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19.07.2026 à 03:19

FRANCE24
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Les déflagrations pouvaient s'entendre depuis l'intérieur des abris antiaériens, et l'une d'entre elles a été si forte qu'elle a déclenché des alarmes de voitures stationnées dans le centre de la ville, ont constaté des journalistes de l'AFP. L'armée de l'air ukrainienne a signalé de son côté sur Telegram que des missiles balistiques approchaient de Kiev. Une personne a été tuée lors de l'attaque, a indiqué l'administration militaire de la ville, quand son maire Vitali Klitschko a fait état de sept blessés dont six hospitalisés. Depuis juin, Kiev est régulièrement visée par des frappes russes menées à l'aide de missiles balistiques, rapides et plus difficiles à intercepter que les drones ou les missiles de croisière. Au moins cinq quartiers de la ville ont été touchés dans la nuit, selon les autorités ukrainiennes. Le maire a évoqué sur Telegram des véhicules en feu et de la fumée s'élevant près d'un centre commercial dans le quartier de Desniansky. Dans celui de Shevchenkivsky, la "chute de débris" a provoqué un incendie dans un immeuble d'habitation. Un immeuble résidentiel et un supermarché, ainsi qu'une maison, étaient également en flammes dans deux autres districts de la capitale, Solomiansky et Sviatoshynsky, selon le maire. L'administration militaire de la capitale a de son côté annoncé qu'un immeuble d'habitation avait été endommagé dans le quartier de Shevchenkivsky, tandis qu'un centre commercial et de loisirs ainsi que des véhicules étaient en feu dans celui de Dniprovsky. Systèmes Patriot Les frappes à Kiev interviennent au lendemain d'une attaque de drones ukrainienne contre deux centres logistiques en Russie, qui a fait au moins huit morts selon les autorités locales. Un dépôt de pétrole dans la région de Moscou a été également incendié, entrainant l'évacuation d'une maternité, selon la même source. Volodymyr Zelensky a assuré que les "deux grandes installations logistiques" touchées dans les régions de Moscou et de Tambov étaient utilisées "pour fournir des composants sous sanctions destinés à la production de drones et d'équipements de navigation". L'Ukraine frappe de plus en plus des villes russes éloignées de la frontière en représailles aux frappes quotidiennes de Moscou dans le cadre de son offensive lancée en février 2022. La région de Moscou a aussi été visée par plus de 370 drones dans la nuit de samedi à dimanche, a déclaré le maire de la capitale russe, Sergueï Sobianine, "la plupart abattus". Kiev a été également frappée au moment où le président Volodymyr Zelensky a laissé entendre que des changements pourraient intervenir au sein de l'armée. Des manifestations ont été organisées samedi dans le pays pour la troisième journée consécutive contre le limogeage du populaire ministre de la Défense Mykhaïlo Fedorov. La capitale ukrainienne, où 30 personnes avaient été tuées lors d'un bombardement russe d'une ampleur inédite dans la nuit du 1er au 2 juillet, souffre d'un manque de missiles PAC-3 pour ses systèmes Patriot de conception américaine, essentiels pour intercepter les projectiles balistiques. Le président américain, Donald Trump, a récemment fait part de son intention d'autoriser l'Ukraine à produire des missiles destinés aux systèmes de défense Patriot. Son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky, avait dit que cette production pourrait débuter "d'ici fin 2026", afin de renforcer la défense du pays face à l'intensification des frappes balistiques russes.

19.07.2026 à 02:33

Valentin BERG
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Malgré la défaite face à l'Angleterre en petite finale, avec son doublé, Kylian Mbappé a continué d'écrire son histoire en Coupe du monde samedi à Miami. Le capitaine des Bleus a pris la tête du classement des buteurs de cette édition (10 buts), devenant également le meilleur buteur de l'histoire de la Coupe du monde (22 buts), avant la finale disputée dimanche par Lionel Messi, son dauphin au classement.
Texte intégral (590 mots)
Malgré la défaite face à l'Angleterre en petite finale, avec son doublé, Kylian Mbappé a continué d'écrire son histoire en Coupe du monde samedi à Miami. Le capitaine des Bleus a pris la tête du classement des buteurs de cette édition (10 buts), devenant également le meilleur buteur de l'histoire de la Coupe du monde (22 buts), avant la finale disputée dimanche par Lionel Messi, son dauphin au classement.

