaniques qui fonctionne comme une sorte de tapis roulant, assurant le transfert de chaleur des tropiques vers l'hémisphère Nord. Les scientifiques s'accordent largement à dire que l'AMOC s'affaiblit sous l'effet de l'accélération de la fonte de la calotte au Groenland. En revanche, le débat n'est pas tranché sur la vitesse de ce phénomène et la possibilité que ce système puisse s'effondrer au cours de ce siècle. Son arrêt aurait des conséquences graves, notamment des hivers beaucoup plus rigoureux en Europe du Nord et une élévation du niveau de la mer autour de l'Atlantique Nord. Pour Paul Holland, il subsiste une "énorme incertitude", mais "nous savons avec certitude que l'augmentation des gaz à effet de serre rend plus probable ces scénarios les plus défavorables".
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