19.07.2026 à 02:20

FRANCE24
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À la veille de la finale de la Coupe du monde entre l'Espagne et l'Argentine qui se déroulera à New York, les supporters argentins se sont réunis en masse sur la place iconique de la ville, Times Square.
Texte intégral (590 mots)
À la veille de la finale de la Coupe du monde entre l'Espagne et l'Argentine qui se déroulera à New York, les supporters argentins se sont réunis en masse sur la place iconique de la ville, Times Square.

19.07.2026 à 02:09

FRANCE24
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Cette fin est cruelle pour le désormais ex-patron des Bleus, qui avait exhorté ses troupes à ne pas galvauder leur ultime rencontre malgré l'absence d'enjeu. Elle vient ternir un beau parcours en Coupe du monde en dépit de l'élimination dans le dernier carré et ne fait pas honneur à tout ce qu'a apporté Deschamps à la sélection française depuis 2012. Le technicien se souviendra longtemps de ses adieux, si mouvementés, sur la pelouse du Hard Rock Stadium avec pas moins de 10 buts inscrits par les deux formations à l'issue d'une partie à l'incroyable scénario. Deschamps, qui espérait clore sur une belle note ses 14 années fastes en tant que sélectionneur, est passé par toutes les émotions, en étant très proche d'une humiliation à la suite d'une première période cauchemardesque avant le réveil tardif et finalement inutile de ses joueurs, impulsé par le capitaine Mbappé. Les Tricolores, qui n'avaient visiblement pas du tout digéré leur sortie en demi-finale contre l'Espagne (2-0), mardi, ont subi la foudre des Anglais en début de rencontre en encaissant quatre buts par Declan Rice (3e), Ezri Konsa (18e) et Bukayo Saka (37e, 45e +1), qui ont transpercé une défense apathique et dépassée. L'arrière-garde française a pris l'eau de toutes parts, obligeant Deschamps à effectuer pas moins de quatre changements à la mi-temps. Les entrées des attaquants Ousmane Dembélé et Bradley Barcola ainsi que des défenseurs Dayot Upamecano et Lucas Digne ont soudainement reboosté les Bleus, qui ont réduit le score par Mbappé (48e, 66e) et Barcola (54e), rendant la fin de partie assez irréelle. Sursaut vain Ce sursaut aura été finalement vain et les Français ne sont pas parvenus à offrir un dénouement digne de ce nom à leur patron, Saka réussissant le triplé sur penalty (87e) avant un but de Jude Bellingham dans les arrêts de jeu (90e+8) qui est venu doucher les derniers espoirs de la France juste après une banderille posée par Ousmane Dembélé, sa 6e réalisation dans la compétition (90e+6). Si l'issue est très triste pour Deschamps, les attaquants, perdus contre la Roja en demi-finale, ont au moins retrouvé, l'espace de 45 minutes, ce jeu spectaculaire qui avait enchanté la planète en début de tournoi. À défaut de s'offrir un deuxième titre mondial après celui de 2018, Mbappé quitte lui la compétition la tête haute. Avec 22 réalisations en trois phases finales, il est maintenant le seul détenteur du record de buts en Coupe du monde et caracole en tête du classement des buteurs de l'édition 2026 (10). De quoi mettre une belle pression sur son rival direct, Lionel Messi, qui aura toutefois tout le loisir de répondre au Français en finale face à l'Espagne, dimanche à East Rutherford (New Jersey). Le capitaine aura été exemplaire jusqu'au bout aux États-Unis et fidèle à son statut. Déjà lauréat du Soulier d'Or en 2022 au Qatar, l'attaquant du Real Madrid est bien parti pour se succéder à lui-même, à moins d'un exploit retentissant de l'astre albiceleste en finale. Deschamps ne peut pas en dire autant des autres Bleus qui ont semblé longtemps absolument pas concernés par le match, à l'image des défenseurs. Mais comment en vouloir à des joueurs venus à cette Coupe du monde pour décrocher une troisième étoile, mais meurtris par leur défaite en demi-finale et obligés en retour de se battre pour une anecdotique médaille de bronze? Pour les Anglais et leur sélectionneur allemand Thomas Tuchel, sous le feu de très fortes critiques après la défaite mercredi face à l'Argentine (2-1), le résultat est en revanche une petite consolation et sera peut-être de nature à faire taire les débats. Didier Deschamps va, lui, rendre son tablier frustré par cet épilogue au goût très amer.
Texte intégral (655 mots)
Cette fin est cruelle pour le désormais ex-patron des Bleus, qui avait exhorté ses troupes à ne pas galvauder leur ultime rencontre malgré l'absence d'enjeu. Elle vient ternir un beau parcours en Coupe du monde en dépit de l'élimination dans le dernier carré et ne fait pas honneur à tout ce qu'a apporté Deschamps à la sélection française depuis 2012. Le technicien se souviendra longtemps de ses adieux, si mouvementés, sur la pelouse du Hard Rock Stadium avec pas moins de 10 buts inscrits par les deux formations à l'issue d'une partie à l'incroyable scénario. Deschamps, qui espérait clore sur une belle note ses 14 années fastes en tant que sélectionneur, est passé par toutes les émotions, en étant très proche d'une humiliation à la suite d'une première période cauchemardesque avant le réveil tardif et finalement inutile de ses joueurs, impulsé par le capitaine Mbappé. Les Tricolores, qui n'avaient visiblement pas du tout digéré leur sortie en demi-finale contre l'Espagne (2-0), mardi, ont subi la foudre des Anglais en début de rencontre en encaissant quatre buts par Declan Rice (3e), Ezri Konsa (18e) et Bukayo Saka (37e, 45e +1), qui ont transpercé une défense apathique et dépassée. L'arrière-garde française a pris l'eau de toutes parts, obligeant Deschamps à effectuer pas moins de quatre changements à la mi-temps. Les entrées des attaquants Ousmane Dembélé et Bradley Barcola ainsi que des défenseurs Dayot Upamecano et Lucas Digne ont soudainement reboosté les Bleus, qui ont réduit le score par Mbappé (48e, 66e) et Barcola (54e), rendant la fin de partie assez irréelle. Sursaut vain Ce sursaut aura été finalement vain et les Français ne sont pas parvenus à offrir un dénouement digne de ce nom à leur patron, Saka réussissant le triplé sur penalty (87e) avant un but de Jude Bellingham dans les arrêts de jeu (90e+8) qui est venu doucher les derniers espoirs de la France juste après une banderille posée par Ousmane Dembélé, sa 6e réalisation dans la compétition (90e+6). Si l'issue est très triste pour Deschamps, les attaquants, perdus contre la Roja en demi-finale, ont au moins retrouvé, l'espace de 45 minutes, ce jeu spectaculaire qui avait enchanté la planète en début de tournoi. À défaut de s'offrir un deuxième titre mondial après celui de 2018, Mbappé quitte lui la compétition la tête haute. Avec 22 réalisations en trois phases finales, il est maintenant le seul détenteur du record de buts en Coupe du monde et caracole en tête du classement des buteurs de l'édition 2026 (10). De quoi mettre une belle pression sur son rival direct, Lionel Messi, qui aura toutefois tout le loisir de répondre au Français en finale face à l'Espagne, dimanche à East Rutherford (New Jersey). Le capitaine aura été exemplaire jusqu'au bout aux États-Unis et fidèle à son statut. Déjà lauréat du Soulier d'Or en 2022 au Qatar, l'attaquant du Real Madrid est bien parti pour se succéder à lui-même, à moins d'un exploit retentissant de l'astre albiceleste en finale. Deschamps ne peut pas en dire autant des autres Bleus qui ont semblé longtemps absolument pas concernés par le match, à l'image des défenseurs. Mais comment en vouloir à des joueurs venus à cette Coupe du monde pour décrocher une troisième étoile, mais meurtris par leur défaite en demi-finale et obligés en retour de se battre pour une anecdotique médaille de bronze? Pour les Anglais et leur sélectionneur allemand Thomas Tuchel, sous le feu de très fortes critiques après la défaite mercredi face à l'Argentine (2-1), le résultat est en revanche une petite consolation et sera peut-être de nature à faire taire les débats. Didier Deschamps va, lui, rendre son tablier frustré par cet épilogue au goût très amer.

19.07.2026 à 01:51

FRANCE24
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"Les forces américaines ont commencé à lancer de nouvelles frappes aériennes contre l'Iran sur ordre du commandant en chef", à savoir le président Donald Trump, a écrit le Commandement américain pour le Moyen-Orient sur X. "Ces frappes visent à réduire davantage la capacité de l'Iran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et à punir rapidement les forces du Corps des gardiens de la Révolution islamique qui ont lancé des attaques contre des militaires américains en Jordanie la nuit dernière", a-t-il ajouté. Les agences de presse iraniennes Mehr et Tasnim ont, au même moment, fait état de frappes américaines à Sirik, un port situé face au détroit d'Ormuz dans le sud du pays. L'agence officielle Irna a rapporté une "attaque militaire ennemie américaine près d'Hajiabad", dans la même province méridionale d'Hormozgan. Le Centcom avait annoncé auparavant la mort de deux militaires américains -- les premiers depuis la reprise des hostilités le 7 juillet -- et la disparition d'un troisième, lors d'"attaques de missiles et drones iraniens" vendredi en Jordanie. Le nombre de militaires américains tués depuis le début de la guerre, fin février, s'élève désormais à 16. Les hostilités, qui ont repris le 7 juillet, atteignent un nouveau sans précédent depuis le cessez-le-feu conclu en avril pour mettre fin à la guerre déclenchée par l'offensive israélo-américaine sur l'Iran le 28 février. "Leçons inoubliables" "Maintenant que l'ennemi américain cherche à inciter à la guerre (...), il doit savoir que la chère nation iranienne et le front de la résistance ont des leçons inoubliables à lui offrir", a affirmé le guide suprême iranien, l'ayatollah Mojtaba Khamenei, dans un message écrit relayé samedi par la télévision d'Etat. "La violation répétée" du protocole d'accord signé entre les deux pays le 17 juin pour faire taire les armes "a une fois de plus démontré à tous que la signature du président américain est sans valeur", a-t-il ajouté. Selon un bilan du ministère iranien de la Santé, les frappes américaines ont fait au moins 50 morts et plus de 500 blessés depuis le 27 juin. Téhéran avait annoncé samedi avoir frappé une base aérienne utilisée par les Etats-Unis en Jordanie, ainsi que des installations militaires et des infrastructures civiles au Koweït. Bahreïn, qui héberge une importante base navale américaine, avait également été attaqué. Dégâts au Koweït Selon les autorités koweïtiennes, les frappes ont gravement endommagé un site pétrolier "vital" et mis à l'arrêt plusieurs unités de production dans une centrale électrique et de dessalement d'eau. Une installation similaire avait déjà été touchée la veille. Alors que la température a atteint 47°C samedi au Koweït, les autorités ont condamné le ciblage de ces "infrastructures essentielles". Le Conseil de coopération du Golfe, qui fédère les pétromonarchies de la région, a dénoncé des "crimes de guerre". "La peur de voir des coupures d'électricité est évidente, vu les appels généraux à réduire la consommation et à éteindre les appareils non essentiels", a témoigné auprès de l'AFP Ali Mahmoud, un Egyptien de 46 ans qui travaille chez un fournisseur d'électricité koweïtien. Il a évoqué "l'inquiétude" de la population de "voir la guerre s'étendre". En Iran, les autorités de la province d'Hormozgan, ont affirmé que les attaques américaines avaient "complètement détruit" une station de pompage d'eau de mer et un transformateur électrique d'une usine de dessalement. Parallèlement à ces bombardements, des incidents maritimes se succèdent dans le détroit d'Ormuz. Son déverrouillage par l'Iran était le principal acquis du protocole d'accord censé mener à la paix signé le 17 juin, mais le trafic maritime y est désormais à nouveau pratiquement à l'arrêt. Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique, ont prévenu que les frappes "se poursuivraient jusqu'au retour du calme sur la côte sud et dans le détroit d'Ormuz". Près d'un cinquième du commerce mondial d'hydrocarbures transitait par ce détroit stratégique avant la guerre. Les Etats-Unis ont pour leur part réimposé leur blocus des ports iraniens, qu'ils avaient levé après la signature du protocole d'accord. burx-roc/gmo
Texte intégral (744 mots)
"Les forces américaines ont commencé à lancer de nouvelles frappes aériennes contre l'Iran sur ordre du commandant en chef", à savoir le président Donald Trump, a écrit le Commandement américain pour le Moyen-Orient sur X. "Ces frappes visent à réduire davantage la capacité de l'Iran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et à punir rapidement les forces du Corps des gardiens de la Révolution islamique qui ont lancé des attaques contre des militaires américains en Jordanie la nuit dernière", a-t-il ajouté. Les agences de presse iraniennes Mehr et Tasnim ont, au même moment, fait état de frappes américaines à Sirik, un port situé face au détroit d'Ormuz dans le sud du pays. L'agence officielle Irna a rapporté une "attaque militaire ennemie américaine près d'Hajiabad", dans la même province méridionale d'Hormozgan. Le Centcom avait annoncé auparavant la mort de deux militaires américains -- les premiers depuis la reprise des hostilités le 7 juillet -- et la disparition d'un troisième, lors d'"attaques de missiles et drones iraniens" vendredi en Jordanie. Le nombre de militaires américains tués depuis le début de la guerre, fin février, s'élève désormais à 16. Les hostilités, qui ont repris le 7 juillet, atteignent un nouveau sans précédent depuis le cessez-le-feu conclu en avril pour mettre fin à la guerre déclenchée par l'offensive israélo-américaine sur l'Iran le 28 février. "Leçons inoubliables" "Maintenant que l'ennemi américain cherche à inciter à la guerre (...), il doit savoir que la chère nation iranienne et le front de la résistance ont des leçons inoubliables à lui offrir", a affirmé le guide suprême iranien, l'ayatollah Mojtaba Khamenei, dans un message écrit relayé samedi par la télévision d'Etat. "La violation répétée" du protocole d'accord signé entre les deux pays le 17 juin pour faire taire les armes "a une fois de plus démontré à tous que la signature du président américain est sans valeur", a-t-il ajouté. Selon un bilan du ministère iranien de la Santé, les frappes américaines ont fait au moins 50 morts et plus de 500 blessés depuis le 27 juin. Téhéran avait annoncé samedi avoir frappé une base aérienne utilisée par les Etats-Unis en Jordanie, ainsi que des installations militaires et des infrastructures civiles au Koweït. Bahreïn, qui héberge une importante base navale américaine, avait également été attaqué. Dégâts au Koweït Selon les autorités koweïtiennes, les frappes ont gravement endommagé un site pétrolier "vital" et mis à l'arrêt plusieurs unités de production dans une centrale électrique et de dessalement d'eau. Une installation similaire avait déjà été touchée la veille. Alors que la température a atteint 47°C samedi au Koweït, les autorités ont condamné le ciblage de ces "infrastructures essentielles". Le Conseil de coopération du Golfe, qui fédère les pétromonarchies de la région, a dénoncé des "crimes de guerre". "La peur de voir des coupures d'électricité est évidente, vu les appels généraux à réduire la consommation et à éteindre les appareils non essentiels", a témoigné auprès de l'AFP Ali Mahmoud, un Egyptien de 46 ans qui travaille chez un fournisseur d'électricité koweïtien. Il a évoqué "l'inquiétude" de la population de "voir la guerre s'étendre". En Iran, les autorités de la province d'Hormozgan, ont affirmé que les attaques américaines avaient "complètement détruit" une station de pompage d'eau de mer et un transformateur électrique d'une usine de dessalement. Parallèlement à ces bombardements, des incidents maritimes se succèdent dans le détroit d'Ormuz. Son déverrouillage par l'Iran était le principal acquis du protocole d'accord censé mener à la paix signé le 17 juin, mais le trafic maritime y est désormais à nouveau pratiquement à l'arrêt. Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique, ont prévenu que les frappes "se poursuivraient jusqu'au retour du calme sur la côte sud et dans le détroit d'Ormuz". Près d'un cinquième du commerce mondial d'hydrocarbures transitait par ce détroit stratégique avant la guerre. Les Etats-Unis ont pour leur part réimposé leur blocus des ports iraniens, qu'ils avaient levé après la signature du protocole d'accord. burx-roc/gmo
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